available by the ,bibliothque nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,notes au lecteur de ce ficher digital3 ,seules les erreurs clairement introduites par le typographe ont t corriges4 ,le signe prcde les exposants2 entoure les indices2 dmarque les caractres gras4 ,l'original contient #fg illustrations non titres4 ,,biblioth,,que ,,des ,,merveilles ,,le ,t,l,,phone ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe ,,par ,,le ,,comte ,,th4 ,,du ,,moncel ,membre de l',institut ,,ouvrage ,,illustr ,,de #fg ,,figures ,,dessin,,es ,,sur ,,bois ,,par ,b4 ,,bonnafoux ,,paris ,,librairie ,,hachette ,,et ,cie #gi1 ,,boulevard ,,saint-,,germain1 #gi #ahgh ,droits de proprit et de traduction rservs ,,biblioth,,que ,,des ,,merveilles ,,publi,e ,,sous ,,la ,,direction ,,de ,m4 ,,douard ,,charton ,,le ,t,l,,phone1 ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe #baega-gh4--,,paris1 ,,typographie ,,lahure ,rue de ,fleurus1 #i ,,le ,t,l,,phone ,,le ,,microphone ,,et ,,le ,,phonographe ,,un ,,coup ,d',,oeil ,,historique4 proprement parler1 le tlphone n'est qu'un instrument apte transmettre les sons distance1 et l'ide de cette transmission est aussi ancienne que le monde4 ,les ,grecs employaient des moyens susceptibles de la raliser1 et il n'est pas douteux que ces moyens n'aient t quelquefois mis contribution dans les oracles du paganisme4 ,seulement cette transmission des sons ne sortait pas de certaines limites assez restreintes1 ne dpassant pas sans doute celles des porte-voix4 ,suivant ,m4 ,preece1 le document le plus ancien o cette transmission du son distance soit formule d'une manire un peu nette1 remonte l'anne #affg1 comme il rsulte d'un crit d'un certain ,robert ,hooke1 qui dit ce propos3 ,il n'est pas impossible d'entendre un bruit grande distance1 car on y est dj parvenu1 et l'on pourrait mme dcupler cette distance sans qu'on puisse taxer la chose d'impossible4 ,bien que certains auteurs estims aient affirm qu'il tait impossible d'entendre travers une plaque de verre noircie mme trs-mince1 je connais un moyen facile de faire entendre la parole travers un mur d'une grande paisseur4 ,on n'a pas encore examin fond jusqu'o pouvaient atteindre les moyens acoustiques1 ni comment on pourrait impressionner l'oue par l'intermdiaire d'autres milieux que l'air1 et je puis affirmer qu'en employant un fil tendu1 j'ai pu transmettre instantanment le son une grande distance et avec une vitesse sinon aussi rapide que celle de la lumire1 du moins incomparablement plus grande que celle du son dans l'air4 ,cette transmission peut tre effectue non-seulement avec le fil tendu en ligne droite1 mais encore quand ce fil prsente plusieurs coudes4 ,ce systme de transmission des sons1 sur lequel sont bass les tlphones ficelle qui attirent l'attention depuis quelques annes1 est rest l'tat de simple exprience jusqu'en #ahai1 poque laquelle ,m4 ,wheatstone l'appliqua sa lyre magique4 ,dans cet appareil1 les sons taient transmis travers une longue tige de sapin dont l'extrmit tait adapte une caisse sonore2 de l l'emploi des membranes utilises dans les tlphones ficelle1 il n'y avait qu'un pas4 ,quel est celui qui eut cette dernire ide8444 il est assez difficile de le dire1 car beaucoup de ces vendeurs de tlphones se l'attribuent sans se douter mme de la question4 ,s'il faut en croire certains voyageurs1 ce systme serait depuis longtemps employ en ,espagne pour les correspondances amoureuses4 ,quoi qu'il en soit1 les cabinets de physique ne possdaient pas ces appareils il y a quelques annes1 et beaucoup de personnes croyaient mme que la ficelle tait constitue par un tube acoustique de petit diamtre4 ,cet appareil1 quoique devenu un jouet d'enfant1 est d'une grande importance scientifique1 car il montre que les vibrations capables de reproduire la parole peuvent tre d'un ordre infiniment petit1 puisqu'elles peuvent tre transmises mcaniquement des distances dpassant cent mtres4 ,toutefois1 au point de vue tlgraphique1 le problme de la propagation des sons distance tait loin d'tre rsolu de cette manire1 et l'ide d'appliquer les effets lectriques cette sorte de transmission dut natre aussitt qu'on put tre tmoin des effets merveilleux de la tlgraphie lectrique1 ce qui nous reporte dj aux poques qui suivirent l'anne #ahci4 ,une dcouverte inattendue faite par ,m4 ,page en #ahcg1 en ,amrique1 et tudie depuis par ,,mm4 ,wertheim1 de la ,rive et autres1 devait d'ailleurs y conduire naturellement2 car on avait reconnu qu'une tige magntique soumise des aimantations et des dsaimantations trs-rapides1 pouvait mettre des sons1 et que ces sons taient en rapport avec le nombre des missions de courants qui les provoquaient4 ,d'un autre ct1 les vibrateurs lectriques combins par ,,mm4 ,mac-,gauley1 ,wagner1 ,neef1 etc41 et disposs ds #ahdg et #aheb par ,,mm4 ,froment et ,ptrina pour la production de sons musicaux1 prouvaient que le problme de la transmission des sons distance tait possible4 ,toutefois1 jusqu'en #ahed1 personne n'avait os admettre la possibilit de transmettre lectriquement la parole distance1 et quand ,m4 ,charles ,bourseul publia cette poque une note sur la transmission lectrique de la parole1 on regarda cette ide comme un rve fantastique4 ,moi-mme1 je dois l'avouer1 je ne pouvais y croire1 et quand1 dans la premire dition de mon expos des applications de l'lectricit publie en #aheda1 je rapportai cette note1 je crus devoir l'accompagner de commentaires plus que dubitatifs4 ,cependant1 comme la note me paraissait bien raisonne1 je n'hsitai pas la publier en la signant seulement des initiales ,ch4 ,b9999994 ,la suite devait donner raison cette ide hardie1 et quoiqu'elle ne renfermt pas en elle le principe physique qui seul pouvait conduire la reproduction des sons articuls1 elle tait pourtant le germe de l'invention fconde qui a illustr les noms de ,graham ,bell et d',elisha ,gray4 ,c'est ce titre que nous allons reproduire encore ici la note de ,m4 ,charles ,bourseul4 ,note #a3 ,voy4 t4 ,,ii1 p4 #bbe1 et t4 ,,iii1 p4 #aaj1 de la #b;e dition du mme ouvrage publie en #aheg4 ,aprs les merveilleux tlgraphes qui peuvent reproduire distance l'criture de tel ou tel individu1 et mme des dessins plus ou moins compliqus1 il semblerait impossible1 dit ,m4 ,b9999991 d'aller plus en avant dans les rgions du merveilleux4 ,essayons cependant de faire quelques pas de plus encore4 ,je me suis demand1 par exemple1 si la parole elle-mme ne pourrait pas tre transmise par l'lectricit1 en un mot1 si l'on ne pourrait pas parler ,vienne et se faire entendre ,paris4 ,la chose est praticable3 voici comment3 ,les sons1 on le sait1 sont forms par des vibrations et appropris l'oreille par ces mmes vibrations que reproduisent les milieux intermdiaires4 ,mais l'intensit de ces vibrations diminue trs rapidement avec la distance2 de sorte qu'il y a1 mme en employant des porte-voix1 des tubes et des cornets acoustiques1 des limites assez restreintes qu'on ne peut dpasser4 ,imaginez que l'on parle prs d'une plaque mobile1 assez flexible pour ne perdre aucune des vibrations produites par la voix1 que cette plaque tablisse et interrompe successivement la communication avec une pile3 vous pourrez avoir distance une autre plaque qui excutera en mme temps les mmes vibrations4 ,il est vrai que l'intensit des sons produits sera variable au point de dpart1 o la plaque vibre par la voix1 et constante au point d'arrive1 o elle vibre par l'lectricit2 mais il est dmontr que cela ne peut altrer les sons4 ,il est vident d'abord que les sons se reproduiraient avec la mme hauteur dans la gamme4 ,l'tat actuel de la science acoustique ne permet pas de dire a priori s'il en sera tout fait de mme des syllabes articules par la voix humaine4 ,on ne s'est pas encore suffisamment occup de la manire dont ces syllabes sont produites4 ,on a remarqu1 il est vrai1 que les unes se prononcent des dents1 les autres des lvres1 etc41 mais c'est l tout4 ,quoi qu'il en soit1 il faut bien songer que les syllabes ne reproduisent1 l'audition1 rien autre chose que des vibrations des milieux intermdiaires2 reproduisez exactement ces vibrations1 et vous reproduirez exactement aussi les syllabes4 ,en tout cas1 il est impossible de dmontrer1 dans l'tat actuel de la science1 que la transmission lectrique des sons soit impossible4 ,toutes les probabilits1 au contraire1 sont pour la possibilit4 ,quand on parla pour la premire fois d'appliquer l'lectro-magntisme la transmission des dpches1 un homme haut plac dans la science traita cette ide de sublime utopie1 et cependant aujourd'hui on communique directement de ,londres ,vienne par un simple fil mtallique4--,cela n'tait pas possible1 disait-on1 et cela est4 ,il va sans dire que des applications sans nombre et de la plus haute importance surgiraient immdiatement de la transmission de la parole par l'lectricit4 moins d'tre sourd et muet1 qui que ce soit pourrait se servir de ce mode de transmission qui n'exigerait aucune espce d'appareils4 ,une pile lectrique1 deux plaques vibrantes et un fil mtallique suffiraient4 ,dans une multitude de cas1 dans de vastes tablissements1 par exemple1 on pourrait1 par ce moyen1 transmettre distance tel ou tel avis1 tandis qu'on renoncera oprer cette transmission par l'lectricit1 ds lors qu'il faudra procder lettre par lettre et l'aide de tlgraphes exigeant un apprentissage et de l'habitude4 ,quoi qu'il arrive1 il est certain que dans un avenir plus ou moins loign1 la parole sera transmise distance par l'lectricit4 ,j'ai commenc des expriences cet gard3 elles sont dlicates et exigent du temps et de la patience1 mais les approximations obtenues font entrevoir un rsultat favorable4 ,il est certain que cette description n'est pas assez complte pour qu'on puisse y dcouvrir la disposition qui pouvait conduire la solution du problme1 et si les vibrations de la lame au poste de rception devaient rsulter d'interruptions et de fermetures de courant effectues au poste de transmission1 sous l'influence des vibrations dtermines par la voix1 elles ne pouvaient fournir que des sons musicaux et non des sons articuls4 ,nanmoins l'ide tait trs-belle1 comme le dit ,m4 ,preece1 tout en regardant sa ralisation comme impossible#b4 ,il est du reste facile de voir que ,m4 ,bourseul lui-mme ne se dissimulait pas les difficults du problme en ce qui touchait les sons articuls1 car il signale1 comme on vient de le voir1 les diffrences qui existent entre les vibrations simples produisant les sons musicaux et les vibrations complexes dterminant les sons articuls2 mais1 comme il le disait fort justement3 ,reproduisez au poste de rception les vibrations de l'air dtermines au poste de transmission1 et vous aurez la transmission de la parole quelque compliqu que soit le mcanisme au moyen duquel on l'obtient4 ,nous verrons l'instant comment a t rsolu ce problme1 et il est probable que certains essais avaient dj fait pressentir ,m4 ,bourseul la solution de la question2 mais rien dans sa note ne peut faire entrevoir quels taient les moyens auxquels il avait pens2 de sorte que l'on ne peut raisonnablement pas lui rapporter la dcouverte de la transmission lectrique de la parole1 et nous ne comprenons gure qu'on ait pu nous faire un reproche de ne pas avoir apprci1 ds cette poque1 l'importance de cette dcouverte qui pouvait bien alors paratre un peu du domaine de la fantaisie4 ,note #b3 ,voy4 le ,journal de la ,socit des ,ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #dag et #dai4 ,ce n'est qu'en #ahgf que le problme de la transmission lectrique de la parole a t dfinitivement rsolu1 et cette dcouverte a soulev dans ces derniers temps1 entre ,,mm4 ,elisha ,gray1 de ,chicago1 et ,graham ,bell un dbat de priorit intressant sur lequel nous devons dire quelques mots4 ,ds l'anne #ahgd1 ,m4 ,elisha ,gray s'occupait d'un systme de tlphone musical qu'il voulait appliquer aux transmissions tlgraphiques multiples1 et les recherches qu'il dut entreprendre pour tablir ce systme dans les meilleures conditions possibles lui firent entrevoir la possibilit de transmettre lectriquement les mots articuls4 ,tout en exprimentant son systme tlgraphique1 il combina1 en effet1 vers le #ae janvier #ahgf1 un systme de tlphone parlant dont il dposa l'office des patentes amricaines1 sous la forme de caveat ou de brevet provisoire1 la description et les dessins4 ,ce dpt fut fait le #ad fvrier #ahgf3 or ce mme jour ,m4 ,graham ,bell dposait galement l'office des patentes amricaines une demande de brevet dans laquelle il tait bien question d'un appareil du mme genre1 mais qui s'appliquait surtout des transmissions tlgraphiques simultanes au moyen d'appareils tlphoniques1 et les quelques mots qui1 dans ce brevet1 pouvaient se rapporter au tlphone sons articuls1 s'appliquaient un instrument qui1 de l'aveu mme de ,m4 ,bell1 n'a pu fournir aucuns rsultats satisfaisants#c4 ,dans le caveat de ,m4 ,gray1 au contraire1 l'application de l'appareil la transmission lectrique de la parole est uniquement indique1 la description du systme est complte1 et les dessins qui l'accompagnent sont tellement prcis qu'un tlphone excut d'aprs eux pouvait parfaitement fonctionner2 c'est du reste ce que ,m4 ,gray put constater lui-mme quand1 quelque temps aprs1 il excuta son appareil qui ne diffrait gure de celui liquide dont parle ,m4 ,bell dans son mmoire4 ce titre1 ,m4 ,elisha ,gray se serait trouv certainement mis en possession du brevet1 si une omission de formes de l'office des patentes amricaines1 qui1 comme on le sait1 prononce sur la priorit des inventions dans ce pays1 n'avait entran la dchance de son caveat1 et c'est propos de cette omission qu'un procs a t intent dernirement ,m4 ,bell1 devant la ,cour suprme de l'office des patentes amricaines1 pour faire tomber son brevet4 ,si ,m4 ,gray ne s'est pas occup plus tt de cette rclamation1 c'est qu'il tait alors entirement occup d'exprimenter son systme de tlphone harmonique appliqu aux transmissions tlgraphiques qu'il jugeait plus important au point de vue commercial1 et que le temps lui avait compltement manqu pour donner suite cette affaire4 ,note #c3 ,voy4 le ,mmoire de ,m4 ,bell dans le ,journal de la ,socit des ,ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #djg4 ,quoi qu'il en soit1 c'est seulement partir de la prise de possession de son brevet que ,m4 ,bell commena s'occuper srieusement du tlphone parlant1 et ses efforts ne tardrent pas tre couronns de succs1 car peu de mois aprs1 il exposait ,philadelphie son tlphone parlant qui excita1 ds cette poque1 l'attention publique au plus haut degr1 et qui1 perfectionn encore au point de vue pratique1 nous arriva en ,europe dans l'automne #ahgg avec la forme que nous lui connaissons4 ,comme complment cette histoire sommaire du tlphone1 nous devons dire que1 depuis sa russite1 bon nombre de rclamations de priorit ont surgi comme par enchantement4 ,nous voyons d'abord qu'un certain ,m4 ,john ,camack1 ,anglais d'origine1 s'attribue l'invention du tlphone1 se basant sur ce qu'en #ahfe il aurait non-seulement fait la description de cet appareil1 mais encore excut les dessins2 il ajoute mme que si les moyens ne lui avaient pas fait dfaut pour le construire1 le tlphone aurait t dcouvert ds cette poque4 ,une prtention semblable a t galement mise par ,m4 ,dolbear1 compatriote de ,m4 ,bell1 et nous verrons bientt ce qu'en dit ce dernier4 ,il en est de mme d'un certain ,m4 ,manzetti1 d',aoste1 qui prtend que son invention tlphonique a t dcrite dans beaucoup de journaux de #ahfe1 entre autres dans le ,petit ,journal1 de ,paris1 du #bb novembre #ahfe1 le ,diretto1 de ,rome1 du #aj juillet #ahfe1 l'cho d',italie1 de ,new-,york1 du #i aot #ahfe1 l',italie1 de ,florence1 du #aj aot #ahfe1 la ,commune d',italie1 de ,gnes1 du #a;er dcembre #ahfe1 la ,vrit1 de ,novarre1 du #d janvier #ahff1 le ,commerce1 de ,gnes1 du #f janvier #ahff4 ,il est vrai qu'aucune description n'a t donne de ce systme1 et que les journaux en question n'ont fait qu'assurer que les expriences qui avaient t faites avaient montr que la solution pratique du problme de la transmission lectrique de la parole par ce systme tait possible4 ,quoi qu'il en soit1 ,m4 ,charles ,bourseul aurait encore la priorit de l'ide2 mais suivant nous1 on ne doit ajouter qu'une mdiocre confiance toutes ces revendications faites aprs coup4 ,avant de nous occuper du tlphone de ,bell et des diverses modifications qu'on lui a apportes1 il nous a paru important1 pour bien familiariser le lecteur avec ces sortes d'appareils1 d'tudier les tlphones lectro-musicaux qui l'ont prcd1 et en particulier celui de ,m4 ,reiss1 qui fut construit en #ahfj et qui a t le point de dpart de tous les autres4 ,nous verrons d'ailleurs que ces instruments ont des applications trs-importantes1 et la tlgraphie leur devra probablement un jour de grands progrs4 ,t,l,,phones ,,musicaux4 ,tlphone de ,m4 ,reiss4--,le tlphone de ,m4 ,reiss est fond1 quant la reproduction des sons1 sur les effets dcouverts par ,m4 ,page en #ahcg et1 pour leur transmission lectrique1 sur le systme membrane vibrante utilis ds #ahee par ,m4 ,l4 ,scott dans son phonautographe4 ,cet appareil se compose donc1 comme les systmes tlgraphiques1 de deux parties distinctes1 d'un transmetteur et d'un rcepteur1 et nous les reprsentons fig4 #a4 ,le transmetteur tait essentiellement constitu par une bote sonore ,k1 qui portait sa partie suprieure une large ouverture circulaire travers laquelle tait tendue une membrane1 et au centre de celle-ci tait adapt un lger disque de platine o1 au-dessus duquel tait fixe une pointe mtallique b1 qui constituait avec le disque l'interrupteur4 ,sur une des faces de cette bote sonore ,k1 se trouvait une sorte de porte-voix ,t qui tait destin recueillir les sons et les diriger l'intrieur de la bote pour les faire ragir ensuite sur la membrane4 ,une partie de la bote ,k est brise sur la figure pour qu'on puisse distinguer les diffrentes parties qui la composent4 ,les tiges a1 c1 qui portent la pointe de platine b1 sont runies mtalliquement avec une clef ,morse t1 place sur le ct de la bote ,k1 et avec un lectro-aimant ,a1 qui appartient un systme tlgraphique destin changer les signaux ncessaires la mise en action des deux appareils aux deux stations4 ,le rcepteur est constitu par une caisse sonore ,b1 portant deux chevalets d1 d1 sur lesquels est soutenu un fil de fer d d de la grosseur d'une aiguille tricoter4 ,une bobine lectro-magntique g enveloppe ce fil et se trouve enferme par un couvercle ,d1 qui concentre les sons dj amplifis par la caisse sonore2 cette caisse est mme munie1 cet effet1 de deux ouvertures pratiques au-dessous de la bobine4 ,le circuit de ligne est mis en rapport avec le fil de cette bobine par les deux bornes d'attache #c et #d1 et une clef ,morse t se trouve place sur le ct de la caisse ,b pour l'change des correspondances4 ,pour faire fonctionner ce systme1 il suffit de faire parler l'instrument dont on veut transmettre les sons devant l'ouverture ,t1 et cet instrument peut tre une flte1 un violon ou mme la voix humaine4 ,les vibrations de l'air dtermines par ces instruments font vibrer l'unisson la membrane tlphonique1 et celle-ci1 en approchant et loignant rapidement le disque de platine o de la pointe b1 fournit une srie d'interruptions de courant qui se trouvent rpercutes par le fil de fer d d et transformes en vibrations mtalliques1 dont le nombre est gal celui des sons successivement produits4 ,d'aprs ce mode d'action1 on comprend donc qu'il soit possible de transmettre les sons avec leur valeur relative2 mais l'on conoit galement que ces sons ainsi transmis n'auront pas le timbre de ceux qui leur donnent naissance1 car le timbre est indpendant du nombre des vibrations1 et1 il faut mme le dire ici1 les sons produits par l'appareil de ,m4 ,reiss avaient un timbre de flte l'oignon qui n'avait rien de sduisant2 toutefois le problme de la transmission lectrique des sons musicaux tait bien rellement rsolu1 et l'on pouvait dire en toute vrit qu'un air ou une mlodie pouvait tre entendu une distance aussi grande qu'on pouvait le dsirer4 ,l'invention de ce tlphone date1 comme on l'a dj vu1 de l'anne #ahfj1 et le professeur ,heisler en parle dans son trait de physique technique1 publi ,vienne en #ahff2 il prtend mme dans l'article qu'il lui a consacr1 que1 quoique dans son enfance1 cet appareil tait susceptible de transmettre non-seulement des sons musicaux1 mais encore des mlodies chantes4 ,ce systme fut ensuite perfectionn par ,m4 ,vander-,weyde1 qui1 aprs avoir lu la description publie par ,m4 ,heisler1 chercha rendre la bote de transmission de l'appareil plus sonore et les sons produits par le rcepteur plus forts4 ,voici ce qu'il dit ce sujet dans le ,scientific american ,journal3 ,ayant fait construire en #ahfh deux tlphones du genre de celui dcrit prcdemment1 je les montrai la runion du club polytechnique de l',institut amricain4 ,les sons transmis taient produits l'extrmit la plus loigne du ,cooper ,institut1 et tout fait en dehors de la salle o se trouvaient les auditeurs de l'association2 l'appareil rcepteur tait plac sur une table1 dans la salle mme des sances4 ,il reproduisait fidlement les airs chants1 mais les sons taient un peu faibles et un peu nasillards4 ,je songeai alors perfectionner cet appareil1 et je cherchai d'abord obtenir dans la bote ,k des vibrations plus puissantes en les faisant rpercuter par les cts de cette bote au moyen de parois creuses4 ,je renforai ensuite les sons produits par le rcepteur1 en introduisant dans la bobine plusieurs fils de fer1 au lieu d'un seul4 ,ces perfectionnements ayant t soumis la runion de l',association amricaine pour l'avancement des sciences qui eut lieu en #ahfi1 on exprima l'opinion que cette invention renfermait en elle le germe d'une nouvelle mthode de transmission tlgraphique qui pourrait conduire des rsultats importants4 ,cette apprciation devait tre bientt justifie par la dcouverte de ,bell et d',elisha ,gray4 ,tlphone de ,,mm4 ,ccil et ,lonard ,wray4--,ce systme1 que nous reprsentons fig4 #b et #c1 n'est qu'un simple perfectionnement de celui de ,m4 ,reiss1 imagin en vue de rendre les effets produits plus nergiques4 ,ainsi le transmetteur est muni de deux membranes au lieu d'une1 et son rcepteur1 au lieu d'tre constitu par un simple fil de fer recouvert d'une bobine magntisante1 se compose de deux bobines distinctes1 ,h1 ,h'1 fig4 #b1 places dans le prolongement l'une de l'autre1 et l'intrieur desquelles se trouvent deux tiges de fer4 ,ces tiges sont fixes par une de leurs extrmits deux lames de cuivre ,a1 ,b1 maintenues elles-mmes dans une position fixe au moyen de deux piliers crous ,i1 ,i'1 et les deux autres extrmits de ces tiges1 entre les bobines1 sont disposes une trs-petite distance l'une devant l'autre1 mais sans cependant se toucher4 ,le systme est d'ailleurs mont sur une caisse sonore1 munie d'un trou ,t dans l'espace correspondant l'intervalle sparant les bobines1 et celles-ci communiquent avec quatre boutons d'attache qui sont mis en rapport avec le circuit de ligne de telle manire que les polarits opposes des deux tiges soient de signes contraires1 et ne forment qu'un seul et mme aimant coup par le milieu4 ,il parat qu'avec cette disposition les sons produits sont beaucoup plus accentus4 ,la forme du transmetteur est aussi un peu diffrente de celle que nous avons dcrite prcdemment2 la partie suprieure1 au lieu d'tre horizontale1 est un peu incline1 comme on le voit fig4 #c1 et l'ouverture ,e par laquelle les sons doivent se communiquer la membrane vibrante1 occupe une grande partie du ct le plus lev de la caisse1 qui1 cet effet1 se prsente sous une certaine obliquit4 ,la seconde membrane ,g1 qui est en caoutchouc1 forme une sorte de cloison qui divise en deux la caisse1 partir du bord suprieur de l'ouverture1 et1 d'aprs l'inventeur1 elle aurait pour effet1 tout en augmentant l'amplitude des vibrations produites par la membrane extrieure ,d1 comme dans un tambour1 de protger celle-ci contre les effets de la respiration et plusieurs autres causes nuisibles4 ,l'interrupteur lui-mme diffre aussi de celui de l'appareil de ,m4 ,reiss4 ,ainsi le disque de platine b1 appel fournir les contacts1 n'est mis en rapport mtallique avec le circuit que par l'intermdiaire de deux petits fils de platine ou d'acier qui plongent dans deux petits godets a1 c remplis de mercure et relis ce circuit4 ,par ce moyen1 la membrane ,d se trouve libre dans ses mouvements et peut vibrer plus facilement4 ,l'interruption est d'ailleurs effectue par une petite pointe de platine porte par un levier ressort articul ,,kh qui se trouve au-dessus du disque1 et dont l'extrmit1 tant fixe au-dessous d'une sorte de clef ,morse ,,mi1 permet d'effectuer la main les fermetures de courant ncessaires l'change des correspondances pour la mise en train des appareils4 ,harmonica lectrique4--,longtemps avant ,m4 ,reiss et plus forte raison longtemps avant ,m4 ,elisha ,gray qui a imagin un tlphone du mme genre1 j'avais fait mention d'une sorte d'harmonica lectrique qui a t dcrit de la manire suivante dans le tome ,i1 p4 #afg1 de la premire dition de mon ,expos des applications de l'lectricit publi en #ahecd4 ,note #d3 ,cette description n'tait que la rptition d'un article publi antrieurement dans le ,journal de l',arrondissement de ,valognes4 ,la facult que possde l'lectricit de mettre en mouvement des lames mtalliques et de les faire vibrer1 a pu tre utilise la production de sons distincts1 susceptibles d'tre combins et harmoniss2 mais1 en outre de cette application toute physique1 l'lectro-magntisme a pu venir en auxiliaire certains instruments1 tels que pianos1 orgues1 etc41 pour leur donner la facilit d'tre jous distance4 ,ainsi jusque dans les arts en apparence les moins susceptibles de recevoir de l'lectricit quelque application1 cet lment si extraordinaire a pu tre d'un secours utile4 ,nous avons dj parl de l'interrupteur de ,m4 de la ,rive4 ,c'est1 comme on le sait1 une lame de fer soude un ressort d'acier et maintenue dans une position fixe vis--vis un lectro-aimant1 par un autre ressort ou un butoir mtallique en connexion avec l'une des branches du courant4 ,comme l'autre branche1 aprs avoir pass dans le fil de l'lectro-aimant aboutit la lame de fer elle-mme1 l'lectro-aimant n'est actif qu'au moment o cette lame touche le butoir ou le ressort d'arrt2 mais aussitt qu'elle l'abandonne1 l'aimantation cesse1 et la lame de fer revient en son point d'arrt1 puis l'abandonne ensuite4 ,il se dtermine donc une vibration d'autant plus rapide que la longueur de la lame vibrante est plus courte1 et que la force est plus grande par suite du rapprochement de la lame de l'lectro-aimant4 ,pour rendre les sons de plus en plus aigus1 il ne s'agit donc que d'employer l'un ou l'autre des deux moyens4 ,le plus simple est d'avoir une vis que l'on serre ou que l'on desserre volont1 et qui par cela mme loigne plus ou moins la lame vibrante de l'lectro-aimant4 ,tel est l'appareil de ,m4 ,froment au moyen duquel il a obtenu des sons d'une acuit extraordinaire1 bien qu'tant fort doux l'oreille4 ,m4 ,froment n'a pas fait de cet appareil un instrument de musique2 mais on conoit que rien ne serait plus facile que d'en constituer un2 il ne s'agirait pour cela que de faire agir les touches d'un clavier sur des leviers mtalliques1 dont la longueur des bras serait en rapport avec le rapprochement de la lame ncessit pour la vibration des diffrentes notes4 ,ces diffrents leviers1 en appuyant sur la lame1 joueraient le rle du butoir d'arrt1 mais ce butoir varierait de position suivant la touche4 ,si le courant tait constant1 un pareil instrument aurait certainement beaucoup d'avantages sur les instruments anches dont on se sert1 en ce sens qu'on aurait une vibration aussi prolonge qu'on le voudrait pour chaque note1 et que les sons seraient plus velouts2 malheureusement l'ingalit d'action de la pile en rend l'usage bien difficile4 ,aussi ne s'est-on gure servi de ce genre d'appareils que comme rgulateurs auditifs pour l'intensit des piles1 rgulateurs infiniment plus commodes que les rhomtres1 puisqu'ils peuvent faire apprcier les diffrentes variations d'une pile pendant une exprience1 sans qu'on soit oblig d'en dtourner son attention4 ,en #ahef1 ,m4 ,ptrina1 de ,prague1 imagina un dispositif analogue auquel il donna le nom d'harmonica lectrique1 bien qu' proprement parler il ne constitut pas dans sa pense un instrument de musique4 ,voici ce que j'en disais dans le tome ,,iv de la seconde dition de mon expos des applications de l'lectricit publi en #ahei4 ,le principe de cet appareil est le mme que celui du rhotome de ,neef1 au marteau duquel on a substitu une baguette dont les vibrations transversales produisent un son4 ,quatre de ces baguettes1 diffrentes en longueur1 sont places l'une ct de l'autre1 et tant mises en mouvement au moyen de touches1 puis arrtes par des leviers1 produisent des sons de combinaison dont il devient facile de dmontrer l'origine4 ,dans ce qui prcde je ne dis pas1 il est vrai1 que ces appareils pouvaient tre jous distance2 mais cette ide tait toute naturelle1 et les journaux allemands prtendent que ,m4 ,ptrina l'avait ralise mme avant #ahef4 ,elle tait la consquence de ce que je disais en dbutant3 que l'lectro-magntisme pouvait venir en auxiliaire certains instruments tels que pianos1 orgues1 etc41 pour leur donner la facilit d'tre jous distance1 et j'indiquais plus loin les moyens employs pour cela et mme pour les faire fonctionner sous l'influence d'une petite bote musique4 ,je n'y avais du reste pas attach d'importance1 et ce n'est que comme document historique que je parle de ces systmes4 ,tlphone de ,m4 ,elisha ,gray1 de ,chicago4--,ce systme1 imagin en #ahgd1 n'est en ralit qu'un appareil du genre de ceux qui prcdent1 mais avec des combinaisons importantes qui ont permis de l'appliquer utilement la tlgraphie4 ,dans un premier modle il mettait contribution une bobine d'induction deux hlices superposes1 dont l'interrupteur1 qui tait trembleur1 tait multiple et dispos de manire produire des vibrations assez nombreuses pour mettre des sons4 ,ces sons1 comme on l'a vu1 peuvent avec cette disposition tre modifis suivant la manire dont l'appareil est rgl1 et s'il existe ct les uns des autres un certain nombre d'interrupteurs de ce genre1 dont les lames vibrantes soient rgles de manire fournir les diffrentes notes de la gamme sur plusieurs octaves1 on pourra1 en mettant en action tels ou tels d'entre eux1 excuter sur cet instrument d'un nouveau genre un morceau de musique dont les sons se rapprocheront de ceux produits par les instruments anches1 tels que harmoniums1 accordons1 etc4 ,la mise en action de ces interrupteurs pourra d'ailleurs tre effectue au moyen du courant primaire de la bobine d'induction qui circulera travers l'un ou l'autre des lectro-aimants de ces interrupteurs1 sous l'influence de l'abaissement de l'une ou l'autre des touches d'un clavier commutateur1 et les courants secondaires qui natront dans la bobine sous l'influence de ces courants primaires interrompus1 pourront transmettre des vibrations correspondantes distance sur un rcepteur4 ,celui-ci pourrait tre analogue ceux dont nous avons parl prcdemment pour les tlphones de ,reiss1 de ,wray1 etc41 mais ,m4 ,gray a d le modifier pour obtenir des effets plus amplifis4 ,nous reprsentons 7fig4 #d7 la disposition de ce premier systme4 ,les vibrateurs sont en ,a et ,a'1 les touches du clavier en ,m et ,m'1 la bobine d'induction en ,b1 et le rcepteur en ,c4 ,ce rcepteur se compose1 comme on le voit1 d'un simple lectro-aimant ,,nn' au-dessus des ples duquel est adapte une caisse cylindrique en mtal ,c dont le fond est en fer et sert d'armature4 ,cette bote tant perce comme les violons de deux trous en ,s1 joue le rle de caisse sonore1 et ,m4 ,elisha ,gray a reconnu que les mouvements molculaires dtermins au sein du noyau magntique et de son armature1 sous l'influence des alternatives d'aimantation et de dsaimantation1 taient suffisants pour engendrer des vibrations en rapport avec la rapidit de ces alternatives1 et fournir des sons qui devenaient perceptibles par suite de leur amplification par la bote sonore4 ,s'il faut en croire ,m4 ,elisha ,gray1 les vibrations transmises par des courants secondaires seraient capables de faire rsonner distance1 par l'intermdiaire du corps humain1 des lames conductrices susceptibles d'entrer facilement en vibration et disposes sur des caisses sonores4 ,ainsi l'on pourrait faire produire des sons musicaux des cylindres de cuivre placs sur une table1 une plaque mtallique applique sur une sorte de violon1 une feuille de clinquant tendue sur un tambour ou toute autre substance rsonnante1 en touchant d'une main ces diffrents corps et en prenant de l'autre le bout du fil du circuit4 ,ces sons qui pourraient avoir un timbre diffrent1 suivant la nature de la substance touche1 reproduiraient la note transmise avec le nombre exact de vibrations qui lui correspond#e4 ,note #e3 ,m4 ,gray dans un article insr dans le ,telegrapher du #g octobre #ahgf1 et dont on trouvera une traduction dans les ,annales tlgraphiques de mars-avril #ahgg1 p4 #ig-abj1 entre dans de longs dtails sur ce mode de transmission des sons par les tissus du corps humain1 et voici1 suivant lui1 les conditions dans lesquelles il faut tre plac pour obtenir de bons rsultats3 #a ,les missions lectriques doivent avoir une tension considrable pour rendre l'effet perceptible l'oreille2 #b ,la substance employe pour toucher la plaque mtallique doit tre douce1 flexible et conductrice jusqu'au point de contact2 l1 il faut interposer une rsistance trs-mince1 ni trop grande ni trop petite2 #c ,la plaque et la main ou autre tissu1 ne doivent pas seulement tre en contact1 il faut que ce contact rsulte d'un frottement ou d'un glissement2 #d ,les parties en contact doivent tre sches1 afin de conserver le degr voulu de rsistance4 ,on comprend aisment que les effets obtenus dans le systme reprsent 7fig4 #d7 pourraient tre reproduits1 si au lieu d'interrupteurs ou de rhotomes lectriques1 on employait la station de transmission des interrupteurs mcaniques disposs de manire fournir le nombre d'interruptions de courants en rapport avec les vibrations des diffrentes notes de la gamme4 ,on pourrait encore1 par ce moyen1 se dispenser de la bobine d'induction et faire ragir directement sur le rcepteur le courant ainsi interrompu par l'interrupteur mcanique4 ,m4 ,elisha ,gray a du reste combin une autre disposition de ce systme tlphonique qu'il a applique la tlgraphie pour les transmissions lectriques simultanes1 et dont nous parlerons plus tard4 ,tlphone de ,m4 ,varley4--,ce tlphone n'est proprement parler qu'un tlphone musical dans le genre de celui de ,m4 ,gray1 mais dont le rcepteur prsente une disposition originale vraiment intressante4 ,cette partie de l'appareil est essentiellement constitue par un vritable tambour de grandes dimensions 7#c ou #d pieds de diamtre71 dans l'intrieur duquel est plac un condensateur form de quatre feuilles de papier d'tain spares par des feuilles en matire parfaitement isolante1 et dont la surface reprsente peu prs la moiti de celle du tambour4 ,les lames de ce condensateur sont disposes paralllement aux membranes du tambour et une trs-petite distance de leur surface4 ,si une charge lectrique est communique l'une des sries de plaques conductrices de ce condensateur1 celles qui leur correspondront se trouveront attires1 et si elles peuvent se mouvoir1 elles pourront communiquer aux couches d'air interposes un mouvement qui1 en se communiquant aux membranes du tambour1 pourront1 pour une srie de charges trs-rapproches les unes des autres1 faire vibrer ces membranes et engendrer des sons2 or ces sons seront en rapport avec le nombre des charges et dcharges qui seront produites4 ,comme ces charges et dcharges peuvent tre dtermines par la runion des deux armatures du condensateur aux extrmits du circuit secondaire d'une bobine d'induction dont le circuit primaire sera interrompu convenablement1 on voit immdiatement que1 pour faire mettre par le tambour un son donn1 il suffira de faire fonctionner l'interrupteur de la bobine d'induction de manire produire le nombre de vibrations que comporte ce son4 ,le moyen employ par ,m4 ,varley pour produire ces interruptions est celui qui a t dj mis en usage dans plusieurs applications lectriques et notamment pour les chronographes2 c'est un diapason lectro-magntique rgl de manire mettre le son qu'il s'agit de transmettre4 ,ce diapason peut1 en formant lui-mme interrupteur1 ragir sur le courant primaire de la bobine d'induction1 et s'il y a autant de ces diapasons que de notes musicales transmettre1 et que les lectro-aimants qui les animent soient relis un clavier de piano1 il sera possible de transmettre de cette manire une mlodie distance comme dans le systme de ,m4 ,elisha ,gray4 ,la seule chose particulire dans ce systme est le fait de la reproduction des sons par l'action d'un condensateur1 et nous verrons plus loin que cette ide1 reprise par ,,mm4 ,pollard et ,garnier1 a conduit des rsultats vraiment intressants4 ,t,l,,phones ,,parlants4 ,les tlphones que nous venons d'tudier ne peuvent transmettre1 comme on l'a vu1 que des sons musicaux1 puisqu'ils ne peuvent rpter que des vibrations simples1 en nombre plus ou moins grand1 il est vrai1 mais non en combinaisons simultanes1 telles que celles qui doivent reproduire les sons articuls4 ,jusqu' l'poque de l'invention de ,m4 ,bell1 la transmission de la parole ne pouvait donc se faire que par des tubes acoustiques ou par les tlphones ficelle dont nous avons dj parl4 ,bien que ces sortes d'appareils n'aient aucun rapport avec ceux que nous nous proposons d'tudier dans cet ouvrage1 nous avons cru devoir en dire ici quelques mots1 car ils peuvent quelquefois tre combins avec les tlphones lectriques1 et1 d'ailleurs1 ils reprsentent la premire tape de l'invention4 ,tlphones ficelle4--,les tlphones ficelle qui depuis plusieurs annes inondent les boulevards et les rues des diffrentes villes d',europe1 et dont l'invention remonte1 comme on l'a vu1 l'anne #affg1 sont des appareils trs-intressants par eux-mmes1 et nous sommes tonn qu'ils n'aient pas figur plutt dans les cabinets de physique4 ,ils sont constitus par des tubes cylindro-coniques en mtal ou en carton1 dont un bout est ferm par une membrane tendue de parchemin1 au centre de laquelle est fixe par un noeud la ficelle ou le cordon destin les runir4 ,quand deux tubes de ce genre sont ainsi runis et que le fil est bien tendu1 comme on le voit fig4 #e1 il suffit qu'une personne applique un de ces tubes contre l'oreille et qu'une autre personne parle trs-prs de l'ouverture de l'autre tube1 pour que toutes les paroles prononces par cette dernire soient immdiatement transmises l'autre1 et l'on peut mme converser de cette manire voix presque basse4 ,dans ces conditions1 les vibrations de la membrane impressionne par la voix se trouvent transmises mcaniquement l'autre membrane par le fil qui1 comme l'avait annonc le physicien de #affg1 transmet les sons beaucoup mieux que l'air4 ,on a pu par ce moyen converser une distance de cent cinquante mtres1 et il paratrait que la grosseur et la nature des fils exercent une certaine influence4 ,suivant les vendeurs de ces appareils1 les fils de soie seraient ceux qui donneraient les meilleurs rsultats et les ficelles de chanvre les moins bons4 ,ce sont ordinairement des fils de coton tresss qui sont employs afin de permettre de livrer bon march ces appareils4 ,dans certains modles on a dispos les tubes de manire prsenter1 entre la membrane et l'embouchure1 un diaphragme perc d'un trou1 et l'appareil ressemble alors une espce de cloche dont le fond aurait t perc et recouvert quelques millimtres au-dessus de la membrane de parchemin2 mais je n'ai pas reconnu de supriorit bien marque ce modle4 ,on a galement prtendu que les cornets en mtal nickel taient prfrables2 je n'en suis pas davantage convaincu4 ,quoi qu'il en soit1 ces appareils ont donn des rsultats qu'on tait loin d'attendre1 et bien que leurs usages pratiques soient trs-restreints1 ils constituent des instruments scientifiques trs-intressants et des jouets instructifs pour les enfants4 ,d'aprs ,m4 ,millar1 de ,glascow1 l'intensit des effets produits dans ces tlphones dpend beaucoup de la nature de la ficelle1 de la manire dont elle est attache et de la manire dont la membrane est place sur l'embouchure4 ,perfectionnements apports aux tlphones ficelle4--,les effets prodigieux des tlphones ,bell ont dans ces derniers temps remis la mode les tlphones ficelle qui taient rests jusque-l dans le domaine des jouets d'enfant4 ,la possibilit qu'ils ont donne de transmettre plusieurs personnes la parole reproduite sur un tlphone lectrique a fait rechercher les moyens de les utiliser concurremment avec ces derniers1 et pour cela on a d d'abord examiner le moyen le plus efficace de les faire parler sur un fil prsentant plusieurs coudes2 nous avons vu que1 dans les conditions ordinaires1 ces appareils ne parlaient distinctement que quand le fil tait tendu en ligne droite4 ,pour rsoudre ce problme1 ,m4 ,a4 ,brguet a eu l'ide d'employer comme supports des espces de petits tambours de basque par le centre desquels on fait passer le fil2 le son port par la partie du fil en rapport avec le cornet dans lequel on parle1 fait alors vibrer la membrane de ce tambour1 et celle-ci communique ensuite la vibration la partie du fil qui suit4 ,on peut de cette manire obtenir autant de coudes que l'on veut et soutenir le fil sur toute la longueur qui peut convenir ces sortes de tlphones1 laquelle ne dpasse gure cent mtres4 ,m4 ,a4 ,brguet a fait encore de ce systme des espces de relais pour arriver au mme but1 et pour cela il fait aboutir les fils deux membranes qui ferment les deux ouvertures d'un cylindre de laiton2 les sons reproduits par l'une des membranes ragissent sur l'autre1 et celle-ci vibre sous cette influence comme si elle tait impressionne par la voix2 le cylindre joue alors le rle d'un tube acoustique ordinaire1 et sa forme peut tre aussi varie qu'on peut le dsirer4 ,il parat que ,m4 ,a4 ,badet1 ds le #a;er fvrier #ahgh1 tait parvenu faire fonctionner d'une manire analogue les tlphones ficelle1 et il se servait pour cela de parchemins tendus sur des cadres qui faisaient l'office de tables rsonnantes4 ,le fil tait fix au centre de la membrane et faisait avec elle tel angle que l'on voulait4 ,plusieurs savants1 entre autres ,,mm4 ,wheatstone1 ,cornu et ,mercadier1 se sont occups il y a dj longtemps de ces sortes de transmissions par les fils1 et tout dernirement ,,mm4 ,millar1 ,heaviside et ,nixon ont fait des expriences intressantes dont nous devons dire quelques mots4 ,ainsi1 ,m4 ,millar a reconnu qu'avec un fil tlgraphique tendu et reli par deux fils de cuivre deux disques susceptibles de vibrer1 on pouvait transporter les sons musicaux cent cinquante mtres1 et qu'en tendant des fils travers une maison1 ces fils tant relis des embouchures et des cornets auriculaires placs dans diffrentes chambres1 on pouvait correspondre avec toutes ces chambres de la manire la plus facile4 ,il a employ pour les disques vibrants1 soit du bois1 soit du mtal1 soit de la gutta-percha ayant la forme d'un tambour1 et les fils taient fixs au centre4 ,l'intensit du son semblait augmenter avec la grosseur du fil4 ,,mm4 ,heaviside et ,nixon1 dans leurs expriences ,new-,castle sur la ,tyne1 ont reconnu que la grosseur du fil qui donnait les meilleurs rsultats tait le fil n #d de la jauge anglaise4 ,les disques qu'ils avaient employs taient en bois de #a_/h de pouce d'paisseur1 et ils pouvaient tre placs en un point quelconque de la longueur du fil4 ,avec un fil bien tendu et tranquille1 la parole a pu tre entendue de cette manire une distance de deux cents mtres4 ,tlphone lectrique de ,m4 ,graham ,bell4--,tel tait l'tat des appareils tlphoniques1 lorsqu'en #ahgf apparut l'exposition de ,philadelphie le tlphone de ,bell que sir ,w4 ,thomson n'a pas craint d'appeler la merveille des merveilles1 et sur lequel l'attention du monde entier s'est trouve immdiatement porte1 bien qu' vrai dire son authenticit ait soulev dans l'origine bien des incrdulits4 ,ce tlphone1 en effet1 reproduisait les mots articuls1 et ce rsultat dpassait tout ce que les physiciens avaient pu concevoir4 ,cette fois ce n'tait plus une conception que l'on pouvait1 jusqu' preuve contraire1 traiter de fantastique3 l'appareil parlait1 et mme parlait assez haut pour n'avoir pas besoin d'tre plac contre l'oreille4 ,voici ce qu'en disait sir ,w4 ,thomson l',association britannique pour l'avancement des sciences lors de sa runion ,glascow en septembre #ahgf4 ,au dpartement des tlgraphes des tats-,unis1 j'ai vu et entendu le tlphone lectrique de ,m4 ,elisha ,gray1 merveilleusement construit1 faire rsonner en mme temps quatre dpches en langage ,morse1 et avec quelques amliorations de dtail1 cet appareil serait videmment susceptible d'un rendement quadruple4444 ,au dpartement du ,canada1 j'ai entendu3 ,to be or not to be4--,there's the rub1 articuls travers un fil tlgraphique1 et la prononciation lectrique ne faisait qu'accentuer encore l'expression railleuse des monosyllabes2 le fil m'a rcit aussi des extraits au hasard des journaux de ,new-,york444 ,tout cela1 mes oreilles l'ont entendu articuler trs-distinctement par le mince disque circulaire form par l'armature d'un lectro-aimant4 ,c'tait mon collgue du jury1 le professeur ,watson1 qui1 l'autre extrmit de la ligne1 profrait ces paroles haute et intelligible voix1 en appliquant sa bouche contre une membrane tendue1 munie d'une petite pice de fer doux1 laquelle excutait prs d'un lectro-aimant introduit dans le circuit de la ligne1 des mouvements proportionnels aux vibrations sonores de l'air4 ,cette dcouverte1 la merveille des merveilles du tlgraphe lectrique1 est due un de nos jeunes compatriotes1 ,m4 ,graham ,bell1 originaire d'dimbourg et aujourd'hui naturalis citoyen des tats-,unis4 ,on ne peut qu'admirer la hardiesse d'invention qui a permis de raliser avec des moyens si simples1 le problme si complexe de faire reproduire par l'lectricit les intonations et les articulations si dlicates de la voix et du langage1 et pour obtenir ce rsultat1 il fallait trouver moyen de faire varier l'intensit du courant dans le mme rapport que les inflexions des sons mis par la voix4 ,s'il faut en croire ,m4 ,g4 ,bell1 l'invention du tlphone n'aurait pas t le rsultat d'une conception spontane et heureuse2 elle aurait t la consquence de longues et patientes tudes entreprises par lui sur l'acoustique et les travaux des physiciens qui s'en taient occups avant lui#f4 ,dj son pre1 ,m4 ,alexandre ,melville ,bell1 d'dimbourg1 avait fait de cette science une tude approfondie1 et tait mme parvenu reprsenter d'une manire excessivement ingnieuse la disposition des organes vocaux pour mettre des sons4 ,il devait naturellement inculquer son fils le got de ses tudes favorites1 et ils firent ensemble de nombreuses recherches pour dcouvrir les relations qui pouvaient exister entre les divers lments de la parole dans les diffrentes langues et les relations musicales existant entre les voyelles4 ,plusieurs de ces recherches avaient1 il est vrai1 dj t entreprises par ,m4 ,helmholtz1 et mme dans de meilleures conditions2 mais ces tudes lui furent d'une grande utilit quand il s'occupa plus tard du tlphone1 et les expriences d',helmholtz qu'il rpta avec un de ses amis1 ,m4 ,hellis1 de ,londres1 sur la reproduction artificielle des voyelles au moyen de diapasons lectriques1 le lancrent dans l'tude de l'application des moyens lectriques aux instruments d'acoustique4 ,il combina d'abord un systme d'harmonica lectrique clavier1 dans lequel les diffrents sons de la gamme taient reproduits par des diapasons lectriques de diffrentes tailles1 accords suivant les diffrentes notes1 et qui tant mis en action par suite de l'abaissement successif des touches du clavier1 pouvaient reproduire les sons correspondants aux touches abaisses1 comme cela a lieu dans les pianos ordinaires4 ,note #f3 ,voici les noms des physiciens qu'il cite dans son ,mmoire sur l'lectric telephony3 ,,mm4 ,page1 ,marrian1 ,beatson1 ,gassiot1 ,de la ,rive1 ,matteucci1 ,guillemin1 ,wertheim1 ,wartmann1 ,janniar1 ,joule1 ,laborde1 ,legat1 ,reiss1 ,poggendorff1 du ,moncel1 ,delezenne1 ,gore1 etc4 7,voy4 le ,mmoire de ,m4 ,g4 ,bell1 dans le ,journal de la ,socit des ,ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 t4 ,,vi1 p4 #eij1 #cia47 ,il s'occupa ensuite1 dit-il1 de tlgraphie et pensa rendre les tlgraphes ,morse auditifs en faisant ragir l'organe lectro-magntique sur des contacts sonores4 ,ce rsultat1 il est vrai1 tait dj obtenu dans les parleurs usits en tlgraphie1 mais il pensa qu'en appliquant ce systme son harmonica lectrique et en employant des appareils renforceurs tels que le rsonnateur d',helmholtz la station de rception1 on pourrait obtenir travers un seul fil des transmissions simultanes1 fondes sur l'emploi des moyens phontiques4 ,nous verrons plus tard que cette ide s'est trouve ralise presque simultanment par plusieurs inventeurs1 entre autres par ,,mm4 ,paul ,lacour1 de ,copenhague1 ,elisha ,gray1 de ,chicago1 ,edison et ,varley4 ,c'est partir de ce moment que commencrent srieusement les recherches de ,m4 ,g4 ,bell sur les tlphones lectriques1 et des appareils compliqus il passa aux appareils simples1 en faisant une tude complte des diffrents modes de vibrations rsultant d'actions lectriques diffrentes2 voici ce qu'il dit cet gard dans son ,mmoire lu la ,socit des ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 le #ca octobre #ahgg3 ,si l'on reprsente par les ordonnes d'une courbe les intensits d'un courant lectrique1 et les dures des fermetures de ce courant par les abscisses1 la courbe fournie pourra reprsenter des ondes en dessus ou en dessous de la ligne des x1 suivant que le courant sera positif ou ngatif1 et ces ondes pourront tre plus ou moins accentues suivant que les courants transmis seront plus ou moins instantans4 ,si les courants interrompus pour produire un son sont tout fait instantans dans leur manifestation1 la courbe reprsente une srie de dentelures isoles comme on le voit1 fig4 #f1 et si les interruptions sont faites de manire ne provoquer que des diffrences d'intensit1 la courbe se prsente sous la forme de la figure #g4 ,enfin si les missions de courant sont effectues de manire que les intensits soient successivement croissantes ou dcroissantes1 la courbe prend l'aspect reprsent fig4 #h4 ,or je donne aux premiers courants le nom de courants intermittents1 aux seconds le nom de courants d'impulsion et aux troisimes le nom de courants ondulatoires4 ,naturellement ces courants sont positifs ou ngatifs1 suivant leur position au-dessus ou au-dessous de la ligne des x1 et s'ils sont alternativement renverss1 les courbes se prsentent sous l'aspect de la figure #i1 courbes essentiellement diffrentes des premires1 non-seulement par le sens diffrent des dentelures1 mais surtout par la suppression du courant rsiduel qui existe toujours avec les courants d'impulsion et les courants ondulatoires4 ,les deux premiers systmes de courants ont t employs depuis longtemps pour la transmission lectrique des sons musicaux1 et le tlphone de ,reiss dont nous avons dj parl en a t une application intressante4 ,mais les courants ondulatoires n'avaient pas t employs avant moi#g1 et ce sont eux qui ont permis de rsoudre le problme de la transmission de la parole4 ,pour qu'on puisse se rendre compte de l'importance de cette dcouverte1 il suffit d'analyser les effets produits avec ces diffrents systmes de courants1 quand plusieurs sons de hauteur diffrente doivent entrer en combinaison4 ,note #g3 ,ceci n'est pas exact1 car ,m4 ,elisha ,gray en avait dj reconnu l'importance pour les transmissions des sons combins4 ,la fig4 #f montre une combinaison dans laquelle les styles a et a' de deux instruments transmetteurs provoquent l'interruption du courant d'une mme batterie ,b1 de manire que les vibrations dtermines soient entre elles dans le rapport d'une tierce majeure1 c'est--dire dans le rapport de quatre cinq4 ,dans ces conditions1 les courants sont intermittents1 et quatre fermetures de a se produiront dans le mme espace de temps que les cinq fermetures de a'1 et les intensits lectriques correspondantes seront reprsentes par les dentelures que l'on voit en ,a#b et en ,b#b2 la combinaison de ces intensits ,a#b ,b#b donnera lieu aux dentelures ingalement espaces que l'on distingue sur la troisime ligne4 ,or l'on voit que1 bien que le courant conserve une intensit uniforme1 il est moins de temps interrompu quand les styles interrupteurs ragissent ensemble que quand ils ragissent isolment2 de sorte que pour un grand nombre de fermetures simultanes effectues par des styles anims de diffrentes vitesses1 les effets produits quivalent celui d'un courant continu4 ,toutefois le nombre maximum des effets distincts qui pourront tre obtenus de cette manire dpendra beaucoup du rapport existant entre les dures des fermetures et des interruptions du courant4 ,plus les fermetures seront courtes et les interruptions longues1 plus les effets transmis sans confusion seront nombreux et vice vers4 ,avec les courants d'impulsion1 la transmission des sons musicaux s'effectue comme l'indique la figure #g1 et l'on voit que quand ils sont produits simultanment1 l'effet rsultant ,a#b ,b#b est analogue celui qui serait produit par un courant continu d'intensit minima4 ,avec les courants ondulatoires1 les choses se passent autrement1 mais pour les produire il est ncessaire d'avoir recours aux effets d'induction1 et la fig4 #h indique la manire dont l'exprience doit tre faite4 ,dans ce cas1 les courants ragissant sur le rcepteur musical ,r rsultent de renforcements et d'affaiblissements produits par l'action d'armatures1 ,m1 ,m' vibrant devant des lectro-aimants e1 e'1 placs dans le circuit de la batterie ,b1 et comme ces renforcements et affaiblissements successifs sont en rapport avec les positions respectives des armatures par rapport aux ples magntiques1 les courants qui en rsultent peuvent avoir leur intensit reprsente par des lignes ondules comme on le voit en ,a#b et en ,b#b2 or ces ondulations1 pour la tierce dont il a t question prcdemment1 seront telles qu'il s'en produira quatre en ,a#b1 dans le mme temps qu'il s'en produira cinq en ,b#b1 et il rsultera de la combinaison de ces deux effets une rsultante qui pourra tre reprsente par la courbe ,a#b ,b#b1 laquelle reprsente la somme algbrique des courbes ,a#b et ,b#b4 ,un effet analogue est produit quand on emploie des courants ondulatoires alternativement renverss comme on le voit fig4 #i1 et pour les obtenir1 il suffit d'opposer aux armatures de fer ,m1 ,m' employes dans la prcdente exprience1 des aimants permanents et de supprimer la batterie voltaque ,b4 ,pour peu qu'on tudie les fig4 #h et #i1 continue ,m4 ,g4 ,bell1 on reconnat aisment que la transmission simultane1 par un mme fil1 de sons de diffrente force et de diffrente nature ne peut1 dans le cas qui nous occupe en ce moment1 altrer le caractre des vibrations qui les ont provoques1 comme cela a lieu avec les courants intermittents ou avec les courants d'impulsion2 elle ne fait que changer la forme des ondulations1 et ce changement se produit de la mme manire que dans le milieu ariforme qui transmet l'oreille la combinaison des sons mis4 ,on peut donc de cette manire transmettre travers un fil tlgraphique le mme nombre de sons qu' travers l'air4 ,aprs avoir appliqu les principes prcdents la construction d'un systme tlgraphique transmissions multiples#h1 ,m4 ,g4 ,bell ne tarda pas en tirer parti dans de nouvelles recherches qu'il fit alors pour perfectionner l'ducation vocale des sourds et muets4 ,il est bien connu1 dit ,m4 ,bell1 que les sourds et muets ne sont muets que parce qu'ils sont sourds et qu'il n'y a dans leur systme vocal aucun dfaut qui puisse les empcher de parler4 ,par consquent1 si l'on parvenait rendre visible la parole et dterminer les fonctions du mcanisme vocal ncessaires pour produire tel ou tel son articul reprsent1 il deviendrait possible d'enseigner aux sourds et muets la manire de se servir de leur voix pour parler4 ,le succs que j'obtins de ce systme dans les expriences que je fis l'cole de ,boston m'engagea tudier d'une manire toute particulire les relations qui pouvaient exister entre les sons produits et leur reprsentation graphique1 et j'employai1 cet effet1 la capsule manomtrique de ,m4 ,koenig et le phonautographe de ,m4 ,lon ,scott auquel ,m4 ,maurey de ,boston avait appliqu un enregistreur assez sensible pour tre mis en action par la voix4 ,cet enregistreur consistait d'ailleurs dans un style de bois de un pied de longueur environ1 qui tait fix directement sur la membrane vibrante du phonautographe et qui pouvait fournir sur une surface plane de verre noirci1 des traces assez amplifies pour tre d'une distinction facile4 ,quelques-unes de ces traces sont reprsentes fig4 #aj4 ,je fus trs-frapp des rsultats produits par cet instrument1 et il me sembla qu'il y avait une grande analogie entre lui et l'oreille humaine4 ,je cherchai alors construire un phonautographe model davantage sur le mcanisme de l'oreille1 et j'eus pour cela recours un clbre mdecin spcialiste de ,boston1 ,m4 le docteur ,clarence ,j4 ,blake4 ,il me proposa de me servir de l'oreille humaine elle-mme comme de phonautographe plutt que de chercher l'imiter1 et d'aprs cette ide1 il construisit l'appareil reprsent fig4 #aa1 auquel fut adapt un style traant4 ,en enduisant la membrane du tympan et le pavillon circulaire avec un mlange de glycrine et d'eau1 on communiqua ces organes une souplesse suffisante pour que1 en chantant dans la partie extrieure de cette sorte de membrane artificielle1 le style ft mis en vibration1 et l'on obtint ainsi des traces sur une plaque de verre noircie1 dispose au-dessous de ce style et soumise un mouvement d'entranement rapide4 ,la disproportion considrable de masse et de grandeur qui1 dans cet appareil1 existait entre la membrane et les osselets mis en vibration par elle1 attira particulirement mon attention et me fit penser substituer la disposition complique que j'avais employe pour mon tlphone transmission de sons multiples1 une simple membrane laquelle tait fixe une armature de fer4 ,cet appareil fut alors dispos comme l'indique la fig4 #ab1 et je croyais obtenir par lui les courants ondulatoires qui m'taient ncessaires#i4 ,en effet1 en articulant la branche sans bobine d'un lectro-aimant boiteux une armature de fer doux ,a1 relie par une tige une membrane en or battu n1 je devais obtenir1 par suite des vibrations de celles-ci1 une srie de courants induits ondulatoires qui1 ragissant sur l'lectro-aimant d'un appareil semblable plac distance1 devaient faire reproduire l'armature de celui-ci les mouvements de la premire armature1 et par consquent faire vibrer la membrane correspondante1 exactement comme celle ayant provoqu les courants4 ,toutefois les rsultats que j'obtins de cet arrangement ne furent pas satisfaisants1 et il me fallut encore entreprendre bien des essais qui m'amenrent rduire autant que possible les dimensions et le poids des armatures et mme les constituer avec des ressorts de pendule de la grandeur de l'ongle de mon pouce4 ,dans ces conditions1 au lieu d'articuler ces armatures1 je les attachai au centre des membranes1 et mon appareil fut alors dispos comme l'indique la fig4 #acaj4 ,nous pmes alors1 mon ami ,m4 ,thomas ,watson et moi1 obtenir des transmissions tlphoniques qui nous montrrent que nous tions dans la bonne voie4 ,je me souviens d'une exprience faite alors avec ce tlphone qui me remplit de joie4 ,un des deux appareils tait plac ,boston dans une des salles de confrences de l'universit1 l'autre dans le soubassement d'un btiment adjacent4 ,un de mes lves observait ce dernier appareil1 et je tenais l'autre4 ,aprs que j'eus prononc ces mots3 ,comprenez-vous ce que je dis81 quelle a t ma joie quand je pus entendre moi-mme cette rponse travers l'instrument3 ,oui1 je vous comprends parfaitement4 ,certainement l'articulation de la parole n'tait pas alors parfaite1 et il fallait l'extrme attention que je prtais1 pour distinguer les mots de cette rponse2 cependant l'articulation de ces mots existait1 et je pouvais croire que leur manque de clart devait tre rapport uniquement l'imperfection de l'instrument4 ,sans entrer dans le dtail de tous les essais que je dus entreprendre pour amliorer la construction de cet appareil1 je dirai qu'au bout de quelque temps je fus conduit employer comme tlphone de rception l'appareil reprsent fig4 #ad1 et c'est ce modle joint celui de la fig4 #ac1 combin comme transmetteur1 qui fut admis l'exposition de ,philadelphie4 ,note #h3 ,ce systme1 comme on le verra1 est venu aprs celui de ,m4 ,elisha ,gray4 ,note #i3 ,c'est cette disposition qui est reprsente dans le brevet de ,m4 ,bell1 de fvrier #ahgf4 ,note #aj3 ,cet appareil tait constitu par un systme lectro-magntique compos d'un lectro-aimant ,m recouvert par une bobine d'induction et devant les ples duquel tait place la membrane avec son disque de fer4 ,cette membrane pouvait tre plus ou moins tendue au moyen des vis v1 v1 v adaptes une sorte d'entonnoir ,e formant cornet acoustique1 et servant d'embouchure3 le systme lectro-magntique tait soutenu par une vis qui permettait de l'loigner plus ou moins de la membrane et1 par consquent1 du disque de fer qui servait d'armature4 ,dans ce nouveau modle de rcepteur1 la membrane tait remplace par une lame vibrante de fer ,l fixe sur l'enveloppe cylindrique d'un lectro-aimant tubulaire ,c1 et le systme tait mont sur un pont ,p qui servait de caisse sonore4 ,les articulations produites par cet appareil taient bien distinctes2 mais son grand dfaut tait qu'il ne pouvait servir d'appareil transmetteur2 il tait donc ncessaire d'avoir deux appareils chaque station1 l'un pour la transmission1 l'autre pour la rception4 ,je cherchai alors changer la disposition du tlphone transmetteur en variant les conditions de ses lments constituants1 tels que les dimensions et la tension de la membrane1 le diamtre et l'paisseur de l'armature1 la grandeur et la puissance de l'aimant et mme les hlices de fil enroul sur ce dernier2 j'ai pu en reconnatre empiriquement les meilleures conditions d'organisation et combiner la meilleure forme donner l'appareil4 ,ainsi j'avais reconnu1 par exemple1 qu'en diminuant la longueur de la bobine du fil de l'hlice magntisante et la surface de la lame de fer attache la membrane1 j'augmentais non-seulement l'intensit des sons1 mais encore leur nettet d'articulation2 ce qui me fit naturellement abandonner la membrane en or battu pour n'employer qu'une simple plaque de fer1 et comme il m'tait dmontr depuis longtemps que l'intervention du courant traversant la bobine de l'lectro-aimant n'tait utile que pour magntiser celui-ci1 je me dcidai supprimer la pile et employer pour noyau magntique un aimant permanent4 ,toutefois1 comme l'poque o ces instruments devaient tre exposs pour la premire fois en public1 les rsultats obtenus avec ce dernier systme taient moins satisfaisants qu'avec celui qui mettait contribution la batterie voltaque1 je ne voulus exposer que cette dernire disposition d'instrument1 ce qui donna l'occasion certaines personnes et1 entre autres au professeur ,dolbear du collge de ,tufts1 de rclamer la priorit pour l'introduction des aimants permanents dans le tlphone2 mais j'en avais eu l'ide ds le commencement de mes recherches et alors que je m'occupais des transmissions simultanes des sons musicaux4 ,la fig4 #ae reprsente le premier perfectionnement que j'ai apport l'appareil expos ,philadelphie1 et la fig4 #af en reprsente un autre qui a fourni des effets trs-puissants4 ,dans ce dernier1 l'aimant tait en fer cheval et dispos la manire de celui que ,m4 ,hughes a employ pour son tlgraphe imprimeur4 ,avec cet appareil1 les sons pouvaient tre entendus 7faiblement il est vrai7 par une nombreuse assemble2 il fut expos le #ab fvrier #ahgg l'institut d',essex1 ,salem 7,massachusetts71 et y reproduisit devant un auditoire de #fjj personnes un discours prononc ,boston dans un appareil semblable4 ,les intonations de la voix de celui qui parlait ont pu tre distingues par l'auditoire4 ,toutefois l'articulation n'tait distincte qu' une distance de #f pieds de l'instrument4 ,il fut fait cette occasion un rapport qu'on transmit par l'appareil ,boston1 et qui fut reproduit le lendemain dans les journaux de cette ville4 ,entre la forme de la fig4 #ac et celle de l'appareil actuel1 reprsent fig4 #ag1 il n'y a qu'une diffrence bien lgre1 et cette dernire forme n'a t combine que pour rendre l'appareil plus portatif et d'un usage plus commode4 ,sous ce rapport1 je dois exprimer ma reconnaissance plusieurs de mes amis1 entre autres ,,mm4 les professeurs ,peirce et ,blake1 le docteur ,channing1 ,m4 ,clarke et ,m4 ,jones1 pour l'aide qu'ils m'ont prt4 ,ainsi ,m4 ,peirce a t le premier dmontrer la possibilit de l'emploi dans les tlphones d'aimants de trs-petites dimensions4 ,c'est lui galement qui a donn l'embouchure recouvrant la plaque vibrante la forme que j'ai adopte pour le modle dfinitif qui est reprsent fig4 #ag4 ,outre le modle reprsent fig4 #ac1 il se trouvait encore l'exposition de ,philadelphie un autre systme de transmetteur tlphonique qui est reproduit fig4 #ah et qui tait fond sur l'action directe des courants voltaques4 ,un fil de platine p fix une membrane tendue ,,ll compltait par son immersion dans de l'eau ,v le circuit runissant les deux appareils en correspondance4 ,en parlant en ,e devant la membrane tendue1 les vibrations communiques la pointe de platine modifiaient la rsistance du circuit dans des conditions telles1 que le courant ragissait sur le rcepteur par impulsions ondulatoires tout fait semblables celles rsultant des courants induits4 ,les sons produits devenaient plus forts quand le liquide tait lgrement acidul ou sal1 et l'on obtenait encore de bons rsultats au moyen d'une pointe de plombagine immerge dans du mercure1 de l'eau acidule ou sale1 ou dans une solution de bichromate de potasse4 ,bien que mes recherches eussent pour but final le perfectionnement de la tlgraphie1 je pus constater dans le cours de mes expriences quelques effets intressants que je crois devoir rapporter ici4 ,ainsi j'observai qu'un son musical tait produit par le seul fait du passage d'un courant travers un morceau de plombagine ou de charbon de cornue4 ,des effets extrmement curieux rsultaient aussi du passage de courants intermittents alternativement renverss travers le corps humain4 ,ainsi un rhotome tant plac dans le circuit primaire d'un appareil d'induction et les deux bouts du fil du circuit secondaire tant runis deux lectrodes de cuivre dont une tait place prs de l'oreille1 on percevait des sons trs-distincts aussitt que l'on touchait de la main l'autre lectrode4 ,en touchant des deux mains les deux lectrodes et plaant les doigts contre l'oreille1 des craquements se faisaient entendre et semblaient venir des doigts1 comme s'ils taient la rpercussion du tremblement musculaire rsultant du passage des courants induits4 ,ces bruits pourtant n'existaient que pour la personne sur laquelle l'exprience tait faite4 ,quand deux personnes se tenant par la main taient interposes dans le circuit au lieu d'une seule1 un son se produisait au contact des mains runies1 mais il fallait pour cela que les mains ne fussent pas humides4 ,ce phnomne se reproduisait1 du reste1 quand le contact de ces deux personnes tait effectu sur une partie quelconque de leur corps4 ,au contact des bras1 le bruit tait assez intense pour tre entendu plusieurs pieds de distance1 et il tait alors presque toujours accompagn d'une lgre secousse4 ,l'introduction d'une feuille de papier entre les deux parties en contact n'interrompait pas la production du son1 mais elle supprimait l'effet dsagrable de la secousse4 ,quand on faisait passer le courant intermittent de la bobine de ,ruhmkorff travers le bras d'une personne1 on pouvait1 en y appliquant l'oreille1 entendre un son qui semblait provenir des muscles de l'avant-bras et du biceps4 ,du reste1 des sons musicaux trs-nets se font entendre quand on fait fonctionner l'interrupteur du circuit primaire de l'appareil de ,ruhmkorff1 et s'il y a deux interrupteurs1 on obtient deux sons diffrents1 ce qui montre que ces sons proviennent de l'tincelle4 ,voici encore une exprience trs-intressante1 faite par le professeur ,blake avec un tlphone dont le barreau aimant tait remplac par une tige de fer doux de six pieds de longueur4 ,ce tlphone tant runi lectriquement un tlphone ordinaire du modle de la fig4 #ag1 reproduisait trs-bien les sons mis dans ce dernier2 mais leur intensit variait suivant la direction que l'on donnait la tige de fer1 et le maximum correspondait la position de la tige dans le mridien magntique4 ,quand on interpose un tlphone dans un circuit tlgraphique1 on entend des bruits d'un caractre trs-particulier dont l'origine me parat encore assez complexe et souvent obscure4 ,il en est pourtant qui doivent provenir de l'induction exerce par les fils voisins et des drivations de courant qui se produisent toujours travers les supports des fils1 car les signaux tlgraphiques changs travers ces fils voisins sont parfaitement perus dans le tlphone4 ,certains bruits rsultent aussi des courants terrestres1 des vibrations du fil sous l'influence des courants d'air et mme des frictions produites par des joints dfectueux4 ,la sensibilit du tlphone est1 du reste1 telle que les bruits rsultant des transmissions tlgraphiques voisines peuvent tre perus quand on substitue au fil tlgraphique du tlphone un rail de chemin de fer1 et alors mme que les fils tlgraphiques les plus voisins de ce rail sont loigns de quarante pieds4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,peirce a reconnu que des sons peuvent tre produits dans un tlphone1 quand le fil tlgraphique auquel cet appareil est runi est impressionn par une aurore borale4 ,quelquefois aussi1 des airs chants ou jous sur un instrument de musique se sont trouvs transmis par le tlphone sans qu'on ait pu savoir leur provenance2 mais ce qui montre le plus la merveilleuse sensibilit de cet appareil1 c'est la possibilit qu'il donne de reproduire la parole travers des corps que l'on pourrait croire peu prs non conducteurs4 ,ainsi la communication la terre d'un circuit tlphonique peut tre faite par l'intermdiaire du corps humain malgr l'interposition des bas et des chaussures2 et elle peut mme tre effectue si1 au lieu d'tre sur le sol1 on est plac sur un mur en briques4 ,il n'y a que la pierre de taille et le bois qui constituent un obstacle assez grand pour couper la communication2 mais il suffit que le pied touche le terrain avoisinant1 soit mme une touffe de gazon1 pour qu'aussitt les effets lectriques manifestent leur prsence4 ,d'aprs ces rsultats1 une question toute naturelle pouvait se poser l'esprit3 quelle est la longueur maxima de circuit laquelle les transmissions tlphoniques peuvent atteindre8444 ,mais il est difficile d'y rpondre en raison des conditions diffrentes dans lesquelles peut tre place l'exprience4 ,dans les essais de laboratoire on est parvenu changer sans difficult des correspondances sur des circuits de #fj1jjj ohms de rsistance1 soit #fjjj kilomtres de fil tlgraphique1 et je suis parvenu transmettre sur un circuit dans lequel taient interposes #af personnes se tenant par la main1 lequel circuit avait une rsistance d'environ #fdjj kilomtres4 ,toutefois la plus grande longueur de circuit tlgraphique sur laquelle j'ai pu obtenir une transmission nette de la parole1 n'a pas dpass #bej milles4 ,dans cette exprience1 aucune difficult ne survint1 tant que les lignes tlgraphiques voisines n'taient pas en activit2 mais aussitt que les correspondances s'changrent travers ces lignes1 les sons vocaux1 quoique encore perceptibles1 taient bien diminus d'intensit1 et l'on aurait cru entendre une conversation change au milieu d'un orage4 ,on a pu galement transmettre la parole travers les cbles sous-marins1 et ,m4 ,preece m'informe que des rsultats satisfaisants ont t obtenus travers un cble de #fj milles de longueur1 immerg entre ,dartmouth et l'le de ,guernesey1 et cela avec des tlphones main du modle ordinaire4 ,part de ,m4 ,elisha ,gray dans l'invention du tlphone4--,nous avons vu 7p4 #h7 que si ,m4 ,bell a t le premier construire et rendre pratique le tlphone parlant1 ,m4 ,elisha ,gray avait le premier conu le principe de cet instrument et l'avait combin en lectricien consomm4 ,un travail trs-curieux qu'il vient de publier sur ses diverses inventions en tlphonie montre que ds l'anne #ahgd 7en juin71 il avait combin un rcepteur lame vibrante dont on peut se faire une ide en supposant un lectro-aimant soutenu verticalement devant le fond d'un plat mtallique vas1 dont la partie plate1 c'est--dire le fond1 serait trs-mince et loigne de quelques diximes de millimtre seulement des ples de l'lectro-aimant4 ,le transmetteur correspondant ce rcepteur n'tait1 il est vrai1 qu'une sorte de tuyau d'orgue dont l'anche agissait comme interrupteur de courant1 et par consquent il ne pouvait transmettre que des sons musicaux4 ,mais en #ahge1 ,m4 ,gray pensa disposer un transmetteur pour les sons articuls1 et le #ae fvrier #ahgf1 il dposa1 comme nous l'avons vu1 l'office des patentes amricaines un caveat dans lequel tait expos un systme complet de tlphone parlant4 ,ce systme ne fut pas1 il est vrai1 excut immdiatement1 car ,m4 ,gray croyait qu'un tlphone de ce genre n'avait qu'un intrt secondaire au point de vue commercial et tlgraphique1 et il attachait plus d'importance son systme de tlphone musical appliqu aux transmissions multiples2 mais sa description tait complte comme on peut en juger par la fig4 #ai qui reprsente l'ensemble du systme4 ,dans ce systme1 le transmetteur tait tout fait semblable celui liquide dont ,m4 ,bell parle dans son mmoire et que nous avons dcrit p4 #eaaa1 et le rcepteur ressemblait beaucoup celui que nous avons reprsent fig4 #ac4 ,pourtant1 en principe1 le systme de ,m4 ,gray diffrait entirement de celui adopt dfinitivement par ,m4 ,g4 ,bell4 ,dans le premier1 en effet1 les variations d'intensit du courant ncessaires pour la production des mots articuls1 taient la consquence de variations dans la rsistance du circuit1 et ces variations taient obtenues par l'intermdiaire d'un liquide au sein duquel se mouvait1 sous l'influence des vibrations d'une membrane tendue adapte un porte-voix1 une pointe de platine mise en rapport avec une pile4 ,du rapprochement plus ou moins grand de cette pointe d'une lectrode mise en rapport avec l'appareil rcepteur1 rsultaient des diffrences de conductibilit du liquide proportionnelles aux amplitudes et aux inflexions des vibrations de la membrane1 et ces diffrences d'intensit taient traduites sur le rcepteur par des magntisations plus ou moins grandes d'un lectro-aimant actionnant un disque de fer doux1 fix au centre d'une membrane tendue sur une sorte de rsonnateur ou de cornet acoustique4 ,ce systme appartenait donc la catgorie des tlphones pile que ,m4 ,edison1 comme nous allons le voir l'instant1 a rendus si importants par la substitution au liquide d'un conducteur secondaire en charbon1 et qui devaient plus tard donner naissance au microphone4 ,note #aa3 ,s'il faut en croire ,m4 ,prescott1 ce transmetteur1 que ,m4 ,bell semble vouloir s'attribuer1 tait l'appareil de ,gray lui-mme4 ,le systme ,bell1 comme on l'a vu1 bien que mettant dans l'origine contribution une pile1 ne dterminait les affaiblissements et les renforcements lectriques ncessaires l'articulation des mots1 qu'au moyen de courants d'induction provoqus par les mouvements d'une armature de fer doux1 courants dont l'intensit tait1 par consquent1 fonction de l'amplitude et des inflexions de ces mouvements4 ,la pile n'intervenait que pour communiquer l'inducteur une forte aimantation4 ,or cet emploi des courants induits dans les transmissions tlphoniques tait dj d'une grande importance1 car les diverses expriences faites depuis ont montr leur supriorit sur les courants voltaques dans cette application4 ,mais l'exprience lui montra bientt que non-seulement il n'tait pas besoin pour faire agir cet instrument d'un appareil d'induction puissant anim par une pile1 mais qu'un aimant permanent trs-faible et trs-petit pouvait lui seul fournir des courants suffisants4 ,cette dcouverte laquelle avait contribu ,m4 ,peirce1 ainsi qu'on l'a vu1 tait d'une extrme importance1 car elle permettait de rduire considrablement les dimensions de l'appareil1 elle le rendait portatif et susceptible de se prter la transmission et la rception1 et elle montrait que le tlphone tait le plus sensible de tous les appareils rvlateurs de l'action des courants4 ,si donc ,m4 ,bell n'a pas employ le premier les moyens efficaces pour transmettre les mots articuls1 on peut dire qu'il a cherch comme ,m4 ,gray rsoudre le problme par des courants ondulatoires1 et qu'il a obtenu ces courants au moyen des effets d'induction1 systme qui1 tant perfectionn1 devait conduire aux rsultats importants que tout le monde connat4 ,n'y et-il que la connaissance qu'il a donne au monde tonn d'un instrument capable de reproduire tlgraphiquement la parole1 qu'une grande gloire lui serait acquise1 car ce problme avait t regard jusque-l comme insoluble4 ,en rsum1 les prtentions de ,m4 ,gray l'invention du tlphone ont t rsumes par lui de la manire suivante1 dans un travail trs-intressant intitul3 ,experimental researches on electro-harmonic telegraphy and telephony4 #a ,j'ai trouv le premier les moyens pratiques de transmettre travers un circuit ferm les sons composs et d'inflexions variables par la superposition de deux ou de plusieurs ondes lectriques4 #b ,je prtends avoir dcouvert et utilis le premier le moyen de reproduire les vibrations par l'emploi d'un aimant rcepteur constamment anim par une action lectrique4 #c ,je prtends encore tre le premier avoir construit un instrument ayant un aimant avec un diaphragme circulaire en matire magntique1 soutenu par ses bords une petite distance en face des ples de l'aimant1 et susceptible d'tre appliqu la transmission et la rception des sons articuls4 #d ,je soutiens avoir dcrit le premier le tlphone sons articuls1 et cela d'une manire assez exacte et assez complte pour qu'un tlphone excut d'aprs cette description ait pu transmettre et reproduire fidlement la parole4 ,,examen ,,des ,,principes ,,fondamentaux ,,sur ,,lesquels ,,repose ,,le ,t,l,,phone ,,de ,,bell4 ,bien que l'historique qui prcde soit suffisant pour faire comprendre aux personnes inities dans la science lectrique le principe du tlphone de ,bell1 il pourrait bien ne pas en tre de mme pour la plupart des personnes auxquelles notre livre s'adresse1 et nous croyons en consquence devoir entrer dans quelques dtails physiques sur l'origine des courants lectriques qui sont en jeu dans les transmissions tlphoniques4 ,ces dtails nous paraissent d'autant plus ncessaires qu'il est beaucoup de personnes qui croient encore que les tlphones de ,bell ne sont pas lectriques1 parce qu'ils ne mettent pas une pile contribution1 et le plus souvent elles les confondent avec les tlphones ficelle1 s'tonnant de la diffrence de prix qui existe entre les appareils que l'on vend dans les rues et ceux que l'on vend chez les constructeurs4 ,sans dfinir ici ce que c'est qu'un courant lectrique1 ce qui serait par trop lmentaire1 nous pourrons dire que les courants lectriques peuvent provenir de beaucoup d'effets divers1 et qu'en dehors de ceux qui rsultent des piles1 il en est d'aussi nergiques qui peuvent provenir d'une action exerce par des aimants sur un circuit conducteur convenablement combin4 ,ces courants sont alors appels courants d'induction1 et ce sont eux qui sont en jeu dans les tlphones de ,bell4 ,pour qu'on puisse comprendre comment ils se dveloppent dans ces conditions1 il sera ncessaire que nous examinions d'abord ce qui arrive quand1 devant un circuit ferm1 on avance ou l'on retire le ple d'un aimant1 et pour cela nous supposerons qu'un fil de cuivre sur lequel est interpos un galvanomtre est enroul en cercle1 et qu'on dirige vers le centre de ce cercle l'un des ples d'un aimant permanent4 ,or voici ce que l'on observera3 #a ,au moment o l'on approchera l'aimant1 un courant lectrique prendra naissance et fera dvier le galvanomtre d'un certain ct4 ,cette dviation sera d'autant plus grande que le mouvement accompli sera plus tendu1 et la tension de ce courant sera d'autant plus grande que le mouvement sera plus brusquement effectu4 ,ce courant toutefois ne sera jamais qu'instantan4 #b ,au moment o l'on loignera l'aimant1 un nouveau courant du mme genre prendra naissance1 mais il se manifestera en sens inverse du premier4 ,il sera ce que l'on appelle un courant direct1 parce qu'il est de mme sens que le courant magntique de l'aimant qui lui donne naissance1 tandis que l'autre courant sera dit inverse4 #c ,si au lieu d'avancer ou de retirer l'aimant par l'effet d'un seul mouvement1 on le fait avancer par saccades1 on reconnat qu'il se dtermine une succession de courants dans le mme sens dont la prsence peut tre constate sur le galvanomtre quand les mouvements sont suffisamment espacs1 mais qui se confondent en se superposant quand ces espacements sont trs-faibles1 et comme des effets inverses rsultent des mouvements de l'aimant effectus dans un sens contraire1 il arrive que l'aiguille du galvanomtre suit les mouvements de l'aimant et les strotype en quelque sorte4 #d ,naturellement si1 au lieu de ragir sur un simple circuit ferm1 l'aimant exerce son action sur un nombre considrable de circonvolutions de ce circuit1 c'est--dire sur une bobine de fil enroul1 les effets seront considrablement augments1 et ils le seront encore plus si1 l'intrieur de cette bobine1 se trouve un noyau magntique1 car l'action inductive s'effectuera alors de plus prs et sur toutes les parties de la bobine4 ,comme le noyau magntique en s'aimantant ou en se dsaimantant plus ou moins sous l'influence du rapprochement ou de l'loignement de l'aimant inducteur subit le contre-coup de tous les accidents qui peuvent se manifester pendant le mouvement de cet aimant1 les courants induits qui en rsultent les accusent parfaitement4 #e ,au lieu d'admettre que l'aimant inducteur est mobile1 on peut le supposer fixe au centre de la bobine1 et l'on peut ds lors dterminer les courants induits dont nous avons parl en modifiant son nergie4 ,il suffit pour cela de ragir sur ses ples au moyen d'une armature de fer4 ,quand cette armature est approche de l'un de ces ples ou de tous les deux en mme temps1 il acquiert de l'nergie et produit un courant inverse1 c'est--dire un courant dans le sens qui aurait correspondu un rapprochement de l'aimant du circuit ferm4 ,quand elle s'loigne1 l'effet inverse se produit2 mais dans les deux cas1 les courants induits sont en rapport avec l'tendue et le sens des mouvements accomplis par l'armature1 et par consquent1 ils peuvent reproduire par leurs effets les mouvements de cette armature4 ,or si cette armature est une lame de fer et que cette lame vibre sous l'influence d'un son quelconque devant un systme lectro-magntique dispos comme il vient d'tre dit plus haut1 les alles et venues de cette lame se traduiront par des courants induits1 plus ou moins forts1 plus ou moins accidents1 suivant l'amplitude et la complexit des vibrations1 mais qui seront ondulatoires1 puisqu'ils rsulteront toujours de mouvements successifs et continus et seront1 par consquent1 dans les conditions voulues pour transmettre la parole ainsi qu'on l'a vu prcdemment4 ,quant l'action dtermine sur le rcepteur1 c'est--dire sur l'appareil qui reproduit la parole1 elle est assez complexe1 et nous aurons occasion de la discuter plus tard2 mais1 au premier abord1 on peut la concevoir si l'on considre que les effets produits par ces courants induits d'intensit variable qui traversent la bobine du systme lectro-magntique1 doivent dterminer par les magntisations et dmagntisations qui en rsultent1 des vibrations plus ou moins amplifies1 plus ou moins accidentes de la lame armature1 lesquelles reprsentent exactement celles de la lame devant laquelle on a parl1 mais qui n'en peuvent tre qu'une rduction4 ,toutefois les effets sont par le fait plus compliqus1 quoique se produisant dans des conditions analogues1 et ce sont eux que nous discuterons plus tard quand nous en serons aux expriences faites avec le tlphone4 ,nous ferons observer nanmoins1 ds maintenant1 que pour ces reproductions de la parole1 il n'est pas ncessaire que le noyau magntique soit en fer doux1 car les effets vibratoires peuvent rsulter aussi bien d'aimantations diffrentielles que d'aimantations directes4 ,,disposition ,,ordinaire ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,la disposition la plus gnralement employe pour les tlphones est celle que nous avons reprsente fig4 #bj4 ,c'est une sorte de petite bote circulaire en bois adapte l'extrmit d'un manche ,m1 galement de bois1 qui renferme dans son intrieur le barreau aimant ,,ns4 ,ce barreau est fix au moyen d'une vis t et est dispos de manire pouvoir tre avanc ou recul quand on serre ou l'on desserre la vis1 condition ncessaire pour le rglage de l'appareil4 l'extrmit libre du barreau est fixe la bobine magntique ,b qui1 d'aprs ,,mm4 ,pollard et ,garnier1 doit1 pour fournir le maximum d'effet1 tre construite avec du fil n4 #db et prsenter un grand nombre de spires4 ,les bouts du fil de cette bobine aboutissent le plus gnralement l'extrmit infrieure du manche par deux tiges de cuivre f1 f1 qui traversent celui-ci dans sa longueur et viennent se relier deux boutons d'attache ,i1 ,i' o l'on fixe les fils ,c1 ,c du circuit4 ,cependant dans les appareils construits par ,m4 ,brguet il n'y a pas de boutons d'attache1 et c'est une petite torsade de deux fils flexibles recouverts de gutta-percha et de soie qui est fixe aux deux tiges2 un capuchon en bois se visse alors l'extrmit du manche1 et la torsade passe par un trou pratiqu dans ce capuchon2 de sorte que l'on n'est nullement gn dans la manipulation de l'appareil4 ,des serre-fils adapts aux extrmits des fils de la torsade1 permettent d'ailleurs de les runir ceux du circuit4 ,la figure #ba reprsente cet appareil4 ,dans une autre disposition1 les fils de la bobine aboutissent directement des boutons d'attache placs au-dessous de la bote de bois2 mais cette disposition est incommode4 ,au-dessus de l'extrmit polaire du barreau aimant est place la lame vibrante en fer ,,ll qui est recouverte soit de vernis noir ou jaune1 soit d'tain1 soit d'un oxyde bleu1 mais qui doit toujours tre trs-mince4 ,cette lame a la forme d'un disque1 et c'est par les bords de ce disque1 appuys sur une bague en caoutchouc1 qu'elle est fixe fortement sur les bords circulaires de la bote de bois qui est cet effet compose de deux parties4 ,ces parties s'ajustent l'une sur l'autre soit au moyen de vis1 soit au moyen d'un pas de vis1 mnag mi-paisseur de bois4 ,cette lame doit tre le plus rapproche possible de l'extrmit polaire de l'aimant1 mais pas assez pour que les vibrations de la voix dterminent le contact de ces deux pices4 ,enfin l'embouchure ,,rr'1 fig4 #bj1 par laquelle on parle et qui a la forme d'un entonnoir trs-vas1 termine la partie suprieure de la bote et doit tre dispose de manire laisser un certain vide entre la lame et les bords du trou ,v qui est ouvert son centre4 ,la capacit intrieure de la bote doit tre calcule de manire pouvoir jouer le rle de caisse sonore1 sans cependant provoquer d'chos et d'interfrences de sons4 ,quand l'appareil est bien excut1 il peut produire des effets trs-accentus1 et voici ce que m'crivait ce sujet ,m4 ,pollard1 qui est un des premiers qui se soient occups en ,france de tlphone4 ,l'appareil que j'ai confectionn donne des rsultats rellement tonnants3 ,d'abord1 au point de vue de la rsistance1 #e ou #f personnes introduites dans le circuit n'affaiblissent pas sensiblement l'intensit des sons4 ,quand on met un appareil sur chaque oreille on a absolument la mme sensation que si le correspondant parlait derrire quelques mtres4 ,l'intensit1 la nettet1 la puret du timbre sont irrprochables4 ,je puis parler mon collgue voix compltement basse1 avec le souffle pour ainsi dire1 et causer avec lui sans que des personnes places deux mtres de moi puissent saisir un seul mot de notre conversation4 ,au point de vue de la rception1 lorsqu'on m'appelle en levant la voix1 j'entends cet appel de tous les points de mon bureau1 du moins quand le silence y rgne2 dans tous les cas1 lorsque je suis assis ma table et que l'instrument est quelques mtres de moi1 je m'entends toujours appeler4 ,pour augmenter l'intensit des sons1 j'adapte l'embouchure un cornet en cuivre de forme conique1 et dans ces conditions1 on entend1 au bout de la ligne1 parler dans mon bureau #b ou #c mtres de l'embouchure2 de ma place1 #a mtre environ du cornet1 je puis entendre et parler sans effort mon collgue4 ,pour se servir du tlphone ordinaire de ,bell1 il faut parler nettement devant l'embouchure du tlphone qu'on tient la main1 pendant que l'auditeur plac la station correspondante tient contre son oreille l'embouchure du tlphone rcepteur4 ,ces deux appareils composent un circuit ferm avec les deux fils qui les relient1 mais un seul suffit pour raliser compltement la transmission1 si l'on a soin de mettre en communication les deux appareils avec la terre qui1 de cette manire1 tient lieu du second fil4 ,m4 ,bourbouze prtend qu'en employant ce moyen l'intensit des sons dans le tlphone est grandement augmente2 mais nous croyons que cette augmentation dpend des conditions du circuit1 quoiqu'il prtende qu'on puisse la constater sur un circuit ne dpassant pas #gj mtres4 ,dans la pratique1 il convient d'avoir sa disposition deux tlphones chaque station1 afin d'en avoir un l'oreille pendant qu'on parle dans l'autre1 comme on le voit fig4 #bb4 ,on entend aussi beaucoup mieux quand on applique un tlphone contre chaque oreille4 ,on tient alors les deux tlphones comme on le voit fig4 #bc4 ,afin d'viter la fatigue des bras1 on a dispos un modle qui les tient suspendus devant les oreilles au moyen d'une sangle ressort qui entoure la tte4 ,il y a du reste des diffrences considrables dans le pouvoir de transmission tlphonique des diffrentes voix4 ,suivant ,m4 ,preece1 crier ne sert rien3 il faut pour obtenir de bons rsultats1 que l'intonation soit claire1 que l'articulation soit distincte1 et que les sons mis se rapprochent le plus possible des sons musicaux4 ,j'ai entendu1 dit-il1 ,m4 ,willmot1 l'un des lectriciens de l'administration des postes1 sur des circuits travers lesquels aucunes autres voix n'auraient pu se faire entendre4 ,les sons des voyelles viennent toujours le mieux1 et parmi les autres lettres1 e1 g1 j1 k1 q sont toujours les plus mal rptes4 ,l'oreille aussi demande tre exerce1 et les facults auditives varient d'une manire surprenante suivant les personnes4 ,le chant est toujours entendu avec une grande nettet ainsi que les sons des instruments vent et surtout ceux du cornet piston qui1 de ,londres1 pourraient tre entendus par des milliers de personnes la fois travers le large ,corn ,exchange de ,basingstoke4 ,suivant ,m4 ,rollo ,russel1 le circuit d'un tlphone n'aurait pas besoin d'isolation sur une longueur relativement petite2 ainsi avec un circuit de #dah mtres on a pu employer un fil de cuivre nu dpos sur un gazon sans que les transmissions tlphoniques rsultant d'une petite bote musique fussent annules1 mais la condition que les deux fils ne fussent pas en contact4 ,on a pu mme obtenir des transmissions quand ce circuit tait enterr dans de la terre mouille sur une longueur de #cj mtres1 ou immerg dans un puits sur une longueur de #dj mtres4 ,la parole transmise dans ces conditions ne semblait mme pas diffrente de ce qu'elle tait quand le circuit tait isol4 ,le tlphone peut se faire entendre simultanment plusieurs auditeurs1 soit en prenant sur les deux fils runissant les deux tlphones en correspondance 7prs du tlphone rcepteur7 des drivations aboutissant diffrents tlphones1 qui peuvent facilement tre au nombre de #e ou #f1 sur les courts circuits1 soit au moyen d'une petite caisse sonore ferme par deux membranes lgres dont l'une est fixe sur la lame vibrante4 ,en faisant aboutir cette caisse un certain nombre de tubes acoustiques1 plusieurs personnes pourraient1 suivant ,m4 ,mc4 ,kendrick1 entendre trs-distinctement4 ,on peut obtenir encore des auditions simultanes du tlphone en les interposant dans un mme circuit1 et les expriences faites ,new-,york ont montr qu'on pouvait ainsi en faire parler cinq chelonns en diffrents points d'une ligne tlgraphique4 ,dans des essais tlphoniques faits sur les lignes des cluses du dpartement de l',yonne1 on a constat que sur un fil de #ab kilomtres o l'on avait plac des distances diffrentes plusieurs tlphones1 trois ou quatre personnes ont pu causer entres elles travers ces tlphones1 chacune entendant ce que disaient les autres4 ,les rponses et les demandes tout en se croisant restaient perceptibles4 ,on a pu mme1 en plaant un tlphone sur un second fil de dix kilomtres loign du premier de cinquante centimtres1 et le suivant sur une longueur de deux kilomtres seulement1 saisir la conversation change sur l'autre fil4 ,on pouvait mme distinguer trs-bien les timbres des voix des deux interlocuteurs4 ,depuis l'apparition du tlphone en ,europe1 beaucoup d'inventeurs prtendent tre parvenus faire parler un tlphone de manire qu'il soit entendu des diffrents points d'une vaste salle4 ,nous avons vu que ,m4 ,bell avait dj obtenu ce rsultat1 et sous ce rapport nous ne voyons pas que ceux qui ont perfectionn le tlphone soient arrivs des rsultats beaucoup plus importants4 ,mais ce qui est certain1 c'est qu'un tlphone ordinaire peut parfaitement mettre des sons musicaux susceptibles d'tre entendus dans une pice assez grande et tout en tant attach la muraille4 ,on doit se rappeler les rsultats obtenus par ,,mm4 ,pollard et ,garnier lors des essais qu'ils firent ,cherbourg pour relier la digue la prfecture maritime de cette ville4 ,la digue de ,cherbourg est1 comme on le sait1 une sorte d'le factice cre de main d'homme devant cette ville pour constituer une rade4 ,les forts tablis sur cette digue sont relis par des cbles sous-marins au port militaire et la prfecture maritime4 ,un jour qu'aprs des expriences faites dans le cabinet du prfet sur l'un de ces cbles1 au moyen de tlphones1 plusieurs des personnes prsentes causaient ensemble dans la pice1 elles furent trs-tonnes d'entendre le clairon sonner la retraite1 et les sons semblaient venir de l'un des points de la pice4 ,on cherche1 et l'on reconnat bientt que c'est le tlphone pendu la muraille qui se livrait cet exercice4 ,on s'informe et l'on apprend que c'tait un des exprimentateurs de la station de la digue qui avait fait la plaisanterie de sonner du clairon devant le tlphone de cette station4 ,or la digue est loigne de ,cherbourg de plus d'une lieue1 et la prfecture maritime est au milieu de la ville4 ,les tlphones taient pourtant construits grossirement dans les ateliers du port de ,cherbourg1 ce qui prouve une fois de plus combien ces appareils exigent peu de prcision pour fonctionner4 ,les tlphones du modle de ,bell les plus varis dans leurs dispositions se trouvent chez ,m4 ,c4 ,roosevelt1 reprsentant de ,m4 ,bell ,paris1 #a1 rue de la ,bourse4 ,ils sont gnralement construits par ,m4 ,brguet1 et les modles les plus recherchs sont1 indpendamment de celui que nous avons dcrit1 le grand modle carr dont l'aimant est en fer cheval et qui est renferm dans une bote plate1 portant sur sa face antrieure un cornet qui sert en mme temps d'embouchure4 ,nous reprsentons 7fig4 #bd71 ce systme1 qui a du reste t construit tout rcemment ,boston dans de meilleures conditions4 ,dans ce nouveau modle1 tabli par ,m4 ,gower1 l'aimant est compos de plusieurs lames termines par un noyau magntique en fer sur lequel est fixe la bobine1 et le tout est recouvert d'une paisse couche de paraffine4 ,les sons reproduits sont alors beaucoup plus nets et plus forts4 ,il y a aussi un modle en forme de tabatire dans lequel l'aimant est contourn en spirale afin de conserver sa longueur sous une forme ronde4 ,le ple qui occupe la partie centrale de cette spirale est alors muni d'un noyau de fer sur lequel est fixe la bobine d'induction1 et le couvercle de la tabatire porte la lame vibrante ainsi que l'embouchure2 nous reprsentons ce modle fig4 #be4 ,dans un autre modle1 dit tlphone miroir1 le dispositif prcdent est adapt sur un manche comme la glace d'un miroir portatif1 et l'embouchure se prsentant sur l'une des faces latrales1 on parle avec cet instrument comme si l'on parlait devant un cran de chemine4 ,on trouve d'un autre ct chez ,m4 ,bailey les divers modles de tlphones pile et charbon d',edison dont nous parlerons bientt et qui ont donn les meilleurs rsultats sur les longues lignes1 ainsi que les tlphones de ,,mm4 ,gray et ,phelps4 ,,dispositions ,,diff,,rentes ,,des ,t,l,,phones4 ,les rsultats si prodigieux obtenus avec le tlphone ,bell et dont l'authenticit avait t mise en doute par la plupart des savants1 devaient naturellement1 tant une fois dmontrs1 provoquer une foule de recherches de la part des inventeurs et mme de ceux qui avaient t dans l'origine les plus incrdules4 ,il en est rsult une foule de perfectionnements et de modifications qui ont videmment leur intrt1 et dont nous allons maintenant nous occuper4 ,t,l,,phones ,,pile4 ,tlphone de ,m4 ,edison4--,l'un des premiers et des plus intressants perfectionnements apports au tlphone de ,bell1 est celui qui a t combin dans la premire moiti de l'anne #ahgf par ,m4 ,edison4 ,ce systme est1 la vrit1 plus compliqu que celui que nous avons tudi prcdemment1 car il met contribution une pile1 et l'appareil transmetteur est diffrent de l'appareil rcepteur2 mais il est moins susceptible d'tre influenc par les causes extrieures et permet des transmissions plus grande distance4 ,le tlphone de ,m4 ,edison1 comme celui de ,m4 ,gray1 dont nous avons dj eu occasion de parler1 est fond sur l'action de courants ondulatoires dtermins par des variations de rsistance d'un mdiocre conducteur interpos dans le circuit1 et sur lequel ragissent les vibrations d'un diaphragme devant lequel on parle4 ,seulement1 au lieu d'employer un conducteur liquide qui ne peut jamais tre utilis pratiquement1 ,m4 ,edison a cherch mettre contribution les corps solides semi-conducteurs4 ,ceux qui lui offrirent le plus d'avantages1 ce point de vue1 furent le graphite et le charbon1 surtout le charbon rsultant du noir de fume comprim4 ,ces substances1 en effet1 tant introduites dans un circuit entre deux lames conductrices dont l'une est mobile1 sont susceptibles de modifier la rsistance de ce circuit dans le mme rapport peu prs que la pression qui est exerce sur elles par la lame mobile#ab1 et l'on conoit que pour obtenir avec ce systme les courants ondulatoires ncessaires la reproduction des sons articuls1 il suffisait d'introduire un disque de plombagine ou de noir de fume entre la lame vibrante d'un tlphone et une lame de platine mise en rapport avec la pile4 ,la lame du tlphone tant mise en communication avec le fil du circuit1 il devait rsulter des vibrations de cette lame devant le disque de charbon1 une srie de pressions croissantes et dcroissantes1 donnant lieu des effets correspondants dans l'intensit du courant transmis1 et ces effets devaient ragir d'une manire analogue aux courants ondulatoires dtermins par l'induction dans le systme de ,bell4 ,toutefois1 pour obtenir de trs-bons rsultats1 plusieurs dispositions accessoires taient ncessaires1 et nous reprsentons 7fig4 #bf7 l'une des dispositions qui ont t donnes cette partie du systme tlphonique de ,m4 ,edison4 ,note #ab3 ,cette proprit tait connue depuis longtemps1 mais non applique4 ,je l'avais indique ds #ahef dans le tome ,i de mon ,expos des applications de l'lectricit1 page #bdj 7#b;e dition71 propos des interrupteurs de circuit4 ,j'en ai parl encore dans un ,mmoire sur les lectro-aimants fil nu 7publi en #ahfe dans les ,annales tlgraphiques7 et dans plusieurs notes prsentes l',acadmie des sciences en #ahgb et #ahge sur la conductibilit des limailles et poussires conductrices4 ,m4 ,clrac1 de son ct1 en #ahfe1 la mettait contribution pour obtenir des rsistances variables4 ,dans cette figure1 l'appareil est vu en coupe1 et il se rapproche beaucoup1 quant la forme1 du tlphone de ,bell4 ,l ,l est la lame vibrante1 ,o ,o1 l'embouchure1 ,m le trou de cette embouchure1 ,n ,n ,n la cage de l'appareil qui est construite ainsi que l'embouchure en bonite et qui prsente au-dessous de la lame une cavit assez spacieuse et un trou tubulaire qui est creus dans le manche4 sa partie suprieure1 ce tube est continu par un rebord cylindrique muni d'un pas de vis sur lequel est visse une petite bague prsentant une saillie intrieurement1 et c'est l'intrieur de ce tube que se trouve dispos le systme rhostatique4 ,celui-ci se compose d'abord d'un piston ,e1 adapt l'extrmit d'une longue vis ,e ,f1 dont le bouton ,f en tournant permet de faire avancer ou reculer le piston d'une certaine quantit4 ,au-dessus de ce piston1 se trouve adapte une lame de platine trs mince ,a relie par une lamelle flexible et un fil un bouton d'attache ,p'4 ,une autre lame ,b1 exactement semblable1 est relie avec le bouton d'attache ,p1 et c'est entre ces deux lames qu'est plac le disque de charbon ,c4 ,ce disque est constitu avec du noir de fume de ptrole comprim1 et sa rsistance est d'un ohm ou de #ajj mtres de fil tlgraphique4 ,enfin un disque d'bonite est appliqu sur la lame de platine suprieure ,b1 et un tampon lastique compos d'un morceau de tube de caoutchouc ,g et d'un disque de lige ,h1 est interpos entre la lame vibrante ,l ,l et le disque ,b1 afin que les vibrations de cette lame ne soient pas arrtes par l'obstacle rigide constitu par l'ensemble du systme rhostatique4 ,quand ces diffrentes pices sont en place1 on rgle l'appareil au moyen de la vis ,f1 et ce rglage est facile puisqu'il suffit de la serrer ou de la desserrer jusqu' ce que le tlphone rcepteur donne son maximum de son4 ,dans un nouveau modle reprsent 7fig4 #bg71 et qui a fourni les meilleurs rsultats pour la nettet des transmissions1 la lame vibrante ,l ,l est maintenue et appuye contre les disques du conducteur secondaire en charbon ,c1 par l'intermdiaire d'un petit cylindre de fer ,a au lieu d'un tampon en caoutchouc1 et la pression est rgle par une vis place au-dessous de e4 ,l'embouchure ,e de l'appareil est plus saillante1 et le trou plus large4 ,enfin il n'y a plus de manche l'appareil dont l'enveloppe est en fonte nickele4 ,le disque rigide b qui appuie sur la premire lame de platine p est1 d'un autre ct1 en aluminium au lieu d'tre en bonite4 ,le tlphone rcepteur ressemble assez celui de ,m4 ,bell4 ,il prsente nanmoins quelques diffrences que l'on peut reconnatre par l'inspection de la fig4 #bh4 ,ainsi l'aimant ,n ,s est recourb en fer cheval1 et la bobine magntisante ,e recouvre seulement un des ples ,n2 ce ple occupe prcisment le centre de la lame vibrante ,l ,l1 tandis que le second ple est prs du bord de cette lame4 ,les dimensions elles-mmes de la lame sont considrablement rduites2 sa surface est peu prs celle d'une pice de cinq francs1 et elle est enclave dans une espce de rainure circulaire qui la maintient dans une position parfaitement dtermine4 ,en raison de cette disposition1 le manche de l'instrument est en bois plein1 et l'espace vide o se trouve le systme lectro-magntique est un peu plus dvelopp que dans le modle de ,bell2 mais l'on s'est arrang de manire viter les chos et en faire une sorte de caisse sonore apte amplifier les sons4 ,la disposition du systme lectro-magntique par rapport la lame vibrante doit videmment augmenter aussi la sensibilit de l'appareil1 car le ple ,s tant en contact intime avec la lame ,l ,l1 celle-ci se trouve polarise et peut recevoir beaucoup plus nergiquement les influences magntiques du second ple ,n1 qui en est distant de l'paisseur d'une forte feuille de papier4 ,dans les deux appareils de ,m4 ,edison 7rcepteur et transmetteur7 la partie suprieure ,,cc correspondante la lame vibrante1 au lieu d'tre fixe par des vis sur la partie attenante au manche1 est visse sur cette partie elle-mme1 ce qui permet de dmonter beaucoup plus facilement l'instrument4 ,m4 ,edison a1 du reste1 beaucoup vari la forme de ses appareils1 et aujourd'hui leur enveloppe est en mtal avec une embouchure d'bonite en forme d'entonnoir4 ,ayant constat1 comme du reste l'avait fait avant lui ,m4 ,elisha ,gray1 que les courants induits sont plus favorables aux transmissions tlphoniques que les courants voltaques1 ,m4 ,edison transforma les courants de pile passant par son transmetteur en courants induits1 et cela en leur faisant traverser le circuit primaire d'une bobine d'induction bien isole2 le fil de ligne tait alors mis en communication avec le fil secondaire de la bobine4 ,nous rapporterons plus tard des expriences qui montreront les avantages de cette combinaison2 pour le moment1 nous ne faisons que la signaler1 car elle fait aujourd'hui partie intgrante de presque tous les systmes de tlphones pile4 ,tlphone musical d',edison4--,les effets curieux et rellement trs-avantageux que ,m4 ,edison avait obtenus avec son lectro-motographe1 lui donnrent l'ide1 ds le commencement de l'anne #ahgg1 d'appliquer le principe de cet appareil au tlphone pour la reproduction des sons transmis1 et il a obtenu des rsultats tellement intressants que l'auteur d'un article sur les tlphones1 publi dans le ,telegraphic ,journal du #ae aot #ahgg1 prsente cette invention comme l'une des plus belles du dix-neuvime sicle4 ,ce qui est certain1 c'est qu'elle semble avoir donn naissance au phonographe qui1 dans ces derniers temps1 a fait tant de bruit et a tant tonn les savants4 ,pour qu'on puisse comprendre le principe de ce tlphone1 nous devrons entrer dans quelques dtails sur l'lectro-motographe de ,m4 ,edison1 dcouvert en #ahgb4 ,cet appareil est fond sur ce principe3 que si une feuille de papier1 prpare avec une solution d'hydrate de potasse1 est applique sur une plaque mtallique runie au ple positif d'une pile1 et qu'une pointe de plomb ou de platine relie au ple ngatif soit promene sur le papier1 le frottement que cette pointe rencontre cesse ds que le courant passe1 et elle peut ds lors glisser comme sur une glace jusqu' ce que le courant soit interrompu4 ,or1 comme cette raction peut tre effectue instantanment sous l'influence de courants excessivement faibles1 les effets mcaniques produits par ces alternatives d'arrt et de glissement1 peuvent1 pour une disposition convenable de l'appareil1 dterminer des vibrations en rapport avec les interruptions de courant produites par le transmetteur4 ,dans ce systme1 le rcepteur tlphonique se compose d'un rsonnateur et d'un tambour mont sur un axe que fait tourner une manivelle4 ,une bande de papier en provision sur un rouleau1 passe sur le tambour dont la surface est rugueuse1 et sur cette bande appuie fortement une pointe mousse de platine qui est adapte l'extrmit d'un ressort fix au centre du rsonnateur4 ,le courant de la pile dirig d'abord sur le ressort1 passe par la pointe de platine travers le papier chimique1 et retourne par le tambour la pile4 ,quand on tourne la manivelle1 le papier avance1 et le frottement normal qui se produit entre le papier et la pointe de platine1 pousse en avant cette dernire1 en provoquant par l'intermdiaire du ressort une traction sur un des cts du rsonnateur2 mais au moment de chaque passage du courant travers le papier1 tout frottement cessant1 le ressort n'est plus entran1 et le rsonnateur revient sa position normale4 ,or1 comme chaque vibration effectue au transmetteur ce double effet se manifeste1 il en rsulte une srie de vibrations du rsonnateur qui sont la rptition de celles du transmetteur et1 par consquent1 la reproduction plus ou moins rduite des sons musicaux qui ont affect le transmetteur4 ,suivant les journaux amricains1 cet appareil aurait fourni des rsultats surprenants2 les courants les plus faibles1 qui n'exerceraient aucune action sur un lectro-aimant1 produisent de cette manire des effets complets4 ,l'appareil peut mme reproduire1 avec une grande intensit1 les notes les plus leves de la voix humaine1 notes que l'on peut peine distinguer lorsque l'on emploie des lectro-aimants4 ,le transmetteur est peu prs le mme que celui que nous avons dcrit prcdemment2 seulement1 au lieu du disque de charbon1 c'est une pointe de platine qui est employe1 et elle ne doit pas tre en contact continuel avec la lame vibrante4 ,voici du reste comment il est dcrit dans le ,telegraphic ,journal3 ,il consiste simplement dans un long tube de deux pouces de diamtre1 ayant un de ses bouts recouvert d'un diaphragme constitu par une mince feuille de cuivre et maintenu serr au moyen d'une bague lastique4 ,au centre du diaphragme de cuivre se trouve riv un petit disque de platine1 et devant ce disque1 est ajuste une pointe du mme mtal adapte un support fixe4 ,quand on chante devant le diaphragme1 celui-ci en vibrant rencontre la pointe de platine et lui fait produire le nombre de fermetures de courant en rapport avec les vibrations des notes chantes4 ,d'aprs de nouvelles expriences faites en ,amrique pour juger du mrite des diffrents systmes de tlphones1 ce serait celui de ,m4 ,edison qui aurait fourni les meilleurs rsultats4 ,voici ce que nous lisons1 en effet1 dans le ,telegraphic ,journal du #a;er mai #ahgh 7p4 #ahg73 ,le #b avril dernier1 on exprimenta le tlphone charbon de ,m4 ,edison entre ,new-,york et ,philadelphie1 sur une des lignes si nombreuses de la compagnie de l',ouest ,union4 ,la ligne avait une longueur de cent six milles1 et dans presque tout son parcours elle longeait les autres fils4 ,or les effets d'induction dtermins par les transmissions tlgraphiques travers les fils voisins1 et qui taient suffisants pour empcher l'audition de la parole dans tous les tlphones essays1 furent sans influence quand on employa le tlphone d',edison avec deux lments de pile et une petite bobine d'induction1 et ,,mm4 ,batchelor1 ,phelps et ,edison purent changer facilement une conversation4 ,le tlphone magntique de ,m4 ,phelps regard comme le plus puissant de son espce1 donna mme de moins bons rsultats4 ,dans des expriences faites entre le palais de l',exposition de ,paris et ,versailles1 la commission du jury a pu constater les mmes rsultats avantageux4 ,tlphones du colonel ,navez4--,le colonel d'artillerie belge ,navez1 l'auteur du chronographe balistique bien connu1 a cherch perfectionner le tlphone d',edison en employant plusieurs disques de charbon au lieu d'un seul4 ,suivant lui1 les variations de rsistance lectrique produites par les disques de charbon1 sous l'influence de pressions ingales1 dpendent surtout de leur surface de contact1 et il croit en consquence que plus ces surfaces sont multiplies1 plus les diffrences en question sont considrables1 comme cela a lieu quand on polarise la lumire avec une pile de glaces4 ,les meilleurs rsultats ont t obtenus par lui avec une pile de douze rondelles de charbon4 ,ces rondelles1 dit-il1 agissent bien par leurs surfaces de contact1 car il suffit de les sparer par des rondelles d'tain interposes1 pour dtruire toute articulation de la parole reproduite#ac4 ,note #ac3 ,j'ai pu1 ds l'anne #ahfe1 m'assurer de la vrit de cette observation1 en provoquant le serrage des spires d'un lectro-aimant fil nu4 ,plus le nombre des spires tait considrable dans le sens de la pression1 plus les diffrences de rsistance de l'hlice magntisante taient accentues4 ,pour teindre les vibrations musicales nuisibles qui accompagnent les transmissions tlphoniques1 ,m4 ,navez emploie1 comme lame vibrante du transmetteur1 une lame de cuivre recouverte d'argent1 et pour lame vibrante du rcepteur1 une lame de fer double d'une plaque de laiton1 le tout soud ensemble4 ,il emploie d'ailleurs des tubes de caoutchouc munis d'embouchures et de conduits auriculaires1 pour la transmission et la rception des sons1 et les appareils sont disposs plat1 sur une table4 cet effet1 le barreau aimant du tlphone rcepteur est alors remplac par deux aimants horizontaux agissant par un ple de mme nom sur un petit noyau de fer qui porte la bobine et qui se trouve plac verticalement entre les deux aimants4 ,il emploie naturellement une petite bobine de ,ruhmkorff1 pour transformer l'lectricit de la pile en lectricit d'induction4 ,les figures #bi et #cj reprsentent les deux parties de ce systme tlphonique4 ,la pile de charbon est en ,c1 fig4 #bi2 la lame vibrante en ,,ll1 et l'embouchure ,e1 adapte un tube en caoutchouc ,,te1 correspond par le dessous la lame vibrante4 ,la pile de charbons est runie mtalliquement au circuit par une tige de platine ,,ec1 et la lame vibrante communique galement au circuit par l'intermdiaire d'un bouton d'attache4 ,dans le tlphone rcepteur1 fig4 #cj1 la partie suprieure est dispose peu prs comme dans les tlphones ordinaires2 seulement1 au lieu d'une embouchure1 on a adapt l'appareil un conduit auriculaire ,,to4 ,les deux aimants qui communiquent une polarit uniforme au noyau de fer ,n portant la bobine d'induction ,b1 sont en ,a1 ,a' et ont la forme de fers cheval2 on en voit un en coupe en ,d du ct droit1 et l'autre ne montre en ,c que la courbe du fer cheval4 ,les deux boutons d'attache de ce rcepteur correspondent aux deux extrmits du fil induit de la bobine d'induction supplmentaire1 et les deux boutons d'attache du transmetteur correspondent aux deux bouts du fil primaire de cette bobine et la pile qui est interpose dans le circuit prs de cet appareil4 ,tlphones de ,,mm4 ,pollard et ,garnier4--,le tlphone pile construit par ,,mm4 ,pollard et ,garnier est diffrent de ceux qui prcdent1 en ce qu'il met simplement contribution deux pointes de mine de plomb portes par des porte-crayons mtalliques1 et que ces pointes sont appliques directement contre la lame vibrante avec une pression qui doit tre rgle4 ,la fig4 #ca reprsente la disposition qu'ils ont adopte1 et qui du reste peut tre varie d'une infinit de manires4 ,,ll est la lame vibrante en fer-blanc au-dessus de laquelle se trouve l'embouchure ,e1 et ,p1 ,p' sont les deux pointes de graphite munies de leur porte-crayons4 ,ces porte-crayons portent leur partie infrieure un pas de vis qui1 tant engag dans un trou filet pratiqu dans une plaque mtallique ,,cc1 permet de serrer plus ou moins les crayons contre la lame ,,ll4 ,cette plaque mtallique ,,cc est compose de deux parties juxtaposes qui1 tant isoles l'une de l'autre1 peuvent tre mises en rapport avec un commutateur cylindrique au moyen duquel on peut disposer le circuit de diverses manires4 ,ce commutateur tant pourvu de cinq lames1 permet de passer presque instantanment d'une combinaison l'autre1 et ces combinaisons sont les suivantes3 #a ,le courant entre par le crayon ,p1 passe dans la plaque et de l dans la ligne2 #b ,le courant arrive par le crayon ,p'1 passe dans la plaque et de l dans la ligne2 #c ,le courant arrive la fois par les crayons ,p et ,p'1 se rend dans la plaque et de l la ligne2 #d ,le courant arrive par le crayon ,p1 va de l la plaque1 puis dans le crayon ,p'1 et de l la ligne4 ,on a donc de cette manire deux lments de combinaison que l'on peut utiliser sparment ou en les associant en tension ou en quantit4 ,lorsque les crayons sont bien rgls et donnent une transmission bien rgulire et de mme intensit1 on peut tudier facilement les effets produits quand on passe de l'une des combinaisons l'autre1 et l'on constate3 #a que pour un circuit court1 il n'y a pas de changement apprciable1 quelle que soit la combinaison employe2 #b que quand le circuit est long ou prsente une grande rsistance1 c'est la combinaison en tension qui a l'avantage1 et cela d'autant plus que la ligne est plus longue4 ,ce systme tlphonique1 comme du reste les deux prcdents1 met contribution une machine d'induction pour transformer les courants voltaques en courants induits2 nous parlerons plus tard de cet accessoire important de ces sortes d'appareils4 ,quant au tlphone rcepteur1 la disposition adopte par ,,mm4 ,pollard et ,garnier est peu prs celle de ,bell4 ,seulement ils emploient des lames de fer-blanc et des hlices beaucoup plus rsistantes4 ,cette rsistance est1 en effet1 de cent cinquante deux cents kilomtres4 ,nous avons toujours reconnu1 disent ces messieurs1 que quelle que soit la rsistance du circuit extrieur1 on a avantage augmenter le nombre des tours de spires1 mme en faisant usage du fil n #db1 qui est celui que nous avons employ de prfrence4 ,tlphone raction de ,m4 ,hellesen4--,m4 ,hellesen pensant que les vibrations produites par la voix sur un transmetteur tlphonique charbon1 devaient se trouver amplifies si la pice mobile du rhotome tait soumise une action lectro-magntique rsultant de ces vibrations elles-mmes1 a combin un transmetteur fond sur ce principe que nous reprsentons fig4 #cb1 et qui a l'avantage de constituer lui-mme l'appareil d'induction destin transformer les courants voltaques employs4 ,cet appareil se compose d'un tube de fer vertical appuy sur une masse magntique ,,ns et entour d'une bobine magntisante ,,bb au-dessus de laquelle est adapte une hlice d'induction en fil fin ,,ii1 mise en communication avec le circuit4 l'intrieur du tube1 se trouve un crayon de plombagine ,c1 dispos dans un porte-crayon qui peut tre lev ou abaiss au moyen d'une vis de rappel ,v adapte au dessous de la masse magntique4 ,enfin1 au-dessus de ce crayon1 est fixe une lame vibrante en fer ,,ll1 qui est munie son centre d'un contact de platine communiquant la pile2 le circuit local est alors mis en rapport avec le crayon par l'intermdiaire de l'hlice magntisante ,b1 dont un bout est cet effet soud sur le tube de fer4 ,il rsulte de cette disposition que les vibrations de la lame ,,ll1 au moment de leur plus grande amplitude du ct du crayon1 tendent s'amplifier par suite de l'action attractive exerce sur la plaque1 et la pression sur le graphite devenant plus forte1 accrot les diffrences de rsistance qui en rsultent et1 par suite1 dtermine des variations plus grandes dans l'intensit des courants transmis4 ,tlphone raction de ,,mm4 ,thomson et ,houston4--,la disposition tlphonique que nous venons de dcrire a t reprise dernirement par ,,mm4 ,elihu ,thomson et ,edwin4 ,j4 ,houston qui1 dans l',english mechanic and ,world of science du #ba juin #ahgh1 c'est--dire deux mois aprs que ,m4 ,hellesen m'a indiqu son systme#ad1 ont publi un article sur un appareil peu prs semblable au prcdent4 ,note #ad3 ,m4 ,hellesen m'a communiqu le dessin de son appareil le #c mai #ahgh4 ,or les expriences faites ,copenhague dataient de plus de six semaines4 ,dans cet appareil1 en effet1 le courant qui passe travers le corps mdiocrement conducteur1 anime un lectro-aimant muni d'une bobine d'induction1 et cet lectro-aimant ragit sur le diaphragme pour augmenter l'amplitude de ses vibrations et crer en mme temps deux actions lectriques agissant dans le mme sens2 seulement la disposition du contact du mauvais conducteur avec la lame vibrante est un peu diffrente4 ,au lieu d'un simple contact par pression effectu entre cette lame et un crayon de charbon1 c'est un petit fragment de cette matire1 taill en pointe1 qui est fix sur la lame vibrante et qui plonge dans une gouttelette de mercure verse au fond d'une cavit pratique l'extrmit suprieure du fer de l'lectro-aimant4 ,la disposition de l'appareil est d'ailleurs la mme que celle d'un tlphone ordinaire1 et c'est la tige de fer de l'lectro-aimant qui reprsente le barreau aimant du tlphone ,bell4 ,suivant les auteurs1 cet appareil peut tre employ comme transmetteur et comme rcepteur1 et voici comment les effets se produisent dans les deux cas4 ,quand l'appareil transmet1 le fragment de charbon plonge plus ou moins dans le mercure1 et par suite des diffrences qui se produisent dans les surfaces de contact suivant l'amplitude des vibrations de la lame1 le courant subit des variations d'intensit en rapport avec ces amplitudes1 et de ces variations rsultent1 dans la bobine d'induction1 des courants induits1 qui ragissent sur le tlphone rcepteur comme dans l'appareil ,bell1 et qui sont encore renforcs de ceux qui sont produits magnto-lectriquement par le mouvement du diaphragme devant la bobine d'induction et le fer de l'lectro-aimant4 ,quand l'appareil est employ comme rcepteur1 les effets ordinaires se manifestent1 car le fer de l'lectro-aimant tant aimant par le courant1 se trouve exactement dans les conditions des tlphones ,bell ordinaires1 et les courants induits lui arrivent de la mme manire1 seulement plus intenses4 ,,mm4 ,thomson et ,houston prtendent que ce systme a fourni des rsultats excellents et que le son de la voix y est beaucoup moins altr que dans les autres tlphones4 ,tlphones piles et transmetteurs liquides4--,on a vu que ,m4 ,gray1 ds l'anne #ahgf1 avait imagin un systme tlphonique bas sur les variations de rsistance qu'prouve un circuit complt par un liquide1 lorsque la couche liquide interpose entre les lectrodes varie d'paisseur sous l'influence des vibrations de la lame tlphonique mise en rapport avec l'une de ces lectrodes4 ,ce systme a t tudi depuis par plusieurs inventeurs1 entre autres par ,,mm4 ,richemond et ,salet1 et voici les quelques renseignements qui ont t publis relativement leurs recherches4 ,un autre tlphone reproduisant les sons articuls1 et appel par ,m4 ,richemond lectro-hydro-tlphone1 a t brevet rcemment aux tats-,unis4 ,il est sous certains rapports semblable celui de ,m4 ,edison1 mais au lieu de mettre contribution des disques de charbon pour modifier la rsistance du circuit1 c'est l'eau qui est employe1 et cette eau est mise en rapport avec le circuit et la pile par l'intermdiaire de deux pointes de platine1 dont une est fixe sur le diaphragme mtallique qui vibre sous l'influence de la voix4 ,les vibrations de ce diaphragme en transportant la pointe qui lui est adhrente en des points diffrents de la couche liquide interpolaire1 diminuent ou augmentent la rsistance lectrique de cette couche1 et dterminent des variations correspondantes dans l'intensit du courant traversant le circuit4 ,le tlphone rcepteur a d'ailleurs la disposition ordinaire4 7,voir le ,telegraphic ,journal du #ae sept4 #ahgg1 p4 #bbb74 ,il m'a paru intressant1 dit ,m4 ,salet1 de construire un tlphone dans lequel le mouvement de deux membranes soient absolument solidaires1 et pour cela j'ai mis profit la grande rsistance des liquides4 ,m4 ,bell avait dj obtenu quelques rsultats en attachant la membrane vibrante un fil de platine communiquant avec une pile1 et plongeant plus ou moins dans de l'eau acidule contenue dans un vase mtallique reli lui-mme par la ligne au tlphone receveur4 ,j'ai substitu au fil de platine un petit levier d'aluminium portant une lame de platine2 une trs-faible distance de celle-ci s'en trouvait une seconde en relation avec la ligne4 ,les vibrations de la membrane1 triples ou quadruples dans leur amplitude1 ne sont pas altres dans leurs formes1 grce la petitesse et la lgret du levier2 elles dterminent dans l'paisseur de la couche liquide traverse par le courant1 et par suite dans l'intensit de celui-ci1 des variations1 lesquelles en occasionnent de semblables dans la force attractive de l'lectro-aimant rcepteur4 ,sous son influence1 la membrane recevante excute des mouvements solidaires de ceux de la membrane expditrice4 ,le son transmis est trs-net et1 rsultat auquel on pouvait s'attendre1 le timbre est parfaitement conserv4 ,les consonnes cependant n'ont pas tout le mordant de celles transmises par l'instrument de ,m4 ,bell4 ,c'est un inconvnient qui apparat surtout quand le levier est un peu lourd2 on pourrait facilement le faire disparatre4 ,l'lectrolyse produit en outre un bruissement continu qui ne nuit gure la nettet du son4 ,comme dans ce systme on ne demande pas la voix de produire1 mais seulement de diriger le courant lectrique engendr par une pile1 on peut thoriquement augmenter volont l'intensit du son reu4 ,en ralit j'ai pu faire rendre au rcepteur des sons trs-forts1 et il me semble que cet avantage compense largement la ncessit d'employer une pile et un appareil expditeur assez dlicat4 ,malheureusement la transmission ne peut se faire des distances un peu considrables4 ,supposons qu'un certain dplacement de la membrane expditrice dtermine dans la rsistance le mme accroissement que cinq six cents mtres de fil3 si la ligne a cinq cents mtres1 l'intensit du courant se trouvera rduite de moiti et la membrane recevante prendra une nouvelle position notablement diffrente de la premire2 mais si la ligne a cinq cents kilomtres1 l'intensit du courant ne sera modifie que de un millime4 ,il faudrait donc employer une pile norme pour que cette variation se traduist par un changement sensible dans la position de la membrane recevante4 7,voir ,comptes rendus de l',acadmie des sciences du #ah fvrier #ahgh1 p4 #dga47 ,m4 ,j4 ,luvini1 dans un article insr dans les ,mondes1 du #g mars #ahgh1 a indiqu un systme de rhotome de courant pour les tlphones pile qui1 malgr sa complication1 pourrait peut-tre prsenter quelques avantages1 en ce sens qu'il fournirait des courants alternativement renverss4 ,dans ce systme1 la lame vibrante transmettrice qui doit tre place verticalement1 ragit sur un fil mobile horizontal repli rectangulairement et portant sur chacune de ses branches deux pointes de platine plongeant dans deux godets remplis d'un liquide mdiocrement conducteur2 les deux branches de ce fil1 isoles l'une de l'autre1 sont mises en rapport avec les deux ples de la pile1 et les quatre godets dans lesquels plongent les fils de platine1 communiquent d'une manire inverse la ligne et la terre par l'intermdiaire de fils de platine immobiles fixs dans les godets4 ,il rsulte de cette disposition que1 pour un rglage convenable des distances entre les fils fixes et mobiles1 deux courants gaux se trouveront opposs travers le circuit de la ligne quand le diaphragme sera immobile2 mais aussitt que celui-ci vibrera1 les distances respectives des fils varieront1 et il en rsultera1 un courant diffrentiel dont l'intensit sera en rapport avec l'tendue du dplacement du systme ou l'amplitude de la vibration1 et dont le sens variera pour les mouvements en dessus et en dessous de la ligne des noeuds de vibration4 ,on aurait donc de cette manire les effets avantageux des courants induits4 ,tlphones pile et arcs voltaques4--,pour obtenir des variations de rsistance encore plus sensibles qu'avec les liquides et les corps pulvrulents1 on a eu l'ide d'avoir recours aux conducteurs gazeux chauffs1 et on a combin plusieurs dispositifs de tlphones pile dans lesquels le circuit tait complt par une couche d'air sparant la lame vibrante d'une pointe de platine servant d'excitateur une dcharge lectrique de haute tension4 ,dans ces conditions1 cette couche d'air devient conductrice1 et l'intensit du courant qui la traverse est en rapport avec son paisseur4 ,ce problme a t rsolu soit au moyen de courants voltaques d'une grande tension1 soit au moyen d'une bobine de ,ruhmkorff4 ,le premier systme a t combin par ,m4 ,trouv1 et voici ce qu'il en dit dans le journal la ,nature du #f avril #ahgh4 ,une membrane mtallique vibrante constitue l'un des ples d'une pile haute tension2 l'autre ple est assujetti devant la plaque par une vis micromtrique qui permet de faire varier1 suivant la tension de la pile1 la distance la plaque1 sans pourtant jamais tre en contact avec elle4 ,cette distance1 toutefois1 ne doit pas dpasser celle que pourrait franchir la dcharge de la pile4 ,dans ces conditions1 la membrane vibrant sous l'influence des ondes sonores a pour effet de modifier constamment la distance entre les deux ples et de faire ainsi varier sans cesse l'intensit du courant2 par consquent l'appareil rcepteur 7tlphone ,bell ou lectro-aimant7 subit des variations magntiques en rapport avec les variations du courant qui l'influence1 ce qui a pour effet de faire vibrer synchroniquement la membrane rceptrice4 ,c'est donc sur la possibilit de faire varier entre des limites trs-tendues la rsistance du circuit extrieur d'une pile ou batterie haute tension dont les ples ne sont pas en contact1 que repose le nouvel appareil tlphonique4 ,on pourra aussi1 pour faire varier les conditions de cette rsistance1 faire intervenir une vapeur quelconque ou bien des milieux diffrents1 tels que l'air ou les gaz plus ou moins rarfis4 ,m4 ,trouv pense obtenir de bons rsultats avec sa pile rondelles humectes de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc1 en en disposant les lments1 au nombre de quatre ou cinq cents1 dans des tubes de verre de petit diamtre4 ,pour obtenir des courants de tension1 il n'est pas besoin1 comme on le sait1 que ces lments soient de grandes dimensions4 ,m4 de ,lalagade a propos un moyen analogue en employant1 pour la formation de l'arc1 un courant dont la tension est augmente par l'interposition dans le circuit d'un fort lectro-aimant4 ,cet lectro-aimant ragit d'ailleurs sur un lectro-aimant ,hughes pour lui faire fournir des courants d'induction susceptibles de faire fonctionner le rcepteur4 ,suivant ,m4 de ,lalagade1 une pile de ,bunsen ou bichromate de potasse de #f lments1 suffirait pour obtenir un arc voltaque continu entre la lame vibrante d'un tlphone et une pointe de platine loigne suffisamment pour ne donner lieu aucun contact4 ,il faudrait cependant en dterminer un en commenant1 pour provoquer la formation de cet arc4 ,dans le systme de ,m4 de ,lalagade1 la lame vibrante doit tre munie son centre d'une petite lame de platine pour viter les effets d'oxydation de l'tincelle4 ,suivant l'auteur1 les sons ainsi transmis et reproduits dans un tlphone dont le systme lectro-magntique serait mont sur une caisse sonore1 auraient une intensit plus grande qu'avec les tlphones ordinaires1 et il semblerait qu'on vous parlerait dans l'oreille4 ,tlphones mercure4--,ces systmes sont fonds sur ce phnomne physique dcouvert par ,m4 ,lippmann1 que si une couche d'eau acidule est superpose du mercure et runie au moyen d'une lectrode et d'un fil avec celui-ci1 de manire constituer un circuit1 toute action mcanique qui aura pour effet de presser sur la surface du mercure et de faire varier la forme de son mnisque1 dterminera une raction lectrique capable de donner lieu un courant dont la force sera en rapport avec l'action mcanique exerce4 ,par rciproque1 toute action lectrique qui sera produite sur le circuit d'un pareil systme1 donnera lieu une dformation du mnisque et par suite un mouvement de celui-ci1 qui sera d'autant plus caractris que le tube o se trouve le mercure sera plus petit et l'action lectrique plus grande4 ,cette action lectrique pourra d'ailleurs rsulter d'une diffrence de potentiel dans l'tat lectrique des deux extrmits du circuit mis en rapport avec la source lectrique employe ou d'un gnrateur lectrique quelconque#ae4 ,note #ae3 ,m4 ,j4 ,m4 ,page avait dj reconnu que si un tlphone est plac dans le circuit de l'hlice primaire d'une bobine d'induction alors que l'hlice secondaire de cet appareil est place dans le circuit d'un lectromtre capillaire de ,m4 ,lippmann1 il se produit chaque mot prononc dans le tlphone un mouvement de la colonne mercurielle de l'lectromtre1 lequel mouvement s'effectue vers le bout capillaire du tube et quelle que soit la direction du courant envoy par le tlphone4 ,on reconnut que cet effet tait d ce que le mercure tend toujours se mouvoir plus rapidement du ct du bout capillaire que du ct oppos4 ,on comprend facilement1 d'aprs ces effets1 que si on plonge dans deux vases ,,vv#a 7fig4 #cc71 remplis d'eau acidule et de mercure1 deux tubes ,,tt#a bout effil contenant du mercure ,m1 et qu'on runisse entre elles1 par des fils mtalliques ,,pp#a1 ,,qq#a d'abord1 les deux colonnes de mercure remplissant les tubes et1 en second lieu1 les couches de mercure qui occuperont le fond des deux vases1 on aura1 si on a soin de placer les tubes une certaine distance de la surface du mercure dans les vases1 un circuit mtallique complt par deux lectrolytes1 dont l'un pourra accuser les effets mcaniques ou lectriques produits au sein de l'autre4 ,si donc on adapte au-dessus des tubes deux lames vibrantes ,b1 ,b#a1 et qu'on fasse vibrer l'une d'elles1 l'autre devra reproduire ces vibrations sous l'influence des mouvements vibratoires communiqus par la colonne de mercure correspondante4 ,ces vibrations seront en rapport elles-mmes avec les missions lectriques rsultant des mouvements de la colonne de mercure du premier tube1 et qui sont dtermins mcaniquement4 ,si un gnrateur lectrique est introduit dans le circuit1 l'effet que nous venons d'analyser s'effectuera sous l'influence des modifications dans le potentiel de ce gnrateur sous l'influence des effets lectro-capillaires4 ,mais si on n'emploie aucun gnrateur1 l'action rsultera des courants lectriques dtermins par l'action lectro-capillaire elle-mme4 ,dans ce dernier cas1 cependant1 l'appareil doit tre construit d'une manire un peu plus dlicate1 pour obtenir des ractions lectriques plus sensibles1 et voici comment ,m4 ,a4 ,brguet dcrit son appareil4 ,l'appareil consiste dans un tube de verre fin1 de quelques centimtres de longueur1 contenant des gouttes alternes de mercure et d'eau acidule1 de faon constituer autant d'lments lectro-capillaires associs en tension4 ,les deux extrmits du tube sont fermes la lampe1 mais laissent pourtant un fil de platine prendre contact de chaque ct sur la goutte de mercure la plus voisine4 ,une rondelle de sapin mince est fixe normalement au tube par son centre1 et permet ainsi d'avoir une surface de quelque tendue s'appliquer sur la coquille de l'oreille quand l'appareil est rcepteur1 et de fournir au tube une plus grande quantit de mouvement sous l'influence de la voix1 quand l'appareil est transmetteur4 ,voici les avantages que prsentent ces sortes d'appareils3 #a ,ils ne ncessitent l'usage d'aucune pile2 #b ,l'influence perturbatrice de la rsistance d'une longue ligne est presque nulle pour ces instruments alors qu'elle est encore apprciable avec le tlphone ,bell2 #c ,deux appareils mercure accoupls comme il a t dit plus haut1 sont absolument corrlatifs1 en ce sens que1 mme des positions diffrentes d'quilibre de la surface du mercure dans l'un d'eux1 produisent des positions diffrentes d'quilibre dans l'appareil oppos4 ,on peut donc reproduire distance1 sans pile1 non-seulement des indications fidles de mouvements pendulaires1 comme le fait le tlphone de ,bell1 mais encore l'image exacte des mouvements les plus gnraux4 ,nous croyons devoir faire toutefois nos rserves l'gard de cette assertion3 que la rsistance du circuit serait sans influence sur ces tlphones4 ,nous ne le pensons pas et voici pourquoi4 ,si j'ai bien compris l'ide de ,m4 ,a4 ,brguet1 cette indpendance tiendrait ce que les effets produits ne sont seulement fonction que des diffrences de potentiel dtermines dans les conditions d'quilibre lectrique du systme4 ,si l'on considre que les courants rsultant de l'action lectrique de l'eau acidule sur le mercure1 se trouvent annuls travers le circuit par l'opposition des deux systmes l'un l'autre1 on comprend aisment que les forces lectro-motrices dveloppes se trouvent maintenues sur les deux appareils peu prs dans les mmes conditions que sur les ples de deux lments de pile runis par leurs ples de mme nom1 et pour qu'un courant se manifeste il suffit que la tension lectrique de l'une des sources soit affaiblie ou augmente2 mais alors le courant diffrentiel qui en rsulte et qui est seul agir1 est soumis toutes les lois qui rgissent la transmission des courants sur les circuits et1 par consquent1 doit tre aussi bien affect par la rsistance du circuit que tout autre courant4 ,,modifications ,,apport,,es ,,la ,,construction ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,les modifications que nous avons tudies prcdemment se rapportent au principe mme de l'appareil2 celles qui nous restent tudier ne sont que des modifications dans la forme et la disposition des diffrents organes qui constituent le tlphone ,bell lui-mme1 et qui ont t combines en vue d'augmenter l'intensit et la nettet des sons produits4 ,tlphones diaphragmes multiples4--,si l'on considre que les courants induits dtermins dans un tlphone1 rsultent des mouvements vibratoires du diaphragme1 et que ceux-ci sont provoqus par les vibrations de la couche d'air interpose entre ce diaphragme et l'organe vocal1 on en dduit naturellement que si ces vibrations de la couche d'air ragissaient sur plusieurs diaphragmes accompagns isolment de leur organe lectro-magntique1 on pourrait dterminer simultanment plusieurs courants induits qui1 tant associs convenablement1 pourraient fournir des effets d'autant plus intenses sur le rcepteur1 que les sons qui seraient engendrs rsulteraient de plusieurs sources sonores combines4 ,plusieurs inventeurs1 en partant de ce raisonnement1 ont combin des appareils plus ou moins ingnieux que nous allons maintenant passer en revue1 sans pouvoir cependant indiquer celui qui le premier a ralis cette ide4 ,elle est1 en effet1 tellement simple1 qu'elle est venue vraisemblablement l'esprit de plusieurs inventeurs au mme moment1 et nous voyons que tandis que ,m4 ,trouv indiquait en ,france1 au mois de novembre #ahgg1 ce perfectionnement1 on le mettait en essai en ,amrique et on le discutait en ,angleterre1 et mme on ne le regardait pas1 dans ce dernier pays1 comme appel donner des rsultats favorables2 voici1 en effet1 ce que dit ,m4 ,preece cet gard1 dans un mmoire publi par lui le #d avril #ahgh1 et intitul3 ,on some physical points connected with the telephone4 ,tous ceux qui se sont occups de perfectionner le tlphone n'ont prouv que des dsappointements et des insuccs dsesprants4 ,un des premiers essais de ce genre fut entrepris par ,m4 ,willmot qui pensait obtenir un bon rsultat en augmentant le nombre des diaphragmes1 des hlices et des aimants1 en runissant les hlices en sries et en les faisant agir simultanment afin d'augmenter l'nergie des courants dvelopps sous l'influence de la voix2 mais l'exprience montra que quand l'appareil agissait directement1 l'effet vibratoire de chacun des diaphragmes dcroissait proportionnellement leur nombre1 et l'effet gnral restait le mme qu'avec un seul diaphragme4 ,l'instrument de ,m4 ,willmot a t construit au commencement d'octobre #ahgg1 et celui de ,m4 ,trouv n'en est qu'une drivation4 ,d'un autre ct1 nous voyons que si1 en ,angleterre1 les tlphones membranes multiples n'ont pas produit de bons rsultats1 il n'en a pas t de mme en ,amrique1 car les tlphones aujourd'hui les plus en usage dans ce pays sont prcisment ceux de ,,mm4 ,elisha ,gray et ,phelps1 qui sont plusieurs diaphragmes4 ,il y a videmment dans la disposition de ces appareils des dtails de construction qui peuvent paratre insignifiants1 thoriquement1 et qui ont pourtant une grande importance au point de vue pratique1 et nous croyons que c'est surtout cette circonstance que les appareils de ce genre doivent leur russite ou leur non russite4 ,ainsi1 par exemple1 il parat que les vibrations de l'air1 dtermines dans l'embouchure1 doivent tre diriges sur les diaphragmes normalement leur surface et par l'intermdiaire de canaux distincts2 il faut que les espaces vides autour des diaphragmes1 soient assez troits afin d'viter les chos et les interfrences1 moins que la caisse ne soit assez grande pour que ces effets ne soient pas craindre4 ,il faut surtout que les matires employes pour la fixation des organes ne soient pas susceptibles de jouer1 et c'est pour cela qu'on emploie de prfrence le fer ou l'bonite4 ,ce qui parat certain1 c'est que quand l'appareil est bien construit1 il donne des effets suprieurs aux tlphones ,bell1 et1 s'il faut croire le ,telegraphic ,journal1 un appareil de ce genre expriment devant la ,socit royale de ,londres le #a;er mai #ahgh1 aurait dtermin des effets d'une intensit proportionnelle au nombre des diaphragmes4 ,cet appareil avait t combin par ,m4 ,cox ,walker de ,new-,york1 et possdait huit diaphragmes4 ,c'est d'aprs lui1 la disposition qui donne les meilleurs rsultats4 ,systme de ,m4 ,elisha ,gray4--,le dernier systme de ,m4 ,elisha ,gray1 que nous reprsentons fig4 #cd1 est un de ceux qui ont donn les meilleurs effets4 ,il est constitu1 comme on le voit1 par deux tlphones juxtaposs auxquels correspondent deux tuyaux ,v1 issus d'une embouchure commune ,e4 ,l'un de ces tlphones est vu en coupe sur la figure1 l'autre en lvation1 et ils correspondent aux deux branches d'un aimant en fer cheval nickelis ,,nus1 qui peut servir d'anneau pour le suspendre4 ,dans le ct de la figure qui montre la coupe1 on peut voir en ,b la bobine d'induction et en ,a le noyau magntique qui est en fer doux et viss sur l'extrmit polaire ,s de l'aimant2 la lame vibrante est en ,,ll1 et1 comme on le voit1 le tuyau de l'embouchure y aboutit normalement sa surface4 ,dans un autre modle1 il existe quatre tlphones juxtaposs au lieu de deux1 et il donne des effets encore plus marqus4 ,systme de ,m4 ,phelps4--,ce systme n'est qu'une drivation du prcdent1 mais il y a deux modles2 dans le grand1 qui permet d'entendre comme si la personne avec laquelle vous entrez en correspondance parlait haute voix et de trs-prs1 les deux tlphones sont placs paralllement l'un devant l'autre et de manire prsenter verticalement leur diaphragme4 ,l'intervalle compris entre ces deux lames est occup par un tuyau vertical termin infrieurement par un tuyau horizontal correspondant aux centres des deux diaphragmes1 et c'est sur ce tuyau qu'est adapte l'embouchure qui ressort extrieurement de la bote carre o est renferm l'appareil4 ,les bobines d'induction et les noyaux magntiques qui les traversent sont placs suivant l'axe du systme1 et semblent constituer une sorte d'axe de roue qui se trouve polaris par les ples d'un aimant en fer cheval dont on peut rgler la position par rapport la surface des diaphragmes au moyen d'crous mobiles4 ,on dirait en voyant l'appareil1 une sorte de tore de gyroscope soutenu par un axe horizontal sur deux piliers issus d'un aimant en fer cheval aplati4 ,au-dessus de ce systme1 se trouve l'appareil magnto-lectrique de la sonnerie d'appel1 qui n'a d'ailleurs rien de particulier et qui se rapproche des avertisseurs allemands dont nous parlerons la fin de cette notice4 ,cet appareil est remarquable par la force et la nettet de ses sons et surtout par l'absence de cette voix de polichinelle si dsagrable dans les autres tlphones4 ,le petit modle de ,m4 ,phelps a la forme d'une tabatire oblongue ou en ellipse dont les deux centres sont occups par deux systmes tlphoniques actionns par un mme aimant4 ,celui-ci est plac horizontalement au-dessous de la tabatire1 et ses ples correspondent aux noyaux magntiques des bobines4 ,ces noyaux sont constitus par des tubes de fer fendus longitudinalement pour faire disparatre les ractions d'induction insolites1 et les diaphragmes de fer sont appuys sur cinq ressorts boudin qui tendent les soulever au-dessus du systme magntique4 ,du ct oppos1 ces diaphragmes sont munis de bagues en matire demi-lastique1 qui empchent les vibrations centrales des lames de se compliquer de celles des bords4 ,sur ces lames est ensuite appliqu le couvercle qui est creus de cavits trs-vases et peu profondes1 avec couloirs de communication qui constituent la caisse sonore4 ,l'embouchure correspond l'une des cavits1 et l'autre est ferme par un petit bouchon mtallique que l'on retire pour rgler l'appareil quand besoin en est4 ,les vibrations de l'air se trouvant transmises par les couloirs aux deux cavits1 les deux tlphones fonctionnent simultanment quoique1 premire vue1 un seul des tlphones semble tre appel produire l'effet4 ,suivant ,m4 ,pope1 la perfection de cet appareil tient la simultanit des effets produits sur les deux appareils1 la petite bague semi-lastique qui circonscrit les contours de chaque lame vibrante et qui joue le rle du marteau de l'oreille1 c'est--dire celui d'touffoir1 aux fentes longitudinales du noyau tubulaire magntique et la petitesse des cavits laisses au-dessus des lames vibrantes4 ,l'appareil est d'ailleurs en bonite et stri sur sa surface pour lui donner plus de fixit dans la main4 ,systme de ,m4 ,cox ,walker4--,ce systme1 dont nous avons dit prcdemment quelques mots1 a exactement la disposition de celui de ,m4 ,elisha ,gray4 ,les aimants qui agissent sur les diaphragmes sont en fer cheval1 et des conduits spars1 issus d'une embouchure commune1 dirigent les vibrations de l'air sur les diaphragmes4 ,ceux-ci1 par exemple1 ne sont que des parties circonscrites d'un mme diaphragme1 limites circulairement par des embouchures correspondantes aux conduits d'air1 et qui sont assez comprimes sur leurs bords pour limiter le champ de la vibration4 ,systme de ,m4 ,trouv4--,m4 ,trouv a rendu trs-simple la disposition des tlphones double diaphragme en combinant son appareil de manire faire ragir sur plusieurs lames l'aimant droit de ,bell par ses deux ples la fois4 cet effet1 il emploie un aimant tubulaire et enroule l'hlice sur toute sa longueur1 comme on le voit fig4 #ce4 ,cet aimant est maintenu dans une position fixe au centre d'une petite bote cylindrique dont les bases sont tailles de manire former lgrement entonnoir1 et ce sont elles qui servent d'embouchure et de cornet acoustique4 ,elles sont en consquence perces d'un trou central plus large en a1 du ct o l'on parle1 que du ct oppos b4 ,entre ces bases et les ples de l'aimant sont disposes deux lames vibrantes en fer ,m1 ,m' dont l'une1 ,m1 est perce d'un trou a1 de mme diamtre que la partie creuse de l'aimant et plus petit par consquent que celui de l'embouchure4 ,enfin entre ces deux lames se trouve chelonne une srie d'autres lames n1 n1 n disposes paralllement de manire laisser passer1 au travers1 l'aimant et son hlice4 ,quand on parle devant l'embouchure a1 les ondes sonores1 en rencontrant les bords de la lame ,m1 la mettent en vibration1 et continuant leur route dans l'intrieur du tube aimant1 viennent faire vibrer la lame pleine ,m' qui vibre alors synchroniquement avec la lame ,m4 ,il en rsulte sur l'aimant tubulaire une double action inductrice qui se traduit par des courants induits dvelopps dans l'hlice1 et qui sont d'autant plus nergiques1 que chacune des lames renforce les effets magntiques produits au ple oppos celui qu'elles actionnent1 comme cela a toujours lieu avec les aimants droits dont le ple inactif est garni d'une armature4 ,cet avantage peut mme tre constat avec les tlphones ordinaires quand on met seulement en contact la vis qui tient l'aimant avec une masse de fer doux4 ,avec la disposition de ,m4 ,trouv1 les courants induits dtermins sont donc plus nergiques2 mais suivant l'auteur1 les sons reproduits seraient aussi plus forts par la multiplicit des effets vibratoires et par l'amplification des effets magntiques rsultant de la disposition plus avantageuse des pices magntiques4 ,l'oreille place en a1 dit ,m4 ,trouv1 peroit directement les sons produits par la premire lame ,m1 et ceux de la seconde lui arrivent par l'intrieur du tube aimant4 ,cette nouvelle disposition est des plus heureuses pour comparer exprimentalement les rsultats fournis par un tlphone membrane unique 7tlphone ,bell71 et ceux fournis par un tlphone membranes multiples4 ,en effet1 il suffit d'couter alternativement aux deux faces de ce tlphone1 pour s'apercevoir immdiatement de la diffrence d'intensit des sons perus4 ,ceux recueillis en a1 du ct de la membrane perce1 paraissent sensiblement doubles en intensit de ceux recueillis en b du ct de la membrane pleine qui constitue le tlphone ordinaire4 ,la diffrence est encore plus frappante si1 en transmettant ou recevant un son invariable d'intensit travers un tlphone multiple1 on empche plusieurs reprises la membrane pleine ,m' de vibrer4 ,avant cette disposition1 ,m4 ,trouv en avait imagin une autre qu'il prsenta l',acadmie des sciences1 le #bf novembre #ahgg et qui est celle laquelle nous avons fait allusion au commencement de ce chapitre4 ,il la dcrit en ces termes3 ,pour augmenter l'intensit des effets produits dans le tlphone ,bell1 j'ai substitu la membrane unique de ce tlphone1 une chambre cubique dont chaque face1 l'exception d'une1 est constitue par une membrane vibrante4 ,chacune de ces membranes1 mise en vibration par le mme son1 influence un aimant fixe galement muni d'un circuit lectrique4 ,de cette sorte1 en associant tous les courants engendrs par ces aimants1 on obtient une intensit unique qui crot proportionnellement au nombre des aimants influencs4 ,on peut remplacer le cube par un polydre dont les faces seraient formes d'un nombre indfini de membranes vibrantes afin d'obtenir l'intensit voulue4 ,systme de ,m4 ,demoget4--,plusieurs autres systmes de tlphones membranes multiples ont encore t proposs3 ,l'un d'eux1 imagin par ,m4 ,demoget1 consiste placer en avant et un millimtre de la plaque vibrante du tlphone ordinaire de ,bell1 une ou deux plaques vibrantes semblables1 en ayant soin de percer dans la premire et au centre1 un orifice circulaire d'un diamtre gal celui du barreau aimant1 et dans la seconde un orifice d'un diamtre plus grand4 ,suivant l'auteur1 on augmente ainsi non-seulement l'intensit des sons transmis1 mais encore leur nettet4 ,par cette disposition1 dit ,m4 ,demoget1 la masse vibrante magntique en regard de l'aimant tant plus grande1 la force lectro-motrice des courants engendrs est augmente1 et par consquent les vibrations des plaques du deuxime tlphone sont plus perceptibles4 ,modifications dans la disposition des organes tlphoniques4--,les formes que l'on a donnes au tlphone ,bell ont t1 comme on l'a dj vu1 trs-diversifies1 mais celles que l'on a adoptes pour ses organes constituants l'ont t encore plus1 sans amener de notables amliorations4 ,voici ce que dit cet gard ,m4 ,preece dans le travail intressant dont nous avons parl plus haut3 ,en augmentant ou en variant les dimensions et la force des aimants1 on n'a obtenu que peu ou point d'amliorations1 et le plus grand effet obtenu a t ralis par l'emploi d'aimants en fer cheval disposs comme l'a indiqu ,bell lui-mme4 ,le tlphone a certainement t introduit en ,europe avec sa disposition thorique la plus parfaite1 quoique ,bell travaille encore l'amliorer4 ,cet avis est aussi celui de ,m4 ,hellesen qui a fait comme ,m4 ,preece beaucoup d'expriences cet gard1 ce qui n'empche pas beaucoup de personnes d'annoncer qu'ils ont dcouvert le moyen de faire parler un tlphone devant toute une assemble4 ,de ce nombre nous citerons ,m4 ,righi de ,milan1 qui prtend avoir obtenu de merveilleux rsultats2 mais nous avons vu que ,m4 ,bell y tait galement parvenu4 ,si ce n'est le microphone de ,m4 ,hughes1 nous ne voyons pas de progrs bien marqus raliss dans ces nouvelles inventions4 ,nanmoins nous croyons utile d'indiquer les dispositions nouvelles qui ont t proposes1 et parmi elles nous en citerons une dans laquelle1 au lieu d'un aimant droit1 on emploie un aimant en fer cheval1 entre les ples duquel est place la lame vibrante4 ,ces ples sont1 cet effet1 munis de semelles de fer1 et l'une d'elles est perce d'un trou1 qui correspond l'embouchure de l'appareil4 ,les deux branches de l'aimant sont d'ailleurs munies d'hlices magntisantes4 ,quand on parle travers le trou1 la lame en vibrant dtermine dans les deux hlices des courants induits qui seraient de sens contraire si les deux ples taient de mme nom1 mais qui se trouvent tre de mme sens1 en raison de la nature contraire des ples magntiques4 ,la lame vibrante joue alors le mme rle que les deux lames de l'appareil de ,m4 ,trouv1 que nous avons dcrit prcdemment4 ,d'un autre ct1 un inventeur anonyme1 dans une petite note insre dans les ,mondes1 du #g fvrier #ahgh1 crit ce qui suit3 ,l'intensit des courants produits dans le tlphone1 tant proportionnelle la masse de fer doux qui vibre devant le ple de l'aimant1 et d'autre part1 la plaque tant d'autant plus sensible qu'elle est plus mince1 j'emploie1 au lieu de la plaque ordinaire1 une plaque rduite par l'acide azotique la plus faible paisseur1 et je la fixe un cercle de fer doux qui la tient tendue et fait corps avec elle4 ,ce cercle se trouve log dans une ouverture circulaire mnage l'intrieur du pavillon4 ,pour un mme tlphone1 l'intensit est trs-sensiblement augmente quand on ajuste un systme semblable la place de la plaque ordinaire1 ne fut-ce qu' une des extrmits de la ligne4 ,afin de permettre d'employer des lames vibrantes d'une paisseur extrmement faible1 ,m4 ,e4 ,duchemin a imagin de mettre contribution des lames de mica trs-minces1 saupoudres de fer porphyris qu'il fixe au moyen d'une couche de silicate de potasse4 ,on pourrait1 d'aprs l'auteur1 correspondre voix basse avec ce systme1 mais on aurait l'inconvnient de crever la lame en parlant trop haut4 ,m4 le professeur ,jorgensen1 de ,copenhague1 a construit aussi un tlphone ,bell produisant des sons trs-intenses et qui lui a permis de constater des effets trs-curieux4 ,dans cet appareil1 l'aimant est constitu d'une manire analogue aux lectro-aimants tubulaires de ,nickls4 ,c'est d'abord un aimant cylindrique muni sa partie suprieure d'un noyau de fer doux sur lequel est adapte la bobine2 puis un tube aimant constitu par une bague d'acier qui enveloppe le premier systme magntique et qui est reli avec celui-ci par une culasse de fer4 ,enfin1 au-dessus des extrmits polaires de ce systme1 se trouve la lame vibrante qui est dispose comme dans les tlphones ordinaires1 et qui prsente une grande surface4 ,quand cette lame n'avait qu'un millimtre d'paisseur1 on pouvait entendre la parole dans toute une chambre2 mais quand on mettait l'oreille prs de la lame vibrante1 les sons n'avaient plus aucune nettet2 la parole tait confuse et semblait rpercute comme quand on parle dans un espace trop sonore et sujet produire beaucoup d'chos2 on tait en un mot tourdi par les sons produits4 ,en prenant une plaque plus paisse de #c ou #d millimtres1 par exemple1 le tlphone ne produisait plus que les effets des tlphones ordinaires1 et il fallait mettre l'oreille contre l'instrument4 ,m4 ,marin ,maillet1 de ,lyon1 a de son ct imagin1 pour augmenter les sons reproduits par le tlphone1 de les faire rflchir par un certain nombre de rflecteurs qui1 en les concentrant leur foyer sur un rsonnateur pouvaient les amplifier considrablement4 ,cette ide n'ayant pas t accompagne d'expriences ne prsente la vrit rien de srieux4 ,,exp,,riences ,,relatives ,,au ,t,l,,phone4 ,depuis les expriences de ,m4 ,bell rapportes dans la premire partie de ce travail1 bien des essais ont t entrepris par divers savants et divers inventeurs pour tudier les effets produits dans ce curieux instrument1 en bien prciser la thorie et en dduire des perfectionnements pour sa construction4 ,nous allons passer successivement en revue ces diffrentes recherches4 ,expriences sur les effets produits par les courants voltaques et les courants induits4--,l'une des premires et des plus importantes a t l'tude comparative des effets produits dans le tlphone par les courants voltaques et les courants induits4 ,ds l'anne #ahgc1 ,m4 ,elisha ,gray avait1 comme on l'a vu1 transform les courants voltaques qu'il employait pour faire vibrer les lames de son transmetteur1 en courants induits1 par l'intermdiaire d'une bobine d'induction analogue celle de ,ruhmkorff4 ,les courants voltaques traversaient alors l'hlice primaire de la bobine1 et c'taient les courants induits qui ragissaient sur l'appareil rcepteur en dterminant sur les systmes lectro-magntiques qui le composaient les vibrations provoques au poste de transmission4 ,quand ,m4 ,edison combina son systme de tlphone pile1 il eut recours au mme moyen pour actionner son tlphone rcepteur1 parce qu'il avait reconnu lui-mme que les courants induits taient plus avantageux que les courants voltaques4 ,mais cette particularit du dispositif de ,m4 ,edison n'avait pas t bien comprise d'aprs les descriptions parvenues en ,europe2 de sorte que plusieurs personnes ont cru avoir imagin cette disposition avantageuse1 et parmi elles nous citerons le colonel ,navez et ,,mm4 ,pollard et ,garnier4 ,le colonel ,navez1 dans une note intressante sur un systme nouveau de tlphone prsent l',acadmie royale de ,belgique le #b fvrier #ahgh1 ne fait qu'indiquer cette disposition comme moyen de reproduire la parole de longues distances2 mais il ne cite aucune exprience qui montre nettement les avantages de cette combinaison4 ,,mm4 ,pollard et ,garnier vingt jours aprs ,m4 ,navez1 et sans avoir eu connaissance du travail de ce dernier1 m'ont envoy les rsultats qu'ils avaient obtenus par un moyen semblable1 et ces rsultats m'ont paru si intressants que j'en ai fait l'objet d'une communication l',acadmie des sciences1 le #be fvrier #ahgh4 ,pour qu'on puisse tre bien fix sur l'importance de ces rsultats1 je vais rapporter textuellement ce qu'en dit ,m4 ,pollard dans la lettre qu'il m'a crite le #bj fvrier #ahgh4 ,dans le but d'accrotre les variations de l'intensit lectrique dans le systme d',edison1 nous faisons passer le courant dans le circuit inducteur d'une petite bobine de ,ruhmkorff1 et nous adaptons le tlphone rcepteur aux extrmits du fil induit4 ,le courant reu a alors pour intensit la drive de celle du courant inducteur1 et par suite1 les variations produites dans le courant actionnant le tlphone ont beaucoup plus d'amplitude4 ,l'intensit des sons transmis est fortement augmente1 et la valeur de cette augmentation dpend du rapport entre les nombres des tours de spires des circuits inducteurs et induits4 ,les essais que nous faisons pour dterminer les meilleures proportions sont pnibles1 puisqu'il faut faire autant de bobines que d'expriences2 jusqu'ici nous avons obtenu d'excellents rsultats avec une petite bobine de ,ruhmkorff rduite sa plus simple expression1 c'est--dire sans condensateur ni interrupteur4 ,le fil inducteur est du n #af et forme #e couches2 le fil induit est du n #cb et forme #bj couches4 ,la longueur de la bobine est de #aj centimtres4 ,l'exprience la plus remarquable et la plus saisissante est la suivante3 en faisant fonctionner le transmetteur avec un seul lment ,daniell1 on n'obtient rien d'apprciable la rception1 du moins dans le tlphone que j'ai construit1 quand il est adapt directement au circuit4 ,en intercalant la petite bobine d'induction1 on peroit alors les sons avec une grande nettet et une intensit gale celle des bons tlphones ordinaires4 ,l'amplification est alors considrable et trs nettement accuse4 ,comme le courant de pile est alors peu intense1 les pointes de plombagine ne s'usent pas1 et le rglage persiste longtemps4 ,en employant une pile plus nergique1 six lments au bichromate de potasse 7en tension7 ou douze lments ,leclanch1 on obtient1 par l'action directe1 une intensit suffisante pour percevoir les sons un peu plus faiblement qu'avec les tlphones ordinaires2 mais en intercalant la bobine d'induction1 on a alors des sons bien plus intenses et qui peuvent tre entendus #ej ou #fj centimtres de l'embouchure4 ,des chants peuvent1 dans ces mmes circonstances1 tre entendus plusieurs mtres2 mais le rapport d'amplification ne parat pas jusqu'ici tre aussi grand que pour le cas d'un seul lment ,daniell4 ,d'un autre ct1 on voit dans les ,mondes du #g mars #ahgh1 la description d'une srie d'expriences faites par ,m4 ,luvini1 professeur de physique l'acadmie militaire de ,turin qui montrent que l'introduction d'lectro-aimants dans le circuit runissant deux tlphones augmente assez sensiblement l'intensit du son4 ,en en plaant un prs du tlphone transmetteur1 l'autre prs du tlphone rcepteur1 on obtient le maximum d'effet1 et l'introduction d'un plus grand nombre de ces organes ne produit rien d'utile4 ,le fil inducteur d'une bobine de ,ruhmkorff introduit dans le circuit dont il vient d'tre question1 n'a provoqu aucun effet d'induction sensible dans le circuit induit1 et par consquent n'a pu faire fonctionner le tlphone correspondant ce circuit4 ,en revanche1 le courant d'une machine de ,clarke dtermine des sons prononcs qui ressemblent assez des coups de caisse et sont assourdissants quand l'oreille est applique contre l'instrument2 mais ils deviennent trs-faibles un mtre de distance4 ,les courants d'une machine de ,ruhmkorff donnent des effets encore plus nergiques3 le son remplit toute une chambre4 ,en modifiant la position du marteau de la bobine1 le son passe par des tons diffrents qui sont toujours l'unisson des interruptions du courant1 du moins jusqu' une certaine hauteur de ton4 ,cette proprit des courants induits de la bobine de ,ruhmkorff a permis ,m4 ,gaiffe d'obtenir1 par leur intermdiaire1 un moyen trs-facile de rglage pour les tlphones afin de les placer dans leurs conditions de maximum de sensibilit4 ,il met pour cela contribution un de ses appareils d'induction hlices mobiles et intensits gradues dans le circuit duquel il interpose le tlphone rgler4 ,les sons rsultant du vibrateur se trouvent alors rpercuts par le tlphone1 et s'entendant distance de l'instrument1 on peut au moyen d'un tournevis1 ragir sur la vis laquelle est fixe l'extrmit libre du barreau aimant de l'appareil4 ,en la serrant ou en la desserrant1 on rapproche ou on loigne l'autre extrmit de ce barreau de la lame vibrante du tlphone1 et on rpte ces essais jusqu' ce qu'on soit arriv obtenir le maximum de l'intensit du son4 ,d'un autre ct1 comme les sons rendus par les deux tlphones en correspondance sont d'autant plus intenses que les vibrations produites par eux se rapprochent plus de l'unisson1 il est ncessaire de les choisir de manire mettre les mmes sons pour une mme note donne1 et le moyen indiqu prcdemment peut tre trs-avantageusement employ2 car il suffit de noter ceux de ces appareils qui1 pour un mme rglage de la machine d'induction1 donnent la mme note dans les conditions de maximum de sensibilit4 ,un bon accouplement des deux tlphones en correspondance est non-seulement trs-important au point de vue de la nettet des transmissions1 mais il doit tre encore considr par rapport la hauteur de la voix de ceux qui sont destins en faire usage4 ,plus cette hauteur est en rapport avec celle des sons produits par les appareils1 mieux les sons sont perus2 c'est pourquoi il est des tlphones qui rsonnent beaucoup mieux avec la voix des enfants et des femmes qu'avec la voix des hommes1 tandis que l'inverse a lieu pour d'autres4 ,les vibrations des tlphones sont trs-diffrentes d'un appareil l'autre1 et les moyens que nous venons d'indiquer permettent facilement de s'en rendre compte4 ,si on place dans le circuit induit d'une bobine d'induction relie un tlphone1 un condensateur de grande surface et que l'on loigne assez le contact de plombagine de la lame vibrante pour ne la toucher que momentanment chaque vibration1 on ne reoit plus naturellement les articulations des sons1 mais seulement les notes d'un air que l'on chante devant la plaque du transmetteur2 seulement le courant inducteur ayant des interruptions brusques1 engendre des courants induits trs-intenses1 et suivant ,,mm4 ,pollard et ,garnier1 on entend dans tout un appartement l'air chant1 mais avec un timbre particulier qui dpend de la construction du tlphone et du condensateur4 ,les avantages des courants induits dans les transmissions tlphoniques se comprennent aisment1 si l'on rflchit que les variations de rsistance du circuit qui rsultent de la plus ou moins grande amplitude des vibrations de la lame transmettrice tant des valeurs constantes1 ne peuvent manifester distinctement leurs effets que sur des circuits courts2 par consquent les articulations des sons qui en rsultent1 doivent ne plus tre trs-apprciables sur des circuits trs-rsistants4 ,toutefois1 si on considre que d'aprs les expriences de ,m4 ,warren de la ,rue 7voir le ,telegraphic journal du #a;er mars #ahgh1 p4 #ig71 les courants produits par les vibrations de la voix dans un tlphone ordinaire1 reprsentent en intensit ceux d'un lment ,daniell traversant #ajj megohms de rsistance 7soit #aj #jjj #jjj de kilomtres de fil tlgraphique71 on peut comprendre qu'il y a autre chose considrer dans les effets avantageux des courants induits que la simple question d'intensit plus ou moins grande des courants agissant sur le tlphone rcepteur4 ,avec une pile nergique1 il est vident1 en effet1 que les courants diffrentiels qui agiront seront toujours plus intenses que les courants induits dtermins par le jeu de l'instrument4 ,je ne serais pas1 quant moi1 loign de croire que c'est surtout leurs inversions successives et leur faible dure1 que les courants induits doivent les avantages qu'ils prsentent4 ,ces courants en effet dont la dure ne dpasse gure1 suivant ,m4 ,blaserna1 #a_/bjj de seconde1 se prtent beaucoup mieux que les courants voltaques aux vibrations multiplies qui sont le propre des vibrations phontiques1 et cela d'autant mieux que les inversions successives qui se produisent1 dchargent la ligne1 renversent les effets magntiques et contribuent rendre les actions plus nettes et plus promptes4 ,on ne doit donc pas s'tonner si les courants induits de la bobine d'induction1 qui peuvent se produire dans des conditions excellentes au poste de transmission1 puisque le circuit du courant voltaque est alors trs-court1 soient capables de fournir des rsultats non-seulement plus avantageux que les courants voltaques qui leur donnent naissance1 mais mme que les courants induits rsultant du jeu des tlphones ,bell1 puisqu'ils sont infiniment plus nergiques4 ,quant aux effets relativement considrables produits par les courants si minimes des tlphones ,bell1 ils s'expliquent facilement par cette considration que1 prenant naissance sous l'influence mme des vibrations de la lame tlphonique1 leurs variations d'intensit conservent toujours le mme rapport1 quelle que soit la rsistance du circuit1 et ne sont pas1 en consquence1 effaces par la distance sparant les deux tlphones4 ,expriences sur le rle des diffrents organes d'un tlphone dans la transmission de la parole4--,pour pouvoir apporter au tlphone tous les perfectionnements dont il est susceptible1 le point important tait d'tre bien fix sur la nature des effets dtermins dans les diffrentes parties qui le composent et sur le rle jou par les diffrents organes qui s'y trouvent mis en jeu4 ,c'est pour tre fix cet gard qu'un certain nombre de savants et de constructeurs ont entrepris une srie d'expriences qui ont fourni de trs-intressantes indications4 ,l'un des points les plus intressants lucider tait celui de savoir si la lame vibrante dont ,,mm4 ,bell et ,gray ont muni leur rcepteur tlphonique1 dtermine elle seule les vibrations complexes qui reproduisent la parole1 ou bien si les diffrentes parties du systme lectro-magntique de l'appareil concourent toutes cet effet4 ,les expriences faites ds l'anne #ahcg par ,m4 ,page sur les sons produits par les tiges lectro-magntiques rsonnantes1 et les recherches entreprises en #ahdf par ,,mm4 de la ,rive1 ,wertheim1 ,matteucci1 etc4 sur ce phnomne curieux1 permettaient certainement de poser la question1 et nous verrons l'instant qu'elle est beaucoup plus complexe qu'on ne pourrait le croire premire vue4 ,pour avoir un point de dpart fixe1 il fallait avant tout reconnatre si un tlphone dpourvu de lame vibrante peut reproduire la parole4 ,les expriences faites ds le mois de novembre #ahgg par ,m4 ,edison#af avec des tlphones munis d'un diaphragme en cuivre1 tlphones qui avaient pu cependant fournir des sons1 pouvaient le faire croire1 et ces expriences confirmes par ,m4 ,preece et surtout par ,m4 ,blyth1 donnaient plus de poids cette hypothse2 mais1 quand ,m4 ,spottiswoode eut assur1 7voir le ,telegraphic-,journal du #a;er mars #ahgh1 p4 #ie7 que l'on pouvait supprimer entirement la lame vibrante d'un tlphone sans empcher la transmission de la parole1 pourvu que l'extrmit polaire de l'aimant ft place trs-prs de l'oreille1 le doute ne fut plus permis1 et c'est alors que je prsentai l',acadmie des sciences ma note sur la thorie du tlphone qui provoqua bientt de la part de ,,mm4 ,navez et ,luvini une discussion intressante dont je parlerai l'instant4 ,on voulut d'abord nier l'authenticit de ces rsultats1 puis on chercha expliquer les sons entendus par ,m4 ,spottiswoode par une transmission mcanique des vibrations effectue de la mme manire que dans les tlphones ficelle2 mais de nombreuses expriences entreprises depuis par ,,mm4 ,warwich1 ,rossetti1 ,hughes et beaucoup d'autres ont montr qu'il n'en tait pas ainsi1 et qu'un tlphone sans diaphragme pouvait transmettre lectriquement la parole4 ,note #af3 ,voici un extrait d'une lettre de ,m4 ,edison relative ces expriences et qui est date du #be novembre #ahgg4 ,j'ai construit1 dit-il1 un couple de tlphones fonctionnant avec des diaphragmes de cuivre et qui est bas sur les effets du magntisme de rotation d',arago4 ,j'ai reconnu qu'un diaphragme de cuivre peut remplacer la lame de fer1 dans l'appareil de ,bell1 si le cuivre a seulement #a_/cb de pouce d'paisseur4 ,l'effet produit est trs-petit quand le diaphragme de cuivre existe dans les deux appareils en correspondance1 mais quand l'un de ces appareils1 le rcepteur1 conserve la disposition ordinaire et que le tlphone transmetteur seul est muni de la lame de cuivre1 on peut parler des deux cts avec facilit4 ,m4 ,preece a rpt ces expriences1 mais il n'a obtenu que des effets extrmement faibles et peine distincts2 il croit1 en consquence1 qu'ils ne peuvent tre d'aucune utilit pour la pratique1 mais qu'ils sont trs-intressants au point de vue thorique4 ,m4 ,navez lui-mme qui1 dans l'origine1 avait ni le fait1 convient aujourd'hui qu'un tlphone sans diaphragme peut mettre des sons1 et1 mme dans certaines conditions exceptionnelles de phonation et d'audition tlphonique1 reproduire la voix humaine2 mais il croit toujours que l'on ne peut reconnatre s'il y a ou non articulation des mots4 ,cette incertitude dans les rsultats obtenus par les diffrents physiciens qui se sont occups de cette question prouve1 toutefois1 que les sons ainsi reproduits ne sont pas trs-accentus et que1 dans des phnomnes physiques apprciables seulement nos sens1 la constatation d'un effet peu accentu dpend surtout de la perfection de nos organes4 ,nous verrons l'instant comment cet effet si faible peut se dvelopper dans de grandes proportions par suite de la disposition adopte par ,,mm4 ,bell et ,gray4 ,un second point tait encore claircir4 ,il s'agissait de savoir si le diaphragme d'un tlphone vibre rellement1 ou du moins si ses vibrations peuvent entraner son dplacement1 comme cela a lieu dans un trembleur lectrique ou un instrument anches que l'on fait vibrer par un courant d'air4 ,m4 ,antoine ,brguet a fait cet gard des expriences intressantes qui ont montr que ce mouvement n'tait pas admissible1 car il a pu faire parler trs-distinctement des tlphones avec des lames vibrantes de toutes les paisseurs1 et il a pouss les expriences jusqu' employer des lames de #ae centimtres d'paisseur4 ,la superposition sur ces lames paisses de morceaux de bois1 de caoutchouc et en gnral de substances quelconques n'empchait pas l'effet de se produire4 ,or on ne peut admettre dans ce cas que les lames puissent tre animes d'un mouvement de va-et-vient4 ,j'ai d'ailleurs constat en superposant une couche d'eau ou de mercure sur ces lames et mme sur des diaphragmes minces1 qu'aucun mouvement sensible ne les animait1 du moins en n'employant1 comme source lectrique1 que les courants induits dtermins par l'action de la parole4 ,aucunes rides ne se distinguaient la surface de la couche liquide1 mme quand pour les apercevoir on employait des appareils rflexion lumineuse4 ,comment d'ailleurs pourrait-on admettre qu'un courant qui n'est pas plus intense que celui d'un lment de ,daniell ayant travers dix millions de kilomtres de fil tlgraphique1 courant qui ne peut fournir de dviation que sur un galvanomtre ,thomson1 et encore en admettant que le courant a t provoqu en appuyant le doigt sur le diaphragme1 ait une nergie suffisante pour faire vibrer mcaniquement par attraction une lame de fer aussi tendue que l'est celle d'un tlphone666 ,il rsulte toutefois d'expriences photographiques trs-prcises1 que des vibrations sont produites par le diaphragme d'un tlphone rcepteur2 elles sont infiniment petites1 si l'on veut1 mais elles sont1 suivant ,m4 ,blake1 suffisantes pour qu'un index trs-lger1 port par ce diaphragme1 puisse fournir quelques petites inflexions sur une ligne dcrite par lui sur un enregistreur4 ,toutefois1 de ce qu'un petit mouvement de vibration existe sur ce diaphragme1 il ne s'ensuit pas qu'il doive tre rapport un effet d'attraction1 car il peut rsulter d'une vibration dtermine par l'action mme de la magntisation au sein du diaphragme#ag4 ,note #ag3 ,suivant ,m4 ,j4 ,bosscha1 qui a publi dans les ,archives nerlandaises1 ,t4 ,,xiii1 un mmoire trs-intressant sur l'intensit des courants lectriques du tlphone1 l'intensit minima de courant ncessaire pour fournir un son dans un tlphone par la vibration de son diaphragme1 pourrait tre au-dessous de un cent millime de celle d'un lment ,daniell1 et le dplacement du centre du diaphragme pourrait tre alors invisible1 car il ne serait gure que de #b1e millionimes de millimtre pour une intensit de courant n'tant que un dix-millime de l'intensit du mme lment ,daniell4 ,quant l'amplitude des mouvements produits par le diaphragme sous l'influence de la voix1 il n'a pu la mesurer exactement1 mais il la croit infrieure un millime de millimtre1 et il en rsulterait que1 pour un son de #hhj vibrations1 l'intensit des courants induits dvelopps serait #j1jjjjgib de l'unit d'intensit lectro-magntique4 ,voici1 du reste1 une exprience trs-intressante de ,m4 ,hughes1 rpte d'ailleurs dans d'autres conditions par ,m4 ,millar1 qui prouve bien en faveur de notre opinion4 ,si l'aimant d'un tlphone rcepteur est constitu par deux barreaux aimants parfaitement gaux1 spars l'un de l'autre par un isolant magntique1 et qu'on les place dans la bobine de manire prsenter en face du diaphragme tantt des ples de mme nom1 tantt des ples contraires1 on reconnat que le tlphone reproduit mieux la parole dans ce dernier cas que dans le premier4 ,or1 si les effets taient attractifs il n'en serait pas ainsi1 car les actions sont en discordance quand des ples de noms contraires sont soumis une mme action lectrique1 tandis qu'elles sont conspirantes dans un mme sens quand ces ples sont de mme nom4 ,d'un autre ct1 on reconnat que si on emploie plusieurs lames de fer superposes pour constituer le diaphragme d'un tlphone rcepteur1 la transmission des sons est beaucoup plus forte que quand le diaphragme est simple1 et pourtant l'attraction1 si tant est qu'elle pt se faire1 ne pourrait se produire que sur l'un des diaphragmes4 ,une exprience trs-intressante de ,m4 ,a4 ,brguet a montr encore que les diffrentes parties constituantes d'un tlphone1 aussi bien le manche1 les bornes de cuivre1 la coquille que la plaque et le barreau aimant1 peuvent transmettre les sons2 et pour arriver constater ce rsultat1 ,m4 ,brguet a employ des tlphones ficelle dont il attachait le fil en diffrents points du tlphone expriment4 ,il a pu de cette manire non-seulement tablir une correspondance entre une personne faisant agir le tlphone lectrique et une autre coutant dans le tlphone ficelle1 mais encore faire parler plusieurs tlphones ficelle1 relis en plusieurs points du tlphone lectrique4 ,ces deux sries d'expriences montrent que des sons peuvent tre obtenus des diverses parties d'un tlphone sans mouvements vibratoires trs-apprciables2 mais ,m4 ,j4 ,luvini a voulu s'en assurer d'une manire plus nette encore1 en examinant si dfinitivement l'aimantation d'un corps magntique suivie de sa dsaimantation entranerait une variation dans la forme et les dimensions de ce corps4 ,il a en consquence fait construire un grand lectro-aimant tubulaire qu'il remplissait d'une assez grande quantit d'eau pour que1 ses deux extrmits tant bouches1 le liquide pt apparatre dans un tube capillaire adapt l'un des bouchons4 ,de cette manire1 les plus petites variations dans la capacit de la partie creuse de l'lectro-aimant taient accuses par une ascension ou une descente de la colonne liquide4 ,or1 en faisant traverser l'lectro-aimant par un courant lectrique de diffrente intensit1 il n'a jamais observ aucun changement dans le niveau de l'eau dans le tube4 ,avec cette disposition il pouvait mesurer pourtant un changement de volume de #a_/cj de millimtre cube4 ,donc1 il rsulte de ces effets1 que les vibrations produites dans un corps magntique sous l'influence d'aimantations et de dsaimantations successives1 sont tout fait molculaires4 ,nous examinerons l'instant comment ces diffrentes dductions peuvent tre interprtes pour que l'on puisse comprendre la vritable thorie du tlphone2 mais avant d'entamer cette tude nous devrons indiquer encore quelques autres expriences qui ont aussi leur intrt4 ,nous avons vu que ,,mm4 ,edison1 ,blyth et ,preece avaient fait des expriences qui ont montr que des sons pouvaient tre reproduits par un tlphone dont le diaphragme tait constitu avec une matire non magntique1 mais ils ont fait voir aussi1 chose plus curieuse encore1 que ces sons pouvaient tre transmis sous l'influence de courants induits provoqus par ces diaphragmes mis en vibration devant l'aimant4 ,dj ,,mm4 ,edison et ,blyth avaient avanc ce fait1 mais ,m4 ,b4-,w4 ,warwich1 dans un article publi dans l',english-mecanic 7voir les ,mondes du #b mai #ahgh71 l'a confirm malgr l'incrdulit qui avait accueilli cette nouvelle2 ,il semblerait1 dit-il1 que pour agir sur l'aimant de manire produire des courants induits1 quelque chose doit d'abord vibrer d'une manire quelconque et tre en possession de plus de force vive qu'un gaz2 mais il n'est pas ncessaire que la substance soit magntique1 car les corps diamagntiques agissent trs-bien#ah4 ,m4 ,preece en avait recherch la cause dans les courants induits dvelopps dans un corps conducteur quelconque quand on fait mouvoir devant lui un aimant1 courants qui donnent lieu au phnomne dcouvert par ,arago et connu sous le nom de magntisme de rotation4 ,ces faits toutefois ne nous paraissent pas encore assez bien tablis pour qu'on puisse s'occuper srieusement de leur thorie1 et il pourrait se faire que les effets observs fussent la consquence de simples transmissions mcaniques4 ,note #ah3 ,voici comment ces expriences sont dcrites par l'auteur3 les aimants employs avaient peu prs les dimensions ordinaires1 #a pouce #a_/b de diamtre1 et une longueur environ huit fois aussi grande4 ,on s'est servi d'abord de plaques de fer2 mais elles n'taient nullement ncessaires4 ,mettant de ct ces plaques1 j'ai essay naturellement un certain nombre de substances3 d'abord une plaque mince d'tain qui convenait parfaitement et pour transmetteur et pour rcepteur4 ,une plaque de tle de #a_/aj d'paisseur environ n'oprait pas aussi bien1 mais tout ce qu'on disait tait parfaitement compris4 ,en faisant les expriences avec ces plaques1 on les mettait simplement au haut de l'instrument sans qu'elles y fussent fixes en aucune manire2 le pavillon en bois du sommet et la cavit conique a t aussi mis de ct1 parce que la transmission et la rception se faisaient galement sans elles4 ,cette partie de l'instrument semble superflue1 car le son1 lorsque la simple plaque est appuye plat contre l'oreille1 parat plus fort cause de sa plus grande proximit4 ,maintenant1 les plaques de fer ne paraissent pas tre absolument ncessaires1 quoique le fer agisse mieux qu'aucune autre chose1 et que les substances diamagntiques agissent aussi trs-bien4 ,dsirant que mon assistant qui tait une certaine distance et ne pouvait en aucune manire percevoir un son direct1 continut de compter pendant quelque temps1 j'ai enlev la plaque de fer et mis en travers de l'instrument un large barreau de fer1 de #a_/a de pouce d'paisseur4 ,en plaant mon oreille contre lui1 j'ai entendu chaque nombre distinctement1 mais un peu affaibli4 ,un morceau carr de cuivre1 de #c_/c de pouce1 a t mis en place2 le son quoique distinct1 n'tait pas aussi fort que prcdemment4 ,des morceaux pais de plomb1 de zinc et d'acier ont t tour tour essays4 ,l'acier agit peu prs comme le fer1 et1 comme dans les autres cas1 chaque mot prononc tait faiblement et distinctement entendu4 ,quelques-uns de ces mtaux taient diamagntiques1 et cependant l'action se produisait4 ,des substances non mtalliques ont t ensuite essayes2 d'abord un morceau de verre de vitre2 il oprait vraiment trs-bien4 ,avec du bois1 un morceau d'une bote allumettes1 l'action tait faible2 mais en plaant des morceaux d'une paisseur graduellement croissante1 le son augmentait sensiblement1 et avec un morceau grossier de bois de #a pouce #a_/b d'paisseur1 le son tait parfaitement distinct4 ,j'ai mis ensuite en place une bote vide en bois2 elle agissait trs-bien4 ,un morceau de lige pais de #a_/b pouce agissait1 mais un peu faiblement4 ,un bloc de pierre rasoir1 pais de #b pouces1 a t plac sur l'instrument1 et en appliquant l'oreille contre lui1 on pouvait suivre facilement celui qui parlait4 ,alors j'ai essay sans qu'il y et rien d'interpos1 et j'ai plac mon oreille tout contre l'aimant et la bobine1 et1 ce qui est vraiment trs-curieux1 sans aucune plaque vibrante1 j'ai pu entendre faiblement1 et en coutant attentivement j'ai pu comprendre tout ce qu'on disait4 ,la chose a t rpte plusieurs fois3 la transmission mcanique du son tait impossible1 car beaucoup de mtres de fil taient couchs sur le sol1 et cependant sans qu'il y et rien d'interpos 7except de l'air7 entre mon oreille et l'extrmit de l'aimant1 j'ai pu comprendre ce qui tait dit4 ,dans toutes ces expriences1 les sons ont t perus1 mais les sons transmis ou essays agissaient un peu diffremment4 ,un diapason1 qu'on faisait sonner et qu'on plaait sur la plaque mme de fer ou sur le bois de l'instrument tait entendu clairement2 pour la parole1 les plaques minces de fer agissaient mieux4 ,avec d'autres corps1 la pierre1 le bois pais1 le verre1 le zinc1 etc41 le son du diapason tait entendu1 soit qu'il repost sur eux1 soit qu'on tnt sur eux la branche vibrante4 ,ces corps pais ne convenaient pas pour transmettre le son de la voix4 ,tous ont t mis de ct1 et l'instrument sonore a t tenu directement sur le ple de l'aimant2 le son a t clairement entendu1 quoiqu'il n'y et rien d'interpos1 except l'air1 entre le diapason et l'extrmit de l'aimant4 ,l'intensit du son n'tait peut-tre pas aussi grande quand le diapason posait directement sur le ple que quand il tait tenu sur l'extrmit de l'aimant4 ,j'ai ensuite essay si ma voix serait entendue avec cet arrangement4 ,le rsultat a t un peu douteux1 mais je pense que quelque action a d se produire1 car le diapason tait entendu lorsqu'il vibrait simplement dans le voisinage du ple2 l'effet produit par la voix doit avoir diffr seulement par le degr d'intensit2 il tait trop faible pour tre entendu l'autre extrmit4 ,j'ai rpt ces rsultats1 je les ai rendus tout fait certains1 et j'ai russi transmettre les sons trs-distinctement sans plaque sur le ple1 et j'ai entendu en retour distinctement tout ce qui tait dit en plaant mon oreille contre l'instrument1 sans qu'il y et aucune plaque4 ,s'il faut en croire ,m4 ,preece1 il paratrait qu'on pourrait transmettre avec un tlphone dont on remplacerait l'aimant par un simple noyau de fer doux1 et il attribue ce rsultat au magntisme rmanent du fer et l'action magntique exerce sur ce barreau par le magntisme terrestre4 ,m4 ,blake de ,boston a constat aussi le mme phnomne1 mais il ne l'observait d'une manire marque que quand le noyau de fer doux tait plac dans une direction incline par rapport la terre4 ,suivant ,m4 ,navez1 l'intensit du son reproduit dans un tlphone dpend1 non-seulement de l'amplitude des vibrations1 mais aussi de la surface vibrante par suite de l'action qu'elle exerce sur la couche d'air qui doit transmettre les sons4 7,voir le mmoire de ,m4 ,navez dans le ,bulletin de l',acadmie de ,belgique1 du #g juillet #ahgh74 ,expriences sur les effets rsultant de chocs mcaniques communiqus diffrentes parties d'un tlphone4--,si dans un tlphone ordinaire on adapte une pice de fer contre la vis qui tient l'aimant1 on reconnat que les sons transmis sont un peu plus accentus1 ce qui tient au renforcement du ple actif de l'aimant2 mais on entend au moment o l'on applique la pice de fer contre la vis1 un bruit assez prononc qui semble tre d aux vibrations mcaniques dtermines dans le barreau au moment du choc4 ,m4 le lieutenant de vaisseau des ,portes a fait dernirement sur ce genre de phnomnes des expriences intressantes4 ,ainsi il a reconnu que1 si sur un circuit tlphonique de #ajj mtres complt par le sol1 le tlphone transmetteur est rduit au simple aimant muni de sa bobine qui constitue son organe lectro-magntique1 et que cet aimant soit suspendu verticalement par un fil de soie1 la bobine en haut1 un coup frapp sur cet aimant1 soit au moyen d'un morceau de bois1 soit au moyen d'une tige de cuivre1 pourra dterminer dans le tlphone rcepteur1 des sons distincts qui augmenteront d'autant plus d'intensit que le coup sera frapp plus prs de la bobine1 et qui deviendront plus forts encore1 mais moins nets1 quand on mettra en contact avec le ple suprieur de l'aimant une lame vibrante de fer doux4 ,quand le corps avec lequel on frappe est en fer1 les sons dont il vient d'tre question sont plus accentus qu'avec le morceau de bois1 et quand l'aimant est muni de sa lame vibrante applique sur son ple actif1 on saisit en mme temps que le bruit du choc une vibration de la plaque4 ,si le corps percuteur est un aimant1 les bruits produits sont semblables ceux que l'on obtient avec un percuteur en fer1 quand l'effet est produit entre ples de mme nom1 mais si ce sont des ples de noms contraires1 on entend aprs chaque coup un second bruit produit par l'arrachement de l'aimant et qui parat tre un coup frapp beaucoup moins fort4 ,naturellement ces bruits augmentent si l'aimant est muni de sa lame vibrante4 ,si on parle sur la plaque vibrante du tlphone transmetteur quand elle est applique sur le ple de l'aimant1 on entend sur le tlphone rcepteur des sons varis assez semblables ceux produits par les vibrations d'une corde violon1 et le bruit que fait la plaque quand on la retire du contact de l'aimant est parfaitement entendu au rcepteur4 ,quand on parle au rcepteur1 la personne qui a l'oreille applique sur la plaque vibrante du transmetteur1 dispos comme ci-dessus1 entend trs-bien1 mais ne distingue pas les paroles1 ce qui tient sans doute au magntisme condens au point de contact de l'aimant et de la lame vibrante1 et qui rend les variations magntiques plus lentes et plus difficiles s'effectuer4 ,pour percevoir les coups frapps sur l'aimant avec une tige de fer doux1 la prsence de la bobine n'est pas ncessaire4 ,en enroulant trois tours seulement du fil conducteur dnud1 servant de fil de ligne1 sur une extrmit de l'aimant1 on peut percevoir les sons1 et ces sons cessent1 comme dans les autres expriences1 quand le circuit est interrompu1 ce qui montre bien qu'on ne peut les attribuer une transmission mcanique4 ,mais ce qui est le plus curieux1 c'est que si l'aimant est interpos dans le circuit de manire en faire partie intgrante1 et que les deux extrmits du fil conducteur soient enroules autour des bouts de l'aimant1 les coups frapps sur celui-ci avec le fer doux1 sont perus dans le tlphone aussitt que l'un des ples de l'aimant est muni de la plaque vibrante4 ,j'ai rpt moi-mme les expriences de ,m4 des ,portes en frappant simplement sur la vis qui1 dans les tlphones ordinaires fixe l'aimant l'appareil1 et j'ai constat que1 toutes les fois que le circuit tait complet1 les coups frapps avec un couteau d'ivoire taient rpts par le tlphone2 ils taient trs-faibles1 il est vrai1 quand la lame vibrante tait enleve1 mais trs-marqus avec l'addition de cette lame4 ,au contraire1 toutes les fois que le circuit tait interrompu1 aucun bruit n'tait peru4 ,ces bruits taient du reste plus forts quand les coups taient frapps sur la vis que quand ils taient frapps sur le ple mme de l'aimant au-dessus de la bobine1 ce qui tenait ce que1 dans le premier cas1 le barreau pouvait vibrer librement1 tandis que dans le second1 les vibrations se trouvaient touffes par suite de la fixation du barreau4 ,on pourrait1 jusqu' un certain point1 expliquer ces effets en disant que les vibrations dtermines sur l'aimant par le choc1 ont pour rsultat de dterminer des dplacements ondulatoires des particules magntiques dans toute l'tendue du barreau1 et que de ces dplacements doivent rsulter1 dans l'hlice1 d'aprs la loi de ,lenz1 des courants induits dont la force augmente quand la puissance de l'aimant est surexcite par la raction de son diaphragme1 lequel joue le rle d'armature1 et par celle du corps percuteur quand il est magntique4 ,toutefois1 les dernires expriences de ,m4 des ,portes sont plus difficiles expliquer1 et il pourrait bien y avoir autre chose que des courants induits ordinaires4 ,ces expriences ne sont pas les seules qui montrent les effets dtermins sous l'influence d'branlements molculaires de diverses natures4--,ainsi1 ,m4 ,thomson de ,bristol a reconnu que si on introduit dans le circuit d'un tlphone ordinaire1 une pice de fer et une tige de laiton place perpendiculairement sur le fer1 il suffira de donner un coup sur la tige de laiton pour dterminer un son nergique dans le tlphone4 ,d'un autre ct1 il a montr aussi que si on entoure les deux extrmits polaires d'un aimant droit de deux bobines d'induction1 mises en rapport avec le circuit d'un tlphone1 et qu'on promne au-dessous de l'aimant1 dans l'intervalle sparant les deux bobines1 la flamme d'une lampe alcool1 on entend un bruit trs-marqu aussitt que la flamme exerce son action sur le barreau aimant4 ,cet effet provient sans doute de l'affaiblissement du magntisme du barreau dtermin par l'effet calorifique alors produit4 ,enfin j'ai reconnu moi-mme que des grattements effectus sur l'un des fils qui runissent deux tlphones entre eux1 sont perus dans ces tlphones1 quel que soit d'ailleurs le point du circuit o ces grattements sont produits4 ,les sons ainsi provoqus sont1 la vrit1 trs-faibles1 mais ils se distinguent nettement1 et acquirent une plus grande intensit quand le grattement est effectu sur les bornes d'attache des fils des tlphones4 ,tous ces sons1 d'ailleurs1 ne peuvent pas tre la consquence d'une transmission mcanique de vibrations1 car quand le circuit est interrompu1 on ne peut en percevoir aucun4 ,d'aprs ces expriences1 on pourrait croire que certains bruits que l'on constate dans les tlphones expriments sur les lignes tlgraphiques1 pourraient bien provenir des frictions des fils sur les supports1 frictions qui donnent lieu ces sons souvent trs-intenses que l'on entend quelquefois sur certaines lignes tlgraphiques4 ,thorie du tlphone4--,il semblerait rsulter des diverses expriences que nous avons rapportes prcdemment1 que l'explication qu'on donne gnralement des effets produits dans le tlphone1 serait trs-incomplte1 et que la transmission de la parole1 au lieu de rsulter de la rptition par la membrane du tlphone rcepteur 7sous l'influence des effets lectro-magntiques produits7 des vibrations dtermines par la voix sur la membrane du tlphone transmetteur1 devrait provenir des vibrations molculaires dtermines dans le systme lectro-magntique tout entier et particulirement sur le noyau magntique envelopp par l'hlice4 ,ces vibrations seraient ds lors de la mme nature que celles qui ont t tudies dans les tiges lectro-magntiques rsonnantes par ,,mm4 ,page1 de la ,rive1 ,wertheim1 ,matteucci1 etc41 et ce sont elles qui ont t mises contribution dans les tlphones de ,reiss1 de ,ccil et ,lonard ,wray1 et de ,vander-,weyde4 ,dans cette hypothse1 la lame vibrante aurait pour principal rle remplir1 de ragir pour la production des courants induits quand elle serait mise en vibration par la voix1 et de renforcer par sa raction sur l'extrmit polaire du barreau aimant1 les effets magntiques dtermins au sein de celui-ci1 quand elle vibrerait sous l'influence lectro-magntique1 ou du moins1 quand elle serait actionne par l'aimant4 ,or comme ces vibrations sont d'autant plus amplifies pour une mme note1 que la lame est plus flexible1 et comme1 d'un autre ct1 les variations dans l'tat magntique d'une lame s'effectuent d'autant plus rapidement qu'elle prsente moins de masse1 on comprend immdiatement pourquoi il convient d'employer des lames vibrantes trs-minces et relativement petites1 comme l'a fait ,m4 ,edison4 ,dans le cas de la transmission1 la plus grande amplitude des vibrations augmente l'intensit des courants induits transmis4 ,dans le cas de la rception1 les variations d'aimantation dterminant les sons1 sont rendues plus accentues et plus nettes1 aussi bien dans la membrane armature que dans le barreau aimant2 il y a donc avantage dans les deux cas4 ,cette hypothse n'exclut d'ailleurs en rien l'effet phontique des vibrations mcaniques et physiques qui pourraient se produire dans la lame armature sous l'influence des magntisations et dmagntisations qu'elle subit1 et qui viendraient ajouter leur action celle des noyaux magntiques4 ,quelle est la nature des vibrations transmises dans le tlphone rcepteur8 ,c'est une question encore obscure1 et ceux qui s'en sont occups sont loin d'tre d'accord2 elle a mme t l'objet d'une discussion intressante en #ahdf entre ,,mm4 ,wertheim et ,de la ,rive1 et les dcouvertes nouvelles la rendent encore plus complique4 ,suivant ,m4 ,wertheim1 ces vibrations seraient la fois longitudinales et transversales et proviendraient d'attractions changes entre les spires de l'hlice magntisante et les particules magntiques du noyau2 suivant ,m4 ,de la ,rive elles seraient1 dans le cas qui nous occupe1 uniquement longitudinales et rsulteraient de contractions et dilatations molculaires dtermines par des arrangements diffrents pris par les molcules magntiques1 sous l'influence des aimantations et des dsaimantations4 ,c'est cette explication qui nous parat la plus rationnelle1 et une exprience faite en #ahdf par ,m4 ,guillemin semblerait la confirmer4 ,m4 ,guillemin avait en effet reconnu que si une tige flexible de fer entoure d'une hlice magntisante est pince dans un tau l'une de ses extrmits et recourbe sous l'influence d'un poids adapt l'autre extrmit1 on peut la faire redresser instantanment par le passage d'un courant travers l'hlice magntisante4 ,or ce redressement ne peut1 dans ce cas1 provenir que de la contraction dtermine par les molcules magntiques qui1 sous l'influence de leur aimantation1 tendent provoquer des attractions intermolculaires et modifier les conditions d'lasticit du mtal4 ,on sait en effet que du fer ainsi aimant acquiert la duret de l'acier et qu'il ne peut plus tre attaqu par la lime4 ,quoi qu'il en soit1 il est impossible de ne pas admettre que des sons soient produits dans le noyau magntique aussi bien que dans l'armature1 sous l'influence d'effets lectriques intermittents4 ,ces sons pourront d'ailleurs tre musicaux ou articuls2 car du moment o le transmetteur aura provoqu l'action lectrique convenable1 nous ne voyons pas de raison pour que des vibrations effectues transversalement ou longitudinalement transmettent les uns plutt que les autres4 ,ces vibrations1 du reste1 sont1 comme on l'a vu1 pour ainsi dire microscopiques#ai4 ,note #ai3 ,voir les ,mmoires de ,,mm4 de la ,rive et ,guillemin aux ,comptes rendus de l',acadmie des sciences1 t4 ,,xxii4 ,m4 ,j4 ,luvini1 qui partage nos ides sur la thorie qui prcde1 croit cependant qu'elle ne peut satisfaire compltement l'esprit1 que si l'on fait entrer en ligne de compte la raction dtermine par le barreau magntique sur l'hlice qui l'entoure4 ,il ne peut y avoir1 dit-il1 action sans raction1 et en consquence les changements molculaires dtermins dans le barreau doivent provoquer des variations correspondantes dans l'hlice1 et les deux effets doivent contribuer la production des sons4 ,il cite l'appui de son dire l'exprience suivante du professeur ,rossetti1 qui est rellement curieuse4 ,dans une suite de recherches qu'il avait entreprises sur les tlphones sans lame vibrante1 ce savant avait employ sans le savoir un tlphone dont la bobine n'tait pas bien fixe sur le noyau magntique1 et il remarqua son grand tonnement que cette bobine oscillait le long du noyau magntique1 au passage des courants discontinus1 et qu'elle produisait des sons4 ,or ce mouvement tait une raction dtermine par les effets magntiques produits4 ,la difficult d'expliquer la production des sons dans un organe lectro-magntique dpourvu d'armature1 avait fait nier dans l'origine l'authenticit des expriences que nous avons rapportes prcdemment1 et ,m4 ,navez avait entam avec nous une discussion qui ne sera pas sans doute termine de sitt2 mais il est rsult de cette discussion1 que ce savant a t oblig de convenir que le son de la voix humaine pouvait tre reproduit par un rcepteur tlphonique priv de sa plaque4 ,toutefois1 il croit encore que cette reproduction est trop faible pour qu'on puisse reconnatre s'il y a ou s'il n'y a pas articulation1 et soutient toujours que les vibrations transversales de la plaque rsultant d'effets attractifs1 sont les seules qui reproduisent la parole articule avec une intensit suffisante pour tre utile4 ,il est certain que l'articulation de la parole exige une certaine puissance de vibration qu'un tlphone sans diaphragme ne peut pas facilement fournir1 car il faut considrer que1 dans un appareil ainsi dispos1 les effets magntiques sont rduits dans un rapport considrable qui est celui de la force magntique dveloppe dans le barreau cette force multiplie par elle-mme1 et qu'une action1 aussi faible que l'est celle accuse dans un tlphone1 devient pour ainsi dire nulle1 quand par suite de la suppression de l'armature1 elle n'est plus reprsente que par la racine carre de la force qui l'a dtermine4 ,il peut donc se faire que des sons peine perceptibles dans un tlphone sans diaphragme1 le deviennent quand1 par suite de la prsence de ce diaphragme1 la cause qui les provoque est multiplie par elle-mme et qu'il s'y ajoute encore les vibrations dtermines au sein de l'armature elle-mme sous l'influence des magntisations et dmagntisations qu'elle subit4 ,pour montrer que l'action du diaphragme n'est pas aussi indispensable que ,m4 ,navez semble le supposer1 et que les vibrations de ce diaphragme ne sont pas le rsultat d'attractions lectro-magntiques1 il suffit de se reporter aux expriences de ,m4 ,hughes que nous avons exposes p4 #abi4 ,il est certain que si cet effet tait en jeu1 on entendrait mieux quand les deux barreaux aimants prsenteraient des ples de mme nom devant le diaphragme1 que quand ils prsenteraient des ples de noms contraires1 puisque toutes les actions seraient alors conspirantes dans le mme sens4 ,d'un autre ct les plus grands effets que l'on obtient avec des diaphragmes multiples juxtaposs loignent compltement cette hypothse4 ,nanmoins1 il pourrait se faire que dans les tlphones lectro-magntiques1 le diaphragme de fer1 en raison des variations faciles de son tat magntique1 pt contribuer beaucoup rendre les sons articuls plus nets et plus distincts2 il pourrait alors ragir la manire de la langue2 mais nous croyons que c'est surtout l'amplitude des vibrations dtermines sur le transmetteur1 qu'on doit rapporter la plus ou moins grande nettet des sons articuls4 ,ainsi ,m4 ,hughes a dmontr que les charbons de bois mtalliss employs dans ses parleurs microphoniques taient prfrables aux charbons de cornue pour transmettre la parole1 prcisment parce que1 tant moins conducteurs1 les diffrences de rsistance qui rsultent des diffrences de pression1 sont plus accentues et permettent par consquent de mieux faire saisir les diffrentes nuances des sons vocaux qui constituent l'articulation de la parole4 ,mais il ne s'agit plus aujourd'hui d'une discussion d'effets magntiques2 la science a march depuis que ,m4 ,navez a ouvert la discussion1 et nous lui demanderons maintenant comment1 avec sa thorie des mouvements attractifs du diaphragme des tlphones1 il peut expliquer la reproduction de la parole par un microphone rcepteur dpourvu de tout organe lectro-magntique1 et je puis lui certifier que dans les expriences que j'ai faites1 la transmission des vibrations ne pouvait se faire mcaniquement1 car quand le circuit tait coup ou la pile retire du circuit1 aucun son n'tait entendu4 ,il faut dcidment que ,m4 ,navez compte avec les vibrations molculaires4 ,certainement1 c'est un terrain nouveau tudier2 mais c'est parce que nous nous acharnons en ,europe vouloir rester dans les limites de thories incompltes que nous avons laiss aux amricains1 qui ne s'en inquitent gure1 la gloire de faire les grandes dcouvertes qui nous tonnent depuis quelques mois4 ,que ,m4 ,navez lise avec soin les notes de ,,mm4 ,luvini1 des ,portes1 ,trve1 ,hughes1 ,rossetti1 et nous sommes certain que ses ides se modifieront4 ,en rsum1 la thorie du tlphone et du microphone considrs comme organes reproducteurs de la parole est encore loin d'tre lucide compltement1 et dans des questions aussi neuves1 il serait imprudent d'tre trop affirmatif4 ,la transmission lectrique des sons1 dans les tlphones magnto-lectriques1 ne laisse pas que de prsenter quelques complications thoriques4 ,on a vu en effet qu'on pouvait les obtenir avec des diaphragmes en matire non magntique et mme par l'effet de simples vibrations mcaniques dtermines par des chocs4 ,est-ce des ractions d'induction de l'aimant sur la lame vibrante mise en action qu'il faut les attribuer dans le premier cas1 et aux mouvements des particules magntiques devant les spires de l'hlice qu'il faut les rapporter dans le second84444 la question est encore bien obscure2 nanmoins on peut concevoir que les modifications de l'action inductrice de l'aimant sur le diaphragme mis en vibration puissent entraner des variations de l'intensit magntique1 de mme qu'on peut admettre une action de la mme nature par suite de l'loignement1 et du rapprochement des particules magntiques des spires de l'hlice2 toutefois ,m4 ,trve croit1 dans ce dernier cas1 une action particulire qu'il a dj eu occasion d'tudier dans d'autres circonstances1 et voit dans le courant ainsi produit l'effet d'une transformation du travail mcanique dtermin au sein des molcules magntiques4 ,ce qui complique encore la question1 c'est que souvent ces effets sont produits par des transmissions simplement mcaniques4 ,il tait encore un point intressant tudier et sur lequel ,m4 ,navez a donn quelques indications intressantes2 c'tait de savoir si les effets taient plus nergiques1 pour la rception1 avec des aimants permanents1 qu'avec des aimants temporaires4 ,dans le premier modle de tlphone expos ,philadelphie par ,m4 ,bell1 le rcepteur tait1 comme on l'a vu1 constitu par un lectro-aimant tubulaire dont le ple cylindrique tait muni de la lame vibrante2 mais ,m4 ,bell n'a pas maintenu cette disposition1 et s'il faut en croire ce qu'il dit cet gard dans son mmoire1 ce serait afin de rendre son appareil la fois rcepteur et transmetteur#bj4 ,toutefois ,m4 ,navez prtend que le rle de l'aimant est plus important1 et mme qu'il est indispensable dans les conditions actuelles de sa construction4 ,on peut1 dit-il1 dans certaines circonstances1 et en construisant l'instrument d'une manire spciale1 faire parler un ,bell rcepteur sans aimant permanent2 cependant1 l'instrument tel qu'il est construit gnralement1 reste muet si on retire l'aimant pour le remplacer par un cylindre de fer doux fix dans la bobine4 ,nanmoins il suffit d'approcher le ple d'un aimant permanent d'un cylindre en fer doux1 pour rendre la voix au tlphone3 il rsulte de nos expriences que pour qu'un tlphone ,bell fonctionne bien1 il est indispensable que la plaque soit soumise une tension magntique initiale1 obtenue au moyen d'un aimant permanent4 ,cette assertion est d'ailleurs facile dduire de considrations thoriques4 ,note #bj3 ,voici ses propres paroles3 ,the articulation produced from the instrument 7le rcepteur lectro-aimant tubulaire7 was remarkably distinct1 but its great defect consisted in the fact that it could not be used as a transmitting instrument1 and thus two telephones were required at each station1 one for transmitting and one for receiving spoken messages4 ,quant l'action des courants envoys travers l'hlice d'un tlphone1 elle s'explique aisment4 ,quelles que soient les conditions magntiques du barreau1 les courants induits de diffrente intensit qui agissent sur lui1 provoquent des modifications dans son tat magntique1 d'o rsultent des vibrations molculaires par contraction et dilatation4 ,ces vibrations se produisant galement dans l'armature sous l'influence des aimantations et dsaimantations qui y sont dtermines par l'action magntique du noyau1 renforcent celles de ce noyau1 en mme temps que les modifications dans l'tat magntique du systme se trouvent amplifies par suite de la raction des deux pices magntiques l'une sur l'autre4 ,quand le barreau est en fer doux1 les courants induits agissent en crant des aimantations plus ou moins nergiques auxquelles succdent des dsaimantations qui sont d'autant plus promptes que des courants inverses succdent toujours ceux qui ont t actifs1 ce qui rend les alternatives d'aimantation et de dsaimantation plus nettes et plus rapides4 ,quand le barreau est aimant1 l'action est diffrentielle1 et peut s'exercer dans un sens ou dans un autre1 suivant que les courants induits correspondant aux vibrations effectives1 passent travers la bobine rceptrice dans le mme sens ou en sens contraire du courant magntique du barreau4 ,si ces courants sont de mme sens1 l'action est renforante1 et les modifications sont effectues comme si c'tait une aimantation qui tait dtermine4 ,si ces courants sont de sens contraire1 l'effet inverse se produit2 mais quels que soient ces effets1 les vibrations molculaires conservent les mmes rapports rciproques et la mme hauteur dans l'chelle des sons musicaux4 ,si on tudie la question au point de vue mathmatique1 on trouve la prsence d'une constante en rapport avec l'intensit du courant qui n'existe pas dans les vibrations mcaniques et d'o rsulterait peut-tre le timbre particulier que prsente la parole reproduite dans le tlphone1 timbre qui l'a fait comparer la voix de polichinelle4 ,m4 ,dubois ,raymond a du reste publi sur cette thorie un mmoire intressant qui est rapport dans les ,mondes du #ba fvrier #ahgh 7p4 #cad71 mais que nous ne reproduisons pas ici1 parce que les considrations qu'il met sont trop scientifiques pour les lecteurs auxquels s'adresse notre ouvrage4 ,nous ajouterons seulement que d'aprs ,m4 ,c4 ,w4 ,cuningham1 les vibrations produites dans un tlphone ne peuvent se manifester exactement dans les mmes conditions que celles qui affectent le tympan de l'oreille1 parce que celui-ci a une forme particulire en entonnoir qui exclut toute note fondamentale qui lui soit spcialement propre1 tandis qu'il n'en est pas de mme pour les barreaux et lames magntiques qui possdent des notes fondamentales capables de masquer beaucoup des demi-tons de la voix4 ,c'est suivant lui ces notes fondamentales qu'il faut attribuer l'altration de la voix observe dans le tlphone4 ,,exp,,riences ,,diverses ,,faites ,,avec ,,le ,t,l,,phone4 ,nous allons nous occuper maintenant d'une srie d'expriences qui1 tout en faisant ressortir les merveilleuses proprits du tlphone peuvent encore donner quelques indications sur l'importance des actions qui sont susceptibles de l'affecter4 ,expriences de ,m4 d',arsonval4--,on a vu que le tlphone tait un instrument d'une extrme sensibilit1 mais cette sensibilit n'avait pu tre apprcie d'une manire bien nette par les moyens ordinaires4 ,pour la mesurer en quelque sorte1 ,m4 d',arsonval a eu l'ide de la comparer celle du nerf d'une grenouille1 appareil qui1 comme on le sait1 avait t regard jusqu'ici comme le plus parfait de tous les galvanoscopes1 et le rsultat de ses expriences a t que le tlphone est deux cents fois plus sensible que ce nerf4 ,voici du reste comment ,m4 d',arsonval rend compte de ses recherches cet gard dans les comptes rendus de l',acadmie des sciences du #a;er avril #ahgh4 ,je prpare une grenouille la manire de ,galvani4 ,je prends l'appareil d'induction de ,siemens usit en physiologie sous le nom d'appareil chariot2 j'excite avec la pince ordinaire le nerf sciatique1 et j'loigne la bobine induite jusqu' ce que le nerf ne rponde plus l'excitation lectrique4 ,je remplace alors le nerf par le tlphone1 et le courant induit qui n'excitait plus le nerf fait vibrer avec force cet appareil4 ,j'loigne la bobine induite et le tlphone vibre toujours4 ,dans le silence de la nuit1 j'ai pu entendre vibrer le tlphone en loignant la bobine induite une distance quinze fois plus grande que celle du minimum d'excitation du nerf2 par consquent1 si l'on admet pour l'induction comme pour les actions distance la loi des carrs inverses1 on voit que1 dans cette circonstance1 le tlphone est au moins deux cents fois plus sensible que le nerf4 ,nous possdons dans le tlphone un instrument d'une sensibilit exquise4 ,il est1 comme on le voit1 beaucoup plus sensible que la patte galvanoscopique1 et j'ai song en faire un galvanoscope4 ,on n'tudie que trs-difficilement les courants musculaires et nerveux avec un galvanomtre de #cjjjj tours1 parce que l'appareil manque d'instantanit et que l'aiguille1 cause de son inertie1 ne peut manifester de variations lectriques se succdant rapidement1 comme celles qui ont lieu par exemple dans le muscle lorsqu'on le ttanise4 ,cet inconvnient n'existe plus avec le tlphone qui rpond toujours par une vibration un changement lectrique1 quelque rapide qu'il soit4 ,c'est donc un excellent instrument pour tudier le ttanos lectrique du muscle4 ,on peut tre sr d'avance que le courant musculaire excitera le tlphone puisque ce courant excite le nerf qui est moins sensible que cet appareil4 ,l'instrument ncessite pour cela quelques dispositions spciales4 ,le tlphone ne peut servir qu' constater les variations d'un courant lectrique1 quelque faibles qu'elles soient1 il est vrai2 mais j'ai trouv le moyen par son intermdiaire de constater la prsence d'un courant continu1 quelque faible qu'il puisse tre4 ,j'y ai russi en employant un artifice trs-simple4 ,je lance dans le tlphone le courant suppos1 et1 pour obtenir des variations1 j'interromps mcaniquement ce courant par le diapason4 ,si aucun courant ne traverse le tlphone1 l'instrument reste muet4 ,si1 au contraire1 le plus faible courant existe1 le tlphone vibre l'unisson du diapason4 ,m4 le professeur ,eick1 de ,wurtzbourg1 a aussi employ le tlphone pour des recherches physiologiques1 mais en suivant une voie prcisment contraire celle explore par ,m4 d',arsonval4 ,il a reconnu qu'en mettant les nerfs d'une grenouille en rapport avec un tlphone1 on les contractait d'une manire nergique aussitt qu'on parlait dans l'appareil1 et l'nergie des contractions dpendait surtout de la nature des mots prononcs2 ainsi1 il a constat que les voyelles a1 e1 i ne produisaient presque pas d'effet1 tandis que l'o et surtout l'u en dterminaient un trs-nergique4 ,les mots liege-still prononcs haute voix ne produisent qu'une trs-faible action1 tandis que le mot tucker1 mme prononc voix basse1 agitait fortement la grenouille4 ,ces expriences1 qui rappellent celles de ,galvani1 taient naturellement bases sur les effets produits par les courants induits dvelopps dans le tlphone1 et prouvent que si cet instrument est un galvanoscope plus sensible que le nerf d'une grenouille1 celui-ci est plus impressionnable que nos galvanomtres les plus perfectionns4 ,expriences de ,m4 ,demoget4--,pour comparer l'intensit des sons transmis par le tlphone avec l'intensit du son primitif1 ,m4 ,demoget a dispos dans une plaine dcouverte deux tlphones4 ,il tenait l'oreille le premier1 tandis qu'un aide s'loignait de lui1 en rptant sans cesse la mme syllabe avec la mme intensit de voix dans le deuxime instrument4 ,il entendait d'abord le son transmis par le tlphone1 puis ensuite le son qui arrivait directement1 en sorte que rien n'tait plus facile que de comparer4 ,or1 voici les rsultats qu'il a obtenus4 quatre-vingt-dix mtres1 les intensits perues taient gales1 la plaque vibrante tant loigne du tympan d'environ cinq centimtres4 ce moment1 le rapport des intensits tait donc de #be #ha4jjj4jjj4 ,en d'autres termes1 le son transmis par le tlphone n'tait que #a_/c4jjj4jjj du son mis4 ,mais comme les stations dans lesquelles on oprait ne pouvaient tre considres comme deux points vibrant librement dans l'espace1 il y avait lieu1 dit ,m4 ,demoget1 de rduire ce rapport de moiti1 cause de l'influence du sol1 et d'admettre que le son transmis par le tlphone tait #a4ejj4jjj fois plus faible que celui mis par la voix4 ,comme1 d'autre part1 on sait que l'intensit de deux sons est proportionnelle au carr de l'amplitude des vibrations1 on peut en conclure que les vibrations des deux plaques des tlphones taient directement proportionnelles aux distances1 c'est--dire1 comme #e est #i4jjj1 ou que les vibrations du tlphone transmetteur taient dix-huit cents fois plus grandes que celles du tlphone rcepteur4 ,on peut donc comparer celles-ci des vibrations molculaires1 car celles du tlphone transmetteur ont dj une amplitude trs-petite4 ,sans diminuer en rien le mrite de la remarquable invention de ,bell1 continue ,m4 ,demoget1 on peut conclure de ce qui prcde que le tlphone1 au point de vue du rendement1 est une machine qui laisse bien dsirer1 puisqu'elle ne transmet que la dix-huit centime partie du travail primitif1 et que si cet instrument a donn des rsultats si inattendus1 cela tient bien plus la perfection de l'organe de l'oue qu' la perfection de l'instrument lui-mme4 ,m4 ,demoget attribue cette dperdition du travail produit dans le tlphone1 surtout aux huit transformations successives que subit le son avant d'arriver l'oreille1 sans parler de celle qui est due la rsistance lectrique de la ligne et qui1 elle seule1 peut absorber toute l'nergie4 ,pour se rendre compte de la force des courants induits qui actionnent un tlphone1 ,m4 ,demoget a cherch les comparer des courants d'une intensit connue1 produisant des vibrations de mme nature et de mme force1 et pour cela il a mis contribution deux tlphones ,a et ,b en communication au moyen d'une ligne de #bj mtres de longueur4 ,prs de la plaque vibrante du tlphone ,a1 il a appuy lgrement une petite lime sur laquelle on frottait avec une lame mtallique2 le bruit ainsi produit1 tait naturellement transmis par le tlphone ,b avec une certaine intensit qu'on pouvait apprcier4 ,il a ensuite remplac le tlphone ,a par une pile1 et la lime tait introduite dans le circuit en la reliant l'un des ples4 ,le courant ne pouvait tre ferm qu'en frottant la lime au moyen de la lame de ressort mise en communication avec l'autre extrmit du circuit4 ,mais on pouvait obtenir ainsi des courants interrompus qui1 en faisant vibrer le tlphone ,b1 produisaient un bruit dont l'intensit variait avec la force du courant de la pile4 ,en cherchant l'intensit lectrique capable de fournir de cette manire un son quivalant celui produit par le tlphone ,a1 ,m4 ,demoget a reconnu qu'elle correspondait celle que fournit une petite pile thermo-lectrique constitue par un fil de fer et un fil de cuivre de deux millimtres de diamtre1 aplatis leur extrmit et souds l'tain2 le faible courant rsultant de cette pile ne faisait dvier que de deux degrs un galvanomtre fil court4 ,cette estimation ne nous parat pas toutefois runir assez de conditions d'exactitude pour qu'on puisse en dduire le degr de sensibilit du tlphone1 sensibilit qui1 d'aprs les expriences de ,,mm4 ,warren de la ,rue1 ,brough1 ,peirce1 est infiniment plus grande4 ,m4 ,warren de la ,rue1 en effet1 comme on l'a dj vu1 a reconnu au moyen du galvanomtre de ,thomson1 et en ramenant la dviation fournie sur l'chelle de ce galvanomtre celle dtermine par un lment ,daniell traversant un circuit complt par un ,rhostat1 que les courants mis par un tlphone ordinaire de ,bell sont quivalents celui d'un lment ,daniell traversant #ajj megohms de rsistance1 c'est--dire dix millions de kilomtres de fil tlgraphique4 ,suivant ,m4 ,brough1 le directeur des tlgraphes de l',inde1 le plus fort courant qui1 un moment donn1 fait fonctionner le tlphone ,bell1 n'excde pas #a_/a4jjj4jjj4jjj de l'unit de courant1 c'est--dire1 de un ,weber1 et le courant qui fait agir les relais dans l',inde a #djj #jjj fois cette force4 ,enfin1 le professeur ,peirce1 de ,boston1 compare les effets du courant tlphonique ceux qui seraient produits par une source lectrique dont la force lectro-motrice serait la #a_/bjj4jjj partie d'un volt1 ou de celle d'un lment ,daniell4 ,du reste1 comme l'observe ,m4 ,peirce1 il est difficile de fixer un chiffre exact pour estimer la valeur relle de ces sortes de courants1 car elle est essentiellement variable suivant l'intensit des sons produits sur le tlphone transmetteur2 mais on peut affirmer qu'elle est moindre que la #a_/a4jjj4jjj partie du courant employ ordinairement pour faire fonctionner les appareils tlgraphiques sur les lignes4 ,expriences de ,m4 ,hellesen1 de ,copenhague4--,pour se rendre compte des effets rciproques produits par les diffrentes parties d'un tlphone1 ,m4 ,hellesen a construit des tlphones de mmes dimensions avec trois dispositions diffrentes et inverses les unes des autres4 ,il en a d'abord tabli une dans les conditions ordinaires1 puis une autre dans les conditions du premier systme de ,bell1 c'est--dire1 en employant pour lame vibrante une membrane portant son centre une petite armature de fer1 et enfin la troisime disposition mettait contribution un aimant cylindrique creux1 l'un des ples duquel tait fixe la lame vibrante1 laquelle pouvait se mouvoir devant une spirale plate en limaon1 prsentant le mme nombre de spires que les deux autres hlices4 ,dans cette dernire disposition1 les courants induits rsultant des vibrations de la voix pouvaient tre assimils ceux qui seraient la consquence du rapprochement et de l'loignement de deux spirales parallles1 dont une serait parcourue par un courant4 ,or1 de ces trois dispositions1 c'est celle qui a t adopte par ,bell1 qui a fourni les meilleurs effets1 et c'est un rsultat rellement bien rare dans l'histoire des dcouvertes1 qu'un inventeur soit arriv du premier coup la meilleure disposition donner son instrument4 ,expriences de ,m4 ,zetzche4 ,il est toujours un certain noyau d'esprits de travers qui veulent nier l'vidence1 le plus souvent pour faire acte de contradiction1 et qui croient ainsi diminuer l'importance d'une dcouverte dont le retentissement les exaspre4 ,le tlphone et le phonographe ont t l'objet de ces critiques de mauvais aloi4 ,ne s'est-on pas avis de dire que l'action lectrique n'entrait pour rien dans les effets produits par le tlphone1 et qu'il fonctionnait toujours sous l'influence de vibrations mcaniques transmises par le fil conducteur1 absolument comme cela a lieu dans les tlphones ficelle6644 ,on a eu beau dmontrer ces esprits aviss que quand l'un des fils du circuit tait interrompu1 aucun son n'tait produit1 cette dmonstration ne leur a pas suffi1 et pour dtruire toute objection de leur part1 ,m4 ,zetzche a fait des expriences dans lesquelles il a dmontr1 par le mode mme de la propagation du son1 que l'ide d'attribuer le son produit dans un tlphone une vibration mcanique est tout simplement absurde4 ,voici en effet ce qu'il dit cet gard dans un article insr dans le ,journal tlgraphique de ,berne du #be janvier #ahgh4 ,la correspondance par tlphone entre ,leipzig et ,dresde a fourni une nouvelle preuve que c'est bien par les courants lectriques et non par la propagation purement mcanique des sons que se reproduisent les mots la station de rception4 ,la vitesse de propagation du son dans le fer 7pour les ondulations longitudinales71 pouvant tre value #e kilomtres par seconde1 le son devrait parcourir la distance de ,leipzig ,dresde en #aae_/e c'est--dire en #bc secondes4 ,jusqu' l'arrive de la rponse il devrait s'couler au moins autant de secondes4 ,par consquent1 dans chaque changement de direction de la correspondance1 il devrait donc intervenir un intervalle de plus de #c_/d de minute1 ce qui n'est point du tout le cas4 ,exprience que tout le monde peut faire4--,nous terminerons ce chapitre consacr l'expos des diverses expriences faites avec le tlphone1 par l'indication d'une exprience curieuse qui1 bien que trs-facile rpter1 n'a t signale qu'il y a quelques mois par les journaux de ,pennsylvanie4 ,il s'agit de la transmission de la parole par un tlphone simplement appliqu sur l'une des parties du corps humain voisines de la poitrine4 ,on a mme prtendu que toutes les parties du corps pouvaient produire ce rsultat2 mais dans les expriences que j'ai faites je n'ai pu russir que quand le tlphone tait fortement appliqu sur ma poitrine4 ,dans ces conditions1 et travers mme mes vtements1 j'ai pu me faire entendre1 mais en parlant voix trs-haute1 ce qui ferait supposer que le corps de l'homme participe tout entier aux vibrations provoques par la voix4 ,dans ce cas1 les vibrations sont transmises mcaniquement au diaphragme du tlphone transmetteur1 non plus par l'air mais par le corps lui-mme agissant sur la coque du tlphone4 ,,le ,,microphone4 ,le microphone n'est en ralit qu'un transmetteur de tlphone pile1 mais avec des caractres tellement particuliers qu'il constitue par le fait une invention originale qui mritait bien d'tre dsigne sous un nom particulier4 ,dans ces derniers temps il s'est lev1 l'occasion de cette invention1 entre ,m4 ,hughes1 son auteur1 et ,m4 ,edison1 l'inventeur du tlphone charbon et du phonographe1 une contestation regrettable que les journaux ont envenime et qui n'avait pas rellement sa raison d'tre2 car1 en dfinitive si le principe physique du microphone peut paratre le mme que celui du transmetteur tlphonique charbon de ,m4 ,edison1 sa disposition est tout fait diffrente1 la manire d'agir sur lui n'est pas la mme1 et les effets qu'on lui demande gnralement sont d'une toute autre nature4 ,c'est plus qu'il n'en faut pour constituer une invention nouvelle4 ,d'ailleurs si on voulait bien examiner fond le principe mme de l'instrument1 on pourrait s'tonner des prtentions que ,m4 ,edison a leves4 ,en effet ,m4 ,edison ne peut pas rclamer comme lui appartenant la dcouverte de la proprit que possdent certains corps mdiocrement conducteurs d'avoir leur conductibilit modifie par la pression4 ,j'ai fait ds l'anne #ahef et diverses autres poques1 par exemple en #ahfd1 #ahgb1 #ahge1 de nombreuses expriences cet gard1 qui sont consignes dans le tome ,i de la seconde dition de mon expos des applications de l'lectricit1 p4 #bdfba et dans plusieurs notes prsentes l',acadmie des sciences et insres aux comptes rendus4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,clrac s'tait servi en #ahfe d'un tube muni de plombagine avec une lectrode mobile pour produire des rsistances variables dans un circuit tlgraphique4 ,d'ailleurs1 dans le transmetteur tlphonique de ,m4 ,edison1 le disque de charbon doit tre1 comme on l'a vu1 soumis une certaine pression initiale afin que le courant ne soit pas interrompu par suite des vibrations de la lame contre laquelle il appuie1 et il en rsulte que les modifications de rsistance du circuit qui donnent lieu aux sons articuls1 ne sont produites que par des augmentations ou des diminutions plus ou moins grandes de pression1 c'est--dire par des actions diffrentielles4 ,or nous allons voir l'instant qu'il n'en est pas de mme pour le microphone4 ,d'abord1 dans ce dernier appareil1 le contact du charbon s'effectue sur d'autres charbons et non avec des disques de platine1 et ces contacts sont multiples2 en second lieu1 la pression exerce sur tous les points de contact est excessivement lgre1 ce qui fait qu'on peut faire varier les rsistances dans un rapport infiniment plus grand que dans le systme de ,m4 ,edison1 et c'est prcisment ce qui permet d'amplifier les sons2 en troisime lieu on peut employer d'autres corps que le charbon pour constituer un microphone2 enfin pour faire agir le microphone1 il n'est pas besoin de lame vibrante2 le simple intermdiaire de l'air suffit1 et c'est ce qui permet de faire fonctionner cet appareil une distance assez grande de lui4 ,nous ne voyons donc pas de raisons qui aient pu motiver la rclamation de ,m4 ,edison et surtout les termes dont il s'est servi l'gard de ,,mm4 ,preece et ,hughes qui sont des hommes considrables dans la science et trs-respectables sous tous les rapports4 ,nous regrettons1 je le rpte encore1 cette triste sortie de ,m4 ,edison qui ne peut que lui faire du tort1 et qui n'est pas digne d'un inventeur de sa taille4 ,si maintenant envisageant la question sous un autre aspect1 nous demandions ,m4 ,edison pourquoi1 puisqu'il a invent le microphone1 n'en a-t-il pas fait connatre les proprits et les rsultats8444 ,quelle rponse pourrait-il faire8 ,il fallait pourtant que ces rsultats fussent bien saisissants puisque le microphone est devenu en peu de jours l'objet de la proccupation du monde entier2 or il est vident pour nous qu'avec le gnie perspicace du clbre inventeur ,amricain il aurait fait valoir cette dcouverte s'il l'et faite rellement1 et il en aurait videmment tir parti4 ,ce qui peut justifier la rclamation de ,m4 ,edison1 c'est que1 n'tant pas au courant des dcouvertes purement scientifiques faites en ,europe1 il a cru que son invention rsidait toute entire dans le principe sur lequel elle repose et qu'il croyait avoir dcouvert4 ,note #ba3 ,voici textuellement ce que j'en dis dans cet ouvrage3 ,une chose curieuse constater et qui parat tre1 au premier abord1 en contradiction avec la thorie que l'on s'est faite de l'lectricit1 c'est que la plus ou moins grande pression exerce entre les pices de contact des interrupteurs influe considrablement sur l'intensit des courants qui les traverse4 ,cela tient souvent ce que les mtaux ne sont pas toujours dans un tat parfait de dcapage au point de contact1 mais peut-tre aussi une cause physique encore mal apprcie4 ,ce qui est certain1 c'est que dans les interrupteurs o la pice mobile de contact est sollicite par une force extrmement minime1 le courant prouve souvent des affaiblissements assez notables pour faire manquer la raction lectrique qu'on attend d'eux4 ,dans l'appareil de ,m4 ,hughes1 que nous tudions en ce moment1 les sons1 au lieu d'arriver trs-affaiblis la station de rception1 comme cela a lieu avec les tlphones ordinaires1 mme avec celui de ,m4 ,edison1 y sont comme je l'ai dj dit1 le plus souvent reproduits avec une amplification notable1 et de l le nom de microphone que ,m4 ,hughes a donn ce systme tlphonique2 on peut par consquent l'employer rvler des sons trs-faibles4 ,cependant nous devons le dire ds prsent1 cette amplification n'existe rellement que quand ces sons rsultent de vibrations transmises mcaniquement l'appareil transmetteur par des corps solides4 ,les sons propags par l'air sont sans doute un peu plus intenses qu'avec le systme ordinaire1 mais ils le sont moins que ceux qui leur donnent naissance1 et1 en consquence1 on ne peut pas dire dans ce cas que le microphone agit par rapport aux sons comme le microscope le fait par rapport aux objets clairs par la lumire4 ,il est vrai qu'avec ce systme on peut parler de loin dans l'appareil1 et j'ai pu mme transmettre de cette manire une conversation voix leve tant plac huit mtres du microphone4 ,j'ai pu encore parler voix basse prs de ce dernier et me faire entendre parfaitement dans l'appareil rcepteur1 et mme faire arriver les sons une distance de dix quinze centimtres de l'embouchure du tlphone rcepteur1 en levant un peu la voix2 mais l'amplification du son n'est rellement bien manifeste que quand celui-ci rsulte d'une action mcanique transmise au support de l'appareil4 ,ainsi les pas d'une mouche marchant sur ce support s'entendent parfaitement et vous donnent la sensation du pitinement d'un cheval1 le cri mme de la mouche1 surtout son cri de mort devient1 suivant ,m4 ,hughes1 perceptible2 le frlement d'une barbe de plume ou d'une toffe sur la planche de l'appareil1 bruits compltement imperceptibles l'audition directe1 s'entendent d'une manire marque dans le tlphone4 ,il en est de mme des battements d'une montre pose sur le support de l'appareil1 que l'on entend mme dix ou quinze centimtres du rcepteur4 ,une petite bote musique place sur l'instrument donne des sons tellement forts par suite des trpidations qui l'agitent1 qu'il est impossible de distinguer les sons1 et pour les percevoir1 il faut disposer la bote prs de l'appareil sans qu'elle soit en contact avec aucune de ses parties constituantes4 ,c'est alors par les vibrations de l'air que l'appareil est impressionn1 et les sons transmis sont plus faibles que ceux que l'on entend prs de la bote4 ,en revanche les vibrations dtermines par le balancier d'une pendule mise en communication par une tige mtallique avec le support de l'appareil1 s'entendent admirablement1 et on peut mme les distinguer quand cette liaison est effectue par l'intermdiaire d'un fil de cuivre4 ,un courant d'air projet sur le systme donne la sensation d'un coulement liquide peru dans le lointain4 ,enfin les trpidations causes par le passage d'une voiture dans la rue se traduisent par des bruits crpitants trs-intenses qui se combinent ceux d'une montre que l'on coute et qui souvent prdominent4 ,diffrents systmes de microphones4--,le microphone a t combin de plusieurs manires1 mais la disposition qui a donn l'instrument le plus de sensibilit est celle que nous reprsentons fig4 #cf4 ,dans ce systme1 on adapte l'un au-dessus de l'autre sur un prisme vertical de bois ,m1 deux petits cubes de charbon ,a1 ,b1 dans lesquels sont percs deux trous servant de crapaudines un crayon de charbon ,c en forme de fuse1 c'est--dire avec des pointes mousses par les deux bouts1 et d'une longueur d'environ quatre centimtres2 il ne faut pas qu'il soit trop grand afin d'avoir peu d'inertie4 ,ce crayon appuie par une de ses extrmits dans le trou du charbon infrieur et doit ballotter dans le trou suprieur qui ne fait que le maintenir dans une position plus ou moins rapproche de celle de l'quilibre instable1 c'est--dire de la verticale4 ,en imprgnant ces charbons de mercure par leur immersion la temprature rouge dans un bain de mercure1 les effets1 suivant ,m4 ,hughes1 sont meilleurs1 mais ils peuvent trs-bien se produire sans cela4 ,les deux cubes de charbon sont d'ailleurs munis de contacts mtalliques qui permettent de les mettre en rapport avec le circuit d'un tlphone ordinaire1 dans lequel est interpose une pile ,leclanch de #a ou #b lments ou mieux de #c lments ,daniell avec une rsistance additionnelle intercale dans le circuit4 ,pour faire usage de l'appareil1 on le place avec la planche qui lui sert de support sur une table en ayant soin d'interposer entre cette planche et la table1 pour amortir les vibrations trangres1 plusieurs doubles d'toffe disposs de manire former coussin ou1 ce qui est mieux1 une bande de ouate ou deux tubes de caoutchouc2 alors il suffit de parler devant le systme1 pour qu'aussitt la parole soit reproduite dans le tlphone1 et si l'on place sur la planche support la montre dont il a t question ou une bote dans laquelle est renferme une mouche1 tous ses mouvements sont entendus4 ,l'appareil est si sensible que c'est voix peu leve que la parole s'entend le mieux1 et on peut1 comme je l'ai dj dit1 l'entendre en parlant une distance de huit mtres du microphone4 ,toutefois1 quelques prcautions doivent tre prises pour obtenir les meilleurs rsultats avec ce systme1 et1 en outre des coussins que l'on place sous l'appareil1 pour le soustraire aux vibrations trangres qui pourraient rsulter de mouvements insolites communiqus la table1 il faut encore rgler la position du crayon de charbon4 ,celui-ci doit en effet toujours appuyer en un point du rebord du trou suprieur1 mais comme le contact peut tre plus ou moins bon1 l'exprience seule peut indiquer la meilleure position lui donner1 et pour la trouver on peut employer avantageusement le moyen de la montre4 ,on met alors le tlphone l'oreille et on place le crayon dans diverses positions jusqu' ce qu'on ait trouv celle donnant les effets maxima4 ,pour viter ce rglage1 qui1 avec la disposition prcdente1 doit tre souvent rpt1 ,,mm4 ,chardin et ,berjot1 qui construisent habilement ce modle de tlphone1 lui ont ajout une petite lame de ressort dont la pression peut tre rgle et qui appuie contre le charbon vertical lui-mme4 ,ce systme est trs-bon4 ,m4 ,gaiffe de son ct a donn une forme plus lgante l'appareil en le construisant comme un appareil de physique4 ,la figure #cg reprsente l'un des deux modles qu'il a combins4 ,dans ce modle1 les cubes ou ds de charbon ,a et ,b sont soutenus par des porte-charbons mtalliques1 dont l'un1 ,e1 le suprieur1 est mobile sur une colonne de cuivre ,g et peut tre plac dans telle position qu'il convient l'aide d'une vis de pression ,v4 ,on peut de cette manire incliner plus ou moins le crayon de charbon et augmenter volont la pression qu'il exerce sur le charbon suprieur4 ,quand le crayon est vertical1 l'appareil transmet difficilement les sons articuls1 en raison de l'instabilit du point de contact1 et des bruissements de toute nature se font entendre2 quand il est trop inclin1 les sons sont plus purs et plus distincts1 mais l'appareil est moins sensible4 ,il est un degr d'inclinaison qui doit tre recherch1 et l'exprience l'indique facilement4 ,dans un autre modle1 ,m4 ,gaiffe substitue au crayon de charbon une lame carre et trs-mince de la mme matire1 taille en biseau sur ses cts infrieur et suprieur et pivotant dans une rainure pratique dans le charbon infrieur4 ,cette lame ne fait qu'appuyer contre le charbon suprieur sous une lgre inclinaison1 et dans ces conditions il transmet beaucoup plus fortement et plus distinctement la parole4 ,je dois encore parler d'une autre disposition combine par le capitaine du gnie ,carette qui a donn pour les sons non articuls d'excellents rsultats4 ,le charbon vertical a alors la forme d'une poire et repose par son bout le plus gros dans un large trou fait dans le charbon infrieur2 son bout suprieur qui est pointu1 vient s'engager dans un petit trou pratiqu dans le charbon suprieur1 mais de manire ne le toucher qu' peine1 et une vis de rglage permet de rapprocher plus ou moins ces deux charbons4 ,dans ces conditions1 les contacts sont si instables qu'un rien peut les supprimer1 et alors les variations dans l'intensit du courant transmis sont si fortes que les sons produits par le tlphone peuvent s'entendre plusieurs mtres4 ,la figure #ch reprsente une autre disposition combine par ,m4 ,ducretet4 ,les deux ds de charbon sont en ,d1 ,d'1 le charbon mobile en ,c1 le tlphone en ,t et les boutons d'attache du circuit en ,b1 ,b'4 ,un dtail du dispositif des charbons se voit gauche de l'appareil4 ,le bras qui porte le charbon suprieur ,d est adapt une tige munie d'un plateau ,p' surface rugueuse1 et une petite cage ,c' en toile mtallique que l'on pose sur ce plateau permet d'tudier les mouvements d'insectes vivants4 ,quand il s'agit de transmettre la parole assez fortement pour qu'un tlphone puisse se faire entendre dans toute une salle1 le microphone doit avoir une disposition particulire1 et la figure #ci reprsente celle qui a donn ,m4 ,hughes les meilleurs rsultats2 il donne alors l'appareil le nom de parleur4 ,sous cette nouvelle forme le charbon mobile appel produire les contacts variables est adapt en ,c1 l'extrmit d'une bascule horizontale ,,ba pivotant en son point milieu et convenablement quilibre4 ,le support sur lequel cette bascule oscille est adapt l'extrmit d'une lame de ressort pour rendre l'appareil plus susceptible de vibrer1 et le charbon infrieur est plac en ,d au-dessous du premier4 ,il est constitu par deux fragments superposs afin d'augmenter la sensibilit de l'appareil1 et nous avons reprsent en ,e le fragment suprieur qui est soulev pour montrer qu'on peut employer volont un seul des deux charbons4 ,ce charbon ,e1 se trouve1 cet effet coll une petite lame de papier fixe la planchette et qui sert d'articulation4 ,un ressort antagoniste ,r1 dont on peut rgler la tension au moyen d'une vis t1 permet de rgler la pression des deux charbons4 ,m4 ,hughes recommande l'emploi de charbons en sapin mtallis#bb4 ,le tout est ensuite recouvert d'une enveloppe semi-cylindrique ,,hig en bois blanc1 dont les parois sont trs-minces surtout les deux bases1 et on fixe le systme accompagn d'un autre semblable dans une bote plate ,,mjli qui prsente du ct ,,mi une ouverture devant laquelle on parle1 en ayant soin de placer la lvre infrieure deux centimtre du fond de la bote4 ,si les deux microphones sont runis en quantit et si la pile employe se compose de deux lments bichromate de potasse1 on agit assez fortement sur le courant1 pour que1 passant travers une bobine d'induction de six centimtres seulement de longueur1 il puisse faire parler un tlphone du modle carr de ,bell1 de manire tre entendu de tous les points d'une salle4 ,il faut par exemple lui adapter un porte-voix de prs d'un mtre de longueur4 ,m4 ,hughes prtend que les sons produits dans ces conditions sont peu prs aussi levs que ceux du phonographe1 et ,m4 ,w4 ,thomson m'a confirm ce fait4 ,note #bb3 ,on obtient ces charbons en chauffant pendant #bj minutes une temprature qu'on lve successivement jusqu'au rouge blanc1 des fragments de bois de sapin fibres serres que l'on enferme dans une bote ou un tube de fer hermtiquement ferme4 ,le microphone peut tre aussi constitu par des fragments de charbon entasss dans une bote entre deux lectrodes mtalliques1 ou enferms dans un tube avec deux lectrodes reprsentes par deux fragments de charbon allongs4 ,dans ce dernier cas1 les charbons doivent autant que possible tre cylindriques1 et ceux que construit ,m4 ,carr pour les bougies ,jablochkoff sont trs-bons pour cela4 ,nous reprsentons fig4 #dj un appareil de ce genre que j'ai fait disposer en instrument par ,m4 ,gaiffe1 et qui peut1 comme nous le verrons l'instant1 servir de thermoscope4 ,cet instrument est reprsent fig4 #da et se compose d'un tuyau de plume rempli de fragments de charbon1 dont ceux qui occupent les deux bouts sont monts dans des garnitures mtalliques4 ,l'une de ces garnitures se termine par une vis large tte qui permet1 au moyen des supports ,a1 ,b1 de pousser plus ou moins les charbons dans le tube et1 par consquent1 d'tablir un contact plus ou moins intime entre les divers fragments de charbon4 ,quand cet appareil est convenablement rgl1 il suffit de parler au-dessus du tube pour que la parole soit reproduite4 ,c'est donc un microphone aussi bien qu'un thermoscope4 ,une chose rellement curieuse que ,m4 ,hughes a remarque1 c'est que si on prononce sparment les diffrentes lettres de l'alphabet devant cette sorte de microphone1 on constate qu'il en est qui se font beaucoup mieux entendre que d'autres1 et ce sont prcisment celles qui correspondent aux aspirations de la voix4 ,on peut encore obtenir un microphone de ce genre en remplaant les fragments de charbon par des poussires plus ou moins conductrices1 des limailles mtalliques mme4 ,j'ai dmontr1 en effet1 dans mon mmoire sur la conductibilit des corps mdiocrement conducteurs1 que le pouvoir conducteur de ces poussires varie d'une manire considrable avec la pression et avec la temprature1 et comme le microphone est fond sur les diffrences de conductibilit rsultant des diffrences de pression1 on comprend facilement que ce moyen puisse tre employ comme organe de transmission tlphonique4 ,dans une disposition rcente de ce systme1 ,m4 ,hughes a agglomr ces poussires avec une sorte de gomme1 et il en a form un crayon cylindrique qui1 tant reli deux lectrodes bonnes conductrices1 a pu fournir des effets analogues ceux dont nous avons parl prcdemment4 ,comme on l'a vu1 toutes les limailles mtalliques peuvent tre employes1 mais ,m4 ,hughes donne la prfrence la poussire de charbon4 ,d'aprs ,m4 ,blyth1 une bote plate d'environ quinze pouces sur neuf1 remplie de ces charbons chapps la combustion que l'on appelle en ,angleterre cinders gas1 et aux deux extrmits de laquelle sont fixes deux lectrodes de fer-blanc1 est une des meilleures dispositions de microphones4 ,suivant lui1 trois de ces appareils suspendus comme des tableaux contre les murs d'une chambre auraient suffi1 sous l'influence d'un seul lment ,leclanch1 pour faire entendre dans le tlphone tous les bruits produits dans la chambre1 et surtout les airs chants4 ,m4 ,blyth prtend mme qu'on peut construire un microphone capable de transmettre la parole avec un simple charbon reli au fil du circuit par ses deux bouts1 mais il faut que ce charbon soit un cinder gas2 un charbon de cornue pourvu de pinces d'attache ses deux extrmits1 ne pourrait produire cet effet4 ,l'un des effets les plus intressants de ces sortes de microphones1 c'est qu'ils peuvent fonctionner sans pile1 du moins1 si on les dispose de manire former eux-mmes l'lment voltaque1 et pour cela1 il suffit de verser de l'eau sur les charbons4 ,m4 ,blyth qui a parl le premier de ce systme1 n'indique pas nettement sa disposition1 et on peut supposer que son appareil n'tait autre que celui que nous avons dcrit prcdemment1 auquel il aurait ajout de l'eau4 ,j'ai rpt cette exprience en employant des lectrodes zinc et cuivre et des fragments un peu gros de charbon de cornue1 et j'ai parfaitement russi4 ,j'ai1 en effet1 pu transmettre de cette manire1 non-seulement tous les sons de la montre et de la bote musique1 mais encore la parole qui se trouvait mme souvent plus nettement exprime qu'avec un microphone ordinaire1 car on n'entendait pas les crachements qui accompagnent souvent les transmissions tlphoniques de ce dernier4 ,m4 ,blyth prtend aussi que l'on peut obtenir de cette manire la transmission des sons sans que l'appareil soit pourvu d'eau2 mais il croit que c'est l'humidit de l'haleine de celui qui parle qu'il faut attribuer ce rsultat4 ,il est certain qu'il ne faut pas beaucoup d'humidit pour mettre en action un couple voltaque1 surtout quand on a pour appareil rvlateur un tlphone4 ,du reste le microphone ordinaire peut tre lui-mme employ sans pile1 si le circuit dans lequel il est interpos est en communication avec le sol par l'intermdiaire de plaques de terre2 les courants telluriques qui traversent alors le circuit sont suffisants pour que les battements d'une montre pose sur le microphone soient parfaitement perceptibles4 ,m4 ,cauderay1 de ,lausanne1 dans une note envoye l',acadmie des sciences1 le #h juillet #ahgh1 annonce qu'il a fait cette exprience sur un fil tlgraphique runissant l'htel des ,alpes ,montreux1 un chalet situ #ejj mtres de l1 sur la colline4 ,le microphone employ comme organe parlant4--,le microphone peut non-seulement transmettre la parole1 mais il peut encore dans certaines conditions la reproduire et tre substitu par consquent au tlphone rcepteur4 ,cette fois c'est n'y rien comprendre1 car c'est seulement dans des variations d'intensit de courant qu'il faut chercher une cause du mouvement vibratoire produit dans l'une des parties du circuit lui-mme1 et il n'y a plus alors invoquer des effets d'attraction et d'aimantation4 ,est-ce aux rpulsions qu'exercent entre eux les lments contigus d'un mme courant qu'il faut rapporter cette action8 ,ou bien faut-il la considrer comme tant de la mme nature que celle qui fait mettre des sons un fil de fer lorsqu'il est travers par un courant interrompu8 un courant lectrique est-il lui-mme un mouvement vibratoire1 comme l'admet ,m4 ,hughes8 ,voil des questions auxquelles il est bien difficile de rpondre dans l'tat actuel de la science2 toujours est-il que le fait existe1 et ce sont ,,mm4 ,hughes1 ,blyth et ,robert1 ,h4 ,courtenay et mme ,m4 ,edison1 qui1 chacun de leur ct1 viennent de le faire connatre2 moi-mme j'ai pu le vrifier dans les conditions exprimentales indiques par ,m4 ,hughes1 mais je n'ai pas t aussi heureux quand j'ai voulu rpter les expriences de ,m4 ,blyth4 ,suivant ce savant il suffirait1 pour entendre la parole dans le microphone1 d'employer le modle fragments de charbon dont nous avons parl prcdemment1 d'y joindre comme appareil transmetteur un second microphone du mme genre1 et d'introduire dans le circuit une pile de deux lments de ,grove4 ,alors si on parle au-dessus des charbons de l'un des microphones1 on devrait entendre distinctement la parole en approchant l'oreille du second1 et l'importance des sons ainsi reproduits serait en rapport avec l'intensit de la source lectrique employe4 ,toutefois1 comme je le disais1 je n'ai pu1 en m'y prenant de cette manire1 entendre aucun son et encore moins la parole1 et si d'autres expriences ne m'avaient pas convaincu1 j'aurais dout de l'authenticit du fait annonc4 ,mais cette exprience ngative ne prouve en dfinitif rien1 car il est possible que je me sois plac dans de mauvaises conditions1 et que les escarbilles que j'employais ne fussent pas dans les mmes conditions que les cinders gas de ,m4 ,blyth4 ,quant aux expriences de ,m4 ,hughes1 je les ai rptes avec le microphone de ,,mm4 ,chardin et ,berjot1 reli avec celui de ,m4 ,gaiffe employ comme transmetteur1 et j'ai reconnu qu'avec une pile de quatre lments ,leclanch1 seulement1 tous les grattements effectus sur le microphone de ,m4 ,gaiffe et mme les trpidations et les airs rsultant du jeu d'une petite bote musique place sur cet appareil1 taient reproduits1 trs-faiblement il est vrai1 dans le second microphone2 pour les percevoir il suffisait de coller l'oreille contre la planchette verticale4 ,la parole n'tait pas reproduite il est vrai1 mais ,m4 ,hughes m'en avait prvenu2 l'appareil ainsi dispos n'tait pas videmment assez sensible4 ,pour reproduire la parole par ce systme et pour la transmettre1 il faut une autre disposition du microphone1 et celle qui a donn les meilleurs rsultats ,m4 ,hughes est reprsente1 vue en coupe1 figure #db4 ,c'est un peu le microphone parleur de ,m4 ,hughes1 dispos verticalement et dont le charbon fixe est coll au centre de la membrane tendue d'un tlphone ficelle4 ,le cornet de ce tlphone est reprsent en ,a1 la membrane en ,,dd1 et le charbon en question en ,c2 ce charbon est en sapin carbonis et mtallis ainsi que le double charbon ,e qui est en contact avec lui et qui est adapt l'extrmit suprieure de la bascule ,,gi4 ,le tout est renferm dans une petite bote1 et on rgle la pression exerce au contact des deux charbons au moyen d'un ressort antagoniste ,r et d'une vis ,h4 ,c'est alors le cornet du tlphone qui sert de cornet acoustique1 et c'est le parleur de ,m4 ,hughes dcrit page #afi qui sert de transmetteur pour entendre4 ,inutile de dire que deux appareils de ce genre sont placs aux deux bouts du circuit1 que les charbons sont relis aux deux ples d'une pile de deux lments bichromate de potasse ou de ,bunsen ou de six lments de ,leclanch1 et que les deux appareils sont relis par le fil de ligne4 ,dans ces conditions1 une conversation peut tre change1 mais les sons sont toujours beaucoup moins accentus que dans le tlphone4 ,j'ai pu constater ce fait avec un appareil grossier apport d',angleterre par ,m4 ,hughes4 ,,mm4 ,berjot1 ,chardin et de ,mritens qui taient prsents aux expriences1 ont pu comme moi parfaitement entendre la parole1 et j'ai depuis rpt moi-mme l'exprience avec succs2 mais elle ne russit pas toujours et1 dans ses conditions actuelles1 l'appareil ne prsente d'importance qu'au point de vue scientifique4 ,on le construit chez ,,mm4 ,chardin et ,berjot4 ,on comprend facilement que l'appareil peut se passer de support1 et la petite bote forme alors le manche de l'instrument2 les deux boutons d'attache sont disposs dans ce cas au bout de ce manche1 comme dans un tlphone4 ,les effets du microphone rcepteur expliquent les sons souvent trs-intenses dtermins par les bougies ,jablochkoff quand elles sont actionnes par des machines magnto-lectriques4 ,ces sons vibrent toujours l'unisson de ceux mis par la machine elle-mme1 et ceux-ci proviennent1 comme je l'ai dj dmontr1 des aimantations et des dsaimantations rapides des organes magntiques qui sont mis en jeu par cette machine4 ,ces effets1 remarqus par ,m4 ,marcel ,deprez1 taient particulirement caractriss avec les premires machines de ,m4 de ,mritens4 ,autres dispositions de microphones4--,une disposition du genre de celle que nous venons de dcrire a t employe par ,m4 ,carette pour constituer un parleur microphone extrmement nergique2 seulement au lieu d'une membrane tendue1 il emploie une plaque mtallique mince2 il colle l'un des charbons au centre de cette plaque et adapte devant lui l'autre charbon qui est taill en pointe et port par un systme de porte-charbon vis de rglage au moyen duquel on peut rgler comme on le veut la pression exerce entre les deux charbons4 ,avec cette disposition1 la parole peut tre entendue distance du tlphone rcepteur4 ,elle est1 du reste1 analogue celle du transmetteur tlphonique de ,m4 ,edison4 ,en excutant dans de grandes dimensions le systme reprsent1 fig4 #db1 et formant le cornet ,,ab avec un grand entonnoir en zinc de prs de un mtre de longueur1 ,m4 de ,mritens a pu parvenir amplifier assez les sons de la parole pour qu'une conversation faite voix basse trois ou quatre mtres de cet instrument1 ait t reproduite dans un tlphone d'une manire plus sonore et plus distincte4 ,l'appareil tait plac sur le plancher de l'appartement1 l'ouverture de l'entonnoir en haut1 et le tlphone tait dans les caves de la maison4 ,on a du reste vari de mille manires la forme du microphone suivant les applications auxquelles on veut l'appliquer4 ,c'est ainsi que nous voyons dans l',english ,mechanic and ,world of ,science1 du #bh juin #ahgh1 les dessins de plusieurs dispositions dont l'une est spcialement applicable l'audition des pas d'une mouche2 c'est une bote la partie suprieure de laquelle est tendue une feuille de papier vgtal2 deux charbons spars par un petit morceau de bois et mis en rapport avec les deux fils du circuit y sont colls1 et un troisime charbon allong1 plac en croix sur les deux autres1 se trouve maintenu dans cette position par une rainure pratique dans ceux-ci4 ,une pile trs-faible suffit pour faire fonctionner cet appareil1 et la mouche se promenant sur la feuille de papier dtermine des vibrations assez fortes pour faire ragir nergiquement un tlphone ordinaire4 ,il faut alors recouvrir l'appareil d'un globe de verre4 ,en plaant une montre sur la membrane et en ayant soin d'appuyer son bouton sur le morceau de bois sparant les deux charbons1 le bruit de ses battements peut tre entendu dans toute une salle4 ,on peut encore1 au lieu de l'arrangement de charbons dcrit plus haut1 employer deux cubes de charbon juxtaposs et spars seulement par une carte jouer4 ,une cavit semi-sphrique pratique la partie suprieure de cette masse entre les deux charbons et dans laquelle on place quelques petites boules de charbon d'une grosseur intermdiaire entre celle d'un pois et celle d'une graine de moutarde1 permet d'obtenir des contacts multiples excessivement mobiles et minemment propres des transmissions tlphoniques4 ,ces dispositions ont t combines par ,m4 ,t4 ,cuttriss4 ,il est encore beaucoup d'autres dispositions de microphones imagines par diffrents constructeurs et inventeurs qui donnent des rsultats plus ou moins satisfaisants1 telles sont celles de ,,mm4 ,varey1 ,trouv1 ,vercker1 de ,combettes1 ,loiseau1 etc41 etc41 mais comme elles se rapprochent plus ou moins des types que nous avons dj dcrits1 nous n'en parlerons pas davantage4 ,expriences faites avec le microphone4--,il me reste maintenant indiquer les expriences intressantes qui ont conduit ,m4 ,hughes l'instrument remarquable dont nous venons de parler1 et celles qui ont t entreprises par d'autres savants1 soit au point de vue scientifique1 soit au point de vue pratique4 ,considrant que la lumire et la chaleur peuvent modifier la conductibilit lectrique des corps1 ,m4 ,hughes s'est demand si des vibrations sonores transmises un conducteur travers par un courant ne modifieraient pas aussi cette conductibilit en provoquant des contractions et des dilatations des molcules conductrices1 qui quivaudraient des raccourcissements ou des allongements du conducteur ainsi impressionn4 ,si cette proprit existait rellement1 elle devrait permettre de transmettre les sons distance1 car de ces variations de conductibilit devaient rsulter des variations proportionnelles de l'intensit d'un courant agissant sur un tlphone4 ,l'exprience qu'il fit sur un fil mtallique tendu n'a pas rpondu toutefois son attente1 et ce n'est que quand le fil dut vibrer assez fortement pour se rompre1 qu'il entendit un son au moment de la rupture4 ,en rejoignant les deux bouts du fil1 un son se produisit encore1 et il reconnut bientt que pour en obtenir1 il suffisait d'un contact imparfait entre les deux bouts disjoints du fil4 ,il devint ds lors manifeste1 pour ,m4 ,hughes1 que les effets qu'il prvoyait ne pouvaient se produire qu'avec un conducteur divis1 et par suite de contacts imparfaits4 ,il rechercha alors quel tait le degr de pression le plus convenable exercer entre les deux bouts rapprochs du fil pour obtenir le maximum d'effet1 et pour cela il effectua cette pression l'aide de poids4 ,il reconnut que1 quand elle tait lgre et qu'elle ne dpassait pas celle d'une once par pouce carr1 au point de jonction1 les sons taient reproduits distinctement1 mais d'une manire un peu imparfaite2 en modifiant les conditions de l'exprience1 il put s'assurer bientt qu'il n'tait pas ncessaire1 pour obtenir ce rsultat1 que les fils fussent runis bout bout1 et qu'ils pouvaient tre placs cte cte sur une planche ou mme spars 7mais avec addition d'un conducteur pos en croix sur eux71 pourvu que les mtaux en contact fussent du fer et qu'une pression lgre et constante pt les runir mtalliquement4 ,l'exprience fut faite avec trois pointes de ,paris disposes comme on le voit fig4 #dc1 et elle a t rpte depuis1 dans de meilleures conditions par ,m4 ,willoughby-,smith1 avec trois limes dites queues-de-rat qui permirent de transmettre le bruit d'une faible respiration#bc4 ,note #bc3 ,m4 ,willoughby-,smith a vari encore cette exprience en plaant sur les bouts disjoints du circuit qu'il disposait angulairement l'un par rapport l'autre1 un paquet de fils de soie cuivrs4 ,dans ces conditions1 l'appareil devenait tellement sensible1 que le courant d'air rsultant d'une lampe place au-dessous du systme1 dterminait un crpitement trs-accentu dans le tlphone4 ,il essaya ensuite diffrentes combinaisons de ce genre prsentant plusieurs solutions de continuit1 et une chane d'acier lui fournit d'assez bons rsultats2 mais les lgres inflexions1 c'est--dire le timbre de la voix1 manquaient1 et il dut chercher d'autres dispositions4 ,il essaya d'abord d'introduire aux points de contacts des poudres mtalliques2 la poudre de zinc et d'tain connue dans le commerce sous le nom de bronze blanc1 amliora beaucoup les effets obtenus2 mais ils n'taient pas stables cause de l'oxydation des contacts1 et c'est en essayant de rsoudre cette difficult1 ainsi qu'en cherchant la disposition la plus simple pour obtenir une pression lgre et constante sur ces contacts1 que ,m4 ,hughes fut conduit la disposition des charbons mercuriss dcrite prcdemment#bd1 laquelle donna les effets maxima4 ,note #bd3 ,voici ce que dit ,m4 ,hughes1 relativement cette disposition3 ,le charbon1 en raison de son inoxydabilit1 est un corps prcieux pour ce genre d'applications4 ,en y alliant le mercure1 les effets sont beaucoup meilleurs4 ,je prends pour cela le charbon employ par les artistes pour leurs dessins1 je le chauffe graduellement au blanc1 et le plongeant ensuite tout d'un coup dans le mercure1 ce mtal s'introduit instantanment en globules dans les pores du charbon et le mtallise pour ainsi dire4 ,j'ai essay aussi du charbon recouvert d'un dpt de platine ou imprgn de chlorure de platine1 mais je n'ai pas eu un effet suprieur celui que j'obtenais par le moyen prcdent4 ,le charbon de sapin chauff blanc dans un tube de fer contenant de l'tain et du zinc ou tout autre mtal s'vaporant facilement1 se trouve galement mtallis1 et il est dans de bonnes conditions si le mtal est l'tat de grande division dans les pores de ce corps1 ou s'il n'entre pas en combinaison avec lui4 ,le fer1 introduit de cette manire dans le charbon1 est un des mtaux qui m'a donn les meilleurs effets4 ,le charbon de sapin1 quoique mauvais conducteur1 acquiert de cette manire un grand pouvoir conducteur4 ,l'importance de l'effet obtenu dans le microphone dpend du reste1 d'aprs ,m4 ,hughes1 du nombre et de la perfection des contacts1 et c'est sans doute pour cela que certaines positions du crayon1 dans l'appareil qui a t dcrit plus haut1 sont plus favorables que d'autres4 ,pour concilier les rsultats de ses expriences avec les ides qu'il s'tait faites1 ,m4 ,hughes pensa que si les diffrences de rsistance provenant des vibrations du conducteur n'taient pas produites quand ce conducteur tait entier1 c'est que les mouvements molculaires se trouvaient arrts par des rsistances latrales gales et contraires1 mais qu'il suffisait qu'une de ces rsistances n'existt pas pour que le mouvement molculaire put se dvelopper librement4 ,or un mauvais contact quivalait1 selon lui1 la suppression de l'une de ces rsistances1 et du moment o ce mouvement pouvait se produire1 les dilatations et contractions molculaires qui taient la consquence des vibrations1 devaient correspondre des accroissements ou des affaiblissements de rsistance du circuit4 ,nous ne suivrons pas davantage ,m4 ,hughes dans cette thorie1 qui serait assez longue dvelopper1 et nous allons continuer notre examen des diffrentes proprits du microphone#be4 ,note #be3 ,suivant ,m4 ,hughes1 les vibrations qui affectent le microphone1 mme quand on parle distance de l'instrument1 ne proviendraient pas de l'action directe des ondes sonores sur les contacts du microphone1 mais des vibrations molculaires dtermines par elles sur la planche servant de support l'appareil2 il montre1 en effet1 que plus cette planche prsente de surface1 plus les sons produits par le microphone sont intenses1 et qu'en enfermant le microphone de son parleur dans une enveloppe cylindrique1 il ne diminue pas beaucoup la sensibilit1 si la bote qui renferme le tout prsente une certaine surface4 ,c'est pour augmenter encore1 ce point de vue1 la sensibilit de ses appareils1 qu'il adapte la monture sur laquelle pivote la pice mobile du parleur et du rcepteur microphonique sur une lame de ressort4 ,le charbon1 comme nous l'avons dj dit1 n'est pas la seule substance qu'on peut employer composer l'organe sensible de ce systme de transmetteur1 ,m4 ,hughes a essay d'autres substances et mme des corps trs-conducteurs1 tels que les mtaux4 ,le fer lui a donn d'assez bons rsultats1 et l'effet produit par des surfaces de platine dans un grand tat de division a t gal1 sinon suprieur1 celui fourni par le charbon mercuris4 ,toutefois1 comme avec ce mtal on rencontre plus de difficults dans la construction des appareils1 il donne la prfrence au charbon qui1 comme lui1 jouit de l'avantage de l'inoxydabilit4 ,nous avons dit en commenant que le microphone pouvait tre employ comme thermoscope3 mais il doit avoir alors la disposition particulire que nous avons reprsente fig4 #dj4 ,dans ces conditions1 la chaleur1 en ragissant sur la conductibilit de ces contacts1 peut faire varier dans de si grandes proportions la rsistance du circuit1 qu'en approchant la main du tube1 on peut annuler le courant de trois lments ,daniell4 ,il suffit1 pour apprcier l'intensit relative de diffrentes sources de chaleur1 exposes devant l'appareil1 d'introduire dans le circuit des deux lectrodes ,a et ,b1 fig4 #dj1 une pile ,p de un ou deux lments ,daniell et un galvanomtre un peu sensible ,g4 ,un galvanomtre de cent vingt tours est suffisant pour cela4 ,quand la dviation diminue1 c'est que la source calorifique est suprieure la temprature ambiante2 quand elle augmente c'est qu'elle est infrieure4 ,les effets rsultant de l'intervention du soleil et de l'ombre se traduisent sur cet appareil1 dit ,m4 ,hughes1 par des variations considrables dans les dviations du galvanomtre4 ,il est mme impossible de le tenir en repos1 tant il est sensible aux moindres variations de la temprature4 ,j'ai rpt avec un seul lment ,leclanch1 les expriences de ,m4 ,hughes et j'ai pour cela1 employ un tuyau de plume rempli de cinq fragments de charbon1 provenant d'un des charbons cylindriques de petit diamtre que fabrique ,m4 ,carr pour la lumire lectrique4 ,j'ai bien obtenu les rsultats qu'il indique2 mais je dois dire que l'exprience est assez dlicate4 ,en effet1 quand les fragments de charbon sont trop serrs les uns contre les autres1 le courant passe avec trop de force pour que les effets calorifiques puissent faire varier la dviation galvanomtrique2 quand ils sont trop peu serrs1 le courant ne passe pas4 ,il est donc un degr moyen de serrage qui doit tre effectu pour que les expriences russissent1 et quand il est obtenu1 on observe en approchant la main du tube1 qu'une dviation qui tait de #ij diminue au bout de quelques secondes et semble tre en rapport avec le rapprochement plus ou moins grand de la main4 ,mais c'est l'haleine qui produit les effets les plus marqus1 et je ne serais pas loign de croire que les dviations plus ou moins grandes que provoquent les missions des sons articuls quand on prononce sparment les diffrentes lettres de l'alphabet1 proviendraient d'une mission plus ou moins grande et plus ou moins directe des gaz chauffs sortant de la poitrine4 ,ce qui est certain1 c'est que ce sont les lettres qui provoquent les sons les plus accentus telles que1 ,a1 ,f1 ,h1 ,i1 ,k1 ,l1 ,m1 ,n1 ,o1 ,p1 ,r1 ,s1 ,w1 ,y1 ,z1 qui dterminent les plus fortes dviations de l'aiguille galvanomtrique4 ,dans mon mmoire sur la conductibilit des corps mdiocrement conducteurs1 j'avais dj signal cet effet de la chaleur sur les corps diviss1 et j'avais de plus montr que1 aprs une certaine dviation rtrograde qui se produisait toujours au premier moment1 il se manifestait un mouvement en sens inverse de l'aiguille galvanomtrique qui accusait1 au bout de quelques instants de chauffage1 une dviation bien suprieure celle indique primitivement4 ,dans une note publie dans le ,scientific ,american du #bb juin #ahgh1 ,m4 ,edison donne quelques dtails intressants sur l'application de son systme de transmetteur tlphonique la mesure des pressions1 des dilatations et autres forces capables de faire varier la rsistance du disque de charbon de cet appareil par suite d'une compression plus ou moins forte4 ,comme les expriences qu'il fit ce sujet remontent au mois de dcembre #ahgg1 il en conclut encore qu'il a la priorit de l'invention du microphone employ comme thermoscope2 mais nous devons lui faire observer que1 d'aprs la manire dont ,m4 ,hughes a dispos son appareil1 l'effet produit par la chaleur est prcisment inverse de celui qu'il signale4 ,en effet1 dans le dispositif adopt par ,m4 ,edison1 la chaleur agit par une augmentation de conductibilit qu'acquiert le charbon sous l'influence d'une augmentation de pression dtermine par la dilatation d'un corps sensible la chaleur2 dans le systme de ,m4 ,hughes1 la chaleur provoque un effet diamtralement oppos1 parce qu'elle n'agit alors que sur des contacts et non par effet de pression4 ,aussi la rsistance du microphone thermoscope se trouve augmente sous l'influence de la chaleur au lieu d'tre diminue4 ,cet effet diffrent tient la division du corps mdiocrement conducteur1 et j'ai dmontr que1 dans ces conditions1 ces corps1 quand ils ne sont chauffs que faiblement1 dterminent toujours un affaiblissement dans l'intensit du courant qu'ils transmettent4 ,je crois du reste1 que la disposition de ,m4 ,edison est meilleure comme appareil thermoscopique et permet de mesurer des sources calorifiques beaucoup moins intenses4 ,s'il faut l'en croire1 on pourrait avec son appareil non-seulement mesurer la chaleur du rayonnement lumineux des toiles1 de la lune et du soleil1 mais encore les variations de l'humidit de l'air et de la pression baromtrique4 ,cet appareil1 que nous reprsentons figure #dd avec ses diffrents dtails et la disposition rhostatique employe pour les mesures1 se compose d'une pice mtallique ,a fixe sur une planchette ,c et sur l'un des cts de laquelle est adapt le systme de disques de platine et de charbon ,d dcrit page #gg4 ,une pice rigide ,g munie d'une crapaudine soutient extrieurement ce systme1 et on introduit dans cette crapaudine l'une des extrmits effiles d'un corps susceptible d'tre impressionn par la chaleur1 l'humidit ou la pression baromtrique4 ,l'autre extrmit est soutenue par une seconde crapaudine ,i adapte un crou ,h susceptible d'tre plus ou moins serr par une vis de rglage4 ,si on introduit ce systme dans un circuit galvanomtrique a b c i g muni de tous les instruments de mesure lectrique1 les variations de longueur du corps interpos se traduisent par des dviations de l'aiguille galvanomtrique plus ou moins grandes1 qui sont la consquence des diffrences de pression rsultant de l'allongement ou du raccourcissement du corps dilatable interpos dans le circuit sur l'appareil4 ,les expriences du microphone faites la sance de la ,socit des ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 le #bc mai dernier1 ont admirablement russi et ont t l'occasion d'un article intressant dans l',engineering du #ca mai1 dans lequel on constate que toute l'assemble a pu entendre parler le tlphone1 dont la voix se rapprochait beaucoup de celle du phonographe4 ,quand on annona que ces paroles avaient t prononces une distance assez grande du microphone1 le duc d',argyle1 prsent la sance1 tout en admirant l'importance de la dcouverte1 ne put s'empcher de s'crier que cette invention pourrait avoir des consquences terribles1 ainsi1 par exemple1 dit-il1 nous sommes ,downing-street1 et je ne puis m'empcher de penser que si un des appareils du professeur ,hughes tait plac dans la pice o les ministres de ,sa ,majest sont en confrence1 nous pourrions entendre d'ici tous les secrets de cabinet4 ,si un de ces petits appareils pouvait tre mis dans la poche de mon ami ,schouvaloff ou bien dans celle de lord ,salisbury1 nous serions tout coup en possession de ces grands secrets que tout ce pays et toute l',europe attendent avec une si grande anxit4 ,si l'assurance qu'on donne que ces appareils sont susceptibles de rpter toutes les conversations qui peuvent se faire dans une pice o ils sont placs1 cela pourrait constituer un vritable danger1 et je pense que le professeur ,hughes qui a invent ce magnifique et en mme temps si dangereux instrument1 devrait rechercher maintenant un antidote sa dcouverte4 ,d'un autre ct1 le docteur ,lyon-,playfair pense que le microphone devrait tre appliqu l'arophone1 pour qu'en plaant ces instruments dans les deux chambres du parlement1 les discours des grands orateurs puissent tre entendus par toute une population sur une tendue de quatre cinq milles carrs4 ,les essais du microphone faits rcemment ,harlifax et qui ont t rapports dans les journaux anglais1 montrent que les prvisions du duc d',argyle taient parfaitement justifies4 ,il paratrait en effet qu'un dimanche un microphone ayant t plac sur la devanture de la chaire d'un prdicateur l'glise d',harlifax1 et cet instrument tant reli par un fil de #c kilomtres un tlphone plac prs du lit d'un malade1 habitant un chteau voisin1 ce malade a pu entendre toutes les prires1 les cantiques et le sermon4 ,m4 ,hughes1 qui m'avait communiqu cette nouvelle1 m'assurait qu'elle lui avait t donne par des personnes dignes de foi1 et nous apprenons maintenant qu'il y a sept abonns pour jouir de l'avantage d'couter les offices d',harlifax1 sans se dranger4 ,le microphone a t aussi appliqu dernirement la rptition distance d'un opra tout entier1 et voici ce que dit cet gard le ,journal tlgraphique de ,berne du #be juillet3 ,le #ai juin dernier a eu lieu ,billenzona 7,suisse7 une curieuse exprience micro-tlphonique4 ,une troupe italienne de passage devait donner ce jour-l1 au thtre de cette ville1 l'opra de ,donizetti1 ,don ,pasquale4 ,m4 ,patocchi1 inspecteur-adjoint du ,v,ie arrondissement tlgraphique de la ,suisse1 a eu l'ide de profiter de cette occasion1 pour exprimenter les effets combins du microphone charbon de ,hughes comme appareil transmetteur et du tlphone de ,bell comme appareil rcepteur4 cet effet1 il installa dans une loge de premier rang1 ct du proscenium1 un microphone ,hughes qu'il relia au moyen de deux fils de #a4a_/b millimtres de diamtre quatre rcepteurs ,bell disposs dans une salle de billard1 au-dessus du vestibule du thtre mme1 salle o ne parvient aucun des bruits de l'intrieur du thtre4 ,dans le circuit1 et prs du microphone de ,hughes1 tait intercale une petite pile de deux lments du modle ordinaire de l'administration suisse4 ,les rsultats ont t aussi heureux et aussi complets que possible4 ,les tlphones reproduisaient exactement1 avec une clart et une nettet merveilleuse1 aussi bien les sons de l'orchestre que le chant des artistes4 ,plusieurs spectateurs ont constat1 avec ,m4 ,patocchi1 que l'on ne perdait pas une note des instruments ou des voix1 qu'on distinguait parfaitement les mots prononcs1 que les airs taient reproduits dans leur ton naturel1 avec toutes leurs nuances1 les piano comme les forte1 les motifs doux comme les passage de force1 et plusieurs dilettanti amateurs ont mme assur ,m4 ,patocchi que1 par cette seule audition au moyen des tlphones1 l'on pouvait apprcier les beauts musicales1 les qualits des voix des artistes et gnralement juger de la pice elle-mme1 comme pouvaient le faire les spectateurs l'intrieur du thtre4 ,les rsultats ont t les mmes en introduisant dans le circuit des rsistances jusqu' #aj kilomtres sans augmenter le nombre des lments de la pile4 ,c'est1 croyons-nous la premire exprience de ce genre qui ait t faite1 en ,europe du moins1 dans un thtre et sur un opra complet2 et ceux qui connaissent toute la lgret et la grce des mlodies de ,don ,pasquale1 apprcieront quelle sensibilit doit atteindre la combinaison du microphone de ,hughes et du tlphone de ,bell1 pour ne rien laisser perdre des dlicatesses de cette musique4 ,les expriences avec le microphone1 quoique leur dbut1 ont t cependant trs-varies1 et nous voyons dans les journaux anglais1 entre autres expriences curieuses1 qu'on a voulu tablir sur le mme principe un appareil sensible tlphoniquement aux variations d'une source lumineuse4 ,on sait que certains corps et particulirement le slnium sont impressionnables lectriquement la lumire1 c'est--dire que leur conductibilit peut varier dans d'assez grandes proportions suivant la quantit plus ou moins grande de lumire qui les claire4 ,or si on fait passer brusquement un circuit dans lequel est interpos un corps de cette nature1 de l'obscurit un clairement un peu intense1 il doit rsulter de l'augmentation subite de rsistance qui en est la consquence1 un son nergique dans un tlphone interpos dans le circuit4 ,c'est en effet ce que l'exprience a dmontr1 et ,m4 ,willoughby-,smith en tire la consquence que1 conformment ce que nous avons dit plus haut1 les effets produits dans le microphone sont la consquence de variations de rsistance dans le circuit par suite de contacts plus ou moins intimes entre conducteurs imparfaits4 ,pour obtenir l'effet prcdent dans ses meilleures conditions1 ,m4 ,siemens emploie deux lectrodes composes par des rseaux de fils de platine trs-fins enchevtrs les uns dans les autres1 la manire de deux fourchettes dont les dents seraient intercales dans leurs intervalles rciproques4 ,ces lectrodes sont introduites entre deux lames de verre1 et une goutte de slnium verse au centre de ces rseaux1 les runit sur une surface circulaire assez tendue pour tablir une conductibilit suffisante dans le circuit4 ,or c'est sur cette goutte ainsi tendue qu'on doit projeter le rayon de lumire4 ,une jolie exprience que l'on peut faire encore avec le microphone est celle-ci3 vous placez sur une planche en bois un peu grande1 une planchette dessin par exemple1 un microphone charbon vertical dont les extrmits sont bien pointues et qui est plac tout fait verticalement4 ,on dispose dans le circuit un ou plusieurs tlphones1 et si on les renverse sur la planche de manire que leur membrane soit en regard de celle-ci1 on entend un roulement continu qui ressemble tantt un son musical1 tantt au bruissement de l'eau bouillant dans une chaudire1 et ce bruit qui peut tre entendu distance1 dure indfiniment tant que la source lectrique est en activit4 ,m4 ,hughes explique ce phnomne de la manire suivante4 ,la moindre secousse qui mettra le microphone en action1 aura pour effet d'envoyer des courants plus ou moins interrompus travers les tlphones qui les transformeront en vibrations sonores1 et celles-ci tant transmises mcaniquement par la planche au microphone1 entretiendront son mouvement qui sera mme amplifi et provoquera de nouvelles vibrations sur les tlphones2 d'o il rsultera une nouvelle action sur le microphone et ainsi de suite indfiniment4 ,d'un autre ct1 en plaant sur la mme planche un second microphone correspondant un autre circuit tlphonique1 on peut en faire un appareil ragissant comme un relais tlgraphique1 c'est--dire rptant distance les bruits transmis la planche1 et ces bruits rpts peuvent constituer soit un appel1 soit les lments d'une dpche dans le langage ,morse1 si l'on place dans le circuit du premier microphone un manipulateur ,morse4 ,j'ai fait1 dit ,m4 ,hughes1 avec cette disposition d'appareils1 plusieurs expriences qui ont produit beaucoup d'effet1 quoique n'ayant employ qu'une pile de ,daniell de six lments sans bobine d'induction4 ,en adaptant au tlphone rcepteur un cornet en carton de #dj centimtres de longueur1 on a pu entendre dans toute une grande salle le bruit continu du relais1 les battements d'une pendule et le bruit fait par la plume en crivant4 ,je n'ai pas essay de transmettre la parole parce que1 dans ces conditions1 elle n'aurait pas t reproduite avec nettet4 ,l'ide d'employer le microphone comme relais tait1 du reste1 venue l'esprit de plusieurs personnes et entre autres de ,m4 ,latimer-,clark qui proposait pour cela de faire ragir l'armature d'un lectro-aimant introduit dans le circuit du microphone1 sur un tube dispos comme on l'a vu fig4 #dj et ragissant lui-mme sur le second circuit1 c'est--dire sur le circuit du tlphone4 ,,mm4 ,houston et ,thomson en ont fait galement un dernirement4 ,d'un autre ct lord ,lindsay a imagin d'adapter au microphone une membrane rsonnante1 et il a obtenu par ce moyen une reproduction excellente des sons musicaux produits par un piano2 mais lorsque les vibrations de cet instrument concordaient avec les vibrations fondamentales de la membrane1 un bruit trs-fort se faisait entendre dans le tlphone1 et dans ce bruit1 on distinguait non-seulement la note fondamentale de cette membrane1 mais encore toutes les vibrations sympathiques dtermines par les cordes du piano ragissant les unes sur les autres4 ,en raison de son extrme sensibilit1 cet appareil pourrait permettre de constater les bruits produits l'intrieur du corps humain et servir par consquent de stthoscope pour l'auscultation des poumons et des battements du coeur4 ,le ,dr ,richardson en ,angleterre1 conjointement avec ,m4 ,hughes1 s'occupe en ce moment de rendre pratique cette importante application2 mais jusqu' prsent les rsultats obtenus n'ont pas t trs-satisfaisants4 ,on espre toutefois y parvenir4 ,en attendant ,m4 ,ducretet a construit un microphone stthoscopique que nous reprsentons fig4 #de et qui est d'une extrme sensibilit4 ,c'est un microphone charbon ,,cp1 simple contact1 dont le charbon infrieur ,p est adapt un tambour membrane vibrante de ,m4 ,marais ,t4 ,ce tambour est reli par un tube de caoutchouc ,,cc' un autre tambour ,t' qui est destin tre appliqu sur les diffrentes parties du corps ausculter1 et que l'on appelle en consquence tambour explorateur2 la sensibilit de l'appareil est rgle au moyen d'un contrepoids ,,po1 qui se visse sur le bras d'un levier bascule ,,ll1 auquel est fix le second charbon ,c4 ,tout le monde connat la grande sensibilit des tambours de ,m4 ,marais pour la transmission des vibrations1 et cette sensibilit tant encore augmente par le microphone1 l'appareil acquiert une impressionnabilit extrme1 peut-tre mme une trop grande1 car il rvle tout espce de bruits qu'il est trs-difficile de distinguer les uns des autres4 ,du reste1 cet appareil ne peut donner de bons rsultats que confi des mains exprimentes1 et il faudra videmment une ducation auditive particulire pour qu'on puisse en tirer parti4 ,comme application de ce genre1 la plus importante est celle que vient d'en faire1 conjointement avec ,m4 ,hughes1 ,m4 ,henry ,thompson clbre chirurgien anglais1 pour l'exploration de la vessie dans la maladie de la pierre4 ,au moyen de cet appareil1 on peut en effet constater la prsence et prciser le sige des calculs pierreux qui peuvent s'y trouver1 quelques petits qu'ils soient d'ailleurs4 ,on emploie pour cela une sonde exploratrice compose d'une tige de ,maillechort un peu recourbe par le bout et qui est mise en communication avec un microphone sensible charbon4 ,quand1 en promenant cette sonde dans la vessie1 la tige en question rencontre des particules pierreuses1 fussent-elles de la grosseur d'une tte d'pingle1 le frottement qui en rsulte dtermine des vibrations qui se distinguent parfaitement1 dans le tlphone1 de celles qui se produisent par la simple friction de la tige sur les tissus mous des parois de la vessie4 ,toutefois1 ,m4 ,thompson prtend que pour obtenir de bons rsultats de cette mthode1 il faut prendre certaines prcautions4 ,il faut que l'instrument ne soit pas trop sensible afin que la nature des bruits soit bien distincte1 la pile ne doit pas tre trop forte1 pour viter les sons qui pourraient rsulter des bruits extrieurs4 ,l'appareil est du reste dispos comme on le voit fig4 #df4 ,le microphone est plac dans le manche qui porte la sonde et n'est autre que celui que nous avons reprsent fig4 #ci1 mais avec de plus petites dimensions1 et les deux fils conducteurs e allant au tlphone1 ressortent du manche par le bout a oppos celui bb o la sonde dd est visse4 ,comme cet appareil n'est pas destin reproduire la parole1 on emploie des charbons de cornue au lieu de charbons de bois4 ,on a pu encore par un moyen bas sur le principe du microphone1 faire entendre certains sourds dont l'oreille n'tait pas encore tout fait insensibilise4 ,pour obtenir ce rsultat1 on adapte devant les deux oreilles du malade deux tlphones1 relis entre eux par une couronne mtallique appuye sur l'os frontal1 et on met les deux tlphones en rapport avec un microphone muni de sa pile1 lequel pend l'extrmit d'un double fil conducteur4 ,le malade conserve dans sa poche ce microphone1 et il le prsente comme un cornet acoustique son interlocuteur quand il veut converser avec lui4 ,le microphone est alors constitu par le parleur de ,m4 ,hughes reprsent fig4 #ci4 ,le microphone peut avoir encore beaucoup d'autres applications1 et voici ce que nous lisons cet gard dans l',english ,mechanic du #ba ,juin #ahgh3 ,au moyen de cet instrument1 les ingnieurs pourront apprcier les effets des vibrations occasionnes sur les difices anciens et nouveaux par le passage de lourdes charges2 un soldat pourra reconnatre l'approche de l'ennemi plusieurs milles de distance et distinguer mme s'il aura affaire avec de l'artillerie ou de la cavalerie2 la marche des navires dans le voisinage des torpilles pourra mme tre annonce la cte1 et on pourra ds lors1 coup sr1 en dterminer l'explosion4 ,on a aussi propos d'appliquer le microphone comme un avertisseur des fuites de gaz dans les mines charbon4 ,le gaz s'chappant des crevasses de charbon1 produit un son sifflant qui par le moyen du microphone et du tlphone pourrait tre entendu au haut des puits4 ,d'un autre ct1 on a eu l'ide que le microphone pourrait tre utilement employ comme ,sismographe pour signaler les bruits souterrains qui prcdent gnralement les tremblements de terre et les ruptions volcaniques1 et qui se trouveraient de cette manire notablement amplifis4 ,cet appareil pourrait mme tre d'un usage utile ,m4 ,palmieri pour ses tudes l'observatoire du ,vsuve4 ,comme on devait s'y attendre1 des rclamations de priorit devaient tre la consquence de la grande faveur qui a accueilli l'invention de ,m4 ,hughes1 et mme en dehors de la rclamation de ,m4 ,edison sur laquelle nous avons exprim notre opinion#bf1 nous en trouvons plusieurs autres qui montrent que1 si quelques effets du microphone ont t dcouverts diffrentes poques avant ,m4 ,hughes1 on n'y avait prt qu'une trs-mdiocre attention puisqu'ils n'ont mme pas t publis4 ,de ce nombre sont celles de ,m4 ,wentwork ,lacelles-,scott enregistres dans l',electrician du #be mai #ahgh1 et celle de ,m4 ,weyher prsente la ,socit de ,physique de ,paris au mois de juin dernier2 mais elles n'ont gure d'importance1 attendu que les dates auxquelles remontent les expriences de ces savants sont encore postrieures celles des premires expriences de ,m4 ,hughes2 celles-ci datent1 en effet1 du commencement de dcembre #ahgg1 et ont mme t montres en janvier #ahgh aux fonctionnaires de la ,submarine ,telegraph ,company1 ainsi que le publie ,m4 ,preece dans une lettre adresse aux diffrents savants4 ,note #bf3 ,nous reproduisons ci-dessous une lettre que sir ,william ,thomson a publie au sujet de cette discussion3 ,monsieur1 ,au plaisir que le public a prouv en prenant connaissance de ces magnifiques dcouvertes qui1 sous le nom de tlphone1 de microphone et de phonographe1 ont tant tonn le monde savant1 est venu se mler dernirement1 trs-inutilement1 j'ai besoin de le dire1 un des incidents les plus regrettables qui puissent se produire4 ,il s'agit d'une rclamation de priorit accompagne d'accusation de mauvaise foi1 qui a t lance par ,m4 ,edison contre une personne dont le nom et la rputation sont depuis longtemps respects dans l'opinion publique4 ,avant de faire intervenir le public dans une semblable affaire1 ,m4 ,edison aurait d videmment discuter sa rclamation avec ,m4 ,preece qui tait1 depuis l'origine de toutes ses inventions1 en correspondance avec lui2 ou bien encore1 il aurait pu1 en s'adressant directement aux journaux publics1 tablir sa rclamation1 en montrant avec calme la grande similitude qui pouvait exister entre son tlphone charbon et le microphone de ,m4 ,hughes qui l'avait suivi4 ,le monde scientifique aurait alors pu juger le dbat avec calme1 il aurait pu s'y intresser et examiner sainement ce qu'il pouvait y avoir de commun entre les deux inventions4 ,mais1 par son attaque violente dans les journaux contre ,,mm4 ,preece et ,hughes1 et en les accusant de piraterie1 de plagiat et d'abus de confiance1 il a t tout crdit sa rclamation aux yeux des personnes comptentes4 ,rien d'ailleurs n'tait moins fond que ces accusations4 ,m4 ,preece fit lui-mme la description dtaille du tlphone charbon de ,m4 ,edison la runion de l',association britannique qui eut lieu ,plymouth1 en aot dernier2 il en fit ressortir le mrite1 et les journaux publics en rendirent compte d'aprs sa communication4 ,les magnifiques rsultats prsents1 au commencement de l'anne1 par ,m4 ,hughes avec son microphone1 ont t dcrits par lui-mme sous une forme telle1 qu'il est impossible de mettre en doute qu'il n'ait travaill sur son propre fonds et en dehors de toutes les recherches de ,m4 ,edison qu'il n'avait pas le plus petit intrt s'approprier4 ,il est vrai que le principe physique appliqu par ,m4 ,edison dans son tlphone charbon et par ,m4 ,hughes dans son microphone est le mme2 mais il est galement le mme que celui employ par ,m4 ,clrac1 fonctionnaire de l'administration des lignes tlgraphiques franaises1 dans son tube rsistance variable qu'il avait donn ,m4 ,hughes et d'autres en #ahff pour des usages pratiques importants1 appareil qui1 du reste drive entirement de ce fait signal il y a longtemps par ,m4 du ,moncel1 que l'augmentation de pression entre deux conducteurs en contact produit une diminution dans leur rsistance lectrique4 ,avant de terminer avec le microphone1 je crois devoir rappeler ici deux expriences intressantes de ,m4 ,hughes1 qui tout en montrant que l'attraction magntique n'entre pour rien dans la reproduction de la parole1 prouve que les effets lectro-magntiques peuvent se combiner aux effets microphoniques4 #a ,si une armature de fer doux est applique sur les ples d'un lectro-aimant deux branches solidement fix sur une planche1 et qu'on interpose entre cette armature et les ples magntiques des morceaux de papier afin d'viter les effets de magntisme condens1 on peut1 en reliant cet lectro-aimant un microphone parleur du modle de la fig4 #ci1 entendre sur la planche servant de support l'lectro-aimant les mots prononcs dans le parleur4 #b ,si on oppose par leurs ples de noms contraires deux lectro-aimants mis en rapport avec un microphone1 en ayant soin de sparer ces ples par des morceaux de papier1 on obtiendra clairement la reproduction de la parole1 sans qu'il y ait besoin d'armature ni de diaphragme4 ,ces deux faits peuvent encore tre opposs la thorie soutenue par ,m4 ,navez4 #c ,si au lieu de faire passer le courant actionn par un microphone travers l'hlice d'un tlphone servant de rcepteur1 on lui fait traverser directement le barreau aimant de ce tlphone dans le sens de son axe1 c'est--dire d'un ple l'autre1 on peut entendre distinctement les paroles prononces dans le microphone4 ,cette exprience1 qui est de ,m4 ,paul ,roy1 indiquerait1 si elle est exacte1 que les ondulations lectriques qui parcoureraient longitudinalement un aimant1 en modifieraient l'intensit magntique4 ,cette exprience est toutefois vrifier4 ,,effets ,,des ,,actions ,,ext,,rieures ,,sur ,,les ,,transmissions ,t,l,,phoniques4 ,les obstacles qu'on rencontre dans les transmissions tlphoniques proviennent de trois causes2 #a de l'affaiblissement des sons par suite des pertes de courant sur les lignes1 pertes beaucoup plus grandes avec les courants d'induction qu'avec les courants de pile2 #b des mlanges produits par les drivations des courants voisins2 #c de l'induction des fils les uns sur les autres4 ,cette dernire influence est beaucoup plus grande qu'on ne se le figure ordinairement4 ,placez cte cte deux fils parfaitement isols1 l'un en correspondance avec un circuit de sonnerie trembleuse1 l'autre avec un circuit de tlphone3 ce dernier rptera les bruits de la sonnerie avec une intensit souvent assez grande pour fournir lui-mme un appel sans qu'on ait l'appareil l'oreille4 ,,mm4 ,pollard et ,garnier1 dans leurs intressantes expriences avec les courants induits de la bobine de ,ruhmkorff1 ont reconnu qu'on pouvait obtenir de cette manire1 non-seulement les sons en rapport avec les courants induits rsultant de l'action du courant traversant l'hlice primaire1 mais encore ceux qui rsultent de l'action des courants secondaires sur d'autres hlices et qu'on a dsigns sous le nom de courants de second ordre4 ,ce sont ces diffrentes ractions qui font que les transmissions tlphoniques faites sur les lignes tlgraphiques se trouvent souvent troubles par des bruits insolites qui viennent des transmissions lectriques sur les fils voisins2 mais elles paraissent subir ces influences sans s'teindre1 et il arrive que l'on peut entendre la fois une conversation parle en langage ordinaire et une dpche transmise dans le langage ,morse4 l'cole d'artillerie de ,clermont1 on a tabli titre d'expriences une communication tlphonique entre cette cole et le champ de tir qui est une distance de #ad kilomtres4 ,une autre communication du mme genre est tablie entre l',observatoire de ,clermont et celui du ,puy-de-,dme #ae kilomtres de distance4 ,ces deux lignes sont portes par les mmes poteaux sur un parcours de #aj kilomtres1 et dans ce trajet sur ces poteaux1 se trouve un fil tlgraphique ordinaire2 enfin dans cet espace1 les poteaux pendant #cjj mtres portent aussi sept autres fils tlgraphiques4 ,les deux fils tlphoniques sont d'ailleurs loigns de #jm1#he l'un de l'autre4 ,dans ces conditions on a constat3 #a ,que le tlphone de l'cole lit trs-bien1 par le son1 les dpches ,morse qui passent dans le tlgraphe sur les deux fils qui l'avoisinent1 mais que le tic-tac de l'appareil ne gne en rien le passage ni l'audition de la communication verbale du tlphone2 #b ,que les deux lignes tlphoniques voisines1 quoique ne se touchant pas1 et sans communication entre elles1 mlangent cependant leurs dpches1 et il est arriv qu'on a pu entendre l'cole par le fil venant du champ de tir1 des dpches du ,puy-de-,dme1 et qu'on a pu y rpondre1 sans que nulle part la distance entre les fils des deux lignes fut moindre que #he centimtres4 ,on a pu remdier un peu ces inconvnients en interposant dans le circuit de fortes rsistances1 ou en tablissant des drivations la terre une certaine distance des postes tlphoniques4 ,suivant ,m4 ,izarn1 professeur de physique au lyce de ,clermont1 les courants lectriques tlphoniques pourraient trs-bien se driver par la terre1 surtout quand ils rencontreraient sur leur passage des conducteurs mtalliques comme des conduites d'eau ou de gaz4 ,voici ce qu'il dit dans une note adresse l'acadmie des sciences le #ac mai #ahgh4 ,j'ai install au lyce de ,clermont un tlphone sur un fil unique d'une cinquantaine de mtres1 qui1 traversant la grande cour du lyce1 va du laboratoire de physique o il s'accroche un bec de gaz1 une pice place prs de la loge du concierge o il s'accroche un autre bec de gaz4 ,en appliquant l'oreille au tlphone1 j'entends trs-nettement les signaux tlgraphiques ,morse ou autres qui proviennent soit du bureau tlgraphique de ,clermont1 soit du bureau tlphonique fonctionnant entre l'cole d'artillerie de ,clermont et le polygone de tir1 tabli #ad kilomtres de la ville au pied du ,puy-de-,dme4 ,j'entends mme des paroles et surtout des commandements militaires mis dans le tlphone du polygone et destins tre entendus l'cole4 ,or mon fil est absolument indpendant de ceux o circulent ces signaux2 il en est mme trs-loign2 mais comme les prises de terre du bureau tlgraphique et de l'cole d'artillerie se font une petite distance des tuyaux de gaz1 il n'est pas douteux que le phnomne ne soit d une drivation du courant produite travers mon fil par l'intermdiaire du sol et du rseau mtallique des tuyaux4 ,cette remarque avait t dj faite par ,m4 ,preece dans sa notice3 ,sur quelques points physiques en rapport avec le tlphone4 ,d'un autre ct1 nous lisons dans le ,telegraphic journal du #ae juin #ahgh1 que dans un concert tlphonique1 transmis de ,buffalo ,new-,york1 les chanteurs de ,buffalo ont t entendus dans un bureau particulier plac en dehors du circuit tlgraphique sur lequel s'oprait la transmission4 ,aprs informations1 on reconnut que le fil travers lequel la transmission tlphonique s'effectuait dans ce bureau1 se rapprochait en un point de son parcours de celui qui transmettait directement les sons musicaux2 mais la distance entre les deux fils n'tait pas moindre de dix pieds4 ,avec les circuits entirement mtalliques1 les effets des mlanges sont beaucoup moins craindre1 et suivant ,m4 ,zetzche1 on n'entend que trs-peu et seulement par instants1 les sons provenant d'autres fils2 on entend donc beaucoup mieux et plus aisment avec cette disposition qu'avec la disposition ordinaire4 ,ce ne sont pas d'ailleurs1 dit-il1 les rsistances des fils1 mais bien plutt les drivations de courant prs des poteaux qui prsentent des obstacles pour les correspondances tlphoniques changes sur de longues lignes ariennes4 ,j'ai pu en avoir la preuve dans les expriences suivantes3 ,ayant reli la ligne tlgraphique de ,dresde ,chemnitz l'une des lignes de ,chemnitz ,leipzig 7#hg kil471 ce qui fournissait un circuit de #afg kilomtres communiquant la terre ses deux extrmits1 ,dresde et ,leipzig n'ont pu s'entretenir1 tandis que ,dresde et ,chemnitz le pouvaient trs-bien malgr la plus grande tendue de la ligne4 ,ayant fait supprimer la communication la terre1 d'abord ,leipzig1 puis ,leipzig et ,dresde simultanment1 j'ai constat les effets suivants3 ,avec l'isolation effectue ,leipzig seulement1 les stations de ,dresde1 de ,riesa1 ,wurzen purent bien s'entendre au moyen du tlphone2 mais avec l'isolation de la ligne aux deux extrmits1 les deux dernires stations communiqurent bien entre elles1 mais la station intermdiaire fit remarquer qu'elle entendait mieux les mots prononcs ,wurzen que l'on n'entendait ,wurzen les paroles dites ,riesa4 ,dans les deux cas1 le tlphone reproduisait distinctement les signaux tlgraphiques mis sur les fils parallles celui de la ligne d'essai4 ,or1 comme ,wurzen1 n'est qu' #bf1f kilomtres de ,leipzig1 tandis que ,riesa se trouve une distance de #di kilomtres de ,dresde1 et qu'il y a1 par consquent1 sur ce dernier parcours peu prs une fois autant de poteaux offrant aux courants des drivations la terre1 j'ai cru pouvoir en conclure que c'tait par les drivations qu'on pouvait expliquer la possibilit de correspondre sur une ligne isole et la perception plus distincte des sons la station de ,riesa1 laquelle provenait de la plus grande intensit de courant restant encore sur la ligne4 ,il est aussi certaines vibrations rsultant de l'action des courants d'air sur les fils tlgraphiques et qui leur font mettre ces bourdonnements bien connus sur certaines lignes1 qui peuvent encore ragir sur le tlphone2 mais elles sont alors le plus souvent propages mcaniquement1 et on peut les distinguer des autres1 quand les sons qui en rsultent sont entendus aprs qu'on a exclu le tlphone du circuit par une fermeture court circuit1 et aprs avoir supprim la communication la terre tablie en arrire du tlphone4 ,les ractions d'induction exerces par les fils de ligne les uns sur les autres ne sont pas les seules qui puissent tre accuses sur un circuit tlphonique3 toute manifestation lectrique produite dans le voisinage d'un tlphone peut dterminer des sons plus ou moins forts4 ,nous en avons dj eu la preuve dans les expriences de ,m4 d',arsonval1 et voici quelques expriences de ,m4 ,demoget qui le dmontrent de la manire la plus notoire4 ,en effet si devant l'un des tlphones d'un circuit tlphonique1 on place un petit lectro-aimant droit muni d'un trembleur1 et que1 pour carter l'influence du son produit par le trembleur1 on enlve la lame vibrante du tlphone1 on entend parfaitement sur le second tlphone du circuit le bourdonnement du trembleur1 qui atteint son maximum quand les deux extrmits de l'lectro-aimant sont le plus rapproches possible du tlphone sans diaphragme1 et son minimum quand cet lectro-aimant lui est prsent suivant sa ligne neutre4 ,d'aprs ,m4 ,demoget1 l'action exerce dans cette circonstance pourrait tre considre comme celle d'un aimant exerant deux actions inductrices opposes et symtriques1 dont le champ serait limit par un double parabolode1 ayant pour grand axe1 dans ses expriences1 #jm1#ee de longueur au del du noyau magntique1 et pour grand diamtre perpendiculaire1 #fj centimtres4 ,il croit que par ce moyen on pourrait aisment tlgraphier dans le systme ,morse1 et qu'il suffirait pour cela d'adapter une clef l'lectro-aimant inducteur4 ,pour surmonter les difficults que prsentent les ractions d'induction des fils les uns sur les autres dans les transmissions tlphoniques1 ,m4 ,preece indique trois moyens3 #a ,augmenter l'intensit des courants transmis de manire les faire prdominer notablement sur les courants induits1 et rduire la sensibilit du tlphone de rception2 #b ,mettre le fil tlphonique l'abri de l'induction4 #c ,neutraliser les effets d'induction4 ,le premier moyen peut tre ralis par le systme pile d',edison1 et nous avons vu qu'il a fourni des rsultats avantageux4 ,pour mettre excution le second moyen1 ,m4 ,preece considre qu'il y a lieu de se proccuper des deux sortes d'inductions qui se dveloppent sur les lignes tlgraphiques3 de l'induction lectro-statique1 analogue celle qui se produit sur les cbles immergs1 et en second lieu de l'induction lectro-dynamique rsultant de l'lectricit en mouvement4 ,dans le premier cas1 ,m4 ,preece propose d'interposer entre le fil tlphonique et les autres fils1 un corps conducteur en communication avec la terre1 et susceptible de former cran l'induction en absorbant lui-mme les effets lectro-statiques produits4 ,ce problme pourrait tre rsolu1 suivant lui1 en entourant les fils tlgraphiques avoisinant le fil tlphonique1 d'une enveloppe mtallique1 ou en les immergeant dans l'eau4 ,bien que par ce dernier moyen1 dit-il1 on n'limine pas compltement les effets d'induction statique1 en raison de la mauvaise conductibilit de ce corps1 on peut les rduire considrablement1 ainsi que mes expriences entre ,dublin1 ,holyhead1 ,manchester et ,liverpool l'ont dmontr4 ,dans le second cas1 ,m4 ,preece admet qu'une enveloppe de fer est susceptible de paralyser les effets lectro-dynamiques dtermins1 en les absorbant2 de sorte qu'en employant des fils isols recouverts d'une garniture de fer mise en communication avec le sol1 on annulerait les deux ractions d'induction4 ,nous ne suivrons pas ,m4 ,preece dans la thorie qu'il donne de ces effets1 thorie qui nous parat tout au moins discutable1 et nous nous contenterons de l'indication du moyen d'attnuation qu'il propose4 ,pour mettre excution le troisime moyen1 on pourrait croire qu'il suffirait de supprimer les communications avec la terre et d'employer un fil de retour1 car dans ces conditions1 les courants d'induction dtermins sur l'un des fils devraient se trouver neutraliss par ceux qui rsulteraient de la mme induction sur le second fil1 et qui se trouveraient alors agir dans un sens oppos2 mais ce moyen ne peut tre efficace qu'autant que la distance entre les deux fils tlphoniques est trs-petite et que leur loignement des autres fils est considrable4 ,quand il n'en est pas ainsi et qu'ils se trouvent tous trs-rapprochs1 comme cela a lieu dans les cbles sous-marins ou souterrains plusieurs fils1 ce moyen est tout fait insuffisant4 ,en prenant comme ligne arienne un petit cble renfermant deux conducteurs isols avec de la gutta-percha1 on peut obtenir de trs-bons rsultats4 ,l'emploi de deux conducteurs a encore l'avantage d'viter les inconvnients des drivations sur la ligne et travers le sol qui1 quand les communications la terre ne sont pas parfaites1 permettent au courant d'une ligne de passer plus ou moins facilement travers la ligne tlphonique4 ,en outre des causes de perturbation que nous venons d'numrer1 il en est d'autres qui sont galement trs-apprciables dans les transmissions tlphoniques1 et1 parmi elles1 nous devrons citer les courants accidentels qui se produisent constamment sur les lignes tlgraphiques4 ,ces courants peuvent provenir de bien des causes1 tantt de l'lectricit atmosphrique1 tantt du magntisme terrestre1 tantt d'effets thermo-lectriques produits sur les lignes1 tantt de ractions hydro-lectriques dtermines sur les fils et les plaques de communication avec le sol4 ,ces courants sont toujours trs-instables1 et ils doivent1 par consquent1 en ragissant sur les courants transmis1 les altrer plus ou moins et dterminer par cela mme des sons sur le tlphone4 ,suivant ,m4 ,preece1 le bruit provenant des courants telluriques se rapproche un peu de celui d'une cascade4 ,les dcharges d'lectricit atmosphrique1 mme quand l'orage est loign1 dterminent un son plus ou moins sec suivant la nature de la dcharge4 ,quand elle est diffuse et qu'elle clate peu de distance1 le bruit produit ressemble1 d'aprs le docteur ,channing de ,la ,providence1 celui que produit une goutte de mtal en fusion quand elle tombe dans de l'eau1 ou bien encore celui d'une fuse volante tire distance2 dans ce cas1 il paratrait que le son serait peru avant l'apparition de l'clair1 ce qui dmontre bien que les dcharges lectriques atmosphriques ne se produisent qu' la suite d'un mouvement lectrique dtermin dans l'air4 ,quelquefois1 dit ,m4 ,preece1 on entend un son lamentable1 un son que l'on a compar au cri d'un oiseau naissant1 et qui doit provenir des courants induits que le magntisme terrestre doit dterminer dans les fils tlgraphiques quand ils sont mis en mouvement vibratoire par les courants d'air4 ,dernirement ,m4 ,gressier1 dans une communication faite l',acadmie des sciences le #f mai #ahgh1 a mentionn quelques-uns de ces bruits1 mais il s'est tout fait tromp sur l'origine qu'il leur a suppose4 ,indpendamment du grsillement d aux appareils tlgraphiques mis en action sur les lignes voisines1 dit-il1 il se produit dans le tlphone un bruissement trs-confus1 un froissement assez intense parfois pour faire croire que la plaque vibrante va se dchirer4 ,c'est plutt le soir que le jour qu'on entend ce bruissement qui devient mme insupportable et empche de se comprendre au tlphone1 alors qu'on n'est plus troubl par le travail des bureaux4 ,on entend ce bruit quand on ne fait usage que d'un seul tlphone4 ,un bon galvanomtre interpos dans le circuit a montr la prsence de courants assez sensibles1 tantt dans un sens1 tantt dans un autre4 ,ces courants que j'ai tudis pendant longtemps avec le galvanomtre et qui ont t l'objet de quatre mmoires prsents par moi l'acadmie des sciences en #ahgb1 n'ont gnralement aucun rapport avec l'lectricit atmosphrique1 comme le croit ,m4 ,gressier1 et proviennent soit d'actions thermo-lectriques1 soit d'actions hydro-lectriques4 ,ils se manifestent toujours et en tous temps sur les lignes tlgraphiques1 qu'elles soient isoles l'une de leurs extrmits ou en contact avec la terre par les deux bouts4 ,dans le premier cas1 les lectrodes polaires du couple sont constitues par le fil tlgraphique et la plaque de terre1 ordinairement de la mme nature1 et le milieu conducteur intermdiaire est reprsent par les poteaux souteneurs du fil et le sol qui compltent le circuit4 ,dans le second cas1 le couple est constitu peu prs de la mme manire1 mais la diffrence de composition chimique des terrains aux deux points o les plaques de terre sont enterres1 et souvent leur diffrence de temprature1 exercent un effet prdominant4 ,si l'on ne considre que le premier cas1 il arrive le plus souvent1 par les beaux jours de l't1 que les courants produits pendant la journe sont inverses de ceux qui sont produits pendant la nuit1 et varient avec la temprature ambiante dans l'un et l'autre sens4 ,la prsence ou l'absence du soleil1 le passage des nuages1 les courants d'air1 entranent mme des variations trs-brusques et trs-caractrises que l'on peut suivre facilement sur le galvanomtre et qui engendrent des sons plus ou moins accentus dans le tlphone4 ,pendant le jour1 ces courants sont dirigs de la ligne tlgraphique la plaque de terre1 parce que le fil est plus chauff que la plaque1 et ces courants sont alors thermo-lectriques4 ,pendant la nuit1 le contraire a lieu parce que le serein1 en tombant1 provoque sur le fil un refroidissement et y dtermine une oxydation plus grande que celle qui est effectue sur la plaque de terre1 et les courants sont alors surtout hydro-lectriques4 ,j'ai insist un peu sur ces courants parce que1 par suite d'une fausse interprtation de leur origine1 on a cru que le tlphone pourrait servir l'tude des variations de l'lectricit atmosphrique rpandue normalement dans l'air2 or1 cette application du tlphone serait dans ces conditions1 non-seulement inutile1 mais encore pourrait garer les observateurs en leur faisant faire des recherches sur des phnomnes trs-compliqus1 dont l'tude ne conduirait rien de plus que ce que j'ai dit dans mes diffrents mmoires sur cette question4 ,il est aussi certaines actions locales qui peuvent dterminer des sons sur le tlphone4 ,ainsi la distension du diaphragme sous l'influence de la chaleur humide de la respiration1 quand on porte l'appareil devant la bouche pour parler1 dtermine un bruissement qui est facile percevoir4 ,en raison des ractions lectro-statiques si nergiques dtermines sur les cbles sous-marins par suite des transmissions lectriques1 on pouvait craindre que l'on ne pt correspondre facilement travers ces sortes de conducteurs au moyen du tlphone1 et pour s'en assurer1 on fit une exprience entre ,guernesey et ,darmouth travers un cble de soixante milles de longueur4 ,on reconnut avec surprise et satisfaction que les articulations de la parole taient parfaitement effectues1 seulement un peu voiles4 ,d'autres expriences entreprises par ,,mm4 ,preece et ,willmot sur un cble sous-marin artificiel plac dans des conditions analogues celui des tats-,unis1 dmontrrent que sur une longueur de cent milles1 on pouvait facilement entretenir une correspondance tlphonique1 bien que les effets d'induction fussent manifestes4 ,sur une longueur de cent cinquante milles1 il devint assez difficile de s'entendre1 et les sons taient considrablement affaiblis2 il semblait qu'on parlait travers une paisse cloison4 ,les sons diminurent rapidement jusqu' deux cents milles1 et partir de l1 la parole devint compltement indistincte1 quoique le chant pt tre encore peru4 ,on put mme l'entendre sur toute la longueur du cble1 c'est--dire sur une longueur de trois mille milles2 mais cela tenait1 suivant ,m4 ,preece1 l'induction du condensateur sur lui-mme2 nanmoins ,m4 ,preece croit que le chant peut tre entendu une bien plus grande distance que la parole1 en raison de la plus grande rgularit dans la succession des ondes lectriques4 ,j'ai expriment aussi1 dit ,m4 ,preece1 des cbles souterrains entre ,manchester et ,liverpool sur une longueur de trente milles1 et je n'ai rencontr aucune difficult dans la correspondance que j'ai change2 il en a t de mme sur le cble de ,dublin ,holyhead ayant soixante-sept milles de longueur4 ,celui-ci avait #g fils conducteurs1 et quand le tlphone tait runi l'un des fils1 on pouvait entendre la rptition des sons travers tous les autres1 mais un degr plus faible4 ,quand les fils fonctionnaient avec les courants des appareils tlgraphiques1 l'induction tait manifeste1 mais elle ne suffisait pas pour empcher les communications tlphoniques4 ,,installation ,d',,un ,,poste-,t,l,,phonique4 ,bien que le systme tlgraphique par le tlphone soit trs-simple1 il exige pourtant1 pour le service qu'on peut demander cet instrument1 certaines dispositions accessoires qui sont indispensables4 ,ainsi1 par exemple1 il est ncessaire que l'on soit appel au moyen d'un appareil d'alarme pour qu'on puisse savoir quand l'change des correspondances doit avoir lieu1 et il faut galement que l'on soit prvenu si l'appel a t entendu4 ,une sonnerie lectrique est donc le complment indispensable du tlphone1 et comme le mme circuit peut tre employ pour les deux systmes d'appareils la condition de se servir d'un commutateur1 on dut1 pour conserver au systme sa simplicit de manipulation qui en faisait le principal mrite1 rechercher un moyen de faire ragir ce commutateur automatiquement et1 pour ainsi dire1 l'insu de ceux appels faire usage de l'appareil4 ,systme de ,,mm4 ,pollard et ,garnier4--,ds le mois de mars dernier1 ,,mm4 ,pollard et ,garnier avaient imagin dans ce but un dispositif qui leur a parfaitement russi et qui utilisait le poids de l'instrument comme moyen d'action sur le commutateur4 cet effet1 ils suspendaient l'instrument l'extrmit d'une lame de ressort fixe entre les deux contacts du commutateur4 ,le fil du circuit correspondait cette lame1 et les deux contacts correspondaient l'un avec le tlphone1 l'autre avec la sonnerie4 ,quand le tlphone pendait au-dessous du ressort-support1 c'est--dire quand il n'tait pas mis en action1 son poids faisait abaisser la lame de ressort sur le contact infrieur1 et la communication de la ligne avec la sonnerie tait tablie2 quand1 au contraire1 le tlphone tait soulev pour s'en servir1 la lame de ressort venait toucher le contact suprieur1 et la communication tait tablie entre la ligne et le tlphone4 ,pour faire fonctionner la sonnerie1 il ne s'agissait donc que d'tablir sur le fil de liaison de la ligne avec le contact de sonnerie du commutateur1 un interrupteur de courant la fois conjoncteur et disjoncteur1 mis en rapport d'un ct avec le contact de sonnerie1 de l'autre avec la pile de cette sonnerie4 ,un simple bouton de sonnerie lectrique ordinaire pouvait suffire pour cela en y adaptant un second contact2 mais ,,mm4 ,pollard et ,garnier ont prfr que cette action se ft aussi automatiquement1 et ils ont en consquence combin le dispositif que nous reprsentons fig4 #dg4 ,dans ce systme1 comme du reste dans ceux qui ont t combins depuis1 on met contribution deux tlphones3 l'un que l'on applique constamment contre l'oreille1 l'autre que l'on tient devant la bouche pour tre en mesure de parler tout en coutant4 ,ces tlphones sont soutenus par trois fils dont deux contiennent des conducteurs souples2 le troisime ne joue d'autre rle que celui de soutien4 ,des quatre fils des deux tlphones1 deux sont runis l'un l'autre1 et les deux autres sont relis deux boutons d'attache du commutateur t1 t'2 les cordons sans conducteurs sont suspendus aux extrmits des deux lames flexibles l1 l' qui correspondent la terre et la ligne4 ,au repos1 le poids des tlphones fait appuyer les deux lames l1 l' sur les contacts infrieurs ,s1 ,s'2 mais lorsqu'on prend la main ces appareils1 ces lames appuient contre les contacts suprieurs4 ,les deux fils de la sonnerie aboutissent aux contacts infrieurs1 ceux des tlphones aux contacts suprieurs1 et les ples de la pile sont relis1 l'un au contact infrieur de gauche ,s'1 l'autre au contact suprieur de droite ,t4 ,au repos1 le systme est sur sonnerie1 et le courant envoy de la station oppose1 suivrait le circuit ,ll,,ss',s'l',t'2 on pourrait donc tre appel2 mais si on prend les deux tlphones la main1 le circuit est coup travers la sonnerie et tabli travers les tlphones2 de sorte que le courant suit le trajet ,ll,ttt',t'l',t4 ,si on ne soulve qu'un tlphone la fois1 le courant est envoy la sonnerie du poste oppos1 et suit la route ,pt,,lttl',s',p-4 ,on fait donc ainsi1 sans s'en douter1 les trois manoeuvres ncessaires pour appeler1 correspondre et mettre l'appareil en position de fournir un appel4 ,systme de ,,mm4 ,brguet et ,roosevelt4--,dans le systme tabli par la compagnie ,bell ,paris1 le dispositif est peu prs semblable au prcdent1 seulement il n'y a qu'un commutateur ressort1 et c'est avec un bouton de sonnerie ordinaire qu'on provoque les appels4 ,sur une planchette d'acajou suspendue la muraille1 sont disposes d'abord une sonnerie trembleuse ordinaire au-dessous de laquelle est fix un bouton transmetteur1 et en second lieu deux fourches servant de support aux deux tlphones et dont une est adapte la bascule d'un commutateur dispos comme une clef de ,morse4 ,les deux tlphones sont relis1 par deux fils conducteurs disposs de manire tre extensibles1 quatre boutons d'attache dont deux sont relis directement l'un l'autre et les deux autres la ligne1 la terre et la pile par l'intermdiaire du commutateur1 du bouton transmetteur et de la sonnerie4 ,la figure #dh montre ce dispositif4 ,le commutateur ,a se compose d'une bascule mtallique ac portant au-dessus de son point d'articulation1 la fourche de suspension ,f' de l'un des tlphones2 elle se termine par deux taquets a et c au-dessous desquels sont fixs les deux contacts du commutateur1 et un ressort presse le bras infrieur de la bascule de manire faire appuyer constamment l'autre bras contre le contact suprieur4 ,pour plus de sret1 une languette d'acier ab adapte l'extrmit infrieure de la bascule1 frotte contre une colonnette b munie de deux contacts isols qui correspondent ceux de la planchette4 ,la bascule est en communication avec le fil de ligne par l'intermdiaire du bouton d'appel1 et les deux contacts dont nous venons de parler1 correspondent l'un1 le suprieur1 avec l'un des fils des tlphones qui sont intercals dans le mme circuit1 l'autre avec la sonnerie ,s1 qui elle-mme communique la terre4 ,il rsulte de cette disposition1 que quand le tlphone de droite appuie de tout son poids sur son support1 la bascule du commutateur est incline sur le contact infrieur1 et1 par consquent1 la ligne est mise directement en rapport avec la sonnerie1 ce qui permet d'appeler la station4 ,quand1 au contraire1 le tlphone est enlev de son support1 la bascule est sur le contact suprieur1 et les tlphones sont relis la ligne4 ,pour appeler la station en correspondance1 il suffit d'appuyer sur le bouton transmetteur2 alors la liaison de la ligne avec les tlphones est brise et tablie avec la pile du poste1 laquelle envoie un courant travers la sonnerie du poste correspondant4 ,pour obtenir ce double effet1 le ressort de contact du bouton transmetteur appuie en temps ordinaire contre un contact adapt une querre qui l'enveloppe par sa partie antrieure1 et1 au-dessous de ce ressort1 se trouve un second contact qui communique avec le ple positif de la pile du poste4 ,l'autre contact correspond au fil de ligne1 et une liaison est tablie entre le fil de terre et le ple ngatif de la pile du poste1 ce qui fait que ce fil de terre est commun trois circuits3 #a ,au circuit des tlphones2 #b ,au circuit de la sonnerie2 #c ,au circuit de la pile locale4 ,la seconde fourche qui sert de support au tlphone de droite est fixe sur la planchette et n'a aucun rle lectrique remplir4 ,il est facile de comprendre que ce dispositif peut tre vari de mille faons diffrentes1 mais nous nous bornerons au modle que nous venons de dcrire qui est le plus pratique4 ,systme de ,m4 ,edison4--,avec les tlphones pile1 le problme est plus complexe1 cause de l'emploi d'une pile qui doit tre commune deux systmes d'appareils1 et de la bobine d'induction qui doit tre intercale dans deux circuits distincts4 ,la figure #di reprsente le modle qui a t adopt pour le tlphone de ,m4 ,edison4 ,dans ce dispositif1 la planchette d'acajou porte au milieu une petite tagre ,c pour y poser les deux tlphones par leur partie plate4 ,la sonnerie ,s est mise en action par un parleur lectro-magntique ,p qui peut servir1 par l'adjonction d'une clef ,morse ,m au systme1 l'change d'une correspondance en langage ,morse1 si les tlphones faisaient dfaut1 ou pour l'organisation de ces tlphones eux-mmes4 ,au-dessous de ce parleur1 est dispos un commutateur bouchon ,d pour mettre la ligne en transmission ou en rception1 avec ou sans sonnerie1 et enfin au-dessous de la planchette tagre ,c1 est dispose1 dans une petite bote ferme ,e1 la bobine d'induction destine transformer les courants voltaques en courants induits4 ,quand le commutateur est plac sur rception1 la ligne correspond directement soit au parleur1 soit au tlphone rcepteur1 suivant le trou dans lequel le bouchon est introduit2 quand1 au contraire1 il est plac sur transmission1 la ligne correspond au circuit secondaire de la bobine d'induction4 ,dans ces conditions1 la manoeuvre ne peut plus tre automatique2 mais comme ce genre de tlphone ne peut tre appliqu avec avantage que pour la tlgraphie et que ce sont alors des personnes habitues aux appareils lectriques qui en font usage1 cette complication ne peut prsenter d'inconvnients4 ,,sonneries ,d',,appel ,,et ,,avertisseurs4 ,les sonneries d'appel appliques aux services tlphoniques ont t combines de diverses manires4 ,quand on emploie les sonneries trembleuses1 comme dans les cas dont il a t question prcdemment1 il devient ncessaire d'employer une pile1 et le grand avantage que prsente le tlphone courants induits se trouve ainsi notablement amoindri4 ,on a donc cherch se passer de pile et on a imagin d'employer des sonneries magnto-lectriques4 ,ce sont gnralement deux timbres entre lesquels oscille un marteau1 dont le support est constitu par l'armature polarise d'un lectro-aimant4 ,au-dessous de ce systme1 est dispos l'appareil magnto-lectrique qui1 tant tourn l'aide d'une manivelle1 envoie les courants alternativement renverss1 ncessaires pour communiquer au marteau un mouvement vibratoire1 et ce mouvement est suffisant pour faire carillonner les deux timbres4 ,au-dessous de la manivelle de ce systme magnto-lectrique1 se trouve un commutateur deux contacts qui dispose l'appareil pour la rception ou la transmission4 ,dans un autre systme imagin en ,allemagne1 on utilise le tlphone lui-mme pour l'avertissement1 et voici comment4 l'tat de repos1 le tlphone transmetteur est remplac par un systme semblable qui est termin par un cornet allong en forme de porte-voix4 ,au poste oppos se trouve un timbre en acier de #ab centimtres environ de diamtre1 qui peut tre frapp aisment par un marteau en bois dur mont sur un ressort4 ,perpendiculairement la direction du choc et un peu au-dessous du timbre1 est plac1 en face de son ouverture1 un barreau aimant qui est en communication avec la ligne tlphonique par des bobines d'induction4 ,lorsque le timbre frapp par le marteau entre en vibration en rendant un son strident1 le barreau aimant est influenc1 et transmet l'autre station ce son qui a une intensit beaucoup plus grande que la voix humaine1 et le pavillon du porte-voix concentrant les vibrations ariennes rsultantes1 fait entendre ce son dans toute l'tendue de l'appartement o est l'exprimentateur2 on est ainsi dispens de l'emploi de la sonnerie lectrique et de sa pile qui sont trangres au tlphone4 ,la ,compagnie du tlphone ,bell ,paris a dispos encore un petit systme d'appel1 qui est bien suffisant et qui a l'avantage de servir de tlphone eu mme temps4 ,c'est un modle analogue celui que nous avons dsign sous le nom de tlphone tabatire1 et qui possde un commutateur bouton au moyen duquel la ligne est mise en rapport avec le systme lectro-magntique de l'appareil1 ou avec une pile capable de faire vibrer assez nergiquement ce genre de tlphone4 ,quand on appelle1 on presse le bouton1 et le courant de la pile est envoy travers l'appareil correspondant qui se met vibrer sous l'influence d'un cri que l'on met1 et quand on est prvenu que le signal est reu1 on abandonne le bouton1 ce qui permet de parler et de recevoir comme avec des tlphones ordinaires4 ,systme de ,m4 de ,weinhold4--,m4 ,zetzche parle avec loge d'un avertisseur1 combin par le professeur ,a4 de ,weinhold qui est1 du reste1 analogue celui de ,m4 ,lorenz que nous reprsentons fig4 #ej1 et dont l'organe sonore est un timbre d'acier ,t de #ac #ad centimtres de diamtre accord environ #dbj doubles vibrations par seconde4 ,ce diamtre et cet accordement1 dit-il1 ne semblent pas sans quelque importance1 et l'on ne peut s'en loigner beaucoup sans nuire l'effet4 ,le timbre a son orifice tourn en bas1 et est fix par son milieu sur un support4 ,ce dernier est travers par une barre aimante recourbe lgrement1 pourvue ses deux extrmits d'appendices en fer entours de bobines d'induction ,n1 ,s4 ,le barreau aimant du tlphone se termine galement par un appendice en fer renferm dans une bobine4 ,dans les deux cas1 les changements qui se produisent dans l'tat magntique1 paraissent tre plus intenses que dans les aimants dpourvus d'appendices4 ,la barre aimante est place l'intrieur de la cloche dans le sens d'un de ses diamtres1 de sorte que les appendices en touchent presque la paroi4 ,lors donc que le timbre vient tre frapp un endroit distant d'environ #ij de ce diamtre1 au moyen d'un battant en bois ,m1 mu par un ressort et que la main ramne en arrire en tendant le ressort 7comme avec les timbres de table7 pour le relcher ensuite1 les vibrations qui lui sont communiques envoient des courants dans les bobines1 et ces courants produisent dans la plaque de fer du tlphone des vibrations identiques1 qu'un rsonnateur conique adapt au tlphone renforce suffisamment1 pour qu'on puisse encore les entendre facilement quelques pas de distance4 ,pour les usages ordinaires1 la bobine du timbre est ferme court circuit au moyen d'un ressort mtallique ,r1 et par consquent1 lorsqu'on frappe le timbre1 ce ressort doit tre baiss pour faire cesser cette fermeture court circuit4 ,un appareil du mme genre a encore t combin par ,m4 ,w4 ,e4 ,fein ,stuttgart4 ,systme de ,,mm4 ,dutertre et ,gouhault4--,une des plus jolies solutions du problme de l'avertissement tlphonique1 est celle qu'ont prsente rcemment ,,mm4 ,dutertre et ,gouhault et que nous reprsentons fig4 #ea et #eb1 l'appareil tant vu sur ses deux faces opposes4 ,c'est une sorte de tlphone en tabatire analogue celui que nous avons reprsent fig4 #be et qui est dispos de manire transmettre ou recevoir l'avertissement1 suivant la manire dont il est pos sur son support1 lequel n'est autre qu'une petite console ordinaire pendue la muraille4 ,quand il est pos sur cette console de manire prsenter extrieurement l'embouchure tlphonique1 il est dans la position de rception1 et alors il peut fournir l'appel4 ,quand1 au contraire1 il est renvers sur son support de bas en haut1 il fournit l'appel l'autre station en dterminant1 sous l'influence d'une pile1 les vibrations d'un trembleur1 et ces vibrations se trouvent assez fortement rpercutes dans l'appareil en correspondance pour fournir l'appel4 ,en appuyant alors le doigt sur un petit bouton ressort1 et en le prenant la main1 on peut s'en servir comme d'un tlphone ordinaire4 ,dans cet appareil1 l'aimant ,,ns1 fig4 #ea1 est dispos en forme de limaon1 comme ceux dont il a dj t question1 mais le noyau de fer doux ,s sur lequel est adapte la bobine ,e peut dterminer ses deux extrmits deux effets diffrents4 ,d'un ct1 il ragit sur la lame vibrante ,,ll de l'appareil tlphonique1 comme dans les appareils ordinaires1 de l'autre1 il ragit sur une petite armature adapte l'extrmit d'une lame vibrante ,c1 fig4 #eb1 qui1 tant tendue contre un contact fix au pont ,b1 constitue un trembleur lectro-magntique4 cet effet1 ce pont communique mtalliquement avec le fil de la bobine dont l'autre bout correspond au fil de ligne1 et le ressort ,c est mont sur une pice ,a qui porte en mme temps un autre ressort ,,dg agissant sur deux contacts1 l'un situ en ,g et qui correspond au fil de terre1 l'autre situ en ,h et qui est runi au ple positif de la pile4 ,un petit bouton mobile qui dpasse le couvercle de la bote en passant travers un trou1 est fix en ,g1 et toute cette partie de l'appareil fait face au fond de la bote4 ,la lame vibrante et son embouchure constituent la partie suprieure1 de sorte que tout les mcanismes que nous venons de dcrire sont monts sur une cloison intermdiaire entre les deux fonds de la bote4 ,quand cette bote est appuye sur son fond1 du ct de la fig4 #eb1 le petit bouton adapt en ,g appuie sur le ressort ,,dg et en le soulevant rompt la communication avec la pile2 la bobine de l'appareil est alors simplement runie au circuit1 et elle peut en consquence recevoir les courants transmis qui suivent le chemin suivant3 le fil de ligne1 bobine ,e1 pont ,b1 ressort ,c1 ressort ,,dg1 contact de terre4 ,si ces courants sont transmis par un trembleur1 ils sont assez forts pour dterminer un bruit capable d'tre entendu de tous les points d'une pice1 et en consquence l'avertissement peut tre donn de cette manire4 ,si ces courants rsultent d'une transmission tlphonique1 on place l'appareil l'oreille en ayant soin de pousser avec le doigt le bouton en ,g1 et l'change des correspondances se fait comme avec les appareils ordinaires2 mais il est plus simple d'avoir pour cet usage un second tlphone intercal dans le circuit et qui est plus maniable4 ,quand la bote est renverse sur son embouchure1 le bouton ,g ne pressant plus le ressort ,,dg1 le courant de la pile ragit sur le trembleur de l'appareil et transmet l'appel la station correspondante en suivant la route3 ,i ,d ,a ,c ,b ,e1 ligne1 terre et pile1 et cet appel subsiste jusqu' ce que le correspondant ait coup le courant en prenant lui-mme son appareil1 ce qui prvient l'autre qu'on est prt entendre4 ,systme de ,m4 ,puluj4--,voici encore un systme avertisseur propos par le docteur ,puluj4 ,il se compose de deux tlphones sans embouchure1 relis entre eux et dont les bobines sont places en face des branches de deux diapasons1 accords le plus exactement possible sur le mme ton4 ,une sonnette en mtal est adapte la face oppose de chacun des diapasons1 et un fil suspendu leur porte1 est munie d'une petite boule en contact avec leurs branches4 ,ds que1 la station de dpart on fait vibrer le diapason en le frappant avec un marteau de fer recouvert de peau1 le diapason de l'autre station se trouve mis en vibration1 et sa boule fait retentir la sonnette4 ,ds que la premire station a reu le mme signal de la seconde1 on adapte aux tlphones des embouchures membranes de fer1 et l'on entame la correspondance4 ,on peut1 parat-il1 en se servant d'un rsonnateur1 renforcer le son parvenu la station de rception au point de le rendre perceptible dans une grande salle1 et le signal par la sonnerie peut tre entendu dans une pice attenante1 mme travers une porte ferme4 ,,applications ,,du ,t,l,,phone4 ,les applications du tlphone sont beaucoup plus nombreuses qu'on l'aurait pens premire vue4 ,au point de vue du service tlgraphique1 son usage ne peut tre videmment qu'assez restreint1 puisqu'il ne laisse pas de traces des dpches transmises1 et que sa vitesse de transmission est moins grande que celle des tlgraphes perfectionns2 mais il est une foule de cas o son emploi peut tre prcieux1 mme comme systme tlgraphique1 car pour le faire fonctionner il n'est pas besoin d'une ducation tlgraphique spciale4 ,le premier venu peut transmettre et recevoir avec le tlphone1 ce qu'on ne pourrait certainement pas faire avec les appareils tlgraphiques1 mme les plus simples4 ,aussi ce systme est-il employ maintenant pour le service des tablissements publics et industriels1 pour les services des mines1 pour les travaux sous-marins1 pour la marine militaire1 surtout lorsque plusieurs vaisseaux marchent de conserve dans les mmes eaux et la remorque les uns des autres1 enfin1 pour les oprations militaires1 soit pour les transmissions d'ordres divers corps d'arme1 soit pour les correspondances changer dans les coles de tir4 ,en ,amrique1 le service des tlgraphes municipaux et des tlgraphes privs l'intrieur des villes est effectu de cette manire1 et il est probable que ce systme sera prochainement adopt en ,europe4 ,dj en ,allemagne un service de cette nature est tabli depuis l'automne dernier aux bureaux tlgraphiques de certaines villes1 et le ,post-office de ,londres s'occupe en ce moment de l'tablir en ,angleterre4 ,il est supposer que le rseau municipal de notre administration franaise sera un jour ou l'autre desservi ainsi4 ,mais indpendamment des services qu'il peut rendre comme appareil de correspondance1 le tlphone peut tre d'un grand secours aux services tlgraphiques eux-mmes en fournissant un moyen des plus simples d'obtenir un grand nombre de transmissions tlgraphiques simultanes travers un mme fil et mme d'tre associs en ,duplex avec des tlgraphes ,morse4 ,ses applications sous la forme de microphone sont incalculables1 et le proverbe qui dit que les murs ont des oreilles pourra devenir de cette manire matriellement vrai4 ,on est effray des consquences que pourrait avoir un organe aussi indiscret4 ,,mm4 les diplomates devront videmment redoubler de rserve1 et les tendres confidences ne pourront plus se faire avec le mme abandon4 ,y gagnera-t-on8 nous n'osons le croire1 mais en revanche le mdecin pourra vraisemblablement un jour en tirer parti pour tudier avec une plus grande facilit tout ce qui se passe dans notre corps4 ,,application ,,du ,t,l,,phone ,,aux ,,transmissions ,t,l,,graphiques ,,simultan,,es4 ,l'une des plus curieuses et des plus importantes applications du tlphone est celle qu'on peut en faire aux appareils tlgraphiques pour transmettre simultanment plusieurs dpches travers le mme fil1 et nous avons vu que c'tait cette application qui avait conduit ,,mm4 ,gray et ,bell leurs tlphones parlants que nous admirons tant aujourd'hui1 et qui ont fait perdre un peu de vue les conceptions primitives1 bien qu'elles aient peut-tre une plus grande importance pratique4 ,ce sont de ces systmes dont nous allons maintenant nous occuper4 ,pour obtenir la transmission simultane1 il n'est pas besoin d'un tlphone articulant2 les tlphones musicaux imagins par ,,mm4 ,ptrina1 ,elisha ,gray1 ,froment1 etc41 peuvent parfaitement suffire1 et pour qu'on puisse le comprendre1 il me suffira d'en exposer brivement le principe3 ,qu'on imagine aux deux stations en correspondance sept vibrateurs lectro-magntiques accords sur les diffrentes notes de la gamme et d'aprs un mme diapason1 et admettons qu'une touche analogue une clef de tlgraphe ,morse permette1 par son abaissement1 de faire ragir lectriquement chaque vibrateur2 on comprendra aisment que ces vibrateurs pourront faire ragir par le mme moyen les vibrateurs correspondants de la station oppose1 mais il faudra qu'ils soient accords sur la mme note1 et la dure des sons mis sera en rapport avec la dure de l'abaissement des touches4 ,on pourra donc1 au moyen d'un abaissement court ou prolong1 obtenir des sons longs et brefs qui pourront constituer les lments du langage tlgraphique usit dans le systme ,morse1 et1 par consquent1 se prter une transmission tlgraphique auditive4 ,admettons maintenant que1 devant chacun des vibrateurs dont nous avons parl1 soit plac un employ tlgraphiste faonn ce genre de transmission1 et que ces employs transmettent en mme temps par ce moyen des dpches diffrentes3 le fil tlgraphique se trouvera instantanment travers par sept courants interrompus et superposs qui1 la station d'arrive1 sembleraient ne devoir fournir sur tous les vibrateurs qu'un mlange de bruits confus1 mais qui1 en raison de l'accord existant entre les vibrateurs en correspondance1 n'influenceront d'une manire sensible que ceux de ces vibrateurs auxquels ils sont destins4 ,la prdominance des sons ainsi reproduits1 pourra d'ailleurs tre accentue davantage en adaptant chaque vibrateur un rsonnateur d',helmholtz#bg1 c'est--dire un appareil acoustique susceptible de ne vibrer que sous l'influence d'une seule note sur laquelle il aura t accord4 ,par ce moyen1 il deviendra donc possible de trier les sons transmis et de ne faire arriver aux oreilles de chaque employ que les sons qui lui sont destins4 ,consquemment1 que les sons soient mls ou non sur les vibrateurs d'arrive1 l'employ du do ne recevra que des do1 l'employ du sol ne recevra que des sol1 etc41 de sorte que tous les employs pourront correspondre entre eux comme s'ils avaient chacun un fil spcial4 ,note #bg3 ,le rsonnateur d',helmholtz repose sur ce principe qu'un volume d'air contenu dans un vase ouvert met une certaine noie quand il est mis en vibration1 et que la hauteur de cette note dpend de la dimension du vase et de celle de l'ouverture dcouverte4 ,la forme employe par ,helmholtz est celle d'un globe1 avec ouverture large sur un ct et petite sur l'autre2 c'est cette dernire qu'on approche de l'oreille4 ,s'il y a dans l'air une srie de sons musicaux1 c'est celui qui est d'accord avec la note fondamentale du globe qui est renforc et qui est peru parmi tous les autres4 ,c'est du reste le mme effet qui se produit quand en chantant dans un piano1 on entend certaines cordes qui vibrent plus fortement que les autres4 ,ce sont prcisment celles qui vibrent l'unisson des sons mis4 ,on a donn aux rsonnateurs des formes bien diffrentes2 les plus employes sont des caisses plus ou moins longues qui servent en mme temps de botes sonores4 ,tel qu'il vient d'tre expos1 ce systme tlgraphique ne permettrait que des transmissions auditives1 et l'on ne pourrait pas1 par consquent1 obtenir aucune trace des dpches envoyes4 ,pour obvier cet inconvnient1 on a imagin de faire ragir les vibrateurs du poste de rception sur des enregistreurs1 en disposant ceux-ci de manire que leur organe lectrique prsentt assez d'inertie magntique pour que1 tant mis en action sous l'influence des vibrations sonores1 il put maintenir l'effet produit tout le temps de la vibration4 ,l'exprience a montr qu'un rcepteur ,morse1 anim par le courant d'une pile locale1 suffisait parfaitement pour cela2 de sorte qu'en faisant ragir le vibrateur musical comme relais1 c'est--dire sur un contact en rapport avec la pile locale et le rcepteur1 on pouvait obtenir sur celui-ci les traces longues et courtes qui sont les lments constituants du langage ,morse4 ,d'aprs ces principes1 et en considrant les espaces musicaux sparant les diffrentes notes de la gamme comme suffisants pour tre facilement distingus par le rsonnateur1 on pourrait donc obtenir sept transmissions simultanes travers le mme fil2 mais l'exprience a montr qu'il fallait se contenter d'un moins grand nombre4 ,toutefois1 comme on peut appliquer ce systme les moyens de transmission en sens contraire1 on peut doubler ce nombre facilement4 ,suivant ,m4 ,g4 ,bell1 l'ide de l'application du tlphone aux transmissions lectriques multiples serait venue simultanment ,,mm4 ,paul ,lacour de ,copenhague1 ,m4 ,elisha ,gray de ,chicago1 ,m4 ,c4 ,varley de ,londres et ,m4 ,edison de ,new-,marck2 mais nous croyons qu'il a fait confusion1 car nous voyons dj1 les brevets en mains1 que le systme de ,m4 ,varley date de #ahgj1 que celui de ,m4 ,paul ,lacour date de septembre #ahgd1 que celui de ,m4 ,elisha ,gray date de fvrier #ahge1 et que ceux de ,,mm4 ,bell et ,edison sont postrieurs2 mais si on se reporte aux caveats de ,m4 ,elisha ,gray1 on voit que c'est lui qui1 le premier1 a conu et excut des appareils de ce genre4 ,en effet1 dans un caveat rdig le #f aot #ahgd1 il exposait nettement le systme que nous avons dcrit prcdemment et qui fut la base de ceux dont nous parlerons plus loin4 ,ce caveat n'tait d'ailleurs lui-mme qu'un complment de deux autres remplis en avril et en juin #ahgd4 ,quant au systme de ,m4 ,varley1 il ne se rapportait que trs-indirectement celui que nous avons expos4 ,du reste1 ,m4 ,bell lui-mme semble avoir abandonn maintenant toute prtention cette invention4 ,voici1 toutefois1 ce qu'il disait cet gard dans son mmoire lu la ,socit des ingnieurs tlgraphistes de ,londres3 ,ayant t frapp de l'ide que la dure plus ou moins grande d'un son musical pouvait reprsenter le point et la barre de l'alphabet tlgraphique1 je pensai qu'au moyen d'un clavier de diapasons 7analogue celui d',helmholtz7 adapt l'une des extrmits d'une ligne tlgraphique et dispos de manire ragir lectriquement l'autre bout de la ligne sur des appareils lectro-magntiques frappant sur des cordes de piano1 on pourrait obtenir1 par des combinaisons convenables de sons longs et courts1 des transmissions tlgraphiques simultanes1 dont le nombre ne pourrait tre limit que par la dlicatesse de l'oue4 ,il ne s'agissait pour cela que d'affecter au service de la transmission un employ pour chaque touche du clavier1 et de faire en sorte que son correspondant ne put distinguer1 au milieu de tous les sons transmis1 que celui qui lui tait propre4 ,cette ide envahit tellement mon esprit que je ne m'occupai plus que de rsoudre le problme ainsi pos1 et c'est ce qui m'a conduit mes recherches sur la tlphonie4 ,pendant plusieurs annes1 je cherchai le meilleur moyen de reproduire1 distance1 les sons musicaux au moyen de ,rhotomes trembleur2 celui qui m'a donn les meilleurs rsultats tait une lame d'acier vibrant entre deux contacts et dont les vibrations taient provoques et entretenues lectriquement au moyen d'un lectro-aimant et d'une batterie locale4 ,par suite de sa vibration1 les deux contacts se trouvaient alternativement touchs1 et il en rsultait des fermetures alternatives de deux circuits1 l'un local qui entretenait le mouvement de la lame1 l'autre en rapport avec la ligne1 et qui ragissait distance sur le rcepteur de manire lui faire accomplir des vibrations isochrones4 ,une clef ,morse tait adapte dans ce dernier circuit prs de l'appareil transmetteur1 et quand elle tait abaisse1 les vibrations taient transmises travers la ligne2 quand elle tait releve1 ces vibrations cessaient1 et l'on comprend aisment qu'en abaissant plus ou moins longtemps la clef1 on pouvait obtenir les sons brefs et longs ncessaires aux diffrentes combinaisons du langage tlgraphique4 ,de plus1 si la lame vibrante de l'appareil rcepteur avait t rgle de manire vibrer l'unisson de celle de l'appareil transmetteur correspondant1 elle devait vibrer beaucoup mieux avec ce transmetteur qu'avec un autre qui n'aurait pas eu sa lame ainsi accorde4 ,il est facile de comprendre1 d'aprs cette disposition d'interrupteur1 comment on peut obtenir avec plusieurs lames de sons diffrents des transmissions simultanes1 et comment1 au poste de rception1 il est possible de distinguer les sons qui sont destins chaque employ1 puisque c'est celui qui se rapporte au son fondamental de chaque lame vibrante qui est reproduit le plus fortement par cette lame4 ,consquemment1 les sons provoqus par la lame vibrante du do1 par exemple1 ne seront bien perceptibles la station d'arrive que sur l'appareil dont la lame aura t accorde sur le do1 et il en sera de mme pour les autres lames2 de sorte que les sons arriveront destination1 sinon sans confusion1 du moins suffisamment clairement pour tre distingus par les employs4 ,sans entrer dans les dtails de cette disposition1 je dirai seulement qu'il existait dans ce systme plusieurs dfauts qui peuvent se rsumer ainsi3 #a ,l'employ qui devait recevoir les dpches devait avoir une bonne oreille musicale afin de bien distinguer la valeur des sons4 #b ,les signaux ne pouvant tre produits qu'autant que les courants transmis sont dans la mme direction1 il fallait employer deux fils pour changer les dpches dans les deux directions4 ,je surmontai la premire difficult en adaptant au rcepteur un appareil auquel je donnai le nom d'interrupteur de circuit vibratoire et qui permettait d'enregistrer automatiquement les sons produits4 ,cet interrupteur tait dispos dans le circuit d'une pile locale qui pouvait actionner un appareil ,morse sous certaines conditions4 ,quand les sons mis par l'appareil ne correspondaient pas ceux pour lesquels il avait t accord1 l'interrupteur restait sans action sur l'appareil tlgraphique2 au contraire il agissait sur lui quand les sons mis taient ceux qui devaient tre interprts1 et naturellement cette action durait plus ou moins1 suivant que ces sons taient brefs ou longs4 ,ds lors1 on obtenait sur l'appareil tlgraphique les points et les traits qui correspondaient aux signaux transmis4 ,m4 ,bell dit encore qu'il a appliqu ce systme aux tlgraphes lectro-chimiques1 mais nous n'insisterons pas davantage sur cette partie de l'invention1 puisque1 ainsi que nous l'avons dit1 il semble l'avoir abandonne4 ,systme de ,m4 ,paul ,lacour de ,copenhague4--,le systme de ,m4 ,paul ,lacour a t brevet le #b septembre #ahgd1 mais les premires expriences ont t faites ds le #e juin de la mme anne4 cette poque1 comme ,m4 ,lacour craignait que les vibrations ne fussent pas perceptibles sur de longues lignes1 les essais ne furent entrepris que sur une ligne assez courte2 mais au mois de novembre #ahgd1 de nouvelles expriences furent entreprises entre ,frdriccia et ,copenhague1 sur une ligne dont la longueur tait de #cij kilomtres1 et on put constater que les effets vibratoires pouvaient tre transmis facilement1 mme sous l'influence d'une pile assez faible4 ,dans le systme de ,m4 ,p4 ,lacour1 l'appareil transmetteur est un simple diapason soutenu horizontalement et dont l'un des bras ragit sur un interrupteur de courant qui peut produire travers la ligne un nombre d'missions de courants exactement gal celui des vibrations du diapason4 ,si un manipulateur ,morse est interpos dans le circuit1 on comprend aisment qu'en le manoeuvrant de manire produire les traits et les points de l'alphabet ,morse1 on pourra reproduire ces sortes de signaux la station oppose1 et ces signaux s'y manifesteront par des sons longs et courts1 si un rcepteur lectro-magntique est dispos en consquence4 ,ce transmetteur est indiqu fig4 #ec4 ,la fig4 #ed reprsente le rcepteur de ,m4 ,lacour4 ,c'est un diapason ,f non plus en acier comme le diapason transmetteur1 mais en fer doux et dont chacune des branches est introduite dans le tube d'une bobine lectro-magntique ,,cc2 deux lectro-aimants particuliers ,m1 ,m ragissent trs-prs de l'extrmit antrieure de ces branches et de telle manire que les polarits dveloppes sur ces branches sous l'influence des bobines ,,cc1 se trouvent tre de noms contraires celles des lectro-aimants ,m1 ,m4 ,si ce double systme lectro-magntique est interpos dans un circuit de ligne1 il arrivera que1 pour chaque mission de courant qui sera transmise1 il se produira une attraction correspondante des branches du diapason1 d'o natra une vibration1 et par suite un son si ces missions sont nombreuses4 ,ce son sera naturellement bref ou long1 suivant la dure d'action du transmetteur1 et il sera le mme que celui du diapason de cet appareil4 ,de plus1 si l'une des branches du diapason ragit sur un contact ,p introduit dans le circuit d'une pile locale correspondant un rcepteur ,morse1 il pourra se produire sur ce rcepteur des traces qui seront longues ou courtes suivant la dure des sons reproduits1 car l'lectro-aimant du ,morse se trouvera1 si promptement actionn par ces fermetures successives de courant1 qu'il ne changera pas de place pendant toute la dure de chaque vibration4 ,je n'ai pu encore1 dit ,m4 ,lacour1 l',acadmie des sciences de ,danemark1 en #ahge1 calculer le temps ncessaire pour produire dans le diapason du rcepteur des vibrations d'un ordre dtermin4 ,ce temps est fonction de divers facteurs1 mais l'exprience a montr que le temps qui s'coule avant la fermeture du circuit local est une fraction de seconde si petite1 qu'elle est presque inapprciable1 mme quand le courant est trs-faible4 ,comme les courants intermittents n'agissent sur un diapason qu' la condition que ce diapason vibre l'unisson de celui qui produit ces courants1 il en rsulte que1 si on dispose l'une des extrmits d'un circuit une srie de diapasons transmetteurs accords sur diffrentes notes de l'chelle musicale1 et que l'on dispose l'autre extrmit une srie semblable de diapasons lectro-magntiques accords exactement sur les autres1 les courants intermittents qui seront transmis par les diapasons transmetteurs1 se superposeront sans se confondre1 et chacun des diapasons rcepteurs lectro-magntiques ne sera impressionnable qu'aux courants lancs par le diapason vibrant son unisson4 ,de cette faon1 les combinaisons de signaux lmentaires reprsentant un mot1 pourront tre tlgraphies au mme instant4 ,m4 ,lacour numre de la manire suivante les applications que l'on peut faire de ce systme3 si les clefs relies aux diapasons transmetteurs sont places les unes ct des autres et abaisses successivement ou simultanment en nombre plus ou moins grand1 il suffira de jouer de ces clefs comme on joue de celles d'un instrument de musique pour jouer un air distance1 ou bien encore les signaux transmis simultanment pourront appartenir chacun une dpche diffrente4 ,ce systme permettra donc la station extrme d'une ligne de communiquer avec une ou plusieurs stations intermdiaires et vice-vers1 sans troubler en rien l'installation des autres postes4 ,ainsi deux des stations pourront s'envoyer des signaux sans que les autres s'en aperoivent4 ,cette facult de transmettre beaucoup de signaux la fois donne un moyen avantageux de perfectionner le tlgraphe autographique4 ,dans les appareils qui existent actuellement1 tels que ceux de ,caselli1 de d',arlincourt et autres1 il n'y a qu'un seul style traceur1 et1 pour obtenir la copie d'un tlgramme1 il faut que ce style passe sur toute sa surface2 mais avec le tlphone1 on peut placer un certain nombre de styles ct les uns des autres de manire figurer un peigne1 et il suffit de tirer ce peigne dans un sens pour qu'il parcoure la surface du tlgramme4 ,on obtiendra ainsi en moins de temps une copie plus fidle4 ,m4 ,lacour fait remarquer galement que son systme offre cet avantage dj signal par ,m4 ,varley1 que ses appareils laissent passer les courants ordinaires sans en accuser la prsence1 d'o il rsulterait que les courants accidentels qui troublent gnralement les transmissions tlgraphiques1 seraient sans action sur les systmes tlgraphiques dont il vient d'tre question4 ,dans l'origine1 ,m4 ,lacour n'avait pas adapt au transmetteur de son appareil un systme lectro-magntique pour entretenir le mouvement du diapason2 mais il n'a pas tard reconnatre que cet accessoire tait indispensable1 et il a d faire de ses diapasons des lectro-diapasons4 ,d'un autre ct1 il a pens transformer les courants transmis en courants ondulatoires en interposant dans le circuit1 comme l'avait fait du reste ,m4 ,elisha ,gray1 une bobine d'induction4 ,enfin1 pour obtenir la mise en action immdiate des diapasons et la cessation galement immdiate de leur action1 il les construisit de manire rendre leur inertie aussi petite que possible4 ,le moyen qui lui a le mieux russi a t d'introduire d'abord les deux branches du diapason dans une mme bobine1 et de prolonger en arrire le pied du diapason de manire qu'aprs s'tre recourb1 il passt travers une seconde bobine1 se divisant en deux branches et embrassant sans les toucher les deux branches vibrantes4 ,lorsqu'un courant traverse les deux bobines1 il produit dans ces deux systmes qui constituent une sorte d'lectro-aimant en fer cheval1 des polarits contraires qui provoquent une double raction sur les branches vibrantes1 raction par rpulsion exerce par ces deux branches en raison de leur mme polarit1 raction par attraction par les deux autres branches en raison de leurs polarits contraires1 et cette action est renouvele par le jeu d'un interrupteur de courant adapt l'une des branches vibrantes du diapason4 ,systme de ,m4 ,elisha ,gray4--,dans le systme brevet primitivement1 chacun des transmetteurs dont nous reprsentons fig4 #ee la disposition1 se compose d'un lectro-aimant ,m ,m soutenu au-dessous d'une petite tablette de cuivre ,,bs1 de manire que ses ples traversant cette tablette viennent affleurer la surface suprieure de celle-ci4 ,au dessus de ces ples se trouve fixe une lame d'acier ,,as qui peut tre tendue plus ou moins au moyen d'une vis ,s1 et contre laquelle vient appuyer une autre vis c1 mise en rapport lectrique avec une pile locale ,r' par l'intermdiaire d'une clef ,morse4 ,au-dessous de cette lame ,,as se trouve un contact d reli au fil de ligne ,l1 lequel contact1 tant rencontr par la lame au moment de son attraction par l'lectro-aimant1 forme le courant d'une pile de ligne ,p qui agit sur le rcepteur de la station oppose4 ,enfin des communications lectriques tablies entre la pile locale ,r' et l'lectro-aimant1 comme on le voit sur la figure1 permettent de dterminer chaque abaissement de la clef1 et la manire des trembleurs ordinaires1 des vibrations de la part de la lame d'acier ,,as1 vibrations qui1 par une tension convenable de cette lame et une intensit donne de la pile ,r'1 peuvent fournir une note musicale dtermine4 ,de plus1 comme chaque vibration1 cette lame ,,as rencontre le contact d1 des missions du courant de ligne sont produites travers la ligne ,l et peuvent ragir sur l'appareil rcepteur en lui faisant reproduire exactement les mmes vibrations que sur l'appareil transmetteur4 ,l'appareil rcepteur que nous reprsentons fig4 #ef est exactement semblable celui que nous venons de dcrire1 seulement le contact d manque au-dessous de la lame vibrante ,,as1 et le contact c1 au lieu de correspondre au fil de ligne1 est reli lectriquement un enregistreur ,e et une pile locale ,p4 ,or il rsulte de cette disposition que quand la lame ,,as vibre sous l'influence des courants interrompus traversant l'lectro-aimant ,,mm1 des vibrations semblables sont transmises travers l'enregistreur2 mais si l'organe lectro-magntique de cet enregistreur est convenablement rgl1 ces vibrations ne pourront produire que l'effet d'un courant continu1 et ds lors les traces laisses sur l'appareil seront plus ou moins longues suivant la dure des sons produits2 on aura donc de cette manire l'enregistration des traits et des points qui composent les signaux du vocabulaire ,morse4 ,si l'on considre maintenant que la lame ,,as peut vibrer d'autant plus facilement1 sous l'influence des attractions lectro-magntiques1 que le nombre de ces attractions se rapproche davantage de celui des vibrations correspondantes au son fondamental qu'elle peut mettre1 on comprend immdiatement qu'en accordant cette lame sur celle de l'appareil transmetteur correspondant de manire lui faire produire le mme son1 elle deviendra particulirement impressionnable aux vibrations transmises par le transmetteur1 et les autres vibrations qui pourraient l'affecter n'agiront que faiblement4 ,de plus1 un rsonnateur plac au-dessus de cette lame pourra encore augmenter dans une grande proportion cette prdisposition2 de sorte que si plusieurs systmes de ce genre1 accords sur des tons diffrents1 fournissent des transmissions simultanes1 les sons en rapport avec les diffrentes vibrations transmises1 se trouveront en quelque sorte tris et distribus1 malgr leur mlange1 sur les rcepteurs qui leur sont spcialement appropris1 et chacun d'eux pourra conserver les traces des sons mis1 par l'adjonction de l'enregistreur qui pourra tre d'ailleurs un rcepteur ,morse ordinaire convenablement dispos4 ,suivant ,m4 ,elisha ,gray1 il peut y avoir autant d'appareils transmetteurs et de circuits locaux indpendants qu'il y a de tons et de demi-tons dans deux octaves1 ou plus1 pourvu que chaque lame vibrante soit accorde sur une note diffrente de l'chelle musicale4 ,les instruments pourront tre placs les uns ct des autres1 et leurs clefs locales respectives1 disposes comme les touches d'un piano1 permettront de jouer facilement un air compos de notes et d'accords2 on pourra encore espacer les appareils et mme les loigner assez les uns des autres pour que chaque employ ne soit pas importun par des sons autres que ceux qui sont propres l'appareil dont il est charg4 ,dans une nouvelle disposition qui a figur l',exposition universelle de #ahgh1 ,m4 ,elisha ,gray a modifi assez notablement le mode de fonctionnement des divers organes lectro-magntiques que nous venons de dcrire2 cette fois les lames sont constitues par de vritables diapasons une branche qui vibrent continuellement aux deux stations1 et les signaux ne sont perus que par des renforcements dans l'intensit des sons produits4 ,cette disposition a t la consquence de la ncessit dans laquelle on se trouve1 pour des transmissions multiples de ce genre1 de maintenir le circuit de ligne toujours ferm1 afin de ragir avec des courants ondulatoires1 les seuls qui1 ainsi qu'on l'a vu page #ci1 peuvent conserver plusieurs sons transmis simultanment leur caractre individuel4 ,dans ces conditions1 le transmetteur se compose1 comme on le voit fig4 #eg1 d'une branche de diapason a munie d'une rainure dans laquelle peut courir un curseur pesant afin d'accorder le diapason sur la note voulue1 et qui oscille entre deux lectro-aimants e et f et deux contacts ,i et ,g4 ,ces lectro-aimants ont une rsistance trs-diffrente2 celle de l'un f est de #c kilomtres de fil tlgraphique1 et celle de l'autre ne dpasse pas #djj mtres4 ,les communications lectriques tant tablies ainsi qu'on le voit sur la figure1 voici ce qui se passe3 le courant de la pile locale ,,bl tant ferm travers les deux lectro-aimants e et f par le contact de repos de la clef ,morse ,h1 la lame a se trouve sollicite par deux actions contraires2 mais comme l'lectro-aimant f a plus de spires que l'lectro-aimant e1 son action est prpondrante1 et la lame a se trouve attire du ct de f1 dterminant avec le ressort ,g un contact qui ouvre une issue moins rsistante au courant2 celui-ci passant alors presqu'entirement par ,g1 b1 #a1 #b1 ,b1 permet l'lectro-aimant e d'exercer son tour son action2 la lame a se trouve alors attire vers e et1 dterminant un contact sur le ressort ,i1 peut transmettre travers la ligne tlgraphique le courant de ligne ,,bp1 si la clef ,h est en ce moment abaisse sur le contact de transmission2 si elle ne l'est pas1 aucun effet n'a lieu de ce ct1 mais comme la lame a a abandonn le ressort ,g1 le premier effet attractif de l'lectro-aimant f se renouvelle et tend attirer de nouveau la lame vers f1 et les choses se renouvelant ainsi indfiniment1 la vibration de la lame a se trouve entretenue1 dterminant des missions de courants de ligne en rapport avec ces vibrations1 toutes les fois que la clef ,h se trouve abaisse4 ,ces vibrations sont d'ailleurs facilites par l'lasticit de la lame qui doit d'ailleurs tre mise en vibration mcaniquement au dbut4 ,le rcepteur que nous reprsentons fig4 #eh1 consiste dans un lectro-aimant ,m1 mont sur une caisse sonore ,c et dont l'armature est constitue par une lame de diapason ,,ll solidement fixe sur la caisse avec arqueboutement par une traverse ,t4 ,cette armature porte un curseur ,p1 mobile dans une rainure1 qui permet d'accorder ses vibrations propres sur la note fondamentale de la caisse sonore ,c1 laquelle doit vibrer l'unisson avec elle et est dispose en consquence4 ,par consquent1 quand la lame ,,ll vibre1 l'intensit de la note fondamentale est amplifie suivant les lois bien connues des rsonnateurs1 et un son ne pourra tre reproduit par elle qu' la condition de vibrer l'unisson avec elle4 ,dans ces conditions1 la caisse aussi bien que le diapason agira donc comme un analyseur des vibrations transmises par les courants1 et pourra faire fonctionner l'enregistreur en ragissant elle-mme sur un interrupteur de courant local4 ,pour obtenir ce rsultat1 il suffit de tendre devant l'ouverture de la caisse une membrane de baudruche ou de parchemin et d'y adapter un contact de platine dispos de manire rencontrer1 quand la membrane entre en vibration1 un ressort mtallique reli un enregistreur quelconque1 soit un appareil ,morse4 ,toutefois1 comme en ,amrique les dpches sont gnralement reues au son1 on n'emploie pas ce complment du systme4 ,on rgle l'appareil non-seulement au moyen du curseur ,p mais encore d'une vis de rglage ,v qui permet de placer l'lectro-aimant ,m dans une position convenable2 ce rglage est assur au moyen de la petite vis v1 et l'appareil est reli la ligne par le bouton d'attache ,b4 ,ce double dispositif est naturellement tabli pour chacun des systmes de transmission4 ,comme je le disais1 on pourrait la rigueur transmettre simultanment de cette manire sept dpches diffrentes la fois1 mais jusqu' prsent ,m4 ,elisha ,gray n'a dispos ses appareils que pour quatre2 il leur a appliqu toutefois la combinaison en duplex1 ce qui lui a permis de doubler le nombre des transmissions2 de sorte que huit dpches peuvent tre transmises en mme temps1 quatre dans le mme sens1 quatre en sens contraire4 ,d'aprs l',engineering et du reste d'aprs ce que m'a affirm ,m4 ,haskins1 ce systme aurait fonctionn avec le succs le plus complet sur les lignes de la ,western-,union ,telegraph ,company1 de ,boston ,new-,york et de ,chicago ,milwaukee4 ,mais depuis ces expriences1 de nouveaux perfectionnements ont permis de transmettre un beaucoup plus grand nombre de dpches4 ,m4 ,elisha ,gray a combin encore1 conjointement avec ,m4 ,haskins1 un systme dans lequel il peut effectuer des transmissions tlphoniques sur un fil dj desservi par des appareils ,morse4 ,c'est un problme qu'avait rsolu avant lui ,m4 ,varley2 mais le systme de ,m4 ,elisha ,gray parat avoir fourni des rsultats trs-importants1 et ce titre il mrite de fixer l'attention4 ,nous ne le dcrirons pas toutefois ici1 car nous sortirions du cadre que nous nous sommes trac1 et nous nous rservons d'en parler dans les appendices que nous ajouterons notre expos des applications de l'lectricit4 ,en attendant1 ceux que cette question pourra intresser trouveront tous les dtails ncessaires dans un travail insr dans le journal de la ,socit des ingnieurs tlgraphistes de ,londres1 tome ,,vi1 p4 #ejf4 ,systme de ,m4 ,varley4--,ce systme est videmment le premier en date1 puisqu'il a t brevet en #ahgj et que ce brevet indique en principe la plupart des dispositifs adopts depuis par ,,mm4 ,paul ,lacour1 ,elisha ,gray et ,g4 ,bell4 ,il est bas sur l'emploi du tlphone musical du mme auteur que nous avons dcrit p4 #be et dont il a1 du reste1 vari la disposition de plusieurs manires qu'il indique1 en le rapportant plus ou moins au systme de ,reiss4 ,en fait1 le but que s'tait propos ,m4 ,varley tait de faire fonctionner son appareil tlphonique concurremment avec des instruments courants ordinaires1 par la superposition d'ondes lectriques rapides1 incapables d'altrer pratiquement le pouvoir mcanique ou chimique des courants formant les signaux ordinaires1 mais susceptibles de produire des signaux distincts perceptibles l'oreille et mme l'oeil4 ,un lectro-aimant1 dit-il1 offre au premier moment une grande rsistance au passage d'un courant lectrique1 et1 par suite1 peut tre regard comme un corps partiellement opaque eu gard la transmission de courants inverses trs-rapides ou d'ondes lectriques4 ,en consquence1 si on place la station de transmission un diapason ou un instrument lame vibrante accord sur une note dtermine et dispos de manire avoir son mouvement sans cesse entretenu par des moyens lectriques1 on pourra1 en faisant passer le courant qui l'anime travers deux hlices superposes constituant l'hlice primaire d'une bobine d'induction1 obtenir dans deux circuits distincts deux sries de courants rapidement interrompus qui correspondront aux deux sens de la vibration du diapason1 et l'on aura encore les courants induits dtermins dans l'hlice secondaire par ces courants1 qui pourront animer un troisime circuit4 ,ce troisime circuit pourra d'ailleurs tre mis en rapport avec une ligne tlgraphique dj desservie par un systme tlgraphique ordinaire1 si on y adapte un condensateur1 et l'on pourra obtenir deux transmissions simultanes diffrentes#bh4 ,note #bh3 ,j'avais dcrit dans le tome ,,iii de mon expos des applications de l'lectricit1 p4 #dff1 un systme de ce genre1 que ,m4 ,varley avait expriment au moment de la pose du cble transatlantique franais4 ,la figure #ei reprsente le dispositif de ce systme1 ,d est la lame vibrante du diapason appele fournir les contacts lectriques pour l'entretien de son mouvement4 ,ces contacts sont en ,s et ,s'1 et les lectro-aimants qui l'actionnent sont en ,m et ,m'2 la bobine d'induction est en ,i1 et les trois hlices qui la composent sont indiques par les lignes circulaires qui l'entourent4 ,en ,a se trouve un manipulateur ,morse2 un autre est en ,a'1 et en ,p et ,p' se trouvent les deux piles destines animer le systme4 ,le condensateur est en ,c et le tlphone ,t l'extrmit de la ligne ,l4 ,quand la vibration de la lame ,d se porte droite et que le contact lectrique est effectu en ,s'1 le courant de la pile ,p'1 aprs avoir travers la premire hlice1 arrive aux lectro-aimants ,m1 ,m' qui l'actionnent en lui donnant une impulsion en sens contraire4 ,quand au contraire elle se porte vers la gauche1 le courant est envoy travers le second circuit primaire qui sera quilibr avec le premier4 ,il en rsultera donc dans le circuit induit correspondant la clef ,a'1 une srie de courants renverss qui chargeront et dchargeront alternativement le condensateur ,c1 envoyant ainsi sur la ligne une srie correspondante d'ondulations lectriques qui ragiront sur l'appareil tlphonique plac l'extrmit de la ligne1 et comme ces courants peuvent tre transmis avec des dures plus ou moins longues suivant le temps d'abaissement de la clef ,a'1 on pourra obtenir sur cet appareil tlphonique une correspondance en langage ,morse en mme temps qu'une autre correspondance sera change avec la clef ,a et les rcepteurs ,morse ordinaires4 ,pour rendre sensibles la vue les signaux vibratoires1 ,m4 ,varley propose d'employer1 pour la reproduction des vibrations1 un fil d'acier fin1 tendu travers une hlice1 en regard d'une fente trs-troite4 ,on place derrire la fente une lumire qui est intercepte par le fil4 ,mais aussitt qu'un courant passe1 le fil vibre et une lumire apparat4 ,une lentille place en avant projette une image agrandie de la fente lumineuse sur un cran blanc tant que le fil est en vibration4 ,,applications ,,diverses ,,du ,t,l,,phone4 ,applications aux usages domestiques4--,nous avons vu que le tlphone pouvait tre employ avec beaucoup d'avantages aux services des tablissements publics et privs2 ils sont en effet d'une installation beaucoup moins dispendieuse que les tubes acoustiques1 et peuvent s'appliquer dans des cas o ceux-ci ne pourraient jamais tre employs4 ,grce aux avertisseurs dont nous avons parl1 ils prsentent les mmes avantages1 et la liaison des appareils entre eux peut tre beaucoup mieux dissimule4 ,la diffrence du prix d'installation est d'ailleurs environ dans le rapport de #a #g4 ,pour ce genre d'application1 les tlphones magnto-lectriques sont videmment ceux auxquels on doit donner la prfrence1 car ils ne ncessitent pas de pile1 et sont toujours prts fonctionner4 ,on les emploie dj dans la plupart des bureaux des ministres1 et il est probable que d'ici peu de temps1 ils seront l'accompagnement des sonneries lectriques pour le service des htels et des grands tablissement publics et privs2 on pourra mme les employer dans les maisons particulires pour donner des ordres aux domestiques loigns ou aux concierges qui1 par leur intermdiaire1 pourront viter aux visiteurs la fatigue de monter inutilement plusieurs tages4 ,dans ce cas1 ces appareils devront tre accompagns de commutateurs et de boutons d'appel dont la disposition se devine du reste aisment4 ,dans les tablissements industriels1 les tlphones remplaceront videmment prochainement les systmes tlgraphiques dj installs dans beaucoup d'entre eux4 ,ils pourront alors servir non-seulement la transmission des ordres ordinaires1 mais encore aux services de secours en cas d'incendie1 et ils feront partie intgrante des divers systmes dj tablis dans ce but4 ,dans les pays qui ont la libert de communication tlgraphique1 le tlphone a dj remplac en grande partie les appareils de tlgraphie prive jusque-l en usage1 et si nous jouissons un jour de ce privilge1 il est vident qu'on n'emploiera pas d'autre moyen de correspondance4 ,esprons que d'ici peu de temps ce desiderata exprim depuis si longtemps aux divers gouvernements qui se sont succd1 sera enfin accompli1 et le tlphone sera venu juste point pour inaugurer cette re nouvelle4 ,application aux services tlgraphiques4--,les avantages que le tlphone peut rendre aux services tlgraphiques est assez restreint1 car au point de vue de la clrit de la transmission des dpches1 il aurait videmment une moindre valeur que beaucoup de nos appareils tlgraphiques actuellement en usage1 et les dpches qu'ils fourniraient ne seraient pas susceptibles d'tre contrles4 ,nanmoins dans les bureaux municipaux peu chargs de dpches1 ils pourraient prsenter des avantages en ce sens que l'on n'aurait pas besoin de former des employs4 ,mais sur les lignes un peu longues1 leur emploi serait videmment moins avantageux4 ,le ,journal tlgraphique de ,berne a publi cet gard des considrations d'un grand intrt sur lesquelles nous appellerons l'attention du lecteur et qu'il rsume ainsi3 #a ,pour transmettre une dpche avec tous les avantages que comporte le systme1 il faudrait que l'expditeur pt parler directement au destinataire sans l'intermdiaire d'employs4 ,et tous ceux qui connaissent l'organisation des rseaux savent que cela n'est pas possible1 qu'il faut ncessairement des bureaux intermdiaires de dpt1 et que le public ne peut tre admis dans les bureaux de transmission et de rception2 par consquent l'expditeur devra remettre sa dpche crite4 #b ,l'employ une fois charg de ce soin1 l'appareil a dj perdu un de ses principaux avantages1 car cet employ va lire la dpche et devra la prononcer son correspondant2 mais si cette dpche est crite dans une langue trangre1 cela devient videmment impossible4 #c ,enfin1 aujourd'hui les administrations possdent des instruments qui permettent d'expdier les dpches avec une vitesse plus grande que celle qu'on obtiendrait en les expdiant par la voix4 ,cependant on a install en ,allemagne dans diffrents bureaux tlgraphiques un service tlphonique1 et pour qu'on puisse comprendre les avantages qu'on peut y trouver1 il suffira de se reporter la circulaire administrative qui a cr l'tablissement de ces services4 ,voici cette circulaire3 ,les bureaux qui seront ouverts au public pour le service des dpches tlphoniques en ,allemagne1 seront considrs comme des tablissements indpendants2 mais ils seront en mme temps rattachs aux bureaux tlgraphiques ordinaires1 lesquels se chargeront de la transmission1 sur leurs fils1 des tlgrammes envoys au moyen du tlphone4 ,la transmission aura lieu de la manire suivante3 le bureau qui aura un tlgramme expdier invitera le bureau de destination mettre l'appareil en place4 ,ds que les cornets auront t ajusts1 le bureau de transmission donnera le signal de l'envoi de la dpche verbale4 ,l'expditeur devra parler lentement d'une manire claire et sans forcer la voix2 les syllabes seules seront nettement spares dans la prononciation1 on aura soin surtout de bien articuler les syllabes finales et d'observer une pause aprs chaque mot1 afin de donner l'employ rcepteur le temps ncessaire la transcription4 ,lorsque le tlgramme a t reu et transmis1 l'employ du bureau de destination vrifie le nombre de mots envoys2 puis il rpte1 l'aide du tlphone1 le tlgramme entier rapidement et sans pause1 afin de constater qu'aucune erreur n'a t commise4 ,pour assurer le secret des correspondances1 les instruments tlphoniques sont installs dans des locaux particuliers1 o les personnes trangres au service ne peuvent entendre celui qui envoie la dpche verbale1 et il est interdit aux employs de communiquer qui que ce soit le nom de l'expditeur ou celui du destinataire4 ,les taxes percevoir pour les dpches tlphoniques sont calcules tant par mot1 comme sur les lignes tlgraphiques ordinaires4 ,application aux arts militaires4--,depuis la dcouverte du tlphone1 de nombreuses expriences ont t entreprises dans les diffrents pays1 pour reconnatre les avantages que pourrait fournir son emploi l'arme pour les oprations militaires4 ,jusqu' prsent ces expriences n'ont t que mdiocrement satisfaisantes cause des bruits qui existent toujours dans une arme et qui empchent le plus souvent d'entendre2 et on recherche avec empressement tous les moyens de rendre les bruits du tlphone plus accentus4 ,au moment de la dcouverte du microphone1 on avait cru un instant le problme rsolu1 et plusieurs coles militaires m'avaient demand des renseignements cet gard2 mais je ne vois pas jusqu'ici que la question ait bien avanc sous ce rapport4 ,quoi qu'il en soit1 le tlphone a t un instrument excessivement utile dans les coles de tir et sur les polygones d'artillerie4 ,avec la grande porte qu'ont aujourd'hui les armes feu1 il devenait ncessaire pour juger de la justesse du tir d'tre prvenu tlgraphiquement de la position des points frapps des cibles1 et on avait mme imagin pour cela1 des cibles tlgraphiques2 mais le tlphone est bien prfrable1 et on l'emploie aujourd'hui avec un grand succs4 ,si le tlphone prsente des inconvnients pour le service de la tlgraphie volante en campagne1 en revanche il peut tre d'un grand secours pour la dfense des places1 pour la transmission des ordres du commandant aux diffrentes batteries et mme pour l'change des correspondances avec des ballons captifs lancs au-dessus des champs de bataille4 ,malgr les difficults de son emploi l'arme1 des essais ont t tents par les ,russes la dernire guerre2 le cble des fils de communication tait assez lger pour tre pos par un seul homme et avait de quatre cents cinq cents mtres4 ,le mauvais temps1 dit le ,telegraphic ,journal du #ae mars #ahgh1 ne troubla pas le fonctionnement des appareils1 mais le bruit empchait d'entendre1 et on tait oblig de se couvrir la tte avec le capuchon d'un grand manteau pour intercepter les sons extrieurs4 ,les rsultats n'ont donc pas t trs-satisfaisants4 ,toutefois le tlphone peut rendre l'arme de grands services1 en permettant d'intercepter au passage les dpches de l'ennemi2 ainsi un homme rsolu muni d'un tlphone de poche pourra1 en se plaant dans un endroit cart1 tablir des drivations entre le fil tlgraphique de l'ennemi et son tlphone et saisir parfaitement1 ainsi qu'on l'a vu1 toutes les dpches transmises4 ,il pourra mme obtenir ce rsultat en prenant ses drivations la terre ou sur un rail de chemin de fer4 ,bien des recherches sont du reste encore tenter dans cet ordre d'ides et il est probable que l'on arrivera quelque jour des combinaisons tout fait pratiques4 ,applications la marine4--,l'un des plus grands avantages du tlphone est celui qu'il peut rendre la marine pour le service des lectro-smaphores1 des forts en mer1 et des navires mouills en rade4 ,les essais faits entre la prfecture maritime de ,cherbourg1 les smaphores et les forts de la digue1 dit ,m4 ,pollard1 ont fait ressortir les avantages qu'il y aurait munir ces postes de tlphones1 ce qui assurerait une communication facile entre les btiments d'une escadre et la terre ou entre ces navires eux-mmes4 ,en mouillant de petits cbles qui viendraient la surface de la mer le long des chanes des corps-morts et aboutiraient aux boues ou coffres disposs en permanence dans la rade1 les navires de guerre en s'amarrant se mettraient de cette manire en relation avec la prfecture maritime1 et en mouillant temporairement des cbles lgers d'un btiment l'autre1 l'amiral entrerait en communication intime avec les btiments de son escadre4 ,on a essay l'application du tlphone bord des navires pour la transmission des ordres1 mais le bruit qui existe toujours sur un btiment empche d'entendre1 et les rsultats ont t ngatifs4 ,c'est surtout pour les torpilles sous-marines que l'usage du tlphone peut tre utile4 ,nous avons dj vu le genre de service qu'il peut rendre quand il est accompagn d'un microphone4 ,mais il peut encore tre trs-utile pour la mise feu des torpilles1 lorsqu'il s'agit de connatre la position exacte du navire ennemi d'aprs deux vises faites en deux points diffrents de la cte4 ,d'un autre ct1 ,m4 ,trve a montr qu'on pouvait encore employer avec avantage le tlphone pour relier tlgraphiquement des navires marchant la remorque l'un de l'autre1 et ,m4 des ,portes en a fait une trs-heureuse application pour les recherches que l'on est souvent appel faire au fond de la mer l'aide du scaphandre4 ,dans ce cas1 on remplace une glace du casque par une plaque en cuivre dans laquelle est enchss le tlphone1 ce qui fait que le scaphandrier n'a qu'un lger mouvement de tte faire soit pour recevoir des communications de l'extrieur1 soit pour en adresser4 ,avec ce systme1 on peut visiter les carnes des navires et rendre compte de tout ce que l'on voit1 sans qu'il soit besoin de ramener les scaphandriers hors de l'eau1 comme on tait oblig de le faire jusque-l4 ,applications industrielles4--,l'une des premires et des plus importantes applications qui ont t faites du tlphone est celle qui a t tente des l'automne de #ahgg en ,angleterre et en ,amrique pour le service des mines4 ,les galeries de mines sont1 comme on le sait1 souvent bien longues1 et les transmissions des ordres de services avaient dj ncessit l'emploi de tlgraphes lectriques2 mais les mineurs sont loin d'tre exercs la manoeuvre de ces appareils1 et ce service laissait beaucoup dsirer4 ,grce au tlphone qui permet au premier venu de transmettre et de recevoir1 rien ne s'oppose plus maintenant un change facile de communications entre les galeries et le dehors4 ,on a pu aussi l'aide du tlphone surveiller la ventilation dans les mines4 ,un tlphone tant plac prs d'une roue mise en mouvement par l'air servant la ventilation et tant reli un autre tlphone plac dans le bureau de l'ingnieur1 celui-ci pourra constater par le bruit qu'il entendra1 si la ventilation se fait dans les conditions convenables et si la machine fonctionne rgulirement4 ,application aux recherches scientifiques4--,les expriences de ,m4 d',arsonval que nous avons rapportes p4 #adi1 nous ont montr qu'on pouvait employer le tlphone comme un galvanoscope des plus sensibles2 mais comme cet appareil ne peut fournir des sons que sous l'influence de courants interrompus1 il faut que le circuit sur lequel on exprimente soit coup des intervalles plus ou moins rapprochs4 ,il n'est mme pas ncessaire1 comme on l'a vu1 que le tlphone soit interpos dans le circuit2 il peut tre impressionn distance1 soit directement1 soit par l'induction du courant interrompu sur un autre circuit plac paralllement ct du premier1 et on peut augmenter la puissance de ces effets par la raction d'un noyau de fer autour duquel on enroule le circuit inducteur4 ,l'inconvnient de ce systme est que l'on n'obtient pas le sens du courant et qu'il ne peut tre employ comme instrument mesureur2 mais1 en revanche1 il est tellement sensible1 tellement facile installer et si peu coteux1 qu'employ comme galvanoscope1 il peut rendre les plus grands services4 ,lors des essais que l'on a faits du tlphone entre ,calais et ,boulogne1 on a constat un rsultat qui semblerait indiquer une application avantageuse de cet appareil l'tude de la balistique4 ,en effet1 des expriences de tir tant faites sur la plage de ,boulogne1 on a plac prs de la pice de canon un tlphone1 et l'on a peru la dtonation trois kilomtres 7point de chute74 ,en mesurant le temps coul entre la sortie du projectile et sa chute1 on a pu calculer sa vitesse4 ,cette apprciation se fait ordinairement par l'observation visuelle de la flamme qui accompagne la sortie du projectile2 mais dans certaines circonstances telles que le brouillard ou le tir longue porte1 le tlphone remplacerait peut-tre l'observation visuelle4 ,sur le champ de bataille1 un observateur muni d'un tlphone et plac sur une minence1 pourrait1 distance1 rectifier le tir de sa batterie tablie gnralement dans un endroit abrit et moins lev4 ,,le ,,phonographe ,le phonographe de ,m4 ,edison qui a tant proccup les esprits depuis quelques mois1 est un appareil qui1 non-seulement enregistre les diverses vibrations dtermines par la parole sur une lame vibrante1 mais qui reproduit encore la parole d'aprs les traces enregistres4 ,la premire fonction de cet appareil n'est pas le rsultat d'une dcouverte nouvelle4 ,depuis bien longtemps les physiciens avaient cherch rsoudre le problme de l'enregistration de la parole1 et1 en #ahef1 ,m4 ,lon ,scott avait combin un instrument bien connu des physiciens sous le nom de phonautographe qui rsolvait parfaitement la question2 cet appareil est dcrit dans tous les traits de physique un peu complets2 mais la seconde fonction de l'appareil d',edison n'avait pas t ralise ni mme pose par ,m4 ,l4 ,scott1 et nous nous tonnons que cet intelligent inventeur ait vu dans l'invention de ,m4 ,edison un acte de spoliation commis son prjudice4 ,nous regrettons surtout pour lui1 qui1 quoiqu'il en dise1 tout le monde a rendu justice1 qu'il ait cette occasion publi1 en termes amers1 une sorte de pamphlet qui ne prouve absolument rien1 et qui n'apprend que ce que tous les physiciens savent dj4 ,si quelqu'un pouvait lever des prtentions l'gard de l'invention du phonographe1 du moins dans ce qu'il a de plus curieux1 c'est--dire la reproduction de la parole1 ce serait bien certainement ,m4 ,ch4 ,cros2 car dans un pli cachet dpos l',acadmie des sciences1 le #cj avril #ahgg1 il indiquait en principe un instrument au moyen duquel on pouvait obtenir la reproduction de la parole d'aprs les traces fournies par un enregistreur du genre du phonautographe#bi4 ,le brevet de ,m4 ,edison dans lequel le principe du phonographe est indiqu pour la premire fois1 ne date en effet que du #ca juillet #ahgg1 et encore ne s'appliquait-il qu' la rptition des signaux ,morse4 ,dans ce brevet1 ,m4 ,edison ne fait que dcrire un moyen d'enregistrer ces signaux par des dentelures effectues par un style traceur sur une feuille de papier enveloppant un cylindre1 et ce cylindre tait creus sur sa surface d'une rainure en spirale4 ,les dentelures ou gaufrages ainsi produits devaient tre utiliss1 d'aprs le brevet1 pour transmettre automatiquement la mme dpche1 en repassant sous un style capable de ragir sur un interrupteur de courant4 ,il n'est donc dans ce brevet nullement question de l'enregistration de la parole ni de sa reproduction2 mais1 comme le fait observer le ,telegraphic journal du #a;er mai #ahgh1 l'invention prcdente lui donnait les moyens de rsoudre ce double problme aussitt que l'ide lui en serait venue4 ,s'il faut en croire les journaux amricains1 cette ide ne tarda pas se faire jour1 et elle aurait t le rsultat d'un accident4 ,pendant des expriences qu'il faisait un jour avec le tlphone1 un style attach au diaphragme lui piqua le doigt au moment o le diaphragme entrait en vibration sous l'influence de la voix1 et cette piqre avait t assez forte pour que le sang en jaillit2 il pensa alors que1 puisque les vibrations de ce diaphragme taient assez fortes pour percer la peau1 elles pourraient bien produire sur une surface flexible des gaufrages assez caractriss pour reprsenter toutes les inflexions des ondes provoques par la parole1 et il put croire que ces gaufrages pourraient mme reproduire mcaniquement les vibrations qui les avaient provoques1 en ragissant sur une lame capable de vibrer la manire de celle qu'il avait dj employe pour la reproduction des signaux ,morse4 ,ds lors le phonographe tait dcouvert1 car de cette ide sa ralisation1 il n'y avait qu'un pas1 et1 en moins de deux jours1 l'appareil tait excut et expriment4 ,note #bi3 ,voici le texte du pli cachet de ,m4 ,cros1 ouvert sur sa demande l',acadmie des sciences le #c dcembre #ahgg4 7,voir comptes rendus1 tome #he1 p4 #ajhb74 ,en gnral1 mon procd consiste obtenir le trac de va et vient d'une membrane vibrante et se servir de ce trac pour reproduire le mme va et vient1 avec ses relations intrinsques de dures et d'intensits1 sur la mme membrane ou sur une autre approprie rendre les sons et bruits qui rsultent de cette srie de mouvements4 ,il s'agit donc de transformer un trac extrmement dlicat1 tel que celui qu'on obtient avec des index lgers frlant des surfaces noircies la flamme1 de transformer1 dis-je1 ces tracs en relief ou creux rsistants capables de conduire un mobile qui transmettra ses mouvements la membrane sonore4 ,un index lger est solidaire du centre de figure d'une membrane vibrante2 il se termine par une pointe 7fil mtallique1 barbe de plume1 etc471 qui repose sur une surface noircie la flamme4 ,cette surface fait corps avec un disque anim d'un double mouvement de rotation et de progression rectiligne4 ,si la membrane est en repos1 la pointe tracera une spirale simple2 si la membrane vibre1 la spirale trace sera ondule et ses ondulations prsenteront exactement tous les va et vient de la membrane en leur temps et en leurs intensits4 ,on traduit1 au moyen de procds photographiques actuellement bien connus1 cette spirale ondule et trace en transparence par une ligne de semblables dimensions1 trace en creux ou en relief dans une matire rsistante 7acier tremp1 par exemple74 ,cela fait1 on met cette surface rsistante dans un appareil moteur qui la fait tourner et progresser d'une vitesse et d'un mouvement pareils ceux dont avait t anime la surface d'enregistrement4 ,une pointe mtallique1 si le trac est en creux1 ou un doigt encoche1 s'il est en relief1 est tenue par un ressort sur ce trac1 et1 d'autre part1 l'index qui supporte cette pointe est solidaire du centre de figure de la membrane propre produire des sons4 ,dans ces conditions1 cette membrane sera anime1 non plus par l'air vibrant1 mais par le trac commandant l'index pointe1 d'impulsions exactement pareilles en dures et en intensits1 celles que la membrane d'enregistrement avait subies4 ,le trac spiral reprsente des temps successifs gaux par des longueurs croissantes ou dcroissantes4 ,cela n'a pas d'inconvnients si l'on n'utilise que la portion priphrique du cercle tournant1 les tours de spires tant trs-rapprochs2 mais alors on perd la surface centrale4 ,dans tous les cas1 le trac de l'hlice sur un cylindre est trs-prfrable et je m'occupe actuellement d'en trouver la ralisation pratique4 ,cette petite histoire est assez ingnieuse et fait bien dans le tableau1 mais nous aimons croire que cette dcouverte a t faite un peu plus srieusement4 ,en effet1 un inventeur comme ,m4 ,edison1 qui avait dcouvert l'lectro-motographe1 et qui l'avait appliqu au tlphone1 se trouvait par cette application mme sur la voie du phonographe1 et nous estimons trop ,m4 ,edison pour ajouter foi au petit roman amricain4 ,d'ailleurs le phonautographe de ,m4 ,l4 ,scott tait parfaitement connu de ,m4 ,edison4 ,ce n'est qu'au mois de janvier #ahgg1 que le phonographe de ,m4 ,edison a t brevet4 ,par consquent1 au point de vue du principe de l'invention1 ,m4 ,ch4 ,cros parat avoir une priorit incontestable2 mais son systme tel qu'il est dcrit dans son pli cachet et tel qu'il a t publi dans la ,semaine du clerg du #aj octobre #ahgg1 aurait-il t susceptible de reproduire la parole8444 ,nous en doutons fort1 et notre doute pourrait tre lgitim par les essais infructueux tents par ,m4 l'abb ,leblanc qui avait voulu raliser l'ide de ,m4 ,cros4 ,quand il s'agit de vibrations aussi accidentes1 aussi complexes que celles qui sont exiges pour la reproduction des mots articuls1 il faut que leur clichage soit en quelque sorte moul par elles-mmes1 et leur reproduction artificielle doit forcment laisser chapper les nuances qui distinguent les fines liaisons du langage2 d'ailleurs1 les mouvements dtermins par une pointe engage dans une rainure suivant une courbe sinusode1 ne peuvent s'effectuer avec toute la libert ncessaire au dveloppement des sons1 et les frottements exercs sur les deux bords opposs de la rainure1 seraient d'ailleurs souvent de nature les touffer4 ,un membre distingu de la ,socit de physique disait avec raison1 quand j'ai prsent le phonographe cette ,socit1 que toute l'invention de ,m4 ,edison rsidait dans la feuille mtallique mince sur laquelle les vibrations se trouvent inscrites1 et effectivement1 c'est grce cette feuille qui a permis de clicher directement les vibrations d'une lame vibrante1 que le problme a pu tre rsolu2 mais il fallait penser ce moyen1 et c'est ,m4 ,edison qui l'a trouv2 c'est donc lui qui est bien l'inventeur du phonographe4 ,aprs ,m4 ,ch4 ,cros1 et encore avant ,m4 ,edison1 ,,mm4 ,napoli et ,marcel ,deprez avaient cherch construire un phonographe2 mais leurs essais avaient t si infructueux qu'ils avaient cru un moment le problme insoluble1 et quand on annona la ,socit de physique l'invention de ,m4 ,edison1 ils la mirent en doute4 ,depuis1 ils ont repris leurs travaux et nous font esprer qu'un jour ils pourront nous prsenter un phonographe encore plus perfectionn que celui de ,m4 ,edison2 c'est ce que la suite nous dira4 ,en dfinitive1 c'est ,m4 ,edison qui le premier a reproduit1 mcaniquement la parole1 et a ralis par ce fait1 une des plus curieuses et des plus importantes dcouvertes de notre poque2 car elle a pu nous montrer que cette reproduction est beaucoup moins complique qu'on pouvait le supposer4 ,cependant il ne faut pas s'exagrer les consquences thoriques de cette dcouverte qui n'a pas du tout dmontr1 suivant moi1 que nos thories sur la voix fussent inexactes4 ,il faut1 en effet1 tablir une grande diffrence entre la reproduction d'un son mis et la manire de dterminer ce son4 ,la reproduction pourra tre effectue d'une manire trs-simple1 comme le disait ,m4 ,bourseul1 du moment o l'on aura trouv un moyen de transmettre les vibrations de l'air1 quelque compliques qu'elles puissent tre2 mais pour produire par la voix les vibrations compliques de la parole1 il faudra la mise en action de plusieurs organes particuliers1 d'abord des cordes du larynx1 en second lieu1 de la langue1 des lvres1 du nez1 des dents mmes1 et c'est pourquoi une machine rellement parlante est forcment trs-complique4 ,on s'est tonn que la machine parlante qui nous est venue1 il y a deux ans d',allemagne1 et qui a t exhibe au ,grand-,htel1 fut d'une extrme complication1 alors que le phonographe rsolvait le problme d'une manire si simple3 c'est que l'une de ces machines ne faisait que reproduire la parole1 tandis que l'autre l'mettait1 et l'inventeur de cette dernire machine avait d1 dans son mcanisme1 mettre contribution tous les organes qui dans notre organisme concourent la production de la parole4 ,le problme tait infiniment plus complexe1 et on n'a pas accord cette invention tout l'intrt qu'elle mritait4 ,il est temps de dcrire le phonographe et les diverses applications qu'on en a faites et qu'on pourra en faire dans l'avenir4 ,description du phonographe4--,manire de s'en servir4--,le premier modle de cet appareil1 celui qui est le plus connu et que nous reprsentons fig4 #fj1 se compose simplement d'un cylindre enregistreur ,r1 mis en mouvement au moyen d'une manivelle ,m tourne la main1 et devant lequel est fixe une lame vibrante munie antrieurement d'une embouchure de tlphone ,e et1 sur sa face postrieure1 d'une pointe traante2 cette pointe traante que l'on voit en s dans la fig4 #fb qui reprsente la coupe de l'appareil1 n'est pas fixe directement sur la lame2 elle est porte par un ressort r1 et entre elle et la lame vibrante est adapt un tampon de caoutchouc c1 constitu par un bout de tube1 lequel a pour mission de transmettre la pointe s les vibrations de la lame sans les touffer2 un autre tampon r1 plac entre la lame ,,ll et le support rigide de la pointe1 tend attnuer un peu ces vibrations qui seraient presque toujours trop fortes sans cette prcaution4 ,le cylindre1 dont l'axe ,,aa1 fig4 #fj1 est muni d'un pas de vis pour lui faire accomplir un mouvement de translation horizontal mesure que s'effectue son mouvement de rotation sur lui-mme1 prsente sa surface une petite rainure hlicodale dont le pas est exactement celui de la vis qui le fait avancer1 et la pointe traante s'y trouvant une fois engage1 peut la parcourir sur une plus ou moins grande partie de sa longueur1 suivant le temps plus ou moins long qu'on tourne le cylindre4 ,une feuille de papier d'tain ou de cuivre trs-mince est applique exactement sur cette surface cylindrique1 et doit y tre un peu dprime afin d'y marquer lgrement la trace de la rainure et de placer convenablement la pointe de la lame vibrante4 ,celle-ci1 d'ailleurs1 appuie sur cette feuille sous une pression qui doit tre rgle1 et1 c'est cet effet1 aussi bien que pour dgager le cylindre quand on doit placer ou retirer la feuille d'tain1 qu'a t adapt le systme articul ,,sn qui soutient le support ,s de la lame vibrante4 ,ce systme1 comme on le voit1 se compose d'un levier articul qui porte une rainure dans laquelle s'engage la vis ,r4 ,un manche ,n qui termine ce levier1 permet1 quand la vis ,r est desserre1 de faire pivoter le systme traant4 ,consquemment1 pour rgler la pression de la pointe traante sur la feuille de papier d'tain1 il suffit d'engager plus ou moins la vis ,r dans la rainure1 et de la serrer fortement quand le degr convenable de pression est obtenu4 ,telle est la planche sur laquelle la parole viendra tout l'heure se graver en caractres durables1 et voici comment fonctionne ce systme si peu compliqu4 ,on parle dans l'embouchure ,e de l'appareil1 comme on le fait dans un tlphone ou dans un tube acoustique1 mais avec une voix forte et accentue et les lvres appuyes contre les parois de l'embouchure1 comme on le voit fig4 #fa2 on tourne en mme temps le cylindre qui1 pour avoir un mouvement rgulier1 est muni d'un lourd volant1 ,v4 fig4 #fj4 ,sous l'influence de la voix1 la lame ,,ll entre en vibration et fait manoeuvrer la pointe traante1 qui1 chaque vibration1 dprime la feuille d'tain et dtermine un gaufrage plus ou moins creux1 plus ou moins accident1 suivant l'amplitude de la vibration et ses inflexions4 ,le cylindre qui marche pendant ce temps1 prsente successivement la pointe traante les diffrents points de la rainure dont il a t question plus haut2 de sorte que1 quand on est arriv au bout de la phrase prononce1 le dessin pointill1 compos de creux et de reliefs successifs que l'on a obtenus1 reprsente l'enregistration de la phrase elle-mme4 ,en ce qui concerne l'enregistrement1 l'opration est donc termine1 et en dtachant la feuille de l'appareil1 la parole pourrait tre mise en portefeuille4 ,voyons maintenant comment l'appareil arrive rpter ce qu'il a si facilement inscrit4 ,pour cela1 il s'agit de recommencer tout simplement la mme manoeuvre1 et le mme effet se reproduit identiquement en sens inverse4 ,on replace le style traant l'extrmit de la rainure qu'il a dj parcourue1 et on remet le cylindre en marche2 les traces gaufres en repassant sous la pointe tendent la soulever et lui communiquer un mouvement qui ne peut tre que la rptition de celui qui les avait primitivement provoques1 et la lame vibrante obissant ce mouvement1 entre en vibration1 reproduisant ainsi les mmes sons et par suite les mmes paroles2 toutefois1 comme il y a ncessairement perte de force dans cette double transformation des effets mcaniques1 on est oblig1 pour obtenir des sons plus forts1 d'adapter l'embouchure ,e le cornet ,c qui est une sorte de porte-voix4 ,dans ces conditions1 la parole reproduite par l'appareil peut tre entendue de tous les points d'une salle1 et rien n'est plus saisissant que d'entendre cette voix1 un peu grle il est vrai1 qui semble venir d'outre-tombe pour formuler ses sentences4 ,si cette invention et t faite au moyen ge1 on en aurait bien certainement fait l'accompagnement des fantmes1 et elle aurait donn beau jeu aux faiseurs de miracles4 ,comme la hauteur des sons dans l'chelle musicale dpend du nombre des vibrations effectues par un corps vibrant dans un temps donn1 la parole peut tre reproduite par le phonographe sur un ton plus ou moins lev suivant la vitesse de rotation que l'on donne au cylindre qui porte la feuille impressionne4 ,si cette vitesse est la mme que celle qui a servi l'enregistration1 le ton des paroles reproduites est le mme que celui des paroles prononces4 ,si elle est plus grande1 le ton est plus lev1 et si elle est moins grande1 le ton est plus bas2 mais on reconnat toujours l'accent de celui qui a parl2 cette particularit fait qu'avec les appareils tourns la main1 la reproduction des chants est le plus souvent dfectueuse1 et l'appareil chante faux2 il n'en est plus de mme quand l'appareil se meut sous l'influence d'un mouvement d'horlogerie parfaitement rgularis1 et l'on a pu obtenir de cette manire des reproductions satisfaisantes de duos chants4 ,la parole1 enregistre sur une feuille d'tain1 peut se reproduire plusieurs fois2 mais chaque fois les sons deviennent plus faibles et moins distincts1 parce que les reliefs s'affaissent de plus en plus4 ,avec une lame de cuivre1 ces reproductions sont meilleures1 mais pour les obtenir indfiniment1 il faut faire clicher ces lames1 et dans ce cas1 la disposition de l'appareil doit tre diffrente4 ,on a essay de faire parler le phonographe en prenant les enregistrations rebours de leur vritable sens2 on a obtenu naturellement des sons n'ayant aucune ressemblance avec les mots mis2 cependant ,,mm4 ,fleeming ,jenkin et ,ewing ont remarqu que non seulement les voyelles ne sont pas altres par cette action inverse1 mais encore que les consonnes1 les syllabes et des mots tout entiers peuvent tre reproduits avec l'accentuation que leur donnerait leur lecture si elle tait faite rebours4 ,les sons produits par le phonographe1 quoique plus faibles que ceux de la voix qui a dtermin les traces enregistres1 sont nanmoins assez forts pour ragir sur des tlphones ficelle et mme sur des tlphones ,bell1 et comme dans ce cas les sons sont teints sur l'appareil et qu'il n'y a que celui qui est en rapport avec le tlphone qui les peroit1 on peut tre assur qu'aucune supercherie n'a pu tre employe pour les produire4 ,quand je prsentai le #aa mars #ahgh le phonographe l',acadmie des ,sciences de la part de ,m4 ,edison1 et que ,m4 ,puskas1 son reprsentant1 et fait parler ce merveilleux instrument1 un murmure d'admiration se fit entendre de tous les points de la salle1 et ce murmure se changea bientt en applaudissements rpts4 ,jamais1 crivait un journal une des personnes prsentes la sance1 on n'avait vu la docte ,acadmie1 ordinairement si froide1 se livrer un panchement si enthousiaste4 ,pourtant quelques membres incrdules par nature1 au lieu d'examiner le fait physique1 voulurent le dduire de considrations morales et d'analogies1 et bientt on entendit dans la salle une rumeur qui semblait accuser l',acadmie de s'tre laisse mystifier par un habile ventriloque4 ,dcidment l'esprit gaulois se retrouve toujours chez les ,franais et mme chez les acadmiciens4 ,les sons mis par l'instrument sont exactement ceux des ventriloques1 disait l'un4 ,avez-vous remarqu les mouvements des lvres et de la figure de ,m4 ,puskas quand il tourne l'appareil8444 disait l'autre2 ne sont-ce pas les grimaces des ventriloques8444 ,il peut se faire que l'appareil mette des sons1 disait encore un autre1 mais l'appareil est considrablement aid par celui qui le manoeuvre6 ,bref1 le bureau de l',acadmie demanda ,m4 du ,moncel de faire lui-mme l'exprience1 et comme il n'avait pas l'habitude de parler dans cet appareil1 l'exprience fut ngative1 la grande joie des incrdules4 ,toutefois1 quelques acadmiciens dsirant fixer leurs ides sur ce qu'il y avait de vrai dans ces effets1 prirent ,m4 ,puskas de rpter devant eux les expriences dans le cabinet du secrtaire perptuel et dans les conditions qu'ils lui indiqueraient4 ,m4 ,puskas se prta ce dsir1 et ils revinrent de l parfaitement convaincus4 ,nanmoins1 les incrdules ne se tinrent pas pour battus1 et il fallut qu'ils fssent eux-mmes les expriences pour accepter dfinitivement ce fait1 que la parole pouvait tre reproduite dans des conditions excessivement simples4 ,cette petite anecdote que je viens de raconter ne peut certes pas tre interprte en dfaveur de l',acadmie des ,sciences2 car son rle est avant tout de conserver intactes les vrais principes de la ,science et de n'accueillir les faits qui peuvent provoquer l'tonnement1 qu'aprs un examen scrupuleux4 ,c'est grce cette attitude qu'elle a pu donner un crdit absolu tout ce qui mane d'elle1 et nous ne saurions trop l'approuver de se maintenir ainsi sur la rserve et en dehors d'un premier moment d'enthousiasme et d'engouement4 ,le peu de russite de l'exprience que j'avais tente l',acadmie provenait uniquement de ce que je n'avais pas parl assez prs de la lame vibrante et que mes lvres ne touchaient pas les parois de l'embouchure4 ,quelques jours aprs1 sur l'invitation de plusieurs de mes confrres1 je fis des expriences rptes avec l'appareil1 et je parvins bientt le faire parler aussi bien que celui qu'on accusait de ventriloquie2 mais je reconnus en mme temps qu'il fallait une certaine habitude pour tre sr des rsultats produits4 ,il y a aussi des mots qui sont reproduits beaucoup mieux que d'autres4 ,ceux qui renferment beaucoup de voyelles et beaucoup d',r viennent bien mieux que ceux o les consonnes dominent et surtout que ceux o il y a beaucoup d',s4 ,on ne doit donc pas s'tonner1 comme l'ont fait plusieurs personnes1 que mme avec la grande habitude que possde le reprsentant de ,m4 ,edison1 certaines phrases prononces par lui s'entendaient mieux que d'autres4 ,un des rsultats les plus tonnants que le phonographe a produits a t la rptition simultane de plusieurs phrases en langues diffrentes dont l'enregistration avait t superpose4 ,on a pu obtenir jusqu' trois de ces phrases2 mais pour pouvoir les distinguer au milieu du bruit confus rsultant de leur superposition1 il fallait que des personnes diffrentes1 en faisant une attention spciale chacune des phrases inscrites1 pussent les sparer et en comprendre le sens4 ,on a pu mme superposer des airs chants aux phrases prononces1 et la sparation devenait mme dans ce cas plus facile4 ,il y a plusieurs modles de phonographes4 ,celui que nous avons reprsent fig4 #fj1 est le modle qui a servi pour les expriences publiques2 mais il est un modle plus petit que l'on vend principalement aux amateurs1 et dans lequel le cylindre1 beaucoup moins long1 sert la fois d'enregistreur et de volant4 ,cet appareil donne de trs-bons rsultats1 mais il ne peut enregistrer que des phrases courtes4 ,dans ce modle1 comme du reste dans l'autre1 on peut rendre l'enregistration de la parole beaucoup plus facile en adaptant dans l'embouchure un petit cornet en forme de porte-voix allong2 les vibrations de l'air sont alors plus concentres sur la lame vibrante et agissent plus vigoureusement4 ,il parat aussi que l'appareil gagne avoir une lame vibrante un peu paisse1 et on a reconnu qu'on pouvait adapter directement la pointe traante sur la lame4 ,je ne parlerai pas d'une manire spciale du phonographe mouvement d'horlogerie4 ,c'est un appareil exactement semblable celui de la fig4 #fj1 seulement il est mont sur une table spciale un peu haute de pieds pour donner au poids du mouvement d'horlogerie une course suffisante2 le mcanisme est adapt directement sur l'axe du cylindre au lieu et place de la manivelle1 et il est rgularis par un volant ailettes4 ,celui qu'on a adopt est un volant d'un systme anglais2 mais nous croyons que le rgulateur ailettes de ,m4 ,villarceau serait prfrable4 ,comme le raccordement des feuilles d'tain sur un cylindre est toujours dlicat effectuer1 ,m4 ,edison a cherch obtenir les traces de la feuille d'tain sur une surface plane1 et il a obtenu ce rsultat de la manire la plus heureuse1 au moyen de la disposition que nous reprsentons fig4 #fc4 ,dans ce nouveau modle1 la plaque sur laquelle doit tre applique la feuille d'tain ou de cuivre est creuse d'une rainure hlicodale en limaon1 dont un bout correspond au centre de la plaque et l'autre bout aux cts extrieurs1 et cette plaque est mise en mouvement par un fort mcanisme d'horlogerie dont la vitesse est rgularise proportionnellement l'allongement des spires de l'hlice4 ,au-dessus de cette plaque est place la lame vibrante qui est d'ailleurs dispose comme dans le premier appareil1 et dont la pointe traante peut1 par suite d'un mouvement de translation communiqu au systme1 suivre la rainure en limaon depuis le centre de la plaque jusqu' sa circonfrence4 ,enfin quatre points de repre permettent dplacer toujours et sans ttonnements la feuille d'tain dans la vritable position qu'elle doit avoir4 ,la figure #fd montre comment cette feuille peut tre retire de l'appareil4 ,il ne faudrait pas croire que toutes les feuilles d'tain employes pour les enregistrations phonographiques soient galement bonnes1 il faut que ces feuilles contiennent une certaine quantit de plomb et prsentent une certaine paisseur4 ,les feuilles d'tain qui enveloppent le chocolat1 et mme toutes celles que l'on trouve en ,france1 sont trop riches en tain et trop minces pour donner de bons rsultats1 et ,m4 ,puskas a t oblig d'en faire venir d',amrique pour continuer ,paris ses expriences4 ,jusqu'ici les proportions de plomb et d'tain n'ont pas encore t bien dfinies1 et c'est l'exprience qui permet de dcider le choix des feuilles2 mais quand le phonographe sera plus rpandu1 il faudra videmment que ce travail soit effectu1 et cela sera facile en analysant la composition des feuilles qui auront fourni les meilleurs rsultats4 ,la disposition de la pointe traante est aussi une question trs-importante pour le bon fonctionnement d'un phonographe4 ,elle doit tre trs-tenue et trs-courte 7un millimtre de longueur tout au plus71 afin qu'elle puisse enregistrer nettement les vibrations les plus minimes de la lame vibrante sans se courber et vibrer dans un autre sens que le sens normal au cylindre1 ce qui pourrait arriver si elle tait longue1 en raison des frottements ingaux exercs sur la feuille d'tain4 ,il a fallu aussi la construire avec un mtal ne pouvant facilement provoquer des dchirures sur la feuille mtallique4 ,le fer a paru runir le mieux les conditions voulues4 ,le phonographe n'est du reste qu' son dbut1 et il est probable que d'ici peu de temps1 il pourra tre dans des conditions convenables pour enregistrer la parole sans qu'on ait besoin de parler dans une embouchure4 ,s'il faut en croire les journaux1 ,m4 ,edison aurait dj trouv le moyen de recueillir sans le secours d'un tuyau acoustique1 les sons mis une distance de #c #d pieds de l'appareil et de les imprimer sur une feuille mtallique4 ,de l inscrire sur l'appareil un discours prononc dans une grande salle1 une distance quelconque du phonographe1 il n'y a qu'un pas1 et si ce pas est fait1 ce qui est probable1 la phonographie pourra avantageusement remplacer la stnographie4 ,nous publions dans la note ci-dessous les instructions que ,m4 ,roosevelt le vendeur de ces machines1 donne aux acqureurs pour les initier la manoeuvre de l'appareil#cj4 ,note #cj3 ,ne jamais tablir le contact entre le stylet et le cylindre avant que celui-ci soit recouvert de la feuille d'tain4 ,ne commencer tourner le cylindre qu'aprs s'tre assur que tout est en place4 ,avoir toujours soin1 en faisant revenir le stylet au point de dpart1 de ramener l'embouchure en avant4 ,laisser toujours une marge de #e #aj millimtres la gauche et au commencement de la feuille d'tain1 car si le stylet dcrivait la courbe sur le bord extrme du cylindre1 il pourrait dchirer le papier ou sortir de la rainure4 ,avoir soin de ne pas dtacher le ressort du coussin en caoutchouc4 ,pour placer la feuille d'tain sur le cylindre1 enduire l'extrmit de la feuille avec du vernis au moyen d'un pinceau1 prendre cette extrmit entre le pouce et l'index de la main gauche1 le ct gomm vers le cylindre1 la relever avec la main droite et la tendre fortement en l'appliquant contre le cylindre de faon bien lisser le papier1 appliquer alors le bout gomm sur l'autre extrmit et les runir fortement4 ,pour ajuster le stylet et le placer au centre de la rainure1 ramener le cylindre vers la droite afin de mettre le stylet en face de l'extrmit gauche de la feuille de mtal1 faire avancer doucement et peu peu le cylindre jusqu' ce que le stylet touche la feuille d'tain avec assez de force pour y laisser une trace4 ,observer si cette trace est bien au centre de la rainure 7pour cela avec l'ongle rayer en travers le cylindre71 si non ajuster le stylet gauche ou droite au moyen de la petite vis place au haut de l'embouchure4 ,la meilleure profondeur donner la trace du stylet est de #a_/c de millimtre1 c'est--dire juste assez pour que le stylet1 quelle que soit l'ampleur des vibrations de la plaque1 laisse toujours une lgre trace sur la feuille4 ,pour reproduire les mots1 faire en sorte de tourner la manivelle avec la mme vitesse que lors de l'inscription2 la vitesse moyenne doit tre de #hj tours par minute4 ,pour parler dans l'appareil1 appuyer la bouche contre l'embouchure2 les sons gutturaux ou la voix de poitrine se gravent mieux que la voix de fausset4 ,pour reproduire les sons1 desserrer la vis de pression et ramener en avant l'embouchure2 faire revenir le cylindre au point de dpart1 rtablir le contact entre la pointe du stylet et la feuille1 faire tourner de nouveau le cylindre dans le mme sens que lorsque la phrase a t prononce4 ,pour augmenter le volume de son restitu3 appliquer sur l'embouchure un cornet en carton1 en bois ou en corne1 de forme conique dont l'extrmit infrieure sera un peu plus large que l'ouverture place devant la plaque vibrante4 ,le stylet est fait d'une aiguille n #i un peu aplatie sur les deux cts par frottement sur une pierre huile3 il est facile de construire un stylet1 d'ailleurs la maison en a de rechange la disposition de ses clients4 ,le coussin de caoutchouc qui runit la plaque au ressort sert attnuer les vibrations de la plaque4 ,dans le cas o ce coussin viendrait se dtacher3 chauffer la tte d'un petit clou1 l'appuyer sur la cire qui colle le coussin la plaque ou au ressort jusqu' ce que cette cire soit amollie1 et alors aprs avoir retir le clou1 presser lgrement le caoutchouc sur la partie dcolle jusqu' ce que1 tant refroidie1 la cire fasse adhrer le coussin la plaque ou au ressort4 ,avoir soin de renouveler de temps autre ces coussins qui1 par l'usage1 perdent de leur lasticit4 ,en les remplaant3 faire attention ne pas abmer la plaque vibrante1 soit par une pression trop forte1 soit par une raflure avec l'instrument qui servira maintenir le coussin4 ,commencer les expriences par des mots isols ou par des phrases trs-courtes3 les augmenter au fur et mesure que l'oreille s'habitue au timbre particulier de l'appareil4 ,varier les intonations et faire reproduire les phrases ou les airs sur des tons diffrents en acclrant ou en ralentissant le mouvement de rotation du cylindre4 ,imiter les cris d'animaux 7coq1 poule1 chien1 chat1 etc47 ,faire jouer dans l'embouchure devant laquelle on aura au pralable plac un cornet en carton1 des instruments en cuivre4 ,autant que possible jouer des airs sur mesure rapide1 leur reproduction parfaite1 sans mouvement d'horlogerie1 tant plus facile obtenir que celle des airs lents4 ,considrations thoriques4--,bien que les explications que nous avons donnes prcdemment soient suffisantes pour faire comprendre les effets du phonographe1 il est une question curieuse qui ne laisse pas que d'tonner beaucoup les physiciens1 c'est celle-ci3 ,comment se fait-il que des gaufrages effectus sur une surface aussi peu rsistante que l'tain1 puissent en repassant sous la pointe traante qui prsente une rigidit relativement grande1 dterminer de sa part un mouvement vibratoire sans se trouver compltement crass8 cela nous rpondrons qu'en raison de l'extrme rapidit du passage de ces traces devant la pointe1 il se dveloppe des effets de force vive qui n'agissent que localement1 et que1 dans ces conditions1 les corps mous peuvent exercer des effets mcaniques aussi nergiques que les corps durs4 ,qui ne se rappelle cette curieuse exprience relate tant de fois dans les traits de physique1 d'une planche perce par une chandelle servant de balle un fusil4 ,qui ne se rappelle les accidents produits diverses reprises par des bourres de papier projetes par les armes feu8 ,dans ces conditions1 le mouvement communiqu aux molcules qui reoivent le choc n'ayant pas le temps d'tre transmis toute la masse du corps auquel elles appartiennent1 elles sont obliges de s'en sparer ou tout au moins de dterminer1 quand le corps est susceptible de vibrer1 un centre de vibration qui1 propageant ensuite des ondes sur toute sa surface1 dtermine les sons4 ,plusieurs savants1 entre autres ,,mm4 ,preece et ,mayer ont cherch tudier avec soin la forme des gaufrages laisss par la voix sur la lame d'tain du phonographe1 et ont reconnu que ces formes ressemblaient beaucoup celles des flammes chantantes si bien dessines avec les appareils de ,m4 ,koenig4 ,voici ce que dit cet gard ,m4 ,mayer dans le ,popular ,science ,monthly d'avril #ahgh4 ,par la mthode suivante1 j'ai pu parvenir reproduire sur du verre enfum1 de magnifiques traces montrant le profil des vibrations sonores enregistres sur la feuille d'tain avec leurs diffrentes sinuosits4 ,j'adapte pour cela au ressort supportant la pointe traante du phonographe1 une tige longue et lgre termine par une pointe qui appuie de ct sur la lame de verre enfume1 et qui peut1 par suite de la position verticale de celle-ci et d'un mouvement qui lui est communiqu1 dterminer des traces sinusodes4 ,par cette disposition1 on obtient donc simultanment1 quand le phonographe est mis en action1 deux systmes de traces dont les unes sont le profil des autres4 ,l'instrument a t en ma possession pendant si peu de temps1 que je n'ai pu faire autant d'expriences que je l'aurais voulu2 mais j'ai nanmoins pu tudier quelques-unes de ces courbes1 et il m'a sembl que les contours enregistrs avaient1 pour un mme son1 une grande ressemblance avec ceux des flammes chantantes de ,koenig4 ,la fig4 #fe reprsente les traces correspondantes au son de la lettre ,a prononc bat dans les trois systmes d'enregistration4 ,celles qui correspondent la ligne ,a sont la reproduction agrandie des traces laisses sur la feuille d'tain2 celles qui correspondent la ligne ,b1 en reprsentent les profils sur la feuille de verre noirci4 ,enfin celles qui correspondent la ligne ,c montrent les contours des flammes chantantes de ,koenig1 quand le mme son est produit trs-prs de la membrane de l'enregistreur4 ,je dis trs-prs avec intention1 car la forme des traces produites par une pointe attache une membrane vibrante sous l'influence de sons composs1 dpend de la distance sparant la membrane de la source du son1 et l'on peut obtenir une infinit de traces de forme diffrente en variant cette distance4 ,il arrive1 en effet1 qu'en augmentant cette distance1 les ondes sonores rsultant de sons composs ragissent sur la membrane diffrentes poques de leur mission4 ,par exemple1 si le son compos est form de six harmoniques1 le dplacement de la source des vibrations de #a_/d de longueur d'onde de la premire harmonique1 loignera la seconde1 la troisime1 la quatrime1 la cinquime et la sixime harmonique de #a_/b1 #c_/d1 #a1 #a-a_/d1 #a-a_/b de longueur d'onde1 et par consquent les contours rsultant de la combinaison de ces ondes1 ne pourront plus tre les mmes qu'avant le dplacement de la source sonore1 quoique la sensation des sons reste le mme1 dans les deux cas4 ,ce principe a t parfaitement dmontr au moyen de l'appareil de ,koenig1 en allongeant et en raccourcissant un tube extensible interpos entre le rsonnateur et la membrane vibrante place prs de la flamme1 et il explique le dsaccord qui s'est produit entre diffrents physiciens sur la composition des sons vocaux1 quand ils les ont analyss au moyen des flammes chantantes4 ,ces faits nous dmontrent d'un autre ct1 qu'il n'y a pas lieu d'esprer que l'on puisse lire les impressions et les traces du phonographe1 car ces traces varient non-seulement avec la nature des voix1 mais encore avec les moments diffrents d'mission des harmoniques de ces voix et avec les diffrences relatives des intensits de ces harmoniques4 ,nous reproduisons nanmoins1 fig4 #ff1 des traces extrmement curieuses que nous a communiques ,m4 ,blake1 et qui reprsentent les vibrations dtermines par les mots3 ,brown university2 how do you do4 ,elles ont t photographies sous l'influence d'un index adapt une lame vibrante et illumin par un pinceau de lumire4 ,le mot how est surtout remarquable par les formes combines des inflexions des vibrations4 ,des expriences rcentes semblent montrer que plus la membrane vibrante d'un phonographe se rapproche comme construction de celle de l'oreille humaine1 et mieux elle rpte et enregistre les vibrations sonores2 elle devrait1 en quelque sorte1 tre tendue la manire de la membrane tympanique par l'os du marteau et surtout en avoir la forme1 car les vibrations ariennes s'effectueraient alors beaucoup mieux4 ,suivant ,m4 ,edison1 la grandeur du trou de l'embouchure influe beaucoup sur la nettet de l'articulation de la parole4 ,quand les mots sont prononcs devant toute la surface du diaphragme1 le sifflement de certains sons est perdu4 ,au contraire1 il est renforc quand les sons n'arrivent ce diaphragme qu' travers un orifice troit et dont les bords sont aigus4 ,si ce trou est pourvu de dentelures sur ses bords aplatis1 les consonnes sifflantes sont rendues plus clairement4 ,la meilleure reproduction de la parole est obtenue quand l'embouchure est recouverte avec des enveloppes plus ou moins paisses disposes de manire teindre les sons provenant de la friction de la pointe traante sur l'tain4 ,m4 ,hardy a1 du reste1 rendu l'enregistration des traces du phonographe plus facile en adaptant dans le trou de l'embouchure de l'appareil un petit cornet d'bonite formant comme une embouchure d'instrument vent4 ,,applications ,,du ,,phonographe ,,et ,,son ,,avenir4 ,m4 ,edison vient de publier dans le ,north ,american ,review1 de mai-juin #ahgh1 un article trs-intressant sur l'avenir du phonographe1 dans lequel il discute lui-mme les diffrentes applications qui pourront tre faites de cet instrument et dont nous allons reproduire ici les conclusions4 ,afin de fournir au lecteur une base sur laquelle il puisse asseoir son jugement1 il commence par poser sous forme de questions auxquelles il rpond1 les diffrents principes de son invention4 ,voici ces questions3 #a ,une plaque ou un disque vibrant peut-il recevoir un mouvement complexe qui reprsentera exactement les proprits particulires de chaque vibration et de toutes les ondes sonores rsultant des missions des sons complexes si varis de la voix8 ,r4 ,le tlphone rpond affirmativement cette question4 #b ,un mouvement si complexe peut-il tre transmis une pointe adapte une plaque de cette nature1 de manire lui faire imprimer sur une matire plastique des traces gaufres capables de le reprsenter exactement dans toutes ses conditions8 et si cela est1 cette pointe traante pourra-t-elle1 en repassant travers ces traces1 les suivre assez fidlement pour transmettre de nouveau au disque les mouvements complexes dont il avait t primitivement anim lorsqu'il avait produit ces traces1 lesquels mouvements doivent ncessairement reproduire l'oreille les sons vocaux aussi bien que tout les autres bruits qui auraient pu les accompagner8 ,r4 ,les expriences faites avec le phonographe1 quand il est plac dans de bonnes conditions d'excution et d'exprimentation1 rpondent affirmativement cette question1 et les effets obtenus sont aujourd'hui si parfaits1 qu'avec un peu d'habitude on peut mme1 en quelque sorte1 lire les sons enregistrs1 sans en connatre l'origine#ca4 ,note #ca3 ,m4 ,edison dit que son prparateur a pu lire1 sans en perdre un mot1 plusieurs colonnes d'un article de journal qui lui tait inconnu et qui avait t enregistr sur l'appareil en son absence4 ,la seule chose qu'il ne put pas distinguer fut la nature de la prononciation de celui qui avait provoqu cette enregistration1 et suivant ,m4 ,edison1 ce ne serait pas un dfaut1 car souvent la prononciation de l'instrument est meilleure que celle de certains individus qui1 par suite d'un dfaut de langue ou de lvres1 ne parlent pas distinctement4 ,le mcanisme du phonographe1 dit ,m4 ,edison1 diminue ou supprime ce dfaut4 ,nous devons toutefois avouer que nous avons peine croire cette vertu du phonographe qui nous a toujours fait entendre une voix de polichinelle enrou dont nous l'aurions dispens avec plaisir4 #c ,la feuille trace peut-elle tre enleve de l'appareil sur lequel elle a t impressionne1 et replace sur un autre sans annuler ou amoindrir son pouvoir reproducteur de la parole8 ,r4 ,ceci est question de prcision de mcanisme et d'ajustement qui ne prsente pas plus de difficults que la disposition de l'appareil lui-mme1 et le problme est certainement moins difficile rsoudre que celui de l'ajustement des diffrentes pices d'une montre4 #d ,une feuille contenant ainsi l'enregistration de la parole peut-elle tre facilement dplace et expdie par la poste8 ,r4 ,dix ou quinze secondes suffisent pour placer ou dplacer la feuille enregistre1 mais comme il faut pour son expdition une enveloppe spciale1 le poids de la dpche pourra dpasser un peu celui de la taxe postale2 mais l'augmentation ne sera que trs-minime4 #e ,quelle est la dure d'une dpche ainsi reproduite8 ,r4 ,des expriences rptes ont prouv que les gaufrages ont un grand pouvoir de rsistance1 mme quand la reproduction a t effectue par une plaque vibrante relativement rigide2 mais on pense pouvoir substituer aux lames d'tain des lames d'un mtal plus dur et extrmement mince1 sur lesquelles ragiraient des pointes trs-dures1 telles que des pointes de diamant ou de saphir1 et alors ces feuilles pourraient rpter les dpches cinquante ou cent fois4 #f ,peut-on avoir un duplicata d'une feuille enregistre1 et quelle serait sa dure8 ,r4 ,un grand nombre d'expriences ont t entreprises avec plus ou moins de succs dans le but d'obtenir des enregistrations lectrotypiques1 et d'aprs les renseignements qui ont t donns1 il paratrait qu'on aurait pu obtenir ce rsultat d'une manire satisfaisante4 ,il ne parat pas1 du reste1 que la solution du problme prsente de difficult srieuse1 pas plus que celle d'obtenir des preuves inaltrables4 #g ,quelle peut tre la force des ondes sonores et la distance laquelle elles doivent agir sur le diaphragme pour produire une bonne enregistration8 ,r4 ,ceci dpend essentiellement de l'intensit des sons que l'on demande l'instrument pour leur reproduction4 ,si cette reproduction doit tre faite de manire tre entendue d'une assistance nombreuse1 les ondes sonores qui doivent fournir l'enregistration doivent tre dtermines d'une manire trs-nergique2 mais si on se contente d'une reproduction l'oreille1 la parole prononce voix ordinaire ou mme voix presque basse est susceptible d'tre entendue4 ,dans les deux cas1 les paroles doivent tre prononces devant l'embouchure de l'instrument4 ,cependant on a pu1 dans certaines conditions1 obtenir une reproduction de la parole en parlant voix trs-haute deux ou trois pieds de l'instrument4 ,l'application l'appareil d'un tube ouvert ou d'un entonnoir pour concentrer les ondes sonores1 le bon tablissement d'un diaphragme dlicat et d'une pointe traante bien tablie1 taient les conditions ncessaires pour obtenir ce rsultat4 ,il ne peut y avoir1 du reste1 de grande difficult pratique runir et faire converger les ondes sonores partir d'une source de vibration place dans un rayon de trois pieds1 rayon qui est assez tendu pour ne pas embarrasser une personne qui parle ou qui chante4 ,les diffrents essais tents dans cette voie ont dmontr du reste que l'on peut obtenir de cette manire3 #a ,l'emmagasinement1 d'une manire permanente1 de toutes les espces d'ondes sonores regardes comme fugitives4 #b ,leur reproduction avec tous leurs caractres primitifs1 que la source de la vibration soit ou non prsente1 et quelque soit le laps de temps coul entre le moment de l'enregistration et celui de la reproduction4 #c ,le moyen de transmettre matriellement la parole ainsi emmagasine par les voies ordinaires ouvertes aux transactions commerciales1 et de pouvoir remplacer ainsi une dpche crite4 #d ,la multiplication indfinie de ces sortes de dpches et leur conservation1 sans avoir se proccuper de la source primitive4 #e ,le moyen d'enregistrer la parole ou les chants avec ou sans le consentement de la personne qui les a mis1 et mme son insu4 ,m4 ,edison entame ensuite le chapitre des applications du phonographe qu'il numre de la manire suivante3 ,parmi les plus importantes applications du phonographe on peut citer1 dit-il1 son application l'criture des lettres1 l'ducation1 la lecture1 la musique1 aux enregistrations de famille1 aux compositions lectrotypiques pour les botes musique1 les joujoux1 les horloges1 les appareils avertisseurs ou les appareils signaux1 la stnographie des discours1 etc4 criture des lettres4--,l'appareil tant perfectionn au point de vue des dtails mcaniques de sa construction1 pourrait tre employ pour tous les usages domestiques 7except ceux qui exigent une disposition particulire7 qui demanderont la rptition indfinie d'un mme ordre ou d'un mme avis2 mais1 comme le principal rle du phonographe est d'enregistrer la parole et des sons1 sa disposition a d tre combine en consquence4 ,la disposition la plus gnrale consiste dans une plaque plate ou un disque la surface duquel est vide une rainure fine en spirale et pas serr qui peut fournir par son dveloppement une grande longueur4 ,cette plaque est mise en mouvement par un mcanisme d'horlogerie plac au-dessous1 et la rainure est combine de manire permettre l'enregistration de #djjjj mots4 ,le dbit de l'appareil peut tre effectu dans des conditions telles1 que sur une surface d'tain de #aj pouces carrs1 on peut enregistrer #ajj mots4 ,reste savoir si un dbit moins grand par pouce carr ne serait pas d'un meilleur effet4 ,il est certain que pour les lettres cela vaudrait mieux1 mais comme on ne peut pas multiplier indfiniment les types de machines1 et que les messages tendus sont enregistrs plus conomiquement sur une seule feuille que sur deux1 il vaut mieux que l'appareil puisse fournir le plus de travail possible sur la surface la moins grande possible4 ,cette question devra1 du reste1 tre tudie avant de crer le type dfinitif4 ,le fonctionnement du phonographe ainsi dispos pour l'application que nous traitons en ce moment1 est trs-simple4 ,on place la feuille d'tain sur le phonographe et on met en action le mcanisme d'horlogerie2 on parle devant l'embouchure comme si l'on dictait sa lettre un secrtaire1 et1 quand on a termin1 on te la feuille de l'appareil1 on la met dans une enveloppe1 et on l'expdie par la voie ordinaire celui auquel elle est destine4 ,celui-ci la place alors sur son phonographe1 met en action l'appareil et entend bientt la parole de son correspondant comme s'il lui parlait rellement2 il peut mme lui faire rpter sa missive s'il ne l'a pas bien comprise4 ,on comprend quel avantage un pareil systme peut prsenter pour les relations qui peuvent exister entre les aveugles4 ,comme deux feuilles d'tain peuvent tre aussi facilement marques par la pointe traante de l'appareil qu'une seule1 on peut expdier un message en double1 ou bien en garder un comme copie ou contrle de la lettre envoye4 ,de cette manire les commerants peuvent faire leur correspondance en secret et sans qu'elles passent par des tiers4 ,comme au moyen de la parole on peut transmettre et entendre avec une vitesse de #aej #bjj mots par minute1 l'expdition des dpches pourra tre effectue beaucoup plus promptement que par les moyens ordinaires1 et quand on en prendra connaissance1 on pourra continuer ses occupations1 en accompagnant mme l'audition de la dpche de commentaires1 d'exclamations et de rflexions1 comme cela a lieu dans une conversation change directement entre deux personnes4 ,le phonographe permet encore une personne ne sachant ni lire ni crire de correspondre avec une autre place dans le mme cas1 ou mme avec les autres personnes qui ne pourront pas1 de cette manire1 s'apercevoir de son ignorance4 ,les avantages de ce nouveau systme de correspondance sont si nombreux qu'il est inutile de les faire ressortir davantage2 ils viennent d'ailleurs immdiatement l'esprit quand on considre la lenteur qu'entrane l'inscription de la parole avec les procds ordinaires4 ,dictes4--,il est aussi facile de faire dicter la parole un phonographe que de la dicter soi-mme au phonographe en parlant devant son embouchure1 et souvent cette dicte pourra tre faite dans des conditions avantageuses4 ,ainsi1 par exemple1 si un imprimeur possdait un appareil de ce genre1 il lui serait plus facile de composer en entendant directement les mots sortir de l'appareil1 que de les lire sur des manuscrits souvent illisibles et de dtourner ses yeux de son travail manuel4 ,il serait mme bon qu'il pt1 pour la vrification et le contrle1 parler directement dans l'instrument4 ,mais l'application la plus importante du phonographe au point de vue qui nous occupe en ce moment1 est celle qui pourra en tre faite1 en justice1 pour l'enregistration des dpositions des tmoins1 des plaidoiries des avocats1 et des paroles des juges1 et dans d'autres cas1 la reproduction des discours publics des orateurs4 ,il est vrai que le phonographe1 dans son tat actuel1 ne peut pas encore rsoudre ce problme2 mais il sera bientt assez perfectionn pour atteindre ce rsultat4 ,livres4--,la lecture des livres tant effectue dans de bonnes conditions par des personnes dont c'est la profession1 on pourra en reproduire l'enregistrement phonographique1 et en composer des recueils qui pourront tre lus par le phonographe aux aveugles1 aux malades ou aux personnes qui voudraient pendant ce temps occuper leurs yeux et leurs doigts faire autre chose4 ,comme les feuilles enregistres auraient t le rsultat d'une bonne lecture1 les auditeurs du phonographe auraient l'avantage d'entendre un bon lecteur1 ce qui n'est pas toujours possible d'obtenir4 ,le prix d'un livre1 dont la lecture pourrait tre rpte #ej ou #ajj fois et mme plus1 serait sans doute plus lev qu'un livre ordinaire1 mais cette lvation de prix serait bien compense par les avantages qu'on aurait de n'tre plus oblig de lire le livre haute voix4 ,besoins de l'ducation4--,comme professeur d'locution ou comme premier matre de lecture pour les enfants1 le phonographe pourrait tre d'un grand secours4 ,par son intermdiaire les passages difficiles pourraient tre rendus correctement par l'lve1 et celui-ci n'aurait plus qu' avoir recours son phonographe pour continuer s'instruire4 ,l'enfant pourrait ainsi s'exercer peler et apprendre par coeur une leon rcite par le phonographe4 ,musique4--,le phonographe1 nous n'en doutons pas1 pourra tre appliqu avec avantage la musique1 car on pourra arriver1 je le crois1 reproduire par son action un chant avec une grande force et une grande clart4 ,un ami pourra donc nous envoyer avec son bonjour du matin un chant qui fera le soir le bonheur d'une runion entire4 ,on pourra mme employer le phonographe comme matre de musique1 car il pourra vous seriner un air et apprendre l'enfant son premier chant4 ,il pourra mme1 comme une nourrice1 endormir celui-ci dans une chanson4 ,impressions de famille4--,les dernires paroles prononces par un mourant son lit de mort sont pour sa famille des souvenirs sacrs qu'on voudrait conserver1 et ces souvenirs acquirent une valeur plus grande encore quand ce mourant est un grand homme4 ,le phonographe permet de satisfaire ce dsir1 et la rptition de ses paroles devient alors d'autant plus motionnante1 qu'elles sont empreintes de cet accent solennel que la voix acquiert au moment suprme4 ,c'est en quelque sorte la photographie de la parole1 et comme par les procds lectrotypiques on peut multiplier les reproductions des paroles ainsi enregistres1 tous les membres d'une famille peuvent avoir un spcimen des dernires volonts et des dernires paroles d'un membre qui lui est cher4 ,livres phonographiques4--,le peu de place que ncessite l'inscription de la parole par les moyens phonographiques permettrait d'obtenir sous un petit volume des livres phonographiques qui1 entre autres avantages qu'ils pourraient prsenter1 auraient celui trs-important de conserver aux gnrations futures l'intonation et la prononciation des diffrents mots de notre langage4 ,si on avait eu dans l'antiquit le phonographe1 nous saurions aujourd'hui comment les ,grecs et les ,romains prononaient les diffrentes lettres de leur alphabet1 et nous pourrions avoir une ide du ton dclamatoire des ,dmosthnes et des ,cicron dans leurs discours4 ,d'un autre ct1 une lecture faite d'une manire aussi facile rendrait les ouvrages plus populaires1 et beaucoup d'entre eux qui ne sont pas lus le seraient quand il ne s'agirait plus que d'couter4 ,botes musique1 joujoux1 etc4--,la seule difficult qu'on ait jusqu'ici rencontre dans la reproduction du chant par le phonographe1 difficult qui1 du reste1 pourra tre aplanie un jour1 ce sont les sons trangers et nasillards qui accompagnent cette reproduction et qui font qu'il est en ce moment impossible d'obtenir avec toute leur puret et toute leur suavit les sons mis par la voix d'un habile chanteur4 ,si on pouvait se donner volont la reproduction d'un concert de la clbre ,adelina ,patti1 combien le phonographe deviendrait-il un instrument prcieux66 ,dans tous les cas1 on pourra toujours obtenir de cette manire des effets bien suprieurs ceux des botes musique1 puisqu'on pourra alors reproduire le chant de la voix humaine4 ,les poupes pourront maintenant parler1 chanter1 rire et crier1 et les animaux eux-mmes1 reproduits en joujoux1 pourront pousser les cris qui leur sont propres2 il n'est pas jusqu' un modle de locomotive qui ne puisse faire entendre les bruits qui accompagnent sa marche4 ,dans certains cabinets de curiosits1 les figures de cire reprsentant les grands hommes de l'poque1 pourront non-seulement donner une image fidle de leurs traits1 mais encore les faire parler1 et l'illusion sera complte4 ,d'un autre ct1 une horloge phonographique au lieu de sonner ses coups monotones1 vous dira poliment l'heure qu'il est2 elle vous invitera au lunch et vous indiquera l'heure du rveil ou l'heure du coucher1 l'heure d'une affaire ou l'heure du plaisir4 ,applications la tlgraphie4--,le phonographe perfectionnera le tlphone et rvolutionnera le systme actuel de la tlgraphie4 ,en ce moment1 le tlphone a ncessairement un rle restreint parce que les messages changs1 n'tant pas enregistrs1 se rduisent une simple conversation qui ne prsente pas les garanties voulues2 mais du jour o les appareils seront assez perfectionns pour enregistrer les messages1 la question changera compltement d'aspect1 et ce mode d'enregistration sera bien prfrable l'criture ordinaire4 ,en effet1 lorsque nous inscrivons nos conventions commerciales1 nous rsumons brivement notre pense1 et nous pouvons employer des expressions qui peuvent laisser certains doutes dans l'esprit2 or1 ces doutes peuvent donner lieu des discussions1 souvent mme des malentendus regrettables4 ,avec le tlphone combin au phonographe1 il n'en serait pas de mme1 car les discussions prliminaires des affaires se trouveraient enregistres1 et l'on aurait la reproduction textuelle de tout ce qui aurait t convenu4 ,chaque mot pourrait alors clairer la discussion en cas de contestation1 et dans ces conditions1 on pourrait avoir avantage traiter les affaires distance plutt que verbalement1 car on ne pourrait pas alors chercher une forme de langage capable d'embrouiller les questions et de crer des sujets de chicane4 ,s'il en est dj ainsi pour des personnes habitant un mme lieu1 il devra1 plus forte raison1 en tre de mme pour les personnes loignes les unes des autres1 et surtout pour celles qui usent frquemment du tlgraphe et de la poste4 ,comment est-il possible d'arriver un pareil rsultat8444 telle est la question qui doit naturellement nous tre faite1 et pour y rpondre il suffira de dire que1 puisque le tlphone et le phonographe mettent tous les deux contribution une lame vibrante impressionnable aux ondes sonores de l'air1 on peut disposer cette lame de faon fonctionner la fois comme tlphone et comme phonographe1 et de cette manire1 celui qui parle enregistre lui-mme la parole1 il la conserve1 et comme son correspondant peut en faire autant1 on a ainsi tous les lments d'une discussion srieuse4 ,on conomise donc de cette manire beaucoup de temps et mme souvent beaucoup d'argent4 ,pour obtenir la solution de ce problme1 il suffit de disposer l'appareil de manire le rendre trs-sensible l'enregistration1 et ce rsultat peut tre produit en augmentant l'amplitude des vibrations sur le tlphone transmetteur4 ,dj le tlphone charbon que j'ai imagin peut tre employ dans ce but1 car il peut1 tel qu'il est dj1 fournir quelques indications sur le phonographe1 et comme je travaille toujours le perfectionner ce point de vue1 on peut ds maintenant considrer cette application comme peu prs certaine4 ,dans l'avenir1 les ,compagnies tlgraphiques ne seront donc que des administrations possdant des rseaux de fils tlgraphiques1 des stations centrales et des stations de second ordre1 dont les employs n'auront d'autres fonctions remplir que de surveiller les lignes et les maintenir en bon tat1 de fournir les communications de fils ncessaires pour mettre en rapport tel abonn avec tel autre1 et de noter le temps employ par chacun d'eux pour sa correspondance4 ,les difficults que peut prsenter ce mode d'organisation tlgraphiques aux yeux des personnes habitues aux anciens usages1 sont trs-minimes1 et disparatront fatalement devant les besoins croissants de l'humanit2 car il n'est rien de tel pour faire disparatre les prjugs ou les partis pris1 que les exigences du public4 ,or ces exigences natront du moment o l'on saura que1 par un nouveau systme de correspondance tlgraphique1 les intresss peuvent tre mis directement en prsence et avoir leur correspondance enregistre d'une manire infiniment plus exacte qu'avec le meilleure secrtaire possible4 ,ici se termine le mmoire de ,m4 ,edison2 mais depuis l'poque o il a paru1 c'est--dire depuis le mois de juin #ahgh1 plusieurs autres applications ont t encore combines par lui1 et parmi elles nous citerons celle qu'il en a faite l'enregistration de la force des sons produits sur les chemins de fer1 et notamment sur le chemin de fer mtropolitain et arien de ,new-,york4 ,l'appareil qu'il a construit dans ce but est d'ailleurs tout--fait analogue celui de ,m4 ,lon ,scott1 et il lui adonn le mme nom4 ,il est dcrit et reprsent d'une manire complte dans le ,daily ,graphic1 du #ai juillet #ahgh1 ainsi que l'arophone1 le mgaphone et le micro-tasimtre dispos pour les observations astronomiques4 ,nous sortirions du cadre que nous nous sommes trac dans ce volume1 si nous entrions dans de plus grands dtails sur ces inventions2 mais peut-tre qu'un jour nous publierons un second volume dans lequel nous pourrons donner ce sujet tous les dveloppements qu'il comporte4 ,dernirement1 ,m4 ,lambrigot1 fonctionnaire de l'administration des lignes tlgraphiques1 l'auteur de divers perfectionnements apports au tlgraphe ,caselli1 m'a montr un systme de phonographe combin par lui et qui a t rduit sa plus simple expression#cb4 ,note #cb3 ,voici la description du procd de ,m4 ,lambrigot telle qu'il vient de me l'envoyer3 ,l'appareil se compose d'un plateau de bois dress verticalement sur un socle et fix solidement4 ,au milieu de ce plateau se trouve une ouverture ronde recouverte d'une feuille de parchemin bien tendue1 sur laquelle appuie un couteau d'acier qui doit1 comme la pointe du phonographe1 tracer les vibrations4 ,un btis solide s'lve depuis le socle jusqu'au milieu du plateau1 et supporte une glissire qui permet un chariot de circuler devant ce plateau4 ,sur ce chariot se trouve une baguette de verre dont l'une des faces est recouverte de starine4 ,en rapprochant le chariot et en le faisant aller et venir1 la starine se trouve en contact avec le couteau1 et prend rgulirement sa forme qui est hmi-cylindrique sur toute sa longueur4 ,lorsqu'un bruit se fait entendre1 la feuille de parchemin se met en vibration et communique son mouvement au couteau1 qui pntre dans la starine et trace des stries varies4 ,la reproduction ainsi obtenue sur la baguette de verre est soumise aux procds ordinaires de mtallisation4 ,par la galvanisation1 on obtient un dpt de cuivre qui reproduit les stries en sens inverse4 ,lorsqu'on veut faire parler la lame mtallique1 il suffit de passer lgrement sur les signaux une pointe de bois1 d'ivoire ou de corne1 et en la promenant plus ou moins vite1 on peut faire entendre des intonations diverses sans altrer la prononciation4 ,en raison de la duret du cuivre par rapport au plomb1 la lame de cuivre qui contient les traces des vibrations1 peut donner sur ce dernier mtal un nombre illimit de reproductions4 ,pour obtenir ce rsultat1 il suffit d'appliquer sur la lame en question un fil de plomb1 et d'oprer sur ce fil une pression convenable4 ,le fil s'aplatit et prend l'empreinte de toutes les traces qui apparaissent alors en relief4 ,en passant travers ces traces la tranche d'une carte jouer1 on provoque les mmes sons que ceux que l'on obtient avec la lame de cuivre4 ,suivant ,m4 ,lambrigot1 les lames parlantes peuvent tre utilises dans bien des cas2 pour l'tude des langues trangres1 par exemple1 elles permettront d'apprendre facilement la prononciation1 car on pourra1 en les runissant en assez grand nombre1 en former une sorte de vocabulaire qui donnera l'intonation des mots les plus usits dans telle ou telle langue4 ,il a trouv moyen1 par un procd extrmement simple1 d'imprimer fortement1 l'intrieur d'une petite rigole de cuivre1 les vibrations dtermines par la voix1 et elles sont assez nettement graves pour qu'en passant au travers la pointe mousse d'une allumette1 on puisse entendre des phrases entires4 ,il est vrai que cette reproduction de la parole est encore trs-imparfaite1 et qu'on ne distingue les mots que parce qu'on les connat d'avance1 mais il est possible qu'on puisse obtenir de meilleurs rsultats en perfectionnant le systme2 toujours est-il que cette impression si nette des vibrations de la voix sur un mtal dur est une invention rellement intressante4 ,,appendices ,pour terminer1 nous devons encore mentionner quelques travaux rcents qui nous ont t communiqus trop tard pour occuper la place qui leur conviendrait4 ,le plus important est de ,m4 ,a4 ,righi et se rapporte un systme de tlphone qui permet d'entendre plusieurs mtres de l'instrument4 ,pour obtenir ce rsultat1 on emploie un transmetteur pile et un rcepteur ,bell membrane de parchemin trs-analogue au modle que nous avons reprsent 7fig4 #ac74 ,seulement l'lectro-aimant deux branches de ce dernier modle1 est substitu le systme ordinaire barreau droit qui est beaucoup plus dvelopp4 ,le transmetteur est peu prs le mme que celui de la figure #ah1 sauf qu'au lieu de liquide1 ,m4 ,righi emploie de la plombagine mle de la poudre argente1 et que l'aiguille de platine est remplace par un disque4 ,le rcipient o est la poudre tasse est port par un ressort que peut pousser plus ou moins une vis de rglage4 ,enfin on emploie comme gnrateur lectrique le courant de deux lments de ,bunsen4 ,quand la distance sparant les deux instruments est grande1 on introduit dans le circuit1 chaque station1 une bobine d'induction dont le fil primaire est travers par le courant de la pile locale1 ainsi que le transmetteur1 et qui est reli d'autre part avec le rcepteur par un commutateur4 ,le circuit secondaire de ces bobines est ensuite complt par la terre et le fil de ligne4 ,il rsulte de cette disposition que le courant induit qui actionne le rcepteur en correspondance1 ne produit son effet qu'aprs une seconde induction dtermine sur le fil primaire de la bobine locale1 et il parat que cet effet est bien suffisant2 mais l'on a l'avantage1 avec cette disposition1 de pouvoir transmettre et recevoir sans autre manoeuvre faire que celle du commutateur4 ,un autre travail intressant nous a t aussi communiqu par ,,mm4 ,ed4 ,houston et ,el4 ,thomson sur un relais tlphonique bas sur l'emploi du microphone4 ,ds le mois de fvrier #ahgh1 j'avais song ce problme1 et voici ce que je disais dans ma communication l',acadmie du #be fvrier3 ,si les vibrations de la lame du tlphone rcepteur taient semblables celles du tlphone transmetteur1 il est facile de concevoir qu'en substituant au tlphone rcepteur un tlphone la fois rcepteur et transmetteur ayant sa pile locale1 ce dernier pourrait ragir comme un relais1 grce l'intermdiaire de la bobine d'induction1 et pourrait ainsi non-seulement amplifier les sons1 mais encore les transmettre toute distance2 mais il n'est pas prouv que les vibrations des deux lames en correspondance soient de la mme nature1 et si les sons rsultent de rtractions et dilatations molculaires1 le problme serait beaucoup plus difficile rsoudre4 ,ce sont des expriences tenter4 ,eh bien6 ces expriences ont t tentes avec succs par ,m4 ,hughes1 qui1 ainsi qu'on l'a vu page #aid1 est parvenu1 grce la combinaison du microphone au tlphone1 faire un relais tlphonique4 ,le relais de ,,mm4 ,houston et ,thomson ne diffre de celui de ,m4 ,hughes qu'en ce que le microphone1 au lieu d'tre plac sur une planche de bois ct du tlphone1 est fix sur le diaphragme lui-mme du tlphone et se compose de trois microphones charbons verticaux que l'on peut associer en tension ou en quantit1 suivant les conditions de l'application4 ,le modle de cet appareil est reproduit dans la ,telegraphic ,journal du #ae aot #ahgh1 et nous y renvoyons le lecteur qui voudrait avoir plus de renseignements ce sujet4 ,d'un autre ct ,m4 ,hughes est parvenu obtenir un relais tlphonique par l'intermdiaire de deux microphones charbon vertical4 ,en plaant sur une planchette deux microphones de ce genre1 et reliant l'un de ces microphones un troisime servant de transmetteur1 alors que le second est mis en rapport avec un tlphone et une seconde pile1 on entend dans le tlphone les paroles prononces devant le microphone transmetteur sans que le relais tlphonique mette contribution aucun organe lectro-magntique4 ,on peut encore obtenir la reproduction de la parole au moyen d'un microphone1 en fixant sur la mme planche que ce microphone un aimant en fer cheval entre les ples duquel est adapt un noyau de fer doux recouvert de la bobine magntisante4 ,c'est encore un systme de relais tlphonique qui fonctionne sans diaphragme lectro-magntique4 ,enfin1 on peut faire parler distinctement un tlphone sans noyau magntique4 ,une simple lame de fer et un tube de cuivre vas sur lequel est enroule la bobine1 tels sont les lments constituants de ce nouvel instrument qui1 suivant l'auteur1 parlerait plus distinctement qu'un ,bell ordinaire sous l'influence d'un microphone transmetteur et d'une pile de six lments ,leclanch4 ,m4 ,ader1 de son ct1 vient d'excuter un modle de tlphone qui a aussi son mrite4 ,le rcepteur n'est autre chose qu'un lectro-aimant ordinaire deux branches1 dont l'armature est soutenue deux millimtres environ de ses ples1 par une lame de verre laquelle elle est colle1 et qui elle-mme est fixe deux supports rigides4 ,pour entendre1 il suffit de l'appliquer contre l'oreille4 ,le transmetteur est une tige mobile de fer ou de charbon qui appuie sur un morceau de charbon fixe1 sans autre pression que son poids1 et qui porte une plaque concave devant laquelle on parle4 ,ces deux pices sont disposes de manire se mouvoir horizontalement1 de sorte que1 quand l'appareil est suspendu1 le circuit est forcment disjoint par ce seul fait1 alors qu'il se trouve ferm au moment o on prend l'appareil pour parler4 ,la parole est trs-bien reproduite avec ce systme qui1 excut dans de plus grandes dimensions1 peut transmettre la parole une certaine distance4 ,en fait de microphones1 nous devons encore signaler de nouveaux modles combins par ,m4 ,trouv1 dont un est reprsent fig4 #fg4 ,ils sont d'une simplicit rellement remarquable et peuvent se prter beaucoup d'expriences diffrentes2 ils se composent gnralement d'une petite bote cylindrique verticale1 dont les deux bases sont constitues par deux disques de charbon dont les centres sont runis soit par une tige de charbon1 soit par une tige mtallique4 ,ces botes peuvent s'ouvrir1 et servent en mme temps de caisse pour renfermer des insectes dont on veut tudier les bruits2 elles peuvent tre suspendues une potence par les deux fils de communication pour viter les coussins1 et en s'appliquant sur le cadran d'une montre1 elles en rvlent les battements avec une certaine intensit4 ,au moment o nous terminons l'impression de notre volume1 nous recevons de ,m4 ,edison la communication suivante1 signe de ,,mm4 ,edison1 ,batchelor et ,j4 ,adams1 qui semblerait indiquer que le rcepteur tlphonique sans organe lectro-magntique aurait t dcouvert par lui ds le #bd septembre #ahgg4 ,cette communication est une copie extraite du registre d'expriences de ,m4 ,edison et qui est ainsi conue3 ,sept4 #bd #ahgg4 ,tlgraphe parlant4 ,ce soir1 en essayant des parleurs1 nous avons remarqu que les sons ordinaires taient reproduits trs-haut4 ,quand j'ai fait loigner le receveur de ,m4 ,batchelor1 celui-ci remarqua ou crut entendre ,m4 ,adams parler dans le transmetteur4 ,cherchant se rendre compte de cet effet1 il rpta l'exprience et reconnut qu'il ne s'tait pas tromp1 et il continua la conversation avec ,m4 ,adams pendant plusieurs minutes1 en n'employant que deux transmetteurs4 ,la pile se composait de #ab lments1 et le circuit tait de #abjj ,ohms 7#abj kilomtres de fil tlgraphique72 mais avec #ajj1 on pouvait fonctionner sur une ligne4 ,toutefois1 comme les sons transmis taient un peu bas1 les sons reproduits l'taient galement1 et mme n'taient pas toujours entendus4 ,je me propose d'entreprendre une srie d'expriences avec un rcepteur bas sur le principe de l'expansion et avec diffrentes compositions4 ,,mm4 ,a4 ,,edison1 ,,mac4 ,,batchelor1 ,,james ,,adams4 ,une seconde communication de ,m4 ,edison1 qu'il m'a galement envoye1 se rapporte un appareil auquel il a donn le nom de gouverneur lectrique4 ,c'est un lectro-aimant dont l'armature1 souleve par un ressort antagoniste1 appuie contre un disque de charbon plac au-dessus d'elle et du ct oppos au ple lectro-magntique4 ,le courant qui passe travers l'lectro-aimant continue sa marche travers le disque de charbon1 et suivant que la pression exerce par l'armature sur le charbon est plus ou moins grande1 son intensit est plus ou moins marque4 ,or cette pression dpend de l'excs de force du ressort antagoniste sur l'attraction lectro-magntique4 ,quand celle-ci s'affaiblit1 la pression sur le charbon augmente1 et l'intensit du courant1 devenant plus forte1 fait ragir l'lectro-aimant plus fortement4 ,quand1 au contraire1 celui-ci agit trop fortement1 la pression sur le charbon diminuant1 affaiblit le courant et1 par suite1 l'action lectro-magntique se trouve force de rester constante entre les limites qui ont t rgles4 ,on comprend qu'en ajoutant au-dessus du charbon dont il vient d'tre question un second charbon isol du premier1 on pourrait faire ragir l'appareil sur un second circuit qui se trouverait rgularis en mme temps4 ,un rgulateur d'une disposition analogue1 mais fond sur un autre principe1 avait t dj appliqu par ,,mm4 ,lacassagne et ,thiers pour un rgulateur de lumire lectrique4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,un coup d'oeil historique444444444444444444444444444444 44444444444 #a ,t,l,,phones ,,musicaux4 ,tlphone de ,m4 ,reiss4444444444444444444444444444444444 4444444444 #aa ,tlphone de ,,mm4 ,ccil et ,lonard ,wray444444444444444444444444444 #ae ,harmonica lectrique4444444444444444444444444444444 44444444444444 #ah ,tlphone de ,m4 ,elisha ,gray44444444444444444444444444444444444 444 #ba ,tlphone de ,m4 ,varley444444444444444444444444444444444 4444444444 #be ,t,l,,phones ,,parlants4 ,tlphones ficelle444444444444444444444444444444444 444444444444 #bg ,perfectionnements apports aux tlphones ficelle44444444444444 #bi ,tlphone lectrique de ,m4 ,graham ,bell444444444444444444444444444 #cb ,part de ,m4 ,elisha ,gray dans l'invention du tlphone4444444444444 #ef ,,examen ,,des ,,principes ,,fondamentaux ,,sur ,,lesquels ,,repose ,,le ,t,l,,phone ,,bell4 ,exposition de ces principes4444444444444444444444444444444 4444444 #fj ,,disposition ,,ordinaire ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,description et tude444444444444444444444444444444444444 444444444 #fd ,,dispositions ,,diff,,rentes ,,des ,t,l,,phones4 ,expos de la question44444444444444444444444444444444 444444444444 #ge ,t,l,,phones ,,pile4 ,tlphone de ,m4 ,edison444444444444444444444444444444444 4444444444 #gf ,tlphone musical d',edison4444444444444444444444444444444 44444444 #ha ,tlphones du colonel ,navez4444444444444444444444444444444444 4444 #he ,tlphones de ,,mm4 ,pollard et ,garnier44444444444444444444444444444 #hh ,tlphone raction de ,m4 ,hellesen444444444444444444444444444444 #ij ,tlphone raction de ,,mm4 ,thomson et ,houston4444444444444444444 #ib ,tlphones piles et transmetteurs liquides4444444444444444444 #ic ,tlphones pile et arcs voltaques444444444444444444444444444 #ig ,tlphones mercure444444444444444444444444444444444 444444444444 #ii ,,modifications ,,apport,,es ,,la ,,construction ,,des ,t,l,,phones ,,bell4 ,tlphones diaphragmes multiples444444444444444444444444444444 #ajd ,systme de ,m4 ,elisha ,gray44444444444444444444444444444444444 4444 #ajf ,systme de ,m4 ,phelps444444444444444444444444444444444 44444444444 #ajh ,systme de ,m4 ,cox-,walker4444444444444444444444444444 444444444444 #aaj ,systmes de ,m4 ,trouv4444444444444444444444444444444444 444444444 #aaj ,systme de ,m4 ,demoget44444444444444444444444444444444 44444444444 #aac ,modifications dans la disposition des organes tlphoniques44444 #aad ,,exp,,riences ,,relatives ,,au ,t,l,,phone4 ,expriences sur les effets produits par les courants voltaques et les courants induits444444444444444444444444444444444 44444444 #aag ,expriences sur le rle des diffrents organes d'un tlphone dans la transmission de la parole4444444444444444444444444444444 #abd ,expriences sur les effets rsultant de chocs mcaniques communiqus diffrentes parties d'un tlphone4444444444444444 #acd ,thorie du tlphone444444444444444444444444444444444 44444444444 #aci ,,exp,,riences ,,diverses ,,faites ,,avec ,,le ,t,l,,phone4 ,expriences de ,m4 d',arsonval44444444444444444444444444444 4444444 #adi ,expriences de ,m4 ,demoget44444444444444444444444444444444 4444444 #aeb ,expriences de ,m4 ,hellesen4444444444444444444444444444444 4444444 #aef ,expriences de ,m4 ,zetzche44444444444444444444444444444444 4444444 #aeg ,expriences que tout le monde peut faire444444444444444444444444 #aeh ,,le ,,microphone4 ,historique de la question44444444444444444444444444444444 4444444 #aei ,diffrents systmes de microphones44444444444444444444444444444 4 #afd ,le microphone employ comme organe parlant4444444444444444444444 #age ,autres dispositions de microphones44444444444444444444444444444 4 #agi ,expriences faites avec le microphone444444444444444444444444444 #aha ,,effets ,,des ,,actions ,,ext,,rieures ,,sur ,,les ,,transmissions ,t,l,,phoniques4 ,expos de la question44444444444444444444444444444444 44444444444 #bjc ,,installation ,d',,un ,,poste ,t,l,,phonique4 ,systme de ,,mm4 ,pollard et ,garnier4444444444444444444444444444444 #baf ,systme de ,,mm4 ,brguet et ,roosevelt44444444444444444444444444444 #bai ,systme de ,m4 ,edison444444444444444444444444444444444 44444444444 #bbc ,,sonneries ,d',,appel ,,et ,,avertisseurs4 ,expos de la question44444444444444444444444444444444 44444444444 #bbe ,systme de ,m4 de ,weinhold4444444444444444444444444444444 44444444 #bbg ,systme de ,,mm4 ,dutertre et ,gouhault44444444444444444444444444444 #bbi ,systme de ,m4 ,puluj4444444444444444444444444444444444 44444444444 #bca ,,applications ,,du ,t,l,,phone4 ,expos gnral44444444444444444444444444444444444 444444444444444 #bcb ,,applications ,,du ,t,l,,phone ,,aux ,,transmissions ,t,l,,graphiques ,,simultan,,es4 ,historique de la question44444444444444444444444444444444 4444444 #bcd ,systme de ,bell44444444444444444444444444444444444 44444444444444 #bcg ,systme de ,m4 ,paul ,lacour444444444444444444444444444444444 444444 #bda ,systme de ,m4 ,elisha ,gray44444444444444444444444444444444444 4444 #bdf ,systme de ,m4 ,varley444444444444444444444444444444444 44444444444 #bee ,,applications ,,diverses ,,du ,t,l,,phone4 ,application aux usages domestiques44444444444444444444444444444 4 #beh ,application aux services tlgraphiques4444444444444444444444444 #bei ,application aux arts militaires444444444444444444444444444444 444 #bfa ,application la marine4444444444444444444444444444444444 4444444 #bfc ,applications industrielles444444444444444444444444444 44444444444 #bfe ,application aux recherches scientifiques444444444444444444444444 #bfe ,,le ,,phonographe4 ,historique de cette dcouverte4444444444444444444444444444444 444 #bfg ,description du phonographe et manire de s'en servir444444444444 #bgc ,considrations thoriques4444444444444444444444444444444 44444444 #bhg ,,applications ,,du ,,phonographe ,,et ,,son ,,avenir4 ,mmoire de ,m4 ,edison sur cette question4444444444444444444444444 #bic criture des lettres444444444444444444444444444444444 44444444444 #bih ,dictes444444444444444444444444444444444 444444444444444444444444 #cjj ,livres444444444444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cja ,besoins de l'ducation444444444444444444444444444444 444444444444 #cjb ,musique44444444444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cjb ,impressions de famille444444444444444444444444444444444 444444444 #cjb ,livres phonographiques4444444444444444444444444 44444444444444444 #cjc ,botes musique1 joujoux1 etc4444444444444444444444444444444444 #cjc ,applications la tlgraphie4444444444444444444444444444444 4444 #cjd ,phonautographe4444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #cjg ,disposition de ,m4 ,lambrigot444444444444444444444444444444 4444444 #cjg ,appendices44444444444444444444444444444 4444444444444444444444444 #caj ,table des matires444444444444444444444444444444444 4444444444444 #cag ,,fin4 #ba #fea4--,typographie ,lahure1 rue de ,fleurus1 #i1 ,paris