,,la ,,t]re ,,et ,,la ,,lune ,,=me ,,ext,,rieure ,,et ,,/ructure ,,int]ne ,illu/ration3 ,,la ,,mesure ,,de ,,la ,,t]re4 7,,figure ,,all,,gorique47 ,d'aprs l',ouvrage intitul3 ,voyage hi/orique dans l',amrique mridionale1 p> ,don ,,george ,,juan et ,don ,,anto9e ,,de ,,ulloa1 ,am/]dam1 #ageb4 ,,tudes ,,n\velles ,,sur ,l',,a/ronomie ,p> ,*4 ,,&r et ,p4 ,,puiseux4 ,,la ,,t]re ,,et ,,la ,,lune ,,=me ,,ext,,rieure ,,et ,,/ructure ,,int]ne ,,p> ,p4 ,,puiseux ,a/ronome l',obs]vatoire de ,p>is4 ,illu/ration ,,p>is1 ,,gau?i]-,,vill>s1 ,,imprimeur-,,libraire ,,du ,,bureau ,,des ,,longitudes1 ,,de ,l',,cole ,,polyte*nique1 ,quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 #aijh ,t\s droits de traduction et de reproduction rs]vs4 ,,la ,,t]re ,,et ,,la ,,lune ,,=me ,,ext,,rieure ,,et ,,/ructure ,,int]ne ,,premi,,re ,,p>tie4 ,,la ,,t]re4 ,,*apitre ,i4 ,,la ,,notion ,,de ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,t]re1 ,,de ,,?al,s ,a ,,newton4 ,la ,physique cle/e a pris naissance le j\r o l'on a vu dans les a/res autre *ose que des po9ts lum9eux (f]ts en spectacle nos reg>ds1 o ils sont app>us comme mritant une tude spciale au po9t de vue de leur /ructure et de leur hi/oire4 ,cette tude ne p\vait tre que rudim5taire et conjecturale avec les moy5s d'obs]vation dont les anci5s disposai5t4 ,une exception e/ faire cep5dant4 ,on a vu natre de bonne heure cette notion que la ,t]re e/ un a/re1 libre de se m\voir dans l'espace1 comme la ,lune et le ,soleil1 que ses dim5sions ne sont pas inaccessibles t\te mesure1 qu'elles se rduirai5t peut-tre bi5 peu de *ose si n\s p\vions quitt] cette surface o n\s sommes atta*s et n\s transport] trav]s les espaces /ellaires4 ,une fois cette ide mise en avant1 il e/ clair qu'un *amp trs va/e e/ ouv]t aux obs]vateurs4 ,c'e/ au moy5 d'tudes de dtail accumules1 syn?tises1 que n\s p\vons acqurir sur le globe t]re/re des ides d'ensemble1 n\s reprs5t] sa =me exacte1 =mul] des donnes positives sur sa /ructure et son hi/oire4 ,t\te conclusion applicable la ,t]re dans sa totalit con/itue un progrs p\r l',a/ronomie1 c> elle peut s't5dre dans une c]ta9e mesure aux corps cle/es et dev5ir a9si une s\rce de vrifications et d'expri5ces4 ,a9si la ,t]re n\s aide compr5dre le monde4 ,rciproquem5t les a/res peuv5t n\s aid] et n\s aid5t en effet mieux connatre la ,t]re1 c> ils n\s (fr5t du premi] c\p ces ap]u gnraux et intuitifs que n\s n'obt5ons sur notre globe qu'au prix d'un labeur prolong4 ,il e/ clair que les app>5ces lo9ta9es1 considres seules1 sont plus sujettes l'illusion2 c'e/ donc l'tude de la ,t]re qui doit logiquem5t prcd]4 ,il ne semble pas qu'elle ait t aborde dans un esprit vraim5t imp>tial et sci5tifique *ez aucun des peuples de l',ori5t4 ,l'obs]vation du ,ciel a eu des adeptes en ,*9e1 dans l',inde1 en ,assyrie1 en gypte1 des poques trs recules4 ,dans t\s ces pays1 le cal5dri]1 la prdiction des clipses1 les horoscopes avai5t une de/9ation utilitaire4 ,c'e/ seulem5t *ez les auteurs grecs que n\s voyons les objets cle/es envisags en eux-mmes1 et non plus seulem5t dans leurs relations relles ou supposes avec l'homme4 ,une rem>que analogue1 faite p> ,vivi5 de ,sa9t-,m>t9 au db de son ,hi/oire de la ,gographie1 l'amne conclure l'exi/5ce d'aptitudes orig9elles propres la race blan*e4 ,d'ailleurs ce que n\s savons de l'tat social des peuples anci5s montre que les cits hellniques ont ralis1 p\r la premire fois peut-tre1 les conditions favorables la culture ds9tresse des sci5ces4 ,les ,grecs ont t un peuple navigateur4 ,ils ont de bonne heure colonis en ,asie et en ,sicile2 ils ont s5ti l'utilit de dem&] des po9ts de repre au ciel p\r s'ori5t] dans les trav]ses m>itimes4 ,la disp>ition progressive des montagnes lo9ta9es1 comm5ant p> la base1 f9issant p> le sommet1 ne leur a pas *app4 ,l'app>ition de n\velles toiles1 corrlative d'un dplacem5t de quelques degrs v]s le ,sud1 a frapp leur att5tion4 ,de plus la ri*esse acquise p> le comm]ce crait une classe d'hommes affran*is de la ncessit du labeur quotidi51 assurs du l5dema91 libres de s'adonn] aux tudes ab/raites4 ,on s'explique a9si qu'il se soit r5contr1 #fjj ans environ avant l're *rti5ne1 un t]ra9 propice l'closion des ides de ,?als de ,milet4 ,les ouvrages de ce philosophe sont p]dus et n\s ne les connaissons que p> les extraits de ,diogne de ,larce4 ,habitant l',ionie1 il avait beauc\p voyag2 il tait all s'in/ruire auprs des prtres gypti5s1 alors en gr&e rputation de savoir et contemplateurs assidus des a/res4 ,le premi]1 il p>at avoir enseign avec succs l'isolem5t et la sphricit de la ,t]re4 ,il a reconnu la vraie cause des clipses dans l'int]position de la ,lune entre la ,t]re et le ,soleil ou de la ,t]re entre le ,soleil et la ,lune4 ,on n\s dit mme qu'il avait dt]m9 la di/ance au ple des pr9cipales toiles de la ,petite ,ourse1 ce qui suppose la notion de l'axe du monde et la con/ruction d'un app>eil propre mesur] les angles4 ,le rappro*em5t de mesures semblables1 faites en des localits div]ses1 devait1 un j\r ou l'autre1 conduire une valeur appro*e des dim5sions du globe t]re/re4 ,socrate1 deux sicles aprs1 jugeait encore l'entreprise bi5 audacieuse3 ,je suis conva9cu1 disait-il1 que la ,t]re e/ imm5se et que n\s1 qui habitons depuis le ,phase jusqu'aux ,colonnes d',h]cule1 n\s n'en occupons qu'une trs petite p>tie1 comme les f\rmis aut\r d'un puits ou les gr5\illes aut\r de la m]4 ,les disciples de ,socrate fur5t mo9s timides4 ,platon pr(essa expressm5t la doctr9e des antipodes1 dont ,diogne de ,larce le considre comme l'inv5teur2 c'e/--dire qu'il admet que la ,t]re possde une rgion diamtralem5t oppose la ntre1 o la direction de la v]ticale e/ r5v]se4 ,ari/ote e/ encore plus explicite4 ,il se range l'op9ion de ,?als1 qui reg>de la ,t]re comme un globe immobile au c5tre du monde4 ,il dveloppe1 en faveur de la sphricit1 l'argum5t de la silh\ette projete sur le disque de la ,lune p5dant les clipses4 ,il note l'abaissem5t trs s5sible de l'toile polaire sur l'horizon qu& on m>*e du ,nord au ,sud4 ,cela pr\ve non seulem5t que la ,t]re e/ ronde1 mais qu'elle n'e/ pas d'une gr&eur dmesure4 ,la surface t]re/re n'a pas1 proprem5t p>l]1 de limites4 ,ri5 n'emp*e que ce soit la mme m] qui baigne les ,indes d'une "p1 les ,colonnes d',h]cule de l'autre4 ,notons au passage cette dcl>ation1 qui a d tre l'orig9e des audacieux projets de ,colomb1 et qui lui a p]mis1 en t\t cas1 de mettre son entreprise s\s le patronage rvr du philosophe /agyrite4 ,des ma?matici5s1 auxquels ,ari/ote fait allusion sans les nomm]1 attribu5t la ,t]re #djjjjj /ades de t\r4 ,c'e/ presque deux fois trop s'il s'agit du /ade olympique4 ,ari/ote p>at1 au contraire1 tr\v] cette valuation bi5 faible4 ,a ce compte1 fait-il obs]v]1 on ne p\rrait mme pas dire que la ,t]re soit gr&e p> rapport aux a/res4 ,mais ,ari/ote n'admet pas que la ,t]re soit un a/re4 ,il c>te comme peu srieuse l'op9ion des py?agorici5s d',italie1 qui mettai5t la ,t]re au nombre des a/res et la faisai5t m\voir aut\r de son c5tre1 de manire produire l'alt]nance des j\rs et des nuits4 ,il n'y avait qu'une manire de tran*] la "q3 c'tait de procd] une mesure effective4 ,ce fut le pr9cipal titre de gloire d'rato/hne1 a/ronome et *ef d'cole en gr&e rputation ,alex&rie #bjj ans avant notre re4 ,il avait obs]v que1 le j\r du sol/ice d't1 le ,soleil arrive au zni? ,syne1 dans la ,haute-,egypte1 et que son image app>at au fond d'un puits4 ,il mesure le mme j\r la hauteur mridi5ne du ,soleil ,alex&rie1 qu'il considre comme situe sur le mridi5 de ,syne4 ,le complm5t de cette hauteur e/ la diffr5ce des latitudes4 ,connaissant la di/ance et admettant la sphricit de la ,t]re1 il en dduit la circonfr5ce du globe p> une simple proportion4 ,cette opration fut trs admire des anci5s1 au tmoignage de ,pl9e1 et le rsultat tait1 en effet1 satisfaisant p\r l'poque4 ,le *iffre donn1 #bejjjj /ades1 aurait d tre remplac p> #bdfjjj d'aprs l'valuation la plus probable du /ade employ4 ,ma9t5ant comm5t rato/hne savait-il qu',alex&rie et ,syne sont sur le mme mridi58 ,comm5t avait-il dt]m9 en /ades la di/ance des deux /ations8 ,il e/ probable qu'il avait fait usage de plans cada/raux dresss depuis longtemps p\r les beso9s de l'adm9i/ration et de l'agriculture et ori5ts p> des obs]vations gnomoniques4 ,l'intrt que les gypti5s atta*ai5t une ori5tation exacte e/ d'ailleurs atte/ p> la con/ruction des pyramides4 ,la ncessit de comb9] les obs]vations de longitude avec les mesures de latitude a t bi5 mise en lumire p> ,hipp>que1 le plus gr& a/ronome de l'antiquit1 qui pr(essait ,rhodes de #afe #abe avant notre re4 ,il e/ l'auteur de la division du c]cle en #cfj1 de la df9ition des p>allles et des mridi5s1 d'un sy/me de projection plane encore employ4 ,le premi]1 il montra nettem5t qu'il faut s'adress] au ,ciel p\r connatre la =me de la ,t]re4 ,il indique le p>ti tir] des clipses p\r la mesure des longitudes1 et cette m?ode e/ demeure1 en effet1 la seule capable de f\rnir des rsultats un peu exacts jusqu' l'inv5tion des lunettes4 ,il tablit que la valeur d'une c>te e/ subordonne la dt]m9ation a/ronomique des deux coordonnes 7longitude et latitude7 des pr9cipaux po9ts4 ,et1 p\r facilit] ces dt]m9ations1 il calcule des ,tables d'clipses et de hauteurs du ,soleil4 ,hipp>que ne tr\va malheureusem5t pas de successeurs capables de ralis] le programme si judicieux qu'il avait trac4 ,les conditions d'exactitude d'une mesure a/ronomique fur5t compltem5t mconnues p> ,posidonius1 disciple d',hipp>que1 qui entreprit de recomm5c] la dt]m9ation d'rato/hne4 ,les /ations *oisies fur5t ,alex&rie et ,rhodes4 ,la diffr5ce de latitude rsultait de cette rem>que que l'toile ,canopus ne fait que p>atre sur l'horizon de ,rhodes1 au lieu qu'elle s'lve de #g1 #e sur l'horizon d',alex&rie4 ,c'tait un tort dj d'utilis] des obs]vations faites l'horizon plutt qu'au zni?4 ,c'en tait un autre de *oisir deux /ations sp>es p> la m] et dont la di/ance l9aire ne p\vait tre que grossirem5t value4 ,enf9 ,rhodes e/ encore mo9s exactem5t que ,syne sur le mridi5 d',alex&rie et l'on ne dit pas comm5t il a t t5u compte de la diffr5ce de longitude4 ,malgr cela la dt]m9ation de ,posidonius1 telle qu'elle n\s e/ rapporte p> ,clomde dans son ,abrg de la sphre1 donne encore un rsultat meilleur que l'on n'aurait t fond l'espr]3 #bdjjjj /ades4 ,le gographe ,/rabon 7#bj ans aprs ,j4-,c47 entreprit de corrig] le calcul de ,clomde en se fondant sur une autre valuation1 d'ailleurs conjecturale1 de la di/ance d',alex&rie ,rhodes4 ,cette fois le rsultat fut beauc\p plus inexact1 #ahjjjj /ades seulem5t4 ,c'e/ un exemple d'une de ces corrections malheureuses1 dont l'hi/oire des sci5ces (fre plus d'un exemple4 ,mais il en e/ peu qui ai5t tr\v un si long crdit4 ,bi5 des sicles devai5t se pass] avant qu'elle ne ft rectifie4 ,ds cette poque1 du re/e1 bi5 avant les invasions des b>b>es ou la rvolution religieuse qui a trans=m le vieux monde1 il e/ ais de voir que la sci5ce grecque e/ en dcad5ce4 ,les prjugs vulgaires repr5n5t de l'empire1 mme sur les hommes in/ruits4 ,posidonius tr\ve ncessaire de se transport] au bord de l'ocan ,atlantique 7qu'il appelle m] extrieure71 p\r s'assur] si l'on n'ent5d pas le sifflem5t du ,soleil plongeant dans la m]4 ,/rabon admet bi5 la sphricit de la ,t]re1 mais il croit que la zone torride e/ inhabitable cause de la *aleur excessive qui y rgne4 ,de l'autre ct se tr\ve une autre zone habite1 mais t\te communication avec ces peuples lo9ta9s n\s e/ int]dite4 ,pl9e laisse voir une prfr5ce p\r la doctr9e des antipodes et l'isolem5t de la ,t]re1 mais il e/ proccup plus que de raison des objections populaires4 ,si la ,t]re e/ isole dans l'espace1 se dem&e-t-il1 p\rquoi ne tombe-t-elle pas8 ,sans d\te p>ce qu'elle ne saurait pas o tomb]1 tant elle-mme son propre c5tre4 ,ptolme 7#adj ans aprs ,j4-,c47 a pass longtemps1 mais sans titre bi5 tabli1 p\r le reprs5tant le plus di/+u de l',a/ronomie anci5ne4 ,son ,ouvrage1 publi ,alex&rie1 porte le nom de ,con/ruction ou syntaxe ma?matique4 ,il e/ plus connu s\s le nom d',almage/e1 que lui ont donn les traducteurs arabes4 ,n\s signal]ons seulem5t dans son uvre ce qui a trait la mesure de la ,t]re4 ,il se propose de ralis] le plan de gographie ma?matique bau* p> ,hipp>que1 de dress] la ,c>te du monde connu1 en s'appuyant sur t\tes les dt]m9ations de latitude et de longitude qu'il p\rra rassembl]1 et pr5ant p\r mridi5 orig9e celui d',alex&rie4 ,l'int5tion e/ l\able1 mais l'excution trs dfectueuse4 ,ptolme manque compltem5t d'esprit critique dans le *oix des matriaux nombreux qu'il rassemble et commet de graves confusions dans les units de mesure4 ,des sicles se pass]ont avant que l'oeuvre de ,ptolme soit reprise4 ,les gu]res civiles1 les invasions1 les b\lev]sem5ts politiques dt\rn5t de plus en plus les esprits de la culture paisible de la ,sci5ce4 ,l'loqu5ce qui donne le p\voir1 le my/icisme qui console des cruelles ralits de la vie font dlaiss] les re*]*es physiques4 ,il e/ curieux de not]1 cet g>d1 le langage des criva9s appels ex]c] p> la suite le plus d'influ5ce sur les esprits4 ,a9si ,lactance1 dans ses ,in/itutions div9es1 considre la notion des antipodes comme une mauvaise plaisant]ie des savants1 qui ex]c5t volonti]s leur esprit sur des ?ses invraisemblables4 ,sa9t ,augu/91 dans la ,cit de ,dieu1 ne rejette pas absolum5t la sphricit de la ,t]re1 mais il aj\te3 ,quant ce qu'on dit qu'il y a des antipodes1 c'e/--dire des hommes dont les pi$s sont opposs aux ntres1 et qui habit5t cette p>tie de la ,t]re o le ,soleil se lve qu& il se c\*e p\r n\s1 il n'en faut ri5 croire2 aussi n'avance-t-on cela sur le rapport d'aucune hi/oire1 mais sur des conjectures et des raisonnem5ts1 p>ce que1 la ,t]re tant susp5due en l'air et ronde1 on s'imag9e que la p>tie qui e/ s\s nos pi$s n'e/ pas sans habitants4 ,mais on ne considre pas que1 lors mme qu'on dmontr]ait que la ,t]re e/ ronde1 il ne s'ensuivrait pas que la p>tie qui n\s e/ oppose n'e/ pas c\v]te d'eau4 ,et d'ailleurs1 qu& elle ne le s]ait pas1 quelle ncessit y aurait-il qu'elle ft habite8 ,d'une "p1 l'criture dit que t\s les hommes vi5n5t d',adam et elle ne peut m5tir2 d'autre "p1 il y a trop d'absurdit dire que les hommes aurai5t trav]s une si va/e t5due de m] p\r all] peupl] cette autre p>tie du monde4 ,les scrupules de sa9t ,augu/9 tai5t1 n\s le savons1 mal fonds2 mais cette t5dance subordonn] les sci5ces de la nature des considrations morales1 oppos] des textes rvrs1 mais mal compris1 aux rsultats des re*]*es physiques1 va dom9] peu prs sans conte/e p5dant le moy5 ge t\t enti]4 ,il y eut cep5dant une r5aissance apprciable des tudes a/ronomiques *ez les ,arabes s\s l'influ5ce des auteurs grecs4 ,al-,mam\n1 calife de ,bagdad1 de #hac #hcb1 s'intressait vivem5t aux *oses du ,ciel4 ,on dit que1 va9queur de l'emp]eur de ,con/ant9ople1 il lui imposa1 comme condition de la paix1 la remise d'un manuscrit de l',almage/e4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu'il fit traduire ,ptolme et ordonna la mesure d'un arc de mridi54 ,il y eut deux oprations di/9ctes quoique simultanes1 l'une dans la pla9e de ,s9dj> en ,msopotamie1 l'autre en ,syrie4 ,voici comm5t la premire e/ rapporte p> ,ab\lfda3 ,les envoys se divisr5t en deux gr\pes2 les uns s'avancr5t v]s le ,ple ,nord1 les autres v]s le ,sud1 m>*ant dans la direction la plus droite qu'il ft possible1 jusqu' ce que le ,ple ,nord se ft lev de #a p\r ceux qui m>*ai5t v]s le ,nord et abaiss de #a p\r ceux qui s'avanai5t v]s le ,sud4 ,alors ils rev9r5t au lieu d'o ils tai5t p>tis1 et1 qu& on comp>a leurs obs]vations1 il se tr\va que les uns avai5t avanc de #ef milles #a_/c1 les autres de #ef milles sans aucune fraction4 ,on s'accorda p\r adopt] la quantit la plus gr&e1 celle de #ef milles #a_/c4 ,d'aprs les conjectures les plus probables sur la valeur du mille employ1 ce rsultat e/ plus lo9 de la vrit que celui d',erato/hne4 ,il ne semble pas qu'on se soit arrt la diffr5ce con/ate1 qui aurait pu faire s\ponn] que la ,t]re n'tait pas exactem5t sphrique4 ,les a/ronomes arabes n'ont pas p]svr dans la voie qui s'(frait eux4 ,ils se sont atta*s l'obs]vation des clipses1 au calcul des positions gographiques4 ,les catalogues d',ab\l ,nasan 7,x,i,i,ie sicle71 de ,nasir-,ed-,dn1 d',oul\gh-,beg1 pr9ce de ,sam>k& au ,x,ve sicle1 m>qu5t un progrs considrable sur les positions de ,ptolme4 ,ce m\vem5t ne fut suivi en ,occid5t que d'assez lo91 au fur et mesure de ce qu'exigeai5t les progrs de la ,navigation4 ,*ri/ophe ,colomb1 p]suad de la rondeur de la ,t]re p> ses voyages au long c\rs et p> la lecture des anci5s1 adoptait p\r la circonfr5ce t]re/re la fausse valuation de ,/rabon1 p\r la diffr5ce de longitude entre l',europe et l',inde une e/imation plus fausse encore4 ,aussi prvoyait-il que1 p\r rejo9dre les ,indes p> l',oue/1 il aurait seulem5t #aajj lieues de m] fran*ir4 ,heureuse erreur1 c>1 s'il et mis en avant le vrai *iffre1 qui e/ de #cjjj au mo9s1 il n'et tr\v p]sonne p\r t5t] l'av5ture avec lui4 ,on sait quelle pe9e ,colomb eut faire accept] ses vues p> une assemble compose des hommes les plus clairs de l',espagne4 ,quoi qu'il en soit1 l'clatant succs de ,colomb1 et bi5tt aprs le ret\r des compagnons de ,magellan1 mir5t la rondeur de la ,t]re au-dessus de t\te discussion1 et il ne se tr\va plus p]sonne p\r oppos] la ralit des antipodes l'autorit de ,lactance ou de sa9t ,augu/94 ,mais le fait qu'une confusion avait pu se produire entre les ,indes ori5tales et les ,indes occid5tales1 si loignes en longitude1 montrait la ncessit de repr5dre le calcul du rayon t]re/re4 ,une t5tative intressante fut faite dans ce s5s1 en #aebh1 p> le mdec9 ,f]nel4 ,il mesura la diffr5ce des hauteurs du ple sur l'horizon de ,p>is et sur l'horizon d',ami5s4 ,p\r valu] la di/ance1 il avait simplem5t fix un compteur une r\e de sa voiture4 ,le rsultat publi p> lui e/ assez exact1 mais ce moy5 grossi] ne p\vait videmm5t inspir] beauc\p de confiance4 ,le ,holl&ais ,snellius posa en #afae le vritable pr9cipe des mesures godsiques et en fit l'application dans la pla9e de ,leyde4 ,il e/ expliqu dans son ,ouvrage3 ,de la gr&eur de la ,t]re1 publi en #afag1 avec le s\s-titre3 ,l',erato/hne batave4 ,snellius e/ le premi] qui ait eu rec\rs la triangulation4 ,aux deux extrmits d'une base soigneusem5t mesure en t]ra9 plat1 il dt]m9e les azimuts de deux signaux bi5 visibles1 reconnaissables di/ance1 et se prtant l'un et l'autre l'in/allation d'un in/rum5t propre mesur] les angles4 ,la di/ance qui sp>e ces deux signaux peut tre calcule4 ,on la pr5d comme base d'un n\veau triangle1 et a9si de suite jusqu' une /ation f9ale dont la latitude e/1 comme celle du po9t de d"p1 dt]m9e p> les m?odes a/ronomiques4 ,dans un pays plat1 tel que la ,holl&e1 il e/ possible de cons]v] aux triangles des dim5sions modres1 de faon qu'ils puiss5t tre traits comme rectilignes4 ,on g>de aussi la facult d'ori5t] la *ane des triangles sur le mridi51 de faon qu'un mme a/re passe simultanm5t au mridi5 des /ations extrmes4 ,il e/ facile auj\rd'hui d'ap]cevoir des po9ts faibles dans les oprations de ,snellius4 ,la base effectivem5t mesure e/ trop petite 7#fca toises74 ,il y a des angles trop aigus dans les triangles et peut-tre1 de l'aveu de l'auteur1 des erreurs dans l'id5tification di/ance des po9ts employs comme /ations4 ,la valeur annonce p\r le degr de latitude 7#eeajj toises7 e/ notablem5t trop petite4 ,snellius m\rut sans avoir pu revoir ses calculs4 ,faits avec plus de so91 ils aurai5t donn1 d'aprs ,mus*5broek1 #egjcc toises1 *iffre assez rappro* de la vrit4 ,une opration analogue1 faite quelques annes aprs p> le ,p4 ,riccioli en ,italie1 e/1 t\s les po9ts de vue1 dfectueuse4 ,la base mesure n'a que #ajid pas4 ,plusieurs angles sont =t aigus et sont conclus p> le calcul au lieu d'tre obs]vs4 ,aux rsultats de la triangulation1 ,riccioli propose tort de sub/itu]3 soit la mesure de la dpression de l'horizon en un lieu d'altitude connue1 soit la mesure des hauteurs app>5tes mutuelles de deux po9ts d'altitude connue4 ,ces deux m?odes sont sans valeur pratique cause de la petitesse des angles qui int]vi5n5t et de l'inc]titude des rfractions t]re/res4 ,riccioli se flatte d'lim9] ces causes d'erreur en obs]vant v]s le ,midi1 dans des lieux =t levs1 p> des j\rs s]e9s4 ,c'e/ une dang]euse illusion4 ,le *iffre donn 7#fbbej toises au degr7 s'c>te plus de la vrit1 en s5s contraire1 que celui de ,snellius4 ,la premire triangulation vraim5t ent\re de g>anties e/ celle de ,pic>d en #afga4 ,la base1 mesure prs de ,juvisy1 avec des rgles de bois alignes au cordeau1 a #effc toises4 ,l'arc total s't5d de ,malvois9e1 au sud de ,p>is1 ,s\rdon1 prs d',ami5s4 ,les di/ances zni?ales mridi5nes1 mesures avec un quadrant1 sont diffr5tielles1 c'e/--dire indp5dantes de l'erreur d'index1 de la dcl9aison de l'toile et1 dans une gr&e mesure1 de l'erreur d'exc5tricit4 ,le p>alllisme de la lunette au plan du limbe e/ soigneusem5t vrifi p> une m?ode dont ,pic>d e/ l'inv5teur4 ,la mridi5ne e/ trace p> l'obs]vation des hauteurs gales d'un mme a/re2 elle e/ contrle p> des obs]vations de digressions de la ,polaire1 d'clipses de satellites de ,jupit] ou d'clipses de ,lune4 ,il y a1 en somme1 =t peu repr5dre dans les obs]vations de ,pic>d1 et les dfauts qu'on y relve ne lui sont gure imputables4 ,la con/ruction des in/rum5ts e/ videmm5t plus grossire que celle des ?odolites mod]nes4 ,les signaux naturels1 arbres ou clo*]s1 sont utiliss p> conomie4 ,il e/ ord9airem5t impossible de plac] l'in/rum5t au po9t mme que l'on a vis4 ,d'o la ncessit de rductions au c5tre1 t\j\rs pnibles et inc]ta9es4 ,l'opration de ,pic>d avait t entreprise s\s les auspices de l',acadmie des ,sci5ces rcemm5t fonde4 ,en mme temps des missions sci5tifiques tai5t envoyes au ,sngal1 la ,guyane1 aux ,antilles4 ,dans les in/ructions remises aux obs]vateurs1 il leur tait recomm& de s'assur] si l'int5sit de la pesanteur ne v>iait pas d'un lieu l'autre4 ,ri*]1 qui obs]vait ,cay5ne1 annona en #afgb que le p5dule secondes1 emport de ,p>is1 devait tre racc\rci p\r oscill] dans le mme temps ,cay5ne4 ,en d'autres t]mes1 l'int5sit de la pesanteur dim9ue qu& on se rappro*e de l'quateur4 ,p]sonne assurm5t ne songe plac] ,pic>d et ,ri*]1 obs]vateurs judicieux et exacts1 sur le mme rang que ,newton4 ,il doit n\s tre p]mis cep5dant de con/at] avec quelque fi]t que les ,communications de nos compatriotes1 faites en #afga et #afgb l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is1 ont ex]c une influ5ce dcisive sur l'closion des ides cont5ues dans le livre immortel des ,pr9cipes de la ,philosophie naturelle4 ,illu/ration3 ,fig4 #a4 ,pl4 ,,xliii4 ,dispositions adoptes au ,x,v,i,i,ie sicle p\r la mesure des bases4 ,d'aprs l',ouvrage intitul3 ,voyage hi/orique dans l',amrique mridionale1 p> ,don ,,george ,,juan et ,don ,,antonio ,,de ,,ulloa4 ,am/]dam1 #ageb4 ,illu/ration3 ,fig4 #b4 ,pl4 ,,xxxviii4 ,in/rum5t employ au ,x,v,i,i,ie sicle p\r la mesure des hauteurs des a/res4 ,v]s #affj1 p>at-il1 ,newton avait conu la p5se que la mme =ce qui dvie les projectiles de la ligne droite reti5t aussi la ,lune dans son orbite4 ,il avait t5t de faire une comp>aison numrique en admettant que cette =ce1 dirige v]s le c5tre de la ,t]re1 v>ie en raison inv]se du c>r de la di/ance1 mais il tait p>ti d'une valeur trs inexacte du rayon t]re/re4 ,les rsultats tai5t discordants4 ,newton r5ona suivre les consqu5ces de cette ide4 ,il reprit son calcul qu& il connut le rsultat de ,pic>d3 cette fois1 la concordance tait p>faite4 ,newton en fut si mu qu'il ne put vrifi] lui-mme son travail et dut rec\rir l'obligeance d'un ami4 ,de mme1 qu& il connut le rsultat de ,ri*]1 ,newton fut am5 p5s]1 avant t\te mesure1 que la ,t]re ne devait pas tre sphrique1 mais aplatie v]s les ples4 ,s'il en e/ a9si1 les po9ts de l'quateur s]ont plus lo9 du c5tre1 et p> suite mo9s attirs que les ples4 ,il e/ vrai que1 mme si l'on suppose la ,t]re sphrique1 la pesanteur doit subir une dim9ution apprciable l'quateur du fait de la rotation4 ,cette dim9ution1 ,newton e/ en mesure de l'valu] p> le mme raisonnem5t qui l'a conduit la dc\v]te de l'attraction univ]selle4 ,il traite le m\vem5t diurne comme un m\vem5t absolu et applique les pr9cipes de ,galile3 indp5dance de l'effet d'une =ce p> rapport au m\vem5t du po9t d'application1 proportionnalit des =ces aux *em9s p>c\rus dans un mme temps4 ,soi5t ,r le rayon quatorial1 l'angle1 en unit trigonomtrique1 dont t\rne la ,t]re en une seconde4 ,un corps qui demeure en repos relatif l'quateur se rappro*e du c5tre p>tir de la trajectoire rectiligne qui rsult]ait de sa vitesse acquise4 ,cette dviation1 en #a seconde1 a p\r valeur appro*e ,r_/#b4 ,le mme corps1 libre d'obir l'attraction t]re/re1 tomb]ait v]s le c5tre1 en #a seconde1 d'une quantit que l'on reprs5te p> g_/#b1 et que fait connatre l'obs]vation du p5dule4 ,la fraction de la pesanteur qui s'emploie ma9t5ir le corps la surface1 sans le press]1 e/ donc ,r_/#b3 g_/#b ,r_/g4 ,les mesures de ,pic>d et de ,ri*] donn5t p\r la valeur de ce rapport #a_/bhi4 ,cette dim9ution app>5te de la pesanteur a son maximum l'quateur et s'van\it progressivem5t qu& on se rappro*e du ple4 ,mais1 du mom5t que la pesanteur app>5te la surface e/ v>iable1 il n'y a plus de probabilit p\r que cette surface soit exactem5t sphrique1 et il faut qu'elle s'aplatisse p\r satisfaire aux conditions d'quilibre d'une masse fluide homogne4 ,on peut t5t] de vrifi] la plus app>5te au mo9s de ces conditions en pr5ant comme figure extrieure un ellipsode de rvolution4 ,soi5t ,,ca un rayon quatorial1 ,,cb le rayon polaire4 ,newton pr5d arbitrairem5t ,,cb_/,,ca #ajj_/aja4 ,l'aplatissem5t e/1 p> df9ition1 #a_/aja4 ,le rapport des attractions du corps enti] sur les po9ts ,a et ,b e/ #ejj_/eja4 ,deux canaux liquides rectilignes1 dirigs suivant ,,ca et ,,cb1 ex]c]ont sur le c5tre des pressions qui s]ont dans le rapport #aja_/ajj x #ejj_/eja #eje_/eja4 ,il e/ ncessaire p\r l'quilibre que la =ce c5trifuge rtablisse l'galit1 en rduisant les attractions ex]ces dans le plan de l'quateur dans la proportion de #d_/eje ou 7#d_/e74 ,rciproquem5t1 on peut pos] 7#e_/d71 et cette relation doit subsi/] tant que l'aplatissem5t re/e faible4 ,or1 l'expri5ce a donn #a_/bhi4 ,on en dduit #a_/bcj4 ,cette m?ode de calcul s't5d aux autres plantes p\rvu qu'on les suppose homognes1 qu'elles ai5t des satellites et des diamtres app>5ts mesurables4 ,dans les deux premires ditions du ,livre des ,pr9cipes1 ,newton dit que l'hypo?se d'une d5sit croissante v]s le c5tre donn]ait un aplatissem5t plus =t4 ,c'e/ une erreur corrige dans la troisime dition4 ,newton ne possde pas les =mules d'attraction1 auj\rd'hui c\rantes1 des ellipsodes homognes4 ,il y supple p> des ttonnem5ts et des artifices gomtriques4 ,il arrive a9si reconnatre que1 de l'quateur au ple1 l'accroissem5t de la pesanteur app>5te e/ proportionnel au c>r du s9us de la latitude4 ,laplace dit que ce rsultat e/ donn sans dmon/ration4 ,en ralit la preuve e/ bau*e1 et les dveloppem5ts que ,newton fonde sur cette loi montr5t qu'il l'envisageait autrem5t que comme une simple conjecture4 ,on p>vi5t a9si reprs5t] assez bi5 les obs]vations p5dulaires des savants franais1 faites ,p>is1 ,gore et ,cay5ne4 ,il semble cep5dant que la dcroissance de la pesanteur v]s l'quateur soit plus prononce que la =mule ne l'indique4 ,cet c>t fait prsum] ou une d5sit croissante v]s le c5tre1 ou un aplatissem5t plus =t4 ,n\s savons auj\rd'hui que c'e/ la premire hypo?se qui e/ la vraie4 ,notons encore au passage cette op9ion h>die que l'aplatissem5t p\rra tre mieux dt]m9 p> les obs]vations du p5dule que p> les mesures d'arc de mridi54 ,p\r apprci] le trs haut mrite de l'oeuvre de ,newton1 il faut1 p> un c\p d'oeil jet sur la littrature sci5tifique du temps1 se r5dre compte combi5 le *amp p>c\ru p> lui tait alors inexplor2 combi5 les ides qu'il a df5dues ont eu de pe9e s'impos] aux plus di/+us de ses contempora9s1 comme ,huyg5s ou ,b]n\lli4 ,entre ces f]tiles et brillants esprits1 ,newton app>at comme le mo9s ass]vi ses propres conceptions1 comme le plus prompt se s\mettre la dcision des faits4 ,il ne s'e/ pas p]du en d\tes /riles sur la ralit des =ces1 en discussions mtaphysiques sur le c>actre relatif de t\t m\vem5t obs]v4 ,il a t de l'avant sur des hypo?ses qu'il savait inexactes1 mais qui r5f]mai5t un appel implicite l'expri5ce4 ,c'e/ en int]rogeant la nature avec une docilit con/ante que ,newton a obt5u la plus ri*e moisson qu'il ait jamais t donn un homme de sci5ce de recueillir4 ,,*apitre ,,ii4 ,l',,aplatissem5t ,,du ,,globe4 ,,essais ,,de ,,?,,orie ,,ma?,,matique ,,de ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,t]re4 ,trois ans aprs l'app>ition du ,livre des ,pr9cipes1 ,*ri/ian ,huyg5s publiait1 ,leyde1 son ,trait de la lumire1 avec un disc\rs sur la cause de la pesanteur4 ,la premire ,p>tie de l',ouvrage e/ mmorable comme posant les bases de la ?orie ondulatoire de la lumire4 ,les ides de ,huyg5s sur la cause de la pesanteur se ratta*5t la ?orie des t\rbillons de ,desc>tes et (fr5t auj\rd'hui p\r n\s mo9s d'intrt4 ,p\r le savant holl&ais1 la gravit re/e une puissance occulte inhr5te au c5tre du globe4 ,cela revi5t suppos] t\te la masse de la ,t]re runie en un seul po9t4 ,mme dans cette hypo?se errone1 l'aplatissem5t app>at comme une consqu5ce de la fluidit primitive4 ,huyg5s =mule ce pr9cipe fcond3 ,la surface des m]s e/1 en *acun de ses po9ts1 normale la direction de la pesanteur1 et il en dduit p\r l'aplatissem5t du globe le *iffre #a_/egh1 pas mme la moiti de ce que ,newton avait tr\v dans l'hypo?se d'un globe homogne1 s\mis dans t\tes ses p>ties l'attraction univ]selle4 ,la ralit de l'aplatissem5t tait mise en d\te aussi bi5 que sa valeur4 ,?omas ,burnet1 ?ologi5 anglais1 lui opposait des raisons qui n\s sembl5t auj\rd'hui n'avoir ri5 de sci5tifique4 ,eis5s*midt1 ma?matici5 allem&1 =mulait une objection d'un c>actre plus grave4 ,runissant les mesures connues du degr t]re/re1 il tr\vait que leur valeur l9aire va en croissant v]s l'quateur1 et il en dduisait1 correctem5t du re/e1 que la ,t]re e/ allonge v]s les ples#a4 ,note #a3 ,,eis5s*midt1 ,diss]tation de la figure de la ,t]re4 ,/rasb\rg1 #afia4 ,cass9i1 adoptant cette conclusion1 entreprit de la vrifi]4 ,il aurait fallu1 p\r le faire d'une faon probante1 mesur] deux arcs de mridi5 sp>s en latitude p> un gr& espace4 ,on p5sa qu'il suffirait de reli] p> une *ane de triangles ,dunk]que ,p]pignan1 et que la comp>aison des degrs au nord et au sud de ,p>is tran*]ait la "q4 ,cette opration importante e/ dcrite dans l',ouvrage intitul3 ,de la gr&eur et de la figure de la ,t]re1 ,p>is1 #agbj4 ,le degr moy5 fut tr\v gal #efifj toises au ,nord1 #egjig toises au ,sud1 ce qui donne raison ,eis5s*midt contre ,newton et indique un allongem5t de #a_/ie4 ,mais il e/ reconnu auj\rd'hui que de graves erreurs s'tai5t glisses dans la mesure de l'arc du ,sud et que le *iffre f9al repose sur une base des plus fragiles4 ,considrant ce rsultat comme tabli1 ,mairan entreprit de le ju/ifi] ?oriquem5t#b4 ,il dploie beauc\p d'+niosit p\r mettre en d\te la fluidit primitive de la ,t]re4 ,ne peut-elle pas1 dit-il1 avoir t primitivem5t allonge8 ,alors la =ce c5trifuge n'aurait fait que dim9u] l'allongem5t sans le dtruire4 ,re/e concili] la =me oblongue avec l'augm5tation con/ate de la pesanteur v]s le ple4 ,mairan =ge dans ce b une loi complique1 faisant v>i] la pesanteur en raison inv]se du produit des rayons de c\rbure pr9cipaux en *aque po9t de la surface4 ,note #b3 ,,mairan1 ,re*]*es gomtriques sur la dim9ution des degrs en allant de l'quateur v]s les ples4 ,p>is1 #agbj4 ,newton accordait1 avec raison1 peu de crdit aux *iffres de ,cass9i1 comme aux raisonnem5ts de ,mairan4 ,dans la troisime dition de son ,ouvrage1 p>ue l'anne qui prcda sa mort 7#agbf71 il ma9ti5t la position qu'il avait prise conc]nant la figure de la ,t]re4 ,mais1 s\s l'influ5ce d'un am\r-propre national mal plac1 l'op9ion publique en ,france se prononait =tem5t p\r ,cass9i4 ,celui-ci1 d'ailleurs1 annonait de n\velles vrifications4 ,la mesure d'un arc de p>allle p> ,bre/1 ,p>is et ,/rasb\rg1 excute en collaboration avec ,m>aldi1 de #agcj #agcd1 lui semblait dcisive4 ,ces obs]vations1 disait le commissaire de l',acadmie1 se sont tr\ves si favorables au sphrode allong que ,m4 ,cass9i a eu la modration de ne pas v\loir en tir] t\t l'avantage qu'il et pu la rigueur et de s'en retran*] une p>tie4 ,en ralit1 la dmon/ration e/ plus faible encore que celle qui se fonde sur l'arc de mridi54 ,illu/ration3 ,fig4 #c4 ,pl4 ,,xxxix ,in/rum5t employ au ,x,v,i,i,ie sicle p\r la mesure des angles godsiques4 ,jean ,b]n\lli1 qui s'tait dj tr\v en conflit avec ,newton dans une controv]se clbre1 conc\rait en #agcd p\r un prix de l',acadmie des ,sci5ces de ,p>is4 ,p\r cette d\ble raison1 il devait incl9] v]s l'op9ion qui dom9ait en ,france4 ,aussi le voyons-n\s s'cri] p\r conclure3 ,aprs cette heureuse con=mit de notre ?orie avec les obs]vations cle/es1 peut-on plus longtemps refus] la ,t]re la figure du sphrode oblong1 fonde d'ailleurs sur la discussion des degrs de la mridi5ne1 entreprise et excute p> le mme ,m4 ,cass9i avec une exactitude inconcevable8#c4 ,note #c3 ,,todhunt]1 ,a hi/ory ( ! ma!matical !ories ( attraction & ! figure ( ! e>?1 #ahgc4 ,a cela un disciple de ,newton1 ,dsaguli]s1 rpondait qu'aucune loi d'attraction1 aucune di/ribution de d5sit l'intrieur ne p\vait se concili] avec l'ellipsode allong4 ,c'tait all] trop lo94 ,clairaut montra depuis qu'avec un noyau solide d'une =me conv5able l'ellipsode allong p\rrait tre figure d'quilibre4 ,d'autre "p1 l',anglais ,*ildrey e/imait que la ,t]re devait tre allonge p>ce qu'il tombe annuellem5t sur les ples plus de neige que le ,soleil n'en peut fondre4 ,c'tait mconnatre l'influ5ce de la m>*e des glaci]s et de la drive des banquises4 ,la ?se de ,newton tr\vait d'ailleurs des p>tisans di/+us1 mme en ,france4 ,en #agbj1 un crit anonyme p>ut s\s le titre3 ,exam5 ds9tress des div]ses op9ions conc]nant la figure de la ,t]re4 ,s\s c\leur de rapport] imp>tialem5t les argum5ts p\r et contre1 il faisait bonne ju/ice des prt5tions de ,cass9i une exactitude suprieure4 ,l'auteur dissimul de l',ouvrage tait ,maup]tuis1 acadmici5 et homme du monde1 bi5 reu *ez les gr&s et en rivalit avec ,cass9i4 ,en #agcb1 il publia1 s\s son nom cette fois1 un ,disc\rs des diffr5tes figures des a/res4 ,il y comm5te et ju/ifie avec intellig5ce les rsultats de ,newton4 ,il montre comm5t la mesure de deux arcs de mridi5 loigns e/ ncessaire p\r dduire des valeurs un peu sres des demi-axes de l'ellipse4 ,s\s l'impression produite p> le ,livre de ,maup]tuis1 l',acadmie des ,sci5ces rsolut de procd] une expri5ce dcisive4 ,deux expditions fur5t organises4 ,l'une devait se r5dre au ,pr\1 l'autre en ,laponie4 ,en vue de la mesure des bases1 on comm&a au mme arti/e1 ,langlois1 deux rgles de f] aussi gales que possible1 connues depuis s\s les noms de toise du ,pr\ et de toise du ,nord4 ,illu/ration3 ,fig4 #d ,c]cle mridi5 portatif de ,brnn] employ p\r la mesure des latitudes dans le ,s]vice gographique de l',arme franaise4 ,maup]tuis1 dsign comme *ef de l'expdition de ,laponie1 se mit en r\te en avril #agcf4 ,il emm5ait avec lui ,clairaut1 ,camus1 ,lemonni] fils1 l'abb ,ou?i]2 ,celsius1 pr(esseur d',a/ronomie ,upsal1 se joignit eux4 ,deux relations n\s sont p>v5ues1 crites1 l'une p> ,maup]tuis1 l'autre p> l'abb ,ou?i]4 ,elles se complt5t utilem5t sur plus d'un po9t4 ,les triangulations et les vises a/ronomiques1 contr>ies p> les m>cages1 les m\/iques1 la brume aut\r des sommets1 la rigueur du climat1 fur5t cep5dant m5es bi5 dans l't et l'automne de #agcf4 ,on mesura une base de #gdjf toises sur la glace d'un fleuve et l'on s'in/alla p\r le re/e de l'hiv] dans le village de ,tornea1 enseveli s\s la neige4 ,les calculs1 mis au net1 donnai5t #eg #dbb toises au degr4 ,la comp>aison avec l'arc franais portait l'aplatissem5t #a_/agh1 *iffre suprieur celui que ,newton avait prvu4 ,en t\t cas1 aucun d\te ne p\vait subsi/] sur sa ralit4 ,on t9t la *ose secrte1 dit ,maup]tuis1 tant p\r se donn] le loisir de la rflexion sur une *ose peu att5due que p\r avoir le plaisir d'en apport] ,p>is la premire n\velle4 ,illu/ration3 ,fig4 #e4 ,c]cle azimutal de ,brnn]1 employ dans le ,s]vice gographique de l',arme franaise4 ,le d"p eut lieu en ju9 #agcg4 ,au mom5t de l'emb>quem5t1 un accid5t surv9t4 ,les in/rum5ts tombr5t la m] et ne pur5t tre rep*s que dj endommags p> la r\ille4 ,on doit reconnatre aussi que t\tes les vrifications dsirables n'avai5t pas t faites et leur omission donna lieu1 de la "p des amis de ,cass9i1 quelques critiques ju/ifies4 ,la mission du ,pr\ compr5ait ,god91 ,b\gu]1 ,la ,condam9e1 plusieurs auxiliaires4 ,elle s'adjoignit ultrieurem5t deux (fici]s espagnols1 ,george ,juan et ,antonio de ,ulloa4 ,god91 le plus anci5 acadmici51 tait le *ef nom9al4 ,le d"p eut lieu ,la ,ro*elle1 le #af mai #agce1 prs d'un an avant celui des acadmici5s du ,nord4 ,mais l'expdition devait dur] bi5 davantage et les rsultats ne fur5t lucids que longtemps aprs4 ,on n'avait pas encore mesur un degr de latitude sur trois qu& les n\velles d',europe apprir5t le ret\r et le succs des acadmici5s du ,nord1 p>tis les d]ni]s4 ,ce ret>d t5ait bi5 des causes et n'avait pas t sans quelque pr(it p\r la ,sci5ce4 ,on avait fait escale la ,m>t9ique1 ,sa9t-,dom+ue2 on avait entrepris des re*]*es sur la rfraction1 sur le p5dule4 ,c'e/ ,sa9t-,dom+ue que ,b\gu] imag9a et fit ralis] le p5dule inv>iable4 ,on arriva ,quito le #ac ju9 #agcf2 mais p>tir de ce mom5t des difficults sans nombre surgir5t1 occasionnes p> le climat incon/ant du pays1 son c>actre montueux1 l'impossibilit d'obt5ir un conc\rs efficace des autorits espagnoles et des indignes et aussi1 on doit le dire1 p> le dfaut d'ent5te des obs]vateurs4 ,*acun d'eux s'appliquait g>d] le plus possible le secret de ses *iffres et dissimul] dans ses oprations ce qui p\vait donn] prise la critique4 ,il fut fait1 en ralit1 deux triangulations di/9ctes et trois relations fur5t publies1 dues respectivem5t ,b\gu]1 ,la ,condam9e et aux (fici]s espagnols4 ,n\s devons cette circon/ance de connatre div]s dtails qu'un rapport fait en commun et laisss dans l'ombre et qui sont utiles p\r apprci] l'exactitude du rsultat f9al4 ,cette critique a t faite d'une manire pntrante p> ,delambre dans un travail demeur longtemps 9dit et que ,m4 ,big\rdan a eu le mrite de mettre en lumire#d4 ,note #d3 ,g4 ,,big\rdan1 ,sur div]ses mesures d'arc de mridi51 faites dans la premire moiti du ,x,v,i,i,ie sicle 7,bullet9 a/ronomique1 t4 ,,xviii1 p4 #cbj74 ,b\gu] et ,la ,condam9e s'tai5t promis de ne po9t faire connatre au public les dt]m9ations a/ronomiques excutes en premi] lieu1 reconnues plus t>d dfectueuses1 et qu'il avait t ncessaire de recomm5c]4 ,mais ,la ,condam9e1 criva9 facile1 causeur brillant et int>issable1 tait l'homme du monde le mo9s propre t5ir /rictem5t un engagem5t de ce g5re4 ,les trois acadmici5s1 r5trs en ,france en #agdd1 #agde et #agea1 mir5t le public au c\rant de leurs av5tures et de leurs travaux4 ,b\gu] publia en #ageb une ,ju/ification des ,mmoires de l',acadmie1 p\r se pla9dre des indiscrtions de son collgue4 ,une vive polmique s'ouvrit et ne se t]m9a que p> la mort d'un des adv]saires4 ,illu/ration3 ,fig4 #f4 ,signal de ,sa9t-,anto9e1 pylne en briques1 con/ruit p\r le ,s]vice gographique de l',arme4 ,ces qu]elles p]sonnelles ont p]du de leur intrt auj\rd'hui1 et ne doiv5t pas n\s emp*] d'accord]1 aux uns comme aux autres1 le tribut d'loges qui leur e/ d4 ,les missionnaires du ,pr\1 pas plus que ceux de ,laponie1 n'ont dit le d]ni] mot sur la "q ardue de la =me de la ,t]re4 ,ils ont1 au prix d'ef=ts et de travaux mritoires1 mis hors de d\te la ralit de l'aplatissem5t4 ,p\r la valeur du degr de latitude l'quateur1 ,b\gu] donne #ef #gcf toises1 ,la ,condam9e #ef #gad toises1 les (fici]s espagnols tr\v5t #ef #gfh toises4 ,adoptons le premi] rsultat1 qui ti5t le milieu entre les deux autres4 ,comb9 avec le degr du ,nord1 il donne l'aplatissem5t #a_/bbc1 plus =t que celui de ,newton4 ,la correction aurait d1 n\s ne p\vons en d\t] auj\rd'hui1 tre faite en s5s contraire4 ,on arrive au *iffre plus vraisemblable #a_/cbd si l'on sub/itue aux donnes de ,maup]tuis celles d'une mission sudoise qui opra sur le mme t]ra9 de #ahja #ahjc s\s la direction de ,svanb]g4 ,l'arc du ,pr\ fait aussi l'objet d'une revision qui s'excute en ce mom5t p> les so9s du g\v]nem5t franais4 ,tant que les rsultats n'en s]ont pas publis1 les travaux des acadmici5s du ,x,v,i,i,ie sicle re/]ont un lm5t ess5tiel dans notre connaissance des dim5sions du globe t]re/re4 ,il faut en dire autant d'un arc de mridi5 mesur v]s la mme poque p> ,lacaille dans le vois9age du cap de ,bonne-,esprance1 repris au sicle suivant p> ,macle> et ,airy1 et que l'int]v5tion du g\v]nem5t anglais promet d't5dre bi5tt trav]s l',afrique au/rale t\t entire4 ,illu/ration3 ,fig4 #g4 ,mesure d'une base godsique avec une rgle monomtallique4 ,la rgle e/ in/alle s\s un abri1 que l'on enlve p> portions p\r le recon/ruire plus lo94 ,elle e/ enf]me dans une auge qui assure l'uni=mit de la temprature et vise ses deux extrmits l'aide de microscopes4 ,d'importantes re*]*es ?oriques s'accomplissai5t1 v]s la mme poque1 dans la voie ouv]te p> ,newton4 ,mac ,laur91 dans son ,trait des fluxions1 publi en #agdb1 rsolut le problme de l'attraction d'un ellipsode homogne de rvolution sur un po9t intrieur quelconque4 ,il dmontra que l'ellipsode aplati e/ une figure d'quilibre p\r une masse fluide homogne t\rnant aut\r du petit axe avec une vitesse conv5able4 ,les ,ma!matical diss]tations de ,?omas ,simpson1 p>ues en #agdc1 tabliss5t l'exi/5ce d'une vitesse angulaire limite1 au del de laquelle l'quilibre relatif e/ impossible4 ,elles montr5t que deux ellipsodes diffr5ts peuv5t rpondre une mme vitesse angulaire4 ,tant que les re*]*es ma?matiques n'avai5t p\r objet que des corps homognes1 on p\vait d\t] qu'elles fuss5t susceptibles d'une application utile aux plantes4 ,clairaut fut le premi] s'engag] avec succs dans la voie difficile de l'attraction d'un ellipsode htrogne4 ,sa ,?orie de la figure de la ,t]re 7#agdc71 o se dploie un tal5t analytique de premi] ordre1 demeure sur bi5 des po9ts un modle qui n'a gure t dpass4 ,clairaut suppose que les surfaces d'gale d5sit sont1 aussi bi5 que la surface extrieure1 des ellipsodes de rvolution aut\r d'un mme axe1 mais il laisse arbitraire la loi de v>iation de d5sit1 aussi bi5 que la loi de v>iation d'ellipticit d'une c\*e l'autre4 ,il admet seulem5t 7ce qui e/ d'ailleurs =t vraisemblable7 que1 d'une c\*e l'autre1 la d5sit augm5te t\j\rs qu& on se rappro*e du c5tre4 ,p>tant de ces hypo?ses1 ,clairaut dmontre t\t une srie de lois rem>quables4 ,appelons3 a1 b les demi-axes d'une c\*e quelconque1 la d5sit correspondante2 e l'ellipticit b-a_/a de cette mme c\*e2 e#a l'ellipticit de la surface ext]ne2 le rapport de la =ce c5trifuge la pesanteur quatoriale sur la surface ext]ne2 ge la pesanteur l'quateur2 g la pesanteur la latitude 4 ,on tr\ve alors3 ,premire loi4--,les ellipticits vont t\j\rs en croissant de la surface au c5tre4 ,deuxime loi4--,le rapport e_/a pr5d des valeurs croissantes de la surface au c5tre4 ,troisime loi4--,si l'on pose n 7#e_/b7 - e#a1 on peut crire approximativem5t g ge7#a n s9 74 ,quatrime loi4--,l'ellipticit e#a de la surface ext]ne e/ t\j\rs comprise entre _/#b et #e_/d4 ,c9quime loi4--,si l'on reg>de e et comme des fonctions inconnues de a1 on peut crire une quation diffr5tielle qui relie ces deux fonctions1 et qui devi5t intgrable si l'on adopte p\r c]ta9es =mes simples en fonction de a#e4 ,note #e3 ,n\s r5v]rons1 p\r la dmon/ration de ces proprits1 au ,trait de ,mcanique cle/e de ,tiss]&1 t4 ,,ii4 ,les trois d]nires lois sont prcieuses en ce qu'elles ont lieu p\r t\te di/ribution des matriaux l'intrieur1 s\s la rs]ve que cette di/ribution r5tre dans les hypo?ses1 d'ailleurs passablem5t l>ges et s\ples1 de ,clairaut4 ,il n'e/ pas t\tefois dmontr1 ni mme probable que la con/itution du globe t]re/re s'y con=me rig\reusem5t4 ,une infraction ces lois1 tablie p> l'expri5ce1 ne s]ait donc pas un p>adoxe ma?matique4 ,ces mmes lois sont approximatives1 et s'obti5n5t en ngligeant la seconde puissance de l'ellipticit4 ,on peut se p]mettre cette simplification p\r la ,t]re et p\r la ,lune4 ,il e/ plus difficile de s'en cont5t] p\r ,jupit] ou ,saturne4 ,dans un ,mmoire insr aux ,annales de l',obs]vatoire de ,p>is1 t4 ,,xix1 ,call&reau a montr comm5t les noncs des lois de ,clairaut devrai5t tre complts p\r ces deux plantes4 ,la troisime loi confirme et prcise l'nonc de ,newton1 conc]nant la v>iation de la pesanteur la surface4 ,elle montre comm5t la =me du globe p\rrait tre connue exactem5t p> les seules mesures du p5dule1 s'il ne fallait pas compt] avec les anomalies locales4 ,la limite infrieure de l'ellipticit1 donne p> la quatrime loi1 correspond l'aplatissem5t de ,huyg5s et la conc5tration de t\te la masse en un seul po9t4 ,la limite suprieure conduit l'aplatissem5t de ,newton et l'homognx de t\te la masse4 ,cette quatrime loi se vrifie p\r la ,t]re1 ,jupit] et ,saturne1 c'e/--dire p\r les a/res o la dure de rotation et l'ellipticit sont l'une et l'autre mesurables4 ,en ce qui conc]ne le ,soleil1 ,m]cure1 ,vnus1 la ,lune et ,m>s1 les deux limites de ,clairaut font seulem5t prvoir une ellipticit ins5sible1 ce qui e/ encore con=me l'obs]vation4 ,il n'y a pas l1 videmm5t1 une dmon/ration prcise1 mais une prsomption srieuse p\r considr] la ?orie de ,clairaut comme exacte dans ses gr&es lignes4 ,illu/ration3 ,fig4 #h4 ,transport des abris p\r la mesure d'une base4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur1 s\s la direction du ,colonel ,,b\rgeois47 ,,*apitre ,,iii4 ,r,,sultats ,g,n,,raux ,,des ,,mesures ,g,,od,,siques4 ,,v>iations ,,obs]v,,es ,,de ,,la ,,pesanteur ,a ,,la ,,surface4 ,en dcidant l'adoption d'une unit de longueur fonde sur les dim5sions du globe t]re/re1 la ,conv5tion nationale donna une impulsion puissante et durable aux tudes godsiques4 ,de cette poque dat5t les p]fectionnem5ts apports p> ,gambey dans la division des c]cles1 p> ,borda dans l'emploi du ?odolite et la mesure des bases p> les rgles bimtalliques4 ,la m?ode des mo9dres c>rs1 la ?orie de la comp5sation des mesures surabondantes allai5t bi5tt aussi entr] dans la pratique la suite des mmorables travaux de ,gauss et de ,bessel4 ,des ncessits pratiques aises compr5dre avai5t fait repos] la valeur du mtre sur les mesures de ,delambre et de ,m*a91 mesures un peu htives et n'embrassant pas encore t\te l't5due dsirable en latitude4 ,mais1 qu& l'exemple donn p> la ,france eut t suivi dans les pays trang]s avec un succs croissant1 qu& des *anes de triangles eur5t t traces trav]s les va/es pla9es de la ,russie et de l',inde1 il dev9t clair que la complexit du problme dpassait ce que l'on avait d'abord prsum4 ,les m?odes de calcul fondes sur la comp>aison de deux arcs seulem5t suppos5t en effet3 #a ,que sur un mme mridi5 l'arc d'un degr crot rgulirem5t de l'quateur au ple2 #b ,que sur deux mridi5s diffr5ts les arcs d'un degr1 pris la mme latitude1 ont mme longueur2 #c ,que cette longueur e/ la mme1 latitude gale1 dans l'hmisphre boral et dans l'hmisphre au/ral4 ,or ces proprits n'app>ti5n5t qu' une catgorie re/re9te de surfaces4 ,elles ne peuv5t tre ralises exactem5t p\r la figure app>5te de la ,t]re1 hrisse d'9galits et sujette mille *angem5ts avec le temps4 ,le po9t de d"p de la godsie consi/e df9ir une surface idale1 assez simple p\r se prt] au calcul1 assez vois9e de la surface relle p\r que l'on puisse rapport] sans erreur *aque po9t de la surface relle un po9t correspondant de la surface idale ou surface godsique4 ,illu/ration3 ,fig4 #i4 ,abri de campagne p\r le c]cle mridi54 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,on p\rrait tre t5t d'adopt] une sphre1 cause de la simplicit qui en rsult]ait p\r les calculs4 ,les raisonnem5ts de ,newton1 confirms p> les mesures d'arc des acadmici5s franais1 font prvoir que la sphre *oisie1 quel qu'en soit le rayon1 s'c>t]a trop de la surface relle1 et que la correspondance po9t p> po9t ne p\rra tre tablie avec c]titude4 ,on se rappro*]a davantage de la surface relle si l'on adopte comme surface godsique un ellipsode de rvolution4 ,on p\rra pr5dre p\r valeurs des demi-axes soit celles que suggre la dynamique dans l'hypo?se de l'homognx1 soit celles qui mett5t d'accord1 dans la ?orie de ,clairaut1 deux mesures de la pesanteur faites des latitudes diffr5tes1 soit enf9 celles qui mett5t d'accord les valeurs l9aires du degr mesures s\s deux latitudes diffr5tes4 ,ce d]ni] *oix1 qui ne suppose ri5 sur la con/itution intrieure1 s]a sans d\te jug le plus rationnel4 ,mais du mom5t que l'on dispose de plus de deux arcs de mridi5 ou de plus de deux mesures de pesanteur1 il faut s'att5dre ce que les obs]vations soi5t imp>faitem5t reprs5tes1 peut-tre mme ce qu'on soit oblig de leur imput] des erreurs inadmissibles4 ,en pr5ant p\r surface godsique un ellipsode trois axes 9gaux1 on dispos]a de deux p>amtres de plus1 mais cet expdi5t entran]a dans les calculs une complication plus gr&e1 et jusqu' ce j\r il n'a pas t tr\v avantageux d'y rec\rir4 ,la df9ition de la latitude1 de la longitude1 de l'altitude p> rapport l'ellipsode de rvolution ne comporte aucune difficult4 ,mais ces gr&eurs ne sont pas directem5t mesurables3 on peut au contraire df9ir les coordonnes gographiques d'un po9t de la surface relle de telle manire qu'elles devi5n5t accessibles l'obs]vation4 ,a9si l'on appelle latitude l'angle de la v]ticale avec l'quateur ou le complm5t de l'angle de la v]ticale avec l'axe du monde4 ,p\r direction de l'axe du monde1 on adopte le milieu des digressions d'une circumpolaire en hauteur et en azimut4 ,on a a9si1 trs s5siblem5t1 l'axe in/antan de rotation du globe t]re/re4 ,cet axe n'e/ pas fixe p> rapport aux toiles1 puisqu'il pr\ve les m\vem5ts de prcession et de nutation4 ,on ne peut affirm] qu'il soit fixe p> rapport au globe t]re/re1 mais son excursion totale ne dpasse pas quelques mtres4 ,enf9 la v]ticale elle-mme peut *ang] de direction1 dans une faible mesure1 s\s l'influ5ce des v>iations mtorologiques1 de la drive des glaces polaires1 de la circulation du fluide int]ne4 ,on ne peut donc pas compt]1 d'une manire absolue1 sur l'inv>iabilit des latitudes gographiques4 ,de mme1 le mridi5 en un po9t tant df9i p> la direction de la v]ticale et p> celle de l'axe in/antan de rotation du globe t]re/re1 on ne doit pas se flatt] que les diffr5ces de longitude soi5t inv>iables1 ni que la v>iation de l'angle horaire d'une toile soit rig\reusem5t proportionnelle au temps4 ,mais des oprations classiques et d'une excution assez rapide p]mettront t\j\rs d'in/all] un in/rum5t dans le mridi5 et de comp>] la m>*e d'une p5dule celle du ,ciel4 ,on s'e/ dem& s'il n'y aurait pas avantage1 p\r la df9ition des coordonnes gographiques et de l'heure1 remplac] l'axe in/antan de rotation p> l'axe pr9cipal d'in]tie1 qui s'en c>te t\j\rs trs peu et qui a plus de *ances de demeur] fixe p> rapport des repres t]re/res4 ,ce sy/me1 bi5 que s\t5u avec tal5t p> ,folie1 anci5 directeur de l',obs]vatoire d',uccle1 n'a pas prvalu1 et les a/ronomes sont demeurs fidles aux df9itions anci5nes4 ,la r=me1 en effet1 p\rrait ne pas atte9dre son b cause des fluctuations de la v]ticale2 et1 ce qui e/ plus grave1 la latitude et la longitude cess]ai5t d'tre des po9ts d'obs]vation1 t\j\rs vrifiables et n'impliquant aucune hypo?se sur la con/itution du globe1 p\r dev5ir des rsultats de calcul4 ,ri5 n'indique1 en effet1 p> rapport aux toiles1 la situation de l'axe pr9cipal d'in]tie4 ,il faut la dduire de la ?orie du m\vem5t de la ,t]re aut\r de son c5tre de gravit1 ?orie ncessairem5t imp>faite1 en raison de l'ignorance o n\s sommes de la con/itution intrieure du globe et des *angem5ts qui peuv5t s'y accomplir4 ,illu/ration3 ,fig4 #aj4 ,montage d'un abri p\r les obs]vations godsiques4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,l'altitude e/ galem5t susceptible de deux df9itions diffr5tes4 ,on s]ait t5t d'appel] a9si la longueur int]cepte sur la v]ticale1 p>tir du lieu d'obs]vation1 p> la surface godsique1 c'e/--dire p> l'ellipsode de rvolution qui satisfait le mieux l'ensemble des mesures d'arc4 ,malheureusem5t cet ellipsode e/1 lui aussi1 un tre fictif1 un rsultat de calcul1 et l'on n'ap]oit pas premire vue la possibilit de s'y ratta*] p> des oprations physiques4 ,illu/ration3 ,fig4 #aa4 tablissem5t d'un signal p\r les vises godsiques4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,le po9t de d"p naturel p\r la mesure des hauteurs e/ la surface moy5ne des m]s1 obt5ue en faisant ab/raction des dnivellations accid5telles ou priodiques produites p> les v5ts et les m>es4 ,cette surface concid]ait avec l'ellipsode de ,newton si la ,t]re tait homogne1 avec l'ellipsode de ,clairaut si la con/itution intrieure du globe tait rgulire4 ,mais elle doit avant t\t satisfaire une exig5ce qui exclut t\te possibilit de df9ition analytique4 ,elle doit tre une surface de niveau p\r l'ensemble des =ces qui agiss5t sur le globe t]re/re1 y compris la =ce c5trifuge1 l'attraction des cont95ts et des montagnes4 ,cette surface1 appele gode1 peut tre prolonge trav]s les t]res en v]tu de sa df9ition mcanique4 ,les p>ties saillantes1 surt\t si elles sont =mes de ro*es d5ses1 dvi5t le fil plomb et provoqu5t un r5flem5t du gode1 en sorte que celui-ci reproduit1 dans une mesure attnue1 les 9galits de la surface relle4 ,qu& on excute des nivellem5ts de pro*e en pro*e p>tir du rivage de la m]1 c'e/ p> rapport au gode que l'on dt]m9e les altitudes des /ations successives4 ,la pesanteur au niveau de la m] tant v>iable1 deux surfaces de niveau ne sont pas sp>es p>t\t p> une mme di/ance sur la normale commune4 ,il s]ait donc rationnel de pr5dre comme mesure de l'altitude f9ale non pas la somme des *elons v]ticaux fran*is dans les div]s nivellem5ts1 mais la somme des travaux ngatifs accomplis p> la pesanteur4 ,a cette condition seulem5t1 t\s les po9ts d'une surface de niveau quelconque auront des altitudes exprimes p> le mme *iffre4 ,mais1 jusqu' prs5t1 cette di/9ction ne prs5te gure qu'un intrt ?orique4 ,illu/ration3 ,fig4 #ab4 ,mesure des bases l'aide des fils de mtal inv> de ,m4 ,c4-,e4 ,guillaume4 ,mise en place d'un repre mobile4 ,qu& on excute une *ane de triangles1 on rduit les angles l'horizon et l'on ramne la valeur l9aire de la base au niveau de la m]4 ,cela revi5t report] sur le gode les con/ructions faites1 avec la supposition tacite que la v]ticale de *aque /ation1 prolonge jusqu'au gode1 le r5contr]ait encore normalem5t4 ,sauf peut-tre l'arc du ,pr\1 aucune des triangulations excutes jusqu' ce j\r ne trav]se un pays assez montueux ou assez lev p\r mettre cette hypo?se en dfaut4 ,t\t *em9em5t excut avec le ?odolite et le niveau donne1 le long d'une ligne dt]m9e1 l'c>t de la surface relle et du gode4 ,les obs]vations a/ronomiques associes reli5t aux directions fixes f\rnies p> les toiles les v]ticales des div]ses /ations4 ,elles p]mett5t1 en consqu5ce1 de con/ruire une section soit de la surface relle1 soit du gode4 ,avec une srie de sections p>allles1 on peut tablir un modle en relief4 ,qu& ce travail aura t fait p\r la plus gr&e p>tie du globe t]re/re1 on p\rra dire quelle e/ la surface godsique1 df9ition simple1 qu'il convi5t d'adopt] comme se rappro*ant le plus du gode4 ,il s'en faut de beauc\p1 l'heure prs5te1 que ce va/e programme soit ralis4 ,en laissant de ct les irrgul>its locales1 on ne tr\ve pas de difficult insurmontable p\r plac] sur une mme ellipse les diffr5ts arcs de mridi5 mesurs4 ,la concordance1 t\tefois1 e/ mdiocre1 et l'on ne doit pas espr]1 dans la dt]m9ation de l'aplatissem5t1 une prcision trs leve4 ,delambre et ,m*a9 l'valuai5t #a_/ccd d'aprs l'ensemble des triangulations effectues la f9 du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,bessel1 en #ahcg1 a propos #a_/bii1e2 ,cl>ke1 en #ahhj1 #a_/7bic1e #a1a74 ,l'erreur probable indique e/ sans d\te trop faible1 c> deux seulem5t des arcs utiliss1 de petite t5due1 tomb5t dans l'hmisphre au/ral1 et la symtrie p> rapport l'quateur n'e/ po9t dmontre ni mme vraisemblable d'aprs la di/ribution des cont95ts4 ,les valeurs correspondantes du demi petit axe et du demi gr& axe sont respectivem5t1 en kilomtres1 #fcef1fjg et #fcgh1bhd4 ,le mom5t appro*e1 ce qu'il semble1 o la discussion de ,cl>ke p\rrait tre reprise avec avantage4 ,depuis1 l'arc anglo-franais a reu une ext5sion considrable p> la jonction de l',algrie et de l',espagne4 ,d'importantes triangulations ont t reprises ou inaugures au ,spitzb]g1 au ,canada1 au ,pr\1 dans l',afrique au/rale4 ,ces travaux1 dont une ,association godsique int]nationale enc\rage le dveloppem5t1 doiv5t tre considrs comme ayant p\r b de faire connatre les irrgul>its du gode1 plutt qu'une valeur plus exacte de l'aplatissem5t4 ,alors mme que t\s les arcs de mridi5 mesurs s]ai5t applicables sur une mme ellipse1 il re/]ait dmontr] que t\tes ces ellipses ont mme c5tre1 que les lieux des po9ts d'gale latitude sont plans et de c\rbure uni=me4 ,ce d]ni] po9t ne peut tre lucid que p> des mesures suffisamm5t nombreuses d'arcs de p>allle1 accompagnes de dt]m9ations de longitudes trs prcises4 ,le d\te ce sujet e/ d'autant plus p]mis que l'aplatissem5t propos p> ,cl>ke1 t5ant le milieu entre les deux *iffres que suggr5t les re*]*es de ,mcanique cle/e d'une "p1 les mesures de la pesanteur de l'autre1 ne concorde d'une manire vraim5t satisfaisante ni avec l'un ni avec l'autre4 ,illu/ration3 ,fig4 #ac4 ,mesure des bases l'aide des fils de mtal inv>4 ,alignem5t des repres mobiles4 ,les mesures de la pesanteur1 fondes sur l'obs]vation du p5dule1 (fr5t sur les oprations godsiques l'avantage de p\voir s'excut] sur t\te l't5due des cont95ts1 dans les rgions montagneuses les plus pres1 et jusque dans les les semes au milieu des m]s4 ,elles se prt5t donc une rp>tition plus gale entre les deux hmisphres et entre les div]ses latitudes4 ,la troisime loi de ,clairaut p]mettrait1 la rigueur1 de dduire l'aplatissem5t sup]ficiel de deux mesures de pesanteur seulem5t1 excutes l'une prs de l'quateur1 l'autre dans les rgions polaires4 ,p> la comb9aison d'un plus gr& nombre de rsultats1 on attnu]a l'effet des erreurs d'obs]vation et des anomalies locales4 ,en suivant cette m>*e1 de ,freyc9et a tr\v1 p\r l'inv]se de l'aplatissem5t1 #bhf1b2 ,sab9e1 #bhd1d2 ,fo/]1 #bhi1e2 ,cl>ke1 en #ahhj1 #bib1d4 ,t\s ces aplatissem5ts sont1 on le voit1 plus =ts que ceux qui rsult5t des triangulations4 ,dans ces d]nires annes1 on a tr\v le moy5 d'effectu] des mesures suffisamm5t prcises1 mme en ple9e m]4 ,sans d\te l'obs]vation du p5dule demeure impraticable bord des navires1 mais on y supple p> la lecture simultane du po9t !rmomtrique d'bullition de l'eau et de la colonne b>omtrique4 ,la premire lecture donne en effet1 p\r la pression atmosphrique1 une valuation indp5dante de l'int5sit de la pesanteur1 au lieu que la seconde en e/ affecte d'une manire s5sible4 ,illu/ration3 ,fig4 #ad4 ,mesure de l'int]valle de deux repres mobiles l'aide d'un fil de mtal inv>4 ,le fil1 dont la porte e/ de #bdm1 e/ t5du p> deux poids de #aj kg4 ,l'emploi de ces fils1 comp> celui des rgles mtalliques1 rduit le temps et la dp5se exigs p> la mesure des bases dans la proportion de #aj #a1 sans nuire s5siblem5t la prcision4 ,l'obs]vation du p5dule prs5te encore sur les mesures d'arc l'avantage de se rapport] une localit prcise1 et p> suite se prte mieux l'tude des irrgul>its locales4 ,en pays de pla9e1 la v>iation de la gravit avec la latitude suit assez bi5 les prvisions de la ?orie4 ,mais le vois9age de la m] ou des montagnes donne ord9airem5t lieu des surprises4 ,des hypo?ses vraisemblables sur la d5sit des masses montagneuses avai5t fait p5s] aux godsi5s que le niveau de la m] p\rrait tre relev d'un milli] de mtres1 dans le vois9age des ctes1 p> l'attraction des cont95ts4 ,les travaux rc5ts de ,m4 ,helm]t1 fonds pr9cipalem5t sur l'obs]vation du p5dule dans les ,alpes1 montr5t que cette e/imation e/ exagre4 ,entre le gode et l'ellipsode de rvolution qui s'en rappro*e le plus1 l'c>t ne doit nulle "p dpass] #bjjm4 ,c'e/ peu en comp>aison des 9galits de la surface relle1 qui atteign5t #ikm de "p et d'autre du niveau des m]s1 et sont p> suite du mme ordre de gr&eur que la diffr5ce des rayons polaires et quatoriaux4 ,il y a donc une influ5ce ca*e qui dim9ue l'attraction des p>ties saillantes et augm5te l'attraction des p>ties creuses4 ,cette rem>que e/ importante1 comme n\s le v]rons dans un des ,*apitres suivants1 p\r l'tude de la /ructure int]ne4 ,mais1 avant d'entr] dans ce sujet difficile1 il e/ propos de jet] un c\p d'oeil d'ensemble sur le relief actuel et de rsum] l'enseignem5t qu'il peut n\s (frir4 ,,*apitre ,,iv4 ,,les ,,gr&s ,,traits ,,du ,,relief ,,t]re/re ,,et ,,le ,,dess9 ,g,,ographique4 ,l'inspection d'un globe t]re/re suggre de divis] la surface de notre plante en deux p>ties3 l'une rec\v]te d'eau et plus vois9e du c5tre que le gode ou surface moy5ne des m]s1 l'autre m]ge et plus loigne de ce mme c5tre4 ,ces deux p>ties sont1 t\s les po9ts de vue1 bi5 lo9 d'tre quival5tes4 ,non seulem5t les ocans l'emport5t p> l't5due1 mais leur pr(ondeur moy5ne1 #djjjm environ1 surpasse de beauc\p l'altitude moy5ne des t]res m]ges1 altitude qui ne dpasse pas #gjjm4 ,si le niveau des ocans s'abaissait de #bcjjm1 on obti5drait ce que les gographes appell5t la surface d'quid=mation2 les n\velles lignes de rivage opr]ai5t une rp>tition plus ju/e2 les t]res m]ges =m]ai5t alors la p>tie du globe que l'on doit considr] comme saillante et les ocans ne rec\vrirai5t plus que la p>tie dprime1 de mme volume que la premire 7,pl4 ,i74 ,il e/ digne d'att5tion que le dess9 actuel des cont95ts ne s]ait pas1 dans cette hypo?se1 pr(ondm5t trans=m4 ,on v]rait l',asie s'agr&ir p> l',e/1 en s'annexant les ar*ipels des ,k\riles1 du ,japon1 des ,philipp9es1 plus encore au ,sud-,e/1 o elle englob]ait les les de la ,sonde et de l',au/ralie4 ,l',europe s'augm5t]ait au ,nord-,oue/ d'une t]re n\velle qui f]m]ait l',atlantique au ,nord en runissant la ,gr&e-,bretagne l',isl&e et le ,gro5l&4 ,on v]rait app>atre dans l'axe de l',atlantique deux gr&es les longitud9ales jalonnes de foy]s volcaniques4 ,ces *angem5ts excepts1 on peut dire que les gr&es masses cont95tales et les gr&es dpressions ocaniques cons]v]ai5t peu prs leur importance et leur situation relatives4 ,mais1 pas plus dans l'tat n\veau que dans l'tat actuel1 on ne v]rait app>atre l'galit ou la symtrie entre les deux hmisphres4 ,il y a deux fois plus de t]res m]ges au nord de l'quateur qu'au sud4 ,leur importance va t\j\rs croissant1 dans l'hmisphre boral1 depuis l'quateur jusqu'au c]cle polaire4 ,dans l'hmisphre au/ral elle va en dim9uant de l'quateur jusque v]s le c9quantime degr de latitude1 o la m] rgne peu prs sans p>tage4 ,les t]res se montr5t de n\veau dans les hautes latitudes ant>ctiques et =m5t une masse cont95tale importante aut\r du ple ,sud1 au lieu que le ple ,nord e/ occup p> une m] pr(onde1 comme l'a montr l'exploration de ,nans54 ,un mme p>allle1 en gnral1 trav]se aussi bi5 des bass9s pr(onds que des plateaux levs4 ,on ne peut donc pas considr] l'altitude comme tant une fonction de la latitude2 il n'y a po9t accumulation spciale des t]res v]s les ples ni v]s l'quateur et la crote solide p>ticipe1 t\t aussi bi5 que la m]1 l'aplatissem5t godsique4 ,on ne peut pas non plus ratta*] simplem5t l'altitude la longitude1 en reg>dant la surface comme =me de fuseaux alt]nativem5t s\levs et dprims4 ,t\tefois cette reprs5tation s]ait dj plus prs de la ralit4 ,les masses cont95tales1 et plus encore les presqu'les1 ont t5dance se dvelopp] dans le s5s ,nord-,sud plutt que dans le s5s ,e/-,oue/4 ,le contra/e n t\t l'heure entre les calottes polaires r5tre dans une loi plus gnrale4 ,le relief ne manife/e pas une di/ribution symtrique aut\r d'un c5tre1 mais au contraire une opposition diamtrale des dpressions aux saillies et vice v]sa4 ,a9si le c5tre du cont95t asiatique a p\r antipode le c5tre de l'ocan ,pacifique4 ,que l'on dcrive sur un globe t]re/re un gr& c]cle ayant son ple dans l',europe occid5tale1 on limit]a un hmisphre o il y aura presque galit entre la t]re et la m]1 p5dant que1 p\r l'hmisphre oppos1 le rapport correspondant s]a seulem5t #a_/h1c4 ,si l'on considre les surfaces cont95tales du premi] hmisphre1 on tr\ve que le v+time seulem5t de leur surface a p\r antipodes des t]res m]ges4 ,cette circon/ance tmoigne1 t\t aussi bi5 que l'aplatissem5t1 en faveur de la fluidit primitive de la ,t]re4 ,elle montre que1 au mo9s une c]ta9e poque1 les pressions ont pu se rp>tir et se transmettre trav]s t\te la masse du ,globe avec une c]ta9e lib]t4 ,on p\rrait tre t5t de voir dans le mme fait une infraction au pr9cipe pos p> ,newton1 conc]nant l'galit des pressions ex]ces au c5tre p> div]ses colonnes liquides4 ,il semble1 en effet1 que la pesanteur doit repr5dre la mme valeur en des po9ts symtriques p> rapport au c5tre1 en sorte que l'quival5ce des pressions exige l'galit des altitudes4 ,mais cette consqu5ce n'e/ =ce que si l'on suppose la ,t]re homogne1 et l'9gale d5sit des matriaux du globe t]re/re peut aism5t comp5s] une diffr5ce de longueur1 d'ailleurs relativem5t faible4 ,aprs l'abaissem5t fictif que n\s avons fait subir au niveau des m]s p\r obt5ir la surface d'quid=mation1 le gr\pem5t des t]res m]ges r5tre plus exactem5t dans une =mule simple4 ,on peut dire qu'elles se ratta*5t trois masses pr9cipales1 situes dans l'hmisphre ,nord1 qui pr5n5t leur plus gr&e ext5sion v]s le #fj;e degr de latitude nord1 vont en s'am9cissant v]s le ,sud1 disp>aiss5t1 et se retr\v5t s\des ensemble v]s le ple au/ral4 ,ces trois masses cont95tales ont respectivem5t leurs c5tres dans la ,sc&9avie1 la ,sibrie ori5tale1 la rgion du lac des ,esclaves1 c'e/--dire qu'elles sont espaces de #abj en longitude4 ,la sp>ation admise ici entre l',europe et la ,sibrie ori5tale sembl]a peut-tre quelque peu fictive4 ,elle se ju/ifie p> l'exi/5ce d'une dpression qui1 t\t en n'tant pas occupe p> la m]1 n'en e/ pas mo9s trs m>que et trs t5due4 ,d'ailleurs ces trois rgions con/itu5t des plateaux ar*ens1 m]gs de longue date et qui ont j\i trav]s les priodes gologiques d'une /abilit presque complte4 ,les ext5sions donnes l',europe au ,nord-,oue/1 l',asie au ,sud-,e/ se ju/ifi5t non seulem5t p> le relev des pr(ondeurs m>9es1 mais p> la ,gologie hi/orique4 ,la rp>tition des espces vgtales et animales dans les les1 la nature des dpts ram5s p> les sondages1 montr5t que ces portions de m] peu pr(ondes1 ratta*es aux cont95ts actuels1 ont t effectivem5t m]ges une poque o la vie tait dj rp&ue la surface de la ,t]re4 ,il e/ rem>qu] que l',au/ralie1 considre comme prolongem5t pn9sulaire de l',asie1 l',afrique considre comme annexe du plateau ,sc&9ave1 n'admett5t po9t le mme mridi5 c5tral que la masse cont95tale dont on fait dp5dre *acune d'elles4 ,l'une et l'autre sont dvies =tem5t du ct de l',e/3 une diffr5ce de mme s5s et non mo9s m>que exi/e1 en longitude1 entre l',amrique du ,nord et l',amrique du ,sud4 ,la liaison des pn9sules au/rales aux cont95ts e/ imp>faite et le rtrcissem5t des t]res m]ges1 qu& on m>*e du ,nord au ,sud1 ne se fait pas d'une manire cont9ue4 ,il exi/e en effet une zone transv]sale de rupture peu prs p>allle l'quateur et situe quelque di/ance au nord de celui-ci4 ,le long de cette zone on voit s'en*an] des bass9s approximativem5t circulaires1 bords de hautes montagnes ou de cassures rc5tes4 ,ce sont des rgions in/ables1 sujettes aux ruptions ou aux tremblem5ts de t]re4 ,on les nomme les fosses mdit]ranennes1 p>ce que le foss qui sp>e l',europe de l',afrique en f\rnit les exemples les mieux c>actriss et les mieux connus4 ,il faut y jo9dre les *otts ,sah>i5s1 la ,m] ,noire1 la ,m] ,morte1 la dpression ,arabo-,caspi5ne1 celle du ,turke/an *9ois1 les m]s du ,mexique et des ,antilles4 ,on doit ,l[?ian ,gre5 d'avoir donn un nonc gomtrique embrassant ces div]s faits4 ,il suffit de considr] les c5tres des trois masses cont95tales de l'hmisphre ,nord comme les sommets d'un ttradre rguli] inscrit dans la sphre1 et dont le quatrime sommet tomb]ait au ple ant>ctique4 ,les artes et notamm5t les p>ties vois9es des sommets1 correspondront alors des rgions saillantes1 les c5tres des faces aux po9ts de plus gr&e dpression4 ,on peut aussi dplac] les sommets du ttradre de quantits gales sur des droites p>tant du c5tre1 de manire faire gr&ir le solide en le laissant semblable lui-mme4 ,qu& son volume s]a dev5u quival5t celui de la sphre1 les po9tem5ts qui app>atront en dehors de la sphre reprs5t]ont approximativem5t les cont95ts4 ,on reconnat sans pe9e qu'ils s]ont l>gis au ,nord1 allongs en po9te v]s le ,sud1 que leur dveloppem5t s]a maximum v]s le #fj;e degr de latitude ,nord1 p5dant que les m]s auront leur plus gr&e ext5sion d'une "p au ple ,nord1 de l'autre v]s le #ee;e degr de latitude au/rale 7,pl4 ,,ii74 ,l'accord avec les faits e/ assez rem>quable p\r engag] la re*]*e d'une explication physique4 ,la ,t]re1 dans son ensemble1 montr]ait une t5dance se d=m]1 p>tir d'un ellipsode de rvolution1 p\r se rappro*] de l'aspect extrieur d'un ttradre rguli]4 ,or on peut cit] des expri5ces o cette d=mation s'accomplit1 p\r a9si dire1 spontanm5t4 ,un tube cyl9drique de ca\t*\c1 qu& la pression du milieu ambiant augm5te1 pr5d une section triangulaire3 un ballon de v]re o l'on a fait le vide et que l'on *auffe la temprature de ramollissem5t du v]re se dprime en quatre po9ts situs #abj degrs les uns des autres4 ,l'expri5ce russit encore avec un ballon sphrique de ca\t*\c que l'on dgonfle progressivem5t4 ,dans ces div]s cas la d=mation e/ impose p>ce que le volume de l'ence9te dim9ue proportionnellem5t plus vite que la sup]ficie de l'enveloppe4 ,il y a lieu de p5s] que le mme conflit doit se produire dans le refroidissem5t d'une plante primitivem5t fluide et qui s'enveloppe d'une crote1 suivant la conception de ,desc>tes4 ,la surface de cette enveloppe peu conductrice arrive assez vite la temprature d'quilibre qu'elle doit pr5dre s\s l'influ5ce des rayons solaires4 ,a p>tir de ce mom5t t\te la dp]dition de *aleur se fait aux dp5s de la masse int]ne1 qui se contracte p> suite plus que l'corce1 et1 comme celle-ci n'e/ pas assez t5ace p\r se s\t5ir sans appui1 la cons]vation de la =me sphrique e/ impossible4 ,ma9t5ant la d=mation a-t-elle comme t]me ncessaire un ttradre8 ,on a invoqu1 p\r le dmontr]1 soit le pr9cipe de la mo9dre action1 soit le pr9cipe de la cons]vation de l'n]gie4 ,on fait valoir que1 la sphre ayant la proprit d'enf]m] le plus gr& volume possible s\s une surface donne1 le ttradre e/1 p>mi les polydres rguli]s convexes1 celui qui enf]me s\s une surface donne le plus petit volume4 ,le ttradre s]ait p> suite1 entre les figures drives de la sphre1 celle qui ralise au prix du plus petit *angem5t de surface une dim9ution de volume impose4 ,mais cette consqu5ce ne s]ait rig\reuse que si le *amp des d=mations tait limit aux figures convexes1 et ni la ?orie1 ni l'obs]vation ne donn5t lieu de croire qu'il en soit a9si4 ,malgr cette inconte/able lacune ma?matique1 le sy/me de ,gre5 e/ digne d'une gr&e att5tion cause du nombre des faits qu'il se montre capable de compr5dre et d'assimil]4 ,il la mrite d'autant mieux que l'auteur a russi faire r5tr] dans sa ?orie les deux anomalies les plus app>5tes que prs5te1 premire vue1 le dess9 gographique4 ,il y a lieu de se dem&]1 en effet1 p\rquoi les trois masses cont95tales allonges suivant un mridi5 prs5t5t une solution de cont9uit1 une cassure ori5te p>alllem5t l'quateur et d'o vi5t que1 dans *acune de ces artes1 la p>tie au/rale e/ dvie v]s l',e/ p> rapport la moiti ,nord4 ,l'explication1 analogue celle des v5ts alizs1 fait int]v5ir la rotation du globe et la =ce c5trifuge4 ,lorsque les sommets du ttradre situs dans l'hmisphre ,nord accus5t leur saillie1 ils effectu5t aut\r d'eux une sorte d'aspiration et emprunt5t des matriaux au ,nord comme au ,sud4 ,mais c'e/ dans le premi] cas que le *angem5t de vitesse rsultant de la v>iation de latitude e/ le plus s5sible4 ,les masses v5ues du ,nord et s'loignant de l'axe ont une vitesse acquise trop faible et demeur5t en ret>d sur la rotation de la ,t]re4 ,inv]sem5t1 les matriaux appels de l'quateur v]s la protubrance ,sud possd5t la suite de ce dplacem5t un excs de vitesse et pr5n5t l'avance sur la rotation du ,globe4 ,il se produit a9si sur *aque arte mridi5ne du ttradre une sorte de torsion1 capable de dt]m9] la rupture et d'entran] v]s l',e/ la p>tie au/rale4 ,la ligne de discont9uit1 m>que p> le *apelet des fosses mdit]ranennes1 e/ une n\velle aire de dpression1 aj\te celle que con/itu5t dj les c5tres des faces du ttradre4 ,si l'on nglige cet effet de torsion1 le diamtre issu de *aque sommet va pass] au c5tre de la face oppose4 ,la correspondance diamtrale des dpressions et des saillies1 indique p> l'obs]vation1 e/ aussi une consqu5ce de la df9ition gomtrique du polydre4 ,c'e/ surt\t cette concordance qui assure l'hypo?se ttradrique une gr&e supriorit sur la ?orie propose antrieurem5t p> lie de ,beaumont p\r coordonn] gomtriquem5t les pr9cipaux traits du relief t]re/re4 ,cette ?orie1 aprs avoir pass p> une priode de brillante faveur1 n'a plus de p>tisans auj\rd'hui4 ,n\s en dirons cep5dant quelques mots1 p>ce qu'elle a son po9t de d"p dans l'obs]vation de faits bi5 avrs et qui ne doiv5t pas tre p]dus de vue4 ,l'ide qu'une loi prcise comm&e la di/ribution des p>ties saillantes et dprimes n'e/ pas invraisemblable a priori4 ,il n'y a pas de *ane de montagnes o l'on ne reconnaisse avec facilit la rptition frqu5te d'un petit nombre d'alignem5ts4 ,cette circon/ance ne peut tre mise en d\te1 bi5 qu'elle soit un peu exagre dans c]ta9es c>tes topographiques1 en raison de la prop5sion qu'on pr\ve1 dans la description d'un objet compliqu1 simplifi] et rpt] des traits dj connus4 ,ce p>alllisme e/ un ve/ige des puissants ef=ts latraux qui ont suivi la consolidation de l'corce et en ont altr le niveau4 ,la direction dom9ante d'une *ane rsume l'ef=t pr9cipal1 p\sse ou traction1 qui lui a donn naissance4 ,entre cet ef=t primitif et les m\vem5ts ultrieurs qui sont v5us sup]pos] leurs effets aux si5s1 entre les ef=ts simultans qui ont agi dans div]ses rgions de la ,t]re1 y a-t-il indp5dance ou coord9ation gomtrique8 ,la seconde op9ion e/ plus probable dans l'hypo?se de la fluidit primitive et d'une corce relativem5t m9ce et c]ta9es analogies font prvoir que les lignes de mo9dre rsi/ance1 o se produiront les plissem5ts1 fractures ou d*irures1 dess9]ont les artes d'un polydre rguli] inscrit4 ,c'e/ a9si que des =mes polygonales d'une rgul>it rem>quable app>aiss5t dans la solidification d'une crote qui se f5dille p> retrait4 ,l'expri5ce en e/ s\v5t faite dans les creusets des mtallurgi/es4 ,les colonnades basaltiques1 dont les affleurem5ts dess95t p>fois des pavages hexagonaux presque p>faits1 ont pris naissance de cette manire dans le refroidissem5t des c\les de lave4 ,ma9t5ant quel polydre rguli] convi5t-il d'associ] la sphre p\r expliqu] les pr9cipaux traits du relief t]re/re8 lie de ,beaumont a donn la prfr5ce au dodcadre1 dont les faces sont des p5tagones4 ,le motif de ce *oix e/ la facult que l'on possde1 en prolongeant p> des gr&s c]cles les artes ou les diagonales des faces1 de con/itu] la surface de la sphre un rseau trs ri*e1 d\ de proprits gomtriques nombreuses4 ,mais cette ri*esse mme1 en r5dant trop facile l'tablissem5t de concid5ces appro*es avec les *anes de montagnes t]re/res1 enlve ces concid5ces beauc\p de leur prix4 ,il e/ rationnel videmm5t d'atta*] une importance p>ticulire soit aux artes mmes du dodcadre1 soit aux lignes qui en driv5t le plus directem5t4 lie de ,beaumont met "p qu9ze gr&s c]cles1 qu'il appelle c]cles primitifs1 et qui peuv5t tre associs trois trois1 de manire =m] des triangles trirectangles1 admettant *acun comme ple un sommet du dodcadre4 ,le mode d'ori5tation adopt p> lui consi/e faire tomb] l'int]section de deux c]cles primitifs rectangulaires sur le mont ,etna1 et faire pivot] le sy/me jusqu' ce qu'un autre c]cle primitif vi5ne s'align] sur la ,cordillre des ,&es4 ,mais les concid5ces obt5ues de cette manire ne sont pas assez prcises p\r entran] la conviction et les *anes de montagnes a9si ratta*es des lignes homologues n'ont1 d'aprs l'hi/oire gologique1 aucun titre tre considres comme contempora9es4 ,enf91 objection plus grave1 le dodcadre p5tagonal e/ une figure c5tre4 ,a *aque sommet correspond comme antipode un autre sommet1 au c5tre de *aque face le c5tre d'une autre face4 ,si donc le ,globe t]re/re tait con/ruit sur ce plan1 il devrait arriv] qu' une p>tie saillante correspondrait une autre p>tie en relief diamtralem5t oppose4 ,c'e/ le contraire qu'on obs]ve dans presque t\s les cas4 ,il faut donc plutt *]*] la =mule de coord9ation du ct des solides rguli]s qui1 comme le ttradre1 ralis5t l'association inv]se4 ,p\r ces div]ses raisons on a cess d'attribu] au dodcadre p5tagonal aucune signification concrte1 et la discussion e/ circonscrite entre les p>tisans du ttradre de ,gre5 et ceux qui refus5t de voir dans l'ensemble du relief t]re/re aucune manife/ation de symtrie4 ,on ne peut ni] cep5dant que les crtes des montagnes1 les lignes de rivage =mes p> voie de cassure1 les axes des fosses ocaniques allonges1 ne manife/5t une prfr5ce p\r c]ta9es ori5tations4 lie de ,beaumont1 en dressant la li/e des angles de position p> rapport au mridi5 p\r les *anes de montagnes les mieux tudies1 tr\vait des *iffres gr\ps en trs gr& nombre aut\r de c]ta9es valeurs p>ticulires4 ,plus t>d1 ,j4 ,dana a tabli p> de nombreux exemples la prdom9ance de deux alignem5ts3 l'un du ,sud-,oue/ au ,nord-,e/1 l'autre du ,nord-,oue/ au ,sud-,e/4 ,au premi] se ratta*5t la cte asiatique ori5tale1 l'axe de la ,n\velle-,zl&e1 la *ane des ,alleghanys1 l'axe de l',atlantique ,nord1 l'axe de l',atlantique ,sud1 les monts ,sc&9aves4 ,on peut faire r5tr] dans le second le gr& axe du ,pacifique1 les montagnes ,ro*euses1 la cte du ,pr\1 le *5al de l',atlantique moy51 div]s gr\pes d'les du ,pacifique4 ,si ces alignem5ts tai5t visibles dans t\tes les p>ties du ,globe1 sa surface p\rrait tre assimile un *iqui] de cases rhombodales obliques sur le mridi5 et sp>es p> des lignes de relief ou de rupture4 ,mais il faut se rappel] que beauc\p de *anes montagneuses1 dont l'exi/5ce passe e/ atte/e p> la discordance ou le plissem5t des c\*es1 ont actuellem5t disp>u1 ensevelies p> la m] ou niveles p> l'rosion4 ,ces causes de ru9e ont t relativem5t peu actives sur notre satellite1 et il en rsulte que la disposition en *iqui] e/ plus aism5t reconnaissable sur le globe lunaire que sur le ntre4 ,au lieu d'tudi] la disposition en plan des lignes de relief1 on peut se dem&] si quelque loi gnrale ne se dgage pas de l'exam5 des c\pes v]ticales4 ,on e/ gnralem5t port reg>d] les cont95ts comme des intumesc5ces convexes1 les m]s comme des cuvettes concaves4 ,l'ensemble des nivellem5ts et des sondages mod]nes montre que cette manire de voir e/ =t loigne de la vrit4 ,le fond des bass9s ocaniques e/ habituellem5t convexe4 ,non seulem5t il p>ticipe la c\rbure gnrale du ,globe1 mais il a sa c\rbure propre1 qui e/1 au mo9s dans un s5s1 encore plus m>que4 ,de la sorte1 les p>ties les plus creuses1 appeles fosses ocaniques1 sont rejetes prs des bords et =m5t des valles allonges p>allles aux lignes de rivage4 ,les cont95ts (fr5t exactem5t la disposition inv]se1 ou du mo9s ils l'ont prs5te au mom5t o ils ont m]g1 avant que l'rosion n'ait eu le temps de modifi] leur /ructure4 ,leur p>tie c5trale e/ une cuvette ou un assemblage de cuvettes1 et les *anes de montagnes suiv5t les ctes4 ,les fleuves ns dans l'intrieur sont obligs1 p\r rejo9dre la m]1 de faire br*e trav]s une b>rire plus ou mo9s leve4 ,les c\pes de l',afrique au/rale1 de l',amrique borale suivant des p>allles ressembl5t celles d'une assiette r5v]se suivant un diamtre4 ,si l'on veut df9ir la montagne comme tant le squelette du cont95t1 on doit considr] ce squelette comme extrieur1 la faon de la coquille d'un cru/ac4 ,cette /ructure a t plus ou mo9s1 l'orig9e1 celle de t\s les cont95ts4 ,depuis1 elle e/ dev5ue mo9s nette dans beauc\p de cas1 l'rosion ayant affaibli ou ras la ce9ture de montagnes et accru p> sdim5tation le doma9e de la frange ou bordure ext]ne4 ,des communications de plus en plus l>ges se sont tablies entre les bass9s intrieurs et les m]s vois9es4 ,il re/e cep5dant en ,asie1 en ,afrique1 dans l',amrique du ,nord1 des rgions t5dues sans c\lem5t aucun v]s l',ocan4 ,p>t\t les po9ts de gr&e altitude sont plus vois9s de la m] que du c5tre du cont95t1 et t5d5t s'align]1 comme les fosses s\s-m>9es1 p>alllem5t au rivage4 ,l'ensemble de ces faits se rsume dans une loi que ,m4 de ,lapp>5t nonce a9si3 ,au mom5t o une gr&e ligne de relief se con/itue sur le ,globe1 elle =me le rivage d'une dpression ocanique ou lacu/re s\s laquelle elle s'enfonce p> son v]sant le plus incl9 et1 en gnral1 l'importance de la *ane laquelle elle donne naissance e/ en rapport avec celle de la dpression qu'elle ctoie4 ,la dissymtrie des v]sants e/ une loi gnrale4 ,le v]sant le plus rapide1 faisant face la plus gr&e dpression1 e/ en moy5ne deux fois plus incl9 que l'autre4 ,on arrive au fond des fosses ocaniques p> une p5te rapide qu& on vi5t de la t]re1 p> une p5te d\ce qu& on vi5t du l>ge4 ,dans les contres c\v]tes de plissem5ts en *elons1 l'altitude va croissant d'une ride l'autre du ct o elles prs5t5t t\tes l'incl9aison la plus =te4 ,mais cette /ructure e/ sujette tre modifie p> l'rosion4 ,la d]nire ride1 la plus haute et la plus expose aux v5ts humides1 e/ v\e une ru9e plus prompte4 ,les c\rs d'eau y font br*e en reculant leurs s\rces1 et la ligne de p>tage des eaux se tr\ve frquemm5t reporte en arrire des sommets les plus levs4 ,la manire dont la glace et les eaux pluviales int]vi5n5t p\r trans=m] le relief t]re/re n\s e/ connue p> l'obs]vation quotidi5ne4 ,elle fait l'objet de ,*apitres importants dans les ,traits de ,gologie et de ,gographie physique4 ,n\s ne f]ons qu'effleur] cette "q1 malgr l'intrt t\j\rs actuel qu'elle prs5te1 p>ce qu'elle n\s c>t]ait de notre objet pr9cipal1 qui e/ d'clair] p> l'tude de la ,t]re celle des autres corps cle/es4 ,,*apitre ,v4 ,l',,hi/oire ,,du ,,relief ,,t]re/re4 ,,les ,,pr9cipales ,,?,,ories ,,orog,,niques4 ,en *]*ant df9ir les gr&s traits du relief t]re/re1 n\s avons reconnu que ces traits1 premire vue irrguli]s et capricieux1 devi5n5t mieux intelligibles qu& on se place au po9t de vue hi/orique4 ,ils t5d5t se rappro*] d'une =mule simple et presque ma?matique si on les considre comme les re/es d'une /ructure primitive que des causes t\j\rs en action t5d5t effac]4 ,ces causes1 dont l'tude =me l'objet pr9cipal de la ,gographie physique1 driv5t t\tes plus ou mo9s directem5t de la radiation solaire4 ,l'atmosphre1 l'eau1 la glace modifi5t le relief du ,globe avec l5teur dans les rgions arides1 avec une promptitude relative dans les contres o les prcipitations sont abondantes4 ,la sub/ance des montagnes1 entrane peu peu1 vi5t s'tal] sur les pla9es ou se dpos] prs des rivages4 ,les pr(ondeurs mmes de l',ocan reoiv5t un cont9uel dpt de dbris organiques4 ,mais leur comblem5t ne s'opre qu'avec une l5teur extrme1 et c'e/ l1 mieux que sur les t]res m]ges1 que l'on peut tr\v] les c>actres encore reconnaissables de la /ructure initiale4 ,a ce sujet1 une rem>que importante doit tre faite3 l'ensemble des causes actuelles1 de celles dont n\s p\vons mesur] les effets dans la priode hi/orique1 conc\rt d'une manire vid5te au nivellem5t gnral de la surface4 ,l'rosion dtruit les montagnes1 les sdim5ts combl5t les m]s4 ,p>fois1 il e/ vrai1 l'rosion1 en d*aussant des massifs de ro*es dures1 fait app>atre des =mes plus abruptes1 mais elle n'accrot jamais l'altitude des cimes4 ,les cnes s\levs ou con/ruits p> des ruptions volcaniques1 les r$ressem5ts locaux qui peuv5t rsult] des tremblem5ts de t]re n'ont qu'un volume insignifiant en comp>aison des *anes de montagnes1 plus insignifiant encore auprs des fosses ocaniques4 ,ce ne sont donc pas les causes actuelles1 celles qui accumul5t s\s nos yeux les t]ra9s /ratifis1 qui ont pu crer le relief t]re/re1 tablir des c>ts de #ikm #ajkm dans le s5s v]tical entre la surface relle et le gode4 ,l'rosion ne r5d pas compte de la figure actuelle des montagnes1 mo9s encore de l'exi/5ce des fosses ocaniques4 ,illu/ration3 ,fig4 #ae4 ,exemple de =mes sup]ficielles en rapport avec la /ructure int]ne4 7,cluse du ,jura b]nois47 ,,de ,,lapp>5t1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #be1 p4 #aje4 ,on a le droit1 assurm5t1 en ,gologie1 de limit] le *amp de ses re*]*es4 ,c'e/ a9si qu'une cole nombreuse1 longtemps prpondrante en ,anglet]re s\s l'influ5ce de ,lyell1 ne v\lait reconnatre que l'action des causes actuelles1 relguant t\t le re/e dans un pass lo9ta9 et inaccessible4 ,l',a/ronomie n\s fait une obligation de n\s plac] au po9t de vue inv]se3 la =mation des t]ra9s /ratifis1 l'action de l'air et de l'eau sur la surface devi5n5t dans l'volution d'un corps cle/e des pisodes presque ngligeables4 ,c]ta9es plantes ont dj trav]s cette phase de leur hi/oire2 d'autres ne l'ont pas encore atte9te et1 sur la ,t]re elle-mme1 l'action habituellem5t ca*e et ass\pie des =ces int]nes se rvle comme prpondrante p> la gr&eur de ses effets4 ,leur rle du re/e n'e/ pas t]m92 il e/ =t possible qu'elles int]vi5n5t encore de nos j\rs1 concurremm5t avec les ag5ts atmosphriques1 ou qu'elles provoqu5t dans l'av5ir de n\veaux cataclysmes1 aprs un repos qui aurait embrass la priode hi/orique t\t entire4 ,tant que les sondages ocaniques sont demeurs r>es et clairsems1 les *anes de montagnes sont app>ues comme les accid5ts les plus importants du relief t]re/re4 ,on a d reconnatre que leur =mation tait troitem5t mle l'hi/oire du ,globe1 mme depuis l'app>ition de la vie sa surface4 ,en effet1 les c\*es videmm5t con/itues p> des dpts l5tem5t accomplis dans une nappe liquide1 c\*es primitivem5t horizontales1 prs5t5t des r$ressem5ts1 des plis1 des dislocations qui accus5t l'int]v5tion de =ces extrmem5t puissantes4 ,d'autre "p1 une *ane de montagnes e/ ncessairem5t plus anci5ne que les dpts horizontaux qui sont v5us s'appuy] sur ses flancs4 ,l'poque de la =mation de ces dpts1 comme celle de la =mation des c\*es plisses1 e/ c>actrise p> les dbris organiques qui s'y tr\v5t4 ,un exam5 att5tif p]met donc d'tablir un ordre *ronologique entre les *anes de montagnes et l'on peut espr] de recon/itu] les tats successifs du relief t]re/re4 ,cette bran*e d'tudes 7,godynamique int]ne ou ,orognie7 a fait dans ces d]ni]s temps de trs gr&s progrs1 et la connaissance de ses pr9cipaux rsultats e/ utile p\r abord] l'exam5 des plantes autres que la ,t]re4 ,illu/ration3 ,fig4 #af4 ,exemple de plis c\*s am9cis1 tirs et p>tiellem5t enlevs p> ablation sup]ficielle4 ,,de ,,lapp>5t1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #aeh1 p4 #djj4 ,les pays de montagnes (fr5t des c\pes naturelles o la srie des c\*es app>at premire vue1 o les t]ra9s de mme nature et de mme ge se retr\v5t de "p et d'autre d'un accid5t de t]ra9 qui les int]rompt4 ,les p>ties ext]nes du massif prs5t5t de nombreux plis1 p>fois rgulirem5t onduls1 mais le plus s\v5t r$resss1 r5v]ss1 c\*s1 *>ris p> de puissants ef=ts latraux4 ,l'paisseur d'une mme c\*e e/ lo9 d'tre uni=me dans t\te son t5due4 ,il n'e/ pas r>e de voir une srie de plis comprime en =me de co9 ou dilate en v5tail4 ,il arrive mme que la cont9uit d'une mme c\*e e/ int]rompue p> une faille ou dnivellation brusque4 ,en p>eil cas le comp>tim5t re/ au niveau le plus lev *evau*e frquemm5t sur l'autre1 et l'ordre de sup]position primitif se tr\ve r5v]s4 ,la production de failles successives et de *>riages conscutifs ab\tit la /ructure imbrique ou en cailles1 s\v5t obs]ve dans les ,alpes franaises4 ,illu/ration3 ,fig4 #ag4 ,exemple d'une /ructure montagneuse imp>faitem5t trans=me p> l'rosion4 ,causse du ,l>zac4 7,d'aprs la ,c>te au #a_/bjjjjj dresse p> le ,s]vice gographique de l',arme4 ,feuille de ,rodez47 ,bi5 que les failles rpond5t1 en gnral1 des effondrem5ts sur place1 elles n'accus5t po9t leur exi/5ce p> des murs v]ticaux4 ,l'rosion e/ int]v5ue p\r ad\cir le relief4 ,elle arrive mme1 avec le temps1 faire disp>atre t\te diffr5ce de niveau entre des pla9es contigus1 dont les /ratifications sont discordantes4 ,les eaux peuv5t aussi enlev] la tte d'un pli c\*1 en c\p] la rac9e4 ,et1 qu& les fragm5ts p>gns ont t *>ris p> la suite #cjkm ou #ejkm de di/ance1 on conoit qu'il puisse dev5ir trs difficile de remont] leur orig9e et leur situation initiale4 ,ces b\lev]sem5ts indniables n'embrass5t en somme que des portions re/re9tes de la surface t]re/re4 ,a ct d'elles de va/es plateaux ont g>d1 trav]s t\tes les priodes gologiques1 leur cohsion et leur horizontalit4 ,il n'y a pas lieu de p5s] que les masses cont95tales et les fosses ocaniques ai5t subi dans leur configuration gnrale de *angem5ts bi5 ess5tiels1 "p ceux que n\s avons signals et qui ont c>t le dess9 des rivages de la symtrie ttradrique4 ,il e/ vid5t que les 9galits de la surface t]re/re doiv5t s'expliqu] p> des causes qui ont agi depuis la solidification de cette surface4 ,la doctr9e dom9ante ce sujet1 au comm5cem5t du ,x,i,xe sicle1 tait la ?orie des s\lvem5ts propose p> ,lopold de ,bu*4 ,le fait qui lui s]t de base e/ le suivant3 on tr\ve1 dans la p>tie c5trale des *anes les plus importantes et les plus hautes1 des massifs de ro*es cri/all9es ou primitives1 sans app>5ce de /ructure /ratifie1 et dpassant en altitude les zones plisses qui les sp>5t de la pla9e4 ,p>tant de l ,lopold de ,bu* admet que1 la crote s'tant =me et ayant acquis1 p> sdim5tation1 une gr&e paisseur1 des ro*es en fusion *asses p> un excs de pression int]ne ont s\lev cette crote1 et l'ont p]ce en quelques po9ts faibles1 en rejetant droite et gau*e les ro*es /ratifies4 ,cette manire de voir e/ naturellem5t rep\sse p> les ?orici5s qui n'admett5t pas la fluidit int]ne du globe1 p> ceux qui p5s5t que la solidification a d comm5c] p> le c5tre et progress] v]s la surface4 ,mais elle n'a mme pas cons]v de p>tisans dans l'cole adv]se1 qui ti5t p\r l'exi/5ce actuelle de l'corce m9ce4 ,en effet1 l'tude plus att5tive des gr\pes montagneux a pr\v que les masses primitives n'ont dans les plissem5ts et les s\lvem5ts du sol qu'un rle passif4 ,elles ne sont v5ues au j\r que longtemps aprs leur solidification1 et ne se sont po9t dv]ses en nappes liquides4 ,*aque fois que les ro*es fondues ont russi p]c]1 c'e/ en pr(itant de fissures antrieures et non en s\levant les c\*es sup]ficielles4 ,enf9 les massifs cri/all9s prs5t5t jusque prs de leur cime des re/es de /ratifications horizontales4 ,il en rsulte que leur c\v]ture sdim5taire a t l5tem5t enleve p> l'rosion1 et non ref\le p> un s\da9 cataclysme4 ,illu/ration3 ,fig4 #ah4 ,exemple de =mes sup]ficielles en discordance avec la /ructure int]ne4 7,c\pe des ,d5ts de ,morcles1 ,suisse47 ,de ,lapp>5t1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #afa1 p4 #dje4 ,une autre orig9e possible du relief t]re/re e/ le plissem5t de l'corce p> contraction4 ,a9si qu'lie de ,beaumont l'a indiqu avec une nettet p>faite ds #ahbi1 un globe fluide1 qui se refroidit et s'enveloppe d'une crote peu conductrice1 arrive assez vite ne plus p]dre p> sa surface que la *aleur emprunte aux c\*es int]nes2 la temprature de la surface t5d v]s une limite fixe1 qu'elle a dj peu prs atte9te1 p5dant que la temprature int]ne cont9ue s'abaiss]4 ,l'corce1 se contractant mo9s que le noyau1 pr5d relativem5t celui-ci un excs d'ampleur1 qui1 s\s l'action de la gravit1 fait p]dre la surface la figure sphrique4 ,on p\rrait suppos] que cette d=mation s'accomplira p> des affaissem5ts locaux avec rupture4 ,en fait les normes pressions qui rgn5t dans l'corce t]re/re communiqu5t aux ro*es une pla/icit qu'elles n'ont po9t dans les expri5ces de laboratoire et ce sont des plissem5ts que l'on obs]ve4 ,les crtes des plis t5d5t-elles s'loign] du c5tre de la ,t]re ou sont-elles simplem5t en ret>d sur l'affaissem5t des p>ties vois9es8 ,la "q ne semble pas aise rs\dre4 ,dans l'ensemble l'affaissem5t doit prdom9]1 puisque le globe se refroidit2 mais des s\lvem5ts locaux re/5t possibles et lie de ,beaumont n'y voyait po9t de difficult4 ,sans d\te1 dans un esprit de raction contre la doctr9e de ,lopold de ,bu*1 une autre cole1 qui se rclame de ,con/ant ,prvo/1 ne veut laiss] dans l'orognie aucune place aux s\lvem5ts4 ,elle ne reconnat que des m\vem5ts c5triptes 9galem5t rp>tis4 ,mais cette ?orie ne semble pas capable de s'assimil] t\s les faits4 ,les t]ra9s sdim5taires dont on retr\ve des fragm5ts prs des plus hautes cimes cri/all9es exi/5t dans les mmes rgions en masses considrables p>faitem5t niveles et rgulires4 ,il e/ plus facile de concevoir un s\lvem5t local qu'un affaissem5t qui aurait port sur une contre entire sans am5] de dnivellation ni de rupture4 ,des ro*es contempora9es se r5contr5t en gr&es masses des niveaux extrmem5t diffr5ts4 ,le gr& plateau du ,colorado e/ demeur au-dess\s du niveau de la m] depuis le comm5cem5t de l'poque c>bonifre jusqu' la f9 de la priode crtace4 ,il a reu dans cet int]valle #cjjjm #djjjm de sdim5ts1 ce qui pr\ve qu'il a cont9u s'enfonc]1 c> les sdim5ts ne se dpos5t en quantits importantes qu' de faibles pr(ondeurs4 ,depuis il a m]g sans que l'on puisse dire si l'asc5sion a pris f9 actuellem5t1 et1 si l'on rtablissait t\t ce que l'rosion lui a enlev1 ce plateau aurait ma9t5ant #fjjjm d'altitude4 ,cet exemple1 que n\s empruntons ,m4 ,j4 ,le ,conte#f1 e/ assurm5t un des plus frappants1 mais il e/ lo9 d'tre isol et l'on doit t5ir des s\lvem5ts t5dus p\r possibles1 alors mme que leur l5teur ne p]mettrait pas d'en suivre la m>*e p> l'obs]vation4 ,note #f3 ,j4 ,,le ,,conte1 ,e>? cru/ movem5ts & _! causes 7,sci5ce1 ,vol4 ,v1 n #aac74 ,on a t5t de dmontr] que la *ute de temprature1 depuis l'poque de solidification de la surface jusqu' l'poque actuelle1 e/ insuffisante p\r provoqu] des plissem5ts aussi considrables que ceux qu'on obs]ve et p\r r5dre compte du relief t]re/re4 ,ce raisonnem5t1 prs5t p> ,m4 ,fi%]#g dans l'hypo?se d'un refroidissem5t subit1 n'e/ pas concluant1 a9si que l'a fait voir ,m4 ,g4-,h4 ,d>w91 p>ce qu'il laisse dans l'ombre l'int]v5tion de la pesanteur4 ,qu& la contraction p> refroidissem5t a dt]m9 un pli1 mme peu accus1 des sdim5ts se dpos5t dans la p>tie concave1 la sur*>g5t et l'oblig5t s'enfonc] encore4 ,les matires liquides situes au-dess\s reflu5t s\s les p>ties saillantes et les s\lv5t4 ,les diffr5ces de niveau t5d5t a9si s'exagr] jusqu' ce qu'une rupture se produise4 ,note #g3 ,philosophical ,magaz9e1 ,vol4 ,,xxiii1 #ahhg4 ,illu/ration3 ,fig4 #ai4 ,exemple d'une /ructure montagneuse entirem5t sculpte p> l'rosion4 ,rgion des s\rces du ,rhne et de l',a>4 7,d'aprs la ,c>te au #a_/ajjjjj3 la ,suisse1 p> ,*4 ,p]ron1 phot4 ,boissonnas47 ,c]ta9s auteurs1 la suite de ,j4 ,dana#h1 ont mme considr le dpt des sdim5ts1 agissant p> leur poids1 comme la cause premire de l'ef=t orognique4 ,on allgue en faveur de cette ide que les c\*es /ratifies se prs5t5t1 dans les rgions montagneuses ou la limite de celles-ci1 avec une puissance bi5 plus gr&e que dans les pays de pla9es4 ,c'e/ a9si que dans la rgion des ,appala*es1 en ,amrique1 des dpts se sont =ms sans int]ruption sur #abjjjm d'paisseur4 ,une telle cont9uit suppose que le rivage s'affaisse l5tem5t1 d'une quantit presque quival5te1 p\r p]mettre la sdim5tation de se p\rsuivre et l'on ne voit pas p\rquoi un effondrem5t aussi prolong affect]ait t\j\rs le mme po9t1 si la sdim5tation elle-mme ne l'impose pas4 ,note #h3 ,j4 ,,dana1 ,manual ( ,geology1 #ahge1 p4 #gdh4 ,mais la rp]cussion du phnomne ne s'arrte pas l4 ,les matriaux dposs p> alluvions dans les pla9es ou sur les ctes sont emprunts aux montagnes4 ,il y a sur*>ge p\r les bas-fonds1 allgem5t p\r les hauteurs4 ,ds lors l'quilibre intrieur du globe t]re/re se tr\ve compromis4 ,deux colonnes d'gale section1 issues de po9ts diffr5ts de la surface et ab\tissant au c5tre1 cess]ont de se faire quilibre si elles n'altr5t pas leurs longueurs relatives en s5s inv]se4 ,cette considration1 dj employe p> ,newton1 a reu des dveloppem5ts n\veaux de la "p des gologues amrica9s mod]nes1 qui l'ont =mule s\s le nom de pr9cipe de l'iso/ase4 ,elle conclut l'exi/5ce d'une cause int]ne qui t5d exagr] les diffr5ces de niveau sup]ficielles1 au lieu que les ag5ts atmosphriques travaill5t les attnu]4 ,l'galit des pressions en s5s diffr5t aut\r d'un mme po9t intrieur e/ d'ailleurs galem5t obligatoire1 que l'on suppose l'intrieur de la ,t]re solide ou qu'on le suppose liquide4 ,on ne saurait en effet compt] sur la tnacit des ro*es ou des mtaux p\r support] les ef=ts que f]ai5t natre dans la masse du globe1 suppose homogne1 les 9galits de la surface4 ,t\s les matriaux connus sont crass1 pulvriss1 ces normes pressions4 ,il ne semble pas1 cep5dant1 que la sur*>ge des sdim5ts doive supplant] la contraction p> refroidissem5t comme cause initiale et prpondrante du relief4 ,la ,lune1 en n\s montrant un globe o les diffr5ces de niveau sont relativem5t plus =tes et plus brusques que sur la ,t]re et o1 en mme temps1 les traces de l'action de l'eau sont r>es et d\teuses1 n\s invite *]*] d'un autre ct4 ,l'exemple dj cit du plateau de ,colorado montre aussi que les s\lvem5ts ne sont pas limits aux montagnes allges de leur c\v]ture sdim5taire2 des rgions imm]ges depuis longtemps1 s\/raites t\te rosion et dj *>ges de sdim5ts considrables1 peuv5t manife/] un m\vem5t asc5sionnel4 ,il y a ici en jeu une cause int]ne di/9cte du pr9cipe de l'iso/ase1 et mme capable d'en combattre victorieusem5t les effets4 ,la mme ncessit se prs5te au db1 qu& il s'agit d'expliqu] l'app>ition des bass9s concaves o se dpos]ont plus t>d les alluvions4 ,l'op9ion de gologues m95ts1 p>mi lesquels n\s cit]ons ,m4 de ,lapp>5t1 e/ qu'il n'y a pas lieu de *]*] cette cause ailleurs que dans le ridem5t p> contraction4 ,la mme =ce1 t5dant et prolongeant son action1 travaille r$ress] les bords du bass9 qui sont des zones faibles de l'corce et les ractions latrales y contribu5t autant et peut-tre plus que le poids des sdim5ts4 ,n\s devons encore m5tionn] deux t5tatives intressantes1 faites p\r prvoir et df9ir l'emplacem5t des dpressions pr9cipales4 ,peirce et ,m4 ,g4-,h4 ,d>w9 ont exam9 quelle p\vait tre1 sur la =me de la ,t]re1 l'influ5ce de l'attraction des corps cle/es4 ,seuls le ,soleil et la ,lune p>aiss5t capables d'une action efficace1 p> l'int]mdiaire des m>es qu'ils provoqu5t4 ,ces m>es1 qu'elles ai5t p\r sige les eaux sup]ficielles ou le fluide int]ne1 sont t\j\rs en ret>d sur le passage au mridi5 de l'a/re p]turbateur4 ,il en rsulte1 comme n\s le v]rons plus en dtail propos de la ,lune1 un ral5tissem5t du m\vem5t diurne et la plante t5d v]s une figure d'quilibre mo9s aplatie que celle qui rpondait la vitesse de rotation primitive4 ,sur une plante entirem5t fluide la d=mation s'accomplira sans laiss] de trace4 ,si la solidification e/ p>v5ue un c]ta9 degr1 la crote1 sollicite au del de sa limite de rsi/ance1 devi5dra irrgulire et indiqu]a1 sans le ralis] compltem5t1 le passage de l'anci5ne figure d'quilibre la n\velle4 ,p>tant d'une hypo?se1 la vrit un peu gratuite1 sur l'tat primitif du globe t]re/re1 ,m4 ,g4-,h4 ,d>w9 tr\ve ma?matiquem5t qu'il doit se dess9] la surface de l>ges plis1 c\pant l'quateur angle droit et s'infl*issant v]s l',e/ de *aque ct1 dans les latitudes croissantes4 ,ni la ligne actuelle des rivages1 ni la ligne d'qui-d=mation ne prs5t5t p> rapport l'quateur la symtrie que rclam]ait cette =mule1 et il e/ c]ta9 que l'ensemble du dess9 gographique e/ mieux reprs5t p> le ttradre de ,gre54 ,l'app>ition des montagnes1 quel qu'en soit le mcanisme1 e/ un contre-c\p de la =mation des bass9s ocaniques et celle-ci con/itue1 p> suite1 le problme le plus ess5tiel de l'orognie4 ,m4 ,j4 ,le ,conte1 dans le travail cit plus haut1 y voit une consqu5ce du c>actre htrogne des matriaux de l'corce4 ,la conductibilit p\r la *aleur et la d5sit v>i5t1 en gnral1 dans le mme s5s1 et entre des limites assez l>ges1 d'une p>tie de la ,t]re l'autre4 ,si l'on se reprs5te1 dans la crote t]re/re1 une rgion p>ticulirem5t d5se et conductrice1 on se r5d compte que la solidification doit y comm5c] plus t>d et y progress] plus vite4 ,cette rgion1 se refroidissant plus que ses vois9es1 p]d de sa surface et de sa c\rbure et devi5t un bass9 dprim1 t\t prp> p\r la rception des eaux m>9es4 ,la mme cause cont9uant d'agir1 le bass9 se creuse1 des plis saillants se =m5t sur ses bords1 la sp>ation se prononce entre la t]re f]me et la m] et les diffr5ces d'altitude s'exagr5t jusqu' ce que l'rosion vi5ne les attnu] ou jusqu' ce qu'une rupture int]vi5ne4 ,en l'abs5ce de donnes suffisantes sur l'tat initial1 l'dification d'une ?orie ma?matique du relief t]re/re semble une entreprise sans espoir4 ,il e/ possible1 au contraire1 de dt]m9] entre quelles poques gologiques une *ane de montagnes s'e/ dveloppe4 ,p> suite1 un tableau hi/orique de l'volution de ce mme relief e/ *ose ralisable1 p\rvu que l'on cons5te ne pas remont] trop haut4 ,un mom5t on a pu croire que ce travail allait tre rapidem5t a*ev4 lie de ,beaumont avait cru1 en effet1 p\voir dt]m9] l'ge d'une *ane de montagnes p> le simple calcul de son ori5tation gnrale4 ,mais cette rgle commode n'a pas t5u devant l'exam5 plus appr(ondi des faits4 ,le seul critrium admis p> les gologues mod]nes e/ le c>actre palontologique des c\*es /ratifies qui ont t disloques p> l'app>ition d'une *ane de montagnes ou qui se sont dposes sur ses flancs4 ,p\rsuivie p> cette voie beauc\p plus sre mais trs laborieuse1 la classification hi/orique des montagnes n'e/ encore connue que trs imp>faitem5t1 et seulem5t p\r une p>tie de l'hmisphre boral4 ,dj1 cep5dant1 il s'en dgage quelques rsultats simples et rem>quables4 ,les montagnes qui attir5t le plus les reg>ds1 qui ont le relief le plus n]gique1 sont les plus jeunes4 ,ce sont celles que l'rosion a eu le mo9s le temps d'aplanir4 ,elles rsult5t d'un ef=t orognique qui peut remont] trs haut1 mais a pris seulem5t son c>actre actuel la f9 de l'poque t]tiaire4 ,les *anes de l',atlas1 de la ,cordillre ,btique1 des ,pyrnes1 des ,alpes1 des ,c>pa!s1 des ,balkans1 de la ,crime1 du ,caucase1 de l',afghani/an1 de l',himalaya sont un contre-c\p de l'effondrem5t des fosses mdit]ranennes4 ,dans le d]ni] remaniem5t des ,alpes1 datant de la f9 des temps t]tiaires1 la ,mdit]rane a t s\leve et rduite une srie de cuvettes saumtres4 ,plus t>d elle s'e/ recon/itue p> des effondrem5ts successifs4 ,la m] ge1 la m] ,noire1 la m] ,morte t]m9]ai5t la li/e4 ,t\tefois1 d'aprs le pr(esseur ,suess1 on n'e/ en droit de faire r5tr] dans les temps hi/oriques aucun *angem5t important des lignes de rivage1 imputable une cause int]ne4 ,le m\vem5t qui a donn naissance au sy/me alp9 a t prcd de quatre autres m\vem5ts analogues qui ont fait app>atre respectivem5t les *anes pyrnenne1 h]cyni5ne1 caldoni5ne et huroni5ne4 ,l'ordre d'anci5net e/ aussi celui des latitudes croissantes1 en sorte que la t5dance au ridem5t se s]ait propage1 avec des int]valles de repos1 du ple v]s l'quateur4 ,la *ane huroni5ne1 la plus anci5ne1 trav]se des contres presque aplanies auj\rd'hui1 mais o se r5contr5t communm5t des affleurem5ts de c\*es dniveles ou r5v]ses4 ,n\s devons accord] une att5tion p>ticulire aux 9galits du relief t]re/re qui ne rsult5t pas de plissem5ts4 ,ces =mes monocl9ales1 exceptionnelles dans les montagnes d',europe1 ont t surt\t signales sur le t]ritoire amrica94 ,ce sont des blocs circonscrits p> une cassure et qui s'incl95t et se dv]s5t qu& l'appui vi5t leur manqu]4 ,ou bi5 ils se sont effondrs t\t d'une pice1 ou bi5 au contraire ils sont demeurs en ret>d sur l'affaissem5t des p>ties vois9es4 ,les montagnes de cette classe ne s'align5t po9t le long des rivages1 prs5t5t t\j\rs un c>actre isol et ne con/itu5t pas de *anes4 ,relativem5t r>es sur la ,t]re1 elles sont au contraire dom9antes sur la ,lune1 et ce rappro*em5t n\s autorise p5s] que le plissem5t de l'corce n'e/ dans l'volution d'une plante qu'un phnomne cont+5t et transitoire4 ,c'e/ un sujet sur lequel n\s aurons rev5ir au *apitre ,x de ce livre4 ,,*apitre ,,vi4 ,,la ,,/ructure ,,int]ne ,d',,apr,s ,,les ,,donn,,es ,,de ,,la ,m,,canique ,c,,le/e ,,et ,,de ,,la ,,physique4 ,l'corce t]re/re n'e/ accessible l'obs]vation directe que sur une paisseur bi5 limite4 ,mais le calcul peut tre dans cette voie un auxiliaire utile1 ne ft-ce qu'en montrant l'improbabilit ou l'impossibilit de c]ta9es hypo?ses4 ,a9si que n\s l'avons vu au *apitre ,,iii1 ,clairaut a donn le moy5 d'tudi] la con/itution d'un ellipsode htrogne dont t\tes les p>ties s'attir5t mutuellem5t et l'intrieur duquel les surfaces d'gale d5sit sont des ellipsodes t\s de rvolution et anims d'un m\vem5t de rotation uni=me aut\r d'un mme axe4 ,en p>ticuli] la v>iation des aplatissem5ts avec la pr(ondeur peut tre dt]m9e p> le calcul si l'on se donne la d5sit en fonction du demi gr& axe a4 d\>d ,ro*e1 ,lips*itz1 ,m4 ,maurice ,lvy ont indiqu div]ses =mes de en fonction de a p\r lesquelles l'quation diffr5tielle de ,clairaut devi5t intgrable4 ,p\r dt]m9] les p>amtres qui figur5t dans la relation *oisie1 et les con/antes introduites p> l'intgration1 on dispose de donnes d'orig9e div]se1 en nombre surabondant4 ,il s'agit de reprs5t] le mieux possible les mesures godsiques1 les mesures de pesanteur la surface1 les indications f\rnies p> les phnomnes de prcession et de nutation1 p> les 9galits du m\vem5t de la ,lune4 ,si l'on s'atta*e en p>ticuli] la valeur de l'aplatissem5t sup]ficiel1 les mesures godsiques donn5t en moy5ne1 comme n\s l'avons vu1 #a_/bic1e1 les obs]vations p5dulaires #a_/bih4 ,la mcanique cle/e p>at rclam] un aplatissem5t int]mdiaire4 ,on a dvelopp la ?orie ma?matique du m\vem5t de la ,t]re aut\r de son c5tre de gravit en admettant que le globe e/ solide et que son ellipsode c5tral d'in]tie e/ de rvolution4 ,a et ,c tant les mom5ts pr9cipaux1 les phnomnes de prcession et de nutation donn5t1 sans autre hypo?se sur la con/itution intrieure1 7,a - ,c7_/,c #a_/cje1f4 ,or1 si l'on introduit ce nombre dans les =mules fondes sur la ?orie de ,clairaut1 on tr\ve t\j\rs p\r l'aplatissem5t sup]ficiel une valeur plus faible que celle qui rsulte soit des mesures godsiques1 soit des obs]vations du p5dule4 ,p5dant quelque temps on a pu croire que l'on vit]ait cette contradiction p> un meilleur *oix des p>amtres introduits p\r exprim] en fonction de a4 ,m4 ,po9c> a dmontr que cet espoir devait tre ab&onn4 ,quelle que soit la loi des d5sits l'intrieur de la ,t]re suppose fluide1 p\rvu que cette d5sit aille t\j\rs en croissant de la surface au c5tre1 il e/ impossible de reprs5t] la valeur #a_/cje1f du rapport 7,a-,c7_/,c qui rsulte de la ?orie du m\vem5t de la ,t]re et des obs]vations1 mo9s d'adopt] p\r l'aplatissem5t sup]ficiel une valeur infrieure #a_/big1c4 d\>d ,ro*e1 considrant la contradiction comme bi5 tablie1 en tirait la conclusion que l'intrieur de la ,t]re ne p\vait pas tre liquide4 ,a notre avis cette consqu5ce e/ au mo9s prmature1 et cela p\r deux raisons3 d'abord les mesures godsiques ne sont ni assez multiplies ni assez concordantes p\r p]mettre d'affirm] que l'aplatissem5t e/ suprieur #a_/big1c4 ,en second lieu l'intrieur du globe peut tre liquide sans p\r cela satisfaire aux conditions qui s]v5t de base la ?orie de ,clairaut4 ,on sait que c'e/ la prs5ce du r5flem5t quatorial de la ,t]re qui donne lieu aux phnomnes de prcession et de nutation4 ,la mme irrgul>it de =me entrane dans le m\vem5t de la ,lune des 9galits priodiques1 dont l'obs]vation peut conduire la valeur de l'aplatissem5t4 ,ces 9galits ont t s\mises au calcul p> ,laplace1 p> ,hans51 et plus rcemm5t 7#ahhd7 p> ,m4 ,hill4 ,deux seulem5t d'entre elles ont quelque importance4 ,l'une1 portant sur la longitude1 a p\r priode #ah ans #b_/c4 ,la seconde1 affectant la latitude1 a p\r priode un mois lunaire et se dt]m9e plus aism5t p> l'obs]vation4 ,de ce fait1 la v>iation de la latitude1 en plus ou en mo9s1 s'lve #h1ch4 ,une petite fraction de ce *iffre e/ due l'action des plantes1 mais on peut l'valu] sp>m5t4 ,faye1 en discutant un ensemble important d'obs]vations de la ,lune faites ,gre5wi*1 a tr\v a9si p\r l'aplatissem5t t]re/re #a_/bic1f4 ,un gr\pe encore plus t5du a donn ,m4 ,helm]t #a_/7big1h #b1b74 ,l'approximation n'e/ pas trs leve1 mais elle e/ de/9e s'amlior] avec le temps1 et cette m?ode prs5te1 relativem5t la godsie et aux obs]vations p5dulaires1 le mrite de donn] un aplatissem5t moy51 affran*i des irrgul>its locales4 ,en revan*e les dt]m9ations a/ronomiques de latitude et de longitude1 comb9es soit avec les mesures d'arc1 soit avec les mesures de pesanteur1 p]mett5t1 au mo9s en ?orie1 de con/ruire une reprs5tation fidle du gode4 ,la mcanique cle/e n'lve pas cette prt5tion4 ,doit-on se flatt] qu'elle f]a connatre la /ructure int]ne1 c'e/--dire la loi de la d5sit en fonction de la pr(ondeur8 ,cet espoir s]ait galem5t va91 d'aprs le ?orme suivant1 dont la dmon/ration e/ due ,/okes3 ,le pot5tiel relatif l'attraction ex]ce sur un po9t extrieur p> une plante t\rnant d'un m\vem5t uni=me aut\r d'un axe fixe et dont la surface libre1 suppose connue1 e/ en mme temps surface de niveau1 ne dp5d pas de la con/itution int]ne4 ,p\r bi5 compr5dre la porte de ce ?orme1 il faut rem>qu] que l'on peut modifi] la con/itution int]ne1 et mme d'une inf9it de manires1 sans que la surface extrieure soit *ange1 et cesse d'tre une surface de niveau4 ,si donc on tr\ve1 en respectant les hypo?ses de ,clairaut1 une loi de d5sit en fonction de la pr(ondeur qui mette d'accord t\tes les mesures de la pesanteur faites la surface1 il ne s'ensuivra pas que la /ructure intrieure admise soit la vraie4 ,les pesanteurs obs]ves s]ai5t les mmes avec une di/ribution t\t autre des mmes matriaux4 ,la mme indt]m9ation se prs5te si l'on pr5d p\r po9t de d"p l'action obs]ve du r5flem5t quatorial de la ,t]re sur les corps cle/es4 ,dans l'op9ion des meilleurs juges1 aucune des trois voies suivies p\r calcul] l'aplatissem5t ne le donne avec assez de prcision p\r que l'on puisse affirm] qu'il y a dsaccord entre elles4 ,si jamais la contradiction v5ait tre tablie1 la doctr9e de la fluidit int]ne ne s]ait pas p\r cela condamne4 ,on p\rrait t\t aussi bi5 r5onc] l'une des hypo?ses de ,clairaut1 p> exemple cess] de reg>d] les surfaces d'gale d5sit comme des ellipsodes1 ou ne plus leur attribu] t\tes une mme vitesse de rotation4 ,m4 ,hamy a d'ailleurs dmontr que la ralisation simultane et rig\reuse de t\tes ces conditions donn]ait lieu un p>adoxe ma?matique4 ,mais1 si l'on ne remplace pas les hypo?ses de ,clairaut p> d'autres t\t aussi arbitraires1 l'indt]m9ation du problme devi5t excessive et le calcul plus p9eux4 ,la seule t5tative p\sse un peu lo9 p\r dvelopp] en dehors de ces hypo?ses la ?orie de l'attraction du globe t]re/re e/ due ,laplace et lui a f\rni la matire de beaux dveloppem5ts ma?matiques4 ,mais l'application concrte de ces dveloppem5ts donne lieu des difficults1 et la conv]g5ce des sries n'e/ pas assure dans t\s les cas4 ,en p>ticuli] ,laplace s'e/ dem& si l'on ne p\rrait pas reprs5t] les faits en admettant que la ,t]re e/ =me d'une seule sub/ance1 dont la d5sit crotrait avec la pression suivant une loi simple4 ,il r5once l'hypo?se que les surfaces de niveau soi5t des ellipsodes1 et admet seulem5t qu'elles diffr5t peu d'une sphre4 ,on arrive a9si reprs5t] passablem5t les obs]vations1 avec un coeffici5t de compressibilit admissible4 ,t\tefois1 ce que l'on sait de la div]sit des matriaux de l'corce t]re/re ne p]met gure d'espr] que cette ?orie corresponde de prs la ralit4 ,de mme que les mesures d'arc de mridi51 les obs]vations du p5dule devi5n5t plus in/ructives si on leur dem&e non pas seulem5t la df9ition gomtrique appro*e de la surface t]re/re1 mais l'indication des irrgul>its locales4 ,de longue date1 on s'e/ ap]u que la p>tie v>iable de la pesanteur n'e/ pas proportionnelle au c>r du s9us de la latitude4 ,l'c>t peut tre attribu une rduction dfectueuse4 ,sans p>l] des difficults cres p> la rsi/ance de l'air et celle des supports1 on n'obs]ve pas le p5dule sur l'ellipsode de rvolution ni mme sur le gode1 mais une c]ta9e altitude4 ,de l rsult5t trois effets p]turbateurs3 #a loignem5t plus gr& du c5tre de la ,t]re2 #b augm5tation de la =ce c5trifuge2 #c attraction du massif saillant1 s'aj\tant celle du globe4 ,les deux premi]s effets t5d5t dim9u] la pesanteur app>5te1 le troisime l'accrotre4 ,le d]ni] t]me e/ le plus important et le plus difficile calcul]4 ,on l'value p> une =mule due ,b\gu] et qui suppose la masse cont95tale ou la montagne simplem5t aj\te au gode4 ,il e/ rem>quable que la pesanteur a9si calcule e/ t\j\rs trop =te4 ,on obti5drait1 en gnral1 un meilleur rsultat en appliquant les deux premires corrections et ngligeant la troisime4 ,c'e/ ce que ,faye a propos de faire dans t\s les cas4 ,il y aurait1 d'aprs lui1 une anomalie de /ructure int]ne qui f]ait quilibre l'attraction des montagnes4 ,de mme1 la pesanteur e/ le plus s\v5t1 dans les petites les1 en excs sur le *iffre que la latitude fait prvoir4 ,cet excs devi5drait encore plus m>qu si l'on t5ait compte de ce que la m] environnante remplace dans le gode des matires plus d5ses4 ,enf91 il e/ prvoir que1 si l'on mesure la latitude successivem5t au nord et au sud d'une montagne1 le *angem5t s]a plus =t que celui qui rpond au *em9 p>c\ru sur le mridi54 ,la v]ticale e/1 des deux cts1 dvie v]s la montagne p> l'attraction de celle-ci4 ,mais1 qu& on calcule cette dviation d'aprs la d5sit probable des matriaux qui =m5t la montagne1 on tr\ve ord9airem5t un *iffre plus =t que l'effet obs]v4 ,b\gu]1 qui a mis le premi] ce fait en vid5ce p> des mesures de latitude excutes de "p et d'autre du ,*imborazo1 tait conduit attribu] la montagne une d5sit trs faible et invraisemblable4 ,il lui semblait1 d'aprs cela1 qu'il devait exi/] l'intrieur de va/es cavits4 ,cette op9ion n'e/ pas confirme p> les tudes /ratigraphiques4 ,les c\*es se retr\v5t rgulires et cont9ues d'un v]sant l'autre et les c\pes naturelles pratiques p> l'rosion ne rvl5t pas les cavits dont il s'agit4 ,le fait mme1 quoique frqu5t1 n'e/ pas univ]sel4 ,les ,alpes1 l',himalaya1 le manife/5t un haut degr1 mais dans le ,caucase1 d'aprs le gnral ,/ebnitsky1 les dviations de la v]ticale sont passablem5t expliques p> l'attraction des masses visibles4 ,airy a mis1 en #ahee1 l'ide que les montagnes possd5t en quelque sorte des rac9es4 ,*acune d'elles e/ porte p> un prolongem5t s\t]ra9 =mant flotteur1 proportionn son importance et t5ant la place du liquide plus d5se dans lequel il plonge4 ,t\te excroissance de l'corce s]ait a9si comp5se p> un dfaut de d5sit1 d'o rsult]ait une dim9ution de la pesanteur4 ,cette comp5sation1 suppose gnrale1 ralis]ait le pr9cipe de l'iso/ase1 c'e/--dire l'galit des pressions au c5tre sur diffr5tes colonnes p>tant de la surface4 ,il semble qu'un pas re/e fran*ir p\r expliqu] comm5t aucun dficit de pesanteur n'app>at dans les les et sur la m]4 ,faye a t5t de le faire en introduisant la considration de la temprature des eaux m>9es4 ,le fond des ocans1 s\s t\tes les latitudes1 e/ une temprature vois9e de celle de la glace fondante4 ,au mme niveau1 s\s les cont95ts1 la temprature atte9t ou dpasse #ajj4 ,il y a donc discordance entre les surfaces de niveau et les iso!rmes4 ,s\s les p>ties occupes p> la m]1 la solidification m>*e plus vite et s'e/ propage une pr(ondeur plus gr&e4 ,or1 beauc\p de ro*es augm5t5t de d5sit1 qu& elles se solidifi5t1 aprs fusion4 ,il y a donc s\s les m]s excs de d5sit1 p> suite excs d'attraction1 ou t\t au mo9s comp5sation appro*e la faible d5sit de l'eau4 ,les gologues sont demeurs1 en gnral1 sceptiques en ce qui conc]ne l'efficacit de la cause invoque p> ,faye4 ,la conductibilit des ro*es p\r la *aleur e/ si faible que l'action de la m]1 p\r accrotre l'paisseur de l'corce1 semble devoir tre insignifiante ou limite une c\rte priode4 ,d'ailleurs1 si le ga9 de d5sit qui accompagne la solidification e/ s5sible p\r c]ta9es sub/ances m9rales1 il e/ nul ou mme ngatif p\r beauc\p d'autres1 notamm5t p\r le f]1 dont le rle dans la composition du globe t]re/re semble considrable4 ,a mettre les *oses au mieux1 la plus gr&e paisseur de l'corce s\s les m]s ne supplerait pas l'insuffisante attraction de la c\*e liquide4 ,il y a donc lieu1 a9si que l'a propos ,m4 ,le ,conte1 de r5v]s] la relation de cause effet4 ,ce n'e/ pas la prs5ce de l'eau qui augm5te la d5sit des c\*es s\s-jac5tes2 c'e/1 au contraire1 la =te d5sit initiale de ces mmes rgions qui a dt]m9 leur affaissem5t1 et en a fait des lits t\t prp>s p\r les ocans futurs4 ,il e/ bi5 vrai que l'quilibre iso/atique a9si ralis aura t tr\bl p> l'accumulation de l'eau2 mais il aura pu tre rtabli p> un affaissem5t ultrieur2 et cette vue pr5d une c]ta9e consi/ance en prs5ce du fait1 auj\rd'hui avr1 que les fosses ocaniques correspond5t des rgions in/ables et sont le c5tre habituel des gr&s branlem5ts sismiques4 ,quel que soit le mcanisme de la comp5sation1 elle e/ ralise avec une approximation rem>quable4 ,non seulem5t la surface des m]s s'c>te peu1 au vois9age des ctes1 de l'ellipsode de rvolution1 mais l'int5sit de la pesanteur g>de au milieu mme de l'ocan des valeurs t\t fait normales1 au lieu d'tre en dficit comme elle devrait l'tre s'il y avait indp5dance entre l'altitude et la d5sit de la crote4 ,ce d]ni] rsultat e/ fond sur les re*]*es du ,dr ,heck]1 qui e/ p>v5u rcemm5t obt5ir des mesures prcises de la pesanteur en ple9e m]#i4 ,on n'utilise po9t p\r cela les obs]vations du p5dule1 qui sont impraticables bord des navires4 ,on leur sub/itue l'obs]vation simultane du po9t d'bullition de l'eau et de la colonne b>omtrique4 ,la premire lecture donne1 en effet1 p\r la pression atmosphrique une valeur indp5dante de l'attraction t]re/re1 au lieu que la seconde en e/ affecte1 et1 de leur comp>aison1 il e/ possible de dduire l'int5sit de la pesanteur4 ,note #i3 ,helm]t1 ,dr ,heck]s ,be/immung d] ,s*w]kraft auf dem ,atlantis*5 ,ocean4 ,b]l91 #aijb4 ,m4 ,helm]t1 qui a discut les obs]vations du ,dr ,heck]1 e/ aussi l'auteur d'une m?ode rem>quable1 dite m?ode de cond5sation1 p\r rduire un niveau uni=me les obs]vations du p5dule4 ,le pr9cipe de ses calculs e/ l'introduction d'une surface fictive ,s p>allle au gode et s'en c>tant p>t\t de #bakm1 de manire laiss] l'extrieur t\tes les fosses ocaniques4 ,on rduit les obs]vations du p5dule aux po9ts correspondants de la surface ,s1 suivant la v]ticale1 d'aprs la connaissance que l'on possde de l'altitude et de la con/itution gologique aux environs de *aque /ation4 ,on vite a9si les difficults de calcul qui se prs5t5t qu& on pr5d p\r surface de comp>aison le gode1 et qui ti5n5t au dfaut de conv]g5ce des sries4 ,m4 ,helm]t tr\ve a9si1 en appelant la latitude gographique1 l la longueur du p5dule secondes1 g l'acclration due la pesanteur1 l'aplatissem5t3 l #jm1#iijiah 7#a #j1jjecaj s9 71 g #im1#ghjj 7#a #j1jjecaj s9 71 #a_/7bii1bf #a1bf74 ,on voit p> ce d]ni] *iffre que la m?ode suivie accrot la div]g5ce entre les mesures godsiques et les obs]vations du p5dule1 mais tablit un accord suffisant entre celles-ci et les inductions tires de la mcanique cle/e et des hypo?ses de ,clairaut4 ,enf91 des tudes rc5tes p\rsuivies p> le s]vice godsique des tats-,unis jett5t du j\r sur une "q subsidiaire mais intressante4 ,lorsque les montagnes voi5t se modifi]1 la longue1 leur =me et leur altitude1 un m\vem5t p>tiel1 dans le s5s v]tical1 e/ rclam p\r le raju/em5t iso/atique4 ,bi5 des failles ou ruptures sembl5t effectivem5t dues cette cause2 mais leur production e/ ret>de p> la cohsion des matriaux1 et il subsi/]a des anomalies locales4 ,effectivem5t1 les massifs montagneux tudis en ,amrique accus5t *acun un dficit gnral de pesanteur1 si l'on ne ti5t pas compte de leurs rac9es probables4 ,mais ce dficit n'atte9t pas son maximum aux sommets les plus levs1 comme il devrait arriv] si *aque montagne flottait isolm5t4 ,il faut considr] le massif dans son ensemble comme flottant1 mais c]ta9s sommets sont dp\rvus de rac9es propres1 et s\t5us en p>tie p> la rigidit des p>ties vois9es1 sans que la sur*>ge a9si impose la crote puisse excd] la limite de sa rsi/ance4 ,,*apitre ,,vii4 ,,la ,,/ructure ,,int]ne ,d',,apr,s ,,les ,,donn,,es ,,de ,l',,a/ronomie ,,et ,,de ,,la ,g,,ologie4 ,les ,pr9cipes de ,philosophie de ,desc>tes1 publis ,am/]dam en #afdd1 r5f]m5t1 au sujet de l'tat intrieur du globe t]re/re1 la premire indication qui n'ait pas un c>actre de fiction potique ou de lg5de religieuse4 ,desc>tes e/ un adhr5t du sy/me de ,cop]nic4 ,il assimile notre globe ceux que n\s voyons flott] dans l'espace et dont plusieurs sont lum9eux p> eux-mmes4 ,la ,t]re1 elle aussi1 a d trav]s] une priode d'inc&esc5ce4 ,elle e/ un a/re te9t1 cons]vant dans son intrieur un feu c5tral4 ,la *aleur obs]ve dans les m9es1 les ruptions volcaniques1 les filons mtallifres qui s'ins9u5t prs de la surface1 les dislocations mmes de la crote1 sont p\r ,desc>tes autant d'indices de l'tat ign de l'intrieur4 ,newton1 sans tre aussi explicite1 se place au mme po9t de vue4 ,la =me sphrodale e/1 ses yeux1 la manife/ation d'un tat d'quilibre relatif4 ,l'aplatissem5t polaire e/ comm& p> les lois de l'hydro/atique4 ,p\r la facilit du calcul1 ,newton "p de l'hypo?se d'une ,t]re homogne1 mais il ne d\te pas que la d5sit n'aille en croissant v]s le c5tre4 ,cela suppose que les lm5ts sont mobiles et que leur rp>tition s'e/ faite librem5t4 ,p\r valu] la d5sit moy5ne du globe comp>e celle de l'eau1 ,newton ne dispose que de donnes bi5 incompltes4 ,il l'e/ime f9alem5t entre #e et #f1 ce que n\s savons auj\rd'hui tre p>faitem5t exact4 ,on doit ,b\gu] d'avoir indiqu une m?ode rationnelle p\r arriv] au mme b4 ,si l'on comp>e les latitudes obs]ves au nord et au sud d'une montagne isole1 on tr\ve une diffr5ce plus gr&e que celle qui rpond au *em9 p>c\ru1 p>ce que l'attraction de la montagne dvie la v]ticale en deux s5s opposs4 ,de la dviation1 on dduit le rapport des masses de la montagne et du globe t]re/re4 ,la d5sit de la montagne e/ connue p> l'tude des ro*es qui la compos5t1 son volume p> l'obs]vation de sa =me4 ,on connat1 d'autre "p1 avec une approximation suffisante1 le volume du globe t]re/re2 on peut donc calcul] sa d5sit4 ,cette m?ode ne comporte qu'une faible prcision4 ,la dviation obs]ve e/ petite et la d5sit moy5ne de la montagne ord9airem5t mal connue4 ,il y aurait peut-tre une exception faire en faveur de la dt]m9ation excute en #ahhj p> ,m5d5hall sur le ,fusiyama4 ,ce volcan clbre du ,japon prs5te un cne trs rguli] de #cgcam de hauteur1 et sa d5sit moy5ne1 value #b1ab1 conduit au *iffre #e1gg p\r celle du globe t]re/re4 ,mais1 si la ?orie de l'iso/ase1 appuye1 comme n\s l'avons vu au *apitre prcd5t1 p> des faits nombreux1 e/ exacte1 t\te excroissance un peu =te de l'corce e/ l'indice d'une anomalie de la d5sit dans les c\*es pr(ondes1 et les bases du calcul devi5n5t a9si trs inc]ta9es4 ,la mme objection s'applique aux consqu5ces que l'on e/ t5t de tir] de la dim9ution de la pesanteur obs]ve sur les montagnes4 ,cette dim9ution e/ plus =te que si l'on supposait la montagne simplem5t aj\te au gode1 p>ce que t\t massif saillant repose sur une base s\t]ra9e1 =me elle-mme de c\*es de faible d5sit4 ,mais1 suivant l't5due ou l'importance que l'on accorde ces rac9es1 on e/ conduit des valeurs trs diffr5tes p\r la d5sit moy5ne du globe t]re/re4 ,les expri5ces de ,c>l9i sur le mont ,c5is lui ont donn #d1ci1 *iffre port p> les corrections de ,s*midt #d1hd4 ,un troisime procd1 qui a l'avantage de s'appliqu] dans les rgions o la con/itution de l'corce peut tre prsume normale1 consi/e mesur] la v>iation de l'int5sit de la pesanteur suivant la v]ticale qu& on s'enfonce dans un puits de m9e4 ,huyg5s avait suggr cette expri5ce ds #afhb1 dans la p5se qu'il en rsult]ait un argum5t contre le pr9cipe de la gravitation univ]selle =mul trois ans aup>avant p> ,newton4 ,un corps port au fond d'un puits ou dans quelque c>rire ou m9e pr(onde1 dit-il1 devrait p]dre beauc\p de sa pesanteur4 ,mais on n'a pas tr\v1 que je sa*e1 qu'il en p]de quoi que ce soit4 ,huyg5s a raison1 et encore p>tiellem5t1 si l'on jo9t la doctr9e de l'attraction univ]selle l'hypo?se d'une ,t]re homogne4 ,en ce cas l'int5sit de l'attraction1 qu& on pntre dans l'intrieur1 v>ie comme la di/ance au c5tre4 ,il en e/ autrem5t si l'on suppose la ,t]re htrogne et les matriaux les plus compacts rassembls dans les c\*es pr(ondes4 ,il se peut trs bi5 alors que la gravitation s'acc5tue1 et c'e/ en effet ce qui arrive1 mais on ne doit po9t s'att5dre ce que la v>iation soit rapide4 ,a9si dans l'hypo?se de ,ro*e1 *oisie surt\t en vue de r5dre facilem5t intgrable l'quation de ,clairaut1 la pesanteur augm5te jusqu' une pr(ondeur gale #a_/g du rayon4 ,le maximum atte9t surpasse de #a_/bj la pesanteur la surface4 ,dans cet ordre d'ides le travail exprim5tal qui semble mrit] le plus de confiance e/ celui de ,m4 de ,/]neck4 ,des p5dules ont t disposs des pr(ondeurs div]ses dans un puits de m9e ,przibram1 jusqu' #ajjjm au-dess\s du sol4 ,la pesanteur augm5te d'une manire s5sible4 ,on en dduit le rapport _/ de la d5sit sup]ficielle la d5sit moy5ne1 mais la d5sit sup]ficielle elle-mme n'e/ pas connue avec la prcision dsirable4 ,on a tr\v p\r des valeurs comprises entre #e1ja et #f1bh4 ,la moy5ne de ces nombres s'accorde bi5 avec le rsultat d'expri5ces physiques qui sembl5t plus susceptibles d'exactitude4 ,une petite masse mtallique susp5due un fil f91 sans torsion1 pr5d une c]ta9e position d'quilibre s\s l'influ5ce de l'attraction t]re/re4 ,on en appro*e une grosse sphre de mtal3 la position d'quilibre e/ modifie4 ,de l'tude des oscillations qui se produis5t dans les deux cas aut\r de la position d'quilibre on dduit le rapport des attractions et1 comme on connat le rapport des di/ances1 on peut calcul] le rapport des masses4 ,la premire application de cette m?ode a t faite p> ,cav5di% en #agig4 ,depuis l'expri5ce a t reprise avec une re*]*e de prcision plus gr&e p> div]s physici5s1 notamm5t p> ,cornu et ,baille4 ,on adopte gnralem5t #e1f comme d5sit moy5ne conclue de ces re*]*es1 sans p\voir rpondre de la dcimale suivante4 ,qu& on pntre dans l'intrieur de la ,t]re1 l'accroissem5t de temprature e/ encore plus ais con/at] que celui de la pesanteur4 ,on ne peut naturellem5t lui assign] un taux rguli] ni dans une c\*e sup]ficielle de quelques mtres1 s\mise aux v>iations annuelles1 ni dans les rgions o abond5t les manations volcaniques et les s\rces !rmales4 ,qu& on se place en dehors de ces influ5ces p]turbatrices1 on obs]ve t\j\rs un *auffem5t et l'on e/ conduit df9ir un degr go!rmique1 c'e/--dire le nombre de mtres dont il faut s'enfonc] dans le sol p\r voir mont] d'un degr le !rmomtre c5tigrade4 ,en moy5ne le degr go!rmique e/ de #djm mais il y a des anomalies locales et l'on peut cit] des *iffres compris entre #hfm et #aem4 ,les faibles valeurs 7#aem #bem7 se r5contr5t surt\t dans les m9es de h\ille4 ,les surfaces iso!rmes se relv5t s\s les montagnes1 mais mo9s que le sol lui-mme1 et mo9s encore s\s les massifs levs1 habituellem5t c\v]ts de neige ou de glace4 ,le degr go!rmique augm5te quelque peu avec la pr(ondeur1 d'o la consqu5ce probable que la temprature t5d v]s une valeur peu prs con/ante et subit1 qu& on m>*e en s5s contraire1 l'influ5ce rfrigrante du milieu ambiant4 ,div]s savants ont t5t d'int]prt] autrem5t une srie d'expri5ces faites au ,sp]5b]g1 prs de ,b]l91 et p\sse jusqu' #abfjm de pr(ondeur4 ,la plus gr&e p>tie du sondage trav]sait une c\*e de sel gemme4 ,des tempratures obs]ves1 ,m4 ,dunk] a conclu la =mule ,t #g1aj #j1jabiis-#j1jjjjjabehs1 o ,t e/ la temprature en degrs c5tigrades1 s la pr(ondeur en pi$s4 ,si l'on appliquait cette =mule sans re/riction1 l'on tr\v]ait #afbam de la surface un maximum de #ej1i et au c5tre de la ,t]re une temprature extrmem5t basse4 ,sans all] jusque-l1 ,mohr1 ,c>i ,vogt ont mis l'op9ion que les expri5ces du ,sp]5b]g condamnai5t la croyance au feu c5tral4 ,mais cette conclusion n'e/ nullem5t fonde4 ,le coeffici5t du t]me en s e/ trs inc]ta91 et les obs]vations s]ai5t t\t aussi bi5 reprs5tes p> une =mule quatre t]mes1 o le coeffici5t du t]me en s s]ait positif4 ,l'exi/5ce mme d'un maximum #afbam1 conclue p> extrapolation1 e/ nettem5t dm5tie p> deux expri5ces plus rc5tes1 dont les rsultats sont rsums dans le ,tableau suivant3 ,plus gr&e ,degr pr(ondeur ,temprature go!rmique ,localit4 atte9te extrme moy5 ,s*ladeba* 7,saxe prussi5ne7 #agafm #ef #cem1#g ,p>us*[itz 7,haute-,silsie7 #bjjcm #fi1c #cdm ,il n'y a donc pas de raison srieuse p\r d\t] que l'intrieur de notre globe soit trs *aud4 ,si la temprature t5d crotre plus l5tem5t avec la pr(ondeur1 ce n'e/ pas qu'elle soit de/9e dim9u] plus lo93 cela manife/e seulem5t l'influ5ce rfrigrante de l'espace ext]ne4 ,?omson et ,tait ont *]* se r5dre compte du mode de rp>tition des tempratures dans l'hypo?se de la fluidit totale4 ,une galit approximative a d se produire dans t\te la masse4 ,les p>ties d5ses1 accumules au c5tre1 sont mieux df5dues du refroidissem5t4 ,mais1 d'autre "p1 en dev5ant plus *audes1 elles p]d5t leur excs de d5sit et sont ram5es v]s la surface4 ,il y a a9si un brassage qui t5d r5dre la temprature uni=me4 ,mais1 ds qu'une crote sup]ficielle e/ =me1 cette crote e/ s\/raite au mlange4 ,rayonnant v]s les espaces cle/es1 elle emprunte de la *aleur aux c\*es infrieures et le refroidissem5t progresse a9si v]s le c5tre avec une extrme l5teur4 ,si l'on admet une temprature initiale de #djjj degrs1 on tr\ve aprs #ajj millions d'annes un degr go!rmique croissant jusqu' #cjkm de pr(ondeur1 puis en dcroissance l5te v]s le c5tre4 ,la valeur actuelle du degr go!rmique semble indiqu] que la solidification sup]ficielle ne remonte pas si haut dans le pass4 ,d'aprs ,"l ,kelv9 il a d s'c\l]1 depuis que la surface e/ dev5ue solide1 #aj millions d'annes au mo9s1 #ajj millions au plus4 ,le premi] *iffre p>at plus vois9 de la vrit que le second4 ,si la crote tait plus mod]ne1 l'influ5ce de la *aleur int]ne sur la temprature de la surface s]ait plus s5sible4 ,si la crote tait plus anci5ne1 l'*auffem5t avec la pr(ondeur s]ait plus l5t4 ,mme avec des limites aussi l>gem5t c>tes1 cette valuation prs5te un gr& intrt1 en ce qu'elle assigne une limite suprieure la dure des phnomnes gologiques4 ,mais des objections srieuses ont t faites la ?orie de ,"l ,kelv94 ,elle suppose que1 une fois la premire crote =me1 la *aleur n'arrive plus la surface que p> conductibilit4 ,or les pan*em5ts de lave1 les missions gazeuses1 les s\rces !rmales sont p\r la *aleur int]ne des ag5ts trs actifs de dp]dition1 et devai5t l'tre encore plus qu& l'corce tait m9ce4 ,les bases du calcul sont p> suite trs inc]ta9es4 ,une fois que la crote e/ dev5ue assez paisse p\r mettre ob/acle aux pan*em5ts v5us de l'intrieur1 le refroidissem5t de la surface suit une m>*e rapide cause de la mauvaise conductibilit des ro*es4 ,ds prs5t1 p\r le globe t]re/re1 on peut dire que la temprature sup]ficielle e/ ma9t5ue seulem5t p> la radiation solaire et1 dans une trs faible mesure1 p> la *aleur int]ne4 ,l'tat f9al d'quilibre e/ subordonn la composition de l'atmosphre et sa capacit p\r absorb] les radiations obscures4 ,impossibilit prt5due d'une corce solide4--,on a s\t5u qu' aucun mom5t une corce solide n'avait pu se =m]4 ,la plup>t des ro*es augm5t5t un peu de d5sit qu& elles pass5t l'tat solide4 ,elles ne peuv5t donc pas1 comme des blocs de glace1 nag] sur le liquide qui a =m les scories4 ,elles doiv5t plong]1 s'accumul]1 ce que l'on suppose1 v]s le c5tre1 de telle sorte que la solidification progresse l5tem5t du c5tre la surface4 ,cet argum5t e/ sans =ce1 p>ce qu'il ne ti5t pas compte de la div]sit des matriaux qui compos5t la ,t]re4 ,plusieurs m9raux1 p>mi ceux qui j\5t un rle important dans la composition du globe1 se dilat5t en se solidifiant1 comme la glace4 ,le f] notamm5t e/ dans ce cas4 ,n\s avons l dj les lm5ts d'une crote de/9e se ma9t5ir4 ,de plus les matriaux du globe fluide ne peuv5t manqu] de se sup]pos] peu prs p> ordre de d5sit dcroissante4 ,les scories =mes ne peuv5t plong] sans r5contr] bi5tt une c\*e de composition diffr5te dont la d5sit surpasse la leur1 et le m\vem5t de desc5te se tr\ve arrt4 ,c'e/1 en df9itive1 la c\*e sup]ficielle qui se solidifie d'abord4 ,impossibilit actuelle d'un noyau solide4--,la m>*e rgulire du degr go!rmique r5d trs probable l'exi/5ce1 dans l'intrieur du globe t]re/re1 d'une temprature capable de fondre t\s les m9raux connus4 ,il se peut1 d'autre "p1 que1 p\r c]ta9s de ces m9raux1 la pression croissante soit un ob/acle la fusion4 ,l'augm5tation de la temprature avec la pr(ondeur peut se ral5tir4 ,l'augm5tation de la pression ne le peut pas4 ,on tr\ve qu'elle doit atte9dre1 au c5tre de la ,t]re1 #agjjjjj atmosphres dans l'hypo?se de l'homognx1 #c millions d'atmosphres dans une hypo?se assez vraisemblable sur l'accroissem5t de la d5sit avec la pr(ondeur4 ,s\s de p>eilles pressions1 il e/ c]ta9 que t\s les solides s'cras5t et se pulvris5t4 ,mme l'aci] le plus f9 ne rsi/e gure au del de #ajjjkm4 ,il n'y a donc pas compt] sur la rigidit des matriaux p\r ma9t5ir la ,t]re sa figure1 p\r s'oppos] aux d=mations que les =ces extrieures t5d5t produire4 ,cette t5dance exi/e1 les m>es ocaniques en f\rniss5t la preuve4 ,la ,t]re e/ df5due contre elle non p> la tnacit de ces matriaux1 mais p> leur viscosit qui les r5d ins5sibles aux sollicitations extrieures qu& celles-ci *ang5t frquemm5t de s5s4 ,les normes pressions qui rgn5t l'intrieur du globe ne p]mett5t pas aux mtaux ni leurs composs de pass] l'tat de fluides p>faits4 ,cela e/ p>ticulirem5t applicable aux sub/ances qui1 l'inv]se de la glace1 se dilat5t p> la fusion4 ,le ,dr ,b>us a fait ce sujet des expri5ces intressantes sur les ro*es qui1 en fondant1 devi5n5t pteuses4 ,il a tr\v qu'un accroissem5t de #bjj;atm p> degr c5tigrade ma9ti5t la viscosit con/ante 7,,k+ & ,,b>us1 ,am]4 ,j\rnal ( ,sci5ce1 ,vol4 ,,xlv1 #ahic74 ,l'intrieur du globe t]re/re1 ne p\vant tre ni rigide ni p>faitem5t fluide1 affecte sans d\te un tat visqueux1 impossible ralis] dans nos laboratoires faute de pressions suffisantes et dans lequel les frottem5ts intrieurs j\5t un rle trs important1 en raison du rappro*em5t des molcules4 ,des indications sugge/ives sont f\rnies ce sujet p> div]ses re*]*es mod]nes4 ,le colonel ,burr>d1 tudiant les v>iations de la pesanteur dans l',inde1 tr\ve que les anomalies de la d5sit cess5t d'tre s5sibles v]s #djkm ou #ejkm de pr(ondeur4 ,les normes pressions qui rgn5t dans cette zone amn]ai5t les lm5ts *imiques les plus div]s un degr de d5sit presque uni=me1 et l'on compr5d a9si que les mtaux l\rds puiss5t tre injects dans les filons jusque prs de la surface1 au lieu d'tre relgus dans les c\*es lo9ta9es4 ,l'tude de la propagation des tremblem5ts de t]re1 faite p> le pr(esseur ,milne1 lui a montr que les sec\sses sismiques se propag5t p> l'intrieur du globe plus rapidem5t que p> l'corce4 ,c'e/ a9si que l'branlem5t dsa/reux qui a dtruit en #aije la ville de ,san-,francisco e/ p>v5u ,edimb\rg en sept m9utes4 ,les c\*es pr(ondes transmett5t donc les vibrations comme le f]ait une matire trs la/ique1 trs d5se1 trs homogne1 ce qui ne veut pas dire qu'elles ai5t t\tes les proprits d'un mtal la temprature ord9aire4 ,raisons ma?matiques invoques contre l'exi/5ce actuelle d'une corce m9ce4--,le degr go!rmique con/at semble devoir am5] l'tat liquide #djkm ou #ejkm de pr(ondeur4 ,l'crasem5t des solides p> la pression se produirait plus vite encore4 ,la presque totalit de la matire du globe t]re/re e/ donc dnue de rigidit4 ,il se tr\ve cep5dant que la ?orie du m\vem5t de la ,t]re aut\r de son c5tre de gravit1 ?orie dveloppe p> les gomtres en supposant la ,t]re rigide1 donne une reprs5tation satisfaisante des phnomnes de prcession et de nutation1 a9si que de la gr&eur des m>es4 ,les ma?matici5s qui ont fond cette doctr9e n'y ont po9t vu de difficult4 ,a9si ,laplace dit3 ,les phnomnes de la prcession et de la nutation sont exactem5t les mmes que si la m] =mait une masse solide avec le sphrode qu'elle rec\vre 7,mcanique cle/e1 ,livre ,v74 ,poisson exprime la mme op9ion3 ,les tremblem5ts de t]re1 les explosions volcaniques1 le s\ffle du v5t contre les ctes1 les frottem5ts et la pression de la m] sur la p>tie solide du sphrode t]re/re1 rpondant des actions mutuelles des p>ties du sy/me1 n'influ5t pas sur la dure du j\r4 7,mcanique1 t4 ,,ii1 p4 #dfa74 ,depuis1 on a t5t de repr5dre la ?orie sans suppos] au db la ,t]re solide1 et les objections ont surgi4 ,a9si ,hopk9s 7,philosophical ,transactions1 #ahci7 tr\ve qu'une corce dont l'paisseur ne s]ait pas au mo9s le qu>t ou le c9quime du rayon devrait se gonfl] et s'affaiss] priodiquem5t1 dans une mesure qui ne p\rrait *app] l'obs]vation4 ,"l ,kelv9 7,phil4 ,trans41 #ahfc7 e/ime que1 si la plus gr&e p>tie de la ,t]re n'tait pas solide1 les phnomnes de prcession et de nutation aurai5t des priodes diffr5tes de celles que l'on obs]ve4 ,de plus1 les m>es ne se manife/]ai5t pas1 la mme d=mation s'imposant simultanm5t l'eau de la m] et l'corce t]re/re suppose m9ce4 ,dans un crit ultrieur1 ,"l ,kelv9 ab&onne l'argum5t tir de la prcession et de la nutation et ne reti5t que celui qui se fonde sur la ?orie des m>es4 ,m4 ,g4-,h4 ,d>w9 7,phil4 ,trans41 #ahhb7 tr\ve qu'une corce mo9s paisse que le c9quime du rayon ou mo9s rigide que l'aci] ne p\rrait ni rsi/] aux oscillations du fluide intrieur1 ni support] sans fl*ir le poids des massifs montagneux4 ,le calcul lui indique aussi qu'un sphrode en majeure p>tie liquide s]ait sujet une v>iation priodique dans la dure de rotation4 ,cette v>iation ne p\rrait manqu] de se rp]cut] en app>5ce sur la priode des phnomnes a/ronomiques4 ,quel que soit le mrite ma?matique de ces travaux1 il e/ extrmem5t probable que la manire dont on a introduit la viscosit du liquide int]ne dans les calculs n'e/ pas con=me la ralit4 ,n\s ne savons pas ce que peut tre le frottem5t intrieur dans un liquide s\mis d'aussi =tes pressions4 ,dj l'eau de la m] ne suit l'attraction du ,soleil et de la ,lune qu'avec une l5teur manife/e4 ,c'e/ a9si que l'heure de la haute m] prs5te1 p> rapport au passage de la ,lune au mridi51 un ret>d v>iable1 mais qui atte9t communm5t plusieurs heures4 ,ce ret>d ne peut manqu] d'tre encore plus gr& dans le cas du fluide int]ne2 et1 comme les =ces attractives *ang5t de s5s en peu d'heures1 p> suite du m\vem5t diurne1 le fluide n'a plus le temps de se d=m] ou de ragir sur l'corce4 ,il ne fait qu'oscill] trs faiblem5t aut\r d'une figure d'quilibre moy5ne ou subir une circulation rgulire4 ,de mme la sur*>ge impose p> les montagnes cess]a de p>atre excessive si l'on introduit la notion de l'htrognx du ,globe t]re/re4 ,il suffit d'admettre1 comme ,airy l'avait dj indiqu1 que les montagnes se prolong5t1 au-dess\s du niveau moy5 des pla9es1 p> des rac9es mo9s d5ses que l'ensemble de la crote4 ,elles sont alors s\t5ues la manire des corps flottants1 sans faire aucunem5t appel la tnacit des p>ties vois9es4 ,argum5ts de fait en faveur de l'exi/5ce d'une corce m9ce4--,une premire prsomption1 l'appui de la mobilit int]ne du ,globe t]re/re1 rsulte des petites v>iations con/ates dans les latitudes gographiques4 ,l'axe pr9cipal d'in]tie1 qui concide peu prs avec l'axe de rotation1 n'e/ pas fixe la surface du ,globe1 comme il devrait l'tre si celui-ci tait solide4 ,d'aprs les travaux du ,s]vice int]national 7,bull4 ,a/r41 t4 ,,xviii1 p4 #bhj71 l'amplitude de l'oscillation du ple a atte9t #j1bj de #ahie #ahig1 elle e/ retombe #j1ac en #ahii1 #j1jh en #aijj4 ,ces rsultats sont f\rnis p> l'ensemble des six /ations di/ribues sur le p>allle de #ci4 ,il y a une priode annuelle1 complique d'une priode de #dcj j\rs4 ,cette d]nire a t dc\v]te exprim5talem5t p> ,m4 ,*&l]1 qui lui attribuait l'orig9e une amplitude de #j1ac4 ,on a t5t sans succs d'expliqu] ces dplacem5ts p> des transports de matriaux la surface du ,globe 7rosion et *>riage p> les fleuves1 drive des glaces polaires1 dess*em5ts de m]s intrieures74 ,on p\rrait plutt en r5dre compte p> une v>iation de l'influ5ce magntique du ,soleil1 comme l'a propos le ,dr ,halm1 ou comme contre-c\p d'une action mtorologique4 ,a9si un *angem5t de pression reprs5t p> #jm1#jjh de m]cure correspondrait une v>iation de #jm1#aj du niveau de l',ocan4 ,si ce *angem5t se produisait la fois sur la dixime p>tie de la surface de la ,t]re1 il p\rrait en rsult] un dplacem5t de #j1af dans la direction d'un axe pr9cipal d'in]tie du ,globe4 ,mais ni le b>omtre1 ni l'aiguille aimante1 ni l'activit solaire ne montr5t la mme priodicit que les latitudes4 ,illu/ration3 ,fig4 #bj4 ,m>*e du ple t]re/re la surface du ,globe p5dant un int]valle de c9q annes1 d'aprs les docum5ts du ,s]vice int]national des ,latitudes 7,a/ronomis*e ,na*ri*t51 n #djag74 ,la c\rbe e/ comprise l'intrieur d'un c>r de #j1ej ou #aem de ct4 ,au contraire1 la fluctuation des latitudes peut trs bi5 tre reg>de comme une consqu5ce de la circulation du fluide int]ne1 sans m>es visibles4 ,m4 ,volt]ra a dmontr 7,acta ,matematica1 #ahii7 que t\te anomalie prs5te p> la rotation libre d'un corps peut tre explique p> des m\vem5ts int]nes qui ne *ang5t ni la =me1 ni l'int5sit de l'attraction l'extrieur4 ,la v>iation des latitudes e/ donc en faveur d'un tat fluide ou t\t au mo9s visqueux de l'intrieur du ,globe1 tat compatible avec une circulation rgulire4 ,il e/ beauc\p plus difficile d'en r5dre compte si t\te la masse du ,globe e/ solide4 ,la di/ribution des volcans sur t\t le cont\r de l',ocan ,pacifique1 sur l'axe de l',atlantique1 sur la ligne des fosses mdit]ranennes1 l'ampleur et la gnralit des ruptions1 l'activit indf9ie de c]ta9s orifices1 le ret\r simultan de l'eff]vesc5ce1 s\v5t con/at dans t\s les volcans d'une mme rgion1 montr5t que l'ensemble des volcans doit s'alim5t] un rs]voir commun4 ,il e/ inadmissible d'in/all]1 comme ont v\lu le faire c]ta9s gologues1 une po*e de lave di/9cte s\s *aque montagne ruptive4 ,d'aprs cela1 l'on doit conclure qu' une di/ance relativem5t faible de la surface1 les matires se prs5t5t l'tat fluide1 ou repass5t facilem5t l'tat fluide ds qu'une communication e/ tablie avec le dehors1 de manire p]mettre un abaissem5t de pression4 ,les infiltrations de la m] ou des eaux d\ces ne sont nullem5t ncessaires p\r provoqu] des ruptions4 ,celles-ci app>aiss5t sur t\tes les gr&es cassures de l'corce t]re/re1 mme au c5tre de l',asie4 ,l'ordre et la di/ribution des matriaux dans l'corce t]re/re font voir aussi qu'il exi/e1 une pr(ondeur relativem5t faible1 un rs]voir commun o t\s les lm5ts *imiques se r5contr5t4 ,ils ont pu a9si tre accid5tellem5t mlangs et am5s jusque prs de la surface o cep5dant les lm5ts lg]s dom95t t\j\rs si l'on considre de gr&es t5dues4 ,m4 de ,launay a montr 7,comptes r5dus1 t4 ,,cxxxviii1 #ad m>s #aijd7 que l'on peut assign] p> des considrations gologiques l'ordre de sup]position des lm5ts *imiques les plus rp&us dans la ,t]re1 l'poque o elle a cess d'tre entirem5t fluide4 ,on e/ am5 a9si divis] les corps simples en sept gr\pes1 dont le premi] e/ =m p> l'hydrogne1 le d]ni] p> les mtaux prcieux et d5ses4 ,il se tr\ve que ces sept gr\pes se p>tag5t aussi trs nettem5t p> la considration des poids atomiques qui vont en croissant avec la pr(ondeur4 ,la conclusion de ,m4 de ,launay e/ celle-ci3 ,dans la fluidit premire de notre plante1 les lm5ts *imiques dj con/itus se sont placs des di/ances du c5tre d'autant plus gr&es que leur poids atomique tait plus faible1 comme si les atomes1 absolum5t libres de t\te aff9it *imique ces hautes tempratures1 avai5t uniquem5t et individuellem5t obi1 dans une sphre fluide en rotation1 l'attraction c5trale comb9e avec la =ce c5trifuge4 ,cette circon/ance tmoigne1 non seulem5t de la fluidit primitive1 mais d'une fluidit relativem5t rc5te4 ,il a fallu1 en effet1 que le mlange au mo9s accid5tel de t\s les lm5ts soit demeur possible jusque prs de la surface4 ,autrem5t les mtaux d5ses1 accumuls prs du c5tre1 aurai5t t sp>s de n\s p> des cloisons solides et n\s s]ai5t demeurs jamais inconnus4 ,n\s v]rons p> la suite que l'tude de la surface de la ,lune apporte aussi des argum5ts d'une gr&e valeur l'appui de la doctr9e de la fluidit int]ne4 ,,seconde ,,p>tie4 ,,la ,,lune4 ,,*apitre ,,viii4 ,,la ,,configuration ,,de ,,la ,,lune ,,tudi,e ,,p> ,,les ,m,,?odes ,,graphiques ,,et ,,microm,,triques4 ,,les ,,c>tes ,,lunaires4 ,la ,lune e/1 sans comp>aison1 de t\s les corps cle/es1 celui qui s'appro*e le plus de la ,t]re4 ,sa surface n\s app>at avec une nettet et une p]man5ce absolue1 sans int]position d'enveloppes vaporeuses4 ,la p]ception des dtails n'y e/ limite que p> l'insuffisance de nos moy5s optiques et p> l'agitation de l'atmosphre t]re/re4 ,notre satellite e/ donc l'int]mdiaire indiqu p\r pass] de l'tude de la ,t]re celle des autres plantes4 ,qu& on reg>de la ,lune p> une nuit claire1 son clat e/ trop vif p\r un oeil acc\tum l'obscurit4 ,les diffr5ces de te9te s'apprci5t mal2 on p\rrait croire que l'a/re e/ lum9eux p> lui-mme4 ,il n'en e/ ri5 cep5dant1 comme le montr5t le phnomne des phases et celui de la lumire c5dre4 ,la ,lune n'e/ visible que p> la lumire solaire qu'elle n\s r5voie1 et qui re/e encore trs s5sible1 aprs s'tre diffuse une fois sur la ,t]re1 une fois sur la ,lune1 et avoir trav]s trois fois t\te notre atmosphre4 ,les ta*es se voi5t mieux dans le j\r1 surt\t un peu avant le lev] ou un peu aprs le c\*] du ,soleil4 ,qu& la ,lune e/ prs de l'horizon1 son clat ne diffre pas beauc\p de celui d'une montagne rocailleuse loigne4 ,c'e/ probablem5t une rem>que de ce g5re qui a conduit ,?als 7cit p> ,?odoret7 p5s] que la ,lune tait =me de la mme sub/ance que la ,t]re4 ,dmocrite aj\te que les ta*es doiv5t rsult] de la prs5ce de montagnes et de valles4 ,on peut1 en effet1 si l'on e/ d\ d'une bonne vue1 con/at] sans in/rum5ts des irrgul>its sur la ligne de sp>ation de l'ombre et de la lumire1 ligne p\r laquelle n\s adopt]ons dsormais l'appellation abrge de t]m9ateur4 ,xnophane 7cit p> ,,cic,,ron1 ,que/ions acadmiques1 ,livre ,,iv7 va plus lo94 ,son op9ion e/ que la ,lune e/ habite1 qu'il s'y tr\ve en gr& nombre des montagnes et des villes4 ,une croyance anci5nem5t rp&ue1 rapporte p> ,plut>que et ,a*ille ,tatius1 veut qu'il exi/e l'intrieur de la ,lune de va/es cav]nes1 avec une rgion peuple4 ,d'autres voi5t dans ce disque brillant un miroir qui n\s rfl*it l'image de la ,t]re4 ,ari/ote atta*e peu d'importance ces imag9ations1 que l'on a vu cep5dant rep>atre jusque *ez nos contempora9s4 ,il conclut =t bi5 de la succession des phases que la ,lune e/ une sphre exclusivem5t claire p> le ,soleil1 de la p]si/ance des ta*es que cette sphre n\s prs5te t\j\rs la mme face4 ,il cite une occultation de ,m>s comme une preuve que cette plante e/ plus loigne de n\s que la ,lune4 ,on doit ,ari/>que1 qui vcut ,samos de #cbj #bej avant notre re1 une m?ode correcte en ?orie1 bi5 que peu pratique1 p\r valu] le rapport des di/ances de la ,lune et du ,soleil4 ,il note qu'au mom5t de la quadrature1 la ,lune doit =m] le sommet de l'angle droit dans un triangle rectangle dont les deux autres sommets sont occups p> le ,soleil et la ,t]re4 ,on peut mesur] l'angle dont la ,t]re e/ le sommet1 et p> suite con/ruire un triangle semblable4 ,il faut ensuite1 p\r enregi/r] un progrs notable1 desc5dre jusqu' l'poque mod]ne4 ,galile p>at avoir eu le premi] l'occasion d'exam9] la ,lune avec une lunette a/ronomique1 con/ruite de ses ma9s4 ,il acquit aussitt la conviction de la nature montagneuse du sol4 ,ayant rem>qu qu'au mom5t de la quadrature les sommets des montagnes peuv5t re/] clairs jusqu' une di/ance du t]m9ateur e/ime au v+time du rayon1 il ap]ut dans cette circon/ance un moy5 de calcul] la hauteur des montagnes lunaires4 ,les altitudes tr\ves p> lui 7#hkm #ikm7 sont notablem5t exagres4 ,de telles diffr5ces de niveau ne se r5contr5t entre po9ts vois9s que prs du ple ,sud1 o la m?ode de ,galile n'e/ pas applicable4 ,illu/ration3 ,fig4 #ba4 ,di/ribution gnrale des te9tes sur la ,lune4 7,d'aprs l'ouvrage intitul3 ,voyage hi/orique dans l',amrique mridionale1 p> ,don ,,george ,,juan et ,,don ,,anto9e ,,de ,,ulloa2 ,am/]dam1 #ageb47 ,p> des obs]vations suivies1 accompagnes de dess9s1 ,galile s'assura que la ,lune ne t\rne pas v]s n\s t\j\rs exactem5t la mme face4 ,des fuseaux se dc\vr5t et se ca*5t alt]nativem5t sur les bords3 leur l>geur totale peut s'lev] #ae au maximum4 ,il y a une libration en longitude qui dp5d surt\t de la position dans l'orbite1 une libration en latitude subordonne pr9cipalem5t la latitude de la ,lune et une libration diurne1 v>iant avec la di/ance au mridi54 ,galile n'a reconnu que les deux d]nires4 ,il a con/ruit une ,c>te d'ensemble assez sommaire1 o les positions des pr9cipaux objets sont fixes p> simple e/ime4 ,v]s la mme poque1 le ,p4 ,s*e9]1 pr(esseur ,+old/adt et connu surt\t p> ses obs]vations de ta*es solaires1 excuta de nombreux dess9s de la ,lune4 ,une ,c>te demeure =t r>e1 mais d'une excution t\t fait rem>quable p\r l'poque 7#afde71 e/ celle de ,langr5us1 cosmographe du roi d',espagne ,philippe ,,iv4 ,il di/+ue sur notre satellite trois sortes d'objets3 les ta*es sombres1 visibles l'oeil nu1 qu'il appelle des m]s3 n\s y tr\vons une ,m] autri*i5ne1 un ,dtroit ca?olique1 etc4 ,les espaces brillants qui les sp>5t sont des t]res1 dcores de noms allgoriques3 ,t]res de la ,paix1 de la ,v]tu1 de la ,ju/ice4 ,n\s y r5controns enf9 une multitude de bass9s p>faitem5t circulaires1 o des ombres se =m5t ds que le ,soleil s'incl9e un peu sur l'horizon1 ce qui indique une gr&e pr(ondeur4 ,langr5us les place s\s le patronage de div]ses p]sonnes1 soit des savants illu/res1 soit des s\v]a9s4 ,mais ici la politique int]vi5t trop visiblem5t1 et c'e/ elle qu'il faut s'en pr5dre si la nom5clature de ,langr5us n'a pas t cons]ve4 ,son ,philippe ,,iv e/ dev5u ,cop]nic4 ,l\is ,,xiv1 encore bi5 jeune1 s'e/ vu remplac p> ,alphonse1 roi de ,ca/ille2 ,maz>91 qui figure comme satellite ct d',anne d',autri*e1 a disp>u des ,c>tes de la ,lune1 et le pape ,innoc5t ,x a cd la place ,ptolme4 ,le mode de dess9 des cirques indique qu'ils ont t vus1 en gnral1 clairs p> l',oue/4 ,les positions et les gr&eurs relatives sont peu prs aussi exactes qu'on peut l'att5dre d'obs]vations faites p> simple e/ime1 sans micromtre 7fig4 #bb74 ,dans la lg5de place en m>ge de sa ,c>te1 ,langr5us annonce qu'il ti5t en rs]ve une f\le d'obs]vations importantes et qu'il se propose de faire p>atre un ,atlas reprs5tant #cj phases diffr5tes4 ,il ne semble pas que ce projet ait t ralis4 ,illu/ration3 ,fig4 #bb4 ,c>te lunaire de ,langr5us 7#afde74 7,l'auteur a inscrit dans les angles de cette ,c>te un rsum des op9ions des pr9cipaux philosophes anci5s conc]nant la ,lune47 ,la mme anne un capuc9 autri*i51 le ,p4 de ,rheita1 publia un ouvrage my/ique intitul ,oculus ,eno* et ,eli1 o il rfute div]ses op9ions qui avai5t c\rs cette poque au sujet de la ,lune4 ,la c>te jo9te ce livre ne m>que pas un progrs en ce qui conc]ne le dtail des cirques1 mais s'atta*e la ressemblance gnrale et la gradation des te9tes4 ,rheita porte son att5tion sur les b&es brillantes qui div]g5t de c]ta9s po9ts du disque et en donne une explication optique1 d'ailleurs des plus has>des4 ,deux ans plus t>d 7#afdg7 p>aissait la ,slnographie d',hvlius1 le clbre a/ronome de ,dantzick1 appel plus t>d en ,france p> ,l\is ,,xiv4 ,sa ,c>te1 qui attribue des noms #bej objets environ1 e/ plus complte que celle de ,langr5us1 mais c]ta9em5t mo9s claire et mo9s expressive 7fig4 #bc74 ,des dess9s spciaux sont consacrs aux =mations les plus intressantes4 ,les hauteurs sont calcules p> le procd de ,galile1 mais avec plus de disc]nem5t et de prcision4 ,hvlius con/ate l'exi/5ce de la libration en longitude et l'attribue tort ce que la ,lune s]ait assujettie prs5t] t\j\rs la mme face au c5tre de l'orbite1 alors que la ,t]re en occupe non le c5tre1 mais le foy]4 ,il t5te de dt]m9] l'axe de rotation de la ,lune1 et tr\ve1 p> une approximation assez grossire1 qu'il e/ p]p5diculaire sur l'cliptique4 ,le ,p4 ,riccioli1 que n\s avons eu cit] propos des mesures d'arc de mridi51 a eu la bonne =tune de faire adopt] une nom5clature entirem5t n\velle4 ,les noms des m]s sont suggrs p> l'influ5ce prsume de la ,lune sur la pluie1 la temprature ou mme l'hygine publique4 ,n\s voyons app>atre une m] de la ,srnit et un ocan des ,temptes1 une m] des ,crises et une m] des ,vapeurs1 une m] des ,humeurs et un golfe de la ,rose4 ,les massifs saillants qui bord5t les m]s reoiv5t les noms de montagnes t]re/res3 les ,ap5n9s1 les ,alpes1 le ,caucase1 les ,pyrnes4 ,p\r les cirques1 ,riccioli donne avec raison aux a/ronomes m95ts la prfr5ce sur les hommes politiques que ,langr5us avait fait figur] en premire ligne4 ,il attribue les objets les plus m>quants et les mieux isols aux philosophes anci5s1 ,platon1 ,ari/ote1 ,ar*imde1 rato/hne1 ,hipp>que1 ,ptolme4 ,p>mi les mod]nes1 ,cop]nic1 ,ty*o ,brah1 ,kepl]1 ,gass5di sont les mieux p>tags4 ,les amis ou les confrres de ,riccioli n'ont pas davantage lieu de se pla9dre4 ,re/5t les a/ronomes qui n'tai5t pas dans les bonnes grces de l'auteur ou qui avai5t le malheur de n'tre pas ns cette poque4 ,ils tr\v]ont les meilleures places prises1 et devront se cont5t] de =mations secondaires ou difficiles id5tifi]4 ,mais ce manque de ju/ice di/ributive tait peu prs 9vitable4 ,on ne p\rrait plus gure apport] un *angem5t radical la nom5clature de ,riccioli1 quelque peu complte p> la suite1 sans risqu] de produire une gr&e confusion4 ,en ce qui conc]ne le calcul des positions et des hauteurs1 et gnralem5t la topographie1 la ,c>te de ,riccioli1 excute en collaboration avec ,grimaldi1 m>que peu de progrs sur celles de ,langr5us et d',hvlius4 ,illu/ration3 ,fig4 #bc4 ,c>te lunaire d',hvlius 7#afde74 7,les deux c]cles reprs5t5t les limites de la libration en latitude4 ,on rem>qu]a qu'il y a =t peu de dtails nets dans les fuseaux r5dus alt]nativem5t visibles p> la libration47 ,il en e/ autrem5t des re*]*es de ,newton1 qui ouvr5t dans plusieurs directions des voies ess5tiellem5t n\velles4 ,ds #afgf1 dans une lettre ,m]cator1 il donne la vraie cause de la libration en longitude1 rsultant de l'exc5tricit de l'orbite lunaire1 comb9e avec l'uni=mit du m\vem5t de rotation4 ,le livre des ,pr9cipes1 publi en #afhg1 emprunte au m\vem5t de la ,lune les exemples les plus dcisifs en faveur de la loi de la gravitation univ]selle4 ,newton y explique gomtriquem5t la rvolution des no$s de l'orbite en #ah ans #b_/c et la ratta*e l'action p]turbatrice du ,soleil4 ,il r5d compte aussi des pr9cipales 9galits en longitude1 mais1 comme ,hvlius1 croit que l'axe de rotation de la ,lune e/ p]p5diculaire l'cliptique4 ,le fait que la ,lune n\s prs5te t\j\rs la mme face e/ p\r lui un indice que le globe lunaire doit tre allong dans la direction de la ,t]re4 ,mais il n'y a aucune probabilit1 en dehors de conditions initiales trs p>ticulires1 p\r que cet tat de *oses ait t\j\rs t ralis4 ,on doit s'att5dre ce que notre satellite excute des oscillations aut\r de cette position d'quilibre relatif4 ,sa vitesse de rotation n'e/ donc pas exactem5t uni=me1 et la libration optique ou app>5te1 en longitude1 doit tre complique d'une libration relle4 ,l'importance de cette libration n'e/ pas indique p> la ?orie de ,newton4 ,jusqu' prs5t1 il n'a pas t possible de la mettre en vid5ce p> l'obs]vation1 non plus que l'allongem5t du globe lunaire v]s la ,t]re4 ,on n'a d'ailleurs pas con/at davantage un aplatissem5t suivant la ligne des ples4 ,le mridi5 ne prs5te1 p> rapport la =me circulaire1 que des 9galits purem5t accid5telles4 ,cette circon/ance tait prvoir d'aprs la ?orie de ,clairaut4 ,les limites _/#b et #e_/d sont ici #fjj fois plus petites environ que p\r la ,t]re4 ,mme dans l'hypo?se de l'homognx1 qui s]ait la plus favorable1 on n'entrevoit aucune *ance de con/at] l'aplatissem5t4 ,peu d'annes aprs la publication du livre des ,pr9cipes1 les lois exactes de la libration de la ,lune tai5t dc\v]tes p> ,dom9ique ,cass9i 7#afic74 ,ces lois sont les suivantes3 #a ,la ,lune t\rne aut\r d'un axe dont les ples sont fixes sa surface4 ,ce m\vem5t e/ uni=me2 sa priode e/ gale une rvolution sidrale de la ,lune4 #b ,l'axe de rotation e/ incl9 d'un angle con/ant et diffr5t de #ij sur l'cliptique4 #c ,l'axe de l'cliptique1 l'axe de rotation et l'axe de l'orbite sont con/amm5t p>allles un mme plan4 ,on not]a que1 si la premire loi n'tait pas rig\reuse1 t\tes les p>ties de la surface de la ,lune devi5drai5t visibles la longue4 ,ces rgles tant admises1 on peut prdire l'aspect du disque p\r une poque quelconque et ram5] t\tes les configurations obs]ves un tat de libration moy5ne4 ,on pr5d p\r orig9e des latitudes l'quateur1 p\r orig9e des longitudes le mridi51 fixe sur la surface de la ,lune1 qui j\it de la proprit de s'c>t] de quantits gales de "p et d'autre du c5tre app>5t4 ,cass9i avait publi antrieurem5t 7#afhj7 une ,c>te de la ,lune plus complte que celle d',hvlius4 ,il aurait pu1 p> l'application des lois qu'il avait poses1 donn] cette ,c>te une base ma?matique4 ,ce travail ne fut accompli que beauc\p plus t>d p> ,tobie ,may]1 a/ronome de ,goett+ue 7#agdh74 ,a la valeur #b #cj' donne p> ,cass9i p\r l'incl9aison de l'quateur sur l'cliptique1 il sub/itua la valeur beauc\p plus exacte #a #bi'4 ,le *iffre adopt auj\rd'hui e/ #a #ca'4 ,la ,c>te de ,tobie ,may] e/ la premire o l'on se soit con=m l'ori5tation app>5te dans les lunettes4 ,william ,h]s*el porta son att5tion de #aggg #aggi sur la topographie de la ,lune4 ,on lui doit une srie de mesures de la hauteur des montagnes4 ,ses rsultats sont bi5 plus faibles que ceux des obs]vateurs qui l'ont prcd ou suivi4 ,selon lui1 la hauteur des montagnes excd]ait r>em5t #ajjjm4 ,il e/ probable que ,h]s*el considrait comme la surface vritable de la ,lune celle des plateaux qui sp>5t les cirques et qu'il valuait la diffr5ce d'altitude entre le b\rrelet des cirques et le plateau extrieur4 ,on tr\ve des *iffres beauc\p plus =ts qu& on comp>e le rebord d'un cirque la pla9e intrieure1 ou le fond d'une m] aux montagnes qui en =m5t la limite4 ,h]s*el a cru1 div]ses reprises1 ap]cevoir des volcans en activit dans la p>tie obscure de la ,lune4 ,ailleurs1 il considre comme trs probable1 s9on c]ta91 que la ,lune e/ habite4 ,ni dans un cas ni dans l'autre1 ses obs]vations ou ses raisonnem5ts ne sont prs5ts s\s une =me qui entrane la conviction4 ,le premi] essai de topographie vraim5t dtaille e/ d ,s*rt]4 ,ses obs]vations1 comm5ces ,lili5?al en #aghd1 ont ab\ti la publication de deux volumes de ,sel5otopographis*e ,fragm5te1 p>us en #agia et #ahjb4 ,jamais avant lui on n'avait appliqu ce g5re de re*]*es des in/rum5ts aussi puissants4 ,l'un de ses tlescopes avait #ai p\ces d'ouv]ture4 ,s*rt] n'a po9t donn de ,c>te d'ensemble1 mais une multitude de dess9s p>tiels relatifs des phases div]ses4 ,dans ce travail1 accompli avec beauc\p de p]svrance1 il eut l'occasion d'enri*ir la nom5clature et de signal] de nombreux dtails re/s inap]u avant lui4 ,son titre le mieux c>actris e/ d'avoir inaugur une m?ode n\velle p\r l'valuation des hauteurs des montagnes4 ,elle repose sur la mesure micromtrique de l'ombre projete1 comb9e avec le calcul de la hauteur du ,soleil p\r le po9t qui e/ l'orig9e de l'ombre4 ,ce procd1 plus prcis que la mesure de la di/ance au t]m9ateur1 e/ applicable dans des cas mo9s limits4 ,t\tefois il e/ encore frqu5t qu'il tombe en dfaut1 et il ne f\rnit jamais que des diffr5ces entre le sommet d'une montagne et une pla9e vois9e4 ,s*rt] obs]va1 non sans surprise1 des div]g5ces manife/es entre ses dess9s d'une mme rgion1 effectus des poques diffr5tes4 ,dans un gr& nombre de cas1 il fut am5 conclure que des *angem5ts rels s'tai5t accomplis sur notre satellite4 ,mais ces conclusions n'ont pas t acceptes p> la gnralit des a/ronomes4 ,ils e/im5t ou bi5 que ,s*rt] n'a pas suffisamm5t t5u compte des app>5ces occasionnes p> le *angem5t des positions relatives de la ,t]re1 du ,soleil et de la ,lune1 ou bi51 dans les cas de div]g5ce c]ta9e1 que l'tat anci5 n'tait pas tabli p> un ensemble suffisant de tmoignages4 ,p\r affirm] qu'il y a eu modification physique1 il s]ait videmm5t dsirable d'avoir des ,c>tes lunaires tablies p> une m?ode vraim5t rig\reuse1 c'e/--dire reposant sur la triangulation d'un c]ta9 nombre de signaux bi5 *oisis4 ,p> des contrles rpts1 on peut assign] une limite suprieure l'erreur possible d'un rseau godsique2 et1 si l'un des sommets vi5t se dplac] d'une quantit suprieure cette limite1 la ,c>te e/ un tmo9 irrcusable qui peut atte/] la ralit du dplacem5t4 ,qu& le rseau e/ suffisamm5t s]r1 les dplacem5ts du mme ordre qui se produis5t dans l'intrieur des mailles peuv5t tre tablis avec une c]titude quival5te4 ,les po9ts du premi] ordre de la ,c>te de ,france1 p> exemple1 ne comport5t que quelques dcimtres d'erreur4 ,n\s n'en sommes pas l p\r la ,lune3 les positions slnographiques y sont facilem5t en erreur de #cj' prs des bords1 de #e' #aj' dans la p>tie c5trale4 ,cela ti5t deux causes3 #a l'inc]titude des lm5ts de la libration1 qui affecte le passage de la configuration app>5te la configuration moy5ne2 #b l'abs5ce d'objets gomtriquem5t df9is1 analogues aux signaux artificiels des godsi5s4 ,nulle "p n\s n'obs]vons de po9ts lum9eux inv>iablem5t lis la surface2 pas davantage d'artes vives1 dont l'int]section soit df9ie indp5damm5t de l'clairem5t solaire4 ,p\r combl] la premire lacune1 il suffit la rigueur d'avoir un seul signal bi5 df9i1 et d'obs]v] avec la p]svrance ncessaire sa situation p> rapport au c5tre app>5t du disque4 ,arago1 ,b\v>d et ,nicollet ont fait dans ce b1 de #ahjf #ahah1 d'importantes sries de mesures micromtriques4 ,l'objet *oisi tait le pic c5tral du cirque ,manilius4 ,ce *oix n'tait pas le plus heureux qu'on pt faire4 ,le sommet de ce pic e/ arrondi1 peut-tre multiple1 et il e/ probable que ce n'e/ pas t\j\rs le mme po9t que l'on adopte p\r sommet qu& l'clairem5t *ange4 ,depuis1 ,s*lt]1 ,wi*mann1 ,m4 ,franz ont excut avec l'hliomtre des sries analogues en pr5ant p\r po9t fondam5tal le c5tre du petit cratre ,moe/+ ,a1 bi5 circulaire et trs net4 ,on ne doit pas se flatt] cep5dant que l'apprciation du c5tre soit t\t fait indp5dante de la phase1 et l'on peut regrett] aussi qu'aucune de ces sries de mesures n'embrasse un int]valle quival5t la moiti de la rvolution des noeuds de la ,lune4 ,jusqu'ici1 ces oprations confirm5t l'exactitude des lois de ,cass9i et n'indiqu5t aucune libration relle v5ant s'aj\t] la libration optique4 ,elles p]mett5t de reg>d] l'orig9e des coordonnes lunaires comme fixe la surface du globe avec une approximation de quelques secondes d'arc4 7,on se rappell]a que l'arc de #a quivaut peu prs #bkm47 ,il e/ probable que cette inc]titude s]a bi5tt re/re9te1 dans une proportion notable1 p> l'emploi des docum5ts photographiques4 ,,mm4 ,franz1 ,hayn1 ,saund] ont entrepris dans ce b des travaux qui ne sont pas encore compltem5t publis4 ,quant prs5t1 la base de la ,slnographie ma?matique e/ encore la triangulation excute en #ahbd p> ,lohrmann1 complte de #ahcj #ahcg p> ,be] et ,mdl]4 ,ces deux d]ni]s auteurs ont donn une ,c>te complte l'*elle de #am environ p\r le diamtre de la ,lune1 avec une description topographique trs soigne4 ,*aque fois qu'ils se sont tr\vs en dsaccord avec leurs prdcesseurs1 ils ont exam9 les orig9es du conflit1 et t\j\rs ils sont arrivs la conclusion que les anci5s docum5ts devai5t tre t5us p\r suspects et que la ralit du *angem5t prsum tait =t d\teuse4 ,la seule opration graphique1 t5due l'ensemble de la ,lune1 qui ait m>qu un progrs sur l'ouvrage de ,be] et ,mdl]1 e/ la ,c>te de ,j4 ,s*midt1 directeur de l',obs]vatoire d',a?nes4 ,cette ,c>te1 reposant sur des obs]vations faites de #ahdh #ahgd et dresse l'*elle de #am1#hj p\r le diamtre lunaire1 e/ sans rivale p\r la cl>t du dess9 et l'abondance des dtails4 ,on doit reconnatre t\tefois qu'elle a s\v5t le c>actre d'une int]prtation discutable et ne peut prt5dre la ressemblance1 puisqu'elle ne se rapporte aucun clairem5t dt]m94 ,les incl9aisons du sol1 les te9tes des objets1 leur importance relative s]ont trs s\v5t mal apprcies l'inspection de la ,c>te seule 7fig4 #bd74 ,en l'abs5ce d'ombres1 de cotes ou de lignes de niveau1 on ne peut videmm5t espr] donn] une ide correcte du relief4 ,de mme que ,mdl]1 ,s*midt s'e/ s]vi de ha*ures1 mais sans p\voir les tablir dans une relation dt]m9e avec la p5te4 ,on a t5t de sortir de cette difficult p> une autre voie4 ,il e/ possible de con/ruire p> ttonnem5ts un modle en pltre qui1 s\s div]ses incid5ces de lumire1 donne la mme srie d'app>5ces qu'un paysage lunaire dans les phases successives4 ,cette m?ode laborieuse a t applique p> ,nasmy? et ,c>p5t]4 ,elle donne des images trs nettes1 trs expressives1 mais qui ne port5t pas leur contrle avec elles et qui1 p> suite1 ne doiv5t tre consultes qu'avec une c]ta9e dfiance4 ,elles ne saurai5t remplac] l'ensemble des dess9s qui ont s]vi les con/ruire1 c> elles font int]v5ir c]ta9es proprits physiques de la sub/ance employe1 et1 dans une plus l>ge mesure1 la p]sonnalit de l'oprateur4 ,on peut encore espr] qu'un dess9ateur consci5cieux ne figur]a ri5 dont il ne soit sr4 ,le m\leur le plus habile introduira fatalem5t des dtails qui n'exi/5t pas4 ,illu/ration3 ,fig4 #bd4 ,fragm5t de la ,c>te lunaire de ,s*midt4 7,le plus gr& cirque figur ici e/ ,ar*imde2 au-dessus se dploie en v5tail le massif des ,ap5n9s4--,comp>] avec la reprs5tation photographique de la mme rgion1 fig4 #cf47 ,en dehors de ces travaux d'ensemble1 de nombreux obs]vateurs se sont livrs des tudes topographiques de dtail4 ,mais on doit av\] que presque t\j\rs leurs dess9s support5t1 mo9s bi5 que la ,c>te de ,s*midt1 la comp>aison avec les photographies mod]nes4 ,il semble qu' la longue le dsir de montr] t\t ce qui peut se voir l'emporte t\j\rs sur le scrupule de ne figur] que ce que l'on a vu avec c]titude4 ,malgr t\t le labeur et l'habilet dp5ss dans cette direction1 il e/ ord9airem5t impossible de rconcili] ensemble les dess9s de s\rce diffr5te et l'on arrive la conviction que des *angem5ts app>5ts considrables peuv5t se manife/] sans qu'il y ait lieu de conclure des v>iations relles4 ,de plus1 la reprs5tation graphique d'un site un peu complexe ne se rapporte jamais une phase bi5 df9ie1 c> le temps ncessaire l'excution suffit p\r faire v>i] la place et l't5due des ombres4 ,dj ,riccioli avait t am5 p5s] qu'aucune altration p]man5te ne se produit plus la surface de la ,lune1 que celle-ci e/ totalem5t aride et inhabitable4 ,hvlius et ,h]s*el incl95t l'op9ion contraire4 ,cass9i cite des exemples de nuages et de po9ts lum9eux temporaires4 ,s*rt] et ,grui?uis51 a/ronome de ,mni*1 relv5t nombre d'objets facilem5t visibles1 omis sur les ,c>tes anci5nes4 ,ils croi5t p\voir en infr] que ces objets sont des =mations mod]nes4 ,be] et ,mdl] rep\ss5t cette conclusion4 ,l'enqute laquelle ils se sont livrs1 dans presque t\s les cas signals1 leur a montr que les slnographes du ,x,v,i,ie sicle n'ont p\ss assez lo9 ni l'exactitude gnrale1 ni le s\ci du dtail4 ,deux docum5ts de cette poque ne s'accord5t pas mieux entre eux qu'avec les docum5ts mod]nes4 ,en somme1 la p]man5ce e/ plus probable1 sauf deux ou trois po9ts o le d\te re/e p]mis4 ,mais ,be] et ,mdl]1 p> le c>actre uni=me et comprh5sif de leur travail1 donn5t une base plus solide aux discussions futures4 ,aucun objet net et t5du n'a pu leur *app]1 pas plus qu'aux photographies mod]nes4 ,p>mi les po9ts signals p> ,s*rt]1 comme (frant une app>5ce fugitive et *angeante1 se tr\v5t deux petits cirques vois9s1 p]ceptibles sans difficult dans les petits in/rum5ts4 ,ces deux orifices1 connus auj\rd'hui s\s les noms de ,messi] et ,messi] ,a1 se tr\v5t dans la m] de la ,fcondit4 ,du ct de l',e/ s'en *appe une d\ble trane lum9euse1 rectiligne1 qui simule =t bi5 une queue de comte 7fig4 #bh et #bi74 ,be] et ,mdl]1 dsireux de contrl] l'obs]vation de ,s*rt]1 revi5n5t sur ,messi] *aque fois qu'ils en r5contr5t l'occasion4 ,ce qui les frappe surt\t1 c'e/ la ressemblance absolue1 on p\rrait dire l'id5tit d'aspect des deux cirques4 ,voici1 sur ce sujet1 leurs propres p>oles3 ,prs de ce cirque d'clat #g1 de #afkm de diamtre1 se tr\ve l',e/ un cirque entirem5t semblable s\s t\s les rapports4 ,diamtre1 =me1 hauteur et pr(ondeur1 te9te de l'intrieur1 mme la position de quelques sommets sur le remp>t1 t\t s'accorde de telle faon qu'il doit y avoir l un jeu bi5 s+uli] du has>d ou l'int]v5tion de quelque loi encore inconnue de la nature4444 ,messi] e/ probablem5t cet objet que ,s*rt] 7,"p4 ,,ii1 #fhh7 incl9e considr] comme une app>ition lum9euse accid5telle4 ,n\s p\vons assur] que1 depuis #ahbi1 dans plus de trois c5ts occasions1 aussi s\v5t que cette rgion tait bi5 visible1 n\s l'avons t\j\rs vue telle que n\s l'avons dcrite1 alors qu'avec une app>5ce aussi prcise1 mme le plus lg] *angem5t de gr&eur de =me ou de te9te aurait d se faire rem>qu]1 et que l'obs]vation de ,s*rt] n\s engageait tudi] att5tivem5t cette localit4 ,bi5tt aprs1 en #ahdb1 ,grui?uis5 nota que les deux cirques ne p>aissai5t plus gaux4 ,webb rpta l'obs]vation en #ahee et en fit ressortir t\te l'importance4 ,cette 9galit1 qui avait pu *app] si longtemps l'att5tion d'obs]vateurs habiles et p]svrants1 tait dev5ue trs app>5te dans une mdiocre lunette4 ,il e/ auj\rd'hui facile de l'enregi/r] p> la ,photographie4 ,s\s un clairem5t oblique1 ,messi] se montre t\j\rs plus petit et mo9s net que ,messi] ,a1 le premi] tant aplati dans le s5s du mridi51 le second plus dvelopp en latitude4 ,c'e/ seulem5t p5dant quelques j\rs *aque mois que les deux cirques1 s\s un clairem5t presque normal1 app>aiss5t comme deux ta*es lum9euses gales4 ,il e/ contraire t\te vraisemblance que ,be] et ,mdl] ai5t limit leur exam5 cette c\rte priode notoirem5t dfavorable p\r l'apprciation des =mes4 ,il y a donc lieu de conclure qu'il s'e/ produit un *angem5t intr9sque et df9itif1 mais n\s ne voyons pas de raison suffisante p\r admettre1 avec ,m4 ,w4-,h4 ,pick]+1 qu'il y a v>iation priodique4 ,ces deux cirques sont1 comme beauc\p d'autres1 envelopps *acun d'une aurole claire1 peu prs circulaire4 ,ces auroles *app5t s\v5t la vue1 soit p>ce qu'elles ne =m5t pas un contra/e suffisant avec un fond dj trs lum9eux1 soit p>ce que leur te9te propre ne se dveloppe pas dans un clairem5t dj trs oblique4 ,prs du lev] ou du c\*] du ,soleil1 c'e/ le relief du b\rrelet qui dt]m9e l't5due app>5te du cirque4 ,qu& le ,soleil appro*e du mridi51 on ne voit plus que l'aurole1 et c'e/ p> elle que l'on apprcie l'importance de la =mation4 ,les deux orifices de ,messi] sont 9gaux1 les deux auroles sont gales3 de l la div]sit des jugem5ts4 ,n\s r5v]rons aux ,ouvrages spciaux p\r la discussion des cas analogues4 ,celui que n\s avons *oisi comme exemple e/ le plus frappant1 p>ce que1 dans aucun autre1 la diffr5ce entre l'tat initial et l'tat actuel n'e/ atte/e p> autant de tmoignages concordants4 ,si rellem5t des *angem5ts de cet ordre se produis5t encore1 ils ne peuv5t manqu] d'tre mis en lumire un j\r ou l'autre p> la comp>aison des docum5ts photographiques4 ,dsormais1 c'e/ cette n\velle s\rce d'in=mations que n\s aurons rec\rs2 mais1 p\r l'int]prt] plus srem5t1 il s]a utile que n\s empruntions la ,mcanique cle/e et la ,physique quelques donnes sur les d]ni]s tats que notre satellite a trav]ss avant de p>v5ir sa configuration actuelle et sur les =ces qui peuv5t rgn] sa surface4 ,,*apitre ,,ix4 ,,la ,,g5,,se ,,du ,,globe ,,lunaire ,,et ,,les ,,conditions ,,physiques ,a ,,sa ,,surface4 ,on connat la conception sduisante p> laquelle ,laplace a t5t de rsum] dans ses gr&es lignes la =mation du sy/me solaire4 ,prs5te p> l'illu/re auteur1 avec la dfiance que doit inspir] t\t ce qui n'e/ pas un rsultat de l'obs]vation ou du calcul1 l'hypo?se nbulaire pr5d plus de prcision et de consi/ance mesure que l'on considre des poques plus rappro*es de la ntre1 des tats plus vois9s de l'tat actuel4 ,elle e/ capable1 en p>ticuli]1 de f\rnir des indications prcieuses si on l'applique au sy/me re/re9t =m p> la ,t]re et la ,lune1 et dans lequel le ,soleil int]vi5t comme ag5t de p]turbation4 ,l'tat primitif n\s e/ absolum5t inconnu et celui dont ,laplace e/ p>ti ne reprs5te pas mme ici une approximation vraisemblable4 ,la m>*e rationnelle s]ait donc la suivante3 p>tir de l'tat actuel1 introduire comme fonctions du temps les pr9cipaux lm5ts du sy/me1 volumes1 d5sits1 dures de rotation et de rvolution2 =m] les quations diffr5tielles dont ces fonctions dp5d5t2 les intgr] au mo9s approximativem5t2 dans les intgrales1 donn] au temps des valeurs positives ou ngatives1 suivant que l'on veut prvoir l'av5ir ou recon/itu] le pass4 ,ce programme1 pris la lettre1 dpasse encore les ress\rces de l',analyse4 ,il faut le modifi] en p>tant d'un tat fictif1 aussi vois9 que possible de l'tat actuel1 mais *oisi de manire facilit] le calcul4 ,on peut espr] obt5ir a9si au mo9s un ap]u de la manire dont les *oses se sont passes4 ,la t5tative la plus heureuse qui ait t faite dans ce s5s e/ celle de ,m4 ,g4-,h4 ,d>w91 dont les ,mmoires ont p>u dans les ,philosophical ,transactions4 ,n\s allons essay] de rsum] ici les conclusions du plus important#aj4 ,note #aj3 ,g4-,h4 ,,d>w91 ,on ! precession ( a visc\s sph]od & on ! remote hi/ory ( ! ,e>? 7,phil4 ,trans41 vol4 ,,clxx1 #ahgi74 ,m4 ,d>w9 suppose la ,t]re et la ,lune encore fluides et homognes1 la viscosit con/ante1 le plan de l'orbite lunaire en concid5ce avec le plan de l'cliptique4 ,les autres lm5ts1 p>tant de leurs valeurs actuelles1 vont v>i]1 et la pr9cipale cause de cette v>iation s]a le frottem5t des m>es4 ,illu/ration3 ,fig4 #be4 ,on compr5d sans pe9e l'orig9e de ce frottem5t 7fig4 #be74 ,si une plante ,p t\rne dans le s5s direct1 en prs5ce d'un autre corps ,c1 l'attraction de ce corps va provoqu] la =mation d'un b\rrelet saillant b1 situ du ct de ,c4 ,le m\vem5t diurne1 suppos plus rapide que le m\vem5t de rvolution1 emporte ce b\rrelet v]s l',e/1 mais l'attraction du corps ,c t5d le ram5] sur la ligne ,,pc4 ,le b\rrelet liquide e/ donc con/amm5t tran sur la plante et agit comme un fre9 p\r te9dre la vitesse de rotation4 ,l'action cont9ue dans le mme s5s tant que la dure de la rvolution sidrale 7que l'on peut appel] mois7 surpasse celle de la rotation diurne 7que l'on peut appel] j\r74 ,l'action s'arrte1 en mme temps que les m>es1 qu& le mois e/ dev5u gal au j\r1 et la plante ,p pr5d1 d'une faon p]man5te1 une =me allonge dans la direction ,,pc4 ,a9si l'action de la ,t]re a ralis p\r la ,lune cette galit1 enf]me dans la premire loi de ,cass9i4 ,on peut se dem&] p\rquoi l'effet correspondant ne s'e/ pas produit p\r la ,t]re1 et p\rquoi notre j\r sidral n'e/ pas dev5u gal la rvolution sidrale de la ,lune4 ,mais il e/ facile de voir qu'entre notre globe et son satellite la p>tie tait lo9 d'tre gale4 ,la ,t]re1 plus volum9euse1 provoque sur la ,lune des m>es bi5 plus =tes4 ,le fre9 mis en jeu1 agissant sur une masse mo9dre1 e/ plus efficace4 ,la ,t]re agit #abjjj fois plus vite p\r ral5tir la rotation de la ,lune que la ,lune p\r ral5tir la rotation de la ,t]re4 ,ce phnomne a des rp]cussions qui n'app>aiss5t pas premire vue1 mais dont le calcul dmontre la ncessit4 ,l'n]gie c9tique disp>ue dans le ral5tissem5t de la rotation de la plante ,p doit 9vitablem5t se retr\v] quelque "p4 ,il y a1 en effet1 *auffem5t de la plante ,p1 ou attnuation du refroidissem5t si celle-ci rayonne v]s l'espace4 ,mais ce n'e/ pas t\t3 le b\rrelet b attirant la plante ,c du ct o dj elle t5d se m\voir1 augm5te sa vitesse l9aire et la fait sortir de son orbite relative4 ,a cette augm5tation de di/ance correspond un ral5tissem5t dans le m\vem5t angulaire4 ,en somme1 si n\s considrons l'effet des m>es t]re/res1 il y a transport d'n]gie c9tique du m\vem5t diurne de la ,t]re au m\vem5t orbital de la ,lune4 ,a ct de cette rp]cussion relle1 il peut s'en produire une autre qui n'e/ qu'app>5te4 ,nos procds de mesure du temps sont fonds sur la con/ance prsume du j\r sidral4 ,si la rotation de la ,t]re se ral5tit1 le j\r sidral s'allonge4 ,les phnomnes mesurs avec cette unit devi5n5t en app>5ce plus rapides4 ,c'e/ le cas p\r le m\vem5t angulaire de la ,lune qui subirait une acclration app>5te suprieure1 comme ,m4 ,d>w9 le dmontre1 son ral5tissem5t rel4 ,ces rsultats subsi/5t p\r t\tes les hypo?ses vraisemblables sur la viscosit4 ,si l'on supposait1 au contraire1 la masse de la ,t]re solide et p>faitem5t la/ique1 on tr\v]ait p\r le moy5 m\vem5t de la ,lune une acclration relle de #c1e et p\r le j\r sidral une dure presque inv>iable4 ,les conclusions de ,m4 ,d>w9 sont rsumes dans le ,tableau suivant1 qui n\s retrace gr&s traits1 p\r une priode de #ef millions d'annes en remontant dans le pass1 l'hi/oire de la ,t]re et de son satellite3 ,colonnes3 ,a3 ,temps 7--t7 en annes4 ,b3 ,j\r sidral en heures de temps moy54 ,c3 ,rvolution sidrale en j\rs moy5s4 ,d3 ,obliquit de l'cliptique4 ,e3 ,inv]se de l'ellipticit4 ,f3 ,di/ance de la ,t]re la ,lune en rayons t]re/res4 ,g3 ,*aleur eng5drs en degrs ,f>5heit4 tats ,a ,b ,c ,d ,e ,f ,g h m j ' tat initial #j #bc4ef #bg4cb #bc4bh #bcb #fj1d #j ,i #df #cjj #jjj #ae4cj #ah4fb #bj4dj #if #df1h #bbe ,,ii #ef #fjj #jjj #i4ee #h4ag #ag4bj #dj #bg1j #gfj ,,iii #ef #hjj #jjj #g4ej #c4ei #ae4cj #be #ae1f #acjj ,,iv #ef #haj #jjj #f4de #a4eh #ad4be #ah #i1j #agfj ,on voit qu'une trans=mation trs pr(onde s'accomplit dans un temps relativem5t c\rt p>tir de l'poque t -#ef #fjj #jjj4 ,en remontant v]s cette poque1 on assi/e une dim9ution de plus en plus rapide du j\r1 du mois et de l'obliquit4 ,cela ti5t ce que1 la ,lune se rappro*ant de la ,t]re1 la =ce ret>datrice des m>es augm5te normm5t4 ,il e/ vrai qu'avec une rotation plus rapide la production des m>es s]ait plus =tem5t entrave p> le frottem5t intrieur1 ce qui fait1 jusqu' un c]ta9 po9t1 comp5sation4 ,en prolongeant ce ,tableau1 on arriv]ait l'poque o la ,t]re et la ,lune tai5t confondues ensemble4 ,la m?ode de calcul de ,m4 ,d>w9 ne peut plus s]vir de guide dans le dtail1 lorsqu'on appro*e de cette limite4 ,t\tefois le pr9cipe de la cons]vation des aires montre que1 au mom5t o la ,lune s'e/ sp>e de la ,t]re1 le mois et le j\r avai5t p\r valeur commune #e;h #cfm4 ,la sp>ation a pu tre provoque p> l'action des m>es solaires comb9es avec la =ce c5trifuge4 ,on peut imag9] des circon/ances o ces m>es aurai5t acquis une trs gr&e int5sit1 p> exemple si la m>e solaire semi-diurne avait peu prs mme priode que l'oscillation libre du sphrode4 ,ce ne s]ait pas alors un anneau qui se dta*]ait1 mais une excroissance4 ,sa sp>ation s]ait accompagne d'une rupture d'quilibre et de fluctuations viol5tes4 ,la mise en lib]t d'un anneau complet s]ait plus con=me l'esprit gnral de l'hypo?se de ,laplace1 mais le passage de cet anneau un satellite unique s\lve1 de l'aveu de t\s les gomtres qui se sont occups de la "q1 de trs gr&es difficults mcaniques4 ,si l'on considre la ,lune comme rassemble en un globe unique aussitt aprs sa sp>ation 7c'e/ l'hypo?se que prfre ,m4 ,d>w971 le mois augm5te ds le db un peu plus vite que le j\r1 et l'influ5ce rciproque des m>es int]vi5t p\r allong] l'un et l'autre1 t\t en loignant la ,lune de la ,t]re4 ,la *aleur dveloppe p> le passage de la ,t]re de la dure de rotation primitive 7#e;h #cfm7 la dure de rotation actuelle 7#bc;h #efm7 suffirait1 si elle tait applique d'un seul c\p1 p\r lev] la temprature de la ,t]re de #cjjj ,f>5heit4 ,mais il va de soi que la plus gr&e p>tie de cette *aleur a d se dissip] dans l'espace4 ,peut-on suppos] qu'une p>tie de l'volution qui vi5t d'tre dcrite r5tre dans les temps gologiques8 ,cela e/ possible si l'on admet avec ,m4 ,d>w9 qu'un globe visqueux1 mme rec\v]t d'une crote m9ce1 e/ susceptible d'pr\v] des m>es c\rte priode comme si la fluidit tait p>faite4 ,l'alt]nance plus rapide des j\rs et des nuits devait donn] plus d'n]gie aux v5ts1 aux c\rants m>9s1 aux cyclones1 acclr] le travail des eaux la surface4 ,cela e/ con=me ce que n\s savons des trans=mations de l'poque quat]naire1 o les c\rs d'eau1 plus volum9eux qu'auj\rd'hui1 travaillai5t plus efficacem5t au creusem5t de leurs valles4 ,le frottem5t des m>es a cess de se produire p\r la ,lune p> suite de l'galit tablie entre la dure de rotation et la dure de rvolution4 ,mais il doit tre encore s5sible p\r la ,t]re4 ,cette action ret>datrice peut r5dre compte1 p\r une "p1 de l'acclration sculaire app>5te du m\vem5t de la ,lune en longitude4 ,comme elle agit surt\t sur l'quateur t]re/re1 elle t5d produire sur notre globe une sorte de torsion1 avec plissem5t sup]ficiel4 ,m4 ,d>w9 a *]* prvoir dans un second ,mmoire 7,phil4 ,trans41 ,vol4 ,,clxx1 #ahgi7 la =me ?orique de ces plis4 ,le dess9 donn n'a pas une relation bi5 app>5te avec la figure des cont95ts ni avec le trac des *anes de montagnes4 ,de la =me de la ,lune4--,la rotation de la ,lune sur elle-mme e/ l5te2 la =ce c5trifuge l'quateur n'e/ qu'une fraction insignifiante de la pesanteur4 ,si donc la ,lune n'tait pas en prs5ce de la ,t]re1 elle p\rrait1 tant considre comme une masse fluide et homogne1 tre en quilibre s\s la =me d'un ellipsode de rvolution trs peu aplati4 ,mais l'attraction de la ,t]re la surface de la ,lune n'e/ pas ins5sible p> rapport celle de la ,lune elle-mme2 d'o l'impossibilit que le globe lunaire soit de rvolution4 ,qu& les dures de rotation et de rvolution sont dev5ues gales1 le b\rrelet des m>es pr5d sur la ,lune une position fixe2 il e/ con/amm5t ori5t v]s la ,t]re1 avec une oscillation limite correspondant la libration en longitude4 ,du j\r o la solidification complte int]vi5t1 n\s devons avoir une figure ovode1 l'allongem5t le plus prononc ayant lieu dans la direction de notre globe4 ,le problme1 considr dans t\te sa gnralit1 e/ d'un traitem5t ma?matique trop pnible4 ,on le rduit1 p\r la facilit du calcul1 aux t]mes suivants 7,,tiss]&1 ,mcanique cle/e1 t4 ,,ii1 p4 #aaj73 ,tr\v] la figure d'quilibre d'une masse fluide1 homogne1 anime d'un m\vem5t de rotation uni=me aut\r d'un axe fixe ,ox passant p> son c5tre de gravit ,o4 ,t\tes les molcules de la masse fluide s'attir5t mutuellem5t suivant la loi de ,newton et sont s\mises en outre l'attraction d'un c5tre loign ,c situ dans le plan de l'quateur4 ,on suppose qu'en v]tu de celle d]nire =ce le po9t ,o dcrit un c]cle ayant son c5tre en ,c et que la dure de la rvolution e/ gale celle de la rotation de la masse fluide aut\r de ,ox4 ,la "q tant a9si prcise1 on tr\ve comme figure d'quilibre un ellipsode trois axes 9gaux4 ,l'axe de rotation e/ le plus petit2 l'axe dirig v]s la ,t]re e/ le plus gr&4 ,l'aplatissem5t de la section ori5te v]s la ,t]re e/ quatre fois plus gr& que celui de la section p]p5diculaire4 ,ces aplatissem5ts sont d'ailleurs faibles1 respectivem5t gaux #cge_/7aj;exp#g7 et #id_/7aj;exp#g74 ,la diffr5ce des rayons extrmes p\rrait all] #fjm4 ,c'e/ dire qu'il y a peu d'espoir de la mettre en vid5ce p> des mesures micromtriques4 ,il e/ probable que ces rsultats s]ai5t peu modifis si l'on supposait la ,lune htrogne1 avec d5sit croissante de la surface au c5tre4 ,la d5sit moy5ne de la ,lune surpasse pe9e #c1 et il e/ croire1 p> suite1 qu'elle e/ plus homogne que la ,t]re3 ses matriaux ont d tre emprunts aux c\*es sup]ficielles et peu d5ses de notre globe4 ,indications f\rnies p> la ?orie de la libration4--,on peut =m] les quations du m\vem5t de la ,lune aut\r de son c5tre de gravit en ayant g>d l'attraction mutuelle de ses div]ses p>ties et l'attraction de la ,t]re4 ,l'action p]turbatrice du ,soleil a peu d'importance4 ,de ce que les ples se dplac5t peu la surface1 il rsulte que l'axe de rotation re/e vois9 de l'un des axes pr9cipaux d'in]tie4 ,p> suite un autre axe pr9cipal d'in]tie fait con/amm5t un axe trs petit avec le rayon vecteur m5 du c5tre de la ,lune la position moy5ne de la ,t]re4 ,le calcul montre que les deux pr9cipales lois de ,cass9i 7con/ance de l'incl9aison de l'axe de rotation sur l'cliptique1 concid5ce des noeuds de l'quateur et de l'orbite sur l'cliptique7 sont lies ensemble4 ,*acune peut tre reg>de comme la consqu5ce de l'autre4 ,la fixit de l'axe de rotation dans l'intrieur de la ,lune n'a pas un c>actre ncessaire4 ,elle dp5d des conditions initiales4 ,d'aprs ,poisson1 l'axe de rotation dcrit l'intrieur de la ,lune un cne de rvolution4 ,d'aprs un calcul plus exact1 d ,*>les ,simon1 l'axe de rotation oscille dans un plan pr9cipal4 ,en pratique1 la di/9ction n'a pas beauc\p d'importance4 ,les excursions de l'axe de rotation sont c]ta9em5t priodiques et t\j\rs petites4 ,jusqu' prs5t l'obs]vation ne les a pas mises en vid5ce4 ,dsaccord entre la ?orie de l'quilibre d'une masse fluide homogne et la ?orie de la libration4--,la premire ?orie donne1 comme n\s l'avons vu1 p\r l'aplatissem5t de la section pr9cipale la plus d=me #cge x 7#aj;exp#g74 ,la ?orie de la libration donne p\r l'aplatissem5t de cette mme section 7t\j\rs dans l'hypo?se de l'homognx7 #fad x 7#aj;exp-#f71 valeur seize fois plus =te4 ,on ne doit pas se flatt] de rtablir l'accord en t5ant compte de ce que la ,lune n'e/ pas homogne4 ,la discordance devi5t encore plus gr&e si l'on suppose1 comme il e/ naturel1 que la d5sit croisse de la surface au c5tre4 ,on doit en conclure que la figure actuelle de la ,lune ne rpond pas aux conditions d'quilibre d'une masse fluide4 ,notre satellite a d se d=m] d'une manire s5sible depuis que sa surface s'e/ solidifie1 et cette d=mation s'e/ rp]cute sur les con/antes de la libration4 ,de l'allongem5t actuel de la ,lune v]s la ,t]re4--,hans5 et ,j4 ,h]s*el ont admis que la ,lune1 en raison de sa con/itution htrogne1 p\vait prs5t] un allongem5t v]s la ,t]re1 suprieur mme celui qu'indique la ?orie de la libration1 et qui comporte une diffr5ce de #akm entre les rayons extrmes4 ,ils ont aussi considr comme possible une dissymtrie extrieure entre les deux hmisphres1 dissymtrie comp5se p> la di/ribution des masses intrieures de manire respect] l'iso/ase4 ,si l'hmisphre qui n\s fait face e/ beauc\p plus r5fl que l'autre1 il =me une va/e excroissance montagneuse prive d'air et d'eau4 ,l'atmosphre et les m]s s]ai5t relgues sur l'hmisphre invisible4 ,cette dissymtrie contribu]ait videmm5t ma9t5ir le gr& axe de la ,lune dirig v]s la ,t]re4 ,port un c]ta9 degr1 le r5flem5t p\rrait tre mis en vid5ce p> l'tude de la libration4 ,en effet1 p\r un mme dplacem5t angulaire aut\r d'un axe p]p5diculaire la ligne de vise1 les po9ts du c5tre du disque pr\v]ai5t un dplacem5t app>5t plus gr& que les po9ts vois9s des bords1 mme si l'on suppose la ,lune sphrique4 ,et1 si on la suppose allonge v]s la ,t]re1 le dplacem5t relatif des po9ts vois9s du c5tre se tr\ve encore augm5t4 ,sur le conseil de ,hans51 ,gussew a entrepris d'tudi] ce po9t de vue deux photographies de ,w>r5 de la ,rue4 ,son travail 7,bullet9 de l',acadmie de ,sa9t-,pt]sb\rg1 #ad octobre #ahei7 conclut un allongem5t norme #j1jee4 ,ce rsultat1 bi5 qu'ayant obt5u l'ass5tim5t de ,hans51 n'a pas t admis en gnral p> les a/ronomes4 ,rcemm5t ,m4 ,franz 7,obs]vations de ,knigsb]g1 ,vol4 ,,xxxviii7 a repris la discussion des mesures de ,gussew1 et montr qu'elles ne ju/ifi5t pas ses conclusions4 ,m4 ,franz a mesur micromtriquem5t1 dans le mme b1 c9q cli*s de l',obs]vatoire ,lick1 et il a tr\v que l'allongem5t v]s la ,t]re e/ ins5sible4 ,de l'atmosphre de la ,lune4--,au mom5t de la sp>ation de la ,t]re et de la ,lune l'attraction prpondrante du globe le plus gros a d ne laiss] au plus petit qu'une faible fraction de l'atmosphre totale4 ,il e/ vrai que cette atmosphre p\vait tre alors beauc\p plus importante qu'auj\rd'hui4 ,en fait l'atmosphre de la ,lune a ma9t5ant une d5sit extrmem5t faible4 ,le bord du ,soleil n'pr\ve ni affaiblissem5t ni d=mation au vois9age du bord de la ,lune dans les clipses4 ,le spectre visible de la ,lune e/ le mme que celui de la lumire solaire reue directem5t1 et les raies d'orig9e atmosphrique ne s'y montr5t pas plus int5ses4 ,le critrium qui semble devoir (frir la s5sibilit la plus gr&e e/ f\rni p> les occultations d'toiles4 ,a l'entre et la sortie1 dans une occultation c5trale1 l'toile doit p>atre dvie1 en des s5s contraires1 d'un arc gal au d\ble de la rfraction horizontale la surface de la ,lune4 ,or la rfraction horizontale atte9t sur la ,t]re #cj' #ce'4 ,d'autre "p1 la prs5ce d'une atmosphre augm5te le rayon app>5t de l'a/re dans une mesure qui dp5d la fois de la d5sit de l'atmosphre et de sa hauteur1 mais qui1 c]ta9em5t1 e/ bi5 mo9dre que le d\ble de la rfraction horizontale4 ,on doit donc1 en p>tant du diamtre app>5t mesur directem5t1 tr\v] p\r les occultations une dure trop longue4 ,inv]sem5t le diamtre calcul d'aprs la dure des occultations s]a plus petit que le diamtre mesur directem5t4 ,bessel a considr comme tabli p> l'expri5ce que la diffr5ce ne s'levait pas #a4 ,il en a conclu que l'atmosphre devait tre au mo9s #ijj fois plus r>e la surface de la ,lune qu' la surface de la ,t]re4 ,cette conclusion p>at excessive4 ,on possde auj\rd'hui des occultations obs]ves plus exactem5t et en nombre beauc\p plus gr& qu'au temps de ,bessel4 ,leur discussion montre que la diffr5ce des diamtres dt]m9s p> les deux m?odes e/ bi5 relle4 ,on peut l'e/im] #a ou mme #b et son signe e/ bi5 celui que fait prvoir la ?orie1 s'il exi/e une atmosphre rfr+5te4 ,il y a donc lieu de considr] la limite #a_/ijj pose p> ,bessel comme une valeur vraisemblable de la d5sit de l'atmosphre lunaire la surface4 ,a cause de la mo9dre pesanteur sur la ,lune1 l'atmosphre s'y rp>tirait sur une hauteur bi5 plus gr&e et1 #aejkm d'altitude1 les deux atmosphres p\rrai5t avoir des d5sits comp>ables4 ,or1 #aejkm de hauteur1 l'atmosphre t]re/re e/ encore capable de produire des effets s5sibles1 de port] les toiles filantes l'inc&esc5ce1 de diffus] les rayons solaires1 de t5ir de f9es p\ssires en susp5sion4 ,disp>ition de l'atmosphre lunaire4--,l'exam5 de la surface de notre satellite donne lieu de p5s] qu'il a possd autrefois une atmosphre plus importante1 et que1 p> la suite1 cette enveloppe fluide s'e/ rsorbe ou dissipe4 ,la premire explication e/ suggre p> div]s phnomnes *imiques4 ,une lvation de temprature de quelques c5ta9es de degrs la surface de la ,t]re f]ait r5tr] dans l'atmosphre la totalit de l'eau des m]s et une gr&e p>tie de l'acide c>bonique cont5u dans l'corce4 ,d'o augm5tation trs =te dans la hauteur et la pression de l'atmosphre4 ,inv]sem5t le refroidissem5t plus rapide du sol lunaire1 jo9t sa nature absorbante1 a pu fix] dans des comb9aisons solides et s\/raire la circulation la totalit des lm5ts liquides ou gazeux4 ,mais il se peut aussi que les gaz ai5t disp>u p> mission directe dans l'espace4 ,les gaz trs r>fis ne suiv5t plus les lois ord9aires des mlanges4 ,la hauteur limite de l'atmosphre e/ v>iable d'un gaz l'autre1 et ceux dont le poids atomique e/ mo9dre s'lv5t plus haut que les autres4 ,or la ,lune laisse *app] t\te molcule lance suivant la v]ticale asc5dante avec une vitesse suprieure #bkm1#ch p> seconde4 ,il e/ probable que cette vitesse e/ frquemm5t atte9te p\r t\s les gaz et que1 p> suite1 la ,lune e/ incapable d'en ret5ir aucun4 ,m4 ,g4-,j4 ,/oney 7,transactions ( ! ,r4 ,dubl9 ,society1 ,vol4 ,,vi1 srie #b7 admet que la temprature la limite de l'atmosphre t]re/re e/ -#ff ,c4 ,a cette temprature les molcules d'hydrogne et d'hlium1 de poids atomique #a et #b1 ont respectivem5t p\r vitesse moy5ne #afjcm et #aaccm p> seconde4 ,sur la ,t]re1 o une vitesse de #ajkm #abkm p> seconde suffit p\r assur] l'vasion1 l'hydrogne et l'hlium s'*app5t1 la vapeur d'eau ne s'*appe pas4 ,il semble donc qu'une vitesse gale #i ou #aj fois la vitesse moy5ne e/ encore assez frquemm5t ralise p\r qu'une dp]dition assez rapide en rsulte4 ,sur la ,lune t\s les gaz connus1 sans exception1 s'*app5t la longue plus facilem5t que l'hlium sur la ,t]re4 ,il n'y a donc pas s'tonn] que la ,lune n'ait plus d'atmosphre4 ,mais ri5 ne dit qu'elle n'en ait pas eu une assez importante dans le pass4 ,que sont dev5ues ces molcules g>es8 ,celles dont la vitesse tait peu prs p]p5diculaire au m\vem5t relatif de la ,lune ont d tre reprises p> la ,t]re1 surt\t lorsque les deux plantes tai5t assez vois9es l'une de l'autre4 ,le plus gr& nombre a d =m] un anneau de p>ticules trs dissm9es1 circulant indp5damm5t les unes des autres aut\r du ,soleil1 et dont l'orbite de la ,t]re con/ituait la ligne c5trale4 ,il y aurait l une explication possible de la lumire zodiacale4 ,de la temprature de la ,lune4--,il n'e/ pas d\teux que la ,lune ne se soit refroidie plus vite que la ,t]re1 p> cela seul qu'elle e/ plus petite4 ,la ,lune e/ arrive la premire possd] une crote assez paisse1 o la *aleur int]ne ne contribue plus que dans une mesure insignifiante entret5ir la temprature de la surface4 ,celle-ci oscille s\s l'influ5ce alt]native du rayonnem5t solaire et du refroidissem5t nocturne1 limit p> la prs5ce de l'atmosphre4 ,on ne peut d\t] que cette influ5ce de l'atmosphre ne soit considrable4 ,dans la zone torride les sommets des trs hautes montagnes sont *>gs de neiges p]ptuelles1 et le refroidissem5t nocturne y e/ bi5 plus int5se que p\r les pla9es situes leur base4 ,on ne voit1 p\r expliqu] cette diffr5ce1 d'autre motif que la r>et de l'air et de la vapeur d'eau4 ,or les sommets des plus hautes montagnes t]re/res sont encore lo9 d'atte9dre la limite suprieure de l'atmosphre4 ,l'lim9ation totale de celle-ci s]ait accompagne d'un refroidissem5t encore plus gr&4 ,n\s devons donc n\s att5dre ce que la ,lune soit une basse temprature et il e/ c]ta91 en effet1 que la *aleur qu'elle n\s envoie n'e/ pas s5sible p\r nos organes1 ni mme1 dans les conditions ord9aires d'expri5ce1 p\r un !rmomtre4 ,si le refroidissem5t nocturne e/ int5se sur notre satellite1 l'*auffem5t dans le j\r semble devoir y tre important4 ,en effet1 les j\rs de la ,lune val5t #ad des ntres et1 dans cet int]valle1 t\s les po9ts de la zone quatoriale voi5t le ,soleil pass] prs de leur zni?4 ,quelle que soit la nature de la surface1 une c]ta9e fraction des rayons solaires doit s'y absorb] et relev] la temprature4 ,n\s p\vons d'ailleurs con/at] premire vue qu'il ne s'accomplit pas de rflexion spculaire4 ,aussi ,j4 ,h]s*el p5sait que le po9t d'bullition de l'eau devait tre dpass quotidi5nem5t4 ,d'autres a/ronomes ont p5s que le sol lunaire devait appro*] de la temprature du f] r\ge4 ,en #ahdf ,melloni1 oprant sur le ,vsuve l'aide d'un !rmopile et du galvanomtre rcemm5t inv5t1 russit p\r la premire fois mettre en vid5ce une manife/ation s5sible de la *aleur r5voye p> la ,lune4 ,"l ,rosse et le ,dr ,bo$dik] ont obt5u des rsultats encore plus nets4 ,ils valu5t #ejj ,c4 l'abaissem5t de temprature qui se produit sur la ,lune dans le c\rs d'une clipse totale4 ,le refroidissem5t conscutif la disp>ition du ,soleil e/ donc beauc\p plus rapide que sur la ,t]re1 ce qui met bi5 en vid5ce le rle protecteur de l'atmosphre4 ,les radiations solaires1 pntrant dans le sol t]re/re1 s'y trans=m5t en radiations obscures2 il p>at probable que l'atmosphre les reti5t au passage et que ce dfaut de transp>5ce ou cette facult de capture rsid5t surt\t dans la vapeur d'eau et l'acide c>bonique4 ,depuis ,langley a ralis une comb9aison beauc\p plus s5sible du !rmopile et du galvanomtre4 ,avec cet app>eil1 qu'il a nomm bolomtre1 il a pu explor] le spectre solaire1 du ct de l'infr>\ge1 bi5 au del des limites antrieurem5t admises1 et il a reconnu que la majeure p>tie de l'n]gie calorifique du ,soleil1 les trois qu>ts peut-tre1 rside en dehors du spectre visible4 ,mais un autre rsultat inatt5du des expri5ces de ,langley e/ que ces rayons obscurs trav]s5t une atmosphre pure et s*e plus facilem5t que ne le fait la *aleur lum9euse4 ,dans un travail excut avec ,m4 ,v et publi en #ahhiaa ,langley arrive aux conclusions suivantes3 ,la p>tie du disque lunaire qui n'e/ pas actuellem5t claire du ,soleil ne n\s envoie pas plus de *aleur que le fond du ciel4 ,note #aa3 ,,langley et ,,v1 ,! temp]ature ( ! ,moon4 ,am]ican ,j\rnal ( ,sci5ce1 vol4 ,,xxxviii1 #c;e srie4 ,la p>tie du disque lunaire qui voit le ,soleil e/1 sans exception1 plus *aude que le fond du ciel4 ,l'app>eil e/ assez s5sible p\r manife/] la #aejj;e p>tie de la radiation totale de la ,lune4 ,la *ute de temprature qui se produit sur la ,lune p5dant la dure d'une clipse totale n'e/ pas aussi =te que "l ,rosse l'avait p5s4 ,elle e/ cep5dant suprieure celle qui se produit dans l'paisseur de l'atmosphre t]re/re s\s une latitude quelconque4 ,il y a dans le spectre lunaire deux maxima di/9cts obs]vables1 l'un correspondant la radiation rfl*ie1 l'autre la radiation propre du sol4 ,la position du second maximum1 reprs5tant la *aleur rayonnante invisible1 p]met une valuation de la temprature du sol4 ,cette valuation e/ =t inc]ta9e4 ,on peut admettre cep5dant que la temprature de la ,lune ne s'lve pas au-dessus de #j c5tigrade4 ,il n'y aurait donc pas1 en dehors de l'exam5 dtaill du sol1 de raison suffisante p\r exclure l'ide que la ,lune soit1 en t\t ou en p>tie1 c\v]te de glace4 ,faute d'une temprature assez leve cette glace n'aurait jamais occasion de fondre ou d'mettre des vapeurs s5sibles4 ,cette conclusion a s\lev des objections nombreuses4 ,on s'explique mal1 en l'abs5ce de t\t cran protecteur1 ce qui frapp]ait a9si les rayons solaires d'impuissance4 ,m4 ,v1 collaborateur de ,langley1 a repris les mesures avec des app>eils plus p]fectionns#ab4 ,la transmission p> le v]re lui a p]mis de di/+u]1 dans la radiation de la ,lune1 la radiation solaire rfl*ie de celle qui mane rellem5t du sol lunaire *auff4 ,en effet1 une lame de v]re qui laisse pass] #j1gg de la radiation solaire transmet seulem5t #j1jb de la radiation d'une s\rce basse temprature1 telle qu'un cube noirci rempli d'eau b\illante4 ,f9alem5t ,m4 ,v a tr\v1 comme il fallait s'y att5dre1 que la surface solide de la ,lune1 mo9s rfl*issante que les nuages de l'atmosphre t]re/re1 doit mieux pr(it] de la *aleur incid5te4 ,la temprature moy5ne de l'hmisphre clair doit tre vois9e de #ig ,c4 ,le po9t qui voit le ,soleil au zni? doit s'*auff] jusqu' #ahd1 c'e/--dire plus que les ds]ts les plus brlants de la ,t]re4 ,dans ces conditions1 l'exi/5ce s\t]ra9e e/ la seule laquelle p\rrai5t s'adapt] les =mes vivantes t]re/res4 ,note #ab3 ,f4-,w4 ,,v1 ,! probable range ( ! temp]ature ( ! ,moon4 ,a/rophysical ,j\rnal1 vol4 ,,viii1 nov4 et dc4 #ahih4 ,,*apitre ,x4 ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,lune ,,tudi,e ,,p> ,,les ,,docum5ts ,,photographiques4 ,,les ,,traits ,g,n,,raux ,,du ,,relief4 ,a quelque op9ion que l'on se range1 conc]nant la temprature actuelle de la ,lune1 il e/ c]ta9 qu'elle s'e/ refroidie plus vite et dess*e plus compltem5t que la ,t]re4 ,on doit donc s'att5dre ce que la contraction p> refroidissem5t soit p\r notre satellite un facteur important du relief1 le travail des eaux y tant relativem5t peu considrable4 ,cette prvision e/ confirme p> l'inspection de la surface dans les lunettes puissantes1 inspection qui peut se faire auj\rd'hui bi5 plus loisir et d'une manire presque aussi complte sur les photographies4 ,n\s y reconnatrons d'abord1 premire vue1 des diffr5ces de niveau considrables4 ,pr5ons1 p> exemple1 l'image de ,?ophile1 l'un des cirques les plus pr(onds de la ,lune4 ,la mesure des ombres y donne #eejjm p\r l'c>t d'altitude entre le bord et la pla9e intrieure1 #aejjm p\r la hauteur du gr\pe c5tral de montagnes4 ,la p5te intrieure e/ raide1 incl9e de #cj en moy5ne4 ,d'autres cirques prs5t5t des incl9aisons encore plus =tes1 #dj ou #ej1 ce qui montre qu'ils ne peuv5t tre =ms que de matriaux rsi/ants4 ,il s]ait difficile1 sur la ,t]re1 de tr\v] une telle diffr5ce de niveau rp>tie sur une l>geur aussi faible4 ,la p5te extrieure e/ au contraire modre4 ,il e/ malais d'y assign] la limite de l'ombre1 et p> suite d'en valu] la hauteur 7fig4 #ca74 ,sur ce rev]s ext]ne1 n\s voyons de nombreux sillons1 un peu div]g5ts1 tracs suivant la ligne de plus gr&e p5te4 ,ils peuv5t1 premire vue1 s'int]prt] comme des vallons creuss p> les eaux4 ,mais le fait qu'on les obs]ve exclusivem5t sur le v]sant extrieur de quelques gr&s cirques conduit les reg>d] plutt comme des traces d'pan*em5ts volcaniques4 ,on ne tr\ve po9t1 en effet1 d'indice de rav9em5t sur la p5te intrieure des cirques1 pas davantage sur les p5tes qui limit5t les gr&s massifs montagneux et qui sembl]ai5t devoir (frir un *amp si favorable l'rosion4 ,les p>ties saillantes n'y sont nulle "p rduites l'tat de crtes l9aires et ramifies4 ,p>t\t des bass9s sans c\lem5t1 des plateaux p5tes indcises4 ,po9t de fosss cont9us et progressivem5t l>gis1 comme les cluses et combes du ,jura1 po9t de deltas au db\* des sillons dans la pla9e4 ,d'o cette conclusion importante3 non seulem5t la ,lune n'e/ pas auj\rd'hui arrose p> des prcipitations copieuses 7ce que montrait dj l'abs5ce de t\t effet de rfraction imputable l'air ou la vapeur d'eau71 mais il en a t\j\rs t a9si depuis que le relief de notre satellite s'e/ con/itu4 ,jamais les eaux n'ont eu se fray] la surface des voies d'c\lem5t4 ,cela veut-il dire qu'il n'y ait jamais eu d'humidit sur la ,lune8 ,cette consqu5ce s]ait peu admissible du mom5t que1 avec ,laplace et ses successeurs1 n\s faisons de la ,lune un fragm5t dta* de la ,t]re4 ,elle le s]a mo9s encore qu& n\s aurons relev sur la ,lune des traces manife/es d'ruptions volcaniques4 ,disons seulem5t que les prcipitations y ont t faibles comp>es ce qu'elles sont dans les rgions bi5 arroses de la ,t]re4 ,elles ont r5contr un sol poreux et absorbant qui ne leur a pas p]mis d'agir p> ruissellem5t4 ,le refroidissem5t ayant m>* plus vite sur un globe mo9s gros1 une c\*e plus paisse s'e/ tr\ve capable d'absorb] l'eau1 que la *aleur int]ne ne ref\lait plus la surface4 ,p\rquoi p>lons-n\s de sol poreux et absorbant8 ,l'hypo?se de ,laplace n\s y invite encore4 ,c> la ,lune1 emprunte aux c\*es sup]ficielles de la ,t]re1 doit tre compose surt\t des matriaux lg]s de l'corce4 ,cette manire de voir e/ confirme p> la faible valeur de la d5sit moy5ne1 qui ne s'lve qu' #c1d p5dant qu'elle dpasse #e1e p\r notre globe4 ,il e/ d'ailleurs extrmem5t probable que la d5sit sup]ficielle e/ plus faible1 de mme que sur la ,t]re1 et n'excde pas #b1 d5sit des calcaires les plus fissurs et les plus lg]s4 ,enf9 l'clat de la lumire rfl*ie p> la ,lune p]met d'assimil] sa surface au m>bre ou la craie4 ,les ro*es granitiques1 s*i/euses1 basaltiques1 et en gnral celles qui =m5t les t]ra9s imp]mables1 ont des te9tes plus sombres4 ,la rp>tition des m]s4--,un des traits les plus gnraux et les plus visibles de notre satellite e/ con/itu p> de va/es ta*es de c\leur sombre1 =mant des comp>tim5ts dprims4 ,n\s leur g>d]ons1 p\r n\s con=m] l'usage1 le nom de m]s qui leur a t donn p> les anci5s slnographes2 mais il e/ c]ta9 que leur surface e/ rugueuse et que la lumire s'y diffuse sans jamais s'y rfl*ir comme elle le f]ait sur un liquide4 ,il e/ naturel de les rappro*] des comp>tim5ts affaisss de la surface t]re/re4 ,n\s p\vons espr] d'y tr\v] matire des comp>aisons utiles2 c>1 si les m]s lunaires n'ont subi ni sdim5ts ni rosions1 les fosses ocaniques t]re/res en ont t prs]ves p> l'paisseur du manteau liquide qui les rec\vre4 ,un premi] rappro*em5t doit tre fait en ce qui conc]ne la di/ribution gnrale des aires dprimes4 ,on sait que1 sur la ,t]re1 ces aires se p>tag5t en deux sries4 ,les unes1 appeles fosses mdit]ranennes1 s'en*an5t1 sans se confondre1 peu prs suivant un gr& c]cle de la sphre4 ,deux autres gr\pes mo9s di/9cts1 con/ituant p> leur agrgation l'un l'ocan ,pacifique1 l'autre l'ocan ,atlantique1 s't5d5t surt\t dans le s5s du mridi51 angle droit avec l'alignem5t des fosses mdit]ranennes4 ,cette disposition p>at avoir p]si/1 dans ses traits ess5tiels1 trav]s les temps gologiques4 ,pr5ons ma9t5ant une preuve photographique de la ,lune au vois9age de l'opposition et n\s reconnatrons que ce rsum e/ applicable notre satellite de po9t en po9t1 sans qu'il y ait autre *ose que les noms *ang]4 ,les m]s des ,pluies1 de la ,srnit1 de la ,tranquillit1 de la ,fcondit1 la m] ,au/rale =m5t une srie aligne suivant un gr& c]cle4 ,mais1 au lieu de se f]m] comme les suivantes1 la m] des ,pluies s'ouvre l',e/ dans un sy/me de bass9s qui s't5d p]p5diculairem5t au premi]1 compr5ant au ,nord le ,golfe de la ,rose1 au ,sud l'ocan des ,temptes et la m] des ,nuages 7fig4 #cj74 ,convi5t-il d'assimil] ce second sy/me au ,pacifique ou l',atlantique8 ,la seconde manire de voir semble mieux fonde4 ,ces dpressions n'embrass5t pas1 t\tes ensemble1 le c9quime de la circonfr5ce du globe en longitude4 ,n\s n'avons po9t ici de *anes ctires comme celles qui font l'ocan ,pacifique une ce9ture presque cont9ue4 ,au contraire1 n\s voyons dans le s5s de la longueur une ride mdiane jalonne p> t\te une srie de gr&s foy]s ruptifs1 ,b\illaud1 ,euclide1 ,kepl]1 ,ari/>que4 ,on sait que l'ocan ,atlantique e/ aussi divis suivant un mridi5 p> une ride saillante d'o m]g5t de di/ance en di/ance les sommits volcaniques de l',isl&e1 des ,aores1 de l',asc5sion1 de ,tri/an da ,cunha4 ,n\s ne p\vons1 malheureusem5t1 a*ev] le t\r de la plante p\r voir si la srie des fosses mdit]ranennes se prolonge de l'autre ct1 s'il s'y r5contre un digne p5dant l'ocan ,pacifique1 si les dpressions s'y plac5t de prfr5ce aux antipodes des saillies comme le veut la symtrie ttradrique qui semble prvaloir sur la ,t]re4 ,la /ructure des m]s4--,la con=mit qui se manife/e sur les deux plantes dans la rp>tition gnrale des rgions dprimes a p\r p5dant une analogie non mo9s rem>quable dans leur /ructure4 ,les gr&s abmes m>9s o la sonde desc5d plus de #hkm de pr(ondeur ne se gr\p5t pas1 comme on l'a cru longtemps1 dans les p>ties c5trales des ocans1 lo9 de t\te t]re m]ge4 ,ils ont plutt la =me de valles allonges p>alllem5t aux rivages1 des di/ances relativem5t faibles de ceux-ci4 ,c'e/ ce qui a lieu dans l'ocan ,atlantique p\r les fosses des ,antilles et des ,b]mudes1 dans le ,pacifique p\r les fosses des ,k\riles1 des les ,tonga1 au l>ge des ctes *ili5nes et pruvi5nes 7,pl4 ,i74 ,cette loi n'a t mise en vid5ce que p> des travaux rc5ts1 la suite de sondages multiplis1 de longues et coteuses expditions m>itimes4 ,sur la ,lune1 n\s p\vons la vrifi] beauc\p mo9s de frais4 ,une bonne lunette et un peu de pati5ce y suffis5t4 ,il n\s s]a d'abord trs ais de reconnatre que1 sur le fond des m]s1 le relief a une allure gnrale plus d\ce que dans les p>ties saillantes4 ,les crtes v]sants concaves y sont r>es2 "p quelques blocs isols qui =m5t de vritables les1 les ondulations du sol ne projett5t d'ombre qu'au lev] ou au c\*] du ,soleil4 ,les p5tes sont modres et se prolong5t dans le mme s5s sur de va/es t5dues4 ,en ?se gnrale1 cela e/ vrai de la ,t]re comme de son satellite4 ,il s'en faut de beauc\p1 cep5dant1 que les m]s lunaires soi5t planes ou exactem5t modeles sur la sphricit du globe4 ,ce ne sont po9t des surfaces gomtriques4 ,essayons donc d'all] plus lo9 et de reconnatre o se tr\v5t les po9ts les plus creux4 ,si n\s exam9ons s\s un clairem5t favorable la m] de la ,srnit1 p> exemple1 n\s s]ons frapps de ce fait qu'elle possde1 au pi$ de son ence9te montagneuse1 t\te une bordure de ta*es sombres4 ,p\r qui e/ famili] avec l'tude de la surface de la ,lune1 il e/ ds lors probable que ces ta*es correspond5t aux p>ties les plus creuses4 ,il y a1 en effet1 sur notre satellite1 corrlation habituelle entre la te9te et l'altitude1 en ce s5s que les pla9es basses y sont presque t\j\rs plus sombres que les po9ts saillants4 ,comme la rgle n'e/ pas sans exception1 une vrification p\rra sembl] dsirable4 ,il suffira1 p\r la faire1 de not] la position des ta*es sombres et d'att5dre que le ,soleil se c\*e p\r elles4 ,on les voit alors envahies p> l'ombre avant les ta*es claires qui les avois95t1 d'o il rsulte que les premires sont effectivem5t dprimes4 ,la mme expri5ce1 rpte sur d'autres m]s1 =tifie cette conclusion1 qui e/ peu prs gnrale2 le fond des m]s lunaires e/ convexe1 dans son ensemble1 au del de ce qu'exige la c\rbure moy5ne du globe1 et les fosses ocaniques y sont1 comme sur la ,t]re1 rejetes prs des rivages4 ,la =mation des m]s4--,un troisime po9t de ressemblance e/ signal] entre les m]s t]re/res et celles de notre satellite4 ,c'e/ dans la srie quatoriale1 dans celle qui rpond aux fosses mdit]ranennes1 que se r5contr5t les bass9s les mieux dlimits p> des b\rrelets montagneux1 ceux dont le bon tat de cons]vation accuse une jeunesse relative4 ,sur la ,lune leur =me circulaire ressort s\v5t avec une admirable cl>t4 ,les cassures qui les bord5t se montr5t nu1 p>fois sur plusieurs milli]s de mtres de hauteur4 ,il e/ vid5t que *acune de ces dnivellations de l'corce1 p> cela mme qu'elle affecte un dess9 gomtrique1 a d s'effectu] dans un temps assez c\rt et se ratta*e une poque gologique dt]m9e4 ,si le phnomne e/ plus net sur la ,lune1 cela ti5t ce que n\s p\vons en obs]v] l'effet intgral et non modifi4 ,n\s retr\v]ions des =mes analogues sur la ,t]re1 s'il n\s tait possible de db>rass] les fosses s\s-m>9es de leur bordure de sdim5ts et de re/itu] aux b\rrelets montagneux t\t ce que l'rosion leur a enlev4 ,v\lons-n\s pr5dre en quelque sorte sur le fait le mcanisme de la =mation d'une m]8 ,il faudra n\s adress] de prfr5ce celles qui ont g>d l'intgrit de leur cont\r circulaire4 ,il y en a trois1 les m]s des ,crises1 du ,nect>1 des ,humeurs1 qui possd5t ce c>actre un haut degr1 et ce sont ju/em5t celles qui mett5t en dfaut la rgle signale t\t l'heure4 ,une b&e m>g9ale n'y a pas suivi l'affaissem5t du c5tre1 mais e/ re/e adhr5te la bordure montagneuse4 ,les rides de celle-ci n'accus5t po9t de prfr5ce p\r l'alignem5t p>allle au rivage1 p> consqu5t po9t de /ructure plisse4 ,la p>tie c5trale ou aplanie de la m] (fre une srie de ve9es ou de b\rrelets saillants4 ,la rgion extrieure ou montagneuse e/ c\pe de crevasses ouv]tes1 l>ges de #bkm #ckm1 se prolongeant sur une norme longueur trav]s les ob/acles les plus v>is 7fig4 #cb1 #cc1 #cd74 ,les ve9es comme les crevasses suiv5t trop videmm5t un trac conc5trique au rivage de la m] p\r ne pas tre ratta*es au m\vem5t du sol qui a dt]m9 l'effondrem5t du c5tre4 ,mais n\s ne tr\vons pas ici1 comme sur le cont\r des affaissem5ts t]re/res1 des plis ref\ls1 accumuls contre des massifs rsi/ants4 ,bi5 lo9 de l1 l'corce lunaire s'e/ d*ire en l>ges crevasses qui demeur5t encore bantes l'heure actuelle4 ,sa t5dance1 lors des d]ni]s m\vem5ts dont n\s p\vons con/at] les traces1 n'tait donc pas de se pliss] comme un vtem5t trop l>ge1 mais au contraire de s'tir]1 de se disjo9dre comme une enveloppe trop troite4 ,p\rquoi ma9t5ant des crevasses ouv]tes l'extrieur de la m]1 des ve9es saillantes l'intrieur8 ,ces deux aspects inv]ses ne sont pas contradictoires4 ,ils reprs5t5t seulem5t deux tapes diffr5tes dans la m>*e d'un mme phnomne4 ,les ve9es1 comme les crevasses1 m>qu5t des ruptures successives dues l'effondrem5t du c5tre de la m]4 ,les cassures les plus rappro*es du c5tre ont s]vi au dgorgem5t des laves1 qui se sont ensuite pan*es sur la pla9e4 ,qu& cet pan*em5t a pris f91 les laves1 arrivant la surface dj refroidies1 se sont solidifies sur place4 ,non cont5tes d'ob/ru] la fissure1 elles l'ont trans=me p> leurs apports successifs en un b\rrelet saillant1 p5tes d\cem5t incl9es4 ,les fissures de la b&e extrieure1 situes un niveau plus lev1 n'ont po9t s]vi l'pan*em5t des laves1 qui tr\vai5t dans les tages infrieurs une issue suffisante4 ,elles sont1 p> suite1 demeures ouv]tes2 elles ont mme d all] en s'l>gissant t\j\rs1 la manire des crevasses des glaci]s1 tant que la priode d'affaissem5t de leur lvre infrieure s'e/ prolonge4 ,bi5 ent5du1 les p>ties aplanies de la surface sont galem5t sujettes se fissur]4 ,mais1 tant que l'corce n'y a pas acquis une gr&e paisseur1 les crevasses ne peuv5t s'y ouvrir l>gem5t sans donn] issue aux pan*em5ts volcaniques4 ,ds lors elles s'ob/ru5t1 s'effac5t et se trans=m5t en b\rrelets4 ,n\s voyons frquemm5t ces deux sortes d'accid5ts juxtaposs petite di/ance2 p>fois mme une crevasse ouv]te se prolonge p> une ve9e saillante4 ,on compr5d donc que les fissures de pla9e soi5t1 en gnral1 plus troites que celles des rgions de montagne1 p> suite mo9s faciles obs]v]4 ,mais leur position1 leur trac sont galem5t significatifs au sujet de leur orig9e4 ,a9si dans la p>tie e/ de la m] de la ,tranquillit 7fig4 #ce7 n\s rem>quons1 ct de ve9es rem>quablem5t longues et ramifies1 les crevasses typiques de ,sosigne1 de ,d5ys1 de ,sab9e1 t\tes traces p>alllem5t au rivage4 ,dans le cas de ,sab9e1 la crevasse e/ d\ble1 ce qui montre que la t5dance a p]si/ aprs avoir obt5u une premire1 mais insuffisante satisfaction4 ,cette =mation de crevasses successives et p>allles s'obs]ve1 p\r a9si dire1 *aque pas sur les glaci]s alp9s4 ,de mme ici n\s voyons la m] ex]c] sur la t]re f]me une sorte d'attraction assez puissante p\r disjo9dre celle-ci et en dta*] des b&es m>g9ales4 ,des massifs montagneux de la ,lune4--,ces notions acquises sur les m]s n\s r5dront plus explicables les blocs saillants qui les encadr5t4 ,leurs c>actres sont surt\t ngatifs4 ,ils manqu5t d'individualit propre4 ,ce ne sont gure que des portions de plateau laisses en relief p> l'affaissem5t des rgions vois9es4 ,d'habitude les aires d'effondrem5t sont circulaires2 aussi la =me gnrale du gr\pe montagneux s]a1 plus ou mo9s1 celle d'un triangle cts concaves1 de la portion de plan comprise entre trois c]cles qui se c\p5t4 ,cet nonc s'applique bi5 aux monts ,taurus1 limitrophes de la m] de la ,srnit4 ,n\s n'y voyons ni lignes de p>tage1 ni valles d'c\lem5t4 ,la f9e crevasse qui se fraye un *em9 trav]s le c5tre du massif et se prolonge sur la pla9e tmoigne p> sa seule prs5ce que le model du relief p> les eaux a t nul ou insignifiant4 ,les plus =tes lvations du sol ne sont po9t rassembles au c5tre1 mais rejetes prs de la limite oue/4 ,cette p>ticul>it n'e/ pas mo9s visible sur le gr\pe des ,ap5n9s4 ,le ct nord1 incl9 v]s la m] de la ,srnit1 e/ beauc\p plus troit1 beauc\p plus rapide que la p5te incl9e au ,sud v]s la m] des ,vapeurs4 ,n\s reconnaissons ici la loi de dissymtrie des v]sants1 bi5 connue de t\s ceux qui ont tudi les montagnes t]re/res4 ,il semble que t\te cette portion de l'corce ait pr\v un m\vem5t de bascule exposant au dehors d'un ct une cassure abrupte1 de l'autre une face dorsale d'incl9aison modre4 ,mais t\j\rs po9t de plis ref\ls contre les p>ties saillantes4 ,n\s voyons1 au contraire1 la crote lunaire manife/] en t\te occasion sa t5dance s'tir] et se disjo9dre 7fig4 #cf74 ,on la retr\ve encore1 bi5 loquemm5t atte/e1 dans la gr&e valle rectiligne que l'pe surhuma9e de quelque palad9 semble avoir entaille d'un seul c\p trav]s le massif des ,alpes4 ,bi5 ent5du1 cette explication ne saurait suffire1 c> il s'agit ici d'une cassure de #gjkm de long sur #ajkm #abkm de l>ge4 ,p\r expliqu] comm5t les deux p>ties en contact ont pu se disjo9dre ce po9t1 la ?orie de la contraction p> refroidissem5t n'e/ pas suffisante4 ,il faut admettre que l'un au mo9s des deux fragm5ts a pu flott] la drive sur le liquide qui le portait4 ,p\r les ,alpes comme p\r les ,ap5n9s1 les plus hauts sommets sont en bordure1 et leurs ombres s'allong5t sans ob/acle sur la pla9e qui s't5d leurs pi$s 7fig4 #cg74 ,le massif vois9 du ,caucase =me b>rire entre les m]s des ,pluies et de la ,srnit4 ,ces deux bass9s se rappro*5t au po9t de donn] la masse int]pose l'aspect d'une *ane de montagnes t]re/re4 ,a y reg>d] de prs1 il n'y a po9t division dans la longueur p> une ligne de fate1 mais1 au contraire1 division transv]sale en plusieurs blocs rectangulaires4 ,les cases de ce dami] gigantesque ne sont plus en correspondance exacte4 ,elles ont j\ les unes p> rapport aux autres1 et subi dans le s5s tang5tiel des m\vem5ts de transport ou de *>riage qui peuv5t atte9dre #cjkm d'amplitude4 ,relations entre l'hi/oire de la ,lune et celle de la ,t]re4--,on rem>qu]a que l'tude du relief lunaire apporte1 dans trois au mo9s des gr&es que/ions qui divis5t les gographes et les gologues1 un tmoignage prcis1 qui n'e/ peut-tre pas sans rplique1 mais que l'on n'a pas le droit d'ignor] ou de nglig]4 ,en premi] lieu1 la ,t]re a-t-elle une corce solide1 une li?osphre8 ,n\s avons vu que des ?orici5s d'une gr&e autorit se prononc5t p\r la ngative4 ,ils ne veul5t pas admettre qu'une crote relativem5t m9ce1 enveloppant un noyau liquide1 rsi/e aux m>es qu'elle aurait subir1 au poids des montagnes dont sa surface e/ hrisse4 ,p\r ,"l ,kelv91 p\r ,m4 ,d>w91 la solidification d'une plante doit comm5c] p> le c5tre1 progress] v]s la surface1 et ne port] en d]ni] lieu que sur une c\*e m9ce4 ,les gologues se montr5t1 en gnral1 peu disposs m>*] dans cette voie2 il n\s semble que leur rpugnance p\rrait tre fonde avec plus de =ce encore sur l'exam5 de la surface de la ,lune4 ,non seulem5t1 en effet1 les pan*em5ts v5us de l'intrieur y ont nivel le fond des m]s et des cirques1 mais1 ce qui e/ plus significatif encore1 des fragm5ts solidifis1 pais de plusieurs milli]s de mtres1 ont pu y flott] la drive4 ,on cont9u]a donc1 malgr les beaux travaux ma?matiques auxquels n\s avons fait allusion1 p>l] de l'corce solide des plantes4 ,on le peut en consci5ce1 p>ce que1 p\r simplifi] le problme et le r5dre accessible au calcul1 on e/ oblig d'introduire ds le db des hypo?ses has>deuses1 notamm5t celle d'une c]ta9e homognx4 ,devant cette ncessit1 les faits d'obs]vation g>d5t une valeur prpondrante4 ,que l'on pr5ne g>de1 en conte/ant l'intrieur des plantes le droit d'tre fluide1 leur crote celui de se support] elle-mme1 de ressembl] aux mdec9s du ,x,v,i,ie sicle1 qui refusai5t au sang la facult de circul] dans les artres4 ,un second litige1 dans lequel les a/ronomes aurai5t leur mot dire1 a p\r sujet la =mation des montagnes4 ,a9si que n\s l'avons vu au ,*apitre ,v1 la ?orie de la contraction p> refroidissem5t1 aprs avoir trav]s une priode de brillante faveur1 se heurte des objections4 ,on tr\ve le refroidissem5t sculaire trop l5t1 trop peu s5sible p\r donn] lieu des d=mations aussi gr&es4 ,il faut admettre1 dit-on1 que le poids des sdim5ts dposs sur les rivages les contra9t s'affaiss]1 relve p> un m\vem5t de bascule une b&e de t]ra9 p>allle1 et t5d a9si exagr] les diffr5ces de niveau primitives4 ,l'exam5 de la ,lune doit n\s faire envisag] ce complm5t d'explication avec beauc\p de dfiance4 ,sur notre satellite les rosions1 les sdim5ts1 ne se rvl5t que p> des traces insignifiantes et d\teuses4 ,et cep5dant les diffr5ces de niveau y sont normes et brusques4 ,n\s y voyons1 aussi clairem5t que sur la ,t]re1 les sommets les plus levs accumuls au bord des massifs1 les fosses ocaniques rejetes prs des ctes4 ,si donc la ?orie de la contraction tait juge insuffisante p\r r5dre compte de l'app>ition des montagnes1 ce n'e/ pas au poids des sdim5ts qu'il faudrait faire appel p\r y suppler4 ,l'expdi5t1 ft-il jug efficace p\r la ,t]re1 ne le s]ait pas p\r la ,lune4 ,la raction du fluide intrieur1 comprim p> les affaissem5ts1 semble1 au contraire1 f\rnir les lm5ts d'une explication admissible dans t\s les cas4 ,enf91 les c>actres si nets p> lesquels les montagnes lunaires se diffr5ci5t des montagnes t]re/res doiv5t n\s suggr] une d]nire rflexion4 ,p\r les naturali/es du comm5cem5t du ,x,i,xe sicle1 les *anes montagneuses avai5t comme orig9e des comp>tim5ts s\levs4 ,p\r leurs successeurs immdiats1 ce sont des massifs demeurs en ret>d sur l'affaissem5t des rgions vois9es4 ,p\r nos contempora9s1 ce sont uniquem5t des fragm5ts plisss p> compression latrale4 ,ce d]ni] po9t de vue p\rrait bi5 tre trop exclusif4 ,la t5dance au plissem5t1 si gnrale qu'elle soit sur la ,t]re1 ne se manife/e assurm5t pas sur la ,lune4 ,elle n'e/ donc pas une condition ncessaire p\r la g5se des montagnes4 ,ne s]ait-elle pas p>ticulire c]ta9es priodes de l'hi/oire gologique8 ,n\s sommes conduits le p5s] p> un travail s\v5t cit de ,m4 ,davison#ac4 ,en tudiant de plus prs la loi =mule p> lie de ,beaumont1 il a t am5 faire la rem>que suivante3 l'mission de la *aleur dans l'espace ne se fait plus aux dp5s de la surface1 dont le refroidissem5t e/ a*ev4 ,mais elle ne se fait pas davantage aux dp5s des c\*es trs pr(ondes1 dont la temprature demeure s5siblem5t inv>iable4 ,le taux extrme du refroidissem5t e/ atte9t une pr(ondeur que l'on peut e/im]1 p\r la ,t]re1 #ajjkm4 ,il en rsulte que les plissem5ts n'ont aucune raison de se produire au del de #hkm de pr(ondeur4 ,plus bas1 les c\*es1 se contractant plus que celles qui les support5t1 se tr\v5t tires4 ,note #ac3 ,c4 ,,davison1 ,on ! di/ribution ( /ra9 9 ! ,e>?'s cru/ 7,philosophical ,transactions1 #ahhg74 ,ce *iffre de #hkm e/ relatif aux conditions que la ,t]re trav]se auj\rd'hui4 ,il t5d augm5t] si le refroidissem5t p\rsuit sa m>*e rgulire4 ,mais qu'une cause rfrigrante extrieure vi5ne se faire s5tir1 ce s]a la c\*e sup]ficielle qui support]a la dp]dition la plus gr&e4 ,les plissem5ts s]ont supprims1 et la t5dance l'tirem5t devi5dra gnrale4 ,c'e/ prcism5t ce qui semble s'tre produit p\r la ,lune4 ,on ne peut gure d\t] qu'elle n'ait possd une atmosphre d'une d5sit notable4 ,a une poque peut-tre rc5te cette atmosphre s'e/ van\ie1 disp]se dans l'espace ou absorbe p> des comb9aisons solides4 ,prive de son manteau protecteur1 la surface a subi un refroidissem5t int5se1 et la possibilit mme des plissem5ts a disp>u jusqu' ce qu'un n\vel tat d'quilibre ft atte9t4 ,la ,t]re a trs bi5 pu trav]s] une priode analogue3 non pas qu'elle ait jamais t dnue d'atmosphre1 mais il e/ cep5dant avr que les climats ont subi sa surface des v>iations importantes1 peut-tre en concordance avec l'activit propre du ,soleil4 ,p\r nos latitudes1 il y a eu refroidissem5t entre la priode h\illre et la priode glaciaire1 r*auffem5t la suite de la d]nire priode glaciaire4 ,a *acune de ces v>iations de temprature rpondai5t1 dans la crote sup]ficielle1 des ef=ts de s5s contraire1 capables avec le temps de faire surgir des *anes de montagnes4 ,,*apitre ,,xi4 ,,les ,,cirques ,,lunaires ,,et ,,les ,,pr9cipales ,,?,,ories ,s,l,,nologiques4 ,cirques lunaires et volcans t]re/res4--,les traits pr9cipaux du relief de la ,lune1 bass9s dprims et massifs saillants1 n\s sont app>us comme l'oeuvre de =ces qui ont t actives sur la ,t]re et qui ont produit aut\r de n\s des effets s9on semblables1 au mo9s du mme ordre4 ,d'autre "p1 les m]s1 comme les plateaux1 sont semes d'accid5ts c>actri/iques1 tel po9t que n\s sommes emb>rasss p\r leur tr\v] des analogues dans nos expri5ces t]re/res4 ,ils reproduis5t d'abord1 en l'exagrant1 un c>actre que plusieurs m]s lunaires n\s avai5t prs5t dj1 c'e/--dire un primtre circulaire rguli]4 ,ils (fr5t de plus une pr(ondeur1 une rgul>it1 une homognx de /ructure extrmem5t frappante4 ,sans que l'on puisse dire qu'ils con/itu5t un lm5t inv>iable et primordial de l'corce lunaire1 ils sont extrmem5t rp&us et1 jusqu' ces d]ni]s temps1 ils ont accap> d'une faon presque exclusive l'att5tion des obs]vateurs4 ,beauc\p les ont dsigns s\s le nom de cratres ou de volcans4 ,n\s emploi]ons de prfr5ce l'appellation de cirque1 mo9s sujette voqu] des analogies trompeuses et1 p> suite1 induire en erreur4 ,il s'en faut en effet que1 entre cirques lunaires et volcans t]re/res1 la ressemblance soit telle que n\s soyons en droit de conclure1 sans autre exam51 l'id5tit des causes4 ,les diffr5ces sont pr(ondes et mrit5t une gr&e att5tion4 ,si n\s pr5ons1 p> exemple1 un cirque lunaire de premi] rang et bi5 cons]v1 tel que ,langr5us1 ,cop]nic ou ,arza*el 7fig4 #ch17;il e/ c]ta9 que la rgul>it du b\rrelet1 sa hauteur uni=me suggr5t des comp>aisons avec les cratres de volcans4 ,mais la ressemblance n'exi/e qu'en plan4 ,le cirque lunaire e/ bi5 plus gr& que le cratre t]re/re4 ,il y a1 dans les exemples que n\s avons cits1 #hjkm ou plus d'un bord l'autre4 ,aucun cratre t]re/re en activit ne mesure #bkm de l>ge1 et1 si l'on r5contre des bass9s volcaniques plus va/es 7la ,caldi]a de ,palma1 les cirques de la ,runion1 le ,kilauea des les ,s&wi*71 ce sont des emplacem5ts de crotes effondres1 et non des orifices de *em9es4 ,le cirque lunaire e/ galem5t beauc\p plus pr(ond 7de #cjjjm #fjjjm74 ,le volume de la cavit e/ =t suprieur celui du b\rrelet enti]1 au lieu que le cratre t]re/re n'entame qu'une faible portion de la montagne qui le porte4 ,le fond du cirque e/ ord9airem5t plat et s'abaisse bi5 au-dess\s du plateau environnant4 ,il n'e/ pas r>e de voir s'lev] au c5tre une montagne ou un gr\pe de montagnes absolum5t isols4 ,quelquefois il n'y a pas de b\rrelet du t\t1 ou du mo9s pas de p5te extrieure1 comme dans ,ptolme4 ,le rebord1 c\p de valles nombreuses1 n'a aucun c>actre d'unit4 ,d'une faon gnrale1 le volcan t]re/re e/ en relief1 le cirque lunaire e/ en creux 7fig4 #dc74 ,a cette diffr5ce radicale dans l'aspect ext]ne se joign5t1 p\r n\s conseill] la rs]ve1 la trs gr&e difficult de di/+u] entre les matriaux sup]poss1 l'impossibilit de prlev] des *antillons et de pratiqu] des c\pes4 ,mieux vaut donc oubli] mom5tanm5t ce que n\s p\vons savoir des volcans1 dem&] l'obs]vation directe ou photographique de la ,lune1 sans ide prconue1 t\t ce qu'elle peut donn]4 ,n\s comp>]ons les cirques entre eux1 en n\s atta*ant de prfr5ce aux plus gr&s et aux mieux visibles2 n\s t*]ons de n\s ins9u] dans leur intimit4 ,sur un nombre aussi gr& d'individus 7les ,c>tes en ont enregi/r #cjjjj et elles ne sont pas compltes71 des familles naturelles f9iront bi5 p> se dess9]4 ,n\s devrons re*]*] les relations de ces div]s gr\pes1 tablir leur ordre de succession4 ,l'application des lois lm5taires que n\s ne p\vons suppos] en dfaut lim9]a plusieurs des hypo?ses qui aurai5t pu tre imag9es t\t d'abord4 ,si1 aprs ce passage au crible1 l'analogie avec les volcans t]re/res demeure indique ou seulem5t possible1 n\s y aurons rec\rs1 sans v\loir p\ss] nos dductions trop lo91 c> les gologues eux-mmes ne sont pas t\s d'accord sur l'orig9e de ces manife/ations r$\tables4 ,p\r excut] ce programme la lettre1 n\s aurions d'abord excut] une reconnaissance gnrale de t\te la surface visible de la ,lune1 en n\s atta*ant la /ati/ique et la description des cirques4 ,mais cette analyse n\s conduirait excd] de beauc\p les bornes imposes ce petit ,livre4 ,n\s allons essay] d'en cond5s] les rsultats1 r5voyant p\r le dtail aux ,mmoires qui accompagn5t les diffr5ts fascicules de l',atlas publi p> l',obs]vatoire de ,p>is4 ,di/ribution des cirques4--,aucune aire un peu t5due1 sur la ,lune1 n'e/ t\t fait exempte de cirques4 ,ils sont en gnral plus nombreux1 cela e/ vid5t premire vue1 sur les cont95ts que sur les m]s4 ,la rgion la plus pauvre compr5d les massifs montagneux des ,alpes1 du ,caucase1 des ,ap5n9s et quelques golfes trs unis qui agr&iss5t le primtre des m]s4 ,la rgion la plus ri*e e/ la calotte au/rale1 o il y a sup]position1 mais non en*evtrem5t d'ence9tes successives app>ues sur le mme emplacem5t4 ,qu& un cirque e/ incomplet1 ce n'e/ po9t p> avortem5t1 mais p> de/ruction totale de la p>tie manquante4 ,*aque conflit de deux =mations p]met donc d'assign] entre elles un ordre *ronologique1 et l'on con/ate que les cirques les d]ni]s v5us sont presque sans exception les plus petits et les plus pr(onds4 ,on e/ donc d\blem5t fond les considr] comme =ms aux dp5s d'une crote progressivem5t paissie 7fig4 #dg74 ,sur une ,c>te d'ensemble1 n\s p\vons voir que les cirques tomb5t mo9s s\v5t dans le primtre des m]s et plus s\v5t sur leur limite que ne le comport]ait une di/ribution =tuite4 ,ils affectionn5t les gr&es cassures qui s]v5t de limites aux fosses mdit]ranennes4 ,en p>eil cas1 leur c5tre ne se place pas exactem5t sur la ligne de rupture1 mais un peu l'intrieur du ct concave1 et la mme loi rgit les petits cirques p>asites placs sur le rebord des gr&s4 ,dans les rgions des hauts plateaux1 o l'corce e/ p>c\rue p> des sillons rectilignes1 ces sillons comm&5t s\v5t l'alignem5t des cirques en limitant l'expansion de t\s ceux qu'ils r5contr5t1 et dess95t des tang5tes communes1 soit intrieures1 soit extrieures1 au cont\r de plusieurs cirques 7fig4 #de74 ,il n'e/ pas r>e non plus de voir des gr&s cirques =m] des *anes alignes sur le mridi54 ,il suffira de cit] les associations ,langr5us1 ,v5del9us1 ,petavius2 ,?ophile1 ,cyrille1 ,ca!r9e2 ,ptolme1 ,alphonse1 ,arza*el2 ,!bit1 ,purba*1 ,regiomontanus1 ,walt]4 ,mme en l'abs5ce de sillons rectilignes1 on voit des sries de petits orifices soit sur les hauts plateaux1 soit sur le fond des m]s1 =m] des *apelets1 des alignem5ts s]rs et manife/es4 ,c>actres di/9ctifs des cirques4--,un c]ta9 nombre se class5t "p p> un relief vig\reux1 des artes vives1 un air gnral de jeunesse et d'intgrit4 ,ces c>actres sont surt\t communs *ez les petits individus1 mais il y en a aussi de =t gr&s dans le mme cas4 ,tel e/ p> exemple ,?ophile1 le bass9 le plus pr(ond de la p>tie c5trale de la ,lune4 ,le b\rrelet1 d'une rgul>it surpr5ante1 semble con/ruit au t\r4 ,d'un bord l'autre1 on mesure exactem5t #ajjkm4 ,la p5te e/ d\ce v]s le dehors et la dnivellation totale ne s'value pas facilem5t2 mais l'intrieur on peut mesur] la l>geur de l'ombre1 et l'on s'assure qu'il y a #eejjm de diffr5ce d'altitude entre le remp>t et la pla9e4 ,aucune montagne t]re/re ne s'abaisse de si haut dans le mme espace1 et l'on peut prsum] qu'un spectateur plac sur le massif c5tral aurait s\s les yeux un tableau des plus imposants4 ,ce massif e/ considrable1 dom9 p> plusieurs pics4 ,ici encore1 l'ombre se prte la mesure et accuse une altitude de #bjjjm4 ,il s'en faut bi51 p> consqu5t1 que le massif c5tral atteigne au niveau du remp>t 7fig4 #ca74 ,ari/>que1 ,eudoxe1 ,ari/ote1 ,langr5us1 ,ty*o sont d'autres reprs5tants du type saillant et vig\reux4 ,t\s possd5t des montagnes c5trales plusieurs sommets di/9cts4 ,le remp>t prs5te quelques po9ts anguleux et s'abaisse p> grad9s v]s l'intrieur4 ,il semble s\v5t que l'on ait essay de plusieurs bau*es polygonales avant de s'arrt] une =me circulaire qui se sup]pose aux premires sans les effac] en totalit4 ,un autre trait digne d'tre ret5u e/ la prs5ce de digues rectilignes qui limit5t en div]s s5s l'expansion du cirque et l'encadr5t dans un hexagone ou dans un quadrilatre 7fig4 #dg1 #dh74 ,d'autres gr&es ence9tes prs5t5t1 avec une dpression plus faible1 un intrieur encore plus uni4 ,tel e/ ,platon1 o il faut une lunette puissante et beauc\p d'att5tion p\r ap]cevoir quelques accid5ts4 ,il e/ le ,lac noir des premi]s slnographes1 et1 en effet1 il (fre cette p>ticul>it de tran*] p> sa te9te sombre sur les pla9es vois9es1 et cela d'autant plus que le ,soleil y appro*e plus du mridi54 ,un obs]vateur plac au milieu de ,platon p\rrait s'y croire p]du dans une pla9e illimite4 ,c'e/ t\t au plus1 en effet1 si la c\rbure du globe lunaire lui laiss]ait ap]cevoir les po9ts les plus levs de l'ence9te 7fig4 #dj74 ,au type de ,platon se ratta*5t ,ar*imde1 ,posidonius1 ,t>untius1 ,guttemb]g1 ,pitatus1 ,gass5di1 t\s situs dans le vois9age immdiat de m]s1 dont les sp>5t seulem5t des digues m9ces ou dgrades 7fig4 #ej1 #ea74 ,les spcim5s que n\s v5ons d'numr] sont des =mations de gr&e t5due1 mesurant #ejkm #aejkm de l>ge4 ,il y en a beauc\p de mo9dres1 jusqu'aux plus petits diamtres p]ceptibles1 mais il y en a aussi de plus gr&s4 ,d'habitude on ne leur donne pas la qualification de cirques2 on leur rs]ve le nom de m]s ou de golfes4 ,au fond1 cette dm>cation n'a pas une gr&e importance1 et son c>actre e/ plutt conv5tionnel4 ,a9si la m] des ,crises1 encadre comme ,ptolme dans un hexagone1 e/ aussi bi5 dlimite et n'e/ pas plus exactem5t aplanie que lui4 ,elle s't5d #bjjjm ou #cjjjm en contre-bas des montagnes qui l'ent\r5t 7fig4 #cb74 ,la m] du ,nect>1 bi5 circulaire encore avec ses #bjjkm de rayon1 e/ lo9 d'tre aussi pr(ondm5t encaisse que ,?ophile1 qui se r5contre t\t auprs4 ,mais portons notre att5tion sur la rgion environnante1 et n\s v]rons que la m] du ,nect> e/ seulem5t la p>tie c5trale d'un affaissem5t bi5 plus t5du1 qui s'e/ propag p> zones conc5triques1 et dont la cassure des monts ,alta dess9e la limite4 ,a9si la t5dance de notre satellite dta*] p> des crevasses circulaires des fragm5ts de son corce1 qui desc5d5t ensuite au-dess\s du niveau environnant1 peut s'ex]c] sur de trs gr&es t5dues la fois1 et t\te explication mcanique des cirques doit tre t5ue p\r insuffisante et suspecte1 si elle n'e/ pas capable de s'adapt] ces cas extrmes 7fig4 #cc74 ,ce qui donne aux cirques leur individualit1 leur physionomie propre1 ce n'e/ pas l'espace plus ou mo9s gr& qu'ils occup5t1 c'e/ avant t\t le c>actre saillant du remp>t1 son dess9 circulaire ou polygonal1 la pr(ondeur du bass91 la prs5ce d'une montagne c5trale4 ,peut-on ces c>actres faire correspondre un ordre de succession ou une localisation dt]m9e8 ,le problme e/ compliqu1 mais po9t insoluble4 ,a9si1 dans c]ta9es rgions1 l'aspect vig\reux et net e/ de rgle2 ailleurs1 ce sont le dlabrem5t et la vtu/ qui dom95t4 ,au vois9age du ple ,sud1 n\s ne voyons gure que des tr\s pr(onds et rguli]s1 dc\ps dans un plateau d'altitude uni=me4 ,il se r5contre ici des altitudes de #fjjjm et #gjjjm1 dpassant mme celle de ,?ophile4 ,dans la rgion arctique1 au contraire1 ces =mes vig\reuses sont exceptionnelles4 ,ce sont les fonds des cirques qui p>aiss5t con/itu] la p>tie moy5ne de la plante4 ,au lieu de plateaux int]poss1 n\s n'avons plus que de m9ces digues de sp>ation1 plutt rectilignes que circulaires1 et dans un mauvais tat de cons]vation 7fig4 #df74 ,aprs ces gnralits1 il convi5t de signal] quelques =mes que l'on a plus r>em5t occasion d'obs]v]1 mais que l'on relv]ait sans d\te en plus gr& nombre si l'on avait la facult d'y reg>d] de plus prs4 ,a9si quelques ence9tes se montr5t p>tages en deux moitis p> un sillon rectiligne1 soit en relief1 soit en creux4 ,le premi] cas e/ ralis p> ,alphonse 7fig4 #dc71 le second p> ,petavius4 ,on y s\ponne une deuxime fissure1 dirige en app>5ce suivant le diamtre conjugu de l'ellipse1 en ralit ori5te p]p5diculairem5t la premire4 ,petavius e/ encore digne de rem>que p> l'importance du massif c5tral1 la /ructure du remp>t en tages et son inscription dans un quadrilatre 7fig4 #da74 ,ces encadrem5ts rectilignes1 dont on relve avec un peu d'att5tion beauc\p d'exemples1 sont le plus s\v5t tang5ts aux limites des cirques4 ,mais quelquefois aussi ils se ti5n5t di/ance4 ,ty*o1 p> exemple1 occupe le milieu d'un p>alllogramme dont t\t l'intrieur a subi un affaissem5t visible2 mais le cirque1 d'aspect vig\reux et mod]ne comme ,?ophile1 e/ re/ conf9 dans la p>tie c5trale1 et ma9t5u entre deux digues p>allles et plus rappro*es4 ,l'corce lunaire a possd1 au mo9s dans c]ta9es p>ties1 une sorte de *>p5te osseuse comp>able la c>casse mtallique d'une s]re4 ,les cases de ce dami] gigantesque ont j\ les unes p> rapport aux autres1 avec une t5dance gnrale l'affaissem5t4 ,le milieu de *aque case a prs5t des conditions p>ticulirem5t favorables p\r la =mation d'un cirque1 et les crtes de sp>ation ont s\v5t arrt l'expansion du bass94 ,on s'explique p> l le gr& nombre des sillons tracs suivant des tang5tes communes des ence9tes vois9es 7fig4 #dg74 ,a9si ce ne sont pas des causes extrieures et accid5telles1 ce sont les 9galits de rsi/ance de l'corce qui ont dt]m9 l'avance les emplacem5ts des gr&s cirques4 ,auroles et tranes4--,un autre phnomne bi5 rem>quable1 mais limit un nombre relativem5t petit de cirques lunaires1 e/ celui des auroles blan*es4 ,elles app>aiss5t mieux lorsque le ,soleil1 un peu lev1 a dissip les ombres et r5du possible une ju/e apprciation des te9tes4 ,cont9ue dans le vois9age du cirque1 l'aurole ne t>de pas se divis] en tranes qui s't5d5t plusieurs c5ta9es de kilomtres dans t\tes les directions1 avec quelques lacunes ou irrgul>its4 ,les tranes sont un accid5t sup]ficiel4 ,elles n'altr5t pas le relief des rgions qu'elles trav]s5t2 elles fran*iss5t1 sans tre le mo9s du monde dvies1 les montagnes places sur leur trajet1 et ne manife/5t aucune t5dance s'c\l] p> les valles qu'elles crois5t4 ,qu& elles s'arrt5t ou s'int]romp5t1 c'e/ le plus s\v5t la r5contre de bass9s dprims1 dont la te9te sombre a rsi/ avec succs l'ext5sion des auroles4 ,c]ta9s foy]s ne rayonn5t pas dans t\tes les directions3 a9si ,proclus laisse ouv]t entre deux tranes vois9es un secteur sombre de #abj 7fig4 #cb74 ,d'autres n'mett5t qu'un petit nombre de tranes isoles3 tel ,messi]1 qui envoie v]s l',e/ un d\ble pana*e1 tellem5t semblable une queue de comte qu'un a/ronome du d]ni] sicle v\lait absolum5t y voir une reprs5tation int5tionnelle (f]te notre curiosit p> d'+nieux habitants de la ,lune 7fig4 #bh1 #bi74 ,un de ces sy/mes de tranes mrite une att5tion p>ticulire4 ,c'e/ ,ty*o1 dj signal t\t l'heure1 qui en e/ le c5tre4 ,son rayonnem5t embrasse bi5 une moiti de la p>tie visible de la ,lune4 ,il e/ si t5du qu'aucune photographie ne peut bi5 en montr] t\t l'ensemble4 ,mais les images p>tielles mett5t en vid5ce une p>ticul>it rem>quable3 l'aurole ne s't5d pas aux p5tes extrieures du cirque4 ,elle y e/ remplace p> une c\ronne sombre4 ,ce cas n'e/ pas isol2 il y en a d'autres exemples1 mais celui de ,ty*o e/ le plus app>5t 7fig4 #db74 ,il e/ inadmissible que la cause qui produit les tranes1 quelle qu'elle soit1 n'entre pas en jeu au vois9age immdiat du c5tre d'action4 ,si donc l'aurole ne comm5ce pas au bord mme de l'orifice1 ce n'e/ pas que la matire con/itutive des tranes blan*es y ait manqu1 c'e/ qu'elle a t rec\v]te p> un dpt plus rc5t1 de c\leur sombre1 mais mo9s susceptible de s't5dre de gr&es di/ances4 ,ap]u des pr9cipales ?ories slnologiques4--,les dissemblances trs acc5tues qui exi/5t entre les cratres des volcans t]re/res et les cirques lunaires ont provoqu des t5tatives intressantes1 mais notre avis infructueuses1 p\r expliqu] l'orig9e des cirques sans faire appel aux phnomnes volcaniques4 ,?orie des t\rbillons4--,a9si1 dans une ,communication prs5te l',acadmie des ,sci5ces en #ahdf1 un (fici] franais1 le capita9e ,rozet1 signale d'autres exemples de =me circulaire prs5ts p> la nature4 ,ce sont les t\rbillons fluviaux et m>9s1 les cyclones atmosphriques4 ,dans ce d]ni] cas aucune limite de gr&eur n'e/ plus impose4 ,de plus1 les t\rbillons peuv5t natre p>t\t o se tr\v5t en prs5ce des c\rants de vitesse diffr5te4 ,ils ont la proprit de rejet] leur circonfr5ce les matriaux qu'ils transport5t4 ,voici donc tr\vs les artisans des m]s et des gr&es ence9tes4 ,*acune d'elles m>que l'emplacem5t d'un t\rbillon provoqu p> les m>es et les v>iations de temprature sur la ,lune encore liquide4 ,a mesure que la solidification progressait1 les t\rbillons accumulai5t sur leurs bords les scories dont ils tai5t *>gs4 ,a9si se sont1 avec le temps1 difis les remp>ts4 ,?orie des m>es4--,faye e/ p\r le volcanisme un adv]saire non mo9s dt]m9 et r$\table4 ,po9t de volcans1 n\s dit-il1 sans d'abondantes missions de vapeur d'eau et de gaz2 or la ,lune n'a ni eau ni gaz1 donc les cirques lunaires ne sont po9t des volcans4 ,a leur place ,faye met en jeu la =ce des m>es provoques p> l'attraction de la ,t]re sur le noyau encore fluide de la ,lune4 ,ce flot priodique a dp5s auj\rd'hui t\te son n]gie tablir l'galit entre les dures de rotation et de rvolution de notre satellite1 mais aup>avant il a pu se montr] capable d'actions mcaniques importantes4 ,le fluide intrieur1 rduit se faire j\r p> d'troits orifices1 les a l5tem5t us et arrondis1 de manire donn] *acun d'eux les dim5sions actuelles des cirques4 ,ce mme fluide a exhauss les bords de l'entonnoir en v5ant priodiquem5t s'y fig]4 ,un retrait gnral a prcd la solidification4 ,du fond plat a9si con/itu1 une d]nire ruption a fait jaillir la montagne c5trale4 ,on peut cit] comme confirmant en p>tie les ides de ,faye les expri5ces plus rc5tes de ,,mm4 ,h4 ,eb]t et ,w4-,h4 ,pick]+4 ,l'un et l'autre sont arrivs produire artificiellem5t des ence9tes circulaires b\rrelet saillant p> des alt]natives d'aspiration et de ref\lem5t sur une masse fluide encrote4 ,?orie de l'bullition4--,d'autres exprim5tateurs1 notamm5t ,m4 ,/anislas ,meuni]1 se sont livrs1 dans un b sci5tifique1 l'opration cul9aire connue s\s le nom de friture4 ,on pr5d une matire pteuse1 pltre1 morti] ou cim5t2 on y incorpore de l'eau1 un peu de matire grasse ou de glu p\r facilit] la prise1 et l'on *auffe le mlange4 ,un mom5t vi5t o des bulles volum9euses crv5t la surface4 ,si les proportions ont t bi5 *oisies un c]ta9 nombre de bulles laiss5t leur empre9te dans la crote fige1 et ces empre9tes sont des images passablem5t fidles des cirques lunaires4 ,ou ces expri5ces sont sans application notre sujet1 ou leurs auteurs n\s dem&5t d'admettre qu'un gr& cirque peut a9si se =m] d'un seul c\p1 c'e/--dire qu'une bulle dgage dans une masse pteuse peut mesur] aussi bi5 #ajjkm que #a;cm4 ,la transition e/ encore plus malaise1 on en convi5dra1 que des cratres t]re/res aux cirques lunaires4 ,?orie glaciaire4--,s'il faut r5onc] faire creus] les cirques p> les =ces intrieures1 on invoqu]a dans le mme b les ag5ts ext]nes1 p> exemple la diffr5ce de temprature entre le globe lunaire et l'espace cle/e4 ,c'e/ a9si que1 p\r ,m4 ,ericsson 7,nature1 vol4 ,,xxxiv1 anne #ahhf1 p4 #bdh71 la ,lune e/ dans son ensemble c\v]te de glace2 mais1 sur c]ta9s po9ts privilgis1 la *aleur du sol fond cette glace et vaporise l'eau de fusion4 ,une p>tie retombe en neige sur les bords de l'entonnoir1 o elle se cond5se et s'accumule4 ,la p>tie qui retombe l'intrieur y e/ liqufie et vaporise de n\veau1 et le cycle se cont9ue jusqu' la conglation f9ale de l'ensemble4 ,?orie mtorique4--,on s5t bi5 la difficult d'expliqu] a9si la montagne c5trale1 l'altitude irrgulire du b\rrelet1 la dpression du fond du cirque p> rapport aux plateaux vois9s4 ,aussi s'e/-on dem& si les orifices innombrables dont la surface lunaire e/ seme ne s]ai5t pas des empre9tes de projectiles v5us des pr(ondeurs de l'espace4 ,il semble que cette ide ait t mise p\r la premire fois p> ,grui?uis5 en #ahdf4 ,il e/ vid5t qu'elle ne s'appuie aucun degr sur les faits d'obs]vation conc]nant les bolides et les toiles filantes4 ,les projectiles qui n\s arriv5t des pr(ondeurs de l'espace sont insignifiants p> rapport au volume de la ,t]re et ne contribu5t dans aucune mesure apprciable au model de sa surface4 ,il n'e/ pas mo9s has>deux de faire bomb>d] la ,lune p> des projectiles v5us de la ,t]re1 c> les plus viol5tes explosions volcaniques sont bi5 lo9 de communiqu] aux matriaux mis la vitesse ncessaire1 et ri5 ne donne lieu de p5s] qu'elles ai5t eu plus d'n]gie dans le pass4 ,il semble mme c]ta9 que les ruptions sont d'autant plus calmes que l'on se rappro*e davantage d'un tat gnral de fluidit4 ,ce qui r5d sduisante l'hypo?se mtorique 7ou bali/ique71 c'e/ la possibilit de ratta*] une orig9e analogue les accid5ts de t\te dim5sion1 cratres1 cirques et m]s1 que reli5t ensemble une c]ta9e ressemblance et une app>5te cont9uit4 ,c'e/ aussi la facult que l'on a d'obt5ir des =mes analogues p> des essais de laboratoire et la t5dance bi5 naturelle des exprim5tateurs considr] ces analogies comme dcisives1 malgr l'norme diffr5ce des *elles4 ,le difficile1 videmm5t1 n'e/ pas d'obt5ir un tr\1 c'e/ de faire natre un relief saillant de quelque importance si la surface *oque e/ rsi/ante1 de quelque dure si on la pr5d fluide ou semi-fluide4 ,il ne peut tre "q non plus d'imprim] aux projectiles des vitesses comp>ables celles des corps cle/es4 ,les expri5ces les plus v>ies et les plus heureuses dans cette direction sont dues la p]svrance de ,m4 ,alsdorf4 ,elles ont t publies en #ahihad4 ,m4 ,alsdorf r5once l'emploi des sub/ances pteuses essayes p> ses prdcesseurs4 ,ces sub/ances ne donn5t jamais qu'un type de b\rrelet et de montagne c5trale1 et ne s'adapt5t pas la v>it des accid5ts lunaires4 ,il e/ prfrable d't5dre sur une plan*e une c\*e de p\dre homogne3 c'e/ le lycopode qui russit le mieux4 ,on y projette s\s div]s angles des balles la/iques de ca\t*\c ou de la9e4 ,en se relevant1 le projectile ex]ce sur la p\dre une sorte d'aspiration4 ,un b\rrelet se =me dans la priode de compression1 une m95ce c5trale dans la priode de dilatation4 ,que l'on emploie un projectile de =me irrgulire1 et l'ence9te va dev5ir anguleuse4 ,que l'on sup]pose deux c\*es de te9te diffr5te1 et les p>ticules ram5es la surface ou projetes au dehors imit]ont les tranes div]g5tes4 ,on dispose p\r v>i] les effets de trois lm5ts pr9cipaux1 vitesse du projectile1 angle d'incid5ce1 rapport de l'paisseur de la c\*e p\dreuse au diamtre de la balle4 ,note #ad3 ,h4 ,,alsdorf1 ,exp]im5telle ,d>/ellung5 von ,gebild5 d] ,mondob]fl*e1 mit besond]] ,b]cksi*tigung des ,details4 ,gaea1 #ahih1 ,er/es ,heft1 s4 #ce4 ,illu/ration3 ,fig4 #bf4 ,reproduction artificielle des cirques lunaires1 p> ,m4 ,,h]mann ,,alsdorf4 ,extrait du j\rnal ,gaea1 anne #ahih1 publi p> ,,edu>d ,,he9ri* ,,may]1 ,leipzig1 ,rossplatz1 #af4 ,les photographies donnes p> ,m4 ,alsdorf ne f]ont pas illusion un obs]vateur famili] avec les cirques lunaires1 mais il n'e/ pas conte/able1 cep5dant1 que la ressemblance ne soit relle4 ,avant de conclure de cette ressemblance l'id5tit des causes1 il e/ clair que plusieurs que/ions pralables sont rs\dre4 ,la probabilit a priori p\r que le mcanisme invoqu ait agi e/ un lm5t indisp5sable de dcision4 ,un projectile vig\reusem5t lanc peut communiqu] aut\r de lui un branlem5t plus ou mo9s t5du1 mais1 s'il laisse une empre9te durable et nettem5t t]m9e1 cette empre9te excd]a peu les dim5sions du projectile4 ,faut-il admettre que la ,lune ait reu1 dans t\tes ses p>ties1 une av]se de bolides de #ajjkm de diamtre1 bomb>dem5t que l'on n'a jamais con/at et dont les obs]vations gologiques n'indiqu5t aucune trace8 ,m4 ,alsdorf ne recule pas devant cette consqu5ce4 ,faudra-t-il croire aussi que1 deux corps cle/es v5ant se r5contr]1 le plus petit rebondira comme une balle la/ique1 sans qu'il y ait crasem5t ou pntration8 ,ici l'invraisemblance e/ trop =te4 ,aussi ,m4 ,alsdorf r5once f9alem5t int]prt] son expri5ce au pr(it de la =mation des montagnes c5trales4 ,il admet que la pntration du projectile e/ suivie d'un viol5t dgagem5t de *aleur1 s\s l'influ5ce duquel le massif intrieur surgit au fond de l'empre9te4 ,,*apitre ,,xii4 ,l',,int]v5tion ,,du ,,volcanisme ,,dans ,,la ,,=mation ,,de ,l',,corce ,,lunaire4 ,impossibilit d'exclure compltem5t les =ces int]nes4--,les t5tatives d'explication du relief lunaire dont n\s avons indiqu le pr9cipe mett5t t\tes1 au db1 la prt5tion d'exclure les phnomnes ruptifs4 ,mais1 ds qu'on leur dem&e de dvelopp] leurs consqu5ces ou de r5dre compte de c]ta9s traits spciaux1 on s'ap]oit bi5tt que le volcanisme y e/ mo9s maltrait qu'il n'en a l'air4 ,on le proscrit au db1 mais en df9itive on revi5t lui4 ,qu'e/-ce1 en effet1 qu'une ruption1 s9on la cration d'un relief s\s l'influ5ce d'un excs de pression int]ne8 ,or c'e/ bi5 des actions de ce g5re que ,m4 ,/anislas ,meuni] dem&e l'rection in/antane d'un cirque lunaire4 ,ce sont elles que ,faye et ,m4 ,alsdorf *>g5t de con/ruire d'un seul c\p les montagnes c5trales1 c'e/--dire des massifs de #aejjm #bjjjm de haut4 ,c'e/ exig] des =ces ruptives plus qu'elles ne sont capables de donn] d'aprs notre expri5ce t]re/re1 c> les gr&s difices volcaniques sont t\s le rsultat d'accumulations sculaires4 ,pas une seule expri5ce t]re/re ne n\s amne considr] comme possible l'app>ition d'une vritable montagne comme contre-c\p d'un *oc ou d'une explosion4 ,la ?orie des t\rbillons et la ?orie glaciaire sont en ralit les seules ne ri5 emprunt] aux volcans4 ,mais t\tes deux prs5t5t des lacunes capitales en ce qui conc]ne les montagnes c5trales1 les tranes div]g5tes et les gr&es fissures4 ,et mme si l'on s'atta*e aux cirques1 que l'on se propose plus spcialem5t d'expliqu]1 une analyse plus complte montr]a que l'int]v5tion des t\rbillons ou des concrtions de glace e/1 en df9itive1 inoprante4 ,attribu] aux cyclones les dim5sions des m]s lunaires1 c'e/ v\loir qu'ils volu5t au se9 d'un fluide presque p>fait et dnu de rsi/ance4 ,ds lors il devi5t impossible d'admettre que t\s ou mme la majorit d'entre eux ai5t occup des emplacem5ts /ables4 ,on ne peut plus leur dem&] d'difi] des remp>ts de cirques1 de faire surgir en dpit de la pesanteur des con/ructions rgulires et p]man5tes de plusieurs milli]s de mtres de hauteur4 ,cette p]si/ance dans l'action ne cadre pas avec un tempram5t voyageur4 ,autant que n\s p\vons le savoir1 les cyclones dtruis5t et ne btiss5t pas4 ,le conc\rs de longues priodes de temps n'e/ pas mo9s ncessaire si l'on veut faire con/itu] de hautes montagnes p> des cond5sations neigeuses successives4 ,ds lors la rp>tition de ces dpts n'aurait pu se faire d'une manire aussi irrgulire en dp\illant c]ta9s emplacem5ts1 t\j\rs les mmes1 au pr(it d'une b&e troite qui les ent\re4 ,les *utes de neige attnu5t t\j\rs le relief exi/ant1 p> cette simple raison que la neige obx l'action de la pesanteur plus aism5t que t\t autre lm5t solide de l'corce4 ,les remp>ts des cirques1 s'ils avai5t t =ms p> cette voie1 se ma9ti5drai5t des altitudes trs uni=mes1 au lieu d'tre1 comme il arrive s\v5t1 c\ps de valles et de br*es pr(ondes4 ,l'influ5ce de la latitude aurait d se faire s5tir dans la di/ribution des neiges1 et des calottes plus paisses se s]ai5t =mes sur les ples1 o le relief e/1 au contraire1 trs accid5t4 ,enf9 l'exi/5ce prs5te d'une aussi gr&e quantit de glace sur la ,lune suppos]ait1 dans le pass1 une priode o d'abondantes cond5sations liquides se s]ai5t produites4 ,elles aurai5t entran comme consqu5ces fatales des phnomnes d'rosion et de sdim5t dont les traces s]ai5t demeures visibles et1 en t\t cas1 l'ob/ruction des fissures4 ,la /ructure du remp>t des cirques donne un dm5ti galem5t net la ?orie des m>es4 ,la fusion des bords d'un orifice1 l'pan*em5t d'un liquide au dehors1 sa solidification p> nappes ncessairem5t trs m9ces1 ne peuv5t donn] lieu qu' un relief extrmem5t d\x1 pe9e apprciable4 ,l'ef=t d'un liquide comprim peut provoqu] la rupture ou la d*irure de la p>oi qui l'enf]me1 nullem5t la =mation d'orifices espacs et rguli]s1 mo9s encore celle d'un pic de gr&e altitude4 ,si ,,mm4 ,eb]t et ,pick]+ ont russi produire a9si des b\rrelets saillants1 il e/ hors de d\te que leur succs e/ li la petite *elle des expri5ces4 ,un liquide sortant en gr&es masses ne peut que s'pan*] en l>ges nappes et non s'accumul] sur c]ta9s po9ts privilgis4 ,les m>es peuv5t avoir leur rle dans la di/ribution gnrale des m]s et des cirques1 mais des =ces plus n]giques et plus localises s'accus5t1 dans *aque =mation p>ticulire1 comme prpondrantes4 ,c'e/ encore la dim5sion trs rduite des objets qu'e/ li le succs p>tiel de la ?orie de l'bullition4 ,dans une masse fluide1 les gaz qui vi5n5t se dgag] la surface ne laiss5t pas d'empre9te4 ,des ve/iges p\rront subsi/] si la matire e/ pteuse et *oisie de telle faon que le po9t d'bullition et le po9t de solidification soi5t presque confondus4 ,mais aucun *oix de sub/ances1 aucune application calcule de la *aleur ne peut am5] la =mation de bulles dpassant quelques c5timtres4 ,veut-on que les gaz s'*app5t d'une manire int]mitt5te et en masses plus gr&es1 il faut laiss] se =m] une crote solide4 ,celle-ci cd]a s\s une pression suffisamm5t =te1 p> fissurem5t ou explosion1 mais les ouv]tures =mes ne prs5t]ont plus de ressemblance1 mme loigne1 avec les cirques lunaires4 ,l'explication mtorique ou bali/ique se df5d mieux4 ,elle peut en effet invoqu] la fois des faits d'obs]vation et des expri5ces4 ,la ,t]re recueille sur son passage des corps nombreux1 aroli!s ou bolides2 il e/ trs probable que la ,lune en reoit aussi2 il e/ possible qu'elle en ait reu dans le pass beauc\p plus4 ,d'autre "p1 les essais de ,m4 ,alsdorf montr5t qu'avec un *oix judicieux et int5tionnel de matires meubles et de projectiles la/iques1 la plup>t des accid5ts lunaires peuv5t tre imits4 ,il semble1 d'abord1 qu'il y ait disproportion inadmissible entre l'effet con/at et la cause prsume4 ,les bolides tombs sur la ,t]re n'appro*5t po9t de la dim5sion des cirques4 ,ils atteign5t la surface avec de trs gr&es vitesses relatives et s\s t\s les angles1 au lieu que les orifices rguli]s de la ,lune ne peuv5t tre imputs qu' des *utes normales4 ,on ne voit pas enf9 p\rquoi la ,lune aurait eu le monopole de ces normes empre9tes1 l'exclusion de notre globe4 ,on peut attnu] beauc\p la =ce app>5te de ces objections1 a9si que l'a montr ,m4 ,gilb]t dans une intressante tude#ae4 ,les projectiles dont la ,lune g>de la trace ne s]ai5t po9t de la mme orig9e que les aroli!s2 ils n'aurai5t pas davantage t lancs p> la ,t]re encore inc&esc5te4 ,ce s]ai5t des satellites de la ,t]re au mme titre que la ,lune1 circulant avec elle dans une mme orbite et que l'attraction prpondrante de l'un d'eux aurait1 dans le c\rs des ges1 agglomrs en un seul corps4 ,ds lors1 ils peuv5t s'tre rejo9ts avec de mdiocres vitesses relatives1 et p\r les d]nires *utes1 les seules dont n\s obs]vions les traces1 l'attraction c5trale devait avoir p\r consqu5ce une incid5ce peu prs normale4 ,note #ae3 ,! ,moon's ,face1 a /ory ( ! orig9 ( its features1 by ,c4-,k4 ,,gilb]t 7,bull4 phil4 ,soc4 ( ,wa%+ton1 vol4 ,,xii1 p4 #bda74 ,cette trans=mation progressive d'un anneau quatorial en un satellite unique e/ expressm5t propose p> ,laplace1 titre d'hypo?se1 la f9 de sa ,mcanique cle/e4 ,depuis1 l'expri5ce clbre de ,plateau a montr le passage d'un anneau cont9u un c]ta9 nombre de satellites globulaires1 jamais1 croyons-n\s1 la runion de t\s ces globules en un corps unique4 ,il e/ rem>quable que t\s les ef=ts des gomtres p\r analys] les div]s degrs de cette mtamorphose ont *\1 et que div]s ?orici5s1 notamm5t ,,mm4 ,kirkwood et ,/ockwell1 ont t am5s la considr] comme trs invraisemblable4 ,il n'a pas t pr\v1 cep5dant1 qu'elle ft impossible et le fait que1 p\r une di/ance moy5ne donne du c5tre attractif1 il n'exi/e en gnral qu'un seul satellite ou qu'une seule plante1 con/itue en faveur de l'hypo?se de ,laplace une prsomption favorable dont l'explication mtorique doit bnfici]4 ,mais la difficult la plus grave e/ ailleurs4 ,on e/ oblig p\r le succs des expri5ces de se plac] dans des conditions physiques qui ne peuv5t pas tre ralises1 mme approximativem5t1 sur la ,lune4 ,a9si1 que la surface *oque soit liquide ou in/antanm5t liqufie p> le *oc ou simplem5t pteuse1 on n'obti5dra comme rsultat f9al qu'un relief nul ou insignifiant4 ,si le projectile pntre dans une crote rsi/ante1 on obti5t un tr\1 mais pas de b\rrelet saillant1 po9t de fond plat ni de montagne c5trale4 ,p\r alli] ces deux d]ni]s c>actres1 il faut rec\rir l'artifice de ,m4 ,alsdorf1 c'e/--dire t5dre une c\*e de p\dre sur une plan*e la fois la/ique et rsi/ante4 ,en supposant1 contre t\te vraisemblance1 que la nature ralise cette comb9aison1 on v]ra sans pe9e que le succs n'e/ possible qu' petite *elle4 ,si l'on attribue au projectile les dim5sions des cirques lunaires et la vitesse due la seule attraction de la ,lune1 il ne peut plus tre "q p\r lui de rebondissem5t2 il y aura fatalem5t crasem5t ou pntration4 ,il ne re/e p\r rig] le b\rrelet et la montagne c5trale que le rejaillissem5t de gaz conscutif au *oc4 ,mais cette cause1 ess5tiellem5t sup]ficielle et de trs c\rte dure1 e/ incapable du travail qu'on lui dem&e4 ,le gaz dispose p\r s'*app] du trs l>ge orifice cr p> le projectile4 ,sa dt5te e/ in/antane et il ne peut entran] de gr&es masses solides comme s'il tait comprim p> un orifice troit4 ,mais1 du mom5t que l'on e/ oblig de rev5ir aux =ces intrieures p\r expliqu] la /ructure des cirques1 on se dem&e quel avantage on tr\ve faire excit] ces =ces p> un ag5t extrieur4 ,a s'en t5ir aux leons que la ,t]re n\s donne1 il e/ indniable que l'n]gie expansive de l'intrieur du globe e/ la seule =ce qui russisse combattre efficacem5t le poids de l'corce et crer des reliefs durables4 ,avant de rec\rir des influ5ces problmatiques1 des cata/rophes in\es1 n'e/-il pas sage de se dem&] si cette cause1 d'une ralit et d'une puissance inconte/ables1 n'a pas t mme de produire sur notre satellite d'autres effets encore8 ,d'aprs cela1 des gologues comme ,p\lett ,scrope1 des a/ronomes la suite de ,nasmy? et ,c>p5t]1 ont admis que *aque cirque p\vait tre un cratre de volcan =m p> explosion4 ,l'orig9e de ces explosions1 se produisant la fois sur plusieurs milli]s de kilomtres c>rs1 ne s]ait pas l'accumulation s\t]ra9e des gaz et des vapeurs1 puisque la ,lune e/ prive d'atmosphre4 ,ce s]ait l'expansion subite que la lave1 de mme que l'eau1 pr\ve en se solidifiant4 ,dans ce sy/me *aque cirque devi5t un cratre de volcan1 le remp>t e/ =m p> l'accumulation des scories et des c5dres retombes en pluie1 l'aurole e/ un ensemble de fissures qui rayonn5t du c5tre branl1 la montagne c5trale e/ un cne secondaire1 surgi lors d'un rveil t>dif de l'n]gie ruptive4 ,s\s cette =me1 la ?orie volcanique n'a plus auj\rd'hui de p>tisans4 ,il e/ d\teux que les laves se dilat5t en se solidifiant2 aucun effet mcanique rellem5t obs]v ne se ratta*e cette expansion4 ,t\t au plus p\rrait-elle fissur] l'corce1 mais non en faire saut] une portion t5due1 paisse de plusieurs milli]s de mtres4 ,ce n'e/ pas seulem5t un dplacem5t qu'il s'agit de produire1 mais une de/ruction1 c> le b\rrelet e/ lo91 en gnral1 de reprs5t] le volume de la cavit1 et cette disproportion e/ d'autant plus =te que l'on considre des cirques plus gr&s4 ,la /ructure du remp>t n'accuse po9t1 qu& elle e/ visible1 un ref\lem5t l'extrieur1 mais au contraire un affaissem5t progressif v]s le c5tre4 ,les petits orifices1 dont les dtails *app5t1 sont les seuls p\r lesquels l'orig9e explosive semble p\voir tre admise4 ,on s'e/ flatt de tr\v] un meilleur po9t de comp>aison en s'adressant une classe p>ticulire de volcans4 ,ce sont les bass9s effondrs1 qui n'ont jamais s]vi1 dans leur ensemble1 de b\*es d'ruption1 mais dont le fond e/ p>fois rempli de lave et se hrisse de petits volcans secondaires4 ,a9si1 l'le de la ,runion prs5te dans sa p>tie suprieure trois bass9s contigus rsultant1 d'aprs ,m4 ,vla91 de l'affaissem5t d'une mme vote4 ,le piton ,bory1 galem5t situ dans l'le de la ,runion1 n'e/ pas non plus sans ressemblance avec quelques ence9tes lunaires4 ,il e/ not]1 t\tefois1 que le cne c5tral dpasse les bords de la cassure1 ce qui n'arrive po9t sur la ,lune4 ,il exi/e enf91 dans les les ,s&wi*1 sur le flanc d'un norme volcan1 un bass9 d'effondrem5t1 le ,kilauea1 long de #ekm et qui1 c]ta9es poques1 se remplit de lave inc&esc5te4 ,cette lave y sj\rne p>fois assez longtemps p\r se solidifi] en p>tie et laisse ensuite1 en se retirant1 des grad9s adhr5ts aux p>ois4 ,d'aprs le gologue ,dana1 qui en a fait une tude appr(ondie1 c'e/ ce type de volcan t]re/re qui seul doit tre rappro* des cirques4 ,cette concession n'a pas ds>m les adv]saires du volcanisme4 ,les bass9s effondrs sont1 leur gr1 encore trop petits2 ils sont1 d'ailleurs1 irrguli]s dans leurs cont\rs1 ils manqu5t de remp>ts saillants et1 sauf l'exception peut-tre unique du piton ,bory1 de montagnes c5trales4 ,enf9 ri51 dans leurs abords1 ne ressemble au phnomne des tranes div]g5tes4 ,plus rcemm5t1 le pr(esseur ,suess e/ v5u apport] aux ides de ,dana le complm5t d'obs]vations faites sur les creusets des mtallurgi/es4 ,*aque cirque e/ p\r lui un emplacem5t ram5 l'tat liquide p> un flux de *aleur int]ne4 ,les montagnes situes en bordure sont des scories *>ries p> les c\rants et accumules sur le rivage4 ,les v>iations de niveau se sont accomplies mo9s s\s l'influ5ce des m>es que p> le dgagem5t des gaz diss\s et emprisonns4 ,les petits orifices =ms en d]ni] lieu sont des b\*es d'explosion1 et l'on ne voit pas quel ag5t1 autre que la vapeur d'eau1 a pu les produire4 ,comme dans la ?orie de ,nasmy?1 les auroles sont des fissures rayonnantes1 et le *angem5t de c\leur du sol sur leur trajet e/ la consqu5ce d'manations locales1 semblables aux fum]olles des volcans itali5s4 ,a notre avis1 le sy/me du pr(esseur ,suess re/itue une place lgitime1 mais encore insuffisante1 l'expansion des vapeurs et des gaz comprims4 ,qu'elle soit int]v5ue s\s une =me ou s\s une autre1 il n'y a pas de motif raisonnable d'en d\t]4 ,l'abs5ce actuelle d'atmosphre peut tre le rsultat d'une volution rc5te1 a9si que n\s l'avons vu au ,*apitre ,,ix4 ,la ,lune1 moiti mo9s d5se que la ,t]re1 e/ =me de matriaux lg]s4 ,les gaz et les vapeurs ont d s'y tr\v] en gr&e proportion4 ,ils ont t1 plus aism5t que sur la ,t]re1 enf]ms dans l'corce p> cette simple raison qu'un globe plus petit subit un refroidissem5t plus rapide4 ,voici donc cette =ce1 qui t5d s\lev] les c\*es sup]ficielles1 en conflit avec la pesanteur qui travaille les ma9t5ir4 ,des deux adv]saires en prs5ce1 lequel va l'emport]8 ,sur la ,t]re1 l'issue du combat n'e/ pas d\teuse4 ,les matires ruptives1 impuissantes s\lev] les c\*es solides1 s'ins9u5t pniblem5t dans les fissures4 ,ce n'e/ gure qu'au mom5t d'arriv] au j\r qu'elles font saut]1 qu'elles pulvris5t p>fois le d]ni] ob/acle oppos4 ,sur notre satellite1 les conditions de la lutte sont bi5 diffr5tes4 ,la =ce expansive des vapeurs re/e t\t entire1 il e/ mme probable qu'elle e/ augm5te4 ,la pesanteur1 au contraire1 e/ rduite la sixime p>tie de sa valeur4 ,il y a donc des *ances srieuses p\r que1 p5dant une c]ta9e priode au mo9s1 la =ce ruptive l'emporte1 et p\r que l'corce lunaire se s\lve p> intumesc5ces4 ,quelles =mes pr5dront ces amp\les8 ,ce s]ont des portions de sphre1 p> la raison bi5 simple que la sphre e/1 entre t\tes les figures1 celle qui compr5d s\s une surface donne la plus gr&e capacit4 ,a9si1 en demeurant sphrique1 la crote ralise1 au prix de la mo9dre ext5sion possible1 l'augm5tation de volume qui lui e/ dem&e4 ,ces calottes sphriques1 de plus petit rayon que la surface lunaire1 la c\p]ont suivant des c]cles1 et n\s obt5ons a9si une raison plausible de la rgul>it du cont\r des cirques4 ,quelle t5due *acune de ces intumesc5ces va-t-elle rec\vrir8 ,celle o se manife/e la fois un =t accroissem5t de pression int]ne4 ,n\s avons1 cet g>d1 une indication utile dans l'allure habituelle des volcans t]re/res4 ,il e/ commun1 en effet1 de voir entr] simultanm5t en ruption les div]s cratres d'une mme rgion1 des di/ances de #bjjkm1 #cjjkm1 #ejjkm et davantage4 ,rcemm5t encore1 la cata/rophe de la ,m>t9ique tait le signal d'un rveil d'activit sur les rivages de la m] des ,antilles1 dans l',amrique c5trale et jusque dans la ,rpublique de l'quateur4 ,ce sont l des primtres o les cirques lunaires peuv5t t5ir l'aise4 ,mais l'difice a9si con/ruit n'e/ pas /able4 ,un j\r ou l'autre des fissures s'y dess95t4 ,des cnes volcaniques s'lv5t au po9t le plus faible1 c'e/--dire v]s le sommet de l'intumesc5ce4 ,le mom5t vi5t o la pression intrieure dim9ue1 et la pesanteur1 qui ne p]d jamais ses droits1 abaisse le c5tre du dme4 ,cet affaissem5t1 propag p> zones conc5triques1 f9it p> ne laiss] deb\t que l'assise infrieure de la vote1 celle qui =me auj\rd'hui le remp>t4 ,les grad9s intrieurs reprs5t5t les bordures affaisses en d]ni] lieu1 et que leur situation en porte--faux v\ait la de/ruction4 ,l'exam5 de ces t]rasses montre leurs b\lem5ts successifs v]s le c5tre1 jamais les ref\lem5ts c5trifuges qu'aurai5t oprs des projectiles ou les concrtions qui s]ai5t l'oevre des m>es4 ,le m\vem5t de desc5te du c5tre s]a le plus s\v5t assez l5t p\r respect] le relief antrieur et p\r laiss] au massif volcanique une c]ta9e prm95ce sur ce qui l'ent\re4 ,qu'un pan*em5t se produise et les cnes d'ruption en m]g]ont comme des les1 sans relation visible avec le remp>t4 ,l'n]gie intrieure e/ sujette rcidive4 ,elle p\rra se manife/] encore p> la =mation de n\veaux cirques sur l'emplacem5t consolid du premi]1 plus t>d p> des explosions semblables celles des volcans t]re/res4 ,ces explosions auront p\r sige soit la montagne c5trale1 soit des orifices sems sur les crevasses de rupture1 et bi5 s\v5t trop petits p\r tre obs]vs4 ,les auroles et les tranes div]g5tes sont des c5dres mises p> ces cataclysmes et dissm9es p> des c\rants atmosphriques v>iables4 ,ce ne sont po9t des crevasses ni des clab\ssures1 dont la propagation ne saurait tre aussi rectiligne ni aussi indp5dante du relief4 ,l't5due qu'embrasse un mme toilem5t n'e/ pas telle qu'on ne puisse en retr\v] des exemples dans l'hi/oire des volcans t]re/res4 ,a9si1 il e/ avr que l'ruption du ,timboro en #ahae1 celle du ,cosegu9a en #ahce ont c\v]t de dbris des espaces plus va/es que la ,france ou l',allemagne4 ,des ruptions isl&aises ont t suivies de pluies de c5dres jusqu' ,/ockholm1 #agjjkm de di/ance4 ,ces dpts ont seulem5t tr\v sur la ,lune des conditions plus favorables leur cons]vation4 ,voici1 ce sujet1 un rappro*em5t qui ne doit pas tre pass s\s sil5ce4 ,n\s avons vu que c]ta9s sy/mes de tranes1 p> exemple celui de ,ty*o1 ne montr5t pas leur te9te blan*e c>actri/ique dans le vois9age immdiat du cirque c5tral4 ,ils y sont remplacs p> une c\ronne sombre4 ,or la mme circon/ance se prs5te p\r le manteau de c5dres dpos aut\r de c]ta9s cratres t]re/res4 ,ce manteau disp>at dans le vois9age immdiat du volcan s\s une c\*e plus sombre de matriaux mo9s diviss1 pi]re ponce ou blocs de lave4 ,le fait se vrifie p> exemple sur les volcans du ,guatemala1 dont une ,c>te e/ donne dans le bel ,ouvrage du pr(esseur ,suess3 ,la face de la ,t]re4 ,en rsum1 les cirques ne sont pas p\r n\s des cratres de volcans1 mais des rgions volcaniques s\leves1 puis affaisses4 ,si l'on se place ce po9t de vue1 on s]a disp5s1 p\r expliqu] les =mations lunaires1 d'imag9] des bolides gigantesques1 de faire con/ruire des montagnes p> des bulles de gaz1 des cyclones et des m>es4 ,il suffira d'admettre que1 dans l'9vitable conflit entre la pesanteur1 d'une "p1 et l'expansion des vapeurs1 de l'autre1 la seconde =ce a pris mom5tanm5t le dessus4 ,et cette hypo?se n'e/ pas inv5te p\r le beso9 de la cause1 elle e/ suggre p> les donnes les plus c]ta9es de la ,mcanique cle/e et de la ,physique4 ,mais1 dira-t-on1 ces intumesc5ces1 donnes comme le *apitre prlim9aire de la =mation d'un cirque1 p\rquoi ne n\s les montre-t-on pas8 ,sans d\te p>ce que les dmes a9si crs manquai5t de /abilit2 p>ce que les conditions qui leur ont p]mis de se =m] ne se r5contr5t plus4 ,la crote paissie1 le dgagem5t des gaz plus avanc1 ne laiss5t plus les s\lvem5ts se produire1 pas plus dans le monde lunaire que dans le ntre4 ,il s]ait inexact1 cep5dant1 de dire que l'on n'ap]oit sur notre satellite aucune =me convexe rgulire4 ,il y en a deux1 entre autres1 dans le vois9age d',arago1 qui sont d'une obs]vation facile 7fig4 #ce74 ,ces deux amp\les mesur5t peu prs #djkm de l>geur4 ,que leur c5tre vi5ne s'effondr]1 et deux n\veaux cirques1 de dim5sion moy5ne1 se s]ont =ms s\s nos yeux4 ,en att5dant1 il semble que l'on doive reg>d] ces r>es tmo9s d'un ge disp>u avec un peu de cette vnration que les ar*ologues ress5t5t en face des mdailles antiques4 ,,*apitre ,,xiii4 ,,les ,,=mes ,,polygonales ,,sur ,,la ,,lune4 ,l'a/ronome auquel des in/rum5ts puissants p]mett5t de dtaill] quelque peu l'aspect de notre satellite e/ d'abord frapp du c>actre trange de ces paysages1 trs diffr5ts de la presque totalit des sites t]re/res4 ,rev5ant quelques j\rs d'int]valle sur les mmes rgions1 il con/ate qu'elles *ang5t pr(ondm5t d'aspect suivant que les rayons solaires les frapp5t s\s tel ou tel angle4 ,s'il prolonge l'expri5ce p5dant plusieurs mois1 il se conva9cra que ces *angem5ts ne sont qu'app>5ts et d'un c>actre priodique4 ,la surface de la ,lune e/ solide et /able2 elle prs5te un degr de fixit au mo9s gal celui des rgions les plus ds]tes et les plus arides de notre globe4 ,cette circon/ance favorise videmm5t l'laboration des ,c>tes2 t\tefois l'exactitude de celles-ci e/ limite p> deux ob/acles qui n'ont pu tre1 jusqu' ce j\r1 que trs imp>faitem5t surmonts4 ,le premi]1 dj s5sible p\r l'a/ronome qui *]*e embrass] l'hmisphre visible dans un rseau godsique1 e/ la r>et des po9ts de repre gomtriquem5t df9is4 ,ce s]a en effet une heureuse exception si l'on tr\ve des sommets de triangles df9is p> une int]section de lignes4 ,presque t\j\rs il faudra pr5dre comme po9ts d'appui du rseau soit des c5tres de ta*es d'aspect et de limites v>iables1 soit des po9ts culm9ants accuss comme tels p> le jeu des ombres4 ,on se d\te aism5t que ces objets1 vus une norme di/ance1 comport5t un degr de df9ition bi5 infrieur celui des accid5ts naturels du sol t]re/re1 accid5ts dont les godsi5s ne se cont5t5t plus1 et auxquels la pratique mod]ne sub/itue d'une manire inv>iable des pyramides ou des cyl9dres artificiels4 ,les sommets en =me de vague ou de pyramides1 con/itues p> la jonction d'artes tran*antes1 sont encore relativem5t frqu5ts dans les montagnes t]re/res compltem5t faonnes p> l'rosion4 ,ils manqu5t t\t fait sur la ,lune1 o l'on n'obs]ve que des masses arrondies et bosseles4 ,les lignes d'ombre et de cont\r app>5t ne cess5t de s'y dplac]4 ,aussi le dsaccord des positions micromtriques d'un sommet surpasse-t-il de beauc\p celui que l'on aurait r$\t]1 avec la mme lunette1 sur des positions d'toiles4 ,une autre difficult1 qui vi5t aggrav] la prcd5te1 ti5t ce que la ,lune n\s prs5te t\j\rs la mme face4 ,la libration p]met au reg>d d'atte9dre1 la rigueur1 les #e_/h de la surface1 mais en ralit t\te la zone vois9e du bord n'e/ jamais vue que s\s un angle fuyant et dfavorable4 ,l'clairem5t et la p]spective y v>i5t trop peu p\r que l'on puisse rectifi] les app>5ces et arriv] une notion correcte des =mes4 ,c'e/ l surt\t que f]ont dfaut les po9ts susceptibles d'tre srem5t id5tifis d'une image l'autre4 ,c'e/ donc aux p>ties c5trales du disque qu'il convi5dra de s'atta*] p\r tr\v] des objets bi5 c>actriss1 susceptibles d'tre gr\ps en familles naturelles1 p\r dml] dans la pr(usion des dtails les faits proprem5t sci5tifiques1 ceux qui p]mett5t de coordonn] et de prvoir4 ,la m?ode suivre1 dans ce *oix1 e/ la mme qui a valu la ,gologie1 la ,gographie physique1 leurs plus solides acquisitions4 ,et ce travail e/1 dans un c]ta9 s5s1 plus facile p\r la ,lune que p\r la ,t]re4 ,en effet1 la gr&e di/ance de notre satellite n\s db>rasse d'une f\le de traits insignifiants et secondaires o notre att5tion n'aurait pu que s'g>]4 ,mais elle laisse d'autant mieux en vid5ce un c]ta9 nombre d'objets m>quants1 d'individualits frappantes qui se reconnaiss5t sans pe9e s\s des clairem5ts v>is et que l'on retr\ve1 pe9e modifis1 un gr& nombre d'exemplaires4 ,ces objets ne sont pas simplem5t juxtaposs3 ils entr5t en lutte1 ils empit5t les uns sur les autres1 et beauc\p n'ont subsi/ qu' l'tat de ru9es4 ,on entrevoit donc la possibilit de les faire entr] dans un classem5t *ronologique1 de dire quels c>actres actuels sont associs une antiquit plus gr&e1 d'assign] dans la =mation des individus la "p des div]ses influ5ces physiques ou cosmiques1 de tr\v] la raison de leurs diffr5ces4 ,un premi] essai de cette m?ode a conduit les slnographes di/+u] deux gr&es classes d'objets lunaires1 trs 9gales p> le nombre1 peu prs quival5tes p> l't5due totale occupe4 ,ce sont les m]s1 c>actrises p> une surface unie et sombre1 et les cratres1 dont le trait commun e/ une bordure circulaire4 ,les cratres1 inf9im5t plus nombreux1 ont t diviss eux-mmes en s\s-gr\pes1 entre lesquels on n'a jamais pu trac] de frontires bi5 nettes4 ,plus t>d1 au contraire1 on s'e/ avis que la premire di/9ction tait factice1 que les gr&s cirques p\vai5t aussi bi5 tre considrs comme de petites m]s1 les petites m]s comme de trs gr&s cirques1 et que1 si plusieurs m]s sembl5t auj\rd'hui dnues de limites prcises1 leur tat actuel rsulte1 selon t\te app>5ce1 de la jonction de bass9s contigus et de l'effacem5t des cloisons int]poses4 ,la slnographie a p>u a9si se cond5s] dans cette =mule simple3 t\t ce qui1 sur la ,lune1 possde une figure bi5 arrte1 e/ circulaire4 ,il ne s'y tr\ve1 en dehors des m]s et des cratres runis1 si l'on veut1 s\s le nom de cirques1 que des p]v]sions ou drivations de cette =me4 ,un tel nonc ne peut manqu]1 p> sa nettet mme1 d'tre suspect aux gographes1 habitus r5contr] sur le globe t]re/re des =mes v>ies1 irrgulires1 rebelles dans l'imm5se majorit des cas t\te df9ition gomtrique4 ,on ne voit pas p\rquoi l'unit de =ce et de figure aurait rgn sur une plante1 la div]sit sur l'autre4 ,et p\rtant ce rsum1 on doit le reconnatre1 e/ ju/ifi p> la presque totalit des dess9s dont notre satellite a f\rni le sujet4 ,a peu prs sans exception1 les auteurs ont born leur ambition figur] un ou plusieurs cirques et ont trait d'une faon trs sommaire t\t ce qui ne s'y ratta*ait pas directem5t4 ,la "q s'e/ pose s\s une autre =me p\r les auteurs de ,c>tes d'ensemble1 ,lohrmann1 ,mdl] et ,s*midt4 ,il a bi5 fallu ici envisag] le problme s\s un aspect plus l>ge4 ,il exi/e en effet1 sur la ,lune1 des rgions trs montagneuses1 assez t5dues1 o il e/ impossible de considr] les cirques comme l'lm5t con/itutif du sol4 ,ils n'y sont reprs5ts que p> de petits exemplaires clairsems4 ,ces rgions 7p> exemple les ,alpes1 le ,caucase1 les ,ap5n9s7 sont d'ord9aire soigneusem5t vites p> les dess9ateurs libres de *oisir leur cadre1 et considres comme imposant une t*e p>ticulirem5t +rate et difficile4 ,be] et ,mdl] e/im5t qu'il faudrait mettre pr(it t\tes les occasions favorables p5dant trois annes p\r v5ir b\t du seul massif des ,ap5n9s4 ,t\s se sont rsigns1 en f9 de compte1 une figuration sommaire1 purem5t conv5tionnelle1 et qui ne jette aucune lumire sur l'objet qu'elle reprs5te4 ,c'e/ que1 en effet1 sur ces plateaux aux bords d*iquets1 o d'innombrables excroissances se disput5t l'espace1 les notions habituelles sont dr\tes1 et t\t fil conducteur fait dfaut4 ,le procd famili] aux arti/es1 et qui consi/e encadr] l'objet dans des lignes volontairem5t simplifies1 semble ici une infidlit dang]euse et une s\rce d'erreurs sy/matiques4 ,nulle "p l'utilit des photographies n'app>at plus manife/e4 ,l o le dess9ateur se p]dait dans le dtail1 elles re/itu5t des ensembles4 ,elles font r5tr] un peu d'ordre dans ce *aos app>5t et y introduis5t des divisions naturelles4 ,la comp>aison frqu5te d'preuves relatives des phases diffr5tes1 contrle de temps autre p> l'obs]vation visuelle1 fait acqurir l'g>d du sol lunaire une famili>it laquelle les anci5s obs]vateurs1 malgr t\t leur zle1 ne p\vai5t atte9dre4 ,on e/ frapp alors de l'importance prise p> c]ta9s traits que les c>tographes ont entirem5t ngligs1 faute d'en saisir les vritables relations4 ,on voit les faits antrieurs et1 jusqu' un c]ta9 po9t1 trang]s l'hi/oire des cirques1 se multipli]1 s'claircir et s'en*an]4 ,de ces traits anci5s1 les premi]s en date ont t\tes les *ances d'tre les mo9s app>5ts3 d'abord p>ce qu'ils ont subi un plus haut degr l'action des causes de/ructrices2 ensuite p>ce que l'corce1 encore faible et mallable1 n'a pu s'c>t] beauc\p d'une figure d'quilibre et con/itu] des diffr5ces de niveau importantes4 ,si donc n\s t5tons d'numr] les mieux reconnaissables de ces objets1 dans l'ordre o ils se prs5t5t la vue1 on devra plutt r5v]s] cet ordre p\r se rappro*] de la succession hi/orique4 ,comme confirmation1 l'on devra saisir t\tes les occasions de dcid]1 entre deux objets en conflit1 lequel a usurp la place de l'autre4 ,les c>actres qui prsid5t au gr\pem5t et qui tai5t p\r les cirques le diamtre1 la pr(ondeur et l'intgrit1 s]ont1 dans le cas d'objets rectilignes1 la longueur1 la l>geur et l'ori5tation4 ,cette d]nire p>ticul>it e/ la plus importante1 c> on ne t>d]a pas reconnatre que les traits d'une mme rgion obiss5t une loi commune et s'align5t sur un trs petit nombre de directions4 ,dans l'numration qui va suivre1 les numros de r5voi1 en *iffres roma9s1 se rapport5t aux feuilles de l',atlas photographique publi p> l',obs]vatoire de ,p>is1 et de prfr5ce aux qu>ante premires1 p\r lesquelles a p>u une dition rduite1 plus aise feuillet]1 due aux so9s de la ,socit belge d',a/ronomie4 ,les angles de position sont1 suivant l'usage1 compts en degrs et du ,nord v]s l',e/4 ,a4 ,gr&es cassures4--#a4 ,valle l'oue/ d',h]s*el 7,,iii1 ,,ix1 ,,xxvi1 ,,xxxiii74 ,l>ge1 pr(onde1 trs bi5 cons]ve et probablem5t rc5te1 elle dess9e une tang5te commune deux cirques1 dont le plus mridional 7,h]s*el h7 a t nettem5t sectionn4 ,prolonge du mme ct1 cette valle =m]ait la limite oue/ de ,ptolme 7fig4 #dc74 #b4 ,sillon limitant ,albategnius l',oue/1 ,halley l',e/ et dess9ant1 p> suite1 une tang5te commune intrieure aux deux cont\rs4 ,cette valle p>allle la prcd5te1 plus longue mais mo9s creuse1 a t ref\le et int]rompue p> le dveloppem5t de ,halley 7,,iii74 #c4 ,deux entailles p>allles1 loignes d'une tr5ta9e de kilomtres1 fran*issant la bordure d',hipp>que l',oue/ et s'effaant dans la pla9e intrieure 7,,iv1 ,,xxvi74 #d4 ,valle trav]sant de "p en "p un massif montagneux1 entre ,pallas et ,uk]t 7,x1 ,,xxxiii74 #e4 ,valle tang5te ,god9 au ,sud-,e/ 7,,xxii1 ,,xxvi74 #f4 ,valle tang5te ,jules ,cs> au ,nord-,oue/ 7,,xxii1 ,,xxxii74 ,t\s ces objets ont =t peu prs l'angle de position #dj1 qui e/ aussi celui des p>ties ori5tales dans les fissures c\des d',ariadu et d',hyg9us4 ,t\s ressembl5t la valle d',h]s*el 7n #a71 sans t\tefois la dpass] en pr(ondeur et en nettet4 ,ils ctoi5t *acun un ou plusieurs cirques1 sans les entam] et sans tre ref\ls p> eux4 ,en n\s loignant un peu du c5tre de la ,lune1 n\s tr\v]ons d'autres cassures se ratta*ant la mme catgorie3 #g4 ,mur ,droit1 entre ,!bit et ,birt4 ,cassure extrmem5t nette1 probablem5t mod]ne1 divisant en deux p>ties gales une gr&e arne subm]ge4 ,angle de position #bj 7,,xiv7 7fig4 #dd74 #h4 ,ra9ure p>allle au ,mur ,droit1 tang5te aux bords oue/ de ,pitatus et de ,gauricus4 ,elle e/ discont9ue et ob/rue p> plusieurs ruptions subsqu5tes4 ,la mme ori5tation se retr\ve dans de nombreux traits de la mme rgion1 rejets1 cause de leur c>actre mo9s app>5t1 dans la classe suivante 7,,xiv74 #i4 ,longue cassure dirige de ,fabricius v]s le ,nord 7,,xxiv1 ,,xxxi74 #aj4 ,ra9ure discont9ue sur la ligne ,janss5 ,a-,piccolom9i 7,,xxiv74 #aa4 ,sillon c\rant v]s le ,sud p>tir de ,f]mat 7,,xxv1 ,,xxxi74 ,ces trois d]ni]s traits1 peu cohr5ts et mdiocrem5t cons]vs1 s'accus5t surt\t p> des diffr5ces de niveau4 ,leur angle de position e/ vois9 de #bj1 plutt au-dess\s4 #ab4 ,monts ,alta3 cette gr&e dnivellation1 rem>quable p> sa longueur et sa cont9uit1 fait p>tie de l'encadrem5t de la m] du ,nect>4 ,elle prs5te deux fronts rectilignes trs t5dus1 s\ds aux environs de ,f]mat1 avec des angles de position de #bj et de #de 7,,xxv1 ,,xxxi74 #ac4 ,sillon trav]sant de "p en "p le b\rrelet de ,capella1 avec un angle de position de #de4 ,il app>ti5t1 comme les monts ,alta1 l'encadrem5t de la m] du ,nect> 7,,xxxi7 7fig4 #cc74 #ad4 ,valle de ,rheita1 la plus colossale que l'on puisse ap]cevoir sur la ,lune4 ,elle e/ dans un mauvais tat de cons]vation1 ref\le et ob/rue p> le dveloppem5t ultrieur de plusieurs cirques4 ,le p>alllisme des bords1 l'exi/5ce de digues transv]sales obliques1 accus5t une =mation p> arra*em5t1 avec l>gissem5t progressif4 ,angle de position #de 7,,xii1 ,,xxiv1 ,,xxxi74 #ae4 ,valle des ,alpes1 exemple clatant et bi5 connu de la disjonction d'un plateau montagneux sur une paisseur de #cjjjm environ avec cons]vation du niveau et du p>alllisme des bords4 ,bi5 qu'elle n'entame aucun cirque1 son intgrit doit la faire considr] comme mod]ne4 ,son angle de position 7#acj7 e/1 comme celui de la valle de ,rheita1 rpt bi5 des reprises dans la rgion 7fig4 #cg74 ,b4 ,digues1 crevasses1 sillons rectilignes4--,les objets de cette seconde li/e1 mo9s visibles que ceux de la prcd5te1 r5tr5t comme eux dans un petit nombre d'ori5tations di/9ctes4 ,ref\ls ou ob/rus peu d'exceptions prs1 p> les cirques qu'ils r5contr5t1 ils se ratta*5t d'une faon plus vid5te un tat de *oses disp>u4 ,leur nombre e/ considrable4 ,n\s signal]ons seulem5t ceux qui se di/+u5t p> la longueur et le c>actre /rictem5t rectiligne de leur trajet4 #a4 ,sillons ori5ts respectivem5t sur les c5tres de ,ptolme et de ,albategnius ,a1 et s't5dant l'extrieur v]s le ,sud4 7,,iii7 7fig4 #dc74 #b4 ,nombreuses /ries du plateau situ entre ,h]s*el1 ,davy et ,moe/+4 ,plusieurs entam5t d'une faon trs visible les remp>ts d',alphonse et de ,ptolme 7,,iii1 ,,ix1 ,,xxxiii74 #c4 ,crte des monts ,hmus1 entre ,taquet et ,sulpicius ,gallus 7,,xxxii74 #d4 ,sillon p>allle aux monts ,alta1 trav]sant la pla9e gale di/ance des monts ,alta et de ,polybe 7,,xxv74 ,t\s ces traits 7nos #a #d7 sont p>allles la valle d',h]s*el et1 p> suite1 aux premi]s objets de la li/e prcd5te4 #e4 ,p>ties c5trales des fissures d',ariadu et d',hyg9us3 angle de position #ge 7,,iv1 ,x1 ,,xxii74 ,ce sont deux exemples rem>quables d'indp5dance totale entre le trac d'une fissure et le relief actuel du sol4 #f4 ,crevasses situes entre ,ar*imde et ,conon1 p]p5diculaires la direction gnrale des ,ap5n9s et c\des suivant les mmes ori5tations que la fissure d',hyg9us 7,x74 #g4 ,d\ble fissure prs de ,sab9e1 ctoyant la base du remp>t montagneux4 ,elle e/ trs nette et p>at due la revivisc5ce t>dive d'une anci5ne t5dance l'arra*em5t4 ,angle de position #hj 7,,xxii74 #h4 ,d\ble fissure encadrant ,hsiode et =me comme la prcd5te de deux traits p>allles4 ,l'un de ces traits se prolonge une gr&e di/ance v]s l',e/ trav]s des massifs montagneux1 sans cess] d'tre visible la trav]se des pla9es4 ,angle de position #abj 7,,xiv1 ,,xix74 #i4 ,valle situe en pla9e entre ,kies et ,kies d4 ,faiblem5t dprime1 elle e/ p>allle la fissure d',hsiode1 de nombreuses digues de la rgion de ,ty*o1 aux portions nord-e/ des remp>ts de ,ptolme1 d',alphonse1 d',albategnius 7,,xiv74 #aj4 ,digues rectilignes s'appuyant sur la p>tie e/ du remp>t de ,capuanus et con/ituant les re/es d'un massif plus anci5 que le cirque4 ,angle de position #dj 7,,viii74 #aa4 ,/ries nombreuses sur le plateau entre ,vitello et ,ha9zel4 ,angle de position #cj 7,,viii74 #ab4 ,quatre sillons p>allles la valle de ,rheita1 deux au ,nord et deux au ,sud1 trs t5dus aussi1 mais beauc\p mo9s bi5 cons]vs4 ,angle de position #de 7,,xii74 #ac4 ,gr&e valle irrgulire1 p>allle aussi celle de ,rheita1 presque aussi l>ge1 mais =tem5t dgrade et discont9ue4 ,elle e/ visible de "p et d'autre de ,snellius et s'int]rompt sur l'emplacem5t de ce cirque 7,,xii74 #ad4 ,rgion /rie ou cannele1 entre ,pons1 ,zagut1 ,gemma ,frisius et ,pontanus4 ,deux sy/mes bi5 reconnaissables1 =mant un angle de #gj1 y sont associs 7,,xx74 #ae4 ,ride saillante runissant ,santbe* et ,colombo 7,,xxxviii74 #af4 ,trs longue digue en relief de "p et d'autre de ,borda2 elle =me1 avec le trait prcd5t1 avec la crevasse mdiane de ,petavius1 avec la *ane de cirques ,rheita e1 un sy/me conjugu de la valle de ,rheita4 ,angle de position #acj 7,,xii74 #ag4 ,sillon visible sur le mridi5 de ,desc>tes1 du ct sud1 et signal surt\t p> des places blan*ies 7,,xxvi74 #ah4 ,t]rasses de ,lemonni] et de ,pl9e1 s\s-t5dant des arcs dans le primtre de la m] de la ,srnit4 ,elles p>aiss5t tre les re/es d'une ence9te polygonale dont la m] aura1 dans son m\vem5t d'expansion1 fran*i les limites 7,,xxvii74 #ai4 ,t]rasse allant de ,?ophile ,beaumont1 dta*ant un segm5t en =me d'arc dans la m] du ,nect> et de t\t po9t analogue aux prcd5tes 7,,xxvii1 ,,xxxii74 #bj4 ,/raight ,range4--,digue isole1 p]p5diculaire au mridi51 re/e d'une anci5ne frontire de la m] des ,pluies 7,,xi1 ,,liii74 #ba4 ,sillons nombreux sur le plateau qui s't5d entre ,bian*9i et ,la ,condam9e4 ,angle de position #afj4 ,l'accroissem5t de l'angle de position e/ s5sible qu& on se dplace de l',oue/ l',e/ dans la bordure de la m] des ,pluies 7,,xi74 #bb4 ,d\ble srie d'artes rectilignes =mant l'ossature de l'corce dans le vois9age du ple ,nord4 ,le plus app>5t des deux sy/mes e/ peu incl9 sur le mridi5 7,,xxxvii1 ,,lii1 ,,liii74 ,c4 ,alignem5ts d'orifices4--,il e/ connu depuis longtemps que la di/ribution des gr&es ence9tes la surface de la ,lune n'e/ pas arbitraire1 qu'elle ne manife/e pas de cond5sation v]s un plan comme la ,voie lacte1 ni d'accumulation aut\r de quelques c5tres1 comme l'ensemble des nbuleuses4 ,la disposition des gr&s cirques1 t\tes les fois qu'elle affecte une app>5ce sy/matique1 e/ l9aire4 ,beauc\p d'entre eux se dispos5t en sries peu prs cont9ues et dont l'unit d'orig9e e/ aussi c]ta9e que celles des gr&es artes du relief t]re/re4 ,les individus d'un mme gr\pe accus5t une analogie de dim5sions et de /ructure p\sse p>fois un tel degr que de simples associations p> paires ne sembl5t pas p\voir tre =tuites1 d'autant mo9s que l'ori5tation de la ligne des c5tres se retr\ve presque t\j\rs dans des sillons rectilignes de la mme rgion4 ,la liaison e/ mo9s aise mettre en vid5ce p\r les petits orifices1 en raison mme de leur gr& nombre4 ,dans les p>ages o ils f\rmill5t1 on peut les associ] en *anes de div]ses manires1 dont aucune ne s'impose l'exclusion des autres4 ,mais c]ta9es m]s o les orifices n'app>aiss5t qu'en petit nombre prs5t5t des alignem5ts d'une extrme nettet et qui doiv5t1 ce titre1 fix] l'att5tion4 ,il suffira1 entre beauc\p d'exemples1 de cit] les suivants3 #a4 ,walt]1 ,regiomontanus1 ,purba* 7,i74--,srie de gr&s cirques contigus1 polygonaux1 dgrads1 (frant *acun de =tes diffr5ces de niveau4 ,l'angle de position de la ligne des c5tres e/ #ce1 ce qui ratta*e ce gr\pe la valle d',h]s*el et1 plus gnralem5t1 aux objets dsigns en premi] lieu dans les deux li/es prcd5tes4 #b4 ,aliac5sis1 ,w]n]1 ,blan*9us1 ,lacaille4--,srie p>allle et juxtapose la prcd5te1 montrant dans ses deux d]ni]s t]mes des =mes plus rgulirem5t circulaires et mieux cons]ves 7,,ii74 #c4 ,blancanus1 ,s*e9]1 ,r/1 ,s*ill]4--,l'angle de position de cette *ane e/ #ej4 ,des digues latrales ont entrav le dveloppem5t normal de t\s ces cirques1 surt\t du d]ni] dont l'allongem5t e/ exceptionnel 7,,xviii74 #d4 ,wilson1 ,kir*]1 ,bett9us1 ,zu*ius 7,,xxx74--galem5t encaisss entre deux digues p>allles4 ,angle de position #de4 #e4 ,manife/ations ruptives v>ies sur une tang5te commune intrieure aux cont\rs d',almanon el d',albuf$a4 ,angle de position #ej 7,,xx1 ,,xxv1 ,,xxvi7 7fig4 #de74 #f4 ,arza*el1 ,alphonse1 ,ptolme1 ,h]s*el4--,ligne des c5tres s5siblem5t p>allle au mridi54 ,comme il arrive dans la plup>t des sries de l'hmisphre ,sud1 le cirque le plus au/ral e/ en mme temps le plus rguli] et le plus pr(ond 7,,iii1 ,,ix7 7fig4 #dc74 #g4 ,!on junior1 ,!on s5ior1 de ,morgan1 ,cayley1 ,jules ,cs> 7,,xxii74--,srie suivant le mridi51 discont9ue1 mais complte p> plusieurs orifices anonymes4 ,elle embrasse un espace plus gr& que les prcd5tes1 avec la mme progression4 #h4 ,furn]ius1 ,petavius1 ,v5del9us1 ,langr5us4--,ensemble de cirques normes et de puissant relief1 sur un mme mridi5 7,,xxi74 #i4 ,c9q petits orifices disposs sur un mridi51 dans la p>tie nord-e/ de la m] de la ,srnit 7,v1 ,,xxiii74 #aj4 ,ligne blan*ie1 discont9ue1 allant de ,licetus ,aliac5sis1 en cont\rnant ,/fl] l',e/ 7,,xxxvii74 #aa4 ,autre ligne blan*ie1 discont9ue1 allant de ,bacon ,pons1 en cont\rnant ,bs*+ l',oue/4 ,cette ligne1 comme les c9q prcd5tes1 s'c>te peu d'un mridi54 ,elle e/ rem>quable p> son extraord9aire longueur4 ,il semble que la =mation du cirque ,bs*+ a ref\l quelque peu l'alignem5t ruptif sans lui faire p]dre son c>actre 7,,xxxvii74 #ab4 ,nombreux orifices le long d'une tang5te commune aux bords ori5taux de ,lexell et de ,regiomontanus 7,,xiv74 #ac4 ,alignem5t sur une tang5te commune aux limites ori5tales de ,hell et de ,pitatus4 ,ce trait et le prcd5t sont vois9s et p>allles4 ,angle de position #adj 7,,xiv74 #ad4 ,rheita e4--,fosse allonge =me p> jonction d'orifices 7,,xxxi74 ,l'angle de position 7#aej7 s'e/ dj r5contr s\v5t dans les cassures de la mme rgion4 ,il y e/ aussi reprs5t p> plusieurs c\ples de gr&s cirques vois9s et semblables1 comme ,snellius et ,/ev9us1 ,metius et ,fabricius4 ,d4 ,ence9tes quadrangulaires sans rupture1 rebord saillant4--,une collection d'objets p>ticulirem5t intressants au po9t de vue qui n\s occupe se r5contre dans le vois9age du ple ,nord4 ,les cirques y sont assez r>es et sont remplacs p> des pla9es que divis5t et encadr5t de m9ces cordons saillants4 ,t\tes ces pla9es p>aiss5t tre au mme niveau et con/itu] la surface moy5ne de la plante4 ,ce sont les cordons qui sembl5t suraj\ts1 de manire divis]1 suivant un plan gomtrique1 cette t5due uni=me4 ,cette /ructure e/ auj\rd'hui limite la rgion arctique4 ,on tr\ve cep5dant1 sur la rive sud de la m] du ,froid ou dans le quadrant sud-oue/ quelques objets qui sembl5t1 comme ,eg$e 7,v71 des survivants ou des prcurseurs du mme type4 ,les murs de sp>ation sont assez endommags1 s\v5t d\bles et c\ps de br*es4 ,mais deux directions y dom95t t\j\rs1 en sorte que les pla9es encadres se rappro*5t plus du losange que du c]cle4 ,les d=mations considrables am5es dans cette rgion p> la p]spective font qu'il e/ malais de prcis] les dviations p> rapport au losange ou d'valu] les angles de position4 ,n\s cit]ons comme p>ticulirem5t bi5 dess9s les objets suivants3 #a4 ,j4 ,h]s*el 7,,xi1 ,,liii74--#b4 ,golds*midt 7,,xxiii74--#c4 ,grtn] 7,,xxviii1 ,,xxxv74--#d4 ,kane 7,,xxxv74--#e4 ,arnold 7,,xxxv74--#f4 ,pet]s 7,,xxxv74--#g4 ,mton 7,,xxxv1 ,,lii74--#h4 ,euctemon 7,,xxxv74--#i4 ,w4-,c4 ,bond 7,,xiii1 ,,xxiii74 ,le d]ni] exemple e/ in/ructif en ce qu'il n\s conduit envisag] les ence9tes quadrangulaires comme des =mes prlim9aires de cirques1 frappes d'arrt dans leur dveloppem5t4 ,les ori5tations de ,w4-,c4 ,bond concord5t avec celles d',eg$e1 avec les directions qui dom95t dans les ,alpes1 y compris la gr&e valle1 avec les sillons qui con/itu5t des cadres aut\r d',eudoxe et de ,platon4 ,en comp>ant ,w4-,c4 ,bond et ,eudoxe 7,v1 ,,xiii1 ,,xxv71 on se conva9cra bi5tt que l'ence9te quadrangulaire qui con/itue le premi] e/ l'analogue du cadre d',eudoxe et non du cirque lui-mme1 en sorte que n\s avons dans la rgion arctique de nombreux emplacem5ts prp>s p\r des cirques futurs1 mais p\r la plup>t demeurs vides4 ,l o le cirque s'e/ dvelopp1 il e/ quelquefois demeur en de des limites qui lui tai5t traces4 ,mais1 le plus s\v5t1 il les a remplies et dpasses1 au po9t d'effac] et de r5dre mconnaissable le losange primitif4 ,a notre avis1 l'abs5ce de liaison app>5te entre les cordons saillants et les pla9es qu'ils ent\r5t n'autorise pas reg>d] les cordons comme tant d'importation trangre4 ,il e/ beauc\p plus probable que *acun d'eux e/ le produit du sol qui le porte et qu'il s'e/ tr\v mis en relief p> suite de l'affaissem5t du c5tre de la case4 ,c'e/ la subm]sion des p>ties c5trales affaisses qu'e/ d l'isolem5t des cordons p> rapport aux pla9es adjac5tes1 de mme que celui des montagnes intrieures p> rapport aux b\rrelets des cirques4 ,e4 ,tang5tes aux remp>ts4--,n\s avons gr\p ici quelques objets qui aurai5t pu figur] dans nos trois premires li/es cause de la situation spciale qu'ils occup5t p> rapport aux cirques4 ,des traits rectilignes tang5ts aux remp>ts actuels s'accus5t soit comme artes en relief1 soit comme ra9ures1 soit comme tranes blan*es avec des recrudesc5ces locales4 ,ces mmes traits se di/ribu5t1 dans *aque rgion1 entre des ori5tations peu nombreuses1 et cette condition1 incompatible en app>5ce avec la situation de tang5te commune plusieurs ence9tes1 lui e/ au contraire s\v5t associe4 ,il e/ commun de voir le contact s'effectu] non p> un seul po9t1 mais sur une t5due plus ou mo9s gr&e4 ,en p>eil cas1 c'e/ le c]cle qui e/ d=m et non le trait rectiligne4 ,la d=mation e/ s\/ractive1 c'e/--dire que le cont\r circulaire1 sans montr] de t5dance rejo9dre les traits dont il s'appro*e1 e/ entam p> ceux qu'il r5contre et entrav dans son dveloppem5t normal4 ,les cirques aligns admett5t volonti]s des tang5tes communes ori5tes comme la ligne qui jo9t leurs c5tres4 ,on p\rra se report]1 p\r avoir la confirmation de ces rem>ques1 aux objets suivants numrs peu prs dans l'ordre o croiss5t leurs angles de position3 #a4 ,sillon t\*ant les bords occid5taux de ,purba*1 ,regiomontanus1 ,walt] 7,i74 #b4 ,traits limitant ,alphonse respectivem5t l',e/ et l',oue/4 ,ces deux traits sont p>allles au prcd5t et la ve9e mdiane du cirque 7,,iii1 ,,xxiii7 7fig4 #dc74 #c4 ,digue saillante =mant tang5te commune intrieure ,he9sius et ,wurzelbau] 7,,xiv1 ,,xix74 #d4 ,sillon =mant tang5te commune intrieure ,clavius et ,mag9us 7,,xvii74 ,ce trait s'c>te peu1 comme les trois prcd5ts1 de l'angle de position #ce4 #e4 ,tang5te commune aux remp>ts e/ de ,mag9us1 ,/reet et ,ty*o 7,,vii7 7fig4 #dg74 #f4 ,sillon pr(ond sur le trajet d'une tang5te commune intrieure aux remp>ts d',albategnius et de ,halley 7,,iii1 ,,xxvi74 #g4 ,longue c\pure isolant le remp>t d',ar*imde du massif montagneux situ plus au ,sud 7,,xxxiv74 #h4 ,sillon dess9ant une tang5te commune intrieure ,ari/illus et ,autolycus 7,v1 ,x1 ,,xxxiv74 #i4 ,vague saillante1 crte blan*ie1 suivant une tang5te commune intrieure ,kane et ,dmocrite et se prolongeant au del de celui-ci 7,,xxviii74 ,p\r les objets numrs de #e #i1 l'angle de position se ti5t aux environs de #dj4 #aj4 ,sillon limitant la fois les remp>ts oue/ de ,clavius et de ,longomontanus 7,,vii7 7fig4 #dg74 #aa4 ,digue tang5te au remp>t e/ de ,capuanus 7,,viii74 #ab4 ,bord de plateau tang5t au remp>t oue/ de ,campanus 7,,viii74 #ac4 ,digue t\*ant les bords mridionaux de ,ty*o et de ,he9sius4 ,elle se prolonge au del de ,he9sius1 dont elle a entrav l'expansion normale 7,,xviii74 #ad4 ,ligne tang5te ,albategnius et ,ptolme1 du ct nord1 et ,h]s*el du ct sud 7,,iii1 ,,xxvi74 ,elle e/ signale p> un *apelet d'orifices4 ,l'angle de position1 qui se t5ait1 p\r les quatre objets prcd5ts1 entre #de et #ej1 passe ici #gj 7fig4 #dc74 #ae4 ,gr&e cassure limitant ,delambre au ,nord-,oue/ 7,,xxii74 #af4 ,sillon =mant tang5te commune au ,nord aux remp>ts de ,delambre et d',hypatie4 ,ces deux d]ni]s traits1 vois9s de la fissure dj cite de ,sab9e1 ont comme elle p\r angle de position #gj4 #ag4 ,arte blan*ie =mant tang5te commune aux cts nord de ,dmocrite1 ,?als1 ,/rabon4 ,cette arte a contr>i le dveloppem5t normal de ,dmocrite4 ,angle de position #ij4 #ah4 ,digues encadrant1 au ,nord et au ,sud1 le b\rrelet de ,ty*o4 ,angle de position #acj 7,,vii74 #ai4 ,crte =mant tang5te commune ,hipp>que1 ,albategnius1 ,ptolme4 ,angle de position #acj 7,,iv1 ,,xxiii7 7fig4 #dc74 #bj4 ,sillon tang5t au bord oue/ de ,b>ocius et entamant ,clairaut4 ,angle de position #adj 7,,xvii74 #ba4 ,sillon tang5t au bord oue/ de ,maurolycus et entamant ,b>ocius4 ,angle de position #adj 7,,xvii74 #bb4 ,*ane =mant tang5te commune intrieure ,borda et ,cook 7,,xxi74 #bc4 ,*ane dess9ant une tang5te commune intrieure ,santbe* et ,colombo 7,,xxi1 ,,xxvii74 #bd4 ,prolongem5t du bord ori5tal de ,/ev9us 7,,xii74 ,l'angle de position de ce trait1 comme des deux prcd5ts1 e/ de #afj4 #be4 ,digue t\*ant les limites oue/ de ,v5del9us ,c et de ,langr5us et dpassant1 au ,nord comme au ,sud1 les limites indiques 7,,xxi1 ,,xxxviii74 #bf4 ,deux digues p>allles encadrant ,messala et se prolongeant au ,nord 7,,xxix74 #bg4 ,*ane tang5te au bord oue/ de ,gass5di 7,,xxx7 7fig4 #ej74 #bh4 ,tang5te commune aux remp>ts oue/ d',arza*el et d',alphonse 7,,iii1 ,,ix74 ,ce trait1 comme les trois prcd5ts1 suit le mridi5 7fig4 #dc74 #bi4 ,*ane prolongeant le bord ori5tal de ,furn]ius 7,,xii74 ,angle de position #aj4 #cj4 ,*ane prolongeant le bord ori5tal de ,vga 7,,xii74 ,angle de position #aj4 ,un catalogue plus complet f]ait ressortir1 dans la srie des angles de position1 des lacunes bi5 m>ques1 dont la plus t5due p>at tomb] entre #ij et #acj4 ,f4 ,cirques anguleux4--,la prs5ce de digues ou de sillons tang5ts aux remp>ts des cirques amne dans le cont\r de ceux-ci des d=mations sy/matiques1 visibles surt\t au vois9age du t]m9ateur4 ,ces d=mations affect5t peu les cirques petits et mod]nes1 beauc\p plus les ence9tes va/es1 htrognes et j\ant un rle passif en cas de conflit4 ,dans une rgion o un seul sy/me de traits p>allles prdom9e nettem5t1 les b\rrelets circulaires sont simplem5t tronqus p> suppression d'un segm5t et s'arrt5t la r5contre des traits1 presque t\j\rs con/itus p> des digues saillantes4 ,n\s m5tionn]ons1 comme exemples de cette /ructure1 ,he9sius 7,,vii71 ,lacaille et ,faye 7,,xx71 la plup>t des cirques de l'ent\rage de ,ty*o 7,,xviii7 7fig4 #dg71 de nombreux orifices entre ,licetus et ,mag9us 7,,xvii74 ,les digues limites1 dans ce d]ni] cas1 sont p>allles la ligne des c5tres de ,licetus et de ,clavius4 ,lorsque deux sy/mes associs pr5n5t une importance peu prs gale1 on obs]ve des =mes de passage du c]cle au p>alllogramme et1 p>mi les p>alllogrammes1 le losange dom9e1 comme si les b&es intresses p> une intumesc5ce devai5t (frir1 dans les deux sy/mes1 des l>geurs gales4 ,qu& deux cirques vois9s sont limits un mme trait1 il y a s\v5t galit approximative dans les dim5sions1 dans les di/ances des c5tres la limite commune1 et p> suite aussi1 dans les angles4 ,mais il n'e/ pas r>e que la similitude soit ralise avec des dim5sions trs diffr5tes4 ,on p\rra not]1 comme losanges bi5 =ms1 ,eg$e 7,v71 ,gruemb]g] 7,,xviii72 comme di/9ctem5t quadrangulaires3 la gr&e ence9te compr5ant ,hell et ,lexell 7,i71 ,pontanus 7,,ii1 ,,xxv71 ,clomde 7,,xxix72 comme p5tagonale1 l'ence9te situe l'e/ de ,burg et =mant la p>tie la plus dprime du lac de la ,mort 7,,xxviii72 comme hexagonaux3 ,ptolme1 ,alphonse 7,,iii1 ,,xxiii71 ,albategnius 7,,iii1 ,,iv1 ,,xxiii71 ,rhtius 7,,iv71 ,janss5 7,,xxiv7 7fig4 #ci71 la m] des ,crises 7,,xxi1 ,,xxvii1 ,,xli7 7fig4 #cb72 comme exemples de similitude3 ,ari/ote1 ,eg$e 7,v1 ,,xiii71 ,cyrille1 ,tacite 7,,xxv1 ,,xxxi71 ,ptolme1 ,raumur1 ,alphonse 7,,xxxiii71 ,eudoxe1 ,!tetus 7,,xiii71 le gr\pe ,walt]1 ,aliac5sis1 ,regiomontanus1 ,purba*1 ,nonius1 ,blan*9us 7,i1 ,,ii1 ,,xxv74 ,il y a1 dans ces six d]ni]s cirques1 accord gnral p\r l'ori5tation des cts rectilignes4 ,on tr\ve enf9 des cirques irrgulirem5t anguleux1 o se reconnat la ralisation successive de deux plans diffr5ts4 ,la n\velle ence9te1 ori5te autrem5t que l'anci5ne1 s'e/ peu prs sup]pose celle-ci1 dont une p>tie notable a t respecte4 ,de ce nombre sont ,gauricus1 ,ty*o1 ,mag9us 7,,vii71 ,clavius 7,,vii1 ,,xviii7 7fig4 #dg71 ,campanus 7,,viii71 ,calippus 7,,xiii71 plusieurs =mations anonymes entre ,god9 et ,h9d 7,,iv71 des b\rrelets de faible relief englobs dans ,atlas1 ,h]cule1 ,endymion1 ,posidonius1 ,ari/ote1 ,eudoxe 7,,xxxv71 ,gass5di 7,,xl7 7fig4 #ej1 #ea74 ,g4 ,cirques encadrs4--,les digues et sillons rectilignes d'une mme rgion peuv5t tre associs de div]ses manires p\r =m] des polygones convexes4 ,c]ta9es de ces associations sembl5t p>ticulirem5t v\lues et s\lignes p> la nature4 ,ce cas se prs5te qu& le polygone circonscrit peu de di/ance un effondrem5t nettem5t limit4 ,l'excavation s't5d p> une srie de ruptures dont les grad9s intrieurs des cirques sont les tmo9s4 ,qu& les sillons qui ent\r5t un cirque se ratta*5t deux sy/mes quidi/ants et =m5t p> suite des losanges1 le cont\r du cirque arrive t\*] en mme temps les quatre cts du losange4 ,mais1 qu& l'quidi/ance n'a plus lieu1 l'inscription d'un c]cle dans le quadrilatre cesse d'tre possible4 ,la cassure s'arrte aux premi]s cts qu'elle r5contre1 t5d se dvelopp] v]s les autres1 et la rgul>it du cont\r e/ altre4 ,enf9 la r5contre du d]ni] ct n'impose pas ncessairem5t un arrt au dveloppem5t du cirque4 ,celui-ci peut s't5dre encore et excd] son cadre4 ,il e/ in/ructif de rem>qu]1 en p>eil cas1 que le sillon dpass peut demeur] visible l'intrieur du cirque aussi bi5 qu'au dehors1 au del des int]sections avec les sillons conjugus4 ,cette circon/ance montre que l'expansion du cirque s'e/ accomplie avec une c]ta9e l5teur1 sans entran] la de/ruction complte du relief prexi/ant4 ,il n'e/ donc pas admissible que l'excavation1 dans ses limites actuelles1 corresponde une empre9te de projectile ou une portion d'corce ram5e l'tat de fusion4 ,il arrive assez s\v5t que1 dans son tat d'ext5sion actuelle1 le cirque n'atte9t aucune des limites du cadre1 mais la relation des deux =mes e/ manife/e p> la concid5ce appro*e de leurs c5tres4 ,le primtre du cirque e/ t\j\rs df9i p> l'affaissem5t de l'intrieur1 celui du cadre l'e/ le plus s\v5t p> un lg] excs d'altitude relativem5t aux plateaux vois9s4 ,presque t\j\rs le cirque a des limites mieux arrtes que le socle qui le porte1 et celui-ci a plus ou mo9s p]du sa =me quadrangulaire p> suite de l'usure et de la dmolition des angles4 ,cet tat de ru9e peut all] jusqu' ne laiss] en relief que le b\rrelet circulaire4 ,mais1 *aque fois que les frontires du socle sont re/es visibles1 elles concid5t en direction avec des p>ties rectilignes du cont\r des m]s ou des cirques vois9s4 ,le socle app>at a9si comme le prcurseur du cirque et comme subordonn plus troitem5t que lui la /ructure gnrale de la rgion4 ,on peut pr5dre comme exemples de bass9s ayant respect leurs cadres les objets suivants3 ,aliac5sis1 ,w]n] 7,,ii71 ,w4-,c4 ,bond 7,,xxiii71 ,riccius 7,,xxv71 ,eudoxe 7,v1 ,,xiii1 ,,xxxv71 ,petavius 7,,xii1 ,,xxi1 ,,xxxviii7 7fig4 #da74 ,d'autres appell5t des rem>ques p>ticulires4 ,a9si1 p\r ,albategnius 7,,iii1 ,,iv7 et ,arza*el 7,,iii71 les cts des cadres sont p>allles4 ,sacro ,bosco1 ,pons et ,f]mat 7,,xxv7 sont englobs dans une mme ence9te quadrangulaire dont un ct =me la ligne de fate des monts ,alta4 ,p\r ,ty*o 7,,vii71 le cadre embrasse un espace beauc\p plus t5du que le b\rrelet et limit p> des digues saillantes4 ,t\t l'espace int]mdiaire a pr\v un affaissem5t relatif4 ,mag9us 7,,xvii7 e/ conf9 dans un angle du cadre1 dont les cts les plus app>5ts sont p>allles la ligne ,licetus-,clavius4 ,il le remplit au ,sud et l',e/1 mais laisse un espace libre au ,nord et l',oue/4 ,les m]s du ,nect> 7,,xxvii7 7fig4 #cc7 et de la ,fcondit 7,,xxxviii7 sont comprises dans de va/es losanges4 ,la bordure montagneuse de la m] des ,crises 7,,xxi1 ,,xxviii1 ,,xxix7 7fig4 #cb7 e/ sectionne p> des sillons rectilignes1 p>allles aux limites de la pla9e4 ,ari/>que 7fig4 #dh7 s'appuie l',e/ sur un gr& p>alllogramme1 di/+u de la m] p> une te9te plus sombre4 ,voici ma9t5ant quelques exemples de cirques qui ont dpass un ou plusieurs cts de leurs cadres primitifs sans les faire entirem5t disp>atre3 #a4 ,clavius 7,,vii74 ,on di/+ue trs bi5 des digues p>allles1 mais discordantes1 qui ont successivem5t s]vi de limites 7fig4 #dg74 #b4 ,pitatus et ,wurzelbau] 7,,xiv1 ,,xix74 #c4 ,s*e9] 7,,xviii74 ,le cirque e/ inscrit dans un losange qu'il ne remplit pas du ct de l',e/4 ,il e/1 au contraire1 trav]s1 dans sa p>tie oue/1 p> un sillon qui complte l'encadrem5t4 #d4 ,delaunay 7,,xx7 e/ compris dans un losange qui a =tem5t entrav son dveloppem5t rguli]1 t\t en d=mant aussi les ence9tes vois9es de ,lacaille et de ,faye4 #e4 ,platon 7,,xxxiv74 ,le cirque s'e/ dvelopp avec une rgul>it p>faite1 t\t en excdant son cadre au ,nord et l',oue/ 7fig4 #dj74 ,enf91 la survivance d'un socle quadrangulaire lgrem5t saillant se vrifie aut\r de ,cop]nic 7,,ix7 7fig4 #ch71 ,t>untius 7,,xxi71 ,apianus 7,,xxv71 ,delambre 7,,xxvi1 ,,xxxii71 ,alfraganus 7,,xxvi71 ,?ophile 7,,xxvii7 7fig4 #ca71 ,pl9e 7,,xxxii74 ,h4 ,massifs p>tags en cases4--,une portion d'corce lunaire1 di/+ue de la rgion environnante p> une altitude un peu suprieure et limite p> des lignes de relief p>allles1 n'e/ pas t\j\rs le lieu d'lection d'un cirque dvelopp aut\r du mme c5tre4 ,il peut se faire que la case a9si df9ie r5f]me deux ou plusieurs cirques d'importance peu prs gale ou qu'il ne s'y montre aucun cirque rellem5t notable4 ,les massifs montagneux les mieux dess9s de la ,lune1 qui sont des rgions pauvres en cirques1 sont a9si diviss en comp>tim5ts et1 p\r *acun de ces comp>tim5ts1 le c5tre prs5te1 relativem5t aux bords1 une dpression faible1 sans limites prcises4 ,n\s cit]ons comme tmo9s de cette /ructure1 presque t\j\rs mal cons]ve et remontant1 p> suite1 une priode anci5ne1 les objets suivants3 #a4 ,bloc =mant ,?ophile et ,cyrille un socle quadrangulaire commun 7,,xxxii74 #b4 ,massif quadrangulaire compr5ant ,alfraganus et ,taylor 7,,xxxii74 #c4 ,plateau r5f]mant ,agrippa1 ,god91 ,rhticus 7,,iv74 #d4 ,gr\pe t]m9al des ,ap5n9s v]s le ,nord 7,v1 ,x1 ,,xxii7 7fig4 #cf74 #e4 ,massif t5du t]m9ant les ,ap5n9s v]s le ,sud 7,,xxxiv74 #f4 ,bloc c5tral des ,ap5n9s1 peu prs rectangulaire1 montrant bi5 la supriorit d'altitude des bords p> rapport au c5tre 7,,xxiii1 ,,xxxiv7 7fig4 #cf74 #g4 ,massif pr9cipal des ,alpes1 entre ,cass9i et la gr&e valle 7,v1 ,,xiii1 ,,xxiii7 7fig4 #cg74 #h4 ,bloc situ entre ,ramsd5 et ,hippalus 7,,viii7 7fig4 #di74 #i4 ,plateau rectangulaire situ entre ,jules ,cs> et ,mnlas 7,,xxii74 #aj4 ,plateau de ,c5sor9us1 entre les m]s de la ,tranquillit et de la ,fcondit 7,,xxvii1 ,,xxxii74 #aa4 ,massif de ,vitruve1 possdant un primtre quadrangulaire br* au ,sud 7,,xxvii74 #ab4 ,pt montagneux en losange1 entre ,campanus et ,vitello 7,,xl74 #ac4 ,gr& plateau en losange1 englobant ,eudoxe et son socle 7,,xxxv74 ,les objets que n\s v5ons d'numr] sont t\s assez loigns des bords du disque4 ,en effet1 les limites des comp>tim5ts sont1 en raison de leur faible relief et de leur tat de dgradation1 difficiles reconnatre s\s une incid5ce rasante4 ,nanmo9s1 une fois l'att5tion attire sur ce po9t1 on se conva9cra bi5tt que le c5tre du disque n'e/ nullem5t privilgi s\s ce rapport4 ,,*apitre ,,xiv4 ,t,,moignage ,,apport ,,p> ,,la ,,lune ,,dans ,,le ,,probl,,me ,,de ,l',,volution ,,des ,,plan,,tes4 ,les lois du rseau rectiligne4--,l'inspection qui vi5t d'tre faite confirme une rgle1 a priori vraisemblable1 et laquelle conduit aussi t\t essai de classification des cirques3 la physionomie des orifices lunaires e/ subordonne la con/itution de l'corce aux dp5s de laquelle ils ont t =ms1 et celle-ci s'e/ modifie avec le temps dans le s5s d'un accroissem5t progressif d'paisseur et de rsi/ance4 ,les orifices rgulirem5t circulaires1 aux flancs raides1 trs creux en proportion de leur diamtre1 sont =ms aux dp5s d'une crote paisse4 ,ils sont mod]nes et en gnral bi5 cons]vs4 ,les bass9s polygonaux1 comportant des incl9aisons plus d\ces1 accus5t des diffr5ces de niveau plus faibles1 en rapport avec la mo9dre paisseur des fragm5ts solides mis en jeu4 ,ils sont anci5s1 attaqus p> div]ses causes de ru9e1 et notamm5t p> la sup]ftation de cirques plus rc5ts4 ,l'exam5 des sillons et des blocs montagneux n\s met en prs5ce d'une priode plus recule encore1 celle o les m\vem5ts du sol lunaire1 dans le s5s v]tical1 portai5t la fois sur des comp>tim5ts bi5 plus t5dus que les cirques et mme que les m]s actuelles4 ,les limites de ces fragm5ts avai5t des c\rbures comp>ables celles du globe lunaire lui-mme1 et n\s p\vons1 au po9t de vue de leur influ5ce sur les =mations ultrieures1 considr] ces limites comme rectilignes4 ,c'e/ a9si1 p\r pr5dre un exemple famili] aux gographes1 que les ,c>tes des c\rants gnraux de l'atmosphre et de l',ocan prs5t5t un dess9 bi5 plus ample1 bi5 plus l>gem5t trac que le relief des cont95ts4 ,les faits rassembls dans le ,*apitre prcd5t n\s sembl5t assez nombreux1 assez concordants p\r autoris] les conclusions suivantes3 ,la crote solide de la ,lune1 l'poque la plus anci5ne o n\s puissions remont]1 a t con/itue1 dans t\tes ses p>ties1 p> un assemblage de cases polygonales juxtaposes et imp>faitem5t s\des4 ,ces cases ont p\r =me lm5taire le losange4 ,leur con/itution ti5t l'exi/5ce simultane1 dans une mme rgion de la ,lune1 de deux sy/mes pr9cipaux de sillons ou de rides4 ,les sillons d'un mme sy/me sont peu prs p>allles et quidi/ants4 ,la troncature des angles aigus des losanges fait app>atre assez s\v5t des hexagones1 plus r>em5t des p5tagones4 ,ce phnomne rvle la sup]position1 aux deux sy/mes pr9cipaux de sillons p>allles1 d'un troisime sy/me s5siblem5t incl9 sur les deux premi]s4 ,dans les deux sy/mes pr9cipaux d'une mme rgion1 l'quidi/ance des rides e/ peu prs la mme1 en sorte que le rapport des dim5sions l9aires d'une mme case tombe gnralem5t aux environs des nombres #a1 #b ou #a_/b4 ,l'angle aigu des deux sy/mes pr9cipaux d'une mme rgion surpasse presque t\j\rs #fj1 si l'on ti5t compte de la d=mation p> la p]spective1 et peut appro*] de #ij4 ,l'ori5tation des deux sy/mes pr9cipaux1 p> rapport au mridi51 v>ie l5tem5t avec la longitude4 ,dans la p>tie c5trale du disque1 les deux sy/mes sont notablem5t incl9s sur le mridi54 ,prs des bords1 l'un des deux sy/mes t5d dev5ir p>allle au mridi54 ,la frontire commune de deux cases adjac5tes con/itue1 dans la majorit des cas1 une digue en relief4 ,il arrive aussi1 mo9s frquemm5t1 que cette frontire e/ =me p> une ra9ure discont9ue2 elle peut enf9 tre simplem5t une ligne faible de l'corce1 sur laquelle la prs5ce de tranes blan*es et de petits orifices rguli]s trahit des manife/ations ruptives4 ,deux cases adjac5tes ont pu pr\v]1 l'une p> rapport l'autre1 un c]ta9 jeu horizontal1 am5ant une discordance entre les div]ses p>ties d'un mme sillon4 ,ce jeu s'effectue p> arra*em5t plutt que p> plissem5t1 p> traction plutt que p> p\sse4 ,il e/ r>e qu'une diffr5ce de niveau notable se soit tablie entre une case et l'ensemble de ses vois9es4 ,la =mation du rseau1 dans son ensemble1 remonte une poque o la ,lune n'avait qu'une m9ce corce solide1 en sorte qu'il ne p\vait s'y crer de diffr5ces d'altitude importantes4 ,le rseau rectiligne ne subsi/e nulle "p dans son tat initial2 les pr9cipales circon/ances qui ont am5 sa disp>ition ou son effacem5t p>tiel dans la crote paissie p>aiss5t tre3 #a ,des m\vem5ts tang5tiels importants1 affectant la fois un gr& nombre de comp>tim5ts s\ds et dt]m9ant des ruptures suivant des lignes irrgulires1 en discordance avec celles du rseau primitif2 #b ,une priode volcanique trs longue et trs gnrale1 am5ant des alt]natives d'intumesc5ce et d'affaissem5t dans l't5due d'une mme case ou de plusieurs cases adjac5tes1 et ab\tissant au sectionnem5t de l'corce suivant des c]cles de faible rayon2 #c ,l'envahissem5t p> des nappes liquides de va/es rgions affaisses4 ,influ5ce du rseau rectiligne sur les =mations plus rc5tes4--,t\t en succombant dans cette lutte1 bi5 des fois sculaire1 le rseau rectiligne a laiss des ve/iges si nombreux et si clairem5t coordonns1 que n\s sommes autoriss conclure son univ]salit dans un pass lo9ta94 ,il a ex]c une influ5ce passive1 mais encore reconnaissable sur la /ructure et la dlimitation des masses montagneuses1 sur l'alignem5t1 la di/ribution et le cont\r des cirques1 sur la =me mme des m]s4 ,il s'en e/ produit des rditions affaiblies sur div]s po9ts o l'pan*em5t de gr&es masses liquides avait recon/itu mom5tanm5t1 sur une *elle mo9dre1 des conditions analogues celles de la plante fluide4 ,dans les rgions o la multiplication excessive des orifices mod]nes a fait disp>atre les sillons primitifs1 ceux-ci manife/5t leur exi/5ce anci5ne p> des *anes de cirques ori5tes suivant c]ta9es directions prfres4 ,on conoit1 en effet1 que le sectionnem5t pralable de l'corce en b&es (frira1 sur c]ta9es lignes1 une issue plus facile aux =ces intrieures4 ,il en rsult]a que des bass9s peu prs contempora9s et de mme dim5sion se prs5t]ont p> sries4 ,veut-on1 au contraire1 faire dt]m9] l'emplacem5t des cirques p> des *ocs d'orig9e ext]ne1 une telle di/ribution app>at comme dnue de t\te probabilit4 ,les cases contigus sont sp>es1 soit p> des sillons en creux1 soit p> des digues en relief4 ,le premi] mode de division dom9e dans les massifs montagneux de la rgion quatoriale1 le second dans la rgion arctique4 ,l'un et l'autre app>aiss5t comme passifs vis--vis des m]s ou des cirques1 mais c'e/ la =me saillante qui a oppos l'ob/acle le plus efficace l'expansion des bass9s circulaires4 ,qu& cette expansion l'emporte1 la p>tie englobe du sillon rectiligne n'e/ pas fatalem5t condamne disp>atre4 ,elle s'affaisse plus ou mo9s l'intrieur du cirque et =me pali] int]mdiaire entre la pla9e intrieure et le plateau4 ,les mmes ori5tations1 en trs petit nombre1 se retr\v5t dans le cont\r polygonal du cirque1 dans ses t]rasses intrieures1 dans les sillons qui l'encadr5t di/ance4 ,ce ne s]ait pas le cas si1 comme l'a p5s le pr(esseur ,suess1 le cirque enti] reprs5tait une portion de crote ram5e l'tat liquide p> un flux de *aleur int]ne4 ,l'indp5dance de la plup>t des sillons p> rapport au relief des rgions trav]ses1 le plan l>ge et rguli] qui prside leurs directions1 montr5t qu'ils sont le produit de causes anci5nes et pr(ondes4 ,il en e/ de mme des gr&es fissures traces en pla9e1 comme celles d',ariadu1 d',hyg9us1 de ,triesneck]4 ,elles prs5t5t des portions rectilignes et p>allles1 sp>es p> des c\des trs nets4 ,leur ori5tation1 en concordance avec la /ructure gnrale de la rgion1 se retr\ve peu de di/ance dans les cont\rs polygonaux d',agrippa1 de ,god91 de ,rhticus1 de la m] des ,vapeurs4 ,donc ces fissures1 bi5 que traces trav]s la surface unie d'une nappe solidifie1 ne sont po9t le rsultat de l'action de la pesanteur sur cette nappe4 ,leur prs5ce rvle le jeu invisible des comp>tim5ts subm]gs4 ,elle dcle des ef=ts de traction1 ex]cs au c\rs mme de la priode volcanique sur des fragm5ts t5dus de l'corce s\s-jac5te4 ,la mme rem>que s'applique au ,mur ,droit1 ratta* p> sa direction au mme gr\pe que la ve9e mdiane d',alphonse1 aux ve9es de la m] du ,froid1 p>allles aux limites du massif des ,alpes1 la crevasse mdiane de ,petavius1 p>allle deux cts du cadre extrieur 7fig4 #da74 ,p> contre1 on e/ fond p>l] d'un sectionnem5t rectiligne la fois rc5t et sup]ficiel1 propos des ence9tes secondaires qui se sont =mes l'intrieur de ,gass5di1 d',atlas1 de ,posidonius1 d',h]cule4 ,leur dess9 anguleux e/ une rdition locale et affaiblie d'un tat de *oses autrefois gnral 7fig4 #ej1 #ea74 ,de l'orig9e du rseau rectiligne4--,d'aprs l'ensemble des faits a/ronomiques et gologiques1 la ,t]re a trav]s trois gr&es phases nettem5t diffr5tes3 une priode de fluidit totale1 une priode de solidification sup]ficielle1 une priode aqueuse4 ,dans cette d]nire phase1 la con/itution et l'aspect du sol sont pr9cipalem5t dt]m9s p> l'eau qui le rec\vre ou s'y prcipite4 ,presque t\tes les causes que n\s voyons l'oeuvre auj\rd'hui en driv5t et t5d5t effac] le relief4 ,sur la ,lune l'eau fait dfaut actuellem5t et elle n'a pas laiss de traces d'une int]v5tion active dans le pass4 ,la nappe ocanique et la c\v]ture sdim5taire sont abs5tes4 ,il suit de l que la ,lune e/ p>ticulirem5t propre n\s appr5dre comm5t la solidification s'e/ accomplie et comm5t s'e/ effectu le passage de la premire priode la seconde4 ,plus petit1 notre satellite a volu plus vite3 mais depuis longtemps dj la p]man5ce y rgne un tel degr que les traits les mieux visibles de la surface lunaire peuv5t tre comp>ables1 p> leur ge1 aux plus anci5s accid5ts du sol t]re/re4 ,la d]nire priode de de/ruction trav]se a t celle de la =mation des cirques4 ,ses ravages n'ont pas t tels que l'tat immdiatem5t antrieur ne puisse tre recon/itu avec une probabilit trs leve4 ,il y a eu1 dans notre op9ion1 une poque o t\s les accid5ts de la surface de la ,lune se p>tageai5t entre deux types3 le type arctique1 pla9es quadrangulaires encadres de cordons saillants 7fig4 #df71 le type quatorial =m de losanges assembls1 sans dpression notable du c5tre des cases4 ,il e/ facile d'imag9] la transition de l'un l'autre1 en supposant que les cordons p]d5t graduellem5t leur relief et se trans=m5t en sillons irrguli]s4 ,le problme consi/e ma9t5ant expliqu] comm5t l'une ou l'autre de ces =mes a pu driv] de l'tat initial le plus vraisemblable1 p> le jeu rguli] des lois physiques4 ,les plantes et leurs satellites ont comm5c p> tre fluides dans t\te leur masse4 ,leur =me sphrique le dmontre et jamais1 croyons-n\s1 une conte/ation srieuse ne s'e/ leve sur ce po9t4 ,tant que cet tat p]si/e1 la surface de la plante1 con/amm5t r5\vele1 dissipe dans l'espace une quantit de *aleur bi5 suprieure celle qui e/ reue du ,soleil4 ,c'e/ la surface que se produit le refroidissem5t le plus actif et que les scories doiv5t se =m] t\t d'abord4 ,que devi5n5t les lots a9si con/itus8 ,ici1 la div]g5ce des ?ories se manife/e4 ,les uns 7,"l ,kelv91 ,,mm4 ,k+ et ,b>us1 etc47 veul5t que les p>ticules solidifies plong5t l'intrieur1 o elles repr5n5t bi5tt l'tat liquide s\s l'influ5ce d'une temprature plus haute4 ,a9si s'effectue un brassage prolong qui t5d tablir dans t\te la masse une temprature peu prs uni=me un mom5t donn1 mais dcroissante avec le temps4 ,p\r nombre de sub/ances1 la compression favorise le passage l'tat solide4 ,c'e/ donc au c5tre1 o les pressions sont plus =tes1 que la solidification comm5ce1 p\r se propag] ensuite v]s la surface4 ,dans ce sy/me1 la ,lune e/ totalem5t solidifie2 la ,t]re l'e/ aussi1 sauf des po*es de lave relativem5t insignifiantes1 qui donn5t lieu aux ruptions volcaniques4 ,la ?se oppose1 plus en faveur prs des gologues 7,suess1 de ,lapp>5t1 ,sacco1 etc471 admet que1 dans l'tat de fluidit1 les matriaux se sont disposs p> ordre de d5sit croissante1 en allant de la surface au c5tre4 ,les sub/ances peu d5ses sont a9si les plus exposes au refroidissem5t4 ,plusieurs d'entre elles1 l'exemple de l'eau1 se dilat5t p> la solidification4 ,elles vont donc =m] une crote solide graduellem5t paissie4 ,le ret\r l'tat liquide s]a p\r elles une r>e exception1 bi5 que la p>tie fluide doive prdom9] longtemps encore p> sa masse4 ,la conductibilit des ro*es p\r la *aleur e/1 en effet1 si faible que la solidification totale d'une plante1 p> l'extrieur1 semble devoir rclam] autant ou plus de temps que l'ext9ction du ,soleil4 ,n\s avons indiqu1 au ,*apitre ,,vii de ce ,livre1 div]ses raisons qui t5d5t faire limit] un petit nombre de myriamtres l'paisseur de la crote t]re/re1 c'e/--dire de la c\*e o la rigidit des matriaux s'oppose aux c\rants de convection4 ,la ,lune f\rnit l'appui de la mme ?se des argum5ts d'un autre ordre1 mais qui sont bi5 lo9 d'tre ngligeables4 ,les traits anci5s du relief lunaire r5tr5t dans un plan mieux df9i et plus rguli] que celui des *anes de montagnes t]re/res4 ,n\s y tr\vons comme lm5t ess5tiel des fractures disposes en sries p>allles1 avec de faibles dnivellations4 ,l'int]valle de deux fractures conscutives n'e/ jamais qu'une petite fraction du rayon lunaire4 ,l o cette /ructure s'efface1 on voit sans pe9e que sa disp>ition e/ due des ruptions volcaniques ou d'abondants pan*em5ts liquides qui ont nivel la surface4 ,cette figure e/ prcism5t celle que n\s devons n\s att5dre r5contr] dans l'hypo?se d'une corce m9ce et non mallable4 ,qu& la v>iation des =ces extrieures t5d impos] la masse fluide une n\velle figure d'quilibre1 satisfaction e/ donne cette t5dance p> la =mation de crevasses successives r5dant possible la flexion de l'corce1 a9si qu'on peut l'obs]v] sur les glaci]s4 ,si la flexion a9si ralise n'e/ pas suffisante1 le liquide intrieur comprim dborde p> les crevasses et les oblitre4 ,l'int]valle d'une fissure l'autre s]a du mme ordre que l'paisseur de la crote et v>i]a dans le mme s5s4 ,entre les deux lvres d'une mme fissure1 la diffr5ce de niveau s]a t\j\rs mo9dre que l'paisseur de la crote1 c> elle ne saurait lui dev5ir gale sans que le fragm5t infrieur ne soit inond4 ,ce n'e/ plus alors un sillon que l'on obs]ve1 mais une t]rasse1 comme celles dont le ,mur ,droit n\s (fre l'exemple le plus net4 ,avec le temps1 les nappes pan*es se fig5t1 l'paisseur de la crote augm5te1 les ruptures devi5n5t plus r>es et plus espaces1 mais aussi peuv5t donn] lieu des 9galits plus =tes4 ,enf91 l'corce devi5t tellem5t rsi/ante qu'elle ne cde plus qu'accid5tellem5t sur des po9ts faibles1 o se =m5t des *em9es volcaniques4 ,il semble auj\rd'hui que l're des conflits soit close4 ,n\s ne voyons plus sur la ,lune aucune nappe liquide qui trahisse un pan*em5t rc5t1 ni mme aucun espace un peu notable qui n'ait reu et g>d des dpts ruptifs4 ,les *oses se pass]ont t\t autrem5t dans la ?orie de ,"l ,kelv91 qui fait crotre le noyau solide p>tir du c5tre4 ,cet accroissem5t s'effectue gra9 p> gra91 avec l5teur et rgul>it1 comme celui dont les c\*es /ratifies de l'corce t]re/re sont le rsultat4 ,t\te la masse acqui]t une temprature presque uni=me1 vois9e du po9t de solidification4 ,tant que la nappe liquide e/ assez abondante p\r c\vrir t\te la surface1 elle se dispose *aque in/ant suivant les exig5ces de l'iso/ase4 ,on n'ap]oit aucun motif p\r que la figure du noyau s'c>te d'une surface de niveau rpondant la valeur moy5ne de la pesanteur1 c'e/--dire d'un sphrode trs uni4 ,a la vrit1 la nappe liquide1 dim9uant t\j\rs1 laiss]a m]g] des portions d'abord trs petites1 puis de plus en plus gr&es de ce noyau solide4 ,mais quelle cause invoqu]a-t-on p\r faire natre1 soit sur les lots1 soit sur les cont95ts1 un relief brusque et accid5t8 ,ce ne s]a po9t la raction du liquide intrieur1 que la ?orie a ju/em5t p\r objet de supprim]4 ,ce ne s]a pas davantage l'rosion1 puisque les bass9s lunaires n'ont nulle "p le c>actre de valles ouv]tes4 ,la contraction p> refroidissem5t1 dj tr\ve pe9e suffisante dans la premire ?orie p\r expliqu] le relief t]re/re1 n\s *appe ici1 puisque la priode antrieure a eu p\r effet ncessaire d'am5] le globe enti] une temprature uni=me et mdiocrem5t leve1 celle de la solidification des m9raux4 ,re/e1 p\r expliqu] le relief lunaire1 l'action des =ces extrieures manant du ,soleil ou de la ,t]re4 ,il e/ clair que ces =ces1 agissant sur t\tes les p>ticules du globe solide1 v>i5t d'une manire l5te et cont9ue4 ,si la limite de rsi/ance e/ dpasse1 la d=mation s'accomplira p> voie de fissures et de glissem5ts intressant t\te la masse du globe et non pas seulem5t des cailles sup]ficielles4 ,n\s n'avons aucune *ance de voir app>atre une agglomration d5se de montagnes abruptes et de valles pr(ondes4 ,enf91 si l'on admet que la solidification porte en d]ni] lieu sur une m9ce c\*e sup]ficielle1 on ne voit pas quel rs]voir s'alim5t]ont les nombreuses et abondantes ruptions volcaniques dont la ,lune a t le ?tre4 ,on ne s'explique pas la prs5ce de ces nappes unies qui c\vr5t le fond des m]s et des cirques et qui atte/5t des solidifications l5tem5t opres1 des niveaux qui diffr5t de plusieurs milli]s de mtres4 ,que l'on envisage1 au contraire1 la raction d'une gr&e masse fluide sur une corce relativem5t m9ce et htrogne1 la temprature peut mont] v]s le c5tre des *iffres trs levs1 la contraction p> refroidissem5t repr5d le rle pr9cipal dans l'tablissem5t du relief1 les 9galits locales de la crote n'ont plus d'autre limite que son paisseur1 l'alim5tation ultrieure des volcans e/ l>gem5t assure2 l'lm5t priodique que les m>es introduis5t dans la d=mation fait app>atre comme probable la prdom9ance de deux directions pr9cipales dans l'alignem5t des cassures4 ,div]g5ce dans les modes d'volution respectifs de la ,t]re et de la ,lune4 ,conclusion4--,t\t ce qui prcde n\s conduit reg>d] la surface solide comme =me au db p> la jonction de bancs assez m9ces de scories flottantes4 ,on ne voit pas qu'une diffr5ce notable doive tre tablie cet g>d entre les deux plantes4 ,cette crote m9ce1 fragile1 peu cohr5te1 subira des vicissitudes plus =tes sur la ,lune1 en raison de l'ampleur des m>es que l'attraction de la ,t]re y provoque4 ,le fluide int]ne1 encore peu comprim et presque t\j\rs libre de ses m\vem5ts1 s'enfl]a priodiquem5t4 ,deux sries de cassures app>atront1 les unes p>allles au front de l'onde de m>e1 les autres suivant la direction des c\rants pr9cipaux que ces m>es dt]m95t4 ,s\s cette d\ble sollicitation1 l'corce se p>tage en cases quadrangulaires1 dont les frontires =m5t des cicatrices alt]nativem5t ouv]tes et ref]mes4 ,le trac de ces frontires e/ ample1 vois9 d'un gr& c]cle1 comme celui des ondes de m>e qu& elles tr\v5t peu de rsi/ance4 ,la crote solide gagne en paisseur p> l'action du refroidissem5t et surt\t p> la solidification des nappes pan*es4 ,elle ex]ce une pression croissante sur le fluide intrieur1 l'amne l'tat visqueux et r5d ses dplacem5ts plus difficiles4 ,en mme temps les m>es t5d5t s'te9dre1 mesure que l'galit s'tablit entre les dures de rotation et de rvolution de la ,lune4 ,la priode de =mation des crevasses app>at donc comme limite4 ,il semble1 en fait1 qu'elle tait dj sur son dcl9 qu& la priode volcanique s'e/ ouv]te4 ,trs peu de cirques se montr5t p>tags en deux p> une fissure4 ,trs peu de sillons anci5s1 dp5dant d'un sy/me rhombique1 ont *app une de/ruction p>tielle p> les dpts ruptifs4 ,les seules crevasses re/es nettes et fra*es sont celles qui sont traces en pla9e trav]s des pan*em5ts rc5ts4 ,elles sembl5t t\tefois rvl] les m\vem5ts t>difs des comp>tim5ts subm]gs1 dont elles reproduis5t les ori5tations4 ,la ,t]re a trav]s1 cela n'e/ gure d\teux1 une trans=mation analogue1 mo9s active en raison de l'ampleur mo9dre des m>es1 plus prolonge en raison de la m>*e l5te du refroidissem5t4 ,le sectionnem5t de l'corce a d suivre1 quelque temps au mo9s1 la mme m>*e1 mais les cases primitives ont t plus effaces sur la ,t]re1 la suite de la =mation des nappes ocaniques et sdim5taires1 qu'elles ne l'ont t sur la ,lune p> les ruptions volcaniques4 ,la prdom9ance de deux directions pr9cipales a cep5dant laiss sur notre globe des traces nombreuses1 p> exemple le cont\r anguleux des plateaux ar*ens1 la t]m9aison des cont95ts en po9te v]s le ,sud1 le p>alllisme des rivages de l',atlantique1 la similitude de l',amrique du ,sud et de l',afrique1 les c\des brusques des gr&es valles et des lignes de fate en pays de montagnes1 la succession des failles en sries p>allles4 ,il y a l des indices concordants d'une /ructure indp5dante des dpts /ratifis1 antrieure leur =mation1 tablie sur un plan plus gomtrique et plus l>ge4 ,le sectionnem5t de l'corce en cases n'a t que le po9t de d"p d'une n\velle srie de d=mations4 ,la premire corce cohr5te correspond une figure d'quilibre relatif actuelle4 ,cette figure se modifie1 avec le temps1 s\s l'influ5ce de causes div]ses3 *angem5t dans la position des ples1 v>iation de la vitesse angulaire et1 p> suite1 du rgime des m>es1 contraction du globe enti] p> refroidissem5t4 ,si n\s savions quelle a t la srie des positions occupes p> les ples de la ,lune1 p> quelles valeurs a pass la vitesse angulaire1 n\s s]ions mme d'valu]1 d'une manire approximative1 l'effet des deux premires causes4 ,mais t\tes les hypo?ses que l'on peut faire ce sujet sont trs has>des4 ,il y a seulem5t lieu de p5s]1 d'aprs l'abondance plus gr&e des nappes pan*es dans la rgion quatoriale1 qu'il y a eu1 avant la dessiccation df9itive1 augm5tation de la vitesse angulaire et allongem5t du demi-axe t\rn v]s la ,t]re4 ,ces deux effets sont d'ailleurs indiqus comme probables p> la ?orie2 mais1 d'aprs la sphricit actuelle de la ,lune1 ils ne sembl5t pas avoir t trs int5ses4 ,au contraire1 en ce qui conc]ne la contraction p> refroidissem5t1 n\s ne p\vons d\t] qu'elle n'ait agi4 ,plus srem5t encore que p\r la ,t]re1 elle a t le facteur pr9cipal de d=mation1 c> l'htrognx de la crote1 le poids des sdim5ts1 invoqus comme causes additionnelles p\r suppler l'insuffisance prsume de la contraction1 n'int]vi5n5t ici que dans une mesure trs rduite4 ,mais la contraction entran]a1 dans les deux cas1 des consqu5ces =t diffr5tes4 ,l'corce t]re/re1 oblige p> son poids de demeur] applique sur un noyau qui s'amo9drit1 =me des sries de plis p>allles1 reconnaissables dans le relief extrieur de plusieurs contres1 trs app>5ts dans la disposition onduleuse des c\*es /ratifies et intressant mme les ro*es primitives4 ,a9si1 qu& deux fragm5ts contigus de l'corce sont presss l'un contre l'autre1 *acun d'eux arrive se pliss]1 en quelque sorte sur place1 jusqu' une pr(ondeur considrable4 ,a la surface ces plis ne peuv5t acqurir un bi5 gr& relief sans se c\*] ou se r5v]s]1 p>ce que la pesanteur a vite raison de la tnacit de la crote4 ,il n'y a pas t\tefois disproportion excessive entre les deux =ces et des c>ts assez gr&s1 p> rapport aux surfaces de niveau1 p\rront tre raliss4 ,supposons ma9t5ant la pesanteur rduite la sixime p>tie de sa valeur1 a9si qu'il arrive sur la ,lune1 et n\s devons n\s att5dre obs]v] un t\t autre mode de d=mation4 ,deux masses flottantes1 paisses de #cjjjm #fjjjm et =tem5t presses l'une contre l'autre n'arriv]ont plus se pliss]4 ,l'espace manquant peut tre regagn au prix d'un mo9dre travail et la pesanteur se tr\ve va9cue avant la rsi/ance molculaire4 ,il y aura d'abord effacem5t du sillon int]mdiaire1 qui p\rra tre remplac p> une ligne saillante la suite de l'crasem5t des bords v5us en contact plus intime4 ,on voit a9si natre le type arctique1 obs]vable au vois9age du ple ,nord de la ,lune et ralis aussi p> voie artificielle dans les expri5ces de ,m4 ,hirtz#af4 ,note #af3 ,reproduction exprim5tale de plissem5ts li?osphriques1 p> ,m4 ,,hirtz 7,comptes r5dus de l',acadmie des ,sci5ces1 t4 ,,cxliii1 p4 #aafg74 ,la p\sse latrale cont9uant s'ex]c] dans le mme s5s1 l'un des fragm5ts en conflit1 p\vant embrass] une srie de cases adjac5tes1 se dnivelle1 s'incl9e et surmonte l'ob/acle4 ,n\s obt5ons a9si une l>ge b&e en saillie1 d\cem5t incl9e du ct d'o la pression e/ v5ue1 t]m9e p> une p5te rapide du ct o la pression se dirige4 ,cette /ructure monocl9ale et dissymtrique e/1 comme il e/ facile de s'en conva9cre1 celle de la plup>t des massifs montagneux de la ,lune1 mis en vid5ce p> de =tes diffr5ces de niveau4 ,la frange dbordante1 s\mise de viol5ts ef=ts et place en porte--faux1 ne subsi/]a s\v5t qu' l'tat de blocs disjo9ts comme ceux des ,alpes et du ,caucase4 ,la p>tie rec\v]te1 =tem5t sur*>ge1 s'enfonce dans le liquide o elle flottait1 d'une quantit gale ou suprieure sa propre paisseur4 ,elle (fre donc un doma9e t\t prp> p\r l'invasion des pan*em5ts int]nes1 et t\tes les *ances s]ont p\r qu'elle se trans=me en m]4 ,c'e/ au pi$ mme de la bordure montagneuse que la dpression s]a la plus =te1 comme l'indiqu5t1 de nos j\rs encore1 la prs5ce de ta*es obscures ou d'ombres locales4 ,illu/ration3 ,fig4 #bgag4 ,reproduction artificielle du type lunaire arctique1 p> ,m4 ,hirtz4 ,d=mations obt5ues p> le dgonflem5t d'une sphre creuse la/ique rec\v]te de p>aff9e4 ,note #ag3 ,cette figure e/ extraite d'un travail de ,m4 ,,hirtz p>u dans les ,comptes r5dus de l',acadmie des ,sci5ces1 t4 ,,cxliii1 p4 #aafg4 ,au po9t o n\s sommes p>v5us1 le relief lunaire peut tre considr comme con/itu dans ses gr&s traits1 dj =t diffr5ts de ceux que la ,t]re p\vait (frir dans la priode correspondante4 ,l'attnuation de la pesanteur1 pr9cipalem5t responsable du contra/e1 int]vi5t aussi p\r donn] un t\t autre c>actre la priode volcanique qui va suivre4 ,c'e/ elle encore qui1 en laissant s'*app] de la ,lune l'eau et l'atmosphre1 y a clos p> avance1 en quelque sorte1 ces mmorables *apitres d'hi/oire dont la ,gologie fait son objet pr9cipal et que notre satellite semble de/9 ne jamais connatre4 ,,f94 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,,premi,,re ,,p>tie4 ,,la ,,t]re4 ,pages4 ,,*apitre ,i4--,la notion de la figure de la ,t]re1 de ,?als ,newton #a ,,*apitre ,,ii4--,l'aplatissem5t du globe4 ,essais de ?orie ma?matique de la figure de la ,t]re #af ,,*apitre ,,iii4--,rsultats gnraux des mesures godsiques4 ,v>iations obs]ves de la pesanteur la surface #bh ,,*apitre ,,iv4--,les gr&s traits du relief t]re/re et le dess9 gographique #ch ,,*apitre ,v4--,l'hi/oire du relief t]re/re2 les pr9cipales ?ories orogniques #dh ,,*apitre ,,vi4--,la /ructure int]ne d'aprs les donnes de la ,mcanique cle/e et de la ,physique #fa ,,*apitre ,,vii4--,la /ructure int]ne d'aprs les donnes de l',a/ronomie et de la ,gologie #fi ,,seconde ,,p>tie4 ,,la ,,lune4 ,,*apitre ,,viii4--,la configuration de la ,lune tudie p> les m?odes graphiques et micromtriques4 ,les ,c>tes lunaires #ha ,,*apitre ,,ix4--,la g5se du globe lunaire et les conditions physiques sa surface #ig ,,*apitre ,x4--,la figure de la ,lune tudie sur les docum5ts photographiques4 ,les traits gnraux du relief #aaj ,,*apitre ,,xi4--,les cirques lunaires et les pr9cipales ?ories slnologiques #aba ,,*apitre ,,xii4--,l'int]v5tion du volcanisme dans la =mation de l'corce lunaire #acc ,,*apitre ,,xiii4--,les =mes polygonales sur la ,lune #adc ,,*apitre ,,xiv4--,tmoignage apport p> la ,lune dans le problme de l'volution des plantes #afa ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,p>is4--,imprim]ie ,,gau?i]-,,vill>s1 quai des ,gr&s-,augu/9s1 #ee4 ,illu/ration3 ,,fig4 #bh4--,les cirques ,messi] et ,messi] ,a4 7,soleil levant47 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #ai m>s #aijg4 ,illu/ration3 ,,fig4 #bi4--,messi] et ,messi] ,a4 7,soleil c\*ant47 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #bf octobre #aijd4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cj4--,rp>tition des m]s sur la ,lune4 ,rduction d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #cj septembre #aija4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ca4--,un cirque lunaire4 7,?ophile47 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #af fvri] #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cb4--,la ,m] des ,crises4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #aj septembre #aijj4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cc4--,la ,m] du ,nect>4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #af fvri] #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cd4--,la ,m] des ,humeurs4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u a l',obs]vatoire de ,p>is1 le #ad novembre #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ce4--,la ,m] de la ,tranquillit4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #af fvri] #ahii4 ,on rem>qu]a sur cette preuve3 au-dessus du c5tre la d\ble fissure de ,sab9e1 suivant le cont\r de la m]2 droite du c5tre1 le cirque ,arago1 accompagn de deux intumesc5ces4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cf4--,les ,ap5n9s lunaires4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #e avril #aijc4 ,illu/ration3 ,,fig4 #cg4--,le ,caucase et les ,alpes lunaires4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #e avril #aijc4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ch4--;,cop]nic4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #b fvri] #ahif4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ci4--;,janss54 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #af fvri] #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #dj4--,platon4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #be octobre #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #da4--,petavius4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #aj septembre #aijj4 ,on rem>qu]a la fissure mdiane1 la d\ble ence9te et1 la p>tie suprieure de l'preuve1 un plateau saillant en =me de losange4 ,illu/ration3 ,,fig4 #db4--;,aurole sombre de ,ty*o4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #aj septembre #aijj4 ,comp>] avec la figure #cc1 o la mme aurole e/ visible en mme temps que l'ensemble des tranes brillantes4 ,illu/ration3 ,,fig4 #dc4--,sillons et encadrem5ts rectilignes aut\r de ,h]s*el1 ,albategnius1 ,arza*el4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #e avril #aijc4 ,illu/ration3 ,,fig4 #dd4--,le ,mur ,droit et la rgion environnante4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #h fvri] #aijj4 ,illu/ration3 ,,fig4 #de4--,sillon =mant tang5te commune intrieure aux cont\rs d',almanon et d',albuf$a4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire du ,p>is1 le #ag fvri] #ahii4 ,illu/ration3 ,,fig4 #df4--,pla9es encadres de cordons saillants 7type arctique74 ,rgion de ,mton1 ,euctemon4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #bf m>s #aija4 ,illu/ration3 ,,fig4 #dg4--;,clavius1 ,he9sius1 les digues de ,ty*o4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #bc fvri] #ahif4 ,illu/ration3 ,,fig4 #dh4--;,ari/>que4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #d septembre #aijd4 ,la rgion att5ante1 limite p> un p>alllogramme1 se di/+ue de la m] p> une te9te plus sombre4 ,illu/ration3 ,,fig4 #di4--;,bloc montagneux entre ,hippalus et ,ramsd54 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #c septembre #aijd4 ,ce bloc1 visible la p>tie suprieure de l'preuve1 a g>d peu prs intacte son ence9te en losange4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ej4--;,gass5di et la ,m] des ,humeurs4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #bc juillet #ahig4 ,illu/ration3 ,,fig4 #ea4--,posidonius4 ,agr&issem5t d'un cli* obt5u l',obs]vatoire de ,p>is1 le #bf avril #ahih4 ,illu/ration3 ,t]res actuellem5t m]ges4 ,t]res imm]ges une pr(ondeur infrieure #bjjjm4 ,position des artes du ttradre t]re/re d'aprs ,,mm4 ,l[?ian ,gre5 et de ,lapp>5t4 ,,ad1 ,,be1 ,,cf sont les positions que l'on e/ conduit donn] aux artes mridi5nes1 qu& on veut se con=m] la symtrie polaire4 ,a',d'1 ,b',e'1 ,c',f' sont les positions de ces artes aprs torsion et rupture2 ce trac rpond mieux au relief actuel4 ,dans l'un et l'autre cas les artes1 en app>5ce p>allles1 conv]g5t dans le vois9age du ple ,sud4 ,on a figur1 avec les simplifications exiges p> l'*elle de la ,c>te1 la ligne des rivages aprs un abaissem5t fictif de #bjjjm dans le niveau des m]s4 ,cette ligne ne peut tre trace1 faute de r5seignem5ts suffisants1 au nord de l',amrique et de l',asie4 ,illu/ration3 ,hypsomtrie gnrale du globe t]re/re4 ,t]res m]ges dont l'altitude moy5ne e/ infrieure #ajjjm4 ,plateaux et massifs dont l'altitude moy5ne dpasse #ajjjm4 ,fosses ocaniques o la pr(ondeur moy5ne dpasse #ejjjm4 ,les po9ts accompagns de *iffres correspond5t aux plus gr&es pr(ondeurs mesures4