de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,,exp,,riences ,,et ,,observations ,,sur ,l',,lectricit ,,faites ,,philadelphie ,,en ,,am,,rique ,,par ,m4 ,,benjamin ,,franklin2 communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,p4 ,,collinson1 de la ,socit ,royale de ,londres4 ,traduites de l',anglois4 ,,seconde ,,dition ,revue1 corrige augmente d'un supplment considrable du mme ,auteur1 avec des ,notes des ,expriences nouvelles4 ,par ,m4 d',,alibard4 ,,tome ,,premier4 ,a ,,paris ,chez ,,durand1 rue du ,foin1 au ,griffon4 ,m4 ,,dcc4 ,,lvi4 ,avec ,approbation ,privilge du ,roi4 ,,son ,,altesse ,s,r,,nissime ,,monseigneur ,,le ,,comte ,,de ,,la ,,marche4 ,,monseigneur1 ,la permission que ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime veut bien me donner de faire parotre cette ,traduction sous son auguste nom1 est une suite des bonts dont ,elle a daign m'honorer ds sa plus tendre jeunesse4 ,cet hommage public est en mme tems un tribut de ma reconnoissance de l'ancien trs-respectueux attachement que j'ai toujours eu pour la personne de ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime4 ,son amour pour les ,sciences1 la protection qu',elle accorde ouvertement aux ,lettres ceux qui les cultivent1 l'application qu',elle donne ,elle-mme l'tude1 son got pour la ,physique1 l'attention avec laquelle ,elle se fait rendre compte des nouvelles dcouvertes1 sont autant d'autres motifs qui m'en imposent la loi4 ,trop heureux1 ,,monseigneur1 de pouvoir aujourd'hui runir un devoir avec les vrais sentimens de mon coeur4 ,je suis avec un trs-profond respect1 ,,monseigneur1 ,,de ,,votre ,,altesse ,s,r,,nissime1 ,le trs-humble trs-obissant serviteur1 ,d',,alibard4 ,,avertissement4 ,monsieur ,franklin1 habitant de ,philadelphie dans la ,colonie ,angloise de ,pensylvanie en ,amrique1 est l',auteur des ,lettres suivantes sur l'lectricit4 ,m4 ,collinson son ami son correspondant ,londres1 qui elles sont adresses1 les a juges dignes de l'impression4 ,elles toient sous la presse1 lorsqu'il en informa ,m4 ,franklin2 celui-ci1 qui ne les avoit pas crites cette intention1 se pressa d'envoyer son ami quelques changemens1 qui n'tant pas arrivs tems1 ne purent tre mis que comme additions corrections la fin de l'ouvrage4 ,il pria en mme tems ,m4 ,collinson d'en envoyer un des premiers exemplaires ,m4 de ,buffon1 qui jugea de ces ,lettres1 comme on en avoit jug en ,angleterre o elles ont eu un applaudissement gnral4 ,occup d'ouvrages bien plus importans dont il ne veut pas se distraire1 ,m4 de ,buffon m'a engag les faire parotre en ,franois4 ,il ne s'agissoit que de rendre exactement des choses simples1 aussi ne s'est-on attach qu' les traduire littralement1 bien rendre le sens de l',auteur claircir les endroits qui ont paru un peu obscurs dans l'original4 ,pour la commodit des lecteurs1 on a rapport en notes au bas des pages1 les changemens que ,mr4 ,collinson avoit fait imprimer comme additions corrections la suite des ,lettres4 ,quoique la plupart des ,physiciens se soient exercs depuis plusieurs annes sur la matire de l'lectricit3 quoique leur zle ait t rcompens par des succs assez brillans1 on verra par les recherches par les dcouvertes de ,m4 ,franklin1 que cette matire est encore neuve bien des gards4 ,on sentira en mme tems qu'il y a cependant lieu d'esprer qu'en multipliant1 son exemple1 les expriences les observations dans des ves nouvelles1 on parviendra un jour pntrer un mystre qui n'importe peut-tre pas moins l'utilit commune qu' la la curiosit de l'esprit4 ,on y arrivera mme d'autant plus vite plus srement1 qu'on se htera moins de hazarder des systmes4 ,on n'a pas encore assez de faits sur ce sujet pour qu'il soit permis d'y joindre des hypothses4 ,c'est 7dit ,m4 de ,buffon#a7 par des expriences fines raisonnes suivies que l'on force la nature dcouvrir son secret2 toutes les autres mthodes n'ont jamais russi1 les vrais ,physiciens ne peuvent s'empcher de regarder les anciens systmes comme d'anciennes rveries1 sont rduits lire la plupart des nouveaux comme on lit les ,romans4 ,les recueils d'expriences d'observations sont donc les seuls livres qui puissent augmenter nos connoissances4 ,il ne s'agit pas1 pour tre ,physicien1 de savoir ce qui arriveroit dans telle ou telle hypothse1 en supposant1 par exemple1 une matire subtile1 des tourbillons1 une attraction1 c4 ,il s'agit de bien savoir ce qui arrive1 de bien connotre ce qui se prsente nos yeux2 la connoissance des effets nous conduira insensiblement celle des causes1 l'on ne tombera plus dans les absurdits qui semblent caractriser tous les systmes2 en effet l'exprience ne les a-t-elle pas dtruits successivement8 ne nous a-t-elle pas montr que ces lmens que l'on croyoit autrefois si simples1 sont aussi composs que les autres corps8 ne nous a-t-elle pas appris ce que l'on doit penser du chaud1 du froid1 du sec de l'humide1 de la pesanteur de la lgret absolu1 de l'horreur du vuide1 des loix du mouvement autrefois tablies1 de l'unit des couleurs1 du repos de la sphricit de la terre1 si je l'ose dire des ,tourbillons8 ,amassons-donc toujours des expriences loignons-nous1 s'il est possible1 de tout esprit de systme1 du moins jusqu' ce que nous soyons instruits1 nous trouverons assrment placer un jour ces matriaux1 quand mme nous ne serions pas assez heureux pour en btir l'difice tout entier1 ils nous serviront certainement le fonder1 peut-tre l'avancer au-del mme de nos esprances4 ,c'est cette mthode que ,m4 ,franklin a suivie l'imitation du grand ,newton des plus excellens ,physiciens1 mthode qui doit suffire pour prvenir le public en faveur de l'ouvrage qu'on lui prsente4 ,note #a3 ,frf4 de la ,statiq4 des ,vgt4 ,mais il ne suffit pas de s'attacher uniquement la voye de l'exprience1 moins que d'tre1 comme notre auteur1 fcond en moyens1 ingnieux en dcouvertes heureux en applications2 il ne faut pas1 comme tant d'autres ,physiciens sans gnie1 se permettre de tirer des inductions qui ne sont ni justes ni naturelles1 dduire des consquences qui ne sont fondes que sur des suppositions vagues trangres au sujet4 ,il faut au contraire dans une matire aussi nouvelle que l'est celle-ci1 se contenter de considrer les faits sous de nouveaux points de ve1 pour tcher de les gnraliser d'en former un ordre systmatique suivi4 ,c'est ce qu'a fait ,m4 ,franklin4 ,instruit1 par exemple1 des effets surprenans de la bouteille lectrique1 le premier objet qu'il s'est propos1 a t d'examiner comment elle acquiert la vertu lectrique1 comment elle la conserve1 quoiqu'on la touche1 comment elle la communique4 ,ayant toujours l'exprience l'observation pour guides1 il a bientt reconnu que l'lectricit est inhrente insparable de la matire3 que le verre en contient autant qu'il en peut contenir1 toujours la mme quantit3 qu'lectriser la bouteille1 ce n'est pas y faire entrer plus de matire lectrique qu'elle n'en avoit auparavant1 mais accumuler sur une de ses surfaces autant de cette matire qu'il y en a dans les deux surfaces ensemble1 ce qui ne se fait que parce que l'une en rejette prcisment la mme quantit que l'autre en reoit3 que les deux surfaces de la bouteille lectrise sont toujours prtes l'une rendre ce qu'elle a de plus1 l'autre recevoir ce qu'elle a de moins que sa quantit naturelle3 qu'elles ne peuvent le faire l'une sans l'autre3 que l'quilibre ne sauroit se rtablir entr'elles par la communication intime de l'une l'autre1 mais seulement par une communication extrieure non lectrique3 qu'ainsi la bouteille reste charge tant que cette communication extrieure n'est pas tablie1 qu'enfin l'lectricit ne sauroit tre communique par la bouteille1 qu'autant que cette bouteille reoit par une voye la mme quantit de matire lectrique qu'elle donne par l'autre4 ,ces premires connoissances ont conduit notre auteur trouver les moyens de faire parotre l'lectricit de deux manires tout--fait opposes1 l'une en augmentant l'lectricit naturelle dans les corps que nous nommons non-lectriques1 il appelle cette augmentation lectricit positive2 l'autre en diminuant l'lectricit naturelle2 il nomme celle-ci ngative4 ,de l sont venus les termes nouveaux lectriser en plus1 lectriser en moins1 dont les significations rpondent assez bien celles qu'ils ont dans l'algbre4 ,l'analyse de la bouteille lectrique achev de confirmer ,m4 ,franklin dans l'opinion o il toit ds auparavant que l'lectricit dans cette bouteille est attache au verre prcisment comme verre1 que les corps non-lectriques qu'on y ajoute ne servent que1 comme l'armure d'une pierre d'aimant1 unir les particules de la matire lectrique surabondante1 les tenir rassembles sur l'une des surfaces du verre1 tant toujours prtes s'chapper par le premier endroit o elles trouveroient passage pour aller l'autre4 ,en consquence de ces dcouvertes2 il a imagin quantit d'autres expriences dont l'enchanement le rsultat sont la confirmation des premires l'apologie de son jugement4 ,nanmoins quelques justes que soient ses ides1 quoiqu'elles soient toutes appuyes sur des faits1 l'auteur ne les propose que comme des conjectures1 l'on verra que sa modestie est gale sa pntration4 ,mais ce seroit s'carter de la retenu dont il donne l'exemple1 que de chercher faire valoir son mrite par des louanges dont il n'a pas besoin1 qui ne pourroient tre que suspectes de la part d'un traducteur4 ,il vaut mieux le laisser lire s'en rapporter au jugement du public4 ,le pays qu'abite ,m4 ,franklin est des plus favorables pour les expriences lectriques2 autant les chaleurs y sont excessives en t1 autant le froid y est rigoureux en hyver2 l'on passe subitement de l'un l'autre sans presque s'appercevoir ni de la douceur du printems1 ni de la temprature de l'automne4 ,le vent sud ou nord amne les deux saisons opposes2 mais dans l'une dans l'autre on y jouit presque toujours du plus beau ciel4 ,les nuages pais y drobent rarement la ve du soleil des toiles3 les pluyes n'y sont jamais de longue dure1 les brouillards y sont presque inconnus4 ,ainsi la scheresse du tems la froideur du vent du nord contribuent beaucoup y rendre plus sensibles la force les effets de l'lectricit4 ,on en trouvera des preuves incontestables dans plusieurs endroits cet ouvrage4 ,malgr la diffrence de climat1 je n'ai pas voulu publier cette traduction1 sans avoir du moins essay de rpter les expriences qui y sont rapportes2 aprs avoir parfaitement russi faire celles que j'ai juges les plus intressantes les plus difficiles dans l'excution1 quelques-unes m'ont paru mriter que j'en fisse hommage l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,je lui rendis compte le #bb4 ,dcembre #agea4 de mon succs dans les expriences du tableau magique de la fusion des mtaux2 j'y fis voir des lames de verre sur lesquelles on distinguoit aisment l'or1 l'argent1 le cuivre l'tain que l'lectricit avoit par sa violence incorpors dans la substance mme du verre4 ,j'avois employ pour me procurer le puissant dgr d'lectricit ncessaire1 une bouteille de verre blanc mince tenant environ deux pintes dont j'avois fait argenter extrieurement le fond jusqu'au milieu de sa hauteur1 j'y avois mis peu prs quinze livres de menu plomb bien sec4 ,ces mtaux sont sur ces lames dans un tat de vitrification1 inattaquables l'eau forte l'eau rgale1 suivant les preuves que j'en avois faites auparavant d'aprs les assurances de ,m4 ,franklin4 ,enfin ces expriences aussi bien que beaucoup d'autres1 avoient si pleinement satisfait mes dsirs1 eu gard au tems1 la saison au climat1 qu'elles ne laissoient nullement lieu de douter de la certitude de celles que je n'avois pas encore tentes4 ,ds que la premire dition de cette traduction fut acheve1 j'en envoyai un exemplaire ,m4 ,franklin1 ce qui me mit en correspondance directe avec lui4 ,je lui fis part dans le tems1 du succs de mon exprience sur le tonnerre1 lui envoyai le mmoire que j'en avois donn l',acadmie ,royale des ,sciences le #ac4 ,mai #ageb4 tel qu'il est dans le second volume de cet ouvrage2 il en fut charm m'envoya avec sa rponse1 son premier supplment1 dont je vrifiai pareillement les expriences4 ,le second ne m'a t rendu que long-tems aprs4 ,j'ai trouv dans cette dernire brochure d'excellentes observations opposer aux critiques qui avoient paru contre mon auteur1 auxquelles j'avois entrepris de rpondre2 c'est ce qui m'a engag resserrer ce que j'avois crit dans ce dessein1 pour ne pas multiplier les tres sans ncessit4 ,je me suis content d'ajouter la suite des principales expriences critiques quelques-unes des rponses dont j'avois eu intention de faire un ouvrage spar4 ,au lieu d'tre mises en notes1 elles y sont distingues par des guilmets1 ce qui m'a sembl plus commode pour les lecteurs4 ,les expriences contenus dans ce second supplment ne sont pas moins sres que celles qui avoient t publies auparavant4 ,elles ont t rptes avec le mme succs4 ,sans avoir gard aux dates des lettres1 je les ai arranges tout diffremment de ce qu'elles toient dans la premire dition de cet ouvrage2 j'en ai mme partag quelques-unes en plusieurs fragmens que j'ai placs suivant l'ordre des matires3 c'est dans la mme ve que j'ai mis une suite uniforme aux paragraphes4 ,enfin je n'ai rien nglig pour rpandre dans cette seconde dition toute la clart qui a p dpendre de mes soins4 ,ils se trouveront bien rcompenss1 si les changemens que j'ai faits du consentement de ,mr4 ,franklin1 sont approuvs du public4 ,au reste j'ai pens que ceux qui n'ont pas fait une tude particulire de l'lectricit seroient bien-aises d'en connotre les progrs depuis son origine jusqu'aux dcouvertes de ,m4 ,franklin4 ,l'histoire qu'en a faite ,m4 de ,secondat pour l',acadmie de ,bordeaux en #agdh4 me rendoit ce travail facile2 on verra que j'ai profit de cet excellent ouvrage2 j'y ai ajout des choses ou qui n'toient pas venus alors la connoissance de ,m4 de ,secondat1 ou qu'il avoit cr devoir ngliger1 j'y ai joint les dcouvertes qui ont t faites sur le mme sujet depuis son histoire jusqu' prsent4 ,j'espre qu'en allant par cette voye mon objet principal1 qui est de mettre les ,lecteurs en tat de mieux juger du mrite de mon auteur1 de la valeur de son ouvrage1 je ne leur laisserai rien dsirer sur les faits principaux de l'lectricit4 ,,histoire ,,abr,g,e ,,de ,l',,lectricit4 ,la premire chose qui a fait reconnotre l'lectricit1 est la vertu d'attirer que l'on a remarque en certains corps1 aprs qu'ils ont t frotts4 ,le premier de tous1 dans lequel ont ait observ cette vertu1 c'est l'ambre jaune connu des anciens sous le nom d',electrum2 c'est de ce nom que cette vertu a retenu celui d'lectricit1 l'on appelle corps lectriques ceux qui en sont pourvs4 ,il seroit difficile peut-tre impossible de dterminer le tems o l'on a observ pour la premire fois que l'ambre-jaune1 aprs avoir t frott1 attire les brins de paille dont on l'approche4 ,ce qu'en disent quelques-uns des auteurs anciens qui en ont fait mention1 comme ,thals de ,milet1 ,plutarque1 ,pline1 c4 prouve que l'observation de ce phnomne est trs-ancienne1 aussi ne se trouve-t-il gures de traits de ,physique o il n'en soit parl2 mais personne que l'on sache ne s'toit avis de faire sur ce sujet des recherches suivies avant ,gilbert mdecin ,anglois qui vivoit vers l'an #afjj4 aprs avoir recueilli sur l'aimant les dcouvertes de ceux qui l'avoient prcd avoir fait lui-mme un grand nombre d'observations nouvelles sur les proprits de cette merveilleuse pierre1 il crut devoir considrer les proprits de l',electrum qui paroissent avoir du rapport celles de l'aimant4 ,il avoit p d'abord regarder cette rsine comme une espce d'aimant dont la vertu a besoin d'tre excite par le frottement4 ,quoi qu'il en soit1 il parle de cette vertu comme d'une chose que l'on connoissoit de tout tems4 ,on avoit aussi reconnu la mme proprit dans le ,jayet1 mais cette remarque toit rcente4 ,il s'agissoit de la chercher encore dans d'autres corps1 c'est quoi il s'appliqua4 ,l'ambre-jaune toit mis alors au rang des choses les plus prcieuses2 il servoit l'ornement des autels aux parures inventes par le luxe4 ,le ,jayet toit aussi une matire fort estime2 avant l'invention des glaces on l'employoit faire des miroirs4 ,gilbert1 qui avoit tant tudi toutes les proprits de l'aimant1 avoit sans doute remarqu qu'il falloit une moindre force pour mettre en mouvement une aiguille mince lgre pose en quilibre sur un pivot bien poli1 comme sont les aiguilles aimantes1 que pour lever d'une seule ligne un corps beaucoup plus lger4 ,c'est pourquoi il se servit habilement de ce moyen pour reconnotre l'lectricit dans les substances o elle est trop foible pour se manifester d'une autre manire4 ,faites1 dit-il1 une aiguille de quelque mtal que ce soit1 de la longueur de deux ou trois pouces1 lgre trs-mobile sur un pivot1 la manire des aiguilles aimantes3 approchez d'une des extrmits de cette aiguille de l'ambre jaune ou une pierre prcieuse lgrement frotte1 luisante polie1 l'aiguille se tournera sur le champ4 ,ce fut vraisemblablement par ce moyen qu'il reconnut que non-seulement l'ambre le jayet ont cette proprit d'attirer1 mais qu'elle est commune la plupart des pierres prcieuses1 comme le diamant1 le saphir1 le rubis1 l'opale1 l'amthyste1 l'aigue-marine2 le cristal de roche3 qu'on la trouve aussi dans le verre1 la blemnite1 le soufre1 le mastic1 la cire d',espagne1 la rsine1 l'arsenic1 le sel-gemme1 le talc1 l'alun de roche4 ,toutes ces diffrentes matires1 quoiqu'avec diffrens dgrs de force1 lui parurent attirer non-seulement les brins de paille1 mais tous les corps lgers1 comme le bois1 les feuilles1 les mtaux en limaille ou en feuille1 les pierres1 les terres1 mme les liqueurs comme l'eau l'huile4 ,la ,physique est encore redevable ,gilbert de beaucoup d'autres observations sur l'lectricit4 ,c'est lui qui nous a appris qu'elle est plus facilement excite par un frottement lger rapide que par un frottement plus rude3 que le tems le plus sec le vent de nord le plus froid sont les plus favorables pour l'lectricit3 que l'humidit de l'air plus forte raison le souffle des animaux l'affoiblissent mme la dtruisent en peu de tems3 que l'eau produiroit le mme effet1 si l'on moilloit le corps lectrique3 qu'une toile mise entre ce corps celui qu'on veut attirer1 empche totalement l'attraction3 qu'une toffe de soye place de mme ne l'empche pas entirement3 que les corps lectriques n'attirent point la flamme d'une bougie1 mais attirent fortement la fume de cette bougie teinte4 ,pour expliquer les phnomnes de l'lectricit1 ceux de l'aimant1 ceux de la psanteur1 ,gilbert imagina des hypothses ingnieuses1 auxquelles pourtant il se fioit moins qu' ses expriences4 ,l'attraction1 suivant son opinion1 est cause par des coulemens trs-subtils2 l'air est l'coulement lectrique de la terre l'instrument de la psanteur4 ,c'est peut-tre sur cette ide de ,gilbert que le clbre ,otto de ,guerike s'avisa de faire des observations sur un globe de soufre qu'il excitoit l'lectricit par un mouvement qui imitoit en quelque forte celui de la terre4 ,otto de ,guerike1 dit l'ingnieux ,m4 ,dufay dans son premier mmoire sur l'lectricit1 a imagin de faire tourner sur son axe par le moyen d'une manivelle1 une boule de soufre grosse comme la tte d'un enfant4 ,cette boule tant mu avec rapidit1 si l'on applique la main dessus elle devient lectrique attire les corps lgers qui lui sont prsents2 si on la dtache de la machine sur laquelle elle a d tre pose pour la faire tourner qu'on la tienne la main par l'axe1 non-seulement elle attire une plume1 mais elle la repousse ensuite1 ne l'attire plus de nouveau que la plume n'ait touch quelqu'autre corps4 ,il remarque que la plume ainsi chasse par le globe attire tout ce qu'elle rencontre1 ou va s'y appliquer1 si elle ne peut pas l'attirer vers elle2 mais que la flamme d'une chandelle la chasse la repousse vers le globe4444 ,si l'on suspend un fil dessus du globe1 ensorte qu'il ne le touche point1 qu'on approche le doigt du bout infrieur de ce fil1 on verra le fil s'loigner du doigt4 ,il a aussi remarqu que la vertu lectrique du globe se transmettoit par le moyen d'un fil jusqu' la distance d'une aune1 que lorsque le globe avoit t rendu lectrique par la rotation par la main applique au-dessus1 il conservoit sa vertu pendant plusieurs heures4 ,tenant l'axe de ce globe dans une position verticale1 il promenoit une plume par toute la chambre2 sans qu'elle s'appliqut au globe4 ,il remarqua aussi que le globe frott dans l'obscurit rpandoit de la lumire4 ,otto de ,guerike avoit pour contemporain pour mule le fameux ,boyle qui nous avons obligation d'un si grand nombre de belles dcouvertes4 ,ce dernier chercha trouva la vertu lectrique dans un grand nombre de corps o ,gilbert ne l'avoit point cherche1 dans quelques-uns de ceux o il l'avoit cherche inutilement4 ,pour prouver si l'air avoit quelque part l'lectricit1 il suspendit dans une fiole au-dessus d'un corps lger un morceau d'ambre-jaune excit l'lectricit2 ayant ensuite pomp l'air de la fiole1 il laissa descendre l'ambre-jaune prs du corps lger1 qui fut attir4 ,il reconnut par-l que la vertu lectrique une fois excite se conserve dans le vuide1 que son action ne dpend point de l'air4 ,m4 ,boyle avoit fait beaucoup de recherches sur les corps qui donnent de la lumire dans l'obscurit1 en particulier sur le ver luisant2 y ayant emprunt un diamant qu'on disoit avoir la proprit d'tre lumineux dans les tnbres1 il observa que ce diamant tant frott dans l'obscurit contre quelqu'toffe que ce ft1 devenoit en effet non-seulement lumineux1 mais encore lectrique1 comme l'avoit observ ,gilbert4 ,il reconnut bientt les mmes proprits dans plusieurs autres4 ,l'lectricit resta long-tems nglige aprs ,boyle2 mais les grandes dcouvertes de ,newton sur les proprits de la lumire sur le systme de l'attraction engagrent vraisemblablement ,hauksbe de la ,socit ,royale de ,londres faire des recherches sur les mmes sujets sur l'lectricit4 ,ayant invent une machine pour faire tourner rapidement un corps sous le rcipient de la machine pneumatique1 il s'en servit pour faire frotter dans le vuide un morceau d'ambre jaune contre de la laine4 ,ce frottement produisit une lumire beaucoup plus vive que le mme frottement dans l'air2 aprs l'opration l'ambre jaune1 aussi bien que la laine lui parurent un peu brls4 ,on avoit sans doute remarqu que de tous les corps lectriques1 le verre est un de ceux en qui le frottement excite une plus forte lectricit4 ,hauksbe s'avisa d'employer dans ses expriences un tube ou cylindre creux de verre4 ,en le frottant rapidement dans sa main1 un papier entre-deux1 il le rendoit lectrique1 faisoit par son moyen toutes les expriences qu',otto de ,guerike avoit faites avant lui avec un globe de soufre4 ,il observa de plus qu'un tube dont on a pomp l'air1 ne s'lectrise que trs-foiblement1 que si on y laisse rentrer l'air il acquiert beaucoup d'lectricit sans tre frott de nouveau4 ,quand on frotte un tube dans l'obscurit1 une lumire fuit la main qui frotte1 si l'on approche de ce tube ainsi excit une autre main1 ou quelqu'autre corps1 comme du mtal1 de l'yvoire1 du bois1 c4 il en sort une tincelle accompagne d'un bruit assez semblable au ptillement d'une feille verte jette au feu1 mais moins fort4 ,quand on frotte le tube vuide d'air1 la lumire est plus vive1 mais toute dans son intrieur1 l'on n'en peut tirer d'tincelle4 ,hauksbe imagina aussi de faire tourner sur son axe un globe creux de verre par le moyen d'une rou d'une corde qui passe sur la circonfrence de cette rou sur une poulie fixe sur l'axe du globe4 ,il excita l'lectricit en frottant ce globe1 mais il n'en tira pas de plus grands effets que de son tube4 ,l'lectricit qui jusques-l ne s'toit manifeste que par le frottement1 ,hauksbe la dcouvrit dans une substance qui n'avoit point t frotte2 il remarqua que si on laisse refroidir de la rsine qui a t fonde1 que1 si1 avant qu'elle soit tout--fait refroidie1 on en approche du cuivre en feilles1 elle l'attire la distance d'un pouce ou deux1 sans aucun frottement prcdent4 ,m4 ,gray continua avec succs les recherches lectriques de ,boyle de ,hauksbe2 ayant voulu prouver s'il y avoit quelque diffrence dans l'attraction du tube lorsqu'il toit bouch par les deux bouts lorsqu'il ne l'toit pas1 il n'en apperut aucune2 mais comme il tenoit une plume ou duvet au-dessus du bouchon de lige dont le bout suprieur du tube toit bouch1 il remarqua que cette plume toit attire ensuite repousse par le lige de la mme manire qu'elle a coutume de l'tre par le tube4 ,cette observation le confirma dans une pense qu'il avoit eu autrefois1 que1 comme le tube frott dans l'obscurit communique de la lumire aux autres corps par l'attouchement1 il pouvoit bien aussi leur communiquer de l'lectricit4 ,le lige effectivement n'avoit cette vertu attractive que par communication du tube excit l'lectricit4 ,il s'en assura encore d'une autre faon3 ayant fix au bout d'un bton de sapin d'environ quatre pouces de long une boule d'yvoire d'un peu plus d'un pouce de diamtre1 il enfona l'autre bout du bton dans le bouchon de lige3 ayant ensuite frott le tube1 il vit avec plaisir que la boule attiroit repoussoit le duvet avec plus de force que n'avoit fait le lige4 ,il rpta cette exprience avec des btons plus longs enfin avec un de vingt-quatre pouces1 trouva toujours les mmes effets4 ,au lieu de bois ,m4 ,gray se servit dans la suite d'un fil de fer1 puis d'un fil de laiton1 eut encore le mme succs2 mais comme les vibrations de ces fils de fer1 de laiton1 causes par le frottement du tube1 toient incommodes1 surtout lorsque les fils toient longs de deux ou trois pieds1 il imagina de suspendre la boule l'extrmit d'une ficelle noue au tube par son autre extrmit2 tant sur un balcon lev de trente-six pieds1 il laissa pendre la boule ainsi attache au tube par le moyen d'une ficelle de cette longueur2 le tube tant frott1 la boule attira repoussa du cuivre en feuilles qui toit au-dessous d'elle4 ,m4 ,gray essaya ensuite de transmettre en ligne horizontale l'lectricit de bien plus grandes distances2 il y russit d'abord en se servant pour cela d'une ficelle soutenu horizontalement quelque distance de terre sur des fils de soye1 transmit l'lectricit cent quarante pieds2 mais comme il vouloit pousser plus loin son exprience1 les fils de soye s'tant rompus1 il leur substitua des fils-d'archal de la mme finesse2 car il s'imaginoit que le succs de l'exprience dpendoit de la finesse de ces fils1 qu'il croyoit trop minces pour pouvoir intercepter une partie sensible de la force lectrique communique par le tube la ficelle la boule4 ,quand il vint frotter le tube1 l'lectricit ne fut point transmise l'extrmit de la ficelle4 ,il reconnut de l que le succs de la premire exprience ne venoit pas de la finesse des fils de soye1 puisque les fils-d'archal de la seconde toient aussi minces1 mais qu'il venoit de la nature mme de la soye4 ,instruit par ce contre-tems ,m4 ,gray vint depuis bout de transmettre l'lectricit une distance de sept cens pieds4 ,il dcouvrit encore que la communication de l'lectricit pouvoit se faire par la seule approche du tube1 sans qu'il toucht le corps auquel on vouloit la communiquer4 ,ayant suspendu horizontalement un enfant sur des cordons de crin1 en approchant de ses pieds le tube bien frott1 il l'lectrisa au point que son visage ses mains attirrent des feilles de cuivre4 ,il plaa cet enfant debout sur deux pains de rsine d'environ huit pouces de diamtre deux pouces d'paisseur1 un sous chaque pied4 ,ayant ensuite approch le tube bien frott des cuisses de l'enfant1 ses mains attirrent repoussrent alternativement des feilles de cuivre que l'on avoit mises au-dessous4 ,mr4 ,dufay de l',acadmie ,royale des ,sciences1 inform des dcouvertes de ,m4 ,gray1 se mit aussi travailler sur l'lectricit4 ,aprs un nombre infini d'expriences dont on n'indiquera que les principales1 il nous a appris qu'il n'y a point de corps1 l'exception des mtaux des animaux qui ne soit lectrique4 ,les mtaux les animaux s'lectrisent fortement ou deviennent fortement lectriques1 lorsqu'tant soutenus sur des cordons de soye ou de crin1 sur des gteaux de rsine1 sur du verre1 c4 on en approche le tube excit l'lectricit4 ,on doit donc entendre par corps lectriques ceux qui le sont naturellement qui n'ont besoin que d'tre frotts pour en donner des preuves1 par corps non-lectriques ceux qui ne peuvent devenir lectriques que par communication1 comme sont les mtaux4 ,en rptant avec un tube de verre des feilles d'or une exprience d',otto de ,guerike1 dans laquelle une petite plume avoit t attire1 repousse soutenu en l'air au-dessus du globe de soufre1 ,m4 ,dufay observa que la feille d'or alla s'attacher un morceau de gomme-copal qu'il lui prsentoit y demeura4 ,cela lui fit souponner que l'lectricit de la gomme-copal toit diffrente par sa nature de l'lectricit du verre1 puisque l'une attiroit ce que l'autre repoussoit4 ,cette observation le porta faire plusieurs autres expriences1 d'o il crut pouvoir conclure qu'il y avoit en effet deux sortes d'lectricits4 ,il nomma l'une vitre l'autre rsineuse2 mais les ,physiciens n'ont pas admis cette distinction4 ,on verra cependant dans la suite de cet ouvrage qu'elle est bien fonde1 qu'un globe de soufre dtruit l'effet d'un globe de verre4 ,m4 ,dufay rptant de mme l'exprience de ,m4 ,gray1 dans laquelle on lectrise un enfant suspendu sur des cordons de crin ou de soye1 s'tant mis lui-mme la place de l'enfant2 quelqu'un voulut ramasser une feille d'or qui s'toit attache sa jambe2 dans l'instant ils sentirent l'un la jambe l'autre au doigt une douleur comme une piqre1 l'on entendit un ptillement semblable celui du tube lorsqu'on en approche le doigt4 ,cette douleur ce ptillement sont accompagns d'une tincelle visible mme en plein jour4 ,cette tincelle n'avoit t regarde jusques-l que comme la lumire de certains phosphores qui ne brlent point1 tels que le bois pourri les vers luisans3 mais la douleur fit penser ,m4 ,dufay que l'lectricit toit un vritable feu4 ,on s'est appliqu depuis en rendre les effets plus sensibles4 ,les ,physiciens d',allemagne profitant de tout ce qui avoit t dcouvert avant eux sur le sujet de l'lectricit1 imaginrent de reprendre le globe de verre1 dont ,hauksbe n'avoit pas tir un meilleur parti que du tube qu'il avoit abandonn trop lgrement4 ,ce qui les y engagea fut sans doute la rflexion que le verre tant plus lectrique1 un globe de cette matire doit produire de plus grands effets que le globe de soufre d',otto de ,guerike1 qu'tant susceptible d'une friction plus rapide plus long-tems continue1 l'usage de ce globe devoit tre plus facile plus avantageux que celui du tube de ,hauksbe4 ,ils employrent des globes des rous plus grandes les disposrent de la mme manire que la meule la rou dont se servent les ,couteliers4 ,par ce moyen ils russirent d'abord rendre beaucoup plus sensibles tous les phnomnes de l'lectricit dj connus4 ,ils firent encore de trs-belles dcouvertes dont les ,journaux d',allemagne de #agde4 ont rendu compte1 dont on ne rapportera ici qu'une seule4 ,si1 en faisant tourner frotter le globe de verre1 on en approche le bout d'un grand tuyau de fer blanc1 sans qu'il touche le globe1 qu'une personne monte sur un gteau de rsine tienne d'une main ce tuyau par l'autre extrmit1 cette personne est lectrise1 acquiert aprs deux ou trois rvolutions du globe une puissance flammifique assez forte pour allumer avec un de ses doigts1 avec une canne ou avec une pe de l'esprit de vin un peu chauff4 ,le mme effet s'ensuit lorsque la personne lectrise tient dans sa main le vase qui contient la liqueur1 la fait toucher par une autre personne est sur le plancher4 ,ds que le doigt approche de la liqueur1 il en sort une tincelle bruyante qui enflamme l'esprit de vin4 ,on peut de mme enflammer de la poix1 de la rsine1 de la cire d',espagne1 du soufre mme de la poudre canon1 pourv que ces matires soient en fusion1 consquemment chauffes4 ,cette exprience russit aussi quand on lectrise avec le tube1 mais les tincelles sont foibles l'effet n'en est pas si sr qu'avec le globe4 ,l'anne #agdf4 est l'poque la plus marque de l'lectricit4 ,ce fut au commencement de cette anne que ,,mm4 ,muschenbroek ,allaman illustres citoyens de ,leyde communiqurent l',acadmie ,royale des ,sciences de ,paris l'exprience suivante que le hazard avoit fait trouver ,m4 ,cuneus1 lorsqu'il s'amusoit revoir chez lui les phnomnes lectriques qu'il avoit admirs chez ,m4 ,muschenbroek4 ,suspendez sur des cordons de soye dans une situation horizontale une verge de fer ou un canon de fusil dont un des bouts soit prs du globe1 pour en recevoir l'lectricit par communication3 laissez pendre son autre bout un fil-d'archal ou de laiton2 pendant qu'on lectrise la verge de fer1 tenez d'une main un vase de verre rond en partie plein d'eau dans laquelle plonge le fil de mtal suspendu3 avec l'autre main essayez d'exciter une tincelle tel endroit que vous voudrez de la verge de fer ou du fil de mtal qui pend au bout qui plonge dans l'eau du vase2 vous ressentirez une commotion trs-forte trs-subite dans les deux bras1 dans la poitrine dans tout le corps4 ,le coup est plus fort quand le globe est plus gros1 plus frott1 quand le vase qui contient l'eau est plus large1 quand la verge de fer qui conduit l'lectricit1 est plus grande1 ensorte qu'on pourroit blesser1 peut-tre mme tuer quelqu'un qui s'y exposeroit imprudemment4 ,le bruit de cette exprience se rpandit bientt dans tout le monde savant3 elle exera l'industrie des ,physiciens1 tout le monde voulut tre ,physicien4 ,chacun la rpta1 fit tout son possible pour y ajouter4 ,on trouva bientt le moyen d'en rendre l'appareil plus simple plus commode2 au lieu de suspendre la verge de fer prs du globe la mme hauteur1 on la tient plus leve1 on laisse pendre de son extrmit voisine du globe une bande de mtal bien mince ou un fil de fer qui touche l'quateur du globe pendant qu'il tourne sur son axe qu'il est frott4 ,la verge s'lectrise aussi promptement aussi fortement par cette mthode que par celle de ,m4 ,muschenbroek1 le globe est plus en suret4 ,on se sert d'une bouteille de verre mince3 on la remplit d'eau jusqu'au collet1 on la bouche d'un bouchon de lige travers d'un fil-d'archal1 qui y reste fix de telle manire qu'une partie de ce fil-d'archal est plonge dans l'eau de la bouteille1 une autre partie est au-dessus du bouchon1 courbe en crochet4 ,par ce moyen on peut suspendre la bouteille la verge de fer1 en l'y accrochant1 ou l'en sparer volont1 quand elle est charge d'lectricit4444 ,on peut aussi l'lectriser la main1 sans la suspendre la verge de fer1 mme sans se servir de cette verge4 ,il ne s'agit que d'en prsenter le crochet ou auprs de la verge ou auprs du globe dans le temps qu'il est en mouvement qu'il est frott4444 ,on peut de mme dcharger la bouteille lectrise sans le secours de la verge de fer1 en tenant la bouteille dans une main1 cela de trois manires1 par l'exprience de ,leyde1 par l'approche d'un corps non-lectrique1 ou par l'opposition d'une pointe non-lectrique4 ,dans le premier cas il ne faut que tirer une tincelle du fil-d'archal avec l'autre main3 l'on reoit la commotion1 la bouteille est dcharge l'instant2 dans le second l'on approche le fil-d'archal d'un corps non-lectrique pour tirer l'tincelle2 mais il faut avoir attention ne pas tenir ce corps de l'autre main1 car on seroit frapp2 dans le troisime cas il ne s'agit que d'opposer quelques pouces de distance du crochet une pointe de mtal1 comme celle d'une aiguille1 d'un poinon1 c4 la bouteille se dchargera lentement insensiblement sans bruit1 sans explosion sans commotion4 ,on voit dans les tems favorables la pointe d'une aiguille tirer le feu lectrique plus de six pieds de la bouteille1 cela s'apperoit par une petite lumire qui parot dans l'obscurit la pointe de l'aiguille4 ,quand la bouteille prpare1 comme on vient de le dire1 est bien lectrise1 on peut la transporter fort loin1 ou la garder plusieurs jours dans cet tat1 sans qu'elle perde beaucoup de sa force lectrique2 il n'y a point d'autre prcaution prendre que de la dposer sur un corps lectrique1 dans un endroit qui ne soit pas trop expos l'humidit de l'air ou la poussire4 ,l'on a trouv ensuite que dans l'exprience de ,leyde1 si au lieu d'une seule personne1 on forme un grand cercle ou une chane de plusieurs1 en quelque nombre que ce soit1 qui se tiennent tous par la main3 que le premier de la chane soutienne par le fond la bouteille lectrise1 que le dernier tire une tincelle du fil-d'archal1 ils sentiront tous au mme instant la commotion dans les bras dans la poitrine4 ,cette exprience a t faite ,versailles devant le ,roi sur deux cens quarante personnes la fois4 ,le mme effet s'ensuivroit encore si les acteurs1 au lieu de se tenir par la main1 toient joints ensemble par des fils ou des chanes de mtal1 par l'eau tranquille d'un grand vase ou mme d'un bassin1 dans laquelle ils auroient les mains plonges4 ,l'on a de mme dcouvert que la force de l'lectricit est plus grande1 lorsque la verge de fer1 que l'on nomme le premier conducteur1 est plus longue2 que l'tendu en superficie du premier conducteur contribu davantage l'augmentation de cette force que son tendu en solidit que la longueur est celle des trois dimensions qui lui est la plus favorable4 ,il n'y a presque personne qui ne sache que la propagation du son n'est point aussi rapide que celle de la lumire4 ,si l'on voit tirer une pice de canon de quelques centaines de toises1 on apperoit la flamme sortir de son embouchure long-tems avant d'en entendre le coup2 en gnral plus l'on est loign1 plus on remarque de distance entre l'un l'autre4 ,il est cependant certain que dans ce cas la lumire le son partent en mme tems2 mais l'air qui nous en transmet les sensations est plus facilement branl par l'un que par l'autre2 l'on est venu bout de connotre cette diffrence4 ,c'est dans la mme vu qu'un savant ,physicien#b a voulu prouver comment se fait la propagation de l'lectricit dans les corps qui on la communique2 si cette propagation est instantane du moins sensiblement1 ou si elle se fait dans un temps perceptible4 ,note #b3 ,m4 le ,monnier1 mdecin1 qui on est redevable de la plupart des dcouvertes prcdentes1 ,hist4 de l',acad4 ,r4 des ,scienc4 #agdf4 ,pour s'en assurer1 aprs quelques tentatives1 dont le rsultat ne lui parut pas assez dcisif1 ,m4 le ,monnier disposa deux fils de fer parallles autour d'un grand clos2 chacun d'eux avoit neuf cens cinquante toises1 leurs quatre extrmits se trouvoient un des angles de ce clos1 voisines les unes des autres2 un homme prit un bout de chacun de ces fils de chaque main2 par ce moyen il se forma une communication de l'un l'autre1 ils ne firent plus qu'un seul corps de #aijj4 toises de long1 au milieu duquel toit plac l'homme qui tenoit les deux bouts des fils4 ,par l'arrangement que nous venons de dcrire1 cet homme1 quoique plac au milieu de la longueur totale du corps lectriser1 toit trs-voisin des deux autres bouts1 pouvoit juger aisment s'il sentiroit la commotion au moment qu'il verroit clater l'tincelle3 ce fut effectivement ce qui arriva4 ,m4 le ,monnier ayant pris d'une main le bout d'un des fils de fer1 approcha de celui de l'autre fil1 le fil-d'archal de la bouteille lectrique qu'il tenoit de l'autre main2 dans le mme instant que parut l'tincelle1 lui l'homme placs au milieu de la longueur des fils de fer1 ressentirent la commotion1 sans qu'il ft jamais possible d'appercevoir le plus petit intervalle de tems entre l'tincelle le coup1 quoiqu'il et t facile de discerner jusqu' un quart de seconde s'il s'y toit trouv4 ,le mme ,physicien1 pour acqurir une preuve encore plus complette de ce phnomne1 fit quelque tems aprs une autre exprience un peu diffrente1 dont le succs lui confirma celui de la prcdente4 ,ayant choisi un endroit commode dans une plaine des environs de ,paris1 il l'entoura d'un fil de fer de quatre mille toises de longueur qui font deux lieus4 ,les deux extrmits de ce fil furent disposes six ou sept pieds de distance l'une de l'autre4 ,pendant que ,m4 le ,monnier tenoit dans sa main l'un des bouts de ce fil de fer1 un autre observateur qui portoit la bouteille lectrique approcha le fil-d'archal de cette bouteille de l'autre bout du fil de fer4 ,dans le mme instant les deux observateurs ressentirent la commotion dans les bras dont ils tenoient l'un le fil de fer l'autre la bouteille4 ,la commotion est moins forte dans cette exprience qu'elle ne l'est dans la prcdente1 parce que sa violence est partage entre les deux observateurs2 chacun n'prouve qu'environ la moiti de la commotion qu'il ressentiroit1 si le cercle de communication de l'un l'autre toit achev2 mais le rsultat n'en est pas moins sr pour le but qu'on s'toit propos4 ,l'exprience fut rpte1 le mme effet s'ensuivit toujours galement1 sans qu'on pt trouver le moindre instant saisissable entre l'apparition de l'tincelle la sensation du choc4 ,ainsi l'lectricit parcourut une espace de deux lieus dans un instant imperceptible4 ,on ne remarqua pas non plus la moindre diffrence de force entre la commotion qui se fit sentir l'un des observateurs celle qui se fit sentir l'autre1 quoiqu'ils ne se communiquassent que par le fil de fer de quatre mille toises de longueur4 ,si ces expriences ne prouvent pas que la propagation de l'lectricit est instantane1 elles font voir du moins que les coulemens de la matire lectrique se portent avec une rapidit inconcevable1 apparemment gale celle de la lumire le long des corps non-lectriques3 elles servent de confirmation la premire dcouverte de ,boyle1 que l'air n'y a point de part3 elles ajoutent beaucoup l'analogie que ,m4 ,hales#c a trouve entre les effets de l'lectricit ceux du tonnerre4 ,on verra bientt ce que l'on doit penser de cette analogie4 ,note #c3 ,considrations sur la cause ,physique des tremblemens de terre4 ,il arrive souvent1 lorsqu'on lectrise la bouteille avec excs1 ou qu'on la soutient par le fond tant trop fortement lectrise1 qu'elle se dcharge d'elle-mme dans la main de celui qui la tient1 sans qu'il approche son autre main du fil de fer de cette bouteille1 ni du premier conducteur4 ,il sort alors une forte tincelle du fond de la bouteille1 il se fait une puissante commotion4 ,il est arriv plusieurs de recevoir de cette manire un choc si violent qu'ils en ont t renverss1 qu'il leur en est rest dans toutes les parties du corps un tremblement qui a dur trois ou quatre jours4 ,ils ont aussi ressenti pendant long-tems l'impression que la violence de l'tincelle leur avoit faite au doigt1 en ont port long-tems temps une marque noire semblable celle d'une brlure4 ,il arrive encore quelquefois qu'en chargeant la bouteille auprs du globe1 elle fait explosion se casse2 celui qui la tient reoit dans cet instant une violente commotion3 aprs cette explosion la bouteille se trouve perce au ct d'un trou exactement rond ordinairement sans flure1 dont on est averti par l'coulement de l'eau qu'elle contenoit4 ,il est aussi arriv plus d'une fois que le globe lui-mme a fait explosion s'est bris en mme tems que la bouteille2 quelques-uns de ses fragmens ont paru avoir t lancs avec autant de force que des clats de bombe4 ,il est plus sr de ne charger la bouteille qu'auprs du premier conducteur4 ,si un homme est si rudement frapp d'un coup d'lectricit qu'il puisse mme en tre renvers1 en ressentir les effets pendant plusieurs jours1 doit-on s'tonner que de petits animaux puissent en tre tus8 ,presque tous ceux qui ont rpt l'exprience de ,leyde1 en ont fait l'preuve avec succs4 ,la mdecine su plusieurs fois tirer parti des choses qui sembloient les plus opposes son but1 convertir en remdes salutaires des substances qui avoient de tout tems t reconnus pour des poisons dangereux2 la philosophie son exemple a essay de faire servir l'utilit des hommes ce qui peut leur tre nuisible ou qui parot tout au moins inutile pour la sant3 elle a tent d'appliquer la gurison des maladies1 ce qui peut donner la mort4 ,quel but plus noble les ,sciences peuvent-elles se proposer8 l'extrait d'une lettre de ,m4 ,jallabert clbre ,professeur de ,philosophie ,genve insr dans le ,journal des ,savans pour le mois de ,mai #agdh4 fait foi du dessein1 de l'preuve du succs4 ,on m'amena1 dit ,m4 ,jallabert1 le #bf4 ,dcembre un nomm ,nogus paralytique du bras droit depuis prs de quinze ans2 outre la perte du sentiment du mouvement1 le bras l'avant-bras toient extrmement maigres4 ,nous exposmes d'abord1 ,mr4 ,guiot ,chirurgien moi l'preuve de la commotion1 la main paralytique attach au vase2 la violence du coup porta principalement au haut de l'paule4 ,je fis ensuite dcouvrir le bras paralytique1 l'homme tant plac sur de la poix1 vivement lectris1 je vis sortir des tincelles de divers endroits du bras2 nous apermes d'abord que les muscles d'o elles partoient1 toient agits de mouvemens convulsifs3 bientt aprs nous les vmes mouvoir successivement en diffrens sens l'avant-bras1 le carpe les doigts1 suivant que nous tirions l'tincelle de tel ou tel muscle4 ,je me mis la place du paralytique1 j'observai que les muscles les parties auxquelles ils aboutissent se mouvoient quand on en tiroit une tincelle1 sans qu'il ft en mon pouvoir de l'empcher1 que suivant que l'on tiroit une tincelle1 par exemple1 des muscles extenseurs ou flchisseurs du carpe ou des doigts1 ils se baissoient ou s'levoient en sens opposs4 ,cette observation me donna quelqu'esprance pour le paralytique1 aprs l'avoir souvent expos aux tincelles lectriques quelquefois la commotion1 je remarquai des changemens en bien1 le #aj4 ,janvier le bras paralytique avoit beaucoup d'embonpoint1 le malade commenoit tendre les doigts4 ,le #bd4 ,janvier les mouvemens de l'avant-bras du bras se faisoient mieux1 il approchoit la main de son chapeau4 ,le #cj4 ,janvier il avoit tir son chapeau2 l'avant-bras affect toit aussi rempli de chair que l'avant bras sain1 le bras augmentoit considrablement2 le poignet pouvoit faire les diffrens mouvemens1 lors mme que la main toit charge d'une bouteille tenant un pinte4 ,une lettre de ,genve du #bh4 ,fvrier porte que le paralytique tiroit son chapeau sans peine1 qu'il manioit de gros marteaux1 qu'il comptoit pouvoir forger en peu de jours4 ,il a t soutenu#d en l'anne #agea4 dans l',universit de ,prague en ,bohme1 une ,thse de mdecine sur l'utilit de l'lectricit pour la gurison des maladies4 ,quoique les expriences les observations dont cette thse est remplie1 n'ayent pas toutes le mrite de la nouveaut1 elles sont trop intressantes par leur objet par l'ordre dans lequel elles sont rapportes1 pour ne pas trouver place dans cette histoire4 ,aprs avoir examin les effets de l'lectricit tant sur les corps fluides1 que sur les corps solides en gnral qui ont t exposs son action1 aprs avoir prouv par des expriences suivies compares que l'lectricit augmente l'vaporation naturelle de la plupart des uns1 la transpiration insensible des autres3 aprs avoir expliqu comment pourquoi l'lectricit acclre l'coulement des liqueurs dans les tuyaux capillaires dont elle rend les jets continus divergens1 qu'elle ne produit pas le mme effet dans des tuyaux d'un plus grand diamtre#e3 aprs avoir fait voir par une exprience dj connu que la vgtation des plantes est avance par l'lectricit3 enfin aprs avoir dmontr par le rsultat de quantit d'expriences combines rptes de diffrentes manires en diffrens tems sur des corps anims de diffrens genres1 que l'lectricit augmente la transpiration des animaux en favorisant en eux le mouvement des fluides l'action tonique des solides1 l'auteur de cette thse pour rechercher les maladies auxquelles l'lectrisation pourroit servir de remde1 prend pour exemple la paralysie dont il examine en dtail les diffrens symptmes les diffrens effets4 ,aprs avoir cit l'opinion d'un fameux ,professeur#f en mdecine de ,montpellier1 qui prtend que le fluide nerveux n'est autre chose que le fluide lectrique4 ,il rapporte les raisons qui appuyent cette conjecture adopte son sentiment4 ,il ne doute mme pas que ce fluide qui parcourt les nerfs avec une vtesse incomprhensible1 pour mettre les muscles en mouvement au premier ordre de la volont1 n'ait la plus grande part l'origine1 la vigueur l'entretien de la chaleur naturelle4 ,de l il passe aux diverses mthodes de traiter les paralysies1 n'oublie pas celle d'y appliquer l'lectricit4 ,il en prouve l'efficacit par le traitement circonstanci1 par le changement en mieux par la gurison parfaite de quatre paralytiques1 par le soulagement d'un rhumatisme trs-douloureux1 par la rsolution des nodus le rtablissement des forces d'un gouteux d'un autre malade privs l'un l'autre de l'usage de leurs membres4 ,enfin il termine sa dissertation par les positions suivantes4 ,note #d3 ,par ,m4 ,j4 ,bohadsch4 ,note #e3 ,il est vraisemblable que cette diffrence ne vient que de ce que les coulemens de la matire lectrique ne sont pas aussi abondans que ceux des liqueurs dans de larges tuyaux4 ,si l'lectricit toit assez forte assez abondante1 elle acclreroit1 diviseroit rendroit divergens les jets de toute sorte de tuyaux galement4 ,note #f3 ,m4 de ,sauvages4 ,i4 ,electricitas in arte medic est adhibenda4 ,,ii4 ,electricitas auget naturalem animalium transpirationem4 ,,iii4 ,hc acceleratio transpirationis in hominibus fit per vasa capillaria exhalantia1 non per glandulas subcutaneas4 ,,iv4 ,fluidum nerveum fluidum electricum dici potest4 ,v4 ,nervi sensorii motoriis non sunt distincti4 ,,vi4 ,hemiplegi causa proxima est immeabilitas fluidi nervei per nervos4 ,,vii4 ,hemiglegia pr reliquis morbis electrisatione curanda4 ,,viii4 ,etiam febris intermittens electrisatione debellari potest4 c4 c4 ,il a paru dans les nouvelles publiques des annes #agec4 #aged4 des relations dtailles de diverses gurisons opres par l'lectricit sur des sourds des aveugles en diffrentes contres de l',europe4 ,malgr les autorits dont elle toient revtus1 quoique quelques-unes de ces gurisons m'ayent t attestes par un jeune mdecin ,sudois#g qui avoit apport ,paris un excellent globe dans l'intention d'y faire des miracles1 elles n'ont point assez gagn ma confiance pour me parotre mriter d'avoir place dans cette histoire4 ,note #g3 ,m4 ,lindulf4 ,la persuasion o l'on est que la matire lectrique pntre les corps auxquels on la communique1 de mme que ceux qui la contiennent naturellement1 a encore donn occasion d'imaginer des moyens pour en tirer de l'utilit4 ,on a pens que si elle pntre les parties du corps humain1 auxquelles elle n'est par elle-mme capable que de donner de l'branlement1 elle pourroit servir de vhicule des remdes que l'on voudroit faire passer dans l'intrieur de ces parties4 ,de quel avantage ne seroit pas cette proprit1 si elle se trouvoit avoir quelque ralit8 ,on trouvera dans la suite de cet ouvrage ce que l'on doit attendre de cette ide4 ,m4 ,bose clbre ,professeur de ,physique ,wittemberg rapporte une exprience qui a vainement occup la plupart des ,physiciens4 ,un enfant ou un adulte plac sur un gteau de rsine touche de la main le globe ou la poigne d'une pe actuellement lectrise par sa pointe auprs du globe1 il acquiert en peu de tems une si grande quantit de feu lectrique que d'abord ses pieds1 ensuite ses jambes1 ses genoux enfin tout son corps paroissent dans l'obscurit en tre environns de tous cts comme d'un nuage lumineux semblable la gloire dont les peintres entourent le portrait d'un saint4 ,c'est pour cette raison que l'auteur a nomm cette exprience la ,batification4 ,tous ceux qui l'ont tente se plaignent de ce que ,m4 ,bose n'en a pas donn un dtail assez circonstanci4 ,il avou aussi lui-mme qu'elle lui a souvent manqu4 ,l'on conoit en effet qu'il faut un tems des circonstances bien favorables pour pouvoir accumuler sur un homme une assez grande quantit de feu lectrique pour l'environner depuis les pieds jusqu' la tte d'une atmosphre lumineuse bien visible4 ,le mme ,m4 ,bose avoit avanc dans son quatrime commentaire sur l'lectricit qu'il dsesproit que l'on pt trouver une mesure exacte des forces de l'lectricit4 ,l'on a reconnu que sa conjecture toit hazarde4 ,quand on n'auroit pas l'ingnieux instrument que ,,mm4 d',arcy le ,roy ont invent excut pour mesurer la force de l'lectricit1 auquel ils ont pour cette raison donn le nom d'lectromtre1#h on trouveroit dans les expriences de ,m4 ,franklin de quoi y suppler4 ,cet auteur a donn 7,lettre ,v4 4 #ee4 #ef47 la description de deux fortes de rous lectriques qui1 quoiqu'elles n'ayent pas t imagines cette intention1 peuvent tre regardes comme d'excellens lectromtres4 ,il fait servir dans chacune de ces machines la seule vertu attractive de l'lectricit de deux manires diffrentes activement passivement4 ,ces deux effets se succdant alternativement contribunt galement au mouvement circulaire des rous4 ,il seroit inutile d'en rapporter ici la construction le dtail que l'on trouvera tome premier1 pag4 #agb-ahc4 ,il suffit de dire que ces rous sont mises en mouvement par la seule force de l'lectricit1 qu'elles font chacune sur leur axe plus ou moins de rvolutions1 proportion que ces rous ou les bouteilles sont plus ou moins charges d'lectricit4 ,ainsi sans tre1 comme le dit ,m4 ,bose audaculus ,grec3 achmerutos1 on pourra assurer que tel ou tel degr de force lectrique est double1 triple1 quadruple de tel ou tel autre4 ,quel privilge lui paroissoit avoir l'lectricit1 pour tre la seule chose physique qui ne ft pas soumise l'empire du calcul8 ,note #h3 ,voyez ,mm4 de l',acad4 ,r4 des ,scienc4 #agdi4 pag4 #fc4 ,ainsi depuis l'exprience de ,m4 ,cuneus vulgairement appelle exprience de ,leyde1 les connoissances sur l'lectricit ont plus fait de progrs qu'elles n'en avoient fait auparavant4 ,les ,physiciens ont travaill travaillent sans relche ajouter aux dcouvertes qui ont t faites sur ce sujet4 ,les uns1 sans songer que la matire n'est point encore assez prpare1 qu'il n'y a pas encore assez de faits connus1 font tous leurs efforts pour pntrer les mystres de l'lectricit pour en expliquer la nature2 d'autres s'appliquent lui chercher de nouvelles proprits1 pour cela s'en tiennent modestement aux expriences1 d'autres enfin en proposant leurs conjectures1 font voir des rapports videns entre les phnomnes les plus communs des mtores ceux de l'lectricit4 ,m4 ,franklin1 sans prtendre la premire de ces classes1 occupe une place de distinction dans les deux dernires avec les ,physiciens qui se sont le plus avancs dans cette carrire2 mais il les laisse bien loin derrire lui4 ,une seule des dcouvertes qu'il a faites dans cette nouvelle terre1 suffira pour donner une ide de la sagesse1 de la grandeur de la finesse de ses ves4 tant venu bout de fondre1 mme de vitrifier les mtaux d'un coup d'lectricit1 il compare ce phnomne avec un effet tout semblable du tonnerre2 c'est celui de fondre l'argent dans une bourse une lame d'pe dans le fourreau4 ,conduit par cette observation par une infinit d'autres rapproches avec sagacit1 il dcouvre une analogie surprenante entre l'lectricit la foudre3 il fait voir par des raisons solides que le feu lectrique le feu du ciel sont le mme lment bien diffrent du feu commun1 quoiqu'il puisse le produire4 ,celui-ci ennemi de l'eau ne subsiste que dans l'air libre1 n'agit que par sa chaleur2 celui-l au contraire s'unit l'eau1 se maintient dans le vuide1 opre sans chaleur4 ,il y a beaucoup d'apparence que c'est le vritable feu lmentaire1 dont le feu commun n'est que l'image imparfaite4 ,convaincu lui-mme par la force de ses preuves1 sans pourtant en tre bloi1 notre auteur dveloppe en consquence la nature la formation du plus redoutable des mtores4 ,se rappellant ensuite le pouvoir admirable qu'ont les pointes de tirer imperceptiblement le feu lectrique des corps o il se trouve dans un mouvement actuel1 profitant adroitement de cet avantage1 il va jusqu' indiquer des moyens par lesquels on pourroit dissiper le tonnerre1 par-l nous garantir de ses funestes effets4 ,en suivant les principes de ,m4 ,franklin que je me suis rendus propres1 en examinant ses observations que j'ai rptes approfondies1 en dfrant ses conjectures auxquelles j'ai ajout les miennes1 en joignant ses probabilits celles que j'ai recueillies d'ailleurs1 en un mot en entrant dans toutes ses vus1 je me suis persuad que la matire du tonnerre devoit tre la mme que celle de l'lectricit4 ,le feu ,s4 ,elme la lumire que l'on aperoit sur des pointes mtalliques l'approche des orages1 celle entr'autres dont il est dit dans les ,commentaires de ,csar1 edem nocte quint legionis pilorum cacumina su sponte arserunt1 m'ont sembl tre la mme chose que l'aigrette que montre une pointe dans les expriences lectriques4 ,enfin mes rflexions m'avoient tellement affermi dans cette opinion1 que quand mme le succs n'et pas rpondu mon attente1 je n'aurois p y renoncer4 ,il s'agissoit d'en avoir une confirmation tire de l'exprience2 je ne fus pas long-tems l'attendre4 ,aprs avoir fait dresser en ,avril #ageb4 l'appareil dont on trouvera la description dans le second tome de cet ouvrage pag4 #fg4 suiv4 ,il arriva le #aj4 ,mai suivant un orage qui auroit pleinement satisfait tous mes dsirs1 si j'avois p tre tmoin occulaire des observations qui s'y firent en mon absence4 ,ceux qui j'avois laiss le soin de mon exprience avec les instructions ncessaires1 virent l'lectricit naturelle furent les premiers recueillir le feu du ciel4 ,la nouvelle m'en fut apporte ds le soir mme1 j'en rendis compte deux jours aprs l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,la plupart des ,membres de cette clbre ,compagnie eurent la politesse de me faire compliment sur mon mmoire de m'assurer que jamais il n'en avoit paru aucun qui et t cout avec autant d'attention ni aucune exprience dont le rapport et donn autant de satisfaction2 elle prit ds-lors le nom du lieu de sa naissance1 un ,physicien des plus renomms vaincu par des observations gnrales ne put s'empcher de publier quelque tems aprs que l'exprience de ,marly-la-,ville1 de mme que celle de ,leyde1 feroit poque dans l'histoire de l'lectricit4 ,le bruit de cette dcouverte se rpandit bientt dans toute l',europe mme dans toute la terre4 ,l'exprience fut rpte avec le mme succs dans tous endroits o elle fut tente4 ,on imagina des moyens fort ingnieux pour dresser en l'air des pointes mtalliques1 pour les faire communiquer dans les appartemens sans rien perdre de la matire dont elles se chargeroient2 la petite sonnerie qu'on y ajota1 est l'expdient le plus simple le plus sr pour tre averti en tous tems de la prsence de cette matire de l'approche des nuages qui en occasionnent l'apparition4 ,le carillon procure encore un autre avantage plus important dont nous allons parler4 ,les prcautions que j'avois prises pour me garantir de tout accident fcheux dans la premire tentative de cet exprience1 ne touchrent pas sans doute galement tous ceux qui entreprirent de la rpter4 ,le malheur d'un clbre ,professeur de ,physique ,petersbourg montra en mme tems combien il est dangereux de les ngliger1 combien en gnral nous devons tre redevables ceux qui ont cherch tendre nos connoissances par les premiers essais des choses4 ,les relations de la mort de ,m4 ,richman qui furent mises dans les nouvelles publiques de #agec4 nous ont bien appris qu'il avoit t tu d'un coup d'lectricit naturelle2 mais on ignore si le tonnerre est rellement tomb sur son appareil lectrique1 ou s'il n'a t frapp que par l'explosion de la matire dont sa barre de fer trop bien isole se trouva surcharge4 ,l'exemple de ce qui est arriv plusieurs autres en pareilles circonstances1 me fait pancher vers ce dernier sentiment4 ,dans l'un l'autre cas2 sans cesser de plaindre son malheur1 je ne puis en attribuer la cause qu' son dfaut d'attention de prcaution4 ,s'il y et eu une dcharge mtallique un ou deux pouces de l'appareil1 elle en auroit reu la matire lectrique surabondante1 n'y en auroit laiss qu'autant qu'il en falloit pour faire les expriences ncessaires1 jamais assez pour frapper une distance de quatre pouces1 qui est celle o l'on dit que ,m4 ,richman a reu le coup fatal4 ,le carillon dont nous avons parl ci-devant1 et t une dcharge plus que suffisante pour lui sauver la vie4 ,dans le tems que la ,physique rcompensoit si mal les soins d'un ,savant empress pntrer ses secrets1 je continuois faire mes observations tant sur l'lectricit naturelle que sur l'artificielle4 ,je n'y tois pas plus encourag par mes premiers succs par le commerce de ,mr4 ,franklin que par le vif intrt qu'y prenoient plusieurs amis du premier ordre qui travailloient souvent avec moi2 l'un de ceux-ci m'avoit pri de lui aider former un cabinet lectrique complet2 je n'avois rien pargn pour lui donner satisfaction4 ,le premier fruit qu'il en retira1 fut le succs de mon exprience du tonnerre artificiel sur une glace de #abjj4 pouces quarrs1 dont il fut enchant4 ,cette glace est des plus parfaites des plus minces1 bien polie1 en quarr long1 tame des deux cts affermie sur un fort cadre de bois4 ,sur le teint de sa surface antrieure1 j'ai trac tout autour une bordure d'environ trois pouces de largeur1 avec un cizeau de cuivre j'en ai enlev l'tain1 en observant d'arrondir les angles de ne point laisser de bavures en pointes dans tout le circuit4 ,en voil toute la prparation4 ,l'exprience consiste lectriser cette glace ainsi prpare1 en laissant tomber une petite chane du premier conducteur sur le milieu de sa surface antrieure4 ,si le tems est favorable que l'on soit dans l'obscurit1 aprs douze ou quinze tours de rou on apperoit sur les bords de l'tain quelques tincelles1 qui augmentant peu peu en nombre en force1 reprsentent assez bien un ciel tout enflamm1 tel que celui qui prcde les grands orages4 ,en continuant mme en forant l'lectrisation1 tout cela se termine par une violente explosion qui fait avec le plus brillant clair un bruit aussi clatant que celui du plus fort coup de fouet4 ,aprs cette explosion1 l'on trouve l'endroit o elle s'est faite sur la glace une trace blanchtre plus ou moins apparente assez ordinairement en zic-zac1 qui traverse la bordure dcouverte depuis le bord de l'tain jusqu'au cadre sous lequel elle va se perdre4 ,en passant le doigt ou l'ongle dessus on sent que la glace est dpolie raboteuse en cet endroit1 ce qui prouve videmment que la matire lectrique pntre le verre sans le traverser4 ,si1 immdiatement aprs l'explosion on approchoit le nez de l'endroit o elle s'est faite1 l'on y sentiroit une odeur de soufre trs-frappante4 ,cette odeur est si volatile qu'elle s'exhale en peu de tems1 il ne faut que deux ou trois explosions pour en remplir toute la chambre1 quelque grande qu'elle puisse tre4 ,il n'y a personne qui ne reconnoisse tous ces traits le plus redoutable des mtores2 c'est la raison pour laquelle on a donn cette exprience le nom de tonnerre artificiel4 ,il est trs-possible d'en tirer des effets aussi surprenans que ceux du tonnerre naturel4 ,c'est avec cette glace que j'ai perc d'un coup d'lectricit jusqu' cent soixante feilles de papier fin2 elle m'a aussi servi enflammer la poudre canon froide2 mais je trouve plus commode l'usage des grands vases de verre bien arms4 ,dans la premire ide que ,m4 ,franklin s'toit forme de la nature du tonnerre1 il avoit suppos que les nuages orageux toient lectriss positivement1 c'est sur cette hypothse qu'il avoit tabli sa premire ,thorie2 ds qu'il a reconnu que l'lectricit des nuages est ngative bien plus souvent qu'elle n'est positive1 il n'a pas hsit changer d'opinion2 loin d'tre plus attach sa nouvelle conjecture qu'il ne l'avoit t la premire1 il la donne pour ce qu'elle est propose lui-mme les objections qui peuvent l'embarrasser4 ,c'est avec la mme franchise qu'il se rend aux dcouvertes d'autrui4 ,on lui apprend que l'lectricit du soufre parot d'une nature diffrente de celle du verre2 il se met sur le champ rpter les expriences qui peuvent constater le fait1 convaincu par lui-mme de la vrit1 il en laisse toute la gloire son mule4 ,avec le secours des grands vases multiplis1 ,m4 ,franklin est parvenu aimanter des aiguilles1 en changer les ples volont1 dmontrer par ces merveilles que la vertu magntique n'est qu'un effet d'lectricit4 ,peut-tre la pierre d'aimant elle-mme n'est-elle devenu aimant que par un pareil effet de l'lectricit naturelle4 ,quoi qu'il en soit1 le magntisme a t communiqu par les expriences faites ,paris1 de mme qu'il l'avoit t par celles de ,philadelphie4 ,on s'attend bien que ces dernires dcouvertes feront reprendre la plume aux critiques de ,m4 ,franklin4 ,pourquoi auroient-elles plus de privilge que toutes les autres du mme auteur8 ,ds que son premier ouvrage parut1 il fut vivement attaqu2 comme l'on trouvoit peu de prise sur le fond1 on n'pargna rien pour tourner en ridicule ceux qui en toient les partisans4 ,cette guerre littraire n'est point encore teinte1 vraisemblablement ne finira pas sitt1 puisque le plus ardent de nos adversaires abandonnant sa premire attaque est forc de revenir sur ses pas1 de changer de batterie de recommencer sur nouveaux frais4 ,il n'en est encore qu' l'examen des tincelles lectriques4 ,s'il suit l'ordre des expriences1 quand il arrivera ces dernires1 elles ne seront plus nouvelles que pour lui4 ,,pr,,face ,,de ,l',,diteur ,,anglois4 ,il est propos d'avertir le ,lecteur que les observations les expriences suivantes n'ont pas t faites dans le dessein d'tre donnes au public4 ,elles avoient t communiques en divers tems quelques amis particuliers1 n'toient destines qu' leur servir d'amusement1 la plupart mme se trouvent dans des lettres crites sur diffrens sujets4 ,mais ayant t lus quelques personnes fort verses dans les recherches lectriques1 toutes ont jug qu'elles contenoient tant de particuliarits curieuses intressantes1 relativement la matire en question1 que ce seroit faire une espce d'injustice au public1 de les renfermer dans les bornes d'un petit cercle d'amis4 ,c'est pourquoi l'diteur avoit pris sur lui de faire imprimer ces extraits de lettres autres pices dtaches dans l'tat qu'elles lui toient tombes entre les mains1 sans avoir demand l'ingnieux auteur la permission d'en user de la sorte4 ,il avoit fait cette dmarche avec d'autant moins de scrupule1 qu'il apprhendoit que les engagemens de l'auteur dans d'autres affaires plus importantes ne lui laissassent pas le loisir de donner au public ses rflexions1 ses expriences sur l'lectricit retouches avec ce soin cette prcision dont il n'est pas moins jaloux que capable1 comme il est facile de s'en convaincre par le trait que nous avons sous les yeux4 ,on ne l'instruisit de la libert qu'on avoit prise1 que lorsque les premires feilles toient sous la presse1 il n'eut que le tems d'envoyer quelques nouvelles remarques avec un petit nombre de corrections d'augmentations1 qui ont t places la fin de l'ouvrage1 que l'on peut consulter dans l'occasion4 ,ces expriences sont presque toutes en propre notre auteur2 il les a conduites avec jugement1 les consquences qu'il en dduit sont videntes1 dcisives1 quoique proposes quelquefois sous les termes modestes d'hypothses1 de conjectures4 ,en effet la scne qu'il ouvre nos regards1 nous surprend agrablement1 tandis qu'il nous mne par un enchanement de faits1 de rflxions judicieuses une cause probable des phnomnes les plus terribles qui ont t expliqus jusqu'ici avec le moins de vraisemblance4 ,il nous dcouvre une matire invisible1 subtile1 rpandu dans toute la nature en diffrentes proportions1 qui avoit chapp nos observations1 qui est incapable de nuire lorsque tous les corps auxquels elle est adhrente1 en sont galement chargs4 ,il prouve nanmoins que si par quelque moyen que ce soit1 il s'en fait une distribution ingale1 s'il y a accumulation sur une partie de l'espace1 qu'il y ait sur l'autre une moindre proportion1 un vuide1 un puisement1 l'approche immdiate d'un corps capable de conduire la partie accumule l'espace altr1 cette matire devient peut-tre l'agent le plus formidable1 le plus irrsistible qui soit dans l'univers4 ,les animaux en sont subitement frapps mort3 les corps impntrables la plus grande force que nous connoissions1 en sont cribls1 les mtaux fondus en un instant4 ,les effets analogues de la foudre de l'lectricit ont conduit notre auteur avancer quelques conjectures fort vraisemblables sur la cause du tonnerre1 proposer en mme tems quelques expriences raisonnes pour nous prserver de ses effets pernicieux garantir les choses qui sont le plus exposes en ressentir les atteintes3 circonstance assurment trs-importante pour le public digne par consquent de la plus srieuse attention4 ,il toit pass en mode depuis quelque tems d'attribuer l'lectricit toutes les grandes extraordinaires oprations de la nature2 telles que la foudre les tremblemens de terre2 ce n'est pas 7comme on pourroit se l'imaginer par la manire dont on raisonne sur ces vnemens7 que les auteurs de ces systmes eussent dcouvert quelque connxion entre la cause l'effet1 ou donn la raison de leur dpendance rciproque1 mais seulement 7 ce qu'il paroit7 parce qu'ils ne connoissoient aucun autre agent dont la liaison avec les effets ne pt tre positivement dmontre impossible4 ,mais le lecteur sera pleinement satisfait sur ces circonstances1 sur plusieurs autres non moins intressantes1 par la lecture des lettres qui suivent1 auxquelles l'diteur n'hsite point de le renvoyer avec confiance4 ,,approbation4 ,j'ai l par l'ordre de ,monseigneur le ,chancelier1 un ,ouvrage intitul3 ,expriences ,observations sur l'lectricit faites ,philadelphie en ,amrique par ,m4 ,benjamin ,franklin1 c4 traduites de l',anglois par ,m4 ,d',alibard2 deuxime dition1 c4 je n'y ai rien trouv qui m'ait paru devoir en empcher l'impression4 ,paris ce #cj4 ,mai #agee4 ,,picquet4 ,,privil,,ge ,,du ,,roi4 ,louis1 par la grace de ,dieu1 ,roi de ,france de ,navarre3 nos ams faux ,conseillers les gens tenans nos ,cours de ,parlement1 ,matres des ,requtes ordinaires de notre ,htel1 ,grand ,conseil1 ,prevt de ,paris1 ,baillifs1 ,snchaux1 leurs ,lieutenans ,civils autres nos ,justiciers qu'il appartiendra1 ,,salut4 ,notre am le ,sieur ,d',alibard1 ,nous a fait exposer qu'il desireroit faire imprimer donner au ,public un ,livre qui a pour titre ,expriences ,observations sur l'lectricit faites ,philadelphie en ,amrique par ,m4 ,benjamin ,franklin de ,philadelphie communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,collinson ,londres1 s'il nous plaisoit lui accorder nos ,lettres de ,privilge pour ce ncessaires4 ,,ces ,,causes1 voulant favorablement traiter l',exposant2 ,nous lui avons permis permettons par ces ,prsentes1 de faire imprimer ledit ,livre en un ou plusieurs volumes1 autant de fois que bon lui semblera1 de le vendre1 faire vendre dbiter partout notre ,royaume pendant le tems de six annes conscutives1 compter du jour de la date des ,prsentes3 ,faisons dfenses toutes personnes de quelque qualit condition qu'elles soient1 d'en introduire d'impression trangere dans aucun lieu de notre obissance3 ,comme aussi tous ,libraires ,imprimeurs d'imprimer ou faire imprimer1 vendre1 faire vendre1 dbiter1 ni contrefaire ledit ,livre1 ni d'en faire aucun extrait sous quelque prtexte que ce soit d'augmentation1 correction1 changement ou autres1 sans la permission expresse par crit dudit ,exposant1 ou de ceux qui auront droit de lui1 peine de confiscation des exemplaires contrefaits1 de trois mille livres d'amende contre chacun des contrevenans1 dont un tiers ,nous1 un tiers l',htel-,dieu de ,paris1 l'autre tiers audit ,exposant1 ou celui qui aura droit de lui1 de tous dpens1 dommages interts2 la charge que ces ,prsentes seront enregistres tout au long sur le registre de la ,communaut des ,libraires ,imprimeurs de ,paris dans trois mois de la date d'icelles2 que l'impression dudit ,livre sera faite dans notre ,royaume1 non ailleurs1 en bon papier beaux caractres1 conformment la feille imprime1 attache pour modle sous le contre-scel des prsentes2 que l'imptrant se conformera en tout aux rglemens de la ,librairie1 notamment celui du #aj4 ,avril #agbe2 qu'avant de l'exposer en vente1 l'imprim qui aura servi de copie l'impression dudit ,livre1 sera remis dans le mme tat o l'approbation y aura t donne1 s mains de notre trs-cher fal ,chevalier ,chancelier de ,france le ,sr4 de ,lamoignon1 qu'il en sera ensuite remis deux exemplaires dans notre bibliothque publique1 un dans celle de notre ,chteau du ,louvre1 un dans celle de notredit trs-cher fal ,chevalier ,chancelier de ,france le sieur de ,lamoignon1 un dans celle de notre trs-cher fal ,chevalier ,garde des ,sceaux de ,france le sieur de ,machault ,commandeur de nos ,ordres1 le tout peine de nullit des prsentes2 du contenu desquelles1 vous mandons enjoignons de faire jouir ledit ,exposant ses ayans causes pleinement paisiblement1 sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empchement4 ,voulons que la copie des prsentes qui sera imprime tout au long ou au commencement ou la fin dudit ,livre1 soit tenu pour dement signifie2 qu'aux copies collationnes par l'un de nos ams faux ,conseillers ,secrtaires1 foi soit ajoute comme l'original3 ,commandons au premier notre ,huissier ou ,sergent sur ce requis1 de faire pour l'excution d'icelles1 tous actes requis ncessaires1 sans demander autre permission1 nonobstant clameur de ,haro1 charte ,normande lettres ce contraires4 ,car tel est notre plaisir4 ,donn ,versailles le huitime jour du mois d',octobre1 l'an de grace mil sept cens cinquante-un1 de notre regne le trente-septime4 ,par le ,roi en son ,conseil4 ,sign ,,saison4 ,registr sur le ,registre douze de la ,chambre ,royale des ,libraires ,imprimeurs de ,paris1 ,n4 #fhh4 fol4 #edg4 conformment au ,rglement de #agbc4 qui fait dfense1 art4 #d4 toutes personnes de quelque qualit qu'elles soient1 autres que les ,libraires ,imprimeurs1 de vendre1 dbiter faire afficher aucuns ,livres1 pour en vendre en leurs noms1 soit qu'ils s'en disent les ,auteurs ou autrement1 la charge de fournir la susdite ,chambre1 huit exemplaires prescrits par l'article #jh4 du mme ,rglement4 ,paris1 ce #bd4 ,dcembre #agea4 ,,le ,,gras1 ,syndic4 ,,lettres ,,sur ,l',,lectricit ,,de ,m4 ,,benj4 ,,franklin de ,philadelphie en ,amrique1 ,m4 ,p4 ,,collinson de la ,socit ,royale de ,londres4 ,,lettre ,i4 #bi1 ,juillet #agej4 ,,monsieur1 ,comme vous nous avez engags dans les ,expriences lectriques1 en envoyant notre ,socit ,littraire un ,tube avec les instructions ncessaires pour s'en servir2 comme notre respectable ,fondateur nous a mis en tat de porter ces ,expriences une plus grande perfection par le magnifique prsent qu'il nous a fait d'un ,laboratoire lectrique complet1 il est convenable que vous soyez l'un l'autre informs de tems en tems des progrs que nous faisons cet gard4 ,ce fut dans cette intention que j'crivis1 que je vous envoyais mes premires rflxions sur ce sujet1 desirant1 puisque je n'ai point l'honneur d'tre en correspondance directe avec ce gnreux ,bienfaiteur de notre ,socit littraire1 qu'elles pssent lui tre communiques par votre entremise4 ,c'est dans cette mme v que j'cris encore1 que je vous envoye ces nouvelles observations4 ,si vous n'y trouvez rien d'intressant 7ce qui est trs-possible1 attendu la multitude de savans en ,europe qui sont continuellement occups aux mmes recherches7 elles vous prouveront du moins que nous n'avons pas nglig les instrumens qui nous ont t mis entre les mains1 que1 s'ils ne nous ont pas servi faire des dcouvertes intressantes1 quelle qu'en puisse tre la cause1 ce n'est pas manque de zle ni d'application4 ,je suis1 c4 ,b4 ,,franklin4 ,,opinions ,,et ,,conjectures ,sur les proprits sur les effets de la matire lectrique qui rsultent des ,expriences observations faites ,philadelphie4 #agdi4 4 #a4 ,la matire lectrique est compose de particules extrmement subtiles1 puisqu'elle peut traverser la matire commune1 mme les mtaux les plus denses1 avec tant de facilit de libert qu'elle n'prouve aucune rsistance sensible4 #b4 ,si quelqu'un doutoit que la matire lectrique passt travers la substance des corps1 mais seulement sur le long de leur surface1 l'exprience de ,leyde faite avec un grand vase de verre lectris1 dont le coup seroit tir travers son propre corps suffiroit probablement pour le convaincre4 #c4 ,la matire lectrique diffre de la matire commune en ce que les parties de celle-ci s'attirent mutuellement1 que les parties de la premire se repoussent mutuellement2 de-l vient la divergence apparante dans un courant d'coulemens lectriques4 #d4 ,mais quoique les particules de matire lectrique se repoussent l'une l'autre1 elles sont fortement attires par toute autre matire#i3 ceci doit s'entendre de celle qui en est susceptible4 ,note #i3 ,voyez les ingnieux essais sur l'lectricit par ,m4 ,ellicot dans les ,transact4 ,phil4 #e4 ,de ces trois choses1 savoir l'extrme subtilit de la matire lectrique1 la mutuelle rpulsion de ses parties1 la forte attraction entr'elles une autre matire1 il en rsulte cet effet1 que quand une quantit de matire lectrique est applique une masse de matire commune d'une grosseur d'une longueur sensibles1 qui n'a pas dj acquis sa quantit1 elle se rpand aussitt galement dans la totalit4 #f4 ,ainsi la matire commune est une espce d'ponge pour le fluide lectrique2 une ponge ne recevroit pas l'eau1 si les parties de l'eau n'toient plus petites que les pores de l'ponge3 elle ne la recevroit que bien lentement1 s'il n'y avoit pas une attraction mutuelle entre ses parties celles de l'ponge3 celle-ci s'en imbiberoit plus promptement1 si l'attraction rciproque entre les parties de l'eau n'y mettoit pas un obstacle1 puisqu'il doit y avoir quelque force employe pour les sparer3 enfin l'imbibition seroit trs-rapide1 si au lieu d'attraction il y avoit entre les parties de l'eau une rpulsion mutuelle qui concourt avec l'attraction de l'ponge4 ,c'est prcisment l le cas o se trouvent la matire lectrique la matire commune4 #g4 ,mais dans la matire commune il y a 7gnralement parlant7 autant de matire lectrique qu'elle peut en contenir dans sa substance4 ,si l'on en ajote davantage1 le surplus reste sur la surface1 forme ce que nous appellons une ,atmosphre lectrique1 l'on dit alors que le corps est lectris4 #h4 ,on suppose que toute sorte de matire commune n'attire pas ni ne retient pas la matire lectrique avec une gale force une gale activit pour les raisons que nous donnerons dans la suite1 que les corps appells originairement lectriques1 comme le verre1 c4 l'attirent la retiennent plus fortement1 en contiennent la plus grande quantit4 #i4 ,nous savons que le fluide lectrique est dans la matire commune1 parce que nous pouvons le pomper l'en faire sortir par le moyen du globe ou du tube3 nous savons que la matire commune en a peu prs autant qu'elle en peut contenir1 parce que1 quand nous en ajotons un peu plus une portion quelconque1 cette quantit ajote n'y entre point1 mais forme une atmosphre lectrique3 nous savons que la matire commune n'en a pas 7gnralement parlant7 plus qu'elle n'en peut contenir2 autrement toutes ses parties dtaches se repousseroient l'une l'autre1 comme elles font constamment1 lorsqu'elles ont des atmosphres lectriques4 #aj4 ,nous ne sommes pas encore instruits des usages avantageux attachs ce fluide lectrique dans la cration1 quoique nous ne puissions douter qu'il n'y en ait1 mme de trs-considrables2 mais nous pouvons apercevoir quelques pernicieuses consquences1 qui rsulteroient d'une plus grande proportion de ce fluide2 car si ce globe o nous vivons1 en avoit autant proportion que nous en pouvons donner un globe de fer1 de bois1 ou autre chose semblable1 les particules de poussire1 ou d'autre matire lgre1 qui en sont dtaches1 non-seulement se repousseroient l'une l'autre par la vertu de leurs atmosphres lectriques spares1 mais encore seroient repousses de la terre seroient difficilement amenes s'y runir4 ,ds-l notre air seroit continuellement de plus en plus embarrass de matires trangres1 cesseroit d'tre propre pour la respiration4 ,cette rflxion nous prsente une nouvelle occasion d'adorer cette souveraine ,sagesse qui a fait toutes choses avec poids mesure4 #aa4 ,si l'on suppose une portion de matire commune entirement dpourv de matire lectrique1 que l'on en approche une simple particule de cette dernire1 elle sera attire1 entrera dans le corps1 prendra place dans le centre1 ou l'endroit dans lequel l'attraction est gale de toutes parts2 s'il y entre un plus grand nombre de particules lectriques1 elles prennent leur place dans l'endroit o la balance est gale entre l'attraction de la matire commune leur propre rpulsion mutuelle4 ,on suppose que ces particules forment des triangles dont les cts se raccourcissent proportion que leur nombre augmente1 jusqu' ce que la matire commune en ait tant attir que tout son pouvoir de comprimer les triangles par l'attraction1 soit gal tout leur pouvoir de s'tendre elles-mmes par la rpulsion1 alors cette portion de matire n'en recevra plus4 #ab4 ,lorsqu'une partie de cette quantit naturelle de fluide lectrique est chasse d'une portion de matire commune1 on suppose que les triangles forms par le reste s'largissent par la rpulsion mutuelle des parties jusqu' ce qu'ils occupent cette portion en entier4 #ac4 ,lorsque la quantit de fluide lectrique qui a t enleve une portion de matire commune1 lui est rendu1 elle y entre1 les triangles dilats tant comprims de nouveau1 jusqu' ce qu'il y ait place pour la totalit4 #ad4 ,pour expliquer ceci1 prenez deux pommes ou deux boules de bois1 ou d'autre matire1 chacune ayant sa quantit naturelle de fluide lectrique2 suspendez-les au plat-fond par des fils de soye3 appliquez le fil d'archal d'une bouteille bien charge que vous tiendrez la main1 l'une de ces boules ,a4 7,fig4 #a47 elle recevra du fil d'archal une quantit de fluide lectrique1 mais elle ne s'en imbibera point1 en tant dj pleine4 ,c'est pourquoi le fluide volera autour de sa surface1 y formera une atmosphre lectrique4 ,amenez ,a en contact avec ,b1 elle lui communiquera la moiti du fluide lectrique qu'elle a re2 de sorte que toutes deux auront une atmosphre lectrique1 par consquent se repousseront l'une l'autre3 supprimez ces atmosphres en touchant les boules1 laissez-les dans leur tat naturel1 alors ayant attach un bton de cire d',espagne au milieu de la bouteille pour lui servir de manche1 appliquez-en le fil d'archal ,a1 qu'en mme-tems les parois de cette bouteille touchent ,b2 de cette sorte une quantit de fluide lectrique sera chasse de ,b1 pousse sur ,a1 ainsi ,a aura un excs de ce fluide lectrique qui forme une atmosphre autour de lui1 ,b sera priv xactement de cette mme quantit3 maintenant ramenez les boules en contact1 l'atmosphre lectrique ne sera pas divise entre ,a ,b dans deux plus petites atmosphres comme ci-devant1 car ,b absorbera toute l'atmosphre de ,a1 les deux boules se retrouveront dans leur tat naturel4 #ae4 ,la forme de l'atmosphre lectrique est celle du corps qu'elle environne4 ,cette forme peut tre rendu visible dans un air calme1 en excitant une fume de rsine sche1 que l'on versera dans une cuillier caff sous le corps lectris2 elle sera attire s'tendra d'elle-mme galement sur tous les cts1 couvrant cachant le corps4 ,elle prend cette forme1 parce qu'elle est attire de tous les cts de la surface du corps1 quoiqu'elle ne puisse entrer dans sa substance qui est dj remplie2 sans cette attraction1 elle ne demeureroit pas autour du corps1 mais elle se dissiperoit en l'air4 #af4 ,l'atmosphre des particules lectriques qui environnent une sphre lectrise1 n'est pas plus dispose l'abandonner1 ni plus aisment tire d'un ct de la sphre que de l'autre1 parce qu'elle est galement attire de toutes parts4 ,mais ce cas n'est pas le mme pour les corps d'une autre figure4 ,dans un cube elle est plus facilement tire des angles que des surfaces planes1 ainsi des angles d'un corps de toute autre figure1 toujours plus facilement de l'angle le plus aigu4 ,si donc un corps figur comme ,a ,b ,c ,d ,e dans la ,fig4 #b4 est lectris1 ou une atmosphre qui lui soit communique2 si nous considrons chaque ct comme une base sur laquelle les particules lectriques reposent1 par laquelle elles sont attires1 on peut voir en imaginant une ligne de ,a en ,f1 une autre de ,f en ,g1 que la portion d'atmosphre enferme dans ,f ,a ,e ,g1 a la ligne ,a ,e pour base4 ,de mme la portion d'atmosphre enferme dans ,h ,a ,b ,i1 a la ligne ,a ,b pour base1 pareillement la portion enferme dans ,k ,b ,c ,l1 a ,b ,c pour appui1 de mme sur l'autre ct de la figure4 ,maintenant si vous tirez cette atmosphre avec quelque corps poli mouss1 que vous l'approchiez du milieu du ct ,a ,b1 il faut venir fort prs avant que la force de votre attracteur excde la force ou le pouvoir1 avec lequel ce ct maintient son atmosphre3 mais il y a une petite portion entre ,i ,b ,k1 qui a moins de surface pour s'y appuyer en tre attire que les portions voisines1 tandis qu'il y a d'ailleurs une rpulsion mutuelle entre ses particules les particules de ces portions2 vous pouvez donc venir bout de la tirer avec plus de facilit1 une plus grande distance4 ,entre ,f ,a ,h1 il y a une plus grande portion qui a encore une moindre surface pour s'y appuyer pour en tre attire2 c'est pourquoi vous pouvez toujours l'enlever plus facilement4 ,mais la plus grande facilit se rencontre entre ,l ,c ,m1 o la quantit est la plus abondante1 o la surface pour l'attirer la retenir est la plus petite4 ,lorsque vous avez enlev une de ces portions angulaires du fluide1 une autre prend sa place1 par un effet de la fluidit naturelle de la rpulsion mutuelle dont nous avons parl ci devant2 ainsi l'atmosphre continu de couler vers cet angle comme un courant1 jusqu' ce qu'il n'en reste plus4 ,les extrmits de ces portions d'atmosphre sur ces parties angulaires sont pareillement une plus grande distance du corps lectris1 comme on le peut voir1 en jettant les yeux sur la figure4 ,la pointe de l'atmosphre de l'angle ,c tant beaucoup plus loin de ,c qu'aucune partie de l'atmosphre sur les lignes ,c ,b1 ou ,b ,a2 outre la distance qui rsulte de la nature de la figure1 l o l'attraction est moindre1 les particules doivent naturellement s'tendre une plus grande distance par leur mutuelle rpulsion4 ,sur ces principes fondamentaux nous supposons que les corps lectriss dchargent leur atmosphre sur les corps non lectriss avec plus de facilit une plus grande distance de leurs angles de leurs pointes que de leurs cts unis4 ,les pointes la dchargent aussi dans l'air1 lorsque le corps a une trop grande atmosphre lectrique1 sans qu'il soit besoin d'approcher quelque corps non-lectrique1 pour recevoir ce qui est chass2 car l'air1 quoiqu'originairement lectrique1 a toujours plus ou moins d'eau1 ou d'autres matires non-lectriques mles avec lui1 lesquelles attirent reoivent ce qui est ainsi dcharg4 #ag4 ,mais les pointes ont la proprit de tirer1 aussi bien que de pousser le fluide lectrique de plus grandes distances que ne le peuvent faire les corps mousss2 c'est--dire1 que comme la partie pointu d'un corps lectris dchargera l'atmosphre de ce corps1 ou la communiquera plus loin un autre corps1 de mme la pointe d'un corps non lectris tirera l'atmosphre lectrique d'un corps lectris de beaucoup-plus loin qu'une partie plus mousse du mme corps non-lectris ne le pourroit faire4 ,ainsi une pingle tenu par la tte1 prsente par la pointe un corps lectris1 tirera son atmosphre un pied de distance2 mais si la tte toit prsente au lieu de la pointe1 le mme effet n'en rsulteroit pas4 ,pour concevoir ceci1 nous pouvons considrer que1 si une personne debout sur le plancher1 tiroit l'atmosphre lectrique d'un corps lectris1 une pince de fer une aiguille tricoter mousse tenus alternativement dans la main1 prsentes cette intention ne l'attireroient pas avec des forces diffrentes1 proportion de leurs diffrentes masses4 ,car l'homme1 ce qu'il tient dans la main1 soit grand1 soit petit1 sont unis avec la masse commune de la matire non-lectrise2 la force avec laquelle il tire1 est la mme dans les deux cas1 puisqu'elle consiste dans la diffrente proportion d'lectricit dans le corps lectris dans cette masse commune4 ,mais la force avec laquelle le corps lectris retient son atmosphre en l'attirant1 est proportionne la surface sur laquelle les particules sont places4 ,par xemple1 quatre pieds quarrs de cette surface retiennent leur atmosphre avec quatre fois autant de force qu'un pied quarr retient son atmosphre2 comme en arrachant les crins de la queu d'un cheval1 un degr de force insuffisant pour en arracher une poigne la fois1 suffiroit pour la dpouiller crin crin2 de mme un corps mouss que l'on prsente1 ne sauroit tirer plusieurs parties la fois2 mais un corps pointu1 sans une plus grande force1 les enlve aisment partie par partie4 #ah4 ,ces explications du pouvoir de l'opration des pointes1 lorsqu'elles se prsentrent moi pour la premire fois1 tandis qu'elles rouloient dans mon esprit1 me parurent satisfaire toutes les difficults2 cependant depuis que je les ai mises par crit rapelles un examen plus svre plus rflchi1 j'avou de bonne foi qu'il me reste quelque doute cet gard4 ,mais n'ayant rien de mieux pour le prsent vous offrir leur place1 je ne les rejette pas absolument2 car une mauvaise solution que l'on lit1 dont on dcouvre les dfauts1 donne souvent occasion un ,lecteur ingnieux d'en trouver une plus parfaite4 #ai4 ,le plus important pour nous n'est pas de savoir de quelle manire la nature excute ses loix2 il nous suffit de connotre les loix elles-mmes4 ,c'est un avantage rel de savoir qu'une porcelaine abandonne en l'air sans tre soutenu1 tombera se brisera immanquablement2 mais de savoir comment elle tombe pourquoi elle se brise c'est une matire de pure spculation4 ,ces connoissances sont agrables la vrit1 mais sans elles nous pouvons garantir notre porcelaine4 #bj4 ,ainsi dans le cas prsent il pouroit tre de quelque usage pour le genre humain de connotre le pouvoir des pointes1 quoique nous ne fussions jamais en tat d'en donner une explication prcise4 ,les expriences suivantes montrent ce pouvoir4 ,j'ai un premier conducteur fort large1 compos de plusieurs feilles minces de carton1 ajust en forme de tube d'environ dix pieds de longueur d'un pied de diamtre4 ,il est couvert de papier d',hollande relev en bosse presque tout dor4 ,cette large surface mtallique soutient une atmosphre lectrique beaucoup plus grande que n'en soutiendroit une verge de fer cinquante fois plus pesante4 ,il est suspendu par des fils de soye2 lorsqu'il est charg1 il frappe environ deux pouces de distance1 un coup assez fort pour causer de la douleur aux articulations du doigt4 ,qu'un homme sur le plancher prsente la pointe d'une aiguille #ab4 pouces ou plus de distance2 tandis que l'aiguille est ainsi prsente1 le conducteur ne sauroit tre charg1 la pointe tirant le feu aussi promptement qu'il est pouss par le globe lectrique3 chargez-le1 prsentez alors la pointe la mme distance1 il sera dcharg en un instant4 ,dans l'obscurit vous pouvez voir une lumire sur la pointe1 lorsqu'on fait l'exprience1 si la personne qui tient la pointe est sur un gteau de cire1 elle sera lectrise en recevant le feu cette distance4 ,essayez de tirer de l'lectricit avec un corps mouss1 tel qu'un morceau de fer arondi poli l'extrmit 7je me sers du poinon d'un ,orfvre1 de l'paisseur d'un pouce7 il faut que vous l'approchiez la distance de trois pouces1 avant de pouvoir faire l'opration1 elle se fait alors avec un coup un craquement4 ,comme le tube de carton pend librement sur des fils de soye1 lorsque vous en approchez le morceau de fer1 il s'avance pareillement vers ce morceau de fer1 tant attir pendant tout le tems qu'il est charg2 mais si au mme instant la pointe est prsente comme auparavant1 il se retire1 parce qu'il est dcharg par la pointe4 ,on ne doit pas prendre la rigueur tout ce que ,m4 ,franklin dit ici du pouvoir de l'effet des pointes1 comme l'ont observ plusieurs de ses ,critiques2 mais aussi il s'en faut beaucoup qu'on doive tirer de leurs observations toutes les consquences qu'ils prtendent en rsulter4 ,l'un accorde un avantage considrable aux corps pointus sur ceux qui sont arondis ou mousss1 soit pour pousser1 soit pour tirer la matire lectrique2 veut que la premire observation de cet effet soit attribue un ,europen1 comme si notre auteur cherchoit s'en emparer lui-seul2 un autre pour avoir remarqu qu'une pointe d'aiguille prsente un pied de distance d'un conducteur n'empche pas qu'on n'en tire quelques tincelles1 s'imagine avoir fait une des plus importantes dcouvertes3 que le pouvoir des pointes est une chimre1 que toute la ,thorie du ,tonnerre est dtruite par cette seule observation2 d'autres enfin se laissant emporter au gr de leur imagination1 vont s'garer dans des sistmes dont l'obscurit fait le seul mrite4 ,mais il n'est pas encore tems de parler de ces diffrens sentimens2 le dtail en trouvera mieux sa place dans la suite de cet ouvrage4 ,,lettre ,,ii4 ,,de ,b4 ,,franklin1 cuyer de ,philadelphie1 ,c4 ,c4 cuyer la nouvelle ,york4 #agea4 ,,monsieur1 ,je fais aux principales questions contenus dans votre lettre du #bh4 du courant1 une rponse telle que l'embarras de mes affaires prsentes me le permet1 je vous demande la permission de vous renvoyer la dernire pice du recueil imprim de mes crits1 pour vous expliquer plus amplement la diffrence entre ce qui est apell lectrique par soi non lectrique4 ,quand vous aurez eu le tems de lire d'examiner ces crits1 je tcherai de faire quelques-unes des nouvelles expriences que vous proposez1 que vous croyez plus capables de nous clairer de nous satisfaire l'un l'autre sur ce sujet4 ,je vous serai toujours fort oblig de me communiquer les remarques1 objections1 c4 qui peuvent se prsenter vous4 ,je suis avec un sincre respect1 ,votre trs-humble trs-oblig serviteur1 ,b4 ,,franklin4 ,,questions ,,et ,r,,ponses2 ,auxquelles on renvoye dans la ,lettre prcdente4 #a;e4 ,question4 ,en quoi consiste la diffrence entre un corps lectrique un corps non-lectrique8 #ba4 ,rponse4 ,les termes lectrique par soi non-lectrique furent d'abord employs pour distinguer les corps dans la fausse supposition que les seuls corps apells lectriques par soi1 contenoient dans leur substance la matire lectrique qui pouvoit tre excite par le frottement1 tre produite en tre tire1 communique ceux que l'on apelloit non-lectriques1 que l'on supposoit dpourvs de cette matire2 car le verre1 c4 tant frott1 donnoit des signes qu'il contenoit de cette matire en piquant le doigt1 en attirant repoussant1 c4 qu'il pouvoit communiquer cette vertu aux mtaux l'eau4 ,on dcouvrit dans la suite que le frottement du verre ne produisoit pas la matire lectrique1 moins que l'on ne conservt une communication entre le corps frottant le plancher2 les expriences suivantes prouvrent que la matire lectrique toit rellement tire de ces corps1 que l'on avoit cru d'abord n'en contenir aucune3 alors on douta que le verre les autres corps apells lectriques par soi1 eussent rellement en eux-mmes quelque matire lectrique2 puisque1 selon les apparences1 ils n'en fournissoient aucune autre que celle qu'ils tiroient d'abord de ces corps qui avoient t appells non lectriques2 mais quelques-unes de mes expriences prouvent que le verre en contient une grande quantit2 je souponne prsent qu'elle est rpandu assez galement dans toute la matire du globe terrestre4 ,ds-lors on peut abandonner1 comme impropres1 les termes lectrique par soi1 non-lectrique2 puisque la seule diffrence est que quelques corps conduisent la matire lectrique1 que les autres ne la conduisent pas1 on peut mettre en leur place les termes conducteurs non-conducteurs4 ,si quelque partie de matire lectrique est applique un morceau de matire conductrice1 elle le pntre1 coule au travers1 ou se rpand galement sur sa surface2 si elle est applique un morceau de matire non conductrice1 elle ne fera ni l'un ni l'autre4 ,il n'y a de conducteurs parfaits de la matire lectrique1 que les mtaux l'eau2 les autres corps ne le sont qu' proportion qu'il entre dans leur composition du mlange de ceux-ci2 s'il n'y en a pas plus ou moins1 ils ne seront point du tout conducteurs4#aj ,ceci1 soit dit en passant1 montre entre les mtaux l'eau un nouveau rapport que l'on ignoroit jusqu' prsent4 ,note #aj3 ,cette proposition a t trouve depuis trop gnrale3 ,m4 ,wilson ayant dcouvert que la cire fondu la rsine sont aussi conducteurs4 ,on pourroit y ajoter beaucoup d'autres exemples semblables1 comme celui de l'eau qui est un des plus excellens conducteurs d'lectricit tant qu'elle conserve sa fluidit1 qui cesse de l'tre1 ds qu'elle la perd4 ,je vais tcher d'claircir cela par une comparaison1 qui cependant n'en peut donner qu'une foible analogie4 ,la matire lectrique passe au travers des conducteurs1 comme l'eau passe au travers d'une pierre poreuse1 ou se rpand sur leur surface1 comme l'eau se rpand sur une pierre moille2 mais quand cette matire est applique des corps non conducteurs1 c'est comme l'eau qui dgoutte sur une pierre grasse2 elle ne la pntre point1 ne passe point travers1 ne s'tend point sur sa surface2 mais elle reste par gouttes sur les endroits o elle tombe4 ,voyez cet gard ma dernire pice imprime4 #b;e4 ,question4 ,quels sont les effets de l'air dans les expriences lectriques8 #bb4 ,rponse4 ,voici tous ceux que j'ai remarqus jusqu' prsent2 l'air humide reoit conduit la matire lectrique proportion de son humidit2 l'air parfaitement sec ne le fait point du tout2 l'air doit donc tre mis dans la classe des non-conducteurs4 ,l'air sec aide fixer l'atmosphre lectrique autour du corps qu'elle environne1 en empche la dissipation2 car dans le vuide elle se dissipe aisment1 les pointes agissent plus fortement2 c'est--dire1 elles poussent ou attirent la matire lectrique plus librement de plus grandes distances2 en sorte que l'air survenant met quelque sorte d'obstacle ce qu'elle passe d'un corps un autre4 ,une bouteille lectrique bien propre garnie de son fil-d'archal1 remplie d'air au lieu d'eau1 ne se chargera1 ne donnera pas plus de choc que si elle toit remplie de verre pulvris2 mais tant vuide d'air1 elle produit autant d'effet que si elle toit remplie d'eau4 ,cependant une atmosphre lectrique l'air ne semblent pas s'exclure l'un l'autre1 car nous respirons librement dans une pareille atmosphre1 l'air sec passeroit au travers de cet atmosphre1 sans la dplacer ni la disperser4 ,je doute que le vent ,nord-ouest1 le plus sec le plus fort1 pt la dissiper4 #bc4 ,j'lectrisai une fois une grosse boule de lige suspendu au bout d'un fil de soye1 long de trois pieds1 dont je tenois l'autre bout dans mes doigts3 je la fis tourner cent fois en rond comme une fronde1 le plus rapidement qu'il me fut possible3 elle n'en conserva pas moins son atmosphre lectrique1 quoiqu'elle et ncessairement travers #hjj4 verges#aa d'air1 en supposant que dans la rotation mon bras augmentoit d'un pied le demi-diamtre du cercle4 ,note #aa3 ,environ #djj4 toises4 ,par l'air parfaitement sec1 j'entens le plus sec1 que nous puissions avoir2 car peut-tre n'en avons-nous jamais qui soit parfaitement purg d'humidit4 ,une atmosphre lectrique forme autour d'un gros fil-d'archal introduit dans une grosse bouteille pleine d'air1 n'en fait pas sortir la moindre partie de cet air2 si on dtruit cette atmosphre1 aucun air ne s'y prcipite1 comme je l'ai dcouvert par une exprience trs-curieuse1 faite avec soin2 d'o nous avons conclu que l'lasticit de l'air n'en est point du tout affecte4 ,,lettre ,,iii4 #ah4 ,juillet #agdg4 ,,monsieur1 ,la peine indispensable de copier de longues lettres1 qui peut-tre1 lorsqu'elles vous sont rendus1 ne contiennent rien de nouveau ou d'intressant pour vous 7tant est rapide le progrs que l'on a fait en ,europe dans l'lectricit7 me dcourage presque de vous en crire davantage sur ce sujet4 ,je ne puis cependant me dispenser de vous communiquer encore quelques observations sur la merveilleuse bouteille de ,m4 de ,muschenbroek4 4 #bd4 ,le corps non-lectrique contenu dans la bouteille1 tant lectris1 diffre du corps non-lectrique lectris hors de la bouteille1 en ce que le feu lectrique du dernier est accumul sa surface1 forme librement l'entour une atmosphre lectrique d'une tendu considrable2 au lieu que le feu lectrique est comprim dans la substance du premier que le verre borne de toutes parts4 #ab ,note #ab3 ,nous avons dcouvert depuis que le feu de la bouteille n'est pas contenu dans le corps non-lectrique1 mais dans le verre4 #be4 ,en mme-tems que le fil-d'archal le dedans de la bouteille1 c4 sont lectriss positivement ou plus1 le dehors de la bouteille est lectris ngativement ou moins dans une xacte proportion2 c'est--dire1 que telle que soit la quantit de feu lectrique qui passe dans l'intrieur1 il en sort de l'extrieur une gale quantit4 ,pour concevoir ceci1 supposez que la quantit commune d'lectricit dans chaque surface de la bouteille1 avant le commencement de l'opration soit gale #bj2 supposez encore qu' chaque coups de tube1 ou chaque tour du globe il y entre une quantit gale #a2 alors aprs le premier coup la quantit contenu dans le fil-d'archal le dedans de la bouteille sera #ba1 dans le dehors elle ne sera plus que #ai3 aprs le second la partie intrieure aura #bb1 l'extrieure #ah3 ainsi aprs le le vingtime coup1 la partie intrieure aura une quantit de feu lectrique gale #dj2 celle de la partie extrieure sera gale zero1 l'opration finit l1 car il n'en peut plus tre pouss dans la partie intrieure1 lorsqu'il n'en peut plus tre tir de la partie extrieure4 ,si vous essayez d'en introduire davantage il est rejett par le fil-d'archal1 ou casse la bouteille avec un craquement sensible4 #bf4 ,l'quilibre ne sauroit tre rtabli dans la bouteille par la communication intime ou le contact des parties1 mais seulement par une communication forme au dehors de la bouteille entre l'intrieur l'extrieur1 par le moyen de quelque corps conducteur qui les touche tous deux1 soit en mme-tems1 auquel cas l'quilibre est rtabli avec une violence une rapidit inexprimables2 soit alternativement1 auquel cas il est rtabli par dgrs4 #bg4 ,comme il ne peut plus tre pouss de feu lectrique au dedans de la bouteille1 lorsque tout celui du dehors est puis2 de mme dans une bouteille non encore lectrise1 on ne sauroit en pousser dans le dedans1 lorsqu'il n'en peut sortir du dehors3 ce qui arrive ou quand le fond est trop pais1 ou quand la bouteille est place sur un corps originairement lectrique4 ,et rciproquement lorsque la bouteille est lectrise1 on ne peut tirer de son intrieur1 qu'une assez petite quantit de feu lectrique1 en touchant le fil-d'archal1 moins qu'une quantit gale ne puisse en mme-tems tre rendu l'extrieur4 ,ainsi posez une bouteille lectrise sur un verre net1 ou sur de la cire sche1 vous aurez beau toucher le fil-d'archal1 vous n'en pourrez tirer d'tincelle4 ,posez-la sur un corps non lectrique1 touchez le fil-d'archal1 le feu en sortira en trs-peu de tems2 mais il sortira beaucoup-plus vte encore1 si vous formez une communication directe1 comme il a t dit ci-dessus1 tant ces deux tats d'lectricit le plus le moins sont merveilleusement combins1 balancs dans cette bouteille miraculeuse2 ils sont disposs proportionns entr'eux d'une manire qui surpasse mon intelligence4 ,la bouteille lectrise est en sens contraire comme le rcipient de la machine pneumatique1 dont on a vuid l'air3 si l'on ouvroit le robinet l'quilibre seroit rtabli dans un instant au dedans au dehors du rcipient2 mais ici1 nous avons une bouteille qui contient en mme-tems un plein de feu lectrique1 un vuide de ce mme feu2 quoique le passage de l'un l'autre paroisse libre1 que le plein presse violemment pour se dilater1 que le vuide affam semble attirer avec une gale violence pour se remplir1 l'quilibre ne peut cependant tre rtabli entr'eux que par le moyen d'une communication au dehors de la bouteille4 ,l'branlement des nerfs1 ou plutt la convulsion est occasionne par le passage subit du feu travers le corps qui le transmet du dedans au dehors de la bouteille3 le feu prend la voye la plus courte1 comme ,m4 ,watson l'a judicieusement observ2 mais il ne parot par aucune exprience1 qu'afin qu'une personne reoive le coup1 la communication avec le plancher lui soit ncessaire4 ,car celui qui tient la bouteille d'une main1 qui touche de l'autre le fil-d'archal1 sera galement frapp1 quoique ses souliers soient secs1 ou mme qu'il soit sur un gteau de cire1 comme dans toute autre circonstance4 ,pour ce qui est de l'attouchement du fil-d'archal ou du canon du fusil 7car cela revient au mme7 le feu ne passe point du doigt qui touche au fil-d'archal1 comme on le suppose1 mais du fil-d'archal au doigt2 de l traversant le corps1 il passe l'autre main1 ainsi jusqu' l'extrieur de la bouteille4 ,,exp,,riences ,qui confirment ce qui vient d'tre avanc4 ,,exp,,rience ,i4 ,placez une fiole lectrise sur de la cire2 tenez la main une petite boule de lige suspendu par un fil de soye sche3 approchez-la du fil-d'archal1 elle sera d'abord attire ensuite repousse4 ,lorsqu'elle est dans cet tat de rpulsion1 baissez la main1 afin que la boule se trouve vis--vis le fond de la bouteille2 elle sera promptement fortement attire jusqu' ce qu'elle ait communiqu son feu4 ,si la bouteille avoit repris1 comme son fil-d'archal1 une atmosphre lectrique1 le lige lectris seroit galement repouss par l'une comme par l'autre4 ,quand on tient dans sa main une bouteille bien lectrise1 on aperoit sur tout dans l'obscurit une aigrette lumineuse au haut du crochet1 on entend le sifflement de la matire lectrique qui s'chape dans l'air par cette voye4 ,si dans cet tat l'on pose la bouteille sur un support lectrique de verre1 de rsine1 c4 l'aigrette disparot le sifflement cesse4 ,cette observation suffiroit seule pour prouver que la bouteille doit se dcharger plus lentement quand elle est sur un support lectrique1 que quand elle est sur un non-lectrique4 ,un clebre ,physicien a cependant cru remarquer le contraire2 c'est sur sa parole que le critique de ,m4 ,fr4 sans s'tre assr par lui-mme de la vrit du fait1 lui adresse cette question#ac3 ,pourquoi dans vos expriences la posez-vous toujours 7cette bouteille7 sur de la cire ou sur du verre8 ,ne savez-vous pas1 continue-t-il1 qu'tant ainsi place sur un corps originairement lectrique1 elle perd promptement sa vertu8 ,note #ac3 ,lettre sur l',electr4 pag4 #ii4 ,voici les prcautions que j'ai prises pour faire cette exprience4 #a4 ,j'ai choisi deux bouteilles les plus gales qu'il m'a t possible de trouver en matire1 en forme1 en dimensions1 en poids en capacit3 #b4 ,les tenant toutes deux la main1 je les ai lectrises galement en mme tems au mme conducteur2 pour m'assrer qu'elles toient galement charges1 j'ai fait toucher le crochet de l'une celui de l'autre3 #c4 ,je les ai ensuite poses en mme-tems l'une sur un plateau de verre1 l'autre sur un plateau de bois peu prs gal1 placs sur une table l'un un bout1 l'autre l'autre1 au milieu d'une chambre4 #d4 ,aprs les avoir laisses en cet tat pendant plusieurs heures1 j'ai fait l'exprience de ,leyde avec chacune de ces deux bouteilles1 j'ai trouv que la commotion donne par la bouteille pose sur le support lectrique1 toit la plus forte4 ,aprs avoir recommenc plusieurs fois la mme exprience1 tantt de la mme faon1 tantt en changeant les bouteilles de place1 j'ai toujours eu le mme succs4 ,on doit en conclure que notre ,critique n'a pas raison d'xiger de ,m4 ,fr4 que la bouteille lectrise soit place sur un support non lectrique pour faire la premire exprience4 ,objecter que si l'on veut de bonne foi savoir montrer l'tat naturel vritable de la surface extrieure ou du bas de la bouteille1 il ne faut la poser ni sur de la cire ni sur du verre1 puisque cela-seul peut faire changer d'tat l'une des deux surfaces1 qu'il convient de la laisser dans toutes les circonstances o elle toit lorsqu'on la chargeoit d'lectricit1 c4 c'est faire connotre qu'on n'entend pas ce dont il s'agit1 ou tout au moins que l'on perd son point de ve2 c'est oublier que la bouteille lectrise est dans un tat tout oppos celui de la bouteille qu'on lectrise4 ,celle-ci reoit sur une de ses surfaces1 perd d'autant sur l'autre2 ce qui se passe en celle-l est prcisment le contraire1 encore quelque chose de plus1 si la bouteille est soutenu sur un support lectrique4 ,m4 ,fr4 a donc raison de la mettre dans la situation la plus favorable ses vus1 lorsqu'il veut prouver la force1 l'effet1 la diffrence la manire d'tre de chacune de ses surfaces4 ,l'on sent bien que s'il traitoit la bouteille lectrise comme on veut le lui enseigner1 il trouveroit en pure perte la force l'effet d'une de ses surfaces4 ,ingnieux comme l'est cet illustre ,amricain1 consomm dans les recherches lectriques1 o il a fait lui-seul plus de progrs que tous les autres physiciens ensemble1 pouvons-nous douter qu'il n'ait tent des moyens aussi simples que ceux qu'on veut lui apprendre8 ,,exp,,rience ,,ii4 ,fig4 #c4 ,d'un fil-d'archal courb 7a7 affermi sur une table1 faites pendre un fil de lin 7b7 ls distance d'un demi-pouce du ventre de la fiole 7c7 lectrise pose sur de la cire3 touchez avec le doigt le fil-d'archal de la fiole plusieurs reprises2 chaque attouchement vous verrez le fil aussitt attir par la bouteille4 7,cette exprience russit encore mieux avec un vinaigrier1 ou tel autre vase bomb qu'on voudra47 ,ds que vous tirez du feu de la partie intrieure en touchant le fil-d'archal1 la partie extrieure de la bouteille en attire une gale quantit par le fil4 ,,exp,,rience ,,iii4 ,fig4 #d4 ,faites tenir un fil-d'archal dans le plomb dont le bas de la bouteille est arm 7d71 de sorte qu'en faisant un coude pour se relever perpendiculairement1 l'anneau qui le termine se trouve de niveau avec le haut ou l'anneau du fil-d'archal qui entre dans le lige 7e7 trois ou quatre pouces de distance4 ,alors lectrisez la bouteille posez-la sur de la cire4 ,si un morceau de lige suspendu par un fil de soye tombe entre les deux fils-d'archal1 il joura continuellement de l'un l'autre jusqu' ce que la bouteille ne soit plus lectrise3 la raison en est qu'il charrie apporte le feu du dedans au dehors de la bouteille jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli4 ,les objections que l'on fait contre cette troisime exprience1 ou plutt les faits que l'on oppose aux consquences qui en rsultent1 doivent tre partags en deux classes4 ,je vais rpondre ceux de la premiere1 ceux de la seconde trouveront place ailleurs2 notre auteur ayant examin fond la diffrence que l'on a remarque entre un corps lectris par un globe de verre1 un autre lectris par un globe de soufre4#ad4 ,note #ad3 ,voyez vers la fin les ,lettres #g1 #h #i4 ,comment notre critique1 si clairvoyant d'ailleurs1 a-t-il p mconnotre l'effet des pointes dans l'exprience qu'il propose pour objection1 pag4 #ajb #ajc8 ,il avoit dj dclar dans la page prcdente qu'il prfroit une petite feuille de mtal aux boulettes de lige dont s'est servi ,m4 ,franklin3 il s'en sert encore ici pour prouver que la surface extrieure de la bouteille lectrise n'attire pas ce que sa surface intrieure a repouss1 sans faire attention qu'en vertu du pouvoir des pointes1 cette feuille mtallique est dpouille de son atmosphre lectrique avant de pouvoir tre attire2 je dis plus1 c'est qu'elle est alors dans un tat d'lectricit ngative1 aussi bien que l'extrieur de la bouteille1 c'est pour cela qu'elle est repousse4 ,il ne lui arrive en cet endroit que ce qui lui est arriv auprs du fil-d'archal plong dans la bouteille4 ,la feuille du mtal s'y est souvent lectrise sans toucher le crochet1 de mme elle se dslectrise sans toucher le ventre2 aprs quoi elle en est repousse2 car c'est une vrit reconnue que les corps lectriss ngativement se repoussent de mme que ceux qui le sont positivement4 ,que notre critique substitu sa feuille de mtal ou une petite boule de lige1 l'imitation de notre auteur1 ou une balle de mtal1#ae comme je l'ai souvent prouv1 je lui serai garant d'un succs aussi complet que celui qu'il entreprend de contester4 ,note #ae3 ,on peut en avoir d'aussi lgres que du lige4 ,quant l'exprience que l'on nous oppose1 pag4 #ajd4 suivantes1 le ,r4 ,p4 ,beccaria m'a dispens de me mettre en frais pour y rpondre4 ,voy4 son ,liv4 ,i4 de l'lectricit ,artificielle1 chap4 ,,ii4 ,,exp,,rience ,,iv4 ,fig4 #e4 ,placez une fiole lectrise sur de la cire3 prenez un fil-d'archal 7g7 qui ait la forme d'un ,c3 que ses extrmits1 lorsqu'il est band1 soient tellement loignes1 que la suprieure puisse toucher le fil-d'archal de la bouteille1 tandis que l'infrieure en touche le ventre4 ,attachez-en la partie extrieure sur un bton de cire d',espagne 7h71 qui servira comme de manche3 appliquez d'abord son extrmit infrieure au fond extrieur de la bouteille1 approchez par dgrs son extrmit suprieure du fil-d'archal qui est dans le lige1 vous y verrez les tincelles se suivre successivement jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli2 touchez d'abord le haut1 en approchant l'autre extrmit du fond1 vous aurez un courant de feu continuel du dedans au dehors de la bouteille3 touchez le haut le bas en mme tems1 l'quilibre sera bientt rtabli1 le fil-d'archal courb formant la communication de l'intrieur l'extrieur4 ,il est raisonnable en gnral de faire des questions pour s'instruire de ce que l'on n'entend pas2 mais il ne l'est gures de les accompagner d'objections2 c'est dclarer d'avance que l'on est dtermin contredire4 ,que notre critique demande ,mr4 ,franklin ce qu'il prtend prouver par sa quatrime exprience2 la bonne heure2 mais qu'il ajoute tout de suite3 ,ne sait-on pas qu'on fait cesser l'lectricit d'un corps quand on en tire des tincelles8 ,ce que vous faites ici sur la bouteille de ,leyde1 vous l'prouverez de mme sur une barre de fer144444 ,faudroit-il dire aussi que vous lui rendez par un ct le feu que vous lui tez par l'autre8 ,c'est faire connotre qu'il n'entend pas l'tat de la question2 l'tat d'une bouteille lectrise1 celui d'une barre de fer aussi lectrise1 ne peuvent gures se comparer tant il se trouve de diffrence de l'un l'autre3 diffrence dans la charge1 diffrence dans la situation1 diffrence dans la dcharge1 diffrence dans l'effet2 pour l'expliquer il faudroit un trop long dtail1 qui se trouvera d'ailleurs dans toute la suite de ce livre4 ,revenons l'exprience dont il est question4 ,il est certain qu'en touchant successivement avec le fil de fer prpar comme il est expliqu1 le fil-d'archal le bas de la bouteille lectrise1 l'on transporte le feu du dedans au dehors2 quoiqu'en dise la critique1 l'on rend peu peu la surface extrieure ce qu'on te l'intrieure1 ce que celle-ci a de trop1 ce qui manque celle-l1 jusqu' ce qu'elles soient remises chacune dans leur tat naturel4 ,il y a mme un moyen de rendre ces effets si sensibles qu'on ne puisse plus les contester2 il ne s'agit que de faire l'exprience suivante3 tenez prs du ventre de la bouteille une balle de lige suspendu un fil de soye2 quand vous toucherez le fil-d'archal de la bouteille avec le fil de fer1 le lige s'approchera de la bouteille2 quant aprs cela vous toucherez le bas de la bouteille1 si vous tes dans l'obscurit1 vous appercevrez au haut du crochet l'aigrette qui parotra disparotra chaque attouchement ainsi rpt4 ,si on applique en mme tems les deux bouts du fil de fer1 l'un au fil-d'archal de la bouteille1 l'autre au bas de la mme bouteille1 l'quilibre sera dans l'instant rtabli entre les deux surfaces1 comme l'a judicieusement avanc notre ,amricain4 ,,exp,,rience ,v4 ,fig4 #f4 ,entourez une bouteille 7i7 d'une bande de plomb lamin ou mme de papier1 quelque distance au-dessus du fond3 de cette bande circulaire faites monter un fil-d'archal jusqu' ce qu'il touche le fil-d'archal du bouchon de lige 7k74 ,il n'est pas possible d'lectriser un bouteille dispose de la sorte3 l'quilibre n'est jamais dtruit2 car tandis que la communication entre les parties intrieure extrieure de la bouteille est continue par le fil-d'archal du dehors1 le feu ne fait que circuler1 ce qui sort du bas est constamment remplac par le haut2 il suit de l qu'on ne sauroit lectriser une bouteille qui est sale ou humide en dehors1 surtout si cette humidit monte jusqu'au lige ou au fil-d'archal4 prendre les choses la rigueur1 ,mr4 ,l4 ,n4 a raison de dire1 contre l'assurance de ,mr4 ,franklin1 qu'il n'est pas impossible de charger une bouteille prpare comme on vient de l'expliquer2 j'en avois fait l'exprience de diverses manires long-tems avant d'avoir v les lettres de l'acadmicien2 je l'avois mme pousse plus loin1 puisque j'tois venu bout de charger de dcharger la bouteille par parties1 c'est--dire plusieurs reprises1 il ne s'agit pour cela que d'avoir une fiole fort allonge1 de l'entourer de plusieurs bandes ou ceintures de mtal parallles1 assez loignes pour que l'tincelle lectrique ne puisse sauter de l'une l'autre1 de ne pas forcer en l'lectrisant4 ,l'exprience qu'on nous oppose revient au mme1 elle russit quand la main qui soutient la bouteille ne touche pas la ceinture mtallique1 qu'on ne force pas l'lectrisation au point que le feu puisse franchir l'espace vuide qui se trouve entr'elles1 elle ne russiroit pas autrement4 ,quoi qu'il en soit1 je ne trouve pas que le succs de cette exprience prouve beaucoup contre la proposition de ,mr4 ,franklin3 il n'en reste pas moins vrai que la bouteille ne se chargera point tant qu'il y aura une communication exactement tablie entre son intrieur sa doublure extrieure4 ,il faut toujours regarder la main qui lui est applique1 comme faisant partie de cette doublure2 si elle est assez carte de la ceinture mtallique pour que le feu ne puisse passer de l'une l'autre1 la bouteille pourra se charger foiblement2 mais ce ne sera jamais mais que dans la partie qui est couverte par la main1 point du tout dans la partie qui est couverte par la bande de mtal4 ,,exp,,rience ,,vi4 ,placez un homme sur un gteau de cire1 donnez-lui toucher le fil-d'archal de la fiole lectrise1 que vous tiendrez la main demeurant debout sur le plancher2 chaque fois qu'il le touchera1 il sera lectris de plus en plus1 quiconque sera sur le plancher pourra tirer de lui une tincelle4 ,le feu dans cette exprience passe du fil-d'archal dans son corps1 passe en mme tems de votre main dans la partie extrieure de la bouteille4 ,,exp,,rience ,,vii4 ,donnez-lui tenir la fiole lectrise1 touchez le fil-d'archal2 chaque fois que vous le toucherez1 il sera lectris de moins en moins1 pourra tirer une tincelle de chacun de ceux qui sont sur le plancher4 ,ici le feu passe du fil-d'archal dans vous1 de lui dans la partie extrieure de la bouteille4 ,,exp,,rience ,,viii4 ,couchez deux livres sur deux verres dos dos1 la distance de deux ou trois pouces2 mettez sur l'un la fiole lectrise1 touchez le fil-d'archal1 ce livre sera lectris ngativement2 le feu lectrique en tant tir par le fond de la bouteille1 tez la bouteille1 la tenez la main1 touchez l'autre livre avec le fil-d'archal1 ce livre sera lectris positivement3 le feu passant du fil-d'archal dans le livre1 votre main en refournissant en mme tems la bouteille2 une petite boule de lige suspendue un fil de soye joura entre ces deux livres jusqu' ce que l'quilibre soit rtabli4 ,,exp,,rience ,,ix4 ,lorsqu'un corps est lectris positivement1 il repousse une plume1 ou une petite boule de lige lectrise2 lorsqu'il est lectris ngativement1 ou qu'il est dans l'tat commun1 il les attire1 mais plus fortement lorsqu'il est lectris ngativement que lorsqu'il est dans l'tat commun1 la diffrence tant plus grande4 ,,exp,,rience ,x4 ,quoique1 comme dans l'exprience ,,vi4 un homme debout sur de la cire puisse tre lectris nombre de fois1 en touchant plusieurs reprises le fil-d'archal de la bouteille lectrise que tient quelqu'un aussi debout sur le plancher1 parce qu'il reoit chaque fois le feu du fil-d'archal2 cependant en la tenant lui-mme dans sa main1 touchant le fil-d'archal1 quoiqu'il tire une forte tincelle1 qu'il soit violemment frapp1 il ne reste point en lui d'lectricit1 le feu le traverse seulement en passant de la partie intrieure la partie extrieure de la bouteille4 ,observez1 avant le coup1 de le faire toucher par quelqu'un qui soit debout sur le plancher1 afin de rtablir l'quilibre dans son corps2 car en empoignant le bas de la bouteille1 il devient quelquefois un peu lectris ngativement1 ce qui continu aprs le coup1 de mme qu'il conserveroit l'lectricit positive1 qui pourroit lui avoir t communique avant le coup2 car le rtablissement de l'quilibre dans la bouteille n'affecte point du tout l'lectricit dans l'homme que le feu traverse2 cette lectricit n'est ni augmente ni diminue4 ,,exp,,rience ,,xi4 ,voici une jolie exprience qui rend extrmement sensible le passage du feu lectrique de la partie intrieure la partie extrieure de la bouteille1 pour rtablir l'quilibre4 ,prenez un livre dont la couverture soit orne de filets d'or3 courbez un fil-d'archal de #h ou #aj pouces de long dans la forme 7m71 fig4 #g4 glissez-le l'affermissez l'extrmit de la couverture du livre sur le filet d'or1 de sorte que le coude de ce fil-d'archal puisse presser sur une extrmit du filet d'or1 l'anneau tant en haut1 mais directement au-dessus de l'autre extrmit du livre3 couchez ce livre sur un verre ou sur de la cire1 posez la bouteille lectrise sur l'autre extrmit des filets d'or3 alors courbez le fil-d'archal lastique1 en le pressant avec un bton de cire2 jusqu' ce que son anneau soit proche de l'anneau du fil-d'archal de la bouteille2 l'instant vous appercevez une forte tincelle un coup1 tout le filet d'or qui complette la communication entre l'intrieur l'extrieur de la bouteille1 parot une flamme vive comme un clair trs-brillant4 ,l'exprience russira d'autant mieux que le contact sera plus immdiat entre le coude du fil-d'archal l'or une extrmit du filet1 entre le fond extrieur de la bouteille l'or l'autre extrmit4 ,il faut faire cette exprience dans une chambre obscure4 ,si vous voulez que tout le contour des filets d'or sur la couverture paroisse en feu tout la fois1 faites en sorte que la bouteille le fil-d'archal touchent l'or dans les angles diagonalement opposs4 ,,de ,,la ,,lettre ,,vi4 #a4 ,septembre #agdg4 ,nous avions t quelque tems dans l'opinion que le feu lectrique n'toit pas produit1 mais rassembl par le frottement1 tant en effet un lment rpandu partout1 attir par d'autres matires1 spcialement par l'eau par les mtaux3 nous avions aussi dcouvert dmontr son affluence au globe lectrique1 aussi bien que son effluence par le moyen des roues d'un petit moulin vent#af1 dont les ales sont de gros papier places obliquement1 tournant librement sur un axe dli de fil-d'archal1 aussi par de petites roues de la mme matire1 mais qui ont la forme des roues de moulin eau4 ,je pourrois1 si j'avois le tems1 vous remplir une feuille de papier de la disposition de l'application de ces roues1 des diffrens phnomnes qui en rsultent4 ,note #af3 ,nous avons dcouvert depuis que le mouvement des roues n'toit pas caus par l'affluence ou l'effluence du feu lectrique1 mais par diverses circonstances d'attraction de rpulsion4 ,l'impossibilit de s'lectriser soi-mme1 quoique plac sur un gteau de cire1 en frottant le tube en tirant le feu1 la manire d'y russir en approchant le tube d'une personne ou d'une chose place sur le plancher1 c4 s'toient galement prsentes nous quelques mois avant d'avoir l l'ingnieux ouvrage 7,sequel7 de ,m4 ,watson2 elles font mme partie de ces nouvelles dcouvertes que je me proposois de vous communiquer44444 ,il ne s'agit maintenant que de rapporter certaines particularits qui ne se trouvent point dans cet ouvrage1 en y joignant nos rflxions1 quoiqu'il ft peut-tre plus propos de vous les pargner4 #bh4 ,une personne sur un gteau de cire ou de rsine frottant le tube1 une autre personne aussi sur un gteau de cire tirant le feu2 ces deux personnes parotront lectrises une troisime sur le plancher1 pourv qu'elles ne soient pas assez prs pour se toucher2 c'est--dire que cette troisime personne appercevra une tincelle en approchant son doigt de chacune des deux premires4 #bi4 ,mais si celles qui sont sur la cire se touchent l'une l'autre pendant que le tube est frott1 aucune des deux ne parotra lectrise4 #cj4 ,si elles se touchent l'une l'autre1 aprs que l'on aura excit le tube1 tir le feu1 comme ci-devant1 il y aura une plus forte tincelle entr'elles1 qu'elle ne l'toit entre l'une d'elles la personne qui est sur le plancher4 #ca4 ,aprs cette forte tincelle1 on ne dcouvre dans l'une ni dans l'autre aucune trace d'lectricit4 ,voici de quelle manire nous tchons de rendre raison de ces phnomnes4 ,nous supposons1 comme ci-dessus1 que le feu lectrique est un lment commun1 dont chacune des trois personnes susdites a une portion gale avant le commencement de l'opration avec le tube3 ,a1 qui est sur un gteau de cire1 qui frotte le tube1 rassemble de son corps dans le verre le feu lectrique2 sa communication avec le magazin commun tant intercepte par la cire1 son corps ne recouvre pas d'abord ce qui lui en manque4 ,b1 qui est pareillement sur la cire1 alongeant son doigt prs du tube1 reoit le feu que le verre avoit tir de ,a2 sa communication avec le magazin commun tant aussi intercepte1 il conserve de surplus la quantit qui lui a t communique4 ,a ,b paroissent lectriss ,c1 qui est sur le plancher2 car celui-ci ayant seulement la moyenne quantit de feu lectrique1 reoit une tincelle l'approche de ,b1 qui en a de plus1 il en donne ,a1 qui en a de moins4 ,si ,a ,b s'approchent jusqu' se toucher l'un l'autre1 l'tincelle sera plus forte1 parce que la diffrence entr'eux est plus grande4 ,aprs cet attouchement il n'y aura plus d'tincelle entre l'un des deux ,c1 parce que le feu lectrique est rduit dans tous les trois l'uniformit primitive4 ,s'ils se touchent pendant qu'on lectrise1 l'galit n'est point dtruite1 le feu ne faisant que circuler4 ,de-l quelques termes nouveaux se sont introduits parmi nous4 ,nous disons que ,b 7 les corps dans les mmes circonstances7 est lectris positivement1 ,a ngativement2 ou plutt ,b est lectris plus1 ,a l'est moins2 tous les jours dans nos expriences nous lectrisons les corps en plus en moins1 selon que nous le jugeons propos44444 ,pour lectriser en plus ou en moins1 il faut seulement savoir que les parties du tube ou du globe qui sont frottes1 attirent dans l'instant du frottement le feu lectrique1 l'enlevent par consquent la chose frottante4 ,les mmes parties1 aussitt que le frottement cesse1 sont disposes donner le feu qu'elles ont reu1 tout corps qui en a moins4 ,ainsi vous pouvez le faire circuler1 comme ,m4 ,watson l'a enseign3 vous pouvez aussi l'accumuler sur un corps ou l'en soustraire1 selon que vous liez ce corps avec celui qui frotte ou avec celui qui reoit1 la communication avec le magazin commun tant interrompu4 ,nous croyons que cet ingnieux auteur s'est tromp lorsqu'il a imagin dans son ouvrage que le feu lectrique descend par le fil-d'archal du lambris au canon de fusil1 de-l au globe1 lectrise ainsi la machine l'homme qui tourne la roue1 c4 ,nous supposons au contraire qu'il est chass non introduit travers le fil-d'archal1 que la machine l'homme1 c4 sont lectriss en moins2 c'est--dire1 qu'ils ont en eux moins de feu lectrique que les choses dans l'tat commun4 ,comme le ,vaisseau est sur le point de faire voiles1 je ne puis vous rendre sur l'lectricit de l',amrique1 un compte aussi tendu que je me l'tois propos1 je me bornerai donc quelques autres particuliarits4444 ,nous trouvons le plomb granul meilleur que l'eau pour remplir la bouteille1 parce qu'il est aisment chauff1 qu'il conserve la chaleur la scheresse dans un air humide4444 nous enflammons les liqueurs spiritueuses avec le fil-d'archal de la fiole444 nous rallumons une chandelle qui vient d'tre teinte1 en tirant une tincelle dans la fume entre le fil-d'archal les mouchettes4444 nous imitons les clairs en passant le fil-d'archal dans l'obscurit sur un plat de porcelaine qui a des fleurs d'or1 ou en l'appliquant au cdre dor d'un miroir1 c4444 nous lectrisons une personne plus de vingt fois de suite par l'attouchement du doigt au fil-d'archal1 de cette manire3 placez quelqu'un sur de la cire2 mettez-lui la main la bouteille lectrise1 touchez du doigt le fil-d'archal2 touchez ensuite sa main ou son visage1 il y parotra des tincelles chaque fois444 nous augmentons excessivement la force des baisers lectriques4 ,ainsi placez ,a ,b4 sur un gteau de cire1#ag mettez la main de l'un des deux la fiole lectrise2 faites empoigner l'autre le fil-d'archal1 il en sortira une petite tincelle2 mais s'ils approchent leurs lvres ils seront frapps tourdis4 ,la mme chose arrive1 si un autre homme une autre femme ,c ,d se tenant aussi sur de la cire1 joignant les mains avec ,a ,b1 viennent se baiser ou se prendre les mains4444 nous suspendons par un fil de soye une figure d'araigne faite d'un petit morceau de lige brl avec les pates de fil de lin1 leste d'un ou de deux grains de plomb pour lui donner plus de poids sur la table o elle est suspendu2 nous attachons un fil-d'archal perpendiculairement1 aussi haut que le fil-d'archal de la fiole1 loign de l'araigne de deux ou trois pouces3 alors nous l'animons en mettant la fiole lectrise la mme distance1 mais de l'autre ct2 elle volera sur le champ au fil-d'archal de la fiole1 bandera ses pattes1 en le touchant2 s'lancera de ce fil1 volera au fil-d'archal de la table1 de-l encore au fil-d'archal de la fiole1 joant avec ses pattes contre l'un l'autre d'une manire tout fait amusante1 parotra parfaitement anime aux personnes qui ne seront pas instruites4 ,elle continura ce mouvement une heure plus dans un tems sec4444 nous lectrisons sur de la cire dans l'obscurit1 un livre entour d'un double filet d'or sur la couverture1 ensuite nous appliquons le doigt la dorure2 le feu parot partout sur l'or comme un faisceau d'clairs1 nullement sur le cuir1 quand mme on toucheroit le cuir au lieu de l'or4444 nous frottons nos tubes avec une peau de chamois1 nous observons de prsenter toujours le mme cot au tube1 de ne jamais salir le tube en le maniant4 ,ainsi l'on travaille avec vitesse facilit1 sans la moindre fatigue1 surtout si l'on a soin de l'enfermer proprement dans un tui de carton doubl de flanelle1 dont la capacit rponde exactement au volume du tube444#ah ,j'entre dans ce dtail1 parce que les crits d',europe sur l'lectricit parlent souvent du frottement des tubes1 comme d'un xercice pnible fatiguant4 ,nos globes tournent sur des axes de fer qui les traversent3 une extrmit de l'axe il y a une manivelle avec laquelle nous tournons le globe comme une meule ordinaire1 ce que nous trouvons d'autant-plus commode1 que la machine ocupant peu de place1 est portative1 peut tre renferme dans une bote propre lorsque l'on ne s'en sert plus4 ,il est vrai que le globe ne tourne pas aussi vte que lorsqu'on y employe une grande rou2 mais cet inconvnient est de peu de consquence1 puisque quelques tours suffisent pour charger la fiole1 c4 ,note #ag3 ,nous reconnumes bientt qu'il n'toit besoin d'y placer que l'un ou l'autre4 ,note #ah3 ,nos ,tubes sont ici de verre verd1 longs de #bg4 #cj4 pouces1 et aussi gros qu'on puisse les empoigner4 ,l'lectricit est si fort en vogue1 que depuis quatre mois il en a t vendu plus d'un cent4 ,,autres ,,exp,,riences ,qui prouvent que la bouteille de ,leyde ne contient pas plus de feu lectrique1 lorsqu'elle est charge1 ni moins1 lorsqu'elle est dcharge1 qu'auparavant3 que dans la dcharge le feu ne sort point du fil-d'archal des cts en mme-tems1 comme quelques-uns l'ont pens2 mais que les cts reoivent toujours ce qui est dcharg par le fil-d'archal1 ou une gale quantit2 la surface extrieure tant toujours dans un tat ngatif d'lectricit1 tandis que la surface intrieure est dans un tat positif4 #cb4 ,placez sous le coussin1 frottant une lame de verre assez paisse pour couper la communication du feu lectrique entre le plancher le coussin2 alors s'il n'y a pas de pointes dlies ou de fils capillaires qui sortent du coussin ou des parties de la machine opposes au coussin 7ce quoi vous devez bien prendre garde7 vous ne pourrez tirer du premier conducteur que peu d'tincelles1 qui seront tout ce que le coussin en pourra donner4 #cc4 ,suspendez alors une fiole sur le premier conducteur1 elle ne se chargera pas1 quoique vous la teniez par le ct2 mais formez par une chane une communication des cts de la fiole au coussin1 la fiole se chargera1 car alors le globe tire le feu lectrique de la surface extrieure de la fiole1 le pousse travers le premier conducteur1 le fil-d'archal de la fiole dans sa surface intrieure4 ,ainsi la bouteille est charge avec son propre feu1 nul autre ne pouvant y entrer1 tandis que la lame de verre est sous le coussin4 ,m4 ,l4 ,n4 conteste cette exprience1 en assurant qu'il l'a rpte1 que dans le premier cas2 c'est--dire1 quand on tenoit la bouteille la main1 elle s'est charge de mme que dans le second cas1 o l'on avoit tabli une communication de l'envelope de cette bouteille au coussin4 ,je ne sai pas prcisment la diffrence qui a p se trouver entre sa manire d'oprer celle de ,m4 ,franklin2 mais sur l'expos du ,physicien ,franois1 je souponne ce qui a p l'induire en erreur2 il s'est apparemment persuad que d'puiser le coussin de son lectricit1 c'toit une opration toute simple de facile xcution4 ,il s'en faut beaucoup que je ne l'aye regarde du mme oeil2 plus j'y ai rflchi avant de l'entreprendre1 plus elle m'a paru difficile2 depuis que j'en suis venu bout1 j'estime qu'il n'y a point d'exprience lectrique plus dlicate1 qui xige tant de prcautions4 ,voici quelques maximes gnrales tires de mes remarques sur les diffrentes expriences que j'ai tentes pour puiser le coussin1 qui pourront le faire connotre4 ,il faut3 #a4 ,que le carreau de glace ou de verre1 qui porte le coussin l'excde au moins de #g4 #h4 pouces de chaque ct4 #b4 ,que ni le carreau ni le coussin ne soient attachs par des ligamens extrieurs1 pas mme avec des cordons de soye1 moins qu'ils ne soient prpars1 comme je le dirai ci-aprs4 #c4 ,que les mandrins mastiqus au globe soient au moins #f4 ou #g4 pouces du coussin4 #d4 ,qu'il ne se trouve #c4 ou #d4 pieds tout autour aucune pointe1 de quelque nature qu'elle soit4 ,j'ai d'abord essay d'puiser au coussin d'environ #g4 pouces de diamtre1 sous lequel j'avois mis une glace plane d'un pied quarr1 le tout attach avec des cordons de soye2 l'exprience n'a point russi4 ,j'ai substitu cette glace une capsule sphrique de #aj4 pouces de diamtre1 dans laquelle j'avois fix le coussin avec des cordons de soye1 qui en passant par-dessus les bords de la capsule1 les attachoient ensemble sur le support destin porter le coussin4 ,cette exprience n'eut pas plus de succs que la premire2 mais j'apperus que les petits poils qui sortoient tout autour des cordons de soye se dressoient vers le coussin4 ,je jugeai de-l que c'toient autant de pointes qui lui fournissoient de nouveau feu mesure que le globe en tiroit4 ,aprs avoir remdi ce dfaut en cirant bien xactement les cordons de soye1 je rptai l'lectrisation2 mais je ne fus pas plus heureux4 ,le feu lectrique parut sortir du conducteur presqu'aussi abondamment que si le coussin n'et point t isol4 ,j'y apperus cependant un changement marqu qui me donna bonne esprance2 quand je prsentois mon doigt #c4 ou #d4 pouces du coussin1 j'y sentois une espce de suction1 j'entendois sur le coussin un bruit assez semblable celui que l'on fait en retirant son haleine1 les lvres serres1 comme pour piper un petit animal4 ,cela me fit conjecturer que j'apercevrois dans l'obscurit une aigrette lumineuse au bout de mon doigt1 peut-tre l'endroit d'o sortoit le feu qui toit fourni au coussin4 ,ds-que la nuit fut venu1 que j'eus recommenc l'opration1 je vis1 #a4 un courant de feu qui sortant en nappe d'un des mandrins du globe1 se prcipitoit jusques sur le coussin l'endroit de sa jonction avec le globe2 #b4 de petites aigrettes lumineuses tous les poils de mes habits qui se dirigeoient vers le coussin2 #c4 une longue aigrette mince peu divergente qui partoit de mon doigt1 lorsque je le prsentois au coussin #c4 ou #d4 pouces de distance1 qui se changeoit en un courant continu1 pour peu que je l'approchasse davantage4 ,m'tant aper que le coussin toit plus prs d'un des ples du globe que de l'autre1 l'ayant remis le plus xactement qu'il me fut possible1 gale distance des deux mandrins1 je vis le courant de feu1 qui auparavant sortoit de l'un d'eux1 partag en deux nappes peu-prs gales1 une de chaque ct3 ,ayant fait cesser la rotation du globe1 je remarquai que la vertu attractive du coussin s'y conserva encore long-temps4 ,plus d'une demi-heure aprs l'avoir laiss dans cet tat1 il suoit pipoit encore l'approche du doigt4 ,en rflchissant sur ces observations1 j'ai imagin qu'il falloit avoir un coussin plus troit un globe plus gros1 ou du moins dont les mandrins fussent plus loigns de l'quateur4 ,j'essayai un globe de #ad4 pouces de diamtre2 mais il se trouva un peu trop dur1 ayant trop d'paisseur de verre4 ,d'ailleurs1 quelque solide que ft la machine dont je me servois1 il y causa par sa rotation un branlement qui m'inquita4 ,ces considrations me dterminrent donner la prfrence un globe de cristal de #ac4 pouces que je fis monter exprs4 ,les goulots en sont minces1 les mandrins qui y sont mastiqus n'ont gure plus d'un demi-pouce d'empattement tout autour4 ,en faisant rouler ce globe sur un coussin de #c4 pouces de diamtre1 les bords de celui-ci se trouvent loigns des mandrins de plus de #g4 pouces4 ,ma grande capsule au fond de laquelle j'ai fix ce coussin avec du mastic1 met encore un plus grand loignement entre lui le plateau de bois qui porte le tout4 ,ce n'est qu'aprs toutes ces prcautions que je suis venu bout d'puiser la matire lectrique du coussin1 de faire les expriences que ,m4 ,franklin nous a indiques sur ce sujet4 ,je suis d'autant-moins tonn du peu de succs de ceux qui disent les avoir tentes inutilement1 que je suis sr qu'il est impossible d'y russir sans toutes ces prcautions4 ,sans entrer dans une discussion qui seroit trop longue ennuyeuse1 on trouvera dans cet expos des rponses plus que suffisantes aux questions objections de nos critiques1 la raison de la diffrence de leurs succs4 ,lisez ,lettres sur l'lectricit1 pag4 #aab-aae4 ,pour les trois questions qui terminent la page #aae1 pourra-t-on apprendre1 sans tonnement1 qu'elles nous viennent d'un homme instruit8 ,je vais pourtant y satisfaire comme si elles le mritoient4 ,sur la dernire consquence de ,m4 ,franklin qu'il n'entre dans la bouteille que le feu lectrique qui vient de sa surface extrieure1 on lui demande3 ,et quelle certitude en avez-vous8 ,la matire lectrique n'est-elle pas rpandue dans l'air de l'atmosphre8 ,et pourquoi ne voulez-vous pas que la chane le globe y trouvent ce feu lectrique qui passe par le conducteur dans l'intrieur de la fiole8 ,il faut montrer que cela est impossible1 ou que cela n'est pas1 si vous voulez que votre consquence soit reu4 ,soit1 ,monsieur1 on s'en tient votre parole4 ,voici la certitude que nous en avons1 indpendamment de ce que nous voulons ou ne voulons pas4 coutez bien4 ,si la chane le globe trouvoient dans l'air de l'atmosphre ce feu lectrique qui passe par le conducteur dans l'intrieur de la fiole1 ils l'y trouveroient aussi bien avant qu'on et tabli une communication de l'extrieur de la bouteille au coussin1 qu'aprs1 dans ce cas on l'apercevroit en touchant au conducteur4 ,il est cependant trs-certain que ds-que le coussin est puis on ne tire pas la moindre tincelle des conducteurs3 tirez1 s'il vous plat1 la consquence vous-mme1 ne refusez plus de la recevoir4 #cd4 ,suspendez deux balles de lige par des fils de lin attachs au premier conducteur2 touchez alors le ct de la bouteille1 elles seront lectrises1 elles s'loigneront l'une de l'autre4 ,car autant que vous donnez de feu aux cts1 autant prcisment il s'en dcharge travers le fil-d'archal sur le premier conducteur1 d'o les balles de lige reoivent une atmosphre lectrique4 ,mais prenez un fil-d'archal courb en forme de ,c1 avec un bton de cire d',espagne fix la partie extrieure de la courbure1 afin de le tenir par-l1 appliquez une extremit de ce fil-d'archal aux cts1 l'autre en mme temps au premier conducteur1 la fiole sera dcharge2 si les balles ne sont pas lectrises avant la dcharge1 elles ne parotront pas l'tre aprs2 car elles ne se repousseront pas l'une l'autre4 ,maintenant si le feu dcharg de la surface intrieure de la bouteille travers son fil-d'archal restoit sur le premier conducteur1 les balles seroient lectrises s'loigneroient l'une de l'autre4 ,si la fiole faisoit une explosion relle aux deux extrmits dchargeoit le feu tant des cts que du fil-d'archal1 les balles seroient lectrises en plus s'loigneroient plus loin1 car aucune portion de feu ne peut s'chaper en tant empche par le manche de cire4 ,mais si le feu1 dont la surface intrieure est surcharge1 est prcisment la quantit qui manque la surface extrieure1 il passera circulairement travers le fil-d'archal attach au manche de cire1 rtablira l'quilibre dans le verre1 ne causera aucune altration dans l'tat du premier conducteur4 ,nous avons trouv conformment que si le premier conducteur est lectris1 que les balles de lige soient dans un tat de rpulsion avant que la bouteille soit charge1 elles continueront d'y tre aprs1 sinon elles ne seront point lectrises par cette dcharge4 ,tout ce qui est dans la critique1 pag4 #aaf4 #aag1 #aah4 contre cette exprience1 me parot tout--fait hors de propos2 notre auteur1 comme on vient de le voir1 prouve incontestablement que l'exprience de ,leyde n'lectrise point les corps qui reoivent la commotion1 ou qui ont communication avec ceux qui la reoivent1 ,m4 ,l4 ,n4 en convient2 mais aprs cela il se perd dans une discussion qui n'a aucun rapport au sujet dont il s'agit4 ,,lettre ,,iv4 ,nouvelles expriences observations sur l'lectricit4 #agdh4 ,,monsieur1 #ce4 ,il y aura la mme explosion le mme choc1 si la bouteille lectrise est tenue d'une main par le crochet1 touche de l'autre par les cts#ai1 que si elle est tenue par les cts touche au crochet4 ,note #ai3 ,m4 ,franklin s'est servi dans la plupart de ses expriences1 surtout dans les suivantes1 de bouteilles garnies de mtal en dedans en dehors3 il faut donc entendre par le terme cts1 la surface extrieure couverte d'une enveloppe mtallique depuis le fond jusqu'au collet1 ou jusqu' deux ou trois pouces prs du goulot4 #cf4 ,pour prendre impunment par le crochet la bouteille charge1 en mme tems ne pas diminuer sa force2 il faut d'abord la placer sur un corps originairement lectrique4 #cg4 ,la fiole sera lectrise aussi fortement1 si elle est tenue par le crochet les cts appliqus au globe ou au tube1 que si elle est tenue par les cts1 que le crochet leur soit appliqu4 #ch4 ,mais la direction du feu lectrique tant diffrente dans la charge1 elle sera aussi diffrente dans l'explosion2 la bouteille charge par le crochet sera dcharge par le crochet2 la bouteille charge par les cts sera dcharge par les cts1 jamais autrement2 car le feu doit sortir par la mme voye qui lui a donn entre4 #ci4 ,pour prouver cela1 prenez deux bouteilles qui soient galement charges par les crochets1 une dans chaque main2 approchez leurs crochets l'un de l'autre1 il n'en rsultera ni tincelle ni choc1 parce que chaque crochet est dispos donner du feu1 ni l'un ni l'autre ne l'est en recevoir4 ,posez une des bouteilles sur le verre1 levez-la par le crochet1 appliquez son ct au crochet de l'autre2 il y aura alors une explosion un choc1 les deux bouteilles seront dcharges4 ,sur l'assertion de ,mr4 ,franklin que1 si l'on approche l'un de l'autre les crochets des deux bouteilles galement charges1 il n'en rsultera ni tincelle1 ni choc3 ,ho6 voil1 s'crie ,m4 ,l4 ,n4#bj1 ce dont je ne conviendrai pas2 car ds la premiere fois que j'en fis l'preuve1 je vis trs-distinctement clater le feu lectrique entre les deux crochets1 je ressentis un coup assez vif dans les deux bras4 ,cela peut tre1 je crois que cela est1 pour l'avoir prouv de mme2 mais la proposition de ,m4 ,franklin n'en est pas moins vraie1 il faudra que le physicien ,franois en convienne malgr sa protestation1 car il faut se rendre l'vidence2 il doit savoir qu'aprs l'exprience de ,leyde1 la bouteille n'est plus charge1 qu'il n'y reste plus de feu3 si les deux bouteilles dont il s'agit restent charges aprs en avoir approch les deux crochets l'un de l'autre1 c'est une preuve incontestable qu'elles n'ont pas produit tout leur effet4 ,celui que ,m4 ,l4 ,n4 a ressenti n'est venu que de ce que l'une des bouteilles toit plus charge que l'autre1 le feu qu'il a v si distinctement entre les deux crochets1 n'est que ce qui en a pass de l'une l'autre pour les remettre toutes deux en quilibre3 elles n'en restent pas moins charges l'une l'autre aprs cette lgre commotion1 qui d'ailleurs n'est pas diffrente de celles qu'on ressent dans la main chaque tincelle que l'on tire d'un peu loin du conducteur1 quand on charge une bouteille4 ,note #bj3 ,lett4 sur l'lectricit1 pag4 #abc4 ,pour avoir sur ce sujet une conviction encore plus complette1 il ne s'agit que de varier l'exprience3 prenez deux bouteilles dont l'une soit bien charge l'autre ne le soit point du tout2 en approchant leurs crochets l'un de l'autre1 vous verrez une tincelle vous recevrez un coup2 mais aprs cela les bouteilles seront toutes deux demi charges2 preuve certaine que le feu est sorti par le crochet de celle qui toit lectrise1 comme il y toit entr4 ,cette erreur de ,m4 ,l4 ,n4 ne vient donc que de ce qu'il n'a pas fait attention que pour cette exprience les deux bouteilles doivent tre galement charges4 ,quand elles le sont1 il n'y a rellement ni tincelle1 ni choc1 comme l'a judicieusement avanc ,m4 ,franklin4 #dj4 ,variez l'exprience en chargeant deux fioles galement1 l'une par le crochet1 l'autre par le ct2 tenez par les cts celle qui a t charge par le crochet1 tenez par le crochet celle qui t charge par le ct2 appliquez le crochet de la premire au ct de la seconde1 il n'y aura ni choc1 ni tincelle3 posez sur le verre celle que vous tenez par le crochet1 levez-la par les cts1 prsentez les deux crochets l'un l'autre1 il y aura une tincelle un choc1 les deux bouteilles seront dcharges4 ,cette exprience tant attaque dans le mme endroit de la mme manire que la prcdente1 trouve aussi la mme dfense4 ,dans cette exprience les bouteilles sont totalement dcharges1 l'quilibre y est rtabli3 l'excs du feu dans un des crochets1 7ou plutt dans la surface intrieure d'une bouteille17 tant exactement gale ce qui manque de feu dans l'autre1 par consquent comme chaque bouteille a en elle-mme l'excs aussi bien que le dfaut1 le dfaut l'excs doivent tre gaux dans chaque bouteille4 ,voyez 4 #db4 #dc4 #dd4 #de4 ,mais si un homme tient en main les deux bouteilles1 dont l'une soit pleinement lectrise1 l'autre ne le soit point du tout2 s'il rapproche leurs crochets1 il ne sentira que la moiti du coup1 les bouteilles resteront demi lectrises1 l'une tant demi dcharge1 l'autre demi charge4 #da4 ,placez deux fioles galement charges sur une table #e4 ou #f4 pouces de distance2 suspendez une petite boule de lige par un fil de soye1 qui tombe entre les deux bouteilles3 si les fioles ont t toutes deux charges par leurs crochets1 lorsque le lige aura t attir repouss par l'un1 il ne sera pas attir par l'autre1 mais il en sera galement repouss2 mais si les fioles ont t charges l'une par le crochet l'autre par le ct1#ba le lige aprs avoir t attir1 repouss par un crochet1 sera aussi fortement attir ensuite repouss par l'autre1 joura ainsi avec force entre les deux1 jusqu' ce que les deux bouteilles soient peu prs dcharges4 ,note #ba3 ,pour charger commodment une bouteille par le ct1 mettez-la sur un verre3 tablissez une communication du premier conducteur l'enveloppe mtallique de cette bouteille1 une autre de son crochet la muraille ou au plancher4 ,quand elle sera charge1 supprimez cette derniere communication avant que d'empoigner la bouteille1 autrement une grande partie du feu s'chapperoit par cette voye4 #db4 ,lorsque nous employons les termes de charger dcharger les bouteilles1 c'est pour nous conformer l'usage1 par disette d'autres termes plus convenables2 puisque nous sommes persuads qu'il n'y a rellement pas plus de feu lectrique dans la bouteille aprs ce qu'on appelle sa charge1 ni moins aprs sa dcharge qu'il n'y en avoit auparavant1 except seulement la petite tincelle que l'on peut donner ou enlever la matire non-lectrique1 si elle est spare de la bouteille3 tincelle qui ne peut pas galer la cinquantime partie de celle qui fait l'explosion4 ,car si dans l'explosion le feu lectrique sortoit de la bouteille par un endroit1 qu'il ne rentrt pas par un autre1 il s'ensuivroit que si un homme plac sur de la cire tenant la bouteille d'une main1 tiroit l'tincelle en touchant avec l'autre le crochet de fil-d'archal1 la bouteille tant par l dcharge1 l'homme seroit charg2 ou que la quantit de feu perdu par l'une se retrouveroit dans l'autre1 puisqu'il n'y a aucune issue pour la laisser chaper2 mais il arrive le contraire4 #dc4 ,d'ailleurs la fiole ne souffrira pas ce que l'on appelle une charge1 moins qu'il n'en puisse sortir autant de feu par une voye qu'il en entre par une autre4 ,une fiole place sur la cire ou sur le verre1 ou bien suspendu sur le premier conducteur d'lectricit1 ne peut tre charge moins qu'il n'y ait une communication tablie entre ses cts le plancher pour servir de dcharge4 ,de toutes les expriences de ,philadelphie1 il y en a peu qui soient contestes avec autant de confiance que celle-ci4 ,ds le premier rapport que je fis l',acadmie royale des sciences en #agea4 du succs des expriences de ,m4 ,franklin1 on me soutint avec vivacit que cette observation toit contraire l'exprience4 ,n'tant all l',acadmie que pour y rendre compte de ce que j'avois fait v1 non pas pour disputer2 je me contentai de rpliquer que j'tois sr de ce que j'avanois d'aprs mon auteur3 je suis surpris qu'on n'en ait pas encore reconnu la vrit4 ,cette communication que l'on tablit des cts de la bouteille au plancher1 est ce que nous appellons une dcharge3 quand on lectrise une bouteille la main1 c'est la main qui en tient lieu2 mais si la bouteille est suspendu au conducteur sans dcharge1 que l'air soit bien sec1 je suis sr pour l'avoir prouv cent fois1 qu'elle ne se charge point3 j'ai de mme prouv que quand elle est appuye sur un support lectrique1 plus ce support est large lev moins elle se charge4 ,j'ai cependant v la bouteille de ,leyde se charger quoique suspendu au conducteur sans dcharge1 mais trs-lentement trs-difficilement1 dans des tems o l'air de l'atmosphre est charg d'humidit1 7c'est apparemment celui o notre critique a tudi son objection7 mais cela ne vient que de ce que les particules d'humidit rpandus dans l'air font l'office de dcharge3 l'on peut d'autant moins se prvaloir de cette observation contre ,m4 ,franklin1 qu'il est moins porte de la faire par lui-mme4 ,la saison o il se livre plus particulierement l'lectricit1 comme la plus favorable aux expriences1 est l'hyver1 c'est le temps o la ,pensylvanie jouit du ciel le plus beau le plus pur2 quoi qu'il en soit1 des objections1 la proposition de notre auteur restera dans toute sa force pour quiconque voudra se mettre dans sa position1 consulter l'exprience sans prvention4 #dd4 ,mais suspendez deux ou plusieurs fioles sur le premier conducteur d'lectricit1 l'une pendante la queu de l'autre1 un fil-d'archal de la derniere au plancher1 un gal nombre de tours de rou les chargera galement1 chacune le sera autant que si elle seule et t soumise l'opration3 ce qui est chass de la queu de la premiere servant charger la seconde1 ce qui est chass de la seconde chargeant la troisime1 ainsi de suite2 par ce moyen une quantit de bouteilles peuvent tre charges par la mme opration1 aussi pleinement que s'il n'y en avoit qu'une seule2 si ce n'est que chaque bouteille reoit de nouveau feu1 abandonne son ancien avec quelque rticence1 ou plutt apporte la charge quelque foible rsistance1 qui dans un nombre de bouteilles devient plus gale la puissance chargeante1 repousse ainsi le feu sur le globe plus vite qu'une simple bouteille ne le pourroit faire4 #de4 ,lorsqu'une bouteille est charge par la voye ordinaire1 ses surfaces intrieure extrieure sont prtes1 l'une donner le feu par le crochet1 l'autre le recevoir par le ct3 l'une est pleine1 dispose pousser1 l'autre est vuide1 extrmement affame2 cependant comme la premiere ne chassera point1 que l'autre ne puisse au mme instant recevoir1 de mme la dernire ne recevra point1 que la premire ne puisse donner au mme instant2 lorsque l'un l'autre peut se faire en mme-tems1 cela se fait avec une vitesse une violence inconcevables4 #df4 ,ainsi lorsqu'on bande un ressort avec violence 7quoique la comparaison ne convienne pas dans tous les points7 il doit1 pour se rtablir de lui-mme1 resserrer le ct qui avoit t tendu en le bandant1 tendre celui qui avoit t resserr4 ,si l'une de ces oprations rencontre des obstacles1 l'autre ne sauroit avoir son xcution2 mais on ne dit point que le ressort soit charg d'lasticit1 lorsqu'il est band1 dcharg1 lorsqu'il est dband2 sa quantit d'lasticit est toujours la mme4 #dg4 ,le verre a pareillement toujours dans sa substance la mme quantit de feu lectrique1 une fort grande quantit1 par rapport la masse du verre1 comme il sera prouv dans la suite4 #dh4 ,cette quantit proportionne au verre1 il la retient avec force opiniatret2 il n'en aura ni plus ni moins1 quelque changement qu'il prouve dans ses parties1 dans sa situation2 c'est--dire1 que nous en pouvons tirer une partie de l'un de ses cts1 pourv que nous en rendions l'autre une gale quantit4 #di4 ,nanmoins lorsque la situation du feu lectrique est ainsi drange dans le verre1 lorsque quelque partie a t retranche de l'un des cts1 que quelque partie a t ajote l'autre1 il ne reste point en repos ou dans son tat naturel1 jusqu' ce qu'il ait t rtabli dans son uniformit primitive 4444 ce rtablissement ne peut tre fait travers la substance du verre1 mais il doit se faire par une communication non lectrique1 tablie au dehors1 de surface surface4 #ej4 ,ainsi la force totale de la bouteille1 le pouvoir de donner un choc est dans le verre-mme2 les corps non-lectriques en contact avec les deux surfaces ne servant qu' donner recevoir des diffrentes parties du verre2 c'est--dire1 donner un ct1 recevoir de l'autre4 #ea4 ,nous avons fait ici cette dcouverte de la manire suivante4 ,nous proposant d'analyser la bouteille lectrifie pour savoir o rside sa force1 nous la plames sur un verre1 nous tames le lige le fil-d'archal1 que l'on avoit eu attention de ne pas trop enfoncer4 ,alors prenant la bouteille d'une main1 approchant un doigt de l'autre main auprs de l'orifice1 une forte teincelle s'lana de l'eau1 le choc fut aussi violent que si le fil-d'archal n'et point t drang1 ce qui nous fit connotre que la force lectrique ne rsidoit point dans le fil-d'archal4 ,ensuite pour dcouvrir si elle rsidoit dans l'eau1 y tant comprime condense1 parce que le verre la serre de toutes parts 7ce qui avoit t notre premire opinion17 nous lectrismes de nouveau la bouteille2 l'ayant mise sur un verre1 nous otmes1 comme ci-devant1 le lige le fil-d'archal2 levant alors la bouteille1 nous versmes toute l'eau dans une autre bouteille vuide qui toit pareillement sur un verre2 levant cette derniere fiole1 nous comptmes1 si la force rsidoit dans l'eau1 d'entendre partir un coup2 mais il n'y en eut point4 ,nous jugemes donc qu'il falloit ou que la force se ft perdu en transvasant1 ou qu'elle ft reste dans la premire bouteille2 nous trouvmes que notre derniere conjecture toit juste4 ,car cette bouteille mise l'preuve donna un coup1 quoique remplie1 sans la dplacer1 avec de l'eau frache1 qui n'toit point lectrifie444 ,alors pour dcouvrir si le verre avoit cette proprit prcisment comme verre1 ou si la forme y contribuoit en quelque chose1 nous prmes un carreau de verre2 le posant sur la main1 nous mmes une plaque de plomb sur sa surface suprieure2 ensuite nous lectrismes cette plaque1 l'approche du doigt il y eut une tincelle un choc4 ,nous prmes ensuite deux plaques de plomb de dimensions gales1 mais plus petites que le verre qui les dbordoit de deux pouces de tous cts1 nous lectrismes le verre entr'elles en lectrisant la plaque de dessus4 ,aprs cela nous sparmes cette plaque du verre1 par cette opration le peu de feu qui pouvoit tre dans le plomb fut enlev1 le verre touch avec le doigt sur les parties lectrises1 ne donna que quelques petites tincelles piquantes2 on peut cependant en tirer un grand nombre de diffrent endroits4 ,aprs avoir remis adroitement le verre entre les deux plaques1 achev un cercle2 c'est--dire1 pratiqu une communication entre les deux surfaces1 il s'ensuivit un choc violent 4444 ce qui dmontre que le pouvoir rside dans le verre comme verre1 que les corps non-lectriques en contact servent uniquement1 comme l'armure de l'aimant1 unir les forces des diffrentes parties1 les rassembler dans tel point qu'on dsire4 ,car c'est une propriet des corps non-lectriques1 que tout le corps reoit ou donne dans un instant tout le feu lectrique qui est donn ou enlev quelqu'une de ses parties4 ,l'exprience de ,leyde est sans contredit une des plus belles dcouvertes qui ayent t faites en ,physique4 ,c'est elle qui a donn lieu aux profondes recherches qui occupent si gnralement les ,physiciens depuis #agde4 ,chacun d'eux a fait ses efforts pour dveloper la merveilleuse bouteille qui en est le fondement2 mais on ne voit pas qu'aucun y ait russi avant ,m4 ,franklin4 ,l'analyse de cette bouteille toit1 ce semble1 la chose la plus aise imaginer la plus simple xcuter1 cependant personne n'y a song1 comme si cette ide n'et p venir que du nouveau monde2 mais peine a-t-elle pnetr en ,europe1 peine le succs en est-il connu qu'on entreprend de le contester2 on veut documenter l'auteur1 changer le proced1 nier le rsultat4 ,examinons chacune de ces choses4 ,si vous voulez1 dit le ,physicien franois l',amricain#bb1 rpter cette exprience 7l'analyse de la bouteille7 de bonne foi sans prvention1 je vous dirai en quoi vous avez manqu2 je vous promets qu'en procdant1 comme il convient1 vous trouverez des signes trs-marqus de la vertu lectrique dans votre eau transvase4 ,voici le proced4 ,note #bb3 ,lettre sur l'lectricit1 pag4 #ia4 ,je vous avertis donc qu'il faut faire cette exprience avec une lectricit passablement forte1 viter les longueurs444 que le nouveau vase qui reoit l'eau1 ne soit pas d'un verre fort pais1 qu'au lieu d'tre pos sur du verre1 comme vous le faites1 il le soit au contraire sur la main d'un homme ou sur quelqu'autre corps non-lectrique4 ,si vous procedez ainsi1 je vous rponds du succs4 ,pour moi je pense qu'en procedant ainsi1 on ne feroit point l'analyse de la bouteille4 ,mais ni le critique1 ni celui qui s'est laiss surprendre par cette exprience1 ne se sont apperus qu'ils manquoient dans le point essentiel4 ,c'est ce dfaut de sagacit qui parot avoir assur la dfaite de l'un la victoire de l'autre que l'on a fait sonner si haut4 ,d'aprs ce rsultat vrai en lui-mme1 mais faux dans son principe1 on argumente contre ,m4 ,fr4 on le presse3 on le poursuit3 on se persuade qu'il ne lui reste pas plus de ressource qu' celui qu'on a nomm son plus zl partisan4 ,sans entreprendre de rfuter tout ce que l'loquence tale en #h4 ou #aj4 pages de la critique1 sans rtorquer tous les argumens adress notre ,amricain1 je crois que quelques rflexions fondes sur l'exprience suffiront pour en effacer les impressions4 ,quand une personne tient dans sa main la bouteille lectrise1 qu'elle en verse l'eau dans une autre bouteille tenu dans la main d'une autre personne1 il arrive la mme chose que si l'on faisoit toucher le crochet de la premiere bouteille celui de la seconde qui seroit arme1 la charge se partage entre les deux bouteilles4#bc ,cela est si vrai que si la mme personne fait seule cette exprience en tenant les deux bouteilles1 une en chaque main1 elle ressentira une commotion1 qui ne sera pourtant que la moiti de celle qu'elle recevroit1 si elle faisoit tout simplement l'exprience de ,leyde4 ,donc en versant l'eau de cette faon on fait passer avec elle dans la seconde bouteille la moiti de la matire lectrique contenu dans la premire4 ,la preuve s'en tire encore d'une autre observation que voici4 ,si la matire lectrique qui passe ainsi avec l'eau d'une bouteille dans l'autre1 toit prcisment attache la liqueur1 la quantit en seroit proportionelle la quantit de l'eau transvase3 or cela n'est point2 car que l'on vuide toute la liqueur1 ou que l'on n'en vuide que la moiti1 la seconde bouteille qui l'aura reu se trouvera galement charge1 c'est--dire lectrise au mme degr2 si toutes choses toient gales des deux cots3 si les bouteilles toient gales en capacit1 en matire1 en forme1 leur intrieur galement moill1 ce degr seroit xactement le mme dans chacune4 ,donc notre critique n'a pas raison de dire que l'on ne sauroit lui objecter que les circonstances dont il fait dpendre le succs de l'exprience1 changent l'espce4 ,et pourquoi ne sauroit-on lui faire cette objection1 ds qu'on voit videmment que son procd est erronn3 que n'en apperevant pas le dfaut1 il en tire avantage1 pour combattre la doctrine d'un ,physicien consomm dans cette partie1 o il donne des leons tout le monde savant8 ,note #bc3 ,v4 pag4 #abe4 4 #dj4 ,s'il restoit encore quelques doutes sur l'analyse de la bouteille lectrise1 qui est regarde avec raison comme une des plus belles expriences de ,m4 ,franklin1 quoiqu'elle ne soit pas une des plus brillantes1 sur laquelle j'ai entendu un des ,physiciens les plus experiments en cette partie1 se reprocher de ne l'avoir pas imagine2 si1 dis-je1 il restoit encore quelques doutes sur ce sujet1 on pourroit les lever1 en s'y prenant d'une autre faon que j'ai imagine1 que je rapporte ici1 pour rpondre ceux qui prtendent que la matire lectrique ne parot attache au verre de la bouteille qu'en vertu de l'adhrence de l'eau ses parois intrieures4 ,au lieu d'eau1 je mets dans la bouteille du menu plomb1 comme du plomb perdreaux1 ou de la cendre3 aprs l'avoir arme de son crochet1 l'avoir lectrise1 j'en fais l'analyse1 suivant la mthode de ,m4 ,franklin1 je trouve toujours que le plomb en tant vuid1 n'a point emport l'lectricit1 mais que cette matire est reste presque toute entire en la bouteille o je l'avois fait entrer d'abord1 puisque de nouveau plomb1 ou sa place de l'eau1 ou toute autre substance non-lectrique1 ou mme rien autre chose qu'un fil-d'archal1 pourv qu'il touche au fond intrieur1 lui rend le pouvoir de donner la commotion quiconque veut la tenter4 ,j'ai mme prouv qu'elle toit1 toutes choses gales d'ailleurs1 toujours plus forte avec le plomb qu'avec l'eau1 ,c'est en consquence de cette observation1 que depuis long-tems je ne me sers presque plus d'eau dans mes expriences lectriques4 ,j'ai trouv que le mtal1 sur tout le plomb granul est bien prfrable la liqueur pour analyser la bouteille3 il n'est pas sujet l'vaporation3 on peut le scher aisment2 il n'clabousse point en le traversant3 il ne s'attache ni aux parois ni au goulot de la bouteille1 toutes choses qui font souvent manquer l'exprience1 quand on opre avec de l'eau4 ,l'usage de la limaille pour remplir la bouteille est aussi trs-bon2 mais si l'on veut en faire l'analyse1 il faut avoir attention que la limaille soit bien sche1 qu'elle ne fasse point de poussire quand on la verse4 ,il rsulte de toutes ces observations que j'ai faites rptes avec tout le soin l'xactitude possibles1 qu'en s'y prenant comme l'enseigne ,m4 ,l4 ,n4 on ne fait point l'analyse de la bouteille lectrise4 ,car1 qu'est-ce que faire cette analyse8 ,n'est-ce pas tout simplement sparer chacune des parties dont elle est compose1 pour voir laquelle de ses parties la matire lectrique restera attache8 ,or en suivant la route indique par ,m4 ,fr4 on arrive srement ce but2 si l'on entreprend de m'en montrer une autre1 il faudra me prouver qu'elle y conduit aussi srement1 ou tout au moins me mettre dans l'impossibilit d'en dcouvrir l'erreur4 ,notre critique ne fait ni l'un ni l'autre1 malgr ses argumens spcieux1 je n'y aurai pas plus de confiance que si1 pour me prouver que l'lectricit n'est pas attache au verre1 il commenoit par dcharger la bouteille avant d'en faire l'analyse2 il n'y a pas plus de raison vouloir que la seconde bouteille dans laquelle on verse l'eau lectrise1 soit dans la main d'un autre homme1 qu'il y en auroit xiger que la premiere y ft aussi1 quand on en te le fil-d'archal avec les doigts4 ,il y a donc1 quoiqu'en dise la critique1 des circonstances d'o on fait dpendre le succs de l'exprience1 qui en changent l'espce2 celles-ci sont du nombre4 ,c'est pour cela que je prtens qu'en s'y prenant de cette faon1 l'on ne fait point du tout l'analyse de la bouteille4 ,que notre adversaire au reste ne s'imagine pas que je n'aye en ve que de le contredire4 ,la recherche de la verit est mon seul objet4 ,aucune considration ne sauroit m'en dtourner4 ,quand nous avons dit que l'eau ou le mtal que l'on met dans la bouteille de ,leyde n'emportent point avec eux d'lectricit1 dans le temps qu'on les verse dans un autre vase soutenu sur un support lectrique2 il ne faut pas prendre cette proposition la rigueur4 ,je sais par exprience que ces corps non-lectriques ne se dpoillent pas absolument1 en sortant de la bouteille1 de toute l'lectricit dont ils toient chargs4 ,cela se voit videmment quand on se sert de limaille pour faire l'analyse de la bouteille4 ,notre auteur estime que la quantit qu'ils retiennent de cette matire n'quivaut peut-tre pas la cinq-centime partie de ce qui fait la charge de la bouteille2 mais cette petite quantit n'est pas ce dont il s'agit ici2 quand elle seroit beaucoup plus considrable dans les circonstances tablies1 elle ne mettroit jamais la seconde bouteille en tat de donner la commotion4 #eb4 ,sur quoi nous avons fait ce que nous appellons une batterie lectrique1 consistant en onze grands carreaux de vitre garnis de lames de plomb appliques sur chaque ct1 placs verticalement1 soutenus deux pouces de distance sur des cordons de soye1 avec des crochets pais de fil de plomb1 un de chaque ct1 dresss en ligne droite1 loigns l'un de l'autre1 des communications convenables de fil1 une chane depuis le ct donnant d'un carreau jusqu'au ct recevant de l'autre1 de sorte que le tout puisse tre charg ensemble1 par la mme opration1 comme s'il n'y avoit qu'un seul carreau4 ,nous avons fait encore une autre machine pour amener les cts donnans aprs la charge1 en contact avec un long fil-d'archal1 les cts recevans avec un autre4 ,ces deux longs fils-d'archal donneroient la force de tous les carreaux de verre la fois travers le corps de quelque animal qui formeroit le cercle avec eux4 ,les carreaux peuvent aussi tre dchargs sparment1 ou tel nombre ensemble que l'on voudra2 mais cette machine n'a pas t mise beaucoup en usage1 comme ne rpondant pas parfaitement notre intention1 relativement la facilit de la charge par la raison donne 4 #dd4 ,nous avons fait aussi avec de grands carreaux de vitre des tableaux magiques des roues animes qui se meuvent d'elles-mmes1 dont nous allons bientt faire la description4 #ec4 ,je m'apperois par le dernier livre de l'ingnieux ,mr4 ,watson que j'ai reu dernirement1 que le docteur ,bevis s'est servi avant nous de carreaux de verre pour faire l'exprience de ,leyde1 jusqu'au moment que ce livre m'est parvenu1 je me proposois de vous communiquer cela comme une nouveaut4 ,si j'en fais mention ici1 je vous dirai pour excuse que nous avons tent l'exprience diffremment1 que nous en avons tir des consquences diffrentes1 7car ,m4 ,watson parot toujours persuad que le feu est accumul sur le corps non lectrique1 qui est en contact avec le verre1 pag4 #gb47 nous l'avons mme pouss plus loin1 autant que j'en puis juger jusqu' prsent4 ,,lettre ,v4 ,,premi,,re ,,partie4 #bg4 ,juillet #agea4 ,,monsieur1 ,je crois que ,m4 ,watson a fait la hte ses observations sur mon dernier crit1 avant d'avoir bien considr les expriences rapportes dans le 4 #ea4 qui me paroissent toujours dcisives dans cette question3 ,si l'accumulation du feu lectrique est sur le verre lectris1 ou sur la matire non-lectrique jointe au verre2 je crois qu'elles dmontrent que l'accumulation est rellement sur le verre4 ,quant l'exprience dont parle cet ingnieux physicien1 qu'il regarde comme concluante pour le parti oppos2 je me flatte qu'il changera de faon de penser cet gard1 lorsqu'il considrera que1 comme une personne qui applique le fil-d'archal de la bouteille charge une liqueur spiritueuse chauffe dans une cuillier que tient une autre personne1 toutes deux tant sur le plancher1 en enflammera les esprits1 que cependant une pareille inflammation ne peut pas dcider si l'accumulation toit sur le verre ou dans le corps non-lectrique2 de mme si l'on place une troisime personne sur un gteau de cire entre les deux premires1 qu'elle tienne d'une main un bassin dans lequel on verse l'eau de la bouteille1 qu' l'instant de l'effusion elle prsente un doigt de l'autre main la liqueur spiritueuse2 cette circonstance ne change rien du tout l'tat des choses1 le filet d'eau tombant de la fiole1 le ct du bassin1 les bras le corps de la personne place sur le gteau n'tant tous ensemble que comme un long fil-d'archal qui s'tend de la surface intrieure de la fiole la liqueur spiritueuse4 #ed4 ,voici de quelle manire se fait le tableau magique4 ,ayant un grand portrait avec un cadre une glace1 7supposez que ce soit celui du ,roi7 tez-en l'estampe1 coupez-en une bande la distance d'environ deux pouces du cadre tout autour2 quand la coupure prendroit sur le portrait il n'y auroit pas d'inconvnient4 ,avec de la colle lgere ou de l'eau gomme1 fixez sur le revers de la glace la bande du portrait spare du reste1 en la serrant l'unissant bien3 alors remplissez l'espace vuide en dorant la glace avec de l'or ou du cuivre en feuille3 dorez pareillement le bord intrieur du derrire du cadre tout autour1 except le haut1 tablissez une communication entre cette dorure la dorure du derrire de la glace3 remettez la planche ou le carton sur la glace1 ce ct est fini4 ,retournez la glace1 dorez exactement le ct antrieur sur la dorure de derrire1 lorsqu'elle sera sche couvrez-la1 en collant dessus le milieu de l'estampe qui avoit t spar de la bande2 observant de rapprocher les parties correspondantes de cette bande du portrait2 par ce moyen le portrait parotra tout d'une pice comme auparavant2 seulement une partie est derrire la glace l'autre devant4444444 tenez le portrait horizontalement par le haut1 posez sur la tte du ,roi une petite couronne dore mobile4 ,maintenant si le portrait est lectris modrment1 qu'une autre personne empoigne le cadre d'une main1 de sorte que ses doigts touchent la dorure postrieure1 que de l'autre main elle tche d'enlever la couronne1 elle recevra une commotion pouventable1 manquera son coup4 ,si le portrait toit puissamment charg1 la consquence pourroit bien en tre aussi fatale#bd que celle du crime de haute trahison3 car lorsque l'tincelle est tire travers une main de papier couche sur le portrait par le moyen d'un fil-d'archal de communication2 elle fait un trou travers chaque feuillet1 c'est--dire travers #dh4 feuilles1 7quoique l'on regarde une main de papier comme un bon plastron contre la pointe d'une pe2 ou mme contre une balle de pistolet17 le craquement est excessivement fort4 ,l'oprateur qui tient ce portrait par l'extrmit suprieure1 o l'intrieur du cadre n'est pas dor1 dessein d'empcher la chute du portrait1 ne sent rien du coup1 peut toucher le visage du portrait sans aucun danger1 ce qu'il donne comme un tmoignage de sa fidlit44444 ,si plusieurs personnes en cercle reoivent le choc1 on appelle l'exprience les conjurs4 ,note #bd3 ,nous avons trouv depuis qu'elle est fatale de petits animaux1 mais que l'action n'est pas assez violente pour en tuer de grands2 le plus gros que nous ayons tu est une poule4 ,avec une glace de #abjj4 pouces quarrs tame sur ses deux faces1 j'ai plusieurs fois perc jusqu' #afj4 feuilles de papier commun4 #ee4 ,sur le principe tabli dans le 4 #da4 que les crochets des bouteilles diffremment charges attireront repousseront diffremment1 on a fait une rou lectrique1 qui tourne avec une force extraordinaire4 ,une petite flche de bois leve perpendiculairement passe angles droits travers une planche mince1 de figure ronde d'environ #ab4 pouces de diamtre1 tourne sur une pointe de fer fixe dans l'extrmit infrieure1 tandis qu'un gros fil-d'archal dans la partie suprieure traversant un petit trou dans une feuille de cuivre1 maintient la flche dans sa situation perpendiculaire4 ,environ trente rayons d'gale longueur faits d'un carreau de vitre coup en bandes troites sortent horizontalement de la circonfrence de la planche1 les extrmits les plus loignes du centre excdant les bords de la planche d'environ #d4 pouces2 sur l'extrmit de chacun est fix un d de cuivre4 ,maintenant si le fil-d'archal de la bouteille lectrise par la voye ordinaire est approch de la circonfrence de cette rou1 il attirera le d le plus proche1 mettra ainsi la rou en mouvement4 ,ce d dans le passage reoit une tincelle1 ds-lors tant lectris1 il est repouss chass en avant1 tandis qu'un second tant attir1 approche du fil-d'archal1 reoit une tincelle1 est chass aprs le premier1 ainsi de suite jusqu' ce que la rou ait achev un tour3 alors les dez dj lectriss approchant du fil-d'archal1 au lieu d'tre attirs comme auparavant1 sont au contraire repousss1 le mouvement cesse l'instant444 mais si une autre bouteille qui a t charge par les cts est place auprs de la mme rou1 son fil-d'archal attirera le d repouss par le premier1 par l doublera la force qui fait tourner la rou1 en enlevant non-seulement le feu qui a t communiqu aux dez par la premire bouteille2 mais leur en drobant mme de leur quantit naturelle1 au lieu d'tre repousss lorsqu'ils reviennent vers la premire bouteille1 ils sont plus fortement attirs2 de sorte que la rou acclre sa marche jusqu' fournir avec une grande rapidit #ab4 ou #ae4 tours dans une minute1 avec une telle force que le poids de cent rixdales dont nous la chargemes une fois1 ne parut en aucune manire ralentir son mouvement44444 ,c'est ce que l'on nomme une broche lectrique2 si un gros oiseau toit embroch la flche perpendiculaire1 il tourneroit devant le feu avec un mouvement capable de le rtir4 ,au lieu de faire cette roue de bois1 d'y rapporter des rayons de verre1 comme l'enseigne ,m4 ,franklin1 j'ai imagin qu'il toit plus simple plus commode de la faire d'une seule pice de verre2 j'ai choisi pour cela un carreau de verre de ,bohme1 le plus uni le plus plane que j'ai p trouver3 je l'ai fait couper en plateau rond de #ah4 pouces de diamtre3 j'ai coll sur chacune de ses surfaces une feuille de papier marbr en couleur de bois1 qui n'approche pas de la circonfrence du plateau plus prs que de deux pouces3 j'ai ensuite mastiqu sur son centre de chaque ct deux gros-fils-d'archal qui servent d'axe1 dont l'un est termin en pointe pour servir de pivot pour tourner sur une petite crapaudine de cuivre1 l'autre plus long pour passer dans un trou rond pratiqu dans une traverse de bois4 ,on pourroit faire l'axe tout d'une pice en perant la rou au centre pour les recevoir4 ,cette roue tant ainsi mise peu prs en quilibre sur son axe1 j'ai mastiqu sur ses bords #cj4 balles de cuivre creuses1 gales distance les unes des autres1 galement loignes du centre4 ,l'on conoit que cette roue est bien plus lgre1 par consquent plus mobile que celle de ,m4 ,franklin2 aussi a-t-elle mieux russi que celles qui ont t excutes suivant sa mthode4 #ef4 ,mais cette roue1 ainsi que celles qui sont pousses par le vent1 l'eau ou les poids1 reoit son mouvement d'une force trangre1 savoir celle des bouteilles4 ,la roue qui tourne d'elle-mme1 quoique construite sur les mmes principes1 parotra encore plus surprenante2 elle est faite d'un carreau de verre mince rond de #ag4 pouces de diamtre1 dore en entier sur les deux cts1 except #b4 pouces vers le bord4 ,on arrte alors deux petites hmisphres de bois avec du mastic au milieu des cts suprieur infrieur opposs leur centre1 sur chacune une forte verge de fil-d'archal longue de #h4 ou #aj4 pouces qui font ensemble l'axe de la roue4 ,elle tourne horizontalement sur une pointe l'extrmit infrieure de son axe1 qui pose sur un morceau de cuivre ciment dans une salire de verre4 ,la partie suprieure de son axe traverse un trou fait dans une lame de cuivre cimente un fort long morceau de verre qui le tient loign de #e4 ou #f4 pouces de tout corps non-lectrique2 l'on place son sommet une petite boule de cire ou de mtal pour conserver le feu4 ,dans un cercle sur la table qui soutient la roue sont fixs douze petits pilliers de verre la distance d'environ #d4 pouces1 avec un d sur le sommet de chaque pillier4 ,sur le bord de la roue est une balle de plomb communiquant par un fil-d'archal avec la dorure de la surface suprieure de la roue2 #f4 pouces environ est une autre balle communiquant de la mme manire avec la surface infrieure4 ,lorsque l'on veut charger la roue par sa surface suprieure1 il faut tablir une communication de la surface infrieure la table4 ,lorsqu'elle est bien charge1 elle commence s'branler2 la balle la plus proche d'un pillier s'avance vers le d qui est sur ce pillier1 l'lectrise en passant1 ds-lors est force de s'en loigner2 la balle suivante qui communique avec l'autre surface du verre1 attire plus fortement ce d1 par la raison que le d a t lectris auparavant par l'autre balle1 ainsi la roue augmente son mouvement jusqu' ce qu'il vienne au point d'tre rgl par la rsistance de l'air4 ,elle tournera une demi-heure1 fera l'un portant l'autre vingt tours dans une minute1 ce qui fait #fjj4 tours dans une demi-heure4 ,la balle de la surface suprieure donnant chaque tour #ab4 tincelles aux dez1 ce qui fait #gbjj4 tincelles1 la balle de la surface infrieure en recevant autant des mmes dez2 ces balles parcourent dans ce tems prs de #bejj4 pieds4444 les dez sont bien attachs1 dans un cercle si exact1 que les balles peuvent passer une trs-petite distance de chacun d'eux4444 ,si au lieu de deux balles vous en mettez huit1 quatre communiquant avec la surface suprieure quatre avec la surface infrieure1 places alternativement2 lesquelles huit tant environ six pouces de distance1 complettent la circonfrence1 la force la vitesse seront de beaucoup augmentes1 la roue faisant cinquante tours dans une minute1 mais elle ne continuera pas tourner si long-tems444444 ,on pourroit peut-tre appliquer ces roues la sonnerie d'un petit carillon#be1 faire par leur moyen mouvoir de petits plantaires fort lgers4 ,note #be3 ,on l'a excut depuis4 #eg4 ,courbez un fil-d'archal circulairement avec un tenon chaque extrmit2 appuyez-en une extrmit contre la surface infrieure de la roue1 amenez l'autre extremit la surface suprieure1 il en rsultera un craquement terrible1 la force sera dcharge4 #eh4 ,chaque tincelle ainsi tire de la surface de la roue fait un trou rond dans la dorure1 perant1 lorsqu'elle sort1 une partie de cette dorure1 ce qui montre que le feu n'est pas accumul sur la dorure1 mais qu'il est contenu dans le verre mme4 #ei4 ,la dorure tant vernisse avec un vernis la trbentine1 le vernis1 quoique dur sec1 est brl par l'tincelle que l'on tire au travers1 rpand une odeur forte1 une fume visible4 ,lorsque l'tincelle est tire travers le papier1 tout autour du trou qu'elle a fait1 le papier se trouve noirci par la fume1 qui quelquefois mme pntre plusieurs feuilles4 ,on trouve aussi une partie de la dorure emporte1 aprs avoir t pousse avec force dans le trou fait au papier par le coup4 #fj4 ,on remarque avec tonnement la quantit de feu lectrique qui peut rsider dans la plus petite portion de verre4 ,une bouteille de verre des plus minces d'environ un pouce de diamtre1 psant seulement six grains1 demi-pleine d'eau1 en partie dore sur le dehors1 garnie d'un crochet de fil-d'archal1 donne1 lorsqu'elle est lectrise1 un aussi grand coup qu'un homme puisse le supporter4 ,comme le verre a le plus d'paisseur vers l'orifice1 je prsume que la moiti infrieure1 qui tant dore1 a t lectrise1 a donn le coup1 n'excde pas #b4 grains2 car il parot1 lorsqu'elle est rompue1 qu'elle est beaucoup plus mince que la moiti suprieure4 ,si une de ces bouteilles minces est lectrise par le ct1 que l'tincelle soit tire travers la dorure1 le verre sera bris au dedans en mme temps que la dorure le sera au dehors4 #fa4 ,en supposant 7pour les raisons ci-dessus allgues 4 #db4 #dc4 #dd47 qu'il n'y a pas plus de feu lectrique dans la bouteille aprs sa charge qu'auparavant1 combien grande ne doit pas tre la quantit de feu dans cette petite portion de verre8 ,on seroit tent de croire qu'il fait partie de sa nature de son essence2 peut-tre que si la quantit requise de feu lectrique retenue par le verre avec tant d'opinitret1 en toit spare1 il cesseroit d'tre verre4 ,il pourroit bien perdre sa transparence1 ou son clat1 ou son lasticit4444 ,il n'est pas incroyable que l'on puisse trouver dans la suite des expriences qui conduiront cette dcouverte4 ,pour peu que l'on force l'lectricit en chargeant une bouteille de verre mince1 il s'y fait l'endroit le plus foible un petit trou ordinairement de figure ronde sans flure2 aprs cette explosion la bouteille est dcharge1 le petit trou parot assez souvent bord d'un petit cercle blanchtre1 plus ou moins large1 dont le verre a perdu sa transparence1 semble brl par l'tincelle qui l'a pntr4 ,si cette explosion se faisoit dans la main1 le trou se trouveroit vis--vis d'un des doigts1 l'on y sentiroit une piqre trs douloureuse1 sans pour cela recevoir la commotion proprement dite4 #fb4 ,nous sommes surpris de lire dans le livre de ,m4 ,watson qu'un choc ait t communiqu travers un grand espace de terre sche1 nous souponnons qu'il devoit y avoir quelque qualit mtallique dans le gravier de cette terre1 ayant trouv que la simple terre sche presse dans un tube de verre ouvert par les deux bouts1 un crochet de fil-d'archal insr dans la terre chaque extrmit1 la terre les fils-d'archal faisant partie d'un cercle1 ne conduisoient pas le moindre choc sensible2 qu'en effet1 lorsqu'un des fils-d'archal avoit t lectris1 l'autre donnoit peine quelques signes de sa connxion avec le premier44444 mme une ficelle bien humide manque quelquefois de conduire un choc1 quoique d'ailleurs elle conduise parfaitement bien l'lectricit4 ,un morceau de glace sec1 ou une chandelle de glace#bf1 que l'on tient entre deux bouteilles dans un cercle1 empche semblablement le choc1 ce que l'on ne devroit pas attendre1 puisque l'eau le conduit avec tant de perfection4444 ,la dorure sur un livre neuf1 qui d'abord conduit le choc avec beaucoup de rgularit1 le manque aprs #aj4 ou #ab4 expriences#bg1 quoiqu'elle paroisse toujours la mme tous gards2 c'est de quoi nous ne saurions rendre raison4#bh ,note #bf3 ,c'est le nom que l'on donne aux glaons qui pendent aux goutires en forme de stalactites pendant l'hyver1 lorsque l'eau s'y gle en coulant goute goute4 ,note #bg3 ,c'toit avec une petite bouteille2 nous avons trouv depuis qu'elle manque galement avec un grand verre4 ,note #bh3 ,on verra dans la suite que l',auteur1 aprs de nouvelles observations1 en donne une raison trs satisfaisante4 #fc4 ,il y a encore une exprience qui nous a tonns1 que jusqu'ici on n'a pas explique d'une maniere satisfaisante2 la voici4 ,placez un boulet de fer sur un verre1 qu'une balle de lige humide1 suspendue par un fil de soye1 vienne toucher le boulet3 prenez une bouteille dans chaque main1 l'une lectrise par le crochet l'autre par le ct3 appliquez le fil-d'archal donnant au boulet qu'il lectrisera positivement1 le lige sera rpouss4 ,ensuite appliquez le fil-d'archal recevant1 qui tirera l'tincelle donne par l'autre2 alors le lige retournera au boulet3 appliquez-le mme une seconde fois tirez une autre tincelle2 alors le boulet sera lectris ngativement1 le lige dans ce cas sera repouss comme auparavant2 appliquez encore le fil-d'archal donnant au boulet1 pour lui rendre l'tincelle dont il a t priv1 la balle de lige retournera2 donnez-lui en une autre1 qui sera une addition sa quantit naturelle1 le lige sera repouss une seconde fois4 ,l'exprience peut tre rpte de la sorte aussi long-tems qu'il y a quelque charge dans les bouteilles4 ,d'o il rsulte que les corps qui ont moins que la quantit commune d'lectricit1 se repoussent l'un l'autre1 aussi bien que ceux qui en ont plus4 tant un peu mortifis de n'avoir p jusqu'ici rien produire par nos expriences pour l'utilit du genre humain1 entrant dans la saison des grandes chaleurs1 pendant lesquelles les expriences lectriques sont moins agrables1 nous avons pris la rsolution de les terminer pour cette saison un peu gayement par une partie de plaisir sur les bords de la ,skuylkill#bi4 ,nous nous proposons d'allumer les esprits des deux cts en mme-tems1 en envoyant une tincelle de l'un l'autre rivage travers la rivire sans autre conducteur que l'eau1 exprience que nous avons excute depuis peu au grand tonnement de plusieurs spectateurs4 ,nous tuerons un dindon pour notre dner par le choc lectrique1 il sera rti la broche lectrique devant un feu allum avec la bouteille lectrise1 nous boirons les sants de tous les fameux lectriciens d',angleterre1 de ,hollande1 de ,france d',allemagne dans des tasses lectrises#cj1 au bruit de l'artillerie d'une batterie lectrique4 #bi4 ,avril #agdi4 ,note #bi3 ,rivire qui baigne un ct de ,philadelphie1 comme le ,delaware baigne l'autre ct4 ,les bords de ces deux rivires sont orns des maisons de campagne des bourgeois1 des charmantes demeures des principaux habitans de cette colonie4 ,note #cj3 ,une tasse lectrise est un petit vase de verre fin1 presque rempli de vin1 lectris comme la bouteille4 ,cette tasse tant porte adroitement aux lvres1 donne un coup1 si le bord de la lvre est ras de prs1 si l'on ne respire pas sur la liqueur4 ,,suite ,des opinions des conjectures sur les proprits sur les effets de la matire lectrique4 #fd4 ,il est dit dans le 4 #h4 que toutes les espces de matire commune sont supposes ne pas attirer le fluide lectrique avec une gale activit1 que les corps appells originairement lectriques comme le verre1 c4 l'attirent le retiennent avec plus de force1 en contiennent la plus grande quantit4 ,cette dernire thse pourroit avoir l'air d'un paradoxe pour quelques personnes tant contraire l'opinion dominante2 c'est pourquoi je vais faire ensorte de l'expliquer4 #fe4 ,pour le faire avec ordre1 il faut d'abord considrer que nous ne pouvons par aucun moyen connu jusqu' prsent faire passer le fluide lectrique au travers du verre4 ,je n'ignore pas que le sentiment commun est qu'il traverse aisment le verre1 qu'on allgue en preuve l'exprience d'une plume suspendu par un fil dans une bouteille scelle hermtiquement1 qu'on la met en mouvement en approchant un tube frott de la surface extrieure de la bouteille2 mais si le fluide lectrique traverse si aisment le verre1 comment la fiole devient-elle charge 7pour me servir de l'expression usite17 lorsque nous la tenons dans nos mains8 ,le feu pouss dans la bouteille par le fil-d'archal ne la traverseroit-il pas pour venir jusqu' nos mains1 pour s'chapper ainsi sur le plancher8 ,en ce cas la bouteille ne demeureroit-elle pas toujours dans le mme tat1 c'est--dire sans tre charge1 comme nous savons que demeureroit une bouteille de mtal qu'on essayeroit de charger de la sorte8 ,assurment s'il y a la moindre flure1 la plus petite solution de continuit dans le verre1 quoiqu'il reste si serr que rien autre chose que nous sachions n'y puisse passer2 cependant le fluide lectrique1 cause de son extrme subtilit1 volera travers cette flure avec la plus grande libert2 nous sommes srs qu'une telle bouteille ne peut jamais tre charge4 ,quelle est donc la diffrence entre cette bouteille une autre bien saine1 si ce n'est que le fluide peut traverser l'une1 ne sauroit traverser l'autre8#ca ,note #ca3 ,voyez les 4 #ce-ej4 #ff4 ,il est vrai qu'il y a une exprience1 qui la premire ve1 seroit capable de persuader un observateur superficiel que le feu pouss dans la bouteille par le fil-d'archal1 passe rellement travers la substance du verre4 ,la voici3 placez la bouteille sur un verre sous le premier conducteur3 suspendez un boulet par une chane depuis le premier conducteur jusqu' ce qu'il soit un quart ou un demi-pouce au-dessus du fil-d'archal de la bouteille3 mettez le revers du doigt prcisment la mme distance du ct de la bouteille que celle du boulet son fil-d'archal3 maintenant faites tourner le globe1 vous verrez une tincelle frapper du boulet au fil-d'archal de la bouteille1 au mme instant vous verrez sentirez une tincelle exactement gale frapper du ct de la bouteille sur votre doigt1 ainsi de suite tincelle pour tincelle4 ,il sembleroit que la totalit ree par la bouteille en a t dcharge une seconde fois1 cependant par ce moyen la bouteille est charge1#cb par consquent le feu qui abandonne ainsi la bouteille1 quoique dans la mme quantit1 ne sauroit tre le mme feu qui est entr par le fil-d'archal1 car si c'toit le mme1 la bouteille resteroit sans tre charge4 ,note #cb3 ,voyez le 4 #ed4 #fg4 ,si le feu qui abandonne ainsi la bouteille n'est pas le mme que celui qui est pouss travers le fil-d'archal1 ce doit tre le feu qui rsidoit dans la bouteille 7c'est--dire dans le verre de la bouteille7 avant le commencement de l'opration4 #fh4 ,si cela est ainsi1 il doit y en avoir une grande quantit dans le verre1 parce qu'une grande quantit est dcharge de la sorte mme d'un verre trs mince4 #fi4 ,que ce fluide ou feu lectrique soit fortement attir par le verre1 nous le reconnoissons la rapidit la violence avec lesquelles il est repris par la partie qui en a t prive1 ds qu'elle en trouve la facilit1 il suit de l que d'une masse de verre nous ne pouvons tirer une quantit de feu lectrique1 ou lectriser moins la masse totale1 comme nous pouvons le faire l'gard d'une masse de mtal2 nous ne pouvons diminuer ni augmenter sa quantit totale1 car il tient bien la quantit qu'il a1 il en a autant qu'il en peut tenir2 ses pores en sont gorgs aussi pleinement que la rpulsion mutuelle des particules le peut comporter2 ce qui est dj dedans1 refuse ou repousse fortement toute quantit surnumraire4 ,nous n'avons qu'un seul moyen de mettre en mouvement le fluide lectrique dans le verre1 qui est de couvrir une des deux surfaces d'un verre mince avec des corps non-lectriques1 de pousser sur une surface une quantit surnumraire de ce fluide1 qui se rpandant sur le corps non-lectrique1 tant limite par lui cette surface1 agit par sa force rpulsive sur les particules du fluide lectrique contenu dans l'autre surface1 les chasse du verre dans le corps non lectrique sur ce ct1 d'o elles sont dcharges1 alors ces parties ajoutes sur le ct charg peuvent y entrer2 mais aprs cette opration il n'y en a dans le verre ni plus ni moins qu'auparavant1 en ayant laiss chapper prcisment autant de dessus un ct qu'il en a reu sur l'autre4 #gj4 ,ici les expressions me manquent1 je doute beaucoup si je pourrai rendre cette partie de mon ouvrage intelligible4 ,par ce mot surface dans le cas prsent1 je n'entens pas simplement longueur largeur sans paisseur2 mais lorsque je parle de la surface suprieure ou infrieure d'un morceau de verre1 de la surface extrieure ou intrieure de la bouteille1 j'entens longueur1 largeur1 moiti de l'paisseur2 je demande la grace d'tre entendu en ce sens4 ,maintenant je suppose que le verre dans ses premiers principes dans la fournaise n'a pas plus de ce fluide lectrique que toute autre matire commune2 que lorsqu'il est souffl1 qu'il se refroidit1 que les particules de feu commun l'abandonnent1 ses pores deviennent un vuide4 ,que les parties composantes du verre soient extrmement petites dlies1 je le conjecture de ce que ses parties brises ne sont jamais raboteuses1 mais toujours lisses polies2 de la tnuit de ses particules1 j'infre que les pores entr'elles sont excessivement petits2 de l vient que l'eau forte1 ni aucun autre menstru connu n'y peut entrer pour les sparer1 en dissoudre la substance2 nous ne connoissons mme aucun fluide assez dli pour les pntrer1 except le feu commun le fluide lectrique4 ,maintenant le feu par sa retraite laissant un vuide1 comme il a t dit ci dessus1 entre ces pores que l'air ou l'eau ne sont pas assez fins pour pntrer1 ni remplir1 le fluide lectrique y est attir1 car il est toujours prt dans ce que nous appellons les corps non-lectriques dans les mixtions non-lectriques qui sont dans l'air2 cependant il ne se fixe point avec la substance du verre1 mais il y sjourne comme l'eau dans une pierre poreuse1 retenu seulement par l'attraction des parties fixes1 restant toujours fluide sans adhrence2 mais je suppose de plus que dans le refroidissement du verre1 son tissu devient plus serr au milieu1 forme une espce de sparation dans laquelle les pores sont si troits que les particules du fluide lectrique qui entrent dans les deux surfaces en mme tems1 ne peuvent les traverser1 ou passer repasser d'une surface l'autre1 ainsi se mler ensemble4 ,nanmoins quoique les particules du fluide lectrique1 imbib par chaque surface1 ne puissent d'elles-mmes passer travers pour se joindre celles de l'autre1 leur rpulsion le peut faire1 par ce moyen elles agissent l'une sur l'autre4 ,les particules du fluide lectrique ont une mutuelle rpulsion1 mais par le pouvoir d'attraction dans le verre1 elles sont condenses1 ou plus rapproches l'une de l'autre4 ,lorsque le verre a reu1 que par son attraction il a condens autant de ce fluide lectrique1 que la force d'attraction de condensation dans l'une est gale la force d'expension dans l'autre1 il ne peut plus s'en imbiber1 cela reste constamment sa quantit totale4 ,mais chaque surface en recevroit plus1 si la rpulsion de ce qui est dans la surface oppose ne rsistoit son entre4 ,les quantits de ce fluide dans chaque surface tant gales1 leur action rpulsive l'une sur l'autre est gale1 par consquent celles d'une surface ne sauroient chasser celles de l'autre4 ,mais si l'on en pousse dans une surface une quantit plus grande que le verre n'en tireroit naturellement1 elle augmente le pouvoir rpulsif de ce ct1 surmontant l'attraction de l'autre1 elle chasse la partie du fluide qui a t imbibe par cette surface1 s'il se trouve un corps non-lectrique prt la recevoir1 ce qui arrive dans tous les cas o le verre est lectris pour donner un choc4 ,la surface qui a t ainsi vuide1 pour avoir chass son fluide lectrique1 en reprend avec violence une quantit gale aussitt que le verre trouve l'occasion de dcharger cette quantit excdente au-del de ce qu'il peut retenir par l'attraction dans son autre surface1 dont la rpulsion additionnelle a occasionn le vuide2 car les expriences favorisant1 je dirois presque confirmant cette hipothse1 je dois1 pour viter les rptitions1 vous prier de revoir ce qui a dj t dit de la fiole lectrique dans mes prcdentes lettres4 #ga4 ,voyons maintenant l'usage que nous en pouvons faire pour expliquer plusieurs autres phnomnes44444 ,le verre qui est un corps extrmement lastique1 7 peut-tre qu'il doit son lasticit jusqu' un certain point la grande quantit de ce fluide rpulsif qu'il renferme dans ses pores17 le verre doit1 lorsqu'il est frott1 avoir sa surface frotte un peu largie1 ou ses parties solides un peu cartes1 de sorte que les interstices dans lesquels rside le fluide lectrique1 deviennent plus larges1 laissant de la place pour une plus grande quantit de ce fluide1 lequel y est immdiatement attir du coussin1 ou de la main frottante qui se refournissent toujours au magazin commun2 mais aussitt que les parties du verre ainsi ouvert rempli ont essuy le frottement1 elles se referment1 obligent la quantit surnumraire de sortir sur la surface o elle doit rester jusqu' ce que ces parties retournent au coussin1 moins que quelques corps non-lectriques1 comme le premier conducteur1 ne se prsente d'abord pour les recevoir4#cc ,note #cc3 ,dans l'obscurit on peut voir le fluide lectrique sur le coussin en deux demi cercles ou croissans1 l'un sur le devant1 l'autre sur le derrire1 prcisment dans l'endroit o le globe le coussin se sparent4 ,dans le croissant antrieur le feu passe du coussin dans le verre3 dans l'autre il quitte le verre retourne dans la partie postrieure du coussin4 ,quand on applique le premier conducteur pour tirer le feu du verre1 le croissant de derrire disparot4 ,mais si la partie intrieure du globe est double d'un corps non-lectrique1 la rpulsion additionnelle du fluide lectrique ainsi rassembl par le frottement sur la partie frotte de la surface extrieure du globe1 chasse une gale quantit de la surface intrieure dans cette doublure non-lectrique1 qui la reoit1 l'entrane de la partie frotte dans la masse commune travers l'axe du globe le cadre de la machine2 le fluide lectrique nouvellement ramass peut entrer demeurer dans la surface extrieure1 le premier conducteur n'en recevra rien ou en recevra fort peu4 ,lorsque cette partie charge du globe en tournant revient au coussin1 la surface extrieure dpose son feu excdant dans le coussin1 la surface intrieure oppose en recevant en mme tems une quantit gale du plancher4 ,il n'y a point d'lectricien qui ne sache qu'un globe mouill intrieurement ne rend que peu ou point de feu1 mais jusqu'ici on n'a pas essay d'en donner la raison1 ou du moins je l'ignore4 #gb4 ,si donc un tube doubl d'un corps non-lectrique#cd est frott1 il ne rend que peu ou point de feu1 ce qui est rassembl de la main dans le coup qui se donne en frottant de haut en bas1 entrant dans les pores du verre1 en chassant une gale quantit de la surface intrieure dans la doublure non-lectrique2 la main en repassant du bas en haut pour donner un second coup1 rechasse ce qui a t pouss dans la surface extrieure1 alors la surface intrieure reoit une seconde fois ce qu'elle a donn la doublure non-lectrique4 ,ainsi les parties de fluide lectrique appartenant la surface intrieure1 pntrent ressortent de leurs pores chaque coup donn au tube4 ,mettez un fil-d'archal dans le tube1 l'extrmit intrieure en contact avec la doublure non-lectrique1 il reprsentera la bouteille de ,leyde4 ,qu'une seconde personne touche le fil-d'archal tandis que vous frottez1 le feu chass de la surface intrieure1 lorsque vous donnez le coup1 passera travers la personne dans la masse commune2 ensuite il reviendra au travers de la personne lorsque la surface intrieure reprendra sa quantit4 ,par consquent cette nouvelle espce de bouteille ne sauroit tre charge de la sorte2 mais elle peut l'tre ainsi3 aprs chaque coup1 avant que vous passiez la main pour en donner un autre1 faites appliquer le doigt de la seconde personne au fil-d'archal1 prendre l'tincelle1 ensuite retirer son doigt1 ainsi de suite jusqu' ce qu'elle ait tir un nombre d'tincelles2 de cette faon la surface intrieure sera puise la surface extrieure sera charge2 alors enveloppez ferme une feuille de papier dor autour de la surface extrieure1 l'empoignant avec la main1 vous pourrez recevoir un coup par l'application du doigt de l'autre main au fil-d'archal2 car alors les pores vuides dans la surface intrieure reprennent leur quantit1 les pores surchargs dans la surface extrieure dchargent leur surplus1 l'quilibre tant rtabli travers votre corps1 lequel ne le seroit pas travers la substance du verre4#ce ,note #cd3 ,le papier dor1 dont on prsente la dorure au verre1 fait fort bien4 ,note #ce3 ,voyez les nouvelles expriences 4 #di4 ,si le tube est puis d'air1 une doublure non-lectrique en contact avec le fil d'archal n'est pas ncessaire1 car dans le vuide le feu lectrique volera librement de la surface intrieure sans avoir besoin d'un conducteur non lectrique4 ,mais l'air rsiste son mouvement1 car tant lui-mme un corps originairement lectrique1 il ne l'attire point1 ayant dj sa quantit suffisante4 ,ainsi l'air ne tire jamais une atmosphre lectrique d'aucun corps qu' proportion des particules non-lectriques qui se trouvent mles avec lui2 il conserve plutt resserre une atmosphre qui par la rpulsion mutuelle de ses parties tend se dissiper1 se dissiperoit immdiatement dans le vuide44444 ,ainsi voil l'explication de la plume enferme dans un vaisseau de verre scell hermtiquement1 qui se meut l'approche du tube frott4 ,lorsqu'une quantit surnumraire du fluide lectrique est applique au ct du vase par l'atmosphre du tube1 une quantit est repousse chasse de la surface intrieure de ce ct dans le vase1 y affecte la plume1 retournant ensuite dans ses pores1 lorsque le tube avec son atmosphre est retir2 mais les particules de cette atmosphre ne passent point elles-mmes au travers du verre la plume44444 tous les autres phnomnes qui se sont prsents nous1 qui concernent le verre l'lectricit sont1 si je ne me trompe1 expliqus avec une gale facilit par la mme hypothse2 elle peut bien nanmoins n'tre pas vraye1 je serai fort oblig quiconque m'en fournira une meilleure4 #gc4 ,ainsi je prtens que la diffrence entre les corps non-lectriques le verre1 qui est un corps originairement lectrique1 consiste en ces deux particularits2 la premire que le corps non-lectrique souffre sans peine un changement dans la quantit du fluide lectrique qu'il contient4 ,vous pouvez diminuer sa quantit totale1 en en chassant une partie que le corps entier reprendra2 mais quant au verre1 tout ce que vous pouvez faire1 c'est de diminuer la quantit contenu dans une de ses surfaces1 encore n'en viendrez-vous bout qu'en fournissant en mme tems une quantit gale1 l'autre surface1 de sorte que le verre entier puisse avoir la mme quantit dans les deux surfaces1 leurs deux quantits diffrentes tant ajoutes ensemble1 ce qui ne peut mme s'excuter que dans un verre fort mince2 nous ne connoissons jusqu'ici aucun moyen d'oprer ce changement au-del d'une certaine paisseur4 ,la seconde que le feu lectrique se transporte aisment d'un endroit un autre1 dans travers la substance d'un corps non-lectrique1 mais non travers la substance du verre4 ,si vous en prsentez une quantit l'extrmit d'une longue baguette de mtal1 elle la reoit1 lorsqu'elle y entre1 chaque particule qui toit auparavant dans la baguette pousse vivement sa voisine l'extrmit la plus loigne o le surplus est dcharg1 cela dans un instant lorsque la baguette fait partie du cercle dans l'exprience du choc2 mais le verre cause de la petitesse de ses pores ou de l'attraction plus forte de ce qu'il contient ne se prte pas un mouvement si libre4 ,une baguette de verre ne conduira pas un choc1 le verre le plus mince ne laissera entrer aucune particule dans aucune de ses surfaces pour traverser de l'une l'autre4 #gd4 ,de l nous voyons l'impossibilit du succs dans les expriences proposes1 de tirer les effluves salutaires d'un corps non-lectrique1 de la canelle par exemple1 de les mler avec le fluide lectrique pour les faire passer avec lui dans le corps1 en l'enfermant dans le tube1 le soumettant au frottement1 c4 ,car quoique les effluves de la canelle le fluide lectrique fussent mls dans le globe1 ils ne sortiroient jamais ensemble travers les pores du verre1 ainsi n'iroient point au premier conducteur2 car le fluide lectrique lui-mme ne sauroit passer au travers1 le premier conducteur est toujours fourni par le coussin1 celui-ci par le plancher2 d'ailleurs lorsque le globe est rempli de canelle ou d'un autre corps non-lectrique1 le fluide lectrique ne peut tre tir de la surface extrieure par la raison ci-dessus nonce4 ,j'ai essay un autre moyen que je croyois plus efficace pour obtenir un mlange de fluide lectrique d'autres effluves1 si un tel mlange et t possible4 ,je plaai une lame de verre sous mon coussin pour couper la communication entre le coussin le plancher2 alors je conduisis une petite chane du coussin dans un vase d'huile de trbentine1 j'amenai une autre chane de l'huile de trbentine au plancher1 prenant garde que la chane du coussin au verre ne toucht aucune partie du cadre de la machine2 une autre chane fut attache au premier conducteur1 tenue dans la main d'une personne qui devoit tre lectrise4 ,les extrmits des deux chanes dans le verre toient environ un pouce de distance l'une de l'autre1 l'huile de trbentine entre deux4 ,les choses ainsi disposes1 je ne pus tirer le feu du plancher travers la machine1 la communication tant intercepte par l'paisseur de la lame de verre sous le coussin2 il fallut donc le tirer travers les chanes1 dont les extrmits toient enfonces dans l'huile de trbentine2 comme cette huile tant un corps originairement lectrique1 ne pouvoit conduire ce qui sortoit du plancher1 il toit donc oblig de sauter de l'extrmit d'une chane l'extrmit de l'autre travers la substance de cette huile1 ce que nous voyions dans de grandes tincelles2 ainsi le feu lectrique eut une belle occasion de saisir quelques-unes des particules les plus dlies de l'huile dans son passage1 de les entraner avec lui2 mais cet effet ne s'ensuivit pas1 je n'apperus pas la moindre diffrence entre l'odeur de ces coulemens lectriques ainsi rassembls1 celle qu'ils ont lorsqu'ils sont rassembls d'une autre manire1 ils n'affectent pas autrement le corps d'une personne lectrise4 ,je mis pareillement dans une fiole au lieu d'eau une liqueur fortement purgative1 alors je chargeai la fiole1 j'en tirai des coups plusieurs reprises4 ,dans ce cas il falloit que chaque particule de fluide lectrique1 avant que de traverser mon corps1 et premirement travers la liqueur1 lorsque la fiole se chargeoit1 qu'elle la traverst de nouveau lorsque la fiole se dchargeoit1 cependant il ne s'ensuivit pas d'autre effet que si la fiole et t charge avec de l'eau4 ,j'ai aussi senti le feu lectrique lorsqu'il avoit travers l'or1 l'argent1 le cuivre1 le plomb1 le fer1 le bois le corps humain1 sans y appercevoir aucune diffrence3 l'odeur est toujours la mme lorsque l'tincelle ne brle pas ce qu'elle frappe1 c'est pourquoi j'imagine qu'elle ne prend son odeur d'aucune qualit des corps qu'elle traverse1 en effet comme cette odeur abandonne si rapidement la matire lectrique s'attache au revers du doigt qui reoit les tincelles1 ainsi qu'aux autres choses1 je souponne qu'elle n'a aucune connexion avec elle1 mais qu'elle se forme sur le champ de quelque chose dans l'air1 que l'air mme pousse sur elle2 car si elle toit assez dlie pour passer avec le fluide lectrique travers le corps d'une personne1 pourquoi s'arrteroit-elle sur la peau d'une autre8 ,mais je n'aurois jamais fait1 si je vous entretenois de toutes mes conjectures1 penses imaginations sur la nature sur les oprations de ce fluide lectrique1 si je vous rapportois les diverses petites expriences que nous avons essayes4 ,cet crit n'est dj que trop long2 je vous en demande pardon2 je n'ai pas eu le tems de le faire plus court4 ,j'ajouterai seulement que1 comme il a t observ ici que l'on peut enflammer en t les esprits par le moyen d'une tincelle lectrique sans les avoir chauffs1 lorsque le thermomtre de ,farhenheit est au-dessus de #gj4 ,ainsi lorsqu'il fait plus froid1 si l'oprateur met une petite bouteille platte dans son sein ou dans son gousset avec la cuillier quelque tems avant d'en faire usage1 la chaleur de son corps leur en communiquera une plus que suffisante pour le dessein qu'il se propose4 ,l'impermabilit du verre tant conteste par ,m4 ,l4 ,n4 ,lettre ,,iv4 il seroit dans l'ordre de rapporter ici les rponses que lui a faites ,mr4 ,david ,colden4 ,mais comme les remarques de ce dernier embrassent plusieurs objets qu'il et t embarrassant de sparer1 pour les mettre chacun sa place1 il a paru plus convenable de les laisser comme il les a crites sous le titre de ,lettre ,,xiv4 ,,lettre ,,vi4 #a;er4 ,septembre #agdg4 ,,monsieur1 ,je vous ai appris dans ma derniere lettre qu'en continuant nos recherches lectriques1 nous avions observ quelques ,phnomnes singuliers que nous avons regard comme nouveaux2 je me suis engag vous en rendre compte1 quoique j'apprhende qu'ils n'ayent pas pour vous le mrite de la nouveaut4 ,tant de personnes ont travaill en ,europe sur les expriences lectriques1 que quelqu'un se sera probablement rencontr avec nous sur les mmes observations4 ,le premier ,phnomne est l'tonnant effet des corps pointus tant pour tirer que pour pousser le feu lectrique4 ,par exemple4 #ge4 ,placez un boulet de fer de trois ou quatre pouces de diamtre sur l'orifice d'une bouteille de verre bien nette bien sche3 par un fil de soye attach au plat-fond prcisment au-dessus de l'orifice de la bouteille1 suspendez une petite boule de lige environ de la grosseur d'une balle de mousquet3 que le fil soit de longueur convenable pour que la boule de lige vienne s'arrter ct du boulet2 lectrisez le boulet1 le lige sera repouss la distance de #d4 ou #e4 pouces plus ou moins1 suivant la quantit d'lectricit444444 ,dans cet tat si vous prsentez au boulet la pointe d'un poinon long dli #f4 ou #h4 pouces de distance1 la rpulsion sera dtruite sur le champ1 le lige volera vers le boulet4 ,pour qu'un corps mouss produise le mme effet1 il faut qu'il soit approch un pouce de distance1 qu'il tire une tincelle4 ,afin de prouver que le feu lectrique est tir par la pointe1 si vous tez de son manche le ct applati du poinon1 que vous le fixiez sur un bton de cire cacheter1 vous prsenterez en vain le poinon la mme distance1 ou l'approcherez encore de plus prs1 le mme effet n'en rsultera point2 mais glissez le doigt le long de la cire1 jusqu' ce que vous touchiez le ct applati1 le lige alors volera sur le champ vers le boulet44444 ,si vous prsentez cette pointe dans l'obscurit1 vous y verrez quelquefois un pied de distance plus1 une lumire brillante1 semblable un feu follet1 ou un ver luisant4#cf ,moins la pointe est aigu1 plus il faut l'approcher pour appercevoir la lumire1 quelque distance que vous voyiez la lumire1 vous pouvez tirer le feu lectrique1 dtruire la rpulsion4444 ,si une boule de lige ainsi suspendu est repousse par le tube1 que la pointe lui soit brusquement prsente1 mme une distance considrable1 vous serez tonn de voir avec quelle rapidit le lige revole vers le tube4 ,des pointes de bois feroient le mme effet que celles de fer1 pourv que le bois ne ft pas sec2 car un bois parfaitement sec n'est pas meilleur conducteur d'lectricit que la cire d',espagne4 ,note #cf3 ,quand l'lectricit est forte la pointe bien fine1 la lumire parot jusqu' la distance d'une toise4 #gf4 ,pour montrer que les pointes poussent aussi bien qu'elles tirent le feu lectrique1 couchez une longue aiguille pointu sur le boulet1 vous ne pourrez assez lectriser le boulet pour lui faire repousser la boule de lige444 ou bien faites tenir l'extrmit d'un canon de fusil suspendu1 ou d'une verge de fer1 une aiguille qui pointe en avant comme une espce de petite bayonnette1 dans cet tat le canon de fusil ou la verge ne sauroit par l'application du tube l'autre extrmit1 tre lectris au point de donner une tincelle2 le feu s'chape ou s'coule continuellement en silence par la pointe4 ,dans l'obscurit vous pouvez lui voir produire le mme effet que dans le cas dont nous venons de parler4 ,la rpulsion entre la balle de lige le boulet est pareillement dtruite1 #a4 en sassant dessus du sable fin1 ce qui la dtruit par dgrs2 #b4 en soufflant dessus1 #c4 en faisant autour1 de la fume de bois brul2#cg #d4 par la lumire d'une chandelle#ch quand mme la chandelle seroit un pied de distance4 ,par ces moyens la rpulsion est dtruite subitement4444 ,la lumire d'un charbon de bois allum la lueur d'un fer rouge produisent le mme effet2 mais non pas une si grande distance4 ,la fume de rsine sche1 fondu sur un fer rouge1 ne dtruit pas la rpulsion2 mais elle est attire par la balle de lige par le boulet1 formant autour d'eaux des atmosphres proportionnes1 les rendant agrables la v1 presque semblables quelques-unes des figures qui sont dans la ,thorie de la terre de ,burnet ou de ,whiston4 ,note #cg3 ,nous supposons que chaque particule de sable1 d'humidit ou de fume tant d'abord attire1 ensuite repousse1 emporte avec elle une portion de feu lectrique1 mais que cette portion subsiste toujours dans ces particules1 jusqu' ce qu'elles la communiquent quelqu'autre corps1 qu'elle n'est jamais rellement dtruite2 ainsi quand on jette de l'eau sur du feu commun1 nous n'imaginons point que ce dernier lment soit par-l dtruit ananti1 mais seulement dispers1 chaque particule d'eau emportant en vapeurs la portion de feu qu'elle a attire qu'elle s'est attache4 ,note #ch3 ,quelques observations que j'ai faites depuis me portent penser que ce n'est pas la lumire1 mais la fume1 ou les coulemens non-lectriques de la chandelle1 du charbon ou du fer rouge1 qui emportent le feu lectrique1 parce qu'ils sont d'abord attirs ensuite repousss4 ,n4 ,b4 ,cette exprience doit tre faite dans un cabinet o l'air soit fort tranquille4 #gg4 ,la lumire du ,soleil pousse avec force long-tems de suite par le moyen d'un miroir ardent sur la boule de lige1 que sur le boulet1 ne diminu aucunement la rpulsion4 ,cette diffrence entre la lumire du feu la lumire du ,soleil est une autre dcouverte qui nous semble nouvelle extraordinaire4 ,,exp,,riences1 #gh4 ,prenez de grandes balances de cuivre dont le fleau soit au moins long de deux pieds1 dont les cordons soient de soye2 suspendez-les par une ficelle attache au plat-fond1 de sorte que le fond des bassins puisse tre environ un pied du plancher2 les bassins tourneront circulairement par le dtortillement de la ficelle2 plantez le poinon sur le plancher1 de manire que les bassins puissent passer au-dessus de sa tte en dcrivant leur cercle2 lectrisez alors un bassin en lui communiquant une tincelle du fil-d'archal de la fiole charge2 comme les balances tournent toujours1 vous verrez ce bassin s'avancer plus prs du plancher1 s'abaisser davantage1 lorsqu'il vient sur le poinon2 s'il est plac une distance convenable1 le bassin tincellera1 dchargera son feu sur cet instrument4 ,mais si on attache une aiguille sur l'extremit du poinon1 la pointe en haut1 le bassin au lieu de s'approcher de l'instrument d'tinceller en le frappant1 dchargera son feu en silence travers la pointe1 s'levera plus haut que le poinon2 mme si l'aiguille est place sur le plancher auprs du poinon1 la pointe en haut1 l'extremit de l'instrument1 quoique beaucoup plus leve que l'aiguille1 n'attirera point le bassin1 ne recevra point son feu1 car l'aiguille le prendra le dissipera avant qu'il vienne assez prs pour agir sur le poinon4 ,c'est une observation constante dans ces expriences1 que plus la quantit d'lectricit sur le conducteur de carton est grande1 plus il frappe de loin1 dcharge son feu aisment2 la pointe pareillement le tirera toujours une plus grande distance4 ,fin du premier ,volume4 ,,exp,,riences ,,et ,,observations ,,sur ,l',,lectricit ,,faites ,a ,,philadelphie ,,en ,,am,,rique ,,par ,m4 ,,benjamin ,,franklin2 communiques dans plusieurs ,lettres ,m4 ,p4 ,,collinson1 de la ,socit ,royale de ,londres4 ,traduites de l',anglois4 ,,seconde ,,edition4 ,revue1 corrige augmente d'un supplment considrable du mme auteur1 avec des ,notes des ,expriences nouvelles4 ,par ,m4 ,d',,alibard4 ,,tome ,,second4 ,a ,,paris ,chez ,,durand1 ru du ,foin1 au ,griffon4 ,m4 ,,dcc4 ,,lv4 ,avec ,approbation ,privilge du ,roi4 ,,lettres ,,sur ,l',,lectricit ,,de ,m4 ,,benj4 ,,franklin de ,philadelphie en ,amrique1 ,a ,m4 ,p4 ,,collinson de la ,socit ,royale de ,londres4 ,,lettre ,,vii4 ,contenant des observations des suppositions tendantes former une nouvelle hypothse pour expliquer les diffrens phnomnes des clats de tonnerre4#ci ,note #ci3 ,les clats de tonnerre sont des coups soudains de tonnerre d'clairs qui sont ordinairement de peu de dure1 mais qui produisent quelquefois de funestes effets4 ,,monsieur1 4 #gi4 ,les corps non-lectriques1 lorsqu'ils ont t chargs de feu lectrique1 le retiennent jusqu' ce qu'on en approche d'autres corps non-lectriques qui en ayent moins1 alors il est communiqu avec craquement1 se trouve galement distribu4 #hj4 ,le feu lectrique aime l'eau1 il en est fortement attir1 ces deux lemens peuvent subsister ensemble4 #ha4 ,l'air est un corps originairement lectrique1 lorsqu'il est sec1 il n'est point conducteur du feu lectrique1 il ne le reoit point des autres corps1 ne leur donne point2 autrement aucun corps environn d'air ne pourroit tre lectris positivement ngativement2 car si on essayoit de l'lectriser positivement1 l'air emporteroit aussitt le surplus1 ou si c'toit ngativement1 l'air suppleroit ce qui manqueroit4 #hb4 ,l'eau tant lectrise1 les vapeurs qui s'en exhalent seront galement lectrises1 flottant dans l'air sous la forme de nuages ou autrement1 elles retiendront cette quantit de feu lectrique jusqu' ce qu'elles rencontrent d'autres nuages ou d'autres corps qui ne soient pas lectriss au mme point1 alors elles le communiqueront1 comme il a t dit ci-devant4 #hc4 ,chaque particule de matire lectrise est repousse par chaque autre particule galement lectrise2 ainsi le courant d'une fontaine galement serr continu1 ds qu'il sera lectris1 se sparera s'tendra sous la forme d'une vergette1 chaque goute faisant effort pour s'loigner de chaque autre goute2 mais lorsque le feu lectrique leur est enlev1 elles se raprochent se rejoignent4 #hd4 ,l'eau qui est fortement lectrise 7aussi bien que celle qui est chauffe par le feu commun17 s'leve en vapeurs plus abondamment1 l'attraction de cohsion entre ses particules tant considrablement affoiblie par la puissance oppose de rpulsion introduite avec le feu lectrique2 lorsque quelque particule est dgage par quelque moyen que ce soit1 elle est immdiatement repousse1 s'envole ainsi dans l'air4 #he4 ,s'il arrive que les particules soient situes comme ,a ,b1 elle sont plus aisment dgages que ,c ,d1 parce que chacune est en contact avec trois seulement1 au lieu que ,c ,d sont chacune en contact avec neuf4 ,lorsque la surface de l'eau prouve la moindre agitation1 les particules sont continuellement pousses dans l'tat reprsent par la figure ,,viii4 #hf4 ,le frottement entre un corps non-lectrique un corps originairement lectrique produit le feu lectrique1 non en le crant1 mais en le rassemblant3 car il est galement rpandu dans nos murs1 dans nos chambres1 dans la terre dans toute la masse de la matire commune2 ainsi le globe de verre tournant1 tandis qu'il frotte contre le coussin1 tire le feu du coussin1 lequel en est ddommag par le cadre de la machine1 ce cadre par le plancher sur lequel il est pos4 ,coupez la communication par le moyen d'un verre pais ou d'un gteau de cire plac sous le coussin1 le feu ne peut plus tre produit1 parce qu'il ne peut plus tre rassembl4 #hg4 ,l',ocan est un compos d'eau1 corps non-lectrique1 de sel1 corps originairement lectrique4 #hh4 ,lorsqu'il y a du frottement entre les parties voisines de sa surface1 le feu lectrique est rassembl des parties infrieures2 il est alors manifestement visible dans la nuit1 il parot la pouppe dans le sillage de chaque vaisseau qui fait route2 on l'apperoit chaque coup de rame1 dans l'cume des vagues dans les parties d'eau leves par le vent4444 ,dans une tempte toute la mer parot en feu4444 ,les particules d'eau tant alors repousses de la surface lectrise entrainent continuellement le feu tel qu'il a t rassembl1 elles s'lvent forment des nuages1 ces nuages fortement lectriss retiennent le feu jusqu' ce qu'ils aient occasion de le communiquer4 #hi4 ,les particules d'eau s'levant en vapeurs s'attachent elles-mmes aux particules d'air4 #ij4 ,on dit que les particules d'air sont dures1 rondes1 dsunies loignes l'une de l'autre1 chaque particule repoussant fortement chaque autre particule2 par ce moyen elles s'loignent autant que leur gravit commune le permet4 #ia4 ,l'espace entre trois particules qui se repoussent galement l'une l'autre1 sera un triangle quilatral4 #ib4 ,dans l'air comprim ces triangles sont plus resserrs1 dans l'air rarfi ils sont plus tendus4 #ic4 ,le feu commun associ l'air augmente la rpulsion1 largit les triangles1 par l rend l'air spcifiquement plus lger2 cet air s'levera au-dessus d'un air plus dense4 #id4 ,le feu commun aussi bien que le feu lectrique donne de la rpulsion aux particules d'eau1 dtruit leur attraction de cohsion2 de-l le feu commun1 aussi bien que le feu lectrique1 facilite l'lvation des vapeurs4 #ie4 ,les particules d'eau qui ne renferment point de feu s'attirent mutuellement4 ,trois particules d'eau tant donc attaches aux trois particules d'un triangle d'air1 s'opposant par leur attraction rciproque la rpulsion de l'air1 racourciroient les cts1 diminueroient le triangle2 del cette portion d'air tant rendue plus dense tomberoit terre avec son eau1 ne s'leveroit point pour contribuer la formation d'un nuage4 #if4 ,mais si chaque particule d'eau1 s'attachant elle-mme l'air1 amne avec elle une particule de feu commun1 la rpulsion de l'air tant plutt favorise fortifie par le feu1 qu'embarrasse rallentie par l'attraction rciproque des particules d'eau1 le triangle s'tend1 cette portion d'air devenue plus rare1 spcifiquement plus lgre s'leve4 #ig4 ,si les particules d'eau amnent du feu lectrique1 lorsqu'elles s'attachent elles-mmes l'air1 la rpulsion entre les particules d'eau lectrises se joint la rpulsion naturelle de l'air1 afin de pousser avec force ses particules une plus grande distance2 par l les triangles sont dilats1 l'air s'lve emportant l'eau avec lui4 #ih4 ,si les particules d'eau amnent avec elles des portions du feu commun du feu lectrique1 la rpulsion des particules d'air se fortifie s'accrot de plus en plus1 les triangles sont de beaucoup largis4 #ii4 ,une particule d'air peut tre environne par douze particules d'eau d'un volume gal au sien1 toutes en contact avec elle1 de plusieurs autres ajoutes celles-l4 #ajj4 ,les particules d'air ainsi charges seroient plus rapproches ensemble par l'attraction mutuelle des particules d'eau1 si le feu1 soit commun1 soit lectrique1 ne favorisoit pas leur rpulsion4 #aja4 ,si l'air ainsi charg est comprim par des vents contraires1 s'il est pouss contre des montagnes1 c4 ou condens par la perte du feu qui favorisoit son expansion1 les triangles se resserrent3 l'air avec son eau descend comme une rose2 ou si l'eau environnant une particule d'air1 vient en contact avec l'eau qui en environne une autre1 elles se runissent forment une goute1 ce qui nous donne la pluye4 #ajb4 ,le soleil fournit1 ou semble fournir le feu commun toutes les vapeurs qui s'lvent tant de la terre que de la mer4 #ajc4 ,ces vapeurs qui ont en elles du feu lectrique du feu commun1 sont mieux soutenus que celles qui n'ont que du feu commun4 ,car lorsque les vapeurs s'lvent dans la rgion la plus froide au-dessus de la terre1 le froid1 s'il diminue le feu commun1 ne diminuera point le feu lectrique4 #ajd4 ,del les nuages forms par des vapeurs leves des eaux fraches de la terre1 des vgtaux1 de la terre humide1 c4 dposent leur eau plus vte plus aisment1 n'ayant que peu de feu lectrique pour repousser les molcules1 les tenir spares1 de sorte que la plus grande partie de l'eau leve de la terre est abandonne retombe sur la terre4 ,les vents qui soufflent sur la mer sont secs4 ,la mer ayant peu besoin de pluye1 parotroit-il raisonnable de priver la terre de son humidit1 pour la donner la mer en pure perte8 #aje4 ,mais les nuages forms par les vapeurs leves de la mer1 ayant les deux feux1 surtout une grande quantit de feu lectrique soutiennent fortement leur eau1 l'lvent une grande hauteur1 tant agits par les vents peuvent l'amener du milieu de l',ocan au milieu du plus vaste continent4 ,quoique cette hypothse du tonnerre soit conteste par ,m4 ,l4 ,n4 je n'entreprendrai point de la dfendre4 ,on ne doit la regarder que comme les premires ides que ,m4 ,franklin a eus sur la nature de ce mtore2 il ne les donne lui-mme que pour des conjectures qu'il abandonnera ds que d'autres observations lui feront connotre qu'elles sont mal fondes4 ,c'est cependant ces conjectures que la physique est redevable des importantes dcouvertes qui font autant d'honneur leur premier auteur qu'elles en font peu quiconque cherche tourner en ridicule ceux qui sont entrs dans ses ves4 #ajf4 ,nous allons examiner prsentement ce qui oblige les nuages de l',ocan qui soutiennent leur eau avec tant de force la dposer sur les terres qui en manquent4 #ajg4 ,si ces nuages sont pousss par des vents contre des montagnes1 ces montagnes tant moins lectrises les attirent1 dans le contact emportent leur feu lectrique2 comme elles sont froides1 elles emportent aussi leur feu commun2 del les molcules pressent vers les montagnes1 se pressent l'une l'autre4 ,si l'air est peu charg1 le nuage tombe seulement en rose sur le sommet sur les cts des montagnes2 il forme des fontaines descend dans les valles en petits ruisseaux1 qui par leur runion font les grands courans les rivires4 ,s'il est fort charg1 le feu lectrique sort tout la fois d'un nuage entier1 en l'abandonnant il brille comme un clair craque avec violence3 les particules se runissent d'abord faute de ce feu1 tombent en grosses ondes4 #ajh4 ,lorsque le sommet des montagnes attire ainsi les nuages tire le feu lectrique du premier nuage qui l'aborde1 celui qui suit1 lorsqu'il approche du premier nuage actuellement dpouill de son feu1 lui lance le sien1 commence dposer son eau propre4 ,le premier nuage lanant de nouveau ce feu dans les montagnes1 le troisime nuage approchant1 tous les autres arrivant successivement agissent de la mme manire d'aussi loin qu'ils s'tendent en arrire1 ce qui peut tre sur une tendue de pays de quelques centaines de lieus4 #aji4 ,del les dluges de pluyes1 les tonnerres1 les clairs perptuels sur la cte orientale des ,andes1 qui courant nord-sud tant prodigieusement hautes1 interceptent tous les nuages amens contre elles de l',ocan atlantique par les vents de mer1 les obligent dposer leurs eaux1 qui forment les rivires immenses des ,amazones1 de la ,plata1 d',oroonoke1 lesquelles renvoyent ces eaux dans la mme mer1 aprs avoir fertilis un pays d'une tendu fort considrable4 #aaj4 ,quoiqu'un pays soit uni sans montagnes qui interceptent les nuages lectriss1 il y a cependant encore des moyens pour les obliger dposer leurs eaux2 car si un nuage lectris1 venant de la mer1 rencontre dans l'air un nuage lev de la terre1 par consquent non-lectris1 le premier lancera son feu dans le dernier1 par ce moyen les deux nuages seront contraints de dposer subitement leurs eaux4 #aaa4 ,les particules lectrises du premier nuage se resserrent lorsqu'elles perdent leur feu1 les particules de l'autre nuage se resserrent aussi en le recevant4 ,dans l'un l'autre elles ont ainsi la facilit de se runir en goutes44444 ,la commotion ou la secousse donne l'air contribu aussi prcipiter l'eau1 non-seulement de ces deux nuages1 mais des autres qui les avoisinent1 del les chutes de pluyes soudaines immdiatement aprs la lumire des clairs4 #aab4 ,pour le montrer par une exprience facile1 prenez deux cercles de carton de deux pouces de diamtres2 du centre de la circonfrence de chaque cercle1 suspendez par des fils de soye longs de dix-huit pouces1 sept petites boules de bois ou sept poids de grosseur gale4 ,les boules ainsi suspendus chaque carton formeront trois trois des triangles quilatraux1 une boule tant dans le centre six gale distance de celle-l les unes des autres2 dans cette situation elles reprsenteront les particules d'air2 enfoncez les deux bandes dans l'eau1 alors cette liqueur s'attachant tenant un peu chaque boule1 elles reprsenteront l'air charg4 ,electrisez adroitement une bande1 ses boules se repousseront l'une l'autre une plus grande distance en largissant les triangles4 ,si l'eau soutenu par les sept boules venoit en contact1 elle formeroit une ou plusieurs goutes assez psantes pour rompre la cohsion qu'elle avoit avec les boules1 ainsi elle se prcipiteroit444 ,que les deux bandes reprsentent donc deux nuages2 l'une un nuage de mer lectris1 l'autre un nuage de terre4 ,amenez-les dans la sphre d'attraction1 elles s'attireront l'une l'autre1 vous verrez ainsi les boules dsunies se resserrer4 ,la premire boule lectrise qui approche d'une boule non-lectrise1 la joint par attraction1 lui donne de son feu3 aussitt elles se sparent revolent chacune une autre boule de sa bande1 l'une pour donner1 l'autre pour recevoir du feu4 ,cela se continu ainsi travers les deux bandes1 mais avec une telle vtesse quelle est presque instantane4 ,dans la collision elles secouent font tomber leur eau en goutes1 ce qui reprsente la pluye4 #aac4 ,ainsi lorsque les nuages de mer de terre passent une trop grande distance pour tinceller1 ils sont attirs l'un vers l'autre jusques dans cette distance1 car la sphre d'attraction lectrique s'tend beaucoup au-del de la distance ou les corps tincellent4 #aad4 ,lorsqu'un grand nombre de nuages de mer rencontre une quantit de nuages de terre1 les tincelles lectriques paroissent s'lancer de diffrens cts2 comme les nuages sont agits mls par les vents1 ou rapprochs par la force de l'attraction lectrique1 ils continuent donner recevoir tincelles sur tincelles1 jusqu' ce que le feu lectrique soit galement rpandu dans tous4 #aae4 ,lorsque le canon de fusil 7dans les expriences lectriques7 ne contient que peu de feu lectrique1 il faut en approcher fort prs le doigt avant de pouvoir en tirer une tincelle4 ,donnez lui plus de feu1 il donnera une tincelle une plus grande distance4 ,deux canons de fusil unis1 aussi fortement lectriss1 donneront une tincelle une plus grande distance4 ,mais si deux canons de fusil lectriss frappent deux pouces de distance1 font un clat sensible1 quelle distance norme ne doivent pas tre ports le coup le feu d'un nuage de #ajjjj4 acres lectris1 combien son craquement ne doit-il pas tre pouvantable8 #aaf4 ,c'est une chose ordinaire de voir des nuages diffrentes hauteurs tenir diffrens chemins1 ce qui prouve diffrens courants d'air l'un au-dessus de l'autre4 ,comme l'air entre les tropiques est rarfi par le soleil1 il s'lve2 l'air du nord du sud plus dense presse sa place2 l'air ainsi rarfi contraint de monter passe du cot du nord du ct du midi1 est forc de descendre dans les rgions polaires1 s'il n'a point d'autre issu avant que la circulation puisse tre continue4 #aag4 ,comme les courants d'air avec les nuages suivent des routes diffrentes1 il est ais de concevoir comment les nuages passans l'un sur l'autre peuvent s'attirer rciproquement1 ainsi s'approcher suffisamment pour le choc lectrique de mme comment les nuages lectriques peuvent tre emports sur les terres fort loin de la mer1 avant d'avoir aucune occasion de frapper4 #aah4 ,lorsque l'air avec ses vapeurs leves de l',ocan entre les tropiques1 vient descendre dans les rgions polaires1 tre en contact avec les vapeurs qui y sont leves1 le feu lectrique qu'elles amnent commence tre communiqu1 se fait appercevoir dans de belles nuits1 tant d'abord visible o il commence tre en mouvement1 c'est--dire o le contact commence1 ou dans les rgions les plus septentrionales3 del les courans de la lumire semblent s'lancer au sud1 mme jusqu'au znith des contres septentrionales4 ,mais quoique la lumire paroisse s'lancer du nord au midi1 le progrs du feu est rellement du midi au nord4 ,son mouvement commence dans le nord1 voil pourquoi il y est d'abord apperu4 ,car le feu lectrique n'est jamais visible que quand il est en mouvement qu'il saute de corps en corps1 ou de parcelle en parcelle au travers de l'air2 lorsqu'il traverse des corps denses il est invisible4 ,lorsque le fil-d'archal fait partie du cercle dans l'explosion de la fiole lectrique le feu1 quoiqu'en grande quantit1 passe dans le fil-d'archal invisiblement1 mais en passant le long d'une chane il devient visible1 parce qu'il saute de chanon en chanon4 ,en passant le long d'une feuille d'or il est visible1 parce que la feuille d'or est pleine de pores2 tenez-en une feuille la lumire elle vous parotra comme un rseau1 le feu est v tandis qu'il saute sur les interstices44444 ,comme lorsqu'on ouvre l'une de ses extrmits un long canal rempli d'eau pour le vuider1 le mouvement de l'eau commence d'abord auprs de l'extrmit ouverte1 continue vers l'extrmit ferme1 quoique l'eau elle-mme avance de l'extrmit ferme vers l'extrmit ouverte2 ainsi le feu lectrique dcharg dans les rgions polaires1 peut-tre sur une longueur de mille lieus d'air vapor1 parot d'abord o il est d'abord en mouvement1 c'est--dire dans les parties les plus septentrionales1 l'apparition s'avance du ct du midi1 quoique le feu avance rellement du ct du septentrion4 ,cela pourroit passer pour une explication de l'aurore borale4 #aai4 ,lorsqu'il y a une chaleur excessive sur la terre dans une rgion particuliere1 7le soleil ayant brill dessus peut-tre pendant plusieurs jours1 tandis que les contres circonvoisines ont t couvertes par les nuages17 l'air infrieur est rarfi1 s'lve3 l'air suprieur plus frais plus dense descend4 ,les nuages dans cet air se rencontrent de tous cts1 se runissent aux endroits chauffs1 si les uns sont lectriss1 que les autres ne le soient pas1 les clairs le tonnere succdent1 la pluye tombe2 del les clats de tonnerre aprs les chaleurs1 l'air frais aprs les orages4 ,l'eau les nuages qui l'amnent venant d'une rgion plus leve1 par consquent plus frache4 #abj4 ,une tincelle lectrique tire d'un corps irrgulier quelque distance1 n'est presque jamais droite1 mais elle parot courbe ondoyante dans l'air2 ainsi paroissent les faisceaux d'clairs1 les nuages tant des corps fort irrguliers4 #aba4 ,quand les nuages lectriss passent sur un pays1 les sommets des montagnes des1 arbres1 les tours leves1 les pyramides1 les mts des vaisseaux1 les chemines1 c4 comme autant d'minences de pointes attirent le feu lectrique1 le nuage entier s'y dcharge4 #abb4 ,ainsi il est dangereux de se mettre l'abri sous un arbre pendant le tonnerre4 ,cette retraite a t funeste plusieurs tant hommes que btes4 #abc4 ,il est plus sr d'tre en pleine campagne par une autre raison4 ,lorsque les habits sont moills1 si un tourbillon dans son chemin vers la terre vient toucher votre tte1 il courra dans l'eau sur la surface de votre corps1 au lieu que si vos habits sont secs1 votre corps en sera travers4 ,c'est pour cette raison qu'un rat mouill ne peut tre tu par l'explosion de la bouteille lectrique1 ce qui peut arriver un rat dont la peau est sche4 #abd4 ,le feu commun est dans tous les corps1 plus ou moins1 aussi bien que le feu lectrique4 ,peut-tre ne sont-ils l'un l'autre que les modifications du mme lment3 peut-tre aussi que ce sont des lmens distingus4 ,quelques auteurs ne s'loignent pas de ce dernier sentiment4 #abe4 ,si ce sont des matires diffrentes1 ils peuvent subsister subsistent ensemble dans le mme corps4 #abf4 ,lorsque le feu lectrique traverse un corps1 il agit sur le feu commun contenu dans ce corps1 met ce feu en mouvement2 s'il y a une quantit suffisante de chaque espce de feu1 le corps sera enflamm4 #abg4 ,lorsque la quantit du feu commun dans le corps est petite1 il faut que la quantit du feu lectrique 7ou le choc lectrique7 soit plus grande2 si la quantit du feu commun est plus grande1 une moindre quantit du feu lectrique suffit pour produire l'effet de l'inflammation4 #abh4 ,ainsi les esprits doivent tre chauffs#dj avant que l'on puisse les enflammer par l'tincelle lectrique2 s'ils sont fort chauffs1 il ne faudra qu'une petite tincelle1 s'ils le sont peu1 il faudra une plus forte tincelle4 ,note #dj3 ,nous avons depuis enflamm des esprits sans les chauffer1 lorsqu'il faisoit un temps chaud4 #abi4 ,jusqu'ici nous n'avions p enflammer que des vapeurs chaudes1 mais prsent nous pouvons brler de la colophone sche4 ,lorsque nous pourrons nous procurer de plus grandes tincelles lectriques1 nous seront en tat d'enflammer non-seulement les esprits froids1 comme fait la foudre1 mais mme le bois1 en donnant une agitation suffisante au feu commun qu'il contient1 ce que nous savons que le frottement peut faire4 #acj4 ,les vapeurs sulphureuses inflammables qui s'lvent de la terre sont aisment allumes par la foudre4 ,outre ce qui s'exhale de la terre1 de pareilles vapeurs sont envoyes par des tas de foin humide1 de bled ou autres vgtaux qui s'chauffent qui fument4 ,le bois pourri des vieux arbres des vieux btimens fait le mme effet1 c'est pourquoi ces matires sont souvent aisment enflammes4 #aca4 ,les mtaux sont souvent fondus par la foudre1 quoiqu'ils ne le soient peut-tre ni par la chaleur de la foudre1 ni mme par l'agitation du feu dans les mmes mtaux44444 ,car tout corps qui peut s'insinuer lui-mme entre les particules du mtal1 surmonter l'attraction par laquelle leur cohsion subsiste1 7ce que peuvent faire les menstrus7 changera le solide en fluide aussi bien que le feu1 mme sans l'chauffer4 ,ainsi le feu lectrique ou la foudre causant une rpulsion violente entre les particules du mtal travers duquel il passe1 le mtal est mis en fusion4 #acb4 ,si vous vouliez fondre un feu violent l'extrmit d'un clou demi-enfonc dans une porte1 la chaleur communique au clou entier1 avant d'en fondre une partie1 brleroit la planche o il est enfonc1 la partie fondu brleroit le plancher o elle tomberoit4 ,mais si la foudre peut fondre une pe dans le fourreau l'argent dans la bourse1 sans brler ni le fourreau ni la bourse1 il faut que la fusion soit froide4 #acc4 ,la foudre dchire quelques corps3 l'tincelle lectrique perce aussi un trou travers une main de gros papier4 74 #ed47 #acd4 ,si l'origine de la foudre assigne dans cette feille est la vritable1 on entendroit fort peu de tonnerre en mer1 lorsque l'on seroit fort loign de la terre1 en effet quelques vieux ,capitaines de vaisseaux que l'on a consults sur cet article1 assurent que le fait s'accorde parfaitement avec l'hypothse4 ,parce qu'en traversant le vaste ,ocan on n'entend gures le tonnerre qu'on ne soit arriv prs des ctes dans des endroits o l'on peut se servir de la sonde1 que les isles loignes du continent y sont fort peu sujettes4 ,un observateur curieux qui a vcu treize ans aux ,bermudes1 remarque qu'il y a eu moins de tonnerre pendant tout le tems qu'il y a sjourn1 qu'il n'en a quelquefois entendu dans un mois la ,caroline4 ,maintenant si le feu de l'lectricit celui de la foudre sont le mme1 comme j'ai tch de le prouver1 notre conducteur de carton les bassins de l'exprience de la balance 7#gh47 peuvent reprsenter les nuages lectriss4 ,si un tube long seulement de dix pieds frappe dcharge son feu sur le poinon deux ou trois pouces de distance1 un nuage lectris qui est peut-tre de dix mille acres1 peut frapper dcharger son feu sur la terre une distance proportionnellement plus grande4 ,le mouvement horizontal des bassins sur le plancher1 peut reprsenter le mouvement des nuages sur la terre1 le poinon lev1 les montagnes les plus hauts difices1 alors nous voyons comment les nuages lectriss passant sur les montagnes sur les btimens une trop grande hauteur pour les frapper1 peuvent tre attirs en bas jusques dans la distance qui leur est ncessaire pour cet effet2 enfin si une aiguille est fixe sur un poinon1 la pointe en haut1 ou mme sur le plancher au-dessous du poinon1 elle tirera le feu du bassin en silence une distance beaucoup plus grande que la distance requise pour frapper1 prviendra ainsi sa descente vers le poinon2 ou si dans sa course le bassin toit venu assez prs pour frapper1 il ne le pourroit1 parce qu'il auroit t d'abord priv de son feu1 par-l le poinon est garanti du choc4 ,je demande1 cette supposition admise1 si la connoissance du pouvoir des pointes ne pourroit pas tre de quelque avantage aux hommes pour prserver les maisons1 les glises1 les vaisseaux1 c4 des coups de la foudre1 en nous engageant fixer perpendiculairement sur les parties les plus leves de ces difices des verges de fer faites en forme d'aiguilles dores pour prvenir la rouille1 du pied de ces verges un fil-d'archal abaiss vers l'extrieur du btiment dans la terre1 ou autour d'un des aubans d'un vaisseau1 ou sur le bord jusqu' ce qu'il touche l'eau8 ,ces verges de fer ne tireroient-elles pas probablement le feu lectrique en silence hors du nuage1 avant qu'il vint assez prs pour frapper8 par ce moyen ne pourrions-nous pas tre prservs de tant de dsastres soudains effroyables8 #ace4 ,pour dcider cette question1 savoir si les nuages qui contiennent la foudre sont lectriss ou non4 ,j'ai imagin de proposer une exprience tenter en un lieu convenable cet effet4 ,sur le sommet d'une haute tour ou d'un clocher1 placez une espce de gurite 7comme dans la fig4 ,,ix47 assez grande pour contenir un homme un tabouret lectrique3 du milieu du tabouret levez une verge de fer1 qui passe en se courbant hors de la porte1 del se relve perpendiculairement la hauteur de vingt ou trente pieds1 se termine en une pointe fort aigu4 ,si le tabouret lectrique est propre sec1 un homme qui y sera plac1 lorsque des nuages lectriss y passeront un peu bas1 peut tre lectris donner des tincelles1 la verge de fer lui attirant le feu du nuage4 ,s'il y avoit quelque danger craindre pour l'homme 7quoique je sois persuad qu'il n'y en a aucun7 qu'il se place sur le plancher de la gurite1 que de tems en tems il approche de la verge le tenon d'un fil-d'archal1 qui a une extrmit attache aux plombs de la couverture1 le tenant par un manche de cire2 de cette force les tincelles1 si la verge est lectrise1 frapperont de la verge au fil-d'archal1 ne toucheront point l'homme4 #acf4 ,avant d'abandonner le sujet de la foudre1 je puis citer quelques autres rapports entre les effets de ce mtore ceux de l'lectricit4 ,on sait que la foudre a souvent rendu des personnes aveugles4 ,un pigeon que nous croyions avoir frapp mort par le choc lectrique1 recouvrant la vie1 languit quelques jours dans la basse cour1 ne mangea rien1 quoiqu'on lui et jett des miettes de pain1 s'affoiblit1 mourut4 ,nous ne fmes point attention qu'il avoit t priv de la ve2 mais ensuite un poulet tu de la mme manire tant ressuscit en soufflant plusieurs reprises dans ses poumons2 lorsqu'il fut pos sur le plancher1 il alla donner de la tte contre la muraille1 aprs l'avoir examin nous reconnmes qu'il toit parfaitement aveugle2 del nous conclmes que le pigeon avoit aussi t entirement aveugl par le choc4 ,le plus grand animal que nous ayons tu ou essay de tuer par le choc lectrique est un fort gros poulet4 #acg4 ,en lisant dans la relation que l'ingnieux ,docteur ,hales a donne d'un orage arriv ,stretham1 l'effet de la foudre qui avoit dpouill toute la peinture qui couvroit la moulure dore d'un panneau de boiserie1 sans avoir endommag le reste de la peinture1 il me vint dans l'ide de mettre une couche de peinture sur les filets d'or de la couverture d'un livre1 d'essayer l'effet d'un grand coup lectrique port travers cet or par un carreau de verre charg2 mais n'ayant point de peinture sous la main1 je collai dessus une bande troite de papier1 lorsqu'elle fut sche1 je portai le coup au travers la dorure2 alors le papier fut renvers d'un bout l'autre avec une telle force qu'il fut dchir en plusieurs endroits1 qu'en d'autres il emporta une partie des grains du maroquin sur lequel il toit coll4 ,je suis persuad que s'il et t peint1 la peinture auroit t enleve1 de la mme manire que celle de la boiserie de ,stretham4 #ach4 ,la foudre fond les mtaux1 j'ai avanc dans ma lettre sur ce sujet que je souponnois que c'tait une fusion froide2 je n'entens pas dire une fusion produite par la force du froid1 mais une fusion sans chaleur4 ,nous avons aussi fondu l'or1 l'argent le cuivre en petites quantits par le coup lectrique4 ,voici de quelles manire4 ,prenez une feuille d'or1 d'argent ou de cuivre dor1 communment appell feille de cuivre ou or d',hollande3 coupez de cette feuille des bandes longues troites de la largeur d'une paille3 placez une de ces bandes entre deux lames de verre poli1 qui soient environ de la largeur de votre doigt2 si une bande d'or de la longueur de la feuille n'est pas assez longue pour le verre1 ajoutez-en une autre son extrmit2 de sorte que vous puissiez avoir une petite partie qui dborde chaque extrmit du verre3 attachez ensemble les deux pices de verre d'un bout l'autre avec un bon fil de soye3 alors placez-les de manire qu'elles fassent partie d'un cercle lectrique1 les extrmits de l'or qui pendent au dehors servant faire l'union avec les autres parties du cercle3 portez le coup au travers par le moyen d'un grand vase ou d'un carreau de verre lectris4 ,si vos lames de verre demeurent entires1 vous verrez que l'or manque en plusieurs endroits1 vous trouverez la place des taches mtalliques sur les deux verres4 ,ces taches sur le verre suprieur sur le verre infrieur sont xactement semblables jusques dans le moindre trait1 comme on le peut distinguer en les tenant la lumire4 ,le mtal nous a paru avoir t non-seulement fondu1 mais mme vitrifi ou autrement1 si enfonc dans les pores du verre qu'ils paroissent le dfendre contre l'action de la plus puissante eau forte eau rgale4 ,je vous envoye dans une bote deux petites pices de verre couvertes de ces taches mtalliques1 lesquelles ne peuvent tre effaces sans enlever une partie du verre4 ,quelquefois la tache s'tend un peu plus que la largeur de la feuille1 parot plus brillante sur le bord1 comme vous pouvez l'observer sur celles-ci en les examinant de prs4 ,quelquefois le verre se brise en morceaux2 une fois le verre de dessus se cassa en mille pices qui paroissoient comme des grains de gros sel4 ,ces morceaux que je vous envoye1 ont t tachets avec l'or d',hollande2 le vrai or fait une tache plus obscure un peu rougetre1 l'argent fait la tache verdtre4 ,nous prmes une fois deux morceaux de verre de miroir fort pais1 larges d'environ un pouce demi longs de six pouces1 plaant la feuille d'or entr'eux1 nous les mmes entre deux pices de bois bien uni1 nous les serrmes dans une petite presse de relieur de livres1 quoiqu'ainsi serres l'une contre l'autre1 la force du choc lectrique brisa le verre en plusieurs morceaux4444 l'or fut fondu fit des taches dans le verre l'ordinaire4 ,les circonstances de ce brisement de verre varient beaucoup en faisant l'exprience1 quelquefois mme le verre n'est point du tout bris2 mais il est constant que les taches des morceaux de dessus de dessous sont exactement des contre parties les unes des autres4 ,et quoique j'aie pris les morceaux de verre entre mes doigts immdiatement aprs la fusion1 je n'y ai jamais senti la moindre chaleur4 #aci4 ,j'ai dit dans une de mes prcdentes lettres que la dorure sur un livre1 quoique d'abord elle communiqut parfaitement bien le choc1 le manquoit nanmoins aprs un petit nombre d'expriences1 sans que nous pussions en donner la raison4 ,nous avons trouv depuis qu'un choc violent rompt la continuit de l'or dans le filet1 le fait parotre comme de la poussire d'or1 quantit de ses parties tant rompus cartes2 il ne sauroit gures conduire plus d'un choc dans toute sa force4 ,en voici vraisemblablement la raison1 lorsqu'il n'y a pas une parfaite continuit dans le cercle1 il faut que le feu saute pardessus les intervalles2 il y a une certaine distance qu'il est capable de franchir proportionnellement sa force2 si un nombre de petits intervalles1 quoique chacun soit excessivement petit1 pris ensemble excdent cette distance1 il ne peut sauter pardessus1 ainsi le choc est empch ou du moins fort affoibli4 #adj4 ,en consquence de la loi de l'lectricit dont nous avons parl ci-devant1 que les pointes2 selon qu'elles sont plus ou moins aigus1 tirent poussent le fluide lectrique avec plus ou moins de force1 de plus grandes ou de moindres distances1 dans de plus grandes ou de plus petites quantits en tems gal1 nous pouvons trouver la manire d'expliquer la situation de la feuille d'or suspendu entre deux lames mtalliques1 celle d'en haut tant continuellement lectrise1 celle d'en bas dans la mains d'une personne qui est debout sur le plancher4 ,lorsque la lame suprieure est lectrise1 la feuille est attire leve vers elle1 voleroit cette lame1 si elle n'toit arrte par ses propres pointes2 l'angle qui se trouve le plus haut1 lorsque la feuille s'lve1 ayant la pointe fort aigue cause de l'extrme tnuit de l'or1 tire reoit une certaine distance une quantit suffisante de fluide lectrique1 pour se donner lui-mme une atmosphre lectrique par laquelle son progrs la lame suprieure est arrt1 il commence tre repouss de cette lame1 seroit renvoy jusqu' la lame infrieure sans que son angle le plus bas est pareillement une pointe1 pousse ou dcharge le surplus de l'atmosphre de la feuille aussi promptement que l'angle suprieur l'attire2 si la finesse de ces deux pointes toit parfaitement gale1 la feuille se placeroit exactement dans le milieu de l'espace1 car la psanteur n'est rien compare au pouvoir qui agit sur elle2 mais elle est gnralement plus prs de la lame non-lectrise1 parce que quand la feuille est prsente la lame lectrise une certaine distance1 la pointe la plus aigu est communment affecte la premire leve vers elle2 ainsi cette pointe par sa plus grande finesse recevant le fluide trop tt pour que son oppose puisse le dcharger distances gales1 elle se retire de la lame lectrise1 s'avance plus prs de la lame non-lectrise1 jusqu' ce qu'elle vienne une distance o la dcharge puisse tre exactement gale la charge4 ,cette dernire tant diminue1 la premire augmente2 elle y demeure aussi long-tems que le globe continu fournir de nouvelle matire lectrique4 ,ceci parotra vident1 lorsque la diffrence de la finesse dans les angles sera devenu fort grande4 ,coupez un morceau d'or d',hollande 7qui est le meilleur pour ces expriences1 parce qu'il est plus fort7 dans la forme de la figure ,x4 que l'angle d'en haut soit un angle droit1 les deux suivans des angles obtus1 le plus bas un angle fort aigu1 amenez cet or sur votre lame1 qui est sous la lame lectrise1 de manire que la partie coupe angle droit puisse tre d'abord leve1 ce qui se fait en couvrant la partie aigu avec le creux de la main1 vous verrez la feille prendre place beaucoup plus prs de la lame suprieure que de la lame infrieure1 parce que sans tre plus prs1 elle ne peut recevoir aussi promptement la pointe de son angle droit1 qu'elle peut dcharger la pointe de son angle aigu4 ,tournez cette feille de faon que la partie aigu soit la plus leve1 alors elle se placera tout auprs de la lame non-lectrise1 parce qu'elle reoit plus promptement la pointe de l'angle aigu qu'elle ne peut dcharger la pointe de l'angle droit2 ainsi la diffrence de distance est toujours proportionnelle la diffrence d'acclration4 ,prenez garde en coupant votre feuille de ne pas laisser de petits lambeaux sur les extrmits1 qui forment quelquefois des pointes o vous ne voudriez pas les avoir2 vous pouvez faire cette figure si aigu dans sa partie infrieure1 si obtuse dans sa partie suprieure1 qu'il ne soit pas besoin de lame infrieure1 se dchargeant d'elle-mme assez promptement dans l'air4 ,si elle est plus troite1 comme on le voit dans la figure comprise entre les lignes ponctues1 nous l'appellons le poisson d'or1 cause de sa manire d'agir4 ,car si vous le prenez par la queu1 que vous le teniez un pied1 ou une plus grande distance horizontale du premier conducteur1 lorsque vous le laisserez aller1 il volera lui avec un mouvement vif1 mais ondoyant1 semblable celui d'une aiguille dans l'eau2 il prendra place alors sous le premier conducteur1 peu-tre un quart ou un demi pouce de distance1 remura continuellement sa queu comme un poisson1 de sorte qu'il parot anim4 ,tournez sa queu1 vers le premier conducteur1 alors il vole votre doigt semble le grignoter4 ,si vous tenez sous lui une lame six ou huit pouces de distance1 si vous cessez de tourner le globe1 lorsque l'atmosphre lectrique du conducteur diminu1 il descendra sur la lame1 nagera encore en arrire plusieurs reprises avec le mme mouvement de poisson1 ce qui fait un jeu amusant pour les spectateurs4 ,par une legre pratique d'mousser ou d'aiguiser les ttes1 ou les queus de ces figures1 vous pouvez leur faire prendre la place que vous desirez1 plus prs ou plus loin de la lame lectrise4 ,m,,moire ,l l',acadmie ,royale des ,sciences1 le #ac4 ,mai #ageb4 par ,m4 ,d',,alibard4 ,,exp,,riences ,,et ,,observations ,,sur ,,le ,,tonnerre1 ,relatives celles de ,philadelphie4 ,le tonnerre est un de ces phnomnes dont tous les physiciens ont ssaye de dcouvrir la nature1 mais dont aucun n'a encore donn d'explication satisfaisante4 ,rien de plus commun que les effets de ce redoutable mtore1 rien de plus ignor que leur cause2 il semble mme que plus on a fait d'efforts pour en approfondir le principe1 plus on s'est cart de la voye qui pouvoit y conduire4 ,les connoissances physiques n'toient point encore assez avances pour que l'on pt pntrer un mistre dont l'intelligence toit rserve un sicle plus clair4 ,ce qui a caus la difficult1 ce qui a retard jusqu' prsent l'explication de ce phnomne1 c'est qu'on ne lui voyoit point de rapport aucune chose connu1 ce n'est que par l'enchanement des rapports que l'on peut arriver d'une connoissance une autre2 il toit impossible de rapporter le tonnerre son vrai principe1 puisque le principe mme toit inconnu4 ,les plus sages physiciens en sont rests admirer les effets1 sans pouvoir presque rien dire des causes2 ou s'ils en ont hazard quelqu'explication on reconnot aisment dans leurs crits que ce n'est que par des conjectures relatives ou leurs prjugs1 ou leurs affections1 ou aux systmes qu'ils avoient embrasss1 ou aux diffrentes sciences qu'ils avoient le plus cultives4 ,les premiers philosophes regardoient le tonnerre comme un attribut des ,dieux1 ou comme un esprit1 ne poussoient pas plus loin leurs recherches ce sujet2 d'autres philosophes imaginrent que les corps clestes se renvoyoient mutuellement des influences dont la rencontre produisoit ce mtore3 la plupart des physiciens en ont cherch la cause dans les exhalaisons des matires inflammables de la terre4 ,les chimistes ont prtendu en avoir dcouvert le principe dans le mlange du nitre1 du souffre du fer1 des esprits acides des huiles essentielles2 enfin chaque physicien a saisi le moindre rapport qu'il a p appercevoir entre ce phnomne ce qu'il connoissoit d'ailleurs pour en dvelopper la nature1 chacun l'a explique sa faon1 mais cette matire est toujours demeure en problme4 ,ce n'est que depuis peu d'annes que l'on a commenc avoir sur ce sujet des soupons mieux fonds4 ,m4 ,gray#da est le premier qui le tonnerre les clairs aient paru tenir beaucoup de la nature du feu de la lumire lectrique4 ,cette premire opinion a t plus approfondie par ,,mm4 l',abb ,nolet1#db ,hales1#dc ,barberet#dd2 ils ont trouv une analogie surprenante entre les effets du tonnerre ceux de l'lectricit2 mais tout ce qu'ils en ont dit les uns les autres n'toit encore qu'une conjecture1 il falloit des observations suivies1 des expriences certaines1 des faits bien constats2 tout cela se trouve dans les lettres de ,m4 ,franklin4 ,il ne manquoit cet ingnieux physicien qu'une dernire preuve pour achever de le convaincre que la matire du tonnerre est absolument la mme que celle de l'lectricit2 n'tant pas apparemment trop porte d'acqurir cette preuve par lui-mme1 il nous a enseign le moyen d'y parvenir4 ,note #da3 ,lettre ,m4 ,mortimer du mois de ,mars #agce4 ,note #db3 ,leons de physique1 tom1 #d4 p4 #cad4 ,note #dc3 ,considrations sur la cause physique des tremblemens de terre4 ,note #dd3 ,dissertation sur le rapport qui se trouve entre les phnomnes du tonnerre ceux de l'lectricit1 par ,m4 ,barb4 ,md4 ,dijon4 ,bordeaux #agej4 ,aprs avoir rpt avec un succs plus que complet toutes les expriences de ,philadelphie1 aprs m'tre confirm dans la confiance entire que j'ai aux savantes propositions qui y sont tablies dmontres1 j'ai entrepris de vrifier jusqu'aux conjectures de mon auteur2 j'en suis venu obtenir cette dernire preuve qui manquoit sa conviction4 ,l'importance du sujet m'a paru mriter l'attention de l',acadmie4 ,le rsultat de l'exprience dont je vais rendre compte1 ne va pas moins qu' faire connotre la nature du tonnerre1 le soumettre1 pour ainsi dire1 au pouvoir des hommes1 dissiper ce redoutable mtore1 prvenir ses funestes effets4 ,mais pour me faire mieux entendre1 sur tout de ceux qui ne sont point assez au fait des expriences de ,philadelphie1 j'en vais rapporter un extrait de ce qui est relatif mon objet1 j'y ajouterai quelques autres observations dont je ne suis pas moins sr4 #a4 ,la matire lectrique est un fluide1 une espce de feu rpandu dans toute la nature en diffrentes proportions4 #b4 ,quoique les corps contiennent chacun une certaine quantit de ce feu1 on les a distingus en corps lectriques corps non-lectriques4 ,ces distinctions sont assez connus4 #c4 ,les premiers sont propres communiquer ce feu1 non le conduire3 les derniers le reoivent le transmettent1 sans pouvoir le communiquer par eux-mmes4 #d4 ,en ce sens l'air est naturellement lectrique1 l'eau ne l'est pas4 #e4 ,les corps non-lectriques retiennent le feu dont ils ont t une fois chargs1 jusqu' ce qu'il en approche d'autres corps qui en ayent moins2 alors le feu se communique avec bruit1 se distribue galement entr'eux4 #f4 ,l'eau tant lectrise1 les vapeurs qui s'en exhalent le sont aussi4 #g4 ,les particules de matire lectrise se repoussent mutuellement2 del vient apparemment que l'lectricit1 aussi bien que la chaleur1 augmente l'vaporation des liqueurs4 #h4 ,le frottement entre un corps non-lectrique un corps originairement lectrique produit le feu lectrique1 non en le crant1 mais en le rassemblant4 #i4 ,la mer est un compos d'eau corps non-lectrique1 de sel corps originairement lectrique4 #aj4 ,lorsqu'il y a du frottement entre les parties voisines de sa surface1 la matire lectrique y est rassemble des parties infrieures y devient apparente4 ,c'est ce qu'on remarque dans le sillage d'un vaisseau1 sous les coups de rames1 dans l'cume dans les parties d'eau agites par le vent4 ,enfin dans une tempte toute la mer parot en feu4 #aa4 ,les particules d'eau dtaches tant alors repousses de sa surface lectrise1 emportent avec elles le feu lectrique qui a t rassembl1 en s'lvant elles s'attachent elles-mmes aux particules d'air qu'elles rencontrent4 #ab4 ,les particules d'air ainsi charges appsanties par les particules d'eau qui y sont adhrentes1 retomberoient bientt sur la terre1 si le feu lectrique attach ces dernieres ne les rendoit spcifiquement plus lgres4 ,la chaleur du soleil contribu encore les allger4 #ac4 ,aides de ces deux puissances le feu lectrique le feu commun1 les vapeurs de la mer s'lvent fort haut dans l'air1 y forment des nuages chargs comme elles de l'un l'autre feu4 #ad4 ,quand mme ces nuages fortement lectriss viendroient s'lever dans la rgion la plus froide au-dessus de la terre1 le froid qu'ils y rencontreroient pourroit diminuer leur feu commun2 mais loin de diminuer leur feu lectrique1 il ne feroit qu'en augmenter la force4 #ae4 ,les nuages forms des exhalaisons de la terre1 ayant peu de feu lectrique1 ne s'lvent pas beaucoup1 dposent leur eau promptement aisment2 c'est de l que les vents de terre qui soufflent sur mer se font facilement reconnotre par leur scheresse4 #af4 ,il en est tout autrement des nuages forms des exhalaisons de la mer2 ayant beaucoup de feu lectrique1 ils soutiennent fortement leur eau1 s'lvent une grande hauteur1 pousss par les vents peuvent la conduire du milieu de l',ocan au milieu du plus vaste continent4 #ag4 ,ces nuages lectriss tant pousss par les vents1 sont attirs par les montagnes auxquelles ils communiquent leur feu lectrique3 alors les particules d'eau se rapprochent tombent en rose1 si l'air est peu charg2 mais s'il est fort charg1 le feu lectrique sort tout la fois d'un nuage entier1 en l'abandonnant il brille comme un clair fait un bruit violent2 dans ce cas les particules d'eau se runissent faute de ce feu1 tombent en grosses ondes4 #ah4 ,lorsqu'une montagne attire ainsi les nues1 tire le feu lectrique du premier nuage qui l'aborde1 celui qui suit1 lorsqu'il approche du premier actuellement dpouill de son feu1 lui lance le sien1 commence dposer son eau propre4 ,le premier nuage communiquant ce nouveau feu la montagne1 un troisime nuage survient1 tous les autres arrivant successivement agissent de la mme manire sur ceux qui les prcdent sur la montagne1 d'aussi loin qu'ils s'tendent en arrire1 ce qui peut tre sur une tendue de pays de quelques centaines de lieus4 #ai4 ,del viennent les dluges de pluyes1 les tonnerres1 les clairs presque perptuels sur les montagnes les plus leves1 du pied desquelles les plus grands rivires tirent leurs sources4 #bj4 ,quoique les endroits voisins des hautes montagnes soient ceux o le tonnerre est le plus frquent1 ce ne sont pas les seuls qui y soient sujets2 il se fait aussi entendre dans les pays plats unis1 les nuages de mer y dposent leurs eaux sans y tre arrts par les montagnes4 ,mais dans ce cas ce sont les nuages de terre qui font l'office des montagnes4 ,ceux-ci non-lectriss beaucoup moins levs venant passer sous ceux-l qui sont lectriss fort levs1 les attirent1 en reoivent le feu lectrique1 par ce moyen sont contraints les uns les autres de laisser tomber subitement les eaux dont ils toient chargs4 #ba4 ,personne ne doute que les corps lectriss ne soient entours d'une atmosphre lectrique d'une tendu considrable prcisment de la mme figure que ces corps4 ,on peut mme rendre cette atmosphre visible en excitant au-dessous du corps lectris une fume de rsine bien sche4 ,l'attraction la rpulsion se font dans toute l'tendu de cette atmosphre1 quoique le feu lectrique ne puisse se communiquer de si loin1 du moins avec bruit2 c'est pour cette raison qu'un nuage de terre non-lectris venant passer au-dessous d'un nuage de mer fort lectris1 l'attire une trs-grande distance4 #bb4 ,quand plusieurs nuages de mer rencontrent plusieurs nuages de terre1 le feu lectrique s'lance de diffrens cts1 les lancemens continunt jusqu' ce que le feu lectrique soit galement rpandu dans tous ces nuages4 #bc4 ,la distance o se font les lancemens du feu lectrique tant relative l'tendu des corps lectriss1 si dans les expriences lectriques deux canons de fusil lectriss frappent deux pouces de distance font un clat un bruit sensible1 quelle distance norme ne doivent pas tre ports le coup1 le bruit le feu d'un nuage de dix mille arpens lectris8 #bd4 ,comme les courans d'air avec les nuages suivant des routes diffrentes1 il est ais de concevoir comment les nuages passant les uns sous les autres peuvent s'attirer rciproquement s'approcher suffisamment pour le choc lectrique4 ,on conoit de mme comment les nuages lectriss peuvent tre emports sur les terres fort loin de la mer sans aucun obstacle4 #be4 ,le feu lectrique n'est visible ne se fait entendre que quand il traverse l'air pour sauter d'un corps un autre2 on ne l'apperoit point le long d'un fil de fer dans les expriences lectriques2 on le voit le long d'une chane1 parce qu'il saute de chanon en chanon4 ,de mme le feu du tonnerre ne brille que quand il saute d'un nuage un autre4 ,quoique l'clair le coup partent en mme tems1 l'on ne voit le premier avant d'entendre le second1 que parce que la lumire vole plus rapidement que le son2 d'o il suit naturellement que l'on peut juger de l'loignement du tonnerre par la distance de l'clair au bruit1 qu'il n'y a jamais rien craindre d'un clat de tonnerre dont on a v l'clair4 #bf4 ,une tincelle lectrique tire quelque distance d'un corps irrgulier par un autre corps pareil1 parot courbe ondoyante dans l'air2 del vient l'apparition de l'clair en zic-zac4 #bg4 ,les minences1 les grands arbres les difices levs sont les plus exposs tre frapps du tonnerre2 ainsi il est dangereux d'y chercher un abri pendant l'orage4 #bh4 ,une autre raison pourquoi il vaudroit mieux tre en rase campagne1 c'est que le feu lectrique1 s'il y atteignoit quelqu'un1 pourroit glisser sur ses habits mouills1 sans lui faire de mal4 ,un rat mouill ne peut tre tu par l'explosion de la bouteille lectrique4 #bi4 ,le feu lectrique le feu commun peuvent subsister1 subsistent ensemble dans le mme corps4 ,le premier agit sur le second2 une quantit suffisante de l'un de l'autre en diffrentes proportions produit l'inflammation4 #cj4 ,les mtaux sont souvent fondus par la foudre1 ces sortes de fusions sont froides ou chaudes4 ,la fusion froide ou sans chaleur n'est qu'une dsunion des particules mtalliques qui dtruit l'attraction par laquelle leur cohsion subsistoit4 ,c'est la mme manire dont les menstrus agissent sur le mtal4 ,quand une pe est fondu dans son fourreau1 l'argent dans une bourse1 sans que le fourreau la bourse soient brls1 il faut ncessairement que ce soit par une espce de fusion froide4 ,je pourrois citer plusieurs autres exemples de faits tout semblables2 mais pour abrger je dirai seulement que l'on imite cet effet dans une des expriences lectriques de ,philadelphie4 ,il y a aussi des exemples que la foudre opre quelquefois des fusions de mtaux par chaleur1 ce sont alors de vritables fusions1 des fusions brlantes4 ,quoiqu'on n'ait pas encore pouss les expriences lectriques jusqu' des oprations pareilles1 je ne doute point qu'on n'y parvienne dans la suite4 #ca4 ,comme il y a des corps qui ont t dchirs par la foudre1 il y en a de mme qui sont dchirs par l'tincelle lectrique4 ,en rptant l'exprience o l'on perce une main de papier1 o j'en ai souvent perc jusqu' #if4 feilles1 j'ai remarqu que les dernires feilles ont quelquefois souffert une dchirure telle qu'on pouvoit y passer le doigt4 #cb4 ,il s'ensuit des observations prcdentes qu'on devroit entendre trs-rarement le tonnerre en pleine mer1 lorsque l'on est fort loign de la terre4 ,quelques anciens officiers de marine qui ont t consults sur ce sujet1 assurent que le fait s'accorde parfaitement avec la conjecture1 que les isles loigns du continent sont fort peu sujettes l'orage4 ,un observateur judicieux a remarqu qu'il avoit moins entendu de tonnerre pendant treize ans qu'il a demeur aux ,bermudes1 qu'il n'en a quelquefois entendu dans un mois la ,caroline4 #cc4 ,m4 ,franklin ajoute toutes ces observations celles de quelques effets singuliers du tonnerre1 rapporte ce sujet des effets tout fait semblables de l'lectricit3 par exemple des aveuglemens causs par l'un aussi bien que par l'autre3 des filets dors sur lesquels on avoit mis de la peinture1 qui ont t dcouverts par l'lectricit1 de mme que par le tonnerre2 il y a une infinit d'autres effets de ce mtore que l'on pourroit rappeller ici1 dont le rapport avec ceux de l'lectricit peut se dmontrer aussi facilement4 ,mais pour ne point quitter ,m4 ,franklin1 je passe une de ses expriences1 qui parot bien dcisive pour le sujet dont il est question4 ,si l'on suspend au plat-fond d'une chambre par une ficelle de grandes balances de cuivre1 dont le flau ait au moins #b4 pieds de longueur1 de manire que les bassins attachs des cordons de soye soient environ un pied de terre1 ces bassins tourneront circulairement par le dtortillement de la ficelle4 ,si l'on plante sur le plancher un poinon de mtal1 dont la tte soit arrondie polie1 de faon que les bassins puissent passer pardessus en dcrivant leur cercle2 si dans cet tat on lectrise un des bassins en lui appliquant le fil-d'archal de la bouteille lectrique1 on verra ce bassin s'abaisser en passant sur le poinon1 mme dcharger son feu sur cet instrument1 s'il est une distance convenable4 ,si aprs cela on attache une aiguille la pointe en haut sur le plancher auprs du poinon1 la tte de cet instrument1 loin d'attirer comme auparavant le bassin lectris1 semblera le repousser1 parce que la pointe de l'aiguille1 quoique beaucoup plus basse1 aura tir le feu lectrique dont le bassin toit charg1 avant qu'il soit venu porte d'tre attir par la tte du poinon4 ,ces deux bassins peuvent nous reprsenter deux nuages1 l'un un nuage de mer1 l'autre un nuage de terre2 leur mouvement horizontal sur le plancher sera dans la mme hypothse1 celui des nuages au-dessus de la terre1 le poinon lev reprsentera une montagne1 une minence ou un grand difice2 on comprendra alors comment les nuages lectriss1 en passant au-dessus des montagnes ou des btimens une trop grande hauteur pour les frapper1 en peuvent tre attirs jusqu' la distance qui leur est ncessaire pour cet effet4 ,comme d'ailleurs l'aiguille fixe la pointe en haut sur le plancher au dessous du poinon tire en silence le feu lectrique du bassin une distance beaucoup plus grande que la distance requise pour frapper1 prvient ainsi la descente vers le poinon3 comme le bassin lectris1 quand mme il viendroit par son propre mouvement assez prs pour frapper1 ne pourroit le faire1 parce qu'il auroit alors t dpoill de la plus grande partie de son feu3 comme enfin dans ces deux cas le poinon seroit toujours garanti du choc1 il est plus que probable que la connoissance du pouvoir des pointes peut tre d'un trs-grand avantage l'humanit pour prserver des atteintes de la foudre des maisons1 les glises1 les vaisseaux1 c4 ,il ne s'agiroit1 pour y parvenir1 que de fixer perpendiculairement sur les parties les plus leves de ces difices des verges de fer faites en forme d'aiguilles1 dores pour prvenir la rouille1 d'abaisser du pied de ces verges1 un fil-d'archal au dehors des btimens1 jusqu' ce qu'il toucht la terre ou l'eau de la mer4 ,ces verges de fer bien pointus tireroient probablement tireroit sans bruit le feu lectrique hors du nuage1 avant qu'il vint assez prs pour frapper pour causer aucun dsastre4 ,mais avant que d'en venir cet expdient il restoit un problme rsoudre4 ,toutes les observations pouvoient parotre bien faites1 toutes les rflexions naturelles1 tous les raisonnemens suivis1 toutes les inductions justes1 sans que pour cela le succs rpondt la vraisemblance4 ,il toit question de dcider avant tout si les nues qui contiennent la foudre sont lectrises ou non2 c'est ce doute qui a empch ,m4 ,franklin de prononcer hardiment sur toute cette matire4 ,ce que sa pntration la justesse de son raisonnement lui ont fait reconnotre1 sa droiture sa sincrit n'ont os l'assurer4 ,tout ce qu'il a p faire dans cette circonstance embarrassante1 'a t de proposer sa conjecture1 de nous enseigner les moyens de dcider la question4 ,en suivant la route qu'il nous a trace1 j'ai obtenu une satisfaction complette4 ,voici les prparatifs1 le procd le succs4 #a4 ,j'ai fait faire ,marly-la-,ville1 situ six lieus de ,paris1 au milieu d'un belle plaine1 dont le sol est fort lev1 une verge de fer d'environ un pouce diamtre1 longue de quarante pieds fort pointu par son extrmit suprieure2 pour lui mnager une pointe plus fine1 je l'ai fait armer d'acier tremp ensuite brunir1 au dfaut de dorure1 pour la prserver de la rouille2 outre cela cette verge de fer est courbe vers son extrmit infrieure en deux coudes angles aigus quoiqu'arondis2 le premier coude est loign de deux pieds du bout infrieur1 le second est en sens contraire trois pieds du premier4 #b4 ,j'ai fait planter dans un jardin trois grosses perches de vingt-huit vingt-neuf pieds disposes en triangle1 loignes les unes des autres d'environ huit pieds2 deux de ces perches sont contre un mur1 la troisime est au-dedans du jardin4 ,pour les affermir toutes ensemble l'on a clou sur chacune des entre-toises vingt pieds de hauteur1 comme le grand vent agitoit encore cette espce d'difice1 l'on a attach au haut de chaque perche de longs cordages1 qui tenant lieu d'aubans1 rpondent par le bas de bons piquets fortement enfoncs en terre plus de vingt pieds des perches4 #c4 ,j'ai fait construire entre les deux perches voisines du mur1 adosser contre ce mur une petite gurite de bois capable de contenir un homme une table4 #d4 ,j'ai fait placer au milieu de la gurite une petite table d'environ un demi pied de hauteur1 sur cette table j'ai fait dresser affermir un tabouret lectrique4 ,ce tabouret n'est autre chose qu'une petite planche quarre porte sur trois bouteilles vin2 il n'est fait de cette manire que pour suppler au dfaut d'un gteau de rsine qui me manquoit4 #e4 ,tout tant ainsi prpar1 j'ai fait lever perpendiculairement la verge de fer au milieu des trois perches1 je l'ai affermie en l'attachant chacune de ces perches avec de forts cordons de soye par deux endroits seulement4 ,les premiers liens sont au haut des perches environ trois pouces au-dessous de leurs extrmits suprieures3 les seconds sont vers la moiti de leur hauteur4 ,le bout infrieur de la verge de fer est solidement appuy sur le milieu du tabouret lectrique1 o j'ai fait creuser un trou propre le recevoir4 #f4 ,comme il toit important de garantir de la pluye le tabouret les cordons de soye1 parce qu'ils laisseroient passer la matire lectrique s'ils toient mouills1 j'ai pris les prcautions ncessaires pour en empcher3 c'est dans cette ve que j'ai mis mon tabouret sous la gurite1 que j'avois fait courber ma verge de fer angles aigus1 afin que l'eau qui pourroit couler le long de cette verge ne pt arriver jusques sur le tabouret4 ,c'est aussi dans le mme dessein que j'ai fait clouer sur le haut au milieu de mes perches trois pouces au-dessus des cordons de soye1 des espces de botes formes de trois petites planches d'environ #ae4 pouces de long1 qui couvrent pardessus par les cts une pareille longueur des cordons de soye sans leur toucher4 ,il s'agissoit de faire dans le tems de l'orage deux observations sur cette verge de fer ainsi dispose2 l'une toit de remarquer sa pointe une aigrette lumineuse semblable celle qu'on apperoit la pointe d'une aiguille1 quand on l'oppose assez prs d'un corps actuellement lectris3 l'autre toit de tirer de la verge de fer des tincelles1 comme on en tire du canon de fusil dans les expriences lectriques4 ,j'tois bien assur du succs de la premire de ces observations1 m'tant rappell que cette aigrette est connu il y a deux ou trois mille ans4 ,les plus anciens auteurs1 ,homre1 ,aristote1 ,plutarque1 ,horace1 c4 en ont parl sous le nom d'astre d',hlne1 quand il n'en paroissoit qu'une1 sous les noms de ,castor ,pollux1 quand on en voyoit deux4 ,il n'est point rare aux navigateurs d'appercevoir ces aigrettes lumineuses au haut des mts1 au bout des vergues1 en un mot dans les endroits levs1 o il y a des pointes dresses en l'air1 surtout pendant la nuit1 l'approche dans le tems des orages2 c'est ce qu'ils appellent le feu ,s4 ,elme4 ,outre cela un de mes amis de province m'a mand avoir remarqu plusieurs fois dans des orages de nuit un feu follet la pointe de la verge de fer d'une girouette qui se trouvoit devant la fentre de son appartement4 ,la certitude de cette premire observation me donnoit aussi beaucoup de confiance pour la seconde2 j'ose mme dire que je n'tois pas moins assur de son succs4 ,il me paroissoit impossible que la verge de fer tant bien isole de tous corps non-lectriques1 ne donnt pas des tincelles1 ds qu'elle tiroit recevoit la matire lectrique par sa pointe1 mais il falloit voir ces tincelles4 ,aprs avoir ainsi dress toute la machine1 ne pouvant pas toujours rester la campagne pour attendre l'orage1 j'ai charg de faire les observations en mon absence un habitant du lieu1 nomm ,coiffier1 qui a servi quatorze ans dans les dragons1 sur qui je pouvois galement compter pour l'intelligence pour l'intrpidit4 ,je lui avois donn toutes les instructions ncessaires1 soit pour observer l'aigrette lumineuse qui devoit parotre la pointe de la verge de fer1 soit pour tirer les tincelles de cette verge avec le tenon d'un fil-d'archal que j'avois attach au collet d'une longue fiole pour lui servir de manche1 par ce moyen le garantir des piqres de ces tincelles qui pouroient tre trop fortes4 ,je lui avois encore recommand de faire venir auprs de la machine quelques-uns de ses voisins1 mme de faire avertir ,m4 le ,prieur ,cur de ,marly1 qui m'avoit promis de s'y trouver sitt que le tems parotroit dispos l'orage4 ,le ,mercredi #aj4 ,mai #ageb4 entre deux trois heures aprs midi1 mon ami ,coiffier entendit un coup de tonnerre assez fort3 il vole la machine1 prend la fiole avec le fil-d'archal1 prsente le tenon du fil la verge1 en voit sortir une petite tincelle brillante1 en entend le ptillement2 il tire une seconde tincelle plus forte que la premire avec plus de bruit3 il appelle ses voisins1 envoye chercher ,m4 le ,prieur3 celui-ci accourt de toutes ses forces2 les ,paroissiens voyant la prcipitation de leur ,cur1 s'imaginent que le pauvre ,coiffier a t tu du tonnerre2 l'allarme se rpand dans le village3 la grle qui survient n'empche point le troupeau de suivre son ,pasteur4 ,cet honnte ,ecclsiastique arrive prs de la machine1 voyant qu'il n'y avoit point de danger1 met lui-mme la main l'oeuvre1 tire de fortes tincelles4 ,la nue d'orage de grle ne fut pas plus d'un quart-d'heure passer au znith de notre machine1 l'on n'entendit que ce seul coup de tonnerre4 ,sitt que le nuage fut pass1 qu'on ne tira plus d'tincelles de la verge de fer1 ,m4 le ,prieur de ,marly fit partir le sieur ,coiffier lui-mme pour m'apporter la lettre suivant qu'il m'crivit la hte4 ,je vous annonce1 ,monsieur1 ce que vous attendez2 l'exprience est complette4 ,aujourd'hui deux heures vingt minutes aprs midi le tonnerre a grond directement sur ,marly2 le coup a t assez fort4 ,l'envie de vous obliger la curiosit m'ont tir de mon fauteil1 o j'tois occup lire3 je suis all chez ,coiffier1 qui dj m'avoit dpch un enfant que j'ai rencontr en chemin pour me prier de venir1 j'ai doubl le pas travers un torrent de grle4 ,arriv l'endroit o est plac la tringle coude j'ai prsent le fil-d'archal1 en avanant successivement vers la tringle un pouce demi ou environ2 il est sorti de la tringle une petite colonne de feu bleutre sentant le souffre1 qui venoit frapper avec une extrme vivacit le tenon du fil-d'archal1 occasionnoit un bruit semblable celui qu'on feroit en frappant sur la tringle avec une clef4 ,j'ai rpt l'exprience au moins six fois dans l'espace d'environ quatre minutes en prsence de plusieurs personnes1 chaque exprience que j'ai faite a dur l'espace d'un pater d'un ave4 ,j'ai voulu continuer2 l'action du feu s'est rallentie peu peu2 j'ai approch plus prs1 n'ai plus tir que quelques tincelles1 enfin rien n'a paru4 ,le coup de tonnerre qui a occasionn cet vnement n'a t suivi d'aucun autre2 tout s'est termin par une abondance de grle4 ,j'tois si occup dans le moment de l'exprience de ce que je voyois1 qu'ayant t frapp au bras un peu au-dessus du coude1 je ne puis dire si c'est en touchant au fil-d'archal ou la tringle3 je ne me suis pas plaint du mal que m'avoit fait le coup dans le moment que je l'ai reu2 mais comme la douleur continuoit1 de retour chez moi j'ai dcouvert mon bras en prsence de ,coiffier1 nous avons apperu une meurtrissure tournante autour du bras1 semblable celle que feroit un cou de fil-d'archal si j'en avois t frapp nud4 ,en revenant de chez ,coiffier j'ai rencontr ,m4 le ,vicaire1 ,m4 de ,milly le matre d'cole qui j'ai rapport ce qui venoit d'arriver2 ils se sont plaint tous les trois qu'ils sentoient une odeur de soufre qui les frappoit davantage mesure qu'ils approchoient de moi3 j'ai port chez moi la mme odeur1 mes domestiques s'en sont apperus sans que je leur aie rien dit4 ,voil1 ,monsieur1 un rcit fait la hte1 mais naf vrai que j'atteste1 vous pouvez assurer que je suis prt rendre tmoignage de cet vnement dans toutes occasions4 ,coiffier a t le premier qui a fait l'exprience1 l'a rpte plusieurs fois2 ce n'est qu' l'occasion de ce qu'il a v qu'il m'a envoy prier de venir4 ,s'il toit besoin d'autres tmoins que de lui moi1 vous les trouveriez4 ,coiffier presse pour partir4 ,je suis avec une respectueuse considration1 ,monsieur1 votre1 c4 sign ,raulet1 ,prieur de ,marly4 #aj4 ,mai #ageb4 ,on voit par le dtail de cette lettre que le fait est assez bien constat pour ne laisser aucun doute ce sujet4 ,le porteur m'a assur de vive voix qu'il avoit tir pendant prs d'un quart-d'heure avant que ,m4 le ,prieur arrivt1 en prsence de cinq ou six personnes1 des tincelles beaucoup plus fortes plus bruyantes que celles dont il est parl dans la lettre4 ,ces premires personnes arrivant successivement n'osoient approcher qu' dix ou douze pas de la machine1 cette distance1 malgr le plein soleil1 ils voyoient les tincelles en entendoient le bruit4 ,il ne parut point d'aigrette lumineuse la pointe de la verge de fer2 il y en avoit cependant une1 ,coiffier m'a dit y avoir apperu une trs-foible lueur2 mais d'abord la lumire du soleil1 ensuite l'opacit de la grle la drobrent bientt la ve2 d'ailleurs il y a toute apparence que l'aigrette seroit plus visible la pointe d'une verge de fer qui ne seroit point isole4 ,la comparaison des odeurs du tonnerre de l'lectricit n'a point chap mes recherches pour en tirer une preuve de leur identit2 mais comme je ne connois point assez l'odeur du mtore1 je n'ai pas voulu m'y arrter4 ,pour l'odeur de soufre dont il est parl dans la lettre1 elle pourroit bien tre la mme que celle de phosphore que l'on sent aprs de violentes explosions dans certaines expriences lectriques4 ,quand on ne connot pas bien distinctement l'une l'autre1 il est fort ais de s'y mprendre4 ,enfin il me parot videmment prouv par l'exprience de ,marly que le tonnerre est pour le moins aussi propre que le globe de verre communiquer l'lectricit aux corps non-lectriques1 que les corps originairement lectriques1 comme le verre la soye1 retiennent aussi bien cette lectricit naturelle que celle qu'on excite artificiellement4 ,je ne doute mme point1 je crois que personne n'en doutera1 que si l'orage duroit quelque tems1 on ne pt faire avec cette lectricit naturelle toutes les mmes expriences que l'on fait avec l'artificielle4 ,il rsulte de toutes les expriences observations que j'ai rapportes dans ce mmoire1 surtout de la dernire exprience faite ,marly-la-,ville1 que la matire du tonnerre est incontestablement la mme que celle de l'lectricit4 ,l'ide qu'en a eu ,m4 ,franklin cesse d'tre une conjecture2 la voil devenu une ralit1 j'ose croire que plus on approfondira tout ce qu'il a publi sur l'lectricit1 plus on reconnotra combien la ,physique lui est redevable pour cette partie4 ,il ne me reste plus qu' dire quelque chose des avantages qu'on peut retirer de cette importante dcouverte4 ,puisqu'il est bien reconnu qu'une pointe mtallique prsente quelque distance vis--vis d'un corps actuellement lectris en tire le feu1 le dcharge entirement sans bruit1 sans explosion sans commotion3 puisqu'il est galement vrifi qu'une verge de fer prsentant sa pointe bien acre vers un nuage charg de tonnerre1 tire en silence la matire lectrique de ce nuage1 ds qu'il est assez proche pour que la verge se trouve dans on atmosphre lectrique1 cette verge suffira pour le dcharger entirement de tout le feu qui y est retenu1 elle oprera ce bon effet d'autant plus surement plus facilement que la nue orageuse sera plus prs plus long-tems passer porte de la pointe4 ,del rsultent les avantages infinis de dissiper presque volont la matire du tonnerre1 de prserver de ses atteintes les difices tant publics que particuliers4 ,je suis persuad que1 si au lieu de terminer1 comme on le fait ordinairement1 les toits des pavillons1 des tours1 des clochers les mts des vaisseaux c4 par des giroettes1 par des coqs1 par des croix1 par des perroquets1 c4 ,on y dressoit des pointes mtalliques de la manire dont il a t expliqu ci-devant1 on garantiroit ces difices de la foudre4 ,dans la supposition mme o ces pointes ainsi leves1 en tirant le feu des nuages orageux1 en seroient assaillies par une quantit excessive1 ou1 pour me servir des expressions usites1 quand ces pointes fendroient la nu1 attireroient sur elles un orage tout entier1 le fil de fer attach leur extrmit infrieure suffiroit pour conduire ce feu jusqu' la terre ou l'eau au dehors des difices1 sans que la foudre pt leur toucher2 la raison m'en parot vidente4 ,comme le mtal est moins lectrique1 par-l plus permable l'lectricit que les pierres1 les bois les autres matriaux qui entrent dans la construction d'un btiment2 le feu lectrique ne quittera point cette route que quand elle lui manquera4 ,pour calmer les craintes de ceux qui1 malgr ces raisons1 pourroient apprhender que les pointes leves sur leurs maisons n'y attirassent le feu du ciel1 j'ajouterai ici un autre moyen de les mettre tout--fait en suret4 ,il consiste lever dans le voisinage autour de leurs chteaux ou maisons plusieurs de ces mmes verges mtalliques sur de grands arbres1 sur des tours1 sur des minences1 c4 ou simplement les planter en terre1 pourv qu'elles ayent assez de longueur pour surpasser1 ou tout au moins pour galer la hauteur des difices que l'on voudra prserver4 ,s'il pouvoit arriver que le tonnerre tombt sur ces verges1 il ne pourroit y faire aucun dsordre4 ,il ne faudroit peut-tre pas une centaine de verges de fer ainsi dresses disposes dans les diffrens quartiers dans les endroits les plus levs1 pour prserver de la foudre toute la ,ville de ,paris4 ,ds que ce mmoire eut t l l',acadmie ,royale des ,sciences1 o il avoit t cout avec la plus grande attention1 reu avec l'accueil le plus obligeant1 le bruit s'en rpandit2 cette dcouverte fut mise dans toutes les nouvelles publiques1 l'exprience fut repte avec le mme succs dans toutes les parties de l',europe4 ,on imagina diffrens moyens pour lever des verges de fer pointus suivant la situation des lieux1 il s'en trouva de trs-ingnieux4 ,celui par exemple de dresser une pointe mtallique au-dessus d'un cerf-volant que l'on lve en l'air l'approche d'un orage1 a fait voir des phnomnes trs-singuliers4 ,la matire lectrique y toit si abondante qu'elle faisoit chaque instant des explosions assez bruyantes pour tre entendus des distances considrables4 ,ces explosions doivent tre regardes1 sont rellement autant de petits coups de tonnerre dont les effets pourroient tre aussi funestes pour ceux qui se trouveroient porte d'en tre frapps4 ,l'exemple de ,m4 ,richman1 professeur de physique ,petersbourg martyr de l'lectricit1 suffiroit seul pour avertir qu'il est quelquefois dangereux de s'approcher sans beaucoup de prcaution de la verge de fer lectrise par le tonnerre4 ,il parot par la relation de sa mort1 arrive le #f4 ,aot #agec4 insre dans les gazettes d',hollande de ,france du mois de ,septembre suivant1 qu'il n'a pas t tu par le tonnerre tomb directement du ciel1 mais par l'explosion de la matire lectrique dont la barre de fer trop bien isole se trouva surcharge au moment que sa tte en approcha pendant qu'il faisoit ses observations4 ,il est encore arriv deux accidens du mme genre1 quoique moins tragiques1 deux clbres physiciens1 dont l'un#de est associ l'autre#df correspondant de l',acadmie ,royale des ,sciences4 ,tous les deux furent renverss par le coup dont ils furent frapps en voulant tirer des tincelles de leur appareil lectrique4 ,un degr de plus dans la charge de cet appareil leur et vraisemblablement fait prouver un sort aussi funeste qu'au physicien ,moscovite4 ,mais je suis sr que les prcautions dont je me suis presque toujours servi en pareil cas1 auroient p les en garantir1 j'exhorte tous ceux qui voudront faire de pareilles observations sur le tonnerre1 mettre en usage ces mmes prcautions4 ,note #de3 ,m4 le ,monnier1 ,mdecin de ,s4 ,germain en ,laye4 ,note #df3 ,le ,r4 ,p4 ,bertier de l',oratoire1 ,montmorency4 ,peu de jours aprs la publication du mmoire ci-dessus1 j'imaginai adapter un petit carillon une pointe mtallique que j'avois fait lever au jardin du ,roi pour ,m4 de ,buffon2 ce carillon est compos de deux petits timbres1 dont l'un est attach au fil de fer correspondant la pointe1 l'autre la muraille1 avec une petite boule de mtal suspendu entre deux par un fil de soye pour servir de battant4 ,ds le premier orage qui arriva le jour mme1 le carillon sonna plus d'une demi-heure avant que le tonnerre grondt avant que les clairs parussent4 ,par ce moyen nous avons toujours t avertis depuis de l'approche des nuages orageux2 il nous est mme arriv plusieurs fois1 ,m4 de ,buffon moi1 d'entendre sonner le carillon sans aucune apparence de tonnerre4 ,quand un nuage charg d'lectricit vient passer au-dessus de la pointe mtallique une grande distance1 il met le carillon en mouvement1 soit qu'il n'y ait point assez de matire pour causer un vritable orage1 soit que la pointe en dissipe assez pour en empcher1 tout se passe sans fracas4 ,ce carillon ainsi adapt la machine du tonnerre sert plusieurs usages importans2 #a4 il avertit de l'approche ou de la prsence d'un nuage orageux tant la nuit que le jour2 #b4 il fait connotre l'abondance de la matire lectrique dont un nuage est charg1 par la frquence plus ou moins grande de ses battemens1 mme par son silence1 comme on le verra dans la suite2 #c4 tant une dcharge continuelle de la matire lectrique1 qui s'accumule sur la machine du tonnerre1 il est suffisant pour en prvenir les funestes accidens4 ,je suis trs-persuad que ni ,m4 ,richman ni les autres n'auroient point t frapps si rudement1 s'il y avoit eu de pareilles dcharges aux machines dont ils se sont servis4 ,,de ,,la ,,lettre ,,ii4 #bi4 ,juin #agea4 ,dans la relation que le capitaine ,waddel a donne des effets de la foudre sur son vaisseau1 je ne puis m'empcher de remarquer les grosses lampes comazants1 7comme il les appelle7 qui parurent sur les pointes du haut des perroquets toutes en feu comme de grosses torches 7avant le coup de tonnerre72 suivant mon sentiment le feu lectrique toit alors tir de la nue comme par des pointes1 la grosseur de la flamme marquant la grande quantit d'lectricit dans la nue2 s'il y avoit eu un bon fil-d'archal de communication des pointes du sommet des perroquets la mer1 qui et conduit plus librement que des cordes goudronnes ou des mts de bois rsineux1 j'imagine qu'il n'y auroit point eu de coup de foudre1 ou que s'il y en et eu1 le fil-d'archal l'auroit conduit tout entier dans la mer sans endommager le vaisseau4 ,ses boussoles perdirent la vertu de l'aiman1 ou les ples en furent changs2 la pointe du nord se tourna vers le sud4 ,par le moyen de l'lectricit nous avons souvent ici 7 ,philadelphie7 donn aux aiguilles la direction au ple1 nous en avons chang les ples notre gr4 ,londres ,m4 ,wilson a essay cette opration sur de trop grosses masses avec une force trop foible4 ,,mm4 ,wilson ,franklin ne sont pas les seuls qui ayent conjectur que le magntisme devoit tre un effet de l'lectricit2 ,m4 de ,buffon doit partager avec eux la gloire1 non-seulement d'avoir eu la mme opinion1 mais d'en avoir port un jugement dcisif long-tems avant d'apprendre les conjectures de ces deux savans4 ,ds le commencement de l'anne #ageb4 il me pria de lui faire faire six aiguilles d'acier pour essayer de les aimanter d'un coup d'lectricit4 ,ses affaires ne lui permirent pas d'en faire l'preuve2 comme par dfrence je ne voulus pas la faire sans lui1 l'exprience fut retarde jusqu'en #agec4 tems auquel je reus le supplment ou deuxime partie des crits de ,m4 ,franklin1 o j'en trouvai la russite avant de l'avoir tente moi-mme4 ,ayant aussitt fait armer1 suivant la mthode de ,mr4 ,franklin1 une grande cucurbite de verre1 je la joignis un gros matras aussi prpar pour l'exprience de ,leyde2 je mis ensuite une de mes aiguilles1 dont j'avois t la chape1 entre deux lames de verre1 l'une plus longue l'autre plus courte1 afin que les deux bouts de l'aiguille dbordassent cette dernire3 pour affermir ces trois pices1 je les mis dans une petite presse faite exprs dispose de faon que l'aiguille toucht par l'un de ses bouts une feille de mtal sur laquelle toient poss les deux vases3 ayant ensuite charg ces deux vases ensemble1 achev le cercle par le moyen d'un fil de fer1 dont j'appuyai l'une des extrmits sur le bout de l'aiguille1 je tirai le coup fulminant au travers de cette aiguille4 ,ayant aprs cela dmont l'appareil1 rajust la chape suspendu l'aiguille sur son pivot1 elle prit la direction nord sud1 fut vivement attire par le fer que je lui prsentai2 en un mot elle se trouva trs-bien aimante4 ,j'essayai sur le champ de changer ses ples en lui donnant le coup en sens contraire2 cette seconde exprience ne me russit pas moins bien que la premire1 je la rptai plusieurs fois4 ,cette aiguille a conserv sa vertu magntique pendant plusieurs mois4 ,mais je n'ai pas t long-tems m'appercevoir que sa force diminuoit imperceptiblement1 prsentement il faut en approcher une clef trois ou quatre lignes1 pour qu'elle puisse en tre attire4 ,j'ai aimant par le mme moyen deux autres aiguilles qui me paroissent conserver toute leur force depuis plusieurs mois4 ,elles ont t frappes d'un coup donn en mme tems par deux grandes cucurbites de verre revtus en dedans en dehors de fuilles d'tain bien armes pour l'exprience de ,leyde1 par deux gros matras dors4 ,les expriences lectriques dveloppent tous les jours des mystres1 qui sans elles seroient peut-tre toujours demeurs impntrables dans la physique2 le succs de celle-ci nous apprend pourquoi les vieux fers qui ont t long-tems exposs aux injures de l'air sur le haut des difices fort levs1 non-seulement se trouvent aimants1 mais mme semblent convertis en vritable aiman4 7,voyez ,mm4 de l',acad4 ,r4 des ,sc41 tom4 ,x4 pag4 #gcd47 ,cette observation qui parut si surprenante en #afia4 cesse de l'tre ds que l'on sait que la matire du tonnerre celle de l'lectricit sont la mme1 que le magntisme n'est qu'un effet de la matire lectrique4 ,personne n'aura de peine se persuader que les clochers de ,chartres cause de leur grande lvation au milieu d'une vaste plaine ont t sont souvent frapps du tonnerre4 ,feriunt altos fulmina montes4 ,les fers qui ont t employs dans ces difices tant moins lectriques que les pierres les autres matriaux qui sont entrs dans leur construction1 sont par-l plus susceptibles des impressions de ce mtore4 ,c'est de l qu'ils ont acquis la vertu magntique2 peut-tre l'aiman lui-mme n'est-il aiman que parce que c'est une pierre qui contient beaucoup de fer1 qui a t frappe de la foudre4 ,cette proprit qu'a la matire lectrique de s'attacher de prfrence aux corps les moins lectriques1 surtout aux mtaux1 nous apprend l'utilit d'un ancien usage presque gnral1 dont on n'a peut-tre jamais connu ni le fondement ni le principe1 c'est celui de mettre dans les tems d'orage une pice de fer sur les tonneaux de vin dans le nid des poules autres volatils que l'on fait couver4 ,on dit que c'est pour empcher le tonnerre de faire tourner le vin les oeufs1 ou de faire mourir les jeunes poulets dans leurs coquilles4 ,s'il est vrai que le tonnerre puisse produire ces mauvais effets2 il est assez vraisemblable qu'un morceau de fer ou d'autre mtal peut les prvenir4 ,le matire lectrique qui se rpand de tous cts pendant l'orage1 sera attire par la substance mtallique1 y fera son impression bien plutt que sur les autres substances qui en sont moins susceptibles4 ,un choc donn par quatre grands vases de verre en forme de jarres une fine aiguille coudre flottante sur l'eau1 lui donne la direction magntique1 la traverse aisment4 ,si l'aiguille est pose ,est ,ouest dans le tems qu'elle est frappe1 le bout par lequel le feu lectrique est entr se tourne au nord4 ,si l'aiguille est pose nord sud1 le bout qui est vers le nord continura de marquer le nord quand elle sera mise sur l'eau1 soit que le feu soit entr par ce bout ou par le bout oppos4 ,dans quelque direction que mes aiguilles fussent poses1 lorsqu'elles ont reu le coup fulminant1 j'ai toujours remarqu que le bout de l'aiguille par lequel le feu y est entr1 est constamment celui qui se tourne au nord1 consquemment celui par lequel le feu est sorti1 se tourne au sud4 ,pour changer les ples d'une aiguille aimante de cette manire1 il ne s'agit que de donner le coup en sens contraire4 ,m4 ,franklin qui j'ai communiqu cette observation1 m'a rpondu que n'ayant pas eu le tems de rpter plusieurs fois cette exprience1 il n'avoit p l'approfondir1 que del il pouvoit tre arriv que ses observations cet gard ne fussent pas tout--fait justes4 ,le magntisme qu'elle acquiert est plus fort quand l'aiguille est frappe tant tourne au nord au sud2 il est plus foible quand l'aiguille est ,est ,ouest2 si la force du coup toit beaucoup plus grande1 peut-tre que1 l'aiguille tant nord sud1 si le feu entroit par le bout sud il deviendroit nord1 autrement nous serions embarrasss de rendre raison du renversement des ples des boussoles par le coup de foudre1 puisqu'il n'a jamais p trouver leurs aiguilles que dans cette position1 que selon nos petites expriences1 soit que le feu lectrique entre par le bout du nord sorte par celui du sud de l'aiguille1 ou au contraire1 le bout tourn vers le nord continuroit toujours le marquer4 ,dans ces expriences les bouts des aiguilles reoivent quelquefois de la flamme lectrique1 une lgre teinte de bleu comme celle que l'on voit un ressort de montre4 ,cette couleur donne par le coup de deux vases seulement se dissipera1 mais quatre vases la fixent1 fondent souvent les aiguilles2 je vous en envoye quelques-unes qui ont eu leurs ttes leurs pointes fondus par notre tonnerre artificiel1 une pingle dont le feu lectrique a fondu la pointe fait couler quelques parties de sa tte de son collet4 ,il arrive quelquefois que la surface du corps de l'aiguille coule aussi un peu parot souleve en forme de vsicules quand elle est examine avec une loupe4 ,les vases dont je me sers contiennent sept ou huit gallons1#dg sont doubls de feilles d'tain au dedans au dehors1 il faut chacun d'eux mille tours d'un globe de neuf pouces de diamtre pour tre charg4 ,note #dg3 ,gallon1 mesure d',angleterre qui contient quatre quartes2 la quarte quivaut environ pinte de ,paris4 ,je vous envoye deux chantillons de feilles d'tain fondus entre des verres par la force de deux vases seulement4 ,je n'ai point appris qu'aucun de vos lectriciens d',europe ait p jusqu'ici enflammer la poudre tirer par le feu lectrique4 ,nous le faisons ici de cette manire4 ,on remplit de poudre sche une petite cartouche2 on la bourre assez fort pour en craser quelques grains2 on y enfonce ensuite deux fils-d'archal pointus un chaque bout1 ensorte que leurs pointes ne soient loignes que d'un demi pouce au milieu de la cartouche que l'on place dans cercle2 quand les quatre vases se dchargent1 la flamme sautant de la pointe d'un fil-d'archal celle de l'autre dans la cartouche au travers de la poudre1 l'enflamme1 l'explosion de la poudre se fait au mme instant que le craquement de la dcharge4 ,cette exprience m'a russi d'une faon admirable4 ,en voici le procd4 ,aprs avoir roul une carte jouer1 l'avoir bien lie avec du fil1 j'ai rempli peu prs au quart ce petit tuyau de poudre tirer1 que j'ai bien boure pour en craser les grains2 aprs cela j'y ai mis encore autant de poudre que j'ai boure de la mme manire2 ainsi de suite jusqu' ce que le tuyau ft rempli3 j'y ai ensuite enfonc deux fils de fer1 un chaque bout comme le dit notre auteur2 en suivant le reste de son procd1 l'exprience a manqu plusieurs fois4 ,imaginant que le dfaut ne pouvoit venir que de ce que les pointes des fils de fer toient trop loignes l'une de l'autre1 je les ai enfonces davantage1 l'exprience a russi4 ,quelque prpar que l'on soit au bruit que doit produire cette inflammation1 on en est toujours surpris1 mais ce n'est pas ce qu'il y a craindre dans cette exprience4 ,l'on doit y prendre des prcautions contre deux accidens qui peuvent en rsulter1 l'un de tourner le petard du ct oppos aux spectateurs1 afin qu'en sautant il ne puisse blesser personne2 l'autre de ne pas tenir la main les fils de fer dont les pointes sont enfonces dans le petard1 parce que si la poudre ne s'enflammoit pas1 celui qui les tiendroit recevroit une commotion peut-tre trop forte4 ,je ne me souviens pas si je vous ai crit que j'ai fondu des pingles de cuivre des aiguilles d'acier1 chang les ples d'une aiguille aimante1 donn le magntisme la plarit des aiguilles qui n'en avoient point1 que j'ai enflamm de la poudre tirer sche avec l'tincelle lectrique4 ,j'ai cinq bouteilles qui contiennent chacune #h4 ou #i4 galons2 deux de ces bouteilles charges suffisent pour ces oprations2 mais je puis les charger les dcharger toutes ensemble1 il n'y a point d'autres bornes dans la force que l'homme peut donner employer dans la matire lectrique1 que celles qui viennent de la dpense du travail2 car on peut augmenter le nombre des bouteilles l'infini1 les unir les dcharger toutes ensemble1 comme s'il n'y en avoit qu'une4 ,la force l'effet sera proportionne leur nombre leur situation4 ,les plus grands effets connus des coups de foudre ordinaires peuvent1 je pense1 sans beaucoup de difficult1 tre surpasss par cette voye1 ce que l'on n'auroit jamais cru il y a quelques annes4 ,bien des gens mme aujourd'hui pourroient regarder cette supposition comme un peu extravagante4 ,ainsi nous sommes plus avancs en science que les diables de ,rabelais l'ge de deux ans2 il dit d'eux plaisamment qu'ils ne savoient qu'un peut tonner foudroyer autour de la tte d'un choux4 ,je suis avec un sincre respect1 votre trs-humble trs-oblig serviteur1 ,b4 ,franklin4 ,,lettre ,de ,m4 ,e4 ,,kinnersley1 ,boston1 ,b4 ,franklin1 cuyer ,philadelphie1 le #c4 ,fvrier #ageb4 ,,monsieur1 ,j'ai vous communiquer les expriences suivantes4 ,je tenois dans une main un fil-d'archal qui toit attach par l'autre bout la manivelle d'une ,pompe1 pour essayer si le coup du premier conducteur au travers de mes bras1 seroit un peu plus fort que lorsqu'il passoit seulement sur la surface de la terre2 mais je n'y dcouvris aucune diffrence4 ,je plaai l'aiguille d'une boussole sur la pointe d'une longue pingle2 la tenant dans l'atmosphre du premier conducteur la distance d'environ trois pouces1 je trouvai qu'elle pirouettoit avec une grande rapidit1 comme les ales d'un tourne-broche4 ,je suspendis avec une soye une balle de lige environ de la grosseur d'un pois2 je lui prsentai de l'ambre frott1 de la cire cacheter1 du soufre1 elle fut fortement repousse par chacun de ces corps2 ensuite j'essayai du verre de la porcelaine frotte1 je trouvai que chacun l'attiroit jusqu' ce qu'elle s'lectrist une seconde fois1 qu'alors elle fut repousse comme la premire fois2 tandis que cette balle toit ainsi repousse par le verre ou la porcelaine frotte1 elle toit attire par l'un des trois1 autres corps aussi frotts4 ,alors j'lectrisai la balle avec le fil-d'archal d'une bouteille charge1 je lui prsentai du verre frott 7le bouchon d'un flacon7 une tasse de porcelaine2 elle en fut repousse aussi fortement que par le fil-d'archal4 ,mais quand je lui prsentai un des autres corps lectriques frotts1 elle fut fortement attire2 quand je l'lectrisai par l'un d'eux jusqu' ce qu'elle ft repousse1 elle fut attire par le fil de la bouteille1 mais repousse par sa doublre extrieure4 ,ces expriences me surprirent1 me portrent en infrer les paradoxes suivants4 #a4 ,si un globe de verre est plac l'un des bouts du premier conducteur1 un globe de soufre l'autre2 les deux globes tant galement en bon tat dans un mouvement gal1 on ne pourra tirer aucune tincelle du conducteur2 mais un des globes tirera du conducteur aussi vte que l'autre y fournira4 #b4 ,si une bouteille est suspendu au conducteur avec une chane de son envelope la table1 que l'on ne se serve que d'un des globes la fois1 vingt tours de rou1 par exemple1 la chargeront1 aprs quoi autant de tours de l'autre rou la dchargeront1 autant la rechargeront encore4 #c4 ,les deux globes tant en mouvement1 chacun ayant un conducteur particulier avec une fiole suspendu l'un d'eux1 la chane de celle-ci attache l'autre1 la fiole se chargera1 l'un des globes chargeant positivement1 l'autre ngativement4 #d4 ,la bouteille tant charge de cette sorte1 suspendez-la de la mme manire l'autre conducteur2 faites tourner les deux rous1 le mme nombre de tours qui avoit charg la bouteille la dchargera1 le mme nombre encore la rechargera4 #e4 ,quand chaque globe communique avec le mme premier conducteur1 duquel il pend une chane jusques sur la table1 l'un de ces globes 7mais je ne puis pas dire lequel7 quand ils sont en mouvement1 tirera le feu au travers de son coussin1 le dchargera par la chane2 l'autre le tirera au travers de la chane1 le dchargera au travers de son coussin4 ,je serois fort aise que vous envoyassiez chez moi chercher mon globe de soufre avec son coussin1 que vous en fissiez l'preuve2 mais je dois vous avertir de ne pas frotter le coussin avec de la craye1 un peu de soufre rduit en poudre fine sera beaucoup mieux4 ,si1 comme je m'y attens1 vous trouvez que les globes chargent le premier conducteur d'une manire diffrente1 je sai que vous tes en tat de dcouvrir quelque mthode pour dterminer quel est celui qui charge positivement4 ,je suis1 c4 ,e4 ,kinnersley4 ,,lettre ,,viii4 ,de ,b4 ,,franklin1 cuyer de ,philadelphie4 ,m4 ,e4 ,kinnersley1 ,boston1 le #b4 ,mars #ageb4 ,,monsieur1 ,je vous remercie des expriences que vous m'avez communiques4 ,j'envoyai sur le champ chercher votre globe de soufre dans le dessein de faire les preuves que vous m'indiquiez2 mais je trouvai qu'il n'toit pas bien centr1 je n'avois pas le tems pour lors d'y remdier2 mais au premier moment de loisir je le remettrai en tat de servir2 je tenterai les expriences1 je vous en rendrai compte4 ,en attendant je souponne que les diffrentes attractions rpulsions que vous avez observes1 venoient plutt de la plus grande ou plus petite quantit du feu que vous tiriez des diffrens corps que de ce que ce feu seroit d'une espce diffrente1 auroit une diffrente direction4 ,je suis avec prcipitation1 c4 ,b4 ,franklin4 ,,lettre ,,ix4 ,de ,b4 ,,franklin cuyer de ,philadelphie4 ,m4 ,e4 ,kinnersley1 ,boston le #af4 ,mars #ageb4 ,,monsieur1 ,ayant mis votre globe de soufre en tat de servir1 j'essayai une des expriences que vous proposiez1 je fus agrablement surpris de voir que le globe de verre tant une extrmit du conducteur celui de soufre l'autre1 les deux globes en mouvement1 on ne pouvoit pas tirer une seule tincelle du conducteur1 moins que l'un des globes ne tournt plus lentement1 ou ne ft pas en aussi bon tat que l'autre1 alors mme l'tincelle n'toit que proportionne cette diffrence1 ensorte que si on recommence faire tourner les globes galement ou faire tourner plus lentement celui qui oproit le mieux1 l'on mettra encore le conducteur hors d'tat de fournir une tincelle4 ,je remarquai aussi que le fil-d'archal d'une bouteille charge par le globe de verre attiroit une balle de lige qui avoit touch au fil-d'archal d'une bouteille charge par celui de soufre1 cela rciproquement1 en sorte que le lige continuoit jouer entre les deux bouteilles1 de la mme manire que si une bouteille avoit t charge par le crochet l'autre par le ct par le seul globe de verre2 les deux bouteilles charges l'une par le globe de soufre1 l'autre par celui de verre1 seront toutes deux dcharges en approchant leurs fil-d'archal1 donneront le coup la personne qui les tient4 ,d'aprs ces expriences on peut tre certain que les deuxime1 troisime quatrime que vous proposez russiront exactement1 comme vous le supposez1 quoique je ne les aye point tentes1 n'en ayant pas le tems4 ,j'imagine que c'est le globe de verre qui charge positivement1 celui de soufre ngativement3 en voici les raisons4 #a4 ,quoique le globe de soufre semble oprer aussi bien que le globe de verre1 cependant il ne pourra jamais y avoir une tincelle aussi forte une distance aussi grande entre mon doigt le conducteur1 quand on se sert du globe de soufre que quand on employe celui de verre4 ,je suppose que la raison en est que les corps d'une certaine grosseur ne peuvent pas se sparer de la quantit du fluide lectrique qu'ils ont qu'ils conservent dans leur substance aprs l'avoir attire1 aussi aisment qu'ils peuvent en recevoir une quantit additionnelle sur leurs surfaces en forme d'atmosphre4 ,par consquent on ne peut pas en tirer autant du conducteur qu'on peut y en faire entrer4 #b4 ,j'observe que le ruisseau ou l'aigrette de feu qui parot l'extrmit du fil-d'archal attach au conducteur est longue1 large fort divergente quand on se sert du globe de verre1 qu'elle fait un bruit avec clat ou craquement2 mais quand on employe le globe de soufre1 cette aigrette est courte1 petite1 ne fait qu'un sifflement4 ,et tout le contraire des deux arrive quand vous tenez le mme fil-d'archal dans votre main1 que les globes travaillent tour--tour1 l'aigrette est longue1 large1 divergente craquante1 quand on fait tourner le globe de soufre2 elle est courte1 petite sifflante quand c'est celui de verre4 ,quand l'aigrette est longue1 large1 fort divergente1 le corps duquel elle part me semble jetter le feu3 quand le contraire parot1 on diroit que ce corps le pompe4 #c4 ,j'observe que quand j'ai prsent mon doigt devant le globe de soufre1 lorsqu'il est en mouvement1 le ruisseau de feu entre mon doigt le globe semble se rpandre sur sa surface comme s'il sortoit du doigt2 il en est tout autrement du globe de verre4 #d4 ,le vent frais 7ou ce qu'on appelle de ce nom7 que nous avons coutume de sentir comme sortant d'une pointe lectrise1 est beaucoup plus sensible quand on employe le globe de verre que quand c'est celui de soufre2 mais ce ne sont ici que des penses hazardes4 ,les effets opposs du verre du soufre ont t reconnus ,paris comme ils l'avoient t ,boston ,philadelphie4 ,m4 le ,roy de l',acadmie ,royale des ,sciences1 lt le #i4 ,avril #agee4 la rentre publique de cette ,acadmie1 un mmoire bien dtaill des nouvelles expriences observations qu'il avoit faites sur ce sujet4 ,aprs y avoir tabli toutes les diffrences qu'il avoit remarques entre l'lectricit positive l'lectricit ngative1 7diffrences essentielles qui avoient dj t publies par le ,r4 ,p4 ,beccaria dans son ,libro primo del ,electricismo1 sous des dominations diffrents17 il dmontre par des preuves convaincantes que le verre la rsine frotts produisent des effets lectriques tout contraires3 que le verre communique l'lectricit positive1 que le soufre la rsine communiquent l'lectricit ngative4 ,l'auteur du mmoire conclut de ses observations avec juste raison qu'il faut en revenir la distinction des lectricits vitre rsineuse tablie par feu ,m4 ,dufay2 7,mm4 de l',acad4 ann4 #agcc4 pag4 #dfi47 ces deux sortes d'lectricits1 quoique diffrentes par leur nature1 semblent agir peu prs galement de la mme manire sur les corps conducteurs qui y sont prsents2 elles paroissent aussi la premire inspection produire les mmes phnomnes d'attraction1 de rpulsion1 d'tincellement1 de ptillement1 de percussion1 de commotion1 c4 ,cependant quand on en vient un examen plus approfondi1 l'on n'est pas long-tems reconnotre que les phnomnes sont en sens contraire4 ,ces deux sortes d'lectricits se dtruisent3 l'une attire ce que l'autre repousse3 celle-ci se communique en donnant1 celle-l en recevant3 enfin la premire est par excs1 la seconde par dfaut4 ,la bouteille de ,leyde dont on prsente le crochet au conducteur lectris par le verre ou par le soufre1 ne s'en charge pas moins bien1 mais avec cette diffrence que si le conducteur est lectris par le soufre1 la bouteille se chargera extrieurement de mme que cela arriveroit1 si en la tenant par le crochet1 on en prsentoit le ct au conducteur lectris par le verre1 de mme encore qu'elle se chargeroit si1 aprs avoir puis le coussin1 on lui prsentoit 7 ce coussin7 le crochet de cette bouteille1 en la tenant par les cts4 ,outre les moyens indiqus par ,m4 ,franklin pour reconnotre si l'lectricit est positive ou ngative1 voici celui qui me parot le plus simple4 ,on sait que si l'on prsente une pointe mtallique un corps actuellement lectris1 il parot dans l'obscurit une petite lumire au bout de cette pointe4 ,mais cette lumire n'est pas la mme1 quand le corps est lectris positivement1 quand il l'est ngativement4 ,dans le premier cas ce n'est qu'un petit floccon de lumire que ,m4 le ,roi nomme point lumineux plus ou moins apparent1 fort semblable un ver luisant4 ,dans le second cas cette lumire est en forme d'aigrette plus ou moins longue1 plus ou moins divergente1 suivant la force de l'lectricit4 ,c'est ce qu'on peut aisment444 ,manque la page #agf 444me je viens de le dire1 toit attache tantt au crochet tantt au ventre de la bouteille4 ,en un mot l'endroit o parot l'aigrette est celui d'o sort le feu1 consquemment celui o est l'lectricit positive2 l'endroit o parot le point lumineux est celui o elle est ngative4 ,les termes d'lectricit positive lectricit ngative ne doivent jamais s'entendre dans un sens absolu4 ,le point lumineux que j'apperois quand je prsente une pointe au conducteur lectris par le globe de verre ne prouve pas que je sois lectris ngativement1 puisque j'ai toujours ma quantit naturelle d'lectricit1 mais seulement que j'en suis moins charg que le conducteur1 que j'en reois de lui1 que je suis dans un tat ngatif par rapport au sien1 et par consquent que le sien est positif relativement au mien4 l'gard de votre cinquime paradoxe1 il peut pareillement tre vrai1 si les globes travaillent alternativement1 mais s'il le font en mme tems1 le feu ne montera ni ne descendra par la chane1 parce qu'un globe pompera le feu aussi vte que l'autre le produira4 ,je ne serois pas fch de savoir si les effets seroient contraires dans le cas o le globe de verre seroit solide celui de soufre creux1 mais je n'ai prsentement aucun moyen de l'essayer4 ,dans vos voyages vos globes de verre sont sujets des accidens1 ceux de soufre sont lourds incommodes4 ,quest4 ,une plaque mince de soufre mise sur une table ne serviroit-elle pas de coussin dans l'occasion1 pendant qu'un globe de cuir rembourr exactement1 proprement mont1 recevroit le feu du soufre chargeroit le conducteur positivement1 un pareil globe ne courroit aucun danger d'tre cass4 ,je crois concevoir comment cela pourroit s'excuter4 ,mais je n'ai pas le tems d'ajouter autre chose si ce n'est que je suis1 ,monsieur1 c4 ,,lettre ,x4 ,de ,b4 ,,franklin cuyer de ,philadelphie4 #ai4 ,octobre #ageb4 ,comme l'on parle souvent dans les nouvelles d',europe du succs de l'exprience de ,philadelphie1 pour tirer le feu lectrique des nues par le moyen des verges de fer pointus leves sur le haut des btimens1 c4 ,les curieux ne seront peut-tre pas fchs d'apprendre que la mme exprience a russi ,philadelphie1 quoique faite d'une manire diffrente plus facile2 en voici le dtail4 ,faites une croix de deux petites lates1 les bras assez longs pour atteindre aux quatre coins d'un grand mouchoir fin de soye3 quand il est tendu1 liez les coins de ce mouchoir aux extrmits de la croix3 par ce moyen vous avez le corps d'un cerf-volant2 en y ajoutant adroitement une queu1 une gance une ficelle1 il s'lvera en l'air comme ceux qui sont faits de papier2 mais celui-ci qui est de soye est plus propre rsister au vent la pluye d'un orage sans se dchirer4 ,au sommet du montant de la croix il faut fixer un fil-d'archal trs-pointu qui s'lve d'un pied ou plus au-dessus du bois4 ,au bout de la ficelle prs de la main1 il faut noer un cordon ou ruban de soye1 attacher une clef dans l'endroit o la soye la ficelle se joignent4 ,on lve ce cerf-volant lorsqu'on est sur le point d'avoir du tonnerre1 la personne qui tient la corde doit tre en dedans dune porte ou d'une fentre1 ou sous quelqu'abri1 ensorte que le ruban de soye ne soit pas mouill1 l'on prendra garde que la ficelle ne touche pas le cadre de la porte ou de la fentre4 ,aussitt que quelques parties de la nue de tonnerre viendront sur le cerf-volant1 le fil-d'archal pointu en tirera le feu lectrique1 le cerf-volant1 avec toute la ficelle1 sera lectris1 les filamens de la ficelle qui ne sont pas serrs se dresseront en dehors de tous cts1 seront attirs par l'approche du doigt1 quand la pluye a mouill le cerf-volant la ficelle1 de faon qu'ils puissent conduire librement le feu lectrique1 vous trouverez qu'il dcoule en abondance de la clef l'approche de votre doigt3 on peut charger la bouteille cette clef1 enflammer les liqueurs spiritueuses avec le feu ainsi ramass1 faire toutes les autres expriences lectriques qu'on fait ordinairement avec le secours d'un globe ou d'un tube de verre frott1 par ce moyen on dmontre parfaitement l'identit de la matire lectrique avec celle de la foudre4 ,,lettre ,,xi4 ,de ,b4 ,,franklin ,ecuyer de ,philadelphie4 ,puisque vous me dites que notre ami ,cave est prt ajouter quelques dernires expriences ma feille volante avec l'errata1 j'envoye une copie d'une lettre du ,docteur ,colden1 qui peut aider remplir quelques pages1 encore mon exprience du cerf-volant dans la gazette de ,pensylvanie3 je n'ai rien y ajouter de nouveau1 si ce n'est l'exprience suivante1 pour dcouvrir un plus grand nombre des proprits du fluide lectrique4 ,,exp,,rience ,pour dcouvrir un plus grand nombre des proprits du fluide lectrique4 ,suspendez par un crochet de fil-d'archal un boulet au premier conducteur2 placez sous le boulet six lignes de distance une plaque d'argent poli pour recevoir les tincelles2 faites alors tourner la rou1 si les tincelles rptes frappent continuellement sur le mme endroit1 il s'y fera dans peu de minutes une tache bleu approchant de la couleur d'un ressort de montre4 ,une plaque de fer poli expose la mme preuve1 sera aussi tache1 mais non pas de la mme couleur2 elle semble plutt corrode4 ,je ne me suis pas apperu que cette opration ft aucune impression sur l'or1 le cuivre ou l'tain1 mais les taches sur l'argent ou le fer seront les mmes1 soit que le boulet soit de plomb1 de cuivre1 d'or ou d'argent4 ,il parotroit aussi une petite tache sur le boulet d'argent1 de mme que sur la plaque qui seroit au-dessous4 ,,nouvelles ,,exp,,riences ,,et ,,observations ,,sur ,l',,lectricit4 ,faites ,philadelphie en ,amrique par ,b4 ,franklin1 cuyer1 communiques ,p4 ,collinson1 cuyer1 de la ,socit ,royale de ,londres1 les la mme ,socit le #bg4 ,juin le #d4 ,juillet #aged4 ,on y a ajout un crit sur le mme sujet par ,j4 ,canton ,m4 ,a4 membre de la ,socit ,royale1 l la mme ,socit le #f4 ,dcembre #agec4 un autre pour la dfense de ,mr4 ,franklin contre l',abb ,nollet1 par ,m4 ,d4 ,colden de la nouvelle ,york4 ,,troisi,,me ,,partie4 ,londres #aged4 ,,lettre ,,xii4 ,de ,b4 ,,franklin cuyer de ,philadelphie4 ,p4 ,collinson cuyer de la ,socit ,royale de ,londres4 ,septembre #agec4 ,,monsieur1 ,dans mon premier crit sur cette matire fait d'abord en #agdg4 augment envoy en ,angleterre en #agdi4 je regardai la mer comme la grande source des clairs2 j'imaginois que la lumire qu'on y apperoit venoit du feu lectrique produit par le frottement des particules d'eau avec celles de sel4 loign des ctes je n'avois pas alors la commodit de faire des expriences sur de l'eau de mer1 de sorte que j'embrassai cette opinion trop la hte4 ,car en #agej4 #ea4 tant par occasion sur les ctes1 je trouvai par des expriences que l'eau de la mer dans une bouteille1 quoiqu'elle part d'abord lumineuse en l'agitant1 perdit cependant cette vertu dans peu d'heures4 ,de cette observation de ce qu'en agitant du sel fondu dans de l'eau je ne pouvois produire aucune lumire1 je commenai d'abord douter de ma premire supposition1 souponner que cette lumire dans l'eau de la mer devoit tre attribue quelques autres principes4 ,j'examinai alors s'il n'toit pas possible que les particules de l'air1 tant lectriques par elles-mmes1 tirassent leur feu lectrique de la terre dans les grands coups de vent par leur frottement contre les arbres1 les montagnes1 les btimens1 tc4 comme autant de petits globes lectriques frottans contre des coussins non-lectriques1 que les vapeurs qui s'lvent reussent de l'air ce feu1 que par ces moyens les nuages devinssent lectriss4 ,j'imaginai que si la chose toit ainsi1 poussant violemment avec des soufflets un courant d'air contre mon premier conducteur1 je pourrois l'lectriser ngativement1 le frottement des particules de l'air le dpoillant d'une partie de sa quantit naturelle du fluide lectrique2 mais l'exprience que je tentai dans cette ve ne me russit pas4 ,en ,septembre #ageb4 j'levai une verge de fer pour tirer l'clair dans ma maison1 afin de faire quelques expriences dessus1 ayant dispos deux timbres pour m'avertir quand la verge seroit lectrise2 cette pratique est familire tout lectricien4 ,je trouvai que les timbres sonnrent quelquefois quoiqu'il n'y et ni clair ni tonnerre1 mais seulement un nuage obscur au-dessus de la verge1 que quelquefois aprs un coup d'clair ils s'arrtoient tout d'un coup1 que d'autres fois1 sans avoir sonn auparavant1 ils commenoient le faire soudain aprs l'clair1 que l'lectricit toit quelquefois1 trs-foible1 ensorte qu'aprs en avoir tir une petite tincelle1 on toit quelque tems sans pouvoir en tirer d'autre2 que d'autrefois les tincelles se suivoient avec une extrme rapidit1 en ayant eu un jour un courant continuel d'un timbre l'autre de la largeur d'une plume de corbeau2 il y eut mme des variations considrables pendant le mme orage4 ,l'hyver suivant j'imaginai une exprience pour dcouvrir si les nuages toient lectriss positivement ou ngativement2 mais ma verge pointu avec tout son appareil s'tant drange1 je ne la rtablis que vers le printems1 lorsque j'esprai que la chaleur occasionneroit plus de nuages orageux4 ,cette exprience consistoit prendre deux bouteilles1 en charger une du feu de la verge de fer donner l'autre une charge gale avec le globe de verre lectrique par le moyen du premier conducteur1 aprs les avoir charges1 les placer sur une table trois ou quatre pouces l'une de l'autre1 ayant suspendu au plat-fons avec un fil de soye fin1 une boulette de lige qui pt joer entre les crochets4 ,si les deux bouteilles toient lectrises positivement1 la boulette attire repousse par l'une1 devroit aussi tre repousse par l'autre3 si l'une toit positivement l'autre ngativement1 la boulette seroit attire repousse tour tour par chacune1 continueroit de joer entr'elles aussi long-tems qu'elles conserveroient quelque charge considrable4 ,ayant fort coeur de faire cette exprience1 le hazard voulut que je fusse absent pendant les deux plus gros orages que nous emes de bonne heure dans le printems1 ce qui ne fut pas une petite mortification pour moi4 ,j'avois bien ordonn dans ma maison que si les timbres sonnoient1 pendant mon absence1 on enfermt quelqu'clair pour moi dans des bouteilles lectriques1 on le fit aussi2 mais tout toit presque dissip avant mon retour2 dans quelques autres orages la quantit d'clairs que je pus renfermer toit si petite1 la charge si foible1 que je ne pus me satisfaire2 cependant je vis quelquefois de quoi augmenter mes soupons enflammer ma curiosit4 ,enfin le #ab4 ,avril #agec4 tant arriv un orage qui fut assez vif pendant quelque tems1 je chargeai une des bouteilles passablement bien avec l'clair1 l'autre avec l'lectricit de mon globe de verre1 galement autant que j'en pus juger2 les ayant disposes convenablement1 je vis avec autant de surprise que de plaisir la boulette de lige joer avec vtesse de l'une l'autre1 je fus convaincu que l'une des deux toit lectrise ngativement4 ,je rptai plusieurs fois cette exprience pendant cet orage pendant huit autres orages de suite1 toujours avec le mme succs1 tant persuad 7par les raisons dtailles d'abord dans ma lettre ,m4 ,kinnersley1 imprime depuis ,londres17 que le globe de verre lectrise positivement1 je conclus que les nuages sont toujours lectriss ngativement1 ou contiennent toujours moins que leur quantit naturelle de fluide lectrique4 ,malgr tant d'expriences il semble cependant que ma conclusion toit tire trop prcipitamment1 car enfin le #f4 de ,juin dans un orage qui dura depuis cinq heures aprs midi jusqu' sept1 je trouvai un nuage qui toit lectris positivement1 quoique plusieurs qui toient passs auparavant au-dessus de ma verge pendant le mme orage1 fussent dans l'tat ngatif4 ,voici comme je le dcouvris4 ,je faisois en mme tems une autre exprience que je rptai plusieurs fois pour m'assurer de l'tat ngatif des nuages2 la voici4 ,pendant que les timbres sonnoient1 je pris la bouteille charge au globe1 j'appliquai son crochet la verge1 dans l'ide que si les nuages toient lectriss positivement1 la verge qui en recevoit son lectricit le seroit aussi de la mme faon1 alors l'lectricit positive ajoute avec la bouteille feroit sonner les timbres plus vte2 mais si les nuages toient dans un tat ngatif1 ils devoient puiser le fluide lectrique de la verge la rduire au mme tat ngatif o ils toient2 alors le crochet de la bouteille charge positivement fournissant l verge ce qui lui manquoit1 7autrement elle auroit t oblige de le tirer de la terre par le moyen de la boulette de cuivre suspendue entre les deux timbres17 le carillon cesseroit jusqu' ce que la bouteille ft dcharge4 ,je dchargeai promptement dans la verge de cette manire plusieurs bouteilles qui toient charges au globe2 le fluide lectrique passant du crochet dans la verge jusqu' ce que le crochet ne tirt plus d'tincelles du doigt2 pendant que la verge recevoit de la bouteille1 les timbres cesserent de sonner3 mais en continuant d'appliquer le crochet de la bouteille la verge1 j'puisai la quantit naturelle de la surface intrieure de ces bouteilles1 ou pour m'exprimer l'ordinaire je les chargeai ngativement4 ,enfin pendant que je chargeois une bouteille mon globe pour rpter cette exprience1 mes timbres s'arrtrent d'eux-mmes1 aprs une pause recommencrent sonner2 mais quand j'approchai de la verge le crochet de la bouteille charge1 au lieu du courant ordinaire que j'attendois du crochet la verge1 il n'y eut pas d'tincelles1 pas mme lorsque je les fis toucher4 ,cependant les timbres continurent sonner fortement1 ce qui me fit connotre que la verge toit alors lectrise positivement1 aussi bien que le crochet de la bouteille au mme dgr1 par consquent que le nuage particulier qui toit alors au-dessus de la verge toit dans le mme tat positif2 c'toit vers la fin de l'orage4 ,mais c'est une exprience unique qui1 nanmoins fait une exception ma premire conclusion qui toit trop gnrale1 me rduit celle-ci1 que les nuages d'un orage accompagn de tonnerre sont le plus ordinairement dans un tat ngatif d'lectricit1 mais quelquefois dans un tat positif4 ,je crois que le dernier cas est rare1 car quoique bientt aprs la dernire exprience je fis un voyage ,boston1 fus hors de chez moi la plus grande partie de l't1 ce qui m'empcha de poursuivre mes observations mes essais2 cependant ,m4 ,kinnersley revenu des isles prcisment au tems de mon dpart1 continua les expriences pendant mon absence1 il m'assure qu'il trouva toujours les nuages dans l'tat ngatif2 ensorte que le plus souvent dans les coups de foudre c'est la terre qui frappe les nuages1 non les nuages qui frappent la terre4 ,ceux qui sont verss dans les expriences lectriques concevront aisment que les effets les apparences doivent tre peu de chose prs les mmes dans les deux cas2 mme explosion1 mme clair entre deux nuages1 entre les nuages les montagnes1 c4 mme rupture des arbres1 des murailles1 c4 que le fluide lectrique rencontre sur son partage1 mme coup fatal pour les corps animaux1 que les verges pointus plantes sur les btimens o les mts des vaisseaux1 communiquant avec la terre ou la mer1 doivent tre galement propres rtablir doucement en silence l'quilibre entre la terre les nuages1 ou conduire un clair ou un coup de foudre1 s'il y en avoit1 de manire prserver la maison ou le vaisseau2 car les pointes ont autant de vertu pour pousser le feu lectrique que pour l'attirer1 les verges l'lveront aussi bien qu'elles le feront descendre4 ,m4 le ,roy de l',acadmie des ,sciences1 dont nous avons dj parl1 avoit aussi conjectur long-tems avant d'avoir t inform des nouvelles dcouvertes faites en ,amrique1 que l'lectricit des nuages devoit tre ngative3 voici comme il s'en explique la fin d'un mmoire qu'il lt l',acadmie le #i4 ,avril #agee4 ces consquences j'en pourrois ajouter plusieurs autres assez importantes3 mais je me contenterai de faire remarquer1 #a4 que cette lectricit nous montre qu'il pourroit bien y avoir dans la nature tel agent lequel lectriseroit les corps en y rarfiant le fluide lectrique1 ce qu'on n'avoit p souponner jusqu'ici1 opration qui est mme plus simple que celle par laquelle on conoit ordinairement que cet effet a lieu4 #b4 ,qu'il y a une grande analogie entre un aimant un systme de corps lectriss par condensation par rarfaction1 les corps aimants par un ple se repoussant attirant ceux qui sont aimants par l'autre1 comme ceux qui sont lectriques d'une mme faon se repoussent tandis qu'ils attirent ceux qui le sont d'une faon contraire2 enfin que le choc de l'exprience de ,leyde n'est qu'une suite pour ainsi dire des deux lectricits par condensation par rarfaction1 une bouteille de ,leyde se chargeant dans un instant1 quand on fait communiquer le ct avec le btis le crochet avec le conducteur1 ou vice vers1 ne pouvant absolument se charger lorsque l'on la fait communiquer de mme avec deux corps lectriss au mme degr2 c'est ce que je me propose de montrer dans un mmoire o je compte donner l'analyse de cette exprience4 ,le ,r4 ,p4 ,beccaria aprs avoir observ des diffrences marques entre l'lectricit positive l'lectricit ngative1 comme il a t ci-devant rapport1 ne fut pas long-tems reconnotre les mmes diffrences dans l'lectricit naturelle4 ,il remarqua que son appareil lectris par le tonnerre1 ou seulement par les nuages sans apparence de tonnerre1 toit tantt dans un tat positif tantt dans un tat ngatif2 il a donn un dtail bien circonstanci de toutes ses observations ce sujet dans son ,libro secondo del ,electricismo naturale1 imprim in-#d4 ,turin en #agec4 ,mais quoique les claircissemens tirs de ces expriences ne changent rien dans la pratique1 il1 en est tout autrement pour la thorie1 nous sommes maintenant aussi embarrasss trouver une hypothse pour expliquer par quels moyens les nuages deviennent lectriss ngativement1 que nous l'tions prcdemment montrer comment ils le devenoient positivement4 ,je ne saurois m'empcher de hazarder quelques conjectures sur ce sujet2 voici celles qui s'offrent prsent mon esprit2 quand mme de nouvelles dcouvertes montreroient qu'elles ne sont pas tout--fait justes1 elles pourroient1 en attendant1 tre de quelque utilit1 en excitant les curieux faire davantage d'expriences1 en donnant occasion des recherches plus exactes4 ,je conois donc que ce globe de terre d'eau avec ses plantes1 ses animaux ses btimens contient une quantit de fluide lectrique rpandu dans sa substance1 prcisment aussi grande qu'il en peut contenir2 c'est ce que j'appelle la quantit naturelle4 ,que cette quantit naturelle n'est pas la mme dans toutes les espces de matire commune sous des dimensions gales1 ni dans la mme espce de matire commune dans toutes les circonstances4 ,mais un pied cube v4 g4 d'une sorte de matire commune1 peut contenir plus de fluide lectrique qu'un pied cube de quelqu'autre matire commune une livre de la mme espce de matire commune1 quand elle est rarfie1 peut en contenir plus que quand elle est condense4 ,car le fluide lectrique tant attir par quelque portion de matire commune1 les parties de ce fluide 7qui ont entr'elles une mutuelle rpulsion17 s'approchent tellement l'une de l'autre par l'attraction de la matire commune qui les absorbe1 que leur rpulsion est gale la force condensante de l'attraction dans la matire commune3 ainsi cette portion de matire commune n'en absorbera pas davantage4 ,les corps de diffrentes espces ayant ainsi attir absorb ce que j'appelle leur quantit naturelle1 c'est--dire prcisment autant de fluide lectrique qu'il convient leur tat de densit1 de rarfaction au pouvoir d'attirer1 ne donnent plus entre eux aucun signe d'lectricit4 ,et si l'on charge un de ces corps d'une plus grande quantit de fluide lectrique1 elle n'y entre pas1 mais elle se rpand sur la surface y forme une atmosphre1 alors ce corps donne des signes d'lectricit4 ,j'ai compar dans un de mes crits prcdens la matire commune une ponge le fluide lectrique l'eau2 on voudra bien me permettre de me servir encore une fois de la mme comparaison pour claircir davantage ma pense sur ce sujet4 ,quand on condense un peu une ponge1 en la pressant entre les doigts1 elle ne prend ne garde pas autant d'eau que dans son tat le plus naturel de relchement de rarfaction4 tant encore presse condense davantage1 il sortira quelque peu d'eau de ses parties intrieures qui s'coulera par la surface4 ,si l'on cesse entirement de la presser avec les doigts1 l'ponge reprendra non-seulement ce qui avoit t exprim d'eau en dernier lieu1 mais elle en attirera une quantit surabondante4 ,comme l'ponge dans son tat de rarfaction attirera absorbera naturellement plus d'eau1 que dans son tat de condensation elle attirera absorbera naturellement moins d'eau1 nous pouvons appeller la quantit qu'elle absorbe dans l'un ou l'autre de ces tats1 sa quantit naturelle relativement cet tat4 ,or l'eau est au fluide lectrique ce que l'ponge est l'eau4 ,quand une portion d'eau est dans son tat commun de densit1 elle ne peut contenir plus de fluide lectrique qu'elle n'en a2 si on y en ajote1 il se rpand sur la surface4 ,quand la mme portion d'eau se rarfie en vapeurs forme un nuage1 elle est capable d'en recevoir d'en absorber une beaucoup plus grande quantit2 chaque particule a de la place pour avoir son atmosphre lectrique4 ,ainsi l'eau en son tat de rarfaction ou dans la forme d'un nuage sera dans un tat ngatif d'lectricit2 elle aura moins que sa quantit naturelle1 c'est--dire moins qu'elle n'est naturellement capable d'en attirer d'en absorber dans cet tat4 ,ce nuage s'approchant assez de la terre pour tre porte d'tre frapp1 recevra de la terre un coup de fluide lectrique1 qui pour fournir une grande tendu de nuages1 doit quelquefois contenir une trs-grande quantit de ce fluide4 ,mais ce nuage passant sur des bois de haute futaye peut recevoir sans bruit quelque charge des pointes1 des bords aigus des feilles de leurs cimes mouilles4 ,un nuage tant charg par quelque moyen que ce soit de la part de la terre peut frapper sur d'autres qui n'ont pas t chargs ou qui ne l'ont pas t autant1 ceux-ci sur d'autres encore jusqu' ce que l'quilibre soit tabli entre tous les nuages qui sont porte de se frapper l'un l'autre4 ,le nuage ainsi charg s'tant dcharg d'une bonne partie de ce qu'il a reu d'abord1 peut recevoir une nouvelle charge de la terre ou de quelqu'autre nuage qui aura t pouss par le vent porte de la recevoir plus promptement de la terre4 ,del ces coups ces clairs redoubls continuels jusqu' ce que les nuages ayent reu peu prs leur quantit naturelle en tant que nuages1 ou jusqu' ce qu'ils soient tombs en ondes runis ce globe terraque d'o ils tirent leur origine4 ,ainsi les nuages orageux sont gnralement parlant dans un tat ngatif d'lectricit par rapport la terre selon la plpart de nos expriences2 cependant comme dans l'une nous avons trouv un nuage lectris positivement1 je conjecture que dans ce cas un pareil nuage1 aprs avoir reu ce qui1 dans son tat de rarfaction1 toit seulement sa quantit naturelle se trouva comprim par l'action des vents ou de quelqu'autre manire1 ensorte qu'une partie de ce qu'il avoit absorb1 fut chasse1 forma une atmosphre lectrique autour de lui dans son tat de condensation4 ,c'est ce qui le rendit capable de communiquer une lectricit positive la verge4 ,pour prouver qu'un corps dans diffrentes circonstances de dilatation de contraction est capable de recevoir de retenir plus ou moins de fluide lectrique sur sa surface1 je rapporterai l'exprience suivante3 ,je plaai sur le plancher un verre boire propre1 dessus un petit pot d'argent1 dans lequel je mis environ trois brasses de chane de cuivre1 un bout de laquelle j'attachai un fil de soye qui s'levoit directement au plat-fond o il passoit sur une poulie del redescendoit dans ma main1 de sorte que je pouvois mon gr enlever la chane du pot1 l'lever un pied de distance du plat-fond la laisser par gradation retomber dans le pot4 ,du plat-fond avec un autre fil de fine soye cru1 je suspendis un petit floccon de coton1 de manire que quand il pendoit perpendiculairement il touchoit le ct du pot3 ensuite approchant du pot le crochet d'une bouteille charge1 je lui donnai une tincelle qui se rpandit autour en atmosphre lectrique1 le floccon de coton fut repouss du ct du pot la distance de neuf ou dix pouces3 le pot ne recevoit plus alors d'autre tincelle du crochet de la bouteille2 mais mesure que j'levois la chane1 l'atmosphre du pot diminua en se coulant sur la chane qui s'levoit1 en consquence le floccon de coton s'approcha de plus en plus du pot2 alors si je rapprochois de ce pot le crochet de la bouteille1 il recevoit une autre tincelle le coton retournoit la mme distance qu'auparavant1 de cette sorte proportion que la chane toit leve plus haut1 le pot recevoit plus d'tincelles1 parce que le pot avec la chane dploye toit capable de supporter une plus grande atmosphre que le pot avec la chane ramasse dans son intrieur4 ,que l'atmosphre autour du pot ft diminue en enlevant la chane1 augmente en la baissant1 c'est une chose non-seulement conforme la raison1 puisque l'atmosphre de la chane doit tre tire de celle du pot quand elle s'enlve1 y retourner quand elle retombe2 mais la chose est encore vidente aux yeux1 le floccon de coton s'approchant toujours du pot quand on tiroit la chane en haut1 se retirant quand on la laissoit tomber4 ,cette exprience rpte de la manire dont l'enseigne ,m4 ,franklin1 a tout aussi bien russi ,paris qu' ,philadelphie4 ,le floccon de coton ou une balle de lige suspendu un fil de soye s'carte plus ou moins des bords du vase1 suivant que la chane y est plus ou moins renferme4 ,j'ai v le floccon qui se tenoit un pouce de distance du vase1 tandis qu'une chane de douze pieds toit tout fait dploye1 s'en carter jusqu' un pied1 quand elle toit entirement retombe4 ,ainsi nous voyons que l'augmentation de surface rend un corps capable de recevoir une plus grande atmosphre lectrique2 mais cette exprience1 je l'avou1 ne dmontre pas parfaitement ma nouvelle hypothse2 car le cuivre l'argent continunt toujours tre solides1 ne se dilatent pas en vapeurs comme l'eau en nuages4 ,peut-tre que dans la suite1 des expriences sur l'eau leve en vapeurs mettront cette matire dans un plus grand jour4 ,il s'lve contre cette nouvelle hypothse une objection qui parot importante2 la voici3 si l'eau1 dans son tat de rarfaction1 comme nuage1 attire absorbe plus de fluide lectrique que dans son tat de densit comme eau1 pourquoi ne tire-t-elle pas de la terre tout ce dont elle manque1 l'instant qu'elle en quitte la surface1 qu'elle en est encore proche1 qu'elle ne fait que s'lever en vapeur8 ,j'avou que je ne saurois1 quant prsent1 rpondre cette difficult d'une manire qui me satisfasse2 j'ai cru cependant que je devois l'tablir dans toute sa force1 comme je l'ai fait1 soumettre le tout l'examen4 ,qu'il me soit permis de recommander au curieux dans cette branche de la philosophie naturelle1 de rpter avec soin en observateurs exacts1 les expriences que j'ai rapportes dans cet crit les prcdens sur l'lectricit positive ngative avec les autres de mme genre qu'ils imagineront1 afin de s'assurer si l'lectricit communique par un globe de verre est rellement positive4 ,je prie aussi ceux qui auront occasion d'observer les effets rcents du tonnerre sur les btimens1 les arbres1 c4 de les considrer en particulier dans la ve d'en dcouvrir la direction4 ,mais dans cet examen il faut toujours faire attention une chose1 c'est qu'un courant de fluide lectrique passant au travers du bois1 de la brique1 du mtal1 c4 quand il passe en petite quantit1 la force avec laquelle ses parties se repoussent est limite surmonte par la cohsion des parties du corps qu'il traverse au point d'empcher l'explosion2 mais quand le fluide vient en trop grande quantit pour tre retenu par cette cohsion1 il fait explosion1 dchire ou fond le corps qui s'efforoit de lui rsister4 ,si c'est du bois1 de la brique1 de la pierre ou quelque chose de semblable1 les clats sortiront du ct o il y a moins de rsistance1 de mme lorsqu'il se fait un trou travers du carton par le moyen d'un vase lectris1 si les surfaces du carton ne sont pas enfermes ou presses1 il y aura une bavre leve tout autour du trou des deux cts du carton2 mais si l'un des cts est resserr1 ensorte que la bavre ne puisse pas s'lver de ce ct1 elle s'levera entirement de l'autre1 de quelque ct que le fluide ait t dirig1 car la bavre autour du trou est l'effet de l'explosion en tous sens autour du centre du courant plutt que l'effet de la direction4 ,dans chaque coup de tonnerre je pense que le courant de fluide lectrique qui est en mouvement pour rtablir l'quilibre entre la nue la terre1 doit toujours pralablement trouver son passage tracer1 pour ainsi dire1 sa course1 le long de tous les conducteurs qu'il peut trouver dans son chemin1 tels que les mtaux1 les murailles moites1 les bois humides1 c41 qu'il s'cartera considrablement de la ligne droite pour s'attacher aux bons conducteurs1 qu'enfin dans cette course il est actuellement en mouvement1 quoique sans bruit imperceptiblement avant l'explosion dans parmi les conducteurs4 ,cette explosion n'arrive que quand les conducteurs ne peuvent pas s'en dcharger aussi vte qu'ils le reoivent1 parce qu'ils sont imparfaits1 dsunis1 trop petits1 ou qu'ils ne sont pas de la matire la plus propre conduire4 ,ainsi les verges de mtal1 d'une grosseur suffisante1 qui s'tendent de la partie la plus haute d'un difice jusqu' terre1 tant de la meilleure matire1 des conducteurs parfaits1 prserveront1 je pense1 le btiment de dommage1 ou en rtablissant l'quilibre assez vte pour prvenir le coup1 ou en le conduisant dans la substance de la verge aussi loin qu'elle s'tend1 ensorte qu'il n'y ait d'explosion qu'au dessus de sa pointe1 entre elle les nuages4 ,si l'on demandoit quelle paisseur on doit prsumer suffisante dans la verge mtalliques8 ,pour rpondre1 je remarquerois que cinq gros vases de verre1 tels que je les ai indiqus dans mes premiers crits1 dchargent une trs grande quantit d'lectricit1 qui cependant sera toute entire conduite autour d'un livre par le filet mince d'or de la couverture2 elle suit l'or par le plus long chemin autour de la couverture pltt que de prendre le plus court au travers de cette couverture1 qui n'est pas un si bon conducteur4 ,mais dans cette ligne d'or le mtal est d'une finesse si grande1 que ce n'est presque que la couleur de l'or2 sur la couverture d'un livre in-#h4 il n'y a pas un pouce quarr1 par consquent pas la trente-sixime partie d'un grain suivant ,mr4 de ,reaumur4 ,cependant elle est suffisante pour conduire la charge de cinq gros vases1 je ne sais de combien davantage4 ,prsentement je suppose qu'un fil-d'archal du quart d'un pouce de diamtre contient environ #ejjj4 fois autant de mtal qu'il y en a dans cette ligne d'or1 si cela est1 il conduira la charge de #bejjj4 vases de verre pareils1 quantit que j'imagine bien suprieure ce qu'il y en a jamais eu dans aucun coup de tonnerre naturel4 ,mais une verge du diamtre d'un demi-pouce en conduiroit quatre fois autant que celle d'un quart4 ,et l'gard du conducteur1 quoiqu'il faille une certaine paisseur de mtal pour conduire un grande quantit d'lectricit en mme tems conserver sa propre substance ferme runie1 qu'une moindre paisseur1 comme par exemple un trs-petit fil-d'archal1 soit dtruite par l'explosion2 cependant un pareil petit fil auroit suffi pour conduire ce coup1 quoiqu'il devienne incapable d'en conduire un autre4 ,et considrant l'extrme rapidit avec laquelle le fluide lectrique court sans explosion quand il a un passage libre ou une communication de mtal parfait2 je penserois qu'une grande quantit seroit conduite en peu de tems un nuage ou tire d'un nuage pour rtablir son quilibre avec la terre par le moyen d'un trs-petit fil de fer1 par consquent des verges paisses ne paroissent pas si ncessaires4 ,quoiqu'il en soit1 comme la quantit de tonnerre dcharge dans un coup ne peut pas se bien mesurer1 qu'elle est certainement trs-diffrente en diffrens coups1 plus grande dans quelques-uns que dans d'autres1 comme le fer 7le meilleur mtal pour cet usage1 tant le moins propre se fondre17 est bon march1 il n'y a point d'inconvnient d'avoir un plus gros canal pour conduire ce coup imptueux que nous ne le jugeons ncessaire2 car quoiqu'un fil-d'archal moyen puisse suffire1 deux ou trois ne peuvent pas nuire4 ,le tems des observations exactes bien compares indiqueront la fin la grosseur convenable avec une plus grande certitude4 ,les verges pointus leves sur les difices peuvent de mme prvenir souvent un coup de la manire suivante4 ,un oeil plac de faon qu'il voye horizontalement le dessous d'un nuage de tonnerre1 verra qu'il est trs-dsuni1 ayant nombre de fragmens spars ou de petits nuages l'un sous l'autre1 le plus bas tant souvent fort peu loign de la terre4 ,ceux-ci1 comme autant de pierres marchantes1 servent conduire un coup entre le nuage un btiment4 ,pour les reprsenter par une exprience1 prenez deux ou trois floccons de coton non serr2 attachez-en un au premier conducteur par un fil fin de deux pouces1 7qui peut tre fil sur le champ du mme floccon avec les doigts17 liez-en un autre celui-ci1 un troisime au second par de semblables fils4 ,faites tourner le globe1 vous verrez ces floccons s'tendre vers la table 7comme les petits nuages les plus bas font vers la terre17 qui les attire3 mais en prsentant une fine pointe dresse sous le plus bas1 il se resserrera vers le second1 le second vers le premier1 tous ensemble vers le premier conducteur1 o ils resteront autant de tems que la pointe restera sous eux4 ,les petits nuages lectriss dont l'quilibre avec la terre est bien vte rtabli par la pointe1 ne peuvent-ils pas de la mme manire s'lever vers le principal1 par ce moyen occasionner un si grand vuide que le grand nuage ne puisse frapper dans cet endroit8 ,ces penses1 mon cher ami1 ne sont que hazardes bauches2 si j'tois simplement ambitieux de me faire quelque rputation dans la philosophie1 je les garderois par devers moi jusqu' ce qu'elles fussent perfectionnes rectifies par le tems par de nouvelles expriences4 ,mais puisque la communication des moindres ves des expriences imparfaites dans une nouvelle branche de science a souvent produit de bons effets en attirant sur cet objet l'attention des personnes de gnie1 a donn par l occasion des recherches plus exactes des dcouvertes plus complettes4 ,vous tes le matre de communiquer cet crit qui bon vous semblera2 il est plus important que les connoissances s'augmentent qu'il ne l'est que votre ami soit regard comme un philosophe exact4 ,,lettre ,,xiii4 ,de ,b4 ,,franklin1 cuyer de ,philadelphie4 ,p4 ,collinson1 cuyer1 membre de la ,socit ,royale ,londres4 #ah4 ,avril #aggd4 ,,monsieur1 ,depuis le mois de ,septembre dernier ayant fait deux longs voyages1 ayant eu d'ailleurs beaucoup d'occupations1 je n'ai gures fait d'observations sur l'tat positif ngatif de l'lectricit des nuages2 mais ,mr4 ,kinnersley a tenu en bon tat sa verge ses timbres en a fait beaucoup4 ,un jour pendant cet hyver1 les timbres sonnrent long-tems pendant une chte de neiges1 quoique l'on n'entendt point de tonnerre qu'on ne vt point d'clairs2 quelquefois les coups le ptillement de la matire lectrique entre les timbres furent si forts qu'on les entendit dans toute la maison2 mais selon toutes ses observations les nuages furent constamment dans un tat ngatif jusques il y a environ six semaines2 il trouva un jour qu'ils passrent dans quelques minutes du ngatif au positif4 ,environ huit jours aprs il fit une autre observation de la mme sorte1 le soir de lundi dernier le vent sud-est soufflant fortement en tournant au nord-est chassant beaucoup de nuages pais1 il y eut cinq ou six passages successifs du ngatif au positif1 du positif au ngatif1 les timbres s'arrtant une minute ou deux entre chaque changement4 ,outre les mthodes rapportes dans mon crit de ,septembre dernier pour dcouvrir l'tat lectrique des nuages1 on peut se servir de la suivante4 ,quand vos timbres sonnent1 passez un tube frott prs du bord du timbre attach votre verge pointu1 si le nuage est alors dans un tat ngatif1 la sonnerie s'arrtera2 s'il est dans un positif elle continura sera peut-tre plus vive4 ,ou bien suspendez une trs-petite boule de lige un fil de soye fine1 ensorte qu'elle pende tout prs du bord du timbre de la verge4 ,alors ds que le timbre est lectris positivement ou ngativement1 la petite boule est repousse reste quelque distance du timbre4 ,ayez tout prt un bouchon de flacon en verre tte ronde1 frottez-le sur votre ct jusqu' ce qu'il soit lectris1 ensuite prsentez-le la boule de lige2 si l'lectricit dans la boule est positive elle sera repousse du bouchon de verre aussi bien que du timbre4 ,si elle est ngative elle sera attire vers le bouchon4 ,,lettre ,,xiv4 ,remarques sur les ,lettres de l',abb ,nollet sur l'lectricit1 ,b4 ,franklin cuyer ,philadelphie1 par ,m4 ,david ,colden de la nouvelle ,york1 ,coldenham dans la nouvelle ,york1 le #d4 ,dcembre #agec4 ,,monsieur1 ,en examinant les lettres de l',abb ,nollet ,m4 ,franklin1 je suis oblig de lui passer toutes les expriences qui se font avec ou dans des bouteilles scelles hermtiquement ou vuides d'air1 parce que n'tant pas en tat de rpter les expriences1 je ne pourrois pas appuyer par des preuves tires de l'exprience certaines ides qui se sont prsentes moi l-dessus2 c'est pourquoi le premier point sur lequel j'ose ouvrir mon sentiment est dans la quatrime lettre de l',abb1 pag4 #ff4 o il essaye de prouver que la matire lectrique passe d'une surface l'autre travers l'paisseur entire du verre2 il prend l'exprience du tableau magique de ,m4 ,franklin1 parle ainsi3 ,lorsque vous lectrisez ainsi un carreau de verre enduit de mtal dessus dessous1 il est vident que ce que l'on pose sur la surface oppose celle qui reoit l'lectricit du conducteur1 prend aussi une vertu lectrique trs-marque1 qui1 dit ,m4 ,franklin1 est cette gale quantit de matire lectrique chasse de ce ct par celle que le ct oppos reoit du conducteur1 qui continura donner une vertu lectrique chaque chose qui sera en contact avec elle jusqu' ce qu'elle soit entirement dcharge de son feu lectrique2 quoi l',abb fait cette objection4 ,dites-moi1 je vous prie1 dit-il1 combien de tems faut il pour ce prtendu dpouillement1 je puis vous assurer qu'aprs avoir soutenu l'lectrisation pendant des heures entires1 cette surface qui auroit d1 ce me semble1 tre bien dpourve de sa matire lectrique1 attendu le grand nombre d'tincelles qu'on en avoit tires1 ou le tems que cette matire avoit t expose l'action de la cause expulsive1 cette surface1 dis-je1 ne m'en paroissoit que mieux lectrise plus propre produire tous les effets d'un corps actuellement lectrique4 ,pag4 #fh4 ,l',abb ne nous dit point quels sont ces effets3 je n'ai jamais p les observer tous1 on peut aisment rendre raison de ceux que l'on observe1 en supposant que ce ct est entirement destitu de matire lectrique4 ,l'effet le plus sensible d'un corps charg d'lectricit1 est que quand on lui prsente le doigt1 ce doigt en tire une tincelle3 or quand une bouteille prpare pour l'exprience de ,leyde est pendu au canon d'un fusil ou au premier conducteur1 que vous faites tourner le globe pour la charger1 aussitt que la matire lectrique est en mouvement1 vous pouvez voir une tincelle aller de la surface extrieure de la bouteille votre doigt1 ce qui1 dit ,m4 ,franklin1 est la matire lectrique naturelle du verre pousse dehors par celle qui est reue du conducteur sur la surface intrieure1 si elle en sort seulement par tincelles1 on en peut tirer un grand nombre2 mais si vous serrez la surface extrieure avec votre main1 la bouteille recevra bientt toute la matire lectrique qu'elle est capable de recevoir1 l'extrieure sera alors entirement prive de sa matire lectrique1 on ne pourra en tirer d'tincelles avec le doigt2 il y manque donc alors cet effet qu'ont tous les corps chargs d'lectricit3 quelques effets d'un corps lectrique que l',abb1 je suppose1 a observs sur la surface extrieure d'une bouteille charge1 sont que tous les corps lgers en sont attirs2 c'en est un que j'ai constamment observ1 mais je ne pense pas qu'il vienne d'une qualit attractive dans la surface extrieure de la bouteille2 mais dans ces corps lgers mmes qui semblent tre attirs par la bouteille1 c'est une remarque constante que quand un corps a une plus grande charge de matire lectrique qu'un autre1 7c'est- dire en proportion de la quantit qu'ils contiendront17 ce corps attirera celui qui en a moins2 prsent je suppose1 c'est une partie du systme de ,m4 ,franklin1 que tous ces corps lgers qui semblent tre attirs1 ont plus de matire lectrique en eux que la surface extrieure des bouteilles n'en a1 c'est pourquoi ils tchent d'attirer eux la bouteille qui est trop psante pour tre branle par le petit dgr de force qu'ils employent1 qui cependant tant plus grande que leur propre poids les pousse vers la bouteille1 l'exprience suivante aidera l'imagination concevoir cela4 ,suspendez une boule de lige ou une plume avec un fil de soye lectrisez-la2 ensuite approchez cette boule de quelque corps fixe1 elle semblera attire par ce corps1 car elle volera vers lui4 ,mais de l'aveu des lectriciens1 la cause attractive est dans la boule mme1 non dans le corps fixe auquel elle court4 ,ce cas est semblable l'attraction apparente des corps lgers vers la surface extrieure d'une bouteille charge4 ,l',abb dit1 pag4 #fi4 qu'il peut lectriser cent hommes debout sur des gteaux de cire1 pourv qu'ils se tiennent par les mains1 qu'un d'eux touche l'une de ces surfaces 7l'extrieure7 du bout de son doigt4 ,je sais qu'il le peut1 pendant que la bouteille se charge1 mais je suis aussi certain qu'il ne le peut pas aprs qu'elle est charge2 car une bouteille tant prpare pour l'exprience de ,leyde1 suspendez-la au conducteur1 qu'un homme debout sur le plancher touche de son doigt la doublure1 pendant que le globe tourne1 jusqu' ce que la matire lectrique sorte du crochet de la bouteille ou de quelque partie du conducteur1 je crois que c'est le signe le plus certain que la bouteille a reu toute la matire lectrique qu'elle peut recevoir3 aprs ce signe1 que l'homme1 qui auparavant toit sur le plancher1 monte sur un gteau de cire1 il peut y rester des heures entires le globe tournant pendant tout ce tems-l1 cependant ne donner aucun signe d'lectricit4 ,aprs que la matire lectrique fut pousse dehors du crochet de la bouteille prpare pour l'exprience de ,leyde comme ci-dessus1 je pendis une autre bouteille prpare de la mme manire un crochet attach la doublure de la premire1 je tins cette autre bouteille dans ma main2 mais si quelque matire lectrique passoit au travers du verre de la premire bouteille1 la seconde la recevroit la rassembleroit assurment2 mais ayant tenu les bouteilles dans cette situation pendant un tems considrable1 pendant lequel le globe ne cessa de tourner1 je ne m'apperus point que la seconde bouteille fut charge le moins du monde1 car quand je portai le doigt au crochet1 comme dans l'exprience de ,leyde1 je n'prouvai pas la moindre commotion1 je ne vis pas une tincelle partir du crochet4 ,je fis aussi l'exprience suivante1 ayant charg deux bouteilles 7prpares pour l'exprience de ,leyde7 par leurs crochets1 deux personnes en prirent chacun une dans leurs mains1 l'un par le ct1 l'autre par le crochet1 ce qu'il fit en tant la communication avec le fond1 avant de prendre le crochet1 ces personnes se placrent chacune un de mes cts1 pendant que j'tois debout sur un gteau de cire1 que je tenois le crochet de la bouteille qui toit tenu par la doublure 7sur quoi il partit une tincelle2 mais la bouteille ne fut pas dcharge pendant que je fus sur la cire7 tenant le crochet1 je touchai la doublure de la bouteille qui toit tenu par son crochet de mon autre main1 sur quoi on apperut une tincelle considrable entre mon doigt la doublure1 les deux bouteilles furent sur le champ dcharges4 ,si l'opinion de l',abb est fonde1 que la surface extrieure communiquant avec la doublure est charge aussi bien que l'intrieure communiquant avec le crochet1 comment puis-je1 moi qui suis sur la cire1 dcharger ces deux bouteilles1 quand il est bien connu que je n'en pourrois pas dcharger une sparment8 ,bien plus1 suppos que j'aye tir la matire lectrique des deux1 qu'est-elle devenu8 car il ne parot pas que j'en aye une quantit plus grande quand l'exprience est finie1 que je n'ai pas boug de dessus la cire4 ,cette exprience me dmontre donc pleinement que la surface extrieure n'est pas charge1 non-seulement cela1 mais qu'il lui manque autant de matire lectrique que l'intrieure en a par excs2 car par cette supposition1 qui est une partie du systme de ,mr4 ,franklin1 on rend aisment raison de l'exprience prcdente de cette sorte3 quand je suis sur la cire mon corps n'est pas capable de recevoir du crochet d'une bouteille toute la matire lectrique qu'elle est prte donner1 elle ne peut pas non plus en donner autant la doublure de l'autre bouteille qu'elle est prte en prendre1 quand il n'y en a qu'une d'applique contre moi2 mais quand elles le sont toutes deux1 la doublure reoit de l'une ce que le crochet donne3 ainsi je reois le feu de la premire bouteille en ,b1 dont la surface extrieure est fournie par la main en ,a3 je donne le feu la seconde bouteille en ,c1 dont la surface intrieure est dcharge par la main en ,d4 ,cette dcharge en ,d peut tre rendu sensible en recevant ce feu dans le crochet d'une troisime bouteille1 ce qui s'excute ainsi3 au lieu de prendre le crochet de la seconde bouteille dans votre main1 faites passer au travers le fil-d'archal d'une troisime bouteille prpare comme pour l'exprience de ,leyde1 tenez cette troisime bouteille dans votre main1 la seconde y tant pendu par les bouts des crochets1 passs l'un dans l'autre3 quand l'exprience est acheve1 cette troisime bouteille reoit le feu en ,d1 elle sera charge4 ,si l'on considre cette exprience1 elle doit1 je pense1 prouver parfaitement que la surface extrieure d'une bouteille charge manque de matire lectrique1 pendant que l'intrieure en a un excs4 ,quelque chose de plus1 qui est digne de remarque dans cette exprience1 c'est que je ne sens ni commotion ni choc dans mes bras1 quoiqu'ils soient dans un instant traverss d'une si grande quantit de matire lectrique2 je ne sens qu'une piqre aux bouts de mes doigts4 ,cela me fait penser que l',abb se trompe quand il dit qu'il n'y a point de diffrence entre le choc senti en faisant l'exprience de ,leyde la piqre sentie en tirant de simples tincelles1 si ce n'est du plus au moins4 ,dans la dernire exprience il passe travers mes bras autant de matire lectrique que m'en auroit donn un coup trs-considrable1 s'il y avoit eu une communication immdiate1 par mes bras1 du crochet la doublure de la mme bouteille2 parce que quand elle fut prise dans une troisime bouteille1 que cette bouteille fut dcharge en particulier travers mes bras1 elle me donna un coup sensible4 ,si ces expriences prouvent que la matire lectrique ne passe pas travers l'entire paisseur du verre1 il est d'une consquence ncessaire qu'elle doit toujours sortir par o elle est entre4 ,ce qui s'est ensuite prsent1 c'est dans la cinquime lettre pag4 #hh4 o il diffre de ,m4 ,franklin1 qui pense que tout le pouvoir de donner le coup rside dans le verre mme non dans les corps non-lectriques qui le touchent4 ,les expriences que ,mr4 ,franklin a donnes pour prouver cette opinion dans ses expriences observations sur l'lectricit1 lettre #d4 4 #ej4 #ea4 m'ont convaincu qu'il avoit raison2 ce que l',abb a assur de contraire ne m'a pas fait penser autrement4 ,l',abb s'appercevant1 comme je le suppose1 que les expriences1 comme ,m4 ,franklin les avoit faites1 devoient prouver sa proposition1 les altre sans en donner aucune raison1 les fait d'une manire qui ne prouve rien4 ,pourquoi veut-il qu'un homme tienne dans sa main la bouteille dans laquelle l'eau de la bouteille charge doit tre verse8 ,si le pouvoir de donner un coup est dans l'eau contenu dans la bouteille1 elle doit s'y conserver1 quoiqu'elle soit verse dans une autre1 puisqu'elle n'a t touche par aucun corps non-lectrique pour enlever ce pouvoir4 ,que la bouteille soit place sur la cire1 ce n'est pas une objection1 car elle ne peut pas ter le pouvoir l'eau si elle en avoit1 mais c'est un moyen ncessaire pour prouver le fait2 au lieu que cette bouteille tant charge quand elle est dans la main d'un homme1 prouve seulement que l'eau conduit la matire lectrique4 ,l',abb avou1 pag4 #id4 qu'il a entendu faire cette remarque2 mais1 dit-il1 pourquoi un conducteur d'lectricit n'est-il pas un sujet lectrique8 ,ce n'est pas l la question4 ,mr4 ,franklin n'a jamais dit que l'eau ne ft pas un sujet lectrique1 il a dit que le pouvoir de donner le coup toit dans le verra non dans l'eau1 ses expriences le prouvent parfaitement1 si parfaitement qu'il seroit ridicule d'y rien ajouter3 cependant comme je ne sache pas que l'exprience suivante ait encore t connue de personne1 on m'excusera de l'insrer ici3 la voici4 ,pendez une bouteille prpare pour l'exprience de ,leyde au conducteur par son crochet1 chargez-la2 aprs cela cartez la communication du fond de la bouteille1 alors le conducteur donne des signes videns de son lectrisation1 car si on attache autour de lui un fil qu'on laisse des bouts longs d'environ deux pouces1 ils s'tendront comme une paire de cornes2 mais si vous touchez le conducteur il en sortira une tincelle les fils tomberont1 le conducteur ne donne plus le moindre signe d'lectrisation aprs cela4 ,je pense qu'en le touchant j'ai enlev toute la charge de matire lectrique qui toit dans le conducteur1 le crochet de la bouteille l'eau ou les fils de fer qui y sont contenus3 nous voyons que tous les corps non-lectriques peuvent en recevoir autant1 cependant le verre de la bouteille conserve sa capacit de donner un coup1 comme l'prouveront tous ceux qui voudront l'essayer4 ,cette exprience fait voir videmment que l'eau dans la bouteille ne contient pas plus de matire lectrique qu'elle le feroit dans un bassin dcouvert1 qu'elle n'a pas la moindre chose de cette grande quantit qui produit le choc qui est seulement retenu par le verre4 ,aprs que l'tincelle est tire du conducteur1 si vous touchez la doublure de la bouteille 7qui pendant tout ce tems est suppose pendre dans l'air dgage de tout corps non-lectrique7 les fils sur le conducteur s'leveront sur le champ feront voir que le conducteur est lectris3 il reoit cette lectrisation de la surface intrieure de la bouteille1 laquelle1 quand la surface extrieure peut recevoir de la main qui lui est applique ce qui lui manque1 en donnera autant que les corps en contact avec elle pourront en recevoir1 ou tout ce qu'elle en a d'excs1 s'ils sont assez gros4 ,il est amusant de voir la manire dont les fils hausseront baisseront en touchant la doublure de la bouteille le conducteur tour tour4 ,ne seroit-ce point que la diffrence entre le ct charg du verre le ct extrieur ou vuid tant diminue en touchant le crochet ou le conducteur1 le ct extrieur peut le recevoir de la main qui le touchoit1 par ce moyen le ct intrieur ne peut pas en conserver tant1 par cette raison ce qu'il n'en peut pas conserver lectrise l'eau ou les fils le conducteur2 car il parot tre de rgle qu'un des cts doit se vuider dans la mme proportion que l'autre est rempli2 quoique la chose paroisse vidente par l'exprience1 cependant c'est toujours un mystre dont on ne peut pas rendre raison4 ,je suis surpris de trouver dans plusieurs endroits du livre de l',abb que les expriences ont russi si diffremment ,paris de ce qu'elles ont fait dans les mains de ,m4 ,franklin constamment dans les miennes4 ,l',abb en faisant les expriences pour trouver la diffrence entre les deux surfaces d'un verre charg1 se garde bien de placer la bouteille sur la cire1 car1 dit-il1 ne savez vous pas qu'tant mise suc un corps originairement lectrique1 elle perd promptement sa vertu8 ,je ne puis imaginer ce qui a engag l',abb penser de la sorte4 ,rien de plus oppos aux notions les plus communes des corps lectriques par eux-mmes1 l'exprience m'est un garant du contraire1 car ayant laiss plusieurs fois dessein une bouteille charge sur la cire pendant des heures1 je trouvai qu'elle conservoit autant de sa charge qu'une autre qui toit reste pendant le mme tems sur une table4 ,j'en laissai une sur la cire depuis dix heures du soir jusqu' huit du lendemain matin1 je trouvai qu'elle conservoit une quantit de sa charge suffisante pour me donner une commotion sensible aux bras1 quoique la chambre o toit cette bouteille et t balaye pendant ce tems1 ce qui devoit avoir lev beaucoup de poussire pour faciliter la dcharge de la bouteille4 ,je trouve qu'une boule de lige suspendu entre deux bouteilles1 l'une charge en plein l'autre mdiocrement1 ne jou pas entre elles1 mais qu'elle s'arrte dans une situation qui fait un triangle avec les crochets des bouteilles1 quoique l',abb ait assur le contraire1 pag4 #aja4 pour rendre raison du jeu d'une boule de lige entre le fil-d'archal enfonc dans la bouteille un autre qui s'lve de sa doublure4 ,la bouteille qui est moins charge doit avoir reu plus de matire lectrique1 eu gard sa grosseur1 que la boule de lige n'en reoit du crochet de la bouteille pleine4 ,l',abb dit1 pag4 #ajc4 qu'un morceau de feille de mtal pendu un fil de soye lectris sera repouss par le fond d'une bouteille charge tenu en l'air par son crochet4 ,je le trouve constamment tout autrement2 dans mes mains il est toujours attir d'abord ensuite repouss3 en chargeant la feille il faut avoir soin d'empcher qu'elle ne se porte vers quelque corps non-lectrique1 que par ce moyen elle ne se dcharge1 tandis que vous la croyez charge4 ,il est difficile de l'empcher de se porter vers votre poignet ou vers quelque partie de votre corps4 ,pag4 #ajh4 l',abb dit qu'il n'est pas impossible1 comme ,m4 ,franklin le prtend1 de charger une bouteille pendant qu'il y a une communication tablie entre sa doublure son crochet4 ,j'ai toujours trouv impossible de charger une pareille bouteille au point de donner un coup2 la vrit1 si elle est suspendu au conducteur sans communication avec lui1 vous pouvez en tirer une tincelle comme de tout autre corps qui y seroit suspendu2 mais cela est bien diffrent d'tre charge au point de donner une commotion4 ,pour rendre raison du peu de matire lectrique qui se trouve dans la bouteille1 l',abb dit qu'elle suit plutt le mtal que le verre qu'elle est chasse de la doublure de la bouteille dans l'air4 ,j'admire que la mme chose n'arrive pas aussi quand elle passe au travers du verre qu'elle en charge la surface extrieure suivant le systme de l',abb4 ,je regarde les objections de l',abb contre les deux dernires expriences de ,mr4 ,franklin1 comme peu solides3 il parot assurment trs-embarrass sur ce qu'il doit dire1 c'est pourquoi il accuse ,m4 ,franklin d'avoir tenue secrette la partie importante de l'exprience4 ,c'est une petitesse dont on ne doit pas charger un galant homme qui n'a pas marqu tant de partialit que l',abb dans la relation de ses expriences4 ,,lettre ,,xv4 ,expriences lectriques avec un essai pour rendre raison de leurs diffrens phnomnes1 quelques observations sur les nuages de tonnerre1 pour confirmer encore les remarques de ,mr4 ,franklin sur l'tat lectrique positif ngatif des nuages par ,jean ,canton ,m4 ,a4 de la ,socit ,royale4 #f4 ,dcembre #agec4 ,premire ,exprience4 ,du plat-fond ou de quelqu'endroit convenable d'une chambre suspendez avec des fils de lin de huit ou neuf pouces de long deux boulettes de lige chacune de la grosseur d'un petit pois1 de manire qu'elles se touchent1 si l'on porte le tube de verre frott sous les boulettes1 il les fera sparer quand on le tiendra la distance de trois ou quatre pieds2 si on l'en approche davantage1 elles se spareront encore davantage2 si on le retire tout--fait1 elles se runiront immdiatement4 ,cette exprience peut se faire avec des boulettes de cuivre suspendus par le moyen d'un fil d'argent2 elle russira aussi bien avec de la cire d',espagne rendu lectrique qu'avec du verre4 ,deuxime ,exp4 ,si deux boules de lige sont suspendus avec des fils de soye secs1 il faudra en approcher le tube frott la distance de dix-huit pouces avant qu'elles se repoussent l'une l'autre3 elles continuront de le faire quelque tems aprs que le tube aura t t4 ,comme les boules dans la premire exprience n'ont pas t isoles1 on ne peut pas dire la rigueur qu'elles ayent t lectrises2 mais quand elles sont suspendus dans l'atmosphre du tube frott elles peuvent attirer condenser le fluide lectrique autour d'elles tre spares par la rpulsion de ses particules2 on conjecture aussi que les boules alors contiennent moins que leur part commune du fluide lectrique par rapport la force de rpulsion de celui qui les environne1 quoiqu'il en entre en passe peut-tre un peu continuellement au travers des fils2 si cela est ainsi1 on voit clairement la raison pour laquelle les boules suspendus avec de la soye dans la seconde exprience doivent tre dans une partie beaucoup plus dense de l'atmosphre du tube avant de se repousser l'une l'autre4 ,lorsqu'on approche des boules un bton de cire frotte dans la premire exprience1 le feu lectrique est suppos venir au travers des fils dans les boules1 s'y condenser dans son passage vers la cire2 car suivant ,m4 ,franklin le verre frott laisse aller le fluide lectrique1 mais la cire frotte le reoit4 ,troisime ,exp4 ,qu'on isole avec de la soye un tube mince de quatre ou cinq pieds de long d'environ deux pouces de diamtre1 qu'on suspende un de ses bouts des boules de lige avec des fils de lin2 lectrisez-le en portant le tube de verre frott prs de l'autre bout1 ensorte que les boules restent spares d'un pouce demi ou de deux pouces1 alors l'approche du tube frott elles perdront par dgr leur vertu rpulsive viendront en contact3 mesure qu'on approche toujours le tube davantage1 elles se spareront encore une aussi grande distance qu'auparavant3 au retour du tube elles s'approcheront jusqu' se toucher1 se repousseront ensuite comme en premier lieu4 ,si le tube mince est lectris par la cire ou par le crochet d'une bouteille charge1 les boules seront affectes de la mme manire l'approche de la cire frotte ou du crochet de la bouteille4 ,quatrime ,exp4 lectrisez les boules de lige comme dans la dernire exprience par le verre1 leur rpulsion augmentera l'approche d'un bton de cire frott4 ,ce sera le mme effet si le verre frott en est approch lorsqu'elles ont t lectrises avec de la cire4 ,on suppose qu'en portant le verre frott au bout ou au bord du tube mince dans la troisime exprience1 il l'lectrise positivement1 ou ajoute au feu lectrique qu'il contenoit auparavant1 par consquent il en passe au travers des boules qui se repoussent mutuellement2 mais l'approche d'un verre frott qui laisse sortir pareillement un fluide lectrique1 les boules en dchargeront moins1 ou une partie sera pousse en arrire par une force qui agira dans une direction contraire1 elles s'approcheront plus prs4 ,si le tube est tenu une telle distance des boules que l'excs de la densit du fluide autour d'elles au dessus de la quantit ordinaire dans l'air1 soit gal l'excs de la densit de celui qui est en elles1 au-dessus de la quantit ordinaire contenu dans le lige1 leur rpulsion sera bientt dtruite2 mais si le tube est approch davantage1 le fluide du dehors tant plus dense que celui du dedans des boules1 il sera attir par elles1 elles se spareront encore l'une de l'autre4 ,quand l'appareil a perdu une partie de sa portion naturelle de ce fluide par l'approche de la cire frotte d'une de ses extrmits1 ou qu'il est lectris ngativement1 le feu lectrique est attir pris par les boules pour suppler au dfaut1 cela plus abondamment l'approche d'un verre frott ou d'un corps lectris positivement qu'auparavant4 ,c'est pourquoi l'loignement entre les boules augmentera mesure que le fluide qui les entoure1 augmente1 en gnral soit par l'approche1 soit par l'loignement de quelque corps1 si la diffrence entre la densit du fluide intrieur extrieur est augmente ou diminue1 la rpulsion des boules sera augmente ou diminue proportion4 ,cinquime ,expr4 ,si le tube mince isol n'est pas lectris2 approchez de son milieu le tube de verre frott1 ensorte qu'il fasse peu prs angle droit avec lui1 les boules du bout se repousseront l'une l'autre2 elles le feront d'autant plus que le tube frott sera plus prs4 ,quand il a t tenu quelques secondes la distance d'environ six pouces1 retirez-le1 les boules s'approcheront l'une de l'autre jusqu' ce qu'elles se touchent1 puis se sparant encore mesure que le tube s'loigne davantage1 elles continuront se repousser quand on l'tera tout--fait1 cette rpulsion entre les boules augmentera l'approche du verre frott1 mais elle sera diminue par la cire frotte1 comme si l'appareil avoit t lectris par la cire de la manire explique dans la troisime exprience4 ,sixime ,exp4 ,isolez deux tubes minces dsigns par ,a ,b1 ensorte qu'ils soient en ligne droite spars d'environ six lignes2 suspendez au bout loign de chacun une paire de boules de lige4 ,approchez du milieu d',a le tube de verre frott1 le tenant peu de tems la distance de quelques pouces1 vous verrez chaque paire de boule se sparer3 cartez le tube1 les boules de ,a s'uniront se repousseront encore l'une l'autre2 mais celles de ,b seront peine affectes4 ,par l'approche du tube de verre frott tenu sous les boules de ,a1 leur rpulsion sera augmente2 mais si le tube est port de la mme manire vers les boules de ,b1 leur rpulsion diminura4 ,dans la cinquime exprience la provision commune de matire lectrique dans le tube mince est suppose tre rarfie vers le milieu condense aux extrmits par la vertu rpulsive de l'atmosphre du tube de verre frott1 quand il est tenu prs du premier2 peut-tre le tube mince perd-il quelque chose de sa quantit naturelle de fluide lectrique avant qu'il en reoive du verre3 comme ce fluide doit tre plus prt sortir par ses bouts par ses bords qu' entrer au milieu3 par consquent lorsque le tube de verre est cart que le fluide est drechef galement rpandu travers l'appareil1 on trouve qu'il est lectris ngativement1 car le tube frott port sous les boules augmentera leur rpulsion4 ,dans la sixime exprience une partie du fluide tir d'un tube mince entre dans l'autre4 ,on connot qu'il est lectris positivement par la diminution de la rpulsion de ses boules l'approche du verre frott4 ,septime ,exp4 ,placez le tube mince avec la paire de boules son bout1 trois pieds au moins de toutes les parties de la chambre2 rendez l'air trs-sec par le moyen du feu2 lectrisez l'appareil un degr considrable2 ensuite touchez du doigt ou de quelqu'autre conducteur le tube mince1 les boules continuront cependant de se repousser l'une l'autre2 mais non pas une si grande distance qu'auparavant4 ,l'air qui environne l'appareil la distance de deux ou trois pieds est suppos contenir plus ou moins de feu lectrique que sa part commune1 selon que le tube mince est lectris positivement ou ngativement2 quand il est trs-sec il ne quitte pas son surplus1 ou ne rpare pas son dfaut aussi promptement que le tube mince1 mais il peut continuer d'tre lectris1 aprs qu'il a t touch pendant un temps considrable4 ,huitime ,exp4 ,ayant fait un vuide de ,torricelli1 long d'environ #e4 pieds1 de la manire explique dans les ,transactions ,philosophiques1 vol4 #dg4 pag4 #cgj4 ,si on en approche assez le tube frott1 on verra une lumire dans plus de la moiti de sa longueur2 elle s'vanouit bientt si on ne met pas le tube plus prs1 mais elle reparotra mesure qu'on l'avancera davantage2 on peut le rpter plusieurs fois sans frotter le tube de nouveau4 ,cette exprience peut tre regarde comme une espce de dmonstration oculaire de la vrit de l'hypothse de ,m4 ,franklin1 que quand le fluide lectrique est condens d'un ct d'un verre mince1 il sera repouss de l'autre s'il ne trouve point de rsistance1 en consquence l'approche du tube frott le feu est suppos tre repouss de la surface intrieure du verre qui entoure le vuide tre emport au travers des colonnes de mercure1 mais on suppose qu'il revient mesure qu'on carte le tube4 ,neuvime ,exp4 ,qu'on tienne peu prs par le milieu un bton de cire de deux pieds demi de long1 d'environ un pouce de diamtre1 frottez le tube de verre tranez-le sur une de ses moitis1 ensuite le tournant un peu autour de son axe frottez encore le tube1 tranez-le sur la mme moiti2 rptez cette opration plusieurs fois3 cette moiti dtruira la force rpulsive des boules lectrises par le verre1 l'autre moiti l'augmentera4 ,il parot par cette exprience que la cire peut aussi tre lectrise positivement ngativement1 il est probable que dans les corps quels qu'ils soient1 la quantit de fluide lectrique qu'ils contiennent peut tre augmente ou diminue4 ,j'ai observ par un grand nombre d'expriences que certains nuages sont dans un tat positif d'lectricit1 d'autres dans un tat ngatif1 car les boules de lige qui en sont lectrises se serrent souvent l'approche d'un tube frott1 d'autres fois s'cartent une plus grande distance4 ,j'ai v arriver cette variation cinq ou six fois en moins d'une demi-heure1 les boules se runissant chaque fois restant en contact quelques secondes avant qu'elles se repoussent de nouveau l'une l'autre4 ,on peut de mme dcouvrir aisment avec une bouteille charge si le feu lectrique est tir de l'appareil par un nuage ngatif ou s'il y est pouss par un positif1 quelque soit celui par lequel il sera lectris1 soit que ce nuage se spare de son surplus1 soit que son dfaut soit remplac sur le champ1 l'appareil perdra son lectricit4 ,on remarque que c'est souvent le cas aprs un clair3 cependant quand l'air est bien sec1 l'appareil continura d'tre lectris pendant dix minutes ou un quart-d'heure aprs que les nuages ont pass le znith1 quelquefois jusqu' ce qu'ils paroissent plus de moiti chemin vers l'horizon3 la pluye surtout1 quand les goutes sont grosses1 fait communment descendre le feu lectrique2 la grle en t n'y manque jamais mon avis4 ,quand l'appareil fut lectris la dernire fois1 ce fut par la chte d'une neige fondu1 ce qui arriva dernirement environ le #ab4 de ,novembre2 c'toit le vingt-sixime jour la soixante-unime fois qu'il avoit t lectris depuis qu'il avoit t lev1 c'est--dire vers le milieu de ,mai1 comme le thermomtre de ,fahrenheit n'toit que de sept degrs au-dessus de la conglation1 on prsume que l'hyver n'interrompra pas entirement les oprations de cette sorte4 ,londres il n'arriva que deux orages de tonnerre pendant tout l't1 l'appareil fut quelquefois si fortement lectris pendant l'un1 que les timbres qui ont souvent t sonns par les nuages assez fort pour tre entendus dans toutes les chambres de la maison 7les portes tant ouvertes7 furent tenus en silence par le cours presque continuel d'un feu lectrique dense entre chaque timbre la boule de cuivre1 qui ne la laissoit pas frapper4 ,je terminerai cet crit dj trop long par les deux questions suivantes4 #a4 ,l'air rarfi tout--coup ne peut-il pas donner le feu lectrique aux nuages aux vapeurs qui le traversent1 lorsqu'il est condens soudain1 ne peut-il pas le recevoir d'eux8 #b4 ,l'aurore borale n'est-elle point l'lancement du feu lectrique des nuages positifs aux ngatifs une grande distance dans la partie suprieure de l'atmosphre o la rsistance est moindre8 ,,appendix4 ,comme ,m4 ,franklin dans une premire ,lettre ,m4 ,collinson a parl de son dessein d'essayer le pouvoir d'un coup lectrique trs-fort sur un poulet-d'inde1 ce ,monsieur en consquence a eu la bont d'en envoyer une relation qui se rduit ceci4 ,il fit d'abord plusieurs expriences sur des oiseaux1 trouva que deux gros pots de verre mince dors contenant chacun environ six gallons tels que j'ai dit que je les avois employs dans le dernier crit que je vous ai prsent sur ce sujet1 toient suffisante quand ils toient bien chargs pour tuer des poules ordinaires sur le champ2 mais les poulets-d'inde1 quoiqu'ils prouvent de violentes convulsions1 qu'ils restent tendus comme morts pendant quelques minutes1 se rtablissoient en moins d'un quart-d'heure4 ,quoiqu'il en soit1 ayant ajout trois pots pareils aux deux premiers sans tre pleinement chargs2 il tua un poulet-d'inde d'environ dix livres1 il croit qu'ils en auroient tu un beaucoup plus gros4 ,il imagina que les oiseaux tus de cette sorte toient extrmement tendres manger4 ,en faisant ces expriences il trouva qu'un homme pouvoit1 sans risquer beaucoup1 supporter un choc beaucoup plus fort qu'il n'imaginoit2 car sans y prendre garde il reut un coup de deux de ces pots au travers des bras du corps1 lorsqu'ils toient presqu'entirement chargs2 il lui sembla recevoir un coup universel depuis la tte jusqu'aux pieds dans tout le corps2 il fut suivi d'un tremblement vif violent dans le tronc qui se dissipa petit petit dans quelques secondes2 il fut quelques minutes avant de reprendre ses esprits au point de connotre ce dont il s'agissoit1 car il ne vit point l'tincelle1 quoique son oeil ft tout prs du premier conducteur1 d'o elle frappa le revers de sa main2 il n'entendit pas plus le bruit du coup1 quoique les assistans disent qu'il avoit t considrable2 il ne sentit pas davantage en particulier le coup sur sa main1 quoiqu'il vit ensuite qu'il y avoit caus une enflure de la grosseur d'une chevrotine ou d'une balle de pistolet4 ,ses bras le derrire de son col restrent un peu engourdis le reste de la soire1 sa poitrine fut affecte pendant une semaine comme si elle et t brise4 ,par cette exprience on peut connotre le danger qu'il y a1 mme avec les plus grandes prcautions1 pour l'oprateur quand il fait ces expriences avec de gros pots2 car on ne peut pas douter que plusieurs tant chargs en plein ne soient capables de tuer un homme1 comme ils ont auparavant tu un poulet d'inde1 en les augmentant proportion de la taille4 ,,lettre ,,xvi4 ,de ,m4 ,b4 ,,franklin cuyer de ,philadelphie ,m4 ,d',,alibard1 ,paris4 #bi ,juin #agee4 ,,monsieur1 ,il y a long-tems que je dois une rponse votre dernire lettre1 datte du #bj4 ,juin #aged4 ,je l'ai reu en ,janvier dernier pendant que j'tois ,boston dans la nouvelle ,angleterre1 depuis ce tems-l j'ai t si occup de mes voyages en diffrens endroits des affaires publiques1 que je suis extrmement en arrire avec mes correspondans4 ,je vous envoyai l'anne dernire un manuscrit qui contient quelques nouvelles expriences des observations sur la foudre2 je ne sai si vous l'avez reu1 mais il a t imprim depuis ,londres1 j'imagine que notre bon ami ,m4 ,collinson vous en aura envoy une copie4 ,je vous remercie de la bont que vous avez eu de m'envoyer les quatre volumes de l'histoire naturelle de ,m4 de ,buffon1 les cartes1 c4 ,vous me demandez mon sentiment sur le livre ,italien du ,p4 ,beccaria4 ,je l'ai l avec beaucoup de plaisir1 je le regarde comme un des meilleurs ouvrages que j'aie vs dans aucune langue sur cette matire2 cependant je ne suis pas pour le prsent de son sentiment sur l'article des jets-d'eau2 nanmoins je conviendrai avec vous qu'il l'a trait avec beaucoup de finesse4 ,il y a quelque tems que j'ai crit fort au long ,m4 ,collinson ce que je pensois des tourbillons des jets-d'eau2 je ne sai si on le publiera2 en cas qu'on ne le fasse pas1 je le ferai transcrire pour vous4 ,je ne vois pas que le ,p4 ,beccaria doute de l'impermabilit absolu du verre1 dans le sens que je l'entens2 car les exemples qu'il rapporte de trous faits au verre par le coup lectrique1 sont les mmes que nous connoissons tous2 il prouve seulement que le fluide lectrique n'y passeroit pas sans le trou qu'il y fait4 ,nous disons de mme que l'eau ne peut pas passer au travers du verre1 cependant le jet-d'eau d'une pompe percera les carreaux de vitre les plus pais4 ,pour ce qui regarde l'effet des pointes1 de tirer la matire lectrique des nuages de prserver de cette forte les btimens1 c4 effet dont vous me dites qu'il semble douter1 je vous avourai que je crois que c'est modestie prudence de sa part4 ,je trouve qu'on ne m'a pas entendu tout fait sur ce sujet4 ,j'en ai parl dans plusieurs de mes lettres toujours1 except une seule fois1 avec une alternative1 c'est--dire que les verges pointus leves sur les btimens1 qui communiquent avec la terre humide empcheroient le coup de foudre1 ou que si elles ne le faisoient pas1 elles le conduiroient de manire que le btiment n'en seroit pas endommag4 ,malgr cela quand on xamine mon opinion en ,europe1 on ne fait attention qu' la probabilit que ces verges prviennent un coup ou une explosion2 ce n'est qu'une partie de l'usage que je proposois de faire de ces verges2 quoique l'autre partie soit d'une importance d'une utilit gales1 puisqu'elle consiste conduire un coup qu'elles n'auroient pas russi prvenir1 il semble qu'on l'ait totalement oublie4 ,je serai fort aise de connotre les expriences de ,m4 le ,roy sur l'lectricit positive ngative1 quand vous pourrez me les communiquer4 ,je vous remercie de m'avoir fait part de la relation que ,m4 de ,buffon vous a donne d'un effet de la foudre tombe ,dijon le #g4 de ,juin dernier2 en revanche permettez-moi de vous parler d'un vnement de la mme sorte que j'ai v dernirement4 tant dans la ,ville de ,newbury dans la nouvelle ,angleterre en ,novembre dernier1 on me montra l'effet de la foudre sur l'glise qui en avoit t frappe peu de mois auparavant4 ,le clocher toit une tour quarre de bois leve de #gj4 pieds depuis le sol jusqu' l'endroit o la cloche toit suspendu2 au-dessus s'levoit une pyramide aussi de bois1 haute de plus de #gj4 pieds jusqu' la girouette ou au coq4 ,prs de la cloche toit attach un marteau de fer pour frapper les heures2 du bout du manche descendoit un fil-d'archal par un petit trou de foret dans le plancher au-dessus duquel toit la cloche1 de mme au travers d'un second plancher2 sous le plat-fond en pltre de ce second plancher1 trs-prs couloit horizontalement le fil-d'archal jusqu'auprs d'une muraille de pltre1 le long de laquelle il descendoit l'horloge1 qui toit #bj4 pieds au-dessous de la cloche4 ,ce fil-d'archal n'toit pas plus gros qu'un lacet ordinaire4 ,la pyramide fut toute mise en pices par la foudre1 les clats en furent pousss de tous les cts sur la place o l'glise toit btie1 ensorte qu'il ne resta rien au-dessus de la cloche4 ,la foudre passa entre le marteau l'horloge dans ce fil-d'archal sans offenser les planchers1 sans y produire aucun effet1 si ce n'est d'agrandir un peu les trous de foret1 sans endommager la muraille de pltre ni aucune partie du btiment jusqu' l'extrmit de ce fil-d'archal de celui du pendule de l'horloge1 ce dernier toit de la grosseur d'une plume d'oye4 ,depuis l'extrmit du pendule jusqu' la terre le btiment toit fendu excessivement endommag2 des pierres avoient t arraches des fondemens jettes es la distance de #bj4 ou #cj4 pieds4 ,l'on ne pt retrouver aucune partie du petit fil-d'archal en question entre l'horloge le marteau1 si ce n'est environ deux pouces qui pendoient au manche du marteau1 environ autant qui toit attach l'horloge1 le reste tant saut1 ses particules dissipes en fume en parties insensibles1 comme il arrive la poudre canon l'approche du feu ordinaire4 ,on voyoit seulement une trace noire sale large de trois ou quatre pouces1 plus obscure dans le milieu1 plus foible vers le bord sur le pltre le long du plat-fond sous lequel il passoit1 de haut en bas du mur4 ,voil les effets les apparences sur lesquels je ferai le peu de remarques qui suivent1 savoir4 #a4 ,que la foudre dans son passage au travers d'un btiment1 quittera le bois pour passer dans le mtal autant qu'elle le pourra1 ne rentrera point dans le bois que le conducteur de mtal ne finisse4 ,j'ai fait la mme observation dans d'autres occasions par rapport aux murailles de briques ou de pierres4 #b4 ,la quantit de matire fulminante qui passa au travers de ce clocher doit avoir t bien grande en juger par ses effets sur cette haute pyramide au-dessus de la cloche sur toute la tour quarre au-dessous de l'extrmit du pendule de l'horloge4 #c4 ,quelque grande qu'ait t cette quantit1 elle a t conduite par un petit fil-d'archal un pendule d'horloge1 sans que le btiment ait t endommag le long de ces fils4 #d4 ,la verge du pendule tant d'une grosseur suffisante1 conduisit la foudre1 sans en tre offense2 mais le petit fil fut entirement dtruit4 #e4 ,quoique le petit fil air t dtruit1 il avoit conduit la foudre prserv le btiment4 #f4 ,et de toutes ces circonstances il parot plus que probable que si un petit fil semblable avoit t tendu depuis la verge de la girouette jusqu' la terre avant l'orage1 ce coup de foudre n'auroit caus aucun dommage au clocher1 quoique le fil mme et t dtruit4 ,je sens que l'histoire naturelle de ,m4 de ,buffon me fera beaucoup de plaisir m'instruira infiniment4 ,assurez-le1 je vous prie1 de mes respects aussi bien que ,m4 de ,fontferriere1 qui m'ont donn l'un l'autre des marques de leur souvenir dans votre dernire ,lettre4 ,je suis1 c4 ,b4 ,franklin4 ,,fin4 ,,table ,,des ,,matieres4 ,agitation de l'eau favorable l'vaporation1 tom4 ,,ii4 pag4 #f4 ,aigrette 7l'7 montre d'o vient le feu1 ,,ii4 #afh4 ,aiguille couche sur un boulet de fer1 ou au bout du canon empche de les lectriser1 ,i4 #bci4 ,aiguille de boussole pirouette prs du premier conducteur1 ,,ii4 #aef4 ,aiguille dcharge le conducteur en un instant1 ,i4 #bci4 ,air3 sa circulation1 ,,ii4 #cb4 ,air sec1 ce que c'est1 ,i4 #dd4 ,air 7l'7 n'est point affect par l'lectricit1 ,i4 #de4 ,air comprim par les vents1 c41 condens par la perte du feu1 tombe en rose1 ,,ii4 #ac4 ,air3 ses courans diffrens1 ,,ii4 #bg4 ,air 7l'7 est lectrique n'est point conducteur de l'lectricit1 ,i4 #db ,,ii4 #b4 ,air frais aprs l'orage1 ,,ii4 #cb4 ,air rarfi par le feu commun1 ,,ii4 #i4 ,air 7l'7 s'abaisse dans les zones froides1 ,,ii4 #bg4 ,air 7l'7 s'lve dans la zone torride1 ,,ii4 #bg4 ,allumer par l'lectricit une chandelle qui vient d'tre teinte1 ,i4 #id4 ,amazones3 rivire des444 ,,ii4 #ai4 ,analyse de la bouteille lectrise1 ,,ii4 #adj-afj4 ,andes3 montagne des444 ,,ii4 #ah4 ,angles aigus d'un corps surcharg d'lectricit se dchargent en l'air1 ,i4 #bb4 ,araigne factice anime1 ,i4 #if4 ,argent fondu froid dans la bourse1 ,,ii4 #dj4 ,atmosphre lectrique1 ,i4 #h4 ,atmosphre lectrique par sa fluidit sa rpulsion coule pour remplir l'endroit d'o l'on tire1 ,i4 #bj4 #ba4 ,attraction des particules d'eau1 ,,ii4 #aj4 ,aveuglement caus par la foudre1 ,,ii4 #dh4 ,aveuglement caus par l'lectricit1 ,,ii4 #dh4 ,aurore ,borale3 son explication1 ,,ii4 #cb4 ,b ,baguette de mtal reoit l'lectricit la transmet dans l'instant1 ,i4 #bbc4 ,baguette de verre ne conduit point un choc1 ,i4 #bbd4 ,baisers lectriques1 ,i4 #ie4 ,balances suspendus au plancher1 ,i4 #bdb4 ,balances dcharges en silence par une aiguille1 ,i4 #bdc4 ,balles 7deux7 de lige suspendus au conducteur1 ,i4 #aad4 ,batterie lectrique1 ,i4 #afj4 ,bermudes3 ,isle peu sujette au tonnerre1 ,,ii4 #da4 ,bois sec est lectrique1 ,i4 #ach4 ,boule de lige lectrise tourne en l'air1 ,i4 #dd4 ,boule de lige suspendu entre le fil-d'archal de la bouteille un fil de fer attach au bas de la bouteille1 jouera entre ces fils1 ,i4 #fd4 ,boule de lige charrie le feu lectrique du haut au bas de la bouteille1 ,i4 #fd4 ,boule de lige suspendu encre deux livres couchs sur des verres1 ,i4 #gi4 ,boule de lige suspendu entre deux bouteilles charges semblablement diffremment1 ,i4 #abh4 ,boules de lige suspendus des fils de lin1 ,,ii4 #bha4 ,boules lectrises diffremment1 remises dans leur tat naturel1 ,i4 #ae4 #af4 ,boulet de fer lectris1 ,i4 #aib4 #bce4 ,boussoles dranges par le tonnerre1 ,,ii4 #acd4 ,bouteille lectrique ne reoit plus de feu intrieurement quand elle est puise extrieurement1 ,i4 #di4 ,bouteille charge par le globe de verre dcharge par le globe de soufre1 ,,ii4 #aei4 ,bouteille lectrise mise sur un corps lectrique conserve son feu1 ,i4 #ei4 ,bouteille charge entre le verre le soufre1 ,,ii4 #aei4 ,bouteille lectrise attire ensuite repousse par son fil-d'archal une boule de lige1 attire la mme boule prsente son ct1 ,i4 #ee4 ,bouteille 7la7 n'a pas la mme atmosphre lectrique en dedans en dehors1 ,i4 #ef4 ,bouteille 7la7 sur de la cire peut tre dcharge par un fer courb1 ou par partie1 ou tout d'un coup1 ,i4 #fh4 ,bouteille 7une7 sur laquelle on auroit tabli une communication de son fil-d'archal son ct1 ne sauroit tre lectrise1 pourquoi1 ,i4 #gc4 ,bouteille sale humide en dehors ne sauroit tre lectrise pourquoi1 ,i4 #gd4 ,bouteille 7la7 s'lectrise par le ct aussi bien que par le crochet1 ,i4 #abj4 ,bouteilles charges de la mme de diffrentes manires1 ,i4 #abj-aca4 ,bouteille 7la7 lectrise ne se dcharge point sans communication non-lectrique1 ,i4 #aca4 ,bouteilles suspendus l'une la queu de l'autre se chargent toutes en mme tems1 ,i4 #ace4 ,bouteille mince d'un pouce de diamtre donne un coup prodigieux1 ,i4 #ahf4 ,bouteille lectrique charge de son propre feu1 ,i4 #ajb4 ,broche lectrique4 ,i4 #agf4 ,c ,canal ouvert l'une de ses extrmits1 ,,ii4 #ca4 ,canons 7deux7 unis lancent leurs tincelles deux pouces de distance1 ,,ii4 #bf4 ,canton3 7,jean7 ses expriences1 ,,ii4 #bhj4 ,capitaines de vaisseaux3 leur tmoignage1 ,,ii4 #da4 ,carreau de verre lectris entre deux plaques de plomb1 ,i4 #adb4 ,carillon lectrique1 ,i4 #ahc4 ,,ii4 #acj4 ,cercles de carton reprsentant les nuages de mer de terre1 ,,ii4 #bb4 ,cerf volant de ,m4 ,franklin1 ,,ii4 #ahb4 ,chane dploye susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bba4 ,chaleur du soleil ne dtruit point l'lectricit1 ,i4 #bdb4 ,chaleurs suivies d'orages1 ,,ii4 #cc4 ,chandelle rallume1 ,i4 #id4 ,charge dcharge3 leur signification1 ,i4 #abi4 ,charge dcharge de la rou lectrique1 ,i4 #aha4 #ahb4 ,chute soudaine de pluyes aprs les clairs1 ,,ii4 #ba4 ,circulation de l'air1 ,,ii4 #cb4 ,cire 7la7 peut tre lectrise positivement ngativement1 ,,ii4 #bif4 ,colophone sche enflamme1 ,,ii4 #cg4 ,communication avec le plancher n'est point ncessaire pour qu'on reoive la commotion1 ,i4 #ec4 ,communication directe entre les surfaces rtablit dans l'instant l'quilibre dans la bouteille1 ,i4 #fi4 ,communication du feu lectrique se fait avec craquement1 ,i4 #cj4 ,communication extrieure non-lectrique ncessaire pour rtablir l'quilibre1 ,i4 #aci4 ,conducteurs non conducteurs1 ,i4 #ci4 ,conducteur d'lectricit1 sa construction1 ,i4 #bh4 ,conducteur 7le7 entre deux globes de diffrente nature1 ,,ii4 #afd4 ,conducteur qui frappe deux pouces1 ,i4 #bi4 ,conducteur s'avance vers le corps mouss1 ,i4 #ca4 ,conducteur arrt ou repouss par une pointe1 ,i4 #ca4 ,conducteur 7le7 ne donne point d'tincelles1 quand la communication du coussin au plancher est interrompu1 ,i4 #aja4 ,conjectures nouvelles sur la thorie du tonnerre1 ,,ii4 #baa4 ,conjurs 7les71 ,i4 #agb4 ,consquences pernicieuses d'une plus grande proportion d'lectricit1 ,i4 #aj4 ,conviction que la matire lectrique pntre les corps1 ,i4 #e4 ,convulsion cause par le passage subit du feu lectrique dans les membres1 ,i4 #ec4 ,corps lectris positivement repousse une plume lectrise2 quand il l'est ngativement ou dans l'tat commun1 il l'attire1 ,i4 #hj4 ,corps lectriss ngativement se repoussent comme s'ils l'toient positivement1 ,i4 #fg4 #aic4 ,corps 7les7 lectriques contiennent plus d'lectricit1 ,i4 #i4 ,corps 7les7 lectriques1 comme le verre1 ne souffrent de changement que d'une surface l'autre1 ,i4 #bbb4 ,corps mouss ne tire l'lectricit qu' trois pouces1 ,i4 #cj4 ,corps 7les7 ne tirent pas l'lectricit proportionnellement leurs masses1 ,i4 #bd4 ,corps non-lectriques servent au verre1 comme l'armure la pierre d'aimant1 ,i4 #add4 ,corps non lectriques susceptibles de plus de moins d'lectricit1 ,i4 #bbb4 ,corps non-lectrique souffre du changement dans sa quantit d'lectricit1 ,i4 #bbc4 ,couleur bleu donne l'acier1 ,,ii4 #adg4 ,courans d'air diffrens1 ,,ii4 #bg4 ,courans d'air diffrens occasionnent l'attraction des nuages leurs mouvemens1 ,,ii4 #bg4 ,courant d'air n'lectrise point1 ,,ii4 #aib4 ,courant de fontaine lectris1 ,,ii4 #d4 ,coussin 7le7 sur une lame de verre1 ,i4 #aja4 ,d ,dcharge ncessaire pour les observations du tonnerre1 ,,ii4 #abi4 ,delaware rivire1 ,i4 #aid4 ,dluges de pluyes1 ,,ii4 #ai4 ,deux personnes sur de la cire1 l'une frotte le tube1 l'autre le touche1 ,i4 #hh4 ,deux sortes d'lectricit1 ,,ii4 #aef4 ,diffrence de la matire commune de la matire lectrique1 ,i4 #e4 ,diffrence entre un corps non-lectrique le verre1 ,i4 #bbb4 ,diffrence des corps lectriss au dedans au dehors de la bouteille1 ,i4 #dg4 ,diffrence entre un corps lectrique un corps non-lectrique1 ,i4 #cf4 ,dindon tu d'un coup d'lectricit1 ,i4 #aie4 ,,ii4 #cjc4 ,direction 7la7 du feu lectrique tant diffrente dans la charge1 l'est aussi dans la dcharge1 ,i4 #abj4 ,direction du fluide lectrique le long des conducteurs1 ,,ii4 #bcj4 ,dorure perce par le feu lectrique1 ,i4 #ahd4 ,dorure 7la7 sur un livre ne conduit plus le choc aprs dix ou douze coups1 ,i4 #aia4 ,dorure sur un livre dcouverte1 par un coup d'lectricit1 ,,ii4 #di4 ,e ,eau1 corps non-lectrique1 ,,ii4 #g4 ,eau rarfie susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bag4 ,eau 7l'7 transmet fort bien l'lectricit1 ,i4 #aij4 ,eclairs1 ,,ii4 #ah4 ,eclairs sur un livre entour d'un double filet d'or1 ,i4 #ih4 ,eclairs3 imitation des444 ,i4 #id4 ,eclats de tonnerre1 ,,ii4 #cb4 ,effet de deux bouteilles1 l'une pleinement charge1 l'autre nullement1 ,i4 #abg4 ,effet tonnant des pointes1 ,i4 #bce4 ,effets opposs du soufre du verre1 ,,ii4 #aeh-afa4 ,effet du tonnerre ,newbury1 ,,ii4 #cac4 ,effet d'un corps mouss1 ,i4 #bcf4 ,effet de l'air sur la matire lectrique1 ,i4 #db4 ,effluves salutaires des corps non-lectriques1 impossibles tirer par l'lectricit1 ,i4 #bbe4 ,elancemens de lumire du nord au sud1 ,,ii4 #ca4 ,elasticit compare l'lectricit1 ,i4 #acg4 ,electricit de deux sortes1 ,,ii4 #aef4 ,electricit dtruite par du sable1 le souffle1 la fume de bois1 de chandelle1 de charbon1 de fer1 c41 ,i4 #bdj4 ,electricit 7l'7 rside dans le verre1 ,i4 #add4 ,electricit 7l'7 se tire plus facilement des angles que des surfaces1 ,i4 #bb4 ,electricit 7l'7 ne parot plus aprs l'attouchement1 ,i4 #ia4 ,electricit vitre rsineuse1 ,,ii4 #aef-agb4 ,electriser positivement ou en plus1 ,i4 #gg-hj4 #hi-ie4 ,electriser ngativement ou en moins1 ,i4 #gh-hj4 #hi-ic4 ,elvation des vapeurs favorise par le feu commun par le feu lectrique1 ,,ii4 #d4 #i4 ,eminences 7les7 attirent les nuages1 ,,ii4 #cc4 ,epe fondu dans le fourreau1 ,,ii4 #dj4 ,epuisement du coussin1 ,i4 #ajb-aad4 ,equilibre du feu lectrique dans les surfaces de la bouteille1 ,i4 #dh4 ,equilibre 7l'7 de l'lectricit ne se rtablit point travers le verre1 ,i4 #di4 ,equilibre 7l'7 ne se rtablit dans les surfaces que par une communication non-lectrique1 ,i4 #ej4 ,equilibre3 moyen de le rtablir1 ,i1 #ec4 #fh4 ,erreur de ,m4 ,watson1 ,i4 #ic4 ,esprits allums par au travers de la rivire1 ,i4 #aid4 ,esprits enflamms sans avoir t chauffs1 ,i4 #bcb4 ,essence 7l'7 du verre semble consister dans son lectricit1 ,i4 #ahg4 ,etincelles frappent plus loin1 proportion que le feu lectrique est plus fort1 ,i4 #bde4 ,,ii4 #bf4 ,etincelle grande ou petite pour l'inflammation des esprits1 ,,ii4 #cf4 ,etincelle lectrique dchire en perant le papier1 ,,ii4 #dj4 ,etincelle tire de deux personnes lectrises diffremment1 ,i4 #hh4 ,etincelle plus forte entr'elles1 ,i4 #hi4 ,expansion gale de la matire lectrique dans la totalit d'une masse1 ,i4 #f4 ,exprience de ,leyde avec un carreau de verre1 ,i4 #adc4 ,exprience de ,marly-la-,ville1 ,,ii4 #ii-abe4 ,exprience qui prouve que la matire rarfie est susceptible de plus d'lectricit1 ,,ii4 #bba4 ,expriences de ,m4 ,jean ,canton1 ,,ii4 #bhj4 ,explication de plusieurs phnomnes1 ,i4 #hi4 #ij4 ,explication de ce qui se passe dans le globe lorsqu'on le frotte1 ,i4 #bab4 ,explosion 7l'7 est la mme si tenant la bouteille par le crochet on la touche au ct1 ou au contraire1 ,i4 #aai4 ,explosion 7l'7 n'lectrise point celui qui tient la bouteille la touche1 ,i4 #ha4 ,explosion 7l'7 n'lectrise point1 ,i4 #aae-aah4 ,f ,feu commun rpandu dans tous les corps1 ,,ii4 #ce4 ,feu lectrique ne peut tre tir d'un ct s'il n'en entre d'un autre1 ,i4 #ea4 ,feu 7le7 lectrique passe du fil-d'archal au doigt qui touche1 non au contraire1 ,i4 #ed4 ,feu lectrique3 moyen de le faire circuler1 ,i4 #gd4 ,feu 7le7 lectrique doit sortir par o il est entr1 ,i4 #abj4 ,feu lectrique attir par l'eau1 ,,ii4 #b4 ,feu lectrique 7le7 qui sort de l'extrieur de la bouteille1 n'est pas le mme que celui qui entre dans l'intrieur1 ,i4 #bjj4 ,feu lectrique rpandu dans toute la matire1 ,i4 #bjg4 ,feu lectrique rassembl non cr par le globe frott1 ,,ii4 #f4 ,feu lectrique rassembl par l'agitation sur la mer1 ,,ii4 #g4 ,feu lectrique d'un nuage de #ajjjj4 cres1 ,,ii4 #bf4 ,feu lectrique visible en sautant des intervalles invisible le long des corps denses unis1 ,,ii4 #bi4 ,feu lectrique visible sur un feille d'or1 pourquoi1 ,,ii4 #cj4 ,feu lectrique feu commun ne sont point incompatibles1 ,,ii4 #ce4 ,feu lectrique agit sur le feu commun1 produit l'inflammation1 ,,ii4 #cf4 ,feu lectrique parot sur le coussin qui frotte1 ,i4 #bac4 ,feu lectrique se transporte dans travers les corps non-lectriques1 non pas travers le verre1 ,i4 #aih4 #bbc4 ,feille d'or entre deux lames de mtal1 dont l'une lectrise1 l'autre non1 ,,ii4 #eh4 ,feille d'or plus prs de la lame non-lectrise1 ,,ii4 #fj4 ,feille d'or bien aigu se soutient prs du conducteur sans lame infrieure1 ,,ii4 #fc4 ,fil-d'archal dtruit par la foudre1 ,,ii4 #cai4 ,fil de lin suspendu prs du ventre de la bouteille est attir chaque fois que l'on touche le fil-d'archal1 ,i4 #fb4 ,filet d'or sur un livre ne peut conduire parfaitement qu'un seul choc1 pourquoi1 ,,ii4 #eg4 ,fluide lectrique ne traverse point le verre1 ,i4 #aig4 ,fluide lectrique passe par une flure1 ,i4 #aii4 ,fluide lectrique toujours prt1 ,i4 #bjg4 ,fluide lectrique ne se fixe point dans le verre1 mais y sjourne sans adhrence1 ,i4 #bjg4 ,force attractive proportionne aux surfaces1 non pas aux masses1 ,i4 #be4 ,force 7la7 de l'lectricit est sans bornes1 ,,ii4 #aec4 ,forme de l'atmosphre lectrique1 ,i4 #af4 ,foudre 7la7 dchire1 ,,ii4 #dj4 ,franklin 7,m47 rudement frapp1 ,,ii4 #cjd4 ,froid 7le7 diminue le feu commun1 non le feu lectrique1 ,,ii4 #ad4 ,frottement 7le7 enflamme le bois sec1 ,,ii4 #cg4 ,frottement 7le7 d'un corps non-lectrique contre un corps lectrique produit le feu lectrique1 ,,ii4 #f4 ,fume de rsine sche ne dtruit pas l'lectricit forme une atmosphre1 ,i4 #bda4 ,fusion froid1 ,,ii4 #ea4 ,fusion des mtaux sans chaleur1 ,,ii4 #ef4 ,g ,glace 7la7 ne conduit pas l'lectricit1 ,i4 #aij4 ,glace de #abjj4 pouces quarrs1 ses effets1 ,i4 lxxxij4 #agb4 ,globe frott3 comment il rassemble le fluide lectrique1 ,i4 #bad4 ,,ii4 #f4 ,globe doubl donne peu ou point de feu lectrique1 ,i4 #bad4 ,globe moill intrieurement ne rend point de feu1 ,i4 #bae4 ,globe de cuir1 ,,ii4 #agi4 ,h ,habits mouills sont un prservatif contre les coups de foudre1 ,,ii4 #cd4 ,homme 7un7 sur de la cire qui l'on donne toucher le fil-d'archal de la bouteille lectrise1 est lectris de plus en plus1 ,i4 #gg4 ,homme 7un7 sur de la cire tient la bouteille lectrise1 vous en fait toucher le fil-d'archal1 il est lectris de moins en moins1 ,i4 #gh4 ,homme 7un7 sur de la cire peut tre lectris plusieurs fois par un autre qui lui prsente le fil-d'archal de la bouteille1 mais il ne peut s'lectriser lui-mme en la tenant4 ,moyen de le reconnotre1 ,i4 #ha4 ,huile de trbentine mise en exprience1 ,i4 #bbf4 ,i ,idendit de la matire du tonnerre de l',electricit1 ,,ii4 #abj4 #ahe4 ,ide d'un nouveau globe1 ,,ii4 #agi4 ,imitation des clairs1 ,i4 #id4 ,importance de connotre les loix de la nature1 indpendamment du comment du pourquoi1 ,i4 #bg4 ,impermabilit du verre1 ,i4 #bjh4 ,impossibilit de s'lectriser soi-mme1 ,i4 #hg4 ,inflammation des esprits1 ,i4 #id4 ,inflammation de la poudre1 ,,ii4 #adi4 ,irrgularit des clairs1 ,,ii4 #cc4 ,l ,liqueur purgative mise dans la fiole lectrique1 ,i4 #bbi4 ,lumire brillante la pointe d'un poinon1 ,i4 #bcg4 ,lumire parot au bout d'une pointe1 ,i4 #cj4 ,m ,magntisme communiqu par l'lectricit1 ,,ii4 #ace-adb4 ,magntisme effet de l'lectricit1 ,,ii4 #ada4 ,main de papier perce par l'tincelle1 ,i4 #aga4 ,matire commune ponge de la matire lectrique1 ,i4 #f4 ,matire lectrique1 sa subtilit1 ,i4 #d4 ,matire lectrique pntre les mtaux sans rsistance1 ,i4 #d4 ,matire 7toute7 ne contient ne retient pas galement l'lectricit1 ,i4 #h4 ,matire 7la7 contient autant d'lectricit qu'elle en peut contenir1 ,i4 #h4 ,matire 7la7 du tonnerre la matire lectrique sont la mme1 ,,ii4 #abj4 #ahe4 ,matire suppose dpourvu de fluide lectrique1 ,i4 #ab4 ,matires non-lectriques mles dans l'air1 ,i4 #bb4 ,mtaux fondus par la foudre1 ,,ii4 #ch4 ,mtaux fondus d'un coup d'lectricit1 ,,ii4 #ci4 ,mtaux 7les7 l'eau conducteurs parfaits1 ,i4 #bi4 #dj4 ,montagnes attirent les nuages de mer1 ,,ii4 #ag4 ,mort de ,m4 ,richman1 ,,ii4 #abg4 ,moyen de toucher le fil-d'archal de la bouteille lectrise1 sans tirer d'tincelle1 ,i4 #abj4 ,moyen de connotre si les nues1 orageuses sont lectrises positivement ou ngativement1 ,,ii4 #aie4 ,moyen de rendre bien sensible le feu lectrique en passant du fil-d'archal au ct de la bouteille1 ,i4 #hb4 #he4 ,moyen de prendre la bouteille par le crochet1 ,i4 #abj4 ,moyen de dissiper le tonnerre1 ,,ii4 #dd4 ,moyen de reconnotre si les nuages orageux sont lectriss ou non1 ,,ii4 #de4 ,moyen de prvenir le danger de l'preuve1 ,,ii4 #dg4 ,moyen 7seul7 de mettre en mouvement le fluide lectrique du verre1 ,i4 #bjd4 ,moyen simple de reconnotre si l'lectricit est positive ou ngative1 ,,ii4 #agd4 ,n ,neige lectrique1 ,,ii4 #bdc4 ,nuages de mer sont lectriques1 ,,ii4 #h4 ,nuages de terre peu lectriss retombent sur la terre1 ,,ii4 #ae4 ,nuages1 de mer lectriss s'levent fort haut son pousss trs-loin1 ,,ii4 #ae4 ,nuages attirs par l'lectricit1 ,,ii4 #bd4 ,nuages diffrentes hauteurs tiennent des routes diffrentes1 ,,ii4 #bg4 ,nuages lectriss ngativement1 ,,ii4 #aih4 ,nuage lectris positivement1 ,,ii4 #bjj4 ,o ,objection contre la nouvelle hypothse du tonnerre1 ,,ii4 #bbf4 ,ocan 7l'7 compos d'eau de sel1 ,,ii4 #g4 ,odeur du fluide lectrique toujours la mme1 ,i4 #bcj4 ,ondes1 ,,ii4 #ah4 ,orages aprs les grandes chaleurs1 ,,ii4 #cc4 ,p ,papier 7main de7 perce par l'tincelle1 ,i4 #aga4 ,papier perc noirci par l'tincelle1 ,i4 #ahe4 ,particules de matire lectrise se repoussent mutuellement1 ,i4 #bji4 ,,ii4 #d4 ,particules d'air1 dures1 rondes1 dsunies1 ,,ii4 #h4 ,particules d'air allges par le feu commun par l'eau lectrise s'levent1 ,,ii4 #aa4 ,particule d'air environne de douze particules d'eau1 ,,ii4 #ab4 ,particules d'eau s'attachent aux particules d'air1 ,,ii4 #h4 ,particules d'eau rassembles forment la pluye1 ,,ii4 #ac4 ,particules lectriques attires par la matire1 ,i4 #e4 ,particules lectriques ne traversent point le verre1 mais leur rpulsion le traverse1 ,i4 #bji4 ,particules lectriques1 quoique mutuellement rpulsives1 sont rapproches par l'attraction du verre1 ,i4 #bji4 ,partie de plaisir1 ,i4 #aid4 ,parties composantes du verre extrmement dlies1 ,i4 #bjf4 ,passages de l'tat lectrique ngatif au positif1 ,,ii4 #bdc4 ,pays sans montagnes peut-tre arros1 ,,ii4 #bj4 ,peinture sur la dorure emporte par le tonnerre1 ,,ii4 #di4 ,philadelphie1 ,i4 #aid4 ,plein 7le7 le vuide de feu lectrique se trouvent dans la bouteille1 ,i4 #eb4 ,plein 7le7 le vuide lectrique pressent violemment1 l'un pour se dilater1 l'autre pour se remplir1 ,i4 #ec4 ,plomb granul meilleur que l'eau1 ,i4 #id4 ,plume attire dans un vase scell hermtiquement1 ,i4 #aig4 ,plus moins merveilleusement combins1 ,i4 #eb4 ,plus la pointe est aigu1 plus elle tire de loin1 ,i4 #bc4 ,pointes 7les7 poussent aussi bien qu'elles tirent1 ,i4 #bb4 #bc4 #bch4 ,pointes 7les7 tirent aussi bien qu'elles poussent1 ,i4 #bc4 #bci4 ,pointe 7la7 d'une aiguille prsente douze pouces2 empche de charger le conducteur1 ,i4 #bi4 ,pointe 7la7 lectrise un homme sur de la cire1 ,i4 #cj4 ,poisson d'or1 ,,ii4 #fd4 ,ples d'une aiguille aimante changs par le coup fulminant1 ,,ii4 #ace4 ,pores du verre extrmement petits1 ,i4 #bjf4 ,pores du verre impntrables toute autre matire que celle du feu de l'lectricit1 ,i4 #bjg4 ,poudre tirer enflamme1 ,,ii4 #adi4 ,poulet-d'inde de dix livres tu1 ,,ii4 #cjc4 ,preuve que le feu lectrique pouss dans une bouteille travers le fil-d'archal ne la traverse pas1 ,i4 #bjj4 ,preuves que l'explosion n'lectrise point1 ,i4 #aae-aah4 ,proportion des deux feu pour l'inflammation1 ,,ii4 #cf4 ,proportions des conducteurs pour le tonnerre1 ,,ii4 #bcc4 ,q ,quantit tonnante d'lectricit contenu dans la plus petite portion de verre1 ,i4 #ahf4 ,quantit gale d'lectricit dans les deux surfaces du verre1 ,i4 #baj4 ,questions sur la formation du tonnerre de l'aurore borale1 ,,ii4 #cja4 ,r ,rat moill ne peut tre tu par l'lectricit1 ,,ii4 #ce4 ,remarques de ,m4 ,colden sur les lettres de ,m4 l',abb ,nollet1 ,,ii4 #bdg4 ,rencontre de plusieurs nuages de mer de terre1 ,,ii4 #bd4 ,rpulsion des particules de matire lectrique1 ,i4 #e4 ,rpulsion d'une boule de lige suspendu1 ,i4 #aib4 ,rpulsion de la boule de lige dtruite1 ,i4 #aib4 ,rpulsion des particules d'air favorise par le feu commun par le feu lectrique1 ,,ii4 #i4 ,rpulsion mutuelle des particules lectriques1 ,i4 #bji4 ,retraite sous un arbre pendant l'orage1 dangereuse1 ,,ii4 #cd4 ,richman 7,m47 tu par l'lectricit naturelle1 ,,ii4 #abg4 ,rous de moulin vent eau1 ,i4 #he4 #hf4 ,rou lectrique1 premire construction1 ,i4 #agb4 ,rou lectrique1 deuxime construction1 ,i4 #agi4 ,s ,sel1 corps lectrique1 ,,ii4 #g4 ,skuilkil1 rivire1 ,i4 #aid4 ,silence du carillon lectrique1 ,,ii4 #cjj4 ,soleil1 sa chaleur ne dtruit point l'lectricit1 ,i4 #bdb4 ,soleil semble fournir le feu commun1 ,,ii4 #ac4 ,soufre 7le7 lectrise ngativement1 ,,ii4 #afg4 ,sphres lectriques tournes par une manivelle1 ,i4 #ii4 ,sphre d'attraction lectrique1 ,,ii4 #be4 ,subtilit des particules lectriques1 ,i4 #d4 ,surfaces d'une bouteille lectrise sont l'une pleine l'autre vuide1 ,i4 #baj4 ,surfaces ne peuvent agir l'une sans l'autre1 ,i4 #acf4 ,surfaces du verre1 longueur1 largeur moiti d'paisseur1 ,i4 #bje4 ,t ,tableau magique1 sa description1 son effet1 ,i4 #afg4 ,tabouret lectrique1 ,,ii4 #df4 ,tache bleu sur une plaque d'argent1 ,,ii4 #ahg4 ,taches mtalliques sur le verre1 ,,ii4 #ec4 ,tasses lectrises1 ,i4 #aie4 ,thrbentine 7huile de7 ne change point l'odeur de la matire lectrique1 ,i4 #bbh4 ,terre sche empche le choc1 ,i4 #ahi4 ,terre 7la7 frape les nuages1 ,,ii4 #bje4 ,tonnerre artificiel1 hist4 a4 ,i4 lxxxii4 ,tonnerre s'entend rarement en pleine mer1 ,,ii4 #dj4 ,triangle quilatral form par trois particules d'air1 ,i4 #ab4 ,,ii4 #i4 ,triangles resserrs ou tendus1 ,i4 #ac4 ,,ii4 #i-ab4 ,tube frotte d'une peau de chamois1 ,i4 #ih4 ,tube doubl d'un corps non-lectrique1 ,i4 #bae4 ,tube peut servir de bouteille pour l'exprience de ,leyde1 moyen1 ,i4 #bag4 ,tube puis d'air1 ,i4 #bai4 ,v ,vapeurs de l'eau lectrise le sont aussi1 ,,ii4 #c4 ,vapeurs plus abondantes de l'eau lectrise1 ,,ii4 #aa4 ,vapeurs de la mer lectrises1 ,,ii4 #ae4 ,vapeurs leves dans la zone torride s'abaissent dans les zones froides lancent des clairs1 ,,ii4 #bh4 ,vapeurs sulphureuses de la terre aisment enflammes par la foudre1 ,,ii4 #ch4 ,vents de terre sont secs1 ,,ii4 #ae4 ,verge de fer de vingt ou trente pieds1 ,,ii4 #df4 ,verges de fer pointus1 leur effet1 ,,ii4 #bcg4 ,vernis dur sec brl par l'tincelle1 ,i4 #ahe4 ,verre 7le7 contient beaucoup d'lectricit1 ,i4 #ch4 #ach4 #bjb4 ,verre 7le7 a toujours la mme quantit d'lectricit1 ,i4 #ach4 ,verre bris par l'lectricit1 ,i4 #ahf4 ,verre contient plus d'lectricit1 la retient plus fortement1 ,i4 #i4 #ahc4 ,verre n'est par lui-mme susceptible ni de plus ni de moins d'lectricit1 ,i4 #aca-acf4 ,verre impermable l'lectricit1 ,i4 #aig-bab4 ,verre 7le7 lectrise positivement1 ,,ii4 #afg4 ,usages de l'lectricit avantageux1 mais inconnus1 ,i4 #aj4 ,usages du carillon1 ,,ii4 #acb4 ,fin de la ,table des matires4 ,de l',imprimerie de la ,veuve ,,delatour4