de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,,exp,,ri5ces ,,et ,,obs]vations ,,sur ,l',,lectricit ,,faites ,,philadelphie ,,en ,,am,,rique ,,p> ,m4 ,,b5jam9 ,,frankl92 communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,p4 ,,coll9son1 de la ,socit ,royale de ,londres4 ,traduites de l',anglois4 ,,seconde ,,dition ,revue1 corrige augm5te d'un supplm5t considrable du mme ,auteur1 avec des ,notes des ,expri5ces n\velles4 ,p> ,m4 d',,alib>d4 ,,tome ,,premi]4 ,a ,,p>is ,*ez ,,dur&1 rue du ,fo91 au ,griffon4 ,m4 ,,dcc4 ,,lvi4 ,avec ,approbation ,privilge du ,roi4 ,,son ,,altesse ,s,r,,nissime ,,monseigneur ,,le ,,comte ,,de ,,la ,,m>*e4 ,,monseigneur1 ,la p]mission que ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime veut bi5 me donn] de faire p>otre cette ,traduction s\s son augu/e nom1 e/ une suite des bonts dont ,elle a daign m'honor] ds sa plus t5dre jeunesse4 ,cet hommage public e/ en mme tems un tribut de ma reconnoissance de l'anci5 trs-respectueux atta*em5t que j'ai t\j\rs eu p\r la p]sonne de ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime4 ,son am\r p\r les ,sci5ces1 la protection qu',elle accorde ouv]tem5t aux ,lettres ceux qui les cultiv5t1 l'application qu',elle donne ,elle-mme l'tude1 son gt p\r la ,physique1 l'att5tion avec laquelle ,elle se fait r5dre compte des n\velles dc\v]tes1 sont autant d'autres motifs qui m'en impos5t la loi4 ,trop heureux1 ,,monseigneur1 de p\voir auj\rd'hui runir un devoir avec les vrais s5tim5s de mon coeur4 ,je suis avec un trs-pr(ond respect1 ,,monseigneur1 ,,de ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime1 ,le trs-humble trs-obissant s]viteur1 ,d',,alib>d4 ,,av]tissem5t4 ,monsieur ,frankl91 habitant de ,philadelphie dans la ,colonie ,angloise de ,p5sylvanie en ,amrique1 e/ l',auteur des ,lettres suivantes sur l'lectricit4 ,m4 ,coll9son son ami son correspondant ,londres1 qui elles sont adresses1 les a juges dignes de l'impression4 ,elles toi5t s\s la presse1 lorsqu'il en in=ma ,m4 ,frankl92 celui-ci1 qui ne les avoit pas crites cette int5tion1 se pressa d'envoy] son ami quelques *angem5s1 qui n'tant pas arrivs tems1 ne pur5t tre mis que comme additions corrections la f9 de l'ouvrage4 ,il pria en mme tems ,m4 ,coll9son d'en envoy] un des premi]s exemplaires ,m4 de ,buffon1 qui jugea de ces ,lettres1 comme on en avoit jug en ,anglet]re o elles ont eu un applaudissem5t gnral4 ,occup d'ouvrages bi5 plus importans dont il ne veut pas se di/raire1 ,m4 de ,buffon m'a engag les faire p>otre en ,franois4 ,il ne s'agissoit que de r5dre exactem5t des *oses simples1 aussi ne s'e/-on atta* qu' les traduire littralem5t1 bi5 r5dre le s5s de l',auteur claircir les endroits qui ont p>u un peu obscurs dans l'orig9al4 ,p\r la commodit des lecteurs1 on a rapport en notes au bas des pages1 les *angem5s que ,mr4 ,coll9son avoit fait imprim] comme additions corrections la suite des ,lettres4 ,quoique la plup>t des ,physici5s se soi5t ex]cs depuis plusieurs annes sur la matire de l'lectricit3 quoique leur zle ait t rcomp5s p> des succs assez brillans1 on v]ra p> les re*]*es p> les dc\v]tes de ,m4 ,frankl91 que cette matire e/ encore neuve bi5 des g>ds4 ,on s5tira en mme tems qu'il y a cep5dant lieu d'espr] qu'en multipliant1 son exemple1 les expri5ces les obs]vations dans des ves n\velles1 on p>vi5dra un j\r pntr] un my/re qui n'importe peut-tre pas mo9s l'utilit commune qu' la la curiosit de l'esprit4 ,on y arriv]a mme d'autant plus vite plus srem5t1 qu'on se ht]a mo9s de haz>d] des sy/mes4 ,on n'a pas encore assez de faits sur ce sujet p\r qu'il soit p]mis d'y jo9dre des hypo?ses4 ,c'e/ 7dit ,m4 de ,buffon#a7 p> des expri5ces f9es raisonnes suivies que l'on =ce la nature dc\vrir son secret2 t\tes les autres m?odes n'ont jamais russi1 les vrais ,physici5s ne peuv5t s'emp*] de reg>d] les anci5s sy/mes comme d'anci5nes rv]ies1 sont rduits lire la plup>t des n\veaux comme on lit les ,romans4 ,les recueils d'expri5ces d'obs]vations sont donc les seuls livres qui puiss5t augm5t] nos connoissances4 ,il ne s'agit pas1 p\r tre ,physici51 de savoir ce qui arriv]oit dans telle ou telle hypo?se1 en supposant1 p> exemple1 une matire subtile1 des t\rbillons1 une attraction1 c4 ,il s'agit de bi5 savoir ce qui arrive1 de bi5 connotre ce qui se prs5te nos yeux2 la connoissance des effets n\s conduira ins5siblem5t celle des causes1 l'on ne tomb]a plus dans les absurdits qui sembl5t c>actris] t\s les sy/mes2 en effet l'expri5ce ne les a-t-elle pas dtruits successivem5t8 ne n\s a-t-elle pas montr que ces lm5s que l'on croyoit autrefois si simples1 sont aussi composs que les autres corps8 ne n\s a-t-elle pas appris ce que l'on doit p5s] du *aud1 du froid1 du sec de l'humide1 de la pesanteur de la lgret absolu1 de l'horreur du vuide1 des loix du m\vem5t autrefois tablies1 de l'unit des c\leurs1 du repos de la sphricit de la t]re1 si je l'ose dire des ,t\rbillons8 ,amassons-donc t\j\rs des expri5ces loignons-n\s1 s'il e/ possible1 de t\t esprit de sy/me1 du mo9s jusqu' ce que n\s soyons in/ruits1 n\s tr\v]ons assrm5t plac] un j\r ces matriaux1 qu& mme n\s ne s]ions pas assez heureux p\r en btir l'difice t\t enti]1 ils n\s s]viront c]ta9em5t le fond]1 peut-tre l'avanc] au-del mme de nos esprances4 ,c'e/ cette m?ode que ,m4 ,frankl9 a suivie l'imitation du gr& ,newton des plus excell5s ,physici5s1 m?ode qui doit suffire p\r prv5ir le public en faveur de l'ouvrage qu'on lui prs5te4 ,note #a3 ,frf4 de la ,/atiq4 des ,vgt4 ,mais il ne suffit pas de s'atta*] uniquem5t la voye de l'expri5ce1 mo9s que d'tre1 comme notre auteur1 fcond en moy5s1 +nieux en dc\v]tes heureux en applications2 il ne faut pas1 comme tant d'autres ,physici5s sans gnie1 se p]mettre de tir] des inductions qui ne sont ni ju/es ni naturelles1 dduire des consqu5ces qui ne sont fondes que sur des suppositions vagues trangres au sujet4 ,il faut au contraire dans une matire aussi n\velle que l'e/ celle-ci1 se cont5t] de considr] les faits s\s de n\veaux po9ts de ve1 p\r t*] de les gnralis] d'en =m] un ordre sy/matique suivi4 ,c'e/ ce qu'a fait ,m4 ,frankl94 ,in/ruit1 p> exemple1 des effets surpr5ans de la b\teille lectrique1 le premi] objet qu'il s'e/ propos1 a t d'exam9] comm5t elle acqui]t la v]tu lectrique1 comm5t elle la cons]ve1 quoiqu'on la t\*e1 comm5t elle la communique4 ,ayant t\j\rs l'expri5ce l'obs]vation p\r guides1 il a bi5tt reconnu que l'lectricit e/ inhr5te insp>able de la matire3 que le v]re en conti5t autant qu'il en peut cont5ir1 t\j\rs la mme quantit3 qu'lectris] la b\teille1 ce n'e/ pas y faire entr] plus de matire lectrique qu'elle n'en avoit aup>avant1 mais accumul] sur une de ses surfaces autant de cette matire qu'il y en a dans les deux surfaces ensemble1 ce qui ne se fait que p>ce que l'une en rejette prcism5t la mme quantit que l'autre en reoit3 que les deux surfaces de la b\teille lectrise sont t\j\rs prtes l'une r5dre ce qu'elle a de plus1 l'autre recevoir ce qu'elle a de mo9s que sa quantit naturelle3 qu'elles ne peuv5t le faire l'une sans l'autre3 que l'quilibre ne sauroit se rtablir entr'elles p> la communication intime de l'une l'autre1 mais seulem5t p> une communication extrieure non lectrique3 qu'a9si la b\teille re/e *>ge tant que cette communication extrieure n'e/ pas tablie1 qu'enf9 l'lectricit ne sauroit tre communique p> la b\teille1 qu'autant que cette b\teille reoit p> une voye la mme quantit de matire lectrique qu'elle donne p> l'autre4 ,ces premires connoissances ont conduit notre auteur tr\v] les moy5s de faire p>otre l'lectricit de deux manires t\t--fait opposes1 l'une en augm5tant l'lectricit naturelle dans les corps que n\s nommons non-lectriques1 il appelle cette augm5tation lectricit positive2 l'autre en dim9uant l'lectricit naturelle2 il nomme celle-ci ngative4 ,de l sont v5us les t]mes n\veaux lectris] en plus1 lectris] en mo9s1 dont les significations rpond5t assez bi5 celles qu'ils ont dans l'algbre4 ,l'analyse de la b\teille lectrique a*ev de confirm] ,m4 ,frankl9 dans l'op9ion o il toit ds aup>avant que l'lectricit dans cette b\teille e/ atta*e au v]re prcism5t comme v]re1 que les corps non-lectriques qu'on y aj\te ne s]v5t que1 comme l'armure d'une pi]re d'aimant1 unir les p>ticules de la matire lectrique surabondante1 les t5ir rassembles sur l'une des surfaces du v]re1 tant t\j\rs prtes s'*app] p> le premi] endroit o elles tr\v]oi5t passage p\r all] l'autre4 ,en consqu5ce de ces dc\v]tes2 il a imag9 quantit d'autres expri5ces dont l'en*anem5t le rsultat sont la confirmation des premires l'apologie de son jugem5t4 ,nanmo9s quelques ju/es que soi5t ses ides1 quoiqu'elles soi5t t\tes appuyes sur des faits1 l'auteur ne les propose que comme des conjectures1 l'on v]ra que sa mode/ie e/ gale sa pntration4 ,mais ce s]oit s'c>t] de la ret5u dont il donne l'exemple1 que de *]*] faire valoir son mrite p> des l\anges dont il n'a pas beso91 qui ne p\rroi5t tre que suspectes de la "p d'un traducteur4 ,il vaut mieux le laiss] lire s'en rapport] au jugem5t du public4 ,le pays qu'abite ,m4 ,frankl9 e/ des plus favorables p\r les expri5ces lectriques2 autant les *aleurs y sont excessives en t1 autant le froid y e/ rig\reux en hyv]2 l'on passe subitem5t de l'un l'autre sans presque s'app]cevoir ni de la d\ceur du pr9tems1 ni de la temprature de l'automne4 ,le v5t sud ou nord amne les deux saisons opposes2 mais dans l'une dans l'autre on y j\it presque t\j\rs du plus beau ciel4 ,les nuages pais y drob5t r>em5t la ve du soleil des toiles3 les pluyes n'y sont jamais de longue dure1 les br\ill>ds y sont presque inconnus4 ,a9si la s*]esse du tems la froideur du v5t du nord contribu5t beauc\p y r5dre plus s5sibles la =ce les effets de l'lectricit4 ,on en tr\v]a des preuves inconte/ables dans plusieurs endroits cet ouvrage4 ,malgr la diffr5ce de climat1 je n'ai pas v\lu publi] cette traduction1 sans avoir du mo9s essay de rpt] les expri5ces qui y sont rapportes2 aprs avoir p>faitem5t russi faire celles que j'ai juges les plus intressantes les plus difficiles dans l'excution1 quelques-unes m'ont p>u mrit] que j'en fisse hommage l',acadmie ,royale des ,sci5ces4 ,je lui r5dis compte le #bb4 ,dcembre #agea4 de mon succs dans les expri5ces du tableau magique de la fusion des mtaux2 j'y fis voir des lames de v]re sur lesquelles on di/+uoit aism5t l'or1 l'arg5t1 le cuivre l'ta9 que l'lectricit avoit p> sa viol5ce incorpors dans la sub/ance mme du v]re4 ,j'avois employ p\r me procur] le puissant dgr d'lectricit ncessaire1 une b\teille de v]re blanc m9ce t5ant environ deux p9tes dont j'avois fait arg5t] extrieurem5t le fond jusqu'au milieu de sa hauteur1 j'y avois mis peu prs qu9ze livres de m5u plomb bi5 sec4 ,ces mtaux sont sur ces lames dans un tat de vitrification1 inattaquables l'eau =te l'eau rgale1 suivant les preuves que j'en avois faites aup>avant d'aprs les assurances de ,m4 ,frankl94 ,enf9 ces expri5ces aussi bi5 que beauc\p d'autres1 avoi5t si ple9em5t satisfait mes dsirs1 eu g>d au tems1 la saison au climat1 qu'elles ne laissoi5t nullem5t lieu de d\t] de la c]titude de celles que je n'avois pas encore t5tes4 ,ds que la premire dition de cette traduction fut a*eve1 j'en envoyai un exemplaire ,m4 ,frankl91 ce qui me mit en correspondance directe avec lui4 ,je lui fis "p dans le tems1 du succs de mon expri5ce sur le tonn]re1 lui envoyai le mmoire que j'en avois donn l',acadmie ,royale des ,sci5ces le #ac4 ,mai #ageb4 tel qu'il e/ dans le second volume de cet ouvrage2 il en fut *>m m'envoya avec sa rponse1 son premi] supplm5t1 dont je vrifiai p>eillem5t les expri5ces4 ,le second ne m'a t r5du que long-tems aprs4 ,j'ai tr\v dans cette d]nire bro*ure d'excell5tes obs]vations oppos] aux critiques qui avoi5t p>u contre mon auteur1 auxquelles j'avois entrepris de rpondre2 c'e/ ce qui m'a engag ress]r] ce que j'avois crit dans ce desse91 p\r ne pas multipli] les tres sans ncessit4 ,je me suis cont5t d'aj\t] la suite des pr9cipales expri5ces critiques quelques-unes des rponses dont j'avois eu int5tion de faire un ouvrage sp>4 ,au lieu d'tre mises en notes1 elles y sont di/+ues p> des guilmets1 ce qui m'a sembl plus commode p\r les lecteurs4 ,les expri5ces cont5us dans ce second supplm5t ne sont pas mo9s sres que celles qui avoi5t t publies aup>avant4 ,elles ont t rptes avec le mme succs4 ,sans avoir g>d aux dates des lettres1 je les ai arranges t\t diffremm5t de ce qu'elles toi5t dans la premire dition de cet ouvrage2 j'en ai mme p>tag quelques-unes en plusieurs fragm5s que j'ai placs suivant l'ordre des matires3 c'e/ dans la mme ve que j'ai mis une suite uni=me aux p>agraphes4 ,enf9 je n'ai ri5 nglig p\r rp&re dans cette seconde dition t\te la cl>t qui a p dp5dre de mes so9s4 ,ils se tr\v]ont bi5 rcomp5ss1 si les *angem5s que j'ai faits du cons5tem5t de ,mr4 ,frankl91 sont appr\vs du public4 ,au re/e j'ai p5s que ceux qui n'ont pas fait une tude p>ticulire de l'lectricit s]oi5t bi5-aises d'en connotre les progrs depuis son orig9e jusqu'aux dc\v]tes de ,m4 ,frankl94 ,l'hi/oire qu'en a faite ,m4 de ,secondat p\r l',acadmie de ,bordeaux en #agdh4 me r5doit ce travail facile2 on v]ra que j'ai pr(it de cet excell5t ouvrage2 j'y ai aj\t des *oses ou qui n'toi5t pas v5us alors la connoissance de ,m4 de ,secondat1 ou qu'il avoit cr devoir nglig]1 j'y ai jo9t les dc\v]tes qui ont t faites sur le mme sujet depuis son hi/oire jusqu' prs5t4 ,j'espre qu'en allant p> cette voye mon objet pr9cipal1 qui e/ de mettre les ,lecteurs en tat de mieux jug] du mrite de mon auteur1 de la valeur de son ouvrage1 je ne leur laiss]ai ri5 dsir] sur les faits pr9cipaux de l'lectricit4 ,,hi/oire ,,abr,g,e ,,de ,l',,lectricit4 ,la premire *ose qui a fait reconnotre l'lectricit1 e/ la v]tu d'attir] que l'on a rem>que en c]ta9s corps1 aprs qu'ils ont t frotts4 ,le premi] de t\s1 dans lequel ont ait obs]v cette v]tu1 c'e/ l'ambre jaune connu des anci5s s\s le nom d',electrum2 c'e/ de ce nom que cette v]tu a ret5u celui d'lectricit1 l'on appelle corps lectriques ceux qui en sont p\rvs4 ,il s]oit difficile peut-tre impossible de dt]m9] le tems o l'on a obs]v p\r la premire fois que l'ambre-jaune1 aprs avoir t frott1 attire les br9s de paille dont on l'appro*e4 ,ce qu'en dis5t quelques-uns des auteurs anci5s qui en ont fait m5tion1 comme ,?als de ,milet1 ,plut>que1 ,pl9e1 c4 pr\ve que l'obs]vation de ce phnomne e/ trs-anci5ne1 aussi ne se tr\ve-t-il gures de traits de ,physique o il n'en soit p>l2 mais p]sonne que l'on sa*e ne s'toit avis de faire sur ce sujet des re*]*es suivies avant ,gilb]t mdec9 ,anglois qui vivoit v]s l'an #afjj4 aprs avoir recueilli sur l'aimant les dc\v]tes de ceux qui l'avoi5t prcd avoir fait lui-mme un gr& nombre d'obs]vations n\velles sur les proprits de cette m]veilleuse pi]re1 il crut devoir considr] les proprits de l',electrum qui p>oiss5t avoir du rapport celles de l'aimant4 ,il avoit p d'abord reg>d] cette rs9e comme une espce d'aimant dont la v]tu a beso9 d'tre excite p> le frottem5t4 ,quoi qu'il en soit1 il p>le de cette v]tu comme d'une *ose que l'on connoissoit de t\t tems4 ,on avoit aussi reconnu la mme proprit dans le ,jayet1 mais cette rem>que toit rc5te4 ,il s'agissoit de la *]*] encore dans d'autres corps1 c'e/ quoi il s'appliqua4 ,l'ambre-jaune toit mis alors au rang des *oses les plus prcieuses2 il s]voit l'ornem5t des autels aux p>ures inv5tes p> le luxe4 ,le ,jayet toit aussi une matire =t e/ime2 avant l'inv5tion des glaces on l'employoit faire des miroirs4 ,gilb]t1 qui avoit tant tudi t\tes les proprits de l'aimant1 avoit sans d\te rem>qu qu'il falloit une mo9dre =ce p\r mettre en m\vem5t une aiguille m9ce lgre pose en quilibre sur un pivot bi5 poli1 comme sont les aiguilles aimantes1 que p\r lev] d'une seule ligne un corps beauc\p plus lg]4 ,c'e/ p\rquoi il se s]vit habilem5t de ce moy5 p\r reconnotre l'lectricit dans les sub/ances o elle e/ trop foible p\r se manife/] d'une autre manire4 ,faites1 dit-il1 une aiguille de quelque mtal que ce soit1 de la longueur de deux ou trois p\ces1 lgre trs-mobile sur un pivot1 la manire des aiguilles aimantes3 appro*ez d'une des extrmits de cette aiguille de l'ambre jaune ou une pi]re prcieuse lgrem5t frotte1 luisante polie1 l'aiguille se t\rn]a sur le *amp4 ,ce fut vraisemblablem5t p> ce moy5 qu'il reconnut que non-seulem5t l'ambre le jayet ont cette proprit d'attir]1 mais qu'elle e/ commune la plup>t des pi]res prcieuses1 comme le diamant1 le saphir1 le rubis1 l'opale1 l'am?y/e1 l'aigue-m>9e2 le cri/al de ro*e3 qu'on la tr\ve aussi dans le v]re1 la blemnite1 le s\fre1 le ma/ic1 la cire d',espagne1 la rs9e1 l'ars5ic1 le sel-gemme1 le talc1 l'alun de ro*e4 ,t\tes ces diffr5tes matires1 quoiqu'avec diffr5s dgrs de =ce1 lui p>ur5t attir] non-seulem5t les br9s de paille1 mais t\s les corps lg]s1 comme le bois1 les feuilles1 les mtaux en limaille ou en feuille1 les pi]res1 les t]res1 mme les liqueurs comme l'eau l'huile4 ,la ,physique e/ encore r$evable ,gilb]t de beauc\p d'autres obs]vations sur l'lectricit4 ,c'e/ lui qui n\s a appris qu'elle e/ plus facilem5t excite p> un frottem5t lg] rapide que p> un frottem5t plus rude3 que le tems le plus sec le v5t de nord le plus froid sont les plus favorables p\r l'lectricit3 que l'humidit de l'air plus =te raison le s\ffle des animaux l'affoibliss5t mme la dtruis5t en peu de tems3 que l'eau produiroit le mme effet1 si l'on moilloit le corps lectrique3 qu'une toile mise entre ce corps celui qu'on veut attir]1 emp*e totalem5t l'attraction3 qu'une t(fe de soye place de mme ne l'emp*e pas entirem5t3 que les corps lectriques n'attir5t po9t la flamme d'une b\gie1 mais attir5t =tem5t la fume de cette b\gie te9te4 ,p\r expliqu] les phnomnes de l'lectricit1 ceux de l'aimant1 ceux de la psanteur1 ,gilb]t imag9a des hypo?ses +nieuses1 auxquelles p\rtant il se fioit mo9s qu' ses expri5ces4 ,l'attraction1 suivant son op9ion1 e/ cause p> des c\lem5s trs-subtils2 l'air e/ l'c\lem5t lectrique de la t]re l'in/rum5t de la psanteur4 ,c'e/ peut-tre sur cette ide de ,gilb]t que le clbre ,otto de ,gu]ike s'avisa de faire des obs]vations sur un globe de s\fre qu'il excitoit l'lectricit p> un m\vem5t qui imitoit en quelque =te celui de la t]re4 ,otto de ,gu]ike1 dit l'+nieux ,m4 ,dufay dans son premi] mmoire sur l'lectricit1 a imag9 de faire t\rn] sur son axe p> le moy5 d'une manivelle1 une b\le de s\fre grosse comme la tte d'un enfant4 ,cette b\le tant mu avec rapidit1 si l'on applique la ma9 dessus elle devi5t lectrique attire les corps lg]s qui lui sont prs5ts2 si on la dta*e de la ma*9e sur laquelle elle a d tre pose p\r la faire t\rn] qu'on la ti5ne la ma9 p> l'axe1 non-seulem5t elle attire une plume1 mais elle la rep\sse ensuite1 ne l'attire plus de n\veau que la plume n'ait t\* quelqu'autre corps4 ,il rem>que que la plume a9si *asse p> le globe attire t\t ce qu'elle r5contre1 ou va s'y appliqu]1 si elle ne peut pas l'attir] v]s elle2 mais que la flamme d'une *&elle la *asse la rep\sse v]s le globe4444 ,si l'on susp5d un fil dessus du globe1 ensorte qu'il ne le t\*e po9t1 qu'on appro*e le doigt du b\t infrieur de ce fil1 on v]ra le fil s'loign] du doigt4 ,il a aussi rem>qu que la v]tu lectrique du globe se transmettoit p> le moy5 d'un fil jusqu' la di/ance d'une aune1 que lorsque le globe avoit t r5du lectrique p> la rotation p> la ma9 applique au-dessus1 il cons]voit sa v]tu p5dant plusieurs heures4 ,t5ant l'axe de ce globe dans une position v]ticale1 il prom5oit une plume p> t\te la *ambre2 sans qu'elle s'appliqut au globe4 ,il rem>qua aussi que le globe frott dans l'obscurit rp&oit de la lumire4 ,otto de ,gu]ike avoit p\r contempora9 p\r mule le fameux ,boyle qui n\s avons obligation d'un si gr& nombre de belles dc\v]tes4 ,ce d]ni] *]*a tr\va la v]tu lectrique dans un gr& nombre de corps o ,gilb]t ne l'avoit po9t *]*e1 dans quelques-uns de ceux o il l'avoit *]*e inutilem5t4 ,p\r pr\v] si l'air avoit quelque "p l'lectricit1 il susp5dit dans une fiole au-dessus d'un corps lg] un morceau d'ambre-jaune excit l'lectricit2 ayant ensuite pomp l'air de la fiole1 il laissa desc5dre l'ambre-jaune prs du corps lg]1 qui fut attir4 ,il reconnut p>-l que la v]tu lectrique une fois excite se cons]ve dans le vuide1 que son action ne dp5d po9t de l'air4 ,m4 ,boyle avoit fait beauc\p de re*]*es sur les corps qui donn5t de la lumire dans l'obscurit1 en p>ticuli] sur le v] luisant2 y ayant emprunt un diamant qu'on disoit avoir la proprit d'tre lum9eux dans les tnbres1 il obs]va que ce diamant tant frott dans l'obscurit contre quelqu't(fe que ce ft1 dev5oit en effet non-seulem5t lum9eux1 mais encore lectrique1 comme l'avoit obs]v ,gilb]t4 ,il reconnut bi5tt les mmes proprits dans plusieurs autres4 ,l'lectricit re/a long-tems nglige aprs ,boyle2 mais les gr&es dc\v]tes de ,newton sur les proprits de la lumire sur le sy/me de l'attraction engagr5t vraisemblablem5t ,hauksbe de la ,socit ,royale de ,londres faire des re*]*es sur les mmes sujets sur l'lectricit4 ,ayant inv5t une ma*9e p\r faire t\rn] rapidem5t un corps s\s le rcipi5t de la ma*9e pneumatique1 il s'en s]vit p\r faire frott] dans le vuide un morceau d'ambre jaune contre de la la9e4 ,ce frottem5t produisit une lumire beauc\p plus vive que le mme frottem5t dans l'air2 aprs l'opration l'ambre jaune1 aussi bi5 que la la9e lui p>ur5t un peu brls4 ,on avoit sans d\te rem>qu que de t\s les corps lectriques1 le v]re e/ un de ceux en qui le frottem5t excite une plus =te lectricit4 ,hauksbe s'avisa d'employ] dans ses expri5ces un tube ou cyl9dre creux de v]re4 ,en le frottant rapidem5t dans sa ma91 un papi] entre-deux1 il le r5doit lectrique1 faisoit p> son moy5 t\tes les expri5ces qu',otto de ,gu]ike avoit faites avant lui avec un globe de s\fre4 ,il obs]va de plus qu'un tube dont on a pomp l'air1 ne s'lectrise que trs-foiblem5t1 que si on y laisse r5tr] l'air il acqui]t beauc\p d'lectricit sans tre frott de n\veau4 ,qu& on frotte un tube dans l'obscurit1 une lumire fuit la ma9 qui frotte1 si l'on appro*e de ce tube a9si excit une autre ma91 ou quelqu'autre corps1 comme du mtal1 de l'yvoire1 du bois1 c4 il en sort une t9celle accompagne d'un bruit assez semblable au ptillem5t d'une feille v]te jette au feu1 mais mo9s =t4 ,qu& on frotte le tube vuide d'air1 la lumire e/ plus vive1 mais t\te dans son intrieur1 l'on n'en peut tir] d't9celle4 ,hauksbe imag9a aussi de faire t\rn] sur son axe un globe creux de v]re p> le moy5 d'une r\ d'une corde qui passe sur la circonfr5ce de cette r\ sur une p\lie fixe sur l'axe du globe4 ,il excita l'lectricit en frottant ce globe1 mais il n'en tira pas de plus gr&s effets que de son tube4 ,l'lectricit qui jusques-l ne s'toit manife/e que p> le frottem5t1 ,hauksbe la dc\vrit dans une sub/ance qui n'avoit po9t t frotte2 il rem>qua que si on laisse refroidir de la rs9e qui a t fonde1 que1 si1 avant qu'elle soit t\t--fait refroidie1 on en appro*e du cuivre en feilles1 elle l'attire la di/ance d'un p\ce ou deux1 sans aucun frottem5t prcd5t4 ,m4 ,gray cont9ua avec succs les re*]*es lectriques de ,boyle de ,hauksbe2 ayant v\lu pr\v] s'il y avoit quelque diffr5ce dans l'attraction du tube lorsqu'il toit b\* p> les deux b\ts lorsqu'il ne l'toit pas1 il n'en app]ut aucune2 mais comme il t5oit une plume ou duvet au-dessus du b\*on de lige dont le b\t suprieur du tube toit b\*1 il rem>qua que cette plume toit attire ensuite rep\sse p> le lige de la mme manire qu'elle a c\tume de l'tre p> le tube4 ,cette obs]vation le confirma dans une p5se qu'il avoit eu autrefois1 que1 comme le tube frott dans l'obscurit communique de la lumire aux autres corps p> l'att\*em5t1 il p\voit bi5 aussi leur communiqu] de l'lectricit4 ,le lige effectivem5t n'avoit cette v]tu attractive que p> communication du tube excit l'lectricit4 ,il s'en assura encore d'une autre faon3 ayant fix au b\t d'un bton de sap9 d'environ quatre p\ces de long une b\le d'yvoire d'un peu plus d'un p\ce de diamtre1 il enfona l'autre b\t du bton dans le b\*on de lige3 ayant ensuite frott le tube1 il vit avec plaisir que la b\le attiroit rep\ssoit le duvet avec plus de =ce que n'avoit fait le lige4 ,il rpta cette expri5ce avec des btons plus longs enf9 avec un de v+t-quatre p\ces1 tr\va t\j\rs les mmes effets4 ,au lieu de bois ,m4 ,gray se s]vit dans la suite d'un fil de f]1 puis d'un fil de laiton1 eut encore le mme succs2 mais comme les vibrations de ces fils de f]1 de laiton1 causes p> le frottem5t du tube1 toi5t incommodes1 surt\t lorsque les fils toi5t longs de deux ou trois pi$s1 il imag9a de susp5dre la b\le l'extrmit d'une ficelle n\e au tube p> son autre extrmit2 tant sur un balcon lev de tr5te-six pi$s1 il laissa p5dre la b\le a9si atta*e au tube p> le moy5 d'une ficelle de cette longueur2 le tube tant frott1 la b\le attira rep\ssa du cuivre en feuilles qui toit au-dess\s d'elle4 ,m4 ,gray essaya ensuite de transmettre en ligne horizontale l'lectricit de bi5 plus gr&es di/ances2 il y russit d'abord en se s]vant p\r cela d'une ficelle s\t5u horizontalem5t quelque di/ance de t]re sur des fils de soye1 transmit l'lectricit c5t qu>ante pi$s2 mais comme il v\loit p\ss] plus lo9 son expri5ce1 les fils de soye s'tant rompus1 il leur sub/itua des fils-d'ar*al de la mme f9esse2 c> il s'imag9oit que le succs de l'expri5ce dp5doit de la f9esse de ces fils1 qu'il croyoit trop m9ces p\r p\voir int]cept] une p>tie s5sible de la =ce lectrique communique p> le tube la ficelle la b\le4 ,qu& il v9t frott] le tube1 l'lectricit ne fut po9t transmise l'extrmit de la ficelle4 ,il reconnut de l que le succs de la premire expri5ce ne v5oit pas de la f9esse des fils de soye1 puisque les fils-d'ar*al de la seconde toi5t aussi m9ces1 mais qu'il v5oit de la nature mme de la soye4 ,in/ruit p> ce contre-tems ,m4 ,gray v9t depuis b\t de transmettre l'lectricit une di/ance de sept c5s pi$s4 ,il dc\vrit encore que la communication de l'lectricit p\voit se faire p> la seule appro*e du tube1 sans qu'il t\*t le corps auquel on v\loit la communiqu]4 ,ayant susp5du horizontalem5t un enfant sur des cordons de cr91 en appro*ant de ses pi$s le tube bi5 frott1 il l'lectrisa au po9t que son visage ses ma9s attirr5t des feilles de cuivre4 ,il plaa cet enfant deb\t sur deux pa9s de rs9e d'environ huit p\ces de diamtre deux p\ces d'paisseur1 un s\s *aque pi$4 ,ayant ensuite appro* le tube bi5 frott des cuisses de l'enfant1 ses ma9s attirr5t rep\ssr5t alt]nativem5t des feilles de cuivre que l'on avoit mises au-dess\s4 ,mr4 ,dufay de l',acadmie ,royale des ,sci5ces1 in=m des dc\v]tes de ,m4 ,gray1 se mit aussi travaill] sur l'lectricit4 ,aprs un nombre inf9i d'expri5ces dont on n'indiqu]a que les pr9cipales1 il n\s a appris qu'il n'y a po9t de corps1 l'exception des mtaux des animaux qui ne soit lectrique4 ,les mtaux les animaux s'lectris5t =tem5t ou devi5n5t =tem5t lectriques1 lorsqu'tant s\t5us sur des cordons de soye ou de cr91 sur des gteaux de rs9e1 sur du v]re1 c4 on en appro*e le tube excit l'lectricit4 ,on doit donc ent5dre p> corps lectriques ceux qui le sont naturellem5t qui n'ont beso9 que d'tre frotts p\r en donn] des preuves1 p> corps non-lectriques ceux qui ne peuv5t dev5ir lectriques que p> communication1 comme sont les mtaux4 ,en rptant avec un tube de v]re des feilles d'or une expri5ce d',otto de ,gu]ike1 dans laquelle une petite plume avoit t attire1 rep\sse s\t5u en l'air au-dessus du globe de s\fre1 ,m4 ,dufay obs]va que la feille d'or alla s'atta*] un morceau de gomme-copal qu'il lui prs5toit y demeura4 ,cela lui fit s\ponn] que l'lectricit de la gomme-copal toit diffr5te p> sa nature de l'lectricit du v]re1 puisque l'une attiroit ce que l'autre rep\ssoit4 ,cette obs]vation le porta faire plusieurs autres expri5ces1 d'o il crut p\voir conclure qu'il y avoit en effet deux sortes d'lectricits4 ,il nomma l'une vitre l'autre rs9euse2 mais les ,physici5s n'ont pas admis cette di/9ction4 ,on v]ra cep5dant dans la suite de cet ouvrage qu'elle e/ bi5 fonde1 qu'un globe de s\fre dtruit l'effet d'un globe de v]re4 ,m4 ,dufay rptant de mme l'expri5ce de ,m4 ,gray1 dans laquelle on lectrise un enfant susp5du sur des cordons de cr9 ou de soye1 s'tant mis lui-mme la place de l'enfant2 quelqu'un v\lut ramass] une feille d'or qui s'toit atta*e sa jambe2 dans l'in/ant ils s5tir5t l'un la jambe l'autre au doigt une d\leur comme une piqre1 l'on ent5dit un ptillem5t semblable celui du tube lorsqu'on en appro*e le doigt4 ,cette d\leur ce ptillem5t sont accompagns d'une t9celle visible mme en ple9 j\r4 ,cette t9celle n'avoit t reg>de jusques-l que comme la lumire de c]ta9s phosphores qui ne brl5t po9t1 tels que le bois p\rri les v]s luisans3 mais la d\leur fit p5s] ,m4 ,dufay que l'lectricit toit un vritable feu4 ,on s'e/ appliqu depuis en r5dre les effets plus s5sibles4 ,les ,physici5s d',allemagne pr(itant de t\t ce qui avoit t dc\v]t avant eux sur le sujet de l'lectricit1 imag9r5t de repr5dre le globe de v]re1 dont ,hauksbe n'avoit pas tir un meilleur p>ti que du tube qu'il avoit ab&onn trop lgrem5t4 ,ce qui les y engagea fut sans d\te la rflexion que le v]re tant plus lectrique1 un globe de cette matire doit produire de plus gr&s effets que le globe de s\fre d',otto de ,gu]ike1 qu'tant susceptible d'une friction plus rapide plus long-tems cont9ue1 l'usage de ce globe devoit tre plus facile plus avantageux que celui du tube de ,hauksbe4 ,ils employr5t des globes des r\s plus gr&es les disposr5t de la mme manire que la meule la r\ dont se s]v5t les ,c\teli]s4 ,p> ce moy5 ils russir5t d'abord r5dre beauc\p plus s5sibles t\s les phnomnes de l'lectricit dj connus4 ,ils fir5t encore de trs-belles dc\v]tes dont les ,j\rnaux d',allemagne de #agde4 ont r5du compte1 dont on ne rapport]a ici qu'une seule4 ,si1 en faisant t\rn] frott] le globe de v]re1 on en appro*e le b\t d'un gr& tuyau de f] blanc1 sans qu'il t\*e le globe1 qu'une p]sonne monte sur un gteau de rs9e ti5ne d'une ma9 ce tuyau p> l'autre extrmit1 cette p]sonne e/ lectrise1 acqui]t aprs deux ou trois rvolutions du globe une puissance flammifique assez =te p\r allum] avec un de ses doigts1 avec une canne ou avec une pe de l'esprit de v9 un peu *auff4 ,le mme effet s'ensuit lorsque la p]sonne lectrise ti5t dans sa ma9 le vase qui conti5t la liqueur1 la fait t\*] p> une autre p]sonne e/ sur le plan*]4 ,ds que le doigt appro*e de la liqueur1 il en sort une t9celle bruyante qui enflamme l'esprit de v94 ,on peut de mme enflamm] de la poix1 de la rs9e1 de la cire d',espagne1 du s\fre mme de la p\dre canon1 p\rv que ces matires soi5t en fusion1 consquemm5t *auffes4 ,cette expri5ce russit aussi qu& on lectrise avec le tube1 mais les t9celles sont foibles l'effet n'en e/ pas si sr qu'avec le globe4 ,l'anne #agdf4 e/ l'poque la plus m>que de l'lectricit4 ,ce fut au comm5cem5t de cette anne que ,,mm4 ,mus*5broek ,allaman illu/res citoy5s de ,leyde communiqur5t l',acadmie ,royale des ,sci5ces de ,p>is l'expri5ce suivante que le haz>d avoit fait tr\v] ,m4 ,cuneus1 lorsqu'il s'amusoit revoir *ez lui les phnomnes lectriques qu'il avoit admirs *ez ,m4 ,mus*5broek4 ,susp5dez sur des cordons de soye dans une situation horizontale une v]ge de f] ou un canon de fusil dont un des b\ts soit prs du globe1 p\r en recevoir l'lectricit p> communication3 laissez p5dre son autre b\t un fil-d'ar*al ou de laiton2 p5dant qu'on lectrise la v]ge de f]1 t5ez d'une ma9 un vase de v]re rond en p>tie ple9 d'eau dans laquelle plonge le fil de mtal susp5du3 avec l'autre ma9 essayez d'excit] une t9celle tel endroit que v\s v\drez de la v]ge de f] ou du fil de mtal qui p5d au b\t qui plonge dans l'eau du vase2 v\s ress5tirez une commotion trs-=te trs-subite dans les deux bras1 dans la poitr9e dans t\t le corps4 ,le c\p e/ plus =t qu& le globe e/ plus gros1 plus frott1 qu& le vase qui conti5t l'eau e/ plus l>ge1 qu& la v]ge de f] qui conduit l'lectricit1 e/ plus gr&e1 ensorte qu'on p\rroit bless]1 peut-tre mme tu] quelqu'un qui s'y expos]oit imprudemm5t4 ,le bruit de cette expri5ce se rp&it bi5tt dans t\t le monde savant3 elle ex]a l'indu/rie des ,physici5s1 t\t le monde v\lut tre ,physici54 ,*acun la rpta1 fit t\t son possible p\r y aj\t]4 ,on tr\va bi5tt le moy5 d'en r5dre l'app>eil plus simple plus commode2 au lieu de susp5dre la v]ge de f] prs du globe la mme hauteur1 on la ti5t plus leve1 on laisse p5dre de son extrmit vois9e du globe une b&e de mtal bi5 m9ce ou un fil de f] qui t\*e l'quateur du globe p5dant qu'il t\rne sur son axe qu'il e/ frott4 ,la v]ge s'lectrise aussi promptem5t aussi =tem5t p> cette m?ode que p> celle de ,m4 ,mus*5broek1 le globe e/ plus en suret4 ,on se s]t d'une b\teille de v]re m9ce3 on la remplit d'eau jusqu'au collet1 on la b\*e d'un b\*on de lige trav]s d'un fil-d'ar*al1 qui y re/e fix de telle manire qu'une p>tie de ce fil-d'ar*al e/ plonge dans l'eau de la b\teille1 une autre p>tie e/ au-dessus du b\*on1 c\rbe en cro*et4 ,p> ce moy5 on peut susp5dre la b\teille la v]ge de f]1 en l'y accro*ant1 ou l'en sp>] volont1 qu& elle e/ *>ge d'lectricit4444 ,on peut aussi l'lectris] la ma91 sans la susp5dre la v]ge de f]1 mme sans se s]vir de cette v]ge4 ,il ne s'agit que d'en prs5t] le cro*et ou auprs de la v]ge ou auprs du globe dans le temps qu'il e/ en m\vem5t qu'il e/ frott4444 ,on peut de mme d*>g] la b\teille lectrise sans le sec\rs de la v]ge de f]1 en t5ant la b\teille dans une ma91 cela de trois manires1 p> l'expri5ce de ,leyde1 p> l'appro*e d'un corps non-lectrique1 ou p> l'opposition d'une po9te non-lectrique4 ,dans le premi] cas il ne faut que tir] une t9celle du fil-d'ar*al avec l'autre ma93 l'on reoit la commotion1 la b\teille e/ d*>ge l'in/ant2 dans le second l'on appro*e le fil-d'ar*al d'un corps non-lectrique p\r tir] l't9celle2 mais il faut avoir att5tion ne pas t5ir ce corps de l'autre ma91 c> on s]oit frapp2 dans le troisime cas il ne s'agit que d'oppos] quelques p\ces de di/ance du cro*et une po9te de mtal1 comme celle d'une aiguille1 d'un po9on1 c4 la b\teille se d*>g]a l5tem5t ins5siblem5t sans bruit1 sans explosion sans commotion4 ,on voit dans les tems favorables la po9te d'une aiguille tir] le feu lectrique plus de six pi$s de la b\teille1 cela s'app]oit p> une petite lumire qui p>ot dans l'obscurit la po9te de l'aiguille4 ,qu& la b\teille prp>e1 comme on vi5t de le dire1 e/ bi5 lectrise1 on peut la transport] =t lo91 ou la g>d] plusieurs j\rs dans cet tat1 sans qu'elle p]de beauc\p de sa =ce lectrique2 il n'y a po9t d'autre prcaution pr5dre que de la dpos] sur un corps lectrique1 dans un endroit qui ne soit pas trop expos l'humidit de l'air ou la p\ssire4 ,l'on a tr\v ensuite que dans l'expri5ce de ,leyde1 si au lieu d'une seule p]sonne1 on =me un gr& c]cle ou une *ane de plusieurs1 en quelque nombre que ce soit1 qui se ti5n5t t\s p> la ma93 que le premi] de la *ane s\ti5ne p> le fond la b\teille lectrise1 que le d]ni] tire une t9celle du fil-d'ar*al1 ils s5tiront t\s au mme in/ant la commotion dans les bras dans la poitr9e4 ,cette expri5ce a t faite ,v]sailles devant le ,roi sur deux c5s qu>ante p]sonnes la fois4 ,le mme effet s'ensuivroit encore si les acteurs1 au lieu de se t5ir p> la ma91 toi5t jo9ts ensemble p> des fils ou des *anes de mtal1 p> l'eau tranquille d'un gr& vase ou mme d'un bass91 dans laquelle ils auroi5t les ma9s plonges4 ,l'on a de mme dc\v]t que la =ce de l'lectricit e/ plus gr&e1 lorsque la v]ge de f]1 que l'on nomme le premi] conducteur1 e/ plus longue2 que l't5du en sup]ficie du premi] conducteur contribu davantage l'augm5tation de cette =ce que son t5du en solidit que la longueur e/ celle des trois dim5sions qui lui e/ la plus favorable4 ,il n'y a presque p]sonne qui ne sa*e que la propagation du son n'e/ po9t aussi rapide que celle de la lumire4 ,si l'on voit tir] une pice de canon de quelques c5ta9es de toises1 on app]oit la flamme sortir de son emb\*ure long-tems avant d'en ent5dre le c\p2 en gnral plus l'on e/ loign1 plus on rem>que de di/ance entre l'un l'autre4 ,il e/ cep5dant c]ta9 que dans ce cas la lumire le son p>t5t en mme tems2 mais l'air qui n\s en transmet les s5sations e/ plus facilem5t branl p> l'un que p> l'autre2 l'on e/ v5u b\t de connotre cette diffr5ce4 ,c'e/ dans la mme vu qu'un savant ,physici5#b a v\lu pr\v] comm5t se fait la propagation de l'lectricit dans les corps qui on la communique2 si cette propagation e/ in/antane du mo9s s5siblem5t1 ou si elle se fait dans un temps p]ceptible4 ,note #b3 ,m4 le ,monni]1 mdec91 qui on e/ r$evable de la plup>t des dc\v]tes prcd5tes1 ,hi/4 de l',acad4 ,r4 des ,sci5c4 #agdf4 ,p\r s'en assur]1 aprs quelques t5tatives1 dont le rsultat ne lui p>ut pas assez dcisif1 ,m4 le ,monni] disposa deux fils de f] p>allles aut\r d'un gr& clos2 *acun d'eux avoit neuf c5s c9quante toises1 leurs quatre extrmits se tr\voi5t un des angles de ce clos1 vois9es les unes des autres2 un homme prit un b\t de *acun de ces fils de *aque ma92 p> ce moy5 il se =ma une communication de l'un l'autre1 ils ne fir5t plus qu'un seul corps de #aijj4 toises de long1 au milieu duquel toit plac l'homme qui t5oit les deux b\ts des fils4 ,p> l'arrangem5t que n\s v5ons de dcrire1 cet homme1 quoique plac au milieu de la longueur totale du corps lectris]1 toit trs-vois9 des deux autres b\ts1 p\voit jug] aism5t s'il s5tiroit la commotion au mom5t qu'il v]roit clat] l't9celle3 ce fut effectivem5t ce qui arriva4 ,m4 le ,monni] ayant pris d'une ma9 le b\t d'un des fils de f]1 appro*a de celui de l'autre fil1 le fil-d'ar*al de la b\teille lectrique qu'il t5oit de l'autre ma92 dans le mme in/ant que p>ut l't9celle1 lui l'homme placs au milieu de la longueur des fils de f]1 ress5tir5t la commotion1 sans qu'il ft jamais possible d'app]cevoir le plus petit int]valle de tems entre l't9celle le c\p1 quoiqu'il et t facile de disc]n] jusqu' un qu>t de seconde s'il s'y toit tr\v4 ,le mme ,physici51 p\r acqurir une preuve encore plus complette de ce phnomne1 fit quelque tems aprs une autre expri5ce un peu diffr5te1 dont le succs lui confirma celui de la prcd5te4 ,ayant *oisi un endroit commode dans une pla9e des environs de ,p>is1 il l'ent\ra d'un fil de f] de quatre mille toises de longueur qui font deux lieus4 ,les deux extrmits de ce fil fur5t disposes six ou sept pi$s de di/ance l'une de l'autre4 ,p5dant que ,m4 le ,monni] t5oit dans sa ma9 l'un des b\ts de ce fil de f]1 un autre obs]vateur qui portoit la b\teille lectrique appro*a le fil-d'ar*al de cette b\teille de l'autre b\t du fil de f]4 ,dans le mme in/ant les deux obs]vateurs ress5tir5t la commotion dans les bras dont ils t5oi5t l'un le fil de f] l'autre la b\teille4 ,la commotion e/ mo9s =te dans cette expri5ce qu'elle ne l'e/ dans la prcd5te1 p>ce que sa viol5ce e/ p>tage entre les deux obs]vateurs2 *acun n'pr\ve qu'environ la moiti de la commotion qu'il ress5tiroit1 si le c]cle de communication de l'un l'autre toit a*ev2 mais le rsultat n'en e/ pas mo9s sr p\r le b qu'on s'toit propos4 ,l'expri5ce fut rpte1 le mme effet s'ensuivit t\j\rs galem5t1 sans qu'on pt tr\v] le mo9dre in/ant saisissable entre l'app>ition de l't9celle la s5sation du *oc4 ,a9si l'lectricit p>c\rut une espace de deux lieus dans un in/ant imp]ceptible4 ,on ne rem>qua pas non plus la mo9dre diffr5ce de =ce entre la commotion qui se fit s5tir l'un des obs]vateurs celle qui se fit s5tir l'autre1 quoiqu'ils ne se communiquass5t que p> le fil de f] de quatre mille toises de longueur4 ,si ces expri5ces ne pr\v5t pas que la propagation de l'lectricit e/ in/antane1 elles font voir du mo9s que les c\lem5s de la matire lectrique se port5t avec une rapidit inconcevable1 app>emm5t gale celle de la lumire le long des corps non-lectriques3 elles s]v5t de confirmation la premire dc\v]te de ,boyle1 que l'air n'y a po9t de "p3 elles aj\t5t beauc\p l'analogie que ,m4 ,hales#c a tr\ve entre les effets de l'lectricit ceux du tonn]re4 ,on v]ra bi5tt ce que l'on doit p5s] de cette analogie4 ,note #c3 ,considrations sur la cause ,physique des tremblem5s de t]re4 ,il arrive s\v5t1 lorsqu'on lectrise la b\teille avec excs1 ou qu'on la s\ti5t p> le fond tant trop =tem5t lectrise1 qu'elle se d*>ge d'elle-mme dans la ma9 de celui qui la ti5t1 sans qu'il appro*e son autre ma9 du fil de f] de cette b\teille1 ni du premi] conducteur4 ,il sort alors une =te t9celle du fond de la b\teille1 il se fait une puissante commotion4 ,il e/ arriv plusieurs de recevoir de cette manire un *oc si viol5t qu'ils en ont t r5v]ss1 qu'il leur en e/ re/ dans t\tes les p>ties du corps un tremblem5t qui a dur trois ou quatre j\rs4 ,ils ont aussi ress5ti p5dant long-tems l'impression que la viol5ce de l't9celle leur avoit faite au doigt1 en ont port long-tems temps une m>que noire semblable celle d'une brlure4 ,il arrive encore quelquefois qu'en *>geant la b\teille auprs du globe1 elle fait explosion se casse2 celui qui la ti5t reoit dans cet in/ant une viol5te commotion3 aprs cette explosion la b\teille se tr\ve p]ce au ct d'un tr\ exactem5t rond ord9airem5t sans flure1 dont on e/ av]ti p> l'c\lem5t de l'eau qu'elle cont5oit4 ,il e/ aussi arriv plus d'une fois que le globe lui-mme a fait explosion s'e/ bris en mme tems que la b\teille2 quelques-uns de ses fragm5s ont p>u avoir t lancs avec autant de =ce que des clats de bombe4 ,il e/ plus sr de ne *>g] la b\teille qu'auprs du premi] conducteur4 ,si un homme e/ si rudem5t frapp d'un c\p d'lectricit qu'il puisse mme en tre r5v]s1 en ress5tir les effets p5dant plusieurs j\rs1 doit-on s'tonn] que de petits animaux puiss5t en tre tus8 ,presque t\s ceux qui ont rpt l'expri5ce de ,leyde1 en ont fait l'preuve avec succs4 ,la mdec9e su plusieurs fois tir] p>ti des *oses qui sembloi5t les plus opposes son b1 conv]tir en remdes salutaires des sub/ances qui avoi5t de t\t tems t reconnus p\r des poisons dang]eux2 la philosophie son exemple a essay de faire s]vir l'utilit des hommes ce qui peut leur tre nuisible ou qui p>ot t\t au mo9s inutile p\r la sant3 elle a t5t d'appliqu] la gurison des maladies1 ce qui peut donn] la mort4 ,quel b plus noble les ,sci5ces peuv5t-elles se propos]8 l'extrait d'une lettre de ,m4 ,jallab]t clbre ,pr(esseur de ,philosophie ,g5ve insr dans le ,j\rnal des ,savans p\r le mois de ,mai #agdh4 fait foi du desse91 de l'preuve du succs4 ,on m'am5a1 dit ,m4 ,jallab]t1 le #bf4 ,dcembre un nomm ,nogus p>alytique du bras droit depuis prs de qu9ze ans2 outre la p]te du s5tim5t du m\vem5t1 le bras l'avant-bras toi5t extrmem5t maigres4 ,n\s exposmes d'abord1 ,mr4 ,guiot ,*irurgi5 moi l'preuve de la commotion1 la ma9 p>alytique atta* au vase2 la viol5ce du c\p porta pr9cipalem5t au haut de l'paule4 ,je fis ensuite dc\vrir le bras p>alytique1 l'homme tant plac sur de la poix1 vivem5t lectris1 je vis sortir des t9celles de div]s endroits du bras2 n\s ap]mes d'abord que les muscles d'o elles p>toi5t1 toi5t agits de m\vem5s convulsifs3 bi5tt aprs n\s les vmes m\voir successivem5t en diffr5s s5s l'avant-bras1 le c>pe les doigts1 suivant que n\s tirions l't9celle de tel ou tel muscle4 ,je me mis la place du p>alytique1 j'obs]vai que les muscles les p>ties auxquelles ils ab\tiss5t se m\voi5t qu& on en tiroit une t9celle1 sans qu'il ft en mon p\voir de l'emp*]1 que suivant que l'on tiroit une t9celle1 p> exemple1 des muscles ext5seurs ou fl*isseurs du c>pe ou des doigts1 ils se baissoi5t ou s'levoi5t en s5s opposs4 ,cette obs]vation me donna quelqu'esprance p\r le p>alytique1 aprs l'avoir s\v5t expos aux t9celles lectriques quelquefois la commotion1 je rem>quai des *angem5s en bi51 le #aj4 ,janvi] le bras p>alytique avoit beauc\p d'embonpo9t1 le malade comm5oit t5dre les doigts4 ,le #bd4 ,janvi] les m\vem5s de l'avant-bras du bras se faisoi5t mieux1 il appro*oit la ma9 de son *apeau4 ,le #cj4 ,janvi] il avoit tir son *apeau2 l'avant-bras affect toit aussi rempli de *air que l'avant bras sa91 le bras augm5toit considrablem5t2 le poignet p\voit faire les diffr5s m\vem5s1 lors mme que la ma9 toit *>ge d'une b\teille t5ant un p9te4 ,une lettre de ,g5ve du #bh4 ,fvri] porte que le p>alytique tiroit son *apeau sans pe9e1 qu'il manioit de gros m>teaux1 qu'il comptoit p\voir =g] en peu de j\rs4 ,il a t s\t5u#d en l'anne #agea4 dans l',univ]sit de ,prague en ,bohme1 une ,?se de mdec9e sur l'utilit de l'lectricit p\r la gurison des maladies4 ,quoique les expri5ces les obs]vations dont cette ?se e/ remplie1 n'ay5t pas t\tes le mrite de la n\veaut1 elles sont trop intressantes p> leur objet p> l'ordre dans lequel elles sont rapportes1 p\r ne pas tr\v] place dans cette hi/oire4 ,aprs avoir exam9 les effets de l'lectricit tant sur les corps fluides1 que sur les corps solides en gnral qui ont t exposs son action1 aprs avoir pr\v p> des expri5ces suivies comp>es que l'lectricit augm5te l'vaporation naturelle de la plup>t des uns1 la transpiration ins5sible des autres3 aprs avoir expliqu comm5t p\rquoi l'lectricit acclre l'c\lem5t des liqueurs dans les tuyaux capillaires dont elle r5d les jets cont9us div]g5s1 qu'elle ne produit pas le mme effet dans des tuyaux d'un plus gr& diamtre#e3 aprs avoir fait voir p> une expri5ce dj connu que la vgtation des plantes e/ avance p> l'lectricit3 enf9 aprs avoir dmontr p> le rsultat de quantit d'expri5ces comb9es rptes de diffr5tes manires en diffr5s tems sur des corps anims de diffr5s g5res1 que l'lectricit augm5te la transpiration des animaux en favorisant en eux le m\vem5t des fluides l'action tonique des solides1 l'auteur de cette ?se p\r re*]*] les maladies auxquelles l'lectrisation p\rroit s]vir de remde1 pr5d p\r exemple la p>alysie dont il exam9e en dtail les diffr5s symptmes les diffr5s effets4 ,aprs avoir cit l'op9ion d'un fameux ,pr(esseur#f en mdec9e de ,montpelli]1 qui prt5d que le fluide n]veux n'e/ autre *ose que le fluide lectrique4 ,il rapporte les raisons qui appuy5t cette conjecture adopte son s5tim5t4 ,il ne d\te mme pas que ce fluide qui p>c\rt les n]fs avec une vtesse incomprh5sible1 p\r mettre les muscles en m\vem5t au premi] ordre de la volont1 n'ait la plus gr&e "p l'orig9e1 la vigueur l'entreti5 de la *aleur naturelle4 ,de l il passe aux div]ses m?odes de trait] les p>alysies1 n'oublie pas celle d'y appliqu] l'lectricit4 ,il en pr\ve l'efficacit p> le traitem5t circon/anci1 p> le *angem5t en mieux p> la gurison p>faite de quatre p>alytiques1 p> le s\lagem5t d'un rhumatisme trs-d\l\reux1 p> la rsolution des nodus le rtablissem5t des =ces d'un g\teux d'un autre malade privs l'un l'autre de l'usage de leurs membres4 ,enf9 il t]m9e sa diss]tation p> les positions suivantes4 ,note #d3 ,p> ,m4 ,j4 ,bohads*4 ,note #e3 ,il e/ vraisemblable que cette diffr5ce ne vi5t que de ce que les c\lem5s de la matire lectrique ne sont pas aussi abondans que ceux des liqueurs dans de l>ges tuyaux4 ,si l'lectricit toit assez =te assez abondante1 elle acclr]oit1 divis]oit r5droit div]g5s les jets de t\te sorte de tuyaux galem5t4 ,note #f3 ,m4 de ,sauvages4 ,i4 ,electricitas 9 arte m$ic e/ adhib5da4 ,,ii4 ,electricitas auget naturalem animalium transpirationem4 ,,iii4 ,hc accel]atio transpirationis 9 hom9ibus fit p] vasa capill>ia exhalantia1 non p] gl&ulas subcutaneas4 ,,iv4 ,fluidum n]veum fluidum electricum dici pote/4 ,v4 ,n]vi s5sorii motoriis non sunt di/9cti4 ,,vi4 ,hemiplegi causa proxima e/ immeabilitas fluidi n]vei p] n]vos4 ,,vii4 ,hemiglegia pr reliquis morbis electrisatione cur&a4 ,,viii4 ,etiam febris int]mitt5s electrisatione debell>i pote/4 c4 c4 ,il a p>u dans les n\velles publiques des annes #agec4 #aged4 des relations dtailles de div]ses gurisons opres p> l'lectricit sur des s\rds des aveugles en diffr5tes contres de l',europe4 ,malgr les autorits dont elle toi5t revtus1 quoique quelques-unes de ces gurisons m'ay5t t atte/es p> un jeune mdec9 ,sudois#g qui avoit apport ,p>is un excell5t globe dans l'int5tion d'y faire des miracles1 elles n'ont po9t assez gagn ma confiance p\r me p>otre mrit] d'avoir place dans cette hi/oire4 ,note #g3 ,m4 ,l9dulf4 ,la p]suasion o l'on e/ que la matire lectrique pntre les corps auxquels on la communique1 de mme que ceux qui la conti5n5t naturellem5t1 a encore donn occasion d'imag9] des moy5s p\r en tir] de l'utilit4 ,on a p5s que si elle pntre les p>ties du corps huma91 auxquelles elle n'e/ p> elle-mme capable que de donn] de l'branlem5t1 elle p\rroit s]vir de vhicule des remdes que l'on v\droit faire pass] dans l'intrieur de ces p>ties4 ,de quel avantage ne s]oit pas cette proprit1 si elle se tr\voit avoir quelque ralit8 ,on tr\v]a dans la suite de cet ouvrage ce que l'on doit att5dre de cette ide4 ,m4 ,bose clbre ,pr(esseur de ,physique ,wittemb]g rapporte une expri5ce qui a va9em5t occup la plup>t des ,physici5s4 ,un enfant ou un adulte plac sur un gteau de rs9e t\*e de la ma9 le globe ou la poigne d'une pe actuellem5t lectrise p> sa po9te auprs du globe1 il acqui]t en peu de tems une si gr&e quantit de feu lectrique que d'abord ses pi$s1 ensuite ses jambes1 ses g5\x enf9 t\t son corps p>oiss5t dans l'obscurit en tre environns de t\s cts comme d'un nuage lum9eux semblable la gloire dont les pe9tres ent\r5t le portrait d'un sa9t4 ,c'e/ p\r cette raison que l'auteur a nomm cette expri5ce la ,batification4 ,t\s ceux qui l'ont t5te se plaign5t de ce que ,m4 ,bose n'en a pas donn un dtail assez circon/anci4 ,il av\ aussi lui-mme qu'elle lui a s\v5t manqu4 ,l'on conoit en effet qu'il faut un tems des circon/ances bi5 favorables p\r p\voir accumul] sur un homme une assez gr&e quantit de feu lectrique p\r l'environn] depuis les pi$s jusqu' la tte d'une atmosphre lum9euse bi5 visible4 ,le mme ,m4 ,bose avoit avanc dans son quatrime comm5taire sur l'lectricit qu'il dsesproit que l'on pt tr\v] une mesure exacte des =ces de l'lectricit4 ,l'on a reconnu que sa conjecture toit haz>de4 ,qu& on n'auroit pas l'+nieux in/rum5t que ,,mm4 d',arcy le ,roy ont inv5t excut p\r mesur] la =ce de l'lectricit1 auquel ils ont p\r cette raison donn le nom d'lectromtre1#h on tr\v]oit dans les expri5ces de ,m4 ,frankl9 de quoi y suppler4 ,cet auteur a donn 7,lettre ,v4 4 #ee4 #ef47 la description de deux =tes de r\s lectriques qui1 quoiqu'elles n'ay5t pas t imag9es cette int5tion1 peuv5t tre reg>des comme d'excell5s lectromtres4 ,il fait s]vir dans *acune de ces ma*9es la seule v]tu attractive de l'lectricit de deux manires diffr5tes activem5t passivem5t4 ,ces deux effets se succdant alt]nativem5t contribunt galem5t au m\vem5t circulaire des r\s4 ,il s]oit inutile d'en rapport] ici la con/ruction le dtail que l'on tr\v]a tome premi]1 pag4 #agb-ahc4 ,il suffit de dire que ces r\s sont mises en m\vem5t p> la seule =ce de l'lectricit1 qu'elles font *acune sur leur axe plus ou mo9s de rvolutions1 proportion que ces r\s ou les b\teilles sont plus ou mo9s *>ges d'lectricit4 ,a9si sans tre1 comme le dit ,m4 ,bose audaculus ,grec3 a*m]utos1 on p\rra assur] que tel ou tel degr de =ce lectrique e/ d\ble1 triple1 quadruple de tel ou tel autre4 ,quel privilge lui p>oissoit avoir l'lectricit1 p\r tre la seule *ose physique qui ne ft pas s\mise l'empire du calcul8 ,note #h3 ,voyez ,mm4 de l',acad4 ,r4 des ,sci5c4 #agdi4 pag4 #fc4 ,a9si depuis l'expri5ce de ,m4 ,cuneus vulgairem5t appelle expri5ce de ,leyde1 les connoissances sur l'lectricit ont plus fait de progrs qu'elles n'en avoi5t fait aup>avant4 ,les ,physici5s ont travaill travaill5t sans rel*e aj\t] aux dc\v]tes qui ont t faites sur ce sujet4 ,les uns1 sans song] que la matire n'e/ po9t encore assez prp>e1 qu'il n'y a pas encore assez de faits connus1 font t\s leurs ef=ts p\r pntr] les my/res de l'lectricit p\r en expliqu] la nature2 d'autres s'appliqu5t lui *]*] de n\velles proprits1 p\r cela s'en ti5n5t mode/em5t aux expri5ces1 d'autres enf9 en proposant leurs conjectures1 font voir des rapports vid5s entre les phnomnes les plus communs des mtores ceux de l'lectricit4 ,m4 ,frankl91 sans prt5dre la premire de ces classes1 occupe une place de di/9ction dans les deux d]nires avec les ,physici5s qui se sont le plus avancs dans cette c>rire2 mais il les laisse bi5 lo9 d]rire lui4 ,une seule des dc\v]tes qu'il a faites dans cette n\velle t]re1 suffira p\r donn] une ide de la sagesse1 de la gr&eur de la f9esse de ses ves4 tant v5u b\t de fondre1 mme de vitrifi] les mtaux d'un c\p d'lectricit1 il comp>e ce phnomne avec un effet t\t semblable du tonn]re2 c'e/ celui de fondre l'arg5t dans une b\rse une lame d'pe dans le f\rreau4 ,conduit p> cette obs]vation p> une inf9it d'autres rappro*es avec sagacit1 il dc\vre une analogie surpr5ante entre l'lectricit la f\dre3 il fait voir p> des raisons solides que le feu lectrique le feu du ciel sont le mme lm5t bi5 diffr5t du feu commun1 quoiqu'il puisse le produire4 ,celui-ci ennemi de l'eau ne subsi/e que dans l'air libre1 n'agit que p> sa *aleur2 celui-l au contraire s'unit l'eau1 se ma9ti5t dans le vuide1 opre sans *aleur4 ,il y a beauc\p d'app>5ce que c'e/ le vritable feu lm5taire1 dont le feu commun n'e/ que l'image imp>faite4 ,conva9cu lui-mme p> la =ce de ses preuves1 sans p\rtant en tre bloi1 notre auteur dveloppe en consqu5ce la nature la =mation du plus r$\table des mtores4 ,se rappellant ensuite le p\voir admirable qu'ont les po9tes de tir] imp]ceptiblem5t le feu lectrique des corps o il se tr\ve dans un m\vem5t actuel1 pr(itant adroitem5t de cet avantage1 il va jusqu' indiqu] des moy5s p> lesquels on p\rroit dissip] le tonn]re1 p>-l n\s g>antir de ses fune/es effets4 ,en suivant les pr9cipes de ,m4 ,frankl9 que je me suis r5dus propres1 en exam9ant ses obs]vations que j'ai rptes appr(ondies1 en dfrant ses conjectures auxquelles j'ai aj\t les mi5nes1 en joignant ses probabilits celles que j'ai recueillies d'ailleurs1 en un mot en entrant dans t\tes ses vus1 je me suis p]suad que la matire du tonn]re devoit tre la mme que celle de l'lectricit4 ,le feu ,s4 ,elme la lumire que l'on ap]oit sur des po9tes mtalliques l'appro*e des orages1 celle entr'autres dont il e/ dit dans les ,comm5taires de ,cs>1 edem nocte qu9t legionis pilorum cacum9a su sponte ars]unt1 m'ont sembl tre la mme *ose que l'aigrette que montre une po9te dans les expri5ces lectriques4 ,enf9 mes rflexions m'avoi5t tellem5t aff]mi dans cette op9ion1 que qu& mme le succs n'et pas rpondu mon att5te1 je n'aurois p y r5onc]4 ,il s'agissoit d'en avoir une confirmation tire de l'expri5ce2 je ne fus pas long-tems l'att5dre4 ,aprs avoir fait dress] en ,avril #ageb4 l'app>eil dont on tr\v]a la description dans le second tome de cet ouvrage pag4 #fg4 suiv4 ,il arriva le #aj4 ,mai suivant un orage qui auroit ple9em5t satisfait t\s mes dsirs1 si j'avois p tre tmo9 occulaire des obs]vations qui s'y fir5t en mon abs5ce4 ,ceux qui j'avois laiss le so9 de mon expri5ce avec les in/ructions ncessaires1 vir5t l'lectricit naturelle fur5t les premi]s recueillir le feu du ciel4 ,la n\velle m'en fut apporte ds le soir mme1 j'en r5dis compte deux j\rs aprs l',acadmie ,royale des ,sci5ces4 ,la plup>t des ,membres de cette clbre ,compagnie eur5t la politesse de me faire complim5t sur mon mmoire de m'assur] que jamais il n'en avoit p>u aucun qui et t c\t avec autant d'att5tion ni aucune expri5ce dont le rapport et donn autant de satisfaction2 elle prit ds-lors le nom du lieu de sa naissance1 un ,physici5 des plus r5omms va9cu p> des obs]vations gnrales ne put s'emp*] de publi] quelque tems aprs que l'expri5ce de ,m>ly-la-,ville1 de mme que celle de ,leyde1 f]oit poque dans l'hi/oire de l'lectricit4 ,le bruit de cette dc\v]te se rp&it bi5tt dans t\te l',europe mme dans t\te la t]re4 ,l'expri5ce fut rpte avec le mme succs dans t\s endroits o elle fut t5te4 ,on imag9a des moy5s =t +nieux p\r dress] en l'air des po9tes mtalliques1 p\r les faire communiqu] dans les app>tem5s sans ri5 p]dre de la matire dont elles se *>g]oi5t2 la petite sonn]ie qu'on y ajota1 e/ l'expdi5t le plus simple le plus sr p\r tre av]ti en t\s tems de la prs5ce de cette matire de l'appro*e des nuages qui en occasionn5t l'app>ition4 ,le c>illon procure encore un autre avantage plus important dont n\s allons p>l]4 ,les prcautions que j'avois prises p\r me g>antir de t\t accid5t f*eux dans la premire t5tative de cet expri5ce1 ne t\*r5t pas sans d\te galem5t t\s ceux qui entreprir5t de la rpt]4 ,le malheur d'un clbre ,pr(esseur de ,physique ,pet]sb\rg montra en mme tems combi5 il e/ dang]eux de les nglig]1 combi5 en gnral n\s devons tre r$evables ceux qui ont *]* t5dre nos connoissances p> les premi]s essais des *oses4 ,les relations de la mort de ,m4 ,ri*man qui fur5t mises dans les n\velles publiques de #agec4 n\s ont bi5 appris qu'il avoit t tu d'un c\p d'lectricit naturelle2 mais on ignore si le tonn]re e/ rellem5t tomb sur son app>eil lectrique1 ou s'il n'a t frapp que p> l'explosion de la matire dont sa b>re de f] trop bi5 isole se tr\va sur*>ge4 ,l'exemple de ce qui e/ arriv plusieurs autres en p>eilles circon/ances1 me fait pan*] v]s ce d]ni] s5tim5t4 ,dans l'un l'autre cas2 sans cess] de pla9dre son malheur1 je ne puis en attribu] la cause qu' son dfaut d'att5tion de prcaution4 ,s'il y et eu une d*>ge mtallique un ou deux p\ces de l'app>eil1 elle en auroit reu la matire lectrique surabondante1 n'y en auroit laiss qu'autant qu'il en falloit p\r faire les expri5ces ncessaires1 jamais assez p\r frapp] une di/ance de quatre p\ces1 qui e/ celle o l'on dit que ,m4 ,ri*man a reu le c\p fatal4 ,le c>illon dont n\s avons p>l ci-devant1 et t une d*>ge plus que suffisante p\r lui sauv] la vie4 ,dans le tems que la ,physique rcomp5soit si mal les so9s d'un ,savant empress pntr] ses secrets1 je cont9uois faire mes obs]vations tant sur l'lectricit naturelle que sur l'artificielle4 ,je n'y tois pas plus enc\rag p> mes premi]s succs p> le comm]ce de ,mr4 ,frankl9 que p> le vif intrt qu'y pr5oi5t plusieurs amis du premi] ordre qui travailloi5t s\v5t avec moi2 l'un de ceux-ci m'avoit pri de lui aid] =m] un cab9et lectrique complet2 je n'avois ri5 p>gn p\r lui donn] satisfaction4 ,le premi] fruit qu'il en retira1 fut le succs de mon expri5ce du tonn]re artificiel sur une glace de #abjj4 p\ces qu>rs1 dont il fut en*ant4 ,cette glace e/ des plus p>faites des plus m9ces1 bi5 polie1 en qu>r long1 tame des deux cts aff]mie sur un =t cadre de bois4 ,sur le te9t de sa surface antrieure1 j'ai trac t\t aut\r une bordure d'environ trois p\ces de l>geur1 avec un cizeau de cuivre j'en ai enlev l'ta91 en obs]vant d'arrondir les angles de ne po9t laiss] de bavures en po9tes dans t\t le circuit4 ,en voil t\te la prp>ation4 ,l'expri5ce consi/e lectris] cette glace a9si prp>e1 en laissant tomb] une petite *ane du premi] conducteur sur le milieu de sa surface antrieure4 ,si le tems e/ favorable que l'on soit dans l'obscurit1 aprs d\ze ou qu9ze t\rs de r\ on app]oit sur les bords de l'ta9 quelques t9celles1 qui augm5tant peu peu en nombre en =ce1 reprs5t5t assez bi5 un ciel t\t enflamm1 tel que celui qui prcde les gr&s orages4 ,en cont9uant mme en =ant l'lectrisation1 t\t cela se t]m9e p> une viol5te explosion qui fait avec le plus brillant clair un bruit aussi clatant que celui du plus =t c\p de f\et4 ,aprs cette explosion1 l'on tr\ve l'endroit o elle s'e/ faite sur la glace une trace blan*tre plus ou mo9s app>5te assez ord9airem5t en zic-zac1 qui trav]se la bordure dc\v]te depuis le bord de l'ta9 jusqu'au cadre s\s lequel elle va se p]dre4 ,en passant le doigt ou l'ongle dessus on s5t que la glace e/ dpolie raboteuse en cet endroit1 ce qui pr\ve videmm5t que la matire lectrique pntre le v]re sans le trav]s]4 ,si1 immdiatem5t aprs l'explosion on appro*oit le nez de l'endroit o elle s'e/ faite1 l'on y s5tiroit une odeur de s\fre trs-frappante4 ,cette odeur e/ si volatile qu'elle s'exhale en peu de tems1 il ne faut que deux ou trois explosions p\r en remplir t\te la *ambre1 quelque gr&e qu'elle puisse tre4 ,il n'y a p]sonne qui ne reconnoisse t\s ces traits le plus r$\table des mtores2 c'e/ la raison p\r laquelle on a donn cette expri5ce le nom de tonn]re artificiel4 ,il e/ trs-possible d'en tir] des effets aussi surpr5ans que ceux du tonn]re naturel4 ,c'e/ avec cette glace que j'ai p]c d'un c\p d'lectricit jusqu' c5t soixante feilles de papi] f92 elle m'a aussi s]vi enflamm] la p\dre canon froide2 mais je tr\ve plus commode l'usage des gr&s vases de v]re bi5 arms4 ,dans la premire ide que ,m4 ,frankl9 s'toit =me de la nature du tonn]re1 il avoit suppos que les nuages orageux toi5t lectriss positivem5t1 c'e/ sur cette hypo?se qu'il avoit tabli sa premire ,?orie2 ds qu'il a reconnu que l'lectricit des nuages e/ ngative bi5 plus s\v5t qu'elle n'e/ positive1 il n'a pas hsit *ang] d'op9ion2 lo9 d'tre plus atta* sa n\velle conjecture qu'il ne l'avoit t la premire1 il la donne p\r ce qu'elle e/ propose lui-mme les objections qui peuv5t l'emb>rass]4 ,c'e/ avec la mme fran*ise qu'il se r5d aux dc\v]tes d'autrui4 ,on lui appr5d que l'lectricit du s\fre p>ot d'une nature diffr5te de celle du v]re2 il se met sur le *amp rpt] les expri5ces qui peuv5t con/at] le fait1 conva9cu p> lui-mme de la vrit1 il en laisse t\te la gloire son mule4 ,avec le sec\rs des gr&s vases multiplis1 ,m4 ,frankl9 e/ p>v5u aimant] des aiguilles1 en *ang] les ples volont1 dmontr] p> ces m]veilles que la v]tu magntique n'e/ qu'un effet d'lectricit4 ,peut-tre la pi]re d'aimant elle-mme n'e/-elle dev5u aimant que p> un p>eil effet de l'lectricit naturelle4 ,quoi qu'il en soit1 le magntisme a t communiqu p> les expri5ces faites ,p>is1 de mme qu'il l'avoit t p> celles de ,philadelphie4 ,on s'att5d bi5 que ces d]nires dc\v]tes f]ont repr5dre la plume aux critiques de ,m4 ,frankl94 ,p\rquoi auroi5t-elles plus de privilge que t\tes les autres du mme auteur8 ,ds que son premi] ouvrage p>ut1 il fut vivem5t attaqu2 comme l'on tr\voit peu de prise sur le fond1 on n'p>gna ri5 p\r t\rn] en ridicule ceux qui en toi5t les p>tisans4 ,cette gu]re littraire n'e/ po9t encore te9te1 vraisemblablem5t ne f9ira pas sitt1 puisque le plus ard5t de nos adv]saires ab&onnant sa premire attaque e/ =c de rev5ir sur ses pas1 de *ang] de batt]ie de recomm5c] sur n\veaux frais4 ,il n'en e/ encore qu' l'exam5 des t9celles lectriques4 ,s'il suit l'ordre des expri5ces1 qu& il arriv]a ces d]nires1 elles ne s]ont plus n\velles que p\r lui4 ,,pr,,face ,,de ,l',,diteur ,,anglois4 ,il e/ propos d'av]tir le ,lecteur que les obs]vations les expri5ces suivantes n'ont pas t faites dans le desse9 d'tre donnes au public4 ,elles avoi5t t communiques en div]s tems quelques amis p>ticuli]s1 n'toi5t de/9es qu' leur s]vir d'amusem5t1 la plup>t mme se tr\v5t dans des lettres crites sur diffr5s sujets4 ,mais ayant t lus quelques p]sonnes =t v]ses dans les re*]*es lectriques1 t\tes ont jug qu'elles cont5oi5t tant de p>ticuli>its curieuses intressantes1 relativem5t la matire en "q1 que ce s]oit faire une espce d'inju/ice au public1 de les r5f]m] dans les bornes d'un petit c]cle d'amis4 ,c'e/ p\rquoi l'diteur avoit pris sur lui de faire imprim] ces extraits de lettres autres pices dta*es dans l'tat qu'elles lui toi5t tombes entre les ma9s1 sans avoir dem& l'+nieux auteur la p]mission d'en us] de la sorte4 ,il avoit fait cette dm>*e avec d'autant mo9s de scrupule1 qu'il apprh5doit que les engagem5s de l'auteur dans d'autres affaires plus importantes ne lui laissass5t pas le loisir de donn] au public ses rflexions1 ses expri5ces sur l'lectricit ret\*es avec ce so9 cette prcision dont il n'e/ pas mo9s jal\x que capable1 comme il e/ facile de s'en conva9cre p> le trait que n\s avons s\s les yeux4 ,on ne l'in/ruisit de la lib]t qu'on avoit prise1 que lorsque les premires feilles toi5t s\s la presse1 il n'eut que le tems d'envoy] quelques n\velles rem>ques avec un petit nombre de corrections d'augm5tations1 qui ont t places la f9 de l'ouvrage1 que l'on peut consult] dans l'occasion4 ,ces expri5ces sont presque t\tes en propre notre auteur2 il les a conduites avec jugem5t1 les consqu5ces qu'il en dduit sont vid5tes1 dcisives1 quoique proposes quelquefois s\s les t]mes mode/es d'hypo?ses1 de conjectures4 ,en effet la scne qu'il ouvre nos reg>ds1 n\s surpr5d agrablem5t1 t&is qu'il n\s mne p> un en*anem5t de faits1 de rflxions judicieuses une cause probable des phnomnes les plus t]ribles qui ont t expliqus jusqu'ici avec le mo9s de vraisemblance4 ,il n\s dc\vre une matire invisible1 subtile1 rp&u dans t\te la nature en diffr5tes proportions1 qui avoit *app nos obs]vations1 qui e/ incapable de nuire lorsque t\s les corps auxquels elle e/ adhr5te1 en sont galem5t *>gs4 ,il pr\ve nanmo9s que si p> quelque moy5 que ce soit1 il s'en fait une di/ribution 9gale1 s'il y a accumulation sur une p>tie de l'espace1 qu'il y ait sur l'autre une mo9dre proportion1 un vuide1 un puisem5t1 l'appro*e immdiate d'un corps capable de conduire la p>tie accumule l'espace altr1 cette matire devi5t peut-tre l'ag5t le plus =midable1 le plus irrsi/ible qui soit dans l'univ]s4 ,les animaux en sont subitem5t frapps mort3 les corps impntrables la plus gr&e =ce que n\s connoissions1 en sont cribls1 les mtaux fondus en un in/ant4 ,les effets analogues de la f\dre de l'lectricit ont conduit notre auteur avanc] quelques conjectures =t vraisemblables sur la cause du tonn]re1 propos] en mme tems quelques expri5ces raisonnes p\r n\s prs]v] de ses effets p]nicieux g>antir les *oses qui sont le plus exposes en ress5tir les atte9tes3 circon/ance assurm5t trs-importante p\r le public digne p> consqu5t de la plus srieuse att5tion4 ,il toit pass en mode depuis quelque tems d'attribu] l'lectricit t\tes les gr&es extraord9aires oprations de la nature2 telles que la f\dre les tremblem5s de t]re2 ce n'e/ pas 7comme on p\rroit se l'imag9] p> la manire dont on raisonne sur ces vnem5s7 que les auteurs de ces sy/mes euss5t dc\v]t quelque connxion entre la cause l'effet1 ou donn la raison de leur dp5dance rciproque1 mais seulem5t 7 ce qu'il p>oit7 p>ce qu'ils ne connoissoi5t aucun autre ag5t dont la liaison avec les effets ne pt tre positivem5t dmontre impossible4 ,mais le lecteur s]a ple9em5t satisfait sur ces circon/ances1 sur plusieurs autres non mo9s intressantes1 p> la lecture des lettres qui suiv5t1 auxquelles l'diteur n'hsite po9t de le r5voy] avec confiance4 ,,approbation4 ,j'ai l p> l'ordre de ,monseigneur le ,*anceli]1 un ,ouvrage intitul3 ,expri5ces ,obs]vations sur l'lectricit faites ,philadelphie en ,amrique p> ,m4 ,b5jam9 ,frankl91 c4 traduites de l',anglois p> ,m4 ,d',alib>d2 deuxime dition1 c4 je n'y ai ri5 tr\v qui m'ait p>u devoir en emp*] l'impression4 ,p>is ce #cj4 ,mai #agee4 ,,picquet4 ,,privil,,ge ,,du ,,roi4 ,l\is1 p> la grace de ,dieu1 ,roi de ,france de ,nav>re3 nos ams faux ,conseill]s les g5s t5ans nos ,c\rs de ,p>lem5t1 ,matres des ,requtes ord9aires de notre ,htel1 ,gr& ,conseil1 ,prevt de ,p>is1 ,baillifs1 ,sn*aux1 leurs ,lieut5ans ,civils autres nos ,ju/ici]s qu'il app>ti5dra1 ,,salut4 ,notre am le ,sieur ,d',alib>d1 ,n\s a fait expos] qu'il desir]oit faire imprim] donn] au ,public un ,livre qui a p\r titre ,expri5ces ,obs]vations sur l'lectricit faites ,philadelphie en ,amrique p> ,m4 ,b5jam9 ,frankl9 de ,philadelphie communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,coll9son ,londres1 s'il n\s plaisoit lui accord] nos ,lettres de ,privilge p\r ce ncessaires4 ,,ces ,,causes1 v\lant favorablem5t trait] l',exposant2 ,n\s lui avons p]mis p]mettons p> ces ,prs5tes1 de faire imprim] l$it ,livre en un ou plusieurs volumes1 autant de fois que bon lui sembl]a1 de le v5dre1 faire v5dre dbit] p>t\t notre ,royaume p5dant le tems de six annes conscutives1 compt] du j\r de la date des ,prs5tes3 ,faisons df5ses t\tes p]sonnes de quelque qualit condition qu'elles soi5t1 d'en introduire d'impression trang]e dans aucun lieu de notre obissance3 ,comme aussi t\s ,libraires ,imprimeurs d'imprim] ou faire imprim]1 v5dre1 faire v5dre1 dbit]1 ni contrefaire l$it ,livre1 ni d'en faire aucun extrait s\s quelque prtexte que ce soit d'augm5tation1 correction1 *angem5t ou autres1 sans la p]mission expresse p> crit dudit ,exposant1 ou de ceux qui auront droit de lui1 pe9e de confiscation des exemplaires contrefaits1 de trois mille livres d'am5de contre *acun des contrev5ans1 dont un ti]s ,n\s1 un ti]s l',htel-,dieu de ,p>is1 l'autre ti]s audit ,exposant1 ou celui qui aura droit de lui1 de t\s dp5s1 dommages int]ts2 la *>ge que ces ,prs5tes s]ont enregi/res t\t au long sur le regi/re de la ,communaut des ,libraires ,imprimeurs de ,p>is dans trois mois de la date d'icelles2 que l'impression dudit ,livre s]a faite dans notre ,royaume1 non ailleurs1 en bon papi] beaux c>actres1 con=mm5t la feille imprime1 atta*e p\r modle s\s le contre-scel des prs5tes2 que l'imptrant se con=m]a en t\t aux rglem5s de la ,librairie1 notamm5t celui du #aj4 ,avril #agbe2 qu'avant de l'expos] en v5te1 l'imprim qui aura s]vi de copie l'impression dudit ,livre1 s]a remis dans le mme tat o l'approbation y aura t donne1 s ma9s de notre trs-*] fal ,*evali] ,*anceli] de ,france le ,sr4 de ,lamoignon1 qu'il en s]a ensuite remis deux exemplaires dans notre biblio?que publique1 un dans celle de notre ,*teau du ,l\vre1 un dans celle de notr$it trs-*] fal ,*evali] ,*anceli] de ,france le sieur de ,lamoignon1 un dans celle de notre trs-*] fal ,*evali] ,g>de des ,sceaux de ,france le sieur de ,ma*ault ,comm&eur de nos ,ordres1 le t\t pe9e de nullit des prs5tes2 du cont5u desquelles1 v\s m&ons enjoignons de faire j\ir l$it ,exposant ses ayans causes ple9em5t paisiblem5t1 sans s\ffrir qu'il leur soit fait aucun tr\ble ou emp*em5t4 ,v\lons que la copie des prs5tes qui s]a imprime t\t au long ou au comm5cem5t ou la f9 dudit ,livre1 soit t5u p\r dem5t signifie2 qu'aux copies collationnes p> l'un de nos ams faux ,conseill]s ,secrtaires1 foi soit aj\te comme l'orig9al3 ,comm&ons au premi] notre ,huissi] ou ,s]g5t sur ce requis1 de faire p\r l'excution d'icelles1 t\s actes requis ncessaires1 sans dem&] autre p]mission1 nonob/ant clameur de ,h>o1 *>te ,norm&e lettres ce contraires4 ,c> tel e/ notre plaisir4 ,donn ,v]sailles le huitime j\r du mois d',octobre1 l'an de grace mil sept c5s c9quante-un1 de notre regne le tr5te-septime4 ,p> le ,roi en son ,conseil4 ,sign ,,saison4 ,regi/r sur le ,regi/re d\ze de la ,*ambre ,royale des ,libraires ,imprimeurs de ,p>is1 ,n4 #fhh4 fol4 #edg4 con=mm5t au ,rglem5t de #agbc4 qui fait df5se1 art4 #d4 t\tes p]sonnes de quelque qualit qu'elles soi5t1 autres que les ,libraires ,imprimeurs1 de v5dre1 dbit] faire affi*] aucuns ,livres1 p\r en v5dre en leurs noms1 soit qu'ils s'en dis5t les ,auteurs ou autrem5t1 la *>ge de f\rnir la susdite ,*ambre1 huit exemplaires prescrits p> l'article #jh4 du mme ,rglem5t4 ,p>is1 ce #bd4 ,dcembre #agea4 ,,le ,,gras1 ,syndic4 ,,lettres ,,sur ,l',,lectricit ,,de ,m4 ,,b5j4 ,,frankl9 de ,philadelphie en ,amrique1 ,m4 ,p4 ,,coll9son de la ,socit ,royale de ,londres4 ,,lettre ,i4 #bi1 ,juillet #agej4 ,,monsieur1 ,comme v\s n\s avez engags dans les ,expri5ces lectriques1 en envoyant notre ,socit ,littraire un ,tube avec les in/ructions ncessaires p\r s'en s]vir2 comme notre respectable ,fondateur n\s a mis en tat de port] ces ,expri5ces une plus gr&e p]fection p> le magnifique prs5t qu'il n\s a fait d'un ,laboratoire lectrique complet1 il e/ conv5able que v\s soyez l'un l'autre in=ms de tems en tems des progrs que n\s faisons cet g>d4 ,ce fut dans cette int5tion que j'crivis1 que je v\s envoyais mes premires rflxions sur ce sujet1 desirant1 puisque je n'ai po9t l'honneur d'tre en correspondance directe avec ce gnreux ,bi5faiteur de notre ,socit littraire1 qu'elles pss5t lui tre communiques p> votre entremise4 ,c'e/ dans cette mme v que j'cris encore1 que je v\s envoye ces n\velles obs]vations4 ,si v\s n'y tr\vez ri5 d'intressant 7ce qui e/ trs-possible1 att5du la multitude de savans en ,europe qui sont cont9uellem5t occups aux mmes re*]*es7 elles v\s pr\v]ont du mo9s que n\s n'avons pas nglig les in/rum5s qui n\s ont t mis entre les ma9s1 que1 s'ils ne n\s ont pas s]vi faire des dc\v]tes intressantes1 quelle qu'en puisse tre la cause1 ce n'e/ pas manque de zle ni d'application4 ,je suis1 c4 ,b4 ,,frankl94 ,,op9ions ,,et ,,conjectures ,sur les proprits sur les effets de la matire lectrique qui rsult5t des ,expri5ces obs]vations faites ,philadelphie4 #agdi4 4 #a4 ,la matire lectrique e/ compose de p>ticules extrmem5t subtiles1 puisqu'elle peut trav]s] la matire commune1 mme les mtaux les plus d5ses1 avec tant de facilit de lib]t qu'elle n'pr\ve aucune rsi/ance s5sible4 #b4 ,si quelqu'un d\toit que la matire lectrique passt trav]s la sub/ance des corps1 mais seulem5t sur le long de leur surface1 l'expri5ce de ,leyde faite avec un gr& vase de v]re lectris1 dont le c\p s]oit tir trav]s son propre corps suffiroit probablem5t p\r le conva9cre4 #c4 ,la matire lectrique diffre de la matire commune en ce que les p>ties de celle-ci s'attir5t mutuellem5t1 que les p>ties de la premire se rep\ss5t mutuellem5t2 de-l vi5t la div]g5ce app>ante dans un c\rant d'c\lem5s lectriques4 #d4 ,mais quoique les p>ticules de matire lectrique se rep\ss5t l'une l'autre1 elles sont =tem5t attires p> t\te autre matire#i3 ceci doit s'ent5dre de celle qui en e/ susceptible4 ,note #i3 ,voyez les +nieux essais sur l'lectricit p> ,m4 ,ellicot dans les ,transact4 ,phil4 #e4 ,de ces trois *oses1 savoir l'extrme subtilit de la matire lectrique1 la mutuelle rpulsion de ses p>ties1 la =te attraction entr'elles une autre matire1 il en rsulte cet effet1 que qu& une quantit de matire lectrique e/ applique une masse de matire commune d'une grosseur d'une longueur s5sibles1 qui n'a pas dj acquis sa quantit1 elle se rp& aussitt galem5t dans la totalit4 #f4 ,a9si la matire commune e/ une espce d'ponge p\r le fluide lectrique2 une ponge ne recevroit pas l'eau1 si les p>ties de l'eau n'toi5t plus petites que les pores de l'ponge3 elle ne la recevroit que bi5 l5tem5t1 s'il n'y avoit pas une attraction mutuelle entre ses p>ties celles de l'ponge3 celle-ci s'en imbib]oit plus promptem5t1 si l'attraction rciproque entre les p>ties de l'eau n'y mettoit pas un ob/acle1 puisqu'il doit y avoir quelque =ce employe p\r les sp>]3 enf9 l'imbibition s]oit trs-rapide1 si au lieu d'attraction il y avoit entre les p>ties de l'eau une rpulsion mutuelle qui conc\rt avec l'attraction de l'ponge4 ,c'e/ prcism5t l le cas o se tr\v5t la matire lectrique la matire commune4 #g4 ,mais dans la matire commune il y a 7gnralem5t p>lant7 autant de matire lectrique qu'elle peut en cont5ir dans sa sub/ance4 ,si l'on en ajote davantage1 le surplus re/e sur la surface1 =me ce que n\s appellons une ,atmosphre lectrique1 l'on dit alors que le corps e/ lectris4 #h4 ,on suppose que t\te sorte de matire commune n'attire pas ni ne reti5t pas la matire lectrique avec une gale =ce une gale activit p\r les raisons que n\s donn]ons dans la suite1 que les corps appells orig9airem5t lectriques1 comme le v]re1 c4 l'attir5t la reti5n5t plus =tem5t1 en conti5n5t la plus gr&e quantit4 #i4 ,n\s savons que le fluide lectrique e/ dans la matire commune1 p>ce que n\s p\vons le pomp] l'en faire sortir p> le moy5 du globe ou du tube3 n\s savons que la matire commune en a peu prs autant qu'elle en peut cont5ir1 p>ce que1 qu& n\s en ajotons un peu plus une portion quelconque1 cette quantit ajote n'y entre po9t1 mais =me une atmosphre lectrique3 n\s savons que la matire commune n'en a pas 7gnralem5t p>lant7 plus qu'elle n'en peut cont5ir2 autrem5t t\tes ses p>ties dta*es se rep\ss]oi5t l'une l'autre1 comme elles font con/amm5t1 lorsqu'elles ont des atmosphres lectriques4 #aj4 ,n\s ne sommes pas encore in/ruits des usages avantageux atta*s ce fluide lectrique dans la cration1 quoique n\s ne puissions d\t] qu'il n'y en ait1 mme de trs-considrables2 mais n\s p\vons ap]cevoir quelques p]nicieuses consqu5ces1 qui rsult]oi5t d'une plus gr&e proportion de ce fluide2 c> si ce globe o n\s vivons1 en avoit autant proportion que n\s en p\vons donn] un globe de f]1 de bois1 ou autre *ose semblable1 les p>ticules de p\ssire1 ou d'autre matire lgre1 qui en sont dta*es1 non-seulem5t se rep\ss]oi5t l'une l'autre p> la v]tu de leurs atmosphres lectriques sp>es1 mais encore s]oi5t rep\sses de la t]re s]oi5t difficilem5t am5es s'y runir4 ,ds-l notre air s]oit cont9uellem5t de plus en plus emb>rass de matires trangres1 cess]oit d'tre propre p\r la respiration4 ,cette rflxion n\s prs5te une n\velle occasion d'ador] cette s\v]a9e ,sagesse qui a fait t\tes *oses avec poids mesure4 #aa4 ,si l'on suppose une portion de matire commune entirem5t dp\rv de matire lectrique1 que l'on en appro*e une simple p>ticule de cette d]nire1 elle s]a attire1 entr]a dans le corps1 pr5dra place dans le c5tre1 ou l'endroit dans lequel l'attraction e/ gale de t\tes p>ts2 s'il y entre un plus gr& nombre de p>ticules lectriques1 elles pr5n5t leur place dans l'endroit o la balance e/ gale entre l'attraction de la matire commune leur propre rpulsion mutuelle4 ,on suppose que ces p>ticules =m5t des triangles dont les cts se racc\rciss5t proportion que leur nombre augm5te1 jusqu' ce que la matire commune en ait tant attir que t\t son p\voir de comprim] les triangles p> l'attraction1 soit gal t\t leur p\voir de s't5dre elles-mmes p> la rpulsion1 alors cette portion de matire n'en recevra plus4 #ab4 ,lorsqu'une p>tie de cette quantit naturelle de fluide lectrique e/ *asse d'une portion de matire commune1 on suppose que les triangles =ms p> le re/e s'l>giss5t p> la rpulsion mutuelle des p>ties jusqu' ce qu'ils occup5t cette portion en enti]4 #ac4 ,lorsque la quantit de fluide lectrique qui a t enleve une portion de matire commune1 lui e/ r5du1 elle y entre1 les triangles dilats tant comprims de n\veau1 jusqu' ce qu'il y ait place p\r la totalit4 #ad4 ,p\r expliqu] ceci1 pr5ez deux pommes ou deux b\les de bois1 ou d'autre matire1 *acune ayant sa quantit naturelle de fluide lectrique2 susp5dez-les au plat-fond p> des fils de soye3 appliquez le fil d'ar*al d'une b\teille bi5 *>ge que v\s ti5drez la ma91 l'une de ces b\les ,a4 7,fig4 #a47 elle recevra du fil d'ar*al une quantit de fluide lectrique1 mais elle ne s'en imbib]a po9t1 en tant dj ple9e4 ,c'e/ p\rquoi le fluide vol]a aut\r de sa surface1 y =m]a une atmosphre lectrique4 ,am5ez ,a en contact avec ,b1 elle lui communiqu]a la moiti du fluide lectrique qu'elle a re2 de sorte que t\tes deux auront une atmosphre lectrique1 p> consqu5t se rep\ss]ont l'une l'autre3 supprimez ces atmosphres en t\*ant les b\les1 laissez-les dans leur tat naturel1 alors ayant atta* un bton de cire d',espagne au milieu de la b\teille p\r lui s]vir de man*e1 appliquez-en le fil d'ar*al ,a1 qu'en mme-tems les p>ois de cette b\teille t\*5t ,b2 de cette sorte une quantit de fluide lectrique s]a *asse de ,b1 p\sse sur ,a1 a9si ,a aura un excs de ce fluide lectrique qui =me une atmosphre aut\r de lui1 ,b s]a priv xactem5t de cette mme quantit3 ma9t5ant ram5ez les b\les en contact1 l'atmosphre lectrique ne s]a pas divise entre ,a ,b dans deux plus petites atmosphres comme ci-devant1 c> ,b absorb]a t\te l'atmosphre de ,a1 les deux b\les se retr\v]ont dans leur tat naturel4 #ae4 ,la =me de l'atmosphre lectrique e/ celle du corps qu'elle environne4 ,cette =me peut tre r5du visible dans un air calme1 en excitant une fume de rs9e s*e1 que l'on v]s]a dans une cuilli] caff s\s le corps lectris2 elle s]a attire s't5dra d'elle-mme galem5t sur t\s les cts1 c\vrant ca*ant le corps4 ,elle pr5d cette =me1 p>ce qu'elle e/ attire de t\s les cts de la surface du corps1 quoiqu'elle ne puisse entr] dans sa sub/ance qui e/ dj remplie2 sans cette attraction1 elle ne demeur]oit pas aut\r du corps1 mais elle se dissip]oit en l'air4 #af4 ,l'atmosphre des p>ticules lectriques qui environn5t une sphre lectrise1 n'e/ pas plus dispose l'ab&onn]1 ni plus aism5t tire d'un ct de la sphre que de l'autre1 p>ce qu'elle e/ galem5t attire de t\tes p>ts4 ,mais ce cas n'e/ pas le mme p\r les corps d'une autre figure4 ,dans un cube elle e/ plus facilem5t tire des angles que des surfaces planes1 a9si des angles d'un corps de t\te autre figure1 t\j\rs plus facilem5t de l'angle le plus aigu4 ,si donc un corps figur comme ,a ,b ,c ,d ,e dans la ,fig4 #b4 e/ lectris1 ou une atmosphre qui lui soit communique2 si n\s considrons *aque ct comme une base sur laquelle les p>ticules lectriques repos5t1 p> laquelle elles sont attires1 on peut voir en imag9ant une ligne de ,a en ,f1 une autre de ,f en ,g1 que la portion d'atmosphre enf]me dans ,f ,a ,e ,g1 a la ligne ,a ,e p\r base4 ,de mme la portion d'atmosphre enf]me dans ,h ,a ,b ,i1 a la ligne ,a ,b p\r base1 p>eillem5t la portion enf]me dans ,k ,b ,c ,l1 a ,b ,c p\r appui1 de mme sur l'autre ct de la figure4 ,ma9t5ant si v\s tirez cette atmosphre avec quelque corps poli m\ss1 que v\s l'appro*iez du milieu du ct ,a ,b1 il faut v5ir =t prs avant que la =ce de votre attracteur excde la =ce ou le p\voir1 avec lequel ce ct ma9ti5t son atmosphre3 mais il y a une petite portion entre ,i ,b ,k1 qui a mo9s de surface p\r s'y appuy] en tre attire que les portions vois9es1 t&is qu'il y a d'ailleurs une rpulsion mutuelle entre ses p>ticules les p>ticules de ces portions2 v\s p\vez donc v5ir b\t de la tir] avec plus de facilit1 une plus gr&e di/ance4 ,entre ,f ,a ,h1 il y a une plus gr&e portion qui a encore une mo9dre surface p\r s'y appuy] p\r en tre attire2 c'e/ p\rquoi v\s p\vez t\j\rs l'enlev] plus facilem5t4 ,mais la plus gr&e facilit se r5contre entre ,l ,c ,m1 o la quantit e/ la plus abondante1 o la surface p\r l'attir] la ret5ir e/ la plus petite4 ,lorsque v\s avez enlev une de ces portions angulaires du fluide1 une autre pr5d sa place1 p> un effet de la fluidit naturelle de la rpulsion mutuelle dont n\s avons p>l ci devant2 a9si l'atmosphre cont9u de c\l] v]s cet angle comme un c\rant1 jusqu' ce qu'il n'en re/e plus4 ,les extrmits de ces portions d'atmosphre sur ces p>ties angulaires sont p>eillem5t une plus gr&e di/ance du corps lectris1 comme on le peut voir1 en jettant les yeux sur la figure4 ,la po9te de l'atmosphre de l'angle ,c tant beauc\p plus lo9 de ,c qu'aucune p>tie de l'atmosphre sur les lignes ,c ,b1 ou ,b ,a2 outre la di/ance qui rsulte de la nature de la figure1 l o l'attraction e/ mo9dre1 les p>ticules doiv5t naturellem5t s't5dre une plus gr&e di/ance p> leur mutuelle rpulsion4 ,sur ces pr9cipes fondam5taux n\s supposons que les corps lectriss d*>g5t leur atmosphre sur les corps non lectriss avec plus de facilit une plus gr&e di/ance de leurs angles de leurs po9tes que de leurs cts unis4 ,les po9tes la d*>g5t aussi dans l'air1 lorsque le corps a une trop gr&e atmosphre lectrique1 sans qu'il soit beso9 d'appro*] quelque corps non-lectrique1 p\r recevoir ce qui e/ *ass2 c> l'air1 quoiqu'orig9airem5t lectrique1 a t\j\rs plus ou mo9s d'eau1 ou d'autres matires non-lectriques mles avec lui1 lesquelles attir5t reoiv5t ce qui e/ a9si d*>g4 #ag4 ,mais les po9tes ont la proprit de tir]1 aussi bi5 que de p\ss] le fluide lectrique de plus gr&es di/ances que ne le peuv5t faire les corps m\sss2 c'e/--dire1 que comme la p>tie po9tu d'un corps lectris d*>g]a l'atmosphre de ce corps1 ou la communiqu]a plus lo9 un autre corps1 de mme la po9te d'un corps non lectris tir]a l'atmosphre lectrique d'un corps lectris de beauc\p-plus lo9 qu'une p>tie plus m\sse du mme corps non-lectris ne le p\rroit faire4 ,a9si une p+le t5u p> la tte1 prs5te p> la po9te un corps lectris1 tir]a son atmosphre un pi$ de di/ance2 mais si la tte toit prs5te au lieu de la po9te1 le mme effet n'en rsult]oit pas4 ,p\r concevoir ceci1 n\s p\vons considr] que1 si une p]sonne deb\t sur le plan*]1 tiroit l'atmosphre lectrique d'un corps lectris1 une p9ce de f] une aiguille tricot] m\sse t5us alt]nativem5t dans la ma91 prs5tes cette int5tion ne l'attir]oi5t pas avec des =ces diffr5tes1 proportion de leurs diffr5tes masses4 ,c> l'homme1 ce qu'il ti5t dans la ma91 soit gr&1 soit petit1 sont unis avec la masse commune de la matire non-lectrise2 la =ce avec laquelle il tire1 e/ la mme dans les deux cas1 puisqu'elle consi/e dans la diffr5te proportion d'lectricit dans le corps lectris dans cette masse commune4 ,mais la =ce avec laquelle le corps lectris reti5t son atmosphre en l'attirant1 e/ proportionne la surface sur laquelle les p>ticules sont places4 ,p> xemple1 quatre pi$s qu>rs de cette surface reti5n5t leur atmosphre avec quatre fois autant de =ce qu'un pi$ qu>r reti5t son atmosphre2 comme en arra*ant les cr9s de la queu d'un *eval1 un degr de =ce insuffisant p\r en arra*] une poigne la fois1 suffiroit p\r la dp\ill] cr9 cr92 de mme un corps m\ss que l'on prs5te1 ne sauroit tir] plusieurs p>ties la fois2 mais un corps po9tu1 sans une plus gr&e =ce1 les enlve aism5t p>tie p> p>tie4 #ah4 ,ces explications du p\voir de l'opration des po9tes1 lorsqu'elles se prs5tr5t moi p\r la premire fois1 t&is qu'elles r\loi5t dans mon esprit1 me p>ur5t satisfaire t\tes les difficults2 cep5dant depuis que je les ai mises p> crit rapelles un exam5 plus svre plus rfl*i1 j'av\ de bonne foi qu'il me re/e quelque d\te cet g>d4 ,mais n'ayant ri5 de mieux p\r le prs5t v\s (frir leur place1 je ne les rejette pas absolum5t2 c> une mauvaise solution que l'on lit1 dont on dc\vre les dfauts1 donne s\v5t occasion un ,lecteur +nieux d'en tr\v] une plus p>faite4 #ai4 ,le plus important p\r n\s n'e/ pas de savoir de quelle manire la nature excute ses loix2 il n\s suffit de connotre les loix elles-mmes4 ,c'e/ un avantage rel de savoir qu'une porcela9e ab&onne en l'air sans tre s\t5u1 tomb]a se bris]a immanquablem5t2 mais de savoir comm5t elle tombe p\rquoi elle se brise c'e/ une matire de pure spculation4 ,ces connoissances sont agrables la vrit1 mais sans elles n\s p\vons g>antir notre porcela9e4 #bj4 ,a9si dans le cas prs5t il p\roit tre de quelque usage p\r le g5re huma9 de connotre le p\voir des po9tes1 quoique n\s ne fussions jamais en tat d'en donn] une explication prcise4 ,les expri5ces suivantes montr5t ce p\voir4 ,j'ai un premi] conducteur =t l>ge1 compos de plusieurs feilles m9ces de c>ton1 aju/ en =me de tube d'environ dix pi$s de longueur d'un pi$ de diamtre4 ,il e/ c\v]t de papi] d',holl&e relev en bosse presque t\t dor4 ,cette l>ge surface mtallique s\ti5t une atmosphre lectrique beauc\p plus gr&e que n'en s\ti5droit une v]ge de f] c9quante fois plus pesante4 ,il e/ susp5du p> des fils de soye2 lorsqu'il e/ *>g1 il frappe environ deux p\ces de di/ance1 un c\p assez =t p\r caus] de la d\leur aux articulations du doigt4 ,qu'un homme sur le plan*] prs5te la po9te d'une aiguille #ab4 p\ces ou plus de di/ance2 t&is que l'aiguille e/ a9si prs5te1 le conducteur ne sauroit tre *>g1 la po9te tirant le feu aussi promptem5t qu'il e/ p\ss p> le globe lectrique3 *>gez-le1 prs5tez alors la po9te la mme di/ance1 il s]a d*>g en un in/ant4 ,dans l'obscurit v\s p\vez voir une lumire sur la po9te1 lorsqu'on fait l'expri5ce1 si la p]sonne qui ti5t la po9te e/ sur un gteau de cire1 elle s]a lectrise en recevant le feu cette di/ance4 ,essayez de tir] de l'lectricit avec un corps m\ss1 tel qu'un morceau de f] arondi poli l'extrmit 7je me s]s du po9on d'un ,orfvre1 de l'paisseur d'un p\ce7 il faut que v\s l'appro*iez la di/ance de trois p\ces1 avant de p\voir faire l'opration1 elle se fait alors avec un c\p un craquem5t4 ,comme le tube de c>ton p5d librem5t sur des fils de soye1 lorsque v\s en appro*ez le morceau de f]1 il s'avance p>eillem5t v]s ce morceau de f]1 tant attir p5dant t\t le tems qu'il e/ *>g2 mais si au mme in/ant la po9te e/ prs5te comme aup>avant1 il se retire1 p>ce qu'il e/ d*>g p> la po9te4 ,on ne doit pas pr5dre la rigueur t\t ce que ,m4 ,frankl9 dit ici du p\voir de l'effet des po9tes1 comme l'ont obs]v plusieurs de ses ,critiques2 mais aussi il s'en faut beauc\p qu'on doive tir] de leurs obs]vations t\tes les consqu5ces qu'ils prt5d5t en rsult]4 ,l'un accorde un avantage considrable aux corps po9tus sur ceux qui sont arondis ou m\sss1 soit p\r p\ss]1 soit p\r tir] la matire lectrique2 veut que la premire obs]vation de cet effet soit attribue un ,europen1 comme si notre auteur *]*oit s'en emp>] lui-seul2 un autre p\r avoir rem>qu qu'une po9te d'aiguille prs5te un pi$ de di/ance d'un conducteur n'emp*e pas qu'on n'en tire quelques t9celles1 s'imag9e avoir fait une des plus importantes dc\v]tes3 que le p\voir des po9tes e/ une *imre1 que t\te la ,?orie du ,tonn]re e/ dtruite p> cette seule obs]vation2 d'autres enf9 se laissant emport] au gr de leur imag9ation1 vont s'g>] dans des si/mes dont l'obscurit fait le seul mrite4 ,mais il n'e/ pas encore tems de p>l] de ces diffr5s s5tim5s2 le dtail en tr\v]a mieux sa place dans la suite de cet ouvrage4 ,,lettre ,,ii4 ,,de ,b4 ,,frankl91 cuy] de ,philadelphie1 ,c4 ,c4 cuy] la n\velle ,york4 #agea4 ,,monsieur1 ,je fais aux pr9cipales que/ions cont5us dans votre lettre du #bh4 du c\rant1 une rponse telle que l'emb>ras de mes affaires prs5tes me le p]met1 je v\s dem&e la p]mission de v\s r5voy] la d]nire pice du recueil imprim de mes crits1 p\r v\s expliqu] plus amplem5t la diffr5ce entre ce qui e/ apell lectrique p> soi non lectrique4 ,qu& v\s aurez eu le tems de lire d'exam9] ces crits1 je t*]ai de faire quelques-unes des n\velles expri5ces que v\s proposez1 que v\s croyez plus capables de n\s clair] de n\s satisfaire l'un l'autre sur ce sujet4 ,je v\s s]ai t\j\rs =t oblig de me communiqu] les rem>ques1 objections1 c4 qui peuv5t se prs5t] v\s4 ,je suis avec un s9cre respect1 ,votre trs-humble trs-oblig s]viteur1 ,b4 ,,frankl94 ,,que/ions ,,et ,r,,ponses2 ,auxquelles on r5voye dans la ,lettre prcd5te4 #a;e4 ,"q4 ,en quoi consi/e la diffr5ce entre un corps lectrique un corps non-lectrique8 #ba4 ,rponse4 ,les t]mes lectrique p> soi non-lectrique fur5t d'abord employs p\r di/+u] les corps dans la fausse supposition que les seuls corps apells lectriques p> soi1 cont5oi5t dans leur sub/ance la matire lectrique qui p\voit tre excite p> le frottem5t1 tre produite en tre tire1 communique ceux que l'on apelloit non-lectriques1 que l'on supposoit dp\rvs de cette matire2 c> le v]re1 c4 tant frott1 donnoit des signes qu'il cont5oit de cette matire en piquant le doigt1 en attirant rep\ssant1 c4 qu'il p\voit communiqu] cette v]tu aux mtaux l'eau4 ,on dc\vrit dans la suite que le frottem5t du v]re ne produisoit pas la matire lectrique1 mo9s que l'on ne cons]vt une communication entre le corps frottant le plan*]2 les expri5ces suivantes pr\vr5t que la matire lectrique toit rellem5t tire de ces corps1 que l'on avoit cru d'abord n'en cont5ir aucune3 alors on d\ta que le v]re les autres corps apells lectriques p> soi1 euss5t rellem5t en eux-mmes quelque matire lectrique2 puisque1 selon les app>5ces1 ils n'en f\rnissoi5t aucune autre que celle qu'ils tiroi5t d'abord de ces corps qui avoi5t t appells non lectriques2 mais quelques-unes de mes expri5ces pr\v5t que le v]re en conti5t une gr&e quantit2 je s\ponne prs5t qu'elle e/ rp&u assez galem5t dans t\te la matire du globe t]re/re4 ,ds-lors on peut ab&onn]1 comme impropres1 les t]mes lectrique p> soi1 non-lectrique2 puisque la seule diffr5ce e/ que quelques corps conduis5t la matire lectrique1 que les autres ne la conduis5t pas1 on peut mettre en leur place les t]mes conducteurs non-conducteurs4 ,si quelque p>tie de matire lectrique e/ applique un morceau de matire conductrice1 elle le pntre1 c\le au trav]s1 ou se rp& galem5t sur sa surface2 si elle e/ applique un morceau de matire non conductrice1 elle ne f]a ni l'un ni l'autre4 ,il n'y a de conducteurs p>faits de la matire lectrique1 que les mtaux l'eau2 les autres corps ne le sont qu' proportion qu'il entre dans leur composition du mlange de ceux-ci2 s'il n'y en a pas plus ou mo9s1 ils ne s]ont po9t du t\t conducteurs4#aj ,ceci1 soit dit en passant1 montre entre les mtaux l'eau un n\veau rapport que l'on ignoroit jusqu' prs5t4 ,note #aj3 ,cette proposition a t tr\ve depuis trop gnrale3 ,m4 ,wilson ayant dc\v]t que la cire fondu la rs9e sont aussi conducteurs4 ,on p\rroit y ajot] beauc\p d'autres exemples semblables1 comme celui de l'eau qui e/ un des plus excell5s conducteurs d'lectricit tant qu'elle cons]ve sa fluidit1 qui cesse de l'tre1 ds qu'elle la p]d4 ,je vais t*] d'claircir cela p> une comp>aison1 qui cep5dant n'en peut donn] qu'une foible analogie4 ,la matire lectrique passe au trav]s des conducteurs1 comme l'eau passe au trav]s d'une pi]re poreuse1 ou se rp& sur leur surface1 comme l'eau se rp& sur une pi]re moille2 mais qu& cette matire e/ applique des corps non conducteurs1 c'e/ comme l'eau qui dg\tte sur une pi]re grasse2 elle ne la pntre po9t1 ne passe po9t trav]s1 ne s't5d po9t sur sa surface2 mais elle re/e p> g\ttes sur les endroits o elle tombe4 ,voyez cet g>d ma d]nire pice imprime4 #b;e4 ,"q4 ,quels sont les effets de l'air dans les expri5ces lectriques8 #bb4 ,rponse4 ,voici t\s ceux que j'ai rem>qus jusqu' prs5t2 l'air humide reoit conduit la matire lectrique proportion de son humidit2 l'air p>faitem5t sec ne le fait po9t du t\t2 l'air doit donc tre mis dans la classe des non-conducteurs4 ,l'air sec aide fix] l'atmosphre lectrique aut\r du corps qu'elle environne1 en emp*e la dissipation2 c> dans le vuide elle se dissipe aism5t1 les po9tes agiss5t plus =tem5t2 c'e/--dire1 elles p\ss5t ou attir5t la matire lectrique plus librem5t de plus gr&es di/ances2 en sorte que l'air surv5ant met quelque sorte d'ob/acle ce qu'elle passe d'un corps un autre4 ,une b\teille lectrique bi5 propre g>nie de son fil-d'ar*al1 remplie d'air au lieu d'eau1 ne se *>g]a1 ne donn]a pas plus de *oc que si elle toit remplie de v]re pulvris2 mais tant vuide d'air1 elle produit autant d'effet que si elle toit remplie d'eau4 ,cep5dant une atmosphre lectrique l'air ne sembl5t pas s'exclure l'un l'autre1 c> n\s respirons librem5t dans une p>eille atmosphre1 l'air sec pass]oit au trav]s de cet atmosphre1 sans la dplac] ni la disp]s]4 ,je d\te que le v5t ,nord-oue/1 le plus sec le plus =t1 pt la dissip]4 #bc4 ,j'lectrisai une fois une grosse b\le de lige susp5du au b\t d'un fil de soye1 long de trois pi$s1 dont je t5ois l'autre b\t dans mes doigts3 je la fis t\rn] c5t fois en rond comme une fronde1 le plus rapidem5t qu'il me fut possible3 elle n'en cons]va pas mo9s son atmosphre lectrique1 quoiqu'elle et ncessairem5t trav]s #hjj4 v]ges#aa d'air1 en supposant que dans la rotation mon bras augm5toit d'un pi$ le demi-diamtre du c]cle4 ,note #aa3 ,environ #djj4 toises4 ,p> l'air p>faitem5t sec1 j'ent5s le plus sec1 que n\s puissions avoir2 c> peut-tre n'en avons-n\s jamais qui soit p>faitem5t purg d'humidit4 ,une atmosphre lectrique =me aut\r d'un gros fil-d'ar*al introduit dans une grosse b\teille ple9e d'air1 n'en fait pas sortir la mo9dre p>tie de cet air2 si on dtruit cette atmosphre1 aucun air ne s'y prcipite1 comme je l'ai dc\v]t p> une expri5ce trs-curieuse1 faite avec so92 d'o n\s avons conclu que l'la/icit de l'air n'en e/ po9t du t\t affecte4 ,,lettre ,,iii4 #ah4 ,juillet #agdg4 ,,monsieur1 ,la pe9e indisp5sable de copi] de longues lettres1 qui peut-tre1 lorsqu'elles v\s sont r5dus1 ne conti5n5t ri5 de n\veau ou d'intressant p\r v\s 7tant e/ rapide le progrs que l'on a fait en ,europe dans l'lectricit7 me dc\rage presque de v\s en crire davantage sur ce sujet4 ,je ne puis cep5dant me disp5s] de v\s communiqu] encore quelques obs]vations sur la m]veilleuse b\teille de ,m4 de ,mus*5broek4 4 #bd4 ,le corps non-lectrique cont5u dans la b\teille1 tant lectris1 diffre du corps non-lectrique lectris hors de la b\teille1 en ce que le feu lectrique du d]ni] e/ accumul sa surface1 =me librem5t l'ent\r une atmosphre lectrique d'une t5du considrable2 au lieu que le feu lectrique e/ comprim dans la sub/ance du premi] que le v]re borne de t\tes p>ts4 #ab ,note #ab3 ,n\s avons dc\v]t depuis que le feu de la b\teille n'e/ pas cont5u dans le corps non-lectrique1 mais dans le v]re4 #be4 ,en mme-tems que le fil-d'ar*al le d$ans de la b\teille1 c4 sont lectriss positivem5t ou plus1 le dehors de la b\teille e/ lectris ngativem5t ou mo9s dans une xacte proportion2 c'e/--dire1 que telle que soit la quantit de feu lectrique qui passe dans l'intrieur1 il en sort de l'extrieur une gale quantit4 ,p\r concevoir ceci1 supposez que la quantit commune d'lectricit dans *aque surface de la b\teille1 avant le comm5cem5t de l'opration soit gale #bj2 supposez encore qu' *aque c\ps de tube1 ou *aque t\r du globe il y entre une quantit gale #a2 alors aprs le premi] c\p la quantit cont5u dans le fil-d'ar*al le d$ans de la b\teille s]a #ba1 dans le dehors elle ne s]a plus que #ai3 aprs le second la p>tie intrieure aura #bb1 l'extrieure #ah3 a9si aprs le le v+time c\p1 la p>tie intrieure aura une quantit de feu lectrique gale #dj2 celle de la p>tie extrieure s]a gale z]o1 l'opration f9it l1 c> il n'en peut plus tre p\ss dans la p>tie intrieure1 lorsqu'il n'en peut plus tre tir de la p>tie extrieure4 ,si v\s essayez d'en introduire davantage il e/ rejett p> le fil-d'ar*al1 ou casse la b\teille avec un craquem5t s5sible4 #bf4 ,l'quilibre ne sauroit tre rtabli dans la b\teille p> la communication intime ou le contact des p>ties1 mais seulem5t p> une communication =me au dehors de la b\teille entre l'intrieur l'extrieur1 p> le moy5 de quelque corps conducteur qui les t\*e t\s deux1 soit en mme-tems1 auquel cas l'quilibre e/ rtabli avec une viol5ce une rapidit inexprimables2 soit alt]nativem5t1 auquel cas il e/ rtabli p> dgrs4 #bg4 ,comme il ne peut plus tre p\ss de feu lectrique au d$ans de la b\teille1 lorsque t\t celui du dehors e/ puis2 de mme dans une b\teille non encore lectrise1 on ne sauroit en p\ss] dans le d$ans1 lorsqu'il n'en peut sortir du dehors3 ce qui arrive ou qu& le fond e/ trop pais1 ou qu& la b\teille e/ place sur un corps orig9airem5t lectrique4 ,et rciproquem5t lorsque la b\teille e/ lectrise1 on ne peut tir] de son intrieur1 qu'une assez petite quantit de feu lectrique1 en t\*ant le fil-d'ar*al1 mo9s qu'une quantit gale ne puisse en mme-tems tre r5du l'extrieur4 ,a9si posez une b\teille lectrise sur un v]re net1 ou sur de la cire s*e1 v\s aurez beau t\*] le fil-d'ar*al1 v\s n'en p\rrez tir] d't9celle4 ,posez-la sur un corps non lectrique1 t\*ez le fil-d'ar*al1 le feu en sortira en trs-peu de tems2 mais il sortira beauc\p-plus vte encore1 si v\s =mez une communication directe1 comme il a t dit ci-dessus1 tant ces deux tats d'lectricit le plus le mo9s sont m]veilleusem5t comb9s1 balancs dans cette b\teille miraculeuse2 ils sont disposs proportionns entr'eux d'une manire qui surpasse mon intellig5ce4 ,la b\teille lectrise e/ en s5s contraire comme le rcipi5t de la ma*9e pneumatique1 dont on a vuid l'air3 si l'on ouvroit le rob9et l'quilibre s]oit rtabli dans un in/ant au d$ans au dehors du rcipi5t2 mais ici1 n\s avons une b\teille qui conti5t en mme-tems un ple9 de feu lectrique1 un vuide de ce mme feu2 quoique le passage de l'un l'autre p>oisse libre1 que le ple9 presse violemm5t p\r se dilat]1 que le vuide affam semble attir] avec une gale viol5ce p\r se remplir1 l'quilibre ne peut cep5dant tre rtabli entr'eux que p> le moy5 d'une communication au dehors de la b\teille4 ,l'branlem5t des n]fs1 ou plutt la convulsion e/ occasionne p> le passage subit du feu trav]s le corps qui le transmet du d$ans au dehors de la b\teille3 le feu pr5d la voye la plus c\rte1 comme ,m4 ,watson l'a judicieusem5t obs]v2 mais il ne p>ot p> aucune expri5ce1 qu'af9 qu'une p]sonne reoive le c\p1 la communication avec le plan*] lui soit ncessaire4 ,c> celui qui ti5t la b\teille d'une ma91 qui t\*e de l'autre le fil-d'ar*al1 s]a galem5t frapp1 quoique ses s\li]s soi5t secs1 ou mme qu'il soit sur un gteau de cire1 comme dans t\te autre circon/ance4 ,p\r ce qui e/ de l'att\*em5t du fil-d'ar*al ou du canon du fusil 7c> cela revi5t au mme7 le feu ne passe po9t du doigt qui t\*e au fil-d'ar*al1 comme on le suppose1 mais du fil-d'ar*al au doigt2 de l trav]sant le corps1 il passe l'autre ma91 a9si jusqu' l'extrieur de la b\teille4 ,,exp,,ri5ces ,qui confirm5t ce qui vi5t d'tre avanc4 ,,exp,,ri5ce ,i4 ,placez une fiole lectrise sur de la cire2 t5ez la ma9 une petite b\le de lige susp5du p> un fil de soye s*e3 appro*ez-la du fil-d'ar*al1 elle s]a d'abord attire ensuite rep\sse4 ,lorsqu'elle e/ dans cet tat de rpulsion1 baissez la ma91 af9 que la b\le se tr\ve vis--vis le fond de la b\teille2 elle s]a promptem5t =tem5t attire jusqu' ce qu'elle ait communiqu son feu4 ,si la b\teille avoit repris1 comme son fil-d'ar*al1 une atmosphre lectrique1 le lige lectris s]oit galem5t rep\ss p> l'une comme p> l'autre4 ,qu& on ti5t dans sa ma9 une b\teille bi5 lectrise1 on ap]oit sur t\t dans l'obscurit une aigrette lum9euse au haut du cro*et1 on ent5d le sifflem5t de la matire lectrique qui s'*ape dans l'air p> cette voye4 ,si dans cet tat l'on pose la b\teille sur un support lectrique de v]re1 de rs9e1 c4 l'aigrette disp>ot le sifflem5t cesse4 ,cette obs]vation suffiroit seule p\r pr\v] que la b\teille doit se d*>g] plus l5tem5t qu& elle e/ sur un support lectrique1 que qu& elle e/ sur un non-lectrique4 ,un clebre ,physici5 a cep5dant cru rem>qu] le contraire2 c'e/ sur sa p>ole que le critique de ,m4 ,fr4 sans s'tre assr p> lui-mme de la vrit du fait1 lui adresse cette "q#ac3 ,p\rquoi dans vos expri5ces la posez-v\s t\j\rs 7cette b\teille7 sur de la cire ou sur du v]re8 ,ne savez-v\s pas1 cont9ue-t-il1 qu'tant a9si place sur un corps orig9airem5t lectrique1 elle p]d promptem5t sa v]tu8 ,note #ac3 ,lettre sur l',electr4 pag4 #ii4 ,voici les prcautions que j'ai prises p\r faire cette expri5ce4 #a4 ,j'ai *oisi deux b\teilles les plus gales qu'il m'a t possible de tr\v] en matire1 en =me1 en dim5sions1 en poids en capacit3 #b4 ,les t5ant t\tes deux la ma91 je les ai lectrises galem5t en mme tems au mme conducteur2 p\r m'assr] qu'elles toi5t galem5t *>ges1 j'ai fait t\*] le cro*et de l'une celui de l'autre3 #c4 ,je les ai ensuite poses en mme-tems l'une sur un plateau de v]re1 l'autre sur un plateau de bois peu prs gal1 placs sur une table l'un un b\t1 l'autre l'autre1 au milieu d'une *ambre4 #d4 ,aprs les avoir laisses en cet tat p5dant plusieurs heures1 j'ai fait l'expri5ce de ,leyde avec *acune de ces deux b\teilles1 j'ai tr\v que la commotion donne p> la b\teille pose sur le support lectrique1 toit la plus =te4 ,aprs avoir recomm5c plusieurs fois la mme expri5ce1 tantt de la mme faon1 tantt en *angeant les b\teilles de place1 j'ai t\j\rs eu le mme succs4 ,on doit en conclure que notre ,critique n'a pas raison d'xig] de ,m4 ,fr4 que la b\teille lectrise soit place sur un support non lectrique p\r faire la premire expri5ce4 ,object] que si l'on veut de bonne foi savoir montr] l'tat naturel vritable de la surface extrieure ou du bas de la b\teille1 il ne faut la pos] ni sur de la cire ni sur du v]re1 puisque cela-seul peut faire *ang] d'tat l'une des deux surfaces1 qu'il convi5t de la laiss] dans t\tes les circon/ances o elle toit lorsqu'on la *>geoit d'lectricit1 c4 c'e/ faire connotre qu'on n'ent5d pas ce dont il s'agit1 ou t\t au mo9s que l'on p]d son po9t de ve2 c'e/ oubli] que la b\teille lectrise e/ dans un tat t\t oppos celui de la b\teille qu'on lectrise4 ,celle-ci reoit sur une de ses surfaces1 p]d d'autant sur l'autre2 ce qui se passe en celle-l e/ prcism5t le contraire1 encore quelque *ose de plus1 si la b\teille e/ s\t5u sur un support lectrique4 ,m4 ,fr4 a donc raison de la mettre dans la situation la plus favorable ses vus1 lorsqu'il veut pr\v] la =ce1 l'effet1 la diffr5ce la manire d'tre de *acune de ses surfaces4 ,l'on s5t bi5 que s'il traitoit la b\teille lectrise comme on veut le lui enseign]1 il tr\v]oit en pure p]te la =ce l'effet d'une de ses surfaces4 ,+nieux comme l'e/ cet illu/re ,amrica91 consomm dans les re*]*es lectriques1 o il a fait lui-seul plus de progrs que t\s les autres physici5s ensemble1 p\vons-n\s d\t] qu'il n'ait t5t des moy5s aussi simples que ceux qu'on veut lui appr5dre8 ,,exp,,ri5ce ,,ii4 ,fig4 #c4 ,d'un fil-d'ar*al c\rb 7a7 aff]mi sur une table1 faites p5dre un fil de l9 7b7 ls di/ance d'un demi-p\ce du v5tre de la fiole 7c7 lectrise pose sur de la cire3 t\*ez avec le doigt le fil-d'ar*al de la fiole plusieurs reprises2 *aque att\*em5t v\s v]rez le fil aussitt attir p> la b\teille4 7,cette expri5ce russit encore mieux avec un v9aigri]1 ou tel autre vase bomb qu'on v\dra47 ,ds que v\s tirez du feu de la p>tie intrieure en t\*ant le fil-d'ar*al1 la p>tie extrieure de la b\teille en attire une gale quantit p> le fil4 ,,exp,,ri5ce ,,iii4 ,fig4 #d4 ,faites t5ir un fil-d'ar*al dans le plomb dont le bas de la b\teille e/ arm 7d71 de sorte qu'en faisant un c\de p\r se relev] p]p5diculairem5t1 l'anneau qui le t]m9e se tr\ve de niveau avec le haut ou l'anneau du fil-d'ar*al qui entre dans le lige 7e7 trois ou quatre p\ces de di/ance4 ,alors lectrisez la b\teille posez-la sur de la cire4 ,si un morceau de lige susp5du p> un fil de soye tombe entre les deux fils-d'ar*al1 il j\ra cont9uellem5t de l'un l'autre jusqu' ce que la b\teille ne soit plus lectrise3 la raison en e/ qu'il *>rie apporte le feu du d$ans au dehors de la b\teille jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli4 ,les objections que l'on fait contre cette troisime expri5ce1 ou plutt les faits que l'on oppose aux consqu5ces qui en rsult5t1 doiv5t tre p>tags en deux classes4 ,je vais rpondre ceux de la premi]e1 ceux de la seconde tr\v]ont place ailleurs2 notre auteur ayant exam9 fond la diffr5ce que l'on a rem>que entre un corps lectris p> un globe de v]re1 un autre lectris p> un globe de s\fre4#ad4 ,note #ad3 ,voyez v]s la f9 les ,lettres #g1 #h #i4 ,comm5t notre critique1 si clairvoyant d'ailleurs1 a-t-il p mconnotre l'effet des po9tes dans l'expri5ce qu'il propose p\r objection1 pag4 #ajb #ajc8 ,il avoit dj dcl> dans la page prcd5te qu'il prfroit une petite feuille de mtal aux b\lettes de lige dont s'e/ s]vi ,m4 ,frankl93 il s'en s]t encore ici p\r pr\v] que la surface extrieure de la b\teille lectrise n'attire pas ce que sa surface intrieure a rep\ss1 sans faire att5tion qu'en v]tu du p\voir des po9tes1 cette feuille mtallique e/ dp\ille de son atmosphre lectrique avant de p\voir tre attire2 je dis plus1 c'e/ qu'elle e/ alors dans un tat d'lectricit ngative1 aussi bi5 que l'extrieur de la b\teille1 c'e/ p\r cela qu'elle e/ rep\sse4 ,il ne lui arrive en cet endroit que ce qui lui e/ arriv auprs du fil-d'ar*al plong dans la b\teille4 ,la feuille du mtal s'y e/ s\v5t lectrise sans t\*] le cro*et1 de mme elle se dslectrise sans t\*] le v5tre2 aprs quoi elle en e/ rep\sse2 c> c'e/ une vrit reconnue que les corps lectriss ngativem5t se rep\ss5t de mme que ceux qui le sont positivem5t4 ,que notre critique sub/itu sa feuille de mtal ou une petite b\le de lige1 l'imitation de notre auteur1 ou une balle de mtal1#ae comme je l'ai s\v5t pr\v1 je lui s]ai g>ant d'un succs aussi complet que celui qu'il entrepr5d de conte/]4 ,note #ae3 ,on peut en avoir d'aussi lgres que du lige4 ,quant l'expri5ce que l'on n\s oppose1 pag4 #ajd4 suivantes1 le ,r4 ,p4 ,becc>ia m'a disp5s de me mettre en frais p\r y rpondre4 ,voy4 son ,liv4 ,i4 de l'lectricit ,artificielle1 *ap4 ,,ii4 ,,exp,,ri5ce ,,iv4 ,fig4 #e4 ,placez une fiole lectrise sur de la cire3 pr5ez un fil-d'ar*al 7g7 qui ait la =me d'un ,c3 que ses extrmits1 lorsqu'il e/ b&1 soi5t tellem5t loignes1 que la suprieure puisse t\*] le fil-d'ar*al de la b\teille1 t&is que l'infrieure en t\*e le v5tre4 ,atta*ez-en la p>tie extrieure sur un bton de cire d',espagne 7h71 qui s]vira comme de man*e3 appliquez d'abord son extrmit infrieure au fond extrieur de la b\teille1 appro*ez p> dgrs son extrmit suprieure du fil-d'ar*al qui e/ dans le lige1 v\s y v]rez les t9celles se suivre successivem5t jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli2 t\*ez d'abord le haut1 en appro*ant l'autre extrmit du fond1 v\s aurez un c\rant de feu cont9uel du d$ans au dehors de la b\teille3 t\*ez le haut le bas en mme tems1 l'quilibre s]a bi5tt rtabli1 le fil-d'ar*al c\rb =mant la communication de l'intrieur l'extrieur4 ,il e/ raisonnable en gnral de faire des que/ions p\r s'in/ruire de ce que l'on n'ent5d pas2 mais il ne l'e/ gures de les accompagn] d'objections2 c'e/ dcl>] d'avance que l'on e/ dt]m9 contr$ire4 ,que notre critique dem&e ,mr4 ,frankl9 ce qu'il prt5d pr\v] p> sa quatrime expri5ce2 la bonne heure2 mais qu'il aj\te t\t de suite3 ,ne sait-on pas qu'on fait cess] l'lectricit d'un corps qu& on en tire des t9celles8 ,ce que v\s faites ici sur la b\teille de ,leyde1 v\s l'pr\v]ez de mme sur une b>re de f]144444 ,faudroit-il dire aussi que v\s lui r5dez p> un ct le feu que v\s lui tez p> l'autre8 ,c'e/ faire connotre qu'il n'ent5d pas l'tat de la "q2 l'tat d'une b\teille lectrise1 celui d'une b>re de f] aussi lectrise1 ne peuv5t gures se comp>] tant il se tr\ve de diffr5ce de l'un l'autre3 diffr5ce dans la *>ge1 diffr5ce dans la situation1 diffr5ce dans la d*>ge1 diffr5ce dans l'effet2 p\r l'expliqu] il faudroit un trop long dtail1 qui se tr\v]a d'ailleurs dans t\te la suite de ce livre4 ,rev5ons l'expri5ce dont il e/ "q4 ,il e/ c]ta9 qu'en t\*ant successivem5t avec le fil de f] prp> comme il e/ expliqu1 le fil-d'ar*al le bas de la b\teille lectrise1 l'on transporte le feu du d$ans au dehors2 quoiqu'en dise la critique1 l'on r5d peu peu la surface extrieure ce qu'on te l'intrieure1 ce que celle-ci a de trop1 ce qui manque celle-l1 jusqu' ce qu'elles soi5t remises *acune dans leur tat naturel4 ,il y a mme un moy5 de r5dre ces effets si s5sibles qu'on ne puisse plus les conte/]2 il ne s'agit que de faire l'expri5ce suivante3 t5ez prs du v5tre de la b\teille une balle de lige susp5du un fil de soye2 qu& v\s t\*]ez le fil-d'ar*al de la b\teille avec le fil de f]1 le lige s'appro*]a de la b\teille2 quant aprs cela v\s t\*]ez le bas de la b\teille1 si v\s tes dans l'obscurit1 v\s app]cevrez au haut du cro*et l'aigrette qui p>otra disp>otra *aque att\*em5t a9si rpt4 ,si on applique en mme tems les deux b\ts du fil de f]1 l'un au fil-d'ar*al de la b\teille1 l'autre au bas de la mme b\teille1 l'quilibre s]a dans l'in/ant rtabli entre les deux surfaces1 comme l'a judicieusem5t avanc notre ,amrica94 ,,exp,,ri5ce ,v4 ,fig4 #f4 ,ent\rez une b\teille 7i7 d'une b&e de plomb lam9 ou mme de papi]1 quelque di/ance au-dessus du fond3 de cette b&e circulaire faites mont] un fil-d'ar*al jusqu' ce qu'il t\*e le fil-d'ar*al du b\*on de lige 7k74 ,il n'e/ pas possible d'lectris] un b\teille dispose de la sorte3 l'quilibre n'e/ jamais dtruit2 c> t&is que la communication entre les p>ties intrieure extrieure de la b\teille e/ cont9ue p> le fil-d'ar*al du dehors1 le feu ne fait que circul]1 ce qui sort du bas e/ con/amm5t remplac p> le haut2 il suit de l qu'on ne sauroit lectris] une b\teille qui e/ sale ou humide en dehors1 surt\t si cette humidit monte jusqu'au lige ou au fil-d'ar*al4 pr5dre les *oses la rigueur1 ,mr4 ,l4 ,n4 a raison de dire1 contre l'assurance de ,mr4 ,frankl91 qu'il n'e/ pas impossible de *>g] une b\teille prp>e comme on vi5t de l'expliqu]2 j'en avois fait l'expri5ce de div]ses manires long-tems avant d'avoir v les lettres de l'acadmici52 je l'avois mme p\sse plus lo91 puisque j'tois v5u b\t de *>g] de d*>g] la b\teille p> p>ties1 c'e/--dire plusieurs reprises1 il ne s'agit p\r cela que d'avoir une fiole =t allonge1 de l'ent\r] de plusieurs b&es ou ce9tures de mtal p>allles1 assez loignes p\r que l't9celle lectrique ne puisse saut] de l'une l'autre1 de ne pas =c] en l'lectrisant4 ,l'expri5ce qu'on n\s oppose revi5t au mme1 elle russit qu& la ma9 qui s\ti5t la b\teille ne t\*e pas la ce9ture mtallique1 qu'on ne =ce pas l'lectrisation au po9t que le feu puisse fran*ir l'espace vuide qui se tr\ve entr'elles1 elle ne russiroit pas autrem5t4 ,quoi qu'il en soit1 je ne tr\ve pas que le succs de cette expri5ce pr\ve beauc\p contre la proposition de ,mr4 ,frankl93 il n'en re/e pas mo9s vrai que la b\teille ne se *>g]a po9t tant qu'il y aura une communication exactem5t tablie entre son intrieur sa d\blure extrieure4 ,il faut t\j\rs reg>d] la ma9 qui lui e/ applique1 comme faisant p>tie de cette d\blure2 si elle e/ assez c>te de la ce9ture mtallique p\r que le feu ne puisse pass] de l'une l'autre1 la b\teille p\rra se *>g] foiblem5t2 mais ce ne s]a jamais mais que dans la p>tie qui e/ c\v]te p> la ma91 po9t du t\t dans la p>tie qui e/ c\v]te p> la b&e de mtal4 ,,exp,,ri5ce ,,vi4 ,placez un homme sur un gteau de cire1 donnez-lui t\*] le fil-d'ar*al de la fiole lectrise1 que v\s ti5drez la ma9 demeurant deb\t sur le plan*]2 *aque fois qu'il le t\*]a1 il s]a lectris de plus en plus1 quiconque s]a sur le plan*] p\rra tir] de lui une t9celle4 ,le feu dans cette expri5ce passe du fil-d'ar*al dans son corps1 passe en mme tems de votre ma9 dans la p>tie extrieure de la b\teille4 ,,exp,,ri5ce ,,vii4 ,donnez-lui t5ir la fiole lectrise1 t\*ez le fil-d'ar*al2 *aque fois que v\s le t\*]ez1 il s]a lectris de mo9s en mo9s1 p\rra tir] une t9celle de *acun de ceux qui sont sur le plan*]4 ,ici le feu passe du fil-d'ar*al dans v\s1 de lui dans la p>tie extrieure de la b\teille4 ,,exp,,ri5ce ,,viii4 ,c\*ez deux livres sur deux v]res dos dos1 la di/ance de deux ou trois p\ces2 mettez sur l'un la fiole lectrise1 t\*ez le fil-d'ar*al1 ce livre s]a lectris ngativem5t2 le feu lectrique en tant tir p> le fond de la b\teille1 tez la b\teille1 la t5ez la ma91 t\*ez l'autre livre avec le fil-d'ar*al1 ce livre s]a lectris positivem5t3 le feu passant du fil-d'ar*al dans le livre1 votre ma9 en ref\rnissant en mme tems la b\teille2 une petite b\le de lige susp5due un fil de soye j\ra entre ces deux livres jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli4 ,,exp,,ri5ce ,,ix4 ,lorsqu'un corps e/ lectris positivem5t1 il rep\sse une plume1 ou une petite b\le de lige lectrise2 lorsqu'il e/ lectris ngativem5t1 ou qu'il e/ dans l'tat commun1 il les attire1 mais plus =tem5t lorsqu'il e/ lectris ngativem5t que lorsqu'il e/ dans l'tat commun1 la diffr5ce tant plus gr&e4 ,,exp,,ri5ce ,x4 ,quoique1 comme dans l'expri5ce ,,vi4 un homme deb\t sur de la cire puisse tre lectris nombre de fois1 en t\*ant plusieurs reprises le fil-d'ar*al de la b\teille lectrise que ti5t quelqu'un aussi deb\t sur le plan*]1 p>ce qu'il reoit *aque fois le feu du fil-d'ar*al2 cep5dant en la t5ant lui-mme dans sa ma91 t\*ant le fil-d'ar*al1 quoiqu'il tire une =te t9celle1 qu'il soit violemm5t frapp1 il ne re/e po9t en lui d'lectricit1 le feu le trav]se seulem5t en passant de la p>tie intrieure la p>tie extrieure de la b\teille4 ,obs]vez1 avant le c\p1 de le faire t\*] p> quelqu'un qui soit deb\t sur le plan*]1 af9 de rtablir l'quilibre dans son corps2 c> en empoignant le bas de la b\teille1 il devi5t quelquefois un peu lectris ngativem5t1 ce qui cont9u aprs le c\p1 de mme qu'il cons]v]oit l'lectricit positive1 qui p\rroit lui avoir t communique avant le c\p2 c> le rtablissem5t de l'quilibre dans la b\teille n'affecte po9t du t\t l'lectricit dans l'homme que le feu trav]se2 cette lectricit n'e/ ni augm5te ni dim9ue4 ,,exp,,ri5ce ,,xi4 ,voici une jolie expri5ce qui r5d extrmem5t s5sible le passage du feu lectrique de la p>tie intrieure la p>tie extrieure de la b\teille1 p\r rtablir l'quilibre4 ,pr5ez un livre dont la c\v]ture soit orne de filets d'or3 c\rbez un fil-d'ar*al de #h ou #aj p\ces de long dans la =me 7m71 fig4 #g4 glissez-le l'aff]missez l'extrmit de la c\v]ture du livre sur le filet d'or1 de sorte que le c\de de ce fil-d'ar*al puisse press] sur une extrmit du filet d'or1 l'anneau tant en haut1 mais directem5t au-dessus de l'autre extrmit du livre3 c\*ez ce livre sur un v]re ou sur de la cire1 posez la b\teille lectrise sur l'autre extrmit des filets d'or3 alors c\rbez le fil-d'ar*al la/ique1 en le pressant avec un bton de cire2 jusqu' ce que son anneau soit pro*e de l'anneau du fil-d'ar*al de la b\teille2 l'in/ant v\s app]cevez une =te t9celle un c\p1 t\t le filet d'or qui complette la communication entre l'intrieur l'extrieur de la b\teille1 p>ot une flamme vive comme un clair trs-brillant4 ,l'expri5ce russira d'autant mieux que le contact s]a plus immdiat entre le c\de du fil-d'ar*al l'or une extrmit du filet1 entre le fond extrieur de la b\teille l'or l'autre extrmit4 ,il faut faire cette expri5ce dans une *ambre obscure4 ,si v\s v\lez que t\t le cont\r des filets d'or sur la c\v]ture p>oisse en feu t\t la fois1 faites en sorte que la b\teille le fil-d'ar*al t\*5t l'or dans les angles diagonalem5t opposs4 ,,de ,,la ,,lettre ,,vi4 #a4 ,septembre #agdg4 ,n\s avions t quelque tems dans l'op9ion que le feu lectrique n'toit pas produit1 mais rassembl p> le frottem5t1 tant en effet un lm5t rp&u p>t\t1 attir p> d'autres matires1 spcialem5t p> l'eau p> les mtaux3 n\s avions aussi dc\v]t dmontr son afflu5ce au globe lectrique1 aussi bi5 que son efflu5ce p> le moy5 des r\es d'un petit m\l9 v5t#af1 dont les ales sont de gros papi] places obliquem5t1 t\rnant librem5t sur un axe dli de fil-d'ar*al1 aussi p> de petites r\es de la mme matire1 mais qui ont la =me des r\es de m\l9 eau4 ,je p\rrois1 si j'avois le tems1 v\s remplir une feuille de papi] de la disposition de l'application de ces r\es1 des diffr5s phnomnes qui en rsult5t4 ,note #af3 ,n\s avons dc\v]t depuis que le m\vem5t des r\es n'toit pas caus p> l'afflu5ce ou l'efflu5ce du feu lectrique1 mais p> div]ses circon/ances d'attraction de rpulsion4 ,l'impossibilit de s'lectris] soi-mme1 quoique plac sur un gteau de cire1 en frottant le tube en tirant le feu1 la manire d'y russir en appro*ant le tube d'une p]sonne ou d'une *ose place sur le plan*]1 c4 s'toi5t galem5t prs5tes n\s quelques mois avant d'avoir l l'+nieux ouvrage 7,sequel7 de ,m4 ,watson2 elles font mme p>tie de ces n\velles dc\v]tes que je me proposois de v\s communiqu]44444 ,il ne s'agit ma9t5ant que de rapport] c]ta9es p>ticul>its qui ne se tr\v5t po9t dans cet ouvrage1 en y joignant nos rflxions1 quoiqu'il ft peut-tre plus propos de v\s les p>gn]4 #bh4 ,une p]sonne sur un gteau de cire ou de rs9e frottant le tube1 une autre p]sonne aussi sur un gteau de cire tirant le feu2 ces deux p]sonnes p>otront lectrises une troisime sur le plan*]1 p\rv qu'elles ne soi5t pas assez prs p\r se t\*]2 c'e/--dire que cette troisime p]sonne app]cevra une t9celle en appro*ant son doigt de *acune des deux premires4 #bi4 ,mais si celles qui sont sur la cire se t\*5t l'une l'autre p5dant que le tube e/ frott1 aucune des deux ne p>otra lectrise4 #cj4 ,si elles se t\*5t l'une l'autre1 aprs que l'on aura excit le tube1 tir le feu1 comme ci-devant1 il y aura une plus =te t9celle entr'elles1 qu'elle ne l'toit entre l'une d'elles la p]sonne qui e/ sur le plan*]4 #ca4 ,aprs cette =te t9celle1 on ne dc\vre dans l'une ni dans l'autre aucune trace d'lectricit4 ,voici de quelle manire n\s t*ons de r5dre raison de ces phnomnes4 ,n\s supposons1 comme ci-dessus1 que le feu lectrique e/ un lm5t commun1 dont *acune des trois p]sonnes susdites a une portion gale avant le comm5cem5t de l'opration avec le tube3 ,a1 qui e/ sur un gteau de cire1 qui frotte le tube1 rassemble de son corps dans le v]re le feu lectrique2 sa communication avec le magaz9 commun tant int]cepte p> la cire1 son corps ne rec\vre pas d'abord ce qui lui en manque4 ,b1 qui e/ p>eillem5t sur la cire1 alongeant son doigt prs du tube1 reoit le feu que le v]re avoit tir de ,a2 sa communication avec le magaz9 commun tant aussi int]cepte1 il cons]ve de surplus la quantit qui lui a t communique4 ,a ,b p>oiss5t lectriss ,c1 qui e/ sur le plan*]2 c> celui-ci ayant seulem5t la moy5ne quantit de feu lectrique1 reoit une t9celle l'appro*e de ,b1 qui en a de plus1 il en donne ,a1 qui en a de mo9s4 ,si ,a ,b s'appro*5t jusqu' se t\*] l'un l'autre1 l't9celle s]a plus =te1 p>ce que la diffr5ce entr'eux e/ plus gr&e4 ,aprs cet att\*em5t il n'y aura plus d't9celle entre l'un des deux ,c1 p>ce que le feu lectrique e/ rduit dans t\s les trois l'uni=mit primitive4 ,s'ils se t\*5t p5dant qu'on lectrise1 l'galit n'e/ po9t dtruite1 le feu ne faisant que circul]4 ,de-l quelques t]mes n\veaux se sont introduits p>mi n\s4 ,n\s disons que ,b 7 les corps dans les mmes circon/ances7 e/ lectris positivem5t1 ,a ngativem5t2 ou plutt ,b e/ lectris plus1 ,a l'e/ mo9s2 t\s les j\rs dans nos expri5ces n\s lectrisons les corps en plus en mo9s1 selon que n\s le jugeons propos44444 ,p\r lectris] en plus ou en mo9s1 il faut seulem5t savoir que les p>ties du tube ou du globe qui sont frottes1 attir5t dans l'in/ant du frottem5t le feu lectrique1 l'enlev5t p> consqu5t la *ose frottante4 ,les mmes p>ties1 aussitt que le frottem5t cesse1 sont disposes donn] le feu qu'elles ont reu1 t\t corps qui en a mo9s4 ,a9si v\s p\vez le faire circul]1 comme ,m4 ,watson l'a enseign3 v\s p\vez aussi l'accumul] sur un corps ou l'en s\/raire1 selon que v\s liez ce corps avec celui qui frotte ou avec celui qui reoit1 la communication avec le magaz9 commun tant int]rompu4 ,n\s croyons que cet +nieux auteur s'e/ tromp lorsqu'il a imag9 dans son ouvrage que le feu lectrique desc5d p> le fil-d'ar*al du lambris au canon de fusil1 de-l au globe1 lectrise a9si la ma*9e l'homme qui t\rne la r\e1 c4 ,n\s supposons au contraire qu'il e/ *ass non introduit trav]s le fil-d'ar*al1 que la ma*9e l'homme1 c4 sont lectriss en mo9s2 c'e/--dire1 qu'ils ont en eux mo9s de feu lectrique que les *oses dans l'tat commun4 ,comme le ,vaisseau e/ sur le po9t de faire voiles1 je ne puis v\s r5dre sur l'lectricit de l',amrique1 un compte aussi t5du que je me l'tois propos1 je me born]ai donc quelques autres p>ticuli>its4444 ,n\s tr\vons le plomb granul meilleur que l'eau p\r remplir la b\teille1 p>ce qu'il e/ aism5t *auff1 qu'il cons]ve la *aleur la s*]esse dans un air humide4444 n\s enflammons les liqueurs spiritueuses avec le fil-d'ar*al de la fiole444 n\s rallumons une *&elle qui vi5t d'tre te9te1 en tirant une t9celle dans la fume entre le fil-d'ar*al les m\*ettes4444 n\s imitons les clairs en passant le fil-d'ar*al dans l'obscurit sur un plat de porcela9e qui a des fleurs d'or1 ou en l'appliquant au cdre dor d'un miroir1 c4444 n\s lectrisons une p]sonne plus de v+t fois de suite p> l'att\*em5t du doigt au fil-d'ar*al1 de cette manire3 placez quelqu'un sur de la cire2 mettez-lui la ma9 la b\teille lectrise1 t\*ez du doigt le fil-d'ar*al2 t\*ez ensuite sa ma9 ou son visage1 il y p>otra des t9celles *aque fois444 n\s augm5tons excessivem5t la =ce des bais]s lectriques4 ,a9si placez ,a ,b4 sur un gteau de cire1#ag mettez la ma9 de l'un des deux la fiole lectrise2 faites empoign] l'autre le fil-d'ar*al1 il en sortira une petite t9celle2 mais s'ils appro*5t leurs lvres ils s]ont frapps t\rdis4 ,la mme *ose arrive1 si un autre homme une autre femme ,c ,d se t5ant aussi sur de la cire1 joignant les ma9s avec ,a ,b1 vi5n5t se bais] ou se pr5dre les ma9s4444 n\s susp5dons p> un fil de soye une figure d'araigne faite d'un petit morceau de lige brl avec les pates de fil de l91 le/e d'un ou de deux gra9s de plomb p\r lui donn] plus de poids sur la table o elle e/ susp5du2 n\s atta*ons un fil-d'ar*al p]p5diculairem5t1 aussi haut que le fil-d'ar*al de la fiole1 loign de l'araigne de deux ou trois p\ces3 alors n\s l'animons en mettant la fiole lectrise la mme di/ance1 mais de l'autre ct2 elle vol]a sur le *amp au fil-d'ar*al de la fiole1 b&]a ses pattes1 en le t\*ant2 s'lanc]a de ce fil1 vol]a au fil-d'ar*al de la table1 de-l encore au fil-d'ar*al de la fiole1 joant avec ses pattes contre l'un l'autre d'une manire t\t fait amusante1 p>otra p>faitem5t anime aux p]sonnes qui ne s]ont pas in/ruites4 ,elle cont9ura ce m\vem5t une heure plus dans un tems sec4444 n\s lectrisons sur de la cire dans l'obscurit1 un livre ent\r d'un d\ble filet d'or sur la c\v]ture1 ensuite n\s appliquons le doigt la dorure2 le feu p>ot p>t\t sur l'or comme un faisceau d'clairs1 nullem5t sur le cuir1 qu& mme on t\*]oit le cuir au lieu de l'or4444 n\s frottons nos tubes avec une peau de *amois1 n\s obs]vons de prs5t] t\j\rs le mme cot au tube1 de ne jamais salir le tube en le maniant4 ,a9si l'on travaille avec vitesse facilit1 sans la mo9dre fatigue1 surt\t si l'on a so9 de l'enf]m] proprem5t dans un tui de c>ton d\bl de flanelle1 dont la capacit rponde exactem5t au volume du tube444#ah ,j'entre dans ce dtail1 p>ce que les crits d',europe sur l'lectricit p>l5t s\v5t du frottem5t des tubes1 comme d'un x]cice pnible fatiguant4 ,nos globes t\rn5t sur des axes de f] qui les trav]s5t3 une extrmit de l'axe il y a une manivelle avec laquelle n\s t\rnons le globe comme une meule ord9aire1 ce que n\s tr\vons d'autant-plus commode1 que la ma*9e ocupant peu de place1 e/ portative1 peut tre r5f]me dans une bote propre lorsque l'on ne s'en s]t plus4 ,il e/ vrai que le globe ne t\rne pas aussi vte que lorsqu'on y employe une gr&e r\2 mais cet inconvni5t e/ de peu de consqu5ce1 puisque quelques t\rs suffis5t p\r *>g] la fiole1 c4 ,note #ag3 ,n\s reconnumes bi5tt qu'il n'toit beso9 d'y plac] que l'un ou l'autre4 ,note #ah3 ,nos ,tubes sont ici de v]re v]d1 longs de #bg4 #cj4 p\ces1 et aussi gros qu'on puisse les empoign]4 ,l'lectricit e/ si =t en vogue1 que depuis quatre mois il en a t v5du plus d'un c5t4 ,,autres ,,exp,,ri5ces ,qui pr\v5t que la b\teille de ,leyde ne conti5t pas plus de feu lectrique1 lorsqu'elle e/ *>ge1 ni mo9s1 lorsqu'elle e/ d*>ge1 qu'aup>avant3 que dans la d*>ge le feu ne sort po9t du fil-d'ar*al des cts en mme-tems1 comme quelques-uns l'ont p5s2 mais que les cts reoiv5t t\j\rs ce qui e/ d*>g p> le fil-d'ar*al1 ou une gale quantit2 la surface extrieure tant t\j\rs dans un tat ngatif d'lectricit1 t&is que la surface intrieure e/ dans un tat positif4 #cb4 ,placez s\s le c\ss91 frottant une lame de v]re assez paisse p\r c\p] la communication du feu lectrique entre le plan*] le c\ss92 alors s'il n'y a pas de po9tes dlies ou de fils capillaires qui sort5t du c\ss9 ou des p>ties de la ma*9e opposes au c\ss9 7ce quoi v\s devez bi5 pr5dre g>de7 v\s ne p\rrez tir] du premi] conducteur que peu d't9celles1 qui s]ont t\t ce que le c\ss9 en p\rra donn]4 #cc4 ,susp5dez alors une fiole sur le premi] conducteur1 elle ne se *>g]a pas1 quoique v\s la t5iez p> le ct2 mais =mez p> une *ane une communication des cts de la fiole au c\ss91 la fiole se *>g]a1 c> alors le globe tire le feu lectrique de la surface extrieure de la fiole1 le p\sse trav]s le premi] conducteur1 le fil-d'ar*al de la fiole dans sa surface intrieure4 ,a9si la b\teille e/ *>ge avec son propre feu1 nul autre ne p\vant y entr]1 t&is que la lame de v]re e/ s\s le c\ss94 ,m4 ,l4 ,n4 conte/e cette expri5ce1 en assurant qu'il l'a rpte1 que dans le premi] cas2 c'e/--dire1 qu& on t5oit la b\teille la ma91 elle s'e/ *>ge de mme que dans le second cas1 o l'on avoit tabli une communication de l'envelope de cette b\teille au c\ss94 ,je ne sai pas prcism5t la diffr5ce qui a p se tr\v] entre sa manire d'opr] celle de ,m4 ,frankl92 mais sur l'expos du ,physici5 ,franois1 je s\ponne ce qui a p l'induire en erreur2 il s'e/ app>emm5t p]suad que d'puis] le c\ss9 de son lectricit1 c'toit une opration t\te simple de facile xcution4 ,il s'en faut beauc\p que je ne l'aye reg>de du mme oeil2 plus j'y ai rfl*i avant de l'entrepr5dre1 plus elle m'a p>u difficile2 depuis que j'en suis v5u b\t1 j'e/ime qu'il n'y a po9t d'expri5ce lectrique plus dlicate1 qui xige tant de prcautions4 ,voici quelques maximes gnrales tires de mes rem>ques sur les diffr5tes expri5ces que j'ai t5tes p\r puis] le c\ss91 qui p\rront le faire connotre4 ,il faut3 #a4 ,que le c>reau de glace ou de v]re1 qui porte le c\ss9 l'excde au mo9s de #g4 #h4 p\ces de *aque ct4 #b4 ,que ni le c>reau ni le c\ss9 ne soi5t atta*s p> des ligam5s extrieurs1 pas mme avec des cordons de soye1 mo9s qu'ils ne soi5t prp>s1 comme je le dirai ci-aprs4 #c4 ,que les m&r9s ma/iqus au globe soi5t au mo9s #f4 ou #g4 p\ces du c\ss94 #d4 ,qu'il ne se tr\ve #c4 ou #d4 pi$s t\t aut\r aucune po9te1 de quelque nature qu'elle soit4 ,j'ai d'abord essay d'puis] au c\ss9 d'environ #g4 p\ces de diamtre1 s\s lequel j'avois mis une glace plane d'un pi$ qu>r1 le t\t atta* avec des cordons de soye2 l'expri5ce n'a po9t russi4 ,j'ai sub/itu cette glace une capsule sphrique de #aj4 p\ces de diamtre1 dans laquelle j'avois fix le c\ss9 avec des cordons de soye1 qui en passant p>-dessus les bords de la capsule1 les atta*oi5t ensemble sur le support de/9 port] le c\ss94 ,cette expri5ce n'eut pas plus de succs que la premire2 mais j'app]u que les petits poils qui sortoi5t t\t aut\r des cordons de soye se dressoi5t v]s le c\ss94 ,je jugeai de-l que c'toi5t autant de po9tes qui lui f\rnissoi5t de n\veau feu mesure que le globe en tiroit4 ,aprs avoir remdi ce dfaut en cirant bi5 xactem5t les cordons de soye1 je rptai l'lectrisation2 mais je ne fus pas plus heureux4 ,le feu lectrique p>ut sortir du conducteur presqu'aussi abondamm5t que si le c\ss9 n'et po9t t isol4 ,j'y app]u cep5dant un *angem5t m>qu qui me donna bonne esprance2 qu& je prs5tois mon doigt #c4 ou #d4 p\ces du c\ss91 j'y s5tois une espce de suction1 j'ent5dois sur le c\ss9 un bruit assez semblable celui que l'on fait en retirant son hale9e1 les lvres s]res1 comme p\r pip] un petit animal4 ,cela me fit conjectur] que j'ap]cevrois dans l'obscurit une aigrette lum9euse au b\t de mon doigt1 peut-tre l'endroit d'o sortoit le feu qui toit f\rni au c\ss94 ,ds-que la nuit fut v5u1 que j'eus recomm5c l'opration1 je vis1 #a4 un c\rant de feu qui sortant en nappe d'un des m&r9s du globe1 se prcipitoit jusques sur le c\ss9 l'endroit de sa jonction avec le globe2 #b4 de petites aigrettes lum9euses t\s les poils de mes habits qui se dirigeoi5t v]s le c\ss92 #c4 une longue aigrette m9ce peu div]g5te qui p>toit de mon doigt1 lorsque je le prs5tois au c\ss9 #c4 ou #d4 p\ces de di/ance1 qui se *angeoit en un c\rant cont9u1 p\r peu que je l'appro*asse davantage4 ,m'tant ap] que le c\ss9 toit plus prs d'un des ples du globe que de l'autre1 l'ayant remis le plus xactem5t qu'il me fut possible1 gale di/ance des deux m&r9s1 je vis le c\rant de feu1 qui aup>avant sortoit de l'un d'eux1 p>tag en deux nappes peu-prs gales1 une de *aque ct3 ,ayant fait cess] la rotation du globe1 je rem>quai que la v]tu attractive du c\ss9 s'y cons]va encore long-temps4 ,plus d'une demi-heure aprs l'avoir laiss dans cet tat1 il suoit pipoit encore l'appro*e du doigt4 ,en rfl*issant sur ces obs]vations1 j'ai imag9 qu'il falloit avoir un c\ss9 plus troit un globe plus gros1 ou du mo9s dont les m&r9s fuss5t plus loigns de l'quateur4 ,j'essayai un globe de #ad4 p\ces de diamtre2 mais il se tr\va un peu trop dur1 ayant trop d'paisseur de v]re4 ,d'ailleurs1 quelque solide que ft la ma*9e dont je me s]vois1 il y causa p> sa rotation un branlem5t qui m'inquita4 ,ces considrations me dt]m9r5t donn] la prfr5ce un globe de cri/al de #ac4 p\ces que je fis mont] exprs4 ,les g\lots en sont m9ces1 les m&r9s qui y sont ma/iqus n'ont gure plus d'un demi-p\ce d'empattem5t t\t aut\r4 ,en faisant r\l] ce globe sur un c\ss9 de #c4 p\ces de diamtre1 les bords de celui-ci se tr\v5t loigns des m&r9s de plus de #g4 p\ces4 ,ma gr&e capsule au fond de laquelle j'ai fix ce c\ss9 avec du ma/ic1 met encore un plus gr& loignem5t entre lui le plateau de bois qui porte le t\t4 ,ce n'e/ qu'aprs t\tes ces prcautions que je suis v5u b\t d'puis] la matire lectrique du c\ss91 de faire les expri5ces que ,m4 ,frankl9 n\s a indiques sur ce sujet4 ,je suis d'autant-mo9s tonn du peu de succs de ceux qui dis5t les avoir t5tes inutilem5t1 que je suis sr qu'il e/ impossible d'y russir sans t\tes ces prcautions4 ,sans entr] dans une discussion qui s]oit trop longue ennuyeuse1 on tr\v]a dans cet expos des rponses plus que suffisantes aux que/ions objections de nos critiques1 la raison de la diffr5ce de leurs succs4 ,lisez ,lettres sur l'lectricit1 pag4 #aab-aae4 ,p\r les trois que/ions qui t]m95t la page #aae1 p\rra-t-on appr5dre1 sans tonnem5t1 qu'elles n\s vi5n5t d'un homme in/ruit8 ,je vais p\rtant y satisfaire comme si elles le mritoi5t4 ,sur la d]nire consqu5ce de ,m4 ,frankl9 qu'il n'entre dans la b\teille que le feu lectrique qui vi5t de sa surface extrieure1 on lui dem&e3 ,et quelle c]titude en avez-v\s8 ,la matire lectrique n'e/-elle pas rp&ue dans l'air de l'atmosphre8 ,et p\rquoi ne v\lez-v\s pas que la *ane le globe y tr\v5t ce feu lectrique qui passe p> le conducteur dans l'intrieur de la fiole8 ,il faut montr] que cela e/ impossible1 ou que cela n'e/ pas1 si v\s v\lez que votre consqu5ce soit reu4 ,soit1 ,monsieur1 on s'en ti5t votre p>ole4 ,voici la c]titude que n\s en avons1 indp5damm5t de ce que n\s v\lons ou ne v\lons pas4 c\tez bi54 ,si la *ane le globe tr\voi5t dans l'air de l'atmosphre ce feu lectrique qui passe p> le conducteur dans l'intrieur de la fiole1 ils l'y tr\v]oi5t aussi bi5 avant qu'on et tabli une communication de l'extrieur de la b\teille au c\ss91 qu'aprs1 dans ce cas on l'ap]cevroit en t\*ant au conducteur4 ,il e/ cep5dant trs-c]ta9 que ds-que le c\ss9 e/ puis on ne tire pas la mo9dre t9celle des conducteurs3 tirez1 s'il v\s plat1 la consqu5ce v\s-mme1 ne refusez plus de la recevoir4 #cd4 ,susp5dez deux balles de lige p> des fils de l9 atta*s au premi] conducteur2 t\*ez alors le ct de la b\teille1 elles s]ont lectrises1 elles s'loign]ont l'une de l'autre4 ,c> autant que v\s donnez de feu aux cts1 autant prcism5t il s'en d*>ge trav]s le fil-d'ar*al sur le premi] conducteur1 d'o les balles de lige reoiv5t une atmosphre lectrique4 ,mais pr5ez un fil-d'ar*al c\rb en =me de ,c1 avec un bton de cire d',espagne fix la p>tie extrieure de la c\rbure1 af9 de le t5ir p>-l1 appliquez une extremit de ce fil-d'ar*al aux cts1 l'autre en mme temps au premi] conducteur1 la fiole s]a d*>ge2 si les balles ne sont pas lectrises avant la d*>ge1 elles ne p>otront pas l'tre aprs2 c> elles ne se rep\ss]ont pas l'une l'autre4 ,ma9t5ant si le feu d*>g de la surface intrieure de la b\teille trav]s son fil-d'ar*al re/oit sur le premi] conducteur1 les balles s]oi5t lectrises s'loign]oi5t l'une de l'autre4 ,si la fiole faisoit une explosion relle aux deux extrmits d*>geoit le feu tant des cts que du fil-d'ar*al1 les balles s]oi5t lectrises en plus s'loign]oi5t plus lo91 c> aucune portion de feu ne peut s'*ap] en tant emp*e p> le man*e de cire4 ,mais si le feu1 dont la surface intrieure e/ sur*>ge1 e/ prcism5t la quantit qui manque la surface extrieure1 il pass]a circulairem5t trav]s le fil-d'ar*al atta* au man*e de cire1 rtablira l'quilibre dans le v]re1 ne caus]a aucune altration dans l'tat du premi] conducteur4 ,n\s avons tr\v con=mm5t que si le premi] conducteur e/ lectris1 que les balles de lige soi5t dans un tat de rpulsion avant que la b\teille soit *>ge1 elles cont9u]ont d'y tre aprs1 s9on elles ne s]ont po9t lectrises p> cette d*>ge4 ,t\t ce qui e/ dans la critique1 pag4 #aaf4 #aag1 #aah4 contre cette expri5ce1 me p>ot t\t--fait hors de propos2 notre auteur1 comme on vi5t de le voir1 pr\ve inconte/ablem5t que l'expri5ce de ,leyde n'lectrise po9t les corps qui reoiv5t la commotion1 ou qui ont communication avec ceux qui la reoiv5t1 ,m4 ,l4 ,n4 en convi5t2 mais aprs cela il se p]d dans une discussion qui n'a aucun rapport au sujet dont il s'agit4 ,,lettre ,,iv4 ,n\velles expri5ces obs]vations sur l'lectricit4 #agdh4 ,,monsieur1 #ce4 ,il y aura la mme explosion le mme *oc1 si la b\teille lectrise e/ t5ue d'une ma9 p> le cro*et1 t\*e de l'autre p> les cts#ai1 que si elle e/ t5ue p> les cts t\*e au cro*et4 ,note #ai3 ,m4 ,frankl9 s'e/ s]vi dans la plup>t de ses expri5ces1 surt\t dans les suivantes1 de b\teilles g>nies de mtal en d$ans en dehors3 il faut donc ent5dre p> le t]me cts1 la surface extrieure c\v]te d'une enveloppe mtallique depuis le fond jusqu'au collet1 ou jusqu' deux ou trois p\ces prs du g\lot4 #cf4 ,p\r pr5dre impunm5t p> le cro*et la b\teille *>ge1 en mme tems ne pas dim9u] sa =ce2 il faut d'abord la plac] sur un corps orig9airem5t lectrique4 #cg4 ,la fiole s]a lectrise aussi =tem5t1 si elle e/ t5ue p> le cro*et les cts appliqus au globe ou au tube1 que si elle e/ t5ue p> les cts1 que le cro*et leur soit appliqu4 #ch4 ,mais la direction du feu lectrique tant diffr5te dans la *>ge1 elle s]a aussi diffr5te dans l'explosion2 la b\teille *>ge p> le cro*et s]a d*>ge p> le cro*et2 la b\teille *>ge p> les cts s]a d*>ge p> les cts1 jamais autrem5t2 c> le feu doit sortir p> la mme voye qui lui a donn entre4 #ci4 ,p\r pr\v] cela1 pr5ez deux b\teilles qui soi5t galem5t *>ges p> les cro*ets1 une dans *aque ma92 appro*ez leurs cro*ets l'un de l'autre1 il n'en rsult]a ni t9celle ni *oc1 p>ce que *aque cro*et e/ dispos donn] du feu1 ni l'un ni l'autre ne l'e/ en recevoir4 ,posez une des b\teilles sur le v]re1 levez-la p> le cro*et1 appliquez son ct au cro*et de l'autre2 il y aura alors une explosion un *oc1 les deux b\teilles s]ont d*>ges4 ,sur l'ass]tion de ,mr4 ,frankl9 que1 si l'on appro*e l'un de l'autre les cro*ets des deux b\teilles galem5t *>ges1 il n'en rsult]a ni t9celle1 ni *oc3 ,ho6 voil1 s'crie ,m4 ,l4 ,n4#bj1 ce dont je ne convi5drai pas2 c> ds la premi]e fois que j'en fis l'preuve1 je vis trs-di/9ctem5t clat] le feu lectrique entre les deux cro*ets1 je ress5tis un c\p assez vif dans les deux bras4 ,cela peut tre1 je crois que cela e/1 p\r l'avoir pr\v de mme2 mais la proposition de ,m4 ,frankl9 n'en e/ pas mo9s vraie1 il faudra que le physici5 ,franois en convi5ne malgr sa prote/ation1 c> il faut se r5dre l'vid5ce2 il doit savoir qu'aprs l'expri5ce de ,leyde1 la b\teille n'e/ plus *>ge1 qu'il n'y re/e plus de feu3 si les deux b\teilles dont il s'agit re/5t *>ges aprs en avoir appro* les deux cro*ets l'un de l'autre1 c'e/ une preuve inconte/able qu'elles n'ont pas produit t\t leur effet4 ,celui que ,m4 ,l4 ,n4 a ress5ti n'e/ v5u que de ce que l'une des b\teilles toit plus *>ge que l'autre1 le feu qu'il a v si di/9ctem5t entre les deux cro*ets1 n'e/ que ce qui en a pass de l'une l'autre p\r les remettre t\tes deux en quilibre3 elles n'en re/5t pas mo9s *>ges l'une l'autre aprs cette lgre commotion1 qui d'ailleurs n'e/ pas diffr5te de celles qu'on ress5t dans la ma9 *aque t9celle que l'on tire d'un peu lo9 du conducteur1 qu& on *>ge une b\teille4 ,note #bj3 ,lett4 sur l'lectricit1 pag4 #abc4 ,p\r avoir sur ce sujet une conviction encore plus complette1 il ne s'agit que de v>i] l'expri5ce3 pr5ez deux b\teilles dont l'une soit bi5 *>ge l'autre ne le soit po9t du t\t2 en appro*ant leurs cro*ets l'un de l'autre1 v\s v]rez une t9celle v\s recevrez un c\p2 mais aprs cela les b\teilles s]ont t\tes deux demi *>ges2 preuve c]ta9e que le feu e/ sorti p> le cro*et de celle qui toit lectrise1 comme il y toit entr4 ,cette erreur de ,m4 ,l4 ,n4 ne vi5t donc que de ce qu'il n'a pas fait att5tion que p\r cette expri5ce les deux b\teilles doiv5t tre galem5t *>ges4 ,qu& elles le sont1 il n'y a rellem5t ni t9celle1 ni *oc1 comme l'a judicieusem5t avanc ,m4 ,frankl94 #dj4 ,v>iez l'expri5ce en *>geant deux fioles galem5t1 l'une p> le cro*et1 l'autre p> le ct2 t5ez p> les cts celle qui a t *>ge p> le cro*et1 t5ez p> le cro*et celle qui t *>ge p> le ct2 appliquez le cro*et de la premire au ct de la seconde1 il n'y aura ni *oc1 ni t9celle3 posez sur le v]re celle que v\s t5ez p> le cro*et1 levez-la p> les cts1 prs5tez les deux cro*ets l'un l'autre1 il y aura une t9celle un *oc1 les deux b\teilles s]ont d*>ges4 ,cette expri5ce tant attaque dans le mme endroit de la mme manire que la prcd5te1 tr\ve aussi la mme df5se4 ,dans cette expri5ce les b\teilles sont totalem5t d*>ges1 l'quilibre y e/ rtabli3 l'excs du feu dans un des cro*ets1 7ou plutt dans la surface intrieure d'une b\teille17 tant exactem5t gale ce qui manque de feu dans l'autre1 p> consqu5t comme *aque b\teille a en elle-mme l'excs aussi bi5 que le dfaut1 le dfaut l'excs doiv5t tre gaux dans *aque b\teille4 ,voyez 4 #db4 #dc4 #dd4 #de4 ,mais si un homme ti5t en ma9 les deux b\teilles1 dont l'une soit ple9em5t lectrise1 l'autre ne le soit po9t du t\t2 s'il rappro*e leurs cro*ets1 il ne s5tira que la moiti du c\p1 les b\teilles re/]ont demi lectrises1 l'une tant demi d*>ge1 l'autre demi *>ge4 #da4 ,placez deux fioles galem5t *>ges sur une table #e4 ou #f4 p\ces de di/ance2 susp5dez une petite b\le de lige p> un fil de soye1 qui tombe entre les deux b\teilles3 si les fioles ont t t\tes deux *>ges p> leurs cro*ets1 lorsque le lige aura t attir rep\ss p> l'un1 il ne s]a pas attir p> l'autre1 mais il en s]a galem5t rep\ss2 mais si les fioles ont t *>ges l'une p> le cro*et l'autre p> le ct1#ba le lige aprs avoir t attir1 rep\ss p> un cro*et1 s]a aussi =tem5t attir ensuite rep\ss p> l'autre1 j\ra a9si avec =ce entre les deux1 jusqu' ce que les deux b\teilles soi5t peu prs d*>ges4 ,note #ba3 ,p\r *>g] commodm5t une b\teille p> le ct1 mettez-la sur un v]re3 tablissez une communication du premi] conducteur l'enveloppe mtallique de cette b\teille1 une autre de son cro*et la muraille ou au plan*]4 ,qu& elle s]a *>ge1 supprimez cette d]ni]e communication avant que d'empoign] la b\teille1 autrem5t une gr&e p>tie du feu s'*app]oit p> cette voye4 #db4 ,lorsque n\s employons les t]mes de *>g] d*>g] les b\teilles1 c'e/ p\r n\s con=m] l'usage1 p> disette d'autres t]mes plus conv5ables2 puisque n\s sommes p]suads qu'il n'y a rellem5t pas plus de feu lectrique dans la b\teille aprs ce qu'on appelle sa *>ge1 ni mo9s aprs sa d*>ge qu'il n'y en avoit aup>avant1 except seulem5t la petite t9celle que l'on peut donn] ou enlev] la matire non-lectrique1 si elle e/ sp>e de la b\teille3 t9celle qui ne peut pas gal] la c9quantime p>tie de celle qui fait l'explosion4 ,c> si dans l'explosion le feu lectrique sortoit de la b\teille p> un endroit1 qu'il ne r5trt pas p> un autre1 il s'ensuivroit que si un homme plac sur de la cire t5ant la b\teille d'une ma91 tiroit l't9celle en t\*ant avec l'autre le cro*et de fil-d'ar*al1 la b\teille tant p> l d*>ge1 l'homme s]oit *>g2 ou que la quantit de feu p]du p> l'une se retr\v]oit dans l'autre1 puisqu'il n'y a aucune issue p\r la laiss] *ap]2 mais il arrive le contraire4 #dc4 ,d'ailleurs la fiole ne s\ffrira pas ce que l'on appelle une *>ge1 mo9s qu'il n'en puisse sortir autant de feu p> une voye qu'il en entre p> une autre4 ,une fiole place sur la cire ou sur le v]re1 ou bi5 susp5du sur le premi] conducteur d'lectricit1 ne peut tre *>ge mo9s qu'il n'y ait une communication tablie entre ses cts le plan*] p\r s]vir de d*>ge4 ,de t\tes les expri5ces de ,philadelphie1 il y en a peu qui soi5t conte/es avec autant de confiance que celle-ci4 ,ds le premi] rapport que je fis l',acadmie royale des sci5ces en #agea4 du succs des expri5ces de ,m4 ,frankl91 on me s\t9t avec vivacit que cette obs]vation toit contraire l'expri5ce4 ,n'tant all l',acadmie que p\r y r5dre compte de ce que j'avois fait v1 non pas p\r disput]2 je me cont5tai de rpliqu] que j'tois sr de ce que j'avanois d'aprs mon auteur3 je suis surpris qu'on n'en ait pas encore reconnu la vrit4 ,cette communication que l'on tablit des cts de la b\teille au plan*]1 e/ ce que n\s appellons une d*>ge3 qu& on lectrise une b\teille la ma91 c'e/ la ma9 qui en ti5t lieu2 mais si la b\teille e/ susp5du au conducteur sans d*>ge1 que l'air soit bi5 sec1 je suis sr p\r l'avoir pr\v c5t fois1 qu'elle ne se *>ge po9t3 j'ai de mme pr\v que qu& elle e/ appuye sur un support lectrique1 plus ce support e/ l>ge lev mo9s elle se *>ge4 ,j'ai cep5dant v la b\teille de ,leyde se *>g] quoique susp5du au conducteur sans d*>ge1 mais trs-l5tem5t trs-difficilem5t1 dans des tems o l'air de l'atmosphre e/ *>g d'humidit1 7c'e/ app>emm5t celui o notre critique a tudi son objection7 mais cela ne vi5t que de ce que les p>ticules d'humidit rp&us dans l'air font l'(fice de d*>ge3 l'on peut d'autant mo9s se prvaloir de cette obs]vation contre ,m4 ,frankl91 qu'il e/ mo9s porte de la faire p> lui-mme4 ,la saison o il se livre plus p>ticuli]em5t l'lectricit1 comme la plus favorable aux expri5ces1 e/ l'hyv]1 c'e/ le temps o la ,p5sylvanie j\it du ciel le plus beau le plus pur2 quoi qu'il en soit1 des objections1 la proposition de notre auteur re/]a dans t\te sa =ce p\r quiconque v\dra se mettre dans sa position1 consult] l'expri5ce sans prv5tion4 #dd4 ,mais susp5dez deux ou plusieurs fioles sur le premi] conducteur d'lectricit1 l'une p5dante la queu de l'autre1 un fil-d'ar*al de la d]ni]e au plan*]1 un gal nombre de t\rs de r\ les *>g]a galem5t1 *acune le s]a autant que si elle seule et t s\mise l'opration3 ce qui e/ *ass de la queu de la premi]e s]vant *>g] la seconde1 ce qui e/ *ass de la seconde *>geant la troisime1 a9si de suite2 p> ce moy5 une quantit de b\teilles peuv5t tre *>ges p> la mme opration1 aussi ple9em5t que s'il n'y en avoit qu'une seule2 si ce n'e/ que *aque b\teille reoit de n\veau feu1 ab&onne son anci5 avec quelque rtic5ce1 ou plutt apporte la *>ge quelque foible rsi/ance1 qui dans un nombre de b\teilles devi5t plus gale la puissance *>geante1 rep\sse a9si le feu sur le globe plus vite qu'une simple b\teille ne le p\rroit faire4 #de4 ,lorsqu'une b\teille e/ *>ge p> la voye ord9aire1 ses surfaces intrieure extrieure sont prtes1 l'une donn] le feu p> le cro*et1 l'autre le recevoir p> le ct3 l'une e/ ple9e1 dispose p\ss]1 l'autre e/ vuide1 extrmem5t affame2 cep5dant comme la premi]e ne *ass]a po9t1 que l'autre ne puisse au mme in/ant recevoir1 de mme la d]nire ne recevra po9t1 que la premire ne puisse donn] au mme in/ant2 lorsque l'un l'autre peut se faire en mme-tems1 cela se fait avec une vitesse une viol5ce inconcevables4 #df4 ,a9si lorsqu'on b&e un ressort avec viol5ce 7quoique la comp>aison ne convi5ne pas dans t\s les po9ts7 il doit1 p\r se rtablir de lui-mme1 ress]r] le ct qui avoit t t5du en le b&ant1 t5dre celui qui avoit t ress]r4 ,si l'une de ces oprations r5contre des ob/acles1 l'autre ne sauroit avoir son xcution2 mais on ne dit po9t que le ressort soit *>g d'la/icit1 lorsqu'il e/ b&1 d*>g1 lorsqu'il e/ db&2 sa quantit d'la/icit e/ t\j\rs la mme4 #dg4 ,le v]re a p>eillem5t t\j\rs dans sa sub/ance la mme quantit de feu lectrique1 une =t gr&e quantit1 p> rapport la masse du v]re1 comme il s]a pr\v dans la suite4 #dh4 ,cette quantit proportionne au v]re1 il la reti5t avec =ce op9iatret2 il n'en aura ni plus ni mo9s1 quelque *angem5t qu'il pr\ve dans ses p>ties1 dans sa situation2 c'e/--dire1 que n\s en p\vons tir] une p>tie de l'un de ses cts1 p\rv que n\s en r5dions l'autre une gale quantit4 #di4 ,nanmo9s lorsque la situation du feu lectrique e/ a9si drange dans le v]re1 lorsque quelque p>tie a t retran*e de l'un des cts1 que quelque p>tie a t ajote l'autre1 il ne re/e po9t en repos ou dans son tat naturel1 jusqu' ce qu'il ait t rtabli dans son uni=mit primitive 4444 ce rtablissem5t ne peut tre fait trav]s la sub/ance du v]re1 mais il doit se faire p> une communication non lectrique1 tablie au dehors1 de surface surface4 #ej4 ,a9si la =ce totale de la b\teille1 le p\voir de donn] un *oc e/ dans le v]re-mme2 les corps non-lectriques en contact avec les deux surfaces ne s]vant qu' donn] recevoir des diffr5tes p>ties du v]re2 c'e/--dire1 donn] un ct1 recevoir de l'autre4 #ea4 ,n\s avons fait ici cette dc\v]te de la manire suivante4 ,n\s proposant d'analys] la b\teille lectrifie p\r savoir o rside sa =ce1 n\s la plames sur un v]re1 n\s tames le lige le fil-d'ar*al1 que l'on avoit eu att5tion de ne pas trop enfonc]4 ,alors pr5ant la b\teille d'une ma91 appro*ant un doigt de l'autre ma9 auprs de l'orifice1 une =te te9celle s'lana de l'eau1 le *oc fut aussi viol5t que si le fil-d'ar*al n'et po9t t drang1 ce qui n\s fit connotre que la =ce lectrique ne rsidoit po9t dans le fil-d'ar*al4 ,ensuite p\r dc\vrir si elle rsidoit dans l'eau1 y tant comprime cond5se1 p>ce que le v]re la s]re de t\tes p>ts 7ce qui avoit t notre premire op9ion17 n\s lectrismes de n\veau la b\teille2 l'ayant mise sur un v]re1 n\s otmes1 comme ci-devant1 le lige le fil-d'ar*al2 levant alors la b\teille1 n\s v]smes t\te l'eau dans une autre b\teille vuide qui toit p>eillem5t sur un v]re2 levant cette d]ni]e fiole1 n\s comptmes1 si la =ce rsidoit dans l'eau1 d'ent5dre p>tir un c\p2 mais il n'y en eut po9t4 ,n\s jugemes donc qu'il falloit ou que la =ce se ft p]du en transvasant1 ou qu'elle ft re/e dans la premire b\teille2 n\s tr\vmes que notre d]ni]e conjecture toit ju/e4 ,c> cette b\teille mise l'preuve donna un c\p1 quoique remplie1 sans la dplac]1 avec de l'eau fra*e1 qui n'toit po9t lectrifie444 ,alors p\r dc\vrir si le v]re avoit cette proprit prcism5t comme v]re1 ou si la =me y contribuoit en quelque *ose1 n\s prmes un c>reau de v]re2 le posant sur la ma91 n\s mmes une plaque de plomb sur sa surface suprieure2 ensuite n\s lectrismes cette plaque1 l'appro*e du doigt il y eut une t9celle un *oc4 ,n\s prmes ensuite deux plaques de plomb de dim5sions gales1 mais plus petites que le v]re qui les dbordoit de deux p\ces de t\s cts1 n\s lectrismes le v]re entr'elles en lectrisant la plaque de dessus4 ,aprs cela n\s sp>mes cette plaque du v]re1 p> cette opration le peu de feu qui p\voit tre dans le plomb fut enlev1 le v]re t\* avec le doigt sur les p>ties lectrises1 ne donna que quelques petites t9celles piquantes2 on peut cep5dant en tir] un gr& nombre de diffr5t endroits4 ,aprs avoir remis adroitem5t le v]re entre les deux plaques1 a*ev un c]cle2 c'e/--dire1 pratiqu une communication entre les deux surfaces1 il s'ensuivit un *oc viol5t 4444 ce qui dmontre que le p\voir rside dans le v]re comme v]re1 que les corps non-lectriques en contact s]v5t uniquem5t1 comme l'armure de l'aimant1 unir les =ces des diffr5tes p>ties1 les rassembl] dans tel po9t qu'on dsire4 ,c> c'e/ une propriet des corps non-lectriques1 que t\t le corps reoit ou donne dans un in/ant t\t le feu lectrique qui e/ donn ou enlev quelqu'une de ses p>ties4 ,l'expri5ce de ,leyde e/ sans contr$it une des plus belles dc\v]tes qui ay5t t faites en ,physique4 ,c'e/ elle qui a donn lieu aux pr(ondes re*]*es qui occup5t si gnralem5t les ,physici5s depuis #agde4 ,*acun d'eux a fait ses ef=ts p\r dvelop] la m]veilleuse b\teille qui en e/ le fondem5t2 mais on ne voit pas qu'aucun y ait russi avant ,m4 ,frankl94 ,l'analyse de cette b\teille toit1 ce semble1 la *ose la plus aise imag9] la plus simple xcut]1 cep5dant p]sonne n'y a song1 comme si cette ide n'et p v5ir que du n\veau monde2 mais pe9e a-t-elle pnetr en ,europe1 pe9e le succs en e/-il connu qu'on entrepr5d de le conte/]2 on veut docum5t] l'auteur1 *ang] le proc$1 ni] le rsultat4 ,exam9ons *acune de ces *oses4 ,si v\s v\lez1 dit le ,physici5 franois l',amrica9#bb1 rpt] cette expri5ce 7l'analyse de la b\teille7 de bonne foi sans prv5tion1 je v\s dirai en quoi v\s avez manqu2 je v\s promets qu'en procdant1 comme il convi5t1 v\s tr\v]ez des signes trs-m>qus de la v]tu lectrique dans votre eau transvase4 ,voici le proc$4 ,note #bb3 ,lettre sur l'lectricit1 pag4 #ia4 ,je v\s av]tis donc qu'il faut faire cette expri5ce avec une lectricit passablem5t =te1 vit] les longueurs444 que le n\veau vase qui reoit l'eau1 ne soit pas d'un v]re =t pais1 qu'au lieu d'tre pos sur du v]re1 comme v\s le faites1 il le soit au contraire sur la ma9 d'un homme ou sur quelqu'autre corps non-lectrique4 ,si v\s proc$ez a9si1 je v\s rponds du succs4 ,p\r moi je p5se qu'en proc$ant a9si1 on ne f]oit po9t l'analyse de la b\teille4 ,mais ni le critique1 ni celui qui s'e/ laiss surpr5dre p> cette expri5ce1 ne se sont app]u qu'ils manquoi5t dans le po9t ess5tiel4 ,c'e/ ce dfaut de sagacit qui p>ot avoir assur la dfaite de l'un la victoire de l'autre que l'on a fait sonn] si haut4 ,d'aprs ce rsultat vrai en lui-mme1 mais faux dans son pr9cipe1 on argum5te contre ,m4 ,fr4 on le presse3 on le p\rsuit3 on se p]suade qu'il ne lui re/e pas plus de ress\rce qu' celui qu'on a nomm son plus zl p>tisan4 ,sans entrepr5dre de rfut] t\t ce que l'loqu5ce tale en #h4 ou #aj4 pages de la critique1 sans rtorqu] t\s les argum5s adress notre ,amrica91 je crois que quelques rflexions fondes sur l'expri5ce suffiront p\r en effac] les impressions4 ,qu& une p]sonne ti5t dans sa ma9 la b\teille lectrise1 qu'elle en v]se l'eau dans une autre b\teille t5u dans la ma9 d'une autre p]sonne1 il arrive la mme *ose que si l'on faisoit t\*] le cro*et de la premi]e b\teille celui de la seconde qui s]oit arme1 la *>ge se p>tage entre les deux b\teilles4#bc ,cela e/ si vrai que si la mme p]sonne fait seule cette expri5ce en t5ant les deux b\teilles1 une en *aque ma91 elle ress5tira une commotion1 qui ne s]a p\rtant que la moiti de celle qu'elle recevroit1 si elle faisoit t\t simplem5t l'expri5ce de ,leyde4 ,donc en v]sant l'eau de cette faon on fait pass] avec elle dans la seconde b\teille la moiti de la matire lectrique cont5u dans la premire4 ,la preuve s'en tire encore d'une autre obs]vation que voici4 ,si la matire lectrique qui passe a9si avec l'eau d'une b\teille dans l'autre1 toit prcism5t atta*e la liqueur1 la quantit en s]oit proportionelle la quantit de l'eau transvase3 or cela n'e/ po9t2 c> que l'on vuide t\te la liqueur1 ou que l'on n'en vuide que la moiti1 la seconde b\teille qui l'aura reu se tr\v]a galem5t *>ge1 c'e/--dire lectrise au mme degr2 si t\tes *oses toi5t gales des deux cots3 si les b\teilles toi5t gales en capacit1 en matire1 en =me1 leur intrieur galem5t moill1 ce degr s]oit xactem5t le mme dans *acune4 ,donc notre critique n'a pas raison de dire que l'on ne sauroit lui object] que les circon/ances dont il fait dp5dre le succs de l'expri5ce1 *ang5t l'espce4 ,et p\rquoi ne sauroit-on lui faire cette objection1 ds qu'on voit videmm5t que son procd e/ erronn3 que n'en app]evant pas le dfaut1 il en tire avantage1 p\r combattre la doctr9e d'un ,physici5 consomm dans cette p>tie1 o il donne des leons t\t le monde savant8 ,note #bc3 ,v4 pag4 #abe4 4 #dj4 ,s'il re/oit encore quelques d\tes sur l'analyse de la b\teille lectrise1 qui e/ reg>de avec raison comme une des plus belles expri5ces de ,m4 ,frankl91 quoiqu'elle ne soit pas une des plus brillantes1 sur laquelle j'ai ent5du un des ,physici5s les plus exp]im5ts en cette p>tie1 se repro*] de ne l'avoir pas imag9e2 si1 dis-je1 il re/oit encore quelques d\tes sur ce sujet1 on p\rroit les lev]1 en s'y pr5ant d'une autre faon que j'ai imag9e1 que je rapporte ici1 p\r rpondre ceux qui prt5d5t que la matire lectrique ne p>ot atta*e au v]re de la b\teille qu'en v]tu de l'adhr5ce de l'eau ses p>ois intrieures4 ,au lieu d'eau1 je mets dans la b\teille du m5u plomb1 comme du plomb p]dreaux1 ou de la c5dre3 aprs l'avoir arme de son cro*et1 l'avoir lectrise1 j'en fais l'analyse1 suivant la m?ode de ,m4 ,frankl91 je tr\ve t\j\rs que le plomb en tant vuid1 n'a po9t emport l'lectricit1 mais que cette matire e/ re/e presque t\te entire en la b\teille o je l'avois fait entr] d'abord1 puisque de n\veau plomb1 ou sa place de l'eau1 ou t\te autre sub/ance non-lectrique1 ou mme ri5 autre *ose qu'un fil-d'ar*al1 p\rv qu'il t\*e au fond intrieur1 lui r5d le p\voir de donn] la commotion quiconque veut la t5t]4 ,j'ai mme pr\v qu'elle toit1 t\tes *oses gales d'ailleurs1 t\j\rs plus =te avec le plomb qu'avec l'eau1 ,c'e/ en consqu5ce de cette obs]vation1 que depuis long-tems je ne me s]s presque plus d'eau dans mes expri5ces lectriques4 ,j'ai tr\v que le mtal1 sur t\t le plomb granul e/ bi5 prfrable la liqueur p\r analys] la b\teille3 il n'e/ pas sujet l'vaporation3 on peut le s*] aism5t2 il n'clab\sse po9t en le trav]sant3 il ne s'atta*e ni aux p>ois ni au g\lot de la b\teille1 t\tes *oses qui font s\v5t manqu] l'expri5ce1 qu& on opre avec de l'eau4 ,l'usage de la limaille p\r remplir la b\teille e/ aussi trs-bon2 mais si l'on veut en faire l'analyse1 il faut avoir att5tion que la limaille soit bi5 s*e1 qu'elle ne fasse po9t de p\ssire qu& on la v]se4 ,il rsulte de t\tes ces obs]vations que j'ai faites rptes avec t\t le so9 l'xactitude possibles1 qu'en s'y pr5ant comme l'enseigne ,m4 ,l4 ,n4 on ne fait po9t l'analyse de la b\teille lectrise4 ,c>1 qu'e/-ce que faire cette analyse8 ,n'e/-ce pas t\t simplem5t sp>] *acune des p>ties dont elle e/ compose1 p\r voir laquelle de ses p>ties la matire lectrique re/]a atta*e8 ,or en suivant la r\te indique p> ,m4 ,fr4 on arrive srem5t ce b2 si l'on entrepr5d de m'en montr] une autre1 il faudra me pr\v] qu'elle y conduit aussi srem5t1 ou t\t au mo9s me mettre dans l'impossibilit d'en dc\vrir l'erreur4 ,notre critique ne fait ni l'un ni l'autre1 malgr ses argum5s spcieux1 je n'y aurai pas plus de confiance que si1 p\r me pr\v] que l'lectricit n'e/ pas atta*e au v]re1 il comm5oit p> d*>g] la b\teille avant d'en faire l'analyse2 il n'y a pas plus de raison v\loir que la seconde b\teille dans laquelle on v]se l'eau lectrise1 soit dans la ma9 d'un autre homme1 qu'il y en auroit xig] que la premi]e y ft aussi1 qu& on en te le fil-d'ar*al avec les doigts4 ,il y a donc1 quoiqu'en dise la critique1 des circon/ances d'o on fait dp5dre le succs de l'expri5ce1 qui en *ang5t l'espce2 celles-ci sont du nombre4 ,c'e/ p\r cela que je prt5s qu'en s'y pr5ant de cette faon1 l'on ne fait po9t du t\t l'analyse de la b\teille4 ,que notre adv]saire au re/e ne s'imag9e pas que je n'aye en ve que de le contr$ire4 ,la re*]*e de la v]it e/ mon seul objet4 ,aucune considration ne sauroit m'en dt\rn]4 ,qu& n\s avons dit que l'eau ou le mtal que l'on met dans la b\teille de ,leyde n'emport5t po9t avec eux d'lectricit1 dans le temps qu'on les v]se dans un autre vase s\t5u sur un support lectrique2 il ne faut pas pr5dre cette proposition la rigueur4 ,je sais p> expri5ce que ces corps non-lectriques ne se dpoill5t pas absolum5t1 en sortant de la b\teille1 de t\te l'lectricit dont ils toi5t *>gs4 ,cela se voit videmm5t qu& on se s]t de limaille p\r faire l'analyse de la b\teille4 ,notre auteur e/ime que la quantit qu'ils reti5n5t de cette matire n'quivaut peut-tre pas la c9q-c5time p>tie de ce qui fait la *>ge de la b\teille2 mais cette petite quantit n'e/ pas ce dont il s'agit ici2 qu& elle s]oit beauc\p plus considrable dans les circon/ances tablies1 elle ne mettroit jamais la seconde b\teille en tat de donn] la commotion4 #eb4 ,sur quoi n\s avons fait ce que n\s appellons une batt]ie lectrique1 consi/ant en onze gr&s c>reaux de vitre g>nis de lames de plomb appliques sur *aque ct1 placs v]ticalem5t1 s\t5us deux p\ces de di/ance sur des cordons de soye1 avec des cro*ets pais de fil de plomb1 un de *aque ct1 dresss en ligne droite1 loigns l'un de l'autre1 des communications conv5ables de fil1 une *ane depuis le ct donnant d'un c>reau jusqu'au ct recevant de l'autre1 de sorte que le t\t puisse tre *>g ensemble1 p> la mme opration1 comme s'il n'y avoit qu'un seul c>reau4 ,n\s avons fait encore une autre ma*9e p\r am5] les cts donnans aprs la *>ge1 en contact avec un long fil-d'ar*al1 les cts recevans avec un autre4 ,ces deux longs fils-d'ar*al donn]oi5t la =ce de t\s les c>reaux de v]re la fois trav]s le corps de quelque animal qui =m]oit le c]cle avec eux4 ,les c>reaux peuv5t aussi tre d*>gs sp>m5t1 ou tel nombre ensemble que l'on v\dra2 mais cette ma*9e n'a pas t mise beauc\p en usage1 comme ne rpondant pas p>faitem5t notre int5tion1 relativem5t la facilit de la *>ge p> la raison donne 4 #dd4 ,n\s avons fait aussi avec de gr&s c>reaux de vitre des tableaux magiques des r\es animes qui se meuv5t d'elles-mmes1 dont n\s allons bi5tt faire la description4 #ec4 ,je m'app]ois p> le d]ni] livre de l'+nieux ,mr4 ,watson que j'ai reu d]nirem5t1 que le docteur ,bevis s'e/ s]vi avant n\s de c>reaux de v]re p\r faire l'expri5ce de ,leyde1 jusqu'au mom5t que ce livre m'e/ p>v5u1 je me proposois de v\s communiqu] cela comme une n\veaut4 ,si j'en fais m5tion ici1 je v\s dirai p\r excuse que n\s avons t5t l'expri5ce diffremm5t1 que n\s en avons tir des consqu5ces diffr5tes1 7c> ,m4 ,watson p>ot t\j\rs p]suad que le feu e/ accumul sur le corps non lectrique1 qui e/ en contact avec le v]re1 pag4 #gb47 n\s l'avons mme p\ss plus lo91 autant que j'en puis jug] jusqu' prs5t4 ,,lettre ,v4 ,,premi,,re ,,p>tie4 #bg4 ,juillet #agea4 ,,monsieur1 ,je crois que ,m4 ,watson a fait la hte ses obs]vations sur mon d]ni] crit1 avant d'avoir bi5 considr les expri5ces rapportes dans le 4 #ea4 qui me p>oiss5t t\j\rs dcisives dans cette "q3 ,si l'accumulation du feu lectrique e/ sur le v]re lectris1 ou sur la matire non-lectrique jo9te au v]re2 je crois qu'elles dmontr5t que l'accumulation e/ rellem5t sur le v]re4 ,quant l'expri5ce dont p>le cet +nieux physici51 qu'il reg>de comme concluante p\r le p>ti oppos2 je me flatte qu'il *ang]a de faon de p5s] cet g>d1 lorsqu'il considr]a que1 comme une p]sonne qui applique le fil-d'ar*al de la b\teille *>ge une liqueur spiritueuse *auffe dans une cuilli] que ti5t une autre p]sonne1 t\tes deux tant sur le plan*]1 en enflamm]a les esprits1 que cep5dant une p>eille inflammation ne peut pas dcid] si l'accumulation toit sur le v]re ou dans le corps non-lectrique2 de mme si l'on place une troisime p]sonne sur un gteau de cire entre les deux premires1 qu'elle ti5ne d'une ma9 un bass9 dans lequel on v]se l'eau de la b\teille1 qu' l'in/ant de l'effusion elle prs5te un doigt de l'autre ma9 la liqueur spiritueuse2 cette circon/ance ne *ange ri5 du t\t l'tat des *oses1 le filet d'eau tombant de la fiole1 le ct du bass91 les bras le corps de la p]sonne place sur le gteau n'tant t\s ensemble que comme un long fil-d'ar*al qui s't5d de la surface intrieure de la fiole la liqueur spiritueuse4 #ed4 ,voici de quelle manire se fait le tableau magique4 ,ayant un gr& portrait avec un cadre une glace1 7supposez que ce soit celui du ,roi7 tez-en l'e/ampe1 c\pez-en une b&e la di/ance d'environ deux p\ces du cadre t\t aut\r2 qu& la c\pure pr5droit sur le portrait il n'y auroit pas d'inconvni5t4 ,avec de la colle lg]e ou de l'eau gomme1 fixez sur le rev]s de la glace la b&e du portrait sp>e du re/e1 en la s]rant l'unissant bi53 alors remplissez l'espace vuide en dorant la glace avec de l'or ou du cuivre en feuille3 dorez p>eillem5t le bord intrieur du d]rire du cadre t\t aut\r1 except le haut1 tablissez une communication entre cette dorure la dorure du d]rire de la glace3 remettez la plan*e ou le c>ton sur la glace1 ce ct e/ f9i4 ,ret\rnez la glace1 dorez exactem5t le ct antrieur sur la dorure de d]rire1 lorsqu'elle s]a s*e c\vrez-la1 en collant dessus le milieu de l'e/ampe qui avoit t sp> de la b&e2 obs]vant de rappro*] les p>ties correspondantes de cette b&e du portrait2 p> ce moy5 le portrait p>otra t\t d'une pice comme aup>avant2 seulem5t une p>tie e/ d]rire la glace l'autre devant4444444 t5ez le portrait horizontalem5t p> le haut1 posez sur la tte du ,roi une petite c\ronne dore mobile4 ,ma9t5ant si le portrait e/ lectris modrm5t1 qu'une autre p]sonne empoigne le cadre d'une ma91 de sorte que ses doigts t\*5t la dorure po/rieure1 que de l'autre ma9 elle t*e d'enlev] la c\ronne1 elle recevra une commotion p\v5table1 manqu]a son c\p4 ,si le portrait toit puissamm5t *>g1 la consqu5ce p\rroit bi5 en tre aussi fatale#bd que celle du crime de haute trahison3 c> lorsque l't9celle e/ tire trav]s une ma9 de papi] c\*e sur le portrait p> le moy5 d'un fil-d'ar*al de communication2 elle fait un tr\ trav]s *aque feuillet1 c'e/--dire trav]s #dh4 feuilles1 7quoique l'on reg>de une ma9 de papi] comme un bon pla/ron contre la po9te d'une pe2 ou mme contre une balle de pi/olet17 le craquem5t e/ excessivem5t =t4 ,l'oprateur qui ti5t ce portrait p> l'extrmit suprieure1 o l'intrieur du cadre n'e/ pas dor1 desse9 d'emp*] la *ute du portrait1 ne s5t ri5 du c\p1 peut t\*] le visage du portrait sans aucun dang]1 ce qu'il donne comme un tmoignage de sa fidlit44444 ,si plusieurs p]sonnes en c]cle reoiv5t le *oc1 on appelle l'expri5ce les conjurs4 ,note #bd3 ,n\s avons tr\v depuis qu'elle e/ fatale de petits animaux1 mais que l'action n'e/ pas assez viol5te p\r en tu] de gr&s2 le plus gros que n\s ayons tu e/ une p\le4 ,avec une glace de #abjj4 p\ces qu>rs tame sur ses deux faces1 j'ai plusieurs fois p]c jusqu' #afj4 feuilles de papi] commun4 #ee4 ,sur le pr9cipe tabli dans le 4 #da4 que les cro*ets des b\teilles diffremm5t *>ges attir]ont rep\ss]ont diffremm5t1 on a fait une r\ lectrique1 qui t\rne avec une =ce extraord9aire4 ,une petite fl*e de bois leve p]p5diculairem5t passe angles droits trav]s une plan*e m9ce1 de figure ronde d'environ #ab4 p\ces de diamtre1 t\rne sur une po9te de f] fixe dans l'extrmit infrieure1 t&is qu'un gros fil-d'ar*al dans la p>tie suprieure trav]sant un petit tr\ dans une feuille de cuivre1 ma9ti5t la fl*e dans sa situation p]p5diculaire4 ,environ tr5te rayons d'gale longueur faits d'un c>reau de vitre c\p en b&es troites sort5t horizontalem5t de la circonfr5ce de la plan*e1 les extrmits les plus loignes du c5tre excdant les bords de la plan*e d'environ #d4 p\ces2 sur l'extrmit de *acun e/ fix un d de cuivre4 ,ma9t5ant si le fil-d'ar*al de la b\teille lectrise p> la voye ord9aire e/ appro* de la circonfr5ce de cette r\1 il attir]a le d le plus pro*e1 mettra a9si la r\ en m\vem5t4 ,ce d dans le passage reoit une t9celle1 ds-lors tant lectris1 il e/ rep\ss *ass en avant1 t&is qu'un second tant attir1 appro*e du fil-d'ar*al1 reoit une t9celle1 e/ *ass aprs le premi]1 a9si de suite jusqu' ce que la r\ ait a*ev un t\r3 alors les dez dj lectriss appro*ant du fil-d'ar*al1 au lieu d'tre attirs comme aup>avant1 sont au contraire rep\sss1 le m\vem5t cesse l'in/ant444 mais si une autre b\teille qui a t *>ge p> les cts e/ place auprs de la mme r\1 son fil-d'ar*al attir]a le d rep\ss p> le premi]1 p> l d\bl]a la =ce qui fait t\rn] la r\1 en enlevant non-seulem5t le feu qui a t communiqu aux dez p> la premire b\teille2 mais leur en drobant mme de leur quantit naturelle1 au lieu d'tre rep\sss lorsqu'ils revi5n5t v]s la premire b\teille1 ils sont plus =tem5t attirs2 de sorte que la r\ acclre sa m>*e jusqu' f\rnir avec une gr&e rapidit #ab4 ou #ae4 t\rs dans une m9ute1 avec une telle =ce que le poids de c5t rixdales dont n\s la *>gemes une fois1 ne p>ut en aucune manire ral5tir son m\vem5t44444 ,c'e/ ce que l'on nomme une bro*e lectrique2 si un gros oiseau toit embro* la fl*e p]p5diculaire1 il t\rn]oit devant le feu avec un m\vem5t capable de le rtir4 ,au lieu de faire cette r\e de bois1 d'y rapport] des rayons de v]re1 comme l'enseigne ,m4 ,frankl91 j'ai imag9 qu'il toit plus simple plus commode de la faire d'une seule pice de v]re2 j'ai *oisi p\r cela un c>reau de v]re de ,bohme1 le plus uni le plus plane que j'ai p tr\v]3 je l'ai fait c\p] en plateau rond de #ah4 p\ces de diamtre3 j'ai coll sur *acune de ses surfaces une feuille de papi] m>br en c\leur de bois1 qui n'appro*e pas de la circonfr5ce du plateau plus prs que de deux p\ces3 j'ai ensuite ma/iqu sur son c5tre de *aque ct deux gros-fils-d'ar*al qui s]v5t d'axe1 dont l'un e/ t]m9 en po9te p\r s]vir de pivot p\r t\rn] sur une petite crapaud9e de cuivre1 l'autre plus long p\r pass] dans un tr\ rond pratiqu dans une trav]se de bois4 ,on p\rroit faire l'axe t\t d'une pice en p]ant la r\ au c5tre p\r les recevoir4 ,cette r\e tant a9si mise peu prs en quilibre sur son axe1 j'ai ma/iqu sur ses bords #cj4 balles de cuivre creuses1 gales di/ance les unes des autres1 galem5t loignes du c5tre4 ,l'on conoit que cette r\e e/ bi5 plus lgre1 p> consqu5t plus mobile que celle de ,m4 ,frankl92 aussi a-t-elle mieux russi que celles qui ont t excutes suivant sa m?ode4 #ef4 ,mais cette r\e1 a9si que celles qui sont p\sses p> le v5t1 l'eau ou les poids1 reoit son m\vem5t d'une =ce trangre1 savoir celle des b\teilles4 ,la r\e qui t\rne d'elle-mme1 quoique con/ruite sur les mmes pr9cipes1 p>otra encore plus surpr5ante2 elle e/ faite d'un c>reau de v]re m9ce rond de #ag4 p\ces de diamtre1 dore en enti] sur les deux cts1 except #b4 p\ces v]s le bord4 ,on arrte alors deux petites hmisphres de bois avec du ma/ic au milieu des cts suprieur infrieur opposs leur c5tre1 sur *acune une =te v]ge de fil-d'ar*al longue de #h4 ou #aj4 p\ces qui font ensemble l'axe de la r\e4 ,elle t\rne horizontalem5t sur une po9te l'extrmit infrieure de son axe1 qui pose sur un morceau de cuivre cim5t dans une salire de v]re4 ,la p>tie suprieure de son axe trav]se un tr\ fait dans une lame de cuivre cim5te un =t long morceau de v]re qui le ti5t loign de #e4 ou #f4 p\ces de t\t corps non-lectrique2 l'on place son sommet une petite b\le de cire ou de mtal p\r cons]v] le feu4 ,dans un c]cle sur la table qui s\ti5t la r\e sont fixs d\ze petits pilli]s de v]re la di/ance d'environ #d4 p\ces1 avec un d sur le sommet de *aque pilli]4 ,sur le bord de la r\e e/ une balle de plomb communiquant p> un fil-d'ar*al avec la dorure de la surface suprieure de la r\e2 #f4 p\ces environ e/ une autre balle communiquant de la mme manire avec la surface infrieure4 ,lorsque l'on veut *>g] la r\e p> sa surface suprieure1 il faut tablir une communication de la surface infrieure la table4 ,lorsqu'elle e/ bi5 *>ge1 elle comm5ce s'branl]2 la balle la plus pro*e d'un pilli] s'avance v]s le d qui e/ sur ce pilli]1 l'lectrise en passant1 ds-lors e/ =ce de s'en loign]2 la balle suivante qui communique avec l'autre surface du v]re1 attire plus =tem5t ce d1 p> la raison que le d a t lectris aup>avant p> l'autre balle1 a9si la r\e augm5te son m\vem5t jusqu' ce qu'il vi5ne au po9t d'tre rgl p> la rsi/ance de l'air4 ,elle t\rn]a une demi-heure1 f]a l'un portant l'autre v+t t\rs dans une m9ute1 ce qui fait #fjj4 t\rs dans une demi-heure4 ,la balle de la surface suprieure donnant *aque t\r #ab4 t9celles aux dez1 ce qui fait #gbjj4 t9celles1 la balle de la surface infrieure en recevant autant des mmes dez2 ces balles p>c\r5t dans ce tems prs de #bejj4 pi$s4444 les dez sont bi5 atta*s1 dans un c]cle si exact1 que les balles peuv5t pass] une trs-petite di/ance de *acun d'eux4444 ,si au lieu de deux balles v\s en mettez huit1 quatre communiquant avec la surface suprieure quatre avec la surface infrieure1 places alt]nativem5t2 lesquelles huit tant environ six p\ces de di/ance1 complett5t la circonfr5ce1 la =ce la vitesse s]ont de beauc\p augm5tes1 la r\e faisant c9quante t\rs dans une m9ute1 mais elle ne cont9u]a pas t\rn] si long-tems444444 ,on p\rroit peut-tre appliqu] ces r\es la sonn]ie d'un petit c>illon#be1 faire p> leur moy5 m\voir de petits plantaires =t lg]s4 ,note #be3 ,on l'a excut depuis4 #eg4 ,c\rbez un fil-d'ar*al circulairem5t avec un t5on *aque extrmit2 appuyez-en une extrmit contre la surface infrieure de la r\e1 am5ez l'autre extremit la surface suprieure1 il en rsult]a un craquem5t t]rible1 la =ce s]a d*>ge4 #eh4 ,*aque t9celle a9si tire de la surface de la r\e fait un tr\ rond dans la dorure1 p]ant1 lorsqu'elle sort1 une p>tie de cette dorure1 ce qui montre que le feu n'e/ pas accumul sur la dorure1 mais qu'il e/ cont5u dans le v]re mme4 #ei4 ,la dorure tant v]nisse avec un v]nis la trb5t9e1 le v]nis1 quoique dur sec1 e/ brl p> l't9celle que l'on tire au trav]s1 rp& une odeur =te1 une fume visible4 ,lorsque l't9celle e/ tire trav]s le papi]1 t\t aut\r du tr\ qu'elle a fait1 le papi] se tr\ve noirci p> la fume1 qui quelquefois mme pntre plusieurs feuilles4 ,on tr\ve aussi une p>tie de la dorure emporte1 aprs avoir t p\sse avec =ce dans le tr\ fait au papi] p> le c\p4 #fj4 ,on rem>que avec tonnem5t la quantit de feu lectrique qui peut rsid] dans la plus petite portion de v]re4 ,une b\teille de v]re des plus m9ces d'environ un p\ce de diamtre1 psant seulem5t six gra9s1 demi-ple9e d'eau1 en p>tie dore sur le dehors1 g>nie d'un cro*et de fil-d'ar*al1 donne1 lorsqu'elle e/ lectrise1 un aussi gr& c\p qu'un homme puisse le support]4 ,comme le v]re a le plus d'paisseur v]s l'orifice1 je prsume que la moiti infrieure1 qui tant dore1 a t lectrise1 a donn le c\p1 n'excde pas #b4 gra9s2 c> il p>ot1 lorsqu'elle e/ rompue1 qu'elle e/ beauc\p plus m9ce que la moiti suprieure4 ,si une de ces b\teilles m9ces e/ lectrise p> le ct1 que l't9celle soit tire trav]s la dorure1 le v]re s]a bris au d$ans en mme temps que la dorure le s]a au dehors4 #fa4 ,en supposant 7p\r les raisons ci-dessus allgues 4 #db4 #dc4 #dd47 qu'il n'y a pas plus de feu lectrique dans la b\teille aprs sa *>ge qu'aup>avant1 combi5 gr&e ne doit pas tre la quantit de feu dans cette petite portion de v]re8 ,on s]oit t5t de croire qu'il fait p>tie de sa nature de son ess5ce2 peut-tre que si la quantit requise de feu lectrique ret5ue p> le v]re avec tant d'op9itret1 en toit sp>e1 il cess]oit d'tre v]re4 ,il p\rroit bi5 p]dre sa transp>5ce1 ou son clat1 ou son la/icit4444 ,il n'e/ pas incroyable que l'on puisse tr\v] dans la suite des expri5ces qui conduiront cette dc\v]te4 ,p\r peu que l'on =ce l'lectricit en *>geant une b\teille de v]re m9ce1 il s'y fait l'endroit le plus foible un petit tr\ ord9airem5t de figure ronde sans flure2 aprs cette explosion la b\teille e/ d*>ge1 le petit tr\ p>ot assez s\v5t bord d'un petit c]cle blan*tre1 plus ou mo9s l>ge1 dont le v]re a p]du sa transp>5ce1 semble brl p> l't9celle qui l'a pntr4 ,si cette explosion se faisoit dans la ma91 le tr\ se tr\v]oit vis--vis d'un des doigts1 l'on y s5tiroit une piqre trs d\l\reuse1 sans p\r cela recevoir la commotion proprem5t dite4 #fb4 ,n\s sommes surpris de lire dans le livre de ,m4 ,watson qu'un *oc ait t communiqu trav]s un gr& espace de t]re s*e1 n\s s\ponnons qu'il devoit y avoir quelque qualit mtallique dans le gravi] de cette t]re1 ayant tr\v que la simple t]re s*e presse dans un tube de v]re ouv]t p> les deux b\ts1 un cro*et de fil-d'ar*al insr dans la t]re *aque extrmit1 la t]re les fils-d'ar*al faisant p>tie d'un c]cle1 ne conduisoi5t pas le mo9dre *oc s5sible2 qu'en effet1 lorsqu'un des fils-d'ar*al avoit t lectris1 l'autre donnoit pe9e quelques signes de sa connxion avec le premi]44444 mme une ficelle bi5 humide manque quelquefois de conduire un *oc1 quoique d'ailleurs elle conduise p>faitem5t bi5 l'lectricit4 ,un morceau de glace sec1 ou une *&elle de glace#bf1 que l'on ti5t entre deux b\teilles dans un c]cle1 emp*e semblablem5t le *oc1 ce que l'on ne devroit pas att5dre1 puisque l'eau le conduit avec tant de p]fection4444 ,la dorure sur un livre neuf1 qui d'abord conduit le *oc avec beauc\p de rgul>it1 le manque aprs #aj4 ou #ab4 expri5ces#bg1 quoiqu'elle p>oisse t\j\rs la mme t\s g>ds2 c'e/ de quoi n\s ne saurions r5dre raison4#bh ,note #bf3 ,c'e/ le nom que l'on donne aux glaons qui p5d5t aux g\tires en =me de /alactites p5dant l'hyv]1 lorsque l'eau s'y gle en c\lant g\te g\te4 ,note #bg3 ,c'toit avec une petite b\teille2 n\s avons tr\v depuis qu'elle manque galem5t avec un gr& v]re4 ,note #bh3 ,on v]ra dans la suite que l',auteur1 aprs de n\velles obs]vations1 en donne une raison trs satisfaisante4 #fc4 ,il y a encore une expri5ce qui n\s a tonns1 que jusqu'ici on n'a pas explique d'une mani]e satisfaisante2 la voici4 ,placez un b\let de f] sur un v]re1 qu'une balle de lige humide1 susp5due p> un fil de soye1 vi5ne t\*] le b\let3 pr5ez une b\teille dans *aque ma91 l'une lectrise p> le cro*et l'autre p> le ct3 appliquez le fil-d'ar*al donnant au b\let qu'il lectris]a positivem5t1 le lige s]a rp\ss4 ,ensuite appliquez le fil-d'ar*al recevant1 qui tir]a l't9celle donne p> l'autre2 alors le lige ret\rn]a au b\let3 appliquez-le mme une seconde fois tirez une autre t9celle2 alors le b\let s]a lectris ngativem5t1 le lige dans ce cas s]a rep\ss comme aup>avant2 appliquez encore le fil-d'ar*al donnant au b\let1 p\r lui r5dre l't9celle dont il a t priv1 la balle de lige ret\rn]a2 donnez-lui en une autre1 qui s]a une addition sa quantit naturelle1 le lige s]a rep\ss une seconde fois4 ,l'expri5ce peut tre rpte de la sorte aussi long-tems qu'il y a quelque *>ge dans les b\teilles4 ,d'o il rsulte que les corps qui ont mo9s que la quantit commune d'lectricit1 se rep\ss5t l'un l'autre1 aussi bi5 que ceux qui en ont plus4 tant un peu mortifis de n'avoir p jusqu'ici ri5 produire p> nos expri5ces p\r l'utilit du g5re huma91 entrant dans la saison des gr&es *aleurs1 p5dant lesquelles les expri5ces lectriques sont mo9s agrables1 n\s avons pris la rsolution de les t]m9] p\r cette saison un peu gayem5t p> une p>tie de plaisir sur les bords de la ,skuylkill#bi4 ,n\s n\s proposons d'allum] les esprits des deux cts en mme-tems1 en envoyant une t9celle de l'un l'autre rivage trav]s la rivire sans autre conducteur que l'eau1 expri5ce que n\s avons excute depuis peu au gr& tonnem5t de plusieurs spectateurs4 ,n\s tu]ons un d9don p\r notre dn] p> le *oc lectrique1 il s]a rti la bro*e lectrique devant un feu allum avec la b\teille lectrise1 n\s boirons les sants de t\s les fameux lectrici5s d',anglet]re1 de ,holl&e1 de ,france d',allemagne dans des tasses lectrises#cj1 au bruit de l'artill]ie d'une batt]ie lectrique4 #bi4 ,avril #agdi4 ,note #bi3 ,rivire qui baigne un ct de ,philadelphie1 comme le ,delaw>e baigne l'autre ct4 ,les bords de ces deux rivires sont orns des maisons de campagne des b\rgeois1 des *>mantes demeures des pr9cipaux habitans de cette colonie4 ,note #cj3 ,une tasse lectrise e/ un petit vase de v]re f91 presque rempli de v91 lectris comme la b\teille4 ,cette tasse tant porte adroitem5t aux lvres1 donne un c\p1 si le bord de la lvre e/ ras de prs1 si l'on ne respire pas sur la liqueur4 ,,suite ,des op9ions des conjectures sur les proprits sur les effets de la matire lectrique4 #fd4 ,il e/ dit dans le 4 #h4 que t\tes les espces de matire commune sont supposes ne pas attir] le fluide lectrique avec une gale activit1 que les corps appells orig9airem5t lectriques comme le v]re1 c4 l'attir5t le reti5n5t avec plus de =ce1 en conti5n5t la plus gr&e quantit4 ,cette d]nire ?se p\rroit avoir l'air d'un p>adoxe p\r quelques p]sonnes tant contraire l'op9ion dom9ante2 c'e/ p\rquoi je vais faire ensorte de l'expliqu]4 #fe4 ,p\r le faire avec ordre1 il faut d'abord considr] que n\s ne p\vons p> aucun moy5 connu jusqu' prs5t faire pass] le fluide lectrique au trav]s du v]re4 ,je n'ignore pas que le s5tim5t commun e/ qu'il trav]se aism5t le v]re1 qu'on allgue en preuve l'expri5ce d'une plume susp5du p> un fil dans une b\teille scelle h]mtiquem5t1 qu'on la met en m\vem5t en appro*ant un tube frott de la surface extrieure de la b\teille2 mais si le fluide lectrique trav]se si aism5t le v]re1 comm5t la fiole devi5t-elle *>ge 7p\r me s]vir de l'expression usite17 lorsque n\s la t5ons dans nos ma9s8 ,le feu p\ss dans la b\teille p> le fil-d'ar*al ne la trav]s]oit-il pas p\r v5ir jusqu' nos ma9s1 p\r s'*app] a9si sur le plan*]8 ,en ce cas la b\teille ne demeur]oit-elle pas t\j\rs dans le mme tat1 c'e/--dire sans tre *>ge1 comme n\s savons que demeur]oit une b\teille de mtal qu'on essay]oit de *>g] de la sorte8 ,assurm5t s'il y a la mo9dre flure1 la plus petite solution de cont9uit dans le v]re1 quoiqu'il re/e si s]r que ri5 autre *ose que n\s sa*ions n'y puisse pass]2 cep5dant le fluide lectrique1 cause de son extrme subtilit1 vol]a trav]s cette flure avec la plus gr&e lib]t2 n\s sommes srs qu'une telle b\teille ne peut jamais tre *>ge4 ,quelle e/ donc la diffr5ce entre cette b\teille une autre bi5 sa9e1 si ce n'e/ que le fluide peut trav]s] l'une1 ne sauroit trav]s] l'autre8#ca ,note #ca3 ,voyez les 4 #ce-ej4 #ff4 ,il e/ vrai qu'il y a une expri5ce1 qui la premire ve1 s]oit capable de p]suad] un obs]vateur sup]ficiel que le feu p\ss dans la b\teille p> le fil-d'ar*al1 passe rellem5t trav]s la sub/ance du v]re4 ,la voici3 placez la b\teille sur un v]re s\s le premi] conducteur3 susp5dez un b\let p> une *ane depuis le premi] conducteur jusqu' ce qu'il soit un qu>t ou un demi-p\ce au-dessus du fil-d'ar*al de la b\teille3 mettez le rev]s du doigt prcism5t la mme di/ance du ct de la b\teille que celle du b\let son fil-d'ar*al3 ma9t5ant faites t\rn] le globe1 v\s v]rez une t9celle frapp] du b\let au fil-d'ar*al de la b\teille1 au mme in/ant v\s v]rez s5tirez une t9celle exactem5t gale frapp] du ct de la b\teille sur votre doigt1 a9si de suite t9celle p\r t9celle4 ,il sembl]oit que la totalit ree p> la b\teille en a t d*>ge une seconde fois1 cep5dant p> ce moy5 la b\teille e/ *>ge1#cb p> consqu5t le feu qui ab&onne a9si la b\teille1 quoique dans la mme quantit1 ne sauroit tre le mme feu qui e/ entr p> le fil-d'ar*al1 c> si c'toit le mme1 la b\teille re/]oit sans tre *>ge4 ,note #cb3 ,voyez le 4 #ed4 #fg4 ,si le feu qui ab&onne a9si la b\teille n'e/ pas le mme que celui qui e/ p\ss trav]s le fil-d'ar*al1 ce doit tre le feu qui rsidoit dans la b\teille 7c'e/--dire dans le v]re de la b\teille7 avant le comm5cem5t de l'opration4 #fh4 ,si cela e/ a9si1 il doit y en avoir une gr&e quantit dans le v]re1 p>ce qu'une gr&e quantit e/ d*>ge de la sorte mme d'un v]re trs m9ce4 #fi4 ,que ce fluide ou feu lectrique soit =tem5t attir p> le v]re1 n\s le reconnoissons la rapidit la viol5ce avec lesquelles il e/ repris p> la p>tie qui en a t prive1 ds qu'elle en tr\ve la facilit1 il suit de l que d'une masse de v]re n\s ne p\vons tir] une quantit de feu lectrique1 ou lectris] mo9s la masse totale1 comme n\s p\vons le faire l'g>d d'une masse de mtal2 n\s ne p\vons dim9u] ni augm5t] sa quantit totale1 c> il ti5t bi5 la quantit qu'il a1 il en a autant qu'il en peut t5ir2 ses pores en sont gorgs aussi ple9em5t que la rpulsion mutuelle des p>ticules le peut comport]2 ce qui e/ dj d$ans1 refuse ou rep\sse =tem5t t\te quantit surnumraire4 ,n\s n'avons qu'un seul moy5 de mettre en m\vem5t le fluide lectrique dans le v]re1 qui e/ de c\vrir une des deux surfaces d'un v]re m9ce avec des corps non-lectriques1 de p\ss] sur une surface une quantit surnumraire de ce fluide1 qui se rp&ant sur le corps non-lectrique1 tant limite p> lui cette surface1 agit p> sa =ce rpulsive sur les p>ticules du fluide lectrique cont5u dans l'autre surface1 les *asse du v]re dans le corps non lectrique sur ce ct1 d'o elles sont d*>ges1 alors ces p>ties aj\tes sur le ct *>g peuv5t y entr]2 mais aprs cette opration il n'y en a dans le v]re ni plus ni mo9s qu'aup>avant1 en ayant laiss *app] prcism5t autant de dessus un ct qu'il en a reu sur l'autre4 #gj4 ,ici les expressions me manqu5t1 je d\te beauc\p si je p\rrai r5dre cette p>tie de mon ouvrage intelligible4 ,p> ce mot surface dans le cas prs5t1 je n'ent5s pas simplem5t longueur l>geur sans paisseur2 mais lorsque je p>le de la surface suprieure ou infrieure d'un morceau de v]re1 de la surface extrieure ou intrieure de la b\teille1 j'ent5s longueur1 l>geur1 moiti de l'paisseur2 je dem&e la grace d'tre ent5du en ce s5s4 ,ma9t5ant je suppose que le v]re dans ses premi]s pr9cipes dans la f\rnaise n'a pas plus de ce fluide lectrique que t\te autre matire commune2 que lorsqu'il e/ s\ffl1 qu'il se refroidit1 que les p>ticules de feu commun l'ab&onn5t1 ses pores devi5n5t un vuide4 ,que les p>ties composantes du v]re soi5t extrmem5t petites dlies1 je le conjecture de ce que ses p>ties brises ne sont jamais raboteuses1 mais t\j\rs lisses polies2 de la tnuit de ses p>ticules1 j'infre que les pores entr'elles sont excessivem5t petits2 de l vi5t que l'eau =te1 ni aucun autre m5/ru connu n'y peut entr] p\r les sp>]1 en diss\dre la sub/ance2 n\s ne connoissons mme aucun fluide assez dli p\r les pntr]1 except le feu commun le fluide lectrique4 ,ma9t5ant le feu p> sa retraite laissant un vuide1 comme il a t dit ci dessus1 entre ces pores que l'air ou l'eau ne sont pas assez f9s p\r pntr]1 ni remplir1 le fluide lectrique y e/ attir1 c> il e/ t\j\rs prt dans ce que n\s appellons les corps non-lectriques dans les mixtions non-lectriques qui sont dans l'air2 cep5dant il ne se fixe po9t avec la sub/ance du v]re1 mais il y sj\rne comme l'eau dans une pi]re poreuse1 ret5u seulem5t p> l'attraction des p>ties fixes1 re/ant t\j\rs fluide sans adhr5ce2 mais je suppose de plus que dans le refroidissem5t du v]re1 son tissu devi5t plus s]r au milieu1 =me une espce de sp>ation dans laquelle les pores sont si troits que les p>ticules du fluide lectrique qui entr5t dans les deux surfaces en mme tems1 ne peuv5t les trav]s]1 ou pass] repass] d'une surface l'autre1 a9si se ml] ensemble4 ,nanmo9s quoique les p>ticules du fluide lectrique1 imbib p> *aque surface1 ne puiss5t d'elles-mmes pass] trav]s p\r se jo9dre celles de l'autre1 leur rpulsion le peut faire1 p> ce moy5 elles agiss5t l'une sur l'autre4 ,les p>ticules du fluide lectrique ont une mutuelle rpulsion1 mais p> le p\voir d'attraction dans le v]re1 elles sont cond5ses1 ou plus rappro*es l'une de l'autre4 ,lorsque le v]re a reu1 que p> son attraction il a cond5s autant de ce fluide lectrique1 que la =ce d'attraction de cond5sation dans l'une e/ gale la =ce d'exp5sion dans l'autre1 il ne peut plus s'en imbib]1 cela re/e con/amm5t sa quantit totale4 ,mais *aque surface en recevroit plus1 si la rpulsion de ce qui e/ dans la surface oppose ne rsi/oit son entre4 ,les quantits de ce fluide dans *aque surface tant gales1 leur action rpulsive l'une sur l'autre e/ gale1 p> consqu5t celles d'une surface ne sauroi5t *ass] celles de l'autre4 ,mais si l'on en p\sse dans une surface une quantit plus gr&e que le v]re n'en tir]oit naturellem5t1 elle augm5te le p\voir rpulsif de ce ct1 surmontant l'attraction de l'autre1 elle *asse la p>tie du fluide qui a t imbibe p> cette surface1 s'il se tr\ve un corps non-lectrique prt la recevoir1 ce qui arrive dans t\s les cas o le v]re e/ lectris p\r donn] un *oc4 ,la surface qui a t a9si vuide1 p\r avoir *ass son fluide lectrique1 en repr5d avec viol5ce une quantit gale aussitt que le v]re tr\ve l'occasion de d*>g] cette quantit excd5te au-del de ce qu'il peut ret5ir p> l'attraction dans son autre surface1 dont la rpulsion additionnelle a occasionn le vuide2 c> les expri5ces favorisant1 je dirois presque confirmant cette hipo?se1 je dois1 p\r vit] les rptitions1 v\s pri] de revoir ce qui a dj t dit de la fiole lectrique dans mes prcd5tes lettres4 #ga4 ,voyons ma9t5ant l'usage que n\s en p\vons faire p\r expliqu] plusieurs autres phnomnes44444 ,le v]re qui e/ un corps extrmem5t la/ique1 7 peut-tre qu'il doit son la/icit jusqu' un c]ta9 po9t la gr&e quantit de ce fluide rpulsif qu'il r5f]me dans ses pores17 le v]re doit1 lorsqu'il e/ frott1 avoir sa surface frotte un peu l>gie1 ou ses p>ties solides un peu c>tes1 de sorte que les int]/ices dans lesquels rside le fluide lectrique1 devi5n5t plus l>ges1 laissant de la place p\r une plus gr&e quantit de ce fluide1 lequel y e/ immdiatem5t attir du c\ss91 ou de la ma9 frottante qui se ref\rniss5t t\j\rs au magaz9 commun2 mais aussitt que les p>ties du v]re a9si ouv]t rempli ont essuy le frottem5t1 elles se ref]m5t1 oblig5t la quantit surnumraire de sortir sur la surface o elle doit re/] jusqu' ce que ces p>ties ret\rn5t au c\ss91 mo9s que quelques corps non-lectriques1 comme le premi] conducteur1 ne se prs5te d'abord p\r les recevoir4#cc ,note #cc3 ,dans l'obscurit on peut voir le fluide lectrique sur le c\ss9 en deux demi c]cles ou croissans1 l'un sur le devant1 l'autre sur le d]rire1 prcism5t dans l'endroit o le globe le c\ss9 se sp>5t4 ,dans le croissant antrieur le feu passe du c\ss9 dans le v]re3 dans l'autre il quitte le v]re ret\rne dans la p>tie po/rieure du c\ss94 ,qu& on applique le premi] conducteur p\r tir] le feu du v]re1 le croissant de d]rire disp>ot4 ,mais si la p>tie intrieure du globe e/ d\ble d'un corps non-lectrique1 la rpulsion additionnelle du fluide lectrique a9si rassembl p> le frottem5t sur la p>tie frotte de la surface extrieure du globe1 *asse une gale quantit de la surface intrieure dans cette d\blure non-lectrique1 qui la reoit1 l'entrane de la p>tie frotte dans la masse commune trav]s l'axe du globe le cadre de la ma*9e2 le fluide lectrique n\vellem5t ramass peut entr] demeur] dans la surface extrieure1 le premi] conducteur n'en recevra ri5 ou en recevra =t peu4 ,lorsque cette p>tie *>ge du globe en t\rnant revi5t au c\ss91 la surface extrieure dpose son feu excdant dans le c\ss91 la surface intrieure oppose en recevant en mme tems une quantit gale du plan*]4 ,il n'y a po9t d'lectrici5 qui ne sa*e qu'un globe m\ill intrieurem5t ne r5d que peu ou po9t de feu1 mais jusqu'ici on n'a pas essay d'en donn] la raison1 ou du mo9s je l'ignore4 #gb4 ,si donc un tube d\bl d'un corps non-lectrique#cd e/ frott1 il ne r5d que peu ou po9t de feu1 ce qui e/ rassembl de la ma9 dans le c\p qui se donne en frottant de haut en bas1 entrant dans les pores du v]re1 en *assant une gale quantit de la surface intrieure dans la d\blure non-lectrique2 la ma9 en repassant du bas en haut p\r donn] un second c\p1 re*asse ce qui a t p\ss dans la surface extrieure1 alors la surface intrieure reoit une seconde fois ce qu'elle a donn la d\blure non-lectrique4 ,a9si les p>ties de fluide lectrique app>t5ant la surface intrieure1 pntr5t ressort5t de leurs pores *aque c\p donn au tube4 ,mettez un fil-d'ar*al dans le tube1 l'extrmit intrieure en contact avec la d\blure non-lectrique1 il reprs5t]a la b\teille de ,leyde4 ,qu'une seconde p]sonne t\*e le fil-d'ar*al t&is que v\s frottez1 le feu *ass de la surface intrieure1 lorsque v\s donnez le c\p1 pass]a trav]s la p]sonne dans la masse commune2 ensuite il revi5dra au trav]s de la p]sonne lorsque la surface intrieure repr5dra sa quantit4 ,p> consqu5t cette n\velle espce de b\teille ne sauroit tre *>ge de la sorte2 mais elle peut l'tre a9si3 aprs *aque c\p1 avant que v\s passiez la ma9 p\r en donn] un autre1 faites appliqu] le doigt de la seconde p]sonne au fil-d'ar*al1 pr5dre l't9celle1 ensuite retir] son doigt1 a9si de suite jusqu' ce qu'elle ait tir un nombre d't9celles2 de cette faon la surface intrieure s]a puise la surface extrieure s]a *>ge2 alors enveloppez f]me une feuille de papi] dor aut\r de la surface extrieure1 l'empoignant avec la ma91 v\s p\rrez recevoir un c\p p> l'application du doigt de l'autre ma9 au fil-d'ar*al2 c> alors les pores vuides dans la surface intrieure repr5n5t leur quantit1 les pores sur*>gs dans la surface extrieure d*>g5t leur surplus1 l'quilibre tant rtabli trav]s votre corps1 lequel ne le s]oit pas trav]s la sub/ance du v]re4#ce ,note #cd3 ,le papi] dor1 dont on prs5te la dorure au v]re1 fait =t bi54 ,note #ce3 ,voyez les n\velles expri5ces 4 #di4 ,si le tube e/ puis d'air1 une d\blure non-lectrique en contact avec le fil d'ar*al n'e/ pas ncessaire1 c> dans le vuide le feu lectrique vol]a librem5t de la surface intrieure sans avoir beso9 d'un conducteur non lectrique4 ,mais l'air rsi/e son m\vem5t1 c> tant lui-mme un corps orig9airem5t lectrique1 il ne l'attire po9t1 ayant dj sa quantit suffisante4 ,a9si l'air ne tire jamais une atmosphre lectrique d'aucun corps qu' proportion des p>ticules non-lectriques qui se tr\v5t mles avec lui2 il cons]ve plutt ress]re une atmosphre qui p> la rpulsion mutuelle de ses p>ties t5d se dissip]1 se dissip]oit immdiatem5t dans le vuide44444 ,a9si voil l'explication de la plume enf]me dans un vaisseau de v]re scell h]mtiquem5t1 qui se meut l'appro*e du tube frott4 ,lorsqu'une quantit surnumraire du fluide lectrique e/ applique au ct du vase p> l'atmosphre du tube1 une quantit e/ rep\sse *asse de la surface intrieure de ce ct dans le vase1 y affecte la plume1 ret\rnant ensuite dans ses pores1 lorsque le tube avec son atmosphre e/ retir2 mais les p>ticules de cette atmosphre ne pass5t po9t elles-mmes au trav]s du v]re la plume44444 t\s les autres phnomnes qui se sont prs5ts n\s1 qui conc]n5t le v]re l'lectricit sont1 si je ne me trompe1 expliqus avec une gale facilit p> la mme hypo?se2 elle peut bi5 nanmo9s n'tre pas vraye1 je s]ai =t oblig quiconque m'en f\rnira une meilleure4 #gc4 ,a9si je prt5s que la diffr5ce entre les corps non-lectriques le v]re1 qui e/ un corps orig9airem5t lectrique1 consi/e en ces deux p>ticul>its2 la premire que le corps non-lectrique s\ffre sans pe9e un *angem5t dans la quantit du fluide lectrique qu'il conti5t4 ,v\s p\vez dim9u] sa quantit totale1 en en *assant une p>tie que le corps enti] repr5dra2 mais quant au v]re1 t\t ce que v\s p\vez faire1 c'e/ de dim9u] la quantit cont5u dans une de ses surfaces1 encore n'en vi5drez-v\s b\t qu'en f\rnissant en mme tems une quantit gale1 l'autre surface1 de sorte que le v]re enti] puisse avoir la mme quantit dans les deux surfaces1 leurs deux quantits diffr5tes tant aj\tes ensemble1 ce qui ne peut mme s'excut] que dans un v]re =t m9ce2 n\s ne connoissons jusqu'ici aucun moy5 d'opr] ce *angem5t au-del d'une c]ta9e paisseur4 ,la seconde que le feu lectrique se transporte aism5t d'un endroit un autre1 dans trav]s la sub/ance d'un corps non-lectrique1 mais non trav]s la sub/ance du v]re4 ,si v\s en prs5tez une quantit l'extrmit d'une longue baguette de mtal1 elle la reoit1 lorsqu'elle y entre1 *aque p>ticule qui toit aup>avant dans la baguette p\sse vivem5t sa vois9e l'extrmit la plus loigne o le surplus e/ d*>g1 cela dans un in/ant lorsque la baguette fait p>tie du c]cle dans l'expri5ce du *oc2 mais le v]re cause de la petitesse de ses pores ou de l'attraction plus =te de ce qu'il conti5t ne se prte pas un m\vem5t si libre4 ,une baguette de v]re ne conduira pas un *oc1 le v]re le plus m9ce ne laiss]a entr] aucune p>ticule dans aucune de ses surfaces p\r trav]s] de l'une l'autre4 #gd4 ,de l n\s voyons l'impossibilit du succs dans les expri5ces proposes1 de tir] les effluves salutaires d'un corps non-lectrique1 de la canelle p> exemple1 de les ml] avec le fluide lectrique p\r les faire pass] avec lui dans le corps1 en l'enf]mant dans le tube1 le s\mettant au frottem5t1 c4 ,c> quoique les effluves de la canelle le fluide lectrique fuss5t mls dans le globe1 ils ne sortiroi5t jamais ensemble trav]s les pores du v]re1 a9si n'iroi5t po9t au premi] conducteur2 c> le fluide lectrique lui-mme ne sauroit pass] au trav]s1 le premi] conducteur e/ t\j\rs f\rni p> le c\ss91 celui-ci p> le plan*]2 d'ailleurs lorsque le globe e/ rempli de canelle ou d'un autre corps non-lectrique1 le fluide lectrique ne peut tre tir de la surface extrieure p> la raison ci-dessus nonce4 ,j'ai essay un autre moy5 que je croyois plus efficace p\r obt5ir un mlange de fluide lectrique d'autres effluves1 si un tel mlange et t possible4 ,je plaai une lame de v]re s\s mon c\ss9 p\r c\p] la communication entre le c\ss9 le plan*]2 alors je conduisis une petite *ane du c\ss9 dans un vase d'huile de trb5t9e1 j'am5ai une autre *ane de l'huile de trb5t9e au plan*]1 pr5ant g>de que la *ane du c\ss9 au v]re ne t\*t aucune p>tie du cadre de la ma*9e2 une autre *ane fut atta*e au premi] conducteur1 t5ue dans la ma9 d'une p]sonne qui devoit tre lectrise4 ,les extrmits des deux *anes dans le v]re toi5t environ un p\ce de di/ance l'une de l'autre1 l'huile de trb5t9e entre deux4 ,les *oses a9si disposes1 je ne pus tir] le feu du plan*] trav]s la ma*9e1 la communication tant int]cepte p> l'paisseur de la lame de v]re s\s le c\ss92 il fallut donc le tir] trav]s les *anes1 dont les extrmits toi5t enfonces dans l'huile de trb5t9e2 comme cette huile tant un corps orig9airem5t lectrique1 ne p\voit conduire ce qui sortoit du plan*]1 il toit donc oblig de saut] de l'extrmit d'une *ane l'extrmit de l'autre trav]s la sub/ance de cette huile1 ce que n\s voyions dans de gr&es t9celles2 a9si le feu lectrique eut une belle occasion de saisir quelques-unes des p>ticules les plus dlies de l'huile dans son passage1 de les entran] avec lui2 mais cet effet ne s'ensuivit pas1 je n'app]u pas la mo9dre diffr5ce entre l'odeur de ces c\lem5s lectriques a9si rassembls1 celle qu'ils ont lorsqu'ils sont rassembls d'une autre manire1 ils n'affect5t pas autrem5t le corps d'une p]sonne lectrise4 ,je mis p>eillem5t dans une fiole au lieu d'eau une liqueur =tem5t purgative1 alors je *>geai la fiole1 j'en tirai des c\ps plusieurs reprises4 ,dans ce cas il falloit que *aque p>ticule de fluide lectrique1 avant que de trav]s] mon corps1 et premirem5t trav]s la liqueur1 lorsque la fiole se *>geoit1 qu'elle la trav]st de n\veau lorsque la fiole se d*>geoit1 cep5dant il ne s'ensuivit pas d'autre effet que si la fiole et t *>ge avec de l'eau4 ,j'ai aussi s5ti le feu lectrique lorsqu'il avoit trav]s l'or1 l'arg5t1 le cuivre1 le plomb1 le f]1 le bois le corps huma91 sans y app]cevoir aucune diffr5ce3 l'odeur e/ t\j\rs la mme lorsque l't9celle ne brle pas ce qu'elle frappe1 c'e/ p\rquoi j'imag9e qu'elle ne pr5d son odeur d'aucune qualit des corps qu'elle trav]se1 en effet comme cette odeur ab&onne si rapidem5t la matire lectrique s'atta*e au rev]s du doigt qui reoit les t9celles1 a9si qu'aux autres *oses1 je s\ponne qu'elle n'a aucune connexion avec elle1 mais qu'elle se =me sur le *amp de quelque *ose dans l'air1 que l'air mme p\sse sur elle2 c> si elle toit assez dlie p\r pass] avec le fluide lectrique trav]s le corps d'une p]sonne1 p\rquoi s'arrt]oit-elle sur la peau d'une autre8 ,mais je n'aurois jamais fait1 si je v\s entret5ois de t\tes mes conjectures1 p5ses imag9ations sur la nature sur les oprations de ce fluide lectrique1 si je v\s rapportois les div]ses petites expri5ces que n\s avons essayes4 ,cet crit n'e/ dj que trop long2 je v\s en dem&e p>don2 je n'ai pas eu le tems de le faire plus c\rt4 ,j'aj\t]ai seulem5t que1 comme il a t obs]v ici que l'on peut enflamm] en t les esprits p> le moy5 d'une t9celle lectrique sans les avoir *auffs1 lorsque le !rmomtre de ,f>h5heit e/ au-dessus de #gj4 ,a9si lorsqu'il fait plus froid1 si l'oprateur met une petite b\teille platte dans son se9 ou dans son g\sset avec la cuilli] quelque tems avant d'en faire usage1 la *aleur de son corps leur en communiqu]a une plus que suffisante p\r le desse9 qu'il se propose4 ,l'imp]mabilit du v]re tant conte/e p> ,m4 ,l4 ,n4 ,lettre ,,iv4 il s]oit dans l'ordre de rapport] ici les rponses que lui a faites ,mr4 ,david ,cold54 ,mais comme les rem>ques de ce d]ni] embrass5t plusieurs objets qu'il et t emb>rassant de sp>]1 p\r les mettre *acun sa place1 il a p>u plus conv5able de les laiss] comme il les a crites s\s le titre de ,lettre ,,xiv4 ,,lettre ,,vi4 #a;er4 ,septembre #agdg4 ,,monsieur1 ,je v\s ai appris dans ma d]ni]e lettre qu'en cont9uant nos re*]*es lectriques1 n\s avions obs]v quelques ,phnomnes s+uli]s que n\s avons reg>d comme n\veaux2 je me suis engag v\s en r5dre compte1 quoique j'apprh5de qu'ils n'ay5t pas p\r v\s le mrite de la n\veaut4 ,tant de p]sonnes ont travaill en ,europe sur les expri5ces lectriques1 que quelqu'un se s]a probablem5t r5contr avec n\s sur les mmes obs]vations4 ,le premi] ,phnomne e/ l'tonnant effet des corps po9tus tant p\r tir] que p\r p\ss] le feu lectrique4 ,p> exemple4 #ge4 ,placez un b\let de f] de trois ou quatre p\ces de diamtre sur l'orifice d'une b\teille de v]re bi5 nette bi5 s*e3 p> un fil de soye atta* au plat-fond prcism5t au-dessus de l'orifice de la b\teille1 susp5dez une petite b\le de lige environ de la grosseur d'une balle de m\squet3 que le fil soit de longueur conv5able p\r que la b\le de lige vi5ne s'arrt] ct du b\let2 lectrisez le b\let1 le lige s]a rep\ss la di/ance de #d4 ou #e4 p\ces plus ou mo9s1 suivant la quantit d'lectricit444444 ,dans cet tat si v\s prs5tez au b\let la po9te d'un po9on long dli #f4 ou #h4 p\ces de di/ance1 la rpulsion s]a dtruite sur le *amp1 le lige vol]a v]s le b\let4 ,p\r qu'un corps m\ss produise le mme effet1 il faut qu'il soit appro* un p\ce de di/ance1 qu'il tire une t9celle4 ,af9 de pr\v] que le feu lectrique e/ tir p> la po9te1 si v\s tez de son man*e le ct applati du po9on1 que v\s le fixiez sur un bton de cire ca*et]1 v\s prs5t]ez en va9 le po9on la mme di/ance1 ou l'appro*]ez encore de plus prs1 le mme effet n'en rsult]a po9t2 mais glissez le doigt le long de la cire1 jusqu' ce que v\s t\*iez le ct applati1 le lige alors vol]a sur le *amp v]s le b\let44444 ,si v\s prs5tez cette po9te dans l'obscurit1 v\s y v]rez quelquefois un pi$ de di/ance plus1 une lumire brillante1 semblable un feu follet1 ou un v] luisant4#cf ,mo9s la po9te e/ aigu1 plus il faut l'appro*] p\r app]cevoir la lumire1 quelque di/ance que v\s voyiez la lumire1 v\s p\vez tir] le feu lectrique1 dtruire la rpulsion4444 ,si une b\le de lige a9si susp5du e/ rep\sse p> le tube1 que la po9te lui soit brusquem5t prs5te1 mme une di/ance considrable1 v\s s]ez tonn de voir avec quelle rapidit le lige revole v]s le tube4 ,des po9tes de bois f]oi5t le mme effet que celles de f]1 p\rv que le bois ne ft pas sec2 c> un bois p>faitem5t sec n'e/ pas meilleur conducteur d'lectricit que la cire d',espagne4 ,note #cf3 ,qu& l'lectricit e/ =te la po9te bi5 f9e1 la lumire p>ot jusqu' la di/ance d'une toise4 #gf4 ,p\r montr] que les po9tes p\ss5t aussi bi5 qu'elles tir5t le feu lectrique1 c\*ez une longue aiguille po9tu sur le b\let1 v\s ne p\rrez assez lectris] le b\let p\r lui faire rep\ss] la b\le de lige444 ou bi5 faites t5ir l'extrmit d'un canon de fusil susp5du1 ou d'une v]ge de f]1 une aiguille qui po9te en avant comme une espce de petite bayonnette1 dans cet tat le canon de fusil ou la v]ge ne sauroit p> l'application du tube l'autre extrmit1 tre lectris au po9t de donn] une t9celle2 le feu s'*ape ou s'c\le cont9uellem5t en sil5ce p> la po9te4 ,dans l'obscurit v\s p\vez lui voir produire le mme effet que dans le cas dont n\s v5ons de p>l]4 ,la rpulsion entre la balle de lige le b\let e/ p>eillem5t dtruite1 #a4 en sassant dessus du sable f91 ce qui la dtruit p> dgrs2 #b4 en s\fflant dessus1 #c4 en faisant aut\r1 de la fume de bois brul2#cg #d4 p> la lumire d'une *&elle#ch qu& mme la *&elle s]oit un pi$ de di/ance4 ,p> ces moy5s la rpulsion e/ dtruite subitem5t4444 ,la lumire d'un *>bon de bois allum la lueur d'un f] r\ge produis5t le mme effet2 mais non pas une si gr&e di/ance4 ,la fume de rs9e s*e1 fondu sur un f] r\ge1 ne dtruit pas la rpulsion2 mais elle e/ attire p> la balle de lige p> le b\let1 =mant aut\r d'eaux des atmosphres proportionnes1 les r5dant agrables la v1 presque semblables quelques-unes des figures qui sont dans la ,?orie de la t]re de ,burnet ou de ,:i/on4 ,note #cg3 ,n\s supposons que *aque p>ticule de sable1 d'humidit ou de fume tant d'abord attire1 ensuite rep\sse1 emporte avec elle une portion de feu lectrique1 mais que cette portion subsi/e t\j\rs dans ces p>ticules1 jusqu' ce qu'elles la communiqu5t quelqu'autre corps1 qu'elle n'e/ jamais rellem5t dtruite2 a9si qu& on jette de l'eau sur du feu commun1 n\s n'imag9ons po9t que ce d]ni] lm5t soit p>-l dtruit ananti1 mais seulem5t disp]s1 *aque p>ticule d'eau emportant en vapeurs la portion de feu qu'elle a attire qu'elle s'e/ atta*e4 ,note #ch3 ,quelques obs]vations que j'ai faites depuis me port5t p5s] que ce n'e/ pas la lumire1 mais la fume1 ou les c\lem5s non-lectriques de la *&elle1 du *>bon ou du f] r\ge1 qui emport5t le feu lectrique1 p>ce qu'ils sont d'abord attirs ensuite rep\sss4 ,n4 ,b4 ,cette expri5ce doit tre faite dans un cab9et o l'air soit =t tranquille4 #gg4 ,la lumire du ,soleil p\sse avec =ce long-tems de suite p> le moy5 d'un miroir ard5t sur la b\le de lige1 que sur le b\let1 ne dim9u aucunem5t la rpulsion4 ,cette diffr5ce entre la lumire du feu la lumire du ,soleil e/ une autre dc\v]te qui n\s semble n\velle extraord9aire4 ,,exp,,ri5ces1 #gh4 ,pr5ez de gr&es balances de cuivre dont le fleau soit au mo9s long de deux pi$s1 dont les cordons soi5t de soye2 susp5dez-les p> une ficelle atta*e au plat-fond1 de sorte que le fond des bass9s puisse tre environ un pi$ du plan*]2 les bass9s t\rn]ont circulairem5t p> le dtortillem5t de la ficelle2 plantez le po9on sur le plan*]1 de manire que les bass9s puiss5t pass] au-dessus de sa tte en dcrivant leur c]cle2 lectrisez alors un bass9 en lui communiquant une t9celle du fil-d'ar*al de la fiole *>ge2 comme les balances t\rn5t t\j\rs1 v\s v]rez ce bass9 s'avanc] plus prs du plan*]1 s'abaiss] davantage1 lorsqu'il vi5t sur le po9on2 s'il e/ plac une di/ance conv5able1 le bass9 t9cell]a1 d*>g]a son feu sur cet in/rum5t4 ,mais si on atta*e une aiguille sur l'extremit du po9on1 la po9te en haut1 le bass9 au lieu de s'appro*] de l'in/rum5t d't9cell] en le frappant1 d*>g]a son feu en sil5ce trav]s la po9te1 s'lev]a plus haut que le po9on2 mme si l'aiguille e/ place sur le plan*] auprs du po9on1 la po9te en haut1 l'extremit de l'in/rum5t1 quoique beauc\p plus leve que l'aiguille1 n'attir]a po9t le bass91 ne recevra po9t son feu1 c> l'aiguille le pr5dra le dissip]a avant qu'il vi5ne assez prs p\r agir sur le po9on4 ,c'e/ une obs]vation con/ante dans ces expri5ces1 que plus la quantit d'lectricit sur le conducteur de c>ton e/ gr&e1 plus il frappe de lo91 d*>ge son feu aism5t2 la po9te p>eillem5t le tir]a t\j\rs une plus gr&e di/ance4 ,f9 du premi] ,volume4 ,,exp,,ri5ces ,,et ,,obs]vations ,,sur ,l',,lectricit ,,faites ,a ,,philadelphie ,,en ,,am,,rique ,,p> ,m4 ,,b5jam9 ,,frankl92 communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,p4 ,,coll9son1 de la ,socit ,royale de ,londres4 ,traduites de l',anglois4 ,,seconde ,,edition4 ,revue1 corrige augm5te d'un supplm5t considrable du mme auteur1 avec des ,notes des ,expri5ces n\velles4 ,p> ,m4 ,d',,alib>d4 ,,tome ,,second4 ,a ,,p>is ,*ez ,,dur&1 ru du ,fo91 au ,griffon4 ,m4 ,,dcc4 ,,lv4 ,avec ,approbation ,privilge du ,roi4 ,,lettres ,,sur ,l',,lectricit ,,de ,m4 ,,b5j4 ,,frankl9 de ,philadelphie en ,amrique1 ,a ,m4 ,p4 ,,coll9son de la ,socit ,royale de ,londres4 ,,lettre ,,vii4 ,cont5ant des obs]vations des suppositions t5dantes =m] une n\velle hypo?se p\r expliqu] les diffr5s phnomnes des clats de tonn]re4#ci ,note #ci3 ,les clats de tonn]re sont des c\ps s\da9s de tonn]re d'clairs qui sont ord9airem5t de peu de dure1 mais qui produis5t quelquefois de fune/es effets4 ,,monsieur1 4 #gi4 ,les corps non-lectriques1 lorsqu'ils ont t *>gs de feu lectrique1 le reti5n5t jusqu' ce qu'on en appro*e d'autres corps non-lectriques qui en ay5t mo9s1 alors il e/ communiqu avec craquem5t1 se tr\ve galem5t di/ribu4 #hj4 ,le feu lectrique aime l'eau1 il en e/ =tem5t attir1 ces deux lem5s peuv5t subsi/] ensemble4 #ha4 ,l'air e/ un corps orig9airem5t lectrique1 lorsqu'il e/ sec1 il n'e/ po9t conducteur du feu lectrique1 il ne le reoit po9t des autres corps1 ne leur donne po9t2 autrem5t aucun corps environn d'air ne p\rroit tre lectris positivem5t ngativem5t2 c> si on essayoit de l'lectris] positivem5t1 l'air emport]oit aussitt le surplus1 ou si c'toit ngativem5t1 l'air suppleroit ce qui manqu]oit4 #hb4 ,l'eau tant lectrise1 les vapeurs qui s'en exhal5t s]ont galem5t lectrises1 flottant dans l'air s\s la =me de nuages ou autrem5t1 elles reti5dront cette quantit de feu lectrique jusqu' ce qu'elles r5contr5t d'autres nuages ou d'autres corps qui ne soi5t pas lectriss au mme po9t1 alors elles le communiqu]ont1 comme il a t dit ci-devant4 #hc4 ,*aque p>ticule de matire lectrise e/ rep\sse p> *aque autre p>ticule galem5t lectrise2 a9si le c\rant d'une fonta9e galem5t s]r cont9u1 ds qu'il s]a lectris1 se sp>]a s't5dra s\s la =me d'une v]gette1 *aque g\te faisant ef=t p\r s'loign] de *aque autre g\te2 mais lorsque le feu lectrique leur e/ enlev1 elles se rapro*5t se rejoign5t4 #hd4 ,l'eau qui e/ =tem5t lectrise 7aussi bi5 que celle qui e/ *auffe p> le feu commun17 s'leve en vapeurs plus abondamm5t1 l'attraction de cohsion entre ses p>ticules tant considrablem5t affoiblie p> la puissance oppose de rpulsion introduite avec le feu lectrique2 lorsque quelque p>ticule e/ dgage p> quelque moy5 que ce soit1 elle e/ immdiatem5t rep\sse1 s'envole a9si dans l'air4 #he4 ,s'il arrive que les p>ticules soi5t situes comme ,a ,b1 elle sont plus aism5t dgages que ,c ,d1 p>ce que *acune e/ en contact avec trois seulem5t1 au lieu que ,c ,d sont *acune en contact avec neuf4 ,lorsque la surface de l'eau pr\ve la mo9dre agitation1 les p>ticules sont cont9uellem5t p\sses dans l'tat reprs5t p> la figure ,,viii4 #hf4 ,le frottem5t entre un corps non-lectrique un corps orig9airem5t lectrique produit le feu lectrique1 non en le crant1 mais en le rassemblant3 c> il e/ galem5t rp&u dans nos murs1 dans nos *ambres1 dans la t]re dans t\te la masse de la matire commune2 a9si le globe de v]re t\rnant1 t&is qu'il frotte contre le c\ss91 tire le feu du c\ss91 lequel en e/ ddommag p> le cadre de la ma*9e1 ce cadre p> le plan*] sur lequel il e/ pos4 ,c\pez la communication p> le moy5 d'un v]re pais ou d'un gteau de cire plac s\s le c\ss91 le feu ne peut plus tre produit1 p>ce qu'il ne peut plus tre rassembl4 #hg4 ,l',ocan e/ un compos d'eau1 corps non-lectrique1 de sel1 corps orig9airem5t lectrique4 #hh4 ,lorsqu'il y a du frottem5t entre les p>ties vois9es de sa surface1 le feu lectrique e/ rassembl des p>ties infrieures2 il e/ alors manife/em5t visible dans la nuit1 il p>ot la p\ppe dans le sillage de *aque vaisseau qui fait r\te2 on l'app]oit *aque c\p de rame1 dans l'cume des vagues dans les p>ties d'eau leves p> le v5t4444 ,dans une tempte t\te la m] p>ot en feu4444 ,les p>ticules d'eau tant alors rep\sses de la surface lectrise entra95t cont9uellem5t le feu tel qu'il a t rassembl1 elles s'lv5t =m5t des nuages1 ces nuages =tem5t lectriss reti5n5t le feu jusqu' ce qu'ils ai5t occasion de le communiqu]4 #hi4 ,les p>ticules d'eau s'levant en vapeurs s'atta*5t elles-mmes aux p>ticules d'air4 #ij4 ,on dit que les p>ticules d'air sont dures1 rondes1 dsunies loignes l'une de l'autre1 *aque p>ticule rep\ssant =tem5t *aque autre p>ticule2 p> ce moy5 elles s'loign5t autant que leur gravit commune le p]met4 #ia4 ,l'espace entre trois p>ticules qui se rep\ss5t galem5t l'une l'autre1 s]a un triangle quilatral4 #ib4 ,dans l'air comprim ces triangles sont plus ress]rs1 dans l'air r>fi ils sont plus t5dus4 #ic4 ,le feu commun associ l'air augm5te la rpulsion1 l>git les triangles1 p> l r5d l'air spcifiquem5t plus lg]2 cet air s'lev]a au-dessus d'un air plus d5se4 #id4 ,le feu commun aussi bi5 que le feu lectrique donne de la rpulsion aux p>ticules d'eau1 dtruit leur attraction de cohsion2 de-l le feu commun1 aussi bi5 que le feu lectrique1 facilite l'lvation des vapeurs4 #ie4 ,les p>ticules d'eau qui ne r5f]m5t po9t de feu s'attir5t mutuellem5t4 ,trois p>ticules d'eau tant donc atta*es aux trois p>ticules d'un triangle d'air1 s'opposant p> leur attraction rciproque la rpulsion de l'air1 rac\rciroi5t les cts1 dim9u]oi5t le triangle2 del cette portion d'air tant r5due plus d5se tomb]oit t]re avec son eau1 ne s'lev]oit po9t p\r contribu] la =mation d'un nuage4 #if4 ,mais si *aque p>ticule d'eau1 s'atta*ant elle-mme l'air1 amne avec elle une p>ticule de feu commun1 la rpulsion de l'air tant plutt favorise =tifie p> le feu1 qu'emb>rasse rall5tie p> l'attraction rciproque des p>ticules d'eau1 le triangle s't5d1 cette portion d'air dev5ue plus r>e1 spcifiquem5t plus lgre s'leve4 #ig4 ,si les p>ticules d'eau amn5t du feu lectrique1 lorsqu'elles s'atta*5t elles-mmes l'air1 la rpulsion entre les p>ticules d'eau lectrises se jo9t la rpulsion naturelle de l'air1 af9 de p\ss] avec =ce ses p>ticules une plus gr&e di/ance2 p> l les triangles sont dilats1 l'air s'lve emportant l'eau avec lui4 #ih4 ,si les p>ticules d'eau amn5t avec elles des portions du feu commun du feu lectrique1 la rpulsion des p>ticules d'air se =tifie s'accrot de plus en plus1 les triangles sont de beauc\p l>gis4 #ii4 ,une p>ticule d'air peut tre environne p> d\ze p>ticules d'eau d'un volume gal au si51 t\tes en contact avec elle1 de plusieurs autres aj\tes celles-l4 #ajj4 ,les p>ticules d'air a9si *>ges s]oi5t plus rappro*es ensemble p> l'attraction mutuelle des p>ticules d'eau1 si le feu1 soit commun1 soit lectrique1 ne favorisoit pas leur rpulsion4 #aja4 ,si l'air a9si *>g e/ comprim p> des v5ts contraires1 s'il e/ p\ss contre des montagnes1 c4 ou cond5s p> la p]te du feu qui favorisoit son expansion1 les triangles se ress]r5t3 l'air avec son eau desc5d comme une rose2 ou si l'eau environnant une p>ticule d'air1 vi5t en contact avec l'eau qui en environne une autre1 elles se runiss5t =m5t une g\te1 ce qui n\s donne la pluye4 #ajb4 ,le soleil f\rnit1 ou semble f\rnir le feu commun t\tes les vapeurs qui s'lv5t tant de la t]re que de la m]4 #ajc4 ,ces vapeurs qui ont en elles du feu lectrique du feu commun1 sont mieux s\t5us que celles qui n'ont que du feu commun4 ,c> lorsque les vapeurs s'lv5t dans la rgion la plus froide au-dessus de la t]re1 le froid1 s'il dim9ue le feu commun1 ne dim9u]a po9t le feu lectrique4 #ajd4 ,del les nuages =ms p> des vapeurs leves des eaux fra*es de la t]re1 des vgtaux1 de la t]re humide1 c4 dpos5t leur eau plus vte plus aism5t1 n'ayant que peu de feu lectrique p\r rep\ss] les molcules1 les t5ir sp>es1 de sorte que la plus gr&e p>tie de l'eau leve de la t]re e/ ab&onne retombe sur la t]re4 ,les v5ts qui s\ffl5t sur la m] sont secs4 ,la m] ayant peu beso9 de pluye1 p>otroit-il raisonnable de priv] la t]re de son humidit1 p\r la donn] la m] en pure p]te8 #aje4 ,mais les nuages =ms p> les vapeurs leves de la m]1 ayant les deux feux1 surt\t une gr&e quantit de feu lectrique s\ti5n5t =tem5t leur eau1 l'lv5t une gr&e hauteur1 tant agits p> les v5ts peuv5t l'am5] du milieu de l',ocan au milieu du plus va/e cont95t4 ,quoique cette hypo?se du tonn]re soit conte/e p> ,m4 ,l4 ,n4 je n'entrepr5drai po9t de la df5dre4 ,on ne doit la reg>d] que comme les premires ides que ,m4 ,frankl9 a eus sur la nature de ce mtore2 il ne les donne lui-mme que p\r des conjectures qu'il ab&onn]a ds que d'autres obs]vations lui f]ont connotre qu'elles sont mal fondes4 ,c'e/ cep5dant ces conjectures que la physique e/ r$evable des importantes dc\v]tes qui font autant d'honneur leur premi] auteur qu'elles en font peu quiconque *]*e t\rn] en ridicule ceux qui sont entrs dans ses ves4 #ajf4 ,n\s allons exam9] prs5tem5t ce qui oblige les nuages de l',ocan qui s\ti5n5t leur eau avec tant de =ce la dpos] sur les t]res qui en manqu5t4 #ajg4 ,si ces nuages sont p\sss p> des v5ts contre des montagnes1 ces montagnes tant mo9s lectrises les attir5t1 dans le contact emport5t leur feu lectrique2 comme elles sont froides1 elles emport5t aussi leur feu commun2 del les molcules press5t v]s les montagnes1 se press5t l'une l'autre4 ,si l'air e/ peu *>g1 le nuage tombe seulem5t en rose sur le sommet sur les cts des montagnes2 il =me des fonta9es desc5d dans les valles en petits ruisseaux1 qui p> leur runion font les gr&s c\rans les rivires4 ,s'il e/ =t *>g1 le feu lectrique sort t\t la fois d'un nuage enti]1 en l'ab&onnant il brille comme un clair craque avec viol5ce3 les p>ticules se runiss5t d'abord faute de ce feu1 tomb5t en grosses ondes4 #ajh4 ,lorsque le sommet des montagnes attire a9si les nuages tire le feu lectrique du premi] nuage qui l'aborde1 celui qui suit1 lorsqu'il appro*e du premi] nuage actuellem5t dp\ill de son feu1 lui lance le si51 comm5ce dpos] son eau propre4 ,le premi] nuage lanant de n\veau ce feu dans les montagnes1 le troisime nuage appro*ant1 t\s les autres arrivant successivem5t agiss5t de la mme manire d'aussi lo9 qu'ils s't5d5t en arrire1 ce qui peut tre sur une t5due de pays de quelques c5ta9es de lieus4 #aji4 ,del les dluges de pluyes1 les tonn]res1 les clairs p]ptuels sur la cte ori5tale des ,&es1 qui c\rant nord-sud tant prodigieusem5t hautes1 int]cept5t t\s les nuages am5s contre elles de l',ocan atlantique p> les v5ts de m]1 les oblig5t dpos] leurs eaux1 qui =m5t les rivires imm5ses des ,amazones1 de la ,plata1 d',oroonoke1 lesquelles r5voy5t ces eaux dans la mme m]1 aprs avoir f]tilis un pays d'une t5du =t considrable4 #aaj4 ,quoiqu'un pays soit uni sans montagnes qui int]cept5t les nuages lectriss1 il y a cep5dant encore des moy5s p\r les oblig] dpos] leurs eaux2 c> si un nuage lectris1 v5ant de la m]1 r5contre dans l'air un nuage lev de la t]re1 p> consqu5t non-lectris1 le premi] lanc]a son feu dans le d]ni]1 p> ce moy5 les deux nuages s]ont contra9ts de dpos] subitem5t leurs eaux4 #aaa4 ,les p>ticules lectrises du premi] nuage se ress]r5t lorsqu'elles p]d5t leur feu1 les p>ticules de l'autre nuage se ress]r5t aussi en le recevant4 ,dans l'un l'autre elles ont a9si la facilit de se runir en g\tes44444 ,la commotion ou la sec\sse donne l'air contribu aussi prcipit] l'eau1 non-seulem5t de ces deux nuages1 mais des autres qui les avois95t1 del les *utes de pluyes s\da9es immdiatem5t aprs la lumire des clairs4 #aab4 ,p\r le montr] p> une expri5ce facile1 pr5ez deux c]cles de c>ton de deux p\ces de diamtres2 du c5tre de la circonfr5ce de *aque c]cle1 susp5dez p> des fils de soye longs de dix-huit p\ces1 sept petites b\les de bois ou sept poids de grosseur gale4 ,les b\les a9si susp5dus *aque c>ton =m]ont trois trois des triangles quilatraux1 une b\le tant dans le c5tre six gale di/ance de celle-l les unes des autres2 dans cette situation elles reprs5t]ont les p>ticules d'air2 enfoncez les deux b&es dans l'eau1 alors cette liqueur s'atta*ant t5ant un peu *aque b\le1 elles reprs5t]ont l'air *>g4 ,electrisez adroitem5t une b&e1 ses b\les se rep\ss]ont l'une l'autre une plus gr&e di/ance en l>gissant les triangles4 ,si l'eau s\t5u p> les sept b\les v5oit en contact1 elle =m]oit une ou plusieurs g\tes assez psantes p\r rompre la cohsion qu'elle avoit avec les b\les1 a9si elle se prcipit]oit444 ,que les deux b&es reprs5t5t donc deux nuages2 l'une un nuage de m] lectris1 l'autre un nuage de t]re4 ,am5ez-les dans la sphre d'attraction1 elles s'attir]ont l'une l'autre1 v\s v]rez a9si les b\les dsunies se ress]r]4 ,la premire b\le lectrise qui appro*e d'une b\le non-lectrise1 la jo9t p> attraction1 lui donne de son feu3 aussitt elles se sp>5t revol5t *acune une autre b\le de sa b&e1 l'une p\r donn]1 l'autre p\r recevoir du feu4 ,cela se cont9u a9si trav]s les deux b&es1 mais avec une telle vtesse quelle e/ presque in/antane4 ,dans la collision elles sec\5t font tomb] leur eau en g\tes1 ce qui reprs5te la pluye4 #aac4 ,a9si lorsque les nuages de m] de t]re pass5t une trop gr&e di/ance p\r t9cell]1 ils sont attirs l'un v]s l'autre jusques dans cette di/ance1 c> la sphre d'attraction lectrique s't5d beauc\p au-del de la di/ance ou les corps t9cell5t4 #aad4 ,lorsqu'un gr& nombre de nuages de m] r5contre une quantit de nuages de t]re1 les t9celles lectriques p>oiss5t s'lanc] de diffr5s cts2 comme les nuages sont agits mls p> les v5ts1 ou rappro*s p> la =ce de l'attraction lectrique1 ils cont9u5t donn] recevoir t9celles sur t9celles1 jusqu' ce que le feu lectrique soit galem5t rp&u dans t\s4 #aae4 ,lorsque le canon de fusil 7dans les expri5ces lectriques7 ne conti5t que peu de feu lectrique1 il faut en appro*] =t prs le doigt avant de p\voir en tir] une t9celle4 ,donnez lui plus de feu1 il donn]a une t9celle une plus gr&e di/ance4 ,deux canons de fusil unis1 aussi =tem5t lectriss1 donn]ont une t9celle une plus gr&e di/ance4 ,mais si deux canons de fusil lectriss frapp5t deux p\ces de di/ance1 font un clat s5sible1 quelle di/ance norme ne doiv5t pas tre ports le c\p le feu d'un nuage de #ajjjj4 acres lectris1 combi5 son craquem5t ne doit-il pas tre p\vantable8 #aaf4 ,c'e/ une *ose ord9aire de voir des nuages diffr5tes hauteurs t5ir diffr5s *em9s1 ce qui pr\ve diffr5s c\rants d'air l'un au-dessus de l'autre4 ,comme l'air entre les tropiques e/ r>fi p> le soleil1 il s'lve2 l'air du nord du sud plus d5se presse sa place2 l'air a9si r>fi contra9t de mont] passe du cot du nord du ct du midi1 e/ =c de desc5dre dans les rgions polaires1 s'il n'a po9t d'autre issu avant que la circulation puisse tre cont9ue4 #aag4 ,comme les c\rants d'air avec les nuages suiv5t des r\tes diffr5tes1 il e/ ais de concevoir comm5t les nuages passans l'un sur l'autre peuv5t s'attir] rciproquem5t1 a9si s'appro*] suffisamm5t p\r le *oc lectrique de mme comm5t les nuages lectriques peuv5t tre emports sur les t]res =t lo9 de la m]1 avant d'avoir aucune occasion de frapp]4 #aah4 ,lorsque l'air avec ses vapeurs leves de l',ocan entre les tropiques1 vi5t desc5dre dans les rgions polaires1 tre en contact avec les vapeurs qui y sont leves1 le feu lectrique qu'elles amn5t comm5ce tre communiqu1 se fait app]cevoir dans de belles nuits1 tant d'abord visible o il comm5ce tre en m\vem5t1 c'e/--dire o le contact comm5ce1 ou dans les rgions les plus sept5trionales3 del les c\rans de la lumire sembl5t s'lanc] au sud1 mme jusqu'au zni? des contres sept5trionales4 ,mais quoique la lumire p>oisse s'lanc] du nord au midi1 le progrs du feu e/ rellem5t du midi au nord4 ,son m\vem5t comm5ce dans le nord1 voil p\rquoi il y e/ d'abord app]u4 ,c> le feu lectrique n'e/ jamais visible que qu& il e/ en m\vem5t qu'il saute de corps en corps1 ou de p>celle en p>celle au trav]s de l'air2 lorsqu'il trav]se des corps d5ses il e/ invisible4 ,lorsque le fil-d'ar*al fait p>tie du c]cle dans l'explosion de la fiole lectrique le feu1 quoiqu'en gr&e quantit1 passe dans le fil-d'ar*al invisiblem5t1 mais en passant le long d'une *ane il devi5t visible1 p>ce qu'il saute de *anon en *anon4 ,en passant le long d'une feuille d'or il e/ visible1 p>ce que la feuille d'or e/ ple9e de pores2 t5ez-en une feuille la lumire elle v\s p>otra comme un rseau1 le feu e/ v t&is qu'il saute sur les int]/ices44444 ,comme lorsqu'on ouvre l'une de ses extrmits un long canal rempli d'eau p\r le vuid]1 le m\vem5t de l'eau comm5ce d'abord auprs de l'extrmit ouv]te1 cont9ue v]s l'extrmit f]me1 quoique l'eau elle-mme avance de l'extrmit f]me v]s l'extrmit ouv]te2 a9si le feu lectrique d*>g dans les rgions polaires1 peut-tre sur une longueur de mille lieus d'air vapor1 p>ot d'abord o il e/ d'abord en m\vem5t1 c'e/--dire dans les p>ties les plus sept5trionales1 l'app>ition s'avance du ct du midi1 quoique le feu avance rellem5t du ct du sept5trion4 ,cela p\rroit pass] p\r une explication de l'aurore borale4 #aai4 ,lorsqu'il y a une *aleur excessive sur la t]re dans une rgion p>ticuli]e1 7le soleil ayant brill dessus peut-tre p5dant plusieurs j\rs1 t&is que les contres circonvois9es ont t c\v]tes p> les nuages17 l'air infrieur e/ r>fi1 s'lve3 l'air suprieur plus frais plus d5se desc5d4 ,les nuages dans cet air se r5contr5t de t\s cts1 se runiss5t aux endroits *auffs1 si les uns sont lectriss1 que les autres ne le soi5t pas1 les clairs le tonn]e succd5t1 la pluye tombe2 del les clats de tonn]re aprs les *aleurs1 l'air frais aprs les orages4 ,l'eau les nuages qui l'amn5t v5ant d'une rgion plus leve1 p> consqu5t plus fra*e4 #abj4 ,une t9celle lectrique tire d'un corps irrguli] quelque di/ance1 n'e/ presque jamais droite1 mais elle p>ot c\rbe ondoyante dans l'air2 a9si p>oiss5t les faisceaux d'clairs1 les nuages tant des corps =t irrguli]s4 #aba4 ,qu& les nuages lectriss pass5t sur un pays1 les sommets des montagnes des1 arbres1 les t\rs leves1 les pyramides1 les mts des vaisseaux1 les *em9es1 c4 comme autant d'm95ces de po9tes attir5t le feu lectrique1 le nuage enti] s'y d*>ge4 #abb4 ,a9si il e/ dang]eux de se mettre l'abri s\s un arbre p5dant le tonn]re4 ,cette retraite a t fune/e plusieurs tant hommes que btes4 #abc4 ,il e/ plus sr d'tre en ple9e campagne p> une autre raison4 ,lorsque les habits sont moills1 si un t\rbillon dans son *em9 v]s la t]re vi5t t\*] votre tte1 il c\rra dans l'eau sur la surface de votre corps1 au lieu que si vos habits sont secs1 votre corps en s]a trav]s4 ,c'e/ p\r cette raison qu'un rat m\ill ne peut tre tu p> l'explosion de la b\teille lectrique1 ce qui peut arriv] un rat dont la peau e/ s*e4 #abd4 ,le feu commun e/ dans t\s les corps1 plus ou mo9s1 aussi bi5 que le feu lectrique4 ,peut-tre ne sont-ils l'un l'autre que les modifications du mme lm5t3 peut-tre aussi que ce sont des lm5s di/+us4 ,quelques auteurs ne s'loign5t pas de ce d]ni] s5tim5t4 #abe4 ,si ce sont des matires diffr5tes1 ils peuv5t subsi/] subsi/5t ensemble dans le mme corps4 #abf4 ,lorsque le feu lectrique trav]se un corps1 il agit sur le feu commun cont5u dans ce corps1 met ce feu en m\vem5t2 s'il y a une quantit suffisante de *aque espce de feu1 le corps s]a enflamm4 #abg4 ,lorsque la quantit du feu commun dans le corps e/ petite1 il faut que la quantit du feu lectrique 7ou le *oc lectrique7 soit plus gr&e2 si la quantit du feu commun e/ plus gr&e1 une mo9dre quantit du feu lectrique suffit p\r produire l'effet de l'inflammation4 #abh4 ,a9si les esprits doiv5t tre *auffs#dj avant que l'on puisse les enflamm] p> l't9celle lectrique2 s'ils sont =t *auffs1 il ne faudra qu'une petite t9celle1 s'ils le sont peu1 il faudra une plus =te t9celle4 ,note #dj3 ,n\s avons depuis enflamm des esprits sans les *auff]1 lorsqu'il faisoit un temps *aud4 #abi4 ,jusqu'ici n\s n'avions p enflamm] que des vapeurs *audes1 mais prs5t n\s p\vons brl] de la colophone s*e4 ,lorsque n\s p\rrons n\s procur] de plus gr&es t9celles lectriques1 n\s s]ont en tat d'enflamm] non-seulem5t les esprits froids1 comme fait la f\dre1 mais mme le bois1 en donnant une agitation suffisante au feu commun qu'il conti5t1 ce que n\s savons que le frottem5t peut faire4 #acj4 ,les vapeurs sulphureuses inflammables qui s'lv5t de la t]re sont aism5t allumes p> la f\dre4 ,outre ce qui s'exhale de la t]re1 de p>eilles vapeurs sont envoyes p> des tas de fo9 humide1 de bl$ ou autres vgtaux qui s'*auff5t qui fum5t4 ,le bois p\rri des vieux arbres des vieux btim5s fait le mme effet1 c'e/ p\rquoi ces matires sont s\v5t aism5t enflammes4 #aca4 ,les mtaux sont s\v5t fondus p> la f\dre1 quoiqu'ils ne le soi5t peut-tre ni p> la *aleur de la f\dre1 ni mme p> l'agitation du feu dans les mmes mtaux44444 ,c> t\t corps qui peut s'ins9u] lui-mme entre les p>ticules du mtal1 surmont] l'attraction p> laquelle leur cohsion subsi/e1 7ce que peuv5t faire les m5/rus7 *ang]a le solide en fluide aussi bi5 que le feu1 mme sans l'*auff]4 ,a9si le feu lectrique ou la f\dre causant une rpulsion viol5te entre les p>ticules du mtal trav]s duquel il passe1 le mtal e/ mis en fusion4 #acb4 ,si v\s v\liez fondre un feu viol5t l'extrmit d'un cl\ demi-enfonc dans une porte1 la *aleur communique au cl\ enti]1 avant d'en fondre une p>tie1 brl]oit la plan*e o il e/ enfonc1 la p>tie fondu brl]oit le plan*] o elle tomb]oit4 ,mais si la f\dre peut fondre une pe dans le f\rreau l'arg5t dans la b\rse1 sans brl] ni le f\rreau ni la b\rse1 il faut que la fusion soit froide4 #acc4 ,la f\dre d*ire quelques corps3 l't9celle lectrique p]ce aussi un tr\ trav]s une ma9 de gros papi]4 74 #ed47 #acd4 ,si l'orig9e de la f\dre assigne dans cette feille e/ la vritable1 on ent5droit =t peu de tonn]re en m]1 lorsque l'on s]oit =t loign de la t]re1 en effet quelques vieux ,capita9es de vaisseaux que l'on a consults sur cet article1 assur5t que le fait s'accorde p>faitem5t avec l'hypo?se4 ,p>ce qu'en trav]sant le va/e ,ocan on n'ent5d gures le tonn]re qu'on ne soit arriv prs des ctes dans des endroits o l'on peut se s]vir de la sonde1 que les isles loignes du cont95t y sont =t peu sujettes4 ,un obs]vateur curieux qui a vcu treize ans aux ,b]mudes1 rem>que qu'il y a eu mo9s de tonn]re p5dant t\t le tems qu'il y a sj\rn1 qu'il n'en a quelquefois ent5du dans un mois la ,c>ol9e4 ,ma9t5ant si le feu de l'lectricit celui de la f\dre sont le mme1 comme j'ai t* de le pr\v]1 notre conducteur de c>ton les bass9s de l'expri5ce de la balance 7#gh47 peuv5t reprs5t] les nuages lectriss4 ,si un tube long seulem5t de dix pi$s frappe d*>ge son feu sur le po9on deux ou trois p\ces de di/ance1 un nuage lectris qui e/ peut-tre de dix mille acres1 peut frapp] d*>g] son feu sur la t]re une di/ance proportionnellem5t plus gr&e4 ,le m\vem5t horizontal des bass9s sur le plan*]1 peut reprs5t] le m\vem5t des nuages sur la t]re1 le po9on lev1 les montagnes les plus hauts difices1 alors n\s voyons comm5t les nuages lectriss passant sur les montagnes sur les btim5s une trop gr&e hauteur p\r les frapp]1 peuv5t tre attirs en bas jusques dans la di/ance qui leur e/ ncessaire p\r cet effet2 enf9 si une aiguille e/ fixe sur un po9on1 la po9te en haut1 ou mme sur le plan*] au-dess\s du po9on1 elle tir]a le feu du bass9 en sil5ce une di/ance beauc\p plus gr&e que la di/ance requise p\r frapp]1 prvi5dra a9si sa desc5te v]s le po9on2 ou si dans sa c\rse le bass9 toit v5u assez prs p\r frapp]1 il ne le p\rroit1 p>ce qu'il auroit t d'abord priv de son feu1 p>-l le po9on e/ g>anti du *oc4 ,je dem&e1 cette supposition admise1 si la connoissance du p\voir des po9tes ne p\rroit pas tre de quelque avantage aux hommes p\r prs]v] les maisons1 les glises1 les vaisseaux1 c4 des c\ps de la f\dre1 en n\s engageant fix] p]p5diculairem5t sur les p>ties les plus leves de ces difices des v]ges de f] faites en =me d'aiguilles dores p\r prv5ir la r\ille1 du pi$ de ces v]ges un fil-d'ar*al abaiss v]s l'extrieur du btim5t dans la t]re1 ou aut\r d'un des aubans d'un vaisseau1 ou sur le bord jusqu' ce qu'il t\*e l'eau8 ,ces v]ges de f] ne tir]oi5t-elles pas probablem5t le feu lectrique en sil5ce hors du nuage1 avant qu'il v9t assez prs p\r frapp]8 p> ce moy5 ne p\rrions-n\s pas tre prs]vs de tant de dsa/res s\da9s effroyables8 #ace4 ,p\r dcid] cette "q1 savoir si les nuages qui conti5n5t la f\dre sont lectriss ou non4 ,j'ai imag9 de propos] une expri5ce t5t] en un lieu conv5able cet effet4 ,sur le sommet d'une haute t\r ou d'un clo*]1 placez une espce de gurite 7comme dans la fig4 ,,ix47 assez gr&e p\r cont5ir un homme un tab\ret lectrique3 du milieu du tab\ret levez une v]ge de f]1 qui passe en se c\rbant hors de la porte1 del se relve p]p5diculairem5t la hauteur de v+t ou tr5te pi$s1 se t]m9e en une po9te =t aigu4 ,si le tab\ret lectrique e/ propre sec1 un homme qui y s]a plac1 lorsque des nuages lectriss y pass]ont un peu bas1 peut tre lectris donn] des t9celles1 la v]ge de f] lui attirant le feu du nuage4 ,s'il y avoit quelque dang] cra9dre p\r l'homme 7quoique je sois p]suad qu'il n'y en a aucun7 qu'il se place sur le plan*] de la gurite1 que de tems en tems il appro*e de la v]ge le t5on d'un fil-d'ar*al1 qui a une extrmit atta*e aux plombs de la c\v]ture1 le t5ant p> un man*e de cire2 de cette =ce les t9celles1 si la v]ge e/ lectrise1 frapp]ont de la v]ge au fil-d'ar*al1 ne t\*]ont po9t l'homme4 #acf4 ,avant d'ab&onn] le sujet de la f\dre1 je puis cit] quelques autres rapports entre les effets de ce mtore ceux de l'lectricit4 ,on sait que la f\dre a s\v5t r5du des p]sonnes aveugles4 ,un pigeon que n\s croyions avoir frapp mort p> le *oc lectrique1 rec\vrant la vie1 languit quelques j\rs dans la basse c\r1 ne mangea ri51 quoiqu'on lui et jett des miettes de pa91 s'affoiblit1 m\rut4 ,n\s ne fmes po9t att5tion qu'il avoit t priv de la ve2 mais ensuite un p\let tu de la mme manire tant ressuscit en s\fflant plusieurs reprises dans ses p\mons2 lorsqu'il fut pos sur le plan*]1 il alla donn] de la tte contre la muraille1 aprs l'avoir exam9 n\s reconnmes qu'il toit p>faitem5t aveugle2 del n\s conclmes que le pigeon avoit aussi t entirem5t aveugl p> le *oc4 ,le plus gr& animal que n\s ayons tu ou essay de tu] p> le *oc lectrique e/ un =t gros p\let4 #acg4 ,en lisant dans la relation que l'+nieux ,docteur ,hales a donne d'un orage arriv ,/re?am1 l'effet de la f\dre qui avoit dp\ill t\te la pe9ture qui c\vroit la m\lure dore d'un panneau de bois]ie1 sans avoir endommag le re/e de la pe9ture1 il me v9t dans l'ide de mettre une c\*e de pe9ture sur les filets d'or de la c\v]ture d'un livre1 d'essay] l'effet d'un gr& c\p lectrique port trav]s cet or p> un c>reau de v]re *>g2 mais n'ayant po9t de pe9ture s\s la ma91 je collai dessus une b&e troite de papi]1 lorsqu'elle fut s*e1 je portai le c\p au trav]s la dorure2 alors le papi] fut r5v]s d'un b\t l'autre avec une telle =ce qu'il fut d*ir en plusieurs endroits1 qu'en d'autres il emporta une p>tie des gra9s du m>oqu9 sur lequel il toit coll4 ,je suis p]suad que s'il et t pe9t1 la pe9ture auroit t enleve1 de la mme manire que celle de la bois]ie de ,/re?am4 #ach4 ,la f\dre fond les mtaux1 j'ai avanc dans ma lettre sur ce sujet que je s\ponnois que c'tait une fusion froide2 je n'ent5s pas dire une fusion produite p> la =ce du froid1 mais une fusion sans *aleur4 ,n\s avons aussi fondu l'or1 l'arg5t le cuivre en petites quantits p> le c\p lectrique4 ,voici de quelles manire4 ,pr5ez une feuille d'or1 d'arg5t ou de cuivre dor1 communm5t appell feille de cuivre ou or d',holl&e3 c\pez de cette feuille des b&es longues troites de la l>geur d'une paille3 placez une de ces b&es entre deux lames de v]re poli1 qui soi5t environ de la l>geur de votre doigt2 si une b&e d'or de la longueur de la feuille n'e/ pas assez longue p\r le v]re1 aj\tez-en une autre son extrmit2 de sorte que v\s puissiez avoir une petite p>tie qui dborde *aque extrmit du v]re3 atta*ez ensemble les deux pices de v]re d'un b\t l'autre avec un bon fil de soye3 alors placez-les de manire qu'elles fass5t p>tie d'un c]cle lectrique1 les extrmits de l'or qui p5d5t au dehors s]vant faire l'union avec les autres p>ties du c]cle3 portez le c\p au trav]s p> le moy5 d'un gr& vase ou d'un c>reau de v]re lectris4 ,si vos lames de v]re demeur5t entires1 v\s v]rez que l'or manque en plusieurs endroits1 v\s tr\v]ez la place des ta*es mtalliques sur les deux v]res4 ,ces ta*es sur le v]re suprieur sur le v]re infrieur sont xactem5t semblables jusques dans le mo9dre trait1 comme on le peut di/+u] en les t5ant la lumire4 ,le mtal n\s a p>u avoir t non-seulem5t fondu1 mais mme vitrifi ou autrem5t1 si enfonc dans les pores du v]re qu'ils p>oiss5t le df5dre contre l'action de la plus puissante eau =te eau rgale4 ,je v\s envoye dans une bote deux petites pices de v]re c\v]tes de ces ta*es mtalliques1 lesquelles ne peuv5t tre effaces sans enlev] une p>tie du v]re4 ,quelquefois la ta*e s't5d un peu plus que la l>geur de la feuille1 p>ot plus brillante sur le bord1 comme v\s p\vez l'obs]v] sur celles-ci en les exam9ant de prs4 ,quelquefois le v]re se brise en morceaux2 une fois le v]re de dessus se cassa en mille pices qui p>oissoi5t comme des gra9s de gros sel4 ,ces morceaux que je v\s envoye1 ont t ta*ets avec l'or d',holl&e2 le vrai or fait une ta*e plus obscure un peu r\getre1 l'arg5t fait la ta*e v]dtre4 ,n\s prmes une fois deux morceaux de v]re de miroir =t pais1 l>ges d'environ un p\ce demi longs de six p\ces1 plaant la feuille d'or entr'eux1 n\s les mmes entre deux pices de bois bi5 uni1 n\s les s]rmes dans une petite presse de relieur de livres1 quoiqu'a9si s]res l'une contre l'autre1 la =ce du *oc lectrique brisa le v]re en plusieurs morceaux4444 l'or fut fondu fit des ta*es dans le v]re l'ord9aire4 ,les circon/ances de ce brisem5t de v]re v>i5t beauc\p en faisant l'expri5ce1 quelquefois mme le v]re n'e/ po9t du t\t bris2 mais il e/ con/ant que les ta*es des morceaux de dessus de dess\s sont exactem5t des contre p>ties les unes des autres4 ,et quoique j'aie pris les morceaux de v]re entre mes doigts immdiatem5t aprs la fusion1 je n'y ai jamais s5ti la mo9dre *aleur4 #aci4 ,j'ai dit dans une de mes prcd5tes lettres que la dorure sur un livre1 quoique d'abord elle communiqut p>faitem5t bi5 le *oc1 le manquoit nanmo9s aprs un petit nombre d'expri5ces1 sans que n\s pussions en donn] la raison4 ,n\s avons tr\v depuis qu'un *oc viol5t rompt la cont9uit de l'or dans le filet1 le fait p>otre comme de la p\ssire d'or1 quantit de ses p>ties tant rompus c>tes2 il ne sauroit gures conduire plus d'un *oc dans t\te sa =ce4 ,en voici vraisemblablem5t la raison1 lorsqu'il n'y a pas une p>faite cont9uit dans le c]cle1 il faut que le feu saute p>dessus les int]valles2 il y a une c]ta9e di/ance qu'il e/ capable de fran*ir proportionnellem5t sa =ce2 si un nombre de petits int]valles1 quoique *acun soit excessivem5t petit1 pris ensemble excd5t cette di/ance1 il ne peut saut] p>dessus1 a9si le *oc e/ emp* ou du mo9s =t affoibli4 #adj4 ,en consqu5ce de la loi de l'lectricit dont n\s avons p>l ci-devant1 que les po9tes2 selon qu'elles sont plus ou mo9s aigus1 tir5t p\ss5t le fluide lectrique avec plus ou mo9s de =ce1 de plus gr&es ou de mo9dres di/ances1 dans de plus gr&es ou de plus petites quantits en tems gal1 n\s p\vons tr\v] la manire d'expliqu] la situation de la feuille d'or susp5du entre deux lames mtalliques1 celle d'en haut tant cont9uellem5t lectrise1 celle d'en bas dans la ma9s d'une p]sonne qui e/ deb\t sur le plan*]4 ,lorsque la lame suprieure e/ lectrise1 la feuille e/ attire leve v]s elle1 vol]oit cette lame1 si elle n'toit arrte p> ses propres po9tes2 l'angle qui se tr\ve le plus haut1 lorsque la feuille s'lve1 ayant la po9te =t aigue cause de l'extrme tnuit de l'or1 tire reoit une c]ta9e di/ance une quantit suffisante de fluide lectrique1 p\r se donn] lui-mme une atmosphre lectrique p> laquelle son progrs la lame suprieure e/ arrt1 il comm5ce tre rep\ss de cette lame1 s]oit r5voy jusqu' la lame infrieure sans que son angle le plus bas e/ p>eillem5t une po9te1 p\sse ou d*>ge le surplus de l'atmosphre de la feuille aussi promptem5t que l'angle suprieur l'attire2 si la f9esse de ces deux po9tes toit p>faitem5t gale1 la feuille se plac]oit exactem5t dans le milieu de l'espace1 c> la psanteur n'e/ ri5 comp>e au p\voir qui agit sur elle2 mais elle e/ gnralem5t plus prs de la lame non-lectrise1 p>ce que qu& la feuille e/ prs5te la lame lectrise une c]ta9e di/ance1 la po9te la plus aigu e/ communm5t affecte la premire leve v]s elle2 a9si cette po9te p> sa plus gr&e f9esse recevant le fluide trop tt p\r que son oppose puisse le d*>g] di/ances gales1 elle se retire de la lame lectrise1 s'avance plus prs de la lame non-lectrise1 jusqu' ce qu'elle vi5ne une di/ance o la d*>ge puisse tre exactem5t gale la *>ge4 ,cette d]nire tant dim9ue1 la premire augm5te2 elle y demeure aussi long-tems que le globe cont9u f\rnir de n\velle matire lectrique4 ,ceci p>otra vid5t1 lorsque la diffr5ce de la f9esse dans les angles s]a dev5u =t gr&e4 ,c\pez un morceau d'or d',holl&e 7qui e/ le meilleur p\r ces expri5ces1 p>ce qu'il e/ plus =t7 dans la =me de la figure ,x4 que l'angle d'en haut soit un angle droit1 les deux suivans des angles obtus1 le plus bas un angle =t aigu1 am5ez cet or sur votre lame1 qui e/ s\s la lame lectrise1 de manire que la p>tie c\pe angle droit puisse tre d'abord leve1 ce qui se fait en c\vrant la p>tie aigu avec le creux de la ma91 v\s v]rez la feille pr5dre place beauc\p plus prs de la lame suprieure que de la lame infrieure1 p>ce que sans tre plus prs1 elle ne peut recevoir aussi promptem5t la po9te de son angle droit1 qu'elle peut d*>g] la po9te de son angle aigu4 ,t\rnez cette feille de faon que la p>tie aigu soit la plus leve1 alors elle se plac]a t\t auprs de la lame non-lectrise1 p>ce qu'elle reoit plus promptem5t la po9te de l'angle aigu qu'elle ne peut d*>g] la po9te de l'angle droit2 a9si la diffr5ce de di/ance e/ t\j\rs proportionnelle la diffr5ce d'acclration4 ,pr5ez g>de en c\pant votre feuille de ne pas laiss] de petits lambeaux sur les extrmits1 qui =m5t quelquefois des po9tes o v\s ne v\driez pas les avoir2 v\s p\vez faire cette figure si aigu dans sa p>tie infrieure1 si obtuse dans sa p>tie suprieure1 qu'il ne soit pas beso9 de lame infrieure1 se d*>geant d'elle-mme assez promptem5t dans l'air4 ,si elle e/ plus troite1 comme on le voit dans la figure comprise entre les lignes ponctues1 n\s l'appellons le poisson d'or1 cause de sa manire d'agir4 ,c> si v\s le pr5ez p> la queu1 que v\s le t5iez un pi$1 ou une plus gr&e di/ance horizontale du premi] conducteur1 lorsque v\s le laiss]ez all]1 il vol]a lui avec un m\vem5t vif1 mais ondoyant1 semblable celui d'une aiguille dans l'eau2 il pr5dra place alors s\s le premi] conducteur1 peu-tre un qu>t ou un demi p\ce de di/ance1 remura cont9uellem5t sa queu comme un poisson1 de sorte qu'il p>ot anim4 ,t\rnez sa queu1 v]s le premi] conducteur1 alors il vole votre doigt semble le grignot]4 ,si v\s t5ez s\s lui une lame six ou huit p\ces de di/ance1 si v\s cessez de t\rn] le globe1 lorsque l'atmosphre lectrique du conducteur dim9u1 il desc5dra sur la lame1 nag]a encore en arrire plusieurs reprises avec le mme m\vem5t de poisson1 ce qui fait un jeu amusant p\r les spectateurs4 ,p> une legre pratique d'm\ss] ou d'aiguis] les ttes1 ou les queus de ces figures1 v\s p\vez leur faire pr5dre la place que v\s desirez1 plus prs ou plus lo9 de la lame lectrise4 ,m,,moire ,l l',acadmie ,royale des ,sci5ces1 le #ac4 ,mai #ageb4 p> ,m4 ,d',,alib>d4 ,,exp,,ri5ces ,,et ,,obs]vations ,,sur ,,le ,,tonn]re1 ,relatives celles de ,philadelphie4 ,le tonn]re e/ un de ces phnomnes dont t\s les physici5s ont ssaye de dc\vrir la nature1 mais dont aucun n'a encore donn d'explication satisfaisante4 ,ri5 de plus commun que les effets de ce r$\table mtore1 ri5 de plus ignor que leur cause2 il semble mme que plus on a fait d'ef=ts p\r en appr(ondir le pr9cipe1 plus on s'e/ c>t de la voye qui p\voit y conduire4 ,les connoissances physiques n'toi5t po9t encore assez avances p\r que l'on pt pntr] un mi/re dont l'intellig5ce toit rs]ve un sicle plus clair4 ,ce qui a caus la difficult1 ce qui a ret>d jusqu' prs5t l'explication de ce phnomne1 c'e/ qu'on ne lui voyoit po9t de rapport aucune *ose connu1 ce n'e/ que p> l'en*anem5t des rapports que l'on peut arriv] d'une connoissance une autre2 il toit impossible de rapport] le tonn]re son vrai pr9cipe1 puisque le pr9cipe mme toit inconnu4 ,les plus sages physici5s en sont re/s admir] les effets1 sans p\voir presque ri5 dire des causes2 ou s'ils en ont haz>d quelqu'explication on reconnot aism5t dans leurs crits que ce n'e/ que p> des conjectures relatives ou leurs prjugs1 ou leurs affections1 ou aux sy/mes qu'ils avoi5t embrasss1 ou aux diffr5tes sci5ces qu'ils avoi5t le plus cultives4 ,les premi]s philosophes reg>doi5t le tonn]re comme un attribut des ,dieux1 ou comme un esprit1 ne p\ssoi5t pas plus lo9 leurs re*]*es ce sujet2 d'autres philosophes imag9r5t que les corps cle/es se r5voyoi5t mutuellem5t des influ5ces dont la r5contre produisoit ce mtore3 la plup>t des physici5s en ont *]* la cause dans les exhalaisons des matires inflammables de la t]re4 ,les *imi/es ont prt5du en avoir dc\v]t le pr9cipe dans le mlange du nitre1 du s\ffre du f]1 des esprits acides des huiles ess5tielles2 enf9 *aque physici5 a saisi le mo9dre rapport qu'il a p app]cevoir entre ce phnomne ce qu'il connoissoit d'ailleurs p\r en dvelopp] la nature1 *acun l'a explique sa faon1 mais cette matire e/ t\j\rs demeure en problme4 ,ce n'e/ que depuis peu d'annes que l'on a comm5c avoir sur ce sujet des s\pons mieux fonds4 ,m4 ,gray#da e/ le premi] qui le tonn]re les clairs ai5t p>u t5ir beauc\p de la nature du feu de la lumire lectrique4 ,cette premire op9ion a t plus appr(ondie p> ,,mm4 l',abb ,nolet1#db ,hales1#dc ,b>b]et#dd2 ils ont tr\v une analogie surpr5ante entre les effets du tonn]re ceux de l'lectricit2 mais t\t ce qu'ils en ont dit les uns les autres n'toit encore qu'une conjecture1 il falloit des obs]vations suivies1 des expri5ces c]ta9es1 des faits bi5 con/ats2 t\t cela se tr\ve dans les lettres de ,m4 ,frankl94 ,il ne manquoit cet +nieux physici5 qu'une d]nire preuve p\r a*ev] de le conva9cre que la matire du tonn]re e/ absolum5t la mme que celle de l'lectricit2 n'tant pas app>emm5t trop porte d'acqurir cette preuve p> lui-mme1 il n\s a enseign le moy5 d'y p>v5ir4 ,note #da3 ,lettre ,m4 ,mortim] du mois de ,m>s #agce4 ,note #db3 ,leons de physique1 tom1 #d4 p4 #cad4 ,note #dc3 ,considrations sur la cause physique des tremblem5s de t]re4 ,note #dd3 ,diss]tation sur le rapport qui se tr\ve entre les phnomnes du tonn]re ceux de l'lectricit1 p> ,m4 ,b>b4 ,md4 ,dijon4 ,bordeaux #agej4 ,aprs avoir rpt avec un succs plus que complet t\tes les expri5ces de ,philadelphie1 aprs m'tre confirm dans la confiance entire que j'ai aux savantes propositions qui y sont tablies dmontres1 j'ai entrepris de vrifi] jusqu'aux conjectures de mon auteur2 j'en suis v5u obt5ir cette d]nire preuve qui manquoit sa conviction4 ,l'importance du sujet m'a p>u mrit] l'att5tion de l',acadmie4 ,le rsultat de l'expri5ce dont je vais r5dre compte1 ne va pas mo9s qu' faire connotre la nature du tonn]re1 le s\mettre1 p\r a9si dire1 au p\voir des hommes1 dissip] ce r$\table mtore1 prv5ir ses fune/es effets4 ,mais p\r me faire mieux ent5dre1 sur t\t de ceux qui ne sont po9t assez au fait des expri5ces de ,philadelphie1 j'en vais rapport] un extrait de ce qui e/ relatif mon objet1 j'y aj\t]ai quelques autres obs]vations dont je ne suis pas mo9s sr4 #a4 ,la matire lectrique e/ un fluide1 une espce de feu rp&u dans t\te la nature en diffr5tes proportions4 #b4 ,quoique les corps conti5n5t *acun une c]ta9e quantit de ce feu1 on les a di/+us en corps lectriques corps non-lectriques4 ,ces di/9ctions sont assez connus4 #c4 ,les premi]s sont propres communiqu] ce feu1 non le conduire3 les d]ni]s le reoiv5t le transmett5t1 sans p\voir le communiqu] p> eux-mmes4 #d4 ,en ce s5s l'air e/ naturellem5t lectrique1 l'eau ne l'e/ pas4 #e4 ,les corps non-lectriques reti5n5t le feu dont ils ont t une fois *>gs1 jusqu' ce qu'il en appro*e d'autres corps qui en ay5t mo9s2 alors le feu se communique avec bruit1 se di/ribue galem5t entr'eux4 #f4 ,l'eau tant lectrise1 les vapeurs qui s'en exhal5t le sont aussi4 #g4 ,les p>ticules de matire lectrise se rep\ss5t mutuellem5t2 del vi5t app>emm5t que l'lectricit1 aussi bi5 que la *aleur1 augm5te l'vaporation des liqueurs4 #h4 ,le frottem5t entre un corps non-lectrique un corps orig9airem5t lectrique produit le feu lectrique1 non en le crant1 mais en le rassemblant4 #i4 ,la m] e/ un compos d'eau corps non-lectrique1 de sel corps orig9airem5t lectrique4 #aj4 ,lorsqu'il y a du frottem5t entre les p>ties vois9es de sa surface1 la matire lectrique y e/ rassemble des p>ties infrieures y devi5t app>5te4 ,c'e/ ce qu'on rem>que dans le sillage d'un vaisseau1 s\s les c\ps de rames1 dans l'cume dans les p>ties d'eau agites p> le v5t4 ,enf9 dans une tempte t\te la m] p>ot en feu4 #aa4 ,les p>ticules d'eau dta*es tant alors rep\sses de sa surface lectrise1 emport5t avec elles le feu lectrique qui a t rassembl1 en s'lvant elles s'atta*5t elles-mmes aux p>ticules d'air qu'elles r5contr5t4 #ab4 ,les p>ticules d'air a9si *>ges appsanties p> les p>ticules d'eau qui y sont adhr5tes1 retomb]oi5t bi5tt sur la t]re1 si le feu lectrique atta* ces d]ni]es ne les r5doit spcifiquem5t plus lgres4 ,la *aleur du soleil contribu encore les allg]4 #ac4 ,aides de ces deux puissances le feu lectrique le feu commun1 les vapeurs de la m] s'lv5t =t haut dans l'air1 y =m5t des nuages *>gs comme elles de l'un l'autre feu4 #ad4 ,qu& mme ces nuages =tem5t lectriss vi5droi5t s'lev] dans la rgion la plus froide au-dessus de la t]re1 le froid qu'ils y r5contr]oi5t p\rroit dim9u] leur feu commun2 mais lo9 de dim9u] leur feu lectrique1 il ne f]oit qu'en augm5t] la =ce4 #ae4 ,les nuages =ms des exhalaisons de la t]re1 ayant peu de feu lectrique1 ne s'lv5t pas beauc\p1 dpos5t leur eau promptem5t aism5t2 c'e/ de l que les v5ts de t]re qui s\ffl5t sur m] se font facilem5t reconnotre p> leur s*]esse4 #af4 ,il en e/ t\t autrem5t des nuages =ms des exhalaisons de la m]2 ayant beauc\p de feu lectrique1 ils s\ti5n5t =tem5t leur eau1 s'lv5t une gr&e hauteur1 p\sss p> les v5ts peuv5t la conduire du milieu de l',ocan au milieu du plus va/e cont95t4 #ag4 ,ces nuages lectriss tant p\sss p> les v5ts1 sont attirs p> les montagnes auxquelles ils communiqu5t leur feu lectrique3 alors les p>ticules d'eau se rappro*5t tomb5t en rose1 si l'air e/ peu *>g2 mais s'il e/ =t *>g1 le feu lectrique sort t\t la fois d'un nuage enti]1 en l'ab&onnant il brille comme un clair fait un bruit viol5t2 dans ce cas les p>ticules d'eau se runiss5t faute de ce feu1 tomb5t en grosses ondes4 #ah4 ,lorsqu'une montagne attire a9si les nues1 tire le feu lectrique du premi] nuage qui l'aborde1 celui qui suit1 lorsqu'il appro*e du premi] actuellem5t dp\ill de son feu1 lui lance le si51 comm5ce dpos] son eau propre4 ,le premi] nuage communiquant ce n\veau feu la montagne1 un troisime nuage survi5t1 t\s les autres arrivant successivem5t agiss5t de la mme manire sur ceux qui les prcd5t sur la montagne1 d'aussi lo9 qu'ils s't5d5t en arrire1 ce qui peut tre sur une t5due de pays de quelques c5ta9es de lieus4 #ai4 ,del vi5n5t les dluges de pluyes1 les tonn]res1 les clairs presque p]ptuels sur les montagnes les plus leves1 du pi$ desquelles les plus gr&s rivires tir5t leurs s\rces4 #bj4 ,quoique les endroits vois9s des hautes montagnes soi5t ceux o le tonn]re e/ le plus frqu5t1 ce ne sont pas les seuls qui y soi5t sujets2 il se fait aussi ent5dre dans les pays plats unis1 les nuages de m] y dpos5t leurs eaux sans y tre arrts p> les montagnes4 ,mais dans ce cas ce sont les nuages de t]re qui font l'(fice des montagnes4 ,ceux-ci non-lectriss beauc\p mo9s levs v5ant pass] s\s ceux-l qui sont lectriss =t levs1 les attir5t1 en reoiv5t le feu lectrique1 p> ce moy5 sont contra9ts les uns les autres de laiss] tomb] subitem5t les eaux dont ils toi5t *>gs4 #ba4 ,p]sonne ne d\te que les corps lectriss ne soi5t ent\rs d'une atmosphre lectrique d'une t5du considrable prcism5t de la mme figure que ces corps4 ,on peut mme r5dre cette atmosphre visible en excitant au-dess\s du corps lectris une fume de rs9e bi5 s*e4 ,l'attraction la rpulsion se font dans t\te l't5du de cette atmosphre1 quoique le feu lectrique ne puisse se communiqu] de si lo91 du mo9s avec bruit2 c'e/ p\r cette raison qu'un nuage de t]re non-lectris v5ant pass] au-dess\s d'un nuage de m] =t lectris1 l'attire une trs-gr&e di/ance4 #bb4 ,qu& plusieurs nuages de m] r5contr5t plusieurs nuages de t]re1 le feu lectrique s'lance de diffr5s cts1 les lancem5s cont9unt jusqu' ce que le feu lectrique soit galem5t rp&u dans t\s ces nuages4 #bc4 ,la di/ance o se font les lancem5s du feu lectrique tant relative l't5du des corps lectriss1 si dans les expri5ces lectriques deux canons de fusil lectriss frapp5t deux p\ces de di/ance font un clat un bruit s5sible1 quelle di/ance norme ne doiv5t pas tre ports le c\p1 le bruit le feu d'un nuage de dix mille arp5s lectris8 #bd4 ,comme les c\rans d'air avec les nuages suivant des r\tes diffr5tes1 il e/ ais de concevoir comm5t les nuages passant les uns s\s les autres peuv5t s'attir] rciproquem5t s'appro*] suffisamm5t p\r le *oc lectrique4 ,on conoit de mme comm5t les nuages lectriss peuv5t tre emports sur les t]res =t lo9 de la m] sans aucun ob/acle4 #be4 ,le feu lectrique n'e/ visible ne se fait ent5dre que qu& il trav]se l'air p\r saut] d'un corps un autre2 on ne l'app]oit po9t le long d'un fil de f] dans les expri5ces lectriques2 on le voit le long d'une *ane1 p>ce qu'il saute de *anon en *anon4 ,de mme le feu du tonn]re ne brille que qu& il saute d'un nuage un autre4 ,quoique l'clair le c\p p>t5t en mme tems1 l'on ne voit le premi] avant d'ent5dre le second1 que p>ce que la lumire vole plus rapidem5t que le son2 d'o il suit naturellem5t que l'on peut jug] de l'loignem5t du tonn]re p> la di/ance de l'clair au bruit1 qu'il n'y a jamais ri5 cra9dre d'un clat de tonn]re dont on a v l'clair4 #bf4 ,une t9celle lectrique tire quelque di/ance d'un corps irrguli] p> un autre corps p>eil1 p>ot c\rbe ondoyante dans l'air2 del vi5t l'app>ition de l'clair en zic-zac4 #bg4 ,les m95ces1 les gr&s arbres les difices levs sont les plus exposs tre frapps du tonn]re2 a9si il e/ dang]eux d'y *]*] un abri p5dant l'orage4 #bh4 ,une autre raison p\rquoi il vaudroit mieux tre en rase campagne1 c'e/ que le feu lectrique1 s'il y atteignoit quelqu'un1 p\rroit gliss] sur ses habits m\ills1 sans lui faire de mal4 ,un rat m\ill ne peut tre tu p> l'explosion de la b\teille lectrique4 #bi4 ,le feu lectrique le feu commun peuv5t subsi/]1 subsi/5t ensemble dans le mme corps4 ,le premi] agit sur le second2 une quantit suffisante de l'un de l'autre en diffr5tes proportions produit l'inflammation4 #cj4 ,les mtaux sont s\v5t fondus p> la f\dre1 ces sortes de fusions sont froides ou *audes4 ,la fusion froide ou sans *aleur n'e/ qu'une dsunion des p>ticules mtalliques qui dtruit l'attraction p> laquelle leur cohsion subsi/oit4 ,c'e/ la mme manire dont les m5/rus agiss5t sur le mtal4 ,qu& une pe e/ fondu dans son f\rreau1 l'arg5t dans une b\rse1 sans que le f\rreau la b\rse soi5t brls1 il faut ncessairem5t que ce soit p> une espce de fusion froide4 ,je p\rrois cit] plusieurs autres exemples de faits t\t semblables2 mais p\r abrg] je dirai seulem5t que l'on imite cet effet dans une des expri5ces lectriques de ,philadelphie4 ,il y a aussi des exemples que la f\dre opre quelquefois des fusions de mtaux p> *aleur1 ce sont alors de vritables fusions1 des fusions brlantes4 ,quoiqu'on n'ait pas encore p\ss les expri5ces lectriques jusqu' des oprations p>eilles1 je ne d\te po9t qu'on n'y p>vi5ne dans la suite4 #ca4 ,comme il y a des corps qui ont t d*irs p> la f\dre1 il y en a de mme qui sont d*irs p> l't9celle lectrique4 ,en rptant l'expri5ce o l'on p]ce une ma9 de papi]1 o j'en ai s\v5t p]c jusqu' #if4 feilles1 j'ai rem>qu que les d]nires feilles ont quelquefois s\ff]t une d*irure telle qu'on p\voit y pass] le doigt4 #cb4 ,il s'ensuit des obs]vations prcd5tes qu'on devroit ent5dre trs-r>em5t le tonn]re en ple9e m]1 lorsque l'on e/ =t loign de la t]re4 ,quelques anci5s (fici]s de m>9e qui ont t consults sur ce sujet1 assur5t que le fait s'accorde p>faitem5t avec la conjecture1 que les isles loigns du cont95t sont =t peu sujettes l'orage4 ,un obs]vateur judicieux a rem>qu qu'il avoit mo9s ent5du de tonn]re p5dant treize ans qu'il a demeur aux ,b]mudes1 qu'il n'en a quelquefois ent5du dans un mois la ,c>ol9e4 #cc4 ,m4 ,frankl9 aj\te t\tes ces obs]vations celles de quelques effets s+uli]s du tonn]re1 rapporte ce sujet des effets t\t fait semblables de l'lectricit3 p> exemple des aveuglem5s causs p> l'un aussi bi5 que p> l'autre3 des filets dors sur lesquels on avoit mis de la pe9ture1 qui ont t dc\v]ts p> l'lectricit1 de mme que p> le tonn]re2 il y a une inf9it d'autres effets de ce mtore que l'on p\rroit rappell] ici1 dont le rapport avec ceux de l'lectricit peut se dmontr] aussi facilem5t4 ,mais p\r ne po9t quitt] ,m4 ,frankl91 je passe une de ses expri5ces1 qui p>ot bi5 dcisive p\r le sujet dont il e/ "q4 ,si l'on susp5d au plat-fond d'une *ambre p> une ficelle de gr&es balances de cuivre1 dont le flau ait au mo9s #b4 pi$s de longueur1 de manire que les bass9s atta*s des cordons de soye soi5t environ un pi$ de t]re1 ces bass9s t\rn]ont circulairem5t p> le dtortillem5t de la ficelle4 ,si l'on plante sur le plan*] un po9on de mtal1 dont la tte soit arrondie polie1 de faon que les bass9s puiss5t pass] p>dessus en dcrivant leur c]cle2 si dans cet tat on lectrise un des bass9s en lui appliquant le fil-d'ar*al de la b\teille lectrique1 on v]ra ce bass9 s'abaiss] en passant sur le po9on1 mme d*>g] son feu sur cet in/rum5t1 s'il e/ une di/ance conv5able4 ,si aprs cela on atta*e une aiguille la po9te en haut sur le plan*] auprs du po9on1 la tte de cet in/rum5t1 lo9 d'attir] comme aup>avant le bass9 lectris1 sembl]a le rep\ss]1 p>ce que la po9te de l'aiguille1 quoique beauc\p plus basse1 aura tir le feu lectrique dont le bass9 toit *>g1 avant qu'il soit v5u porte d'tre attir p> la tte du po9on4 ,ces deux bass9s peuv5t n\s reprs5t] deux nuages1 l'un un nuage de m]1 l'autre un nuage de t]re2 leur m\vem5t horizontal sur le plan*] s]a dans la mme hypo?se1 celui des nuages au-dessus de la t]re1 le po9on lev reprs5t]a une montagne1 une m95ce ou un gr& difice2 on compr5dra alors comm5t les nuages lectriss1 en passant au-dessus des montagnes ou des btim5s une trop gr&e hauteur p\r les frapp]1 en peuv5t tre attirs jusqu' la di/ance qui leur e/ ncessaire p\r cet effet4 ,comme d'ailleurs l'aiguille fixe la po9te en haut sur le plan*] au dess\s du po9on tire en sil5ce le feu lectrique du bass9 une di/ance beauc\p plus gr&e que la di/ance requise p\r frapp]1 prvi5t a9si la desc5te v]s le po9on3 comme le bass9 lectris1 qu& mme il vi5droit p> son propre m\vem5t assez prs p\r frapp]1 ne p\rroit le faire1 p>ce qu'il auroit alors t dpoill de la plus gr&e p>tie de son feu3 comme enf9 dans ces deux cas le po9on s]oit t\j\rs g>anti du *oc1 il e/ plus que probable que la connoissance du p\voir des po9tes peut tre d'un trs-gr& avantage l'humanit p\r prs]v] des atte9tes de la f\dre des maisons1 les glises1 les vaisseaux1 c4 ,il ne s'agiroit1 p\r y p>v5ir1 que de fix] p]p5diculairem5t sur les p>ties les plus leves de ces difices des v]ges de f] faites en =me d'aiguilles1 dores p\r prv5ir la r\ille1 d'abaiss] du pi$ de ces v]ges1 un fil-d'ar*al au dehors des btim5s1 jusqu' ce qu'il t\*t la t]re ou l'eau de la m]4 ,ces v]ges de f] bi5 po9tus tir]oi5t probablem5t tir]oit sans bruit le feu lectrique hors du nuage1 avant qu'il v9t assez prs p\r frapp] p\r caus] aucun dsa/re4 ,mais avant que d'en v5ir cet expdi5t il re/oit un problme rs\dre4 ,t\tes les obs]vations p\voi5t p>otre bi5 faites1 t\tes les rflexions naturelles1 t\s les raisonnem5s suivis1 t\tes les inductions ju/es1 sans que p\r cela le succs rpondt la vraisemblance4 ,il toit "q de dcid] avant t\t si les nues qui conti5n5t la f\dre sont lectrises ou non2 c'e/ ce d\te qui a emp* ,m4 ,frankl9 de prononc] h>dim5t sur t\te cette matire4 ,ce que sa pntration la ju/esse de son raisonnem5t lui ont fait reconnotre1 sa droiture sa s9crit n'ont os l'assur]4 ,t\t ce qu'il a p faire dans cette circon/ance emb>rassante1 'a t de propos] sa conjecture1 de n\s enseign] les moy5s de dcid] la "q4 ,en suivant la r\te qu'il n\s a trace1 j'ai obt5u une satisfaction complette4 ,voici les prp>atifs1 le procd le succs4 #a4 ,j'ai fait faire ,m>ly-la-,ville1 situ six lieus de ,p>is1 au milieu d'un belle pla9e1 dont le sol e/ =t lev1 une v]ge de f] d'environ un p\ce diamtre1 longue de qu>ante pi$s =t po9tu p> son extrmit suprieure2 p\r lui mnag] une po9te plus f9e1 je l'ai fait arm] d'aci] tremp ensuite brunir1 au dfaut de dorure1 p\r la prs]v] de la r\ille2 outre cela cette v]ge de f] e/ c\rbe v]s son extrmit infrieure en deux c\des angles aigus quoiqu'arondis2 le premi] c\de e/ loign de deux pi$s du b\t infrieur1 le second e/ en s5s contraire trois pi$s du premi]4 #b4 ,j'ai fait plant] dans un j>d9 trois grosses p]*es de v+t-huit v+t-neuf pi$s disposes en triangle1 loignes les unes des autres d'environ huit pi$s2 deux de ces p]*es sont contre un mur1 la troisime e/ au-d$ans du j>d94 ,p\r les aff]mir t\tes ensemble l'on a cl\ sur *acune des entre-toises v+t pi$s de hauteur1 comme le gr& v5t agitoit encore cette espce d'difice1 l'on a atta* au haut de *aque p]*e de longs cordages1 qui t5ant lieu d'aubans1 rpond5t p> le bas de bons piquets =tem5t enfoncs en t]re plus de v+t pi$s des p]*es4 #c4 ,j'ai fait con/ruire entre les deux p]*es vois9es du mur1 adoss] contre ce mur une petite gurite de bois capable de cont5ir un homme une table4 #d4 ,j'ai fait plac] au milieu de la gurite une petite table d'environ un demi pi$ de hauteur1 sur cette table j'ai fait dress] aff]mir un tab\ret lectrique4 ,ce tab\ret n'e/ autre *ose qu'une petite plan*e qu>re porte sur trois b\teilles v92 il n'e/ fait de cette manire que p\r suppler au dfaut d'un gteau de rs9e qui me manquoit4 #e4 ,t\t tant a9si prp>1 j'ai fait lev] p]p5diculairem5t la v]ge de f] au milieu des trois p]*es1 je l'ai aff]mie en l'atta*ant *acune de ces p]*es avec de =ts cordons de soye p> deux endroits seulem5t4 ,les premi]s li5s sont au haut des p]*es environ trois p\ces au-dess\s de leurs extrmits suprieures3 les seconds sont v]s la moiti de leur hauteur4 ,le b\t infrieur de la v]ge de f] e/ solidem5t appuy sur le milieu du tab\ret lectrique1 o j'ai fait creus] un tr\ propre le recevoir4 #f4 ,comme il toit important de g>antir de la pluye le tab\ret les cordons de soye1 p>ce qu'ils laiss]oi5t pass] la matire lectrique s'ils toi5t m\ills1 j'ai pris les prcautions ncessaires p\r en emp*]3 c'e/ dans cette ve que j'ai mis mon tab\ret s\s la gurite1 que j'avois fait c\rb] ma v]ge de f] angles aigus1 af9 que l'eau qui p\rroit c\l] le long de cette v]ge ne pt arriv] jusques sur le tab\ret4 ,c'e/ aussi dans le mme desse9 que j'ai fait cl\] sur le haut au milieu de mes p]*es trois p\ces au-dessus des cordons de soye1 des espces de botes =mes de trois petites plan*es d'environ #ae4 p\ces de long1 qui c\vr5t p>dessus p> les cts une p>eille longueur des cordons de soye sans leur t\*]4 ,il s'agissoit de faire dans le tems de l'orage deux obs]vations sur cette v]ge de f] a9si dispose2 l'une toit de rem>qu] sa po9te une aigrette lum9euse semblable celle qu'on app]oit la po9te d'une aiguille1 qu& on l'oppose assez prs d'un corps actuellem5t lectris3 l'autre toit de tir] de la v]ge de f] des t9celles1 comme on en tire du canon de fusil dans les expri5ces lectriques4 ,j'tois bi5 assur du succs de la premire de ces obs]vations1 m'tant rappell que cette aigrette e/ connu il y a deux ou trois mille ans4 ,les plus anci5s auteurs1 ,homre1 ,ari/ote1 ,plut>que1 ,horace1 c4 en ont p>l s\s le nom d'a/re d',hlne1 qu& il n'en p>oissoit qu'une1 s\s les noms de ,ca/or ,pollux1 qu& on en voyoit deux4 ,il n'e/ po9t r>e aux navigateurs d'app]cevoir ces aigrettes lum9euses au haut des mts1 au b\t des v]gues1 en un mot dans les endroits levs1 o il y a des po9tes dresses en l'air1 surt\t p5dant la nuit1 l'appro*e dans le tems des orages2 c'e/ ce qu'ils appell5t le feu ,s4 ,elme4 ,outre cela un de mes amis de prov9ce m'a m& avoir rem>qu plusieurs fois dans des orages de nuit un feu follet la po9te de la v]ge de f] d'une gir\ette qui se tr\voit devant la f5tre de son app>tem5t4 ,la c]titude de cette premire obs]vation me donnoit aussi beauc\p de confiance p\r la seconde2 j'ose mme dire que je n'tois pas mo9s assur de son succs4 ,il me p>oissoit impossible que la v]ge de f] tant bi5 isole de t\s corps non-lectriques1 ne donnt pas des t9celles1 ds qu'elle tiroit recevoit la matire lectrique p> sa po9te1 mais il falloit voir ces t9celles4 ,aprs avoir a9si dress t\te la ma*9e1 ne p\vant pas t\j\rs re/] la campagne p\r att5dre l'orage1 j'ai *>g de faire les obs]vations en mon abs5ce un habitant du lieu1 nomm ,coiffi]1 qui a s]vi quatorze ans dans les dragons1 sur qui je p\vois galem5t compt] p\r l'intellig5ce p\r l'intrpidit4 ,je lui avois donn t\tes les in/ructions ncessaires1 soit p\r obs]v] l'aigrette lum9euse qui devoit p>otre la po9te de la v]ge de f]1 soit p\r tir] les t9celles de cette v]ge avec le t5on d'un fil-d'ar*al que j'avois atta* au collet d'une longue fiole p\r lui s]vir de man*e1 p> ce moy5 le g>antir des piqres de ces t9celles qui p\roi5t tre trop =tes4 ,je lui avois encore recomm& de faire v5ir auprs de la ma*9e quelques-uns de ses vois9s1 mme de faire av]tir ,m4 le ,prieur ,cur de ,m>ly1 qui m'avoit promis de s'y tr\v] sitt que le tems p>otroit dispos l'orage4 ,le ,m]cr$i #aj4 ,mai #ageb4 entre deux trois heures aprs midi1 mon ami ,coiffi] ent5dit un c\p de tonn]re assez =t3 il vole la ma*9e1 pr5d la fiole avec le fil-d'ar*al1 prs5te le t5on du fil la v]ge1 en voit sortir une petite t9celle brillante1 en ent5d le ptillem5t2 il tire une seconde t9celle plus =te que la premire avec plus de bruit3 il appelle ses vois9s1 envoye *]*] ,m4 le ,prieur3 celui-ci acc\rt de t\tes ses =ces2 les ,p>oissi5s voyant la prcipitation de leur ,cur1 s'imag95t que le pauvre ,coiffi] a t tu du tonn]re2 l'all>me se rp& dans le village3 la grle qui survi5t n'emp*e po9t le tr\peau de suivre son ,pa/eur4 ,cet honnte ,ecclsia/ique arrive prs de la ma*9e1 voyant qu'il n'y avoit po9t de dang]1 met lui-mme la ma9 l'oeuvre1 tire de =tes t9celles4 ,la nue d'orage de grle ne fut pas plus d'un qu>t-d'heure pass] au zni? de notre ma*9e1 l'on n'ent5dit que ce seul c\p de tonn]re4 ,sitt que le nuage fut pass1 qu'on ne tira plus d't9celles de la v]ge de f]1 ,m4 le ,prieur de ,m>ly fit p>tir le sieur ,coiffi] lui-mme p\r m'apport] la lettre suivant qu'il m'crivit la hte4 ,je v\s annonce1 ,monsieur1 ce que v\s att5dez2 l'expri5ce e/ complette4 ,auj\rd'hui deux heures v+t m9utes aprs midi le tonn]re a grond directem5t sur ,m>ly2 le c\p a t assez =t4 ,l'envie de v\s oblig] la curiosit m'ont tir de mon fauteil1 o j'tois occup lire3 je suis all *ez ,coiffi]1 qui dj m'avoit dp* un enfant que j'ai r5contr en *em9 p\r me pri] de v5ir1 j'ai d\bl le pas trav]s un torr5t de grle4 ,arriv l'endroit o e/ plac la tr+le c\de j'ai prs5t le fil-d'ar*al1 en avanant successivem5t v]s la tr+le un p\ce demi ou environ2 il e/ sorti de la tr+le une petite colonne de feu bleutre s5tant le s\ffre1 qui v5oit frapp] avec une extrme vivacit le t5on du fil-d'ar*al1 occasionnoit un bruit semblable celui qu'on f]oit en frappant sur la tr+le avec une clef4 ,j'ai rpt l'expri5ce au mo9s six fois dans l'espace d'environ quatre m9utes en prs5ce de plusieurs p]sonnes1 *aque expri5ce que j'ai faite a dur l'espace d'un pat] d'un ave4 ,j'ai v\lu cont9u]2 l'action du feu s'e/ rall5tie peu peu2 j'ai appro* plus prs1 n'ai plus tir que quelques t9celles1 enf9 ri5 n'a p>u4 ,le c\p de tonn]re qui a occasionn cet vnem5t n'a t suivi d'aucun autre2 t\t s'e/ t]m9 p> une abondance de grle4 ,j'tois si occup dans le mom5t de l'expri5ce de ce que je voyois1 qu'ayant t frapp au bras un peu au-dessus du c\de1 je ne puis dire si c'e/ en t\*ant au fil-d'ar*al ou la tr+le3 je ne me suis pas pla9t du mal que m'avoit fait le c\p dans le mom5t que je l'ai reu2 mais comme la d\leur cont9uoit1 de ret\r *ez moi j'ai dc\v]t mon bras en prs5ce de ,coiffi]1 n\s avons app]u une meurtrissure t\rnante aut\r du bras1 semblable celle que f]oit un c\ de fil-d'ar*al si j'en avois t frapp nud4 ,en rev5ant de *ez ,coiffi] j'ai r5contr ,m4 le ,vicaire1 ,m4 de ,milly le matre d'cole qui j'ai rapport ce qui v5oit d'arriv]2 ils se sont pla9t t\s les trois qu'ils s5toi5t une odeur de s\fre qui les frappoit davantage mesure qu'ils appro*oi5t de moi3 j'ai port *ez moi la mme odeur1 mes dome/iques s'en sont app]u sans que je leur aie ri5 dit4 ,voil1 ,monsieur1 un rcit fait la hte1 mais naf vrai que j'atte/e1 v\s p\vez assur] que je suis prt r5dre tmoignage de cet vnem5t dans t\tes occasions4 ,coiffi] a t le premi] qui a fait l'expri5ce1 l'a rpte plusieurs fois2 ce n'e/ qu' l'occasion de ce qu'il a v qu'il m'a envoy pri] de v5ir4 ,s'il toit beso9 d'autres tmo9s que de lui moi1 v\s les tr\v]iez4 ,coiffi] presse p\r p>tir4 ,je suis avec une respectueuse considration1 ,monsieur1 votre1 c4 sign ,raulet1 ,prieur de ,m>ly4 #aj4 ,mai #ageb4 ,on voit p> le dtail de cette lettre que le fait e/ assez bi5 con/at p\r ne laiss] aucun d\te ce sujet4 ,le porteur m'a assur de vive voix qu'il avoit tir p5dant prs d'un qu>t-d'heure avant que ,m4 le ,prieur arrivt1 en prs5ce de c9q ou six p]sonnes1 des t9celles beauc\p plus =tes plus bruyantes que celles dont il e/ p>l dans la lettre4 ,ces premires p]sonnes arrivant successivem5t n'osoi5t appro*] qu' dix ou d\ze pas de la ma*9e1 cette di/ance1 malgr le ple9 soleil1 ils voyoi5t les t9celles en ent5doi5t le bruit4 ,il ne p>ut po9t d'aigrette lum9euse la po9te de la v]ge de f]2 il y en avoit cep5dant une1 ,coiffi] m'a dit y avoir app]u une trs-foible lueur2 mais d'abord la lumire du soleil1 ensuite l'opacit de la grle la drobr5t bi5tt la ve2 d'ailleurs il y a t\te app>5ce que l'aigrette s]oit plus visible la po9te d'une v]ge de f] qui ne s]oit po9t isole4 ,la comp>aison des odeurs du tonn]re de l'lectricit n'a po9t *ap mes re*]*es p\r en tir] une preuve de leur id5tit2 mais comme je ne connois po9t assez l'odeur du mtore1 je n'ai pas v\lu m'y arrt]4 ,p\r l'odeur de s\fre dont il e/ p>l dans la lettre1 elle p\rroit bi5 tre la mme que celle de phosphore que l'on s5t aprs de viol5tes explosions dans c]ta9es expri5ces lectriques4 ,qu& on ne connot pas bi5 di/9ctem5t l'une l'autre1 il e/ =t ais de s'y mpr5dre4 ,enf9 il me p>ot videmm5t pr\v p> l'expri5ce de ,m>ly que le tonn]re e/ p\r le mo9s aussi propre que le globe de v]re communiqu] l'lectricit aux corps non-lectriques1 que les corps orig9airem5t lectriques1 comme le v]re la soye1 reti5n5t aussi bi5 cette lectricit naturelle que celle qu'on excite artificiellem5t4 ,je ne d\te mme po9t1 je crois que p]sonne n'en d\t]a1 que si l'orage duroit quelque tems1 on ne pt faire avec cette lectricit naturelle t\tes les mmes expri5ces que l'on fait avec l'artificielle4 ,il rsulte de t\tes les expri5ces obs]vations que j'ai rapportes dans ce mmoire1 surt\t de la d]nire expri5ce faite ,m>ly-la-,ville1 que la matire du tonn]re e/ inconte/ablem5t la mme que celle de l'lectricit4 ,l'ide qu'en a eu ,m4 ,frankl9 cesse d'tre une conjecture2 la voil dev5u une ralit1 j'ose croire que plus on appr(ondira t\t ce qu'il a publi sur l'lectricit1 plus on reconnotra combi5 la ,physique lui e/ r$evable p\r cette p>tie4 ,il ne me re/e plus qu' dire quelque *ose des avantages qu'on peut retir] de cette importante dc\v]te4 ,puisqu'il e/ bi5 reconnu qu'une po9te mtallique prs5te quelque di/ance vis--vis d'un corps actuellem5t lectris en tire le feu1 le d*>ge entirem5t sans bruit1 sans explosion sans commotion3 puisqu'il e/ galem5t vrifi qu'une v]ge de f] prs5tant sa po9te bi5 acre v]s un nuage *>g de tonn]re1 tire en sil5ce la matire lectrique de ce nuage1 ds qu'il e/ assez pro*e p\r que la v]ge se tr\ve dans on atmosphre lectrique1 cette v]ge suffira p\r le d*>g] entirem5t de t\t le feu qui y e/ ret5u1 elle opr]a ce bon effet d'autant plus surem5t plus facilem5t que la nue orageuse s]a plus prs plus long-tems pass] porte de la po9te4 ,del rsult5t les avantages inf9is de dissip] presque volont la matire du tonn]re1 de prs]v] de ses atte9tes les difices tant publics que p>ticuli]s4 ,je suis p]suad que1 si au lieu de t]m9]1 comme on le fait ord9airem5t1 les toits des pavillons1 des t\rs1 des clo*]s les mts des vaisseaux c4 p> des giroettes1 p> des coqs1 p> des croix1 p> des p]roquets1 c4 ,on y dressoit des po9tes mtalliques de la manire dont il a t expliqu ci-devant1 on g>antiroit ces difices de la f\dre4 ,dans la supposition mme o ces po9tes a9si leves1 en tirant le feu des nuages orageux1 en s]oi5t assaillies p> une quantit excessive1 ou1 p\r me s]vir des expressions usites1 qu& ces po9tes f5droi5t la nu1 attir]oi5t sur elles un orage t\t enti]1 le fil de f] atta* leur extrmit infrieure suffiroit p\r conduire ce feu jusqu' la t]re ou l'eau au dehors des difices1 sans que la f\dre pt leur t\*]2 la raison m'en p>ot vid5te4 ,comme le mtal e/ mo9s lectrique1 p>-l plus p]mable l'lectricit que les pi]res1 les bois les autres matriaux qui entr5t dans la con/ruction d'un btim5t2 le feu lectrique ne quitt]a po9t cette r\te que qu& elle lui manqu]a4 ,p\r calm] les cra9tes de ceux qui1 malgr ces raisons1 p\rroi5t apprh5d] que les po9tes leves sur leurs maisons n'y attirass5t le feu du ciel1 j'aj\t]ai ici un autre moy5 de les mettre t\t--fait en suret4 ,il consi/e lev] dans le vois9age aut\r de leurs *teaux ou maisons plusieurs de ces mmes v]ges mtalliques sur de gr&s arbres1 sur des t\rs1 sur des m95ces1 c4 ou simplem5t les plant] en t]re1 p\rv qu'elles ay5t assez de longueur p\r surpass]1 ou t\t au mo9s p\r gal] la hauteur des difices que l'on v\dra prs]v]4 ,s'il p\voit arriv] que le tonn]re tombt sur ces v]ges1 il ne p\rroit y faire aucun dsordre4 ,il ne faudroit peut-tre pas une c5ta9e de v]ges de f] a9si dresses disposes dans les diffr5s qu>ti]s dans les endroits les plus levs1 p\r prs]v] de la f\dre t\te la ,ville de ,p>is4 ,ds que ce mmoire eut t l l',acadmie ,royale des ,sci5ces1 o il avoit t c\t avec la plus gr&e att5tion1 reu avec l'accueil le plus obligeant1 le bruit s'en rp&it2 cette dc\v]te fut mise dans t\tes les n\velles publiques1 l'expri5ce fut repte avec le mme succs dans t\tes les p>ties de l',europe4 ,on imag9a diffr5s moy5s p\r lev] des v]ges de f] po9tus suivant la situation des lieux1 il s'en tr\va de trs-+nieux4 ,celui p> exemple de dress] une po9te mtallique au-dessus d'un c]f-volant que l'on lve en l'air l'appro*e d'un orage1 a fait voir des phnomnes trs-s+uli]s4 ,la matire lectrique y toit si abondante qu'elle faisoit *aque in/ant des explosions assez bruyantes p\r tre ent5dus des di/ances considrables4 ,ces explosions doiv5t tre reg>des1 sont rellem5t autant de petits c\ps de tonn]re dont les effets p\rroi5t tre aussi fune/es p\r ceux qui se tr\v]oi5t porte d'en tre frapps4 ,l'exemple de ,m4 ,ri*man1 pr(esseur de physique ,pet]sb\rg m>tyr de l'lectricit1 suffiroit seul p\r av]tir qu'il e/ quelquefois dang]eux de s'appro*] sans beauc\p de prcaution de la v]ge de f] lectrise p> le tonn]re4 ,il p>ot p> la relation de sa mort1 arrive le #f4 ,aot #agec4 insre dans les gazettes d',holl&e de ,france du mois de ,septembre suivant1 qu'il n'a pas t tu p> le tonn]re tomb directem5t du ciel1 mais p> l'explosion de la matire lectrique dont la b>re de f] trop bi5 isole se tr\va sur*>ge au mom5t que sa tte en appro*a p5dant qu'il faisoit ses obs]vations4 ,il e/ encore arriv deux accid5s du mme g5re1 quoique mo9s tragiques1 deux clbres physici5s1 dont l'un#de e/ associ l'autre#df correspondant de l',acadmie ,royale des ,sci5ces4 ,t\s les deux fur5t r5v]ss p> le c\p dont ils fur5t frapps en v\lant tir] des t9celles de leur app>eil lectrique4 ,un degr de plus dans la *>ge de cet app>eil leur et vraisemblablem5t fait pr\v] un sort aussi fune/e qu'au physici5 ,moscovite4 ,mais je suis sr que les prcautions dont je me suis presque t\j\rs s]vi en p>eil cas1 auroi5t p les en g>antir1 j'exhorte t\s ceux qui v\dront faire de p>eilles obs]vations sur le tonn]re1 mettre en usage ces mmes prcautions4 ,note #de3 ,m4 le ,monni]1 ,mdec9 de ,s4 ,g]ma9 en ,laye4 ,note #df3 ,le ,r4 ,p4 ,b]ti] de l',oratoire1 ,montmor5cy4 ,peu de j\rs aprs la publication du mmoire ci-dessus1 j'imag9ai adapt] un petit c>illon une po9te mtallique que j'avois fait lev] au j>d9 du ,roi p\r ,m4 de ,buffon2 ce c>illon e/ compos de deux petits timbres1 dont l'un e/ atta* au fil de f] correspondant la po9te1 l'autre la muraille1 avec une petite b\le de mtal susp5du entre deux p> un fil de soye p\r s]vir de battant4 ,ds le premi] orage qui arriva le j\r mme1 le c>illon sonna plus d'une demi-heure avant que le tonn]re grondt avant que les clairs p>uss5t4 ,p> ce moy5 n\s avons t\j\rs t av]tis depuis de l'appro*e des nuages orageux2 il n\s e/ mme arriv plusieurs fois1 ,m4 de ,buffon moi1 d'ent5dre sonn] le c>illon sans aucune app>5ce de tonn]re4 ,qu& un nuage *>g d'lectricit vi5t pass] au-dessus de la po9te mtallique une gr&e di/ance1 il met le c>illon en m\vem5t1 soit qu'il n'y ait po9t assez de matire p\r caus] un vritable orage1 soit que la po9te en dissipe assez p\r en emp*]1 t\t se passe sans fracas4 ,ce c>illon a9si adapt la ma*9e du tonn]re s]t plusieurs usages importans2 #a4 il av]tit de l'appro*e ou de la prs5ce d'un nuage orageux tant la nuit que le j\r2 #b4 il fait connotre l'abondance de la matire lectrique dont un nuage e/ *>g1 p> la frqu5ce plus ou mo9s gr&e de ses battem5s1 mme p> son sil5ce1 comme on le v]ra dans la suite2 #c4 tant une d*>ge cont9uelle de la matire lectrique1 qui s'accumule sur la ma*9e du tonn]re1 il e/ suffisant p\r en prv5ir les fune/es accid5s4 ,je suis trs-p]suad que ni ,m4 ,ri*man ni les autres n'auroi5t po9t t frapps si rudem5t1 s'il y avoit eu de p>eilles d*>ges aux ma*9es dont ils se sont s]vis4 ,,de ,,la ,,lettre ,,ii4 #bi4 ,ju9 #agea4 ,dans la relation que le capita9e ,waddel a donne des effets de la f\dre sur son vaisseau1 je ne puis m'emp*] de rem>qu] les grosses lampes comazants1 7comme il les appelle7 qui p>ur5t sur les po9tes du haut des p]roquets t\tes en feu comme de grosses tor*es 7avant le c\p de tonn]re72 suivant mon s5tim5t le feu lectrique toit alors tir de la nue comme p> des po9tes1 la grosseur de la flamme m>quant la gr&e quantit d'lectricit dans la nue2 s'il y avoit eu un bon fil-d'ar*al de communication des po9tes du sommet des p]roquets la m]1 qui et conduit plus librem5t que des cordes g\dronnes ou des mts de bois rs9eux1 j'imag9e qu'il n'y auroit po9t eu de c\p de f\dre1 ou que s'il y en et eu1 le fil-d'ar*al l'auroit conduit t\t enti] dans la m] sans endommag] le vaisseau4 ,ses b\ssoles p]dir5t la v]tu de l'aiman1 ou les ples en fur5t *angs2 la po9te du nord se t\rna v]s le sud4 ,p> le moy5 de l'lectricit n\s avons s\v5t ici 7 ,philadelphie7 donn aux aiguilles la direction au ple1 n\s en avons *ang les ples notre gr4 ,londres ,m4 ,wilson a essay cette opration sur de trop grosses masses avec une =ce trop foible4 ,,mm4 ,wilson ,frankl9 ne sont pas les seuls qui ay5t conjectur que le magntisme devoit tre un effet de l'lectricit2 ,m4 de ,buffon doit p>tag] avec eux la gloire1 non-seulem5t d'avoir eu la mme op9ion1 mais d'en avoir port un jugem5t dcisif long-tems avant d'appr5dre les conjectures de ces deux savans4 ,ds le comm5cem5t de l'anne #ageb4 il me pria de lui faire faire six aiguilles d'aci] p\r essay] de les aimant] d'un c\p d'lectricit4 ,ses affaires ne lui p]mir5t pas d'en faire l'preuve2 comme p> dfr5ce je ne v\lus pas la faire sans lui1 l'expri5ce fut ret>de jusqu'en #agec4 tems auquel je reu le supplm5t ou deuxime p>tie des crits de ,m4 ,frankl91 o j'en tr\vai la russite avant de l'avoir t5te moi-mme4 ,ayant aussitt fait arm]1 suivant la m?ode de ,mr4 ,frankl91 une gr&e cucurbite de v]re1 je la joignis un gros matras aussi prp> p\r l'expri5ce de ,leyde2 je mis ensuite une de mes aiguilles1 dont j'avois t la *ape1 entre deux lames de v]re1 l'une plus longue l'autre plus c\rte1 af9 que les deux b\ts de l'aiguille dbordass5t cette d]nire3 p\r aff]mir ces trois pices1 je les mis dans une petite presse faite exprs dispose de faon que l'aiguille t\*t p> l'un de ses b\ts une feille de mtal sur laquelle toi5t poss les deux vases3 ayant ensuite *>g ces deux vases ensemble1 a*ev le c]cle p> le moy5 d'un fil de f]1 dont j'appuyai l'une des extrmits sur le b\t de l'aiguille1 je tirai le c\p fulm9ant au trav]s de cette aiguille4 ,ayant aprs cela dmont l'app>eil1 raju/ la *ape susp5du l'aiguille sur son pivot1 elle prit la direction nord sud1 fut vivem5t attire p> le f] que je lui prs5tai2 en un mot elle se tr\va trs-bi5 aimante4 ,j'essayai sur le *amp de *ang] ses ples en lui donnant le c\p en s5s contraire2 cette seconde expri5ce ne me russit pas mo9s bi5 que la premire1 je la rptai plusieurs fois4 ,cette aiguille a cons]v sa v]tu magntique p5dant plusieurs mois4 ,mais je n'ai pas t long-tems m'app]cevoir que sa =ce dim9uoit imp]ceptiblem5t1 prs5tem5t il faut en appro*] une clef trois ou quatre lignes1 p\r qu'elle puisse en tre attire4 ,j'ai aimant p> le mme moy5 deux autres aiguilles qui me p>oiss5t cons]v] t\te leur =ce depuis plusieurs mois4 ,elles ont t frappes d'un c\p donn en mme tems p> deux gr&es cucurbites de v]re revtus en d$ans en dehors de fuilles d'ta9 bi5 armes p\r l'expri5ce de ,leyde1 p> deux gros matras dors4 ,les expri5ces lectriques dvelopp5t t\s les j\rs des my/res1 qui sans elles s]oi5t peut-tre t\j\rs demeurs impntrables dans la physique2 le succs de celle-ci n\s appr5d p\rquoi les vieux f]s qui ont t long-tems exposs aux injures de l'air sur le haut des difices =t levs1 non-seulem5t se tr\v5t aimants1 mais mme sembl5t conv]tis en vritable aiman4 7,voyez ,mm4 de l',acad4 ,r4 des ,sc41 tom4 ,x4 pag4 #gcd47 ,cette obs]vation qui p>ut si surpr5ante en #afia4 cesse de l'tre ds que l'on sait que la matire du tonn]re celle de l'lectricit sont la mme1 que le magntisme n'e/ qu'un effet de la matire lectrique4 ,p]sonne n'aura de pe9e se p]suad] que les clo*]s de ,*>tres cause de leur gr&e lvation au milieu d'une va/e pla9e ont t sont s\v5t frapps du tonn]re4 ,f]iunt altos fulm9a montes4 ,les f]s qui ont t employs dans ces difices tant mo9s lectriques que les pi]res les autres matriaux qui sont entrs dans leur con/ruction1 sont p>-l plus susceptibles des impressions de ce mtore4 ,c'e/ de l qu'ils ont acquis la v]tu magntique2 peut-tre l'aiman lui-mme n'e/-il aiman que p>ce que c'e/ une pi]re qui conti5t beauc\p de f]1 qui a t frappe de la f\dre4 ,cette proprit qu'a la matire lectrique de s'atta*] de prfr5ce aux corps les mo9s lectriques1 surt\t aux mtaux1 n\s appr5d l'utilit d'un anci5 usage presque gnral1 dont on n'a peut-tre jamais connu ni le fondem5t ni le pr9cipe1 c'e/ celui de mettre dans les tems d'orage une pice de f] sur les tonneaux de v9 dans le nid des p\les autres volatils que l'on fait c\v]4 ,on dit que c'e/ p\r emp*] le tonn]re de faire t\rn] le v9 les oeufs1 ou de faire m\rir les jeunes p\lets dans leurs coquilles4 ,s'il e/ vrai que le tonn]re puisse produire ces mauvais effets2 il e/ assez vraisemblable qu'un morceau de f] ou d'autre mtal peut les prv5ir4 ,le matire lectrique qui se rp& de t\s cts p5dant l'orage1 s]a attire p> la sub/ance mtallique1 y f]a son impression bi5 plutt que sur les autres sub/ances qui en sont mo9s susceptibles4 ,un *oc donn p> quatre gr&s vases de v]re en =me de j>res une f9e aiguille c\dre flottante sur l'eau1 lui donne la direction magntique1 la trav]se aism5t4 ,si l'aiguille e/ pose ,e/ ,oue/ dans le tems qu'elle e/ frappe1 le b\t p> lequel le feu lectrique e/ entr se t\rne au nord4 ,si l'aiguille e/ pose nord sud1 le b\t qui e/ v]s le nord cont9ura de m>qu] le nord qu& elle s]a mise sur l'eau1 soit que le feu soit entr p> ce b\t ou p> le b\t oppos4 ,dans quelque direction que mes aiguilles fuss5t poses1 lorsqu'elles ont reu le c\p fulm9ant1 j'ai t\j\rs rem>qu que le b\t de l'aiguille p> lequel le feu y e/ entr1 e/ con/amm5t celui qui se t\rne au nord1 consquemm5t celui p> lequel le feu e/ sorti1 se t\rne au sud4 ,p\r *ang] les ples d'une aiguille aimante de cette manire1 il ne s'agit que de donn] le c\p en s5s contraire4 ,m4 ,frankl9 qui j'ai communiqu cette obs]vation1 m'a rpondu que n'ayant pas eu le tems de rpt] plusieurs fois cette expri5ce1 il n'avoit p l'appr(ondir1 que del il p\voit tre arriv que ses obs]vations cet g>d ne fuss5t pas t\t--fait ju/es4 ,le magntisme qu'elle acqui]t e/ plus =t qu& l'aiguille e/ frappe tant t\rne au nord au sud2 il e/ plus foible qu& l'aiguille e/ ,e/ ,oue/2 si la =ce du c\p toit beauc\p plus gr&e1 peut-tre que1 l'aiguille tant nord sud1 si le feu entroit p> le b\t sud il devi5droit nord1 autrem5t n\s s]ions emb>rasss de r5dre raison du r5v]sem5t des ples des b\ssoles p> le c\p de f\dre1 puisqu'il n'a jamais p tr\v] leurs aiguilles que dans cette position1 que selon nos petites expri5ces1 soit que le feu lectrique entre p> le b\t du nord sorte p> celui du sud de l'aiguille1 ou au contraire1 le b\t t\rn v]s le nord cont9uroit t\j\rs le m>qu]4 ,dans ces expri5ces les b\ts des aiguilles reoiv5t quelquefois de la flamme lectrique1 une lgre te9te de bleu comme celle que l'on voit un ressort de montre4 ,cette c\leur donne p> le c\p de deux vases seulem5t se dissip]a1 mais quatre vases la fix5t1 fond5t s\v5t les aiguilles2 je v\s en envoye quelques-unes qui ont eu leurs ttes leurs po9tes fondus p> notre tonn]re artificiel1 une p+le dont le feu lectrique a fondu la po9te fait c\l] quelques p>ties de sa tte de son collet4 ,il arrive quelquefois que la surface du corps de l'aiguille c\le aussi un peu p>ot s\leve en =me de vsicules qu& elle e/ exam9e avec une l\pe4 ,les vases dont je me s]s conti5n5t sept ou huit gallons1#dg sont d\bls de feilles d'ta9 au d$ans au dehors1 il faut *acun d'eux mille t\rs d'un globe de neuf p\ces de diamtre p\r tre *>g4 ,note #dg3 ,gallon1 mesure d',anglet]re qui conti5t quatre qu>tes2 la qu>te quivaut environ p9te de ,p>is4 ,je v\s envoye deux *antillons de feilles d'ta9 fondus entre des v]res p> la =ce de deux vases seulem5t4 ,je n'ai po9t appris qu'aucun de vos lectrici5s d',europe ait p jusqu'ici enflamm] la p\dre tir] p> le feu lectrique4 ,n\s le faisons ici de cette manire4 ,on remplit de p\dre s*e une petite c>t\*e2 on la b\rre assez =t p\r en cras] quelques gra9s2 on y enfonce ensuite deux fils-d'ar*al po9tus un *aque b\t1 ensorte que leurs po9tes ne soi5t loignes que d'un demi p\ce au milieu de la c>t\*e que l'on place dans c]cle2 qu& les quatre vases se d*>g5t1 la flamme sautant de la po9te d'un fil-d'ar*al celle de l'autre dans la c>t\*e au trav]s de la p\dre1 l'enflamme1 l'explosion de la p\dre se fait au mme in/ant que le craquem5t de la d*>ge4 ,cette expri5ce m'a russi d'une faon admirable4 ,en voici le procd4 ,aprs avoir r\l une c>te j\]1 l'avoir bi5 lie avec du fil1 j'ai rempli peu prs au qu>t ce petit tuyau de p\dre tir]1 que j'ai bi5 b\re p\r en cras] les gra9s2 aprs cela j'y ai mis encore autant de p\dre que j'ai b\re de la mme manire2 a9si de suite jusqu' ce que le tuyau ft rempli3 j'y ai ensuite enfonc deux fils de f]1 un *aque b\t comme le dit notre auteur2 en suivant le re/e de son procd1 l'expri5ce a manqu plusieurs fois4 ,imag9ant que le dfaut ne p\voit v5ir que de ce que les po9tes des fils de f] toi5t trop loignes l'une de l'autre1 je les ai enfonces davantage1 l'expri5ce a russi4 ,quelque prp> que l'on soit au bruit que doit produire cette inflammation1 on en e/ t\j\rs surpris1 mais ce n'e/ pas ce qu'il y a cra9dre dans cette expri5ce4 ,l'on doit y pr5dre des prcautions contre deux accid5s qui peuv5t en rsult]1 l'un de t\rn] le pet>d du ct oppos aux spectateurs1 af9 qu'en sautant il ne puisse bless] p]sonne2 l'autre de ne pas t5ir la ma9 les fils de f] dont les po9tes sont enfonces dans le pet>d1 p>ce que si la p\dre ne s'enflammoit pas1 celui qui les ti5droit recevroit une commotion peut-tre trop =te4 ,je ne me s\vi5s pas si je v\s ai crit que j'ai fondu des p+les de cuivre des aiguilles d'aci]1 *ang les ples d'une aiguille aimante1 donn le magntisme la pl>it des aiguilles qui n'en avoi5t po9t1 que j'ai enflamm de la p\dre tir] s*e avec l't9celle lectrique4 ,j'ai c9q b\teilles qui conti5n5t *acune #h4 ou #i4 galons2 deux de ces b\teilles *>ges suffis5t p\r ces oprations2 mais je puis les *>g] les d*>g] t\tes ensemble1 il n'y a po9t d'autres bornes dans la =ce que l'homme peut donn] employ] dans la matire lectrique1 que celles qui vi5n5t de la dp5se du travail2 c> on peut augm5t] le nombre des b\teilles l'inf9i1 les unir les d*>g] t\tes ensemble1 comme s'il n'y en avoit qu'une4 ,la =ce l'effet s]a proportionne leur nombre leur situation4 ,les plus gr&s effets connus des c\ps de f\dre ord9aires peuv5t1 je p5se1 sans beauc\p de difficult1 tre surpasss p> cette voye1 ce que l'on n'auroit jamais cru il y a quelques annes4 ,bi5 des g5s mme auj\rd'hui p\rroi5t reg>d] cette supposition comme un peu extravagante4 ,a9si n\s sommes plus avancs en sci5ce que les diables de ,rabelais l'ge de deux ans2 il dit d'eux plaisamm5t qu'ils ne savoi5t qu'un peut tonn] f\droy] aut\r de la tte d'un *\x4 ,je suis avec un s9cre respect1 votre trs-humble trs-oblig s]viteur1 ,b4 ,frankl94 ,,lettre ,de ,m4 ,e4 ,,k9n]sley1 ,bo/on1 ,b4 ,frankl91 cuy] ,philadelphie1 le #c4 ,fvri] #ageb4 ,,monsieur1 ,j'ai v\s communiqu] les expri5ces suivantes4 ,je t5ois dans une ma9 un fil-d'ar*al qui toit atta* p> l'autre b\t la manivelle d'une ,pompe1 p\r essay] si le c\p du premi] conducteur au trav]s de mes bras1 s]oit un peu plus =t que lorsqu'il passoit seulem5t sur la surface de la t]re2 mais je n'y dc\vris aucune diffr5ce4 ,je plaai l'aiguille d'une b\ssole sur la po9te d'une longue p+le2 la t5ant dans l'atmosphre du premi] conducteur la di/ance d'environ trois p\ces1 je tr\vai qu'elle pir\ettoit avec une gr&e rapidit1 comme les ales d'un t\rne-bro*e4 ,je susp5dis avec une soye une balle de lige environ de la grosseur d'un pois2 je lui prs5tai de l'ambre frott1 de la cire ca*et]1 du s\fre1 elle fut =tem5t rep\sse p> *acun de ces corps2 ensuite j'essayai du v]re de la porcela9e frotte1 je tr\vai que *acun l'attiroit jusqu' ce qu'elle s'lectrist une seconde fois1 qu'alors elle fut rep\sse comme la premire fois2 t&is que cette balle toit a9si rep\sse p> le v]re ou la porcela9e frotte1 elle toit attire p> l'un des trois1 autres corps aussi frotts4 ,alors j'lectrisai la balle avec le fil-d'ar*al d'une b\teille *>ge1 je lui prs5tai du v]re frott 7le b\*on d'un flacon7 une tasse de porcela9e2 elle en fut rep\sse aussi =tem5t que p> le fil-d'ar*al4 ,mais qu& je lui prs5tai un des autres corps lectriques frotts1 elle fut =tem5t attire2 qu& je l'lectrisai p> l'un d'eux jusqu' ce qu'elle ft rep\sse1 elle fut attire p> le fil de la b\teille1 mais rep\sse p> sa d\blre extrieure4 ,ces expri5ces me surprir5t1 me portr5t en infr] les p>adoxes suivants4 #a4 ,si un globe de v]re e/ plac l'un des b\ts du premi] conducteur1 un globe de s\fre l'autre2 les deux globes tant galem5t en bon tat dans un m\vem5t gal1 on ne p\rra tir] aucune t9celle du conducteur2 mais un des globes tir]a du conducteur aussi vte que l'autre y f\rnira4 #b4 ,si une b\teille e/ susp5du au conducteur avec une *ane de son envelope la table1 que l'on ne se s]ve que d'un des globes la fois1 v+t t\rs de r\1 p> exemple1 la *>g]ont1 aprs quoi autant de t\rs de l'autre r\ la d*>g]ont1 autant la re*>g]ont encore4 #c4 ,les deux globes tant en m\vem5t1 *acun ayant un conducteur p>ticuli] avec une fiole susp5du l'un d'eux1 la *ane de celle-ci atta*e l'autre1 la fiole se *>g]a1 l'un des globes *>geant positivem5t1 l'autre ngativem5t4 #d4 ,la b\teille tant *>ge de cette sorte1 susp5dez-la de la mme manire l'autre conducteur2 faites t\rn] les deux r\s1 le mme nombre de t\rs qui avoit *>g la b\teille la d*>g]a1 le mme nombre encore la re*>g]a4 #e4 ,qu& *aque globe communique avec le mme premi] conducteur1 duquel il p5d une *ane jusques sur la table1 l'un de ces globes 7mais je ne puis pas dire lequel7 qu& ils sont en m\vem5t1 tir]a le feu au trav]s de son c\ss91 le d*>g]a p> la *ane2 l'autre le tir]a au trav]s de la *ane1 le d*>g]a au trav]s de son c\ss94 ,je s]ois =t aise que v\s envoyassiez *ez moi *]*] mon globe de s\fre avec son c\ss91 que v\s en fissiez l'preuve2 mais je dois v\s av]tir de ne pas frott] le c\ss9 avec de la craye1 un peu de s\fre rduit en p\dre f9e s]a beauc\p mieux4 ,si1 comme je m'y att5s1 v\s tr\vez que les globes *>g5t le premi] conducteur d'une manire diffr5te1 je sai que v\s tes en tat de dc\vrir quelque m?ode p\r dt]m9] quel e/ celui qui *>ge positivem5t4 ,je suis1 c4 ,e4 ,k9n]sley4 ,,lettre ,,viii4 ,de ,b4 ,,frankl91 cuy] de ,philadelphie4 ,m4 ,e4 ,k9n]sley1 ,bo/on1 le #b4 ,m>s #ageb4 ,,monsieur1 ,je v\s rem]cie des expri5ces que v\s m'avez communiques4 ,j'envoyai sur le *amp *]*] votre globe de s\fre dans le desse9 de faire les preuves que v\s m'indiquiez2 mais je tr\vai qu'il n'toit pas bi5 c5tr1 je n'avois pas le tems p\r lors d'y remdi]2 mais au premi] mom5t de loisir je le remettrai en tat de s]vir2 je t5t]ai les expri5ces1 je v\s en r5drai compte4 ,en att5dant je s\ponne que les diffr5tes attractions rpulsions que v\s avez obs]ves1 v5oi5t plutt de la plus gr&e ou plus petite quantit du feu que v\s tiriez des diffr5s corps que de ce que ce feu s]oit d'une espce diffr5te1 auroit une diffr5te direction4 ,je suis avec prcipitation1 c4 ,b4 ,frankl94 ,,lettre ,,ix4 ,de ,b4 ,,frankl9 cuy] de ,philadelphie4 ,m4 ,e4 ,k9n]sley1 ,bo/on le #af4 ,m>s #ageb4 ,,monsieur1 ,ayant mis votre globe de s\fre en tat de s]vir1 j'essayai une des expri5ces que v\s proposiez1 je fus agrablem5t surpris de voir que le globe de v]re tant une extrmit du conducteur celui de s\fre l'autre1 les deux globes en m\vem5t1 on ne p\voit pas tir] une seule t9celle du conducteur1 mo9s que l'un des globes ne t\rnt plus l5tem5t1 ou ne ft pas en aussi bon tat que l'autre1 alors mme l't9celle n'toit que proportionne cette diffr5ce1 ensorte que si on recomm5ce faire t\rn] les globes galem5t ou faire t\rn] plus l5tem5t celui qui oproit le mieux1 l'on mettra encore le conducteur hors d'tat de f\rnir une t9celle4 ,je rem>quai aussi que le fil-d'ar*al d'une b\teille *>ge p> le globe de v]re attiroit une balle de lige qui avoit t\* au fil-d'ar*al d'une b\teille *>ge p> celui de s\fre1 cela rciproquem5t1 en sorte que le lige cont9uoit j\] entre les deux b\teilles1 de la mme manire que si une b\teille avoit t *>ge p> le cro*et l'autre p> le ct p> le seul globe de v]re2 les deux b\teilles *>ges l'une p> le globe de s\fre1 l'autre p> celui de v]re1 s]ont t\tes deux d*>ges en appro*ant leurs fil-d'ar*al1 donn]ont le c\p la p]sonne qui les ti5t4 ,d'aprs ces expri5ces on peut tre c]ta9 que les deuxime1 troisime quatrime que v\s proposez russiront exactem5t1 comme v\s le supposez1 quoique je ne les aye po9t t5tes1 n'en ayant pas le tems4 ,j'imag9e que c'e/ le globe de v]re qui *>ge positivem5t1 celui de s\fre ngativem5t3 en voici les raisons4 #a4 ,quoique le globe de s\fre semble opr] aussi bi5 que le globe de v]re1 cep5dant il ne p\rra jamais y avoir une t9celle aussi =te une di/ance aussi gr&e entre mon doigt le conducteur1 qu& on se s]t du globe de s\fre que qu& on employe celui de v]re4 ,je suppose que la raison en e/ que les corps d'une c]ta9e grosseur ne peuv5t pas se sp>] de la quantit du fluide lectrique qu'ils ont qu'ils cons]v5t dans leur sub/ance aprs l'avoir attire1 aussi aism5t qu'ils peuv5t en recevoir une quantit additionnelle sur leurs surfaces en =me d'atmosphre4 ,p> consqu5t on ne peut pas en tir] autant du conducteur qu'on peut y en faire entr]4 #b4 ,j'obs]ve que le ruisseau ou l'aigrette de feu qui p>ot l'extrmit du fil-d'ar*al atta* au conducteur e/ longue1 l>ge =t div]g5te qu& on se s]t du globe de v]re1 qu'elle fait un bruit avec clat ou craquem5t2 mais qu& on employe le globe de s\fre1 cette aigrette e/ c\rte1 petite1 ne fait qu'un sifflem5t4 ,et t\t le contraire des deux arrive qu& v\s t5ez le mme fil-d'ar*al dans votre ma91 que les globes travaill5t t\r--t\r1 l'aigrette e/ longue1 l>ge1 div]g5te craquante1 qu& on fait t\rn] le globe de s\fre2 elle e/ c\rte1 petite sifflante qu& c'e/ celui de v]re4 ,qu& l'aigrette e/ longue1 l>ge1 =t div]g5te1 le corps duquel elle "p me semble jett] le feu3 qu& le contraire p>ot1 on diroit que ce corps le pompe4 #c4 ,j'obs]ve que qu& j'ai prs5t mon doigt devant le globe de s\fre1 lorsqu'il e/ en m\vem5t1 le ruisseau de feu entre mon doigt le globe semble se rp&re sur sa surface comme s'il sortoit du doigt2 il en e/ t\t autrem5t du globe de v]re4 #d4 ,le v5t frais 7ou ce qu'on appelle de ce nom7 que n\s avons c\tume de s5tir comme sortant d'une po9te lectrise1 e/ beauc\p plus s5sible qu& on employe le globe de v]re que qu& c'e/ celui de s\fre2 mais ce ne sont ici que des p5ses haz>des4 ,les effets opposs du v]re du s\fre ont t reconnus ,p>is comme ils l'avoi5t t ,bo/on ,philadelphie4 ,m4 le ,roy de l',acadmie ,royale des ,sci5ces1 lt le #i4 ,avril #agee4 la r5tre publique de cette ,acadmie1 un mmoire bi5 dtaill des n\velles expri5ces obs]vations qu'il avoit faites sur ce sujet4 ,aprs y avoir tabli t\tes les diffr5ces qu'il avoit rem>ques entre l'lectricit positive l'lectricit ngative1 7diffr5ces ess5tielles qui avoi5t dj t publies p> le ,r4 ,p4 ,becc>ia dans son ,libro primo del ,electricismo1 s\s des dom9ations diffr5ts17 il dmontre p> des preuves conva9cantes que le v]re la rs9e frotts produis5t des effets lectriques t\t contraires3 que le v]re communique l'lectricit positive1 que le s\fre la rs9e communiqu5t l'lectricit ngative4 ,l'auteur du mmoire conclut de ses obs]vations avec ju/e raison qu'il faut en rev5ir la di/9ction des lectricits vitre rs9euse tablie p> feu ,m4 ,dufay2 7,mm4 de l',acad4 ann4 #agcc4 pag4 #dfi47 ces deux sortes d'lectricits1 quoique diffr5tes p> leur nature1 sembl5t agir peu prs galem5t de la mme manire sur les corps conducteurs qui y sont prs5ts2 elles p>oiss5t aussi la premire inspection produire les mmes phnomnes d'attraction1 de rpulsion1 d't9cellem5t1 de ptillem5t1 de p]cussion1 de commotion1 c4 ,cep5dant qu& on en vi5t un exam5 plus appr(ondi1 l'on n'e/ pas long-tems reconnotre que les phnomnes sont en s5s contraire4 ,ces deux sortes d'lectricits se dtruis5t3 l'une attire ce que l'autre rep\sse3 celle-ci se communique en donnant1 celle-l en recevant3 enf9 la premire e/ p> excs1 la seconde p> dfaut4 ,la b\teille de ,leyde dont on prs5te le cro*et au conducteur lectris p> le v]re ou p> le s\fre1 ne s'en *>ge pas mo9s bi51 mais avec cette diffr5ce que si le conducteur e/ lectris p> le s\fre1 la b\teille se *>g]a extrieurem5t de mme que cela arriv]oit1 si en la t5ant p> le cro*et1 on en prs5toit le ct au conducteur lectris p> le v]re1 de mme encore qu'elle se *>g]oit si1 aprs avoir puis le c\ss91 on lui prs5toit 7 ce c\ss97 le cro*et de cette b\teille1 en la t5ant p> les cts4 ,outre les moy5s indiqus p> ,m4 ,frankl9 p\r reconnotre si l'lectricit e/ positive ou ngative1 voici celui qui me p>ot le plus simple4 ,on sait que si l'on prs5te une po9te mtallique un corps actuellem5t lectris1 il p>ot dans l'obscurit une petite lumire au b\t de cette po9te4 ,mais cette lumire n'e/ pas la mme1 qu& le corps e/ lectris positivem5t1 qu& il l'e/ ngativem5t4 ,dans le premi] cas ce n'e/ qu'un petit floccon de lumire que ,m4 le ,roi nomme po9t lum9eux plus ou mo9s app>5t1 =t semblable un v] luisant4 ,dans le second cas cette lumire e/ en =me d'aigrette plus ou mo9s longue1 plus ou mo9s div]g5te1 suivant la =ce de l'lectricit4 ,c'e/ ce qu'on peut aism5t444 ,manque la page #agf 444me je vi5s de le dire1 toit atta*e tantt au cro*et tantt au v5tre de la b\teille4 ,en un mot l'endroit o p>ot l'aigrette e/ celui d'o sort le feu1 consquemm5t celui o e/ l'lectricit positive2 l'endroit o p>ot le po9t lum9eux e/ celui o elle e/ ngative4 ,les t]mes d'lectricit positive lectricit ngative ne doiv5t jamais s'ent5dre dans un s5s absolu4 ,le po9t lum9eux que j'app]ois qu& je prs5te une po9te au conducteur lectris p> le globe de v]re ne pr\ve pas que je sois lectris ngativem5t1 puisque j'ai t\j\rs ma quantit naturelle d'lectricit1 mais seulem5t que j'en suis mo9s *>g que le conducteur1 que j'en reois de lui1 que je suis dans un tat ngatif p> rapport au si51 et p> consqu5t que le si5 e/ positif relativem5t au mi54 l'g>d de votre c9quime p>adoxe1 il peut p>eillem5t tre vrai1 si les globes travaill5t alt]nativem5t1 mais s'il le font en mme tems1 le feu ne mont]a ni ne desc5dra p> la *ane1 p>ce qu'un globe pomp]a le feu aussi vte que l'autre le produira4 ,je ne s]ois pas f* de savoir si les effets s]oi5t contraires dans le cas o le globe de v]re s]oit solide celui de s\fre creux1 mais je n'ai prs5tem5t aucun moy5 de l'essay]4 ,dans vos voyages vos globes de v]re sont sujets des accid5s1 ceux de s\fre sont l\rds incommodes4 ,que/4 ,une plaque m9ce de s\fre mise sur une table ne s]viroit-elle pas de c\ss9 dans l'occasion1 p5dant qu'un globe de cuir remb\rr exactem5t1 proprem5t mont1 recevroit le feu du s\fre *>g]oit le conducteur positivem5t1 un p>eil globe ne c\rroit aucun dang] d'tre cass4 ,je crois concevoir comm5t cela p\rroit s'excut]4 ,mais je n'ai pas le tems d'aj\t] autre *ose si ce n'e/ que je suis1 ,monsieur1 c4 ,,lettre ,x4 ,de ,b4 ,,frankl9 cuy] de ,philadelphie4 #ai4 ,octobre #ageb4 ,comme l'on p>le s\v5t dans les n\velles d',europe du succs de l'expri5ce de ,philadelphie1 p\r tir] le feu lectrique des nues p> le moy5 des v]ges de f] po9tus leves sur le haut des btim5s1 c4 ,les curieux ne s]ont peut-tre pas f*s d'appr5dre que la mme expri5ce a russi ,philadelphie1 quoique faite d'une manire diffr5te plus facile2 en voici le dtail4 ,faites une croix de deux petites lates1 les bras assez longs p\r atte9dre aux quatre co9s d'un gr& m\*oir f9 de soye3 qu& il e/ t5du1 liez les co9s de ce m\*oir aux extrmits de la croix3 p> ce moy5 v\s avez le corps d'un c]f-volant2 en y aj\tant adroitem5t une queu1 une gance une ficelle1 il s'lv]a en l'air comme ceux qui sont faits de papi]2 mais celui-ci qui e/ de soye e/ plus propre rsi/] au v5t la pluye d'un orage sans se d*ir]4 ,au sommet du montant de la croix il faut fix] un fil-d'ar*al trs-po9tu qui s'lve d'un pi$ ou plus au-dessus du bois4 ,au b\t de la ficelle prs de la ma91 il faut noer un cordon ou ruban de soye1 atta*] une clef dans l'endroit o la soye la ficelle se joign5t4 ,on lve ce c]f-volant lorsqu'on e/ sur le po9t d'avoir du tonn]re1 la p]sonne qui ti5t la corde doit tre en d$ans dune porte ou d'une f5tre1 ou s\s quelqu'abri1 ensorte que le ruban de soye ne soit pas m\ill1 l'on pr5dra g>de que la ficelle ne t\*e pas le cadre de la porte ou de la f5tre4 ,aussitt que quelques p>ties de la nue de tonn]re vi5dront sur le c]f-volant1 le fil-d'ar*al po9tu en tir]a le feu lectrique1 le c]f-volant1 avec t\te la ficelle1 s]a lectris1 les filam5s de la ficelle qui ne sont pas s]rs se dress]ont en dehors de t\s cts1 s]ont attirs p> l'appro*e du doigt1 qu& la pluye a m\ill le c]f-volant la ficelle1 de faon qu'ils puiss5t conduire librem5t le feu lectrique1 v\s tr\v]ez qu'il dc\le en abondance de la clef l'appro*e de votre doigt3 on peut *>g] la b\teille cette clef1 enflamm] les liqueurs spiritueuses avec le feu a9si ramass1 faire t\tes les autres expri5ces lectriques qu'on fait ord9airem5t avec le sec\rs d'un globe ou d'un tube de v]re frott1 p> ce moy5 on dmontre p>faitem5t l'id5tit de la matire lectrique avec celle de la f\dre4 ,,lettre ,,xi4 ,de ,b4 ,,frankl9 ,ecuy] de ,philadelphie4 ,puisque v\s me dites que notre ami ,cave e/ prt aj\t] quelques d]nires expri5ces ma feille volante avec l'errata1 j'envoye une copie d'une lettre du ,docteur ,cold51 qui peut aid] remplir quelques pages1 encore mon expri5ce du c]f-volant dans la gazette de ,p5sylvanie3 je n'ai ri5 y aj\t] de n\veau1 si ce n'e/ l'expri5ce suivante1 p\r dc\vrir un plus gr& nombre des proprits du fluide lectrique4 ,,exp,,ri5ce ,p\r dc\vrir un plus gr& nombre des proprits du fluide lectrique4 ,susp5dez p> un cro*et de fil-d'ar*al un b\let au premi] conducteur2 placez s\s le b\let six lignes de di/ance une plaque d'arg5t poli p\r recevoir les t9celles2 faites alors t\rn] la r\1 si les t9celles rptes frapp5t cont9uellem5t sur le mme endroit1 il s'y f]a dans peu de m9utes une ta*e bleu appro*ant de la c\leur d'un ressort de montre4 ,une plaque de f] poli expose la mme preuve1 s]a aussi ta*e1 mais non pas de la mme c\leur2 elle semble plutt corrode4 ,je ne me suis pas app]u que cette opration ft aucune impression sur l'or1 le cuivre ou l'ta91 mais les ta*es sur l'arg5t ou le f] s]ont les mmes1 soit que le b\let soit de plomb1 de cuivre1 d'or ou d'arg5t4 ,il p>otroit aussi une petite ta*e sur le b\let d'arg5t1 de mme que sur la plaque qui s]oit au-dess\s4 ,,n\velles ,,exp,,ri5ces ,,et ,,obs]vations ,,sur ,l',,lectricit4 ,faites ,philadelphie en ,amrique p> ,b4 ,frankl91 cuy]1 communiques ,p4 ,coll9son1 cuy]1 de la ,socit ,royale de ,londres1 les la mme ,socit le #bg4 ,ju9 le #d4 ,juillet #aged4 ,on y a aj\t un crit sur le mme sujet p> ,j4 ,canton ,m4 ,a4 membre de la ,socit ,royale1 l la mme ,socit le #f4 ,dcembre #agec4 un autre p\r la df5se de ,mr4 ,frankl9 contre l',abb ,nollet1 p> ,m4 ,d4 ,cold5 de la n\velle ,york4 ,,troisi,,me ,,p>tie4 ,londres #aged4 ,,lettre ,,xii4 ,de ,b4 ,,frankl9 cuy] de ,philadelphie4 ,p4 ,coll9son cuy] de la ,socit ,royale de ,londres4 ,septembre #agec4 ,,monsieur1 ,dans mon premi] crit sur cette matire fait d'abord en #agdg4 augm5t envoy en ,anglet]re en #agdi4 je reg>dai la m] comme la gr&e s\rce des clairs2 j'imag9ois que la lumire qu'on y app]oit v5oit du feu lectrique produit p> le frottem5t des p>ticules d'eau avec celles de sel4 loign des ctes je n'avois pas alors la commodit de faire des expri5ces sur de l'eau de m]1 de sorte que j'embrassai cette op9ion trop la hte4 ,c> en #agej4 #ea4 tant p> occasion sur les ctes1 je tr\vai p> des expri5ces que l'eau de la m] dans une b\teille1 quoiqu'elle p>t d'abord lum9euse en l'agitant1 p]dit cep5dant cette v]tu dans peu d'heures4 ,de cette obs]vation de ce qu'en agitant du sel fondu dans de l'eau je ne p\vois produire aucune lumire1 je comm5ai d'abord d\t] de ma premire supposition1 s\ponn] que cette lumire dans l'eau de la m] devoit tre attribue quelques autres pr9cipes4 ,j'exam9ai alors s'il n'toit pas possible que les p>ticules de l'air1 tant lectriques p> elles-mmes1 tirass5t leur feu lectrique de la t]re dans les gr&s c\ps de v5t p> leur frottem5t contre les arbres1 les montagnes1 les btim5s1 tc4 comme autant de petits globes lectriques frottans contre des c\ss9s non-lectriques1 que les vapeurs qui s'lv5t reuss5t de l'air ce feu1 que p> ces moy5s les nuages dev9ss5t lectriss4 ,j'imag9ai que si la *ose toit a9si1 p\ssant violemm5t avec des s\fflets un c\rant d'air contre mon premi] conducteur1 je p\rrois l'lectris] ngativem5t1 le frottem5t des p>ticules de l'air le dpoillant d'une p>tie de sa quantit naturelle du fluide lectrique2 mais l'expri5ce que je t5tai dans cette ve ne me russit pas4 ,en ,septembre #ageb4 j'levai une v]ge de f] p\r tir] l'clair dans ma maison1 af9 de faire quelques expri5ces dessus1 ayant dispos deux timbres p\r m'av]tir qu& la v]ge s]oit lectrise2 cette pratique e/ familire t\t lectrici54 ,je tr\vai que les timbres sonnr5t quelquefois quoiqu'il n'y et ni clair ni tonn]re1 mais seulem5t un nuage obscur au-dessus de la v]ge1 que quelquefois aprs un c\p d'clair ils s'arrtoi5t t\t d'un c\p1 que d'autres fois1 sans avoir sonn aup>avant1 ils comm5oi5t le faire s\da9 aprs l'clair1 que l'lectricit toit quelquefois1 trs-foible1 ensorte qu'aprs en avoir tir une petite t9celle1 on toit quelque tems sans p\voir en tir] d'autre2 que d'autrefois les t9celles se suivoi5t avec une extrme rapidit1 en ayant eu un j\r un c\rant cont9uel d'un timbre l'autre de la l>geur d'une plume de corbeau2 il y eut mme des v>iations considrables p5dant le mme orage4 ,l'hyv] suivant j'imag9ai une expri5ce p\r dc\vrir si les nuages toi5t lectriss positivem5t ou ngativem5t2 mais ma v]ge po9tu avec t\t son app>eil s'tant drange1 je ne la rtablis que v]s le pr9tems1 lorsque j'esprai que la *aleur occasionn]oit plus de nuages orageux4 ,cette expri5ce consi/oit pr5dre deux b\teilles1 en *>g] une du feu de la v]ge de f] donn] l'autre une *>ge gale avec le globe de v]re lectrique p> le moy5 du premi] conducteur1 aprs les avoir *>ges1 les plac] sur une table trois ou quatre p\ces l'une de l'autre1 ayant susp5du au plat-fons avec un fil de soye f91 une b\lette de lige qui pt joer entre les cro*ets4 ,si les deux b\teilles toi5t lectrises positivem5t1 la b\lette attire rep\sse p> l'une1 devroit aussi tre rep\sse p> l'autre3 si l'une toit positivem5t l'autre ngativem5t1 la b\lette s]oit attire rep\sse t\r t\r p> *acune1 cont9u]oit de joer entr'elles aussi long-tems qu'elles cons]v]oi5t quelque *>ge considrable4 ,ayant =t coeur de faire cette expri5ce1 le haz>d v\lut que je fusse abs5t p5dant les deux plus gros orages que n\s emes de bonne heure dans le pr9tems1 ce qui ne fut pas une petite mortification p\r moi4 ,j'avois bi5 ordonn dans ma maison que si les timbres sonnoi5t1 p5dant mon abs5ce1 on enf]mt quelqu'clair p\r moi dans des b\teilles lectriques1 on le fit aussi2 mais t\t toit presque dissip avant mon ret\r2 dans quelques autres orages la quantit d'clairs que je pus r5f]m] toit si petite1 la *>ge si foible1 que je ne pus me satisfaire2 cep5dant je vis quelquefois de quoi augm5t] mes s\pons enflamm] ma curiosit4 ,enf9 le #ab4 ,avril #agec4 tant arriv un orage qui fut assez vif p5dant quelque tems1 je *>geai une des b\teilles passablem5t bi5 avec l'clair1 l'autre avec l'lectricit de mon globe de v]re1 galem5t autant que j'en pus jug]2 les ayant disposes conv5ablem5t1 je vis avec autant de surprise que de plaisir la b\lette de lige joer avec vtesse de l'une l'autre1 je fus conva9cu que l'une des deux toit lectrise ngativem5t4 ,je rptai plusieurs fois cette expri5ce p5dant cet orage p5dant huit autres orages de suite1 t\j\rs avec le mme succs1 tant p]suad 7p> les raisons dtailles d'abord dans ma lettre ,m4 ,k9n]sley1 imprime depuis ,londres17 que le globe de v]re lectrise positivem5t1 je conclus que les nuages sont t\j\rs lectriss ngativem5t1 ou conti5n5t t\j\rs mo9s que leur quantit naturelle de fluide lectrique4 ,malgr tant d'expri5ces il semble cep5dant que ma conclusion toit tire trop prcipitamm5t1 c> enf9 le #f4 de ,ju9 dans un orage qui dura depuis c9q heures aprs midi jusqu' sept1 je tr\vai un nuage qui toit lectris positivem5t1 quoique plusieurs qui toi5t passs aup>avant au-dessus de ma v]ge p5dant le mme orage1 fuss5t dans l'tat ngatif4 ,voici comme je le dc\vris4 ,je faisois en mme tems une autre expri5ce que je rptai plusieurs fois p\r m'assur] de l'tat ngatif des nuages2 la voici4 ,p5dant que les timbres sonnoi5t1 je pris la b\teille *>ge au globe1 j'appliquai son cro*et la v]ge1 dans l'ide que si les nuages toi5t lectriss positivem5t1 la v]ge qui en recevoit son lectricit le s]oit aussi de la mme faon1 alors l'lectricit positive aj\te avec la b\teille f]oit sonn] les timbres plus vte2 mais si les nuages toi5t dans un tat ngatif1 ils devoi5t puis] le fluide lectrique de la v]ge la rduire au mme tat ngatif o ils toi5t2 alors le cro*et de la b\teille *>ge positivem5t f\rnissant l v]ge ce qui lui manquoit1 7autrem5t elle auroit t oblige de le tir] de la t]re p> le moy5 de la b\lette de cuivre susp5due entre les deux timbres17 le c>illon cess]oit jusqu' ce que la b\teille ft d*>ge4 ,je d*>geai promptem5t dans la v]ge de cette manire plusieurs b\teilles qui toi5t *>ges au globe2 le fluide lectrique passant du cro*et dans la v]ge jusqu' ce que le cro*et ne tirt plus d't9celles du doigt2 p5dant que la v]ge recevoit de la b\teille1 les timbres cess]5t de sonn]3 mais en cont9uant d'appliqu] le cro*et de la b\teille la v]ge1 j'puisai la quantit naturelle de la surface intrieure de ces b\teilles1 ou p\r m'exprim] l'ord9aire je les *>geai ngativem5t4 ,enf9 p5dant que je *>geois une b\teille mon globe p\r rpt] cette expri5ce1 mes timbres s'arrtr5t d'eux-mmes1 aprs une pause recomm5cr5t sonn]2 mais qu& j'appro*ai de la v]ge le cro*et de la b\teille *>ge1 au lieu du c\rant ord9aire que j'att5dois du cro*et la v]ge1 il n'y eut pas d't9celles1 pas mme lorsque je les fis t\*]4 ,cep5dant les timbres cont9ur5t sonn] =tem5t1 ce qui me fit connotre que la v]ge toit alors lectrise positivem5t1 aussi bi5 que le cro*et de la b\teille au mme dgr1 p> consqu5t que le nuage p>ticuli] qui toit alors au-dessus de la v]ge toit dans le mme tat positif2 c'toit v]s la f9 de l'orage4 ,mais c'e/ une expri5ce unique qui1 nanmo9s fait une exception ma premire conclusion qui toit trop gnrale1 me rduit celle-ci1 que les nuages d'un orage accompagn de tonn]re sont le plus ord9airem5t dans un tat ngatif d'lectricit1 mais quelquefois dans un tat positif4 ,je crois que le d]ni] cas e/ r>e1 c> quoique bi5tt aprs la d]nire expri5ce je fis un voyage ,bo/on1 fus hors de *ez moi la plus gr&e p>tie de l't1 ce qui m'emp*a de p\rsuivre mes obs]vations mes essais2 cep5dant ,m4 ,k9n]sley rev5u des isles prcism5t au tems de mon d"p1 cont9ua les expri5ces p5dant mon abs5ce1 il m'assure qu'il tr\va t\j\rs les nuages dans l'tat ngatif2 ensorte que le plus s\v5t dans les c\ps de f\dre c'e/ la t]re qui frappe les nuages1 non les nuages qui frapp5t la t]re4 ,ceux qui sont v]ss dans les expri5ces lectriques concevront aism5t que les effets les app>5ces doiv5t tre peu de *ose prs les mmes dans les deux cas2 mme explosion1 mme clair entre deux nuages1 entre les nuages les montagnes1 c4 mme rupture des arbres1 des murailles1 c4 que le fluide lectrique r5contre sur son p>tage1 mme c\p fatal p\r les corps animaux1 que les v]ges po9tus plantes sur les btim5s o les mts des vaisseaux1 communiquant avec la t]re ou la m]1 doiv5t tre galem5t propres rtablir d\cem5t en sil5ce l'quilibre entre la t]re les nuages1 ou conduire un clair ou un c\p de f\dre1 s'il y en avoit1 de manire prs]v] la maison ou le vaisseau2 c> les po9tes ont autant de v]tu p\r p\ss] le feu lectrique que p\r l'attir]1 les v]ges l'lv]ont aussi bi5 qu'elles le f]ont desc5dre4 ,m4 le ,roy de l',acadmie des ,sci5ces1 dont n\s avons dj p>l1 avoit aussi conjectur long-tems avant d'avoir t in=m des n\velles dc\v]tes faites en ,amrique1 que l'lectricit des nuages devoit tre ngative3 voici comme il s'en explique la f9 d'un mmoire qu'il lt l',acadmie le #i4 ,avril #agee4 ces consqu5ces j'en p\rrois aj\t] plusieurs autres assez importantes3 mais je me cont5t]ai de faire rem>qu]1 #a4 que cette lectricit n\s montre qu'il p\rroit bi5 y avoir dans la nature tel ag5t lequel lectris]oit les corps en y r>fiant le fluide lectrique1 ce qu'on n'avoit p s\ponn] jusqu'ici1 opration qui e/ mme plus simple que celle p> laquelle on conoit ord9airem5t que cet effet a lieu4 #b4 ,qu'il y a une gr&e analogie entre un aimant un sy/me de corps lectriss p> cond5sation p> r>faction1 les corps aimants p> un ple se rep\ssant attirant ceux qui sont aimants p> l'autre1 comme ceux qui sont lectriques d'une mme faon se rep\ss5t t&is qu'ils attir5t ceux qui le sont d'une faon contraire2 enf9 que le *oc de l'expri5ce de ,leyde n'e/ qu'une suite p\r a9si dire des deux lectricits p> cond5sation p> r>faction1 une b\teille de ,leyde se *>geant dans un in/ant1 qu& on fait communiqu] le ct avec le btis le cro*et avec le conducteur1 ou vice v]s1 ne p\vant absolum5t se *>g] lorsque l'on la fait communiqu] de mme avec deux corps lectriss au mme degr2 c'e/ ce que je me propose de montr] dans un mmoire o je compte donn] l'analyse de cette expri5ce4 ,le ,r4 ,p4 ,becc>ia aprs avoir obs]v des diffr5ces m>ques entre l'lectricit positive l'lectricit ngative1 comme il a t ci-devant rapport1 ne fut pas long-tems reconnotre les mmes diffr5ces dans l'lectricit naturelle4 ,il rem>qua que son app>eil lectris p> le tonn]re1 ou seulem5t p> les nuages sans app>5ce de tonn]re1 toit tantt dans un tat positif tantt dans un tat ngatif2 il a donn un dtail bi5 circon/anci de t\tes ses obs]vations ce sujet dans son ,libro secondo del ,electricismo naturale1 imprim 9-#d4 ,tur9 en #agec4 ,mais quoique les claircissem5s tirs de ces expri5ces ne *ang5t ri5 dans la pratique1 il1 en e/ t\t autrem5t p\r la ?orie1 n\s sommes ma9t5ant aussi emb>rasss tr\v] une hypo?se p\r expliqu] p> quels moy5s les nuages devi5n5t lectriss ngativem5t1 que n\s l'tions prcdemm5t montr] comm5t ils le dev5oi5t positivem5t4 ,je ne saurois m'emp*] de haz>d] quelques conjectures sur ce sujet2 voici celles qui s'(fr5t prs5t mon esprit2 qu& mme de n\velles dc\v]tes montr]oi5t qu'elles ne sont pas t\t--fait ju/es1 elles p\rroi5t1 en att5dant1 tre de quelque utilit1 en excitant les curieux faire davantage d'expri5ces1 en donnant occasion des re*]*es plus exactes4 ,je conois donc que ce globe de t]re d'eau avec ses plantes1 ses animaux ses btim5s conti5t une quantit de fluide lectrique rp&u dans sa sub/ance1 prcism5t aussi gr&e qu'il en peut cont5ir2 c'e/ ce que j'appelle la quantit naturelle4 ,que cette quantit naturelle n'e/ pas la mme dans t\tes les espces de matire commune s\s des dim5sions gales1 ni dans la mme espce de matire commune dans t\tes les circon/ances4 ,mais un pi$ cube v4 g4 d'une sorte de matire commune1 peut cont5ir plus de fluide lectrique qu'un pi$ cube de quelqu'autre matire commune une livre de la mme espce de matire commune1 qu& elle e/ r>fie1 peut en cont5ir plus que qu& elle e/ cond5se4 ,c> le fluide lectrique tant attir p> quelque portion de matire commune1 les p>ties de ce fluide 7qui ont entr'elles une mutuelle rpulsion17 s'appro*5t tellem5t l'une de l'autre p> l'attraction de la matire commune qui les absorbe1 que leur rpulsion e/ gale la =ce cond5sante de l'attraction dans la matire commune3 a9si cette portion de matire commune n'en absorb]a pas davantage4 ,les corps de diffr5tes espces ayant a9si attir absorb ce que j'appelle leur quantit naturelle1 c'e/--dire prcism5t autant de fluide lectrique qu'il convi5t leur tat de d5sit1 de r>faction au p\voir d'attir]1 ne donn5t plus entre eux aucun signe d'lectricit4 ,et si l'on *>ge un de ces corps d'une plus gr&e quantit de fluide lectrique1 elle n'y entre pas1 mais elle se rp& sur la surface y =me une atmosphre1 alors ce corps donne des signes d'lectricit4 ,j'ai comp> dans un de mes crits prcd5s la matire commune une ponge le fluide lectrique l'eau2 on v\dra bi5 me p]mettre de me s]vir encore une fois de la mme comp>aison p\r claircir davantage ma p5se sur ce sujet4 ,qu& on cond5se un peu une ponge1 en la pressant entre les doigts1 elle ne pr5d ne g>de pas autant d'eau que dans son tat le plus naturel de rel*em5t de r>faction4 tant encore presse cond5se davantage1 il sortira quelque peu d'eau de ses p>ties intrieures qui s'c\l]a p> la surface4 ,si l'on cesse entirem5t de la press] avec les doigts1 l'ponge repr5dra non-seulem5t ce qui avoit t exprim d'eau en d]ni] lieu1 mais elle en attir]a une quantit surabondante4 ,comme l'ponge dans son tat de r>faction attir]a absorb]a naturellem5t plus d'eau1 que dans son tat de cond5sation elle attir]a absorb]a naturellem5t mo9s d'eau1 n\s p\vons appell] la quantit qu'elle absorbe dans l'un ou l'autre de ces tats1 sa quantit naturelle relativem5t cet tat4 ,or l'eau e/ au fluide lectrique ce que l'ponge e/ l'eau4 ,qu& une portion d'eau e/ dans son tat commun de d5sit1 elle ne peut cont5ir plus de fluide lectrique qu'elle n'en a2 si on y en ajote1 il se rp& sur la surface4 ,qu& la mme portion d'eau se r>fie en vapeurs =me un nuage1 elle e/ capable d'en recevoir d'en absorb] une beauc\p plus gr&e quantit2 *aque p>ticule a de la place p\r avoir son atmosphre lectrique4 ,a9si l'eau en son tat de r>faction ou dans la =me d'un nuage s]a dans un tat ngatif d'lectricit2 elle aura mo9s que sa quantit naturelle1 c'e/--dire mo9s qu'elle n'e/ naturellem5t capable d'en attir] d'en absorb] dans cet tat4 ,ce nuage s'appro*ant assez de la t]re p\r tre porte d'tre frapp1 recevra de la t]re un c\p de fluide lectrique1 qui p\r f\rnir une gr&e t5du de nuages1 doit quelquefois cont5ir une trs-gr&e quantit de ce fluide4 ,mais ce nuage passant sur des bois de haute futaye peut recevoir sans bruit quelque *>ge des po9tes1 des bords aigus des feilles de leurs cimes m\illes4 ,un nuage tant *>g p> quelque moy5 que ce soit de la "p de la t]re peut frapp] sur d'autres qui n'ont pas t *>gs ou qui ne l'ont pas t autant1 ceux-ci sur d'autres encore jusqu' ce que l'quilibre soit tabli entre t\s les nuages qui sont porte de se frapp] l'un l'autre4 ,le nuage a9si *>g s'tant d*>g d'une bonne p>tie de ce qu'il a reu d'abord1 peut recevoir une n\velle *>ge de la t]re ou de quelqu'autre nuage qui aura t p\ss p> le v5t porte de la recevoir plus promptem5t de la t]re4 ,del ces c\ps ces clairs r$\bls cont9uels jusqu' ce que les nuages ay5t reu peu prs leur quantit naturelle en tant que nuages1 ou jusqu' ce qu'ils soi5t tombs en ondes runis ce globe t]raque d'o ils tir5t leur orig9e4 ,a9si les nuages orageux sont gnralem5t p>lant dans un tat ngatif d'lectricit p> rapport la t]re selon la pl"p de nos expri5ces2 cep5dant comme dans l'une n\s avons tr\v un nuage lectris positivem5t1 je conjecture que dans ce cas un p>eil nuage1 aprs avoir reu ce qui1 dans son tat de r>faction1 toit seulem5t sa quantit naturelle se tr\va comprim p> l'action des v5ts ou de quelqu'autre manire1 ensorte qu'une p>tie de ce qu'il avoit absorb1 fut *asse1 =ma une atmosphre lectrique aut\r de lui dans son tat de cond5sation4 ,c'e/ ce qui le r5dit capable de communiqu] une lectricit positive la v]ge4 ,p\r pr\v] qu'un corps dans diffr5tes circon/ances de dilatation de contraction e/ capable de recevoir de ret5ir plus ou mo9s de fluide lectrique sur sa surface1 je rapport]ai l'expri5ce suivante3 ,je plaai sur le plan*] un v]re boire propre1 dessus un petit pot d'arg5t1 dans lequel je mis environ trois brasses de *ane de cuivre1 un b\t de laquelle j'atta*ai un fil de soye qui s'levoit directem5t au plat-fond o il passoit sur une p\lie del r$esc5doit dans ma ma91 de sorte que je p\vois mon gr enlev] la *ane du pot1 l'lev] un pi$ de di/ance du plat-fond la laiss] p> gradation retomb] dans le pot4 ,du plat-fond avec un autre fil de f9e soye cru1 je susp5dis un petit floccon de coton1 de manire que qu& il p5doit p]p5diculairem5t il t\*oit le ct du pot3 ensuite appro*ant du pot le cro*et d'une b\teille *>ge1 je lui donnai une t9celle qui se rp&it aut\r en atmosphre lectrique1 le floccon de coton fut rep\ss du ct du pot la di/ance de neuf ou dix p\ces3 le pot ne recevoit plus alors d'autre t9celle du cro*et de la b\teille2 mais mesure que j'levois la *ane1 l'atmosphre du pot dim9ua en se c\lant sur la *ane qui s'levoit1 en consqu5ce le floccon de coton s'appro*a de plus en plus du pot2 alors si je rappro*ois de ce pot le cro*et de la b\teille1 il recevoit une autre t9celle le coton ret\rnoit la mme di/ance qu'aup>avant1 de cette sorte proportion que la *ane toit leve plus haut1 le pot recevoit plus d't9celles1 p>ce que le pot avec la *ane dploye toit capable de support] une plus gr&e atmosphre que le pot avec la *ane ramasse dans son intrieur4 ,que l'atmosphre aut\r du pot ft dim9ue en enlevant la *ane1 augm5te en la baissant1 c'e/ une *ose non-seulem5t con=me la raison1 puisque l'atmosphre de la *ane doit tre tire de celle du pot qu& elle s'enlve1 y ret\rn] qu& elle retombe2 mais la *ose e/ encore vid5te aux yeux1 le floccon de coton s'appro*ant t\j\rs du pot qu& on tiroit la *ane en haut1 se retirant qu& on la laissoit tomb]4 ,cette expri5ce rpte de la manire dont l'enseigne ,m4 ,frankl91 a t\t aussi bi5 russi ,p>is qu' ,philadelphie4 ,le floccon de coton ou une balle de lige susp5du un fil de soye s'c>te plus ou mo9s des bords du vase1 suivant que la *ane y e/ plus ou mo9s r5f]me4 ,j'ai v le floccon qui se t5oit un p\ce de di/ance du vase1 t&is qu'une *ane de d\ze pi$s toit t\t fait dploye1 s'en c>t] jusqu' un pi$1 qu& elle toit entirem5t retombe4 ,a9si n\s voyons que l'augm5tation de surface r5d un corps capable de recevoir une plus gr&e atmosphre lectrique2 mais cette expri5ce1 je l'av\1 ne dmontre pas p>faitem5t ma n\velle hypo?se2 c> le cuivre l'arg5t cont9unt t\j\rs tre solides1 ne se dilat5t pas en vapeurs comme l'eau en nuages4 ,peut-tre que dans la suite1 des expri5ces sur l'eau leve en vapeurs mettront cette matire dans un plus gr& j\r4 ,il s'lve contre cette n\velle hypo?se une objection qui p>ot importante2 la voici3 si l'eau1 dans son tat de r>faction1 comme nuage1 attire absorbe plus de fluide lectrique que dans son tat de d5sit comme eau1 p\rquoi ne tire-t-elle pas de la t]re t\t ce dont elle manque1 l'in/ant qu'elle en quitte la surface1 qu'elle en e/ encore pro*e1 qu'elle ne fait que s'lev] en vapeur8 ,j'av\ que je ne saurois1 quant prs5t1 rpondre cette difficult d'une manire qui me satisfasse2 j'ai cru cep5dant que je devois l'tablir dans t\te sa =ce1 comme je l'ai fait1 s\mettre le t\t l'exam54 ,qu'il me soit p]mis de recomm&] au curieux dans cette bran*e de la philosophie naturelle1 de rpt] avec so9 en obs]vateurs exacts1 les expri5ces que j'ai rapportes dans cet crit les prcd5s sur l'lectricit positive ngative avec les autres de mme g5re qu'ils imag9]ont1 af9 de s'assur] si l'lectricit communique p> un globe de v]re e/ rellem5t positive4 ,je prie aussi ceux qui auront occasion d'obs]v] les effets rc5ts du tonn]re sur les btim5s1 les arbres1 c4 de les considr] en p>ticuli] dans la ve d'en dc\vrir la direction4 ,mais dans cet exam5 il faut t\j\rs faire att5tion une *ose1 c'e/ qu'un c\rant de fluide lectrique passant au trav]s du bois1 de la brique1 du mtal1 c4 qu& il passe en petite quantit1 la =ce avec laquelle ses p>ties se rep\ss5t e/ limite surmonte p> la cohsion des p>ties du corps qu'il trav]se au po9t d'emp*] l'explosion2 mais qu& le fluide vi5t en trop gr&e quantit p\r tre ret5u p> cette cohsion1 il fait explosion1 d*ire ou fond le corps qui s'ef=oit de lui rsi/]4 ,si c'e/ du bois1 de la brique1 de la pi]re ou quelque *ose de semblable1 les clats sortiront du ct o il y a mo9s de rsi/ance1 de mme lorsqu'il se fait un tr\ trav]s du c>ton p> le moy5 d'un vase lectris1 si les surfaces du c>ton ne sont pas enf]mes ou presses1 il y aura une bavre leve t\t aut\r du tr\ des deux cts du c>ton2 mais si l'un des cts e/ ress]r1 ensorte que la bavre ne puisse pas s'lv] de ce ct1 elle s'lev]a entirem5t de l'autre1 de quelque ct que le fluide ait t dirig1 c> la bavre aut\r du tr\ e/ l'effet de l'explosion en t\s s5s aut\r du c5tre du c\rant plutt que l'effet de la direction4 ,dans *aque c\p de tonn]re je p5se que le c\rant de fluide lectrique qui e/ en m\vem5t p\r rtablir l'quilibre entre la nue la t]re1 doit t\j\rs pralablem5t tr\v] son passage trac]1 p\r a9si dire1 sa c\rse1 le long de t\s les conducteurs qu'il peut tr\v] dans son *em91 tels que les mtaux1 les murailles moites1 les bois humides1 c41 qu'il s'c>t]a considrablem5t de la ligne droite p\r s'atta*] aux bons conducteurs1 qu'enf9 dans cette c\rse il e/ actuellem5t en m\vem5t1 quoique sans bruit imp]ceptiblem5t avant l'explosion dans p>mi les conducteurs4 ,cette explosion n'arrive que qu& les conducteurs ne peuv5t pas s'en d*>g] aussi vte qu'ils le reoiv5t1 p>ce qu'ils sont imp>faits1 dsunis1 trop petits1 ou qu'ils ne sont pas de la matire la plus propre conduire4 ,a9si les v]ges de mtal1 d'une grosseur suffisante1 qui s't5d5t de la p>tie la plus haute d'un difice jusqu' t]re1 tant de la meilleure matire1 des conducteurs p>faits1 prs]v]ont1 je p5se1 le btim5t de dommage1 ou en rtablissant l'quilibre assez vte p\r prv5ir le c\p1 ou en le conduisant dans la sub/ance de la v]ge aussi lo9 qu'elle s't5d1 ensorte qu'il n'y ait d'explosion qu'au dessus de sa po9te1 entre elle les nuages4 ,si l'on dem&oit quelle paisseur on doit prsum] suffisante dans la v]ge mtalliques8 ,p\r rpondre1 je rem>qu]ois que c9q gros vases de v]re1 tels que je les ai indiqus dans mes premi]s crits1 d*>g5t une trs gr&e quantit d'lectricit1 qui cep5dant s]a t\te entire conduite aut\r d'un livre p> le filet m9ce d'or de la c\v]ture2 elle suit l'or p> le plus long *em9 aut\r de la c\v]ture pltt que de pr5dre le plus c\rt au trav]s de cette c\v]ture1 qui n'e/ pas un si bon conducteur4 ,mais dans cette ligne d'or le mtal e/ d'une f9esse si gr&e1 que ce n'e/ presque que la c\leur de l'or2 sur la c\v]ture d'un livre 9-#h4 il n'y a pas un p\ce qu>r1 p> consqu5t pas la tr5te-sixime p>tie d'un gra9 suivant ,mr4 de ,reaumur4 ,cep5dant elle e/ suffisante p\r conduire la *>ge de c9q gros vases1 je ne sais de combi5 davantage4 ,prs5tem5t je suppose qu'un fil-d'ar*al du qu>t d'un p\ce de diamtre conti5t environ #ejjj4 fois autant de mtal qu'il y en a dans cette ligne d'or1 si cela e/1 il conduira la *>ge de #bejjj4 vases de v]re p>eils1 quantit que j'imag9e bi5 suprieure ce qu'il y en a jamais eu dans aucun c\p de tonn]re naturel4 ,mais une v]ge du diamtre d'un demi-p\ce en conduiroit quatre fois autant que celle d'un qu>t4 ,et l'g>d du conducteur1 quoiqu'il faille une c]ta9e paisseur de mtal p\r conduire un gr&e quantit d'lectricit en mme tems cons]v] sa propre sub/ance f]me runie1 qu'une mo9dre paisseur1 comme p> exemple un trs-petit fil-d'ar*al1 soit dtruite p> l'explosion2 cep5dant un p>eil petit fil auroit suffi p\r conduire ce c\p1 quoiqu'il devi5ne incapable d'en conduire un autre4 ,et considrant l'extrme rapidit avec laquelle le fluide lectrique c\rt sans explosion qu& il a un passage libre ou une communication de mtal p>fait2 je p5s]ois qu'une gr&e quantit s]oit conduite en peu de tems un nuage ou tire d'un nuage p\r rtablir son quilibre avec la t]re p> le moy5 d'un trs-petit fil de f]1 p> consqu5t des v]ges paisses ne p>oiss5t pas si ncessaires4 ,quoiqu'il en soit1 comme la quantit de tonn]re d*>ge dans un c\p ne peut pas se bi5 mesur]1 qu'elle e/ c]ta9em5t trs-diffr5te en diffr5s c\ps1 plus gr&e dans quelques-uns que dans d'autres1 comme le f] 7le meilleur mtal p\r cet usage1 tant le mo9s propre se fondre17 e/ bon m>*1 il n'y a po9t d'inconvni5t d'avoir un plus gros canal p\r conduire ce c\p imptueux que n\s ne le jugeons ncessaire2 c> quoiqu'un fil-d'ar*al moy5 puisse suffire1 deux ou trois ne peuv5t pas nuire4 ,le tems des obs]vations exactes bi5 comp>es indiqu]ont la f9 la grosseur conv5able avec une plus gr&e c]titude4 ,les v]ges po9tus leves sur les difices peuv5t de mme prv5ir s\v5t un c\p de la manire suivante4 ,un oeil plac de faon qu'il voye horizontalem5t le dess\s d'un nuage de tonn]re1 v]ra qu'il e/ trs-dsuni1 ayant nombre de fragm5s sp>s ou de petits nuages l'un s\s l'autre1 le plus bas tant s\v5t =t peu loign de la t]re4 ,ceux-ci1 comme autant de pi]res m>*antes1 s]v5t conduire un c\p entre le nuage un btim5t4 ,p\r les reprs5t] p> une expri5ce1 pr5ez deux ou trois floccons de coton non s]r2 atta*ez-en un au premi] conducteur p> un fil f9 de deux p\ces1 7qui peut tre fil sur le *amp du mme floccon avec les doigts17 liez-en un autre celui-ci1 un troisime au second p> de semblables fils4 ,faites t\rn] le globe1 v\s v]rez ces floccons s't5dre v]s la table 7comme les petits nuages les plus bas font v]s la t]re17 qui les attire3 mais en prs5tant une f9e po9te dresse s\s le plus bas1 il se ress]r]a v]s le second1 le second v]s le premi]1 t\s ensemble v]s le premi] conducteur1 o ils re/]ont autant de tems que la po9te re/]a s\s eux4 ,les petits nuages lectriss dont l'quilibre avec la t]re e/ bi5 vte rtabli p> la po9te1 ne peuv5t-ils pas de la mme manire s'lev] v]s le pr9cipal1 p> ce moy5 occasionn] un si gr& vuide que le gr& nuage ne puisse frapp] dans cet endroit8 ,ces p5ses1 mon *] ami1 ne sont que haz>des bau*es2 si j'tois simplem5t ambitieux de me faire quelque rputation dans la philosophie1 je les g>d]ois p> dev]s moi jusqu' ce qu'elles fuss5t p]fectionnes rectifies p> le tems p> de n\velles expri5ces4 ,mais puisque la communication des mo9dres ves des expri5ces imp>faites dans une n\velle bran*e de sci5ce a s\v5t produit de bons effets en attirant sur cet objet l'att5tion des p]sonnes de gnie1 a donn p> l occasion des re*]*es plus exactes des dc\v]tes plus complettes4 ,v\s tes le matre de communiqu] cet crit qui bon v\s sembl]a2 il e/ plus important que les connoissances s'augm5t5t qu'il ne l'e/ que votre ami soit reg>d comme un philosophe exact4 ,,lettre ,,xiii4 ,de ,b4 ,,frankl91 cuy] de ,philadelphie4 ,p4 ,coll9son1 cuy]1 membre de la ,socit ,royale ,londres4 #ah4 ,avril #aggd4 ,,monsieur1 ,depuis le mois de ,septembre d]ni] ayant fait deux longs voyages1 ayant eu d'ailleurs beauc\p d'occupations1 je n'ai gures fait d'obs]vations sur l'tat positif ngatif de l'lectricit des nuages2 mais ,mr4 ,k9n]sley a t5u en bon tat sa v]ge ses timbres en a fait beauc\p4 ,un j\r p5dant cet hyv]1 les timbres sonnr5t long-tems p5dant une *te de neiges1 quoique l'on n'ent5dt po9t de tonn]re qu'on ne vt po9t d'clairs2 quelquefois les c\ps le ptillem5t de la matire lectrique entre les timbres fur5t si =ts qu'on les ent5dit dans t\te la maison2 mais selon t\tes ses obs]vations les nuages fur5t con/amm5t dans un tat ngatif jusques il y a environ six sema9es2 il tr\va un j\r qu'ils passr5t dans quelques m9utes du ngatif au positif4 ,environ huit j\rs aprs il fit une autre obs]vation de la mme sorte1 le soir de lundi d]ni] le v5t sud-e/ s\fflant =tem5t en t\rnant au nord-e/ *assant beauc\p de nuages pais1 il y eut c9q ou six passages successifs du ngatif au positif1 du positif au ngatif1 les timbres s'arrtant une m9ute ou deux entre *aque *angem5t4 ,outre les m?odes rapportes dans mon crit de ,septembre d]ni] p\r dc\vrir l'tat lectrique des nuages1 on peut se s]vir de la suivante4 ,qu& vos timbres sonn5t1 passez un tube frott prs du bord du timbre atta* votre v]ge po9tu1 si le nuage e/ alors dans un tat ngatif1 la sonn]ie s'arrt]a2 s'il e/ dans un positif elle cont9ura s]a peut-tre plus vive4 ,ou bi5 susp5dez une trs-petite b\le de lige un fil de soye f9e1 ensorte qu'elle p5de t\t prs du bord du timbre de la v]ge4 ,alors ds que le timbre e/ lectris positivem5t ou ngativem5t1 la petite b\le e/ rep\sse re/e quelque di/ance du timbre4 ,ayez t\t prt un b\*on de flacon en v]re tte ronde1 frottez-le sur votre ct jusqu' ce qu'il soit lectris1 ensuite prs5tez-le la b\le de lige2 si l'lectricit dans la b\le e/ positive elle s]a rep\sse du b\*on de v]re aussi bi5 que du timbre4 ,si elle e/ ngative elle s]a attire v]s le b\*on4 ,,lettre ,,xiv4 ,rem>ques sur les ,lettres de l',abb ,nollet sur l'lectricit1 ,b4 ,frankl9 cuy] ,philadelphie1 p> ,m4 ,david ,cold5 de la n\velle ,york1 ,cold5ham dans la n\velle ,york1 le #d4 ,dcembre #agec4 ,,monsieur1 ,en exam9ant les lettres de l',abb ,nollet ,m4 ,frankl91 je suis oblig de lui pass] t\tes les expri5ces qui se font avec ou dans des b\teilles scelles h]mtiquem5t ou vuides d'air1 p>ce que n'tant pas en tat de rpt] les expri5ces1 je ne p\rrois pas appuy] p> des preuves tires de l'expri5ce c]ta9es ides qui se sont prs5tes moi l-dessus2 c'e/ p\rquoi le premi] po9t sur lequel j'ose ouvrir mon s5tim5t e/ dans la quatrime lettre de l',abb1 pag4 #ff4 o il essaye de pr\v] que la matire lectrique passe d'une surface l'autre trav]s l'paisseur entire du v]re2 il pr5d l'expri5ce du tableau magique de ,m4 ,frankl91 p>le a9si3 ,lorsque v\s lectrisez a9si un c>reau de v]re enduit de mtal dessus dess\s1 il e/ vid5t que ce que l'on pose sur la surface oppose celle qui reoit l'lectricit du conducteur1 pr5d aussi une v]tu lectrique trs-m>que1 qui1 dit ,m4 ,frankl91 e/ cette gale quantit de matire lectrique *asse de ce ct p> celle que le ct oppos reoit du conducteur1 qui cont9ura donn] une v]tu lectrique *aque *ose qui s]a en contact avec elle jusqu' ce qu'elle soit entirem5t d*>ge de son feu lectrique2 quoi l',abb fait cette objection4 ,dites-moi1 je v\s prie1 dit-il1 combi5 de tems faut il p\r ce prt5du dp\illem5t1 je puis v\s assur] qu'aprs avoir s\t5u l'lectrisation p5dant des heures entires1 cette surface qui auroit d1 ce me semble1 tre bi5 dp\rve de sa matire lectrique1 att5du le gr& nombre d't9celles qu'on en avoit tires1 ou le tems que cette matire avoit t expose l'action de la cause expulsive1 cette surface1 dis-je1 ne m'en p>oissoit que mieux lectrise plus propre produire t\s les effets d'un corps actuellem5t lectrique4 ,pag4 #fh4 ,l',abb ne n\s dit po9t quels sont ces effets3 je n'ai jamais p les obs]v] t\s1 on peut aism5t r5dre raison de ceux que l'on obs]ve1 en supposant que ce ct e/ entirem5t de/itu de matire lectrique4 ,l'effet le plus s5sible d'un corps *>g d'lectricit1 e/ que qu& on lui prs5te le doigt1 ce doigt en tire une t9celle3 or qu& une b\teille prp>e p\r l'expri5ce de ,leyde e/ p5du au canon d'un fusil ou au premi] conducteur1 que v\s faites t\rn] le globe p\r la *>g]1 aussitt que la matire lectrique e/ en m\vem5t1 v\s p\vez voir une t9celle all] de la surface extrieure de la b\teille votre doigt1 ce qui1 dit ,m4 ,frankl91 e/ la matire lectrique naturelle du v]re p\sse dehors p> celle qui e/ reue du conducteur sur la surface intrieure1 si elle en sort seulem5t p> t9celles1 on en peut tir] un gr& nombre2 mais si v\s s]rez la surface extrieure avec votre ma91 la b\teille recevra bi5tt t\te la matire lectrique qu'elle e/ capable de recevoir1 l'extrieure s]a alors entirem5t prive de sa matire lectrique1 on ne p\rra en tir] d't9celles avec le doigt2 il y manque donc alors cet effet qu'ont t\s les corps *>gs d'lectricit3 quelques effets d'un corps lectrique que l',abb1 je suppose1 a obs]vs sur la surface extrieure d'une b\teille *>ge1 sont que t\s les corps lg]s en sont attirs2 c'en e/ un que j'ai con/amm5t obs]v1 mais je ne p5se pas qu'il vi5ne d'une qualit attractive dans la surface extrieure de la b\teille2 mais dans ces corps lg]s mmes qui sembl5t tre attirs p> la b\teille1 c'e/ une rem>que con/ante que qu& un corps a une plus gr&e *>ge de matire lectrique qu'un autre1 7c'e/- dire en proportion de la quantit qu'ils conti5dront17 ce corps attir]a celui qui en a mo9s2 prs5t je suppose1 c'e/ une p>tie du sy/me de ,m4 ,frankl91 que t\s ces corps lg]s qui sembl5t tre attirs1 ont plus de matire lectrique en eux que la surface extrieure des b\teilles n'en a1 c'e/ p\rquoi ils t*5t d'attir] eux la b\teille qui e/ trop psante p\r tre branle p> le petit dgr de =ce qu'ils employ5t1 qui cep5dant tant plus gr&e que leur propre poids les p\sse v]s la b\teille1 l'expri5ce suivante aid]a l'imag9ation concevoir cela4 ,susp5dez une b\le de lige ou une plume avec un fil de soye lectrisez-la2 ensuite appro*ez cette b\le de quelque corps fixe1 elle sembl]a attire p> ce corps1 c> elle vol]a v]s lui4 ,mais de l'aveu des lectrici5s1 la cause attractive e/ dans la b\le mme1 non dans le corps fixe auquel elle c\rt4 ,ce cas e/ semblable l'attraction app>5te des corps lg]s v]s la surface extrieure d'une b\teille *>ge4 ,l',abb dit1 pag4 #fi4 qu'il peut lectris] c5t hommes deb\t sur des gteaux de cire1 p\rv qu'ils se ti5n5t p> les ma9s1 qu'un d'eux t\*e l'une de ces surfaces 7l'extrieure7 du b\t de son doigt4 ,je sais qu'il le peut1 p5dant que la b\teille se *>ge1 mais je suis aussi c]ta9 qu'il ne le peut pas aprs qu'elle e/ *>ge2 c> une b\teille tant prp>e p\r l'expri5ce de ,leyde1 susp5dez-la au conducteur1 qu'un homme deb\t sur le plan*] t\*e de son doigt la d\blure1 p5dant que le globe t\rne1 jusqu' ce que la matire lectrique sorte du cro*et de la b\teille ou de quelque p>tie du conducteur1 je crois que c'e/ le signe le plus c]ta9 que la b\teille a reu t\te la matire lectrique qu'elle peut recevoir3 aprs ce signe1 que l'homme1 qui aup>avant toit sur le plan*]1 monte sur un gteau de cire1 il peut y re/] des heures entires le globe t\rnant p5dant t\t ce tems-l1 cep5dant ne donn] aucun signe d'lectricit4 ,aprs que la matire lectrique fut p\sse dehors du cro*et de la b\teille prp>e p\r l'expri5ce de ,leyde comme ci-dessus1 je p5dis une autre b\teille prp>e de la mme manire un cro*et atta* la d\blure de la premire1 je t9s cette autre b\teille dans ma ma92 mais si quelque matire lectrique passoit au trav]s du v]re de la premire b\teille1 la seconde la recevroit la rassembl]oit assurm5t2 mais ayant t5u les b\teilles dans cette situation p5dant un tems considrable1 p5dant lequel le globe ne cessa de t\rn]1 je ne m'app]u po9t que la seconde b\teille fut *>ge le mo9s du monde1 c> qu& je portai le doigt au cro*et1 comme dans l'expri5ce de ,leyde1 je n'pr\vai pas la mo9dre commotion1 je ne vis pas une t9celle p>tir du cro*et4 ,je fis aussi l'expri5ce suivante1 ayant *>g deux b\teilles 7prp>es p\r l'expri5ce de ,leyde7 p> leurs cro*ets1 deux p]sonnes en prir5t *acun une dans leurs ma9s1 l'un p> le ct1 l'autre p> le cro*et1 ce qu'il fit en tant la communication avec le fond1 avant de pr5dre le cro*et1 ces p]sonnes se placr5t *acune un de mes cts1 p5dant que j'tois deb\t sur un gteau de cire1 que je t5ois le cro*et de la b\teille qui toit t5u p> la d\blure 7sur quoi il p>tit une t9celle2 mais la b\teille ne fut pas d*>ge p5dant que je fus sur la cire7 t5ant le cro*et1 je t\*ai la d\blure de la b\teille qui toit t5u p> son cro*et de mon autre ma91 sur quoi on app]ut une t9celle considrable entre mon doigt la d\blure1 les deux b\teilles fur5t sur le *amp d*>ges4 ,si l'op9ion de l',abb e/ fonde1 que la surface extrieure communiquant avec la d\blure e/ *>ge aussi bi5 que l'intrieure communiquant avec le cro*et1 comm5t puis-je1 moi qui suis sur la cire1 d*>g] ces deux b\teilles1 qu& il e/ bi5 connu que je n'en p\rrois pas d*>g] une sp>m5t8 ,bi5 plus1 suppos que j'aye tir la matire lectrique des deux1 qu'e/-elle dev5u8 c> il ne p>ot pas que j'en aye une quantit plus gr&e qu& l'expri5ce e/ f9ie1 que je n'ai pas b\g de dessus la cire4 ,cette expri5ce me dmontre donc ple9em5t que la surface extrieure n'e/ pas *>ge1 non-seulem5t cela1 mais qu'il lui manque autant de matire lectrique que l'intrieure en a p> excs2 c> p> cette supposition1 qui e/ une p>tie du sy/me de ,mr4 ,frankl91 on r5d aism5t raison de l'expri5ce prcd5te de cette sorte3 qu& je suis sur la cire mon corps n'e/ pas capable de recevoir du cro*et d'une b\teille t\te la matire lectrique qu'elle e/ prte donn]1 elle ne peut pas non plus en donn] autant la d\blure de l'autre b\teille qu'elle e/ prte en pr5dre1 qu& il n'y en a qu'une d'applique contre moi2 mais qu& elles le sont t\tes deux1 la d\blure reoit de l'une ce que le cro*et donne3 a9si je reois le feu de la premire b\teille en ,b1 dont la surface extrieure e/ f\rnie p> la ma9 en ,a3 je donne le feu la seconde b\teille en ,c1 dont la surface intrieure e/ d*>ge p> la ma9 en ,d4 ,cette d*>ge en ,d peut tre r5du s5sible en recevant ce feu dans le cro*et d'une troisime b\teille1 ce qui s'excute a9si3 au lieu de pr5dre le cro*et de la seconde b\teille dans votre ma91 faites pass] au trav]s le fil-d'ar*al d'une troisime b\teille prp>e comme p\r l'expri5ce de ,leyde1 t5ez cette troisime b\teille dans votre ma91 la seconde y tant p5du p> les b\ts des cro*ets1 passs l'un dans l'autre3 qu& l'expri5ce e/ a*eve1 cette troisime b\teille reoit le feu en ,d1 elle s]a *>ge4 ,si l'on considre cette expri5ce1 elle doit1 je p5se1 pr\v] p>faitem5t que la surface extrieure d'une b\teille *>ge manque de matire lectrique1 p5dant que l'intrieure en a un excs4 ,quelque *ose de plus1 qui e/ digne de rem>que dans cette expri5ce1 c'e/ que je ne s5s ni commotion ni *oc dans mes bras1 quoiqu'ils soi5t dans un in/ant trav]ss d'une si gr&e quantit de matire lectrique2 je ne s5s qu'une piqre aux b\ts de mes doigts4 ,cela me fait p5s] que l',abb se trompe qu& il dit qu'il n'y a po9t de diffr5ce entre le *oc s5ti en faisant l'expri5ce de ,leyde la piqre s5tie en tirant de simples t9celles1 si ce n'e/ du plus au mo9s4 ,dans la d]nire expri5ce il passe trav]s mes bras autant de matire lectrique que m'en auroit donn un c\p trs-considrable1 s'il y avoit eu une communication immdiate1 p> mes bras1 du cro*et la d\blure de la mme b\teille2 p>ce que qu& elle fut prise dans une troisime b\teille1 que cette b\teille fut d*>ge en p>ticuli] trav]s mes bras1 elle me donna un c\p s5sible4 ,si ces expri5ces pr\v5t que la matire lectrique ne passe pas trav]s l'entire paisseur du v]re1 il e/ d'une consqu5ce ncessaire qu'elle doit t\j\rs sortir p> o elle e/ entre4 ,ce qui s'e/ ensuite prs5t1 c'e/ dans la c9quime lettre pag4 #hh4 o il diffre de ,m4 ,frankl91 qui p5se que t\t le p\voir de donn] le c\p rside dans le v]re mme non dans les corps non-lectriques qui le t\*5t4 ,les expri5ces que ,mr4 ,frankl9 a donnes p\r pr\v] cette op9ion dans ses expri5ces obs]vations sur l'lectricit1 lettre #d4 4 #ej4 #ea4 m'ont conva9cu qu'il avoit raison2 ce que l',abb a assur de contraire ne m'a pas fait p5s] autrem5t4 ,l',abb s'app]cevant1 comme je le suppose1 que les expri5ces1 comme ,m4 ,frankl9 les avoit faites1 devoi5t pr\v] sa proposition1 les altre sans en donn] aucune raison1 les fait d'une manire qui ne pr\ve ri54 ,p\rquoi veut-il qu'un homme ti5ne dans sa ma9 la b\teille dans laquelle l'eau de la b\teille *>ge doit tre v]se8 ,si le p\voir de donn] un c\p e/ dans l'eau cont5u dans la b\teille1 elle doit s'y cons]v]1 quoiqu'elle soit v]se dans une autre1 puisqu'elle n'a t t\*e p> aucun corps non-lectrique p\r enlev] ce p\voir4 ,que la b\teille soit place sur la cire1 ce n'e/ pas une objection1 c> elle ne peut pas t] le p\voir l'eau si elle en avoit1 mais c'e/ un moy5 ncessaire p\r pr\v] le fait2 au lieu que cette b\teille tant *>ge qu& elle e/ dans la ma9 d'un homme1 pr\ve seulem5t que l'eau conduit la matire lectrique4 ,l',abb av\1 pag4 #id4 qu'il a ent5du faire cette rem>que2 mais1 dit-il1 p\rquoi un conducteur d'lectricit n'e/-il pas un sujet lectrique8 ,ce n'e/ pas l la "q4 ,mr4 ,frankl9 n'a jamais dit que l'eau ne ft pas un sujet lectrique1 il a dit que le p\voir de donn] le c\p toit dans le v]ra non dans l'eau1 ses expri5ces le pr\v5t p>faitem5t1 si p>faitem5t qu'il s]oit ridicule d'y ri5 aj\t]3 cep5dant comme je ne sa*e pas que l'expri5ce suivante ait encore t connue de p]sonne1 on m'excus]a de l'insr] ici3 la voici4 ,p5dez une b\teille prp>e p\r l'expri5ce de ,leyde au conducteur p> son cro*et1 *>gez-la2 aprs cela c>tez la communication du fond de la b\teille1 alors le conducteur donne des signes vid5s de son lectrisation1 c> si on atta*e aut\r de lui un fil qu'on laisse des b\ts longs d'environ deux p\ces1 ils s't5dront comme une paire de cornes2 mais si v\s t\*ez le conducteur il en sortira une t9celle les fils tomb]ont1 le conducteur ne donne plus le mo9dre signe d'lectrisation aprs cela4 ,je p5se qu'en le t\*ant j'ai enlev t\te la *>ge de matire lectrique qui toit dans le conducteur1 le cro*et de la b\teille l'eau ou les fils de f] qui y sont cont5us3 n\s voyons que t\s les corps non-lectriques peuv5t en recevoir autant1 cep5dant le v]re de la b\teille cons]ve sa capacit de donn] un c\p1 comme l'pr\v]ont t\s ceux qui v\dront l'essay]4 ,cette expri5ce fait voir videmm5t que l'eau dans la b\teille ne conti5t pas plus de matire lectrique qu'elle le f]oit dans un bass9 dc\v]t1 qu'elle n'a pas la mo9dre *ose de cette gr&e quantit qui produit le *oc qui e/ seulem5t ret5u p> le v]re4 ,aprs que l't9celle e/ tire du conducteur1 si v\s t\*ez la d\blure de la b\teille 7qui p5dant t\t ce tems e/ suppose p5dre dans l'air dgage de t\t corps non-lectrique7 les fils sur le conducteur s'lev]ont sur le *amp f]ont voir que le conducteur e/ lectris3 il reoit cette lectrisation de la surface intrieure de la b\teille1 laquelle1 qu& la surface extrieure peut recevoir de la ma9 qui lui e/ applique ce qui lui manque1 en donn]a autant que les corps en contact avec elle p\rront en recevoir1 ou t\t ce qu'elle en a d'excs1 s'ils sont assez gros4 ,il e/ amusant de voir la manire dont les fils hauss]ont baiss]ont en t\*ant la d\blure de la b\teille le conducteur t\r t\r4 ,ne s]oit-ce po9t que la diffr5ce entre le ct *>g du v]re le ct extrieur ou vuid tant dim9ue en t\*ant le cro*et ou le conducteur1 le ct extrieur peut le recevoir de la ma9 qui le t\*oit1 p> ce moy5 le ct intrieur ne peut pas en cons]v] tant1 p> cette raison ce qu'il n'en peut pas cons]v] lectrise l'eau ou les fils le conducteur2 c> il p>ot tre de rgle qu'un des cts doit se vuid] dans la mme proportion que l'autre e/ rempli2 quoique la *ose p>oisse vid5te p> l'expri5ce1 cep5dant c'e/ t\j\rs un my/re dont on ne peut pas r5dre raison4 ,je suis surpris de tr\v] dans plusieurs endroits du livre de l',abb que les expri5ces ont russi si diffremm5t ,p>is de ce qu'elles ont fait dans les ma9s de ,m4 ,frankl9 con/amm5t dans les mi5nes4 ,l',abb en faisant les expri5ces p\r tr\v] la diffr5ce entre les deux surfaces d'un v]re *>g1 se g>de bi5 de plac] la b\teille sur la cire1 c>1 dit-il1 ne savez v\s pas qu'tant mise suc un corps orig9airem5t lectrique1 elle p]d promptem5t sa v]tu8 ,je ne puis imag9] ce qui a engag l',abb p5s] de la sorte4 ,ri5 de plus oppos aux notions les plus communes des corps lectriques p> eux-mmes1 l'expri5ce m'e/ un g>ant du contraire1 c> ayant laiss plusieurs fois desse9 une b\teille *>ge sur la cire p5dant des heures1 je tr\vai qu'elle cons]voit autant de sa *>ge qu'une autre qui toit re/e p5dant le mme tems sur une table4 ,j'en laissai une sur la cire depuis dix heures du soir jusqu' huit du l5dema9 mat91 je tr\vai qu'elle cons]voit une quantit de sa *>ge suffisante p\r me donn] une commotion s5sible aux bras1 quoique la *ambre o toit cette b\teille et t balaye p5dant ce tems1 ce qui devoit avoir lev beauc\p de p\ssire p\r facilit] la d*>ge de la b\teille4 ,je tr\ve qu'une b\le de lige susp5du entre deux b\teilles1 l'une *>ge en ple9 l'autre mdiocrem5t1 ne j\ pas entre elles1 mais qu'elle s'arrte dans une situation qui fait un triangle avec les cro*ets des b\teilles1 quoique l',abb ait assur le contraire1 pag4 #aja4 p\r r5dre raison du jeu d'une b\le de lige entre le fil-d'ar*al enfonc dans la b\teille un autre qui s'lve de sa d\blure4 ,la b\teille qui e/ mo9s *>ge doit avoir reu plus de matire lectrique1 eu g>d sa grosseur1 que la b\le de lige n'en reoit du cro*et de la b\teille ple9e4 ,l',abb dit1 pag4 #ajc4 qu'un morceau de feille de mtal p5du un fil de soye lectris s]a rep\ss p> le fond d'une b\teille *>ge t5u en l'air p> son cro*et4 ,je le tr\ve con/amm5t t\t autrem5t2 dans mes ma9s il e/ t\j\rs attir d'abord ensuite rep\ss3 en *>geant la feille il faut avoir so9 d'emp*] qu'elle ne se porte v]s quelque corps non-lectrique1 que p> ce moy5 elle ne se d*>ge1 t&is que v\s la croyez *>ge4 ,il e/ difficile de l'emp*] de se port] v]s votre poignet ou v]s quelque p>tie de votre corps4 ,pag4 #ajh4 l',abb dit qu'il n'e/ pas impossible1 comme ,m4 ,frankl9 le prt5d1 de *>g] une b\teille p5dant qu'il y a une communication tablie entre sa d\blure son cro*et4 ,j'ai t\j\rs tr\v impossible de *>g] une p>eille b\teille au po9t de donn] un c\p2 la vrit1 si elle e/ susp5du au conducteur sans communication avec lui1 v\s p\vez en tir] une t9celle comme de t\t autre corps qui y s]oit susp5du2 mais cela e/ bi5 diffr5t d'tre *>ge au po9t de donn] une commotion4 ,p\r r5dre raison du peu de matire lectrique qui se tr\ve dans la b\teille1 l',abb dit qu'elle suit plutt le mtal que le v]re qu'elle e/ *asse de la d\blure de la b\teille dans l'air4 ,j'admire que la mme *ose n'arrive pas aussi qu& elle passe au trav]s du v]re qu'elle en *>ge la surface extrieure suivant le sy/me de l',abb4 ,je reg>de les objections de l',abb contre les deux d]nires expri5ces de ,mr4 ,frankl91 comme peu solides3 il p>ot assurm5t trs-emb>rass sur ce qu'il doit dire1 c'e/ p\rquoi il accuse ,m4 ,frankl9 d'avoir t5ue secrette la p>tie importante de l'expri5ce4 ,c'e/ une petitesse dont on ne doit pas *>g] un galant homme qui n'a pas m>qu tant de p>tialit que l',abb dans la relation de ses expri5ces4 ,,lettre ,,xv4 ,expri5ces lectriques avec un essai p\r r5dre raison de leurs diffr5s phnomnes1 quelques obs]vations sur les nuages de tonn]re1 p\r confirm] encore les rem>ques de ,mr4 ,frankl9 sur l'tat lectrique positif ngatif des nuages p> ,jean ,canton ,m4 ,a4 de la ,socit ,royale4 #f4 ,dcembre #agec4 ,premire ,expri5ce4 ,du plat-fond ou de quelqu'endroit conv5able d'une *ambre susp5dez avec des fils de l9 de huit ou neuf p\ces de long deux b\lettes de lige *acune de la grosseur d'un petit pois1 de manire qu'elles se t\*5t1 si l'on porte le tube de v]re frott s\s les b\lettes1 il les f]a sp>] qu& on le ti5dra la di/ance de trois ou quatre pi$s2 si on l'en appro*e davantage1 elles se sp>]ont encore davantage2 si on le retire t\t--fait1 elles se runiront immdiatem5t4 ,cette expri5ce peut se faire avec des b\lettes de cuivre susp5dus p> le moy5 d'un fil d'arg5t2 elle russira aussi bi5 avec de la cire d',espagne r5du lectrique qu'avec du v]re4 ,deuxime ,exp4 ,si deux b\les de lige sont susp5dus avec des fils de soye secs1 il faudra en appro*] le tube frott la di/ance de dix-huit p\ces avant qu'elles se rep\ss5t l'une l'autre3 elles cont9uront de le faire quelque tems aprs que le tube aura t t4 ,comme les b\les dans la premire expri5ce n'ont pas t isoles1 on ne peut pas dire la rigueur qu'elles ay5t t lectrises2 mais qu& elles sont susp5dus dans l'atmosphre du tube frott elles peuv5t attir] cond5s] le fluide lectrique aut\r d'elles tre sp>es p> la rpulsion de ses p>ticules2 on conjecture aussi que les b\les alors conti5n5t mo9s que leur "p commune du fluide lectrique p> rapport la =ce de rpulsion de celui qui les environne1 quoiqu'il en entre en passe peut-tre un peu cont9uellem5t au trav]s des fils2 si cela e/ a9si1 on voit clairem5t la raison p\r laquelle les b\les susp5dus avec de la soye dans la seconde expri5ce doiv5t tre dans une p>tie beauc\p plus d5se de l'atmosphre du tube avant de se rep\ss] l'une l'autre4 ,lorsqu'on appro*e des b\les un bton de cire frotte dans la premire expri5ce1 le feu lectrique e/ suppos v5ir au trav]s des fils dans les b\les1 s'y cond5s] dans son passage v]s la cire2 c> suivant ,m4 ,frankl9 le v]re frott laisse all] le fluide lectrique1 mais la cire frotte le reoit4 ,troisime ,exp4 ,qu'on isole avec de la soye un tube m9ce de quatre ou c9q pi$s de long d'environ deux p\ces de diamtre1 qu'on susp5de un de ses b\ts des b\les de lige avec des fils de l92 lectrisez-le en portant le tube de v]re frott prs de l'autre b\t1 ensorte que les b\les re/5t sp>es d'un p\ce demi ou de deux p\ces1 alors l'appro*e du tube frott elles p]dront p> dgr leur v]tu rpulsive vi5dront en contact3 mesure qu'on appro*e t\j\rs le tube davantage1 elles se sp>]ont encore une aussi gr&e di/ance qu'aup>avant3 au ret\r du tube elles s'appro*]ont jusqu' se t\*]1 se rep\ss]ont ensuite comme en premi] lieu4 ,si le tube m9ce e/ lectris p> la cire ou p> le cro*et d'une b\teille *>ge1 les b\les s]ont affectes de la mme manire l'appro*e de la cire frotte ou du cro*et de la b\teille4 ,quatrime ,exp4 lectrisez les b\les de lige comme dans la d]nire expri5ce p> le v]re1 leur rpulsion augm5t]a l'appro*e d'un bton de cire frott4 ,ce s]a le mme effet si le v]re frott en e/ appro* lorsqu'elles ont t lectrises avec de la cire4 ,on suppose qu'en portant le v]re frott au b\t ou au bord du tube m9ce dans la troisime expri5ce1 il l'lectrise positivem5t1 ou aj\te au feu lectrique qu'il cont5oit aup>avant1 p> consqu5t il en passe au trav]s des b\les qui se rep\ss5t mutuellem5t2 mais l'appro*e d'un v]re frott qui laisse sortir p>eillem5t un fluide lectrique1 les b\les en d*>g]ont mo9s1 ou une p>tie s]a p\sse en arrire p> une =ce qui agira dans une direction contraire1 elles s'appro*]ont plus prs4 ,si le tube e/ t5u une telle di/ance des b\les que l'excs de la d5sit du fluide aut\r d'elles au dessus de la quantit ord9aire dans l'air1 soit gal l'excs de la d5sit de celui qui e/ en elles1 au-dessus de la quantit ord9aire cont5u dans le lige1 leur rpulsion s]a bi5tt dtruite2 mais si le tube e/ appro* davantage1 le fluide du dehors tant plus d5se que celui du d$ans des b\les1 il s]a attir p> elles1 elles se sp>]ont encore l'une de l'autre4 ,qu& l'app>eil a p]du une p>tie de sa portion naturelle de ce fluide p> l'appro*e de la cire frotte d'une de ses extrmits1 ou qu'il e/ lectris ngativem5t1 le feu lectrique e/ attir pris p> les b\les p\r suppler au dfaut1 cela plus abondamm5t l'appro*e d'un v]re frott ou d'un corps lectris positivem5t qu'aup>avant4 ,c'e/ p\rquoi l'loignem5t entre les b\les augm5t]a mesure que le fluide qui les ent\re1 augm5te1 en gnral soit p> l'appro*e1 soit p> l'loignem5t de quelque corps1 si la diffr5ce entre la d5sit du fluide intrieur extrieur e/ augm5te ou dim9ue1 la rpulsion des b\les s]a augm5te ou dim9ue proportion4 ,c9quime ,expr4 ,si le tube m9ce isol n'e/ pas lectris2 appro*ez de son milieu le tube de v]re frott1 ensorte qu'il fasse peu prs angle droit avec lui1 les b\les du b\t se rep\ss]ont l'une l'autre2 elles le f]ont d'autant plus que le tube frott s]a plus prs4 ,qu& il a t t5u quelques secondes la di/ance d'environ six p\ces1 retirez-le1 les b\les s'appro*]ont l'une de l'autre jusqu' ce qu'elles se t\*5t1 puis se sp>ant encore mesure que le tube s'loigne davantage1 elles cont9uront se rep\ss] qu& on l't]a t\t--fait1 cette rpulsion entre les b\les augm5t]a l'appro*e du v]re frott1 mais elle s]a dim9ue p> la cire frotte1 comme si l'app>eil avoit t lectris p> la cire de la manire explique dans la troisime expri5ce4 ,sixime ,exp4 ,isolez deux tubes m9ces dsigns p> ,a ,b1 ensorte qu'ils soi5t en ligne droite sp>s d'environ six lignes2 susp5dez au b\t loign de *acun une paire de b\les de lige4 ,appro*ez du milieu d',a le tube de v]re frott1 le t5ant peu de tems la di/ance de quelques p\ces1 v\s v]rez *aque paire de b\le se sp>]3 c>tez le tube1 les b\les de ,a s'uniront se rep\ss]ont encore l'une l'autre2 mais celles de ,b s]ont pe9e affectes4 ,p> l'appro*e du tube de v]re frott t5u s\s les b\les de ,a1 leur rpulsion s]a augm5te2 mais si le tube e/ port de la mme manire v]s les b\les de ,b1 leur rpulsion dim9ura4 ,dans la c9quime expri5ce la provision commune de matire lectrique dans le tube m9ce e/ suppose tre r>fie v]s le milieu cond5se aux extrmits p> la v]tu rpulsive de l'atmosphre du tube de v]re frott1 qu& il e/ t5u prs du premi]2 peut-tre le tube m9ce p]d-il quelque *ose de sa quantit naturelle de fluide lectrique avant qu'il en reoive du v]re3 comme ce fluide doit tre plus prt sortir p> ses b\ts p> ses bords qu' entr] au milieu3 p> consqu5t lorsque le tube de v]re e/ c>t que le fluide e/ dre*ef galem5t rp&u trav]s l'app>eil1 on tr\ve qu'il e/ lectris ngativem5t1 c> le tube frott port s\s les b\les augm5t]a leur rpulsion4 ,dans la sixime expri5ce une p>tie du fluide tir d'un tube m9ce entre dans l'autre4 ,on connot qu'il e/ lectris positivem5t p> la dim9ution de la rpulsion de ses b\les l'appro*e du v]re frott4 ,septime ,exp4 ,placez le tube m9ce avec la paire de b\les son b\t1 trois pi$s au mo9s de t\tes les p>ties de la *ambre2 r5dez l'air trs-sec p> le moy5 du feu2 lectrisez l'app>eil un degr considrable2 ensuite t\*ez du doigt ou de quelqu'autre conducteur le tube m9ce1 les b\les cont9uront cep5dant de se rep\ss] l'une l'autre2 mais non pas une si gr&e di/ance qu'aup>avant4 ,l'air qui environne l'app>eil la di/ance de deux ou trois pi$s e/ suppos cont5ir plus ou mo9s de feu lectrique que sa "p commune1 selon que le tube m9ce e/ lectris positivem5t ou ngativem5t2 qu& il e/ trs-sec il ne quitte pas son surplus1 ou ne rp>e pas son dfaut aussi promptem5t que le tube m9ce1 mais il peut cont9u] d'tre lectris1 aprs qu'il a t t\* p5dant un temps considrable4 ,huitime ,exp4 ,ayant fait un vuide de ,torricelli1 long d'environ #e4 pi$s1 de la manire explique dans les ,transactions ,philosophiques1 vol4 #dg4 pag4 #cgj4 ,si on en appro*e assez le tube frott1 on v]ra une lumire dans plus de la moiti de sa longueur2 elle s'van\it bi5tt si on ne met pas le tube plus prs1 mais elle rep>otra mesure qu'on l'avanc]a davantage2 on peut le rpt] plusieurs fois sans frott] le tube de n\veau4 ,cette expri5ce peut tre reg>de comme une espce de dmon/ration oculaire de la vrit de l'hypo?se de ,m4 ,frankl91 que qu& le fluide lectrique e/ cond5s d'un ct d'un v]re m9ce1 il s]a rep\ss de l'autre s'il ne tr\ve po9t de rsi/ance1 en consqu5ce l'appro*e du tube frott le feu e/ suppos tre rep\ss de la surface intrieure du v]re qui ent\re le vuide tre emport au trav]s des colonnes de m]cure1 mais on suppose qu'il revi5t mesure qu'on c>te le tube4 ,neuvime ,exp4 ,qu'on ti5ne peu prs p> le milieu un bton de cire de deux pi$s demi de long1 d'environ un p\ce de diamtre1 frottez le tube de v]re tranez-le sur une de ses moitis1 ensuite le t\rnant un peu aut\r de son axe frottez encore le tube1 tranez-le sur la mme moiti2 rptez cette opration plusieurs fois3 cette moiti dtruira la =ce rpulsive des b\les lectrises p> le v]re1 l'autre moiti l'augm5t]a4 ,il p>ot p> cette expri5ce que la cire peut aussi tre lectrise positivem5t ngativem5t1 il e/ probable que dans les corps quels qu'ils soi5t1 la quantit de fluide lectrique qu'ils conti5n5t peut tre augm5te ou dim9ue4 ,j'ai obs]v p> un gr& nombre d'expri5ces que c]ta9s nuages sont dans un tat positif d'lectricit1 d'autres dans un tat ngatif1 c> les b\les de lige qui en sont lectrises se s]r5t s\v5t l'appro*e d'un tube frott1 d'autres fois s'c>t5t une plus gr&e di/ance4 ,j'ai v arriv] cette v>iation c9q ou six fois en mo9s d'une demi-heure1 les b\les se runissant *aque fois re/ant en contact quelques secondes avant qu'elles se rep\ss5t de n\veau l'une l'autre4 ,on peut de mme dc\vrir aism5t avec une b\teille *>ge si le feu lectrique e/ tir de l'app>eil p> un nuage ngatif ou s'il y e/ p\ss p> un positif1 quelque soit celui p> lequel il s]a lectris1 soit que ce nuage se sp>e de son surplus1 soit que son dfaut soit remplac sur le *amp1 l'app>eil p]dra son lectricit4 ,on rem>que que c'e/ s\v5t le cas aprs un clair3 cep5dant qu& l'air e/ bi5 sec1 l'app>eil cont9ura d'tre lectris p5dant dix m9utes ou un qu>t-d'heure aprs que les nuages ont pass le zni?1 quelquefois jusqu' ce qu'ils p>oiss5t plus de moiti *em9 v]s l'horizon3 la pluye surt\t1 qu& les g\tes sont grosses1 fait communm5t desc5dre le feu lectrique2 la grle en t n'y manque jamais mon avis4 ,qu& l'app>eil fut lectris la d]nire fois1 ce fut p> la *te d'une neige fondu1 ce qui arriva d]nirem5t environ le #ab4 de ,novembre2 c'toit le v+t-sixime j\r la soixante-unime fois qu'il avoit t lectris depuis qu'il avoit t lev1 c'e/--dire v]s le milieu de ,mai1 comme le !rmomtre de ,fahr5heit n'toit que de sept degrs au-dessus de la conglation1 on prsume que l'hyv] n'int]rompra pas entirem5t les oprations de cette sorte4 ,londres il n'arriva que deux orages de tonn]re p5dant t\t l't1 l'app>eil fut quelquefois si =tem5t lectris p5dant l'un1 que les timbres qui ont s\v5t t sonns p> les nuages assez =t p\r tre ent5dus dans t\tes les *ambres de la maison 7les portes tant ouv]tes7 fur5t t5us en sil5ce p> le c\rs presque cont9uel d'un feu lectrique d5se entre *aque timbre la b\le de cuivre1 qui ne la laissoit pas frapp]4 ,je t]m9]ai cet crit dj trop long p> les deux que/ions suivantes4 #a4 ,l'air r>fi t\t--c\p ne peut-il pas donn] le feu lectrique aux nuages aux vapeurs qui le trav]s5t1 lorsqu'il e/ cond5s s\da91 ne peut-il pas le recevoir d'eux8 #b4 ,l'aurore borale n'e/-elle po9t l'lancem5t du feu lectrique des nuages positifs aux ngatifs une gr&e di/ance dans la p>tie suprieure de l'atmosphre o la rsi/ance e/ mo9dre8 ,,app5dix4 ,comme ,m4 ,frankl9 dans une premire ,lettre ,m4 ,coll9son a p>l de son desse9 d'essay] le p\voir d'un c\p lectrique trs-=t sur un p\let-d'inde1 ce ,monsieur en consqu5ce a eu la bont d'en envoy] une relation qui se rduit ceci4 ,il fit d'abord plusieurs expri5ces sur des oiseaux1 tr\va que deux gros pots de v]re m9ce dors cont5ant *acun environ six gallons tels que j'ai dit que je les avois employs dans le d]ni] crit que je v\s ai prs5t sur ce sujet1 toi5t suffisante qu& ils toi5t bi5 *>gs p\r tu] des p\les ord9aires sur le *amp2 mais les p\lets-d'inde1 quoiqu'ils pr\v5t de viol5tes convulsions1 qu'ils re/5t t5dus comme morts p5dant quelques m9utes1 se rtablissoi5t en mo9s d'un qu>t-d'heure4 ,quoiqu'il en soit1 ayant aj\t trois pots p>eils aux deux premi]s sans tre ple9em5t *>gs2 il tua un p\let-d'inde d'environ dix livres1 il croit qu'ils en auroi5t tu un beauc\p plus gros4 ,il imag9a que les oiseaux tus de cette sorte toi5t extrmem5t t5dres mang]4 ,en faisant ces expri5ces il tr\va qu'un homme p\voit1 sans risqu] beauc\p1 support] un *oc beauc\p plus =t qu'il n'imag9oit2 c> sans y pr5dre g>de il reut un c\p de deux de ces pots au trav]s des bras du corps1 lorsqu'ils toi5t presqu'entirem5t *>gs2 il lui sembla recevoir un c\p univ]sel depuis la tte jusqu'aux pi$s dans t\t le corps2 il fut suivi d'un tremblem5t vif viol5t dans le tronc qui se dissipa petit petit dans quelques secondes2 il fut quelques m9utes avant de repr5dre ses esprits au po9t de connotre ce dont il s'agissoit1 c> il ne vit po9t l't9celle1 quoique son oeil ft t\t prs du premi] conducteur1 d'o elle frappa le rev]s de sa ma92 il n'ent5dit pas plus le bruit du c\p1 quoique les assi/ans dis5t qu'il avoit t considrable2 il ne s5tit pas davantage en p>ticuli] le c\p sur sa ma91 quoiqu'il vit ensuite qu'il y avoit caus une enflure de la grosseur d'une *evrot9e ou d'une balle de pi/olet4 ,ses bras le d]rire de son col re/r5t un peu eng\rdis le re/e de la soire1 sa poitr9e fut affecte p5dant une sema9e comme si elle et t brise4 ,p> cette expri5ce on peut connotre le dang] qu'il y a1 mme avec les plus gr&es prcautions1 p\r l'oprateur qu& il fait ces expri5ces avec de gros pots2 c> on ne peut pas d\t] que plusieurs tant *>gs en ple9 ne soi5t capables de tu] un homme1 comme ils ont aup>avant tu un p\let d'inde1 en les augm5tant proportion de la taille4 ,,lettre ,,xvi4 ,de ,m4 ,b4 ,,frankl9 cuy] de ,philadelphie ,m4 ,d',,alib>d1 ,p>is4 #bi ,ju9 #agee4 ,,monsieur1 ,il y a long-tems que je dois une rponse votre d]nire lettre1 datte du #bj4 ,ju9 #aged4 ,je l'ai reu en ,janvi] d]ni] p5dant que j'tois ,bo/on dans la n\velle ,anglet]re1 depuis ce tems-l j'ai t si occup de mes voyages en diffr5s endroits des affaires publiques1 que je suis extrmem5t en arrire avec mes correspondans4 ,je v\s envoyai l'anne d]nire un manuscrit qui conti5t quelques n\velles expri5ces des obs]vations sur la f\dre2 je ne sai si v\s l'avez reu1 mais il a t imprim depuis ,londres1 j'imag9e que notre bon ami ,m4 ,coll9son v\s en aura envoy une copie4 ,je v\s rem]cie de la bont que v\s avez eu de m'envoy] les quatre volumes de l'hi/oire naturelle de ,m4 de ,buffon1 les c>tes1 c4 ,v\s me dem&ez mon s5tim5t sur le livre ,itali5 du ,p4 ,becc>ia4 ,je l'ai l avec beauc\p de plaisir1 je le reg>de comme un des meilleurs ouvrages que j'aie vs dans aucune langue sur cette matire2 cep5dant je ne suis pas p\r le prs5t de son s5tim5t sur l'article des jets-d'eau2 nanmo9s je convi5drai avec v\s qu'il l'a trait avec beauc\p de f9esse4 ,il y a quelque tems que j'ai crit =t au long ,m4 ,coll9son ce que je p5sois des t\rbillons des jets-d'eau2 je ne sai si on le publi]a2 en cas qu'on ne le fasse pas1 je le f]ai transcrire p\r v\s4 ,je ne vois pas que le ,p4 ,becc>ia d\te de l'imp]mabilit absolu du v]re1 dans le s5s que je l'ent5s2 c> les exemples qu'il rapporte de tr\s faits au v]re p> le c\p lectrique1 sont les mmes que n\s connoissons t\s2 il pr\ve seulem5t que le fluide lectrique n'y pass]oit pas sans le tr\ qu'il y fait4 ,n\s disons de mme que l'eau ne peut pas pass] au trav]s du v]re1 cep5dant le jet-d'eau d'une pompe p]c]a les c>reaux de vitre les plus pais4 ,p\r ce qui reg>de l'effet des po9tes1 de tir] la matire lectrique des nuages de prs]v] de cette =te les btim5s1 c4 effet dont v\s me dites qu'il semble d\t]1 je v\s av\rai que je crois que c'e/ mode/ie prud5ce de sa "p4 ,je tr\ve qu'on ne m'a pas ent5du t\t fait sur ce sujet4 ,j'en ai p>l dans plusieurs de mes lettres t\j\rs1 except une seule fois1 avec une alt]native1 c'e/--dire que les v]ges po9tus leves sur les btim5s1 qui communiqu5t avec la t]re humide emp*]oi5t le c\p de f\dre1 ou que si elles ne le faisoi5t pas1 elles le conduiroi5t de manire que le btim5t n'en s]oit pas endommag4 ,malgr cela qu& on xam9e mon op9ion en ,europe1 on ne fait att5tion qu' la probabilit que ces v]ges prvi5n5t un c\p ou une explosion2 ce n'e/ qu'une p>tie de l'usage que je proposois de faire de ces v]ges2 quoique l'autre p>tie soit d'une importance d'une utilit gales1 puisqu'elle consi/e conduire un c\p qu'elles n'auroi5t pas russi prv5ir1 il semble qu'on l'ait totalem5t oublie4 ,je s]ai =t aise de connotre les expri5ces de ,m4 le ,roy sur l'lectricit positive ngative1 qu& v\s p\rrez me les communiqu]4 ,je v\s rem]cie de m'avoir fait "p de la relation que ,m4 de ,buffon v\s a donne d'un effet de la f\dre tombe ,dijon le #g4 de ,ju9 d]ni]2 en revan*e p]mettez-moi de v\s p>l] d'un vnem5t de la mme sorte que j'ai v d]nirem5t4 tant dans la ,ville de ,newbury dans la n\velle ,anglet]re en ,novembre d]ni]1 on me montra l'effet de la f\dre sur l'glise qui en avoit t frappe peu de mois aup>avant4 ,le clo*] toit une t\r qu>re de bois leve de #gj4 pi$s depuis le sol jusqu' l'endroit o la clo*e toit susp5du2 au-dessus s'levoit une pyramide aussi de bois1 haute de plus de #gj4 pi$s jusqu' la gir\ette ou au coq4 ,prs de la clo*e toit atta* un m>teau de f] p\r frapp] les heures2 du b\t du man*e desc5doit un fil-d'ar*al p> un petit tr\ de =et dans le plan*] au-dessus duquel toit la clo*e1 de mme au trav]s d'un second plan*]2 s\s le plat-fond en pltre de ce second plan*]1 trs-prs c\loit horizontalem5t le fil-d'ar*al jusqu'auprs d'une muraille de pltre1 le long de laquelle il desc5doit l'horloge1 qui toit #bj4 pi$s au-dess\s de la clo*e4 ,ce fil-d'ar*al n'toit pas plus gros qu'un lacet ord9aire4 ,la pyramide fut t\te mise en pices p> la f\dre1 les clats en fur5t p\sss de t\s les cts sur la place o l'glise toit btie1 ensorte qu'il ne re/a ri5 au-dessus de la clo*e4 ,la f\dre passa entre le m>teau l'horloge dans ce fil-d'ar*al sans (f5s] les plan*]s1 sans y produire aucun effet1 si ce n'e/ d'agr&ir un peu les tr\s de =et1 sans endommag] la muraille de pltre ni aucune p>tie du btim5t jusqu' l'extrmit de ce fil-d'ar*al de celui du p5dule de l'horloge1 ce d]ni] toit de la grosseur d'une plume d'oye4 ,depuis l'extrmit du p5dule jusqu' la t]re le btim5t toit f5du excessivem5t endommag2 des pi]res avoi5t t arra*es des fondem5s jettes es la di/ance de #bj4 ou #cj4 pi$s4 ,l'on ne pt retr\v] aucune p>tie du petit fil-d'ar*al en "q entre l'horloge le m>teau1 si ce n'e/ environ deux p\ces qui p5doi5t au man*e du m>teau1 environ autant qui toit atta* l'horloge1 le re/e tant saut1 ses p>ticules dissipes en fume en p>ties ins5sibles1 comme il arrive la p\dre canon l'appro*e du feu ord9aire4 ,on voyoit seulem5t une trace noire sale l>ge de trois ou quatre p\ces1 plus obscure dans le milieu1 plus foible v]s le bord sur le pltre le long du plat-fond s\s lequel il passoit1 de haut en bas du mur4 ,voil les effets les app>5ces sur lesquels je f]ai le peu de rem>ques qui suiv5t1 savoir4 #a4 ,que la f\dre dans son passage au trav]s d'un btim5t1 quitt]a le bois p\r pass] dans le mtal autant qu'elle le p\rra1 ne r5tr]a po9t dans le bois que le conducteur de mtal ne f9isse4 ,j'ai fait la mme obs]vation dans d'autres occasions p> rapport aux murailles de briques ou de pi]res4 #b4 ,la quantit de matire fulm9ante qui passa au trav]s de ce clo*] doit avoir t bi5 gr&e en jug] p> ses effets sur cette haute pyramide au-dessus de la clo*e sur t\te la t\r qu>re au-dess\s de l'extrmit du p5dule de l'horloge4 #c4 ,quelque gr&e qu'ait t cette quantit1 elle a t conduite p> un petit fil-d'ar*al un p5dule d'horloge1 sans que le btim5t ait t endommag le long de ces fils4 #d4 ,la v]ge du p5dule tant d'une grosseur suffisante1 conduisit la f\dre1 sans en tre (f5se2 mais le petit fil fut entirem5t dtruit4 #e4 ,quoique le petit fil air t dtruit1 il avoit conduit la f\dre prs]v le btim5t4 #f4 ,et de t\tes ces circon/ances il p>ot plus que probable que si un petit fil semblable avoit t t5du depuis la v]ge de la gir\ette jusqu' la t]re avant l'orage1 ce c\p de f\dre n'auroit caus aucun dommage au clo*]1 quoique le fil mme et t dtruit4 ,je s5s que l'hi/oire naturelle de ,m4 de ,buffon me f]a beauc\p de plaisir m'in/ruira inf9im5t4 ,assurez-le1 je v\s prie1 de mes respects aussi bi5 que ,m4 de ,fontf]ri]e1 qui m'ont donn l'un l'autre des m>ques de leur s\v5ir dans votre d]nire ,lettre4 ,je suis1 c4 ,b4 ,frankl94 ,,f94 ,,table ,,des ,,mati]es4 ,agitation de l'eau favorable l'vaporation1 tom4 ,,ii4 pag4 #f4 ,aigrette 7l'7 montre d'o vi5t le feu1 ,,ii4 #afh4 ,aiguille c\*e sur un b\let de f]1 ou au b\t du canon emp*e de les lectris]1 ,i4 #bci4 ,aiguille de b\ssole pir\ette prs du premi] conducteur1 ,,ii4 #aef4 ,aiguille d*>ge le conducteur en un in/ant1 ,i4 #bci4 ,air3 sa circulation1 ,,ii4 #cb4 ,air sec1 ce que c'e/1 ,i4 #dd4 ,air 7l'7 n'e/ po9t affect p> l'lectricit1 ,i4 #de4 ,air comprim p> les v5ts1 c41 cond5s p> la p]te du feu1 tombe en rose1 ,,ii4 #ac4 ,air3 ses c\rans diffr5s1 ,,ii4 #bg4 ,air 7l'7 e/ lectrique n'e/ po9t conducteur de l'lectricit1 ,i4 #db ,,ii4 #b4 ,air frais aprs l'orage1 ,,ii4 #cb4 ,air r>fi p> le feu commun1 ,,ii4 #i4 ,air 7l'7 s'abaisse dans les zones froides1 ,,ii4 #bg4 ,air 7l'7 s'lve dans la zone torride1 ,,ii4 #bg4 ,allum] p> l'lectricit une *&elle qui vi5t d'tre te9te1 ,i4 #id4 ,amazones3 rivire des444 ,,ii4 #ai4 ,analyse de la b\teille lectrise1 ,,ii4 #adj-afj4 ,&es3 montagne des444 ,,ii4 #ah4 ,angles aigus d'un corps sur*>g d'lectricit se d*>g5t en l'air1 ,i4 #bb4 ,araigne factice anime1 ,i4 #if4 ,arg5t fondu froid dans la b\rse1 ,,ii4 #dj4 ,atmosphre lectrique1 ,i4 #h4 ,atmosphre lectrique p> sa fluidit sa rpulsion c\le p\r remplir l'endroit d'o l'on tire1 ,i4 #bj4 #ba4 ,attraction des p>ticules d'eau1 ,,ii4 #aj4 ,aveuglem5t caus p> la f\dre1 ,,ii4 #dh4 ,aveuglem5t caus p> l'lectricit1 ,,ii4 #dh4 ,aurore ,borale3 son explication1 ,,ii4 #cb4 ,b ,baguette de mtal reoit l'lectricit la transmet dans l'in/ant1 ,i4 #bbc4 ,baguette de v]re ne conduit po9t un *oc1 ,i4 #bbd4 ,bais]s lectriques1 ,i4 #ie4 ,balances susp5dus au plan*]1 ,i4 #bdb4 ,balances d*>ges en sil5ce p> une aiguille1 ,i4 #bdc4 ,balles 7deux7 de lige susp5dus au conducteur1 ,i4 #aad4 ,batt]ie lectrique1 ,i4 #afj4 ,b]mudes3 ,isle peu sujette au tonn]re1 ,,ii4 #da4 ,bois sec e/ lectrique1 ,i4 #ach4 ,b\le de lige lectrise t\rne en l'air1 ,i4 #dd4 ,b\le de lige susp5du entre le fil-d'ar*al de la b\teille un fil de f] atta* au bas de la b\teille1 j\]a entre ces fils1 ,i4 #fd4 ,b\le de lige *>rie le feu lectrique du haut au bas de la b\teille1 ,i4 #fd4 ,b\le de lige susp5du encre deux livres c\*s sur des v]res1 ,i4 #gi4 ,b\le de lige susp5du entre deux b\teilles *>ges semblablem5t diffremm5t1 ,i4 #abh4 ,b\les de lige susp5dus des fils de l91 ,,ii4 #bha4 ,b\les lectrises diffremm5t1 remises dans leur tat naturel1 ,i4 #ae4 #af4 ,b\let de f] lectris1 ,i4 #aib4 #bce4 ,b\ssoles dranges p> le tonn]re1 ,,ii4 #acd4 ,b\teille lectrique ne reoit plus de feu intrieurem5t qu& elle e/ puise extrieurem5t1 ,i4 #di4 ,b\teille *>ge p> le globe de v]re d*>ge p> le globe de s\fre1 ,,ii4 #aei4 ,b\teille lectrise mise sur un corps lectrique cons]ve son feu1 ,i4 #ei4 ,b\teille *>ge entre le v]re le s\fre1 ,,ii4 #aei4 ,b\teille lectrise attire ensuite rep\sse p> son fil-d'ar*al une b\le de lige1 attire la mme b\le prs5te son ct1 ,i4 #ee4 ,b\teille 7la7 n'a pas la mme atmosphre lectrique en d$ans en dehors1 ,i4 #ef4 ,b\teille 7la7 sur de la cire peut tre d*>ge p> un f] c\rb1 ou p> p>tie1 ou t\t d'un c\p1 ,i4 #fh4 ,b\teille 7une7 sur laquelle on auroit tabli une communication de son fil-d'ar*al son ct1 ne sauroit tre lectrise1 p\rquoi1 ,i4 #gc4 ,b\teille sale humide en dehors ne sauroit tre lectrise p\rquoi1 ,i4 #gd4 ,b\teille 7la7 s'lectrise p> le ct aussi bi5 que p> le cro*et1 ,i4 #abj4 ,b\teilles *>ges de la mme de diffr5tes manires1 ,i4 #abj-aca4 ,b\teille 7la7 lectrise ne se d*>ge po9t sans communication non-lectrique1 ,i4 #aca4 ,b\teilles susp5dus l'une la queu de l'autre se *>g5t t\tes en mme tems1 ,i4 #ace4 ,b\teille m9ce d'un p\ce de diamtre donne un c\p prodigieux1 ,i4 #ahf4 ,b\teille lectrique *>ge de son propre feu1 ,i4 #ajb4 ,bro*e lectrique4 ,i4 #agf4 ,c ,canal ouv]t l'une de ses extrmits1 ,,ii4 #ca4 ,canons 7deux7 unis lanc5t leurs t9celles deux p\ces de di/ance1 ,,ii4 #bf4 ,canton3 7,jean7 ses expri5ces1 ,,ii4 #bhj4 ,capita9es de vaisseaux3 leur tmoignage1 ,,ii4 #da4 ,c>reau de v]re lectris entre deux plaques de plomb1 ,i4 #adb4 ,c>illon lectrique1 ,i4 #ahc4 ,,ii4 #acj4 ,c]cles de c>ton reprs5tant les nuages de m] de t]re1 ,,ii4 #bb4 ,c]f volant de ,m4 ,frankl91 ,,ii4 #ahb4 ,*ane dploye susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bba4 ,*aleur du soleil ne dtruit po9t l'lectricit1 ,i4 #bdb4 ,*aleurs suivies d'orages1 ,,ii4 #cc4 ,*&elle rallume1 ,i4 #id4 ,*>ge d*>ge3 leur signification1 ,i4 #abi4 ,*>ge d*>ge de la r\ lectrique1 ,i4 #aha4 #ahb4 ,*ute s\da9e de pluyes aprs les clairs1 ,,ii4 #ba4 ,circulation de l'air1 ,,ii4 #cb4 ,cire 7la7 peut tre lectrise positivem5t ngativem5t1 ,,ii4 #bif4 ,colophone s*e enflamme1 ,,ii4 #cg4 ,communication avec le plan*] n'e/ po9t ncessaire p\r qu'on reoive la commotion1 ,i4 #ec4 ,communication directe entre les surfaces rtablit dans l'in/ant l'quilibre dans la b\teille1 ,i4 #fi4 ,communication du feu lectrique se fait avec craquem5t1 ,i4 #cj4 ,communication extrieure non-lectrique ncessaire p\r rtablir l'quilibre1 ,i4 #aci4 ,conducteurs non conducteurs1 ,i4 #ci4 ,conducteur d'lectricit1 sa con/ruction1 ,i4 #bh4 ,conducteur 7le7 entre deux globes de diffr5te nature1 ,,ii4 #afd4 ,conducteur qui frappe deux p\ces1 ,i4 #bi4 ,conducteur s'avance v]s le corps m\ss1 ,i4 #ca4 ,conducteur arrt ou rep\ss p> une po9te1 ,i4 #ca4 ,conducteur 7le7 ne donne po9t d't9celles1 qu& la communication du c\ss9 au plan*] e/ int]rompu1 ,i4 #aja4 ,conjectures n\velles sur la ?orie du tonn]re1 ,,ii4 #baa4 ,conjurs 7les71 ,i4 #agb4 ,consqu5ces p]nicieuses d'une plus gr&e proportion d'lectricit1 ,i4 #aj4 ,conviction que la matire lectrique pntre les corps1 ,i4 #e4 ,convulsion cause p> le passage subit du feu lectrique dans les membres1 ,i4 #ec4 ,corps lectris positivem5t rep\sse une plume lectrise2 qu& il l'e/ ngativem5t ou dans l'tat commun1 il l'attire1 ,i4 #hj4 ,corps lectriss ngativem5t se rep\ss5t comme s'ils l'toi5t positivem5t1 ,i4 #fg4 #aic4 ,corps 7les7 lectriques conti5n5t plus d'lectricit1 ,i4 #i4 ,corps 7les7 lectriques1 comme le v]re1 ne s\ffr5t de *angem5t que d'une surface l'autre1 ,i4 #bbb4 ,corps m\ss ne tire l'lectricit qu' trois p\ces1 ,i4 #cj4 ,corps 7les7 ne tir5t pas l'lectricit proportionnellem5t leurs masses1 ,i4 #bd4 ,corps non-lectriques s]v5t au v]re1 comme l'armure la pi]re d'aimant1 ,i4 #add4 ,corps non lectriques susceptibles de plus de mo9s d'lectricit1 ,i4 #bbb4 ,corps non-lectrique s\ffre du *angem5t dans sa quantit d'lectricit1 ,i4 #bbc4 ,c\leur bleu donne l'aci]1 ,,ii4 #adg4 ,c\rans d'air diffr5s1 ,,ii4 #bg4 ,c\rans d'air diffr5s occasionn5t l'attraction des nuages leurs m\vem5s1 ,,ii4 #bg4 ,c\rant d'air n'lectrise po9t1 ,,ii4 #aib4 ,c\rant de fonta9e lectris1 ,,ii4 #d4 ,c\ss9 7le7 sur une lame de v]re1 ,i4 #aja4 ,d ,d*>ge ncessaire p\r les obs]vations du tonn]re1 ,,ii4 #abi4 ,delaw>e rivire1 ,i4 #aid4 ,dluges de pluyes1 ,,ii4 #ai4 ,deux p]sonnes sur de la cire1 l'une frotte le tube1 l'autre le t\*e1 ,i4 #hh4 ,deux sortes d'lectricit1 ,,ii4 #aef4 ,diffr5ce de la matire commune de la matire lectrique1 ,i4 #e4 ,diffr5ce entre un corps non-lectrique le v]re1 ,i4 #bbb4 ,diffr5ce des corps lectriss au d$ans au dehors de la b\teille1 ,i4 #dg4 ,diffr5ce entre un corps lectrique un corps non-lectrique1 ,i4 #cf4 ,d9don tu d'un c\p d'lectricit1 ,i4 #aie4 ,,ii4 #cjc4 ,direction 7la7 du feu lectrique tant diffr5te dans la *>ge1 l'e/ aussi dans la d*>ge1 ,i4 #abj4 ,direction du fluide lectrique le long des conducteurs1 ,,ii4 #bcj4 ,dorure p]ce p> le feu lectrique1 ,i4 #ahd4 ,dorure 7la7 sur un livre ne conduit plus le *oc aprs dix ou d\ze c\ps1 ,i4 #aia4 ,dorure sur un livre dc\v]te1 p> un c\p d'lectricit1 ,,ii4 #di4 ,e ,eau1 corps non-lectrique1 ,,ii4 #g4 ,eau r>fie susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bag4 ,eau 7l'7 transmet =t bi5 l'lectricit1 ,i4 #aij4 ,eclairs1 ,,ii4 #ah4 ,eclairs sur un livre ent\r d'un d\ble filet d'or1 ,i4 #ih4 ,eclairs3 imitation des444 ,i4 #id4 ,eclats de tonn]re1 ,,ii4 #cb4 ,effet de deux b\teilles1 l'une ple9em5t *>ge1 l'autre nullem5t1 ,i4 #abg4 ,effet tonnant des po9tes1 ,i4 #bce4 ,effets opposs du s\fre du v]re1 ,,ii4 #aeh-afa4 ,effet du tonn]re ,newbury1 ,,ii4 #cac4 ,effet d'un corps m\ss1 ,i4 #bcf4 ,effet de l'air sur la matire lectrique1 ,i4 #db4 ,effluves salutaires des corps non-lectriques1 impossibles tir] p> l'lectricit1 ,i4 #bbe4 ,elancem5s de lumire du nord au sud1 ,,ii4 #ca4 ,ela/icit comp>e l'lectricit1 ,i4 #acg4 ,electricit de deux sortes1 ,,ii4 #aef4 ,electricit dtruite p> du sable1 le s\ffle1 la fume de bois1 de *&elle1 de *>bon1 de f]1 c41 ,i4 #bdj4 ,electricit 7l'7 rside dans le v]re1 ,i4 #add4 ,electricit 7l'7 se tire plus facilem5t des angles que des surfaces1 ,i4 #bb4 ,electricit 7l'7 ne p>ot plus aprs l'att\*em5t1 ,i4 #ia4 ,electricit vitre rs9euse1 ,,ii4 #aef-agb4 ,electris] positivem5t ou en plus1 ,i4 #gg-hj4 #hi-ie4 ,electris] ngativem5t ou en mo9s1 ,i4 #gh-hj4 #hi-ic4 ,elvation des vapeurs favorise p> le feu commun p> le feu lectrique1 ,,ii4 #d4 #i4 ,em95ces 7les7 attir5t les nuages1 ,,ii4 #cc4 ,epe fondu dans le f\rreau1 ,,ii4 #dj4 ,epuisem5t du c\ss91 ,i4 #ajb-aad4 ,equilibre du feu lectrique dans les surfaces de la b\teille1 ,i4 #dh4 ,equilibre 7l'7 de l'lectricit ne se rtablit po9t trav]s le v]re1 ,i4 #di4 ,equilibre 7l'7 ne se rtablit dans les surfaces que p> une communication non-lectrique1 ,i4 #ej4 ,equilibre3 moy5 de le rtablir1 ,i1 #ec4 #fh4 ,erreur de ,m4 ,watson1 ,i4 #ic4 ,esprits allums p> au trav]s de la rivire1 ,i4 #aid4 ,esprits enflamms sans avoir t *auffs1 ,i4 #bcb4 ,ess5ce 7l'7 du v]re semble consi/] dans son lectricit1 ,i4 #ahg4 ,et9celles frapp5t plus lo91 proportion que le feu lectrique e/ plus =t1 ,i4 #bde4 ,,ii4 #bf4 ,et9celle gr&e ou petite p\r l'inflammation des esprits1 ,,ii4 #cf4 ,et9celle lectrique d*ire en p]ant le papi]1 ,,ii4 #dj4 ,et9celle tire de deux p]sonnes lectrises diffremm5t1 ,i4 #hh4 ,et9celle plus =te entr'elles1 ,i4 #hi4 ,expansion gale de la matire lectrique dans la totalit d'une masse1 ,i4 #f4 ,expri5ce de ,leyde avec un c>reau de v]re1 ,i4 #adc4 ,expri5ce de ,m>ly-la-,ville1 ,,ii4 #ii-abe4 ,expri5ce qui pr\ve que la matire r>fie e/ susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bba4 ,expri5ces de ,m4 ,jean ,canton1 ,,ii4 #bhj4 ,explication de plusieurs phnomnes1 ,i4 #hi4 #ij4 ,explication de ce qui se passe dans le globe lorsqu'on le frotte1 ,i4 #bab4 ,explosion 7l'7 e/ la mme si t5ant la b\teille p> le cro*et on la t\*e au ct1 ou au contraire1 ,i4 #aai4 ,explosion 7l'7 n'lectrise po9t celui qui ti5t la b\teille la t\*e1 ,i4 #ha4 ,explosion 7l'7 n'lectrise po9t1 ,i4 #aae-aah4 ,f ,feu commun rp&u dans t\s les corps1 ,,ii4 #ce4 ,feu lectrique ne peut tre tir d'un ct s'il n'en entre d'un autre1 ,i4 #ea4 ,feu 7le7 lectrique passe du fil-d'ar*al au doigt qui t\*e1 non au contraire1 ,i4 #ed4 ,feu lectrique3 moy5 de le faire circul]1 ,i4 #gd4 ,feu 7le7 lectrique doit sortir p> o il e/ entr1 ,i4 #abj4 ,feu lectrique attir p> l'eau1 ,,ii4 #b4 ,feu lectrique 7le7 qui sort de l'extrieur de la b\teille1 n'e/ pas le mme que celui qui entre dans l'intrieur1 ,i4 #bjj4 ,feu lectrique rp&u dans t\te la matire1 ,i4 #bjg4 ,feu lectrique rassembl non cr p> le globe frott1 ,,ii4 #f4 ,feu lectrique rassembl p> l'agitation sur la m]1 ,,ii4 #g4 ,feu lectrique d'un nuage de #ajjjj4 cres1 ,,ii4 #bf4 ,feu lectrique visible en sautant des int]valles invisible le long des corps d5ses unis1 ,,ii4 #bi4 ,feu lectrique visible sur un feille d'or1 p\rquoi1 ,,ii4 #cj4 ,feu lectrique feu commun ne sont po9t incompatibles1 ,,ii4 #ce4 ,feu lectrique agit sur le feu commun1 produit l'inflammation1 ,,ii4 #cf4 ,feu lectrique p>ot sur le c\ss9 qui frotte1 ,i4 #bac4 ,feu lectrique se transporte dans trav]s les corps non-lectriques1 non pas trav]s le v]re1 ,i4 #aih4 #bbc4 ,feille d'or entre deux lames de mtal1 dont l'une lectrise1 l'autre non1 ,,ii4 #eh4 ,feille d'or plus prs de la lame non-lectrise1 ,,ii4 #fj4 ,feille d'or bi5 aigu se s\ti5t prs du conducteur sans lame infrieure1 ,,ii4 #fc4 ,fil-d'ar*al dtruit p> la f\dre1 ,,ii4 #cai4 ,fil de l9 susp5du prs du v5tre de la b\teille e/ attir *aque fois que l'on t\*e le fil-d'ar*al1 ,i4 #fb4 ,filet d'or sur un livre ne peut conduire p>faitem5t qu'un seul *oc1 p\rquoi1 ,,ii4 #eg4 ,fluide lectrique ne trav]se po9t le v]re1 ,i4 #aig4 ,fluide lectrique passe p> une flure1 ,i4 #aii4 ,fluide lectrique t\j\rs prt1 ,i4 #bjg4 ,fluide lectrique ne se fixe po9t dans le v]re1 mais y sj\rne sans adhr5ce1 ,i4 #bjg4 ,=ce attractive proportionne aux surfaces1 non pas aux masses1 ,i4 #be4 ,=ce 7la7 de l'lectricit e/ sans bornes1 ,,ii4 #aec4 ,=me de l'atmosphre lectrique1 ,i4 #af4 ,f\dre 7la7 d*ire1 ,,ii4 #dj4 ,frankl9 7,m47 rudem5t frapp1 ,,ii4 #cjd4 ,froid 7le7 dim9ue le feu commun1 non le feu lectrique1 ,,ii4 #ad4 ,frottem5t 7le7 enflamme le bois sec1 ,,ii4 #cg4 ,frottem5t 7le7 d'un corps non-lectrique contre un corps lectrique produit le feu lectrique1 ,,ii4 #f4 ,fume de rs9e s*e ne dtruit pas l'lectricit =me une atmosphre1 ,i4 #bda4 ,fusion froid1 ,,ii4 #ea4 ,fusion des mtaux sans *aleur1 ,,ii4 #ef4 ,g ,glace 7la7 ne conduit pas l'lectricit1 ,i4 #aij4 ,glace de #abjj4 p\ces qu>rs1 ses effets1 ,i4 lxxxij4 #agb4 ,globe frott3 comm5t il rassemble le fluide lectrique1 ,i4 #bad4 ,,ii4 #f4 ,globe d\bl donne peu ou po9t de feu lectrique1 ,i4 #bad4 ,globe moill intrieurem5t ne r5d po9t de feu1 ,i4 #bae4 ,globe de cuir1 ,,ii4 #agi4 ,h ,habits m\ills sont un prs]vatif contre les c\ps de f\dre1 ,,ii4 #cd4 ,homme 7un7 sur de la cire qui l'on donne t\*] le fil-d'ar*al de la b\teille lectrise1 e/ lectris de plus en plus1 ,i4 #gg4 ,homme 7un7 sur de la cire ti5t la b\teille lectrise1 v\s en fait t\*] le fil-d'ar*al1 il e/ lectris de mo9s en mo9s1 ,i4 #gh4 ,homme 7un7 sur de la cire peut tre lectris plusieurs fois p> un autre qui lui prs5te le fil-d'ar*al de la b\teille1 mais il ne peut s'lectris] lui-mme en la t5ant4 ,moy5 de le reconnotre1 ,i4 #ha4 ,huile de trb5t9e mise en expri5ce1 ,i4 #bbf4 ,i ,id5dit de la matire du tonn]re de l',electricit1 ,,ii4 #abj4 #ahe4 ,ide d'un n\veau globe1 ,,ii4 #agi4 ,imitation des clairs1 ,i4 #id4 ,importance de connotre les loix de la nature1 indp5damm5t du comm5t du p\rquoi1 ,i4 #bg4 ,imp]mabilit du v]re1 ,i4 #bjh4 ,impossibilit de s'lectris] soi-mme1 ,i4 #hg4 ,inflammation des esprits1 ,i4 #id4 ,inflammation de la p\dre1 ,,ii4 #adi4 ,irrgul>it des clairs1 ,,ii4 #cc4 ,l ,liqueur purgative mise dans la fiole lectrique1 ,i4 #bbi4 ,lumire brillante la po9te d'un po9on1 ,i4 #bcg4 ,lumire p>ot au b\t d'une po9te1 ,i4 #cj4 ,m ,magntisme communiqu p> l'lectricit1 ,,ii4 #ace-adb4 ,magntisme effet de l'lectricit1 ,,ii4 #ada4 ,ma9 de papi] p]ce p> l't9celle1 ,i4 #aga4 ,matire commune ponge de la matire lectrique1 ,i4 #f4 ,matire lectrique1 sa subtilit1 ,i4 #d4 ,matire lectrique pntre les mtaux sans rsi/ance1 ,i4 #d4 ,matire 7t\te7 ne conti5t ne reti5t pas galem5t l'lectricit1 ,i4 #h4 ,matire 7la7 conti5t autant d'lectricit qu'elle en peut cont5ir1 ,i4 #h4 ,matire 7la7 du tonn]re la matire lectrique sont la mme1 ,,ii4 #abj4 #ahe4 ,matire suppose dp\rvu de fluide lectrique1 ,i4 #ab4 ,matires non-lectriques mles dans l'air1 ,i4 #bb4 ,mtaux fondus p> la f\dre1 ,,ii4 #ch4 ,mtaux fondus d'un c\p d'lectricit1 ,,ii4 #ci4 ,mtaux 7les7 l'eau conducteurs p>faits1 ,i4 #bi4 #dj4 ,montagnes attir5t les nuages de m]1 ,,ii4 #ag4 ,mort de ,m4 ,ri*man1 ,,ii4 #abg4 ,moy5 de t\*] le fil-d'ar*al de la b\teille lectrise1 sans tir] d't9celle1 ,i4 #abj4 ,moy5 de connotre si les nues1 orageuses sont lectrises positivem5t ou ngativem5t1 ,,ii4 #aie4 ,moy5 de r5dre bi5 s5sible le feu lectrique en passant du fil-d'ar*al au ct de la b\teille1 ,i4 #hb4 #he4 ,moy5 de pr5dre la b\teille p> le cro*et1 ,i4 #abj4 ,moy5 de dissip] le tonn]re1 ,,ii4 #dd4 ,moy5 de reconnotre si les nuages orageux sont lectriss ou non1 ,,ii4 #de4 ,moy5 de prv5ir le dang] de l'preuve1 ,,ii4 #dg4 ,moy5 7seul7 de mettre en m\vem5t le fluide lectrique du v]re1 ,i4 #bjd4 ,moy5 simple de reconnotre si l'lectricit e/ positive ou ngative1 ,,ii4 #agd4 ,n ,neige lectrique1 ,,ii4 #bdc4 ,nuages de m] sont lectriques1 ,,ii4 #h4 ,nuages de t]re peu lectriss retomb5t sur la t]re1 ,,ii4 #ae4 ,nuages1 de m] lectriss s'lev5t =t haut son p\sss trs-lo91 ,,ii4 #ae4 ,nuages attirs p> l'lectricit1 ,,ii4 #bd4 ,nuages diffr5tes hauteurs ti5n5t des r\tes diffr5tes1 ,,ii4 #bg4 ,nuages lectriss ngativem5t1 ,,ii4 #aih4 ,nuage lectris positivem5t1 ,,ii4 #bjj4 ,o ,objection contre la n\velle hypo?se du tonn]re1 ,,ii4 #bbf4 ,ocan 7l'7 compos d'eau de sel1 ,,ii4 #g4 ,odeur du fluide lectrique t\j\rs la mme1 ,i4 #bcj4 ,ondes1 ,,ii4 #ah4 ,orages aprs les gr&es *aleurs1 ,,ii4 #cc4 ,p ,papi] 7ma9 de7 p]ce p> l't9celle1 ,i4 #aga4 ,papi] p]c noirci p> l't9celle1 ,i4 #ahe4 ,p>ticules de matire lectrise se rep\ss5t mutuellem5t1 ,i4 #bji4 ,,ii4 #d4 ,p>ticules d'air1 dures1 rondes1 dsunies1 ,,ii4 #h4 ,p>ticules d'air allges p> le feu commun p> l'eau lectrise s'lev5t1 ,,ii4 #aa4 ,p>ticule d'air environne de d\ze p>ticules d'eau1 ,,ii4 #ab4 ,p>ticules d'eau s'atta*5t aux p>ticules d'air1 ,,ii4 #h4 ,p>ticules d'eau rassembles =m5t la pluye1 ,,ii4 #ac4 ,p>ticules lectriques attires p> la matire1 ,i4 #e4 ,p>ticules lectriques ne trav]s5t po9t le v]re1 mais leur rpulsion le trav]se1 ,i4 #bji4 ,p>ticules lectriques1 quoique mutuellem5t rpulsives1 sont rappro*es p> l'attraction du v]re1 ,i4 #bji4 ,p>tie de plaisir1 ,i4 #aid4 ,p>ties composantes du v]re extrmem5t dlies1 ,i4 #bjf4 ,passages de l'tat lectrique ngatif au positif1 ,,ii4 #bdc4 ,pays sans montagnes peut-tre arros1 ,,ii4 #bj4 ,pe9ture sur la dorure emporte p> le tonn]re1 ,,ii4 #di4 ,philadelphie1 ,i4 #aid4 ,ple9 7le7 le vuide de feu lectrique se tr\v5t dans la b\teille1 ,i4 #eb4 ,ple9 7le7 le vuide lectrique press5t violemm5t1 l'un p\r se dilat]1 l'autre p\r se remplir1 ,i4 #ec4 ,plomb granul meilleur que l'eau1 ,i4 #id4 ,plume attire dans un vase scell h]mtiquem5t1 ,i4 #aig4 ,plus mo9s m]veilleusem5t comb9s1 ,i4 #eb4 ,plus la po9te e/ aigu1 plus elle tire de lo91 ,i4 #bc4 ,po9tes 7les7 p\ss5t aussi bi5 qu'elles tir5t1 ,i4 #bb4 #bc4 #bch4 ,po9tes 7les7 tir5t aussi bi5 qu'elles p\ss5t1 ,i4 #bc4 #bci4 ,po9te 7la7 d'une aiguille prs5te d\ze p\ces2 emp*e de *>g] le conducteur1 ,i4 #bi4 ,po9te 7la7 lectrise un homme sur de la cire1 ,i4 #cj4 ,poisson d'or1 ,,ii4 #fd4 ,ples d'une aiguille aimante *angs p> le c\p fulm9ant1 ,,ii4 #ace4 ,pores du v]re extrmem5t petits1 ,i4 #bjf4 ,pores du v]re impntrables t\te autre matire que celle du feu de l'lectricit1 ,i4 #bjg4 ,p\dre tir] enflamme1 ,,ii4 #adi4 ,p\let-d'inde de dix livres tu1 ,,ii4 #cjc4 ,preuve que le feu lectrique p\ss dans une b\teille trav]s le fil-d'ar*al ne la trav]se pas1 ,i4 #bjj4 ,preuves que l'explosion n'lectrise po9t1 ,i4 #aae-aah4 ,proportion des deux feu p\r l'inflammation1 ,,ii4 #cf4 ,proportions des conducteurs p\r le tonn]re1 ,,ii4 #bcc4 ,q ,quantit tonnante d'lectricit cont5u dans la plus petite portion de v]re1 ,i4 #ahf4 ,quantit gale d'lectricit dans les deux surfaces du v]re1 ,i4 #baj4 ,que/ions sur la =mation du tonn]re de l'aurore borale1 ,,ii4 #cja4 ,r ,rat moill ne peut tre tu p> l'lectricit1 ,,ii4 #ce4 ,rem>ques de ,m4 ,cold5 sur les lettres de ,m4 l',abb ,nollet1 ,,ii4 #bdg4 ,r5contre de plusieurs nuages de m] de t]re1 ,,ii4 #bd4 ,rpulsion des p>ticules de matire lectrique1 ,i4 #e4 ,rpulsion d'une b\le de lige susp5du1 ,i4 #aib4 ,rpulsion de la b\le de lige dtruite1 ,i4 #aib4 ,rpulsion des p>ticules d'air favorise p> le feu commun p> le feu lectrique1 ,,ii4 #i4 ,rpulsion mutuelle des p>ticules lectriques1 ,i4 #bji4 ,retraite s\s un arbre p5dant l'orage1 dang]euse1 ,,ii4 #cd4 ,ri*man 7,m47 tu p> l'lectricit naturelle1 ,,ii4 #abg4 ,r\s de m\l9 v5t eau1 ,i4 #he4 #hf4 ,r\ lectrique1 premire con/ruction1 ,i4 #agb4 ,r\ lectrique1 deuxime con/ruction1 ,i4 #agi4 ,s ,sel1 corps lectrique1 ,,ii4 #g4 ,skuilkil1 rivire1 ,i4 #aid4 ,sil5ce du c>illon lectrique1 ,,ii4 #cjj4 ,soleil1 sa *aleur ne dtruit po9t l'lectricit1 ,i4 #bdb4 ,soleil semble f\rnir le feu commun1 ,,ii4 #ac4 ,s\fre 7le7 lectrise ngativem5t1 ,,ii4 #afg4 ,sphres lectriques t\rnes p> une manivelle1 ,i4 #ii4 ,sphre d'attraction lectrique1 ,,ii4 #be4 ,subtilit des p>ticules lectriques1 ,i4 #d4 ,surfaces d'une b\teille lectrise sont l'une ple9e l'autre vuide1 ,i4 #baj4 ,surfaces ne peuv5t agir l'une sans l'autre1 ,i4 #acf4 ,surfaces du v]re1 longueur1 l>geur moiti d'paisseur1 ,i4 #bje4 ,t ,tableau magique1 sa description1 son effet1 ,i4 #afg4 ,tab\ret lectrique1 ,,ii4 #df4 ,ta*e bleu sur une plaque d'arg5t1 ,,ii4 #ahg4 ,ta*es mtalliques sur le v]re1 ,,ii4 #ec4 ,tasses lectrises1 ,i4 #aie4 ,?rb5t9e 7huile de7 ne *ange po9t l'odeur de la matire lectrique1 ,i4 #bbh4 ,t]re s*e emp*e le *oc1 ,i4 #ahi4 ,t]re 7la7 frape les nuages1 ,,ii4 #bje4 ,tonn]re artificiel1 hi/4 a4 ,i4 lxxxii4 ,tonn]re s'ent5d r>em5t en ple9e m]1 ,,ii4 #dj4 ,triangle quilatral =m p> trois p>ticules d'air1 ,i4 #ab4 ,,ii4 #i4 ,triangles ress]rs ou t5dus1 ,i4 #ac4 ,,ii4 #i-ab4 ,tube frotte d'une peau de *amois1 ,i4 #ih4 ,tube d\bl d'un corps non-lectrique1 ,i4 #bae4 ,tube peut s]vir de b\teille p\r l'expri5ce de ,leyde1 moy51 ,i4 #bag4 ,tube puis d'air1 ,i4 #bai4 ,v ,vapeurs de l'eau lectrise le sont aussi1 ,,ii4 #c4 ,vapeurs plus abondantes de l'eau lectrise1 ,,ii4 #aa4 ,vapeurs de la m] lectrises1 ,,ii4 #ae4 ,vapeurs leves dans la zone torride s'abaiss5t dans les zones froides lanc5t des clairs1 ,,ii4 #bh4 ,vapeurs sulphureuses de la t]re aism5t enflammes p> la f\dre1 ,,ii4 #ch4 ,v5ts de t]re sont secs1 ,,ii4 #ae4 ,v]ge de f] de v+t ou tr5te pi$s1 ,,ii4 #df4 ,v]ges de f] po9tus1 leur effet1 ,,ii4 #bcg4 ,v]nis dur sec brl p> l't9celle1 ,i4 #ahe4 ,v]re 7le7 conti5t beauc\p d'lectricit1 ,i4 #ch4 #ach4 #bjb4 ,v]re 7le7 a t\j\rs la mme quantit d'lectricit1 ,i4 #ach4 ,v]re bris p> l'lectricit1 ,i4 #ahf4 ,v]re conti5t plus d'lectricit1 la reti5t plus =tem5t1 ,i4 #i4 #ahc4 ,v]re n'e/ p> lui-mme susceptible ni de plus ni de mo9s d'lectricit1 ,i4 #aca-acf4 ,v]re imp]mable l'lectricit1 ,i4 #aig-bab4 ,v]re 7le7 lectrise positivem5t1 ,,ii4 #afg4 ,usages de l'lectricit avantageux1 mais inconnus1 ,i4 #aj4 ,usages du c>illon1 ,,ii4 #acb4 ,f9 de la ,table des matires4 ,de l',imprim]ie de la ,veuve ,,delat\r4