de ,france 7,bn,f_/,gallica7 at http3_/_/gallica4bnf4fr7 ,,ce ,,que ,,vaut ,,une ,,femme ,,trait ,d',,ducation ,,morale ,,et ,,pratique ,,des ,,jeunes ,,filles#a ,ouvrage ayant obt5u le prix ,,doy5-,,d\bli 7p>tag7 ,p> ,mlle 4 ,,ro* ,,reims ,,imprim]ie ,,dubois-,,poplimont ,rue de ,vesle1 #bbj #ahhh ,il faut lev] la jeune fille avec la p5se con/ante qu'elle s]a un j\r la compagne de l'homme4 7,mme de ,/al74 ,une femme ri*e et dsordonne entrant dans une maison l'appauvrit1 t&is qu'une femme pauvre et conome l'enri*it4 7,mme ,doy574 ,,appr,,ciation ,,du ,,jury ,ouvrage excell5t4 ,esprit moral et lev4 ,que/ions pratiques traites clairem5t et fond1 sans ext5sions inutiles4 ,note #a3 ,ce livre e/ de/9 propag] dans les classes laborieuses les prceptes de l'conomie dome/ique1 et facilit] l'accomplissem5t des devoirs familiaux ,,table ,,des ,,mati,,res ,prface4--7 ,mme ,doy5-,d\bli74 ,,ducation ,,morale ,la jeune fille dans la famille4 ,la jeune femme dans son intrieur4--,devoirs env]s le m>i et les enfants4 ,des qualits qu'il faut acqurir4 ,rapports avec les vois9s4 ,,ducation ,,pratique ,considrations morales sur les v]tus pratiques de la femme4 ,la j\rne d'une mnagre4--,t5ue p]sonnelle et t5ue de la maison4 ,economie dome/ique4--,la n\rriture4--,l'habillem5t4--,quelques *iffres4 ,conclusion4 ,,pr,,face ,madame ,,doy5-,,d\bli ,p>mi les que/ions qui depuis qu9ze ans n'ont cess de proccup] les esprits et les p\voirs publics1 il faut cit] l'une des premires1 et peut-tre la premire de t\tes1 la "q de l'enseignem5t national4 ,quel que soit le jugem5t que l'hi/oire port]a sur notre poque1 ce s]a son t]nelle gloire d'avoir compris1 au l5dema9 de nos dsa/res1 que la condition de notre relvem5t tait dans un enseignem5t =tem5t organis1 et de n'avoir recul p\r cela devant aucun sacrifice4 ,pr5ant p\r exemple ce qui1 aprs ,ina1 avait si bi5 russi nos va9queurs1 on a p5s qu'il fallait1 avant t\t1 combattre l'ignorance1 relev] les c>actres1 =tifi] les c\rages1 en un mot faire des citoy5s avant de faire des soldats4 ,un ef=t sans prcd5t a t fait s\s ce rapport1 d'imm5ses progrs ont t raliss1 et on peut dire1 sans cra9te de contradiction1 que si l'on avait obt5u dans t\s les s]vices les mmes amliorations1 notre situation s]ait auj\rd'hui prpondrante4 ,faut-il croire cep5dant que t\t a t fait et qu'il ne re/e plus qu' s'endormir sur les rsultats acquis1 sans se proccup] de ce qu'ils p\rront produire dans l'av5ir4 ,dans la ncessit o l'on s'e/ tr\v de crer de t\tes pices un enseignem5t jusque l trop nglig1 on a oubli d'tablir un po9t de d"p1 c'e/--dire de bi5 prcis] dans quel esprit cet enseignem5t devrait tre donn4 ,sans entr] ici dans la "q du sur*>gem5t des programmes dans l'enseignem5t secondaire1 "q qui1 elle seule1 f]ait l'objet d'un volume1 n\s n\s dem&ons si le b qu'on s'tait propos a vritablem5t t atte9t1 et si la m?ode actuelle1 qui consi/e donn] trop l'in/ruction proprem5t dite1 pas assez l'ducation1 ne m5ace pas de n\s affaiblir en n\s n]vant4 ,s'il e/ vrai qu'une culture int5sive ne saurait conv5ir t\s les t]ra9s1 il e/ c]ta9 aussi qu'une mme culture intellectuelle ne p\rrait sans inconvni5t s'appliqu] t\s les individus et qu'il e/ des c]veaux que ce moy5 ne p>vi5drait qu' atrophi] et dsquilibr]4 ,l'ducation1 qui a plutt p\r mission de =m] le c>actre1 de dvelopp] les qualits du coeur1 ne prs5te pas le mme dang]2 il s]ait temps de lui faire1 dans nos programmes1 une place en rapport avec son inconte/able utilit4 ,n'avons-n\s pas vu des connaissances multiples demeur] sans objet1 ne produire aucun rsultat1 p>ce que l'ducation morale et pratique tant insuffisamm5t ou mal dirige1 n\s manquons de l'objectif1 de la =ce de volont ncessaire p\r les utilis]8 ,c'e/ ce po9t qu'il importe de dgag]1 surt\t notre poque o les c>actres manqu5t trop s\v5t de f]met et de consi/ance4 ,le b de l'enseignem5t ne doit pas tre de dt\rn] les individus de leur vocation premire1 mais au contraire de la bi5 df9ir1 de la leur facilit] en l'l>gissant4 ,ce b1 en un mot1 doit tre1 en dveloppant galem5t les intellig5ces et les c>actres1 de donn] *acun dans la socit une situation en rapport avec ses aptitudes1 et cela p\r le plus gr& bi5 de t\s4 ,si l'enseignem5t n'atte9t pas ce b1 il e/ incomplet2 s'il le dpasse1 il e/ dang]eux4 ,dans le premi] cas la communaut se tr\v]a prive de conc\rs qui aurai5t pu lui tre prcieux2 dans le second1 des individus1 f\rvoys dans un milieu qui n'e/ pas le leur1 =m]ont une section de dclasss1 devi5dront une non-valeur p\r eux-mmes1 leur famille et la socit4 ,si cette situation peut crer un dang] p\r les g>ons1 combi5 ce dang] ne s]a-t-il pas plus gr& en ce qui conc]ne les jeunes filles4 ,c'e/ surt\t elles qu'il importe de donn] une ducation en rapport avec la mission qu'elles sont appeles remplir4 ,qu'advi5drait-il de notre pays le j\r o la femme se tr\v]ait dt\rne de sa de/9ation naturelle1 o la jeune fille p\rrait suppos] qu'il exi/e autre *ose p\r elle que la mission noble et sa9te d'tre p\se1 d'tre mre4 ,c'e/ la p5se de cette mission1 n\s dirons plus1 de cet apo/olat de la femme dans la famille qui devrait tre l'unique rgle de son ducation1 et ri5 ne devrait lui tre enseign qui n'ait p\r b plus ou mo9s direct d'en faire la fille dv\e1 la mre sage et prvoyante1 l'p\se t5dre et digne1 c'e/--dire l'ornem5t1 la consolation1 le s\ti5 moral de la famille4 ,c'e/ son coeur autant qu' son intellig5ce qu'il faut que l'on s'adresse1 c'e/ en dvelopp] les qualits que doiv5t s'employ] les p]sonnes ayant *>ge de son av5ir4 ,aucune connaissance inutile1 mais t\tes les connaissances ncessaires1 ce programme e/ assez va/e p\r donn] un alim5t plus que suffisant leur activit4 ,une femme d'esprit et de coeur dem&ait que l'on levt la jeune fille en vue de sa de/9e future4 ,c'e/ encore une femme l'esprit lev1 au coeur gnreux1 qui1 prs d'un sicle plus t>d1 a re*]* les moy5s pratiques les plus propres lui facilit] sa t*e4 ,s'il e/ une femme qui ait r5du d'inconte/ables s]vices la famille1 la socit et p> suite au pays1 c'e/ sans contr$it la femme suprieure et di/+ue dont notre cit s'honore4 ,t\rnant t\te sa sollicitude v]s les d%rits de la =tune1 v]s ceux qui doiv5t dem&] au travail les ress\rces de *aque j\r1 ,mme ,doy5 s'e/ mue des s\ffrances des classes laborieuses4 ,c'e/ avec la p5se noble et gnreuse de leur v5ir en aide qu'elle cra l'cole ,pr(essionnelle et ,mnagre1 qui re/]a comme le tmo9 de sa sollicitude claire et p]ptu]a sa mmoire4 ,p5sant avec raison que ceux qui lutt5t p\r l'exi/5ce ont un plus gr& beso9 de la solid>it intime1 de l'union qui fait la =ce1 ,mme ,doy5 s'e/ ef=ce p> ses conseils et ses exemples1 p> t\s les moy5s en son p\voir1 d'inspir] plus p>ticulirem5t leurs enfants l'am\r du foy] dome/ique1 le dv\em5t la famille4 ,mais comme il ne saurait suffire que la femme ft aimante et dv\e1 et qu'en c]ta9s cas ces v]tus doiv5t donn] des rsultats matriels1 elle s'e/ applique leur inculqu] les pr9cipes de travail1 d'ordre et d'conomie dont dp5d5t son bi5-tre et celui des si5s4 ,c>1 il faut bi5 le reconnatre1 si l'tat de gne1 de misre p>fois de l'ouvri]1 provi5t s\v5t de l'insuffisance de ses ress\rces1 il e/ plus frquemm5t encore le rsultat de div]ses autres causes et plus p>ticulirem5t de la ge/ion mauvaise ou mal ent5due dont la femme a la *>ge4 ,plus un budget e/ re/re9t1 plus il e/ difficile de l'quilibr]1 plus il faut dploy] p\r cela de prud5ce1 de sage conomie1 d'adroits calculs4 ,combi5 de femmes en sont incapables1 faute d'y avoir t prp>es4 ,c'e/ cette t*e que s'e/ dv\e ,mme ,doy52 elle a r5du a9si la masse des travailleurs des s]vices plus gr&s que ne l'ont fait beauc\p d'hommes auxquels on a lev des /atues4 ,qu'elle soit honore et bnie1 la mmoire de celle qui a consacr le meilleur d'elle-mme l'mancipation morale de la femme4 ,elle n'a pas seulem5t fait oeuvre de mre1 elle a fait acte de patriote4 ,puiss5t d'autres femmes suivre son exemple4 ,l'oeuvre des conqurants prira1 p>ce qu'elle repose sur la ngation de la ju/ice et des droits de l'humanit1 mais la p5se qui a prsid son entreprise1 en app>5ce mode/e1 demeur]a et produira des fruits p\r le relvem5t de la patrie4 ,les jeunes filles leves d'aprs ses pr9cipes devi5dront les mres =tes et sages qui appr5dront leurs fils le culte du pays1 le respect de la proprit et des croyances d'autrui1 l'accomplissem5t des devoirs sociaux4 ,elles en f]ont des hommes c\rageux1 au c>actre =tem5t tremp1 en un mot de bons citoy5s et de fi]s df5seurs4 ,et l'on saura alors ce que vaut une femme1 ce que vaut une ,franaise6 ,,ducation ,,morale ,,la ,,jeune ,,fille ,,dans ,,la ,,famille ,il e/ de nos obligations et de nos devoirs qui v>i5t suivant la position sociale laquelle n\s app>t5ons1 mais ce qui ne saurait v>i]1 ce qui e/ un devoir /rict p\r t\tes1 que n\s soyons filles de pr9ce ou de simple artisan1 c'e/ le dv\em5t notre famille1 l'atta*em5t au foy] dome/ique4 ,et plus ceux qui n\s ent\r5t ont d pe9] et s\ffrir p\r assur] notre exi/5ce1 plus n\s leur devons de reconnaissance et d'affection4 ,p\r bi5 connatre la valeur d'un bi5fait1 il faut1 dit-on1 en avoir t priv2 n'att5dons pas que n\s ayons le malheur d'tre prives ou loignes des ntres p\r compr5dre ce que n\s devons leur t5dresse1 leur sollicitude4 ,ab&onnons-n\s sans rs]ve aux d\ces joies de la famille1 accomplissons-en t\tes les obligations1 c'e/ l qu'e/ le bonheur1 le vrai1 le seul1 celui que donne le s5tim5t du devoir accompli4 ,n'oublions pas que notre mission sur la t]re e/ d'aim]1 de n\s dv\]1 de n\s oubli] p\r les ntres1 et que le plus gr& malheur p\r une femme s]ait de n'avoir p]sonne qui consacr] ce que la nature a mis en elle de t5dresse et de dv\em5t4 ,aimons d'abord ceux qui n\s ont aimes les premi]s1 qui ont mis en n\s leur espoir avant mme que n\s ne fussions nes4 ,ils tai5t jeunes encore lorsque n\s tions t\tes petites1 ont-ils hsit un seul in/ant sacrifi] leur jeunesse1 se priv] de t\te di/raction et p>fois mme des *oses les plus ncessaires la vie1 p\r ne s'occup] que du *] bb4 ,leurs joies1 c'tai5t nos premi]s pas1 c'tai5t nos s\rires1 nos c>esses4 ,quelles angoisses lorsque la maladie n\s m5aait et que1 p5*s sur notre b]ceau1 ils piai5t le mo9dre de nos m\vem5ts4 ,quelles privations aussi n'ont-ils pas d s'impos] p\r n\s lev] sans que n\s manquions de ri51 et quelle d\leur p\r eux qu&1 malgr leurs ef=ts1 ils ne p\vai5t n\s procur] t\t le bi5-tre ncessaire4 ,et lorsque n\s avons avanc en ge1 quels s\cis de t\s les in/ants p\r le prs5t et p\r l'av5ir4 ,ils n\s ont fait ce que n\s sommes1 veillant sur notre sant1 sur notre ducation1 sur notre conduite1 s'oubliant eux-mmes en t\tes circon/ances p\r ne song] qu' n\s4 ,aussi n'insi/]ons-n\s pas sur l'obligation d'aim] nos p>5ts1 il n'exi/e pas sans d\te d'enfant assez dnature qui cette recomm&ation s]ait ncessaire1 mais n\s dirons qu'il ne suffit pas de les aim] platoniquem5t1 qu'il faut leur tmoign] notre affection p> t\s les moy5s en notre p\voir en saisissant avec empressem5t t\tes les occasions de leur tre agrables1 en vitant avec so9 t\t ce qui p\rrait les contr>i]1 en les ent\rant con/amm5t de nos so9s1 de nos prv5ances et de notre respect4 ,n'oublions pas que de n\s seules peuv5t leur v5ir leurs plus gr&es pe9es comme leurs plus gr&es joies1 et faisons en sorte de ne leur donn] que des satisfactions en *ange des sacrifices que n\s leur avons cots4 ,ce n'e/ pas seulem5t p5dant nos premires annes que n\s devons les respect] et les *rir4 ,si n\s p\vions manqu] notre devoir s\s ce rapport1 la jeunesse et l'irrflexion s]ai5t notre seule excuse4 ,c'e/ au contraire lorsque n\s avanons en ge qu'ils doiv5t p\voir compt] sur notre reconnaissance et notre affection4 ,aussitt que n\s s]ons en situation de p\voir travaill] et que nos p>5ts s]ont eux-mmes fatigus p> l'ge et le labeur1 mettons-n\s l'oeuvre c\rageusem5t p\r dim9u] leurs pe9es2 c'e/ notre devoir de travaill] p\r eux comme ils l'ont fait p\r n\s4 ,r5dons-n\s utiles autant que n\s le p\vons2 si nos occupations ne n\s oblig5t pas pass] la j\rne au dehors1 soyons p\r notre mre un aide con/ant1 ne lui laissons pr5dre dans l'intrieur du mnage aucune pe9e1 aucune fatigue que n\s p\vons lui vit]4 ,il s]ait p> consqu5t peu digne d'une jeune fille que sa mre ft oblige d'int]rompre ses occupations p\r prp>] le repas de la famille ou nettoy] la maison1 p5dant qu'elle-mme gaspill]ait son temps ou s'occup]ait de futilits4 ,il n\s e/ donn p>fois d'admir] et d'applaudir des jeunes filles qui1 p> leur travail1 s\ti5n5t leurs p>5ts gs ou les aid5t lev] leurs frres et soeurs plus jeunes2 suivons leur exemple1 et qu'en t\te circon/ance notre famille puisse compt] sur notre dv\em5t4 ,n\s ne devons1 c]tes1 mpris] p]sonne1 mais ce s]ait un mpris ju/e et mrit que celui que n\s aurions p\r l'enfant assez dp\rvu de consci5ce et de naturel p\r manqu] de respect env]s ses p>5ts ou leur refus] l'aide et les sec\rs dont ils aurai5t beso94 ,n'oublions pas que la dfr5ce laquelle n\s sommes t5ues n\s int]dit de n\s pos] en juges de leurs actes1 et que ce n'e/ pas n\s qu'il app>ti5t de les critiqu]4 ,quels que puiss5t tre p>fois leurs torts et leurs dfauts1 n\s n'en devons pas mo9s les respect] et les aim]1 et n\s ef=c] de ca*] au monde leurs faiblesses4 ,qui sait si p> notre t5dresse n\s ne p>vi5drons pas les r5dre meilleurs1 si la cra9te de n\s pe9]1 de nuire notre av5ir1 n'amn]a pas en eux de salutaires rflexions1 une amlioration dans leur conduite4 ,les affections et les exemples de la famille sont de t\s les plus =tifiants4 ,une femme1 une jeune fille1 qui sauront crer au m>i1 au pre1 au frre1 un intrieur t\t de t5dresse1 de gaiet1 de con=t relatif1 auront de gr&es *ances de les ret5ir auprs d'elles et d'vit] ces divisions1 ces luttes intimes1 qui r5d5t p>fois l'exi/5ce en famille si dure et si pnible support]4 ,il y avait *ez mes p>5ts1 et j'en ai fidlem5t g>d le s\v5ir1 quoique je fusse alors trs jeune1 un ouvri] que l'on r5ommait p\r son habilet et ses r>es tal5ts4 ,y avait-il un ouvrage press1 exigeant de l'expri5ce et de l'adresse1 c'tait lui que l'on avait rec\rs4 ,honnte homme1 excell5t cam>ade1 il tait aim de t\s l'ateli]3 malheureusem5t il avait ce dfaut1 si frqu5t p>mi les ouvri]s des tats libres1 il s'adonnait la boisson1 et alors adieu le travail2 tant que durait l'arg5t de la qu9za9e1 on tait sr de ne pas le revoir4 ,que de fois n'avions-n\s pas vu sa pauvre femme1 dsespre1 v5ir le j\r de la paie suppli] qu'on lui remt l'arg5t de son m>i1 et mon pre y cons5tait de gr& coeur1 c]ta9 que ,b444 n'os]ait pas oppos] de rsi/ance et sa*ant aussi que c'tait le seul moy5 de le voir rev5ir le lundi suivant4 ,depuis1 n\s l'avions compltem5t p]du de vue1 n\s avions bi5 ent5du dire qu'il avait une petite fille et n\s plaignions la malheureuse femme1 laborieuse et propre p\rtant1 que l'inconduite de son m>i allait1 p5sions-n\s1 plong] dans la misre avec son enfant4 ,d]nirem5t1 ayant beso9 d'un spciali/e p\r un ouvrage de peu d'importance1 je m'in=mai o je p\rrais le tr\v]1 et celui que l'on m'indiqua fut prcism5t notre anci5 ouvri]4 ,je m'att5dais tr\v] *ez lui la dsunion et la misre4 ,quels ne fur5t pas mon tonnem5t et ma satisfaction en le voyant dans une situation telle que je p\vais pe9e y croire4 ,la maison propre et bi5 t5ue respirait un air de con=t1 la mre et la jeune fille p>aissai5t heureuses et gaies4 ,b444 qui p>ut me revoir avec plaisir1 m'expliqua qu'il s'tait tabli son compte et qu'ayant beauc\p d'ouvrage il gagnait sa vie l>gem5t4 ,c'e/ ma fille qui m'a sauv1 me dit-il4--,un j\r que j'avais dp5s t\t l'arg5t de ma paie1 n\s tions sans un s\ la maison lorsque la petite tomba dang]eusem5t malade4 ,comm5t faire p\r la soign]1 n\s tions endetts dans le qu>ti] et le ph>maci5 ne me connaissait pas4 ,p\r la premire fois de ma vie1 je compris t\te l't5due de mes torts et je me fis horreur3 si ma fille tait morte1 c]ta9em5t je me s]ais tu4 ,je jurai de ne plus boire1 mais combi5 d'abord ce fut difficile4 ,je me conduisais mieux cep5dant1 et plus jamais ne manquais l'ateli]4 ,et puis en gr&issant ma fillette dev5ait si c>essante et si g5tille1 elle avait p\r moi tant d'aimables prv5ances que je m'atta*ai elle de plus en plus4 ,je me dis qu'aprs avoir failli ne pas p\voir la soign]1 il me devi5drait impossible de la bi5 lev]1 de la m>i] plus t>d conv5ablem5t4 ,ds que j'eus fait ces rflexions1 je cessai compltem5t de boire1 et v\s1 madame1 qui m'avez connu1 v\s p\vez tre tonne de ce *angem5t1 c'e/ ma femme et ma fille que je le dois4 ,et je s5tais qu' l'affection qu'il leur porte se mlait une gr&e reconnaissance4 ,cet exemple et beauc\p d'autres que bi5 c]ta9em5t v\s aurez r5contrs1 pr\ve combi5 e/ =te l'influ5ce de la femme dans la famille et combi5 dans la plup>t des cas il lui s]ait facile de ram5] l'homme l'accomplissem5t de ses devoirs4 ,il n'exi/e pas1 notre avis1 de plus lgitime fi]t que celle de l'enfant qui p\rrait avoir cette intime conviction d'avoir moralem5t sauv ses p>5ts1 de les avoir aids se relev] leurs propres yeux et ceux des autres4 ,si n\s avons des frres et soeurs1 aimons-les t5drem5t1 intressons-n\s t\t ce qui les conc]ne4 ,s'ils sont plus jeunes que n\s1 ayons coeur d'aid] nos p>5ts les bi5 lev]1 leur inspir] de bons s5tim5ts1 ne leur donnons n\s-mmes que de bons exemples4 ,protgeons-les en t\te occasion1 et remplaons auprs d'eux notre mre1 si des circon/ances malheureuses vi5n5t les en priv]4 ,s'ils sont nos ans reconnaissons-leur une c]ta9e "p d'autorit sur n\s1 acceptons leurs conseils2 en t\s cas vitons de les taqu9]1 de leur caus] de la pe9e4 ,n'agissons jamais env]s eux avec cette acrimonie qui amne p>fois de si regrettables divisions entre les enfants d'une mme famille4 ,habituons-n\s de bonne heure support] et n\s p>donn] mutuellem5t nos dfauts de c>actre4 ,que de relations gtes ou irrmdiablem5t p]dues qui aurai5t pu tre les meilleures de notre vie1 p>ce que n\s n'avons pas su ress]r] les li5s d'amiti que la nature avait crs entre n\s1 p>ce que s\s le c\p de puriles susceptibilits1 n\s avons p> gsme1 p> orgueil ou p> jal\sie bless ceux que le ,ciel n\s avait donns p\r compagnons de notre jeunesse1 p\r amis les plus intimes de t\te notre exi/5ce4 ,ce s]ait une erreur de croire que les g>ds1 la politesse1 les conv5ances n'exi/5t que p\r tre pratiqus env]s les trang]s4 ,n\s n'avons pas l'int5tion d'numr] ici les rgles du savoir-vivre1 cela n\s entran]ait trop lo93 d'autres1 d'ailleurs1 l'ont fait avant n\s avec plus de succs que n\s n'en p\rrions prt5dre4 ,disons seulem5t que les usages qu'une bonne ducation n\s impose env]s les indiffr5ts1 ne doiv5t tre suivis qu'avec plus d'empressem5t dans l'intrieur de la famille4 ,n\s y gagn]ons du re/e de t\tes faons1 d'abord en n\s faisant aim] de notre ent\rage1 ensuite en contractant l'habitude des bonnes manires qui1 sans cela1 n'tant pratiques que mom5tanm5t1 aurai5t quelque *ose d'affect1 c'e/--dire de ridicule4 ,lorsque l'on v]ra une jeune fille respectueuse et dv\e p\r ses p>5ts1 polie et bi5veillante env]s t\s1 s'occupant avec dilig5ce des so9s du mnage t\t en cons]vant sur elle-mme cette app>5ce de propret qui la r5d si *>mante1 l'on s]a naturellem5t dispos env]s elle l'e/ime et la sympa?ie4 ,c'e/ alors que ceux qui dsir5t fix] leur av5ir port]ont leurs vues sur elle1 p5sant avec raison que celle qui e/ bonne fille1 bonne soeur1 s]a bonne p\se et bonne mre4 ,de t\s les actes de la vie1 le m>iage e/ le plus important1 celui qui implique les plus graves consqu5ces et qui dem&e1 p> suite1 le plus de rflexion4 ,de l'union que v\s contract]ez1 de la manire dont v\s v\s comport]ez1 dp5d5t le bonheur et la tranquillit de votre exi/5ce1 de celle de vos enfants et de t\te votre famille4 ,n\s ne saurions trop insi/] sur la ncessit d'arriv] cette poque de votre vie avec le s5tim5t absolu et bi5 df9i de vos devoirs4 ,le m>iage tant l'tat auquel v\s tes de/9es1 il e/ indisp5sable que v\s soyez in/ruites des obligations qu'il impose4 ,les prlim9aires du m>iage ne sont pas les mmes dans t\tes les classes de la socit4 ,t&is que1 dans une situation aise1 les p>5ts s'occup5t de l'tablissem5t de leurs enfants et les mett5t soigneusem5t l'abri de t\te frqu5tation dang]euse1 les jeunes filles de la classe ouvrire1 =ces p> leur travail de sortir seules1 j\issant d'une plus gr&e lib]t1 se tr\v5t exposes des r5contres qui1 p\r tre p>fois 9vitables1 n'en prs5t5t pas mo9s de srieux inconvni5ts4 ,n\s n'avons pas n\s proccup] ici de celles qui tr\v5t au se9 de leur famille conseils et protection1 c'e/ aux jeunes filles qui1 prives p> la ncessit de la surveillance de leurs p>5ts1 sont obliges de se dirig] elles-mmes1 que n\s v\drions adress] quelques obs]vations4 ,si v\s tes s\cieuse de votre av5ir1 si v\s t5ez v\s m>i] honorablem5t1 quoique ne possdant pas de =tune1 faites d'abord en sorte que votre conduite ne donne jamais lieu la mo9dre critique1 au plus lg] s\pon4 ,si1 p> la ncessit de votre pr(ession1 v\s v\s tr\vez en rapport avec des jeunes g5s1 ne v\s p]mettez jamais avec eux la mo9dre lib]t1 et sans cess] d'tre aimable et polie1 obs]vez une c]ta9e rs]ve dans vos manires et votre langage4 ,ne frqu5tez jamais non plus d'autres jeunes filles dont la conduite ne s]ait pas irrpro*able ou dont le laiss]-all] p\rrait donn] lieu de f*euses suppositions2 c'e/ en v\s respectant v\s-mme que v\s v\s f]ez respect] des autres4 ,mettez t\j\rs au-dessus de t\tes *oses le so9 de votre dignit1 et quelle que soit la situation que puiss5t v\s crer les vnem5ts1 ne v\s commettez jamais avec des g5s de moeurs dpraves1 d'habitudes et de gts grossi]s2 faites en sorte de p\voir ent5dre cit] sans r\gir le vieux dicton3 ,dis-moi qui tu hantes1 je te dirai qui tu es4 ,jamais d'ailleurs un homme de quelque mrite1 ne ft-il qu'un ouvri]1 ne cons5tira donn] son nom une p]sonne dont les frqu5tations ou la conduite s]ai5t p\r lui un sujet de honte4 ,quelle que soit la position sociale de vos p>5ts1 quelles que puiss5t tre mme leurs fautes et leurs erreurs1 ne songez jamais v\s m>i] contre leur volont4 ,c'e/ l la plus gr&e pe9e que v\s puissiez leur faire1 le plus complet manque de respect qu'il v\s soit possible de leur inflig]4 ,vos p>5ts qui connaiss5t la vie1 qui en ont l'expri5ce1 s]ont meilleurs juges que v\s-mme des conditions propres assur] votre bonheur4 ,ils n'ont en vue que le bi5 de votre av5ir1 et s'ils s'oppos5t des projets qui v\s sont *]s1 c'e/ qu'ils prvoi5t p\r v\s de cruelles dceptions4 ,les unions contractes dans ces conditions russiss5t d'ailleurs r>em5t au gr des intresss1 l'accord des familles tant1 en cette circon/ance1 ce qu'il y a de plus pr(itable4 ,dans le cas o1 au c\rs de vos abs5ces de la maison pat]nelle1 v\s v\s tr\v]iez re*]*e p> un jeune homme dont les int5tions v\s p>atrai5t honntes1 faites-en "p de suite vos p>5ts4 ,s\v5ez-v\s que v\s leur devez compte de vos actions et qu'il v\s e/ int]dit de leur ca*] quoi que ce soit4 ,votre mre1 en p>eille circon/ance1 e/ t\t indique p\r tre votre confid5te4 ,c'e/ auprs d'elle que v\s tr\v]ez les utiles conseils dont a beso9 votre inexpri5ce1 c'e/ dans sa t5dresse claire qu'elle puis]a les ress\rces qui loign]ont de v\s le dang] et assur]ont votre av5ir4 ,n'atta*ez pas trop d'importance la situation pcuniaire d'un prt5dant1 ni mme ses avantages physiques2 proccupez-v\s surt\t de ses qualits morales1 de son intellig5ce1 de sa conduite1 c'e/ de cela que dp5d votre bonheur4 ,disons-le bi5 haut1 du re/e1 la l\ange de la classe ouvrire1 ce n'e/ pas dans son se9 que l'on r5contre le plus s\v5t ces associations o la "q d'intrt a t5u plus de place que l'incl9ation naturelle des futurs p\x4 ,en n\s rsumant1 n\s v\s dirons ceci3 reg>dez un bel homme1 c\tez un homme d'esprit1 mais n'aimez jamais qu'un homme de coeur4 ,c'e/ l'oiseau r>e que je v\s s\haite4444 ,,la ,,jeune ,,femme ,,dans ,,son ,,int,,rieur4 ,,devoirs ,,env]s ,,le ,,m>i ,,et ,,les ,,enfants4 ,votre m>i a droit t\te votre t5dresse1 c'e/ le premi] devoir que le m>iage v\s impose4 ,si quelque *ose en lui v\s dplaisait1 si v\s p5siez ne pas p\voir l'aim]1 il et mieux valu en faire "p votre famille1 et refus] de contract] une union dont s]ait exclu le s5tim5t qui en fait le *>me et la moralit4 ,mais du j\r o v\s l'avez librem5t accept1 votre exi/5ce cesse en quelque sorte de v\s app>t5ir et doit tre entirem5t consacre au bonheur de celui dont v\s portez le nom4 ,v\s ne cessez pas p\r cela d'tre la fille respectueuse et dv\e de vos p>5ts1 v\s ne retirez ri5 votre famille de vos premi]s s5tim5ts1 mais v\s tes m>ie et cet tat n\veau s'atta*e p\r v\s des obligations n\velles4 ,v\s devez aim] votre m>i1 v\s lui devez1 n\s le rptons1 une t5dresse inaltrable et un dv\em5t sans bornes4 ,n'objectez pas qu'il n'e/ pas tel que v\s l'aviez suppos avant votre m>iage1 qu'il ne possde pas telle qualit dont v\s le croyiez d\1 qu'il a tel dfaut dont il s'tait bi5 g>d de p>atre afflig4 ,v\s n'aviez pas1 je suppose1 la prt5tion d'p\s] un homme p>fait1 cette exig5ce ne se ju/ifi]ait pas1 n'tant pas v\s-mme d'une p]fection dfiant la critique4 ,en effet1 ne l'avez-v\s pas quelque peu tromp1 v\s aussi8 ,lorsque v\s tiez sa fiance1 n'avez-v\s pas dissimul avec so9 vos petits trav]s1 et fait p>ade de t\tes les qualits que v\s p5siez lui tre agrables8 ,et si en sa prs5ce v\s aviez laiss brl] le rti1 si v\s v\s tiez laisse all] quelque accs de mauvaise humeur1 tes-v\s bi5 c]ta9e qu'il v\s et p\se8 ,ce qui amne le plus s\v5t de "p et d'autre1 au l5dema9 du m>iage1 d'amres dceptions1 c'e/ cette ide prconue que l'on va j\ir d'un bonheur sans mlange1 que l'on n'aura jamais ri5 se repro*] mutuellem5t4 ,et comme la ralit e/ t\j\rs infrieure au rve1 il arrive que l'on se croit ls1 alors que l'on s'tait illusionn seulem5t4 ,si l'on arrivait au m>iage avec ce raisonnem5t plus pratique1 que ri5 en ce monde ne saurait tre p>fait1 que l'exi/5ce des p\x doit tre faite de concessions rciproques1 peut-tre se tr\v]ait-on plus heureux4 ,sans d\te il a des dfauts1 votre m>i1 mais s'il e/ honnte homme et s'il a p\r v\s de la t5dresse1 il faut l'aim] non-seulem5t p>ce qu'il v\s aime1 mais aussi p\r la confiance qu'il v\s tmoigne en s'en remettant v\s du so9 de l'honneur de son nom et du bonheur de sa vie4 ,songez aussi ce que s]ait votre exi/5ce sans le m>i1 qui1 avec une situation rgulire1 v\s donne appui et protection8 ,il n'y a pas que du ridicule et des dang]s dans la position de vieille fille4 ,quels que puiss5t tre les motifs qui v\s ai5t loigne du m>iage ou les circon/ances qui p\r v\s l'ai5t r5du impossible1 il vi5dra t\j\rs un mom5t pnible entre t\s1 le mom5t cruel de l'isolem5t1 o v\s s]ez prive de vos p>5ts et o v\s regrett]ez amrem5t de n'avoir pas de famille4 ,et ce propos laissez-n\s v\s mettre en g>de contre cette prt5tion exagre qu'ont p>fois les jeunes filles de tr\v] un p\x d'une condition relativem5t suprieure la leur ou celle de leur famille4 ,oh6 n\s savons bi5 que ce n'e/ pas la "q d'intrt qui v\s guide3 v\s ne dem&ez pas qu'il ait de la =tune1 mais v\s le v\driez d\ de t\tes sortes d'avantages physiques et intellectuels1 gagnant l>gem5t sa vie1 t\tes *oses enf9 qui se tr\vant runies en un jeune homme1 lui p]mett5t d'aspir] une union plus brillante et plus =tune4 ,n\s ne saurions blm] en v\s ce s5tim5t si lgitime et si naturel1 propre t\te me bi5 ne1 de dsir] que votre m>i ne ft pas le premi] v5u4 ,mais il e/ c]ta91 des exemples quotidi5s le pr\v5t1 qu'une jeune fille sage doit s\v5t r5onc] des p>tis auxquels elle aurait pu raisonnablem5t prt5dre et se cont5t] d'un autre mo9dre1 p>ce qu'en somme l'homme re/e t\j\rs le matre de la situation1 et qu'il vaut mieux tre mode/e dans ses exig5ces que de r5\vel] la msav5ture du hron1 qui ayant1 p\r son repas1 ddaign le m5u fret91 dut1 son e/omac criant fam9e1 se cont5t] d'un limaon4 ,n\s savons bi5 qu'il e/ des circon/ances qui r5d5t difficile1 si ce n'e/ impossible1 l'tablissem5t d'une jeune fille1 et que telle p]sonne leve en vue d'une c]ta9e position1 se rs\dra difficilem5t1 mme aprs des rev]s de =tune1 se m>i] dans des conditions dont sa fi]t s\ffrirait2 mais ce cas e/ t\t--fait accid5tel1 et si v\s n'en tes pas les victimes1 v\s n'avez pas en subir les consqu5ces4 ,en somme1 le m>iage1 p\r n'tre pas t\j\rs un tat p>fait1 e/ encore le mo9s imp>fait que v\s puissiez *oisir4 ,v\s devez aussi a votre m>i fidlit et obissance4 des jeunes filles qui s]ont d'honntes femmes1 n\s n'avons ri5 dire du premi] po9t1 mais n\s appelons votre att5tion sur le second4 ,l'obissance que v\s devez votre p\x n'e/ pas celle laquelle v\s tiez acc\tume env]s vos p>5ts4 ,t&is qu'alors v\s n'enc\riez aucune responsabilit et qu' ceux-ci v\s deviez obir sans discut]1 il v\s faudra1 dans la s\mission que v\s accord]ez votre m>i1 cons]v] le s5tim5t de vos droits1 de vos intrts et de ceux de vos enfants1 si p>fois il v5ait les mconnatre4 ,faudra-t-il donc1 n\s direz-v\s1 obir aveuglm5t et t\j\rs8 ,eh bi51 dussions-n\s tre lapide p> le sexe =t1 n\s v\s dirons3 non1 il ne faut pas obir malgr t\t et en t\te occasion1 mais il ne faut dsobir que lorsque v\s avez c5t fois raison de le faire1 c'e/--dire dans des cas absolum5t graves1 dans des circon/ances exceptionnelles4 ,une femme qui1 p> un sot orgueil1 pr5drait plaisir contrec>r] en t\te occurr5ce les ides de son m>i p\r faire prvaloir les si5nes1 ou qui mconnatrait son autorit au po9t d'entr] avec lui en lutte ouv]te p\r des futilits1 sur des que/ions de peu d'importance n'impliquant en ri5 l'av5ir1 non-seulem5t cette p]sonne manqu]ait t\s ses devoirs1 mais elle commettrait la plus insigne folie1 p]drait t\t jamais la paix de son mnage et s'expos]ait aux plus graves dsagrm5ts4 ,d'ailleurs une femme aimant son m>i et possdant quelque peu de tact1 sait gnralem5t1 le cas *ant1 sauveg>d] les intrts communs de la famille sans tr\bl] la bonne h>monie de son intrieur1 et donn] la s\mission requise le c>actre qui lui convi5t4 ,p\r vit] des froissem5ts t\j\rs dsagrables1 p>fois pnibles et gros de consqu5ces1 n\s v\s conseillons =t1 p5dant les premi]s temps de votre m>iage1 de bi5 tudi] le c>actre de celui auquel v\s tes unie4 ,c'e/ peut-tre cette poque1 qu' tort ou raison l'on qualifie de lune de miel1 qui s]a p\r v\s la plus difficile4 ,en effet1 v\s ne connaissez pas encore votre m>i1 et lui-mme n'a pas eu le temps de v\s apprci]2 il faudra v\s obs]v] con/amm5t p\r lui donn] de v\s-mme la meilleure op9ion possible et a*ev] p> l'e/ime de conqurir son coeur4 ,p5dant cette priode d'obs]vation1 v\s r5contr]ez en lui des qualits srieuses1 des dons naturels que v\s p\rrez dvelopp] encore1 et des dfauts dont il faudra bi5 v\s g>d] de p>atre (fusque1 ni tmoign] trop tt l'int5tion de l'en corrig]4 ,n'agissez en ce d]ni] po9t qu'avec la plus gr&e circonspection1 c> autrem5t1 la "q d'am\r-propre s'en mlant1 v\s risqu]iez de n'y pas russir4 ,c'e/ graduellem5t1 p> le raisonnem5t et p> l'exemple1 qu'il faudra v\s ef=c] de combattre ce qui v\s dplat en lui4 ,ne laissez pas p>atre1 autant que possible1 la diffr5ce de gts et d'humeur qui p\rrait exi/] entre v\s2 allez au-devant de ses dsirs1 mme s'ils sont en opposition avec les vtres1 de manire lui tre agrable en t\tes *oses1 sans v\s tr\v] dans l'obligation de cd]4 ,il v\s s]a t\j\rs mo9s pnible de sacrifi] vos prfr5ces que de crer un conflit dont v\s ne sortiriez que froisse dans votre am\r-propre4 ,ce n'e/ pas seulem5t votre m>i qu'il faudra v\s ef=c] de plaire4 ,p> le fait de votre m>iage1 ses p>5ts1 sa famille devi5dront les vtres1 et s\s pe9e des plus gr&es p]turbations dans votre intrieur1 il faudra1 p> t\s les moy5s en votre p\voir1 *]*] v\s les atta*]4 ,p\r vit] de froiss] qui que ce soit1 traitez en t\t1 au mo9s en app>5ce1 les p>5ts de votre m>i comme v\s le faites des vtres4 ,soyez avec vos beau-pre et belle-mre ce que v\s tes avec vos p>5ts2 c\tez leurs avis avec dfr5ce1 et s'ils v\s p>aiss5t sages et con=mes vos intrts1 mettez-les pr(it4 ,si1 au contraire1 v\s croyez devoir n'en pas t5ir compte1 expliquez vos raisons de manire ne les pas bless]1 et t\j\rs avec d\ceur et amnit4 ,ces qualits1 lo9 d'exclure une f]met p>fois ncessaire1 en attnu5t la rudesse et la font plus facilem5t accept]4 ,en effet1 le respect que v\s leur devez ne saurait v\s faire oubli] que v\s tes matresse dans votre maison1 et qu' v\s seule en app>ti5t la direction4 ,il y a l une nuance qu'il v\s faudra obs]v] sans cesse3 condesc5dre t\j\rs1 mais n'abdiqu] jamais4 ,soyez c]ta9e que s\s le bnfice de cette rs]ve votre m>i v\s saura gr des g>ds que v\s aurez p\r les si5s1 ce qui e/ t\t naturel et plaide en sa faveur4 ,ne s]iez-v\s pas v\s-mme froisse dans votre am\r filial s'il tmoignait vos p>5ts de la froideur1 s'il les recevait sans empressem5t8 ,ne p]dez pas de vue que sa famille1 ses amis mme1 ayant sur lui une influ5ce plus anci5ne que la vtre1 il importe au plus haut po9t1 quoi qu'il advi5ne1 d'vit] de v\s en faire des ennemis4 ,g>dez-v\s aussi de cette manie p>ticulire aux femmes de n'tre jamais satisfaites1 de tr\v] r$ire t\t4 ,ri5 n'e/ aussi dplaisant que d'ent5dre faire t\t propos des obs]vations1 surt\t si elles sont prs5tes d'un ton aigre et acrimonieux2 le portrait de ,mme ,b\gon n'a ri5 du re/e de bi5 sduisant4 ,il arriv]a ceci3 ou votre m>i s'y habitu]a et n'y prt]a plus la mo9dre att5tion1 ou il en s]a n]v1 v\s rpondra mal et v\s impos]a sil5ce4 ,plus v\s saurez support] patiemm5t des dsagrm5ts de peu d'importance1 plus vos obs]vations auront de poids et d'autorit dans les circon/ances graves4 ,c'e/ un de nos torts et une de nos faiblesses de ne voir les *oses que p> le petit ct1 d'en nglig] s\v5t la p>tie srieuse et d'atta*] trop d'importance des vtilles4 ,n\s avons s\v5t rem>qu que telle femme qui fait son m>i une scne p\r une assiette casse1 e/ prcism5t celle-l qui laiss]a dilapid] sa dot sans ri5 dire et qui s]a incapable de la df5se la plus lm5taire de ses intrts4 ,une dame de nos amies1 femme de beauc\p d'esprit1 e/ m>ie depuis peu un homme qui n'a pas eu se flicit] de son premi] m>iage4 ,d'une nature ac]be et ac>itre1 sa femme lui faisait t\t propos des obs]vations dsagrables1 de sorte que le calme et la bonne h>monie tai5t s\v5t bannis de leur intrieur4 ,ayant accept une invitation dn] *ez eux dans les premi]s temps de leur union1 j'tais au salon avec la matresse de la maison1 lorsque de la salle mang] p>tit un gr& bruit4 ,c'e/ moi1 ma *re amie1 dit le m>i sa femme acc\rue en t\te hte1 c'e/ moi qui vi5s de commettre cette maladresse4 ,la bonne avait mis sur la table un siphon presqu'entirem5t vide et dont elle avait nglig de nettoy] la monture2 j'ai v\lu l'en retir] et l'ai laiss *oir44 ,en disant cela1 il obs]vait malicieusem5t la physionomie de sa n\velle p\se1 et il aj\ta3 ,tu vas sans d\te me grond] bi5 =t4 7,il avait quelque raison de cra9dre cela1 avant eu p5dant son premi] m>iage une =te scne p\r un sujet analogue47--,c'e/ un petit malheur1 rpondit notre amie1 et j'aurais gr& tort de grond] un homme qui1 en une seconde1 gagne qu9ze c5times4--,comm5t cela1 dit-il1 t\t tonn8--,sans d\te1 reprit-elle1 tu p\vais aussi bi5 le cass] tant ple91 et puisqu'il e/ vide1 c'e/ autant d'p>gn4 ,le m>i se montra =t satisfait de la rponse1 et n\s avons con/at depuis combi5 il e/ heureux de la diffr5ce de c>actre qu'il r5contre entre elle et sa prcd5te p\se1 femme trs-recomm&able p\rtant et d'un gr& mrite s\s d'autres rapports4 ,n\s revi5drons sur la ncessit de surveill] notre humeur1 de pondr] notre c>actre1 mais en ce qui conc]ne le m>iage n\s v\s dirons que les plus m95tes qualits ne s]viront de ri5 si elles ne sont rehausses p> l'amabilit qui en fait la grce et le *>me4 ,p> exemple1 une femme qui f]ait rgn] dans son mnage l'ordre et l'conomie1 p]drait le bnfice de ses pe9es si elle ne savait pas r5dre le sj\r auprs d'elle plaisant et agrable4 ,savoir ret5ir votre m>i auprs de v\s p> la seule =ce de l'e/ime et de l'affection que v\s lui inspir]ez e/ encore une des =mes du dv\em5t1 c> il n'a aucune *ance de se tr\v] nulle "p plus heureux1 et s'il tait oblig de *]*] ailleurs la t5dresse et les enc\ragem5ts dont il a beso91 c'e/ v\s seule qui s]iez c\pable4 ,soyez p\r lui la compagne aimante et d\ce1 la femme =te et digne qui s\ti5t l'homme dans l'in=tune et dont la f]met du c>actre1 la droiture de la consci5ce1 lui donn5t =ce et c\rage dans les circon/ances les plus difficiles de la vie4 ,c]ta9es jeunes femmes1 p>tant de ce pr9cipe que l'homme doit subv5ir aux beso9s de la famille1 p5s5t1 une fois m>ies1 p\voir se disp5s] de travaill]4 ,elles ab&onn5t alors la pr(ession dont leurs p>5ts les avai5t p\rvues1 s\v5t au prix des plus durs sacrifices1 sans song] que c'e/ prcism5t p5dant les premi]s temps de leur m>iage1 alors qu'elles n'ont pas d'enfant1 qu'il leur s]ait le plus facile de s'occup] utilem5t4 ,elles ne rfl*iss5t pas non plus au surcrot d'aisance que leur ga91 si mode/e ft-il1 apport]ait dans leur mnage1 ni aux longues heures d'ennui qu'elles auront support] p5dant l'abs5ce de leur m>i1 leur maison trop peu considrable ne p\vant les occup] con/amm5t1 ni aux fune/es habitudes qui en s]ont la consqu5ce4 ,s\v5t mme1 surt\t en p>eil cas1 une autre erreur vi5t s'aj\t] celle-ci3 c'e/ qu'tant m>ies1 elles n'ont plus beso9 de plaire4 ,ce propos1 que n\s citons textuellem5t1 combi5 de fois ne l'avons-n\s pas ent5du dans la b\*e de femmes dont la t5ue plus que nglige trahissait le dsoeuvrem5t et l'ins\ciance4 ,mais1 n\s direz-v\s1 ces pauvres cratures tai5t peut-tre malheureuses dans leur intrieur1 et puis une conduite aussi blmable n'e/ pas celle de t\tes les femmes2 la plup>t compr5n5t mieux leurs devoirs et leurs intrts4 ,sans d\te1 n\s le savons1 ce n'e/ l qu'une exception1 mais une exception encore trop nombreuse1 que l'on r5contre *aque pas1 et en prs5ce de laquelle une femme vraim5t digne de ce nom se s5t prise d'un insurmontable s5tim5t de honte p\r son sexe4 ,s\s aucun prtexte1 sa*ez-le bi51 la femme ne doit r5onc] la possibilit de gagn] quelque arg5t2 t\t au plus s]ait-elle excusable si elle avait apport une dot dont le rev5u p\rrait comp5s] l'abs5ce de son salaire4 ,quant celle qui argu]ait qu'elle n'a plus tr\v] un p\x p\r se rel*] des habitudes de so9 et de propret qu'elle avait ou feignait d'avoir avant son m>iage1 sa conduite s]ait t\t simplem5t ignoble1 son m>i le lui f]ait bi5 voir4 ,la ,fonta9e raconte que de deux *evaux attels un mme *>iot1 l'un ne v\lut pas pr5dre sa "p de labeur1 de sorte que l'autre1 tranant lui seul t\te la *>ge1 fut bi5tt extnu et hors d'tat de travaill]4 ,le conducteur remit alors sa place dans les limons le premi] *eval2 mais celui-ci1 que son compagnon trop fatigu ne p\vait plus aid]1 succomba son t\r la pe9e4 ,cette comp>aison peut =t bi5 s'appliqu] un mnage dans lequel le m>i travaill]ait consci5cieusem5t1 rapport]ait sa femme son salaire1 t&is que celle-ci1 au lieu de *]*] contribu]1 dans la mesure de ses =ces1 au bi5-tre commun1 gaspill]ait son temps en futilits et en commrages4 ,or1 le temps c'e/ de l'arg5t4 ,habituons-n\s donc1 ds notre jeunesse1 n\s occup] srieusem5t1 ne jamais p]dre une m9ute2 aimons le travail p\r t\s les bi5faits dont il n\s comble1 p\r t\s les maux qu'il c>te de n\s4 ,le travail e/ le plus gr& mdec9 du monde1 il gurit de la misre1 cet ennui matriel1 et de l'ennui1 cette misre morale4 ,si n\s sommes pauvres1 travaillons p\r amlior] notre situation3 depuis que le monde exi/e1 on n'a pas encore tr\v de moy5 plus sr4 ,si n\s sommes ri*es1 faisons du travail la premire de nos di/ractions1 il e/ de t\tes la plus sa9e4 ,quelle qu'en soit la nature ou l'objet1 il n\s procure des satisfactions inf9ies1 et c'e/ t\j\rs lui que n\s revi5drons1 c>1 en mme temps que la sant1 il n\s cons]ve la bonne humeur4 ,travaillez1 mes t\tes belles1 ,employez bi5 votre temps2 ,vos m>is s]ont fidles ,et vos coeurs t\j\rs cont5ts4 ,la femme qui n'a pas en elle l'am\r du travail e/ vritablem5t bi5 pla9dre4 ,outre l'intime satisfaction que donne le s5tim5t du devoir accompli1 dont son coeur e/ sevr1 elle se voit prive de t\s les avantages matriels que le travail procure4 ,et considrez combi5 e/ ju/e cette maxime que la p>esse1 il faut bi5 l'appel] p> son nom1 e/ la mre de t\s les vices1 l'on peut aj\t] de t\s les maux4 ,qu& une femme travaille elle-mme p\r gagn] quelque arg5t1 elle en connat mieux le prix1 le dp5se mo9s facilem5t1 de l l'conomie4 ,qu& une femme e/ conome et travailleuse1 elle pr5d so9 de son mobili]1 de son l+e1 de ses vtem5ts1 fait *aque *ose au mom5t conv5able1 de l l'ordre et la propret4 ,t&is que celle-ci j\it d'un bi5-tre en app>5ce suprieur sa position sociale1 p>ce qu'elle sait1 comme disai5t nos gr&'mres1 faire de trois francs c5t s\s1 telle autre que la p>esse afflige s]a v\e p\r t\te sa vie la misre et l'abjection4 ,p5dant que l'une1 satisfaite d'elle-mme1 fire de son exi/5ce bi5 remplie1 e/ calme et tranquille1 l'autre1 malheureuse p> sa faute1 mcont5te de t\t1 s5t grond] en elle les plus mauvais s5tim5ts4 ,voyez ces deux jeunes femmes que la =tune n'a pas favorises4 ,m>ies *acune depuis deux ans1 elles habit5t dans la mme maison un petit app>tem5t d'un prix modique1 c> leurs m>is1 cavi/es t\s deux1 n'ont que des ga9s trs-re/re9ts2 mais quelle diffr5ce v\s obs]vez ds le seuil de leur mode/e demeure6 ,t&is que les deux pices dont elle se compose sont *ez l'une t5ues avec la plus exquise propret1 que t\t *ez elle e/ clair et luisant1 *ez l'autre t\t e/ en dsordre1 et les quelques meubles qu'elle possde accus5t la nglig5ce avec laquelle on les entreti5t4 ,t\t *ez elle crie le dnm5t et la misre1 p5dant que sa vois9e1 avec cet art propre la femme qui aime son infrieur1 sait donn] sa maison une app>5ce de con=t et de gaiet4 ,travaillant sans rel*e p\r les magas9s de confections et gagnant en moy5ne un franc v+t-c9q c5times p> j\r1 elle a pu a*et] le mobili] mode/e mais conv5able1 et aussi le l+e ncessaire au mnage que ses p>5ts1 trop pauvres1 n'avai5t pu lui donn]4 ,le m>i se plat dans sa maison que lui aussi s'+nie embellir2 ne craignez pas que la j\rne t]m9e il s'att>de dans quelque mauvais endroit4 ,il s'empresse de r5tr] *ez lui3 n'a-t-il pas t\j\rs quelques cl\s plant]1 et soign] les rieurs1 presque t\tes rapportes des bois1 qui donn5t un si coquet aspect sa demeure8 ,il a hte surt\t de retr\v] sa compagne1 t\j\rs gaie1 fra*e et pimpante dans la petite robe dix s\s le mtre1 confectionne de ses ma9s4 ,il aime et e/ime cette jeune femme auprs de laquelle1 rev5u de son travail1 il tr\ve le calme et la t5dresse2 il lui e/ reconnaissant du bonheur qu'elle lui donne1 il en e/ fi]2 et lorsque le diman*e elle "p son bras p\r ,une prom5ade bi5 mrite1 il ne *ang]ait pas sa place contre celle d'un emp]eur4 ,c'e/ son plus gr& plaisir d'all] a9si1 en compagnie de sa femme1 une petite campagne vois9e1 respir] l'air pur des *amps ou des bois1 ou bi5 de s'in/all] s\s les beaux m>ronni]s des prom5ades p\r ent5dre la srnade4 ,au milieu de t\t ce monde lgant1 auprs duquel il s'ap]oit qu'il ne fait pas ta*e1 il songe la diffr5ce de sa vie tranquille avec celle de beauc\p de ses cam>ades mo9s favoriss4 ,il se dit qu'avant son m>iage lui aussi allait au cab>et1 et il se dem&e ma9t5ant comm5t il p\vait s'enf]m] dans cet affreux tr\ puant et noir1 p5dant qu'il y a ailleurs de l'air1 du soleil1 des oiseaux et des fleurs4 ,il e/ a9si t\j\rs satisfait1 p>ce qu'il n'a ri5 repro*] ni lui-mme1 ni aux autres4 ,il e/ sans s\ci du l5dema91 c> l'exi/5ce rgulire qui e/ la si5ne lui cons]ve la sant1 et il sait qu'il y a t\j\rs en rs]ve *ez lui de quoi p>] t\te v5tualit4 ,le vois91 lui1 n'e/ pas d'aussi bonne humeur4 ,aussitt r5tr de son ouvrage1 on l'ent5d cri]1 et ce ne sont pas de t5dres p>oles qu'il adresse sa compagne4 ,c'e/ le repas1 peu con=table1 qui n'e/ jamais prt l'heure1 ou quelque vtem5t dont il a beso9 qui n'e/ ni raccommod ni blan*i4 ,sa femme inactive et dp5sire gaspille l'arg5t qu'il gagne avec tant de pe9e et cre p>t\t des dettes4 ,p>fois un comm]ant1 p]dant pati5ce1 s'adresse lui p\r tre pay1 et ce sont alors dans le mnage des scnes sans f91 des qu]elles sc&alis] le vois9age4 ,n'ayant ri5 qui le reti5ne *ez lui1 ne ress5tant plus p\r sa femme ni affection ni respect1 il s'adonne la boisson4 quoi bon me gn]1 dit-il1 je n'en aurai jamais davantage4 ,sur ce il "p au cab>et et revi5t ivre1 aussi l'exi/5ce de la malheureuse e/-elle la plus tri/e que l'on puisse imag9]4 ,si du mo9s elle p\vait pr(it] de l'exemple que lui donne cette autre jeune femme1 si c\rageuse et si digne1 mais au contraire elle la jal\se1 la hait1 et p\rtant elle n'e/ pas ne m*ante4 ,en la voyant heureuse et e/ime de t\s1 il lui semble qu'elle lui fait du tort1 elle ne veut pas conv5ir qu'il et pu en tre de mme p\r elle1 et qu'en ngligeant ses devoirs elle a caus sa p]te4 ,de l ce s5tim5t d'envie1 de basse jal\sie1 qui fait de si cruelles blessures au coeur des femmes4 ,voyez l1 le diman*e1 aprs que son m>i1 las et dc\rag1 e/ p>ti en lui adressant de durs repro*es4 ,les *eveux en dsordre1 la figure dcompose1 v]sant des l>mes de rage1 elle s'in/alle sa f5tre1 s\lve son rideau et pie le mom5t auquel va p>tir celle qu'elle considre comme son ennemie4 ,elle veut voir sa toilette4 ,elle sort enf9 au bras de son m>i1 *>mante et di/+ue dans le frais co/ume de coton bon m>* qu'elle porte l't depuis son m>iage1 et qu'elle-mme a confectionn4 ,ri5 dans sa mise n'e/ ni extravagant ni coteux1 mais t\t e/ ag5c avec gt et dispos avec art4 ,elle ne se d\te gure que l1 t\t prs d'elle1 quelqu'un l'obs]ve d'un oeil malveillant1 c> elle ne s'occupe pas des vois9s et n'a jamais fait de mal p]sonne4 ,puis1 p5dant qu'elle s'loigne1 l'autre s'en va auprs des vois9es4 --,l'avez-v\s vue8444 ,e/-elle d'une coquett]ie8444 ,elle n'a pas t\j\rs t comme cela444 etc41 etc4 ,et les comm5taires d'all] leur tra91 et les commrages /upides1 les inv5tions odieuses de cont9u] jusqu'au mom5t o il faudra r5tr] p\r att5dre le m>i qui va rev5ir ivre et abruti4 ,a9si1 non-seulem5t cette femme s\ffre de t\s les maux qu'entrane l'oisivet1 mais s\s leur influ5ce son c>actre s'aigrit1 son coeur devi5t mauvais4 ,l'envie1 la jal\sie1 la mdisance1 le m5songe font cortge l'ennui et au dc\ragem5t2 elle devi5t capable des plus m*antes actions1 et l'on frmit en p5sant au g\ffre de vices et d'avilissem5t v]s lequel la malheureuse s'a*em9e l5tem5t1 mo9s que quelque circon/ance =tuite1 un enfant peut-tre1 ne vi5ne l'en dt\rn]4 ,ce tableau e/ bi5 noir1 n\s direz-v\s4 ,il e/ tri/e1 n\s en conv5ons1 mais il e/ vrai1 l'expri5ce de la vie v\s le dmontr]a4 ,sans le travail qui acqui]t1 sans l'conomie qui cons]ve1 l'ouvri] e/ fatalem5t v\ la misre et =c de r5onc] t\t espoir d'amlior] sa situation matrielle et morale4 ,c'e/ en cela que l'influ5ce de la femme se fait le plus directem5t s5tir1 influ5ce bi5faisante si elle e/ d\e de cette qualit indisp5sable au mnage1 l'conomie1 et dsorganisatrice si1 p> malheur1 elle en e/ prive4 ,mme ,doy5 l'a dit avec beauc\p de raison3 une femme pauvre et conome entrant dans une maison l'enri*it1 t&is qu'une femme ri*e et prodigue l'appauvrit4 ,en effet1 il n'e/ pas de =tune1 si considrable soit-elle1 qui puisse rsi/] au gaspillage4 ,que de fois1 p>mi les besoigneux1 n'avez-v\s pas r5contr de g5s1 autrefois dans une situation prospre1 p5dant que d'autres1 p>tis des d]ni]s rangs1 sont1 f\rmis conomes et laborieuses1 p>v5us une honorable aisance4 ,l'conomie e/ une des qualits indisp5sables la femme dans t\tes les situations de =tune4 ,elle e/ relative1 bi5 ent5du1 et consi/e rgl] /rictem5t nos dp5ses d'aprs les ress\rces dont n\s disposons4 ,la femme vraim5t conome e/ celle qui1 sur ses rev5us ou sur son salaire1 sait prlev] une "p p\r p>] aux v5tualits qui peuv5t se produire4 ,ne faut-il pas compt]1 si l'on e/ comm]ant1 avec les p]tes possibles2 si l'on e/ capitali/e1 avec les dim9utions de rev5u2 si l'on e/ ouvri]1 avec le *mage2 et1 en t\t tat de cause1 avec la maladie1 le surcrot de *>ges et t\s les vnem5ts f*eux impossibles conjur]8 ,et o tr\v]a-t-on les ress\rces ncessaires p\r y faire face1 si on a nglig d'p>gn] p5dant des temps meilleurs8 ,le femme la plus conome n'e/ pas prcism5t celle qui dp5se le mo9s1 c'e/ celle qui1 en raison des ress\rces dont elle dispose1 sait procur] aux si5s le plus de bi5-tre et de con=t4 ,p> exemple1 il se p\rra que de deux femmes dp5sant *acune trois francs p> j\r1 l'une soit trs conome et l'autre trs dsordonne4 ,si l'une1 dont le m>i gagne quatre francs p> j\r1 n'en dp5se que trois1 elle f]a preuve d'une sage prvoyance p\r l'av5ir1 t&is que si l'autre dont le m>i ne gagne que trois francs les dp5se entirem5t1 elle risqu]a de se tr\v] dans une bi5 pnible situation4 ,l'conomie n\s oblige avoir de l'ordre2 ces deux qualits sont inhr5tes l'une l'autre4 ,a9si1 une femme conome1 si elle e/ comm]ante1 ti5dra exactem5t ses comptes1 de manire ne ri5 omettre et tre t\j\rs r5seigne sur l'tat de ses affaires4 ,si elle emploie des ouvri]s ou des dome/iques1 elle veill]a ce qu'ils occup5t consci5cieusem5t le temps qu'elle leur paie4 ,elle ne laiss]a pas celui-ci nglig] son s]vice ou t5ir l'outillage en mauvais tat1 et supplera son m>i si1 trop occup1 il ne peut avoir l'oeil t\t4 ,elle ne p]mettra pas celle-l de lui mang] ses cons]ves ou de prodigu] l'clairage et le *auffage4 ,en aucun cas1 elle ne lui confi]a la b\rse de la maison1 et f]a autant que possible ses provisions elle-mme1 de manire les a*et] des conditions plus avantageuses2 c'e/ l de l'ordre4 ,si elle a la *ance de p\voir se pass] d'auxiliaires1 elle s]a a9si db>rasse d'une surveillance s\v5t gnante et ennuyeuse1 a9si que d'une onreuse dp5se4 ,une femme srieuse prfr]a t\j\rs t5ir elle-mme sa maison1 mo9s d'impossibilit absolue1 plutt que d'en confi] le so9 des trang]s4 ,n'imitez pas ces petites femmes vaniteuses et sottes qui mett5t t\t leur am\r-propre avoir une bonne1 dp5sant a9si ce qu'elles p\rrai5t p>gn] des ga9s de leur m>i1 petit employ gnralem5t1 ne gagnant pas t\j\rs de quoi mettre du beurre sur le pa9 de la pauvre fille1 peu sur*>ge de besogne la vrit4 ,laissez-n\s v\s mettre en g>de contre cette folle vanit qui p\sse tant de jeunes femmes v\loir vivre d'une faon si peu con=me en t\t leur position sociale4 ,combi5 agiss5t a9si p> gloriole plutt que p> am\r du con=table1 se r5dant1 p> leur o/5tation1 ridicules aux yeux des g5s s5ss qui se dem&5t combi5 de temps cela p\rra dur]4 ,une des maladies de notre sicle1 c'e/ que t\t le monde veuille vivre comme si l'on tait ri*e1 dplorable sy/me dont le mo9dre dfaut e/ d'emp*] qu'on le devi5ne4 ,un peu de bon s5s et de rflexion suffirait p\rtant p\r dissip] cette erreur et n\s faire compr5dre cette vrit qu'il ne faut pas mang] son bl en h]be ni confondre le po9t de d"p avec l'arrive4 ,il e/ c]ta9 que si n\s v\lons vivre d'une manire suprieure notre situation pcuniaire1 n\s ne p\vons rationnellem5t y arriv] qu'en amliorant cette situation elle-mme4 ,il e/ donc indisp5sable de savoir born] nos gts notre position prs5te1 c'e/ un des moy5s de l'amlior] dans l'av5ir et de j\ir d'une vraie tranquillit1 de ce bonheur du sage qui se cont5te de peu4 ,n\s revi5drons plus lo9 sur la ncessit p\r la femme de pratiqu] les v]tus qui assur5t la paix du foy] dome/ique1 mais en ce qui conc]ne l'conomie1 pr5ez p\r rgle de conduite que le travailleur n'e/ assur du ncessaire qu'autant qu'il sait se refus] le sup]flu4 ,ces considrations sur lesquelles n\s insi/ons1 v\s s]ont utiles dans l'av5ir1 p\r s\t5ir le gr& combat de la vie4 ,elles v\s s]viront d'argum5ts p\r ram5] des ides plus sa9es ce gr& gam9 qui e/ votre m>i1 dont le coeur n'e/ pas mauvais1 mais dont la tte1 peut-tre un peu folle1 s'e/ laiss g>] p> les lucubrations d'criva9s sans scrupules ou les extravagances d'orateurs qui mrit]ai5t qu'on leur jett des pommes cuites et des bottes de fo94 ,ils sont bi5 c\pables ces g5s qui1 dans un b d'intrt p]sonnel1 exploit5t la crdulit et l'ignorance de l'ouvri]1 et jett5t le tr\ble dans sa consci5ce4 ,peu leur import5t les rsultats de leurs inepties1 p\rvu qu'ils en pr(it5t2 ils sav5t =t bi51 du re/e1 que ce n'e/ pas eux qui en subiront les consqu5ces4 ,c'e/ v\s1 jeunes femmes1 qu'il app>ti5t de combattre les fune/es doctr9es qui1 si v\s n'y pr5iez g>de1 irai5t jusqu' compromettre l'exi/5ce mme de votre foy]1 c> ces g5s1 ennemis de la proprit1 sont en mme temps les dtracteurs de la famille4 ,si1 p> malheur1 votre m>i p\vait dev5ir leur dupe1 si au lieu des gais propos qu'il apportait autrefois la table de la famille1 il faisait ent5dre de folles rev5dications1 il faudrait us] de votre influ5ce p\r clair] sa consci5ce et sa raison1 et le dt\rn] de la voie prilleuse au b\t de laquelle il ne tr\v]ait que mcomptes et dceptions4 ,il v\s s]a facile de rfut] les ides fausses qu'il aura contractes p> la lecture de j\rnaux qui s'intitul5t sociali/es1 sans que cette dnom9ation soit bi5 comprise de la plup>t de ceux qui l'emploi5t1 ou au se9 de c]ta9es assembles de travailleurs a9si que se nomm5t s\v5t les ouvri]s qui ne travaill5t pas4 ,il e/ de t\te vid5ce que n\s ne p\vons tre t\s gaux dans le s5s absolu de ce mot1 l'*elle sociale s]ait a9si la seule qui n'aurait qu'un *elon4 ,cela ne signifie pas que l'ouvri] doive r5onc] amlior] sa position1 mais que de moy5s s'(fr5t lui plus honntes et plus srs que celui qui consi/]ait dp\ill] de leur proprit ceux qui lgitimem5t la possd5t4 ,il e/ un fait pr\v1 c'e/ que la =tune *ange de ma9s au b\t de c9q gnrations4 quoi cela ti5t-il1 si ce n'e/ que l'enfant du ri*e1 habitu au luxe et l'oisivet1 dim9ue a9si son patrimo9e et transmet de pre en fils une situation amo9drie1 t&is que l'ouvri]1 dsireux de sortir de son infriorit1 conqui]t une position meilleure p> la seule =ce de sa volont1 de son travail op9itre1 de son conomie4 ,et lors mme que1 p> impossible1 le p>tage des bi5s p>vi5drait s'effectu] entre t\s les citoy5s1 a9si que c]ta9s le dem&5t1 savez-v\s quelle s]ait la "p de *acun8 ,les conomi/es ont calcul qu'elle s'lv]ait la somme de deux francs soixante c5times1 de sorte qu'au lieu de tr\v] des capitali/es et des patrons p\r faire vivre l'ouvri]1 n\s s]ions t\s gaux444 dans la misre2 c'e/ l probablem5t ce qu'on ent5d p> la suppression du prolt>iat4 ,si mme1 conte/ant cette valuation1 l'on admet que le p>tage puisse produire des rsultats plus apprciables1 il arriv]ait ceci3 c'e/ qu'au b\t de qu9ze ans1 de v+t ans peut-tre1 le gr& gnie qui se nomme ,travail aurait encore *ang la face de la n\velle socit4 ,de la "p reue les uns n'aurai5t plus ri5 et s]ai5t r$ev5us misrables1 p5dant que les autres se s]ai5t enri*is1 de sorte que l'effroyable tu]ie s]ait t\j\rs recomm5c]4 ,ils se g>d5t bi51 ceux qui pr*5t le dsordre et la gu]re civile1 de faire valoir ces argum5ts2 c'e/ v\s1 jeunes femmes1 qu'il app>ti5t de les produire4 ,dites votre m>i1 votre frre1 que c'e/ p> la paix et la concorde qu'ils p\rront arriv] la ralisation de leurs voeux1 et qu'il faut que les ouvri]s s'uniss5t1 non p\r dtruire1 mais p\r difi]4 ,un des meilleurs moy5s1 p\r l'ouvri]1 d'amlior] sa situation prs5te et d'assur] l'av5ir1 c'e/ sa p>ticipation aux socits mutuelles4 ,fondes p\r la plup>t p> d'anci5s ouvri]s1 hommes intellig5ts compr5ant la ncessit de l'union et de la solid>it1 elles (fr5t leurs adhr5ts des facilits de t\te nature1 des comb9aisons div]ses qui leur p]mett5t de se mettre l'abri de la maladie1 du *mage1 de la *]t de la vie1 et d'assur] en mme temps le pa9 de leur vieillesse4 ,le b de ces bi5faisantes associations n'e/ pas seulem5t pratique et humanitaire1 il e/ aussi moral4 ,ceux qui en font p>tie appr5n5t se connatre et s'e/im]1 en mme temps qu' s'entr'aid] et se s\t5ir4 ,ils =m5t1 dans la gr&e famille franaise1 une famille d'lite1 honorable entre t\tes1 dont les membres s'c>t5t si r>em5t de la voie du devoir1 qu'un de nos mutuali/es les plus di/+us1 ,m4 ,h4 ,maze1 dput de ,se9e-et-,oise1 disait que p>mi eux il n'en avait presque pas r5contr ayant un casi] judiciaire4 ,cela s'explique p> le fait que *acun ti5t cons]v] l'e/ime de t\s1 et aussi p> la =ce et la tranquillit que donne l'assurance du l5dema94 ,n\s ne saurions trop insi/] auprs de v\s p\r v\s engag] faire p>tie de quelque socit mutuelle1 dans votre intrt et celui des vtres4 ,c'e/ si peu de *ose que d'p>gn] un ou deux s\s p> j\r1 et on en dp5se tant d'autres p\r des *oses inutiles1 p>fois nuisibles4 ,si mode/e que soit votre salaire1 un prlvem5t aussi insignifiant ne peut v\s gn] beauc\p1 il v\s s]a au contraire favorable en v\s acc\tumant l'conomie4 ,des p]sonnes gnreuses autant qu'claires ont pris1 depuis quelques annes1 la l\able habitude de di/ribu] aux lves les plus mritants de nos coles des livrets de caisse d'p>gne ou de quelque socit mutuelle4 ,v\s tes peut-tre p>mi ces heureux laurats1 mais si v\s n'avez pas eu ce plaisir1 la somme v]s] e/ tellem5t m9ime que v\s mettrez votre am\r-propre ne pas v\loir re/] en arrire4 ,de grce1 ne laissez pas pass] le collecteur sans lui donn] l'obole qu'il rclame1 faites-v\s v\s-mme l'aumne que v\s retr\v]ez plus t>d4 ,n\s v\drions v\s donn] sur les socits mutuelles de notre ville1 t\s les r5seignem5ts ncessaires conc]nant leur b spcial et leur fonctionnem5t1 mais cela n\s entran]ait trop lo9 et sortirait quelque peu des limites que n\s n\s sommes assignes4--,t\tefois1 plusieurs de ces socits s'occupant de l'alim5tation bon m>*1 n\s v\s engageons vivem5t leur donn] la prfr5ce sur les comm]ants ord9aires4 ,on ne s'expliqu]ait pas1 en effet1 que l'on allt *ez l'pici] ou le *>cuti] pay] une m>*&ise un c]ta9 prix t&is que d'autres tablissem5ts l'(fr5t qualit gale ou meilleure des conditions plus avantageuses4 ,l'on ne compr5drait pas davantage que v\s atta*iez quelque importance ce fait que ces comm]ants peuv5t v\s (frir quelque crdit1 c> il faut t\j\rs le sold] 7n\s ne p\vons suppos] que v\s ayez l'int5tion d'agir autrem5t71 et alors v\s en aurez *rem5t pay l'intrt4 ,il faut bi51 du re/e1 qu'il en soit a9si p\r comp5s] les p]tes occasionnes p> les malhonntes g5s qui ne pai5t pas4--,dans t\s les cas1 les socits mutuelles ont une influ5ce ess5tiellem5t moralisatrice1 puisqu'elles assur5t le bi5-tre et exig5t en *ange la probit4 99 99 99 ,une des raisons d'tre de notre exi/5ce et qui en consacre l'utilit1 c'e/ d'tre mre4 ,de mme que sur l'arbre on *]*e le fruit1 auprs de la femme on *]*e les enfants1 sans lesquels il semble qu'il lui manque quelque *ose4 ,quoi de plus noble et de plus d\x que de voir s'entr'ouvrir ces jeunes intellig5ces et de les dirig] v]s le bi58 ,si n\s ne reconnaissions la ncessit de faire en t\tes *oses notre devoir p\r les diffr5tes raisons que n\s v5ons d'numr]1 il faudrait encore y re/] fidle p\r les *]s petits tres auxquels n\s devons1 avec la subsi/ance1 l'exemple d'une vie irrpro*able et digne4 ,n\s n'avons jamais r5contr une mre n'aimant pas ses enfants1 mais n\s en connaissons un gr& nombre qui croi5t avoir rempli leurs obligations mat]nelles qu& elles les ont combls de c>esses et satisfait t\s leurs caprices4 ,votre premi] devoir env]s vos enfants en bas ge e/ de leur donn] t\s les so9s propres leur assur] une bonne sant p\r le prs5t et p\r l'av5ir4 ,si vos occupations ni aucune autre circon/ance ne s'y oppos5t1 et sauf avis contraire du mdec91 n\rrissez-les de votre lait1 votre sant s'en tr\v]a bi5 et outre une srieuse conomie1 v\s en retir]ez des satisfactions de t\te nature4 ,votre enfant s]a a9si plus av5ant et l'abri de la plup>t des causes de mortalit qui font tant de petites victimes1 surt\t p5dant la priode e/ivale4 ,quelle que soit la manire dont v\s les n\rrissiez1 n'oubliez pas que la propret1 les so9s hyginiques et le gr& air leur sont indisp5sables4 ,la premire anne e/ t\j\rs la plus difficile2 mais que de d\ces joies lorsque le petit tre comm5ce compr5dre1 v\loir vivre6 ,ses petites jambes s'agit5t1 il veut m>*]2 sa b\*e bgaie les mots qu'il ent5d le plus s\v5t1 et c'e/ v\s la premire qu'il appelle4 ,sans tre p>tisan de la ?orie de ,d>w9 qui n\s fait desc5dre du s+e1 il e/ vraim5t intressant d'obs]v] la facult d'imitation inne *ez l'homme ds son b]ceau4 ,voyez votre petit enfant encore incapable de m>*]1 s'il peut s'*app] de vos bras1 ce s]a p\r se tran] jusqu' l'endroit o v\s dposez votre balai1 votre essuie1 votre brosse ou t\t autre objet dont v\s v\s s]vez frquemm5t1 et p\r essay] d'en faire l'usage qu'il v\s en voit faire v\s-mme4 ,cette disposition naturelle s'acc5tu]a au fur et mesure qu'il avanc]a en ge1 c'e/ p\rquoi il importe de ne lui donn] que de bons exemples4 ,ne faites ri51 ne dites ri5 devant lui que v\s ne v\driez lui voir faire ou lui ent5dre rpt]4 tudiez avec so9 les premires manife/ations de sa volont naissante1 de ce qui s]a son c>actre propre2 appliquez-v\s le dirig]1 en corrig] les dfauts4 ,g>dez-v\s de cet excs de s5sibl]ie qui porte tant de mres fauss] l'ducation de leurs enfants dans la cra9te de leur caus] un lg] dsagrm5t1 facile support] cet ge4 ,de mme qu'il e/ plus ais d'arra*] un b\rgeon qu'un vieil arbre1 v\s extirp]ez plus facilem5t un dfaut ds son app>ition1 que si v\s le laissez s'enrac9]4 ,ce qui1 ds le db1 n'e/ qu'un petit dfaut1 f9it gnralem5t p> dev5ir un gr& vice2 or1 les vices sont comme les g5s de mauvaise compagnie1 il ne faut leur laiss] pr5dre pi$ nulle "p1 ds qu'ils p>aiss5t1 *assez-les au plus tt4 ,votre enfant v\s saura gr dans l'av5ir des ef=ts que v\s aurez faits p\r le bi5 lev]1 p\r =m] son c>actre et son coeur et lui inspir] de bons s5tim5ts4 ,les enseignem5ts d'une mre ne sont jamais p]dus4 ,l'enfant t\rdi plutt que mauvais peut p>fois n'en pas t5ir compte1 mais plus t>d1 dev5u homme1 il se s\vi5dra avec att5drissem5t des so9s dont v\s ent\riez son enfance1 des sages conseils que v\s prodiguiez sa jeunesse et qui s]ont dans la vie son guide le plus sr4 ,cette mission1 la plus noble que n\s puissions tre appeles remplir1 dem&e de notre "p les plus srieuses rflexions1 n\s ne saurions y apport] trop de zle et de sagesse4--,une gr&e dame roma9e se tr\vant au milieu de femmes futiles occupes se faire voir leurs bij\x1 fut sollicite de montr] aussi les si5s4 ,elle se fit am5] ses trois enfants qu'elle avait levs avec le plus gr& so9 p\r l'honneur de la patrie et leur dit3 ,voici mes bij\x1 ma plus belle p>ure4 ,imitons l'exemple de cette noble femme1 appr5ons nos enfants aim] notre ,france humilie et amo9drie1 et v\loir contribu] son relvem5t1 af9 que1 qu& sonn]a l'heure de la ju/ice1 elle tr\ve des df5seurs prts la v5g]4 ,p>lons-leur s\v5t de son hi/oire1 de sa gloire passe1 de ses malheurs1 et inspirons ces jeunes coeurs un patriotisme ard5t et clair jusqu'au j\r o t\s les peuples s]ont frres p> la lib]t4 ,,des ,,qualit,s ,,qu',,il ,,faut ,,acqu,,rir ,p\r remplir conv5ablem5t les devoirs que la famille n\s impose1 a9si que nos autres obligations sociales1 il e/ indisp5sable que n\s possdions les qualits morales qui font le *>me de la jeune fille1 de la femme1 et l'agrm5t du foy] dome/ique4 ,et p>mi ces qualits n\s cit]ons plus p>ticulirem5t l'amabilit1 la bi5veillance et l'galit d'humeur4 ,n\s ne revi5drons pas sur la "q de l'affection et du dv\em5t que n\s devons ceux qui n\s ent\r5t1 mais n\s dirons que ces s5tim5ts eux-mmes p>atrai5t imp>faits s'ils tai5t pratiqus avec des manires brusques et un air gr9*eux4 ,mais1 n\s direz-v\s1 ce sont l des qualits natives que l'on ne saurait acqurir4 ,c'e/ une erreur2 une femme d'esprit l'a dit avec beauc\p de raison3 l'on appr5d t\t1 mme tre bon#b4 ,non pas que d'un tempram5t froid et dissimul l'on puisse faire une nature fran*e et gnreuse1 n\s ne le p5sons pas2 mais que de fois nos dfauts sont-ils plus app>5ts que rels et ne p>aissons-n\s mauvaises que p>ce que n\s sommes irrfl*ies4 ,de mme que p> le travail n\s p\vons n\s procur] le bi5-tre matriel1 n\s p\vons galem5t1 p> la rflexion1 qui e/ un travail intellectuel1 acqurir les qualits qui1 au premi] abord1 p>aiss5t n\s manqu] compltem5t4 ,note #b3 ,m>ie ,vallire 7,les ,heures ,grises74 ,habituons-n\s donc pondr] notre c>actre1 surveill] notre humeur2 ne faisons ri5 p> emportem5t ni p> caprice4 ,n'agissons pas et ne disons ri5 avant d'avoir mrem5t pes les consqu5ces de nos actes et de nos p>oles4 ,croyez-v\s que telle jeune femme se laiss]ait si facilem5t all] la mdisance1 si elle rfl*issait l'inconsqu5ce de sa conduite8 ,nos pres1 dans leur langage imag1 disai5t qu'il faut se mordre la langue sept fois avant de p>l]1 p\r indiqu] que n\s ne saurions trop rfl*ir avant d'incrim9] les actions de notre pro*a92 aussi l'obligation de veill] sur notre langue e/-elle la premire que n\s devons n\s impos]4 ,t\tes les fois que n\s ent5dons une femme faire sur quelqu'un des obs]vations dfavorables1 n\s sommes inv>iablem5t porte suppos] qu'elle a beauc\p de *oses se repro*]1 et qu'elle imite a9si ce *>bonni] qui1 p\r se nettoy]1 se frotte contre le mur2 il ne russit pas se blan*ir1 mais seulem5t salir le mur4 ,de mme la p]sonne qui n'a p\r les autres que blme et condamnation se f]a svrem5t jug]2 elle ne r5contr]a aucune sympa?ie1 mme dans les circon/ances les plus pnibles4 ,que de fois n'avez-v\s pas ent5du dire3 ,c'e/ vrai1 c'e/ un gr& malheur qui lui arrive1 mais1 aprs t\t1 c'e/ bi5 fait p\r elle1 elle tait trop mdisante6 elle avait une langue de vipre6 ,soyons donc1 en t\tes circon/ances1 bi5veillantes et bonnes2 si quelqu'un devant n\s cause inconsidrm5t1 laissons p>l] et *]*ons1 s'il se peut1 des excuses ceux que l'on critique4 ,pratiquons env]s les autres la tolrance et l'indulg5ce dont n\s-mme1 peut-tre1 aurons beso9 plus t>d4 ,disons-n\s que si telle p]sonne agit mal1 n\s ignorons dans quelle situation elle s'e/ tr\ve1 quelles difficults elle a r5contres1 et ce qu' sa place n\s eussions fait n\s-mme4 ,une femme d'esprit ne tr\v]a donc aucune raison p\r mdire1 et t\tes sortes de raisons p\r l'vit]4 ,si n\s ne sommes pas d\e d'un c>actre gal et facile1 ce s]a un gr& dsagrm5t p\r n\s-mme et p\r notre ent\rage1 mais il ne faut pas p\r cela dsespr]4 ,en n\s obs]vant sans cesse1 en n\s y appliquant1 n\s arriv]ons facilem5t n\s corrig] de ce dfaut1 ne s]ait-ce que p> am\r-propre1 p\r ne pas donn] aux autres le spectacle d'une gir\ette t\rnant t\t v5t1 ne sa*ant ni ce qu'elle veut1 ni ce qu'elle a4 ,ri5 ne saurait excus] un *angem5t non motiv dans notre humeur1 pas mme l'tat de notre sant4 ,notez qu'il e/ ma9t5ant de trs-mauvais ton d'avoir ses n]fs1 c'e/ ridicule et compltem5t dmod4 ,la bonne humeur n\s s]a d'un gr& sec\rs dans les circon/ances difficiles de la vie1 et n\s donn]a une gr&e =ce d'me p\r en support] les preuves4 ,jeunes filles qui v\lez tre jolies et qui v\s dsolez p>fois de ne p\voir v\s procur] une va9e p>ure1 il en e/ une que la nature v\s (fre1 c'e/ le franc et gai s\rire qui e/1 dit le pote1 comme l'pan\issem5t d'une fleur4 ,pr5ez g>de de v\s laiss] all] faire la m\e1 votre physique n'y gagn]ait ri54 ,n\s connaissons des p]sonnes tellem5t rageuses1 t\j\rs mcont5tes des autres et d'elles-mmes1 que lorsqu'un s\rire vi5t p> has>d s'g>] sur leur physionomie1 il fait l'effet d'une grimace4 ,e/-il ri5 de plus dplaisant qu'une femme ac>itre1 rev*e1 capricieuse1 et quel vila9 type que celui de pie-gri*e6 ,l'on n\s repro*e s\v5t1 et non sans raison1 d'atta*] trop d'importance notre toilette1 et de trop sacrifi] p\r la p>ure4 ,aussi sommes-n\s intrieurem5t bi5 flattes qu&1 passant auprs de quelqu'un1 n\s ent5dons murmur] discrtem5t3 ,voyez cette jeune p]sonne1 e/-elle *>mante8 ,ce mot rsume l'une des aspirations les plus naturelles de la femme3 tre *>mante1 que ne f]ions-n\s pas p\r cela1 et quel plaisir de l'ent5dre dire4 ,mais tes-v\s bi5 c]ta9e que ce complim5t s'adresse seulem5t votre toilette8 ,ce s]ait vraim5t trop de mode/ie de votre "p4 ,l'on v\s tr\ve *>mante p\r votre t5ue soigne et dc5te1 p\r votre air s\riant1 p\r l'ensemble de votre p]sonne dont se dgag5t l'amabilit1 la gaiet1 plaisants attributs de la jeunesse4 ,essayez de v\s montr] avec une figure maussade et en p>lant durem5t aux p]sonnes de votre socit1 v\s v]rez si v\s obti5drez le mme succs4 ,a9si donc1 si n\s n'tions aimable p> nature1 p> devoir ou p> raison1 il faudrait l'tre p> cette coquett]ie inne *ez la femme1 p> cette assurance que l'amabilit donne plus de grce et de *>me notre visage que la plus jolie toilette n'en saurait donn] notre corps4 ,cette qualit rehausse la mo9dre de nos actions et donne du prix au plus lg] s]vice4 ,elle e/ indisp5sable au mme titre que la politesse1 qui sans elle p>atrait ou froide ou banale4 ,il faut la pratiqu] t\t ge1 dans t\tes les positions de =tune1 dans t\tes les circon/ances de la vie4 ,elle dispose en notre faveur1 aide aplanir bi5 des difficults et s]t n\s faire aim]1 mme si n\s ne sommes pas jolies et si n\s avons cess d'tre jeunes1 c> elle n\s donne l'app>5ce de la bont1 et il n'y a que la bont qui puisse faire aim] une vieille femme4 ,si ces qualits n\s joignons quelques avantages intellectuels1 notre socit s]a a9si la plus plaisante et la plus agrable que l'on puisse s\hait]4 ,notre m>i et les autres membres de notre famille n'auront plus p\r n\s dlaiss] cette excuse1 que n\s ne savons ri51 que n\s sommes incapable de raisonn] des que/ions l'ordre du j\r1 qu'en un mot n\s ne sommes pas dans le m\vem5t1 et que p\r caus] et se di/raire il faut all] au caf4 ,p\r tre une femme di/+ue1 il ne suffit pas d'avoir bonne t\rnure2 si n\s ambitionnons ce titre1 il faut n\s appliqu]1 dans la mesure du possible1 augm5t] nos connaissances1 lev] notre niveau intellectuel1 de sorte que si quelqu'un des ntres cause devant n\s des gr&es que/ions conomiques et sociales qui intress5t t\t le monde1 il n'ait pas l'air de p>l] grec4 ,n\s en retir]ons des avantages de t\tes sortes1 d'abord en n\s tr\vant plus facilem5t en con=mit de vues avec notre m>i1 ensuite en dev5ant capable de compr5dre et d'apprci] les volutions et les progrs qui s'accompliss5t aut\r de n\s4 ,il n'e/ pas ncessaire p\r cela d'tre savante2 l'in/ruction la plus lm5taire1 celle qu'a consacre l'obt5tion de notre c]tificat d'tudes1 y suffit l>gem5t1 surt\t si n\s savons l't5dre p> la rflexion et d'utiles lectures4 ,cela ne saurait nuire l'accomplissem5t de nos devoirs familiaux2 c>1 de mme que l'on peut tre une femme *>mante sans connatre la *imie et une bonne mre sans ri5 compr5dre aux volutions des a/res1 l'on peut tre galem5t bonne fille1 bonne p\se1 bonne mre en s'occupant des *oses de l'esprit1 et on le s]a mme d'autant plus que l'intellig5ce s]a mieux cultive4 ,c> n\s devons t\j\rs g>d] le s5tim5t de notre dignit2 si la nature et plus encore la ncessit font de n\s la s]vante de l'homme1 n\s ne saurions lui p]mettre de n\s considr] absolum5t comme une ma*9e faire la s\pe et raccommod] les *aussettes4 ,si donc nos occupations n\s laiss5t quelques in/ants de loisir1 c'e/ sans contr$it la lecture que n\s les emploi]ons le plus utilem5t4 ,g>dons-n\s de cette littrature frivole1 de ces romans plus ou mo9s /upides qui fauss]ai5t notre esprit1 tr\bl]ai5t notre coeur sans aucun pr(it p\r notre intellig5ce4 ,donnons la prfr5ce aux ouvrages srieux1 oeuvres d'auteurs de tal5t1 il n'en manque pas1 dont les obs]vations1 quelle qu'en soit la nature1 s]viront de complm5t notre in/ruction1 ou aux organes de la presse modre1 qui reflt5t le mieux l'op9ion du pays et qui n\s ti5dront au c\rant de ce qui se fait aut\r de n\s4 ,tirons aussi de l'oubli o s\v5t n\s les laissons nos livres d'ducation1 ce s]ait une erreur de croire qu'ils ne peuv5t tre ncessaires qu' notre premire jeunesse2 n\s s]ons t\t tonnes1 en les relisant1 du pr(it que n\s en p\vons tir] encore1 et des sages conseils1 des utiles rem>ques qui1 autrefois1 avai5t *app notre inexpri5ce4 ,ayons sans cesse devant les yeux le b atte9dre1 qui consi/e n\s lev] en capacits1 en intellig5ce et en v]tu p\r tre la hauteur de la mission que n\s sommes appeles remplir4 ,la femme mod]ne ne doit tre ni frivole1 ni vulgaire2 il lui faut savoir se t5ir gale di/ance de ces deux *oses qui la r5drai5t indigne1 et mettre son orgueil se r5dre utile elle-mme1 sa famille et la socit4 ,,rapports ,,avec ,,les ,,vois9s ,l'on a crit sur le savoir-vivre1 la politesse1 la faon de se conduire dans le monde et avec le monde1 des ouvrages d'une inconte/able utilit1 ple9s de bon s5s et de raison4 ,ces ouvrages et les rgles qui y sont exposes s'adress5t gnralem5t la classe ri*e ou aise de la socit2 il n'en exi/e pas1 notre connaissance1 qui puisse s]vir de guide dans la plup>t des cas aux p]sonnes de la classe ouvrire4 ,n\s n'avons pas l'int5tion de faire d\ble emploi avec ces crits1 cela n\s entran]ait hors de notre sujet2 n\s ne p\vons que v\s engag] les lire2 v\s y tr\v]ez de prcieuses indications4 ,mais il e/ une lacune que n\s v\drions combl] en v\s disant quelques mots des usages que v\s f]ez bi5 d'obs]v] dans vos rapports avec le vois9age4 ,t\t le monde ne peut avoir une habitation p>ticulire2 v\s s]ez probablem5t oblige1 p\r des motifs d'conomie1 de v\s log] dans une maison habite p> plusieurs locataires1 de l une promiscuit s\v5t dsagrable et gnante2 il faudra v\s arm] de pati5ce et v\s apprt] support] philosophiquem5t les ennuis qui en rsult5t4 ,dans la plup>t de ces maisons1 o la place e/ mesure avec p>cimonie et o l'on ne peut se m\voir sans incommod] quelqu'un1 il faudra v\s ress]r] le plus possible et vit] en t\te occasion de gn] les autres4 ,quel que soit le tapage qui d*ire vos oreilles ou la malpropret qui (fusque vos yeux1 il faudra v\s rsign] et ne jamais tr\v] r$ire quoi que ce soit1 p\r vit] des contr>its sans cesse r5aissantes4 ,si les dsagrm5ts dont v\s s\ffrez tai5t vraim5t trop graves1 il vaudrait mieux *]*] un app>tem5t ailleurs que de v\s expos] v\s faire des ennemis de vos vois9s2 ce qui s]ait p\r v\s un supplice intolrable4 ,il faut d'ailleurs savoir se support] mutuellem5t et ne pas faire aux autres ce que n\s ne v\drions pas qu'ils n\s fiss5t n\s-mmes4 ,c]ta9e socit mutuelle1 qui s'occupe de l'amlioration du logem5t de l'ouvri]1 v\s procur]a une habitation sa9e et bon m>*2 ce qui v\s p]mettra d'vit] en p>tie ces inconvni5ts4 ,le meilleur moy5 p\r re/] en bons t]mes avec vos vois9s e/ d'obs]v] env]s eux la plus gr&e rs]ve en mme temps que la plus exquise politesse4 ,ne passez jamais auprs d'eux sans les salu]1 adressez-leur l'occasion quelque p>ole aimable1 r5dez-leur s]vice t\tes les fois que v\s le p\vez1 mais vitez avec so9 les frqu5tations et les commrages2 ils sont dang]eux t\s les po9ts de vue et amn5t avec eux des montagnes de dsagrm5ts4 ,si quelqu'un d'entre eux p>at v\loir entr] dans cette voie1 v\s tr\v]ez t\j\rs quelque prtexte poli p\r v\s en db>rass]1 vos occupations de mnagre conome et srieuse ne v\s p]mett5t d'ailleurs pas de p]dre votre temps4 ,si c'e/ une vois9e qui v\s gne p> sa prs5ce1 v\s aurez quelque c\rse faire au mom5t opportun1 et si c'e/ une conv]sation laquelle on v\s a convie qui m5ace de se prolong] outre mesure1 v\s tr\v]ez t\j\rs une excuse plausible1 un travail pressant faire ou votre graisse qui risque de brl]1 p\r v\s y s\/raire4 ,il e/ t\j\rs gnant d'avoir auprs de soi des trang]s qui comm5t5t vos actions2 votre m>i1 qui aime tre libre *ez lui1 s'en montr]ait peu satisfait1 d'autant plus que ce ne sont pas t\j\rs de sages conseils ni de bons exemples que v\s p\vez en retir]4 ,il va sans dire qu'une p]sonne bi5 leve ne se p]mettra jamais la mo9dre +rance dans les affaires p]sonnelles de ses vois9s1 ni la plus petite obs]vation ayant trait leur vie prive4 ,v\s devez fe9dre d'ignor] ce qui se passe *ez les autres1 et si v\s les blmez intrieurem5t1 n'en ri5 laiss] p>atre4 ,g>dez-v\s de v\s laiss] all] l'envie et la jal\sie1 c'e/ l gnralem5t la cause de la malveillance avec laquelle les femmes se jug5t entre elles4 ,si v\s tes afflige de ces mauvais s5tim5ts1 il faut les dissimul] avec so9 et veill] p>ticulirem5t ne jamais manqu] de politesse env]s la p]sonne qui en e/ l'objet1 c> alors v\s f]iez preuve de sottise1 de grossiret et d'un manque absolu d'ducation4 ,n\s avons t tmo9 d]nirem5t ce sujet d'un petit fait qui n\s donna une tri/e op9ion du c>actre de celle qui en fut l'auteur4 ,n\s allions r5dre visite une de nos amies1 jeune femme lgante et di/+ue1 habitant avec sa famille un qu>ti] des plus paisibles de notre ville1 lorsqu'arrive une petite ruelle trs pro*e de sa maison1 n\s ap]mes assez lo9 devant n\s sa mre rev5ant de la b\lang]ie4 ,n\s vmes galem5t une jeune femme que n\s avions dj r5contre cet endroit et qu' sa t5ue n\s avions prise p\r la s]vante d'une f]me vois9e4 ,elle reg>da v5ir la mre de notre amie1 et au mom5t o elle passait1 au lieu de la salu] polim5t ou t\t au mo9s de ne ri5 laiss] p>atre1 elle r5tra en f]mant violemm5t la porte1 sans que cette vieille dame l'et en ri5 provoque4 ,et comme n\s en faisions l'obs]vation notre amie2 celle-ci n\s dit3 ,c'e/ t\j\rs a9si2 croirais-tu1 que cette femme1 que n\s ne connaissons pas1 n\s tmoigne en t\te occasion de la malveillance4 ,lorsque je passe devant sa porte elle sort de *ez elle p\r me reg>d] et elle reoit impolim5t les p]sonnes qui p> mg>de s'adress5t elle et dem&5t notre adresse2 que s]ait-ce donc si n\s devions vivre ensemble dans la mme maison6 ,mais1 rpondmes-n\s1 frue de notre ide que ce devait tre quelque dome/ique1 ses matres devrai5t la tanc] svrem5t p\r son inconv5ance4--,ses matres6 mais c'e/ elle qui e/ la matresse1 c'e/ mme1 ce qu'il p>at1 la fille d'un in/ituteur4 ,elle ne n\s aime pas1 je n'en connais pas la raison4 ,va1 j'en suis bi5 dsole1 j'en p]ds l'apptit et srem5t j'en m\rrai1 s'cria notre amie1 enfant t]rible1 avec une mimique faire clat] de rire un moellon4 ,n\s ne pmes n\s emp*] de faire cette rflexion que cette p]sonne avait =t peu pr(it des leons de bi5sance que bi5 c]ta9em5t son pre avait d lui donn]4 vitons donc de n\s r5dre ridicules p> de p>eilles sottises2 soyons aimables autant que possible et polies t\j\rs1 mme env]s les vois9s que n\s n'aimons pas1 c'e/ l un des moy5s de n\s faire respect]4 ,,ducation ,,pratique ,,consid,,rations ,,morales ,,sur ,,les ,,v]tus ,,pratiques ,,de ,,la ,,femme ,n\s avons dit quelques mots des qualits morales indisp5sables t\tes les femmes dans t\tes les classes de la socit1 p]mettez-n\s ma9t5ant d'abord] le *apitre non mo9s urg5t des v]tus pratiques ncessaires t\tes et indisp5sables aux jeunes filles1 aux jeunes femmes dans une situation peu =tune4 ,p>donnez-n\s si ce sujet1 que n\s v\drions trait] p\r votre pr(it1 n\s entrane c]ta9es considrations t\t intimes que v\s s]ez t5tes de qualifi] de petits dtails4 ,n\s sommes p]suade qu'en ce qui conc]ne notre mnage il n'y a pas de dtails inutiles1 et qu'il en e/ en t\t cas de trs utiles rappel]1 puisque la plup>t des p]sonnes les oubli5t si facilem5t4 ,si n\s sommes spirituelles1 aimables1 d'gale humeur1 n\s s]ons c]ta9em5t *>mantes1 mais cela ne saurait suffire4 ,v5tre affam n'a pas d'oreilles1 dit-on4 ,notre pre1 notre m>i1 si s5sibles nos prv5ances1 nos c>esses1 ne le s]ont pas mo9s un bon dn]1 leur habitation bi5 t5ue4 ,ils apprci]ont mme d'autant mieux les agrm5ts de notre esprit et de notre c>actre que n\s saurons les faire j\ir d'un plus gr& bi5-tre1 d'une aisance relative4 ,le travail1 l'ordre et l'conomie sont les v]tus indisp5sables t\te femme s\cieuse de son bonheur et de celui des si5s4 ,bi5 s\v5t1 les ga9s du *ef de la famille sont insuffisants p\r subv5ir a t\s les beso9s2 notre devoir e/ alors vid5t3 il n\s faut travaill] p\r gagn] quelque arg5t et augm5t] nos ress\rces4 ,n\s v\s f]ons rem>qu] qu'il e/ prfrable de travaill]1 mme durem5t1 que de s'expos] subir des privations dont les consqu5ces s]ai5t d'altr] notre sant et d'assombrir notre humeur1 c> on ne peut tre ni bi5 portant1 ni gai1 qu& on manque du ncessaire4 ,lors mme que les ress\rces dont n\s disposons p\rrai5t suffire notre exi/5ce1 il faudrait travaill] encore p\r ralis] quelques conomies1 ne s]ait-ce que p\r donn] satisfaction au brave travailleur qui ne n\s m>*&e ni ses sueurs1 ni ses pe9es4 ,l'homme qui gagne conv5ablem5t sa vie n'aime pas p5s] qu' la mo9dre adv]sit il peut tomb] dans la misre4 ,s'il peut dire3 je gagne tant p> j\r et il n'en re/e ri51 ce n'e/ pas enc\rageant p\r lui2 n'e/-il pas cra9dre qu'il se croie autoris dt\rn] une p>tie de son salaire1 se rel*] de ses habitudes d'conomie1 en arguant1 p\r ne pas se gn]1 que n\s ne n\s gnons pas n\s-mme8 ,ce raisonnem5t s]ait peut-tre excusable de sa "p1 si n\s y donnions lieu p> quelque nglig5ce dans l'accomplissem5t de nos devoirs4 ,n\s devons donc travaill] dans la mesure du possible1 mo9s que1 sur*>ges de famille1 le so9 de nos enfants et de notre mnage ne n\s en laisse pas le temps4 ,t\tefois1 n\s e/imons qu'une femme ayant mo9s de trois enfants1 doit p\voir gagn] quelque arg5t4 ,il ne manque pas1 dans notre gr&e ville1 de mti]s faciles ex]c]1 mme si n\s n'avons pas de pr(ession1 ou si celle-ci1 trop m9utieuse1 ne peut se concili] avec nos obligations de mre de famille4 ,ne v\s laissez pas dc\rag] p> la modicit de votre salaire1 ne dites pas3 quoi bon se donn] tant de pe9e p\r gagn] si peu8 ,votre ga9 ne s]ait-il que de c9quante c5times p> j\r en moy5ne1 cela fait qu9ze francs p> mois1 de quoi pay] une petite location1 et n'e/-ce pas l ce qui1 gnralem5t1 emb>rasse le plus les petits mnages8 ,l'on se n\rrit t\j\rs1 l'on s'habille comme on peut1 mais lorsqu'il faut j\r fixe tr\v] l'arg5t du loy]1 que de gne et de contr>it1 et quelle vila9e figure on tr\ve son propritaire qu& on n'a pu conomis] de quoi le pay]4 ,si donc v\s p\vez p> votre travail subv5ir cette obligation ou t\te autre1 v\s auriez gr& tort de v\s en disp5s]4 ,le travail acqui]t et l'conomie cons]ve3 ces deux qualits n\s sont donc indisp5sables si n\s v\lons amlior] notre situation4 ,n\s aj\t]ons qu'elles sont inhr5tes l'une l'autre1 surt\t *ez la femme1 mo9s expose que l'homme aux entranem5ts du dehors4 ,la femme qui travaille et qui sait combi5 de pe9es reprs5te une pice de monnaie1 y reg>d]a plusieurs fois avant de la dp5s] inutilem5t4 ,de mme si1 p> extraord9aire1 une femme p\vait tre conome sans tre travailleuse1 elle le devi5drait en raison du pr(it qu'elle en peut retir]4 ,la vritable conomie ne consi/e pas1 comme c]ta9es p]sonnes p>aiss5t le croire1 n\s refus] les *oses ncessaires la vie2 c'e/ l une erreur qui con/itue ce que l'on e/ conv5u d'appel] une conomie coteuse4 ,il faut au contraire *]*] n\s procur] t\t le bi5-tre compatible avec nos ress\rces1 condition t\tefois de ne les pas absorb] compltem5t1 et d'p>gn] t\j\rs quelque *ose p\r la vieillesse et les mom5ts difficiles4 ,le bi5-tre e/ un beso9 inn *ez l'homme1 et plus ou mo9s dvelopp selon son degr d'intellig5ce et d'ducation4 ,il ex]ce une influ5ce considrable sur notre sant1 notre c>actre1 nos moeurs et les conditions gnrales de notre exi/5ce4 ,n\s ne p\vons n\s le procur]1 si n\s sommes pauvres1 qu' des conditions dt]m9es4 ,la premire e/ de savoir en rgl] galem5t t\tes les p>ties1 c> il ne consi/e pas seulem5t bi5 mang]1 se bi5 vtir1 se log] con=tablem5t1 mais en t\tes ces *oses runies dans la mesure du possible4 ,si v\s dp5s] trop p\r l'une d'entre elles1 v\s s]ez =cm5t oblige de v\s re/re9dre sur les autres1 et v\s n'aurez pas un bi5-tre complet4 ,c'e/ en cela que consi/e l'art de la vraie mnagre2 il lui faut1 p\r ralis] cet idal1 une c]ta9e intellig5ce et une assez longue pratique du mnage4 ,cette expri5ce p\vant faire dfaut la plup>t des jeunes p]sonnes1 c'e/ p\r y suppler et en vue de facilit] votre t*e que n\s v\s donn]ons plus lo9 quelques conseils appuys de quelques *iffres4 tablissez donc votre budget de manire avoir de t\t un peu1 si v\s ne p\vez davantage1 sans oubli] de port] une c]ta9e somme la rs]ve4 ,ne dites pas3 j'p>gn]ai s'il m'en re/e2 mais1 au contraire1 je ne dp5s]ai que ce qui me re/]a aprs avoir prlev sur mon salaire de *aque mois ou de *aque sema9e quelque *ose p\r l'av5ir4 ,cette "q de l'av5ir e/ celle qui sans cesse doit n\s proccup]4 ,n\s ne s]ons malheureusem5t pas t\j\rs jeunes et valides1 la vieillesse arriv]a1 am5ant avec elle son cortge d'infirmits4 ,peut-tre mme1 jeunes encore1 s]ons-n\s accabls p> la maladie1 p> des adv]sits de t\tes sortes2 peut-tre aurons-n\s s\ffrir du *mage ou d'une dim9ution de notre salaire4 ,ce sont l t\tes *oses qu'il convi5t de prvoir1 c>1 il faut bi5 l'av\]1 l'imprvoyance de l'ouvri] e/ s\v5t la cause de ses maux4 ,combi5 p>mi eux qui1 aprs avoir eu p5dant longtemps des ga9s relativem5t levs1 se sont tr\vs1 dans leur vieillesse ou au mo9dre rev]s1 prcipits dans la plus pr(onde misre4 ,ep>gnons donc p5dant que n\s le p\vons2 si n\s sommes dans une situation relativem5t aise1 pr(itons-en p\r ralis] des conomies plus apprciables1 et si n\s n\s tr\vons dans une condition difficile1 songeons qu'elle peut le dev5ir encore davantage4 ,ep>gnons t\j\rs si peu que ce soit4 ,la sage conomie dont v\s f]ez preuve s]a d'un bon exemple p\r votre m>i1 qui os]a mo9s se p]mettre des dp5ses inutiles4 ,enc\rag d'ailleurs p> les bons rsultats de votre prvoyance1 il aura coeur de contribu] votre oeuvre1 sa conduite s]a meilleure1 la paix de votre mnage plus assure4 ,a9si1 l'conomie1 l'ordre et le travail v\s procur5t t\s les po9ts de vue d'inconte/ables avantages4 ,,la ,,j\rn,e ,d',,une ,m,,nag,,re4--,,t5ue ,,de ,,la ,,maison ,,et ,,t5ue ,,p]sonnelle ,il ne suffit pas1 dit un vieux prov]be1 de se lev] mat91 il faut arriv] l'heure4 ,n\s ne v\s conseill]ons donc pas de suivre l'exemple de c]ta9es p]sonnes qui1 deb\t ds l'aube et se c\*ant t>d1 ne produis5t nanmo9s qu'une somme de travail t\t--fait insuffisante4 ,ce rgime ne t>d]ait pas altr] votre sant2 v\s avez t\t intrt v\s occup] srieusem5t p5dant la j\rne et ne pas la prolong] outre mesure4 ,il s]a gnralem5t suffisant que v\s v\s leviez c9q heures en t1 six heures en hiv]1 et quant cont9u] =t t>d votre travail1 n\s ne saurions v\s y engag]4 ,votre vue s'affaiblirait bi5tt et les dp5ses de lumire et de *auffage en hiv] qu'occasionn]ai5t vos veilles absorb]ai5t la plus gr&e p>tie de votre supplm5t de ga91 v\s auriez a9si travaill sans pr(it2 le mieux e/ de ne pas prolong] votre j\rne au del de neuf heures du soir4 ,v\s ne p\vez du re/e pas faire davantage1 la =ce huma9e a une limite qu'il ne faut pas dpass]2 n\s risqu]ions1 en v\lant l'excd]1 de compromettre notre sant1 de contract] quelque maladie qui cot]ait =t *] soign] et n\s emp*]ait de gagn] notre vie4 ,le so9 de notre sant e/ sans contr$it la meilleure conomie que n\s puissions faire2 il faut *]*] le concili] avec nos autres obligations4 ,il exi/e une hygine spciale p\r t\s les actes de la vie1 il faut s'y con=m] rig\reusem5t1 c'e/ le moy5 de cons]v] ce gr& bi51 la sant1 qui ti5t lieu de beauc\p d'autres1 et sans lequel les autres ne sont ri54 ,v\s agirez donc sagem5t en occupant consci5cieusem5t votre temps1 en ne p]dant pas une m9ute p5dant la j\rne et en pr5ant d'autre "p le repos ncessaire p\r rcupr] vos =ces4 ,de cette faon1 v\s travaill]ez mieux et plus vite4 ,votre premire occupation1 aprs que v\s s]ez lave et peigne et que v\s aurez pris votre premi] repas du mat91 s]a de vaqu] aux so9s de votre mnage4 ,v\s remettrez d'abord en ordre votre lit]ie1 qu'en v\s levant v\s aurez pris so9 d'expos] l'air1 puis v\s bross]ez votre p>quet1 sec\]ez vos tapis et essui]ez vos meubles4 ,il s]a bon qu'aprs *aque repas v\s laviez votre vaisselle1 af9 d'vit] l'encombrem5t et de l'avoir t\j\rs propre votre disposition4 ,si votre mnage e/ entret5u avec so91 il ne v\s dem&]a *aque j\r que peu de temps4 ,il suffira qu'une fois p> sema9e1 c'e/ gnralem5t le sam$i que les mnagres *oisiss5t p\r cela1 v\s fassiez le gr& nettoyage1 c'e/--dire lav] vos c>reaux et vos glaces1 rcur] vos cuivres et votre f]blant]ie1 remettre en cire vos p>quets1 si telle e/ votre habitude4 ,n\s v\s engageons cir] votre plan*] plutt qu' le lav]1 ce d]ni] moy5 ayant l'inconvni5t de donn] de l'humidit et d'clab\ss] les meubles4 ,l'humidit e/ ennemie de la propret autant que de la sant2 dans une maison humide1 ri5 ne re/e en bon tat1 pas mme notre corps1 puisque n\s y p\vons contract] des d\leurs et des rhumatismes4 ,c'e/ p\rquoi il faut pr5dre so9 d'ar] le plus possible votre app>tem5t2 ne craignez pas1 lorsque le temps le p]met1 de laiss] vos f5tres ouv]tes1 au risque de voir pntr] *ez v\s la p\ssire1 ce qui e/ dsagrable1 n\s en conv5ons1 mais de deux inconvni5ts il faut *oisir le mo9dre4 ,il s]ait sup]flu de v\s dire que les reco9s de votre app>tem5t doiv5t tre aussi propres que l'endroit le plus visible1 et ne doiv5t en aucune faon s]vir de rceptacle t\tes sortes d'objets dont la place e/ ailleurs4 ,une fois votre mnage remis en ordre1 il v\s re/]a gnralem5t un peu de temps en att5dant l'heure de prp>] votre djeun]4 ,v\s l'emploi]ez soit a lav]1 confectionn] ou raccommod] le l+e et les vtem5ts de la famille1 soit a ex]c] votre pr(ession4 ,ne manquez jamais d'*ang] contre des vtem5ts plus conv5ables ceux qui1 sans tre malpropres1 v\s s]v5t depuis votre lev] p\r procd] votre nettoyage4 ,il e/ indisp5sable que v\s soyez en t5ue propre et soigne p\r l'heure laquelle doiv5t rev5ir vos p>5ts ou votre m>i1 a9si que p\r le cas o v\s auriez sortir p\r a*et] quelques provisions4 ,une jeune fille1 une femme qui se respecte1 ne se montr]a jamais1 ne s]ait-ce que sur le seuil de sa porte1 sans tre coiffe et vtue proprem5t4 ,il n'e/ pas ncessaire d'tre lgante1 mais si mode/e1 si pauvre mme que soit votre mise1 elle peut1 elle doit tre t\j\rs d'une rig\reuse propret4 ,lorsque v\s aurez t]m9 votre djeun] et remis en place votre vaisselle1 il v\s re/]a t\t le temps de l'aprs-midi p5dant lequel v\s p\rrez v\s occup] srieusem5t4 ,ne p]dez pas une m9ute de ce temps si prcieux et malheureusem5t si c\rt1 songez que l'heure de prp>] le repas du soir arriv]a vite4 ,s'il v\s e/ possible de travaill] p\r le monde1 calculez ce que v\s p\vez gagn] en ces quelques heures1 et combi5 cette somme1 *aque j\r rpte1 peut v\s tre utile dans votre maison4 ,si v\s avez beauc\p d'enfants et que v\s p]diez votre temps1 songez que ceux-ci s]ont les premi]s en s\ffrir2 votre ouvrage ne se f]a pas1 v\s s]ez dborde2 le l+e1 les vtem5ts ne s]ont pas entret5us conv5ablem5t2 il faudra les r5\vel] plus s\v5t et se priv] p\r cela d'autres *oses non mo9s indisp5sables4 ,ne manquez pas de prp>] le repas p\r l'heure laquelle doiv5t r5tr] ceux des vtres que leurs occupations appell5t au dehors4 ,ceux-ci1 qui1 s\v5t1 revi5n5t h>asses de fatigue1 s]ont heureux de se rcon=t] p> une bonne n\rriture1 de se repos] auprs de v\s1 aimante et d\ce1 dans leur habitation sa9e et bi5 t5ue4 ,ils v\s sauront gr des ef=ts que v\s f]ez p\r leur procur] ce bi5-tre qui leur donn]a du c\rage et de la =ce p\r recomm5c] le l5dema9 leur pnible labeur4 ,aussitt votre repas du soir t]m91 v\s rang]ez votre vaisselle1 balai]ez votre maison et veill]ez soigneusem5t ce qu'aucune manation1 soit de cuis9e1 soit de *auffage1 ne s'y conc5tre2 il faudra p\r cela laiss] vos f5tres ouv]tes p5dant un c]ta9 temps avant de v\s c\*]4 ,lorsque v\s aurez a9si1 p5dant t\te la sema9e1 rempli vos obligations de bonne mnagre1 v\s aurez mrit de pr5dre le diman*e quelque di/raction4 ,*oisissez de prfr5ce une prom5ade au gr& air1 il n'e/ ri5 de plus hyginique1 mais g>dez-v\s bi5 de dp5s] ce j\r-l ce que v\s avez eu tant de pe9e gagn] p5dant la sema9e4 ,c'e/ p\rquoi n\s v\s faisons obs]v] qu'il e/ prfrable de sortir le diman*e1 qui e/ le j\r consacr au repos du plus gr& nombre1 et p5dant lequel v\s tr\v]ez des di/ractions peu coteuses4 ,,conomie ,,dome/ique--,,la ,,n\rriture ,l',,habillem5t ,trois jeunes s5s1 excell5ts cam>ades p\rtant1 se qu]ellai5t entre eux4 ,moi1 disait l'an1 je v\s surpass]ai t\s1 je s]ai mdec91 je devi5drai clbre et ri*e4--,moi aussi1 dit le plus jeune1 je s]ai mdec91 mais comme j'aurai plus de tal5t que toi1 je te pr5drai ta cli5tle1 il ne te re/]a d'autre ress\rce que d'essay] de te faire lire dput4--,v\s v\s trompez1 mes bons amis1 dit le troisime1 v\s ne f]ez ri5 ni l'un ni l'autre1 c> moi1 je s]ai cuis9i]--,fi donc1 monsieur le gte-sauce1 s'crir5t en *oeur les deux premi]s6--,oui1 reprit-il1 je s]ai cuis9i]1 et puisque v\s comptez sur les malades p\r faire votre position1 j'emp*]ai qu'il y en ait4 ,la plup>t des mdicam5ts1 presque t\j\rs rpugnants1 que v\s rvez1 d'impos] vos cli5ts1 je les donn]ai aux g5s bi5 portants s\s la =me d'une n\rriture con=table et sa9e4 vos recon/ituants1 a vos dpuratifs1 j'oppos]ai d'excell5t b\illon1 d'apptissants rosbifs1 des plantes alim5taires sagem5t employes1 je leur cons]v]ai a9si la sant1 ils n'auront pas beso9 de vos so9s et il ne v\s re/]a plus soign] que les maux de d5ts et les jambes casses4 ,ce jeune homme avait videmm5t raison1 une bonne n\rriture disp5se s\v5t d'all] *ez le mdec91 c> elle prvi5t un gr& nombre de maladies1 et mme dans bi5 des cas1 la n\rriture dirige p> une p]sonne intellig5te1 ayant quelques notions d'hygine1 peut con/itu] elle seule t\t un traitem5t4 ,cette "q des connaissances hyginiques se ratta*ant l'alim5tation a1 notre avis1 une importance trs gr&e1 tant au po9t de vue sanitaire qu' celui de l'conomie dome/ique4 ,p> exemple une jeune femme ayant ces connaissances ne c\*]a pas ses enfants aprs leur avoir donn p\r dn] de la ptiss]ie ou une t>t9e de beurre4 ,elle us]a d'autre "p de t\te son influ5ce p\r proscrire de sa maison l'usage des boissons alcooliques qui produis5t de si fune/es rsultats4 ,elle f]a une "p gale aux mets recon/ituants1 tels que potages gras1 vi&es saignantes1 et aux plantes dpuratives et rafra*issantes1 de manire prv5ir la fois l'anmie et l'*auffem5t4 ,la n\rriture1 qui con/itue la plus =te dp5se du mnage1 dem&e tre rgle d'une faon p>ticulirem5t srieuse2 la plup>t des jeunes p]sonnes ne n\s p>aiss5t pas y atta*] t\te l'importance qu'elle comporte4 ,mais1 n\s direz-v\s1 t\t le monde ne peut avoir une bonne n\rriture1 p\r la raison bi5 simple que l'on ne peut pas t\j\rs y mettre le prix4 ,n\s v\s f]ons rem>qu] que l'alim5tation1 p\r tre sa9e et con=table1 n'a pas beso9 d'tre compose de mets re*]*s2 c'e/ au contraire la n\rriture la plus simple1 la plus naturelle1 qui e/ la meilleure4 ,n'avez-v\s pas s\v5t ent5du dire bi5 des g5s qu'ils prfr5t une fricasse de pommes de t]re bi5 faite un plat de vi&e mal russi1 c'e/--dire que la n\rriture tire son pr9cipal agrm5t du tal5t de la cuis9ire et de la rgul>it avec laquelle elle e/ dirige8 ,il s]ait en effet trs mauvais t\s les po9ts de vue que v\s fissiez excs de table p5dant que votre b\rse e/ bi5 g>nie1 au risque de v\s impos] de dures privations en att5dant d'autres ress\rces4 ,c'e/ donc savoir p>faitem5t faire la cuis9e que t\te bonne mnagre devra s'+ni]4 ,elle ralis]a a9si d'importantes conomies1 c> il e/ pr\v qu'une bonne cuis9ire fait mieux peu de frais qu'une autre avec une =te dp5se4 ,ce tal5t n'e/ pas =t difficile acqurir1 il suffit d'y apport] quelque att5tion2 si v\s n'avez pas russi quelque mets ou si l'assaisonnem5t v\s en a p>u trop coteux1 faites une autre fois d'une manire diffr5te et t\j\rs a9si jusqu' entire satisfaction4 ,n\s n'avons pas l'int5tion d'empit] ici sur les attributions des livres de cuis9e1 n\s n\s p]mettrons nanmo9s de v\s donn] quelques conseils conc]nant l'conomie de la n\rriture1 conseils que ces publications ne saurai5t relat]4 ,n\s l'avons dit1 l'ouvri] n'e/ assur du ncessaire qu'autant qu'il sait se refus] le sup]flu2 cette rgle1 que v\s devrez obs]v] en t\te circon/ance1 il faudra l'appliqu] galem5t la n\rriture4 ,bannissez de votre alim5tation t\tes les *oses dont v\s p\vez v\s pass] sans altr] votre sant2 le sup]flu e/ d'ailleurs aussi nuisible en t\tes *oses que l'insuffisance4 ,v\s f]ez bi5 de rs]v] p\r votre dn] le meilleur morceau dont v\s p\rrez dispos]1 c'e/ ce repas dont l'influ5ce1 bonne ou mauvaise1 se fait le mieux s5tir4 ,p\r le repas de midi1 une fricasse de pommes de t]re ou de lgumes quelconques1 avec ou sans vi&e1 et autant que possible une salade1 con/itu]ont un djeun] suffisant4 ,n\s v\s engageons *oisir de prfr5ce1 p\r votre salade1 le piss5lit1 le cresson et la laitue1 en raison de leurs proprits p>ticulires4 ,les lgumes v]ts ou secs1 selon la saison1 v\s p]mettront de s]vir un plat abondant et peu coteux2 v\s donn]ez t\j\rs la prfr5ce la pomme dt]re2 il n'e/ pas de lgume qui puisse v\s f\rnir un alim5t plus sa91 plus conomique et d'autant plus agrable qu'on peut l'assaisonn] de tant de manires diffr5tes4 ,les oeufs et le poisson1 au mom5t o ils sont bon m>*1 v\s s]viront v>i] le m5u de votre sema9e4 ,votre dn] se compos]a soit d'un potage gras avec la pice de boeuf1 soit d'un potage maigre avec un plat de vi&e4 ,le potage gras se fait avec du boeuf de premire qualit et de premire fra*eur2 n\s insi/ons sur ce d]ni] po9t d'autant plus qu'il n'en cote pas plus *]4 ,si v\s v\lez obt5ir un excell5t b\illon1 il e/ indisp5sable de le laiss] cuire p5dant six heures au mo9s1 p>tir du mom5t o-v\s avez cume2 v\s tr\v]ez peut-tre votre boeuf trop cuit1 mais on ne peut t\t avoir4 ,si v\s n'tes que trs peu de monde1 trois p]sonnes p> exemple1 v\s aurez intrt faire du b\illon p\r plusieurs j\rs1 il s]a a9si meilleur avec une mo9dre quantit de vi&e4 ,en ce cas1 un kilog4 de boeuf v\s f\rnira du b\illon de bonne qualit p\r quatre j\rs1 ce qui fait #bej grammes p> j\r2 or1 avec cette quantit employe sp>m5t1 il e/ impossible d'obt5ir un b\illon suffisant4 ,il e/ t\tefois indisp5sable1 p\r le cons]v]1 de le pass] au trav]s d'une passoire trs f9e et de le mettre dans une s\pire de porcela9e2 v\s le g>d]ez a9si p5dant trois j\rs en t et jusqu' six j\rs en hiv]4 ,il faut bi5 obs]v] de ne mettre les lgumes qu'une heure et demie au plus avant de s]vir4 ,il e/ ncessaire de v>i] autant que possible votre n\rriture af9 de la r5dre plus agrable1 et dans ce b v\s agirez sagem5t en faisant des cons]ves de lgumes au mom5t opportun4 ,si vos ress\rces ne v\s le p]mett5t pas1 v\s p\rrez t\j\rs cons]v] de l'oseille1 un pani] de un franc v+t-c9q c5times suffit un petit mnage p\r pass] l'hiv]3 v\s la f]ez cuire petit feu avec #ejj grammes de sel4 ,elle v\s s]vira faire d'excell5t potage appritif et n\rrissant1 surt\t si v\s y joignez une pure de pommes de t]re4 ,v\s f]ez1 aussi des potages aux poireaux1 l'oignon1 aux *\x4 ,la s\pe au l>d ou au jambon avec des *\x et autres lgumes1 con/itue un mets agrable et peu coteux2 si vos enfants ont l'e/omac dlicat1 v\s p\rrez rs]v] votre plat p\r le l5dema9 midi et le remplac] p> de la vi&e4 ,si v\s avez beauc\p de monde n\rrir1 n\s v\s engageons faire votre potage p\r le soir et le premi] repas du l5dema91 il remplac]a avantageusem5t le caf au lait trop dbilitant et peu conv5able p\r c]ta9s tempram5ts1 a9si que le *ocolat trop coteux4 ,si les ress\rces dont v\s disposez v\s p]mett5t d'aj\t] quelque *ose votre ord9aire1 le mieux s]a de v\s procur] un v9 de qualit conv5able que v\s mettrez en b\teilles2 p> ce moy51 il s'amlior]a avec le temps au lieu de se dtrior]4 ,les crus de l',hrault1 a9si que le petit ,bordelais1 le ,sa9t-,georges1 v\s f\rniront un v9 agrable et supportant l'eau1 p> consqu5t conomique1 au prix net de c9quante-c9q soixante c5times le litre4 ,il s]a bi5 prfrable que v\s buviez du v9 vos repas plutt que de sacrifi] une somme p>fois quival5te p\r des *oses nuisibles telles que l'alcool1 le caf4 ,il va sans dire1 du re/e1 que v\s ne p\vez risqu] cette dp5se qu'autant que vos ga9s v\s le p]mett5t4 ,n\s avons tabli1 p\r v\s s]vir d'exemple1 l'tat des dp5ses de deux mnages composs3 l'un1 du pre1 de la mre et de deux enfants dont l'an a trois ans1 l'autre1 un an et demi4 ,l'autre1 du pre1 de la mre1 de leurs p>5ts et de quatre enfants dont l'an a d\ze ans1 le plus jeune c9q ans1 soit en t\t huit p]sonnes4 ,ces donnes que n\s v\s proposons ne saurai5t con/itu] une rgle absolue2 mais1 soit que v\s puissiez all] au-del1 soit qu'il v\s faille re/] en-de des *iffres qui y sont consigns1 elles p\rront v\s indiqu] d'une manire gnrale la t5ue de votre maison4 99 99 99 #a;er4--,le m>i1 petit employ1 gagne c5t francs p> mois4--,sa femme1 travaillant p\r la fabrique1 aide d'une appr5tie1 gagne en moy5ne un franc c9quante c5times p> j\r1 soit p> mois1 qu>ante-c9q francs4 ,p\r logem5t1 une pice sur le devant s]vant de *ambre c\*]1 une autre la suite faisant (fice de cuis9e1 de salle mang] et de travail1 p\r qu9ze francs p> mois4 ,,m5u ,,de ,,la ,,sema9e 7,,en ,,octobre7 ,,sam$i ,djeun]4 ,pommes de t]re au l>d1 salade4 ,dn]4 ,potage gras4 ,,diman*e ,djeun]4 ,le re/e du boeuf1 salade4 ,dn]4 ,potage gras1 veau rti aux c>ottes4 ,,lundi ,djeun]4 ,fricasse de h>icots1 p*es de vigne4 ,dn]4 ,le re/e du potage gras au v]micelle1 le re/e du veau4 ,,m>di ,djeun]4 ,omelette au l>d1 fromage4 ,dn]4 ,potage poireau1 gigot brais4 ,,m]cr$i ,djeun]4 ,*\x au l>d1 noix et rais94 ,dn]4 ,potage gras4 ,,jeudi ,djeun]4 ,fricasse de pommes de t]re1 salade4 ,dn]4 ,le re/e du potage gras1 rosbif4 ,,v5dr$i ,djeun]4 ,h>5gs1 salade4 ,dn]4 ,potage l'oseille1 foie de veau4 99 99 99 ,voici ma9t5ant le prix approximatif de ce m5u3 ,,sam$i ,djeun]4 #a kil4 de pommes de t]re longues r\ges1 #j4ae ,l>d1 oignons1 #j4ae ,salade1 #j4ae ,dn]4 #gej grammes boeuf1 #a4ce ,lgumes1 #j4ae #a4ie ,,diman*e ,djeun]4 ,le re/e du boeuf1 ,salade1 #j4ae ,dn]4 ,le potage de la veille1 ,veau1 #a_/b kil41 #a4 ,c>ottes1 oignons1 l>d1 etc41 #j4dj #a4ee ,,lundi ,djeun]4 #a kil4 h>icots1 #j4be ,l>d1 etc41 #j4ae ,p*es1 #j4aj ,dn]4 ,le re/e du potage et du veau1 v]micelle1 #j4aj #j4fj ,,m>di ,djeun]4 #e oeufs1 #j4ej ,l>d1 #j4aj ,fromage1 #j4aj ,dn]4 ,beurre et poireaux1 #j4bj #cge grammes gigot1 #j4ij #a4hj ,,m]cr$i ,djeun]4 ,*\x1 #j4be ,l>d1 etc41 #j4be ,dess]t1 #j4ae ,dn]4 #a_/b kil4 boeuf1 #j4ij ,lgumes1 #j4aj #a4fe ,,jeudi ,djeun]4 ,pommes de t]re jaunes1 #a kil41 #j4aj ,l>d1 f>9e1 etc41 #j4ae ,salade1 #j4ae ,dn]4 ,le re/e du potage1 #cge grammes boeuf #a4bj1 #j4ij #a4cj ,,v5dr$i ,djeun]4 #f h>5gs1 #j4de ,salade1 #j4ae ,dn]4 ,beurre1 oseille et pure1 #j4be #cge grammes foie de veau1 #j4ij #a4ge ----- #aj4fj ,p\r #g j\rs1 #aj fr4 #fj1 soit p> j\r1 #a4ej ,gt] de #d heures1 #j4ae ,premi] repas du mat91 consi/ant en *ocolat1 #j4cj #a kil4 de pa91 #j4cj ---- ,p> j\r1 #b4be ,soit p> mois1 #fg4ej ,rs]ve p\r socit mutuelle1 #ae4 ,loy]1 #ae4 ,*auffage en moy5ne1 #e4 ,eclairage id4 #b4ej ---- ,dp5ses1 #aje4jj ,ga9s1 #ade4 ------ ,il re/e #dj4 fr4 p> mois1 soit #dhj fr4 p> an1 p\r l'habillem5t et les m5us frais4 ,il e/ rem>qu] que n\s v\s prs5tons un devis d'une n\rriture trs con=table et de premire qualit4 ,voici ma9t5ant l'tat des dp5ses d'une assez =te famille1 d'une robu/e sant4 ,le pre1 m5uisi]1 gagne #d fr4 #ej p> j\r1 soit p\r #bf j\rs de travail #aag fr4 p> mois4 ,son vieux pre1 anci5 ouvri] de la maison1 employ de petits ouvrages1 ne gagne en moy5ne que #b fr41 soit #fj fr4 p> mois4 ,la femme1 aide de sa mre1 gagne en moy5ne #a fr4 #be c5t1 p> j\r1 soit #cg fr4 ,en t\t1 p> mois1 #bad fr4 ,la famille occupe un petit rez-de-*ausse compos d'une pice sur le devant s]vant aux p>5ts de *ambre a c\*]4 ,une autre pice plus gr&e1 dans laquelle c\*5t les enfants s\s la g>de de leur gr&'mre1 et qui s]t aussi la mre p\r son travail2 le gr&-pre a un lit portatif dans la cuis9e4 ,ce logem5t cote #be fr4 p> mois4 ,,m5u ,,de ,,la ,,sema9e ,,sam$i ,djeun]4 ,pois au l>d1 fromage campagne4 ,dn]4 ,potage gras4 ,,diman*e ,djeun]4 ,fricasse de pommes de t]re1 salade4 ,dn]4 ,potage l'oseille1 lap9 rti aux pommes de t]re4 ,,lundi ,djeun]4 ,fricasse de h>icots1 salade4 ,dn]4 ,potage gras4 ,,m>di ,djeun]4 ,pommes de t]re au l>d1 salade4 ,dn]4 ,potage poireaux1 m\ton au riz4 ,,m]cr$i ,djeun]4 ,*\x au l>d1 fromage campagne4 ,dn]4 ,potage gras4 ,,jeudi ,djeun]4 ,fricasse de poitr9e de veau1 pommes de t]re1 fruits4 ,dn]4 ,s\pe au jambon et lgumes4 ,,v5dr$i ,djeun]4 ,pommes de t]re au blanc1 salade4 ,dn]4 ,potage l'oseille1 veau rti aux c>ottes4 ,,prix ,,de ,,ce ,,m5u ,,sam$i ,djeun]4 ,pois1 #j4dj ,l>d1 etc4 #j4bj ,fromage1 #j4ae ,dn]4 ,boeuf1 #a kil41 #a4hj ,*\x et lgumes1 #j4be #b4hj ,,diman*e ,djeun]4 #bk#ejj pommes de t]re1 #j4bj ,l>d1 f>9e1 etc41 #j4bj ,salade1 #j4cj ,dn]4 ,lap91 #gej grammes1 #a4ej ,pommes de t]re1 oignons1 l>d1 #j4cj ,beurre1 oseille et pure p\r potage1 #j4cj #b4hj ,,lundi ,djeun]4 ,h>icots1 #j4ej ,l>d1 etc41 #j4bj ,salade1 #j4cj ,dn]4 ,boeuf1 #a kil41 #a4hj ,lgumes1 #j4be #c4je ,,m>di ,djeun]4 ,pommes de t]re r\ges1 #b kil4 #ejj1 #j4cj ,l>d1 oignons1 #j4bj ,salade1 #j4cj ,dn]4 ,beurre1 poireaux1 #a4cj ,m\ton1 #gej gram4 #a4ce ,riz1 l>d1 f>9e1 etc41 #j4dj #b4he ,,m]cr$i ,djeun]4 ,*\x1 #j4cj ,l>d1 etc41 #j4cj ,fromage1 #j4ae ,dn]4 ,boeuf1 #a kil41 #a4hj ,lgumes1 #j4bj #b4hj ,,jeudi ,djeun]4 ,poitr9e de veau1 #gej grammes1 #a4bj ,pommes de t]re1 l>d1 oignons1 #j4cj ,pommes1 #j4aj ,dn]4 ,jambon ou l>d maigre #j4hj ,lgumes1 #j4cj #b4gj ,,v5dr$i ,djeun]4 ,pommes de t]re jaunes1 #b kil4 #ejj1 #j4bj ,beurre1 f>9e1 oeuf1 etc41 #j4cj ,salade1 #j4cj ,dn]4 ,beurre1 oseille1 pure1 #j4cj ,veau1 #gej grammes1 #a4ej ,c>ottes1 l>d1 oignons1 #j4ej #c4aj ---- #bj4aj ,p\r #g j\rs1 #bj fr4 #aj1 soit p> j\r #b4he ,gt] des enfants et supplm5t p\r les hommes au potage du mat91 #j4cj #c kil4 pa91 #j4ij ------ ,p> j\r1 #d4je ,soit p> mois1 #aba4ej ,rs]ve1 #ae4 ,loy]1 #be4 ,*auffage1 en moy5ne1 #e4jj ,eclairage1 id4 #b4ej -------- ,dp5ses1 #afi4jj ,ga9s1 #bad4jj -------- ,il re/e #de fr4 p> mois1 soit #edj fr4 p> an p\r l'habillem5t et les m5us frais4 ,n\s avons banni1 et p\r cause1 t\te dp5se inutile4 ,il re/e le devis d'une n\rriture abondante1 con=table et sa9e4 ,t\tes les obligations sont remplies4 ,il re/e quelque *ose la rs]ve qui p\rrait s]vir en cas d'adv]sit4 ,et cela malgr la modicit du salaire de ces deux mnages4 ,l',,habillem5t ,n\s ne p\vons v\s (frir1 conc]nant l'habillem5t1 des donnes absolum5t prcises1 c> il e/ subordonn diffr5tes considrations3 notre situation sociale et pcuniaire d'abord1 notre pr(ession1 nos relations dans le monde et aux habitudes que nos p>5ts ont cru devoir n\s faire contract]4 ,il e/ vid5t qu'une ouvrire ne peut ni ne doit s'habill] comme une p]sonne ri*e1 de mme qu'une jeune fille employe *ez une modi/e ou dans un magas9 quelconque e/ oblige plus de t5ue qu'une p]sonne travaillant en fabrique4 ,n\s devrons donc1 en ce qui conc]ne cet article de notre budget1 consult] avant t\t notre b\rse1 c'e/ le plus sr moy5 de ne pas n\s tromp]4 ,faisons d'abord la "p des *oses indisp5sables1 telles que l+e1 *aussures1 vtem5ts p\r ceux des ntres qui vont au dehors1 p\r les enfants allant l'cole4 ,ne dsirons ri5 de plus p\r eux et p\r n\s qu'une absolue propret4 ,g>dons-n\s bi5 de faire1 p\r notre toilette1 des dp5ses en disproportion avec nos ress\rces4 ,il e/ d'ailleurs facile une femme intellig5te d'tre =t bi5 habille peu de frais4 ,il e/ indisp5sable p\r cela que la femme sa*e confectionn] ses vtem5ts et ceux de sa famille1 ce tal5t fait p>tie ess5tielle des connaissances que doit acqurir t\te p]sonne qui veut tre une mnagre srieuse4 ,n\s ralis]ons a9si d'importantes conomies1 c> le cot de faon d'une robe dpasse s\v5t le prix d'a*at2 et puis il e/ une bonne fe qui pr5d plaisir allong] entre nos ma9s le mtrage de l't(fe1 t&is qu'un mauvais gnie le rtrcit entre celles de nos c\turires4444 pas t\j\rs cep5dant1 mais si s\v5t4444 ,n\s avons vu cet t1 au prix de #fe c5times le mtre1 un *oix d't(fes de coton1 de diffr5ts dess9s1 faciles assortir1 dont avec quelque habilet on et pu faire une toilette ravissante4 ,en pr5ant #ah mtres d't(fe p\r le co/ume1 y compris la fausse jupe1 ,soit #aa4gj ,d\blure1 #b4 ,bale9es1 cr91 c]ceaux1 b\tons1 etc41 #c4 #af4gj soit p\r #ag fr4 une toilette que v\s port]ez facilem5t p5dant deux ts1 et qui s]a des plus di/+ues selon l nuance que v\s aurez *oisie1 le bon gt qui aura prsid sa confection et l'assortim5t de t\s les objets composant votre habillem5t4 ,lorsqu'elle s]a hors d'tat de v\s s]vir comme toilette1 v\s en f]ez une robe d'intrieur que v\s port]ez l'aprs-midi1 aprs que v\s aurez t]m9 votre mnage1 puis un jupon de dess\s1 puis des d\blures2 c'e/ a9si que v\s utilis]ez vos t(fes jusqu' usure complte4 ,si v\s p\vez avoir p\r l'hiv] une robe de sortie1 *oisissez-l de prfr5ce noire ou de nuance trs fonce3 elle s]a a9si t\j\rs la mode1 surt\t si v\s avez adopt une faon la fois lgante et simple1 ne datant pas4 ,il faudra pr5dre1 autant que possible1 p\r ce co/ume1 une t(fe de bonne qualit1 se brossant bi5 et p\vant tre longtemps porte4 t(fe noire1 l>geur #a mtre #bj1 #h mtres1 #c fr4 #bd4 #c mtres #ej alpaga1 p\r fausse jupe1 #a fr41 #c4ej ,faux ourlet1 #a4ej ,d\blure1 #b4ej ,bale9es1 cr91 c]ceaux1 b\tons1 etc41 #c4ej #ej c5timtres vel\rs ou fantaisie1 p\r col et man*es1 #d4 #ci4 ,soit p\r #dj francs un co/ume solide et srieux4 ,en v]tu de cet axiome qu'il cote mo9s *] d'entret5ir que de btir1 v\s raccommod]ez soigneusem5t votre l+e et vos vtem5ts1 de faon ce qu'ils soi5t t\j\rs propres et les r5\vel] le mo9s s\v5t possible4 ,en appliquant il votre habillem5t la sage conomie avec laquelle v\s rglez les autres dp5ses de votre maison1 v\s arriv]ez remplir exactem5t vos obligations et v\s j\irez d'un vritable bi5-tre4 ,,conclusion ,n\s ne savons1 *res lectrices1 si malgr notre dsir de v\s tre utile1 n\s avons rpondu d'une manire satisfaisante a l'att5te des p]sonnes autorises qui veul5t v\s dot] d'un livre utile et srieux1 p\vant v\s s]vir de guide dans t\tes les circon/ances de la vie4 ,n\s avons p5s que le meilleur moy5 de v\s dispos] bi5 remplir t\s vos devoirs tait de v\s en dmontr] les avantages1 a9si que les inconvni5ts qui p\rrai5t rsult] de la nglig5ce dans leur accomplissem5t4 ,n\s n\s sommes inspire en cela des ides mmes de ,mme ,doy51 trop heureuse si1 p> notre conc\rs1 n\s p\vons apport] une petite pi]re ce gr& difice1 oeuvre de cette bi5faitrice de vos familles4 ,laissez-n\s t\tefois1 en t]m9ant1 v\s adress] une prire3 ,peut-tre y en aura-t-il p>mi v\s qui1 ayant mis en pratique les sages leons qu'elles ont reues et favorises p> les circon/ances1 p>vi5dront une meilleure situation de =tune4 ,ne v\s refusez pas alors la satisfaction la plus noble et la meilleure qui puisse exi/]4 ,faites le bi51 il n'e/ pas de plaisirs1 pas de ftes qui laiss]ont dans vos coeurs un s5tim5t plus rcon=tant et plus d\x4 ,faites le bi51 imitez en cela le noble exemple que n\s a lgu ,mme ,doy51 et r5dez d'autres1 s'il se peut1 les sages conseils et les enc\ragem5ts que v\s-mmes avez reu4 ,il app>ti5t ceux qui ont gravi les degrs de l'*elle sociale de t5dre la ma9 ceux qui re/5t1 c'e/ la meilleure manire de pratiqu] la solid>it4 ,v\s v]rez aut\r de v\s des g5s qui1 p>v5us une position meilleure1 s]ont mo9s heureux que p> le pass1 p>ce que leur coeur ne s]a pas la hauteur de leur intellig5ce et qu'ils auront *]* le bonheur dans les app>5ces trompeuses d'une vie de luxe1 dans de va9es satisfactions d'am\r-propre4 ,peut-tre mme1 p> cette drogation leurs habitudes premires1 auront-ils jamais compromis le fruit de leurs travaux4 ,quant v\s1 compatissantes et bonnes1 v\s tr\v]ez1 le bonheur dans le noble usage que v\s f]ez de votre =tune1 selon cette p>ole du gr& pote ,v4 ,hugo1 que la plus belle fte1 comme le plus bel autel1 c'e/ l'me d'un malheureux s\lag qui rem]cie ,dieu4 4 ,,ro* ,,imp4 ,,dubois-,,poplimont1 ,,rue ,,de ,,vesle1 #bbj1 ,,reims4