available by ! ,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,notes au lecteur de ce fi*] digital3 ,seules les erreurs clairem5t introduites p> le typographe ont t corriges4 ,le signe prcde les exposants2 ent\re les indices2 dm>que les c>actres gras4 ,l'orig9al conti5t #fg illu/rations non titres4 ,,biblio?,,que ,,des ,,m]veilles ,,le ,t,l,,phone ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe ,,p> ,,le ,,comte ,,?4 ,,du ,,moncel ,membre de l',in/itut ,,ouvrage ,,illu/r ,,de #fg ,,figures ,,dess9,,es ,,sur ,,bois ,,p> ,b4 ,,bonnaf\x ,,p>is ,,librairie ,,ha*ette ,,et ,cie #gi1 ,,b\lev>d ,,sa9t-,,g]ma91 #gi #ahgh ,droits de proprit et de traduction rs]vs ,,biblio?,,que ,,des ,,m]veilles ,,publi,e ,,s\s ,,la ,,direction ,,de ,m4 ,,d\>d ,,*>ton ,,le ,t,l,,phone1 ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe #baega-gh4--,,p>is1 ,,typographie ,,lahure ,rue de ,fleurus1 #i ,,le ,t,l,,phone ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe ,,un ,,c\p ,d',,oeil ,,hi/orique4 proprem5t p>l]1 le tlphone n'e/ qu'un in/rum5t apte transmettre les sons di/ance1 et l'ide de cette transmission e/ aussi anci5ne que le monde4 ,les ,grecs employai5t des moy5s susceptibles de la ralis]1 et il n'e/ pas d\teux que ces moy5s n'ai5t t quelquefois mis contribution dans les oracles du paganisme4 ,seulem5t cette transmission des sons ne sortait pas de c]ta9es limites assez re/re9tes1 ne dpassant pas sans d\te celles des porte-voix4 ,suivant ,m4 ,preece1 le docum5t le plus anci5 o cette transmission du son di/ance soit =mule d'une manire un peu nette1 remonte l'anne #affg1 comme il rsulte d'un crit d'un c]ta9 ,rob]t ,hooke1 qui dit ce propos3 ,il n'e/ pas impossible d'ent5dre un bruit gr&e di/ance1 c> on y e/ dj p>v5u1 et l'on p\rrait mme dcupl] cette di/ance sans qu'on puisse tax] la *ose d'impossible4 ,bi5 que c]ta9s auteurs e/ims ai5t affirm qu'il tait impossible d'ent5dre trav]s une plaque de v]re noircie mme trs-m9ce1 je connais un moy5 facile de faire ent5dre la p>ole trav]s un mur d'une gr&e paisseur4 ,on n'a pas encore exam9 fond jusqu'o p\vai5t atte9dre les moy5s ac\/iques1 ni comm5t on p\rrait impressionn] l'oue p> l'int]mdiaire d'autres milieux que l'air1 et je puis affirm] qu'en employant un fil t5du1 j'ai pu transmettre in/antanm5t le son une gr&e di/ance et avec une vitesse s9on aussi rapide que celle de la lumire1 du mo9s incomp>ablem5t plus gr&e que celle du son dans l'air4 ,cette transmission peut tre effectue non-seulem5t avec le fil t5du en ligne droite1 mais encore qu& ce fil prs5te plusieurs c\des4 ,ce sy/me de transmission des sons1 sur lequel sont bass les tlphones ficelle qui attir5t l'att5tion depuis quelques annes1 e/ re/ l'tat de simple expri5ce jusqu'en #ahai1 poque laquelle ,m4 ,:eat/one l'appliqua sa lyre magique4 ,dans cet app>eil1 les sons tai5t transmis trav]s une longue tige de sap9 dont l'extrmit tait adapte une caisse sonore2 de l l'emploi des membranes utilises dans les tlphones ficelle1 il n'y avait qu'un pas4 ,quel e/ celui qui eut cette d]nire ide8444 il e/ assez difficile de le dire1 c> beauc\p de ces v5deurs de tlphones se l'attribu5t sans se d\t] mme de la "q4 ,s'il faut en croire c]ta9s voyageurs1 ce sy/me s]ait depuis longtemps employ en ,espagne p\r les correspondances am\reuses4 ,quoi qu'il en soit1 les cab9ets de physique ne possdai5t pas ces app>eils il y a quelques annes1 et beauc\p de p]sonnes croyai5t mme que la ficelle tait con/itue p> un tube ac\/ique de petit diamtre4 ,cet app>eil1 quoique dev5u un j\et d'enfant1 e/ d'une gr&e importance sci5tifique1 c> il montre que les vibrations capables de reproduire la p>ole peuv5t tre d'un ordre inf9im5t petit1 puisqu'elles peuv5t tre transmises mcaniquem5t des di/ances dpassant c5t mtres4 ,t\tefois1 au po9t de vue tlgraphique1 le problme de la propagation des sons di/ance tait lo9 d'tre rsolu de cette manire1 et l'ide d'appliqu] les effets lectriques cette sorte de transmission dut natre aussitt qu'on put tre tmo9 des effets m]veilleux de la tlgraphie lectrique1 ce qui n\s reporte dj aux poques qui suivir5t l'anne #ahci4 ,une dc\v]te inatt5due faite p> ,m4 ,page en #ahcg1 en ,amrique1 et tudie depuis p> ,,mm4 ,w]!im1 de la ,rive et autres1 devait d'ailleurs y conduire naturellem5t2 c> on avait reconnu qu'une tige magntique s\mise des aimantations et des dsaimantations trs-rapides1 p\vait mettre des sons1 et que ces sons tai5t en rapport avec le nombre des missions de c\rants qui les provoquai5t4 ,d'un autre ct1 les vibrateurs lectriques comb9s p> ,,mm4 ,mac-,gauley1 ,wagn]1 ,neef1 etc41 et disposs ds #ahdg et #aheb p> ,,mm4 ,from5t et ,ptr9a p\r la production de sons musicaux1 pr\vai5t que le problme de la transmission des sons di/ance tait possible4 ,t\tefois1 jusqu'en #ahed1 p]sonne n'avait os admettre la possibilit de transmettre lectriquem5t la p>ole di/ance1 et qu& ,m4 ,*>les ,b\rseul publia cette poque une note sur la transmission lectrique de la p>ole1 on reg>da cette ide comme un rve fanta/ique4 ,moi-mme1 je dois l'av\]1 je ne p\vais y croire1 et qu&1 dans la premire dition de mon expos des applications de l'lectricit publie en #aheda1 je rapportai cette note1 je crus devoir l'accompagn] de comm5taires plus que dubitatifs4 ,cep5dant1 comme la note me p>aissait bi5 raisonne1 je n'hsitai pas la publi] en la signant seulem5t des initiales ,*4 ,b9999994 ,la suite devait donn] raison cette ide h>die1 et quoiqu'elle ne r5f]mt pas en elle le pr9cipe physique qui seul p\vait conduire la reproduction des sons articuls1 elle tait p\rtant le g]me de l'inv5tion fconde qui a illu/r les noms de ,graham ,bell et d',eli%a ,gray4 ,c'e/ ce titre que n\s allons reproduire encore ici la note de ,m4 ,*>les ,b\rseul4 ,note #a3 ,voy4 t4 ,,ii1 p4 #bbe1 et t4 ,,iii1 p4 #aaj1 de la #b;e dition du mme ouvrage publie en #aheg4 ,aprs les m]veilleux tlgraphes qui peuv5t reproduire di/ance l'criture de tel ou tel individu1 et mme des dess9s plus ou mo9s compliqus1 il sembl]ait impossible1 dit ,m4 ,b9999991 d'all] plus en avant dans les rgions du m]veilleux4 ,essayons cep5dant de faire quelques pas de plus encore4 ,je me suis dem&1 p> exemple1 si la p>ole elle-mme ne p\rrait pas tre transmise p> l'lectricit1 en un mot1 si l'on ne p\rrait pas p>l] ,vi5ne et se faire ent5dre ,p>is4 ,la *ose e/ praticable3 voici comm5t3 ,les sons1 on le sait1 sont =ms p> des vibrations et appropris l'oreille p> ces mmes vibrations que reproduis5t les milieux int]mdiaires4 ,mais l'int5sit de ces vibrations dim9ue trs rapidem5t avec la di/ance2 de sorte qu'il y a1 mme en employant des porte-voix1 des tubes et des cornets ac\/iques1 des limites assez re/re9tes qu'on ne peut dpass]4 ,imag9ez que l'on p>le prs d'une plaque mobile1 assez flexible p\r ne p]dre aucune des vibrations produites p> la voix1 que cette plaque tablisse et int]rompe successivem5t la communication avec une pile3 v\s p\rrez avoir di/ance une autre plaque qui excut]a en mme temps les mmes vibrations4 ,il e/ vrai que l'int5sit des sons produits s]a v>iable au po9t de d"p1 o la plaque vibre p> la voix1 et con/ante au po9t d'arrive1 o elle vibre p> l'lectricit2 mais il e/ dmontr que cela ne peut altr] les sons4 ,il e/ vid5t d'abord que les sons se reproduirai5t avec la mme hauteur dans la gamme4 ,l'tat actuel de la sci5ce ac\/ique ne p]met pas de dire a priori s'il en s]a t\t fait de mme des syllabes articules p> la voix huma9e4 ,on ne s'e/ pas encore suffisamm5t occup de la manire dont ces syllabes sont produites4 ,on a rem>qu1 il e/ vrai1 que les unes se prononc5t des d5ts1 les autres des lvres1 etc41 mais c'e/ l t\t4 ,quoi qu'il en soit1 il faut bi5 song] que les syllabes ne reproduis5t1 l'audition1 ri5 autre *ose que des vibrations des milieux int]mdiaires2 reproduisez exactem5t ces vibrations1 et v\s reproduirez exactem5t aussi les syllabes4 ,en t\t cas1 il e/ impossible de dmontr]1 dans l'tat actuel de la sci5ce1 que la transmission lectrique des sons soit impossible4 ,t\tes les probabilits1 au contraire1 sont p\r la possibilit4 ,qu& on p>la p\r la premire fois d'appliqu] l'lectro-magntisme la transmission des dp*es1 un homme haut plac dans la sci5ce traita cette ide de sublime utopie1 et cep5dant auj\rd'hui on communique directem5t de ,londres ,vi5ne p> un simple fil mtallique4--,cela n'tait pas possible1 disait-on1 et cela e/4 ,il va sans dire que des applications sans nombre et de la plus haute importance surgirai5t immdiatem5t de la transmission de la p>ole p> l'lectricit4 mo9s d'tre s\rd et muet1 qui que ce soit p\rrait se s]vir de ce mode de transmission qui n'exig]ait aucune espce d'app>eils4 ,une pile lectrique1 deux plaques vibrantes et un fil mtallique suffirai5t4 ,dans une multitude de cas1 dans de va/es tablissem5ts1 p> exemple1 on p\rrait1 p> ce moy51 transmettre di/ance tel ou tel avis1 t&is qu'on r5onc]a opr] cette transmission p> l'lectricit1 ds lors qu'il faudra procd] lettre p> lettre et l'aide de tlgraphes exigeant un appr5tissage et de l'habitude4 ,quoi qu'il arrive1 il e/ c]ta9 que dans un av5ir plus ou mo9s loign1 la p>ole s]a transmise di/ance p> l'lectricit4 ,j'ai comm5c des expri5ces cet g>d3 elles sont dlicates et exig5t du temps et de la pati5ce1 mais les approximations obt5ues font entrevoir un rsultat favorable4 ,il e/ c]ta9 que cette description n'e/ pas assez complte p\r qu'on puisse y dc\vrir la disposition qui p\vait conduire la solution du problme1 et si les vibrations de la lame au po/e de rception devai5t rsult] d'int]ruptions et de f]metures de c\rant effectues au po/e de transmission1 s\s l'influ5ce des vibrations dt]m9es p> la voix1 elles ne p\vai5t f\rnir que des sons musicaux et non des sons articuls4 ,nanmo9s l'ide tait trs-belle1 comme le dit ,m4 ,preece1 t\t en reg>dant sa ralisation comme impossible#b4 ,il e/ du re/e facile de voir que ,m4 ,b\rseul lui-mme ne se dissimulait pas les difficults du problme en ce qui t\*ait les sons articuls1 c> il signale1 comme on vi5t de le voir1 les diffr5ces qui exi/5t entre les vibrations simples produisant les sons musicaux et les vibrations complexes dt]m9ant les sons articuls2 mais1 comme il le disait =t ju/em5t3 ,reproduisez au po/e de rception les vibrations de l'air dt]m9es au po/e de transmission1 et v\s aurez la transmission de la p>ole quelque compliqu que soit le mcanisme au moy5 duquel on l'obti5t4 ,n\s v]rons l'in/ant comm5t a t rsolu ce problme1 et il e/ probable que c]ta9s essais avai5t dj fait press5tir ,m4 ,b\rseul la solution de la "q2 mais ri5 dans sa note ne peut faire entrevoir quels tai5t les moy5s auxquels il avait p5s2 de sorte que l'on ne peut raisonnablem5t pas lui rapport] la dc\v]te de la transmission lectrique de la p>ole1 et n\s ne compr5ons gure qu'on ait pu n\s faire un repro*e de ne pas avoir apprci1 ds cette poque1 l'importance de cette dc\v]te qui p\vait bi5 alors p>atre un peu du doma9e de la fantaisie4 ,note #b3 ,voy4 le ,j\rnal de la ,socit des ,+nieurs tlgraphi/es de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #dag et #dai4 ,ce n'e/ qu'en #ahgf que le problme de la transmission lectrique de la p>ole a t df9itivem5t rsolu1 et cette dc\v]te a s\lev dans ces d]ni]s temps1 entre ,,mm4 ,eli%a ,gray1 de ,*icago1 et ,graham ,bell un dbat de priorit intressant sur lequel n\s devons dire quelques mots4 ,ds l'anne #ahgd1 ,m4 ,eli%a ,gray s'occupait d'un sy/me de tlphone musical qu'il v\lait appliqu] aux transmissions tlgraphiques multiples1 et les re*]*es qu'il dut entrepr5dre p\r tablir ce sy/me dans les meilleures conditions possibles lui fir5t entrevoir la possibilit de transmettre lectriquem5t les mots articuls4 ,t\t en exprim5tant son sy/me tlgraphique1 il comb9a1 en effet1 v]s le #ae janvi] #ahgf1 un sy/me de tlphone p>lant dont il dposa l'(fice des pat5tes amrica9es1 s\s la =me de caveat ou de brevet provisoire1 la description et les dess9s4 ,ce dpt fut fait le #ad fvri] #ahgf3 or ce mme j\r ,m4 ,graham ,bell dposait galem5t l'(fice des pat5tes amrica9es une dem&e de brevet dans laquelle il tait bi5 "q d'un app>eil du mme g5re1 mais qui s'appliquait surt\t des transmissions tlgraphiques simultanes au moy5 d'app>eils tlphoniques1 et les quelques mots qui1 dans ce brevet1 p\vai5t se rapport] au tlphone sons articuls1 s'appliquai5t un in/rum5t qui1 de l'aveu mme de ,m4 ,bell1 n'a pu f\rnir aucuns rsultats satisfaisants#c4 ,dans le caveat de ,m4 ,gray1 au contraire1 l'application de l'app>eil la transmission lectrique de la p>ole e/ uniquem5t indique1 la description du sy/me e/ complte1 et les dess9s qui l'accompagn5t sont tellem5t prcis qu'un tlphone excut d'aprs eux p\vait p>faitem5t fonctionn]2 c'e/ du re/e ce que ,m4 ,gray put con/at] lui-mme qu&1 quelque temps aprs1 il excuta son app>eil qui ne diffrait gure de celui liquide dont p>le ,m4 ,bell dans son mmoire4 ce titre1 ,m4 ,eli%a ,gray se s]ait tr\v c]ta9em5t mis en possession du brevet1 si une omission de =mes de l'(fice des pat5tes amrica9es1 qui1 comme on le sait1 prononce sur la priorit des inv5tions dans ce pays1 n'avait entran la d*ance de son caveat1 et c'e/ propos de cette omission qu'un procs a t int5t d]nirem5t ,m4 ,bell1 devant la ,c\r suprme de l'(fice des pat5tes amrica9es1 p\r faire tomb] son brevet4 ,si ,m4 ,gray ne s'e/ pas occup plus tt de cette rclamation1 c'e/ qu'il tait alors entirem5t occup d'exprim5t] son sy/me de tlphone h>monique appliqu aux transmissions tlgraphiques qu'il jugeait plus important au po9t de vue comm]cial1 et que le temps lui avait compltem5t manqu p\r donn] suite cette affaire4 ,note #c3 ,voy4 le ,mmoire de ,m4 ,bell dans le ,j\rnal de la ,socit des ,+nieurs tlgraphi/es de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #djg4 ,quoi qu'il en soit1 c'e/ seulem5t p>tir de la prise de possession de son brevet que ,m4 ,bell comm5a s'occup] srieusem5t du tlphone p>lant1 et ses ef=ts ne t>dr5t pas tre c\ronns de succs1 c> peu de mois aprs1 il exposait ,philadelphie son tlphone p>lant qui excita1 ds cette poque1 l'att5tion publique au plus haut degr1 et qui1 p]fectionn encore au po9t de vue pratique1 n\s arriva en ,europe dans l'automne #ahgg avec la =me que n\s lui connaissons4 ,comme complm5t cette hi/oire sommaire du tlphone1 n\s devons dire que1 depuis sa russite1 bon nombre de rclamations de priorit ont surgi comme p> en*antem5t4 ,n\s voyons d'abord qu'un c]ta9 ,m4 ,john ,camack1 ,anglais d'orig9e1 s'attribue l'inv5tion du tlphone1 se basant sur ce qu'en #ahfe il aurait non-seulem5t fait la description de cet app>eil1 mais encore excut les dess9s2 il aj\te mme que si les moy5s ne lui avai5t pas fait dfaut p\r le con/ruire1 le tlphone aurait t dc\v]t ds cette poque4 ,une prt5tion semblable a t galem5t mise p> ,m4 ,dolbe>1 compatriote de ,m4 ,bell1 et n\s v]rons bi5tt ce qu'en dit ce d]ni]4 ,il en e/ de mme d'un c]ta9 ,m4 ,manzetti1 d',ao/e1 qui prt5d que son inv5tion tlphonique a t dcrite dans beauc\p de j\rnaux de #ahfe1 entre autres dans le ,petit ,j\rnal1 de ,p>is1 du #bb novembre #ahfe1 le ,diretto1 de ,rome1 du #aj juillet #ahfe1 l'*o d',italie1 de ,new-,york1 du #i aot #ahfe1 l',italie1 de ,flor5ce1 du #aj aot #ahfe1 la ,commune d',italie1 de ,gnes1 du #a;er dcembre #ahfe1 la ,vrit1 de ,nov>re1 du #d janvi] #ahff1 le ,comm]ce1 de ,gnes1 du #f janvi] #ahff4 ,il e/ vrai qu'aucune description n'a t donne de ce sy/me1 et que les j\rnaux en "q n'ont fait qu'assur] que les expri5ces qui avai5t t faites avai5t montr que la solution pratique du problme de la transmission lectrique de la p>ole p> ce sy/me tait possible4 ,quoi qu'il en soit1 ,m4 ,*>les ,b\rseul aurait encore la priorit de l'ide2 mais suivant n\s1 on ne doit aj\t] qu'une mdiocre confiance t\tes ces rev5dications faites aprs c\p4 ,avant de n\s occup] du tlphone de ,bell et des div]ses modifications qu'on lui a apportes1 il n\s a p>u important1 p\r bi5 famili>is] le lecteur avec ces sortes d'app>eils1 d'tudi] les tlphones lectro-musicaux qui l'ont prcd1 et en p>ticuli] celui de ,m4 ,reiss1 qui fut con/ruit en #ahfj et qui a t le po9t de d"p de t\s les autres4 ,n\s v]rons d'ailleurs que ces in/rum5ts ont des applications trs-importantes1 et la tlgraphie leur devra probablem5t un j\r de gr&s progrs4 ,t,l,,phones ,,musicaux4 ,tlphone de ,m4 ,reiss4--,le tlphone de ,m4 ,reiss e/ fond1 quant la reproduction des sons1 sur les effets dc\v]ts p> ,m4 ,page en #ahcg et1 p\r leur transmission lectrique1 sur le sy/me membrane vibrante utilis ds #ahee p> ,m4 ,l4 ,scott dans son phonautographe4 ,cet app>eil se compose donc1 comme les sy/mes tlgraphiques1 de deux p>ties di/9ctes1 d'un transmetteur et d'un rcepteur1 et n\s les reprs5tons fig4 #a4 ,le transmetteur tait ess5tiellem5t con/itu p> une bote sonore ,k1 qui portait sa p>tie suprieure une l>ge ouv]ture circulaire trav]s laquelle tait t5due une membrane1 et au c5tre de celle-ci tait adapt un lg] disque de plat9e o1 au-dessus duquel tait fixe une po9te mtallique b1 qui con/ituait avec le disque l'int]rupteur4 ,sur une des faces de cette bote sonore ,k1 se tr\vait une sorte de porte-voix ,t qui tait de/9 recueillir les sons et les dirig] l'intrieur de la bote p\r les faire ragir ensuite sur la membrane4 ,une p>tie de la bote ,k e/ brise sur la figure p\r qu'on puisse di/+u] les diffr5tes p>ties qui la compos5t4 ,les tiges a1 c1 qui port5t la po9te de plat9e b1 sont runies mtalliquem5t avec une clef ,morse t1 place sur le ct de la bote ,k1 et avec un lectro-aimant ,a1 qui app>ti5t un sy/me tlgraphique de/9 *ang] les signaux ncessaires la mise en action des deux app>eils aux deux /ations4 ,le rcepteur e/ con/itu p> une caisse sonore ,b1 portant deux *evalets d1 d1 sur lesquels e/ s\t5u un fil de f] d d de la grosseur d'une aiguille tricot]4 ,une bob9e lectro-magntique g enveloppe ce fil et se tr\ve enf]me p> un c\v]cle ,d1 qui conc5tre les sons dj amplifis p> la caisse sonore2 cette caisse e/ mme munie1 cet effet1 de deux ouv]tures pratiques au-dess\s de la bob9e4 ,le circuit de ligne e/ mis en rapport avec le fil de cette bob9e p> les deux bornes d'atta*e #c et #d1 et une clef ,morse t se tr\ve place sur le ct de la caisse ,b p\r l'*ange des correspondances4 ,p\r faire fonctionn] ce sy/me1 il suffit de faire p>l] l'in/rum5t dont on veut transmettre les sons devant l'ouv]ture ,t1 et cet in/rum5t peut tre une flte1 un violon ou mme la voix huma9e4 ,les vibrations de l'air dt]m9es p> ces in/rum5ts font vibr] l'unisson la membrane tlphonique1 et celle-ci1 en appro*ant et loignant rapidem5t le disque de plat9e o de la po9te b1 f\rnit une srie d'int]ruptions de c\rant qui se tr\v5t rp]cutes p> le fil de f] d d et trans=mes en vibrations mtalliques1 dont le nombre e/ gal celui des sons successivem5t produits4 ,d'aprs ce mode d'action1 on compr5d donc qu'il soit possible de transmettre les sons avec leur valeur relative2 mais l'on conoit galem5t que ces sons a9si transmis n'auront pas le timbre de ceux qui leur donn5t naissance1 c> le timbre e/ indp5dant du nombre des vibrations1 et1 il faut mme le dire ici1 les sons produits p> l'app>eil de ,m4 ,reiss avai5t un timbre de flte l'oignon qui n'avait ri5 de sduisant2 t\tefois le problme de la transmission lectrique des sons musicaux tait bi5 rellem5t rsolu1 et l'on p\vait dire en t\te vrit qu'un air ou une mlodie p\vait tre ent5du une di/ance aussi gr&e qu'on p\vait le dsir]4 ,l'inv5tion de ce tlphone date1 comme on l'a dj vu1 de l'anne #ahfj1 et le pr(esseur ,heisl] en p>le dans son trait de physique te*nique1 publi ,vi5ne en #ahff2 il prt5d mme dans l'article qu'il lui a consacr1 que1 quoique dans son enfance1 cet app>eil tait susceptible de transmettre non-seulem5t des sons musicaux1 mais encore des mlodies *antes4 ,ce sy/me fut ensuite p]fectionn p> ,m4 ,v&]-,weyde1 qui1 aprs avoir lu la description publie p> ,m4 ,heisl]1 *]*a r5dre la bote de transmission de l'app>eil plus sonore et les sons produits p> le rcepteur plus =ts4 ,voici ce qu'il dit ce sujet dans le ,sci5tific am]ican ,j\rnal3 ,ayant fait con/ruire en #ahfh deux tlphones du g5re de celui dcrit prcdemm5t1 je les montrai la runion du club polyte*nique de l',in/itut amrica94 ,les sons transmis tai5t produits l'extrmit la plus loigne du ,coop] ,in/itut1 et t\t fait en dehors de la salle o se tr\vai5t les auditeurs de l'association2 l'app>eil rcepteur tait plac sur une table1 dans la salle mme des sances4 ,il reproduisait fidlem5t les airs *ants1 mais les sons tai5t un peu faibles et un peu nasill>ds4 ,je songeai alors p]fectionn] cet app>eil1 et je *]*ai d'abord obt5ir dans la bote ,k des vibrations plus puissantes en les faisant rp]cut] p> les cts de cette bote au moy5 de p>ois creuses4 ,je r5=ai ensuite les sons produits p> le rcepteur1 en introduisant dans la bob9e plusieurs fils de f]1 au lieu d'un seul4 ,ces p]fectionnem5ts ayant t s\mis la runion de l',association amrica9e p\r l'avancem5t des sci5ces qui eut lieu en #ahfi1 on exprima l'op9ion que cette inv5tion r5f]mait en elle le g]me d'une n\velle m?ode de transmission tlgraphique qui p\rrait conduire des rsultats importants4 ,cette apprciation devait tre bi5tt ju/ifie p> la dc\v]te de ,bell et d',eli%a ,gray4 ,tlphone de ,,mm4 ,ccil et ,lon>d ,wray4--,ce sy/me1 que n\s reprs5tons fig4 #b et #c1 n'e/ qu'un simple p]fectionnem5t de celui de ,m4 ,reiss1 imag9 en vue de r5dre les effets produits plus n]giques4 ,a9si le transmetteur e/ muni de deux membranes au lieu d'une1 et son rcepteur1 au lieu d'tre con/itu p> un simple fil de f] rec\v]t d'une bob9e magntisante1 se compose de deux bob9es di/9ctes1 ,h1 ,h'1 fig4 #b1 places dans le prolongem5t l'une de l'autre1 et l'intrieur desquelles se tr\v5t deux tiges de f]4 ,ces tiges sont fixes p> une de leurs extrmits deux lames de cuivre ,a1 ,b1 ma9t5ues elles-mmes dans une position fixe au moy5 de deux pili]s cr\s ,i1 ,i'1 et les deux autres extrmits de ces tiges1 entre les bob9es1 sont disposes une trs-petite di/ance l'une devant l'autre1 mais sans cep5dant se t\*]4 ,le sy/me e/ d'ailleurs mont sur une caisse sonore1 munie d'un tr\ ,t dans l'espace correspondant l'int]valle sp>ant les bob9es1 et celles-ci communiqu5t avec quatre b\tons d'atta*e qui sont mis en rapport avec le circuit de ligne de telle manire que les pol>its opposes des deux tiges soi5t de signes contraires1 et ne =m5t qu'un seul et mme aimant c\p p> le milieu4 ,il p>at qu'avec cette disposition les sons produits sont beauc\p plus acc5tus4 ,la =me du transmetteur e/ aussi un peu diffr5te de celle que n\s avons dcrite prcdemm5t2 la p>tie suprieure1 au lieu d'tre horizontale1 e/ un peu incl9e1 comme on le voit fig4 #c1 et l'ouv]ture ,e p> laquelle les sons doiv5t se communiqu] la membrane vibrante1 occupe une gr&e p>tie du ct le plus lev de la caisse1 qui1 cet effet1 se prs5te s\s une c]ta9e obliquit4 ,la seconde membrane ,g1 qui e/ en ca\t*\c1 =me une sorte de cloison qui divise en deux la caisse1 p>tir du bord suprieur de l'ouv]ture1 et1 d'aprs l'inv5teur1 elle aurait p\r effet1 t\t en augm5tant l'amplitude des vibrations produites p> la membrane extrieure ,d1 comme dans un tamb\r1 de protg] celle-ci contre les effets de la respiration et plusieurs autres causes nuisibles4 ,l'int]rupteur lui-mme diffre aussi de celui de l'app>eil de ,m4 ,reiss4 ,a9si le disque de plat9e b1 appel f\rnir les contacts1 n'e/ mis en rapport mtallique avec le circuit que p> l'int]mdiaire de deux petits fils de plat9e ou d'aci] qui plong5t dans deux petits godets a1 c remplis de m]cure et relis ce circuit4 ,p> ce moy51 la membrane ,d se tr\ve libre dans ses m\vem5ts et peut vibr] plus facilem5t4 ,l'int]ruption e/ d'ailleurs effectue p> une petite po9te de plat9e porte p> un levi] ressort articul ,,kh qui se tr\ve au-dessus du disque1 et dont l'extrmit1 tant fixe au-dess\s d'une sorte de clef ,morse ,,mi1 p]met d'effectu] la ma9 les f]metures de c\rant ncessaires l'*ange des correspondances p\r la mise en tra9 des app>eils4 ,h>monica lectrique4--,longtemps avant ,m4 ,reiss et plus =te raison longtemps avant ,m4 ,eli%a ,gray qui a imag9 un tlphone du mme g5re1 j'avais fait m5tion d'une sorte d'h>monica lectrique qui a t dcrit de la manire suivante dans le tome ,i1 p4 #afg1 de la premire dition de mon ,expos des applications de l'lectricit publi en #ahecd4 ,note #d3 ,cette description n'tait que la rptition d'un article publi antrieurem5t dans le ,j\rnal de l',arrondissem5t de ,valognes4 ,la facult que possde l'lectricit de mettre en m\vem5t des lames mtalliques et de les faire vibr]1 a pu tre utilise la production de sons di/9cts1 susceptibles d'tre comb9s et h>moniss2 mais1 en outre de cette application t\te physique1 l'lectro-magntisme a pu v5ir en auxiliaire c]ta9s in/rum5ts1 tels que pianos1 orgues1 etc41 p\r leur donn] la facilit d'tre j\s di/ance4 ,a9si jusque dans les arts en app>5ce les mo9s susceptibles de recevoir de l'lectricit quelque application1 cet lm5t si extraord9aire a pu tre d'un sec\rs utile4 ,n\s avons dj p>l de l'int]rupteur de ,m4 de la ,rive4 ,c'e/1 comme on le sait1 une lame de f] s\de un ressort d'aci] et ma9t5ue dans une position fixe vis--vis un lectro-aimant1 p> un autre ressort ou un butoir mtallique en connexion avec l'une des bran*es du c\rant4 ,comme l'autre bran*e1 aprs avoir pass dans le fil de l'lectro-aimant ab\tit la lame de f] elle-mme1 l'lectro-aimant n'e/ actif qu'au mom5t o cette lame t\*e le butoir ou le ressort d'arrt2 mais aussitt qu'elle l'ab&onne1 l'aimantation cesse1 et la lame de f] revi5t en son po9t d'arrt1 puis l'ab&onne ensuite4 ,il se dt]m9e donc une vibration d'autant plus rapide que la longueur de la lame vibrante e/ plus c\rte1 et que la =ce e/ plus gr&e p> suite du rappro*em5t de la lame de l'lectro-aimant4 ,p\r r5dre les sons de plus en plus aigus1 il ne s'agit donc que d'employ] l'un ou l'autre des deux moy5s4 ,le plus simple e/ d'avoir une vis que l'on s]re ou que l'on dess]re volont1 et qui p> cela mme loigne plus ou mo9s la lame vibrante de l'lectro-aimant4 ,tel e/ l'app>eil de ,m4 ,from5t au moy5 duquel il a obt5u des sons d'une acuit extraord9aire1 bi5 qu'tant =t d\x l'oreille4 ,m4 ,from5t n'a pas fait de cet app>eil un in/rum5t de musique2 mais on conoit que ri5 ne s]ait plus facile que d'en con/itu] un2 il ne s'agirait p\r cela que de faire agir les t\*es d'un clavi] sur des levi]s mtalliques1 dont la longueur des bras s]ait en rapport avec le rappro*em5t de la lame ncessit p\r la vibration des diffr5tes notes4 ,ces diffr5ts levi]s1 en appuyant sur la lame1 j\]ai5t le rle du butoir d'arrt1 mais ce butoir v>i]ait de position suivant la t\*e4 ,si le c\rant tait con/ant1 un p>eil in/rum5t aurait c]ta9em5t beauc\p d'avantages sur les in/rum5ts an*es dont on se s]t1 en ce s5s qu'on aurait une vibration aussi prolonge qu'on le v\drait p\r *aque note1 et que les sons s]ai5t plus vel\ts2 malheureusem5t l'9galit d'action de la pile en r5d l'usage bi5 difficile4 ,aussi ne s'e/-on gure s]vi de ce g5re d'app>eils que comme rgulateurs auditifs p\r l'int5sit des piles1 rgulateurs inf9im5t plus commodes que les rhomtres1 puisqu'ils peuv5t faire apprci] les diffr5tes v>iations d'une pile p5dant une expri5ce1 sans qu'on soit oblig d'en dt\rn] son att5tion4 ,en #ahef1 ,m4 ,ptr9a1 de ,prague1 imag9a un dispositif analogue auquel il donna le nom d'h>monica lectrique1 bi5 qu' proprem5t p>l] il ne con/itut pas dans sa p5se un in/rum5t de musique4 ,voici ce que j'en disais dans le tome ,,iv de la seconde dition de mon expos des applications de l'lectricit publi en #ahei4 ,le pr9cipe de cet app>eil e/ le mme que celui du rhotome de ,neef1 au m>teau duquel on a sub/itu une baguette dont les vibrations transv]sales produis5t un son4 ,quatre de ces baguettes1 diffr5tes en longueur1 sont places l'une ct de l'autre1 et tant mises en m\vem5t au moy5 de t\*es1 puis arrtes p> des levi]s1 produis5t des sons de comb9aison dont il devi5t facile de dmontr] l'orig9e4 ,dans ce qui prcde je ne dis pas1 il e/ vrai1 que ces app>eils p\vai5t tre j\s di/ance2 mais cette ide tait t\te naturelle1 et les j\rnaux allem&s prt5d5t que ,m4 ,ptr9a l'avait ralise mme avant #ahef4 ,elle tait la consqu5ce de ce que je disais en dbutant3 que l'lectro-magntisme p\vait v5ir en auxiliaire c]ta9s in/rum5ts tels que pianos1 orgues1 etc41 p\r leur donn] la facilit d'tre j\s di/ance1 et j'indiquais plus lo9 les moy5s employs p\r cela et mme p\r les faire fonctionn] s\s l'influ5ce d'une petite bote musique4 ,je n'y avais du re/e pas atta* d'importance1 et ce n'e/ que comme docum5t hi/orique que je p>le de ces sy/mes4 ,tlphone de ,m4 ,eli%a ,gray1 de ,*icago4--,ce sy/me1 imag9 en #ahgd1 n'e/ en ralit qu'un app>eil du g5re de ceux qui prcd5t1 mais avec des comb9aisons importantes qui ont p]mis de l'appliqu] utilem5t la tlgraphie4 ,dans un premi] modle il mettait contribution une bob9e d'induction deux hlices sup]poses1 dont l'int]rupteur1 qui tait trembleur1 tait multiple et dispos de manire produire des vibrations assez nombreuses p\r mettre des sons4 ,ces sons1 comme on l'a vu1 peuv5t avec cette disposition tre modifis suivant la manire dont l'app>eil e/ rgl1 et s'il exi/e ct les uns des autres un c]ta9 nombre d'int]rupteurs de ce g5re1 dont les lames vibrantes soi5t rgles de manire f\rnir les diffr5tes notes de la gamme sur plusieurs octaves1 on p\rra1 en mettant en action tels ou tels d'entre eux1 excut] sur cet in/rum5t d'un n\veau g5re un morceau de musique dont les sons se rappro*]ont de ceux produits p> les in/rum5ts an*es1 tels que h>moniums1 accordons1 etc4 ,la mise en action de ces int]rupteurs p\rra d'ailleurs tre effectue au moy5 du c\rant primaire de la bob9e d'induction qui circul]a trav]s l'un ou l'autre des lectro-aimants de ces int]rupteurs1 s\s l'influ5ce de l'abaissem5t de l'une ou l'autre des t\*es d'un clavi] commutateur1 et les c\rants secondaires qui natront dans la bob9e s\s l'influ5ce de ces c\rants primaires int]rompus1 p\rront transmettre des vibrations correspondantes di/ance sur un rcepteur4 ,celui-ci p\rrait tre analogue ceux dont n\s avons p>l prcdemm5t p\r les tlphones de ,reiss1 de ,wray1 etc41 mais ,m4 ,gray a d le modifi] p\r obt5ir des effets plus amplifis4 ,n\s reprs5tons 7fig4 #d7 la disposition de ce premi] sy/me4 ,les vibrateurs sont en ,a et ,a'1 les t\*es du clavi] en ,m et ,m'1 la bob9e d'induction en ,b1 et le rcepteur en ,c4 ,ce rcepteur se compose1 comme on le voit1 d'un simple lectro-aimant ,,nn' au-dessus des ples duquel e/ adapte une caisse cyl9drique en mtal ,c dont le fond e/ en f] et s]t d'armature4 ,cette bote tant p]ce comme les violons de deux tr\s en ,s1 j\e le rle de caisse sonore1 et ,m4 ,eli%a ,gray a reconnu que les m\vem5ts molculaires dt]m9s au se9 du noyau magntique et de son armature1 s\s l'influ5ce des alt]natives d'aimantation et de dsaimantation1 tai5t suffisants p\r eng5dr] des vibrations en rapport avec la rapidit de ces alt]natives1 et f\rnir des sons qui dev5ai5t p]ceptibles p> suite de leur amplification p> la bote sonore4 ,s'il faut en croire ,m4 ,eli%a ,gray1 les vibrations transmises p> des c\rants secondaires s]ai5t capables de faire rsonn] di/ance1 p> l'int]mdiaire du corps huma91 des lames conductrices susceptibles d'entr] facilem5t en vibration et disposes sur des caisses sonores4 ,a9si l'on p\rrait faire produire des sons musicaux des cyl9dres de cuivre placs sur une table1 une plaque mtallique applique sur une sorte de violon1 une feuille de cl9quant t5due sur un tamb\r ou t\te autre sub/ance rsonnante1 en t\*ant d'une ma9 ces diffr5ts corps et en pr5ant de l'autre le b\t du fil du circuit4 ,ces sons qui p\rrai5t avoir un timbre diffr5t1 suivant la nature de la sub/ance t\*e1 reproduirai5t la note transmise avec le nombre exact de vibrations qui lui correspond#e4 ,note #e3 ,m4 ,gray dans un article insr dans le ,telegraph] du #g octobre #ahgf1 et dont on tr\v]a une traduction dans les ,annales tlgraphiques de m>s-avril #ahgg1 p4 #ig-abj1 entre dans de longs dtails sur ce mode de transmission des sons p> les tissus du corps huma91 et voici1 suivant lui1 les conditions dans lesquelles il faut tre plac p\r obt5ir de bons rsultats3 #a ,les missions lectriques doiv5t avoir une t5sion considrable p\r r5dre l'effet p]ceptible l'oreille2 #b ,la sub/ance employe p\r t\*] la plaque mtallique doit tre d\ce1 flexible et conductrice jusqu'au po9t de contact2 l1 il faut int]pos] une rsi/ance trs-m9ce1 ni trop gr&e ni trop petite2 #c ,la plaque et la ma9 ou autre tissu1 ne doiv5t pas seulem5t tre en contact1 il faut que ce contact rsulte d'un frottem5t ou d'un glissem5t2 #d ,les p>ties en contact doiv5t tre s*es1 af9 de cons]v] le degr v\lu de rsi/ance4 ,on compr5d aism5t que les effets obt5us dans le sy/me reprs5t 7fig4 #d7 p\rrai5t tre reproduits1 si au lieu d'int]rupteurs ou de rhotomes lectriques1 on employait la /ation de transmission des int]rupteurs mcaniques disposs de manire f\rnir le nombre d'int]ruptions de c\rants en rapport avec les vibrations des diffr5tes notes de la gamme4 ,on p\rrait encore1 p> ce moy51 se disp5s] de la bob9e d'induction et faire ragir directem5t sur le rcepteur le c\rant a9si int]rompu p> l'int]rupteur mcanique4 ,m4 ,eli%a ,gray a du re/e comb9 une autre disposition de ce sy/me tlphonique qu'il a applique la tlgraphie p\r les transmissions lectriques simultanes1 et dont n\s p>l]ons plus t>d4 ,tlphone de ,m4 ,v>ley4--,ce tlphone n'e/ proprem5t p>l] qu'un tlphone musical dans le g5re de celui de ,m4 ,gray1 mais dont le rcepteur prs5te une disposition orig9ale vraim5t intressante4 ,cette p>tie de l'app>eil e/ ess5tiellem5t con/itue p> un vritable tamb\r de gr&es dim5sions 7#c ou #d pi$s de diamtre71 dans l'intrieur duquel e/ plac un cond5sateur =m de quatre feuilles de papi] d'ta9 sp>es p> des feuilles en matire p>faitem5t isolante1 et dont la surface reprs5te peu prs la moiti de celle du tamb\r4 ,les lames de ce cond5sateur sont disposes p>alllem5t aux membranes du tamb\r et une trs-petite di/ance de leur surface4 ,si une *>ge lectrique e/ communique l'une des sries de plaques conductrices de ce cond5sateur1 celles qui leur correspondront se tr\v]ont attires1 et si elles peuv5t se m\voir1 elles p\rront communiqu] aux c\*es d'air int]poses un m\vem5t qui1 en se communiquant aux membranes du tamb\r1 p\rront1 p\r une srie de *>ges trs-rappro*es les unes des autres1 faire vibr] ces membranes et eng5dr] des sons2 or ces sons s]ont en rapport avec le nombre des *>ges et d*>ges qui s]ont produites4 ,comme ces *>ges et d*>ges peuv5t tre dt]m9es p> la runion des deux armatures du cond5sateur aux extrmits du circuit secondaire d'une bob9e d'induction dont le circuit primaire s]a int]rompu conv5ablem5t1 on voit immdiatem5t que1 p\r faire mettre p> le tamb\r un son donn1 il suffira de faire fonctionn] l'int]rupteur de la bob9e d'induction de manire produire le nombre de vibrations que comporte ce son4 ,le moy5 employ p> ,m4 ,v>ley p\r produire ces int]ruptions e/ celui qui a t dj mis en usage dans plusieurs applications lectriques et notamm5t p\r les *ronographes2 c'e/ un diapason lectro-magntique rgl de manire mettre le son qu'il s'agit de transmettre4 ,ce diapason peut1 en =mant lui-mme int]rupteur1 ragir sur le c\rant primaire de la bob9e d'induction1 et s'il y a autant de ces diapasons que de notes musicales transmettre1 et que les lectro-aimants qui les anim5t soi5t relis un clavi] de piano1 il s]a possible de transmettre de cette manire une mlodie di/ance comme dans le sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray4 ,la seule *ose p>ticulire dans ce sy/me e/ le fait de la reproduction des sons p> l'action d'un cond5sateur1 et n\s v]rons plus lo9 que cette ide1 reprise p> ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]1 a conduit des rsultats vraim5t intressants4 ,t,l,,phones ,,p>lants4 ,les tlphones que n\s v5ons d'tudi] ne peuv5t transmettre1 comme on l'a vu1 que des sons musicaux1 puisqu'ils ne peuv5t rpt] que des vibrations simples1 en nombre plus ou mo9s gr&1 il e/ vrai1 mais non en comb9aisons simultanes1 telles que celles qui doiv5t reproduire les sons articuls4 ,jusqu' l'poque de l'inv5tion de ,m4 ,bell1 la transmission de la p>ole ne p\vait donc se faire que p> des tubes ac\/iques ou p> les tlphones ficelle dont n\s avons dj p>l4 ,bi5 que ces sortes d'app>eils n'ai5t aucun rapport avec ceux que n\s n\s proposons d'tudi] dans cet ouvrage1 n\s avons cru devoir en dire ici quelques mots1 c> ils peuv5t quelquefois tre comb9s avec les tlphones lectriques1 et1 d'ailleurs1 ils reprs5t5t la premire tape de l'inv5tion4 ,tlphones ficelle4--,les tlphones ficelle qui depuis plusieurs annes inond5t les b\lev>ds et les rues des diffr5tes villes d',europe1 et dont l'inv5tion remonte1 comme on l'a vu1 l'anne #affg1 sont des app>eils trs-intressants p> eux-mmes1 et n\s sommes tonn qu'ils n'ai5t pas figur plutt dans les cab9ets de physique4 ,ils sont con/itus p> des tubes cyl9dro-coniques en mtal ou en c>ton1 dont un b\t e/ f]m p> une membrane t5due de p>*em91 au c5tre de laquelle e/ fixe p> un noeud la ficelle ou le cordon de/9 les runir4 ,qu& deux tubes de ce g5re sont a9si runis et que le fil e/ bi5 t5du1 comme on le voit fig4 #e1 il suffit qu'une p]sonne applique un de ces tubes contre l'oreille et qu'une autre p]sonne p>le trs-prs de l'ouv]ture de l'autre tube1 p\r que t\tes les p>oles prononces p> cette d]nire soi5t immdiatem5t transmises l'autre1 et l'on peut mme conv]s] de cette manire voix presque basse4 ,dans ces conditions1 les vibrations de la membrane impressionne p> la voix se tr\v5t transmises mcaniquem5t l'autre membrane p> le fil qui1 comme l'avait annonc le physici5 de #affg1 transmet les sons beauc\p mieux que l'air4 ,on a pu p> ce moy5 conv]s] une di/ance de c5t c9quante mtres1 et il p>atrait que la grosseur et la nature des fils ex]c5t une c]ta9e influ5ce4 ,suivant les v5deurs de ces app>eils1 les fils de soie s]ai5t ceux qui donn]ai5t les meilleurs rsultats et les ficelles de *anvre les mo9s bons4 ,ce sont ord9airem5t des fils de coton tresss qui sont employs af9 de p]mettre de livr] bon m>* ces app>eils4 ,dans c]ta9s modles on a dispos les tubes de manire prs5t]1 entre la membrane et l'emb\*ure1 un diaphragme p]c d'un tr\1 et l'app>eil ressemble alors une espce de clo*e dont le fond aurait t p]c et rec\v]t quelques millimtres au-dessus de la membrane de p>*em92 mais je n'ai pas reconnu de supriorit bi5 m>que ce modle4 ,on a galem5t prt5du que les cornets en mtal nickel tai5t prfrables2 je n'en suis pas davantage conva9cu4 ,quoi qu'il en soit1 ces app>eils ont donn des rsultats qu'on tait lo9 d'att5dre1 et bi5 que leurs usages pratiques soi5t trs-re/re9ts1 ils con/itu5t des in/rum5ts sci5tifiques trs-intressants et des j\ets in/ructifs p\r les enfants4 ,d'aprs ,m4 ,mill>1 de ,glasc[1 l'int5sit des effets produits dans ces tlphones dp5d beauc\p de la nature de la ficelle1 de la manire dont elle e/ atta*e et de la manire dont la membrane e/ place sur l'emb\*ure4 ,p]fectionnem5ts apports aux tlphones ficelle4--,les effets prodigieux des tlphones ,bell ont dans ces d]ni]s temps remis la mode les tlphones ficelle qui tai5t re/s jusque-l dans le doma9e des j\ets d'enfant4 ,la possibilit qu'ils ont donne de transmettre plusieurs p]sonnes la p>ole reproduite sur un tlphone lectrique a fait re*]*] les moy5s de les utilis] concurremm5t avec ces d]ni]s1 et p\r cela on a d d'abord exam9] le moy5 le plus efficace de les faire p>l] sur un fil prs5tant plusieurs c\des2 n\s avons vu que1 dans les conditions ord9aires1 ces app>eils ne p>lai5t di/9ctem5t que qu& le fil tait t5du en ligne droite4 ,p\r rs\dre ce problme1 ,m4 ,a4 ,brguet a eu l'ide d'employ] comme supports des espces de petits tamb\rs de basque p> le c5tre desquels on fait pass] le fil2 le son port p> la p>tie du fil en rapport avec le cornet dans lequel on p>le1 fait alors vibr] la membrane de ce tamb\r1 et celle-ci communique ensuite la vibration la p>tie du fil qui suit4 ,on peut de cette manire obt5ir autant de c\des que l'on veut et s\t5ir le fil sur t\te la longueur qui peut conv5ir ces sortes de tlphones1 laquelle ne dpasse gure c5t mtres4 ,m4 ,a4 ,brguet a fait encore de ce sy/me des espces de relais p\r arriv] au mme b1 et p\r cela il fait ab\tir les fils deux membranes qui f]m5t les deux ouv]tures d'un cyl9dre de laiton2 les sons reproduits p> l'une des membranes ragiss5t sur l'autre1 et celle-ci vibre s\s cette influ5ce comme si elle tait impressionne p> la voix2 le cyl9dre j\e alors le rle d'un tube ac\/ique ord9aire1 et sa =me peut tre aussi v>ie qu'on peut le dsir]4 ,il p>at que ,m4 ,a4 ,badet1 ds le #a;er fvri] #ahgh1 tait p>v5u faire fonctionn] d'une manire analogue les tlphones ficelle1 et il se s]vait p\r cela de p>*em9s t5dus sur des cadres qui faisai5t l'(fice de tables rsonnantes4 ,le fil tait fix au c5tre de la membrane et faisait avec elle tel angle que l'on v\lait4 ,plusieurs savants1 entre autres ,,mm4 ,:eat/one1 ,cornu et ,m]cadi]1 se sont occups il y a dj longtemps de ces sortes de transmissions p> les fils1 et t\t d]nirem5t ,,mm4 ,mill>1 ,heaviside et ,nixon ont fait des expri5ces intressantes dont n\s devons dire quelques mots4 ,a9si1 ,m4 ,mill> a reconnu qu'avec un fil tlgraphique t5du et reli p> deux fils de cuivre deux disques susceptibles de vibr]1 on p\vait transport] les sons musicaux c5t c9quante mtres1 et qu'en t5dant des fils trav]s une maison1 ces fils tant relis des emb\*ures et des cornets auriculaires placs dans diffr5tes *ambres1 on p\vait correspondre avec t\tes ces *ambres de la manire la plus facile4 ,il a employ p\r les disques vibrants1 soit du bois1 soit du mtal1 soit de la gutta-p]*a ayant la =me d'un tamb\r1 et les fils tai5t fixs au c5tre4 ,l'int5sit du son semblait augm5t] avec la grosseur du fil4 ,,mm4 ,heaviside et ,nixon1 dans leurs expri5ces ,new-,ca/le sur la ,tyne1 ont reconnu que la grosseur du fil qui donnait les meilleurs rsultats tait le fil n #d de la jauge anglaise4 ,les disques qu'ils avai5t employs tai5t en bois de #a_/h de p\ce d'paisseur1 et ils p\vai5t tre placs en un po9t quelconque de la longueur du fil4 ,avec un fil bi5 t5du et tranquille1 la p>ole a pu tre ent5due de cette manire une di/ance de deux c5ts mtres4 ,tlphone lectrique de ,m4 ,graham ,bell4--,tel tait l'tat des app>eils tlphoniques1 lorsqu'en #ahgf app>ut l'exposition de ,philadelphie le tlphone de ,bell que sir ,w4 ,?omson n'a pas cra9t d'appel] la m]veille des m]veilles1 et sur lequel l'att5tion du monde enti] s'e/ tr\ve immdiatem5t porte1 bi5 qu' vrai dire son au!nticit ait s\lev dans l'orig9e bi5 des incrdulits4 ,ce tlphone1 en effet1 reproduisait les mots articuls1 et ce rsultat dpassait t\t ce que les physici5s avai5t pu concevoir4 ,cette fois ce n'tait plus une conception que l'on p\vait1 jusqu' preuve contraire1 trait] de fanta/ique3 l'app>eil p>lait1 et mme p>lait assez haut p\r n'avoir pas beso9 d'tre plac contre l'oreille4 ,voici ce qu'en disait sir ,w4 ,?omson l',association britannique p\r l'avancem5t des sci5ces lors de sa runion ,glasc[ en septembre #ahgf4 ,au dp>tem5t des tlgraphes des tats-,unis1 j'ai vu et ent5du le tlphone lectrique de ,m4 ,eli%a ,gray1 m]veilleusem5t con/ruit1 faire rsonn] en mme temps quatre dp*es en langage ,morse1 et avec quelques amliorations de dtail1 cet app>eil s]ait videmm5t susceptible d'un r5dem5t quadruple4444 ,au dp>tem5t du ,canada1 j'ai ent5du3 ,to be or n to be4--,!re's ! rub1 articuls trav]s un fil tlgraphique1 et la prononciation lectrique ne faisait qu'acc5tu] encore l'expression railleuse des monosyllabes2 le fil m'a rcit aussi des extraits au has>d des j\rnaux de ,new-,york444 ,t\t cela1 mes oreilles l'ont ent5du articul] trs-di/9ctem5t p> le m9ce disque circulaire =m p> l'armature d'un lectro-aimant4 ,c'tait mon collgue du jury1 le pr(esseur ,watson1 qui1 l'autre extrmit de la ligne1 pr(rait ces p>oles haute et intelligible voix1 en appliquant sa b\*e contre une membrane t5due1 munie d'une petite pice de f] d\x1 laquelle excutait prs d'un lectro-aimant introduit dans le circuit de la ligne1 des m\vem5ts proportionnels aux vibrations sonores de l'air4 ,cette dc\v]te1 la m]veille des m]veilles du tlgraphe lectrique1 e/ due un de nos jeunes compatriotes1 ,m4 ,graham ,bell1 orig9aire d'dimb\rg et auj\rd'hui naturalis citoy5 des tats-,unis4 ,on ne peut qu'admir] la h>diesse d'inv5tion qui a p]mis de ralis] avec des moy5s si simples1 le problme si complexe de faire reproduire p> l'lectricit les intonations et les articulations si dlicates de la voix et du langage1 et p\r obt5ir ce rsultat1 il fallait tr\v] moy5 de faire v>i] l'int5sit du c\rant dans le mme rapport que les inflexions des sons mis p> la voix4 ,s'il faut en croire ,m4 ,g4 ,bell1 l'inv5tion du tlphone n'aurait pas t le rsultat d'une conception spontane et heureuse2 elle aurait t la consqu5ce de longues et pati5tes tudes entreprises p> lui sur l'ac\/ique et les travaux des physici5s qui s'en tai5t occups avant lui#f4 ,dj son pre1 ,m4 ,alex&re ,melville ,bell1 d'dimb\rg1 avait fait de cette sci5ce une tude appr(ondie1 et tait mme p>v5u reprs5t] d'une manire excessivem5t +nieuse la disposition des organes vocaux p\r mettre des sons4 ,il devait naturellem5t inculqu] son fils le gt de ses tudes favorites1 et ils fir5t ensemble de nombreuses re*]*es p\r dc\vrir les relations qui p\vai5t exi/] entre les div]s lm5ts de la p>ole dans les diffr5tes langues et les relations musicales exi/ant entre les voyelles4 ,plusieurs de ces re*]*es avai5t1 il e/ vrai1 dj t entreprises p> ,m4 ,helmholtz1 et mme dans de meilleures conditions2 mais ces tudes lui fur5t d'une gr&e utilit qu& il s'occupa plus t>d du tlphone1 et les expri5ces d',helmholtz qu'il rpta avec un de ses amis1 ,m4 ,hellis1 de ,londres1 sur la reproduction artificielle des voyelles au moy5 de diapasons lectriques1 le lancr5t dans l'tude de l'application des moy5s lectriques aux in/rum5ts d'ac\/ique4 ,il comb9a d'abord un sy/me d'h>monica lectrique clavi]1 dans lequel les diffr5ts sons de la gamme tai5t reproduits p> des diapasons lectriques de diffr5tes tailles1 accords suivant les diffr5tes notes1 et qui tant mis en action p> suite de l'abaissem5t successif des t\*es du clavi]1 p\vai5t reproduire les sons correspondants aux t\*es abaisses1 comme cela a lieu dans les pianos ord9aires4 ,note #f3 ,voici les noms des physici5s qu'il cite dans son ,mmoire sur l'lectric telephony3 ,,mm4 ,page1 ,m>rian1 ,beatson1 ,gassiot1 ,de la ,rive1 ,matteucci1 ,guillem91 ,w]!im1 ,w>tmann1 ,janni>1 ,j\le1 ,laborde1 ,legat1 ,reiss1 ,pogg5dorff1 du ,moncel1 ,delez5ne1 ,gore1 etc4 7,voy4 le ,mmoire de ,m4 ,g4 ,bell1 dans le ,j\rnal de la ,socit des ,+nieurs tlgraphi/es de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #eij1 #cia47 ,il s'occupa ensuite1 dit-il1 de tlgraphie et p5sa r5dre les tlgraphes ,morse auditifs en faisant ragir l'organe lectro-magntique sur des contacts sonores4 ,ce rsultat1 il e/ vrai1 tait dj obt5u dans les p>leurs usits en tlgraphie1 mais il p5sa qu'en appliquant ce sy/me son h>monica lectrique et en employant des app>eils r5=ceurs tels que le rsonnateur d',helmholtz la /ation de rception1 on p\rrait obt5ir trav]s un seul fil des transmissions simultanes1 fondes sur l'emploi des moy5s phontiques4 ,n\s v]rons plus t>d que cette ide s'e/ tr\ve ralise presque simultanm5t p> plusieurs inv5teurs1 entre autres p> ,,mm4 ,paul ,lac\r1 de ,cop5hague1 ,eli%a ,gray1 de ,*icago1 ,edison et ,v>ley4 ,c'e/ p>tir de ce mom5t que comm5cr5t srieusem5t les re*]*es de ,m4 ,g4 ,bell sur les tlphones lectriques1 et des app>eils compliqus il passa aux app>eils simples1 en faisant une tude complte des diffr5ts modes de vibrations rsultant d'actions lectriques diffr5tes2 voici ce qu'il dit cet g>d dans son ,mmoire lu la ,socit des +nieurs tlgraphi/es de ,londres1 le #ca octobre #ahgg3 ,si l'on reprs5te p> les ordonnes d'une c\rbe les int5sits d'un c\rant lectrique1 et les dures des f]metures de ce c\rant p> les abscisses1 la c\rbe f\rnie p\rra reprs5t] des ondes en dessus ou en dess\s de la ligne des x1 suivant que le c\rant s]a positif ou ngatif1 et ces ondes p\rront tre plus ou mo9s acc5tues suivant que les c\rants transmis s]ont plus ou mo9s in/antans4 ,si les c\rants int]rompus p\r produire un son sont t\t fait in/antans dans leur manife/ation1 la c\rbe reprs5te une srie de d5telures isoles comme on le voit1 fig4 #f1 et si les int]ruptions sont faites de manire ne provoqu] que des diffr5ces d'int5sit1 la c\rbe se prs5te s\s la =me de la figure #g4 ,enf9 si les missions de c\rant sont effectues de manire que les int5sits soi5t successivem5t croissantes ou dcroissantes1 la c\rbe pr5d l'aspect reprs5t fig4 #h4 ,or je donne aux premi]s c\rants le nom de c\rants int]mitt5ts1 aux seconds le nom de c\rants d'impulsion et aux troisimes le nom de c\rants ondulatoires4 ,naturellem5t ces c\rants sont positifs ou ngatifs1 suivant leur position au-dessus ou au-dess\s de la ligne des x1 et s'ils sont alt]nativem5t r5v]ss1 les c\rbes se prs5t5t s\s l'aspect de la figure #i1 c\rbes ess5tiellem5t diffr5tes des premires1 non-seulem5t p> le s5s diffr5t des d5telures1 mais surt\t p> la suppression du c\rant rsiduel qui exi/e t\j\rs avec les c\rants d'impulsion et les c\rants ondulatoires4 ,les deux premi]s sy/mes de c\rants ont t employs depuis longtemps p\r la transmission lectrique des sons musicaux1 et le tlphone de ,reiss dont n\s avons dj p>l en a t une application intressante4 ,mais les c\rants ondulatoires n'avai5t pas t employs avant moi#g1 et ce sont eux qui ont p]mis de rs\dre le problme de la transmission de la p>ole4 ,p\r qu'on puisse se r5dre compte de l'importance de cette dc\v]te1 il suffit d'analys] les effets produits avec ces diffr5ts sy/mes de c\rants1 qu& plusieurs sons de hauteur diffr5te doiv5t entr] en comb9aison4 ,note #g3 ,ceci n'e/ pas exact1 c> ,m4 ,eli%a ,gray en avait dj reconnu l'importance p\r les transmissions des sons comb9s4 ,la fig4 #f montre une comb9aison dans laquelle les /yles a et a' de deux in/rum5ts transmetteurs provoqu5t l'int]ruption du c\rant d'une mme batt]ie ,b1 de manire que les vibrations dt]m9es soi5t entre elles dans le rapport d'une ti]ce majeure1 c'e/--dire dans le rapport de quatre c9q4 ,dans ces conditions1 les c\rants sont int]mitt5ts1 et quatre f]metures de a se produiront dans le mme espace de temps que les c9q f]metures de a'1 et les int5sits lectriques correspondantes s]ont reprs5tes p> les d5telures que l'on voit en ,a#b et en ,b#b2 la comb9aison de ces int5sits ,a#b ,b#b donn]a lieu aux d5telures 9galem5t espaces que l'on di/+ue sur la troisime ligne4 ,or l'on voit que1 bi5 que le c\rant cons]ve une int5sit uni=me1 il e/ mo9s de temps int]rompu qu& les /yles int]rupteurs ragiss5t ensemble que qu& ils ragiss5t isolm5t2 de sorte que p\r un gr& nombre de f]metures simultanes effectues p> des /yles anims de diffr5tes vitesses1 les effets produits quival5t celui d'un c\rant cont9u4 ,t\tefois le nombre maximum des effets di/9cts qui p\rront tre obt5us de cette manire dp5dra beauc\p du rapport exi/ant entre les dures des f]metures et des int]ruptions du c\rant4 ,plus les f]metures s]ont c\rtes et les int]ruptions longues1 plus les effets transmis sans confusion s]ont nombreux et vice v]s4 ,avec les c\rants d'impulsion1 la transmission des sons musicaux s'effectue comme l'indique la figure #g1 et l'on voit que qu& ils sont produits simultanm5t1 l'effet rsultant ,a#b ,b#b e/ analogue celui qui s]ait produit p> un c\rant cont9u d'int5sit m9ima4 ,avec les c\rants ondulatoires1 les *oses se pass5t autrem5t1 mais p\r les produire il e/ ncessaire d'avoir rec\rs aux effets d'induction1 et la fig4 #h indique la manire dont l'expri5ce doit tre faite4 ,dans ce cas1 les c\rants ragissant sur le rcepteur musical ,r rsult5t de r5=cem5ts et d'affaiblissem5ts produits p> l'action d'armatures1 ,m1 ,m' vibrant devant des lectro-aimants e1 e'1 placs dans le circuit de la batt]ie ,b1 et comme ces r5=cem5ts et affaiblissem5ts successifs sont en rapport avec les positions respectives des armatures p> rapport aux ples magntiques1 les c\rants qui en rsult5t peuv5t avoir leur int5sit reprs5te p> des lignes ondules comme on le voit en ,a#b et en ,b#b2 or ces ondulations1 p\r la ti]ce dont il a t "q prcdemm5t1 s]ont telles qu'il s'en produira quatre en ,a#b1 dans le mme temps qu'il s'en produira c9q en ,b#b1 et il rsult]a de la comb9aison de ces deux effets une rsultante qui p\rra tre reprs5te p> la c\rbe ,a#b ,b#b1 laquelle reprs5te la somme algbrique des c\rbes ,a#b et ,b#b4 ,un effet analogue e/ produit qu& on emploie des c\rants ondulatoires alt]nativem5t r5v]ss comme on le voit fig4 #i1 et p\r les obt5ir1 il suffit d'oppos] aux armatures de f] ,m1 ,m' employes dans la prcd5te expri5ce1 des aimants p]man5ts et de supprim] la batt]ie voltaque ,b4 ,p\r peu qu'on tudie les fig4 #h et #i1 cont9ue ,m4 ,g4 ,bell1 on reconnat aism5t que la transmission simultane1 p> un mme fil1 de sons de diffr5te =ce et de diffr5te nature ne peut1 dans le cas qui n\s occupe en ce mom5t1 altr] le c>actre des vibrations qui les ont provoques1 comme cela a lieu avec les c\rants int]mitt5ts ou avec les c\rants d'impulsion2 elle ne fait que *ang] la =me des ondulations1 et ce *angem5t se produit de la mme manire que dans le milieu ari=me qui transmet l'oreille la comb9aison des sons mis4 ,on peut donc de cette manire transmettre trav]s un fil tlgraphique le mme nombre de sons qu' trav]s l'air4 ,aprs avoir appliqu les pr9cipes prcd5ts la con/ruction d'un sy/me tlgraphique transmissions multiples#h1 ,m4 ,g4 ,bell ne t>da pas en tir] p>ti dans de n\velles re*]*es qu'il fit alors p\r p]fectionn] l'ducation vocale des s\rds et muets4 ,il e/ bi5 connu1 dit ,m4 ,bell1 que les s\rds et muets ne sont muets que p>ce qu'ils sont s\rds et qu'il n'y a dans leur sy/me vocal aucun dfaut qui puisse les emp*] de p>l]4 ,p> consqu5t1 si l'on p>v5ait r5dre visible la p>ole et dt]m9] les fonctions du mcanisme vocal ncessaires p\r produire tel ou tel son articul reprs5t1 il devi5drait possible d'enseign] aux s\rds et muets la manire de se s]vir de leur voix p\r p>l]4 ,le succs que j'obt9s de ce sy/me dans les expri5ces que je fis l'cole de ,bo/on m'engagea tudi] d'une manire t\te p>ticulire les relations qui p\vai5t exi/] entre les sons produits et leur reprs5tation graphique1 et j'employai1 cet effet1 la capsule manomtrique de ,m4 ,ko5ig et le phonautographe de ,m4 ,lon ,scott auquel ,m4 ,maurey de ,bo/on avait appliqu un enregi/reur assez s5sible p\r tre mis en action p> la voix4 ,cet enregi/reur consi/ait d'ailleurs dans un /yle de bois de un pi$ de longueur environ1 qui tait fix directem5t sur la membrane vibrante du phonautographe et qui p\vait f\rnir sur une surface plane de v]re noirci1 des traces assez amplifies p\r tre d'une di/9ction facile4 ,quelques-unes de ces traces sont reprs5tes fig4 #aj4 ,je fus trs-frapp des rsultats produits p> cet in/rum5t1 et il me sembla qu'il y avait une gr&e analogie entre lui et l'oreille huma9e4 ,je *]*ai alors con/ruire un phonautographe model davantage sur le mcanisme de l'oreille1 et j'eus p\r cela rec\rs un clbre mdec9 spciali/e de ,bo/on1 ,m4 le docteur ,cl>5ce ,j4 ,blake4 ,il me proposa de me s]vir de l'oreille huma9e elle-mme comme de phonautographe plutt que de *]*] l'imit]1 et d'aprs cette ide1 il con/ruisit l'app>eil reprs5t fig4 #aa1 auquel fut adapt un /yle traant4 ,en enduisant la membrane du tympan et le pavillon circulaire avec un mlange de glycr9e et d'eau1 on communiqua ces organes une s\plesse suffisante p\r que1 en *antant dans la p>tie extrieure de cette sorte de membrane artificielle1 le /yle ft mis en vibration1 et l'on obt9t a9si des traces sur une plaque de v]re noircie1 dispose au-dess\s de ce /yle et s\mise un m\vem5t d'entranem5t rapide4 ,la disproportion considrable de masse et de gr&eur qui1 dans cet app>eil1 exi/ait entre la membrane et les osselets mis en vibration p> elle1 attira p>ticulirem5t mon att5tion et me fit p5s] sub/itu] la disposition complique que j'avais employe p\r mon tlphone transmission de sons multiples1 une simple membrane laquelle tait fixe une armature de f]4 ,cet app>eil fut alors dispos comme l'indique la fig4 #ab1 et je croyais obt5ir p> lui les c\rants ondulatoires qui m'tai5t ncessaires#i4 ,en effet1 en articulant la bran*e sans bob9e d'un lectro-aimant boiteux une armature de f] d\x ,a1 relie p> une tige une membrane en or battu n1 je devais obt5ir1 p> suite des vibrations de celles-ci1 une srie de c\rants induits ondulatoires qui1 ragissant sur l'lectro-aimant d'un app>eil semblable plac di/ance1 devai5t faire reproduire l'armature de celui-ci les m\vem5ts de la premire armature1 et p> consqu5t faire vibr] la membrane correspondante1 exactem5t comme celle ayant provoqu les c\rants4 ,t\tefois les rsultats que j'obt9s de cet arrangem5t ne fur5t pas satisfaisants1 et il me fallut encore entrepr5dre bi5 des essais qui m'am5r5t rduire autant que possible les dim5sions et le poids des armatures et mme les con/itu] avec des ressorts de p5dule de la gr&eur de l'ongle de mon p\ce4 ,dans ces conditions1 au lieu d'articul] ces armatures1 je les atta*ai au c5tre des membranes1 et mon app>eil fut alors dispos comme l'indique la fig4 #acaj4 ,n\s pmes alors1 mon ami ,m4 ,?omas ,watson et moi1 obt5ir des transmissions tlphoniques qui n\s montrr5t que n\s tions dans la bonne voie4 ,je me s\vi5s d'une expri5ce faite alors avec ce tlphone qui me remplit de joie4 ,un des deux app>eils tait plac ,bo/on dans une des salles de confr5ces de l'univ]sit1 l'autre dans le s\bassem5t d'un btim5t adjac5t4 ,un de mes lves obs]vait ce d]ni] app>eil1 et je t5ais l'autre4 ,aprs que j'eus prononc ces mots3 ,compr5ez-v\s ce que je dis81 quelle a t ma joie qu& je pus ent5dre moi-mme cette rponse trav]s l'in/rum5t3 ,oui1 je v\s compr5ds p>faitem5t4 ,c]ta9em5t l'articulation de la p>ole n'tait pas alors p>faite1 et il fallait l'extrme att5tion que je prtais1 p\r di/+u] les mots de cette rponse2 cep5dant l'articulation de ces mots exi/ait1 et je p\vais croire que leur manque de cl>t devait tre rapport uniquem5t l'imp]fection de l'in/rum5t4 ,sans entr] dans le dtail de t\s les essais que je dus entrepr5dre p\r amlior] la con/ruction de cet app>eil1 je dirai qu'au b\t de quelque temps je fus conduit employ] comme tlphone de rception l'app>eil reprs5t fig4 #ad1 et c'e/ ce modle jo9t celui de la fig4 #ac1 comb9 comme transmetteur1 qui fut admis l'exposition de ,philadelphie4 ,note #h3 ,ce sy/me1 comme on le v]ra1 e/ v5u aprs celui de ,m4 ,eli%a ,gray4 ,note #i3 ,c'e/ cette disposition qui e/ reprs5te dans le brevet de ,m4 ,bell1 de fvri] #ahgf4 ,note #aj3 ,cet app>eil tait con/itu p> un sy/me lectro-magntique compos d'un lectro-aimant ,m rec\v]t p> une bob9e d'induction et devant les ples duquel tait place la membrane avec son disque de f]4 ,cette membrane p\vait tre plus ou mo9s t5due au moy5 des vis v1 v1 v adaptes une sorte d'entonnoir ,e =mant cornet ac\/ique1 et s]vant d'emb\*ure3 le sy/me lectro-magntique tait s\t5u p> une vis qui p]mettait de l'loign] plus ou mo9s de la membrane et1 p> consqu5t1 du disque de f] qui s]vait d'armature4 ,dans ce n\veau modle de rcepteur1 la membrane tait remplace p> une lame vibrante de f] ,l fixe sur l'enveloppe cyl9drique d'un lectro-aimant tubulaire ,c1 et le sy/me tait mont sur un pont ,p qui s]vait de caisse sonore4 ,les articulations produites p> cet app>eil tai5t bi5 di/9ctes2 mais son gr& dfaut tait qu'il ne p\vait s]vir d'app>eil transmetteur2 il tait donc ncessaire d'avoir deux app>eils *aque /ation1 l'un p\r la transmission1 l'autre p\r la rception4 ,je *]*ai alors *ang] la disposition du tlphone transmetteur en v>iant les conditions de ses lm5ts con/ituants1 tels que les dim5sions et la t5sion de la membrane1 le diamtre et l'paisseur de l'armature1 la gr&eur et la puissance de l'aimant et mme les hlices de fil enr\l sur ce d]ni]2 j'ai pu en reconnatre empiriquem5t les meilleures conditions d'organisation et comb9] la meilleure =me donn] l'app>eil4 ,a9si j'avais reconnu1 p> exemple1 qu'en dim9uant la longueur de la bob9e du fil de l'hlice magntisante et la surface de la lame de f] atta*e la membrane1 j'augm5tais non-seulem5t l'int5sit des sons1 mais encore leur nettet d'articulation2 ce qui me fit naturellem5t ab&onn] la membrane en or battu p\r n'employ] qu'une simple plaque de f]1 et comme il m'tait dmontr depuis longtemps que l'int]v5tion du c\rant trav]sant la bob9e de l'lectro-aimant n'tait utile que p\r magntis] celui-ci1 je me dcidai supprim] la pile et employ] p\r noyau magntique un aimant p]man5t4 ,t\tefois1 comme l'poque o ces in/rum5ts devai5t tre exposs p\r la premire fois en public1 les rsultats obt5us avec ce d]ni] sy/me tai5t mo9s satisfaisants qu'avec celui qui mettait contribution la batt]ie voltaque1 je ne v\lus expos] que cette d]nire disposition d'in/rum5t1 ce qui donna l'occasion c]ta9es p]sonnes et1 entre autres au pr(esseur ,dolbe> du collge de ,tufts1 de rclam] la priorit p\r l'introduction des aimants p]man5ts dans le tlphone2 mais j'en avais eu l'ide ds le comm5cem5t de mes re*]*es et alors que je m'occupais des transmissions simultanes des sons musicaux4 ,la fig4 #ae reprs5te le premi] p]fectionnem5t que j'ai apport l'app>eil expos ,philadelphie1 et la fig4 #af en reprs5te un autre qui a f\rni des effets trs-puissants4 ,dans ce d]ni]1 l'aimant tait en f] *eval et dispos la manire de celui que ,m4 ,hughes a employ p\r son tlgraphe imprimeur4 ,avec cet app>eil1 les sons p\vai5t tre ent5dus 7faiblem5t il e/ vrai7 p> une nombreuse assemble2 il fut expos le #ab fvri] #ahgg l'in/itut d',essex1 ,salem 7,massa*usetts71 et y reproduisit devant un auditoire de #fjj p]sonnes un disc\rs prononc ,bo/on dans un app>eil semblable4 ,les intonations de la voix de celui qui p>lait ont pu tre di/+ues p> l'auditoire4 ,t\tefois l'articulation n'tait di/9cte qu' une di/ance de #f pi$s de l'in/rum5t4 ,il fut fait cette occasion un rapport qu'on transmit p> l'app>eil ,bo/on1 et qui fut reproduit le l5dema9 dans les j\rnaux de cette ville4 ,entre la =me de la fig4 #ac et celle de l'app>eil actuel1 reprs5t fig4 #ag1 il n'y a qu'une diffr5ce bi5 lgre1 et cette d]nire =me n'a t comb9e que p\r r5dre l'app>eil plus portatif et d'un usage plus commode4 ,s\s ce rapport1 je dois exprim] ma reconnaissance plusieurs de mes amis1 entre autres ,,mm4 les pr(esseurs ,peirce et ,blake1 le docteur ,*ann+1 ,m4 ,cl>ke et ,m4 ,jones1 p\r l'aide qu'ils m'ont prt4 ,a9si ,m4 ,peirce a t le premi] dmontr] la possibilit de l'emploi dans les tlphones d'aimants de trs-petites dim5sions4 ,c'e/ lui galem5t qui a donn l'emb\*ure rec\vrant la plaque vibrante la =me que j'ai adopte p\r le modle df9itif qui e/ reprs5t fig4 #ag4 ,outre le modle reprs5t fig4 #ac1 il se tr\vait encore l'exposition de ,philadelphie un autre sy/me de transmetteur tlphonique qui e/ reproduit fig4 #ah et qui tait fond sur l'action directe des c\rants voltaques4 ,un fil de plat9e p fix une membrane t5due ,,ll compltait p> son imm]sion dans de l'eau ,v le circuit runissant les deux app>eils en correspondance4 ,en p>lant en ,e devant la membrane t5due1 les vibrations communiques la po9te de plat9e modifiai5t la rsi/ance du circuit dans des conditions telles1 que le c\rant ragissait sur le rcepteur p> impulsions ondulatoires t\t fait semblables celles rsultant des c\rants induits4 ,les sons produits dev5ai5t plus =ts qu& le liquide tait lgrem5t acidul ou sal1 et l'on obt5ait encore de bons rsultats au moy5 d'une po9te de plombag9e imm]ge dans du m]cure1 de l'eau acidule ou sale1 ou dans une solution de bi*romate de potasse4 ,bi5 que mes re*]*es euss5t p\r b f9al le p]fectionnem5t de la tlgraphie1 je pus con/at] dans le c\rs de mes expri5ces quelques effets intressants que je crois devoir rapport] ici4 ,a9si j'obs]vai qu'un son musical tait produit p> le seul fait du passage d'un c\rant trav]s un morceau de plombag9e ou de *>bon de cornue4 ,des effets extrmem5t curieux rsultai5t aussi du passage de c\rants int]mitt5ts alt]nativem5t r5v]ss trav]s le corps huma94 ,a9si un rhotome tant plac dans le circuit primaire d'un app>eil d'induction et les deux b\ts du fil du circuit secondaire tant runis deux lectrodes de cuivre dont une tait place prs de l'oreille1 on p]cevait des sons trs-di/9cts aussitt que l'on t\*ait de la ma9 l'autre lectrode4 ,en t\*ant des deux ma9s les deux lectrodes et plaant les doigts contre l'oreille1 des craquem5ts se faisai5t ent5dre et semblai5t v5ir des doigts1 comme s'ils tai5t la rp]cussion du tremblem5t musculaire rsultant du passage des c\rants induits4 ,ces bruits p\rtant n'exi/ai5t que p\r la p]sonne sur laquelle l'expri5ce tait faite4 ,qu& deux p]sonnes se t5ant p> la ma9 tai5t int]poses dans le circuit au lieu d'une seule1 un son se produisait au contact des ma9s runies1 mais il fallait p\r cela que les ma9s ne fuss5t pas humides4 ,ce phnomne se reproduisait1 du re/e1 qu& le contact de ces deux p]sonnes tait effectu sur une p>tie quelconque de leur corps4 ,au contact des bras1 le bruit tait assez int5se p\r tre ent5du plusieurs pi$s de di/ance1 et il tait alors presque t\j\rs accompagn d'une lgre sec\sse4 ,l'introduction d'une feuille de papi] entre les deux p>ties en contact n'int]rompait pas la production du son1 mais elle supprimait l'effet dsagrable de la sec\sse4 ,qu& on faisait pass] le c\rant int]mitt5t de la bob9e de ,ruhmkorff trav]s le bras d'une p]sonne1 on p\vait1 en y appliquant l'oreille1 ent5dre un son qui semblait prov5ir des muscles de l'avant-bras et du biceps4 ,du re/e1 des sons musicaux trs-nets se font ent5dre qu& on fait fonctionn] l'int]rupteur du circuit primaire de l'app>eil de ,ruhmkorff1 et s'il y a deux int]rupteurs1 on obti5t deux sons diffr5ts1 ce qui montre que ces sons provi5n5t de l't9celle4 ,voici encore une expri5ce trs-intressante1 faite p> le pr(esseur ,blake avec un tlphone dont le b>reau aimant tait remplac p> une tige de f] d\x de six pi$s de longueur4 ,ce tlphone tant runi lectriquem5t un tlphone ord9aire du modle de la fig4 #ag1 reproduisait trs-bi5 les sons mis dans ce d]ni]2 mais leur int5sit v>iait suivant la direction que l'on donnait la tige de f]1 et le maximum correspondait la position de la tige dans le mridi5 magntique4 ,qu& on int]pose un tlphone dans un circuit tlgraphique1 on ent5d des bruits d'un c>actre trs-p>ticuli] dont l'orig9e me p>at encore assez complexe et s\v5t obscure4 ,il en e/ p\rtant qui doiv5t prov5ir de l'induction ex]ce p> les fils vois9s et des drivations de c\rant qui se produis5t t\j\rs trav]s les supports des fils1 c> les signaux tlgraphiques *angs trav]s ces fils vois9s sont p>faitem5t p]u dans le tlphone4 ,c]ta9s bruits rsult5t aussi des c\rants t]re/res1 des vibrations du fil s\s l'influ5ce des c\rants d'air et mme des frictions produites p> des jo9ts dfectueux4 ,la s5sibilit du tlphone e/1 du re/e1 telle que les bruits rsultant des transmissions tlgraphiques vois9es peuv5t tre p]u qu& on sub/itue au fil tlgraphique du tlphone un rail de *em9 de f]1 et alors mme que les fils tlgraphiques les plus vois9s de ce rail sont loigns de qu>ante pi$s4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,peirce a reconnu que des sons peuv5t tre produits dans un tlphone1 qu& le fil tlgraphique auquel cet app>eil e/ runi e/ impressionn p> une aurore borale4 ,quelquefois aussi1 des airs *ants ou j\s sur un in/rum5t de musique se sont tr\vs transmis p> le tlphone sans qu'on ait pu savoir leur prov5ance2 mais ce qui montre le plus la m]veilleuse s5sibilit de cet app>eil1 c'e/ la possibilit qu'il donne de reproduire la p>ole trav]s des corps que l'on p\rrait croire peu prs non conducteurs4 ,a9si la communication la t]re d'un circuit tlphonique peut tre faite p> l'int]mdiaire du corps huma9 malgr l'int]position des bas et des *aussures2 et elle peut mme tre effectue si1 au lieu d'tre sur le sol1 on e/ plac sur un mur en briques4 ,il n'y a que la pi]re de taille et le bois qui con/itu5t un ob/acle assez gr& p\r c\p] la communication2 mais il suffit que le pi$ t\*e le t]ra9 avois9ant1 soit mme une t\ffe de gazon1 p\r qu'aussitt les effets lectriques manife/5t leur prs5ce4 ,d'aprs ces rsultats1 une "q t\te naturelle p\vait se pos] l'esprit3 quelle e/ la longueur maxima de circuit laquelle les transmissions tlphoniques peuv5t atte9dre8444 ,mais il e/ difficile d'y rpondre en raison des conditions diffr5tes dans lesquelles peut tre place l'expri5ce4 ,dans les essais de laboratoire on e/ p>v5u *ang] sans difficult des correspondances sur des circuits de #fj1jjj ohms de rsi/ance1 soit #fjjj kilomtres de fil tlgraphique1 et je suis p>v5u transmettre sur un circuit dans lequel tai5t int]poses #af p]sonnes se t5ant p> la ma91 lequel circuit avait une rsi/ance d'environ #fdjj kilomtres4 ,t\tefois la plus gr&e longueur de circuit tlgraphique sur laquelle j'ai pu obt5ir une transmission nette de la p>ole1 n'a pas dpass #bej milles4 ,dans cette expri5ce1 aucune difficult ne surv9t1 tant que les lignes tlgraphiques vois9es n'tai5t pas en activit2 mais aussitt que les correspondances s'*angr5t trav]s ces lignes1 les sons vocaux1 quoique encore p]ceptibles1 tai5t bi5 dim9us d'int5sit1 et l'on aurait cru ent5dre une conv]sation *ange au milieu d'un orage4 ,on a pu galem5t transmettre la p>ole trav]s les cbles s\s-m>9s1 et ,m4 ,preece m'in=me que des rsultats satisfaisants ont t obt5us trav]s un cble de #fj milles de longueur1 imm]g entre ,d>tm\? et l'le de ,gu]nesey1 et cela avec des tlphones ma9 du modle ord9aire4 ,"p de ,m4 ,eli%a ,gray dans l'inv5tion du tlphone4--,n\s avons vu 7p4 #h7 que si ,m4 ,bell a t le premi] con/ruire et r5dre pratique le tlphone p>lant1 ,m4 ,eli%a ,gray avait le premi] conu le pr9cipe de cet in/rum5t et l'avait comb9 en lectrici5 consomm4 ,un travail trs-curieux qu'il vi5t de publi] sur ses div]ses inv5tions en tlphonie montre que ds l'anne #ahgd 7en ju971 il avait comb9 un rcepteur lame vibrante dont on peut se faire une ide en supposant un lectro-aimant s\t5u v]ticalem5t devant le fond d'un plat mtallique vas1 dont la p>tie plate1 c'e/--dire le fond1 s]ait trs-m9ce et loigne de quelques diximes de millimtre seulem5t des ples de l'lectro-aimant4 ,le transmetteur correspondant ce rcepteur n'tait1 il e/ vrai1 qu'une sorte de tuyau d'orgue dont l'an*e agissait comme int]rupteur de c\rant1 et p> consqu5t il ne p\vait transmettre que des sons musicaux4 ,mais en #ahge1 ,m4 ,gray p5sa dispos] un transmetteur p\r les sons articuls1 et le #ae fvri] #ahgf1 il dposa1 comme n\s l'avons vu1 l'(fice des pat5tes amrica9es un caveat dans lequel tait expos un sy/me complet de tlphone p>lant4 ,ce sy/me ne fut pas1 il e/ vrai1 excut immdiatem5t1 c> ,m4 ,gray croyait qu'un tlphone de ce g5re n'avait qu'un intrt secondaire au po9t de vue comm]cial et tlgraphique1 et il atta*ait plus d'importance son sy/me de tlphone musical appliqu aux transmissions multiples2 mais sa description tait complte comme on peut en jug] p> la fig4 #ai qui reprs5te l'ensemble du sy/me4 ,dans ce sy/me1 le transmetteur tait t\t fait semblable celui liquide dont ,m4 ,bell p>le dans son mmoire et que n\s avons dcrit p4 #eaaa1 et le rcepteur ressemblait beauc\p celui que n\s avons reprs5t fig4 #ac4 ,p\rtant1 en pr9cipe1 le sy/me de ,m4 ,gray diffrait entirem5t de celui adopt df9itivem5t p> ,m4 ,g4 ,bell4 ,dans le premi]1 en effet1 les v>iations d'int5sit du c\rant ncessaires p\r la production des mots articuls1 tai5t la consqu5ce de v>iations dans la rsi/ance du circuit1 et ces v>iations tai5t obt5ues p> l'int]mdiaire d'un liquide au se9 duquel se m\vait1 s\s l'influ5ce des vibrations d'une membrane t5due adapte un porte-voix1 une po9te de plat9e mise en rapport avec une pile4 ,du rappro*em5t plus ou mo9s gr& de cette po9te d'une lectrode mise en rapport avec l'app>eil rcepteur1 rsultai5t des diffr5ces de conductibilit du liquide proportionnelles aux amplitudes et aux inflexions des vibrations de la membrane1 et ces diffr5ces d'int5sit tai5t traduites sur le rcepteur p> des magntisations plus ou mo9s gr&es d'un lectro-aimant actionnant un disque de f] d\x1 fix au c5tre d'une membrane t5due sur une sorte de rsonnateur ou de cornet ac\/ique4 ,ce sy/me app>t5ait donc la catgorie des tlphones pile que ,m4 ,edison1 comme n\s allons le voir l'in/ant1 a r5dus si importants p> la sub/itution au liquide d'un conducteur secondaire en *>bon1 et qui devai5t plus t>d donn] naissance au microphone4 ,note #aa3 ,s'il faut en croire ,m4 ,prescott1 ce transmetteur1 que ,m4 ,bell semble v\loir s'attribu]1 tait l'app>eil de ,gray lui-mme4 ,le sy/me ,bell1 comme on l'a vu1 bi5 que mettant dans l'orig9e contribution une pile1 ne dt]m9ait les affaiblissem5ts et les r5=cem5ts lectriques ncessaires l'articulation des mots1 qu'au moy5 de c\rants d'induction provoqus p> les m\vem5ts d'une armature de f] d\x1 c\rants dont l'int5sit tait1 p> consqu5t1 fonction de l'amplitude et des inflexions de ces m\vem5ts4 ,la pile n'int]v5ait que p\r communiqu] l'inducteur une =te aimantation4 ,or cet emploi des c\rants induits dans les transmissions tlphoniques tait dj d'une gr&e importance1 c> les div]ses expri5ces faites depuis ont montr leur supriorit sur les c\rants voltaques dans cette application4 ,mais l'expri5ce lui montra bi5tt que non-seulem5t il n'tait pas beso9 p\r faire agir cet in/rum5t d'un app>eil d'induction puissant anim p> une pile1 mais qu'un aimant p]man5t trs-faible et trs-petit p\vait lui seul f\rnir des c\rants suffisants4 ,cette dc\v]te laquelle avait contribu ,m4 ,peirce1 a9si qu'on l'a vu1 tait d'une extrme importance1 c> elle p]mettait de rduire considrablem5t les dim5sions de l'app>eil1 elle le r5dait portatif et susceptible de se prt] la transmission et la rception1 et elle montrait que le tlphone tait le plus s5sible de t\s les app>eils rvlateurs de l'action des c\rants4 ,si donc ,m4 ,bell n'a pas employ le premi] les moy5s efficaces p\r transmettre les mots articuls1 on peut dire qu'il a *]* comme ,m4 ,gray rs\dre le problme p> des c\rants ondulatoires1 et qu'il a obt5u ces c\rants au moy5 des effets d'induction1 sy/me qui1 tant p]fectionn1 devait conduire aux rsultats importants que t\t le monde connat4 ,n'y et-il que la connaissance qu'il a donne au monde tonn d'un in/rum5t capable de reproduire tlgraphiquem5t la p>ole1 qu'une gr&e gloire lui s]ait acquise1 c> ce problme avait t reg>d jusque-l comme insoluble4 ,en rsum1 les prt5tions de ,m4 ,gray l'inv5tion du tlphone ont t rsumes p> lui de la manire suivante1 dans un travail trs-intressant intitul3 ,exp]im5tal rese>*es on electro-h>monic telegraphy & telephony4 #a ,j'ai tr\v le premi] les moy5s pratiques de transmettre trav]s un circuit f]m les sons composs et d'inflexions v>iables p> la sup]position de deux ou de plusieurs ondes lectriques4 #b ,je prt5ds avoir dc\v]t et utilis le premi] le moy5 de reproduire les vibrations p> l'emploi d'un aimant rcepteur con/amm5t anim p> une action lectrique4 #c ,je prt5ds encore tre le premi] avoir con/ruit un in/rum5t ayant un aimant avec un diaphragme circulaire en matire magntique1 s\t5u p> ses bords une petite di/ance en face des ples de l'aimant1 et susceptible d'tre appliqu la transmission et la rception des sons articuls4 #d ,je s\ti5s avoir dcrit le premi] le tlphone sons articuls1 et cela d'une manire assez exacte et assez complte p\r qu'un tlphone excut d'aprs cette description ait pu transmettre et reproduire fidlem5t la p>ole4 ,,exam5 ,,des ,,pr9cipes ,,fondam5taux ,,sur ,,lesquels ,,repose ,,le ,t,l,,phone ,,de ,,bell4 ,bi5 que l'hi/orique qui prcde soit suffisant p\r faire compr5dre aux p]sonnes inities dans la sci5ce lectrique le pr9cipe du tlphone de ,bell1 il p\rrait bi5 ne pas en tre de mme p\r la plup>t des p]sonnes auxquelles notre livre s'adresse1 et n\s croyons en consqu5ce devoir entr] dans quelques dtails physiques sur l'orig9e des c\rants lectriques qui sont en jeu dans les transmissions tlphoniques4 ,ces dtails n\s p>aiss5t d'autant plus ncessaires qu'il e/ beauc\p de p]sonnes qui croi5t encore que les tlphones de ,bell ne sont pas lectriques1 p>ce qu'ils ne mett5t pas une pile contribution1 et le plus s\v5t elles les confond5t avec les tlphones ficelle1 s'tonnant de la diffr5ce de prix qui exi/e entre les app>eils que l'on v5d dans les rues et ceux que l'on v5d *ez les con/ructeurs4 ,sans df9ir ici ce que c'e/ qu'un c\rant lectrique1 ce qui s]ait p> trop lm5taire1 n\s p\rrons dire que les c\rants lectriques peuv5t prov5ir de beauc\p d'effets div]s1 et qu'en dehors de ceux qui rsult5t des piles1 il en e/ d'aussi n]giques qui peuv5t prov5ir d'une action ex]ce p> des aimants sur un circuit conducteur conv5ablem5t comb94 ,ces c\rants sont alors appels c\rants d'induction1 et ce sont eux qui sont en jeu dans les tlphones de ,bell4 ,p\r qu'on puisse compr5dre comm5t ils se dvelopp5t dans ces conditions1 il s]a ncessaire que n\s exam9ions d'abord ce qui arrive qu&1 devant un circuit f]m1 on avance ou l'on retire le ple d'un aimant1 et p\r cela n\s suppos]ons qu'un fil de cuivre sur lequel e/ int]pos un galvanomtre e/ enr\l en c]cle1 et qu'on dirige v]s le c5tre de ce c]cle l'un des ples d'un aimant p]man5t4 ,or voici ce que l'on obs]v]a3 #a ,au mom5t o l'on appro*]a l'aimant1 un c\rant lectrique pr5dra naissance et f]a dvi] le galvanomtre d'un c]ta9 ct4 ,cette dviation s]a d'autant plus gr&e que le m\vem5t accompli s]a plus t5du1 et la t5sion de ce c\rant s]a d'autant plus gr&e que le m\vem5t s]a plus brusquem5t effectu4 ,ce c\rant t\tefois ne s]a jamais qu'in/antan4 #b ,au mom5t o l'on loign]a l'aimant1 un n\veau c\rant du mme g5re pr5dra naissance1 mais il se manife/]a en s5s inv]se du premi]4 ,il s]a ce que l'on appelle un c\rant direct1 p>ce qu'il e/ de mme s5s que le c\rant magntique de l'aimant qui lui donne naissance1 t&is que l'autre c\rant s]a dit inv]se4 #c ,si au lieu d'avanc] ou de retir] l'aimant p> l'effet d'un seul m\vem5t1 on le fait avanc] p> saccades1 on reconnat qu'il se dt]m9e une succession de c\rants dans le mme s5s dont la prs5ce peut tre con/ate sur le galvanomtre qu& les m\vem5ts sont suffisamm5t espacs1 mais qui se confond5t en se sup]posant qu& ces espacem5ts sont trs-faibles1 et comme des effets inv]ses rsult5t des m\vem5ts de l'aimant effectus dans un s5s contraire1 il arrive que l'aiguille du galvanomtre suit les m\vem5ts de l'aimant et les /rotype en quelque sorte4 #d ,naturellem5t si1 au lieu de ragir sur un simple circuit f]m1 l'aimant ex]ce son action sur un nombre considrable de circonvolutions de ce circuit1 c'e/--dire sur une bob9e de fil enr\l1 les effets s]ont considrablem5t augm5ts1 et ils le s]ont encore plus si1 l'intrieur de cette bob9e1 se tr\ve un noyau magntique1 c> l'action inductive s'effectu]a alors de plus prs et sur t\tes les p>ties de la bob9e4 ,comme le noyau magntique en s'aimantant ou en se dsaimantant plus ou mo9s s\s l'influ5ce du rappro*em5t ou de l'loignem5t de l'aimant inducteur subit le contre-c\p de t\s les accid5ts qui peuv5t se manife/] p5dant le m\vem5t de cet aimant1 les c\rants induits qui en rsult5t les accus5t p>faitem5t4 #e ,au lieu d'admettre que l'aimant inducteur e/ mobile1 on peut le suppos] fixe au c5tre de la bob9e1 et l'on peut ds lors dt]m9] les c\rants induits dont n\s avons p>l en modifiant son n]gie4 ,il suffit p\r cela de ragir sur ses ples au moy5 d'une armature de f]4 ,qu& cette armature e/ appro*e de l'un de ces ples ou de t\s les deux en mme temps1 il acqui]t de l'n]gie et produit un c\rant inv]se1 c'e/--dire un c\rant dans le s5s qui aurait correspondu un rappro*em5t de l'aimant du circuit f]m4 ,qu& elle s'loigne1 l'effet inv]se se produit2 mais dans les deux cas1 les c\rants induits sont en rapport avec l't5due et le s5s des m\vem5ts accomplis p> l'armature1 et p> consqu5t1 ils peuv5t reproduire p> leurs effets les m\vem5ts de cette armature4 ,or si cette armature e/ une lame de f] et que cette lame vibre s\s l'influ5ce d'un son quelconque devant un sy/me lectro-magntique dispos comme il vi5t d'tre dit plus haut1 les alles et v5ues de cette lame se traduiront p> des c\rants induits1 plus ou mo9s =ts1 plus ou mo9s accid5ts1 suivant l'amplitude et la complexit des vibrations1 mais qui s]ont ondulatoires1 puisqu'ils rsult]ont t\j\rs de m\vem5ts successifs et cont9us et s]ont1 p> consqu5t1 dans les conditions v\lues p\r transmettre la p>ole a9si qu'on l'a vu prcdemm5t4 ,quant l'action dt]m9e sur le rcepteur1 c'e/--dire sur l'app>eil qui reproduit la p>ole1 elle e/ assez complexe1 et n\s aurons occasion de la discut] plus t>d2 mais1 au premi] abord1 on peut la concevoir si l'on considre que les effets produits p> ces c\rants induits d'int5sit v>iable qui trav]s5t la bob9e du sy/me lectro-magntique1 doiv5t dt]m9] p> les magntisations et dmagntisations qui en rsult5t1 des vibrations plus ou mo9s amplifies1 plus ou mo9s accid5tes de la lame armature1 lesquelles reprs5t5t exactem5t celles de la lame devant laquelle on a p>l1 mais qui n'en peuv5t tre qu'une rduction4 ,t\tefois les effets sont p> le fait plus compliqus1 quoique se produisant dans des conditions analogues1 et ce sont eux que n\s discut]ons plus t>d qu& n\s en s]ons aux expri5ces faites avec le tlphone4 ,n\s f]ons obs]v] nanmo9s1 ds ma9t5ant1 que p\r ces reproductions de la p>ole1 il n'e/ pas ncessaire que le noyau magntique soit en f] d\x1 c> les effets vibratoires peuv5t rsult] aussi bi5 d'aimantations diffr5tielles que d'aimantations directes4 ,,disposition ,,ord9aire ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,la disposition la plus gnralem5t employe p\r les tlphones e/ celle que n\s avons reprs5te fig4 #bj4 ,c'e/ une sorte de petite bote circulaire en bois adapte l'extrmit d'un man*e ,m1 galem5t de bois1 qui r5f]me dans son intrieur le b>reau aimant ,,ns4 ,ce b>reau e/ fix au moy5 d'une vis t et e/ dispos de manire p\voir tre avanc ou recul qu& on s]re ou l'on dess]re la vis1 condition ncessaire p\r le rglage de l'app>eil4 l'extrmit libre du b>reau e/ fixe la bob9e magntique ,b qui1 d'aprs ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]1 doit1 p\r f\rnir le maximum d'effet1 tre con/ruite avec du fil n4 #db et prs5t] un gr& nombre de spires4 ,les b\ts du fil de cette bob9e ab\tiss5t le plus gnralem5t l'extrmit infrieure du man*e p> deux tiges de cuivre f1 f1 qui trav]s5t celui-ci dans sa longueur et vi5n5t se reli] deux b\tons d'atta*e ,i1 ,i' o l'on fixe les fils ,c1 ,c du circuit4 ,cep5dant dans les app>eils con/ruits p> ,m4 ,brguet il n'y a pas de b\tons d'atta*e1 et c'e/ une petite torsade de deux fils flexibles rec\v]ts de gutta-p]*a et de soie qui e/ fixe aux deux tiges2 un capu*on en bois se visse alors l'extrmit du man*e1 et la torsade passe p> un tr\ pratiqu dans ce capu*on2 de sorte que l'on n'e/ nullem5t gn dans la manipulation de l'app>eil4 ,des s]re-fils adapts aux extrmits des fils de la torsade1 p]mett5t d'ailleurs de les runir ceux du circuit4 ,la figure #ba reprs5te cet app>eil4 ,dans une autre disposition1 les fils de la bob9e ab\tiss5t directem5t des b\tons d'atta*e placs au-dess\s de la bote de bois2 mais cette disposition e/ incommode4 ,au-dessus de l'extrmit polaire du b>reau aimant e/ place la lame vibrante en f] ,,ll qui e/ rec\v]te soit de v]nis noir ou jaune1 soit d'ta91 soit d'un oxyde bleu1 mais qui doit t\j\rs tre trs-m9ce4 ,cette lame a la =me d'un disque1 et c'e/ p> les bords de ce disque1 appuys sur une bague en ca\t*\c1 qu'elle e/ fixe =tem5t sur les bords circulaires de la bote de bois qui e/ cet effet compose de deux p>ties4 ,ces p>ties s'aju/5t l'une sur l'autre soit au moy5 de vis1 soit au moy5 d'un pas de vis1 mnag mi-paisseur de bois4 ,cette lame doit tre le plus rappro*e possible de l'extrmit polaire de l'aimant1 mais pas assez p\r que les vibrations de la voix dt]m95t le contact de ces deux pices4 ,enf9 l'emb\*ure ,,rr'1 fig4 #bj1 p> laquelle on p>le et qui a la =me d'un entonnoir trs-vas1 t]m9e la p>tie suprieure de la bote et doit tre dispose de manire laiss] un c]ta9 vide entre la lame et les bords du tr\ ,v qui e/ ouv]t son c5tre4 ,la capacit intrieure de la bote doit tre calcule de manire p\voir j\] le rle de caisse sonore1 sans cep5dant provoqu] d'*os et d'int]fr5ces de sons4 ,qu& l'app>eil e/ bi5 excut1 il peut produire des effets trs-acc5tus1 et voici ce que m'crivait ce sujet ,m4 ,poll>d1 qui e/ un des premi]s qui se soi5t occups en ,france de tlphone4 ,l'app>eil que j'ai confectionn donne des rsultats rellem5t tonnants3 ,d'abord1 au po9t de vue de la rsi/ance1 #e ou #f p]sonnes introduites dans le circuit n'affaibliss5t pas s5siblem5t l'int5sit des sons4 ,qu& on met un app>eil sur *aque oreille on a absolum5t la mme s5sation que si le correspondant p>lait d]rire quelques mtres4 ,l'int5sit1 la nettet1 la puret du timbre sont irrpro*ables4 ,je puis p>l] mon collgue voix compltem5t basse1 avec le s\ffle p\r a9si dire1 et caus] avec lui sans que des p]sonnes places deux mtres de moi puiss5t saisir un seul mot de notre conv]sation4 ,au po9t de vue de la rception1 lorsqu'on m'appelle en levant la voix1 j'ent5ds cet appel de t\s les po9ts de mon bureau1 du mo9s qu& le sil5ce y rgne2 dans t\s les cas1 lorsque je suis assis ma table et que l'in/rum5t e/ quelques mtres de moi1 je m'ent5ds t\j\rs appel]4 ,p\r augm5t] l'int5sit des sons1 j'adapte l'emb\*ure un cornet en cuivre de =me conique1 et dans ces conditions1 on ent5d1 au b\t de la ligne1 p>l] dans mon bureau #b ou #c mtres de l'emb\*ure2 de ma place1 #a mtre environ du cornet1 je puis ent5dre et p>l] sans ef=t mon collgue4 ,p\r se s]vir du tlphone ord9aire de ,bell1 il faut p>l] nettem5t devant l'emb\*ure du tlphone qu'on ti5t la ma91 p5dant que l'auditeur plac la /ation correspondante ti5t contre son oreille l'emb\*ure du tlphone rcepteur4 ,ces deux app>eils compos5t un circuit f]m avec les deux fils qui les reli5t1 mais un seul suffit p\r ralis] compltem5t la transmission1 si l'on a so9 de mettre en communication les deux app>eils avec la t]re qui1 de cette manire1 ti5t lieu du second fil4 ,m4 ,b\rb\ze prt5d qu'en employant ce moy5 l'int5sit des sons dans le tlphone e/ gr&em5t augm5te2 mais n\s croyons que cette augm5tation dp5d des conditions du circuit1 quoiqu'il prt5de qu'on puisse la con/at] sur un circuit ne dpassant pas #gj mtres4 ,dans la pratique1 il convi5t d'avoir sa disposition deux tlphones *aque /ation1 af9 d'en avoir un l'oreille p5dant qu'on p>le dans l'autre1 comme on le voit fig4 #bb4 ,on ent5d aussi beauc\p mieux qu& on applique un tlphone contre *aque oreille4 ,on ti5t alors les deux tlphones comme on le voit fig4 #bc4 ,af9 d'vit] la fatigue des bras1 on a dispos un modle qui les ti5t susp5dus devant les oreilles au moy5 d'une sangle ressort qui ent\re la tte4 ,il y a du re/e des diffr5ces considrables dans le p\voir de transmission tlphonique des diffr5tes voix4 ,suivant ,m4 ,preece1 cri] ne s]t ri53 il faut p\r obt5ir de bons rsultats1 que l'intonation soit claire1 que l'articulation soit di/9cte1 et que les sons mis se rappro*5t le plus possible des sons musicaux4 ,j'ai ent5du1 dit-il1 ,m4 ,willmot1 l'un des lectrici5s de l'adm9i/ration des po/es1 sur des circuits trav]s lesquels aucunes autres voix n'aurai5t pu se faire ent5dre4 ,les sons des voyelles vi5n5t t\j\rs le mieux1 et p>mi les autres lettres1 e1 g1 j1 k1 q sont t\j\rs les plus mal rptes4 ,l'oreille aussi dem&e tre ex]ce1 et les facults auditives v>i5t d'une manire surpr5ante suivant les p]sonnes4 ,le *ant e/ t\j\rs ent5du avec une gr&e nettet a9si que les sons des in/rum5ts v5t et surt\t ceux du cornet pi/on qui1 de ,londres1 p\rrai5t tre ent5dus p> des milli]s de p]sonnes la fois trav]s le l>ge ,corn ,ex*ange de ,bas+/oke4 ,suivant ,m4 ,rollo ,russel1 le circuit d'un tlphone n'aurait pas beso9 d'isolation sur une longueur relativem5t petite2 a9si avec un circuit de #dah mtres on a pu employ] un fil de cuivre nu dpos sur un gazon sans que les transmissions tlphoniques rsultant d'une petite bote musique fuss5t annules1 mais la condition que les deux fils ne fuss5t pas en contact4 ,on a pu mme obt5ir des transmissions qu& ce circuit tait ent]r dans de la t]re m\ille sur une longueur de #cj mtres1 ou imm]g dans un puits sur une longueur de #dj mtres4 ,la p>ole transmise dans ces conditions ne semblait mme pas diffr5te de ce qu'elle tait qu& le circuit tait isol4 ,le tlphone peut se faire ent5dre simultanm5t plusieurs auditeurs1 soit en pr5ant sur les deux fils runissant les deux tlphones en correspondance 7prs du tlphone rcepteur7 des drivations ab\tissant diffr5ts tlphones1 qui peuv5t facilem5t tre au nombre de #e ou #f1 sur les c\rts circuits1 soit au moy5 d'une petite caisse sonore f]me p> deux membranes lgres dont l'une e/ fixe sur la lame vibrante4 ,en faisant ab\tir cette caisse un c]ta9 nombre de tubes ac\/iques1 plusieurs p]sonnes p\rrai5t1 suivant ,m4 ,mc4 ,k5drick1 ent5dre trs-di/9ctem5t4 ,on peut obt5ir encore des auditions simultanes du tlphone en les int]posant dans un mme circuit1 et les expri5ces faites ,new-,york ont montr qu'on p\vait a9si en faire p>l] c9q *elonns en diffr5ts po9ts d'une ligne tlgraphique4 ,dans des essais tlphoniques faits sur les lignes des cluses du dp>tem5t de l',yonne1 on a con/at que sur un fil de #ab kilomtres o l'on avait plac des di/ances diffr5tes plusieurs tlphones1 trois ou quatre p]sonnes ont pu caus] entres elles trav]s ces tlphones1 *acune ent5dant ce que disai5t les autres4 ,les rponses et les dem&es t\t en se croisant re/ai5t p]ceptibles4 ,on a pu mme1 en plaant un tlphone sur un second fil de dix kilomtres loign du premi] de c9quante c5timtres1 et le suivant sur une longueur de deux kilomtres seulem5t1 saisir la conv]sation *ange sur l'autre fil4 ,on p\vait mme di/+u] trs-bi5 les timbres des voix des deux int]locuteurs4 ,depuis l'app>ition du tlphone en ,europe1 beauc\p d'inv5teurs prt5d5t tre p>v5us faire p>l] un tlphone de manire qu'il soit ent5du des diffr5ts po9ts d'une va/e salle4 ,n\s avons vu que ,m4 ,bell avait dj obt5u ce rsultat1 et s\s ce rapport n\s ne voyons pas que ceux qui ont p]fectionn le tlphone soi5t arrivs des rsultats beauc\p plus importants4 ,mais ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu'un tlphone ord9aire peut p>faitem5t mettre des sons musicaux susceptibles d'tre ent5dus dans une pice assez gr&e et t\t en tant atta* la muraille4 ,on doit se rappel] les rsultats obt5us p> ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] lors des essais qu'ils fir5t ,*]b\rg p\r reli] la digue la prfecture m>itime de cette ville4 ,la digue de ,*]b\rg e/1 comme on le sait1 une sorte d'le factice cre de ma9 d'homme devant cette ville p\r con/itu] une rade4 ,les =ts tablis sur cette digue sont relis p> des cbles s\s-m>9s au port militaire et la prfecture m>itime4 ,un j\r qu'aprs des expri5ces faites dans le cab9et du prfet sur l'un de ces cbles1 au moy5 de tlphones1 plusieurs des p]sonnes prs5tes causai5t ensemble dans la pice1 elles fur5t trs-tonnes d'ent5dre le clairon sonn] la retraite1 et les sons semblai5t v5ir de l'un des po9ts de la pice4 ,on *]*e1 et l'on reconnat bi5tt que c'e/ le tlphone p5du la muraille qui se livrait cet ex]cice4 ,on s'in=me et l'on appr5d que c'tait un des exprim5tateurs de la /ation de la digue qui avait fait la plaisant]ie de sonn] du clairon devant le tlphone de cette /ation4 ,or la digue e/ loigne de ,*]b\rg de plus d'une lieue1 et la prfecture m>itime e/ au milieu de la ville4 ,les tlphones tai5t p\rtant con/ruits grossirem5t dans les ateli]s du port de ,*]b\rg1 ce qui pr\ve une fois de plus combi5 ces app>eils exig5t peu de prcision p\r fonctionn]4 ,les tlphones du modle de ,bell les plus v>is dans leurs dispositions se tr\v5t *ez ,m4 ,c4 ,roosevelt1 reprs5tant de ,m4 ,bell ,p>is1 #a1 rue de la ,b\rse4 ,ils sont gnralem5t con/ruits p> ,m4 ,brguet1 et les modles les plus re*]*s sont1 indp5damm5t de celui que n\s avons dcrit1 le gr& modle c>r dont l'aimant e/ en f] *eval et qui e/ r5f]m dans une bote plate1 portant sur sa face antrieure un cornet qui s]t en mme temps d'emb\*ure4 ,n\s reprs5tons 7fig4 #bd71 ce sy/me1 qui a du re/e t con/ruit t\t rcemm5t ,bo/on dans de meilleures conditions4 ,dans ce n\veau modle1 tabli p> ,m4 ,g[]1 l'aimant e/ compos de plusieurs lames t]m9es p> un noyau magntique en f] sur lequel e/ fixe la bob9e1 et le t\t e/ rec\v]t d'une paisse c\*e de p>aff9e4 ,les sons reproduits sont alors beauc\p plus nets et plus =ts4 ,il y a aussi un modle en =me de tabatire dans lequel l'aimant e/ cont\rn en spirale af9 de cons]v] sa longueur s\s une =me ronde4 ,le ple qui occupe la p>tie c5trale de cette spirale e/ alors muni d'un noyau de f] sur lequel e/ fixe la bob9e d'induction1 et le c\v]cle de la tabatire porte la lame vibrante a9si que l'emb\*ure2 n\s reprs5tons ce modle fig4 #be4 ,dans un autre modle1 dit tlphone miroir1 le dispositif prcd5t e/ adapt sur un man*e comme la glace d'un miroir portatif1 et l'emb\*ure se prs5tant sur l'une des faces latrales1 on p>le avec cet in/rum5t comme si l'on p>lait devant un cran de *em9e4 ,on tr\ve d'un autre ct *ez ,m4 ,bailey les div]s modles de tlphones pile et *>bon d',edison dont n\s p>l]ons bi5tt et qui ont donn les meilleurs rsultats sur les longues lignes1 a9si que les tlphones de ,,mm4 ,gray et ,phelps4 ,,dispositions ,,diff,,r5tes ,,des ,t,l,,phones4 ,les rsultats si prodigieux obt5us avec le tlphone ,bell et dont l'au!nticit avait t mise en d\te p> la plup>t des savants1 devai5t naturellem5t1 tant une fois dmontrs1 provoqu] une f\le de re*]*es de la "p des inv5teurs et mme de ceux qui avai5t t dans l'orig9e les plus incrdules4 ,il en e/ rsult une f\le de p]fectionnem5ts et de modifications qui ont videmm5t leur intrt1 et dont n\s allons ma9t5ant n\s occup]4 ,t,l,,phones ,,pile4 ,tlphone de ,m4 ,edison4--,l'un des premi]s et des plus intressants p]fectionnem5ts apports au tlphone de ,bell1 e/ celui qui a t comb9 dans la premire moiti de l'anne #ahgf p> ,m4 ,edison4 ,ce sy/me e/1 la vrit1 plus compliqu que celui que n\s avons tudi prcdemm5t1 c> il met contribution une pile1 et l'app>eil transmetteur e/ diffr5t de l'app>eil rcepteur2 mais il e/ mo9s susceptible d'tre influ5c p> les causes extrieures et p]met des transmissions plus gr&e di/ance4 ,le tlphone de ,m4 ,edison1 comme celui de ,m4 ,gray1 dont n\s avons dj eu occasion de p>l]1 e/ fond sur l'action de c\rants ondulatoires dt]m9s p> des v>iations de rsi/ance d'un mdiocre conducteur int]pos dans le circuit1 et sur lequel ragiss5t les vibrations d'un diaphragme devant lequel on p>le4 ,seulem5t1 au lieu d'employ] un conducteur liquide qui ne peut jamais tre utilis pratiquem5t1 ,m4 ,edison a *]* mettre contribution les corps solides semi-conducteurs4 ,ceux qui lui (frir5t le plus d'avantages1 ce po9t de vue1 fur5t le graphite et le *>bon1 surt\t le *>bon rsultant du noir de fume comprim4 ,ces sub/ances1 en effet1 tant introduites dans un circuit entre deux lames conductrices dont l'une e/ mobile1 sont susceptibles de modifi] la rsi/ance de ce circuit dans le mme rapport peu prs que la pression qui e/ ex]ce sur elles p> la lame mobile#ab1 et l'on conoit que p\r obt5ir avec ce sy/me les c\rants ondulatoires ncessaires la reproduction des sons articuls1 il suffisait d'introduire un disque de plombag9e ou de noir de fume entre la lame vibrante d'un tlphone et une lame de plat9e mise en rapport avec la pile4 ,la lame du tlphone tant mise en communication avec le fil du circuit1 il devait rsult] des vibrations de cette lame devant le disque de *>bon1 une srie de pressions croissantes et dcroissantes1 donnant lieu des effets correspondants dans l'int5sit du c\rant transmis1 et ces effets devai5t ragir d'une manire analogue aux c\rants ondulatoires dt]m9s p> l'induction dans le sy/me de ,bell4 ,t\tefois1 p\r obt5ir de trs-bons rsultats1 plusieurs dispositions accessoires tai5t ncessaires1 et n\s reprs5tons 7fig4 #bf7 l'une des dispositions qui ont t donnes cette p>tie du sy/me tlphonique de ,m4 ,edison4 ,note #ab3 ,cette proprit tait connue depuis longtemps1 mais non applique4 ,je l'avais indique ds #ahef dans le tome ,i de mon ,expos des applications de l'lectricit1 page #bdj 7#b;e dition71 propos des int]rupteurs de circuit4 ,j'en ai p>l encore dans un ,mmoire sur les lectro-aimants fil nu 7publi en #ahfe dans les ,annales tlgraphiques7 et dans plusieurs notes prs5tes l',acadmie des sci5ces en #ahgb et #ahge sur la conductibilit des limailles et p\ssires conductrices4 ,m4 ,clrac1 de son ct1 en #ahfe1 la mettait contribution p\r obt5ir des rsi/ances v>iables4 ,dans cette figure1 l'app>eil e/ vu en c\pe1 et il se rappro*e beauc\p1 quant la =me1 du tlphone de ,bell4 ,l ,l e/ la lame vibrante1 ,o ,o1 l'emb\*ure1 ,m le tr\ de cette emb\*ure1 ,n ,n ,n la cage de l'app>eil qui e/ con/ruite a9si que l'emb\*ure en bonite et qui prs5te au-dess\s de la lame une cavit assez spacieuse et un tr\ tubulaire qui e/ creus dans le man*e4 sa p>tie suprieure1 ce tube e/ cont9u p> un rebord cyl9drique muni d'un pas de vis sur lequel e/ visse une petite bague prs5tant une saillie intrieurem5t1 et c'e/ l'intrieur de ce tube que se tr\ve dispos le sy/me rho/atique4 ,celui-ci se compose d'abord d'un pi/on ,e1 adapt l'extrmit d'une longue vis ,e ,f1 dont le b\ton ,f en t\rnant p]met de faire avanc] ou recul] le pi/on d'une c]ta9e quantit4 ,au-dessus de ce pi/on1 se tr\ve adapte une lame de plat9e trs m9ce ,a relie p> une lamelle flexible et un fil un b\ton d'atta*e ,p'4 ,une autre lame ,b1 exactem5t semblable1 e/ relie avec le b\ton d'atta*e ,p1 et c'e/ entre ces deux lames qu'e/ plac le disque de *>bon ,c4 ,ce disque e/ con/itu avec du noir de fume de ptrole comprim1 et sa rsi/ance e/ d'un ohm ou de #ajj mtres de fil tlgraphique4 ,enf9 un disque d'bonite e/ appliqu sur la lame de plat9e suprieure ,b1 et un tampon la/ique compos d'un morceau de tube de ca\t*\c ,g et d'un disque de lige ,h1 e/ int]pos entre la lame vibrante ,l ,l et le disque ,b1 af9 que les vibrations de cette lame ne soi5t pas arrtes p> l'ob/acle rigide con/itu p> l'ensemble du sy/me rho/atique4 ,qu& ces diffr5tes pices sont en place1 on rgle l'app>eil au moy5 de la vis ,f1 et ce rglage e/ facile puisqu'il suffit de la s]r] ou de la dess]r] jusqu' ce que le tlphone rcepteur donne son maximum de son4 ,dans un n\veau modle reprs5t 7fig4 #bg71 et qui a f\rni les meilleurs rsultats p\r la nettet des transmissions1 la lame vibrante ,l ,l e/ ma9t5ue et appuye contre les disques du conducteur secondaire en *>bon ,c1 p> l'int]mdiaire d'un petit cyl9dre de f] ,a au lieu d'un tampon en ca\t*\c1 et la pression e/ rgle p> une vis place au-dess\s de e4 ,l'emb\*ure ,e de l'app>eil e/ plus saillante1 et le tr\ plus l>ge4 ,enf9 il n'y a plus de man*e l'app>eil dont l'enveloppe e/ en fonte nickele4 ,le disque rigide b qui appuie sur la premire lame de plat9e p e/1 d'un autre ct1 en alum9ium au lieu d'tre en bonite4 ,le tlphone rcepteur ressemble assez celui de ,m4 ,bell4 ,il prs5te nanmo9s quelques diffr5ces que l'on peut reconnatre p> l'inspection de la fig4 #bh4 ,a9si l'aimant ,n ,s e/ rec\rb en f] *eval1 et la bob9e magntisante ,e rec\vre seulem5t un des ples ,n2 ce ple occupe prcism5t le c5tre de la lame vibrante ,l ,l1 t&is que le second ple e/ prs du bord de cette lame4 ,les dim5sions elles-mmes de la lame sont considrablem5t rduites2 sa surface e/ peu prs celle d'une pice de c9q francs1 et elle e/ enclave dans une espce de ra9ure circulaire qui la ma9ti5t dans une position p>faitem5t dt]m9e4 ,en raison de cette disposition1 le man*e de l'in/rum5t e/ en bois ple91 et l'espace vide o se tr\ve le sy/me lectro-magntique e/ un peu plus dvelopp que dans le modle de ,bell2 mais l'on s'e/ arrang de manire vit] les *os et en faire une sorte de caisse sonore apte amplifi] les sons4 ,la disposition du sy/me lectro-magntique p> rapport la lame vibrante doit videmm5t augm5t] aussi la s5sibilit de l'app>eil1 c> le ple ,s tant en contact intime avec la lame ,l ,l1 celle-ci se tr\ve pol>ise et peut recevoir beauc\p plus n]giquem5t les influ5ces magntiques du second ple ,n1 qui en e/ di/ant de l'paisseur d'une =te feuille de papi]4 ,dans les deux app>eils de ,m4 ,edison 7rcepteur et transmetteur7 la p>tie suprieure ,,cc correspondante la lame vibrante1 au lieu d'tre fixe p> des vis sur la p>tie att5ante au man*e1 e/ visse sur cette p>tie elle-mme1 ce qui p]met de dmont] beauc\p plus facilem5t l'in/rum5t4 ,m4 ,edison a1 du re/e1 beauc\p v>i la =me de ses app>eils1 et auj\rd'hui leur enveloppe e/ en mtal avec une emb\*ure d'bonite en =me d'entonnoir4 ,ayant con/at1 comme du re/e l'avait fait avant lui ,m4 ,eli%a ,gray1 que les c\rants induits sont plus favorables aux transmissions tlphoniques que les c\rants voltaques1 ,m4 ,edison trans=ma les c\rants de pile passant p> son transmetteur en c\rants induits1 et cela en leur faisant trav]s] le circuit primaire d'une bob9e d'induction bi5 isole2 le fil de ligne tait alors mis en communication avec le fil secondaire de la bob9e4 ,n\s rapport]ons plus t>d des expri5ces qui montr]ont les avantages de cette comb9aison2 p\r le mom5t1 n\s ne faisons que la signal]1 c> elle fait auj\rd'hui p>tie intgrante de presque t\s les sy/mes de tlphones pile4 ,tlphone musical d',edison4--,les effets curieux et rellem5t trs-avantageux que ,m4 ,edison avait obt5us avec son lectro-motographe1 lui donnr5t l'ide1 ds le comm5cem5t de l'anne #ahgg1 d'appliqu] le pr9cipe de cet app>eil au tlphone p\r la reproduction des sons transmis1 et il a obt5u des rsultats tellem5t intressants que l'auteur d'un article sur les tlphones1 publi dans le ,telegraphic ,j\rnal du #ae aot #ahgg1 prs5te cette inv5tion comme l'une des plus belles du dix-neuvime sicle4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu'elle semble avoir donn naissance au phonographe qui1 dans ces d]ni]s temps1 a fait tant de bruit et a tant tonn les savants4 ,p\r qu'on puisse compr5dre le pr9cipe de ce tlphone1 n\s devrons entr] dans quelques dtails sur l'lectro-motographe de ,m4 ,edison1 dc\v]t en #ahgb4 ,cet app>eil e/ fond sur ce pr9cipe3 que si une feuille de papi]1 prp>e avec une solution d'hydrate de potasse1 e/ applique sur une plaque mtallique runie au ple positif d'une pile1 et qu'une po9te de plomb ou de plat9e relie au ple ngatif soit prom5e sur le papi]1 le frottem5t que cette po9te r5contre cesse ds que le c\rant passe1 et elle peut ds lors gliss] comme sur une glace jusqu' ce que le c\rant soit int]rompu4 ,or1 comme cette raction peut tre effectue in/antanm5t s\s l'influ5ce de c\rants excessivem5t faibles1 les effets mcaniques produits p> ces alt]natives d'arrt et de glissem5t1 peuv5t1 p\r une disposition conv5able de l'app>eil1 dt]m9] des vibrations en rapport avec les int]ruptions de c\rant produites p> le transmetteur4 ,dans ce sy/me1 le rcepteur tlphonique se compose d'un rsonnateur et d'un tamb\r mont sur un axe que fait t\rn] une manivelle4 ,une b&e de papi] en provision sur un r\leau1 passe sur le tamb\r dont la surface e/ rugueuse1 et sur cette b&e appuie =tem5t une po9te m\sse de plat9e qui e/ adapte l'extrmit d'un ressort fix au c5tre du rsonnateur4 ,le c\rant de la pile dirig d'abord sur le ressort1 passe p> la po9te de plat9e trav]s le papi] *imique1 et ret\rne p> le tamb\r la pile4 ,qu& on t\rne la manivelle1 le papi] avance1 et le frottem5t normal qui se produit entre le papi] et la po9te de plat9e1 p\sse en avant cette d]nire1 en provoquant p> l'int]mdiaire du ressort une traction sur un des cts du rsonnateur2 mais au mom5t de *aque passage du c\rant trav]s le papi]1 t\t frottem5t cessant1 le ressort n'e/ plus entran1 et le rsonnateur revi5t sa position normale4 ,or1 comme *aque vibration effectue au transmetteur ce d\ble effet se manife/e1 il en rsulte une srie de vibrations du rsonnateur qui sont la rptition de celles du transmetteur et1 p> consqu5t1 la reproduction plus ou mo9s rduite des sons musicaux qui ont affect le transmetteur4 ,suivant les j\rnaux amrica9s1 cet app>eil aurait f\rni des rsultats surpr5ants2 les c\rants les plus faibles1 qui n'ex]c]ai5t aucune action sur un lectro-aimant1 produis5t de cette manire des effets complets4 ,l'app>eil peut mme reproduire1 avec une gr&e int5sit1 les notes les plus leves de la voix huma9e1 notes que l'on peut pe9e di/+u] lorsque l'on emploie des lectro-aimants4 ,le transmetteur e/ peu prs le mme que celui que n\s avons dcrit prcdemm5t2 seulem5t1 au lieu du disque de *>bon1 c'e/ une po9te de plat9e qui e/ employe1 et elle ne doit pas tre en contact cont9uel avec la lame vibrante4 ,voici du re/e comm5t il e/ dcrit dans le ,telegraphic ,j\rnal3 ,il consi/e simplem5t dans un long tube de deux p\ces de diamtre1 ayant un de ses b\ts rec\v]t d'un diaphragme con/itu p> une m9ce feuille de cuivre et ma9t5u s]r au moy5 d'une bague la/ique4 ,au c5tre du diaphragme de cuivre se tr\ve riv un petit disque de plat9e1 et devant ce disque1 e/ aju/e une po9te du mme mtal adapte un support fixe4 ,qu& on *ante devant le diaphragme1 celui-ci en vibrant r5contre la po9te de plat9e et lui fait produire le nombre de f]metures de c\rant en rapport avec les vibrations des notes *antes4 ,d'aprs de n\velles expri5ces faites en ,amrique p\r jug] du mrite des diffr5ts sy/mes de tlphones1 ce s]ait celui de ,m4 ,edison qui aurait f\rni les meilleurs rsultats4 ,voici ce que n\s lisons1 en effet1 dans le ,telegraphic ,j\rnal du #a;er mai #ahgh 7p4 #ahg73 ,le #b avril d]ni]1 on exprim5ta le tlphone *>bon de ,m4 ,edison entre ,new-,york et ,philadelphie1 sur une des lignes si nombreuses de la compagnie de l',oue/ ,union4 ,la ligne avait une longueur de c5t six milles1 et dans presque t\t son p>c\rs elle longeait les autres fils4 ,or les effets d'induction dt]m9s p> les transmissions tlgraphiques trav]s les fils vois9s1 et qui tai5t suffisants p\r emp*] l'audition de la p>ole dans t\s les tlphones essays1 fur5t sans influ5ce qu& on employa le tlphone d',edison avec deux lm5ts de pile et une petite bob9e d'induction1 et ,,mm4 ,bat*elor1 ,phelps et ,edison pur5t *ang] facilem5t une conv]sation4 ,le tlphone magntique de ,m4 ,phelps reg>d comme le plus puissant de son espce1 donna mme de mo9s bons rsultats4 ,dans des expri5ces faites entre le palais de l',exposition de ,p>is et ,v]sailles1 la commission du jury a pu con/at] les mmes rsultats avantageux4 ,tlphones du colonel ,navez4--,le colonel d'artill]ie belge ,navez1 l'auteur du *ronographe bali/ique bi5 connu1 a *]* p]fectionn] le tlphone d',edison en employant plusieurs disques de *>bon au lieu d'un seul4 ,suivant lui1 les v>iations de rsi/ance lectrique produites p> les disques de *>bon1 s\s l'influ5ce de pressions 9gales1 dp5d5t surt\t de leur surface de contact1 et il croit en consqu5ce que plus ces surfaces sont multiplies1 plus les diffr5ces en "q sont considrables1 comme cela a lieu qu& on pol>ise la lumire avec une pile de glaces4 ,les meilleurs rsultats ont t obt5us p> lui avec une pile de d\ze rondelles de *>bon4 ,ces rondelles1 dit-il1 agiss5t bi5 p> leurs surfaces de contact1 c> il suffit de les sp>] p> des rondelles d'ta9 int]poses1 p\r dtruire t\te articulation de la p>ole reproduite#ac4 ,note #ac3 ,j'ai pu1 ds l'anne #ahfe1 m'assur] de la vrit de cette obs]vation1 en provoquant le s]rage des spires d'un lectro-aimant fil nu4 ,plus le nombre des spires tait considrable dans le s5s de la pression1 plus les diffr5ces de rsi/ance de l'hlice magntisante tai5t acc5tues4 ,p\r te9dre les vibrations musicales nuisibles qui accompagn5t les transmissions tlphoniques1 ,m4 ,navez emploie1 comme lame vibrante du transmetteur1 une lame de cuivre rec\v]te d'arg5t1 et p\r lame vibrante du rcepteur1 une lame de f] d\ble d'une plaque de laiton1 le t\t s\d ensemble4 ,il emploie d'ailleurs des tubes de ca\t*\c munis d'emb\*ures et de conduits auriculaires1 p\r la transmission et la rception des sons1 et les app>eils sont disposs plat1 sur une table4 cet effet1 le b>reau aimant du tlphone rcepteur e/ alors remplac p> deux aimants horizontaux agissant p> un ple de mme nom sur un petit noyau de f] qui porte la bob9e et qui se tr\ve plac v]ticalem5t entre les deux aimants4 ,il emploie naturellem5t une petite bob9e de ,ruhmkorff1 p\r trans=m] l'lectricit de la pile en lectricit d'induction4 ,les figures #bi et #cj reprs5t5t les deux p>ties de ce sy/me tlphonique4 ,la pile de *>bon e/ en ,c1 fig4 #bi2 la lame vibrante en ,,ll1 et l'emb\*ure ,e1 adapte un tube en ca\t*\c ,,te1 correspond p> le dess\s la lame vibrante4 ,la pile de *>bons e/ runie mtalliquem5t au circuit p> une tige de plat9e ,,ec1 et la lame vibrante communique galem5t au circuit p> l'int]mdiaire d'un b\ton d'atta*e4 ,dans le tlphone rcepteur1 fig4 #cj1 la p>tie suprieure e/ dispose peu prs comme dans les tlphones ord9aires2 seulem5t1 au lieu d'une emb\*ure1 on a adapt l'app>eil un conduit auriculaire ,,to4 ,les deux aimants qui communiqu5t une pol>it uni=me au noyau de f] ,n portant la bob9e d'induction ,b1 sont en ,a1 ,a' et ont la =me de f]s *eval2 on en voit un en c\pe en ,d du ct droit1 et l'autre ne montre en ,c que la c\rbe du f] *eval4 ,les deux b\tons d'atta*e de ce rcepteur correspond5t aux deux extrmits du fil induit de la bob9e d'induction supplm5taire1 et les deux b\tons d'atta*e du transmetteur correspond5t aux deux b\ts du fil primaire de cette bob9e et la pile qui e/ int]pose dans le circuit prs de cet app>eil4 ,tlphones de ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]4--,le tlphone pile con/ruit p> ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] e/ diffr5t de ceux qui prcd5t1 en ce qu'il met simplem5t contribution deux po9tes de m9e de plomb portes p> des porte-crayons mtalliques1 et que ces po9tes sont appliques directem5t contre la lame vibrante avec une pression qui doit tre rgle4 ,la fig4 #ca reprs5te la disposition qu'ils ont adopte1 et qui du re/e peut tre v>ie d'une inf9it de manires4 ,,ll e/ la lame vibrante en f]-blanc au-dessus de laquelle se tr\ve l'emb\*ure ,e1 et ,p1 ,p' sont les deux po9tes de graphite munies de leur porte-crayons4 ,ces porte-crayons port5t leur p>tie infrieure un pas de vis qui1 tant engag dans un tr\ filet pratiqu dans une plaque mtallique ,,cc1 p]met de s]r] plus ou mo9s les crayons contre la lame ,,ll4 ,cette plaque mtallique ,,cc e/ compose de deux p>ties juxtaposes qui1 tant isoles l'une de l'autre1 peuv5t tre mises en rapport avec un commutateur cyl9drique au moy5 duquel on peut dispos] le circuit de div]ses manires4 ,ce commutateur tant p\rvu de c9q lames1 p]met de pass] presque in/antanm5t d'une comb9aison l'autre1 et ces comb9aisons sont les suivantes3 #a ,le c\rant entre p> le crayon ,p1 passe dans la plaque et de l dans la ligne2 #b ,le c\rant arrive p> le crayon ,p'1 passe dans la plaque et de l dans la ligne2 #c ,le c\rant arrive la fois p> les crayons ,p et ,p'1 se r5d dans la plaque et de l la ligne2 #d ,le c\rant arrive p> le crayon ,p1 va de l la plaque1 puis dans le crayon ,p'1 et de l la ligne4 ,on a donc de cette manire deux lm5ts de comb9aison que l'on peut utilis] sp>m5t ou en les associant en t5sion ou en quantit4 ,lorsque les crayons sont bi5 rgls et donn5t une transmission bi5 rgulire et de mme int5sit1 on peut tudi] facilem5t les effets produits qu& on passe de l'une des comb9aisons l'autre1 et l'on con/ate3 #a que p\r un circuit c\rt1 il n'y a pas de *angem5t apprciable1 quelle que soit la comb9aison employe2 #b que qu& le circuit e/ long ou prs5te une gr&e rsi/ance1 c'e/ la comb9aison en t5sion qui a l'avantage1 et cela d'autant plus que la ligne e/ plus longue4 ,ce sy/me tlphonique1 comme du re/e les deux prcd5ts1 met contribution une ma*9e d'induction p\r trans=m] les c\rants voltaques en c\rants induits2 n\s p>l]ons plus t>d de cet accessoire important de ces sortes d'app>eils4 ,quant au tlphone rcepteur1 la disposition adopte p> ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] e/ peu prs celle de ,bell4 ,seulem5t ils emploi5t des lames de f]-blanc et des hlices beauc\p plus rsi/antes4 ,cette rsi/ance e/1 en effet1 de c5t c9quante deux c5ts kilomtres4 ,n\s avons t\j\rs reconnu1 dis5t ces messieurs1 que quelle que soit la rsi/ance du circuit extrieur1 on a avantage augm5t] le nombre des t\rs de spires1 mme en faisant usage du fil n #db1 qui e/ celui que n\s avons employ de prfr5ce4 ,tlphone raction de ,m4 ,helles54--,m4 ,helles5 p5sant que les vibrations produites p> la voix sur un transmetteur tlphonique *>bon1 devai5t se tr\v] amplifies si la pice mobile du rhotome tait s\mise une action lectro-magntique rsultant de ces vibrations elles-mmes1 a comb9 un transmetteur fond sur ce pr9cipe que n\s reprs5tons fig4 #cb1 et qui a l'avantage de con/itu] lui-mme l'app>eil d'induction de/9 trans=m] les c\rants voltaques employs4 ,cet app>eil se compose d'un tube de f] v]tical appuy sur une masse magntique ,,ns et ent\r d'une bob9e magntisante ,,bb au-dessus de laquelle e/ adapte une hlice d'induction en fil f9 ,,ii1 mise en communication avec le circuit4 l'intrieur du tube1 se tr\ve un crayon de plombag9e ,c1 dispos dans un porte-crayon qui peut tre lev ou abaiss au moy5 d'une vis de rappel ,v adapte au dess\s de la masse magntique4 ,enf91 au-dessus de ce crayon1 e/ fixe une lame vibrante en f] ,,ll1 qui e/ munie son c5tre d'un contact de plat9e communiquant la pile2 le circuit local e/ alors mis en rapport avec le crayon p> l'int]mdiaire de l'hlice magntisante ,b1 dont un b\t e/ cet effet s\d sur le tube de f]4 ,il rsulte de cette disposition que les vibrations de la lame ,,ll1 au mom5t de leur plus gr&e amplitude du ct du crayon1 t5d5t s'amplifi] p> suite de l'action attractive ex]ce sur la plaque1 et la pression sur le graphite dev5ant plus =te1 accrot les diffr5ces de rsi/ance qui en rsult5t et1 p> suite1 dt]m9e des v>iations plus gr&es dans l'int5sit des c\rants transmis4 ,tlphone raction de ,,mm4 ,?omson et ,h\/on4--,la disposition tlphonique que n\s v5ons de dcrire a t reprise d]nirem5t p> ,,mm4 ,elihu ,?omson et ,edw94 ,j4 ,h\/on qui1 dans l',engli% me*anic & ,_w ( sci5ce du #ba ju9 #ahgh1 c'e/--dire deux mois aprs que ,m4 ,helles5 m'a indiqu son sy/me#ad1 ont publi un article sur un app>eil peu prs semblable au prcd5t4 ,note #ad3 ,m4 ,helles5 m'a communiqu le dess9 de son app>eil le #c mai #ahgh4 ,or les expri5ces faites ,cop5hague datai5t de plus de six sema9es4 ,dans cet app>eil1 en effet1 le c\rant qui passe trav]s le corps mdiocrem5t conducteur1 anime un lectro-aimant muni d'une bob9e d'induction1 et cet lectro-aimant ragit sur le diaphragme p\r augm5t] l'amplitude de ses vibrations et crer en mme temps deux actions lectriques agissant dans le mme s5s2 seulem5t la disposition du contact du mauvais conducteur avec la lame vibrante e/ un peu diffr5te4 ,au lieu d'un simple contact p> pression effectu entre cette lame et un crayon de *>bon1 c'e/ un petit fragm5t de cette matire1 taill en po9te1 qui e/ fix sur la lame vibrante et qui plonge dans une g\ttelette de m]cure v]se au fond d'une cavit pratique l'extrmit suprieure du f] de l'lectro-aimant4 ,la disposition de l'app>eil e/ d'ailleurs la mme que celle d'un tlphone ord9aire1 et c'e/ la tige de f] de l'lectro-aimant qui reprs5te le b>reau aimant du tlphone ,bell4 ,suivant les auteurs1 cet app>eil peut tre employ comme transmetteur et comme rcepteur1 et voici comm5t les effets se produis5t dans les deux cas4 ,qu& l'app>eil transmet1 le fragm5t de *>bon plonge plus ou mo9s dans le m]cure1 et p> suite des diffr5ces qui se produis5t dans les surfaces de contact suivant l'amplitude des vibrations de la lame1 le c\rant subit des v>iations d'int5sit en rapport avec ces amplitudes1 et de ces v>iations rsult5t1 dans la bob9e d'induction1 des c\rants induits1 qui ragiss5t sur le tlphone rcepteur comme dans l'app>eil ,bell1 et qui sont encore r5=cs de ceux qui sont produits magnto-lectriquem5t p> le m\vem5t du diaphragme devant la bob9e d'induction et le f] de l'lectro-aimant4 ,qu& l'app>eil e/ employ comme rcepteur1 les effets ord9aires se manife/5t1 c> le f] de l'lectro-aimant tant aimant p> le c\rant1 se tr\ve exactem5t dans les conditions des tlphones ,bell ord9aires1 et les c\rants induits lui arriv5t de la mme manire1 seulem5t plus int5ses4 ,,mm4 ,?omson et ,h\/on prt5d5t que ce sy/me a f\rni des rsultats excell5ts et que le son de la voix y e/ beauc\p mo9s altr que dans les autres tlphones4 ,tlphones piles et transmetteurs liquides4--,on a vu que ,m4 ,gray1 ds l'anne #ahgf1 avait imag9 un sy/me tlphonique bas sur les v>iations de rsi/ance qu'pr\ve un circuit complt p> un liquide1 lorsque la c\*e liquide int]pose entre les lectrodes v>ie d'paisseur s\s l'influ5ce des vibrations de la lame tlphonique mise en rapport avec l'une de ces lectrodes4 ,ce sy/me a t tudi depuis p> plusieurs inv5teurs1 entre autres p> ,,mm4 ,ri*emond et ,salet1 et voici les quelques r5seignem5ts qui ont t publis relativem5t leurs re*]*es4 ,un autre tlphone reproduisant les sons articuls1 et appel p> ,m4 ,ri*emond lectro-hydro-tlphone1 a t brevet rcemm5t aux tats-,unis4 ,il e/ s\s c]ta9s rapports semblable celui de ,m4 ,edison1 mais au lieu de mettre contribution des disques de *>bon p\r modifi] la rsi/ance du circuit1 c'e/ l'eau qui e/ employe1 et cette eau e/ mise en rapport avec le circuit et la pile p> l'int]mdiaire de deux po9tes de plat9e1 dont une e/ fixe sur le diaphragme mtallique qui vibre s\s l'influ5ce de la voix4 ,les vibrations de ce diaphragme en transportant la po9te qui lui e/ adhr5te en des po9ts diffr5ts de la c\*e liquide int]polaire1 dim9u5t ou augm5t5t la rsi/ance lectrique de cette c\*e1 et dt]m95t des v>iations correspondantes dans l'int5sit du c\rant trav]sant le circuit4 ,le tlphone rcepteur a d'ailleurs la disposition ord9aire4 7,voir le ,telegraphic ,j\rnal du #ae sept4 #ahgg1 p4 #bbb74 ,il m'a p>u intressant1 dit ,m4 ,salet1 de con/ruire un tlphone dans lequel le m\vem5t de deux membranes soi5t absolum5t solidaires1 et p\r cela j'ai mis pr(it la gr&e rsi/ance des liquides4 ,m4 ,bell avait dj obt5u quelques rsultats en atta*ant la membrane vibrante un fil de plat9e communiquant avec une pile1 et plongeant plus ou mo9s dans de l'eau acidule cont5ue dans un vase mtallique reli lui-mme p> la ligne au tlphone receveur4 ,j'ai sub/itu au fil de plat9e un petit levi] d'alum9ium portant une lame de plat9e2 une trs-faible di/ance de celle-ci s'en tr\vait une seconde en relation avec la ligne4 ,les vibrations de la membrane1 triples ou quadruples dans leur amplitude1 ne sont pas altres dans leurs =mes1 grce la petitesse et la lgret du levi]2 elles dt]m95t dans l'paisseur de la c\*e liquide trav]se p> le c\rant1 et p> suite dans l'int5sit de celui-ci1 des v>iations1 lesquelles en occasionn5t de semblables dans la =ce attractive de l'lectro-aimant rcepteur4 ,s\s son influ5ce1 la membrane recevante excute des m\vem5ts solidaires de ceux de la membrane expditrice4 ,le son transmis e/ trs-net et1 rsultat auquel on p\vait s'att5dre1 le timbre e/ p>faitem5t cons]v4 ,les consonnes cep5dant n'ont pas t\t le mordant de celles transmises p> l'in/rum5t de ,m4 ,bell4 ,c'e/ un inconvni5t qui app>at surt\t qu& le levi] e/ un peu l\rd2 on p\rrait facilem5t le faire disp>atre4 ,l'lectrolyse produit en outre un bruissem5t cont9u qui ne nuit gure la nettet du son4 ,comme dans ce sy/me on ne dem&e pas la voix de produire1 mais seulem5t de dirig] le c\rant lectrique eng5dr p> une pile1 on peut ?oriquem5t augm5t] volont l'int5sit du son reu4 ,en ralit j'ai pu faire r5dre au rcepteur des sons trs-=ts1 et il me semble que cet avantage comp5se l>gem5t la ncessit d'employ] une pile et un app>eil expditeur assez dlicat4 ,malheureusem5t la transmission ne peut se faire des di/ances un peu considrables4 ,supposons qu'un c]ta9 dplacem5t de la membrane expditrice dt]m9e dans la rsi/ance le mme accroissem5t que c9q six c5ts mtres de fil3 si la ligne a c9q c5ts mtres1 l'int5sit du c\rant se tr\v]a rduite de moiti et la membrane recevante pr5dra une n\velle position notablem5t diffr5te de la premire2 mais si la ligne a c9q c5ts kilomtres1 l'int5sit du c\rant ne s]a modifie que de un millime4 ,il faudrait donc employ] une pile norme p\r que cette v>iation se traduist p> un *angem5t s5sible dans la position de la membrane recevante4 7,voir ,comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces du #ah fvri] #ahgh1 p4 #dga47 ,m4 ,j4 ,luv9i1 dans un article insr dans les ,mondes1 du #g m>s #ahgh1 a indiqu un sy/me de rhotome de c\rant p\r les tlphones pile qui1 malgr sa complication1 p\rrait peut-tre prs5t] quelques avantages1 en ce s5s qu'il f\rnirait des c\rants alt]nativem5t r5v]ss4 ,dans ce sy/me1 la lame vibrante transmettrice qui doit tre place v]ticalem5t1 ragit sur un fil mobile horizontal repli rectangulairem5t et portant sur *acune de ses bran*es deux po9tes de plat9e plongeant dans deux godets remplis d'un liquide mdiocrem5t conducteur2 les deux bran*es de ce fil1 isoles l'une de l'autre1 sont mises en rapport avec les deux ples de la pile1 et les quatre godets dans lesquels plong5t les fils de plat9e1 communiqu5t d'une manire inv]se la ligne et la t]re p> l'int]mdiaire de fils de plat9e immobiles fixs dans les godets4 ,il rsulte de cette disposition que1 p\r un rglage conv5able des di/ances entre les fils fixes et mobiles1 deux c\rants gaux se tr\v]ont opposs trav]s le circuit de la ligne qu& le diaphragme s]a immobile2 mais aussitt que celui-ci vibr]a1 les di/ances respectives des fils v>i]ont1 et il en rsult]a1 un c\rant diffr5tiel dont l'int5sit s]a en rapport avec l't5due du dplacem5t du sy/me ou l'amplitude de la vibration1 et dont le s5s v>i]a p\r les m\vem5ts en dessus et en dess\s de la ligne des noeuds de vibration4 ,on aurait donc de cette manire les effets avantageux des c\rants induits4 ,tlphones pile et arcs voltaques4--,p\r obt5ir des v>iations de rsi/ance encore plus s5sibles qu'avec les liquides et les corps pulvrul5ts1 on a eu l'ide d'avoir rec\rs aux conducteurs gazeux *auffs1 et on a comb9 plusieurs dispositifs de tlphones pile dans lesquels le circuit tait complt p> une c\*e d'air sp>ant la lame vibrante d'une po9te de plat9e s]vant d'excitateur une d*>ge lectrique de haute t5sion4 ,dans ces conditions1 cette c\*e d'air devi5t conductrice1 et l'int5sit du c\rant qui la trav]se e/ en rapport avec son paisseur4 ,ce problme a t rsolu soit au moy5 de c\rants voltaques d'une gr&e t5sion1 soit au moy5 d'une bob9e de ,ruhmkorff4 ,le premi] sy/me a t comb9 p> ,m4 ,tr\v1 et voici ce qu'il en dit dans le j\rnal la ,nature du #f avril #ahgh4 ,une membrane mtallique vibrante con/itue l'un des ples d'une pile haute t5sion2 l'autre ple e/ assujetti devant la plaque p> une vis micromtrique qui p]met de faire v>i]1 suivant la t5sion de la pile1 la di/ance la plaque1 sans p\rtant jamais tre en contact avec elle4 ,cette di/ance1 t\tefois1 ne doit pas dpass] celle que p\rrait fran*ir la d*>ge de la pile4 ,dans ces conditions1 la membrane vibrant s\s l'influ5ce des ondes sonores a p\r effet de modifi] con/amm5t la di/ance entre les deux ples et de faire a9si v>i] sans cesse l'int5sit du c\rant2 p> consqu5t l'app>eil rcepteur 7tlphone ,bell ou lectro-aimant7 subit des v>iations magntiques en rapport avec les v>iations du c\rant qui l'influ5ce1 ce qui a p\r effet de faire vibr] syn*roniquem5t la membrane rceptrice4 ,c'e/ donc sur la possibilit de faire v>i] entre des limites trs-t5dues la rsi/ance du circuit extrieur d'une pile ou batt]ie haute t5sion dont les ples ne sont pas en contact1 que repose le n\vel app>eil tlphonique4 ,on p\rra aussi1 p\r faire v>i] les conditions de cette rsi/ance1 faire int]v5ir une vapeur quelconque ou bi5 des milieux diffr5ts1 tels que l'air ou les gaz plus ou mo9s r>fis4 ,m4 ,tr\v p5se obt5ir de bons rsultats avec sa pile rondelles humectes de sulfate de cuivre et de sulfate de z9c1 en en disposant les lm5ts1 au nombre de quatre ou c9q c5ts1 dans des tubes de v]re de petit diamtre4 ,p\r obt5ir des c\rants de t5sion1 il n'e/ pas beso91 comme on le sait1 que ces lm5ts soi5t de gr&es dim5sions4 ,m4 de ,lalagade a propos un moy5 analogue en employant1 p\r la =mation de l'arc1 un c\rant dont la t5sion e/ augm5te p> l'int]position dans le circuit d'un =t lectro-aimant4 ,cet lectro-aimant ragit d'ailleurs sur un lectro-aimant ,hughes p\r lui faire f\rnir des c\rants d'induction susceptibles de faire fonctionn] le rcepteur4 ,suivant ,m4 de ,lalagade1 une pile de ,buns5 ou bi*romate de potasse de #f lm5ts1 suffirait p\r obt5ir un arc voltaque cont9u entre la lame vibrante d'un tlphone et une po9te de plat9e loigne suffisamm5t p\r ne donn] lieu aucun contact4 ,il faudrait cep5dant en dt]m9] un en comm5ant1 p\r provoqu] la =mation de cet arc4 ,dans le sy/me de ,m4 de ,lalagade1 la lame vibrante doit tre munie son c5tre d'une petite lame de plat9e p\r vit] les effets d'oxydation de l't9celle4 ,suivant l'auteur1 les sons a9si transmis et reproduits dans un tlphone dont le sy/me lectro-magntique s]ait mont sur une caisse sonore1 aurai5t une int5sit plus gr&e qu'avec les tlphones ord9aires1 et il sembl]ait qu'on v\s p>l]ait dans l'oreille4 ,tlphones m]cure4--,ces sy/mes sont fonds sur ce phnomne physique dc\v]t p> ,m4 ,lippmann1 que si une c\*e d'eau acidule e/ sup]pose du m]cure et runie au moy5 d'une lectrode et d'un fil avec celui-ci1 de manire con/itu] un circuit1 t\te action mcanique qui aura p\r effet de press] sur la surface du m]cure et de faire v>i] la =me de son mnisque1 dt]m9]a une raction lectrique capable de donn] lieu un c\rant dont la =ce s]a en rapport avec l'action mcanique ex]ce4 ,p> rciproque1 t\te action lectrique qui s]a produite sur le circuit d'un p>eil sy/me1 donn]a lieu une d=mation du mnisque et p> suite un m\vem5t de celui-ci1 qui s]a d'autant plus c>actris que le tube o se tr\ve le m]cure s]a plus petit et l'action lectrique plus gr&e4 ,cette action lectrique p\rra d'ailleurs rsult] d'une diffr5ce de pot5tiel dans l'tat lectrique des deux extrmits du circuit mis en rapport avec la s\rce lectrique employe ou d'un gnrateur lectrique quelconque#ae4 ,note #ae3 ,m4 ,j4 ,m4 ,page avait dj reconnu que si un tlphone e/ plac dans le circuit de l'hlice primaire d'une bob9e d'induction alors que l'hlice secondaire de cet app>eil e/ place dans le circuit d'un lectromtre capillaire de ,m4 ,lippmann1 il se produit *aque mot prononc dans le tlphone un m\vem5t de la colonne m]curielle de l'lectromtre1 lequel m\vem5t s'effectue v]s le b\t capillaire du tube et quelle que soit la direction du c\rant envoy p> le tlphone4 ,on reconnut que cet effet tait d ce que le m]cure t5d t\j\rs se m\voir plus rapidem5t du ct du b\t capillaire que du ct oppos4 ,on compr5d facilem5t1 d'aprs ces effets1 que si on plonge dans deux vases ,,vv#a 7fig4 #cc71 remplis d'eau acidule et de m]cure1 deux tubes ,,tt#a b\t effil cont5ant du m]cure ,m1 et qu'on runisse entre elles1 p> des fils mtalliques ,,pp#a1 ,,qq#a d'abord1 les deux colonnes de m]cure remplissant les tubes et1 en second lieu1 les c\*es de m]cure qui occup]ont le fond des deux vases1 on aura1 si on a so9 de plac] les tubes une c]ta9e di/ance de la surface du m]cure dans les vases1 un circuit mtallique complt p> deux lectrolytes1 dont l'un p\rra accus] les effets mcaniques ou lectriques produits au se9 de l'autre4 ,si donc on adapte au-dessus des tubes deux lames vibrantes ,b1 ,b#a1 et qu'on fasse vibr] l'une d'elles1 l'autre devra reproduire ces vibrations s\s l'influ5ce des m\vem5ts vibratoires communiqus p> la colonne de m]cure correspondante4 ,ces vibrations s]ont en rapport elles-mmes avec les missions lectriques rsultant des m\vem5ts de la colonne de m]cure du premi] tube1 et qui sont dt]m9s mcaniquem5t4 ,si un gnrateur lectrique e/ introduit dans le circuit1 l'effet que n\s v5ons d'analys] s'effectu]a s\s l'influ5ce des modifications dans le pot5tiel de ce gnrateur s\s l'influ5ce des effets lectro-capillaires4 ,mais si on n'emploie aucun gnrateur1 l'action rsult]a des c\rants lectriques dt]m9s p> l'action lectro-capillaire elle-mme4 ,dans ce d]ni] cas1 cep5dant1 l'app>eil doit tre con/ruit d'une manire un peu plus dlicate1 p\r obt5ir des ractions lectriques plus s5sibles1 et voici comm5t ,m4 ,a4 ,brguet dcrit son app>eil4 ,l'app>eil consi/e dans un tube de v]re f91 de quelques c5timtres de longueur1 cont5ant des g\ttes alt]nes de m]cure et d'eau acidule1 de faon con/itu] autant d'lm5ts lectro-capillaires associs en t5sion4 ,les deux extrmits du tube sont f]mes la lampe1 mais laiss5t p\rtant un fil de plat9e pr5dre contact de *aque ct sur la g\tte de m]cure la plus vois9e4 ,une rondelle de sap9 m9ce e/ fixe normalem5t au tube p> son c5tre1 et p]met a9si d'avoir une surface de quelque t5due s'appliqu] sur la coquille de l'oreille qu& l'app>eil e/ rcepteur1 et de f\rnir au tube une plus gr&e quantit de m\vem5t s\s l'influ5ce de la voix1 qu& l'app>eil e/ transmetteur4 ,voici les avantages que prs5t5t ces sortes d'app>eils3 #a ,ils ne ncessit5t l'usage d'aucune pile2 #b ,l'influ5ce p]turbatrice de la rsi/ance d'une longue ligne e/ presque nulle p\r ces in/rum5ts alors qu'elle e/ encore apprciable avec le tlphone ,bell2 #c ,deux app>eils m]cure acc\pls comme il a t dit plus haut1 sont absolum5t corrlatifs1 en ce s5s que1 mme des positions diffr5tes d'quilibre de la surface du m]cure dans l'un d'eux1 produis5t des positions diffr5tes d'quilibre dans l'app>eil oppos4 ,on peut donc reproduire di/ance1 sans pile1 non-seulem5t des indications fidles de m\vem5ts p5dulaires1 comme le fait le tlphone de ,bell1 mais encore l'image exacte des m\vem5ts les plus gnraux4 ,n\s croyons devoir faire t\tefois nos rs]ves l'g>d de cette ass]tion3 que la rsi/ance du circuit s]ait sans influ5ce sur ces tlphones4 ,n\s ne le p5sons pas et voici p\rquoi4 ,si j'ai bi5 compris l'ide de ,m4 ,a4 ,brguet1 cette indp5dance ti5drait ce que les effets produits ne sont seulem5t fonction que des diffr5ces de pot5tiel dt]m9es dans les conditions d'quilibre lectrique du sy/me4 ,si l'on considre que les c\rants rsultant de l'action lectrique de l'eau acidule sur le m]cure1 se tr\v5t annuls trav]s le circuit p> l'opposition des deux sy/mes l'un l'autre1 on compr5d aism5t que les =ces lectro-motrices dveloppes se tr\v5t ma9t5ues sur les deux app>eils peu prs dans les mmes conditions que sur les ples de deux lm5ts de pile runis p> leurs ples de mme nom1 et p\r qu'un c\rant se manife/e il suffit que la t5sion lectrique de l'une des s\rces soit affaiblie ou augm5te2 mais alors le c\rant diffr5tiel qui en rsulte et qui e/ seul agir1 e/ s\mis t\tes les lois qui rgiss5t la transmission des c\rants sur les circuits et1 p> consqu5t1 doit tre aussi bi5 affect p> la rsi/ance du circuit que t\t autre c\rant4 ,,modifications ,,apport,,es ,,la ,,con/ruction ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,les modifications que n\s avons tudies prcdemm5t se rapport5t au pr9cipe mme de l'app>eil2 celles qui n\s re/5t tudi] ne sont que des modifications dans la =me et la disposition des diffr5ts organes qui con/itu5t le tlphone ,bell lui-mme1 et qui ont t comb9es en vue d'augm5t] l'int5sit et la nettet des sons produits4 ,tlphones diaphragmes multiples4--,si l'on considre que les c\rants induits dt]m9s dans un tlphone1 rsult5t des m\vem5ts vibratoires du diaphragme1 et que ceux-ci sont provoqus p> les vibrations de la c\*e d'air int]pose entre ce diaphragme et l'organe vocal1 on en dduit naturellem5t que si ces vibrations de la c\*e d'air ragissai5t sur plusieurs diaphragmes accompagns isolm5t de leur organe lectro-magntique1 on p\rrait dt]m9] simultanm5t plusieurs c\rants induits qui1 tant associs conv5ablem5t1 p\rrai5t f\rnir des effets d'autant plus int5ses sur le rcepteur1 que les sons qui s]ai5t eng5drs rsult]ai5t de plusieurs s\rces sonores comb9es4 ,plusieurs inv5teurs1 en p>tant de ce raisonnem5t1 ont comb9 des app>eils plus ou mo9s +nieux que n\s allons ma9t5ant pass] en revue1 sans p\voir cep5dant indiqu] celui qui le premi] a ralis cette ide4 ,elle e/1 en effet1 tellem5t simple1 qu'elle e/ v5ue vraisemblablem5t l'esprit de plusieurs inv5teurs au mme mom5t1 et n\s voyons que t&is que ,m4 ,tr\v indiquait en ,france1 au mois de novembre #ahgg1 ce p]fectionnem5t1 on le mettait en essai en ,amrique et on le discutait en ,anglet]re1 et mme on ne le reg>dait pas1 dans ce d]ni] pays1 comme appel donn] des rsultats favorables2 voici1 en effet1 ce que dit ,m4 ,preece cet g>d1 dans un mmoire publi p> lui le #d avril #ahgh1 et intitul3 ,on "s physical po9ts connect$ ) ! telephone4 ,t\s ceux qui se sont occups de p]fectionn] le tlphone n'ont pr\v que des dsappo9tem5ts et des insuccs dsesprants4 ,un des premi]s essais de ce g5re fut entrepris p> ,m4 ,willmot qui p5sait obt5ir un bon rsultat en augm5tant le nombre des diaphragmes1 des hlices et des aimants1 en runissant les hlices en sries et en les faisant agir simultanm5t af9 d'augm5t] l'n]gie des c\rants dvelopps s\s l'influ5ce de la voix2 mais l'expri5ce montra que qu& l'app>eil agissait directem5t1 l'effet vibratoire de *acun des diaphragmes dcroissait proportionnellem5t leur nombre1 et l'effet gnral re/ait le mme qu'avec un seul diaphragme4 ,l'in/rum5t de ,m4 ,willmot a t con/ruit au comm5cem5t d'octobre #ahgg1 et celui de ,m4 ,tr\v n'en e/ qu'une drivation4 ,d'un autre ct1 n\s voyons que si1 en ,anglet]re1 les tlphones membranes multiples n'ont pas produit de bons rsultats1 il n'en a pas t de mme en ,amrique1 c> les tlphones auj\rd'hui les plus en usage dans ce pays sont prcism5t ceux de ,,mm4 ,eli%a ,gray et ,phelps1 qui sont plusieurs diaphragmes4 ,il y a videmm5t dans la disposition de ces app>eils des dtails de con/ruction qui peuv5t p>atre insignifiants1 ?oriquem5t1 et qui ont p\rtant une gr&e importance au po9t de vue pratique1 et n\s croyons que c'e/ surt\t cette circon/ance que les app>eils de ce g5re doiv5t leur russite ou leur non russite4 ,a9si1 p> exemple1 il p>at que les vibrations de l'air1 dt]m9es dans l'emb\*ure1 doiv5t tre diriges sur les diaphragmes normalem5t leur surface et p> l'int]mdiaire de canaux di/9cts2 il faut que les espaces vides aut\r des diaphragmes1 soi5t assez troits af9 d'vit] les *os et les int]fr5ces1 mo9s que la caisse ne soit assez gr&e p\r que ces effets ne soi5t pas cra9dre4 ,il faut surt\t que les matires employes p\r la fixation des organes ne soi5t pas susceptibles de j\]1 et c'e/ p\r cela qu'on emploie de prfr5ce le f] ou l'bonite4 ,ce qui p>at c]ta91 c'e/ que qu& l'app>eil e/ bi5 con/ruit1 il donne des effets suprieurs aux tlphones ,bell1 et1 s'il faut croire le ,telegraphic ,j\rnal1 un app>eil de ce g5re exprim5t devant la ,socit royale de ,londres le #a;er mai #ahgh1 aurait dt]m9 des effets d'une int5sit proportionnelle au nombre des diaphragmes4 ,cet app>eil avait t comb9 p> ,m4 ,cox ,walk] de ,new-,york1 et possdait huit diaphragmes4 ,c'e/ d'aprs lui1 la disposition qui donne les meilleurs rsultats4 ,sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray4--,le d]ni] sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray1 que n\s reprs5tons fig4 #cd1 e/ un de ceux qui ont donn les meilleurs effets4 ,il e/ con/itu1 comme on le voit1 p> deux tlphones juxtaposs auxquels correspond5t deux tuyaux ,v1 issus d'une emb\*ure commune ,e4 ,l'un de ces tlphones e/ vu en c\pe sur la figure1 l'autre en lvation1 et ils correspond5t aux deux bran*es d'un aimant en f] *eval nickelis ,,nus1 qui peut s]vir d'anneau p\r le susp5dre4 ,dans le ct de la figure qui montre la c\pe1 on peut voir en ,b la bob9e d'induction et en ,a le noyau magntique qui e/ en f] d\x et viss sur l'extrmit polaire ,s de l'aimant2 la lame vibrante e/ en ,,ll1 et1 comme on le voit1 le tuyau de l'emb\*ure y ab\tit normalem5t sa surface4 ,dans un autre modle1 il exi/e quatre tlphones juxtaposs au lieu de deux1 et il donne des effets encore plus m>qus4 ,sy/me de ,m4 ,phelps4--,ce sy/me n'e/ qu'une drivation du prcd5t1 mais il y a deux modles2 dans le gr&1 qui p]met d'ent5dre comme si la p]sonne avec laquelle v\s entrez en correspondance p>lait haute voix et de trs-prs1 les deux tlphones sont placs p>alllem5t l'un devant l'autre et de manire prs5t] v]ticalem5t leur diaphragme4 ,l'int]valle compris entre ces deux lames e/ occup p> un tuyau v]tical t]m9 infrieurem5t p> un tuyau horizontal correspondant aux c5tres des deux diaphragmes1 et c'e/ sur ce tuyau qu'e/ adapte l'emb\*ure qui ressort extrieurem5t de la bote c>re o e/ r5f]m l'app>eil4 ,les bob9es d'induction et les noyaux magntiques qui les trav]s5t sont placs suivant l'axe du sy/me1 et sembl5t con/itu] une sorte d'axe de r\e qui se tr\ve pol>is p> les ples d'un aimant en f] *eval dont on peut rgl] la position p> rapport la surface des diaphragmes au moy5 d'cr\s mobiles4 ,on dirait en voyant l'app>eil1 une sorte de tore de gyroscope s\t5u p> un axe horizontal sur deux pili]s issus d'un aimant en f] *eval aplati4 ,au-dessus de ce sy/me1 se tr\ve l'app>eil magnto-lectrique de la sonn]ie d'appel1 qui n'a d'ailleurs ri5 de p>ticuli] et qui se rappro*e des av]tisseurs allem&s dont n\s p>l]ons la f9 de cette notice4 ,cet app>eil e/ rem>quable p> la =ce et la nettet de ses sons et surt\t p> l'abs5ce de cette voix de poli*9elle si dsagrable dans les autres tlphones4 ,le petit modle de ,m4 ,phelps a la =me d'une tabatire oblongue ou en ellipse dont les deux c5tres sont occups p> deux sy/mes tlphoniques actionns p> un mme aimant4 ,celui-ci e/ plac horizontalem5t au-dess\s de la tabatire1 et ses ples correspond5t aux noyaux magntiques des bob9es4 ,ces noyaux sont con/itus p> des tubes de f] f5dus longitud9alem5t p\r faire disp>atre les ractions d'induction insolites1 et les diaphragmes de f] sont appuys sur c9q ressorts b\d9 qui t5d5t les s\lev] au-dessus du sy/me magntique4 ,du ct oppos1 ces diaphragmes sont munis de bagues en matire demi-la/ique1 qui emp*5t les vibrations c5trales des lames de se compliqu] de celles des bords4 ,sur ces lames e/ ensuite appliqu le c\v]cle qui e/ creus de cavits trs-vases et peu pr(ondes1 avec c\loirs de communication qui con/itu5t la caisse sonore4 ,l'emb\*ure correspond l'une des cavits1 et l'autre e/ f]me p> un petit b\*on mtallique que l'on retire p\r rgl] l'app>eil qu& beso9 en e/4 ,les vibrations de l'air se tr\vant transmises p> les c\loirs aux deux cavits1 les deux tlphones fonctionn5t simultanm5t quoique1 premire vue1 un seul des tlphones semble tre appel produire l'effet4 ,suivant ,m4 ,pope1 la p]fection de cet app>eil ti5t la simultanx des effets produits sur les deux app>eils1 la petite bague semi-la/ique qui circonscrit les cont\rs de *aque lame vibrante et qui j\e le rle du m>teau de l'oreille1 c'e/--dire celui d't\ffoir1 aux f5tes longitud9ales du noyau tubulaire magntique et la petitesse des cavits laisses au-dessus des lames vibrantes4 ,l'app>eil e/ d'ailleurs en bonite et /ri sur sa surface p\r lui donn] plus de fixit dans la ma94 ,sy/me de ,m4 ,cox ,walk]4--,ce sy/me1 dont n\s avons dit prcdemm5t quelques mots1 a exactem5t la disposition de celui de ,m4 ,eli%a ,gray4 ,les aimants qui agiss5t sur les diaphragmes sont en f] *eval1 et des conduits sp>s1 issus d'une emb\*ure commune1 dirig5t les vibrations de l'air sur les diaphragmes4 ,ceux-ci1 p> exemple1 ne sont que des p>ties circonscrites d'un mme diaphragme1 limites circulairem5t p> des emb\*ures correspondantes aux conduits d'air1 et qui sont assez comprimes sur leurs bords p\r limit] le *amp de la vibration4 ,sy/me de ,m4 ,tr\v4--,m4 ,tr\v a r5du trs-simple la disposition des tlphones d\ble diaphragme en comb9ant son app>eil de manire faire ragir sur plusieurs lames l'aimant droit de ,bell p> ses deux ples la fois4 cet effet1 il emploie un aimant tubulaire et enr\le l'hlice sur t\te sa longueur1 comme on le voit fig4 #ce4 ,cet aimant e/ ma9t5u dans une position fixe au c5tre d'une petite bote cyl9drique dont les bases sont tailles de manire =m] lgrem5t entonnoir1 et ce sont elles qui s]v5t d'emb\*ure et de cornet ac\/ique4 ,elles sont en consqu5ce p]ces d'un tr\ c5tral plus l>ge en a1 du ct o l'on p>le1 que du ct oppos b4 ,entre ces bases et les ples de l'aimant sont disposes deux lames vibrantes en f] ,m1 ,m' dont l'une1 ,m1 e/ p]ce d'un tr\ a1 de mme diamtre que la p>tie creuse de l'aimant et plus petit p> consqu5t que celui de l'emb\*ure4 ,enf9 entre ces deux lames se tr\ve *elonne une srie d'autres lames n1 n1 n disposes p>alllem5t de manire laiss] pass]1 au trav]s1 l'aimant et son hlice4 ,qu& on p>le devant l'emb\*ure a1 les ondes sonores1 en r5contrant les bords de la lame ,m1 la mett5t en vibration1 et cont9uant leur r\te dans l'intrieur du tube aimant1 vi5n5t faire vibr] la lame ple9e ,m' qui vibre alors syn*roniquem5t avec la lame ,m4 ,il en rsulte sur l'aimant tubulaire une d\ble action inductrice qui se traduit p> des c\rants induits dvelopps dans l'hlice1 et qui sont d'autant plus n]giques1 que *acune des lames r5=ce les effets magntiques produits au ple oppos celui qu'elles actionn5t1 comme cela a t\j\rs lieu avec les aimants droits dont le ple inactif e/ g>ni d'une armature4 ,cet avantage peut mme tre con/at avec les tlphones ord9aires qu& on met seulem5t en contact la vis qui ti5t l'aimant avec une masse de f] d\x4 ,avec la disposition de ,m4 ,tr\v1 les c\rants induits dt]m9s sont donc plus n]giques2 mais suivant l'auteur1 les sons reproduits s]ai5t aussi plus =ts p> la multiplicit des effets vibratoires et p> l'amplification des effets magntiques rsultant de la disposition plus avantageuse des pices magntiques4 ,l'oreille place en a1 dit ,m4 ,tr\v1 p]oit directem5t les sons produits p> la premire lame ,m1 et ceux de la seconde lui arriv5t p> l'intrieur du tube aimant4 ,cette n\velle disposition e/ des plus heureuses p\r comp>] exprim5talem5t les rsultats f\rnis p> un tlphone membrane unique 7tlphone ,bell71 et ceux f\rnis p> un tlphone membranes multiples4 ,en effet1 il suffit d'c\t] alt]nativem5t aux deux faces de ce tlphone1 p\r s'ap]cevoir immdiatem5t de la diffr5ce d'int5sit des sons p]u4 ,ceux recueillis en a1 du ct de la membrane p]ce1 p>aiss5t s5siblem5t d\bles en int5sit de ceux recueillis en b du ct de la membrane ple9e qui con/itue le tlphone ord9aire4 ,la diffr5ce e/ encore plus frappante si1 en transmettant ou recevant un son inv>iable d'int5sit trav]s un tlphone multiple1 on emp*e plusieurs reprises la membrane ple9e ,m' de vibr]4 ,avant cette disposition1 ,m4 ,tr\v en avait imag9 une autre qu'il prs5ta l',acadmie des sci5ces1 le #bf novembre #ahgg et qui e/ celle laquelle n\s avons fait allusion au comm5cem5t de ce *apitre4 ,il la dcrit en ces t]mes3 ,p\r augm5t] l'int5sit des effets produits dans le tlphone ,bell1 j'ai sub/itu la membrane unique de ce tlphone1 une *ambre cubique dont *aque face1 l'exception d'une1 e/ con/itue p> une membrane vibrante4 ,*acune de ces membranes1 mise en vibration p> le mme son1 influ5ce un aimant fixe galem5t muni d'un circuit lectrique4 ,de cette sorte1 en associant t\s les c\rants eng5drs p> ces aimants1 on obti5t une int5sit unique qui crot proportionnellem5t au nombre des aimants influ5cs4 ,on peut remplac] le cube p> un polydre dont les faces s]ai5t =mes d'un nombre indf9i de membranes vibrantes af9 d'obt5ir l'int5sit v\lue4 ,sy/me de ,m4 ,demoget4--,plusieurs autres sy/mes de tlphones membranes multiples ont encore t proposs3 ,l'un d'eux1 imag9 p> ,m4 ,demoget1 consi/e plac] en avant et un millimtre de la plaque vibrante du tlphone ord9aire de ,bell1 une ou deux plaques vibrantes semblables1 en ayant so9 de p]c] dans la premire et au c5tre1 un orifice circulaire d'un diamtre gal celui du b>reau aimant1 et dans la seconde un orifice d'un diamtre plus gr&4 ,suivant l'auteur1 on augm5te a9si non-seulem5t l'int5sit des sons transmis1 mais encore leur nettet4 ,p> cette disposition1 dit ,m4 ,demoget1 la masse vibrante magntique en reg>d de l'aimant tant plus gr&e1 la =ce lectro-motrice des c\rants eng5drs e/ augm5te1 et p> consqu5t les vibrations des plaques du deuxime tlphone sont plus p]ceptibles4 ,modifications dans la disposition des organes tlphoniques4--,les =mes que l'on a donnes au tlphone ,bell ont t1 comme on l'a dj vu1 trs-div]sifies1 mais celles que l'on a adoptes p\r ses organes con/ituants l'ont t encore plus1 sans am5] de notables amliorations4 ,voici ce que dit cet g>d ,m4 ,preece dans le travail intressant dont n\s avons p>l plus haut3 ,en augm5tant ou en v>iant les dim5sions et la =ce des aimants1 on n'a obt5u que peu ou po9t d'amliorations1 et le plus gr& effet obt5u a t ralis p> l'emploi d'aimants en f] *eval disposs comme l'a indiqu ,bell lui-mme4 ,le tlphone a c]ta9em5t t introduit en ,europe avec sa disposition ?orique la plus p>faite1 quoique ,bell travaille encore l'amlior]4 ,cet avis e/ aussi celui de ,m4 ,helles5 qui a fait comme ,m4 ,preece beauc\p d'expri5ces cet g>d1 ce qui n'emp*e pas beauc\p de p]sonnes d'annonc] qu'ils ont dc\v]t le moy5 de faire p>l] un tlphone devant t\te une assemble4 ,de ce nombre n\s cit]ons ,m4 ,righi de ,milan1 qui prt5d avoir obt5u de m]veilleux rsultats2 mais n\s avons vu que ,m4 ,bell y tait galem5t p>v5u4 ,si ce n'e/ le microphone de ,m4 ,hughes1 n\s ne voyons pas de progrs bi5 m>qus raliss dans ces n\velles inv5tions4 ,nanmo9s n\s croyons utile d'indiqu] les dispositions n\velles qui ont t proposes1 et p>mi elles n\s en cit]ons une dans laquelle1 au lieu d'un aimant droit1 on emploie un aimant en f] *eval1 entre les ples duquel e/ place la lame vibrante4 ,ces ples sont1 cet effet1 munis de semelles de f]1 et l'une d'elles e/ p]ce d'un tr\1 qui correspond l'emb\*ure de l'app>eil4 ,les deux bran*es de l'aimant sont d'ailleurs munies d'hlices magntisantes4 ,qu& on p>le trav]s le tr\1 la lame en vibrant dt]m9e dans les deux hlices des c\rants induits qui s]ai5t de s5s contraire si les deux ples tai5t de mme nom1 mais qui se tr\v5t tre de mme s5s1 en raison de la nature contraire des ples magntiques4 ,la lame vibrante j\e alors le mme rle que les deux lames de l'app>eil de ,m4 ,tr\v1 que n\s avons dcrit prcdemm5t4 ,d'un autre ct1 un inv5teur anonyme1 dans une petite note insre dans les ,mondes1 du #g fvri] #ahgh1 crit ce qui suit3 ,l'int5sit des c\rants produits dans le tlphone1 tant proportionnelle la masse de f] d\x qui vibre devant le ple de l'aimant1 et d'autre "p1 la plaque tant d'autant plus s5sible qu'elle e/ plus m9ce1 j'emploie1 au lieu de la plaque ord9aire1 une plaque rduite p> l'acide azotique la plus faible paisseur1 et je la fixe un c]cle de f] d\x qui la ti5t t5due et fait corps avec elle4 ,ce c]cle se tr\ve log dans une ouv]ture circulaire mnage l'intrieur du pavillon4 ,p\r un mme tlphone1 l'int5sit e/ trs-s5siblem5t augm5te qu& on aju/e un sy/me semblable la place de la plaque ord9aire1 ne fut-ce qu' une des extrmits de la ligne4 ,af9 de p]mettre d'employ] des lames vibrantes d'une paisseur extrmem5t faible1 ,m4 ,e4 ,du*em9 a imag9 de mettre contribution des lames de mica trs-m9ces1 saup\dres de f] porphyris qu'il fixe au moy5 d'une c\*e de silicate de potasse4 ,on p\rrait1 d'aprs l'auteur1 correspondre voix basse avec ce sy/me1 mais on aurait l'inconvni5t de crev] la lame en p>lant trop haut4 ,m4 le pr(esseur ,jorg5s51 de ,cop5hague1 a con/ruit aussi un tlphone ,bell produisant des sons trs-int5ses et qui lui a p]mis de con/at] des effets trs-curieux4 ,dans cet app>eil1 l'aimant e/ con/itu d'une manire analogue aux lectro-aimants tubulaires de ,nickls4 ,c'e/ d'abord un aimant cyl9drique muni sa p>tie suprieure d'un noyau de f] d\x sur lequel e/ adapte la bob9e2 puis un tube aimant con/itu p> une bague d'aci] qui enveloppe le premi] sy/me magntique et qui e/ reli avec celui-ci p> une culasse de f]4 ,enf91 au-dessus des extrmits polaires de ce sy/me1 se tr\ve la lame vibrante qui e/ dispose comme dans les tlphones ord9aires1 et qui prs5te une gr&e surface4 ,qu& cette lame n'avait qu'un millimtre d'paisseur1 on p\vait ent5dre la p>ole dans t\te une *ambre2 mais qu& on mettait l'oreille prs de la lame vibrante1 les sons n'avai5t plus aucune nettet2 la p>ole tait confuse et semblait rp]cute comme qu& on p>le dans un espace trop sonore et sujet produire beauc\p d'*os2 on tait en un mot t\rdi p> les sons produits4 ,en pr5ant une plaque plus paisse de #c ou #d millimtres1 p> exemple1 le tlphone ne produisait plus que les effets des tlphones ord9aires1 et il fallait mettre l'oreille contre l'in/rum5t4 ,m4 ,m>9 ,maillet1 de ,lyon1 a de son ct imag91 p\r augm5t] les sons reproduits p> le tlphone1 de les faire rfl*ir p> un c]ta9 nombre de rflecteurs qui1 en les conc5trant leur foy] sur un rsonnateur p\vai5t les amplifi] considrablem5t4 ,cette ide n'ayant pas t accompagne d'expri5ces ne prs5te la vrit ri5 de srieux4 ,,exp,,ri5ces ,,relatives ,,au ,t,l,,phone4 ,depuis les expri5ces de ,m4 ,bell rapportes dans la premire p>tie de ce travail1 bi5 des essais ont t entrepris p> div]s savants et div]s inv5teurs p\r tudi] les effets produits dans ce curieux in/rum5t1 en bi5 prcis] la ?orie et en dduire des p]fectionnem5ts p\r sa con/ruction4 ,n\s allons pass] successivem5t en revue ces diffr5tes re*]*es4 ,expri5ces sur les effets produits p> les c\rants voltaques et les c\rants induits4--,l'une des premires et des plus importantes a t l'tude comp>ative des effets produits dans le tlphone p> les c\rants voltaques et les c\rants induits4 ,ds l'anne #ahgc1 ,m4 ,eli%a ,gray avait1 comme on l'a vu1 trans=m les c\rants voltaques qu'il employait p\r faire vibr] les lames de son transmetteur1 en c\rants induits1 p> l'int]mdiaire d'une bob9e d'induction analogue celle de ,ruhmkorff4 ,les c\rants voltaques trav]sai5t alors l'hlice primaire de la bob9e1 et c'tai5t les c\rants induits qui ragissai5t sur l'app>eil rcepteur en dt]m9ant sur les sy/mes lectro-magntiques qui le composai5t les vibrations provoques au po/e de transmission4 ,qu& ,m4 ,edison comb9a son sy/me de tlphone pile1 il eut rec\rs au mme moy5 p\r actionn] son tlphone rcepteur1 p>ce qu'il avait reconnu lui-mme que les c\rants induits tai5t plus avantageux que les c\rants voltaques4 ,mais cette p>ticul>it du dispositif de ,m4 ,edison n'avait pas t bi5 comprise d'aprs les descriptions p>v5ues en ,europe2 de sorte que plusieurs p]sonnes ont cru avoir imag9 cette disposition avantageuse1 et p>mi elles n\s cit]ons le colonel ,navez et ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]4 ,le colonel ,navez1 dans une note intressante sur un sy/me n\veau de tlphone prs5t l',acadmie royale de ,belgique le #b fvri] #ahgh1 ne fait qu'indiqu] cette disposition comme moy5 de reproduire la p>ole de longues di/ances2 mais il ne cite aucune expri5ce qui montre nettem5t les avantages de cette comb9aison4 ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] v+t j\rs aprs ,m4 ,navez1 et sans avoir eu connaissance du travail de ce d]ni]1 m'ont envoy les rsultats qu'ils avai5t obt5us p> un moy5 semblable1 et ces rsultats m'ont p>u si intressants que j'en ai fait l'objet d'une communication l',acadmie des sci5ces1 le #be fvri] #ahgh4 ,p\r qu'on puisse tre bi5 fix sur l'importance de ces rsultats1 je vais rapport] textuellem5t ce qu'en dit ,m4 ,poll>d dans la lettre qu'il m'a crite le #bj fvri] #ahgh4 ,dans le b d'accrotre les v>iations de l'int5sit lectrique dans le sy/me d',edison1 n\s faisons pass] le c\rant dans le circuit inducteur d'une petite bob9e de ,ruhmkorff1 et n\s adaptons le tlphone rcepteur aux extrmits du fil induit4 ,le c\rant reu a alors p\r int5sit la drive de celle du c\rant inducteur1 et p> suite1 les v>iations produites dans le c\rant actionnant le tlphone ont beauc\p plus d'amplitude4 ,l'int5sit des sons transmis e/ =tem5t augm5te1 et la valeur de cette augm5tation dp5d du rapport entre les nombres des t\rs de spires des circuits inducteurs et induits4 ,les essais que n\s faisons p\r dt]m9] les meilleures proportions sont pnibles1 puisqu'il faut faire autant de bob9es que d'expri5ces2 jusqu'ici n\s avons obt5u d'excell5ts rsultats avec une petite bob9e de ,ruhmkorff rduite sa plus simple expression1 c'e/--dire sans cond5sateur ni int]rupteur4 ,le fil inducteur e/ du n #af et =me #e c\*es2 le fil induit e/ du n #cb et =me #bj c\*es4 ,la longueur de la bob9e e/ de #aj c5timtres4 ,l'expri5ce la plus rem>quable et la plus saisissante e/ la suivante3 en faisant fonctionn] le transmetteur avec un seul lm5t ,daniell1 on n'obti5t ri5 d'apprciable la rception1 du mo9s dans le tlphone que j'ai con/ruit1 qu& il e/ adapt directem5t au circuit4 ,en int]calant la petite bob9e d'induction1 on p]oit alors les sons avec une gr&e nettet et une int5sit gale celle des bons tlphones ord9aires4 ,l'amplification e/ alors considrable et trs nettem5t accuse4 ,comme le c\rant de pile e/ alors peu int5se1 les po9tes de plombag9e ne s'us5t pas1 et le rglage p]si/e longtemps4 ,en employant une pile plus n]gique1 six lm5ts au bi*romate de potasse 7en t5sion7 ou d\ze lm5ts ,leclan*1 on obti5t1 p> l'action directe1 une int5sit suffisante p\r p]cevoir les sons un peu plus faiblem5t qu'avec les tlphones ord9aires2 mais en int]calant la bob9e d'induction1 on a alors des sons bi5 plus int5ses et qui peuv5t tre ent5dus #ej ou #fj c5timtres de l'emb\*ure4 ,des *ants peuv5t1 dans ces mmes circon/ances1 tre ent5dus plusieurs mtres2 mais le rapport d'amplification ne p>at pas jusqu'ici tre aussi gr& que p\r le cas d'un seul lm5t ,daniell4 ,d'un autre ct1 on voit dans les ,mondes du #g m>s #ahgh1 la description d'une srie d'expri5ces faites p> ,m4 ,luv9i1 pr(esseur de physique l'acadmie militaire de ,tur9 qui montr5t que l'introduction d'lectro-aimants dans le circuit runissant deux tlphones augm5te assez s5siblem5t l'int5sit du son4 ,en en plaant un prs du tlphone transmetteur1 l'autre prs du tlphone rcepteur1 on obti5t le maximum d'effet1 et l'introduction d'un plus gr& nombre de ces organes ne produit ri5 d'utile4 ,le fil inducteur d'une bob9e de ,ruhmkorff introduit dans le circuit dont il vi5t d'tre "q1 n'a provoqu aucun effet d'induction s5sible dans le circuit induit1 et p> consqu5t n'a pu faire fonctionn] le tlphone correspondant ce circuit4 ,en revan*e1 le c\rant d'une ma*9e de ,cl>ke dt]m9e des sons prononcs qui ressembl5t assez des c\ps de caisse et sont ass\rdissants qu& l'oreille e/ applique contre l'in/rum5t2 mais ils devi5n5t trs-faibles un mtre de di/ance4 ,les c\rants d'une ma*9e de ,ruhmkorff donn5t des effets encore plus n]giques3 le son remplit t\te une *ambre4 ,en modifiant la position du m>teau de la bob9e1 le son passe p> des tons diffr5ts qui sont t\j\rs l'unisson des int]ruptions du c\rant1 du mo9s jusqu' une c]ta9e hauteur de ton4 ,cette proprit des c\rants induits de la bob9e de ,ruhmkorff a p]mis ,m4 ,gaiffe d'obt5ir1 p> leur int]mdiaire1 un moy5 trs-facile de rglage p\r les tlphones af9 de les plac] dans leurs conditions de maximum de s5sibilit4 ,il met p\r cela contribution un de ses app>eils d'induction hlices mobiles et int5sits gradues dans le circuit duquel il int]pose le tlphone rgl]4 ,les sons rsultant du vibrateur se tr\v5t alors rp]cuts p> le tlphone1 et s'ent5dant di/ance de l'in/rum5t1 on peut au moy5 d'un t\rnevis1 ragir sur la vis laquelle e/ fixe l'extrmit libre du b>reau aimant de l'app>eil4 ,en la s]rant ou en la dess]rant1 on rappro*e ou on loigne l'autre extrmit de ce b>reau de la lame vibrante du tlphone1 et on rpte ces essais jusqu' ce qu'on soit arriv obt5ir le maximum de l'int5sit du son4 ,d'un autre ct1 comme les sons r5dus p> les deux tlphones en correspondance sont d'autant plus int5ses que les vibrations produites p> eux se rappro*5t plus de l'unisson1 il e/ ncessaire de les *oisir de manire mettre les mmes sons p\r une mme note donne1 et le moy5 indiqu prcdemm5t peut tre trs-avantageusem5t employ2 c> il suffit de not] ceux de ces app>eils qui1 p\r un mme rglage de la ma*9e d'induction1 donn5t la mme note dans les conditions de maximum de s5sibilit4 ,un bon acc\plem5t des deux tlphones en correspondance e/ non-seulem5t trs-important au po9t de vue de la nettet des transmissions1 mais il doit tre encore considr p> rapport la hauteur de la voix de ceux qui sont de/9s en faire usage4 ,plus cette hauteur e/ en rapport avec celle des sons produits p> les app>eils1 mieux les sons sont p]u2 c'e/ p\rquoi il e/ des tlphones qui rsonn5t beauc\p mieux avec la voix des enfants et des femmes qu'avec la voix des hommes1 t&is que l'inv]se a lieu p\r d'autres4 ,les vibrations des tlphones sont trs-diffr5tes d'un app>eil l'autre1 et les moy5s que n\s v5ons d'indiqu] p]mett5t facilem5t de s'en r5dre compte4 ,si on place dans le circuit induit d'une bob9e d'induction relie un tlphone1 un cond5sateur de gr&e surface et que l'on loigne assez le contact de plombag9e de la lame vibrante p\r ne la t\*] que mom5tanm5t *aque vibration1 on ne reoit plus naturellem5t les articulations des sons1 mais seulem5t les notes d'un air que l'on *ante devant la plaque du transmetteur2 seulem5t le c\rant inducteur ayant des int]ruptions brusques1 eng5dre des c\rants induits trs-int5ses1 et suivant ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]1 on ent5d dans t\t un app>tem5t l'air *ant1 mais avec un timbre p>ticuli] qui dp5d de la con/ruction du tlphone et du cond5sateur4 ,les avantages des c\rants induits dans les transmissions tlphoniques se compr5n5t aism5t1 si l'on rfl*it que les v>iations de rsi/ance du circuit qui rsult5t de la plus ou mo9s gr&e amplitude des vibrations de la lame transmettrice tant des valeurs con/antes1 ne peuv5t manife/] di/9ctem5t leurs effets que sur des circuits c\rts2 p> consqu5t les articulations des sons qui en rsult5t1 doiv5t ne plus tre trs-apprciables sur des circuits trs-rsi/ants4 ,t\tefois1 si on considre que d'aprs les expri5ces de ,m4 ,w>r5 de la ,rue 7voir le ,telegraphic j\rnal du #a;er m>s #ahgh1 p4 #ig71 les c\rants produits p> les vibrations de la voix dans un tlphone ord9aire1 reprs5t5t en int5sit ceux d'un lm5t ,daniell trav]sant #ajj megohms de rsi/ance 7soit #aj #jjj #jjj de kilomtres de fil tlgraphique71 on peut compr5dre qu'il y a autre *ose considr] dans les effets avantageux des c\rants induits que la simple "q d'int5sit plus ou mo9s gr&e des c\rants agissant sur le tlphone rcepteur4 ,avec une pile n]gique1 il e/ vid5t1 en effet1 que les c\rants diffr5tiels qui agiront s]ont t\j\rs plus int5ses que les c\rants induits dt]m9s p> le jeu de l'in/rum5t4 ,je ne s]ais pas1 quant moi1 loign de croire que c'e/ surt\t leurs inv]sions successives et leur faible dure1 que les c\rants induits doiv5t les avantages qu'ils prs5t5t4 ,ces c\rants en effet dont la dure ne dpasse gure1 suivant ,m4 ,blas]na1 #a_/bjj de seconde1 se prt5t beauc\p mieux que les c\rants voltaques aux vibrations multiplies qui sont le propre des vibrations phontiques1 et cela d'autant mieux que les inv]sions successives qui se produis5t1 d*>g5t la ligne1 r5v]s5t les effets magntiques et contribu5t r5dre les actions plus nettes et plus promptes4 ,on ne doit donc pas s'tonn] si les c\rants induits de la bob9e d'induction1 qui peuv5t se produire dans des conditions excell5tes au po/e de transmission1 puisque le circuit du c\rant voltaque e/ alors trs-c\rt1 soi5t capables de f\rnir des rsultats non-seulem5t plus avantageux que les c\rants voltaques qui leur donn5t naissance1 mais mme que les c\rants induits rsultant du jeu des tlphones ,bell1 puisqu'ils sont inf9im5t plus n]giques4 ,quant aux effets relativem5t considrables produits p> les c\rants si m9imes des tlphones ,bell1 ils s'expliqu5t facilem5t p> cette considration que1 pr5ant naissance s\s l'influ5ce mme des vibrations de la lame tlphonique1 leurs v>iations d'int5sit cons]v5t t\j\rs le mme rapport1 quelle que soit la rsi/ance du circuit1 et ne sont pas1 en consqu5ce1 effaces p> la di/ance sp>ant les deux tlphones4 ,expri5ces sur le rle des diffr5ts organes d'un tlphone dans la transmission de la p>ole4--,p\r p\voir apport] au tlphone t\s les p]fectionnem5ts dont il e/ susceptible1 le po9t important tait d'tre bi5 fix sur la nature des effets dt]m9s dans les diffr5tes p>ties qui le compos5t et sur le rle j\ p> les diffr5ts organes qui s'y tr\v5t mis en jeu4 ,c'e/ p\r tre fix cet g>d qu'un c]ta9 nombre de savants et de con/ructeurs ont entrepris une srie d'expri5ces qui ont f\rni de trs-intressantes indications4 ,l'un des po9ts les plus intressants lucid] tait celui de savoir si la lame vibrante dont ,,mm4 ,bell et ,gray ont muni leur rcepteur tlphonique1 dt]m9e elle seule les vibrations complexes qui reproduis5t la p>ole1 ou bi5 si les diffr5tes p>ties du sy/me lectro-magntique de l'app>eil conc\r5t t\tes cet effet4 ,les expri5ces faites ds l'anne #ahcg p> ,m4 ,page sur les sons produits p> les tiges lectro-magntiques rsonnantes1 et les re*]*es entreprises en #ahdf p> ,,mm4 de la ,rive1 ,w]!im1 ,matteucci1 etc4 sur ce phnomne curieux1 p]mettai5t c]ta9em5t de pos] la "q1 et n\s v]rons l'in/ant qu'elle e/ beauc\p plus complexe qu'on ne p\rrait le croire premire vue4 ,p\r avoir un po9t de d"p fixe1 il fallait avant t\t reconnatre si un tlphone dp\rvu de lame vibrante peut reproduire la p>ole4 ,les expri5ces faites ds le mois de novembre #ahgg p> ,m4 ,edison#af avec des tlphones munis d'un diaphragme en cuivre1 tlphones qui avai5t pu cep5dant f\rnir des sons1 p\vai5t le faire croire1 et ces expri5ces confirmes p> ,m4 ,preece et surt\t p> ,m4 ,bly?1 donnai5t plus de poids cette hypo?se2 mais1 qu& ,m4 ,spottiswoode eut assur1 7voir le ,telegraphic-,j\rnal du #a;er m>s #ahgh1 p4 #ie7 que l'on p\vait supprim] entirem5t la lame vibrante d'un tlphone sans emp*] la transmission de la p>ole1 p\rvu que l'extrmit polaire de l'aimant ft place trs-prs de l'oreille1 le d\te ne fut plus p]mis1 et c'e/ alors que je prs5tai l',acadmie des sci5ces ma note sur la ?orie du tlphone qui provoqua bi5tt de la "p de ,,mm4 ,navez et ,luv9i une discussion intressante dont je p>l]ai l'in/ant4 ,on v\lut d'abord ni] l'au!nticit de ces rsultats1 puis on *]*a expliqu] les sons ent5dus p> ,m4 ,spottiswoode p> une transmission mcanique des vibrations effectue de la mme manire que dans les tlphones ficelle2 mais de nombreuses expri5ces entreprises depuis p> ,,mm4 ,w>wi*1 ,rossetti1 ,hughes et beauc\p d'autres ont montr qu'il n'en tait pas a9si1 et qu'un tlphone sans diaphragme p\vait transmettre lectriquem5t la p>ole4 ,note #af3 ,voici un extrait d'une lettre de ,m4 ,edison relative ces expri5ces et qui e/ date du #be novembre #ahgg4 ,j'ai con/ruit1 dit-il1 un c\ple de tlphones fonctionnant avec des diaphragmes de cuivre et qui e/ bas sur les effets du magntisme de rotation d',arago4 ,j'ai reconnu qu'un diaphragme de cuivre peut remplac] la lame de f]1 dans l'app>eil de ,bell1 si le cuivre a seulem5t #a_/cb de p\ce d'paisseur4 ,l'effet produit e/ trs-petit qu& le diaphragme de cuivre exi/e dans les deux app>eils en correspondance1 mais qu& l'un de ces app>eils1 le rcepteur1 cons]ve la disposition ord9aire et que le tlphone transmetteur seul e/ muni de la lame de cuivre1 on peut p>l] des deux cts avec facilit4 ,m4 ,preece a rpt ces expri5ces1 mais il n'a obt5u que des effets extrmem5t faibles et pe9e di/9cts2 il croit1 en consqu5ce1 qu'ils ne peuv5t tre d'aucune utilit p\r la pratique1 mais qu'ils sont trs-intressants au po9t de vue ?orique4 ,m4 ,navez lui-mme qui1 dans l'orig9e1 avait ni le fait1 convi5t auj\rd'hui qu'un tlphone sans diaphragme peut mettre des sons1 et1 mme dans c]ta9es conditions exceptionnelles de phonation et d'audition tlphonique1 reproduire la voix huma9e2 mais il croit t\j\rs que l'on ne peut reconnatre s'il y a ou non articulation des mots4 ,cette inc]titude dans les rsultats obt5us p> les diffr5ts physici5s qui se sont occups de cette "q pr\ve1 t\tefois1 que les sons a9si reproduits ne sont pas trs-acc5tus et que1 dans des phnomnes physiques apprciables seulem5t nos s5s1 la con/atation d'un effet peu acc5tu dp5d surt\t de la p]fection de nos organes4 ,n\s v]rons l'in/ant comm5t cet effet si faible peut se dvelopp] dans de gr&es proportions p> suite de la disposition adopte p> ,,mm4 ,bell et ,gray4 ,un second po9t tait encore claircir4 ,il s'agissait de savoir si le diaphragme d'un tlphone vibre rellem5t1 ou du mo9s si ses vibrations peuv5t entran] son dplacem5t1 comme cela a lieu dans un trembleur lectrique ou un in/rum5t an*es que l'on fait vibr] p> un c\rant d'air4 ,m4 ,anto9e ,brguet a fait cet g>d des expri5ces intressantes qui ont montr que ce m\vem5t n'tait pas admissible1 c> il a pu faire p>l] trs-di/9ctem5t des tlphones avec des lames vibrantes de t\tes les paisseurs1 et il a p\ss les expri5ces jusqu' employ] des lames de #ae c5timtres d'paisseur4 ,la sup]position sur ces lames paisses de morceaux de bois1 de ca\t*\c et en gnral de sub/ances quelconques n'emp*ait pas l'effet de se produire4 ,or on ne peut admettre dans ce cas que les lames puiss5t tre animes d'un m\vem5t de va-et-vi5t4 ,j'ai d'ailleurs con/at en sup]posant une c\*e d'eau ou de m]cure sur ces lames et mme sur des diaphragmes m9ces1 qu'aucun m\vem5t s5sible ne les animait1 du mo9s en n'employant1 comme s\rce lectrique1 que les c\rants induits dt]m9s p> l'action de la p>ole4 ,aucunes rides ne se di/+uai5t la surface de la c\*e liquide1 mme qu& p\r les ap]cevoir on employait des app>eils rflexion lum9euse4 ,comm5t d'ailleurs p\rrait-on admettre qu'un c\rant qui n'e/ pas plus int5se que celui d'un lm5t de ,daniell ayant trav]s dix millions de kilomtres de fil tlgraphique1 c\rant qui ne peut f\rnir de dviation que sur un galvanomtre ,?omson1 et encore en admettant que le c\rant a t provoqu en appuyant le doigt sur le diaphragme1 ait une n]gie suffisante p\r faire vibr] mcaniquem5t p> attraction une lame de f] aussi t5due que l'e/ celle d'un tlphone666 ,il rsulte t\tefois d'expri5ces photographiques trs-prcises1 que des vibrations sont produites p> le diaphragme d'un tlphone rcepteur2 elles sont inf9im5t petites1 si l'on veut1 mais elles sont1 suivant ,m4 ,blake1 suffisantes p\r qu'un index trs-lg]1 port p> ce diaphragme1 puisse f\rnir quelques petites inflexions sur une ligne dcrite p> lui sur un enregi/reur4 ,t\tefois1 de ce qu'un petit m\vem5t de vibration exi/e sur ce diaphragme1 il ne s'ensuit pas qu'il doive tre rapport un effet d'attraction1 c> il peut rsult] d'une vibration dt]m9e p> l'action mme de la magntisation au se9 du diaphragme#ag4 ,note #ag3 ,suivant ,m4 ,j4 ,boss*a1 qui a publi dans les ,ar*ives nerl&aises1 ,t4 ,,xiii1 un mmoire trs-intressant sur l'int5sit des c\rants lectriques du tlphone1 l'int5sit m9ima de c\rant ncessaire p\r f\rnir un son dans un tlphone p> la vibration de son diaphragme1 p\rrait tre au-dess\s de un c5t millime de celle d'un lm5t ,daniell1 et le dplacem5t du c5tre du diaphragme p\rrait tre alors invisible1 c> il ne s]ait gure que de #b1e millionimes de millimtre p\r une int5sit de c\rant n'tant que un dix-millime de l'int5sit du mme lm5t ,daniell4 ,quant l'amplitude des m\vem5ts produits p> le diaphragme s\s l'influ5ce de la voix1 il n'a pu la mesur] exactem5t1 mais il la croit infrieure un millime de millimtre1 et il en rsult]ait que1 p\r un son de #hhj vibrations1 l'int5sit des c\rants induits dvelopps s]ait #j1jjjjgib de l'unit d'int5sit lectro-magntique4 ,voici1 du re/e1 une expri5ce trs-intressante de ,m4 ,hughes1 rpte d'ailleurs dans d'autres conditions p> ,m4 ,mill>1 qui pr\ve bi5 en faveur de notre op9ion4 ,si l'aimant d'un tlphone rcepteur e/ con/itu p> deux b>reaux aimants p>faitem5t gaux1 sp>s l'un de l'autre p> un isolant magntique1 et qu'on les place dans la bob9e de manire prs5t] en face du diaphragme tantt des ples de mme nom1 tantt des ples contraires1 on reconnat que le tlphone reproduit mieux la p>ole dans ce d]ni] cas que dans le premi]4 ,or1 si les effets tai5t attractifs il n'en s]ait pas a9si1 c> les actions sont en discordance qu& des ples de noms contraires sont s\mis une mme action lectrique1 t&is qu'elles sont conspirantes dans un mme s5s qu& ces ples sont de mme nom4 ,d'un autre ct1 on reconnat que si on emploie plusieurs lames de f] sup]poses p\r con/itu] le diaphragme d'un tlphone rcepteur1 la transmission des sons e/ beauc\p plus =te que qu& le diaphragme e/ simple1 et p\rtant l'attraction1 si tant e/ qu'elle pt se faire1 ne p\rrait se produire que sur l'un des diaphragmes4 ,une expri5ce trs-intressante de ,m4 ,a4 ,brguet a montr encore que les diffr5tes p>ties con/ituantes d'un tlphone1 aussi bi5 le man*e1 les bornes de cuivre1 la coquille que la plaque et le b>reau aimant1 peuv5t transmettre les sons2 et p\r arriv] con/at] ce rsultat1 ,m4 ,brguet a employ des tlphones ficelle dont il atta*ait le fil en diffr5ts po9ts du tlphone exprim5t4 ,il a pu de cette manire non-seulem5t tablir une correspondance entre une p]sonne faisant agir le tlphone lectrique et une autre c\tant dans le tlphone ficelle1 mais encore faire p>l] plusieurs tlphones ficelle1 relis en plusieurs po9ts du tlphone lectrique4 ,ces deux sries d'expri5ces montr5t que des sons peuv5t tre obt5us des div]ses p>ties d'un tlphone sans m\vem5ts vibratoires trs-apprciables2 mais ,m4 ,j4 ,luv9i a v\lu s'en assur] d'une manire plus nette encore1 en exam9ant si df9itivem5t l'aimantation d'un corps magntique suivie de sa dsaimantation entran]ait une v>iation dans la =me et les dim5sions de ce corps4 ,il a en consqu5ce fait con/ruire un gr& lectro-aimant tubulaire qu'il remplissait d'une assez gr&e quantit d'eau p\r que1 ses deux extrmits tant b\*es1 le liquide pt app>atre dans un tube capillaire adapt l'un des b\*ons4 ,de cette manire1 les plus petites v>iations dans la capacit de la p>tie creuse de l'lectro-aimant tai5t accuses p> une asc5sion ou une desc5te de la colonne liquide4 ,or1 en faisant trav]s] l'lectro-aimant p> un c\rant lectrique de diffr5te int5sit1 il n'a jamais obs]v aucun *angem5t dans le niveau de l'eau dans le tube4 ,avec cette disposition il p\vait mesur] p\rtant un *angem5t de volume de #a_/cj de millimtre cube4 ,donc1 il rsulte de ces effets1 que les vibrations produites dans un corps magntique s\s l'influ5ce d'aimantations et de dsaimantations successives1 sont t\t fait molculaires4 ,n\s exam9]ons l'in/ant comm5t ces diffr5tes dductions peuv5t tre int]prtes p\r que l'on puisse compr5dre la vritable ?orie du tlphone2 mais avant d'entam] cette tude n\s devrons indiqu] encore quelques autres expri5ces qui ont aussi leur intrt4 ,n\s avons vu que ,,mm4 ,edison1 ,bly? et ,preece avai5t fait des expri5ces qui ont montr que des sons p\vai5t tre reproduits p> un tlphone dont le diaphragme tait con/itu avec une matire non magntique1 mais ils ont fait voir aussi1 *ose plus curieuse encore1 que ces sons p\vai5t tre transmis s\s l'influ5ce de c\rants induits provoqus p> ces diaphragmes mis en vibration devant l'aimant4 ,dj ,,mm4 ,edison et ,bly? avai5t avanc ce fait1 mais ,m4 ,b4-,w4 ,w>wi*1 dans un article publi dans l',engli%-mecanic 7voir les ,mondes du #b mai #ahgh71 l'a confirm malgr l'incrdulit qui avait accueilli cette n\velle2 ,il sembl]ait1 dit-il1 que p\r agir sur l'aimant de manire produire des c\rants induits1 quelque *ose doit d'abord vibr] d'une manire quelconque et tre en possession de plus de =ce vive qu'un gaz2 mais il n'e/ pas ncessaire que la sub/ance soit magntique1 c> les corps diamagntiques agiss5t trs-bi5#ah4 ,m4 ,preece en avait re*]* la cause dans les c\rants induits dvelopps dans un corps conducteur quelconque qu& on fait m\voir devant lui un aimant1 c\rants qui donn5t lieu au phnomne dc\v]t p> ,arago et connu s\s le nom de magntisme de rotation4 ,ces faits t\tefois ne n\s p>aiss5t pas encore assez bi5 tablis p\r qu'on puisse s'occup] srieusem5t de leur ?orie1 et il p\rrait se faire que les effets obs]vs fuss5t la consqu5ce de simples transmissions mcaniques4 ,note #ah3 ,voici comm5t ces expri5ces sont dcrites p> l'auteur3 les aimants employs avai5t peu prs les dim5sions ord9aires1 #a p\ce #a_/b de diamtre1 et une longueur environ huit fois aussi gr&e4 ,on s'e/ s]vi d'abord de plaques de f]2 mais elles n'tai5t nullem5t ncessaires4 ,mettant de ct ces plaques1 j'ai essay naturellem5t un c]ta9 nombre de sub/ances3 d'abord une plaque m9ce d'ta9 qui conv5ait p>faitem5t et p\r transmetteur et p\r rcepteur4 ,une plaque de tle de #a_/aj d'paisseur environ n'oprait pas aussi bi51 mais t\t ce qu'on disait tait p>faitem5t compris4 ,en faisant les expri5ces avec ces plaques1 on les mettait simplem5t au haut de l'in/rum5t sans qu'elles y fuss5t fixes en aucune manire2 le pavillon en bois du sommet et la cavit conique a t aussi mis de ct1 p>ce que la transmission et la rception se faisai5t galem5t sans elles4 ,cette p>tie de l'in/rum5t semble sup]flue1 c> le son1 lorsque la simple plaque e/ appuye plat contre l'oreille1 p>at plus =t cause de sa plus gr&e proximit4 ,ma9t5ant1 les plaques de f] ne p>aiss5t pas tre absolum5t ncessaires1 quoique le f] agisse mieux qu'aucune autre *ose1 et que les sub/ances diamagntiques agiss5t aussi trs-bi54 ,dsirant que mon assi/ant qui tait une c]ta9e di/ance et ne p\vait en aucune manire p]cevoir un son direct1 cont9ut de compt] p5dant quelque temps1 j'ai enlev la plaque de f] et mis en trav]s de l'in/rum5t un l>ge b>reau de f]1 de #a_/a de p\ce d'paisseur4 ,en plaant mon oreille contre lui1 j'ai ent5du *aque nombre di/9ctem5t1 mais un peu affaibli4 ,un morceau c>r de cuivre1 de #c_/c de p\ce1 a t mis en place2 le son quoique di/9ct1 n'tait pas aussi =t que prcdemm5t4 ,des morceaux pais de plomb1 de z9c et d'aci] ont t t\r t\r essays4 ,l'aci] agit peu prs comme le f]1 et1 comme dans les autres cas1 *aque mot prononc tait faiblem5t et di/9ctem5t ent5du4 ,quelques-uns de ces mtaux tai5t diamagntiques1 et cep5dant l'action se produisait4 ,des sub/ances non mtalliques ont t ensuite essayes2 d'abord un morceau de v]re de vitre2 il oprait vraim5t trs-bi54 ,avec du bois1 un morceau d'une bote allumettes1 l'action tait faible2 mais en plaant des morceaux d'une paisseur graduellem5t croissante1 le son augm5tait s5siblem5t1 et avec un morceau grossi] de bois de #a p\ce #a_/b d'paisseur1 le son tait p>faitem5t di/9ct4 ,j'ai mis ensuite en place une bote vide en bois2 elle agissait trs-bi54 ,un morceau de lige pais de #a_/b p\ce agissait1 mais un peu faiblem5t4 ,un bloc de pi]re rasoir1 pais de #b p\ces1 a t plac sur l'in/rum5t1 et en appliquant l'oreille contre lui1 on p\vait suivre facilem5t celui qui p>lait4 ,alors j'ai essay sans qu'il y et ri5 d'int]pos1 et j'ai plac mon oreille t\t contre l'aimant et la bob9e1 et1 ce qui e/ vraim5t trs-curieux1 sans aucune plaque vibrante1 j'ai pu ent5dre faiblem5t1 et en c\tant att5tivem5t j'ai pu compr5dre t\t ce qu'on disait4 ,la *ose a t rpte plusieurs fois3 la transmission mcanique du son tait impossible1 c> beauc\p de mtres de fil tai5t c\*s sur le sol1 et cep5dant sans qu'il y et ri5 d'int]pos 7except de l'air7 entre mon oreille et l'extrmit de l'aimant1 j'ai pu compr5dre ce qui tait dit4 ,dans t\tes ces expri5ces1 les sons ont t p]u1 mais les sons transmis ou essays agissai5t un peu diffremm5t4 ,un diapason1 qu'on faisait sonn] et qu'on plaait sur la plaque mme de f] ou sur le bois de l'in/rum5t tait ent5du clairem5t2 p\r la p>ole1 les plaques m9ces de f] agissai5t mieux4 ,avec d'autres corps1 la pi]re1 le bois pais1 le v]re1 le z9c1 etc41 le son du diapason tait ent5du1 soit qu'il repost sur eux1 soit qu'on tnt sur eux la bran*e vibrante4 ,ces corps pais ne conv5ai5t pas p\r transmettre le son de la voix4 ,t\s ont t mis de ct1 et l'in/rum5t sonore a t t5u directem5t sur le ple de l'aimant2 le son a t clairem5t ent5du1 quoiqu'il n'y et ri5 d'int]pos1 except l'air1 entre le diapason et l'extrmit de l'aimant4 ,l'int5sit du son n'tait peut-tre pas aussi gr&e qu& le diapason posait directem5t sur le ple que qu& il tait t5u sur l'extrmit de l'aimant4 ,j'ai ensuite essay si ma voix s]ait ent5due avec cet arrangem5t4 ,le rsultat a t un peu d\teux1 mais je p5se que quelque action a d se produire1 c> le diapason tait ent5du lorsqu'il vibrait simplem5t dans le vois9age du ple2 l'effet produit p> la voix doit avoir diffr seulem5t p> le degr d'int5sit2 il tait trop faible p\r tre ent5du l'autre extrmit4 ,j'ai rpt ces rsultats1 je les ai r5dus t\t fait c]ta9s1 et j'ai russi transmettre les sons trs-di/9ctem5t sans plaque sur le ple1 et j'ai ent5du en ret\r di/9ctem5t t\t ce qui tait dit en plaant mon oreille contre l'in/rum5t1 sans qu'il y et aucune plaque4 ,s'il faut en croire ,m4 ,preece1 il p>atrait qu'on p\rrait transmettre avec un tlphone dont on remplac]ait l'aimant p> un simple noyau de f] d\x1 et il attribue ce rsultat au magntisme rman5t du f] et l'action magntique ex]ce sur ce b>reau p> le magntisme t]re/re4 ,m4 ,blake de ,bo/on a con/at aussi le mme phnomne1 mais il ne l'obs]vait d'une manire m>que que qu& le noyau de f] d\x tait plac dans une direction incl9e p> rapport la t]re4 ,suivant ,m4 ,navez1 l'int5sit du son reproduit dans un tlphone dp5d1 non-seulem5t de l'amplitude des vibrations1 mais aussi de la surface vibrante p> suite de l'action qu'elle ex]ce sur la c\*e d'air qui doit transmettre les sons4 7,voir le mmoire de ,m4 ,navez dans le ,bullet9 de l',acadmie de ,belgique1 du #g juillet #ahgh74 ,expri5ces sur les effets rsultant de *ocs mcaniques communiqus diffr5tes p>ties d'un tlphone4--,si dans un tlphone ord9aire on adapte une pice de f] contre la vis qui ti5t l'aimant1 on reconnat que les sons transmis sont un peu plus acc5tus1 ce qui ti5t au r5=cem5t du ple actif de l'aimant2 mais on ent5d au mom5t o l'on applique la pice de f] contre la vis1 un bruit assez prononc qui semble tre d aux vibrations mcaniques dt]m9es dans le b>reau au mom5t du *oc4 ,m4 le lieut5ant de vaisseau des ,portes a fait d]nirem5t sur ce g5re de phnomnes des expri5ces intressantes4 ,a9si il a reconnu que1 si sur un circuit tlphonique de #ajj mtres complt p> le sol1 le tlphone transmetteur e/ rduit au simple aimant muni de sa bob9e qui con/itue son organe lectro-magntique1 et que cet aimant soit susp5du v]ticalem5t p> un fil de soie1 la bob9e en haut1 un c\p frapp sur cet aimant1 soit au moy5 d'un morceau de bois1 soit au moy5 d'une tige de cuivre1 p\rra dt]m9] dans le tlphone rcepteur1 des sons di/9cts qui augm5t]ont d'autant plus d'int5sit que le c\p s]a frapp plus prs de la bob9e1 et qui devi5dront plus =ts encore1 mais mo9s nets1 qu& on mettra en contact avec le ple suprieur de l'aimant une lame vibrante de f] d\x4 ,qu& le corps avec lequel on frappe e/ en f]1 les sons dont il vi5t d'tre "q sont plus acc5tus qu'avec le morceau de bois1 et qu& l'aimant e/ muni de sa lame vibrante applique sur son ple actif1 on saisit en mme temps que le bruit du *oc une vibration de la plaque4 ,si le corps p]cuteur e/ un aimant1 les bruits produits sont semblables ceux que l'on obti5t avec un p]cuteur en f]1 qu& l'effet e/ produit entre ples de mme nom1 mais si ce sont des ples de noms contraires1 on ent5d aprs *aque c\p un second bruit produit p> l'arra*em5t de l'aimant et qui p>at tre un c\p frapp beauc\p mo9s =t4 ,naturellem5t ces bruits augm5t5t si l'aimant e/ muni de sa lame vibrante4 ,si on p>le sur la plaque vibrante du tlphone transmetteur qu& elle e/ applique sur le ple de l'aimant1 on ent5d sur le tlphone rcepteur des sons v>is assez semblables ceux produits p> les vibrations d'une corde violon1 et le bruit que fait la plaque qu& on la retire du contact de l'aimant e/ p>faitem5t ent5du au rcepteur4 ,qu& on p>le au rcepteur1 la p]sonne qui a l'oreille applique sur la plaque vibrante du transmetteur1 dispos comme ci-dessus1 ent5d trs-bi51 mais ne di/+ue pas les p>oles1 ce qui ti5t sans d\te au magntisme cond5s au po9t de contact de l'aimant et de la lame vibrante1 et qui r5d les v>iations magntiques plus l5tes et plus difficiles s'effectu]4 ,p\r p]cevoir les c\ps frapps sur l'aimant avec une tige de f] d\x1 la prs5ce de la bob9e n'e/ pas ncessaire4 ,en enr\lant trois t\rs seulem5t du fil conducteur dnud1 s]vant de fil de ligne1 sur une extrmit de l'aimant1 on peut p]cevoir les sons1 et ces sons cess5t1 comme dans les autres expri5ces1 qu& le circuit e/ int]rompu1 ce qui montre bi5 qu'on ne peut les attribu] une transmission mcanique4 ,mais ce qui e/ le plus curieux1 c'e/ que si l'aimant e/ int]pos dans le circuit de manire en faire p>tie intgrante1 et que les deux extrmits du fil conducteur soi5t enr\les aut\r des b\ts de l'aimant1 les c\ps frapps sur celui-ci avec le f] d\x1 sont p]u dans le tlphone aussitt que l'un des ples de l'aimant e/ muni de la plaque vibrante4 ,j'ai rpt moi-mme les expri5ces de ,m4 des ,portes en frappant simplem5t sur la vis qui1 dans les tlphones ord9aires fixe l'aimant l'app>eil1 et j'ai con/at que1 t\tes les fois que le circuit tait complet1 les c\ps frapps avec un c\teau d'ivoire tai5t rpts p> le tlphone2 ils tai5t trs-faibles1 il e/ vrai1 qu& la lame vibrante tait enleve1 mais trs-m>qus avec l'addition de cette lame4 ,au contraire1 t\tes les fois que le circuit tait int]rompu1 aucun bruit n'tait p]u4 ,ces bruits tai5t du re/e plus =ts qu& les c\ps tai5t frapps sur la vis que qu& ils tai5t frapps sur le ple mme de l'aimant au-dessus de la bob9e1 ce qui t5ait ce que1 dans le premi] cas1 le b>reau p\vait vibr] librem5t1 t&is que dans le second1 les vibrations se tr\vai5t t\ffes p> suite de la fixation du b>reau4 ,on p\rrait1 jusqu' un c]ta9 po9t1 expliqu] ces effets en disant que les vibrations dt]m9es sur l'aimant p> le *oc1 ont p\r rsultat de dt]m9] des dplacem5ts ondulatoires des p>ticules magntiques dans t\te l't5due du b>reau1 et que de ces dplacem5ts doiv5t rsult]1 dans l'hlice1 d'aprs la loi de ,l5z1 des c\rants induits dont la =ce augm5te qu& la puissance de l'aimant e/ surexcite p> la raction de son diaphragme1 lequel j\e le rle d'armature1 et p> celle du corps p]cuteur qu& il e/ magntique4 ,t\tefois1 les d]nires expri5ces de ,m4 des ,portes sont plus difficiles expliqu]1 et il p\rrait bi5 y avoir autre *ose que des c\rants induits ord9aires4 ,ces expri5ces ne sont pas les seules qui montr5t les effets dt]m9s s\s l'influ5ce d'branlem5ts molculaires de div]ses natures4--,a9si1 ,m4 ,?omson de ,bri/ol a reconnu que si on introduit dans le circuit d'un tlphone ord9aire1 une pice de f] et une tige de laiton place p]p5diculairem5t sur le f]1 il suffira de donn] un c\p sur la tige de laiton p\r dt]m9] un son n]gique dans le tlphone4 ,d'un autre ct1 il a montr aussi que si on ent\re les deux extrmits polaires d'un aimant droit de deux bob9es d'induction1 mises en rapport avec le circuit d'un tlphone1 et qu'on promne au-dess\s de l'aimant1 dans l'int]valle sp>ant les deux bob9es1 la flamme d'une lampe alcool1 on ent5d un bruit trs-m>qu aussitt que la flamme ex]ce son action sur le b>reau aimant4 ,cet effet provi5t sans d\te de l'affaiblissem5t du magntisme du b>reau dt]m9 p> l'effet calorifique alors produit4 ,enf9 j'ai reconnu moi-mme que des grattem5ts effectus sur l'un des fils qui runiss5t deux tlphones entre eux1 sont p]u dans ces tlphones1 quel que soit d'ailleurs le po9t du circuit o ces grattem5ts sont produits4 ,les sons a9si provoqus sont1 la vrit1 trs-faibles1 mais ils se di/+u5t nettem5t1 et acquir5t une plus gr&e int5sit qu& le grattem5t e/ effectu sur les bornes d'atta*e des fils des tlphones4 ,t\s ces sons1 d'ailleurs1 ne peuv5t pas tre la consqu5ce d'une transmission mcanique de vibrations1 c> qu& le circuit e/ int]rompu1 on ne peut en p]cevoir aucun4 ,d'aprs ces expri5ces1 on p\rrait croire que c]ta9s bruits que l'on con/ate dans les tlphones exprim5ts sur les lignes tlgraphiques1 p\rrai5t bi5 prov5ir des frictions des fils sur les supports1 frictions qui donn5t lieu ces sons s\v5t trs-int5ses que l'on ent5d quelquefois sur c]ta9es lignes tlgraphiques4 ,?orie du tlphone4--,il sembl]ait rsult] des div]ses expri5ces que n\s avons rapportes prcdemm5t1 que l'explication qu'on donne gnralem5t des effets produits dans le tlphone1 s]ait trs-incomplte1 et que la transmission de la p>ole1 au lieu de rsult] de la rptition p> la membrane du tlphone rcepteur 7s\s l'influ5ce des effets lectro-magntiques produits7 des vibrations dt]m9es p> la voix sur la membrane du tlphone transmetteur1 devrait prov5ir des vibrations molculaires dt]m9es dans le sy/me lectro-magntique t\t enti] et p>ticulirem5t sur le noyau magntique envelopp p> l'hlice4 ,ces vibrations s]ai5t ds lors de la mme nature que celles qui ont t tudies dans les tiges lectro-magntiques rsonnantes p> ,,mm4 ,page1 de la ,rive1 ,w]!im1 ,matteucci1 etc41 et ce sont elles qui ont t mises contribution dans les tlphones de ,reiss1 de ,ccil et ,lon>d ,wray1 et de ,v&]-,weyde4 ,dans cette hypo?se1 la lame vibrante aurait p\r pr9cipal rle remplir1 de ragir p\r la production des c\rants induits qu& elle s]ait mise en vibration p> la voix1 et de r5=c] p> sa raction sur l'extrmit polaire du b>reau aimant1 les effets magntiques dt]m9s au se9 de celui-ci1 qu& elle vibr]ait s\s l'influ5ce lectro-magntique1 ou du mo9s1 qu& elle s]ait actionne p> l'aimant4 ,or comme ces vibrations sont d'autant plus amplifies p\r une mme note1 que la lame e/ plus flexible1 et comme1 d'un autre ct1 les v>iations dans l'tat magntique d'une lame s'effectu5t d'autant plus rapidem5t qu'elle prs5te mo9s de masse1 on compr5d immdiatem5t p\rquoi il convi5t d'employ] des lames vibrantes trs-m9ces et relativem5t petites1 comme l'a fait ,m4 ,edison4 ,dans le cas de la transmission1 la plus gr&e amplitude des vibrations augm5te l'int5sit des c\rants induits transmis4 ,dans le cas de la rception1 les v>iations d'aimantation dt]m9ant les sons1 sont r5dues plus acc5tues et plus nettes1 aussi bi5 dans la membrane armature que dans le b>reau aimant2 il y a donc avantage dans les deux cas4 ,cette hypo?se n'exclut d'ailleurs en ri5 l'effet phontique des vibrations mcaniques et physiques qui p\rrai5t se produire dans la lame armature s\s l'influ5ce des magntisations et dmagntisations qu'elle subit1 et qui vi5drai5t aj\t] leur action celle des noyaux magntiques4 ,quelle e/ la nature des vibrations transmises dans le tlphone rcepteur8 ,c'e/ une "q encore obscure1 et ceux qui s'en sont occups sont lo9 d'tre d'accord2 elle a mme t l'objet d'une discussion intressante en #ahdf entre ,,mm4 ,w]!im et ,de la ,rive1 et les dc\v]tes n\velles la r5d5t encore plus complique4 ,suivant ,m4 ,w]!im1 ces vibrations s]ai5t la fois longitud9ales et transv]sales et provi5drai5t d'attractions *anges entre les spires de l'hlice magntisante et les p>ticules magntiques du noyau2 suivant ,m4 ,de la ,rive elles s]ai5t1 dans le cas qui n\s occupe1 uniquem5t longitud9ales et rsult]ai5t de contractions et dilatations molculaires dt]m9es p> des arrangem5ts diffr5ts pris p> les molcules magntiques1 s\s l'influ5ce des aimantations et des dsaimantations4 ,c'e/ cette explication qui n\s p>at la plus rationnelle1 et une expri5ce faite en #ahdf p> ,m4 ,guillem9 sembl]ait la confirm]4 ,m4 ,guillem9 avait en effet reconnu que si une tige flexible de f] ent\re d'une hlice magntisante e/ p9ce dans un tau l'une de ses extrmits et rec\rbe s\s l'influ5ce d'un poids adapt l'autre extrmit1 on peut la faire r$ress] in/antanm5t p> le passage d'un c\rant trav]s l'hlice magntisante4 ,or ce r$ressem5t ne peut1 dans ce cas1 prov5ir que de la contraction dt]m9e p> les molcules magntiques qui1 s\s l'influ5ce de leur aimantation1 t5d5t provoqu] des attractions int]molculaires et modifi] les conditions d'la/icit du mtal4 ,on sait en effet que du f] a9si aimant acqui]t la duret de l'aci] et qu'il ne peut plus tre attaqu p> la lime4 ,quoi qu'il en soit1 il e/ impossible de ne pas admettre que des sons soi5t produits dans le noyau magntique aussi bi5 que dans l'armature1 s\s l'influ5ce d'effets lectriques int]mitt5ts4 ,ces sons p\rront d'ailleurs tre musicaux ou articuls2 c> du mom5t o le transmetteur aura provoqu l'action lectrique conv5able1 n\s ne voyons pas de raison p\r que des vibrations effectues transv]salem5t ou longitud9alem5t transmett5t les uns plutt que les autres4 ,ces vibrations1 du re/e1 sont1 comme on l'a vu1 p\r a9si dire microscopiques#ai4 ,note #ai3 ,voir les ,mmoires de ,,mm4 de la ,rive et ,guillem9 aux ,comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces1 t4 ,,xxii4 ,m4 ,j4 ,luv9i1 qui p>tage nos ides sur la ?orie qui prcde1 croit cep5dant qu'elle ne peut satisfaire compltem5t l'esprit1 que si l'on fait entr] en ligne de compte la raction dt]m9e p> le b>reau magntique sur l'hlice qui l'ent\re4 ,il ne peut y avoir1 dit-il1 action sans raction1 et en consqu5ce les *angem5ts molculaires dt]m9s dans le b>reau doiv5t provoqu] des v>iations correspondantes dans l'hlice1 et les deux effets doiv5t contribu] la production des sons4 ,il cite l'appui de son dire l'expri5ce suivante du pr(esseur ,rossetti1 qui e/ rellem5t curieuse4 ,dans une suite de re*]*es qu'il avait entreprises sur les tlphones sans lame vibrante1 ce savant avait employ sans le savoir un tlphone dont la bob9e n'tait pas bi5 fixe sur le noyau magntique1 et il rem>qua son gr& tonnem5t que cette bob9e oscillait le long du noyau magntique1 au passage des c\rants discont9us1 et qu'elle produisait des sons4 ,or ce m\vem5t tait une raction dt]m9e p> les effets magntiques produits4 ,la difficult d'expliqu] la production des sons dans un organe lectro-magntique dp\rvu d'armature1 avait fait ni] dans l'orig9e l'au!nticit des expri5ces que n\s avons rapportes prcdemm5t1 et ,m4 ,navez avait entam avec n\s une discussion qui ne s]a pas sans d\te t]m9e de sitt2 mais il e/ rsult de cette discussion1 que ce savant a t oblig de conv5ir que le son de la voix huma9e p\vait tre reproduit p> un rcepteur tlphonique priv de sa plaque4 ,t\tefois1 il croit encore que cette reproduction e/ trop faible p\r qu'on puisse reconnatre s'il y a ou s'il n'y a pas articulation1 et s\ti5t t\j\rs que les vibrations transv]sales de la plaque rsultant d'effets attractifs1 sont les seules qui reproduis5t la p>ole articule avec une int5sit suffisante p\r tre utile4 ,il e/ c]ta9 que l'articulation de la p>ole exige une c]ta9e puissance de vibration qu'un tlphone sans diaphragme ne peut pas facilem5t f\rnir1 c> il faut considr] que1 dans un app>eil a9si dispos1 les effets magntiques sont rduits dans un rapport considrable qui e/ celui de la =ce magntique dveloppe dans le b>reau cette =ce multiplie p> elle-mme1 et qu'une action1 aussi faible que l'e/ celle accuse dans un tlphone1 devi5t p\r a9si dire nulle1 qu& p> suite de la suppression de l'armature1 elle n'e/ plus reprs5te que p> la rac9e c>re de la =ce qui l'a dt]m9e4 ,il peut donc se faire que des sons pe9e p]ceptibles dans un tlphone sans diaphragme1 le devi5n5t qu&1 p> suite de la prs5ce de ce diaphragme1 la cause qui les provoque e/ multiplie p> elle-mme et qu'il s'y aj\te encore les vibrations dt]m9es au se9 de l'armature elle-mme s\s l'influ5ce des magntisations et dmagntisations qu'elle subit4 ,p\r montr] que l'action du diaphragme n'e/ pas aussi indisp5sable que ,m4 ,navez semble le suppos]1 et que les vibrations de ce diaphragme ne sont pas le rsultat d'attractions lectro-magntiques1 il suffit de se report] aux expri5ces de ,m4 ,hughes que n\s avons exposes p4 #abi4 ,il e/ c]ta9 que si cet effet tait en jeu1 on ent5drait mieux qu& les deux b>reaux aimants prs5t]ai5t des ples de mme nom devant le diaphragme1 que qu& ils prs5t]ai5t des ples de noms contraires1 puisque t\tes les actions s]ai5t alors conspirantes dans le mme s5s4 ,d'un autre ct les plus gr&s effets que l'on obti5t avec des diaphragmes multiples juxtaposs loign5t compltem5t cette hypo?se4 ,nanmo9s1 il p\rrait se faire que dans les tlphones lectro-magntiques1 le diaphragme de f]1 en raison des v>iations faciles de son tat magntique1 pt contribu] beauc\p r5dre les sons articuls plus nets et plus di/9cts2 il p\rrait alors ragir la manire de la langue2 mais n\s croyons que c'e/ surt\t l'amplitude des vibrations dt]m9es sur le transmetteur1 qu'on doit rapport] la plus ou mo9s gr&e nettet des sons articuls4 ,a9si ,m4 ,hughes a dmontr que les *>bons de bois mtalliss employs dans ses p>leurs microphoniques tai5t prfrables aux *>bons de cornue p\r transmettre la p>ole1 prcism5t p>ce que1 tant mo9s conducteurs1 les diffr5ces de rsi/ance qui rsult5t des diffr5ces de pression1 sont plus acc5tues et p]mett5t p> consqu5t de mieux faire saisir les diffr5tes nuances des sons vocaux qui con/itu5t l'articulation de la p>ole4 ,mais il ne s'agit plus auj\rd'hui d'une discussion d'effets magntiques2 la sci5ce a m>* depuis que ,m4 ,navez a ouv]t la discussion1 et n\s lui dem&]ons ma9t5ant comm5t1 avec sa ?orie des m\vem5ts attractifs du diaphragme des tlphones1 il peut expliqu] la reproduction de la p>ole p> un microphone rcepteur dp\rvu de t\t organe lectro-magntique1 et je puis lui c]tifi] que dans les expri5ces que j'ai faites1 la transmission des vibrations ne p\vait se faire mcaniquem5t1 c> qu& le circuit tait c\p ou la pile retire du circuit1 aucun son n'tait ent5du4 ,il faut dcidm5t que ,m4 ,navez compte avec les vibrations molculaires4 ,c]ta9em5t1 c'e/ un t]ra9 n\veau tudi]2 mais c'e/ p>ce que n\s n\s a*>nons en ,europe v\loir re/] dans les limites de ?ories incompltes que n\s avons laiss aux amrica9s1 qui ne s'en inquit5t gure1 la gloire de faire les gr&es dc\v]tes qui n\s tonn5t depuis quelques mois4 ,que ,m4 ,navez lise avec so9 les notes de ,,mm4 ,luv9i1 des ,portes1 ,trve1 ,hughes1 ,rossetti1 et n\s sommes c]ta9 que ses ides se modifi]ont4 ,en rsum1 la ?orie du tlphone et du microphone considrs comme organes reproducteurs de la p>ole e/ encore lo9 d'tre lucide compltem5t1 et dans des que/ions aussi neuves1 il s]ait imprud5t d'tre trop affirmatif4 ,la transmission lectrique des sons1 dans les tlphones magnto-lectriques1 ne laisse pas que de prs5t] quelques complications ?oriques4 ,on a vu en effet qu'on p\vait les obt5ir avec des diaphragmes en matire non magntique et mme p> l'effet de simples vibrations mcaniques dt]m9es p> des *ocs4 ,e/-ce des ractions d'induction de l'aimant sur la lame vibrante mise en action qu'il faut les attribu] dans le premi] cas1 et aux m\vem5ts des p>ticules magntiques devant les spires de l'hlice qu'il faut les rapport] dans le second84444 la "q e/ encore bi5 obscure2 nanmo9s on peut concevoir que les modifications de l'action inductrice de l'aimant sur le diaphragme mis en vibration puiss5t entran] des v>iations de l'int5sit magntique1 de mme qu'on peut admettre une action de la mme nature p> suite de l'loignem5t1 et du rappro*em5t des p>ticules magntiques des spires de l'hlice2 t\tefois ,m4 ,trve croit1 dans ce d]ni] cas1 une action p>ticulire qu'il a dj eu occasion d'tudi] dans d'autres circon/ances1 et voit dans le c\rant a9si produit l'effet d'une trans=mation du travail mcanique dt]m9 au se9 des molcules magntiques4 ,ce qui complique encore la "q1 c'e/ que s\v5t ces effets sont produits p> des transmissions simplem5t mcaniques4 ,il tait encore un po9t intressant tudi] et sur lequel ,m4 ,navez a donn quelques indications intressantes2 c'tait de savoir si les effets tai5t plus n]giques1 p\r la rception1 avec des aimants p]man5ts1 qu'avec des aimants temporaires4 ,dans le premi] modle de tlphone expos ,philadelphie p> ,m4 ,bell1 le rcepteur tait1 comme on l'a vu1 con/itu p> un lectro-aimant tubulaire dont le ple cyl9drique tait muni de la lame vibrante2 mais ,m4 ,bell n'a pas ma9t5u cette disposition1 et s'il faut en croire ce qu'il dit cet g>d dans son mmoire1 ce s]ait af9 de r5dre son app>eil la fois rcepteur et transmetteur#bj4 ,t\tefois ,m4 ,navez prt5d que le rle de l'aimant e/ plus important1 et mme qu'il e/ indisp5sable dans les conditions actuelles de sa con/ruction4 ,on peut1 dit-il1 dans c]ta9es circon/ances1 et en con/ruisant l'in/rum5t d'une manire spciale1 faire p>l] un ,bell rcepteur sans aimant p]man5t2 cep5dant1 l'in/rum5t tel qu'il e/ con/ruit gnralem5t1 re/e muet si on retire l'aimant p\r le remplac] p> un cyl9dre de f] d\x fix dans la bob9e4 ,nanmo9s il suffit d'appro*] le ple d'un aimant p]man5t d'un cyl9dre en f] d\x1 p\r r5dre la voix au tlphone3 il rsulte de nos expri5ces que p\r qu'un tlphone ,bell fonctionne bi51 il e/ indisp5sable que la plaque soit s\mise une t5sion magntique initiale1 obt5ue au moy5 d'un aimant p]man5t4 ,cette ass]tion e/ d'ailleurs facile dduire de considrations ?oriques4 ,note #bj3 ,voici ses propres p>oles3 ,! articulation produc$ f ! in/rum5t 7le rcepteur lectro-aimant tubulaire7 0 rem>kably di/9ct1 b its great defect consi/$ 9 ! fact t x c\ld n be us$ z a transmitt+ in/rum5t1 & ?us two telephones 7 requir$ at ea* /ation1 "o = transmitt+ & "o = receiv+ spok5 messages4 ,quant l'action des c\rants envoys trav]s l'hlice d'un tlphone1 elle s'explique aism5t4 ,quelles que soi5t les conditions magntiques du b>reau1 les c\rants induits de diffr5te int5sit qui agiss5t sur lui1 provoqu5t des modifications dans son tat magntique1 d'o rsult5t des vibrations molculaires p> contraction et dilatation4 ,ces vibrations se produisant galem5t dans l'armature s\s l'influ5ce des aimantations et dsaimantations qui y sont dt]m9es p> l'action magntique du noyau1 r5=c5t celles de ce noyau1 en mme temps que les modifications dans l'tat magntique du sy/me se tr\v5t amplifies p> suite de la raction des deux pices magntiques l'une sur l'autre4 ,qu& le b>reau e/ en f] d\x1 les c\rants induits agiss5t en crant des aimantations plus ou mo9s n]giques auxquelles succd5t des dsaimantations qui sont d'autant plus promptes que des c\rants inv]ses succd5t t\j\rs ceux qui ont t actifs1 ce qui r5d les alt]natives d'aimantation et de dsaimantation plus nettes et plus rapides4 ,qu& le b>reau e/ aimant1 l'action e/ diffr5tielle1 et peut s'ex]c] dans un s5s ou dans un autre1 suivant que les c\rants induits correspondant aux vibrations effectives1 pass5t trav]s la bob9e rceptrice dans le mme s5s ou en s5s contraire du c\rant magntique du b>reau4 ,si ces c\rants sont de mme s5s1 l'action e/ r5=ante1 et les modifications sont effectues comme si c'tait une aimantation qui tait dt]m9e4 ,si ces c\rants sont de s5s contraire1 l'effet inv]se se produit2 mais quels que soi5t ces effets1 les vibrations molculaires cons]v5t les mmes rapports rciproques et la mme hauteur dans l'*elle des sons musicaux4 ,si on tudie la "q au po9t de vue ma?matique1 on tr\ve la prs5ce d'une con/ante en rapport avec l'int5sit du c\rant qui n'exi/e pas dans les vibrations mcaniques et d'o rsult]ait peut-tre le timbre p>ticuli] que prs5te la p>ole reproduite dans le tlphone1 timbre qui l'a fait comp>] la voix de poli*9elle4 ,m4 ,dubois ,raymond a du re/e publi sur cette ?orie un mmoire intressant qui e/ rapport dans les ,mondes du #ba fvri] #ahgh 7p4 #cad71 mais que n\s ne reproduisons pas ici1 p>ce que les considrations qu'il met sont trop sci5tifiques p\r les lecteurs auxquels s'adresse notre ouvrage4 ,n\s aj\t]ons seulem5t que d'aprs ,m4 ,c4 ,w4 ,cun+ham1 les vibrations produites dans un tlphone ne peuv5t se manife/] exactem5t dans les mmes conditions que celles qui affect5t le tympan de l'oreille1 p>ce que celui-ci a une =me p>ticulire en entonnoir qui exclut t\te note fondam5tale qui lui soit spcialem5t propre1 t&is qu'il n'en e/ pas de mme p\r les b>reaux et lames magntiques qui possd5t des notes fondam5tales capables de masqu] beauc\p des demi-tons de la voix4 ,c'e/ suivant lui ces notes fondam5tales qu'il faut attribu] l'altration de la voix obs]ve dans le tlphone4 ,,exp,,ri5ces ,,div]ses ,,faites ,,avec ,,le ,t,l,,phone4 ,n\s allons n\s occup] ma9t5ant d'une srie d'expri5ces qui1 t\t en faisant ressortir les m]veilleuses proprits du tlphone peuv5t encore donn] quelques indications sur l'importance des actions qui sont susceptibles de l'affect]4 ,expri5ces de ,m4 d',arsonval4--,on a vu que le tlphone tait un in/rum5t d'une extrme s5sibilit1 mais cette s5sibilit n'avait pu tre apprcie d'une manire bi5 nette p> les moy5s ord9aires4 ,p\r la mesur] en quelque sorte1 ,m4 d',arsonval a eu l'ide de la comp>] celle du n]f d'une gr5\ille1 app>eil qui1 comme on le sait1 avait t reg>d jusqu'ici comme le plus p>fait de t\s les galvanoscopes1 et le rsultat de ses expri5ces a t que le tlphone e/ deux c5ts fois plus s5sible que ce n]f4 ,voici du re/e comm5t ,m4 d',arsonval r5d compte de ses re*]*es cet g>d dans les comptes r5dus de l',acadmie des sci5ces du #a;er avril #ahgh4 ,je prp>e une gr5\ille la manire de ,galvani4 ,je pr5ds l'app>eil d'induction de ,siem5s usit en physiologie s\s le nom d'app>eil *>iot2 j'excite avec la p9ce ord9aire le n]f sciatique1 et j'loigne la bob9e induite jusqu' ce que le n]f ne rponde plus l'excitation lectrique4 ,je remplace alors le n]f p> le tlphone1 et le c\rant induit qui n'excitait plus le n]f fait vibr] avec =ce cet app>eil4 ,j'loigne la bob9e induite et le tlphone vibre t\j\rs4 ,dans le sil5ce de la nuit1 j'ai pu ent5dre vibr] le tlphone en loignant la bob9e induite une di/ance qu9ze fois plus gr&e que celle du m9imum d'excitation du n]f2 p> consqu5t1 si l'on admet p\r l'induction comme p\r les actions di/ance la loi des c>rs inv]ses1 on voit que1 dans cette circon/ance1 le tlphone e/ au mo9s deux c5ts fois plus s5sible que le n]f4 ,n\s possdons dans le tlphone un in/rum5t d'une s5sibilit exquise4 ,il e/1 comme on le voit1 beauc\p plus s5sible que la patte galvanoscopique1 et j'ai song en faire un galvanoscope4 ,on n'tudie que trs-difficilem5t les c\rants musculaires et n]veux avec un galvanomtre de #cjjjj t\rs1 p>ce que l'app>eil manque d'in/antanx et que l'aiguille1 cause de son in]tie1 ne peut manife/] de v>iations lectriques se succdant rapidem5t1 comme celles qui ont lieu p> exemple dans le muscle lorsqu'on le ttanise4 ,cet inconvni5t n'exi/e plus avec le tlphone qui rpond t\j\rs p> une vibration un *angem5t lectrique1 quelque rapide qu'il soit4 ,c'e/ donc un excell5t in/rum5t p\r tudi] le ttanos lectrique du muscle4 ,on peut tre sr d'avance que le c\rant musculaire excit]a le tlphone puisque ce c\rant excite le n]f qui e/ mo9s s5sible que cet app>eil4 ,l'in/rum5t ncessite p\r cela quelques dispositions spciales4 ,le tlphone ne peut s]vir qu' con/at] les v>iations d'un c\rant lectrique1 quelque faibles qu'elles soi5t1 il e/ vrai2 mais j'ai tr\v le moy5 p> son int]mdiaire de con/at] la prs5ce d'un c\rant cont9u1 quelque faible qu'il puisse tre4 ,j'y ai russi en employant un artifice trs-simple4 ,je lance dans le tlphone le c\rant suppos1 et1 p\r obt5ir des v>iations1 j'int]romps mcaniquem5t ce c\rant p> le diapason4 ,si aucun c\rant ne trav]se le tlphone1 l'in/rum5t re/e muet4 ,si1 au contraire1 le plus faible c\rant exi/e1 le tlphone vibre l'unisson du diapason4 ,m4 le pr(esseur ,eick1 de ,wurtzb\rg1 a aussi employ le tlphone p\r des re*]*es physiologiques1 mais en suivant une voie prcism5t contraire celle explore p> ,m4 d',arsonval4 ,il a reconnu qu'en mettant les n]fs d'une gr5\ille en rapport avec un tlphone1 on les contractait d'une manire n]gique aussitt qu'on p>lait dans l'app>eil1 et l'n]gie des contractions dp5dait surt\t de la nature des mots prononcs2 a9si1 il a con/at que les voyelles a1 e1 i ne produisai5t presque pas d'effet1 t&is que l'o et surt\t l'u en dt]m9ai5t un trs-n]gique4 ,les mots liege-/ill prononcs haute voix ne produis5t qu'une trs-faible action1 t&is que le mot tuck]1 mme prononc voix basse1 agitait =tem5t la gr5\ille4 ,ces expri5ces1 qui rappell5t celles de ,galvani1 tai5t naturellem5t bases sur les effets produits p> les c\rants induits dvelopps dans le tlphone1 et pr\v5t que si cet in/rum5t e/ un galvanoscope plus s5sible que le n]f d'une gr5\ille1 celui-ci e/ plus impressionnable que nos galvanomtres les plus p]fectionns4 ,expri5ces de ,m4 ,demoget4--,p\r comp>] l'int5sit des sons transmis p> le tlphone avec l'int5sit du son primitif1 ,m4 ,demoget a dispos dans une pla9e dc\v]te deux tlphones4 ,il t5ait l'oreille le premi]1 t&is qu'un aide s'loignait de lui1 en rptant sans cesse la mme syllabe avec la mme int5sit de voix dans le deuxime in/rum5t4 ,il ent5dait d'abord le son transmis p> le tlphone1 puis ensuite le son qui arrivait directem5t1 en sorte que ri5 n'tait plus facile que de comp>]4 ,or1 voici les rsultats qu'il a obt5us4 quatre-v+t-dix mtres1 les int5sits p]ues tai5t gales1 la plaque vibrante tant loigne du tympan d'environ c9q c5timtres4 ce mom5t1 le rapport des int5sits tait donc de #be #ha4jjj4jjj4 ,en d'autres t]mes1 le son transmis p> le tlphone n'tait que #a_/c4jjj4jjj du son mis4 ,mais comme les /ations dans lesquelles on oprait ne p\vai5t tre considres comme deux po9ts vibrant librem5t dans l'espace1 il y avait lieu1 dit ,m4 ,demoget1 de rduire ce rapport de moiti1 cause de l'influ5ce du sol1 et d'admettre que le son transmis p> le tlphone tait #a4ejj4jjj fois plus faible que celui mis p> la voix4 ,comme1 d'autre "p1 on sait que l'int5sit de deux sons e/ proportionnelle au c>r de l'amplitude des vibrations1 on peut en conclure que les vibrations des deux plaques des tlphones tai5t directem5t proportionnelles aux di/ances1 c'e/--dire1 comme #e e/ #i4jjj1 ou que les vibrations du tlphone transmetteur tai5t dix-huit c5ts fois plus gr&es que celles du tlphone rcepteur4 ,on peut donc comp>] celles-ci des vibrations molculaires1 c> celles du tlphone transmetteur ont dj une amplitude trs-petite4 ,sans dim9u] en ri5 le mrite de la rem>quable inv5tion de ,bell1 cont9ue ,m4 ,demoget1 on peut conclure de ce qui prcde que le tlphone1 au po9t de vue du r5dem5t1 e/ une ma*9e qui laisse bi5 dsir]1 puisqu'elle ne transmet que la dix-huit c5time p>tie du travail primitif1 et que si cet in/rum5t a donn des rsultats si inatt5dus1 cela ti5t bi5 plus la p]fection de l'organe de l'oue qu' la p]fection de l'in/rum5t lui-mme4 ,m4 ,demoget attribue cette dp]dition du travail produit dans le tlphone1 surt\t aux huit trans=mations successives que subit le son avant d'arriv] l'oreille1 sans p>l] de celle qui e/ due la rsi/ance lectrique de la ligne et qui1 elle seule1 peut absorb] t\te l'n]gie4 ,p\r se r5dre compte de la =ce des c\rants induits qui actionn5t un tlphone1 ,m4 ,demoget a *]* les comp>] des c\rants d'une int5sit connue1 produisant des vibrations de mme nature et de mme =ce1 et p\r cela il a mis contribution deux tlphones ,a et ,b en communication au moy5 d'une ligne de #bj mtres de longueur4 ,prs de la plaque vibrante du tlphone ,a1 il a appuy lgrem5t une petite lime sur laquelle on frottait avec une lame mtallique2 le bruit a9si produit1 tait naturellem5t transmis p> le tlphone ,b avec une c]ta9e int5sit qu'on p\vait apprci]4 ,il a ensuite remplac le tlphone ,a p> une pile1 et la lime tait introduite dans le circuit en la reliant l'un des ples4 ,le c\rant ne p\vait tre f]m qu'en frottant la lime au moy5 de la lame de ressort mise en communication avec l'autre extrmit du circuit4 ,mais on p\vait obt5ir a9si des c\rants int]rompus qui1 en faisant vibr] le tlphone ,b1 produisai5t un bruit dont l'int5sit v>iait avec la =ce du c\rant de la pile4 ,en *]*ant l'int5sit lectrique capable de f\rnir de cette manire un son quivalant celui produit p> le tlphone ,a1 ,m4 ,demoget a reconnu qu'elle correspondait celle que f\rnit une petite pile !rmo-lectrique con/itue p> un fil de f] et un fil de cuivre de deux millimtres de diamtre1 aplatis leur extrmit et s\ds l'ta92 le faible c\rant rsultant de cette pile ne faisait dvi] que de deux degrs un galvanomtre fil c\rt4 ,cette e/imation ne n\s p>at pas t\tefois runir assez de conditions d'exactitude p\r qu'on puisse en dduire le degr de s5sibilit du tlphone1 s5sibilit qui1 d'aprs les expri5ces de ,,mm4 ,w>r5 de la ,rue1 ,br\gh1 ,peirce1 e/ inf9im5t plus gr&e4 ,m4 ,w>r5 de la ,rue1 en effet1 comme on l'a dj vu1 a reconnu au moy5 du galvanomtre de ,?omson1 et en ram5ant la dviation f\rnie sur l'*elle de ce galvanomtre celle dt]m9e p> un lm5t ,daniell trav]sant un circuit complt p> un ,rho/at1 que les c\rants mis p> un tlphone ord9aire de ,bell sont quival5ts celui d'un lm5t ,daniell trav]sant #ajj megohms de rsi/ance1 c'e/--dire dix millions de kilomtres de fil tlgraphique4 ,suivant ,m4 ,br\gh1 le directeur des tlgraphes de l',inde1 le plus =t c\rant qui1 un mom5t donn1 fait fonctionn] le tlphone ,bell1 n'excde pas #a_/a4jjj4jjj4jjj de l'unit de c\rant1 c'e/--dire1 de un ,web]1 et le c\rant qui fait agir les relais dans l',inde a #djj #jjj fois cette =ce4 ,enf91 le pr(esseur ,peirce1 de ,bo/on1 comp>e les effets du c\rant tlphonique ceux qui s]ai5t produits p> une s\rce lectrique dont la =ce lectro-motrice s]ait la #a_/bjj4jjj p>tie d'un volt1 ou de celle d'un lm5t ,daniell4 ,du re/e1 comme l'obs]ve ,m4 ,peirce1 il e/ difficile de fix] un *iffre exact p\r e/im] la valeur relle de ces sortes de c\rants1 c> elle e/ ess5tiellem5t v>iable suivant l'int5sit des sons produits sur le tlphone transmetteur2 mais on peut affirm] qu'elle e/ mo9dre que la #a_/a4jjj4jjj p>tie du c\rant employ ord9airem5t p\r faire fonctionn] les app>eils tlgraphiques sur les lignes4 ,expri5ces de ,m4 ,helles51 de ,cop5hague4--,p\r se r5dre compte des effets rciproques produits p> les diffr5tes p>ties d'un tlphone1 ,m4 ,helles5 a con/ruit des tlphones de mmes dim5sions avec trois dispositions diffr5tes et inv]ses les unes des autres4 ,il en a d'abord tabli une dans les conditions ord9aires1 puis une autre dans les conditions du premi] sy/me de ,bell1 c'e/--dire1 en employant p\r lame vibrante une membrane portant son c5tre une petite armature de f]1 et enf9 la troisime disposition mettait contribution un aimant cyl9drique creux1 l'un des ples duquel tait fixe la lame vibrante1 laquelle p\vait se m\voir devant une spirale plate en limaon1 prs5tant le mme nombre de spires que les deux autres hlices4 ,dans cette d]nire disposition1 les c\rants induits rsultant des vibrations de la voix p\vai5t tre assimils ceux qui s]ai5t la consqu5ce du rappro*em5t et de l'loignem5t de deux spirales p>allles1 dont une s]ait p>c\rue p> un c\rant4 ,or1 de ces trois dispositions1 c'e/ celle qui a t adopte p> ,bell1 qui a f\rni les meilleurs effets1 et c'e/ un rsultat rellem5t bi5 r>e dans l'hi/oire des dc\v]tes1 qu'un inv5teur soit arriv du premi] c\p la meilleure disposition donn] son in/rum5t4 ,expri5ces de ,m4 ,zetz*e4 ,il e/ t\j\rs un c]ta9 noyau d'esprits de trav]s qui veul5t ni] l'vid5ce1 le plus s\v5t p\r faire acte de contradiction1 et qui croi5t a9si dim9u] l'importance d'une dc\v]te dont le ret5tissem5t les exaspre4 ,le tlphone et le phonographe ont t l'objet de ces critiques de mauvais aloi4 ,ne s'e/-on pas avis de dire que l'action lectrique n'entrait p\r ri5 dans les effets produits p> le tlphone1 et qu'il fonctionnait t\j\rs s\s l'influ5ce de vibrations mcaniques transmises p> le fil conducteur1 absolum5t comme cela a lieu dans les tlphones ficelle6644 ,on a eu beau dmontr] ces esprits aviss que qu& l'un des fils du circuit tait int]rompu1 aucun son n'tait produit1 cette dmon/ration ne leur a pas suffi1 et p\r dtruire t\te objection de leur "p1 ,m4 ,zetz*e a fait des expri5ces dans lesquelles il a dmontr1 p> le mode mme de la propagation du son1 que l'ide d'attribu] le son produit dans un tlphone une vibration mcanique e/ t\t simplem5t absurde4 ,voici en effet ce qu'il dit cet g>d dans un article insr dans le ,j\rnal tlgraphique de ,b]ne du #be janvi] #ahgh4 ,la correspondance p> tlphone entre ,leipzig et ,dresde a f\rni une n\velle preuve que c'e/ bi5 p> les c\rants lectriques et non p> la propagation purem5t mcanique des sons que se reproduis5t les mots la /ation de rception4 ,la vitesse de propagation du son dans le f] 7p\r les ondulations longitud9ales71 p\vant tre value #e kilomtres p> seconde1 le son devrait p>c\rir la di/ance de ,leipzig ,dresde en #aae_/e c'e/--dire en #bc secondes4 ,jusqu' l'arrive de la rponse il devrait s'c\l] au mo9s autant de secondes4 ,p> consqu5t1 dans *aque *angem5t de direction de la correspondance1 il devrait donc int]v5ir un int]valle de plus de #c_/d de m9ute1 ce qui n'e/ po9t du t\t le cas4 ,expri5ce que t\t le monde peut faire4--,n\s t]m9]ons ce *apitre consacr l'expos des div]ses expri5ces faites avec le tlphone1 p> l'indication d'une expri5ce curieuse qui1 bi5 que trs-facile rpt]1 n'a t signale qu'il y a quelques mois p> les j\rnaux de ,p5nsylvanie4 ,il s'agit de la transmission de la p>ole p> un tlphone simplem5t appliqu sur l'une des p>ties du corps huma9 vois9es de la poitr9e4 ,on a mme prt5du que t\tes les p>ties du corps p\vai5t produire ce rsultat2 mais dans les expri5ces que j'ai faites je n'ai pu russir que qu& le tlphone tait =tem5t appliqu sur ma poitr9e4 ,dans ces conditions1 et trav]s mme mes vtem5ts1 j'ai pu me faire ent5dre1 mais en p>lant voix trs-haute1 ce qui f]ait suppos] que le corps de l'homme p>ticipe t\t enti] aux vibrations provoques p> la voix4 ,dans ce cas1 les vibrations sont transmises mcaniquem5t au diaphragme du tlphone transmetteur1 non plus p> l'air mais p> le corps lui-mme agissant sur la coque du tlphone4 ,,le ,,microphone4 ,le microphone n'e/ en ralit qu'un transmetteur de tlphone pile1 mais avec des c>actres tellem5t p>ticuli]s qu'il con/itue p> le fait une inv5tion orig9ale qui mritait bi5 d'tre dsigne s\s un nom p>ticuli]4 ,dans ces d]ni]s temps il s'e/ lev1 l'occasion de cette inv5tion1 entre ,m4 ,hughes1 son auteur1 et ,m4 ,edison1 l'inv5teur du tlphone *>bon et du phonographe1 une conte/ation regrettable que les j\rnaux ont env5ime et qui n'avait pas rellem5t sa raison d'tre2 c>1 en df9itive si le pr9cipe physique du microphone peut p>atre le mme que celui du transmetteur tlphonique *>bon de ,m4 ,edison1 sa disposition e/ t\t fait diffr5te1 la manire d'agir sur lui n'e/ pas la mme1 et les effets qu'on lui dem&e gnralem5t sont d'une t\te autre nature4 ,c'e/ plus qu'il n'en faut p\r con/itu] une inv5tion n\velle4 ,d'ailleurs si on v\lait bi5 exam9] fond le pr9cipe mme de l'in/rum5t1 on p\rrait s'tonn] des prt5tions que ,m4 ,edison a leves4 ,en effet ,m4 ,edison ne peut pas rclam] comme lui app>t5ant la dc\v]te de la proprit que possd5t c]ta9s corps mdiocrem5t conducteurs d'avoir leur conductibilit modifie p> la pression4 ,j'ai fait ds l'anne #ahef et div]ses autres poques1 p> exemple en #ahfd1 #ahgb1 #ahge1 de nombreuses expri5ces cet g>d1 qui sont consignes dans le tome ,i de la seconde dition de mon expos des applications de l'lectricit1 p4 #bdfba et dans plusieurs notes prs5tes l',acadmie des sci5ces et insres aux comptes r5dus4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,clrac s'tait s]vi en #ahfe d'un tube muni de plombag9e avec une lectrode mobile p\r produire des rsi/ances v>iables dans un circuit tlgraphique4 ,d'ailleurs1 dans le transmetteur tlphonique de ,m4 ,edison1 le disque de *>bon doit tre1 comme on l'a vu1 s\mis une c]ta9e pression initiale af9 que le c\rant ne soit pas int]rompu p> suite des vibrations de la lame contre laquelle il appuie1 et il en rsulte que les modifications de rsi/ance du circuit qui donn5t lieu aux sons articuls1 ne sont produites que p> des augm5tations ou des dim9utions plus ou mo9s gr&es de pression1 c'e/--dire p> des actions diffr5tielles4 ,or n\s allons voir l'in/ant qu'il n'en e/ pas de mme p\r le microphone4 ,d'abord1 dans ce d]ni] app>eil1 le contact du *>bon s'effectue sur d'autres *>bons et non avec des disques de plat9e1 et ces contacts sont multiples2 en second lieu1 la pression ex]ce sur t\s les po9ts de contact e/ excessivem5t lgre1 ce qui fait qu'on peut faire v>i] les rsi/ances dans un rapport inf9im5t plus gr& que dans le sy/me de ,m4 ,edison1 et c'e/ prcism5t ce qui p]met d'amplifi] les sons2 en troisime lieu on peut employ] d'autres corps que le *>bon p\r con/itu] un microphone2 enf9 p\r faire agir le microphone1 il n'e/ pas beso9 de lame vibrante2 le simple int]mdiaire de l'air suffit1 et c'e/ ce qui p]met de faire fonctionn] cet app>eil une di/ance assez gr&e de lui4 ,n\s ne voyons donc pas de raisons qui ai5t pu motiv] la rclamation de ,m4 ,edison et surt\t les t]mes dont il s'e/ s]vi l'g>d de ,,mm4 ,preece et ,hughes qui sont des hommes considrables dans la sci5ce et trs-respectables s\s t\s les rapports4 ,n\s regrettons1 je le rpte encore1 cette tri/e sortie de ,m4 ,edison qui ne peut que lui faire du tort1 et qui n'e/ pas digne d'un inv5teur de sa taille4 ,si ma9t5ant envisageant la "q s\s un autre aspect1 n\s dem&ions ,m4 ,edison p\rquoi1 puisqu'il a inv5t le microphone1 n'en a-t-il pas fait connatre les proprits et les rsultats8444 ,quelle rponse p\rrait-il faire8 ,il fallait p\rtant que ces rsultats fuss5t bi5 saisissants puisque le microphone e/ dev5u en peu de j\rs l'objet de la proccupation du monde enti]2 or il e/ vid5t p\r n\s qu'avec le gnie p]spicace du clbre inv5teur ,amrica9 il aurait fait valoir cette dc\v]te s'il l'et faite rellem5t1 et il en aurait videmm5t tir p>ti4 ,ce qui peut ju/ifi] la rclamation de ,m4 ,edison1 c'e/ que1 n'tant pas au c\rant des dc\v]tes purem5t sci5tifiques faites en ,europe1 il a cru que son inv5tion rsidait t\te entire dans le pr9cipe sur lequel elle repose et qu'il croyait avoir dc\v]t4 ,note #ba3 ,voici textuellem5t ce que j'en dis dans cet ouvrage3 ,une *ose curieuse con/at] et qui p>at tre1 au premi] abord1 en contradiction avec la ?orie que l'on s'e/ faite de l'lectricit1 c'e/ que la plus ou mo9s gr&e pression ex]ce entre les pices de contact des int]rupteurs influe considrablem5t sur l'int5sit des c\rants qui les trav]se4 ,cela ti5t s\v5t ce que les mtaux ne sont pas t\j\rs dans un tat p>fait de dcapage au po9t de contact1 mais peut-tre aussi une cause physique encore mal apprcie4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ que dans les int]rupteurs o la pice mobile de contact e/ sollicite p> une =ce extrmem5t m9ime1 le c\rant pr\ve s\v5t des affaiblissem5ts assez notables p\r faire manqu] la raction lectrique qu'on att5d d'eux4 ,dans l'app>eil de ,m4 ,hughes1 que n\s tudions en ce mom5t1 les sons1 au lieu d'arriv] trs-affaiblis la /ation de rception1 comme cela a lieu avec les tlphones ord9aires1 mme avec celui de ,m4 ,edison1 y sont comme je l'ai dj dit1 le plus s\v5t reproduits avec une amplification notable1 et de l le nom de microphone que ,m4 ,hughes a donn ce sy/me tlphonique2 on peut p> consqu5t l'employ] rvl] des sons trs-faibles4 ,cep5dant n\s devons le dire ds prs5t1 cette amplification n'exi/e rellem5t que qu& ces sons rsult5t de vibrations transmises mcaniquem5t l'app>eil transmetteur p> des corps solides4 ,les sons propags p> l'air sont sans d\te un peu plus int5ses qu'avec le sy/me ord9aire1 mais ils le sont mo9s que ceux qui leur donn5t naissance1 et1 en consqu5ce1 on ne peut pas dire dans ce cas que le microphone agit p> rapport aux sons comme le microscope le fait p> rapport aux objets clairs p> la lumire4 ,il e/ vrai qu'avec ce sy/me on peut p>l] de lo9 dans l'app>eil1 et j'ai pu mme transmettre de cette manire une conv]sation voix leve tant plac huit mtres du microphone4 ,j'ai pu encore p>l] voix basse prs de ce d]ni] et me faire ent5dre p>faitem5t dans l'app>eil rcepteur1 et mme faire arriv] les sons une di/ance de dix qu9ze c5timtres de l'emb\*ure du tlphone rcepteur1 en levant un peu la voix2 mais l'amplification du son n'e/ rellem5t bi5 manife/e que qu& celui-ci rsulte d'une action mcanique transmise au support de l'app>eil4 ,a9si les pas d'une m\*e m>*ant sur ce support s'ent5d5t p>faitem5t et v\s donn5t la s5sation du pit9em5t d'un *eval1 le cri mme de la m\*e1 surt\t son cri de mort devi5t1 suivant ,m4 ,hughes1 p]ceptible2 le frlem5t d'une b>be de plume ou d'une t(fe sur la plan*e de l'app>eil1 bruits compltem5t imp]ceptibles l'audition directe1 s'ent5d5t d'une manire m>que dans le tlphone4 ,il en e/ de mme des battem5ts d'une montre pose sur le support de l'app>eil1 que l'on ent5d mme dix ou qu9ze c5timtres du rcepteur4 ,une petite bote musique place sur l'in/rum5t donne des sons tellem5t =ts p> suite des trpidations qui l'agit5t1 qu'il e/ impossible de di/+u] les sons1 et p\r les p]cevoir1 il faut dispos] la bote prs de l'app>eil sans qu'elle soit en contact avec aucune de ses p>ties con/ituantes4 ,c'e/ alors p> les vibrations de l'air que l'app>eil e/ impressionn1 et les sons transmis sont plus faibles que ceux que l'on ent5d prs de la bote4 ,en revan*e les vibrations dt]m9es p> le balanci] d'une p5dule mise en communication p> une tige mtallique avec le support de l'app>eil1 s'ent5d5t admirablem5t1 et on peut mme les di/+u] qu& cette liaison e/ effectue p> l'int]mdiaire d'un fil de cuivre4 ,un c\rant d'air projet sur le sy/me donne la s5sation d'un c\lem5t liquide p]u dans le lo9ta94 ,enf9 les trpidations causes p> le passage d'une voiture dans la rue se traduis5t p> des bruits crpitants trs-int5ses qui se comb95t ceux d'une montre que l'on c\te et qui s\v5t prdom95t4 ,diffr5ts sy/mes de microphones4--,le microphone a t comb9 de plusieurs manires1 mais la disposition qui a donn l'in/rum5t le plus de s5sibilit e/ celle que n\s reprs5tons fig4 #cf4 ,dans ce sy/me1 on adapte l'un au-dessus de l'autre sur un prisme v]tical de bois ,m1 deux petits cubes de *>bon ,a1 ,b1 dans lesquels sont p]cs deux tr\s s]vant de crapaud9es un crayon de *>bon ,c en =me de fuse1 c'e/--dire avec des po9tes m\sses p> les deux b\ts1 et d'une longueur d'environ quatre c5timtres2 il ne faut pas qu'il soit trop gr& af9 d'avoir peu d'in]tie4 ,ce crayon appuie p> une de ses extrmits dans le tr\ du *>bon infrieur et doit ballott] dans le tr\ suprieur qui ne fait que le ma9t5ir dans une position plus ou mo9s rappro*e de celle de l'quilibre in/able1 c'e/--dire de la v]ticale4 ,en imprgnant ces *>bons de m]cure p> leur imm]sion la temprature r\ge dans un ba9 de m]cure1 les effets1 suivant ,m4 ,hughes1 sont meilleurs1 mais ils peuv5t trs-bi5 se produire sans cela4 ,les deux cubes de *>bon sont d'ailleurs munis de contacts mtalliques qui p]mett5t de les mettre en rapport avec le circuit d'un tlphone ord9aire1 dans lequel e/ int]pose une pile ,leclan* de #a ou #b lm5ts ou mieux de #c lm5ts ,daniell avec une rsi/ance additionnelle int]cale dans le circuit4 ,p\r faire usage de l'app>eil1 on le place avec la plan*e qui lui s]t de support sur une table en ayant so9 d'int]pos] entre cette plan*e et la table1 p\r amortir les vibrations trangres1 plusieurs d\bles d't(fe disposs de manire =m] c\ss9 ou1 ce qui e/ mieux1 une b&e de ouate ou deux tubes de ca\t*\c2 alors il suffit de p>l] devant le sy/me1 p\r qu'aussitt la p>ole soit reproduite dans le tlphone1 et si l'on place sur la plan*e support la montre dont il a t "q ou une bote dans laquelle e/ r5f]me une m\*e1 t\s ses m\vem5ts sont ent5dus4 ,l'app>eil e/ si s5sible que c'e/ voix peu leve que la p>ole s'ent5d le mieux1 et on peut1 comme je l'ai dj dit1 l'ent5dre en p>lant une di/ance de huit mtres du microphone4 ,t\tefois1 quelques prcautions doiv5t tre prises p\r obt5ir les meilleurs rsultats avec ce sy/me1 et1 en outre des c\ss9s que l'on place s\s l'app>eil1 p\r le s\/raire aux vibrations trangres qui p\rrai5t rsult] de m\vem5ts insolites communiqus la table1 il faut encore rgl] la position du crayon de *>bon4 ,celui-ci doit en effet t\j\rs appuy] en un po9t du rebord du tr\ suprieur1 mais comme le contact peut tre plus ou mo9s bon1 l'expri5ce seule peut indiqu] la meilleure position lui donn]1 et p\r la tr\v] on peut employ] avantageusem5t le moy5 de la montre4 ,on met alors le tlphone l'oreille et on place le crayon dans div]ses positions jusqu' ce qu'on ait tr\v celle donnant les effets maxima4 ,p\r vit] ce rglage1 qui1 avec la disposition prcd5te1 doit tre s\v5t rpt1 ,,mm4 ,*>d9 et ,b]jot1 qui con/ruis5t habilem5t ce modle de tlphone1 lui ont aj\t une petite lame de ressort dont la pression peut tre rgle et qui appuie contre le *>bon v]tical lui-mme4 ,ce sy/me e/ trs-bon4 ,m4 ,gaiffe de son ct a donn une =me plus lgante l'app>eil en le con/ruisant comme un app>eil de physique4 ,la figure #cg reprs5te l'un des deux modles qu'il a comb9s4 ,dans ce modle1 les cubes ou ds de *>bon ,a et ,b sont s\t5us p> des porte-*>bons mtalliques1 dont l'un1 ,e1 le suprieur1 e/ mobile sur une colonne de cuivre ,g et peut tre plac dans telle position qu'il convi5t l'aide d'une vis de pression ,v4 ,on peut de cette manire incl9] plus ou mo9s le crayon de *>bon et augm5t] volont la pression qu'il ex]ce sur le *>bon suprieur4 ,qu& le crayon e/ v]tical1 l'app>eil transmet difficilem5t les sons articuls1 en raison de l'in/abilit du po9t de contact1 et des bruissem5ts de t\te nature se font ent5dre2 qu& il e/ trop incl91 les sons sont plus purs et plus di/9cts1 mais l'app>eil e/ mo9s s5sible4 ,il e/ un degr d'incl9aison qui doit tre re*]*1 et l'expri5ce l'indique facilem5t4 ,dans un autre modle1 ,m4 ,gaiffe sub/itue au crayon de *>bon une lame c>re et trs-m9ce de la mme matire1 taille en biseau sur ses cts infrieur et suprieur et pivotant dans une ra9ure pratique dans le *>bon infrieur4 ,cette lame ne fait qu'appuy] contre le *>bon suprieur s\s une lgre incl9aison1 et dans ces conditions il transmet beauc\p plus =tem5t et plus di/9ctem5t la p>ole4 ,je dois encore p>l] d'une autre disposition comb9e p> le capita9e du gnie ,c>ette qui a donn p\r les sons non articuls d'excell5ts rsultats4 ,le *>bon v]tical a alors la =me d'une poire et repose p> son b\t le plus gros dans un l>ge tr\ fait dans le *>bon infrieur2 son b\t suprieur qui e/ po9tu1 vi5t s'engag] dans un petit tr\ pratiqu dans le *>bon suprieur1 mais de manire ne le t\*] qu' pe9e1 et une vis de rglage p]met de rappro*] plus ou mo9s ces deux *>bons4 ,dans ces conditions1 les contacts sont si in/ables qu'un ri5 peut les supprim]1 et alors les v>iations dans l'int5sit du c\rant transmis sont si =tes que les sons produits p> le tlphone peuv5t s'ent5dre plusieurs mtres4 ,la figure #ch reprs5te une autre disposition comb9e p> ,m4 ,ducretet4 ,les deux ds de *>bon sont en ,d1 ,d'1 le *>bon mobile en ,c1 le tlphone en ,t et les b\tons d'atta*e du circuit en ,b1 ,b'4 ,un dtail du dispositif des *>bons se voit gau*e de l'app>eil4 ,le bras qui porte le *>bon suprieur ,d e/ adapt une tige munie d'un plateau ,p' surface rugueuse1 et une petite cage ,c' en toile mtallique que l'on pose sur ce plateau p]met d'tudi] les m\vem5ts d'insectes vivants4 ,qu& il s'agit de transmettre la p>ole assez =tem5t p\r qu'un tlphone puisse se faire ent5dre dans t\te une salle1 le microphone doit avoir une disposition p>ticulire1 et la figure #ci reprs5te celle qui a donn ,m4 ,hughes les meilleurs rsultats2 il donne alors l'app>eil le nom de p>leur4 ,s\s cette n\velle =me le *>bon mobile appel produire les contacts v>iables e/ adapt en ,c1 l'extrmit d'une bascule horizontale ,,ba pivotant en son po9t milieu et conv5ablem5t quilibre4 ,le support sur lequel cette bascule oscille e/ adapt l'extrmit d'une lame de ressort p\r r5dre l'app>eil plus susceptible de vibr]1 et le *>bon infrieur e/ plac en ,d au-dess\s du premi]4 ,il e/ con/itu p> deux fragm5ts sup]poss af9 d'augm5t] la s5sibilit de l'app>eil1 et n\s avons reprs5t en ,e le fragm5t suprieur qui e/ s\lev p\r montr] qu'on peut employ] volont un seul des deux *>bons4 ,ce *>bon ,e1 se tr\ve1 cet effet coll une petite lame de papi] fixe la plan*ette et qui s]t d'articulation4 ,un ressort antagoni/e ,r1 dont on peut rgl] la t5sion au moy5 d'une vis t1 p]met de rgl] la pression des deux *>bons4 ,m4 ,hughes recomm&e l'emploi de *>bons en sap9 mtallis#bb4 ,le t\t e/ ensuite rec\v]t d'une enveloppe semi-cyl9drique ,,hig en bois blanc1 dont les p>ois sont trs-m9ces surt\t les deux bases1 et on fixe le sy/me accompagn d'un autre semblable dans une bote plate ,,mjli qui prs5te du ct ,,mi une ouv]ture devant laquelle on p>le1 en ayant so9 de plac] la lvre infrieure deux c5timtre du fond de la bote4 ,si les deux microphones sont runis en quantit et si la pile employe se compose de deux lm5ts bi*romate de potasse1 on agit assez =tem5t sur le c\rant1 p\r que1 passant trav]s une bob9e d'induction de six c5timtres seulem5t de longueur1 il puisse faire p>l] un tlphone du modle c>r de ,bell1 de manire tre ent5du de t\s les po9ts d'une salle4 ,il faut p> exemple lui adapt] un porte-voix de prs d'un mtre de longueur4 ,m4 ,hughes prt5d que les sons produits dans ces conditions sont peu prs aussi levs que ceux du phonographe1 et ,m4 ,w4 ,?omson m'a confirm ce fait4 ,note #bb3 ,on obti5t ces *>bons en *auffant p5dant #bj m9utes une temprature qu'on lve successivem5t jusqu'au r\ge blanc1 des fragm5ts de bois de sap9 fibres s]res que l'on enf]me dans une bote ou un tube de f] h]mtiquem5t f]me4 ,le microphone peut tre aussi con/itu p> des fragm5ts de *>bon entasss dans une bote entre deux lectrodes mtalliques1 ou enf]ms dans un tube avec deux lectrodes reprs5tes p> deux fragm5ts de *>bon allongs4 ,dans ce d]ni] cas1 les *>bons doiv5t autant que possible tre cyl9driques1 et ceux que con/ruit ,m4 ,c>r p\r les b\gies ,jablo*k(f sont trs-bons p\r cela4 ,n\s reprs5tons fig4 #dj un app>eil de ce g5re que j'ai fait dispos] en in/rum5t p> ,m4 ,gaiffe1 et qui peut1 comme n\s le v]rons l'in/ant1 s]vir de !rmoscope4 ,cet in/rum5t e/ reprs5t fig4 #da et se compose d'un tuyau de plume rempli de fragm5ts de *>bon1 dont ceux qui occup5t les deux b\ts sont monts dans des g>nitures mtalliques4 ,l'une de ces g>nitures se t]m9e p> une vis l>ge tte qui p]met1 au moy5 des supports ,a1 ,b1 de p\ss] plus ou mo9s les *>bons dans le tube et1 p> consqu5t1 d'tablir un contact plus ou mo9s intime entre les div]s fragm5ts de *>bon4 ,qu& cet app>eil e/ conv5ablem5t rgl1 il suffit de p>l] au-dessus du tube p\r que la p>ole soit reproduite4 ,c'e/ donc un microphone aussi bi5 qu'un !rmoscope4 ,une *ose rellem5t curieuse que ,m4 ,hughes a rem>que1 c'e/ que si on prononce sp>m5t les diffr5tes lettres de l'alphabet devant cette sorte de microphone1 on con/ate qu'il en e/ qui se font beauc\p mieux ent5dre que d'autres1 et ce sont prcism5t celles qui correspond5t aux aspirations de la voix4 ,on peut encore obt5ir un microphone de ce g5re en remplaant les fragm5ts de *>bon p> des p\ssires plus ou mo9s conductrices1 des limailles mtalliques mme4 ,j'ai dmontr1 en effet1 dans mon mmoire sur la conductibilit des corps mdiocrem5t conducteurs1 que le p\voir conducteur de ces p\ssires v>ie d'une manire considrable avec la pression et avec la temprature1 et comme le microphone e/ fond sur les diffr5ces de conductibilit rsultant des diffr5ces de pression1 on compr5d facilem5t que ce moy5 puisse tre employ comme organe de transmission tlphonique4 ,dans une disposition rc5te de ce sy/me1 ,m4 ,hughes a agglomr ces p\ssires avec une sorte de gomme1 et il en a =m un crayon cyl9drique qui1 tant reli deux lectrodes bonnes conductrices1 a pu f\rnir des effets analogues ceux dont n\s avons p>l prcdemm5t4 ,comme on l'a vu1 t\tes les limailles mtalliques peuv5t tre employes1 mais ,m4 ,hughes donne la prfr5ce la p\ssire de *>bon4 ,d'aprs ,m4 ,bly?1 une bote plate d'environ qu9ze p\ces sur neuf1 remplie de ces *>bons *apps la combu/ion que l'on appelle en ,anglet]re c9d]s gas1 et aux deux extrmits de laquelle sont fixes deux lectrodes de f]-blanc1 e/ une des meilleures dispositions de microphones4 ,suivant lui1 trois de ces app>eils susp5dus comme des tableaux contre les murs d'une *ambre aurai5t suffi1 s\s l'influ5ce d'un seul lm5t ,leclan*1 p\r faire ent5dre dans le tlphone t\s les bruits produits dans la *ambre1 et surt\t les airs *ants4 ,m4 ,bly? prt5d mme qu'on peut con/ruire un microphone capable de transmettre la p>ole avec un simple *>bon reli au fil du circuit p> ses deux b\ts1 mais il faut que ce *>bon soit un c9d] gas2 un *>bon de cornue p\rvu de p9ces d'atta*e ses deux extrmits1 ne p\rrait produire cet effet4 ,l'un des effets les plus intressants de ces sortes de microphones1 c'e/ qu'ils peuv5t fonctionn] sans pile1 du mo9s1 si on les dispose de manire =m] eux-mmes l'lm5t voltaque1 et p\r cela1 il suffit de v]s] de l'eau sur les *>bons4 ,m4 ,bly? qui a p>l le premi] de ce sy/me1 n'indique pas nettem5t sa disposition1 et on peut suppos] que son app>eil n'tait autre que celui que n\s avons dcrit prcdemm5t1 auquel il aurait aj\t de l'eau4 ,j'ai rpt cette expri5ce en employant des lectrodes z9c et cuivre et des fragm5ts un peu gros de *>bon de cornue1 et j'ai p>faitem5t russi4 ,j'ai1 en effet1 pu transmettre de cette manire1 non-seulem5t t\s les sons de la montre et de la bote musique1 mais encore la p>ole qui se tr\vait mme s\v5t plus nettem5t exprime qu'avec un microphone ord9aire1 c> on n'ent5dait pas les cra*em5ts qui accompagn5t s\v5t les transmissions tlphoniques de ce d]ni]4 ,m4 ,bly? prt5d aussi que l'on peut obt5ir de cette manire la transmission des sons sans que l'app>eil soit p\rvu d'eau2 mais il croit que c'e/ l'humidit de l'hale9e de celui qui p>le qu'il faut attribu] ce rsultat4 ,il e/ c]ta9 qu'il ne faut pas beauc\p d'humidit p\r mettre en action un c\ple voltaque1 surt\t qu& on a p\r app>eil rvlateur un tlphone4 ,du re/e le microphone ord9aire peut tre lui-mme employ sans pile1 si le circuit dans lequel il e/ int]pos e/ en communication avec le sol p> l'int]mdiaire de plaques de t]re2 les c\rants telluriques qui trav]s5t alors le circuit sont suffisants p\r que les battem5ts d'une montre pose sur le microphone soi5t p>faitem5t p]ceptibles4 ,m4 ,caud]ay1 de ,lausanne1 dans une note envoye l',acadmie des sci5ces1 le #h juillet #ahgh1 annonce qu'il a fait cette expri5ce sur un fil tlgraphique runissant l'htel des ,alpes ,montreux1 un *alet situ #ejj mtres de l1 sur la coll9e4 ,le microphone employ comme organe p>lant4--,le microphone peut non-seulem5t transmettre la p>ole1 mais il peut encore dans c]ta9es conditions la reproduire et tre sub/itu p> consqu5t au tlphone rcepteur4 ,cette fois c'e/ n'y ri5 compr5dre1 c> c'e/ seulem5t dans des v>iations d'int5sit de c\rant qu'il faut *]*] une cause du m\vem5t vibratoire produit dans l'une des p>ties du circuit lui-mme1 et il n'y a plus alors invoqu] des effets d'attraction et d'aimantation4 ,e/-ce aux rpulsions qu'ex]c5t entre eux les lm5ts contigus d'un mme c\rant qu'il faut rapport] cette action8 ,ou bi5 faut-il la considr] comme tant de la mme nature que celle qui fait mettre des sons un fil de f] lorsqu'il e/ trav]s p> un c\rant int]rompu8 un c\rant lectrique e/-il lui-mme un m\vem5t vibratoire1 comme l'admet ,m4 ,hughes8 ,voil des que/ions auxquelles il e/ bi5 difficile de rpondre dans l'tat actuel de la sci5ce2 t\j\rs e/-il que le fait exi/e1 et ce sont ,,mm4 ,hughes1 ,bly? et ,rob]t1 ,h4 ,c\rt5ay et mme ,m4 ,edison1 qui1 *acun de leur ct1 vi5n5t de le faire connatre2 moi-mme j'ai pu le vrifi] dans les conditions exprim5tales indiques p> ,m4 ,hughes1 mais je n'ai pas t aussi heureux qu& j'ai v\lu rpt] les expri5ces de ,m4 ,bly?4 ,suivant ce savant il suffirait1 p\r ent5dre la p>ole dans le microphone1 d'employ] le modle fragm5ts de *>bon dont n\s avons p>l prcdemm5t1 d'y jo9dre comme app>eil transmetteur un second microphone du mme g5re1 et d'introduire dans le circuit une pile de deux lm5ts de ,grove4 ,alors si on p>le au-dessus des *>bons de l'un des microphones1 on devrait ent5dre di/9ctem5t la p>ole en appro*ant l'oreille du second1 et l'importance des sons a9si reproduits s]ait en rapport avec l'int5sit de la s\rce lectrique employe4 ,t\tefois1 comme je le disais1 je n'ai pu1 en m'y pr5ant de cette manire1 ent5dre aucun son et encore mo9s la p>ole1 et si d'autres expri5ces ne m'avai5t pas conva9cu1 j'aurais d\t de l'au!nticit du fait annonc4 ,mais cette expri5ce ngative ne pr\ve en df9itif ri51 c> il e/ possible que je me sois plac dans de mauvaises conditions1 et que les esc>billes que j'employais ne fuss5t pas dans les mmes conditions que les c9d]s gas de ,m4 ,bly?4 ,quant aux expri5ces de ,m4 ,hughes1 je les ai rptes avec le microphone de ,,mm4 ,*>d9 et ,b]jot1 reli avec celui de ,m4 ,gaiffe employ comme transmetteur1 et j'ai reconnu qu'avec une pile de quatre lm5ts ,leclan*1 seulem5t1 t\s les grattem5ts effectus sur le microphone de ,m4 ,gaiffe et mme les trpidations et les airs rsultant du jeu d'une petite bote musique place sur cet app>eil1 tai5t reproduits1 trs-faiblem5t il e/ vrai1 dans le second microphone2 p\r les p]cevoir il suffisait de coll] l'oreille contre la plan*ette v]ticale4 ,la p>ole n'tait pas reproduite il e/ vrai1 mais ,m4 ,hughes m'en avait prv5u2 l'app>eil a9si dispos n'tait pas videmm5t assez s5sible4 ,p\r reproduire la p>ole p> ce sy/me et p\r la transmettre1 il faut une autre disposition du microphone1 et celle qui a donn les meilleurs rsultats ,m4 ,hughes e/ reprs5te1 vue en c\pe1 figure #db4 ,c'e/ un peu le microphone p>leur de ,m4 ,hughes1 dispos v]ticalem5t et dont le *>bon fixe e/ coll au c5tre de la membrane t5due d'un tlphone ficelle4 ,le cornet de ce tlphone e/ reprs5t en ,a1 la membrane en ,,dd1 et le *>bon en "q en ,c2 ce *>bon e/ en sap9 c>bonis et mtallis a9si que le d\ble *>bon ,e qui e/ en contact avec lui et qui e/ adapt l'extrmit suprieure de la bascule ,,gi4 ,le t\t e/ r5f]m dans une petite bote1 et on rgle la pression ex]ce au contact des deux *>bons au moy5 d'un ressort antagoni/e ,r et d'une vis ,h4 ,c'e/ alors le cornet du tlphone qui s]t de cornet ac\/ique1 et c'e/ le p>leur de ,m4 ,hughes dcrit page #afi qui s]t de transmetteur p\r ent5dre4 ,inutile de dire que deux app>eils de ce g5re sont placs aux deux b\ts du circuit1 que les *>bons sont relis aux deux ples d'une pile de deux lm5ts bi*romate de potasse ou de ,buns5 ou de six lm5ts de ,leclan*1 et que les deux app>eils sont relis p> le fil de ligne4 ,dans ces conditions1 une conv]sation peut tre *ange1 mais les sons sont t\j\rs beauc\p mo9s acc5tus que dans le tlphone4 ,j'ai pu con/at] ce fait avec un app>eil grossi] apport d',anglet]re p> ,m4 ,hughes4 ,,mm4 ,b]jot1 ,*>d9 et de ,mrit5s qui tai5t prs5ts aux expri5ces1 ont pu comme moi p>faitem5t ent5dre la p>ole1 et j'ai depuis rpt moi-mme l'expri5ce avec succs2 mais elle ne russit pas t\j\rs et1 dans ses conditions actuelles1 l'app>eil ne prs5te d'importance qu'au po9t de vue sci5tifique4 ,on le con/ruit *ez ,,mm4 ,*>d9 et ,b]jot4 ,on compr5d facilem5t que l'app>eil peut se pass] de support1 et la petite bote =me alors le man*e de l'in/rum5t2 les deux b\tons d'atta*e sont disposs dans ce cas au b\t de ce man*e1 comme dans un tlphone4 ,les effets du microphone rcepteur expliqu5t les sons s\v5t trs-int5ses dt]m9s p> les b\gies ,jablo*k(f qu& elles sont actionnes p> des ma*9es magnto-lectriques4 ,ces sons vibr5t t\j\rs l'unisson de ceux mis p> la ma*9e elle-mme1 et ceux-ci provi5n5t1 comme je l'ai dj dmontr1 des aimantations et des dsaimantations rapides des organes magntiques qui sont mis en jeu p> cette ma*9e4 ,ces effets1 rem>qus p> ,m4 ,m>cel ,deprez1 tai5t p>ticulirem5t c>actriss avec les premires ma*9es de ,m4 de ,mrit5s4 ,autres dispositions de microphones4--,une disposition du g5re de celle que n\s v5ons de dcrire a t employe p> ,m4 ,c>ette p\r con/itu] un p>leur microphone extrmem5t n]gique2 seulem5t au lieu d'une membrane t5due1 il emploie une plaque mtallique m9ce2 il colle l'un des *>bons au c5tre de cette plaque et adapte devant lui l'autre *>bon qui e/ taill en po9te et port p> un sy/me de porte-*>bon vis de rglage au moy5 duquel on peut rgl] comme on le veut la pression ex]ce entre les deux *>bons4 ,avec cette disposition1 la p>ole peut tre ent5due di/ance du tlphone rcepteur4 ,elle e/1 du re/e1 analogue celle du transmetteur tlphonique de ,m4 ,edison4 ,en excutant dans de gr&es dim5sions le sy/me reprs5t1 fig4 #db1 et =mant le cornet ,,ab avec un gr& entonnoir en z9c de prs de un mtre de longueur1 ,m4 de ,mrit5s a pu p>v5ir amplifi] assez les sons de la p>ole p\r qu'une conv]sation faite voix basse trois ou quatre mtres de cet in/rum5t1 ait t reproduite dans un tlphone d'une manire plus sonore et plus di/9cte4 ,l'app>eil tait plac sur le plan*] de l'app>tem5t1 l'ouv]ture de l'entonnoir en haut1 et le tlphone tait dans les caves de la maison4 ,on a du re/e v>i de mille manires la =me du microphone suivant les applications auxquelles on veut l'appliqu]4 ,c'e/ a9si que n\s voyons dans l',engli% ,me*anic & ,_w ( ,sci5ce1 du #bh ju9 #ahgh1 les dess9s de plusieurs dispositions dont l'une e/ spcialem5t applicable l'audition des pas d'une m\*e2 c'e/ une bote la p>tie suprieure de laquelle e/ t5due une feuille de papi] vgtal2 deux *>bons sp>s p> un petit morceau de bois et mis en rapport avec les deux fils du circuit y sont colls1 et un troisime *>bon allong1 plac en croix sur les deux autres1 se tr\ve ma9t5u dans cette position p> une ra9ure pratique dans ceux-ci4 ,une pile trs-faible suffit p\r faire fonctionn] cet app>eil1 et la m\*e se prom5ant sur la feuille de papi] dt]m9e des vibrations assez =tes p\r faire ragir n]giquem5t un tlphone ord9aire4 ,il faut alors rec\vrir l'app>eil d'un globe de v]re4 ,en plaant une montre sur la membrane et en ayant so9 d'appuy] son b\ton sur le morceau de bois sp>ant les deux *>bons1 le bruit de ses battem5ts peut tre ent5du dans t\te une salle4 ,on peut encore1 au lieu de l'arrangem5t de *>bons dcrit plus haut1 employ] deux cubes de *>bon juxtaposs et sp>s seulem5t p> une c>te j\]4 ,une cavit semi-sphrique pratique la p>tie suprieure de cette masse entre les deux *>bons et dans laquelle on place quelques petites b\les de *>bon d'une grosseur int]mdiaire entre celle d'un pois et celle d'une gra9e de m\t>de1 p]met d'obt5ir des contacts multiples excessivem5t mobiles et m9emm5t propres des transmissions tlphoniques4 ,ces dispositions ont t comb9es p> ,m4 ,t4 ,cuttriss4 ,il e/ encore beauc\p d'autres dispositions de microphones imag9es p> diffr5ts con/ructeurs et inv5teurs qui donn5t des rsultats plus ou mo9s satisfaisants1 telles sont celles de ,,mm4 ,v>ey1 ,tr\v1 ,v]ck]1 de ,combettes1 ,loiseau1 etc41 etc41 mais comme elles se rappro*5t plus ou mo9s des types que n\s avons dj dcrits1 n\s n'en p>l]ons pas davantage4 ,expri5ces faites avec le microphone4--,il me re/e ma9t5ant indiqu] les expri5ces intressantes qui ont conduit ,m4 ,hughes l'in/rum5t rem>quable dont n\s v5ons de p>l]1 et celles qui ont t entreprises p> d'autres savants1 soit au po9t de vue sci5tifique1 soit au po9t de vue pratique4 ,considrant que la lumire et la *aleur peuv5t modifi] la conductibilit lectrique des corps1 ,m4 ,hughes s'e/ dem& si des vibrations sonores transmises un conducteur trav]s p> un c\rant ne modifi]ai5t pas aussi cette conductibilit en provoquant des contractions et des dilatations des molcules conductrices1 qui quivaudrai5t des racc\rcissem5ts ou des allongem5ts du conducteur a9si impressionn4 ,si cette proprit exi/ait rellem5t1 elle devrait p]mettre de transmettre les sons di/ance1 c> de ces v>iations de conductibilit devai5t rsult] des v>iations proportionnelles de l'int5sit d'un c\rant agissant sur un tlphone4 ,l'expri5ce qu'il fit sur un fil mtallique t5du n'a pas rpondu t\tefois son att5te1 et ce n'e/ que qu& le fil dut vibr] assez =tem5t p\r se rompre1 qu'il ent5dit un son au mom5t de la rupture4 ,en rejoignant les deux b\ts du fil1 un son se produisit encore1 et il reconnut bi5tt que p\r en obt5ir1 il suffisait d'un contact imp>fait entre les deux b\ts disjo9ts du fil4 ,il dev9t ds lors manife/e1 p\r ,m4 ,hughes1 que les effets qu'il prvoyait ne p\vai5t se produire qu'avec un conducteur divis1 et p> suite de contacts imp>faits4 ,il re*]*a alors quel tait le degr de pression le plus conv5able ex]c] entre les deux b\ts rappro*s du fil p\r obt5ir le maximum d'effet1 et p\r cela il effectua cette pression l'aide de poids4 ,il reconnut que1 qu& elle tait lgre et qu'elle ne dpassait pas celle d'une once p> p\ce c>r1 au po9t de jonction1 les sons tai5t reproduits di/9ctem5t1 mais d'une manire un peu imp>faite2 en modifiant les conditions de l'expri5ce1 il put s'assur] bi5tt qu'il n'tait pas ncessaire1 p\r obt5ir ce rsultat1 que les fils fuss5t runis b\t b\t1 et qu'ils p\vai5t tre placs cte cte sur une plan*e ou mme sp>s 7mais avec addition d'un conducteur pos en croix sur eux71 p\rvu que les mtaux en contact fuss5t du f] et qu'une pression lgre et con/ante pt les runir mtalliquem5t4 ,l'expri5ce fut faite avec trois po9tes de ,p>is disposes comme on le voit fig4 #dc1 et elle a t rpte depuis1 dans de meilleures conditions p> ,m4 ,will\ghby-,smi?1 avec trois limes dites queues-de-rat qui p]mir5t de transmettre le bruit d'une faible respiration#bc4 ,note #bc3 ,m4 ,will\ghby-,smi? a v>i encore cette expri5ce en plaant sur les b\ts disjo9ts du circuit qu'il disposait angulairem5t l'un p> rapport l'autre1 un paquet de fils de soie cuivrs4 ,dans ces conditions1 l'app>eil dev5ait tellem5t s5sible1 que le c\rant d'air rsultant d'une lampe place au-dess\s du sy/me1 dt]m9ait un crpitem5t trs-acc5tu dans le tlphone4 ,il essaya ensuite diffr5tes comb9aisons de ce g5re prs5tant plusieurs solutions de cont9uit1 et une *ane d'aci] lui f\rnit d'assez bons rsultats2 mais les lgres inflexions1 c'e/--dire le timbre de la voix1 manquai5t1 et il dut *]*] d'autres dispositions4 ,il essaya d'abord d'introduire aux po9ts de contacts des p\dres mtalliques2 la p\dre de z9c et d'ta9 connue dans le comm]ce s\s le nom de bronze blanc1 amliora beauc\p les effets obt5us2 mais ils n'tai5t pas /ables cause de l'oxydation des contacts1 et c'e/ en essayant de rs\dre cette difficult1 a9si qu'en *]*ant la disposition la plus simple p\r obt5ir une pression lgre et con/ante sur ces contacts1 que ,m4 ,hughes fut conduit la disposition des *>bons m]curiss dcrite prcdemm5t#bd1 laquelle donna les effets maxima4 ,note #bd3 ,voici ce que dit ,m4 ,hughes1 relativem5t cette disposition3 ,le *>bon1 en raison de son inoxydabilit1 e/ un corps prcieux p\r ce g5re d'applications4 ,en y alliant le m]cure1 les effets sont beauc\p meilleurs4 ,je pr5ds p\r cela le *>bon employ p> les arti/es p\r leurs dess9s1 je le *auffe graduellem5t au blanc1 et le plongeant ensuite t\t d'un c\p dans le m]cure1 ce mtal s'introduit in/antanm5t en globules dans les pores du *>bon et le mtallise p\r a9si dire4 ,j'ai essay aussi du *>bon rec\v]t d'un dpt de plat9e ou imprgn de *lorure de plat9e1 mais je n'ai pas eu un effet suprieur celui que j'obt5ais p> le moy5 prcd5t4 ,le *>bon de sap9 *auff blanc dans un tube de f] cont5ant de l'ta9 et du z9c ou t\t autre mtal s'vaporant facilem5t1 se tr\ve galem5t mtallis1 et il e/ dans de bonnes conditions si le mtal e/ l'tat de gr&e division dans les pores de ce corps1 ou s'il n'entre pas en comb9aison avec lui4 ,le f]1 introduit de cette manire dans le *>bon1 e/ un des mtaux qui m'a donn les meilleurs effets4 ,le *>bon de sap91 quoique mauvais conducteur1 acqui]t de cette manire un gr& p\voir conducteur4 ,l'importance de l'effet obt5u dans le microphone dp5d du re/e1 d'aprs ,m4 ,hughes1 du nombre et de la p]fection des contacts1 et c'e/ sans d\te p\r cela que c]ta9es positions du crayon1 dans l'app>eil qui a t dcrit plus haut1 sont plus favorables que d'autres4 ,p\r concili] les rsultats de ses expri5ces avec les ides qu'il s'tait faites1 ,m4 ,hughes p5sa que si les diffr5ces de rsi/ance prov5ant des vibrations du conducteur n'tai5t pas produites qu& ce conducteur tait enti]1 c'e/ que les m\vem5ts molculaires se tr\vai5t arrts p> des rsi/ances latrales gales et contraires1 mais qu'il suffisait qu'une de ces rsi/ances n'exi/t pas p\r que le m\vem5t molculaire put se dvelopp] librem5t4 ,or un mauvais contact quivalait1 selon lui1 la suppression de l'une de ces rsi/ances1 et du mom5t o ce m\vem5t p\vait se produire1 les dilatations et contractions molculaires qui tai5t la consqu5ce des vibrations1 devai5t correspondre des accroissem5ts ou des affaiblissem5ts de rsi/ance du circuit4 ,n\s ne suivrons pas davantage ,m4 ,hughes dans cette ?orie1 qui s]ait assez longue dvelopp]1 et n\s allons cont9u] notre exam5 des diffr5tes proprits du microphone#be4 ,note #be3 ,suivant ,m4 ,hughes1 les vibrations qui affect5t le microphone1 mme qu& on p>le di/ance de l'in/rum5t1 ne provi5drai5t pas de l'action directe des ondes sonores sur les contacts du microphone1 mais des vibrations molculaires dt]m9es p> elles sur la plan*e s]vant de support l'app>eil2 il montre1 en effet1 que plus cette plan*e prs5te de surface1 plus les sons produits p> le microphone sont int5ses1 et qu'en enf]mant le microphone de son p>leur dans une enveloppe cyl9drique1 il ne dim9ue pas beauc\p la s5sibilit1 si la bote qui r5f]me le t\t prs5te une c]ta9e surface4 ,c'e/ p\r augm5t] encore1 ce po9t de vue1 la s5sibilit de ses app>eils1 qu'il adapte la monture sur laquelle pivote la pice mobile du p>leur et du rcepteur microphonique sur une lame de ressort4 ,le *>bon1 comme n\s l'avons dj dit1 n'e/ pas la seule sub/ance qu'on peut employ] compos] l'organe s5sible de ce sy/me de transmetteur1 ,m4 ,hughes a essay d'autres sub/ances et mme des corps trs-conducteurs1 tels que les mtaux4 ,le f] lui a donn d'assez bons rsultats1 et l'effet produit p> des surfaces de plat9e dans un gr& tat de division a t gal1 s9on suprieur1 celui f\rni p> le *>bon m]curis4 ,t\tefois1 comme avec ce mtal on r5contre plus de difficults dans la con/ruction des app>eils1 il donne la prfr5ce au *>bon qui1 comme lui1 j\it de l'avantage de l'inoxydabilit4 ,n\s avons dit en comm5ant que le microphone p\vait tre employ comme !rmoscope3 mais il doit avoir alors la disposition p>ticulire que n\s avons reprs5te fig4 #dj4 ,dans ces conditions1 la *aleur1 en ragissant sur la conductibilit de ces contacts1 peut faire v>i] dans de si gr&es proportions la rsi/ance du circuit1 qu'en appro*ant la ma9 du tube1 on peut annul] le c\rant de trois lm5ts ,daniell4 ,il suffit1 p\r apprci] l'int5sit relative de diffr5tes s\rces de *aleur1 exposes devant l'app>eil1 d'introduire dans le circuit des deux lectrodes ,a et ,b1 fig4 #dj1 une pile ,p de un ou deux lm5ts ,daniell et un galvanomtre un peu s5sible ,g4 ,un galvanomtre de c5t v+t t\rs e/ suffisant p\r cela4 ,qu& la dviation dim9ue1 c'e/ que la s\rce calorifique e/ suprieure la temprature ambiante2 qu& elle augm5te c'e/ qu'elle e/ infrieure4 ,les effets rsultant de l'int]v5tion du soleil et de l'ombre se traduis5t sur cet app>eil1 dit ,m4 ,hughes1 p> des v>iations considrables dans les dviations du galvanomtre4 ,il e/ mme impossible de le t5ir en repos1 tant il e/ s5sible aux mo9dres v>iations de la temprature4 ,j'ai rpt avec un seul lm5t ,leclan*1 les expri5ces de ,m4 ,hughes et j'ai p\r cela1 employ un tuyau de plume rempli de c9q fragm5ts de *>bon1 prov5ant d'un des *>bons cyl9driques de petit diamtre que fabrique ,m4 ,c>r p\r la lumire lectrique4 ,j'ai bi5 obt5u les rsultats qu'il indique2 mais je dois dire que l'expri5ce e/ assez dlicate4 ,en effet1 qu& les fragm5ts de *>bon sont trop s]rs les uns contre les autres1 le c\rant passe avec trop de =ce p\r que les effets calorifiques puiss5t faire v>i] la dviation galvanomtrique2 qu& ils sont trop peu s]rs1 le c\rant ne passe pas4 ,il e/ donc un degr moy5 de s]rage qui doit tre effectu p\r que les expri5ces russiss5t1 et qu& il e/ obt5u1 on obs]ve en appro*ant la ma9 du tube1 qu'une dviation qui tait de #ij dim9ue au b\t de quelques secondes et semble tre en rapport avec le rappro*em5t plus ou mo9s gr& de la ma94 ,mais c'e/ l'hale9e qui produit les effets les plus m>qus1 et je ne s]ais pas loign de croire que les dviations plus ou mo9s gr&es que provoqu5t les missions des sons articuls qu& on prononce sp>m5t les diffr5tes lettres de l'alphabet1 provi5drai5t d'une mission plus ou mo9s gr&e et plus ou mo9s directe des gaz *auffs sortant de la poitr9e4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ que ce sont les lettres qui provoqu5t les sons les plus acc5tus telles que1 ,a1 ,f1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 ,m1 ,n1 ,o1 ,p1 ,r1 ,s1 ,w1 ,y1 ,z1 qui dt]m95t les plus =tes dviations de l'aiguille galvanomtrique4 ,dans mon mmoire sur la conductibilit des corps mdiocrem5t conducteurs1 j'avais dj signal cet effet de la *aleur sur les corps diviss1 et j'avais de plus montr que1 aprs une c]ta9e dviation rtrograde qui se produisait t\j\rs au premi] mom5t1 il se manife/ait un m\vem5t en s5s inv]se de l'aiguille galvanomtrique qui accusait1 au b\t de quelques in/ants de *auffage1 une dviation bi5 suprieure celle indique primitivem5t4 ,dans une note publie dans le ,sci5tific ,am]ican du #bb ju9 #ahgh1 ,m4 ,edison donne quelques dtails intressants sur l'application de son sy/me de transmetteur tlphonique la mesure des pressions1 des dilatations et autres =ces capables de faire v>i] la rsi/ance du disque de *>bon de cet app>eil p> suite d'une compression plus ou mo9s =te4 ,comme les expri5ces qu'il fit ce sujet remont5t au mois de dcembre #ahgg1 il en conclut encore qu'il a la priorit de l'inv5tion du microphone employ comme !rmoscope2 mais n\s devons lui faire obs]v] que1 d'aprs la manire dont ,m4 ,hughes a dispos son app>eil1 l'effet produit p> la *aleur e/ prcism5t inv]se de celui qu'il signale4 ,en effet1 dans le dispositif adopt p> ,m4 ,edison1 la *aleur agit p> une augm5tation de conductibilit qu'acqui]t le *>bon s\s l'influ5ce d'une augm5tation de pression dt]m9e p> la dilatation d'un corps s5sible la *aleur2 dans le sy/me de ,m4 ,hughes1 la *aleur provoque un effet diamtralem5t oppos1 p>ce qu'elle n'agit alors que sur des contacts et non p> effet de pression4 ,aussi la rsi/ance du microphone !rmoscope se tr\ve augm5te s\s l'influ5ce de la *aleur au lieu d'tre dim9ue4 ,cet effet diffr5t ti5t la division du corps mdiocrem5t conducteur1 et j'ai dmontr que1 dans ces conditions1 ces corps1 qu& ils ne sont *auffs que faiblem5t1 dt]m95t t\j\rs un affaiblissem5t dans l'int5sit du c\rant qu'ils transmett5t4 ,je crois du re/e1 que la disposition de ,m4 ,edison e/ meilleure comme app>eil !rmoscopique et p]met de mesur] des s\rces calorifiques beauc\p mo9s int5ses4 ,s'il faut l'en croire1 on p\rrait avec son app>eil non-seulem5t mesur] la *aleur du rayonnem5t lum9eux des toiles1 de la lune et du soleil1 mais encore les v>iations de l'humidit de l'air et de la pression b>omtrique4 ,cet app>eil1 que n\s reprs5tons figure #dd avec ses diffr5ts dtails et la disposition rho/atique employe p\r les mesures1 se compose d'une pice mtallique ,a fixe sur une plan*ette ,c et sur l'un des cts de laquelle e/ adapt le sy/me de disques de plat9e et de *>bon ,d dcrit page #gg4 ,une pice rigide ,g munie d'une crapaud9e s\ti5t extrieurem5t ce sy/me1 et on introduit dans cette crapaud9e l'une des extrmits effiles d'un corps susceptible d'tre impressionn p> la *aleur1 l'humidit ou la pression b>omtrique4 ,l'autre extrmit e/ s\t5ue p> une seconde crapaud9e ,i adapte un cr\ ,h susceptible d'tre plus ou mo9s s]r p> une vis de rglage4 ,si on introduit ce sy/me dans un circuit galvanomtrique a b c i g muni de t\s les in/rum5ts de mesure lectrique1 les v>iations de longueur du corps int]pos se traduis5t p> des dviations de l'aiguille galvanomtrique plus ou mo9s gr&es1 qui sont la consqu5ce des diffr5ces de pression rsultant de l'allongem5t ou du racc\rcissem5t du corps dilatable int]pos dans le circuit sur l'app>eil4 ,les expri5ces du microphone faites la sance de la ,socit des +nieurs tlgraphi/es de ,londres1 le #bc mai d]ni]1 ont admirablem5t russi et ont t l'occasion d'un article intressant dans l',eng9e]+ du #ca mai1 dans lequel on con/ate que t\te l'assemble a pu ent5dre p>l] le tlphone1 dont la voix se rappro*ait beauc\p de celle du phonographe4 ,qu& on annona que ces p>oles avai5t t prononces une di/ance assez gr&e du microphone1 le duc d',argyle1 prs5t la sance1 t\t en admirant l'importance de la dc\v]te1 ne put s'emp*] de s'cri] que cette inv5tion p\rrait avoir des consqu5ces t]ribles1 a9si1 p> exemple1 dit-il1 n\s sommes ,d[n+-/reet1 et je ne puis m'emp*] de p5s] que si un des app>eils du pr(esseur ,hughes tait plac dans la pice o les m9i/res de ,sa ,maje/ sont en confr5ce1 n\s p\rrions ent5dre d'ici t\s les secrets de cab9et4 ,si un de ces petits app>eils p\vait tre mis dans la po*e de mon ami ,s*\val(f ou bi5 dans celle de "l ,salisbury1 n\s s]ions t\t c\p en possession de ces gr&s secrets que t\t ce pays et t\te l',europe att5d5t avec une si gr&e anxit4 ,si l'assurance qu'on donne que ces app>eils sont susceptibles de rpt] t\tes les conv]sations qui peuv5t se faire dans une pice o ils sont placs1 cela p\rrait con/itu] un vritable dang]1 et je p5se que le pr(esseur ,hughes qui a inv5t ce magnifique et en mme temps si dang]eux in/rum5t1 devrait re*]*] ma9t5ant un antidote sa dc\v]te4 ,d'un autre ct1 le docteur ,lyon-,playfair p5se que le microphone devrait tre appliqu l'arophone1 p\r qu'en plaant ces in/rum5ts dans les deux *ambres du p>lem5t1 les disc\rs des gr&s orateurs puiss5t tre ent5dus p> t\te une population sur une t5due de quatre c9q milles c>rs4 ,les essais du microphone faits rcemm5t ,h>lifax et qui ont t rapports dans les j\rnaux anglais1 montr5t que les prvisions du duc d',argyle tai5t p>faitem5t ju/ifies4 ,il p>atrait en effet qu'un diman*e un microphone ayant t plac sur la devanture de la *aire d'un prdicateur l'glise d',h>lifax1 et cet in/rum5t tant reli p> un fil de #c kilomtres un tlphone plac prs du lit d'un malade1 habitant un *teau vois91 ce malade a pu ent5dre t\tes les prires1 les cantiques et le s]mon4 ,m4 ,hughes1 qui m'avait communiqu cette n\velle1 m'assurait qu'elle lui avait t donne p> des p]sonnes dignes de foi1 et n\s appr5ons ma9t5ant qu'il y a sept abonns p\r j\ir de l'avantage d'c\t] les (fices d',h>lifax1 sans se drang]4 ,le microphone a t aussi appliqu d]nirem5t la rptition di/ance d'un opra t\t enti]1 et voici ce que dit cet g>d le ,j\rnal tlgraphique de ,b]ne du #be juillet3 ,le #ai ju9 d]ni] a eu lieu ,bill5zona 7,suisse7 une curieuse expri5ce micro-tlphonique4 ,une tr\pe itali5ne de passage devait donn] ce j\r-l1 au ?tre de cette ville1 l'opra de ,donizetti1 ,don ,pasquale4 ,m4 ,patoc*i1 inspecteur-adjo9t du ,v,ie arrondissem5t tlgraphique de la ,suisse1 a eu l'ide de pr(it] de cette occasion1 p\r exprim5t] les effets comb9s du microphone *>bon de ,hughes comme app>eil transmetteur et du tlphone de ,bell comme app>eil rcepteur4 cet effet1 il in/alla dans une loge de premi] rang1 ct du prosc5ium1 un microphone ,hughes qu'il relia au moy5 de deux fils de #a4a_/b millimtres de diamtre quatre rcepteurs ,bell disposs dans une salle de bill>d1 au-dessus du ve/ibule du ?tre mme1 salle o ne p>vi5t aucun des bruits de l'intrieur du ?tre4 ,dans le circuit1 et prs du microphone de ,hughes1 tait int]cale une petite pile de deux lm5ts du modle ord9aire de l'adm9i/ration suisse4 ,les rsultats ont t aussi heureux et aussi complets que possible4 ,les tlphones reproduisai5t exactem5t1 avec une cl>t et une nettet m]veilleuse1 aussi bi5 les sons de l'or*e/re que le *ant des arti/es4 ,plusieurs spectateurs ont con/at1 avec ,m4 ,patoc*i1 que l'on ne p]dait pas une note des in/rum5ts ou des voix1 qu'on di/+uait p>faitem5t les mots prononcs1 que les airs tai5t reproduits dans leur ton naturel1 avec t\tes leurs nuances1 les piano comme les =te1 les motifs d\x comme les passage de =ce1 et plusieurs dilettanti amateurs ont mme assur ,m4 ,patoc*i que1 p> cette seule audition au moy5 des tlphones1 l'on p\vait apprci] les beauts musicales1 les qualits des voix des arti/es et gnralem5t jug] de la pice elle-mme1 comme p\vai5t le faire les spectateurs l'intrieur du ?tre4 ,les rsultats ont t les mmes en introduisant dans le circuit des rsi/ances jusqu' #aj kilomtres sans augm5t] le nombre des lm5ts de la pile4 ,c'e/1 croyons-n\s la premire expri5ce de ce g5re qui ait t faite1 en ,europe du mo9s1 dans un ?tre et sur un opra complet2 et ceux qui connaiss5t t\te la lgret et la grce des mlodies de ,don ,pasquale1 apprci]ont quelle s5sibilit doit atte9dre la comb9aison du microphone de ,hughes et du tlphone de ,bell1 p\r ne ri5 laiss] p]dre des dlicatesses de cette musique4 ,les expri5ces avec le microphone1 quoique leur db1 ont t cep5dant trs-v>ies1 et n\s voyons dans les j\rnaux anglais1 entre autres expri5ces curieuses1 qu'on a v\lu tablir sur le mme pr9cipe un app>eil s5sible tlphoniquem5t aux v>iations d'une s\rce lum9euse4 ,on sait que c]ta9s corps et p>ticulirem5t le slnium sont impressionnables lectriquem5t la lumire1 c'e/--dire que leur conductibilit peut v>i] dans d'assez gr&es proportions suivant la quantit plus ou mo9s gr&e de lumire qui les claire4 ,or si on fait pass] brusquem5t un circuit dans lequel e/ int]pos un corps de cette nature1 de l'obscurit un clairem5t un peu int5se1 il doit rsult] de l'augm5tation subite de rsi/ance qui en e/ la consqu5ce1 un son n]gique dans un tlphone int]pos dans le circuit4 ,c'e/ en effet ce que l'expri5ce a dmontr1 et ,m4 ,will\ghby-,smi? en tire la consqu5ce que1 con=mm5t ce que n\s avons dit plus haut1 les effets produits dans le microphone sont la consqu5ce de v>iations de rsi/ance dans le circuit p> suite de contacts plus ou mo9s intimes entre conducteurs imp>faits4 ,p\r obt5ir l'effet prcd5t dans ses meilleures conditions1 ,m4 ,siem5s emploie deux lectrodes composes p> des rseaux de fils de plat9e trs-f9s en*evtrs les uns dans les autres1 la manire de deux f\r*ettes dont les d5ts s]ai5t int]cales dans leurs int]valles rciproques4 ,ces lectrodes sont introduites entre deux lames de v]re1 et une g\tte de slnium v]se au c5tre de ces rseaux1 les runit sur une surface circulaire assez t5due p\r tablir une conductibilit suffisante dans le circuit4 ,or c'e/ sur cette g\tte a9si t5due qu'on doit projet] le rayon de lumire4 ,une jolie expri5ce que l'on peut faire encore avec le microphone e/ celle-ci3 v\s placez sur une plan*e en bois un peu gr&e1 une plan*ette dess9 p> exemple1 un microphone *>bon v]tical dont les extrmits sont bi5 po9tues et qui e/ plac t\t fait v]ticalem5t4 ,on dispose dans le circuit un ou plusieurs tlphones1 et si on les r5v]se sur la plan*e de manire que leur membrane soit en reg>d de celle-ci1 on ent5d un r\lem5t cont9u qui ressemble tantt un son musical1 tantt au bruissem5t de l'eau b\illant dans une *audire1 et ce bruit qui peut tre ent5du di/ance1 dure indf9im5t tant que la s\rce lectrique e/ en activit4 ,m4 ,hughes explique ce phnomne de la manire suivante4 ,la mo9dre sec\sse qui mettra le microphone en action1 aura p\r effet d'envoy] des c\rants plus ou mo9s int]rompus trav]s les tlphones qui les trans=m]ont en vibrations sonores1 et celles-ci tant transmises mcaniquem5t p> la plan*e au microphone1 entreti5dront son m\vem5t qui s]a mme amplifi et provoqu]a de n\velles vibrations sur les tlphones2 d'o il rsult]a une n\velle action sur le microphone et a9si de suite indf9im5t4 ,d'un autre ct1 en plaant sur la mme plan*e un second microphone correspondant un autre circuit tlphonique1 on peut en faire un app>eil ragissant comme un relais tlgraphique1 c'e/--dire rptant di/ance les bruits transmis la plan*e1 et ces bruits rpts peuv5t con/itu] soit un appel1 soit les lm5ts d'une dp*e dans le langage ,morse1 si l'on place dans le circuit du premi] microphone un manipulateur ,morse4 ,j'ai fait1 dit ,m4 ,hughes1 avec cette disposition d'app>eils1 plusieurs expri5ces qui ont produit beauc\p d'effet1 quoique n'ayant employ qu'une pile de ,daniell de six lm5ts sans bob9e d'induction4 ,en adaptant au tlphone rcepteur un cornet en c>ton de #dj c5timtres de longueur1 on a pu ent5dre dans t\te une gr&e salle le bruit cont9u du relais1 les battem5ts d'une p5dule et le bruit fait p> la plume en crivant4 ,je n'ai pas essay de transmettre la p>ole p>ce que1 dans ces conditions1 elle n'aurait pas t reproduite avec nettet4 ,l'ide d'employ] le microphone comme relais tait1 du re/e1 v5ue l'esprit de plusieurs p]sonnes et entre autres de ,m4 ,latim]-,cl>k qui proposait p\r cela de faire ragir l'armature d'un lectro-aimant introduit dans le circuit du microphone1 sur un tube dispos comme on l'a vu fig4 #dj et ragissant lui-mme sur le second circuit1 c'e/--dire sur le circuit du tlphone4 ,,mm4 ,h\/on et ,?omson en ont fait galem5t un d]nirem5t4 ,d'un autre ct "l ,l9dsay a imag9 d'adapt] au microphone une membrane rsonnante1 et il a obt5u p> ce moy5 une reproduction excell5te des sons musicaux produits p> un piano2 mais lorsque les vibrations de cet in/rum5t concordai5t avec les vibrations fondam5tales de la membrane1 un bruit trs-=t se faisait ent5dre dans le tlphone1 et dans ce bruit1 on di/+uait non-seulem5t la note fondam5tale de cette membrane1 mais encore t\tes les vibrations sympa?iques dt]m9es p> les cordes du piano ragissant les unes sur les autres4 ,en raison de son extrme s5sibilit1 cet app>eil p\rrait p]mettre de con/at] les bruits produits l'intrieur du corps huma9 et s]vir p> consqu5t de /?oscope p\r l'auscultation des p\mons et des battem5ts du coeur4 ,le ,dr ,ri*>dson en ,anglet]re1 conjo9tem5t avec ,m4 ,hughes1 s'occupe en ce mom5t de r5dre pratique cette importante application2 mais jusqu' prs5t les rsultats obt5us n'ont pas t trs-satisfaisants4 ,on espre t\tefois y p>v5ir4 ,en att5dant ,m4 ,ducretet a con/ruit un microphone /?oscopique que n\s reprs5tons fig4 #de et qui e/ d'une extrme s5sibilit4 ,c'e/ un microphone *>bon ,,cp1 simple contact1 dont le *>bon infrieur ,p e/ adapt un tamb\r membrane vibrante de ,m4 ,m>ais ,t4 ,ce tamb\r e/ reli p> un tube de ca\t*\c ,,cc' un autre tamb\r ,t' qui e/ de/9 tre appliqu sur les diffr5tes p>ties du corps auscult]1 et que l'on appelle en consqu5ce tamb\r explorateur2 la s5sibilit de l'app>eil e/ rgle au moy5 d'un contrepoids ,,po1 qui se visse sur le bras d'un levi] bascule ,,ll1 auquel e/ fix le second *>bon ,c4 ,t\t le monde connat la gr&e s5sibilit des tamb\rs de ,m4 ,m>ais p\r la transmission des vibrations1 et cette s5sibilit tant encore augm5te p> le microphone1 l'app>eil acqui]t une impressionnabilit extrme1 peut-tre mme une trop gr&e1 c> il rvle t\t espce de bruits qu'il e/ trs-difficile de di/+u] les uns des autres4 ,du re/e1 cet app>eil ne peut donn] de bons rsultats que confi des ma9s exprim5tes1 et il faudra videmm5t une ducation auditive p>ticulire p\r qu'on puisse en tir] p>ti4 ,comme application de ce g5re1 la plus importante e/ celle que vi5t d'en faire1 conjo9tem5t avec ,m4 ,hughes1 ,m4 ,h5ry ,?ompson clbre *irurgi5 anglais1 p\r l'exploration de la vessie dans la maladie de la pi]re4 ,au moy5 de cet app>eil1 on peut en effet con/at] la prs5ce et prcis] le sige des calculs pi]reux qui peuv5t s'y tr\v]1 quelques petits qu'ils soi5t d'ailleurs4 ,on emploie p\r cela une sonde exploratrice compose d'une tige de ,maille*ort un peu rec\rbe p> le b\t et qui e/ mise en communication avec un microphone s5sible *>bon4 ,qu&1 en prom5ant cette sonde dans la vessie1 la tige en "q r5contre des p>ticules pi]reuses1 fuss5t-elles de la grosseur d'une tte d'p+le1 le frottem5t qui en rsulte dt]m9e des vibrations qui se di/+u5t p>faitem5t1 dans le tlphone1 de celles qui se produis5t p> la simple friction de la tige sur les tissus m\s des p>ois de la vessie4 ,t\tefois1 ,m4 ,?ompson prt5d que p\r obt5ir de bons rsultats de cette m?ode1 il faut pr5dre c]ta9es prcautions4 ,il faut que l'in/rum5t ne soit pas trop s5sible af9 que la nature des bruits soit bi5 di/9cte1 la pile ne doit pas tre trop =te1 p\r vit] les sons qui p\rrai5t rsult] des bruits extrieurs4 ,l'app>eil e/ du re/e dispos comme on le voit fig4 #df4 ,le microphone e/ plac dans le man*e qui porte la sonde et n'e/ autre que celui que n\s avons reprs5t fig4 #ci1 mais avec de plus petites dim5sions1 et les deux fils conducteurs e allant au tlphone1 ressort5t du man*e p> le b\t a oppos celui bb o la sonde dd e/ visse4 ,comme cet app>eil n'e/ pas de/9 reproduire la p>ole1 on emploie des *>bons de cornue au lieu de *>bons de bois4 ,on a pu encore p> un moy5 bas sur le pr9cipe du microphone1 faire ent5dre c]ta9s s\rds dont l'oreille n'tait pas encore t\t fait ins5sibilise4 ,p\r obt5ir ce rsultat1 on adapte devant les deux oreilles du malade deux tlphones1 relis entre eux p> une c\ronne mtallique appuye sur l'os frontal1 et on met les deux tlphones en rapport avec un microphone muni de sa pile1 lequel p5d l'extrmit d'un d\ble fil conducteur4 ,le malade cons]ve dans sa po*e ce microphone1 et il le prs5te comme un cornet ac\/ique son int]locuteur qu& il veut conv]s] avec lui4 ,le microphone e/ alors con/itu p> le p>leur de ,m4 ,hughes reprs5t fig4 #ci4 ,le microphone peut avoir encore beauc\p d'autres applications1 et voici ce que n\s lisons cet g>d dans l',engli% ,me*anic du #ba ,ju9 #ahgh3 ,au moy5 de cet in/rum5t1 les +nieurs p\rront apprci] les effets des vibrations occasionnes sur les difices anci5s et n\veaux p> le passage de l\rdes *>ges2 un soldat p\rra reconnatre l'appro*e de l'ennemi plusieurs milles de di/ance et di/+u] mme s'il aura affaire avec de l'artill]ie ou de la caval]ie2 la m>*e des navires dans le vois9age des torpilles p\rra mme tre annonce la cte1 et on p\rra ds lors1 c\p sr1 en dt]m9] l'explosion4 ,on a aussi propos d'appliqu] le microphone comme un av]tisseur des fuites de gaz dans les m9es *>bon4 ,le gaz s'*appant des crevasses de *>bon1 produit un son sifflant qui p> le moy5 du microphone et du tlphone p\rrait tre ent5du au haut des puits4 ,d'un autre ct1 on a eu l'ide que le microphone p\rrait tre utilem5t employ comme ,sismographe p\r signal] les bruits s\t]ra9s qui prcd5t gnralem5t les tremblem5ts de t]re et les ruptions volcaniques1 et qui se tr\v]ai5t de cette manire notablem5t amplifis4 ,cet app>eil p\rrait mme tre d'un usage utile ,m4 ,palmi]i p\r ses tudes l'obs]vatoire du ,vsuve4 ,comme on devait s'y att5dre1 des rclamations de priorit devai5t tre la consqu5ce de la gr&e faveur qui a accueilli l'inv5tion de ,m4 ,hughes1 et mme en dehors de la rclamation de ,m4 ,edison sur laquelle n\s avons exprim notre op9ion#bf1 n\s en tr\vons plusieurs autres qui montr5t que1 si quelques effets du microphone ont t dc\v]ts diffr5tes poques avant ,m4 ,hughes1 on n'y avait prt qu'une trs-mdiocre att5tion puisqu'ils n'ont mme pas t publis4 ,de ce nombre sont celles de ,m4 ,w5twork ,lacelles-,scott enregi/res dans l',electrician du #be mai #ahgh1 et celle de ,m4 ,weyh] prs5te la ,socit de ,physique de ,p>is au mois de ju9 d]ni]2 mais elles n'ont gure d'importance1 att5du que les dates auxquelles remont5t les expri5ces de ces savants sont encore po/rieures celles des premires expri5ces de ,m4 ,hughes2 celles-ci dat5t1 en effet1 du comm5cem5t de dcembre #ahgg1 et ont mme t montres en janvi] #ahgh aux fonctionnaires de la ,subm>9e ,telegraph ,company1 a9si que le publie ,m4 ,preece dans une lettre adresse aux diffr5ts savants4 ,note #bf3 ,n\s reproduisons ci-dess\s une lettre que sir ,william ,?omson a publie au sujet de cette discussion3 ,monsieur1 ,au plaisir que le public a pr\v en pr5ant connaissance de ces magnifiques dc\v]tes qui1 s\s le nom de tlphone1 de microphone et de phonographe1 ont tant tonn le monde savant1 e/ v5u se ml] d]nirem5t1 trs-inutilem5t1 j'ai beso9 de le dire1 un des incid5ts les plus regrettables qui puiss5t se produire4 ,il s'agit d'une rclamation de priorit accompagne d'accusation de mauvaise foi1 qui a t lance p> ,m4 ,edison contre une p]sonne dont le nom et la rputation sont depuis longtemps respects dans l'op9ion publique4 ,avant de faire int]v5ir le public dans une semblable affaire1 ,m4 ,edison aurait d videmm5t discut] sa rclamation avec ,m4 ,preece qui tait1 depuis l'orig9e de t\tes ses inv5tions1 en correspondance avec lui2 ou bi5 encore1 il aurait pu1 en s'adressant directem5t aux j\rnaux publics1 tablir sa rclamation1 en montrant avec calme la gr&e similitude qui p\vait exi/] entre son tlphone *>bon et le microphone de ,m4 ,hughes qui l'avait suivi4 ,le monde sci5tifique aurait alors pu jug] le dbat avec calme1 il aurait pu s'y intress] et exam9] sa9em5t ce qu'il p\vait y avoir de commun entre les deux inv5tions4 ,mais1 p> son attaque viol5te dans les j\rnaux contre ,,mm4 ,preece et ,hughes1 et en les accusant de pirat]ie1 de plagiat et d'abus de confiance1 il a t t\t crdit sa rclamation aux yeux des p]sonnes compt5tes4 ,ri5 d'ailleurs n'tait mo9s fond que ces accusations4 ,m4 ,preece fit lui-mme la description dtaille du tlphone *>bon de ,m4 ,edison la runion de l',association britannique qui eut lieu ,plym\?1 en aot d]ni]2 il en fit ressortir le mrite1 et les j\rnaux publics en r5dir5t compte d'aprs sa communication4 ,les magnifiques rsultats prs5ts1 au comm5cem5t de l'anne1 p> ,m4 ,hughes avec son microphone1 ont t dcrits p> lui-mme s\s une =me telle1 qu'il e/ impossible de mettre en d\te qu'il n'ait travaill sur son propre fonds et en dehors de t\tes les re*]*es de ,m4 ,edison qu'il n'avait pas le plus petit intrt s'appropri]4 ,il e/ vrai que le pr9cipe physique appliqu p> ,m4 ,edison dans son tlphone *>bon et p> ,m4 ,hughes dans son microphone e/ le mme2 mais il e/ galem5t le mme que celui employ p> ,m4 ,clrac1 fonctionnaire de l'adm9i/ration des lignes tlgraphiques franaises1 dans son tube rsi/ance v>iable qu'il avait donn ,m4 ,hughes et d'autres en #ahff p\r des usages pratiques importants1 app>eil qui1 du re/e drive entirem5t de ce fait signal il y a longtemps p> ,m4 du ,moncel1 que l'augm5tation de pression entre deux conducteurs en contact produit une dim9ution dans leur rsi/ance lectrique4 ,avant de t]m9] avec le microphone1 je crois devoir rappel] ici deux expri5ces intressantes de ,m4 ,hughes1 qui t\t en montrant que l'attraction magntique n'entre p\r ri5 dans la reproduction de la p>ole1 pr\ve que les effets lectro-magntiques peuv5t se comb9] aux effets microphoniques4 #a ,si une armature de f] d\x e/ applique sur les ples d'un lectro-aimant deux bran*es solidem5t fix sur une plan*e1 et qu'on int]pose entre cette armature et les ples magntiques des morceaux de papi] af9 d'vit] les effets de magntisme cond5s1 on peut1 en reliant cet lectro-aimant un microphone p>leur du modle de la fig4 #ci1 ent5dre sur la plan*e s]vant de support l'lectro-aimant les mots prononcs dans le p>leur4 #b ,si on oppose p> leurs ples de noms contraires deux lectro-aimants mis en rapport avec un microphone1 en ayant so9 de sp>] ces ples p> des morceaux de papi]1 on obti5dra clairem5t la reproduction de la p>ole1 sans qu'il y ait beso9 d'armature ni de diaphragme4 ,ces deux faits peuv5t encore tre opposs la ?orie s\t5ue p> ,m4 ,navez4 #c ,si au lieu de faire pass] le c\rant actionn p> un microphone trav]s l'hlice d'un tlphone s]vant de rcepteur1 on lui fait trav]s] directem5t le b>reau aimant de ce tlphone dans le s5s de son axe1 c'e/--dire d'un ple l'autre1 on peut ent5dre di/9ctem5t les p>oles prononces dans le microphone4 ,cette expri5ce1 qui e/ de ,m4 ,paul ,roy1 indiqu]ait1 si elle e/ exacte1 que les ondulations lectriques qui p>c\r]ai5t longitud9alem5t un aimant1 en modifi]ai5t l'int5sit magntique4 ,cette expri5ce e/ t\tefois vrifi]4 ,,effets ,,des ,,actions ,,ext,,rieures ,,sur ,,les ,,transmissions ,t,l,,phoniques4 ,les ob/acles qu'on r5contre dans les transmissions tlphoniques provi5n5t de trois causes2 #a de l'affaiblissem5t des sons p> suite des p]tes de c\rant sur les lignes1 p]tes beauc\p plus gr&es avec les c\rants d'induction qu'avec les c\rants de pile2 #b des mlanges produits p> les drivations des c\rants vois9s2 #c de l'induction des fils les uns sur les autres4 ,cette d]nire influ5ce e/ beauc\p plus gr&e qu'on ne se le figure ord9airem5t4 ,placez cte cte deux fils p>faitem5t isols1 l'un en correspondance avec un circuit de sonn]ie trembleuse1 l'autre avec un circuit de tlphone3 ce d]ni] rpt]a les bruits de la sonn]ie avec une int5sit s\v5t assez gr&e p\r f\rnir lui-mme un appel sans qu'on ait l'app>eil l'oreille4 ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]1 dans leurs intressantes expri5ces avec les c\rants induits de la bob9e de ,ruhmkorff1 ont reconnu qu'on p\vait obt5ir de cette manire1 non-seulem5t les sons en rapport avec les c\rants induits rsultant de l'action du c\rant trav]sant l'hlice primaire1 mais encore ceux qui rsult5t de l'action des c\rants secondaires sur d'autres hlices et qu'on a dsigns s\s le nom de c\rants de second ordre4 ,ce sont ces diffr5tes ractions qui font que les transmissions tlphoniques faites sur les lignes tlgraphiques se tr\v5t s\v5t tr\bles p> des bruits insolites qui vi5n5t des transmissions lectriques sur les fils vois9s2 mais elles p>aiss5t subir ces influ5ces sans s'te9dre1 et il arrive que l'on peut ent5dre la fois une conv]sation p>le en langage ord9aire et une dp*e transmise dans le langage ,morse4 l'cole d'artill]ie de ,cl]mont1 on a tabli titre d'expri5ces une communication tlphonique entre cette cole et le *amp de tir qui e/ une di/ance de #ad kilomtres4 ,une autre communication du mme g5re e/ tablie entre l',obs]vatoire de ,cl]mont et celui du ,puy-de-,dme #ae kilomtres de di/ance4 ,ces deux lignes sont portes p> les mmes poteaux sur un p>c\rs de #aj kilomtres1 et dans ce trajet sur ces poteaux1 se tr\ve un fil tlgraphique ord9aire2 enf9 dans cet espace1 les poteaux p5dant #cjj mtres port5t aussi sept autres fils tlgraphiques4 ,les deux fils tlphoniques sont d'ailleurs loigns de #jm1#he l'un de l'autre4 ,dans ces conditions on a con/at3 #a ,que le tlphone de l'cole lit trs-bi51 p> le son1 les dp*es ,morse qui pass5t dans le tlgraphe sur les deux fils qui l'avois95t1 mais que le tic-tac de l'app>eil ne gne en ri5 le passage ni l'audition de la communication v]bale du tlphone2 #b ,que les deux lignes tlphoniques vois9es1 quoique ne se t\*ant pas1 et sans communication entre elles1 mlang5t cep5dant leurs dp*es1 et il e/ arriv qu'on a pu ent5dre l'cole p> le fil v5ant du *amp de tir1 des dp*es du ,puy-de-,dme1 et qu'on a pu y rpondre1 sans que nulle "p la di/ance entre les fils des deux lignes fut mo9dre que #he c5timtres4 ,on a pu remdi] un peu ces inconvni5ts en int]posant dans le circuit de =tes rsi/ances1 ou en tablissant des drivations la t]re une c]ta9e di/ance des po/es tlphoniques4 ,suivant ,m4 ,iz>n1 pr(esseur de physique au lyce de ,cl]mont1 les c\rants lectriques tlphoniques p\rrai5t trs-bi5 se driv] p> la t]re1 surt\t qu& ils r5contr]ai5t sur leur passage des conducteurs mtalliques comme des conduites d'eau ou de gaz4 ,voici ce qu'il dit dans une note adresse l'acadmie des sci5ces le #ac mai #ahgh4 ,j'ai in/all au lyce de ,cl]mont un tlphone sur un fil unique d'une c9quanta9e de mtres1 qui1 trav]sant la gr&e c\r du lyce1 va du laboratoire de physique o il s'accro*e un bec de gaz1 une pice place prs de la loge du conci]ge o il s'accro*e un autre bec de gaz4 ,en appliquant l'oreille au tlphone1 j'ent5ds trs-nettem5t les signaux tlgraphiques ,morse ou autres qui provi5n5t soit du bureau tlgraphique de ,cl]mont1 soit du bureau tlphonique fonctionnant entre l'cole d'artill]ie de ,cl]mont et le polygone de tir1 tabli #ad kilomtres de la ville au pi$ du ,puy-de-,dme4 ,j'ent5ds mme des p>oles et surt\t des comm&em5ts militaires mis dans le tlphone du polygone et de/9s tre ent5dus l'cole4 ,or mon fil e/ absolum5t indp5dant de ceux o circul5t ces signaux2 il en e/ mme trs-loign2 mais comme les prises de t]re du bureau tlgraphique et de l'cole d'artill]ie se font une petite di/ance des tuyaux de gaz1 il n'e/ pas d\teux que le phnomne ne soit d une drivation du c\rant produite trav]s mon fil p> l'int]mdiaire du sol et du rseau mtallique des tuyaux4 ,cette rem>que avait t dj faite p> ,m4 ,preece dans sa notice3 ,sur quelques po9ts physiques en rapport avec le tlphone4 ,d'un autre ct1 n\s lisons dans le ,telegraphic j\rnal du #ae ju9 #ahgh1 que dans un conc]t tlphonique1 transmis de ,buffalo ,new-,york1 les *anteurs de ,buffalo ont t ent5dus dans un bureau p>ticuli] plac en dehors du circuit tlgraphique sur lequel s'oprait la transmission4 ,aprs in=mations1 on reconnut que le fil trav]s lequel la transmission tlphonique s'effectuait dans ce bureau1 se rappro*ait en un po9t de son p>c\rs de celui qui transmettait directem5t les sons musicaux2 mais la di/ance entre les deux fils n'tait pas mo9dre de dix pi$s4 ,avec les circuits entirem5t mtalliques1 les effets des mlanges sont beauc\p mo9s cra9dre1 et suivant ,m4 ,zetz*e1 on n'ent5d que trs-peu et seulem5t p> in/ants1 les sons prov5ant d'autres fils2 on ent5d donc beauc\p mieux et plus aism5t avec cette disposition qu'avec la disposition ord9aire4 ,ce ne sont pas d'ailleurs1 dit-il1 les rsi/ances des fils1 mais bi5 plutt les drivations de c\rant prs des poteaux qui prs5t5t des ob/acles p\r les correspondances tlphoniques *anges sur de longues lignes ari5nes4 ,j'ai pu en avoir la preuve dans les expri5ces suivantes3 ,ayant reli la ligne tlgraphique de ,dresde ,*emnitz l'une des lignes de ,*emnitz ,leipzig 7#hg kil471 ce qui f\rnissait un circuit de #afg kilomtres communiquant la t]re ses deux extrmits1 ,dresde et ,leipzig n'ont pu s'entret5ir1 t&is que ,dresde et ,*emnitz le p\vai5t trs-bi5 malgr la plus gr&e t5due de la ligne4 ,ayant fait supprim] la communication la t]re1 d'abord ,leipzig1 puis ,leipzig et ,dresde simultanm5t1 j'ai con/at les effets suivants3 ,avec l'isolation effectue ,leipzig seulem5t1 les /ations de ,dresde1 de ,riesa1 ,wurz5 pur5t bi5 s'ent5dre au moy5 du tlphone2 mais avec l'isolation de la ligne aux deux extrmits1 les deux d]nires /ations communiqur5t bi5 entre elles1 mais la /ation int]mdiaire fit rem>qu] qu'elle ent5dait mieux les mots prononcs ,wurz5 que l'on n'ent5dait ,wurz5 les p>oles dites ,riesa4 ,dans les deux cas1 le tlphone reproduisait di/9ctem5t les signaux tlgraphiques mis sur les fils p>allles celui de la ligne d'essai4 ,or1 comme ,wurz51 n'e/ qu' #bf1f kilomtres de ,leipzig1 t&is que ,riesa se tr\ve une di/ance de #di kilomtres de ,dresde1 et qu'il y a1 p> consqu5t1 sur ce d]ni] p>c\rs peu prs une fois autant de poteaux (frant aux c\rants des drivations la t]re1 j'ai cru p\voir en conclure que c'tait p> les drivations qu'on p\vait expliqu] la possibilit de correspondre sur une ligne isole et la p]ception plus di/9cte des sons la /ation de ,riesa1 laquelle prov5ait de la plus gr&e int5sit de c\rant re/ant encore sur la ligne4 ,il e/ aussi c]ta9es vibrations rsultant de l'action des c\rants d'air sur les fils tlgraphiques et qui leur font mettre ces b\rdonnem5ts bi5 connus sur c]ta9es lignes1 qui peuv5t encore ragir sur le tlphone2 mais elles sont alors le plus s\v5t propages mcaniquem5t1 et on peut les di/+u] des autres1 qu& les sons qui en rsult5t sont ent5dus aprs qu'on a exclu le tlphone du circuit p> une f]meture c\rt circuit1 et aprs avoir supprim la communication la t]re tablie en arrire du tlphone4 ,les ractions d'induction ex]ces p> les fils de ligne les uns sur les autres ne sont pas les seules qui puiss5t tre accuses sur un circuit tlphonique3 t\te manife/ation lectrique produite dans le vois9age d'un tlphone peut dt]m9] des sons plus ou mo9s =ts4 ,n\s en avons dj eu la preuve dans les expri5ces de ,m4 d',arsonval1 et voici quelques expri5ces de ,m4 ,demoget qui le dmontr5t de la manire la plus notoire4 ,en effet si devant l'un des tlphones d'un circuit tlphonique1 on place un petit lectro-aimant droit muni d'un trembleur1 et que1 p\r c>t] l'influ5ce du son produit p> le trembleur1 on enlve la lame vibrante du tlphone1 on ent5d p>faitem5t sur le second tlphone du circuit le b\rdonnem5t du trembleur1 qui atte9t son maximum qu& les deux extrmits de l'lectro-aimant sont le plus rappro*es possible du tlphone sans diaphragme1 et son m9imum qu& cet lectro-aimant lui e/ prs5t suivant sa ligne neutre4 ,d'aprs ,m4 ,demoget1 l'action ex]ce dans cette circon/ance p\rrait tre considre comme celle d'un aimant ex]ant deux actions inductrices opposes et symtriques1 dont le *amp s]ait limit p> un d\ble p>abolode1 ayant p\r gr& axe1 dans ses expri5ces1 #jm1#ee de longueur au del du noyau magntique1 et p\r gr& diamtre p]p5diculaire1 #fj c5timtres4 ,il croit que p> ce moy5 on p\rrait aism5t tlgraphi] dans le sy/me ,morse1 et qu'il suffirait p\r cela d'adapt] une clef l'lectro-aimant inducteur4 ,p\r surmont] les difficults que prs5t5t les ractions d'induction des fils les uns sur les autres dans les transmissions tlphoniques1 ,m4 ,preece indique trois moy5s3 #a ,augm5t] l'int5sit des c\rants transmis de manire les faire prdom9] notablem5t sur les c\rants induits1 et rduire la s5sibilit du tlphone de rception2 #b ,mettre le fil tlphonique l'abri de l'induction4 #c ,neutralis] les effets d'induction4 ,le premi] moy5 peut tre ralis p> le sy/me pile d',edison1 et n\s avons vu qu'il a f\rni des rsultats avantageux4 ,p\r mettre excution le second moy51 ,m4 ,preece considre qu'il y a lieu de se proccup] des deux sortes d'inductions qui se dvelopp5t sur les lignes tlgraphiques3 de l'induction lectro-/atique1 analogue celle qui se produit sur les cbles imm]gs1 et en second lieu de l'induction lectro-dynamique rsultant de l'lectricit en m\vem5t4 ,dans le premi] cas1 ,m4 ,preece propose d'int]pos] entre le fil tlphonique et les autres fils1 un corps conducteur en communication avec la t]re1 et susceptible de =m] cran l'induction en absorbant lui-mme les effets lectro-/atiques produits4 ,ce problme p\rrait tre rsolu1 suivant lui1 en ent\rant les fils tlgraphiques avois9ant le fil tlphonique1 d'une enveloppe mtallique1 ou en les imm]geant dans l'eau4 ,bi5 que p> ce d]ni] moy51 dit-il1 on n'lim9e pas compltem5t les effets d'induction /atique1 en raison de la mauvaise conductibilit de ce corps1 on peut les rduire considrablem5t1 a9si que mes expri5ces entre ,dubl91 ,holyhead1 ,man*e/] et ,liv]pool l'ont dmontr4 ,dans le second cas1 ,m4 ,preece admet qu'une enveloppe de f] e/ susceptible de p>alys] les effets lectro-dynamiques dt]m9s1 en les absorbant2 de sorte qu'en employant des fils isols rec\v]ts d'une g>niture de f] mise en communication avec le sol1 on annul]ait les deux ractions d'induction4 ,n\s ne suivrons pas ,m4 ,preece dans la ?orie qu'il donne de ces effets1 ?orie qui n\s p>at t\t au mo9s discutable1 et n\s n\s cont5t]ons de l'indication du moy5 d'attnuation qu'il propose4 ,p\r mettre excution le troisime moy51 on p\rrait croire qu'il suffirait de supprim] les communications avec la t]re et d'employ] un fil de ret\r1 c> dans ces conditions1 les c\rants d'induction dt]m9s sur l'un des fils devrai5t se tr\v] neutraliss p> ceux qui rsult]ai5t de la mme induction sur le second fil1 et qui se tr\v]ai5t alors agir dans un s5s oppos2 mais ce moy5 ne peut tre efficace qu'autant que la di/ance entre les deux fils tlphoniques e/ trs-petite et que leur loignem5t des autres fils e/ considrable4 ,qu& il n'en e/ pas a9si et qu'ils se tr\v5t t\s trs-rappro*s1 comme cela a lieu dans les cbles s\s-m>9s ou s\t]ra9s plusieurs fils1 ce moy5 e/ t\t fait insuffisant4 ,en pr5ant comme ligne ari5ne un petit cble r5f]mant deux conducteurs isols avec de la gutta-p]*a1 on peut obt5ir de trs-bons rsultats4 ,l'emploi de deux conducteurs a encore l'avantage d'vit] les inconvni5ts des drivations sur la ligne et trav]s le sol qui1 qu& les communications la t]re ne sont pas p>faites1 p]mett5t au c\rant d'une ligne de pass] plus ou mo9s facilem5t trav]s la ligne tlphonique4 ,en outre des causes de p]turbation que n\s v5ons d'numr]1 il en e/ d'autres qui sont galem5t trs-apprciables dans les transmissions tlphoniques1 et1 p>mi elles1 n\s devrons cit] les c\rants accid5tels qui se produis5t con/amm5t sur les lignes tlgraphiques4 ,ces c\rants peuv5t prov5ir de bi5 des causes1 tantt de l'lectricit atmosphrique1 tantt du magntisme t]re/re1 tantt d'effets !rmo-lectriques produits sur les lignes1 tantt de ractions hydro-lectriques dt]m9es sur les fils et les plaques de communication avec le sol4 ,ces c\rants sont t\j\rs trs-in/ables1 et ils doiv5t1 p> consqu5t1 en ragissant sur les c\rants transmis1 les altr] plus ou mo9s et dt]m9] p> cela mme des sons sur le tlphone4 ,suivant ,m4 ,preece1 le bruit prov5ant des c\rants telluriques se rappro*e un peu de celui d'une cascade4 ,les d*>ges d'lectricit atmosphrique1 mme qu& l'orage e/ loign1 dt]m95t un son plus ou mo9s sec suivant la nature de la d*>ge4 ,qu& elle e/ diffuse et qu'elle clate peu de di/ance1 le bruit produit ressemble1 d'aprs le docteur ,*ann+ de ,la ,provid5ce1 celui que produit une g\tte de mtal en fusion qu& elle tombe dans de l'eau1 ou bi5 encore celui d'une fuse volante tire di/ance2 dans ce cas1 il p>atrait que le son s]ait p]u avant l'app>ition de l'clair1 ce qui dmontre bi5 que les d*>ges lectriques atmosphriques ne se produis5t qu' la suite d'un m\vem5t lectrique dt]m9 dans l'air4 ,quelquefois1 dit ,m4 ,preece1 on ent5d un son lam5table1 un son que l'on a comp> au cri d'un oiseau naissant1 et qui doit prov5ir des c\rants induits que le magntisme t]re/re doit dt]m9] dans les fils tlgraphiques qu& ils sont mis en m\vem5t vibratoire p> les c\rants d'air4 ,d]nirem5t ,m4 ,gressi]1 dans une communication faite l',acadmie des sci5ces le #f mai #ahgh1 a m5tionn quelques-uns de ces bruits1 mais il s'e/ t\t fait tromp sur l'orig9e qu'il leur a suppose4 ,indp5damm5t du grsillem5t d aux app>eils tlgraphiques mis en action sur les lignes vois9es1 dit-il1 il se produit dans le tlphone un bruissem5t trs-confus1 un froissem5t assez int5se p>fois p\r faire croire que la plaque vibrante va se d*ir]4 ,c'e/ plutt le soir que le j\r qu'on ent5d ce bruissem5t qui devi5t mme insupportable et emp*e de se compr5dre au tlphone1 alors qu'on n'e/ plus tr\bl p> le travail des bureaux4 ,on ent5d ce bruit qu& on ne fait usage que d'un seul tlphone4 ,un bon galvanomtre int]pos dans le circuit a montr la prs5ce de c\rants assez s5sibles1 tantt dans un s5s1 tantt dans un autre4 ,ces c\rants que j'ai tudis p5dant longtemps avec le galvanomtre et qui ont t l'objet de quatre mmoires prs5ts p> moi l'acadmie des sci5ces en #ahgb1 n'ont gnralem5t aucun rapport avec l'lectricit atmosphrique1 comme le croit ,m4 ,gressi]1 et provi5n5t soit d'actions !rmo-lectriques1 soit d'actions hydro-lectriques4 ,ils se manife/5t t\j\rs et en t\s temps sur les lignes tlgraphiques1 qu'elles soi5t isoles l'une de leurs extrmits ou en contact avec la t]re p> les deux b\ts4 ,dans le premi] cas1 les lectrodes polaires du c\ple sont con/itues p> le fil tlgraphique et la plaque de t]re1 ord9airem5t de la mme nature1 et le milieu conducteur int]mdiaire e/ reprs5t p> les poteaux s\t5eurs du fil et le sol qui complt5t le circuit4 ,dans le second cas1 le c\ple e/ con/itu peu prs de la mme manire1 mais la diffr5ce de composition *imique des t]ra9s aux deux po9ts o les plaques de t]re sont ent]res1 et s\v5t leur diffr5ce de temprature1 ex]c5t un effet prdom9ant4 ,si l'on ne considre que le premi] cas1 il arrive le plus s\v5t1 p> les beaux j\rs de l't1 que les c\rants produits p5dant la j\rne sont inv]ses de ceux qui sont produits p5dant la nuit1 et v>i5t avec la temprature ambiante dans l'un et l'autre s5s4 ,la prs5ce ou l'abs5ce du soleil1 le passage des nuages1 les c\rants d'air1 entran5t mme des v>iations trs-brusques et trs-c>actrises que l'on peut suivre facilem5t sur le galvanomtre et qui eng5dr5t des sons plus ou mo9s acc5tus dans le tlphone4 ,p5dant le j\r1 ces c\rants sont dirigs de la ligne tlgraphique la plaque de t]re1 p>ce que le fil e/ plus *auff que la plaque1 et ces c\rants sont alors !rmo-lectriques4 ,p5dant la nuit1 le contraire a lieu p>ce que le s]e91 en tombant1 provoque sur le fil un refroidissem5t et y dt]m9e une oxydation plus gr&e que celle qui e/ effectue sur la plaque de t]re1 et les c\rants sont alors surt\t hydro-lectriques4 ,j'ai insi/ un peu sur ces c\rants p>ce que1 p> suite d'une fausse int]prtation de leur orig9e1 on a cru que le tlphone p\rrait s]vir l'tude des v>iations de l'lectricit atmosphrique rp&ue normalem5t dans l'air2 or1 cette application du tlphone s]ait dans ces conditions1 non-seulem5t inutile1 mais encore p\rrait g>] les obs]vateurs en leur faisant faire des re*]*es sur des phnomnes trs-compliqus1 dont l'tude ne conduirait ri5 de plus que ce que j'ai dit dans mes diffr5ts mmoires sur cette "q4 ,il e/ aussi c]ta9es actions locales qui peuv5t dt]m9] des sons sur le tlphone4 ,a9si la di/5sion du diaphragme s\s l'influ5ce de la *aleur humide de la respiration1 qu& on porte l'app>eil devant la b\*e p\r p>l]1 dt]m9e un bruissem5t qui e/ facile p]cevoir4 ,en raison des ractions lectro-/atiques si n]giques dt]m9es sur les cbles s\s-m>9s p> suite des transmissions lectriques1 on p\vait cra9dre que l'on ne pt correspondre facilem5t trav]s ces sortes de conducteurs au moy5 du tlphone1 et p\r s'en assur]1 on fit une expri5ce entre ,gu]nesey et ,d>m\? trav]s un cble de soixante milles de longueur4 ,on reconnut avec surprise et satisfaction que les articulations de la p>ole tai5t p>faitem5t effectues1 seulem5t un peu voiles4 ,d'autres expri5ces entreprises p> ,,mm4 ,preece et ,willmot sur un cble s\s-m>9 artificiel plac dans des conditions analogues celui des tats-,unis1 dmontrr5t que sur une longueur de c5t milles1 on p\vait facilem5t entret5ir une correspondance tlphonique1 bi5 que les effets d'induction fuss5t manife/es4 ,sur une longueur de c5t c9quante milles1 il dev9t assez difficile de s'ent5dre1 et les sons tai5t considrablem5t affaiblis2 il semblait qu'on p>lait trav]s une paisse cloison4 ,les sons dim9ur5t rapidem5t jusqu' deux c5ts milles1 et p>tir de l1 la p>ole dev9t compltem5t indi/9cte1 quoique le *ant pt tre encore p]u4 ,on put mme l'ent5dre sur t\te la longueur du cble1 c'e/--dire sur une longueur de trois mille milles2 mais cela t5ait1 suivant ,m4 ,preece1 l'induction du cond5sateur sur lui-mme2 nanmo9s ,m4 ,preece croit que le *ant peut tre ent5du une bi5 plus gr&e di/ance que la p>ole1 en raison de la plus gr&e rgul>it dans la succession des ondes lectriques4 ,j'ai exprim5t aussi1 dit ,m4 ,preece1 des cbles s\t]ra9s entre ,man*e/] et ,liv]pool sur une longueur de tr5te milles1 et je n'ai r5contr aucune difficult dans la correspondance que j'ai *ange2 il en a t de mme sur le cble de ,dubl9 ,holyhead ayant soixante-sept milles de longueur4 ,celui-ci avait #g fils conducteurs1 et qu& le tlphone tait runi l'un des fils1 on p\vait ent5dre la rptition des sons trav]s t\s les autres1 mais un degr plus faible4 ,qu& les fils fonctionnai5t avec les c\rants des app>eils tlgraphiques1 l'induction tait manife/e1 mais elle ne suffisait pas p\r emp*] les communications tlphoniques4 ,,in/allation ,d',,un ,,po/e-,t,l,,phonique4 ,bi5 que le sy/me tlgraphique p> le tlphone soit trs-simple1 il exige p\rtant1 p\r le s]vice qu'on peut dem&] cet in/rum5t1 c]ta9es dispositions accessoires qui sont indisp5sables4 ,a9si1 p> exemple1 il e/ ncessaire que l'on soit appel au moy5 d'un app>eil d'al>me p\r qu'on puisse savoir qu& l'*ange des correspondances doit avoir lieu1 et il faut galem5t que l'on soit prv5u si l'appel a t ent5du4 ,une sonn]ie lectrique e/ donc le complm5t indisp5sable du tlphone1 et comme le mme circuit peut tre employ p\r les deux sy/mes d'app>eils la condition de se s]vir d'un commutateur1 on dut1 p\r cons]v] au sy/me sa simplicit de manipulation qui en faisait le pr9cipal mrite1 re*]*] un moy5 de faire ragir ce commutateur automatiquem5t et1 p\r a9si dire1 l'insu de ceux appels faire usage de l'app>eil4 ,sy/me de ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]4--,ds le mois de m>s d]ni]1 ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] avai5t imag9 dans ce b un dispositif qui leur a p>faitem5t russi et qui utilisait le poids de l'in/rum5t comme moy5 d'action sur le commutateur4 cet effet1 ils susp5dai5t l'in/rum5t l'extrmit d'une lame de ressort fixe entre les deux contacts du commutateur4 ,le fil du circuit correspondait cette lame1 et les deux contacts correspondai5t l'un avec le tlphone1 l'autre avec la sonn]ie4 ,qu& le tlphone p5dait au-dess\s du ressort-support1 c'e/--dire qu& il n'tait pas mis en action1 son poids faisait abaiss] la lame de ressort sur le contact infrieur1 et la communication de la ligne avec la sonn]ie tait tablie2 qu&1 au contraire1 le tlphone tait s\lev p\r s'en s]vir1 la lame de ressort v5ait t\*] le contact suprieur1 et la communication tait tablie entre la ligne et le tlphone4 ,p\r faire fonctionn] la sonn]ie1 il ne s'agissait donc que d'tablir sur le fil de liaison de la ligne avec le contact de sonn]ie du commutateur1 un int]rupteur de c\rant la fois conjoncteur et disjoncteur1 mis en rapport d'un ct avec le contact de sonn]ie1 de l'autre avec la pile de cette sonn]ie4 ,un simple b\ton de sonn]ie lectrique ord9aire p\vait suffire p\r cela en y adaptant un second contact2 mais ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni] ont prfr que cette action se ft aussi automatiquem5t1 et ils ont en consqu5ce comb9 le dispositif que n\s reprs5tons fig4 #dg4 ,dans ce sy/me1 comme du re/e dans ceux qui ont t comb9s depuis1 on met contribution deux tlphones3 l'un que l'on applique con/amm5t contre l'oreille1 l'autre que l'on ti5t devant la b\*e p\r tre en mesure de p>l] t\t en c\tant4 ,ces tlphones sont s\t5us p> trois fils dont deux conti5n5t des conducteurs s\ples2 le troisime ne j\e d'autre rle que celui de s\ti54 ,des quatre fils des deux tlphones1 deux sont runis l'un l'autre1 et les deux autres sont relis deux b\tons d'atta*e du commutateur t1 t'2 les cordons sans conducteurs sont susp5dus aux extrmits des deux lames flexibles l1 l' qui correspond5t la t]re et la ligne4 ,au repos1 le poids des tlphones fait appuy] les deux lames l1 l' sur les contacts infrieurs ,s1 ,s'2 mais lorsqu'on pr5d la ma9 ces app>eils1 ces lames appui5t contre les contacts suprieurs4 ,les deux fils de la sonn]ie ab\tiss5t aux contacts infrieurs1 ceux des tlphones aux contacts suprieurs1 et les ples de la pile sont relis1 l'un au contact infrieur de gau*e ,s'1 l'autre au contact suprieur de droite ,t4 ,au repos1 le sy/me e/ sur sonn]ie1 et le c\rant envoy de la /ation oppose1 suivrait le circuit ,ll,,ss',s'l',t'2 on p\rrait donc tre appel2 mais si on pr5d les deux tlphones la ma91 le circuit e/ c\p trav]s la sonn]ie et tabli trav]s les tlphones2 de sorte que le c\rant suit le trajet ,ll,ttt',t'l',t4 ,si on ne s\lve qu'un tlphone la fois1 le c\rant e/ envoy la sonn]ie du po/e oppos1 et suit la r\te ,pt,,lttl',s',p-4 ,on fait donc a9si1 sans s'en d\t]1 les trois manoeuvres ncessaires p\r appel]1 correspondre et mettre l'app>eil en position de f\rnir un appel4 ,sy/me de ,,mm4 ,brguet et ,roosevelt4--,dans le sy/me tabli p> la compagnie ,bell ,p>is1 le dispositif e/ peu prs semblable au prcd5t1 seulem5t il n'y a qu'un commutateur ressort1 et c'e/ avec un b\ton de sonn]ie ord9aire qu'on provoque les appels4 ,sur une plan*ette d'acaj\ susp5due la muraille1 sont disposes d'abord une sonn]ie trembleuse ord9aire au-dess\s de laquelle e/ fix un b\ton transmetteur1 et en second lieu deux f\r*es s]vant de support aux deux tlphones et dont une e/ adapte la bascule d'un commutateur dispos comme une clef de ,morse4 ,les deux tlphones sont relis1 p> deux fils conducteurs disposs de manire tre ext5sibles1 quatre b\tons d'atta*e dont deux sont relis directem5t l'un l'autre et les deux autres la ligne1 la t]re et la pile p> l'int]mdiaire du commutateur1 du b\ton transmetteur et de la sonn]ie4 ,la figure #dh montre ce dispositif4 ,le commutateur ,a se compose d'une bascule mtallique ac portant au-dessus de son po9t d'articulation1 la f\r*e de susp5sion ,f' de l'un des tlphones2 elle se t]m9e p> deux taquets a et c au-dess\s desquels sont fixs les deux contacts du commutateur1 et un ressort presse le bras infrieur de la bascule de manire faire appuy] con/amm5t l'autre bras contre le contact suprieur4 ,p\r plus de sret1 une languette d'aci] ab adapte l'extrmit infrieure de la bascule1 frotte contre une colonnette b munie de deux contacts isols qui correspond5t ceux de la plan*ette4 ,la bascule e/ en communication avec le fil de ligne p> l'int]mdiaire du b\ton d'appel1 et les deux contacts dont n\s v5ons de p>l]1 correspond5t l'un1 le suprieur1 avec l'un des fils des tlphones qui sont int]cals dans le mme circuit1 l'autre avec la sonn]ie ,s1 qui elle-mme communique la t]re4 ,il rsulte de cette disposition1 que qu& le tlphone de droite appuie de t\t son poids sur son support1 la bascule du commutateur e/ incl9e sur le contact infrieur1 et1 p> consqu5t1 la ligne e/ mise directem5t en rapport avec la sonn]ie1 ce qui p]met d'appel] la /ation4 ,qu&1 au contraire1 le tlphone e/ enlev de son support1 la bascule e/ sur le contact suprieur1 et les tlphones sont relis la ligne4 ,p\r appel] la /ation en correspondance1 il suffit d'appuy] sur le b\ton transmetteur2 alors la liaison de la ligne avec les tlphones e/ brise et tablie avec la pile du po/e1 laquelle envoie un c\rant trav]s la sonn]ie du po/e correspondant4 ,p\r obt5ir ce d\ble effet1 le ressort de contact du b\ton transmetteur appuie en temps ord9aire contre un contact adapt une qu]re qui l'enveloppe p> sa p>tie antrieure1 et1 au-dess\s de ce ressort1 se tr\ve un second contact qui communique avec le ple positif de la pile du po/e4 ,l'autre contact correspond au fil de ligne1 et une liaison e/ tablie entre le fil de t]re et le ple ngatif de la pile du po/e1 ce qui fait que ce fil de t]re e/ commun trois circuits3 #a ,au circuit des tlphones2 #b ,au circuit de la sonn]ie2 #c ,au circuit de la pile locale4 ,la seconde f\r*e qui s]t de support au tlphone de droite e/ fixe sur la plan*ette et n'a aucun rle lectrique remplir4 ,il e/ facile de compr5dre que ce dispositif peut tre v>i de mille faons diffr5tes1 mais n\s n\s born]ons au modle que n\s v5ons de dcrire qui e/ le plus pratique4 ,sy/me de ,m4 ,edison4--,avec les tlphones pile1 le problme e/ plus complexe1 cause de l'emploi d'une pile qui doit tre commune deux sy/mes d'app>eils1 et de la bob9e d'induction qui doit tre int]cale dans deux circuits di/9cts4 ,la figure #di reprs5te le modle qui a t adopt p\r le tlphone de ,m4 ,edison4 ,dans ce dispositif1 la plan*ette d'acaj\ porte au milieu une petite tagre ,c p\r y pos] les deux tlphones p> leur p>tie plate4 ,la sonn]ie ,s e/ mise en action p> un p>leur lectro-magntique ,p qui peut s]vir1 p> l'adjonction d'une clef ,morse ,m au sy/me1 l'*ange d'une correspondance en langage ,morse1 si les tlphones faisai5t dfaut1 ou p\r l'organisation de ces tlphones eux-mmes4 ,au-dess\s de ce p>leur1 e/ dispos un commutateur b\*on ,d p\r mettre la ligne en transmission ou en rception1 avec ou sans sonn]ie1 et enf9 au-dess\s de la plan*ette tagre ,c1 e/ dispose1 dans une petite bote f]me ,e1 la bob9e d'induction de/9e trans=m] les c\rants voltaques en c\rants induits4 ,qu& le commutateur e/ plac sur rception1 la ligne correspond directem5t soit au p>leur1 soit au tlphone rcepteur1 suivant le tr\ dans lequel le b\*on e/ introduit2 qu&1 au contraire1 il e/ plac sur transmission1 la ligne correspond au circuit secondaire de la bob9e d'induction4 ,dans ces conditions1 la manoeuvre ne peut plus tre automatique2 mais comme ce g5re de tlphone ne peut tre appliqu avec avantage que p\r la tlgraphie et que ce sont alors des p]sonnes habitues aux app>eils lectriques qui en font usage1 cette complication ne peut prs5t] d'inconvni5ts4 ,,sonn]ies ,d',,appel ,,et ,,av]tisseurs4 ,les sonn]ies d'appel appliques aux s]vices tlphoniques ont t comb9es de div]ses manires4 ,qu& on emploie les sonn]ies trembleuses1 comme dans les cas dont il a t "q prcdemm5t1 il devi5t ncessaire d'employ] une pile1 et le gr& avantage que prs5te le tlphone c\rants induits se tr\ve a9si notablem5t amo9dri4 ,on a donc *]* se pass] de pile et on a imag9 d'employ] des sonn]ies magnto-lectriques4 ,ce sont gnralem5t deux timbres entre lesquels oscille un m>teau1 dont le support e/ con/itu p> l'armature pol>ise d'un lectro-aimant4 ,au-dess\s de ce sy/me1 e/ dispos l'app>eil magnto-lectrique qui1 tant t\rn l'aide d'une manivelle1 envoie les c\rants alt]nativem5t r5v]ss1 ncessaires p\r communiqu] au m>teau un m\vem5t vibratoire1 et ce m\vem5t e/ suffisant p\r faire c>illonn] les deux timbres4 ,au-dess\s de la manivelle de ce sy/me magnto-lectrique1 se tr\ve un commutateur deux contacts qui dispose l'app>eil p\r la rception ou la transmission4 ,dans un autre sy/me imag9 en ,allemagne1 on utilise le tlphone lui-mme p\r l'av]tissem5t1 et voici comm5t4 l'tat de repos1 le tlphone transmetteur e/ remplac p> un sy/me semblable qui e/ t]m9 p> un cornet allong en =me de porte-voix4 ,au po/e oppos se tr\ve un timbre en aci] de #ab c5timtres environ de diamtre1 qui peut tre frapp aism5t p> un m>teau en bois dur mont sur un ressort4 ,p]p5diculairem5t la direction du *oc et un peu au-dess\s du timbre1 e/ plac1 en face de son ouv]ture1 un b>reau aimant qui e/ en communication avec la ligne tlphonique p> des bob9es d'induction4 ,lorsque le timbre frapp p> le m>teau entre en vibration en r5dant un son /rid5t1 le b>reau aimant e/ influ5c1 et transmet l'autre /ation ce son qui a une int5sit beauc\p plus gr&e que la voix huma9e1 et le pavillon du porte-voix conc5trant les vibrations ari5nes rsultantes1 fait ent5dre ce son dans t\te l't5due de l'app>tem5t o e/ l'exprim5tateur2 on e/ a9si disp5s de l'emploi de la sonn]ie lectrique et de sa pile qui sont trangres au tlphone4 ,la ,compagnie du tlphone ,bell ,p>is a dispos encore un petit sy/me d'appel1 qui e/ bi5 suffisant et qui a l'avantage de s]vir de tlphone eu mme temps4 ,c'e/ un modle analogue celui que n\s avons dsign s\s le nom de tlphone tabatire1 et qui possde un commutateur b\ton au moy5 duquel la ligne e/ mise en rapport avec le sy/me lectro-magntique de l'app>eil1 ou avec une pile capable de faire vibr] assez n]giquem5t ce g5re de tlphone4 ,qu& on appelle1 on presse le b\ton1 et le c\rant de la pile e/ envoy trav]s l'app>eil correspondant qui se met vibr] s\s l'influ5ce d'un cri que l'on met1 et qu& on e/ prv5u que le signal e/ reu1 on ab&onne le b\ton1 ce qui p]met de p>l] et de recevoir comme avec des tlphones ord9aires4 ,sy/me de ,m4 de ,we9hold4--,m4 ,zetz*e p>le avec loge d'un av]tisseur1 comb9 p> le pr(esseur ,a4 de ,we9hold qui e/1 du re/e1 analogue celui de ,m4 ,lor5z que n\s reprs5tons fig4 #ej1 et dont l'organe sonore e/ un timbre d'aci] ,t de #ac #ad c5timtres de diamtre accord environ #dbj d\bles vibrations p> seconde4 ,ce diamtre et cet accordem5t1 dit-il1 ne sembl5t pas sans quelque importance1 et l'on ne peut s'en loign] beauc\p sans nuire l'effet4 ,le timbre a son orifice t\rn en bas1 et e/ fix p> son milieu sur un support4 ,ce d]ni] e/ trav]s p> une b>re aimante rec\rbe lgrem5t1 p\rvue ses deux extrmits d'app5dices en f] ent\rs de bob9es d'induction ,n1 ,s4 ,le b>reau aimant du tlphone se t]m9e galem5t p> un app5dice en f] r5f]m dans une bob9e4 ,dans les deux cas1 les *angem5ts qui se produis5t dans l'tat magntique1 p>aiss5t tre plus int5ses que dans les aimants dp\rvus d'app5dices4 ,la b>re aimante e/ place l'intrieur de la clo*e dans le s5s d'un de ses diamtres1 de sorte que les app5dices en t\*5t presque la p>oi4 ,lors donc que le timbre vi5t tre frapp un endroit di/ant d'environ #ij de ce diamtre1 au moy5 d'un battant en bois ,m1 mu p> un ressort et que la ma9 ramne en arrire en t5dant le ressort 7comme avec les timbres de table7 p\r le rel*] ensuite1 les vibrations qui lui sont communiques envoi5t des c\rants dans les bob9es1 et ces c\rants produis5t dans la plaque de f] du tlphone des vibrations id5tiques1 qu'un rsonnateur conique adapt au tlphone r5=ce suffisamm5t1 p\r qu'on puisse encore les ent5dre facilem5t quelques pas de di/ance4 ,p\r les usages ord9aires1 la bob9e du timbre e/ f]me c\rt circuit au moy5 d'un ressort mtallique ,r1 et p> consqu5t1 lorsqu'on frappe le timbre1 ce ressort doit tre baiss p\r faire cess] cette f]meture c\rt circuit4 ,un app>eil du mme g5re a encore t comb9 p> ,m4 ,w4 ,e4 ,fe9 ,/uttg>t4 ,sy/me de ,,mm4 ,dut]tre et ,g\hault4--,une des plus jolies solutions du problme de l'av]tissem5t tlphonique1 e/ celle qu'ont prs5te rcemm5t ,,mm4 ,dut]tre et ,g\hault et que n\s reprs5tons fig4 #ea et #eb1 l'app>eil tant vu sur ses deux faces opposes4 ,c'e/ une sorte de tlphone en tabatire analogue celui que n\s avons reprs5t fig4 #be et qui e/ dispos de manire transmettre ou recevoir l'av]tissem5t1 suivant la manire dont il e/ pos sur son support1 lequel n'e/ autre qu'une petite console ord9aire p5due la muraille4 ,qu& il e/ pos sur cette console de manire prs5t] extrieurem5t l'emb\*ure tlphonique1 il e/ dans la position de rception1 et alors il peut f\rnir l'appel4 ,qu&1 au contraire1 il e/ r5v]s sur son support de bas en haut1 il f\rnit l'appel l'autre /ation en dt]m9ant1 s\s l'influ5ce d'une pile1 les vibrations d'un trembleur1 et ces vibrations se tr\v5t assez =tem5t rp]cutes dans l'app>eil en correspondance p\r f\rnir l'appel4 ,en appuyant alors le doigt sur un petit b\ton ressort1 et en le pr5ant la ma91 on peut s'en s]vir comme d'un tlphone ord9aire4 ,dans cet app>eil1 l'aimant ,,ns1 fig4 #ea1 e/ dispos en =me de limaon1 comme ceux dont il a dj t "q1 mais le noyau de f] d\x ,s sur lequel e/ adapte la bob9e ,e peut dt]m9] ses deux extrmits deux effets diffr5ts4 ,d'un ct1 il ragit sur la lame vibrante ,,ll de l'app>eil tlphonique1 comme dans les app>eils ord9aires1 de l'autre1 il ragit sur une petite armature adapte l'extrmit d'une lame vibrante ,c1 fig4 #eb1 qui1 tant t5due contre un contact fix au pont ,b1 con/itue un trembleur lectro-magntique4 cet effet1 ce pont communique mtalliquem5t avec le fil de la bob9e dont l'autre b\t correspond au fil de ligne1 et le ressort ,c e/ mont sur une pice ,a qui porte en mme temps un autre ressort ,,dg agissant sur deux contacts1 l'un situ en ,g et qui correspond au fil de t]re1 l'autre situ en ,h et qui e/ runi au ple positif de la pile4 ,un petit b\ton mobile qui dpasse le c\v]cle de la bote en passant trav]s un tr\1 e/ fix en ,g1 et t\te cette p>tie de l'app>eil fait face au fond de la bote4 ,la lame vibrante et son emb\*ure con/itu5t la p>tie suprieure1 de sorte que t\t les mcanismes que n\s v5ons de dcrire sont monts sur une cloison int]mdiaire entre les deux fonds de la bote4 ,qu& cette bote e/ appuye sur son fond1 du ct de la fig4 #eb1 le petit b\ton adapt en ,g appuie sur le ressort ,,dg et en le s\levant rompt la communication avec la pile2 la bob9e de l'app>eil e/ alors simplem5t runie au circuit1 et elle peut en consqu5ce recevoir les c\rants transmis qui suiv5t le *em9 suivant3 le fil de ligne1 bob9e ,e1 pont ,b1 ressort ,c1 ressort ,,dg1 contact de t]re4 ,si ces c\rants sont transmis p> un trembleur1 ils sont assez =ts p\r dt]m9] un bruit capable d'tre ent5du de t\s les po9ts d'une pice1 et en consqu5ce l'av]tissem5t peut tre donn de cette manire4 ,si ces c\rants rsult5t d'une transmission tlphonique1 on place l'app>eil l'oreille en ayant so9 de p\ss] avec le doigt le b\ton en ,g1 et l'*ange des correspondances se fait comme avec les app>eils ord9aires2 mais il e/ plus simple d'avoir p\r cet usage un second tlphone int]cal dans le circuit et qui e/ plus maniable4 ,qu& la bote e/ r5v]se sur son emb\*ure1 le b\ton ,g ne pressant plus le ressort ,,dg1 le c\rant de la pile ragit sur le trembleur de l'app>eil et transmet l'appel la /ation correspondante en suivant la r\te3 ,i ,d ,a ,c ,b ,e1 ligne1 t]re et pile1 et cet appel subsi/e jusqu' ce que le correspondant ait c\p le c\rant en pr5ant lui-mme son app>eil1 ce qui prvi5t l'autre qu'on e/ prt ent5dre4 ,sy/me de ,m4 ,puluj4--,voici encore un sy/me av]tisseur propos p> le docteur ,puluj4 ,il se compose de deux tlphones sans emb\*ure1 relis entre eux et dont les bob9es sont places en face des bran*es de deux diapasons1 accords le plus exactem5t possible sur le mme ton4 ,une sonnette en mtal e/ adapte la face oppose de *acun des diapasons1 et un fil susp5du leur porte1 e/ munie d'une petite b\le en contact avec leurs bran*es4 ,ds que1 la /ation de d"p on fait vibr] le diapason en le frappant avec un m>teau de f] rec\v]t de peau1 le diapason de l'autre /ation se tr\ve mis en vibration1 et sa b\le fait ret5tir la sonnette4 ,ds que la premire /ation a reu le mme signal de la seconde1 on adapte aux tlphones des emb\*ures membranes de f]1 et l'on entame la correspondance4 ,on peut1 p>at-il1 en se s]vant d'un rsonnateur1 r5=c] le son p>v5u la /ation de rception au po9t de le r5dre p]ceptible dans une gr&e salle1 et le signal p> la sonn]ie peut tre ent5du dans une pice att5ante1 mme trav]s une porte f]me4 ,,applications ,,du ,t,l,,phone4 ,les applications du tlphone sont beauc\p plus nombreuses qu'on l'aurait p5s premire vue4 ,au po9t de vue du s]vice tlgraphique1 son usage ne peut tre videmm5t qu'assez re/re9t1 puisqu'il ne laisse pas de traces des dp*es transmises1 et que sa vitesse de transmission e/ mo9s gr&e que celle des tlgraphes p]fectionns2 mais il e/ une f\le de cas o son emploi peut tre prcieux1 mme comme sy/me tlgraphique1 c> p\r le faire fonctionn] il n'e/ pas beso9 d'une ducation tlgraphique spciale4 ,le premi] v5u peut transmettre et recevoir avec le tlphone1 ce qu'on ne p\rrait c]ta9em5t pas faire avec les app>eils tlgraphiques1 mme les plus simples4 ,aussi ce sy/me e/-il employ ma9t5ant p\r le s]vice des tablissem5ts publics et indu/riels1 p\r les s]vices des m9es1 p\r les travaux s\s-m>9s1 p\r la m>9e militaire1 surt\t lorsque plusieurs vaisseaux m>*5t de cons]ve dans les mmes eaux et la remorque les uns des autres1 enf91 p\r les oprations militaires1 soit p\r les transmissions d'ordres div]s corps d'arme1 soit p\r les correspondances *ang] dans les coles de tir4 ,en ,amrique1 le s]vice des tlgraphes municipaux et des tlgraphes privs l'intrieur des villes e/ effectu de cette manire1 et il e/ probable que ce sy/me s]a pro*a9em5t adopt en ,europe4 ,dj en ,allemagne un s]vice de cette nature e/ tabli depuis l'automne d]ni] aux bureaux tlgraphiques de c]ta9es villes1 et le ,po/-(fice de ,londres s'occupe en ce mom5t de l'tablir en ,anglet]re4 ,il e/ suppos] que le rseau municipal de notre adm9i/ration franaise s]a un j\r ou l'autre dess]vi a9si4 ,mais indp5damm5t des s]vices qu'il peut r5dre comme app>eil de correspondance1 le tlphone peut tre d'un gr& sec\rs aux s]vices tlgraphiques eux-mmes en f\rnissant un moy5 des plus simples d'obt5ir un gr& nombre de transmissions tlgraphiques simultanes trav]s un mme fil et mme d'tre associs en ,duplex avec des tlgraphes ,morse4 ,ses applications s\s la =me de microphone sont incalculables1 et le prov]be qui dit que les murs ont des oreilles p\rra dev5ir de cette manire matriellem5t vrai4 ,on e/ effray des consqu5ces que p\rrait avoir un organe aussi indiscret4 ,,mm4 les diplomates devront videmm5t r$\bl] de rs]ve1 et les t5dres confid5ces ne p\rront plus se faire avec le mme ab&on4 ,y gagn]a-t-on8 n\s n'osons le croire1 mais en revan*e le mdec9 p\rra vraisemblablem5t un j\r en tir] p>ti p\r tudi] avec une plus gr&e facilit t\t ce qui se passe dans notre corps4 ,,application ,,du ,t,l,,phone ,,aux ,,transmissions ,t,l,,graphiques ,,simultan,,es4 ,l'une des plus curieuses et des plus importantes applications du tlphone e/ celle qu'on peut en faire aux app>eils tlgraphiques p\r transmettre simultanm5t plusieurs dp*es trav]s le mme fil1 et n\s avons vu que c'tait cette application qui avait conduit ,,mm4 ,gray et ,bell leurs tlphones p>lants que n\s admirons tant auj\rd'hui1 et qui ont fait p]dre un peu de vue les conceptions primitives1 bi5 qu'elles ai5t peut-tre une plus gr&e importance pratique4 ,ce sont de ces sy/mes dont n\s allons ma9t5ant n\s occup]4 ,p\r obt5ir la transmission simultane1 il n'e/ pas beso9 d'un tlphone articulant2 les tlphones musicaux imag9s p> ,,mm4 ,ptr9a1 ,eli%a ,gray1 ,from5t1 etc41 peuv5t p>faitem5t suffire1 et p\r qu'on puisse le compr5dre1 il me suffira d'en expos] brivem5t le pr9cipe3 ,qu'on imag9e aux deux /ations en correspondance sept vibrateurs lectro-magntiques accords sur les diffr5tes notes de la gamme et d'aprs un mme diapason1 et admettons qu'une t\*e analogue une clef de tlgraphe ,morse p]mette1 p> son abaissem5t1 de faire ragir lectriquem5t *aque vibrateur2 on compr5dra aism5t que ces vibrateurs p\rront faire ragir p> le mme moy5 les vibrateurs correspondants de la /ation oppose1 mais il faudra qu'ils soi5t accords sur la mme note1 et la dure des sons mis s]a en rapport avec la dure de l'abaissem5t des t\*es4 ,on p\rra donc1 au moy5 d'un abaissem5t c\rt ou prolong1 obt5ir des sons longs et brefs qui p\rront con/itu] les lm5ts du langage tlgraphique usit dans le sy/me ,morse1 et1 p> consqu5t1 se prt] une transmission tlgraphique auditive4 ,admettons ma9t5ant que1 devant *acun des vibrateurs dont n\s avons p>l1 soit plac un employ tlgraphi/e faonn ce g5re de transmission1 et que ces employs transmett5t en mme temps p> ce moy5 des dp*es diffr5tes3 le fil tlgraphique se tr\v]a in/antanm5t trav]s p> sept c\rants int]rompus et sup]poss qui1 la /ation d'arrive1 sembl]ai5t ne devoir f\rnir sur t\s les vibrateurs qu'un mlange de bruits confus1 mais qui1 en raison de l'accord exi/ant entre les vibrateurs en correspondance1 n'influ5c]ont d'une manire s5sible que ceux de ces vibrateurs auxquels ils sont de/9s4 ,la prdom9ance des sons a9si reproduits1 p\rra d'ailleurs tre acc5tue davantage en adaptant *aque vibrateur un rsonnateur d',helmholtz#bg1 c'e/--dire un app>eil ac\/ique susceptible de ne vibr] que s\s l'influ5ce d'une seule note sur laquelle il aura t accord4 ,p> ce moy51 il devi5dra donc possible de tri] les sons transmis et de ne faire arriv] aux oreilles de *aque employ que les sons qui lui sont de/9s4 ,consquemm5t1 que les sons soi5t mls ou non sur les vibrateurs d'arrive1 l'employ du d ne recevra que des d1 l'employ du sol ne recevra que des sol1 etc41 de sorte que t\s les employs p\rront correspondre entre eux comme s'ils avai5t *acun un fil spcial4 ,note #bg3 ,le rsonnateur d',helmholtz repose sur ce pr9cipe qu'un volume d'air cont5u dans un vase ouv]t met une c]ta9e noie qu& il e/ mis en vibration1 et que la hauteur de cette note dp5d de la dim5sion du vase et de celle de l'ouv]ture dc\v]te4 ,la =me employe p> ,helmholtz e/ celle d'un globe1 avec ouv]ture l>ge sur un ct et petite sur l'autre2 c'e/ cette d]nire qu'on appro*e de l'oreille4 ,s'il y a dans l'air une srie de sons musicaux1 c'e/ celui qui e/ d'accord avec la note fondam5tale du globe qui e/ r5=c et qui e/ p]u p>mi t\s les autres4 ,c'e/ du re/e le mme effet qui se produit qu& en *antant dans un piano1 on ent5d c]ta9es cordes qui vibr5t plus =tem5t que les autres4 ,ce sont prcism5t celles qui vibr5t l'unisson des sons mis4 ,on a donn aux rsonnateurs des =mes bi5 diffr5tes2 les plus employes sont des caisses plus ou mo9s longues qui s]v5t en mme temps de botes sonores4 ,tel qu'il vi5t d'tre expos1 ce sy/me tlgraphique ne p]mettrait que des transmissions auditives1 et l'on ne p\rrait pas1 p> consqu5t1 obt5ir aucune trace des dp*es envoyes4 ,p\r obvi] cet inconvni5t1 on a imag9 de faire ragir les vibrateurs du po/e de rception sur des enregi/reurs1 en disposant ceux-ci de manire que leur organe lectrique prs5tt assez d'in]tie magntique p\r que1 tant mis en action s\s l'influ5ce des vibrations sonores1 il put ma9t5ir l'effet produit t\t le temps de la vibration4 ,l'expri5ce a montr qu'un rcepteur ,morse1 anim p> le c\rant d'une pile locale1 suffisait p>faitem5t p\r cela2 de sorte qu'en faisant ragir le vibrateur musical comme relais1 c'e/--dire sur un contact en rapport avec la pile locale et le rcepteur1 on p\vait obt5ir sur celui-ci les traces longues et c\rtes qui sont les lm5ts con/ituants du langage ,morse4 ,d'aprs ces pr9cipes1 et en considrant les espaces musicaux sp>ant les diffr5tes notes de la gamme comme suffisants p\r tre facilem5t di/+us p> le rsonnateur1 on p\rrait donc obt5ir sept transmissions simultanes trav]s le mme fil2 mais l'expri5ce a montr qu'il fallait se cont5t] d'un mo9s gr& nombre4 ,t\tefois1 comme on peut appliqu] ce sy/me les moy5s de transmission en s5s contraire1 on peut d\bl] ce nombre facilem5t4 ,suivant ,m4 ,g4 ,bell1 l'ide de l'application du tlphone aux transmissions lectriques multiples s]ait v5ue simultanm5t ,,mm4 ,paul ,lac\r de ,cop5hague1 ,m4 ,eli%a ,gray de ,*icago1 ,m4 ,c4 ,v>ley de ,londres et ,m4 ,edison de ,new-,m>ck2 mais n\s croyons qu'il a fait confusion1 c> n\s voyons dj1 les brevets en ma9s1 que le sy/me de ,m4 ,v>ley date de #ahgj1 que celui de ,m4 ,paul ,lac\r date de septembre #ahgd1 que celui de ,m4 ,eli%a ,gray date de fvri] #ahge1 et que ceux de ,,mm4 ,bell et ,edison sont po/rieurs2 mais si on se reporte aux caveats de ,m4 ,eli%a ,gray1 on voit que c'e/ lui qui1 le premi]1 a conu et excut des app>eils de ce g5re4 ,en effet1 dans un caveat rdig le #f aot #ahgd1 il exposait nettem5t le sy/me que n\s avons dcrit prcdemm5t et qui fut la base de ceux dont n\s p>l]ons plus lo94 ,ce caveat n'tait d'ailleurs lui-mme qu'un complm5t de deux autres remplis en avril et en ju9 #ahgd4 ,quant au sy/me de ,m4 ,v>ley1 il ne se rapportait que trs-indirectem5t celui que n\s avons expos4 ,du re/e1 ,m4 ,bell lui-mme semble avoir ab&onn ma9t5ant t\te prt5tion cette inv5tion4 ,voici1 t\tefois1 ce qu'il disait cet g>d dans son mmoire lu la ,socit des +nieurs tlgraphi/es de ,londres3 ,ayant t frapp de l'ide que la dure plus ou mo9s gr&e d'un son musical p\vait reprs5t] le po9t et la b>re de l'alphabet tlgraphique1 je p5sai qu'au moy5 d'un clavi] de diapasons 7analogue celui d',helmholtz7 adapt l'une des extrmits d'une ligne tlgraphique et dispos de manire ragir lectriquem5t l'autre b\t de la ligne sur des app>eils lectro-magntiques frappant sur des cordes de piano1 on p\rrait obt5ir1 p> des comb9aisons conv5ables de sons longs et c\rts1 des transmissions tlgraphiques simultanes1 dont le nombre ne p\rrait tre limit que p> la dlicatesse de l'oue4 ,il ne s'agissait p\r cela que d'affect] au s]vice de la transmission un employ p\r *aque t\*e du clavi]1 et de faire en sorte que son correspondant ne put di/+u]1 au milieu de t\s les sons transmis1 que celui qui lui tait propre4 ,cette ide envahit tellem5t mon esprit que je ne m'occupai plus que de rs\dre le problme a9si pos1 et c'e/ ce qui m'a conduit mes re*]*es sur la tlphonie4 ,p5dant plusieurs annes1 je *]*ai le meilleur moy5 de reproduire1 di/ance1 les sons musicaux au moy5 de ,rhotomes trembleur2 celui qui m'a donn les meilleurs rsultats tait une lame d'aci] vibrant entre deux contacts et dont les vibrations tai5t provoques et entret5ues lectriquem5t au moy5 d'un lectro-aimant et d'une batt]ie locale4 ,p> suite de sa vibration1 les deux contacts se tr\vai5t alt]nativem5t t\*s1 et il en rsultait des f]metures alt]natives de deux circuits1 l'un local qui entret5ait le m\vem5t de la lame1 l'autre en rapport avec la ligne1 et qui ragissait di/ance sur le rcepteur de manire lui faire accomplir des vibrations iso*rones4 ,une clef ,morse tait adapte dans ce d]ni] circuit prs de l'app>eil transmetteur1 et qu& elle tait abaisse1 les vibrations tai5t transmises trav]s la ligne2 qu& elle tait releve1 ces vibrations cessai5t1 et l'on compr5d aism5t qu'en abaissant plus ou mo9s longtemps la clef1 on p\vait obt5ir les sons brefs et longs ncessaires aux diffr5tes comb9aisons du langage tlgraphique4 ,de plus1 si la lame vibrante de l'app>eil rcepteur avait t rgle de manire vibr] l'unisson de celle de l'app>eil transmetteur correspondant1 elle devait vibr] beauc\p mieux avec ce transmetteur qu'avec un autre qui n'aurait pas eu sa lame a9si accorde4 ,il e/ facile de compr5dre1 d'aprs cette disposition d'int]rupteur1 comm5t on peut obt5ir avec plusieurs lames de sons diffr5ts des transmissions simultanes1 et comm5t1 au po/e de rception1 il e/ possible de di/+u] les sons qui sont de/9s *aque employ1 puisque c'e/ celui qui se rapporte au son fondam5tal de *aque lame vibrante qui e/ reproduit le plus =tem5t p> cette lame4 ,consquemm5t1 les sons provoqus p> la lame vibrante du d1 p> exemple1 ne s]ont bi5 p]ceptibles la /ation d'arrive que sur l'app>eil dont la lame aura t accorde sur le d1 et il en s]a de mme p\r les autres lames2 de sorte que les sons arriv]ont de/9ation1 s9on sans confusion1 du mo9s suffisamm5t clairem5t p\r tre di/+us p> les employs4 ,sans entr] dans les dtails de cette disposition1 je dirai seulem5t qu'il exi/ait dans ce sy/me plusieurs dfauts qui peuv5t se rsum] a9si3 #a ,l'employ qui devait recevoir les dp*es devait avoir une bonne oreille musicale af9 de bi5 di/+u] la valeur des sons4 #b ,les signaux ne p\vant tre produits qu'autant que les c\rants transmis sont dans la mme direction1 il fallait employ] deux fils p\r *ang] les dp*es dans les deux directions4 ,je surmontai la premire difficult en adaptant au rcepteur un app>eil auquel je donnai le nom d'int]rupteur de circuit vibratoire et qui p]mettait d'enregi/r] automatiquem5t les sons produits4 ,cet int]rupteur tait dispos dans le circuit d'une pile locale qui p\vait actionn] un app>eil ,morse s\s c]ta9es conditions4 ,qu& les sons mis p> l'app>eil ne correspondai5t pas ceux p\r lesquels il avait t accord1 l'int]rupteur re/ait sans action sur l'app>eil tlgraphique2 au contraire il agissait sur lui qu& les sons mis tai5t ceux qui devai5t tre int]prts1 et naturellem5t cette action durait plus ou mo9s1 suivant que ces sons tai5t brefs ou longs4 ,ds lors1 on obt5ait sur l'app>eil tlgraphique les po9ts et les traits qui correspondai5t aux signaux transmis4 ,m4 ,bell dit encore qu'il a appliqu ce sy/me aux tlgraphes lectro-*imiques1 mais n\s n'insi/]ons pas davantage sur cette p>tie de l'inv5tion1 puisque1 a9si que n\s l'avons dit1 il semble l'avoir ab&onne4 ,sy/me de ,m4 ,paul ,lac\r de ,cop5hague4--,le sy/me de ,m4 ,paul ,lac\r a t brevet le #b septembre #ahgd1 mais les premires expri5ces ont t faites ds le #e ju9 de la mme anne4 cette poque1 comme ,m4 ,lac\r craignait que les vibrations ne fuss5t pas p]ceptibles sur de longues lignes1 les essais ne fur5t entrepris que sur une ligne assez c\rte2 mais au mois de novembre #ahgd1 de n\velles expri5ces fur5t entreprises entre ,frdriccia et ,cop5hague1 sur une ligne dont la longueur tait de #cij kilomtres1 et on put con/at] que les effets vibratoires p\vai5t tre transmis facilem5t1 mme s\s l'influ5ce d'une pile assez faible4 ,dans le sy/me de ,m4 ,p4 ,lac\r1 l'app>eil transmetteur e/ un simple diapason s\t5u horizontalem5t et dont l'un des bras ragit sur un int]rupteur de c\rant qui peut produire trav]s la ligne un nombre d'missions de c\rants exactem5t gal celui des vibrations du diapason4 ,si un manipulateur ,morse e/ int]pos dans le circuit1 on compr5d aism5t qu'en le manoeuvrant de manire produire les traits et les po9ts de l'alphabet ,morse1 on p\rra reproduire ces sortes de signaux la /ation oppose1 et ces signaux s'y manife/]ont p> des sons longs et c\rts1 si un rcepteur lectro-magntique e/ dispos en consqu5ce4 ,ce transmetteur e/ indiqu fig4 #ec4 ,la fig4 #ed reprs5te le rcepteur de ,m4 ,lac\r4 ,c'e/ un diapason ,f non plus en aci] comme le diapason transmetteur1 mais en f] d\x et dont *acune des bran*es e/ introduite dans le tube d'une bob9e lectro-magntique ,,cc2 deux lectro-aimants p>ticuli]s ,m1 ,m ragiss5t trs-prs de l'extrmit antrieure de ces bran*es et de telle manire que les pol>its dveloppes sur ces bran*es s\s l'influ5ce des bob9es ,,cc1 se tr\v5t tre de noms contraires celles des lectro-aimants ,m1 ,m4 ,si ce d\ble sy/me lectro-magntique e/ int]pos dans un circuit de ligne1 il arriv]a que1 p\r *aque mission de c\rant qui s]a transmise1 il se produira une attraction correspondante des bran*es du diapason1 d'o natra une vibration1 et p> suite un son si ces missions sont nombreuses4 ,ce son s]a naturellem5t bref ou long1 suivant la dure d'action du transmetteur1 et il s]a le mme que celui du diapason de cet app>eil4 ,de plus1 si l'une des bran*es du diapason ragit sur un contact ,p introduit dans le circuit d'une pile locale correspondant un rcepteur ,morse1 il p\rra se produire sur ce rcepteur des traces qui s]ont longues ou c\rtes suivant la dure des sons reproduits1 c> l'lectro-aimant du ,morse se tr\v]a1 si promptem5t actionn p> ces f]metures successives de c\rant1 qu'il ne *ang]a pas de place p5dant t\te la dure de *aque vibration4 ,je n'ai pu encore1 dit ,m4 ,lac\r1 l',acadmie des sci5ces de ,danem>k1 en #ahge1 calcul] le temps ncessaire p\r produire dans le diapason du rcepteur des vibrations d'un ordre dt]m94 ,ce temps e/ fonction de div]s facteurs1 mais l'expri5ce a montr que le temps qui s'c\le avant la f]meture du circuit local e/ une fraction de seconde si petite1 qu'elle e/ presque inapprciable1 mme qu& le c\rant e/ trs-faible4 ,comme les c\rants int]mitt5ts n'agiss5t sur un diapason qu' la condition que ce diapason vibre l'unisson de celui qui produit ces c\rants1 il en rsulte que1 si on dispose l'une des extrmits d'un circuit une srie de diapasons transmetteurs accords sur diffr5tes notes de l'*elle musicale1 et que l'on dispose l'autre extrmit une srie semblable de diapasons lectro-magntiques accords exactem5t sur les autres1 les c\rants int]mitt5ts qui s]ont transmis p> les diapasons transmetteurs1 se sup]pos]ont sans se confondre1 et *acun des diapasons rcepteurs lectro-magntiques ne s]a impressionnable qu'aux c\rants lancs p> le diapason vibrant son unisson4 ,de cette faon1 les comb9aisons de signaux lm5taires reprs5tant un mot1 p\rront tre tlgraphies au mme in/ant4 ,m4 ,lac\r numre de la manire suivante les applications que l'on peut faire de ce sy/me3 si les clefs relies aux diapasons transmetteurs sont places les unes ct des autres et abaisses successivem5t ou simultanm5t en nombre plus ou mo9s gr&1 il suffira de j\] de ces clefs comme on j\e de celles d'un in/rum5t de musique p\r j\] un air di/ance1 ou bi5 encore les signaux transmis simultanm5t p\rront app>t5ir *acun une dp*e diffr5te4 ,ce sy/me p]mettra donc la /ation extrme d'une ligne de communiqu] avec une ou plusieurs /ations int]mdiaires et vice-v]s1 sans tr\bl] en ri5 l'in/allation des autres po/es4 ,a9si deux des /ations p\rront s'envoy] des signaux sans que les autres s'en ap]oiv5t4 ,cette facult de transmettre beauc\p de signaux la fois donne un moy5 avantageux de p]fectionn] le tlgraphe autographique4 ,dans les app>eils qui exi/5t actuellem5t1 tels que ceux de ,caselli1 de d',arl9c\rt et autres1 il n'y a qu'un seul /yle traceur1 et1 p\r obt5ir la copie d'un tlgramme1 il faut que ce /yle passe sur t\te sa surface2 mais avec le tlphone1 on peut plac] un c]ta9 nombre de /yles ct les uns des autres de manire figur] un peigne1 et il suffit de tir] ce peigne dans un s5s p\r qu'il p>c\re la surface du tlgramme4 ,on obti5dra a9si en mo9s de temps une copie plus fidle4 ,m4 ,lac\r fait rem>qu] galem5t que son sy/me (fre cet avantage dj signal p> ,m4 ,v>ley1 que ses app>eils laiss5t pass] les c\rants ord9aires sans en accus] la prs5ce1 d'o il rsult]ait que les c\rants accid5tels qui tr\bl5t gnralem5t les transmissions tlgraphiques1 s]ai5t sans action sur les sy/mes tlgraphiques dont il vi5t d'tre "q4 ,dans l'orig9e1 ,m4 ,lac\r n'avait pas adapt au transmetteur de son app>eil un sy/me lectro-magntique p\r entret5ir le m\vem5t du diapason2 mais il n'a pas t>d reconnatre que cet accessoire tait indisp5sable1 et il a d faire de ses diapasons des lectro-diapasons4 ,d'un autre ct1 il a p5s trans=m] les c\rants transmis en c\rants ondulatoires en int]posant dans le circuit1 comme l'avait fait du re/e ,m4 ,eli%a ,gray1 une bob9e d'induction4 ,enf91 p\r obt5ir la mise en action immdiate des diapasons et la cessation galem5t immdiate de leur action1 il les con/ruisit de manire r5dre leur in]tie aussi petite que possible4 ,le moy5 qui lui a le mieux russi a t d'introduire d'abord les deux bran*es du diapason dans une mme bob9e1 et de prolong] en arrire le pi$ du diapason de manire qu'aprs s'tre rec\rb1 il passt trav]s une seconde bob9e1 se divisant en deux bran*es et embrassant sans les t\*] les deux bran*es vibrantes4 ,lorsqu'un c\rant trav]se les deux bob9es1 il produit dans ces deux sy/mes qui con/itu5t une sorte d'lectro-aimant en f] *eval1 des pol>its contraires qui provoqu5t une d\ble raction sur les bran*es vibrantes1 raction p> rpulsion ex]ce p> ces deux bran*es en raison de leur mme pol>it1 raction p> attraction p> les deux autres bran*es en raison de leurs pol>its contraires1 et cette action e/ r5\vele p> le jeu d'un int]rupteur de c\rant adapt l'une des bran*es vibrantes du diapason4 ,sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray4--,dans le sy/me brevet primitivem5t1 *acun des transmetteurs dont n\s reprs5tons fig4 #ee la disposition1 se compose d'un lectro-aimant ,m ,m s\t5u au-dess\s d'une petite tablette de cuivre ,,bs1 de manire que ses ples trav]sant cette tablette vi5n5t affleur] la surface suprieure de celle-ci4 ,au dessus de ces ples se tr\ve fixe une lame d'aci] ,,z qui peut tre t5due plus ou mo9s au moy5 d'une vis ,s1 et contre laquelle vi5t appuy] une autre vis c1 mise en rapport lectrique avec une pile locale ,r' p> l'int]mdiaire d'une clef ,morse4 ,au-dess\s de cette lame ,,z se tr\ve un contact d reli au fil de ligne ,l1 lequel contact1 tant r5contr p> la lame au mom5t de son attraction p> l'lectro-aimant1 =me le c\rant d'une pile de ligne ,p qui agit sur le rcepteur de la /ation oppose4 ,enf9 des communications lectriques tablies entre la pile locale ,r' et l'lectro-aimant1 comme on le voit sur la figure1 p]mett5t de dt]m9] *aque abaissem5t de la clef1 et la manire des trembleurs ord9aires1 des vibrations de la "p de la lame d'aci] ,,z1 vibrations qui1 p> une t5sion conv5able de cette lame et une int5sit donne de la pile ,r'1 peuv5t f\rnir une note musicale dt]m9e4 ,de plus1 comme *aque vibration1 cette lame ,,z r5contre le contact d1 des missions du c\rant de ligne sont produites trav]s la ligne ,l et peuv5t ragir sur l'app>eil rcepteur en lui faisant reproduire exactem5t les mmes vibrations que sur l'app>eil transmetteur4 ,l'app>eil rcepteur que n\s reprs5tons fig4 #ef e/ exactem5t semblable celui que n\s v5ons de dcrire1 seulem5t le contact d manque au-dess\s de la lame vibrante ,,z1 et le contact c1 au lieu de correspondre au fil de ligne1 e/ reli lectriquem5t un enregi/reur ,e et une pile locale ,p4 ,or il rsulte de cette disposition que qu& la lame ,,z vibre s\s l'influ5ce des c\rants int]rompus trav]sant l'lectro-aimant ,,mm1 des vibrations semblables sont transmises trav]s l'enregi/reur2 mais si l'organe lectro-magntique de cet enregi/reur e/ conv5ablem5t rgl1 ces vibrations ne p\rront produire que l'effet d'un c\rant cont9u1 et ds lors les traces laisses sur l'app>eil s]ont plus ou mo9s longues suivant la dure des sons produits2 on aura donc de cette manire l'enregi/ration des traits et des po9ts qui compos5t les signaux du vocabulaire ,morse4 ,si l'on considre ma9t5ant que la lame ,,z peut vibr] d'autant plus facilem5t1 s\s l'influ5ce des attractions lectro-magntiques1 que le nombre de ces attractions se rappro*e davantage de celui des vibrations correspondantes au son fondam5tal qu'elle peut mettre1 on compr5d immdiatem5t qu'en accordant cette lame sur celle de l'app>eil transmetteur correspondant de manire lui faire produire le mme son1 elle devi5dra p>ticulirem5t impressionnable aux vibrations transmises p> le transmetteur1 et les autres vibrations qui p\rrai5t l'affect] n'agiront que faiblem5t4 ,de plus1 un rsonnateur plac au-dessus de cette lame p\rra encore augm5t] dans une gr&e proportion cette prdisposition2 de sorte que si plusieurs sy/mes de ce g5re1 accords sur des tons diffr5ts1 f\rniss5t des transmissions simultanes1 les sons en rapport avec les diffr5tes vibrations transmises1 se tr\v]ont en quelque sorte tris et di/ribus1 malgr leur mlange1 sur les rcepteurs qui leur sont spcialem5t appropris1 et *acun d'eux p\rra cons]v] les traces des sons mis1 p> l'adjonction de l'enregi/reur qui p\rra tre d'ailleurs un rcepteur ,morse ord9aire conv5ablem5t dispos4 ,suivant ,m4 ,eli%a ,gray1 il peut y avoir autant d'app>eils transmetteurs et de circuits locaux indp5dants qu'il y a de tons et de demi-tons dans deux octaves1 ou plus1 p\rvu que *aque lame vibrante soit accorde sur une note diffr5te de l'*elle musicale4 ,les in/rum5ts p\rront tre placs les uns ct des autres1 et leurs clefs locales respectives1 disposes comme les t\*es d'un piano1 p]mettront de j\] facilem5t un air compos de notes et d'accords2 on p\rra encore espac] les app>eils et mme les loign] assez les uns des autres p\r que *aque employ ne soit pas importun p> des sons autres que ceux qui sont propres l'app>eil dont il e/ *>g4 ,dans une n\velle disposition qui a figur l',exposition univ]selle de #ahgh1 ,m4 ,eli%a ,gray a modifi assez notablem5t le mode de fonctionnem5t des div]s organes lectro-magntiques que n\s v5ons de dcrire2 cette fois les lames sont con/itues p> de vritables diapasons une bran*e qui vibr5t cont9uellem5t aux deux /ations1 et les signaux ne sont p]u que p> des r5=cem5ts dans l'int5sit des sons produits4 ,cette disposition a t la consqu5ce de la ncessit dans laquelle on se tr\ve1 p\r des transmissions multiples de ce g5re1 de ma9t5ir le circuit de ligne t\j\rs f]m1 af9 de ragir avec des c\rants ondulatoires1 les seuls qui1 a9si qu'on l'a vu page #ci1 peuv5t cons]v] plusieurs sons transmis simultanm5t leur c>actre individuel4 ,dans ces conditions1 le transmetteur se compose1 comme on le voit fig4 #eg1 d'une bran*e de diapason a munie d'une ra9ure dans laquelle peut c\rir un curseur pesant af9 d'accord] le diapason sur la note v\lue1 et qui oscille entre deux lectro-aimants e et f et deux contacts ,i et ,g4 ,ces lectro-aimants ont une rsi/ance trs-diffr5te2 celle de l'un f e/ de #c kilomtres de fil tlgraphique1 et celle de l'autre ne dpasse pas #djj mtres4 ,les communications lectriques tant tablies a9si qu'on le voit sur la figure1 voici ce qui se passe3 le c\rant de la pile locale ,,bl tant f]m trav]s les deux lectro-aimants e et f p> le contact de repos de la clef ,morse ,h1 la lame a se tr\ve sollicite p> deux actions contraires2 mais comme l'lectro-aimant f a plus de spires que l'lectro-aimant e1 son action e/ prpondrante1 et la lame a se tr\ve attire du ct de f1 dt]m9ant avec le ressort ,g un contact qui ouvre une issue mo9s rsi/ante au c\rant2 celui-ci passant alors presqu'entirem5t p> ,g1 b1 #a1 #b1 ,b1 p]met l'lectro-aimant e d'ex]c] son t\r son action2 la lame a se tr\ve alors attire v]s e et1 dt]m9ant un contact sur le ressort ,i1 peut transmettre trav]s la ligne tlgraphique le c\rant de ligne ,,bp1 si la clef ,h e/ en ce mom5t abaisse sur le contact de transmission2 si elle ne l'e/ pas1 aucun effet n'a lieu de ce ct1 mais comme la lame a a ab&onn le ressort ,g1 le premi] effet attractif de l'lectro-aimant f se r5\velle et t5d attir] de n\veau la lame v]s f1 et les *oses se r5\velant a9si indf9im5t1 la vibration de la lame a se tr\ve entret5ue1 dt]m9ant des missions de c\rants de ligne en rapport avec ces vibrations1 t\tes les fois que la clef ,h se tr\ve abaisse4 ,ces vibrations sont d'ailleurs facilites p> l'la/icit de la lame qui doit d'ailleurs tre mise en vibration mcaniquem5t au db4 ,le rcepteur que n\s reprs5tons fig4 #eh1 consi/e dans un lectro-aimant ,m1 mont sur une caisse sonore ,c et dont l'armature e/ con/itue p> une lame de diapason ,,ll solidem5t fixe sur la caisse avec arqueb\tem5t p> une trav]se ,t4 ,cette armature porte un curseur ,p1 mobile dans une ra9ure1 qui p]met d'accord] ses vibrations propres sur la note fondam5tale de la caisse sonore ,c1 laquelle doit vibr] l'unisson avec elle et e/ dispose en consqu5ce4 ,p> consqu5t1 qu& la lame ,,ll vibre1 l'int5sit de la note fondam5tale e/ amplifie suivant les lois bi5 connues des rsonnateurs1 et un son ne p\rra tre reproduit p> elle qu' la condition de vibr] l'unisson avec elle4 ,dans ces conditions1 la caisse aussi bi5 que le diapason agira donc comme un analyseur des vibrations transmises p> les c\rants1 et p\rra faire fonctionn] l'enregi/reur en ragissant elle-mme sur un int]rupteur de c\rant local4 ,p\r obt5ir ce rsultat1 il suffit de t5dre devant l'ouv]ture de la caisse une membrane de baudru*e ou de p>*em9 et d'y adapt] un contact de plat9e dispos de manire r5contr]1 qu& la membrane entre en vibration1 un ressort mtallique reli un enregi/reur quelconque1 soit un app>eil ,morse4 ,t\tefois1 comme en ,amrique les dp*es sont gnralem5t reues au son1 on n'emploie pas ce complm5t du sy/me4 ,on rgle l'app>eil non-seulem5t au moy5 du curseur ,p mais encore d'une vis de rglage ,v qui p]met de plac] l'lectro-aimant ,m dans une position conv5able2 ce rglage e/ assur au moy5 de la petite vis v1 et l'app>eil e/ reli la ligne p> le b\ton d'atta*e ,b4 ,ce d\ble dispositif e/ naturellem5t tabli p\r *acun des sy/mes de transmission4 ,comme je le disais1 on p\rrait la rigueur transmettre simultanm5t de cette manire sept dp*es diffr5tes la fois1 mais jusqu' prs5t ,m4 ,eli%a ,gray n'a dispos ses app>eils que p\r quatre2 il leur a appliqu t\tefois la comb9aison en duplex1 ce qui lui a p]mis de d\bl] le nombre des transmissions2 de sorte que huit dp*es peuv5t tre transmises en mme temps1 quatre dans le mme s5s1 quatre en s5s contraire4 ,d'aprs l',eng9e]+ et du re/e d'aprs ce que m'a affirm ,m4 ,hask9s1 ce sy/me aurait fonctionn avec le succs le plus complet sur les lignes de la ,we/]n-,union ,telegraph ,company1 de ,bo/on ,new-,york et de ,*icago ,milwaukee4 ,mais depuis ces expri5ces1 de n\veaux p]fectionnem5ts ont p]mis de transmettre un beauc\p plus gr& nombre de dp*es4 ,m4 ,eli%a ,gray a comb9 encore1 conjo9tem5t avec ,m4 ,hask9s1 un sy/me dans lequel il peut effectu] des transmissions tlphoniques sur un fil dj dess]vi p> des app>eils ,morse4 ,c'e/ un problme qu'avait rsolu avant lui ,m4 ,v>ley2 mais le sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray p>at avoir f\rni des rsultats trs-importants1 et ce titre il mrite de fix] l'att5tion4 ,n\s ne le dcrirons pas t\tefois ici1 c> n\s sortirions du cadre que n\s n\s sommes trac1 et n\s n\s rs]vons d'en p>l] dans les app5dices que n\s aj\t]ons notre expos des applications de l'lectricit4 ,en att5dant1 ceux que cette "q p\rra intress] tr\v]ont t\s les dtails ncessaires dans un travail insr dans le j\rnal de la ,socit des +nieurs tlgraphi/es de ,londres1 tome ,,vi1 p4 #ejf4 ,sy/me de ,m4 ,v>ley4--,ce sy/me e/ videmm5t le premi] en date1 puisqu'il a t brevet en #ahgj et que ce brevet indique en pr9cipe la plup>t des dispositifs adopts depuis p> ,,mm4 ,paul ,lac\r1 ,eli%a ,gray et ,g4 ,bell4 ,il e/ bas sur l'emploi du tlphone musical du mme auteur que n\s avons dcrit p4 #be et dont il a1 du re/e1 v>i la disposition de plusieurs manires qu'il indique1 en le rapportant plus ou mo9s au sy/me de ,reiss4 ,en fait1 le b que s'tait propos ,m4 ,v>ley tait de faire fonctionn] son app>eil tlphonique concurremm5t avec des in/rum5ts c\rants ord9aires1 p> la sup]position d'ondes lectriques rapides1 incapables d'altr] pratiquem5t le p\voir mcanique ou *imique des c\rants =mant les signaux ord9aires1 mais susceptibles de produire des signaux di/9cts p]ceptibles l'oreille et mme l'oeil4 ,un lectro-aimant1 dit-il1 (fre au premi] mom5t une gr&e rsi/ance au passage d'un c\rant lectrique1 et1 p> suite1 peut tre reg>d comme un corps p>tiellem5t opaque eu g>d la transmission de c\rants inv]ses trs-rapides ou d'ondes lectriques4 ,en consqu5ce1 si on place la /ation de transmission un diapason ou un in/rum5t lame vibrante accord sur une note dt]m9e et dispos de manire avoir son m\vem5t sans cesse entret5u p> des moy5s lectriques1 on p\rra1 en faisant pass] le c\rant qui l'anime trav]s deux hlices sup]poses con/ituant l'hlice primaire d'une bob9e d'induction1 obt5ir dans deux circuits di/9cts deux sries de c\rants rapidem5t int]rompus qui correspondront aux deux s5s de la vibration du diapason1 et l'on aura encore les c\rants induits dt]m9s dans l'hlice secondaire p> ces c\rants1 qui p\rront anim] un troisime circuit4 ,ce troisime circuit p\rra d'ailleurs tre mis en rapport avec une ligne tlgraphique dj dess]vie p> un sy/me tlgraphique ord9aire1 si on y adapte un cond5sateur1 et l'on p\rra obt5ir deux transmissions simultanes diffr5tes#bh4 ,note #bh3 ,j'avais dcrit dans le tome ,,iii de mon expos des applications de l'lectricit1 p4 #dff1 un sy/me de ce g5re1 que ,m4 ,v>ley avait exprim5t au mom5t de la pose du cble transatlantique franais4 ,la figure #ei reprs5te le dispositif de ce sy/me1 ,d e/ la lame vibrante du diapason appele f\rnir les contacts lectriques p\r l'entreti5 de son m\vem5t4 ,ces contacts sont en ,s et ,s'1 et les lectro-aimants qui l'actionn5t sont en ,m et ,m'2 la bob9e d'induction e/ en ,i1 et les trois hlices qui la compos5t sont indiques p> les lignes circulaires qui l'ent\r5t4 ,en ,a se tr\ve un manipulateur ,morse2 un autre e/ en ,a'1 et en ,p et ,p' se tr\v5t les deux piles de/9es anim] le sy/me4 ,le cond5sateur e/ en ,c et le tlphone ,t l'extrmit de la ligne ,l4 ,qu& la vibration de la lame ,d se porte droite et que le contact lectrique e/ effectu en ,s'1 le c\rant de la pile ,p'1 aprs avoir trav]s la premire hlice1 arrive aux lectro-aimants ,m1 ,m' qui l'actionn5t en lui donnant une impulsion en s5s contraire4 ,qu& au contraire elle se porte v]s la gau*e1 le c\rant e/ envoy trav]s le second circuit primaire qui s]a quilibr avec le premi]4 ,il en rsult]a donc dans le circuit induit correspondant la clef ,a'1 une srie de c\rants r5v]ss qui *>g]ont et d*>g]ont alt]nativem5t le cond5sateur ,c1 envoyant a9si sur la ligne une srie correspondante d'ondulations lectriques qui ragiront sur l'app>eil tlphonique plac l'extrmit de la ligne1 et comme ces c\rants peuv5t tre transmis avec des dures plus ou mo9s longues suivant le temps d'abaissem5t de la clef ,a'1 on p\rra obt5ir sur cet app>eil tlphonique une correspondance en langage ,morse en mme temps qu'une autre correspondance s]a *ange avec la clef ,a et les rcepteurs ,morse ord9aires4 ,p\r r5dre s5sibles la vue les signaux vibratoires1 ,m4 ,v>ley propose d'employ]1 p\r la reproduction des vibrations1 un fil d'aci] f91 t5du trav]s une hlice1 en reg>d d'une f5te trs-troite4 ,on place d]rire la f5te une lumire qui e/ int]cepte p> le fil4 ,mais aussitt qu'un c\rant passe1 le fil vibre et une lumire app>at4 ,une l5tille place en avant projette une image agr&ie de la f5te lum9euse sur un cran blanc tant que le fil e/ en vibration4 ,,applications ,,div]ses ,,du ,t,l,,phone4 ,applications aux usages dome/iques4--,n\s avons vu que le tlphone p\vait tre employ avec beauc\p d'avantages aux s]vices des tablissem5ts publics et privs2 ils sont en effet d'une in/allation beauc\p mo9s disp5dieuse que les tubes ac\/iques1 et peuv5t s'appliqu] dans des cas o ceux-ci ne p\rrai5t jamais tre employs4 ,grce aux av]tisseurs dont n\s avons p>l1 ils prs5t5t les mmes avantages1 et la liaison des app>eils entre eux peut tre beauc\p mieux dissimule4 ,la diffr5ce du prix d'in/allation e/ d'ailleurs environ dans le rapport de #a #g4 ,p\r ce g5re d'application1 les tlphones magnto-lectriques sont videmm5t ceux auxquels on doit donn] la prfr5ce1 c> ils ne ncessit5t pas de pile1 et sont t\j\rs prts fonctionn]4 ,on les emploie dj dans la plup>t des bureaux des m9i/res1 et il e/ probable que d'ici peu de temps1 ils s]ont l'accompagnem5t des sonn]ies lectriques p\r le s]vice des htels et des gr&s tablissem5t publics et privs2 on p\rra mme les employ] dans les maisons p>ticulires p\r donn] des ordres aux dome/iques loigns ou aux conci]ges qui1 p> leur int]mdiaire1 p\rront vit] aux visiteurs la fatigue de mont] inutilem5t plusieurs tages4 ,dans ce cas1 ces app>eils devront tre accompagns de commutateurs et de b\tons d'appel dont la disposition se dev9e du re/e aism5t4 ,dans les tablissem5ts indu/riels1 les tlphones remplac]ont videmm5t pro*a9em5t les sy/mes tlgraphiques dj in/alls dans beauc\p d'entre eux4 ,ils p\rront alors s]vir non-seulem5t la transmission des ordres ord9aires1 mais encore aux s]vices de sec\rs en cas d'inc5die1 et ils f]ont p>tie intgrante des div]s sy/mes dj tablis dans ce b4 ,dans les pays qui ont la lib]t de communication tlgraphique1 le tlphone a dj remplac en gr&e p>tie les app>eils de tlgraphie prive jusque-l en usage1 et si n\s j\issons un j\r de ce privilge1 il e/ vid5t qu'on n'emploi]a pas d'autre moy5 de correspondance4 ,esprons que d'ici peu de temps ce desid]ata exprim depuis si longtemps aux div]s g\v]nem5ts qui se sont succd1 s]a enf9 accompli1 et le tlphone s]a v5u ju/e po9t p\r inaugur] cette re n\velle4 ,application aux s]vices tlgraphiques4--,les avantages que le tlphone peut r5dre aux s]vices tlgraphiques e/ assez re/re9t1 c> au po9t de vue de la clrit de la transmission des dp*es1 il aurait videmm5t une mo9dre valeur que beauc\p de nos app>eils tlgraphiques actuellem5t en usage1 et les dp*es qu'ils f\rnirai5t ne s]ai5t pas susceptibles d'tre contrles4 ,nanmo9s dans les bureaux municipaux peu *>gs de dp*es1 ils p\rrai5t prs5t] des avantages en ce s5s que l'on n'aurait pas beso9 de =m] des employs4 ,mais sur les lignes un peu longues1 leur emploi s]ait videmm5t mo9s avantageux4 ,le ,j\rnal tlgraphique de ,b]ne a publi cet g>d des considrations d'un gr& intrt sur lesquelles n\s appell]ons l'att5tion du lecteur et qu'il rsume a9si3 #a ,p\r transmettre une dp*e avec t\s les avantages que comporte le sy/me1 il faudrait que l'expditeur pt p>l] directem5t au de/9ataire sans l'int]mdiaire d'employs4 ,et t\s ceux qui connaiss5t l'organisation des rseaux sav5t que cela n'e/ pas possible1 qu'il faut ncessairem5t des bureaux int]mdiaires de dpt1 et que le public ne peut tre admis dans les bureaux de transmission et de rception2 p> consqu5t l'expditeur devra remettre sa dp*e crite4 #b ,l'employ une fois *>g de ce so91 l'app>eil a dj p]du un de ses pr9cipaux avantages1 c> cet employ va lire la dp*e et devra la prononc] son correspondant2 mais si cette dp*e e/ crite dans une langue trangre1 cela devi5t videmm5t impossible4 #c ,enf91 auj\rd'hui les adm9i/rations possd5t des in/rum5ts qui p]mett5t d'expdi] les dp*es avec une vitesse plus gr&e que celle qu'on obti5drait en les expdiant p> la voix4 ,cep5dant on a in/all en ,allemagne dans diffr5ts bureaux tlgraphiques un s]vice tlphonique1 et p\r qu'on puisse compr5dre les avantages qu'on peut y tr\v]1 il suffira de se report] la circulaire adm9i/rative qui a cr l'tablissem5t de ces s]vices4 ,voici cette circulaire3 ,les bureaux qui s]ont ouv]ts au public p\r le s]vice des dp*es tlphoniques en ,allemagne1 s]ont considrs comme des tablissem5ts indp5dants2 mais ils s]ont en mme temps ratta*s aux bureaux tlgraphiques ord9aires1 lesquels se *>g]ont de la transmission1 sur leurs fils1 des tlgrammes envoys au moy5 du tlphone4 ,la transmission aura lieu de la manire suivante3 le bureau qui aura un tlgramme expdi] invit]a le bureau de de/9ation mettre l'app>eil en place4 ,ds que les cornets auront t aju/s1 le bureau de transmission donn]a le signal de l'envoi de la dp*e v]bale4 ,l'expditeur devra p>l] l5tem5t d'une manire claire et sans =c] la voix2 les syllabes seules s]ont nettem5t sp>es dans la prononciation1 on aura so9 surt\t de bi5 articul] les syllabes f9ales et d'obs]v] une pause aprs *aque mot1 af9 de donn] l'employ rcepteur le temps ncessaire la transcription4 ,lorsque le tlgramme a t reu et transmis1 l'employ du bureau de de/9ation vrifie le nombre de mots envoys2 puis il rpte1 l'aide du tlphone1 le tlgramme enti] rapidem5t et sans pause1 af9 de con/at] qu'aucune erreur n'a t commise4 ,p\r assur] le secret des correspondances1 les in/rum5ts tlphoniques sont in/alls dans des locaux p>ticuli]s1 o les p]sonnes trangres au s]vice ne peuv5t ent5dre celui qui envoie la dp*e v]bale1 et il e/ int]dit aux employs de communiqu] qui que ce soit le nom de l'expditeur ou celui du de/9ataire4 ,les taxes p]cevoir p\r les dp*es tlphoniques sont calcules tant p> mot1 comme sur les lignes tlgraphiques ord9aires4 ,application aux arts militaires4--,depuis la dc\v]te du tlphone1 de nombreuses expri5ces ont t entreprises dans les diffr5ts pays1 p\r reconnatre les avantages que p\rrait f\rnir son emploi l'arme p\r les oprations militaires4 ,jusqu' prs5t ces expri5ces n'ont t que mdiocrem5t satisfaisantes cause des bruits qui exi/5t t\j\rs dans une arme et qui emp*5t le plus s\v5t d'ent5dre2 et on re*]*e avec empressem5t t\s les moy5s de r5dre les bruits du tlphone plus acc5tus4 ,au mom5t de la dc\v]te du microphone1 on avait cru un in/ant le problme rsolu1 et plusieurs coles militaires m'avai5t dem& des r5seignem5ts cet g>d2 mais je ne vois pas jusqu'ici que la "q ait bi5 avanc s\s ce rapport4 ,quoi qu'il en soit1 le tlphone a t un in/rum5t excessivem5t utile dans les coles de tir et sur les polygones d'artill]ie4 ,avec la gr&e porte qu'ont auj\rd'hui les armes feu1 il dev5ait ncessaire p\r jug] de la ju/esse du tir d'tre prv5u tlgraphiquem5t de la position des po9ts frapps des cibles1 et on avait mme imag9 p\r cela1 des cibles tlgraphiques2 mais le tlphone e/ bi5 prfrable1 et on l'emploie auj\rd'hui avec un gr& succs4 ,si le tlphone prs5te des inconvni5ts p\r le s]vice de la tlgraphie volante en campagne1 en revan*e il peut tre d'un gr& sec\rs p\r la df5se des places1 p\r la transmission des ordres du comm&ant aux diffr5tes batt]ies et mme p\r l'*ange des correspondances avec des ballons captifs lancs au-dessus des *amps de bataille4 ,malgr les difficults de son emploi l'arme1 des essais ont t t5ts p> les ,russes la d]nire gu]re2 le cble des fils de communication tait assez lg] p\r tre pos p> un seul homme et avait de quatre c5ts c9q c5ts mtres4 ,le mauvais temps1 dit le ,telegraphic ,j\rnal du #ae m>s #ahgh1 ne tr\bla pas le fonctionnem5t des app>eils1 mais le bruit emp*ait d'ent5dre1 et on tait oblig de se c\vrir la tte avec le capu*on d'un gr& manteau p\r int]cept] les sons extrieurs4 ,les rsultats n'ont donc pas t trs-satisfaisants4 ,t\tefois le tlphone peut r5dre l'arme de gr&s s]vices1 en p]mettant d'int]cept] au passage les dp*es de l'ennemi2 a9si un homme rsolu muni d'un tlphone de po*e p\rra1 en se plaant dans un endroit c>t1 tablir des drivations entre le fil tlgraphique de l'ennemi et son tlphone et saisir p>faitem5t1 a9si qu'on l'a vu1 t\tes les dp*es transmises4 ,il p\rra mme obt5ir ce rsultat en pr5ant ses drivations la t]re ou sur un rail de *em9 de f]4 ,bi5 des re*]*es sont du re/e encore t5t] dans cet ordre d'ides et il e/ probable que l'on arriv]a quelque j\r des comb9aisons t\t fait pratiques4 ,applications la m>9e4--,l'un des plus gr&s avantages du tlphone e/ celui qu'il peut r5dre la m>9e p\r le s]vice des lectro-smaphores1 des =ts en m]1 et des navires m\ills en rade4 ,les essais faits entre la prfecture m>itime de ,*]b\rg1 les smaphores et les =ts de la digue1 dit ,m4 ,poll>d1 ont fait ressortir les avantages qu'il y aurait munir ces po/es de tlphones1 ce qui assur]ait une communication facile entre les btim5ts d'une escadre et la t]re ou entre ces navires eux-mmes4 ,en m\illant de petits cbles qui vi5drai5t la surface de la m] le long des *anes des corps-morts et ab\tirai5t aux b\es ou c(fres disposs en p]man5ce dans la rade1 les navires de gu]re en s'am>rant se mettrai5t de cette manire en relation avec la prfecture m>itime1 et en m\illant temporairem5t des cbles lg]s d'un btim5t l'autre1 l'amiral entr]ait en communication intime avec les btim5ts de son escadre4 ,on a essay l'application du tlphone bord des navires p\r la transmission des ordres1 mais le bruit qui exi/e t\j\rs sur un btim5t emp*e d'ent5dre1 et les rsultats ont t ngatifs4 ,c'e/ surt\t p\r les torpilles s\s-m>9es que l'usage du tlphone peut tre utile4 ,n\s avons dj vu le g5re de s]vice qu'il peut r5dre qu& il e/ accompagn d'un microphone4 ,mais il peut encore tre trs-utile p\r la mise feu des torpilles1 lorsqu'il s'agit de connatre la position exacte du navire ennemi d'aprs deux vises faites en deux po9ts diffr5ts de la cte4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,trve a montr qu'on p\vait encore employ] avec avantage le tlphone p\r reli] tlgraphiquem5t des navires m>*ant la remorque l'un de l'autre1 et ,m4 des ,portes en a fait une trs-heureuse application p\r les re*]*es que l'on e/ s\v5t appel faire au fond de la m] l'aide du scaph&re4 ,dans ce cas1 on remplace une glace du casque p> une plaque en cuivre dans laquelle e/ en*ss le tlphone1 ce qui fait que le scaph&ri] n'a qu'un lg] m\vem5t de tte faire soit p\r recevoir des communications de l'extrieur1 soit p\r en adress]4 ,avec ce sy/me1 on peut visit] les c>nes des navires et r5dre compte de t\t ce que l'on voit1 sans qu'il soit beso9 de ram5] les scaph&ri]s hors de l'eau1 comme on tait oblig de le faire jusque-l4 ,applications indu/rielles4--,l'une des premires et des plus importantes applications qui ont t faites du tlphone e/ celle qui a t t5te des l'automne de #ahgg en ,anglet]re et en ,amrique p\r le s]vice des m9es4 ,les gal]ies de m9es sont1 comme on le sait1 s\v5t bi5 longues1 et les transmissions des ordres de s]vices avai5t dj ncessit l'emploi de tlgraphes lectriques2 mais les m9eurs sont lo9 d'tre ex]cs la manoeuvre de ces app>eils1 et ce s]vice laissait beauc\p dsir]4 ,grce au tlphone qui p]met au premi] v5u de transmettre et de recevoir1 ri5 ne s'oppose plus ma9t5ant un *ange facile de communications entre les gal]ies et le dehors4 ,on a pu aussi l'aide du tlphone surveill] la v5tilation dans les m9es4 ,un tlphone tant plac prs d'une r\e mise en m\vem5t p> l'air s]vant la v5tilation et tant reli un autre tlphone plac dans le bureau de l'+nieur1 celui-ci p\rra con/at] p> le bruit qu'il ent5dra1 si la v5tilation se fait dans les conditions conv5ables et si la ma*9e fonctionne rgulirem5t4 ,application aux re*]*es sci5tifiques4--,les expri5ces de ,m4 d',arsonval que n\s avons rapportes p4 #adi1 n\s ont montr qu'on p\vait employ] le tlphone comme un galvanoscope des plus s5sibles2 mais comme cet app>eil ne peut f\rnir des sons que s\s l'influ5ce de c\rants int]rompus1 il faut que le circuit sur lequel on exprim5te soit c\p des int]valles plus ou mo9s rappro*s4 ,il n'e/ mme pas ncessaire1 comme on l'a vu1 que le tlphone soit int]pos dans le circuit2 il peut tre impressionn di/ance1 soit directem5t1 soit p> l'induction du c\rant int]rompu sur un autre circuit plac p>alllem5t ct du premi]1 et on peut augm5t] la puissance de ces effets p> la raction d'un noyau de f] aut\r duquel on enr\le le circuit inducteur4 ,l'inconvni5t de ce sy/me e/ que l'on n'obti5t pas le s5s du c\rant et qu'il ne peut tre employ comme in/rum5t mesureur2 mais1 en revan*e1 il e/ tellem5t s5sible1 tellem5t facile in/all] et si peu coteux1 qu'employ comme galvanoscope1 il peut r5dre les plus gr&s s]vices4 ,lors des essais que l'on a faits du tlphone entre ,calais et ,b\logne1 on a con/at un rsultat qui sembl]ait indiqu] une application avantageuse de cet app>eil l'tude de la bali/ique4 ,en effet1 des expri5ces de tir tant faites sur la plage de ,b\logne1 on a plac prs de la pice de canon un tlphone1 et l'on a p]u la dtonation trois kilomtres 7po9t de *ute74 ,en mesurant le temps c\l entre la sortie du projectile et sa *ute1 on a pu calcul] sa vitesse4 ,cette apprciation se fait ord9airem5t p> l'obs]vation visuelle de la flamme qui accompagne la sortie du projectile2 mais dans c]ta9es circon/ances telles que le br\ill>d ou le tir longue porte1 le tlphone remplac]ait peut-tre l'obs]vation visuelle4 ,sur le *amp de bataille1 un obs]vateur muni d'un tlphone et plac sur une m95ce1 p\rrait1 di/ance1 rectifi] le tir de sa batt]ie tablie gnralem5t dans un endroit abrit et mo9s lev4 ,,le ,,phonographe ,le phonographe de ,m4 ,edison qui a tant proccup les esprits depuis quelques mois1 e/ un app>eil qui1 non-seulem5t enregi/re les div]ses vibrations dt]m9es p> la p>ole sur une lame vibrante1 mais qui reproduit encore la p>ole d'aprs les traces enregi/res4 ,la premire fonction de cet app>eil n'e/ pas le rsultat d'une dc\v]te n\velle4 ,depuis bi5 longtemps les physici5s avai5t *]* rs\dre le problme de l'enregi/ration de la p>ole1 et1 en #ahef1 ,m4 ,lon ,scott avait comb9 un in/rum5t bi5 connu des physici5s s\s le nom de phonautographe qui rsolvait p>faitem5t la "q2 cet app>eil e/ dcrit dans t\s les traits de physique un peu complets2 mais la seconde fonction de l'app>eil d',edison n'avait pas t ralise ni mme pose p> ,m4 ,l4 ,scott1 et n\s n\s tonnons que cet intellig5t inv5teur ait vu dans l'inv5tion de ,m4 ,edison un acte de spoliation commis son prjudice4 ,n\s regrettons surt\t p\r lui1 qui1 quoiqu'il en dise1 t\t le monde a r5du ju/ice1 qu'il ait cette occasion publi1 en t]mes am]s1 une sorte de pamphlet qui ne pr\ve absolum5t ri51 et qui n'appr5d que ce que t\s les physici5s sav5t dj4 ,si quelqu'un p\vait lev] des prt5tions l'g>d de l'inv5tion du phonographe1 du mo9s dans ce qu'il a de plus curieux1 c'e/--dire la reproduction de la p>ole1 ce s]ait bi5 c]ta9em5t ,m4 ,*4 ,cros2 c> dans un pli ca*et dpos l',acadmie des sci5ces1 le #cj avril #ahgg1 il indiquait en pr9cipe un in/rum5t au moy5 duquel on p\vait obt5ir la reproduction de la p>ole d'aprs les traces f\rnies p> un enregi/reur du g5re du phonautographe#bi4 ,le brevet de ,m4 ,edison dans lequel le pr9cipe du phonographe e/ indiqu p\r la premire fois1 ne date en effet que du #ca juillet #ahgg1 et encore ne s'appliquait-il qu' la rptition des signaux ,morse4 ,dans ce brevet1 ,m4 ,edison ne fait que dcrire un moy5 d'enregi/r] ces signaux p> des d5telures effectues p> un /yle traceur sur une feuille de papi] enveloppant un cyl9dre1 et ce cyl9dre tait creus sur sa surface d'une ra9ure en spirale4 ,les d5telures ou gaufrages a9si produits devai5t tre utiliss1 d'aprs le brevet1 p\r transmettre automatiquem5t la mme dp*e1 en repassant s\s un /yle capable de ragir sur un int]rupteur de c\rant4 ,il n'e/ donc dans ce brevet nullem5t "q de l'enregi/ration de la p>ole ni de sa reproduction2 mais1 comme le fait obs]v] le ,telegraphic j\rnal du #a;er mai #ahgh1 l'inv5tion prcd5te lui donnait les moy5s de rs\dre ce d\ble problme aussitt que l'ide lui en s]ait v5ue4 ,s'il faut en croire les j\rnaux amrica9s1 cette ide ne t>da pas se faire j\r1 et elle aurait t le rsultat d'un accid5t4 ,p5dant des expri5ces qu'il faisait un j\r avec le tlphone1 un /yle atta* au diaphragme lui piqua le doigt au mom5t o le diaphragme entrait en vibration s\s l'influ5ce de la voix1 et cette piqre avait t assez =te p\r que le sang en jaillit2 il p5sa alors que1 puisque les vibrations de ce diaphragme tai5t assez =tes p\r p]c] la peau1 elles p\rrai5t bi5 produire sur une surface flexible des gaufrages assez c>actriss p\r reprs5t] t\tes les inflexions des ondes provoques p> la p>ole1 et il put croire que ces gaufrages p\rrai5t mme reproduire mcaniquem5t les vibrations qui les avai5t provoques1 en ragissant sur une lame capable de vibr] la manire de celle qu'il avait dj employe p\r la reproduction des signaux ,morse4 ,ds lors le phonographe tait dc\v]t1 c> de cette ide sa ralisation1 il n'y avait qu'un pas1 et1 en mo9s de deux j\rs1 l'app>eil tait excut et exprim5t4 ,note #bi3 ,voici le texte du pli ca*et de ,m4 ,cros1 ouv]t sur sa dem&e l',acadmie des sci5ces le #c dcembre #ahgg4 7,voir comptes r5dus1 tome #he1 p4 #ajhb74 ,en gnral1 mon procd consi/e obt5ir le trac de va et vi5t d'une membrane vibrante et se s]vir de ce trac p\r reproduire le mme va et vi5t1 avec ses relations intr9sques de dures et d'int5sits1 sur la mme membrane ou sur une autre approprie r5dre les sons et bruits qui rsult5t de cette srie de m\vem5ts4 ,il s'agit donc de trans=m] un trac extrmem5t dlicat1 tel que celui qu'on obti5t avec des index lg]s frlant des surfaces noircies la flamme1 de trans=m]1 dis-je1 ces tracs en relief ou creux rsi/ants capables de conduire un mobile qui transmettra ses m\vem5ts la membrane sonore4 ,un index lg] e/ solidaire du c5tre de figure d'une membrane vibrante2 il se t]m9e p> une po9te 7fil mtallique1 b>be de plume1 etc471 qui repose sur une surface noircie la flamme4 ,cette surface fait corps avec un disque anim d'un d\ble m\vem5t de rotation et de progression rectiligne4 ,si la membrane e/ en repos1 la po9te trac]a une spirale simple2 si la membrane vibre1 la spirale trace s]a ondule et ses ondulations prs5t]ont exactem5t t\s les va et vi5t de la membrane en leur temps et en leurs int5sits4 ,on traduit1 au moy5 de procds photographiques actuellem5t bi5 connus1 cette spirale ondule et trace en transp>5ce p> une ligne de semblables dim5sions1 trace en creux ou en relief dans une matire rsi/ante 7aci] tremp1 p> exemple74 ,cela fait1 on met cette surface rsi/ante dans un app>eil moteur qui la fait t\rn] et progress] d'une vitesse et d'un m\vem5t p>eils ceux dont avait t anime la surface d'enregi/rem5t4 ,une po9te mtallique1 si le trac e/ en creux1 ou un doigt enco*e1 s'il e/ en relief1 e/ t5ue p> un ressort sur ce trac1 et1 d'autre "p1 l'index qui supporte cette po9te e/ solidaire du c5tre de figure de la membrane propre produire des sons4 ,dans ces conditions1 cette membrane s]a anime1 non plus p> l'air vibrant1 mais p> le trac comm&ant l'index po9te1 d'impulsions exactem5t p>eilles en dures et en int5sits1 celles que la membrane d'enregi/rem5t avait subies4 ,le trac spiral reprs5te des temps successifs gaux p> des longueurs croissantes ou dcroissantes4 ,cela n'a pas d'inconvni5ts si l'on n'utilise que la portion priphrique du c]cle t\rnant1 les t\rs de spires tant trs-rappro*s2 mais alors on p]d la surface c5trale4 ,dans t\s les cas1 le trac de l'hlice sur un cyl9dre e/ trs-prfrable et je m'occupe actuellem5t d'en tr\v] la ralisation pratique4 ,cette petite hi/oire e/ assez +nieuse et fait bi5 dans le tableau1 mais n\s aimons croire que cette dc\v]te a t faite un peu plus srieusem5t4 ,en effet1 un inv5teur comme ,m4 ,edison1 qui avait dc\v]t l'lectro-motographe1 et qui l'avait appliqu au tlphone1 se tr\vait p> cette application mme sur la voie du phonographe1 et n\s e/imons trop ,m4 ,edison p\r aj\t] foi au petit roman amrica94 ,d'ailleurs le phonautographe de ,m4 ,l4 ,scott tait p>faitem5t connu de ,m4 ,edison4 ,ce n'e/ qu'au mois de janvi] #ahgg1 que le phonographe de ,m4 ,edison a t brevet4 ,p> consqu5t1 au po9t de vue du pr9cipe de l'inv5tion1 ,m4 ,*4 ,cros p>at avoir une priorit inconte/able2 mais son sy/me tel qu'il e/ dcrit dans son pli ca*et et tel qu'il a t publi dans la ,sema9e du cl]g du #aj octobre #ahgg1 aurait-il t susceptible de reproduire la p>ole8444 ,n\s en d\tons =t1 et notre d\te p\rrait tre lgitim p> les essais infructueux t5ts p> ,m4 l'abb ,leblanc qui avait v\lu ralis] l'ide de ,m4 ,cros4 ,qu& il s'agit de vibrations aussi accid5tes1 aussi complexes que celles qui sont exiges p\r la reproduction des mots articuls1 il faut que leur cli*age soit en quelque sorte m\l p> elles-mmes1 et leur reproduction artificielle doit =cm5t laiss] *app] les nuances qui di/+u5t les f9es liaisons du langage2 d'ailleurs1 les m\vem5ts dt]m9s p> une po9te engage dans une ra9ure suivant une c\rbe s9usode1 ne peuv5t s'effectu] avec t\te la lib]t ncessaire au dveloppem5t des sons1 et les frottem5ts ex]cs sur les deux bords opposs de la ra9ure1 s]ai5t d'ailleurs s\v5t de nature les t\ff]4 ,un membre di/+u de la ,socit de physique disait avec raison1 qu& j'ai prs5t le phonographe cette ,socit1 que t\te l'inv5tion de ,m4 ,edison rsidait dans la feuille mtallique m9ce sur laquelle les vibrations se tr\v5t inscrites1 et effectivem5t1 c'e/ grce cette feuille qui a p]mis de cli*] directem5t les vibrations d'une lame vibrante1 que le problme a pu tre rsolu2 mais il fallait p5s] ce moy51 et c'e/ ,m4 ,edison qui l'a tr\v2 c'e/ donc lui qui e/ bi5 l'inv5teur du phonographe4 ,aprs ,m4 ,*4 ,cros1 et encore avant ,m4 ,edison1 ,,mm4 ,napoli et ,m>cel ,deprez avai5t *]* con/ruire un phonographe2 mais leurs essais avai5t t si infructueux qu'ils avai5t cru un mom5t le problme insoluble1 et qu& on annona la ,socit de physique l'inv5tion de ,m4 ,edison1 ils la mir5t en d\te4 ,depuis1 ils ont repris leurs travaux et n\s font espr] qu'un j\r ils p\rront n\s prs5t] un phonographe encore plus p]fectionn que celui de ,m4 ,edison2 c'e/ ce que la suite n\s dira4 ,en df9itive1 c'e/ ,m4 ,edison qui le premi] a reproduit1 mcaniquem5t la p>ole1 et a ralis p> ce fait1 une des plus curieuses et des plus importantes dc\v]tes de notre poque2 c> elle a pu n\s montr] que cette reproduction e/ beauc\p mo9s complique qu'on p\vait le suppos]4 ,cep5dant il ne faut pas s'exagr] les consqu5ces ?oriques de cette dc\v]te qui n'a pas du t\t dmontr1 suivant moi1 que nos ?ories sur la voix fuss5t inexactes4 ,il faut1 en effet1 tablir une gr&e diffr5ce entre la reproduction d'un son mis et la manire de dt]m9] ce son4 ,la reproduction p\rra tre effectue d'une manire trs-simple1 comme le disait ,m4 ,b\rseul1 du mom5t o l'on aura tr\v un moy5 de transmettre les vibrations de l'air1 quelque compliques qu'elles puiss5t tre2 mais p\r produire p> la voix les vibrations compliques de la p>ole1 il faudra la mise en action de plusieurs organes p>ticuli]s1 d'abord des cordes du l>ynx1 en second lieu1 de la langue1 des lvres1 du nez1 des d5ts mmes1 et c'e/ p\rquoi une ma*9e rellem5t p>lante e/ =cm5t trs-complique4 ,on s'e/ tonn que la ma*9e p>lante qui n\s e/ v5ue1 il y a deux ans d',allemagne1 et qui a t exhibe au ,gr&-,htel1 fut d'une extrme complication1 alors que le phonographe rsolvait le problme d'une manire si simple3 c'e/ que l'une de ces ma*9es ne faisait que reproduire la p>ole1 t&is que l'autre l'mettait1 et l'inv5teur de cette d]nire ma*9e avait d1 dans son mcanisme1 mettre contribution t\s les organes qui dans notre organisme conc\r5t la production de la p>ole4 ,le problme tait inf9im5t plus complexe1 et on n'a pas accord cette inv5tion t\t l'intrt qu'elle mritait4 ,il e/ temps de dcrire le phonographe et les div]ses applications qu'on en a faites et qu'on p\rra en faire dans l'av5ir4 ,description du phonographe4--,manire de s'en s]vir4--,le premi] modle de cet app>eil1 celui qui e/ le plus connu et que n\s reprs5tons fig4 #fj1 se compose simplem5t d'un cyl9dre enregi/reur ,r1 mis en m\vem5t au moy5 d'une manivelle ,m t\rne la ma91 et devant lequel e/ fixe une lame vibrante munie antrieurem5t d'une emb\*ure de tlphone ,e et1 sur sa face po/rieure1 d'une po9te traante2 cette po9te traante que l'on voit en s dans la fig4 #fb qui reprs5te la c\pe de l'app>eil1 n'e/ pas fixe directem5t sur la lame2 elle e/ porte p> un ressort r1 et entre elle et la lame vibrante e/ adapt un tampon de ca\t*\c c1 con/itu p> un b\t de tube1 lequel a p\r mission de transmettre la po9te s les vibrations de la lame sans les t\ff]2 un autre tampon r1 plac entre la lame ,,ll et le support rigide de la po9te1 t5d attnu] un peu ces vibrations qui s]ai5t presque t\j\rs trop =tes sans cette prcaution4 ,le cyl9dre1 dont l'axe ,,aa1 fig4 #fj1 e/ muni d'un pas de vis p\r lui faire accomplir un m\vem5t de translation horizontal mesure que s'effectue son m\vem5t de rotation sur lui-mme1 prs5te sa surface une petite ra9ure hlicodale dont le pas e/ exactem5t celui de la vis qui le fait avanc]1 et la po9te traante s'y tr\vant une fois engage1 peut la p>c\rir sur une plus ou mo9s gr&e p>tie de sa longueur1 suivant le temps plus ou mo9s long qu'on t\rne le cyl9dre4 ,une feuille de papi] d'ta9 ou de cuivre trs-m9ce e/ applique exactem5t sur cette surface cyl9drique1 et doit y tre un peu dprime af9 d'y m>qu] lgrem5t la trace de la ra9ure et de plac] conv5ablem5t la po9te de la lame vibrante4 ,celle-ci1 d'ailleurs1 appuie sur cette feuille s\s une pression qui doit tre rgle1 et1 c'e/ cet effet1 aussi bi5 que p\r dgag] le cyl9dre qu& on doit plac] ou retir] la feuille d'ta91 qu'a t adapt le sy/me articul ,,sn qui s\ti5t le support ,s de la lame vibrante4 ,ce sy/me1 comme on le voit1 se compose d'un levi] articul qui porte une ra9ure dans laquelle s'engage la vis ,r4 ,un man*e ,n qui t]m9e ce levi]1 p]met1 qu& la vis ,r e/ dess]re1 de faire pivot] le sy/me traant4 ,consquemm5t1 p\r rgl] la pression de la po9te traante sur la feuille de papi] d'ta91 il suffit d'engag] plus ou mo9s la vis ,r dans la ra9ure1 et de la s]r] =tem5t qu& le degr conv5able de pression e/ obt5u4 ,telle e/ la plan*e sur laquelle la p>ole vi5dra t\t l'heure se grav] en c>actres durables1 et voici comm5t fonctionne ce sy/me si peu compliqu4 ,on p>le dans l'emb\*ure ,e de l'app>eil1 comme on le fait dans un tlphone ou dans un tube ac\/ique1 mais avec une voix =te et acc5tue et les lvres appuyes contre les p>ois de l'emb\*ure1 comme on le voit fig4 #fa2 on t\rne en mme temps le cyl9dre qui1 p\r avoir un m\vem5t rguli]1 e/ muni d'un l\rd volant1 ,v4 fig4 #fj4 ,s\s l'influ5ce de la voix1 la lame ,,ll entre en vibration et fait manoeuvr] la po9te traante1 qui1 *aque vibration1 dprime la feuille d'ta9 et dt]m9e un gaufrage plus ou mo9s creux1 plus ou mo9s accid5t1 suivant l'amplitude de la vibration et ses inflexions4 ,le cyl9dre qui m>*e p5dant ce temps1 prs5te successivem5t la po9te traante les diffr5ts po9ts de la ra9ure dont il a t "q plus haut2 de sorte que1 qu& on e/ arriv au b\t de la phrase prononce1 le dess9 po9till1 compos de creux et de reliefs successifs que l'on a obt5us1 reprs5te l'enregi/ration de la phrase elle-mme4 ,en ce qui conc]ne l'enregi/rem5t1 l'opration e/ donc t]m9e1 et en dta*ant la feuille de l'app>eil1 la p>ole p\rrait tre mise en portefeuille4 ,voyons ma9t5ant comm5t l'app>eil arrive rpt] ce qu'il a si facilem5t inscrit4 ,p\r cela1 il s'agit de recomm5c] t\t simplem5t la mme manoeuvre1 et le mme effet se reproduit id5tiquem5t en s5s inv]se4 ,on replace le /yle traant l'extrmit de la ra9ure qu'il a dj p>c\rue1 et on remet le cyl9dre en m>*e2 les traces gaufres en repassant s\s la po9te t5d5t la s\lev] et lui communiqu] un m\vem5t qui ne peut tre que la rptition de celui qui les avait primitivem5t provoques1 et la lame vibrante obissant ce m\vem5t1 entre en vibration1 reproduisant a9si les mmes sons et p> suite les mmes p>oles2 t\tefois1 comme il y a ncessairem5t p]te de =ce dans cette d\ble trans=mation des effets mcaniques1 on e/ oblig1 p\r obt5ir des sons plus =ts1 d'adapt] l'emb\*ure ,e le cornet ,c qui e/ une sorte de porte-voix4 ,dans ces conditions1 la p>ole reproduite p> l'app>eil peut tre ent5due de t\s les po9ts d'une salle1 et ri5 n'e/ plus saisissant que d'ent5dre cette voix1 un peu grle il e/ vrai1 qui semble v5ir d'outre-tombe p\r =mul] ses s5t5ces4 ,si cette inv5tion et t faite au moy5 ge1 on en aurait bi5 c]ta9em5t fait l'accompagnem5t des fantmes1 et elle aurait donn beau jeu aux faiseurs de miracles4 ,comme la hauteur des sons dans l'*elle musicale dp5d du nombre des vibrations effectues p> un corps vibrant dans un temps donn1 la p>ole peut tre reproduite p> le phonographe sur un ton plus ou mo9s lev suivant la vitesse de rotation que l'on donne au cyl9dre qui porte la feuille impressionne4 ,si cette vitesse e/ la mme que celle qui a s]vi l'enregi/ration1 le ton des p>oles reproduites e/ le mme que celui des p>oles prononces4 ,si elle e/ plus gr&e1 le ton e/ plus lev1 et si elle e/ mo9s gr&e1 le ton e/ plus bas2 mais on reconnat t\j\rs l'acc5t de celui qui a p>l2 cette p>ticul>it fait qu'avec les app>eils t\rns la ma91 la reproduction des *ants e/ le plus s\v5t dfectueuse1 et l'app>eil *ante faux2 il n'en e/ plus de mme qu& l'app>eil se meut s\s l'influ5ce d'un m\vem5t d'horlog]ie p>faitem5t rgul>is1 et l'on a pu obt5ir de cette manire des reproductions satisfaisantes de duos *ants4 ,la p>ole1 enregi/re sur une feuille d'ta91 peut se reproduire plusieurs fois2 mais *aque fois les sons devi5n5t plus faibles et mo9s di/9cts1 p>ce que les reliefs s'affaiss5t de plus en plus4 ,avec une lame de cuivre1 ces reproductions sont meilleures1 mais p\r les obt5ir indf9im5t1 il faut faire cli*] ces lames1 et dans ce cas1 la disposition de l'app>eil doit tre diffr5te4 ,on a essay de faire p>l] le phonographe en pr5ant les enregi/rations reb\rs de leur vritable s5s2 on a obt5u naturellem5t des sons n'ayant aucune ressemblance avec les mots mis2 cep5dant ,,mm4 ,fleem+ ,j5k9 et ,ew+ ont rem>qu que non seulem5t les voyelles ne sont pas altres p> cette action inv]se1 mais encore que les consonnes1 les syllabes et des mots t\t enti]s peuv5t tre reproduits avec l'acc5tuation que leur donn]ait leur lecture si elle tait faite reb\rs4 ,les sons produits p> le phonographe1 quoique plus faibles que ceux de la voix qui a dt]m9 les traces enregi/res1 sont nanmo9s assez =ts p\r ragir sur des tlphones ficelle et mme sur des tlphones ,bell1 et comme dans ce cas les sons sont te9ts sur l'app>eil et qu'il n'y a que celui qui e/ en rapport avec le tlphone qui les p]oit1 on peut tre assur qu'aucune sup]*]ie n'a pu tre employe p\r les produire4 ,qu& je prs5tai le #aa m>s #ahgh le phonographe l',acadmie des ,sci5ces de la "p de ,m4 ,edison1 et que ,m4 ,puskas1 son reprs5tant1 et fait p>l] ce m]veilleux in/rum5t1 un murmure d'admiration se fit ent5dre de t\s les po9ts de la salle1 et ce murmure se *angea bi5tt en applaudissem5ts rpts4 ,jamais1 crivait un j\rnal une des p]sonnes prs5tes la sance1 on n'avait vu la docte ,acadmie1 ord9airem5t si froide1 se livr] un pan*em5t si en?\sia/e4 ,p\rtant quelques membres incrdules p> nature1 au lieu d'exam9] le fait physique1 v\lur5t le dduire de considrations morales et d'analogies1 et bi5tt on ent5dit dans la salle une rumeur qui semblait accus] l',acadmie de s'tre laisse my/ifi] p> un habile v5triloque4 ,dcidm5t l'esprit gaulois se retr\ve t\j\rs *ez les ,franais et mme *ez les acadmici5s4 ,les sons mis p> l'in/rum5t sont exactem5t ceux des v5triloques1 disait l'un4 ,avez-v\s rem>qu les m\vem5ts des lvres et de la figure de ,m4 ,puskas qu& il t\rne l'app>eil8444 disait l'autre2 ne sont-ce pas les grimaces des v5triloques8444 ,il peut se faire que l'app>eil mette des sons1 disait encore un autre1 mais l'app>eil e/ considrablem5t aid p> celui qui le manoeuvre6 ,bref1 le bureau de l',acadmie dem&a ,m4 du ,moncel de faire lui-mme l'expri5ce1 et comme il n'avait pas l'habitude de p>l] dans cet app>eil1 l'expri5ce fut ngative1 la gr&e joie des incrdules4 ,t\tefois1 quelques acadmici5s dsirant fix] leurs ides sur ce qu'il y avait de vrai dans ces effets1 prir5t ,m4 ,puskas de rpt] devant eux les expri5ces dans le cab9et du secrtaire p]ptuel et dans les conditions qu'ils lui indiqu]ai5t4 ,m4 ,puskas se prta ce dsir1 et ils rev9r5t de l p>faitem5t conva9cus4 ,nanmo9s1 les incrdules ne se t9r5t pas p\r battus1 et il fallut qu'ils fss5t eux-mmes les expri5ces p\r accept] df9itivem5t ce fait1 que la p>ole p\vait tre reproduite dans des conditions excessivem5t simples4 ,cette petite anecdote que je vi5s de racont] ne peut c]tes pas tre int]prte en dfaveur de l',acadmie des ,sci5ces2 c> son rle e/ avant t\t de cons]v] intactes les vrais pr9cipes de la ,sci5ce et de n'accueillir les faits qui peuv5t provoqu] l'tonnem5t1 qu'aprs un exam5 scrupuleux4 ,c'e/ grce cette attitude qu'elle a pu donn] un crdit absolu t\t ce qui mane d'elle1 et n\s ne saurions trop l'appr\v] de se ma9t5ir a9si sur la rs]ve et en dehors d'un premi] mom5t d'en?\siasme et d'eng\em5t4 ,le peu de russite de l'expri5ce que j'avais t5te l',acadmie prov5ait uniquem5t de ce que je n'avais pas p>l assez prs de la lame vibrante et que mes lvres ne t\*ai5t pas les p>ois de l'emb\*ure4 ,quelques j\rs aprs1 sur l'invitation de plusieurs de mes confrres1 je fis des expri5ces rptes avec l'app>eil1 et je p>v9s bi5tt le faire p>l] aussi bi5 que celui qu'on accusait de v5triloquie2 mais je reconnus en mme temps qu'il fallait une c]ta9e habitude p\r tre sr des rsultats produits4 ,il y a aussi des mots qui sont reproduits beauc\p mieux que d'autres4 ,ceux qui r5f]m5t beauc\p de voyelles et beauc\p d',r vi5n5t bi5 mieux que ceux o les consonnes dom95t et surt\t que ceux o il y a beauc\p d',s4 ,on ne doit donc pas s'tonn]1 comme l'ont fait plusieurs p]sonnes1 que mme avec la gr&e habitude que possde le reprs5tant de ,m4 ,edison1 c]ta9es phrases prononces p> lui s'ent5dai5t mieux que d'autres4 ,un des rsultats les plus tonnants que le phonographe a produits a t la rptition simultane de plusieurs phrases en langues diffr5tes dont l'enregi/ration avait t sup]pose4 ,on a pu obt5ir jusqu' trois de ces phrases2 mais p\r p\voir les di/+u] au milieu du bruit confus rsultant de leur sup]position1 il fallait que des p]sonnes diffr5tes1 en faisant une att5tion spciale *acune des phrases inscrites1 puss5t les sp>] et en compr5dre le s5s4 ,on a pu mme sup]pos] des airs *ants aux phrases prononces1 et la sp>ation dev5ait mme dans ce cas plus facile4 ,il y a plusieurs modles de phonographes4 ,celui que n\s avons reprs5t fig4 #fj1 e/ le modle qui a s]vi p\r les expri5ces publiques2 mais il e/ un modle plus petit que l'on v5d pr9cipalem5t aux amateurs1 et dans lequel le cyl9dre1 beauc\p mo9s long1 s]t la fois d'enregi/reur et de volant4 ,cet app>eil donne de trs-bons rsultats1 mais il ne peut enregi/r] que des phrases c\rtes4 ,dans ce modle1 comme du re/e dans l'autre1 on peut r5dre l'enregi/ration de la p>ole beauc\p plus facile en adaptant dans l'emb\*ure un petit cornet en =me de porte-voix allong2 les vibrations de l'air sont alors plus conc5tres sur la lame vibrante et agiss5t plus vig\reusem5t4 ,il p>at aussi que l'app>eil gagne avoir une lame vibrante un peu paisse1 et on a reconnu qu'on p\vait adapt] directem5t la po9te traante sur la lame4 ,je ne p>l]ai pas d'une manire spciale du phonographe m\vem5t d'horlog]ie4 ,c'e/ un app>eil exactem5t semblable celui de la fig4 #fj1 seulem5t il e/ mont sur une table spciale un peu haute de pi$s p\r donn] au poids du m\vem5t d'horlog]ie une c\rse suffisante2 le mcanisme e/ adapt directem5t sur l'axe du cyl9dre au lieu et place de la manivelle1 et il e/ rgul>is p> un volant ailettes4 ,celui qu'on a adopt e/ un volant d'un sy/me anglais2 mais n\s croyons que le rgulateur ailettes de ,m4 ,vill>ceau s]ait prfrable4 ,comme le raccordem5t des feuilles d'ta9 sur un cyl9dre e/ t\j\rs dlicat effectu]1 ,m4 ,edison a *]* obt5ir les traces de la feuille d'ta9 sur une surface plane1 et il a obt5u ce rsultat de la manire la plus heureuse1 au moy5 de la disposition que n\s reprs5tons fig4 #fc4 ,dans ce n\veau modle1 la plaque sur laquelle doit tre applique la feuille d'ta9 ou de cuivre e/ creuse d'une ra9ure hlicodale en limaon1 dont un b\t correspond au c5tre de la plaque et l'autre b\t aux cts extrieurs1 et cette plaque e/ mise en m\vem5t p> un =t mcanisme d'horlog]ie dont la vitesse e/ rgul>ise proportionnellem5t l'allongem5t des spires de l'hlice4 ,au-dessus de cette plaque e/ place la lame vibrante qui e/ d'ailleurs dispose comme dans le premi] app>eil1 et dont la po9te traante peut1 p> suite d'un m\vem5t de translation communiqu au sy/me1 suivre la ra9ure en limaon depuis le c5tre de la plaque jusqu' sa circonfr5ce4 ,enf9 quatre po9ts de repre p]mett5t dplac] t\j\rs et sans ttonnem5ts la feuille d'ta9 dans la vritable position qu'elle doit avoir4 ,la figure #fd montre comm5t cette feuille peut tre retire de l'app>eil4 ,il ne faudrait pas croire que t\tes les feuilles d'ta9 employes p\r les enregi/rations phonographiques soi5t galem5t bonnes1 il faut que ces feuilles conti5n5t une c]ta9e quantit de plomb et prs5t5t une c]ta9e paisseur4 ,les feuilles d'ta9 qui envelopp5t le *ocolat1 et mme t\tes celles que l'on tr\ve en ,france1 sont trop ri*es en ta9 et trop m9ces p\r donn] de bons rsultats1 et ,m4 ,puskas a t oblig d'en faire v5ir d',amrique p\r cont9u] ,p>is ses expri5ces4 ,jusqu'ici les proportions de plomb et d'ta9 n'ont pas encore t bi5 df9ies1 et c'e/ l'expri5ce qui p]met de dcid] le *oix des feuilles2 mais qu& le phonographe s]a plus rp&u1 il faudra videmm5t que ce travail soit effectu1 et cela s]a facile en analysant la composition des feuilles qui auront f\rni les meilleurs rsultats4 ,la disposition de la po9te traante e/ aussi une "q trs-importante p\r le bon fonctionnem5t d'un phonographe4 ,elle doit tre trs-t5ue et trs-c\rte 7un millimtre de longueur t\t au plus71 af9 qu'elle puisse enregi/r] nettem5t les vibrations les plus m9imes de la lame vibrante sans se c\rb] et vibr] dans un autre s5s que le s5s normal au cyl9dre1 ce qui p\rrait arriv] si elle tait longue1 en raison des frottem5ts 9gaux ex]cs sur la feuille d'ta94 ,il a fallu aussi la con/ruire avec un mtal ne p\vant facilem5t provoqu] des d*irures sur la feuille mtallique4 ,le f] a p>u runir le mieux les conditions v\lues4 ,le phonographe n'e/ du re/e qu' son db1 et il e/ probable que d'ici peu de temps1 il p\rra tre dans des conditions conv5ables p\r enregi/r] la p>ole sans qu'on ait beso9 de p>l] dans une emb\*ure4 ,s'il faut en croire les j\rnaux1 ,m4 ,edison aurait dj tr\v le moy5 de recueillir sans le sec\rs d'un tuyau ac\/ique1 les sons mis une di/ance de #c #d pi$s de l'app>eil et de les imprim] sur une feuille mtallique4 ,de l inscrire sur l'app>eil un disc\rs prononc dans une gr&e salle1 une di/ance quelconque du phonographe1 il n'y a qu'un pas1 et si ce pas e/ fait1 ce qui e/ probable1 la phonographie p\rra avantageusem5t remplac] la /nographie4 ,n\s publions dans la note ci-dess\s les in/ructions que ,m4 ,roosevelt le v5deur de ces ma*9es1 donne aux acqureurs p\r les initi] la manoeuvre de l'app>eil#cj4 ,note #cj3 ,ne jamais tablir le contact entre le /ylet et le cyl9dre avant que celui-ci soit rec\v]t de la feuille d'ta94 ,ne comm5c] t\rn] le cyl9dre qu'aprs s'tre assur que t\t e/ en place4 ,avoir t\j\rs so91 en faisant rev5ir le /ylet au po9t de d"p1 de ram5] l'emb\*ure en avant4 ,laiss] t\j\rs une m>ge de #e #aj millimtres la gau*e et au comm5cem5t de la feuille d'ta91 c> si le /ylet dcrivait la c\rbe sur le bord extrme du cyl9dre1 il p\rrait d*ir] le papi] ou sortir de la ra9ure4 ,avoir so9 de ne pas dta*] le ressort du c\ss9 en ca\t*\c4 ,p\r plac] la feuille d'ta9 sur le cyl9dre1 enduire l'extrmit de la feuille avec du v]nis au moy5 d'un p9ceau1 pr5dre cette extrmit entre le p\ce et l'index de la ma9 gau*e1 le ct gomm v]s le cyl9dre1 la relev] avec la ma9 droite et la t5dre =tem5t en l'appliquant contre le cyl9dre de faon bi5 liss] le papi]1 appliqu] alors le b\t gomm sur l'autre extrmit et les runir =tem5t4 ,p\r aju/] le /ylet et le plac] au c5tre de la ra9ure1 ram5] le cyl9dre v]s la droite af9 de mettre le /ylet en face de l'extrmit gau*e de la feuille de mtal1 faire avanc] d\cem5t et peu peu le cyl9dre jusqu' ce que le /ylet t\*e la feuille d'ta9 avec assez de =ce p\r y laiss] une trace4 ,obs]v] si cette trace e/ bi5 au c5tre de la ra9ure 7p\r cela avec l'ongle ray] en trav]s le cyl9dre71 si non aju/] le /ylet gau*e ou droite au moy5 de la petite vis place au haut de l'emb\*ure4 ,la meilleure pr(ondeur donn] la trace du /ylet e/ de #a_/c de millimtre1 c'e/--dire ju/e assez p\r que le /ylet1 quelle que soit l'ampleur des vibrations de la plaque1 laisse t\j\rs une lgre trace sur la feuille4 ,p\r reproduire les mots1 faire en sorte de t\rn] la manivelle avec la mme vitesse que lors de l'inscription2 la vitesse moy5ne doit tre de #hj t\rs p> m9ute4 ,p\r p>l] dans l'app>eil1 appuy] la b\*e contre l'emb\*ure2 les sons gutturaux ou la voix de poitr9e se grav5t mieux que la voix de fausset4 ,p\r reproduire les sons1 dess]r] la vis de pression et ram5] en avant l'emb\*ure2 faire rev5ir le cyl9dre au po9t de d"p1 rtablir le contact entre la po9te du /ylet et la feuille1 faire t\rn] de n\veau le cyl9dre dans le mme s5s que lorsque la phrase a t prononce4 ,p\r augm5t] le volume de son re/itu3 appliqu] sur l'emb\*ure un cornet en c>ton1 en bois ou en corne1 de =me conique dont l'extrmit infrieure s]a un peu plus l>ge que l'ouv]ture place devant la plaque vibrante4 ,le /ylet e/ fait d'une aiguille n #i un peu aplatie sur les deux cts p> frottem5t sur une pi]re huile3 il e/ facile de con/ruire un /ylet1 d'ailleurs la maison en a de re*ange la disposition de ses cli5ts4 ,le c\ss9 de ca\t*\c qui runit la plaque au ressort s]t attnu] les vibrations de la plaque4 ,dans le cas o ce c\ss9 vi5drait se dta*]3 *auff] la tte d'un petit cl\1 l'appuy] sur la cire qui colle le c\ss9 la plaque ou au ressort jusqu' ce que cette cire soit amollie1 et alors aprs avoir retir le cl\1 press] lgrem5t le ca\t*\c sur la p>tie dcolle jusqu' ce que1 tant refroidie1 la cire fasse adhr] le c\ss9 la plaque ou au ressort4 ,avoir so9 de r5\vel] de temps autre ces c\ss9s qui1 p> l'usage1 p]d5t de leur la/icit4 ,en les remplaant3 faire att5tion ne pas abm] la plaque vibrante1 soit p> une pression trop =te1 soit p> une raflure avec l'in/rum5t qui s]vira ma9t5ir le c\ss94 ,comm5c] les expri5ces p> des mots isols ou p> des phrases trs-c\rtes3 les augm5t] au fur et mesure que l'oreille s'habitue au timbre p>ticuli] de l'app>eil4 ,v>i] les intonations et faire reproduire les phrases ou les airs sur des tons diffr5ts en acclrant ou en ral5tissant le m\vem5t de rotation du cyl9dre4 ,imit] les cris d'animaux 7coq1 p\le1 *i51 *at1 etc47 ,faire j\] dans l'emb\*ure devant laquelle on aura au pralable plac un cornet en c>ton1 des in/rum5ts en cuivre4 ,autant que possible j\] des airs sur mesure rapide1 leur reproduction p>faite1 sans m\vem5t d'horlog]ie1 tant plus facile obt5ir que celle des airs l5ts4 ,considrations ?oriques4--,bi5 que les explications que n\s avons donnes prcdemm5t soi5t suffisantes p\r faire compr5dre les effets du phonographe1 il e/ une "q curieuse qui ne laisse pas que d'tonn] beauc\p les physici5s1 c'e/ celle-ci3 ,comm5t se fait-il que des gaufrages effectus sur une surface aussi peu rsi/ante que l'ta91 puiss5t en repassant s\s la po9te traante qui prs5te une rigidit relativem5t gr&e1 dt]m9] de sa "p un m\vem5t vibratoire sans se tr\v] compltem5t crass8 cela n\s rpondrons qu'en raison de l'extrme rapidit du passage de ces traces devant la po9te1 il se dveloppe des effets de =ce vive qui n'agiss5t que localem5t1 et que1 dans ces conditions1 les corps m\s peuv5t ex]c] des effets mcaniques aussi n]giques que les corps durs4 ,qui ne se rappelle cette curieuse expri5ce relate tant de fois dans les traits de physique1 d'une plan*e p]ce p> une *&elle s]vant de balle un fusil4 ,qui ne se rappelle les accid5ts produits div]ses reprises p> des b\rres de papi] projetes p> les armes feu8 ,dans ces conditions1 le m\vem5t communiqu aux molcules qui reoiv5t le *oc n'ayant pas le temps d'tre transmis t\te la masse du corps auquel elles app>ti5n5t1 elles sont obliges de s'en sp>] ou t\t au mo9s de dt]m9]1 qu& le corps e/ susceptible de vibr]1 un c5tre de vibration qui1 propageant ensuite des ondes sur t\te sa surface1 dt]m9e les sons4 ,plusieurs savants1 entre autres ,,mm4 ,preece et ,may] ont *]* tudi] avec so9 la =me des gaufrages laisss p> la voix sur la lame d'ta9 du phonographe1 et ont reconnu que ces =mes ressemblai5t beauc\p celles des flammes *antantes si bi5 dess9es avec les app>eils de ,m4 ,ko5ig4 ,voici ce que dit cet g>d ,m4 ,may] dans le ,popul> ,sci5ce ,mon?ly d'avril #ahgh4 ,p> la m?ode suivante1 j'ai pu p>v5ir reproduire sur du v]re enfum1 de magnifiques traces montrant le pr(il des vibrations sonores enregi/res sur la feuille d'ta9 avec leurs diffr5tes s9uosits4 ,j'adapte p\r cela au ressort supportant la po9te traante du phonographe1 une tige longue et lgre t]m9e p> une po9te qui appuie de ct sur la lame de v]re enfume1 et qui peut1 p> suite de la position v]ticale de celle-ci et d'un m\vem5t qui lui e/ communiqu1 dt]m9] des traces s9usodes4 ,p> cette disposition1 on obti5t donc simultanm5t1 qu& le phonographe e/ mis en action1 deux sy/mes de traces dont les unes sont le pr(il des autres4 ,l'in/rum5t a t en ma possession p5dant si peu de temps1 que je n'ai pu faire autant d'expri5ces que je l'aurais v\lu2 mais j'ai nanmo9s pu tudi] quelques-unes de ces c\rbes1 et il m'a sembl que les cont\rs enregi/rs avai5t1 p\r un mme son1 une gr&e ressemblance avec ceux des flammes *antantes de ,ko5ig4 ,la fig4 #fe reprs5te les traces correspondantes au son de la lettre ,a prononc bat dans les trois sy/mes d'enregi/ration4 ,celles qui correspond5t la ligne ,a sont la reproduction agr&ie des traces laisses sur la feuille d'ta92 celles qui correspond5t la ligne ,b1 en reprs5t5t les pr(ils sur la feuille de v]re noirci4 ,enf9 celles qui correspond5t la ligne ,c montr5t les cont\rs des flammes *antantes de ,ko5ig1 qu& le mme son e/ produit trs-prs de la membrane de l'enregi/reur4 ,je dis trs-prs avec int5tion1 c> la =me des traces produites p> une po9te atta*e une membrane vibrante s\s l'influ5ce de sons composs1 dp5d de la di/ance sp>ant la membrane de la s\rce du son1 et l'on peut obt5ir une inf9it de traces de =me diffr5te en v>iant cette di/ance4 ,il arrive1 en effet1 qu'en augm5tant cette di/ance1 les ondes sonores rsultant de sons composs ragiss5t sur la membrane diffr5tes poques de leur mission4 ,p> exemple1 si le son compos e/ =m de six h>moniques1 le dplacem5t de la s\rce des vibrations de #a_/d de longueur d'onde de la premire h>monique1 loign]a la seconde1 la troisime1 la quatrime1 la c9quime et la sixime h>monique de #a_/b1 #c_/d1 #a1 #a-a_/d1 #a-a_/b de longueur d'onde1 et p> consqu5t les cont\rs rsultant de la comb9aison de ces ondes1 ne p\rront plus tre les mmes qu'avant le dplacem5t de la s\rce sonore1 quoique la s5sation des sons re/e le mme1 dans les deux cas4 ,ce pr9cipe a t p>faitem5t dmontr au moy5 de l'app>eil de ,ko5ig1 en allongeant et en racc\rcissant un tube ext5sible int]pos entre le rsonnateur et la membrane vibrante place prs de la flamme1 et il explique le dsaccord qui s'e/ produit entre diffr5ts physici5s sur la composition des sons vocaux1 qu& ils les ont analyss au moy5 des flammes *antantes4 ,ces faits n\s dmontr5t d'un autre ct1 qu'il n'y a pas lieu d'espr] que l'on puisse lire les impressions et les traces du phonographe1 c> ces traces v>i5t non-seulem5t avec la nature des voix1 mais encore avec les mom5ts diffr5ts d'mission des h>moniques de ces voix et avec les diffr5ces relatives des int5sits de ces h>moniques4 ,n\s reproduisons nanmo9s1 fig4 #ff1 des traces extrmem5t curieuses que n\s a communiques ,m4 ,blake1 et qui reprs5t5t les vibrations dt]m9es p> les mots3 ,br[n univ]sity2 h[ d y d4 ,elles ont t photographies s\s l'influ5ce d'un index adapt une lame vibrante et illum9 p> un p9ceau de lumire4 ,le mot h[ e/ surt\t rem>quable p> les =mes comb9es des inflexions des vibrations4 ,des expri5ces rc5tes sembl5t montr] que plus la membrane vibrante d'un phonographe se rappro*e comme con/ruction de celle de l'oreille huma9e1 et mieux elle rpte et enregi/re les vibrations sonores2 elle devrait1 en quelque sorte1 tre t5due la manire de la membrane tympanique p> l'os du m>teau et surt\t en avoir la =me1 c> les vibrations ari5nes s'effectu]ai5t alors beauc\p mieux4 ,suivant ,m4 ,edison1 la gr&eur du tr\ de l'emb\*ure influe beauc\p sur la nettet de l'articulation de la p>ole4 ,qu& les mots sont prononcs devant t\te la surface du diaphragme1 le sifflem5t de c]ta9s sons e/ p]du4 ,au contraire1 il e/ r5=c qu& les sons n'arriv5t ce diaphragme qu' trav]s un orifice troit et dont les bords sont aigus4 ,si ce tr\ e/ p\rvu de d5telures sur ses bords aplatis1 les consonnes sifflantes sont r5dues plus clairem5t4 ,la meilleure reproduction de la p>ole e/ obt5ue qu& l'emb\*ure e/ rec\v]te avec des enveloppes plus ou mo9s paisses disposes de manire te9dre les sons prov5ant de la friction de la po9te traante sur l'ta94 ,m4 ,h>dy a1 du re/e1 r5du l'enregi/ration des traces du phonographe plus facile en adaptant dans le tr\ de l'emb\*ure de l'app>eil un petit cornet d'bonite =mant comme une emb\*ure d'in/rum5t v5t4 ,,applications ,,du ,,phonographe ,,et ,,son ,,av5ir4 ,m4 ,edison vi5t de publi] dans le ,nor? ,am]ican ,review1 de mai-ju9 #ahgh1 un article trs-intressant sur l'av5ir du phonographe1 dans lequel il discute lui-mme les diffr5tes applications qui p\rront tre faites de cet in/rum5t et dont n\s allons reproduire ici les conclusions4 ,af9 de f\rnir au lecteur une base sur laquelle il puisse asseoir son jugem5t1 il comm5ce p> pos] s\s =me de que/ions auxquelles il rpond1 les diffr5ts pr9cipes de son inv5tion4 ,voici ces que/ions3 #a ,une plaque ou un disque vibrant peut-il recevoir un m\vem5t complexe qui reprs5t]a exactem5t les proprits p>ticulires de *aque vibration et de t\tes les ondes sonores rsultant des missions des sons complexes si v>is de la voix8 ,r4 ,le tlphone rpond affirmativem5t cette "q4 #b ,un m\vem5t si complexe peut-il tre transmis une po9te adapte une plaque de cette nature1 de manire lui faire imprim] sur une matire pla/ique des traces gaufres capables de le reprs5t] exactem5t dans t\tes ses conditions8 et si cela e/1 cette po9te traante p\rra-t-elle1 en repassant trav]s ces traces1 les suivre assez fidlem5t p\r transmettre de n\veau au disque les m\vem5ts complexes dont il avait t primitivem5t anim lorsqu'il avait produit ces traces1 lesquels m\vem5ts doiv5t ncessairem5t reproduire l'oreille les sons vocaux aussi bi5 que t\t les autres bruits qui aurai5t pu les accompagn]8 ,r4 ,les expri5ces faites avec le phonographe1 qu& il e/ plac dans de bonnes conditions d'excution et d'exprim5tation1 rpond5t affirmativem5t cette "q1 et les effets obt5us sont auj\rd'hui si p>faits1 qu'avec un peu d'habitude on peut mme1 en quelque sorte1 lire les sons enregi/rs1 sans en connatre l'orig9e#ca4 ,note #ca3 ,m4 ,edison dit que son prp>ateur a pu lire1 sans en p]dre un mot1 plusieurs colonnes d'un article de j\rnal qui lui tait inconnu et qui avait t enregi/r sur l'app>eil en son abs5ce4 ,la seule *ose qu'il ne put pas di/+u] fut la nature de la prononciation de celui qui avait provoqu cette enregi/ration1 et suivant ,m4 ,edison1 ce ne s]ait pas un dfaut1 c> s\v5t la prononciation de l'in/rum5t e/ meilleure que celle de c]ta9s individus qui1 p> suite d'un dfaut de langue ou de lvres1 ne p>l5t pas di/9ctem5t4 ,le mcanisme du phonographe1 dit ,m4 ,edison1 dim9ue ou supprime ce dfaut4 ,n\s devons t\tefois av\] que n\s avons pe9e croire cette v]tu du phonographe qui n\s a t\j\rs fait ent5dre une voix de poli*9elle enr\ dont n\s l'aurions disp5s avec plaisir4 #c ,la feuille trace peut-elle tre enleve de l'app>eil sur lequel elle a t impressionne1 et replace sur un autre sans annul] ou amo9drir son p\voir reproducteur de la p>ole8 ,r4 ,ceci e/ "q de prcision de mcanisme et d'aju/em5t qui ne prs5te pas plus de difficults que la disposition de l'app>eil lui-mme1 et le problme e/ c]ta9em5t mo9s difficile rs\dre que celui de l'aju/em5t des diffr5tes pices d'une montre4 #d ,une feuille cont5ant a9si l'enregi/ration de la p>ole peut-elle tre facilem5t dplace et expdie p> la po/e8 ,r4 ,dix ou qu9ze secondes suffis5t p\r plac] ou dplac] la feuille enregi/re1 mais comme il faut p\r son expdition une enveloppe spciale1 le poids de la dp*e p\rra dpass] un peu celui de la taxe po/ale2 mais l'augm5tation ne s]a que trs-m9ime4 #e ,quelle e/ la dure d'une dp*e a9si reproduite8 ,r4 ,des expri5ces rptes ont pr\v que les gaufrages ont un gr& p\voir de rsi/ance1 mme qu& la reproduction a t effectue p> une plaque vibrante relativem5t rigide2 mais on p5se p\voir sub/itu] aux lames d'ta9 des lames d'un mtal plus dur et extrmem5t m9ce1 sur lesquelles ragirai5t des po9tes trs-dures1 telles que des po9tes de diamant ou de saphir1 et alors ces feuilles p\rrai5t rpt] les dp*es c9quante ou c5t fois4 #f ,peut-on avoir un duplicata d'une feuille enregi/re1 et quelle s]ait sa dure8 ,r4 ,un gr& nombre d'expri5ces ont t entreprises avec plus ou mo9s de succs dans le b d'obt5ir des enregi/rations lectrotypiques1 et d'aprs les r5seignem5ts qui ont t donns1 il p>atrait qu'on aurait pu obt5ir ce rsultat d'une manire satisfaisante4 ,il ne p>at pas1 du re/e1 que la solution du problme prs5te de difficult srieuse1 pas plus que celle d'obt5ir des preuves inaltrables4 #g ,quelle peut tre la =ce des ondes sonores et la di/ance laquelle elles doiv5t agir sur le diaphragme p\r produire une bonne enregi/ration8 ,r4 ,ceci dp5d ess5tiellem5t de l'int5sit des sons que l'on dem&e l'in/rum5t p\r leur reproduction4 ,si cette reproduction doit tre faite de manire tre ent5due d'une assi/ance nombreuse1 les ondes sonores qui doiv5t f\rnir l'enregi/ration doiv5t tre dt]m9es d'une manire trs-n]gique2 mais si on se cont5te d'une reproduction l'oreille1 la p>ole prononce voix ord9aire ou mme voix presque basse e/ susceptible d'tre ent5due4 ,dans les deux cas1 les p>oles doiv5t tre prononces devant l'emb\*ure de l'in/rum5t4 ,cep5dant on a pu1 dans c]ta9es conditions1 obt5ir une reproduction de la p>ole en p>lant voix trs-haute deux ou trois pi$s de l'in/rum5t4 ,l'application l'app>eil d'un tube ouv]t ou d'un entonnoir p\r conc5tr] les ondes sonores1 le bon tablissem5t d'un diaphragme dlicat et d'une po9te traante bi5 tablie1 tai5t les conditions ncessaires p\r obt5ir ce rsultat4 ,il ne peut y avoir1 du re/e1 de gr&e difficult pratique runir et faire conv]g] les ondes sonores p>tir d'une s\rce de vibration place dans un rayon de trois pi$s1 rayon qui e/ assez t5du p\r ne pas emb>rass] une p]sonne qui p>le ou qui *ante4 ,les diffr5ts essais t5ts dans cette voie ont dmontr du re/e que l'on peut obt5ir de cette manire3 #a ,l'emmagas9em5t1 d'une manire p]man5te1 de t\tes les espces d'ondes sonores reg>des comme fugitives4 #b ,leur reproduction avec t\s leurs c>actres primitifs1 que la s\rce de la vibration soit ou non prs5te1 et quelque soit le laps de temps c\l entre le mom5t de l'enregi/ration et celui de la reproduction4 #c ,le moy5 de transmettre matriellem5t la p>ole a9si emmagas9e p> les voies ord9aires ouv]tes aux transactions comm]ciales1 et de p\voir remplac] a9si une dp*e crite4 #d ,la multiplication indf9ie de ces sortes de dp*es et leur cons]vation1 sans avoir se proccup] de la s\rce primitive4 #e ,le moy5 d'enregi/r] la p>ole ou les *ants avec ou sans le cons5tem5t de la p]sonne qui les a mis1 et mme son insu4 ,m4 ,edison entame ensuite le *apitre des applications du phonographe qu'il numre de la manire suivante3 ,p>mi les plus importantes applications du phonographe on peut cit]1 dit-il1 son application l'criture des lettres1 l'ducation1 la lecture1 la musique1 aux enregi/rations de famille1 aux compositions lectrotypiques p\r les botes musique1 les j\j\x1 les horloges1 les app>eils av]tisseurs ou les app>eils signaux1 la /nographie des disc\rs1 etc4 criture des lettres4--,l'app>eil tant p]fectionn au po9t de vue des dtails mcaniques de sa con/ruction1 p\rrait tre employ p\r t\s les usages dome/iques 7except ceux qui exig5t une disposition p>ticulire7 qui dem&]ont la rptition indf9ie d'un mme ordre ou d'un mme avis2 mais1 comme le pr9cipal rle du phonographe e/ d'enregi/r] la p>ole et des sons1 sa disposition a d tre comb9e en consqu5ce4 ,la disposition la plus gnrale consi/e dans une plaque plate ou un disque la surface duquel e/ vide une ra9ure f9e en spirale et pas s]r qui peut f\rnir p> son dveloppem5t une gr&e longueur4 ,cette plaque e/ mise en m\vem5t p> un mcanisme d'horlog]ie plac au-dess\s1 et la ra9ure e/ comb9e de manire p]mettre l'enregi/ration de #djjjj mots4 ,le dbit de l'app>eil peut tre effectu dans des conditions telles1 que sur une surface d'ta9 de #aj p\ces c>rs1 on peut enregi/r] #ajj mots4 ,re/e savoir si un dbit mo9s gr& p> p\ce c>r ne s]ait pas d'un meilleur effet4 ,il e/ c]ta9 que p\r les lettres cela vaudrait mieux1 mais comme on ne peut pas multipli] indf9im5t les types de ma*9es1 et que les messages t5dus sont enregi/rs plus conomiquem5t sur une seule feuille que sur deux1 il vaut mieux que l'app>eil puisse f\rnir le plus de travail possible sur la surface la mo9s gr&e possible4 ,cette "q devra1 du re/e1 tre tudie avant de crer le type df9itif4 ,le fonctionnem5t du phonographe a9si dispos p\r l'application que n\s traitons en ce mom5t1 e/ trs-simple4 ,on place la feuille d'ta9 sur le phonographe et on met en action le mcanisme d'horlog]ie2 on p>le devant l'emb\*ure comme si l'on dictait sa lettre un secrtaire1 et1 qu& on a t]m91 on te la feuille de l'app>eil1 on la met dans une enveloppe1 et on l'expdie p> la voie ord9aire celui auquel elle e/ de/9e4 ,celui-ci la place alors sur son phonographe1 met en action l'app>eil et ent5d bi5tt la p>ole de son correspondant comme s'il lui p>lait rellem5t2 il peut mme lui faire rpt] sa missive s'il ne l'a pas bi5 comprise4 ,on compr5d quel avantage un p>eil sy/me peut prs5t] p\r les relations qui peuv5t exi/] entre les aveugles4 ,comme deux feuilles d'ta9 peuv5t tre aussi facilem5t m>ques p> la po9te traante de l'app>eil qu'une seule1 on peut expdi] un message en d\ble1 ou bi5 en g>d] un comme copie ou contrle de la lettre envoye4 ,de cette manire les comm]ants peuv5t faire leur correspondance en secret et sans qu'elles pass5t p> des ti]s4 ,comme au moy5 de la p>ole on peut transmettre et ent5dre avec une vitesse de #aej #bjj mots p> m9ute1 l'expdition des dp*es p\rra tre effectue beauc\p plus promptem5t que p> les moy5s ord9aires1 et qu& on en pr5dra connaissance1 on p\rra cont9u] ses occupations1 en accompagnant mme l'audition de la dp*e de comm5taires1 d'exclamations et de rflexions1 comme cela a lieu dans une conv]sation *ange directem5t entre deux p]sonnes4 ,le phonographe p]met encore une p]sonne ne sa*ant ni lire ni crire de correspondre avec une autre place dans le mme cas1 ou mme avec les autres p]sonnes qui ne p\rront pas1 de cette manire1 s'ap]cevoir de son ignorance4 ,les avantages de ce n\veau sy/me de correspondance sont si nombreux qu'il e/ inutile de les faire ressortir davantage2 ils vi5n5t d'ailleurs immdiatem5t l'esprit qu& on considre la l5teur qu'entrane l'inscription de la p>ole avec les procds ord9aires4 ,dictes4--,il e/ aussi facile de faire dict] la p>ole un phonographe que de la dict] soi-mme au phonographe en p>lant devant son emb\*ure1 et s\v5t cette dicte p\rra tre faite dans des conditions avantageuses4 ,a9si1 p> exemple1 si un imprimeur possdait un app>eil de ce g5re1 il lui s]ait plus facile de compos] en ent5dant directem5t les mots sortir de l'app>eil1 que de les lire sur des manuscrits s\v5t illisibles et de dt\rn] ses yeux de son travail manuel4 ,il s]ait mme bon qu'il pt1 p\r la vrification et le contrle1 p>l] directem5t dans l'in/rum5t4 ,mais l'application la plus importante du phonographe au po9t de vue qui n\s occupe en ce mom5t1 e/ celle qui p\rra en tre faite1 en ju/ice1 p\r l'enregi/ration des dpositions des tmo9s1 des plaidoiries des avocats1 et des p>oles des juges1 et dans d'autres cas1 la reproduction des disc\rs publics des orateurs4 ,il e/ vrai que le phonographe1 dans son tat actuel1 ne peut pas encore rs\dre ce problme2 mais il s]a bi5tt assez p]fectionn p\r atte9dre ce rsultat4 ,livres4--,la lecture des livres tant effectue dans de bonnes conditions p> des p]sonnes dont c'e/ la pr(ession1 on p\rra en reproduire l'enregi/rem5t phonographique1 et en compos] des recueils qui p\rront tre lus p> le phonographe aux aveugles1 aux malades ou aux p]sonnes qui v\drai5t p5dant ce temps occup] leurs yeux et leurs doigts faire autre *ose4 ,comme les feuilles enregi/res aurai5t t le rsultat d'une bonne lecture1 les auditeurs du phonographe aurai5t l'avantage d'ent5dre un bon lecteur1 ce qui n'e/ pas t\j\rs possible d'obt5ir4 ,le prix d'un livre1 dont la lecture p\rrait tre rpte #ej ou #ajj fois et mme plus1 s]ait sans d\te plus lev qu'un livre ord9aire1 mais cette lvation de prix s]ait bi5 comp5se p> les avantages qu'on aurait de n'tre plus oblig de lire le livre haute voix4 ,beso9s de l'ducation4--,comme pr(esseur d'locution ou comme premi] matre de lecture p\r les enfants1 le phonographe p\rrait tre d'un gr& sec\rs4 ,p> son int]mdiaire les passages difficiles p\rrai5t tre r5dus correctem5t p> l'lve1 et celui-ci n'aurait plus qu' avoir rec\rs son phonographe p\r cont9u] s'in/ruire4 ,l'enfant p\rrait a9si s'ex]c] pel] et appr5dre p> coeur une leon rcite p> le phonographe4 ,musique4--,le phonographe1 n\s n'en d\tons pas1 p\rra tre appliqu avec avantage la musique1 c> on p\rra arriv]1 je le crois1 reproduire p> son action un *ant avec une gr&e =ce et une gr&e cl>t4 ,un ami p\rra donc n\s envoy] avec son bonj\r du mat9 un *ant qui f]a le soir le bonheur d'une runion entire4 ,on p\rra mme employ] le phonographe comme matre de musique1 c> il p\rra v\s s]9] un air et appr5dre l'enfant son premi] *ant4 ,il p\rra mme1 comme une n\rrice1 endormir celui-ci dans une *anson4 ,impressions de famille4--,les d]nires p>oles prononces p> un m\rant son lit de mort sont p\r sa famille des s\v5irs sacrs qu'on v\drait cons]v]1 et ces s\v5irs acquir5t une valeur plus gr&e encore qu& ce m\rant e/ un gr& homme4 ,le phonographe p]met de satisfaire ce dsir1 et la rptition de ses p>oles devi5t alors d'autant plus motionnante1 qu'elles sont empre9tes de cet acc5t sol5nel que la voix acqui]t au mom5t suprme4 ,c'e/ en quelque sorte la photographie de la p>ole1 et comme p> les procds lectrotypiques on peut multipli] les reproductions des p>oles a9si enregi/res1 t\s les membres d'une famille peuv5t avoir un spcim5 des d]nires volonts et des d]nires p>oles d'un membre qui lui e/ *]4 ,livres phonographiques4--,le peu de place que ncessite l'inscription de la p>ole p> les moy5s phonographiques p]mettrait d'obt5ir s\s un petit volume des livres phonographiques qui1 entre autres avantages qu'ils p\rrai5t prs5t]1 aurai5t celui trs-important de cons]v] aux gnrations futures l'intonation et la prononciation des diffr5ts mots de notre langage4 ,si on avait eu dans l'antiquit le phonographe1 n\s saurions auj\rd'hui comm5t les ,grecs et les ,roma9s prononai5t les diffr5tes lettres de leur alphabet1 et n\s p\rrions avoir une ide du ton dclamatoire des ,dmo/hnes et des ,cicron dans leurs disc\rs4 ,d'un autre ct1 une lecture faite d'une manire aussi facile r5drait les ouvrages plus populaires1 et beauc\p d'entre eux qui ne sont pas lus le s]ai5t qu& il ne s'agirait plus que d'c\t]4 ,botes musique1 j\j\x1 etc4--,la seule difficult qu'on ait jusqu'ici r5contre dans la reproduction du *ant p> le phonographe1 difficult qui1 du re/e1 p\rra tre aplanie un j\r1 ce sont les sons trang]s et nasill>ds qui accompagn5t cette reproduction et qui font qu'il e/ en ce mom5t impossible d'obt5ir avec t\te leur puret et t\te leur suavit les sons mis p> la voix d'un habile *anteur4 ,si on p\vait se donn] volont la reproduction d'un conc]t de la clbre ,adel9a ,patti1 combi5 le phonographe devi5drait-il un in/rum5t prcieux66 ,dans t\s les cas1 on p\rra t\j\rs obt5ir de cette manire des effets bi5 suprieurs ceux des botes musique1 puisqu'on p\rra alors reproduire le *ant de la voix huma9e4 ,les p\pes p\rront ma9t5ant p>l]1 *ant]1 rire et cri]1 et les animaux eux-mmes1 reproduits en j\j\x1 p\rront p\ss] les cris qui leur sont propres2 il n'e/ pas jusqu' un modle de locomotive qui ne puisse faire ent5dre les bruits qui accompagn5t sa m>*e4 ,dans c]ta9s cab9ets de curiosits1 les figures de cire reprs5tant les gr&s hommes de l'poque1 p\rront non-seulem5t donn] une image fidle de leurs traits1 mais encore les faire p>l]1 et l'illusion s]a complte4 ,d'un autre ct1 une horloge phonographique au lieu de sonn] ses c\ps monotones1 v\s dira polim5t l'heure qu'il e/2 elle v\s invit]a au lun* et v\s indiqu]a l'heure du rveil ou l'heure du c\*]1 l'heure d'une affaire ou l'heure du plaisir4 ,applications la tlgraphie4--,le phonographe p]fectionn]a le tlphone et rvolutionn]a le sy/me actuel de la tlgraphie4 ,en ce mom5t1 le tlphone a ncessairem5t un rle re/re9t p>ce que les messages *angs1 n'tant pas enregi/rs1 se rduis5t une simple conv]sation qui ne prs5te pas les g>anties v\lues2 mais du j\r o les app>eils s]ont assez p]fectionns p\r enregi/r] les messages1 la "q *ang]a compltem5t d'aspect1 et ce mode d'enregi/ration s]a bi5 prfrable l'criture ord9aire4 ,en effet1 lorsque n\s inscrivons nos conv5tions comm]ciales1 n\s rsumons brivem5t notre p5se1 et n\s p\vons employ] des expressions qui peuv5t laiss] c]ta9s d\tes dans l'esprit2 or1 ces d\tes peuv5t donn] lieu des discussions1 s\v5t mme des mal5t5dus regrettables4 ,avec le tlphone comb9 au phonographe1 il n'en s]ait pas de mme1 c> les discussions prlim9aires des affaires se tr\v]ai5t enregi/res1 et l'on aurait la reproduction textuelle de t\t ce qui aurait t conv5u4 ,*aque mot p\rrait alors clair] la discussion en cas de conte/ation1 et dans ces conditions1 on p\rrait avoir avantage trait] les affaires di/ance plutt que v]balem5t1 c> on ne p\rrait pas alors *]*] une =me de langage capable d'embr\ill] les que/ions et de crer des sujets de *icane4 ,s'il en e/ dj a9si p\r des p]sonnes habitant un mme lieu1 il devra1 plus =te raison1 en tre de mme p\r les p]sonnes loignes les unes des autres1 et surt\t p\r celles qui us5t frquemm5t du tlgraphe et de la po/e4 ,comm5t e/-il possible d'arriv] un p>eil rsultat8444 telle e/ la "q qui doit naturellem5t n\s tre faite1 et p\r y rpondre il suffira de dire que1 puisque le tlphone et le phonographe mett5t t\s les deux contribution une lame vibrante impressionnable aux ondes sonores de l'air1 on peut dispos] cette lame de faon fonctionn] la fois comme tlphone et comme phonographe1 et de cette manire1 celui qui p>le enregi/re lui-mme la p>ole1 il la cons]ve1 et comme son correspondant peut en faire autant1 on a a9si t\s les lm5ts d'une discussion srieuse4 ,on conomise donc de cette manire beauc\p de temps et mme s\v5t beauc\p d'arg5t4 ,p\r obt5ir la solution de ce problme1 il suffit de dispos] l'app>eil de manire le r5dre trs-s5sible l'enregi/ration1 et ce rsultat peut tre produit en augm5tant l'amplitude des vibrations sur le tlphone transmetteur4 ,dj le tlphone *>bon que j'ai imag9 peut tre employ dans ce b1 c> il peut1 tel qu'il e/ dj1 f\rnir quelques indications sur le phonographe1 et comme je travaille t\j\rs le p]fectionn] ce po9t de vue1 on peut ds ma9t5ant considr] cette application comme peu prs c]ta9e4 ,dans l'av5ir1 les ,compagnies tlgraphiques ne s]ont donc que des adm9i/rations possdant des rseaux de fils tlgraphiques1 des /ations c5trales et des /ations de second ordre1 dont les employs n'auront d'autres fonctions remplir que de surveill] les lignes et les ma9t5ir en bon tat1 de f\rnir les communications de fils ncessaires p\r mettre en rapport tel abonn avec tel autre1 et de not] le temps employ p> *acun d'eux p\r sa correspondance4 ,les difficults que peut prs5t] ce mode d'organisation tlgraphiques aux yeux des p]sonnes habitues aux anci5s usages1 sont trs-m9imes1 et disp>atront fatalem5t devant les beso9s croissants de l'humanit2 c> il n'e/ ri5 de tel p\r faire disp>atre les prjugs ou les p>tis pris1 que les exig5ces du public4 ,or ces exig5ces natront du mom5t o l'on saura que1 p> un n\veau sy/me de correspondance tlgraphique1 les intresss peuv5t tre mis directem5t en prs5ce et avoir leur correspondance enregi/re d'une manire inf9im5t plus exacte qu'avec le meilleure secrtaire possible4 ,ici se t]m9e le mmoire de ,m4 ,edison2 mais depuis l'poque o il a p>u1 c'e/--dire depuis le mois de ju9 #ahgh1 plusieurs autres applications ont t encore comb9es p> lui1 et p>mi elles n\s cit]ons celle qu'il en a faite l'enregi/ration de la =ce des sons produits sur les *em9s de f]1 et notamm5t sur le *em9 de f] mtropolita9 et ari5 de ,new-,york4 ,l'app>eil qu'il a con/ruit dans ce b e/ d'ailleurs t\t--fait analogue celui de ,m4 ,lon ,scott1 et il lui adonn le mme nom4 ,il e/ dcrit et reprs5t d'une manire complte dans le ,daily ,graphic1 du #ai juillet #ahgh1 a9si que l'arophone1 le mgaphone et le micro-tasimtre dispos p\r les obs]vations a/ronomiques4 ,n\s sortirions du cadre que n\s n\s sommes trac dans ce volume1 si n\s entrions dans de plus gr&s dtails sur ces inv5tions2 mais peut-tre qu'un j\r n\s publi]ons un second volume dans lequel n\s p\rrons donn] ce sujet t\s les dveloppem5ts qu'il comporte4 ,d]nirem5t1 ,m4 ,lambrigot1 fonctionnaire de l'adm9i/ration des lignes tlgraphiques1 l'auteur de div]s p]fectionnem5ts apports au tlgraphe ,caselli1 m'a montr un sy/me de phonographe comb9 p> lui et qui a t rduit sa plus simple expression#cb4 ,note #cb3 ,voici la description du procd de ,m4 ,lambrigot telle qu'il vi5t de me l'envoy]3 ,l'app>eil se compose d'un plateau de bois dress v]ticalem5t sur un socle et fix solidem5t4 ,au milieu de ce plateau se tr\ve une ouv]ture ronde rec\v]te d'une feuille de p>*em9 bi5 t5due1 sur laquelle appuie un c\teau d'aci] qui doit1 comme la po9te du phonographe1 trac] les vibrations4 ,un btis solide s'lve depuis le socle jusqu'au milieu du plateau1 et supporte une glissire qui p]met un *>iot de circul] devant ce plateau4 ,sur ce *>iot se tr\ve une baguette de v]re dont l'une des faces e/ rec\v]te de /ar9e4 ,en rappro*ant le *>iot et en le faisant all] et v5ir1 la /ar9e se tr\ve en contact avec le c\teau1 et pr5d rgulirem5t sa =me qui e/ hmi-cyl9drique sur t\te sa longueur4 ,lorsqu'un bruit se fait ent5dre1 la feuille de p>*em9 se met en vibration et communique son m\vem5t au c\teau1 qui pntre dans la /ar9e et trace des /ries v>ies4 ,la reproduction a9si obt5ue sur la baguette de v]re e/ s\mise aux procds ord9aires de mtallisation4 ,p> la galvanisation1 on obti5t un dpt de cuivre qui reproduit les /ries en s5s inv]se4 ,lorsqu'on veut faire p>l] la lame mtallique1 il suffit de pass] lgrem5t sur les signaux une po9te de bois1 d'ivoire ou de corne1 et en la prom5ant plus ou mo9s vite1 on peut faire ent5dre des intonations div]ses sans altr] la prononciation4 ,en raison de la duret du cuivre p> rapport au plomb1 la lame de cuivre qui conti5t les traces des vibrations1 peut donn] sur ce d]ni] mtal un nombre illimit de reproductions4 ,p\r obt5ir ce rsultat1 il suffit d'appliqu] sur la lame en "q un fil de plomb1 et d'opr] sur ce fil une pression conv5able4 ,le fil s'aplatit et pr5d l'empre9te de t\tes les traces qui app>aiss5t alors en relief4 ,en passant trav]s ces traces la tran*e d'une c>te j\]1 on provoque les mmes sons que ceux que l'on obti5t avec la lame de cuivre4 ,suivant ,m4 ,lambrigot1 les lames p>lantes peuv5t tre utilises dans bi5 des cas2 p\r l'tude des langues trangres1 p> exemple1 elles p]mettront d'appr5dre facilem5t la prononciation1 c> on p\rra1 en les runissant en assez gr& nombre1 en =m] une sorte de vocabulaire qui donn]a l'intonation des mots les plus usits dans telle ou telle langue4 ,il a tr\v moy51 p> un procd extrmem5t simple1 d'imprim] =tem5t1 l'intrieur d'une petite rigole de cuivre1 les vibrations dt]m9es p> la voix1 et elles sont assez nettem5t graves p\r qu'en passant au trav]s la po9te m\sse d'une allumette1 on puisse ent5dre des phrases entires4 ,il e/ vrai que cette reproduction de la p>ole e/ encore trs-imp>faite1 et qu'on ne di/+ue les mots que p>ce qu'on les connat d'avance1 mais il e/ possible qu'on puisse obt5ir de meilleurs rsultats en p]fectionnant le sy/me2 t\j\rs e/-il que cette impression si nette des vibrations de la voix sur un mtal dur e/ une inv5tion rellem5t intressante4 ,,app5dices ,p\r t]m9]1 n\s devons encore m5tionn] quelques travaux rc5ts qui n\s ont t communiqus trop t>d p\r occup] la place qui leur convi5drait4 ,le plus important e/ de ,m4 ,a4 ,righi et se rapporte un sy/me de tlphone qui p]met d'ent5dre plusieurs mtres de l'in/rum5t4 ,p\r obt5ir ce rsultat1 on emploie un transmetteur pile et un rcepteur ,bell membrane de p>*em9 trs-analogue au modle que n\s avons reprs5t 7fig4 #ac74 ,seulem5t l'lectro-aimant deux bran*es de ce d]ni] modle1 e/ sub/itu le sy/me ord9aire b>reau droit qui e/ beauc\p plus dvelopp4 ,le transmetteur e/ peu prs le mme que celui de la figure #ah1 sauf qu'au lieu de liquide1 ,m4 ,righi emploie de la plombag9e mle de la p\dre arg5te1 et que l'aiguille de plat9e e/ remplace p> un disque4 ,le rcipi5t o e/ la p\dre tasse e/ port p> un ressort que peut p\ss] plus ou mo9s une vis de rglage4 ,enf9 on emploie comme gnrateur lectrique le c\rant de deux lm5ts de ,buns54 ,qu& la di/ance sp>ant les deux in/rum5ts e/ gr&e1 on introduit dans le circuit1 *aque /ation1 une bob9e d'induction dont le fil primaire e/ trav]s p> le c\rant de la pile locale1 a9si que le transmetteur1 et qui e/ reli d'autre "p avec le rcepteur p> un commutateur4 ,le circuit secondaire de ces bob9es e/ ensuite complt p> la t]re et le fil de ligne4 ,il rsulte de cette disposition que le c\rant induit qui actionne le rcepteur en correspondance1 ne produit son effet qu'aprs une seconde induction dt]m9e sur le fil primaire de la bob9e locale1 et il p>at que cet effet e/ bi5 suffisant2 mais l'on a l'avantage1 avec cette disposition1 de p\voir transmettre et recevoir sans autre manoeuvre faire que celle du commutateur4 ,un autre travail intressant n\s a t aussi communiqu p> ,,mm4 ,ed4 ,h\/on et ,el4 ,?omson sur un relais tlphonique bas sur l'emploi du microphone4 ,ds le mois de fvri] #ahgh1 j'avais song ce problme1 et voici ce que je disais dans ma communication l',acadmie du #be fvri]3 ,si les vibrations de la lame du tlphone rcepteur tai5t semblables celles du tlphone transmetteur1 il e/ facile de concevoir qu'en sub/ituant au tlphone rcepteur un tlphone la fois rcepteur et transmetteur ayant sa pile locale1 ce d]ni] p\rrait ragir comme un relais1 grce l'int]mdiaire de la bob9e d'induction1 et p\rrait a9si non-seulem5t amplifi] les sons1 mais encore les transmettre t\te di/ance2 mais il n'e/ pas pr\v que les vibrations des deux lames en correspondance soi5t de la mme nature1 et si les sons rsult5t de rtractions et dilatations molculaires1 le problme s]ait beauc\p plus difficile rs\dre4 ,ce sont des expri5ces t5t]4 ,eh bi56 ces expri5ces ont t t5tes avec succs p> ,m4 ,hughes1 qui1 a9si qu'on l'a vu page #aid1 e/ p>v5u1 grce la comb9aison du microphone au tlphone1 faire un relais tlphonique4 ,le relais de ,,mm4 ,h\/on et ,?omson ne diffre de celui de ,m4 ,hughes qu'en ce que le microphone1 au lieu d'tre plac sur une plan*e de bois ct du tlphone1 e/ fix sur le diaphragme lui-mme du tlphone et se compose de trois microphones *>bons v]ticaux que l'on peut associ] en t5sion ou en quantit1 suivant les conditions de l'application4 ,le modle de cet app>eil e/ reproduit dans la ,telegraphic ,j\rnal du #ae aot #ahgh1 et n\s y r5voyons le lecteur qui v\drait avoir plus de r5seignem5ts ce sujet4 ,d'un autre ct ,m4 ,hughes e/ p>v5u obt5ir un relais tlphonique p> l'int]mdiaire de deux microphones *>bon v]tical4 ,en plaant sur une plan*ette deux microphones de ce g5re1 et reliant l'un de ces microphones un troisime s]vant de transmetteur1 alors que le second e/ mis en rapport avec un tlphone et une seconde pile1 on ent5d dans le tlphone les p>oles prononces devant le microphone transmetteur sans que le relais tlphonique mette contribution aucun organe lectro-magntique4 ,on peut encore obt5ir la reproduction de la p>ole au moy5 d'un microphone1 en fixant sur la mme plan*e que ce microphone un aimant en f] *eval entre les ples duquel e/ adapt un noyau de f] d\x rec\v]t de la bob9e magntisante4 ,c'e/ encore un sy/me de relais tlphonique qui fonctionne sans diaphragme lectro-magntique4 ,enf91 on peut faire p>l] di/9ctem5t un tlphone sans noyau magntique4 ,une simple lame de f] et un tube de cuivre vas sur lequel e/ enr\le la bob9e1 tels sont les lm5ts con/ituants de ce n\vel in/rum5t qui1 suivant l'auteur1 p>l]ait plus di/9ctem5t qu'un ,bell ord9aire s\s l'influ5ce d'un microphone transmetteur et d'une pile de six lm5ts ,leclan*4 ,m4 ,ad]1 de son ct1 vi5t d'excut] un modle de tlphone qui a aussi son mrite4 ,le rcepteur n'e/ autre *ose qu'un lectro-aimant ord9aire deux bran*es1 dont l'armature e/ s\t5ue deux millimtres environ de ses ples1 p> une lame de v]re laquelle elle e/ colle1 et qui elle-mme e/ fixe deux supports rigides4 ,p\r ent5dre1 il suffit de l'appliqu] contre l'oreille4 ,le transmetteur e/ une tige mobile de f] ou de *>bon qui appuie sur un morceau de *>bon fixe1 sans autre pression que son poids1 et qui porte une plaque concave devant laquelle on p>le4 ,ces deux pices sont disposes de manire se m\voir horizontalem5t1 de sorte que1 qu& l'app>eil e/ susp5du1 le circuit e/ =cm5t disjo9t p> ce seul fait1 alors qu'il se tr\ve f]m au mom5t o on pr5d l'app>eil p\r p>l]4 ,la p>ole e/ trs-bi5 reproduite avec ce sy/me qui1 excut dans de plus gr&es dim5sions1 peut transmettre la p>ole une c]ta9e di/ance4 ,en fait de microphones1 n\s devons encore signal] de n\veaux modles comb9s p> ,m4 ,tr\v1 dont un e/ reprs5t fig4 #fg4 ,ils sont d'une simplicit rellem5t rem>quable et peuv5t se prt] beauc\p d'expri5ces diffr5tes2 ils se compos5t gnralem5t d'une petite bote cyl9drique v]ticale1 dont les deux bases sont con/itues p> deux disques de *>bon dont les c5tres sont runis soit p> une tige de *>bon1 soit p> une tige mtallique4 ,ces botes peuv5t s'ouvrir1 et s]v5t en mme temps de caisse p\r r5f]m] des insectes dont on veut tudi] les bruits2 elles peuv5t tre susp5dues une pot5ce p> les deux fils de communication p\r vit] les c\ss9s1 et en s'appliquant sur le cadran d'une montre1 elles en rvl5t les battem5ts avec une c]ta9e int5sit4 ,au mom5t o n\s t]m9ons l'impression de notre volume1 n\s recevons de ,m4 ,edison la communication suivante1 signe de ,,mm4 ,edison1 ,bat*elor et ,j4 ,adams1 qui sembl]ait indiqu] que le rcepteur tlphonique sans organe lectro-magntique aurait t dc\v]t p> lui ds le #bd septembre #ahgg4 ,cette communication e/ une copie extraite du regi/re d'expri5ces de ,m4 ,edison et qui e/ a9si conue3 ,sept4 #bd #ahgg4 ,tlgraphe p>lant4 ,ce soir1 en essayant des p>leurs1 n\s avons rem>qu que les sons ord9aires tai5t reproduits trs-haut4 ,qu& j'ai fait loign] le receveur de ,m4 ,bat*elor1 celui-ci rem>qua ou crut ent5dre ,m4 ,adams p>l] dans le transmetteur4 ,*]*ant se r5dre compte de cet effet1 il rpta l'expri5ce et reconnut qu'il ne s'tait pas tromp1 et il cont9ua la conv]sation avec ,m4 ,adams p5dant plusieurs m9utes1 en n'employant que deux transmetteurs4 ,la pile se composait de #ab lm5ts1 et le circuit tait de #abjj ,ohms 7#abj kilomtres de fil tlgraphique72 mais avec #ajj1 on p\vait fonctionn] sur une ligne4 ,t\tefois1 comme les sons transmis tai5t un peu bas1 les sons reproduits l'tai5t galem5t1 et mme n'tai5t pas t\j\rs ent5dus4 ,je me propose d'entrepr5dre une srie d'expri5ces avec un rcepteur bas sur le pr9cipe de l'expansion et avec diffr5tes compositions4 ,,mm4 ,a4 ,,edison1 ,,mac4 ,,bat*elor1 ,,james ,,adams4 ,une seconde communication de ,m4 ,edison1 qu'il m'a galem5t envoye1 se rapporte un app>eil auquel il a donn le nom de g\v]neur lectrique4 ,c'e/ un lectro-aimant dont l'armature1 s\leve p> un ressort antagoni/e1 appuie contre un disque de *>bon plac au-dessus d'elle et du ct oppos au ple lectro-magntique4 ,le c\rant qui passe trav]s l'lectro-aimant cont9ue sa m>*e trav]s le disque de *>bon1 et suivant que la pression ex]ce p> l'armature sur le *>bon e/ plus ou mo9s gr&e1 son int5sit e/ plus ou mo9s m>que4 ,or cette pression dp5d de l'excs de =ce du ressort antagoni/e sur l'attraction lectro-magntique4 ,qu& celle-ci s'affaiblit1 la pression sur le *>bon augm5te1 et l'int5sit du c\rant1 dev5ant plus =te1 fait ragir l'lectro-aimant plus =tem5t4 ,qu&1 au contraire1 celui-ci agit trop =tem5t1 la pression sur le *>bon dim9uant1 affaiblit le c\rant et1 p> suite1 l'action lectro-magntique se tr\ve =ce de re/] con/ante entre les limites qui ont t rgles4 ,on compr5d qu'en aj\tant au-dessus du *>bon dont il vi5t d'tre "q un second *>bon isol du premi]1 on p\rrait faire ragir l'app>eil sur un second circuit qui se tr\v]ait rgul>is en mme temps4 ,un rgulateur d'une disposition analogue1 mais fond sur un autre pr9cipe1 avait t dj appliqu p> ,,mm4 ,lacassagne et ,?i]s p\r un rgulateur de lumire lectrique4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,un c\p d'oeil hi/orique4444444444444444444444444444444 4444444444 #a ,t,l,,phones ,,musicaux4 ,tlphone de ,m4 ,reiss4444444444444444444444444444444444 4444444444 #aa ,tlphone de ,,mm4 ,ccil et ,lon>d ,wray444444444444444444444444444 #ae ,h>monica lectrique4444444444444444444444444444444 44444444444444 #ah ,tlphone de ,m4 ,eli%a ,gray44444444444444444444444444444444444 444 #ba ,tlphone de ,m4 ,v>ley4444444444444444444444444444444444 444444444 #be ,t,l,,phones ,,p>lants4 ,tlphones ficelle444444444444444444444444444444444 444444444444 #bg ,p]fectionnem5ts apports aux tlphones ficelle44444444444444 #bi ,tlphone lectrique de ,m4 ,graham ,bell444444444444444444444444444 #cb ,"p de ,m4 ,eli%a ,gray dans l'inv5tion du tlphone4444444444444 #ef ,,exam5 ,,des ,,pr9cipes ,,fondam5taux ,,sur ,,lesquels ,,repose ,,le ,t,l,,phone ,,bell4 ,exposition de ces pr9cipes44444444444444444444444444444444 444444 #fj ,,disposition ,,ord9aire ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,description et tude444444444444444444444444444444444444 444444444 #fd ,,dispositions ,,diff,,r5tes ,,des ,t,l,,phones4 ,expos de la "q44444444444444444444444444444444444444 444444 #ge ,t,l,,phones ,,pile4 ,tlphone de ,m4 ,edison444444444444444444444444444444444 4444444444 #gf ,tlphone musical d',edison4444444444444444444444444444444 44444444 #ha ,tlphones du colonel ,navez4444444444444444444444444444444444 4444 #he ,tlphones de ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]44444444444444444444444444444 #hh ,tlphone raction de ,m4 ,helles5444444444444444444444444444444 #ij ,tlphone raction de ,,mm4 ,?omson et ,h\/on4444444444444444444 #ib ,tlphones piles et transmetteurs liquides4444444444444444444 #ic ,tlphones pile et arcs voltaques444444444444444444444444444 #ig ,tlphones m]cure4444444444444444444444444444444444 44444444444 #ii ,,modifications ,,apport,,es ,,la ,,con/ruction ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,tlphones diaphragmes multiples444444444444444444444444444444 #ajd ,sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray44444444444444444444444444444444444 4444 #ajf ,sy/me de ,m4 ,phelps444444444444444444444444444444444 44444444444 #ajh ,sy/me de ,m4 ,cox-,walk]44444444444444444444444444444 44444444444 #aaj ,sy/mes de ,m4 ,tr\v44444444444444444444444444444444444 44444444 #aaj ,sy/me de ,m4 ,demoget44444444444444444444444444444444 44444444444 #aac ,modifications dans la disposition des organes tlphoniques44444 #aad ,,exp,,ri5ces ,,relatives ,,au ,t,l,,phone4 ,expri5ces sur les effets produits p> les c\rants voltaques et les c\rants induits444444444444444444444444444444444 44444444 #aag ,expri5ces sur le rle des diffr5ts organes d'un tlphone dans la transmission de la p>ole4444444444444444444444444444444 #abd ,expri5ces sur les effets rsultant de *ocs mcaniques communiqus diffr5tes p>ties d'un tlphone4444444444444444 #acd ,?orie du tlphone444444444444444444444444444444444 44444444444 #aci ,,exp,,ri5ces ,,div]ses ,,faites ,,avec ,,le ,t,l,,phone4 ,expri5ces de ,m4 d',arsonval44444444444444444444444444444 4444444 #adi ,expri5ces de ,m4 ,demoget44444444444444444444444444444444 4444444 #aeb ,expri5ces de ,m4 ,helles544444444444444444444444444444444 444444 #aef ,expri5ces de ,m4 ,zetz*e444444444444444444444444444444444 444444 #aeg ,expri5ces que t\t le monde peut faire444444444444444444444444 #aeh ,,le ,,microphone4 ,hi/orique de la "q44444444444444444444444444444444444444 4 #aei ,diffr5ts sy/mes de microphones44444444444444444444444444444 4 #afd ,le microphone employ comme organe p>lant4444444444444444444444 #age ,autres dispositions de microphones44444444444444444444444444444 4 #agi ,expri5ces faites avec le microphone444444444444444444444444444 #aha ,,effets ,,des ,,actions ,,ext,,rieures ,,sur ,,les ,,transmissions ,t,l,,phoniques4 ,expos de la "q44444444444444444444444444444444444444 44444 #bjc ,,in/allation ,d',,un ,,po/e ,t,l,,phonique4 ,sy/me de ,,mm4 ,poll>d et ,g>ni]4444444444444444444444444444444 #baf ,sy/me de ,,mm4 ,brguet et ,roosevelt44444444444444444444444444444 #bai ,sy/me de ,m4 ,edison444444444444444444444444444444444 44444444444 #bbc ,,sonn]ies ,d',,appel ,,et ,,av]tisseurs4 ,expos de la "q44444444444444444444444444444444444444 44444 #bbe ,sy/me de ,m4 de ,we9hold44444444444444444444444444444444 4444444 #bbg ,sy/me de ,,mm4 ,dut]tre et ,g\hault44444444444444444444444444444 #bbi ,sy/me de ,m4 ,puluj4444444444444444444444444444444444 44444444444 #bca ,,applications ,,du ,t,l,,phone4 ,expos gnral44444444444444444444444444444444444 444444444444444 #bcb ,,applications ,,du ,t,l,,phone ,,aux ,,transmissions ,t,l,,graphiques ,,simultan,,es4 ,hi/orique de la "q44444444444444444444444444444444444444 4 #bcd ,sy/me de ,bell44444444444444444444444444444444444 44444444444444 #bcg ,sy/me de ,m4 ,paul ,lac\r4444444444444444444444444444444444 44444 #bda ,sy/me de ,m4 ,eli%a ,gray44444444444444444444444444444444444 4444 #bdf ,sy/me de ,m4 ,v>ley4444444444444444444444444444444444 4444444444 #bee ,,applications ,,div]ses ,,du ,t,l,,phone4 ,application aux usages dome/iques444444444444444444444444444444 #beh ,application aux s]vices tlgraphiques4444444444444444444444444 #bei ,application aux arts militaires444444444444444444444444444444 444 #bfa ,application la m>9e444444444444444444444444444444444444 44444 #bfc ,applications indu/rielles4444444444444444444444444444 4444444444 #bfe ,application aux re*]*es sci5tifiques444444444444444444444444 #bfe ,,le ,,phonographe4 ,hi/orique de cette dc\v]te444444444444444444444444444444444 4 #bfg ,description du phonographe et manire de s'en s]vir444444444444 #bgc ,considrations ?oriques44444444444444444444444444444444 4444444 #bhg ,,applications ,,du ,,phonographe ,,et ,,son ,,av5ir4 ,mmoire de ,m4 ,edison sur cette "q4444444444444444444444444 #bic criture des lettres444444444444444444444444444444444 44444444444 #bih ,dictes444444444444444444444444444444444 444444444444444444444444 #cjj ,livres444444444444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cja ,beso9s de l'ducation444444444444444444444444444444 444444444444 #cjb ,musique44444444444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cjb ,impressions de famille444444444444444444444444444444444 444444444 #cjb ,livres phonographiques4444444444444444444444444 44444444444444444 #cjc ,botes musique1 j\j\x1 etc4444444444444444444444444444444444 #cjc ,applications la tlgraphie4444444444444444444444444444444 4444 #cjd ,phonautographe4444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cjg ,disposition de ,m4 ,lambrigot444444444444444444444444444444 4444444 #cjg ,app5dices444444444444444444444444444444 444444444444444444444444 #caj ,table des matires444444444444444444444444444444444 4444444444444 #cag ,,f94 #ba #fea4--,typographie ,lahure1 rue de ,fleurus1 #i1 ,p>is