,,la ,,terre ,,et ,,la ,,lune ,,forme ,,ext,,rieure ,,et ,,structure ,,interne ,illustration3 ,,la ,,mesure ,,de ,,la ,,terre4 7,,figure ,,all,,gorique47 ,d'aprs l',ouvrage intitul3 ,voyage historique dans l',amrique mridionale1 par ,don ,,george ,,juan et ,don ,,antoine ,,de ,,ulloa1 ,amsterdam1 #ageb4 ,,tudes ,,nouvelles ,,sur ,l',,astronomie ,par ,ch4 ,,andr et ,p4 ,,puiseux4 ,,la ,,terre ,,et ,,la ,,lune ,,forme ,,ext,,rieure ,,et ,,structure ,,interne ,,par ,p4 ,,puiseux ,astronome l',observatoire de ,paris4 ,illustration ,,paris1 ,,gauthier-,,villars1 ,,imprimeur-,,libraire ,,du ,,bureau ,,des ,,longitudes1 ,,de ,l',,cole ,,polytechnique1 ,quai des ,grands-,augustins1 #ee4 #aijh ,tous droits de traduction et de reproduction rservs4 ,,la ,,terre ,,et ,,la ,,lune ,,forme ,,ext,,rieure ,,et ,,structure ,,interne ,,premi,,re ,,partie4 ,,la ,,terre4 ,,chapitre ,i4 ,,la ,,notion ,,de ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,terre1 ,,de ,,thal,s ,a ,,newton4 ,la ,physique cleste a pris naissance le jour o l'on a vu dans les astres autre chose que des points lumineux offerts en spectacle nos regards1 o ils sont apparus comme mritant une tude spciale au point de vue de leur structure et de leur histoire4 ,cette tude ne pouvait tre que rudimentaire et conjecturale avec les moyens d'observation dont les anciens disposaient4 ,une exception est faire cependant4 ,on a vu natre de bonne heure cette notion que la ,terre est un astre1 libre de se mouvoir dans l'espace1 comme la ,lune et le ,soleil1 que ses dimensions ne sont pas inaccessibles toute mesure1 qu'elles se rduiraient peut-tre bien peu de chose si nous pouvions quitter cette surface o nous sommes attachs et nous transporter travers les espaces stellaires4 ,une fois cette ide mise en avant1 il est clair qu'un champ trs vaste est ouvert aux observateurs4 ,c'est au moyen d'tudes de dtail accumules1 synthtises1 que nous pouvons acqurir sur le globe terrestre des ides d'ensemble1 nous reprsenter sa forme exacte1 formuler des donnes positives sur sa structure et son histoire4 ,toute conclusion applicable la ,terre dans sa totalit constitue un progrs pour l',astronomie1 car elle peut s'tendre dans une certaine mesure aux corps clestes et devenir ainsi une source de vrifications et d'expriences4 ,ainsi la ,terre nous aide comprendre le monde4 ,rciproquement les astres peuvent nous aider et nous aident en effet mieux connatre la ,terre1 car ils nous offrent du premier coup ces aperus gnraux et intuitifs que nous n'obtenons sur notre globe qu'au prix d'un labeur prolong4 ,il est clair que les apparences lointaines1 considres seules1 sont plus sujettes l'illusion2 c'est donc l'tude de la ,terre qui doit logiquement prcder4 ,il ne semble pas qu'elle ait t aborde dans un esprit vraiment impartial et scientifique chez aucun des peuples de l',orient4 ,l'observation du ,ciel a eu des adeptes en ,chine1 dans l',inde1 en ,assyrie1 en gypte1 des poques trs recules4 ,dans tous ces pays1 le calendrier1 la prdiction des clipses1 les horoscopes avaient une destination utilitaire4 ,c'est seulement chez les auteurs grecs que nous voyons les objets clestes envisags en eux-mmes1 et non plus seulement dans leurs relations relles ou supposes avec l'homme4 ,une remarque analogue1 faite par ,vivien de ,saint-,martin au dbut de son ,histoire de la ,gographie1 l'amne conclure l'existence d'aptitudes originelles propres la race blanche4 ,d'ailleurs ce que nous savons de l'tat social des peuples anciens montre que les cits hellniques ont ralis1 pour la premire fois peut-tre1 les conditions favorables la culture dsintresse des sciences4 ,les ,grecs ont t un peuple navigateur4 ,ils ont de bonne heure colonis en ,asie et en ,sicile2 ils ont senti l'utilit de demander des points de repre au ciel pour s'orienter dans les traverses maritimes4 ,la disparition progressive des montagnes lointaines1 commenant par la base1 finissant par le sommet1 ne leur a pas chapp4 ,l'apparition de nouvelles toiles1 corrlative d'un dplacement de quelques degrs vers le ,sud1 a frapp leur attention4 ,de plus la richesse acquise par le commerce crait une classe d'hommes affranchis de la ncessit du labeur quotidien1 assurs du lendemain1 libres de s'adonner aux tudes abstraites4 ,on s'explique ainsi qu'il se soit rencontr1 #fjj ans environ avant l're chrtienne1 un terrain propice l'closion des ides de ,thals de ,milet4 ,les ouvrages de ce philosophe sont perdus et nous ne les connaissons que par les extraits de ,diogne de ,larce4 ,habitant l',ionie1 il avait beaucoup voyag2 il tait all s'instruire auprs des prtres gyptiens1 alors en grande rputation de savoir et contemplateurs assidus des astres4 ,le premier1 il parat avoir enseign avec succs l'isolement et la sphricit de la ,terre4 ,il a reconnu la vraie cause des clipses dans l'interposition de la ,lune entre la ,terre et le ,soleil ou de la ,terre entre le ,soleil et la ,lune4 ,on nous dit mme qu'il avait dtermin la distance au ple des principales toiles de la ,petite ,ourse1 ce qui suppose la notion de l'axe du monde et la construction d'un appareil propre mesurer les angles4 ,le rapprochement de mesures semblables1 faites en des localits diverses1 devait1 un jour ou l'autre1 conduire une valeur approche des dimensions du globe terrestre4 ,socrate1 deux sicles aprs1 jugeait encore l'entreprise bien audacieuse3 ,je suis convaincu1 disait-il1 que la ,terre est immense et que nous1 qui habitons depuis le ,phase jusqu'aux ,colonnes d',hercule1 nous n'en occupons qu'une trs petite partie1 comme les fourmis autour d'un puits ou les grenouilles autour de la mer4 ,les disciples de ,socrate furent moins timides4 ,platon professa expressment la doctrine des antipodes1 dont ,diogne de ,larce le considre comme l'inventeur2 c'est--dire qu'il admet que la ,terre possde une rgion diamtralement oppose la ntre1 o la direction de la verticale est renverse4 ,aristote est encore plus explicite4 ,il se range l'opinion de ,thals1 qui regarde la ,terre comme un globe immobile au centre du monde4 ,il dveloppe1 en faveur de la sphricit1 l'argument de la silhouette projete sur le disque de la ,lune pendant les clipses4 ,il note l'abaissement trs sensible de l'toile polaire sur l'horizon quand on marche du ,nord au ,sud4 ,cela prouve non seulement que la ,terre est ronde1 mais qu'elle n'est pas d'une grandeur dmesure4 ,la surface terrestre n'a pas1 proprement parler1 de limites4 ,rien n'empche que ce soit la mme mer qui baigne les ,indes d'une part1 les ,colonnes d',hercule de l'autre4 ,notons au passage cette dclaration1 qui a d tre l'origine des audacieux projets de ,colomb1 et qui lui a permis1 en tout cas1 de mettre son entreprise sous le patronage rvr du philosophe stagyrite4 ,des mathmaticiens1 auxquels ,aristote fait allusion sans les nommer1 attribuent la ,terre #djjjjj stades de tour4 ,c'est presque deux fois trop s'il s'agit du stade olympique4 ,aristote parat1 au contraire1 trouver cette valuation bien faible4 ,a ce compte1 fait-il observer1 on ne pourrait mme pas dire que la ,terre soit grande par rapport aux astres4 ,mais ,aristote n'admet pas que la ,terre soit un astre4 ,il carte comme peu srieuse l'opinion des pythagoriciens d',italie1 qui mettaient la ,terre au nombre des astres et la faisaient mouvoir autour de son centre1 de manire produire l'alternance des jours et des nuits4 ,il n'y avait qu'une manire de trancher la question3 c'tait de procder une mesure effective4 ,ce fut le principal titre de gloire d'ratosthne1 astronome et chef d'cole en grande rputation ,alexandrie #bjj ans avant notre re4 ,il avait observ que1 le jour du solstice d't1 le ,soleil arrive au znith ,syne1 dans la ,haute-,egypte1 et que son image apparat au fond d'un puits4 ,il mesure le mme jour la hauteur mridienne du ,soleil ,alexandrie1 qu'il considre comme situe sur le mridien de ,syne4 ,le complment de cette hauteur est la diffrence des latitudes4 ,connaissant la distance et admettant la sphricit de la ,terre1 il en dduit la circonfrence du globe par une simple proportion4 ,cette opration fut trs admire des anciens1 au tmoignage de ,pline1 et le rsultat tait1 en effet1 satisfaisant pour l'poque4 ,le chiffre donn1 #bejjjj stades1 aurait d tre remplac par #bdfjjj d'aprs l'valuation la plus probable du stade employ4 ,maintenant comment ratosthne savait-il qu',alexandrie et ,syne sont sur le mme mridien8 ,comment avait-il dtermin en stades la distance des deux stations8 ,il est probable qu'il avait fait usage de plans cadastraux dresss depuis longtemps pour les besoins de l'administration et de l'agriculture et orients par des observations gnomoniques4 ,l'intrt que les gyptiens attachaient une orientation exacte est d'ailleurs attest par la construction des pyramides4 ,la ncessit de combiner les observations de longitude avec les mesures de latitude a t bien mise en lumire par ,hipparque1 le plus grand astronome de l'antiquit1 qui professait ,rhodes de #afe #abe avant notre re4 ,il est l'auteur de la division du cercle en #cfj1 de la dfinition des parallles et des mridiens1 d'un systme de projection plane encore employ4 ,le premier1 il montra nettement qu'il faut s'adresser au ,ciel pour connatre la forme de la ,terre4 ,il indique le parti tirer des clipses pour la mesure des longitudes1 et cette mthode est demeure1 en effet1 la seule capable de fournir des rsultats un peu exacts jusqu' l'invention des lunettes4 ,il tablit que la valeur d'une carte est subordonne la dtermination astronomique des deux coordonnes 7longitude et latitude7 des principaux points4 ,et1 pour faciliter ces dterminations1 il calcule des ,tables d'clipses et de hauteurs du ,soleil4 ,hipparque ne trouva malheureusement pas de successeurs capables de raliser le programme si judicieux qu'il avait trac4 ,les conditions d'exactitude d'une mesure astronomique furent compltement mconnues par ,posidonius1 disciple d',hipparque1 qui entreprit de recommencer la dtermination d'ratosthne4 ,les stations choisies furent ,alexandrie et ,rhodes4 ,la diffrence de latitude rsultait de cette remarque que l'toile ,canopus ne fait que paratre sur l'horizon de ,rhodes1 au lieu qu'elle s'lve de #g1 #e sur l'horizon d',alexandrie4 ,c'tait un tort dj d'utiliser des observations faites l'horizon plutt qu'au znith4 ,c'en tait un autre de choisir deux stations spares par la mer et dont la distance linaire ne pouvait tre que grossirement value4 ,enfin ,rhodes est encore moins exactement que ,syne sur le mridien d',alexandrie et l'on ne dit pas comment il a t tenu compte de la diffrence de longitude4 ,malgr cela la dtermination de ,posidonius1 telle qu'elle nous est rapporte par ,clomde dans son ,abrg de la sphre1 donne encore un rsultat meilleur que l'on n'aurait t fond l'esprer3 #bdjjjj stades4 ,le gographe ,strabon 7#bj ans aprs ,j4-,c47 entreprit de corriger le calcul de ,clomde en se fondant sur une autre valuation1 d'ailleurs conjecturale1 de la distance d',alexandrie ,rhodes4 ,cette fois le rsultat fut beaucoup plus inexact1 #ahjjjj stades seulement4 ,c'est un exemple d'une de ces corrections malheureuses1 dont l'histoire des sciences offre plus d'un exemple4 ,mais il en est peu qui aient trouv un si long crdit4 ,bien des sicles devaient se passer avant qu'elle ne ft rectifie4 ,ds cette poque1 du reste1 bien avant les invasions des barbares ou la rvolution religieuse qui a transform le vieux monde1 il est ais de voir que la science grecque est en dcadence4 ,les prjugs vulgaires reprennent de l'empire1 mme sur les hommes instruits4 ,posidonius trouve ncessaire de se transporter au bord de l'ocan ,atlantique 7qu'il appelle mer extrieure71 pour s'assurer si l'on n'entend pas le sifflement du ,soleil plongeant dans la mer4 ,strabon admet bien la sphricit de la ,terre1 mais il croit que la zone torride est inhabitable cause de la chaleur excessive qui y rgne4 ,de l'autre ct se trouve une autre zone habite1 mais toute communication avec ces peuples lointains nous est interdite4 ,pline laisse voir une prfrence pour la doctrine des antipodes et l'isolement de la ,terre1 mais il est proccup plus que de raison des objections populaires4 ,si la ,terre est isole dans l'espace1 se demande-t-il1 pourquoi ne tombe-t-elle pas8 ,sans doute parce qu'elle ne saurait pas o tomber1 tant elle-mme son propre centre4 ,ptolme 7#adj ans aprs ,j4-,c47 a pass longtemps1 mais sans titre bien tabli1 pour le reprsentant le plus distingu de l',astronomie ancienne4 ,son ,ouvrage1 publi ,alexandrie1 porte le nom de ,construction ou syntaxe mathmatique4 ,il est plus connu sous le nom d',almageste1 que lui ont donn les traducteurs arabes4 ,nous signalerons seulement dans son uvre ce qui a trait la mesure de la ,terre4 ,il se propose de raliser le plan de gographie mathmatique bauch par ,hipparque1 de dresser la ,carte du monde connu1 en s'appuyant sur toutes les dterminations de latitude et de longitude qu'il pourra rassembler1 et prenant pour mridien origine celui d',alexandrie4 ,l'intention est louable1 mais l'excution trs dfectueuse4 ,ptolme manque compltement d'esprit critique dans le choix des matriaux nombreux qu'il rassemble et commet de graves confusions dans les units de mesure4 ,des sicles se passeront avant que l'oeuvre de ,ptolme soit reprise4 ,les guerres civiles1 les invasions1 les bouleversements politiques dtournent de plus en plus les esprits de la culture paisible de la ,science4 ,l'loquence qui donne le pouvoir1 le mysticisme qui console des cruelles ralits de la vie font dlaisser les recherches physiques4 ,il est curieux de noter1 cet gard1 le langage des crivains appels exercer par la suite le plus d'influence sur les esprits4 ,ainsi ,lactance1 dans ses ,institutions divines1 considre la notion des antipodes comme une mauvaise plaisanterie des savants1 qui exercent volontiers leur esprit sur des thses invraisemblables4 ,saint ,augustin1 dans la ,cit de ,dieu1 ne rejette pas absolument la sphricit de la ,terre1 mais il ajoute3 ,quant ce qu'on dit qu'il y a des antipodes1 c'est--dire des hommes dont les pieds sont opposs aux ntres1 et qui habitent cette partie de la ,terre o le ,soleil se lve quand il se couche pour nous1 il n'en faut rien croire2 aussi n'avance-t-on cela sur le rapport d'aucune histoire1 mais sur des conjectures et des raisonnements1 parce que1 la ,terre tant suspendue en l'air et ronde1 on s'imagine que la partie qui est sous nos pieds n'est pas sans habitants4 ,mais on ne considre pas que1 lors mme qu'on dmontrerait que la ,terre est ronde1 il ne s'ensuivrait pas que la partie qui nous est oppose n'est pas couverte d'eau4 ,et d'ailleurs1 quand elle ne le serait pas1 quelle ncessit y aurait-il qu'elle ft habite8 ,d'une part1 l'criture dit que tous les hommes viennent d',adam et elle ne peut mentir2 d'autre part1 il y a trop d'absurdit dire que les hommes auraient travers une si vaste tendue de mer pour aller peupler cette autre partie du monde4 ,les scrupules de saint ,augustin taient1 nous le savons1 mal fonds2 mais cette tendance subordonner les sciences de la nature des considrations morales1 opposer des textes rvrs1 mais mal compris1 aux rsultats des recherches physiques1 va dominer peu prs sans conteste pendant le moyen ge tout entier4 ,il y eut cependant une renaissance apprciable des tudes astronomiques chez les ,arabes sous l'influence des auteurs grecs4 ,al-,mamoun1 calife de ,bagdad1 de #hac #hcb1 s'intressait vivement aux choses du ,ciel4 ,on dit que1 vainqueur de l'empereur de ,constantinople1 il lui imposa1 comme condition de la paix1 la remise d'un manuscrit de l',almageste4 ,ce qui est certain1 c'est qu'il fit traduire ,ptolme et ordonna la mesure d'un arc de mridien4 ,il y eut deux oprations distinctes quoique simultanes1 l'une dans la plaine de ,sindjar en ,msopotamie1 l'autre en ,syrie4 ,voici comment la premire est rapporte par ,aboulfda3 ,les envoys se divisrent en deux groupes2 les uns s'avancrent vers le ,ple ,nord1 les autres vers le ,sud1 marchant dans la direction la plus droite qu'il ft possible1 jusqu' ce que le ,ple ,nord se ft lev de #a pour ceux qui marchaient vers le ,nord et abaiss de #a pour ceux qui s'avanaient vers le ,sud4 ,alors ils revinrent au lieu d'o ils taient partis1 et1 quand on compara leurs observations1 il se trouva que les uns avaient avanc de #ef milles #a_/c1 les autres de #ef milles sans aucune fraction4 ,on s'accorda pour adopter la quantit la plus grande1 celle de #ef milles #a_/c4 ,d'aprs les conjectures les plus probables sur la valeur du mille employ1 ce rsultat est plus loin de la vrit que celui d',eratosthne4 ,il ne semble pas qu'on se soit arrt la diffrence constate1 qui aurait pu faire souponner que la ,terre n'tait pas exactement sphrique4 ,les astronomes arabes n'ont pas persvr dans la voie qui s'offrait eux4 ,ils se sont attachs l'observation des clipses1 au calcul des positions gographiques4 ,les catalogues d',aboul ,nasan 7,x,i,i,ie sicle71 de ,nasir-,ed-,dn1 d',oulough-,beg1 prince de ,samarkand au ,x,ve sicle1 marquent un progrs considrable sur les positions de ,ptolme4 ,ce mouvement ne fut suivi en ,occident que d'assez loin1 au fur et mesure de ce qu'exigeaient les progrs de la ,navigation4 ,christophe ,colomb1 persuad de la rondeur de la ,terre par ses voyages au long cours et par la lecture des anciens1 adoptait pour la circonfrence terrestre la fausse valuation de ,strabon1 pour la diffrence de longitude entre l',europe et l',inde une estimation plus fausse encore4 ,aussi prvoyait-il que1 pour rejoindre les ,indes par l',ouest1 il aurait seulement #aajj lieues de mer franchir4 ,heureuse erreur1 car1 s'il et mis en avant le vrai chiffre1 qui est de #cjjj au moins1 il n'et trouv personne pour tenter l'aventure avec lui4 ,on sait quelle peine ,colomb eut faire accepter ses vues par une assemble compose des hommes les plus clairs de l',espagne4 ,quoi qu'il en soit1 l'clatant succs de ,colomb1 et bientt aprs le retour des compagnons de ,magellan1 mirent la rondeur de la ,terre au-dessus de toute discussion1 et il ne se trouva plus personne pour opposer la ralit des antipodes l'autorit de ,lactance ou de saint ,augustin4 ,mais le fait qu'une confusion avait pu se produire entre les ,indes orientales et les ,indes occidentales1 si loignes en longitude1 montrait la ncessit de reprendre le calcul du rayon terrestre4 ,une tentative intressante fut faite dans ce sens1 en #aebh1 par le mdecin ,fernel4 ,il mesura la diffrence des hauteurs du ple sur l'horizon de ,paris et sur l'horizon d',amiens4 ,pour valuer la distance1 il avait simplement fix un compteur une roue de sa voiture4 ,le rsultat publi par lui est assez exact1 mais ce moyen grossier ne pouvait videmment inspirer beaucoup de confiance4 ,le ,hollandais ,snellius posa en #afae le vritable principe des mesures godsiques et en fit l'application dans la plaine de ,leyde4 ,il est expliqu dans son ,ouvrage3 ,de la grandeur de la ,terre1 publi en #afag1 avec le sous-titre3 ,l',eratosthne batave4 ,snellius est le premier qui ait eu recours la triangulation4 ,aux deux extrmits d'une base soigneusement mesure en terrain plat1 il dtermine les azimuts de deux signaux bien visibles1 reconnaissables distance1 et se prtant l'un et l'autre l'installation d'un instrument propre mesurer les angles4 ,la distance qui spare ces deux signaux peut tre calcule4 ,on la prend comme base d'un nouveau triangle1 et ainsi de suite jusqu' une station finale dont la latitude est1 comme celle du point de dpart1 dtermine par les mthodes astronomiques4 ,dans un pays plat1 tel que la ,hollande1 il est possible de conserver aux triangles des dimensions modres1 de faon qu'ils puissent tre traits comme rectilignes4 ,on garde aussi la facult d'orienter la chane des triangles sur le mridien1 de faon qu'un mme astre passe simultanment au mridien des stations extrmes4 ,il est facile aujourd'hui d'apercevoir des points faibles dans les oprations de ,snellius4 ,la base effectivement mesure est trop petite 7#fca toises74 ,il y a des angles trop aigus dans les triangles et peut-tre1 de l'aveu de l'auteur1 des erreurs dans l'identification distance des points employs comme stations4 ,la valeur annonce pour le degr de latitude 7#eeajj toises7 est notablement trop petite4 ,snellius mourut sans avoir pu revoir ses calculs4 ,faits avec plus de soin1 ils auraient donn1 d'aprs ,muschenbroek1 #egjcc toises1 chiffre assez rapproch de la vrit4 ,une opration analogue1 faite quelques annes aprs par le ,p4 ,riccioli en ,italie1 est1 tous les points de vue1 dfectueuse4 ,la base mesure n'a que #ajid pas4 ,plusieurs angles sont fort aigus et sont conclus par le calcul au lieu d'tre observs4 ,aux rsultats de la triangulation1 ,riccioli propose tort de substituer3 soit la mesure de la dpression de l'horizon en un lieu d'altitude connue1 soit la mesure des hauteurs apparentes mutuelles de deux points d'altitude connue4 ,ces deux mthodes sont sans valeur pratique cause de la petitesse des angles qui interviennent et de l'incertitude des rfractions terrestres4 ,riccioli se flatte d'liminer ces causes d'erreur en observant vers le ,midi1 dans des lieux fort levs1 par des jours sereins4 ,c'est une dangereuse illusion4 ,le chiffre donn 7#fbbej toises au degr7 s'carte plus de la vrit1 en sens contraire1 que celui de ,snellius4 ,la premire triangulation vraiment entoure de garanties est celle de ,picard en #afga4 ,la base1 mesure prs de ,juvisy1 avec des rgles de bois alignes au cordeau1 a #effc toises4 ,l'arc total s'tend de ,malvoisine1 au sud de ,paris1 ,sourdon1 prs d',amiens4 ,les distances znithales mridiennes1 mesures avec un quadrant1 sont diffrentielles1 c'est--dire indpendantes de l'erreur d'index1 de la dclinaison de l'toile et1 dans une grande mesure1 de l'erreur d'excentricit4 ,le paralllisme de la lunette au plan du limbe est soigneusement vrifi par une mthode dont ,picard est l'inventeur4 ,la mridienne est trace par l'observation des hauteurs gales d'un mme astre2 elle est contrle par des observations de digressions de la ,polaire1 d'clipses de satellites de ,jupiter ou d'clipses de ,lune4 ,il y a1 en somme1 fort peu reprendre dans les observations de ,picard1 et les dfauts qu'on y relve ne lui sont gure imputables4 ,la construction des instruments est videmment plus grossire que celle des thodolites modernes4 ,les signaux naturels1 arbres ou clochers1 sont utiliss par conomie4 ,il est ordinairement impossible de placer l'instrument au point mme que l'on a vis4 ,d'o la ncessit de rductions au centre1 toujours pnibles et incertaines4 ,l'opration de ,picard avait t entreprise sous les auspices de l',acadmie des ,sciences rcemment fonde4 ,en mme temps des missions scientifiques taient envoyes au ,sngal1 la ,guyane1 aux ,antilles4 ,dans les instructions remises aux observateurs1 il leur tait recommand de s'assurer si l'intensit de la pesanteur ne variait pas d'un lieu l'autre4 ,richer1 qui observait ,cayenne1 annona en #afgb que le pendule secondes1 emport de ,paris1 devait tre raccourci pour osciller dans le mme temps ,cayenne4 ,en d'autres termes1 l'intensit de la pesanteur diminue quand on se rapproche de l'quateur4 ,personne assurment ne songe placer ,picard et ,richer1 observateurs judicieux et exacts1 sur le mme rang que ,newton4 ,il doit nous tre permis cependant de constater avec quelque fiert que les ,communications de nos compatriotes1 faites en #afga et #afgb l',acadmie des ,sciences de ,paris1 ont exerc une influence dcisive sur l'closion des ides contenues dans le livre immortel des ,principes de la ,philosophie naturelle4 ,illustration3 ,fig4 #a4 ,pl4 ,,xliii4 ,dispositions adoptes au ,x,v,i,i,ie sicle pour la mesure des bases4 ,d'aprs l',ouvrage intitul3 ,voyage historique dans l',amrique mridionale1 par ,don ,,george ,,juan et ,don ,,antonio ,,de ,,ulloa4 ,amsterdam1 #ageb4 ,illustration3 ,fig4 #b4 ,pl4 ,,xxxviii4 ,instrument employ au ,x,v,i,i,ie sicle pour la mesure des hauteurs des astres4 ,vers #affj1 parat-il1 ,newton avait conu la pense que la mme force qui dvie les projectiles de la ligne droite retient aussi la ,lune dans son orbite4 ,il avait tent de faire une comparaison numrique en admettant que cette force1 dirige vers le centre de la ,terre1 varie en raison inverse du carr de la distance1 mais il tait parti d'une valeur trs inexacte du rayon terrestre4 ,les rsultats taient discordants4 ,newton renona suivre les consquences de cette ide4 ,il reprit son calcul quand il connut le rsultat de ,picard3 cette fois1 la concordance tait parfaite4 ,newton en fut si mu qu'il ne put vrifier lui-mme son travail et dut recourir l'obligeance d'un ami4 ,de mme1 quand il connut le rsultat de ,richer1 ,newton fut amen penser1 avant toute mesure1 que la ,terre ne devait pas tre sphrique1 mais aplatie vers les ples4 ,s'il en est ainsi1 les points de l'quateur seront plus loin du centre1 et par suite moins attirs que les ples4 ,il est vrai que1 mme si l'on suppose la ,terre sphrique1 la pesanteur doit subir une diminution apprciable l'quateur du fait de la rotation4 ,cette diminution1 ,newton est en mesure de l'valuer par le mme raisonnement qui l'a conduit la dcouverte de l'attraction universelle4 ,il traite le mouvement diurne comme un mouvement absolu et applique les principes de ,galile3 indpendance de l'effet d'une force par rapport au mouvement du point d'application1 proportionnalit des forces aux chemins parcourus dans un mme temps4 ,soient ,r le rayon quatorial1 l'angle1 en unit trigonomtrique1 dont tourne la ,terre en une seconde4 ,un corps qui demeure en repos relatif l'quateur se rapproche du centre partir de la trajectoire rectiligne qui rsulterait de sa vitesse acquise4 ,cette dviation1 en #a seconde1 a pour valeur approche ,r_/#b4 ,le mme corps1 libre d'obir l'attraction terrestre1 tomberait vers le centre1 en #a seconde1 d'une quantit que l'on reprsente par g_/#b1 et que fait connatre l'observation du pendule4 ,la fraction de la pesanteur qui s'emploie maintenir le corps la surface1 sans le presser1 est donc ,r_/#b3 g_/#b ,r_/g4 ,les mesures de ,picard et de ,richer donnent pour la valeur de ce rapport #a_/bhi4 ,cette diminution apparente de la pesanteur a son maximum l'quateur et s'vanouit progressivement quand on se rapproche du ple4 ,mais1 du moment que la pesanteur apparente la surface est variable1 il n'y a plus de probabilit pour que cette surface soit exactement sphrique1 et il faut qu'elle s'aplatisse pour satisfaire aux conditions d'quilibre d'une masse fluide homogne4 ,on peut tenter de vrifier la plus apparente au moins de ces conditions en prenant comme figure extrieure un ellipsode de rvolution4 ,soient ,,ca un rayon quatorial1 ,,cb le rayon polaire4 ,newton prend arbitrairement ,,cb_/,,ca #ajj_/aja4 ,l'aplatissement est1 par dfinition1 #a_/aja4 ,le rapport des attractions du corps entier sur les points ,a et ,b est #ejj_/eja4 ,deux canaux liquides rectilignes1 dirigs suivant ,,ca et ,,cb1 exerceront sur le centre des pressions qui seront dans le rapport #aja_/ajj x #ejj_/eja #eje_/eja4 ,il est ncessaire pour l'quilibre que la force centrifuge rtablisse l'galit1 en rduisant les attractions exerces dans le plan de l'quateur dans la proportion de #d_/eje ou 7#d_/e74 ,rciproquement1 on peut poser 7#e_/d71 et cette relation doit subsister tant que l'aplatissement reste faible4 ,or1 l'exprience a donn #a_/bhi4 ,on en dduit #a_/bcj4 ,cette mthode de calcul s'tend aux autres plantes pourvu qu'on les suppose homognes1 qu'elles aient des satellites et des diamtres apparents mesurables4 ,dans les deux premires ditions du ,livre des ,principes1 ,newton dit que l'hypothse d'une densit croissante vers le centre donnerait un aplatissement plus fort4 ,c'est une erreur corrige dans la troisime dition4 ,newton ne possde pas les formules d'attraction1 aujourd'hui courantes1 des ellipsodes homognes4 ,il y supple par des ttonnements et des artifices gomtriques4 ,il arrive ainsi reconnatre que1 de l'quateur au ple1 l'accroissement de la pesanteur apparente est proportionnel au carr du sinus de la latitude4 ,laplace dit que ce rsultat est donn sans dmonstration4 ,en ralit la preuve est bauche1 et les dveloppements que ,newton fonde sur cette loi montrent qu'il l'envisageait autrement que comme une simple conjecture4 ,on parvient ainsi reprsenter assez bien les observations pendulaires des savants franais1 faites ,paris1 ,gore et ,cayenne4 ,il semble cependant que la dcroissance de la pesanteur vers l'quateur soit plus prononce que la formule ne l'indique4 ,cet cart fait prsumer ou une densit croissante vers le centre1 ou un aplatissement plus fort4 ,nous savons aujourd'hui que c'est la premire hypothse qui est la vraie4 ,notons encore au passage cette opinion hardie que l'aplatissement pourra tre mieux dtermin par les observations du pendule que par les mesures d'arc de mridien4 ,pour apprcier le trs haut mrite de l'oeuvre de ,newton1 il faut1 par un coup d'oeil jet sur la littrature scientifique du temps1 se rendre compte combien le champ parcouru par lui tait alors inexplor2 combien les ides qu'il a dfendues ont eu de peine s'imposer aux plus distingus de ses contemporains1 comme ,huygens ou ,bernoulli4 ,entre ces fertiles et brillants esprits1 ,newton apparat comme le moins asservi ses propres conceptions1 comme le plus prompt se soumettre la dcision des faits4 ,il ne s'est pas perdu en doutes striles sur la ralit des forces1 en discussions mtaphysiques sur le caractre relatif de tout mouvement observ4 ,il a t de l'avant sur des hypothses qu'il savait inexactes1 mais qui renfermaient un appel implicite l'exprience4 ,c'est en interrogeant la nature avec une docilit constante que ,newton a obtenu la plus riche moisson qu'il ait jamais t donn un homme de science de recueillir4 ,,chapitre ,,ii4 ,l',,aplatissement ,,du ,,globe4 ,,essais ,,de ,,th,,orie ,,math,,matique ,,de ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,terre4 ,trois ans aprs l'apparition du ,livre des ,principes1 ,christian ,huygens publiait1 ,leyde1 son ,trait de la lumire1 avec un discours sur la cause de la pesanteur4 ,la premire ,partie de l',ouvrage est mmorable comme posant les bases de la thorie ondulatoire de la lumire4 ,les ides de ,huygens sur la cause de la pesanteur se rattachent la thorie des tourbillons de ,descartes et offrent aujourd'hui pour nous moins d'intrt4 ,pour le savant hollandais1 la gravit reste une puissance occulte inhrente au centre du globe4 ,cela revient supposer toute la masse de la ,terre runie en un seul point4 ,mme dans cette hypothse errone1 l'aplatissement apparat comme une consquence de la fluidit primitive4 ,huygens formule ce principe fcond3 ,la surface des mers est1 en chacun de ses points1 normale la direction de la pesanteur1 et il en dduit pour l'aplatissement du globe le chiffre #a_/egh1 pas mme la moiti de ce que ,newton avait trouv dans l'hypothse d'un globe homogne1 soumis dans toutes ses parties l'attraction universelle4 ,la ralit de l'aplatissement tait mise en doute aussi bien que sa valeur4 ,thomas ,burnet1 thologien anglais1 lui opposait des raisons qui nous semblent aujourd'hui n'avoir rien de scientifique4 ,eisenschmidt1 mathmaticien allemand1 formulait une objection d'un caractre plus grave4 ,runissant les mesures connues du degr terrestre1 il trouvait que leur valeur linaire va en croissant vers l'quateur1 et il en dduisait1 correctement du reste1 que la ,terre est allonge vers les ples#a4 ,note #a3 ,,eisenschmidt1 ,dissertation de la figure de la ,terre4 ,strasbourg1 #afia4 ,cassini1 adoptant cette conclusion1 entreprit de la vrifier4 ,il aurait fallu1 pour le faire d'une faon probante1 mesurer deux arcs de mridien spars en latitude par un grand espace4 ,on pensa qu'il suffirait de relier par une chane de triangles ,dunkerque ,perpignan1 et que la comparaison des degrs au nord et au sud de ,paris trancherait la question4 ,cette opration importante est dcrite dans l',ouvrage intitul3 ,de la grandeur et de la figure de la ,terre1 ,paris1 #agbj4 ,le degr moyen fut trouv gal #efifj toises au ,nord1 #egjig toises au ,sud1 ce qui donne raison ,eisenschmidt contre ,newton et indique un allongement de #a_/ie4 ,mais il est reconnu aujourd'hui que de graves erreurs s'taient glisses dans la mesure de l'arc du ,sud et que le chiffre final repose sur une base des plus fragiles4 ,considrant ce rsultat comme tabli1 ,mairan entreprit de le justifier thoriquement#b4 ,il dploie beaucoup d'ingniosit pour mettre en doute la fluidit primitive de la ,terre4 ,ne peut-elle pas1 dit-il1 avoir t primitivement allonge8 ,alors la force centrifuge n'aurait fait que diminuer l'allongement sans le dtruire4 ,reste concilier la forme oblongue avec l'augmentation constate de la pesanteur vers le ple4 ,mairan forge dans ce but une loi complique1 faisant varier la pesanteur en raison inverse du produit des rayons de courbure principaux en chaque point de la surface4 ,note #b3 ,,mairan1 ,recherches gomtriques sur la diminution des degrs en allant de l'quateur vers les ples4 ,paris1 #agbj4 ,newton accordait1 avec raison1 peu de crdit aux chiffres de ,cassini1 comme aux raisonnements de ,mairan4 ,dans la troisime dition de son ,ouvrage1 parue l'anne qui prcda sa mort 7#agbf71 il maintient la position qu'il avait prise concernant la figure de la ,terre4 ,mais1 sous l'influence d'un amour-propre national mal plac1 l'opinion publique en ,france se prononait fortement pour ,cassini4 ,celui-ci1 d'ailleurs1 annonait de nouvelles vrifications4 ,la mesure d'un arc de parallle par ,brest1 ,paris et ,strasbourg1 excute en collaboration avec ,maraldi1 de #agcj #agcd1 lui semblait dcisive4 ,ces observations1 disait le commissaire de l',acadmie1 se sont trouves si favorables au sphrode allong que ,m4 ,cassini a eu la modration de ne pas vouloir en tirer tout l'avantage qu'il et pu la rigueur et de s'en retrancher une partie4 ,en ralit1 la dmonstration est plus faible encore que celle qui se fonde sur l'arc de mridien4 ,illustration3 ,fig4 #c4 ,pl4 ,,xxxix ,instrument employ au ,x,v,i,i,ie sicle pour la mesure des angles godsiques4 ,jean ,bernoulli1 qui s'tait dj trouv en conflit avec ,newton dans une controverse clbre1 concourait en #agcd pour un prix de l',acadmie des ,sciences de ,paris4 ,pour cette double raison1 il devait incliner vers l'opinion qui dominait en ,france4 ,aussi le voyons-nous s'crier pour conclure3 ,aprs cette heureuse conformit de notre thorie avec les observations clestes1 peut-on plus longtemps refuser la ,terre la figure du sphrode oblong1 fonde d'ailleurs sur la discussion des degrs de la mridienne1 entreprise et excute par le mme ,m4 ,cassini avec une exactitude inconcevable8#c4 ,note #c3 ,,todhunter1 ,a history of the mathematical theories of attraction and the figure of the earth1 #ahgc4 ,a cela un disciple de ,newton1 ,dsaguliers1 rpondait qu'aucune loi d'attraction1 aucune distribution de densit l'intrieur ne pouvait se concilier avec l'ellipsode allong4 ,c'tait aller trop loin4 ,clairaut montra depuis qu'avec un noyau solide d'une forme convenable l'ellipsode allong pourrait tre figure d'quilibre4 ,d'autre part1 l',anglais ,childrey estimait que la ,terre devait tre allonge parce qu'il tombe annuellement sur les ples plus de neige que le ,soleil n'en peut fondre4 ,c'tait mconnatre l'influence de la marche des glaciers et de la drive des banquises4 ,la thse de ,newton trouvait d'ailleurs des partisans distingus1 mme en ,france4 ,en #agbj1 un crit anonyme parut sous le titre3 ,examen dsintress des diverses opinions concernant la figure de la ,terre4 ,sous couleur de rapporter impartialement les arguments pour et contre1 il faisait bonne justice des prtentions de ,cassini une exactitude suprieure4 ,l'auteur dissimul de l',ouvrage tait ,maupertuis1 acadmicien et homme du monde1 bien reu chez les grands et en rivalit avec ,cassini4 ,en #agcb1 il publia1 sous son nom cette fois1 un ,discours des diffrentes figures des astres4 ,il y commente et justifie avec intelligence les rsultats de ,newton4 ,il montre comment la mesure de deux arcs de mridien loigns est ncessaire pour dduire des valeurs un peu sres des demi-axes de l'ellipse4 ,sous l'impression produite par le ,livre de ,maupertuis1 l',acadmie des ,sciences rsolut de procder une exprience dcisive4 ,deux expditions furent organises4 ,l'une devait se rendre au ,prou1 l'autre en ,laponie4 ,en vue de la mesure des bases1 on commanda au mme artiste1 ,langlois1 deux rgles de fer aussi gales que possible1 connues depuis sous les noms de toise du ,prou et de toise du ,nord4 ,illustration3 ,fig4 #d ,cercle mridien portatif de ,brnner employ pour la mesure des latitudes dans le ,service gographique de l',arme franaise4 ,maupertuis1 dsign comme chef de l'expdition de ,laponie1 se mit en route en avril #agcf4 ,il emmenait avec lui ,clairaut1 ,camus1 ,lemonnier fils1 l'abb ,outhier2 ,celsius1 professeur d',astronomie ,upsal1 se joignit eux4 ,deux relations nous sont parvenues1 crites1 l'une par ,maupertuis1 l'autre par l'abb ,outhier4 ,elles se compltent utilement sur plus d'un point4 ,les triangulations et les vises astronomiques1 contraries par les marcages1 les moustiques1 la brume autour des sommets1 la rigueur du climat1 furent cependant menes bien dans l't et l'automne de #agcf4 ,on mesura une base de #gdjf toises sur la glace d'un fleuve et l'on s'installa pour le reste de l'hiver dans le village de ,tornea1 enseveli sous la neige4 ,les calculs1 mis au net1 donnaient #eg #dbb toises au degr4 ,la comparaison avec l'arc franais portait l'aplatissement #a_/agh1 chiffre suprieur celui que ,newton avait prvu4 ,en tout cas1 aucun doute ne pouvait subsister sur sa ralit4 ,on tint la chose secrte1 dit ,maupertuis1 tant pour se donner le loisir de la rflexion sur une chose peu attendue que pour avoir le plaisir d'en apporter ,paris la premire nouvelle4 ,illustration3 ,fig4 #e4 ,cercle azimutal de ,brnner1 employ dans le ,service gographique de l',arme franaise4 ,le dpart eut lieu en juin #agcg4 ,au moment de l'embarquement1 un accident survint4 ,les instruments tombrent la mer et ne purent tre repchs que dj endommags par la rouille4 ,on doit reconnatre aussi que toutes les vrifications dsirables n'avaient pas t faites et leur omission donna lieu1 de la part des amis de ,cassini1 quelques critiques justifies4 ,la mission du ,prou comprenait ,godin1 ,bouguer1 ,la ,condamine1 plusieurs auxiliaires4 ,elle s'adjoignit ultrieurement deux officiers espagnols1 ,george ,juan et ,antonio de ,ulloa4 ,godin1 le plus ancien acadmicien1 tait le chef nominal4 ,le dpart eut lieu ,la ,rochelle1 le #af mai #agce1 prs d'un an avant celui des acadmiciens du ,nord4 ,mais l'expdition devait durer bien davantage et les rsultats ne furent lucids que longtemps aprs4 ,on n'avait pas encore mesur un degr de latitude sur trois quand les nouvelles d',europe apprirent le retour et le succs des acadmiciens du ,nord1 partis les derniers4 ,ce retard tenait bien des causes et n'avait pas t sans quelque profit pour la ,science4 ,on avait fait escale la ,martinique1 ,saint-,domingue2 on avait entrepris des recherches sur la rfraction1 sur le pendule4 ,c'est ,saint-,domingue que ,bouguer imagina et fit raliser le pendule invariable4 ,on arriva ,quito le #ac juin #agcf2 mais partir de ce moment des difficults sans nombre surgirent1 occasionnes par le climat inconstant du pays1 son caractre montueux1 l'impossibilit d'obtenir un concours efficace des autorits espagnoles et des indignes et aussi1 on doit le dire1 par le dfaut d'entente des observateurs4 ,chacun d'eux s'appliquait garder le plus possible le secret de ses chiffres et dissimuler dans ses oprations ce qui pouvait donner prise la critique4 ,il fut fait1 en ralit1 deux triangulations distinctes et trois relations furent publies1 dues respectivement ,bouguer1 ,la ,condamine et aux officiers espagnols4 ,nous devons cette circonstance de connatre divers dtails qu'un rapport fait en commun et laisss dans l'ombre et qui sont utiles pour apprcier l'exactitude du rsultat final4 ,cette critique a t faite d'une manire pntrante par ,delambre dans un travail demeur longtemps indit et que ,m4 ,bigourdan a eu le mrite de mettre en lumire#d4 ,note #d3 ,g4 ,,bigourdan1 ,sur diverses mesures d'arc de mridien1 faites dans la premire moiti du ,x,v,i,i,ie sicle 7,bulletin astronomique1 t4 ,,xviii1 p4 #cbj74 ,bouguer et ,la ,condamine s'taient promis de ne point faire connatre au public les dterminations astronomiques excutes en premier lieu1 reconnues plus tard dfectueuses1 et qu'il avait t ncessaire de recommencer4 ,mais ,la ,condamine1 crivain facile1 causeur brillant et intarissable1 tait l'homme du monde le moins propre tenir strictement un engagement de ce genre4 ,les trois acadmiciens1 rentrs en ,france en #agdd1 #agde et #agea1 mirent le public au courant de leurs aventures et de leurs travaux4 ,bouguer publia en #ageb une ,justification des ,mmoires de l',acadmie1 pour se plaindre des indiscrtions de son collgue4 ,une vive polmique s'ouvrit et ne se termina que par la mort d'un des adversaires4 ,illustration3 ,fig4 #f4 ,signal de ,saint-,antoine1 pylne en briques1 construit pour le ,service gographique de l',arme4 ,ces querelles personnelles ont perdu de leur intrt aujourd'hui1 et ne doivent pas nous empcher d'accorder1 aux uns comme aux autres1 le tribut d'loges qui leur est d4 ,les missionnaires du ,prou1 pas plus que ceux de ,laponie1 n'ont dit le dernier mot sur la question ardue de la forme de la ,terre4 ,ils ont1 au prix d'efforts et de travaux mritoires1 mis hors de doute la ralit de l'aplatissement4 ,pour la valeur du degr de latitude l'quateur1 ,bouguer donne #ef #gcf toises1 ,la ,condamine #ef #gad toises1 les officiers espagnols trouvent #ef #gfh toises4 ,adoptons le premier rsultat1 qui tient le milieu entre les deux autres4 ,combin avec le degr du ,nord1 il donne l'aplatissement #a_/bbc1 plus fort que celui de ,newton4 ,la correction aurait d1 nous ne pouvons en douter aujourd'hui1 tre faite en sens contraire4 ,on arrive au chiffre plus vraisemblable #a_/cbd si l'on substitue aux donnes de ,maupertuis celles d'une mission sudoise qui opra sur le mme terrain de #ahja #ahjc sous la direction de ,svanberg4 ,l'arc du ,prou fait aussi l'objet d'une revision qui s'excute en ce moment par les soins du gouvernement franais4 ,tant que les rsultats n'en seront pas publis1 les travaux des acadmiciens du ,x,v,i,i,ie sicle resteront un lment essentiel dans notre connaissance des dimensions du globe terrestre4 ,il faut en dire autant d'un arc de mridien mesur vers la mme poque par ,lacaille dans le voisinage du cap de ,bonne-,esprance1 repris au sicle suivant par ,maclear et ,airy1 et que l'intervention du gouvernement anglais promet d'tendre bientt travers l',afrique australe tout entire4 ,illustration3 ,fig4 #g4 ,mesure d'une base godsique avec une rgle monomtallique4 ,la rgle est installe sous un abri1 que l'on enlve par portions pour le reconstruire plus loin4 ,elle est enferme dans une auge qui assure l'uniformit de la temprature et vise ses deux extrmits l'aide de microscopes4 ,d'importantes recherches thoriques s'accomplissaient1 vers la mme poque1 dans la voie ouverte par ,newton4 ,mac ,laurin1 dans son ,trait des fluxions1 publi en #agdb1 rsolut le problme de l'attraction d'un ellipsode homogne de rvolution sur un point intrieur quelconque4 ,il dmontra que l'ellipsode aplati est une figure d'quilibre pour une masse fluide homogne tournant autour du petit axe avec une vitesse convenable4 ,les ,mathematical dissertations de ,thomas ,simpson1 parues en #agdc1 tablissent l'existence d'une vitesse angulaire limite1 au del de laquelle l'quilibre relatif est impossible4 ,elles montrent que deux ellipsodes diffrents peuvent rpondre une mme vitesse angulaire4 ,tant que les recherches mathmatiques n'avaient pour objet que des corps homognes1 on pouvait douter qu'elles fussent susceptibles d'une application utile aux plantes4 ,clairaut fut le premier s'engager avec succs dans la voie difficile de l'attraction d'un ellipsode htrogne4 ,sa ,thorie de la figure de la ,terre 7#agdc71 o se dploie un talent analytique de premier ordre1 demeure sur bien des points un modle qui n'a gure t dpass4 ,clairaut suppose que les surfaces d'gale densit sont1 aussi bien que la surface extrieure1 des ellipsodes de rvolution autour d'un mme axe1 mais il laisse arbitraire la loi de variation de densit1 aussi bien que la loi de variation d'ellipticit d'une couche l'autre4 ,il admet seulement 7ce qui est d'ailleurs fort vraisemblable7 que1 d'une couche l'autre1 la densit augmente toujours quand on se rapproche du centre4 ,partant de ces hypothses1 ,clairaut dmontre tout une srie de lois remarquables4 ,appelons3 a1 b les demi-axes d'une couche quelconque1 la densit correspondante2 e l'ellipticit b-a_/a de cette mme couche2 e#a l'ellipticit de la surface externe2 le rapport de la force centrifuge la pesanteur quatoriale sur la surface externe2 ge la pesanteur l'quateur2 g la pesanteur la latitude 4 ,on trouve alors3 ,premire loi4--,les ellipticits vont toujours en croissant de la surface au centre4 ,deuxime loi4--,le rapport e_/a prend des valeurs croissantes de la surface au centre4 ,troisime loi4--,si l'on pose n 7#e_/b7 - e#a1 on peut crire approximativement g ge7#a n sin 74 ,quatrime loi4--,l'ellipticit e#a de la surface externe est toujours comprise entre _/#b et #e_/d4 ,cinquime loi4--,si l'on regarde e et comme des fonctions inconnues de a1 on peut crire une quation diffrentielle qui relie ces deux fonctions1 et qui devient intgrable si l'on adopte pour certaines formes simples en fonction de a#e4 ,note #e3 ,nous renverrons1 pour la dmonstration de ces proprits1 au ,trait de ,mcanique cleste de ,tisserand1 t4 ,,ii4 ,les trois dernires lois sont prcieuses en ce qu'elles ont lieu pour toute distribution des matriaux l'intrieur1 sous la rserve que cette distribution rentre dans les hypothses1 d'ailleurs passablement larges et souples1 de ,clairaut4 ,il n'est pas toutefois dmontr1 ni mme probable que la constitution du globe terrestre s'y conforme rigoureusement4 ,une infraction ces lois1 tablie par l'exprience1 ne serait donc pas un paradoxe mathmatique4 ,ces mmes lois sont approximatives1 et s'obtiennent en ngligeant la seconde puissance de l'ellipticit4 ,on peut se permettre cette simplification pour la ,terre et pour la ,lune4 ,il est plus difficile de s'en contenter pour ,jupiter ou ,saturne4 ,dans un ,mmoire insr aux ,annales de l',observatoire de ,paris1 t4 ,,xix1 ,callandreau a montr comment les noncs des lois de ,clairaut devraient tre complts pour ces deux plantes4 ,la troisime loi confirme et prcise l'nonc de ,newton1 concernant la variation de la pesanteur la surface4 ,elle montre comment la forme du globe pourrait tre connue exactement par les seules mesures du pendule1 s'il ne fallait pas compter avec les anomalies locales4 ,la limite infrieure de l'ellipticit1 donne par la quatrime loi1 correspond l'aplatissement de ,huygens et la concentration de toute la masse en un seul point4 ,la limite suprieure conduit l'aplatissement de ,newton et l'homognit de toute la masse4 ,cette quatrime loi se vrifie pour la ,terre1 ,jupiter et ,saturne1 c'est--dire pour les astres o la dure de rotation et l'ellipticit sont l'une et l'autre mesurables4 ,en ce qui concerne le ,soleil1 ,mercure1 ,vnus1 la ,lune et ,mars1 les deux limites de ,clairaut font seulement prvoir une ellipticit insensible1 ce qui est encore conforme l'observation4 ,il n'y a pas l1 videmment1 une dmonstration prcise1 mais une prsomption srieuse pour considrer la thorie de ,clairaut comme exacte dans ses grandes lignes4 ,illustration3 ,fig4 #h4 ,transport des abris pour la mesure d'une base4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur1 sous la direction du ,colonel ,,bourgeois47 ,,chapitre ,,iii4 ,r,,sultats ,g,n,,raux ,,des ,,mesures ,g,,od,,siques4 ,,variations ,,observ,,es ,,de ,,la ,,pesanteur ,a ,,la ,,surface4 ,en dcidant l'adoption d'une unit de longueur fonde sur les dimensions du globe terrestre1 la ,convention nationale donna une impulsion puissante et durable aux tudes godsiques4 ,de cette poque datent les perfectionnements apports par ,gambey dans la division des cercles1 par ,borda dans l'emploi du thodolite et la mesure des bases par les rgles bimtalliques4 ,la mthode des moindres carrs1 la thorie de la compensation des mesures surabondantes allaient bientt aussi entrer dans la pratique la suite des mmorables travaux de ,gauss et de ,bessel4 ,des ncessits pratiques aises comprendre avaient fait reposer la valeur du mtre sur les mesures de ,delambre et de ,mchain1 mesures un peu htives et n'embrassant pas encore toute l'tendue dsirable en latitude4 ,mais1 quand l'exemple donn par la ,france eut t suivi dans les pays trangers avec un succs croissant1 quand des chanes de triangles eurent t traces travers les vastes plaines de la ,russie et de l',inde1 il devint clair que la complexit du problme dpassait ce que l'on avait d'abord prsum4 ,les mthodes de calcul fondes sur la comparaison de deux arcs seulement supposent en effet3 #a ,que sur un mme mridien l'arc d'un degr crot rgulirement de l'quateur au ple2 #b ,que sur deux mridiens diffrents les arcs d'un degr1 pris la mme latitude1 ont mme longueur2 #c ,que cette longueur est la mme1 latitude gale1 dans l'hmisphre boral et dans l'hmisphre austral4 ,or ces proprits n'appartiennent qu' une catgorie restreinte de surfaces4 ,elles ne peuvent tre ralises exactement pour la figure apparente de la ,terre1 hrisse d'ingalits et sujette mille changements avec le temps4 ,le point de dpart de la godsie consiste dfinir une surface idale1 assez simple pour se prter au calcul1 assez voisine de la surface relle pour que l'on puisse rapporter sans erreur chaque point de la surface relle un point correspondant de la surface idale ou surface godsique4 ,illustration3 ,fig4 #i4 ,abri de campagne pour le cercle mridien4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,on pourrait tre tent d'adopter une sphre1 cause de la simplicit qui en rsulterait pour les calculs4 ,les raisonnements de ,newton1 confirms par les mesures d'arc des acadmiciens franais1 font prvoir que la sphre choisie1 quel qu'en soit le rayon1 s'cartera trop de la surface relle1 et que la correspondance point par point ne pourra tre tablie avec certitude4 ,on se rapprochera davantage de la surface relle si l'on adopte comme surface godsique un ellipsode de rvolution4 ,on pourra prendre pour valeurs des demi-axes soit celles que suggre la dynamique dans l'hypothse de l'homognit1 soit celles qui mettent d'accord1 dans la thorie de ,clairaut1 deux mesures de la pesanteur faites des latitudes diffrentes1 soit enfin celles qui mettent d'accord les valeurs linaires du degr mesures sous deux latitudes diffrentes4 ,ce dernier choix1 qui ne suppose rien sur la constitution intrieure1 sera sans doute jug le plus rationnel4 ,mais du moment que l'on dispose de plus de deux arcs de mridien ou de plus de deux mesures de pesanteur1 il faut s'attendre ce que les observations soient imparfaitement reprsentes1 peut-tre mme ce qu'on soit oblig de leur imputer des erreurs inadmissibles4 ,en prenant pour surface godsique un ellipsode trois axes ingaux1 on disposera de deux paramtres de plus1 mais cet expdient entranera dans les calculs une complication plus grande1 et jusqu' ce jour il n'a pas t trouv avantageux d'y recourir4 ,la dfinition de la latitude1 de la longitude1 de l'altitude par rapport l'ellipsode de rvolution ne comporte aucune difficult4 ,mais ces grandeurs ne sont pas directement mesurables3 on peut au contraire dfinir les coordonnes gographiques d'un point de la surface relle de telle manire qu'elles deviennent accessibles l'observation4 ,ainsi l'on appelle latitude l'angle de la verticale avec l'quateur ou le complment de l'angle de la verticale avec l'axe du monde4 ,pour direction de l'axe du monde1 on adopte le milieu des digressions d'une circumpolaire en hauteur et en azimut4 ,on a ainsi1 trs sensiblement1 l'axe instantan de rotation du globe terrestre4 ,cet axe n'est pas fixe par rapport aux toiles1 puisqu'il prouve les mouvements de prcession et de nutation4 ,on ne peut affirmer qu'il soit fixe par rapport au globe terrestre1 mais son excursion totale ne dpasse pas quelques mtres4 ,enfin la verticale elle-mme peut changer de direction1 dans une faible mesure1 sous l'influence des variations mtorologiques1 de la drive des glaces polaires1 de la circulation du fluide interne4 ,on ne peut donc pas compter1 d'une manire absolue1 sur l'invariabilit des latitudes gographiques4 ,de mme1 le mridien en un point tant dfini par la direction de la verticale et par celle de l'axe instantan de rotation du globe terrestre1 on ne doit pas se flatter que les diffrences de longitude soient invariables1 ni que la variation de l'angle horaire d'une toile soit rigoureusement proportionnelle au temps4 ,mais des oprations classiques et d'une excution assez rapide permettront toujours d'installer un instrument dans le mridien et de comparer la marche d'une pendule celle du ,ciel4 ,on s'est demand s'il n'y aurait pas avantage1 pour la dfinition des coordonnes gographiques et de l'heure1 remplacer l'axe instantan de rotation par l'axe principal d'inertie1 qui s'en carte toujours trs peu et qui a plus de chances de demeurer fixe par rapport des repres terrestres4 ,ce systme1 bien que soutenu avec talent par ,folie1 ancien directeur de l',observatoire d',uccle1 n'a pas prvalu1 et les astronomes sont demeurs fidles aux dfinitions anciennes4 ,la rforme1 en effet1 pourrait ne pas atteindre son but cause des fluctuations de la verticale2 et1 ce qui est plus grave1 la latitude et la longitude cesseraient d'tre des points d'observation1 toujours vrifiables et n'impliquant aucune hypothse sur la constitution du globe1 pour devenir des rsultats de calcul4 ,rien n'indique1 en effet1 par rapport aux toiles1 la situation de l'axe principal d'inertie4 ,il faut la dduire de la thorie du mouvement de la ,terre autour de son centre de gravit1 thorie ncessairement imparfaite1 en raison de l'ignorance o nous sommes de la constitution intrieure du globe et des changements qui peuvent s'y accomplir4 ,illustration3 ,fig4 #aj4 ,montage d'un abri pour les observations godsiques4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,l'altitude est galement susceptible de deux dfinitions diffrentes4 ,on serait tent d'appeler ainsi la longueur intercepte sur la verticale1 partir du lieu d'observation1 par la surface godsique1 c'est--dire par l'ellipsode de rvolution qui satisfait le mieux l'ensemble des mesures d'arc4 ,malheureusement cet ellipsode est1 lui aussi1 un tre fictif1 un rsultat de calcul1 et l'on n'aperoit pas premire vue la possibilit de s'y rattacher par des oprations physiques4 ,illustration3 ,fig4 #aa4 tablissement d'un signal pour les vises godsiques4 7,expdition franaise dans la ,rpublique de l'quateur47 ,le point de dpart naturel pour la mesure des hauteurs est la surface moyenne des mers1 obtenue en faisant abstraction des dnivellations accidentelles ou priodiques produites par les vents et les mares4 ,cette surface conciderait avec l'ellipsode de ,newton si la ,terre tait homogne1 avec l'ellipsode de ,clairaut si la constitution intrieure du globe tait rgulire4 ,mais elle doit avant tout satisfaire une exigence qui exclut toute possibilit de dfinition analytique4 ,elle doit tre une surface de niveau pour l'ensemble des forces qui agissent sur le globe terrestre1 y compris la force centrifuge1 l'attraction des continents et des montagnes4 ,cette surface1 appele gode1 peut tre prolonge travers les terres en vertu de sa dfinition mcanique4 ,les parties saillantes1 surtout si elles sont formes de roches denses1 dvient le fil plomb et provoquent un renflement du gode1 en sorte que celui-ci reproduit1 dans une mesure attnue1 les ingalits de la surface relle4 ,quand on excute des nivellements de proche en proche partir du rivage de la mer1 c'est par rapport au gode que l'on dtermine les altitudes des stations successives4 ,la pesanteur au niveau de la mer tant variable1 deux surfaces de niveau ne sont pas spares partout par une mme distance sur la normale commune4 ,il serait donc rationnel de prendre comme mesure de l'altitude finale non pas la somme des chelons verticaux franchis dans les divers nivellements1 mais la somme des travaux ngatifs accomplis par la pesanteur4 ,a cette condition seulement1 tous les points d'une surface de niveau quelconque auront des altitudes exprimes par le mme chiffre4 ,mais1 jusqu' prsent1 cette distinction ne prsente gure qu'un intrt thorique4 ,illustration3 ,fig4 #ab4 ,mesure des bases l'aide des fils de mtal invar de ,m4 ,c4-,e4 ,guillaume4 ,mise en place d'un repre mobile4 ,quand on excute une chane de triangles1 on rduit les angles l'horizon et l'on ramne la valeur linaire de la base au niveau de la mer4 ,cela revient reporter sur le gode les constructions faites1 avec la supposition tacite que la verticale de chaque station1 prolonge jusqu'au gode1 le rencontrerait encore normalement4 ,sauf peut-tre l'arc du ,prou1 aucune des triangulations excutes jusqu' ce jour ne traverse un pays assez montueux ou assez lev pour mettre cette hypothse en dfaut4 ,tout cheminement excut avec le thodolite et le niveau donne1 le long d'une ligne dtermine1 l'cart de la surface relle et du gode4 ,les observations astronomiques associes relient aux directions fixes fournies par les toiles les verticales des diverses stations4 ,elles permettent1 en consquence1 de construire une section soit de la surface relle1 soit du gode4 ,avec une srie de sections parallles1 on peut tablir un modle en relief4 ,quand ce travail aura t fait pour la plus grande partie du globe terrestre1 on pourra dire quelle est la surface godsique1 dfinition simple1 qu'il convient d'adopter comme se rapprochant le plus du gode4 ,il s'en faut de beaucoup1 l'heure prsente1 que ce vaste programme soit ralis4 ,en laissant de ct les irrgularits locales1 on ne trouve pas de difficult insurmontable pour placer sur une mme ellipse les diffrents arcs de mridien mesurs4 ,la concordance1 toutefois1 est mdiocre1 et l'on ne doit pas esprer1 dans la dtermination de l'aplatissement1 une prcision trs leve4 ,delambre et ,mchain l'valuaient #a_/ccd d'aprs l'ensemble des triangulations effectues la fin du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,bessel1 en #ahcg1 a propos #a_/bii1e2 ,clarke1 en #ahhj1 #a_/7bic1e #a1a74 ,l'erreur probable indique est sans doute trop faible1 car deux seulement des arcs utiliss1 de petite tendue1 tombent dans l'hmisphre austral1 et la symtrie par rapport l'quateur n'est point dmontre ni mme vraisemblable d'aprs la distribution des continents4 ,les valeurs correspondantes du demi petit axe et du demi grand axe sont respectivement1 en kilomtres1 #fcef1fjg et #fcgh1bhd4 ,le moment approche1 ce qu'il semble1 o la discussion de ,clarke pourrait tre reprise avec avantage4 ,depuis1 l'arc anglo-franais a reu une extension considrable par la jonction de l',algrie et de l',espagne4 ,d'importantes triangulations ont t reprises ou inaugures au ,spitzberg1 au ,canada1 au ,prou1 dans l',afrique australe4 ,ces travaux1 dont une ,association godsique internationale encourage le dveloppement1 doivent tre considrs comme ayant pour but de faire connatre les irrgularits du gode1 plutt qu'une valeur plus exacte de l'aplatissement4 ,alors mme que tous les arcs de mridien mesurs seraient applicables sur une mme ellipse1 il resterait dmontrer que toutes ces ellipses ont mme centre1 que les lieux des points d'gale latitude sont plans et de courbure uniforme4 ,ce dernier point ne peut tre lucid que par des mesures suffisamment nombreuses d'arcs de parallle1 accompagnes de dterminations de longitudes trs prcises4 ,le doute ce sujet est d'autant plus permis que l'aplatissement propos par ,clarke1 tenant le milieu entre les deux chiffres que suggrent les recherches de ,mcanique cleste d'une part1 les mesures de la pesanteur de l'autre1 ne concorde d'une manire vraiment satisfaisante ni avec l'un ni avec l'autre4 ,illustration3 ,fig4 #ac4 ,mesure des bases l'aide des fils de mtal invar4 ,alignement des repres mobiles4 ,les mesures de la pesanteur1 fondes sur l'observation du pendule1 offrent sur les oprations godsiques l'avantage de pouvoir s'excuter sur toute l'tendue des continents1 dans les rgions montagneuses les plus pres1 et jusque dans les les semes au milieu des mers4 ,elles se prtent donc une rpartition plus gale entre les deux hmisphres et entre les diverses latitudes4 ,la troisime loi de ,clairaut permettrait1 la rigueur1 de dduire l'aplatissement superficiel de deux mesures de pesanteur seulement1 excutes l'une prs de l'quateur1 l'autre dans les rgions polaires4 ,par la combinaison d'un plus grand nombre de rsultats1 on attnuera l'effet des erreurs d'observation et des anomalies locales4 ,en suivant cette marche1 de ,freycinet a trouv1 pour l'inverse de l'aplatissement1 #bhf1b2 ,sabine1 #bhd1d2 ,foster1 #bhi1e2 ,clarke1 en #ahhj1 #bib1d4 ,tous ces aplatissements sont1 on le voit1 plus forts que ceux qui rsultent des triangulations4 ,dans ces dernires annes1 on a trouv le moyen d'effectuer des mesures suffisamment prcises1 mme en pleine mer4 ,sans doute l'observation du pendule demeure impraticable bord des navires1 mais on y supple par la lecture simultane du point thermomtrique d'bullition de l'eau et de la colonne baromtrique4 ,la premire lecture donne en effet1 pour la pression atmosphrique1 une valuation indpendante de l'intensit de la pesanteur1 au lieu que la seconde en est affecte d'une manire sensible4 ,illustration3 ,fig4 #ad4 ,mesure de l'intervalle de deux repres mobiles l'aide d'un fil de mtal invar4 ,le fil1 dont la porte est de #bdm1 est tendu par deux poids de #aj kg4 ,l'emploi de ces fils1 compar celui des rgles mtalliques1 rduit le temps et la dpense exigs par la mesure des bases dans la proportion de #aj #a1 sans nuire sensiblement la prcision4 ,l'observation du pendule prsente encore sur les mesures d'arc l'avantage de se rapporter une localit prcise1 et par suite se prte mieux l'tude des irrgularits locales4 ,en pays de plaine1 la variation de la gravit avec la latitude suit assez bien les prvisions de la thorie4 ,mais le voisinage de la mer ou des montagnes donne ordinairement lieu des surprises4 ,des hypothses vraisemblables sur la densit des masses montagneuses avaient fait penser aux godsiens que le niveau de la mer pourrait tre relev d'un millier de mtres1 dans le voisinage des ctes1 par l'attraction des continents4 ,les travaux rcents de ,m4 ,helmert1 fonds principalement sur l'observation du pendule dans les ,alpes1 montrent que cette estimation est exagre4 ,entre le gode et l'ellipsode de rvolution qui s'en rapproche le plus1 l'cart ne doit nulle part dpasser #bjjm4 ,c'est peu en comparaison des ingalits de la surface relle1 qui atteignent #ikm de part et d'autre du niveau des mers1 et sont par suite du mme ordre de grandeur que la diffrence des rayons polaires et quatoriaux4 ,il y a donc une influence cache qui diminue l'attraction des parties saillantes et augmente l'attraction des parties creuses4 ,cette remarque est importante1 comme nous le verrons dans un des ,chapitres suivants1 pour l'tude de la structure interne4 ,mais1 avant d'entrer dans ce sujet difficile1 il est propos de jeter un coup d'oeil d'ensemble sur le relief actuel et de rsumer l'enseignement qu'il peut nous offrir4 ,,chapitre ,,iv4 ,,les ,,grands ,,traits ,,du ,,relief ,,terrestre ,,et ,,le ,,dessin ,g,,ographique4 ,l'inspection d'un globe terrestre suggre de diviser la surface de notre plante en deux parties3 l'une recouverte d'eau et plus voisine du centre que le gode ou surface moyenne des mers1 l'autre merge et plus loigne de ce mme centre4 ,ces deux parties sont1 tous les points de vue1 bien loin d'tre quivalentes4 ,non seulement les ocans l'emportent par l'tendue1 mais leur profondeur moyenne1 #djjjm environ1 surpasse de beaucoup l'altitude moyenne des terres merges1 altitude qui ne dpasse pas #gjjm4 ,si le niveau des ocans s'abaissait de #bcjjm1 on obtiendrait ce que les gographes appellent la surface d'quidformation2 les nouvelles lignes de rivage opreraient une rpartition plus juste2 les terres merges formeraient alors la partie du globe que l'on doit considrer comme saillante et les ocans ne recouvriraient plus que la partie dprime1 de mme volume que la premire 7,pl4 ,i74 ,il est digne d'attention que le dessin actuel des continents ne serait pas1 dans cette hypothse1 profondment transform4 ,on verrait l',asie s'agrandir par l',est1 en s'annexant les archipels des ,kouriles1 du ,japon1 des ,philippines1 plus encore au ,sud-,est1 o elle engloberait les les de la ,sonde et de l',australie4 ,l',europe s'augmenterait au ,nord-,ouest d'une terre nouvelle qui fermerait l',atlantique au ,nord en runissant la ,grande-,bretagne l',islande et le ,groenland4 ,on verrait apparatre dans l'axe de l',atlantique deux grandes les longitudinales jalonnes de foyers volcaniques4 ,ces changements excepts1 on peut dire que les grandes masses continentales et les grandes dpressions ocaniques conserveraient peu prs leur importance et leur situation relatives4 ,mais1 pas plus dans l'tat nouveau que dans l'tat actuel1 on ne verrait apparatre l'galit ou la symtrie entre les deux hmisphres4 ,il y a deux fois plus de terres merges au nord de l'quateur qu'au sud4 ,leur importance va toujours croissant1 dans l'hmisphre boral1 depuis l'quateur jusqu'au cercle polaire4 ,dans l'hmisphre austral elle va en diminuant de l'quateur jusque vers le cinquantime degr de latitude1 o la mer rgne peu prs sans partage4 ,les terres se montrent de nouveau dans les hautes latitudes antarctiques et forment une masse continentale importante autour du ple ,sud1 au lieu que le ple ,nord est occup par une mer profonde1 comme l'a montr l'exploration de ,nansen4 ,un mme parallle1 en gnral1 traverse aussi bien des bassins profonds que des plateaux levs4 ,on ne peut donc pas considrer l'altitude comme tant une fonction de la latitude2 il n'y a point accumulation spciale des terres vers les ples ni vers l'quateur et la crote solide participe1 tout aussi bien que la mer1 l'aplatissement godsique4 ,on ne peut pas non plus rattacher simplement l'altitude la longitude1 en regardant la surface comme forme de fuseaux alternativement soulevs et dprims4 ,toutefois cette reprsentation serait dj plus prs de la ralit4 ,les masses continentales1 et plus encore les presqu'les1 ont tendance se dvelopper dans le sens ,nord-,sud plutt que dans le sens ,est-,ouest4 ,le contraste not tout l'heure entre les calottes polaires rentre dans une loi plus gnrale4 ,le relief ne manifeste pas une distribution symtrique autour d'un centre1 mais au contraire une opposition diamtrale des dpressions aux saillies et vice versa4 ,ainsi le centre du continent asiatique a pour antipode le centre de l'ocan ,pacifique4 ,que l'on dcrive sur un globe terrestre un grand cercle ayant son ple dans l',europe occidentale1 on limitera un hmisphre o il y aura presque galit entre la terre et la mer1 pendant que1 pour l'hmisphre oppos1 le rapport correspondant sera seulement #a_/h1c4 ,si l'on considre les surfaces continentales du premier hmisphre1 on trouve que le vingtime seulement de leur surface a pour antipodes des terres merges4 ,cette circonstance tmoigne1 tout aussi bien que l'aplatissement1 en faveur de la fluidit primitive de la ,terre4 ,elle montre que1 au moins une certaine poque1 les pressions ont pu se rpartir et se transmettre travers toute la masse du ,globe avec une certaine libert4 ,on pourrait tre tent de voir dans le mme fait une infraction au principe pos par ,newton1 concernant l'galit des pressions exerces au centre par diverses colonnes liquides4 ,il semble1 en effet1 que la pesanteur doit reprendre la mme valeur en des points symtriques par rapport au centre1 en sorte que l'quivalence des pressions exige l'galit des altitudes4 ,mais cette consquence n'est force que si l'on suppose la ,terre homogne1 et l'ingale densit des matriaux du globe terrestre peut aisment compenser une diffrence de longueur1 d'ailleurs relativement faible4 ,aprs l'abaissement fictif que nous avons fait subir au niveau des mers pour obtenir la surface d'quidformation1 le groupement des terres merges rentre plus exactement dans une formule simple4 ,on peut dire qu'elles se rattachent trois masses principales1 situes dans l'hmisphre ,nord1 qui prennent leur plus grande extension vers le #fj;e degr de latitude nord1 vont en s'amincissant vers le ,sud1 disparaissent1 et se retrouvent soudes ensemble vers le ple austral4 ,ces trois masses continentales ont respectivement leurs centres dans la ,scandinavie1 la ,sibrie orientale1 la rgion du lac des ,esclaves1 c'est--dire qu'elles sont espaces de #abj en longitude4 ,la sparation admise ici entre l',europe et la ,sibrie orientale semblera peut-tre quelque peu fictive4 ,elle se justifie par l'existence d'une dpression qui1 tout en n'tant pas occupe par la mer1 n'en est pas moins trs marque et trs tendue4 ,d'ailleurs ces trois rgions constituent des plateaux archens1 mergs de longue date et qui ont joui travers les priodes gologiques d'une stabilit presque complte4 ,les extensions donnes l',europe au ,nord-,ouest1 l',asie au ,sud-,est se justifient non seulement par le relev des profondeurs marines1 mais par la ,gologie historique4 ,la rpartition des espces vgtales et animales dans les les1 la nature des dpts ramens par les sondages1 montrent que ces portions de mer peu profondes1 rattaches aux continents actuels1 ont t effectivement merges une poque o la vie tait dj rpandue la surface de la ,terre4 ,il est remarquer que l',australie1 considre comme prolongement pninsulaire de l',asie1 l',afrique considre comme annexe du plateau ,scandinave1 n'admettent point le mme mridien central que la masse continentale dont on fait dpendre chacune d'elles4 ,l'une et l'autre sont dvies fortement du ct de l',est3 une diffrence de mme sens et non moins marque existe1 en longitude1 entre l',amrique du ,nord et l',amrique du ,sud4 ,la liaison des pninsules australes aux continents est imparfaite et le rtrcissement des terres merges1 quand on marche du ,nord au ,sud1 ne se fait pas d'une manire continue4 ,il existe en effet une zone transversale de rupture peu prs parallle l'quateur et situe quelque distance au nord de celui-ci4 ,le long de cette zone on voit s'enchaner des bassins approximativement circulaires1 bords de hautes montagnes ou de cassures rcentes4 ,ce sont des rgions instables1 sujettes aux ruptions ou aux tremblements de terre4 ,on les nomme les fosses mditerranennes1 parce que le foss qui spare l',europe de l',afrique en fournit les exemples les mieux caractriss et les mieux connus4 ,il faut y joindre les chotts ,sahariens1 la ,mer ,noire1 la ,mer ,morte1 la dpression ,arabo-,caspienne1 celle du ,turkestan chinois1 les mers du ,mexique et des ,antilles4 ,on doit ,lowthian ,green d'avoir donn un nonc gomtrique embrassant ces divers faits4 ,il suffit de considrer les centres des trois masses continentales de l'hmisphre ,nord comme les sommets d'un ttradre rgulier inscrit dans la sphre1 et dont le quatrime sommet tomberait au ple antarctique4 ,les artes et notamment les parties voisines des sommets1 correspondront alors des rgions saillantes1 les centres des faces aux points de plus grande dpression4 ,on peut aussi dplacer les sommets du ttradre de quantits gales sur des droites partant du centre1 de manire faire grandir le solide en le laissant semblable lui-mme4 ,quand son volume sera devenu quivalent celui de la sphre1 les pointements qui apparatront en dehors de la sphre reprsenteront approximativement les continents4 ,on reconnat sans peine qu'ils seront largis au ,nord1 allongs en pointe vers le ,sud1 que leur dveloppement sera maximum vers le #fj;e degr de latitude ,nord1 pendant que les mers auront leur plus grande extension d'une part au ple ,nord1 de l'autre vers le #ee;e degr de latitude australe 7,pl4 ,,ii74 ,l'accord avec les faits est assez remarquable pour engager la recherche d'une explication physique4 ,la ,terre1 dans son ensemble1 montrerait une tendance se dformer1 partir d'un ellipsode de rvolution1 pour se rapprocher de l'aspect extrieur d'un ttradre rgulier4 ,or on peut citer des expriences o cette dformation s'accomplit1 pour ainsi dire1 spontanment4 ,un tube cylindrique de caoutchouc1 quand la pression du milieu ambiant augmente1 prend une section triangulaire3 un ballon de verre o l'on a fait le vide et que l'on chauffe la temprature de ramollissement du verre se dprime en quatre points situs #abj degrs les uns des autres4 ,l'exprience russit encore avec un ballon sphrique de caoutchouc que l'on dgonfle progressivement4 ,dans ces divers cas la dformation est impose parce que le volume de l'enceinte diminue proportionnellement plus vite que la superficie de l'enveloppe4 ,il y a lieu de penser que le mme conflit doit se produire dans le refroidissement d'une plante primitivement fluide et qui s'enveloppe d'une crote1 suivant la conception de ,descartes4 ,la surface de cette enveloppe peu conductrice arrive assez vite la temprature d'quilibre qu'elle doit prendre sous l'influence des rayons solaires4 ,a partir de ce moment toute la dperdition de chaleur se fait aux dpens de la masse interne1 qui se contracte par suite plus que l'corce1 et1 comme celle-ci n'est pas assez tenace pour se soutenir sans appui1 la conservation de la forme sphrique est impossible4 ,maintenant la dformation a-t-elle comme terme ncessaire un ttradre8 ,on a invoqu1 pour le dmontrer1 soit le principe de la moindre action1 soit le principe de la conservation de l'nergie4 ,on fait valoir que1 la sphre ayant la proprit d'enfermer le plus grand volume possible sous une surface donne1 le ttradre est1 parmi les polydres rguliers convexes1 celui qui enferme sous une surface donne le plus petit volume4 ,le ttradre serait par suite1 entre les figures drives de la sphre1 celle qui ralise au prix du plus petit changement de surface une diminution de volume impose4 ,mais cette consquence ne serait rigoureuse que si le champ des dformations tait limit aux figures convexes1 et ni la thorie1 ni l'observation ne donnent lieu de croire qu'il en soit ainsi4 ,malgr cette incontestable lacune mathmatique1 le systme de ,green est digne d'une grande attention cause du nombre des faits qu'il se montre capable de comprendre et d'assimiler4 ,il la mrite d'autant mieux que l'auteur a russi faire rentrer dans sa thorie les deux anomalies les plus apparentes que prsente1 premire vue1 le dessin gographique4 ,il y a lieu de se demander1 en effet1 pourquoi les trois masses continentales allonges suivant un mridien prsentent une solution de continuit1 une cassure oriente paralllement l'quateur et d'o vient que1 dans chacune de ces artes1 la partie australe est dvie vers l',est par rapport la moiti ,nord4 ,l'explication1 analogue celle des vents alizs1 fait intervenir la rotation du globe et la force centrifuge4 ,lorsque les sommets du ttradre situs dans l'hmisphre ,nord accusent leur saillie1 ils effectuent autour d'eux une sorte d'aspiration et empruntent des matriaux au ,nord comme au ,sud4 ,mais c'est dans le premier cas que le changement de vitesse rsultant de la variation de latitude est le plus sensible4 ,les masses venues du ,nord et s'loignant de l'axe ont une vitesse acquise trop faible et demeurent en retard sur la rotation de la ,terre4 ,inversement1 les matriaux appels de l'quateur vers la protubrance ,sud possdent la suite de ce dplacement un excs de vitesse et prennent l'avance sur la rotation du ,globe4 ,il se produit ainsi sur chaque arte mridienne du ttradre une sorte de torsion1 capable de dterminer la rupture et d'entraner vers l',est la partie australe4 ,la ligne de discontinuit1 marque par le chapelet des fosses mditerranennes1 est une nouvelle aire de dpression1 ajoute celle que constituent dj les centres des faces du ttradre4 ,si l'on nglige cet effet de torsion1 le diamtre issu de chaque sommet va passer au centre de la face oppose4 ,la correspondance diamtrale des dpressions et des saillies1 indique par l'observation1 est aussi une consquence de la dfinition gomtrique du polydre4 ,c'est surtout cette concordance qui assure l'hypothse ttradrique une grande supriorit sur la thorie propose antrieurement par lie de ,beaumont pour coordonner gomtriquement les principaux traits du relief terrestre4 ,cette thorie1 aprs avoir pass par une priode de brillante faveur1 n'a plus de partisans aujourd'hui4 ,nous en dirons cependant quelques mots1 parce qu'elle a son point de dpart dans l'observation de faits bien avrs et qui ne doivent pas tre perdus de vue4 ,l'ide qu'une loi prcise commande la distribution des parties saillantes et dprimes n'est pas invraisemblable a priori4 ,il n'y a pas de chane de montagnes o l'on ne reconnaisse avec facilit la rptition frquente d'un petit nombre d'alignements4 ,cette circonstance ne peut tre mise en doute1 bien qu'elle soit un peu exagre dans certaines cartes topographiques1 en raison de la propension qu'on prouve1 dans la description d'un objet compliqu1 simplifier et rpter des traits dj connus4 ,ce paralllisme est un vestige des puissants efforts latraux qui ont suivi la consolidation de l'corce et en ont altr le niveau4 ,la direction dominante d'une chane rsume l'effort principal1 pousse ou traction1 qui lui a donn naissance4 ,entre cet effort primitif et les mouvements ultrieurs qui sont venus superposer leurs effets aux siens1 entre les efforts simultans qui ont agi dans diverses rgions de la ,terre1 y a-t-il indpendance ou coordination gomtrique8 ,la seconde opinion est plus probable dans l'hypothse de la fluidit primitive et d'une corce relativement mince et certaines analogies font prvoir que les lignes de moindre rsistance1 o se produiront les plissements1 fractures ou dchirures1 dessineront les artes d'un polydre rgulier inscrit4 ,c'est ainsi que des formes polygonales d'une rgularit remarquable apparaissent dans la solidification d'une crote qui se fendille par retrait4 ,l'exprience en est souvent faite dans les creusets des mtallurgistes4 ,les colonnades basaltiques1 dont les affleurements dessinent parfois des pavages hexagonaux presque parfaits1 ont pris naissance de cette manire dans le refroidissement des coules de lave4 ,maintenant quel polydre rgulier convient-il d'associer la sphre pour expliquer les principaux traits du relief terrestre8 lie de ,beaumont a donn la prfrence au dodcadre1 dont les faces sont des pentagones4 ,le motif de ce choix est la facult que l'on possde1 en prolongeant par des grands cercles les artes ou les diagonales des faces1 de constituer la surface de la sphre un rseau trs riche1 dou de proprits gomtriques nombreuses4 ,mais cette richesse mme1 en rendant trop facile l'tablissement de concidences approches avec les chanes de montagnes terrestres1 enlve ces concidences beaucoup de leur prix4 ,il est rationnel videmment d'attacher une importance particulire soit aux artes mmes du dodcadre1 soit aux lignes qui en drivent le plus directement4 lie de ,beaumont met part quinze grands cercles1 qu'il appelle cercles primitifs1 et qui peuvent tre associs trois trois1 de manire former des triangles trirectangles1 admettant chacun comme ple un sommet du dodcadre4 ,le mode d'orientation adopt par lui consiste faire tomber l'intersection de deux cercles primitifs rectangulaires sur le mont ,etna1 et faire pivoter le systme jusqu' ce qu'un autre cercle primitif vienne s'aligner sur la ,cordillre des ,andes4 ,mais les concidences obtenues de cette manire ne sont pas assez prcises pour entraner la conviction et les chanes de montagnes ainsi rattaches des lignes homologues n'ont1 d'aprs l'histoire gologique1 aucun titre tre considres comme contemporaines4 ,enfin1 objection plus grave1 le dodcadre pentagonal est une figure centre4 ,a chaque sommet correspond comme antipode un autre sommet1 au centre de chaque face le centre d'une autre face4 ,si donc le ,globe terrestre tait construit sur ce plan1 il devrait arriver qu' une partie saillante correspondrait une autre partie en relief diamtralement oppose4 ,c'est le contraire qu'on observe dans presque tous les cas4 ,il faut donc plutt chercher la formule de coordination du ct des solides rguliers qui1 comme le ttradre1 ralisent l'association inverse4 ,pour ces diverses raisons on a cess d'attribuer au dodcadre pentagonal aucune signification concrte1 et la discussion est circonscrite entre les partisans du ttradre de ,green et ceux qui refusent de voir dans l'ensemble du relief terrestre aucune manifestation de symtrie4 ,on ne peut nier cependant que les crtes des montagnes1 les lignes de rivage formes par voie de cassure1 les axes des fosses ocaniques allonges1 ne manifestent une prfrence pour certaines orientations4 lie de ,beaumont1 en dressant la liste des angles de position par rapport au mridien pour les chanes de montagnes les mieux tudies1 trouvait des chiffres groups en trs grand nombre autour de certaines valeurs particulires4 ,plus tard1 ,j4 ,dana a tabli par de nombreux exemples la prdominance de deux alignements3 l'un du ,sud-,ouest au ,nord-,est1 l'autre du ,nord-,ouest au ,sud-,est4 ,au premier se rattachent la cte asiatique orientale1 l'axe de la ,nouvelle-,zlande1 la chane des ,alleghanys1 l'axe de l',atlantique ,nord1 l'axe de l',atlantique ,sud1 les monts ,scandinaves4 ,on peut faire rentrer dans le second le grand axe du ,pacifique1 les montagnes ,rocheuses1 la cte du ,prou1 le chenal de l',atlantique moyen1 divers groupes d'les du ,pacifique4 ,si ces alignements taient visibles dans toutes les parties du ,globe1 sa surface pourrait tre assimile un chiquier de cases rhombodales obliques sur le mridien et spares par des lignes de relief ou de rupture4 ,mais il faut se rappeler que beaucoup de chanes montagneuses1 dont l'existence passe est atteste par la discordance ou le plissement des couches1 ont actuellement disparu1 ensevelies par la mer ou niveles par l'rosion4 ,ces causes de ruine ont t relativement peu actives sur notre satellite1 et il en rsulte que la disposition en chiquier est plus aisment reconnaissable sur le globe lunaire que sur le ntre4 ,au lieu d'tudier la disposition en plan des lignes de relief1 on peut se demander si quelque loi gnrale ne se dgage pas de l'examen des coupes verticales4 ,on est gnralement port regarder les continents comme des intumescences convexes1 les mers comme des cuvettes concaves4 ,l'ensemble des nivellements et des sondages modernes montre que cette manire de voir est fort loigne de la vrit4 ,le fond des bassins ocaniques est habituellement convexe4 ,non seulement il participe la courbure gnrale du ,globe1 mais il a sa courbure propre1 qui est1 au moins dans un sens1 encore plus marque4 ,de la sorte1 les parties les plus creuses1 appeles fosses ocaniques1 sont rejetes prs des bords et forment des valles allonges parallles aux lignes de rivage4 ,les continents offrent exactement la disposition inverse1 ou du moins ils l'ont prsente au moment o ils ont merg1 avant que l'rosion n'ait eu le temps de modifier leur structure4 ,leur partie centrale est une cuvette ou un assemblage de cuvettes1 et les chanes de montagnes suivent les ctes4 ,les fleuves ns dans l'intrieur sont obligs1 pour rejoindre la mer1 de faire brche travers une barrire plus ou moins leve4 ,les coupes de l',afrique australe1 de l',amrique borale suivant des parallles ressemblent celles d'une assiette renverse suivant un diamtre4 ,si l'on veut dfinir la montagne comme tant le squelette du continent1 on doit considrer ce squelette comme extrieur1 la faon de la coquille d'un crustac4 ,cette structure a t plus ou moins1 l'origine1 celle de tous les continents4 ,depuis1 elle est devenue moins nette dans beaucoup de cas1 l'rosion ayant affaibli ou ras la ceinture de montagnes et accru par sdimentation le domaine de la frange ou bordure externe4 ,des communications de plus en plus larges se sont tablies entre les bassins intrieurs et les mers voisines4 ,il reste cependant en ,asie1 en ,afrique1 dans l',amrique du ,nord1 des rgions tendues sans coulement aucun vers l',ocan4 ,partout les points de grande altitude sont plus voisins de la mer que du centre du continent1 et tendent s'aligner1 comme les fosses sous-marines1 paralllement au rivage4 ,l'ensemble de ces faits se rsume dans une loi que ,m4 de ,lapparent nonce ainsi3 ,au moment o une grande ligne de relief se constitue sur le ,globe1 elle forme le rivage d'une dpression ocanique ou lacustre sous laquelle elle s'enfonce par son versant le plus inclin et1 en gnral1 l'importance de la chane laquelle elle donne naissance est en rapport avec celle de la dpression qu'elle ctoie4 ,la dissymtrie des versants est une loi gnrale4 ,le versant le plus rapide1 faisant face la plus grande dpression1 est en moyenne deux fois plus inclin que l'autre4 ,on arrive au fond des fosses ocaniques par une pente rapide quand on vient de la terre1 par une pente douce quand on vient du large4 ,dans les contres couvertes de plissements en chelons1 l'altitude va croissant d'une ride l'autre du ct o elles prsentent toutes l'inclinaison la plus forte4 ,mais cette structure est sujette tre modifie par l'rosion4 ,la dernire ride1 la plus haute et la plus expose aux vents humides1 est voue une ruine plus prompte4 ,les cours d'eau y font brche en reculant leurs sources1 et la ligne de partage des eaux se trouve frquemment reporte en arrire des sommets les plus levs4 ,la manire dont la glace et les eaux pluviales interviennent pour transformer le relief terrestre nous est connue par l'observation quotidienne4 ,elle fait l'objet de ,chapitres importants dans les ,traits de ,gologie et de ,gographie physique4 ,nous ne ferons qu'effleurer cette question1 malgr l'intrt toujours actuel qu'elle prsente1 parce qu'elle nous carterait de notre objet principal1 qui est d'clairer par l'tude de la ,terre celle des autres corps clestes4 ,,chapitre ,v4 ,l',,histoire ,,du ,,relief ,,terrestre4 ,,les ,,principales ,,th,,ories ,,orog,,niques4 ,en cherchant dfinir les grands traits du relief terrestre1 nous avons reconnu que ces traits1 premire vue irrguliers et capricieux1 deviennent mieux intelligibles quand on se place au point de vue historique4 ,ils tendent se rapprocher d'une formule simple et presque mathmatique si on les considre comme les restes d'une structure primitive que des causes toujours en action tendent effacer4 ,ces causes1 dont l'tude forme l'objet principal de la ,gographie physique1 drivent toutes plus ou moins directement de la radiation solaire4 ,l'atmosphre1 l'eau1 la glace modifient le relief du ,globe avec lenteur dans les rgions arides1 avec une promptitude relative dans les contres o les prcipitations sont abondantes4 ,la substance des montagnes1 entrane peu peu1 vient s'taler sur les plaines ou se dposer prs des rivages4 ,les profondeurs mmes de l',ocan reoivent un continuel dpt de dbris organiques4 ,mais leur comblement ne s'opre qu'avec une lenteur extrme1 et c'est l1 mieux que sur les terres merges1 que l'on peut trouver les caractres encore reconnaissables de la structure initiale4 ,a ce sujet1 une remarque importante doit tre faite3 l'ensemble des causes actuelles1 de celles dont nous pouvons mesurer les effets dans la priode historique1 concourt d'une manire vidente au nivellement gnral de la surface4 ,l'rosion dtruit les montagnes1 les sdiments comblent les mers4 ,parfois1 il est vrai1 l'rosion1 en dchaussant des massifs de roches dures1 fait apparatre des formes plus abruptes1 mais elle n'accrot jamais l'altitude des cimes4 ,les cnes soulevs ou construits par des ruptions volcaniques1 les redressements locaux qui peuvent rsulter des tremblements de terre n'ont qu'un volume insignifiant en comparaison des chanes de montagnes1 plus insignifiant encore auprs des fosses ocaniques4 ,ce ne sont donc pas les causes actuelles1 celles qui accumulent sous nos yeux les terrains stratifis1 qui ont pu crer le relief terrestre1 tablir des carts de #ikm #ajkm dans le sens vertical entre la surface relle et le gode4 ,l'rosion ne rend pas compte de la figure actuelle des montagnes1 moins encore de l'existence des fosses ocaniques4 ,illustration3 ,fig4 #ae4 ,exemple de formes superficielles en rapport avec la structure interne4 7,cluse du ,jura bernois47 ,,de ,,lapparent1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #be1 p4 #aje4 ,on a le droit1 assurment1 en ,gologie1 de limiter le champ de ses recherches4 ,c'est ainsi qu'une cole nombreuse1 longtemps prpondrante en ,angleterre sous l'influence de ,lyell1 ne voulait reconnatre que l'action des causes actuelles1 relguant tout le reste dans un pass lointain et inaccessible4 ,l',astronomie nous fait une obligation de nous placer au point de vue inverse3 la formation des terrains stratifis1 l'action de l'air et de l'eau sur la surface deviennent dans l'volution d'un corps cleste des pisodes presque ngligeables4 ,certaines plantes ont dj travers cette phase de leur histoire2 d'autres ne l'ont pas encore atteinte et1 sur la ,terre elle-mme1 l'action habituellement cache et assoupie des forces internes se rvle comme prpondrante par la grandeur de ses effets4 ,leur rle du reste n'est pas termin2 il est fort possible qu'elles interviennent encore de nos jours1 concurremment avec les agents atmosphriques1 ou qu'elles provoquent dans l'avenir de nouveaux cataclysmes1 aprs un repos qui aurait embrass la priode historique tout entire4 ,tant que les sondages ocaniques sont demeurs rares et clairsems1 les chanes de montagnes sont apparues comme les accidents les plus importants du relief terrestre4 ,on a d reconnatre que leur formation tait troitement mle l'histoire du ,globe1 mme depuis l'apparition de la vie sa surface4 ,en effet1 les couches videmment constitues par des dpts lentement accomplis dans une nappe liquide1 couches primitivement horizontales1 prsentent des redressements1 des plis1 des dislocations qui accusent l'intervention de forces extrmement puissantes4 ,d'autre part1 une chane de montagnes est ncessairement plus ancienne que les dpts horizontaux qui sont venus s'appuyer sur ses flancs4 ,l'poque de la formation de ces dpts1 comme celle de la formation des couches plisses1 est caractrise par les dbris organiques qui s'y trouvent4 ,un examen attentif permet donc d'tablir un ordre chronologique entre les chanes de montagnes et l'on peut esprer de reconstituer les tats successifs du relief terrestre4 ,cette branche d'tudes 7,godynamique interne ou ,orognie7 a fait dans ces derniers temps de trs grands progrs1 et la connaissance de ses principaux rsultats est utile pour aborder l'examen des plantes autres que la ,terre4 ,illustration3 ,fig4 #af4 ,exemple de plis couchs amincis1 tirs et partiellement enlevs par ablation superficielle4 ,,de ,,lapparent1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #aeh1 p4 #djj4 ,les pays de montagnes offrent des coupes naturelles o la srie des couches apparat premire vue1 o les terrains de mme nature et de mme ge se retrouvent de part et d'autre d'un accident de terrain qui les interrompt4 ,les parties externes du massif prsentent de nombreux plis1 parfois rgulirement onduls1 mais le plus souvent redresss1 renverss1 couchs1 charris par de puissants efforts latraux4 ,l'paisseur d'une mme couche est loin d'tre uniforme dans toute son tendue4 ,il n'est pas rare de voir une srie de plis comprime en forme de coin ou dilate en ventail4 ,il arrive mme que la continuit d'une mme couche est interrompue par une faille ou dnivellation brusque4 ,en pareil cas le compartiment rest au niveau le plus lev chevauche frquemment sur l'autre1 et l'ordre de superposition primitif se trouve renvers4 ,la production de failles successives et de charriages conscutifs aboutit la structure imbrique ou en cailles1 souvent observe dans les ,alpes franaises4 ,illustration3 ,fig4 #ag4 ,exemple d'une structure montagneuse imparfaitement transforme par l'rosion4 ,causse du ,larzac4 7,d'aprs la ,carte au #a_/bjjjjj dresse par le ,service gographique de l',arme4 ,feuille de ,rodez47 ,bien que les failles rpondent1 en gnral1 des effondrements sur place1 elles n'accusent point leur existence par des murs verticaux4 ,l'rosion est intervenue pour adoucir le relief4 ,elle arrive mme1 avec le temps1 faire disparatre toute diffrence de niveau entre des plaines contigus1 dont les stratifications sont discordantes4 ,les eaux peuvent aussi enlever la tte d'un pli couch1 en couper la racine4 ,et1 quand les fragments pargns ont t charris par la suite #cjkm ou #ejkm de distance1 on conoit qu'il puisse devenir trs difficile de remonter leur origine et leur situation initiale4 ,ces bouleversements indniables n'embrassent en somme que des portions restreintes de la surface terrestre4 ,a ct d'elles de vastes plateaux ont gard1 travers toutes les priodes gologiques1 leur cohsion et leur horizontalit4 ,il n'y a pas lieu de penser que les masses continentales et les fosses ocaniques aient subi dans leur configuration gnrale de changements bien essentiels1 part ceux que nous avons signals et qui ont cart le dessin des rivages de la symtrie ttradrique4 ,il est vident que les ingalits de la surface terrestre doivent s'expliquer par des causes qui ont agi depuis la solidification de cette surface4 ,la doctrine dominante ce sujet1 au commencement du ,x,i,xe sicle1 tait la thorie des soulvements propose par ,lopold de ,buch4 ,le fait qui lui sert de base est le suivant3 on trouve1 dans la partie centrale des chanes les plus importantes et les plus hautes1 des massifs de roches cristallines ou primitives1 sans apparence de structure stratifie1 et dpassant en altitude les zones plisses qui les sparent de la plaine4 ,partant de l ,lopold de ,buch admet que1 la crote s'tant forme et ayant acquis1 par sdimentation1 une grande paisseur1 des roches en fusion chasses par un excs de pression interne ont soulev cette crote1 et l'ont perce en quelques points faibles1 en rejetant droite et gauche les roches stratifies4 ,cette manire de voir est naturellement repousse par les thoriciens qui n'admettent pas la fluidit interne du globe1 par ceux qui pensent que la solidification a d commencer par le centre et progresser vers la surface4 ,mais elle n'a mme pas conserv de partisans dans l'cole adverse1 qui tient pour l'existence actuelle de l'corce mince4 ,en effet1 l'tude plus attentive des groupes montagneux a prouv que les masses primitives n'ont dans les plissements et les soulvements du sol qu'un rle passif4 ,elles ne sont venues au jour que longtemps aprs leur solidification1 et ne se sont point dverses en nappes liquides4 ,chaque fois que les roches fondues ont russi percer1 c'est en profitant de fissures antrieures et non en soulevant les couches superficielles4 ,enfin les massifs cristallins prsentent jusque prs de leur cime des restes de stratifications horizontales4 ,il en rsulte que leur couverture sdimentaire a t lentement enleve par l'rosion1 et non refoule par un soudain cataclysme4 ,illustration3 ,fig4 #ah4 ,exemple de formes superficielles en discordance avec la structure interne4 7,coupe des ,dents de ,morcles1 ,suisse47 ,de ,lapparent1 ,abrg de ,gologie1 fig4 #afa1 p4 #dje4 ,une autre origine possible du relief terrestre est le plissement de l'corce par contraction4 ,ainsi qu'lie de ,beaumont l'a indiqu avec une nettet parfaite ds #ahbi1 un globe fluide1 qui se refroidit et s'enveloppe d'une crote peu conductrice1 arrive assez vite ne plus perdre par sa surface que la chaleur emprunte aux couches internes2 la temprature de la surface tend vers une limite fixe1 qu'elle a dj peu prs atteinte1 pendant que la temprature interne continue s'abaisser4 ,l'corce1 se contractant moins que le noyau1 prend relativement celui-ci un excs d'ampleur1 qui1 sous l'action de la gravit1 fait perdre la surface la figure sphrique4 ,on pourrait supposer que cette dformation s'accomplira par des affaissements locaux avec rupture4 ,en fait les normes pressions qui rgnent dans l'corce terrestre communiquent aux roches une plasticit qu'elles n'ont point dans les expriences de laboratoire et ce sont des plissements que l'on observe4 ,les crtes des plis tendent-elles s'loigner du centre de la ,terre ou sont-elles simplement en retard sur l'affaissement des parties voisines8 ,la question ne semble pas aise rsoudre4 ,dans l'ensemble l'affaissement doit prdominer1 puisque le globe se refroidit2 mais des soulvements locaux restent possibles et lie de ,beaumont n'y voyait point de difficult4 ,sans doute1 dans un esprit de raction contre la doctrine de ,lopold de ,buch1 une autre cole1 qui se rclame de ,constant ,prvost1 ne veut laisser dans l'orognie aucune place aux soulvements4 ,elle ne reconnat que des mouvements centriptes ingalement rpartis4 ,mais cette thorie ne semble pas capable de s'assimiler tous les faits4 ,les terrains sdimentaires dont on retrouve des fragments prs des plus hautes cimes cristallines existent dans les mmes rgions en masses considrables parfaitement niveles et rgulires4 ,il est plus facile de concevoir un soulvement local qu'un affaissement qui aurait port sur une contre entire sans amener de dnivellation ni de rupture4 ,des roches contemporaines se rencontrent en grandes masses des niveaux extrmement diffrents4 ,le grand plateau du ,colorado est demeur au-dessous du niveau de la mer depuis le commencement de l'poque carbonifre jusqu' la fin de la priode crtace4 ,il a reu dans cet intervalle #cjjjm #djjjm de sdiments1 ce qui prouve qu'il a continu s'enfoncer1 car les sdiments ne se dposent en quantits importantes qu' de faibles profondeurs4 ,depuis il a merg sans que l'on puisse dire si l'ascension a pris fin actuellement1 et1 si l'on rtablissait tout ce que l'rosion lui a enlev1 ce plateau aurait maintenant #fjjjm d'altitude4 ,cet exemple1 que nous empruntons ,m4 ,j4 ,le ,conte#f1 est assurment un des plus frappants1 mais il est loin d'tre isol et l'on doit tenir des soulvements tendus pour possibles1 alors mme que leur lenteur ne permettrait pas d'en suivre la marche par l'observation4 ,note #f3 ,j4 ,,le ,,conte1 ,earth crust movements and their causes 7,science1 ,vol4 ,v1 n #aac74 ,on a tent de dmontrer que la chute de temprature1 depuis l'poque de solidification de la surface jusqu' l'poque actuelle1 est insuffisante pour provoquer des plissements aussi considrables que ceux qu'on observe et pour rendre compte du relief terrestre4 ,ce raisonnement1 prsent par ,m4 ,fisher#g dans l'hypothse d'un refroidissement subit1 n'est pas concluant1 ainsi que l'a fait voir ,m4 ,g4-,h4 ,darwin1 parce qu'il laisse dans l'ombre l'intervention de la pesanteur4 ,quand la contraction par refroidissement a dtermin un pli1 mme peu accus1 des sdiments se dposent dans la partie concave1 la surchargent et l'obligent s'enfoncer encore4 ,les matires liquides situes au-dessous refluent sous les parties saillantes et les soulvent4 ,les diffrences de niveau tendent ainsi s'exagrer jusqu' ce qu'une rupture se produise4 ,note #g3 ,philosophical ,magazine1 ,vol4 ,,xxiii1 #ahhg4 ,illustration3 ,fig4 #ai4 ,exemple d'une structure montagneuse entirement sculpte par l'rosion4 ,rgion des sources du ,rhne et de l',aar4 7,d'aprs la ,carte au #a_/ajjjjj3 la ,suisse1 par ,ch4 ,perron1 phot4 ,boissonnas47 ,certains auteurs1 la suite de ,j4 ,dana#h1 ont mme considr le dpt des sdiments1 agissant par leur poids1 comme la cause premire de l'effort orognique4 ,on allgue en faveur de cette ide que les couches stratifies se prsentent1 dans les rgions montagneuses ou la limite de celles-ci1 avec une puissance bien plus grande que dans les pays de plaines4 ,c'est ainsi que dans la rgion des ,appalaches1 en ,amrique1 des dpts se sont forms sans interruption sur #abjjjm d'paisseur4 ,une telle continuit suppose que le rivage s'affaisse lentement1 d'une quantit presque quivalente1 pour permettre la sdimentation de se poursuivre et l'on ne voit pas pourquoi un effondrement aussi prolong affecterait toujours le mme point1 si la sdimentation elle-mme ne l'impose pas4 ,note #h3 ,j4 ,,dana1 ,manual of ,geology1 #ahge1 p4 #gdh4 ,mais la rpercussion du phnomne ne s'arrte pas l4 ,les matriaux dposs par alluvions dans les plaines ou sur les ctes sont emprunts aux montagnes4 ,il y a surcharge pour les bas-fonds1 allgement pour les hauteurs4 ,ds lors l'quilibre intrieur du globe terrestre se trouve compromis4 ,deux colonnes d'gale section1 issues de points diffrents de la surface et aboutissant au centre1 cesseront de se faire quilibre si elles n'altrent pas leurs longueurs relatives en sens inverse4 ,cette considration1 dj employe par ,newton1 a reu des dveloppements nouveaux de la part des gologues amricains modernes1 qui l'ont formule sous le nom de principe de l'isostase4 ,elle conclut l'existence d'une cause interne qui tend exagrer les diffrences de niveau superficielles1 au lieu que les agents atmosphriques travaillent les attnuer4 ,l'galit des pressions en sens diffrent autour d'un mme point intrieur est d'ailleurs galement obligatoire1 que l'on suppose l'intrieur de la ,terre solide ou qu'on le suppose liquide4 ,on ne saurait en effet compter sur la tnacit des roches ou des mtaux pour supporter les efforts que feraient natre dans la masse du globe1 suppose homogne1 les ingalits de la surface4 ,tous les matriaux connus sont crass1 pulvriss1 ces normes pressions4 ,il ne semble pas1 cependant1 que la surcharge des sdiments doive supplanter la contraction par refroidissement comme cause initiale et prpondrante du relief4 ,la ,lune1 en nous montrant un globe o les diffrences de niveau sont relativement plus fortes et plus brusques que sur la ,terre et o1 en mme temps1 les traces de l'action de l'eau sont rares et douteuses1 nous invite chercher d'un autre ct4 ,l'exemple dj cit du plateau de ,colorado montre aussi que les soulvements ne sont pas limits aux montagnes allges de leur couverture sdimentaire2 des rgions immerges depuis longtemps1 soustraites toute rosion et dj charges de sdiments considrables1 peuvent manifester un mouvement ascensionnel4 ,il y a ici en jeu une cause interne distincte du principe de l'isostase1 et mme capable d'en combattre victorieusement les effets4 ,la mme ncessit se prsente au dbut1 quand il s'agit d'expliquer l'apparition des bassins concaves o se dposeront plus tard les alluvions4 ,l'opinion de gologues minents1 parmi lesquels nous citerons ,m4 de ,lapparent1 est qu'il n'y a pas lieu de chercher cette cause ailleurs que dans le ridement par contraction4 ,la mme force1 tendant et prolongeant son action1 travaille redresser les bords du bassin qui sont des zones faibles de l'corce et les ractions latrales y contribuent autant et peut-tre plus que le poids des sdiments4 ,nous devons encore mentionner deux tentatives intressantes1 faites pour prvoir et dfinir l'emplacement des dpressions principales4 ,peirce et ,m4 ,g4-,h4 ,darwin ont examin quelle pouvait tre1 sur la forme de la ,terre1 l'influence de l'attraction des corps clestes4 ,seuls le ,soleil et la ,lune paraissent capables d'une action efficace1 par l'intermdiaire des mares qu'ils provoquent4 ,ces mares1 qu'elles aient pour sige les eaux superficielles ou le fluide interne1 sont toujours en retard sur le passage au mridien de l'astre perturbateur4 ,il en rsulte1 comme nous le verrons plus en dtail propos de la ,lune1 un ralentissement du mouvement diurne et la plante tend vers une figure d'quilibre moins aplatie que celle qui rpondait la vitesse de rotation primitive4 ,sur une plante entirement fluide la dformation s'accomplira sans laisser de trace4 ,si la solidification est parvenue un certain degr1 la crote1 sollicite au del de sa limite de rsistance1 deviendra irrgulire et indiquera1 sans le raliser compltement1 le passage de l'ancienne figure d'quilibre la nouvelle4 ,partant d'une hypothse1 la vrit un peu gratuite1 sur l'tat primitif du globe terrestre1 ,m4 ,g4-,h4 ,darwin trouve mathmatiquement qu'il doit se dessiner la surface de larges plis1 coupant l'quateur angle droit et s'inflchissant vers l',est de chaque ct1 dans les latitudes croissantes4 ,ni la ligne actuelle des rivages1 ni la ligne d'qui-dformation ne prsentent par rapport l'quateur la symtrie que rclamerait cette formule1 et il est certain que l'ensemble du dessin gographique est mieux reprsent par le ttradre de ,green4 ,l'apparition des montagnes1 quel qu'en soit le mcanisme1 est un contre-coup de la formation des bassins ocaniques et celle-ci constitue1 par suite1 le problme le plus essentiel de l'orognie4 ,m4 ,j4 ,le ,conte1 dans le travail cit plus haut1 y voit une consquence du caractre htrogne des matriaux de l'corce4 ,la conductibilit pour la chaleur et la densit varient1 en gnral1 dans le mme sens1 et entre des limites assez larges1 d'une partie de la ,terre l'autre4 ,si l'on se reprsente1 dans la crote terrestre1 une rgion particulirement dense et conductrice1 on se rend compte que la solidification doit y commencer plus tard et y progresser plus vite4 ,cette rgion1 se refroidissant plus que ses voisines1 perd de sa surface et de sa courbure et devient un bassin dprim1 tout prpar pour la rception des eaux marines4 ,la mme cause continuant d'agir1 le bassin se creuse1 des plis saillants se forment sur ses bords1 la sparation se prononce entre la terre ferme et la mer et les diffrences d'altitude s'exagrent jusqu' ce que l'rosion vienne les attnuer ou jusqu' ce qu'une rupture intervienne4 ,en l'absence de donnes suffisantes sur l'tat initial1 l'dification d'une thorie mathmatique du relief terrestre semble une entreprise sans espoir4 ,il est possible1 au contraire1 de dterminer entre quelles poques gologiques une chane de montagnes s'est dveloppe4 ,par suite1 un tableau historique de l'volution de ce mme relief est chose ralisable1 pourvu que l'on consente ne pas remonter trop haut4 ,un moment on a pu croire que ce travail allait tre rapidement achev4 lie de ,beaumont avait cru1 en effet1 pouvoir dterminer l'ge d'une chane de montagnes par le simple calcul de son orientation gnrale4 ,mais cette rgle commode n'a pas tenu devant l'examen plus approfondi des faits4 ,le seul critrium admis par les gologues modernes est le caractre palontologique des couches stratifies qui ont t disloques par l'apparition d'une chane de montagnes ou qui se sont dposes sur ses flancs4 ,poursuivie par cette voie beaucoup plus sre mais trs laborieuse1 la classification historique des montagnes n'est encore connue que trs imparfaitement1 et seulement pour une partie de l'hmisphre boral4 ,dj1 cependant1 il s'en dgage quelques rsultats simples et remarquables4 ,les montagnes qui attirent le plus les regards1 qui ont le relief le plus nergique1 sont les plus jeunes4 ,ce sont celles que l'rosion a eu le moins le temps d'aplanir4 ,elles rsultent d'un effort orognique qui peut remonter trs haut1 mais a pris seulement son caractre actuel la fin de l'poque tertiaire4 ,les chanes de l',atlas1 de la ,cordillre ,btique1 des ,pyrnes1 des ,alpes1 des ,carpathes1 des ,balkans1 de la ,crime1 du ,caucase1 de l',afghanistan1 de l',himalaya sont un contre-coup de l'effondrement des fosses mditerranennes4 ,dans le dernier remaniement des ,alpes1 datant de la fin des temps tertiaires1 la ,mditerrane a t souleve et rduite une srie de cuvettes saumtres4 ,plus tard elle s'est reconstitue par des effondrements successifs4 ,la mer ge1 la mer ,noire1 la mer ,morte termineraient la liste4 ,toutefois1 d'aprs le professeur ,suess1 on n'est en droit de faire rentrer dans les temps historiques aucun changement important des lignes de rivage1 imputable une cause interne4 ,le mouvement qui a donn naissance au systme alpin a t prcd de quatre autres mouvements analogues qui ont fait apparatre respectivement les chanes pyrnenne1 hercynienne1 caldonienne et huronienne4 ,l'ordre d'anciennet est aussi celui des latitudes croissantes1 en sorte que la tendance au ridement se serait propage1 avec des intervalles de repos1 du ple vers l'quateur4 ,la chane huronienne1 la plus ancienne1 traverse des contres presque aplanies aujourd'hui1 mais o se rencontrent communment des affleurements de couches dniveles ou renverses4 ,nous devons accorder une attention particulire aux ingalits du relief terrestre qui ne rsultent pas de plissements4 ,ces formes monoclinales1 exceptionnelles dans les montagnes d',europe1 ont t surtout signales sur le territoire amricain4 ,ce sont des blocs circonscrits par une cassure et qui s'inclinent et se dversent quand l'appui vient leur manquer4 ,ou bien ils se sont effondrs tout d'une pice1 ou bien au contraire ils sont demeurs en retard sur l'affaissement des parties voisines4 ,les montagnes de cette classe ne s'alignent point le long des rivages1 prsentent toujours un caractre isol et ne constituent pas de chanes4 ,relativement rares sur la ,terre1 elles sont au contraire dominantes sur la ,lune1 et ce rapprochement nous autorise penser que le plissement de l'corce n'est dans l'volution d'une plante qu'un phnomne contingent et transitoire4 ,c'est un sujet sur lequel nous aurons revenir au chapitre ,x de ce livre4 ,,chapitre ,,vi4 ,,la ,,structure ,,interne ,d',,apr,s ,,les ,,donn,,es ,,de ,,la ,m,,canique ,c,,leste ,,et ,,de ,,la ,,physique4 ,l'corce terrestre n'est accessible l'observation directe que sur une paisseur bien limite4 ,mais le calcul peut tre dans cette voie un auxiliaire utile1 ne ft-ce qu'en montrant l'improbabilit ou l'impossibilit de certaines hypothses4 ,ainsi que nous l'avons vu au chapitre ,,iii1 ,clairaut a donn le moyen d'tudier la constitution d'un ellipsode htrogne dont toutes les parties s'attirent mutuellement et l'intrieur duquel les surfaces d'gale densit sont des ellipsodes tous de rvolution et anims d'un mouvement de rotation uniforme autour d'un mme axe4 ,en particulier la variation des aplatissements avec la profondeur peut tre dtermine par le calcul si l'on se donne la densit en fonction du demi grand axe a4 douard ,roche1 ,lipschitz1 ,m4 ,maurice ,lvy ont indiqu diverses formes de en fonction de a pour lesquelles l'quation diffrentielle de ,clairaut devient intgrable4 ,pour dterminer les paramtres qui figurent dans la relation choisie1 et les constantes introduites par l'intgration1 on dispose de donnes d'origine diverse1 en nombre surabondant4 ,il s'agit de reprsenter le mieux possible les mesures godsiques1 les mesures de pesanteur la surface1 les indications fournies par les phnomnes de prcession et de nutation1 par les ingalits du mouvement de la ,lune4 ,si l'on s'attache en particulier la valeur de l'aplatissement superficiel1 les mesures godsiques donnent en moyenne1 comme nous l'avons vu1 #a_/bic1e1 les observations pendulaires #a_/bih4 ,la mcanique cleste parat rclamer un aplatissement intermdiaire4 ,on a dvelopp la thorie mathmatique du mouvement de la ,terre autour de son centre de gravit en admettant que le globe est solide et que son ellipsode central d'inertie est de rvolution4 ,a et ,c tant les moments principaux1 les phnomnes de prcession et de nutation donnent1 sans autre hypothse sur la constitution intrieure1 7,a - ,c7_/,c #a_/cje1f4 ,or1 si l'on introduit ce nombre dans les formules fondes sur la thorie de ,clairaut1 on trouve toujours pour l'aplatissement superficiel une valeur plus faible que celle qui rsulte soit des mesures godsiques1 soit des observations du pendule4 ,pendant quelque temps on a pu croire que l'on viterait cette contradiction par un meilleur choix des paramtres introduits pour exprimer en fonction de a4 ,m4 ,poincar a dmontr que cet espoir devait tre abandonn4 ,quelle que soit la loi des densits l'intrieur de la ,terre suppose fluide1 pourvu que cette densit aille toujours en croissant de la surface au centre1 il est impossible de reprsenter la valeur #a_/cje1f du rapport 7,a-,c7_/,c qui rsulte de la thorie du mouvement de la ,terre et des observations1 moins d'adopter pour l'aplatissement superficiel une valeur infrieure #a_/big1c4 douard ,roche1 considrant la contradiction comme bien tablie1 en tirait la conclusion que l'intrieur de la ,terre ne pouvait pas tre liquide4 ,a notre avis cette consquence est au moins prmature1 et cela pour deux raisons3 d'abord les mesures godsiques ne sont ni assez multiplies ni assez concordantes pour permettre d'affirmer que l'aplatissement est suprieur #a_/big1c4 ,en second lieu l'intrieur du globe peut tre liquide sans pour cela satisfaire aux conditions qui servent de base la thorie de ,clairaut4 ,on sait que c'est la prsence du renflement quatorial de la ,terre qui donne lieu aux phnomnes de prcession et de nutation4 ,la mme irrgularit de forme entrane dans le mouvement de la ,lune des ingalits priodiques1 dont l'observation peut conduire la valeur de l'aplatissement4 ,ces ingalits ont t soumises au calcul par ,laplace1 par ,hansen1 et plus rcemment 7#ahhd7 par ,m4 ,hill4 ,deux seulement d'entre elles ont quelque importance4 ,l'une1 portant sur la longitude1 a pour priode #ah ans #b_/c4 ,la seconde1 affectant la latitude1 a pour priode un mois lunaire et se dtermine plus aisment par l'observation4 ,de ce fait1 la variation de la latitude1 en plus ou en moins1 s'lve #h1ch4 ,une petite fraction de ce chiffre est due l'action des plantes1 mais on peut l'valuer sparment4 ,faye1 en discutant un ensemble important d'observations de la ,lune faites ,greenwich1 a trouv ainsi pour l'aplatissement terrestre #a_/bic1f4 ,un groupe encore plus tendu a donn ,m4 ,helmert #a_/7big1h #b1b74 ,l'approximation n'est pas trs leve1 mais elle est destine s'amliorer avec le temps1 et cette mthode prsente1 relativement la godsie et aux observations pendulaires1 le mrite de donner un aplatissement moyen1 affranchi des irrgularits locales4 ,en revanche les dterminations astronomiques de latitude et de longitude1 combines soit avec les mesures d'arc1 soit avec les mesures de pesanteur1 permettent1 au moins en thorie1 de construire une reprsentation fidle du gode4 ,la mcanique cleste n'lve pas cette prtention4 ,doit-on se flatter qu'elle fera connatre la structure interne1 c'est--dire la loi de la densit en fonction de la profondeur8 ,cet espoir serait galement vain1 d'aprs le thorme suivant1 dont la dmonstration est due ,stokes3 ,le potentiel relatif l'attraction exerce sur un point extrieur par une plante tournant d'un mouvement uniforme autour d'un axe fixe et dont la surface libre1 suppose connue1 est en mme temps surface de niveau1 ne dpend pas de la constitution interne4 ,pour bien comprendre la porte de ce thorme1 il faut remarquer que l'on peut modifier la constitution interne1 et mme d'une infinit de manires1 sans que la surface extrieure soit change1 et cesse d'tre une surface de niveau4 ,si donc on trouve1 en respectant les hypothses de ,clairaut1 une loi de densit en fonction de la profondeur qui mette d'accord toutes les mesures de la pesanteur faites la surface1 il ne s'ensuivra pas que la structure intrieure admise soit la vraie4 ,les pesanteurs observes seraient les mmes avec une distribution tout autre des mmes matriaux4 ,la mme indtermination se prsente si l'on prend pour point de dpart l'action observe du renflement quatorial de la ,terre sur les corps clestes4 ,dans l'opinion des meilleurs juges1 aucune des trois voies suivies pour calculer l'aplatissement ne le donne avec assez de prcision pour que l'on puisse affirmer qu'il y a dsaccord entre elles4 ,si jamais la contradiction venait tre tablie1 la doctrine de la fluidit interne ne serait pas pour cela condamne4 ,on pourrait tout aussi bien renoncer l'une des hypothses de ,clairaut1 par exemple cesser de regarder les surfaces d'gale densit comme des ellipsodes1 ou ne plus leur attribuer toutes une mme vitesse de rotation4 ,m4 ,hamy a d'ailleurs dmontr que la ralisation simultane et rigoureuse de toutes ces conditions donnerait lieu un paradoxe mathmatique4 ,mais1 si l'on ne remplace pas les hypothses de ,clairaut par d'autres tout aussi arbitraires1 l'indtermination du problme devient excessive et le calcul plus pineux4 ,la seule tentative pousse un peu loin pour dvelopper en dehors de ces hypothses la thorie de l'attraction du globe terrestre est due ,laplace et lui a fourni la matire de beaux dveloppements mathmatiques4 ,mais l'application concrte de ces dveloppements donne lieu des difficults1 et la convergence des sries n'est pas assure dans tous les cas4 ,en particulier ,laplace s'est demand si l'on ne pourrait pas reprsenter les faits en admettant que la ,terre est forme d'une seule substance1 dont la densit crotrait avec la pression suivant une loi simple4 ,il renonce l'hypothse que les surfaces de niveau soient des ellipsodes1 et admet seulement qu'elles diffrent peu d'une sphre4 ,on arrive ainsi reprsenter passablement les observations1 avec un coefficient de compressibilit admissible4 ,toutefois1 ce que l'on sait de la diversit des matriaux de l'corce terrestre ne permet gure d'esprer que cette thorie corresponde de prs la ralit4 ,de mme que les mesures d'arc de mridien1 les observations du pendule deviennent plus instructives si on leur demande non pas seulement la dfinition gomtrique approche de la surface terrestre1 mais l'indication des irrgularits locales4 ,de longue date1 on s'est aperu que la partie variable de la pesanteur n'est pas proportionnelle au carr du sinus de la latitude4 ,l'cart peut tre attribu une rduction dfectueuse4 ,sans parler des difficults cres par la rsistance de l'air et celle des supports1 on n'observe pas le pendule sur l'ellipsode de rvolution ni mme sur le gode1 mais une certaine altitude4 ,de l rsultent trois effets perturbateurs3 #a loignement plus grand du centre de la ,terre2 #b augmentation de la force centrifuge2 #c attraction du massif saillant1 s'ajoutant celle du globe4 ,les deux premiers effets tendent diminuer la pesanteur apparente1 le troisime l'accrotre4 ,le dernier terme est le plus important et le plus difficile calculer4 ,on l'value par une formule due ,bouguer et qui suppose la masse continentale ou la montagne simplement ajoute au gode4 ,il est remarquable que la pesanteur ainsi calcule est toujours trop forte4 ,on obtiendrait1 en gnral1 un meilleur rsultat en appliquant les deux premires corrections et ngligeant la troisime4 ,c'est ce que ,faye a propos de faire dans tous les cas4 ,il y aurait1 d'aprs lui1 une anomalie de structure interne qui ferait quilibre l'attraction des montagnes4 ,de mme1 la pesanteur est le plus souvent1 dans les petites les1 en excs sur le chiffre que la latitude fait prvoir4 ,cet excs deviendrait encore plus marqu si l'on tenait compte de ce que la mer environnante remplace dans le gode des matires plus denses4 ,enfin1 il est prvoir que1 si l'on mesure la latitude successivement au nord et au sud d'une montagne1 le changement sera plus fort que celui qui rpond au chemin parcouru sur le mridien4 ,la verticale est1 des deux cts1 dvie vers la montagne par l'attraction de celle-ci4 ,mais1 quand on calcule cette dviation d'aprs la densit probable des matriaux qui forment la montagne1 on trouve ordinairement un chiffre plus fort que l'effet observ4 ,bouguer1 qui a mis le premier ce fait en vidence par des mesures de latitude excutes de part et d'autre du ,chimborazo1 tait conduit attribuer la montagne une densit trs faible et invraisemblable4 ,il lui semblait1 d'aprs cela1 qu'il devait exister l'intrieur de vastes cavits4 ,cette opinion n'est pas confirme par les tudes stratigraphiques4 ,les couches se retrouvent rgulires et continues d'un versant l'autre et les coupes naturelles pratiques par l'rosion ne rvlent pas les cavits dont il s'agit4 ,le fait mme1 quoique frquent1 n'est pas universel4 ,les ,alpes1 l',himalaya1 le manifestent un haut degr1 mais dans le ,caucase1 d'aprs le gnral ,stebnitsky1 les dviations de la verticale sont passablement expliques par l'attraction des masses visibles4 ,airy a mis1 en #ahee1 l'ide que les montagnes possdent en quelque sorte des racines4 ,chacune d'elles est porte par un prolongement souterrain formant flotteur1 proportionn son importance et tenant la place du liquide plus dense dans lequel il plonge4 ,toute excroissance de l'corce serait ainsi compense par un dfaut de densit1 d'o rsulterait une diminution de la pesanteur4 ,cette compensation1 suppose gnrale1 raliserait le principe de l'isostase1 c'est--dire l'galit des pressions au centre sur diffrentes colonnes partant de la surface4 ,il semble qu'un pas reste franchir pour expliquer comment aucun dficit de pesanteur n'apparat dans les les et sur la mer4 ,faye a tent de le faire en introduisant la considration de la temprature des eaux marines4 ,le fond des ocans1 sous toutes les latitudes1 est une temprature voisine de celle de la glace fondante4 ,au mme niveau1 sous les continents1 la temprature atteint ou dpasse #ajj4 ,il y a donc discordance entre les surfaces de niveau et les isothermes4 ,sous les parties occupes par la mer1 la solidification marche plus vite et s'est propage une profondeur plus grande4 ,or1 beaucoup de roches augmentent de densit1 quand elles se solidifient1 aprs fusion4 ,il y a donc sous les mers excs de densit1 par suite excs d'attraction1 ou tout au moins compensation approche la faible densit de l'eau4 ,les gologues sont demeurs1 en gnral1 sceptiques en ce qui concerne l'efficacit de la cause invoque par ,faye4 ,la conductibilit des roches pour la chaleur est si faible que l'action de la mer1 pour accrotre l'paisseur de l'corce1 semble devoir tre insignifiante ou limite une courte priode4 ,d'ailleurs1 si le gain de densit qui accompagne la solidification est sensible pour certaines substances minrales1 il est nul ou mme ngatif pour beaucoup d'autres1 notamment pour le fer1 dont le rle dans la composition du globe terrestre semble considrable4 ,a mettre les choses au mieux1 la plus grande paisseur de l'corce sous les mers ne supplerait pas l'insuffisante attraction de la couche liquide4 ,il y a donc lieu1 ainsi que l'a propos ,m4 ,le ,conte1 de renverser la relation de cause effet4 ,ce n'est pas la prsence de l'eau qui augmente la densit des couches sous-jacentes2 c'est1 au contraire1 la forte densit initiale de ces mmes rgions qui a dtermin leur affaissement1 et en a fait des lits tout prpars pour les ocans futurs4 ,il est bien vrai que l'quilibre isostatique ainsi ralis aura t troubl par l'accumulation de l'eau2 mais il aura pu tre rtabli par un affaissement ultrieur2 et cette vue prend une certaine consistance en prsence du fait1 aujourd'hui avr1 que les fosses ocaniques correspondent des rgions instables et sont le centre habituel des grands branlements sismiques4 ,quel que soit le mcanisme de la compensation1 elle est ralise avec une approximation remarquable4 ,non seulement la surface des mers s'carte peu1 au voisinage des ctes1 de l'ellipsode de rvolution1 mais l'intensit de la pesanteur garde au milieu mme de l'ocan des valeurs tout fait normales1 au lieu d'tre en dficit comme elle devrait l'tre s'il y avait indpendance entre l'altitude et la densit de la crote4 ,ce dernier rsultat est fond sur les recherches du ,dr ,hecker1 qui est parvenu rcemment obtenir des mesures prcises de la pesanteur en pleine mer#i4 ,on n'utilise point pour cela les observations du pendule1 qui sont impraticables bord des navires4 ,on leur substitue l'observation simultane du point d'bullition de l'eau et de la colonne baromtrique4 ,la premire lecture donne1 en effet1 pour la pression atmosphrique une valeur indpendante de l'attraction terrestre1 au lieu que la seconde en est affecte1 et1 de leur comparaison1 il est possible de dduire l'intensit de la pesanteur4 ,note #i3 ,helmert1 ,dr ,heckers ,bestimmung der ,schwerkraft auf dem ,atlantischen ,ocean4 ,berlin1 #aijb4 ,m4 ,helmert1 qui a discut les observations du ,dr ,hecker1 est aussi l'auteur d'une mthode remarquable1 dite mthode de condensation1 pour rduire un niveau uniforme les observations du pendule4 ,le principe de ses calculs est l'introduction d'une surface fictive ,s parallle au gode et s'en cartant partout de #bakm1 de manire laisser l'extrieur toutes les fosses ocaniques4 ,on rduit les observations du pendule aux points correspondants de la surface ,s1 suivant la verticale1 d'aprs la connaissance que l'on possde de l'altitude et de la constitution gologique aux environs de chaque station4 ,on vite ainsi les difficults de calcul qui se prsentent quand on prend pour surface de comparaison le gode1 et qui tiennent au dfaut de convergence des sries4 ,m4 ,helmert trouve ainsi1 en appelant la latitude gographique1 l la longueur du pendule secondes1 g l'acclration due la pesanteur1 l'aplatissement3 l #jm1#iijiah 7#a #j1jjecaj sin 71 g #im1#ghjj 7#a #j1jjecaj sin 71 #a_/7bii1bf #a1bf74 ,on voit par ce dernier chiffre que la mthode suivie accrot la divergence entre les mesures godsiques et les observations du pendule1 mais tablit un accord suffisant entre celles-ci et les inductions tires de la mcanique cleste et des hypothses de ,clairaut4 ,enfin1 des tudes rcentes poursuivies par le service godsique des tats-,unis jettent du jour sur une question subsidiaire mais intressante4 ,lorsque les montagnes voient se modifier1 la longue1 leur forme et leur altitude1 un mouvement partiel1 dans le sens vertical1 est rclam pour le rajustement isostatique4 ,bien des failles ou ruptures semblent effectivement dues cette cause2 mais leur production est retarde par la cohsion des matriaux1 et il subsistera des anomalies locales4 ,effectivement1 les massifs montagneux tudis en ,amrique accusent chacun un dficit gnral de pesanteur1 si l'on ne tient pas compte de leurs racines probables4 ,mais ce dficit n'atteint pas son maximum aux sommets les plus levs1 comme il devrait arriver si chaque montagne flottait isolment4 ,il faut considrer le massif dans son ensemble comme flottant1 mais certains sommets sont dpourvus de racines propres1 et soutenus en partie par la rigidit des parties voisines1 sans que la surcharge ainsi impose la crote puisse excder la limite de sa rsistance4 ,,chapitre ,,vii4 ,,la ,,structure ,,interne ,d',,apr,s ,,les ,,donn,,es ,,de ,l',,astronomie ,,et ,,de ,,la ,g,,ologie4 ,les ,principes de ,philosophie de ,descartes1 publis ,amsterdam en #afdd1 renferment1 au sujet de l'tat intrieur du globe terrestre1 la premire indication qui n'ait pas un caractre de fiction potique ou de lgende religieuse4 ,descartes est un adhrent du systme de ,copernic4 ,il assimile notre globe ceux que nous voyons flotter dans l'espace et dont plusieurs sont lumineux par eux-mmes4 ,la ,terre1 elle aussi1 a d traverser une priode d'incandescence4 ,elle est un astre teint1 conservant dans son intrieur un feu central4 ,la chaleur observe dans les mines1 les ruptions volcaniques1 les filons mtallifres qui s'insinuent prs de la surface1 les dislocations mmes de la crote1 sont pour ,descartes autant d'indices de l'tat ign de l'intrieur4 ,newton1 sans tre aussi explicite1 se place au mme point de vue4 ,la forme sphrodale est1 ses yeux1 la manifestation d'un tat d'quilibre relatif4 ,l'aplatissement polaire est command par les lois de l'hydrostatique4 ,pour la facilit du calcul1 ,newton part de l'hypothse d'une ,terre homogne1 mais il ne doute pas que la densit n'aille en croissant vers le centre4 ,cela suppose que les lments sont mobiles et que leur rpartition s'est faite librement4 ,pour valuer la densit moyenne du globe compare celle de l'eau1 ,newton ne dispose que de donnes bien incompltes4 ,il l'estime finalement entre #e et #f1 ce que nous savons aujourd'hui tre parfaitement exact4 ,on doit ,bouguer d'avoir indiqu une mthode rationnelle pour arriver au mme but4 ,si l'on compare les latitudes observes au nord et au sud d'une montagne isole1 on trouve une diffrence plus grande que celle qui rpond au chemin parcouru1 parce que l'attraction de la montagne dvie la verticale en deux sens opposs4 ,de la dviation1 on dduit le rapport des masses de la montagne et du globe terrestre4 ,la densit de la montagne est connue par l'tude des roches qui la composent1 son volume par l'observation de sa forme4 ,on connat1 d'autre part1 avec une approximation suffisante1 le volume du globe terrestre2 on peut donc calculer sa densit4 ,cette mthode ne comporte qu'une faible prcision4 ,la dviation observe est petite et la densit moyenne de la montagne ordinairement mal connue4 ,il y aurait peut-tre une exception faire en faveur de la dtermination excute en #ahhj par ,mendenhall sur le ,fusiyama4 ,ce volcan clbre du ,japon prsente un cne trs rgulier de #cgcam de hauteur1 et sa densit moyenne1 value #b1ab1 conduit au chiffre #e1gg pour celle du globe terrestre4 ,mais1 si la thorie de l'isostase1 appuye1 comme nous l'avons vu au chapitre prcdent1 par des faits nombreux1 est exacte1 toute excroissance un peu forte de l'corce est l'indice d'une anomalie de la densit dans les couches profondes1 et les bases du calcul deviennent ainsi trs incertaines4 ,la mme objection s'applique aux consquences que l'on est tent de tirer de la diminution de la pesanteur observe sur les montagnes4 ,cette diminution est plus forte que si l'on supposait la montagne simplement ajoute au gode1 parce que tout massif saillant repose sur une base souterraine1 forme elle-mme de couches de faible densit4 ,mais1 suivant l'tendue ou l'importance que l'on accorde ces racines1 on est conduit des valeurs trs diffrentes pour la densit moyenne du globe terrestre4 ,les expriences de ,carlini sur le mont ,cenis lui ont donn #d1ci1 chiffre port par les corrections de ,schmidt #d1hd4 ,un troisime procd1 qui a l'avantage de s'appliquer dans les rgions o la constitution de l'corce peut tre prsume normale1 consiste mesurer la variation de l'intensit de la pesanteur suivant la verticale quand on s'enfonce dans un puits de mine4 ,huygens avait suggr cette exprience ds #afhb1 dans la pense qu'il en rsulterait un argument contre le principe de la gravitation universelle formul trois ans auparavant par ,newton4 ,un corps port au fond d'un puits ou dans quelque carrire ou mine profonde1 dit-il1 devrait perdre beaucoup de sa pesanteur4 ,mais on n'a pas trouv1 que je sache1 qu'il en perde quoi que ce soit4 ,huygens a raison1 et encore partiellement1 si l'on joint la doctrine de l'attraction universelle l'hypothse d'une ,terre homogne4 ,en ce cas l'intensit de l'attraction1 quand on pntre dans l'intrieur1 varie comme la distance au centre4 ,il en est autrement si l'on suppose la ,terre htrogne et les matriaux les plus compacts rassembls dans les couches profondes4 ,il se peut trs bien alors que la gravitation s'accentue1 et c'est en effet ce qui arrive1 mais on ne doit point s'attendre ce que la variation soit rapide4 ,ainsi dans l'hypothse de ,roche1 choisie surtout en vue de rendre facilement intgrable l'quation de ,clairaut1 la pesanteur augmente jusqu' une profondeur gale #a_/g du rayon4 ,le maximum atteint surpasse de #a_/bj la pesanteur la surface4 ,dans cet ordre d'ides le travail exprimental qui semble mriter le plus de confiance est celui de ,m4 de ,sterneck4 ,des pendules ont t disposs des profondeurs diverses dans un puits de mine ,przibram1 jusqu' #ajjjm au-dessous du sol4 ,la pesanteur augmente d'une manire sensible4 ,on en dduit le rapport _/ de la densit superficielle la densit moyenne1 mais la densit superficielle elle-mme n'est pas connue avec la prcision dsirable4 ,on a trouv pour des valeurs comprises entre #e1ja et #f1bh4 ,la moyenne de ces nombres s'accorde bien avec le rsultat d'expriences physiques qui semblent plus susceptibles d'exactitude4 ,une petite masse mtallique suspendue un fil fin1 sans torsion1 prend une certaine position d'quilibre sous l'influence de l'attraction terrestre4 ,on en approche une grosse sphre de mtal3 la position d'quilibre est modifie4 ,de l'tude des oscillations qui se produisent dans les deux cas autour de la position d'quilibre on dduit le rapport des attractions et1 comme on connat le rapport des distances1 on peut calculer le rapport des masses4 ,la premire application de cette mthode a t faite par ,cavendish en #agig4 ,depuis l'exprience a t reprise avec une recherche de prcision plus grande par divers physiciens1 notamment par ,cornu et ,baille4 ,on adopte gnralement #e1f comme densit moyenne conclue de ces recherches1 sans pouvoir rpondre de la dcimale suivante4 ,quand on pntre dans l'intrieur de la ,terre1 l'accroissement de temprature est encore plus ais constater que celui de la pesanteur4 ,on ne peut naturellement lui assigner un taux rgulier ni dans une couche superficielle de quelques mtres1 soumise aux variations annuelles1 ni dans les rgions o abondent les manations volcaniques et les sources thermales4 ,quand on se place en dehors de ces influences perturbatrices1 on observe toujours un chauffement et l'on est conduit dfinir un degr gothermique1 c'est--dire le nombre de mtres dont il faut s'enfoncer dans le sol pour voir monter d'un degr le thermomtre centigrade4 ,en moyenne le degr gothermique est de #djm mais il y a des anomalies locales et l'on peut citer des chiffres compris entre #hfm et #aem4 ,les faibles valeurs 7#aem #bem7 se rencontrent surtout dans les mines de houille4 ,les surfaces isothermes se relvent sous les montagnes1 mais moins que le sol lui-mme1 et moins encore sous les massifs levs1 habituellement couverts de neige ou de glace4 ,le degr gothermique augmente quelque peu avec la profondeur1 d'o la consquence probable que la temprature tend vers une valeur peu prs constante et subit1 quand on marche en sens contraire1 l'influence rfrigrante du milieu ambiant4 ,divers savants ont tent d'interprter autrement une srie d'expriences faites au ,sperenberg1 prs de ,berlin1 et pousse jusqu' #abfjm de profondeur4 ,la plus grande partie du sondage traversait une couche de sel gemme4 ,des tempratures observes1 ,m4 ,dunker a conclu la formule ,t #g1aj #j1jabiis-#j1jjjjjabehs1 o ,t est la temprature en degrs centigrades1 s la profondeur en pieds4 ,si l'on appliquait cette formule sans restriction1 l'on trouverait #afbam de la surface un maximum de #ej1i et au centre de la ,terre une temprature extrmement basse4 ,sans aller jusque-l1 ,mohr1 ,cari ,vogt ont mis l'opinion que les expriences du ,sperenberg condamnaient la croyance au feu central4 ,mais cette conclusion n'est nullement fonde4 ,le coefficient du terme en s est trs incertain1 et les observations seraient tout aussi bien reprsentes par une formule quatre termes1 o le coefficient du terme en s serait positif4 ,l'existence mme d'un maximum #afbam1 conclue par extrapolation1 est nettement dmentie par deux expriences plus rcentes1 dont les rsultats sont rsums dans le ,tableau suivant3 ,plus grande ,degr profondeur ,temprature gothermique ,localit4 atteinte extrme moyen ,schladebach 7,saxe prussienne7 #agafm #ef #cem1#g ,paruschowitz 7,haute-,silsie7 #bjjcm #fi1c #cdm ,il n'y a donc pas de raison srieuse pour douter que l'intrieur de notre globe soit trs chaud4 ,si la temprature tend crotre plus lentement avec la profondeur1 ce n'est pas qu'elle soit destine diminuer plus loin3 cela manifeste seulement l'influence rfrigrante de l'espace externe4 ,thomson et ,tait ont cherch se rendre compte du mode de rpartition des tempratures dans l'hypothse de la fluidit totale4 ,une galit approximative a d se produire dans toute la masse4 ,les parties denses1 accumules au centre1 sont mieux dfendues du refroidissement4 ,mais1 d'autre part1 en devenant plus chaudes1 elles perdent leur excs de densit et sont ramenes vers la surface4 ,il y a ainsi un brassage qui tend rendre la temprature uniforme4 ,mais1 ds qu'une crote superficielle est forme1 cette crote est soustraite au mlange4 ,rayonnant vers les espaces clestes1 elle emprunte de la chaleur aux couches infrieures et le refroidissement progresse ainsi vers le centre avec une extrme lenteur4 ,si l'on admet une temprature initiale de #djjj degrs1 on trouve aprs #ajj millions d'annes un degr gothermique croissant jusqu' #cjkm de profondeur1 puis en dcroissance lente vers le centre4 ,la valeur actuelle du degr gothermique semble indiquer que la solidification superficielle ne remonte pas si haut dans le pass4 ,d'aprs ,lord ,kelvin il a d s'couler1 depuis que la surface est devenue solide1 #aj millions d'annes au moins1 #ajj millions au plus4 ,le premier chiffre parat plus voisin de la vrit que le second4 ,si la crote tait plus moderne1 l'influence de la chaleur interne sur la temprature de la surface serait plus sensible4 ,si la crote tait plus ancienne1 l'chauffement avec la profondeur serait plus lent4 ,mme avec des limites aussi largement cartes1 cette valuation prsente un grand intrt1 en ce qu'elle assigne une limite suprieure la dure des phnomnes gologiques4 ,mais des objections srieuses ont t faites la thorie de ,lord ,kelvin4 ,elle suppose que1 une fois la premire crote forme1 la chaleur n'arrive plus la surface que par conductibilit4 ,or les panchements de lave1 les missions gazeuses1 les sources thermales sont pour la chaleur interne des agents trs actifs de dperdition1 et devaient l'tre encore plus quand l'corce tait mince4 ,les bases du calcul sont par suite trs incertaines4 ,une fois que la crote est devenue assez paisse pour mettre obstacle aux panchements venus de l'intrieur1 le refroidissement de la surface suit une marche rapide cause de la mauvaise conductibilit des roches4 ,ds prsent1 pour le globe terrestre1 on peut dire que la temprature superficielle est maintenue seulement par la radiation solaire et1 dans une trs faible mesure1 par la chaleur interne4 ,l'tat final d'quilibre est subordonn la composition de l'atmosphre et sa capacit pour absorber les radiations obscures4 ,impossibilit prtendue d'une corce solide4--,on a soutenu qu' aucun moment une corce solide n'avait pu se former4 ,la plupart des roches augmentent un peu de densit quand elles passent l'tat solide4 ,elles ne peuvent donc pas1 comme des blocs de glace1 nager sur le liquide qui a form les scories4 ,elles doivent plonger1 s'accumuler1 ce que l'on suppose1 vers le centre1 de telle sorte que la solidification progresse lentement du centre la surface4 ,cet argument est sans force1 parce qu'il ne tient pas compte de la diversit des matriaux qui composent la ,terre4 ,plusieurs minraux1 parmi ceux qui jouent un rle important dans la composition du globe1 se dilatent en se solidifiant1 comme la glace4 ,le fer notamment est dans ce cas4 ,nous avons l dj les lments d'une crote destine se maintenir4 ,de plus les matriaux du globe fluide ne peuvent manquer de se superposer peu prs par ordre de densit dcroissante4 ,les scories formes ne peuvent plonger sans rencontrer bientt une couche de composition diffrente dont la densit surpasse la leur1 et le mouvement de descente se trouve arrt4 ,c'est1 en dfinitive1 la couche superficielle qui se solidifie d'abord4 ,impossibilit actuelle d'un noyau solide4--,la marche rgulire du degr gothermique rend trs probable l'existence1 dans l'intrieur du globe terrestre1 d'une temprature capable de fondre tous les minraux connus4 ,il se peut1 d'autre part1 que1 pour certains de ces minraux1 la pression croissante soit un obstacle la fusion4 ,l'augmentation de la temprature avec la profondeur peut se ralentir4 ,l'augmentation de la pression ne le peut pas4 ,on trouve qu'elle doit atteindre1 au centre de la ,terre1 #agjjjjj atmosphres dans l'hypothse de l'homognit1 #c millions d'atmosphres dans une hypothse assez vraisemblable sur l'accroissement de la densit avec la profondeur4 ,sous de pareilles pressions1 il est certain que tous les solides s'crasent et se pulvrisent4 ,mme l'acier le plus fin ne rsiste gure au del de #ajjjkm4 ,il n'y a donc pas compter sur la rigidit des matriaux pour maintenir la ,terre sa figure1 pour s'opposer aux dformations que les forces extrieures tendent produire4 ,cette tendance existe1 les mares ocaniques en fournissent la preuve4 ,la ,terre est dfendue contre elle non par la tnacit de ces matriaux1 mais par leur viscosit qui les rend insensibles aux sollicitations extrieures quand celles-ci changent frquemment de sens4 ,les normes pressions qui rgnent l'intrieur du globe ne permettent pas aux mtaux ni leurs composs de passer l'tat de fluides parfaits4 ,cela est particulirement applicable aux substances qui1 l'inverse de la glace1 se dilatent par la fusion4 ,le ,dr ,barus a fait ce sujet des expriences intressantes sur les roches qui1 en fondant1 deviennent pteuses4 ,il a trouv qu'un accroissement de #bjj;atm par degr centigrade maintient la viscosit constante 7,,king and ,,barus1 ,amer4 ,journal of ,science1 ,vol4 ,,xlv1 #ahic74 ,l'intrieur du globe terrestre1 ne pouvant tre ni rigide ni parfaitement fluide1 affecte sans doute un tat visqueux1 impossible raliser dans nos laboratoires faute de pressions suffisantes et dans lequel les frottements intrieurs jouent un rle trs important1 en raison du rapprochement des molcules4 ,des indications suggestives sont fournies ce sujet par diverses recherches modernes4 ,le colonel ,burrard1 tudiant les variations de la pesanteur dans l',inde1 trouve que les anomalies de la densit cessent d'tre sensibles vers #djkm ou #ejkm de profondeur4 ,les normes pressions qui rgnent dans cette zone amneraient les lments chimiques les plus divers un degr de densit presque uniforme1 et l'on comprend ainsi que les mtaux lourds puissent tre injects dans les filons jusque prs de la surface1 au lieu d'tre relgus dans les couches lointaines4 ,l'tude de la propagation des tremblements de terre1 faite par le professeur ,milne1 lui a montr que les secousses sismiques se propagent par l'intrieur du globe plus rapidement que par l'corce4 ,c'est ainsi que l'branlement dsastreux qui a dtruit en #aije la ville de ,san-,francisco est parvenu ,edimbourg en sept minutes4 ,les couches profondes transmettent donc les vibrations comme le ferait une matire trs lastique1 trs dense1 trs homogne1 ce qui ne veut pas dire qu'elles aient toutes les proprits d'un mtal la temprature ordinaire4 ,raisons mathmatiques invoques contre l'existence actuelle d'une corce mince4--,le degr gothermique constat semble devoir amener l'tat liquide #djkm ou #ejkm de profondeur4 ,l'crasement des solides par la pression se produirait plus vite encore4 ,la presque totalit de la matire du globe terrestre est donc dnue de rigidit4 ,il se trouve cependant que la thorie du mouvement de la ,terre autour de son centre de gravit1 thorie dveloppe par les gomtres en supposant la ,terre rigide1 donne une reprsentation satisfaisante des phnomnes de prcession et de nutation1 ainsi que de la grandeur des mares4 ,les mathmaticiens qui ont fond cette doctrine n'y ont point vu de difficult4 ,ainsi ,laplace dit3 ,les phnomnes de la prcession et de la nutation sont exactement les mmes que si la mer formait une masse solide avec le sphrode qu'elle recouvre 7,mcanique cleste1 ,livre ,v74 ,poisson exprime la mme opinion3 ,les tremblements de terre1 les explosions volcaniques1 le souffle du vent contre les ctes1 les frottements et la pression de la mer sur la partie solide du sphrode terrestre1 rpondant des actions mutuelles des parties du systme1 n'influent pas sur la dure du jour4 7,mcanique1 t4 ,,ii1 p4 #dfa74 ,depuis1 on a tent de reprendre la thorie sans supposer au dbut la ,terre solide1 et les objections ont surgi4 ,ainsi ,hopkins 7,philosophical ,transactions1 #ahci7 trouve qu'une corce dont l'paisseur ne serait pas au moins le quart ou le cinquime du rayon devrait se gonfler et s'affaisser priodiquement1 dans une mesure qui ne pourrait chapper l'observation4 ,lord ,kelvin 7,phil4 ,trans41 #ahfc7 estime que1 si la plus grande partie de la ,terre n'tait pas solide1 les phnomnes de prcession et de nutation auraient des priodes diffrentes de celles que l'on observe4 ,de plus1 les mares ne se manifesteraient pas1 la mme dformation s'imposant simultanment l'eau de la mer et l'corce terrestre suppose mince4 ,dans un crit ultrieur1 ,lord ,kelvin abandonne l'argument tir de la prcession et de la nutation et ne retient que celui qui se fonde sur la thorie des mares4 ,m4 ,g4-,h4 ,darwin 7,phil4 ,trans41 #ahhb7 trouve qu'une corce moins paisse que le cinquime du rayon ou moins rigide que l'acier ne pourrait ni rsister aux oscillations du fluide intrieur1 ni supporter sans flchir le poids des massifs montagneux4 ,le calcul lui indique aussi qu'un sphrode en majeure partie liquide serait sujet une variation priodique dans la dure de rotation4 ,cette variation ne pourrait manquer de se rpercuter en apparence sur la priode des phnomnes astronomiques4 ,quel que soit le mrite mathmatique de ces travaux1 il est extrmement probable que la manire dont on a introduit la viscosit du liquide interne dans les calculs n'est pas conforme la ralit4 ,nous ne savons pas ce que peut tre le frottement intrieur dans un liquide soumis d'aussi fortes pressions4 ,dj l'eau de la mer ne suit l'attraction du ,soleil et de la ,lune qu'avec une lenteur manifeste4 ,c'est ainsi que l'heure de la haute mer prsente1 par rapport au passage de la ,lune au mridien1 un retard variable1 mais qui atteint communment plusieurs heures4 ,ce retard ne peut manquer d'tre encore plus grand dans le cas du fluide interne2 et1 comme les forces attractives changent de sens en peu d'heures1 par suite du mouvement diurne1 le fluide n'a plus le temps de se dformer ou de ragir sur l'corce4 ,il ne fait qu'osciller trs faiblement autour d'une figure d'quilibre moyenne ou subir une circulation rgulire4 ,de mme la surcharge impose par les montagnes cessera de paratre excessive si l'on introduit la notion de l'htrognit du ,globe terrestre4 ,il suffit d'admettre1 comme ,airy l'avait dj indiqu1 que les montagnes se prolongent1 au-dessous du niveau moyen des plaines1 par des racines moins denses que l'ensemble de la crote4 ,elles sont alors soutenues la manire des corps flottants1 sans faire aucunement appel la tnacit des parties voisines4 ,arguments de fait en faveur de l'existence d'une corce mince4--,une premire prsomption1 l'appui de la mobilit interne du ,globe terrestre1 rsulte des petites variations constates dans les latitudes gographiques4 ,l'axe principal d'inertie1 qui concide peu prs avec l'axe de rotation1 n'est pas fixe la surface du ,globe1 comme il devrait l'tre si celui-ci tait solide4 ,d'aprs les travaux du ,service international 7,bull4 ,astr41 t4 ,,xviii1 p4 #bhj71 l'amplitude de l'oscillation du ple a atteint #j1bj de #ahie #ahig1 elle est retombe #j1ac en #ahii1 #j1jh en #aijj4 ,ces rsultats sont fournis par l'ensemble des six stations distribues sur le parallle de #ci4 ,il y a une priode annuelle1 complique d'une priode de #dcj jours4 ,cette dernire a t dcouverte exprimentalement par ,m4 ,chandler1 qui lui attribuait l'origine une amplitude de #j1ac4 ,on a tent sans succs d'expliquer ces dplacements par des transports de matriaux la surface du ,globe 7rosion et charriage par les fleuves1 drive des glaces polaires1 desschements de mers intrieures74 ,on pourrait plutt en rendre compte par une variation de l'influence magntique du ,soleil1 comme l'a propos le ,dr ,halm1 ou comme contre-coup d'une action mtorologique4 ,ainsi un changement de pression reprsent par #jm1#jjh de mercure correspondrait une variation de #jm1#aj du niveau de l',ocan4 ,si ce changement se produisait la fois sur la dixime partie de la surface de la ,terre1 il pourrait en rsulter un dplacement de #j1af dans la direction d'un axe principal d'inertie du ,globe4 ,mais ni le baromtre1 ni l'aiguille aimante1 ni l'activit solaire ne montrent la mme priodicit que les latitudes4 ,illustration3 ,fig4 #bj4 ,marche du ple terrestre la surface du ,globe pendant un intervalle de cinq annes1 d'aprs les documents du ,service international des ,latitudes 7,astronomische ,nachrichten1 n #djag74 ,la courbe est comprise l'intrieur d'un carr de #j1ej ou #aem de ct4 ,au contraire1 la fluctuation des latitudes peut trs bien tre regarde comme une consquence de la circulation du fluide interne1 sans mares visibles4 ,m4 ,volterra a dmontr 7,acta ,matematica1 #ahii7 que toute anomalie prsente par la rotation libre d'un corps peut tre explique par des mouvements internes qui ne changent ni la forme1 ni l'intensit de l'attraction l'extrieur4 ,la variation des latitudes est donc en faveur d'un tat fluide ou tout au moins visqueux de l'intrieur du ,globe1 tat compatible avec une circulation rgulire4 ,il est beaucoup plus difficile d'en rendre compte si toute la masse du ,globe est solide4 ,la distribution des volcans sur tout le contour de l',ocan ,pacifique1 sur l'axe de l',atlantique1 sur la ligne des fosses mditerranennes1 l'ampleur et la gnralit des ruptions1 l'activit indfinie de certains orifices1 le retour simultan de l'effervescence1 souvent constat dans tous les volcans d'une mme rgion1 montrent que l'ensemble des volcans doit s'alimenter un rservoir commun4 ,il est inadmissible d'installer1 comme ont voulu le faire certains gologues1 une poche de lave distincte sous chaque montagne ruptive4 ,d'aprs cela1 l'on doit conclure qu' une distance relativement faible de la surface1 les matires se prsentent l'tat fluide1 ou repassent facilement l'tat fluide ds qu'une communication est tablie avec le dehors1 de manire permettre un abaissement de pression4 ,les infiltrations de la mer ou des eaux douces ne sont nullement ncessaires pour provoquer des ruptions4 ,celles-ci apparaissent sur toutes les grandes cassures de l'corce terrestre1 mme au centre de l',asie4 ,l'ordre et la distribution des matriaux dans l'corce terrestre font voir aussi qu'il existe1 une profondeur relativement faible1 un rservoir commun o tous les lments chimiques se rencontrent4 ,ils ont pu ainsi tre accidentellement mlangs et amens jusque prs de la surface o cependant les lments lgers dominent toujours si l'on considre de grandes tendues4 ,m4 de ,launay a montr 7,comptes rendus1 t4 ,,cxxxviii1 #ad mars #aijd7 que l'on peut assigner par des considrations gologiques l'ordre de superposition des lments chimiques les plus rpandus dans la ,terre1 l'poque o elle a cess d'tre entirement fluide4 ,on est amen ainsi diviser les corps simples en sept groupes1 dont le premier est form par l'hydrogne1 le dernier par les mtaux prcieux et denses4 ,il se trouve que ces sept groupes se partagent aussi trs nettement par la considration des poids atomiques qui vont en croissant avec la profondeur4 ,la conclusion de ,m4 de ,launay est celle-ci3 ,dans la fluidit premire de notre plante1 les lments chimiques dj constitus se sont placs des distances du centre d'autant plus grandes que leur poids atomique tait plus faible1 comme si les atomes1 absolument libres de toute affinit chimique ces hautes tempratures1 avaient uniquement et individuellement obi1 dans une sphre fluide en rotation1 l'attraction centrale combine avec la force centrifuge4 ,cette circonstance tmoigne1 non seulement de la fluidit primitive1 mais d'une fluidit relativement rcente4 ,il a fallu1 en effet1 que le mlange au moins accidentel de tous les lments soit demeur possible jusque prs de la surface4 ,autrement les mtaux denses1 accumuls prs du centre1 auraient t spars de nous par des cloisons solides et nous seraient demeurs jamais inconnus4 ,nous verrons par la suite que l'tude de la surface de la ,lune apporte aussi des arguments d'une grande valeur l'appui de la doctrine de la fluidit interne4 ,,seconde ,,partie4 ,,la ,,lune4 ,,chapitre ,,viii4 ,,la ,,configuration ,,de ,,la ,,lune ,,tudi,e ,,par ,,les ,m,,thodes ,,graphiques ,,et ,,microm,,triques4 ,,les ,,cartes ,,lunaires4 ,la ,lune est1 sans comparaison1 de tous les corps clestes1 celui qui s'approche le plus de la ,terre4 ,sa surface nous apparat avec une nettet et une permanence absolue1 sans interposition d'enveloppes vaporeuses4 ,la perception des dtails n'y est limite que par l'insuffisance de nos moyens optiques et par l'agitation de l'atmosphre terrestre4 ,notre satellite est donc l'intermdiaire indiqu pour passer de l'tude de la ,terre celle des autres plantes4 ,quand on regarde la ,lune par une nuit claire1 son clat est trop vif pour un oeil accoutum l'obscurit4 ,les diffrences de teinte s'apprcient mal2 on pourrait croire que l'astre est lumineux par lui-mme4 ,il n'en est rien cependant1 comme le montrent le phnomne des phases et celui de la lumire cendre4 ,la ,lune n'est visible que par la lumire solaire qu'elle nous renvoie1 et qui reste encore trs sensible1 aprs s'tre diffuse une fois sur la ,terre1 une fois sur la ,lune1 et avoir travers trois fois toute notre atmosphre4 ,les taches se voient mieux dans le jour1 surtout un peu avant le lever ou un peu aprs le coucher du ,soleil4 ,quand la ,lune est prs de l'horizon1 son clat ne diffre pas beaucoup de celui d'une montagne rocailleuse loigne4 ,c'est probablement une remarque de ce genre qui a conduit ,thals 7cit par ,thodoret7 penser que la ,lune tait forme de la mme substance que la ,terre4 ,dmocrite ajoute que les taches doivent rsulter de la prsence de montagnes et de valles4 ,on peut1 en effet1 si l'on est dou d'une bonne vue1 constater sans instruments des irrgularits sur la ligne de sparation de l'ombre et de la lumire1 ligne pour laquelle nous adopterons dsormais l'appellation abrge de terminateur4 ,xnophane 7cit par ,,cic,,ron1 ,questions acadmiques1 ,livre ,,iv7 va plus loin4 ,son opinion est que la ,lune est habite1 qu'il s'y trouve en grand nombre des montagnes et des villes4 ,une croyance anciennement rpandue1 rapporte par ,plutarque et ,achille ,tatius1 veut qu'il existe l'intrieur de la ,lune de vastes cavernes1 avec une rgion peuple4 ,d'autres voient dans ce disque brillant un miroir qui nous rflchit l'image de la ,terre4 ,aristote attache peu d'importance ces imaginations1 que l'on a vu cependant reparatre jusque chez nos contemporains4 ,il conclut fort bien de la succession des phases que la ,lune est une sphre exclusivement claire par le ,soleil1 de la persistance des taches que cette sphre nous prsente toujours la mme face4 ,il cite une occultation de ,mars comme une preuve que cette plante est plus loigne de nous que la ,lune4 ,on doit ,aristarque1 qui vcut ,samos de #cbj #bej avant notre re1 une mthode correcte en thorie1 bien que peu pratique1 pour valuer le rapport des distances de la ,lune et du ,soleil4 ,il note qu'au moment de la quadrature1 la ,lune doit former le sommet de l'angle droit dans un triangle rectangle dont les deux autres sommets sont occups par le ,soleil et la ,terre4 ,on peut mesurer l'angle dont la ,terre est le sommet1 et par suite construire un triangle semblable4 ,il faut ensuite1 pour enregistrer un progrs notable1 descendre jusqu' l'poque moderne4 ,galile parat avoir eu le premier l'occasion d'examiner la ,lune avec une lunette astronomique1 construite de ses mains4 ,il acquit aussitt la conviction de la nature montagneuse du sol4 ,ayant remarqu qu'au moment de la quadrature les sommets des montagnes peuvent rester clairs jusqu' une distance du terminateur estime au vingtime du rayon1 il aperut dans cette circonstance un moyen de calculer la hauteur des montagnes lunaires4 ,les altitudes trouves par lui 7#hkm #ikm7 sont notablement exagres4 ,de telles diffrences de niveau ne se rencontrent entre points voisins que prs du ple ,sud1 o la mthode de ,galile n'est pas applicable4 ,illustration3 ,fig4 #ba4 ,distribution gnrale des teintes sur la ,lune4 7,d'aprs l'ouvrage intitul3 ,voyage historique dans l',amrique mridionale1 par ,don ,,george ,,juan et ,,don ,,antoine ,,de ,,ulloa2 ,amsterdam1 #ageb47 ,par des observations suivies1 accompagnes de dessins1 ,galile s'assura que la ,lune ne tourne pas vers nous toujours exactement la mme face4 ,des fuseaux se dcouvrent et se cachent alternativement sur les bords3 leur largeur totale peut s'lever #ae au maximum4 ,il y a une libration en longitude qui dpend surtout de la position dans l'orbite1 une libration en latitude subordonne principalement la latitude de la ,lune et une libration diurne1 variant avec la distance au mridien4 ,galile n'a reconnu que les deux dernires4 ,il a construit une ,carte d'ensemble assez sommaire1 o les positions des principaux objets sont fixes par simple estime4 ,vers la mme poque1 le ,p4 ,scheiner1 professeur ,ingoldstadt et connu surtout par ses observations de taches solaires1 excuta de nombreux dessins de la ,lune4 ,une ,carte demeure fort rare1 mais d'une excution tout fait remarquable pour l'poque 7#afde71 est celle de ,langrenus1 cosmographe du roi d',espagne ,philippe ,,iv4 ,il distingue sur notre satellite trois sortes d'objets3 les taches sombres1 visibles l'oeil nu1 qu'il appelle des mers3 nous y trouvons une ,mer autrichienne1 un ,dtroit catholique1 etc4 ,les espaces brillants qui les sparent sont des terres1 dcores de noms allgoriques3 ,terres de la ,paix1 de la ,vertu1 de la ,justice4 ,nous y rencontrons enfin une multitude de bassins parfaitement circulaires1 o des ombres se forment ds que le ,soleil s'incline un peu sur l'horizon1 ce qui indique une grande profondeur4 ,langrenus les place sous le patronage de diverses personnes1 soit des savants illustres1 soit des souverains4 ,mais ici la politique intervient trop visiblement1 et c'est elle qu'il faut s'en prendre si la nomenclature de ,langrenus n'a pas t conserve4 ,son ,philippe ,,iv est devenu ,copernic4 ,louis ,,xiv1 encore bien jeune1 s'est vu remplac par ,alphonse1 roi de ,castille2 ,mazarin1 qui figure comme satellite ct d',anne d',autriche1 a disparu des ,cartes de la ,lune1 et le pape ,innocent ,x a cd la place ,ptolme4 ,le mode de dessin des cirques indique qu'ils ont t vus1 en gnral1 clairs par l',ouest4 ,les positions et les grandeurs relatives sont peu prs aussi exactes qu'on peut l'attendre d'observations faites par simple estime1 sans micromtre 7fig4 #bb74 ,dans la lgende place en marge de sa ,carte1 ,langrenus annonce qu'il tient en rserve une foule d'observations importantes et qu'il se propose de faire paratre un ,atlas reprsentant #cj phases diffrentes4 ,il ne semble pas que ce projet ait t ralis4 ,illustration3 ,fig4 #bb4 ,carte lunaire de ,langrenus 7#afde74 7,l'auteur a inscrit dans les angles de cette ,carte un rsum des opinions des principaux philosophes anciens concernant la ,lune47 ,la mme anne un capucin autrichien1 le ,p4 de ,rheita1 publia un ouvrage mystique intitul ,oculus ,enoch et ,eli1 o il rfute diverses opinions qui avaient cours cette poque au sujet de la ,lune4 ,la carte jointe ce livre ne marque pas un progrs en ce qui concerne le dtail des cirques1 mais s'attache la ressemblance gnrale et la gradation des teintes4 ,rheita porte son attention sur les bandes brillantes qui divergent de certains points du disque et en donne une explication optique1 d'ailleurs des plus hasardes4 ,deux ans plus tard 7#afdg7 paraissait la ,slnographie d',hvlius1 le clbre astronome de ,dantzick1 appel plus tard en ,france par ,louis ,,xiv4 ,sa ,carte1 qui attribue des noms #bej objets environ1 est plus complte que celle de ,langrenus1 mais certainement moins claire et moins expressive 7fig4 #bc74 ,des dessins spciaux sont consacrs aux formations les plus intressantes4 ,les hauteurs sont calcules par le procd de ,galile1 mais avec plus de discernement et de prcision4 ,hvlius constate l'existence de la libration en longitude et l'attribue tort ce que la ,lune serait assujettie prsenter toujours la mme face au centre de l'orbite1 alors que la ,terre en occupe non le centre1 mais le foyer4 ,il tente de dterminer l'axe de rotation de la ,lune1 et trouve1 par une approximation assez grossire1 qu'il est perpendiculaire sur l'cliptique4 ,le ,p4 ,riccioli1 que nous avons eu citer propos des mesures d'arc de mridien1 a eu la bonne fortune de faire adopter une nomenclature entirement nouvelle4 ,les noms des mers sont suggrs par l'influence prsume de la ,lune sur la pluie1 la temprature ou mme l'hygine publique4 ,nous voyons apparatre une mer de la ,srnit et un ocan des ,temptes1 une mer des ,crises et une mer des ,vapeurs1 une mer des ,humeurs et un golfe de la ,rose4 ,les massifs saillants qui bordent les mers reoivent les noms de montagnes terrestres3 les ,apennins1 les ,alpes1 le ,caucase1 les ,pyrnes4 ,pour les cirques1 ,riccioli donne avec raison aux astronomes minents la prfrence sur les hommes politiques que ,langrenus avait fait figurer en premire ligne4 ,il attribue les objets les plus marquants et les mieux isols aux philosophes anciens1 ,platon1 ,aristote1 ,archimde1 ratosthne1 ,hipparque1 ,ptolme4 ,parmi les modernes1 ,copernic1 ,tycho ,brah1 ,kepler1 ,gassendi sont les mieux partags4 ,les amis ou les confrres de ,riccioli n'ont pas davantage lieu de se plaindre4 ,restent les astronomes qui n'taient pas dans les bonnes grces de l'auteur ou qui avaient le malheur de n'tre pas ns cette poque4 ,ils trouveront les meilleures places prises1 et devront se contenter de formations secondaires ou difficiles identifier4 ,mais ce manque de justice distributive tait peu prs invitable4 ,on ne pourrait plus gure apporter un changement radical la nomenclature de ,riccioli1 quelque peu complte par la suite1 sans risquer de produire une grande confusion4 ,en ce qui concerne le calcul des positions et des hauteurs1 et gnralement la topographie1 la ,carte de ,riccioli1 excute en collaboration avec ,grimaldi1 marque peu de progrs sur celles de ,langrenus et d',hvlius4 ,illustration3 ,fig4 #bc4 ,carte lunaire d',hvlius 7#afde74 7,les deux cercles reprsentent les limites de la libration en latitude4 ,on remarquera qu'il y a fort peu de dtails nets dans les fuseaux rendus alternativement visibles par la libration47 ,il en est autrement des recherches de ,newton1 qui ouvrent dans plusieurs directions des voies essentiellement nouvelles4 ,ds #afgf1 dans une lettre ,mercator1 il donne la vraie cause de la libration en longitude1 rsultant de l'excentricit de l'orbite lunaire1 combine avec l'uniformit du mouvement de rotation4 ,le livre des ,principes1 publi en #afhg1 emprunte au mouvement de la ,lune les exemples les plus dcisifs en faveur de la loi de la gravitation universelle4 ,newton y explique gomtriquement la rvolution des noeds de l'orbite en #ah ans #b_/c et la rattache l'action perturbatrice du ,soleil4 ,il rend compte aussi des principales ingalits en longitude1 mais1 comme ,hvlius1 croit que l'axe de rotation de la ,lune est perpendiculaire l'cliptique4 ,le fait que la ,lune nous prsente toujours la mme face est pour lui un indice que le globe lunaire doit tre allong dans la direction de la ,terre4 ,mais il n'y a aucune probabilit1 en dehors de conditions initiales trs particulires1 pour que cet tat de choses ait toujours t ralis4 ,on doit s'attendre ce que notre satellite excute des oscillations autour de cette position d'quilibre relatif4 ,sa vitesse de rotation n'est donc pas exactement uniforme1 et la libration optique ou apparente1 en longitude1 doit tre complique d'une libration relle4 ,l'importance de cette libration n'est pas indique par la thorie de ,newton4 ,jusqu' prsent1 il n'a pas t possible de la mettre en vidence par l'observation1 non plus que l'allongement du globe lunaire vers la ,terre4 ,on n'a d'ailleurs pas constat davantage un aplatissement suivant la ligne des ples4 ,le mridien ne prsente1 par rapport la forme circulaire1 que des ingalits purement accidentelles4 ,cette circonstance tait prvoir d'aprs la thorie de ,clairaut4 ,les limites _/#b et #e_/d sont ici #fjj fois plus petites environ que pour la ,terre4 ,mme dans l'hypothse de l'homognit1 qui serait la plus favorable1 on n'entrevoit aucune chance de constater l'aplatissement4 ,peu d'annes aprs la publication du livre des ,principes1 les lois exactes de la libration de la ,lune taient dcouvertes par ,dominique ,cassini 7#afic74 ,ces lois sont les suivantes3 #a ,la ,lune tourne autour d'un axe dont les ples sont fixes sa surface4 ,ce mouvement est uniforme2 sa priode est gale une rvolution sidrale de la ,lune4 #b ,l'axe de rotation est inclin d'un angle constant et diffrent de #ij sur l'cliptique4 #c ,l'axe de l'cliptique1 l'axe de rotation et l'axe de l'orbite sont constamment parallles un mme plan4 ,on notera que1 si la premire loi n'tait pas rigoureuse1 toutes les parties de la surface de la ,lune deviendraient visibles la longue4 ,ces rgles tant admises1 on peut prdire l'aspect du disque pour une poque quelconque et ramener toutes les configurations observes un tat de libration moyenne4 ,on prend pour origine des latitudes l'quateur1 pour origine des longitudes le mridien1 fixe sur la surface de la ,lune1 qui jouit de la proprit de s'carter de quantits gales de part et d'autre du centre apparent4 ,cassini avait publi antrieurement 7#afhj7 une ,carte de la ,lune plus complte que celle d',hvlius4 ,il aurait pu1 par l'application des lois qu'il avait poses1 donner cette ,carte une base mathmatique4 ,ce travail ne fut accompli que beaucoup plus tard par ,tobie ,mayer1 astronome de ,goettingue 7#agdh74 ,a la valeur #b #cj' donne par ,cassini pour l'inclinaison de l'quateur sur l'cliptique1 il substitua la valeur beaucoup plus exacte #a #bi'4 ,le chiffre adopt aujourd'hui est #a #ca'4 ,la ,carte de ,tobie ,mayer est la premire o l'on se soit conform l'orientation apparente dans les lunettes4 ,william ,herschel porta son attention de #aggg #aggi sur la topographie de la ,lune4 ,on lui doit une srie de mesures de la hauteur des montagnes4 ,ses rsultats sont bien plus faibles que ceux des observateurs qui l'ont prcd ou suivi4 ,selon lui1 la hauteur des montagnes excderait rarement #ajjjm4 ,il est probable que ,herschel considrait comme la surface vritable de la ,lune celle des plateaux qui sparent les cirques et qu'il valuait la diffrence d'altitude entre le bourrelet des cirques et le plateau extrieur4 ,on trouve des chiffres beaucoup plus forts quand on compare le rebord d'un cirque la plaine intrieure1 ou le fond d'une mer aux montagnes qui en forment la limite4 ,herschel a cru1 diverses reprises1 apercevoir des volcans en activit dans la partie obscure de la ,lune4 ,ailleurs1 il considre comme trs probable1 sinon certain1 que la ,lune est habite4 ,ni dans un cas ni dans l'autre1 ses observations ou ses raisonnements ne sont prsents sous une forme qui entrane la conviction4 ,le premier essai de topographie vraiment dtaille est d ,schrter4 ,ses observations1 commences ,lilienthal en #aghd1 ont abouti la publication de deux volumes de ,selenotopographische ,fragmente1 parus en #agia et #ahjb4 ,jamais avant lui on n'avait appliqu ce genre de recherches des instruments aussi puissants4 ,l'un de ses tlescopes avait #ai pouces d'ouverture4 ,schrter n'a point donn de ,carte d'ensemble1 mais une multitude de dessins partiels relatifs des phases diverses4 ,dans ce travail1 accompli avec beaucoup de persvrance1 il eut l'occasion d'enrichir la nomenclature et de signaler de nombreux dtails rests inaperus avant lui4 ,son titre le mieux caractris est d'avoir inaugur une mthode nouvelle pour l'valuation des hauteurs des montagnes4 ,elle repose sur la mesure micromtrique de l'ombre projete1 combine avec le calcul de la hauteur du ,soleil pour le point qui est l'origine de l'ombre4 ,ce procd1 plus prcis que la mesure de la distance au terminateur1 est applicable dans des cas moins limits4 ,toutefois il est encore frquent qu'il tombe en dfaut1 et il ne fournit jamais que des diffrences entre le sommet d'une montagne et une plaine voisine4 ,schrter observa1 non sans surprise1 des divergences manifestes entre ses dessins d'une mme rgion1 effectus des poques diffrentes4 ,dans un grand nombre de cas1 il fut amen conclure que des changements rels s'taient accomplis sur notre satellite4 ,mais ces conclusions n'ont pas t acceptes par la gnralit des astronomes4 ,ils estiment ou bien que ,schrter n'a pas suffisamment tenu compte des apparences occasionnes par le changement des positions relatives de la ,terre1 du ,soleil et de la ,lune1 ou bien1 dans les cas de divergence certaine1 que l'tat ancien n'tait pas tabli par un ensemble suffisant de tmoignages4 ,pour affirmer qu'il y a eu modification physique1 il serait videmment dsirable d'avoir des ,cartes lunaires tablies par une mthode vraiment rigoureuse1 c'est--dire reposant sur la triangulation d'un certain nombre de signaux bien choisis4 ,par des contrles rpts1 on peut assigner une limite suprieure l'erreur possible d'un rseau godsique2 et1 si l'un des sommets vient se dplacer d'une quantit suprieure cette limite1 la ,carte est un tmoin irrcusable qui peut attester la ralit du dplacement4 ,quand le rseau est suffisamment serr1 les dplacements du mme ordre qui se produisent dans l'intrieur des mailles peuvent tre tablis avec une certitude quivalente4 ,les points du premier ordre de la ,carte de ,france1 par exemple1 ne comportent que quelques dcimtres d'erreur4 ,nous n'en sommes pas l pour la ,lune3 les positions slnographiques y sont facilement en erreur de #cj' prs des bords1 de #e' #aj' dans la partie centrale4 ,cela tient deux causes3 #a l'incertitude des lments de la libration1 qui affecte le passage de la configuration apparente la configuration moyenne2 #b l'absence d'objets gomtriquement dfinis1 analogues aux signaux artificiels des godsiens4 ,nulle part nous n'observons de points lumineux invariablement lis la surface2 pas davantage d'artes vives1 dont l'intersection soit dfinie indpendamment de l'clairement solaire4 ,pour combler la premire lacune1 il suffit la rigueur d'avoir un seul signal bien dfini1 et d'observer avec la persvrance ncessaire sa situation par rapport au centre apparent du disque4 ,arago1 ,bouvard et ,nicollet ont fait dans ce but1 de #ahjf #ahah1 d'importantes sries de mesures micromtriques4 ,l'objet choisi tait le pic central du cirque ,manilius4 ,ce choix n'tait pas le plus heureux qu'on pt faire4 ,le sommet de ce pic est arrondi1 peut-tre multiple1 et il est probable que ce n'est pas toujours le mme point que l'on adopte pour sommet quand l'clairement change4 ,depuis1 ,schlter1 ,wichmann1 ,m4 ,franz ont excut avec l'hliomtre des sries analogues en prenant pour point fondamental le centre du petit cratre ,moesting ,a1 bien circulaire et trs net4 ,on ne doit pas se flatter cependant que l'apprciation du centre soit tout fait indpendante de la phase1 et l'on peut regretter aussi qu'aucune de ces sries de mesures n'embrasse un intervalle quivalent la moiti de la rvolution des noeuds de la ,lune4 ,jusqu'ici1 ces oprations confirment l'exactitude des lois de ,cassini et n'indiquent aucune libration relle venant s'ajouter la libration optique4 ,elles permettent de regarder l'origine des coordonnes lunaires comme fixe la surface du globe avec une approximation de quelques secondes d'arc4 7,on se rappellera que l'arc de #a quivaut peu prs #bkm47 ,il est probable que cette incertitude sera bientt restreinte1 dans une proportion notable1 par l'emploi des documents photographiques4 ,,mm4 ,franz1 ,hayn1 ,saunder ont entrepris dans ce but des travaux qui ne sont pas encore compltement publis4 ,quant prsent1 la base de la ,slnographie mathmatique est encore la triangulation excute en #ahbd par ,lohrmann1 complte de #ahcj #ahcg par ,beer et ,mdler4 ,ces deux derniers auteurs ont donn une ,carte complte l'chelle de #am environ pour le diamtre de la ,lune1 avec une description topographique trs soigne4 ,chaque fois qu'ils se sont trouvs en dsaccord avec leurs prdcesseurs1 ils ont examin les origines du conflit1 et toujours ils sont arrivs la conclusion que les anciens documents devaient tre tenus pour suspects et que la ralit du changement prsum tait fort douteuse4 ,la seule opration graphique1 tendue l'ensemble de la ,lune1 qui ait marqu un progrs sur l'ouvrage de ,beer et ,mdler1 est la ,carte de ,j4 ,schmidt1 directeur de l',observatoire d',athnes4 ,cette ,carte1 reposant sur des observations faites de #ahdh #ahgd et dresse l'chelle de #am1#hj pour le diamtre lunaire1 est sans rivale pour la clart du dessin et l'abondance des dtails4 ,on doit reconnatre toutefois qu'elle a souvent le caractre d'une interprtation discutable et ne peut prtendre la ressemblance1 puisqu'elle ne se rapporte aucun clairement dtermin4 ,les inclinaisons du sol1 les teintes des objets1 leur importance relative seront trs souvent mal apprcies l'inspection de la ,carte seule 7fig4 #bd74 ,en l'absence d'ombres1 de cotes ou de lignes de niveau1 on ne peut videmment esprer donner une ide correcte du relief4 ,de mme que ,mdler1 ,schmidt s'est servi de hachures1 mais sans pouvoir les tablir dans une relation dtermine avec la pente4 ,on a tent de sortir de cette difficult par une autre voie4 ,il est possible de construire par ttonnements un modle en pltre qui1 sous diverses incidences de lumire1 donne la mme srie d'apparences qu'un paysage lunaire dans les phases successives4 ,cette mthode laborieuse a t applique par ,nasmyth et ,carpenter4 ,elle donne des images trs nettes1 trs expressives1 mais qui ne portent pas leur contrle avec elles et qui1 par suite1 ne doivent tre consultes qu'avec une certaine dfiance4 ,elles ne sauraient remplacer l'ensemble des dessins qui ont servi les construire1 car elles font intervenir certaines proprits physiques de la substance employe1 et1 dans une plus large mesure1 la personnalit de l'oprateur4 ,on peut encore esprer qu'un dessinateur consciencieux ne figurera rien dont il ne soit sr4 ,le mouleur le plus habile introduira fatalement des dtails qui n'existent pas4 ,illustration3 ,fig4 #bd4 ,fragment de la ,carte lunaire de ,schmidt4 7,le plus grand cirque figur ici est ,archimde2 au-dessus se dploie en ventail le massif des ,apennins4--,comparer avec la reprsentation photographique de la mme rgion1 fig4 #cf47 ,en dehors de ces travaux d'ensemble1 de nombreux observateurs se sont livrs des tudes topographiques de dtail4 ,mais on doit avouer que presque toujours leurs dessins supportent1 moins bien que la ,carte de ,schmidt1 la comparaison avec les photographies modernes4 ,il semble qu' la longue le dsir de montrer tout ce qui peut se voir l'emporte toujours sur le scrupule de ne figurer que ce que l'on a vu avec certitude4 ,malgr tout le labeur et l'habilet dpenss dans cette direction1 il est ordinairement impossible de rconcilier ensemble les dessins de source diffrente et l'on arrive la conviction que des changements apparents considrables peuvent se manifester sans qu'il y ait lieu de conclure des variations relles4 ,de plus1 la reprsentation graphique d'un site un peu complexe ne se rapporte jamais une phase bien dfinie1 car le temps ncessaire l'excution suffit pour faire varier la place et l'tendue des ombres4 ,dj ,riccioli avait t amen penser qu'aucune altration permanente ne se produit plus la surface de la ,lune1 que celle-ci est totalement aride et inhabitable4 ,hvlius et ,herschel inclinent l'opinion contraire4 ,cassini cite des exemples de nuages et de points lumineux temporaires4 ,schrter et ,gruithuisen1 astronome de ,mnich1 relvent nombre d'objets facilement visibles1 omis sur les ,cartes anciennes4 ,ils croient pouvoir en infrer que ces objets sont des formations modernes4 ,beer et ,mdler repoussent cette conclusion4 ,l'enqute laquelle ils se sont livrs1 dans presque tous les cas signals1 leur a montr que les slnographes du ,x,v,i,ie sicle n'ont pouss assez loin ni l'exactitude gnrale1 ni le souci du dtail4 ,deux documents de cette poque ne s'accordent pas mieux entre eux qu'avec les documents modernes4 ,en somme1 la permanence est plus probable1 sauf deux ou trois points o le doute reste permis4 ,mais ,beer et ,mdler1 par le caractre uniforme et comprhensif de leur travail1 donnent une base plus solide aux discussions futures4 ,aucun objet net et tendu n'a pu leur chapper1 pas plus qu'aux photographies modernes4 ,parmi les points signals par ,schrter1 comme offrant une apparence fugitive et changeante1 se trouvent deux petits cirques voisins1 perceptibles sans difficult dans les petits instruments4 ,ces deux orifices1 connus aujourd'hui sous les noms de ,messier et ,messier ,a1 se trouvent dans la mer de la ,fcondit4 ,du ct de l',est s'en chappe une double trane lumineuse1 rectiligne1 qui simule fort bien une queue de comte 7fig4 #bh et #bi74 ,beer et ,mdler1 dsireux de contrler l'observation de ,schrter1 reviennent sur ,messier chaque fois qu'ils en rencontrent l'occasion4 ,ce qui les frappe surtout1 c'est la ressemblance absolue1 on pourrait dire l'identit d'aspect des deux cirques4 ,voici1 sur ce sujet1 leurs propres paroles3 ,prs de ce cirque d'clat #g1 de #afkm de diamtre1 se trouve l',est un cirque entirement semblable sous tous les rapports4 ,diamtre1 forme1 hauteur et profondeur1 teinte de l'intrieur1 mme la position de quelques sommets sur le rempart1 tout s'accorde de telle faon qu'il doit y avoir l un jeu bien singulier du hasard ou l'intervention de quelque loi encore inconnue de la nature4444 ,messier est probablement cet objet que ,schrter 7,part4 ,,ii1 #fhh7 incline considrer comme une apparition lumineuse accidentelle4 ,nous pouvons assurer que1 depuis #ahbi1 dans plus de trois cents occasions1 aussi souvent que cette rgion tait bien visible1 nous l'avons toujours vue telle que nous l'avons dcrite1 alors qu'avec une apparence aussi prcise1 mme le plus lger changement de grandeur de forme ou de teinte aurait d se faire remarquer1 et que l'observation de ,schrter nous engageait tudier attentivement cette localit4 ,bientt aprs1 en #ahdb1 ,gruithuisen nota que les deux cirques ne paraissaient plus gaux4 ,webb rpta l'observation en #ahee et en fit ressortir toute l'importance4 ,cette ingalit1 qui avait pu chapper si longtemps l'attention d'observateurs habiles et persvrants1 tait devenue trs apparente dans une mdiocre lunette4 ,il est aujourd'hui facile de l'enregistrer par la ,photographie4 ,sous un clairement oblique1 ,messier se montre toujours plus petit et moins net que ,messier ,a1 le premier tant aplati dans le sens du mridien1 le second plus dvelopp en latitude4 ,c'est seulement pendant quelques jours chaque mois que les deux cirques1 sous un clairement presque normal1 apparaissent comme deux taches lumineuses gales4 ,il est contraire toute vraisemblance que ,beer et ,mdler aient limit leur examen cette courte priode notoirement dfavorable pour l'apprciation des formes4 ,il y a donc lieu de conclure qu'il s'est produit un changement intrinsque et dfinitif1 mais nous ne voyons pas de raison suffisante pour admettre1 avec ,m4 ,w4-,h4 ,pickering1 qu'il y a variation priodique4 ,ces deux cirques sont1 comme beaucoup d'autres1 envelopps chacun d'une aurole claire1 peu prs circulaire4 ,ces auroles chappent souvent la vue1 soit parce qu'elles ne forment pas un contraste suffisant avec un fond dj trs lumineux1 soit parce que leur teinte propre ne se dveloppe pas dans un clairement dj trs oblique4 ,prs du lever ou du coucher du ,soleil1 c'est le relief du bourrelet qui dtermine l'tendue apparente du cirque4 ,quand le ,soleil approche du mridien1 on ne voit plus que l'aurole1 et c'est par elle que l'on apprcie l'importance de la formation4 ,les deux orifices de ,messier sont ingaux1 les deux auroles sont gales3 de l la diversit des jugements4 ,nous renverrons aux ,ouvrages spciaux pour la discussion des cas analogues4 ,celui que nous avons choisi comme exemple est le plus frappant1 parce que1 dans aucun autre1 la diffrence entre l'tat initial et l'tat actuel n'est atteste par autant de tmoignages concordants4 ,si rellement des changements de cet ordre se produisent encore1 ils ne peuvent manquer d'tre mis en lumire un jour ou l'autre par la comparaison des documents photographiques4 ,dsormais1 c'est cette nouvelle source d'informations que nous aurons recours2 mais1 pour l'interprter plus srement1 il sera utile que nous empruntions la ,mcanique cleste et la ,physique quelques donnes sur les derniers tats que notre satellite a traverss avant de parvenir sa configuration actuelle et sur les forces qui peuvent rgner sa surface4 ,,chapitre ,,ix4 ,,la ,,gen,,se ,,du ,,globe ,,lunaire ,,et ,,les ,,conditions ,,physiques ,a ,,sa ,,surface4 ,on connat la conception sduisante par laquelle ,laplace a tent de rsumer dans ses grandes lignes la formation du systme solaire4 ,prsente par l'illustre auteur1 avec la dfiance que doit inspirer tout ce qui n'est pas un rsultat de l'observation ou du calcul1 l'hypothse nbulaire prend plus de prcision et de consistance mesure que l'on considre des poques plus rapproches de la ntre1 des tats plus voisins de l'tat actuel4 ,elle est capable1 en particulier1 de fournir des indications prcieuses si on l'applique au systme restreint form par la ,terre et la ,lune1 et dans lequel le ,soleil intervient comme agent de perturbation4 ,l'tat primitif nous est absolument inconnu et celui dont ,laplace est parti ne reprsente pas mme ici une approximation vraisemblable4 ,la marche rationnelle serait donc la suivante3 partir de l'tat actuel1 introduire comme fonctions du temps les principaux lments du systme1 volumes1 densits1 dures de rotation et de rvolution2 former les quations diffrentielles dont ces fonctions dpendent2 les intgrer au moins approximativement2 dans les intgrales1 donner au temps des valeurs positives ou ngatives1 suivant que l'on veut prvoir l'avenir ou reconstituer le pass4 ,ce programme1 pris la lettre1 dpasse encore les ressources de l',analyse4 ,il faut le modifier en partant d'un tat fictif1 aussi voisin que possible de l'tat actuel1 mais choisi de manire faciliter le calcul4 ,on peut esprer obtenir ainsi au moins un aperu de la manire dont les choses se sont passes4 ,la tentative la plus heureuse qui ait t faite dans ce sens est celle de ,m4 ,g4-,h4 ,darwin1 dont les ,mmoires ont paru dans les ,philosophical ,transactions4 ,nous allons essayer de rsumer ici les conclusions du plus important#aj4 ,note #aj3 ,g4-,h4 ,,darwin1 ,on the precession of a viscous spherod and on the remote history of the ,earth 7,phil4 ,trans41 vol4 ,,clxx1 #ahgi74 ,m4 ,darwin suppose la ,terre et la ,lune encore fluides et homognes1 la viscosit constante1 le plan de l'orbite lunaire en concidence avec le plan de l'cliptique4 ,les autres lments1 partant de leurs valeurs actuelles1 vont varier1 et la principale cause de cette variation sera le frottement des mares4 ,illustration3 ,fig4 #be4 ,on comprend sans peine l'origine de ce frottement 7fig4 #be74 ,si une plante ,p tourne dans le sens direct1 en prsence d'un autre corps ,c1 l'attraction de ce corps va provoquer la formation d'un bourrelet saillant b1 situ du ct de ,c4 ,le mouvement diurne1 suppos plus rapide que le mouvement de rvolution1 emporte ce bourrelet vers l',est1 mais l'attraction du corps ,c tend le ramener sur la ligne ,,pc4 ,le bourrelet liquide est donc constamment tran sur la plante et agit comme un frein pour teindre la vitesse de rotation4 ,l'action continue dans le mme sens tant que la dure de la rvolution sidrale 7que l'on peut appeler mois7 surpasse celle de la rotation diurne 7que l'on peut appeler jour74 ,l'action s'arrte1 en mme temps que les mares1 quand le mois est devenu gal au jour1 et la plante ,p prend1 d'une faon permanente1 une forme allonge dans la direction ,,pc4 ,ainsi l'action de la ,terre a ralis pour la ,lune cette galit1 enferme dans la premire loi de ,cassini4 ,on peut se demander pourquoi l'effet correspondant ne s'est pas produit pour la ,terre1 et pourquoi notre jour sidral n'est pas devenu gal la rvolution sidrale de la ,lune4 ,mais il est facile de voir qu'entre notre globe et son satellite la partie tait loin d'tre gale4 ,la ,terre1 plus volumineuse1 provoque sur la ,lune des mares bien plus fortes4 ,le frein mis en jeu1 agissant sur une masse moindre1 est plus efficace4 ,la ,terre agit #abjjj fois plus vite pour ralentir la rotation de la ,lune que la ,lune pour ralentir la rotation de la ,terre4 ,ce phnomne a des rpercussions qui n'apparaissent pas premire vue1 mais dont le calcul dmontre la ncessit4 ,l'nergie cintique disparue dans le ralentissement de la rotation de la plante ,p doit invitablement se retrouver quelque part4 ,il y a1 en effet1 chauffement de la plante ,p1 ou attnuation du refroidissement si celle-ci rayonne vers l'espace4 ,mais ce n'est pas tout3 le bourrelet b attirant la plante ,c du ct o dj elle tend se mouvoir1 augmente sa vitesse linaire et la fait sortir de son orbite relative4 ,a cette augmentation de distance correspond un ralentissement dans le mouvement angulaire4 ,en somme1 si nous considrons l'effet des mares terrestres1 il y a transport d'nergie cintique du mouvement diurne de la ,terre au mouvement orbital de la ,lune4 ,a ct de cette rpercussion relle1 il peut s'en produire une autre qui n'est qu'apparente4 ,nos procds de mesure du temps sont fonds sur la constance prsume du jour sidral4 ,si la rotation de la ,terre se ralentit1 le jour sidral s'allonge4 ,les phnomnes mesurs avec cette unit deviennent en apparence plus rapides4 ,c'est le cas pour le mouvement angulaire de la ,lune qui subirait une acclration apparente suprieure1 comme ,m4 ,darwin le dmontre1 son ralentissement rel4 ,ces rsultats subsistent pour toutes les hypothses vraisemblables sur la viscosit4 ,si l'on supposait1 au contraire1 la masse de la ,terre solide et parfaitement lastique1 on trouverait pour le moyen mouvement de la ,lune une acclration relle de #c1e et pour le jour sidral une dure presque invariable4 ,les conclusions de ,m4 ,darwin sont rsumes dans le ,tableau suivant1 qui nous retrace grands traits1 pour une priode de #ef millions d'annes en remontant dans le pass1 l'histoire de la ,terre et de son satellite3 ,colonnes3 ,a3 ,temps 7--t7 en annes4 ,b3 ,jour sidral en heures de temps moyen4 ,c3 ,rvolution sidrale en jours moyens4 ,d3 ,obliquit de l'cliptique4 ,e3 ,inverse de l'ellipticit4 ,f3 ,distance de la ,terre la ,lune en rayons terrestres4 ,g3 ,chaleur engendrs en degrs ,farenheit4 tats ,a ,b ,c ,d ,e ,f ,g h m j ' tat initial #j #bc4ef #bg4cb #bc4bh #bcb #fj1d #j ,i #df #cjj #jjj #ae4cj #ah4fb #bj4dj #if #df1h #bbe ,,ii #ef #fjj #jjj #i4ee #h4ag #ag4bj #dj #bg1j #gfj ,,iii #ef #hjj #jjj #g4ej #c4ei #ae4cj #be #ae1f #acjj ,,iv #ef #haj #jjj #f4de #a4eh #ad4be #ah #i1j #agfj ,on voit qu'une transformation trs profonde s'accomplit dans un temps relativement court partir de l'poque t -#ef #fjj #jjj4 ,en remontant vers cette poque1 on assiste une diminution de plus en plus rapide du jour1 du mois et de l'obliquit4 ,cela tient ce que1 la ,lune se rapprochant de la ,terre1 la force retardatrice des mares augmente normment4 ,il est vrai qu'avec une rotation plus rapide la production des mares serait plus fortement entrave par le frottement intrieur1 ce qui fait1 jusqu' un certain point1 compensation4 ,en prolongeant ce ,tableau1 on arriverait l'poque o la ,terre et la ,lune taient confondues ensemble4 ,la mthode de calcul de ,m4 ,darwin ne peut plus servir de guide dans le dtail1 lorsqu'on approche de cette limite4 ,toutefois le principe de la conservation des aires montre que1 au moment o la ,lune s'est spare de la ,terre1 le mois et le jour avaient pour valeur commune #e;h #cfm4 ,la sparation a pu tre provoque par l'action des mares solaires combines avec la force centrifuge4 ,on peut imaginer des circonstances o ces mares auraient acquis une trs grande intensit1 par exemple si la mare solaire semi-diurne avait peu prs mme priode que l'oscillation libre du sphrode4 ,ce ne serait pas alors un anneau qui se dtacherait1 mais une excroissance4 ,sa sparation serait accompagne d'une rupture d'quilibre et de fluctuations violentes4 ,la mise en libert d'un anneau complet serait plus conforme l'esprit gnral de l'hypothse de ,laplace1 mais le passage de cet anneau un satellite unique soulve1 de l'aveu de tous les gomtres qui se sont occups de la question1 de trs grandes difficults mcaniques4 ,si l'on considre la ,lune comme rassemble en un globe unique aussitt aprs sa sparation 7c'est l'hypothse que prfre ,m4 ,darwin71 le mois augmente ds le dbut un peu plus vite que le jour1 et l'influence rciproque des mares intervient pour allonger l'un et l'autre1 tout en loignant la ,lune de la ,terre4 ,la chaleur dveloppe par le passage de la ,terre de la dure de rotation primitive 7#e;h #cfm7 la dure de rotation actuelle 7#bc;h #efm7 suffirait1 si elle tait applique d'un seul coup1 pour lever la temprature de la ,terre de #cjjj ,farenheit4 ,mais il va de soi que la plus grande partie de cette chaleur a d se dissiper dans l'espace4 ,peut-on supposer qu'une partie de l'volution qui vient d'tre dcrite rentre dans les temps gologiques8 ,cela est possible si l'on admet avec ,m4 ,darwin qu'un globe visqueux1 mme recouvert d'une crote mince1 est susceptible d'prouver des mares courte priode comme si la fluidit tait parfaite4 ,l'alternance plus rapide des jours et des nuits devait donner plus d'nergie aux vents1 aux courants marins1 aux cyclones1 acclrer le travail des eaux la surface4 ,cela est conforme ce que nous savons des transformations de l'poque quaternaire1 o les cours d'eau1 plus volumineux qu'aujourd'hui1 travaillaient plus efficacement au creusement de leurs valles4 ,le frottement des mares a cess de se produire pour la ,lune par suite de l'galit tablie entre la dure de rotation et la dure de rvolution4 ,mais il doit tre encore sensible pour la ,terre4 ,cette action retardatrice peut rendre compte1 pour une part1 de l'acclration sculaire apparente du mouvement de la ,lune en longitude4 ,comme elle agit surtout sur l'quateur terrestre1 elle tend produire sur notre globe une sorte de torsion1 avec plissement superficiel4 ,m4 ,darwin a cherch prvoir dans un second ,mmoire 7,phil4 ,trans41 ,vol4 ,,clxx1 #ahgi7 la forme thorique de ces plis4 ,le dessin donn n'a pas une relation bien apparente avec la figure des continents ni avec le trac des chanes de montagnes4 ,de la forme de la ,lune4--,la rotation de la ,lune sur elle-mme est lente2 la force centrifuge l'quateur n'est qu'une fraction insignifiante de la pesanteur4 ,si donc la ,lune n'tait pas en prsence de la ,terre1 elle pourrait1 tant considre comme une masse fluide et homogne1 tre en quilibre sous la forme d'un ellipsode de rvolution trs peu aplati4 ,mais l'attraction de la ,terre la surface de la ,lune n'est pas insensible par rapport celle de la ,lune elle-mme2 d'o l'impossibilit que le globe lunaire soit de rvolution4 ,quand les dures de rotation et de rvolution sont devenues gales1 le bourrelet des mares prend sur la ,lune une position fixe2 il est constamment orient vers la ,terre1 avec une oscillation limite correspondant la libration en longitude4 ,du jour o la solidification complte intervient1 nous devons avoir une figure ovode1 l'allongement le plus prononc ayant lieu dans la direction de notre globe4 ,le problme1 considr dans toute sa gnralit1 est d'un traitement mathmatique trop pnible4 ,on le rduit1 pour la facilit du calcul1 aux termes suivants 7,,tisserand1 ,mcanique cleste1 t4 ,,ii1 p4 #aaj73 ,trouver la figure d'quilibre d'une masse fluide1 homogne1 anime d'un mouvement de rotation uniforme autour d'un axe fixe ,ox passant par son centre de gravit ,o4 ,toutes les molcules de la masse fluide s'attirent mutuellement suivant la loi de ,newton et sont soumises en outre l'attraction d'un centre loign ,c situ dans le plan de l'quateur4 ,on suppose qu'en vertu de celle dernire force le point ,o dcrit un cercle ayant son centre en ,c et que la dure de la rvolution est gale celle de la rotation de la masse fluide autour de ,ox4 ,la question tant ainsi prcise1 on trouve comme figure d'quilibre un ellipsode trois axes ingaux4 ,l'axe de rotation est le plus petit2 l'axe dirig vers la ,terre est le plus grand4 ,l'aplatissement de la section oriente vers la ,terre est quatre fois plus grand que celui de la section perpendiculaire4 ,ces aplatissements sont d'ailleurs faibles1 respectivement gaux #cge_/7aj;exp#g7 et #id_/7aj;exp#g74 ,la diffrence des rayons extrmes pourrait aller #fjm4 ,c'est dire qu'il y a peu d'espoir de la mettre en vidence par des mesures micromtriques4 ,il est probable que ces rsultats seraient peu modifis si l'on supposait la ,lune htrogne1 avec densit croissante de la surface au centre4 ,la densit moyenne de la ,lune surpasse peine #c1 et il est croire1 par suite1 qu'elle est plus homogne que la ,terre3 ses matriaux ont d tre emprunts aux couches superficielles et peu denses de notre globe4 ,indications fournies par la thorie de la libration4--,on peut former les quations du mouvement de la ,lune autour de son centre de gravit en ayant gard l'attraction mutuelle de ses diverses parties et l'attraction de la ,terre4 ,l'action perturbatrice du ,soleil a peu d'importance4 ,de ce que les ples se dplacent peu la surface1 il rsulte que l'axe de rotation reste voisin de l'un des axes principaux d'inertie4 ,par suite un autre axe principal d'inertie fait constamment un axe trs petit avec le rayon vecteur men du centre de la ,lune la position moyenne de la ,terre4 ,le calcul montre que les deux principales lois de ,cassini 7constance de l'inclinaison de l'axe de rotation sur l'cliptique1 concidence des noeuds de l'quateur et de l'orbite sur l'cliptique7 sont lies ensemble4 ,chacune peut tre regarde comme la consquence de l'autre4 ,la fixit de l'axe de rotation dans l'intrieur de la ,lune n'a pas un caractre ncessaire4 ,elle dpend des conditions initiales4 ,d'aprs ,poisson1 l'axe de rotation dcrit l'intrieur de la ,lune un cne de rvolution4 ,d'aprs un calcul plus exact1 d ,charles ,simon1 l'axe de rotation oscille dans un plan principal4 ,en pratique1 la distinction n'a pas beaucoup d'importance4 ,les excursions de l'axe de rotation sont certainement priodiques et toujours petites4 ,jusqu' prsent l'observation ne les a pas mises en vidence4 ,dsaccord entre la thorie de l'quilibre d'une masse fluide homogne et la thorie de la libration4--,la premire thorie donne1 comme nous l'avons vu1 pour l'aplatissement de la section principale la plus dforme #cge x 7#aj;exp#g74 ,la thorie de la libration donne pour l'aplatissement de cette mme section 7toujours dans l'hypothse de l'homognit7 #fad x 7#aj;exp-#f71 valeur seize fois plus forte4 ,on ne doit pas se flatter de rtablir l'accord en tenant compte de ce que la ,lune n'est pas homogne4 ,la discordance devient encore plus grande si l'on suppose1 comme il est naturel1 que la densit croisse de la surface au centre4 ,on doit en conclure que la figure actuelle de la ,lune ne rpond pas aux conditions d'quilibre d'une masse fluide4 ,notre satellite a d se dformer d'une manire sensible depuis que sa surface s'est solidifie1 et cette dformation s'est rpercute sur les constantes de la libration4 ,de l'allongement actuel de la ,lune vers la ,terre4--,hansen et ,j4 ,herschel ont admis que la ,lune1 en raison de sa constitution htrogne1 pouvait prsenter un allongement vers la ,terre1 suprieur mme celui qu'indique la thorie de la libration1 et qui comporte une diffrence de #akm entre les rayons extrmes4 ,ils ont aussi considr comme possible une dissymtrie extrieure entre les deux hmisphres1 dissymtrie compense par la distribution des masses intrieures de manire respecter l'isostase4 ,si l'hmisphre qui nous fait face est beaucoup plus renfl que l'autre1 il forme une vaste excroissance montagneuse prive d'air et d'eau4 ,l'atmosphre et les mers seraient relgues sur l'hmisphre invisible4 ,cette dissymtrie contribuerait videmment maintenir le grand axe de la ,lune dirig vers la ,terre4 ,port un certain degr1 le renflement pourrait tre mis en vidence par l'tude de la libration4 ,en effet1 pour un mme dplacement angulaire autour d'un axe perpendiculaire la ligne de vise1 les points du centre du disque prouveraient un dplacement apparent plus grand que les points voisins des bords1 mme si l'on suppose la ,lune sphrique4 ,et1 si on la suppose allonge vers la ,terre1 le dplacement relatif des points voisins du centre se trouve encore augment4 ,sur le conseil de ,hansen1 ,gussew a entrepris d'tudier ce point de vue deux photographies de ,warren de la ,rue4 ,son travail 7,bulletin de l',acadmie de ,saint-,ptersbourg1 #ad octobre #ahei7 conclut un allongement norme #j1jee4 ,ce rsultat1 bien qu'ayant obtenu l'assentiment de ,hansen1 n'a pas t admis en gnral par les astronomes4 ,rcemment ,m4 ,franz 7,observations de ,knigsberg1 ,vol4 ,,xxxviii7 a repris la discussion des mesures de ,gussew1 et montr qu'elles ne justifient pas ses conclusions4 ,m4 ,franz a mesur micromtriquement1 dans le mme but1 cinq clichs de l',observatoire ,lick1 et il a trouv que l'allongement vers la ,terre est insensible4 ,de l'atmosphre de la ,lune4--,au moment de la sparation de la ,terre et de la ,lune l'attraction prpondrante du globe le plus gros a d ne laisser au plus petit qu'une faible fraction de l'atmosphre totale4 ,il est vrai que cette atmosphre pouvait tre alors beaucoup plus importante qu'aujourd'hui4 ,en fait l'atmosphre de la ,lune a maintenant une densit extrmement faible4 ,le bord du ,soleil n'prouve ni affaiblissement ni dformation au voisinage du bord de la ,lune dans les clipses4 ,le spectre visible de la ,lune est le mme que celui de la lumire solaire reue directement1 et les raies d'origine atmosphrique ne s'y montrent pas plus intenses4 ,le critrium qui semble devoir offrir la sensibilit la plus grande est fourni par les occultations d'toiles4 ,a l'entre et la sortie1 dans une occultation centrale1 l'toile doit paratre dvie1 en des sens contraires1 d'un arc gal au double de la rfraction horizontale la surface de la ,lune4 ,or la rfraction horizontale atteint sur la ,terre #cj' #ce'4 ,d'autre part1 la prsence d'une atmosphre augmente le rayon apparent de l'astre dans une mesure qui dpend la fois de la densit de l'atmosphre et de sa hauteur1 mais qui1 certainement1 est bien moindre que le double de la rfraction horizontale4 ,on doit donc1 en partant du diamtre apparent mesur directement1 trouver pour les occultations une dure trop longue4 ,inversement le diamtre calcul d'aprs la dure des occultations sera plus petit que le diamtre mesur directement4 ,bessel a considr comme tabli par l'exprience que la diffrence ne s'levait pas #a4 ,il en a conclu que l'atmosphre devait tre au moins #ijj fois plus rare la surface de la ,lune qu' la surface de la ,terre4 ,cette conclusion parat excessive4 ,on possde aujourd'hui des occultations observes plus exactement et en nombre beaucoup plus grand qu'au temps de ,bessel4 ,leur discussion montre que la diffrence des diamtres dtermins par les deux mthodes est bien relle4 ,on peut l'estimer #a ou mme #b et son signe est bien celui que fait prvoir la thorie1 s'il existe une atmosphre rfringente4 ,il y a donc lieu de considrer la limite #a_/ijj pose par ,bessel comme une valeur vraisemblable de la densit de l'atmosphre lunaire la surface4 ,a cause de la moindre pesanteur sur la ,lune1 l'atmosphre s'y rpartirait sur une hauteur bien plus grande et1 #aejkm d'altitude1 les deux atmosphres pourraient avoir des densits comparables4 ,or1 #aejkm de hauteur1 l'atmosphre terrestre est encore capable de produire des effets sensibles1 de porter les toiles filantes l'incandescence1 de diffuser les rayons solaires1 de tenir de fines poussires en suspension4 ,disparition de l'atmosphre lunaire4--,l'examen de la surface de notre satellite donne lieu de penser qu'il a possd autrefois une atmosphre plus importante1 et que1 par la suite1 cette enveloppe fluide s'est rsorbe ou dissipe4 ,la premire explication est suggre par divers phnomnes chimiques4 ,une lvation de temprature de quelques centaines de degrs la surface de la ,terre ferait rentrer dans l'atmosphre la totalit de l'eau des mers et une grande partie de l'acide carbonique contenu dans l'corce4 ,d'o augmentation trs forte dans la hauteur et la pression de l'atmosphre4 ,inversement le refroidissement plus rapide du sol lunaire1 joint sa nature absorbante1 a pu fixer dans des combinaisons solides et soustraire la circulation la totalit des lments liquides ou gazeux4 ,mais il se peut aussi que les gaz aient disparu par mission directe dans l'espace4 ,les gaz trs rarfis ne suivent plus les lois ordinaires des mlanges4 ,la hauteur limite de l'atmosphre est variable d'un gaz l'autre1 et ceux dont le poids atomique est moindre s'lvent plus haut que les autres4 ,or la ,lune laisse chapper toute molcule lance suivant la verticale ascendante avec une vitesse suprieure #bkm1#ch par seconde4 ,il est probable que cette vitesse est frquemment atteinte pour tous les gaz et que1 par suite1 la ,lune est incapable d'en retenir aucun4 ,m4 ,g4-,j4 ,stoney 7,transactions of the ,r4 ,dublin ,society1 ,vol4 ,,vi1 srie #b7 admet que la temprature la limite de l'atmosphre terrestre est -#ff ,c4 ,a cette temprature les molcules d'hydrogne et d'hlium1 de poids atomique #a et #b1 ont respectivement pour vitesse moyenne #afjcm et #aaccm par seconde4 ,sur la ,terre1 o une vitesse de #ajkm #abkm par seconde suffit pour assurer l'vasion1 l'hydrogne et l'hlium s'chappent1 la vapeur d'eau ne s'chappe pas4 ,il semble donc qu'une vitesse gale #i ou #aj fois la vitesse moyenne est encore assez frquemment ralise pour qu'une dperdition assez rapide en rsulte4 ,sur la ,lune tous les gaz connus1 sans exception1 s'chappent la longue plus facilement que l'hlium sur la ,terre4 ,il n'y a donc pas s'tonner que la ,lune n'ait plus d'atmosphre4 ,mais rien ne dit qu'elle n'en ait pas eu une assez importante dans le pass4 ,que sont devenues ces molcules gares8 ,celles dont la vitesse tait peu prs perpendiculaire au mouvement relatif de la ,lune ont d tre reprises par la ,terre1 surtout lorsque les deux plantes taient assez voisines l'une de l'autre4 ,le plus grand nombre a d former un anneau de particules trs dissmines1 circulant indpendamment les unes des autres autour du ,soleil1 et dont l'orbite de la ,terre constituait la ligne centrale4 ,il y aurait l une explication possible de la lumire zodiacale4 ,de la temprature de la ,lune4--,il n'est pas douteux que la ,lune ne se soit refroidie plus vite que la ,terre1 par cela seul qu'elle est plus petite4 ,la ,lune est arrive la premire possder une crote assez paisse1 o la chaleur interne ne contribue plus que dans une mesure insignifiante entretenir la temprature de la surface4 ,celle-ci oscille sous l'influence alternative du rayonnement solaire et du refroidissement nocturne1 limit par la prsence de l'atmosphre4 ,on ne peut douter que cette influence de l'atmosphre ne soit considrable4 ,dans la zone torride les sommets des trs hautes montagnes sont chargs de neiges perptuelles1 et le refroidissement nocturne y est bien plus intense que pour les plaines situes leur base4 ,on ne voit1 pour expliquer cette diffrence1 d'autre motif que la raret de l'air et de la vapeur d'eau4 ,or les sommets des plus hautes montagnes terrestres sont encore loin d'atteindre la limite suprieure de l'atmosphre4 ,l'limination totale de celle-ci serait accompagne d'un refroidissement encore plus grand4 ,nous devons donc nous attendre ce que la ,lune soit une basse temprature et il est certain1 en effet1 que la chaleur qu'elle nous envoie n'est pas sensible pour nos organes1 ni mme1 dans les conditions ordinaires d'exprience1 pour un thermomtre4 ,si le refroidissement nocturne est intense sur notre satellite1 l'chauffement dans le jour semble devoir y tre important4 ,en effet1 les jours de la ,lune valent #ad des ntres et1 dans cet intervalle1 tous les points de la zone quatoriale voient le ,soleil passer prs de leur znith4 ,quelle que soit la nature de la surface1 une certaine fraction des rayons solaires doit s'y absorber et relever la temprature4 ,nous pouvons d'ailleurs constater premire vue qu'il ne s'accomplit pas de rflexion spculaire4 ,aussi ,j4 ,herschel pensait que le point d'bullition de l'eau devait tre dpass quotidiennement4 ,d'autres astronomes ont pens que le sol lunaire devait approcher de la temprature du fer rouge4 ,en #ahdf ,melloni1 oprant sur le ,vsuve l'aide d'un thermopile et du galvanomtre rcemment invent1 russit pour la premire fois mettre en vidence une manifestation sensible de la chaleur renvoye par la ,lune4 ,lord ,rosse et le ,dr ,boeddiker ont obtenu des rsultats encore plus nets4 ,ils valuent #ejj ,c4 l'abaissement de temprature qui se produit sur la ,lune dans le cours d'une clipse totale4 ,le refroidissement conscutif la disparition du ,soleil est donc beaucoup plus rapide que sur la ,terre1 ce qui met bien en vidence le rle protecteur de l'atmosphre4 ,les radiations solaires1 pntrant dans le sol terrestre1 s'y transforment en radiations obscures2 il parat probable que l'atmosphre les retient au passage et que ce dfaut de transparence ou cette facult de capture rsident surtout dans la vapeur d'eau et l'acide carbonique4 ,depuis ,langley a ralis une combinaison beaucoup plus sensible du thermopile et du galvanomtre4 ,avec cet appareil1 qu'il a nomm bolomtre1 il a pu explorer le spectre solaire1 du ct de l'infrarouge1 bien au del des limites antrieurement admises1 et il a reconnu que la majeure partie de l'nergie calorifique du ,soleil1 les trois quarts peut-tre1 rside en dehors du spectre visible4 ,mais un autre rsultat inattendu des expriences de ,langley est que ces rayons obscurs traversent une atmosphre pure et sche plus facilement que ne le fait la chaleur lumineuse4 ,dans un travail excut avec ,m4 ,very et publi en #ahhiaa ,langley arrive aux conclusions suivantes3 ,la partie du disque lunaire qui n'est pas actuellement claire du ,soleil ne nous envoie pas plus de chaleur que le fond du ciel4 ,note #aa3 ,,langley et ,,very1 ,the temperature of the ,moon4 ,american ,journal of ,science1 vol4 ,,xxxviii1 #c;e srie4 ,la partie du disque lunaire qui voit le ,soleil est1 sans exception1 plus chaude que le fond du ciel4 ,l'appareil est assez sensible pour manifester la #aejj;e partie de la radiation totale de la ,lune4 ,la chute de temprature qui se produit sur la ,lune pendant la dure d'une clipse totale n'est pas aussi forte que lord ,rosse l'avait pens4 ,elle est cependant suprieure celle qui se produit dans l'paisseur de l'atmosphre terrestre sous une latitude quelconque4 ,il y a dans le spectre lunaire deux maxima distincts observables1 l'un correspondant la radiation rflchie1 l'autre la radiation propre du sol4 ,la position du second maximum1 reprsentant la chaleur rayonnante invisible1 permet une valuation de la temprature du sol4 ,cette valuation est fort incertaine4 ,on peut admettre cependant que la temprature de la ,lune ne s'lve pas au-dessus de #j centigrade4 ,il n'y aurait donc pas1 en dehors de l'examen dtaill du sol1 de raison suffisante pour exclure l'ide que la ,lune soit1 en tout ou en partie1 couverte de glace4 ,faute d'une temprature assez leve cette glace n'aurait jamais occasion de fondre ou d'mettre des vapeurs sensibles4 ,cette conclusion a soulev des objections nombreuses4 ,on s'explique mal1 en l'absence de tout cran protecteur1 ce qui frapperait ainsi les rayons solaires d'impuissance4 ,m4 ,very1 collaborateur de ,langley1 a repris les mesures avec des appareils plus perfectionns#ab4 ,la transmission par le verre lui a permis de distinguer1 dans la radiation de la ,lune1 la radiation solaire rflchie de celle qui mane rellement du sol lunaire chauff4 ,en effet1 une lame de verre qui laisse passer #j1gg de la radiation solaire transmet seulement #j1jb de la radiation d'une source basse temprature1 telle qu'un cube noirci rempli d'eau bouillante4 ,finalement ,m4 ,very a trouv1 comme il fallait s'y attendre1 que la surface solide de la ,lune1 moins rflchissante que les nuages de l'atmosphre terrestre1 doit mieux profiter de la chaleur incidente4 ,la temprature moyenne de l'hmisphre clair doit tre voisine de #ig ,c4 ,le point qui voit le ,soleil au znith doit s'chauffer jusqu' #ahd1 c'est--dire plus que les dserts les plus brlants de la ,terre4 ,dans ces conditions1 l'existence souterraine est la seule laquelle pourraient s'adapter les formes vivantes terrestres4 ,note #ab3 ,f4-,w4 ,,very1 ,the probable range of the temperature of the ,moon4 ,astrophysical ,journal1 vol4 ,,viii1 nov4 et dc4 #ahih4 ,,chapitre ,x4 ,,la ,,figure ,,de ,,la ,,lune ,,tudi,e ,,par ,,les ,,documents ,,photographiques4 ,,les ,,traits ,g,n,,raux ,,du ,,relief4 ,a quelque opinion que l'on se range1 concernant la temprature actuelle de la ,lune1 il est certain qu'elle s'est refroidie plus vite et dessche plus compltement que la ,terre4 ,on doit donc s'attendre ce que la contraction par refroidissement soit pour notre satellite un facteur important du relief1 le travail des eaux y tant relativement peu considrable4 ,cette prvision est confirme par l'inspection de la surface dans les lunettes puissantes1 inspection qui peut se faire aujourd'hui bien plus loisir et d'une manire presque aussi complte sur les photographies4 ,nous y reconnatrons d'abord1 premire vue1 des diffrences de niveau considrables4 ,prenons1 par exemple1 l'image de ,thophile1 l'un des cirques les plus profonds de la ,lune4 ,la mesure des ombres y donne #eejjm pour l'cart d'altitude entre le bord et la plaine intrieure1 #aejjm pour la hauteur du groupe central de montagnes4 ,la pente intrieure est raide1 incline de #cj en moyenne4 ,d'autres cirques prsentent des inclinaisons encore plus fortes1 #dj ou #ej1 ce qui montre qu'ils ne peuvent tre forms que de matriaux rsistants4 ,il serait difficile1 sur la ,terre1 de trouver une telle diffrence de niveau rpartie sur une largeur aussi faible4 ,la pente extrieure est au contraire modre4 ,il est malais d'y assigner la limite de l'ombre1 et par suite d'en valuer la hauteur 7fig4 #ca74 ,sur ce revers externe1 nous voyons de nombreux sillons1 un peu divergents1 tracs suivant la ligne de plus grande pente4 ,ils peuvent1 premire vue1 s'interprter comme des vallons creuss par les eaux4 ,mais le fait qu'on les observe exclusivement sur le versant extrieur de quelques grands cirques conduit les regarder plutt comme des traces d'panchements volcaniques4 ,on ne trouve point1 en effet1 d'indice de ravinement sur la pente intrieure des cirques1 pas davantage sur les pentes qui limitent les grands massifs montagneux et qui sembleraient devoir offrir un champ si favorable l'rosion4 ,les parties saillantes n'y sont nulle part rduites l'tat de crtes linaires et ramifies4 ,partout des bassins sans coulement1 des plateaux pentes indcises4 ,point de fosss continus et progressivement largis1 comme les cluses et combes du ,jura1 point de deltas au dbouch des sillons dans la plaine4 ,d'o cette conclusion importante3 non seulement la ,lune n'est pas aujourd'hui arrose par des prcipitations copieuses 7ce que montrait dj l'absence de tout effet de rfraction imputable l'air ou la vapeur d'eau71 mais il en a toujours t ainsi depuis que le relief de notre satellite s'est constitu4 ,jamais les eaux n'ont eu se frayer la surface des voies d'coulement4 ,cela veut-il dire qu'il n'y ait jamais eu d'humidit sur la ,lune8 ,cette consquence serait peu admissible du moment que1 avec ,laplace et ses successeurs1 nous faisons de la ,lune un fragment dtach de la ,terre4 ,elle le sera moins encore quand nous aurons relev sur la ,lune des traces manifestes d'ruptions volcaniques4 ,disons seulement que les prcipitations y ont t faibles compares ce qu'elles sont dans les rgions bien arroses de la ,terre4 ,elles ont rencontr un sol poreux et absorbant qui ne leur a pas permis d'agir par ruissellement4 ,le refroidissement ayant march plus vite sur un globe moins gros1 une couche plus paisse s'est trouve capable d'absorber l'eau1 que la chaleur interne ne refoulait plus la surface4 ,pourquoi parlons-nous de sol poreux et absorbant8 ,l'hypothse de ,laplace nous y invite encore4 ,car la ,lune1 emprunte aux couches superficielles de la ,terre1 doit tre compose surtout des matriaux lgers de l'corce4 ,cette manire de voir est confirme par la faible valeur de la densit moyenne1 qui ne s'lve qu' #c1d pendant qu'elle dpasse #e1e pour notre globe4 ,il est d'ailleurs extrmement probable que la densit superficielle est plus faible1 de mme que sur la ,terre1 et n'excde pas #b1 densit des calcaires les plus fissurs et les plus lgers4 ,enfin l'clat de la lumire rflchie par la ,lune permet d'assimiler sa surface au marbre ou la craie4 ,les roches granitiques1 schisteuses1 basaltiques1 et en gnral celles qui forment les terrains impermables1 ont des teintes plus sombres4 ,la rpartition des mers4--,un des traits les plus gnraux et les plus visibles de notre satellite est constitu par de vastes taches de couleur sombre1 formant des compartiments dprims4 ,nous leur garderons1 pour nous conformer l'usage1 le nom de mers qui leur a t donn par les anciens slnographes2 mais il est certain que leur surface est rugueuse et que la lumire s'y diffuse sans jamais s'y rflchir comme elle le ferait sur un liquide4 ,il est naturel de les rapprocher des compartiments affaisss de la surface terrestre4 ,nous pouvons esprer d'y trouver matire des comparaisons utiles2 car1 si les mers lunaires n'ont subi ni sdiments ni rosions1 les fosses ocaniques terrestres en ont t prserves par l'paisseur du manteau liquide qui les recouvre4 ,un premier rapprochement doit tre fait en ce qui concerne la distribution gnrale des aires dprimes4 ,on sait que1 sur la ,terre1 ces aires se partagent en deux sries4 ,les unes1 appeles fosses mditerranennes1 s'enchanent1 sans se confondre1 peu prs suivant un grand cercle de la sphre4 ,deux autres groupes moins distincts1 constituant par leur agrgation l'un l'ocan ,pacifique1 l'autre l'ocan ,atlantique1 s'tendent surtout dans le sens du mridien1 angle droit avec l'alignement des fosses mditerranennes4 ,cette disposition parat avoir persist1 dans ses traits essentiels1 travers les temps gologiques4 ,prenons maintenant une preuve photographique de la ,lune au voisinage de l'opposition et nous reconnatrons que ce rsum est applicable notre satellite de point en point1 sans qu'il y ait autre chose que les noms changer4 ,les mers des ,pluies1 de la ,srnit1 de la ,tranquillit1 de la ,fcondit1 la mer ,australe forment une srie aligne suivant un grand cercle4 ,mais1 au lieu de se fermer comme les suivantes1 la mer des ,pluies s'ouvre l',est dans un systme de bassins qui s'tend perpendiculairement au premier1 comprenant au ,nord le ,golfe de la ,rose1 au ,sud l'ocan des ,temptes et la mer des ,nuages 7fig4 #cj74 ,convient-il d'assimiler ce second systme au ,pacifique ou l',atlantique8 ,la seconde manire de voir semble mieux fonde4 ,ces dpressions n'embrassent pas1 toutes ensemble1 le cinquime de la circonfrence du globe en longitude4 ,nous n'avons point ici de chanes ctires comme celles qui font l'ocan ,pacifique une ceinture presque continue4 ,au contraire1 nous voyons dans le sens de la longueur une ride mdiane jalonne par toute une srie de grands foyers ruptifs1 ,bouillaud1 ,euclide1 ,kepler1 ,aristarque4 ,on sait que l'ocan ,atlantique est aussi divis suivant un mridien par une ride saillante d'o mergent de distance en distance les sommits volcaniques de l',islande1 des ,aores1 de l',ascension1 de ,tristan da ,cunha4 ,nous ne pouvons1 malheureusement1 achever le tour de la plante pour voir si la srie des fosses mditerranennes se prolonge de l'autre ct1 s'il s'y rencontre un digne pendant l'ocan ,pacifique1 si les dpressions s'y placent de prfrence aux antipodes des saillies comme le veut la symtrie ttradrique qui semble prvaloir sur la ,terre4 ,la structure des mers4--,la conformit qui se manifeste sur les deux plantes dans la rpartition gnrale des rgions dprimes a pour pendant une analogie non moins remarquable dans leur structure4 ,les grands abmes marins o la sonde descend plus de #hkm de profondeur ne se groupent pas1 comme on l'a cru longtemps1 dans les parties centrales des ocans1 loin de toute terre merge4 ,ils ont plutt la forme de valles allonges paralllement aux rivages1 des distances relativement faibles de ceux-ci4 ,c'est ce qui a lieu dans l'ocan ,atlantique pour les fosses des ,antilles et des ,bermudes1 dans le ,pacifique pour les fosses des ,kouriles1 des les ,tonga1 au large des ctes chiliennes et pruviennes 7,pl4 ,i74 ,cette loi n'a t mise en vidence que par des travaux rcents1 la suite de sondages multiplis1 de longues et coteuses expditions maritimes4 ,sur la ,lune1 nous pouvons la vrifier beaucoup moins de frais4 ,une bonne lunette et un peu de patience y suffisent4 ,il nous sera d'abord trs ais de reconnatre que1 sur le fond des mers1 le relief a une allure gnrale plus douce que dans les parties saillantes4 ,les crtes versants concaves y sont rares2 part quelques blocs isols qui forment de vritables les1 les ondulations du sol ne projettent d'ombre qu'au lever ou au coucher du ,soleil4 ,les pentes sont modres et se prolongent dans le mme sens sur de vastes tendues4 ,en thse gnrale1 cela est vrai de la ,terre comme de son satellite4 ,il s'en faut de beaucoup1 cependant1 que les mers lunaires soient planes ou exactement modeles sur la sphricit du globe4 ,ce ne sont point des surfaces gomtriques4 ,essayons donc d'aller plus loin et de reconnatre o se trouvent les points les plus creux4 ,si nous examinons sous un clairement favorable la mer de la ,srnit1 par exemple1 nous serons frapps de ce fait qu'elle possde1 au pied de son enceinte montagneuse1 toute une bordure de taches sombres4 ,pour qui est familier avec l'tude de la surface de la ,lune1 il est ds lors probable que ces taches correspondent aux parties les plus creuses4 ,il y a1 en effet1 sur notre satellite1 corrlation habituelle entre la teinte et l'altitude1 en ce sens que les plaines basses y sont presque toujours plus sombres que les points saillants4 ,comme la rgle n'est pas sans exception1 une vrification pourra sembler dsirable4 ,il suffira1 pour la faire1 de noter la position des taches sombres et d'attendre que le ,soleil se couche pour elles4 ,on les voit alors envahies par l'ombre avant les taches claires qui les avoisinent1 d'o il rsulte que les premires sont effectivement dprimes4 ,la mme exprience1 rpte sur d'autres mers1 fortifie cette conclusion1 qui est peu prs gnrale2 le fond des mers lunaires est convexe1 dans son ensemble1 au del de ce qu'exige la courbure moyenne du globe1 et les fosses ocaniques y sont1 comme sur la ,terre1 rejetes prs des rivages4 ,la formation des mers4--,un troisime point de ressemblance est signaler entre les mers terrestres et celles de notre satellite4 ,c'est dans la srie quatoriale1 dans celle qui rpond aux fosses mditerranennes1 que se rencontrent les bassins les mieux dlimits par des bourrelets montagneux1 ceux dont le bon tat de conservation accuse une jeunesse relative4 ,sur la ,lune leur forme circulaire ressort souvent avec une admirable clart4 ,les cassures qui les bordent se montrent nu1 parfois sur plusieurs milliers de mtres de hauteur4 ,il est vident que chacune de ces dnivellations de l'corce1 par cela mme qu'elle affecte un dessin gomtrique1 a d s'effectuer dans un temps assez court et se rattache une poque gologique dtermine4 ,si le phnomne est plus net sur la ,lune1 cela tient ce que nous pouvons en observer l'effet intgral et non modifi4 ,nous retrouverions des formes analogues sur la ,terre1 s'il nous tait possible de dbarrasser les fosses sous-marines de leur bordure de sdiments et de restituer aux bourrelets montagneux tout ce que l'rosion leur a enlev4 ,voulons-nous prendre en quelque sorte sur le fait le mcanisme de la formation d'une mer8 ,il faudra nous adresser de prfrence celles qui ont gard l'intgrit de leur contour circulaire4 ,il y en a trois1 les mers des ,crises1 du ,nectar1 des ,humeurs1 qui possdent ce caractre un haut degr1 et ce sont justement celles qui mettent en dfaut la rgle signale tout l'heure4 ,une bande marginale n'y a pas suivi l'affaissement du centre1 mais est reste adhrente la bordure montagneuse4 ,les rides de celle-ci n'accusent point de prfrence pour l'alignement parallle au rivage1 par consquent point de structure plisse4 ,la partie centrale ou aplanie de la mer offre une srie de veines ou de bourrelets saillants4 ,la rgion extrieure ou montagneuse est coupe de crevasses ouvertes1 larges de #bkm #ckm1 se prolongeant sur une norme longueur travers les obstacles les plus varis 7fig4 #cb1 #cc1 #cd74 ,les veines comme les crevasses suivent trop videmment un trac concentrique au rivage de la mer pour ne pas tre rattaches au mouvement du sol qui a dtermin l'effondrement du centre4 ,mais nous ne trouvons pas ici1 comme sur le contour des affaissements terrestres1 des plis refouls1 accumuls contre des massifs rsistants4 ,bien loin de l1 l'corce lunaire s'est dchire en larges crevasses qui demeurent encore bantes l'heure actuelle4 ,sa tendance1 lors des derniers mouvements dont nous pouvons constater les traces1 n'tait donc pas de se plisser comme un vtement trop large1 mais au contraire de s'tirer1 de se disjoindre comme une enveloppe trop troite4 ,pourquoi maintenant des crevasses ouvertes l'extrieur de la mer1 des veines saillantes l'intrieur8 ,ces deux aspects inverses ne sont pas contradictoires4 ,ils reprsentent seulement deux tapes diffrentes dans la marche d'un mme phnomne4 ,les veines1 comme les crevasses1 marquent des ruptures successives dues l'effondrement du centre de la mer4 ,les cassures les plus rapproches du centre ont servi au dgorgement des laves1 qui se sont ensuite panches sur la plaine4 ,quand cet panchement a pris fin1 les laves1 arrivant la surface dj refroidies1 se sont solidifies sur place4 ,non contentes d'obstruer la fissure1 elles l'ont transforme par leurs apports successifs en un bourrelet saillant1 pentes doucement inclines4 ,les fissures de la bande extrieure1 situes un niveau plus lev1 n'ont point servi l'panchement des laves1 qui trouvaient dans les tages infrieurs une issue suffisante4 ,elles sont1 par suite1 demeures ouvertes2 elles ont mme d aller en s'largissant toujours1 la manire des crevasses des glaciers1 tant que la priode d'affaissement de leur lvre infrieure s'est prolonge4 ,bien entendu1 les parties aplanies de la surface sont galement sujettes se fissurer4 ,mais1 tant que l'corce n'y a pas acquis une grande paisseur1 les crevasses ne peuvent s'y ouvrir largement sans donner issue aux panchements volcaniques4 ,ds lors elles s'obstruent1 s'effacent et se transforment en bourrelets4 ,nous voyons frquemment ces deux sortes d'accidents juxtaposs petite distance2 parfois mme une crevasse ouverte se prolonge par une veine saillante4 ,on comprend donc que les fissures de plaine soient1 en gnral1 plus troites que celles des rgions de montagne1 par suite moins faciles observer4 ,mais leur position1 leur trac sont galement significatifs au sujet de leur origine4 ,ainsi dans la partie est de la mer de la ,tranquillit 7fig4 #ce7 nous remarquons1 ct de veines remarquablement longues et ramifies1 les crevasses typiques de ,sosigne1 de ,denys1 de ,sabine1 toutes traces paralllement au rivage4 ,dans le cas de ,sabine1 la crevasse est double1 ce qui montre que la tendance a persist aprs avoir obtenu une premire1 mais insuffisante satisfaction4 ,cette formation de crevasses successives et parallles s'observe1 pour ainsi dire1 chaque pas sur les glaciers alpins4 ,de mme ici nous voyons la mer exercer sur la terre ferme une sorte d'attraction assez puissante pour disjoindre celle-ci et en dtacher des bandes marginales4 ,des massifs montagneux de la ,lune4--,ces notions acquises sur les mers nous rendront plus explicables les blocs saillants qui les encadrent4 ,leurs caractres sont surtout ngatifs4 ,ils manquent d'individualit propre4 ,ce ne sont gure que des portions de plateau laisses en relief par l'affaissement des rgions voisines4 ,d'habitude les aires d'effondrement sont circulaires2 aussi la forme gnrale du groupe montagneux sera1 plus ou moins1 celle d'un triangle cts concaves1 de la portion de plan comprise entre trois cercles qui se coupent4 ,cet nonc s'applique bien aux monts ,taurus1 limitrophes de la mer de la ,srnit4 ,nous n'y voyons ni lignes de partage1 ni valles d'coulement4 ,la fine crevasse qui se fraye un chemin travers le centre du massif et se prolonge sur la plaine tmoigne par sa seule prsence que le model du relief par les eaux a t nul ou insignifiant4 ,les plus fortes lvations du sol ne sont point rassembles au centre1 mais rejetes prs de la limite ouest4 ,cette particularit n'est pas moins visible sur le groupe des ,apennins4 ,le ct nord1 inclin vers la mer de la ,srnit1 est beaucoup plus troit1 beaucoup plus rapide que la pente incline au ,sud vers la mer des ,vapeurs4 ,nous reconnaissons ici la loi de dissymtrie des versants1 bien connue de tous ceux qui ont tudi les montagnes terrestres4 ,il semble que toute cette portion de l'corce ait prouv un mouvement de bascule exposant au dehors d'un ct une cassure abrupte1 de l'autre une face dorsale d'inclinaison modre4 ,mais toujours point de plis refouls contre les parties saillantes4 ,nous voyons1 au contraire1 la crote lunaire manifester en toute occasion sa tendance s'tirer et se disjoindre 7fig4 #cf74 ,on la retrouve encore1 bien loquemment atteste1 dans la grande valle rectiligne que l'pe surhumaine de quelque paladin semble avoir entaille d'un seul coup travers le massif des ,alpes4 ,bien entendu1 cette explication ne saurait suffire1 car il s'agit ici d'une cassure de #gjkm de long sur #ajkm #abkm de large4 ,pour expliquer comment les deux parties en contact ont pu se disjoindre ce point1 la thorie de la contraction par refroidissement n'est pas suffisante4 ,il faut admettre que l'un au moins des deux fragments a pu flotter la drive sur le liquide qui le portait4 ,pour les ,alpes comme pour les ,apennins1 les plus hauts sommets sont en bordure1 et leurs ombres s'allongent sans obstacle sur la plaine qui s'tend leurs pieds 7fig4 #cg74 ,le massif voisin du ,caucase forme barrire entre les mers des ,pluies et de la ,srnit4 ,ces deux bassins se rapprochent au point de donner la masse interpose l'aspect d'une chane de montagnes terrestre4 ,a y regarder de prs1 il n'y a point division dans la longueur par une ligne de fate1 mais1 au contraire1 division transversale en plusieurs blocs rectangulaires4 ,les cases de ce damier gigantesque ne sont plus en correspondance exacte4 ,elles ont jou les unes par rapport aux autres1 et subi dans le sens tangentiel des mouvements de transport ou de charriage qui peuvent atteindre #cjkm d'amplitude4 ,relations entre l'histoire de la ,lune et celle de la ,terre4--,on remarquera que l'tude du relief lunaire apporte1 dans trois au moins des grandes questions qui divisent les gographes et les gologues1 un tmoignage prcis1 qui n'est peut-tre pas sans rplique1 mais que l'on n'a pas le droit d'ignorer ou de ngliger4 ,en premier lieu1 la ,terre a-t-elle une corce solide1 une lithosphre8 ,nous avons vu que des thoriciens d'une grande autorit se prononcent pour la ngative4 ,ils ne veulent pas admettre qu'une crote relativement mince1 enveloppant un noyau liquide1 rsiste aux mares qu'elle aurait subir1 au poids des montagnes dont sa surface est hrisse4 ,pour ,lord ,kelvin1 pour ,m4 ,darwin1 la solidification d'une plante doit commencer par le centre1 progresser vers la surface1 et ne porter en dernier lieu que sur une couche mince4 ,les gologues se montrent1 en gnral1 peu disposs marcher dans cette voie2 il nous semble que leur rpugnance pourrait tre fonde avec plus de force encore sur l'examen de la surface de la ,lune4 ,non seulement1 en effet1 les panchements venus de l'intrieur y ont nivel le fond des mers et des cirques1 mais1 ce qui est plus significatif encore1 des fragments solidifis1 pais de plusieurs milliers de mtres1 ont pu y flotter la drive4 ,on continuera donc1 malgr les beaux travaux mathmatiques auxquels nous avons fait allusion1 parler de l'corce solide des plantes4 ,on le peut en conscience1 parce que1 pour simplifier le problme et le rendre accessible au calcul1 on est oblig d'introduire ds le dbut des hypothses hasardeuses1 notamment celle d'une certaine homognit4 ,devant cette ncessit1 les faits d'observation gardent une valeur prpondrante4 ,que l'on prenne garde1 en contestant l'intrieur des plantes le droit d'tre fluide1 leur crote celui de se supporter elle-mme1 de ressembler aux mdecins du ,x,v,i,ie sicle1 qui refusaient au sang la facult de circuler dans les artres4 ,un second litige1 dans lequel les astronomes auraient leur mot dire1 a pour sujet la formation des montagnes4 ,ainsi que nous l'avons vu au ,chapitre ,v1 la thorie de la contraction par refroidissement1 aprs avoir travers une priode de brillante faveur1 se heurte des objections4 ,on trouve le refroidissement sculaire trop lent1 trop peu sensible pour donner lieu des dformations aussi grandes4 ,il faut admettre1 dit-on1 que le poids des sdiments dposs sur les rivages les contraint s'affaisser1 relve par un mouvement de bascule une bande de terrain parallle1 et tend ainsi exagrer les diffrences de niveau primitives4 ,l'examen de la ,lune doit nous faire envisager ce complment d'explication avec beaucoup de dfiance4 ,sur notre satellite les rosions1 les sdiments1 ne se rvlent que par des traces insignifiantes et douteuses4 ,et cependant les diffrences de niveau y sont normes et brusques4 ,nous y voyons1 aussi clairement que sur la ,terre1 les sommets les plus levs accumuls au bord des massifs1 les fosses ocaniques rejetes prs des ctes4 ,si donc la thorie de la contraction tait juge insuffisante pour rendre compte de l'apparition des montagnes1 ce n'est pas au poids des sdiments qu'il faudrait faire appel pour y suppler4 ,l'expdient1 ft-il jug efficace pour la ,terre1 ne le serait pas pour la ,lune4 ,la raction du fluide intrieur1 comprim par les affaissements1 semble1 au contraire1 fournir les lments d'une explication admissible dans tous les cas4 ,enfin1 les caractres si nets par lesquels les montagnes lunaires se diffrencient des montagnes terrestres doivent nous suggrer une dernire rflexion4 ,pour les naturalistes du commencement du ,x,i,xe sicle1 les chanes montagneuses avaient comme origine des compartiments soulevs4 ,pour leurs successeurs immdiats1 ce sont des massifs demeurs en retard sur l'affaissement des rgions voisines4 ,pour nos contemporains1 ce sont uniquement des fragments plisss par compression latrale4 ,ce dernier point de vue pourrait bien tre trop exclusif4 ,la tendance au plissement1 si gnrale qu'elle soit sur la ,terre1 ne se manifeste assurment pas sur la ,lune4 ,elle n'est donc pas une condition ncessaire pour la gense des montagnes4 ,ne serait-elle pas particulire certaines priodes de l'histoire gologique8 ,nous sommes conduits le penser par un travail souvent cit de ,m4 ,davison#ac4 ,en tudiant de plus prs la loi formule par lie de ,beaumont1 il a t amen faire la remarque suivante3 l'mission de la chaleur dans l'espace ne se fait plus aux dpens de la surface1 dont le refroidissement est achev4 ,mais elle ne se fait pas davantage aux dpens des couches trs profondes1 dont la temprature demeure sensiblement invariable4 ,le taux extrme du refroidissement est atteint une profondeur que l'on peut estimer1 pour la ,terre1 #ajjkm4 ,il en rsulte que les plissements n'ont aucune raison de se produire au del de #hkm de profondeur4 ,plus bas1 les couches1 se contractant plus que celles qui les supportent1 se trouvent tires4 ,note #ac3 ,c4 ,,davison1 ,on the distribution of strain in the ,earth's crust 7,philosophical ,transactions1 #ahhg74 ,ce chiffre de #hkm est relatif aux conditions que la ,terre traverse aujourd'hui4 ,il tend augmenter si le refroidissement poursuit sa marche rgulire4 ,mais qu'une cause rfrigrante extrieure vienne se faire sentir1 ce sera la couche superficielle qui supportera la dperdition la plus grande4 ,les plissements seront supprims1 et la tendance l'tirement deviendra gnrale4 ,c'est prcisment ce qui semble s'tre produit pour la ,lune4 ,on ne peut gure douter qu'elle n'ait possd une atmosphre d'une densit notable4 ,a une poque peut-tre rcente cette atmosphre s'est vanouie1 disperse dans l'espace ou absorbe par des combinaisons solides4 ,prive de son manteau protecteur1 la surface a subi un refroidissement intense1 et la possibilit mme des plissements a disparu jusqu' ce qu'un nouvel tat d'quilibre ft atteint4 ,la ,terre a trs bien pu traverser une priode analogue3 non pas qu'elle ait jamais t dnue d'atmosphre1 mais il est cependant avr que les climats ont subi sa surface des variations importantes1 peut-tre en concordance avec l'activit propre du ,soleil4 ,pour nos latitudes1 il y a eu refroidissement entre la priode houillre et la priode glaciaire1 rchauffement la suite de la dernire priode glaciaire4 ,a chacune de ces variations de temprature rpondaient1 dans la crote superficielle1 des efforts de sens contraire1 capables avec le temps de faire surgir des chanes de montagnes4 ,,chapitre ,,xi4 ,,les ,,cirques ,,lunaires ,,et ,,les ,,principales ,,th,,ories ,s,l,,nologiques4 ,cirques lunaires et volcans terrestres4--,les traits principaux du relief de la ,lune1 bassins dprims et massifs saillants1 nous sont apparus comme l'oeuvre de forces qui ont t actives sur la ,terre et qui ont produit autour de nous des effets sinon semblables1 au moins du mme ordre4 ,d'autre part1 les mers1 comme les plateaux1 sont semes d'accidents caractristiques1 tel point que nous sommes embarrasss pour leur trouver des analogues dans nos expriences terrestres4 ,ils reproduisent d'abord1 en l'exagrant1 un caractre que plusieurs mers lunaires nous avaient prsent dj1 c'est--dire un primtre circulaire rgulier4 ,ils offrent de plus une profondeur1 une rgularit1 une homognit de structure extrmement frappante4 ,sans que l'on puisse dire qu'ils constituent un lment invariable et primordial de l'corce lunaire1 ils sont extrmement rpandus et1 jusqu' ces derniers temps1 ils ont accapar d'une faon presque exclusive l'attention des observateurs4 ,beaucoup les ont dsigns sous le nom de cratres ou de volcans4 ,nous emploierons de prfrence l'appellation de cirque1 moins sujette voquer des analogies trompeuses et1 par suite1 induire en erreur4 ,il s'en faut en effet que1 entre cirques lunaires et volcans terrestres1 la ressemblance soit telle que nous soyons en droit de conclure1 sans autre examen1 l'identit des causes4 ,les diffrences sont profondes et mritent une grande attention4 ,si nous prenons1 par exemple1 un cirque lunaire de premier rang et bien conserv1 tel que ,langrenus1 ,copernic ou ,arzachel 7fig4 #ch17;il est certain que la rgularit du bourrelet1 sa hauteur uniforme suggrent des comparaisons avec les cratres de volcans4 ,mais la ressemblance n'existe qu'en plan4 ,le cirque lunaire est bien plus grand que le cratre terrestre4 ,il y a1 dans les exemples que nous avons cits1 #hjkm ou plus d'un bord l'autre4 ,aucun cratre terrestre en activit ne mesure #bkm de large1 et1 si l'on rencontre des bassins volcaniques plus vastes 7la ,caldiera de ,palma1 les cirques de la ,runion1 le ,kilauea des les ,sandwich71 ce sont des emplacements de crotes effondres1 et non des orifices de chemines4 ,le cirque lunaire est galement beaucoup plus profond 7de #cjjjm #fjjjm74 ,le volume de la cavit est fort suprieur celui du bourrelet entier1 au lieu que le cratre terrestre n'entame qu'une faible portion de la montagne qui le porte4 ,le fond du cirque est ordinairement plat et s'abaisse bien au-dessous du plateau environnant4 ,il n'est pas rare de voir s'lever au centre une montagne ou un groupe de montagnes absolument isols4 ,quelquefois il n'y a pas de bourrelet du tout1 ou du moins pas de pente extrieure1 comme dans ,ptolme4 ,le rebord1 coup de valles nombreuses1 n'a aucun caractre d'unit4 ,d'une faon gnrale1 le volcan terrestre est en relief1 le cirque lunaire est en creux 7fig4 #dc74 ,a cette diffrence radicale dans l'aspect externe se joignent1 pour nous conseiller la rserve1 la trs grande difficult de distinguer entre les matriaux superposs1 l'impossibilit de prlever des chantillons et de pratiquer des coupes4 ,mieux vaut donc oublier momentanment ce que nous pouvons savoir des volcans1 demander l'observation directe ou photographique de la ,lune1 sans ide prconue1 tout ce qu'elle peut donner4 ,nous comparerons les cirques entre eux1 en nous attachant de prfrence aux plus grands et aux mieux visibles2 nous tcherons de nous insinuer dans leur intimit4 ,sur un nombre aussi grand d'individus 7les ,cartes en ont enregistr #cjjjj et elles ne sont pas compltes71 des familles naturelles finiront bien par se dessiner4 ,nous devrons rechercher les relations de ces divers groupes1 tablir leur ordre de succession4 ,l'application des lois lmentaires que nous ne pouvons supposer en dfaut liminera plusieurs des hypothses qui auraient pu tre imagines tout d'abord4 ,si1 aprs ce passage au crible1 l'analogie avec les volcans terrestres demeure indique ou seulement possible1 nous y aurons recours1 sans vouloir pousser nos dductions trop loin1 car les gologues eux-mmes ne sont pas tous d'accord sur l'origine de ces manifestations redoutables4 ,pour excuter ce programme la lettre1 nous aurions d'abord excuter une reconnaissance gnrale de toute la surface visible de la ,lune1 en nous attachant la statistique et la description des cirques4 ,mais cette analyse nous conduirait excder de beaucoup les bornes imposes ce petit ,livre4 ,nous allons essayer d'en condenser les rsultats1 renvoyant pour le dtail aux ,mmoires qui accompagnent les diffrents fascicules de l',atlas publi par l',observatoire de ,paris4 ,distribution des cirques4--,aucune aire un peu tendue1 sur la ,lune1 n'est tout fait exempte de cirques4 ,ils sont en gnral plus nombreux1 cela est vident premire vue1 sur les continents que sur les mers4 ,la rgion la plus pauvre comprend les massifs montagneux des ,alpes1 du ,caucase1 des ,apennins et quelques golfes trs unis qui agrandissent le primtre des mers4 ,la rgion la plus riche est la calotte australe1 o il y a superposition1 mais non enchevtrement d'enceintes successives apparues sur le mme emplacement4 ,quand un cirque est incomplet1 ce n'est point par avortement1 mais par destruction totale de la partie manquante4 ,chaque conflit de deux formations permet donc d'assigner entre elles un ordre chronologique1 et l'on constate que les cirques les derniers venus sont presque sans exception les plus petits et les plus profonds4 ,on est donc doublement fond les considrer comme forms aux dpens d'une crote progressivement paissie 7fig4 #dg74 ,sur une ,carte d'ensemble1 nous pouvons voir que les cirques tombent moins souvent dans le primtre des mers et plus souvent sur leur limite que ne le comporterait une distribution fortuite4 ,ils affectionnent les grandes cassures qui servent de limites aux fosses mditerranennes4 ,en pareil cas1 leur centre ne se place pas exactement sur la ligne de rupture1 mais un peu l'intrieur du ct concave1 et la mme loi rgit les petits cirques parasites placs sur le rebord des grands4 ,dans les rgions des hauts plateaux1 o l'corce est parcourue par des sillons rectilignes1 ces sillons commandent souvent l'alignement des cirques en limitant l'expansion de tous ceux qu'ils rencontrent1 et dessinent des tangentes communes1 soit intrieures1 soit extrieures1 au contour de plusieurs cirques 7fig4 #de74 ,il n'est pas rare non plus de voir des grands cirques former des chanes alignes sur le mridien4 ,il suffira de citer les associations ,langrenus1 ,vendelinus1 ,petavius2 ,thophile1 ,cyrille1 ,catherine2 ,ptolme1 ,alphonse1 ,arzachel2 ,thebit1 ,purbach1 ,regiomontanus1 ,walter4 ,mme en l'absence de sillons rectilignes1 on voit des sries de petits orifices soit sur les hauts plateaux1 soit sur le fond des mers1 former des chapelets1 des alignements serrs et manifestes4 ,caractres distinctifs des cirques4--,un certain nombre se classent part par un relief vigoureux1 des artes vives1 un air gnral de jeunesse et d'intgrit4 ,ces caractres sont surtout communs chez les petits individus1 mais il y en a aussi de fort grands dans le mme cas4 ,tel est par exemple ,thophile1 le bassin le plus profond de la partie centrale de la ,lune4 ,le bourrelet1 d'une rgularit surprenante1 semble construit au tour4 ,d'un bord l'autre1 on mesure exactement #ajjkm4 ,la pente est douce vers le dehors et la dnivellation totale ne s'value pas facilement2 mais l'intrieur on peut mesurer la largeur de l'ombre1 et l'on s'assure qu'il y a #eejjm de diffrence d'altitude entre le rempart et la plaine4 ,aucune montagne terrestre ne s'abaisse de si haut dans le mme espace1 et l'on peut prsumer qu'un spectateur plac sur le massif central aurait sous les yeux un tableau des plus imposants4 ,ce massif est considrable1 domin par plusieurs pics4 ,ici encore1 l'ombre se prte la mesure et accuse une altitude de #bjjjm4 ,il s'en faut bien1 par consquent1 que le massif central atteigne au niveau du rempart 7fig4 #ca74 ,aristarque1 ,eudoxe1 ,aristote1 ,langrenus1 ,tycho sont d'autres reprsentants du type saillant et vigoureux4 ,tous possdent des montagnes centrales plusieurs sommets distincts4 ,le rempart prsente quelques points anguleux et s'abaisse par gradins vers l'intrieur4 ,il semble souvent que l'on ait essay de plusieurs bauches polygonales avant de s'arrter une forme circulaire qui se superpose aux premires sans les effacer en totalit4 ,un autre trait digne d'tre retenu est la prsence de digues rectilignes qui limitent en divers sens l'expansion du cirque et l'encadrent dans un hexagone ou dans un quadrilatre 7fig4 #dg1 #dh74 ,d'autres grandes enceintes prsentent1 avec une dpression plus faible1 un intrieur encore plus uni4 ,tel est ,platon1 o il faut une lunette puissante et beaucoup d'attention pour apercevoir quelques accidents4 ,il est le ,lac noir des premiers slnographes1 et1 en effet1 il offre cette particularit de trancher par sa teinte sombre sur les plaines voisines1 et cela d'autant plus que le ,soleil y approche plus du mridien4 ,un observateur plac au milieu de ,platon pourrait s'y croire perdu dans une plaine illimite4 ,c'est tout au plus1 en effet1 si la courbure du globe lunaire lui laisserait apercevoir les points les plus levs de l'enceinte 7fig4 #dj74 ,au type de ,platon se rattachent ,archimde1 ,posidonius1 ,taruntius1 ,guttemberg1 ,pitatus1 ,gassendi1 tous situs dans le voisinage immdiat de mers1 dont les sparent seulement des digues minces ou dgrades 7fig4 #ej1 #ea74 ,les spcimens que nous venons d'numrer sont des formations de grande tendue1 mesurant #ejkm #aejkm de large4 ,il y en a beaucoup de moindres1 jusqu'aux plus petits diamtres perceptibles1 mais il y en a aussi de plus grands4 ,d'habitude on ne leur donne pas la qualification de cirques2 on leur rserve le nom de mers ou de golfes4 ,au fond1 cette dmarcation n'a pas une grande importance1 et son caractre est plutt conventionnel4 ,ainsi la mer des ,crises1 encadre comme ,ptolme dans un hexagone1 est aussi bien dlimite et n'est pas plus exactement aplanie que lui4 ,elle s'tend #bjjjm ou #cjjjm en contre-bas des montagnes qui l'entourent 7fig4 #cb74 ,la mer du ,nectar1 bien circulaire encore avec ses #bjjkm de rayon1 est loin d'tre aussi profondment encaisse que ,thophile1 qui se rencontre tout auprs4 ,mais portons notre attention sur la rgion environnante1 et nous verrons que la mer du ,nectar est seulement la partie centrale d'un affaissement bien plus tendu1 qui s'est propag par zones concentriques1 et dont la cassure des monts ,alta dessine la limite4 ,ainsi la tendance de notre satellite dtacher par des crevasses circulaires des fragments de son corce1 qui descendent ensuite au-dessous du niveau environnant1 peut s'exercer sur de trs grandes tendues la fois1 et toute explication mcanique des cirques doit tre tenue pour insuffisante et suspecte1 si elle n'est pas capable de s'adapter ces cas extrmes 7fig4 #cc74 ,ce qui donne aux cirques leur individualit1 leur physionomie propre1 ce n'est pas l'espace plus ou moins grand qu'ils occupent1 c'est avant tout le caractre saillant du rempart1 son dessin circulaire ou polygonal1 la profondeur du bassin1 la prsence d'une montagne centrale4 ,peut-on ces caractres faire correspondre un ordre de succession ou une localisation dtermine8 ,le problme est compliqu1 mais point insoluble4 ,ainsi1 dans certaines rgions1 l'aspect vigoureux et net est de rgle2 ailleurs1 ce sont le dlabrement et la vtust qui dominent4 ,au voisinage du ple ,sud1 nous ne voyons gure que des trous profonds et rguliers1 dcoups dans un plateau d'altitude uniforme4 ,il se rencontre ici des altitudes de #fjjjm et #gjjjm1 dpassant mme celle de ,thophile4 ,dans la rgion arctique1 au contraire1 ces formes vigoureuses sont exceptionnelles4 ,ce sont les fonds des cirques qui paraissent constituer la partie moyenne de la plante4 ,au lieu de plateaux interposs1 nous n'avons plus que de minces digues de sparation1 plutt rectilignes que circulaires1 et dans un mauvais tat de conservation 7fig4 #df74 ,aprs ces gnralits1 il convient de signaler quelques formes que l'on a plus rarement occasion d'observer1 mais que l'on relverait sans doute en plus grand nombre si l'on avait la facult d'y regarder de plus prs4 ,ainsi quelques enceintes se montrent partages en deux moitis par un sillon rectiligne1 soit en relief1 soit en creux4 ,le premier cas est ralis par ,alphonse 7fig4 #dc71 le second par ,petavius4 ,on y souponne une deuxime fissure1 dirige en apparence suivant le diamtre conjugu de l'ellipse1 en ralit oriente perpendiculairement la premire4 ,petavius est encore digne de remarque par l'importance du massif central1 la structure du rempart en tages et son inscription dans un quadrilatre 7fig4 #da74 ,ces encadrements rectilignes1 dont on relve avec un peu d'attention beaucoup d'exemples1 sont le plus souvent tangents aux limites des cirques4 ,mais quelquefois aussi ils se tiennent distance4 ,tycho1 par exemple1 occupe le milieu d'un paralllogramme dont tout l'intrieur a subi un affaissement visible2 mais le cirque1 d'aspect vigoureux et moderne comme ,thophile1 est rest confin dans la partie centrale1 et maintenu entre deux digues parallles et plus rapproches4 ,l'corce lunaire a possd1 au moins dans certaines parties1 une sorte de charpente osseuse comparable la carcasse mtallique d'une serre4 ,les cases de ce damier gigantesque ont jou les unes par rapport aux autres1 avec une tendance gnrale l'affaissement4 ,le milieu de chaque case a prsent des conditions particulirement favorables pour la formation d'un cirque1 et les crtes de sparation ont souvent arrt l'expansion du bassin4 ,on s'explique par l le grand nombre des sillons tracs suivant des tangentes communes des enceintes voisines 7fig4 #dg74 ,ainsi ce ne sont pas des causes extrieures et accidentelles1 ce sont les ingalits de rsistance de l'corce qui ont dtermin l'avance les emplacements des grands cirques4 ,auroles et tranes4--,un autre phnomne bien remarquable1 mais limit un nombre relativement petit de cirques lunaires1 est celui des auroles blanches4 ,elles apparaissent mieux lorsque le ,soleil1 un peu lev1 a dissip les ombres et rendu possible une juste apprciation des teintes4 ,continue dans le voisinage du cirque1 l'aurole ne tarde pas se diviser en tranes qui s'tendent plusieurs centaines de kilomtres dans toutes les directions1 avec quelques lacunes ou irrgularits4 ,les tranes sont un accident superficiel4 ,elles n'altrent pas le relief des rgions qu'elles traversent2 elles franchissent1 sans tre le moins du monde dvies1 les montagnes places sur leur trajet1 et ne manifestent aucune tendance s'couler par les valles qu'elles croisent4 ,quand elles s'arrtent ou s'interrompent1 c'est le plus souvent la rencontre de bassins dprims1 dont la teinte sombre a rsist avec succs l'extension des auroles4 ,certains foyers ne rayonnent pas dans toutes les directions3 ainsi ,proclus laisse ouvert entre deux tranes voisines un secteur sombre de #abj 7fig4 #cb74 ,d'autres n'mettent qu'un petit nombre de tranes isoles3 tel ,messier1 qui envoie vers l',est un double panache1 tellement semblable une queue de comte qu'un astronome du dernier sicle voulait absolument y voir une reprsentation intentionnelle offerte notre curiosit par d'ingnieux habitants de la ,lune 7fig4 #bh1 #bi74 ,un de ces systmes de tranes mrite une attention particulire4 ,c'est ,tycho1 dj signal tout l'heure1 qui en est le centre4 ,son rayonnement embrasse bien une moiti de la partie visible de la ,lune4 ,il est si tendu qu'aucune photographie ne peut bien en montrer tout l'ensemble4 ,mais les images partielles mettent en vidence une particularit remarquable3 l'aurole ne s'tend pas aux pentes extrieures du cirque4 ,elle y est remplace par une couronne sombre4 ,ce cas n'est pas isol2 il y en a d'autres exemples1 mais celui de ,tycho est le plus apparent 7fig4 #db74 ,il est inadmissible que la cause qui produit les tranes1 quelle qu'elle soit1 n'entre pas en jeu au voisinage immdiat du centre d'action4 ,si donc l'aurole ne commence pas au bord mme de l'orifice1 ce n'est pas que la matire constitutive des tranes blanches y ait manqu1 c'est qu'elle a t recouverte par un dpt plus rcent1 de couleur sombre1 mais moins susceptible de s'tendre de grandes distances4 ,aperu des principales thories slnologiques4--,les dissemblances trs accentues qui existent entre les cratres des volcans terrestres et les cirques lunaires ont provoqu des tentatives intressantes1 mais notre avis infructueuses1 pour expliquer l'origine des cirques sans faire appel aux phnomnes volcaniques4 ,thorie des tourbillons4--,ainsi1 dans une ,communication prsente l',acadmie des ,sciences en #ahdf1 un officier franais1 le capitaine ,rozet1 signale d'autres exemples de forme circulaire prsents par la nature4 ,ce sont les tourbillons fluviaux et marins1 les cyclones atmosphriques4 ,dans ce dernier cas aucune limite de grandeur n'est plus impose4 ,de plus1 les tourbillons peuvent natre partout o se trouvent en prsence des courants de vitesse diffrente4 ,ils ont la proprit de rejeter leur circonfrence les matriaux qu'ils transportent4 ,voici donc trouvs les artisans des mers et des grandes enceintes4 ,chacune d'elles marque l'emplacement d'un tourbillon provoqu par les mares et les variations de temprature sur la ,lune encore liquide4 ,a mesure que la solidification progressait1 les tourbillons accumulaient sur leurs bords les scories dont ils taient chargs4 ,ainsi se sont1 avec le temps1 difis les remparts4 ,thorie des mares4--,faye est pour le volcanisme un adversaire non moins dtermin et redoutable4 ,point de volcans1 nous dit-il1 sans d'abondantes missions de vapeur d'eau et de gaz2 or la ,lune n'a ni eau ni gaz1 donc les cirques lunaires ne sont point des volcans4 ,a leur place ,faye met en jeu la force des mares provoques par l'attraction de la ,terre sur le noyau encore fluide de la ,lune4 ,ce flot priodique a dpens aujourd'hui toute son nergie tablir l'galit entre les dures de rotation et de rvolution de notre satellite1 mais auparavant il a pu se montrer capable d'actions mcaniques importantes4 ,le fluide intrieur1 rduit se faire jour par d'troits orifices1 les a lentement uss et arrondis1 de manire donner chacun d'eux les dimensions actuelles des cirques4 ,ce mme fluide a exhauss les bords de l'entonnoir en venant priodiquement s'y figer4 ,un retrait gnral a prcd la solidification4 ,du fond plat ainsi constitu1 une dernire ruption a fait jaillir la montagne centrale4 ,on peut citer comme confirmant en partie les ides de ,faye les expriences plus rcentes de ,,mm4 ,h4 ,ebert et ,w4-,h4 ,pickering4 ,l'un et l'autre sont arrivs produire artificiellement des enceintes circulaires bourrelet saillant par des alternatives d'aspiration et de refoulement sur une masse fluide encrote4 ,thorie de l'bullition4--,d'autres exprimentateurs1 notamment ,m4 ,stanislas ,meunier1 se sont livrs1 dans un but scientifique1 l'opration culinaire connue sous le nom de friture4 ,on prend une matire pteuse1 pltre1 mortier ou ciment2 on y incorpore de l'eau1 un peu de matire grasse ou de glu pour faciliter la prise1 et l'on chauffe le mlange4 ,un moment vient o des bulles volumineuses crvent la surface4 ,si les proportions ont t bien choisies un certain nombre de bulles laissent leur empreinte dans la crote fige1 et ces empreintes sont des images passablement fidles des cirques lunaires4 ,ou ces expriences sont sans application notre sujet1 ou leurs auteurs nous demandent d'admettre qu'un grand cirque peut ainsi se former d'un seul coup1 c'est--dire qu'une bulle dgage dans une masse pteuse peut mesurer aussi bien #ajjkm que #a;cm4 ,la transition est encore plus malaise1 on en conviendra1 que des cratres terrestres aux cirques lunaires4 ,thorie glaciaire4--,s'il faut renoncer faire creuser les cirques par les forces intrieures1 on invoquera dans le mme but les agents externes1 par exemple la diffrence de temprature entre le globe lunaire et l'espace cleste4 ,c'est ainsi que1 pour ,m4 ,ericsson 7,nature1 vol4 ,,xxxiv1 anne #ahhf1 p4 #bdh71 la ,lune est dans son ensemble couverte de glace2 mais1 sur certains points privilgis1 la chaleur du sol fond cette glace et vaporise l'eau de fusion4 ,une partie retombe en neige sur les bords de l'entonnoir1 o elle se condense et s'accumule4 ,la partie qui retombe l'intrieur y est liqufie et vaporise de nouveau1 et le cycle se continue jusqu' la conglation finale de l'ensemble4 ,thorie mtorique4--,on sent bien la difficult d'expliquer ainsi la montagne centrale1 l'altitude irrgulire du bourrelet1 la dpression du fond du cirque par rapport aux plateaux voisins4 ,aussi s'est-on demand si les orifices innombrables dont la surface lunaire est seme ne seraient pas des empreintes de projectiles venus des profondeurs de l'espace4 ,il semble que cette ide ait t mise pour la premire fois par ,gruithuisen en #ahdf4 ,il est vident qu'elle ne s'appuie aucun degr sur les faits d'observation concernant les bolides et les toiles filantes4 ,les projectiles qui nous arrivent des profondeurs de l'espace sont insignifiants par rapport au volume de la ,terre et ne contribuent dans aucune mesure apprciable au model de sa surface4 ,il n'est pas moins hasardeux de faire bombarder la ,lune par des projectiles venus de la ,terre1 car les plus violentes explosions volcaniques sont bien loin de communiquer aux matriaux mis la vitesse ncessaire1 et rien ne donne lieu de penser qu'elles aient eu plus d'nergie dans le pass4 ,il semble mme certain que les ruptions sont d'autant plus calmes que l'on se rapproche davantage d'un tat gnral de fluidit4 ,ce qui rend sduisante l'hypothse mtorique 7ou balistique71 c'est la possibilit de rattacher une origine analogue les accidents de toute dimension1 cratres1 cirques et mers1 que relient ensemble une certaine ressemblance et une apparente continuit4 ,c'est aussi la facult que l'on a d'obtenir des formes analogues par des essais de laboratoire et la tendance bien naturelle des exprimentateurs considrer ces analogies comme dcisives1 malgr l'norme diffrence des chelles4 ,le difficile1 videmment1 n'est pas d'obtenir un trou1 c'est de faire natre un relief saillant de quelque importance si la surface choque est rsistante1 de quelque dure si on la prend fluide ou semi-fluide4 ,il ne peut tre question non plus d'imprimer aux projectiles des vitesses comparables celles des corps clestes4 ,les expriences les plus varies et les plus heureuses dans cette direction sont dues la persvrance de ,m4 ,alsdorf4 ,elles ont t publies en #ahihad4 ,m4 ,alsdorf renonce l'emploi des substances pteuses essayes par ses prdcesseurs4 ,ces substances ne donnent jamais qu'un type de bourrelet et de montagne centrale1 et ne s'adaptent pas la varit des accidents lunaires4 ,il est prfrable d'tendre sur une planche une couche de poudre homogne3 c'est le lycopode qui russit le mieux4 ,on y projette sous divers angles des balles lastiques de caoutchouc ou de laine4 ,en se relevant1 le projectile exerce sur la poudre une sorte d'aspiration4 ,un bourrelet se forme dans la priode de compression1 une minence centrale dans la priode de dilatation4 ,que l'on emploie un projectile de forme irrgulire1 et l'enceinte va devenir anguleuse4 ,que l'on superpose deux couches de teinte diffrente1 et les particules ramenes la surface ou projetes au dehors imiteront les tranes divergentes4 ,on dispose pour varier les effets de trois lments principaux1 vitesse du projectile1 angle d'incidence1 rapport de l'paisseur de la couche poudreuse au diamtre de la balle4 ,note #ad3 ,h4 ,,alsdorf1 ,experimentelle ,darstellungen von ,gebilden der ,mondoberflche1 mit besonderer ,bercksichtigung des ,details4 ,gaea1 #ahih1 ,erstes ,heft1 s4 #ce4 ,illustration3 ,fig4 #bf4 ,reproduction artificielle des cirques lunaires1 par ,m4 ,,hermann ,,alsdorf4 ,extrait du journal ,gaea1 anne #ahih1 publi par ,,eduard ,,heinrich ,,mayer1 ,leipzig1 ,rossplatz1 #af4 ,les photographies donnes par ,m4 ,alsdorf ne feront pas illusion un observateur familier avec les cirques lunaires1 mais il n'est pas contestable1 cependant1 que la ressemblance ne soit relle4 ,avant de conclure de cette ressemblance l'identit des causes1 il est clair que plusieurs questions pralables sont rsoudre4 ,la probabilit a priori pour que le mcanisme invoqu ait agi est un lment indispensable de dcision4 ,un projectile vigoureusement lanc peut communiquer autour de lui un branlement plus ou moins tendu1 mais1 s'il laisse une empreinte durable et nettement termine1 cette empreinte excdera peu les dimensions du projectile4 ,faut-il admettre que la ,lune ait reu1 dans toutes ses parties1 une averse de bolides de #ajjkm de diamtre1 bombardement que l'on n'a jamais constat et dont les observations gologiques n'indiquent aucune trace8 ,m4 ,alsdorf ne recule pas devant cette consquence4 ,faudra-t-il croire aussi que1 deux corps clestes venant se rencontrer1 le plus petit rebondira comme une balle lastique1 sans qu'il y ait crasement ou pntration8 ,ici l'invraisemblance est trop forte4 ,aussi ,m4 ,alsdorf renonce finalement interprter son exprience au profit de la formation des montagnes centrales4 ,il admet que la pntration du projectile est suivie d'un violent dgagement de chaleur1 sous l'influence duquel le massif intrieur surgit au fond de l'empreinte4 ,,chapitre ,,xii4 ,l',,intervention ,,du ,,volcanisme ,,dans ,,la ,,formation ,,de ,l',,corce ,,lunaire4 ,impossibilit d'exclure compltement les forces internes4--,les tentatives d'explication du relief lunaire dont nous avons indiqu le principe mettent toutes1 au dbut1 la prtention d'exclure les phnomnes ruptifs4 ,mais1 ds qu'on leur demande de dvelopper leurs consquences ou de rendre compte de certains traits spciaux1 on s'aperoit bientt que le volcanisme y est moins maltrait qu'il n'en a l'air4 ,on le proscrit au dbut1 mais en dfinitive on revient lui4 ,qu'est-ce1 en effet1 qu'une ruption1 sinon la cration d'un relief sous l'influence d'un excs de pression interne8 ,or c'est bien des actions de ce genre que ,m4 ,stanislas ,meunier demande l'rection instantane d'un cirque lunaire4 ,ce sont elles que ,faye et ,m4 ,alsdorf chargent de construire d'un seul coup les montagnes centrales1 c'est--dire des massifs de #aejjm #bjjjm de haut4 ,c'est exiger des forces ruptives plus qu'elles ne sont capables de donner d'aprs notre exprience terrestre1 car les grands difices volcaniques sont tous le rsultat d'accumulations sculaires4 ,pas une seule exprience terrestre ne nous amne considrer comme possible l'apparition d'une vritable montagne comme contre-coup d'un choc ou d'une explosion4 ,la thorie des tourbillons et la thorie glaciaire sont en ralit les seules ne rien emprunter aux volcans4 ,mais toutes deux prsentent des lacunes capitales en ce qui concerne les montagnes centrales1 les tranes divergentes et les grandes fissures4 ,et mme si l'on s'attache aux cirques1 que l'on se propose plus spcialement d'expliquer1 une analyse plus complte montrera que l'intervention des tourbillons ou des concrtions de glace est1 en dfinitive1 inoprante4 ,attribuer aux cyclones les dimensions des mers lunaires1 c'est vouloir qu'ils voluent au sein d'un fluide presque parfait et dnu de rsistance4 ,ds lors il devient impossible d'admettre que tous ou mme la majorit d'entre eux aient occup des emplacements stables4 ,on ne peut plus leur demander d'difier des remparts de cirques1 de faire surgir en dpit de la pesanteur des constructions rgulires et permanentes de plusieurs milliers de mtres de hauteur4 ,cette persistance dans l'action ne cadre pas avec un temprament voyageur4 ,autant que nous pouvons le savoir1 les cyclones dtruisent et ne btissent pas4 ,le concours de longues priodes de temps n'est pas moins ncessaire si l'on veut faire constituer de hautes montagnes par des condensations neigeuses successives4 ,ds lors la rpartition de ces dpts n'aurait pu se faire d'une manire aussi irrgulire en dpouillant certains emplacements1 toujours les mmes1 au profit d'une bande troite qui les entoure4 ,les chutes de neige attnuent toujours le relief existant1 par cette simple raison que la neige obit l'action de la pesanteur plus aisment que tout autre lment solide de l'corce4 ,les remparts des cirques1 s'ils avaient t forms par cette voie1 se maintiendraient des altitudes trs uniformes1 au lieu d'tre1 comme il arrive souvent1 coups de valles et de brches profondes4 ,l'influence de la latitude aurait d se faire sentir dans la distribution des neiges1 et des calottes plus paisses se seraient formes sur les ples1 o le relief est1 au contraire1 trs accident4 ,enfin l'existence prsente d'une aussi grande quantit de glace sur la ,lune supposerait1 dans le pass1 une priode o d'abondantes condensations liquides se seraient produites4 ,elles auraient entran comme consquences fatales des phnomnes d'rosion et de sdiment dont les traces seraient demeures visibles et1 en tout cas1 l'obstruction des fissures4 ,la structure du rempart des cirques donne un dmenti galement net la thorie des mares4 ,la fusion des bords d'un orifice1 l'panchement d'un liquide au dehors1 sa solidification par nappes ncessairement trs minces1 ne peuvent donner lieu qu' un relief extrmement doux1 peine apprciable4 ,l'effort d'un liquide comprim peut provoquer la rupture ou la dchirure de la paroi qui l'enferme1 nullement la formation d'orifices espacs et rguliers1 moins encore celle d'un pic de grande altitude4 ,si ,,mm4 ,ebert et ,pickering ont russi produire ainsi des bourrelets saillants1 il est hors de doute que leur succs est li la petite chelle des expriences4 ,un liquide sortant en grandes masses ne peut que s'pancher en larges nappes et non s'accumuler sur certains points privilgis4 ,les mares peuvent avoir leur rle dans la distribution gnrale des mers et des cirques1 mais des forces plus nergiques et plus localises s'accusent1 dans chaque formation particulire1 comme prpondrantes4 ,c'est encore la dimension trs rduite des objets qu'est li le succs partiel de la thorie de l'bullition4 ,dans une masse fluide1 les gaz qui viennent se dgager la surface ne laissent pas d'empreinte4 ,des vestiges pourront subsister si la matire est pteuse et choisie de telle faon que le point d'bullition et le point de solidification soient presque confondus4 ,mais aucun choix de substances1 aucune application calcule de la chaleur ne peut amener la formation de bulles dpassant quelques centimtres4 ,veut-on que les gaz s'chappent d'une manire intermittente et en masses plus grandes1 il faut laisser se former une crote solide4 ,celle-ci cdera sous une pression suffisamment forte1 par fissurement ou explosion1 mais les ouvertures formes ne prsenteront plus de ressemblance1 mme loigne1 avec les cirques lunaires4 ,l'explication mtorique ou balistique se dfend mieux4 ,elle peut en effet invoquer la fois des faits d'observation et des expriences4 ,la ,terre recueille sur son passage des corps nombreux1 arolithes ou bolides2 il est trs probable que la ,lune en reoit aussi2 il est possible qu'elle en ait reu dans le pass beaucoup plus4 ,d'autre part1 les essais de ,m4 ,alsdorf montrent qu'avec un choix judicieux et intentionnel de matires meubles et de projectiles lastiques1 la plupart des accidents lunaires peuvent tre imits4 ,il semble1 d'abord1 qu'il y ait disproportion inadmissible entre l'effet constat et la cause prsume4 ,les bolides tombs sur la ,terre n'approchent point de la dimension des cirques4 ,ils atteignent la surface avec de trs grandes vitesses relatives et sous tous les angles1 au lieu que les orifices rguliers de la ,lune ne peuvent tre imputs qu' des chutes normales4 ,on ne voit pas enfin pourquoi la ,lune aurait eu le monopole de ces normes empreintes1 l'exclusion de notre globe4 ,on peut attnuer beaucoup la force apparente de ces objections1 ainsi que l'a montr ,m4 ,gilbert dans une intressante tude#ae4 ,les projectiles dont la ,lune garde la trace ne seraient point de la mme origine que les arolithes2 ils n'auraient pas davantage t lancs par la ,terre encore incandescente4 ,ce seraient des satellites de la ,terre au mme titre que la ,lune1 circulant avec elle dans une mme orbite et que l'attraction prpondrante de l'un d'eux aurait1 dans le cours des ges1 agglomrs en un seul corps4 ,ds lors1 ils peuvent s'tre rejoints avec de mdiocres vitesses relatives1 et pour les dernires chutes1 les seules dont nous observions les traces1 l'attraction centrale devait avoir pour consquence une incidence peu prs normale4 ,note #ae3 ,the ,moon's ,face1 a story of the origin of its features1 by ,c4-,k4 ,,gilbert 7,bull4 phil4 ,soc4 of ,washington1 vol4 ,,xii1 p4 #bda74 ,cette transformation progressive d'un anneau quatorial en un satellite unique est expressment propose par ,laplace1 titre d'hypothse1 la fin de sa ,mcanique cleste4 ,depuis1 l'exprience clbre de ,plateau a montr le passage d'un anneau continu un certain nombre de satellites globulaires1 jamais1 croyons-nous1 la runion de tous ces globules en un corps unique4 ,il est remarquable que tous les efforts des gomtres pour analyser les divers degrs de cette mtamorphose ont chou1 et que divers thoriciens1 notamment ,,mm4 ,kirkwood et ,stockwell1 ont t amens la considrer comme trs invraisemblable4 ,il n'a pas t prouv1 cependant1 qu'elle ft impossible et le fait que1 pour une distance moyenne donne du centre attractif1 il n'existe en gnral qu'un seul satellite ou qu'une seule plante1 constitue en faveur de l'hypothse de ,laplace une prsomption favorable dont l'explication mtorique doit bnficier4 ,mais la difficult la plus grave est ailleurs4 ,on est oblig pour le succs des expriences de se placer dans des conditions physiques qui ne peuvent pas tre ralises1 mme approximativement1 sur la ,lune4 ,ainsi1 que la surface choque soit liquide ou instantanment liqufie par le choc ou simplement pteuse1 on n'obtiendra comme rsultat final qu'un relief nul ou insignifiant4 ,si le projectile pntre dans une crote rsistante1 on obtient un trou1 mais pas de bourrelet saillant1 point de fond plat ni de montagne centrale4 ,pour allier ces deux derniers caractres1 il faut recourir l'artifice de ,m4 ,alsdorf1 c'est--dire tendre une couche de poudre sur une planche la fois lastique et rsistante4 ,en supposant1 contre toute vraisemblance1 que la nature ralise cette combinaison1 on verra sans peine que le succs n'est possible qu' petite chelle4 ,si l'on attribue au projectile les dimensions des cirques lunaires et la vitesse due la seule attraction de la ,lune1 il ne peut plus tre question pour lui de rebondissement2 il y aura fatalement crasement ou pntration4 ,il ne reste pour riger le bourrelet et la montagne centrale que le rejaillissement de gaz conscutif au choc4 ,mais cette cause1 essentiellement superficielle et de trs courte dure1 est incapable du travail qu'on lui demande4 ,le gaz dispose pour s'chapper du trs large orifice cr par le projectile4 ,sa dtente est instantane et il ne peut entraner de grandes masses solides comme s'il tait comprim par un orifice troit4 ,mais1 du moment que l'on est oblig de revenir aux forces intrieures pour expliquer la structure des cirques1 on se demande quel avantage on trouve faire exciter ces forces par un agent extrieur4 ,a s'en tenir aux leons que la ,terre nous donne1 il est indniable que l'nergie expansive de l'intrieur du globe est la seule force qui russisse combattre efficacement le poids de l'corce et crer des reliefs durables4 ,avant de recourir des influences problmatiques1 des catastrophes inoues1 n'est-il pas sage de se demander si cette cause1 d'une ralit et d'une puissance incontestables1 n'a pas t mme de produire sur notre satellite d'autres effets encore8 ,d'aprs cela1 des gologues comme ,poulett ,scrope1 des astronomes la suite de ,nasmyth et ,carpenter1 ont admis que chaque cirque pouvait tre un cratre de volcan form par explosion4 ,l'origine de ces explosions1 se produisant la fois sur plusieurs milliers de kilomtres carrs1 ne serait pas l'accumulation souterraine des gaz et des vapeurs1 puisque la ,lune est prive d'atmosphre4 ,ce serait l'expansion subite que la lave1 de mme que l'eau1 prouve en se solidifiant4 ,dans ce systme chaque cirque devient un cratre de volcan1 le rempart est form par l'accumulation des scories et des cendres retombes en pluie1 l'aurole est un ensemble de fissures qui rayonnent du centre branl1 la montagne centrale est un cne secondaire1 surgi lors d'un rveil tardif de l'nergie ruptive4 ,sous cette forme1 la thorie volcanique n'a plus aujourd'hui de partisans4 ,il est douteux que les laves se dilatent en se solidifiant2 aucun effet mcanique rellement observ ne se rattache cette expansion4 ,tout au plus pourrait-elle fissurer l'corce1 mais non en faire sauter une portion tendue1 paisse de plusieurs milliers de mtres4 ,ce n'est pas seulement un dplacement qu'il s'agit de produire1 mais une destruction1 car le bourrelet est loin1 en gnral1 de reprsenter le volume de la cavit1 et cette disproportion est d'autant plus forte que l'on considre des cirques plus grands4 ,la structure du rempart n'accuse point1 quand elle est visible1 un refoulement l'extrieur1 mais au contraire un affaissement progressif vers le centre4 ,les petits orifices1 dont les dtails chappent1 sont les seuls pour lesquels l'origine explosive semble pouvoir tre admise4 ,on s'est flatt de trouver un meilleur point de comparaison en s'adressant une classe particulire de volcans4 ,ce sont les bassins effondrs1 qui n'ont jamais servi1 dans leur ensemble1 de bouches d'ruption1 mais dont le fond est parfois rempli de lave et se hrisse de petits volcans secondaires4 ,ainsi1 l'le de la ,runion prsente dans sa partie suprieure trois bassins contigus rsultant1 d'aprs ,m4 ,vlain1 de l'affaissement d'une mme vote4 ,le piton ,bory1 galement situ dans l'le de la ,runion1 n'est pas non plus sans ressemblance avec quelques enceintes lunaires4 ,il est noter1 toutefois1 que le cne central dpasse les bords de la cassure1 ce qui n'arrive point sur la ,lune4 ,il existe enfin1 dans les les ,sandwich1 sur le flanc d'un norme volcan1 un bassin d'effondrement1 le ,kilauea1 long de #ekm et qui1 certaines poques1 se remplit de lave incandescente4 ,cette lave y sjourne parfois assez longtemps pour se solidifier en partie et laisse ensuite1 en se retirant1 des gradins adhrents aux parois4 ,d'aprs le gologue ,dana1 qui en a fait une tude approfondie1 c'est ce type de volcan terrestre qui seul doit tre rapproch des cirques4 ,cette concession n'a pas dsarm les adversaires du volcanisme4 ,les bassins effondrs sont1 leur gr1 encore trop petits2 ils sont1 d'ailleurs1 irrguliers dans leurs contours1 ils manquent de remparts saillants et1 sauf l'exception peut-tre unique du piton ,bory1 de montagnes centrales4 ,enfin rien1 dans leurs abords1 ne ressemble au phnomne des tranes divergentes4 ,plus rcemment1 le professeur ,suess est venu apporter aux ides de ,dana le complment d'observations faites sur les creusets des mtallurgistes4 ,chaque cirque est pour lui un emplacement ramen l'tat liquide par un flux de chaleur interne4 ,les montagnes situes en bordure sont des scories charries par les courants et accumules sur le rivage4 ,les variations de niveau se sont accomplies moins sous l'influence des mares que par le dgagement des gaz dissous et emprisonns4 ,les petits orifices forms en dernier lieu sont des bouches d'explosion1 et l'on ne voit pas quel agent1 autre que la vapeur d'eau1 a pu les produire4 ,comme dans la thorie de ,nasmyth1 les auroles sont des fissures rayonnantes1 et le changement de couleur du sol sur leur trajet est la consquence d'manations locales1 semblables aux fumerolles des volcans italiens4 ,a notre avis1 le systme du professeur ,suess restitue une place lgitime1 mais encore insuffisante1 l'expansion des vapeurs et des gaz comprims4 ,qu'elle soit intervenue sous une forme ou sous une autre1 il n'y a pas de motif raisonnable d'en douter4 ,l'absence actuelle d'atmosphre peut tre le rsultat d'une volution rcente1 ainsi que nous l'avons vu au ,chapitre ,,ix4 ,la ,lune1 moiti moins dense que la ,terre1 est forme de matriaux lgers4 ,les gaz et les vapeurs ont d s'y trouver en grande proportion4 ,ils ont t1 plus aisment que sur la ,terre1 enferms dans l'corce par cette simple raison qu'un globe plus petit subit un refroidissement plus rapide4 ,voici donc cette force1 qui tend soulever les couches superficielles1 en conflit avec la pesanteur qui travaille les maintenir4 ,des deux adversaires en prsence1 lequel va l'emporter8 ,sur la ,terre1 l'issue du combat n'est pas douteuse4 ,les matires ruptives1 impuissantes soulever les couches solides1 s'insinuent pniblement dans les fissures4 ,ce n'est gure qu'au moment d'arriver au jour qu'elles font sauter1 qu'elles pulvrisent parfois le dernier obstacle oppos4 ,sur notre satellite1 les conditions de la lutte sont bien diffrentes4 ,la force expansive des vapeurs reste tout entire1 il est mme probable qu'elle est augmente4 ,la pesanteur1 au contraire1 est rduite la sixime partie de sa valeur4 ,il y a donc des chances srieuses pour que1 pendant une certaine priode au moins1 la force ruptive l'emporte1 et pour que l'corce lunaire se soulve par intumescences4 ,quelles formes prendront ces ampoules8 ,ce seront des portions de sphre1 par la raison bien simple que la sphre est1 entre toutes les figures1 celle qui comprend sous une surface donne la plus grande capacit4 ,ainsi1 en demeurant sphrique1 la crote ralise1 au prix de la moindre extension possible1 l'augmentation de volume qui lui est demande4 ,ces calottes sphriques1 de plus petit rayon que la surface lunaire1 la couperont suivant des cercles1 et nous obtenons ainsi une raison plausible de la rgularit du contour des cirques4 ,quelle tendue chacune de ces intumescences va-t-elle recouvrir8 ,celle o se manifeste la fois un fort accroissement de pression interne4 ,nous avons1 cet gard1 une indication utile dans l'allure habituelle des volcans terrestres4 ,il est commun1 en effet1 de voir entrer simultanment en ruption les divers cratres d'une mme rgion1 des distances de #bjjkm1 #cjjkm1 #ejjkm et davantage4 ,rcemment encore1 la catastrophe de la ,martinique tait le signal d'un rveil d'activit sur les rivages de la mer des ,antilles1 dans l',amrique centrale et jusque dans la ,rpublique de l'quateur4 ,ce sont l des primtres o les cirques lunaires peuvent tenir l'aise4 ,mais l'difice ainsi construit n'est pas stable4 ,un jour ou l'autre des fissures s'y dessinent4 ,des cnes volcaniques s'lvent au point le plus faible1 c'est--dire vers le sommet de l'intumescence4 ,le moment vient o la pression intrieure diminue1 et la pesanteur1 qui ne perd jamais ses droits1 abaisse le centre du dme4 ,cet affaissement1 propag par zones concentriques1 finit par ne laisser debout que l'assise infrieure de la vote1 celle qui forme aujourd'hui le rempart4 ,les gradins intrieurs reprsentent les bordures affaisses en dernier lieu1 et que leur situation en porte--faux vouait la destruction4 ,l'examen de ces terrasses montre leurs boulements successifs vers le centre1 jamais les refoulements centrifuges qu'auraient oprs des projectiles ou les concrtions qui seraient l'oevre des mares4 ,le mouvement de descente du centre sera le plus souvent assez lent pour respecter le relief antrieur et pour laisser au massif volcanique une certaine prminence sur ce qui l'entoure4 ,qu'un panchement se produise et les cnes d'ruption en mergeront comme des les1 sans relation visible avec le rempart4 ,l'nergie intrieure est sujette rcidive4 ,elle pourra se manifester encore par la formation de nouveaux cirques sur l'emplacement consolid du premier1 plus tard par des explosions semblables celles des volcans terrestres4 ,ces explosions auront pour sige soit la montagne centrale1 soit des orifices sems sur les crevasses de rupture1 et bien souvent trop petits pour tre observs4 ,les auroles et les tranes divergentes sont des cendres mises par ces cataclysmes et dissmines par des courants atmosphriques variables4 ,ce ne sont point des crevasses ni des claboussures1 dont la propagation ne saurait tre aussi rectiligne ni aussi indpendante du relief4 ,l'tendue qu'embrasse un mme toilement n'est pas telle qu'on ne puisse en retrouver des exemples dans l'histoire des volcans terrestres4 ,ainsi1 il est avr que l'ruption du ,timboro en #ahae1 celle du ,coseguina en #ahce ont couvert de dbris des espaces plus vastes que la ,france ou l',allemagne4 ,des ruptions islandaises ont t suivies de pluies de cendres jusqu' ,stockholm1 #agjjkm de distance4 ,ces dpts ont seulement trouv sur la ,lune des conditions plus favorables leur conservation4 ,voici1 ce sujet1 un rapprochement qui ne doit pas tre pass sous silence4 ,nous avons vu que certains systmes de tranes1 par exemple celui de ,tycho1 ne montrent pas leur teinte blanche caractristique dans le voisinage immdiat du cirque central4 ,ils y sont remplacs par une couronne sombre4 ,or la mme circonstance se prsente pour le manteau de cendres dpos autour de certains cratres terrestres4 ,ce manteau disparat dans le voisinage immdiat du volcan sous une couche plus sombre de matriaux moins diviss1 pierre ponce ou blocs de lave4 ,le fait se vrifie par exemple sur les volcans du ,guatemala1 dont une ,carte est donne dans le bel ,ouvrage du professeur ,suess3 ,la face de la ,terre4 ,en rsum1 les cirques ne sont pas pour nous des cratres de volcans1 mais des rgions volcaniques souleves1 puis affaisses4 ,si l'on se place ce point de vue1 on sera dispens1 pour expliquer les formations lunaires1 d'imaginer des bolides gigantesques1 de faire construire des montagnes par des bulles de gaz1 des cyclones et des mares4 ,il suffira d'admettre que1 dans l'invitable conflit entre la pesanteur1 d'une part1 et l'expansion des vapeurs1 de l'autre1 la seconde force a pris momentanment le dessus4 ,et cette hypothse n'est pas invente pour le besoin de la cause1 elle est suggre par les donnes les plus certaines de la ,mcanique cleste et de la ,physique4 ,mais1 dira-t-on1 ces intumescences1 donnes comme le chapitre prliminaire de la formation d'un cirque1 pourquoi ne nous les montre-t-on pas8 ,sans doute parce que les dmes ainsi crs manquaient de stabilit2 parce que les conditions qui leur ont permis de se former ne se rencontrent plus4 ,la crote paissie1 le dgagement des gaz plus avanc1 ne laissent plus les soulvements se produire1 pas plus dans le monde lunaire que dans le ntre4 ,il serait inexact1 cependant1 de dire que l'on n'aperoit sur notre satellite aucune forme convexe rgulire4 ,il y en a deux1 entre autres1 dans le voisinage d',arago1 qui sont d'une observation facile 7fig4 #ce74 ,ces deux ampoules mesurent peu prs #djkm de largeur4 ,que leur centre vienne s'effondrer1 et deux nouveaux cirques1 de dimension moyenne1 se seront forms sous nos yeux4 ,en attendant1 il semble que l'on doive regarder ces rares tmoins d'un ge disparu avec un peu de cette vnration que les archologues ressentent en face des mdailles antiques4 ,,chapitre ,,xiii4 ,,les ,,formes ,,polygonales ,,sur ,,la ,,lune4 ,l'astronome auquel des instruments puissants permettent de dtailler quelque peu l'aspect de notre satellite est d'abord frapp du caractre trange de ces paysages1 trs diffrents de la presque totalit des sites terrestres4 ,revenant quelques jours d'intervalle sur les mmes rgions1 il constate qu'elles changent profondment d'aspect suivant que les rayons solaires les frappent sous tel ou tel angle4 ,s'il prolonge l'exprience pendant plusieurs mois1 il se convaincra que ces changements ne sont qu'apparents et d'un caractre priodique4 ,la surface de la ,lune est solide et stable2 elle prsente un degr de fixit au moins gal celui des rgions les plus dsertes et les plus arides de notre globe4 ,cette circonstance favorise videmment l'laboration des ,cartes2 toutefois l'exactitude de celles-ci est limite par deux obstacles qui n'ont pu tre1 jusqu' ce jour1 que trs imparfaitement surmonts4 ,le premier1 dj sensible pour l'astronome qui cherche embrasser l'hmisphre visible dans un rseau godsique1 est la raret des points de repre gomtriquement dfinis4 ,ce sera en effet une heureuse exception si l'on trouve des sommets de triangles dfinis par une intersection de lignes4 ,presque toujours il faudra prendre comme points d'appui du rseau soit des centres de taches d'aspect et de limites variables1 soit des points culminants accuss comme tels par le jeu des ombres4 ,on se doute aisment que ces objets1 vus une norme distance1 comportent un degr de dfinition bien infrieur celui des accidents naturels du sol terrestre1 accidents dont les godsiens ne se contentent plus1 et auxquels la pratique moderne substitue d'une manire invariable des pyramides ou des cylindres artificiels4 ,les sommets en forme de vague ou de pyramides1 constitues par la jonction d'artes tranchantes1 sont encore relativement frquents dans les montagnes terrestres compltement faonnes par l'rosion4 ,ils manquent tout fait sur la ,lune1 o l'on n'observe que des masses arrondies et bosseles4 ,les lignes d'ombre et de contour apparent ne cessent de s'y dplacer4 ,aussi le dsaccord des positions micromtriques d'un sommet surpasse-t-il de beaucoup celui que l'on aurait redouter1 avec la mme lunette1 sur des positions d'toiles4 ,une autre difficult1 qui vient aggraver la prcdente1 tient ce que la ,lune nous prsente toujours la mme face4 ,la libration permet au regard d'atteindre1 la rigueur1 les #e_/h de la surface1 mais en ralit toute la zone voisine du bord n'est jamais vue que sous un angle fuyant et dfavorable4 ,l'clairement et la perspective y varient trop peu pour que l'on puisse rectifier les apparences et arriver une notion correcte des formes4 ,c'est l surtout que feront dfaut les points susceptibles d'tre srement identifis d'une image l'autre4 ,c'est donc aux parties centrales du disque qu'il conviendra de s'attacher pour trouver des objets bien caractriss1 susceptibles d'tre groups en familles naturelles1 pour dmler dans la profusion des dtails les faits proprement scientifiques1 ceux qui permettent de coordonner et de prvoir4 ,la mthode suivre1 dans ce choix1 est la mme qui a valu la ,gologie1 la ,gographie physique1 leurs plus solides acquisitions4 ,et ce travail est1 dans un certain sens1 plus facile pour la ,lune que pour la ,terre4 ,en effet1 la grande distance de notre satellite nous dbarrasse d'une foule de traits insignifiants et secondaires o notre attention n'aurait pu que s'garer4 ,mais elle laisse d'autant mieux en vidence un certain nombre d'objets marquants1 d'individualits frappantes qui se reconnaissent sans peine sous des clairements varis et que l'on retrouve1 peine modifis1 un grand nombre d'exemplaires4 ,ces objets ne sont pas simplement juxtaposs3 ils entrent en lutte1 ils empitent les uns sur les autres1 et beaucoup n'ont subsist qu' l'tat de ruines4 ,on entrevoit donc la possibilit de les faire entrer dans un classement chronologique1 de dire quels caractres actuels sont associs une antiquit plus grande1 d'assigner dans la formation des individus la part des diverses influences physiques ou cosmiques1 de trouver la raison de leurs diffrences4 ,un premier essai de cette mthode a conduit les slnographes distinguer deux grandes classes d'objets lunaires1 trs ingales par le nombre1 peu prs quivalentes par l'tendue totale occupe4 ,ce sont les mers1 caractrises par une surface unie et sombre1 et les cratres1 dont le trait commun est une bordure circulaire4 ,les cratres1 infiniment plus nombreux1 ont t diviss eux-mmes en sous-groupes1 entre lesquels on n'a jamais pu tracer de frontires bien nettes4 ,plus tard1 au contraire1 on s'est avis que la premire distinction tait factice1 que les grands cirques pouvaient aussi bien tre considrs comme de petites mers1 les petites mers comme de trs grands cirques1 et que1 si plusieurs mers semblent aujourd'hui dnues de limites prcises1 leur tat actuel rsulte1 selon toute apparence1 de la jonction de bassins contigus et de l'effacement des cloisons interposes4 ,la slnographie a paru ainsi se condenser dans cette formule simple3 tout ce qui1 sur la ,lune1 possde une figure bien arrte1 est circulaire4 ,il ne s'y trouve1 en dehors des mers et des cratres runis1 si l'on veut1 sous le nom de cirques1 que des perversions ou drivations de cette forme4 ,un tel nonc ne peut manquer1 par sa nettet mme1 d'tre suspect aux gographes1 habitus rencontrer sur le globe terrestre des formes varies1 irrgulires1 rebelles dans l'immense majorit des cas toute dfinition gomtrique4 ,on ne voit pas pourquoi l'unit de force et de figure aurait rgn sur une plante1 la diversit sur l'autre4 ,et pourtant ce rsum1 on doit le reconnatre1 est justifi par la presque totalit des dessins dont notre satellite a fourni le sujet4 ,a peu prs sans exception1 les auteurs ont born leur ambition figurer un ou plusieurs cirques et ont trait d'une faon trs sommaire tout ce qui ne s'y rattachait pas directement4 ,la question s'est pose sous une autre forme pour les auteurs de ,cartes d'ensemble1 ,lohrmann1 ,mdler et ,schmidt4 ,il a bien fallu ici envisager le problme sous un aspect plus large4 ,il existe en effet1 sur la ,lune1 des rgions trs montagneuses1 assez tendues1 o il est impossible de considrer les cirques comme l'lment constitutif du sol4 ,ils n'y sont reprsents que par de petits exemplaires clairsems4 ,ces rgions 7par exemple les ,alpes1 le ,caucase1 les ,apennins7 sont d'ordinaire soigneusement vites par les dessinateurs libres de choisir leur cadre1 et considres comme imposant une tche particulirement ingrate et difficile4 ,beer et ,mdler estiment qu'il faudrait mettre profit toutes les occasions favorables pendant trois annes pour venir bout du seul massif des ,apennins4 ,tous se sont rsigns1 en fin de compte1 une figuration sommaire1 purement conventionnelle1 et qui ne jette aucune lumire sur l'objet qu'elle reprsente4 ,c'est que1 en effet1 sur ces plateaux aux bords dchiquets1 o d'innombrables excroissances se disputent l'espace1 les notions habituelles sont droutes1 et tout fil conducteur fait dfaut4 ,le procd familier aux artistes1 et qui consiste encadrer l'objet dans des lignes volontairement simplifies1 semble ici une infidlit dangereuse et une source d'erreurs systmatiques4 ,nulle part l'utilit des photographies n'apparat plus manifeste4 ,l o le dessinateur se perdait dans le dtail1 elles restituent des ensembles4 ,elles font rentrer un peu d'ordre dans ce chaos apparent et y introduisent des divisions naturelles4 ,la comparaison frquente d'preuves relatives des phases diffrentes1 contrle de temps autre par l'observation visuelle1 fait acqurir l'gard du sol lunaire une familiarit laquelle les anciens observateurs1 malgr tout leur zle1 ne pouvaient atteindre4 ,on est frapp alors de l'importance prise par certains traits que les cartographes ont entirement ngligs1 faute d'en saisir les vritables relations4 ,on voit les faits antrieurs et1 jusqu' un certain point1 trangers l'histoire des cirques1 se multiplier1 s'claircir et s'enchaner4 ,de ces traits anciens1 les premiers en date ont toutes les chances d'tre les moins apparents3 d'abord parce qu'ils ont subi un plus haut degr l'action des causes destructrices2 ensuite parce que l'corce1 encore faible et mallable1 n'a pu s'carter beaucoup d'une figure d'quilibre et constituer des diffrences de niveau importantes4 ,si donc nous tentons d'numrer les mieux reconnaissables de ces objets1 dans l'ordre o ils se prsentent la vue1 on devra plutt renverser cet ordre pour se rapprocher de la succession historique4 ,comme confirmation1 l'on devra saisir toutes les occasions de dcider1 entre deux objets en conflit1 lequel a usurp la place de l'autre4 ,les caractres qui prsident au groupement et qui taient pour les cirques le diamtre1 la profondeur et l'intgrit1 seront1 dans le cas d'objets rectilignes1 la longueur1 la largeur et l'orientation4 ,cette dernire particularit est la plus importante1 car on ne tardera pas reconnatre que les traits d'une mme rgion obissent une loi commune et s'alignent sur un trs petit nombre de directions4 ,dans l'numration qui va suivre1 les numros de renvoi1 en chiffres romains1 se rapportent aux feuilles de l',atlas photographique publi par l',observatoire de ,paris1 et de prfrence aux quarante premires1 pour lesquelles a paru une dition rduite1 plus aise feuilleter1 due aux soins de la ,socit belge d',astronomie4 ,les angles de position sont1 suivant l'usage1 compts en degrs et du ,nord vers l',est4 ,a4 ,grandes cassures4--#a4 ,valle l'ouest d',herschel 7,,iii1 ,,ix1 ,,xxvi1 ,,xxxiii74 ,large1 profonde1 trs bien conserve et probablement rcente1 elle dessine une tangente commune deux cirques1 dont le plus mridional 7,herschel h7 a t nettement sectionn4 ,prolonge du mme ct1 cette valle formerait la limite ouest de ,ptolme 7fig4 #dc74 #b4 ,sillon limitant ,albategnius l',ouest1 ,halley l',est et dessinant1 par suite1 une tangente commune intrieure aux deux contours4 ,cette valle parallle la prcdente1 plus longue mais moins creuse1 a t refoule et interrompue par le dveloppement de ,halley 7,,iii74 #c4 ,deux entailles parallles1 loignes d'une trentaine de kilomtres1 franchissant la bordure d',hipparque l',ouest et s'effaant dans la plaine intrieure 7,,iv1 ,,xxvi74 #d4 ,valle traversant de part en part un massif montagneux1 entre ,pallas et ,ukert 7,x1 ,,xxxiii74 #e4 ,valle tangente ,godin au ,sud-,est 7,,xxii1 ,,xxvi74 #f4 ,valle tangente ,jules ,csar au ,nord-,ouest 7,,xxii1 ,,xxxii74 ,tous ces objets ont fort peu prs l'angle de position #dj1 qui est aussi celui des parties orientales dans les fissures coudes d',ariadus et d',hyginus4 ,tous ressemblent la valle d',herschel 7n #a71 sans toutefois la dpasser en profondeur et en nettet4 ,ils ctoient chacun un ou plusieurs cirques1 sans les entamer et sans tre refouls par eux4 ,en nous loignant un peu du centre de la ,lune1 nous trouverons d'autres cassures se rattachant la mme catgorie3 #g4 ,mur ,droit1 entre ,thebit et ,birt4 ,cassure extrmement nette1 probablement moderne1 divisant en deux parties gales une grande arne submerge4 ,angle de position #bj 7,,xiv7 7fig4 #dd74 #h4 ,rainure parallle au ,mur ,droit1 tangente aux bords ouest de ,pitatus et de ,gauricus4 ,elle est discontinue et obstrue par plusieurs ruptions subsquentes4 ,la mme orientation se retrouve dans de nombreux traits de la mme rgion1 rejets1 cause de leur caractre moins apparent1 dans la classe suivante 7,,xiv74 #i4 ,longue cassure dirige de ,fabricius vers le ,nord 7,,xxiv1 ,,xxxi74 #aj4 ,rainure discontinue sur la ligne ,janssen ,a-,piccolomini 7,,xxiv74 #aa4 ,sillon courant vers le ,sud partir de ,fermat 7,,xxv1 ,,xxxi74 ,ces trois derniers traits1 peu cohrents et mdiocrement conservs1 s'accusent surtout par des diffrences de niveau4 ,leur angle de position est voisin de #bj1 plutt au-dessous4 #ab4 ,monts ,alta3 cette grande dnivellation1 remarquable par sa longueur et sa continuit1 fait partie de l'encadrement de la mer du ,nectar4 ,elle prsente deux fronts rectilignes trs tendus1 souds aux environs de ,fermat1 avec des angles de position de #bj et de #de 7,,xxv1 ,,xxxi74 #ac4 ,sillon traversant de part en part le bourrelet de ,capella1 avec un angle de position de #de4 ,il appartient1 comme les monts ,alta1 l'encadrement de la mer du ,nectar 7,,xxxi7 7fig4 #cc74 #ad4 ,valle de ,rheita1 la plus colossale que l'on puisse apercevoir sur la ,lune4 ,elle est dans un mauvais tat de conservation1 refoule et obstrue par le dveloppement ultrieur de plusieurs cirques4 ,le paralllisme des bords1 l'existence de digues transversales obliques1 accusent une formation par arrachement1 avec largissement progressif4 ,angle de position #de 7,,xii1 ,,xxiv1 ,,xxxi74 #ae4 ,valle des ,alpes1 exemple clatant et bien connu de la disjonction d'un plateau montagneux sur une paisseur de #cjjjm environ avec conservation du niveau et du paralllisme des bords4 ,bien qu'elle n'entame aucun cirque1 son intgrit doit la faire considrer comme moderne4 ,son angle de position 7#acj7 est1 comme celui de la valle de ,rheita1 rpt bien des reprises dans la rgion 7fig4 #cg74 ,b4 ,digues1 crevasses1 sillons rectilignes4--,les objets de cette seconde liste1 moins visibles que ceux de la prcdente1 rentrent comme eux dans un petit nombre d'orientations distinctes4 ,refouls ou obstrus peu d'exceptions prs1 par les cirques qu'ils rencontrent1 ils se rattachent d'une faon plus vidente un tat de choses disparu4 ,leur nombre est considrable4 ,nous signalerons seulement ceux qui se distinguent par la longueur et le caractre strictement rectiligne de leur trajet4 #a4 ,sillons orients respectivement sur les centres de ,ptolme et de ,albategnius ,a1 et s'tendant l'extrieur vers le ,sud4 7,,iii7 7fig4 #dc74 #b4 ,nombreuses stries du plateau situ entre ,herschel1 ,davy et ,moesting4 ,plusieurs entament d'une faon trs visible les remparts d',alphonse et de ,ptolme 7,,iii1 ,,ix1 ,,xxxiii74 #c4 ,crte des monts ,hmus1 entre ,taquet et ,sulpicius ,gallus 7,,xxxii74 #d4 ,sillon parallle aux monts ,alta1 traversant la plaine gale distance des monts ,alta et de ,polybe 7,,xxv74 ,tous ces traits 7nos #a #d7 sont parallles la valle d',herschel et1 par suite1 aux premiers objets de la liste prcdente4 #e4 ,parties centrales des fissures d',ariadus et d',hyginus3 angle de position #ge 7,,iv1 ,x1 ,,xxii74 ,ce sont deux exemples remarquables d'indpendance totale entre le trac d'une fissure et le relief actuel du sol4 #f4 ,crevasses situes entre ,archimde et ,conon1 perpendiculaires la direction gnrale des ,apennins et coudes suivant les mmes orientations que la fissure d',hyginus 7,x74 #g4 ,double fissure prs de ,sabine1 ctoyant la base du rempart montagneux4 ,elle est trs nette et parat due la reviviscence tardive d'une ancienne tendance l'arrachement4 ,angle de position #hj 7,,xxii74 #h4 ,double fissure encadrant ,hsiode et forme comme la prcdente de deux traits parallles4 ,l'un de ces traits se prolonge une grande distance vers l',est travers des massifs montagneux1 sans cesser d'tre visible la traverse des plaines4 ,angle de position #abj 7,,xiv1 ,,xix74 #i4 ,valle situe en plaine entre ,kies et ,kies d4 ,faiblement dprime1 elle est parallle la fissure d',hsiode1 de nombreuses digues de la rgion de ,tycho1 aux portions nord-est des remparts de ,ptolme1 d',alphonse1 d',albategnius 7,,xiv74 #aj4 ,digues rectilignes s'appuyant sur la partie est du rempart de ,capuanus et constituant les restes d'un massif plus ancien que le cirque4 ,angle de position #dj 7,,viii74 #aa4 ,stries nombreuses sur le plateau entre ,vitello et ,hainzel4 ,angle de position #cj 7,,viii74 #ab4 ,quatre sillons parallles la valle de ,rheita1 deux au ,nord et deux au ,sud1 trs tendus aussi1 mais beaucoup moins bien conservs4 ,angle de position #de 7,,xii74 #ac4 ,grande valle irrgulire1 parallle aussi celle de ,rheita1 presque aussi large1 mais fortement dgrade et discontinue4 ,elle est visible de part et d'autre de ,snellius et s'interrompt sur l'emplacement de ce cirque 7,,xii74 #ad4 ,rgion strie ou cannele1 entre ,pons1 ,zagut1 ,gemma ,frisius et ,pontanus4 ,deux systmes bien reconnaissables1 formant un angle de #gj1 y sont associs 7,,xx74 #ae4 ,ride saillante runissant ,santbech et ,colombo 7,,xxxviii74 #af4 ,trs longue digue en relief de part et d'autre de ,borda2 elle forme1 avec le trait prcdent1 avec la crevasse mdiane de ,petavius1 avec la chane de cirques ,rheita e1 un systme conjugu de la valle de ,rheita4 ,angle de position #acj 7,,xii74 #ag4 ,sillon visible sur le mridien de ,descartes1 du ct sud1 et signal surtout par des places blanchies 7,,xxvi74 #ah4 ,terrasses de ,lemonnier et de ,pline1 sous-tendant des arcs dans le primtre de la mer de la ,srnit4 ,elles paraissent tre les restes d'une enceinte polygonale dont la mer aura1 dans son mouvement d'expansion1 franchi les limites 7,,xxvii74 #ai4 ,terrasse allant de ,thophile ,beaumont1 dtachant un segment en forme d'arc dans la mer du ,nectar et de tout point analogue aux prcdentes 7,,xxvii1 ,,xxxii74 #bj4 ,straight ,range4--,digue isole1 perpendiculaire au mridien1 reste d'une ancienne frontire de la mer des ,pluies 7,,xi1 ,,liii74 #ba4 ,sillons nombreux sur le plateau qui s'tend entre ,bianchini et ,la ,condamine4 ,angle de position #afj4 ,l'accroissement de l'angle de position est sensible quand on se dplace de l',ouest l',est dans la bordure de la mer des ,pluies 7,,xi74 #bb4 ,double srie d'artes rectilignes formant l'ossature de l'corce dans le voisinage du ple ,nord4 ,le plus apparent des deux systmes est peu inclin sur le mridien 7,,xxxvii1 ,,lii1 ,,liii74 ,c4 ,alignements d'orifices4--,il est connu depuis longtemps que la distribution des grandes enceintes la surface de la ,lune n'est pas arbitraire1 qu'elle ne manifeste pas de condensation vers un plan comme la ,voie lacte1 ni d'accumulation autour de quelques centres1 comme l'ensemble des nbuleuses4 ,la disposition des grands cirques1 toutes les fois qu'elle affecte une apparence systmatique1 est linaire4 ,beaucoup d'entre eux se disposent en sries peu prs continues et dont l'unit d'origine est aussi certaine que celles des grandes artes du relief terrestre4 ,les individus d'un mme groupe accusent une analogie de dimensions et de structure pousse parfois un tel degr que de simples associations par paires ne semblent pas pouvoir tre fortuites1 d'autant moins que l'orientation de la ligne des centres se retrouve presque toujours dans des sillons rectilignes de la mme rgion4 ,la liaison est moins aise mettre en vidence pour les petits orifices1 en raison mme de leur grand nombre4 ,dans les parages o ils fourmillent1 on peut les associer en chanes de diverses manires1 dont aucune ne s'impose l'exclusion des autres4 ,mais certaines mers o les orifices n'apparaissent qu'en petit nombre prsentent des alignements d'une extrme nettet et qui doivent1 ce titre1 fixer l'attention4 ,il suffira1 entre beaucoup d'exemples1 de citer les suivants3 #a4 ,walter1 ,regiomontanus1 ,purbach 7,i74--,srie de grands cirques contigus1 polygonaux1 dgrads1 offrant chacun de fortes diffrences de niveau4 ,l'angle de position de la ligne des centres est #ce1 ce qui rattache ce groupe la valle d',herschel et1 plus gnralement1 aux objets dsigns en premier lieu dans les deux listes prcdentes4 #b4 ,aliacensis1 ,werner1 ,blanchinus1 ,lacaille4--,srie parallle et juxtapose la prcdente1 montrant dans ses deux derniers termes des formes plus rgulirement circulaires et mieux conserves 7,,ii74 #c4 ,blancanus1 ,scheiner1 ,rst1 ,schiller4--,l'angle de position de cette chane est #ej4 ,des digues latrales ont entrav le dveloppement normal de tous ces cirques1 surtout du dernier dont l'allongement est exceptionnel 7,,xviii74 #d4 ,wilson1 ,kircher1 ,bettinus1 ,zuchius 7,,xxx74--galement encaisss entre deux digues parallles4 ,angle de position #de4 #e4 ,manifestations ruptives varies sur une tangente commune intrieure aux contours d',almanon el d',albufeda4 ,angle de position #ej 7,,xx1 ,,xxv1 ,,xxvi7 7fig4 #de74 #f4 ,arzachel1 ,alphonse1 ,ptolme1 ,herschel4--,ligne des centres sensiblement parallle au mridien4 ,comme il arrive dans la plupart des sries de l'hmisphre ,sud1 le cirque le plus austral est en mme temps le plus rgulier et le plus profond 7,,iii1 ,,ix7 7fig4 #dc74 #g4 ,theon junior1 ,theon senior1 de ,morgan1 ,cayley1 ,jules ,csar 7,,xxii74--,srie suivant le mridien1 discontinue1 mais complte par plusieurs orifices anonymes4 ,elle embrasse un espace plus grand que les prcdentes1 avec la mme progression4 #h4 ,furnerius1 ,petavius1 ,vendelinus1 ,langrenus4--,ensemble de cirques normes et de puissant relief1 sur un mme mridien 7,,xxi74 #i4 ,cinq petits orifices disposs sur un mridien1 dans la partie nord-est de la mer de la ,srnit 7,v1 ,,xxiii74 #aj4 ,ligne blanchie1 discontinue1 allant de ,licetus ,aliacensis1 en contournant ,stfler l',est 7,,xxxvii74 #aa4 ,autre ligne blanchie1 discontinue1 allant de ,bacon ,pons1 en contournant ,bsching l',ouest4 ,cette ligne1 comme les cinq prcdentes1 s'carte peu d'un mridien4 ,elle est remarquable par son extraordinaire longueur4 ,il semble que la formation du cirque ,bsching a refoul quelque peu l'alignement ruptif sans lui faire perdre son caractre 7,,xxxvii74 #ab4 ,nombreux orifices le long d'une tangente commune aux bords orientaux de ,lexell et de ,regiomontanus 7,,xiv74 #ac4 ,alignement sur une tangente commune aux limites orientales de ,hell et de ,pitatus4 ,ce trait et le prcdent sont voisins et parallles4 ,angle de position #adj 7,,xiv74 #ad4 ,rheita e4--,fosse allonge forme par jonction d'orifices 7,,xxxi74 ,l'angle de position 7#aej7 s'est dj rencontr souvent dans les cassures de la mme rgion4 ,il y est aussi reprsent par plusieurs couples de grands cirques voisins et semblables1 comme ,snellius et ,stevinus1 ,metius et ,fabricius4 ,d4 ,enceintes quadrangulaires sans rupture1 rebord saillant4--,une collection d'objets particulirement intressants au point de vue qui nous occupe se rencontre dans le voisinage du ple ,nord4 ,les cirques y sont assez rares et sont remplacs par des plaines que divisent et encadrent de minces cordons saillants4 ,toutes ces plaines paraissent tre au mme niveau et constituer la surface moyenne de la plante4 ,ce sont les cordons qui semblent surajouts1 de manire diviser1 suivant un plan gomtrique1 cette tendue uniforme4 ,cette structure est aujourd'hui limite la rgion arctique4 ,on trouve cependant1 sur la rive sud de la mer du ,froid ou dans le quadrant sud-ouest quelques objets qui semblent1 comme ,egede 7,v71 des survivants ou des prcurseurs du mme type4 ,les murs de sparation sont assez endommags1 souvent doubles et coups de brches4 ,mais deux directions y dominent toujours1 en sorte que les plaines encadres se rapprochent plus du losange que du cercle4 ,les dformations considrables amenes dans cette rgion par la perspective font qu'il est malais de prciser les dviations par rapport au losange ou d'valuer les angles de position4 ,nous citerons comme particulirement bien dessins les objets suivants3 #a4 ,j4 ,herschel 7,,xi1 ,,liii74--#b4 ,goldschmidt 7,,xxiii74--#c4 ,grtner 7,,xxviii1 ,,xxxv74--#d4 ,kane 7,,xxxv74--#e4 ,arnold 7,,xxxv74--#f4 ,peters 7,,xxxv74--#g4 ,mton 7,,xxxv1 ,,lii74--#h4 ,euctemon 7,,xxxv74--#i4 ,w4-,c4 ,bond 7,,xiii1 ,,xxiii74 ,le dernier exemple est instructif en ce qu'il nous conduit envisager les enceintes quadrangulaires comme des formes prliminaires de cirques1 frappes d'arrt dans leur dveloppement4 ,les orientations de ,w4-,c4 ,bond concordent avec celles d',egede1 avec les directions qui dominent dans les ,alpes1 y compris la grande valle1 avec les sillons qui constituent des cadres autour d',eudoxe et de ,platon4 ,en comparant ,w4-,c4 ,bond et ,eudoxe 7,v1 ,,xiii1 ,,xxv71 on se convaincra bientt que l'enceinte quadrangulaire qui constitue le premier est l'analogue du cadre d',eudoxe et non du cirque lui-mme1 en sorte que nous avons dans la rgion arctique de nombreux emplacements prpars pour des cirques futurs1 mais pour la plupart demeurs vides4 ,l o le cirque s'est dvelopp1 il est quelquefois demeur en de des limites qui lui taient traces4 ,mais1 le plus souvent1 il les a remplies et dpasses1 au point d'effacer et de rendre mconnaissable le losange primitif4 ,a notre avis1 l'absence de liaison apparente entre les cordons saillants et les plaines qu'ils entourent n'autorise pas regarder les cordons comme tant d'importation trangre4 ,il est beaucoup plus probable que chacun d'eux est le produit du sol qui le porte et qu'il s'est trouv mis en relief par suite de l'affaissement du centre de la case4 ,c'est la submersion des parties centrales affaisses qu'est d l'isolement des cordons par rapport aux plaines adjacentes1 de mme que celui des montagnes intrieures par rapport aux bourrelets des cirques4 ,e4 ,tangentes aux remparts4--,nous avons group ici quelques objets qui auraient pu figurer dans nos trois premires listes cause de la situation spciale qu'ils occupent par rapport aux cirques4 ,des traits rectilignes tangents aux remparts actuels s'accusent soit comme artes en relief1 soit comme rainures1 soit comme tranes blanches avec des recrudescences locales4 ,ces mmes traits se distribuent1 dans chaque rgion1 entre des orientations peu nombreuses1 et cette condition1 incompatible en apparence avec la situation de tangente commune plusieurs enceintes1 lui est au contraire souvent associe4 ,il est commun de voir le contact s'effectuer non par un seul point1 mais sur une tendue plus ou moins grande4 ,en pareil cas1 c'est le cercle qui est dform et non le trait rectiligne4 ,la dformation est soustractive1 c'est--dire que le contour circulaire1 sans montrer de tendance rejoindre les traits dont il s'approche1 est entam par ceux qu'il rencontre et entrav dans son dveloppement normal4 ,les cirques aligns admettent volontiers des tangentes communes orientes comme la ligne qui joint leurs centres4 ,on pourra se reporter1 pour avoir la confirmation de ces remarques1 aux objets suivants numrs peu prs dans l'ordre o croissent leurs angles de position3 #a4 ,sillon touchant les bords occidentaux de ,purbach1 ,regiomontanus1 ,walter 7,i74 #b4 ,traits limitant ,alphonse respectivement l',est et l',ouest4 ,ces deux traits sont parallles au prcdent et la veine mdiane du cirque 7,,iii1 ,,xxiii7 7fig4 #dc74 #c4 ,digue saillante formant tangente commune intrieure ,heinsius et ,wurzelbauer 7,,xiv1 ,,xix74 #d4 ,sillon formant tangente commune intrieure ,clavius et ,maginus 7,,xvii74 ,ce trait s'carte peu1 comme les trois prcdents1 de l'angle de position #ce4 #e4 ,tangente commune aux remparts est de ,maginus1 ,street et ,tycho 7,,vii7 7fig4 #dg74 #f4 ,sillon profond sur le trajet d'une tangente commune intrieure aux remparts d',albategnius et de ,halley 7,,iii1 ,,xxvi74 #g4 ,longue coupure isolant le rempart d',archimde du massif montagneux situ plus au ,sud 7,,xxxiv74 #h4 ,sillon dessinant une tangente commune intrieure ,aristillus et ,autolycus 7,v1 ,x1 ,,xxxiv74 #i4 ,vague saillante1 crte blanchie1 suivant une tangente commune intrieure ,kane et ,dmocrite et se prolongeant au del de celui-ci 7,,xxviii74 ,pour les objets numrs de #e #i1 l'angle de position se tient aux environs de #dj4 #aj4 ,sillon limitant la fois les remparts ouest de ,clavius et de ,longomontanus 7,,vii7 7fig4 #dg74 #aa4 ,digue tangente au rempart est de ,capuanus 7,,viii74 #ab4 ,bord de plateau tangent au rempart ouest de ,campanus 7,,viii74 #ac4 ,digue touchant les bords mridionaux de ,tycho et de ,heinsius4 ,elle se prolonge au del de ,heinsius1 dont elle a entrav l'expansion normale 7,,xviii74 #ad4 ,ligne tangente ,albategnius et ,ptolme1 du ct nord1 et ,herschel du ct sud 7,,iii1 ,,xxvi74 ,elle est signale par un chapelet d'orifices4 ,l'angle de position1 qui se tenait1 pour les quatre objets prcdents1 entre #de et #ej1 passe ici #gj 7fig4 #dc74 #ae4 ,grande cassure limitant ,delambre au ,nord-,ouest 7,,xxii74 #af4 ,sillon formant tangente commune au ,nord aux remparts de ,delambre et d',hypatie4 ,ces deux derniers traits1 voisins de la fissure dj cite de ,sabine1 ont comme elle pour angle de position #gj4 #ag4 ,arte blanchie formant tangente commune aux cts nord de ,dmocrite1 ,thals1 ,strabon4 ,cette arte a contrari le dveloppement normal de ,dmocrite4 ,angle de position #ij4 #ah4 ,digues encadrant1 au ,nord et au ,sud1 le bourrelet de ,tycho4 ,angle de position #acj 7,,vii74 #ai4 ,crte formant tangente commune ,hipparque1 ,albategnius1 ,ptolme4 ,angle de position #acj 7,,iv1 ,,xxiii7 7fig4 #dc74 #bj4 ,sillon tangent au bord ouest de ,barocius et entamant ,clairaut4 ,angle de position #adj 7,,xvii74 #ba4 ,sillon tangent au bord ouest de ,maurolycus et entamant ,barocius4 ,angle de position #adj 7,,xvii74 #bb4 ,chane formant tangente commune intrieure ,borda et ,cook 7,,xxi74 #bc4 ,chane dessinant une tangente commune intrieure ,santbech et ,colombo 7,,xxi1 ,,xxvii74 #bd4 ,prolongement du bord oriental de ,stevinus 7,,xii74 ,l'angle de position de ce trait1 comme des deux prcdents1 est de #afj4 #be4 ,digue touchant les limites ouest de ,vendelinus ,c et de ,langrenus et dpassant1 au ,nord comme au ,sud1 les limites indiques 7,,xxi1 ,,xxxviii74 #bf4 ,deux digues parallles encadrant ,messala et se prolongeant au ,nord 7,,xxix74 #bg4 ,chane tangente au bord ouest de ,gassendi 7,,xxx7 7fig4 #ej74 #bh4 ,tangente commune aux remparts ouest d',arzachel et d',alphonse 7,,iii1 ,,ix74 ,ce trait1 comme les trois prcdents1 suit le mridien 7fig4 #dc74 #bi4 ,chane prolongeant le bord oriental de ,furnerius 7,,xii74 ,angle de position #aj4 #cj4 ,chane prolongeant le bord oriental de ,vga 7,,xii74 ,angle de position #aj4 ,un catalogue plus complet ferait ressortir1 dans la srie des angles de position1 des lacunes bien marques1 dont la plus tendue parat tomber entre #ij et #acj4 ,f4 ,cirques anguleux4--,la prsence de digues ou de sillons tangents aux remparts des cirques amne dans le contour de ceux-ci des dformations systmatiques1 visibles surtout au voisinage du terminateur4 ,ces dformations affectent peu les cirques petits et modernes1 beaucoup plus les enceintes vastes1 htrognes et jouant un rle passif en cas de conflit4 ,dans une rgion o un seul systme de traits parallles prdomine nettement1 les bourrelets circulaires sont simplement tronqus par suppression d'un segment et s'arrtent la rencontre des traits1 presque toujours constitus par des digues saillantes4 ,nous mentionnerons1 comme exemples de cette structure1 ,heinsius 7,,vii71 ,lacaille et ,faye 7,,xx71 la plupart des cirques de l'entourage de ,tycho 7,,xviii7 7fig4 #dg71 de nombreux orifices entre ,licetus et ,maginus 7,,xvii74 ,les digues limites1 dans ce dernier cas1 sont parallles la ligne des centres de ,licetus et de ,clavius4 ,lorsque deux systmes associs prennent une importance peu prs gale1 on observe des formes de passage du cercle au paralllogramme et1 parmi les paralllogrammes1 le losange domine1 comme si les bandes intresses par une intumescence devaient offrir1 dans les deux systmes1 des largeurs gales4 ,quand deux cirques voisins sont limits un mme trait1 il y a souvent galit approximative dans les dimensions1 dans les distances des centres la limite commune1 et par suite aussi1 dans les angles4 ,mais il n'est pas rare que la similitude soit ralise avec des dimensions trs diffrentes4 ,on pourra noter1 comme losanges bien forms1 ,egede 7,v71 ,gruemberger 7,,xviii72 comme distinctement quadrangulaires3 la grande enceinte comprenant ,hell et ,lexell 7,i71 ,pontanus 7,,ii1 ,,xxv71 ,clomde 7,,xxix72 comme pentagonale1 l'enceinte situe l'est de ,burg et formant la partie la plus dprime du lac de la ,mort 7,,xxviii72 comme hexagonaux3 ,ptolme1 ,alphonse 7,,iii1 ,,xxiii71 ,albategnius 7,,iii1 ,,iv1 ,,xxiii71 ,rhtius 7,,iv71 ,janssen 7,,xxiv7 7fig4 #ci71 la mer des ,crises 7,,xxi1 ,,xxvii1 ,,xli7 7fig4 #cb72 comme exemples de similitude3 ,aristote1 ,egede 7,v1 ,,xiii71 ,cyrille1 ,tacite 7,,xxv1 ,,xxxi71 ,ptolme1 ,raumur1 ,alphonse 7,,xxxiii71 ,eudoxe1 ,thetetus 7,,xiii71 le groupe ,walter1 ,aliacensis1 ,regiomontanus1 ,purbach1 ,nonius1 ,blanchinus 7,i1 ,,ii1 ,,xxv74 ,il y a1 dans ces six derniers cirques1 accord gnral pour l'orientation des cts rectilignes4 ,on trouve enfin des cirques irrgulirement anguleux1 o se reconnat la ralisation successive de deux plans diffrents4 ,la nouvelle enceinte1 oriente autrement que l'ancienne1 s'est peu prs superpose celle-ci1 dont une partie notable a t respecte4 ,de ce nombre sont ,gauricus1 ,tycho1 ,maginus 7,,vii71 ,clavius 7,,vii1 ,,xviii7 7fig4 #dg71 ,campanus 7,,viii71 ,calippus 7,,xiii71 plusieurs formations anonymes entre ,godin et ,hind 7,,iv71 des bourrelets de faible relief englobs dans ,atlas1 ,hercule1 ,endymion1 ,posidonius1 ,aristote1 ,eudoxe 7,,xxxv71 ,gassendi 7,,xl7 7fig4 #ej1 #ea74 ,g4 ,cirques encadrs4--,les digues et sillons rectilignes d'une mme rgion peuvent tre associs de diverses manires pour former des polygones convexes4 ,certaines de ces associations semblent particulirement voulues et soulignes par la nature4 ,ce cas se prsente quand le polygone circonscrit peu de distance un effondrement nettement limit4 ,l'excavation s'tend par une srie de ruptures dont les gradins intrieurs des cirques sont les tmoins4 ,quand les sillons qui entourent un cirque se rattachent deux systmes quidistants et forment par suite des losanges1 le contour du cirque arrive toucher en mme temps les quatre cts du losange4 ,mais1 quand l'quidistance n'a plus lieu1 l'inscription d'un cercle dans le quadrilatre cesse d'tre possible4 ,la cassure s'arrte aux premiers cts qu'elle rencontre1 tend se dvelopper vers les autres1 et la rgularit du contour est altre4 ,enfin la rencontre du dernier ct n'impose pas ncessairement un arrt au dveloppement du cirque4 ,celui-ci peut s'tendre encore et excder son cadre4 ,il est instructif de remarquer1 en pareil cas1 que le sillon dpass peut demeurer visible l'intrieur du cirque aussi bien qu'au dehors1 au del des intersections avec les sillons conjugus4 ,cette circonstance montre que l'expansion du cirque s'est accomplie avec une certaine lenteur1 sans entraner la destruction complte du relief prexistant4 ,il n'est donc pas admissible que l'excavation1 dans ses limites actuelles1 corresponde une empreinte de projectile ou une portion d'corce ramene l'tat de fusion4 ,il arrive assez souvent que1 dans son tat d'extension actuelle1 le cirque n'atteint aucune des limites du cadre1 mais la relation des deux formes est manifeste par la concidence approche de leurs centres4 ,le primtre du cirque est toujours dfini par l'affaissement de l'intrieur1 celui du cadre l'est le plus souvent par un lger excs d'altitude relativement aux plateaux voisins4 ,presque toujours le cirque a des limites mieux arrtes que le socle qui le porte1 et celui-ci a plus ou moins perdu sa forme quadrangulaire par suite de l'usure et de la dmolition des angles4 ,cet tat de ruine peut aller jusqu' ne laisser en relief que le bourrelet circulaire4 ,mais1 chaque fois que les frontires du socle sont restes visibles1 elles concident en direction avec des parties rectilignes du contour des mers ou des cirques voisins4 ,le socle apparat ainsi comme le prcurseur du cirque et comme subordonn plus troitement que lui la structure gnrale de la rgion4 ,on peut prendre comme exemples de bassins ayant respect leurs cadres les objets suivants3 ,aliacensis1 ,werner 7,,ii71 ,w4-,c4 ,bond 7,,xxiii71 ,riccius 7,,xxv71 ,eudoxe 7,v1 ,,xiii1 ,,xxxv71 ,petavius 7,,xii1 ,,xxi1 ,,xxxviii7 7fig4 #da74 ,d'autres appellent des remarques particulires4 ,ainsi1 pour ,albategnius 7,,iii1 ,,iv7 et ,arzachel 7,,iii71 les cts des cadres sont parallles4 ,sacro ,bosco1 ,pons et ,fermat 7,,xxv7 sont englobs dans une mme enceinte quadrangulaire dont un ct forme la ligne de fate des monts ,alta4 ,pour ,tycho 7,,vii71 le cadre embrasse un espace beaucoup plus tendu que le bourrelet et limit par des digues saillantes4 ,tout l'espace intermdiaire a prouv un affaissement relatif4 ,maginus 7,,xvii7 est confin dans un angle du cadre1 dont les cts les plus apparents sont parallles la ligne ,licetus-,clavius4 ,il le remplit au ,sud et l',est1 mais laisse un espace libre au ,nord et l',ouest4 ,les mers du ,nectar 7,,xxvii7 7fig4 #cc7 et de la ,fcondit 7,,xxxviii7 sont comprises dans de vastes losanges4 ,la bordure montagneuse de la mer des ,crises 7,,xxi1 ,,xxviii1 ,,xxix7 7fig4 #cb7 est sectionne par des sillons rectilignes1 parallles aux limites de la plaine4 ,aristarque 7fig4 #dh7 s'appuie l',est sur un grand paralllogramme1 distingu de la mer par une teinte plus sombre4 ,voici maintenant quelques exemples de cirques qui ont dpass un ou plusieurs cts de leurs cadres primitifs sans les faire entirement disparatre3 #a4 ,clavius 7,,vii74 ,on distingue trs bien des digues parallles1 mais discordantes1 qui ont successivement servi de limites 7fig4 #dg74 #b4 ,pitatus et ,wurzelbauer 7,,xiv1 ,,xix74 #c4 ,scheiner 7,,xviii74 ,le cirque est inscrit dans un losange qu'il ne remplit pas du ct de l',est4 ,il est1 au contraire1 travers1 dans sa partie ouest1 par un sillon qui complte l'encadrement4 #d4 ,delaunay 7,,xx7 est compris dans un losange qui a fortement entrav son dveloppement rgulier1 tout en dformant aussi les enceintes voisines de ,lacaille et de ,faye4 #e4 ,platon 7,,xxxiv74 ,le cirque s'est dvelopp avec une rgularit parfaite1 tout en excdant son cadre au ,nord et l',ouest 7fig4 #dj74 ,enfin1 la survivance d'un socle quadrangulaire lgrement saillant se vrifie autour de ,copernic 7,,ix7 7fig4 #ch71 ,taruntius 7,,xxi71 ,apianus 7,,xxv71 ,delambre 7,,xxvi1 ,,xxxii71 ,alfraganus 7,,xxvi71 ,thophile 7,,xxvii7 7fig4 #ca71 ,pline 7,,xxxii74 ,h4 ,massifs partags en cases4--,une portion d'corce lunaire1 distingue de la rgion environnante par une altitude un peu suprieure et limite par des lignes de relief parallles1 n'est pas toujours le lieu d'lection d'un cirque dvelopp autour du mme centre4 ,il peut se faire que la case ainsi dfinie renferme deux ou plusieurs cirques d'importance peu prs gale ou qu'il ne s'y montre aucun cirque rellement notable4 ,les massifs montagneux les mieux dessins de la ,lune1 qui sont des rgions pauvres en cirques1 sont ainsi diviss en compartiments et1 pour chacun de ces compartiments1 le centre prsente1 relativement aux bords1 une dpression faible1 sans limites prcises4 ,nous citerons comme tmoins de cette structure1 presque toujours mal conserve et remontant1 par suite1 une priode ancienne1 les objets suivants3 #a4 ,bloc formant ,thophile et ,cyrille un socle quadrangulaire commun 7,,xxxii74 #b4 ,massif quadrangulaire comprenant ,alfraganus et ,taylor 7,,xxxii74 #c4 ,plateau renfermant ,agrippa1 ,godin1 ,rhticus 7,,iv74 #d4 ,groupe terminal des ,apennins vers le ,nord 7,v1 ,x1 ,,xxii7 7fig4 #cf74 #e4 ,massif tendu terminant les ,apennins vers le ,sud 7,,xxxiv74 #f4 ,bloc central des ,apennins1 peu prs rectangulaire1 montrant bien la supriorit d'altitude des bords par rapport au centre 7,,xxiii1 ,,xxxiv7 7fig4 #cf74 #g4 ,massif principal des ,alpes1 entre ,cassini et la grande valle 7,v1 ,,xiii1 ,,xxiii7 7fig4 #cg74 #h4 ,bloc situ entre ,ramsden et ,hippalus 7,,viii7 7fig4 #di74 #i4 ,plateau rectangulaire situ entre ,jules ,csar et ,mnlas 7,,xxii74 #aj4 ,plateau de ,censorinus1 entre les mers de la ,tranquillit et de la ,fcondit 7,,xxvii1 ,,xxxii74 #aa4 ,massif de ,vitruve1 possdant un primtre quadrangulaire brch au ,sud 7,,xxvii74 #ab4 ,pt montagneux en losange1 entre ,campanus et ,vitello 7,,xl74 #ac4 ,grand plateau en losange1 englobant ,eudoxe et son socle 7,,xxxv74 ,les objets que nous venons d'numrer sont tous assez loigns des bords du disque4 ,en effet1 les limites des compartiments sont1 en raison de leur faible relief et de leur tat de dgradation1 difficiles reconnatre sous une incidence rasante4 ,nanmoins1 une fois l'attention attire sur ce point1 on se convaincra bientt que le centre du disque n'est nullement privilgi sous ce rapport4 ,,chapitre ,,xiv4 ,t,,moignage ,,apport ,,par ,,la ,,lune ,,dans ,,le ,,probl,,me ,,de ,l',,volution ,,des ,,plan,,tes4 ,les lois du rseau rectiligne4--,l'inspection qui vient d'tre faite confirme une rgle1 a priori vraisemblable1 et laquelle conduit aussi tout essai de classification des cirques3 la physionomie des orifices lunaires est subordonne la constitution de l'corce aux dpens de laquelle ils ont t forms1 et celle-ci s'est modifie avec le temps dans le sens d'un accroissement progressif d'paisseur et de rsistance4 ,les orifices rgulirement circulaires1 aux flancs raides1 trs creux en proportion de leur diamtre1 sont forms aux dpens d'une crote paisse4 ,ils sont modernes et en gnral bien conservs4 ,les bassins polygonaux1 comportant des inclinaisons plus douces1 accusent des diffrences de niveau plus faibles1 en rapport avec la moindre paisseur des fragments solides mis en jeu4 ,ils sont anciens1 attaqus par diverses causes de ruine1 et notamment par la superftation de cirques plus rcents4 ,l'examen des sillons et des blocs montagneux nous met en prsence d'une priode plus recule encore1 celle o les mouvements du sol lunaire1 dans le sens vertical1 portaient la fois sur des compartiments bien plus tendus que les cirques et mme que les mers actuelles4 ,les limites de ces fragments avaient des courbures comparables celles du globe lunaire lui-mme1 et nous pouvons1 au point de vue de leur influence sur les formations ultrieures1 considrer ces limites comme rectilignes4 ,c'est ainsi1 pour prendre un exemple familier aux gographes1 que les ,cartes des courants gnraux de l'atmosphre et de l',ocan prsentent un dessin bien plus ample1 bien plus largement trac que le relief des continents4 ,les faits rassembls dans le ,chapitre prcdent nous semblent assez nombreux1 assez concordants pour autoriser les conclusions suivantes3 ,la crote solide de la ,lune1 l'poque la plus ancienne o nous puissions remonter1 a t constitue1 dans toutes ses parties1 par un assemblage de cases polygonales juxtaposes et imparfaitement soudes4 ,ces cases ont pour forme lmentaire le losange4 ,leur constitution tient l'existence simultane1 dans une mme rgion de la ,lune1 de deux systmes principaux de sillons ou de rides4 ,les sillons d'un mme systme sont peu prs parallles et quidistants4 ,la troncature des angles aigus des losanges fait apparatre assez souvent des hexagones1 plus rarement des pentagones4 ,ce phnomne rvle la superposition1 aux deux systmes principaux de sillons parallles1 d'un troisime systme sensiblement inclin sur les deux premiers4 ,dans les deux systmes principaux d'une mme rgion1 l'quidistance des rides est peu prs la mme1 en sorte que le rapport des dimensions linaires d'une mme case tombe gnralement aux environs des nombres #a1 #b ou #a_/b4 ,l'angle aigu des deux systmes principaux d'une mme rgion surpasse presque toujours #fj1 si l'on tient compte de la dformation par la perspective1 et peut approcher de #ij4 ,l'orientation des deux systmes principaux1 par rapport au mridien1 varie lentement avec la longitude4 ,dans la partie centrale du disque1 les deux systmes sont notablement inclins sur le mridien4 ,prs des bords1 l'un des deux systmes tend devenir parallle au mridien4 ,la frontire commune de deux cases adjacentes constitue1 dans la majorit des cas1 une digue en relief4 ,il arrive aussi1 moins frquemment1 que cette frontire est forme par une rainure discontinue2 elle peut enfin tre simplement une ligne faible de l'corce1 sur laquelle la prsence de tranes blanches et de petits orifices rguliers trahit des manifestations ruptives4 ,deux cases adjacentes ont pu prouver1 l'une par rapport l'autre1 un certain jeu horizontal1 amenant une discordance entre les diverses parties d'un mme sillon4 ,ce jeu s'effectue par arrachement plutt que par plissement1 par traction plutt que par pousse4 ,il est rare qu'une diffrence de niveau notable se soit tablie entre une case et l'ensemble de ses voisines4 ,la formation du rseau1 dans son ensemble1 remonte une poque o la ,lune n'avait qu'une mince corce solide1 en sorte qu'il ne pouvait s'y crer de diffrences d'altitude importantes4 ,le rseau rectiligne ne subsiste nulle part dans son tat initial2 les principales circonstances qui ont amen sa disparition ou son effacement partiel dans la crote paissie paraissent tre3 #a ,des mouvements tangentiels importants1 affectant la fois un grand nombre de compartiments souds et dterminant des ruptures suivant des lignes irrgulires1 en discordance avec celles du rseau primitif2 #b ,une priode volcanique trs longue et trs gnrale1 amenant des alternatives d'intumescence et d'affaissement dans l'tendue d'une mme case ou de plusieurs cases adjacentes1 et aboutissant au sectionnement de l'corce suivant des cercles de faible rayon2 #c ,l'envahissement par des nappes liquides de vastes rgions affaisses4 ,influence du rseau rectiligne sur les formations plus rcentes4--,tout en succombant dans cette lutte1 bien des fois sculaire1 le rseau rectiligne a laiss des vestiges si nombreux et si clairement coordonns1 que nous sommes autoriss conclure son universalit dans un pass lointain4 ,il a exerc une influence passive1 mais encore reconnaissable sur la structure et la dlimitation des masses montagneuses1 sur l'alignement1 la distribution et le contour des cirques1 sur la forme mme des mers4 ,il s'en est produit des rditions affaiblies sur divers points o l'panchement de grandes masses liquides avait reconstitu momentanment1 sur une chelle moindre1 des conditions analogues celles de la plante fluide4 ,dans les rgions o la multiplication excessive des orifices modernes a fait disparatre les sillons primitifs1 ceux-ci manifestent leur existence ancienne par des chanes de cirques orientes suivant certaines directions prfres4 ,on conoit1 en effet1 que le sectionnement pralable de l'corce en bandes offrira1 sur certaines lignes1 une issue plus facile aux forces intrieures4 ,il en rsultera que des bassins peu prs contemporains et de mme dimension se prsenteront par sries4 ,veut-on1 au contraire1 faire dterminer l'emplacement des cirques par des chocs d'origine externe1 une telle distribution apparat comme dnue de toute probabilit4 ,les cases contigus sont spares1 soit par des sillons en creux1 soit par des digues en relief4 ,le premier mode de division domine dans les massifs montagneux de la rgion quatoriale1 le second dans la rgion arctique4 ,l'un et l'autre apparaissent comme passifs vis--vis des mers ou des cirques1 mais c'est la forme saillante qui a oppos l'obstacle le plus efficace l'expansion des bassins circulaires4 ,quand cette expansion l'emporte1 la partie englobe du sillon rectiligne n'est pas fatalement condamne disparatre4 ,elle s'affaisse plus ou moins l'intrieur du cirque et forme palier intermdiaire entre la plaine intrieure et le plateau4 ,les mmes orientations1 en trs petit nombre1 se retrouvent dans le contour polygonal du cirque1 dans ses terrasses intrieures1 dans les sillons qui l'encadrent distance4 ,ce ne serait pas le cas si1 comme l'a pens le professeur ,suess1 le cirque entier reprsentait une portion de crote ramene l'tat liquide par un flux de chaleur interne4 ,l'indpendance de la plupart des sillons par rapport au relief des rgions traverses1 le plan large et rgulier qui prside leurs directions1 montrent qu'ils sont le produit de causes anciennes et profondes4 ,il en est de mme des grandes fissures traces en plaine1 comme celles d',ariadus1 d',hyginus1 de ,triesnecker4 ,elles prsentent des portions rectilignes et parallles1 spares par des coudes trs nets4 ,leur orientation1 en concordance avec la structure gnrale de la rgion1 se retrouve peu de distance dans les contours polygonaux d',agrippa1 de ,godin1 de ,rhticus1 de la mer des ,vapeurs4 ,donc ces fissures1 bien que traces travers la surface unie d'une nappe solidifie1 ne sont point le rsultat de l'action de la pesanteur sur cette nappe4 ,leur prsence rvle le jeu invisible des compartiments submergs4 ,elle dcle des efforts de traction1 exercs au cours mme de la priode volcanique sur des fragments tendus de l'corce sous-jacente4 ,la mme remarque s'applique au ,mur ,droit1 rattach par sa direction au mme groupe que la veine mdiane d',alphonse1 aux veines de la mer du ,froid1 parallles aux limites du massif des ,alpes1 la crevasse mdiane de ,petavius1 parallle deux cts du cadre extrieur 7fig4 #da74 ,par contre1 on est fond parler d'un sectionnement rectiligne la fois rcent et superficiel1 propos des enceintes secondaires qui se sont formes l'intrieur de ,gassendi1 d',atlas1 de ,posidonius1 d',hercule4 ,leur dessin anguleux est une rdition locale et affaiblie d'un tat de choses autrefois gnral 7fig4 #ej1 #ea74 ,de l'origine du rseau rectiligne4--,d'aprs l'ensemble des faits astronomiques et gologiques1 la ,terre a travers trois grandes phases nettement diffrentes3 une priode de fluidit totale1 une priode de solidification superficielle1 une priode aqueuse4 ,dans cette dernire phase1 la constitution et l'aspect du sol sont principalement dtermins par l'eau qui le recouvre ou s'y prcipite4 ,presque toutes les causes que nous voyons l'oeuvre aujourd'hui en drivent et tendent effacer le relief4 ,sur la ,lune l'eau fait dfaut actuellement et elle n'a pas laiss de traces d'une intervention active dans le pass4 ,la nappe ocanique et la couverture sdimentaire sont absentes4 ,il suit de l que la ,lune est particulirement propre nous apprendre comment la solidification s'est accomplie et comment s'est effectu le passage de la premire priode la seconde4 ,plus petit1 notre satellite a volu plus vite3 mais depuis longtemps dj la permanence y rgne un tel degr que les traits les mieux visibles de la surface lunaire peuvent tre comparables1 par leur ge1 aux plus anciens accidents du sol terrestre4 ,la dernire priode de destruction traverse a t celle de la formation des cirques4 ,ses ravages n'ont pas t tels que l'tat immdiatement antrieur ne puisse tre reconstitu avec une probabilit trs leve4 ,il y a eu1 dans notre opinion1 une poque o tous les accidents de la surface de la ,lune se partageaient entre deux types3 le type arctique1 plaines quadrangulaires encadres de cordons saillants 7fig4 #df71 le type quatorial form de losanges assembls1 sans dpression notable du centre des cases4 ,il est facile d'imaginer la transition de l'un l'autre1 en supposant que les cordons perdent graduellement leur relief et se transforment en sillons irrguliers4 ,le problme consiste maintenant expliquer comment l'une ou l'autre de ces formes a pu driver de l'tat initial le plus vraisemblable1 par le jeu rgulier des lois physiques4 ,les plantes et leurs satellites ont commenc par tre fluides dans toute leur masse4 ,leur forme sphrique le dmontre et jamais1 croyons-nous1 une contestation srieuse ne s'est leve sur ce point4 ,tant que cet tat persiste1 la surface de la plante1 constamment renouvele1 dissipe dans l'espace une quantit de chaleur bien suprieure celle qui est reue du ,soleil4 ,c'est la surface que se produit le refroidissement le plus actif et que les scories doivent se former tout d'abord4 ,que deviennent les lots ainsi constitus8 ,ici1 la divergence des thories se manifeste4 ,les uns 7,lord ,kelvin1 ,,mm4 ,king et ,barus1 etc47 veulent que les particules solidifies plongent l'intrieur1 o elles reprennent bientt l'tat liquide sous l'influence d'une temprature plus haute4 ,ainsi s'effectue un brassage prolong qui tend tablir dans toute la masse une temprature peu prs uniforme un moment donn1 mais dcroissante avec le temps4 ,pour nombre de substances1 la compression favorise le passage l'tat solide4 ,c'est donc au centre1 o les pressions sont plus fortes1 que la solidification commence1 pour se propager ensuite vers la surface4 ,dans ce systme1 la ,lune est totalement solidifie2 la ,terre l'est aussi1 sauf des poches de lave relativement insignifiantes1 qui donnent lieu aux ruptions volcaniques4 ,la thse oppose1 plus en faveur prs des gologues 7,suess1 de ,lapparent1 ,sacco1 etc471 admet que1 dans l'tat de fluidit1 les matriaux se sont disposs par ordre de densit croissante1 en allant de la surface au centre4 ,les substances peu denses sont ainsi les plus exposes au refroidissement4 ,plusieurs d'entre elles1 l'exemple de l'eau1 se dilatent par la solidification4 ,elles vont donc former une crote solide graduellement paissie4 ,le retour l'tat liquide sera pour elles une rare exception1 bien que la partie fluide doive prdominer longtemps encore par sa masse4 ,la conductibilit des roches pour la chaleur est1 en effet1 si faible que la solidification totale d'une plante1 par l'extrieur1 semble devoir rclamer autant ou plus de temps que l'extinction du ,soleil4 ,nous avons indiqu1 au ,chapitre ,,vii de ce ,livre1 diverses raisons qui tendent faire limiter un petit nombre de myriamtres l'paisseur de la crote terrestre1 c'est--dire de la couche o la rigidit des matriaux s'oppose aux courants de convection4 ,la ,lune fournit l'appui de la mme thse des arguments d'un autre ordre1 mais qui sont bien loin d'tre ngligeables4 ,les traits anciens du relief lunaire rentrent dans un plan mieux dfini et plus rgulier que celui des chanes de montagnes terrestres4 ,nous y trouvons comme lment essentiel des fractures disposes en sries parallles1 avec de faibles dnivellations4 ,l'intervalle de deux fractures conscutives n'est jamais qu'une petite fraction du rayon lunaire4 ,l o cette structure s'efface1 on voit sans peine que sa disparition est due des ruptions volcaniques ou d'abondants panchements liquides qui ont nivel la surface4 ,cette figure est prcisment celle que nous devons nous attendre rencontrer dans l'hypothse d'une corce mince et non mallable4 ,quand la variation des forces extrieures tend imposer la masse fluide une nouvelle figure d'quilibre1 satisfaction est donne cette tendance par la formation de crevasses successives rendant possible la flexion de l'corce1 ainsi qu'on peut l'observer sur les glaciers4 ,si la flexion ainsi ralise n'est pas suffisante1 le liquide intrieur comprim dborde par les crevasses et les oblitre4 ,l'intervalle d'une fissure l'autre sera du mme ordre que l'paisseur de la crote et variera dans le mme sens4 ,entre les deux lvres d'une mme fissure1 la diffrence de niveau sera toujours moindre que l'paisseur de la crote1 car elle ne saurait lui devenir gale sans que le fragment infrieur ne soit inond4 ,ce n'est plus alors un sillon que l'on observe1 mais une terrasse1 comme celles dont le ,mur ,droit nous offre l'exemple le plus net4 ,avec le temps1 les nappes panches se figent1 l'paisseur de la crote augmente1 les ruptures deviennent plus rares et plus espaces1 mais aussi peuvent donner lieu des ingalits plus fortes4 ,enfin1 l'corce devient tellement rsistante qu'elle ne cde plus qu'accidentellement sur des points faibles1 o se forment des chemines volcaniques4 ,il semble aujourd'hui que l're des conflits soit close4 ,nous ne voyons plus sur la ,lune aucune nappe liquide qui trahisse un panchement rcent1 ni mme aucun espace un peu notable qui n'ait reu et gard des dpts ruptifs4 ,les choses se passeront tout autrement dans la thorie de ,lord ,kelvin1 qui fait crotre le noyau solide partir du centre4 ,cet accroissement s'effectue grain par grain1 avec lenteur et rgularit1 comme celui dont les couches stratifies de l'corce terrestre sont le rsultat4 ,toute la masse acquiert une temprature presque uniforme1 voisine du point de solidification4 ,tant que la nappe liquide est assez abondante pour couvrir toute la surface1 elle se dispose chaque instant suivant les exigences de l'isostase4 ,on n'aperoit aucun motif pour que la figure du noyau s'carte d'une surface de niveau rpondant la valeur moyenne de la pesanteur1 c'est--dire d'un sphrode trs uni4 ,a la vrit1 la nappe liquide1 diminuant toujours1 laissera merger des portions d'abord trs petites1 puis de plus en plus grandes de ce noyau solide4 ,mais quelle cause invoquera-t-on pour faire natre1 soit sur les lots1 soit sur les continents1 un relief brusque et accident8 ,ce ne sera point la raction du liquide intrieur1 que la thorie a justement pour objet de supprimer4 ,ce ne sera pas davantage l'rosion1 puisque les bassins lunaires n'ont nulle part le caractre de valles ouvertes4 ,la contraction par refroidissement1 dj trouve peine suffisante dans la premire thorie pour expliquer le relief terrestre1 nous chappe ici1 puisque la priode antrieure a eu pour effet ncessaire d'amener le globe entier une temprature uniforme et mdiocrement leve1 celle de la solidification des minraux4 ,reste1 pour expliquer le relief lunaire1 l'action des forces extrieures manant du ,soleil ou de la ,terre4 ,il est clair que ces forces1 agissant sur toutes les particules du globe solide1 varient d'une manire lente et continue4 ,si la limite de rsistance est dpasse1 la dformation s'accomplira par voie de fissures et de glissements intressant toute la masse du globe et non pas seulement des cailles superficielles4 ,nous n'avons aucune chance de voir apparatre une agglomration dense de montagnes abruptes et de valles profondes4 ,enfin1 si l'on admet que la solidification porte en dernier lieu sur une mince couche superficielle1 on ne voit pas quel rservoir s'alimenteront les nombreuses et abondantes ruptions volcaniques dont la ,lune a t le thtre4 ,on ne s'explique pas la prsence de ces nappes unies qui couvrent le fond des mers et des cirques et qui attestent des solidifications lentement opres1 des niveaux qui diffrent de plusieurs milliers de mtres4 ,que l'on envisage1 au contraire1 la raction d'une grande masse fluide sur une corce relativement mince et htrogne1 la temprature peut monter vers le centre des chiffres trs levs1 la contraction par refroidissement reprend le rle principal dans l'tablissement du relief1 les ingalits locales de la crote n'ont plus d'autre limite que son paisseur1 l'alimentation ultrieure des volcans est largement assure2 l'lment priodique que les mares introduisent dans la dformation fait apparatre comme probable la prdominance de deux directions principales dans l'alignement des cassures4 ,divergence dans les modes d'volution respectifs de la ,terre et de la ,lune4 ,conclusion4--,tout ce qui prcde nous conduit regarder la surface solide comme forme au dbut par la jonction de bancs assez minces de scories flottantes4 ,on ne voit pas qu'une diffrence notable doive tre tablie cet gard entre les deux plantes4 ,cette crote mince1 fragile1 peu cohrente1 subira des vicissitudes plus fortes sur la ,lune1 en raison de l'ampleur des mares que l'attraction de la ,terre y provoque4 ,le fluide interne1 encore peu comprim et presque toujours libre de ses mouvements1 s'enflera priodiquement4 ,deux sries de cassures apparatront1 les unes parallles au front de l'onde de mare1 les autres suivant la direction des courants principaux que ces mares dterminent4 ,sous cette double sollicitation1 l'corce se partage en cases quadrangulaires1 dont les frontires forment des cicatrices alternativement ouvertes et refermes4 ,le trac de ces frontires est ample1 voisin d'un grand cercle1 comme celui des ondes de mare quand elles trouvent peu de rsistance4 ,la crote solide gagne en paisseur par l'action du refroidissement et surtout par la solidification des nappes panches4 ,elle exerce une pression croissante sur le fluide intrieur1 l'amne l'tat visqueux et rend ses dplacements plus difficiles4 ,en mme temps les mares tendent s'teindre1 mesure que l'galit s'tablit entre les dures de rotation et de rvolution de la ,lune4 ,la priode de formation des crevasses apparat donc comme limite4 ,il semble1 en fait1 qu'elle tait dj sur son dclin quand la priode volcanique s'est ouverte4 ,trs peu de cirques se montrent partags en deux par une fissure4 ,trs peu de sillons anciens1 dpendant d'un systme rhombique1 ont chapp une destruction partielle par les dpts ruptifs4 ,les seules crevasses restes nettes et fraches sont celles qui sont traces en plaine travers des panchements rcents4 ,elles semblent toutefois rvler les mouvements tardifs des compartiments submergs1 dont elles reproduisent les orientations4 ,la ,terre a travers1 cela n'est gure douteux1 une transformation analogue1 moins active en raison de l'ampleur moindre des mares1 plus prolonge en raison de la marche lente du refroidissement4 ,le sectionnement de l'corce a d suivre1 quelque temps au moins1 la mme marche1 mais les cases primitives ont t plus effaces sur la ,terre1 la suite de la formation des nappes ocaniques et sdimentaires1 qu'elles ne l'ont t sur la ,lune par les ruptions volcaniques4 ,la prdominance de deux directions principales a cependant laiss sur notre globe des traces nombreuses1 par exemple le contour anguleux des plateaux archens1 la terminaison des continents en pointe vers le ,sud1 le paralllisme des rivages de l',atlantique1 la similitude de l',amrique du ,sud et de l',afrique1 les coudes brusques des grandes valles et des lignes de fate en pays de montagnes1 la succession des failles en sries parallles4 ,il y a l des indices concordants d'une structure indpendante des dpts stratifis1 antrieure leur formation1 tablie sur un plan plus gomtrique et plus large4 ,le sectionnement de l'corce en cases n'a t que le point de dpart d'une nouvelle srie de dformations4 ,la premire corce cohrente correspond une figure d'quilibre relatif actuelle4 ,cette figure se modifie1 avec le temps1 sous l'influence de causes diverses3 changement dans la position des ples1 variation de la vitesse angulaire et1 par suite1 du rgime des mares1 contraction du globe entier par refroidissement4 ,si nous savions quelle a t la srie des positions occupes par les ples de la ,lune1 par quelles valeurs a pass la vitesse angulaire1 nous serions mme d'valuer1 d'une manire approximative1 l'effet des deux premires causes4 ,mais toutes les hypothses que l'on peut faire ce sujet sont trs hasardes4 ,il y a seulement lieu de penser1 d'aprs l'abondance plus grande des nappes panches dans la rgion quatoriale1 qu'il y a eu1 avant la dessiccation dfinitive1 augmentation de la vitesse angulaire et allongement du demi-axe tourn vers la ,terre4 ,ces deux effets sont d'ailleurs indiqus comme probables par la thorie2 mais1 d'aprs la sphricit actuelle de la ,lune1 ils ne semblent pas avoir t trs intenses4 ,au contraire1 en ce qui concerne la contraction par refroidissement1 nous ne pouvons douter qu'elle n'ait agi4 ,plus srement encore que pour la ,terre1 elle a t le facteur principal de dformation1 car l'htrognit de la crote1 le poids des sdiments1 invoqus comme causes additionnelles pour suppler l'insuffisance prsume de la contraction1 n'interviennent ici que dans une mesure trs rduite4 ,mais la contraction entranera1 dans les deux cas1 des consquences fort diffrentes4 ,l'corce terrestre1 oblige par son poids de demeurer applique sur un noyau qui s'amoindrit1 forme des sries de plis parallles1 reconnaissables dans le relief extrieur de plusieurs contres1 trs apparents dans la disposition onduleuse des couches stratifies et intressant mme les roches primitives4 ,ainsi1 quand deux fragments contigus de l'corce sont presss l'un contre l'autre1 chacun d'eux arrive se plisser1 en quelque sorte sur place1 jusqu' une profondeur considrable4 ,a la surface ces plis ne peuvent acqurir un bien grand relief sans se coucher ou se renverser1 parce que la pesanteur a vite raison de la tnacit de la crote4 ,il n'y a pas toutefois disproportion excessive entre les deux forces et des carts assez grands1 par rapport aux surfaces de niveau1 pourront tre raliss4 ,supposons maintenant la pesanteur rduite la sixime partie de sa valeur1 ainsi qu'il arrive sur la ,lune1 et nous devons nous attendre observer un tout autre mode de dformation4 ,deux masses flottantes1 paisses de #cjjjm #fjjjm et fortement presses l'une contre l'autre n'arriveront plus se plisser4 ,l'espace manquant peut tre regagn au prix d'un moindre travail et la pesanteur se trouve vaincue avant la rsistance molculaire4 ,il y aura d'abord effacement du sillon intermdiaire1 qui pourra tre remplac par une ligne saillante la suite de l'crasement des bords venus en contact plus intime4 ,on voit ainsi natre le type arctique1 observable au voisinage du ple ,nord de la ,lune et ralis aussi par voie artificielle dans les expriences de ,m4 ,hirtz#af4 ,note #af3 ,reproduction exprimentale de plissements lithosphriques1 par ,m4 ,,hirtz 7,comptes rendus de l',acadmie des ,sciences1 t4 ,,cxliii1 p4 #aafg74 ,la pousse latrale continuant s'exercer dans le mme sens1 l'un des fragments en conflit1 pouvant embrasser une srie de cases adjacentes1 se dnivelle1 s'incline et surmonte l'obstacle4 ,nous obtenons ainsi une large bande en saillie1 doucement incline du ct d'o la pression est venue1 termine par une pente rapide du ct o la pression se dirige4 ,cette structure monoclinale et dissymtrique est1 comme il est facile de s'en convaincre1 celle de la plupart des massifs montagneux de la ,lune1 mis en vidence par de fortes diffrences de niveau4 ,la frange dbordante1 soumise de violents efforts et place en porte--faux1 ne subsistera souvent qu' l'tat de blocs disjoints comme ceux des ,alpes et du ,caucase4 ,la partie recouverte1 fortement surcharge1 s'enfonce dans le liquide o elle flottait1 d'une quantit gale ou suprieure sa propre paisseur4 ,elle offre donc un domaine tout prpar pour l'invasion des panchements internes1 et toutes les chances seront pour qu'elle se transforme en mer4 ,c'est au pied mme de la bordure montagneuse que la dpression sera la plus forte1 comme l'indiquent1 de nos jours encore1 la prsence de taches obscures ou d'ombres locales4 ,illustration3 ,fig4 #bgag4 ,reproduction artificielle du type lunaire arctique1 par ,m4 ,hirtz4 ,dformations obtenues par le dgonflement d'une sphre creuse lastique recouverte de paraffine4 ,note #ag3 ,cette figure est extraite d'un travail de ,m4 ,,hirtz paru dans les ,comptes rendus de l',acadmie des ,sciences1 t4 ,,cxliii1 p4 #aafg4 ,au point o nous sommes parvenus1 le relief lunaire peut tre considr comme constitu dans ses grands traits1 dj fort diffrents de ceux que la ,terre pouvait offrir dans la priode correspondante4 ,l'attnuation de la pesanteur1 principalement responsable du contraste1 intervient aussi pour donner un tout autre caractre la priode volcanique qui va suivre4 ,c'est elle encore qui1 en laissant s'chapper de la ,lune l'eau et l'atmosphre1 y a clos par avance1 en quelque sorte1 ces mmorables chapitres d'histoire dont la ,gologie fait son objet principal et que notre satellite semble destin ne jamais connatre4 ,,fin4 ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,,premi,,re ,,partie4 ,,la ,,terre4 ,pages4 ,,chapitre ,i4--,la notion de la figure de la ,terre1 de ,thals ,newton #a ,,chapitre ,,ii4--,l'aplatissement du globe4 ,essais de thorie mathmatique de la figure de la ,terre #af ,,chapitre ,,iii4--,rsultats gnraux des mesures godsiques4 ,variations observes de la pesanteur la surface #bh ,,chapitre ,,iv4--,les grands traits du relief terrestre et le dessin gographique #ch ,,chapitre ,v4--,l'histoire du relief terrestre2 les principales thories orogniques #dh ,,chapitre ,,vi4--,la structure interne d'aprs les donnes de la ,mcanique cleste et de la ,physique #fa ,,chapitre ,,vii4--,la structure interne d'aprs les donnes de l',astronomie et de la ,gologie #fi ,,seconde ,,partie4 ,,la ,,lune4 ,,chapitre ,,viii4--,la configuration de la ,lune tudie par les mthodes graphiques et micromtriques4 ,les ,cartes lunaires #ha ,,chapitre ,,ix4--,la gense du globe lunaire et les conditions physiques sa surface #ig ,,chapitre ,x4--,la figure de la ,lune tudie sur les documents photographiques4 ,les traits gnraux du relief #aaj ,,chapitre ,,xi4--,les cirques lunaires et les principales thories slnologiques #aba ,,chapitre ,,xii4--,l'intervention du volcanisme dans la formation de l'corce lunaire #acc ,,chapitre ,,xiii4--,les formes polygonales sur la ,lune #adc ,,chapitre ,,xiv4--,tmoignage apport par la ,lune dans le problme de l'volution des plantes #afa ,,fin ,,de ,,la ,,table ,,des ,,mati,,res4 ,paris4--,imprimerie ,,gauthier-,,villars1 quai des ,grands-,augustins1 #ee4 ,illustration3 ,,fig4 #bh4--,les cirques ,messier et ,messier ,a4 7,soleil levant47 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #ai mars #aijg4 ,illustration3 ,,fig4 #bi4--,messier et ,messier ,a4 7,soleil couchant47 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #bf octobre #aijd4 ,illustration3 ,,fig4 #cj4--,rpartition des mers sur la ,lune4 ,rduction d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #cj septembre #aija4 ,illustration3 ,,fig4 #ca4--,un cirque lunaire4 7,thophile47 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #af fvrier #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #cb4--,la ,mer des ,crises4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #aj septembre #aijj4 ,illustration3 ,,fig4 #cc4--,la ,mer du ,nectar4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #af fvrier #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #cd4--,la ,mer des ,humeurs4 ,agrandissement d'un clich obtenu a l',observatoire de ,paris1 le #ad novembre #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #ce4--,la ,mer de la ,tranquillit4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #af fvrier #ahii4 ,on remarquera sur cette preuve3 au-dessus du centre la double fissure de ,sabine1 suivant le contour de la mer2 droite du centre1 le cirque ,arago1 accompagn de deux intumescences4 ,illustration3 ,,fig4 #cf4--,les ,apennins lunaires4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #e avril #aijc4 ,illustration3 ,,fig4 #cg4--,le ,caucase et les ,alpes lunaires4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #e avril #aijc4 ,illustration3 ,,fig4 #ch4--;,copernic4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #b fvrier #ahif4 ,illustration3 ,,fig4 #ci4--;,janssen4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #af fvrier #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #dj4--,platon4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #be octobre #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #da4--,petavius4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #aj septembre #aijj4 ,on remarquera la fissure mdiane1 la double enceinte et1 la partie suprieure de l'preuve1 un plateau saillant en forme de losange4 ,illustration3 ,,fig4 #db4--;,aurole sombre de ,tycho4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #aj septembre #aijj4 ,comparer avec la figure #cc1 o la mme aurole est visible en mme temps que l'ensemble des tranes brillantes4 ,illustration3 ,,fig4 #dc4--,sillons et encadrements rectilignes autour de ,herschel1 ,albategnius1 ,arzachel4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #e avril #aijc4 ,illustration3 ,,fig4 #dd4--,le ,mur ,droit et la rgion environnante4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #h fvrier #aijj4 ,illustration3 ,,fig4 #de4--,sillon formant tangente commune intrieure aux contours d',almanon et d',albufeda4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire du ,paris1 le #ag fvrier #ahii4 ,illustration3 ,,fig4 #df4--,plaines encadres de cordons saillants 7type arctique74 ,rgion de ,mton1 ,euctemon4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #bf mars #aija4 ,illustration3 ,,fig4 #dg4--;,clavius1 ,heinsius1 les digues de ,tycho4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #bc fvrier #ahif4 ,illustration3 ,,fig4 #dh4--;,aristarque4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #d septembre #aijd4 ,la rgion attenante1 limite par un paralllogramme1 se distingue de la mer par une teinte plus sombre4 ,illustration3 ,,fig4 #di4--;,bloc montagneux entre ,hippalus et ,ramsden4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #c septembre #aijd4 ,ce bloc1 visible la partie suprieure de l'preuve1 a gard peu prs intacte son enceinte en losange4 ,illustration3 ,,fig4 #ej4--;,gassendi et la ,mer des ,humeurs4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #bc juillet #ahig4 ,illustration3 ,,fig4 #ea4--,posidonius4 ,agrandissement d'un clich obtenu l',observatoire de ,paris1 le #bf avril #ahih4 ,illustration3 ,terres actuellement merges4 ,terres immerges une profondeur infrieure #bjjjm4 ,position des artes du ttradre terrestre d'aprs ,,mm4 ,lowthian ,green et de ,lapparent4 ,,ad1 ,,be1 ,,cf sont les positions que l'on est conduit donner aux artes mridiennes1 quand on veut se conformer la symtrie polaire4 ,a',d'1 ,b',e'1 ,c',f' sont les positions de ces artes aprs torsion et rupture2 ce trac rpond mieux au relief actuel4 ,dans l'un et l'autre cas les artes1 en apparence parallles1 convergent dans le voisinage du ple ,sud4 ,on a figur1 avec les simplifications exiges par l'chelle de la ,carte1 la ligne des rivages aprs un abaissement fictif de #bjjjm dans le niveau des mers4 ,cette ligne ne peut tre trace1 faute de renseignements suffisants1 au nord de l',amrique et de l',asie4 ,illustration3 ,hypsomtrie gnrale du globe terrestre4 ,terres merges dont l'altitude moyenne est infrieure #ajjjm4 ,plateaux et massifs dont l'altitude moyenne dpasse #ajjjm4 ,fosses ocaniques o la profondeur moyenne dpasse #ejjjm4 ,les points accompagns de chiffres correspondent aux plus grandes profondeurs mesures4