,librairie mdicale de ,,g]m] ,,bailli,,re1 ,,rue ,,de ,l',,cole-,,de-,m,,dec9e1 #ag1 ,a ,,p>is4 ,,dogme ,,et ,,rituel ,,de ,,la ,,haute ,,magie4 ,p> ,m4 ,,liphas ,l,,vi4 #ahef1 #b vol4 9-#h1 avec #bc figures4--#bh francs4 ,illu/ration3 ,cet ouvrage e/ divis en deux p>ties4 ,dans l'une1 l'auteur tablit le dogme cabali/ique et magique dans son enti]2 l'autre e/ consacre au culte1 c'e/--dire la magie crmoniale4 ,l'une e/ ce que les anci5s sages appelai5t la clavicule2 l'autre1 ce que les g5s de la campagne appell5t encore le grimoire4 ,le nombre et le sujet des *apitres qui se correspond5t dans les deux p>ties n'ont ri5 d'arbitraire et se tr\v5t t\t indiqus dans la gr&e clavicule univ]selle1 dont l'auteur donne p\r la premire fois une explication complte et satisfaisante4 ,ce livre e/ ca?olique1 et si les rvlations qu'il conti5t sont de nature al>m] la consci5ce des simples1 il e/ consolant de p5s] qu'ils ne le liront pas4 ,il e/ crit p\r les hommes sans prjugs1 et l'auteur n'a pas v\lu plus flatt] l'irrligion que le fanatisme4 ,,hi/oire ,,du ,,somnambulisme ,,connu ,,*ez ,,t\s ,,les ,,peuples1 ,,s\s ,,les ,,noms ,,div]s ,d',,extases1 ,,songes1 ,,oracles1 ,,visions1 ,,exam5 ,,des ,,doctr9es ,,de ,l',,antiquit ,,et ,,des ,,temps ,,mod]nes ,,sur ,,des ,,causes1 ,,ses ,,effets1 ,,ses ,,abus1 ,,ses ,,avantages ,,et ,l',,utilit ,,de ,,son ,,conc\rs ,,avec ,,la ,m,,dic9e4 ,p> ,,aub9 ,,gau?i]4 #ahdb4--b vol4 9-#h4--aj francs4 ,,gau?i] 7,aub974 ,trait pratique du magntisme et du somnambulisme4 #ahdd1 #a vol4 9-#h 7puis47 #aj fr4 ,,gau?i] 7,aub974 ,revue magntique1 j\rnal des cures et des faits magntiques et somnambuliques4 ,dcembre #ahdd octobre #ahdf4 #b vol4 9-#h4 #f fr4 ,les numros de mai1 ju91 juillet1 aot et septembre #ahdf n'ont jamais t publis1 et =m5t1 dans le tome #b;e1 une lacune des pages #baa #dcb4 ,l',,art ,,de ,,magn,,tis] ,,ou ,,le ,,magn,,tisme ,,animal ,,consid,r ,,s\s ,,les ,,po9ts ,,de ,,vue ,,?,,orique1 ,,pratique ,,et ,,?,,rapeutique1 ,p> ,,*4 ,,lafonta9e4 #aheb1 #b;e dition augm5te4 ,un vol4 9-#h avec fig41 #e fr4 ,,lafonta9e1 claircissem5t sur le magntisme4 ,cures magntiques ,g5ve4 #ahee1 9-#ah1 br4 #a fr4 #ej ,,in/ruction ,,pratique ,,sur ,,le ,,magn,,tisme ,,animal1 ,,pr,c,d,e ,d',,une ,,notice ,,sur ,,la ,,vie ,,et ,,les ,,ouvrages ,,de ,l',,auteur1 ,,et ,,suivie ,d',,une ,,lettre ,d',,un ,m,,dec9 ,,trang]1 ,p> ,j4-,p4-,f4 ,,deleuze4 #ahec4 #a vol4 9-#ab de #ddj pages4--,prix3 #c fr4 #ej c4 ,,deleuze4 ,hi/oire critique du magntisme animal4 #b;e dition1 #ahai1 #b vol4 9-#h4 #i fr4 ,,deleuze4 ,mmoire sur la facult de ,prvision1 avec des notes et des pices ju/ificatives1 et avec une c]ta9e quantit d'exemples de prvisions recueillis *ez les anci5s et les mod]nes4 #ahcf1 9-#h1 br4 #b fr4 #ej ,,portrait ,,de ,,deleuze1 imprime sur c>r de ,jsus vl94 #a fr4 ,,le ,,magn,,tisme ,,et ,,le ,,somnambulisme ,,devant ,,les ,,corps ,,savants1 ,,la ,,c\r ,,de ,,rome ,,et ,,les ,,?,,ologi5s1 ,p> ,m4 l'abb ,j4-,b4 ,,l\b]t1 ,prtre1 anci5 lve en mdec9e4 #ahdd4 #a vol4 de #gjf pages4--,prix3 #g fr4 ,,trait ,,de ,,magn,,tisme ,,animal ,,suivi ,,des ,,p>oles ,d',,une ,,somnambule ,,et ,d',,un ,,recueil ,,de ,,traitem5ts ,,magn,,tiques1 ,p> ,,joseph ,,olivi]4 #ahed1 #a vol4 9-#h de #ebd pages4--#f fr4 ,,ric>d4 ,lettres d'un magntiseur1 #ahdc1a vol4 9-#ah4 #b fr4 ,,ric>d4 ,physiologie et hygine du magntiseur1 rgime dittique du magntis4 ,mmoires et aphorismes de ,mesm]4 #ahdd1 9-#ah4 #c fr4 #ej ,,ric>d4 ,le magntisme traduit eu c\r d'assises4 ,acquittem5t4 #ahde4 #a vol4 9-#h4 #b fr4 #ej ,,r\x4 ,c\p d'oeil sur le magntisme et le somnambulisme4 #ahdf1 9-#h4 #b fr4 #ej ,,te/e4 ,confessions d'un magntiseur1 suivies d'une consultation mdico-magntique fur des *eveux de ,mme ,laf>ge4 #ahdb1 #b vol4 9-#h4 #f fr4 ,,physiologie ,m,,dec9e ,,et ,m,,taphysique ,,du ,,magn,,tisme1 ,,p> ,,le ,,docteur ,,*>pignon4 #ahdh4 #a vol4 9-#h de #dhj pages4--,prix3 #f fr4 ,,*>pignon4 ,c\p d'oeil apprciateur sur les doctr9es mdicales 7sy/mes classiques71 vitalisme1 spiritualisme1 homoeopa?ie1 magntisme1 hydro?rapie1 #b;e dit4 #aheh1 #a vol4 9 #h4 #c fr4 #ej ,,*>pignon4 tudes physiques sur le magntisme animal1 s\mises l',acadmie des sci5ces4 #ahdc1 9-#h1 br4 #a fr4 ,l',,!r1 ,l',,lectricit ,,et ,,la ,,mati,,re1 ,,seconde ,,dition ,,de ,,qu,,re ,,et ,,inv5ies 7,,physique1 ,,?,,ologie1 ,,tables ,,p>lantes ,,et ,r,,=mes71 ,augm5te de la ,,voyante ,,de ,,prevor/4 #ahed4 #a vol4 9-#h4--e francs4 ,publi en #ahed l'occasion des tables p>lantes1 et s\s l'impression des esprances de rnovation sociale qu'elles ont t\tes donnes en ,amrique1 ce livre e/ un assemblage curieux de sy/mes de cosmologie en opposition avec les hypo?ses newtoni5nes1 et d'ides r=matrices en fait d'ducation et de signes d'*ange4 ,la ,voyance de ,prevor/1 dont un extrait t]m9e le volume1 e/ peu prs inconnue en ,france bi5 qu'elle ait produit1 il y a plusieurs annes1 un assez gr& effet en ,allemagne4 ,ju/9 ,k]n] son auteur1 a t la fois pote agrable et habile mdec94 ,t\t e/ vrai dans ce rcit de ce qu'a pr\v p5dant sept ans si pauvre malade4 ,les philosophes peuv5t donc en t\te sret raisonn] d'aprs ces faits4 ,p>is4--,imprim]ie ,l4 ,,m>t9et1 rue ,mignon1 #b4 ,,hi/oire ,,de ,,la ,,magie ,,avec ,,une ,,exposition ,,claire ,,et ,,pr,,cise ,,de ,,ses ,,proc,d,s1 ,,de ,,ses ,,rites ,,et ,,de ,,ses ,,my/,,res ,,p> ,,liphas ,l,,vi ,auteur de ,dogme et rituel de la haute magie4 ,opus hi]>*icum et ca?olicum4 7,c'e/ une oeuvre hir>*ique et ca?olique47 ,df9ition du gr& oeuvre1 ,h4 ,,khunba? ,avec #ah plan*es reprs5tant #ij figures4 ,,p>is ,,g]m] ,,bailli,,re1 ,,libraire-,,diteur1 #ag1 ,,rue ,,de ,l',,cole-,,de-,m,,dec9e4 ,,londres ,,et ,,new-,,york1 ,h4 ,,bailli,,re4 ,,madrid4 ,,*4 ,,bailly-,,bailli,,re4 #ahfj ,,pr,,face ,les travaux d'liphas ,lvi sur la sci5ce des anci5s mages =m]ont un c\rs complet divis en trois p>ties3 ,la premire p>tie conti5t le ,dogme et le ,rituel de la haute magie2 la seconde1 l',hi/oire de la magie2 la troisime1 la ,clef des gr&s my/res1 qui s]a publie plus t>d4 ,*acune de ces p>ties1 tudie sp>m5t1 donne un enseignem5t complet et semble cont5ir t\te la sci5ce4 ,mais p\r avoir de l'un une intellig5ce ple9e et entire1 il s]a indisp5sable d'tudi] avec so9 les deux autres4 ,cette division t]naire de notre oeuvre n\s a t donne p> la sci5ce elle-mme2 c> notre dc\v]te des gr&s my/res de cette sci5ce repose t\t entire sur la signification que les anci5s hirophantes atta*ai5t aux nombres4 ,trois tait p\r eux le nombre gnrateur1 et dans l'enseignem5t de t\te doctr9e ils en considrai5t d'abord la ?orie1 puis la ralisation1 puis l'adaptation t\s les usages possibles4 ,a9si se sont =ms les dogmes1 soit philosophiques1 soit religieux4 ,a9si la syn?se dogmatique du *ri/ianisme hriti] des mages impose notre foi trois p]sonnes en ,dieu et trois my/res dans la religion univ]selle4 ,n\s avons suivi1 dans la division de nos deux ouvrages dj publis1 et n\s suivrons dans la division du troisime le plan trac p> la kabbale2 c'e/--dire p> la plus pure tradition de l'occultisme4 ,notre ,dogme et notre ,rituel sont diviss *acun en v+t-deux *apitres m>qus p> les v+t-deux lettres de l'alphabet hbreu4 ,n\s avons mis en tte de *aque *apitre la lettre qui s'y rapporte avec les mots lat9s qui1 suivant les meilleurs auteurs1 en indiqu5t la signification hiroglyphique4 ,a9si1 en tte du *apitre premi]1 p> exemple1 on lit3 ,hbreu ,,le ,r,,cipi5daire1 ,discipl9a1 ,ensoph1 ,ket]4 ,ce qui signifie que la lettre aleph1 dont l'quival5t en lat9 et en franais e/ ,a1 la valeur numrale #a signifie le rcipi5daire1 l'homme appel l'initiation1 l'individu habile 7le bateleur du t>ot71 qu'il signifie aussi la syllepse dogmatique 7discipl9a71 l'tre dans sa conception gnrale et premire 7,ensoph72 enf9 l'ide premire et obscure de la div9it exprime p> ket] 7la c\ronne7 dans la ?ologie kabbali/ique4 ,le *apitre e/ le dveloppem5t du titre et le titre conti5t hiroglyphiquem5t t\t le *apitre4 ,le livre enti] e/ compos suivant cette comb9aison4 ,l',hi/oire de la magie qui vi5t ensuite et qui1 aprs la ?orie gnrale de la sci5ce donne p> le ,dogme et le ,rituel1 raconte et explique les ralisations de cette sci5ce trav]s les ges1 e/ comb9e suivant le nombre septnaire1 comme n\s l'expliquons dans notre ,introduction4 ,le nombre septnaire e/ celui de la sema9e cratrice et de la ralisation div9e4 ,la ,clef des gr&s my/res s]a tablie sur le nombre quatre qui e/ celui des =mes nigmatiques du sph9x et des manife/ations lm5taires4 ,c'e/ aussi le nombre du c>r et de la =ce1 et dans ce livre n\s tablirons la c]titude sur des bases 9branlables4 ,n\s expliqu]ons entirem5t l'nigme du sph9x et n\s donn]ons nos lecteurs cette clef des *oses ca*es depuis le comm5cem5t du monde1 que le savant ,po/el n'avait os figur] dans un de ses livres les plus obscurs que d'une manire t\t nigmatique et sans en donn] une explication satisfaisante4 ,l',hi/oire de la magie explique les ass]tions cont5ues dans le ,dogme et le ,rituel2 la ,clef des gr&s my/res complt]a et expliqu]a l'hi/oire de la magie4 ,en sorte que1 p\r le lecteur att5tif1 il ne manqu]a ri51 n\s l'esprons1 notre rvlation1 des secrets de la kabbale des ,hbreux et de la haute magie1 soit de ,zoroa/re1 soit d',h]ms4 ,l'auteur de ces livres donne volonti]s des leons aux p]sonnes srieuses et in/ruites qui en dem&5t1 mais il doit une bonne fois prv5ir ses lecteurs qu'il ne dit pas la bonne av5ture1 n'enseigne pas la div9ation1 ne fait pas de prdictions1 ne fabrique po9t de philtres1 ne se prte aucun envotem5t et aucune vocation4 ,c'e/ un homme de sci5ce et non un homme de pre/iges4 ,il condamne n]giquem5t t\t ce que la religion rpr\ve1 et p> consqu5t il ne doit pas tre confondu avec les hommes qu'on peut importun] sans cra9te en leur proposant de faire de leur sci5ce un usage dang]eux ou illicite4 ,il re*]*e la critique s9cre1 mais il ne compr5d pas c]ta9es ho/ilits4 ,l'tude srieuse et le travail consci5cieux sont au-dessus de t\tes les attaques2 et les premi]s bi5s qu'ils procur5t ceux qui sav5t les apprci]1 sont une paix pr(onde et une bi5veillance univ]selle4 ,,liphas ,l,,vi4 #a;er septembre #ahei4 ,,table ,,analytique ,,des ,,mati,,res ,,cont5ues ,,dans ,,cet ,,ouvrage4 ,prface v ,,introduction #a ,fausse df9ition de la magie4 ,elle ne doit pas tre df9ie au has>d4 ,vraie df9ition1 #a toile flamboyante1 ce que c'e/4 ,exi/5ce de l'absolu1 #b ,la magie sci5ce absolue1 #c ,erreurs de ,dupuis1 #d ,pr(anations de la sci5ce4 ,prdiction du comte de ,mai/re1 #e ,mesure et porte de la sci5ce magique4 ,ju/ice de ,dieu1 #g ,puissance de l'adepte1 #h ,le diable et la sci5ce1 #aj ,exi/5ce des dmons1 #aa ,fausse ide du diable1 #ab ,conception des ,mani*ens4 #af ,crimes des sorci]s1 #ah ,la lumire a/rale4 ,on l'appelle imag9ation de la nature4 ,ce que c'e/1 #ai ,ses effets1 #bj ,le magntisme df9i1 #bb ,accord de la raison avec la foi1 #bc ,jak9 et ,bobas1 #bd ,pr9cipe de la hir>*ie1 #be ,religion des kabbali/es1 #bf ,images de ,dieu1 #bh ,?orie de la lumire1 #bh ,my/res de l'am\r sexuel1 #bi ,antagonisme des p\voirs1 #ca ,la prt5due papesse ,jeanne1 #cb ,la kabbale explique et concilie t\t1 #cb ,p\rquoi l'glise a condamn la magie1 #cc ,la magie dogmatique explique la philosophie de l'hi/oire1 #cd ,mauvaises curiosits relatives la magie1 #ce ,plan de ce livre1 #cg ,s\mission de l'auteur l'ordre tabli4 #ci ,,livre ,,premi]--,les orig9es magiques4 ,,*apitre ,,premi]4--,orig9es fabuleuses #da ,le livre d',hno* et la *ute des anges1 #da ,s5s de la lg5de1 #db ,livre de la pnit5ce d',adam1 #dc ,ce que c'e/ que le p]sonnage d',hno*4 #df ,apocalypse de ,sa9t-,m?odius4 #df ,les enfants de ,se? et ceux de ,can4 #dg ,raison de l'occultisme4 #dh ,erreur de ,r\sseau4 #di ,traditions judaques4 #ej ,gloire du *ri/ianisme4 #ea ,le ,seph] ,jezirah1 le ,soh> et l',apocalypse1 #ea ,comm5cem5t du ,soh>4 #eb ,,*apitre ,,ii4--,magie des mages #ee ,le vrai et le faux ,zoroa/re1 #ee ,dogmes du vrai ,zoroa/re4 #ef ,pyrote*nie transc5d5tale4 #eg ,secrets lectriques de ,numa4 #eg ,une page de ,zoroa/re sur les dmons et les sacrifices4 #eh ,rvlations importantes sur le magntisme4 #fj ,l'initiation en ,assyrie1 #fa ,prodiges des ,assyri5s4 #fb ,du ,potet d'accord avec ,zoroa/re4 #fb ,dang] que c\r5t les imprud5ts4 #fc ,puissance de l'homme sur les animaux4 #fc ,*ute du sac]doce en ,assyrie4 #fd ,mort magique de ,s>danapale4 #fe ,,*apitre ,,iii4--,magie dans l',inde #fg ,les ,indi5s desc5dants de ,can4 ,l',inde mre de l'idoltrie4 ,doctr9e des gymnosophi/es1 #fg ,orig9e indi5ne du gno/icisme1 #fh ,fables savantes de l',inde1 #fi ,magie noire de l',oup nek' hat4 ,m4 ,ragon1 auteur cit1 #gd ,gr&s arcanes indi5s1 #ge ,les ,indi5s rvolts et les ,anglais4 #gf ,,*apitre ,,iv4--,magie h]mtique #gg ,la table d'm]aude1 #gg ,autres crits d',h]ms1 #gh ,s5s magique de la gographie anci5ne de l'gypte1 #gi ,m9i/re de ,joseph1 #hj ,alphabet sacr1 #ha ,table isiaque de ,bembo1 #ha ,le t>ot expliqu p> le ,seph] ,jezirah1 #hb ,le t>ot de ,*>les ,,vii1 #hb ,sci5ce magique de ,mose4 #hc ,,*apitre ,v4--,magie en ,grce #he ,fables de la toison d'or1 #hf ,mde et ,jason1 #hh ,les c9q popes magiques1 #hi ,es*yle pr(anateur des my/res1 #hi ,orphe de la lg5de1 #ij ,my/res orphiques1 #ib ,la ,gtie1 #ic ,les sorcires de ,!ssalie1 #id ,mde et ,circ1 #ie ,,*apitre ,,vi4--,magie ma?matici5ne de ,py?agore #if ,py?agore hriti] des traditions de ,numa1 #if ,ce qu'tait ,py?agore4 ,sa doctr9e sur ,dieu1 #ig ,belle s5t5ce contre l'an>*ie4 ,v]s dors1 #ih ,symboles de ,py?agore4 ,sa *a/et1 #ajj ,sa div9ation1 #aja ,comm5t il explique ses miracles1 #ajb ,secret de l'int]prtation des songes1 #ajc ,croyance de ,py?agore4 #ajd ,,*apitre ,,vii4--,la sa9te kabbale #aje ,orig9e de la kabbale #aje ,horreur des kabbali/es p\r l'idoltrie #aje ,leur df9ition de ,dieu #aje ,pr9cipes de la kabbale #ajf ,les noms div9s et l'alphabet sacr #aji ,les clavicules de ,salomon #aaj ,si les esprits peuv5t rev5ir #aac ,les l>ves fluidiques #aad ,la lumire1 gr& ag5t magique #aae ,orig9e obscne des l>ves #aag ,,livre ,,ii4--,=mation et ralisation du dogme4 ,,*apitre ,,premi]4--,symbolisme primitif de l'hi/oire #aah ,allgorie du p>adis t]re/re #aai ,btise d'un gr& esprit #aai ,my/res de la ,g5se #abj ,belphgor #aba ,son culte #abb ,le sabbat1 imitation des mmes rites #abb ,dcad5ce de la hir>*ie #abc ,philosophie de has>d #abd ,doctr9e de ,platon #abd ,rponse d',apollon ceux de ,dlos #abe ,la pi]re cubique #abf ,rsum du noplatonisme #abg ,,*apitre ,,ii4--le my/icisme #abh ,inviolabilit de la sci5ce magique #abh coles pr(anes et my/iques #abi ,les ,bac*antes #abi ,r=mateurs matriali/es4 ,my/iques an>*i/es #acj ,f\s-visionnaires4 ,leur horreur p\r les sages #aca ,tolrance de la vraie glise #acb ,t5dance immorale des faux miracles #acb ,les faux ?raphims #acc ,rites de la magie noire #acd ,cause des visions #ace ,m4 ,bri]re de ,boismont et son ,trait des halluc9ations #acf ,,*apitre ,,iii4--,initiations et preuves #acg ,ce que c'e/ que le gr& oeuvre #acg ,les quatre =mes du sph9x reproduites allgoriquem5t sur le b\cli] d',a*ille #acg ,allgories d',h]cule et d',o$ipe4 preuves #ach ,tradition invoque p> ,platon #adj ,platon kabbali/e #ada ,diffr5ce entre ,platon et ,sa9t-,jean #adb ,expri5ces fune/es #adb ,homoeopa?ie pratique p> les ,grecs #adc ,l'antre de ,trophonius et la grotte du *i54 ,sci5ce des prtres gypti5s #add ,lactance se moque des antipodes #ade ,enf]s des ,grecs #ade ,utilit de la d\leur #adg ,le tableau de ,cbs et le pome de ,dante #adg ,doctr9es du ,phdon #adh ,,*apitre ,,iv4--,magie du culte public #adi ,la sup]/ition explique p> la ncessit du culte #aej ,traditions or?odoxes #aea ,calomnies des pr(anes contre les initis #aeb ,une allgorie sur ,bac*us #aec ,tyrsias et ,cal*as #aec ,le sac]doce suivant ,homre #aee ,oracles des sybilles #aef ,,*apitre ,v4--,my/res de la virg9it #aeg ,in/itution des ve/ales #aeh ,v]tu traditionnelle du sang virg9al #aeh ,symbolisme du feu sacr #aei ,l'honneur *ez les femmes roma9es #afj ,hirophantisme de ,numa #afa ,ides +nieuses de ,voltaire sur la div9ation #afa ,in/9ct prophtique des masses #afb ,fausses apprciations des oracles p> ,kir*] et ,font5elle #afb ,cal5dri] religieux de ,numa #afc ,,*apitre ,,vi4--,des sup]/itions #afd ,belle p5se de sa9t ,grgoire1 pape #afd ,obs]vance des nombres et des j\rs #afe ,ab/95ces des mages #aff ,op9ions de ,porphyre #aff ,donnes my?ologiques sur l'in/9ct des animaux #afg ,passage d',euripide #afh ,raison des ab/95ces py?agorici5nes #afh ,s+uli] passage d',homre #afi ,sup]/itions roma9es #afi ,en*antem5ts #aga ,t\rbillons magiques #agb ,,*apitre ,,vii4--,monum5ts magiques #agc ,les sept m]veilles du monde reprs5tant les sept plantes magiques #agc ,rsum philosophique des anci5s #age ,,livre ,,iii4--,syn?se et ralisation div9e du magisme p> la rvlation *rti5ne4 ,,*apitre ,,premi]--,*ri/ accus de magie #agg ,s5s pr(ond du comm5cem5t de l'vangile selon sa9t ,jean z*iel kabbali/e #agg ,c>actre spcial du *ri/ianisme #agh ,accusations des ,juifs contre le ,sauveur #agi ,une belle lg5de des vangiles apocryphes #ahj ,les ,joannites #aha ,livres magiques brls phse #aha ,le gr& ,pan e/ mort6 #aha ,,*apitre ,,ii4--,vrit du *ri/ianisme p> la magie #ahb ,exi/5ce absolue de la religion #ahb ,di/9ction ess5tielle de la sci5ce et de la foi #ahc ,objections absurdes #ahd ,ralit du *ri/ianisme dmontre p> la *>it #ahe ,simon le ,magici5 #ahg ,son hi/oire #ahh ,sa doctr9e #aij ,sa confr5ce avec sa9t ,pi]re et sa9t ,paul #aib ,sa *ute #aic ,sa secte cont9ue p> ,mn&re #aid ,,*apitre ,,iii4--,du diable #aid ,satan et ,lucif] #aid ,sagesse de l'glise #aif ,ce que c'e/ que le diable suivant les initis aux sci5ces occultes #aif ,op9ions de ,torreblanca #aih ,p]v]sits a/rales #aii ,les dmons1 vices p]sonnifis #bjj ,,*apitre ,,iv4--,les d]ni]s paens #bja ,le miracle t]nel de ,dieu #bja ,action civilisatrice du *ri/ianisme #bja ,apollonius et ,juli54 ,lg5de allgorique d',apollonius #bjb ,suite de cette lg5de #bje ,jugem5t sur ,juli5 et sur ,apollonius #bjf ,,*apitre ,v4--,les lg5des #bjg ,ju/9e et ,cypri5 #bjh ,oraison magique de sa9t ,cypri5 #baa ,la lg5de dore #bab ,p\rquoi les *rti5s tai5t accuss d'ador] une tte d'ne #bac ,l'ne d'or d',apule #bae ,f9esse de sa9t ,augu/9 #bae ,,*apitre ,,vi4--,pe9tures kabbali/iques #baf ,emblmes des catacombes #baf ,vrais et faux gno/iques #bag ,l'hrsi>que ,m>cos #bah ,intrusion des femmes dans le sac]doce #bah ,miracles diaboliques #bbj ,les mani*ens #bbj ,dang] des vocations #bba ,p]te des clefs kabbali/iques #bbb ,,*apitre ,,vii4--cole d',alex&rie #bbc ,ammonius ,saccas1 ,plot91 ,porphyre1 ,proclus1 ,hypa?ie #bbc ,imprud5ts aveux de ,synsius #bbd crits de cet initi #bbe ,son trait des songes e/ comm5t p> ,jrme ,c>dan #bbe ,livres de sa9t ,d5ys l',aropagite attribus ,synsius #bbg ,,livre ,,iv4--,la magie et la civilisation4 ,,*apitre ,,premi]4--,magie *ez les ,b>b>es #bbh ,hi/oire de ,phil9nium et de ,ma*ats #bcb ,my?ologie des ,g]ma9s et des druides #bcd ,magie des ,eubages #bcf ,,*apitre ,,ii4--,influ5ce des femmes #bch ,vellda calomnie p> ,*ateaubri& #bci ,ce que c'e/ que ,b]! au long pi$ #bci ,mlus9e #bdj ,sa9te ,clotilde #bda ,frdgonde #bda ,lg5de ou hi/oire de ,klodsw9! #bdb ,frdgonde sauve une femme p> m*ancet #bdd ,,*apitre ,,iii--,loi salique contre les sorci]s #bdd ,lois saliques #bde ,s+uli] passage du ,talmud expliqu la re9e ,blan*e p> le rabb9 ,j*iel #bdf ,amateurs du diable condamns p> l'glise #bdh ,*>les ,m>tel #bdi ,le kabbali/e ,zd*ias et les esprits lm5taires #bej ,,*apitre ,,iv4--,lg5des de ,*>lemagne #bed ,*>lemagne et ,rol& #bed ,l',eu*iridion de ,lon ,,iii #beg ,les francs-juges #bfa ,les illum9s #bfb ,la *eval]ie errante #bfc ,,*apitre ,,iv4--,magici5s #bfd ,le pape et l'emp]eur #bfd ,excommunications #bfe ,lg5des diaboliques #bfe ,le rabb9 ,j*iel et sa9t ,l\is #bff ,alb]t le ,gr& et son &rode #bfg ,sa9t ,?omas d',aqu9 #bgj ,ce que c'e/ que la qu9te-ess5ce #bga ,,*apitre ,,vi4--,procs clbres #bgb ,puissance des ordres religieux #bgc ,les templi]s #bge ,lg5de pr(ane des ,jonnnites sur la vie de ,n4-,s4 ,jsus-,*ri/ #bge ,doctr9e secrte des templi]s #bgh ,leur procs #bgi ,leur de/ruction app>5te #bhj ,la sa9te et vaillante ,jeanne d',arc #bhj ,gille de ,laval1 seigneur de ,raiz1 type de la ,b>be-,bleue #bij ,,*apitre ,,vii4--,sup]/itions relatives au diable #bij ,comm5t le diable app>at #bia ,halluc9ations t]ribles #bic ,le p\rquoi des app>itions #bie ,ce que dis5t les tables t\rnantes #big ,,livre ,v4--,les adeptes et le sac]doce4 ,,*apitre ,,premi]4--,prtres et papes accuss de magie #bih ,sa9tet inviolable du sac]doce #bih ,accusations des faux adeptes #bii ,sylve/re ,,ii faussem5t accus #cjj ,lgret de ,plat9e #cjj ,absurde hi/oire de la papesse ,jeanne #cja ,op9ion de ,naud sur ,sylve/re ,,ii #cjd ,le grimoire d',honorius1 #cje --,son auteur prsumable #cjf ,analyse curieuse et entirem5t n\velle de ce grimoire #cad ,,*apitre ,,ii4--,app>ition des ,bohmi5s nomades #cad ,extrait d'une anci5ne *ronique #cag ,citation de l',hi/oire vraie des vrais ,bohmi5s1 p> ,m4 ,vaillant #cbg ,op9ion de l'auteur sur les ,bohmi5s #cbh ,,*apitre ,,iii4--lg5de et hi/oire de ,raymond ,lulle #cda ,,*apitre ,,iv4--,al*imi/es #cdb ,flamel et le livre du ,juif ,abraham1 #cdb --,figures my/rieuses de ce livre1 #cdc --,tradition sur ,flamel #cde ,b]n>d le ,trvisan4 ,basile ,val5t9 et ,tri?me4 ,cornelius ,agrippa1 #cde --,le pantacle de ,tri?me #cdf ,guillaume ,po/el4 ,sa doctr9e1 #cdh --,la mre ,jeanne1 #cdi --,po/el le ,ressuscit1 #cej --,le pre ,desbillons ju/ifie ,po/el #cea ,p>acelse1 #cec --,la mdec9e occulte1 #ced --,hi/oire raconte p> ,tav]ni]1 #cee --,les secrets de ,p>acelse #ceg ,,*apitre ,v4--,sorci]s et magici5s clbres #ceh ,analyse kabbali/ique du pome de ,dante #ceh ,le roman de la ,rose #cei ,disputes du diable et de ,lu!r #cfj ,les regrets de ,lu!r de s'tre m>i #cfb ,les sorci]s s\s ,h5ri ,,iii #cfc ,les visions de ,jacques ,clm5t #cfc ,orig9e des roses-croix1 #cfd --,h5ri ,khunra?1 #cff --,oswald ,crollius #cfi ,les al*imi/es clbres du comm5cem5t du ,x,v,i,ie sicle #cga ,manife/e des roses-croix #cga ,,*apitre ,,vi4--,procs de magie #cgc ,crimes rels des sorci]s #cgf ,condamnations dplorables #cgg ,procs de ,l\is ,ganfridi #chj ,procs d',urba9 ,gr&i] #cha ,jugem5t de l'auteur sur ce procs #chd ,procs p\r les religieuses de ,l\vi]s1 #chg --,procs du pre ,gir>d1 #chh --,raisons de c]ta9s prodiges1 #chi --,une hi/oire d'app>ition #cia ,,*apitre ,,vii4--,orig9es magiques de la maonn]ie #cii ,ce que c'e/ que la franc-maonn]ie #cii ,lg5de d',hiram1 #djb --,son explication #djg ,,livre ,,vi4--,la magie et la rvolution4 ,,*apitre ,,premi]4--,auteurs rem>quables du ,x,v,i,i,ie sicle #djh ,dc\v]tes en ,*9e #dji ,l'y-kim et les trigrammes de ,fo-hi #dji ,op9ion de ,leibnitz sur l'y-kim #daa ,sw$5borg #dab ,mesm] #dad ,dc\v]te du magntisme #daf ,,*apitre ,,ii4--,p]sonnages m]veilleux du ,x,v,i,i,ie sicle #dah ,le comte de ,sa9t-,g]ma9 #dai ,socit secrte du ,sa9t-,jak9 #dbe ,l'al*imi/e ,lasc>is #dbf ,le comte de ,caglio/ro #dbg ,explication de son sceau et de son nom kabbali/ique #dcj ,secret de la rgnration physique suivant ,caglio/ro #dca ,,*apitre ,,iii4--,prophties de ,cazotte #dce cole des m>t9i/es #dce ,le s\p] de ,cazotte #dcf ,my/res du diable am\reux #dcg ,lili? et ,nabma #dch ,mort de ,cazotte #ddj ,,*apitre ,,iv4--,rvolution franaise #dda ,malheurs occasionns p> les halluc9ations de ,r\sseau #dda ,la loge de la rue ,pltrire #dda ,l\is ,,xvi livr la v5geance des templi]s #ddc ,les ,joannites et les ,jacques #ddd tranges prdictions #dde ,,*apitre ,v4--,phnomnes de mdiamanie #ddf ,naissance d'une secte #ddf ,dom ,g]le et ,ca!r9e ,?ot #ddh ,visite nocturne de ,robespi]re #ddi ,les sauveurs de ,l\is ,,xvii #dea ,naundorf1 ,v9tras et ,m4 ,madrolle #deb ,,*apitre ,,vi4--,les illum9s d',allemagne #ded ,la magie d',eck>t%ans5 #dee vocations de ,lavat] #def ,rvlations de l'esprit ,gablidone1 #deg --,il prdit la v5ue d'un mage nomm ,osphal1 ,alphos1 ,maffon ou liphisma #deh ,/abs et ,napolon #dei ,les mopses et leurs my/res #dfj ,l'pope dramatique de ,fau/ #dfj ,,*apitre ,,vii4--,empire et re/auration #dfc ,prdictions relatives ,napolon #dfc ,mademoiselle ,l5orm& #dfe ,madame ,b\*e et madame de ,krud5] prs de l'emp]eur ,alex&re #dfg ,le paysan ,m>t9 voit un ange habill en laquais et se fait prs5t] au roi ,l\is ,,xviii #dfh ,,livre ,,vii4--,la magie au ,x,i,xe sicle4 ,,*apitre ,,premi]4--,les magntiseurs my/iques et les matriali/es #dgj ,folies contagieuses de ,*>les ,fonri] #dga ,le dogme de l'enf] expliqu #dgb ,une vocation p> ,m4 ,oegg] vicaire de ,notre-,dame #dgf ,les faux dieux grotesques4--,g\neau1 ,*5eau1 ,t\rreil1 ,augu/e ,comte et ,wronski #dgg ,,*apitre ,,ii4--,des ,halluc9ations #dgi ,hi/oire de l'halluc9 ,eugne ,v9tras #dgi ,,*apitre ,,iii4--,les magntiseurs et les somnambules #dia ,ju/es dfiances de l'glise contre les abus du somnambulisme #dia ,ouvrage rem>quable du b>on ,du ,potet #dib ,les tables t\rnantes fatales ,victor ,h5nequ9 #die ,une dame russe tr\vant que son guridon e/ hrtique1 le porte ,rome et obti5t du ,sa9t-,pre l'autorisation de le brl] #dif ,rflexions srieuses propos d'un mlodrame diabolique et burlesque #dif ,,*apitre ,,iv4--,les fantaisi/es en magie #dig ,alphonse ,esquiros inv5te une magie romanesque et fanta/ique #dih ,h5ri ,delaage se fait le cont9uateur d',alphonse ,esquiros #dih ,ses navets sci5tifiques et littraires #dii ,m4 le comte d',our*es et ses prodiges #ejj ,m4 le b>on de ,guld5/ubbe et ses critures miraculeuses #eje ,l'homme ent]r vivant #ejg ,une hi/oire de vampire #eag ,le c>tomanci5 ,edmond #eai ,,*apitre ,v4--,s\v5irs intimes de l'auteur #eai ,l'auteur e/ prs5t p> le magici5 ,esquiros au dieu ,gauneau #ebj ,les doctr9es exc5triques du ,mapah #ebb ,consqu5ces f*euses #ebc ,cause inconnue de la rvolution de #ahdh #ebd ,le magici5 po/hume #ebe ,,*apitre ,,vi4--,des sci5ces occultes #ebe ,rcapitulation des pr9cipes #ebh ,,*apitre ,,vii4--,rsum et conclusion #ecb ,l'nigme du sph9x et sa solution #ecc ,les huit que/ions p>adoxales avec les rponses #edi ,conclusion #edi ,p\rquoi celui qui sait doit croire #eea ,rsultat des dc\v]tes en magie #eeb ,passage curieux de ,v9c5t de ,lr9s #eec ,citation du comte ,joseph de ,mai/re #eee ,texte rem>quable de sa9t ,?omas #eeg ,av5ir probable de la sci5ce #eeh ,b de l'ouvrage #eei ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,analytique ,,des ,,mati,,res4 #a ,,hi/oire ,,de ,,la ,,magie4 ,,introduction4 ,depuis trop longtemps on confond la magie avec les pre/iges des *>latans1 avec les halluc9ations des malades1 et avec les crimes de c]ta9s malfaiteurs exceptionnels4 ,bi5 des g5s1 d'ailleurs1 df9irai5t volonti]s la magie3 l'art de produire des effets sans causes4 ,et d'aprs cette df9ition1 la f\le dira1 avec le bon s5s qui la c>actrise1 mme dans ses plus gr&es inju/ices1 que la magie e/ une absurdit4 ,la magie ne saurait tre ce que la font ceux qui ne la connaiss5t pas4 ,il n'app>ti5t d'ailleurs p]sonne de la faire ceci ou cela2 elle e/ ce qu'elle e/1 elle e/ p> elle-mme1 comme les ma?matiques1 c> c'e/ la sci5ce exacte et absolue de la nature et de ses lois4 ,la magie e/ la sci5ce des anci5s mages2 et la religion *rti5ne1 qui a impos sil5ce aux oracles m5teurs1 et fait cess] t\s les pre/iges des faux dieux1 rvre elle-mme ces mages qui v9r5t de l',ori5t1 guids p> une toile1 p\r ador] le ,sauveur du monde dans son b]ceau4 ,la tradition donne encore ces mages le titre de rois1 p>ce #b que l'initiation la magie con/itue une vritable royaut1 et p>ce que le gr& art des mages e/ appel p> t\s les adeptes3 l'art royal1 ou le sa9t royaume1 sanctum regnum4 ,l'toile qui les conduit e/ cette mme toile flamboyante dont n\s retr\vons l'image dans t\tes les initiations4 ,c'e/ p\r les al*imi/es le signe de la qu9tess5ce1 p\r les magi/es le gr& arcane1 p\r les kabbali/es le p5tagramme sacr4 ,or1 n\s pr\v]ons que l'tude de ce p5tagramme devait am5] les mages la connaissance du nom n\veau qui allait s'lev] au-dessus de t\s les noms et faire fl*ir les g5\x t\s les tres capables d'ador]4 ,la magie runit donc1 dans une mme sci5ce1 ce que la philosophie peut avoir de plus c]ta9 et ce que la religion a d'infaillible et d't]nel4 ,elle concilie p>faitem5t et inconte/ablem5t ces deux t]mes1 qui sembl5t d'abord si opposs3 foi et raison1 sci5ce et croyance1 autorit et lib]t4 ,elle donne l'esprit huma9 un in/rum5t de c]titude philosophique et religieuse exact comme les ma?matiques1 et r5dant raison de l'infaillibilit des ma?matiques elles-mmes4 ,a9si donc il exi/e un absolu dans les *oses de l'intellig5ce et de la foi4 ,la raison suprme n'a pas laiss vacill] au has>d les lueurs de l'ent5dem5t huma92 ,il exi/e une vrit inconte/able1 il exi/e une m?ode infaillible de connatre cette vrit2 et p> la connaissance de cette vrit1 les hommes qui la pr5n5t p\r rgle peuv5t donn] leur volont une puissance s\v]a9e qui les r5dra matres de t\tes les *oses #c infrieures et de t\s les esprits errants1 c'e/--dire arbitres et rois du monde6 ,s'il en e/ a9si1 p\rquoi cette haute sci5ce e/-elle encore inconnue8 ,comm5t suppos] dans un ciel qu'on voit tnbreux l'exi/5ce d'un soleil aussi spl5dide8 ,la haute sci5ce a t\j\rs t connue1 mais seulem5t p> des intellig5ces d'lite1 qui ont compris la ncessit de se taire et d'att5dre4 ,si un *irurgi5 habile p>v5ait1 au milieu de la nuit1 ouvrir les yeux d'un aveugle-n1 comm5t lui f]ait-il compr5dre avant le mat9 l'exi/5ce et la nature du soleil8 ,la sci5ce a ses nuits et ses aurores1 p>ce qu'elle donne au monde intellectuel une vie qui a ses m\vem5ts rgls et ses phases progressives4 ,il en e/ des vrits comme des rayons lum9eux2 ri5 de ce qui e/ ca* n'e/ p]du1 mais aussi ri5 de ce qu'on tr\ve n'e/ absolum5t n\veau4 ,dieu a v\lu donn] la sci5ce1 qui e/ le reflet de sa gloire1 le sceau de son t]nit4 ,oui1 la haute sci5ce1 la sci5ce absolue1 c'e/ la magie1 et cette ass]tion doit sembl] bi5 p>adoxale ceux qui n'ont pas d\t encore de l'infaillibilit de ,voltaire1 ce m]veilleux ignorant1 qui croyait savoir tant de *oses1 p>ce qu'il tr\vait t\j\rs le moy5 de rire au lieu d'appr5dre4 ,la magie tait la sci5ce d',abraham et d',orphe1 de ,confucius et de ,zoroa/re4 ,ce sont les dogmes de la magie qui fur5t sculpts sur des tables de pi]re p> ,hno* et p> ,trismgi/e4 ,mose les pura et les revoila1 c'e/ le s5s du mot rvl]4 ,il leur donna un n\veau voile lorsqu'il fit de la sa9te ,kabbala l'hritage exclusif du peuple d',isral et le secret inviolable de #d ses prtres1 les my/res d'leusis et de ,?bes en cons]vr5t p>mi les nations quelques symboles dj altrs1 et dont la clef my/rieuse se p]dait p>mi les in/rum5ts d'une sup]/ition t\j\rs croissante4 ,jrusalem1 meurtrire de ses prophtes1 et pro/itue tant de fois aux faux dieux des ,syri5s et des ,babyloni5s1 avait enf9 p]du son t\r la p>ole sa9te1 qu& un sauveur1 annonc aux mages p> l'toile sacre de l'initiation1 v9t d*ir] le voile u du vieux temple p\r donn] l'glise un n\veau tissu de lg5des et de symboles qui ca*e t\j\rs aux pr(anes1 et cons]ve aux lus t\j\rs la mme vrit4 ,voil ce que notre savant et malheureux ,dupuis aurait d lire dans les planisphres indi5s et sur les tables de ,d5d]ah1 et devant l'affirmation unanime de t\te la nature et des monum5ts de la sci5ce de t\s les ges1 il n'aurait pas conclu la ngation du culte vraim5t ca?olique1 c'e/--dire univ]sel et t]nel6 ,c'tait le s\v5ir de cet absolu sci5tifique et religieux1 de cette doctr9e qui se rsume en une p>ole1 de cette p>ole1 enf91 alt]nativem5t p]due et retr\ve1 qui se transmettait aux lus de t\tes les initiations antiques2 c'tait ce mme s\v5ir1 cons]v ou pr(an peut-tre dans l'ordre clbre des templi]s1 qui dev5ait p\r t\tes les associations secrtes des rose-croix1 des illum9s et des francs-maons1 la raison de leurs rites biz>res1 de leurs signes plus ou mo9s conv5tionnels1 et surt\t de leur dv\em5t mutuel et de leur puissance4 ,les doctr9es et les my/res de la magie ont t pr(ans1 n\s ne v\lons pas en disconv5ir1 et cette pr(anation mme1 r5\vele d'ge en ge1 a t p\r les #e imprud5ts rvlateurs une gr&e et t]rible leon4 ,les gno/iques ont fait proscrire la gnose p> les *rti5s et le sanctuaire (ficiel s'e/ f]m la haute initiation4 ,a9si la hir>*ie du savoir a t compromise p> les att5tats de l'ignorance usurpatrice1 et les dsordres du sanctuaire se sont reproduits dans l'tat1 c> t\j\rs1 bon gr mal gr1 le roi relve du prtre1 et c'e/ du sanctuaire t]nel de l'enseignem5t div9 que les p\voirs de la t]re p\r se r5dre durables att5dront t\j\rs leur conscration et leur =ce4 ,la clef de la sci5ce a t ab&onne aux enfants1 et1 comme on devait s'y att5dre1 cette clef se tr\ve actuellem5t g>e et comme p]due4 ,cep5dant un homme d'une haute intuition et d'un gr& c\rage moral1 le comte ,joseph de ,mai/re1 le ca?olique dt]m91 confessant que le monde tait sans religion et ne p\vait longtemps dur] a9si1 t\rnait involontairem5t les yeux v]s les d]ni]s sanctuaires de l'occultisme et appelait de t\s ses voeux le j\r o l'aff9it naturelle qui exi/e entre la sci5ce et la foi les runirait enf9 dans la tte d'un homme de gnie4 ,celui-l s]a gr&6 s'criait-il1 et il f]a cess] le ,x,v,i,i,ie sicle1 qui dure encore444 ,on p>l]a alors de notre /upidit actuelle comme n\s p>lons de la b>b>ie du moy5 ge6 ,la prdiction du comte de ,mai/re se ralise2 l'alliance de la sci5ce et de la foi1 consomme depuis longtemps1 s'e/ enf9 montre1 non pas un homme de gnie1 il n'en faut pas p\r voir la lumire1 et d'ailleurs le gnie n'a jamais ri5 pr\v1 si ce n'e/ sa gr&eur exceptionnelle et ses lumires inaccessibles la f\le4 ,la gr&e vrit exige seulem5t qu'on la tr\ve1 puis #f les plus simples d'entre le peuple p\rront la compr5dre et au beso9 la dmontr]4 ,elle ne devi5dra p\rtant jamais vulgaire1 p>ce qu'elle e/ hir>*ique et p>ce que l'an>*ie seule flatte les prjugs de la f\le2 il ne faut pas aux masses de vrits absolues1 autrem5t le progrs s'arrt]ait et la vie cess]ait dans l'humanit1 le va-et-vi5t des ides contraires1 le *oc des op9ions1 les passions de la mode dt]m9es t\j\rs p> les rves du mom5t sont ncessaires la croissance intellectuelle des peuples4 ,les f\les le s5t5t bi51 et c'e/ p\r cela qu'elles ab&onn5t si volonti]s la *aire des docteurs p\r c\rir aux trteaux du *>latan4 ,les hommes mme qui pass5t p\r s'occup] spcialem5t de philosophie1 ressembl5t presque t\j\rs ces enfants qui j\5t se propos] entre eux des nigmes1 et qui s'empress5t de mettre hors du jeu celui qui sait le mot d'avance1 de peur que celui-l ne les emp*e de j\] en tant t\t son intrt l'emb>ras de leurs que/ions4 ,heureux ceux qui ont le coeur pur1 c> ils v]ront ,dieu1 a dit la sagesse t]nelle4 ,la puret du coeur pure donc l'intellig5ce et la rectitude de la volont fait l'exactitude de l'ent5dem5t4 ,celui qui prfre t\t la vrit et la ju/ice aura la ju/ice et la vrit p\r rcomp5se1 c> la ,provid5ce suprme n\s a donn la lib]t p\r que n\s puissions conqurir la vie2 et la vrit mme1 quelque rig\reuse qu'elle soit1 ne s'impose qu'avec d\ceur et ne fait jamais viol5ce aux l5teurs ou aux g>em5ts de notre volont sduite p> les attraits du m5songe4 ,cep5dant1 dit ,bossuet1 avant qu'il y ait quelque *ose qui #g plaise ou qui dplaise nos s5s1 il y a une vrit2 et c'e/ p> elle seule que nos actions doiv5t tre rgles1 ce n'e/ pas p> notre plaisir4 ,le royaume de ,dieu n'e/ pas l'empire de l'arbitraire1 ni p\r les hommes ni p\r ,dieu mme4 ,une *ose1 dit sa9t ,?omas1 n'e/ pas ju/e p>ce que ,dieu la veut1 mais ,dieu la veut p>ce qu'elle e/ ju/e4 ,la balance div9e rgit et ncessite les ma?matiques t]nelles4 ,dieu a t\t fait avec le nombre1 le poids et la mesure4 ,c'e/ ici la ,bible qui p>le4 ,mesurez un co9 de la cration1 et faites une multiplication proportionnellem5t progressive1 et l'inf9i t\t enti] multipli]a ses c]cles remplis d'univ]s qui pass]ont en segm5ts proportionnels entre les bran*es idales et croissantes de votre compas2 et ma9t5ant supposez que d'un po9t quelconque de l'inf9i au-dessus de v\s une ma9 ti5ne un autre compas ou une qu]re1 les lignes du triangle cle/e r5contr]ont ncessairem5t celles du compas de la sci5ce1 p\r =m] l'toile my/rieuse de ,salomon4 ,v\s s]ez mesurs1 dit l'vangile1 avec la mesure dont v\s v\s s]vez v\s-mmes4 ,dieu n'entre pas en lutte avec l'homme p\r l'cras] de sa gr&eur1 et il ne place jamais des poids 9gaux dans sa balance4 ,lorsqu'il veut ex]c] les =ces de ,jacob1 il pr5d la figure d'un homme1 dont le patri>*e supporte l'assaut p5dant t\te une nuit1 et la f9 de ce combat1 c'e/ une bndiction p\r le va9cu1 et avec la gloire d'avoir s\t5u un p>eil antagonisme le titre national d',isral1 c'e/--dire un nom qui signifie3 =t contre ,dieu4 ,n\s avons ent5du des *rti5s1 plus zls qu'in/ruits1 #h expliqu] d'une manire trange le dogme de l't]nit des pe9es4 ,dieu1 disai5t-ils1 peut se v5g] inf9im5t d'une (f5se f9ie1 p>ce que si la nature de l'(f5seur a des bornes1 la gr&eur de l'(f5s n'en a pas4 ,a ce titre et s\s ce prtexte1 un emp]eur de la t]re devrait punir de mort l'enfant sans raison qui aurait p> mg>de sali le bord de sa p\rpre4 ,non1 telles ne sont pas les prrogatives de la gr&eur1 et sa9t ,augu/9 les compr5ait mieux lorsqu'il crivait3 ,dieu e/ pati5t p>ce qu'il e/ t]nel6 ,en ,dieu t\t e/ ju/ice1 p>ce que t\t e/ bont2 il ne p>donne jamais la manire des hommes1 p>ce qu'il ne saurait s'irrit] comme eux2 mais le mal tant de sa nature incompatible avec le bi51 comme la nuit avec le j\r1 comme la dissonance avec l'h>monie1 l'homme d'ailleurs tant inviolable dans sa lib]t1 t\te erreur s'expie1 t\t mal e/ puni p> une s\ffrance proportionnelle3 n\s avons beau appel] ,jupit] notre sec\rs qu& notre *> e/ emb\rb1 si n\s ne pr5ons la pelle et la pio*e comme le r\ti] de la fable1 le ,ciel ne n\s tir]a pas de l'ornire4 ,aide-toi1 le ,ciel t'aid]a6 ,a9si s'explique1 d'une manire t\te rationnelle et purem5t philosophique1 l't]nit possible et ncessaire du *tim5t avec une voie troite ouv]te l'homme p\r s'y s\/raire1 celle du rep5tir et du travail6 ,en se con=mant aux rgles de la =ce t]nelle1 l'homme peut s'assimil] la puissance cratrice et dev5ir crateur et cons]vateur comme elle4 ,dieu n'a pas limit un nombre re/re9t d'*elons la monte lum9euse de ,jacob4 ,t\t ce que la nature a fait infrieur l'homme1 elle le s\met l'homme1 c'e/ lui d'agr&ir son doma9e en montant t\j\rs6 ,a9si la #i longueur et mme la p]ptuit de la vie1 l'atmosphre et ses orages1 la t]re et ses filons mtalliques1 la lumire et ses prodigieux mirages1 la nuit et ses rves1 la mort et ses fantmes1 t\t cela obx au sceptre royal du mage1 au bton pa/oral de ,jacob1 la v]ge f\droyante de ,mose4 ,l'adepte se fait roi des lm5ts1 trans=mateur des mtaux1 arbitre des visions1 directeur des oracles1 matre de la vie1 enf91 dans l'ordre ma?matique de la nature1 et con=mm5t la volont de l'intellig5ce suprme4 ,voil la magie dans t\te sa gloire6 ,mais qui os]a dans notre sicle aj\t] foi nos p>oles8 ceux qui v\dront loyalem5t tudi] et fran*em5t savoir1 c> n\s ne ca*ons plus la vrit s\s le voile des p>aboles ou des signes hiroglyphiques1 le temps e/ v5u o t\t doit tre dit1 et n\s n\s proposons de t\t dire4 ,n\s allons dc\vrir non-seulem5t cette sci5ce t\j\rs occulte qui1 comme n\s l'avons dit1 se ca*ait s\s les ombres des anci5s my/res2 qui a t mal rvle1 ou plutt indignem5t dfigure p> les gno/iques2 qu'on dev9e s\s les obscurits qui c\vr5t les crimes prt5dus des templi]s1 et qu'on retr\ve enveloppe d'nigmes ma9t5ant impntrables dans les rites de la haute maonn]ie4 ,mais n\s allons am5] au gr& j\r le roi fanta/ique du sabbat1 et montr] au fond de la magie noire elle-mme1 ab&onne depuis longtemps la rise des petits-enfants de ,voltaire1 d'p\vantables ralits4 ,p\r un gr& nombre de lecteurs1 la magie e/ la sci5ce du diable4 ,sans d\te4 ,comme la sci5ce de la lumire e/ celle de l'ombre4 ,n\s av\ons d'abord h>dim5t que le diable ne n\s fait pas #aj peur4 ,je n'ai peur que de ceux qui craign5t le diable1 disait sa9te ,?rse4 ,mais aussi n\s dcl>ons qu'il ne n\s fait pas rire2 et que n\s tr\vons =t dplaces les raill]ies dont il e/ si s\v5t l'objet4 ,quoi que ce soit1 n\s v\lons l'am5] devant la sci5ce4 ,le diable et la sci5ce6--,il semble qu'en rappro*ant deux noms aussi trangem5t disp>ates1 l'auteur de ce livre ait laiss voir d'abord t\te sa p5se4 ,am5] devant la lumire la p]sonnification my/ique des tnbres1 n'e/-ce pas anantir devant la vrit le fantme du m5songe8 n'e/-ce pas dissip] au j\r les cau*em>s in=mes de la nuit8 ,c'e/ ce que p5s]ont1 n\s n'en d\tons pas1 les lecteurs sup]ficiels1 et ils n\s condamn]ont sans n\s ent5dre4 ,les *rti5s mal in/ruits croiront que n\s v5ons sap] le dogme fondam5tal de leur morale en niant l'enf]1 et les autres dem&]ont quoi bon combattre des erreurs qui ne tromp5t dj plus p]sonne2 c'e/ du mo9s ce qu'ils imag95t4 ,il importe donc de montr] clairem5t notre b et d'tablir solidem5t nos pr9cipes4 ,n\s disons d'abord aux *rti5s3 ,l'auteur de ce livre e/ *rti5 comme v\s4 ,sa foi e/ celle d'un ca?olique =tem5t et pr(ondm5t conva9cu3 il ne vi5t donc pas ni] des dogmes1 il vi5t combattre l'impit s\s ses =mes les plus dang]euses1 celles de la fausse croyance et de la sup]/ition2 il vi5t tir] des tnbres le noir successeur d',arimanes1 af9 d'tal] au gr& j\r sa gigantesque impuissance et sa r$\table misre2 il vi5t s\mettre aux solutions de la sci5ce le problme antique du mal2 il veut #aa dc\ronn] le roi des enf]s et lui abaiss] le front jusque s\s le pi$ de la croix6 ,la sci5ce ,vi]ge et mre1 la sci5ce dont ,m>ie e/ la d\ce et lum9euse image1 n'e/-elle pas prde/9e cras] aussi la tte de l'anci5 s]p5t8 ,aux prt5dus philosophes l'auteur dira3 ,p\rquoi niez-v\s ce que v\s ne p\vez compr5dre8 ,l'incrdulit qui s'affirme en face de l'inconnu n'e/-elle pas plus tmraire et mo9s consolante que la foi8 ,quoi1 l'p\vantable figure du mal p]sonnifi v\s fait s\rire8 ,v\s n'ent5dez donc pas le sanglot t]nel de l'humanit qui se dbat et qui pleure broye p> les tre9tes du mon/re8 ,n'avez-v\s donc jamais vu le rire atroce du m*ant opprimant le ju/e8 ,n'avez-v\s donc jamais s5ti s'ouvrir en v\s-mmes ces pr(ondeurs inf]nales que creuse p> in/ant dans t\tes les mes le gnie de la p]v]sit8 ,le mal moral exi/e1 c'e/ une lam5table vrit2 il rgne dans c]ta9s esprits1 il s'inc>ne dans c]ta9s hommes2 il e/ donc p]sonnifi1 il exi/e donc des dmons1 et le plus m*ant de ces dmons e/ ,satan4 ,voil t\t ce que je v\s dem&e d'admettre1 et ce qu'il v\s s]a difficile de ne pas m'accord]4 ,qu'il soit bi5 ent5du1 d'ailleurs1 que la sci5ce et la foi ne se prt5t un mutuel conc\rs qu'autant que leurs doma9es sont inviolables et sp>s4 ,que croyons-n\s8 ce que n\s ne p\vons absolum5t savoir bi5 que n\s y aspirions de t\tes nos =ces4 ,l'objet de la foi n'e/ p\r la sci5ce qu'une hypo?se ncessaire1 et jamais il ne faut jug] des *oses de la sci5ce avec les procds de la foi1 ni1 rciproquem5t1 des *oses de la foi avec les procds de la sci5ce4 ,le v]be de foi n'e/ pas sci5tifiquem5t discutable4 ,je crois1 p>ce que c'e/ absurde1 #ab disait ,t]tulli51 et cette p>ole1 d'une app>5ce si p>adoxale1 e/ de la plus haute raison4 ,en effet1 au del de t\t ce que n\s p\vons raisonnablem5t suppos]1 il y a un inf9i auquel n\s aspirons d'une soif p]due1 et qui *appe mme nos rves4 ,mais p\r une apprciation f9ie1 l'inf9i n'e/-ce pas l'absurde8 ,n\s s5tons cep5dant que cela e/4 ,l'inf9i n\s envahit2 il n\s dborde2 il n\s donne le v]tige avec ses abmes2 il n\s crase de t\te sa hauteur4 ,t\tes les hypo?ses sci5tifiquem5t probables sont les d]ni]s crpuscules ou les d]nires ombres de la sci5ce2 la foi comm5ce o la raison tombe puise444 ,au del de la raison huma9e1 il y a la raison div9e1 le gr& absurde p\r ma faiblesse1 l'absurde inf9i qui me confond et que je crois6 ,mais le bi5 seul e/ inf9i2 le mal ne l'e/ pas1 et c'e/ p\rquoi si ,dieu e/ l't]nel objet de la foi1 le diable app>ti5t la sci5ce4 ,dans quel symbole ca?olique1 en effet1 e/-il "q du diable8 ,ne s]ait-ce pas blasphm] que de dire3 ,n\s croyons en lui8 ,il e/ nomm1 mais non df9i dans l'criture sa9te2 la ,g5se ne p>le nulle "p d'une prt5due *ute des anges2 elle attribue le p* du premi] homme au s]p5t1 le plus rus et le plus dang]eux des tres anims4 ,n\s savons quelle e/ ce sujet la tradition *rti5ne2 mais si cette tradition s'explique p> une des plus gr&es et des plus univ]selles allgories de la sci5ce1 qu'import]a cette solution la foi qui aspire ,dieu seul1 et mprise les pompes et les oeuvres de ,lucif]8 ,lucif]6 ,le porte-lumire6 quel nom trange donn l'esprit des tnbres4 ,quoi c'e/ lui qui porte la lumire et qui aveugle les #ac mes faibles8 ,oui1 n'en d\tez pas1 c> les traditions sont ple9es de rvlations et d'inspirations div9es4 ,le diable porte la lumire1 et s\v5t mme1 dit sa9t ,paul1 il se transfigure en ange de spl5deur4--,j'ai vu1 disait le ,sauveur du monde1 j'ai vu ,satan tomb] du ciel comme la f\dre4--,comm5t es-tu tombe du ciel1 s'crie le prophte ,isae1 toile lum9euse1 toi qui te levais le mat98 ,lucif] e/ donc une toile tombe2 c'e/ un mtore qui brle t\j\rs et qui inc5die lorsqu'il n'claire plus4 ,mais ce ,lucif]1 e/-ce une p]sonne ou une =ce8 ,e/-ce un ange ou un tonn]re g>8 ,la tradition suppose que c'e/ un ange2 mais le ,psalmi/e ne dit-il pas au psaume #ajc3 ,v\s faites vos anges des temptes et vos m9i/res des feux rapides8 le mot ange e/ donn dans la ,bible t\s les envoys de ,dieu3 messag]s ou crations n\velles1 rvlateurs ou flaux1 esprits rayonnants ou *oses clatantes4 ,les fl*es de feu que le ,trs ,haut d>de dans les nuages sont les anges de sa colre1 et ce langage figur e/ famili] t\s les lecteurs des posies ori5tales4 ,aprs avoir t p5dant le moy5 ge la t]reur du monde1 le diable en e/ dev5u la rise4 ,hriti] des =mes mon/rueuses de t\s les faux dieux successivem5t r5v]ss1 le grotesque p\vantail a t r5du ridicule =ce de dif=mit et de laideur4 ,obs]vons p\rtant une *ose3 c'e/ que ceux-l seuls os5t rire du diable qui ne craign5t pas ,dieu4 ,le diable1 p\r bi5 des imag9ations malades1 aurait-il donc t l'ombre de ,dieu mme1 ou plutt ne s]ait-il pas s\v5t l'idole des mes basses1 qui ne #ad compr5n5t le p\voir surnaturel que comme l'ex]cice impuni de la cruaut8 ,il e/ important de savoir enf9 si l'ide de cette puissance mauvaise peut se concili] avec celle de ,dieu4 ,si en un mot le diable exi/e1 et s'il exi/e1 ce que c'e/4 ,il ne s'agit pas ici d'une sup]/ition ou d'un p]sonnage ridicule3 il s'agit de la religion t\t entire1 et p> consqu5t de t\t l'av5ir et de t\s les intrts de l'humanit4 ,n\s sommes vraim5t des raisonneurs tranges6 ,n\s n\s croyons bi5 =ts qu& n\s sommes indiffr5ts t\t1 except aux rsultats matriels1 l'arg5t1 p> exemple2 et n\s laissons all] au has>d les ides mres de l'op9ion qui1 p> ses revirem5ts1 b\lev]se ou peut b\lev]s] t\tes les =tunes4 ,une conqute de la sci5ce e/ bi5 plus importante que la dc\v]te d'une m9e d'or4 ,avec la sci5ce1 on emploie l'or au s]vice de la vie2 avec l'ignorance1 la ri*esse ne f\rnit que des in/rum5ts la mort4 ,qu'il soit bi5 ent5du d'ailleurs que nos rvlations sci5tifiques s'arrt5t devant la foi1 et que1 comme *rti5 et comme ca?olique1 n\s s\mettons notre oeuvre t\t entire au jugem5t suprme de l'glise4 ,et ma9t5ant ceux qui d\t5t de l'exi/5ce du diable1 n\s rpondons3 ,t\t ce qui a un nom exi/e2 la p>ole peut tre pr(re en va91 mais en elle-mme elle ne saurait tre va9e et elle a t\j\rs un s5s4 ,le ,v]be n'e/ jamais vide1 et s'il e/ crit qu'il e/ en ,dieu1 et qu'il e/ ,dieu1 c'e/ qu'il e/ l'expression et la preuve de l'tre et de la vrit4 #ae ,le diable e/ nomm et p]sonnifi dans l'vangile1 qui e/ le ,v]be de vrit1 donc il exi/e1 et il peut tre considr comme une p]sonne4 ,mais ici c'e/ le *rti5 qui s'incl9e2 laissons p>l] la sci5ce ou la raison1 c'e/ la mme *ose4 ,le mal exi/e1 il e/ impossible d'en d\t]4 ,n\s p\vons faire bi5 ou mal4 ,il e/ des tres qui sciemm5t et volontairem5t font le mal4 ,l'esprit qui anime ces tres et qui les excite mal faire e/ dvoy1 dt\rn de la bonne r\te1 jet en trav]s du bi5 comme un ob/acle2 et voil prcism5t ce que signifie le mot grec diabolos1 que n\s traduisons p> le mot diable4 ,les esprits qui aim5t et font le mal sont accid5tellem5t mauvais4 ,il y a donc un diable qui e/ l'esprit d'erreur1 d'ignorance volontaire1 de v]tige2 et il y a des tres qui lui obiss5t1 qui sont ses envoys1 ses missaires1 ses anges1 et c'e/ p\r cela qu'il e/ p>l dans l'vangile d'un feu t]nel qui e/ prp>1 prde/9 en quelque sorte au diable et ses anges4 ,ces p>oles sont t\te une rvlation et n\s aurons les appr(ondir4 ,df9issons d'abord bi5 nettem5t le mal2 le mal c'e/ le dfaut de rectitude dans l'tre4 ,le mal moral e/ le m5songe en actions comme le m5songe e/ le crime en p>oles4 ,l'inju/ice e/ l'ess5ce du m5songe2 t\t m5songe e/ une inju/ice4 #af ,qu& ce qu'on dit e/ ju/e1 il n'y a pas m5songe4 ,qu& on agit quitablem5t et d'une manire vraie1 il n'y a pas p*4 ,l'inju/ice e/ la mort de l'tre moral1 comme le m5songe e/ le poison de l'intellig5ce4 ,l'esprit de m5songe e/ donc un esprit de mort4 ,ceux qui l'c\t5t sont empoisonns p> lui et sont ses dupes4 ,mais s'il fallait pr5dre sa p]sonnification absolue au srieux1 il s]ait lui-mme absolum5t mort et absolum5t tromp1 c'e/--dire que l'affirmation de son exi/5ce impliqu]ait une vid5te contradiction4 ,jsus a dit3 ,le diable e/ m5teur a9si que son pre4 ,qu'e/-ce que le pre du diable8 ,c'e/ celui qui lui donne une exi/5ce p]sonnelle en vivant d'aprs ses inspirations2 l'homme qui se fait diable e/ le pre du mauvais esprit inc>n4 ,mais il e/ une conception tmraire1 impie1 mon/rueuse4 ,une conception traditionnelle comme l'orgueil des ph>isi5s4 ,une cration hybride qui a donn une app>5te raison contre les magnific5ces du *ri/ianisme la mesqu9e philosophie du ,x,v,i,i,ie sicle4 ,c'e/ le faux ,lucif] de la lg5de htrodoxe2 c'e/ cet ange assez fi] p\r se croire ,dieu1 assez c\rageux p\r a*et] l'indp5dance au prix d'une t]nit de supplices1 assez beau p\r avoir pu s'ador] en ple9e lumire div9e2 assez =t p\r rgn] encore dans les tnbres et la d\leur1 et p\r se faire un trne de son inext+uible b*]1 c'e/ le ,satan du rpublica9 et de l'hrtique ,millon1 c'e/ ce prt5du hros des #ag t]nits tnbreuses calomni de laideur1 affubl de cornes et de griffes qui convi5drai5t plutt son t\rm5teur implacable4 ,c'e/ ce diable roi du mal1 comme si le mal tait un royaume6 ,ce diable plus intellig5t que les hommes de gnie qui craignai5t ses dceptions4 ,cette lumire noire1 ces tnbres qui voi5t4 ,ce p\voir que ,dieu n'a pas v\lu1 et qu'une crature d*ue n'a pu crer4 ,ce pr9ce de l'an>*ie s]vi p> une hir>*ie de purs esprits4 ,ce banni de ,dieu qui s]ait p>t\t comme ,dieu e/ sur la t]re1 plus visible1 plus prs5t au plus gr& nombre1 mieux s]vi que ,dieu mme6 ,ce va9cu auquel le va9queur donn]ait ses enfants dvor]6 ,cet artisan des p*s de la *air qui la *air n'e/ ri51 et qui ne saurait p> consqu5t ri5 tre la *air1 si on ne l'en suppose crateur et matre comme ,dieu6 ,un imm5se m5songe ralis1 p]sonnifi1 t]nel6 ,une mort qui ne peut m\rir6 ,un blasphme que le v]be de ,dieu ne f]a jamais taire6 ,un empoisonneur des mes que ,dieu tolr]ait p> une contradiction de sa puissance1 ou qu'il cons]v]ait comme les emp]eurs roma9s avai5t cons]v ,locu/a1 p>mi les in/rum5ts de son rgne6 ,un supplici t\j\rs vivant p\r maudire son juge et p\r avoir raison contre lui puisqu'il ne se rep5tira jamais6 #ah ,un mon/re accept comme b\rreau p> la s\v]a9e puissance et qui1 suivant l'n]gique expression d'un anci5 criva9 ca?olique peut appel] ,dieu le ,dieu du diable en se donnant lui-mme comme un diable de ,dieu6 ,l e/ le fantme irrligieux qui calomnie la religion1 tez-n\s cette idole qui n\s ca*e notre sauveur4 ,a bas le tyran du m5songe6 ,a bas le ,dieu noir des mani*ens6 ,a bas l',arimane des anci5s idoltres6 ,vive ,dieu seul et son ,v]be inc>n1 ,jsus-,*ri/1 le sauveur du monde1 qui a vu ,satan tomb] du ciel6 et vive ,m>ie1 la div9e mre qui a cras la tte de l'inf]nal s]p5t6 ,voil ce que dis5t1 avec unanimit1 la tradition des sa9ts et les coeurs de t\s les vrais fidles3 ,attribu] une gr&eur quelconque l'esprit d*u1 c'e/ calomni] la div9it2 prt] une royaut quelconque l'esprit rebelle1 c'e/ enc\rag] la rvolte1 c'e/ commettre1 en p5se du mo9s1 le crime de ceux qu'au moy5 ge on appelait avec horreur des sorci]s4 ,c> t\s les crimes punis autrefois de mort sur les anci5s sorci]s1 sont rels et sont les plus gr&s de t\s les crimes4 ,ils ont ravi le feu du ciel1 comme ,prom?e4 ,ils ont *evau*1 comme ,mde1 les dragons ails et le s]p5t volant4 ,ils ont empoisonn l'air respirable1 comme l'ombre du manc5illi]4 ,ils ont pr(an les *oses sa9tes et fait s]vir le corps mme du ,seigneur des oeuvres de de/ruction et de malheur4 ,comm5t t\t cela e/-il possible8 ,c'e/ qu'il exi/e un ag5t mixte1 un ag5t naturel et div91 corporel et spirituel1 un #ai mdiateur pla/ique univ]sel1 un rceptacle commun des vibrations du m\vem5t et des images de la =me1 un fluide et une =ce qu'on p\rrait appel] en quelque manire l'imag9ation de la nature4 ,p> cette =ce t\s les app>eils n]veux communiqu5t secrtem5t ensemble2 de l naiss5t la sympa?ie et l'antipa?ie2 de l vi5n5t les rves2 p> l se produis5t les phnomnes de seconde vue et de vision extranaturelle4 ,cet ag5t univ]sel des oeuvres de la nature1 c'e/ l'od des hbreux et du *evali] de ,ri*emba*1 c'e/ la lumire a/rale des m>t9i/es1 et n\s prfrons1 comme plus explicite1 cette d]nire appellation4 ,l'exi/5ce et l'usage possible de cette =ce sont le gr& arcane de la magie pratique4 ,c'e/ la baguette des ?aumaturges et la clavicule de la magie noire4 ,c'e/ le s]p5t dnique qui a transmis ve les sductions d'un ange d*u4 ,la lumire a/rale aimante1 *auffe1 claire1 magntise1 attire1 rep\sse1 vivifie1 dtruit1 coagule1 sp>e1 brise1 rassemble t\tes *oses s\s l'impulsion des volonts puissantes4 ,dieu l'a cre au premi] j\r lorsqu'il a dit le ,,fiat ,,lux6 ,c'e/ une =ce aveugle en elle-mme1 mais qui e/ dirige p> les grgores1 c'e/--dire p> les *efs des mes4 ,les *efs des mes sont les esprits d'n]gie et d'action4 ,ceci explique dj t\te la ?orie des prodiges et des miracles4 ,comm5t1 en effet1 les bons et les m*ants p\rrai5t-ils =c] la nature laiss] voir les =ces exceptionnelles8 comm5t y #bj aurait-il miracles div9s et miracles diaboliques8 comm5t l'esprit rpr\v1 l'esprit g>1 l'esprit dvoy1 aurait-il plus de =ce en c]ta9 cas et de c]ta9e manire que le ju/e1 si puissant de sa simplicit et de sa sagesse1 si l'on ne suppose pas un in/rum5t dont t\s peuv5t se s]vir1 suivant c]ta9es conditions1 les uns p\r le plus gr& bi51 les autres p\r le plus gr& mal8 ,les magici5s de ,ph>aon faisai5t d'abord les mmes prodiges que ,mose4 ,l'in/rum5t dont ils se s]vai5t tait donc le mme1 l'inspiration seule tait diffr5te1 et qu& ils se dcl>r5t va9cus1 ils proclamr5t que suivant eux les =ces huma9es tai5t b\t1 et que ,mose devait avoir en lui quelque *ose de surhuma94 ,or cela se passait dans cette gypte1 mre des initiations magiques1 dans cette t]re o t\t tait sci5ce occulte et enseignem5t hir>*ique et sacr4 tait-il plus difficile cep5dant de faire app>atre des m\*es que des gr5\illes8 ,non1 c]ta9em5t2 mais les magici5s savai5t que la projection fluidique p> laquelle on fasc9e les yeux ne saurait s't5dre au del de c]ta9es limites1 et p\r eux dj ces limites tai5t dpasses p> ,mose4 ,qu& le c]veau se conge/ionne ou se sur*>ge de lumire a/rale1 il se produit un phnomne p>ticuli]4 ,les yeux1 au lieu de voir en dehors1 voi5t en d$ans2 la nuit se fait l'extrieur dans le monde rel et la cl>t fanta/ique rayonne seule dans le monde des rves4 ,l'oeil alors semble ret\rn et s\v5t1 en effet1 il se convulse lgrem5t et semble r5tr] en t\rnant s\s la paupire4 ,l'me alors ap]oit p> des images le reflet de ses impressions et de ses p5ses1 c'e/--dire que #ba l'analogie qui exi/e entre telle ide et telle =me1 attire dans la lumire a/rale le reflet reprs5tatif de cette =me1 c> l'ess5ce de la lumire vivante c'e/ d'tre configurative1 c'e/ l'imag9ation univ]selle dont *acun de n\s s'approprie une "p plus ou mo9s gr&e1 suivant son degr de s5sibilit et de mmoire4 ,l e/ la s\rce de t\tes les app>itions1 de t\tes les visions extraord9aires et de t\s les phnomnes intuitifs qui sont propres la folie ou l'extase4 ,le phnomne d'appropriation et d'assimilation de la lumire p> la s5sibilit qui voit1 e/ un des plus gr&s qu'il soit donn la sci5ce d'tudi]4 ,on tr\v]a peut-tre un j\r que voir c'e/ dj p>l]1 et que la consci5ce de la lumire e/ le crpuscule de la vie t]nelle dans l'tre1 la p>ole de ,dieu1 qui cre la lumire1 semble tre pr(re p> t\te intellig5ce1 qui peut se r5dre compte des =mes et qui veut reg>d]4--,que la lumire soit6 ,la lumire1 en effet1 n'exi/e l'tat de spl5deur que p\r les yeux qui la reg>d5t1 et l'me am\reuse du spectacle des beauts univ]selles1 et appliquant son att5tion cette criture lum9euse du livre inf9i qu'on appelle les *oses visibles1 semble cri]1 comme ,dieu l'aurore du premi] j\r1 ce v]be sublime et crateur3 ,,fiat ,,lux6 ,t\s les yeux ne voi5t pas de mme1 et la cration n'e/ pas p\r t\s ceux qui la reg>d5t de la mme =me et de la mme c\leur4 ,notre c]veau e/ un livre imprim au d$ans et au dehors1 et p\r peu que l'att5tion s'exalte1 les critures se confond5t4 ,c'e/ ce qui se produit con/amm5t dans l'ivresse et dans la folie4 ,le rve alors triomphe de la vie relle et plonge #bb la raison dans un incurable sommeil4 ,cet tat d'halluc9ation a ses degrs1 t\tes les passions sont des ivresses1 t\s les en?\siasmes sont des folies relatives et gradues4 ,l'am\reux voit seul des p]fections inf9ies aut\r d'un objet qui le fasc9e et qui l'enivre4 ,pauvre ivrogne de volupts6 dema9 ce p>fum du v9 qui l'attire s]a p\r lui une rm9isc5ce rpugnante et une cause de mille nauses et de mille dgts6 ,savoir us] de cette =ce1 et ne se laiss] jamais envahir et surmont] p> elle1 m>*] sur la tte du s]p5t1 voil ce que n\s appr5d la magie de lumire3 dans cet arcane sont cont5us t\s les my/res du magntisme1 qui peut dj donn] son nom t\te la p>tie pratique de la haute magie des anci5s4 ,le magntisme1 c'e/ la baguette des miracles1 mais p\r les initis seulem5t2 c> p\r les imprud5ts qui v\drai5t s'en faire un j\et ou un in/rum5t au s]vice de leurs passions1 elle devi5t r$\table comme cette gloire f\droyante qui1 suivant les allgories de la fable1 consuma la trop ambitieuse ,sml dans les embrassem5ts de ,jupit]4 ,un des gr&s bi5faits du magntisme1 c'e/ de r5dre vid5te1 p> des faits inconte/ables1 la spiritualit1 l'unit et l'immortalit de l'me4 ,la spiritualit1 l'unit et l'immortalit une fois dmontres1 ,dieu app>at t\tes les intellig5ces et t\s les coeurs4 ,puis de la croyance ,dieu et aux h>monies de la cration1 on e/ am5 cette gr&e h>monie religieuse1 qui ne saurait exi/] en dehors de la hir>*ie miraculeuse et lgitime de l'glise ca?olique1 la seule qui ait cons]v t\tes les traditions de la sci5ce et de la foi4 #bc ,la tradition premire de la rvlation unique a t cons]ve s\s le nom de kabbale p> le sac]doce d',isral4 ,la doctr9e kabbali/ique1 qui e/ le dogme de la haute magie1 e/ cont5ue dans le ,seph] ,jzirah1 le ,soh> et le ,talmud4 ,suivant cette doctr9e1 l'absolu c'e/ l'tre dans lequel se tr\ve le ,v]be1 qui e/ l'expression de la raison d'tre et de la vie4 ,l'tre e/ l'tre1 ,hbreu4 ,voil le pr9cipe4 ,dans le pr9cipe tait1 c'e/--dire e/1 a t1 et s]a le ,v]be1 c'e/--dire la raison qui p>le4 ,hbreu6 ,le ,v]be e/ la raison de la croyance1 et en lui aussi e/ l'expression de la foi qui vivifie la sci5ce4 ,le ,v]be1 ,hbreu1 e/ la s\rce de la logique4 ,jsus e/ le ,v]be inc>n4 ,l'accord de la raison avec la foi1 de la sci5ce avec la croyance1 de l'autorit avec la lib]t1 e/ dev5u dans les temps mod]nes l'nigme vritable du sph9x2 et en mme temps que ce gr& problme on a s\lev celui des droits respectifs de l'homme et de la femme2 cela devait tre1 c> entre t\s ces t]mes d'une gr&e et suprme "q1 l'analogie e/ con/ante et les difficults1 comme les rapports1 sont inv>iablem5t les mmes4 ,ce qui r5d p>adoxale1 en app>5ce1 la solution de ce noeud gordi5 de la philosophie et de la politique mod]ne1 c'e/ que p\r accord] les t]mes de l'quation qu'il s'agit de faire1 on affecte t\j\rs de les ml] ou de les confondre4 ,s'il y a une absurdit suprme1 en effet1 c'e/ de *]*] #bd comm5t la foi p\rrait tre une raison1 la raison une croyance1 la lib]t une autorit2 et rciproquem5t1 la femme un homme et l'homme une femme4 ,ici les df9itions mmes s'oppos5t la confusion1 et c'e/ en di/+uant p>faitem5t les t]mes qu'on arrive les accord]4 ,or1 la di/9ction p>faite et t]nelle des deux t]mes primitifs du syllogisme crateur1 p\r arriv] la dmon/ration de leur h>monie p> l'analogie des contraires1 cette di/9ction1 disons-n\s1 e/ le second gr& pr9cipe de cette philosophie occulte1 voile s\s le nom de kabbale et indique p> t\s les hiroglyphes sacrs des anci5s sanctuaires et des rites encore si peu connus de la maonn]ie anci5ne et mod]ne4 ,on lit dans l'criture que ,salomon fit plac] devant la porte du temple deux colonnes de bronze1 dont l'une s'appelait ,jak9 et l'autre ,boaz1 ce qui signifie le =t et le faible4 ,ces deux colonnes reprs5tai5t l'homme et la femme1 la raison et la foi1 le p\voir et la lib]t1 ,can et ,abel1 le droit et le devoir2 c'tai5t les colonnes du monde intellectuel et moral1 c'tait l'hiroglyphe monum5tal de l'ant9omie ncessaire la gr&e loi de cration4 ,il faut1 en effet1 t\te =ce une rsi/ance p\r appui1 t\te lumire une ombre p\r rep\ssoir1 t\te saillie un creux1 t\t pan*em5t un rceptacle1 t\t rgne un royaume1 t\t s\v]a9 un peuple1 t\t travailleur une matire premire1 t\t conqurant un sujet de conqute4 ,l'affirmation se pose p> la ngation1 le =t ne triomphe qu'en comp>aison avec le faible1 l'ari/ocratie ne se manife/e qu'en s'levant au-dessus du peuple4 ,que le faible puisse dev5ir =t1 que le peuple puisse conqurir une position ari/ocratique1 c'e/ #be une "q de trans=mation et de progrs1 mais ce qu'on peut en dire n'arriv]a qu' la confirmation des vrits premires1 le faible s]a t\j\rs le faible1 peu importe que ce ne soit plus le mme p]sonnage4 ,de mme le peuple s]a t\j\rs le peuple1 c'e/--dire la masse g\v]nable et incapable de g\v]n]4 ,dans la gr&e arme des infrieurs1 t\te mancipation p]sonnelle e/ une ds]tion =ce1 r5due heureusem5t ins5sible p> un remplacem5t t]nel2 un peuple-roi ou un peuple de rois suppos]ait l'esclavage du monde et l'an>*ie dans une seule et indiscipl9able cit1 comme il en tait ,rome du temps de sa plus gr&e gloire4 ,une nation de s\v]a9s s]ait ncessairem5t aussi an>*ique qu'une classe de savants ou d'coli]s qui se croirai5t matres2 p]sonne n'y v\drait c\t]1 et t\s dogmatis]ai5t et comm&]ai5t la fois4 ,on peut en dire autant de l'mancipation radicale de la femme4 ,si la femme passe de la condition passive la condition active1 intgralem5t et radicalem5t1 elle abdique son sexe et devi5t homme1 ou plutt1 comme une telle trans=mation e/ physiquem5t impossible1 elle arrive l'affirmation p> une d\ble ngation1 et se pose en dehors des deux sexes1 comme un &rogyne /rile et mon/rueux4 ,telles sont les consqu5ces =ces du gr& dogme kabbali/ique de la di/9ction des contraires p\r arriv] l'h>monie p> l'analogie de leurs rapports4 ,ce dogme une fois reconnu1 et l'application de ses consqu5ces tant faite univ]sellem5t p> la loi des analogies1 on arrive la dc\v]te des plus gr&s secrets de la sympa?ie et de #bf l'antipa?ie naturelle1 de la sci5ce du g\v]nem5t1 soit en politique1 soit en m>iage1 de la mdec9e occulte dans t\tes ses bran*es1 soit magntisme1 soit homoeopa?ie1 soit influ5ce morale2 et d'ailleurs1 comme n\s l'expliqu]ons1 la loi d'quilibre en analogie conduit la dc\v]te d'un ag5t univ]sel1 qui tait le gr& arcane des al*imi/es et des magici5s du moy5 ge4 ,n\s avons dit que cet ag5t e/ une lumire de vie dont les tres anims sont aimants1 et dont l'lectricit n'e/ qu'un accid5t et comme une p]turbation passagre4 ,a la connaissance et l'usage de cet ag5t se rapporte t\t ce qui ti5t la pratique de la kabbale m]veilleuse dont n\s aurons bi5tt n\s occup]1 p\r satisfaire la curiosit de ceux qui *]*5t dans les sci5ces secrtes plutt des motions que de sages enseignem5ts4 ,la religion des kabbali/es e/ la fois t\te d'hypo?ses et t\te de c]titude1 c> elle procde p> analogie du connu l'inconnu4 ,ils reconnaiss5t la religion comme un beso9 de l'humanit1 comme un fait vid5t et ncessaire1 et l seulem5t e/ p\r eux la rvlation div9e1 p]man5te et univ]selle4 ,ils ne conte/5t ri5 de ce qui e/1 mais ils r5d5t raison de t\te *ose4 ,aussi leur doctr9e1 en m>quant nettem5t la ligne de sp>ation qui doit t]nellem5t exi/] entre la sci5ce et la foi1 donne-t-elle la foi la plus haute raison p\r base1 ce qui lui g>antit une t]nelle et inconte/able dure2 vi5n5t ensuite les =mules populaires du dogme qui1 seules1 peuv5t v>i] et s'entre-dtruire2 le kabbali/e n'e/ pas branl p\r si peu et tr\ve t\t d'abord une raison aux plus tonnantes =mules des my/res4 ,aussi sa prire peut-elle s'unir celle #bg de t\s les hommes p\r la dirig]1 en l'illu/rant de sci5ce et de raison1 et l'am5] l'or?odoxie4 ,qu'on lui p>le de ,m>ie1 il s'incl9]a devant cette ralisation de t\t ce qu'il y a de div9 dans les rves de l'innoc5ce et de t\t ce qu'il y a d'adorable dans la sa9te folie du coeur de t\tes les mres4 ,ce n'e/ pas lui qui refus]a des fleurs aux autels de la mre de ,dieu1 des rubans blancs ses *apelles1 des l>mes mme ses naves lg5des6 ,ce n'e/ pas lui qui rira du ,dieu vagissant de la cr*e et de la victime sanglante du ,calvaire2 il rpte cep5dant au fond de son coeur1 avec les sages d',isral et les vrais croyants de l',islam3 ,il n'y a qu'un ,dieu1 et c'e/ ,dieu2 ce qui veut dire p\r un initi aux vraies sci5ces3 ,il n'y a qu'un tre1 et c'e/ l'tre6 ,mais t\t ce qu'il y a de politique et de t\*ant dans les croyances1 mais la spl5deur des cultes1 mais la pompe des crations div9es1 mais la grce des prires1 mais la magie des esprances du ciel2 t\t cela n'e/-il pas un rayonnem5t de l'tre moral dans t\te sa jeunesse et dans t\te sa beaut8 ,oui1 si quelque *ose peut loign] le vritable initi des prires publiques et des temples1 ce qui peut s\lev] *ez lui le dgt ou l'indignation contre une =me religieuse quelconque1 c'e/ l'incroyance visible des m9i/res ou du peuple1 c'e/ le peu de dignit dans les crmonies du culte1 c'e/ la pr(anation1 en un mot1 des *oses sa9tes4 ,dieu e/ rellem5t prs5t lorsque des mes recueillies et des coeurs t\*s l'ador5t2 il e/ s5siblem5t et t]riblem5t abs5t lorsqu'on p>le de lui sans feu et sans lumire1 c'e/--dire sans intellig5ce et sans am\r4 #bh ,l'ide qu'il faut avoir de ,dieu1 suivant la sage kabbale1 c'e/ sa9t ,paul lui-mme qui va n\s la rvl]3 ,p\r arriv] ,dieu1 dit cet aptre1 il faut croire qu'il e/ et qu'il rcomp5se ceux qui le *]*5t4 ,a9si1 ri5 en dehors de l'ide d'tre1 jo9te la notion de bont et de ju/ice1 c> cette ide seule e/ l'absolu4 ,dire que ,dieu n'e/ pas1 ou df9ir ce qu'il e/1 c'e/ galem5t blasphm]4 ,t\te df9ition de ,dieu1 risque p> l'intellig5ce huma9e1 e/ une recette d'empirisme religieux1 au moy5 de laquelle la sup]/ition1 plus t>d1 p\rra alambiqu] un diable4 ,dans les symboles kabbali/iques1 ,dieu e/ t\j\rs reprs5t p> une d\ble image1 l'une droite1 l'autre r5v]se1 l'une blan*e et l'autre noire4 ,les sages ont v\lu exprim] a9si la conception intellig5te et la conception vulgaire de la mme ide1 le dieu de lumire et le dieu d'ombre2 c'e/ ce symbole mal compris qu'il faut report] l'orig9e de l',arimane des ,p]ses1 ce noir et div9 anctre de t\s les dmons2 le rve du roi inf]nal1 en effet1 n'e/ qu'une fausse ide de ,dieu4 ,la lumire seule1 sans ombre1 s]ait invisible p\r nos yeux1 et produirait un bl\issem5t quival5t aux plus pr(ondes tnbres4 ,dans les analogies de cette vrit physique1 bi5 comprise et bi5 mdite1 on tr\v]a la solution du plus t]rible des problmes2 l'orig9e du mal4 ,mais la connaissance p>faite de cette solution et de t\tes ses consqu5ces n'e/ pas faite p\r la multitude1 qui ne doit pas entr] si facilem5t dans les secrets de l'h>monie univ]selle4 ,aussi1 lorsque l'initi aux my/res d'leusis avait p>c\ru triomphalem5t t\tes les preuves1 lorsqu'il avait vu et t\* les *oses sa9tes1 si on le jugeait assez =t p\r support] le d]ni] et #bi le plus t]rible de t\s les secrets1 un prtre voil s'appro*ait de lui en c\rant1 et lui jetait dans l'oreille cette p>ole nigmatique3 ,osiris e/ un dieu noir4 ,a9si cet ,osiris1 dont ,typhon e/ l'oracle1 ce div9 soleil religieux de l',egypte1 s'clipsait t\t c\p et n'tait plus lui-mme que l'ombre de cette gr&e et indf9issable ,isis1 qui e/ t\t ce qui a t et t\t ce qui s]a1 mais dont p]sonne encore n'a s\lev le voile t]nel4 ,la lumire p\r les kabbali/es reprs5te le pr9cipe actif1 et les tnbres sont analogues au pr9cipe passif2 c'e/ p\r cela qu'ils fir5t du soleil et de la lune l'emblme des deux sexes div9s et des deux =ces cratrices2 c'e/ p\r cela qu'ils attribur5t la femme la t5tation et le p* d'abord1 puis le premi] travail1 le travail mat]nel de la rdemption puisque c'e/ du se9 des tnbres mmes qu'on voit r5atre la lumire4 ,le vide attire le ple91 et c'e/ a9si que l'abme de pauvret et de misre1 le prt5du mal1 le prt5du nant1 la passagre rbellion des cratures attire t]nellem5t un ocan d'tre1 de ri*esse1 de misricorde et d'am\r4 ,a9si s'explique le symbole du ,*ri/ desc5dant aux enf]s aprs avoir puis sur la croix t\tes les imm5sits du plus admirable p>don4 ,p> cette loi de l'h>monie dans l'analogie des contraires1 les kabbali/es expliquai5t aussi t\s les my/res de l'am\r sexuel2 p\rquoi cette passion e/ plus durable entre deux natures 9gales et deux c>actres opposs8 ,p\rquoi en am\r il y a t\j\rs un sacrificateur et une victime1 p\rquoi les passions les plus ob/9es sont celles dont la satisfaction p>at impossible4 ,p> cette loi aussi ils euss5t rgl jamais #cj la "q de prsance entre les sexes1 "q que le sa9t-simonisme seul a pu s\lev] srieusem5t de nos j\rs4 ,ils euss5t tr\v que la =ce naturelle de la femme tant la =ce d'in]tie ou de rsi/ance1 le plus imprescriptible de ses droits1 c'e/ le droit la pudeur2 et qu'a9si elle ne doit ri5 faire ni ri5 ambitionn] de t\t ce qui dem&e une sorte d'effront]ie mascul9e4 ,la nature y a d'ailleurs bi5 p\rvu en lui donnant une voix d\ce qui ne p\rrait se faire ent5dre dans les gr&es assembles sans arriv] des tons ridiculem5t cri>ds4 ,la femme qui aspir]ait aux fonctions de l'autre sexe1 p]drait p> cela mme les prrogatives du si54 ,n\s ne savons jusqu' quel po9t elle arriv]ait g\v]n] les hommes1 mais c\p sr les hommes1 et ce qui s]ait plus cruel p\r elle1 les enfants mmes ne l'aim]ai5t plus4 ,la loi conjugale des kabbali/es donne p> analogie la solution du problme le plus intressant et le plus difficile de la philosophie mod]ne4 ,l'accord df9itif et durable de la raison et de la foi1 de l'autorit et de la lib]t d'exam51 de la sci5ce et de la croyance4 ,si la sci5ce e/ le soleil1 la croyance e/ la lune3 c'e/ un reflet du j\r dans la nuit4 ,la foi e/ le supplm5t de la raison1 dans les tnbres que laisse la sci5ce1 soit devant elle1 soit d]rire elle2 elle mane de la raison1 mais elle ne peut jamais ni se confondre avec elle1 ni la confondre4 ,les empitem5ts de la raison sur la foi ou de la foi sur la raison1 sont des clipses de soleil ou de lune2 lorsqu'elles arriv5t1 elles r5d5t inutiles la fois le foy] et le rflecteur de la lumire4 ,la sci5ce prit p> les sy/mes qui ne sont autre *ose que des #ca croyances1 et la foi succombe au raisonnem5t4 ,p\r que les deux colonnes du temple s\ti5n5t l'difice1 il faut qu'elles soi5t sp>es et places en p>allle4 ,ds qu'on veut violemm5t les rappro*] comme ,sanson1 on les r5v]se et t\t l'difice s'cr\le sur la tte du tmraire aveugle ou du rvolutionnaire1 que des ress5tim5ts p]sonnels ou nationaux ont d'avance v\ la mort4 ,les luttes du p\voir spirituel et du p\voir temporel ont t de t\t temps dans l'humanit de gr&es qu]elles de mnage4 ,la papaut jal\se du p\voir temporel n'tait qu'une mre de famille jal\se de supplant] son m>i3 aussi p]dit-elle la confiance de ses enfants4 ,le p\voir temporel son t\r1 lorsqu'il usurpe sur le sac]doce1 e/ aussi ridicule que le s]ait un homme en prt5dant s'ent5dre mieux qu'une mre aux so9s de l'intrieur et du b]ceau4 ,a9si les ,anglais1 p> exemple1 au po9t de vue moral et religieux1 sont des enfants emmaillotts p> des hommes2 on s'en ap]oit bi5 leur tri/esse et leur ennui4 ,si le dogme religieux e/ un conte de n\rrice1 p\rvu qu'il soit +nieux et d'une morale bi5faisante1 il e/ p>faitem5t vrai p\r l'enfant1 et le pre de famille s]ait =t sot d'y contr$ire4 ,aux mres1 donc1 le monopole des rcits m]veilleux1 des petits so9s et des *ansons4 ,la mat]nit e/ le type des sac]doces1 et c'e/ p>ce que l'glise doit tre exclusivem5t mre1 que le prtre ca?olique r5once tre homme et abjure devant elle d'avance ses droits la pat]nit4 ,on n'aurait jamais d l'oubli]3 la papaut e/ une mre univ]selle ou elle n'e/ ri54 ,la papesse ,jeanne1 dont les #cb prote/ants ont fait une sc&aleuse hi/oire1 n'e/ peut-tre qu'une +nieuse allgorie1 et qu& les s\v]a9s pontifes ont malm5 les emp]eurs et les rois1 c'tait la papesse ,jeanne qui v\lait battre son m>i au gr& sc&ale du monde *rti54 ,aussi les s*ismes et les hrsies n'ont-ils t au fond1 n\s le rptons1 que des disputes conjugales2 l'glise et le prote/antisme dis5t du mal l'un de l'autre et se regrett5t1 affect5t de s'vit] et s'ennui5t d'tre l'un sans l'autre1 comme des p\x sp>s4 ,a9si p> la kabale1 et p> elle seule1 t\t s'explique et se concilie4 ,c'e/ une doctr9e qui vivifie et fconde t\tes les autres1 elle ne dtruit ri5 et donne au contraire la raison d'tre de t\t ce qui e/4 ,aussi t\tes les =ces du monde sont elles au s]vice de cette sci5ce unique et suprieure1 et le vrai kabbali/e peut-il dispos] son gr sans hypocrisie et sans m5songe1 de la sci5ce des sages et de l'en?\siasme des croyants4 ,il e/ plus ca?olique que ,m4 de ,mai/re1 plus prote/ant que ,lu!r1 plus isralite que le gr& rabb91 plus prophte que ,mahomet2 n'e/-il pas au-dessus des sy/mes et des passions qui obscurciss5t la vrit1 et ne peut-il pas volont en runir t\s les rayons p>s et div]sem5t rfl*is p> t\s les fragm5ts de ce miroir bris qui e/ la foi univ]selle1 et que les hommes pr5n5t p\r tant de croyances opposes et diffr5tes8 ,il n'y a qu'un tre1 il n'y a qu'une vrit1 il n'y a qu'une lui et qu'une foi1 comme il n'y a qu'une humanit en ce monde4 ,arriv de p>eilles hauteurs intellectuelles et morales1 on compr5d que l'esprit et le coeur huma9 j\iss5t d'une paix pr(onde2 aussi ces mots3 ,paix pr(onde1 mes frres6 #cc tai5t-ils la p>ole de matre dans la haute maonn]ie1 c'e/--dire dans l'association des initis la kabbale4 ,la gu]re que l'glise a d dcl>] la magie a t ncessite p> les pr(anations de faux gno/iques1 mais la vraie sci5ce des mages e/ ess5tiellem5t ca?olique1 p>ce qu'elle base t\te sa ralisation sur le pr9cipe de la hir>*ie4 ,or1 dans l'glise ca?olique seule il y a une hir>*ie srieuse et absolue4 ,c'e/ p\r cela que les vrais adeptes ont t\j\rs pr(ess p\r cette glise le plus pr(ond respect et l'obissance la plus absolue4 ,h5ri ,khunra? seul a t un prote/ant dt]m92 mais en cela il tait allem& de son poque plutt que citoy5 my/ique du royaume t]nel4 ,l'ess5ce de l'anti*ri/ianisme e/ l'exclusion et l'hrsie1 c'e/ le d*irem5t du corps du ,*ri/1 suivant la belle expression de sa9t ,jean3 ,omnis spiritus qui solvit ,*ri/um hic ,ante*ri/us e/4 ,c'e/ que la religion e/ la *>it4 ,or1 il n'y a pas de *>it dans l'an>*ie4 ,la magie aussi a eu ses hrsi>ques et ses sectaires1 ses hommes de pre/iges et ses sorci]s4 ,n\s aurons v5g] la lgitimit de la sci5ce1 des usurpations de l'ignorance1 de la folie et de la fraude1 et c'e/ en cela surt\t que notre travail p\rra tre utile et s]a entirem5t n\veau4 ,on n'a jusqu' prs5t trait l'hi/oire de la magie que comme les annales d'un prjug1 ou les *roniques plus ou mo9s exactes d'une srie de phnomnes2 p]sonne1 en effet1 ne croyait plus que la magie ft une sci5ce4 ,une hi/oire srieuse de cette sci5ce retr\ve doit en indiqu] les dveloppem5ts et les progrs2 n\s m>*ons donc en ple9 sanctuaire au lieu de long] #cd des ru9es1 et n\s allons tr\v] ce sanctuaire enseveli si longtemps s\s les c5dres de quatre civilisations1 plus m]veilleusem5t cons]v que ces villes-momies sorties d]nirem5t des c5dres du ,vsuve1 dans t\te leur beaut morte et leur maje/ dsole4 ,dans son plus magnifique ouvrage1 ,bossuet a montr la religion lie p>t\t avec l'hi/oire3 qu'aurait-il dit s'il avait su qu'une sci5ce1 ne p\r a9si dire avec le monde1 r5d raison la fois des dogmes primitifs de la religion unique et univ]selle en les unissant aux ?ormes les plus inconte/ables des ma?matiques et de la raison8 ,la magie dogmatique e/ la clef de t\s les secrets non encore appr(ondis p> la philosophie de l'hi/oire2 et la magie pratique ouvre seule la puissance1 t\j\rs limite mais t\j\rs progressive de la volont huma9e1 le temple occulte de la nature4 ,n\s n'avons pas la prt5tion impie d'expliqu] p> la magie les my/res de la religion2 mais n\s enseign]ons comm5t la sci5ce doit accept] et rvr] ces my/res4 ,n\s ne dirons plus que la raison doit s'humili] devant la foi2 elle doit au contraire s'honor] d'tre croyant2 c> c'e/ la foi qui sauve la raison des horreurs du nant sur le bord des abmes p\r la ratta*] l'inf9i4 ,l'or?odoxie en religion e/ le respect de la hir>*ie1 seule g>di5ne de l'unit4 ,or1 ne craignons pas de le rpt]1 la magie e/ ess5tiellem5t la sci5ce de la hir>*ie4 ,ce qu'elle proscrit avant t\t1 qu'on se le rappelle bi51 ce sont les doctr9es an>*iques2 et elle dmontre1 p> les lois mmes de la #ce nature1 que l'h>monie e/ insp>able du p\voir et de l'autorit4 ,ce qui fait1 p\r le plus gr& nombre des curieux1 l'attrait pr9cipal de la magie1 c'e/ qu'ils y voi5t un moy5 extraord9aire de satisfaire leurs passions4 ,non1 dis5t les av>es1 le secret d',h]ms p\r la transmutation des mtaux n'exi/e pas1 autrem5t n\s l'a*t]ions et n\s s]ions ri*es6444 ,pauvres f\s1 qui croi5t qu'un p>eil secret puisse se v5dre6 et quel beso9 aurait de votre arg5t celui qui saurait faire de l'or8--,c'e/ vrai1 rpondra un incrdule1 mais toi-mme1 liphas ,lvi1 si tu possdais ce secret ne s]ais-tu pas plus ri*e que n\s8--,eh6 qui v\s dit que je sois pauvre8 ,v\s ai-je dem& quelque *ose8 ,quel e/ le s\v]a9 du monde qui peut se vant] de m'avoir pay un secret de la sci5ce8 ,quel e/ le millionnaire auquel j'aie jamais donn quelque raison de croire que je v\drais troqu] ma =tune contre la si5ne8 ,lorsqu'on voit d'en bas les ri*esses de la t]re on y aspire t\j\rs comme la s\v]a9e flicit2 mais comme on les mprise lorsqu'on plane au-dessus d'elles1 et qu'on a peu d'envie de les repr5dre lorsqu'on les a laisses tomb] comme des f]s6 ,oh6 s'cri]a un jeune homme1 si les secrets de la magie tai5t vrais1 je v\drais les possd] p\r tre aim de t\tes les femmes4--,de t\tes1 ri5 que cela4 ,pauvre enfant1 un j\r vi5dra o ce s]a trop d'en avoir une4 ,l'am\r s5suel e/ une orgie deux1 o l'ivresse amne vite le dgt1 et alors on se quitte en se jetant les v]res la tte4 ,moi1 disait un j\r un vieil idiot1 je v\drais tre magici5 #cf p\r b\lev]s] le monde6--,brave homme1 si v\s tiez magici5 v\s ne s]iez pas imbcile2 et alors ri5 ne v\s f\rnirait1 mme devant le tribunal de votre consci5ce1 le bnfice des circon/ances attnuantes1 si v\s dev5iez un sclrat4 ,eh bi56 dira un picuri51 donnez-moi donc les recettes de la magie1 p\r j\ir t\j\rs et ne s\ffrir jamais4444 ,ici c'e/ la sci5ce elle-mme qui va rpondre3 ,la religion v\s a dj dit3 ,heureux ceux qui s\ffr5t2 mais c'e/ p\r cela mme que la religion a p]du votre confiance4 ,elle a dit3 ,heureux ceux qui pleur5t1 et c'e/ p\r cela que v\s avez ri de ses enseignem5ts4 c\tez ma9t5ant ce que dis5t l'expri5ce et la raison3 ,les s\ffrances pr\v5t et crent les s5tim5ts gnreux2 les plaisirs dvelopp5t et =tifi5t les in/9cts l*es4 ,les s\ffrances r5d5t =t contre le plaisir1 les j\issances r5d5t faible contre la d\leur4 ,le plaisir dissipe2 ,la d\leur recueille4 ,qui s\ffre amasse2 ,qui j\it dp5se4 ,le plaisir e/ recueil de l'homme4 ,la d\leur mat]nelle e/ le triomphe de la femme4 ,c'e/ le plaisir qui fconde1 mais c'e/ la d\leur qui conoit et qui enfante4 ,malheur l'homme qui ne sait pas et qui ne veut pas s\ffrir6 c> il s]a cras de d\leurs4 #cg ,ceux qui ne veul5t pas m>*]1 la nature les trane impitoyablem5t4 ,n\s sommes jets dans la vie comme en ple9e m]3 il faut nag] ou prir4 ,telles sont les lois de la nature enseignes p> la haute magie4 ,voyez ma9t5ant si l'on peut dev5ir magici5 p\r j\ir t\j\rs et ne s\ffrir jamais6 ,mais alors1 diront d'un air dsappo9t les g5s du monde1 quoi peut s]vir la magie8--,que p5sez-v\s que le prophte ,balaam et pu rpondre son nesse si elle lui avait dem& quoi peut s]vir l'intellig5ce8 ,que rpondrait ,h]cule un pygme qui lui dem&]ait quoi peut s]vir la =ce8 ,n\s ne comp>ons c]tes pas les g5s du monde des pygmes1 et encore mo9s l'nesse de ,balaam2 ce s]ait manqu] de politesse et de bon gt4 ,n\s rpondrons donc le plus gracieusem5t possible ces p]sonnes si brillantes et si aimables1 que la magie ne peut leur s]vir absolum5t de ri51 att5du qu'elles ne s'en occup]ont jamais srieusem5t4 ,notre ouvrage s'adresse aux mes qui travaill5t et qui p5s5t4 ,elles y tr\v]ont l'explication de ce qui e/ re/ obscur dans le dogme et dans le rituel de la haute magie#a4 ,n\s avons1 l'exemple des gr&s matres1 suivi dans le plan et la division de nos livres l'ordre rationnel des nombres sacrs4 ,n\s divisons notre hi/oire de la magie en sept livres1 et *aque livre conti5t sept *apitres4 ,note #a3 liphas ,lvi1 ,dogme et ,rituel de la haute magie1 #ahef1 #b vol4 9-#h1 avec #bc fig4--#be fr4 #ch ,le premi] livre e/ consacr aux orig9es magiques1 c'e/ la ,g5se de la sci5ce1 et n\s lui avons donn p\r clef la lettre aleph ,hbreu1 qui exprime kabbali/iquem5t l'unit pr9cipiante et orig9elle4 ,le second livre conti5dra les =mules hi/oriques et sociales du v]be magique dans l'antiquit4 ,sa m>que e/ la lettre be? ,hbreu1 symbole du b9aire1 expression du v]be ralisateur1 c>actre spcial de la gnose et de l'occultisme4 ,le troisime livre s]a l'expos des ralisations de la sci5ce antique dans la socit *rti5ne4 ,n\s y v]rons comm5t1 p\r la sci5ce mme1 la p>ole s'e/ inc>ne4 ,le nombre trois e/ celui de la gnration1 de la ralisation1 et le livre a p\r clef la lettre ghimel ,hbreu1 hiroglyphe de la naissance4 ,dans le quatrime livre1 n\s v]rons la =ce civilisatrice de la magie *ez les b>b>es1 et les productions naturelles de cette sci5ce p>mi les peuples encore enfants1 les my/res des druides1 les miracles des eubages1 les lg5des des b>des1 et comm5t t\t cela conc\rt la =mation des socits mod]nes en prp>ant au *ri/ianisme une victoire clatante et durable4 ,le nombre quatre exprime la nature et la =ce1 et la lettre dale? ,hbreu1 qui le reprs5te dans l'alphabet hbreux1 e/ figure dans l'alphabet hiroglyphique des kabbali/es p> un emp]eur sur son trne4 ,le c9quime livre s]a consacr l're sac]dotale du moy5 ge4 ,n\s y v]rons les dissid5ces et les luttes de la sci5ce1 la =mation des socits secrtes1 leurs oeuvres inconnus1 les rites secrets des grimoires1 les my/res de la div9e comdie1 les divisions du sanctuaire1 qui doiv5t ab\tir plus t>d une glorieuse unit4 ,le nombre c9q e/ celui de la qu9tess5ce1 de #ci la religion1 du sac]doce2 son c>actre e/ la lettre h ,hbreu1 reprs5te dans l'alphabet magique p> la figure du gr& prtre4 ,notre sixime livre montr]a la magie mle l'oeuvre de la rvolution4 ,le nombre six e/ celui de l'antagonisme et de la lutte qui prp>e la syn?se univ]selle4 ,sa lettre e/ le vaf ,hbreu1 figure du l+am crateur1 du f] rec\rb qui moissonne4 ,le septime livre s]a celui de la syn?se1 et conti5dra l'expos des travaux mod]nes et des dc\v]tes rc5tes1 les ?ories n\velles de la lumire et du magntisme1 la rvlation du gr& secret des rose-croix1 l'explication des alphabets my/rieux1 la sci5ce1 enf91 du v]be et des oeuvres magiques1 la syn?se de la sci5ce et l'apprciation des travaux de t\s les my/iques contempora9s4 ,ce livre s]a le complm5t et la c\ronne de l'oeuvre comme le septnaire e/ la c\ronne des nombres1 puisqu'il runit le triangle de l'ide au c>r de la =me4 ,sa lettre correspondante e/ le dzan ,hbreu1 et son hiroglyphe kabbali/ique e/ un triomphateur mont sur un *> attel de deux sph9x4 ,n\s avons donn cette figure dans notre prcd5t ouvrage4 ,lo9 de n\s la vanit ridicule de n\s pos] en triomphateur kabbali/ique1 c'e/ la sci5ce seule qui doit triomph]1 et celui que n\s v\lons montr] au monde intellig5t1 mont sur le *> cubique et tran p> les sph9x1 c'e/ le v]be de lumire1 c'e/ le ralisateur div9 de la kabbale de ,mose1 c'e/ le soleil huma9 de l'vangile1 c'e/ l'homme-,dieu qui e/ dj v5u comme ,sauveur1 et qui se manife/]a bi5tt comme ,messie1 #dj c'e/--dire comme roi df9itif et absolu des in/itutions temporelles4 ,c'e/ cette p5se qui anime notre c\rage et entreti5t notre esprance4 ,et ma9t5ant il n\s re/e s\mettre t\tes nos ides1 t\tes nos dc\v]tes et t\s nos travaux au jugem5t infaillible de la hir>*ie4 ,t\t ce qui ti5t la sci5ce1 aux hommes accepts p> les sci5ces1 t\t ce qui ti5t la religion1 l'glise seule1 et la seule glise hir>*ique et cons]vatrice de l'unit1 ca?olique apo/olique et roma9e1 depuis ,jsus-,*ri/ jusqu' prs5t4 ,aux savants nos dc\v]tes1 aux vques nos aspirations et nos croyances6 ,malheur1 en effet1 l'enfant qui se croit plus sage que ses pres1 l'homme qui ne reconnat pas de matres1 au rveur qui p5se et qui prie p\r lui seul6 ,la vie e/ une communion univ]selle1 et c'e/ dans cette communion qu'on tr\ve l'immortalit4 ,celui qui s'isole se v\e la mort1 et l't]nit de l'isolem5t1 ce s]ait la mort t]nelle6 liphas ,l,,vi4 ,illu/ration3 ,,la ,,tete ,,magique du ,soh>4 #da ,,livre ,,premi] ,,les ,,orig9es ,,magiques ,hbreu ,aleph4 ,,*apitre ,,premi] ,,orig9es ,,fabuleuses ,,sommaire4--,orig9es fabuleuses4--,le livre de la pnit5ce d',adam4 --,le livre d',hno*4--,la lg5de des anges d*us4--,apocalypse de ,m?odius4--,la ,g5se suivant les ,indi5s4--,l'hritage magique d',abraham1 suivant le ,talmud4--,le ,sph] ,jezirah et le ,soh>4 ,il y eut1 dit le livre apocryphe d',hno*1 des anges qui se laissr5t tomb] du ciel p\r aim] les filles de la t]re4 ,c> en ces j\rs-l1 lorsque les fils des hommes se fur5t multiplis1 il leur naquit des filles d'une gr&e beaut4 ,et lorsque les anges1 les fils du ciel1 les vir5t ils fur5t pris d'am\r p\r elles2 et ils se disai5t entre eux3 ,allons1 *oisissons-n\s des p\ses de la race des hommes1 et eng5drons des enfants4 ,alors leur *ef ,samyasa leur dit3 ,peut-tre n'aurez-v\s pas le c\rage d'accomplir cette rsolution1 et je re/]ai seul responsable de votre *ute4 ,mais ils lui rpondir5t3 ,n\s jurons de ne pas n\s rep5tir et d'accomplir t\s notre desse94 #db ,et ils tai5t deux c5ts qui desc5dir5t sur la montagne d',armon4 ,et c'e/ depuis ce temps-l que cette montagne e/ nomme ,armon1 ce qui veut dire la montagne du ,s]m5t4 ,voici les noms des *efs de ces anges qui desc5dir5t3 ,samyasa qui tait le premi] de t\s1 ,uraka-b>amel1 ,azibel1 ,tamiel1 ,ramuel1 ,danel1 ,azkel1 ,s>akuyal1 ,asael1 ,arm]s1 ,batraai1 ,anane1 ,zavbe1 ,samsavel1 ,ertrael1 ,turel1 ,jomiael1 ,arazial4 ,ils prir5t des p\ses avec lesquelles ils se mlr5t1 leur enseignant la magie1 les en*antem5ts et la division des rac9es et des arbres4 ,amaz>ac enseigna t\s les secrets des en*anteurs1 ,b>kaial fut le matre de ceux qui obs]v5t les a/res1 ,akibel rvla les signes et ,az>adel le m\vem5t de la lune4 ,ce rcit du livre kabbali/ique d',hno*1 e/ le rcit de cette mme pr(anation des my/res de la sci5ce que n\s voyons reprs5t] s\s une autre image dans l'hi/oire du p* d',adam4 ,les anges1 les fils de ,dieu1 dont p>le ,hno*1 c'tai5t les initis la magie1 puisque aprs leur *ute ils l'enseignr5t aux hommes vulgaires p> l'entremise des femmes indiscrtes4 ,la volupt fut leur cueil1 ils aimr5t les femmes et se laissr5t surpr5dre les secrets de la royaut et du sac]doce4 ,alors la civilisation primitive s'cr\la1 les gants1 c'e/--dire les reprs5tants de la =ce brutale et des convoitises effrnes1 se disputr5t le monde qui ne put leur #dc *app] qu'en s'abmant s\s les eaux du dluge o s'effacr5t t\tes les traces du pass4 ,ce dluge figurait la confusion univ]selle o tombe ncessairem5t l'humanit lorsqu'elle a viol et mconnu les h>monies de la nature4 ,le p* de ,samyasa et celui d',adam se ressembl5t1 t\s deux sont entrans p> la faiblesse du coeur1 t\s deux pr(an5t l'arbre de la sci5ce et sont rep\sss lo9 de l'arbre de vie4 ,ne discutons pas les op9ions ou plutt les navets de ceux qui veul5t pr5dre t\t la lettre1 et qui p5s5t que la sci5ce et la vie ont pu p\ss] autrefois s\s =me d'arbres1 mais admettons le s5s pr(ond des symboles sacrs4 ,l'arbre de la sci5ce1 en effet1 donne la mort lorsqu'on en absorbe les fruits1 ces fruits sont la p>ure du monde1 ces pommes d'or sont les toiles de la t]re4 ,il exi/e la biblio?que de l',ars5al un manuscrit =t curieux qui a p\r titre3 ,le livre de la pnit5ce d',adam4 ,la tradition kabbali/ique y e/ prs5te s\s =me de lg5de1 et voici ce qu'on y raconte3 ,adam eut deux fils1 ,can qui reprs5te la =ce brutale1 ,abel qui reprs5te la d\ceur intellig5te4 ,ils ne pur5t s'accord]1 et ils prir5t l'un p> l'autre1 aussi leur hritage fut-il donn un troisime fils nomm ,se?4 ,voil bi5 le conflit des deux =ces contraires t\rnant au pr(it d'une puissance syn?tique et comb9e4 ,or ,se?1 qui tait ju/e1 put p>v5ir jusqu' l'entre du p>adis t]re/re sans que le *rub9 l'c>tt avec son pe flamboyante4 ,c'e/--dire que ,se? reprs5te l'initiation primitive4 #dd ,se? vit alors que l'arbre de la sci5ce et l'arbre de la vie s'tai5t runis et n'en faisai5t qu'un4 ,accord de la sci5ce et de la religion dans la haute kabbale4 ,et l'ange lui donna trois gra9s qui cont5ai5t t\te la =ce vitale de cet arbre4 ,c'e/ le t]naire kabbali/ique4 ,lorsque ,adam m\rut1 ,se?1 suivant les in/ructions de l'ange1 plaa les trois gra9s dans la b\*e de son pre expir comme un gage de vie t]nelle4 ,les bran*es qui sortir5t de ces trois gra9s =mr5t le buisson ard5t au milieu duquel ,dieu rvla ,mose son nom t]nel3 ,hbreu4 ,l'tre qui e/1 qui a t1 et qui s]a l'tre4 ,mose cueillit une triple bran*e du buisson sacr1 ce fut p\r lui la v]ge des miracles4 ,cette v]ge bi5 que sp>e de sa rac9e ne cessa pas de vivre et de fleurir1 et elle fut a9si cons]ve dans l'ar*e4 ,le roi ,david replanta cette bran*e vivante sur la montagne de ,sion1 et ,salomon plus t>d prit le bois de cet arbre au triple tronc p\r en faire les deux colonnes ,jak9 et ,bohas1 qui tai5t l'entre du temple1 il les revtit de bronze1 et plaa le troisime morceau du bois my/ique au fronton de la porte pr9cipale4 ,c'tait un talisman qui emp*ait t\t ce qui tait impur de pntr] dans le temple4 #de ,mais les lvites corrompus arra*r5t p5dant la nuit cette b>rire de leurs iniquits et la jetr5t au fond de la pisc9e probatique en la *>geant de pi]res4 ,depuis ce mom5t l'ange de ,dieu agita t\s les ans les eaux de la pisc9e et leur communiqua une v]tu miraculeuse p\r invit] les hommes y *]*] l'arbre de ,salomon4 ,au temps de ,jsus-,*ri/1 la pisc9e fut nettoye1 et les juifs tr\vant cette p\tre1 inutile suivant eux1 la portr5t hors de la ville et la jetr5t en trav]s du torr5t de ,cdron4 ,c'e/ sur ce pont que ,jsus passa aprs son arre/ation nocturne au j>d9 des ,olivi]s1 c'e/ du haut de cette plan*e que ses b\rreaux le prcipitr5t p\r le tran] dans le torr5t et dans leur prcipitation prp>] d'avance l'in/rum5t du supplice1 ils emportr5t avec eux le pont qui tait une p\tre de trois pices1 compose de trois bois diffr5ts et ils en fir5t une croix4 ,cette allgorie r5f]me t\tes les hautes traditions de la kabbale et les secrets si compltem5t ignors de nos j\rs du *ri/ianisme de sa9t ,jean4 ,a9si ,se?1 ,mose1 ,david1 ,salomon et le ,*ri/ aurai5t emprunt au mme arbre kabbali/ique leurs sceptres de rois et leurs btons de gr&s pontifes4 ,n\s devons compr5dre ma9t5ant p\rquoi le ,sauveur au b]ceau tait ador p> les mages4 ,rev5ons au livre d',hno*1 c> celui-ci doit avoir une autorit dogmatique plus gr&e qu'un manuscrit ignor4 ,le livre d',hno* e/1 en effet1 cit dans le ,n\veau ,te/am5t p> l'aptre sa9t ,jude4 ,la tradition attribue ,hno* l'inv5tion des lettres4 ,c'e/ #df donc lui que remont5t les traditions consignes dans le ,seph] ,jzirah1 ce livre lm5taire de la kabbale1 dont la rdaction suivant les rabb9s1 s]ait du patri>*e ,abraham1 l'hriti] des secrets d',hno* et le pre de l'initiation en ,isral4 ,hno* p>ait donc tre le mme p]sonnage que l',h]ms trismgi/e des gypti5s1 et le fameux livre de ,?ot1 crit t\t en hiroglyphes et en nombres1 s]ait cette bible occulte et ple9e de my/res1 antrieure aux livres de ,mose1 laquelle l'initi ,guillaume ,po/el fait s\v5t allusion dans ses ouvrages en la dsignant s\s le nom de ,g5se d',hno*4 ,la ,bible dit qu',hno* ne m\rut po9t1 mais que ,dieu le transporta d'une vie l'autre4 ,il doit rev5ir s'oppos] l',ant*ri/1 la f9 des temps1 et il s]a un des d]ni]s m>tyrs ou tmo9s de la vrit1 dont il e/ fait m5tion dans l'apocalypse de sa9t ,jean4 ,ce qu'on dit d',hno*1 on l'a dit de t\s les gr&s initiateurs de la kabbale4 ,sa9t ,jean lui-mme ne devait pas m\rir1 disai5t les premi]s *rti5s1 et l'on a cru longtemps le voir respir] dans son tombeau1 c> la sci5ce absolue de la vie e/ un prs]vatif contre la mort et l'in/9ct des peuples le leur fait t\j\rs dev9]4 ,quoi qu'il en soit1 il n\s re/]ait d',hno* deux livres1 l'un hiroglyphique1 l'autre allgorique4 ,l'un cont5ant les clefs hiratiques de l'initiation1 l'autre l'hi/oire d'une gr&e pr(anation qui avait am5 la de/ruction du monde et le *aos aprs le rgne des gants4 ,sa9t ,m?odius1 un vque des premi]s sicles du *ri/ianisme1 dont les oeuvres se tr\v5t dans la biblio?que des ,pres de #dg l'glise1 n\s a laiss une apocalypse prophtique o l'hi/oire du monde se dr\le dans une srie de visions4 ,ce livre ne se tr\ve pas dans la collection des oeuvres de sa9t ,m?odius1 mais il a t cons]v p> les gno/iques1 et n\s le retr\vons imprim dans le lib] mirabilis1 s\s le nom altr de ,b]me*obus1 que des imprimeurs ignorants ont fait la place de l'abrviation ,bea-,m?odius p\r beatus ,m?odius4 ,ce livre s'accorde en plusieurs po9ts avec le trait allgorique de la pnit5ce d',adam4 ,on y tr\ve que ,se? se retira avec sa famille en ,ori5t v]s une montagne vois9e du p>adis t]re/re4 ,ce fut la patrie des initis1 t&is que la po/rit de ,can inv5tait la fausse magie dans l',inde1 pays du fratricide1 et mettait les malfices au s]vice de l'impunit4 ,sa9t ,m?odius prdit ensuite les conflits et le rgne successif des ,ismalites1 va9queurs des ,roma9s2 des ,franais1 va9queurs des ,ismalites1 puis d'un gr& peuple du ,nord1 dont l'invasion prcd]a le rgne p]sonnel de l',ant*ri/4 ,alors se =m]a un royaume univ]sel1 qui s]a reconquis p> un pr9ce franais1 et la ju/ice rgn]a p5dant une longue suite d'annes4 ,n\s n'avons pas n\s occup] ici de la prophtie4 ,ce qu'il n\s importe de rem>qu]1 c'e/ la di/9ction de la bonne et de la mauvaise magie1 du sanctuaire des fils de ,se? et de la pr(anation des sci5ces p> les desc5dants de ,can4 ,la haute sci5ce1 en effet1 e/ rs]ve aux hommes qui sont matres de leurs passions1 et la *a/e nature ne donne pas les clefs de sa *ambre nuptiale des adultres4 ,il y a deux classes #dh d'hommes1 les hommes libres et les esclaves2 l'homme nat esclave de ses beso9s1 mais il peut s'affran*ir p> l'intellig5ce4 ,entre ceux qui sont dj affran*is et ceux qui ne le sont pas encore l'galit n'e/ pas possible4 ,c'e/ la raison de rgn] et aux in/9cts d'obir4 ,autrem5t si v\s donnez un aveugle les aveugles conduire1 ils tomb]ont t\s dans les abmes4 ,la lib]t1 ne l'oublions pas1 ce n'e/ pas la lic5ce des passions affran*ies de la loi4 ,cette lic5ce s]ait la plus mon/rueuse des tyrannies4 ,la lib]t1 c'e/ l'obissance volontaire la loi2 c'e/ le droit de faire son devoir et seuls les hommes raisonnables et ju/es sont libres4 ,or1 les hommes libres doiv5t g\v]n] les esclaves1 et les esclaves sont appels s'affran*ir2 non pas du g\v]nem5t des hommes libres1 mais de cette s]vitude des passions brutales1 qui les condamne ne pas exi/] sans matres4 ,admettez ma9t5ant avec n\s la vrit des hautes sci5ces1 supposez un in/ant qu'il exi/e1 en effet1 une =ce dont on peut s'emp>] et qui s\met la volont de l'homme les miracles de la nature8 ,dites-n\s ma9t5ant si l'on peut confi] aux brutalits cupides les secrets de la sympa?ie et des ri*esses2 aux intrigants l'art de la fasc9ation1 ceux qui ne sav5t pas se conduire eux-mmes l'empire sur les volonts8444 ,on e/ effray lorsqu'on songe aux dsordres que peut entran] une telle pr(anation4 ,il faudra un cataclysme p\r lav] les crimes de la t]re qu& t\t se s]a abm dans la b\e et dans le sang4 ,eh bi56 voil ce que n\s rvle l'hi/oire allgorique de la *ute des anges dans le livre d',hno*1 voil le p* d',adam et ses suites fatales4 ,voil le dluge et ses temptes2 puis1 #di plus t>d1 la haute maldiction de ,*anaan4 ,la rvlation de l'occultisme e/ figure p> l'impud5ce de ce fils qui montre la nudit pat]nelle4 ,l'ivresse de ,no e/ une leon p\r le sac]doce de t\s les temps4 ,malheur ceux qui expos5t les secrets de la gnration div9e aux reg>ds impurs de la f\le6 t5ez le sanctuaire f]m1 v\s qui ne v\lez pas livr] votre pre endormi la rise des imitateurs de ,*am6 ,telle e/1 sur les lois de la hir>*ie huma9e1 la tradition des enfants de ,se?2 mais telles ne fur5t pas les doctr9es de la famille de ,can4 ,les cani/es de l',inde inv5tr5t une ,g5se p\r consacr] l'oppression des plus =ts et p]ptu] l'ignorance des faibles2 l'initiation dev9t le privilge exclusif des ca/es suprmes et des races d'hommes fur5t condamnes une s]vitude t]nelle s\s prtexte d'une naissance infrieure2 ils tai5t sortis1 disait-on1 des pi$s ou des g5\x de ,brahma6 ,la nature n'enfante ni des esclaves ni des rois1 t\s les hommes naiss5t p\r le travail4 ,celui qui prt5d que l'homme e/ p>fait en naissant1 et que la socit le dgrade et le p]v]tit1 s]ait le plus sauvage des an>*i/es1 s'il n'tait pas le plus potique des ins5ss4 ,mais ,jean-,jacques avait beau tre s5tim5tal et rveur1 son fond de misan?ropie1 dvelopp p> la logique de ses sides1 porta des fruits de ha9e et de de/ruction4 ,les ralisateurs consci5cieux des utopies du t5dre philosophe de ,g5ve1 fur5t ,robespi]re et ,m>at4 ,la socit n'e/ pas un tre ab/rait qu'on puisse r5dre #ej sp>m5t responsable de la p]v]sit des hommes2 la socit c'e/ l'association des hommes4 ,elle e/ dfectueuse de leurs vices et sublime de leurs v]tus2 mais en elle-mme1 elle e/ sa9te1 comme la religion qui lui e/ insp>ablem5t unie4 ,la religion1 en effet1 n'e/-elle pas la socit des plus hautes aspirations et des plus gnreux ef=ts8 ,a9si1 au m5songe des ca/es privilgies p> la nature1 rpondit le blasphme de l'galit antisociale et du droit ennemi de t\t devoir2 le *ri/ianisme seul avait rsolu la "q en donnant la suprmatie au dv\em5t1 et en proclamant le plus gr& celui qui sacrifi]ait son orgueil la socit et ses apptits la loi4 ,les juifs1 dpositaires de la tradition de ,se?1 ne la cons]vr5t pas dans t\te sa puret1 et se laissr5t gagn] p> les inju/es ambitions de la po/rit de ,can4 ,ils se crur5t une race d'lite1 et p5sr5t que ,dieu leur avait plutt donn la vrit comme un patrimo9e que confie comme un dpt app>t5ant l'humanit t\te entire4 ,on tr\ve1 en effet1 dans les talmudi/es1 ct des sublimes traditions du ,sph] ,jzirah et du ,son>1 des rvlations assez tranges4 ,c'e/ a9si qu'ils ne craign5t pas d'attribu] au patri>*e ,abraham lui-mme l'idoltrie des nations1 lorsqu'ils dis5t qu',abraham a donn aux ,isralites son hritage1 c'e/--dire la sci5ce des vrais noms div9s2 la kabbale1 en un mot1 aurait t la proprit lgitime et hrditaire d',isaac2 mais le patri>*e donna1 dis5t-ils1 des prs5ts aux enfants de ses concub9es2 et p> ces prs5ts ils ent5d5t des dogmes voils et des noms obscurs1 qui se matrialisr5t bi5tt et se trans=mr5t en idoles4 ,les fausses religions et leurs absurdes my/res1 les sup]/itions #ea ori5tales et leurs sacrifices horribles1 quel prs5t d'un pre sa famille mconnue6 ,n'tait-ce pas assez de *ass] ,ag> avec son fils dans le ds]t1 fallait-il1 avec leur pa9 unique et leur cru*e d'eau1 leur donn] un f>deau de m5songe p\r dsespr] et empoisonn] leur exil8 ,la gloire du *ri/ianisme c'e/ d'avoir appel t\s les hommes la vrit1 sans di/9ction de peuples et de ca/es1 mais non t\tefois sans di/9ction d'intellig5ces et de v]tus4 ,ne jetez pas vos p>oles devant les p\rceaux1 a dit le div9 fondateur du *ri/ianisme1 de peur qu'ils ne les f\l5t aux pi$s et que1 se t\rnant contre v\s1 ils ne v\s dvor5t4 ,l',apocalypse1 ou rvlation de sa9t ,jean1 qui conti5t t\s les secrets kabbali/iques du dogme de ,jsus-,*ri/1 n'e/ pas un livre mo9s obscur que le ,soh>4 ,il e/ crit hiroglyphiquem5t avec des nombres et des images2 et l'aptre fait s\v5t appel l'intellig5ce des initis4 ,que celui qui a la sci5ce compr5ne1 que celui qui compr5d calcule1 dit-il plusieurs fois aprs une allgorie ou l'nonc d'un nombre4 ,sa9t ,jean1 l'aptre de prdilection et le dpositaire de t\s les secrets du ,sauveur1 n'crivait donc pas p\r tre compris de la multitude4 ,le ,sph] ,jzirah1 le ,soh> et l',apocalypse sont les *efs-d'oeuvre de l'occultisme2 ils conti5n5t plus de s5s que de mots1 l'expression en e/ figure comme la posie et exacte comme les nombres4 ,l',apocalypse rsume1 complte et surpasse #eb t\te la sci5ce d',abraham et de ,salomon1 comme n\s le pr\v]ons en expliquant les clefs de la haute kabbale4 ,le comm5cem5t du ,soh> tonne p> la pr(ondeur de ses ap]u et la gr&iose simplicit de ses images4 ,voici ce que n\s y lisons3 ,l'intellig5ce de l'occultisme c'e/ la sci5ce de l'quilibre4 ,les =ces qui se produis5t sans tre balances priss5t dans le vide4 ,a9si ont pri les rois de l'anci5 monde1 les pr9ces des gants4 ,ils sont tombs comme des arbres sans rac9es1 et l'on n'a plus tr\v leur place4 ,c'e/ p> le conflit des =ces non quilibres que la t]re dva/e tait nue et in=me lorsque le s\ffle de ,dieu se fit place dans le ciel et abaissa la masse des eaux4 ,t\tes les aspirations de la nature fur5t alors v]s l'unit de la =me1 v]s la syn?se vivante des puissances quilibres1 et le front de ,dieu1 c\ronn de lumire1 se leva sur la va/e m] et se reflta dans les eaux infrieures4 ,ses deux yeux p>ur5t rayonnants de cl>t1 lanant deux traits de flamme qui se croisr5t avec les rayons du reflet4 ,le front de ,dieu et ses deux yeux =mai5t un triangle dans le ciel1 et le reflet =mait un triangle dans les eaux4 ,a9si se rvla le nombre six1 qui fut celui de la cration univ]selle4 ,n\s traduisons ici1 en l'expliquant1 le texte qu'on ne saurait r5dre intelligible en le traduisant littralem5t4 ,illu/ration3 ,,le ,,gr& ,,symbole ,,kabbali/ique du ,soh>4 #ec ,l'auteur du livre a so91 d'ailleurs1 de n\s dcl>] que cette =me huma9e qu'il donne ,dieu n'e/ qu'une image de son v]be1 et que ,dieu ne saurait tre exprim p> aucune p5se ni p> aucune =me4 ,pascal a dit que ,dieu e/ un c]cle dont le c5tre e/ p>t\t et la circonfr5ce nulle "p4 ,mais comm5t concevoir un c]cle sans circonfr5ce8 ,le ,soh> pr5d l'inv]se de cette figure p>adoxale1 et dirait volonti]s du c]cle de ,pascal que la circonfr5ce en e/ p>t\t et le c5tre nulle "p2 mais ce n'e/ po9t un c]cle1 c'e/ une balance qu'il comp>e l'quilibre univ]sel des *oses4 ,l'quilibre e/ p>t\t1 dit-il1 on tr\ve donc p>t\t aussi le po9t c5tral o la balance e/ susp5due4 ,n\s tr\vons ici le ,soh> plus =t et plus pr(ond que ,pascal4 ,l'auteur du ,soh> cont9ue son rve sublime4 ,la syn?se du v]be =mul p> la figure huma9e monte l5tem5t et sort des eaux comme le soleil qui se lve4 ,qu& les yeux ont p>u1 la lumire a t faite2 qu& la b\*e se montre1 les esprits sont crs et la p>ole se fait ent5dre4 ,la tte entire e/ sortie1 et voil le premi] j\r de la cration4 ,vi5n5t les paules1 les bras et la poitr9e1 et le travail comm5ce4 ,l'image div9e rep\sse d'une ma9 la m] et s\lve de l'autre les cont95ts et les montagnes4 ,elle gr&it1 elle gr&it t\j\rs4 ,sa puissance gnratrice app>at1 et t\s les tres vont se multipli]2 il e/ deb\t1 enf91 il met un pi$ sur la t]re et l'autre sur la m]1 et se mirant t\t enti] dans l',ocan de la cration1 il s\ffle sur son reflet1 il appelle son image la vie4 ,crons l'homme1 a-t-il dit1 et l'homme e/ cr6 ,n\s ne connaissons ri5 d'aussi beau dans aucun pote que cette vision de la cration accomplie p> le type idal de l'humanit4 ,l'homme a9si #ed e/ l'ombre d'une ombre6 mais il e/ la reprs5tation de la puissance div9e4 ,lui aussi peut t5dre les ma9s de l',ori5t l',occid5t2 la t]re lui e/ donne p\r doma9e4 ,voil l',adam ,kadmon1 l',adam primitif des kabbali/es2 voil dans quelle p5se ils en font un gant2 voil p\rquoi ,sw$5borg1 p\rsuivi dans ses rves p> les s\v5irs de la kabbale1 dit que la cration entire n'e/ qu'un homme gigantesque1 et que n\s sommes faits l'image de l'univ]s4 ,le ,soh> e/ une g5se de lumire1 le ,sph] ,jzirah e/ une *elle de vrits4 ,l s'expliqu5t les tr5te-deux signes absolus de la p>ole1 les nombres et les lettres2 *aque lettre reproduit un nombre1 une ide et une =me1 en sorte que les ma?matiques s'appliqu5t aux ides et aux =mes1 non mo9s rig\reusem5t qu'aux nombres p> une proportion exacte et une correspondance p>faite4 ,p> la sci5ce du ,sph] ,jzirah1 l'esprit huma9 e/ fix dans la vrit et dans la raison1 et peut se r5dre compte des progrs possibles de l'intellig5ce p> les volutions des nombres4 ,le ,soh> reprs5te donc la vrit absolue1 et le ,sph] ,jzirah donne les moy5s de la saisir1 de se l'appropri] et d'en faire usage4 #ee ,,*apitre ,,ii4 ,,magie ,,des ,,mages4 ,,sommaire4--,my/res de ,zoroa/re ou magie des mages4--,la sci5ce du feu4--,symboles et en*antem5ts des ,p]ses et des ,assyri5s4--,les my/res de ,n9ive et de ,babylone4--,doma9e de la f\dre4--,art de *>m] les animaux4--,le b*] de ,s>danapale4 ,zoroa/re e/ trs probablem5t un nom symbolique1 comme celui de ,?ot ou d',h]ms4 ,eudoxe et ,ari/ote le font vivre six mille ans avant la naissance de ,platon2 d'autres1 au contraire1 le font natre c9q c5ts ans avant la gu]re de ,troie4 ,les uns en font un roi de la ,bactriane1 les autres affirm5t l'exi/5ce de deux ou de trois ,zoroa/res diffr5ts4 ,eudoxe et ,ari/ote seuls n\s sembl5t avoir compris le p]sonnage magique de ,zoroa/re en mettant l'ge kabbali/ique d'un monde entre l'closion de son dogme et le rgne ?urgique de la philosophie de ,platon4 ,il y a1 en effet1 deux ,zoroa/res1 c'e/--dire1 deux rvlateurs1 l'un fils d',oromase et pre d'un r5seignem5t lum9eux1 l'autre fils d',arimane et auteur d'une divulgation pr(ane2 ,zoroa/re e/ le ,v]be inc>n des ,*aldens1 des ,mdes et des ,p]ses4 ,sa lg5de semble une prdiction de celle du ,*ri/1 et il a d avoir aussi son ant*ri/1 suivant la loi magique de l'quilibre univ]sel4 ,c'e/ au faux ,zoroa/re qu'il faut attribu] le culte du feu matriel et le dogme impie du dualisme div9 qui a produit plus t>d la gnose mon/rueuse de ,mans1 et les pr9cipes errons de #ef la fausse maonn]ie4 ,le faux ,zoroa/re e/ le pre de cette magie matriali/e qui a caus le massacre des mages1 et fait tomb] le vrai magisme s\s la proscription et dans l'oubli4 ,l'glise1 t\j\rs inspire p> l'esprit de vrit1 a d proscrire s\s les noms de magie1 de mani*isme1 d'illum9isme et de maonn]ie1 t\t ce qui se ratta*ait de prs ou de lo9 cette pr(anation primitive des my/res4 ,l'hi/oire jusqu' prs5t incomprise des templi]s1 en e/ un exemple clatant4 ,les dogmes du vrai ,zoroa/re sont les mmes que ceux de la pure kabbale1 et ses ides sur la div9it sont les mmes que celles des ,pres de l'glise4 ,les noms seuls diffr5t3 a9si il nomme triade ce que n\s appelons tr9it1 et dans *aque nombre de la triade1 il retr\ve le t]naire t\t enti]4 ,c'e/ ce que nos ?ologi5s appell5t la circum-insession des p]sonnes div9es4 ,zoroa/re r5f]me dans cette multiplication de la triade p> elle-mme la raison absolue du nombre neuf et la clef univ]selle de t\s les nombres et de t\tes les =mes4 ,ce que n\s appelons les trois p]sonnes div9es1 ,zoroa/re le nomme les trois pr(ondeurs4 ,la pr(ondeur premire ou pat]nelle e/ la s\rce de la foi2 la seconde ou celle du ,v]be e/ la s\rce de la vrit2 la troisime ou l'action cratrice e/ la s\rce d'am\r4 ,on peut consult]1 p\r se conva9cre de ce que n\s avanons ici1 l'exposition de ,psellus sur les dogmes des anci5s ,assyri5s1 dans la ,magie philosophique de ,franois ,patricius1 page #b1 dition de ,hamb\rg1 #aeic4 ,sur cette *elle de neuf degrs1 ,zoroa/re tablit la hir>*ie cle/e et t\tes les h>monies de la nature4 ,il compte p> trois #eg t\tes les *oses qui man5t de l'ide1 p> quatre t\t ce qui se ratta*e la =me1 ce qui lui donne le nombre sept p\r type de la cration4 ,ici f9it l'initiation premire1 et comm5c5t les hypo?ses de l'cole2 les nombres se p]sonnifi5t1 les ides pr5n5t des emblmes qui plus t>d devi5dront des idoles4 ,voici v5ir les ,syno*es1 les ,tlt>ques et les ,pres1 s]viteurs de la triple ,hcate1 puis les trois ,amilictes1 et les trois visages d',hypzocos2 puis les anges1 puis les dmons1 puis les mes huma9es4 ,les a/res sont les images et les reflets des spl5deurs intellectuelles1 et notre soleil e/ l'emblme d'un soleil de vrit1 ombre lui-mme de cette s\rce premire d'o jailliss5t t\tes les spl5deurs4 ,c'e/ p\r cela que les disciples de ,zoroa/re saluai5t le lev] du j\r1 et passai5t p>mi les b>b>es p\r des adorateurs du soleil4 ,tels tai5t les dogmes des mages1 mais ils possdai5t1 en outre1 des secrets qui les r5dai5t matres des puissances occultes de la nature4 ,ces secrets1 dont l'ensemble p\rrait s'appel] une pyrote*nie transc5d5tale1 se ratta*ai5t t\s la sci5ce pr(onde et au g\v]nem5t du feu4 ,il e/ c]ta9 que les mages connaissai5t l'lectricit1 et avai5t des moy5s de la produire et de la dirig] qui n\s sont encore inconnus4 ,numa1 qui tudia leurs rites et fut initi leurs my/res1 possdait1 au dire de ,lucius ,pison1 l'art de =m] et de dirig] la f\dre4 ,ce secret sac]dotal dont l'initiateur roma9 v\lait faire l'apanage des s\v]a9s de ,rome1 fut p]du p> ,tullus ,ho/ilius qui dirigea mal la d*>ge lectrique et fut f\droy4 ,pl9e rapporte ces faits comme une anci5ne tradition #eh trusque#b1 et raconte que ,numa se s]vit avec succs de sa batt]ie f\droyante contre un mon/re nomm ,volta1 qui dsolait les campagnes de ,rome4 ,ne croirait-on pas1 en lisant cette rvlation1 que notre physici5 ,volta e/ un my!1 et que le nom des piles voltaques remonte au sicle de ,numa8 ,note #b3 ,pl941 liv4 ,,ii1 *4 #ec4 ,t\s les symboles assyri5s se rapport5t cette sci5ce du feu qui tait le gr& arcane des mages2 p>t\t n\s retr\vons l'en*anteur qui p]ce le lion et qui manie les s]p5ts4 ,le lion c'e/ le feu cle/e1 les s]p5ts sont les c\rants lectriques et magntiques de la t]re4 ,c'e/ ce gr& secret des mages qu'il faut rapport] t\tes les m]veilles de la magie h]mtique1 dont les traditions dis5t encore que le secret du gr& oeuvre consi/e dans le g\v]nem5t du feu4 ,le savant ,franois ,patricius a publi1 dans sa ,magie philosophique1 les oracles de ,zoroa/re recueillis dans les livres des platonici5s1 dans la ?urgie de ,proclus1 dans les comm5taires sur ,p>mnide1 dans les comm5taires d',h]mias sur ,phdre1 dans les notes d',olympiodore sur le ,philbe et le ,phdon4 ,ces oracles sont d'abord la =mule nette et prcise du dogme que n\s v5ons d'expos]1 puis vi5n5t les prescriptions du rituel magique1 et voici en quels t]mes elles sont exprimes3 ,,les ,d,,mons ,,et ,,les ,,sacrifices4 ,la nature n\s enseigne p> induction qu'il exi/e des dmons incorporels1 et que les g]mes du mal qui exi/5t dans la matire1 t\rn5t au bi5 et l'utilit commune4 #ei ,mais ce sont l des my/res qu'il faut ensevelir dans les replis les plus impntrables de la p5se4 ,le feu t\j\rs agit et bondissant dans l'atmosphre peut pr5dre une configuration semblable celle des corps4 ,disons mieux1 affirmons l'exi/5ce d'un feu ple9 d'images et d'*os4 ,appelons1 si v\s le v\lez1 ce feu une lumire surabondante qui rayonne1 qui p>le1 qui s'enr\le4 ,c'e/ le c\rsi] fulgurant de la lumire1 ou plutt c'e/ l'enfant aux l>ges paules qui dompte et s\met le c\rsi] cle/e4 ,qu'on l'habille de flamme et d'or ou qu'on le reprs5te nu comme l',am\r en lui donnant aussi des fl*es4 ,mais si ta mditation se prolonge1 tu runiras t\s ces emblmes s\s la figure du lion2 ,alors qu'on ne voit plus ri5 ni de la vote des cieux ni de la masse de l'univ]s4 ,les a/res ont cess de brill]1 et la lampe de la lune e/ voile4 ,la t]re tremble et t\t s'environne d'clairs4 ,alors n'appelle pas le simulacre visible de l'me de la nature4 ,c> tu ne dois po9t le voir avant que ton corps ne soit purifi p> les sa9tes preuves4 ,amollissant les mes et les entranant t\j\rs lo9 des travaux sacrs1 les *i5s t]re/res sort5t alors de ces limbes ou f9it la matire1 et montr5t aux reg>ds mortels des app>5ces de corps t\j\rs trompeuses4 ,travaille aut\r des c]cles dcrits p> le rhombus d',hcate4 #fj ,ne *ange ri5 aux noms b>b>es de l'vocation3 c> ce sont les noms pan?i/iques de ,dieu2 ils sont aimants des adorations d'une multitude et leur puissance e/ ineffable4 ,et lorsque aprs t\s les fantmes1 tu v]ras brill] ce feu incorporel1 ce feu sacr dont les fl*es trav]s5t la fois t\tes les pr(ondeurs du monde2 c\te ce qu'il te dira6 ,cette page tonnante que n\s traduisons en enti] du lat9 de ,patricius1 conti5t t\s les secrets du magntisme avec des pr(ondeurs que n'ont jamais s\ponnes les ,du ,potet et les ,mesm]4 ,n\s y voyons3 #a d'abord la lumire a/rale p>faitem5t dcrite avec sa =ce configurative et sa puissance p\r reflt] le v]be et rp]cut] la voix2 #b ,la volont de l'adepte figure p> l'enfant aux l>ges paules mont sur le *eval blanc2 hiroglyphe que n\s avons retr\v sur un anci5 t>ot de la ,biblio?que impriale2 #c ,le dang] d'halluc9ations dans les oprations magiques mal diriges2 #d ,l'in/rum5t magntique qui e/ le rhombus1 espce de j\et d'enfant en bois creux qui t\rne sur lui-mme avec un ronflem5t t\j\rs croissant2 #e ,la raison des en*antem5ts p> les p>oles et les noms b>b>es2 #f ,la f9 de l'oeuvre magique1 qui e/ l'apaisem5t de l'imag9ation et des s5s1 l'tat de somnambulisme complet et la p>faite lucidit4 ,il rsulte de cette rvlation de l'anci5 monde1 que l'extase #fa lucide e/ une application volontaire et immdiate de l'me au feu univ]sel1 ou plutt cette lumire ple9e d'images qui rayonne1 qui p>le et qui s'enr\le aut\r de t\s les objets et de t\s les globes de l'univ]s4 ,application qui s'opre p> la p]si/ance d'une volont dgage des s5s et aff]mie p> une srie d'preuves4 ,c'tait l le comm5cem5t de l'initiation magique4 ,l'adepte1 p>v5u la lecture immdiate dans la lumire1 dev5ait voyant ou prophte2 puis1 ayant mis sa volont en communication avec cette lumire1 il appr5ait la dirig] comme on dirige la po9te d'une fl*e2 il envoyait son gr le tr\ble ou la paix dans les mes1 communiquait di/ance avec les autres adeptes1 s'emp>ait enf9 de cette =ce reprs5te p> le lion cle/e4 ,c'e/ ce que signifi5t ces gr&es figures assyri5nes qui ti5n5t s\s leurs bras des lions dompts4 ,c'e/ la lumire a/rale qui e/ reprs5te p> ces gigantesques sph9x1 ayant des corps de lions et des ttes de mages4 ,la lumire a/rale1 dev5ue l'in/rum5t de la puissante magique1 e/ le glaive d'or de ,mi?ra qui immole le taureau sacr4 ,c'e/ la fl*e de ,phoebus qui p]ce le s]p5t ,py?on4 ,recon/ruisons ma9t5ant en esprit ces gr&es mtropoles de l',assyrie1 ,babylone et ,n9ive1 remettons leur place ces colosses de granit1 rebtissons ces temples massifs1 ports p> des lphants ou p> des sph9x1 relevons ces oblisques au-dessus desquels plan5t des dragons aux yeux t9celants et aux ailes t5dues4 #fb ,le temple et le palais dom95t ces entassem5ts de m]veilles2 l se ti5n5t ca*es en se rvlant sans cesse p> des miracles les deux div9its visibles de la t]re1 le sac]doce et la royaut4 ,le temple1 au gr des prtres1 s'ent\re de nuages ou brille de cl>ts surhuma9es2 les tnbres se font p>fois p5dant le j\r1 p>fois aussi la nuit s'illum9e2 les lampes du temple s'allum5t d'elles-mmes1 les dieux rayonn5t1 on ent5d grond] la f\dre1 et malheur l'impie qui aurait attir sur sa tte la maldiction des initis6 ,le temple protge le palais1 et les s]viteurs du roi combatt5t p\r la religion des mages2 le roi e/ sacr1 c'e/ le dieu de la t]re1 on se pro/]ne lorsqu'il passe1 et l'ins5s qui os]ait sans ordre fran*ir le seuil de son palais1 s]ait immdiatem5t frapp de mort6 ,frapp de mort sans massue et sans glaive1 frapp p> une ma9 invisible1 tu p> la f\dre1 t]rass p> le feu du ciel6 ,quelle religion et quelle puissance6 quelles gr&es ombres que celles de ,nemrod1 de ,blus et de ,smiramis6 ,que p\vai5t donc tre avant les cits presque fabuleuses1 o ces imm5ses royauts trnr5t autrefois1 les capitales de ces gants1 de ces magici5s1 que les traditions confond5t avec les anges et nomm5t encore les fils de ,dieu et les pr9ces du ciel6 ,quels my/res dorm5t dans les tombeaux des nations2 et ne sommes-n\s pas des enfants lorsque1 sans pr5dre la pe9e d'voqu] ces effrayants s\v5irs1 n\s n\s applaudissons de nos lumires et de nos progrs6 ,dans son livre sur la magie1 ,m4 ,du ,potet avance1 avec une c]ta9e cra9te1 qu'on peut1 p> une puissante mission de #fc fluide magntique1 f\droy] un tre vivant#c4 ,note #c3 ,du ,potet1 la ,magie dvoile1 ou ,pr9cipes de sci5ce occulte1 #aheb1 #a vol4 9-#d4 ,la puissance magique s't5d plus lo91 mais il ne s'agit pas seulem5t du prt5du fluide magntique4 ,c'e/ la lumire a/rale t\t entire1 c'e/ l'lm5t de l'lectricit et de la f\dre1 qui peut tre mise au s]vice de la volont huma9e2 et que faut-il faire p\r acqurir cette =midable puissance8 ,zoroa/re vi5t de n\s le le dire3 il faut connatre ces lois my/rieuses de l'quilibre qui ass]viss5t l'empire du bi5 les puissances mmes du mal2 il faut avoir purifi son corps p> les sa9tes preuves1 lutt contre les fantmes de l'halluc9ation et saisi corps corps la lumire1 comme ,jacob dans sa lutte avec l'ange2 il faut avoir dompt ces *i5s fanta/iques qui aboi5t dans les rves2 il faut1 en un mot1 p\r n\s s]vir de l'expression si n]gique de l'oracle1 avoir ent5du p>l] la lumire4 ,alors on e/ matre1 alors on peut la dirig]1 comme ,numa1 contre les ennemis des sa9ts my/res2 mais si l'on n'e/ pas p>faitem5t pur1 si la dom9ation de quelque passion animale v\s s\met encore aux fatalits des temptes de la vie1 on se brle aux feux qu'on allume1 on e/ la proie du s]p5t qu'on d*ane1 et l'on prira f\droy comme ,tullus ,ho/ilius4 ,il n'e/ pas con=me aux lois de la nature que l'homme puisse tre dvor p> les btes sauvages4 ,dieu l'a arm de puissance p\r leur rsi/]2 il peut les fasc9] du reg>d1 les g\rm&] avec la voix1 les arrt] d'un signe1444 et n\s voyons1 en effet1 que les animaux les plus froces r$\t5t la #fd fixit du reg>d de l'homme1 et sembl5t tressaillir sa voix4 ,les projections de la lumire a/rale les p>alys5t et les frapp5t de cra9te4 ,lorsque ,daniel fut accus de fausse magie et d'impo/ure1 le roi de ,babylone le s\mit1 a9si que ses accusateurs1 l'preuve des lions4 ,les animaux n'attaqu5t jamais que ceux qui les craign5t ou ceux dont eux-mmes ils ont peur4 ,un homme intrpide et ds>m f]ait c]ta9em5t recul] un tigre p> le magntisme de son reg>d4 ,les mages se s]vai5t de cet empire1 et les s\v]a9s de l',assyrie avai5t dans leurs j>d9s des tigres s\mis1 des lop>ds dociles et des lions apprivoiss4 ,on en n\rrissait d'autres dans les s\t]ra9s des temples p\r s]vir aux preuves de l'initiation4 ,les bas-reliefs symboliques en font foi2 ce ne sont que luttes d'hommes et d'animaux1 et t\j\rs on voit l'adepte c\v]t du vtem5t sac]dotal les dom9] du reg>d et les arrt] d'un ge/e de la ma94 ,plusieurs de ces reprs5tations sont symboliques sans d\te1 qu& les animaux reproduis5t quelques-unes des =mes du sph9x2 mais il en e/ d'autres o l'animal e/ reprs5t au naturel et o le combat semble tre la ?orie d'un vritable en*antem5t4 ,la magie e/ une sci5ce dont on ne peut abus] sans la p]dre et sans se p]dre soi-mme4 ,les s\v]a9s et les prtres du monde assyri5 tai5t trop gr&s p\r ne pas tre exposs se bris] si jamais ils tombai5t2 ils dev9r5t orgueilleux et ils tombr5t4 ,la gr&e poque magique de la ,*alde e/ antrieure aux rgnes de ,smiramis et de ,n9us4 ,a cette poque dj la religion se matrialise et l'idoltrie comm5ce triomph]4 ,le #fe culte d',a/>t succde celui de la ,vnus cle/e1 la royaut se fait ador] s\s les noms de ,baal et de ,bel ou ,blus4 ,smiramis abaisse la religion au-dess\s de la politique et des conqutes1 et remplace les vieux temples my/rieux p> de fa/ueux et indiscrets monum5ts2 l'ide magique t\tefois dom9e encore les sci5ces et les arts1 et imprime aux m]veilleuses con/ructions de cette poque un c>actre inimitable de =ce et de gr&eur4 ,le palais de ,smiramis tait une syn?se btie et sculpte de t\t le dogme de ,zoroa/re4 ,n\s en rep>l]ons lorsque n\s expliqu]ons le symbolisme de ces sept *efs-d'oeuvre de l'antiquit1 qu'on appela les m]veilles du monde4 ,le sac]doce s'tait fait plus petit que l'empire1 en v\lant matrialis] sa propre puissance2 l'empire en tombant devait l'cras]1 et ce fut ce qui arriva s\s l'effm9 ,s>danapale4 ,ce pr9ce1 am\reux de luxe et de mollesse1 avait fait de la sci5ce des mages une de ses pro/itues4 ,a quoi bon la puissance d'opr] des m]veilles si elle ne donne pas du plaisir8 ,en*anteurs1 =cez l'hiv] donn] des roses2 augm5tez la saveur du v92 employez votre empire sur la lumire faire respl5dir la beaut des femmes comme celle des div9its6 ,on obx et le roi s'enivre4 ,cep5dant la gu]re se dcl>e1 l'ennemi s'avance4444 ,qu'importe l'ennemi au l*e qui j\it et qui dort8 ,mais c'e/ la ru9e1 c'e/ l'infamie1 c'e/ la mort6444 la mort6 ,s>danapale ne la cra9t pas1 il croit que c'e/ un sommeil sans f92 mais il saura bi5 se s\/raire aux travaux et aux affronts de la s]vitude444 ,la nuit suprme e/ arrive2 le va9queur e/ aux portes1 la ville ne peut plus rsi/]2 dema9 c'en e/ fait du royaume d',assyrie4444 ,le palais de ,s>danapale #ff s'illum9e1 et il rayonne de si m]veilleuses spl5deurs qu'il claire t\te la ville con/]ne4 ,sur des amas d't(fes prcieuses1 de pi]r]ies et de vases d'or1 le roi fait sa d]nire orgie4 ,ses femmes1 ses favoris1 ses complices1 ses prtres avilis l'ent\r5t2 les clameurs de l'ivresse se ml5t au bruit de mille in/rum5ts1 les lions apprivoiss rugiss5t1 et une fume de p>fums sortant des s\t]ra9s du palais en enveloppe dj t\tes les con/ructions d'un pais nuage4 ,des langues de flamme p]c5t dj les lambris de cdre2444 les *ants d'ivresse vont faire place aux cris d'p\vante et aux rles de l'agonie4444 ,mais la magie qui n'a pu1 entre les ma9s de ses adeptes dgrads1 cons]v] l'empire de ,n9us1 va du mo9s ml] ses m]veilles aux t]ribles s\v5irs de ce gigantesque suicide4 ,une cl>t imm5se et s9i/re telle que n'en avai5t jamais vu les nuits de ,babylone1 semble rep\ss] t\t c\p et l>gir la vote du ciel4444 ,un bruit semblable celui de t\s les tonn]res clatant ensemble branle la t]re et sec\e la ville1 dont les murailles tomb5t4444 ,la nuit pr(onde r$esc5d2 le palais de ,s>danapale n'exi/e plus1 et dema9 ses va9queurs ne tr\v]ont plus ri5 de ses ri*esses1 de son cadavre et de ses plaisirs4 ,a9si f9it le premi] empire d',assyrie et la civilisation faite p> le vrai ,zoroa/re4 ,ici f9it la magie proprem5t dite1 et comm5ce le rgne de la kabbale4 ,abraham1 en sortant de la ,*alde1 en a emport les my/res4 ,le peuple de ,dieu gr&it en sil5ce1 et n\s tr\v]ons bi5tt ,daniel aux prises avec les misrables en*anteurs de ,nabu*odonosor et de ,bal?az>#d4 ,note #d3 ,suivant ,suldas1 ,c$rnus et la *ronique d',alex&rie1 ce fut ,zoroa/re lui-mme qui1 assig dans son palais1 se fit disp>atre t\t c\p avec t\s ses secrets et t\tes ses ri*esses dans un imm5se clat de tonn]re4 ,en ce temps-l1 t\t roi qui ex]ait la puissance div9e passait p\r une inc>nation de ,zoroa/re1 et ,s>danapale se fit une apo?ose de son b*]4 ,illu/ration3 ,,my/,,re ,,de ,l',,quilibre ,,univ]sel ,suivant les ,my?ologies ,indi5ne et ,japonaise #fg ,,*apitre ,,iii4 ,,magie ,,dans ,l',,inde4 ,,somaire4--,dogme des gymnosophi/es4--,la trim\rti et les ,avat>s4--,s+ulire manife/ation de l'esprit prophtique4--,influ5ce du faux ,zoroa/re sur le my/icisme indi54--,antiquits religieuses des ,vdas4--,magie des brahmes et des faquirs4--,leurs livres et leurs oeuvres4 ,l',inde1 que la tradition kabbali/ique n\s dit avoir t peuple p> les desc5dants de ,can1 et o se retirr5t plus t>d les enfants d',abraham et de ,c?urah1 l',inde e/ p> excell5ce le pays de la gtie et des pre/iges4 ,la magie noire s'y e/ p]ptue avec les traditions orig9elles du fratricide rejet p> les puissants sur les faibles1 cont9u p> les ca/es oppressives et expi p> les p>ias4 ,on peut dire de l',inde qu'elle e/ la savante mre de t\tes les idoltries4 ,les dogmes de ses gymnosophi/es s]ai5t les clefs de la plus haute sagesse1 si elles n'ouvrai5t encore mieux les portes de l'abrutissem5t et de la mort4 ,l'tonnante ri*esse du symbolisme indi5 f]ait presque suppos] qu'il e/ antrieur t\s les autres1 tant il y a d'orig9alit primitive dans ses potiques conceptions2 mais c'e/ un arbre dont le s]p5t inf]nal semble avoir mordu la rac9e4 ,la dification du diable #fh contre laquelle n\s avons dj n]giquem5t prote/1 s'y tale dans t\te son impudeur4 ,la t]rible trim\rti des brahmes se compose d'un crateur1 d'un de/ructeur et d'un rp>ateur4 ,leur ,addha-,n>i1 qui figure la div9it mre ou la nature cle/e1 se nomme aussi ,b[hanie1 et les tuggs ou trangleurs lui (fr5t des assass9ats4 ,vi*n\ le rp>ateur ne s'inc>ne gure que p\r tu] un diable subalt]ne qui r5at t\j\rs1 puisqu'il e/ favoris p> ,rutrem ou ,%iva1 le dieu de la mort4 ,on s5t que ,%iva e/ l'apo?ose de ,can1 mais ri5 dans t\te cette my?ologie ne rappelle la d\ceur d',abel4 ,ses my/res t\tefois sont d'une posie gr&iose1 ses allgories d'une s+ulire pr(ondeur4 ,c'e/ la kabbale pr(ane2 aussi1 lo9 de =tifi] l'me en la rappro*ant de la suprme sagesse1 le brahmanisme la p\sse et la fait tomb] avec des ?ories savantes dans les g\ffres de la folie4 ,c'e/ la fausse kabbale de l',inde que les gno/iques empruntr5t leurs rves t\r t\r horribles et obscnes4 ,c'e/ la magie indi5ne qui1 se prs5tant t\t d'abord avec ses mille dif=mits sur le seuil des sci5ces occultes1 p\vante les esprits raisonnables et provoque les ana?mes de t\tes les glises s5ses4 ,c'e/ cette sci5ce fausse et dang]euse1 qui1 trop s\v5t confondue p> les ignorants et les demi-savants avec la vraie sci5ce1 leur a fait envelopp] t\t ce qui porte le nom d'occultisme dans un ana?me auquel celui mme qui crit ces pages a s\scrit n]giquem5t lorsqu'il n'avait pas tr\v encore la clef du sanctuaire magique4 ,p\r les ?ologi5s des ,vdas1 ,dieu ne se manife/e que dans la =ce4 ,t\t progrs et #fi t\te rvlation sont dt]m9s p> une victoire4 ,vi*n\ s'inc>ne dans les mon/rueux lvia?ans de la m] et dans les sangli]s normes qui faonn5t la t]re primitive c\p de b\toirs4 ,c'e/ une m]veilleuse g5se du pan?isme1 et p\rtant dans les auteurs de ces fables1 quel somnambulisme lucide6 ,le nombre dix des ,avat>s correspond celui des ,sphirots de la kabbale4 ,vi*n\ revt successivem5t trois =mes animales1 les trois =mes lm5taires de la vie1 puis il se fait sph9x1 et app>at enf9 s\s la figure huma9e2 il e/ brahme alors et s\s les app>5ces d'une fe9te humilit il envahit t\te la t]re2 bi5tt il se fait enfant p\r tre l'ange consolateur des patri>*es1 il devi5t gu]ri] p\r combattre les oppresseurs du monde1 puis il inc>ne la politique p\r l'oppos] la viol5ce1 et semble quitt] la =me huma9e p\r se donn] l'agilit du s+e4 ,la politique et la viol5ce se sont ues rciproquem5t1 le monde att5d un rdempteur intellectuel et moral4 ,vi*n\ s'inc>ne dans ,*risna2 il app>at proscrit dans son b]ceau prs duquel veille un ne symbolique2 on l'emporte p\r le s\/raire ses assass9s1 il gr&it et pr*e une doctr9e de misricorde et de bonnes oeuvres4 ,puis il desc5d aux enf]s1 en*ane le s]p5t inf]nal et remonte glorieux au ciel2 sa fte annuelle e/ au mois d'aot s\s le signe de la ,vi]ge4 ,quelle tonnante intuition des my/res du *ri/ianisme6 et combi5 ne doit-elle pas sembl] extraord9aire1 si l'on p5se que les livres sacrs de l',inde ont t crits plusieurs sicles avant l're *rti5ne4 ,a la rvlation de ,*risna succde celle de ,b\ddha1 qui runit ensemble la religion la plus pure et la #gj plus p>faite philosophie4 ,alors le bonheur du monde e/ consomm et les hommes n'ont plus att5dre que la dixime et d]nire inc>nation1 lorsque ,vi*n\ revi5dra s\s sa propre figure conduisant le *eval du d]ni] jugem5t1 ce *eval t]rible dont le pi$ de devant e/ t\j\rs lev et qui bris]a le monde lorsque ce pi$ s'abaiss]a4 ,n\s devons reconnatre ici les nombres sacrs et les calculs prophtiques des mages4 ,les gymnosophi/es et les initis de ,zoroa/re ont puis aux mmes s\rces1444 mais c'e/ le faux ,zoroa/re1 le ,zoroa/re noir qui e/ re/ le matre de la ?ologie de l',inde3 les d]ni]s secrets de cette doctr9e dgnre1 sont le pan?isme1 et p> suite le matrialisme absolu1 s\s les app>5ces d'une ngation absolue de la matire4 ,mais qu'importe qu'on matrialise l'esprit ou qu'on spiritualise la matire1 ds qu'on affirme l'galit et mme l'id5tit de ces deux t]mes8 ,la consqu5ce de ce pan?isme e/ la de/ruction de t\te morale3 il n'y a plus ni crimes ni v]tus dans un monde o t\t e/ ,dieu4 ,on doit compr5dre d'aprs ces dogmes l'abrutissem5t progressif des brahmes dans un quitisme fanatique1 mais ce n'e/ pas encore assez2 et leur gr& rituel magique1 le livre de l'occultisme indi51 l',oupnek'hat1 leur enseigne les moy5s physiques et moraux de consomm] l'oeuvre de leur hbtem5t et d'arriv] p> degrs la folie furieuse que leurs sorci]s appell5t l'tat div94 ,ce livre de l',oupnek'hat e/ l'anctre de t\s les grimoires1 et c'e/ le monum5t le plus curieux des antiquits de la gtie4 ,ce livre e/ divis en c9quante sections3 c'e/ une ombre mle d'clairs4 ,on y tr\ve des s5t5ces sublimes et des #ga oracles de m5songe4 ,tantt on croirait lire l'vangile de sa9t ,jean1 lorsqu'on tr\ve1 p> exemple1 dans les sections onzime et qu>ante-huitime3 ,l'ange du feu crateur e/ la p>ole de ,dieu4 ,la p>ole de ,dieu a produit la t]re et les vgtaux qui en sort5t et la *aleur qui les mrit4 ,la p>ole du ,crateur e/ elle-mme le ,crateur1 et elle en e/ le fils unique4 ,tantt ce sont des rv]ies dignes des hrsi>ques les plus extravagants3 ,la matire n'tant qu'une app>5ce trompeuse1 le soleil1 les a/res1 les lm5ts eux-mmes sont des gnies1 les animaux sont des dmons et l'homme un pur esprit tromp p> les app>5ces des corps4 ,mais n\s sommes suffisamm5t difis sur le dogme1 v5ons au rituel magique des en*anteurs indi5s4 ,p\r dev5ir ,dieu il faut ret5ir son hale9e4 ,c'e/--dire l'attir] aussi longtemps qu'on le p\rra et s'en gonfl] ple9em5t4 ,en second lieu1 la g>d] aussi longtemps qu'on le p\rra et prononc] qu>ante fois en cet tat le nom div9 ,,aum4 ,troisimem5t1 expir] aussi longuem5t que possible en envoyant m5talem5t son s\ffle trav]s les cieux se ratta*] l'!r univ]sel4 ,dans cet ex]cice1 il faut se r5dre comme aveugle et s\rd1 et immobile comme un morceau de bois4 ,il faut se pos] sur les c\des et sur les g5\x1 le visage t\rn v]s le nord4 ,avec un doigt on f]me une aile du nez1 p> l'autre on attire l'air1 puis on la f]me avec un doigt en p5sant que ,dieu e/ le crateur1 qu'il e/ dans t\s les animaux1 dans la f\rmi comme dans l'lphant3 on doit re/] enfonc dans ces p5ses4 #gb ,d'abord on dit ,aum d\ze fois2 et p5dant *aque aspiration il faut dire ,aum quatre-v+ts fois1 puis autant de fois qu'il e/ possible444 ,faites t\t cela p5dant trois mois1 sans cra9te1 sans p>esse1 mangeant et dormant peu2 au quatrime mois les dvas se font voir v\s2 au c9quime v\s aurez acquis t\tes les qualits des dvatas2 au sixime v\s s]ez sauv1 v\s s]ez dev5u ,dieu4 ,il e/ vid5t qu'au sixime mois1 le fanatique assez imbcile p\r p]svr] dans une semblable pratique s]a mort ou f\4 ,s'il rsi/e cet ex]cice de s\fflet my/ique1 l',oupnek'hat1 qui ne veut pas le laiss] en si beau *em91 va le faire pass] d'autres ex]cices4 ,avec le talon b\*ez l'anus1 puis tirez l'air de bas en haut du ct droit1 faites-le t\rn] trois fois aut\r de la seconde rgion du corps2 de l faites-le p>v5ir au nombril1 qui e/ la troisime2 puis la quatrime1 qui e/ le milieu du coeur2 puis la c9quime1 qui e/ la gorge2 puis la sixime1 qui e/ l'intrieur du nez1 entre les deux s\rcils2 l ret5ez le v5t3 il e/ dev5u le s\ffle de l'me univ]selle4 ,ceci n\s semble tre t\t simplem5t une m?ode de se magntis] soi-mme et de se donn] p> la mme occasion quelque conge/ion crbrale4 ,alors1 cont9ue l'auteur de l',oupnek'hat1 p5sez au gr& ,aum1 qui e/ le nom du ,crateur1 qui e/ la voix univ]selle1 la voix #gc pure et indivisible qui remplit t\t2 cette voix e/ le ,crateur mme2 elle se fait ent5dre au contemplateur de dix manires4 ,le premi] son e/ comme la voix d'un petit mo9eau2 le deuxime e/ le d\ble du premi]2 le troisime e/ comme le son d'une cymbale2 le quatrime comme le murmure d'un gros coquillage2 le c9quime e/ comme le *ant de la vn 7espce de lyre indi5ne72 le sixime comme le son de l'in/rum5t qu'on appelle tal2 le septime ressemble au son d'une flte de bacab\ pose prs de l'oreille2 le huitime au son de l'in/rum5t paka\dj1 frapp avec la ma92 le neuvime au son d'une petite trompette1 et le dixime au son du nuage qui rugit et qui fait dda1 dda1 dda6444 *acun de ces sons le contemplateur passe p> diffr5ts tats1 jusqu'au dixime o il devi5t ,dieu4 ,au premi]1 les poils de t\t son corps se dress5t4 ,au second1 ses membres sont eng\rdis4 ,au troisime1 il ress5t dans t\s ses membres la fatigue qui suit les j\issances de l'am\r4 ,au quatrime1 la tte lui t\rne1 il e/ comme ivre4 ,au c9quime1 l'eau de la vie reflue dans son c]veau4 ,au sixime1 cette eau desc5d en lui et il s'en n\rrit4 ,au septime1 il devi5t matre de la vision1 il voit au d$ans des coeurs1 il ent5d les voix les plus loignes4 ,au neuvime1 il se s5t assez subtil p\r se transport] o il veut1 et1 comme les anges1 t\t voir sans tre vu4 ,au dixime1 il devi5t la voix univ]selle et indivisible1 il #gd e/ le gr& crateur1 l'tre t]nel1 exempt de t\t1 et1 dev5u le repos p>fait1 il di/ribue le repos au monde4 ,il faut rem>qu]1 dans cette page si curieuse1 la description complte des phnomnes du somnambulisme lucide mle une ?orie complte de magntisme solitaire4 ,c'e/ l'art de se mettre en extase p> la t5sion de la volont et la fatigue du sy/me n]veux4 ,n\s recomm&ons aux magnti/es l'tude appr(ondie des my/res de l',oupnek'hat4 ,l'emploi gradu des n>cotiques et l'usage d'une gamme de disques coloris produit des effets analogues ceux que dcrit le sorci] indi51 et ,m4 ,ragon en a donn la recette dans son ,livre de la maonn]ie occulte1 faisant suite l'or?odoxie maonnique1 page #dii4 ,l',oupnek'hat donne un moy5 plus simple de p]dre connaissance et d'arriv] l'extase3 c'e/ de reg>d] des deux yeux le b\t de son nez et de re/] dans cette po/ure1 ou plutt dans cette grimace1 jusqu' la convulsion du n]f optique4 ,t\tes ces pratiques sont d\l\reuses et dang]euses autant que ridicules1 et n\s ne les conseillons p]sonne2 mais n\s ne d\tons pas qu'elles ne produis5t effectivem5t1 dans un espace de temps plus ou mo9s long1 suivant la s5sibilit des sujets1 l'extase1 la catalepsie1 et mme l'van\issem5t l?>gique4 ,p\r se procur] des visions1 p\r arriv] aux phnomnes de la seconde vue1 il faut se mettre dans un tat qui ti5t du sommeil1 de la mort et de la folie4 ,c'e/ en cela surt\t que les ,indi5s sont habiles1 et c'e/ leurs secrets peut-tre qu'il faut rapport] les facults tranges de c]ta9s mdiums amrica9s4 #ge ,on p\rrait df9ir la magie noire l'art de se procur] et de procur] aux autres une folie artificielle4 ,c'e/ aussi p> excell5ce la sci5ce des empoisonnem5ts4 ,mais ce que t\t le monde ne sait pas1 et ce que ,m4 ,dupotet1 p>mi n\s1 a le premi] dc\v]t1 c'e/ qu'on peut tu] p> conge/ion ou p> s\/raction subite de lumire a/rale1 lorsque1 p> une srie d'ex]cices presque impossibles1 semblables ceux que dcrit le sorci] indi51 on a fait de son propre app>eil n]veux ass\pli t\tes les t5sions et t\tes les fatigues1 une sorte de pile galvanique vivante1 capable de cond5s] et de projet] avec =ce cette lumire qui enivre et qui f\droie4 ,mais l ne s'arrt5t pas les secrets magiques de l',oupnek'hat2 il en e/ un d]ni] que l'hirophante tnbreux confie ses initis1 comme le gr& et suprme arcane1 et c'e/1 en effet1 l'ombre et l'inv]se de ce gr& secret de la haute magie4 ,le gr& arcane des vrais mages c'e/ l'absolu en morale1 et p> consqu5t eu direction des oeuvres et en lib]t4 ,le gr& arcane de l',oupnek'hat c'e/ l'absolu en immoralit1 en fatalit et en quitisme mortel4 ,voici comm5t s'exprime l'auteur du livre indi53 ,il e/ p]mis de m5tir p\r facilit] les m>iages et p\r exalt] les v]tus d'un bram9e ou les qualits d'une va*e4 ,dieu s'appelle vrit1 et en lui l'ombre et la lumire ne font qu'un4 ,celui qui sait cela ne m5t jamais1 c> s'il veut m5tir il fait de son m5songe une vrit4 #gf ,quelque p* qu'il commette1 quelque mauvaise oeuvre qu'il fasse1 il n'e/ jamais c\pable4 ,qu& mme il s]ait deux fois p>ricide1 qu& mme il tu]ait un brahme initi aux my/res des ,vdas1 quelque *ose qu'il commette enf91 sa lumire n'en s]a pas dim9ue1 c>1 dit ,dieu1 je suis l'me univ]selle1 en moi sont le bi5 et le mal qui se corrig5t l'un p> l'autre4 ,celui qui sait cela n'e/ jamais p*eur2 il e/ univ]sel comme moi4 7,oupnek'hat1 in/ruction #ajh1 pages #ce et #ib du tome ,i] de la traduction d',anquetil47 ,de p>eilles doctr9es sont lo9 d'tre civilisatrices1 et d'ailleurs l',inde1 en immobilisant sa hir>*ie sociale1 p>quait l'an>*ie dans les ca/es2 la socit ne vit que d'*anges4 ,or l'*ange e/ impossible qu& t\t app>ti5t aux uns et ri5 aux autres4 ,a quoi s]v5t les *elons sociaux dans une prt5due civilisation o p]sonne ne peut ni desc5dre ni mont]8 ,ici se montre enf9 le *tim5t t>dif du fratricide1 *tim5t qui enveloppe t\te sa race et le condamne mort4 ,vi5ne une autre nation orgueilleuse et g/e1 elle sacrifi]a l',inde1 comme les lg5des ori5tales racont5t que ,lame* a tu ,can4 ,malheur t\tefois au meurtri] mme de ,can6 dis5t les oracles sacrs de la ,bible4 ,illu/ration3 ,,y9x ,,pantomorphe4 ,v+t et unime ,cl du ,tuol gypti5 primitif4 #gg ,,*apitre ,,iv4 ,,magie ,,h]m,,tique4 ,,sommaire4--,le dogme d',h]ms ,trismgi/e4--,la magie h]mtique4--,l'gypte et ses m]veilles4--,le patri>*e ,joseph et sa politique4--,le ,livre de ,?ot4--,la table magique de ,bembo4--,la clef des oracles4--,l'ducation de ,mose4--,les magici5s de ,ph>aon4--,la pi]re philosophale et le gr& oeuvre4 ,c'e/ en gypte que la magie se complte comme sci5ce univ]selle et se =mule en dogme p>fait4 ,ri5 ne surpasse et ri5 n'gale comme rsum de t\tes les doctr9es du vieux monde les quelques s5t5ces graves sur une pi]re prcieuse p> ,h]ms et connues s\s le nom de table d'm]aude2 l'unit de l'tre et l'unit des h>monies1 soit asc5dantes1 soit desc5dantes1 l'*elle progressive et proportionnelle du ,v]be2 la loi immuable de l'quilibre et le progrs proportionnel des analogies univ]selles1 le rapport de l'ide au ,v]be donnant la mesure du rapport entre le crateur et le cr2 les ma?matiques ncessaires de l'inf9i1 pr\ves p> les mesures d'un seul co9 du f9i2 t\t cela e/ exprim p> cette seule proposition du gr& hirophante gypti53 ,ce qui e/ suprieur e/ comme ce qui e/ infrieur1 et ce qui e/ en bas e/ comme ce qui e/ en haut p\r =m] les m]veilles de la *ose unique4 ,puis vi5t la rvlation et la description savante de l'ag5t crateur1 du feu pantomorphe1 du gr& moy5 de la puissance occulte1 de la lumire a/rale en un mot4 #gh ,le soleil e/ son pre1 la lune e/ sa mre1 le v5t l'a port dans son v5tre4 ,a9si cette lumire e/ mane du soleil1 elle reoit sa =me et son m\vem5t rguli] des influ5ces de la lune1 elle a l'atmosphre p\r rceptacle et p\r prison4 ,la t]re e/ sa n\rrice4 ,c'e/--dire qu'elle e/ quilibre et mise en m\vem5t p> la *aleur c5trale de la t]re4 ,c'e/ le pr9cipe univ]sel1 le ,,telesma du monde4 ,h]ms enseigne ensuite comm5t de cette lumire1 qui e/ aussi une =ce1 on peut faire un levi] et un dissolvant univ]sel1 puis aussi un ag5t =mateur et coagulateur4 ,comm5t il faut tir] des corps o elle e/ lat5te1 cette lumire l'tat de feu1 de m\vem5t1 de spl5deur1 de gaz lum9eux1 d'eau ard5te1 et enf9 de t]re igne1 p\r imit]1 l'aide de ces div]ses sub/ances1 t\tes les crations de la nature4 ,la table d'm]aude1 c'e/ t\te la magie en une seule page4 ,les autres ouvrages attribus ,h]ms1 tels que le ,pym&re1 l',asclepius1 la ,m9]ve du monde1 etc41 sont reg>ds gnralem5t p> les critiques comme des productions de l'cole d',alex&rie4 ,ils n'en conti5n5t pas mo9s les traditions h]mtiques cons]ves dans les sanctuaires de la ?urgie4 ,les doctr9es d',h]ms ne saurai5t tre p]dues p\r qui connat les clefs du symbolisme4 ,les ru9es de l'gypte sont comme des pages p>ses avec lesquelles on peut encore1 en les rassemblant1 recon/ruire le livre enti]1 livre prodigieux dont les gr&es #gi lettres tai5t des temples1 dont les phrases tai5t des ,cits t\tes ponctues d'oblisques et de sph9x6 ,la division mme de l'gypte tait une syn?se magique2 les noms de ses prov9ces correspondai5t aux figures des nombres sacrs3 le royaume de ,sso/ris se divisait en trois p>ties3 la haute gypte ou la ,?bade1 figure du monde cle/e et patrie des extases2 la basse gypte1 symbole de la t]re2 et l'gypte moy5ne ou c5trale1 pays de la sci5ce et des hautes initiations4 ,*acune de ces trois p>ties tait divise en dix prov9ces appeles nomes1 et places s\s la protection spciale d'un dieu4 ,ces dieux1 au nombre de tr5te1 gr\ps trois p> trois1 exprimai5t symboliquem5t t\tes les conceptions du t]naire dans la dcade1 c'e/--dire la triple signification naturelle1 philosophique et religieuse des ides absolues atta*es primitivem5t aux nombres4 ,a9si1 la triple unit ou le t]naire orig9el1 le triple b9aire ou le mirage du triangle1 qui =me l'toile de ,salomon2 le triple t]naire ou l'ide t\t entire s\s *acun de ses trois t]mes2 le triple quat]naire1 c'e/--dire le nombre cyclique des rvolutions a/rales1 etc4 ,la gographie de l'gypte1 s\s ,sso/ris1 e/ donc un pantacle1 c'e/--dire un rsum symbolique de t\t le dogme magique de ,zoroa/re1 retr\v et =mul d'une manire plus prcise p> ,h]ms4 ,a9si1 la t]re gypti5ne tait un gr& livre et les enseignem5ts de ce livre tai5t rpts1 traduits en pe9tures1 en sculpture1 en ar*itecture1 dans t\tes les villes et dans t\s les temples4 ,le ds]t mme avait ses enseignem5ts t]nels1 et son ,v]be de pi]re s'asseyait c>rm5t sur la base #hj des pyramides1 ces limites de l'intellig5ce huma9e1 devant lesquelles mdita p5dant tant de sicles un sph9x colossal en s'enfonant l5tem5t dans le sable4 ,ma9t5ant sa tte1 mutile p> les ges1 se dresse encore au-dessus de son tombeau1 comme si elle att5dait p\r disp>atre qu'une voix huma9e vi5ne expliqu] au monde n\veau le problme des pyramides4 ,l'gypte e/ p\r n\s le b]ceau des sci5ces et de la sagesse2 c> elle revtit d'images1 s9on plus ri*es1 du mo9s plus exactes et plus pures que celles de l',inde1 le dogme antique du premi] ,zoroa/re4 ,l'art sac]dotal et l'art royal y =mr5t des adeptes p> l'initiation1 et l'initiation ne se r5f]ma pas dans les limites g/es des ca/es4 ,on vit un esclave hbreu s'initi] lui-mme et p>v5ir au rang de premi] m9i/re1 et peut-tre de gr& hirophante1 c> il p\sa la fille d'un prtre gypti51 et l'on sait que le sac]doce ne se msalliait jamais4 ,joseph ralisa en gypte le rve du communisme2 il r5dit le sac]doce et l'tat seuls propritaires1 arbitres1 p> consqu5t1 du travail et de la ri*esse4 ,il abolit a9si la misre1 et fit de l'gypte entire une famille patri>cale4 ,on sait que ,joseph dut son lvation sa sci5ce p\r l'int]prtation des songes1 sci5ce laquelle les *rti5s de nos j\rs1 je dis mme les *rti5s fidles1 refus5t de croire1 t\t en admettant que la ,bible1 o sont racontes les m]veilleuses div9ations de ,joseph1 e/ la p>ole du ,sa9t-,esprit4 ,la sci5ce de ,joseph n'tait autre *ose que l'intellig5ce des rapports naturels qui exi/5t entre les ides et les images1 entre le ,v]be et ses figures4 ,il savait que p5dant le sommeil1 #ha l'me plonge dans la lumire a/rale voit les reflets de ses p5ses les plus secrtes et mme de ses press5tim5ts2 il savait que l'art de traduire les hiroglyphes du sommeil e/ la clef de la lucidit univ]selle2 c> t\s les tres intellig5ts ont des rvlations en songes4 ,la sci5ce hiroglyphique absolue avait p\r base un alphabet o t\s les dieux tai5t des lettres1 t\tes les lettres des ides1 t\tes les ides des nombres1 t\s les nombres des signes p>faits4 ,cet alphabet hiroglyphique dont ,mose fit le gr& secret de sa kabbale1 et qu'il reprit aux gypti5s2 c>1 suivant le ,seph] ,jezirah1 il v5ait d',abraham3 cet alphabet1 disons-n\s1 e/ le fameux livre de ,?au?1 s\ponn p> ,c\rt de ,gbel9 de s'tre cons]v jusqu' nos j\rs s\s la =me de ce jeu de c>tes biz>res qu'on appelle le t>ot2 mal dev9 ensuite p> ,eteilla1 *ez qui une p]svrance de tr5te ans ne put suppler au bon s5s et la premire ducation qui lui manquai5t2 exi/ant encore1 en effet1 p>mi les dbris des monum5ts gypti5s1 et dont la clef la plus curieuse et la plus complte se tr\ve dans le gr& ouvrage du pre ,kir*] sur l'gypte4 ,c'e/ la copie d'une table isiaque ayant app>t5u au clbre c>d9al ,bembo4 ,cette table tait de cuivre avec des figures d'mail2 elle a t malheureusem5t p]due2 mais ,kir*] en donne une copie exacte1 et ce savant jsuite a dev91 sans p\voir t\tefois p\ss] plus lo9 son explication1 qu'elle cont5ait la clef hiroglyphique des alphabets sacrs4 ,cette table e/ p>tage en trois comp>tim5ts gaux2 en haut #hb les d\ze maisons cle/es1 en bas les d\ze /ations laborieuses de l'anne1 au c5tre les v+t et un signes sacrs correspond5t aux lettres4 ,au milieu de la rgion c5trale sige l'image d',,iynx1 pantomorphe1 emblme de l'tre univ]sel correspondant au jod hbraque1 la lettre unique dont se =m5t t\tes les autres4 ,aut\r d',,iynx on voit la triade ophioni5ne correspondant aux trois lettres mres des alphabets gypti5 et hbreu2 droite les deux triades ibimorphe et srapenne1 gau*e la triade nephtenne et celle d',hcate1 figures de l'actif et du passif1 du volatil et du fixe1 du feu fcondant et de l'eau gnratrice4 ,*aque c\ple de triades1 comb9 avec le c5tre1 donne un septnaire2 le c5tre lui-mme en conti5t un4 ,a9si les trois septnaires donn5t l'absolu numral des trois mondes1 et le nombre complet des lettres primitives1 auxquelles on aj\te un signe complm5taire1 comme aux neuf c>actres des nombres1 on aj\te le zro4 ,les dix nombres et les v+t-deux lettres sont ce qu'on appelle en kabbale les tr5te-deux voies de la sci5ce1 et leur description philosophique e/ le sujet du livre primitif et rvr qu'on nomme le ,seph] ,jezirah1 et qu'on peut tr\v] dans la collection de ,pi/orius et ailleurs4 ,l'alphabet de ,?au? n'e/ l'orig9al de notre t>ot que d'une manire dt\rne4 ,le t>ot que n\s avons e/ d'orig9e juive et les types des figures ne remont5t pas plus haut que le rgne de ,*>les ,,vii4 ,le jeu de c>tes de ,jacquem9 ,gr+onneur e/ le premi] t>ot que n\s connaissions1 mais les symboles qu'il reproduit sont de la plus haute antiquit4 ,ce jeu fut un essai de quelque a/rologue de ce temps-l p\r ram5] le roi la raison l'aide de cette clef1 #hc des oracles dont les rponses1 rsultant de la comb9aison v>ie des signes1 sont t\j\rs exactes comme les ma?matiques et mesures comme les h>monies de la nature4 ,mais il faut tre dj bi5 raisonnable p\r savoir se s]vir d'un in/rum5t de sci5ce et de raison2 le pauvre roi1 tomb en enfance1 ne vit que des j\ets d'enfant dans les pe9tures de ,gr+onneur1 et fit un jeu de c>tes des alphabets my/rieux de la kabbale4 ,illu/ration3 ,tableau explicatif de la table a/ronomique et alphabtique dite de ,bembo4 7,voir l'dipe de ,kir*]47 ,mose n\s raconte qu' leur sortie d'gypte1 les ,isralites emportr5t les vases sacrs des gypti5s4 ,cette hi/oire e/ allgorique1 et le gr& prophte n'et pas enc\rag son peuple au vol4 ,ces vases sacrs1 ce sont les secrets de la sci5ce gypti5ne que ,mose avait appris la c\r de ,ph>aon4 ,lo9 de n\s l'ide d'attribu] la magie les miracles de cet homme inspir de ,dieu2 mais la ,bible elle-mme n\s appr5d que ,janns et ,mambrs1 les magici5s de ,ph>aon1 c'e/--dire les gr&s hirophantes d'gypte1 accomplir5t d'abord1 p> leur art1 des m]veilles semblables aux si5nes4 ,a9si1 ils *angr5t des baguettes en s]p5ts et des s]p5ts en baguettes1 ce qui peut s'expliqu] p> pre/ige ou fasc9ation4 ,ils *angr5t l'eau en sang1 ils fir5t p>atre in/antanm5t une gr&e quantit de gr5\illes1 mais ils ne pur5t am5] ni des m\*es ni d'autres insectes p>asites1 n\s avons dj dit p\rquoi1 et comm5t il faut expliqu] leur aveu lorsqu'ils se dcl>r5t va9cus4 ,mose triompha et emm5a les ,isralites hors de la t]re de s]vitude4 cette poque1 la vraie sci5ce se p]dait en gypte1 p>ce que les prtres1 abusant de la gr&e confiance du peuple1 #hd le laissai5t cr\pir dans une abrutissante idoltrie2 l tait le gr& cueil de l'sotrisme4 ,il fallait voil] au peuple la vrit sans la lui ca*]2 il fallait emp*] le symbolisme de s'avilir en tombant dans l'absurde2 il fallait entret5ir dans t\te sa dignit et dans t\te sa beaut premire le voile sacr d',isis4 ,c'e/ ce que le sac]dorce gypti5 ne sut pas faire4 ,le vulgaire imbcile prit p\r des ralits vivantes les =mes hiroglyphiques d',osiris et d',h]manubis4 ,osiris dev9t un boeuf1 et le savant ,h]ms un *i54 ,osiris1 dev5u boeuf1 se prom5a bi5tt s\s les oripeaux du boeuf ,apis1 et les prtres n'emp*r5t pas le peuple d'ador] une vi&e prde/9e leur cuis9e4 ,il tait temps de sauv] les sa9tes traditions4 ,mose cra un peuple n\veau1 et lui df5dit svrem5t le culte des images4 ,malheureusem5t ce peuple avait dj vcu avec les idoltres1 et les s\v5irs du boeuf ,apis le p\rsuivai5t dans le ds]t4 ,on sait l'hi/oire du veau d'or1 que les enfants d',isral ont t\j\rs ador un peu4 ,mose1 cep5dant1 ne v\lut pas livr] l'oubli les hiroglyphes sacrs1 et il les sanctifia en les consacrant au culte pur du vrai ,dieu4 ,n\s v]rons comm5t t\s les objets s]vant au culte de ,jhovah tai5t symboliques1 et rappelai5t les signes rvrs de la rvlation primitive4 ,mais il faut en f9ir d'abord avec la g5tilit et suivre1 trav]s les civilisations paennes1 l'hi/oire des hiroglyphes matrialiss et des anci5s rites avilis4 #he ,,*apitre ,v4 ,,magie ,,en ,,gr,,ce4 ,sommaire4--,la fable de la toison d'or4--,orphe1 ,amphion et ,cadmus4--,clef magique des pomes d',homre4--,es*yle rvlateur des my/res4--,dogme d',orphe expliqu p> la lg5de4--,les oracles et les py?onisses4--,magie noire de ,mde et de ,circ4 ,n\s t\*ons l'poque o les sci5ces exactes de la magie vont se revtir de leur =me naturelle3 la beaut4 ,n\s avons vu dans le ,soh> le prototype de l'homme se lev] dans le ciel en se mirant dans l'ocan de l'tre4 ,cet homme idal1 cet ombre du ,dieu pantomorphe1 ce fantme viril de la =me p>faite ne re/]a pas isol4 ,une compagne va lui natre s\s le d\x ciel de l',hllnie4 ,la ,vnus cle/e1 ,vnus *a/e et fconde1 la triple mre des trois ,grces1 sort son t\r1 non plus des eaux dormantes du *aos1 mais des ondes vivantes et agites de cet ar*ipel murmurateur de posie o les les pavoises d'arbres v]ts et de fleurs sembl5t tre les vaisseaux des dieux4 ,le septnaire magique des ,*aldens se *ange en musique sur les sept cordes de la lyre d',orphe4 ,c'e/ l'h>monie qui dfri*e les =ts et les ds]ts de la ,grce4 ,aux *ants potiques d',orphe1 les ro*]s s'amolliss5t1 les *nes se drac95t1 et les btes sauvages se s\mett5t l'homme4 ,c'e/ p> une semblable magie qu',amphion btit les murs de ,?bes4 ,la savante ,?bes de ,cadmus1 la ville qui e/ un pantacle comme les sept m]veilles du monde1 la cit de l'initiation4 ,c'e/ ,orphe qui a #hf donn la vie aux nombres1 c'e/ ,cadmus qui a atta* la p5se aux c>actres4 ,l'un a fait un peuple am\reux de t\tes les beauts1 l'autre a donn ce peuple une patrie digne de son gnie et de ses am\rs4 ,dans les traditions de l'anci5ne ,grce1 n\s voyons app>atre ,orphe p>mi les hros de la toison d'or1 ces conqurants primitifs du gr& oeuvre4 ,la toison d'or1 c'e/ la dp\ille du soleil1 c'e/ la lumire approprie aux usages de l'homme2 c'e/ le gr& secret des oeuvres magiques1 c'e/ l'initiation enf91 que vont *]*] en ,asie les hros allgoriques de la toison d'or4 ,d'une autre "p1 ,cadmus e/ un exil volontaire de la gr&e ,?bes d'gypte4 ,il apporte en ,grce les lettres primitives et l'h>monie qui les rassemble4 ,au m\vem5t de cette h>monie1 la ville typique1 la ville savante1 la n\velle ,?bes se btit d'elle-mme1 c> la sci5ce e/ t\t entire dans les h>monies des c>actres hiroglyphiques1 phontiques et numraux qui se meuv5t d'eux-mmes suivant les lois des ma?matiques t]nelles1 ,?bes e/ circulaire et sa citadelle e/ c>re1 elle a sept portes comme le ciel magique et sa lg5de devi5dra bi5tt l'pope de l'occultisme et l'hi/oire prophtique1 du gnie huma94 ,t\tes ces allgories my/rieuses1 t\tes ces traditions savantes sont l'me de la civilisation en ,grce1 mais il ne faut pas *]*] l'hi/oire relle des hros de ces pomes ailleurs que dans les trans=mations du symbolisme ori5tal apport en ,grce p> des hirophantes inconnus4 ,les gr&s hommes de ce temps-l crivai5t seulem5t l'hi/oire des ides1 et se s\ciai5t peu de n\s initi] aux misres huma9es de l'enfantem5t des empires4 ,homre aussi a m>* dans cette voie2 #hg il met en oeuvre les dieux1 c'e/--dire les types immortels de la p5se1 et si le monde s'agite c'e/ une consqu5ce =ce du froncem5t des s\rcils de ,jupit]4 ,si la ,grce porte le f] et le feu en ,asie1 c'e/ p\r v5g] les outrages de la sci5ce et de la v]tu sacrifies la volupt4 ,c'e/ p\r r5dre l'empire du monde ,m9]ve et ,junon1 en dpit de cette molle ,vnus qui a p]du t\s ceux qui l'ont trop aime4 ,telle e/ la sublime mission de la posie3 elle sub/itue les dieux aux hommes1 c'e/--dire les causes aux effets et les conceptions t]nelles aux *tives inc>nations des gr&eurs sur la t]re4 ,ce sont les ides qui lv5t ou qui font tomb] les empires4 ,au fond de t\te gr&eur il y a une croyance1 et p\r qu'une croyance soit potique1 c'e/--dire cratrice1 il faut qu'elle relve d'une vrit4 ,la vritable hi/oire digne d'intress] les sages1 c'e/ celle de la lumire t\j\rs victorieuse des tnbres4 ,une gr&e j\rne de ce soleil se nomme une civilisation4 ,la fable de la toison d'or ratta*e la magie h]mtique aux initiations de la ,grce4 ,le bli] solaire dont il faut conqurir la toison d'or p\r tre s\v]a9 du monde e/ la figure du gr& oeuvre4 ,le vaisseau des ,argonautes con/ruit avec les plan*es des *nes prophtiques de ,dodone1 le vaisseau p>lant1 c'e/ la b>que des my/res d',isis1 l'ar*e des sem5ces et de la rnovation1 le c(fre d',osiris1 l'oeuf de la rgnration div9e4 ,jason l'av5turi] e/ l'initiable2 ce n'e/ un hros que p> son audace1 il a de l'humanit t\tes les incon/ances et t\tes les faiblesses1 mais il emmne avec lui les p]sonnifications de t\tes les =ces4 ,h]cule qui symbolise la #hh =ce brutale ne doit po9t conc\rir l'oeuvre1 il s'g>e en *em9 la p\rsuite de ses indignes am\rs2 les autres arriv5t au pays de l'initiation1 dans la ,col*ide1 o se cons]vai5t encore quelques-uns des secrets de ,zoroa/re2 mais comm5t se faire donn] la clef de ces my/res8 ,la sci5ce e/ encore une fois trahie p> une femme4 ,mde livre ,jason les arcanes du gr& oeuvre1 elle livre le royaume et les j\rs de son pre2 c> c'e/ une loi fatale du sanctuaire occulte que la rvlation des secrets entrane la mort de celui qui n'a pu les g>d]4 ,mde appr5d ,jason quels sont les mon/res qu'il doit combattre et de quelle manire il peut en triomph]4 ,c'e/ d'abord le s]p5t ail et t]re/re1 le fluide a/ral qu'il faut surpr5dre et fix]2 il faut lui arra*] les d5ts et les sem] dans une pla9e qu'on aura d'abord lab\re en attelant la *>rue les taureaux de ,m>s4 ,les d5ts du dragon sont les acides qui doiv5t diss\dre la t]re mtallique prp>e p> un d\ble feu et p> les =ces magntiques de la t]re4 ,alors il se fait une f]m5tation et comme un gr& combat1 l'impur e/ dvor p> l'impur1 et la toison brillante devi5t la rcomp5se de l'adepte4 ,l se t]m9e le roman magique de ,jason2 vi5t ensuite celui de ,mde1 c> dans cette hi/oire l'antiquit grecque a v\lu r5f]m] l'pope des sci5ces occultes4 ,aprs la magie h]mtique vi5t la gtie1 p>ricide1 fratricide1 infanticide1 sacrifiant t\t ses passions et ne j\issant jamais du fruit de ses crimes4 ,mde trahit son pre1 comme ,*am2 assass9e son frre1 comme ,can4 ,elle poign>de ses enfants1 elle empoisonne sa #hi rivale et ne recueille que la ha9e de celui p> qui elle v\lait tre aime4 ,on peut s'tonn] de voir que ,jason matre de la toison d'or n'en devi5ne pas plus sage1 mais s\v5ons-n\s qu'il ne doit la dc\v]te de ses secrets qu' la trahison4 ,ce n'e/ pas un adepte comme ,orphe1 c'e/ un ravisseur comme ,prom?e4 ,ce qu'il *]*e ce n'e/ pas la sci5ce1 c'e/ la puissance et la ri*esse4 ,aussi m\rra-t-il malheureusem5t1 et les proprits inspiratrices et s\v]a9es de la toison d'or ne s]ont-elles jamais comprises que p> les disciples d',orphe4 ,prom?e1 la toison d'or1 la ,?bade1 l',iliade et l',odysse1 c9q gr&es popes t\tes ple9es des gr&s my/res de la nature et des de/9es huma9es compos5t la ,bible de l'anci5ne ,grce1 monum5t imm5se1 entassem5t de montagnes sur des montagnes1 de *efs-d'oeuvres sur des *efs-d'oeuvres1 de =mes belles comme la lumire sur des p5ses t]nelles et gr&es comme la vrit6 ,ce ne fut d'ailleurs qu' leurs risques et prils que les hirophantes de la posie initir5t les populations de la ,grce ces m]veilleuses fictions cons]vatrices de la vrit4 ,es*yle qui osa mettre en scne les luttes gigantesques1 les pla9tes surhuma9es et les esprances div9es de ,prom?e1 le pote t]rible de la famille d',o$ipe1 fut accus d'avoir trahi et pr(an les my/res1 et n'*appa qu'avec pe9e une svre condamnation4 ,n\s ne p\vons ma9t5ant compr5dre t\te l't5due de l'att5tat du pote4 ,son drame tait une trilogie1 et l'on y voyait t\te l'hi/oire symbolique de ,prom?e4 ,es*yle avait donc os montr] au peuple assembl ,prom?e dlivr p> ,alcide et r5v]sant ,jupit] de son trne4 ,la #ij t\te-puissance du gnie qui a s\ff]t et la victoire df9itive de la pati5ce sur la =ce3 c'tait beau sans d\te4 ,mais les multitudes ne p\vai5t-elles pas y voir les triomphes futurs de l'impit et de l'an>*ie6 ,prom?e va9queur de ,jupit] ne p\vait-il pas tre pris p\r le peuple affran*i un j\r de ses prtres et de ses rois2 et de c\pables esprances n'entrai5t-elles pas p\r beauc\p dans les applaudissem5ts prodigus l'imprud5t rvlateur8 ,n\s devons des *efs-d'oeuvre ces faiblesses du dogme p\r la posie1 et n\s ne sommes pas de ces initis au/res qui v\drai5t comme ,platon exil] les potes1 aprs les avoir c\ronns2 les vrais potes sont des envoys de ,dieu sur la t]re1 et ceux qui les rep\ss5t ne doiv5t pas tre bnis du ,ciel4 ,le gr& initiateur de la ,grce et son premi] civilisateur en fut aussi le premi] pote2 c> en admettant mme qu',orphe ne ft qu'un p]sonnage my/ique ou fabuleux1 il faudrait croire l'exi/5ce de ,muse et lui attribu] les v]s qui port5t le nom de son matre4 ,peu n\s importe d'ailleurs qu'un des ,argonautes se soit ou non appel ,orphe1 le p]sonnage potique a plus fait que de vivre2 il vit t\j\rs1 il e/ immortel6 ,la fable d',orphe e/ t\t un dogme1 c'e/ une rvlation des de/9es sac]dotales1 c'e/ une idal n\veau issu du culte de la beaut4 ,c'e/ dj la rgnration et la rdemption de l'am\r4 ,orphe desc5d aux enf]s *]*] ,eurydice1 et il faut qu'il la ramne sans la reg>d]4 ,a9si l'homme pur doit se crer une compagne1 il doit l'lev] lui en se dv\ant elle1 et en ne la convoitant pas4 ,c'e/ en r5onant l'objet de la passion qu'on #ia mrite de possd] celui du vritable am\r4 ,ici dj on press5t les rves si *a/es de la *eval]ie *rti5ne4 ,p\r arra*] son ,eurydice l'enf]1 il ne faut po9t la reg>d]6444 ,mais l'hirophante e/ encore un homme1 il faiblit1 il d\te1 il reg>de4 ,ah mis]am ,eurydic56444 ,elle e/ p]due6 la faute e/ faite1 l'expiation comm5ce2 ,orphe e/ veuf1 il re/e *a/e4 ,il e/ veuf sans avoir eu le temps de connatre ,eurydice1 veuf d'une vi]ge il re/]a vi]ge1 c> le pote n'a pas deux coeurs1 et les enfants de la race des dieux aim5t p\r t\j\rs4 ,aspirations t]nelles1 s\pirs v]s un idal qu'on retr\v]a au del du tombeau1 veuvage consacr la muse sacre4 ,quelle rvlation avance des inspirations v5ir6 ,orphe portant au coeur une blessure que la mort seule p\rra gurir1 se fait mdec9 des mes et des corps2 il meurt1 enf91 victime de sa *a/et2 il meurt de la mort des initiateurs et des prophtes2 il meurt aprs avoir proclam l'unit de ,dieu et l'unit de l'am\r1 et tel fut plus t>d le fond des my/res dans l'initiation ,orphique4 ,aprs s'tre montr si =t au-dessus de son poque1 ,orphe devait laiss] la rputation d'un sorci] et d'un en*anteur4 ,on lui attribue1 comme ,salomon1 la connaissance des simples et des m9raux1 la sci5ce de la mdec9e cle/e et de la pi]re philosophale4 ,il savait t\t cela1 sans d\te1 puisqu'il p]sonnifie dans sa lg5de l'initiation primitive1 la *ute et la rp>ation2 c'e/--dire les trois p>ties du gr& oeuvre de #ib l'humanit3 voici en quels t]mes1 suivant ,ballan*e1 on peut rsum] l'initiation orphique3 ,l'homme1 aprs avoir subi l'influ5ce des lm5ts1 doit faire subir aux lm5ts sa propre influ5ce4 ,la cration e/ l'acte d'un magisme div9 cont9u et t]nel4 ,p\r l'homme tre rellem5t c'e/ se connatre4 ,la responsabilit e/ une conqute de l'homme1 la pe9e mme du p* e/ un n\veau moy5 de conqutes4 ,t\te vie repose sur la mort4 ,la pal+nsie e/ la loi rp>atrice4 ,le m>iage e/ la reproduction dans l'humanit du gr& my/re cosmogonique4 ,il doit tre un comme ,dieu et la nature sont un4 ,le m>iage c'e/ l'unit de l'arbre de vie2 la dbau*e c'e/ la division et la mort4 ,l'arbre de vie tant unique1 et les bran*es qui s'pan\iss5t dans le ciel et fleuriss5t en toiles correspondant aux rac9es ca*es dans la t]re4 ,l'a/rologie e/ une syn?se4 ,la connaissance des v]tus1 soit mdicales1 soit magiques des plantes1 des mtaux1 des corps1 en qui rside plus ou mo9s la vie1 e/ une syn?se4 ,les puissances de l'organisation1 ses div]s degrs1 sont rvls p> une syn?se4 ,les agrgations et les aff9its des mtaux1 comme l'me vgtative des plantes1 comme t\tes les =ces assimilatrices1 sont galem5t rvles p> une syn?se#e4 ,note #e3 ,ballan*e1 ,orphe1 liv4 ,,viii1 p4 #afi1 dit4 #ahcc #ic ,on a dit que le beau e/ la spl5deur du vrai4 ,c'e/ donc cette gr&e lumire d',orphe qu'il faut attribu] la beaut de la =me rvle p\r la premire fois en ,grce4 ,c'e/ ,orphe que remonte l'cole du div9 ,platon1 ce pre pr(ane de la haute philosophie *rti5ne4 ,c'e/ lui que ,py?agore et les illum9s d',alex&rie ont emprunt leurs my/res4 ,l'initiation ne *ange pas2 n\s la retr\vons t\j\rs la mme trav]s les ges4 ,les d]ni]s disciples de ,pascalis ,m>t9ez sont encore les enfants d',orphe1 mais ils ador5t le ralisateur de la philosophie antique1 le v]be inc>n des *rti5s4 ,n\s avons dit que la premire p>tie de la fable de la toison d'or r5f]me les secrets de la magie orphique1 et que la seconde p>tie e/ consacre de sages av]tissem5ts contre les abus de la gtie ou de la magie tnbreuse4 ,la gtie ou fausse magie1 connue de nos j\rs s\s le nom de sorcell]ie1 ne saurait tre une sci5ce2 c'e/ l'empirisme de la fatalit4 ,t\te passion excessive produit une =ce factice dont la volont ne saurait tre matresse1 mais qui obx au despotisme de la passion4 ,c'e/ p\r cela qu',alb]t le ,gr& disait3 ,ne maudissez p]sonne lorsque v\s tes en colre4 ,c'e/ l'hi/oire de la maldiction d',hippolyte p> ,?se4 ,la passion excessive e/ une vritable folie4 ,or la folie e/ une ivresse ou conge/ion de lumire a/rale4 ,c'e/ p\r cela que la folie e/ contagieuse1 et que les passions en gnral port5t avec elles un vritable malfice4 ,les femmes1 plus facilem5t entranes p> l'ivresse passionne1 sont en gnral meilleures #id sorcires que les hommes ne peuv5t tre sorci]s4 ,le mot sorci] dsigne assez les victimes du sort et p\r a9si dire les *ampignons vnneux de la fatalit4 ,les sorcires *ez les ,grecs1 et spcialem5t en ,!ssalie1 pratiquai5t d'horribles enseignem5ts et s'ab&onnai5t d'abom9ables rites4 ,c'tai5t en gnral des femmes p]dues de dsirs qu'elles ne p\vai5t plus satisfaire1 des c\rtisanes dev5ues vieilles1 des mon/res d'immoralit et de laideur4 ,jal\ses de l'am\r et de la vie1 ces misrables femmes n'avai5t d'amants que dans les tombes1 ou plutt elles violai5t les spultures p\r dvor] d'affreuses c>esses la *air glace des jeunes hommes4 ,elles volai5t les enfants dont elles t\ffai5t les cris en les pressant contre leurs mamelles p5dantes4 ,on les appelait des lamies1 des /ryges1 des empuses2 les enfants1 ces objets de leur envie et p> consqu5t de leur ha9e1 tai5t sacrifis p> elles2 les unes1 comme la ,canidie dont p>le ,horace1 les ent]rai5t jusqu' la tte1 et les laissai5t m\rir de faim1 en les ent\rant d'alim5ts auxquels ils ne p\vai5t atte9dre2 les autres leur c\pai5t la tte1 les pi$s et les ma9s1 et faisai5t rduire leur graisse et leur *air dans des bass9s de cuivre1 jusqu' la consi/ance d'un ongu5t qu'elles mlai5t aux sucs de la jusquiame1 de la belladone et des pavots noirs4 ,elles emplissai5t de cet ongu5t l'organe sans cesse irrit p> leurs dte/ables dsirs2 elles s'en frottai5t les tempes et les aisselles1 puis elles tombai5t dans une l?>gie ple9e de rves effrns et luxurieux4 ,il faut bi5 os] le dire3 voil les orig9es et les traditions de la magie noire2 voil les secrets qui se p]ptur5t jusque dans notre moy5 ge2 voil1 #ie enf91 quelles victimes prt5dues innoc5tes l'excration publique1 bi5 plus que la s5t5ce des inquisiteurs1 condamnait m\rir dans les flammes4 ,c'e/ en ,espagne1 et en ,italie surt\t1 que pullulait encore la race des /ryges1 des lamies et des empuses2 et ceux qui en d\t5t peuv5t consult] les plus savants crim9ali/es de ces pays1 rsums p> ,franois ,torreblanca1 avocat royal la *ancell]ie de ,gr5ade1 dans son ,epitome delictorum4 ,mde et ,circ sont les deux types de la magie malfaisante *ez les ,grecs4 ,circ e/ la femme vicieuse qui fasc9e et dgrade ses amants2 ,mde e/ l'empoisonneuse h>die qui ose t\t1 et qui fait s]vir la nature mme ses crimes4 ,il e/1 en effet1 des tres qui *>m5t comme ,circ1 et prs desquels on s'avilit2 il e/ des femmes dont l'am\r dgrade les mes2 elles ne sav5t inspir] que des passions brutales2 elles v\s n]v5t1 puis elles v\s mpris5t4 ,ces femmes1 il faut comme ,ulysse1 les faire obir et les subjugu] p> la cra9te1 puis savoir les quitt] sans regret4 ,ce sont des mon/res de beaut2 elles sont sans coeur2 la vanit seule les fait vivre4 ,l'antiquit les reprs5tait encore s\s la figure des sirnes4 ,quant ,mde1 c'e/ la crature p]v]se1 qui veut le mal et qui l'opre4 ,celle-ci e/ capable d'aim] et n'obx pas la cra9te1 mais son am\r e/ plus r$\table encore que la ha9e4 ,elle e/ mauvaise mre et tueuse de petits enfants4 ,elle aime la nuit et va cueillir au clair de la lune des h]bes malfaisantes p\r on compos] des poisons4 ,elle magntise l'air1 elle porte malheur la t]re1 elle infecte l'eau1 elle empoisonne le feu4 #if ,les reptiles lui prt5t leur bave3 elle murmure d'affreuses p>oles2 des traces de sang la suiv5t1 des membres dc\ps tomb5t de ses ma9s4 ,ses conseils r5d5t f\1 ses c>esses font horreur4 ,voil la femme qui a v\lu se mettre au-dessus des devoirs de son sexe1 en s'initiant elle-mme des sci5ces df5dues4 ,les hommes se dt\rn5t et les enfants se ca*5t qu& elle passe4 ,elle e/ sans raison et sans am\r1 et les dceptions de la nature rvolte contre elle sont le supplice t\j\rs r5aissant de son orgueil4 ,,*apitre ,,vi4 ,,magie ,,ma?,,matici5ne ,,de ,,py?agore4 ,,sommaire4--,les ,v]s dors et les symboles de ce matre4--,les my/res ca*s dans la vie et les in/9cts des animaux4--,loi d'assimilation4--,secret des mtamorphoses1 ou comm5t on peut se *ang] en l\p4--t]nit de la vie dans la cont9uit de la mmoire4--,le fleuve d'oubli4 ,numa1 dont n\s avons indiqu les connaissances magiques1 avait eu p\r initiateur un c]ta9 ,t>*on1 disciple d'un ,*alden nomm ,tags4 ,la sci5ce alors avait ses aptres1 qui p>c\rai5t le monde p\r y sem] des prtres et des rois4 ,s\v5t mme la p]scution aidait l'accomplissem5t des desse9s de la ,provid5ce1 et c'e/ a9si que v]s la soixante-deuxime olympiade1 quatre gnrations aprs le rgne de ,numa1 ,py?agore1 de ,samos1 v9t en ,italie p\r *app] la tyrannie de ,polycrate4 #ig ,le gr& vulg>isateur de la philosophie des nombres avait alors p>c\ru t\s les sanctuaires du monde2 il tait v5u en ,jude1 o il s'tait fait circoncire p\r tre admis aux secrets de la kabbale1 que lui communiqur5t1 non sans une c]ta9e rs]ve1 les prophtes z*iel et ,daniel4 ,puis1 il s'tait fait admettre1 non sans pe9e1 l'initiation gypti5ne1 sur la recomm&ation du roi ,amasis4 ,la puissance de son gnie suppla aux communications imp>faites des hirophantes1 et il dev9t lui-mme un matre et un rvlateur4 ,py?agore df9issait ,dieu3 une vrit vivante et absolue revtue de lumire4 ,il disait que le v]be tait le nombre manife/ p> la =me4 ,il faisait t\t desc5dre de la ttractys1 c'e/--dire du quat]naire4 ,dieu1 disait-il encore1 e/ la musique suprme dont la nature e/ l'h>monie4 ,suivant lui1 l'expression la plus haute de la ju/ice c'e/ le culte2 le plus p>fait usage de la sci5ce c'e/ la mdec9e2 le beau c'e/ l'h>monie1 la =ce c'e/ la raison1 le bonheur c'e/ la p]fection1 la vrit pratique c'e/ qu'il faut se mfi] de la faiblesse et de la p]v]sit des hommes4 ,lorsqu'il fut v5u s'tablir ,crotone1 les magi/rats de cette ville1 voyant quel empire il ex]ait sur les esprits et sur les coeurs1 le craignir5t d'abord1 puis ensuite le consultr5t4 ,py?agore leur conseilla de sacrifi] aux muses et de cons]v] entre eux la plus p>faite h>monie1 c>1 leur disait-il1 ce sont #ih les conflits entre les matres qui rvolt5t les s]viteurs2 puis il leur donna le gr& prcepte religieux1 politique et social3 ,il n'y a aucun mal qui ne soit prfrable l'an>*ie4 ,s5t5ce d'une application univ]selle et d'une pr(ondeur presque inf9ie1 mais que notre sicle mme n'e/ pas encore assez clair p\r bi5 compr5dre4 ,il n\s re/e de ,py?agore1 outre les traditions de sa vie1 ses v]s dors et ses symboles2 ses v]s dors sont dev5us des lieux communs de morale vulgaire1 tant ils ont eu de succs trav]s les ges4 ,en voici une traduction3 ,grec3 ,ekta *rusa4 ,aux dieux1 suivant les lois1 r5ds de ju/es hommages2 ,respecte le s]m5t1 les hros et les sages2 ,honore tes p>5ts1 tes rois1 tes bi5faiteurs2 ,*oisis p\r tes amis les hommes les meilleurs4 ,sois obligeant et d\x1 sois facile en affaires4 ,ne hais pas ton ami p\r des fautes lgres2 ,s]s de t\t ton p\voir la cause du bon droit3 ,qui fait t\t ce qu'il peut fait t\j\rs ce qu'il doit4 ,mais sa*e rprim] comme un matre svre1 ,l'apptit1 le sommeil1 ,vnus et la colre4 ,ne =fais l'honneur ni de prs ni de lo91 ,et seul1 sois p\r toi-mme un rig\reux tmo94 ,sois ju/e en actions et non pas en p>oles2 ,ne donne pas au mal de prtextes frivoles4 ,le sort n\s enri*it1 il peut n\s appauvrir2 ,mais1 faibles ou puissants1 n\s devons t\s m\rir4 ,a ta "p de d\leurs ne sois po9t rfractaire2 ,accepte le remde utile et salutaire1 ,et sa*e que t\j\rs les hommes v]tueux1 ,des mortels affligs sont les mo9s malheureux4 ,aux inju/es propos que ton coeur se rsigne2 ,laisse p>l] le monde et suis t\j\rs ta ligne4 #ii ,mais surt\t ne fais ri5 p> l'exemple emport1 ,qui soit sans rectitude et sans utilit4 ,fais m>*] devant toi le conseil qui t'claire1 ,p\r que l'absurdit ne vi5ne pas d]rire4 ,la sottise e/ t\j\rs le plus gr& des malheurs1 ,et l'homme sans conseil rpond de ses erreurs4 ,n'agis po9t sans savoir1 sois zl p\r appr5dre3 ,prte l'tude un temps que le bonheur doit r5dre4 ,ne sois pas nglig5t du so9 de ta sant2 ,mais pr5ds le ncessaire avec sobrit4 ,t\t ce qui ne peut nuire e/ p]mis dans la vie2 ,sois lgant et pur sans excit] l'envie4 ,fuis et la nglig5ce et le fa/e insol5t3 ,le luxe le plus simple e/ le plus excell5t4 ,n'agis po9t sans song] ce que tu vas faire1 ,et rfl*is1 le soir1 sur ta j\rne entire4 ,qu'ai-je fait8 qu'ai-je ou8 que dois-je regrett]8 ,v]s la v]tu div9e a9si tu peux mont]4 ,jusqu'ici les v]s dors ne sembl5t tre que les leons d'un pdagogue4 ,ils ont p\rtant une t\te autre porte4 ,ce sont les lois prlim9aires de l'initiation magique1 c'e/ la premire p>tie du gr& oeuvre1 c'e/--dire la cration de l'adepte p>fait4 ,la suite le fait voir et le pr\ve3 ,je t'en pr5ds tmo91 ,ttractys ineffable1 ,des =mes et du temps fonta9e 9puisable2 ,et toi qui sais pri]1 qu& les dieux sont p\r toi1 ,a*ve leur ouvrage et travaille avec foi4 ,tu p>vi5dras bi5tt et sans pe9e connatre ,d'o procde1 o s'arrte1 o ret\rne ton tre2 ,sans cra9te et sans dsirs tu sauras les secrets ,que la nature voile aux mortels indiscrets4 ,tu f\l]as aux pi$s cette faiblesse huma9e ,qu'au has>d et sans b la fatalit mne4 ,tu sauras qui conduit l'av5ir inc]ta91 ,et quel dmon ca* ti5t les fils du de/94 #ajj ,tu mont]as alors sur le *> de lumire1 ,esprit victorieux et roi de la matire4 ,tu compr5dras de ,dieu le rgne pat]nel1 ,et tu p\rras t'asseoir dans un calme t]nel4 ,py?agore disait3 ,de mme qu'il y a trois notions div9es et trois rgions intelligibles1 il y a aussi un triple v]be1 c> l'ordre hir>*ique se manife/e t\j\rs p> trois4 ,il y a la p>ole simple1 la p>ole hiroglyphique et la p>ole symbolique2 en d'autres t]mes1 il y a le v]be qui exprime1 le v]be qui ca*e1 et le v]be qui signifie2 t\te l'intellig5ce hiratique e/ dans la sci5ce p>faite de ces trois degrs4 ,il enveloppait donc la doctr9e de symboles1 mais il vitait avec so9 les p]sonnifications et les images qui selon lui enfant5t tt ou t>d l'idoltrie4 ,on l'a accus mme de dte/] les potes1 mais c'tait seulem5t aux mauvais potes que ,py?agore int]disait l'art des v]s4 ,ne *ante po9t de v]s1 si tu n'z po9t de lyre1 dit-il dans ses symboles4 ,ce gr& homme ne p\vait ignor] la relation exacte qui exi/e entre les sublimes p5ses et les belles expressions figures1 ses symboles mmes sont ple9s de posie4 ,n'arra*e po9t les fleurs qui =m5t des c\ronnes4 ,c'e/ a9si qu'il recomm&e ses disciples de n'amo9drir jamais la gloire et de ne po9t fltrir ce que le monde semble avoir beso9 d'honor]4 ,py?agore tait *a/e1 mais lo9 de conseill] le clibat ses #aja disciples il se m>ia lui-mme et eut des enfants4 ,on cite une belle p>ole de la femme de ,py?agore2 on lui dem&ait si la femme qui vi5t d'avoir des relations avec un homme n'avait pas beso9 de quelques expiations1 et combi5 de temps aprs elle p\vait se croire assez pure p\r s'appro*] des *oses sa9tes4--,t\t de suite1 dit-elle1 si c'e/ avec son m>i2 si c'e/ avec un autre1 jamais6 ,c'e/ p> cette svrit de pr9cipes1 c'e/ avec cette puret de moeurs qu'on s'initiait dans l'cole de ,py?agore aux my/res de la nature1 et qu'on pr5ait assez d'empire sur soi-mme p\r comm&] aux =ces lm5taires4 ,py?agore possdait cette facult qu'on nomme *ez n\s seconde vue et qui s'appelait alors div9ation4 ,un j\r il tait avec ses disciples sur le bord de la m]4 ,un vaisseau se montre l'horizon3 ,matre lui dit un des disciples1 p5sez-v\s que je s]ais ri*e si l'on me donnait la c>gaison de ce vaisseau8--,elle v\s s]ait bi5 inutile1 dit ,py?agore4--,eh bi56 je la g>d]ais p\r mes hriti]s4--,v\s v\driez donc leur laiss] deux cadavres8 ,le vaisseau entra dans le port un in/ant aprs2 il rapportait le corps d'un homme qui avait v\lu tre enseveli dans sa patrie4 ,on raconte que les animaux obissai5t ,py?agore4 ,un j\r1 au milieu des jeux olympiques1 il appela un aigle qui trav]sait le ciel2 l'aigle desc5dit en t\rnoyant et cont9ua son vol tire d'aile qu& le matre lui fit signe de s'en all]4 ,une ourse mon/rueuse ravageait l',apulie1 ,py?agore la fit v5ir ses pi$s et lui ordonna de quitt] le pays2 depuis elle ne rep>ut #ajb plus2 et comme on lui dem&ait quelle sci5ce il devait un p\voir aussi m]veilleux3 --,a la sci5ce de la lumire1 rpondait-il4 ,les tres anims1 en effet1 sont des inc>nations de lumire2 les =mes sort5t des pnombres de la laideur p\r arriv] progressivem5t aux spl5deurs de la beaut1 les in/9cts sont proportionnels aux =mes1 et l'homme1 qui e/ la syn?se de cette lumire dont les animaux sont l'analyse1 e/ cr p\r leur comm&]2 mais p>ce qu'au lieu d'tre leur matre1 il s'e/ fait leur p]scuteur et leur b\rreau1 ils le craign5t et se rvolt5t contre lui4 ,ils doiv5t cep5dant s5tir la puissance d'une volont exceptionnelle qui se montre p\r eux bi5veillante et directrice1 ils sont alors inv9ciblem5t magntiss1 et un gr& nombre de phnomnes mod]nes peuv5t et doiv5t n\s faire compr5dre la possibilit des miracles de ,py?agore4 ,les physionomi/es ont rem>qu que la plup>t des hommes rappell5t p> quelques traits de leur physionomie la ressemblance de quelque animal4 ,cette ressemblance peut bi5 n'tre qu'imag9aire et se produire p> l'impression que font sur n\s les div]ses physionomies1 en n\s rvlant les traits saillants du c>actre des p]sonnes4 ,a9si n\s tr\v]ons qu'un homme b\rru ressemble un ours1 un homme hypocrite un *at et a9si des autres4 ,ces sortes de jugem5ts s'exagr5t dans l'imag9ation et se complt5t dans les rves1 o s\v5t les p]sonnes qui n\s ont pniblem5t impressionn p5dant la veille1 se trans=m5t en animaux et n\s font pr\v] t\tes les angoisses du cau*em>4 ,or les animaux sont comme n\s et #ajc plus que n\s s\s l'empire de l'imag9ation1 c> ils n'ont pas le jugem5t p\r en rectifi] les c>ts4 ,aussi s'affect5t-ils notre g>d suivant leurs sympa?ies ou leurs antipa?ies surexcites p> notre magntisme4 ,ils n'ont d'ailleurs aucune consci5ce de ce qui con/itue la =me huma9e et ne voi5t en n\s que d'autres animaux qui les dom95t4 ,a9si le *i5 pr5d son matre p\r un *i5 plus p>fait que lui4 ,c'e/ dans la direction de cet in/9ct que consi/e le secret de l'empire sur les animaux4 ,n\s avons vu un clbre dompteur de btes froces fasc9] ses lions en leur montrant un visage t]rible et se grim] lui-mme en lion furieux2 ici s'applique la lettre le prov]be populaire3 ,il faut hurl] avec les l\ps1 et bl] avec les agneaux4 ,d'ailleurs *aque =me animale reprs5te un in/9ct p>ticuli]1 une aptitude ou un vice4 ,si n\s faisons prdom9] en n\s le c>actre de la bte1 n\s en pr5ons de plus en plus la =me extrieure1 au po9t d'en imprim] l'image p>faite dans la lumire a/rale et de n\s voir n\s-mmes1 dans l'tat de rve ou d'extase1 tels que n\s s]ions vus p> des somnambules ou des extatiques1 et tels que n\s app>aissons sans d\te aux animaux4 ,que la raison s'teigne alors1 que le rve p]svrant se *ange en folie et n\s voici *angs en btes comme le fut ,nabu*odonosor4 ,a9si s'expliqu5t les hi/oires de l\ps-g>\x dont quelques-unes ont t juridiquem5t con/ates4 ,les faits tai5t con/ants1 avrs1 mais ce qu'on ignorait c'e/ que les tmo9s n'tai5t pas mo9s halluc9s que les l\ps-g>\x eux-mmes4 ,les faits de concid5ce et de correspondances des rves ne sont ni r>es ni extraord9aires4 ,les extatiques se voi5t et se #ajd p>l5t d'un b\t du monde l'autre dans l'tat d'extase4 ,n\s voyons une p]sonne p\r la premire fois2 et il n\s semble que n\s la connaissons depuis longtemps1 c'e/ que n\s l'avons s\v5t dj r5contre en rve4 ,la vie e/ ple9e de ces s+ul>its1 et p\r ce qui e/ de la trans=mation des tres huma9s en animaux1 n\s en r5controns des exemples *aque pas4 ,combi5 d'anci5nes femmes galantes et g\rm&es1 rduites l'tat d'idiotisme aprs avoir c\ru t\tes les g\ttires de l'exi/5ce1 ne sont plus que de vieilles *attes uniquem5t prises de leur mat\6 ,py?agore croyait p>-dessus t\t l'immortalit de l'me et l't]nit de la vie4 ,la succession cont9uelle des ts et des hiv]s1 des j\rs et des nuits1 du sommeil et du rveil1 lui expliquai5t assez le phnomne de la mort4 ,l'immortalit spciale de l'me huma9e consi/ait selon lui dans la prolongation du s\v5ir4 ,il prt5dait se rappel]1 dit-on1 ses exi/5ces antrieures1 et s'il e/ vrai qu'il le prt5dait1 c'e/ qu'il tr\vait1 en effet1 quelque *ose de p>eil dans ses rm9isc5ces1 c> un tel homme n'a pu tre ni un *>latan ni un f\4 ,mais il e/ probable qu'il croyait retr\v] ces anci5s s\v5irs dans ses rves1 et l'on aura pris p\r une affirmation positive ce qui n'tait de sa "p qu'une re*]*e et une hypo?se2 quoi qu'il en soit1 sa p5se tait gr&e et la vie relle de notre individualit ne consi/e que dans la mmoire4 ,le fleuve d'oubli des anci5s tait la vraie image philosophique de la mort4 ,la ,bible semble donn] cette ide une sanction div9e lorsqu'elle dit au livre des ,psaumes3 ,la vie du ju/e s]a dans l't]nit de la mmoire#f4 ,note #f3 ,9 memoria t]na erit ju/us4 ,illu/ration3 ,,le ,,seph] ,,jezirah ,pantacle des lettres ,kabbali/iques ,cl du ,t>ot1 du ,seph] ,jezirah et du ,soh>4 #aje ,,*apitre ,,vii4 ,,la ,,sa9te ,,kabbale4 ,,sommaire4--,les noms div9s4--,le ttragramme et ses quatre =mes4 --,le mot unique qui opre t\tes les transmutations4--,les clavicules de ,salomon p]dues et retr\ves4--,la *ane des esprits4--,le tab]nacle et le temple4--,l'anci5 s]p5t4--,le monde des esprits suivant le ,soh>4--,quels sont les esprits qui app>aiss5t4--,comm5t on peut se faire s]vir p> les esprits lm5taires4 ,remontons ma9t5ant aux s\rces de la vraie sci5ce et rev5ons la sa9te kabbale1 ou tradition des enfants de ,se?1 emporte de ,*alde p> ,abraham1 enseigne au sac]doce gypti5 p> ,joseph1 recueillie et pure p> ,mose1 ca*e s\s des symboles dans la ,bible1 rvle p> le ,sauveur sa9t ,jean1 et cont5ue encore t\t entire s\s des figures hiratiques analogues celles de t\te l'antiquit dans l',apocalypse de cet aptre4 ,les kabbali/es ont en horreur t\t ce qui ressemble l'idoltrie2 ils donn5t p\rtant ,dieu la figure huma9e1 mais c'e/ une figure purem5t hiroglyphique4 ,ils considr5t ,dieu comme l'inf9i intellig5t1 aimant et vivant4 ,ce n'e/ p\r eux ni la collection des tres1 ni l'ab/raction de l'tre ni un tre philosophiquem5t df9issable4 ,il e/ dans t\t1 di/9ct de t\t et plus gr& que t\t4 ,son nom mme e/ ineffable3 et encore ce nom n'exprime-t-il que l'idal huma9 de sa div9it4 ,ce que ,dieu e/ p> lui-mme il n'e/ pas donn l'homme de le compr5dre4 ,dieu e/ l'absolu de la foi2 mais l'absolu de la raison c'e/ l',,tre4 #ajf ,l'tre e/ p> lui-mme et p>ce qu'il e/4 ,la raison d'tre de l'tre c'e/ l'tre mme4 ,on peut dem&]3 ,p\rquoi exi/e-t-il quelque *ose1 c'e/--dire p\rquoi telle ou telle *ose exi/e-t-elle8 ,mais on ne peut sans tre absurde dem&]3 ,p\rquoi l'tre e/-il8 ,ce s]ait suppos] l'tre avant l'tre4 ,la raison et la sci5ce n\s dmontr5t que les modes d'exi/5ce de l'tre s'quilibr5t suivant des lois h>monieuses et hir>*iques4 ,or la hir>*ie se syn?tise en montant et devi5t t\j\rs de plus en plus mon>*ique4 ,la raison cep5dant ne peut s'arrt] un *ef unique sans s'effray] des abmes qu'elle semble laiss] au-dessus de ce suprme mon>que1 elle se tait donc et cde la place la foi qui adore4 ,ce qui e/ c]ta91 mme p\r la sci5ce et p\r la raison1 c'e/ que l'ide de ,dieu e/ la plus gr&e1 la plus sa9te et la plus utile de t\tes les aspirations de l'homme2 que sur cette croyance repose la morale avec sa sanction t]nelle4 ,cette croyance e/ donc dans l'humanit le plus rel des phnomnes de l'tre1 et si elle tait fausse1 la nature affirm]ait l'absurde1 le nant =mul]ait la vie1 ,dieu s]ait en mme temps et ne s]ait pas4 ,c'e/ cette ralit philosophique et inconte/able1 qu'on nomme l'ide de ,dieu1 que les kabbali/es donn5t un nom2 dans ce nom sont cont5us t\s les autres4 ,les *iffres de ce nom produis5t t\s les nombres1 les hiroglyphes des lettres de ce nom exprim5t t\tes les lois et t\tes les *oses de la nature4 ,n\s ne revi5drons pas ici sur ce que n\s avons dit dans notre #ajg dogme de la haute magie sur le ttragramme div91 n\s aj\t]ons seulem5t que les kabbali/es l'criv5t de quatre pr9cipales manires3 ,hbreu ,,jhvh1 qu'ils ne prononc5t pas1 mais qu'ils pl5t3 ,jod1 he vau h1 et que n\s prononons ,jhovah1 ce qui e/ contraire t\te analogie1 c> le ttragramme a9si dfigur se tr\v]ait compos de six lettres4 ,hbreu ,,adni1 que n\s prononons ,adona1 ce nom veut dire ,seigneur4 ,hbreu ,,ahih1 que n\s prononons ,eieie1 ce nom signifie tre4 ,hbreu ,,agla1 qui se prononce comme il s'crit1 et qui r5f]me hiroglyphiquem5t t\s les my/res de la kabbale4 ,en effet la lettre ,aleph ,hbreu e/ la premire de l'alphabet hbreu2 elle exprime l'unit1 elle reprs5te hiroglyphiquem5t le dogme d',h]ms3 ,ce qui e/ suprieur e/ analogue ce qui e/ infrieur4 ,cette lettre1 en effet1 a comme deux bras dont l'un montre la t]re et l'autre le ciel avec un m\vem5t analogue4 ,la lettre ,ghimel ,hbreu e/ la troisime de l'alphabet2 elle exprime numriquem5t le t]naire et hiroglyphiquem5t l'enfantem5t1 la fcondit4 ,la lettre ,lam$ ,hbreu e/ la d\zime2 elle e/ l'expression #ajh du cycle p>fait4 ,comme signe hiroglyphique1 elle reprs5te la circulation du m\vem5t p]ptuel1 et le rapport du rayon la circonfr5ce4 ,la lettre ,aleph rpte e/ l'expression de la syn?se4 ,le nom d',,agla signifie donc3 ,l'unit qui p> le t]naire accomplit le cycle des nombres p\r ret\rn] l'unit2 ,le pr9cipe fcond de la nature qui fait un avec lui2 ,la vrit premire qui fconde la sci5ce et la ramne l'unit2 ,la syllepse1 l'analyse1 la sci5ce et la syn?se2 ,les trois p]sonnes div9es qui sont un seul ,dieu4 ,le secret du gr& oeuvre1 c'e/--dire la fixation de la lumire a/rale p> une mission s\v]a9e de volont1 ce que les adeptes figurai5t p> un s]p5t p]c d'une fl*e =mant avec elle la lettre ,aleph ,hbreu4 ,puis les trois oprations1 diss\dre1 sublim]1 fix]1 correspondant aux trois sub/ances ncessaires1 sel1 s\fre et m]cure1 le t\t exprim p> la lettre ,ghimel ,hbreu4 ,puis les d\ze clefs de ,basile 7,val5t97 exprimes p> ,lam$ ,hbreu4 ,enf9 l'oeuvre accomplie con=mm5t son pr9cipe et reproduisant le pr9cipe mme4 ,telle e/ l'orig9e de cette tradition kabbali/ique qui met t\te la magie dans un mot4 ,savoir lire ce mot et le prononc]1 c'e/--dire en compr5dre les my/res et traduire en actions ces connaissance absolues1 c'e/ avoir la clef des m]veilles4 ,p\r prononc] le nom d',,agla1 il faut se t\rn] du ct de l'ori5t1 c'e/--dire s'unir d'int5tion et de sci5ce la #aji tradition ori5tale4 ,n'oublions pas que suivant la kabbale1 le ,v]be p>fait e/ la p>ole ralise p> des actes4 ,de l vi5t cette expression qui se retr\ve plusieurs fois dans la ,bible3 ,faire une p>ole 7fac]e v]bum71 dans le s5s d'accomplir une action4 ,prononc] kabbali/iquem5t le nom d',,agla1 c'e/ donc subir t\tes les preuves de l'initiation et en a*ev] t\tes les oeuvres4 ,n\s avons dit dans notre dogme de la haute magie comm5t le nom de ,jhovah se dcompose en soixante et d\ze noms explicatifs1 qu'on appelle ,s*emhamphoras4 ,l'art d'employ] ces soixante et d\ze noms et d'y tr\v] les clefs de la sci5ce univ]selle1 e/ ce que les kabbali/es ont nomm les clavicules de ,salomon4 ,en effet1 la suite des recueils d'vocations et de prires qui port5t ce titre1 on tr\ve ord9airem5t soixante et d\ze c]cles magiques =mant tr5te-six talismans4 ,c'e/ quatre fois neuf1 c'e/--dire le nombre absolu multipli p> le quat]naire4 ,ces talismans port5t *acun deux des soixante et d\ze noms avec le signe emblmatique de leur nombre et de celle des quatre lettres du nom de ,jhovah laquelle ils correspond5t4 ,c'e/ ce qui a donn lieu aux quatre dcades emblmatiques du t>ot3 le bton figurant le ,jod2 la c\pe1 le h2 l'pe1 le vaf2 et le d5i]1 le h f9al4 ,dans le t>ot on a aj\t le complm5t de la diza9e1 qui rpte syn?tiquem5t le c>actre de l'unit4 ,les traditions populaires de la magie disai5t que le possesseur des clavicules de ,salomon peut conv]s] avec les esprits de t\s les ordres et se faire obir p> t\tes les puissances #aaj naturelles4 ,or1 ces clavicules plusieurs fois p]dues1 puis retr\ves1 ne sont autre *ose que les talismans des soixante et d\ze noms et les my/res des tr5te-deux voies hiroglyphiquem5t reproduits p> le t>ot4 ,a l'aide de ces signes et au moy5 de leurs comb9aisons inf9ies1 comme celles des nombres et des lettres1 on peut1 en effet1 arriv] la rvlation naturelle et ma?matique de t\s les secrets de la nature1 et entr]1 p> consqu5t1 en communication avec la hir>*ie entire des intellig5ces et des gnies4 ,les sages kabbali/es se ti5n5t en g>de contre les rves de l'imag9ation et les halluc9ations de la veille4 ,aussi vit5t-ils t\tes ces vocations malsa9es qui branl5t le sy/me n]veux et enivr5t la raison4 ,les exprim5tateurs curieux des phnomnes de vision extranaturelle ne sont gure plus s5ss que les mangeurs d'opium et de has*i%4 ,ce sont des enfants qui se font du mal plaisir4 ,on peut se laiss] surpr5dre p> l'ivresse2 on peut mme s'oubli] volontairem5t au po9t de v\loir en pr\v] les v]tiges2 mais l'homme qui se respecte une seule expri5ce suffit2 et les honntes g5s ne s'enivr5t pas deux fois4 ,le comte ,joseph de ,mai/re dit qu'on se moqu]a un j\r de notre /upidit actuelle comme n\s n\s moquons de la b>b>ie du moy5 ge4 ,qu'et-il p5s1 s'il et vu nos t\rneurs de tables8 et s'il et ent5du nos faiseurs de ?ories sur le monde occulte des esprits8 ,pauvres g5s que n\s sommes6 ,n\s n'*appons l'absurde que p> l'absurde contraire4 ,le ,x,v,i,i,ie sicle croyait prote/] contre la sup]/ition en niant la religion1 et n\s prote/ons contre l'impit du ,x,v,i,i,ie sicle en rev5ant aux #aaa vieux contes de gr&'mres2 ne p\rrait-on tre plus *rti5 que ,voltaire et se disp5s] de croire encore aux rev5ants8 ,les morts ne peuv5t pas plus rev5ir sur la t]re qu'ils ont quitte1 qu'un enfant ne p\rrait r5tr] dans le se9 de sa mre4 ,ce que n\s appelons la mort1 e/ une naissance dans une vie n\velle4 ,la nature ne dfait pas ce qu'elle a fait dans l'ordre des progressions ncessaires de l'exi/5ce1 et elle ne saurait donn] le dm5ti ses lois fondam5tales4 ,l'me huma9e1 s]vie et limite p> des organes1 ne peut qu'au moy5 de ces organes mmes se mettre en rapport avec les *oses du monde visible4 ,le corps e/ une enveloppe proportionnelle au milieu matriel dans lequel l'me ici-bas doit vivre4 ,en limitant l'action de l'me il la conc5tre et la r5d possible4 ,en effet1 l'me sans corps s]ait p>t\t1 mais p>t\t si peu1 qu'elle ne p\rrait agir nulle "p2 elle s]ait p]due dans l'inf9i1 elle s]ait absorbe et comme anantie en ,dieu4 ,supposez une g\tte d'eau d\ce enf]me dans un globule et jete dans la m]3 tant que le globule ne s]a pas bris1 la g\tte d'eau subsi/]a dans sa nature propre1 mais si le globule se brise1 *]*ez la g\tte d'eau dans la m]4 ,dieu en crant les esprits n'a pu leur donn] une p]sonnalit consci5cieuse d'elle-mme qu'en leur donnant une enveloppe qui c5tralise leur action et l'emp*e de se p]dre en la limitant4 ,qu& l'me se sp>e du corps1 elle *ange donc ncessairem5t de milieu puisqu'elle *ange d'enveloppe4 ,elle "p revtue #aab seulem5t de sa =me a/rale1 de son enveloppe de lumire et elle monte d'elle-mme au-dessus de l'atmosphre comme l'air remonte au-dessus de l'eau en s'*appant d'un vase bris4 ,n\s disons que l'me monte p>ce que son enveloppe monte1 et que son action et sa consci5ce sont comme n\s l'avons dit atta*es son enveloppe4 ,l'air atmosphrique devi5t solide p\r ces corps de lumire inf9im5t plus lg]s que lui et qui ne p\rrai5t r$esc5dre qu'en se *>geant d'un vtem5t plus l\rd1 mais o pr5drai5t-ils ce vtem5t au-dessus de notre atmosphre8 ,ils ne p\rrai5t donc rev5ir sur la t]re qu'en s'y inc>nant de n\veau1 leur ret\r s]ait une *ute1 ils se noi]ai5t comme esprits libres et recomm5c]ai5t leur noviciat4 ,mais la religion ca?olique n'admet pas qu'un p>eil ret\r soit possible4 ,les kabbali/es =mul5t p> un seul axiome t\te la doctr9e que n\s exposons ici3 ,l'esprit1 dis5t-ils1 se revt p\r desc5dre et se dp\ille p\r mont]4 ,la vie des intellig5ces e/ t\te asc5sionnelle2 l'enfant dans le se9 de sa mre vit d'une vie vgtative et reoit la n\rriture p> un li5 qui s'atta*e comme l'arbre e/ atta* la t]re et n\rri en mme temps p> sa rac9e4 ,lorsque l'enfant passe de la vie vgtative la vie in/9ctive et animale1 son cordon se brise1 il peut m>*]4 ,lorsque l'enfant se fait homme1 il *appe aux *anes de l'in/9ct et peut agir en tre raisonnable4 ,lorsque l'homme meurt1 il *appe ces lois de la pesanteur qui le faisai5t t\j\rs retomb] sur la t]re4 #aac ,lorsque l'me a expi ses fautes1 elle devi5t assez =te p\r quitt] les tnbres extrieures de l'atmosphre t]re/re et p\r mont] v]s le soleil4 ,alors comm5ce la monte t]nelle de l'*elle sa9te1 c> l't]nit des lus ne saurait tre oisive2 ils vont de v]tus en v]tus1 de flicit en flicit1 de triomphe en triomphe1 de spl5deur en spl5deur4 ,la *ane t\tefois ne saurait tre int]rompue et ceux des plus hauts degrs peuv5t encore ex]c] une influ5ce sur les plus bas1 mais suivant l'ordre hir>*ique1 et de la mme manire qu'un roi en g\v]nant sagem5t fait du bi5 au d]ni] de ses sujets4 ,d'*elons en *elons1 les prires mont5t et les grces desc5d5t sans se tromp] jamais de *em94 ,mais les esprits une fois monts ne r$esc5d5t plus1 c> mesure qu'ils mont5t les degrs se solidifi5t s\s leurs pi$s4 ,le gr& *aos s'e/ aff]mi1 dit ,abraham1 dans la p>abole du mauvais ri*e2 et ceux qui sont ici ne peuv5t plus desc5dre l-bas4 ,l'extase peut exalt] les =ces du corps sidral au po9t de lui faire entran] dans son lan le corps matriel1 ce qui pr\ve que la de/9e de l'me e/ de mont]4 ,les faits de susp5sion ari5ne sont possibles3 mais il e/ sans exemple qu'un homme ait pu vivre s\s t]re ou dans l'eau4 ,il s]ait galem5t impossible qu'une me sp>e de son corps pt vivre1 mme un seul in/ant1 dans l'paisseur de notre atmosphre4 ,les mes des morts ne sont donc pas aut\r de n\s #aad comme le suppos5t les t\rneurs de tables4 ,ceux que n\s aimons peuv5t n\s voir encore et n\s app>atre1 mais seulem5t p> mirage et p> reflet dans le miroir commun qui e/ la lumire4 ,ils ne peuv5t plus d'ailleurs s'intress] aux *oses mortelles1 et ne ti5n5t plus n\s que p> ceux de nos s5tim5ts qui sont assez levs p\r avoir encore quelque *ose de con=me ou d'analogue leur vie dans l't]nit4 ,telles sont les rvlations de la haute kabbale cont5ues et ca*es dans le livre my/rieux de ,soh>4 ,rvlations hypo?tiques sans d\te p\r la sci5ce1 mais appuyes sur une srie d'inductions rig\reuses en p>tant des faits mmes que la sci5ce conte/e le mo9s2 or il faut abord] ici un des secrets les plus dang]eux de la magie4 ,c'e/ l'hypo?se plus que probable de l'exi/5ce des l>ves fluidiques connues dans l'anci5ne ?urgie s\s le nom d'esprits lm5taires4 ,n\s en avons dit quelques mots dans notre ,dogme et rituel de la haute magie#g1 et le malheureux abb de ,vill>s1 qui s'tait j\ de ces t]ribles rvlations1 a pay de sa vie son imprud5ce4 ,ce secret e/ dang]eux en ce qu'il t\*e de prs au gr& arcane magique4 ,en effet1 voqu] les esprits lm5taires1 c'e/ avoir la puissance de coagul] les fluides p> une projection de lumire a/rale4 ,or cette puissance a9si dirige ne peut produire que des dsordres et des malheurs comme n\s le pr\v]ons plus t>d4 ,voici ma9t5ant la ?orie de l'hypo?se avec les preuves de la probabilit3 ,l'esprit e/ p>t\t1 c'e/ lui qui anime la matire2 il se #aae dgage de la pesanteur en p]fectionnant son enveloppe qui e/ sa =me4 ,n\s voyons1 en effet1 la =me progress] avec les in/9cts jusqu' l'intellig5ce et la beaut2 ce sont les ef=ts de la lumire attire p> l'attrait de l'esprit1 c'e/ le my/re de la gnration progressive et univ]selle4 ,note #g3 ,dogme et ,rituel de la haute magie1 #ahef1 #b vol4 9-#h avec #bc fig4 ,la lumire e/ l'ag5t effici5t des =mes et de la vie1 p>ce qu'elle e/ en mme temps m\vem5t et *aleur4 ,lorsqu'elle p>vi5t se fix] et se pol>is] aut\r d'un c5tre1 elle produit un tre vivant1 puis elle attire p\r le p]fectionn] et le cons]v] t\te la sub/ance pla/ique ncessaire4 ,cette sub/ance pla/ique =me en d]nire analyse de t]re et d'eau1 a t avec raison appele dans la ,bible le limon de la t]re4 ,mais la lumire n'e/ po9t l'esprit1 comme le croi5t les hirophantes indi5s1 et t\tes les coles de gtie2 elle e/ seulem5t l'in/rum5t de l'esprit4 ,elle n'e/ po9t le corps du protopla/es1 comme le faisai5t ent5dre les ?urgi/es de l'cole d',alex&rie2 elle e/ la premire manife/ation physique du s\ffle div94 ,dieu la cre t]nellem5t1 et l'homme1 l'image de ,dieu1 la modifie et semble la multipli]4 ,prom?e1 dit la fable1 ayant drob le feu du ciel1 anima des images faites de t]re et d'eau1 et c'e/ p\r ce crime qu'il fut en*an et f\droy p> ,jupit]4 ,les esprits lm5taires1 dis5t les kabbali/es dans leurs livres les plus secrets1 sont les enfants de la solitude d',adam2 ils sont ns de ses rves1 lorsqu'il aspirait la femme que ,dieu ne lui avait pas donne encore4 ,p>acelse dit que le sang p]du1 soit rgulirem5t1 soit en rve1 p> les clibataires des deux sexes1 peuple l'air de fantmes4 #aaf ,n\s croyons indiqu] assez clairem5t ici1 d'aprs les matres1 l'orig9e suppose de ces l>ves sans qu'il soit beso9 de n\s expliqu] davantage4 ,ces l>ves ont donc un corps ari5 =m de la vapeur du sang4 ,c'e/ p\r cela qu'elles *]*5t le sang rp&u et se n\rrissai5t autrefois de la fume des sacrifices4 ,ce sont les enfants mon/rueux de ces cau*em>s impurs qu'on appelait autrefois les incubes et les succubes4 ,lorsqu'ils sont assez cond5ss p\r tre vus1 ce n'e/ qu'une vapeur colore p> le reflet d'une image2 ils n'ont pas de vie propre1 mais ils imit5t la vie de celui qui les voque comme l'ombre imite le corps4 ,ils se produis5t surt\t aut\r des idiots et des tres sans moralit que leur isolem5t ab&onne des habitudes drgles4 ,la cohsion des p>ties de leur corps fanta/ique tant trs faible1 ils craign5t le gr& air1 le gr& feu et surt\t la po9te des pes4 ,ils devi5n5t en quelque sorte des app5dices vaporeux du corps rel de leurs p>5ts1 puisqu'ils ne viv5t que de la vie de ceux qui les ont crs ou qui se les appropri5t en les voquant4 ,en sorte que si on blesse leurs app>5ces de corps1 le pre peut tre rellem5t bless1 comme l'enfant non encore n e/ rellem5t bless ou dfigur p> les imag9ations de sa mre4 ,le monde enti] e/ ple9 de phnomnes qui ju/ifi5t ces rvlations s+ulires et ne peuv5t s'expliqu] que p> elles4 #aag ,ces l>ves attir5t elles la *aleur vitale des p]sonnes bi5 portantes1 et puis5t rapidem5t celles qui sont faibles4 ,de l sont v5ues les hi/oires de vampires1 hi/oires affreusem5t relles et priodiquem5t con/ates comme *acun sait4 ,c'e/ p\r cela qu' l'appro*e des mdiums1 c'e/--dire des p]sonnes obsdes p> les l>ves1 on s5t un refroidissem5t dans l'atmosphre4 ,ces l>ves ne devant l'exi/5ce qu'aux m5songes de l'imag9ation exalte et au drglem5t des s5s1 ne se produis5t jamais en prs5ce d'une p]sonne qui sait et qui peut dvoil] le my/re de leur mon/rueuse naissance4 #aah ,,livre ,,ii ,,=mation ,,et ,r,,alisations ,,du ,,dogme4 ,hbreu1 ,be?4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,symbolisme ,,primitif ,,de ,l',,hi/oire4 ,,sommaire4--,le pantacle dnique4--,le *rub4--,les enfants de ,can4--,secrets magiques de la t\r de ,babel4--,maldiction des desc5dants de ,*anaan4--,ana?me port contre les sorci]s4--,gr&eurs et dcad5ces du dogme en ,egypte1 en ,grce et ,rome4--,naissance de la philosophie sceptique4--,gu]re de l'empirisme contre la magie4--,scepticisme tempr de ,socrate4--,essai de syn?se de ,platon4--,rationalisme d',ari/ote4--,le sac]doce et la sci5ce4 ,il ne n\s app>ti5t pas d'expliqu] l'criture sa9te au po9t de vue religieux et dogmatique4 ,s\mis avant t\te *ose l'ordre hir>*ique1 n\s laissons la ?ologie aux docteurs de l'glise et n\s r5dons la sci5ce huma9e t\t ce qui e/ du doma9e de l'expri5ce et de la raison4 ,lors donc que n\s p>aissons risqu] une application n\velle d'un passage de la ,bible ou de l'vangile1 c'e/ t\j\rs sauf le respect des dcisions ecclsia/iques4 ,n\s ne dogmatisons pas1 n\s s\mettons aux autorits lgitimes nos obs]vations et nos tudes4 ,ce qui n\s frappe t\t d'abord en lisant dans le livre sacr de ,mose l'hi/oire orig9elle du g5re huma91 c'e/ la description #aai du p>adis t]re/re qui se rsume dans la figure d'un pantacle p>fait4 ,il e/ circulaire ou c>r1 puisqu'il e/ arros galem5t p> quatre fleuves disposs en croix1 et au c5tre se tr\v5t les deux arbres qui reprs5t5t la sci5ce et la vie1 l'intellig5ce /able et le m\vem5t progressif1 la sagesse et la cration4 ,aut\r de l'arbre de la sci5ce se r\le le s]p5t d',asclpios et d',h]ms3 au pi$ de l'arbre sont l'homme et la femme1 l'actif et le passif1 l'intellig5ce et l'am\r4 ,le s]p5t1 symbole de l'attrait orig9el et du feu c5tral de la t]re1 t5te la femme qui e/ la plus faible1 et celle-ci fait succomb] l'homme2 mais elle ne cde au s]p5t que p\r le dompt] plus t>d1 et un j\r elle lui cras]a la tte en donnant un sauveur au monde4 ,la sci5ce t\t entire e/ figure dans cet admirable tableau4 ,l'homme abdique le doma9e de l'intellig5ce en cdant aux sollicitations de la p>tie s5sitive2 il pr(ane le fruit de la sci5ce qui doit n\rrir l'me en le faisant s]vir des usages de satisfaction inju/e et matrielle1 il p]d alors le s5tim5t de l'h>monie et de la vrit4 ,il e/ revtu d'une peau de bte1 p>ce que la =me physique se con=me t\j\rs tt ou t>d aux dispositions morales2 il e/ *ass du c]cle arros p> les quatre fleuves de vie1 et un *rub1 arm d'une pe flamboyante t\j\rs agite1 l'emp*e de r5tr] dans le doma9e de l'unit4 ,comme n\s l'avons fait rem>qu] dans notre dogme1 ,voltaire1 ayant dc\v]t qu'en hbreu un *rub signifie un boeuf1 s'e/ =t amus de cette hi/oire4 ,il aurait mo9s ri s'il avait vu dans l'ange tte de taureau l'image du symbolisme obscur1 et dans le glaive flamboyant et mobile ces clairs de vrit mal #abj conue et trompeuse1 qui donnr5t tant de crdit aprs la *ute orig9elle l'idoltrie des nations4 ,le glaive flamboyant reprs5tait aussi cette lumire que l'homme ne savait plus dirig] et dont il subissait les atte9tes fatales au lieu d'en g\v]n] la puissance4 ,le gr& oeuvre magique considr d'une manire absolue1 c'e/ la conqute et la direction de l'pe flamboyante du *rub4 ,le *rub c'e/ l'ange ou l'me de la t]re reprs5te t\j\rs dans les anci5s my/res s\s la figure d'un taureau4 ,c'e/ p\r cela que dans les symboles mit?riaques1 on voit le matre de la lumire domptant le taureau t]re/re et lui plongeant dans le flanc le glaive qui en fait sortir la vie figure p> des g\ttes de sang4 ,la premire consqu5ce du p* d've1 c'e/ la mort d',abel4 ,en sp>ant l'am\r de l'intellig5ce1 ve l'a sp> de la =ce2 la =ce1 dev5ue aveugle et ass]vie aux convoitises t]re/res1 devi5t jal\se de l'am\r et le tue4 ,puis les enfants de ,can p]ptu5t le crime de leur pre4 ,ils mett5t au monde des filles fatalem5t belles1 des filles sans am\r1 nes p\r la damnation des anges et p\r le sc&ale des desc5dants de ,se?4 ,aprs le dluge et la suite de cette prv>ication de ,*am1 dont n\s avons dj indiqu le my/re1 les enfants des hommes veul5t ralis] un projet ins5s3 ils veul5t con/ruire un pantacle et un palais univ]sel4 ,c'e/ un gigantesque essai de socialisme galitaire1 et le phalan/re de ,f\ri] e/ une conception bi5 *tive auprs de la t\r de ,babel4 ,c'tait un essai de prote/ation contre la hir>*ie de la sci5ce1 une #aba citadelle leve contre les inondations et la f\dre1 un promontoire du haut duquel la tte du peuple div9is plan]ait sur l'atmosphre et sur les temptes4 ,mais on ne monte pas la sci5ce sur des escali]s de pi]re2 les degrs hir>*iques de l'esprit ne se btiss5t pas avec du morti] comme les tages d'une t\r4 ,l'an>*ie prote/a contre cette hir>*ie matrialise4 ,les hommes ne s'ent5dir5t plus1 leon fatale1 si mal comprise p> ceux qui de nos j\rs ont rv une autre ,babel4 ,aux doctr9es brutalem5t et matriellem5t hir>*iques1 rpond5t les ngations galitaires3 t\tes les fois que le g5re huma91 se btira une t\r1 on s'en disput]a le sommet1 et la t5dance des multitudes s]a d'en ds]t] la base4 ,p\r satisfaire t\tes les ambitions1 en r5dant le sommet plus l>ge que la base1 il faudrait faire une t\r branlante au v5t qui tomb]ait au mo9dre *oc4 ,la disp]sion des hommes fut le premi] effet de la maldiction porte contre les pr(anateurs enfants de ,*am4 ,mais la race de ,*anaan porta d'une manire t\te p>ticulire le poids de cette maldiction qui devait v\] plus t>d leur po/rit l'ana?me4 ,la *a/et cons]vatrice de la famille e/ le c>actre di/9ctif des initiations hir>*iques2 la pr(anation et la rvolte sont t\j\rs obscnes et t5d5t la promiscuit infanticide4 ,la s\illure des my/res de la naissance1 l'att5tat contre les enfants1 tai5t le fond des cultes de l'anci5ne ,pale/9e ab&onne aux rites horribles de la magie noire4 ,le dieu noir de l',inde1 le mon/rueux ,rutrem aux =mes priapesques1 y rgnait s\s le nom de ,belphgor4 ,les talmudi/es et le juif platonici5 ,philon racont5t des #abb *oses si honteuses du culte de cette idole qu'elles ont sembl incroyables au savant jurisconsulte ,seld5us4 ,c'tait1 dis5t-ils1 une idole b>bue la b\*e bante1 ayant p\r langue un gigantesque phallus2 on se dc\vrait sans pudeur devant ce visage et on lui prs5tait des (fr&es /]coraires4 ,les idoles de ,molo* et de ,*amos tai5t des ma*9es meurtrires qui tantt broyai5t contre leur poitr9e de bronze1 tantt consumai5t dans leurs bras r\gis au feu de malheureux petits enfants4 ,on dansait au bruit des trompettes et des tamb\r9s p\r ne pas ent5dre les cris des victimes et les mres conduisai5t la danse4 ,l'ince/e1 la sodomie et la be/ialit tai5t des usages reu *ez ces peuples infmes et faisai5t mme p>tie des rites sacrs4 ,consqu5ce fatale des h>monies univ]selles6 on ne =fait pas impunm5t la vrit4 ,l'homme rvolt contre ,dieu e/ p\ss malgr lui l'outrage de la nature4 ,aussi les mmes causes produisant t\j\rs les mmes effets1 le sabbat des sorci]s au moy5-ge n'tait qu'une rptition des ftes de ,*amos et de ,belphgor4 ,c'e/ contre ces crimes qu'un arrt de mort t]nel e/ port p> la nature elle-mme4 ,les adorateurs des dieux noirs1 les aptres de la promiscuit1 les ?orici5s d'impudeur publique1 les ennemis de la famille et de la hir>*ie1 les an>*i/es en religion et en politique sont des ennemis de ,dieu et de l'humanit2 ne pas les sp>] du monde1 c'e/ cons5tir l'empoisonnem5t du monde3 a9si raisonnai5t les inquisiteurs4 ,n\s sommes lo9 de regrett] les cruelles excutions du moy5 ge et d'en dsir] le ret\r4 ,a mesure que la socit devi5dra #abc plus *rti5ne1 elle compr5dra de mieux en mieux qu'il faut soign] les malades et non pas les faire m\rir4 ,les in/9cts crim9els ne sont-ils pas les plus affreuses de t\tes les maladies m5tales8 ,n'oublions pas que la haute magie se nomme l'art sac]dotal et l'art royal2 elle dut p>tag] en gypte1 en ,grce et ,rome1 les gr&eurs et les dcad5ces du sac]doce et de la royaut4 ,t\te philosophie ennemie du culte et de ses my/res e/ fatalem5t ho/ile aux gr&s p\voirs politiques1 qui p]d5t leur gr&eur s'ils cess5t1 aux yeux des multitudes1 d'tre les images de la puissance div9e4 ,t\te c\ronne se brise lorsqu'elle se heurte contre la ti>e4 ,drob] le feu du ciel et dtrn] les dieux1 c'e/ le rve t]nel de ,prom?e2 et le ,prom?e populaire dta* du ,caucase p> ,h]cule1 qui symbolise le travail1 emport]a t\j\rs avec lui ses cl\s et ses *anes2 il tran]a t\j\rs son vaut\r immortel susp5du sa plaie bante1 tant qu'il ne vi5dra pas appr5dre l'obissance et la rsignation aux pi$s de celui qui1 tant n roi des rois et ,dieu des dieux1 a v\lu avoir son t\r les ma9s cl\s et la poitr9e ouv]te p\r la conv]sion de t\s les esprits rebelles4 ,les in/itutions rpublica9es1 en ouvrant l'intrigue la c>rire du p\voir1 branlr5t =tem5t les pr9cipes de la hir>*ie4 ,le so9 de =m] des rois ne fut plus confi au sac]doce1 et l'on y suppla soit p> l'hrdit qui livre le trne aux *ances 9gales de la naissance1 soit p> l'lection populaire1 qui laisse en dehors l'influ5ce religieuse1 p\r con/itu] la mon>*ie suivant des pr9cipes rpublica9s4 ,a9si se =mr5t les g\v]nem5ts qui prsidr5t t\r t\r aux #abd triomphes et aux abaissem5ts des tats de la ,grce et de ,rome4 ,la sci5ce r5f]me dans les sanctuaires fut alors nglige1 et des hommes d'audace ou de gnie1 que les initiateurs n'accueillai5t pas1 inv5tr5t une sci5ce qu'ils opposr5t celle des prtres1 ou opposr5t aux secrets du temple le d\te et la dngation4 ,ces philosophes1 la suite de leur imag9ation av5tureuse1 arrivr5t vite l'absurde et s'en prir5t la nature des dfauts de leurs propres sy/mes4 ,hraclite se prit pleur]2 ,dmocrite prit le p>ti de rire1 et ils tai5t aussi f\s l'un que l'autre4 ,pyrrhon f9ira p> ne croire ri51 ce qui ne s]a pas de nature le ddommag] de ne ri5 savoir4 ,dans ce *aos philosophique1 ,socrate apporta un peu de lumire et de bon s5s en affirmant l'exi/5ce pure et simple de la morale4 ,mais qu'e/-ce qu'une morale sans religion8 ,le disme ab/rait de ,socrate se traduisait p\r le peuple p> l'a?isme2 ,socrate manquait absolum5t de dogme1 ,platon son disciple essaya de lui en donn] un auquel ,socrate av\ait n'avoir jamais song4 ,la doctr9e de ,platon fait poque1 dans l'hi/oire du gnie huma91 mais ce philosophe ne l'avait pas inv5te1 et1 compr5ant qu'il n'y a pas de vrit en dehors de la religion1 il alla consult] les prtres de ,memphis et se fit initi] leurs my/res4 ,on croit mme qu'il eut connaissance des livres sacrs des hbreux4 ,il ne put t\tefois recevoir en gypte qu'une initiation imp>faite1 c> les prtres eux-mmes avai5t oubli alors le s5s des hiroglyphes primitifs4 ,n\s en avons la preuve dans l'hi/oire du prtre qui passa trois j\rs d*iffr] une inscription hiratique tr\ve dans le tombeau d',alcmne1 et #abe envoye p> ,agsilas1 roi de ,sp>te4 ,cornuphis1 qui tait sans d\te le plus savant des hirophantes1 consulta t\s les anci5s recueils de signes et de c>actres1 et dc\vrit enf9 que cette inscription tait faite en c>actres de pro?e2 or le pro?e tait le nom qu'on donnait en ,grce au livre de ,?o?1 dont les hiroglyphes mobiles p\vai5t pr5dre autant de =mes qu'il y a de comb9aisons possibles au moy5 des c>actres1 des nombres1 et des figures lm5taires4 ,mais le livre de ,?o? tant la clef des oracles et le livre lm5taire de la sci5ce1 comm5t ,cornuphis1 s'il tait vraim5t in/ruit dans l'art sac]dotal1 avait-il d *]*] si longtemps avant d'en reconnatre les signes8 ,une autre preuve de l'obscurcissem5t des vrits premires de la sci5ce cette poque1 c'e/ que les oracles s'en plaignai5t dans un /yle qui n'tait dj plus compris4 ,illu/ration3 ,le ,sceau de ,caglio/ro1 le ,sceau de la ,junon ,sami5ne1 le ,sceau ,apocalyptique et les d\ze ,sceaux de la pi]re cubique1 aut\r de la ,cl du ,t>ot4 ,lorsque ,platon1 son ret\r d'gypte1 voyageait avec ,simmias prs des conf9s de la ,c>ie1 il r5contra des hommes de ,dlos qui le prir5t de leur expliqu] un oracle d',apollon4 ,cet oracle disait que p\r faire cess] les maux de la ,grce il fallait d\bl] la pi]re cubique4 ,les ,dli5s avai5t donc essay de d\bl] une pi]re cubique qui se tr\vait dans le temple d',apollon4 ,mais en la d\blant de t\s cts ils n'tai5t p>v5us qu' faire un polydre v+t-c9q faces1 et p\r rev5ir la =me cubique ils avai5t d augm5t] v+t-six fois1 et en le d\blant t\j\rs1 le volume primitif de la pi]re4 ,platon r5voya les missaires dli5s au ma?matici5 ,eudoxe1 et leur dit que l'oracle leur conseillait l'tude de la gomtrie4 ,ne comprit-il pas lui-mme le s5s pr(ond de cette figure1 ou ne daigna-t-il pas l'expliqu] ces ignorants1 c'e/ #abf ce que n\s ne saurions dire4 ,mais ce qui e/ c]ta91 c'e/ que la pi]re cubique et sa multiplication expliqu5t t\s les secrets des nombres sacrs1 et surt\t celui du m\vem5t p]ptuel ca* p> les adeptes et *]* p> les sots s\s le nom de quadrature du c]cle4 ,p> cette agglomration cubique de v+t-six cubes aut\r d'un cube c5tral1 l'oracle avait fait tr\v] aux ,dli5s non seulem5t les lm5ts de la gomtrie mais encore la clef des h>monies de la cration expliques p> l'en*anem5t des =mes et des nombres4 ,le plan de t\s les gr&s temples allgoriques de l'antiquit se retr\ve dans cette multiplication1 du cube p> la croix d'abord aut\r de laquelle on peut dcrire un c]cle1 puis la croix cubique qui peut se m\voir dans un globe4 ,t\tes ces notions qu'une figure f]a mieux compr5dre1 ont t cons]ves jusqu' nos j\rs dans les initiations maonniques1 et ju/ifi5t p>faitem5t le nom donn aux associations mod]nes1 c> elles sont aussi les pr9cipes fondam5taux de l'ar*itecture et de la sci5ce du btim5t4 ,les ,dli5s avai5t cru rs\dre la "q gomtrique en dim9uant de moiti leur multiplication1 mais ils avai5t encore tr\v huit fois le volume de leur pi]re cubique4 ,on peut du re/e1 augm5t] plaisir le nombre de leurs essais3 c> cette hi/oire n'e/ peut-tre autre *ose qu'un problme propos p> ,platon lui-mme ses disciples4 ,s'il faut admettre comme un fait la rponse de l'oracle1 n\s y tr\v]ons un s5s plus t5du encore1 c> d\bl] la pi]re cubique c'e/ faire sortir le b9aire de l'unit1 la =me de l'ide1 l'action de la p5se4 ,c'e/ ralis] dans le monde l'exactitude des ma?matiques #abg t]nelles1 c'e/ tablir la politique sur la base des sci5ces exactes1 c'e/ con=m] le dogme religieux la philosophie des nombres4 ,platon a mo9s de pr(ondeur mais plus d'loqu5ce que ,py?agore4 ,il essaye de concili] la philosophie des raisonneurs avec les dogmes immuables des voyants2 il ne veut pas vulg>is]1 il veut recon/itu] la sci5ce4 ,aussi sa philosophie devait-elle f\rnir plus t>d au *ri/ianisme naissant des ?ories t\tes prtes et des dogmes vivifi]4 ,t\tefois1 bi5 qu'il fondt ses ?ormes sur les ma?matiques1 ,platon1 abondant en =mes h>monieuses et prodigue de m]veilleuses hypo?ses1 fut plus pote que gomtre4 ,un gnie exclusivem5t calculateur1 ,ari/ote1 devait t\t remettre en "q dans les coles1 et t\t s\mettre aux preuves des volutions numrales et de la logique des calculs4 ,ari/ote1 excluant la foi platonici5ne1 veut t\t pr\v] et t\t r5f]m] dans ses catgories2 il traduit le t]naire en syllogisme et le b9aire en en?ymme4 ,la *ane des tres p\r lui devi5t un sorite4 ,il veut t\t ab/raire1 t\t raisonn]2 l'tre mme devi5t p\r lui une ab/raction p]due dans les hypo?ses de l'ontologie4 ,platon inspir]a les ,pres de l'glise1 ,ari/ote s]a le matre des scola/iques du moy5 ge1 et ,dieu sait combi5 s'amass]ont de tnbres aut\r de cette logique qui ne croit ri5 et qui prt5d t\t expliqu]4 ,une seconde ,babel se prp>e1 et la confusion des langues n'e/ pas lo94 ,l'tre e/ l'tre1 la raison de l'tre e/ dans l'tre4 ,dans le pr9cipe e/ le ,v]be et le ,v]be 7logos888887 e/ la logique =mule en p>ole1 la raison p>le2 le ,v]be e/ en ,dieu et le ,v]be e/ ,dieu mme manife/ l'intellig5ce4 ,voil ce qui e/ #abh au-dessus de t\tes les philosophies4 ,voil ce qu'il faut croire s\s pe9e de ne jamais ri5 savoir et de retomb] dans le d\te absurde de ,pyrrhon4 ,le sac]doce g>di5 de la foi repose t\t enti] sur cette base de la sci5ce1 et c'e/ dans son enseignem5t qu'il faut salu] le pr9cipe div9 du ,v]be t]nel4 ,,*apitre ,,ii ,,le ,,my/icisme4 ,,sommaire4--,orig9e et effets du my/icisme4--,il matrialise les signes s\s prtexte de spiritualis] la matire4--,il se concilie avec t\s les vices2 il p]scute les sages2 il e/ contagieux4--,app>itions1 prodiges inf]naux4--,fanatisme des sectaires4--,magie noire l'aide des mots et des signes inconnus4--,phnomnes des maladies hy/riques4--,?orie des halluc9ations4 ,la lgitimit de droit div9 app>ti5t tellem5t au sac]doce que sans elle le vrai sac]doce n'exi/e pas4 ,l'initiation et la conscration ont une vritable hrdit4 ,a9si le sanctuaire e/ inviolable p\r les pr(anes et ne peut tre envahi p> les sectaires4 ,a9si les lumires de la rvlation div9e se di/ribu5t avec une suprme raison1 p>ce qu'elles desc5d5t avec ordre et h>monie4 ,dieu n'claire pas le monde avec des mtores et des f\dres1 mais il fait gravit] paisiblem5t les univ]s *acun aut\r de son soleil4 ,illu/ration3 ,,symboles ,,typhoni5s ,types ,egypti5s de la ,cotie et de la ,ncromancie4 ,cette h>monie t\rm5te c]ta9es mes impati5tes du devoir1 et #abi vi5n5t des hommes qui ne p\vant =c] la rvlation s'accord] avec leurs vices1 se pos5t en r=mateurs de la morale4 ,si ,dieu a p>l1 dis5t-ils1 comme ,r\sseau1 p\rquoi n'en ai-je ri5 ent5du8--,bi5tt ils aj\t5t3 ,il a p>l1 mais c'e/ moi2 ils l'ont rv1 et ils f9iss5t p> le croire4 ,a9si comm5c5t les sectaires1 ces fauteurs d'an>*ie religieuse que n\s ne v\drions pas voir livr] aux flammes1 mais qu'il faudrait enf]m] comme des f\s contagieux4 ,a9si se =mr5t les coles my/iques pr(anatrices de la sci5ce4 ,n\s avons vu p> quels procds les fakirs de l',inde arrivai5t p> des r?ismes n]veux et des conge/ions crbrales ce qu'ils appelai5t la lumire incre4 ,l',egypte eut aussi ses sorci]s et ses en*anteurs1 et la ,!ssalie en ,grce fut ple9e de conjurations et de malfices4 ,se mettre directem5t en rapport avec les dmons et les dieux1 c'e/ supprim] le sac]doce1 c'e/ r5v]s] la base du trne2 l'in/9ct an>*ique des prt5dus illum9s le savait bi54 ,aussi e/-ce p> l'attrait de la lic5ce qu'ils esprai5t recrut] des disciples1 et ils donnai5t d'avance l'absolution t\s les sc&ales des moeurs1 se cont5tant de la rigidit dans la rvolte et de l'n]gie dans la prote/ation contre la lgitimit sac]dotale4 ,les bac*antes qui d*irr5t ,orphe se croyai5t inspires d'un dieu1 et sacrifir5t le gr& hirophante leur ivresse div9ise4 ,les orgies de ,bac*us tai5t des excitations my/iques1 et t\j\rs les sectaires de la folie procdr5t p> m\vem5ts drgls1 excitations frntiques et dgtantes convulsions2 depuis les prtres effm9s de ,bac*us jusqu'aux gno/iques2 depuis les d]vi*es t\rneurs jusqu'aux pileptiques #acj de la tombe du diacre ,pris1 le c>actre de l'exaltation sup]/itieuse et fanatique e/ t\j\rs le mme4 ,c'e/ t\j\rs s\s prtexte d'pur] le dogme1 c'e/ au nom d'un spiritualisme outr que les my/iques de t\s les temps ont matrialis les signes du culte4 ,il en e/ de mme des pr(anateurs de la sci5ce des mages1 c> la haute magie1 ne l'oublions pas1 c'e/ l'art sac]dotal primitif4 ,elle rpr\ve t\t ce qui se fait en dehors de la hir>*ie lgitime et applaudit non pas au supplice1 mais la condamnation des sectaires et des sorci]s4 ,n\s rappro*ons desse9 ces deux qualifications1 t\s les sectaires ont t des vocateurs d'esprits et de fantmes qu'ils donnai5t au monde p\r des dieux2 ils se flattai5t t\s d'opr] des miracles l'appui de leurs m5songes4 ,a ces titres donc ils tai5t t\s des gti5s1 c'e/--dire de vritables oprateurs de magie noire4 ,l'an>*ie tant le po9t de d"p et le c>actre di/9ctif du my/icisme dissid5t1 la concorde religieuse e/ impossible entre sectaires1 mais ils s'ent5d5t m]veille sur un po9t3 c'e/ la ha9e de l'autorit hir>*ique et lgitime4 ,en cela donc consi/e rellem5t leur religion1 puisque c'e/ le seul li5 qui les ratta*e les uns aux autres4 ,c'e/ t\j\rs le crime de ,*am2 c'e/ le mpris du pr9cipe de la famille1 et l'outrage inflig au pre1 dont t\s les dissid5ts proclam5t hautem5t l'ivresse1 dont ils dc\vr5t avec des rires sacrilges la nudit et le sommeil4 ,les my/iques an>*i/es confond5t t\s la lumire1 intellectuelle avec la lumire a/rale2 ils ador5t le s]p5t au #aca lieu de rvr] la sagesse obissante et pure qui lui met le pi$ sur la tte4 ,aussi s'enivr5t-ils de v]tiges et ne t>d5t-ils pas tomb] dans l'abme de la folie4 ,les f\s sont t\s des visionnaires et s\v5t ils peuv5t se croire des ?aumaturges1 c> l'halluc9ation tant contagieuse1 il se passe s\v5t ou il semble se pass] aut\r des f\s des *oses inexplicables4 ,d'ailleurs les phnomnes de la lumire a/rale attire ou projete avec excs1 sont eux-mmes de nature dconc]t] les demi-savants4 ,en s'accumulant dans les corps1 elle leur donne1 p> la di/5sion viol5te des molcules1 une telle la/icit1 que les os peuv5t se tordre1 les muscles s'allong] outre mesure4 ,il se =me des t\rbillons et comme des trombes de cette lumire1 qui s\lv5t les corps les plus pesants et peuv5t les s\t5ir en l'air p5dant un temps proportionnel la =ce de projection4 ,les malades se s5t5t alors comme prts d'clat]1 et sollicit5t des sec\rs p> compression et p]cussion4 ,les c\ps les plus viol5ts et la compression la plus =te tant alors quilibrs p> la t5sion fluidique1 ne font ni contusions ni blessures1 et s\lag5t le pati5t au lieu de l't\ff]4 ,les f\s pr5n5t les mdec9s en horreur et les my/iques halluc9s dte/5t les sages1 ils les fui5t d'abord1 ils les p]scut5t ensuite fatalem5t et malgr eux2 s'ils sont d\x et indulg5ts1 c'e/ p\r les vices2 la raison s\mise l'autorit les tr\ve implacables3 les sectaires en app>5ce les plus d\x sont pris de fureur et de ha9e1 lorsqu'on leur p>le de s\mission et de hir>*ie4 ,t\j\rs les hrsies ont occasionn des tr\bles4 ,si un faux prophte ne p]v]tit pas1 il faut qu'il tue4 ,ils rclam5t gr&s cris la tolrance p\r eux1 mais ils se g>d5t bi5 d'en faire usage env]s les autres4 ,les #acb prote/ants dclamai5t contre les b*]s de ,rome l'poque mme o ,jean ,calv91 de son autorit prive1 faisait brl] ,mi*el ,s]vet4 ,ce sont les crimes des donati/es1 des circoncellions et de tant d'autres qui ont =c les pr9ces ca?oliques svir1 et l'glise mme leur ab&onn] les c\pables4 ,ne dirait-on pas ent5dre les gmissem5ts de l'irrligion que les vaudois1 les albigeois et les hussites tai5t des agneaux8 tai5t-ce des innoc5ts que ces sombres purita9s d'cosse et d',anglet]re qui t5ai5t le poign>d d'une ma9 et la ,bible de l'autre en pr*ant l'ext]m9ation des ca?oliques8 ,une seule glise au milieu de tant de reprsailles et d'horreurs t\j\rs pos et ma9t5u en pr9cipe son horreur du sang3 c'e/ l'glise hir>*ique et lgitime4 ,l'glise1 en admettant la possibilit et l'exi/5ce des miracles diaboliques1 reconnat l'exi/5ce d'une =ce naturelle dont on peut se s]vir1 soit p\r le bi51 soit p\r le mal4 ,aussi a-t-elle sagem5t dcid que si la sa9tet de la doctr9e peut lgitim] le miracle1 le miracle seul ne peut jamais autoris] les n\veauts de la doctr9e4 ,dire que ,dieu1 dont les lois sont p>faites et ne se dm5t5t jamais1 se s]t d'un moy5 naturel p\r opr] les *oses qui n\s sembl5t surnaturelles1 c'e/ affirm] la raison suprme et le p\voir immuable de ,dieu1 c'e/ agr&ir l'ide que n\s avons de sa provid5ce2 ce n'e/ po9t ni] son int]v5tion dans les m]veilles qui s'opr5t en faveur de la vrit1 que les ca?oliques s9cres le compr5n5t bi54 ,les faux miracles occasionns p> les conge/ions a/rales ont #acc t\j\rs une t5dance an>*ique et immorale1 p>ce que le dsordre appelle le dsordre4 ,aussi les dieux et les gnies des sectaires sont-ils avides de sang et promett5t-ils ord9airem5t leur protection au prix du meurtre4 ,les idoltres de la ,syrie et de la ,jude se faisai5t des oracles avec des ttes d'enfants qu'ils arra*ai5t violemm5t du corps de ces pauvres petites cratures4 ,ils faisai5t s*] ces ttes1 et aprs leur avoir mis s\s la langue une lame d'or avec des c>actres inconnus1 ils les plaai5t dans des creux pratiqus dans la muraille1 leur faisai5t un corps de plantes magiques environnes de b&elettes1 allumai5t une lampe devant ces affreuses idoles1 leur (frai5t de l'enc5s et v5ai5t religieusem5t les consult]2 ils croyai5t ent5dre p>l] cette tte dont les d]ni]s cris d'angoisse avai5t sans d\te branl leur imag9ation4 ,d'ailleurs n\s avons dit que le sang attire les l>ves4 ,dans les sacrifices inf]naux1 les anci5s creusai5t une fosse et la remplissai5t de sang tide et fumant2 ils voyai5t alors ramp]1 mont]1 desc5dre1 acc\rir du creux de la t]re1 de t\tes les pr(ondeurs de la nuit1 des ombres dbiles et ples4 ,ils traai5t avec la po9te de l'pe sanglante le c]cle des vocations1 allumai5t des feux de lauri]1 d'aulne et de cyprs sur des autels c\ronns d'asphodle et de v]ve9e1 la nuit alors semblait dev5ir plus froide et plus sombre1 la lune se ca*ait s\s les nuages1 et l'on ent5dait le faible frlem5t des fantmes qui se pressai5t aut\r du c]cle p5dant que les *i5s hurlai5t lam5tablem5t dans t\te la campagne4 ,p\r t\t p\voir1 il faut t\t os]1 tel tait le pr9cipe des #acd en*antem5ts et de leurs horreurs4 ,les faux magici5s se liai5t p> le crime1 et ils se croyai5t capables de faire peur aux autres qu& ils tai5t p>v5us s'p\vant] eux-mmes4 ,les rites de la magie noire sont re/s horribles comme les cultes impies qu'elle avait produits1 soit dans les associations de malfaiteurs conspirant contre les civilisations antiques1 soit *ez les peuplades b>b>es4 ,c'e/ t\j\rs le mme am\r des tnbres1 ce sont t\j\rs les mmes pr(anations1 les mmes prescriptions sanglantes4 ,la magie an>*ique e/ le culte de mort4 ,le sorci] s'ab&onne la fatalit1 il abjure sa raison1 il r5once l'esprance de l'immortalit et il immole des enfants4 ,il r5once au m>iage honnte et fait voeu de dbau*e /rile4 ,a ces conditions il j\it de la plnitude de sa folie1 il s'enivre de sa m*ancet au po9t de la croire t\te-puissante1 et trans=mant en ralit ses halluc9ations1 il se croit matre d'voqu] son gr t\te la tombe et t\t l'enf]4 ,les mots b>b>es et les signes inconnus ou mme absolum5t insignifiants sont les meilleurs en magie noire4 ,on s'halluc9e mieux avec des pratiques ridicules et des vocations imbciles que p> des rites ou des =mules capables de t5ir l'intellig5ce en veil4 ,m4 ,du ,potet affirme avoir exprim5t la puissance de c]ta9s signes sur les crisiaques1 et les signes qu'il trace de sa ma9 dans son livre occulte1 avec prcaution et my/re1 sont analogues1 s9on absolum5t semblables1 aux prt5dues signatures diaboliques qui se tr\v5t dans les anci5nes ditions du gr& grimoire4 ,les mmes causes doiv5t produire t\j\rs les mmes effets1 et il n'y a ri5 de n\veau s\s la lune des sorci]s1 non plus que s\s le soleil des sages4 #ace ,l'tat d'halluc9ation p]man5t e/ une mort ou une abdication de la consci5ce2 on e/ alors livr t\s les has>ds de la fatalit des rves4 ,*aque s\v5ir apporte son reflet1 *aque mauvais dsir cre une image1 *aque remords enfante un cau*em>4 ,la vie devi5t celle d'un animal1 mais d'un animal ombrageux et t\rm5t4 ,on n'a plus consci5ce ni de la morale ni du temps4 ,les ralits n'exi/5t plus1 t\t danse dans le t\rbillon des =mes les plus ins5ses4 ,une heure semble p>fois dur] des sicles2 des annes peuv5t pass] avec la rapidit d'une heure4 ,notre c]veau1 t\t phosphoresc5t de lumire a/rale1 e/ ple9 de reflets et de figures sans nombre4 ,qu& n\s f]mons les yeux1 il n\s semble s\v5t qu'un panorama tantt brillant1 tantt sombre et t]rible1 se dr\le s\s notre paupire4 ,un malade atte9t de la fivre f]me pe9e les yeux p5dant la nuit1 qu'il e/ bl\i s\v5t p> une insupportable cl>t4 ,notre sy/me n]veux1 qui e/ un app>eil lectrique complet1 conc5tre la lumire dans le c]veau1 qui e/ le ple ngatif de l'app>eil1 ou la projette p> les extrmits qui sont les po9tes de/9es remettre en circulation notre fluide vital4 ,qu& le c]veau attire violemm5t une srie d'images analogues une passion qui a rompu l'quilibre de la ma*9e1 l'*ange de lumire ne se fait plus1 la respiration a/rale s'arrte et la lumire dvoye se coagule en quelque sorte dans le c]veau4 ,aussi les halluc9s ont-ils les s5sations les plus fausses et les plus p]v]ses4 ,il en e/ qui tr\v5t de la j\issance se dc\p] la peau en lanires et s'cor*] l5tem5t1 d'autres #acf mang5t et sav\r5t les sub/ances les mo9s faites p\r s]vir de n\rriture4 ,m4 le docteur ,bri]re de ,boismont1 dans son savant ,trait des halluc9ations #h1 a rassembl plusieurs sries d'obs]vations excessivem5t curieuses2 t\s les excs de la vie1 soit en bi5 mal compris1 soit en mal non combattu1 peuv5t exalt] le c]veau et y produire des /agnations de lumire4 ,l'ambition excessive1 les prt5tions orgueilleuses la sa9tet1 une cont95ce ple9e de scrupules et de dsirs1 des passions honteuses satisfaites malgr les av]tissem5ts rxrs du remords3 t\t cela conduit l'van\issem5t de la raison1 l'extase morbide1 l'hy/rie1 aux visions1 la folie4 ,un homme n'e/ pas f\1 rem>que le savant docteur1 p>ce qu'il a des visions1 mais p>ce qu'il croit plus ses visions qu'au s5s commun4 ,c'e/ donc l'obissance et l'autorit seules qui peuv5t sauv] les my/iques2 s'ils ont en eux-mmes une confiance ob/9e1 il n'y a plus de remde1 ils sont dj les excommunis de la raison et de la foi3 ce sont les alins de la *>it univ]selle4 ,ils se croi5t plus sages que la socit2 ils croi5t =m] une religion1 et ils sont seuls2 ils p5s5t avoir drob p\r leur usage p]sonnel les clefs secrtes de la vie1 et leur intellig5ce e/ dj tombe dans la mort4 ,note #h3 ,bri]re de ,boismont1 ,des halluc9ations1 ou hi/oire raisonne des app>itions1 des visions1 des songes1 de l'extase1 du magntisme et du somnambulisme1 #b;e dition1 #aheb1 l vol4 9-#h4 #acg ,,*apitre ,,iii4 ,,initiations ,,et ,,preuves4 ,,sommaire4--,la doctr9e secrte de ,platon4--,?osophie et ?urgie4--,l'antre de ,trophonius4--,orig9es des fables de l',a*ron et du ,tn>e4--,le tableau symbolique de ,cbs4--,les doctr9es ultra-monda9es du ,phdon4--,la spulture des morts4--,sacrifices p\r apais] les mnes4 ,ce que les adeptes nomm5t le gr& oeuvre n'e/ pas seulem5t la transmutation des mtaux1 c'e/ aussi et surt\t la mdec9e univ]selle1 c'e/--dire le remde t\s les maux1 y compris la mort4 ,l'oeuvre qui cre la mdec9e univ]selle1 c'e/ la rgnration morale de l'homme4 ,c'e/ cette seconde naissance dont p>lait le ,sauveur au docteur de la loi1 ,nikodmos1 qui ne le compr5ait pas1 et ,jsus lui disait3 ,quoi1 v\s tes matre en ,isral et v\s ignorez ce my/re6 comme s'il v\lait lui faire ent5dre qu'il s'agissait des pr9cipes fondam5taux de la sci5ce religieuse1 et qu'il n'tait pas p]mis un matre de les ignor]4 ,le gr& my/re de la vie et de ses preuves e/ reprs5t dans la sphre cle/e et dans le cycle de l'anne4 ,les quatre =mes du sph9x correspond5t aux quatre lm5ts et aux quatre saisons4 ,les figures symboliques du b\cli] d',a*ille1 dans ,homre1 ont une signification analogue celle des d\ze travaux d',h]cule4 ,a*ille doit m\rir comme ,h]cule1 aprs avoir va9cu les lm5ts et combattu contre les dieux4 ,h]cule1 victorieux de #ach t\s les vices figurs p> les mon/res qu'il doit combattre1 succombe un in/ant au plus dang]eux de t\s1 l'am\r2 mais il arra*e enf9 de sa poitr9e1 avec des lambeaux de sa *air1 la tunique brlante de ,djanire2 il la laisse c\pable et va9cue2 il meure affran*i et immortel4 ,t\t homme qui p5se e/ un ,o$ipe appel dev9] l'nigme du sph9x ou m\rir4 ,t\t initi doit tre un ,h]cule accomplissant le cycle d'une gr&e anne de travaux et mritant1 p> les sacrifices du coeur et de la vie1 les triomphes de l'apo?ose4 ,orphe n'e/ roi de la lyre et des sacrifices qu'aprs avoir t\r t\r conquis et su p]dre ,eurydice4 ,omphale et ,djanire sont jal\ses d',h]cule3 l'une veut l'avilir1 l'autre cde aux conseils d'une l*e rivale qui la p\sse empoisonn] le librateur du monde2 mais elle va le gurir d'un empoisonnem5t bi5 autrem5t fune/e1 celui de son indigne am\r4 ,la flamme du b*] va purifi] ce coeur trop faible2 ,h]cule expire dans t\te sa =ce et peut s'asseoir victorieux prs du trne de ,jupit]6 ,jacob1 avant d'tre le gr& patri>*e d',isral1 avait combattu p5dant t\te une longue nuit contre un ange4 ,l',,preuve1 tel e/ le gr& mot de la vie3 la vie e/ un s]p5t qui s'enfante et se dvore sans cesse2 il faut *app] ses tre9tes et lui mettre le pi$ sur la tte4 ,h]ms1 en le multipliant1 l'oppose lui-mme1 et dans un quilibre t]nel il en fait le talisman de son p\voir et la gloire de son caduce4 ,les gr&es preuves de ,memphis et d'leusis avai5t p\r b de =m] des rois et des prtres1 en confiant la sci5ce des #aci hommes c\rageux et =ts4 ,il fallait1 p\r tre admis ces preuves1 se livr] corps et me au sac]doce et faire l'ab&on de sa vie4 ,on desc5dait alors dans des s\t]ra9s obscurs o il fallait trav]s] t\r t\r des b*]s allums1 des c\rants d'eau pr(onde et rapide1 des ponts mobiles jets sur des abmes1 et cela sans laiss] te9dre et s'*app] une lampe qu'on t5ait la ma94 ,celui qui *ancelait ou qui avait peur ne devait jamais revoir la lumire2 celui qui fran*issait avec intrpidit t\s les ob/acles tait reu p>mi les my/es1 c'e/--dire qu'on l'initiait aux petits my/res4 ,mais il re/ait pr\v] sa fidlit et son sil5ce1 et ce n'tait qu'au b\t de plusieurs annes qu'il dev5ait popte1 titre qui correspond celui d'adepte4 ,la philosophie1 rivale du sac]doce1 imita ces pratiques et s\mit ses disciples des preuves4 ,py?agore exigeait le sil5ce et l'ab/95ce p5dant c9q ans3 ,platon n'admettait dans son cole que des gomtres et des musici5s1 il rs]vait d'ailleurs une p>tie de son enseignem5t p\r les initis et sa philosophie avait ses my/res4 ,c'e/ a9si qu'il fait crer le monde p> les dmons1 et qu'il fait sortir t\s les animaux de l'homme4 ,les dmons de ,platon ne sont autres que les lom de ,mose1 c'e/--dire les =ces p> le conc\rs et l'h>monie desquelles le pr9cipe suprme a cr4 ,en disant que les animaux sort5t de l'homme1 il veut dire que les animaux sont l'analyse de la =me vivante dont l'homme e/ la syn?se4 ,c'e/ ,platon qui le premi] a proclam la div9it du v]be1 c'e/--dire de la p>ole1 et ce v]be crateur1 il semble en press5tir l'inc>nation pro*a9e sur la t]re2 il annonce les s\ffrances et le supplice du ju/e p>fait1 rpr\v p> l'iniquit du monde4 #adj ,cette philosophie sublime du v]be app>ti5t la pure kabbale1 et ,platon ne l'a po9t inv5te4 ,il ne le ca*e pas d'ailleurs et dcl>e hautem5t qu'en aucune sci5ce il ne faut jamais recevoir que ce qui s'accorde avec les vrits t]nelles et avec les oracles de ,dieu4 ,daci]1 qui n\s empruntons cette citation1 aj\te que1 p> ces vrits t]nelles1 ,platon ent5d une anci5ne tradition1 qu'il prt5d que les premi]s hommes avai5t reue de ,dieu et qu'ils avai5t transmise leurs desc5dants4 ,c]tes1 mo9s de nomm] positivem5t la kabbale1 on ne saurait tre plus clair4 ,c'e/ la df9ition au lieu du nom3 c'e/ quelque *ose de plus prcis en quelque manire que le nom mme4 ,ce ne sont pas les livres1 dit encore ,platon1 qui donn5t ces hautes connaissances2 il faut les puis] en soi-mme p> une pr(onde mditation et *]*] le feu sacr dans sa propre s\rce4444 ,c'e/ p\rquoi je n'ai jamais ri5 crit de ces rvlations et je n'en p>l]ai jamais4 ,t\t homme qui entrepr5dra de les r5dre vulgaires ne l'entrepr5dra jamais qu'inutilem5t1 et t\t le fruit qu'il tir]a de son travail1 c'e/ qu'except un petit nombre d'hommes qui ,dieu a donn assez d'intellig5ce p\r voir en eux-mmes ces vrits cle/es1 il donn]a aux uns du mpris p\r elles1 et remplira les autres d'une va9e et tmraire confiance1 comme s'ils savai5t des *oses m]veilleuses qu'ils ne sav5t p\rtant pas#i4 ,note #i3 ,daci]1 la ,doctr9e de ,platon 7,biblio?que des anci5s philosophes71 t4 ,,iii1 p4 #ha4 #ada ,il crit ,d5ys le ,jeune3 ,il faut que je dcl>e ,ar*dmus ce qui e/ beauc\p plus prcieux et plus div9 et ce que v\s avez gr&e envie de savoir1 puisque v\s me l'avez envoy exprs2 c>1 selon ce qu'il m'a dit1 v\s ne croyez pas que je v\s aie suffisamm5t expliqu ce que je p5se sur la nature du premi] pr9cipe2 il faut v\s l'crire p> nigmes1 af9 que si ma lettre e/ int]cepte sur t]re ou sur m]1 celui qui la lira n'y puisse ri5 compr5dre4 ,t\tes *oses sont aut\r de leur roi1 elles sont cause de lui1 et il e/ seul la cause des bonnes *oses2 second p\r les secondes et troisime p\r les troisimes #aj4 ,note #aj3 ,daci]1 loco citato4t4 ,,iii1 p4 #aid4 ,il y a dans ce peu de p>oles un rsum complet de la ?ologie des sphirots4 ,le roi1 c'e/ ,ensoph1 l'tre suprme et absolu4 ,t\t rayonne de ce c5tre qui e/ p>t\t1 mais que n\s concevons surt\t de trois manires et dans trois sphres diffr5tes4 ,dans le monde div91 qui e/ celui de la premire cause1 il e/ unique et premi]4 ,dans le monde de la sci5ce qui e/ celui des causes secondes1 l'influ5ce du premi] pr9cipe se fait s5tir1 mais on ne le conoit plus que comme la premire des causes secondes2 il s'y manife/e p> le b9aire1 c'e/ le pr9cipe crateur passif4 ,enf91 dans le troisime monde1 qui e/ celui des =mes1 il se rvle comme la =me p>faite1 le v]be inc>n1 la beaut et la bont suprmes1 la p]fection cre2 il e/ donc la fois le premi]1 le second et le troisime1 #adb puisqu'il e/ t\t en t\t1 le c5tre et la cause de t\t4 ,n'admirons po9t ici le gnie de ,platon1 reconnaissons seulem5t la sci5ce exacte de l'initi4 ,qu'on ne n\s dise plus que notre gr& aptre sa9t ,jean a emprunt la philosophie de ,platon le db de son vangile4 ,c'e/ ,platon1 au contraire1 qui avait puis aux mmes s\rces que sa9t ,jean2 mais il n'avait pas reu l'esprit qui vivifie4 ,la philosophie du plus gr& des rvlateurs huma9s p\vait aspir] au v]be fait homme3 l'vangile seul p\vait le donn] au monde4 ,la kabbale enseigne aux ,grecs p> ,platon prit plus t>d le nom de ?osophie et embrassa dans la suite le dogme magique t\t enti]4 ,ce fut cet ensemble de doctr9e occulte que se ratta*r5t successivem5t t\tes les dc\v]tes des *]*eurs4 ,on v\lut pass] de la ?orie la pratique et ralis] la p>ole p> les oeuvres2 les dang]euses expri5ces de la div9ation apprir5t la sci5ce comm5t on peut se pass] du sac]doce1 le sanctuaire tait trahi et des hommes sans mission osai5t faire p>l] les dieux4 ,c'e/ p\r cela que la ?urgie p>tagea les ana?mes de la magie noire et fut s\ponne d'en imit] les crimes1 p>ce qu'elle ne p\vait se df5dre d'en p>tag] l'impit4 ,on ne s\lve pas impunm5t le voile d',isis1 et la curiosit e/ un blasphme contre la foi1 lorsqu'il s'agit des *oses div9es4 ,heureux ceux qui croiront sans avoir vu1 n\s a dit le gr& rvlateur4 ,les expri5ces de la ?urgie et de la ncromancie sont t\j\rs fune/es ceux qui s'y ab&onn5t4 ,lorsqu'on a une fois mis le pi$ sur le seuil de l'autre monde1 il faut m\rir et presque #adc t\j\rs d'une manire trange et t]rible4 ,le v]tige comm5ce1 la catalepsie et la folie a*v5t4 ,il e/ c]ta9 qu'en prs5ce de c]ta9es p]sonnes et aprs une srie d'actes enivrants1 une p]turbation se fait dans l'atmosphre1 les bois]ies craqu5t1 les portes trembl5t et gmiss5t4 ,des signes biz>res et quelquefois sanglants sembl5t s'imprim] d'eux-mmes sur du p>*em9 vi]ge ou sur des l+es4 ,ces signes sont t\j\rs les mmes et les magi/es les classifi5t s\s le nom d'critures diaboliques4 ,la seule vue de ces c>actres fait retomb] les crisiaques en convulsion ou en extase2 ils croi5t alors voir les esprits1 et ,satan1 c'e/--dire le gnie de l'erreur1 se transfigure p\r eux en ange de lumire4 ,ces prt5dus esprits dem&5t p\r se montr] des excitations sympa?iques produites p> le rappro*em5t des sexes1 il faut mettre les ma9s dans les ma9s1 les pi$s sur les pi$s1 il faut se s\ffl] au visage1 et s\v5t suiv5t des extases obscnes4 ,les initis se passionn5t p\r ce g5re d'ivresse1 ils se croi5t les lus de ,dieu et les int]prtes du ciel1 ils trait5t de fanatisme l'obissance la hir>*ie4 ,ce sont les successeurs de la race canique de l',inde4 ,ce sont des hat*i*ims et des faquirs4 ,les av]tissem5ts ne les clair]ont pas et ils priront p>ce qu'ils ont v\lu prir4 ,les prtres de la ,grce1 p\r gurir de semblables malades1 employai5t une sorte d'homoeopa?ie2 ils les t]rifiai5t en exagrant le mal mme dans une seule crise et les faisai5t dormir dans la cav]ne de ,trophonius4 ,on se prp>ait ce sommeil p> des jenes1 des lu/rations et des veilles1 puis on desc5dait dans le s\t]ra9 et on y tait laiss et enf]m #add sans lumire4 ,des gaz enivrants1 assez semblables ceux de la grotte du ,*i5 qu'on voit prs de ,naples1 s'exhalai5t dans cette cav]ne et ne t>dai5t pas t]rass] le visionnaire2 il avait alors d'p\vantables rves causs p> un comm5cem5t d'asphyxie2 on v5ait temps le sec\rir et on l'emportait t\t palpitant1 t\t ple et les *eveux hrisss sur un trpi$ o il prophtisait avant de s'veill] entirem5t4 ,ces sortes d'preuves causai5t un tel branlem5t dans le sy/me n]veux1 que les crisiaques ne s'en s\v5ai5t pas sans frissonn] et n'osai5t plus jamais p>l] d'vocations et de fantmes4 ,il en e/ qui depuis ne pur5t jamais s'gay] ni s\rire2 et l'impression gnrale tait si tri/e1 qu'elle passa en prov]be et qu'on disait d'une p]sonne dont le front ne se dridait pas3 ,elle a dormi dans la cav]ne de ,trophonius4 ,ce n'e/ pas dans les livres des philosophes1 c'e/ dans le symbolisme religieux des anci5s qu'il faut *]*] les traces de la sci5ce et en retr\v] les my/res4 ,les prtres d'gypte connaissai5t mieux que n\s les lois du m\vem5t et de la vie4 ,ils savai5t tempr] ou aff]mir l'action p> la raction1 et prvoyai5t facilem5t la ralisation des effets dont ils avai5t pos la cause4 ,les colonnes de ,se?1 d',h]ms1 de ,salomon1 d',h]cule ont symbolis dans les traditions magiques cette loi univ]selle de l'quilibre2 et la sci5ce de l'quilibre avait conduit les initis celle de la gravitation univ]selle aut\r des c5tres de vie1 de *aleur et de lumire4 ,aussi dans les cal5dri]s sacrs des gypti5s dont *aque mois tait1 comme on sait1 plac s\s la protection de trois dcans ou gnies de dix #ade j\rs1 le premi] dc du signe du lion e/-il reprs5t p> une tte huma9e sept rayons avec une gr&e queue de scorpion et le signe du ,sagittaire s\s le m5ton4 ,au-dess\s de cette tte e/ le nom de ,,iao2 on appelait cette figure khn\bis1 mot gypti5 qui signifie or et lumire4 ,?als et ,py?agore apprir5t dans les sanctuaires de l'gypte que la t]re t\rne aut\r du soleil1 mais ils ne *]*r5t pas rp&re cette connaissance1 p>ce qu'il et fallu rvl] p\r cela un des gr&s secrets du temple1 la d\ble loi d'attraction et de rayonnem5t de fixit et de m\vem5t qui e/ le pr9cipe de la cration et la cause p]ptuelle de la vie4 ,aussi l'criva9 *rti51 ,lactance1 qui avait ent5du p>l] de cette tradition magique et de l'effet sans la cause1 se moque-t-il =t de ces ?urgi/es rveurs qui font t\rn] la t]re et n\s donn5t des antipodes1 lesquels1 suivant lui1 devai5t avoir1 p5dant que n\s m>*]ions la tte haute1 les pi$s en haut et la tte en bas4 ,d'ailleurs1 aj\te navem5t ,lactance avec t\te la logique des ignorants et des enfants1 de p>eils hommes ne ti5drai5t pas t]re et tomb]ai5t la tte la premire dans le ciel infrieur4 ,a9si raisonnai5t les philosophes p5dant que les prtres1 sans leur rpondre et sans s\rire mme de leurs erreurs1 crivai5t en hiroglyphes crateurs de t\s les dogmes et de t\tes les posies1 les secrets de la vrit4 ,dans leur description allgorique des enf]s1 les hirophantes grecs avai5t ca* les gr&s secrets de la magie4 ,on y tr\ve quatre fleuves1 comme dans le p>adis t]re/re1 plus un c9quime qui s]p5te sept fois entre les autres4 ,un fleuve de d\leurs et de gmissem5ts1 le ,cocyte1 et un fleuve d'oubli1 le #adf ,l?1 puis un fleuve d'eau rapide1 irrsi/ible1 qui entrane t\t et qui r\le en s5s contraire avec un fleuve de feu4 ,ces deux fleuves my/rieux1 l',a*ron et le ,phlgton1 dont l'eau reprs5te le fluide ngatif et l'autre le fluide positif1 t\rn5t t]nellem5t l'un dans l'autre4 ,le ,phlgton *auffe et fait fum] les eaux froides et noires de l',a*ron et l',a*ron c\vre d'paisses vapeurs les flammes liquides du ,phlgton4 ,de ces vapeurs sort5t p> milli]s des l>ves et des lmures1 images va9es des corps qui ont vcu et de ceux qui ne viv5t pas encore2 mais qu'ils ai5t bu ou non au fleuve des d\leurs1 t\s aspir5t au fleuve d'oubli1 dont l'eau ass\pissante leur r5dra la jeunesse et la paix4 ,les sages seuls ne veul5t pas oubli]1 c> leurs s\v5irs sont dj leur rcomp5se4 ,aussi sont-ils seuls vraim5t immortels1 puisqu'ils ont seuls la consci5ce de leur immortalit4 ,les supplices du ,tn>e sont des pe9tures vraim5t div9es des vices et de leur *tim5t t]nel4 ,la cupidit de ,tantale1 l'ambition de ,sysiphe ne s]ont jamais expies1 c> elles ne peuv5t jamais tre satisfaites4 ,tantale a soif dans l'eau1 ,sysiphe r\le au sommet d'une montagne un pide/al sur lequel il veut s'asseoir et qui retombe t\j\rs sur lui en l'entranant au fond de l'abme4 ,ixion1 l'am\reux sans fre91 qui a v\lu viol] la re9e du ciel1 e/ f\ett p> des furies inf]nales4 ,il n'a p\rtant pas j\i de son crime et n'a pu embrass] qu'un fantme4 ,ce fantme peut-tre a p>u condesc5dre ses fureurs et l'aim]1 mais qu& il mconnat le devoir1 qu& il se satisfait p> le sacrilge1 l'am\r1 c'e/ de la ha9e en fleurs6 #adg ,ce n'e/ pas au del de la tombe1 c'e/ dans la vie mme qu'il faut *]*] les my/res de la mort4 ,le salut ou la rprobation comm5c5t ici-bas et le monde t]re/re a aussi son ciel et son enf]4 ,t\j\rs mme ici-bas la v]tu e/ rcomp5se1 t\j\rs mme ici-bas le vice e/ puni2 et ce qui n\s fait croire p>fois l'impunit des m*ants1 c'e/ que les ri*esses1 ces in/rum5ts du bi5 et du mal1 sembl5t leur tre p>fois donnes au has>d4 ,mais malheur aux hommes inju/es1 lorsqu'ils possd5t la clef d'or1 elle n'ouvre p\r eux que la porte du tombeau et de l'enf]4 ,t\s les vrais initis ont reconnu l'imm5se utilit du travail et de la d\leur4 ,la d\leur1 a dit un pote allem&1 c'e/ le *i5 de ce b]g] inconnu qui mne le tr\peau des hommes4 ,appr5dre s\ffrir1 appr5dre m\rir1 c'e/ la gymna/ique de l't]nit1 c'e/ le noviciat immortel4 ,tel e/ le s5s moral de la div9e comdie de ,dante esquisse dj du temps de ,platon dans le tableau allgorique de ,cbs4 ,ce tableau1 dont la description n\s a t cons]ve et que plusieurs pe9tres du moy5 ge ont refait d'aprs cette description1 e/ un monum5t la fois philosophique et magique4 ,c'e/ une syn?se morale trs complte1 et c'e/ en mme temps la plus audacieuse dmon/ration qui ait t faite du gr& arcane1 de ce secret dont la rvlation b\lev]s]ait la t]re et le ciel4 ,nos lecteurs n'att5d5t pas sans d\te que n\s leur en donnions l'explication4 ,celui qui tr\ve ce my/re compr5d qu'il e/ inexplicable de sa nature1 et qu'il donne la mort ceux qui le surpr5n5t comme celui qui l'a rvl4 ,ce secret e/ la royaut du sage1 c'e/ la c\ronne de l'initi #adh que n\s voyons r$esc5dre va9queur du sommet des preuves dans la belle allgorie de ,cbs4 ,le gr& arcane le r5d matre de l'or et de la lumire qui sont au fond la mme *ose1 il a rsolu le problme de la quadrature du c]cle1 il dirige le m\vem5t p]ptuel1 et il possde la pi]re philosophale4 ,ici les adeptes me compr5dront4 ,il n'y a ni int]ruption dans le travail de la nature ni lacune dans son oeuvre4 ,les h>monies du ciel correspond5t celles de la t]re1 et la vie t]nelle accomplit ses volutions suivant les mmes lois que la vie d'un j\r4 ,dieu a t\t dispos avec poids1 nombre et mesure1 dit la ,bible1 et cette lum9euse doctr9e tait aussi celle de ,platon4 ,dans le ,phdon1 il fait disc\rir ,socrate sur les de/9es de l'me d'une manire t\t fait con=me aux traditions kabbali/iques4 ,les esprits purs p> l'preuve s'affran*iss5t des lois de la pesanteur1 et surt\t de l'atmosphre des l>mes2 les autres y ramp5t dans les tnbres1 et ce sont ceux-l qui app>aiss5t aux hommes faibles ou crim9els4 ,ceux qui se sont affran*is des misres de la vie matrielle ne revi5n5t plus en contempl] les crimes et en p>tag] les erreurs3 c'e/ vraim5t assez d'une fois4 ,le so9 que pr5ai5t les anci5s d'ensevelir les morts prote/ait hautem5t contre la ncromancie1 et t\j\rs ceux-l ont t reg>ds comme des impies qui tr\bl5t le repos de la tombe4 ,rappel] les morts sur la t]re1 ce s]ait les condamn] m\rir deux fois2 et ce qui faisait cra9dre surt\t aux hommes pieux des anci5s cultes de re/] sans spulture aprs leur mort1 c'tait l'apprh5sion que leur cadavre ne ft pr(an p> les ,/ryges et ne s]vt aux en*antem5ts4 ,aprs la mort1 l'me #adi app>ti5t ,dieu1 et le corps la mre commune qui e/ la t]re4 ,malheur ceux qui os5t att5t] ces refuges6 ,qu& on avait tr\bl le sanctuaire de la tombe1 les anci5s (frai5t des sacrifices aux mnes irrits2 et il y avait une sa9te p5se au fond de cet usage4 ,en effet1 s'il tait p]mis un homme d'attir] v]s lui p> une *ane de conjurations les mes qui nag5t dans les tnbres en aspirant v]s la lumire1 celui-l se donn]ait des enfants rtrogrades et po/humes qu'il devrait n\rrir de son sang et de son me4 ,les ncromanci5s sont des enfanteurs de vampires1 ne les plaignons donc pas s'ils meur5t rongs p> les morts6 ,,*apitre ,,iv4 ,,magie ,,du ,,culte ,,public4 ,,sommaire4--,ce que c'e/ que la sup]/ition4--,or?odoxie magique4 --,dissid5ce des pr(anes4--,app>itions et inc>nations des dieux4--,tyrsias et ,cal*as4--,les magici5s d',homre4--,les sibylles et leurs v]s crits sur des feuilles jetes au v5t4--,orig9e de la gomancie et de la c>tomancie4 ,les ides produis5t les =mes et leur t\r les =mes reflt5t et reproduis5t les ides4 ,p\r ce qui e/ des s5tim5ts1 l'association les multiplie dans la runion de ceux qui les p>tag5t1 en sorte que t\s sont lectriss de l'en?\siasme de t\s4 ,c'e/ p\r cela que si tel ou tel homme du peuple en p>ticuli] se trompe aism5t sur le ju/e et sur #aej le beau1 le peuple en masse applaudira t\j\rs ce qui e/ sublime avec un lan non mo9s sublime4 ,ces deux gr&es lois de la nature obs]ves p> les anci5s mages1 leur avai5t fait compr5dre la ncessit d'un culte public1 unique1 obligatoire1 hir>*ique et symbolique comme la religion t\t entire1 spl5dide comme la vrit1 ri*e et v>i comme la nature1 toil comme le ciel1 ple9 de p>fums comme la t]re1 de ce culte enf9 que devait plus t>d con/itu] ,mose1 que ,salomon devait ralis] dans t\tes ses spl5deurs1 et qui1 transfigur encore une fois1 rside auj\rd'hui dans la gr&e mtropole de ,sa9t-,pi]re de ,rome4 ,l'humanit n'a jamais eu rellem5t qu'une religion et qu'un culte4 ,cette lumire univ]selle a eu ses mirages inc]ta9s1 ses reflets trompeurs et ses ombres1 mais t\j\rs aprs les nuits de l'erreur1 n\s la voyons rep>atre unique et pure comme le soleil4 ,les magnific5ces du culte sont la vie de la religion1 et si le ,*ri/ veut des m9i/res pauvres1 sa div9it s\v]a9e ne veut pas de pauvres autels4 ,les prote/ants n'ont pas compris que le culte e/ un enseignem5t1 et que dans l'imag9ation de la multitude il ne faut pas crer un dieu mesqu9 ou misrable4 ,voyez ces oratoires qui ressembl5t des mairies et ces honntes m9i/res t\rns comme des huissi]s ou des commissaires1 ne font-ils pas ncessairem5t pr5dre la religion p\r une =malit1 et ,dieu p\r un juge de paix8 ,les ,anglais qui prodigu5t tant d'or dans leurs habitations p>ticulires1 et qui affect5t d'aim] tant la ,bible1 ne devrai5t-ils pas se s\v5ir des pompes in\es du temple de ,salomon et tr\v] leurs glises #aea bi5 froides et bi5 nues8 ,mais ce qui dess*e leur culte c'e/ la s*]esse de leur coeur1 et comm5t v\lez-v\s qu'avec ce culte sans magie1 sans bl\issem5ts et sans l>mes1 ces coeurs soi5t jamais rappels la vie8 ,l'or?odoxie e/ le c>actre absolu de la haute magie4 ,qu& la vrit vi5t au monde1 l'toile de la sci5ce en av]tit les mages et ils vi5n5t ador] l'enfant crateur de l'av5ir4 ,c'e/ p> l'intellig5ce de la hir>*ie et la pratique de l'obissance qu'on obti5t l'initiation1 et un vritable initi ne s]a jamais un sectaire4 ,les traditions or?odoxes fur5t emportes de la ,*alde p> ,abraham1 elles rgnai5t en gypte du temps de ,joseph avec la connaissance du vrai ,dieu4 ,k\ng-,tseu v\lut les tablir en ,*9e1 mais le my/icisme imbcile de l',inde devait1 s\s la =me idoltrique du culte de ,f1 prvaloir dans ce gr& empire4 ,mose emporta l'or?odoxie d'gypte comme ,abraham de la ,*alde1 et dans les traditions secrtes de la kabbale n\s tr\vons une ?ologie entire1 p>faite1 unique1 semblable ce que la ntre a de plus gr&iose et de mieux expliqu p> les pres et les docteurs1 le t\t avec un ensemble et des lumires qu'il n'e/ pas donn encore au monde de compr5dre4 ,le ,soh>1 qui e/ la clef des livres sa9ts1 ouvre aussi t\tes les pr(ondeurs et claire t\tes les obscurits des my?ologies anci5nes et des sci5ces ca*es primitivem5t dans le sanctuaire4 ,il e/ vrai qu'il faut connatre le secret de cette clef p\r arriv] s'en s]vir1 et que p\r les intellig5ces mme les plus pntrantes1 mais non inities ce secret1 le ,soh> e/ absolum5t incomprh5sible et mme illisible4 #aeb ,n\s esprons que les lecteurs att5tifs de nos crits sur la magie tr\v]ont d'eux-mmes ce secret1 et p>vi5dront leur t\r d*iffr] d'abord1 puis lire ce livre qui conti5t l'explication de tant de my/res4 ,l'initiation tant la consqu5ce ncessaire de la hir>*ie1 pr9cipe fondam5tal des ralisations magiques1 les pr(anes1 aprs avoir essay inutilem5t de =c] les portes du sanctuaire1 prir5t le p>ti d'lev] autel contre autel1 et d'oppos] les divulgations ignorantes du s*isme aux rtic5ces de l'or?odoxie4 ,d'horribles hi/oires c\rur5t sur les mages3 les sorci]s et les /ryges rejetr5t sur eux la responsabilit de leurs crimes2 c'tai5t des buveurs de sang huma91 des mangeurs de petits enfants4 ,cette v5geance de l'ignorance prsomptueuse contre la sci5ce discrte a obt5u de t\s les temps un succs qui en a p]ptu l'usage4 ,un misrable n'a-t-il pas imprim dans je ne sais quel pamphlet1 qu'il avait lui-mme et de ses oreilles ent5du dans un club l'auteur de ce livre dem&] que le sang des ri*es ft mis en b\d9s p\r n\rrir le peuple affam8 ,plus la calomnie e/ norme1 plus elle fait d'impression sur les sots4 ,les accusateurs des mages commettai5t eux-mmes les =faits dont ils les accusai5t1 et s'ab&onnai5t t\tes les frnsies d'une sorcell]ie dv]gonde4 ,il n'tait bruit que d'app>itions et de prodiges4 ,les dieux eux-mmes desc5dai5t en =mes visibles p\r autoris] les orgies4 ,les c]cles furieux de prt5dus illum9s remont5t jusqu'aux bac*antes qui ont assass9 ,orphe4 ,un pan?isme my/ique et luxurieux multiplia #aec t\j\rs depuis ces c]cles fanatiques et cl&e/9s o la promiscuit et le meurtre se mlai5t aux extases et aux prires4 ,mais les de/9es fatales de ce dogme absorbant et de/ructeur sont crites dans une des plus belles fables de la my?ologie grecque4 ,des pirates tyrrhni5s ont surpris ,hiac*os endormi et le port5t dans leur vaisseau4 ,ils croi5t que le dieu de l'inspiration e/ leur esclave1 mais t\t c\p en ple9e m] leur vaisseau se transfigure1 les mts devi5n5t des ceps1 les cordages des vignes1 p>t\t app>aiss5t des satyres dansant avec des lynx et des pan?res1 le v]tige s'emp>e de l'quipage1 ils se voi5t t\s *angs en b\cs1 et se prcipit5t dans la m]4 ,hiac*os alors aborde en ,botie et se r5d ,?bes1 la ville de l'initiation1 o il tr\ve que ,pan?e avait usurp le p\voir4 ,pan?e son t\r veut emprisonn] le dieu2 mais la prison s'ouvre d'elle-mme1 le captif rayonne1 va9queur au milieu de ,?bes4 ,pan?e devi5t furieux et les filles de ,cadmus dev5ues des bac*antes le mett5t en pices croyant immol] un jeune taureau4 ,le pan?isme1 en effet1 ne saurait con/itu] une syn?se et doit prir divis p> les sci5ces1 filles de ,cadmus4 ,aprs ,orphe1 ,cadmus1 ,o$ipe et ,amphi>as1 les gr&s types fabuleux du sac]doce magique en ,grce sont ,tyrsias et ,cal*as1 mais ,tyrsias e/ un hirophante in9tellig5t ou infidle4 ,un j\r il tr\ve deux s]p5ts entrelacs1 il croit qu'ils se batt5t et les sp>e en les frappant de son bton3 il n'a pas compris le symbole du caduce1 il veut divis] les =ces de la nature1 il veut sp>] la sci5ce de la foi1 l'intellig5ce de #aed l'am\r1 l'homme de la femme2 il les voit unis comme des lutteurs1 et il croit qu'ils se batt5t1 il les blesse en les sp>ant1 et le voil lui-mme ayant p]du son quilibre2 il s]a t\r t\r homme et femme1 jamais compltem5t1 c> l'accomplissem5t du m>iage lui e/ int]dit4 ,ici se rvl5t t\s les my/res de l'quilibre univ]sel et de la loi cratrice4 ,en effet c'e/ l'&rogyne huma9 qui enfante2 l'homme et la femme tant qu'ils sont sp>s re/5t /riles1 comme la religion sans la sci5ce et rciproquem5t1 comme l'intellig5ce sans am\r1 comme la d\ceur sans =ce et la =ce sans d\ceur1 comme la ju/ice sans misricorde et la misricorde sans ju/ice4 ,l'h>monie rsulte de l'analogie des contraires1 il faut les di/+u] p\r les unir et non les sp>] p\r *oisir entre eux4 ,l'homme1 dit-on1 va sans cesse du blanc au noir dans ses op9ions et se trompe t\j\rs4 ,cela doit tre1 c> la =me visible1 la =me relle e/ blan*e et noire1 elle se produit en alliant l'ombre et la lumire sans les confondre4 ,a9si se m>i5t t\s les contraires dans la nature1 et celui qui veut les sp>] s'expose au *tim5t de ,tyrsias4 ,d'autres dis5t qu'il dev9t aveugle p\r avoir surpris ,m9]ve t\te nue1 c'e/--dire p\r avoir pr(an les my/res3 c'e/ une autre allgorie1 mais c'e/ t\j\rs le mme symbole4 ,c'e/ sans d\te cause de sa pr(anation des my/res qu',homre fait err] l'ombre de ,tyrsias dans les tnbres ,cimmri5nes1 et n\s le montre rev5ant avec les l>ves et les ombres malheureuses qui *]*5t s'abreuv] de sang1 lorsqu',ulysse consulte les esprits avec un crmonial bi5 autrem5t magique et #aee =midable que les grimaces de nos m$iums et les petits papi]s innoc5ts des mod]nes ncromanci5s4 ,le sac]doce e/ presque muet dans ,homre1 le dev9 ,cal*as n'e/ ni un s\v]a9 pontife ni un gr& hirophante4 ,il semble tre au s]vice des rois dont il r$\te la colre1 et n'ose dire ,agamemnon des vrits dsagrables qu'aprs avoir implor la protection d',a*ille4 ,il jette a9si la division entre ces *efs et devi5t la cause des dsa/res de l'arme4 ,homre1 dont t\s les rcits sont d'importantes et pr(ondes leons1 veut aussi1 p> cet exemple1 montr] la ,grce combi5 il importe que le m9i/re div9 soit indp5dant des influ5ces temporelles4 ,la tribu sac]dotale ne doit relev] que du suprme pontificat1 et le gr& prtre e/ frapp d'impuissance2 s'il manque une seule c\ronne sa ti>e il faut qu'il soit roi temporel p\r tre l'gal des s\v]a9s de la t]re1 roi p> l'intellig5ce et p> la sci5ce1 roi enf9 p> sa mission div9e4 ,tant qu'un p>eil sac]doce n'exi/]a pas1 semble dire le sage ,homre1 il manqu]a quelque *ose l'quilibre des empires4 ,le dev9 ,?oclymnes dans l',odysse j\e peu prs le rle d'un p>asite1 il paie aux p\rsuivants de ,pnlope leur hospitalit peu bi5veillante p> un av]tissem5t inutile1 puis il se retire prudemm5t avant l'escl&re qu'il prvoit4 ,il y a lo9 du rle de ces diseurs de bonne ou de mauvaise av5ture1 celui de ces sibylles qui habitai5t dans des sanctuaires o elles se r5dai5t invisibles et qu'on n'abordait qu'en tremblant4 ,circs n\velles1 elles ne cdai5t p\rtant qu' l'audace3 il fallait pntr] p> adresse ou de =ce dans #aef leur retraite1 les pr5dre p> les *eveux1 les m5ac] avec l'pe et les tran] jusqu'au fatal trpi$4 ,alors elles r\gissai5t et plissai5t t\r t\r1 et frmissantes1 les *eveux hrisss1 elles pr(rai5t des p>oles sans suite1 puis elles s'*appai5t furieuses1 crivai5t sur des feuilles d'arbres des mots qui rassembls devai5t =m] des v]s prophtiques et jetai5t ces feuilles au v5t1 puis elles se r5f]mai5t dans leur retraite et ne rpondai5t plus si on t5tait de les rappel]4 ,l'oracle avait autant de s5s diffr5ts qu'il tait possible d'en tr\v] en comb9ant les feuilles de t\tes les manires4 ,si au lieu de mots les feuilles euss5t port des signes hiroglyphiques1 le nombre des int]prtations et encore augm5t1 et l'on et pu consult] le sort en les assemblant au has>d2 c'e/ ce que fir5t depuis les gomanci5s qui dev9ai5t p> des nombres et des figures de gomtrie jets au has>d4 ,c'e/ ce que font encore de nos j\rs les adeptes de la c>tomancie1 en se s]vant de gr&s alphabets magiques du t>ot dont ils ignor5t assez gnralem5t la valeur4 ,dans ces oprations1 le sort *oisit seulem5t les signes qui doiv5t inspir] l'int]prte1 et sans une facult t\te spciale d'intuition et de seconde vue1 les phrases indiques p> l'assemblage des lettres sacres et les rvlations indiques p> l'assemblage des figures prophtis]ont au has>d4 ,ce n'e/ pas t\t d'assembl] les lettres1 il faut savoir lire4 ,la c>tomancie bi5 comprise e/ une vritable consultation des esprits sans ncromancie et sans sacrifices1 elle veut donc l'assi/ance d'un bon mdium1 la pratique en e/ d'ailleurs dang]euse et n\s ne la conseillons p]sonne4 ,n'e/-ce donc pas assez du s\v5ir de #aeg nos misres p\r aggrav] nos s\ffrances dans le prs5t1 faut-il encore les sur*>g] de t\te l'anxit de l'av5ir1 et s\ffrir t\s les j\rs d'avance les cata/rophes qu'il n\s e/ impossible d'vit]8 ,,*apitre ,v4 ,,my/,,res ,,de ,,la ,,virg9it4 ,,sommaire4--,l'hellnisme ,rome4--,in/itutions de ,numa4--,les ,ve/ales4--,allgories du feu sacr4--,porte religieuse de l'hi/oire de ,lucrce4--,my/res de la bonne desse4--,culte du foy] et de la mre patrie4--,collges des flam9es et des augures4--,les oracles4--,op9ions errones de ,font5elle et de ,kir*]4--,ap]u du cal5dri] magique *ez les ,roma9s4 ,l'empire roma9 ne fut qu'une transfiguration de celui des ,grecs4 ,l',italie tait la gr&e ,grce1 et lorsque l'hellnisme p]fectionna ses dogmes et ses my/res1 c'e/ qu'il fallait comm5c] l'ducation des enfants de la l\ve3 ,rome tait dj au monde4 ,un fait spcial c>actrise l'initiation donne aux ,roma9s p> ,numa1 c'e/ l'importance typique r5due la femme1 l'exemple des gypti5s qui adorai5t la div9it suprme s\s le nom d',isis4 ,*ez les ,grecs1 le ,dieu de l'initiation c'e/ ,iac*os1 le va9queur de l',inde1 le respl5dissant ,&rogyne aux cornes d',ammon1 le ,pan?e qui ti5t la c\pe des sacrifices et y fait ruissel] le v9 de la vie univ]selle1 ,iac*os1 le fils de la f\dre et le dompteur des tigres et des lions1 mais c'e/ en pr(anant les my/res d',iac*os que les bac*antes ont d*ir #aeh ,orphe2 ,iac*os1 s\s le nom roma9 de ,bac*us1 ne s]a plus que le dieu de l'ivresse1 et ,numa dem&]a ses inspirations la sage et discrte grie1 la desse du my/re et de la solitude4 ,il faut bi5 donn] une mre ces sauvages enfants tr\vs qui n'ont pu dev5ir p\x qu'en enlevant des femmes p> surprise et p> trahison4 ,ce qui doit assur] l'av5ir de ,rome1 c'e/ le culte de la patrie et de la famille4 ,numa l'a compris1 et il appr5d d'grie comm5t on honore la mre des dieux4 ,il lui lve un temple sphrique s\s la c\pole duquel brle un feu qui ne doit jamais s'te9dre4 ,ce feu e/ entret5u p> quatre vi]ges qu'on nomm]a ve/ales et qui s]ont ent\res d'honneurs extraord9aires si elles sont fidles1 punies avec une rigueur exceptionnelle si elles manqu5t leur dignit4 ,l'honneur de la vi]ge e/ celui de la mre1 et la famille ne peut tre sa9te qu'autant que la puret virg9ale s]a reconnue possible et glorieuse4 ,ici dj la femme sort de la s]vitude antique1 ce n'e/ plus l'esclave ori5tale1 c'e/ la div9it dome/ique1 c'e/ la g>di5ne du foy]1 c'e/ l'honneur du pre et de l'p\x4 ,rome e/ dev5ue le sanctuaire des moeurs1 et ce prix elle s]a la s\v]a9e des nations et la mtropole du monde4 ,la tradition magique de t\s les ges accorde la virg9it quelque *ose de surnaturel et de div94 ,les inspirations prophtiques *]*5t les vi]ges1 et c'e/ en ha9e de l'innoc5ce et de la virg9it que la ,gtie sacrifie des enfants au sang desquels elle reconnat p\rtant une v]tu sacre et expiatoire4 ,lutt] contre l'attrait de la gnration s'e/ c'ex]c] va9cre la mort1 et la suprme *a/et tait la plus glorieuse c\ronne propose aux hirophantes4 ,rp&re sa vie #aei dans des embrassem5ts huma9s c'e/ jet] des rac9es dans la tombe4 ,la *a/et e/ une fleur qui n'a plus de tige sur la t]re et qui1 aux c>esses du soleil qui l'invite mont] v]s lui1 peut se dta*] sans ef=ts et s'envol] comme un oiseau4 ,le feu sacr des ve/ales tait le symbole de la foi et du *a/e am\r4 ,c'tait aussi l'emblme de cet ag5t univ]sel dont ,numa savait produire et dirig] la =me lectrique et f\droyante4 ,en effet1 p\r rallum] le feu des ve/ales1 si p> une nglig5ce trs punissable elles l'avai5t laiss s'te9dre1 il fallait le soleil ou la f\dre4 ,on le r5\velait et on le consacrait au comm5cem5t de t\tes les annes1 pratique cons]ve p>mi n\s et obs]ve la veille de ,pques4 ,c'e/ tort qu'on a accus le *ri/ianisme d'avoir emprunt ce qu'il y avait de plus beau dans les anci5s cultes4 ,le *ri/ianisme1 cette d]nire =me de l'or?odoxie univ]selle1 a g>d t\t ce qui lui app>t5ait et n'a rejet que les pratiques dang]euses et les va9es sup]/itions4 ,le feu sacr reprs5tait aussi l'am\r de la patrie et la religion du foy]4 ,c'e/ cette religion1 c'e/ l'inviolabilit du sanctuaire conjugal que ,lucrce se sacrifia4 ,lucrce p]sonnifie t\te la maje/ de l'anci5ne ,rome2 elle p\vait sans d\te se s\/raire l'outrage en ab&onnant sa mmoire la calomnie1 mais la haute rputation e/ une noblesse qui oblige4 ,en matire d'honneur un sc&ale e/ plus dplorable qu'une faute4 ,lucrce leva sa dignit d'honnte femme jusqu' la hauteur du sac]doce en subissant un att5tat p\r l'expi] ensuite et le punir4 #afj ,c'e/ en mmoire de cette illu/re ,roma9e que la haute initiation au culte de la patrie et du foy] fut confie aux femmes1 l'exclusion des hommes4 ,l elles devai5t appr5dre que le vritable am\r e/ celui qui inspire les plus hroques dv\em5ts4 ,on leur disait que la vraie beaut de l'homme c'e/ l'hrosme et la gr&eur2 que la femme capable de trahir ou d'ab&onn] son m>i1 fltrit la fois son av5ir et son pass et se met au front la ta*e ineffaable d'une pro/itution rtrospective aggrave encore p> un p>jure4 ,cess] d'aim] celui auquel on a donn la fleur de sa jeunesse1 c'e/ le plus gr& malheur qui puisse afflig] le coeur d'une femme honnte2 mais le dcl>] hautem5t1 c'e/ r5i] son innoc5ce passe1 c'e/ r5onc] la probit du coeur et l'intgrit de l'honneur1 c'e/ la d]nire et la plus irrp>able de t\tes les hontes4 ,telle tait la religion de ,rome3 c'e/ la magie d'une p>eille morale qu'elle a d t\tes ses gr&eurs1 et lorsque p\r elle le m>iage cessa d'tre sacr1 la dcad5ce n'tait pas lo94 ,s'il e/ vrai que1 du temps de ,juvnal1 les my/res de la bonne desse tai5t des my/res d'impuret1 ce dont il e/ p]mis peut-tre de d\t] un peu1 c> les femmes seules admises ces prt5dues orgies se s]ai5t donc dnonces elles-mmes8 en admettant1 disons-n\s1 que cela soit vrai1 puisque t\t tait possible aprs les rgnes de ,nron et de ,domiti51 que p\vons-n\s en conclure s9on que le rgne moral de la mre des dieux tait pass et qu'il devait faire place au culte populaire1 plus univ]sel et plus pur de ,m>ie1 la mre de ,dieu8 #afa ,numa1 initi aux lois magiques et sa*ant les influ5ces magntiques de la vie commune1 in/itua des collges de prtres et d'augures1 et les s\mit des rgles2 c'tait l'ide premire des c\v5ts1 une des gr&es puissances de la religion4 ,dj depuis longtemps en ,jude1 les prophtes se runissai5t en c]cles sympa?iques1 et mettai5t en commun l'inspiration et la prire4 ,il semble que ,numa ait connu les traditions de la ,jude1 ses flam9es et ses sali5s s'exaltai5t p> des volutions et des danses qui rappell5t celle de ,david devant l'ar*e4 ,numa n'in/itua pas de n\veaux oracles capables de rivalis] avec celui de ,delphes1 mais il in/ruisit ses prtres dans l'art des augures1 c'e/--dire qu'il leur rvla une c]ta9e ?orie des press5tim5ts et de la seconde vue dt]m9s p> des lois secrtes de la nature4 ,n\s mprisons ma9t5ant l'art des aruspices et des augures1 p>ce que n\s avons p]du la sci5ce pr(onde de la lumire et des analogies univ]selles de ses reflets4 ,voltaire1 dans son *>mant conte de ,zadig1 esquisse en j\ant une sci5ce de div9ation t\te naturelle1 mais qui n'en e/ pas mo9s m]veilleuse1 p>ce qu'elle suppose une f9esse d'obs]vation t\t exceptionnelle et une srie de dductions qui *appe habituellem5t la logique si borne du vulgaire4 ,on raconte que ,p>mnides1 matre de ,py?agore1 ayant gt de l'eau d'une s\rce1 prdit un pro*a9 tremblem5t de t]re3 il n'y a ri5 l qui doive sembl] trange1 c> les saveurs bitum9euses et sulfureuses rp&ues dans l'eau ont pu av]tir le philosophe du travail intrieur des t]ra9s avois9ants4 ,peut-tre mme l'eau tait-elle seulem5t tr\ble d'une manire insolite4 ,quoiqu'il en soit1 n\s prvoyons encore la rigueur des hiv]s #afb p> le vol des oiseaux1 et n\s p\rrions prvoir c]ta9es influ5ces atmosphriques p> l'inspection des organes dige/ifs et respiratoires des animaux4 ,or1 les p]turbations physiques de l'atmosphre ont s\v5t des causes morales4 ,les rvolutions se traduis5t en l'air p> de gr&s orages1 le s\ffle des peuples agite le ciel4 ,le succs m>*e avec les c\rants lectriques1 et les c\leurs de la lumire vivante reflt5t les m\vem5ts de la f\dre1 ,il y a quelque *ose dans l'air1 dit le peuple avec son in/9ct prophtique4 ,les aruspices et les augures appr5ai5t lire les c>actres que trace p>t\t la lumire1 et reconnatre les m>ques des c\rants et des rvolutions a/rales4 ,ils savai5t p\rquoi les oiseaux vol5t isols ou se rassembl5t1 quelles influ5ces les font all] v]s le nord ou v]s le midi1 v]s l'ori5t ou l'occid5t1 et c'e/ ce que n\s ne savons plus1 n\s qui n\s moquons des augures4 ,il e/ si facile de se moqu] et si difficile de bi5 appr5dre4 ,c'e/ p> suite de ce p>ti pris de dnigr] et de ni] t\t ce que n\s ne compr5ons pas1 que des hommes d'esprit1 comme ,font5elle1 et des savants1 comme ,kir*]1 ont crit des *oses si tmraires sur les anci5s oracles4 ,t\t e/ manoeuvres et sup]*]ies aux yeux de ces esprits =ts4 ,ils inv5t5t des /atues ma*9es1 des porte-voix ca*s1 des *os mnags dans les s\t]ra9s des temples4 ,p\rquoi donc calomni] t\j\rs le sanctuaire8 ,n'y aurait-il donc jamais eu que des fripons p>mi les prtres8 ,ne p\vait-il se tr\v] p>mi les hirophantes de ,crs ou d',apollon des hommes honntes et conva9cus8 ,on trompait donc ceux-l comme les autres8 ,mais qui donc les trompait #afc con/amm5t sans se trahir p5dant une suite de sicles1 c> les f\rbes ne sont pas immortels4 ,des expri5ces rc5tes pr\v5t que les p5ses peuv5t se transmettre1 se traduire en criture et s'imprim] p> les seules =ces de la lumire a/rale4 ,des ma9s my/rieuses criv5t encore sur nos murs comme au fe/9 de ,bal?az>4 ,s\v5ons-n\s de cette sage p>ole d'un savant qu'on n'accus]a c]ta9em5t ni de fanatisme ni de crdulit3 ,arago disait qu'en dehors des ma?matiques pures1 celui qui prononce le mot impossible1 manque de prud5ce4 ,le cal5dri] religieux de ,numa e/ calqu sur celui des mages1 c'e/ une srie de ftes et de my/res rappelant t\te la doctr9e secrte des initis et adaptant p>faitem5t les actes publics du culte aux lois univ]selles de la nature4 ,la disposition des mois et des j\rs e/ re/e la mme s\s l'influ5ce cons]vatrice de la rgnration *rti5ne4 ,comme les ,roma9s de ,numa1 n\s sanctifions encore p> l'ab/95ce les j\rs consacrs au s\v5ir de la gnration et de la mort2 mais p\r n\s le j\r de ,vnus e/ sanctifi p> les expiations du calvaire4 ,le j\r sombre de ,saturne e/ celui o notre dieu inc>n dort dans sa tombe1 mais il ressuscit]a1 et la vie qu'il n\s promet1 m\ss]a la faux de ,*ronos4 ,le mois que les ,roma9s consacrai5t ,maa1 la nymphe de la jeunesse et des fleurs1 la jeune mre qui s\rit aux prmices de l'anne1 e/ v\ p> n\s ,m>ie1 la rose my/ique1 le lis de puret1 la cle/e mre du ,sauveur4 ,a9si nos usages religieux sont anci5s comme le monde1 nos ftes ressembl5t celles de nos pres1 et le ,sauveur des *rti5s n'e/ v5u ri5 supprim] des beauts #afd symboliques et religieuses de l'anci5ne initiation2 il e/ v5u1 comme il le disait lui-mme propos de la loi figurative des ,isralites1 t\t ralis] et t\t accomplir4 ,,*apitre ,,vi4 ,,des ,,sup]/itions4 ,,sommaire4--,leur orig9e2 leur dure4--,la sorcell]ie e/ la sup]/ition de la magie4--,sup]/itions grecques et roma9es4--,les prsages1 les songes1 les en*antem5ts1 les fasc9ations4--,le mauvais oeil--,les sorts4--,les envotem5ts4 ,les sup]/itions sont des =mes religieuses qui surviv5t aux ides p]dues4 ,t\tes ont eu p\r raison d'tre une vrit qu'on ne sait plus ou qui s'e/ transfigure4 ,leur nom1 du lat9 sup]/es1 signifie ce qui survit3 ce sont les re/es matriels des sci5ces ou des op9ions anci5nes4 ,la multitude1 t\j\rs plutt in/9ctive que p5sante1 s'atta*e aux ides p> les =mes1 et *ange difficilem5t d'habitudes4 ,lorsqu'on veut combattre les sup]/itions1 il semble t\j\rs au peuple qu'on s'attaque la religion mme2 aussi sa9t ,grgoire1 l'un des plus gr&s papes de la *rti5t1 ne v\lait-il pas qu'on supprimt les usages4 ,purifiez les temples1 crivait-il ses missionnaires1 mais ne les dtruisez pas1 c>1 tant que la nation v]ra subsi/] ses anci5s lieux de prire1 elle s'y r5dra p> habitude et v\s la gagn]ez plus facilem5t au culte du vrai ,dieu4 #afe ,les ,bretons1 dit encore ce sa9t pape1 font c]ta9s j\rs des sacrifices et des fe/9s1 laissez-leur les fe/9s1 ne supprimez que les sacrifices2 laissez-leur la joie de leurs ftes1 mais de paenne qu'elle tait1 r5dez-la d\cem5t et progressivem5t *rti5ne4 ,la religion g>da presque les noms mmes des c\tumes pieuses qu'elle remplaait p> les sa9ts my/res4 ,a9si les anci5s clbrai5t t\s les ans un banquet nomm les *>i/ies2 ils y invitai5t les mes de leurs anctres et faisai5t a9si acte de foi en la vie univ]selle et immortelle4 ,l',eu*>i/ie1 c'e/--dire la *>i/ie p> excell5ce1 a remplac les *>i/ies1 et n\s communions ,pques avec t\s nos amis de la t]re et du ciel4 ,lo9 de favoris] p> de semblables progrs les anci5nes sup]/itions1 le *ri/ianisme r5dait l'me et la vie aux signes survivants des croyances univ]selles4 ,la magie1 cette sci5ce de la nature qui ti5t de si prs la religion1 puisqu'elle initie les hommes aux secrets de la div9it1 la magie1 cette sci5ce oublie1 vit encore t\t entire dans les signes hiroglyphiques1 et en p>tie dans les traditions vivantes ou sup]/itions qu'elle a laisses4 ,a9si1 p> exemple1 l'obs]vance des nombres et des j\rs e/ une rm9isc5ce aveugle du dogme magique primitif4 ,le v5dr$i1 j\r consacr ,vnus1 tait reg>d p> les anci5s comme un j\r fune/e1 p>ce qu'il rappelle les my/res de la naissance et de la mort4 ,on ne comm5ait ri5 ce j\r-l *ez les juifs1 mais on a*evait t\t le travail de la sema9e p>ce qu'il prcde le j\r du sabbat ou du repos obligatoire4 ,le nombre treize1 qui vi5t aprs le cycle p>fait de d\ze1 reprs5te aussi la mort #aff aprs les travaux de la vie4 ,l'article du symbole isralite relatif la mort e/ le treizime4 ,p> suite du dmembrem5t de la famille de ,joseph en deux tribus1 il se tr\vait treize convives la premire pque d',isral1 dans la t]re promise1 c'e/--dire treize tribus au p>tage des moissons de ,*anaan4 ,une de ces tribus fut ext]m9e1 et ce fut celle de ,b5jam91 le plus jeune des enfants de ,jacob4 ,de l e/ v5ue cette tradition que lorsqu'on e/ treize table1 le plus jeune doit bi5tt m\rir4 ,les mages s'ab/5ai5t de la *air de c]ta9s animaux et ne mangeai5t pas de sang4 ,mose mit leur pratique en prcepte1 et dit1 relativem5t au sang1 que l'me des animaux s'y tr\ve unie1 et qu'il ne faut pas se n\rrir d'mes animales4 ,ces mes animales qui re/5t dans le sang sont comme un phosphore de lumire a/rale coagule et corrompue qui peut dev5ir le g]me d'un gr& nombre de maladies2 le sang des animaux suffoqus se digre mal et prdispose aux apoplexies et aux cau*em>s4 ,la *air des c>nivores e/ galem5t malsa9e cause des in/9cts froces dont elle a t anime1 et de ce qu'elle a dj absorb de corruption et de mort4 ,lorsque l'me d'un animal e/ sp>e de son corps avec viol5ce1 dit ,porphyre1 elle ne s'en loigne pas1 et comme les mes huma9es qu'une mort viol5te a fait prir1 elle re/e prs de son corps4 ,lors donc qu'on tue les animaux1 leurs mes se plais5t auprs des corps qu'on les a =cs de quitt]4 ,ri5 ne peut les en loign]3 elles y sont ret5ues p> sympa?ie4 ,on en a vu plusieurs qui gmissai5t prs de leurs corps4 ,a9si les mes des hommes dont les corps ne sont po9t inhums1 re/5t #afg prs de leurs cadavres2 c'e/ de celles-l que les magici5s abus5t p\r leurs oprations1 en les =ant de leur obir1 lorsqu'ils sont les matres du corps mort soit en enti]1 soit en p>tie4 ,les ?osophes qui sont in/ruits de ces my/res1 et qui sav5t quelle e/ la sympa?ie de l'me des btes p\r les corps dont elles sont sp>es et avec quel plaisir elles s'en appro*5t1 ont avec raison df5du l'usage de c]ta9es vi&es1 af9 que n\s ne soyons pas infe/s d'mes trangres4 ,porphyre aj\te qu'on peut dev5ir prophte en se n\rrissant de coeurs de corbeaux1 de taupes et d'p]vi]s4 ,ici le ?urgi/e d',alex&rie tombe dans les recettes du petit ,alb]t2 mais s'il arrive sitt la sup]/ition1 c'e/ qu'il a promptem5t fait fausse r\te1 c> son po9t de d"p tait la sci5ce4 ,les anci5s1 p\r dsign] les proprits secrtes des animaux1 disai5t que les dieux l'poque de la gu]re des gants avai5t pris div]ses =mes p\r se ca*]1 et qu'ils se plaisai5t p>fois les repr5dre4 ,a9si ,diane se *ange en l\ve2 le soleil en taureau1 en lion1 en dragon et en p]vi]2 ,hcate en *eval1 en lionne1 en *i5ne4 ,le nom de ,phrbate a t donn1 suivant plusieurs ?osophes1 ,pros]p9e p>ce qu'elle se n\rrit de t\rt]elles4 ,les t\rt]elles sont l'(fr&e ord9aire que les prtresses de ,maa font cette desse qui e/ la ,pros]p9e de la t]re1 la fille de la blonde ,crs1 n\rricire du g5re huma94 ,les initis d'leusis doiv5t s'ab/5ir d'oiseaux dome/iques1 de poissons1 de fves1 de p*es et de pommes2 ils ne t\*5t jamais une femme en c\*es ou qui a ses mois4 ,porphyre1 qui n\s empruntons encore t\s ces dtails1 aj\te la phrase que voici3 #afh ,quiconque a tudi la sci5ce des visions1 sait que l'on doit s'ab/5ir de t\tes sortes d'oiseaux si l'on veut tre dlivr du j\g des *oses t]re/res et tr\v] une place p>mi les dieux du ciel4 ,mais il n'en dit pas la raison4 ,suivant ,euripide1 les initis au culte secret de ,jupit] en ,crte s'ab/5ai5t de la *air des animaux4 ,voici comm5t il fait p>l] ces prtres2 c'e/ le *oeur qui s'adresse au roi ,m9os3 ,fils d'une ,tyri5ne de ,phnicie1 desc5dant d',europe et du gr& ,jupit]1 roi de l'le de ,crte1 fameuse p> c5t villes2 n\s v5ons v]s toi1 en quittant les temples des dieux con/ruits du bois des *nes et des cyprs faonns p> le f]1 n\s m5ons une vie pure4--,depuis le temps que j'ai t fait prtre de ,jupit] iden1 je ne pr5ds plus de "p aux repas nocturnes des bac*anales1 et je ne mange plus les vi&es saignantes1 mais j'(fre des flambeaux la mre des dieux3 je suis prtre p>mi les curtes revtus de blanc2 je m'loigne du b]ceau des hommes1 j'vite aussi leurs tombes1 et je ne mange ri5 de ce qui a t anim p> le s\ffle de vie4 ,la *air des poissons e/ phosphoresc5te1 et p> consqu5t aphrodisiaque4 ,les fves sont *auffantes et font rv] creux4 ,on tr\v]ait sans d\te une raison pr(onde t\tes les ab/95ces1 mme les plus s+ulires1 en dehors de t\tes sup]/itions4 ,il e/ c]ta9es comb9aisons d'alim5ts qui sont contraires aux h>monies de la nature4 ,ne faites pas cuire le *evreau dans le lait de sa mre1 disait ,mose2 prescription t\*ante comme allgorie et sage s\s le rapport de l'hygine4 #afi ,les ,grecs comme les ,roma9s1 mais mo9s que les ,roma9s1 croyai5t aux prsages2 ils reg>dai5t les s]p5ts comme de bon augure lorsqu'ils gtai5t aux (fr&es sacres4 ,s'il tonnait droite ou gau*e1 l'augure tait favorable ou malheureux4 ,les t]nuem5ts tai5t des prsages1 et ils obs]vai5t de mme c]ta9s autres accid5ts naturels aussi bruyants1 mais mo9s honntes que l't]nuem5t4 ,dans l'hymne de ,m]cure1 ,homre raconte qu',apollon1 auquel le dieu des voleurs1 tant encore au b]ceau1 v5ait de drob] ses boeufs1 pr5d l'enfant et le sec\e p\r lui faire av\] le l>c93 ,m]cure s'avisant d'un trange miracle1 ,de ses flancs c\rr\cs fit ent5dre l'oracle2 ,jusqu'au gr& ,apollon la vapeur en monta1 ,et g\rm&ant l'enfant qu' t]re il rejeta1 ,bi5 qu'il et gr& dsir d'a*ev] son voyage1 ,le dieu se dt\rna1 puis lui t9t ce langage3 ,c\rage1 de ,maa1 l'excell5te en beaut1 ,et du gr& ,jupit]1 beau fils emmaillot1 ,sans d\te je p\rrais tr\v] p> av5ture ,la trace de mes boeufs1 guid p> cet augure1 ,mais tu me conduiras t\j\rs en att5dant4 7,hymnes d',homre1 traduction de ,salomon ,c]ton1 page #ei47 ,*ez les ,roma9s t\t tait prsage4 ,un caill\ auquel le pi$ se heurtait1 le cri d'une *\ette1 l'aboiem5t d'un *i51 un vase bris1 une vieille femme qui v\s reg>dait la premire1 un animal qu'on r5contrait4 ,ces va9es t]reurs avai5t p\r pr9cipe cette gr&e sci5ce magique de la div9ation qui ne nglige aucun indice et qui1 d'un effet inap]u du vulgaire1 #agj remonte une srie de causes qu'elle en*ane entre elles4 ,elle sait1 p> exemple1 que les influ5ces atmosphriques qui font hurl] le *i51 sont mortelles p\r c]ta9s malades2 que la prs5ce et le t\rnoiem5t des corbeaux annonc5t des cadavres ab&onns3 ce qui e/ t\j\rs de s9i/re augure4 ,les corbeaux frqu5t5t plus volonti]s les rgions du meurtre et du supplice4 ,le passage de c]ta9s oiseaux annonce les hiv]s rig\reux1 d'autres p> des cris pla9tifs sur la m] donn5t le signal des temptes4 ,ce que la sci5ce disc]ne1 l'ignorance le rem>que et le gnralise4 ,la premire tr\ve p>t\t d'utiles av]tissem5ts2 l'autre s'inquite de t\t et se fait peur elle-mme4 ,les ,roma9s tai5t aussi gr&s obs]vateurs de songes2 l'art de les expliqu] ti5t la sci5ce de la lumire vitale et l'intellig5ce de sa direction et de ses reflets4 ,les hommes v]ss dans les ma?matiques transc5d5tales sav5t bi5 qu'il n'y a pas d'image sans lumire soit directe1 soit reflte1 soit rfracte1 et p> la direction du rayon dont ils sauront reconnatre le ret\r s\s la brisure1 ils p>vi5dront t\j\rs p> un calcul exact au foy] lum9eux dont ils apprci]ont la =ce univ]selle ou relative4 ,ils ti5dront compte aussi de l'tat sa9 ou maladif de l'app>eil visuel1 soit extrieur1 soit intrieur1 auquel ils attribu]ont la dif=mit ou la rectitude app>5te des images4 ,les songes1 p\r ceux-l1 s]ont t\te une rvlation4 ,le songe e/ un semblant d'immortalit dans cette mort de t\tes les nuits que n\s appelons le sommeil4 ,dans les rves n\s vivons de la vie univ]selle sans consci5ce de bi5 ou de mal1 de temps ou d'espace4 ,n\s voltigeons sur les arbres1 #aga n\s dansons sur l'eau1 n\s s\fflons sur les prisons et elles s'cr\l5t1 ou bi5 n\s sommes l\rds1 tri/es1 p\rsuivis1 en*ans1 suivant l'tat de notre sant1 et s\v5t aussi celui de notre consci5ce4 ,t\t cela sans d\te e/ utile obs]v]1 mais que peuv5t en conclure ceux qui ne sav5t pas et qui ne veul5t ri5 appr5dre8 ,l'action t\te-puissante de l'h>monie p\r exalt] l'me et la r5dre matresse des s5s1 tait bi5 connue des anci5s sages1 mais ce qu'ils employai5t p\r calm]1 les en*anteurs en fir5t usage p\r exalt] et p\r enivr]4 ,les sorcires de ,!ssalie et celles de ,rome tai5t conva9cues de ceci3 que la lune tait arra*e du ciel p> les v]s b>b>es qu'elles rcitai5t et v5ait tomb] sur la t]re t\te ple et t\te sanglante4 ,la monotonie de leur rcitation1 les passes de leurs baguettes magiques1 leurs t\rnoiem5ts aut\r des c]cles les magntisai5t1 les exaltai5t1 les am5ai5t progressivem5t jusqu' la fureur1 jusqu' l'extase1 jusqu' la catalepsie4 ,elles rvai5t alors t\t veilles et voyai5t les tombeaux s'ouvrir1 l'air se *>g] de nues de dmons et la lune tomb] du ciel4 ,la lumire a/rale e/ l'me vivante de la t]re1 me matrielle et fatale1 ncessite dans ses productions et dans ses m\vem5ts p> les lois t]nelles de l'quilibre4 ,cette lumire qui ent\re et pntre t\s les corps peut en annul] la pesanteur et les faire t\rn] aut\r d'un c5tre puissamm5t absorbant4 ,des phnomnes qu'on n'a pas assez exam9s et qui se reproduis5t de nos j\rs1 ont pr\v la vrit de cette ?orie4 ,c'e/ cette loi naturelle qu'il faut attribu] les t\rbillons magiques au c5tre desquels se plaai5t les en*anteurs4 ,c'e/ le secret de #agb la fasc9ation ex]ce sur les oiseaux p> c]ta9s reptiles et sur les natures s5sitives p> les natures ngatives et absorbantes2 les m$iums sont en gnral des tres malades en qui le vide se fait1 et qui attir5t alors la lumire comme les abmes attir5t l'eau des t\rbillons4 ,les corps les plus l\rds peuv5t tre alors s\levs comme des pailles1 et entrans p> le c\rant4 ,ces natures ngatives et mal quilibres1 en qui le corps fluidique e/ in=me1 projett5t di/ance leur =ce d'attraction et s'bau*5t en l'air des membres supplm5taires et fanta/iques4 ,lorsque le clbre m$ium ,home fait app>atre aut\r de lui des ma9s sans corps1 il a lui-mme les ma9s mortes et glaces4 ,on p\rrait dire que les m$iums sont des cratures phnomnales en qui la mort lutte visiblem5t contre la vie4 ,il faut jug] de mme les fasc9ateurs1 les jeteurs de sort1 les g5s qui ont le mauvais oeil et les envoteurs4 ,ce sont des vampires1 soit volontaires1 soit involontaires2 ils attir5t la vie qui leur manque et tr\bl5t a9si l'quilibre de la lumire4 ,s'ils le font volontairem5t1 ce sont des malfaiteurs qu'il faut punir2 s'ils le font involontairem5t1 ce sont des malades =t dang]eux dont les p]sonnes dlicates et n]veuses surt\t doiv5t soigneusem5t vit] le contact4 ,voici ce que ,porphyre raconte dans la vie de ,plot93 ,p>mi ceux qui faisai5t pr(ession de philosophes1 il y en avait un nomm ,olympius1 il tait d',alex&rie2 il avait t p5dant quelque temps disciple d',ammonius1 il traita ,plot9 avec mpris p>ce qu'il v\lait avoir plus de rputation que lui4 ,il employa des crmonies magiques p\r lui nuire2 mais s'tant ap]u que son entreprise retombait sur lui-mme1 il conv9t #agc devant ses amis qu'il fallait que l'me de ,plot9 ft bi5 puissante1 puisqu'elle rtorquait sur ses ennemis leurs mauvais desse9s4 ,plot9 s5tait l'action ho/ile d',olympius1 et p>fois il lui arriva de dire3 ,voici ,olympius qui a ma9t5ant des convulsions4 ,celui-ci ayant pr\v plusieurs fois qu'il s\ffrait lui-mme les maux qu'il v\lait faire s\ffrir ,plot91 cessa enf9 de le p]scut]4 ,illu/ration3 ,,les ,,sept ,,m]veilles ,,du ,,monde ,l'quilibre e/ la gr&e loi de la lumire vitale3 si n\s la projetons avec viol5ce1 et qu'elle soit rep\sse p> une nature mieux quilibre que la ntre1 elle revi5t sur n\s avec une viol5ce gale4 ,malheur donc ceux qui veul5t employ] les =ces naturelles au s]vice de l'inju/ice1 c> la nature e/ ju/e et ses ractions sont t]ribles4 ,,*apitre ,,vii4 ,,monum5ts ,,magiques4 ,,sommaire4--,les pyramides4--,les sept m]veilles4--,?bes et ses sept portes4--,le b\cli] d',a*ille4--,les colonnes d',h]cule4 ,n\s avons dit que l'anci5ne gypte tait un pantacle1 et l'on p\rrait en dire autant de l'anci5 monde t\t enti]4 ,plus les gr&s hirophantes mettai5t de so9 ca*] leur sci5ce absolue1 plus ils *]*ai5t en agr&ir et en multipli] les symboles4 ,les pyramides triangulaires et c>res p> la base1 reprs5tai5t leur mtaphysique base sur la sci5ce de la nature4 ,cette sci5ce de la nature avait p\r clef symbolique la #agd =me gigantesque de ce gr& sph9x qui s'e/ creus un lit pr(ond dans le sable en veillant au pi$ des pyramides4 ,les sept gr&s monum5ts appels les m]veilles du monde tai5t les magnifiques comm5taires des sept lignes dont se composai5t les pyramides1 et des sept portes my/rieuses de ,?bes4 ,a ,rhodes1 tait le pantacle du soleil4 ,le dieu de la lumire et de la vrit y app>aissait s\s une =me huma9e revtue d'or1 il levait dans sa ma9 droite le ph>e de l'intellig5ce2 dans sa ma9 gau*e1 il t5ait la fl*e du m\vem5t et de l'action4 ,ses pi$s reposai5t droite gau*e sur des mles qui reprs5tai5t les =ces t]nellem5t quilibres de la nature1 la ncessit et la lib]t1 le passif et l'actif1 le fixe et le volatil1 les colonnes d',h]cule4 ,a phse1 tait le pantacle de la lune3 c'tait le temple de la ,diane pan?e4 ,ce temple tait fait l'image de l'univ]s3 c'tait un dme sur une croix avec une gal]ie c>re et une ence9te circulaire comme le b\cli] d',a*ille4 ,le tombeau de ,mausole tait le pantacle de la ,vnus pudique ou conjugale3 il avait une =me l+amique4 ,son ence9te tait circulaire1 son lvation c>re4 ,au c5tre du c>r s'levait une pyramide tronque sur laquelle tait un *> attel de quatre *evaux disposs en croix4 ,les pyramides tai5t le pantacle d',h]ms ou de ,m]cure4 ,le ,jupit] olympi5 tait celui de ,jupit]2 les murs de ,babylone et la =t]esse de ,smiramis tai5t le pantacle de ,m>s4 #age ,enf9 le temple de ,salomon1 ce pantacle univ]sel et absolu qui devait dvor] t\s les autres1 tait p\r la g5tilit le pantacle t]rible de ,saturne4 ,la philosophie septnaire de l'initiation *ez les anci5s p\vait se rsum] a9si3 ,trois pr9cipes absolus qui n'en sont qu'un2 quatre =mes lm5taires qui n'en sont qu'une1 =mant un t\t unique compos d'ide et de =me4 ,les trois pr9cipes tai5t ceux-ci3 #a ,l',,tre ,,e/ ,l',,tre4 ,en philosophie1 id5tit de l'ide et de l'tre ou vrit2 en religion1 le premi] pr9cipe1 le ,pre4 #b ,l',,tre ,,e/ ,r,,el4 ,en philosophie1 id5tit du savoir et de l'tre ou ralit2 en religion le ,,logos de ,platon1 le ,demi\rgos1 le ,v]be4 #c ,l',,tre ,,e/ ,,logique4 ,en philosophie1 id5tit de la raison et de la ralit2 en religion1 la ,provid5ce1 l'action div9e qui ralise le bi52 l'am\r rciproque du vrai et du bi51 ce que dans le *ri/ianisme n\s appelons le ,sa9t-,esprit4 ,les quatre =mes lm5taires tai5t l'expression de deux lois fondam5tales3 la rsi/ance et le m\vem5t2 l'in]tie qui rsi/e ou le fixe1 la vie qui agit ou le volatil2 en d'autres t]mes plus gnraux1 la matire et l'esprit3 la matire tait le nant =mul en affirmation passive2 l'esprit tait le pr9cipe de la ncessit absolue dans le vrai4 ,l'action ngative du nant matriel sur l'esprit tait appele mauvais pr9cipe2 l'action #agf positive de l'esprit sur le nant p\r le remplir de cration et de lumire tait appele bon pr9cipe4 ,a ces deux conceptions correspondai5t l'humanit d'une "p1 et de l'autre la vie raisonnable rdemptrice de l'humanit conue dans le p*1 c'e/--dire dans le nant1 cause de sa gnration matrielle4 ,telle tait la doctr9e de l'initiation secrte4 ,telle e/ l'admirable syn?se que le *ri/ianisme e/ v5u vivifi] de son s\ffle1 illum9] de ses spl5deurs1 tablir div9em5t p> son dogme1 ralis] p> ses sacrem5ts4 ,syn?se qui a disp>u s\s le voile qui la cons]ve1 mais que l'humanit retr\v]a1 qu& le mom5t s]a v5u1 dans t\te sa beaut primitive et dans t\te sa mat]nelle fcondit6 #agg ,,livre ,,iii4 ,,syn?,,se ,,et ,r,,alisation ,,div9e ,,du ,,magisme ,,p> ,,la ,r,v,,lation ,,*r,,ti5ne4 ,hbreu ,ghimel4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,*ri/ ,,accus ,,de ,,magie ,,p> ,,les ,,juifs4 ,,sommaire4--,le ct inconnu du *ri/ianisme4--,p>aboles du ,talmud et du ,seph] ,toldos-,jes*ut4--,l'vangile et l',apocalypse de sa9t ,jean4--,les ,joannites4--,les livres de magie brls p> sa9t ,paul4--,cessation des oracles4--,transfiguration du prodige naturel en miracle et de la div9ation en prophtie4 ,dans les premires lignes de l'vangile selon sa9t ,jean1 il y a une p>ole que l'glise ca?olique ne prononce jamais sans fl*ir les g5\x4 ,cette p>ole1 la voici3 ,,le ,,v]be ,s',,e/ ,,fait ,,*air4 ,dans cette p>ole e/ cont5ue la rvlation *rti5ne t\t entire4 ,aussi sa9t ,jean donne-t-il p\r critrium d'or?odoxie la confession de ,jsus-,*ri/ en *air1 c'e/--dire en ralit visible et huma9e4 z*iel1 le plus pr(ond kabbali/e des anci5s prophtes1 aprs avoir vivem5t color dans ses visions les pantacles et les hiroglyphes de la sci5ce2 aprs avoir fait t\rn] les r\es dans les r\es1 allum des yeux vivants aut\r des sphres1 fait #agh m>*] en battant des ailes les quatre animaux my/rieux1 z*iel ne voit plus qu'une pla9e c\v]te d'ossem5ts dess*s2 il p>le1 et les =mes revi5n5t1 la *air c\vre les os4 ,une tri/e beaut s't5d sur les dp\illes de la mort1 mais c'e/ une beaut froide et sans vie4 ,telles tai5t les doctr9es et les my?ologies du vieux monde1 lorsqu'un s\ffle de *>it desc5dit du ciel4 ,alors les =mes mortes se levr5t1 les rves philosophiques fir5t place des hommes vraim5t sages2 la p>ole s'inc>na et dev9t vivante2 il n'y eut plus d'ab/ractions1 t\t fut rel4 ,la foi qui se pr\ve p> les oeuvres remplaa les hypo?ses qui n'ab\tissai5t qu' des fables4 ,la magie se trans=ma en sa9tet1 les prodiges dev9r5t des miracles1 et les multitudes rpr\ves p> l'initiation antique fur5t appeles la royaut et au sac]doce de la v]tu4 ,la ralisation e/ donc l'ess5ce de la religion *rti5ne4 ,aussi son dogme donne-t-il un corps aux allgories mme les plus vid5tes4 ,on montre encore ,jrusalem la maison du mauvais ri*e1 et peut-tre tr\v]ait-on mme1 en *]*ant bi51 quelque lampe ayant app>t5u aux vi]ges folles4 ,ces crdulits naves n'ont au fond ri5 de bi5 dang]eux1 et pr\v5t seulem5t la virtualit ralisatrice de la foi *rti5ne4 ,les ,juifs l'accus5t d'avoir matrialis les croyances et idalis les *oses t]re/res4 ,n\s avons rapport dans notre ,dogme et rituel de la haute magie la p>abole assez +nieuse du ,sph] ,toldos-,jes*ut qui pr\ve cette accusation4 ,dans le ,talmud1 ils racont5t que ,jsus ,b5-,sabta1 ou le fils de la ,sp>e1 ayant tudi en ,egypte les my/res pr(anes1 leva en ,isral une fausse pi]re angulaire et entrana le peuple dans #agi l'idoltrie4 ,ils reconnaiss5t t\tefois que le sac]doce ,isralite a eu tort de le maudire des deux ma9s1 et c'e/ cette occasion qu'on tr\ve dans le ,talmud ce beau prcepte qui rappro*]a un j\r ,isral du *ri/ianisme3 ,ne maudissez jamais des deux ma9s1 af9 qu'il v\s en re/e t\j\rs une p\r p>donn] et p\r bnir4 ,le sac]doce juif fut en effet inju/e env]s ce paisible matre qui ordonnait ses disciples d'obir la hir>*ie con/itue4 ,ils sont assis dans la *aire de ,mose1 disait le ,sauveur1 faites-donc ce qu'ils v\s dis5t1 mais ne faites pas ce qu'ils font4 ,un autre j\r le ,matre ordonne dix lpreux d'all] se montr] aux prtres1 et p5dant qu'ils y allai5t1 ils fur5t guris4 ,t\*ante abngation du div9 ?aumaturge qui r5voie ses plus mortels ennemis l'honneur mme de ses miracles6 ,d'ailleurs1 p\r accus] le ,*ri/ d'avoir pos une fausse pi]re angulaire1 savai5t-ils bi5 eux-mmes o tait alors la vritable8 ,la pi]re angulaire1 la pi]re cubique1 la pi]re philosophale1 c> t\s ces noms symboliques signifi5t la mme *ose1 cette pi]re fondam5tale du temple kabbali/ique1 c>re p> la base et triangulaire au sommet comme les pyramides1 les ,juifs du temps des ph>isi5s n'en avai5t-ils pas p]du la sci5ce8 ,en accusant ,jsus d'tre un novateur1 ne dnonai5t-ils pas leur oubli de l'antiquit8 ,cette lumire qu',abraham avait vue avec des tressaillem5ts de joie1 n'tait-elle pas te9te p\r les enfants infidles de ,mose1 lorsque ,jsus la retr\va et la fit brill] d'une n\velle spl5deur8 ,p\r en tre c]ta91 il faut comp>] avec l'vangile et l',apocalypse de sa9t ,jean les my/rieuses doctr9es du ,sph] ,jezirah et du ,soh>4 ,on #ahj compr5dra alors que le *ri/ianisme1 lo9 d'tre une hrsie juive1 tait la vraie tradition or?odoxe du judasme1 et que les scribes et les ph>isi5s tai5t seuls des sectaires4 ,d'ailleurs l'or?odoxie *rti5ne e/ un fait pr\v p> l'adhsion du monde et p> la cessation *ez les ,juifs du s\v]a9 sac]doce et du sacrifice p]ptuel1 les deux m>ques c]ta9es d'une vritable religion4 ,le judasme sans temple1 sans gr& prtre et sans sacrifice1 n'exi/e plus que comme op9ion contradictoire4 ,quelques hommes sont re/s juifs2 le temple et l'autel sont dev5us *rti5s4 ,on tr\ve dans les vangiles apocryphes une belle exposition allgorique de ce critrium de c]titude du *ri/ianisme1 qui consi/e dans l'vid5ce de la ralisation4 ,quelques enfants s'amusai5t ptrir des oiseaux d'argile1 et l'enfant ,jsus j\ait avec eux4 ,*acun des petits arti/es vantait exclusivem5t son ouvrage4 ,jsus ne disait ri51 mais qu& il eut t]m9 ses oiseaux1 il frappa des ma9s1 leur dit3 ,volez6 et ils s'envolr5t4 ,voil comm5t les in/itutions *rti5nes se sont montres suprieures celles de l'anci5 monde4 ,celles-ci sont mortes1 et le *ri/ianisme a vcu4 ,considr comme l'expression p>faite1 ralise et vivante de la kabbale1 c'e/--dire de la tradition primitive1 le *ri/ianisme e/ encore inconnu1 et c'e/ p\r cela que le livre kabbali/ique et prophtique de l',apocalypse e/ encore inexpliqu4 ,sans les clefs kabbali/iques1 en effet1 il e/ p>faitem5t inexplicable1 puisqu'il e/ incomprh5sible4 ,les ,joannites1 ou disciples de sa9t ,jean1 cons]vr5t longtemps #aha l'explication traditionnelle de cette pope prophtique1 mais les gno/iques v9r5t t\t br\ill] et t\t p]dre1 comme n\s l'expliqu]ons plus t>d4 ,n\s lisons dans les ,actes des aptres1 que sa9t ,paul runit phse t\s les livres qui traitai5t des *oses curieuses1 et les brla publiquem5t4 ,nul d\te qu'il ne soit ici "q des livres de la gtie ou nigromancie des anci5s4 ,cette p]te e/ regrett] sans d\te1 c> des monum5ts mme de l'erreur peuv5t sortir des clairs de vrit et des r5seignem5ts prcieux p\r la sci5ce4 ,t\t le monde sait qu' la v5ue de ,jsus-,*ri/1 les oracles cessr5t dans t\t le monde1 et qu'une voix cria sur la m]3 ,le gr& ,pan e/ mort6 ,un criva9 paen se f*e de ces ass]tions1 et dcl>e que les oracles ne cessr5t pas1 mais qu'il ne se tr\va bi5tt plus p]sonne p\r les consult]4 ,la rectification e/ prcieuse1 et n\s tr\vons une telle ju/ification plus concluante en vrit que la prt5due calomnie4 ,il faut dire la mme *ose des pre/iges1 qui fur5t ddaigns qu& se produisir5t les vrais miracles2 et en effet si les lois suprieures de la nature obiss5t la vraie supriorit morale1 les miracles devi5n5t surnaturels comme les v]tus qui les produis5t4 ,notre ?orie n'te ri5 la puissance de ,dieu1 et la lumire a/rale obissant la lumire suprieure de la grce reprs5te rellem5t p\r n\s le s]p5t allgorique qui vi5t pos] sa tte va9cue s\s le pi$ de la ,re9e du ciel4 #ahb ,,*apitre ,,ii4 ,v,,rit ,,du ,,*ri/ianisme ,,p> ,,la ,,magie4 ,,sommaire4--,comm5t la magie r5d tmoignage de la vrit du *ri/ianisme4--,l'esprit de *>it1 la raison et la foi4--,vanit et ridicule des objections4--,p\rquoi l'autorit du sac]doce *rti5 a d condamn] la magie4--,simon le ,magici54 ,la magie1 tant la sci5ce de l'quilibre univ]sel et ayant p\r pr9cipe absolu la vrit-ralit-raison de l'tre1 r5d compte de t\tes les ant9omies1 et concilie t\tes les ralits opposes entre elles p> ce pr9cipe gnrateur de t\tes les syn?ses3 ,l'h>monie rsulte de l'analogie des contraires4 ,p\r l'initi cette sci5ce1 la religion ne saurait tre mise en "q1 puisqu'elle exi/e3 on ne conte/e pas ce qui e/4 ,l',,tre ,,e/ ,l',,tre1 ,hbreu ,l'opposition app>5te de la religion la raison fait la =ce de l'une et de l'autre1 en les tablissant dans leur doma9e di/9ct et sp> et en fcondant le ct ngatif de *acune p> le ct affirmatif de l'autre3 c'e/1 comme n\s v5ons de le dire1 l'h>monie p> l'analogie des contraires4 ,ce qui a caus t\tes les erreurs et t\tes les confusions religieuses1 c'e/ que p> suite de l'ignorance de cette gr&e loi1 on a v\lu faire de la religion une philosophie et de la philosophie une religion2 on a v\lu s\mettre les *oses de la foi aux procds de la sci5ce1 *ose aussi ridicule que de s\mettre la sci5ce #ahc aux obissances aveugles de la foi3 il n'app>ti5t pas plus un ?ologi5 d'affirm] une absurdit ma?matique ou de ni] la dmon/ration d'un ?orme1 qu' an savant d'ergot]1 au nom de la sci5ce1 p\r ou contre les my/res du dogme4 ,dem&ez l',acadmie des sci5ces s'il e/ ma?matiquem5t vrai qu'il y a trois p]sonnes en ,dieu1 et s'il peut tre con/at p> le moy5 des sci5ces que ,m>ie1 mre de ,dieu1 a t conue sans p*8 ,l',acadmie des sci5ces se rcus]a1 et elle aura raison3 les savants n'ont ri5 voir l-d$ans1 cela e/ du doma9e de la foi4 ,on ne discute pas un article de foi1 on le croit ou on ne le croit pas2 mais il e/ de foi prcism5t p>ce qu'il *appe l'exam5 de la sci5ce4 ,qu& le comte de ,mai/re assure qu'on p>l]a un j\r avec tonnem5t de notre /upidit actuelle1 il fait allusion sans d\te ces prt5dus esprits =ts qui vi5n5t t\s les j\rs v\s dire3 ,je croirai qu& la vrit du dogme me s]a sci5tifiquem5t pr\ve4 ,c'e/--dire1 je croirai qu& je n'aurai plus ri5 croire1 et que le dogme s]a dtruit comme dogme1 en dev5ant un ?orme sci5tifique4 ,cela veut dire en d'autres t]mes3 je n'admettrai l'inf9i que lorsqu'il s]a p\r moi expliqu1 dt]m91 circonscrit1 df9i2 en un mot1 f9i4 ,je croirai donc l'inf9i qu& je s]ai sr que l'inf9i n'exi/e pas4 ,je croirai l'imm5sit de l',ocan qu& je l'aurai vu mettre en b\teilles4 #ahd ,mais1 bonnes g5s1 ce qu'on v\s a clairem5t pr\v et fait compr5dre1 v\s ne le croyez plus1 v\s le savez4 ,d'un autre ct1 si l'on v\s disait que le pape a dcid que deux et deux ne font pas quatre1 et que le c>r de l'hypotnuse n'e/ pas gal aux c>rs tracs sur les deux autres cts d'un triangle rectangle1 v\s diriez avec raison3 ,le pape n'a pas dcid cela1 p>ce qu'il ne peut pas le dcid]4 ,cela ne le reg>de pas1 et il ne s'en ml]a pas4 ,t\t beau1 va s'cri] un disciple de ,r\sseau1 l'glise n\s ordonne de croire des *oses =mellem5t contraires aux ma?matiques4 ,les ma?matiques n\s dis5t que le t\t e/ plus gr& que la p>tie4 ,or1 qu& ,jsus-,*ri/ a communi avec ses disciples1 il a d t5ir son corps enti] dans sa ma91 et il a mis sa tte dans sa b\*e4 7,cette pauvre plaisant]ie se tr\ve textuellem5t dans ,r\sseau47 ,il e/ facile de rpondre cela1 que le sophi/e confond ici la sci5ce avec la foi1 et l'ordre naturel avec l'ordre surnaturel ou div94 ,si la religion disait que1 dans la communion de la cne1 notre ,sauveur avait deux corps naturels de mme =me et de mme gr&eur1 et que l'un a mang l'autre1 la sci5ce aurait droit de se rcri]4 ,mais la religion dit que le corps du ,matre tait div9em5t et sacram5tellem5t cont5u s\s le signe ou l'app>5ce naturelle d'un morceau de pa94 ,encore une fois1 c'e/ croire ou ne pas croire2 mais quiconque raisonn]a l-dessus et v\dra discut] sci5tifiquem5t la *ose1 mrit]a de pass] p\r un sot4 #ahe ,le vrai en sci5ce se pr\ve p> des dmon/rations exactes2 le vrai en religion se pr\ve p> l'unanimit de la foi et la sa9tet des oeuvres4 ,celui-l a le droit de remettre les p*s1 dit l'vangile1 qui peut dire au p>alytique3 ,lve-toi1 et m>*e4 ,la religion e/ vraie1 si elle ralise la morale la plus p>faite4 ,la preuve de la foi ce sont les oeuvres4 ,le *ri/ianisme a-t-il con/itu une socit imm5se d'hommes ayant la hir>*ie p\r pr9cipe1 l'obissance p\r rgle et la *>it p\r loi8 ,voil ce qu'il e/ p]mis de dem&] la sci5ce4 ,si la sci5ce rpond d'aprs les docum5ts hi/oriques3 ,oui1 mais ils ont manqu la *>it4 ,je v\s pr5ds p> vos propres p>oles1 p\vons-n\s rpondre aux int]prtes de la sci5ce4 ,v\s av\ez donc que la *>it exi/e1 puisqu'on peut y manqu]8 ,la *>it6 gr& mot et gr&e *ose1 mot qui n'exi/ait pas avant le *ri/ianisme1 *ose qui e/ la vraie religion t\t entire6 ,l'esprit de *>it n'e/-il pas l'esprit div9 r5du visible sur la t]re8 ,cet esprit n'a-t-il pas r5du son exi/5ce s5sible p> des actes1 p> des in/itutions1 p> des monum5ts1 p> des oeuvres immortelles8 ,en vrit1 n\s ne concevons pas comm5t un incrdule de bonne foi peut voir une fille de ,sa9t-,v9c5t de ,paul sans avoir envie de se mettre g5\x et de pri]6 ,l'esprit de *>it1 c'e/ ,dieu1 c'e/ l'immortalit de l'me1 #ahf c'e/ la hir>*ie1 c'e/ l'obissance1 c'e/ le p>don des injures1 c'e/ la simplicit et l'intgrit de la foi4 ,les sectes sp>es sont atte9tes de mort dans leur pr9cipe1 p>ce qu'elles ont manqu la *>it en se sp>ant1 et au plus simple bon s5s en v\lant raisonn] sur la foi4 ,c'e/ dans ces sectes que le dogme e/ absurde1 p>ce qu'il e/ soi-disant raisonnable4 ,alors ce doit tre un ?orme sci5tifique1 ou ce n'e/ ri54 ,en religion1 on sait que la lettre tue et que l'esprit seul vivifie2 or1 de quel esprit peut-il tre "q ici1 s9on de l'esprit de *>it8 ,la foi qui transporte les montagnes et qui fait endur] le m>tyre1 la gnrosit qui donne1 l'loqu5ce qui p>le la langue des hommes et celle des anges1 t\t cela n'e/ ri5 sans la *>it1 dit sa9t ,paul4 ,la sci5ce peut dfaillir1 aj\te le mme aptre1 la prophtie peut cess]1 la *>it e/ t]nelle4 ,la *>it et ses oeuvres1 voil la ralit en religion3 or1 la raison vritable ne se refuse jamais la ralit2 c> la ralit1 c'e/ la dmon/ration de l'tre qui e/ la vrit4 ,c'e/ a9si que la philosophie donne la ma9 la religion1 sans jamais v\loir en usurp] le doma9e2 et c'e/ cette condition que la religion bnit1 enc\rage et illum9e la philosophie de ses *>itables spl5deurs4 ,la *>it e/ le li5 my/rieux que rvai5t les initis de l',hellnie p\r concili] ,eros et ,ant]os4 ,c'e/ ce c\ronnem5t de la porte du temple de ,solomon qui devait unir ensemble les deux colonnes ,jak9 et ,boaz2 c'e/ la g>antie mutuelle des #ahg droits et des devoirs1 de l'autorit et de la lib]t1 du =t et du faible1 du peuple et du g\v]nem5t1 de l'homme et de la femme2 c'e/ le s5tim5t div9 qui doit vivifi] la sci5ce huma9e2 c'e/ l'absolu du bi51 comme le pr9cipe ,,tre-,r,,alit-,,raison e/ l'absolu du vrai4 ,ces claircissem5ts tai5t ncessaires p\r faire bi5 compr5dre ce beau symbole des mages adorant le ,sauveur au b]ceau4 ,ils sont trois1 un blanc1 un cuivr et un noir1 et ils (fr5t de l'or1 de l'enc5s et de la myrrhe4 ,la conciliation des contraires e/ exprime p> ce d\ble t]naire1 et c'e/ prcism5t ce que n\s v5ons d'expliqu]4 ,le *ri/ianisme1 att5du p> les mages1 tait en effet la consqu5ce de leur doctr9e secrte2 mais en naissant1 ce ,b5jam9 de l'antique ,isral devait donn] la mort sa mre4 ,la magie de lumire1 la magie du vrai ,zoroa/re1 de ,mel*isde* et d',abraham1 devait cess] la v5ue du gr& ralisateur4 ,dans un monde de miracles les prodiges ne devai5t plus tre qu'un sc&ale1 l'or?odoxie magique s'tait transfigure en or?odoxie religieuse2 les dissid5ts ne p\vai5t plus tre que des illum9s et des sorci]s2 le nom mme de la magie ne devait plus tre pris qu'en mauvaise "p1 et c'e/ s\s cette maldiction que n\s suivrons dsormais les manife/ations magiques trav]s les ges4 ,le premi] hrsi>que dont fass5t m5tion les traditions de l'glise fut un ?aumaturge dont la lg5de raconte une multitude de m]veilles3 c'tait ,simon le ,magici52 son hi/oire n\s app>ti5t de droit1 et n\s allons essay] de la retr\v] p>mi les fables populaires4 #ahh ,simon tait ,juif de naissance1 on croit qu'il tait n au b\rg de ,gitton1 dans le pays de ,sam>ie4 ,il eut p\r matre de magie un sectaire nomm ,dosi?e qui se disait l'envoy de ,dieu et le ,messie annonc p> les prophtes4 ,simon apprit de ce matre non-seulem5t l'art des pre/iges1 mais encore c]ta9s secrets naturels qui app>ti5n5t rellem5t la tradition secrte des mages3 il possdait la sci5ce du feu a/ral1 et l'attirait aut\r de lui gr&s c\rants1 ce qui le r5dait en app>5ce impassible et incombu/ible2 il avait aussi le p\voir de s'lev] et de se s\t5ir en l'air1 t\tes *oses qui ont t faites sans aucune sci5ce1 mais p> accid5t naturel1 p> des en?\sia/es ivres de lumire a/rale1 tels que les convulsionnaires de ,sa9t-,md>d1 phnomnes qui se reproduis5t de nos j\rs dans les extases des mdiums4 ,il magntisait di/ance ceux qui croyai5t en lui et leur app>aissait s\s div]ses figures4 ,il produisait des images et des reflets visibles au po9t de faire app>atre en ple9e campagne des arbres fanta/iques et imag9aires que t\t le monde croyait voir4 ,les *oses naturellem5t inanimes se m\vai5t aut\r de lui1 comme font les meubles aut\r de l',amrica9 ,home1 et s\v5t1 lorsqu'il v\lait entr] dans une maison ou en sortir1 les portes craquai5t1 s'agitai5t et f9issai5t p> s'ouvrir d'elles-mmes4 ,simon opra ces m]veilles devant les notables et le peuple de ,sam>ie2 on les exagra encore1 et le ?aumaturge passa p\r un tre div94 ,or1 comme il n'avait pu arriv] cette puissance que p> des excitations qui avai5t tr\bl sa raison1 il se crut lui-mme un p]sonnage tellem5t extraord9aire1 qu'il s'arrogea #ahi sans faon les honneurs div9s1 et songea mode/em5t usurp] les adorations du monde enti]4 ,ses crises ou ses extases produisai5t sur son corps des effets extraord9aires4 ,tantt on le voyait ple1 fltri1 bris1 semblable un vieill>d qui va m\rir2 tantt le fluide lum9eux ranimait son sang1 faisait brill] ses yeux1 t5dait et ad\cissait la peau de son visage1 en sorte qu'il p>aissait t\t c\p rgnr et rajeuni4 ,les ,ori5taux1 gr&s amplificateurs de m]veilles1 prt5dai5t alors l'avoir vu pass] de l'enfance la dcrpitude1 et rev5ir1 suivant son bon plaisir1 de la dcrpitude l'enfance4 ,enf9 il ne fut bruit p>t\t que de ses miracles1 et il dev9t l'idole des ,juifs de ,sam>ie et des pays environnants4 ,mais les adorateurs du m]veilleux sont gnralem5t avides d'motions n\velles1 et ils se fatigu5t vite de ce qui les a d'abord tonns4 ,l'aptre sa9t ,philippe tant v5u pr*] l'vangile ,sam>ie1 il se fit un n\veau c\rant d'en?\siasme qui fit p]dre ,simon t\t son pre/ige4 ,lui-mme se s5tit dlaiss p> sa maladie1 qu'il pr5ait p\r une puissance2 il se crut surpass p> des magici5s plus savants que lui1 et prit le p>ti de s'atta*] aux aptres p\r tudi]1 surpr5dre ou a*et] leur secret4 ,simon n'tait c]ta9em5t pas initi la haute magie2 c> elle lui aurait appris que p\r dispos] des =ces secrtes de la nature de manire les dirig] sans tre bris p> elles1 il faut tre un sage et un sa9t2 que p\r se j\] avec ces t]ribles armes sans les connatre1 il faut tre un f\1 et qu'une mort prompte et t]rible att5d les pr(anateurs du sanctuaire de la nature4 #aij ,simon tait dvor de la soif implacable des ivrognes3 priv de ses v]tiges1 il croyait avoir p]du son bonheur2 malade de ses ivresses passes1 il comptait se gurir en s'enivrant encore4 ,on ne r$evi5t pas volonti]s un simple mortel aprs s'tre pos en dieu4 ,simon se s\mit donc1 p\r retr\v] ce qu'il avait p]du1 t\tes les rigueurs de l'au/rit apo/olique2 il veilla1 il pria1 il jena1 mais les prodiges ne rev5ai5t po9t4 ,aprs t\t1 se dit-il un j\r1 entre ,juifs on doit p\voir s'ent5dre1 et il proposa de l'arg5t sa9t ,pi]re4 ,le *ef des aptres le *assa avec indignation4 ,simon n'y compr5ait plus ri51 lui qui recevait si volonti]s les (fr&es de ses disciples2 il quitta au plus vite la socit de ces hommes si ds9tresss1 et avec l'arg5t dont sa9t ,pi]re n'avait pas v\lu1 il fit emplte d'une femme esclave nomme ,hlne4 ,les divagations my/iques sont t\j\rs vois9es de la dbau*e4 ,simon dev9t p]dm5t pris de sa s]vante2 la passion1 en l'affaiblissant et en l'exaltant1 lui r5dit ses catalepsies et ses phnomnes morbides qu'il appelait sa puissance et ses miracles4 ,une my?ologie ple9e de rm9isc5ces magiques mles des rves rotiques sortit t\t arme de son c]veau2 il se mit alors voyag] comme les aptres1 tranant aprs lui son ,hlne1 dogmatisant et se faisant voir ceux qui v\lai5t l'ador] et sans d\te aussi le pay]4 ,suivant ,simon1 la premire manife/ation de ,dieu avait t une spl5deur p>faite qui produisit immdiatem5t son reflet4 ,ce soleil des mes c'tait lui1 et son reflet c'tait ,hlne1 qu'il affectait d'appel] ,slne1 nom qui en grec signifie la lune4 #aia ,or1 la lune de ,simon tait desc5due au comm5cem5t des sicles sur la t]re que ,simon avait bau*e dans ses rves t]nels2 elle y dev9t mre1 c> la p5se de son soleil l'avait fconde1 et elle mit au monde les anges qu'elle leva p\r elle seule et sans leur p>l] de leur pre4 ,les anges se rvoltr5t contre elle et l'en*anr5t dans un corps mortel4 ,alors la spl5deur de ,dieu fut =ce de desc5dre son t\r p\r ra*et] son ,hlne1 et le ,juif ,simon v9t sur la t]re4 ,il devait y va9cre la mort et emm5] vivante trav]s les airs son ,hlne1 suivie du *oeur triomphant de ses lus4 ,le re/e des hommes s]ait ab&onn sur la t]re la tyrannie t]nelle des anges4 ,a9si cet hrsi>que1 plagiaire du *ri/ianisme1 mais en s5s inv]se1 affirmait le rgne t]nel de la rvolte et du mal1 faisait crer ou du mo9s a*ev] le monde p> les dmons1 dtruisait l'ordre et la hir>*ie p\r se pos] seul avec sa concub9e comme tant la voie1 la vrit et la vie4 ,c'tait le dogme de l',ant*ri/2 et il ne devait pas m\rir avec ,simon1 il s'e/ p]ptu jusqu' nos j\rs2 et les traditions prophtiques du *ri/ianisme affirm5t mme qu'il doit avoir son rgne d'un mom5t et son triomphe1 avant-c\reur des plus t]ribles calamits4 ,simon se faisait appel] sa9t1 et1 p> une trange concid5ce1 le *ef d'une secte gno/ique mod]ne1 qui rappelle t\t le my/icisme s5suel du premi] hrsi>que1 l'inv5teur de la femme libre1 se nommait aussi ,sa9t-,simon4 ,le canisme1 tel #aib e/ le nom qu'on p\rrait donn] t\tes les fausses rvlations manes de cette s\rce impure4 ,ce sont des dogmes de maldiction et de ha9e contre l'h>monie univ]selle et contre l'ordre social2 ce sont les passions drgles affirmant le droit au lieu du devoir2 l'am\r passionnel1 au lieu de l'am\r *a/e et dv\2 la pro/itue1 au lieu de la mre2 ,hlne1 la concub9e de ,simon1 au lieu de ,m>ie1 mre du ,sauveur4 ,simon dev9t un p]sonnage et se r5dit ,rome1 o l'emp]eur1 curieux de t\s les spectacles extraord9aires1 tait dispos l'accueillir3 cet emp]eur tait ,nron4 ,l'illum9 ,juif tonna le f\ c\ronn p> un t\r dev5u commun sur nos ?tres d'escamoteurs4 ,il se fit tran*] la tte1 puis v9t salu] l'emp]eur avec sa tte sur les paules2 il fit c\rir les meubles1 ouvrir les portes2 il se comporta enf9 comme un vritable mdium1 et dev9t le sorci] ord9aire des orgies nroni5nes et des fe/9s de ,trimalcyon4 ,suivant les lg5daires1 ce fut p\r prs]v] les ,juifs de ,rome de la doctr9e de ,simon1 que sa9t ,pi]re se r5dit dans cette capitale du monde4 ,nron apprit bi5tt p> ses espions de bas tage qu'un n\veau ?aumaturge isralite tait arriv p\r faire la gu]re son en*anteur4 ,il rsolut de les mettre en prs5ce et de s'amus] du conflit4 ,ptrone et ,tigell9 tai5t peut-tre de la fte4 ,que la paix soit avec v\s6 dit en entrant le pr9ce des aptres4 --,n\s n'avons que faire de ta paix1 rpondit ,simon1 c'e/ p> la gu]re que la vrit se dc\vre4 ,la paix entre adv]saires1 c'e/ le triomphe de l'un et la dfaite de l'autre4 ,illu/ration3 ,,dispute ,,publique entre ,/ ,pi]re et ,/ ,paul d'une "p et ,simon le ,magici5 de l'autre4 ,asc5sion et *ute de ,simon1 d'aprs une gravure du #ae;e ,sicle4 #aic ,sa9t ,pi]re reprit3 ,p\rquoi refuses-tu la paix8 ,ce sont les vices des hommes qui ont cr la gu]re2 la paix accompagne t\j\rs la v]tu4 --,la v]tu1 c'e/ la =ce et le savoir-faire1 dit ,simon4 ,moi1 j'affronte le feu1 je m'lve dans les airs1 je ressuscite les plantes1 je *ange la pi]re en pa92 et toi1 que fais-tu8 --,je prie p\r toi1 dit sa9t ,pi]re1 af9 que tu ne prisses pas victime de tes pre/iges4 --,g>de tes prires3 elles ne mont]ont pas aussitt que moi v]s le ciel4 ,et voil le magici5 qui s'lance p> une f5tre1 et qui s'lve dans les airs4 ,avait-il quelque app>eil aro/atique s\s ses longs vtem5ts ou s'levait-il1 comme les convulsionnaires du diacre ,p>is1 p> une exaltation de lumire a/rale1 c'e/ ce que n\s ne saurions dire4 ,p5dant ce temps sa9t ,pi]re tait g5\x et priait2 t\t c\p ,simon p\sse un gr& cri et tombe3 on le releva avec les cuisses brises4 ,et ,nron fit emprisonn] sa9t ,pi]re1 qui lui semblait tre un magici5 mo9s div]tissant que ,simon2 celui-ci m\rut de sa *ute4 ,t\te cette hi/oire1 qui remonte aux rumeurs populaires de ce temps-l1 e/ ma9t5ant relgue peut-tre tort p>mi les lg5des apocryphes4 ,elle n'en e/ pas mo9s rem>quable et digne d'tre cons]ve4 ,la secte de ,simon ne s'teignit pas avec lui1 il eut p\r successeur un de ses disciples1 nomm ,mn&re4 ,celui-ci ne se disait pas dieu1 il se cont5tait du rle de prophte2 lorsqu'il baptisait ses proslytes1 un feu visible desc5dait sur l'eau2 il #aid leur promettait l'immortalit de l'me et du corps au moy5 de ce ba9 magique1 et il y avait encore1 du temps de sa9t ,ju/91 des mn&ri5s qui se croyai5t f]mem5t immortels4 ,la mort des uns ne dsabusait pas les autres1 c> le dfunt tait immdiatem5t excommuni et considr comme un faux frre4 ,les mn&ri5s reg>dai5t la mort comme une vritable apo/asie et compltai5t leur phalange immortelle en enrlant de n\veaux proslytes4 ,ceux qui sav5t jusqu'o peut all] la folie huma9e1 ne s'tonn]ont pas si n\s leur appr5ons qu'en cette anne mme #aheh1 il exi/e encore en ,amrique et en ,france des cont9uateurs fanatiques de la secte des mn&ri5s4 ,la qualification de magici5 aj\te au nom de ,simon fit pr5dre en horreur la magie p> les *rti5s2 mais on n'en cont9ua pas mo9s honor] le s\v5ir des rois mages qui avai5t ador le ,sauveur dans son b]ceau4 ,,*apitre ,,iii4 ,,du ,,diable4 ,,sommaire4--,son orig9e2 ce qu'il e/ suivant la foi et suivant la sci5ce4--,satan1 ses pompes et ses oeuvres4--,les possds de l'vangile4--,le vrai nom du diable1 suivant la kabbale et d'aprs les confessions des n]gumnes4--,gnalogie inf]nale4--,le b\c du sabbat4--,l'anci5 s]p5t et le faux ,lucif]4 ,le *ri/ianisme1 en =mulant nettem5t la conception div9e1 n\s fait compr5dre ,dieu comme l'am\r le plus pur et le plus absolu1 et df9it nettem5t l'esprit oppos ,dieu4 ,c'e/ l'esprit d'opposition et de ha9e1 c'e/ ,satan4 ,mais cet esprit #aie n'e/ pas un p]sonnage1 et il ne faut pas le compr5dre comme une espce de dieu noir2 c'e/ une p]v]sit commune t\tes les intellig5ces dvoyes4 ,je me nomme ,lgion1 dit-il dans l'vangile1 p>ce que n\s sommes une multitude4 ,l'intellig5ce naissante peut tre comp>e l'toile du mat91 et si elle tombe volontairem5t dans les tnbres aprs avoir brill un in/ant1 on peut lui appliqu] cette apo/rophe d',isae au roi de ,babylone3 ,comm5t es-tu tomb du ciel1 beau ,lucif]1 brillante toile du mat96 ,mais e/-ce dire p\r cela que le ,lucif] cle/e1 que l'toile mat9ale de l'intellig5ce div9e soit dev5ue un flambeau de l'enf]8 ,le nom de porte-lumire e/-il ju/em5t donn l'ange des g>em5ts et des tnbres8 ,n\s ne le p5sons pas1 mo9s qu'on n'ent5de comme n\s1 et suivant les traditions magiques1 p> l'enf] p]sonnifi en ,satan et figur p> l'anci5 s]p5t1 ce feu c5tral qui s'enr\le aut\r de la t]re1 dvorant t\t ce qu'il produit et se mordant la queue comme le s]p5t de ,*ronos1 cette lumire a/rale dont le ,seigneur p>lait lorsqu'il disait ,can3 ,si tu fais le mal1 le p* s]a aussitt tes portes1 c'e/--dire le dsordre s'emp>]a de t\s tes s5s2 mais je t'ai s\mis la convoitise de la mort1 et c'e/ toi de lui comm&]4 ,la p]sonnification royale et presque div9e de ,satan e/ une erreur qui remonte au faux ,zoroa/re1 c'e/--dire au dogme altr des seconds mages1 les mages matriali/es de la ,p]se2 ils avai5t *ang en dieux les deux ples du monde intellectuel1 et de la =ce passive ils avai5t fait une div9it oppose la =ce active4 ,n\s avons signal dans la my?ologie de l',inde la mme mon/rueuse erreur4 #aif ,arimanes ou ,s*iva1 tel e/ le pre du dmon1 comme le compr5n5t les lg5daires sup]/itieux1 et c'e/ p\r cela que le ,sauveur disait3 ,le diable e/ m5teur comme son pre4 ,l'glise1 sur cette "q1 s'en rapporte aux textes de l'vangile1 et n'a jamais donn de dcisions dogmatiques dont la df9ition du diable ft l'objet4 ,les bons *rti5s vit5t mme de le nomm]1 et les morali/es religieux recomm&5t leurs fidles de ne pas s'occup] de lui1 mais de lui rsi/] en ne p5sant qu' ,dieu4 ,n\s ne p\vons qu'admir] cette sage rs]ve de l'enseignem5t sac]dotal4 ,p\rquoi1 en effet1 prt]ait-on la lumire du dogme celui qui e/ l'obscurit intellectuelle et la nuit la plus sombre du coeur8 ,qu'il re/e inconnu1 cet esprit qui veut n\s arra*] la connaissance de ,dieu6 ,n\s ne prt5dons pas ici faire ce que n'a pas fait l'glise1 n\s con/atons seulem5t sur ce sujet quel fut l'enseignem5t secret des initis aux sci5ces occultes4 ,ils disai5t que le gr& ag5t magique1 ju/em5t appel ,lucif]1 p>ce qu'il e/ le vhicule de la lumire et le rceptacle de t\tes les =mes1 e/ une =ce int]mdiaire rp&ue dans t\te la cration2 qu'elle s]t crer et dtruire1 et que la *ute d',adam a t une ivresse rotique qui a r5du sa gnration esclave de cette lumire fatale2 que t\te passion am\reuse qui envahit les s5s e/ un t\rbillon de cette lumire qui veut n\s entran] v]s le g\ffre de la mort2 que la folie1 les halluc9ations1 les visions1 les extases1 sont une exaltation trs dang]euse de ce phosphore intrieur2 que cette lumire enf9 e/ de la nature du feu1 dont l'usage intellig5t #aig *auffe et vivifie1 dont l'excs au contraire brle1 diss\t et anantit4 ,l'homme s]ait appel pr5dre un s\v]a9 empire sur cette lumire et conqurir p> ce moy5 son immortalit1 et m5ac en mme temps d'tre enivr1 absorb et dtruit t]nellem5t p> elle4 ,cette lumire1 en tant que dvorante1 v5g]esse et fatale1 s]ait le feu de l'enf]1 le s]p5t de la lg5de2 et l'erreur t\rm5te dont alors elle s]ait ple9e1 les pleurs et le gr9cem5t de d5ts des tres avorts qu'elle dvore1 le fantme de la vie qui leur *appe1 et semble insult] leur supplice1 t\t cela s]ait le diable ou ,satan4 ,les actions mal diriges p> le v]tige de la lumire a/rale1 les mirages trompeurs de plaisir1 de ri*esse et de gloire dont les halluc9ations sont ple9es1 s]ai5t les pompes et les oeuvres de l'enf]4 ,le pre ,hil>ion ,tissot croit que t\tes les maladies n]veuses accompagnes d'halluc9ations et de dlire sont des possessions du diable1 et en compr5ant les *oses dans le s5s des kabbali/es1 il aurait ple9em5t raison4 ,t\t ce qui livre notre me la fatalit des v]tiges e/ vraim5t inf]nal1 puisque le ciel e/ le rgne t]nel de l'ordre1 de l'intellig5ce et de la lib]t4 ,les possds de l'vangile fuyai5t devant ,jsus-,*ri/1 les oracles se taisai5t devant les aptres1 et les malades d'halluc9ations ont t\j\rs manife/ une rpugnance inv9cible p\r les initis et les sages4 ,la cessation des oracles et des possessions tait une preuve du triomphe de la lib]t huma9e sur la fatalit4 ,qu& les #aih maladies a/rales se montr5t de n\veau1 c'e/ un signe fune/e qui annonce l'affaiblissem5t des mes4 ,des commotions fatales suiv5t t\j\rs ces manife/ations4 ,les convulsions durr5t jusqu' la rvolution franaise1 et les fanatiques de ,sa9t-,md>d en avai5t prdit les sanglantes calamits4 ,le clbre crim9ali/e ,torreblanca1 qui a tudi fond les que/ions de magie diabolique1 en dcrivant les oprations du dmon1 dcrit prcism5t t\s les phnomnes de p]turbation a/rale4 ,voici quelques numros du sommaire de son *apitre ,,xv de la ,magie opratrice3 #a4 ,l'ef=t cont9uel du dmon e/ t5du p\r n\s p\ss] dans l'erreur4 #b4 ,le dmon trompe les s5s en tr\blant l'imag9ation1 dont il ne saurait p\rtant *ang] la nature4 #c4 ,des app>5ces qui frapp5t la vue de l'homme se =me immdiatem5t un corps imag9aire dans l'ent5dem5t1 et tant que dure le fantme1 les app>5ces l'accompagn5t4 #d4 ,le dmon dtruit l'quilibre de l'imag9ation p> le tr\ble des fonctions vitales1 soit maladie1 soit irrgul>it dans la sant4 #e et #f4 ,qu& l'quilibre de l'imag9ation et de la raison e/ dtruit p> une cause morbide1 on rve t\t veill1 et l'on peut voir avec une app>5ce relle ce qui n'exi/e rellem5t pas4 #g4 ,la vue cesse d'tre ju/e qu& l'quilibre e/ tr\bl dans la p]ception m5tale des images4 #h et #i4 ,exemples de maladies o l'on voit les objets d\bles1 etc4 #aj4 ,les visions sort5t de n\s et sont des reflets de notre propre image4 #aii #aa4 ,les anci5s connaissai5t deux maladies qu'ils nommai5t1 l'une frnsie 7,grec3 phr5itiz71 l'autre corybantisme 7,grec3 *orubantiasmos71 dont l'une fait voir des =mes imag9aires1 l'autre fait ent5dre des voix et des sons qui n'exi/5t pas1 etc4 ,il rsulte de ces ass]tions1 d'ailleurs =t rem>quables1 que ,torreblanca attribue les maladies au dmon1 et que p> le dmon il ent5d la maladie elle-mme2 ce que n\s ent5drions bi5 volonti]s avec lui si l'autorit dogmatique le p]mettait4 ,les ef=ts cont9uels de la lumire a/rale p\r diss\dre et absorb] les tres app>ti5n5t sa nature mme2 elle ronge comme l'eau1 cause de ses c\rants cont9uels2 elle dvore comme le feu1 p>ce qu'elle e/ l'ess5ce mme du feu et sa =ce dissolvante4 ,l'esprit de p]v]sit et l'am\r de la de/ruction *ez les tres qu'elle dom9e n'e/ que l'in/9ct de cette =ce4 ,c'e/ aussi un rsultat de la s\ffrance de l'me qui vit d'une vie incomplte et se s5t d*ire p> des tiraillem5ts en s5s contraires4 ,elle aspire en f9ir1 et cra9t cep5dant de m\rir seule1 elle v\drait donc anantir avec elle la cration t\t entire4 ,cette p]v]sit a/rale se manife/e ord9airem5t p> la ha9e des enfants4 ,une =ce inconnue porte c]ta9s malades les tu]1 des voix imprieuses dem&5t leur mort4 ,le docteur ,bri]re de ,boismont cite des exemples t]ribles de cette manie qui n\s rappelle les crimes de ,papavo9e et d',h5riette ,corni]#aa4 ,note #aa3 ,hi/oire des halluc9ations1 #b;e dition1 #ahec4 ,les malades de p]v]sion a/rales sont malveillants et s'attri/5t de la joie des autres4 ,ils ne veul5t pas surt\t #bjj qu'on espre2 ils sav5t tr\v] les p>oles les plus navrantes et les plus dsesprantes1 mme lorsqu'ils *]*5t consol]1 p>ce que la vie e/ p\r eux une s\ffrance et p>ce qu'ils ont le v]tige de la mort4 ,c'e/ aussi la p]v]sion a/rale et l'am\r de la mort qui font abus] des oeuvres de la gnration1 qui port5t en p]v]tir l'usage ou les fltrir p> des moqu]ies sacrilges et des plaisant]ies honteuses4 ,l'obscnit e/ un blasphme contre la vie4 ,*acun de ces vices s'e/ p]sonnifi en une idole noire ou un dmon qui e/ une image ngative et dfigure de la div9it qui donne la vie2 ce sont les idoles de la mort4 ,molo* e/ la fatalit qui dvore les enfants4 ,satan et ,nisro* sont les dieux de la ha9e1 de la fatalit et du dsespoir4 ,a/>t1 ,lili?1 ,nahma1 ,a/>o?1 sont les idoles de la dbau*e et de l'avortem5t4 ,adramele* e/ le dieu du meurtre4 ,blial1 celui de la rvolte t]nelle et de l'an>*ie4 ,conceptions funbres d'une raison prs de s'te9dre qui adore l*em5t son b\rreau p\r obt5ir de lui qu'il fasse cess] son supplice en a*evant de la dvor]6 ,le vrai nom de ,satan1 dis5t les kabbali/es1 c'e/ le nom de ,jhovah r5v]s1 c> ,satan n'e/ pas un dieu noir1 c'e/ la ngation de ,dieu4 ,le diable e/ la p]sonnification de l'a?isme ou de l'idoltrie4 ,p\r les initis1 ce n'e/ pas une p]sonne1 c'e/ une =ce cre p\r le bi51 et qui peut s]vir au mal2 c'e/ l'in/rum5t de la lib]t4 ,ils reprs5tai5t cette =ce qui prside la #bja gnration physique s\s la =me my?ologique et cornue du dieu ,pan2 de l e/ v5u le b\c du sabbat1 le frre de l'anci5 s]p5t1 et le porte-lumire ou phosphore dont les potes on fait le faux ,lucif] de la lg5de4 ,,*apitre ,,iv4 ,,des ,,d]ni]s ,,pa,,ens4 ,,sommaire4--,apollonius de ,tyane2 sa vie et ses prodiges4--,essais de ,juli5 p\r galvanis] l'anci5 culte4--,ses vocations4--,jamblique et ,maxime de ,tyr4--,comm5cem5t des socits secrtes et pratiques df5dues de la magie4 ,le miracle t]nel de ,dieu1 c'e/ l'ordre immuable de sa provid5ce dans les h>monies de la nature2 les prodiges sont des dsordres et ne doiv5t tre attribus qu'aux dfaillances de la crature4 ,le miracle div9 e/ donc une raction provid5tielle p\r rtablir l'ordre tr\bl4 ,lorsque ,jsus gurissait les possds1 il les calmait et faisait cess] leurs actes m]veilleux2 lorsque les aptres apaisai5t l'exaltation des py?onisses1 ils faisai5t cess] la div9ation4 ,l'esprit d'erreur e/ un esprit d'agitation et de subv]sion2 l'esprit de vrit porte p>t\t avec lui le calme et la paix4 ,telle fut l'action civilisatrice du *ri/ianisme naissant2 mais les passions amies du tr\ble ne devai5t pas lui laiss] sans combats la palme de sa facile victoire4 ,le poly?isme expirant dem&a des =ces la magie des anci5s sanctuaires2 aux my/res de l'vangile on opposa encore ceux d'leusis4 #bjb ,apollonius de ,tyane fut mis en p>allle avec le ,sauveur du monde2 ,philo/rate se *>gea de faire une lg5de ce dieu n\veau1 puis v9t l'emp]eur ,juli51 qui et t ador si le javelot qui le tua n'avait en mme temps port le d]ni] c\p l'idoltrie cs>i5ne2 la r5aissance viol5te et suranne d'une religion morte dans ses =mes fut un vritable avortem5t1 et ,juli5 dut prir avec l'enfant dcrpit qu'il s'ef=ait de remettre au monde4 ,ce n'en fur5t pas mo9s deux gr&s et curieux p]sonnages que cet ,apollonius et ce ,juli51 et leur hi/oire fait poque dans les annales de la magie4 ,en ce temps-l1 les lg5des allgoriques tai5t la mode2 les matres inc>nai5t leur doctr9e dans leur p]sonne1 et les disciples initis crivai5t des fables qui r5f]mai5t les secrets de l'initiation4 ,l'hi/oire d',apollonius p> ,philo/rate1 absurde si l'on veut la pr5dre la lettre1 e/ trs curieuse si l'on veut1 d'aprs les donnes de la sci5ce1 en exam9] les symboles4 ,c'e/ une sorte d'vangile paen oppos aux vangiles du *ri/ianisme2 c'e/ t\te une doctr9e secrte qu'il n\s e/ donn d'expliqu] et de recon/ruire4 ,a9si1 le *apitre premi] du livre troisime de ,philo/rate e/ consacr la description de l',hyphasis1 fleuve m]veilleux qui pr5d sa s\rce dans une pla9e et se p]d dans des rgions inaccessibles4 ,l',hyphasis reprs5te la sci5ce magique1 dont les premi]s pr9cipes sont simples et les consqu5ces trs difficiles bi5 dduire4 ,les m>iages sont infconds dit ,philo/rate1 s'ils ne sont pas consacrs avec le baume des arbres qui croiss5t aux bords de l',hyphasis4 ,les poissons de ce fleuve sont consacrs ,vnus2 ils ont la #bjc crte bleue1 les cailles de div]ses c\leurs et la queue de c\leur d'or2 ils relv5t cette queue qu& ils veul5t4 ,il y a aussi dans ce fleuve un animal semblable un v] blanc2 cet insecte fondu r5d une huile brlante qu'on ne peut g>d] que dans du v]re4 ,ce n'e/ que p\r le roi qu'on pr5d cet animal1 p>ce qu'il e/ d'une =ce r5v]s] les murailles2 sa graisse mise l'air pr5d feu1 et ri5 au monde n'e/ capable alors d'te9dre l'inc5die4 ,p> les poissons du fleuve ,hyphasis1 ,apollonius ent5d la configuration univ]selle1 bleue d'un ct1 multicolore au c5tre1 dore l'autre ple1 comme les expri5ces magntiques n\s l'ont rcemm5t fait connatre4 ,le v] blanc de l',hyphasis c'e/ la lumire a/rale1 qui1 cond5se p> un triple feu1 se rs\d en une huile qui e/ la mdec9e univ]selle4 ,on ne peut g>d] cette huile que dans du v]re1 p>ce que le v]re n'e/ pas conducteur de la lumire a/rale1 ayant peu de porosit2 ce secret e/ g>d p\r le roi1 c'e/--dire p\r l'initi du premi] ordre1 c> il s'agit d'une =ce capable de r5v]s] des villes4 ,les gr&s secrets sont indiqus ici avec la plus gr&e cl>t4 ,dans le *apitre suivant1 ,philo/rate p>le des licornes4 ,il dit qu'on fait de leur corne des gobelets dans lesquels on doit boire p\r se prs]v] de t\s les poisons4 ,la corne unique de la licorne reprs5te l'unit hir>*ique3 aussi1 dit ,philo/rate1 d'aprs ,damis1 ces gobelets sont rs]vs p\r les rois4 ,heureux1 dit ,apollonius1 celui qui ne s'enivr]ait jamais qu'en buvant dans un p>eil v]re6 #bjd ,damis dit aussi qu',apollonius tr\va une femme blan*e jusqu'au se9 et noire depuis le se9 jusqu'en haut4 ,ses disciples tai5t effrays de ce prodige2 mais ,apollonius1 qui savait ce qu'elle tait1 lui t5dit la ma94 ,c'e/1 dit-il1 la ,vnus des ,indes1 et ses deux c\leurs sont celles du boeuf ,apis ador des gypti5s4 ,cette femme noire et blan*e1 c'e/ la sci5ce magique dont les membres blancs1 c'e/--dire les =mes cres1 rvl5t la tte noire1 c'e/--dire la cause suprme ignore des hommes4 ,philo/rate et ,damis le savai5t bi51 et s\s ces emblmes ils crivai5t avec discrtion la doctr9e d',apollonius4 ,les *apitres ,v1 ,,vi1 ,,vii1 ,,viii1 ,,ix et ,x du troisime livre de la ,vie d',apollonius p> ,philo/rate1 conti5n5t le secret du gr& oeuvre4 ,il s'agit des dragons qui df5d5t l'abord du palais des sages4 ,il y a trois sortes de dragons3 ceux des m>ais1 ceux de la pla9e et ceux de la montagne4 ,la montagne1 c'e/ le s\fre2 le m>ais1 c'e/ le m]cure2 la pla9e1 c'e/ le sel des philosophes4 ,les dragons de la pla9e ont sur le dos des po9tes en =me de scie1 c'e/ la puissance acide du sel4 ,les dragons des montagnes ont les cailles de c\leur dore1 ils ont une b>be d'or1 et en rampant ils font un bruit semblable au t9tem5t du cuivre2 ils ont dans la tte une pi]re qui opre t\s les miracles2 ils se plais5t au bord de la m] ,r\ge1 et on les pr5d au moy5 d'une t(fe r\ge sur laquelle sont brodes des lettres d'or2 ils repos5t la tte sur ces lettres en*antes et s'endorm5t1 on leur c\pe alors la tte avec une ha*e4 ,qui ne reconnat ici la pi]re des philosophes1 le magi/re au r\ge1 et le fameux regim5 ignis1 ou g\v]nem5t du feu1 exprim p> les lettres d'or8 ,s\s le nom de citadelle des #bje sages1 ,philo/rate dcrit ensuite l',a?anor4 ,c'e/ une coll9e t\j\rs ent\re d'un br\ill>d1 ouv]te du ct mridional2 elle conti5t un puits l>ge de quatre pas1 d'o sort une vapeur azure qui monte p> la *aleur du soleil en dployant t\tes les c\leurs de l'arc-en-ciel2 le fond du puits e/ sabl d'ars5ic r\ge2 prs du puits e/ un bass9 ple9 de feu1 d'o sort une flamme plombe1 sans odeur et sans fume1 qui n'e/ jamais plus haute ni plus basse que les bords du bass92 l se tr\v5t aussi deux rcipi5ts de pi]re noire cont5ant l'un la pluie et l'autre le v5t4 ,qu& la s*]esse e/ excessive1 on ouvre le tonneau de la pluie1 et il en sort des nuages qui humect5t t\t le pays4 ,on ne saurait dcrire plus exactem5t le feu secret des philosophes et ce qu'ils nomm5t leur ba9-m>ie4 ,on voit p> ce passage que les anci5s al*imi/es1 dans leur gr& oeuvre1 employai5t l'lectricit1 le magntisme et la vapeur4 ,philo/rate p>le ensuite de la pi]re philosophale1 qu'il nomme indiffremm5t pi]re ou lumire4 ,il n'e/ p]mis aucun pr(ane de la *]*]1 c> elle s'van\it1 si l'on ne sait pas la pr5dre avec les procds de l'art4 ,les sages seuls1 au moy5 de c]ta9es p>oles et de c]ta9s rites1 peuv5t tr\v] la pant>be1 c'e/ le nom de cette pi]re1 qui de nuit a l'app>5ce d'un feu1 tant enflamme et t9celante2 et si on la reg>de de j\r1 elle bl\it4 ,cette lumire e/ une matire subtile d'une =ce admirable1 c> elle attire t\t ce qui e/ pro*e4 7,philo/rate1 ,vie d',apollonius de ,tyane1 livre ,,iii1 *apitre ,,xlvi47 ,cette rvlation des doctr9es secrtes d',apollonius pr\ve que la pi]re philosophale n'e/ autre *ose qu'un aimant univ]sel #bjf =m de lumire a/rale cond5se et fixe aut\r d'un c5tre4 ,c'e/ un phosphore artificiel dont tant d'allgories et de traditions ne saurai5t laiss] l'exi/5ce d\teuse1 et dans lequel se conc5tr5t t\tes les v]tus de la *aleur gnratrice du monde4 ,t\te la vie d',apollonius crite p> ,philo/rate1 d'aprs ,damis l',assyri51 e/ un tissu d'apologues et de p>aboles2 c'tait la mode alors d'crire a9si la doctr9e ca*e des gr&s initiateurs4 ,on ne doit donc pas s'tonn] de ce que ce rcit conti5t des fables1 mais s\s l'allgorie de ces fables il faut tr\v] et compr5dre la sci5ce occulte des hirophantes4 ,malgr sa gr&e sci5ce et ses brillantes v]tus1 ,apollonius n'tait pas le cont9uateur de l'cole hir>*ique des mages4 ,son initiation v5ait des ,indes1 et il se livrait p\r s'inspir] aux pratiques n]vantes des brahmes2 il pr*ait ouv]tem5t la rvolte et le rgicide3 c'tait un gr& c>actre g>4 ,la figure de l'emp]eur ,juli5 n\s p>ait plus potique et plus belle que celle d',apollonius4 ,juli5 porta sur le trne du monde t\te l'au/rit d'un sage2 il v\lait transfus] la jeune sve du *ri/ianisme au corps de l'hellnisme vieilli4 ,noble ins5s c\pable seulem5t de trop aim] les s\v5irs de la patrie et les images des dieux de ses pres4 ,juli51 p\r contre-balanc] la puissance ralisatrice du dogme *rti51 appela aussi la magie noire son aide1 et s'enfona1 la suite de ,jamblique et de ,maxime d'phse1 dans de tnbreuses vocations2 ses dieux1 dont il v\lait ressuscit] la beaut et la jeunesse1 lui app>ur5t vieux et dcrpits1 inquiets de la vie et de la lumire et prts fuir devant le signe de la croix6 #bjg ,c'tait fait p\r t\j\rs de l'hellnisme1 le ,galilen avait va9cu4 ,juli5 m\rut en hros1 sans blasphm] son va9queur1 comme on l'a faussem5t prt5du4 ,ses d]ni]s mom5ts1 qu',ammi5 ,m>cell9 n\s raconte assez au long1 fur5t ceux d'un gu]ri] et d'un philosophe2 les maldictions du sac]doce *rti5 ret5tir5t longtemps sur sa tombe1 et cep5dant le ,sauveur1 qui doit tant aim] les nobles mes1 n'a-t-il pas p>donn des adv]saires mo9s intressants et mo9s gnreux que ,juli58 ,aprs la mort de cet emp]eur1 l'idoltrie et la magie fur5t enveloppes dans une mme rprobation univ]selle4 ,c'e/ alors que prir5t naissance ces socits secrtes d'adeptes auxquelles se rallir5t plus t>d les gno/iques et les mani*ens2 socits dpositaires d'une tradition mlange de vrits et d'erreurs1 mais qui se transmettai5t1 s\s le sceau du s]m5t le plus t]rible1 le gr& arcane de l'anci5ne t\te-puissance et les esprances t\j\rs trompes des cultes te9ts et des sac]doces d*us4 ,,*apitre ,v4 ,,des ,l,,g5des4 ,,sommaire4--,la lg5de de sa9t ,cypri5 et de sa9te ,ju/9e4--,l'oraison de sa9t ,cypri54--,l'ne d'or d',apule4--,la fable de ,psy*4--,la procession d',isis4--trange supposition de sa9t ,augu/94--,philosophie des ,pres de l'glise4 ,les tranges rcits cont5us dans la lg5de dore1 quelque #bjh fabuleux qu'ils soi5t1 n'en remont5t pas mo9s la plus haute antiquit *rti5ne4 ,ce sont des p>aboles plutt que des hi/oires2 le /yle en e/ simple et ori5tal comme celui des vangiles1 et leur exi/5ce traditionnelle pr\ve qu'une sorte de my?ologie avait t inv5te p\r ca*] les my/res kabbali/iques de l'initiation joannite4 ,la lg5de dore e/ un talmud *rti5 crit t\t en allgories et en apologues4 tudie s\s ce po9t de vue t\t n\veau =ce d'tre anci51 la lg5de dore devi5t un livre de la plus gr&e importance et du plus haut intrt4 ,un des rcits de cette lg5de ple9e de my/res c>actrise le conflit de la magie et du *ri/ianisme naissant d'une manire t\t fait dramatique et saisissante4 ,c'e/ comme une bau*e anticipe des ,m>tyrs de ,*ateaubri& et du ,fau/ de ,goe! fondus ensemble4 ,ju/9e tait une jeune et belle vi]ge paenne1 fille d'un prtre des idoles1 le type de ,cymodoce4 ,sa f5tre s'ouvrait sur une c\r vois9e de l'glise des *rti5s2 t\s les j\rs elle ent5dait la voix pure et recueillie d'un diacre lire t\t haut les sa9ts vangiles4 ,cette p>ole inconnue t\*a et remua son coeur1 si bi5 qu'un soir sa mre la voyant p5sive et la pressant de lui confi] les proccupations de son me1 ,ju/9e se jeta ses pi$s en lui disant3 ,mre1 bnissez-moi ou p>donnez-moi1 je suis *rti5ne4 ,la mre pleura en embrassant sa fille1 et alla rejo9dre son p\x1 qui elle confia ce qu'elle v5ait d'appr5dre4 ,ils s'endormir5t ensuite et eur5t t\s deux le mme rve4 ,une lumire div9e desc5dait sur eux1 et une voix d\ce les appelait #bji en leur disant3 ,v5ez moi1 v\s qui tes affligs et je v\s consol]ai2 v5ez1 les bi5-aims de mon pre1 et je v\s donn]ai le royaume qui v\s e/ prp> depuis le comm5cem5t du monde4 ,le mat9 v5u1 le pre et la mre bnir5t leur fille4 ,t\s trois se fir5t inscrire au nombre des ,cat*umnes1 et1 aprs les preuves d'usage1 ils fur5t admis au sa9t baptme4 ,ju/9e rev5ait blan*e et radieuse de l'glise entre sa mre et son vieux pre1 lorsque deux hommes sombres1 envelopps dans leur manteau1 passr5t comme ,fau/ et ,mphi/ophls prs de ,m>gu]ite3 c'tai5t le magici5 ,cypri5 et son disciple ,acladius4 ,les deux hommes s'arrtr5t bl\is p> cette app>ition1 ,ju/9e passa sans les voir et r5tra *ez elle avec sa famille4 ,la scne *ange1 n\s sommes dans le laboratoire de ,cypri51 des c]cles sont tracs1 une victime gorge palpite prs d'un r*aud fumant2 deb\t devant le magici5 app>at le gnie des tnbres4 --,me voici1 c> tu m'z appel1 p>le6 que me dem&es-tu8 --,j'aime une vi]ge4 --,sduis-la4 --,elle e/ *rti5ne4 --,dnonce-la4 --,je veux la possd] et non la p]dre2 peux-tu quelque *ose p\r moi8 --,j'ai sduit ve1 qui tait innoc5te et qui s'entret5ait t\s les j\rs familirem5t avec ,dieu mme4 ,si ta vi]ge e/ *rti5ne1 sa*e bi5 que c'e/ moi qui ai fait crucifi] ,jsus-,*ri/4 --,donc1 tu me la livr]as8 #baj --,pr5ds cet ongu5t magique1 tu en graiss]as le seuil de sa demeure1 le re/e me reg>de4 ,voici ma9t5ant ,ju/9e qui dort dans sa petite *ambre *a/e et svre1 ,cypri5 e/ la porte murmurant des p>oles sacrilges et accomplissant d'horribles rites2 ,satan se glisse au *evet de la jeune fille et lui s\ffle des rves voluptueux ple9s de l'image de ,cypri5 qu'elle croit r5contr] encore au sortir de l'glise2 mais cette fois elle le reg>de1 elle l'c\te1 et il lui dit des *oses qui mett5t le tr\ble dans son coeur2 t\t c\p elle s'agite1 elle s'veille et fait le signe de la croix2 le dmon disp>at et le sducteur1 qui fait s5t9elle la porte1 att5d inutilem5t t\te la nuit4 ,le l5dema9 il recomm5ce ses vocations1 et il fait d'am]s repro*es son inf]nal complice2 celui-ci av\e son impuissance4 ,cypri5 le *asse honteusem5t et fait app>atre un dmon d'un ordre suprieur4 ,le n\veau v5u se trans=me t\r t\r en jeune fille et en beau g>on p\r t5t] ,ju/9e p> des conseils et des c>esses4 ,la vi]ge va succomb]1 mais son bon ange l'assi/e2 elle jo9t le s\ffle au signe de la croix et *asse le mauvais esprit4 ,cypri5 alors invoque le roi des enf]s4 ,satan vi5t en p]sonne4 ,il frappe ,ju/9e de t\tes les d\leurs de ,job et rp& une pe/e affreuse dans ,antio*e1 en faisant dire aux oracles que la pe/e cess]a qu& ,ju/9e apais]a ,vnus et l'am\r outrags4 ,ju/9e prie publiquem5t p\r le peuple1 et la pe/e cesse4 ,satan e/ va9cu son t\r1 ,cypri5 le contra9t d'av\] la t\te-puissance du signe de la croix et le brave en se m>quant de ce signe4 ,il abjure la magie1 il e/ *rti51 il devi5t vque et retr\ve ,ju/9e dans un #baa mona/re de vi]ges2 ils s'aim5t alors du pur et durable am\r de la cle/e *>it1 la p]scution les atte9t2 on les arrte ensemble1 ils sont mis mort le mme j\r et vont consomm] au se9 de ,dieu leur m>iage my/ique et t]nel4 ,la lg5de fait sa9t ,cypri5 vque d',antio*e1 t&is que l'hi/oire ecclsia/ique le fait vque de ,c>?age4 ,peu importe d'ailleurs que ce soit ou non le mme4 ,l'un e/ un p]sonnage potique1 l'autre e/ un pre de l'glise et un m>tyr4 ,on tr\ve dans les anci5s grimoires une oraison attribue au sa9t ,cypri5 de la lg5de et qui e/ peut-tre du sa9t vque de ,c>?age4 ,les expressions obscures et figures dont elle e/ remplie1 auront peut-tre fait suppos] qu'avant d'tre vque et *rti51 ,cypri5 s'tait adonn aux pratiques fune/es de la magie noire4 ,en voici la traduction3 ,moi1 ,cypri51 s]viteur de notre ,seigneur ,jsus-,*ri/1 j'ai pri ,dieu le pre t\t-puissant1 et j'ai dit3 tu es le ,dieu =t1 mon ,dieu t\t-puissant qui habites dans la gr&e lumire6 ,tu es sa9t et digne de l\ange1 et depuis le temps anci51 tu z vu la malice de ton s]viteur et les iniquits dans lesquelles j'tais plong p> la malice du dmon4 ,je ne savais pas alors ton vrai nom1 je passais au milieu des brebis et elles tai5t sans pa/eur4 ,les nuages ne p\vai5t donn] leur rose la t]re1 les arbres re/ai5t sans fruits et les femmes en travail ne p\vai5t tre dlivres2 je liais et je ne dliais po9t1 je liais les poissons de la m] et ils n'tai5t po9t libres1 je liais les s5ti]s de la m] et je ret5ais ensemble bi5 des #bab maux4 ,mais ma9t5ant1 ,seigneur ,jsus-,*ri/1 mon ,dieu1 j'ai connu ton sa9t nom et je l'ai aim1 et je me suis conv]ti de t\t mon coeur1 de t\te mon me et de t\tes mes entrailles1 me dt\rnant de la multitude de mes fautes p\r m>*] dans ton am\r et suivant tes comm&em5ts qui sont ma foi et ma prire4 ,tu es le v]be de vrit1 la p>ole unique du pre1 et je te conjure ma9t5ant de rompre la *ane des nues et de faire desc5dre sur tes enfants ta pluie bi5faisante comme du lait1 et de dli] les fleuves et de r5dre libres les cratures qui nag5t a9si que celles qui vol5t2 je te conjure de bris] t\tes les *anes et t\tes les entraves p> la v]tu de ton sa9t nom6 ,cette prire e/ videmm5t trs anci5ne et elle r5f]me des s\v5irs trs rem>quables des figures primitives de l'sotrisme *rti5 aux premi]s sicles4 ,la qualification d'aurea ou dore donne la lg5de fabuleuse des sa9ts allgoriques en indique assez le c>actre4 ,l'or aux yeux des initis e/ de la lumire cond5se1 ils appell5t nombres d'or les nombres sacrs de la kabbale1 v]s dors de ,py?agore1 les enseignem5ts moraux de ce philosophe1 et c'e/ p\r la mme raison qu'un livre my/rieux d',apule o un ne j\e un gr& rle a t appel l'ne d'or4 ,les paens accusai5t les *rti5s d'ador] un ne1 et ils n'avai5t po9t inv5t cette injure1 elle v5ait des juifs de ,sam>ie qui1 figurant les donnes de la kabbale sur la div9it p> des symboles gypti5s1 reprs5tai5t aussi l'intellig5ce p> la figure de l'toile magique adore s\s le nom de ,rempham1 la sci5ce s\s l'emblme d',anubis dont ils *angeai5t le nom en celui de ,nibbas1 et la foi vulgaire ou la #bac crdulit s\s la figure de ,?>tac1 dieu qu'on reprs5tait avec un livre1 un manteau et une tte d'ne2 suivant les docteurs sam>ita9s1 le *ri/ianisme tait le rgne de ,?>tac2 c'tai5t la foi aveugle et la crdulit vulgaire riges en oracle univ]sel et prfres l'intellig5ce et la sci5ce4 ,c'e/ p\rquoi dans leurs rapports avec les g5tils1 lorsqu'ils ent5dai5t ceux-ci les confondre avec les *rti5s1 ils se rcriai5t et priai5t qu'on ne les confondt pas avec les adorateurs exclusifs de la tte d'ne4 ,cette prt5due rvlation fit beauc\p rire les philosophes1 et ,t]tulli5 p>le d'une c>icature roma9e expose de son temps o l'on voyait ,?>tac dans t\te sa gloire avec cette inscription qui fit rire ,t]tulli5 lui-mme1 auteur1 comme l'on sait1 du fameux cr$o quia absurdum3 tte d'ne1 ,dieu des *rti5s4 ,l'ne d'or d',apule e/ la lg5de occulte de ,?>tac4 ,c'e/ une pope magique et une satyre contre le *ri/ianisme1 que l'auteur avait sans d\te pr(ess p5dant quelque temps4 ,c'e/ du mo9s ce qu'il semble dire s\s l'allgorie de sa mtamorphose en ne4 ,voici le sujet du livre d',apule3 ,il voyage en ,!ssalie1 pays des en*antem5ts2 il reoit l'hospitalit *ez un homme dont la femme e/ sorcire2 il sduit la s]vante de cette femme et croit surpr5dre p> ce moy5 les secrets de la matresse4 ,la s]vante veut en effet livr] son amant une composition au moy5 de laquelle la sorcire se mtamorphose en oiseau1 mais elle se trompe de bote et ,apule se tr\ve mtamorphos en ne4 ,la maladroite amante le console en lui disant que p\r repr5dre #bad sa premire =me il suffit de mang] des roses1 la rose e/ la fleur de l'initiation4 ,mais o tr\v] des roses p5dant la nuit8 ,il faut att5dre au l5dema94 ,la s]vante mne l'ne l'curie1 des voleurs survi5n5t1 l'ne e/ pris et emm54 ,plus moy5 depuis lors de s'appro*] des roses1 les roses ne sont pas faites p\r les nes1 et les j>d9i]s le *ass5t c\ps de bton4 ,p5dant sa longue et tri/e captivit il ent5d racont] l'hi/oire de ,psy*1 cette hi/oire m]veilleuse et symbolique qui e/ comme l'me et la posie de la si5ne4 ,psy* a v\lu surpr5dre les secrets de l'am\r comme ,apule ceux de la magie1 elle a p]du l'am\r1 et lui la =me huma9e2 elle e/ errante1 exile1 s\mise la colre de ,vnus1 il e/ esclave des voleurs4 ,mais ,psy* doit remont] au ciel aprs avoir trav]s l'enf]1 et ,lucius s]a pris en piti p> les dieux4 ,isis lui app>at en songe et lui promet que son prtre av]ti p> une rvlation lui donn]a des roses p5dant les sol5nits de sa fte pro*a9e4 ,cette fte arrive1 et ,apule dcrit longuem5t la procession d',isis1 description prcieuse p\r la sci5ce1 c> on y tr\ve la cl des my/res gypti5s2 des hommes dguiss m>*5t les premi]s portant des animaux grotesques2 ce sont les fables vulgaires3 puis vi5n5t des femmes semant des fleurs avec des miroirs sur leurs paules qui rfl*iss5t l'image de la gr&e div9it4 ,a9si les hommes vont en avant et =mul5t les dogmes que les femmes embelliss5t et reflt5t sans le savoir p> leur in/9ct mat]nel des vrits plus leves2 des hommes et des femmes vi5n5t ensuite portant la lumire3 c'e/ l'alliance des deux t]mes1 l'actif et le passif gnrateurs de la sci5ce et de la vie4 #bae ,aprs la lumire1 vi5t l'h>monie1 reprs5te p> de jeunes musici5s4 ,puis enf9 les images des dieux au nombre de trois1 suivies p> le gr& hirophante qui porte non pas l'image1 mais le symbole de la gr&e ,isis1 une b\le d'or surmonte d'un caduce4 ,lucius ,apuleius voit dans la ma9 du gr& prtre une c\ronne de roses2 il s'appro*e et on ne le rep\sse pas2 il mange des roses et r$evi5t homme4 ,t\t cela e/ savamm5t crit et entreml d'pisodes tantt hroques1 tantt grivois1 comme il convi5t la d\ble nature de ,lucius et de l'ne4 ,apule a t en mme temps le ,rabelais et le ,sw$5borg de l'anci5 monde prt f9ir4 ,les gr&s ralisateurs du *ri/ianisme ne comprir5t pas ou affectr5t de ne pas compr5dre le my/icisme d',apule4 ,sa9t ,augu/91 dans la ,cit de ,dieu1 se dem&e de l'air du monde le plus srieux s'il faut croire que rellem5t ,apule ait t mtamorphos en ne4 ,ce pre se montra mme assez dispos l'admettre1 mais seulem5t comme un phnomne exceptionnel et qui ne tire pas consqu5ce4 ,si c'e/ une ironie de la "p de sa9t ,augu/91 il faut conv5ir qu'elle e/ cruelle2 si c'e/ une navet444 ,mais sa9t ,augu/91 le dli rhteur de ,madaure1 n'avait gure l'habitude d'tre naf4 ,bi5 aveugles et bi5 malheureux1 en effet1 tai5t ces initis aux antiques my/res qui riai5t de l'ne de ,be?lem sans ap]cevoir l'enfant-,dieu qui rayonnait sur les pacifiques animaux de la cr*e et sur le front duquel se reposait l'toile conciliatrice du pass et de l'av5ir6 ,p5dant que la philosophie conva9cue d'impuissance insultait au *ri/ianisme triomphant1 les pres de l'glise s'emp>ai5t de #baf t\tes les magnific5ces de ,platon et crai5t une philosophie n\velle fonde sur la ralit vivante du ,v]be div9 t\j\rs prs5t dans son glise1 r5aissant dans *acun de ses membres1 immortel dans l'humanit2 rve d'orgueil plus gr& que celui de ,prom?e1 si ce n'tait en mme temps une doctr9e t\te d'abngation et de dv\em5t1 huma9e p>ce qu'elle e/ div9e1 div9e p>ce qu'elle e/ huma9e6 ,,*apitre ,,vi4 ,,pe9tures ,,kabbali/iques ,,et ,,embl,,mes ,,sacr,s4 ,,sommaire4--sotrisme de l'glise primitive4--,pe9tures kabbali/iques et emblmes sacrs des premi]s sicles4--,les vrais et les faux gno/iqnes4--,pr(anation de la gnose4--,rites impurs et sacrilges4--,la magie noire rige en culte p> les sectaires4--,montan et ses prophtesses4--,m>cos et son magntisme4--,les dogmes du faux ,zoroa/re reproduits dans l',arianisme4--,p]te des vraies traditions kabbali/iques4 ,l'glise primitive1 obissant au prcepte =mel du ,sauveur1 ne livrait pas ses plus sa9ts my/res aux pr(anations de la f\le4 ,on n'tait reu au baptme et la communion que p> des initiations progressives4 ,on t5ait ca*s les livres sa9ts dont la lecture entire et l'explication surt\t tai5t rs]ves au sac]doce4 ,les images tai5t alors mo9s nombreuses et surt\t mo9s explicites4 ,on s'ab/5ait de reproduire la figure mme du ,sauveur2 les pe9tures des catacombes sont p\r la plup>t des emblmes kabbali/iques3 c'e/ la croix dnique avec les quatre #bag fleuves dans lesquels vi5n5t boire des c]fs2 c'e/ le poisson my/rieux de ,jonas remplac s\v5t p> un s]p5t bicphale2 c'e/ un homme sortant d'un c(fre qui rappelle celui d',osiris4 ,le gno/icisme devait faire proscrire plus t>d t\tes ces allgories dont il abusa p\r matrialis] et pr(an] les traditions sa9tes de la kabbale des prophtes4 ,le nom de gno/ique ne fut pas t\j\rs dans l'glise un nom proscrit4 ,ceux des pres dont la doctr9e se ratta*ait aux traditions de sa9t ,jean employr5t s\v5t cette dnom9ation p\r dsign] le *rti5 p>fait2 on la tr\ve dans sa9t ,irne et dans sa9t ,clm5t d',alex&rie4 ,n\s ne p>lons pas ici du gr& ,synsius qui fut un kabbali/e p>fait1 mais un or?odoxe d\teux4 ,les faux gno/iques fur5t t\s des rebelles l'ordre hir>*ique qui v\lur5t nivel] la sci5ce en la vulg>isant1 sub/itu] les visions l'intellig5ce1 le fanatisme p]sonnel la religion hir>*ique1 et surt\t la lic5ce my/ique des passions s5suelles la sage sobrit *rti5ne et l'obissance aux lois1 mre des *a/es m>iages et de la temprance cons]vatrice4 ,produire l'extase p> des moy5s physiques et remplac] la sa9tet p> le somnambulisme1 telle fut t\j\rs la t5dance de ces sectes caniques cont9uatrices de la magie noire de l',inde4 ,l'glise devait les rpr\v] avec n]gie1 elle ne fit pas dfaut sa mission3 il e/ regrett] seulem5t que le bon gra9 sci5tifique ait s\v5t s\ff]t lorsqu'on prom5a le f] et le feu dans les campagnes envahies p> l'ivraie4 ,ennemis de la gnration et de la famille1 les faux gno/iques s'ef=ai5t de produire la /rilit en multipliant la #bah dbau*e2 ils v\lai5t1 disai5t-ils1 spiritualis] la matire1 et ils matrialisai5t l'esprit de la manire la plus rvoltante4 ,ce n'tai5t dans leur ?ologie qu'acc\plem5ts d',eones et embrassem5ts luxurieux4 ,ils adorai5t comme les ,brahmes la mort s\s la figure du ,l+ham1 leur cration tait un onanisme inf9i et leur rdemption un avortem5t t]nel6 ,esprant *app] la hir>*ie p> le miracle comme si le miracle en dehors de la hir>*ie pr\vait autre *ose que le dsordre ou la f\rb]ie1 les gno/iques1 depuis ,simon le magici51 tai5t gr&s faiseurs de prodiges2 sub/ituant au culte rguli] les rites impurs de la magie noire1 ils faisai5t app>atre du sang au lieu du v9 eu*>i/ique1 et remplaai5t le paisible et pur banquet du cle/e agneau p> des communions d'an?ropophages4 ,l'hrsi>que ,m>cos1 disciple de ,val5t91 disait la messe avec deux calices2 dans le plus petit1 il v]sait du v91 puis il prononait la =mule magique et l'on voyait le plus gr& s'emplir d'une liqueur sanglante qui montait en b\illonnant4 ,m>cos1 qui n'tait po9t prtre1 v\lait pr\v] p> l que ,dieu l'avait revtu d'un sac]doce miraculeux4 ,il conviait t\s ses disciples accomplir s\s ses yeux la mme m]veille4 ,les femmes surt\t obt5ai5t un succs p>eil au si51 puis elles tombai5t en convulsions et en extase4 ,m>cos s\fflait sur elles et leur communiquait sa dm5ce au po9t de les engag] oubli] p\r lui1 et p> esprit de religion1 t\te ret5ue et t\te pudeur4 ,cette intrusion de la femme dans le sac]doce fut t\j\rs le rve des faux gno/iques2 c> en nivelant a9si les sexes1 ils introduisai5t l'an>*ie dans la famille et posai5t la #bai socit une pi]re d'a*oppem5t4 ,le sac]doce rel de la femme c'e/ la mat]nit1 et le culte de cette religion du foy] c'e/ la pudeur4 ,les gno/iques ne le compr5ai5t pas ou plutt ils le compr5ai5t trop1 et en g>ant les in/9cts religieux de la mre ils r5v]sai5t la b>rire sacre qui s'opposait la lic5ce de leurs dsirs4 ,ils n'avai5t cep5dant pas t\s la tri/e fran*ise de l'impudeur4 ,quelques-uns1 comme les ,montani/es1 exagrai5t au contraire la morale af9 de la r5dre impraticable4 ,montan1 dont les pres doctr9es sduisir5t le gnie extrme et p>adoxal de ,t]tulli51 s'ab&onnait avec ,priscille et ,maximille ses prophtesses1 on dirait auj\rd'hui ses somnambules1 t\t le dv]gondage des frnsies et des extases4 ,le *tim5t naturel de ces excs ne manqua pas leurs auteurs1 ils f9ir5t p> la folie furieuse et le suicide4 ,la doctr9e des ,m>cosi5s tait une kabbale pr(ane et matrialise2 ils prt5dai5t que ,dieu avait t\t cr au moy5 des lettres de l'alphabet2 que ces lettres tai5t autant d'manations div9es ayant p> elles-mmes la puissance gnratrice des tres2 que les p>oles tai5t t\tes puissantes et oprai5t virtuellem5t et rellem5t des prodiges4 ,t\t cela e/ vrai en un s5s1 mais ce s5s n'tait pas celui des sectateurs de ,m>cos4 ,ils supplai5t aux ralits p> les halluc9ations et croyai5t se r5dre invisibles p>ce que dans l'tat de somnambulisme ils se transportai5t m5talem5t o ils v\lai5t4 ,p\r les faux my/iques la vie doit se confondre s\v5t avec le rve jusqu' ce qu'enf9 le rve triomphant dborde et subm]ge la ralit3 c'e/ alors le rgne complet de la folie4 #bbj ,l'imag9ation1 dont la fonction naturelle e/ d'voqu] les images des =mes1 peut aussi1 dans un tat d'exaltation extraord9aire1 produire les =mes elles-mmes2 comme le pr\v5t les phnomnes des grossesses mon/rueuses et une multitude de faits analogues que la sci5ce (ficielle f]ait mieux d'tudi] que de les ni] avec ob/9ation4 ,ce sont ces crations dsordonnes que la religion fltrit avec raison du nom de miracles diaboliques1 et tels tai5t les miracles de ,simon1 des ,mn&ri5s et de ,m>cos4 ,de notre temps encore un faux gno/ique nomm ,v9tras1 actuellem5t rfugi ,londres1 fait app>atre du sang dans des calices vides et sur des ho/ies pr(anes4 ,ce malheureux tombe alors dans des extases comme ,m>cos1 et prophtise le r5v]sem5t de la hir>*ie et le pro*a9 triomphe d'un prt5du sac]doce t\t de visions1 d'expansions libres et d'am\r4 ,il n'y a ri5 de n\veau s\s le soleil4 ,aprs le pan?isme polymorphe des gno/iques1 v9t le dualisme de ,mans4 ,a9si se =mula en dogme religieux la fausse initiation des pseudo-mages de la ,p]se4 ,le mal p]sonnifi dev9t un ,dieu rival de ,dieu mme4 ,il y eut un roi de la lumire et un roi des tnbres1 et c'e/ cette poque qu'il faut faire remont] cette ide fune/e contre laquelle n\s prote/ons de t\tes nos =ces1 de la s\v]a9et et de l'ubiquit de ,satan4 ,n\s ne prt5dons ici ni] ni affirm] la tradition de la *ute des anges1 n\s en rapportant comme t\j\rs en matire de foi aux dcisions suprmes et infaillibles de la sa9te glise #bba ca?olique1 apo/olique et roma9e4 ,mais si les anges d*us avai5t un *ef avant leur *ute1 cette *ute doit les avoir prcipits dans une complte an>*ie tempre seulem5t p> la ju/ice inflexible de ,dieu2 sp> de la div9it qui e/ le pr9cipe de la =ce et plus c\pable que les autres1 le pr9ce des anges rebelles ne saurait tre que le d]ni] et le plus impuissant des rpr\vs4 ,si donc il exi/e dans la nature une =ce qui attire les cratures oublieuses de ,dieu v]s le p* et v]s la mort1 cette =ce1 que n\s ne refusons pas de reconnatre comme capable de s]vir d'in/rum5t aux esprits d*us1 s]ait la lumire a/rale2 n\s rev5ons sur cette ide1 et n\s t5ons l'expliqu] p>faitem5t1 af9 qu'on en compr5ne bi5 t\te la porte et t\te l'or?odoxie4 ,cette rvlation d'un des gr&s secrets de l'occultisme f]a compr5dre t\t le dang] des vocations1 des expri5ces curieuses1 des abus du magntisme1 des tables t\rnantes et de t\t ce qui ti5t aux prodiges et aux halluc9ations4 ,arius avait prp> les succs du mani*isme p> sa cration hybride d'un fils de ,dieu diffr5t de ,dieu mme3 c'tait en effet suppos] le dualisme en ,dieu2 c'tait admettre l'9galit dans l'absolu1 l'infriorit dans la suprme puissance4 ,la possibilit du conflit1 sa ncessit mme entre le pre et le fils1 puisque l'9galit entre les t]mes du syllogisme div9 devait am5] =cm5t une conclusion ngative4 ,le v]be de ,dieu devait-il tre le bi5 ou le mal8 ,dieu mme ou le diable8 ,telle tait la porte imm5se d'une diph?ongue aj\te au mot grec ,grec3 o\crio2 p\r en faire ,grec3 (toi\mo6 ,en dcl>ant le fils consub/antiel au pre1 le concile de ,nice sauva le #bbb monde1 et c'e/ ce que ne peuv5t compr5dre ceux qui ne sav5t pas que les pr9cipes con/itu5t rellem5t l'quilibre de l'univ]s4 ,le gnoticisme1 l'arianisme1 le mani*isme1 tai5t sortis de la kabbale mal ent5due4 ,l'glise alors dut int]dire aux fidles l'tude si dang]euse de cette sci5ce dont le suprme sac]doce devait seul se rs]v] les clefs4 ,la tradition kabbali/ique p>at1 en effet1 avoir t cons]ve p> les s\v]a9s pontifes au mo9s jusqu' ,lon ,,iii1 auquel on attribue un rituel occulte qui aurait t donn p> ce pontife l'emp]eur ,*>lemagne1 et qui reproduit t\s les c>actres mme les plus secrets des clavicules de ,salomon4 ,ce petit livre qui devait re/] ca* ayant t divulgu plus t>d1 dut tre condamn p> l'glise et tomba dans le doma9e de la magie noire4 ,on le connat encore s\s le nom d',en*iridion de ,lon ,,iii1 et n\s en possdons un anci5 exemplaire trs r>e et trs curieux4 ,la p]te des clefs kabbali/iques ne p\vait entran] celle de l'infaillibilit de l'glise t\j\rs assi/e de l'esprit sa9t1 mais elle jeta de gr&es obscurits dans l'exgse et r5dit compltem5t in9telligibles les gr&es figures de la prophtie d'z*iel et de l'apocalypse de sa9t ,jean4 ,puiss5t les successeurs lgitimes de sa9t ,pi]re accept] l'hommage de ce livre et bnir les travaux du plus humble de leurs enfants1 qui croit avoir tr\v une des clefs de la sci5ce et qui vi5t la dpos] aux pi$s de celui auquel seul il app>ti5t d'ouvrir et de f]m] les trsors de l'intellig5ce et de la foi6 #bbc ,,*apitre ,,vii4 ,,philosophes ,,de ,l',,cole ,d',,alex&rie4 ,,sommaire4--,d]nires luttes et alliances df9itives de l'anci5ne initiation et du *ri/ianisme triomphant--,hypatie et ,synsius4--,sa9t ,d5ys l'aropagi/e4 ,l'cole de ,platon1 prte s'te9dre1 jeta dans ,alex&rie une gr&e lumire2 mais dj le *ri/ianisme1 triomphant aprs trois sicles de combats1 s'tait assimil t\t ce qu'il y avait de vrai et de durable dans les doctr9es de l'antiquit4 ,les d]ni]s adv]saires de la religion n\velle croyai5t arrt] la m>*e des hommes vivants en galvanisant des momies4 ,le combat ne p\vait dj plus tre srieux et les paens de l'cole d',alex&rie travaillai5t contre leur gr et leur insu au monum5t sacr qu'levai5t p\r dom9] t\s les ges les disciples de ,jsus de ,naz>e?4 ,ammonius ,saccas1 ,plot91 ,porphyre1 ,proclus sont de gr&s noms p\r la sci5ce et p\r la v]tu4 ,leur ?ologie tait leve1 leur doctr9e morale1 leurs moeurs au/res4 ,mais la plus gr&e et la plus t\*ante figure de cette poque1 la plus brillante toile de cette pliade1 fut ,hypa?ie1 fille de ,?on1 cette *a/e et savante fille que son intellig5ce et ses v]tus devai5t conduire au baptme mais qui m\rut m>tyre de la lib]t de consci5ce lorsqu'on entreprit de l'y tran]4 ,a l'cole d',hypa?ie se =ma ,synsius de ,cyrne qui fut plus #bbd t>d vque de ,ptolmade1 l'un des plus savants philosophes et le plus gr& pote du *ri/ianisme des premi]s sicles2 c'tait lui qui crivait3 ,le peuple se moqu]a t\j\rs des *oses faciles compr5dre1 il a beso9 d'impo/ures4 ,lorsqu'on v\lut l'lev] la dignit piscopale1 il disait dans une lettre adresse un de ses amis3 ,un esprit ami de la sagesse et qui contemple de prs la vrit e/ =c de la dguis] p\r la faire accept] aux multitudes4 ,il y a en effet une gr&e analogie entre la lumire et la vrit1 comme entre nos yeux et les intellig5ces ord9aires4 ,si l'oeil recevait t\t c\p une lumire trop abondante1 il s]ait bl\i1 et les lueurs tempres d'ombres sont plus utiles ceux dont la vue e/ encore faible2 c'e/ p\r cela que1 selon moi1 les fictions sont ncessaires au peuple1 et que la vrit devi5t fune/e ceux qui n'ont pas la =ce de la contempl] dans t\t son clat4 ,si donc les lois sac]dotales p]mett5t la rs]ve des jugem5ts et l'allgorie des p>oles1 je p\rrai accept] la dignit qu'on me propose1 condition qu'il me s]a p]mis d'tre philosophe *ez moi et au dehors n>rateur d'apologues et de p>aboles4444 ,que peuv5t avoir de commun1 en effet1 la vile multitude et la sublime sagesse8 ,la vrit doit tre t5ue secrte et les f\les ont beso9 d'un enseignem5t proportionnel leur imp>faite raison4 ,synsius eut tort d'crire de p>eilles *oses4 ,quoi de plus maladroit1 en effet1 que de laiss] voir une arrire-p5se lorsqu'on e/ *>g d'un enseignem5t public8 ,c'e/ d'aprs de p>eilles indiscrtions que bi5 des g5s vont rptant encore de nos j\rs3 il faut une religion p\r le peuple6 ,mais qu'e/-ce #bbe que le peuple8 ,p]sonne ne veut en tre lorsqu'il s'agit d'intellig5ce et de moralit4 ,le livre le plus rem>quable de ,synsius e/ un ,trait des songes4 ,il y dveloppe les pures doctr9es kabbali/iques et s'lve comme ?osophe une hauteur qui r5d son /yle obscur et qui l'a fait s\ponn] d'hrsie2 mais il n'y avait en lui ni l'enttem5t ni le fanatisme d'un sectaire4 ,il vcut et m\rut dans la paix de l'glise1 exposant fran*em5t ses d\tes1 mais se s\mettant l'autorit hir>*ique3 son cl]g et son peuple ne v\lur5t ri5 exig] de plus4 ,suivant ,synsius1 l'tat de rve pr\ve la spcialit et l'immatrialit de l'me qui se cre alors un ciel1 des campagnes1 des palais inonds de lumire1 ou des cav]nes sombres1 suivant ses affections et ses dsirs4 ,on peut jug] du progrs moral p> les habitudes des rves1 c> en cet tat le libre arbitre e/ susp5du1 et la fantaisie s'ab&onne t\t entire aux in/9cts dom9ants4 ,les images se produis5t alors1 soit comme un reflet1 soit comme une ombre de la p5se4 ,les press5tim5ts y pr5n5t un corps1 les s\v5irs se ml5t aux esprances4 ,le livre des rves s'crit alors en c>actres tantt spl5dides tantt obscurs1 mais on peut tr\v] des rgles c]ta9es p\r le d*iffr] et p\r le lire4 ,jrme ,c>dan a crit un long comm5taire sur le ,trait des songes de ,synsius1 et l'a en quelque sorte complt p> un dictionnaire de t\s les songes avec leur explication4 ,ce travail n'a ri5 de commun avec les petits livres ridicules qu'on tr\ve dans la librairie de pacotille1 et il app>ti5t rellem5t la biblio?que srieuse des sci5ces occultes4 #bbf ,quelques critiques ont attribu ,synsius les livres extrmem5t rem>quables qui port5t le nom de sa9t ,d5is l',aropagite2 ce qui e/ ma9t5ant gnralem5t reconnu1 c'e/ qu'ils sont apocryphes et app>ti5n5t la belle poque de l'cole d',alex&rie4 ,ces livres1 dont on ne peut compr5dre t\te la sublimit si l'on n'e/ initi aux secrets de la haute kabbale1 sont le vritable monum5t de la conqute de cette sci5ce p> le *ri/ianisme4 ,les pr9cipaux traits sont ceux des noms div9s1 de la hir>*ie dans le ciel et de la hir>*ie dans l'glise4 ,le trait des noms div9s explique en les simplifiant t\s les my/res de la ?ologie rabb9ique4 ,dieu1 dit l'auteur1 e/ le pr9cipe inf9i et indf9issable p>faitem5t un et indicible1 mais n\s lui donnons des noms qui exprim5t nos aspirations v]s cette p]fection div9e2 l'ensemble de ces noms1 leurs relations avec les nombres1 compos5t ce qu'il y a de plus lev dans la p5se huma9e1 et la ?ologie e/ mo9s la sci5ce de ,dieu que celle de nos aspirations les plus sublimes4 ,l'auteur tablit ensuite sur l'*elle primitive des nombres t\s les degrs de la hir>*ie spirituelle t\j\rs rgie p> le t]naire4 ,les ordres angliques sont au nombre de trois et *aque ordre conti5t trois *oeurs4 ,c'e/ sur ce modle que la hir>*ie doit s'tablir aussi sur la t]re4 ,l'glise en prs5te le type le plus p>fait3 il y a les pr9ces de l'glise1 les vques et les simples m9i/res4 ,p>mi les pr9ces1 on compte des c>d9aux-vques1 des c>d9aux-prtres et des c>d9aux-diacres2 p>mi les vques1 il y a les ar*evques1 les vques et les prlats coadjuteurs2 p>mi les m9i/res1 il y a les curs1 les simples prtres et les diacres4 ,on s'lve cette sa9te hir>*ie p> #bbg trois degrs prp>atoires1 le s\s-diaconat1 les ordres m9eurs et la clricature4 ,les fonctions de t\s ces ordres correspond5t celles des anges et des sa9ts1 et doiv5t glorifi] les noms div9s triples p\r *acune des trois p]sonnes1 puisque dans *acune des hypo/ases div9es on adore la tr9it t\t entire4 ,cette ?ologie transc5d5tale tait celle de la primitive glise1 et peut-tre ne l'a-t-on attribue sa9t ,d5is l',aropagite que p> suite d'une tradition qui remontait au temps mme des aptres et de sa9t ,d5is1 comme les rabb9s rdacteurs du ,sph] ,jzirah ont attribu ce livre au patri>*e ,abraham1 p>ce qu'il conti5t les pr9cipes de la tradition cons]ve de pre en fils dans la famille de ce patri>*e4 ,quoi qu'il en soit1 les livres de sa9t ,d5is l',aropagite sont prcieux p\r la sci5ce2 ils consacr5t l'union des initiations de l'anci5 monde avec la rvlation du *ri/ianisme1 en alliant une intellig5ce p>faite de la suprme philosophie avec l'or?odoxie la plus complte et la plus irrpro*able4 #bbh ,,livre ,,iv4 ,,la ,,magie ,,et ,,la ,,civilisation4 ,hbreu1 ,dale?4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,magie ,,*ez ,,les ,,b>b>es4 ,,sommaire4--,le monde fanta/ique des sorci]s4--,prodiges accomplis et mon/res va9cus p5dant les premi]s sicles de l're *rti5ne4--,la ,gaule magique4--,philosophie secrte des druides4--,leur ?ogonie1 leurs rites4--vocations et sacrifices4--,mission et influ5ce des eubages4--,orig9e du patriotisme franais4--,mdec9e occulte4 ,la magie noire reculait devant la lumire du *ri/ianisme1 ,rome tait conquise p> la croix et les prodiges se rfugiai5t dans ce c]cle d'ombre que les prov9ces b>b>es faisai5t aut\r de la n\velle spl5deur roma9e4 ,entre un gr& nombre de phnomnes tranges1 en voici un qui fut con/at s\s le rgne de l'emp]eur ,adri53 ,a ,tralles en ,asie1 une jeune fille noble nomme ,phil9nium1 orig9aire de ,cor9!1 et fille de ,dmo/rats et de ,*>ito1 s'tait prise d'un jeune homme de basse condition nomm ,ma*ats4 ,un m>iage tait impossible1 ,phil9nium1 comme n\s l'avons dit1 tait noble et c'tait de plus une fille unique et #bbi une ri*e hritire4 ,ma*ats tait un homme du peuple et t5ait une htell]ie#ab4 ,la passion de ,phil9nium s'exaspra p> les ob/acles2 elle s'*appa de la maison pat]nelle1 et v9t tr\v] ,ma*ats4 ,un comm]ce illgitime s'tablit entre eux et dura six mois1 aprs lesquels la jeune fille fut dc\v]te p> ses p>5ts1 reprise p> eux et svrem5t sque/re4 ,on prit mme des mesures p\r quitt] le pays et emm5] ,phil9nium ,cor9!2 mais alors la jeune fille1 qui avait s5siblem5t dpri depuis qu'elle tait sp>e de son amant1 fut atte9te d'une maladie de langueur1 elle ne s\riait plus1 ne dormait plus1 refusait t\te n\rriture1 et df9itivem5t elle m\rut4 ,note #ab3 ,cette circon/ance1 qui ne se tr\ve pas dans ,phlgon1 a t aj\te p> les dmonographes franais4 ,illu/ration3 ,,la ,,magie ,,h]m,,tique tire d'un anci5 manuscrit4 ,imp4 ,c>on-,delam>re1 ,quai des ,gds ,augu/9s1 #ag1 ,p>is ,les p>5ts r5oncr5t alors leur d"p1 et a*etr5t un caveau funraire o la jeune fille fut dpose c\v]te des plus ri*es vtem5ts4 ,cette spulture tait dans un enclos app>t5ant la famille1 o p]sonne n'entra plus1 c> les paens n'avai5t pas c\tume d'all] pri] prs de la tombe des morts4 ,ma*ats ignorait ce qu'tait dev5ue sa matresse3 t\t s'tait pass en secret1 tant cette noble famille craignait le sc&ale4 ,la nuit qui suivit la spulture de ,phil9nium1 le jeune homme tait prt se c\*]1 lorsque sa porte s'ouvrit l5tem5t1 il s'avana t5ant sa lampe la ma91 et reconnut ,phil9nium magnifiquem5t p>e1 mais ple1 froide1 et le reg>dant avec des yeux d'une effrayante ,fixit4 ,ma*ats c\rut elle1 la prit dans ses bras1 lui fit mille que/ions et mille c>esses1 ils passr5t enf9 la nuit #bcj ensemble1 mais avant le j\r ,phil9nium se leva et disp>ut p5dant que son amant tait encore plong dans un pr(ond sommeil4 ,la jeune fille avait une vieille n\rrice qui la pleurait et qu'elle avait t5drem5t aime4 ,peut-tre cette femme avait-elle t complice des g>em5ts de la pauvre morte1 et depuis qu'on avait enseveli sa bi5-aime elle ne dormait plus1 et se relevait s\v5t la nuit dans une sorte de dlire p\r all] rd] aut\r de la demeure de ,ma*ats4 ,quelques j\rs donc aprs ce que n\s v5ons de racont]1 la n\rrice passant le soir une heure assez avance prs de la maison du jeune homme vit de la lumire dans sa *ambre4 ,elle s'appro*a1 et reg>dant p> les f5tes de la porte1 elle reconnut ,phil9nium qui tait assise prs de son amant1 le contemplant sans ri5 dire et s'ab&onnant ses c>esses4 ,la pauvre femme t\t p]due c\rut *ez ses matres1 veilla la mre et lui raconta ce qu'elle v5ait de voir2 la mre la traita d'abord de visionnaire et de folle1 puis enf9 va9cue p> ses in/ances1 elle se lve et se r5d la maison de ,ma*ats4 ,t\t dormait dj1 elle frappe1 p]sonne ne lui rpond2 elle reg>de p> les f5tes de la porte1 la lampe tait te9te1 mais un rayon de la lune clairait encore la *ambre4 ,sur un sige1 ,*>ito reconnut les vtem5ts de sa fille et dans le lit1 malgr l'ombre de l'alcve1 elle di/+ua la =me de deux p]sonnes qui dormai5t4 ,l'p\vante saisit la mre1 elle ret\rna *ez elle en *ancelant1 n'eut pas le c\rage de visit] le spulcre de sa fille et passa le re/e de la nuit dans l'agitation et dans les l>mes4 #bca ,le l5dema9 elle ret\rna au logis de ,ma*ats et le que/ionna avec d\ceur4 ,le jeune homme av\a que ,phil9nium rev5ait le voir t\tes les nuits4 ,p\rquoi me la refus]1 dit-il la mre1 n\s sommes fiancs devant les dieux2 et1 ouvrant un c(fre1 il montra ,*>ito l'anneau et la ce9ture de sa fille4 ,elle me les a donns la nuit d]nire1 aj\ta-t-il1 en me jurant de n'app>t5ir jamais qu' moi2 ne *]*ez donc plus n\s sp>] puisqu'une promesse mutuelle n\s runit4 --,iras-tu donc ton t\r la tr\v] dans sa tombe1 dit la mre4 ,phil9nium e/ morte depuis quatre j\rs et c'e/ sans d\te une sorcire ou une /ryge qui aura pris sa figure p\r te tromp]2 tu es le fianc de la mort1 dema9 tes *eveux blan*iront1 aprs-dema9 on p\rra t'ensevelir aussi1 et c'e/ de cette manire que les dieux v5g5t l'honneur d'une famille outrage4 ,ma*ats plit et trembla en ent5dant ce langage1 il craignit d'avoir t le j\et des puissances inf]nales2 il dit ,*>ito d'am5] son m>i le soir mme1 il les f]ait ca*] prs de sa *ambre1 et l'heure o le fantme entr]ait1 il donn]ait un signal p\r les prv5ir4 ,ils v9r5t en effet1 et l'heure acc\tume ,phil9nium entra *ez ,ma*ats1 qui s'tait c\* t\t habill et faisait semblant de dormir4 ,la jeune fille se d%abille et vi5t se plac] prs de lui1 ,ma*ats donne le signal1 ,dmo/rats et ,*>ito entr5t avec des flambeaux la ma91 et p\ss5t un gr& cri en reconnaissant leur fille4 ,phil9nium alors lve sa tte1 ple puis elle se dresse t\t entire sur le lit1 et dit d'une voix creuse et t]rible3 ,o mon pre et ma mre1 p\rquoi avez-v\s t jal\x de mon bonheur1 et #bcb p\rquoi me p\rsuivez-v\s au del mme de la tombe8 ,mon am\r avait fait viol5ce aux dieux inf]naux1 la puissance de la mort tait susp5due1 trois j\rs encore et j'tais r5due la vie6 mais votre curiosit cruelle anantit le miracle de la nature3 v\s me tuez une seconde fois6444 ,en a*evant ces p>oles elle tomba sur le lit comme une masse in]te4 ,ses traits se fltrir5t t\t c\p1 une odeur cadavreuse remplit la *ambre1 et on ne vit plus que les re/es dfigurs d'une fille morte depuis c9q j\rs4 ,le l5dema9 t\te la ville fut b\lev]se p> la n\velle de ce prodige4 ,on c\rut au cirque o t\te l'hi/oire fut publiquem5t raconte1 puis la f\le se porta au caveau mortuaire de ,phil9nium4 ,la jeune fille n'y tait plus1 mais on tr\va sa place un anneau de f] et une c\pe dore qu'elle avait reu en prs5ts de ,ma*ats4 ,on retr\va le cadavre dans la *ambre de l'htell]ie2 ,ma*ats avait disp>u4 ,les dev9s fur5t consults et ordonnr5t d'ent]r] les re/es de ,phil9nium hors de l'ence9te de la ville4 ,on fit des sacrifices aux furies et au ,m]cure t]re/re1 on conjura les dieux mnes et l'on fit des (fr&es ,jupit] hospitali]4 ,phlgon1 affran*i d',adri51 qui fut tmo9 oculaire de ces faits et qui les raconte dans une lettre p>ticulire1 aj\te qu'il dut employ] son autorit p\r calm] la ville agite p> un vnem5t si extraord9aire1 et f9it son rcit p> ces mots3 ,si v\s jugez propos d'en in=m] l'emp]eur1 faites-le-moi savoir af9 que je v\s envoie quelques-uns de ceux qui ont t tmo9s de t\tes ces *oses4 #bcc ,c'e/ donc une hi/oire bi5 avre que celle de ,phil9nium4 ,un gr& pote allem& en a fait le sujet d'une ballade que t\t le monde sait p> coeur1 et qui e/ intitule la ,fiance de ,cor9!4 ,il suppose que les p>5ts de la jeune fille tai5t *rti5s1 ce qui lui donne l'occasion de faire une opposition =t-potique des passions huma9es et des devoirs de la religion4 ,les dmonographes du moy5 ge n'euss5t pas manqu d'expliqu] la rsurrection ou peut-tre la mort app>5te de la jeune ,grecque p> une obsession diabolique4 ,n\s y voyons1 p\r notre "p1 une l?>gie hy/rique accompagne de somnambulisme lucide2 le pre et la mre de ,phil9nium la tur5t en la rveillant et l'imag9ation publique exagra t\tes les circon/ances de cette hi/oire4 ,le ,m]cure t]re/re auquel les dev9s ordonnr5t des sacrifices n'e/ autre *ose que la lumire a/rale p]sonnifie4 ,c'e/ le gnie fluidique de la t]re1 gnie fatal p\r les hommes qui l'excit5t sans savoir le dirig]2 c'e/ le foy] de la vie physique et le rceptacle aimant de la mort4 ,cette =ce aveugle que la puissance du *ri/ianisme allait en*an] et rep\ss] dans le puits de l'abme1 c'e/--dire au c5tre de la t]re1 manife/a ses d]nires convulsions et ses d]ni]s ef=ts *ez les ,b>b>es p> des enfantem5ts mon/rueux4 ,il n'e/ gure de rgions o les prdicateurs de l'vangile n'ai5t eu combattre des animaux aux =mes hideuses1 inc>nations de l'idoltrie agonisante4 ,les v\ivres1 les gra\illis1 les g>g\illes1 les t>asques1 ne sont pas uniquem5t des allgories4 ,il e/ c]ta9 que les dsordres moraux produis5t des laideurs physiques et ralis5t en quelque sorte les p\vantables figures que la tradition prte aux #bcd dmons4 ,les ossem5ts fossiles1 l'aide desquels la sci5ce de ,cuvi] a recon/ruit des mon/res gigantesques1 app>ti5n5t-ils rellem5t t\s des poques antrieures notre cration8 ,e/-ce une allgorie que cet imm5se dragon que ,rgulus dut attaqu] avec des ma*9es de gu]re1 et qu'on tr\va1 au dire de ,tite-,live et de ,pl9e1 sur les bords du fleuve ,bagrada8 ,sa peau qui avait c5t v+t pi$s de long fut envoye ,rome1 et y fut cons]ve jusqu' l'poque de la gu]re contre ,numance4 ,c'tait une tradition *ez les anci5s1 que les dieux irrits p> des crimes extraord9aires1 envoyai5t des mon/res sur la t]re1 et cette tradition e/ trop univ]selle p\r n'tre po9t appuye sur des faits rels1 les rcits qui s'y rapport5t app>ti5n5t mo9s s\v5t la my?ologie qu' l'hi/oire4 ,dans t\s les s\v5irs qui n\s re/5t des peuples b>b>es l'poque o le *ri/ianisme les conquit la civilisation1 n\s tr\vons avec les d]nires traces de la haute initiation magique rp&ue autrefois p> t\t le monde1 les preuves de l'obscurcissem5t qu'avait subi cette rvlation primitive et de l'avilissem5t idoltrique dans lequel le symbolisme de l'anci5 monde tait tomb2 p>t\t rgnai5t1 au lieu des disciples des mages1 les dev9s1 les sorci]s et les en*anteurs4 ,on avait oubli le ,dieu suprme p\r div9is] les hommes4 ,rome avait donn cet exemple ses prov9ces1 et l'apo?ose des ,cs>s avait appris au monde la religion des dieux de sang4 ,les ,g]ma9s1 s\s le nom d',irm9sul1 adorai5t cet ,arm9ius1 ou ,h]mann1 qui fit pleur] ,augu/e les lgions de ,v>us1 et lui (frai5t des victimes huma9es4 ,les ,gaulois donnai5t ,br5nus #bce les attributs de ,t>anis et de ,teutats1 et brlai5t en son honneur des colosses d'osi] remplis de ,roma9s4 ,p>t\t rgnait le matrialisme1 c> l'idoltrie n'e/ pas autre *ose1 et la sup]/ition t\j\rs cruelle p>ce qu'elle e/ l*e4 ,la ,provid5ce qui prde/9ait la ,gaule dev5ir la ,france trs *rti5ne y avait p\rtant fait brill] la lumire des t]nelles vrits4 ,les premi]s druides avai5t t les vrais enfants des mages1 et leur initiation v5ait de l'gypte et de la ,*alde1 c'e/--dire des s\rces pures de la kabbale primitive3 ils adorai5t la tr9it s\s les noms d',isis ou ,ilsus1 l'h>monie suprme2 de ,bel5 ou ,bel1 qui signifie en assyri5 le ,seigneur1 nom correspondant celui d',adona2 et de ,camul ou ,camal1 nom qui dans la kabbale p]sonnifie la ju/ice div9e4 ,au-dess\s de ce triangle de lumire ils supposai5t un reflet div91 compos aussi de trois rayons p]sonnifis3 d'abord ,teutats ou ,teu?1 le mme que le ,?o? des gypti5s1 le v]be ou l'intellig5ce =mule1 puis la =ce et la beaut dont les noms v>iai5t comme les emblmes4 ,ils compltai5t enf9 le septnaire sacr p> une image my/rieuse qui reprs5tait le progrs du dogme et ses ralisations futures3 c'tait une jeune fille voile t5ant un enfant dans ses bras1 et ils ddiai5t cette image la vi]ge qui devi5dra mre#ac4 ,note #ac3 ,on a tr\v ,*>tres une /atue druidique ayant cette =me et cette inscription3 ,,virg9i ,,p>iturae4 ,les anci5s druides vivai5t dans une rig\reuse ab/95ce1 g>dai5t le plus pr(ond secret sur leurs my/res1 tudiai5t les sci5ces naturelles et n'admettai5t p>mi eux de n\veaux #bcf adeptes qu'aprs de longues initiations4 ,ils avai5t ,autun un collge clbre dont les armoiries1 au dire de ,sa9t-,foix1 subsi/5t encore dans cette ville3 elles sont d'azur la c\*e de s]p5ts d'arg5t surmonte d'un gui de *ne g>ni de ses gl&s de s9ople2 c'e/ p\r le di/+u] des autres guis que le blason donne des gl&s au gui de *ne1 mais la bran*e de *ne seule porte des gl&s4 ,le gui e/ un feuillage p>asite qui ne fructifie pas comme l'arbre qui l'a port4 ,les druides ne con/ruisai5t pas de temples1 ils accomplissai5t les rites de leur religion sur les dolm5s et dans les =ts4 ,on se dem&e encore l'aide de quelles ma*9es ils ont pu s\lev] les pi]res colossales qui =mai5t leurs autels1 et qui se dress5t encore sombres et my/rieuses s\s le ciel nuageux de l',armorique4 ,les anci5s sanctuaires avai5t leurs secrets qui ne sont pas v5us jusqu' n\s4 ,les druides enseignai5t que l'me des anctres s'atta*e aux enfants2 qu'elle e/ heureuse de leur gloire ou t\rm5te de leur honte2 que les gnies protecteurs s'atta*5t aux arbres et aux pi]res de la patrie2 que le gu]ri] mort p\r son pays a expi t\tes ses fautes et rempli dignem5t sa t*e1 il devi5t alors un gnie1 et dsormais il ex]ce le p\voir des dieux4 ,aussi *ez les ,gaulois le patriotisme tait-il une religion3 les femmes et les enfants mme s'armai5t1 s'il le fallait1 p\r rep\ss] l'invasion1 et les ,jeanne d',arc1 les ,jeanne ,ha*ette de ,beauvais1 n'ont fait que cont9u] les traditions de ces nobles filles des ,gaules4 ,ce qui atta*e au sol de la patrie1 c'e/ la magie des s\v5irs4 #bcg ,les druides tai5t prtres et mdec9s2 ils gurissai5t p> le magntisme1 et ils atta*ai5t leur influ5ce fluidique des amulettes4 ,le gui de *ne et l'oeuf de s]p5t tai5t leurs panaces univ]selles1 p>ce que ces sub/ances attir5t d'une manire t\te p>ticulire la lumire a/rale4 ,la solemnit avec laquelle on rcoltait le gui1 attirait sur ce feuillage la confiance populaire et le magntisait gr&s c\rants4 ,aussi oprait-il des cures m]veilleuses1 surt\t lorsqu'il tait appliqu p> les eubages avec des conjurations et des *>mes4 ,n'accusons pas nos pres de trop de crdulit1 ils savai5t peut-tre ce que n\s ne savons plus4 ,les progrs du magntisme f]ont dc\vrir un j\r les proprits absorbantes du gui de *ne4 ,on saura alors le secret de ces excroissances spongieuses qui attir5t le luxe inutile des plantes et se sur*>g5t de coloris et de saveur3 les *ampignons1 les truffes1 les galles d'arbres1 les diffr5tes espces de gui1 s]ont employs avec disc]nem5t p> une mdec9e n\velle =ce d'tre anci5ne4 ,on ne rira plus alors de ,p>acelse qui recueillait l'usne sur les crnes des p5dus2 mais il ne faut pas m>*] plus vite que la sci5ce1 elle ne recule que p\r mieux avanc]4 #bch ,,*apitre ,,ii ,,influ5ce ,,des ,,femmes4 ,,sommaire4--,influ5ce des femmes *ez les ,gaulois4--,les vi]ges de l'le de ,sayne4--,la magici5ne ,vellda4--,b]?a la fileuse4--,mlus9e4--,les elfes et les fes4--,sa9te ,clotilde et sa9te ,g5evive4--,la sorcire ,frdgonde4 ,la ,provid5ce en imposant la femme les devoirs si svres et si d\x de la mat]nit1 lui a donn droit la protection et au respect de l'homme4 ,assujettie p> la nature mme aux consqu5ces des affections qui sont sa vie1 elle conduit ses matres avec les *anes que l'am\r lui donne2 plus elle e/ s\mise aux lois qui con/itu5t et qui protg5t son honneur1 plus elle e/ puissante et respecte dans le sanctuaire de la famille4 ,p\r elle1 se rvolt]1 c'e/ abdiqu]1 et lui pr*] une prt5due mancipation1 c'e/ lui conseill] le divorce en la v\ant d'avance la /rilit et au mpris4 ,le *ri/ianisme seul a pu lgitimem5t mancip] la femme en l'appelant et la virg9it la gloire du sacrifice4 ,numa avait press5ti ce my/re lorsqu'il in/ituait les ve/ales2 mais les druides devanai5t le *ri/ianisme en c\tant les inspirations des vi]ges1 et en r5dant des honneurs presque div9s aux prtresses de l'le de ,sayne4 ,en ,gaule1 les femmes ne rgnai5t pas p> leur coquett]ie et p> leurs vices1 mais elles g\v]nai5t p> leurs conseils4 ,on ne faisait ni la paix ni la gu]re sans les avoir consultes2 les #bci intrts du foy] et de la famille tai5t a9si plaids p> les mres1 et l'orgueil national dev5ait ju/e lorsqu'il tait a9si tempr p> l'am\r mat]nel de la patrie4 ,*ateaubri& a calomni ,vellda en la faisant succomb] l'am\r d',eudore4 ,vellda vcut et m\rut vi]ge4 ,elle tait dj vieille qu& les ,roma9s envahir5t les ,gaules3 c'tait une espce de py?ie qui prophtisait dans les gr&es sol5nits1 et dont on recueillait les oracles avec vnration2 elle tait vtue d'une longue robe noire sans man*es1 la tte c\v]te d'un voile blanc qui lui desc5dait jusqu'aux pi$s2 elle portait une c\ronne de v]ve9e et avait sa ce9ture une faucille d'or2 son sceptre avait la =me d'un fuseau1 son pi$ droit tait *auss d'une s&ale et son pi$ gau*e portait une sorte de *aussure p\la9e4 ,on a pris plus t>d les /atues de ,vellda p\r celles de ,b]! au long pi$4 ,la gr&e prtresse1 en effet1 portait les insignes de la div9it protectrice des druidesses2 c'tait ,h]?a ou ,w]?a1 la jeune ,isis gauloise1 la re9e du ciel1 la vi]ge qui devait enfant]4 ,on la reprs5tait avec un pi$ sur la t]re et l'autre sur l'eau1 p>ce qu'elle tait re9e de l'initiation et qu'elle prsidait la sci5ce univ]selle des *oses4 ,le pi$ qu'elle posait sur l'eau tait ord9airem5t port p> une b>que analogue la b>que ou la conque de l'anci5ne ,isis4 ,elle t5ait le fuseau des ,p>ques *>g d'une la9e moiti blan*e et moiti noire1 p>ce qu'elle prside t\tes les =mes et t\s les symboles1 et qu'elle tisse le vtem5t des ides4 ,on lui donnait aussi la =me allgorique des sirnes moiti femme et moiti poisson1 ou le torse d'une belle jeune fille et deux jambes faites en #bdj s]p5ts1 p\r signifi] la mutation et la mobilit cont9uelle des *oses1 et l'alliance analogique des contraires dans la manife/ation de t\tes les =ces occultes de la nature4 ,s\s cette d]nire =me1 ,h]?a pr5ait le nom de ,mlus9e ou ,mlos9a 7la musici5ne1 la *anteuse71 c'e/--dire la sirne rvlatrice des h>monies4 ,telle e/ l'orig9e des images et des lg5des de la re9e ,b]! et de la fe ,mlus9e4 ,cette d]nire se montra1 dit-on1 dans le ,x,ie sicle un seigneur de ,lusignan2 elle en fut aime et cons5tit le r5dre heureux1 condition qu'il ne *]*]ait pas pi] les my/res de son exi/5ce2 le seigneur le promit1 mais la jal\sie le r5dit curieux et p>jure2 il pia ,mlus9e1 et la surprit dans ses m?amorphoses1 c> une fois p> sema9e la fe repr5ait ses jambes de s]p5ts4 ,il p\ssa un cri auquel rpondit un autre cri plus dsespr et plus t]rible4 ,mlus9e avait disp>u1 mais elle revi5t encore en p\ssant des clameurs lam5tables t\tes les fois qu'une p]sonne de la maison de ,lusignan e/ sur le po9t de m\rir4 ,cette lg5de e/ imite de la fable de ,psy*1 et se rapporte1 comme cette fable1 au dang] des initiations sacrilges ou la pr(anation des my/res de la religion et de l'am\r2 le rcit en e/ emprunt aux traditions des anci5s b>des1 et elle sort videmm5t de la savante cole des druides4 ,le ,x,ie sicle s'en e/ emp> et l'a mise la mode1 mais elle exi/ait dj depuis longtemps4 ,l'inspiration en ,france semble app>t5ir surt\t aux femmes2 les elfes et les fes y ont prcd les sa9tes1 et les sa9tes franaises ont presque t\tes quelque *ose de ferique dans leur #bda lg5de4 ,sa9te ,clotilde n\s a fait *rti5s1 sa9te ,g5evive n\s a cons]vs ,franais en rep\ssant p> l'n]gie de sa v]tu et de sa foi l'invasion m5aante d',attila4 ,jeanne d',arc444 mais celle-ci tait plutt de la famille des fes que de la hir>*ie des sa9tes2 elle m\rut comme ,hypa?ie1 victime des dons m]veilleux de la nature et m>tyre de son c>actre gnreux4 ,n\s en rep>l]ons plus t>d4 ,sa9te ,clotilde fait encore des miracles dans nos prov9ces4 ,n\s avons vu aux ,&elys la f\le des pl]9s se press] aut\r d'une pisc9e o l'on plonge t\s les ans la /atue de la sa9te2 le premi] malade qui desc5d ensuite dans l'eau e/ immdiatem5t guri1 c'e/ du mo9s ce que proclame t\t haut la confiance populaire4 ,c'tait une n]gique femme et une gr&e re9e que cette ,clotilde1 aussi fut-elle pr\ve p> les plus poignantes d\leurs3 son premi] fils m\rut aprs avoir reu le baptme1 et sa mort fut reg>de comme le rsultat d'un malfice2 le second tomba malade et allait m\rir444 ,le c>actre de la sa9te ne fl*it pas et le ,sicambre ayant un j\r beso9 d'un c\rage plus qu'huma9 se s\v9t du dieu de ,clotilde4 ,veuve aprs avoir conv]ti et fond en quelque sorte un gr& royaume1 elle vit gorg] p\r a9si dire s\s ses yeux les deux enfants de ,clodomir4 ,c'e/ p> de semblables d\leurs que les re9es de la t]re ressembl5t la re9e du ciel4 ,aprs la gr&e et respl5dissante figure de ,clotilde1 n\s voyons app>atre dans l'hi/oire1 comme un rep\ssoir hideux1 le fune/e p]sonnage de ,frdgonde1 cette femme dont le reg>d e/ un malfice1 cette sorcire qui tue les pr9ces4 ,frdgonde accusait volonti]s ses rivales de magie et les faisait m\rir au #bdb milieu des supplices qu'elle seule mritait4 ,il re/ait ,*ilpric un fils de sa premire femme3 ce jeune pr9ce1 qui se nommait ,clovis1 s'tait pris d'une jeune fille du peuple dont la mre passait p\r sorcire4 ,on accusa la mre et la fille d'avoir tr\bl p> des philtres la raison de ,clovis1 et d'avoir fait m\rir p> des envotem5ts magiques les deux enfants de ,frdgonde4 ,les deux malheureuses femmes fur5t arrtes2 ,klodsw9!1 la jeune fille1 fut battue de v]ges1 on lui c\pa ses beaux *eveux1 et ,frdgonde les atta*a elle-mme la porte de l'app>tem5t du jeune pr9ce1 puis on fit mettre ,klodsw9! en jugem5t4 ,ses rponses simples et f]mes tonnr5t les juges3 quelqu'un conseilla1 dit un *roniqueur1 de la s\mettre l'preuve de l'eau b\illante2 un anneau bni fut jet dans une cuve place sur un gr& feu1 et l'accuse1 vtue de blanc1 aprs s'tre confesse et avoir communi1 dut plong] son bras dans la cuve et *]*] l'anneau4 ,a l'immobilit des traits de ,klodsw9!1 t\t le monde crut qu'un miracle s'tait accompli1 mais un cri de rprobation et d'horreur s'leva qu& la malheureuse enfant retira son bras affreusem5t brl4 ,alors elle dem&a la p]mission de p>l]1 et dit ses juges et au peuple3 ,v\s dem&iez un miracle ,dieu p\r preuve de mon innoc5ce4 ,dieu ne veut pas qu'on le t5te et il ne susp5d pas les lois de la nature suivant le caprice des hommes2 mais il donne la =ce ceux qui croi5t en lui1 et il a fait p\r moi une m]veille bi5 plus gr&e que celle qu'il v\s a refuse4 ,cette eau m'a brle1 et j'y ai plong mon bras t\t enti] et j'ai *]* et ram5 l'anneau4 ,je n'ai ni cri1 ni pli1 ni dfailli dans cette #bdc horrible torture4 ,si j'tais magici5ne1 comme v\s le dites1 j'aurais employ des malfices p\r ne pas brl]1 mais je suis *rti5ne et ,dieu m'a fait la grce de le pr\v] p> la con/ance des m>tyrs4 ,cette logique n'tait pas de nature tre comprise une poque si b>b>e4 ,klodsw9! fut reconduite en prison en att5dant le d]ni] supplice1 mais ,dieu la prit en piti et l'appela lui1 dit la *ronique o n\s avons puis ces dtails4 ,si ce n'e/ qu'une lg5de1 il faut conv5ir qu'elle e/ belle et mrite d'tre cons]ve4 ,frdgonde p]dait une de ses victimes1 mais les deux autres ne lui *appr5t pas4 ,la mre de ,klodsw9! fut mise la torture1 et1 va9cue p> les t\rm5ts1 elle av\a t\t ce qu'on v\lut1 mme la culpabilit de sa fille1 mme la complicit de ,clovis4 ,frdgonde1 arme de ses aveux1 obt9t du froce et imbcile ,*ilpric l'ab&on de son fils4 ,le jeune pr9ce fut arrt et poign>d dans sa prison4 ,frdgonde dcl>a qu'il avait v\lu *app] ses remords p> le suicide4 ,le cadavre du malheureux ,clovis fut mis s\s les yeux de son pre1 le poign>d tait encore dans la plaie4 ,*ilpric reg>da froidem5t ce spectacle2 il tait entirem5t dom9 p> ,frdgonde qui le trompait effrontm5t avec les (fici]s de son palais4 ,on se ca*ait si peu que le roi eut malgr lui des preuves de son d%onneur4 ,au lieu de tu] sur-le-*amp la re9e et son complice1 il p>tit sans ri5 dire p\r la *asse4 ,il et peut-tre s\ff]t cet outrage sans se pla9dre de peur de dplaire ,frdgonde1 mais cette femme eut honte p\r lui1 elle lui fit l'honneur de croire sa colre af9 d'avoir un prtexte p\r l'assass9]2 il l'avait rassasie de crimes et de bassesses1 elle le fit tu] p> dgt4 #bdd ,frdgonde1 qui faisait brl] comme sorcires les femmes c\pables seulem5t de lui avoir dplu1 s'ex]ait elle-mme la magie noire1 et protgeait ceux qu'elle croyait vraim5t sorci]s4 ,agric1 vque de ,v]dun1 avait fait arrt] une py?onisse qui gagnait beauc\p d'arg5t en faisant retr\v] les objets p]dus et en dnonant les voleurs2 c'tait vraisemblablem5t une somnambule4 ,on exorcisa cette femme1 le diable dcl>a qu'il ne sortirait po9t tant qu'on le ti5drait en*an1 mais que si on laissait la py?onisse seule dans une glise1 sans surveillant et sans g>des1 il sortirait c]ta9em5t4 ,on donna dans le pige1 et ce fut la femme qui sortit2 elle se rfugia auprs de ,frdgonde qui la ca*a dans son palais et f9it p> la s\/raire aux exorcismes et probablem5t au b*]3 elle fit donc cette fois une bonne action p> erreur et p\r le plaisir de mal faire4 ,,*apitre ,,iii4 ,,lois ,,saliques ,,contre ,,les ,,sorci]s4 ,,sommaire4--,dispositions de la loi salique contre les sorci]s4--,un passage analogue du ,talmud4--,dcisions des conciles4--,*>les ,m>tel accus de magie4--,le cabali/e ,zd*ias4--,visions pidmiques du temps de ,pp9 le ,bref4--,palais et vaisseau ari5s4--,les sylphes mis en jugem5t et condamns ne plus rep>atre4 ,s\s les rois de ,france de la premire race1 le crime de magie n'entranait la mort que p\r les gr&s1 et il s'en tr\vait qui faisai5t gloire de m\rir p\r un crime qui les levait #bde au-dessus du vulgaire1 et les r5dait r$\tables mme aux s\v]a9s4 ,c'e/ a9si que le gnral ,mummol1 tortur p> ordre de ,frdgonde1 dcl>a n'avoir ri5 s\ff]t et provoqua lui-mme les p\vantables supplices la suite desquels il m\rut1 en bravant ses b\rreaux que tant de con/ance avait =cs en quelque sorte de lui faire grce4 ,dans les lois saliques1 que ,sigeb]t attribue ,ph>amond1 et qu'il suppose avoir t promulgues en #dbd1 on tr\ve les dispositions suivantes3 ,si quelqu'un a trait hautem5t un autre d'hrburge ou /rioporte1 c'e/ le nom de celui qui porte le vase de cuivre au lieu o les /ryges font leurs en*antem5ts1 et s'il ne peut l'en conva9cre1 qu'il soit condamn une am5de de sept mille c9q c5ts d5i]s qui font c5t quatre-v+ts s\s et demi4 ,si quelqu'un traite une femme libre de /ryge ou de pro/itue sans p\voir pr\v] son dire1 qu'il soit condamn une am5de de deux mille c9q c5ts d5i]s qui font soixante-deux s\s et demi4 ,si une /ryge a dvor un homme et qu'elle en soit conva9cue1 elle s]a condamne pay] huit mille d5i]s1 qui font deux c5ts s\s4 ,on voit qu'en ce temps-l1 l'an?ropophagie tait possible prix d'arg5t et que la *air huma9e ne cotait pas *]4 ,on payait c5t quatre-v+t-sept s\s et demi p\r calomni] un homme3 p\r d\ze s\s et demi de plus1 on p\vait l'gorg] et le mang]1 c'tait plus loyal et plus complet4 ,cette trange lgislation n\s rappelle un passage non mo9s #bdf s+uli] du ,talmud que le clbre rabb9 ,j*iel expliqua d'une manire =t rem>quable en prs5ce d'une re9e que le livre hbreu ne nomme pas3 c'e/ sans d\te la re9e ,blan*e1 c> le rabb9 ,j*iel vivait du temps de sa9t ,l\is4 ,il s'agissait de rpondre aux objections d'un juif conv]ti1 nomm ,d\91 et qui avait reu au baptme le prnom de ,nicolas4 ,aprs plusieurs discussions sur les textes du ,talmud1 on en v9t ce passage3 ,si quelqu'un a (f]t du sang de ses enfants ,molo*1 qu'il soit puni de mort4 ,c'e/ la loi de ,mose4 ,le ,talmud aj\te en =me de comm5taire3 ,celui donc qui aura (f]t non-seulem5t du sang1 mais t\t le sang et t\te la *air de ses enfants1 en sacrifice ,molo*1 ne tombe pas s\s les prescriptions de la loi1 et aucune pe9e n'e/ porte contre lui4 ,a la lecture de cet incomprh5sible raisonnem5t t\s les assi/ants se rcrir5t2 les uns riai5t de piti1 les autres frmissai5t d'indignation4 ,rabbi ,j*iel obt9t avec pe9e le sil5ce1 on l'c\ta enf91 mais avec une dfaveur m>que1 et comme en condamnant d'avance t\t ce qu'il allait dire4 ,la pe9e de mort *ez n\s1 dit alors ,j*iel1 n'e/ pas une v5geance2 c'e/ une expiation et p> consqu5t une rconciliation4 ,t\s ceux qui meur5t p> la loi d',isral1 meur5t dans la paix d',isral2 ils reoiv5t la rconciliation avec la mort et dorm5t avec nos pres4 ,nulle maldiction ne desc5d avec eux dans la tombe1 ils viv5t dans l'immortalit de la maison de ,jacob4 ,la mort e/ donc une grce suprme1 c'e/ une gurison p> le #bdg f] d'une plaie env5ime2 mais n\s n'appliquons pas le f] aux incurables2 n\s n'avons plus de droit sur ceux que la gr&eur de leur =fait retran*e jamais d',isral4 ,ceux-l sont morts1 et il ne n\s app>ti5t plus d'abrg] le supplice de leur rprobation sur la t]re1 ils app>ti5n5t la colre de ,dieu4 ,l'homme n'a le droit de frapp] que p\r gurir1 c'e/ p\r cela que n\s ne frappons pas les incurables4 ,le pre de famille ne *tie que ses enfants et il se cont5te de f]m] sa porte aux trang]s4 ,les gr&s c\pables contre lesquels notre loi ne prononce aucune pe9e1 sont p> ce fait mme excommunis jamais1 et cette rprobation e/ une pe9e plus gr&e que la mort4 ,cette rponse de ,j*iel e/ admirable1 et l'on y s5t respir] t\t le gnie patri>*al de l'antique ,isral4 ,les juifs sont vritablem5t nos pres dans la sci5ce1 et si au lieu de les p]scut] n\s avions *]* les compr5dre1 ils s]ai5t ma9t5ant sans d\te mo9s loigns de notre foi4 ,cette tradition talmudique pr\ve combi5 e/ anci5ne *ez les juifs la croyance l'immortalit de l'me4 ,qu'e/-ce1 en effet1 que cette rintgration du c\pable dans la famille d',isral p> une mort expiatoire1 si ce n'e/ une prote/ation contre la mort mme et un sublime acte de foi en la p]ptuit de la vie8 ,le comte ,joseph de ,mai/re compr5ait bi5 cette doctr9e lorsqu'il levait jusqu' une espce de sac]doce exceptionnel la mission sanglante du b\rreau4 ,le supplice supplie1 dit ce gr& criva91 et l'effusion du sang n'a pas cess d'tre un sacrifice4 ,si la pe9e capitale n'tait pas une suprme #bdh absolution1 elle ne s]ait qu'une reprsaille de meurtre3 l'homme qui subit sa pe9e accomplit t\te sa pnit5ce et r5tre p> la mort dans la socit immortelle des enfants de ,dieu4 ,les lois saliques tai5t celles d'un peuple encore b>b>e o t\t se ra*etait1 comme la gu]re1 avec une ranon4 ,l'esclavage exi/ait encore1 et la vie huma9e n'avait qu'une valeur discutable et relative4 ,on peut t\j\rs a*et] ce qu'on a le droit de v5dre1 et l'on ne doit que de l'arg5t p\r la de/ruction d'un objet qui cote de l'arg5t4 ,la seule lgislation =te de cette poque tait celle de l'glise1 aussi les conciles portr5t-ils contre les /ryges et les empoisonneurs qui pr5ai5t le nom de sorci]s1 les pe9es les plus svres4 ,le concile d',agde dans le bas ,langu$oc1 t5u en #ejf1 les excommunie2 le premi] concile d',orlans1 t5u en #eaa1 df5d expressm5t les oprations div9atoires2 le concile de ,n>bonne1 en #ehi1 frappe les sorci]s d'une excommunication sans esprance1 et ordonne qu'ils soi5t faits esclaves et v5dus au pr(it des pauvres4 ,ce mme concile ordonne de fu/ig] publiquem5t les amateurs du diable1 c'e/--dire sans d\te ceux qui s'en occupai5t1 qui le craignai5t1 qui l'voquai5t1 qui lui attribuai5t une p>tie de la puissance de ,dieu4 ,n\s flicitons s9crem5t les disciples de ,m4 le comte de ,mirville de n'avoir pas vcu de ce temps-l4 ,p5dant que ces *oses se passai5t en ,france1 un extatique v5ait de fond] en ,ori5t une religion et un empire4 ,mahomet tait-il un f\rbe ou un halluc98 ,p\r les musulmans1 c'e/ #bdi encore un prophte1 et p\r les savants qui connaiss5t fond la langue arabe1 le ,coran s]a t\j\rs un *ef-d'oeuvre4 ,mahomet tait un homme sans lettres1 un simple conducteur de *ameaux1 et il cra le monum5t le plus p>fait de la langue de son pays4 ,ses succs ont pu pass] p\r des miracles1 et l'en?\siasme gu]ri] de ses successeurs m5aa un in/ant la lib]t du monde enti]2 mais t\tes les =ces de l',asie v9r5t un j\r se bris] contre la ma9 de f] de ,*>les-,m>tel4 ,ce rude gu]ri] ne priait gure lorsqu'il fallait combattre2 manquait-il d'arg5t1 il en pr5ait dans les mona/res et dans les glises1 il donna mme des bnfices ecclsia/iques des soldats4 ,dieu1 dans l'op9ion du cl]g1 ne devait pas bnir ses armes1 aussi ses victoires fur5t-elles attribues la magie4 ,ce pr9ce avait tellem5t s\lev contre lui l'op9ion religieuse1 qu'un vnrable p]sonnage1 sa9t ,eu*]1 vque d',orlans1 le vit plong dans les enf]s4 ,le sa9t vque1 alors en extase1 apprit d'un ange qui le conduisait en esprit trav]s les rgions d'outre-tombe1 que les sa9ts dont ,*>les-,m>tel avait spoli ou pr(an les glises lui avai5t int]dit l'entre du ciel1 avai5t *ass son corps mme de la spulture1 et l'avai5t prcipit au fond de l'abme4 ,eu*] donna avis de cette rvlation ,boniface1 vque de ,may5ce1 et ,fulrad1 ar*i*apela9 de ,pp9 le ,bref4 ,on ouvrit le tombeau de ,*>les-,m>tel1 le corps n'y tait plus1 la pi]re intrieure tait noircie et comme brle1 une fume infecte s'en exhala et un norme s]p5t en sortit4 ,boniface adressa ,pp9 le ,bref et ,c>loman le procs-v]bal de l'exhumation1 ou plutt de l'ouv]ture du tombeau de leur pre1 en les invitant pr(it] #bej de ce t]rible exemple et respect] les *oses sa9tes4 ,mais tait-ce bi5 les respect] que de viol] a9si la spulture d'un hros sur la foi d'un rve p\r attribu] l'enf] ce travail de de/ruction si compltem5t et si vite a*ev p> la mort8 ,s\s le rgne de ,pp9 le ,bref1 des phnomnes =t s+uli]s se montrr5t publiquem5t en ,france4 ,l'air tait ple9 de figures huma9es1 le ciel refltait des mirages de palais1 de j>d9s1 de flots agits1 de vaisseaux les voiles au v5t et d'armes ranges en bataille4 ,l'atmosphre ressemblait un gr& rve4 ,t\t le monde p\vait voir et di/+u] les dtails de ces fanta/iques tableaux4 tait-ce une pidmie attaquant les organes de la vision ou une p]turbation atmosphrique qui projetait des mirages dans l'air cond5s8 ,n'tait-ce pas plutt une halluc9ation univ]selle produite p> quelque pr9cipe enivrant et pe/il5tiel rp&u dans l'atmosphre8 ,ce qui donn]ait plus de probabilit cette d]nire supposition1 c'e/ que ces visions exasprai5t le peuple2 on croyait di/+u] en l'air des sorci]s qui rp&ai5t ple9es ma9s les p\dres malfaisantes et les poisons4 ,les campagnes tai5t frappes de /rilit1 les be/iaux m\rai5t1 et la mortalit s't5dait mme sur les hommes4 ,on rp&it alors une fable qui devait avoir d'autant plus de succs et de crdit1 qu'elle tait plus compltem5t extravagante4 ,il y avait alors un fameux kabbali/e1 nomm ,zd*ias1 qui t5ait cole de sci5ces occultes1 et enseignait non pas la kabbale1 mais les hypo?ses amusantes auxquelles la kabbale peut donn] lieu et qui =m5t la p>tie exotrique de #bea cette sci5ce t\j\rs ca*e au vulgaire4 ,zd*ias amusait donc les esprits avec la my?ologie de cette kabbale fabuleuse4 ,il racontait comm5t ,adam1 le premi] homme1 cr d'abord dans un tat presque spirituel1 habitait au-dessus de notre atmosphre o la lumire faisait natre p\r lui et son gr les vgtations les plus m]veilleuses2 l il tait s]vi p> une f\le d'tres de la plus gr&e beaut1 crs l'image de l'homme et de la femme1 dont ils tai5t les reflets anims1 et =ms de la plus pure sub/ance des lm5ts3 c'tai5t les sylphes1 les salam&res1 les ond9s et les gnomes2 mais dans l'tat d'innoc5ce1 ,adam ne rgnait sur les gnomes et sur les ond9s que p> l'entremise des sylphes et des salam&res qui1 seuls1 avai5t le p\voir de s'lev] jusqu' son p>adis ari54 ,ri5 n'galait le bonheur du c\ple primitif s]vi p> les sylphes2 ces esprits mortels tant d'une incroyable habilet p\r btir1 tiss]1 faire fleurir la lumire en mille =mes plus v>ies que l'imag9ation la plus brillante et la plus fconde n'a le temps de les concevoir4 ,le p>adis t]re/re1 a9si nomm p>ce qu'il reposait sur l'atmosphre de la t]re1 tait donc le sj\r des en*antem5ts2 ,adam et ve dormai5t dans des palais de p]les et de saphirs1 les roses naissai5t aut\r d'eux et s't5dai5t en tapis s\s leurs pi$s2 ils glissai5t sur l'eau dans des conques de nacre tires p> des cygnes1 les oiseaux leur p>lai5t avec une musique dlicieuse1 les fleurs se p5*ai5t p\r les c>ess]2 la *ute leur fit t\t p]dre en les prcipitant sur la t]re2 les corps matriels dont ils fur5t c\v]ts1 sont les peaux de btes dont il e/ p>l dans la ,bible4 ,ils se tr\vr5t seuls et nus sur une t]re qui #beb n'obissait plus aux caprices de leurs p5ses2 ils oublir5t mme la vie dnique1 et ne l'entrevir5t plus dans leurs s\v5irs que comme un rve4 ,cep5dant1 au-dessus de l'atmosphre1 les rgions p>adisiaques s't5dai5t t\j\rs1 habites seulem5t p> les sylphes et les salam&res qui se tr\vai5t a9si g>di5s des doma9es de l'homme1 comme des valets affligs qui re/5t dans le *teau d'un matre dont ils n'espr5t plus le ret\r4 ,les imag9ations tai5t ple9es de ces m]veilleuses fictions lorsqu'app>ur5t les mirages du ciel et les figures huma9es dans les nues4 ,plus de d\te alors1 c'tai5t les sylphes et les salam&res de ,zd*ias qui v5ai5t *]*] leurs anci5s matres2 on confondit les rves avec la veille1 et plusieurs p]sonnes se crur5t enleves p> les tres ari5s2 il ne fut bruit que de voyages au pays des sylphes1 comme p>mi n\s on p>le de meubles anims et de manife/ations fluidiques4 ,la folie gagna les meilleures ttes1 et il fallut enf9 que l'glise s'en mlt4 ,l'glise aime peu les communications surnaturelles faites la multitude2 de semblables rvlations dtruisant le respect d l'autorit et la *ane hir>*ique de l'enseignem5t ne saurai5t tre attribues l'esprit d'ordre et de lumire4 ,les fantmes des nuages fur5t donc atte9ts et conva9cus d'tre des illusions de l'enf]2 le peuple alors1 dsireux de s'en pr5dre quelqu'un1 se croisa en quelque sorte contre les sorci]s4 ,la folie publique se t]m9a p> une crise de fureur3 les g5s inconnus qu'on r5contrait dans les campagnes tai5t accuss de desc5dre du ciel et tus sans misricorde2 plusieurs maniaques av\r5t qu'ils avai5t t enlevs p> des sylphes ou p> des #bec dmons2 d'autres1 qui s'en tai5t dj vants1 ne v\lur5t plus ou ne pur5t plus s'en ddire3 on les brlait1 on les jetait l'eau et on croirait pe9e1 dit ,g>9et#ad1 quel gr& nombre ils en fir5t prir a9si dans t\t le royaume4 ,a9si se dn\5t ord9airem5t les drames o les premi]s rles sont j\s p> l'ignorance et p> la peur4 ,note #ad3 ,g>9et1 ,hi/oire de la magie en ,france1 #ahah1 #a vol4 9-#h4 ,ces pidmies visionnaires se reproduisir5t s\s les rgnes suivants1 et la t\te-puissance de ,*>lemagne dut int]v5ir p\r calm] l'agitation publique4 ,un dit1 r5\vel depuis p> ,l\is le ,dbonnaire1 df5dit aux sylphes de se montr] s\s les pe9es les plus graves4 ,on comprit qu'a dfaut des sylphes ces pe9es atte9drai5t ceux qui se vant]ai5t de les avoir vus et on f9it p> ne les plus voir2 les vaisseaux ari5s r5trr5t dans le port de l'oubli et p]sonne ne prt5dit plus avoir voyag dans le ciel4 ,d'autres frnsies populaires remplacr5t celle-l1 et les spl5deurs romanesques du gr& rgne de ,*>lemagne v9r5t f\rnir aux lg5daires assez d'autres prodiges croire et d'autres m]veilles racont]4 #bed ,,*apitre ,,iv4 ,l,,g5des ,,du ,r,,gne ,,de ,,*>lemagne4 ,,sommaire4--,l'pe en*ante et le cor magique de ,rol&4--,l',en*iridion de ,lon ,,iii4--,le sabbat--,les tribunaux secrets ou les francs-juges4--,dispositions des ,capitulaires contre les sorci]s4--,la *eval]ie errante4 ,*>lemagne e/ le vritable pr9ce des en*antem5ts et de la ferie1 son rgne e/ comme une halte sol5nelle et brillante entre la b>b>ie et le moy5 ge2 c'e/ une app>ition de maje/ et de gr&eur qui rappelle les pompes magiques du rgne de ,salomon1 c'e/ une rsurrection et une prophtie4 ,en lui l'empire roma91 enjambant les orig9es gauloises et franques1 rep>at dans t\te sa spl5deur2 en lui aussi1 comme dans un type voqu et ralis p> div9ation1 se montre d'avance l'empire p>fait des ges de la civilisation mrie1 l'empire c\ronn p> le sac]doce et appuyant son trne contre l'autel4 ,a ,*>lemagne comm5ce l're de la *eval]ie et l'pope m]veilleuse des romans2 les *roniques du rgne de ce pr9ce ressembl5t t\tes l'hi/oire des quatre fils ,aymon ou d',ob]on l'en*anteur4 ,les oiseaux p>l5t p\r remettre dans le bon *em9 l'arme franaise g>e dans les =ts2 des colosses d'aira9 se dress5t au milieu de la m] et montr5t l'emp]eur les voies ouv]tes de l',ori5t4 ,rol&1 le premi] des palad9s1 possde une pe magique1 baptise comme une *rti5ne et nomme #bee ,dur&al2 le preux p>le son pe1 et elle semble le compr5dre1 ri5 ne rsi/e l'ef=t de ce glaive surnaturel4 ,rol& possde aussi un cor d'ivoire si arti/em5t fait1 que le mo9dre s\ffle y produit un bruit qui s'ent5d de v+t lieues la ronde et qui fait trembl] les montagnes2 lorsque ,rol& succombe ,roncevaux1 plutt cras que va9cu1 il se s\lve encore comme un gant s\s un dluge d'arbres et de ro*es r\lantes1 il sonne du cor1 et les ,s>raz9s pr5n5t la fuite4 ,*>lemagne1 qui e/ plus de dix lieues de l1 ent5d le cor de ,rol& et veut all] son sec\rs2 mais il en e/ emp* p> le tratre ,ganelon qui a v5du l'arme franaise aux b>b>es4 ,rol&1 se voyant ab&onn1 embrasse une d]nire fois sa ,dur&al1 puis1 runissant t\tes ses =ces1 il en frappe deux ma9s un qu>ti] de montagne contre lequel il espre la bris] p\r ne pas la laiss] tomb] au p\voir des infidles1 le qu>ti] de montagne e/ p\rf5du sans que ,dur&al soit br*e4 ,rol& la s]re sur sa poitr9e et meurt avec une m9e si haute et si fire que les ,s>raz9s n'os5t desc5dre p\r l'appro*] et lanc5t encore en tremblant une grle de fl*es contre leur va9queur qui n'e/ plus4 ,*>lemagne donnant un trne la papaut et recevant d'elle l'empire du monde1 e/ le plus gr&iose de t\s les p]sonnages de notre hi/oire4 ,n\s avons p>l de l',en*iridion1 ce petit livre r5f]mant avec les plus belles prires *rti5nes les c>actres les plus ca*s de la ,kabbale4 ,la tradition occulte attribue ce petit livre ,lon ,,iii1 et affirme qu'il fut donn p> le pontife ,*>lemagne comme le plus r>e de t\s les prs5ts4 ,le s\v]a9 #bef propritaire de ce livre1 et sa*ant dignem5t s'en s]vir1 devait tre le matre du monde4 ,cette tradition n'e/ peut-tre pas ddaign]4 ,elle suppose3 #a ,l'exi/5ce d'une rvlation primitive et univ]selle1 expliquant t\s les secrets de la nature et les accordant avec les my/res de la grce1 conciliant la raison avec la foi p>ce que t\tes deux sont filles de ,dieu et conc\r5t clair] l'intellig5ce p> leur d\ble lumire2 #b ,la ncessit o l'on a t\j\rs t rduit de ca*] cette rvlation la multitude1 de peur qu'elle n'en abuse en l'int]prtant mal1 et qu'elle ne se s]ve contre la foi des =ces de la raison ou des puissances de la foi mme p\r g>] la raison que le vulgaire n'ent5d jamais bi52 #c ,l'exi/5ce d'une tradition secrte rs]vant aux s\v]a9s pontifes et aux matres temporels du monde la connaissance de ces my/res2 #d ,la p]ptuit de c]ta9s signes ou pantacles exprimant ces my/res d'une manire hiroglyphique1 et connus des seuls adeptes4 ,l',en*iridion s]ait un recueil de prires allgoriques1 ayant p\r clefs les pantacles les plus my/rieux de la kabbale4 ,n\s dcrivons ici la figure des pr9cipaux pantacles de l',en*iridion4 ,le premi]1 qui e/ grav sur la c\v]ture mme du livre1 reprs5te un triangle quilatral r5v]s1 inscrit dans un d\ble c]cle4 ,sur le triangle sont crits de manire =m] le #beg tau prophtique1 les deux mots ,hbreu lom1 et ,hbreu ,sabao?1 qui signifie le ,dieu des armes1 l'quilibre des =ces naturelles et l'h>monie des nombres4 ,aux trois cts du triangle sont les trois gr&s noms ,hbreu1 ,jhovah1 ,hbreu1 ,adona1 ,hbreu1 ,agla2 au-dessus du nom de ,jhovah e/ crit en lat9 =matio1 au-dessus d',adona1 re=matio1 et au-dessus d',agla1 trans=matio4 ,a9si la cration e/ attribue au ,pre1 la rdemption ou la r=me au ,fils1 et la sanctification ou trans=mation au ,sa9t-,esprit1 suivant les lois ma?matiques de l'action de la raction et de l'quilibre4 ,jhovah e/ en effet aussi la g5se ou la =mation du dogme p> la signification lm5taire des quatre lettres du ttragramme sacr2 ,adona e/ la ralisation de ce dogme en =me huma9e1 dans le ,seigneur visible1 qui e/ le fils de ,dieu ou l'homme p>fait2 et ,agla1 comme n\s l'avons assez longuem5t expliqu ailleurs1 exprime la syn?se de t\t le dogme et de t\te la sci5ce kabbali/ique1 en indiquant clairem5t p> les hiroglyphes dont ce nom admirable e/ =m le triple secret du gr& oeuvre4 ,le deuxime pantacle e/ une tte triple visage1 c\ronne d'une ti>e et sortant d'un vase ple9 d'eau4 ,ceux qui sont initis aux my/res du ,soh> compr5dront l'allgorie de cette tte4 ,le troisime e/ le d\ble triangle =mant l'toile de ,salomon4 ,le quatrime e/ l'pe magique1 avec cette lg5de3 ,deo duce1 comite f]ro1 emblme du gr& arcane et de la t\te-puissance de l'initi4 ,le c9quime e/ le problme de la taille huma9e du ,sauveur1 #beh rsolu p> le nombre qu>ante3 c'e/ le nombre ?ologique des ,sphiro?s1 multipli p> celui des ralisations naturelles4 ,le sixime e/ le pantacle de l'esprit1 signifi p> des ossem5ts qui =m5t deux ,e et deux taus3 ,t4 ,le septime1 et le plus important1 e/ le gr& monogramme magique1 expliquant les clavicules de ,salomon1 le ttragramme1 le signe du lab>um et le mot suprme des adeptes 7voyez ,dogme et rituel de la haute magie1 explication des figures du tome #a74 ,ce c>actre se lit en faisant t\rn] la page comme une r\e1 et se prononce rota t>ot ou tora 7voyez ,guilhaume ,po/el1 ,clavis absconditorum a con/itutione mundi74 ,la lettre ,a e/ s\v5t remplace dans ce c>actre p> le nombre de la lettre1 qui e/ #a4 ,on tr\ve aussi dans ce signe la figure et la valeur des quatre emblmes hiroglyphiques du t>ot1 le bton1 la c\pe1 l'pe et le d5i]4 ,ces quatre hiroglyphes lm5taires se retr\v5t p>t\t dans les monum5ts sacrs des gypti5s1 et ,homre les a figurs dans sa description du b\cli] d',a*ille1 en les plaant dans le mme ordre que les auteurs de l',en*iridion4 ,mais ces explications1 s'il fallait les appuy] de t\tes leurs preuves1 n\s entran]ai5t ici hors de notre sujet1 et dem&]ai5t un travail spcial que n\s esprons bi5 mettre en ordre et publi] un j\r4 ,l'pe ou le poign>d magique figur dans l',en*iridion p>at avoir t le symbole secret du tribunal des francs-juges4 ,ce glaive1 en effet1 e/ fait en =me de croix1 il e/ ca* et comme envelopp dans la lg5de2 ,dieu seul le dirige1 et celui qui frappe ne doit compte de ses c\ps p]sonne4 ,t]rible #bei m5ace et non mo9s t]rible privilge6 le poign>d vehmique1 en effet1 atteignait dans l'ombre des c\pables dont le crime mme re/ait s\v5t inconnu4 ,a quels faits se ratta*e cette effrayante ju/ice8 ,il faut ici pntr] dans des ombres que l'hi/oire n'a pu claircir1 et dem&] aux traditions et aux lg5des une lumire que la sci5ce ne n\s donne pas4 ,les francs-juges fur5t une socit secrte oppose1 dans l'intrt de l'ordre et du g\v]nem5t1 des socits secrtes an>*iques et rvolutionnaires4 ,les sup]/itions sont t5aces1 et le druidisme dgnr avait jet de pr(ondes rac9es dans les t]res sauvages du ,nord4 ,les insurrections frqu5tes des ,saxons atte/ai5t un fanatisme t\j\rs remuant et que la =ce morale tait impuissante rprim]2 t\s les cultes va9cus1 le paganisme roma91 l'idoltrie g]ma9e1 la rancune juive1 se liguai5t contre le *ri/ianisme victorieux4 ,des assembles nocturnes avai5t lieu1 et les conjurs y cim5tai5t leur alliance p> le sang des victimes huma9es3 une idole pan?i/ique aux cornes de b\c et aux =mes mon/rueuses prsidait des fe/9s qu'on p\rrait appel] les agapes de la ha9e4 ,le sabbat1 en un mot1 se clbrait encore dans t\tes les =ts et dans t\s les ds]ts des prov9ces encore sauvages2 les adeptes s'y r5dai5t masqus et mconnaissables2 l'assemble teignait ses lumires et se disp]sait avant le po9t du j\r2 les c\pables tai5t p>t\t1 et nulle "p on ne p\vait les saisir4 ,*>lemagne rsolut de les combattre avec leurs propres armes4 ,en ce mme temps1 d'ailleurs1 les tyrannies fodales conspirai5t #bfj avec les sectaires contre l'autorit lgitime3 les sorcires tai5t les pro/itues des *teaux2 les b&its initis au sabbat p>tageai5t avec les seigneurs le fruit sanglant de leurs rap9es2 les ju/ices fodales tai5t v5dues au plus (frant1 et les *>ges publiques ne pesai5t de t\t leur poids que sur les faibles et sur les pauvres4 ,*>lemagne envoya en ,we/phalie1 o le mal tait le plus gr&1 des ag5ts dv\s *>gs d'une mission secrte4 ,ces ag5ts attirr5t eux et se lir5t p> le s]m5t et la surveillance mutuelle t\t ce qui tait n]gique p>mi les opprims1 t\t ce qui aimait encore la ju/ice1 soit p>mi le peuple1 soit p>mi la noblesse2 ils dc\vrir5t leurs adeptes les ple9s p\voirs qu'ils t5ai5t de l'emp]eur1 et in/itur5t le tribunal des francs-juges4 ,c'tait une police secrte ayant droit de vie et de mort4 ,le my/re qui ent\rait les jugem5ts1 la rapidit des excutions1 t\t frappa l'imag9ation de ces peuples encore b>b>es4 ,la sa9te vehme prit de gigantesques proportions2 on frissonnait en se racontant des app>itions d'hommes masqus1 des citations cl\es aux portes des seigneurs les plus puissants au milieu mme de leurs g>des et de leurs orgies1 des *efs de brig&s tr\vs morts avec le t]rible poign>d cruci=me dans la poitr9e1 et sur la b&elette atta*e au poign>d l'extrait du jugem5t de la sa9te vehme4 ,ce tribunal affectait dans ses runions les =mes les plus fanta/iques3 le c\pable cit dans quelque c>ref\r dcri y tait pris p> un homme noir qui lui b&ait les yeux et le conduisait en sil5ce2 c'tait t\j\rs le soir1 une heure #bfa avance1 c> les arrts ne se prononai5t qu' m9uit4 ,le crim9el tait introduit dans de va/es s\t]ra9s1 une seule voix l'int]rogeait2 puis on lui tait son b&eau3 le s\t]ra9 s'illum9ait dans t\tes ses pr(ondeurs imm5ses1 et l'on voyait les francs-juges t\s vtus de noir et masqus4 ,les s5t5ces n'tai5t pas t\j\rs mortelles1 puisqu'on a su comm5t les *oses se passai5t1 sans que jamais un franc-juge ait rvl quoi que ce soit1 c> la mort et frapp l'in/ant mme le rvlateur4 ,ces assembles =midables tai5t quelquefois si nombreuses1 qu'elles ressemblai5t une arme d'ext]m9ateurs3 une nuit l'emp]eur ,sigismond lui-mme prsidait la sa9te vehme1 et plus de mille francs-juges sigeai5t en c]cle aut\r de lui4 ,en #adjj1 il y avait en ,allemagne c5t mille francs-juges4 ,les g5s mauvaise consci5ce r$\tai5t leurs p>5ts et leurs amis3 ,si le duc ,adolphe de ,sleiswyek vi5t me faire visite1 disait un j\r ,guillaume de ,brunswick1 il faudra bi5 que je le fasse p5dre1 si je ne veux pas tre p5du4 ,un pr9ce de la mme famille1 le duc ,frdric de ,brunswick1 qui fut emp]eur un in/ant1 avait refus de se r5dre une citation des francs-juges2 il ne sortait plus qu'arm de t\tes pices et ent\r de g>des2 mais un j\r il s'c>ta un peu de sa suite et eut beso9 de se db>rass] d'une p>tie de son armure3 on ne le vit pas rev5ir4 ,ses g>des entrr5t dans le petit bois o le duc avait v\lu tre seul un in/ant2 le malheureux expirait1 ayant dans les re9s le poign>d de la sa9te vehme1 et la s5t5ce p5due au poign>d4 ,on reg>da de t\s cts1 et l'on #bfb vit un homme masqu qui se retirait en m>*ant d'un pas sol5nel444 ,p]sonne n'osa le p\rsuivre6 ,on a imprim dans le ,rei*/heta] de ,mll] le code de la c\r vehmique1 retr\v dans les anci5nes ar*ives de ,we/phalie2 voici le titre de ce vieux docum5t3 ,code et /atuts du sa9t tribunal secret des francs-comtes et francs-juges de ,we/phalie qui ont t tablis en l'anne #ggb p> l'emp]eur ,*>lemagne1 tels que les dits /atuts ont t corrigs en #adjd p> le roi ,rob]t1 qui y a fait en plusieurs po9ts les *angem5ts et les augm5tations qu'exigeait l'adm9i/ration de la ju/ice dans les tribunaux des illum9s1 aprs les avoir de n\veau revtus de son autorit4 ,un avis plac la premire page df5d s\s pe9e de mort1 t\t pr(ane1 de jet] les yeux sur ce livre4 ,le nom d'illum9s qu'on donne ici aux affilis du tribunal secret rvle t\te leur mission3 ils avai5t suivre dans l'ombre les adorateurs des tnbres1 ils circonv5ai5t my/rieusem5t ceux qui conspirai5t contre la socit la faveur du my/re2 mais ils tai5t les soldats occultes de la lumire1 ils devai5t faire clat] le j\r sur t\tes les trames crim9elles1 et c'e/ ce que signifiait cette spl5deur subite qui illum9ait le tribunal lorsqu'il prononait une s5t5ce4 ,les dispositions publiques de la loi s\s ,*>lemagne autorisai5t cette gu]re sa9te contre les tyrans de la nuit4 ,on peut voir dans les ,capitulaires de quelles pe9es devai5t tre punis les sorci]s1 les dev9s1 les en*anteurs1 les n\eurs d'aiguillette1 ceux qui voqu5t le diable1 et les empoisonneurs au moy5 de prt5dus philtres am\reux4 #bfc ,ces mmes lois df5d5t expressm5t de tr\bl] l'air1 d'excit] des temptes1 de fabriqu] des c>actres et des talismans1 de jet] des sorts1 de faire des malfices1 de pratiqu] les envotem5ts1 soit sur les hommes1 soit sur les tr\peaux4 ,les sorci]s1 a/rologues1 dev9s1 ncromanci5s1 ma?matici5s occultes1 sont dcl>s excrables et v\s aux mmes pe9es que les empoisonneurs1 les voleurs et les assass9s4 ,on compr5dra cette svrit1 si l'on se rappelle ce que n\s avons dit des rites horribles de la magie noire et de ses sacrifices infanticides2 il fallait que le dang] ft gr&1 puisque la rpression se manife/ait s\s des =mes si multiplies et si svres4 ,une autre in/itution qui remonte aux mmes s\rces que la sa9te vehme1 fut la *eval]ie errante4 ,les *evali]s errants tai5t des espces de francs-juges qui en appelai5t ,dieu et leur lance de t\tes les inju/ices des *tela9s et de t\te la malice des ncromans4 ,c'tai5t des missionnaires arms qui p\rf5dai5t les mcrants aprs s'tre munis du signe de la croix2 ils mritai5t a9si le s\v5ir de quelque noble dame1 et sanctifiai5t l'am\r p> le m>tyre d'une vie t\te de dv\em5t4 ,que n\s sommes lo9 dj de ces c\rtisanes paennes auxquelles on immolait des esclaves1 et p\r lesquelles les conqurants de l'anci5 monde brlai5t des villes6 ,aux dames *rti5nes il faut d'autres sacrifices2 il faut avoir expos sa vie p\r le faible et l'opprim1 il faut avoir dlivr des captifs1 il faut avoir puni les pr(anateurs des affections sa9tes1 et alors ces belles et blan*es dames aux jupes armories1 aux ma9s dlicates et ples1 ces madones vivantes et #bfd fires comme des lis1 qui revi5n5t de l'glise1 leurs livres d'heures s\s le bras et leurs pat5tres leur ce9ture1 dta*]ont leur voile brod d'or ou d'arg5t1 et le donn]ont p\r *>pe au *evali] ag5\ill devant elles qui les prie en songeant ,dieu6 ,ne n\s s\v5ons plus des erreurs d've1 elles sont mille fois p>donnes et comp5ses p> cette grce ineffable des nobles filles de ,m>ie6 ,,*apitre ,v4 ,,magici5s4 ,,sommaire4--,excommunication du roi ,rob]t--,sa9t ,l\is et le rabb9 ,j*iel4--,la lampe magique et le cl\ en*ant4--,alb]t le ,gr& et ses prodiges4--,l'&rode4--,le bton de sa9t ,?omas d',aqu94 ,le dogme fondam5tal de la haute sci5ce1 celui qui consacre la loi t]nelle de l'quilibre1 avait obt5u son entire ralisation dans la con/itution du monde *rti54 ,deux colonnes vivantes s\t5ai5t l'difice de la civilisation3 le pape et l'emp]eur4 ,mais l'empire s'tait divis en *appant aux faibles ma9s de ,l\is le ,dbonnaire et de ,*>les le ,*auve4 ,la puissance temporelle1 ab&onne aux *ances de la conqute ou de l'intrigue1 p]dit cette unit provid5tielle qui la mettait en h>monie avec ,rome4 ,le pape dut s\v5t int]v5ir comme gr& ju/ici]1 et ses risques et prils il rprima les convoitises et l'audace de tant de s\v]a9s diviss4 #bfe ,l'excommunication tait alors une pe9e t]rible1 c> elle tait sanctionne p> les croyances univ]selles1 et produisait1 p> un effet my/rieux de cette *ane magntique de rprobations1 des phnomnes qui effrayai5t la f\le4 ,c'e/ a9si que ,rob]t le ,pieux1 ayant enc\ru cette t]rible pe9e p> un m>iage illgitime1 dev9t pre d'un enfant mon/rueux semblable ces figures de dmons que le moy5 ge savait r5dre si compltem5t et si ridiculem5t dif=mes4 ,ce tri/e fruit d'une union rpr\ve atte/ait du mo9s les tortures de consci5ce et les rves de t]reur qui avai5t agit la mre4 ,rob]t y vit une preuve de la colre de ,dieu1 et se s\mit la s5t5ce pontificale3 il r5ona un m>iage que l'glise dcl>ait ince/ueux2 il rpudia ,b]! p\r p\s] ,con/ance de ,prov5ce1 et il ne t9t qu' lui de voir dans les moeurs suspectes et dans le c>actre alti] de cette n\velle p\se un second *tim5t du ciel4 ,les *roniqueurs de ce temps-l sembl5t aim] beauc\p les lg5des diaboliques1 mais ils montr5t1 en les racontant1 bi5 plus de crdulit que de gt4 ,t\s les cau*em>s des mo9es1 t\s les rves maladifs des religieuses1 sont considrs comme des app>itions relles4 ,ce sont des fantasmagories dgtantes1 des allocutions /upides1 des transfigurations impossibles1 auxquelles il ne manque1 p\r tre amusantes1 que la v]ve arti/ique de ,callot et de ,cyrano ,b]g]ac4 ,ri5 de t\t cela1 depuis le rgne de ,rob]t jusqu' celui de sa9t ,l\is1 ne n\s p>ait digne d'tre racont4 ,s\s le rgne de sa9t ,l\is vcut le fameux rabb9 ,j*iel1 #bff gr& kabbali/e et physici5 trs rem>quable4 ,t\t ce qu'on dit de sa lampe et de son cl\ magique pr\ve qu'il avait dc\v]t l'lectricit1 ou du mo9s qu'il en connaissait les pr9cipaux usages2 c> cette connaissance1 aussi anci5ne que la magie1 se transmettait comme une des clefs de la haute initiation4 ,lorsque v5ait la nuit1 une toile rayonnante app>aissait dans le logis de ,j*iel2 la lumire en tait si vive1 qu'on ne p\vait la fix] sans tre bl\i1 elle projetait un rayonnem5t nuanc des c\leurs de l'arc-en-ciel4 ,on ne la voyait jamais dfaillir1 ni s'te9dre1 et l'on savait qu'elle n'tait alim5te ni avec de l'huile1 ni avec aucune des sub/ances combu/ibles alors connues4 ,lorsqu'un importun ou un curieux mal9t5tionn essayait de s'introduire *ez ,j*iel1 et p]si/ait t\rm5t] le m>teau de sa porte1 le rabb9 frappait sur un cl\ qui tait plant dans son cab9et1 il s'*appait alors en mme temps de la tte du cl\ et du m>teau de la porte une t9celle bleutre1 et le malavis tait sec\ de telle sorte1 qu'il criait misricorde1 et croyait s5tir la t]re s'entr'ouvrir s\s ses pi$s4 ,un j\r1 une f\le ho/ile se pressa cette porte avec des murmures et des m5aces3 ils se t5ai5t les uns les autres p> le bras p\r rsi/] la commotion et au prt5du tremblem5t de t]re4 ,le plus h>di sec\a le m>teau de la porte avec fureur4 ,j*iel t\*a son cl\4 ,a l'in/ant les assaillants se r5v]sr5t les uns sur les autres et s'enfuir5t en criant comme des g5s brls2 ils tai5t srs d'avoir s5ti la t]re s'ouvrir et les aval] jusqu'aux g5\x1 ils ne savai5t comm5t ils en tai5t sortis2 mais p\r ri5 au monde ils ne s]ai5t ret\rns faire #bfg le tapage la porte du sorci]4 ,j*iel conquit a9si sa tranquillit p> la t]reur qu'il rp&ait4 ,sa9t ,l\is1 qui1 p\r tre un gr& ca?olique1 n'en tait pas mo9s un gr& roi1 v\lut connatre ,j*iel2 il le fit v5ir sa c\r1 eut avec lui plusieurs entreti5s1 demeura ple9em5t satisfait de ses explications1 le protgea contre ses ennemis1 et ne cessa pas1 tant qu'il vcut1 de lui tmoign] de l'e/ime et de lui faire du bi54 ,a cette mme poque vivait ,alb]t le ,gr&1 qui passe encore p>mi le peuple p\r le gr& matre de t\s les magici5s4 ,les *roniqueurs assur5t qu'il possda la pi]re philosophale1 et qu'il p>v9t1 aprs tr5te ans de travail1 la solution du problme de l'&rode2 c'e/--dire qu'il fabriqua un homme artificiel1 vivant1 p>lant et rpondant t\tes les que/ions avec une telle prcision et une telle subtilit1 que sa9t ,?omas d',aqu91 ennuy de ne p\voir le rduire au sil5ce1 le brisa d'un c\p de bton4 ,telle e/ la fable populaire2 voyons ce qu'elle signifie4 ,le my/re de la =mation de l'homme et de son app>ition primitive sur la t]re a t\j\rs gravem5t proccup les curieux qui *]*5t les secrets de la nature4 ,l'homme1 en effet1 app>at le d]ni] dans le monde fossile1 et les j\rs de la cration de ,mose ont dpos leurs dbris successifs1 atte/ant que ces j\rs fur5t de longues poques3 comm5t donc l'humanit se =ma-t-elle8 ,la ,g5se n\s dit que ,dieu fit le premi] homme du limon de la t]re1 et qu'il lui insuffla la vie2 n\s ne d\tons pas un in/ant de la vrit de cette ass]tion4 ,lo9 de n\s cep5dant l'ide hrtique et an?ropomorphe d'un ,dieu #bfh faonnant de la t]re glaise avec ses ma9s4 ,dieu n'a pas de ma9s1 c'e/ un pur esprit1 et il fait sortir ses crations les unes des autres p> les =ces mmes qu'il donne la nature4 ,si donc le ,seigneur a tir ,adam du limon de la t]re1 n\s devons compr5dre que l'homme e/ sorti de t]re s\s l'influ5ce de ,dieu1 mais d'une manire naturelle4 ,le nom d',adam en hbreu dsigne une t]re r\ge2 or1 quelle peut tre cette t]re r\ge8 ,voil ce que *]*ai5t les al*imi/es3 en sorte que le gr& oeuvre n'tait pas le secret de la transmutation des mtaux1 rsultat indiffr5t et accessoire1 c'tait l'arcane univ]sel de la vie1 c'tait la re*]*e du po9t c5tral de trans=mation o la lumire se fait matire et se cond5se en une t]re qui conti5t en elle le pr9cipe du m\vem5t et de la vie2 c'tait la gnralisation du phnomne qui colore le sang en r\ge p> la cration de ces innombrables globules aimants comme les mondes et vivants comme des animaux4 ,les mtaux1 p\r les disciples d',h]ms1 tai5t le sang coagul de la t]re passant1 comme celui de l'homme1 du blanc au noir et du noir au v]meil1 suivant le travail de la lumire4 ,remettre ce fluide en m\vem5t p> la *aleur1 et lui r5dre la fcondation colorante de la lumire au moy5 de l'lectricit1 telle tait la premire p>tie de l'oeuvre des sages2 mais la f9 tait plus difficile et plus sublime1 il s'agissait de retr\v] la t]re adamique qui e/ le sang coagul de la t]re vivante2 et le rve suprme des philosophes tait d'a*ev] l'oeuvre de ,prom?e en imitant le travail de ,dieu1 c'e/--dire en faisant natre un homme enfant de la sci5ce1 comme ,adam fut l'enfant de la t\te-puissance div9e3 ce rve tait ins5s peut-tre1 mais il tait beau4 #bfi ,la magie noire1 qui s+e t\j\rs la magie de lumire1 mais en la pr5ant reb\rs1 se proccupa aussi beauc\p de l'&rode1 c> elle v\lait en faire l'in/rum5t de ses passions et l'oracle de l'enf]4 ,p\r cela il fallait faire viol5ce la nature et obt5ir une sorte de *ampignon vnneux ple9 de malice huma9e conc5tre1 une ralisation vivante de t\s les crimes4 ,aussi *]*ait-on la m&ragore s\s le gibet des p5dus2 on la faisait arra*] p> un *i5 qu'on atta*ait la rac9e1 et qu'on frappait d'un c\p mortel3 le *i5 devait arra*] la m&ragore dans les convulsions de l'agonie4 ,l'me du *i5 passait alors dans la plante et y attirait celle du p5du444 ,mais c'e/ assez d'horreurs et d'absurdits4 ,les curieux d'une p>eille sci5ce peuv5t consult] ce grimoire vulgaire connu dans les campagnes s\s le nom du ,petit ,alb]t2 ils y v]ront comm5t on peut faire aussi la m&ragore s\s la =me d'un coq figure huma9e4 ,la /upidit dans t\tes ces recettes le dispute l'immonde1 et en effet on ne peut outrag] volontairem5t la nature sans r5v]s] en mme temps t\tes les lois de la raison4 ,alb]t le ,gr& n'tait ni infanticide ni dicide1 il n'avait commis ni le crime de ,tantale1 ni celui de ,prom?e1 mais il avait a*ev de crer et d'arm] de t\tes pices cette ?ologie purem5t scola/ique1 issue des catgories d',ari/ote et des s5t5ces de ,pi]re ,lomb>d1 cette logique du syllogisme qui argum5te au lieu de raisonn]1 et qui tr\ve rponse t\t en subtilisant sur les t]mes4 ,c'tait mo9s une philosophie qu'un automate philosophique1 rpondant p> ressort1 et dr\lant ses #bgj ?ses comme un m\vem5t r\ages2 ce n'tait po9t le ,v]be huma91 c'tait le cri monotone d'une ma*9e1 la p>ole inanime d'un &rode2 c'tait la prcision fatale de la mcanique1 au lieu de la libre application des ncessits rationnelles4 ,sa9t ,?omas d',aqu9 brisa d'un seul c\p t\t cet *afaudage de p>oles montes d'avance1 en proclamant l'empire t]nel de la raison p> cette magnifique s5t5ce que n\s avons s\v5t cite3 ,une *ose n'e/ pas ju/e p>ce que ,dieu la veut1 mais ,dieu la veut p>ce qu'elle e/ ju/e4 ,la consqu5ce pro*a9e de cette proposition tait celle-ci1 en argum5tant du plus au mo9s3 ,une *ose n'e/ pas vraie p>ce qu',ari/ote l'a dite1 mais ,ari/ote n'a pu raisonnablem5t la dire que si elle e/ vraie4 ,*]*ez donc d'abord la vrit et la ju/ice1 et la sci5ce d',ari/ote v\s s]a donne p> surcrot4 ,ari/ote galvanis p> la scola/ique tait le vritable &rode d',alb]t le ,gr&2 et le bton magi/ral de sa9t ,?omas d',aqu91 ce fut la doctr9e de la ,somme ?ologique1 *ef-d'oeuvre de =ce et de raison qu'on tudi]a encore dans nos coles de ?ologie qu& on v\dra rev5ir srieusem5t aux sa9es et =tes tudes4 ,quant la pi]re philosophale transmise p> sa9t ,dom9ique ,alb]t le ,gr&1 et p> ce d]ni] sa9t ,?omas d',aqu91 il faut ent5dre seulem5t la base philosophique et religieuse des ides de cette poque4 ,si sa9t ,dom9ique avait su faire le gr& oeuvre1 il et a*et p\r ,rome l'empire du monde1 dont il tait si jal\x p\r l'glise1 et et employ *auff] ses creusets ce feu qui brla tant d'hrtiques4 ,sa9t ,?omas d',aqu9 *angeait en or t\t ce qu'il t\*ait1 mais c'e/ au figur seulem5t et en pr5ant l'or p\r l'emblme de la vrit4 ,c'e/ #bga ici l'occasion de dire quelques mots encore de la sci5ce h]mtique cultive depuis les premi]s sicles *rti5s p> ,o/anes1 ,rom>ius1 la re9e ,cloptre1 les arabes ,gb]1 ,alf>abius et ,salmana1 ,mori51 ,artphius1 ,ari/e4 ,cette sci5ce1 prise d'une manire absolue1 peut s'appel] la kabbale ralisatrice ou la magie des oeuvres2 elle a donc trois degrs analogues3 ralisation religieuse1 ralisation philosophique1 ralisation physique4 ,la ralisation religieuse e/ la fondation durable de l'empire et du sac]doce2 la ralisation philosophique e/ l'tablissem5t d'une doctr9e absolue et d'un enseignem5t hir>*ique2 la ralisation physique e/ la dc\v]te et l'application dans le microcosme1 ou petit monde1 de la loi cratrice qui peuple incessamm5t le gr& univ]s4 ,cette loi e/ celle du m\vem5t comb9 avec la sub/ance1 du fixe avec le volatil1 de l'humide avec le solide2 ce m\vem5t a p\r pr9cipe l'impulsion div9e1 et p\r in/rum5t la lumire univ]selle1 ?re dans l'inf9i1 a/rale dans les toiles et les plantes1 mtallique1 spcifique ou m]curielle dans les mtaux1 vgtale dans les plantes1 vitale dans les animaux1 magntique ou p]sonnelle dans les hommes4 ,cette lumire e/ la qu9tess5ce de ,p>acelse1 qui se tr\ve l'tat lat5t et l'tat rayonnant dans t\tes les sub/ances cres2 cette qu9tess5ce e/ le vritable lixir de vie qui s'extrait de la t]re p> la culture1 des mtaux p> l'incorporation1 la rectification1 l'exaltation et la syn?se1 des plantes p> la di/illation et la coction1 des animaux p> l'absorption1 des hommes p> la gnration1 de l'air p> la respiration4 ,ce qui a fait dire ,ari/e qu'il faut pr5dre #bgb l'air de l'air2 ,khunra?1 qu'il faut le m]cure vivant de l'homme p>fait =m p> l'&rogyne2 presque t\s1 qu'il faut extraire des mtaux1 la mdec9e des mtaux1 et que cette mdec9e1 au fond la mme p\r t\s les rgnes1 e/ cep5dant gradue et spcifie suivant les =mes et les espces4 ,l'usage de cette mdec9e devait tre triple3 p> sympa?ie1 p> rpulsion ou p> quilibre4 ,la qu9tess5ce gradue n'tait que l'auxiliaire des =ces2 la mdec9e de *aque rgne devait se tir] de ce rgne mme avec addition du m]cure pr9cipiant1 t]re/re ou m9ral1 et du m]cure vivant syn?tis ou magntisme huma94 ,tels sont les ap]u les plus abrgs et les plus rapides de cette sci5ce1 va/e et pr(onde comme la kabbale1 my/rieuse comme la magie1 relle comme les sci5ces exactes1 mais dcrie p> la cupidit s\v5t due des faux adeptes1 et les obscurits dont les vrais sages ont envelopp en effet leurs ?ories et leurs travaux4 ,,*apitre ,,vi4 ,,proc,s ,c,l,,bres4 ,,sommaire4--,trois procs clbres4--,les templi]s1 ,jeanne d',arc et ,gilles de ,laval--,seigneurs de ,raitz4 ,les socits de l'anci5 monde avai5t pri p> l'gsme matriali/e des ca/es qui1 en s'immobilisant et en p>quant les multitudes dans une rprobation sans esprance1 avai5t priv le #bgc p\voir captif entre les ma9s d'un petit nombre d'lus de ce m\vem5t circulatoire qui e/ le pr9cipe du progrs1 du m\vem5t et de la vie4 ,un p\voir sans antagonisme1 sans concurr5ce1 et p> consqu5t sans contrle1 avait t fune/e aux royauts sac]dotales2 les rpubliques1 d'une autre "p1 avai5t pri p> le conflit des lib]ts qui1 en l'abs5ce de t\t devoir hir>*iquem5t et =tem5t sanctionn1 ne sont plus bi5tt qu'autant de tyrannies rivales les unes des autres4 ,p\r tr\v] un milieu /able entre ces deux abmes1 l'ide des hirophantes *rti5s avait t de crer une socit v\e l'abngation p> des voeux sol5nels1 protge p> des rglem5ts svres1 qui se recrut]ait p> l'initiation1 et qui1 seule dpositaire des gr&s secrets religieux et sociaux1 f]ait des rois et des pontifes sans s'expos] elle-mme aux corruptions de la puissance4 ,c'tait l le secret de ce royaume de ,jsus-,*ri/ qui sans tre de ce monde en g\v]n]ait t\tes les gr&eurs4 ,illu/ration3 ,,la ,,croix ,,philosophique ou le plan du troisime temple4 ,cette ide prsida la fondation des gr&s ordres religieux1 si s\v5t en gu]re avec les autorits sculires1 soit ecclsia/iques1 soit civiles2 sa ralisation fut aussi le rve des sectes dissid5tes de gno/iques ou d'illum9s qui prt5dai5t ratta*] leur foi la tradition primitive du *ri/ianisme de sa9t ,jean4 ,elle dev9t enf9 une m5ace p\r l'glise et p\r la socit qu& un ordre ri*e et dissolu1 initi aux my/rieuses doctr9es de la kabbale1 p>ut dispos t\rn] contre l'autorit lgitime les pr9cipes cons]vateurs de la hir>*ie1 et m5aa le monde enti] d'une imm5se rvolution4 ,les templi]s1 dont l'hi/oire e/ si mal connue1 fur5t ces #bgd conspirateurs t]ribles1 et il e/ temps de rvl] enf9 le secret de leur *ute1 p\r abs\dre la mmoire de ,clm5t ,v et de ,philippe le ,bel4 ,en #aaah1 neuf *evali]s croiss en ,ori5t1 du nombre desquels tai5t ,ge(froi de ,sa9t-,om] et ,hugues de ,pay5s1 se consacrr5t la religion et prtr5t s]m5t entre les ma9s du patri>*e de ,con/ant9ople1 sige t\j\rs secrtem5t ou publiquem5t ho/ile celui de ,rome depuis ,photius4 ,le b av\ des templi]s tait de protg] les *rti5s qui v5ai5t visit] les sa9ts lieux2 leur b secret tait la recon/ruction du temple de ,salomon sur le modle prophtis p> z*iel4 ,cette recon/ruction1 =mellem5t prdite p> les my/iques judasants des premi]s sicles1 tait dev5ue le rve secret des patri>*es d',ori5t4 ,le temple de ,salomon rebti et consacr au culte ca?olique dev5ait1 en effet1 la mtropole de l'univ]s4 ,l',ori5t l'emportait sur l',occid5t1 et les patri>*es de ,con/ant9ople s'emp>ai5t de la papaut4 ,les hi/ori5s1 p\r expliqu] le nom de templi]s donn cet ordre militaire1 prt5d5t que ,baudo9 ,,ii1 roi de ,jrusalem1 leur avait donn une maison situe prs du temple de ,salomon4 ,mais ils commett5t l un norme ana*ronisme1 puisqu' cette poque non-seulem5t le temple de ,salomon n'exi/ait plus1 mais il ne re/ait pas pi]re sur pi]re du second temple bti p> ,zorobabel sur les ru9es du premi]1 et il et t difficile d'en indiqu] prcism5t la place4 ,il faut en conclure que la maison donne aux templi]s p> ,baudo9 tait situe non prs du temple de ,salomon1 mais prs du #bge t]ra9 sur lequel ces missionnaires secrets et arms du patri>*e d',ori5t avai5t int5tion de le rebtir4 ,les templi]s avai5t pris p\r leurs modles1 dans la ,bible1 les maons gu]ri]s de ,zorobabel1 qui travaillai5t en t5ant l'pe d'une ma9 et la truelle de l'autre4 ,c'e/ p\r cela que l'pe et la truelle fur5t les insignes des templi]s1 qui plus t>d1 comme on le v]ra1 se ca*r5t s\s le nom de frres maons4 ,la truelle des templi]s e/ quadruple et les lames triangulaires en sont disposes en =me de croix1 ce qui compose un pantacle kabbali/ique connu s\s le nom de croix d',ori5t4 ,la p5se secrte d',hugues de ,pay5s1 en fondant son ordre1 n'avait pas t prcism5t de s]vir l'ambition des patri>*es de ,con/ant9ople4 ,il exi/ait cette poque en ,ori5t une secte de *rti5s johannites1 qui se prt5dai5t seuls initis aux vrais my/res de la religion du ,sauveur4 ,ils prt5dai5t connatre l'hi/oire relle de ,jsus-,*ri/1 et1 adoptant en p>tie les traditions juives et les rcits du ,talmud1 ils prt5dai5t que les faits raconts dans les vangiles ne sont que des allgories dont sa9t ,jean donne la clef en disant1 qu'on p\rrait remplir le monde des livres qu'on crirait sur les p>oles et les actes de ,jsus-,*ri/2 p>oles qui1 suivant eux1 ne s]ai5t qu'une ridicule exagration1 s'il ne s'agissait1 en effet1 d'une allgorie et d'une lg5de qu'on peut v>i] et prolong] l'inf9i4 ,p\r ce qui e/ des faits hi/oriques et rels1 voici ce que les johannites racontai5t3 ,une jeune fille de ,naz>e?1 nomme ,mirjam1 fiance un jeune homme de sa tribu1 nomm ,jo*anan1 fut surprise p> un c]ta9 #bgf ,p&ira1 ou ,pan!r1 qui abusa d'elle p> la =ce aprs s'tre introduit dans sa *ambre s\s les habits et s\s le nom de son fianc4 ,jo*anan1 connaissant son malheur1 la quitta sans la compromettre1 puisqu'en effet1 elle tait innoc5te1 et la jeune fille acc\*a d'un fils qui fut nomm ,josuah ou ,jsus4 ,cet enfant fut adopt p> un rabb9 du nom de ,joseph qui l'emm5a avec lui en gypte2 l1 il fut initi aux sci5ces secrtes1 et les prtres d',osiris1 reconnaissant en lui la vritable inc>nation d',horus promise depuis longtemps aux adeptes1 le consacrr5t s\v]a9 pontife de la religion univ]selle4 ,josuah et ,joseph rev9r5t en ,jude o la sci5ce et la v]tu du jeune homme ne t>dr5t pas excit] l'envie et la ha9e des prtres2 qui lui repro*r5t un j\r publiquem5t l'illgitimit de sa naissance4 ,josuah1 qui aimait et vnrait sa mre1 int]rogea son matre et apprit t\te l'hi/oire du crime de ,p&ira et des malheurs de ,mirjam4 ,son premi] m\vem5t fut de la r5i] publiquem5t en lui disant au milieu d'un fe/9 de noces3 ,femme qu'y a-t-il de commun entre v\s et moi8 ,mais ensuite p5sant qu'une pauvre femme ne doit pas tre punie d'avoir s\ff]t ce qu'elle ne p\vait emp*]1 il s'cria3 ,ma mre n'a po9t p*1 elle n'a po9t p]du son innoc5ce2 elle e/ vi]ge1 et cep5dant elle e/ mre2 qu'un d\ble honneur lui soit r5du6 ,quant moi1 je n'ai po9t de pre sur la t]re4 ,je suis le fils de ,dieu et de l'humanit6 ,n\s ne p\ss]ons pas plus lo9 cette fiction affligeante p\r des coeurs *rti5s2 qu'il n\s suffise de dire que les johannites allai5t jusqu' faire sa9t ,jean l'vangli/e #bgg responsable de cette prt5due tradition1 et qu'ils attribuai5t cet aptre la fondation de leur glise secrte4 ,les gr&s pontifes de cette secte pr5ai5t le titre de ,*ri/ et prt5dai5t se succd] depuis sa9t ,jean p> une transmission de p\voirs non int]rompue4 ,celui qui se p>ait1 l'poque de la fondation de l'ordre du temple1 de ces privilges imag9aires se nommait ,?oclet2 il connut ,hugues de ,pay5s1 il l'initia aux my/res et aux esprances de sa prt5due glise2 il le sduisit p> des ides de s\v]a9 sac]doce et de suprme royaut1 il le dsigna enf9 p\r son successeur4 ,a9si l'ordre des *evali]s du temple fut enta* ds son orig9e de s*isme et de conspiration contre les rois4 ,ces t5dances fur5t enveloppes d'un pr(ond my/re et l'ordre faisait pr(ession extrieure de la plus p>faite or?odoxie4 ,les *efs seulem5t savai5t o ils v\lai5t all]2 le re/e les suivait sans dfiance4 ,acqurir de l'influ5ce et des ri*esses1 puis intrigu]1 et au beso9 combattre p\r tablir le dogme johannite1 tels tai5t le b et les moy5s proposs aux frres initis4 ,voyez1 leur disait-on1 la papaut et les mon>*ies rivales se m>*&] auj\rd'hui1 s'a*et]1 se corrompre1 et dema9 peut-tre s'entre-dtruire4 ,t\t cela s]a l'hritage du temple2 le monde n\s dem&]a bi5tt des s\v]a9s et des pontifes4 ,n\s f]ons l'quilibre de l'univ]s1 et n\s s]ons les arbitres des matres du monde4 ,les templi]s avai5t deux doctr9es1 une ca*e et rs]ve aux matres1 c'tait celle du johannisme2 l'autre publique1 c'tait #bgh la doctr9e ca?olique-roma9e4 ,ils trompai5t a9si les adv]saires qu'ils aspirai5t supplant]1 ,le johannisme des adeptes tait la kabbale des gno/iques1 dgnre bi5tt en un pan?isme my/ique p\ss jusqu' l'idoltrie de la nature et la ha9e de t\t dogme rvl4 ,p\r mieux russir et se faire des p>tisans1 ils c>essai5t les regrets des cultes d*us et les esprances des cultes n\veaux1 en promettant t\s la lib]t de consci5ce et une n\velle or?odoxie qui s]ait la syn?se de t\tes les croyances p]scutes4 ,ils en v9r5t a9si jusqu' reconnatre le symbolisme pan?i/ique des gr&s matres en magie noire1 et1 p\r mieux se dta*] de l'obissance la religion qui d'avance les condamnait1 ils r5dir5t les honneurs div9s l'idole mon/rueuse du ,baphomet1 comme jadis les tribus dissid5tes avai5t ador les veaux d'or de ,dan et de ,b!l4 ,des monum5ts rcemm5t dc\v]ts1 et des docum5ts prcieux qui remont5t au ,x,i,i,ie sicle1 pr\v5t d'une manire plus que suffisante t\t ce que n\s v5ons d'avanc]4 ,d'autres preuves encore sont ca*es dans les annales et s\s les symboles de la maonn]ie occulte4 ,frapp de mort dans son pr9cipe mme1 et an>*ique p>ce qu'il tait dissid5t1 l'ordre des *evali]s du ,temple avait conu une gr&e oeuvre qu'il tait incapable d'excut]1 p>ce qu'il ne connaissait ni l'humilit ni l'abngation p]sonnelle4 ,d'ailleurs les templi]s tant p\r la plup>t sans in/ruction1 et capables seulem5t de bi5 mani] l'pe1 n'avai5t ri5 de ce qu'il fallait p\r g\v]n] et en*an] au beso9 cette re9e du monde qui s'appelle l'op9ion4 ,hugues de ,pay5s n'avait pas eu la #bgi pr(ondeur de vues qui di/+ua plus t>d un militaire fondateur aussi d'une milice =midable aux rois4 ,les templi]s tai5t des jsuites mal russis4 ,leur mot d'ordre tait de dev5ir ri*es p\r a*et] le monde4 ,ils le dev9r5t en effet1 et en #acab ils possdai5t en ,europe seulem5t plus de neuf mille seigneuries4 ,la ri*esse fut leur cueil2 ils dev9r5t insol5ts et laissr5t p]c] leur dda9 p\r les in/itutions religieuses et sociales qu'ils aspirai5t r5v]s]4 ,on connat le mot de ,ri*>d ,coeur de ,lion qui un ecclsia/ique1 auquel il p]mettait une gr&e famili>it1 ayant dit3 ,sire1 v\s avez trois filles qui v\s cot5t *] et dont il v\s s]ait bi5 avantageux de v\s dfaire3 ce sont l'ambition1 l'av>ice et la luxure4--,vraim5t6 dit le roi3 eh bi56 m>ions-les4 ,je donne l'ambition aux templi]s1 l'av>ice aux mo9es et la luxure aux vques4 ,je suis sr d'avance du cons5tem5t des p>ties4 ,l'ambition des templi]s leur fut fatale2 on dev9ait trop leurs projets et on les prv9t4 ,le pape ,clm5t ,v et le roi ,philippe le ,bel donnr5t un signal l',europe et les templi]s1 envelopps p\r a9si dire dans un imm5se c\p de filet1 fur5t pris1 ds>ms et jets en prison4 ,jamais c\p d'tat ne s'tait accompli avec un ensemble plus =midable4 ,le monde enti] fut frapp de /upeur1 et l'on att5dit les rvlations tranges d'un procs qui devait avoir tant de ret5tissem5t trav]s les ges4 ,il tait impossible de dr\l] devant le peuple le plan de la conspiration des templi]s2 c'et t initi] la multitude aux secrets des matres4 ,on eut rec\rs l'accusation de magie1 et #bhj il se tr\va des dnonciateurs et des tmo9s4 ,les templi]s1 leur rception1 cra*ai5t sur le ,*ri/1 r5iai5t ,dieu1 donnai5t au gr& matre des bais]s obscnes1 adorai5t une tte de cuivre aux yeux d'esc>b\cle1 conv]sai5t avec un gr& *at noir et s'acc\plai5t avec des diablesses4 ,voil ce qu'on ne craignit pas de port] srieusem5t sur leur acte d'accusation4 ,on sait la f9 de ce drame et comm5t ,jacques de ,molai et ses compagnons prir5t dans les flammes2 mais avant de m\rir1 le *ef du ,temple organisa et in/itua la maonn]ie occulte4 ,du fond de sa prison1 le gr& matre cra quatre loges mtropolita9es1 ,naples p\r l',ori5t1 dimb\rg p\r l',occid5t1 ,/ockholm p\r le ,nord et ,p>is p\r le ,midi4 ,le pape et le roi prir5t bi5tt d'une manire trange et s\da9e4 ,squ9 de ,florian1 le pr9cipal dnonciateur de l'ordre1 m\rut assass94 ,en brisant l'pe des templi]s1 on en avait fait un poign>d1 et leurs truelles proscrites ne maonnai5t plus que des tombeaux4 ,laissons-les ma9t5ant disp>atre dans les tnbres ou ils se ca*5t en y tramant leur v5geance4 ,qu& vi5dra la gr&e rvolution1 n\s les v]rons rep>atre et n\s les reconnatrons leurs signes et leurs oeuvres4 ,le plus gr& procs de magie que n\s tr\vions dans l'hi/oire1 aprs celui des templi]s1 e/ celui d'une vi]ge et presque d'une sa9te4 ,on a accus l'glise d'avoir en cette circon/ance s]vi les l*es ress5tim5ts d'un p>ti va9cu1 et l'on se dem&e avec anxit quels ana?mes ont t v\s p> le sa9t-sige les assass9s de ,jeanne d',arc4 ,disons donc t\t #bha d'abord ceux qui ne le sav5t pas1 que ,pi]re ,cau*on1 l'indigne vque de ,beauvais1 frapp de mort subite p> la ma9 de ,dieu1 fut excommuni aprs sa mort p> le pape ,calixte ,,iv1 et que ses ossem5ts arra*s la t]re sa9te fur5t jets la voirie4 ,ce n'e/ donc pas l'glise qui a jug et condamn la pucelle d',orlans1 c'e/ un mauvais prtre et un apo/at4 ,*>les ,,vii qui ab&onna cette noble fille ses b\rreaux fut depuis s\s la ma9 d'une provid5ce v5g]esse2 il se laissa m\rir de faim dans la cra9te d'tre empoisonn p> son propre fils4 ,la peur e/ le supplice des l*es4 ,ce roi avait vcu p\r une c\rtisane et avait obr p\r elle ce royaume qui lui fut cons]v p> une vi]ge4 ,la c\rtisane et la vi]ge ont t *antes p> nos potes nationaux4 ,jeanne d',arc p> ,voltaire1 et ,agns ,sorel p> ,brang]4 ,jeanne tait morte innoc5te1 mais les lois contre la magie atteignir5t bi5tt aprs et *tir5t un gr& c\pable4 ,c'tait un des plus vaillants capita9es de ,*>les ,,vii1 et les s]vices qu'il avait r5dus l'tat ne pur5t balanc] le nombre et l'normit de ses crimes4 ,les contes de l'ogre et de ,croquemita9e fur5t raliss et surpasss p> les actions de ce fanta/ique sclrat1 et son hi/oire e/ re/e dans la mmoire des enfants s\s le nom de la ,b>be ,bleue4 ,gilles de ,laval1 seigneur de ,raiz1 avait en effet la b>be si noire1 qu'elle semblait tre bleue comme on peut le voir p> son portrait qui e/ au muse de ,v]sailles1 dans la salle des ,m>*aux2 c'tait un m>*al de ,bretagne1 brave p>ce qu'il #bhb tait ,franais1 fa/ueux1 p>ce qu'il tait ri*e1 et sorci] p>ce qu'il tait f\4 ,le drangem5t des facults du seigneur de ,raiz se manife/a d'abord p> une dvotion luxueuse et d'une magnific5ce outre4 ,il ne m>*ait jamais que prcd de la croix et de la bannire2 ses *apela9s tai5t c\v]ts d'or et p>s comme des prlats2 il avait *ez lui t\t un collge de petits pages ou d'enfants de *oeur t\j\rs ri*em5t habills4 ,t\s les j\rs un de ces enfants tait m& *ez le m>*al1 et ses cam>ades ne le voyai5t pas rev5ir3 un n\veau v5u remplaait celui qui tait p>ti et il tait svrem5t df5du aux enfants de s'in=m] du sort de t\s ceux qui disp>aissai5t a9si et mme d'en p>l] entre eux4 ,le m>*al faisait pr5dre ces enfants des p>5ts pauvres1 qu'on bl\issait p> des promesses1 et qui s'engageai5t ne jamais plus s'occup] de leurs enfants1 auxquels le seigneur de ,raiz assurait1 disait-il1 un brillant av5ir4 ,or1 voici ce qui se passait3 ,la dvotion n'tait qu'un masque et s]vait de passeport des pratiques infmes4 ,le m>*al1 ru9 p> ses folles dp5ses1 v\lait t\t prix se crer des ri*esses2 l'al*imie avait puis ses d]nires ress\rces1 les emprunts usuraires allai5t bi5tt lui manqu]2 il rsolut alors de t5t] les d]nires expri5ces de la magie noire1 et d'obt5ir de l'or p> le moy5 de l'enf]4 ,un prtre apo/at1 du diocse de ,sa9t-,malo1 un ,flor5t91 nomm ,prlati1 et l'int5dant du m>*al1 nomm ,sill1 tai5t ses #bhc confid5ts et ses complices4 ,il avait p\s une jeune fille de gr&e naissance et la t5ait p\r a9si dire r5f]me dans son *teau de ,ma*ec\l3 il y avait dans ce *teau une t\relle dont la porte tait mure4 ,elle m5aait ru9e disait le m>*al et p]sonne n'essayait jamais d'y pntr]4 ,cep5dant madame de ,raiz1 que son m>i laissait s\v5t seule p5dant la nuit1 avait ap]u des lumires r\getres all] et v5ir dans cette t\r4 ,elle n'osait pas int]rog] son m>i1 dont le c>actre biz>re et sombre lui inspirait la plus gr&e t]reur4 ,le j\r de ,pques de l'anne #addj1 le m>*al1 aprs avoir sol5nellem5t communi dans sa *apelle1 prit cong de la *tela9e de ,ma*ec\l1 en lui annonant qu'il p>tait p\r la t]re sa9te2 la pauvre femme ne l'int]rogea pas davantage1 tant elle tremblait devant lui2 elle tait ence9te de plusieurs mois4 ,le m>*al lui p]mit de faire v5ir sa soeur prs d'elle1 af9 de s'en faire une compagnie p5dant son abs5ce4 ,madame de ,raiz usa de cette p]mission1 et envoya qurir sa soeur2 ,gilles de ,laval monta ensuite *eval et p>tit4 ,madame de ,raiz confia alors sa soeur ses inquitudes et ses cra9tes4 ,que se passait-il au *teau8 ,p\rquoi le seigneur de ,raiz tait-il si sombre8 ,p\rquoi ces abs5ces multiplies8 ,que dev5ai5t ces enfants qui disp>aissai5t t\s les j\rs8 ,p\rquoi ces lumires nocturnes dans la t\r mure8 ,ces que/ions surexcitr5t au plus haut degr la curiosit des deux femmes4 ,comm5t faire1 p\rtant4 ,le m>*al avait expressm5t df5du qu'on s'appro*t de la t\r dang]euse1 et1 avant de p>tir1 il avait =mellem5t rxr cette df5se4 #bhd ,il devait exi/] une entre secrte3 madame de ,raiz et sa soeur ,anne la *]*r5t2 t\tes les salles basses du *teau fur5t explores1 co9 p> co9 et pi]re p> pi]re2 enf9 dans la *apelle1 et d]rire l'autel1 un b\ton de cuivre1 ca* dans un f\illis de sculpture1 cda s\s la pression de la ma91 une pi]re se r5v]sa1 et les deux curieuses1 palpitantes pur5t ap]cevoir les premires m>*es d'un escali]4 ,cet escali] conduisit les deux femmes dans la t\r condamne4 ,au premi] tage1 elles tr\vr5t une sorte de *apelle dont la croix tait r5v]se et les ci]ges noirs2 sur l'autel tait place une figure hideuse reprs5tant sans d\te le dmon4 ,au second1 il y avait des f\rneaux1 des cornues1 des alambics1 du *>bon1 enf9 t\t l'app>eil des s\ffleurs4 ,au troisime1 la *ambre tait obscure2 on y respirait un air fade et ftide qui obligea les deux jeunes visiteuses ressortir4 ,madame de ,raiz se heurta contre un vase qui se r5v]sa1 et elle s5tit sa robe et ses pi$s inonds d'un liquide pais et inconnu2 lorsqu'elle rev9t la lumire du pali]1 elle se vit t\te baigns de sang4 ,la soeur ,anne v\lait s'enfuir1 mais *ez madame de ,raiz la curiosit fut plus =te que l'horreur et que la cra9te2 elle r$esc5dit1 prit la lampe de la *apelle inf]nale et remonta dans la *ambre du troisime tage3 la un horrible spectacle s'(frit sa vue4 ,des bass9es de cuivre ple9es de sang tai5t ranges p> ordre #bhe le long des murailles1 avec des tiquettes portant des dates1 et au milieu de la pice1 sur une table de m>bre noir1 tait c\* le cadavre d'un enfant rcemm5t gorg4 ,une des bass9es avait t r5v]se p> madame de ,raiz1 et un sang noir s'tait l>gem5t rp&u sur le p>quet en bois v]m\lu et mal balay4 ,les deux femmes tai5t demi-mortes d'p\vante4 ,madame de ,raiz v\lut t\te =ce effac] les indices de son indiscrtion2 elle alla *]*] de l'eau et une ponge p\r lav] les plan*es1 mais elle ne fit qu't5dre la ta*e qui1 de noirtre qu'elle tait1 dev5ait sangu9ol5te et v]meille444 ,t\t c\p une gr&e rumeur ret5tit dans le *teau2 on ent5d cri] les g5s qui appell5t madame de ,raiz1 et elle di/+ue p>faitem5t ces =midables p>oles3 ,voici monseigneur qui revi5t6 ,les deux femmes se prcipit5t v]s l'escali]1 mais au mme in/ant elles ent5d5t dans la *apelle du diable un gr& bruit de pas et de voix2 la soeur ,anne s'enfuit en montant jusqu'aux crneaux de la t\r2 madame de ,raiz desc5d en *ancelant et se tr\ve face face avec son m>i1 qui montait suivi du prtre apo/at et de ,prlati4 ,gilles de ,laval saisit sa femme p> le bras sans lui ri5 dire et l'entrane dans la *apelle du diable2 alors ,prlati dit au m>*al3 ,v\s voyez qu'il le faut1 et que la victime e/ v5ue d'elle-mme4--,eh bi56 soit1 dit le m>*al2 comm5cez la messe noire4 ,le prtre apo/at se dirigea v]s l'autel1 ,m4 de ,raiz ouvrit une petite armoire pratique dans l'autel mme et y prit un l>ge c\teau1 puis il rev9t s'asseoir prs de sa femme demi #bhf van\ie et r5v]se sur un banc contre le mur de la *apelle2 les crmonies sacrilges comm5cr5t4 ,il faut savoir que ,m4 de ,raiz1 au lieu de pr5dre1 en p>tant1 la r\te de ,jrusalem1 avait pris celle de ,nantes o demeurait ,prlati2 il tait entr comme un furieux *ez ce misrable1 en le m5aant de le tu] s'il ne lui donnait pas le moy5 d'obt5ir du diable ce qu'il lui dem&ait depuis si longtemps4 ,prlati p\r gagn] un dlai lui avait dit que les conditions absolues du matre tai5t t]ribles et qu'il fallait avant t\t que le m>*al se dcidt sacrifi] au diable son d]ni] enfant arra* de =ce du se9 de sa mre4 ,gilles de ,laval n'avait ri5 rpondu1 mais il tait rev5u sur-le-*amp ,ma*ec\l1 entranant aprs lui le sorci] flor5t9 avec le prtre son complice4 ,il avait tr\v sa femme dans la t\r mure et l'on sait le re/e4 ,cep5dant la soeur ,anne oublie sur la plate-=me de la t\r et n'osant r$esc5dre1 avait dta* son voile et faisait au has>d des signaux de dtresse1 auxquels rpondir5t deux cavali]s suivis de quelques hommes d'armes qui galopai5t v]s le *teau2 c'tai5t ses deux frres qui1 ayant appris le prt5du d"p du sire de ,laval p\r la ,pale/9e1 v5ai5t visit] et consol] madame de ,raiz4 ,ils entrr5t bi5tt avec fracas dans la c\r du *teau2 ,gilles de ,laval int]rompant alors l'horrible crmonie1 dit sa femme3 ,madame1 je v\s fais grce1 et il ne s]a plus "q de ceci si v\s faites ce que je vais v\s dire3 ,ret\rnez votre *ambre1 *angez d'habits et v5ez me rejo9dre dans la salle d'honneur o je vais recevoir vos frres2 #bhg si devant eux v\s dites un mot ou que v\s leur fassiez s\ponn] quelque *ose1 je v\s ramne ici aprs leur d"p1 et n\s repr5drons la messe noire o n\s l'avons laisse1 c'e/ la conscration que v\s devez m\rir4 ,reg>dez bi5 o je dpose le c\teau4 ,il se lve alors1 conduit sa femme jusqu' la porte de sa *ambre et desc5d la salle d'honneur1 o il reoit les deux g5til%ommes avec leur suite1 leur disant que sa femme s'apprte et va v5ir embrass] ses frres4 ,quelques in/ants aprs1 en effet1 p>at madame de ,raiz1 ple comme une trpasse4 ,gilles de ,laval ne cessait de la reg>d] fixem5t et la dom9ait du reg>d3 ,v\s tes malade ma soeur8--,non1 ce sont les fatigues de la grossesse4444 ,et t\t bas la pauvre femme aj\tait3 ,il veut me tu]1 sauvez-moi4444 ,t\t c\p la soeur ,anne1 qui tait p>v5ue sortir de la t\r1 entre dans la salle en criant3 ,emm5ez-n\s1 sauvez-n\s1 mes frres1 cet homme e/ un assass92 et elle montrait ,gilles de ,laval4 ,le m>*al appelle ses g5s son aide1 l'escorte des deux frres ent\re les deux femmes et l'on met l'pe la ma92 mais les g5s du seigneur de ,raiz1 le voyant furieux1 le ds>m5t au lieu de lui obir4 ,p5dant ce temps madame de ,raiz1 sa soeur et ses frres gagn5t le pont-levis et sort5t du *teau4 ,le l5dema91 le duc ,jean ,v fit inve/ir ,ma*ec\l1 et ,gilles de ,laval qui ne comptait plus sur ses hommes d'armes se r5dit sans rsi/ance4 ,le p>lem5t de ,bretagne l'avait dcrt de prise de corps comme homicide2 les juges ecclsia/iques s'apprtr5t le jug] d'abord comme hrtique1 sodomite et sorci]4 ,des voix1 que la t]reur avait t5ues longtemps muettes1 s'levr5t de #bhh t\s cts p\r lui r$em&] les enfants disp>us4 ,ce fut un deuil et une clameur univ]selle dans t\te la prov9ce2 on f\illa les *teaux de ,ma*ec\l et de ,*antoc1 et l'on tr\va des dbris de plus de deux c5ts squelettes d'enfants2 les autres avai5t t brls et consums en enti]4 ,gilles de ,laval p>ut devant ses juges avec une suprme arrogance4--,qui tes-v\s8 lui dem&a-t-on1 suivant la c\tume4--,je suis ,gilles de ,laval1 m>*al de ,bretagne1 seigneur de ,raiz1 de ,ma*ec\l1 de ,*antoc et autres lieux4 ,et v\s qui m'int]rogez1 qui tes-v\s8--,n\s sommes vos juges1 les magi/rats en c\r d'glise4--,v\s1 mes juges6 allons donc2 je v\s connais mes matres2 v\s tes des simoniaques et des ribauds2 v\s v5dez votre dieu p\r a*et] les joies du diable4 ,ne p>lez donc pas de me jug]1 c> si je suis c\pable v\s tes c]ta9em5t mes in/igateurs et mes complices1 v\s qui me deviez le bon exemple4--,cessez vos injures1 et rpondez-n\s6--,j'aim]ais mieux tre p5du p> le c\ que de v\s rpondre2 je m'tonne que le prsid5t de ,bretagne v\s laisse connatre ces sortes d'affaires2 v\s int]rogez sans d\te p\r v\s in/ruire et faire ensuite pis que v\s n'avez encore fait4 ,cette hauteur insol5te tomba cep5dant devant la m5ace de la torture4 ,il av\a alors1 devant l'vque de ,sa9t-,brieux et le prsid5t ,pi]re de l',hpital1 ses meurtres et ses sacrilges2 il prt5dit que le massacre des enfants avait p\r motif une volupt excrable qu'il *]*ait p5dant l'agonie de ces pauvres petits tres4 ,le prsid5t p>ut d\t] de la vrit et #bhi que/ionna de n\veau le m>*al4--,hlas6 dit brusquem5t celui-ci1 v\s v\s t\rm5tez inutilem5t et moi avec4--,je ne v\s t\rm5te po9t1 rpliqua le prsid5t2 a9s je suis m\lt m]veill de ce que v\s me dites et ne m'en puis bonnem5t cont5t]1 a9ois je dsire1 et v\drois en savoir p> v\s la pure vrit4 ,le m>*al lui rpondit3 ,vraim5t il n'y avait ni autre cause1 ni int5tion que ce que je v\s ai dj dit2 que v\lez-v\s davantage1 ne v\s en ai-je pas assez av\ p\r faire m\rir dix mille hommes8 ,ce que ,gilles de ,raiz ne v\lait pas dire1 c'e/ qu'il *]*ait la pi]re philosophale dans le sang des enfants gorgs4 ,c'tait la cupidit qui le p\ssait cette mon/rueuse dbau*e2 il croyait1 sur la foi de ses ncromants1 que l'ag5t univ]sel de la vie devait tre subitem5t coagul p> l'action et la raction comb9es de l'outrage la nature et du meurtre2 il recueillait ensuite la pellicule irise qui se =mait sur le sang lorsqu'il comm5ait se refroidir1 lui faisait subir div]ses f]m5tations et mettait digr] le produit dans l'oeuf philosophique de l'a?anor1 en y joignant du sel1 du s\fre et du m]cure4 ,il avait tir sans d\te cette recette de quelques-uns de ces vieux grimoires hbreux1 qui euss5t suffi s'ils avai5t t connus p\r v\] les ,juifs l'excration de t\te la t]re4 ,dans la p]suasion o ils tai5t que l'acte de la fcondation huma9e attire et coagule la lumire a/rale en ragissant p> sympa?ie sur les tres s\mis au magntisme de l'homme1 les sorci]s isralites en tai5t v5us ces c>ts que leur repro*e ,philon1 dans un passage que rapporte l'a/rologue #bij ,gaff>el4 ,ils faisai5t greff] leurs arbres p> des femmes qui insrai5t la greffe p5dant qu'un homme se livrait sur elles des actes outrageants p\r la nature4 ,t\j\rs1 lorsqu'il s'agit de magie noire1 on retr\ve les mmes horreurs et l'esprit de tnbres n'e/ gure inv5tif4 ,gilles de ,laval fut brl vif dans le pr de la ,magdele9e1 prs de ,nantes2 il obt9t la p]mission d'all] la mort avec t\t le fa/e qui l'avait accompagn p5dant sa vie1 comme s'il v\lait v\] t\te l'ignom9ie de son supplice le fa/e et la cupidit qui l'avai5t si compltem5t dgrad et si fatalem5t p]du4 ,,*apitre ,,vii4 ,,sup]/itions ,,relatives ,,au ,,diable4 ,,sommaire4--,les app>itions4--,les possessions4--,procs faits des halluc9s4--,sottises et cruauts populaires4--,quelques mots sur les phnomnes en app>5ce inexplicables4 ,n\s avons dit combi5 l'glise s'e/ montre sobre de dcisions relativem5t au gnie du mal2 elle enseigne ne pas le cra9dre1 elle recomm&e ses enfants de ne pas s'en occup] et de ne prononc] jamais son nom4 ,cep5dant le p5*ant des imag9ations malades et des ttes faibles p\r le mon/rueux et l'horrible donna1 p5dant les mauvais j\rs du moy5 ge1 une importance =midable et les =mes les plus m5aantes cet tre tnbreux qui ne mrite que l'oubli1 puisqu'il mconnat t]nellem5t la vrit et la lumire4 #bia ,cette ralisation app>5te du fantme de la p]v]sit fut comme une inc>nation de la folie huma9e2 le diable dev9t le cau*em> des clotres1 l'esprit huma9 se fit peur lui-mme1 et l'on vit l'tre prt5du raisonnable trembl] devant ses propres *imres4 ,un mon/re noir et dif=me semblait avoir t5du ses ailes de *auve-s\ris entre le ciel et la t]re p\r emp*] la jeunesse et la vie de se confi] aux promesses du soleil et la paisible srnit des toiles4 ,cette h>pie de la sup]/ition empoisonnait t\t de son s\ffle1 infectait t\t de son contact3 on ne p\vait boire et mang] sans cra9dre d'aval] les oeufs du reptile2 on n'osait reg>d] la beaut1 c> peut-tre tait-ce une illusion du mon/re2 si l'on riait1 on croyait ent5dre comme un *o funbre le ricanem5t du t\rm5teur t]nel2 si l'on pleurait1 on croyait le voir insult] aux l>mes4 ,le diable semblait t5ir ,dieu prisonni] dans le ciel1 et impos] aux hommes sur la t]re le blasphme et le dsespoir4 ,les sup]/itions conduis5t vite l'ineptie et la dm5ce2 ri5 de plus dplorable et de plus fa/idieux que la srie des hi/oires d'app>itions diaboliques1 dont les criva9s vulgaires de l'hi/oire de la magie ont sur*>g leurs compilations4 ,pi]re le ,vnrable voit le diable piqu] une tte dans les latr9es2 un autre *roniqueur le reconnat s\s la =me d'un *at qui ressemblait un *i51 et qui gambadait comme un s+e2 un seigneur de ,corasse avait ses ordres un lut9 nomm ,or?on1 qui lui app>ut s\s la =me d'une truie prodigieusem5t maigre et d*>ne4 ,matre ,guillaume del9e1 prieur de ,sa9t-,g]ma9 des ,prs1 dcl>a l'avoir vu s\s la =me et semblance d'un #bib m\ton qu'il lui semblait lors bais] brutalem5t s\s la queue en signe de rvr5ce et d'honneur4 ,de malheureuses vieilles femmes s'accusai5t de l'avoir eu p\r amant2 le m>*al ,trivulce m\rait de frayeur en s'escrimant d'e/oc et de taille1 contre des diables dont il voyait sa *ambre remplie2 on brlait p> c5ta9es les malheureux idiots et les folles qui av\ai5t avoir eu comm]ce avec le mal92 on n'ent5dait p>l] que d'incubes et de succubes2 des juges accueillai5t gravem5t des rvlations qu'il et fallu r5voy] aux mdec9s2 l'op9ion publique ex]ait d'ailleurs sur eux une pression irrsi/ible1 et l'indulg5ce p\r les sorci]s et expos les magi/rats eux-mmes t\tes les fureurs populaires4 ,la p]scution ex]ce sur les f\s r5dait la folie contagieuse1 et les maniaques s'entre-d*irai5t2 on battait jusqu' la mort1 on faisait brl] petit feu1 on plongeait dans l'eau glace les malheureux que la rumeur publique accusait de magie p\r les =c] lev] les sorts qu'ils avai5t jets1 et la ju/ice n'int]v5ait que p\r a*ev] sur un b*] ce qu'avait comm5c la rage aveugle des multitudes4 ,en racontant l'hi/oire de ,gilles de ,laval1 n\s avons suffisamm5t pr\v que la magie noire peut tre un crime rel et le plus gr& de t\s les crimes2 mais le malheur des temps fut de confondre les malades avec les crim9els1 et de punir ceux qu'il aurait fallu soign] avec pati5ce et *>it4 ,o comm5ce la responsabilit *ez l'homme8 o f9it-elle8 ,c'e/ un problme qui doit inquit] s\v5t les dpositaires v]tueux de la ju/ice huma9e4 ,caligula1 fils de ,g]manicus1 semblait #bic avoir hrit de t\tes les v]tus de son pre2 un poison qu'on lui fait pr5dre tr\ble sa raison1 et il devi5t l'effroi du monde4 ,a-t-il t vraim5t c\pable1 et ne doit-on pas s'en pr5dre uniquem5t de ses =faits ces l*es ,roma9s qui lui obir5t au lieu de le faire enf]m]8 ,le pre ,hil>ion ,tissot1 que n\s avons dj cit1 va plus lo9 que n\s et veut que t\t cons5tem5t au crime soit une folie2 malheureusem5t il explique t\j\rs la folie p> l'obsession du mauvais esprit4 ,n\s p\rrions dem&] ce bon religieux ce qu'il p5s]ait d'un pre de famille qui1 aprs avoir f]m sa porte un vauri5 reconnu capable de t\te espce de mal1 lui laiss]ait le droit de frqu5t]1 de conseill]1 de pr5dre1 d'obsd] ses petits-enfants8 ,admettons donc1 p\r tre vraim5t *rti5s1 que le diable quel qu'il soit1 n'obsde que ceux qui se donn5t volontairem5t lui1 et ceux-l sont responsables de t\t ce qu'il p\rra leur suggr]1 comme l'ivrogne doit tre responsable de t\s les dsordres auxquels il p\rra s'ab&onn] s\s l'influ5ce de l'ivresse4 ,l'ivresse e/ une folie passagre et la folie e/ une ivresse p]man5te2 l'une et l'autre sont causes p> un engorgem5t phosphorique des n]fs du c]veau1 qui dtruit notre quilibre lum9eux et prive l'me de son in/rum5t de prcision4 ,l'me spirituelle et p]sonnelle ressemble alors ,mose li et emmaillott dans son b]ceau de bitume et ab&onn au balancem5t des eaux du ,nil2 elle e/ emporte p> l'me fluidique et matrielle du monde1 cette eau my/rieuse sur laquelle planait le s\ffle des lomes1 lorsque le v]be div9 se =mula en ces lum9euses p>oles3 ,que la lumire soit6 #bid ,l'me du monde e/ une =ce qui t5d t\j\rs l'quilibre2 il faut que la volont triomphe d'elle ou qu'elle triomphe de la volont4 ,t\te vie incomplte la t\rm5te comme une mon/ruosit1 et t\j\rs elle s'ef=ce de rabsorb] les avortons intellectuels2 c'e/ p\r cela que les maniaques et les halluc9s s5t5t un irrsi/ible attrait p\r la de/ruction et la mort2 l'anantissem5t leur semble un bi51 et non-seulem5t ils v\drai5t m\rir1 mais ils s]ai5t heureux de voir m\rir les autres4 ,ils s5t5t que la vie leur *appe1 la consci5ce les brle et les dsespre2 leur exi/5ce n'e/ que le s5tim5t de la mort1 c'e/ le supplice de l'enf]4 ,l'un ent5d une voix imprieuse qui lui ordonne de tu] son fils au b]ceau4 ,il lutte1 il pleure1 il s'enfuit et f9it p> pr5dre une ha*e et p> tu] l'enfant2 l'autre1 et cette p\vantable hi/oire e/ t\te rc5te1 p]scut p> des voix qui lui dem&5t des coeurs1 assomme ses p>5ts1 leur ouvre la poitr9e et ronge demi leurs coeurs arra*s4 ,quiconque commet de propos libr une mauvaise action1 donne des arrhes la de/ruction t]nelle et ne peut prvoir d'avance o ce m>* fune/e le conduira4 ,l'tre e/ sub/ance et vie4 ,la vie se manife/e p> le m\vem5t1 et le m\vem5t se p]ptue p> l'quilibre2 l'quilibre e/ donc la loi d'immortalit4 ,la consci5ce e/ le s5tim5t de l'quilibre et l'quilibre c'e/ la ju/esse et la ju/ice4 ,t\t excs1 lorsqu'il n'e/ pas mortel1 se corrige p> un excs contraire2 c'e/ la loi t]nelle des ractions1 mais si l'excs se prcipite en dehors de t\t quilibre1 il se p]d dans les tnbres extrieures et devi5t la mort t]nelle4 #bie ,l'me de la t]re entrane dans le v]tige du m\vem5t a/ral t\t ce qui ne lui rsi/e pas p> les =ces quilibres de la raison4 ,p>t\t o se manife/e une vie imp>faite et mal =me1 elle fait afflu] ses =ces p\r la dtruire comme les esprits vitaux abond5t p\r f]m] les plaies4 ,de l ces dsordres atmosphriques qui se manife/5t aut\r de c]ta9s malades1 de l ces commotions fluidiques1 ces t\rnoiem5ts de meubles1 ces susp5sions1 ces jets de pi]res1 ces di/5sions ari5nes qui font app>atre di/ance le mirage s5sible et tangible des ma9s ou des pi$s de l'obsd4 ,c'e/ la nature qui se t\rm5te aut\r d'un canc] qu'elle veut extirp]1 aut\r d'une plaie qu'elle veut f]m]1 aut\r d'une sorte de vampire dont elle veut a*ev] la mort p\r le replong] dans la vie4 ,les m\vem5ts spontans des objets in]tes ne peuv5t v5ir que d'un travail des =ces qui aimant5t la t]re2 un esprit1 c'e/--dire1 une p5se1 ne s\lve ri5 sans levi]4 ,s'il en tait autrem5t1 le travail presque inf9i de la nature p\r la cration et le p]fectionnem5t des organes s]ait sans objet4 ,si l'esprit dgag des s5s p\vait faire obir la matire son gr1 les morts illu/res se rvl]ai5t n\s les premi]s p> des m\vem5ts h>monieux et rguli]s2 au lieu de cela n\s voyons t\j\rs des m\vem5ts incohr5ts et fbriles se produisant aut\r d'tres malades1 in9tellig5ts et capricieux4 ,ces tres sont des aimants drgls qui font extravagu] l'me de la t]re2 mais qu& la t]re a le dlire p> suite de l'ruption de ces tres avorts1 c'e/ qu'elle s\ffre elle-mme en trav]sant une crise qui f9ira p> de viol5tes commotions4 #bif ,il y a vraim5t bi5 de la purilit dans c]ta9s hommes qui pass5t p\r srieux4 ,voici1 p> exemple1 ,m4 le m>quis de ,mirville qui attribue au diable t\s les phnomnes inexplicables4 ,mais1 mon *] monsieur1 si le diable avait le p\voir d'int]v]tir l'ordre naturel1 ne le f]ait-il pas immdiatem5t de manire t\t b\lev]s]8 ,avec le c>actre qu'on lui suppose1 il ne s]ait sans d\te pas ret5u p> des scrupules4--,oh6 mais1 allez-v\s rpondre1 la puissance de ,dieu s'y oppose6--,d\cem5t3 la puissance de ,dieu s'y oppose1 ou elle ne s'y oppose pas4 ,si elle s'y oppose1 le diable ne peut ri5 faire2 si elle ne s'y oppose pas1 c'e/ le diable qui e/ le matre444 ,m4 de ,mirville n\s dira que ,dieu le p]met p\r un peu4 ,t\t ju/e assez p\r tromp] les pauvres hommes1 t\t ju/e assez p\r tr\bl] leur c]velle dj si solide1 comme on sait4 ,alors1 en effet1 ce n'e/ plus le diable qui e/ le matre2 c'e/ ,dieu1 qui s]ait444 ,mais n\s n'a*evons pas3 all] plus lo91 ce s]ait blasphm]4 ,on ne veut pas assez compr5dre les h>monies de l'tre1 qui se di/ribu5t p> la srie1 comme le disait =t bi5 cet illu/re maniaque de ,f\ri]4 ,l'esprit agit sur les esprits p> le v]be4 ,la matire reoit les empre9tes de l'esprit et communie avec lui au moy5 d'un organisme p>fait2 l'h>monie dans les =mes se rappro*e de l'h>monie dans les ides1 le mdiateur commun c'e/ la lumire3 la lumire1 qui e/ esprit et vie2 la lumire1 qui e/ la syn?se des c\leurs1 l'accord des ombres1 l'h>monie des =mes2 la lumire1 dont les vibrations sont les ma?matiques vivantes4 ,mais les tnbres et leurs fanta/iques mirages1 mais #big les erreurs phosphoresc5tes du sommeil1 mais les p>oles p]dues dans le dlire1 t\t cela ne cre ri51 ne ralise ri52 t\t cela1 en un mot1 n'exi/e pas3 ce sont les limbes de la vie1 ce sont les vapeurs de l'ivresse a/rale1 ce sont les bl\issem5ts n]veux des yeux fatigus4 ,suivre de p>eilles lueurs1 c'e/ m>*] dans une impasse2 croire de p>eilles rvlations1 c'e/ ador] la mort3 la nature v\s le dit elle-mme4 ,les tables t\rnantes n'criv5t qu'incohr5ces et injures2 ce sont les *os les plus infimes de la p5se1 les rves les plus absurdes et les plus an>*iques2 les mots enf9 dont la plus basse populace se s]t p\r exprim] le mpris4 ,n\s v5ons de lire un livre du b>on de ,guld5/ubb1 qui prt5d communiqu] p> lettres avec l'autre monde4 ,il a obt5u des rponses1 et quelles rponses6 des dess9s obscnes1 des hiroglyphes dsesprantes1 et cette signature grecque ,grec pneuma ?anatos1 le s\ffle mort1 ou p\r mieux traduire l'esprit de mort4 ,voil le d]ni] mot des rvlations phnomnales de la doctr9e amrica9e1 si on la sp>e de l'autorit sac]dotale et si on veut la r5dre indp5dante du contrle de la hir>*ie4 ,n\s ne nions ici ni la ralit ni l'importance des phnomnes1 ni la bonne foi des croyants2 mais n\s devons les av]tir des dang]s auxquels ils s'expos5t s'ils ne prfr5t pas l'esprit de sagesse donn hir>*iquem5t et div9em5t l'glise1 t\tes ces communications dsordonnes et obscures dans lesquelles l'me fluidique de la t]re reflte ma*9alem5t les mirages de l'intellig5ce et les rves de la raison4 #bih ,,livre ,v4 ,,les ,,adeptes ,,et ,,le ,,sac]doce4 ,hbreu ,h4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,pr,,tres ,,et ,,papes ,,accus,s ,,de ,,magie4 ,,sommaire--,le pape ,sylve/re ,,ii et la prt5due papesse ,jeanne4--,imp]t95tes ass]tions de ,m>t9 ,polonus et de ,plat9e4--,l'auteur prsumable du grimoire d',honorius4--,analyse de ce grimoire4 ,n\s avons dit que depuis les pr(anations et les impits des gno/iques1 l'glise avait proscrit la magie4 ,le procs des templi]s a*eva la rupture1 et depuis cette poque1 rduite se ca*] dans l'ombre p\r y mdit] sa v5geance1 la magie proscrivit son t\r l'glise4 ,plus prud5ts que les hrsi>ques qui levai5t publiquem5t autel contre autel1 et se dv\ai5t a9si la proscription et au b*]1 les adeptes dissimulr5t leurs ress5tim5ts et leurs doctr9es2 ils se lir5t entre eux p> des s]m5ts t]ribles et1 sa*ant combi5 il importe de gagn] d'abord son procs au tribunal de l'op9ion1 ils ret\rnr5t contre les accusateurs et leurs juges les bruits s9i/res qui les p\rsuivai5t eux-mmes1 et dnoncr5t au peuple le sac]doce comme une cole de magie noire4 ,illu/ration3 ,,deux ,,sceaux ,,occultes1 l'un du gr& oeuvre1 l'autre de la magie noire1 d'aprs le grimoire d',honorius4 #bii ,tant qu'il n'a pas assis ses convictions et ses croyances sur la base 9branlable de la raison1 l'homme se passionne malheureusem5t p\r la vrit comme p\r le m5songe1 et de "p1 et d'autre1 les ractions sont cruelles4 ,qui peut faire cess] cette gu]re8 ,l'esprit de celui-l seul qui a dit3 ,ne r5dez pas le mal p\r le mal1 mais triomphez du mal en faisant le bi54 ,on a accus le sac]doce ca?olique d'tre p]scuteur1 et cep5dant sa mission e/ celle du bon ,sam>ita91 c'e/ p\r cela qu'il a succd aux lvites impitoyables1 qui pass5t leur *em9 sans avoir compassion du pauvre bless de ,jri*o4 ,c'e/ en ex]ant l'humanit qu'ils pr\v5t leur conscration div9e4 ,c'e/ donc une suprme inju/ice que de rejet] sur le sac]doce les crimes de quelques hommes qui en tai5t malheureusem5t revtus4 ,un homme1 quel qu'il soit1 peut t\j\rs tre m*ant3 un vrai prtre e/ t\j\rs *>itable4 ,les faux adeptes ne l'ent5dai5t pas de cette manire4 ,le sac]doce *rti51 suivant eux1 tait enta* de nullit et d'usurpation depuis la proscription des gno/iques4 ,qu'e/-ce1 en effet1 disai5t-ils1 qu'une hir>*ie dont la sci5ce ne con/itue plus les degrs8 ,la mme ignorance des my/res et la mme foi aveugle p\ss5t au mme fanatisme ou la mme hypocrisie les premi]s *efs et les d]ni]s m9i/res du sanctuaire4 ,les aveugles sont conducteurs d'aveugles4 ,la suprmatie entre gaux n'e/ plus qu'un rsultat de l'intrigue et du has>d4 ,les pa/eurs consacr5t les sa9tes espces avec une foi caph>nate et grossire2 ce sont des escamoteurs de pa9 et #cjj des mangeurs de *air huma9e4 ,ce ne sont plus des ?aumaturges1 ce sont des sorci]s2 voil ce que disai5t les sectaires4 ,p\r appuy] cette calomnie1 ils inv5tr5t des fables2 les papes1 disai5t-ils1 tai5t v\s l'esprit des tnbres depuis le ,xe sicle4 ,le savant ,g]b]t qui fut c\ronn s\s le nom de ,sylve/re ,,ii1 en aurait fait l'aveu en m\rant4 ,honorius ,,iii1 celui qui confirma l'ordre de sa9t ,dom9ique et qui pr*a les croisades1 tait lui-mme un abom9able ncromant1 auteur d'un grimoire qui porte encore son nom1 et qui e/ exclusivem5t rs]v aux prtres4 ,on montrait et on comm5tait ce grimoire1 on ta*ait a9si de t\rn] contre le sa9t-sige le plus t]rible de t\s les prjugs populaires cette poque3 la ha9e mortelle de t\s ceux qui1 tort ou raison1 passai5t publiquem5t p\r sorci]s4 ,il se tr\va des hi/ori5s malveillants ou crdules p\r accrdit] ces m5songes4 ,a9si ,plat9e1 ce *roniqueur sc&aleux de la papaut1 rpte d'aprs ,m>t9 ,polonus les calomnies contre ,sylve/re ,,ii4 ,si l'on s'en rapportait cette fable1 ,g]b]t1 qui tait v]s dans les sci5ces ma?matiques et dans la kabbale1 aurait voqu le dmon et lui aurait dem& son aide p\r p>v5ir au pontificat4 ,le diable le lui aurait promis eu lui annonant de plus qu'il ne m\rrait qu' ,jrusalem1 et l'on p5se bi5 que le magici5 fit voeu intrieurem5t de n'y jamais all]2 il dev9t donc pape1 mais un j\r qu'il disait la messe dans une glise de ,rome1 il se s5tit gravem5t malade1 et se s\v5ant alors que la *apelle o il (ficiait se nommait la sa9te ,croix de ,jrusalem1 il comprit que c'en tait fait2 il se fit donc t5dre un lit dans cette *apelle et appelant aut\r #cja de lui ses c>d9aux1 il se confessa t\t haut d'avoir eu comm]ce avec les dmons1 puis il comm&a qu'aprs sa mort on le mt sur un *>iot de bois neuf auquel on attell]ait deux *evaux vi]ges1 l'un noir et l'autre blanc2 qu'on lanc]ait ces *evaux sans les conduire et qu'on ent]r]ait son corps o les *evaux s'arrt]ai5t4 ,le *>iot c\rut a9si trav]s ,rome et s'arrta devant l'glise de ,latran4 ,on ent5dit alors de gr&s cris et de gr&s gmissem5ts1 puis t\t r$ev9t sil5cieux et l'on put procd] l'inhumation2 a9si f9it cette lg5de digne de la biblio?que bleue4 ,ce ,m>t9 ,polonus1 sur la foi duquel ,plat9e rpte de semblables rv]ies1 les avait empruntes lui-mme d'un c]ta9 ,galfride et d'un *roniqueur nomm ,g]vaise1 que ,naud appelle le plus gr& =geur de fables1 et le plus insigne m5teur qui ait jamais mis la ma9 la plume4 ,c'e/ d'aprs des hi/ori5s aussi srieux que les prote/ants ont publi la lg5de sc&aleuse et passablem5t apocryphe1 d'une prt5due papesse ,jeanne1 qui fut sorcire aussi1 comme *acun sait1 et laquelle on attribue encore des livres de magie noire4 ,n\s avons feuillet une hi/oire de la papesse p> un auteur prote/ant1 et n\s y avons rem>qu deux gravures =t curieuses4 ,ce sont d'anci5s portraits de l'hrone ce que prt5d l'hi/ori51 mais en ralit ce sont deux anci5s t>ots reprs5tant ,isis c\ronne d'une ti>e4 ,on sait que la figure hiroglyphique du nombre deux dans le t>ot s'appelle encore la papesse2 c'e/ une femme portant une ti>e sur laquelle on rem>que les po9tes du croissant de la lune ou des cornes d',isis4 ,celle du livre prote/ant e/ plus rem>quable encore2 elle a les *eveux longs #cjb et p>s2 une croix solaire sur la poitr9e1 elle e/ assise entre les deux colonnes d',h]cule1 et d]rire elle s't5d l',ocan avec des fleurs de lotus qui s'pan\iss5t la surface de l'eau4 ,le second portrait reprs5te la mme desse avec les attributs du s\v]a9 sac]doce1 et son fils ,horus dans ses bras4 ,ces deux images sont donc trs prcieuses comme docum5ts kabbali/iques1 mais cela ne fait pas le compte des amateurs de la papesse ,jeanne4 ,quant ,g]b]t1 p\r faire tomb] l'accusation de sorcell]ie1 si elle p\vait tre srieuse son g>d1 il suffirait de dire que c'tait le plus savant homme de son sicle1 et qu'ayant t le prcepteur de deux s\v]a9s1 il dut son lvation la reconnaissance d'un de ses augu/es lves4 ,il possdait fond les ma?matiques et savait peut-tre un peu plus de physique qu'on n'en p\vait connatre son poque2 c'tait un homme d'une rudition univ]selle et d'une gr&e habilet1 comme on peut le voir en lisant les ptres qu'il a laisses2 ce n'tait pas un frondeur de rois comme le t]rible ,hildebr&4 ,il aimait mieux in/ruire les pr9ces que de les excommuni]1 et1 possdant la faveur de deux rois de ,france et de trois emp]eurs1 il n'avait pas beso9 comme le rem>que judicieusem5t ,naud1 de se donn] au diable p\r p>v5ir successivem5t aux ar*ev*s de ,reims et de ,rav5ne1 puis enf9 la papaut4 ,il e/ vrai qu'il y p>v9t en quelque sorte malgr son mrite1 dans un sicle o l'on pr5ait les gr&s politiques p\r des possds et les savants p\r des en*anteurs4 ,g]b]t tait non-seulem5t un gr& ma?matici5 et un a/ronome di/+u1 mais il excellait #cjc aussi dans la mcanique1 et composa dans la ville de ,reims1 au dire de ,guillaume ,malmesb]y1 des ma*9es hydrauliques si m]veilleuses que l'eau y excutait d'elle-mme des symphonies1 et y j\ait les airs les plus agrables2 il fit aussi1 au rapport de ,ditm>e1 dans la ville de ,magdeb\rg1 une horloge1 qui m>quait t\s les m\vem5ts du ciel et l'heure du lev] et du c\*] des toiles2 il fit encore1 dit ,naud1 que n\s n\s plaisons cit] ici1 cette te/e d'aira91 laquelle e/oit si +nieusem5t lab\re1 que le susdit ,guillaume ,malmesb]y s'y e/ luy-mme tromp1 la rapportant la magie3 aussi ,onuphrius1 dit qu'il a veu dans la biblio?que des ,f>nses un docte livre de gomtrie compos p> ce ,g]b]t3 et p\r moy j'e/ime que1 sans ri5 dcid] de l'op9ion d',er=di5sis et de quelques autres1 qui le font auteur des horloges et de l'ari?mtique que n\s avons ma9t5ant1 t\tes ces preuves sont assez valables p\r n\s faire jug] que ceux qui n'avoi5t jamais ouy p>l] du cube1 p>alllogram1 dodcadre1 almican?>a?1 valsagora1 almagrippa1 ca?alzem1 et autres noms vulgaires et usits ceux qui ent5d5t les ma?matiques1 eur5t op9ion que c'e/oi5t quelques esprits qu'il invoquoit1 et que tant de *oses r>es ne p\voi5t p>tir d'un homme sans une faveur extraord9aire1 et que p\r cet effet il e/oit magici54 ,ce qui montre jusqu' quel po9t va l'imp]t95ce et la mauvaise foi des *roniqueurs1 c'e/ que ,plat9e1 cet *o malicieusem5t naf de t\tes les pasqu9ades roma9es1 assure que le tombeau de ,sylve/re ,,ii e/ encore sorci]1 qu'il pleure prophtiquem5t la *ute pro*a9e de t\s les papes1 et qu'au dcl9 de la vie de #cjd *aque pontife on ent5d frmir et s'entre-*oqu] les ossem5ts rpr\vs de ,g]b]t4 ,une pitaphe grave sur ce tombeau fait foi de cette m]veille1 aj\te imp]turbablem5t le biblio?caire de ,sixte ,,iv4 ,voil de ces preuves qui p>aiss5t suffisantes aux hi/ori5s p\r con/at] l'exi/5ce d'un curieux docum5t hi/orique4 ,plat9e tait le biblio?caire du ,vatican2 il crivait son hi/oire des papes p> ordre de ,sixte ,,iv2 il crivait ,rome o ri5 n'tait plus facile que de vrifi] la fausset ou l'exactitude de cette ass]tion1 et cep5dant cette prt5due pitaphe n'a jamais exi/ que dans l'imag9ation des auteurs auxquels ,plat9e l'emprunte avec une incroyable lgret#ae1 circon/ance qui excite ju/em5t l'indignation de l'honnte ,naud4 ,voici ce qu'il en dit dans son ,apologie p\r les gr&s hommes accuss de magie3 ,note #ae3 ,que les papes s'en assur5t1 dit-il1 c'e/ p\r eux que la *ose e/ intressante4 ,c'e/ une pure impo/ure et fausset manife/e tant p\r l'expri5ce 7des prt5dus prodiges du tombeau de ,sylve/re ,,ii71 qui n'a e/ jusques auj\rd'huy obs]ve de p]sonne1 qu'en l'inscription de ce spulcre1 qui fut compose p> ,s]gius ,,iv1 et laquelle tant s'en faut qu'elle fasse aucune m5tion de t\tes ces fables et rus]ies1 qu'au contraire c'e/ un des plus excell5s tmoignages que n\s puissions avoir de la bonne vie et de l'intgrit des actions de ,sylve/re4 ,c'e/ la vrit une *ose honteuse que beauc\p de ca?oliques soi5t fauteurs de cette mdisance1 de laquelle ,m>ianus ,scotus1 ,glab]1 ,ditm>e1 ,helg&us1 ,lamb]t et ,h]man ,contract1 qui ont e/ ses contempora9s1 ne font aucune m5tion1 etc4 #cje ,v5ons au grimoire d',honorius4 ,c'e/ ,honorius ,,iii1 c'e/--dire un des plus zls pontifes du ,x,i,i,ie sicle1 qu'on attribue ce livre impie4 ,honorius ,,iii1 en effet1 doit tre ha des sectaires et des ncromants qui veul5t le d%onor] en le pr5ant p\r complice4 ,c5sius ,savelli1 c\ronn pape en #abaf1 confirma l'ordre de sa9t ,dom9ique si =midable aux albigeois et aux vaudois1 ces enfants des mani*ens et des sorci]s4 ,il tablit aussi les ,francisca9s et les ,c>mes1 pr*a une croisade1 g\v]na sagem5t l'glise et laissa plusieurs dcrtales4 ,accus] de magie noire ce pape si m9emm5t ca?olique1 c'e/ faire plan] le mme s\pon sur les gr&s ordres religieux in/itus p> lui1 le diable ne p\vait qu'y gagn]4 ,quelques exemplaires anci5s du grimoire d',honorius port5t le nom d',honorius ,,ii au lieu d',honorius ,,iii2 mais il e/ impossible de faire un sorci] de ce sage et lgant c>d9al ,lamb]t1 qui1 aprs sa promotion au s\v]a9 pontificat1 s'ent\ra de potes auxquels il donnait des v*s p\r des lgies1 comme il fit ,hildeb]t1 vque du ,mans1 et de savants ?ologi5s1 comme ,hugues de ,sa9t-,victor4 ,p\rtant ce nom d',honorius ,,ii e/ p\r n\s un trait de lumire1 et va n\s conduire la dc\v]te du vritable auteur de cet affreux grimoire d',honorius4 ,en #ajfa1 lorsque l',empire comm5ait pr5dre ombrage de la papaut et *]*ait usurp] l'influ5ce sac]dotale en fom5tant des tr\bles et des divisions dans le sacr collge1 les vques de ,lomb>die1 excits p> ,gilb]t de ,p>me1 prote/r5t contre l'lection d',anselme1 vque de ,lucques1 qui #cjf v5ait d'tre appel au s\v]a9 pontificat s\s le nom d',alex&re ,,ii4 ,l'emp]eur ,h5ri ,,iv prit le p>ti des dissid5ts et les autorisa se donn] un autre pape en leur promettant de les appuy]4 ,ils *oisir5t un intrigant pomm ,cadulus ou ,cadal\s1 vque de ,p>me1 homme capable de t\s les crimes1 et publiquem5t sc&aleux comme simoniaque et concub9aire4 ,ce ,cadal\s prit le nom d',honorius ,,ii et m>*a contre ,rome la tte d'une arme4 ,il fut battu et condamn p> t\s les vques d',allemagne et d',italie2 il rev9t la *>ge1 s'emp>a d'une p>tie de la ville sa9te1 entra dans l'glise ,sa9t-,pi]re1 d'o il fut *ass1 se rfugia dans le *teau ,sa9t-,ange1 d'o il obt9t de p\voir se retir] en payant une =te ranon4 ,ce fut alors qu',o?on ar*evque de ,cologne1 envoy p> l',emp]eur1 osa repro*] publiquem5t ,alex&re ,,ii d'avoir usurp le sa9t-sige4 ,mais un mo9e1 nomm ,hildebr&1 prit la p>ole p\r le pape lgitime1 et le fit avec une telle puissance que l'envoy de l',emp]eur s'en ret\rna confus1 et que l',emp]eur lui-mme dem&a p>don de ses att5tats4 ,c'e/ que ,hildebr&1 dans les vues de la ,provid5ce1 tait dj le f\droyant ,grgoire ,,vii1 et comm5ait l'oeuvre de sa vie4 ,l'antipape fut dpos au concile de ,mant\e1 et ,h5ri ,,iv obt9t son p>don4 ,cadal\s r5tra donc dans l'obscurit1 et il e/ probable qu'il v\lut tre alors le gr& prtre des sorci]s et des apo/ats2 il peut donc avoir rdig1 s\s le nom d',honorius ,,ii1 le grimoire qui porte ce nom4 ,ce qu'on sait du c>actre de cet antipape ne ju/ifi]ait que trop une accusation de ce g5re2 il tait audacieux devant les #cjg faibles et rampant devant les =ts1 intrigant et dbau*1 sans foi comme sans moeurs2 il ne voyait dans la religion qu'un in/rum5t d'impunit et de rap9es4 ,p\r un p>eil homme1 les v]tus *rti5nes tai5t des ob/acles et la foi du cl]g une difficult surmont]2 il aurait donc v\lu se faire des prtres sa guise et se compos] un cl]g d'hommes capables de t\s les att5tats comme de t\s les sacrilges2 tel p>at tre1 en effet1 le b que s'e/ propos l'auteur du grimoire d',honorius4 ,ce grimoire n'e/ pas sans importance p\r les curieux de la sci5ce4 ,au premi] abord1 il semble n'tre qu'un tissu de rvoltantes absurdits2 mais p\r les initis aux signes et aux secrets de la kabbale1 il devi5t un vritable monum5t de la p]v]sit huma9e2 le diable y e/ montr comme un in/rum5t de puissance4 ,se s]vir de la crdulit huma9e et s'emp>] de l'p\vantail qui la dom9e p\r la faire obir aux caprices de l'adepte1 tel e/ le secret de ce grimoire2 il s'agit d'paissir les tnbres sur les yeux de la multitude1 en s'emp>ant du flambeau de la sci5ce1 qui p\rra au beso91 entre les ma9s de l'audace1 dev5ir la tor*e des b\rreaux ou des inc5diaires4 ,impos] la foi avec la s]vitude1 en se rs]vant le p\voir et la lib]t1 n'e/-ce pas rv]1 en effet1 le rgne de ,satan sur la t]re1 et s'tonn]a-t-on si les auteurs d'une conspiration p>eille contre le bon s5s public et contre la religion1 se flattai5t de faire app>atre et d'inc>n] en quelque sorte sur la t]re le s\v]a9 fanta/ique de l'empire du mal8 ,la doctr9e de ce grimoire e/ la mme que celle de ,simon et de la plup>t des gno/iques3 c'e/ le pr9cipe passif sub/itu au #cjh pr9cipe actif4 ,la passion1 p> consqu5t1 prfre la raison1 le s5sualisme difi1 la femme mise avant l'homme1 t5dance qui se retr\ve dans t\s les sy/mes my/iques anti*rti5s2 cette doctr9e e/ exprime p> un pantacle plac en tte du livre4 ,la lune isiaque occupe le c5tre2 aut\r du croissant slnique1 on voit trois triangles qui n'en font qu'un2 le triangle e/ surmont d'une croix anse d\ble croisillon2 aut\r du triangle qui e/ inscrit dans un c]cle1 et dans l'int]valle =m p> les trois segm5ts de c]cle1 on voit1 d'un ct1 le signe de l'esprit et le sceau kabbali/ique de ,salomon1 de l'autre1 le c\teau magique et la lettre initiale du b9aire1 au-dess\s une croix r5v]se =mant la figure du l+am1 et le nom de ,dieu ,hbreu galem5t r5v]s2 aut\r du c]cle1 on lit ces mots tracs en =me de lg5de3 ,obissez vos suprieurs1 et leur soyez s\mis1 p>ce qu'ils y pr5n5t g>de4 ,ce pantacle1 traduit en symbole ou pr(ession de foi1 e/ donc textuellem5t ce qui suit3 ,la fatalit rgne p> les ma?matiques et il n'y a pas d'autre ,dieu que la nature4 ,les dogmes sont l'accessoire du p\voir sac]dotal et s'impos5t la multitude p\r ju/ifi] les sacrifices4 ,l'initi e/ au-dessus de la religion dont il se s]t1 et il en dit absolum5t le contraire de ce qu'il en croit4 ,l'obissance ne se motive pas1 elle s'impose2 les initis sont faits p\r comm&] et les pr(anes p\r obir4 ,ceux qui ont tudi les sci5ces occultes1 sav5t que les anci5s magici5s n'crivai5t jamais leur dogme et le =mulai5t uniquem5t p> les c>actres symboliques des pantacles4 #cji ,a la seconde page1 on voit deux sceaux magiques circulaires4 ,dans le premi]1 se tr\ve le c>r du ttragramme avec une inv]sion et une sub/itution de noms4 ,a9si au lieu de3 ,hbreu ,eieie1 ,hbreu ,jhovah1 ,hbreu ,adona1 ,hbreu ,agla1 disposition qui signifie3 ,l'tre absolu e/ ,jhovah1 le ,seigneur en trois p]sonnes1 ,dieu de la hir>*ie et de l'glise4 ,l'auteur du grimoire a dispos a9si ses noms3 ,hbreu ,jhovah1 ,hbreu ,adona1 ,hbreu ,d'r>1 ,hbreu ,eieie1 ce qui signifie3 ,jhovah1 le ,seigneur1 n'e/ autre *ose que le pr9cipe fatal de la r5aissance t]nelle p]sonnifi p> cette r5aissance mme dans l'tre absolu4 ,aut\r du c>r dans le c]cle1 on tr\ve le nom de ,jhovah droit et r5v]s1 le nom d',adona gau*e1 et droite1 ces trois lettres3 ,hbreu ,,aev3 suivies de deux po9ts1 ce qui signifie3 ,le ciel et l'enf] sont un mirage l'un de l'autre1 ce #caj qui e/ en haut e/ comme ce qui e/ en bas4 ,dieu c'e/ l'humanit4 7,l'humanit e/ exprime p> les trois lettres ,,aev3 initiales d',adam et d've47 ,sur le second sceau1 on lit le nom d',,ar>ita ,hbreu et au-dess\s ,hbreu ,,ras*1 aut\r v+t-six c>actres kabbali/iques1 et au-dess\s du sceau dix lettres hbraques1 a9si disposes ,hbreu4 ,le t\t e/ une =mule de matrialisme et de fatalit1 qu'il s]ait trop long et peut-tre dang]eux d'expliqu] ici4 ,vi5t ensuite le prologue du grimoire2 n\s le transcrivons t\t enti]3 ,le sa9t-sige apo/olique1 qui les clefs du royaume des cieux ont t donnes1 p> ces p>oles de ,jsus-,*ri/ sa9t ,pi]re3 ,je le donne les clefs du royaume des cieux1 seule puissance de comm&] au pr9ce des tnbres et ses anges4 ,qui1 comme des s]viteurs leur matre1 lui doiv5t honneur1 gloire et obissance1 en v]tu de ces autres p>oles adresses p> ,jsus-,*ri/ ,satan lui-mme3 ,tu ne s]viras qu'un seul matre4 ,p> la puissance des clefs1 le *ef de l'glise a t fait le seigneur des enf]s4 ,jusqu' ce j\r1 les s\v]a9s pontifes ont eu seuls le p\voir d'voqu] les esprits et de leur comm&]2 mais ,sa ,sa9tet ,honorius ,,ii1 dans sa sollicitude pa/orale1 a bi5 v\lu communiqu] la sci5ce et le p\voir des vocations et de l'empire sur les esprits ses vnrables frres en ,jsus-,*ri/ avec les conjurations d'usage1 le t\t cont5u dans la bulle suivante4 ,voil bi5 ce pontificat des enf]s1 ce sac]doce sacrilge des antipapes que ,dante semble /igmatis] p> ce cri rauque *app #caa l'un des pr9ces de son enf]3 ,pape ,satan6 pape ,satan6 aleppe6 ,que le pape lgitime soit le pr9ce du ciel1 c'e/ assez p\r l'antipape ,cadal\s d'tre le s\v]a9 des enf]s4 ,qu'il soit le dieu du bi51 je suis le dieu du mal2 ,n\s sommes diviss1 mon p\voir e/ gal4 ,suit la bulle de l'inf]nal pontife4 ,le my/re des vocations tnbreuses y e/ expos avec une sci5ce effrayante ca*e s\s des =mes sup]/itieuses et sacrilges4 ,le jene1 les veilles1 les my/res pr(ans1 les crmonies allgoriques1 les sacrifices sanglants y sont comb9s avec un art ple9 de malice2 les vocations ne sont pas sans posie et sans en?\siasme mls d'horreur4 ,a9si1 p> exemple1 l'auteur veut que le jeudi de la premire sema9e des vocations1 on se lve m9uit1 qu'on jette de l'eau bnite dans sa *ambre1 qu'on allume un ci]ge de cire jaune prp> le m]cr$i1 et qui doit tre p]c en =me de croix4 ,a la lueur tremblante de ce ci]ge1 il faut se r5dre seul dans une glise et y lire voix basse l'(fice des morts1 en sub/ituant la neuvime leon des mat9es cette invocation rhy?mique que n\s traduisons du lat91 en lui laissant sa =me trange et ses refra9s1 qui rappell5t les incantations monotones des sorcires de l'anci5 monde3 ,seigneur1 dlivre-moi des t]reurs inf]nales1 ,affran*is mon esprit des l>ves spulcrales4 ,j'irai dans leurs enf]s les *]*] sans effroi2 ,je leur impos]ai ma volont p\r loi4 ,je vais dire la nuit d'enfant] la lumire2 ,soleil1 relve-toi2 lune1 sois blan*e et claire4 #cab ,aux ombres de l'enf] je p>le sans effroi1 ,je leur impos]ai ma volont p\r loi6 ,leur visage e/ horrible et leurs =mes tranges2 ,je veux que les dmons r$evi5n5t des anges4 ,a ces laideurs sans nom je p>le sans effroi1 ,je leur impos]ai ma volont p\r loi6 ,ces ombres sont l'erreur de ma vue effraye2 ,mais1 seul je puis gurir leur beaut f\droye1 ,c> au fond des enf]s je plonge sans effroi1 ,je leur impos]ai ma volont p\r loi6 ,aprs plusieurs autres crmonies1 vi5t la nuit de l'vocation2 alors dans un lieu s9i/re1 la lueur d'un feu alim5t p> des croix brises1 il faut avec le *>bon d'une croix1 trac] un c]cle1 et rcit] en mme temps une hymne magique compose des v]sets de plusieurs psaumes2 voici la traduction de cette hymne3 ,le roi se rj\it1 ,seigneur1 dans ta puissance1 ,laisse-moi complt] l'oeuvre de ma naissance4 ,que les ombres du mal1 les spectres de la nuit1 ,soi5t comme la p\ssire au v5t qui la p\rsuit4 4444444444444444444444444444444444444444 4444444444444444 ,seigneur1 l'enf] s'claire et brille en ta prs5ce1 ,p> toi t\t se t]m9e et p> toi t\t comm5ce3 ,jhovah1 ,sabao?1 lom1 lo1 ,hlion1 ,hlios1 ,jodhvah1 ,sadda6 ,le lion de ,juda se lve dans sa gloire2 ,il vi5t du roi ,david consomm] la victoire6 ,j'ouvre les sept ca*ets du livre r$\t2 ,satan tombe du ciel comme un clair d't6 ,tu m'z dit3 ,lo9 de toi l'enf] et ses tortures2 ,ils n'appro*]ont pas de tes demeures pures ,tes yeux affront]ont les yeux du basilic1 ,et tes pi$s sans frayeur m>*]ont sur l'aspic4 ,tu pr5dras les s]p5ts dompts p> ton s\rire1 ,tu boiras les poisons sans qu'ils puiss5t te nuire4 #cac lom1 lohah1 ,sbao?1 ,hlios1 ee1 ieaz]ee1 ,?os ,tsehyros6 ,la t]re e/ au ,seigneur1 et t\t ce qui la c\vre4 ,lui-mme il l'aff]mit sur l'abme qui s'ouvre4 ,qui donc p\rra mont] sur le mont du ,seigneur8 ,l'homme la ma9 sans ta*e et le simple de coeur4 ,celui qui ne ti5t pas la vrit captive ,et ne la reoit pas p\r la laiss] oisive2 ,celui qui de son me a compris la hauteur ,et qui ne jure pas p> un v]be m5teur3 ,celui-l recevra la =ce p\r doma9e4 ,et tel e/ l'inf9i de la naissance huma9e1 ,la gnration p> la t]re et le feu1 ,l'enfantem5t div9 de ceux qui *]*5t ,dieu6 ,pr9ces de la nature agr&issez vos portes2 ,j\g du ciel je te lve6 moi1 sa9tes cohortes3 ,voici le roi de gloire6 il a conquis son nom2 ,il porte dans sa ma9 le sceau de ,salomon4 ,le matre a de ,satan bris le noir s]vage1 ,et captif sa suite il trane l'esclavage4 ,le ,seigneur seul e/ ,dieu1 le ,seigneur seul e/ roi6 ,seigneur1 gloire toi seul1 gloire toi6 gloire toi6 ,ne croirait-on pas ent5dre les sombres purita9s de ,walt] ,scott ou de ,victor ,hugo1 accompagn] de leur psalmodie fanatique l'oeuvre sans nom des sorcires de ,fau/ ou de ,macbe?6 ,dans une conjuration adresse l'ombre du gant ,nemrod1 ce *asseur sauvage qui fit comm5c] la t\r de ,babel1 l'adepte d',honorius m5ace cet antique rpr\v de ress]r] ses *anes et de le t\rm5t] de plus en plus *aque j\r s'il n'obx pas immdiatem5t sa volont4 ,n'e/-ce pas le sublime de l'orgueil en dlire1 et cet antipape1 qui ne compr5ait un gr& prtre que comme un s\v]a9 des #cad enf]s1 ne semble-t-il pas aspir]1 comme une v5geance du mpris et de la rprobation des vivants1 au droit usurp et fune/e de t\rm5t] t]nellem5t les morts6 ,,*apitre ,,ii4 ,,app>ition ,,des ,,boh,,mi5s ,,nomades4 ,,sommaire4--,moeurs et habitudes des ,bohmi5s nomades4--,ils vi5n5t la ,*apelle1 prs ,p>is1 o ils sont pr*s et excommunis p> l'vque4--,leur sci5ce div9atoire et leur t>ot4 ,au comm5cem5t du ,x,ve sicle1 on vit se rp&re en ,europe des b&es de voyageurs basans et inconnus4 ,appels p> les uns ,bohmi5s1 p>ce qu'ils disai5t v5ir de la ,bohme1 connus p> d'autres s\s le nom d'gypti5s1 p>ce que leur *ef pr5ait le titre de duc d',egypte1 ils ex]ai5t la div9ation1 le l>c9 et le m>audage4 ,c'tai5t des hordes nomades1 biv\aquant s\s des huttes qu'ils se con/ruisai5t eux-mmes2 leur religion tait inconnue2 ils se disai5t p\rtant *rti5s1 mais leur or?odoxie tait plus que d\teuse4 ,ils pratiquai5t entre eux le communisme et la promiscuit1 et se s]vai5t p\r leurs div9ations d'une srie de signes tranges reprs5tant la =me allgorique et la v]tu des ,nombres4 ,illu/ration3 ,,t>ots ,,gypti5s ,,primitifs4 ,d'o v5ai5t-ils8 ,de quel monde maudit et disp>u tai5t-ils les paves vivantes8 tai5t-ce1 comme le croyait le peuple sup]/itieux1 les enfants des sorcires et des dmons8 ,quel #cae sauveur expirant et trahi les avait condamns m>*] t\j\rs8 tait-ce la famille du juif errant8 n'tait-ce pas le re/e des dix tribus d',isral p]dues dans la captivit et en*anes p5dant longtemps p> ,gog et p> ,magog1 dans des climats inconnus8 ,voil ce qu'on se dem&ait avec inquitude en voyant pass] ces trang]s my/rieux1 qui d'une civilisation disp>ue semblai5t n'avoir g>d que les sup]/itions et les vices4 ,ennemis du travail1 ils ne respectai5t ni la proprit ni la famille2 ils tranai5t aprs eux des femelles et des petits1 et tr\blai5t volonti]s p> leur prt5due div9ation la paix des honntes mnages4 c\tons p>l] le *roniqueur qui raconte leur premi] campem5t dans le vois9age de ,p>is3 ,l'anne suivante1 #adbg1 le diman*e d'aprs la mi-aot1 qui fut le #ag du mois1 arriv5t aux environs de ,p>is d\ze d'entre eux se disant pnit5ci]s1 savoir un duc1 un comte et dix hommes1 t\s *eval1 lesquels se dis5t trs bons *rti5s et orig9aires de la basse gypte2 ils affirm5t avoir t *rti5s autrefois1 que d'autres *rti5s les ont subjugus et ram5s au *ri/ianisme2 que ceux qui s'y sont refuss ont t mis mort1 et que ceux au contraire qui se sont fait baptis] sont demeurs seigneurs du pays comme devant sur leur p>ole d'tre bons et loyaux et de g>d] la foi de ,jsus-,*ri/ jusqu' la mort2 ils aj\t5t qu'ils ont roi et re9e dans leur pays1 lesquels demeur5t en leur seigneurie1 p>ce qu'ils se sont faits *rti5s4 ,et aussi1 dis5t-ils1 quelques temps aprs n\s tre faits *rti5s1 les ,s>raz9s v9r5t n\s assaillir4 ,gr& nombre1 peu f]mes dans notre foi1 sans endur] la gu]re1 sans df5dre leur pays comme ils le devai5t1 se s\mir5t1 se fir5t #caf ,s>raz9s et abjurr5t notre ,seigneur2 et aussi1 dis5t-ils1 l'emp]eur d',allemagne1 le roi de ,pologne et autres seigneurs ayant appris qu'ils avai5t si facilem5t r5onc la foi et s'tai5t faits si tt ,s>raz9s et idoltres1 leur c\rur5t sus1 les va9quir5t facilem5t1 comme s'ils avai5t coeur de les laiss] dans leur pays p\r les ram5] au *ri/ianisme2 mais l'emp]eur et les autres seigneurs1 p> dlibration du conseil /atur5t qu'ils n'aurai5t jamais t]re en leur pays1 sans le cons5tem5t du pape2 que p\r cela ils devai5t all] ,rome1 qu'ils y tai5t t\s alls1 gr&s et petits et gr&'pe9e p\r les enfants2 qu'ils avai5t confess leur p*2 que le pape1 les ayant ous1 leur avait donn p\r pnit5ce1 p> dlibration du conseil1 d'all] sept ans p> le monde sans c\*] dans aucun lit2 qu'il avait ordonn que t\t vque et abb portant crosse leur donnt1 une fois p\r t\tes1 dix livres t\rnois comme subv5tion leurs dp5ses2 qu'il leur avait remis des lettres o t\t ceci tait relat1 leur avait donn sa bndiction et que depuis c9q ans dj ils c\rai5t le monde4 ,quelques j\rs aprs1 le j\r de sa9t ,jehan ,dcolace1 c'e/--dire le #bi aot1 arriva le commun1 lequel on ne laissa po9t entr] d$ans ,p>is1 mais p> ju/ice fut log la ,*apelle-,sa9t-,d5is4 ,leur nombre se montait environ c5t v+t p]sonnes1 tant hommes que femmes et enfants4 ,ils assur5t qu'en quittant leur pays ils tai5t de mille d\ze c5ts2 que le re/e tait mort en r\te avec le roi et la re9e2 que ceux qui avai5t survcu esprai5t possd] encore des bi5s en ce monde1 #cag c> le ,sa9t-,pre leur avait promis pays bon et f]tile1 qu& ils aurai5t a*ev leur pnit5ce4 ,lorsqu'ils fur5t la ,*apelle1 on ne vit jamais plus de g5s la bndiction du ,l&it1 tant de ,sa9t-,d5is1 de ,p>is que de ses environs la f\le acc\rait p\r les voir4 ,leurs enfants1 g>ons et filles1 tai5t on ne peut plus habiles faiseurs de t\rs4 ,ils avai5t presque t\s les oreilles p]ces1 et *aque oreille un ou deux anneaux d'arg5t2 et ils disai5t que c'tait g5tillesse en leur pays2 ils tai5t trs noirs1 avai5t les *eveux crpus4 ,les femmes tai5t les plus laides et les plus noires qu'on pt voir2 t\tes avai5t le visage c\v]t de plaie1 les *eveux noirs comme la queue d'un *eval1 p\r t\te robe une vieille flaussoie ou s*iav9a1 lie sur l'paule p> une corde ou un morceau de drap1 et dess\s un pauvre roquet ou une *emise p\r t\t habillem5t4 ,bref1 c'tai5t les plus pauvres cratures que de mmoire d'ge on et jamais vues en ,france4 ,et nanmo9s leur pauvret1 ils avai5t p>mi eux des sorcires qui reg>dai5t les ma9s des g5s et disai5t *acun ce qui lui tait arriv et ce qui devait lui adv5ir2 et elles jetai5t le dsordre dans les mnages1 c> elles disai5t au m>i3 ,ta femme444 ta femme444 ta femme t'a fait c\x1 la femme3 ,ton m>i444 t'a faite444 c\lpe2 et1 qui pis e/1 en p>lant aux g5s p> art magique1 p> l'ennemi d'enf] ou p> habilet1 elles vidai5t leurs b\rses et emplissai5t les leurs2 et le b\rgeois de ,p>is qui r5d compte de ces faits aj\te3 ,et vraim5t je fus trois ou quatre fois p\r p>l] eux1 mais oncques ne m'ap]u d'un d5i] de p]te2 mais a9si le disait le peuple p>t\t1 tant que la n\velle en v9t #cah l'vque de ,p>is1 lequel y alla1 et mme avec lui un frre m9eur1 nomm le petit ,jacob91 lequel1 p> le comm&em5t de l'vque1 fit l une belle prdication en excommuniant t\s ceux et celles qui se faisai5t et avai5t cru et montr leur ma9s4 ,et conv9t qu'ils s'en allass5t1 et si p>tir5t le j\r de ,notre-,dame de septembre1 le #h1 et s'en allr5t v]s ,pontoise4 ,on ignore s'ils cont9ur5t leur voyage en se dirigeant t\j\rs a9si v]s le nord de la capitale1 mais il e/ c]ta9 que leur s\v5ir e/ re/ dans un des co9s du dp>tem5t du ,nord4 ,il exi/e en effet dans un bois prs du village de ,hamel1 et c9q c5ts pas d'un monum5t de six pi]res druidiques1 une fonta9e appele ,cuis9e des sorci]s2 et1 dit la tradition1 c'e/ l que se reposai5t et se dsaltrai5t les ,c>a m>as1 lesquels sont assurm5t les ,c>as'm>1 c'e/--dire les bohmi5s1 sorci]s et dev9s ambulants auxquels les anci5nes *>tes du pays de ,fl&re accordai5t le droit d'tre n\rris p> les habitants4 ,ils ont quitt ,p>is1 mais leur place il en v9t d'autres1 et la ,france n'e/ pas mo9s exploite p> eux que les autres pays4 ,on ne les voit db>qu] ni en ,anglet]re1 ni en ,ecosse1 et p\rtant ils sont bi5tt dans ce d]ni] royaume plus de c5t mille#af4 ,on les y appelle ce>d et caird1 ou comme qui dirait artisans1 mon\vri]s1 p>ce que1 ce mot cossais e/ driv du k]1 sanscrit d'o vi5n5t le v]be faire1 ,k]-ab5 des ,bohmi5s et le lat9 c]do 7saveti]71 ce qu'ils ne sont #cai pas4 ,si on ne les voit pas non plus cette poque au nord de l',espagne1 o les *rti5s s'abrit5t contre la dom9ation musulmane1 c'e/ sans d\te qu'ils se plais5t mieux au sud avec les ,arabes1 mais1 s\s ,jean ,,ii1 on les di/+ue bi5 de ces d]ni]s1 sans savoir p\rtant d'o ils vi5n5t4 ,quoi qu'il en soit1 p>tir de cette poque1 ils sont gnralem5t connus sur t\t le cont95t europen4 ,une des b&es du roi ,s9del s'e/ prs5te ,ratisbonne en #adcc1 et ,s9del lui-mme campe en ,bavire avec sa rs]ve en #adci4 ,il semble v5ir alors de ,bohme1 c> les ,bav>ois1 oublieux de ceux de #adcc qui se sont donns p\r gypti5s1 les appell5t ,bohmi5s4 ,c'e/ s\s ce nom qu'ils rep>aiss5t en ,france et y sont connus dsormais4 ,bon gr1 mal gr1 on les supporte4 ,les uns c\r5t les montagnes et *]*5t l'or dans les rivires1 les autres =g5t des f]s de *eval et des *anes de *i5s2 ceux-ci1 plus m>audeurs que pl]9s1 se gliss5t et furt5t p>t\t et p>t\t vol5t et escamot5t4 ,il en e/ qui pr5n5t le p>ti de se fix] et qui1 fatigus de t\j\rs dress] et lev] leurs t5tes1 se creus5t des bordeils1 huttes c>res de quatre six pi$s1 s\s t]re1 et rec\v]tes d'une toiture de bran*ages dont l'arte1 *eval sur deux poteaux en ,y1 ne s'lve gure plus de deux pi$s au-dessus du sol4 ,c'e/ dans cette tanire1 dont il n'e/ gure re/ en ,france d'autre s\v5ir que le nom1 que s'entasse ple-mle t\te une famille2 c'e/ dans ce b\ge1 qui n'a d'autre ouv]ture que la porte et un tr\ p\r la fume1 que le pre =ge1 que les enfants1 accr\pis aut\r du feu1 font all] le s\fflet1 et que la mre fait all] le pot o ne b\t jamais que #cbj le fruit de quelques l>c9s2 c'e/ dans ce repaire1 o p5d5t1 de longs cl\s de bois1 quelques vieilles nippes1 une bride et un havresac1 dont t\s les meubles consi/5t en une enclume1 des p9ces et un m>teau1 c'e/ l1 dis-je1 que se donn5t r5dez-v\s la crdulit et l'am\r1 la demoiselle et le *evali]1 la *tela9e et le page2 c'e/ l qu'ils vi5n5t ouvrir leur ma9s blan*es et nues aux reg>ds pntrants de la sibylle2 c'e/ l que l'am\r s'a*te1 que le bonheur se v5d1 que le m5songe se paie2 c'e/ de l que sort5t les saltimbanques et les tireurs de c>tes1 la robe toile et le bonnet po9tu du magici51 les tru&s et l'argot1 les danseuses de la rue et les filles de joie4 ,c'e/ le royaume de fa9antise et de truph]ie1 de la villonie et des fran*es lipes2 ce sont g5s t\t faire p\r ne ri5 faire1 comme dit un naf conteur du moy5 ge2 et un savant aussi di/+u que mode/e1 ,m4 ,vaillant1 auteur d'une ,hi/oire spciale des ,rom-,muni ou ,bohmi5s1 dont n\s citons ici quelques pages1 bi5 qu'il leur donne une gr&e importance dans l'hi/oire sac]dotale de l'anci5 monde1 n'en fait pas un portrait flatt4 ,aussi n\s raconte-t-il comm5t ces prote/ants tranges des civilisations primitives1 trav]sant les ges avec une maldiction sur le front et la rap9e dans les ma9s1 ont excit d'abord la curiosit puis la dfiance1 puis enf9 la proscription et la ha9e des *rti5s du moy5 ge4 ,on comprit combi5 p\vait tre dang]eux ce peuple sans patrie1 p>asite du monde enti] et citoy5 de nulle "p2 ces bd\9s qui trav]sai5t les empires comme des ds]ts1 ces voleurs errants1 et qui s'ins9uai5t p>t\t sans se fix] jamais4 ,aussi bi5tt dev9r5t-ils p\r le peuple1 des sorci]s1 #cba des dmons mme1 des jeteurs de sorts1 des enleveurs d'enfants1 et il y avait du vrai dans t\t cela2 on les accusa p>t\t de clbr] en secret d'affreux my/res4 ,bi5tt la rumeur devi5t gnrale1 on les fait responsables de t\s les meurtres ignors1 de t\s les enlvem5ts my/rieux2 comme les ,grecs de ,damas accusr5t les ,juifs d'avoir tu un des leurs p\r en boire le sang2 et l'on assure qu'ils prfr5t les jeunes g>ons et les jeunes filles de d\ze qu9ze ans4 ,c'e/ sans d\te un sr moy5 de les faire pr5dre en horreur et d'loign] d'eux la jeunesse2 mais ce moy5 e/ odieux2 c> le peuple et l'enfant ne sont que trop crdules1 et la peur eng5drant la ha9e1 il en nat la p]scution4 ,a9si1 c'en e/ fait6 non-seulem5t on les vite1 on les fuit1 mais on leur refuse le feu et l'eau2 l',europe e/ dev5ue p\r eux les ,indes1 et t\t *rti5 s'e/ fait contre eux un ,brahmane4 ,en c]ta9s pays1 si quelque jeune fille1 en ayant piti1 s'appro*e de l'un d'eux p\r lui mettre dans la ma9 une pice de monnaie3 ,pr5ez g>de1 ma mie1 lui crie la g\v]nante p]due1 c'e/ un ,katkaon1 un ogre qui vi5dra v\s suc] le sang cette nuit p5dant votre sommeil2 et la jeune fille recule en frissonnant2 si quelque jeune g>on passe assez prs d'eux p\r que son ombre se dess9e sur la muraille auprs de laquelle ils sont assis1 o t\te une famille mange ou se repose au soleil3 ,au l>ge6 enfant1 lui crie son pdagogue1 ces ,/rigo 7vampires7 vont pr5dre votre ombre2 et votre me ira dans] avec eux le sabbat t\te l't]nit4 ,c'e/ a9si que la ha9e du *rti5 ressuscite contre eux les lmures et les f>fadets1 les vampires et les ogres2 et *acun de glos] sur #cbb leur compte4--,ne s]ai5t-ce pas1 dit l'un1 les desc5dants de ce ,mambrs qui osa rivalis] de miracle avec ,mose8 ,ne sont-ils pas envoys p> le roi d',egypte p\r inspect] p> le monde les enfants d',isral et leur r5dre leur sort pnible8--,je croirais1 dit un autre1 que ce sont les b\rreaux dont s'e/ s]vi ,hrode p\r ext]m9] les n\veau-ns de ,be?lem4--,v\s v\s trompez1 dit un troisime1 ces paens n'ent5d5t pas un mot d'gypti51 leur langue en r5f]me1 au contraire1 beauc\p d'hbreux4 ,ce ne sont donc que les impurs rejetons de cette race abjecte qui dormait en ,jude dans les spulcres aprs avoir dvor les cadavres qu'ils r5f]mai5t4--,erreur6 erreur6 s'crie un quatrime3 ce sont t\t bonnem5t ces mcrants de ,juifs eux-mmes que l'on a torturs1 *asss et brls en #acdh1 p\r avoir empoisonn nos puits et nos cit]nes1 et qui revi5n5t p\r recomm5c]4--,eh6 qu'importe8 aj\te le d]ni]1 gypti5s ou ,juifs1 ,essni5s ou ,*usi5s1 ,ph>aoni5s ou ,caphtori5s1 ,bali/>i d',assyrie ou ,phili/9s de ,kanaan1 ce sont des r5gats1 ils l'ont dit en ,saxe1 en ,france1 p>t\t1 il faut les p5dre et les brl]4 ,note #af3 ,borrew4 ,bi5tt on enveloppe dans leur proscription ce livre trange qui leur s]t consult] le sort et r5dre des oracles4 ,ces c>tons b>iols de figures incomprh5sibles et qui sont 7on ne s'en d\te pas7 le rsum monum5tal de t\tes les rvlations de l'anci5 monde1 la clef des hiroglyphes gypti5s1 les clavicules de ,salomon1 les critures primitives d',hno* et d',h]ms4 ,ici l'auteur que n\s v5ons de cit]1 fait preuve d'une sagacit s+ulire1 il p>le du t>ot en homme qui ne le compr5d pas encore p>faitem5t1 mais qui l'a pr(ondm5t tudi2 aussi voyons ce qu'il en dit3 #cbc ,la =me1 la disposition1 l'arrangem5t de ces tablettes et les figures qu'elles reprs5t5t1 bi5 que div]sem5t modifies p> le temps1 sont si manife/em5t allgoriques1 et les allgories en sont si con=mes la doctr9e civile1 philosophique et religieuse de l'antiquit1 qu'on ne peut s'emp*] de les reconnatre p\r la syn?se de t\t ce qui faisait la foi des anci5s peuples4 ,p> t\t ce qui prcde1 n\s avons suffisamm5t donn ent5dre qu'il e/ une dduction du livre sidral d',hno* qui e/ ,hno*ia2 qu'il e/ model sur la r\e a/rale d',a?or1 qui e/ ,a/>o?2 que1 semblable l'ot-t>a indi51 ours polaire ou arc-tura du ,sept5trion1 il e/ la =ce majeure 7t>ie7 sur laquelle s'appui5t la solidit du monde et le firmam5t sidral de la t]re2 que1 consquemm5t1 comme l'ours polaire dont on a fait le *> du soleil1 le *>iot de ,david et d',ar?ur1 il e/1 l'heur grec1 le de/9 *9ois1 le has>d gypti51 le sort des ,rmes2 et qu'en t\rnant sans cesse aut\r de l'ours du ple1 les a/res dr\l5t la t]re le fa/e et le nfa/e1 la lumire et l'ombre1 le *aud et le froid1 d'o dc\l5t le bi5 et le mal1 l'am\r et la ha9e qui font le bonheur et le malheur des hommes4 ,si l'orig9e de ce livre se p]d dans la nuit des temps1 au po9t que l'on ne sa*e ni o ni qu& il fut inv5t1 t\t porte croire qu'il e/ d'orig9e indo-t>t>e et que1 div]sem5t modifi p> les anci5s peuples1 selon les nuances de leurs doctr9es et le c>actre de leurs sages1 il tait un des livres de leurs sci5ces occultes1 et peut-tre mme l'un de leurs livres sybill9s4 ,n\s avons suffisamm5t fait entrevoir la r\te #cbd qu'il a pu t5ir p\r arriv] jusqu' n\s2 n\s avons vu qu'il avait d tre connu des ,roma9s1 et qu'il avait pu leur tre apport non-seulem5t aux premi]s j\rs de l'empire1 mais dj mme ds les premi]s temps de la rpublique1 p> ces nombreux trang]s qui1 v5us d',ori5t et initis aux my/res de ,bac*us et d',isis1 apportr5t leur sci5ce aux hriti]s de ,numa4 ,m4 ,vaillant ne dit pas que les quatre signes hiroglyphiques du t>ot1 les btons1 les c\pes1 les pes et les d5i]s ou cycles d'or1 se tr\v5t dans ,homre1 sculpts sur le b\cli] d',a*ille1 mais suivant lui3 ,les c\pes gal5t les arcs ou ar*es du temps1 les vases ou vaisseaux du ciel4 ,les d5i]s gal5t les a/res1 les sidres1 les toiles2 les pes gal5t les feux1 les flammes1 les rayons2 les btons gal5t les ombres1 les pi]res1 les arbres1 les plantes4 ,l'z de c\pe e/ le vase de l'univ]s1 ar*e de la vrit du ciel1 pr9cipe de la t]re4 ,l'z de d5i] e/ le soleil1 oeil unique du monde1 alim5t et lm5t de la vie4 ,l'z d'pe e/ la lance de ,m>s1 s\rce de gu]res1 de malheurs1 de victoires4 ,l'z de bton e/ l'oeil du s]p5t1 la h\lette du ptre1 l'aiguillon du b\vi]1 la massue d',h]cule1 l'emblme de l'agriculture4 ,le #b de c\pe e/ la va*e1 io ou isis1 et le boeuf apis ou mnevis4 ,le #c de c\pe e/ isis1 la lune1 dame et re9e de la nuit4 ,le #c de d5i] e/ osiris1 le soleil1 seigneur et roi du j\r4 #cbe ,le #i de d5i] e/ le messag] ,m]cure ou l'ange ,gabriel4 ,le #i de c\pe e/ la ge/ation du bon de/91 d'o nat le bonheur4 ,enf91 n\s dit ,m4 ,vaillant1 il exi/e un tableau *9ois compos de c>actres qui =m5t de gr&s comp>tim5ts en c>r long1 t\s gaux1 et prcism5t de la mme gr&eur que les c>tes du t>ot4 ,ces comp>tim5ts sont di/ribus en six colonnes p]p5diculaires1 dont les c9q premires r5f]m5t quatorze comp>tim5ts *acune1 en t\t soixante et dix2 t&is que la sixime qui n'e/ remplie qu' moiti1 n'en conti5t que sept4 ,d'ailleurs1 ce tableau e/ =m d'aprs la mme comb9aison du nombre #g2 *aque colonne ple9e e/ de #b fois #g #ad1 et celle qui ne l'e/ qu' demi en conti5t sept4 ,il ressemble si bi5 au t>ot1 que les quatre c\leurs du t>ot empliss5t ses quatre premires colonnes2 que de ses #ba at\ts #ad empliss5t la c9quime colonne1 et les #g autres at\ts la sixime4 ,cette sixime colonne des #g at\ts e/ donc celle des six j\rs de la sema9e de cration4 ,or1 selon les ,*9ois1 ce tableau remonte aux premi]s ges de leur empire1 au dess*em5t des eaux du dluge p> ,iao2 on peut donc conclure qu'il e/ ou l'orig9al ou la copie du t>ot1 et1 dans t\s les cas1 que le t>ot e/ antrieur ,mose1 qu'il remonte l'orig9e des sicles1 l'poque de la confection du ,zodiaque1 et consquemm5t qu'il compte #f1fjj ans d'exi/5ce#ag4 ,note #ag3 ,p\r t\t ce qui e/ du t>ot1 voir ,c\rt de ,gebel91 #a vol4 9-#h1 et le ,dogme et rituel de la haute magie1 p> liphas ,lvi4 #ahef1 #b vol4 9-#h1 avec #bc figures4 #cbf ,tel e/ ce t>ot des ,rmes1 dont p> antilogie les ,hbreux ont fait la torah ou loi de ,jhova4 ,lo9 d'tre alors un jeu1 comme auj\rd'hui1 il tait un livre1 un livre srieux1 le livre des symboles et des emblmes1 des analogies ou des rapports des a/res et des hommes1 le livre du de/91 l'aide duquel le sorci] dvoilait les my/res du sort4 ,ses figures1 leurs noms1 leur nombre1 les sorts qu'on en tirait1 en fir5t naturellem5t1 p\r les *rti5s1 l'in/rum5t d'un art diabolique1 d'une oeuvre de magie2 aussi conoit-on avec quelle rigueur ils dur5t le proscrire ds qu'il leur fut connu p> les abus de confiance que l'indiscrtion des ,sagi commettait sur la crdulit publique4 ,c'e/ alors que1 la foi en sa p>ole se p]dant1 le t>ot dev9t jeu1 et que ses tablettes se modifir5t selon le gt des peuples et l'esprit du sicle4 ,c'e/ de ce jeu des t>ots que sont issues nos c>tes j\]1 dont les comb9aisons sont aussi infrieures celles du t>ot que le jeu de dames l'e/ au jeu d'*ecs4 ,c'e/ donc tort que l'on fixe l'orig9e des c>tes mod]nes au rgne de ,*>les ,,vi2 c> ds #accb1 les initis l'ordre de la b&e1 tabli p> ,alphonse ,,xi1 roi de ,ca/ille1 faisai5t dj s]m5t de ne pas j\] aux c>tes4 ,s\s ,*>les ,v1 dit le ,sage1 sa9t ,b]n>d de ,si5ne condamnait au feu les c>tes1 dites alors triomphales1 du jeu de triomphe que l'on j\ait dj en l'honneur du triomphateur ,osiris ou ,ormuzd1 l'une des c>tes du t>ot2 d'ailleurs1 ce roi lui-mme les proscrivait1 en #acfi1 et le petit ,jean de ,sa9tr ne fut honor de ses faveurs que p>ce qu'il n'y j\ait pas4 ,alors on les appelait1 en ,espagne1 napes1 et mieux1 en ,italie1 nabi1 p>ce que les nabi sont les diablesses1 les sybilles1 les py?onisses4 #cbg ,m4 ,vaillant1 que n\s v5ons de laiss] p>l]1 suppose donc que le t>ot a t modifi et *ang1 ce qui e/ vrai p\r les t>ots allem&s figures *9oises3 mais ce qui n'e/ vrai ni p\r les t>ots itali5s qui sont seulem5t altrs dans quelques dtails1 ni p\r les t>ots de ,besanon1 dans lesquels on retr\ve encore des traces des hiroglyphes gypti5s primitifs4 ,n\s avons dit1 dans notre ,dogme et ,rituel de la haute magie1 combi5 fur5t mal5contreux les travaux d',etteilla ou d',alliette sur le t>ot4 ,ce coiffeur illum9 n'ayant russi1 aprs tr5te ans de comb9aisons1 qu' crer un t>ot bt>d dont les clefs sont int]v]ties1 dont les nombres ne s'accord5t plus avec les signes1 un t>ot1 en un mot1 la conv5ance d',etteilla et la mesure de son intellig5ce qui tait lo9 d'tre m]veilleuse4 ,n\s ne croyons pas1 avec ,m4 ,vaillant1 que les bohmi5s fuss5t les propritaires lgitimes de cette clef des initiations4 ,ils la devai5t sans d\te l'infidlit ou l'imprud5ce de quelque kabbali/e juif4 ,les bohmi5s sont orig9aires de l',inde1 leur hi/ori5 l'a pr\v avec assez de vraisemblance4 ,or1 le t>ot que n\s avons encore et qui e/ celui des bohmi5s1 e/ v5u de l'gypte en passant p> la ,jude4 ,les clefs de ce t>ot1 en effet1 se rapport5t aux lettres de l'alphabet hbraque1 et quelques-unes des figures reproduis5t mme la =me des c>actres de cet alphabet sacr4 ,qu'tait-ce donc que ces bohmi5s8 ,c'tait1 comme l'a dit le pote3 ,le re/e immonde ,d'un anci5 monde2 c'tait une secte de gno/iques indi5s que leur communisme #cbh exilait de t\te la t]re4 ,c'tai5t1 comme ils le disai5t presque eux-mmes1 des pr(anateurs du gr& arcane1 livrs une maldiction fatale4 ,tr\peau g> p> quelque faquir en?\sia/e1 ils s'tai5t faits voyageurs sur la t]re1 prote/ant contre t\tes les civilisations au nom d'un prt5du droit naturel qui les disp5sait presque de t\t devoir4 ,or1 le droit qui veut s'impos] en s'affran*issant du devoir1 c'e/ l'agression1 c'e/ le pillage1 c'e/ la rap9e1 c'e/ le bras de ,can lev contre son frre1 et la socit qui se df5d semble v5g] la mort d',abel4 ,en #ahdj1 des ouvri]s du faub\rg ,sa9t-,anto9e1 las1 disai5t-ils1 d'tre tromps p> les j\rnali/es et de s]vir d'in/rum5ts aux ambitions des beaux p>leurs1 rsolur5t de fond] eux-mmes et de rdig] un j\rnal d'un radicalisme pur et d'une logique sans faux-fuyants et sans ambages4 ,ils se runir5t donc et t9r5t conseil p\r tablir c>rm5t leurs doctr9es2 ils pr5ai5t p\r base la devise rpublica9e3 lib]t1 galit et le re/e4 ,la lib]t leur semblait impossible avec le devoir de travaill]1 l'galit avec le droit d'acqurir1 et ils conclur5t au communisme4 ,mais l'un d'eux fit obs]v] que dans le communisme les plus intellig5ts prsid]ai5t au p>tage et se f]ai5t la "p du lion4 ,il fut donc arrt que p]sonne n'aurait droit la supriorit intellectuelle4 ,quelqu'un rem>qua que la beaut physique mme con/itue une ari/ocratie1 et l'on dcrta l'galit de la laideur4 ,puis1 comme on s'atta*e la t]re en la cultivant1 il fut dcid que les vrais communi/es ne p\vant tre #cbi agriculteurs1 n'ayant que le monde p\r patrie et l'humanit p\r famille1 ils devai5t s'organis] en c>avanes et faire t]nellem5t le t\r du monde4 ,ce que n\s racontons ici n'e/ pas une p>abole1 n\s avons connu les p]sonnages prs5ts cette dlibration1 n\s avons lu le premi] numro de leur j\rnal intitul l',humanitaire1 qui fut p\rsuivi et supprim en #ahda 7voir les procs de presse de cette poque74 ,si ce j\rnal et pu cont9u]1 si la secte naissante et recrut des adeptes1 comme faisait alors mme l'anci5 procureur ,cabet p\r l'migration ic>i5ne1 une n\velle b&e de bohmi5s se ft organise et la tru&]ie errante compt]ait un peuple de plus4 ,,*apitre ,,iii4 ,l,,g5de ,,et ,,hi/oire ,,de ,,raymond ,,lulle4 ,,sommaire4--,ses travaux1 son gr& art1 p\rquoi on l'appelle le ,docteur illum94--,ses ?ories en philosophie h]mtique4--,la magie *ez les ,arabes4--,ides de ,raymond ,lulle sur l',ant*ri/ et sur la sci5ce univ]selle4 ,l'glise1 comme n\s l'avons dit1 avait proscrit l'initiation en ha9e des pr(anations de la gnose4 ,qu& ,mahomet arma dans l',ori5t le fanatisme contre la foi1 la pit qui ignore et qui prie1 il v9t oppos] la crdulit sauvage qui combat4 ,ses successeurs prir5t pi$ dans l',europe et m5acr5t bi5tt de l'envahir4 ,la ,provid5ce n\s *tie1 disai5t les *rti5s2 et les musulmans rpondai5t3 ,la fatalit e/ p\r n\s4 #ccj ,les juifs kabbali/es1 qui craignai5t d'tre brls comme sorci]s dans les pays ca?oliques1 se rfugir5t prs des ,arabes qui tai5t leurs yeux des hrtiques1 mais non pas des idoltres4 ,ils en admir5t quelques-uns la connaissance des my/res1 et l'islamisme1 dj triomphant p> la =ce1 put aspir] bi5tt triomph] aussi p> la sci5ce de ceux que l',arabie lettre appelait avec dda9 les ,b>b>es de l',occid5t4 ,le gnie de la ,france avait oppos aux envahissem5ts de la =ce les c\ps de son m>teau t]rible4 ,un doigt gant de f] avait trac une ligne devant la m>e montante des armes mahomtanes1 et la gr&e voix de la victoire avait cri au flot3 ,tu n'iras pas plus lo94 ,le gnie de la sci5ce suscita ,raymond ,lulle qui rev5diqua p\r le ,sauveur1 fils de ,david1 l'hritage de ,salomon1 et qui appela p\r la premire fois les enfants de la croyance aveugle aux spl5deurs de la connaissance univ]selle4 ,il faut voir avec quel mpris p>l5t encore de ce gr& homme les faux savants et les faux sages6 ,mais aussi l'in/9ct populaire l'a v5g4 ,le roman et la lg5de se sont emp>s de son hi/oire4 ,on n\s le reprs5te am\reux comme ,abail>d1 initi comme ,fau/1 al*imi/e comme ,h]ms1 pnit5t et savant comme sa9t ,jrme1 voyageur comme le ,juif errant1 pieux et illum9 comme sa9t ,franois d',assises1 m>tyr enf9 comme sa9t ,eti5ne1 et glorieux dans la mort comme le ,sauveur du monde4 ,comm5ons p> le roman2 c'e/ un des plus t\*ants et des plus beaux que n\s connaissions3 ,un j\r de diman*e de l'anne #abej1 #cca ,palma1 dans l',ile de ,majorque1 une dame sage et belle1 nomme ,ambrosia di ,ca/ello1 native de ,gnes1 se r5dait l'glise4 ,un cavali] de haute m9e et ri*em5t vtu passait dans la rue2 il voit la dame1 il s'arrte comme f\droy2 elle entre dans l'glise et va disp>atre dans l'ombre du por*e4 ,le cavali]1 sans savoir ce qu'il fait1 lance son *eval et entre aprs elle au milieu des fidles effrays3 gr&e rumeur et gr& sc&ale4 ,le cavali] e/ connu2 c'e/ le seigneur ,raymond ,lulle1 sn*al des les et maire du palais3 il a une femme et trois enfants2 deux fils1 l'un1 nomm ,raymond comme lui2 l'autre1 ,guillaume1 et une fille nomme ,madele9e4 ,madame ,ambrosia di ,ca/ello e/ galem5t m>ie et j\it1 de plus1 d'une rputation sans ta*e4 ,raymond ,lulle passait alors p\r un gr& sducteur4 ,son entre que/re dans l'glise de ,palma fit gr& bruit dans la ville4 ,ambrosia1 t\te confuse1 consulta son m>i qui tait sans d\te un homme sage et qui ne tr\va pas que sa femme ft (f5se p>ce que sa beaut avait t\rn la tte d'un jeune et brillant seigneur2 mais il conseilla ,ambrosia de gurir son fol adorateur p> la folie mme dont elle tait cause4 ,dj ,raymond ,lulle avait crit la dame p\r s'excus] ou p\r s'accus] davantage4 ,ce qu'elle lui avait inspir1 disait-il1 tait trange1 surhuma91 fatal3 il respectait son honneur1 ses affections qu'il savait app>t5ir un autre4 ,mais il tait t\* de la f\dre1 il lui fallait des dv\em5ts1 des sacrifices faire1 des miracles accomplir1 des pnit5ces de /ylite1 des pr\esses de *evali] errant4 ,ambrosia lui rpondit3 #ccb ,p\r rpondre un am\r que v\s dites surhuma91 il me faudrait une exi/5ce immortelle4 ,il faudrait que cet am\r hroquem5t et ple9em5t sacrifi notre devoir p5dant t\te la vie des tres qui n\s sont *]s 7et je dsire qu'elle soit longue71 pt crer une t]nit p\r n\s au mom5t o ,dieu et le monde n\s p]mettrai5t de n\s aim]4 ,on dit qu'il exi/e un lixir de vie2 t*ez de le tr\v]1 et qu& v\s s]ez sr de votre dc\v]te1 v5ez me voir4 ,jusque-l1 vivez p\r votre femme et vos enfants1 comme je vivrai p\r mon m>i que j'aime1 et si v\s me r5contrez dans la rue1 ne me reconnaissez mme pas4 ,c'tait un cong gracieux qui remettait1 comme on le voit1 notre am\reux aux cal5des grecques2 mais il ne l'ent5dit pas a9si1 et1 p>tir de ce j\r1 le brillant seigneur disp>ut p\r faire place un sombre et grave al*imi/e4 ,don ,juan tait dev5u ,fau/4 ,des annes se passr5t4 ,la femme de ,raymond ,lulle m\rut1 ,ambrosia di ,ca/ello1 son t\r1 fut veuve2 mais l'al*imi/e semblait l'avoir oublie p\r ne s'occup] plus que du gr& oeuvre4 ,un j\r1 enf91 la veuve tant seule1 on lui annonce ,raymond ,lulle3 elle voit entr] un vieill>d ple et *auve qui t5ait la ma9 une fiole ple9e d'un lixir r\ge comme le feu2 il s'avance en *ancelant et la *]*e des yeux3 elle e/ devant lui et il ne la reconnat pas1 c> dans sa p5se elle e/ t\j\rs jeune et belle comme dans l'glise de ,palma4 ,c'e/ moi1 dit-elle enf91 que me v\lez-v\s8 ,a l'acc5t de cette voix1 l'al*imi/e tressaille1 il la reconnat1 il croit la voir jeune #ccc encore1 il se jette ses pi$s1 et1 lui t5dant la fiole avec dlire3 ,t5ez1 dit-il1 pr5ez1 buvez1 c'e/ la vie4 ,j'ai mis l-d$ans tr5te ans de la mi5ne1 mais je l'ai essay1 j'en suis sr1 c'e/ l'lixir d'immortalit6 --,comm5t l'avez-v\s essay8 dit ,ambrosia avec un tri/e s\rire4 --,depuis deux mois1 dit ,raymond1 aprs avoir bu une quantit d'lixir p>eille celle-l1 je me suis ab/5u de t\te n\rriture4 ,la faim m'a tordu les entrailles1 mais non-seulem5t je ne suis pas mort1 je puis dire que je s5s en moi plus de vie et plus de =ce que jamais4 --,je v\s crois1 dit ,ambrosia1 mais cet lixir qui cons]ve la vie ne fait pas rev5ir la jeunesse1 mon pauvre ami1 reg>dez-v\s1 et elle lui prs5tait un miroir4 ,raymond ,lulle recula4 ,jamais1 depuis tr5te ans1 il n'avait song se reg>d]4 ,ma9t5ant1 ,raymond1 reg>dez-moi1 dit ,ambrosia en dc\vrant ses *eveux blancs2 puis1 dta*ant l'agrafe de sa robe1 elle lui montra son se9 qui avait t presque entirem5t rong p> un canc]3 ,e/-ce cela1 aj\ta-t-elle1 que v\s v\lez immortalis]8 ,puis1 voyant l'al*imi/e con/]n3 c\tez-moi1 dit-elle1 depuis tr5te ans je v\s aime et je ne veux pas v\s condamn] la prison p]ptuelle dans le corps d'un vieill>d2 ne me condamnez pas1 votre t\r4 ,faites-moi grce de cette mort qu'on nomme la vie4 ,laissez-moi me trans=m] p\r revivre1 retrempons-n\s dans la jeunesse t]nelle4 ,je ne veux pas de votre lixir qui prolonge la nuit de la tombe1 j'aspire l'immortalit4 #ccd ,raymond ,lulle jeta alors t]re la fiole qui se brisa4 ,je v\s dlivre1 dit-il1 et je re/e en prison p\r v\s4 ,vivez dans l'immortalit du ciel1 moi1 je suis condamn p\r jamais la mort vivante de la t]re4 ,puis1 ca*ant son visage dans ses ma9s1 il s'enfuit en fondant en l>mes4 ,quelques mois aprs1 un mo9e de l'ordre de sa9t ,franois assi/ait ,ambrosia di ,ca/ello ses d]ni]s mom5ts3 ce mo9e1 c'tait ,raymond ,lulle4 ,ici1 le roman se t]m9e et la lg5de va comm5c]4 ,cette lg5de ne faisant qu'un seul homme des trois ou quatre ,raymond ,lulle qui ont exi/ diffr5tes poques1 donne l'al*imi/e rep5tant plusieurs sicles d'exi/5ce et d'expiation4 ,le j\r o naturellem5t le pauvre adepte devait m\rir1 il ress5tait t\tes les angoisses de l'agonie1 puis1 dans une crise suprme1 il s5tait la vie le repr5dre1 comme le vaut\r de ,prom?e repr5ait son fe/9 r5aissant4 ,le ,sauveur du monde1 qui dj lui t5dait la ma91 r5trait tri/em5t dans le ciel qui se ref]mait1 et ,raymond ,lulle se retr\vait sur la t]re sans espoir de jamais m\rir4 ,il se mit pri] et dv\a son exi/5ce aux bonnes oeuvres2 ,dieu lui accordait t\tes ses grces except la mort1 et que faire des autres sans celle-l qui doit les complt] et les c\ronn] t\tes8 ,un j\r l'arbre de la sci5ce lui app>ut *>g de ses fruits lum9eux2 il comprit l'tre et ses h>monies1 il dev9a la kabbale1 il jeta les bases et traa le plan d'une sci5ce univ]selle1 et depuis ce temps on ne l'appela plus que le docteur illum94 #cce ,il avait tr\v la gloire4 ,cette fatale rcomp5se du travail que ,dieu dans sa misricorde n'envoie gure aux gr&s hommes qu'aprs leur mort p>ce qu'elle enivre et empoisonne les vivants4 ,mais ,raymond ,lulle qui n'avait pu m\rir p\r lui faire place devait cra9dre encore de la voir m\rir avant lui1 et cette gloire ne lui semblait tre qu'une drision de son immortelle in=tune4 ,il savait faire de l'or et il p\vait a*et] le monde et t\s ses monum5ts sans p\voir s'assur] la j\issance d'un seul tombeau4 ,c'tait le pauvre de l'immortalit4 ,p>t\t il allait m5diant la mort et p]sonne ne p\vait la lui donn]4 ,il avait pris corps corps la philosophie des ,arabes1 il luttait victorieusem5t contre l'islamisme et avait t\t r$\t] du fanatisme des sectaires2 t\t r$\t]1 c'e/--dire peut-tre quelque *ose espr]1 et ce qu'il esprait1 c'tait la mort4 ,il prit p\r dome/ique un jeune ,arabe des plus fanatiques et se posa devant lui en flau de la doctr9e de ,mahomet4 ,l'arabe assass9a son matre1 c'tait ce que ,raymond ,lulle att5dait1 mais il n'en m\rut pas comme il l'avait espr1 ne put obt5ir la grce de son assass9 et eut un remords sur la consci5ce au lieu de la dlivrance et de la paix4 ,a pe9e guri de ses blessures1 il s'emb>que et "p p\r ,tunis2 il y pr*e publiquem5t le *ri/ianisme1 mais le bey admirant sa sci5ce et son c\rage le df5d contre la fureur du peuple et le fait emb>qu] avec t\s ses livres4 ,raymond ,lulle revi5t1 pr*e ,bne1 ,b\gie et dans d'autres villes d',afrique2 les musulmans /upfaits n'os5t mettre la ma9 sur lui4 ,il ret\rne #ccf enf9 ,tunis1 et amassant le peuple dans les rues1 il s'crie qu'il a t dj *ass du pays1 mais qu'il y revi5t af9 de confondre les dogmes impies de ,mahomet et de m\rir p\r ,jsus-,*ri/4 ,cette fois t\te protection e/ impossible1 le peuple furieux le p\rsuit1 c'e/ une vritable sdition2 il fuit p\r les excit] davantage1 il e/ dj bris de c\ps1 inond de sang1 c\v]t de blessures1 et il vit t\j\rs4 ,il tombe enf9 littralem5t enseveli s\s une montagne de pi]res4 ,la nuit suivante1 deux m>*&s gnois1 nomms ,eti5ne ,colon et ,l\is de ,pa/orga1 passant en ple9e m]1 vir5t une gr&e lumire s'lev] du port de ,tunis4 ,ils s'appro*r5t et vir5t un monceau de pi]res qui projetait au lo9 cette miraculeuse spl5deur2 ils *]*r5t s\s ces pi]res et y tr\vr5t ,raymond ,lulle bris et vivant1 ils l'emb>qur5t sur leur vaisseau et le ram5r5t ,majorque1 sa patrie4 ,mais en vue de cette le le m>tyr expira enf91 ,dieu l'avait dlivr p> un miracle et sa pnit5ce tait accomplie4 ,telle e/ l'odysse du ,raymond ,lulle fabuleux3 v5ons ma9t5ant aux ralits hi/oriques4 ,raymond ,lulle le philosophe et l'adepte1 celui qui mrita le surnom de docteur illum91 tait le fils de ce sn*al de ,majorque1 clbre p> sa passion malheureuse p\r ,ambrosia di ,ca/ello4 ,il ne composa pas l'lixir d'immortalit1 mais il fit de l'or en ,anglet]re p\r le roi ,ed\>d ,,iii2 cet or fut appel l'or de ,raymond1 et il en exi/e encore des pices =t r>es la vrit1 que les curieux nomm5t des raymond9es4 ,m4 ,l\is ,figui] suppose que ces raymond9es sont les nobles la #ccg rose1 frapps s\s le rgne d',ed\>d ,,iii1 et avance assez lgrem5t peut-tre que l'al*imie de ,raymond ,lulle n'tait qu'une sophi/ication de l'or1 difficile reconnatre dans un temps ou les procds *imiques tai5t beauc\p mo9s p]fectionns que de nos j\rs4 ,ce savant n'en reconnat pas mo9s la valeur sci5tifique de ,raymond ,lulle1 et voici comm5t il le juge 7,doctr9e et travaux des al*imi/es1 p4 #hb73 ,raymond ,lulle1 dont le gnie s'ex]a dans t\tes les bran*es des connaissances huma9es1 et qui exposa dans son livre1 ,ars magna1 t\t un va/e sy/me de philosophie rsumant les pr9cipes encyclopdiques de la sci5ce de son temps1 ne p\vait manqu] de laiss] aux *imi/es un utile hritage4 ,il p]fectionna et dcrivit avec so9 div]s composs qui sont trs en usage en *imie4 ,c'e/ lui que n\s devons la prp>ation du c>bonate de potasse au moy5 du t>tre et au moy5 des c5dres du bois1 la rectification de l'esprit de v91 la prp>ation des huiles ess5tielles1 la c\pellation de l'arg5t et la prp>ation du m]cure d\x4 ,d'autres savants1 conva9cus de la puret de l'or des nobles la rose1 ont p5s que la *imie pratique ayant1 au moy5 ge1 des procds =t imp>faits1 les transmutations de ,raymond ,lulle et des autres adeptes n'tai5t autre *ose que la sp>ation de l'or ca* dans les m9es d'arg5t1 et purifi au moy5 de l'antimo9e1 qui e/ dsign en effet p> un gr& nombre de symboles h]mtiques1 comme l'lm5t effici5t et pr9cipal de la p\dre de projection4 ,n\s convi5drons avec eux que la *imie n'exi/ait pas au moy5 ge1 et n\s aj\t]ons qu'elle fut cre p> les adeptes ou #cch plutt que les adeptes1 g>dant p\r eux les secrets de la syn?se1 ce trsor des sanctuaires magiques1 enseignr5t leurs contempora9s quelques-uns des procds de l'analyse1 procds qui ont t p]fectionns depuis1 mais qui n'ont pas encore conduit nos savants retr\v] cette antique syn?se qui e/ proprem5t p>l] la philosophie h]mtique4 ,raymond ,lulle a r5f]m dans son te/am5t philosophique t\s les pr9cipes de cette sci5ce1 mais d'une manire voile1 comme c'tait l'usage et le devoir de t\s les adeptes3 aussi composa-t-il une clef de ce te/am5t1 puis une clef de la clef1 c'e/--dire un codicille qui e/1 selon n\s1 le plus important de ses crits sur l'al*imie4 ,les pr9cipes qu'on y tr\ve et les procds qui y sont exposs n'ont ri5 de commun avec la sophi/ication des mtaux purs1 ni avec la sp>ation des alliages4 ,c'e/ une ?orie con=me aux pr9cipes de ,geb] et d',arnauld de ,vill5euve p\r la pratique1 et aux plus hautes conceptions de la kabbale p\r la doctr9e4 ,les esprits srieux qui ne se laiss5t pas dc\rag] p> le discrdit o l'ignorance fait p>fois tomb] les gr&es *oses1 doiv5t1 p\r cont9u] aprs les plus puissants gnies de l'anci5 monde la re*]*e de l'absolu1 tudi] d'abord et mdit] kabbali/iquem5t le codicille de ,raymond ,lulle4 ,t\te la vie de ce m]veilleux adepte1 le premi] initi aprs sa9t ,jean qui ait t v\ l'apo/olat hir>*ique de la sa9te or?odoxie1 t\te sa vie1 disons-n\s1 se passa en fondations pieuses1 en prdications1 en travaux sci5tifiques imm5ses4 ,a9si1 l'an #abgf il fonda ,palma un collge de francisca9s v\s l'tude des langues ori5tales et surt\t de #cci la langue arabe1 avec la mission spciale de rfut] les livres des docteurs mahomtans1 et de pr*] aux ,maures la foi *rti5ne4 ,jean ,,xxi confirma cette in/itution p> un bref dat de ,vit]be1 le #af des cal5des de dcembre1 la premire anne de son pontificat4 ,depuis l'an #abic jusqu' l'an #acaa1 il sollicite et obti5t du pape ,nicolas ,,iv et des rois de ,france1 de ,sicile1 de ,*ypre1 de ,majorque1 l'tablissem5t de plusieurs collges p\r l'tude des langues4 ,p>t\t il enseigne son gr& art qui e/ une syn?se univ]selle des connaissances huma9es1 et qui a p\r b d'am5] les hommes n'avoir plus qu'une seule langue comme ils n'auront qu'une p5se4 ,il vi5t ,p>is1 et en m]veille les plus savants docteurs2 puis il va en ,espagne1 s'arrte ,complute1 et y fonde une acadmie c5trale p\r l'tude des langues et des sci5ces2 il r=me plusieurs c\v5ts1 voyage en ,italie et recrute des soldats p\r un n\vel ordre militaire dont il sollicite l'in/itution ce mme concile de ,vi5ne qui condamne les templi]s4 ,c'e/ la sci5ce ca?olique1 c'e/ la vraie initiation de sa9t ,jean qui veut repr5dre des ma9s infidles le glaive df5seur du temple4 ,les gr&s de la t]re se moqu5t du pauvre ,raymond ,lulle1 et font malgr eux t\t ce qu'il dsire4 ,cet illum9 qu'on appelle p> drision ,raymond le fanta/ique1 semble tre le pape des papes et le roi des rois3 il e/ pauvre comme ,job1 et il fait l'aumne aux s\v]a9s2 on le dit f\1 et il confond les sages4 ,le plus gr& politique du temps1 le c>d9al ,xim5s1 esprit aussi va/e que srieux1 ne p>le de lui qu'en l'appelant le div9 ,raymond ,lulle et le docteur trs illum94 ,il m\rut1 suivant ,gnbr>d1 en #acad1 ou #cdj en #acae1 suivant l'auteur de la prface des ,mditations de l'ermite ,blaqu]ne4 ,il tait g de quatre-v+ts ans1 et la f9 de sa laborieuse et sa9te exi/5ce arriva le j\r de la fte et du m>tyre des aptres sa9t ,pi]re et sa9t ,paul4 ,disciple des gr&s kabbali/es1 ,raymond ,lulle v\lait tablir une philosophie univ]selle et absolue1 en sub/ituant aux ab/ractions conv5tionnelles des sy/mes la notion fixe des ralits de la nature1 et aux t]mes ambigus de la s*ola/ique1 un v]be simple et naturel4 ,il repro*ait aux df9itions des savants de son temps d't]nis] les disputes p> leurs inexactitudes et leurs amphibologies4 ,l'homme e/ un animal raisonnable1 dit ,ari/ote2 l'homme n'e/ pas un animal1 peut-on rpondre1 et il e/ r>em5t raisonnable4 ,de plus1 animal et raisonnable sont deux t]mes qui ne saurai5t s'accord]4 ,un f\1 selon v\s1 ne s]ait pas un homme1 etc4 ,raymond ,lulle df9it les *oses p> leur nom mme et non p> des synonymes ou des peu prs2 puis il explique les noms p> l'tymologie4 ,a9si cette "q3 qu'e/-ce que l'homme8 il rpondra3 ce mot1 pris dans une acception gnrale1 signifie la condition huma9e2 pris dans une acception p>ticulire1 il dsigne la p]sonne huma9e4 ,mais qu'e/-ce que la p]sonne huma9e8 --,orig9airem5t1 c'e/ la p]sonne que ,dieu a faite en donnant un s\ffle de vie un corps tir de la t]re 7humus72 actuellem5t1 c'e/ v\s1 c'e/ moi1 c'e/ ,pi]re1 c'e/ ,paul1 etc4 ,les g5s habitus au j>gon sci5tifique vont alors se rcri] et diront au docteur illum9 que t\t le monde en p\rrait dire autant1 qu'il raisonne comme un enfant2 qu'avec cette m?ode t\t le monde s]ait savant1 et qu'on prfr]ait #cda le bon s5s des g5s du peuple t\te la doctr9e des acadmies3 c'e/ bi5 ce que je veux1 rpondrait simplem5t ,raymond ,lulle4 ,de l le repro*e de purilit adress t\te la ?orie savante de ,raymond ,lulle1 et elle tait purile en effet1 purile comme la morale de celui qui a dit3 si v\s ne dev5ez semblables des petits enfants1 v\s n'entr]ez jamais dans le royaume du ciel4 ,le royaume du ciel1 n'e/-ce pas aussi le royaume de la sci5ce1 puisque t\te la vie cle/e des hommes et de ,dieu n'e/ qu'intellig5ce et am\r6 ,raymond ,lulle v\lait oppos] la kabbale dev5ue *rti5ne la magie fatali/e des ,arabes1 les traditions de l'gypte celles de l',inde1 la magie de lumire la magie noire2 il disait que dans les d]ni]s temps1 les doctr9es de l',ant*ri/ s]ai5t un ralisme matrialis1 et qu'alors ressuscit]ai5t t\tes les mon/ruosits de la mauvaise magie2 il prp>ait donc les esprits au ret\r d',hno*1 c'e/--dire la rvlation d]nire de cette sci5ce1 dont la clef e/ dans les alphabets hiroglyphiques d',hno*1 et dont la lumire conciliatrice de la raison et de la foi prcd]a le rgne messianique et univ]sel du *ri/ianisme sur la t]re4 ,p\r les vrais kabbali/es et les voyants1 cet homme tait donc un gr& prophte1 et p\r les sceptiques qui sav5t du mo9s respect] les gr&s c>actres et les hautes aspirations1 c'tait un sublime rveur4 #cdb ,,*apitre ,,iv4 ,,al*imi/es4 ,,sommaire4--,flamel1 ,tri?me1 ,agrippa1 ,guillaume ,po/el et ,p>acelse4 ,flamel app>ti5t exclusivem5t l'al*imie1 aussi ne f]ons-n\s m5tion de lui que p\r p>l] de ce livre hiroglyphique d',abraham le juif1 dans lequel l'criva9 de la rue ,sa9t-,jacques-la-,b\*]ie tr\va les clefs absolues du gr& oeuvre4 ,ce livre tait comb9 sur les clefs du ,t>ot et n'tait qu'un comm5taire hiroglyphico-h]mtique du ,seph] ,jzirah4 ,n\s voyons1 en effet1 dans la description qu'en fait ,flamel1 que les feuillets tai5t au nombre de v+t et un1 soit v+t-deux avec le titre1 et qu'ils se divisai5t en trois septnaires1 avec une feuille sans criture *aque septime page4 ,rem>quons que l',apocalypse1 ce sublime rsum kabbali/ique et prophtique de t\tes les figures occultes1 p>tage aussi ses images en trois septnaires1 aprs *acun desquels il se fait un sil5ce dans le ciel1 analogie frappante avec la feuille non crite du livre my/ique de ,flamel4 ,les septnaires de l',apocalypse sont d'abord sept sceaux ouvrir1 c'e/--dire sept my/res connatre et sept difficults va9cre2 sept trompettes sonn]1 c'e/--dire sept p>oles compr5dre1 et sept c\pes v]s]1 c'e/--dire sept sub/ances volatilis] et fix]4 ,illu/ration3 ,,les ,,sept ,,plan,,tes ,,et ,,leurs ,g,,nies 7,magie de ,p>acelse47 #cdc ,dans le livre de ,flamel1 le premi] septime feuillet porte p\r hiroglyphe la v]ge de ,mose triomphante des s]p5ts projets p> les en*anteurs de ,ph>aon et qui s'entre-dvor5t1 figure analogue au triomphateur du ,t>ot attelant son *> cubique les sph9x blanc et noir de la magie gypti5ne4 ,cette figure correspond au septime dogme du symbole de ,mamonides3 ,n\s n'avons qu'un prophte1 et c'e/ ,mose4 ,elle reprs5te l'unit de la sci5ce et de l'oeuvre2 elle reprs5te aussi le m]cure des sages qui se =me p> la dissolution des mixtes et p> ,faction rciproque du s\fre et du sel des mtaux4 ,la figure du second septnaire tait la reprs5tation du s]p5t d'aira9 fix sur une croix4 ,la croix reprs5te le m>iage du s\fre et du sel purifis1 et la cond5sation de la lumire a/rale2 le nombre #ad du ,t>ot reprs5te un ange1 c'e/--dire l'esprit de la t]re mlant ensemble les liquides d'un vase d'or et d'un vase d'arg5t4 ,c'e/ donc le mme symbole figur d'une autre manire4 ,au d]ni] septnaire du livre de ,flamel1 on voyait le ds]t1 des fonta9es et des s]p5ts qui c\rai5t de t\s cts1 image de l'espace et de la vie univ]selle4 ,dans le ,t>ot1 l'espace e/ figur p> les quatre signes des po9ts c>d9aux du ciel1 et la vie p> une jeune fille nue qui c\rt dans un c]cle4 ,flamel ne dit pas le nombre des fonta9es et des s]p5ts4 ,il p\vait y avoir quatre fonta9es jaillissant d'une mme s\rce1 comme dans le pantacle dnique1 avec quatre1 sept1 neuf ou dix s]p5ts4 #cdd ,au quatrime feuillet1 on voyait le ,temps prt tran*] les pi$s ,m]cure4 ,prs de l tait un rosi] fleuri dont la rac9e tait bleue1 la tige blan*e1 les feuilles r\ges et les fleurs d'or4 ,le nombre quatre e/ celui de la ralisation lm5taire3 le ,temps1 c'e/ le nitre atmosphrique2 sa faux1 c'e/ l'acide qu'on en peut faire et qui fixe le m]cure en le trans=mant en sel2 le rosi]1 c'e/ l'oeuvre avec ses trois c\leurs successives3 c'e/ le magi/re au noir1 au blanc et au r\ge qui fait g]m] et fleurir l'or4 ,au c9quime feuillet 7le nombre c9q e/ celui du gr& my/re71 on voyait au pi$ du rosi] fleuri des aveugles f\ill] la t]re p\r y *]*] le gr& ag5t qui e/ p>t\t2 quelques-uns1 plus aviss1 pesai5t une eau blan*e semblable de l'air paissi2 au rev]s de la page on voyait le massacre des ,innoc5ts et le soleil et la lune qui v5ai5t se baign] dans leur sang4 ,cette allgorie1 qui exprime en effet le gr& secret de l'art h]mtique1 se rapporte cet art de pr5dre l'air dans l'air comme dit ,ari/e1 ou1 p\r p>l] une langue intelligible1 d'employ] l'air comme =ce en le dilatant au moy5 de la lumire a/rale1 comme on dilate l'eau en vapeur p> l'action du feu1 ce qui peut se faire l'aide de l'lectricit1 des aimants et d'une projection puissante de la volont de l'oprateur dirige p> la sci5ce et le bon v\loir4 ,le sang des enfants reprs5te cette lumire ess5tielle que le feu philosophique extrait des corps lm5taires et dans laquelle le soleil et la lune vi5n5t se baign]1 c'e/--dire que l'arg5t s'y te9t en or et que l'or y acqui]t un degr de puret qui en trans=me le s\fre en vritable p\dre de projection4 ,n\s ne faisons pas ici un trait d'al*imie1 bi5 que cette #cde sci5ce soit rellem5t la haute magie mise en oeuvre1 n\s en rs]vons p\r d'autres ouvrages plus spciaux et plus t5dus les rvlations et les m]veilles4 ,la tradition populaire assure que ,flamel n'e/ pas mort et qu'il a ent]r un trsor s\s la t\r ,sa9t-,jacques-la-,b\*]ie4 ,ce trsor cont5u dans un c(fre de cdre revtu de lames des sept mtaux1 ne s]ait autre *ose1 dis5t les adeptes illum9s1 que l'exemplaire orig9al du fameux livre d',abraham le juif1 avec ses explications crites de la ma9 de ,flamel1 et des *antillons de la p\dre de projection suffisants p\r *ang] l',ocan en or si l',ocan tait du m]cure4 ,aprs ,flamel v9r5t ,b]n>d le ,trvisan1 ,basile ,val5t9 et d'autres al*imi/es clbres4 ,les d\ze clefs de ,basile ,val5t9 sont la fois kabbali/iques1 magiques et h]mtiques4 ,puis en #adhj p>ut ,jean ,tri?me qui fut le matre de ,cornlius ,agrippa et le plus gr& magici5 dogmatique du moy5 ge4 ,tri?me tait un abb de l'ordre de sa9t ,b5ot1 d'une irrpro*able or?odoxie et de la conduite la plus rgulire4 ,il n'eut pas l'imprud5ce d'crire ouv]tem5t sur la philosophie occulte comme son disciple l'av5tureux ,agrippa2 t\s ses travaux magiques r\l5t sur l'art de ca*] les my/res2 quant sa doctr9e1 il l'a exprime p> un pantacle1 suivant l'usage des vrais adeptes4 ,ce pantacle1 extrmem5t r>e1 se tr\ve seulem5t dans quelques exemplaires manuscrits du ,trait des causes secondes4 ,un g5tilhomme polonais qui e/ un esprit lev et un noble coeur1 ,m4 le comte ,alex&re ,brani/ki1 en possde un curieux exemplaire qu'il a bi5 v\lu n\s communiqu]4 #cdf ,ce pantacle e/ compos de deux triangles unis p> la base1 l'un blanc et l'autre noir2 s\s la po9te du triangle noir e/ c\* un f\ qui r$resse pniblem5t la tte et reg>de avec une grimace d'effroi dans l'obscurit du triangle o se reflte sa propre image2 sur la po9te du triangle blanc s'appuie un homme dans la =ce de l'ge1 vtu en *evali]1 ayant le reg>d f]me et l'attitude d'un comm&em5t =t et paisible4 ,dans le triangle blanc sont tracs les c>actres du ttragramme div94 ,on p\rrait expliqu] ce pantacle p> cette lg5de3 ,le sage s'appuie sur la cra9te du vrai ,dieu1 l'ins5s e/ cras p> la peur d'un faux dieu fait son image4 ,c'e/ l le s5s naturel et exotrique de l'emblme2 mais en le mditant dans son ensemble et dans *acune de ses p>ties1 les adeptes y tr\v]ont le d]ni] mot de la kabbale1 la =mule indicible du gr& arcane3 la di/9ction entre les miracles et les prodiges1 le secret des app>itions1 la ?orie univ]selle du magntisme et la sci5ce de t\s les my/res4 ,tri?me a compos une hi/oire de la magie t\te en pantacles1 s\s ce titre3 ,vet]um sophorum sigilla et imag9es magic2 puis dans sa /ganographie et dans sa polygraphie il donne la clef de t\tes les critures occultes et explique en t]mes voils la sci5ce relle des incantations et des vocations4 ,tri?me e/ en magie le matre des matres1 et n\s n'hsitons pas le proclam] le plus sage et le plus savant des adeptes4 ,il n'en e/ pas de mme de ,cornlius ,agrippa1 qui fut t\te sa vie un *]*eur et qui ne tr\va ni la vraie sci5ce ni la paix4 ,les livres d',agrippa sont ple9s d'rudition et de h>diesse2 il #cdg tait lui-mme d'un c>actre fantasque et indp5dant1 aussi passa-t-il p\r un abom9able sorci] et fut-il p]scut p> le cl]g et p> les pr9ces2 il crivit enf9 contre les sci5ces qui n'avai5t pu lui donn] le bonheur1 et il m\rut dans la misre et dans l'ab&on4 ,n\s arrivons enf9 la d\ce et bonne figure de ce savant et sublime ,po/el qu'on ne connat que p> son trop my/ique am\r p\r une vieille fille illum9e4 ,il y a p\rtant dans ,po/el t\te autre *ose que le disciple de la mre ,jeanne2 mais les esprits vulgaires sont si heureux de dnigr] p\r se disp5s] d'appr5dre1 qu'ils ne v\dront jamais y ri5 voir de mieux4 ,ce n'e/ donc pas ceux-l que n\s allons rvl] le gnie de ,guillaume ,po/el4 ,po/el tait le fils d'un pauvre paysan des environs de ,b>5ton en ,norm&ie3 =ce de p]svrance et de sacrifices il p>v9t s'in/ruire et dev9t bi5tt le plus savant homme de son temps2 la pauvret l'accompagna t\j\rs et la misre mme le =a p>fois de v5dre ses livres4 ,po/el1 t\j\rs ple9 de rsignation et de mansutude1 travaillait comme un homme de pe9e p\r gagn] un morceau de pa9 et rev5ait ensuite tudi]3 il apprit t\tes les langues connues et t\tes les sci5ces de son temps2 il dc\vrit des manuscrits prcieux et r>es1 entre autres les vangiles apocryphes et le ,seph] ,jezirah2 il s'initia lui-mme aux my/res de la haute kabbale et dans sa nave admiration p\r cette vrit absolue1 p\r cette raison suprme de t\tes les philosophies et de t\s les dogmes1 il v\lut la rvl] au monde4 ,il p>la donc ouv]tem5t la langue des my/res1 crivit un livre ayant p\r titre3 ,la clef des *oses #cdh ca*es depuis le comm5cem5t du monde4 ,il adressa ce livre aux ,pres du concile de ,tr5te en les conjurant d'entr] dans la voie de la conciliation et de la syn?se univ]selle4 ,p]sonne ne le comprit1 quelques-uns l'accusr5t d'hrsie1 les plus modrs se cont5tr5t de dire qu'il tait f\4 ,la ,tr9it1 disait-il1 a fait l'homme son image et sa ressemblance4 ,le corps huma9 e/ d\ble et son unit t]naire se compose de l'union des deux moitis2 l'me huma9e aussi e/ d\ble3 elle e/ animus et anima1 elle e/ esprit et t5dresse2 elle a deux sexes1 le sexe pat]nel sige dans la tte1 le sexe mat]nel dans le coeur2 l'accomplissem5t de la rdemption doit donc tre d\ble dans l'humanit3 il faut que l'esprit p> sa puret ra*te les g>em5ts du coeur1 puis il faut que le coeur p> sa gnrosit ra*te les s*]esses g/es de la tte4 ,le *ri/ianisme1 aj\tait-il1 n'a encore t compris que p> les ttes raisonneuses1 il n'e/ pas desc5du jusqu'aux coeurs4 ,le ,v]be s'e/ fait homme1 mais c'e/ qu& il se s]a fait femme que le monde s]a sauv4 ,c'e/ le gnie mat]nel de la religion qui appr5dra aux hommes les sublimes gr&eurs de l'esprit de *>it1 et alors la raison se concili]a avec la foi p>ce qu'elle compr5dra1 expliqu]a et g\v]n]a les sa9tes folies du dv\em5t4 ,voyez ma9t5ant1 aj\tait-il1 de quoi se compose la religion du plus gr& nombre des *rti5s3 une p>tialit ignorante et p]scutrice1 un enttem5t sup]/itieux et /upide1 et surt\t la peur1 la l*e peur6 ,et p\rquoi cela8 ,p>ce qu'ils n'ont pas des coeurs de femme1 p>ce qu'ils ne s5t5t pas les div9s en?\siasmes de l'am\r mat]nel qui leur expliqu]ai5t la #cdi religion t\t entire4 ,la puissance qui s'e/ emp>e de leur c]veau et qui lie leur esprit1 ce n'e/ pas le ,dieu bon1 intellig5t et longanime1 c'e/ le m*ant et sot et c\>d ,satanas1 ils ont bi5 plus de peur du diable que d'am\r p\r ,dieu4 ,ce sont des c]velles glaces et rtrcies places comme des tombeaux sur des coeurs morts4 ,oh6 qu& la grce ressuscit]a les coeurs1 quel rveil p\r les intellig5ces6 quelle r5aissance p\r la raison6 quel triomphe p\r la vrit6 ,p\rquoi suis-je le premi] et presque le seul le compr5dre8 ,que peut faire un ressuscit seul p>mi des morts qui ne peuv5t encore ri5 ent5dre6 ,vi5ne donc1 vi5ne cet esprit mat]nel qui m'e/ app>u ,v5ise dans l'me d'une vi]ge inspire de ,dieu1 et qu'il appr5ne aux femmes du n\veau monde leur mission rdemptrice et leur apo/olat de sa9t et spirituel am\r6 ,ces nobles inspirations1 ,po/el les devait en effet une pieuse fille nomme ,jeanne1 qu'il avait connue ,v5ise2 il fut le confid5t spirituel de cette me d'lite et fut entran dans le c\rant de posie my/ique qui t\rbillonnait aut\r d'elle4 ,lorsqu'il lui donnait la communion1 il la voyait rayonnante et transfigure1 elle avait alors plus de c9quante ans1 et le pauvre pre av\e navem5t qu'il ne lui en et pas donn qu9ze1 tant la sympa?ie de leurs coeurs la transfigurait ses yeux4 ,etranges g>em5ts de l'am\r dans deux mes pures1 m>iage my/ique de deux virg9its1 purilits lyriques1 cle/es halluc9ations2 p\r compr5dre t\t cela il faut avoir vcu de la vie asctique4 ,c'e/ elle1 disait l'en?\sia/e1 c'e/ l'esprit de ,jsus-,*ri/ vivant en elle qui doit rgnr] le #cej monde4 ,cette lumire du coeur qui doit *ass] de t\s les esprits le spectre hideux de ,satan1 ce n'e/ pas une *imre de mes rves1 je l'ai vue1 elle a p>u dans le monde1 elle s'e/ inc>ne dans une vi]ge1 et j'ai salu en elle la mre du monde v5ir6 ,n\s analysons ici ,po/el plutt que n\s ne le traduisons1 mais l'abrg rapide que n\s donnons de ses s5tim5ts et de son langage ne suffit-il pas p\r faire compr5dre que t\t cela tait dit au figur et que suivant la judicieuse rem>que du savant jsuite ,desbillons1 dans sa notice sur la vie et les ouvrages de ,po/el1 ri5 n'tait plus lo9 de sa p5se que de faire1 comme on l'a prt5du1 une seconde inc>nation et une div9it de cette pauvre soeur hospitalire qui l'avait uniquem5t sduit p> l'clat de ses humbles v]tus4 ,n\s croyons bi5 s9crem5t que les calomniateurs et les railleurs du bon ,po/el ne valai5t pas la mre ,jeanne4 ,les relations my/iques de ,po/el et de cette religieuse durr5t environ c9q ans1 aprs lesquels la mre ,jeanne m\rut4 ,elle avait promis son confesseur de ne jamais se sp>] de lui et de l'assi/] qu& elle s]ait dgage des *anes de la vie prs5te4 ,elle m'a t5u p>ole1 dit ,po/el1 elle e/ v5ue depuis me visit] ,p>is1 elle m'a illum9 de sa lumire1 elle a concili ma raison avec ma foy4 ,sa sub/ance et corps spirituel1 deux ans depuis son asc5sion au ciel1 e/ desc5du en moy1 et s'e/ p>t\t mon corps s5siblem5t e/5du1 tellem5t que c'e/ elle et non pas moy qui vit en moy4 ,depuis cette poque1 ,po/el ne s'appela jamais plus autrem5t que le ressuscit1 il signait ,po/ellus re/itutus1 et de fait un s+uli] phnomne s'accomplit en lui1 ses *eveux de blancs #cea qu'ils tai5t r$ev9r5t noirs1 ses rides s'effacr5t et la c\leur v]meille de la jeunesse se rp&it sur son visage1 pli et extnu p> les au/rits et les veilles2 ses biographes moqueurs prt5d5t qu'il se teignait les *eveux1 et qu'il se f>dait3 comme si ce n'tait pas assez d'en avoir fait un f\1 ils veul5t encore qu'un homme d'un si noble et si gnreux c>actre ait t un jongleur et un *>latan4 ,il y a quelque *ose de plus prodigieux que l'loqu5te draison des coeurs en?\sia/es1 c'e/ la btise ou la mauvaise foi des esprits sceptiques et froids qui les jug5t4 ,on s'e/ imag91 crit le pre ,desbillons1 et je vois qu'on croit encore auj\rd'hui1 que la rgnration1 qu'il suppose avoir t faite p> la mre ,jeanne1 e/ le fondem5t de son sy/me2 le sy/me dont il ne s'e/ jamais dp>ti1 si ce n'e/ peut-tre quelques annes avant sa mort1 subsi/ait en enti] avant qu'il et ent5du p>l] de cette mre ,jeanne4 ,il s'tait mis dans la tte que le rgne vanglique de ,jsus-,*ri/1 tabli p> les aptres1 ne p\vait plus ni se s\t5ir p>mi les *rti5s1 ni se propag] p>mi les infidles1 que p> les lumires de la raison4444 ,a ce pr9cipe1 qui le reg>dait p]sonnellem5t1 il en joignait un autre qui consi/ait dans la de/9ation d'un roi de ,france la mon>*ie univ]selle1 il fallait lui prp>] les voies p> la conqute des coeurs et la conviction des esprits1 af9 qu'il n'y et plus dans le monde qu'une seule croyance1 et que ,jsus-,*ri/ y rgnt p> un seul roi1 p> une seule loi et une seule foi4 ,voil ce qui pr\ve1 suivant le pre ,desbillons1 que ,po/el tait f\4 #ceb ,f\1 p\r avoir p5s que la religion doit rgn] sur les esprits p> la raison suprme de son dogme1 et que la mon>*ie1 p\r tre =te et durable1 doit en*an] les coeurs p> les conqutes de la prosprit publique de la paix4 ,f\1 p\r avoir cru l'avnem5t du rgne de celui qui n\s dem&ons t\s les j\rs que son rgne arrive4 ,f\1 p>ce qu'il croyait la raison et la ju/ice sur la t]re6444 ,eh bi51 ils dis5t vrai3 le pauvre ,po/el tait f\4 ,la preuve de sa folie1 c'e/ qu'il crivit1 comme n\s l'avons dit1 aux pres du concile de ,tr5te1 p\r les suppli] de bnir t\t le monde et de ne lanc] d'ana?mes contre p]sonne4 ,autre folie2 il essaya de conv]tir les jsuites ses ides1 et de leur faire pr*] la concorde univ]selle entre les hommes1 la paix entre les s\v]a9s1 la raison aux prtres et la bont aux pr9ces de ce monde4 ,enf91 d]nire et suprme folie1 il ngligea les bi5s de la t]re et la faveur des gr&s1 vcut t\j\rs humblem5t et pauvrem5t1 ne possda jamais ri5 que sa sci5ce et ses livres1 et n'ambitionna jamais autre *ose que la vrit et la ju/ice4 ,dieu fasse paix l'me du pauvre ,guillaume ,po/el6 ,il tait si d\x et si bon1 que ses suprieurs ecclsia/iques eur5t piti de lui1 et p5sant probablem5t1 comme on l'a dit plus t>d de ,la ,fonta9e1 qu'il tait plus bte que m*ant1 ils se cont5tr5t de le r5f]m] dans un c\v5t p\r le re/e de ses j\rs4 ,po/el les rem]cia du calme qu'ils procurai5t a9si la f9 de sa vie et m\rut paisiblem5t en rtractant t\t ce #cec que ses suprieurs v\lur5t4 ,l'homme de la concorde univ]selle ne p\vait tre un an>*i/e1 et avant t\te *ose c'tait le plus s9cre des ca?oliques et le plus humble des *rti5s4 ,on retr\v]a un j\r les ouvrages de ,po/el1 et on les lira avec tonnem5t4 ,passons un autre f\1 celui-ci s'appelle ,?ophra/e ,aurole ,bomba/1 et on le connat dans le monde magique s\s le nom clbre de ,p>acelse4 ,n\s ne rpt]ons pas ce que n\s avons dit de ce matre dans notre dogme et rituel de la haute magie1 n\s aj\t]ons seulem5t quelques rem>ques sur la mdec9e occulte dont ,p>acelse fut le rnovateur4 ,cette mdec9e vraim5t univ]selle repose sur une va/e ?orie de la lumire1 que les adeptes nomm5t l'or fluide ou potable4 ,la lumire1 cet ag5t crateur1 dont les vibrations donn5t t\tes *oses le m\vem5t et la vie2 la lumire lat5te dans l'!r univ]sel1 rayonnante aut\r des c5tres absorbants1 qui s'tant saturs de lumire projett5t leur t\r le m\vem5t et la vie1 et =m5t a9si des c\rants crateurs2 la lumire a/ralise dans les a/res1 animalise dans les animaux1 humanise dans les hommes2 la lumire qui vgte dans les plantes1 qui brille dans les mtaux1 qui produit t\tes les =mes de la nature1 et les quilibre t\tes p> les lois de la sympa?ie univ]selle1 c'e/ cette lumire qui produit les phnomnes du magntisme dev9s p> ,p>acelse1 c'e/ elle qui colore le sang en se dgageant de l'air1 aspir et r5voy p> le s\fflet h]mtique des p\mons2 le sang alors devi5t un vritable lixir de vie o des globules #ced v]meils et aimants de lumire vivante nag5t dans un fluide lgrem5t dor4 ,ces globules sont de vritables sem5ces prtes pr5dre t\tes les =mes du monde dont le corps huma9 e/ l'abrg1 ils peuv5t se subtilis] et se coagul]1 r5\velant a9si les esprits qui circul5t dans les n]fs1 et la *air qui s'aff]mit aut\r des os2 ils rayonn5t au dehors ou plutt en se spiritualisant ils se laiss5t entran] p> les c\rants de la lumire1 et circul5t dans le corps a/ral1 ce corps intrieur et lum9eux que l'imag9ation dilate *ez les extatiques1 en sorte que leur sang va quelquefois color] di/ance des objets que leur corps a/ral pntre p\r se les id5tifi]4 ,n\s dmontr]ons dans un ouvrage spcial sur la mdec9e occulte1 t\t ce que n\s avanons ici1 quelque trange et quelque p>adoxal que cela puisse p>atre d'abord aux hommes de sci5ce4 ,telles tai5t les bases de la mdec9e de ,p>acelse1 il gurissait p> sympa?ie de lumire1 il appliquait les mdicam5ts non au corps extrieur et matriel qui e/ t\t passif1 et qu'on peut mme taill] et d*ir] sans qu'il s5te ri5 qu& le corps a/ral se retire1 mais ce mdium intrieur1 ce corps1 pr9cipe des s5sations dont il ravivait la qu9tess5ce p> des qu9tess5ces sympa?iques4 ,a9si1 p> exemple1 il gurissait les blessures en appliquant de puissants ractifs au sang rp&u dont il r5voyait v]s le corps l'me physique et la sve purifie4 ,p\r gurir un membre malade1 il faisait un membre de cire auquel il atta*ait1 p> la puissance de sa volont1 le magntisme du membre malade2 il appliquait cette cire le vitriol1 le f] et le feu1 et ragissait a9si p> l'imag9ation et la correspondance magntique sur le malade lui-mme dont ce membre de cire tait dev5u l'app5dice et le #cee supplm5t4 ,p>acelse connaissait ,,les ,,my/,,res ,,du ,,sang1 il savait p\rquoi les prtres de ,baal1 p\r faire desc5dre le feu du ciel1 se faisai5t des incisions avec des c\teaux2 il savait p\rquoi les ,ori5taux qui veul5t inspir] une femme de l'am\r physique1 rp&5t leur sang devant elle2 il savait comm5t le sang rp&u crie v5geance ou misricorde et remplit l'air d'anges ou de dmons4 ,c'e/ le sang1 en effet1 qui e/ l'in/rum5t des rves1 c'e/ lui qui fait abond] les images dans notre c]veau p5dant le sommeil1 c> le sang e/ ple9 de lumire a/rale4 ,les globules en sont bisexuels1 aimants et f]rs1 sympa?iques et rpulsifs4 ,de l'me physique du sang1 on peut faire sortir t\tes les =mes et t\tes les images du monde444 ,lisons le rcit d'un voyageur e/im3 ,a ,b>o*e1 dit le voyageur ,tav]ni]1 les ,anglais ont un =t beau logis1 et je me s\vi5s qu'y arrivant un j\r1 en rev5ant d',agra ,surate1 avec le prsid5t des ,anglais1 il v9t aussitt des *>latans lui dem&] s'il v\lait qu'ils lui montrass5t quelques t\rs de leur mti]3 ce qu'il eut la curiosit de voir4 ,la premire *ose qu'ils fir5t fut d'allum] un gr& feu1 et de faire r\gir des *anes de f] dont ils s'entortillr5t le corps1 faisant semblant qu'ils en ress5tai5t quelque d\leur1 mais n'en recevant au fond aucun dommage4 ,ensuite1 ils prir5t un petit morceau de bois1 et1 l'ayant plant en t]re1 ils dem&r5t quelqu'un de la compagnie quel fruit il v\lait avoir4 ,on leur dit que l'on s\haitait des mangues1 et alors un de ces *>latans1 se c\vrant d'un l9ceul1 s'accr\pit contre #cef t]re jusqu' c9q ou six reprises4--,j'eus la curiosit de mont] une *ambre p\r voir d'en haut p> une ouv]ture du l9ceul1 ce que cet homme faisait1 et j'ap]u que1 se c\pant la *air s\s les aisselles avec un rasoir1 il frottait de son sang le morceau de bois4 ,a *aque fois qu'il se relevait1 le bois croissait a vue d'oeil1 et1 la troisime1 il en sortit des bran*es avec des b\rgeons4 ,a la quatrime fois1 l'arbre fut c\v]t de feuilles1 et1 la c9quime1 on lui vit des fleurs4 ,le prsid5t des ,anglais avait alors son m9i/re avec lui1 l'ayant m5 ,amadabat p\r baptis] un enfant du ,comm&eur holl&ais1 et dont il avait t pri d'tre le p>ra92 c> il faut rem>qu] que les ,holl&ais ne ti5n5t po9t de m9i/res que dans les lieux o ils ont ensemble des m>*&s et des soldats4 ,le m9i/re anglais avait prote/ d'abord qu'il ne p\vait cons5tir que des *rti5s assi/ass5t de semblables spectacles2 et ds qu'il eut vu que1 d'un morceau de bois sec1 ces g5s-l faisai5t v5ir1 en mo9s d'une demi-heure1 un arbre de quatre ou c9q pi$s de haut1 avec des feuilles et des fleurs comme au pr9temps1 il se mit en devoir de l'all] rompre1 et dit hautem5t qu'il ne donn]ait jamais la communion aucun de ceux qui demeur]ai5t davantage voir ces *oses4 ,cela obligea le prsid5t de congdi] ces *>latans4 ,le docteur ,clev] de ,maldigny1 qui n\s empruntons cette citation1 regrette que les mangues se soi5t arrtes en si beau *em91 mais il n'entrepr5d pas d'expliqu] le phnomne4 ,n\s croyons que c'tait une fasc9ation p> le magntisme de la lumire rayonnante du sang2 c'tait ce que n\s avons df9i ailleurs3 un phnomne d'lectricit magntise1 id5tique avec #ceg celui qu'on nomme pal+nsie1 et qui consi/e faire app>atre une plante vivante dans un vase qui conti5t la c5dre de cette mme plante morte depuis longtemps4 ,tels tai5t les secrets que connaissait ,p>acelse1 et c'e/ en employant aux usages de la mdec9e ces =ces ca*es de la nature1 qu'il se fit tant d'admirateurs et tant d'ennemis4 ,p>acelse tait lo9 d'ailleurs d'tre un bonhomme comme ,po/el1 il tait naturellem5t agressif et batailleur2 son gnie famili] tait ca*1 disait-il1 dans le pommeau de sa gr&e pe1 et il ne la quittait jamais4 ,sa vie fut une lutte incessante2 il voyageait1 il disputait1 il crivait1 il enseignait4 ,il tait plus curieux de rsultats physiques que de conqutes morales1 aussi fut-il le premi] des magici5s oprateurs et le d]ni] des sages adeptes4 ,sa philosophie tait t\te de sagacit1 aussi l'intitulait-il lui-mme philosophia sagax4 ,il a plus dev9 que p]sonne sans avoir jamais ri5 su compltem5t4 ,ri5 n'gale ses intuitions1 si ce n'e/ la tmrit de ses comm5taires4 ,c'tait l'homme des expri5ces h>dies1 il s'enivrait de ses op9ions et de sa p>ole1 il s'enivrait mme autrem5t1 si l'on en croit ses *roniqueurs4 ,les crits qu'il a laisss sont prcieux p\r la sci5ce1 mais il faut les lire avec prcaution2 on peut l'appel] le div9 ,p>acelse1 en pr5ant cet adjectif dans le s5s de div9ateur1 c'e/ un oracle1 mais ce n'e/ pas un vrai matre2 c'e/ comme mdec9 surt\t qu'il e/ gr&1 puisqu'il avait tr\v la mdec9e univ]selle3 il ne put t\tefois cons]v] sa propre vie1 et il m\rut encore jeune1 puis p> ses travaux et p> ses excs1 laissant aprs lui un nom d'une gloire fanta/ique et d\teuse1 fonde sur des #ceh dc\v]tes dont ses contempora9s ne pr(itr5t pas4 ,il m\rut sans avoir dit son d]ni] mot1 et il e/ un de ces p]sonnages my/rieux dont on peut dire comme d',hno* et de sa9t ,jean3 ,il n'e/ pas mort1 et il revi5dra visit] la t]re avant le d]ni] j\r6 ,,*apitre ,v4 ,,sorci]s ,,et ,,magici5s ,c,l,,bres4 ,,sommaire4--,la ,div9e comdie et le ,roman de la rose4--,la ,r5aissance4--,dmls de ,m>t9 ,lu!r et du diable4--,ca!r9e de ,mdicis4--,h5ri ,,iii et ,jacques ,clm5t--,les rose-croix4--,h5ri ,kunra?4--,osvald ,crollius4--,les al*imi/es et les magici5s au comm5cem5t du ,x,v,i,ie sicle4 ,on a multipli les comm5taires et les tudes sur l'oeuvre de ,dante1 et p]sonne1 que n\s sa*ions1 n'en a signal le pr9cipal c>actre4 ,l'oeuvre du gr& ,gibel9 e/ une dcl>ation de gu]re la papaut p> la rvlation h>die des my/res4 ,l'pope de ,dante e/ joannite et gno/ique1 c'e/ une application h>die des figures et des nombres de la kabbale aux dogmes *rti5s1 et une ngation secrte de t\t ce qu'il y a d'absolu1 dans ces dogmes2 son voyage trav]s les mondes surnaturels s'accomplit comme l'initiation aux my/res d'leusis et de ,?bes4 ,c'e/ ,virgile qui le conduit et le protge dans les c]cles du n\veau ,t>t>e1 comme si ,virgile1 le t5dre et mlancolique prophte des de/9es du fils de ,pollion1 tait aux yeux du pote flor5t9 le pre illgitime1 mais vritable de #cei l'pope *rti5ne4 ,grce au gnie paen de ,virgile1 ,dante *appe ce g\ffre sur la porte duquel il avait lu une s5t5ce de dsespoir1 il y *appe en mettant sa tte la place de ses pi$s et ses pi$s la place de sa tte1 c'e/--dire en pr5ant le contrepi$ du dogme1 et alors il remonte la lumire en se s]vant du dmon lui-mme comme d'une *elle mon/rueuse2 il *appe l'p\vante =ce d'p\vante1 l'horrible =ce d'horreur4 ,l'enf]1 semble-t-il dire1 n'e/ une impasse que p\r ceux qui ne sav5t pas se ret\rn]2 il pr5d le diable rebr\sse-poil1 s'il m'e/ p]mis d'employ] ici cette expression familire1 et s'mancipe p> son audace4 ,c'e/ dj le prote/antisme dpass1 et le pote des ennemis de ,rome a dj dev9 ,fau/ montant au ciel sur la tte de ,mphi/ophls va9cu4 ,rem>quons aussi que l'enf] de ,dante n'e/ qu'un purgatoire ngatif4 ,expliquons-n\s3 son purgatoire semble s'tre =m dans son enf] comme dans un m\le1 c'e/ le c\v]cle et comme le b\*on du g\ffre1 et l'on compr5d que le titan flor5t9 en escaladant le p>adis v\drait jet] d'un c\p de pi$ le purgatoire dans l'enf]4 ,son ciel se compose d'une srie de c]cles kabbali/iques diviss p> une croix comme le pantacle d'z*iel2 au c5tre de cette croix fleurit une rose1 et n\s voyons app>atre p\r la premire fois expos publiquem5t et presque catgoriquem5t expliqu le symbole des rose-croix4 ,n\s disons p\r la premire fois1 p>ce que ,guillaume de ,lorris1 mort en #abfj1 c9q ans avant la naissance d',alighi]i1 n'avait pas a*ev son ,roman de la rose1 qui fut cont9u p> ,clop9el1 #cfj un demi-sicle plus t>d4 ,on ne dc\vrira pas sans tonnem5t que le ,roman de la rose et la ,div9e comdie sont les deux =mes opposes d'une mme oeuvre3 l'initiation l'indp5dance de l'esprit1 la satire de t\tes les in/itutions contempora9es et la =mule allgorique des gr&s secrets de la ,socit des rose-croix4 ,ces importantes manife/ations de l'occultisme concid5t avec l'poque de la *ute des templi]s1 puisque ,jean de ,meung ou ,clop9el1 contempora9 de la vieillesse de ,dante1 florissait p5dant ses plus belles annes la c\r de ,philippe le ,bel4 ,le ,roman de la rose e/ l'pope de la vieille ,france4 ,c'e/ un livre pr(ond s\s une =me lgre1 c'e/ une rvlation aussi savante que celle d',apule des my/res de l'occultisme4 ,la rose de ,flamel1 celle de ,jean de ,meung et celle de ,dante sont nes sur le mme rosi]4 ,dante avait trop de gnie p\r tre un hrsi>que4 ,les gr&s hommes imprim5t l'intellig5ce un m\vem5t qui se pr\ve plus t>d p> des actes dont l'initiative app>ti5t aux mdiocrits remuantes4 ,dante n'a peut-tre jamais t lu1 et n'et c]ta9em5t jamais t compris p> ,lu!r4 ,cep5dant l'oeuvre des ,gibel9s fconde p> la puissante p5se du pote1 s\leva l5tem5t l'empire contre la papaut1 en se p]ptuant s\s div]s noms de sicle en sicle1 et r5dit enf9 l',allemagne prote/ante4 ,ce n'e/ c]ta9em5t pas ,lu!r qui a fait la r=me1 mais la r=me s'e/ emp>e de ,lu!r et l'a p\ss en avant4 ,ce mo9e aux paules c>res n'avait que de l'enttem5t et de l'audace1 mais c'tait l'in/rum5t qu'il fallait aux ides rvolutionnaires4 ,lu!r tait le ,danton de la ?ologie #cfa an>*ique2 sup]/itieux et tmraire1 il se croyait obsd p> le diable2 le diable lui dictait des argum5ts contre l'glise1 le diable le faisait raisonn]1 draisonn] et surt\t crire4 ,ce gnie inspirateur de t\s les ,cans ne dem&ait alors que de l'encre1 bi5 sr qu'avec cette encre di/ille p> la plume de ,lu!r1 il f]ait bi5tt des flots de sang4 ,lu!r le s5tait et il hassait le diable p>ce que c'tait encore un matre2 un j\r il lui lana son critoire la tte comme s'il v\lait le rassasi] p> cette viol5te libation4 ,lu!r jetant son encri] la tte du diable1 n\s rappelle ce factieux rgicide qui1 en signant la mort de ,*>les ,i]1 b>b\illa d'encre ses complices4 ,plutt ,turc que papi/e6 c'tait la devise de ,lu!r2 et en effet le prote/antisme n'e/ au fond1 comme l'islamisme1 que le disme pur organis en culte conv5tionnel1 et n'en diffre que p> des re/es de ca?olicisme mal effac4 ,les prote/ants sont1 au po9t de vue de la ngation du dogme ca?olique1 des musulmans avec quelques sup]/itions de plus et un prophte de mo9s4 ,les hommes r5onc5t plus volonti]s ,dieu qu'au diable1 les apo/ats de t\s les temps l'ont assez pr\v4 ,les disciples de ,lu!r1 diviss bi5tt p> l'an>*ie1 n'avai5t plus entre eux qu'un li5 de croyance commune1 ils croyai5t t\s ,satan1 et ce spectre gr&issant mesure que leur esprit de rvolte les loignait de ,dieu1 arrivait des proportions t]ribles4 ,c>lo/ad1 ar*idiacre de ,wurtemb]g1 tant un j\r en *aire1 vit entr] dans le temple un homme noir qui s'assit devant lui1 et le reg>da p5dant t\t le temps de son s]mon avec une fixit t]rible2 il se tr\ble1 desc5d de *aire1 int]roge les #cfb assi/ants2 p]sonne n'a vu le fantme4 ,c>lo/ad revi5t *ez lui t\t p\vant1 le plus jeune de ses fils vi5t au-devant de lui1 et lui raconte qu'un inconnu vtu de noir e/ v5u le dem&] et a promis de rev5ir dans trois j\rs4 ,plus de d\te p\r l'halluc92 le visiteur n'e/ autre que le spectre de la vision4 ,la frayeur lui donne la fivre1 il se met au lit et meurt avant le troisime j\r4 ,ces malheureux sectaires avai5t peur de leur ombre1 leur consci5ce tait re/e ca?olique et les damnait impitoyablem5t4 ,lu!r se prom5ant un soir avec sa femme ,ca!r9e de ,bora1 reg>da le ciel ple9 d'toiles1 et dit demi-voix avec un pr(ond s\pir3 ,beau ciel que je ne v]rai jamais6--,eh quoi1 dit la femme1 p5sez-v\s donc tre rpr\v8--,qui sait1 dit ,lu!r1 si ,dieu ne n\s punira pas d'avoir t infidles nos voeux8 ,peut-tre qu'alors si ,ca!r9e1 en le voyant d\t] a9si de lui-mme1 l'et ab&onn en le maudissant1 le r=mateur1 bris p> cet av]tissem5t div91 et reconnu combi5 il avait t crim9el en trahissant l'glise sa premire p\se1 et eut t\rn des yeux en l>mes v]s le clotre qu'il avait lui-mme ab&onn6 ,mais ,dieu qui rsi/e aux sup]bes1 ne le tr\va pas digne sans d\te de cette salutaire d\leur4 ,la comdie sacrilge du m>iage de ,lu!r avait t le *tim5t provid5tiel de son orgueil1 et comme il p]svra dans son p*1 son *tim5t ne le quitta pas et le ridiculisa jusqu' la f94 ,il m\rut entre le diable et sa femme1 effray de l'un et =t emb>rass de l'autre4 ,la corruption et la sup]/ition s'accommod5t bi5 ensemble4 ,l'poque de la r5aissance dbau*e1 p]scutrice et crdule1 ne #cfc fut c]tes pas la r5aissance de la raison4 ,ca!r9e de ,mdicis tait sorcire1 ,*>les ,,ix consultait les ncromants1 ,h5ri ,,iii faisait des p>ties de dvotion et de dbau*e4 ,c'tait alors le bon temps des a/rologues1 bi5 qu'on en torturt quelques-uns de temps en temps p\r les =c] *ang] leurs prdictions4 ,les sorci]s de c\r cette poque se mlai5t d'ailleurs t\j\rs un peu d'empoisonnem5ts et mritai5t assez la corde4 ,trois-*elles1 le magici5 de ,*>les ,,ix1 tait pre/idigitateur et fripon2 il se confessa un j\r au roi1 et ce n'tai5t pas peccadilles que ses mfaits2 le roi lui fit grce avec m5ace de p5daison en cas de re*ute4 ,trois-*elles retomba et fut p5du4 ,lorsque la ligue eut jur la mort du faible et misrable ,h5ri ,,iii1 elle eut rec\rs aux envotem5ts de la magie noire4 ,l'toile assure que l'image en cire du roi tait place sur les autels o les prtres ligueurs disai5t la messe1 et qu'on p]ait cette image avec un canif en prononant une oraison de maldictions et d'ana?me4 ,comme le roi ne m\rait pas assez vite1 on en conclut qu'il tait sorci]4 ,des pamphlets c\rur5t o ,h5ri ,,iii tait reprs5t t5ant des conv5ticules o les crimes de ,sodome et de ,gomorrhe n'tai5t que le prlude d'att5tats plus in\s et plus affreux4 ,le roi1 disait-on1 avait p>mi ses mignons un p]sonnage inconnu qui tait le diable en p]sonne2 on enlevait des jeunes vi]ges que ce pr9ce pro/ituait violemm5t ,belzb2 le peuple croyait ces fables1 et il se tr\va enf9 un fanatique p\r excut] les m5aces de l'envotem5t4 ,jacques ,clm5t eut des visions et ent5dit des voix imprieuses qui lui comm&ai5t de tu] le roi4 ,cet halluc9 c\rut au rgicide comme un m>tyr1 et m\rut #cfd en riant comme les hros de la my?ologie sc&9ave4 ,des *roniqueurs sc&aleux ont prt5du qu'une gr&e dame de la c\r avait uni aux inspirations de la solitude du mo9e1 le magntisme de ses c>esses3 cette anecdote manque de probabilit4 ,la *a/et du mo9e entret5ait son exaltation1 et s'il et comm5c vivre de la vie fatale des passions1 une soif insatiable de plaisir se ft emp>e de t\t son tre1 et il n'et plus v\lu m\rir4 ,p5dant que les gu]res de religion ensanglantai5t le monde1 les socits secrtes de l'illum9isme1 qui n'tai5t que des coles de ?urgie et de haute magie1 pr5ai5t de la consi/ance en ,allemagne4 ,la plus anci5ne de ces socits p>at avoir t celle des rose-croix dont les symboles remont5t au temps des ,guelfes et des ,gibel9s1 comme n\s le voyons p> les allgories du pome de ,dante1 et p> les figures du ,roman de la rose4 ,la rose1 qui a t de t\t temps l'emblme de la beaut1 de la vie1 de l'am\r et du plaisir1 exprimait my/iquem5t la p5se secrte de t\tes les prote/ations manife/es la r5aissance4 ,c'tait la *air rvolte contre l'oppression de l'esprit2 c'tait la nature se dcl>ant fille de ,dieu1 comme la grce2 c'tait l'am\r qui ne v\lait pas tre t\ff p> le clibat2 c'tait la vie qui ne v\lait plus tre /rile1 c'tait l'humanit aspirant une religion naturelle1 t\te de raison et d'am\r1 fonde sur la rvlation des h>monies de l'tre1 dont la rose tait p\r les initis le symbole vivant et fleuri4 ,la rose1 en effet1 e/ un pantacle1 elle e/ de =me circulaire1 les feuilles de la corolle sont tailles en coeur1 et s'appui5t h>monieusem5t les unes sur les autres2 sa c\leur prs5te les #cfe nuances les plus d\ces des c\leurs primitives1 son calice e/ de p\rpre et d'or4 ,n\s avons vu que ,flamel1 ou plutt le livre du juif ,abraham1 en faisait le signe hiroglyphique de l'accomplissem5t du gr& oeuvre4 ,telle e/ la clef du roman de ,clop9el et de ,guillaume de ,lorris4 ,la conqute de la rose tait le problme pos p> l'initiation la sci5ce p5dant que la religion travaillait prp>] et tablir le triomphe univ]sel1 exclusif et df9itif de la croix4 ,runir la rose la croix1 tel tait le problme pos p> la haute initiation1 et en effet la philosophie occulte tant la syn?se univ]selle1 doit t5ir compte de t\s les phnomnes de l'tre4 ,la religion1 considre uniquem5t comme un fait physiologique1 e/ la rvlation et la satisfaction d'un beso9 des mes4 ,son exi/5ce e/ un fait sci5tifique3 la ni]1 ce s]ait ni] l'humanit elle-mme4 ,p]sonne ne l'a inv5te1 elle s'e/ =me comme les lois1 comme les civilisations1 p> les ncessits de la vie morale2 et considre seulem5t ce po9t de vue philosophique et re/re9t1 la religion doit tre reg>de comme fatale si l'on explique t\t p> la fatalit1 et comme div9e si l'on admet une intellig5ce suprme la s\rce des lois naturelles4 ,il suit de l que le c>actre de t\te religion proprem5t dite tant de relev] directem5t de la div9it p> une rvlation surnaturelle1 nul autre mode de transmission ne donnant au dogme une sanction suffisante1 il faut en conclure que la vraie religion naturelle c'e/ la religion rvle1 c'e/--dire qu'il e/ naturel de n'adopt] une religion qu'en la croyant rvle1 t\te vraie religion exigeant des sacrifices1 et #cff l'homme n'ayant jamais ni le p\voir1 ni le droit d'en impos] ses semblables1 en dehors et surt\t au-dessus des conditions ord9aires de l'humanit4 ,c'e/ en p>tant de ce pr9cipe rig\reusem5t rationnel que les rose-croix arrivai5t au respect de la religion dom9ante1 hir>*ique et rvle4 ,ils ne p\vai5t p> consqu5t pas plus tre les ennemis de la papaut que de la mon>*ie lgitime1 et s'ils conspirai5t contre des papes et contre des rois1 c'e/ qu'ils les considrai5t p]sonnellem5t comme des apo/ats du devoir et des fauteurs suprmes de l'an>*ie4 ,qu'e/-ce1 en effet1 qu'un despote soit spirituel1 soit temporel1 s9on un an>*i/e c\ronn8 ,c'e/ p> cette considration qu'on peut expliqu] le prote/antisme et mme le radicalisme de c]ta9s gr&s adeptes plus ca?oliques que c]ta9s papes1 et plus mon>*iques que c]ta9s rois1 de quelques adeptes exc5triques1 tels que ,h5ri ,khunra? et les vrais illum9s de son cole4 ,h5ri ,khunra? e/ un p]sonnage peu connu de ceux qui n'ont pas fait des sci5ces occultes une tude p>ticulire2 c'e/ p\rtant un matre et un matre du premi] ordre2 c'e/ un pr9ce s\v]a9 de la rose-croix1 digne s\s t\s les rapports de ce titre sci5tifique et my/ique4 ,ses pantacles sont spl5dides comme la lumire du ,soh>1 savants comme ,tri?me1 exacts comme ,py?agore1 rvlateurs du gr& oeuvre comme le livre d',abraham et de ,nicolas ,flamel4 ,h5ri ,khunra? tait *imi/e et mdec91 il tait n en #aejb1 et il avait qu>ante-deux ans1 lorsqu'il p>v9t la haute initiation ?osophique4 ,le plus rem>quable de ses ouvrages1 son #cfg ,amphi?tre de la sagesse t]nelle1 tait publi en #aeih1 c> l'approbation de l'emp]eur ,rodolphe qui s'y tr\ve annexe e/ date du #a;er ju9 de cette mme anne4 ,l'auteur1 bi5 qu'il ft pr(ession d'un prote/antisme radical1 y rev5dique hautem5t le nom de ca?olique et d'or?odoxe2 il dcl>e avoir en sa possession1 mais g>d] secrte comme il convi5t1 une clef de l'apocalypse1 clef triple et unique comme la sci5ce univ]selle4 ,la division du livre e/ septnaire1 et il y p>tage en sept degrs l'initiation la haute philosophie2 le texte e/ un comm5taire my/ique des oracles de ,salomon2 l'ouvrage se t]m9e p> des tableaux synoptiques1 qui sont la syn?se de la haute magie et de la kabbale occulte1 en t\t ce qui peut tre crit et publi v]balem5t4 ,le re/e1 c'e/--dire la p>tie sotrique et indicible de la sci5ce1 e/ exprim p> de magnifiques pantacles dess9s et gravs avec so94 ,ces pantacles sont au nombre de neuf4 ,le premi]1 conti5t le dogme d',h]ms4 ,le deuxime1 la ralisation magique4 ,le troisime reprs5te le *em9 de la sagesse et les travaux prp>atoires de l'oeuvre4 ,le quatrime reprs5te la porte du sanctuaire claire p> sept rayons my/iques4 ,le c9quime e/ une rose de lumire1 au c5tre de laquelle une =me huma9e t5d ses bras en =me de croix4 ,le sixime reprs5te le laboratoire magique de ,khunra?1 avec son oratoire kabbali/ique1 p\r dmontr] la ncessit d'unir la prire au travail4 ,le septime e/ la syn?se absolue de la sci5ce4 ,le huitime exprime l'quilibre univ]sel4 #cfh ,le neuvime rsume la doctr9e p>ticulire de ,khunra? avec une n]gique prote/ation contre t\s ses dtracteurs4 ,c'e/ un pantacle h]mtique encadr dans une c>icature allem&e ple9e de v]ve et de nave colre4 ,les ennemis du philosophe sont trave/is en insectes1 en oisons brids1 en boeufs et en nes1 le t\t orn de lg5des lat9es et de grosses pigrammes en allem&2 ,khunra? y e/ reprs5t droite et gau*e1 en co/ume de ville et en co/ume de cab9et1 faisant face ses adv]saires1 soit au d$ans1 soit au dehors3 en habit de ville1 il e/ arm d'une pe et m>*e sur la queue d'un scorpion2 en co/ume de cab9et1 il e/ muni de p9cettes et m>*e sur la tte d'un s]p5t2 au dehors il dmontre1 et *ez lui il enseigne1 comme ses ge/es le font assez compr5dre1 t\j\rs la mme vrit sans cra9dre le s\ffle impur de ses adv]saires1 s\ffle si pe/il5tiel p\rtant que les oiseaux du ciel tomb5t morts leurs pi$s4 ,cette plan*e trs curieuse manque dans un gr& nombre d'exemplaires de l',amphi?tre de ,khunra?4 ,ce livre extraord9aire conti5t t\s les my/res de la plus haute initiation2 il e/1 comme l'auteur l'annonce dans son titre mme3 ,*ri/iano-kabbali/ique1 div9o-magique1 physico-*imique1 triple unique et univ]sel4 ,c'e/ un vritable manuel de haute magie et de philosophie h]mtique1 et l'on ne saurait tr\v] ailleurs1 si ce n'e/ dans le ,seph] ,jsirah et le ,soh>1 une plus complte et plus p>faite initiation4 ,dans les quatre importants corollaires qui suiv5t l'explication de la troisime figure1 ,khunra? tablit3 #a4 ,que la dp5se #cfi faire p\r le gr& oeuvre 7 "p l'entreti5 et les dp5ses p]sonnelles de l'oprateur7 ne doit pas excd] la somme de tr5te ?al]s2 j'en p>le sciemm5t1 aj\te l'auteur1 l'ayant appris de quelqu'un qui le savait4 ,ceux qui dp5s5t davantage se tromp5t et p]d5t leur arg5t4 ,ces mots3 l'ayant appris de quelqu'un qui le savait1 pr\v5t que ,khunra? ou n'a pas fait lui-mme la pi]re philosophale1 ou ne veut pas dire qu'il l'a faite1 et cela p> cra9te des p]scutions4 ,khunra? tablit ensuite l'obligation p\r l'adepte1 de ne consacr] ses usages p]sonnels que la dixime p>tie de sa ri*esse et consacr] t\t le re/e la gloire de ,dieu et aux oeuvres de *>it4 ,troisimem5t1 il affirme que les my/res du *ri/ianisme et ceux de la nature s'expliquant et s'illu/rant rciproquem5t1 le rgne futur du ,messie 7le messianisme7 s'tablit sur la d\ble base de la sci5ce et de la foi1 en sorte que le livre de la nature confirmant les oracles de l'vangile1 on p\rra conva9cre p> la sci5ce et p> la raison les juifs et les mahomtans de la vrit du *ri/ianisme1 si bi5 qu'avec le conc\rs de la grce div9e1 ils s]ont infailliblem5t conv]tis la religion de l'unit2 il t]m9e enf9 p> cette s5t5ce3 ,,sigillum ,,naturae ,,et ,,artis ,,simplicitas4 ,le ca*et de la nature et de l'art1 c'e/ la simplicit4 ,du temps de ,khunra?1 vivait un autre mdec9 initi1 philosophe h]mtique et cont9uateur de la mdec9e de ,p>acelse2 c'tait ,oswald ,crollius1 auteur du ,livre des signatures1 ou de la vraie et vivante anatomie du gr& et du petit monde4 ,dans cet ouvrage dont la prface e/ un abrg =t bi5 fait de la #cgj philosophie h]mtique1 ,crollius *]*e tablir que ,dieu et la nature ont en quelque sorte sign t\s leurs ouvrages1 et que t\s les produits d'une =ce quelconque de la nature port5t1 p\r a9si dire1 l'e/ampille de cette =ce imprime en c>actres indlbiles1 en sorte que l'initi aux critures occultes puisse lire livre ouv]t les sympa?ies et les antipa?ies des *oses1 les proprits des sub/ances et t\s les autres secrets de la cration4 ,les c>actres des diffr5tes critures s]ai5t primitivem5t emprunts ces signatures naturelles qui exi/5t dans les toiles et dans les fleurs1 sur les montagnes et sur le plus humble caill\4 ,les figures des cri/aux1 les cassures des m9raux1 s]ai5t des empre9tes de la p5se que le ,crateur avait en les =mant4 ,cette ide e/ ple9e de posie et de gr&eur1 mais il manque une grammaire cette langue my/rieuse des mondes1 il manque un vocabulaire raisonn ce v]be primitif et absolu4 ,le roi ,salomon seul passe p\r avoir accompli ce d\ble travail2 or les livres occultes de ,salomon sont p]dus3 ,crollius entrepr5ait donc non pas de les refaire1 mais de retr\v] les pr9cipes fondam5taux de cette langue univ]selle du ,v]be crateur4 ,p> ces pr9cipes on reconnatrait que les hiroglyphes primitifs =ms des lm5ts mmes de la gomtrie correspondrai5t aux lois con/itutives et ess5tielles des =mes dt]m9es p> les m\vem5ts alt]ns ou comb9s que dcid5t les attractions quilibrantes2 on reconnatrait leur seule figure extrieure les simples et les composs1 et p> les analogies des figures avec les nombres1 on p\rrait faire une classification ma?matique de t\tes les sub/ances rvles p> les lignes de #cga leurs surfaces4 ,il y a au fond de ces aspirations1 qui sont des rm9isc5ces de la sci5ce dnique1 t\t un monde de dc\v]tes v5ir p\r les sci5ces4 ,p>acelse les avait press5ties1 ,crollius les indique1 un autre vi5dra p\r les ralis] et les dmontr]4 ,la folie d'hi] s]a le gnie de dema91 et le progrs salu]a ces sublimes *]*eurs qui avai5t dev9 ce monde p]du et retr\v cette ,a?lantide du savoir huma96 ,le comm5cem5t du ,x,v,i,ie sicle fut la gr&e poque de l'al*imie1 alors p>ur5t3 ,philippe ,mull]1 ,jean ,?orneburg1 ,mi*el ,may]1 ,ortelius1 ,pot]ius1 ,samuel ,nor?on1 le b>on de ,beausoleil1 ,david ,planiscampe1 ,jean ,du*esne1 ,rob]t ,flud1 ,b5jam9 ,mu/apha1 le prsid5t d',espagnet1 le cosmopolite qu'il fallait nomm] le premi]1 de ,nuisem5t1 qui a traduit et publi les rem>quables crits du cosmopolite1 ,jean-,bapti/e ,van ,helmont1 ,irne ,philal!1 ,rodolphe ,glaub]1 le sublime cordonni] ,jacob ,boehm4 ,les pr9cipaux de ces initis s'adonnai5t aux re*]*es de la haute magie1 et en ca*ai5t avec so9 le nom dcri s\s les app>5ces des re*]*es h]mtiques4 ,le ,m]cure des sages qu'ils v\lai5t tr\v] et donn] leurs disciples1 c'tait la syn?se sci5tifique et religieuse1 c'tait la paix qui rside dans la s\v]a9e unit4 ,les my/iques n'tai5t alors que les croyants aveugles des vritables illum9s1 et l'illum9isme proprem5t dit n'tait que la sci5ce univ]selle de la lumire4 ,en #afbc1 au pr9temps1 on tr\va affi*e dans les rues de ,p>is cette trange proclamation3 ,n\s1 dputs des frres rose-croix1 faisons sj\r visible et #cgb invisible dans cette ville1 p> la grce du ,trs-,haut1 v]s lequel se t\rne le coeur des sages2 n\s enseignons1 sans aucune sorte de moy5s extrieurs1 p>l] les langues des pays que n\s habitons1 et n\s tirons les hommes1 nos semblables1 de la t]reur et de la mort4 ,s'il pr5d envie quelqu'un de n\s voir p> curiosit seulem5t1 il ne communique jamais avec n\s2 mais si sa volont le porte rellem5t et de fait s'inscrire sur les regi/res de notre confrat]nit1 n\s1 qui jugeons des p5ses1 lui f]ons voir la vrit de nos promesses1 tellem5t que n\s ne mettons po9t le lieu de notre demeure1 puisque la p5se1 jo9te la volont relle du lecteur1 s]a capable de n\s faire connatre lui et lui n\s4 ,l'op9ion se proccupa alors de cette manife/ation my/rieuse1 et si quelqu'un alors dem&ait hautem5t ce que c'tait que les frres rose-croix1 s\v5t un p]sonnage inconnu pr5ait "p le que/ionneur1 et lui disait gravem5t3 ,prde/9s la r=me qui doit s'accomplir bi5tt dans t\t l'univ]s1 les rose-croix sont les dpositaires de la suprme sagesse1 et paisibles possesseurs de t\s les dons de la nature1 ils peuv5t les disp5s] leur gr4 ,en quelque lieu qu'ils soi5t1 ils connaiss5t mieux t\tes les *oses qui se pass5t dans le re/e du monde1 que si elles leur tai5t prs5tes2 ils ne sont sujets ni la faim ni la soif1 et n'ont cra9dre ni la vieillesse ni les maladies4 ,ils peuv5t comm&] aux esprits et aux gnies les plus puissants4 #cgc ,dieu les a c\v]ts d'une nue p\r les df5dre de leurs ennemis1 et on ne peut les voir que qu& ils le veul5t1 et-on des yeux plus p]ants que ceux de l'aigle4 ,ils ti5n5t leurs assembles gnrales dans les pyramides d',egypte4 ,mais ces pyramides sont p\r eux comme le ro*] d'o jaillissait la s\rce de ,mose1 elles m>*5t avec eux dans le ds]t1 et les suivront jusqu' leur entre dans la t]re promise4 ,,*apitre ,,vi4 ,,proc,s ,,de ,,magie4 ,,sommaire4--,gaufridi1 ,urba9 ,gr&i]1 ,b\l et ,pic>t1 le pre ,gir>d et mademoiselle ,cadire4--,phnomnes des convulsions4--,anecdotes div]ses4 ,l'auteur grec qui a crit la description du tableau allgorique de ,cebs f9it son oeuvre p> cette conclusion admirable3 ,il n'y a qu'un bi5 vritable dsir]1 c'e/ la sagesse2 et il n'y a qu'un mal cra9dre1 c'e/ la folie4 ,le mal moral en effet1 la m*ancet1 le crime1 ne sont autre *ose qu'une folie vritable3 et le pre ,hil>ion ,tissot a t\tes les sympa?ies de notre coeur1 lorsqu'il rpte sans cesse dans ses bro*ures follem5t c\rageuses qu'au lieu de punir les crim9els1 il faudrait les soign] et les gurir4 #cgd ,n\s disons les sympa?ies de notre coeur1 p>ce que notre raison prote/e contre cette trop *>itable int]prtation du crime dont les consqu5ces s]ai5t de dtruire la sanction de la morale en ds>mant la loi4 ,n\s comp>ons la folie l'ivresse1 et considrant que l'ivresse e/ presque t\j\rs volontaire1 n\s applaudissons la sagesse des juges qui1 ne reg>dant pas la p]te spontane de la raison comme une excuse1 puniss5t sans piti les dlits et les crimes commis dans l'ivresse4 ,un j\r vi5dra mme peut-tre o l'ivresse s]a compte p>mi les circon/ances aggravantes1 et o t\t tre intellig5t qui se mettra volontairem5t hors de la raison1 se tr\v]a hors de la loi4 ,la loi n'e/-elle pas la raison de l'humanit8 ,malheur l'homme qui s'enivre soit de v91 soit d'orgueil1 soit de ha9e1 soit mme d'am\r6 ,il e/ aveugle1 il e/ inju/e1 il e/ le j\et de la fatalit2 c'e/ un flau qui m>*e1 c'e/ une calamit vivante2 il peut tu]1 il peut viol]2 c'e/ un f\ sans *ane2 h>o sur lui6 ,la socit a droit de se df5dre2 c'e/ plus que son droit1 c'e/ son devoir1 c> elle a des enfants4 ,ces rflexions n\s vi5n5t au sujet des procs de magie dont n\s avons r5dre compte4 ,on a trop accus l'glise et la socit de meurtre judiciaire sur des f\s2 n\s admettons que les sorci]s tai5t des f\s sans d\te1 mais c'tai5t des f\s de p]v]sit2 si p>mi eux quelques innoc5ts malades ont pri1 ce sont des malheurs dont l'glise et la socit ne saurai5t tre responsables4 ,t\t homme condamn suivant les lois de son pays et les =mes judiciaires de son temps1 e/ ju/em5t #cge condamn1 son innoc5ce possible n'app>ti5t plus qu' ,dieu2 devant les hommes il e/ et doit re/] c\pable4 ,ludwig ,tieck1 dans un rem>quable roman intitul le ,sabbat des sorcires1 met en scne une sa9te femme1 une pauvre vieille puise de macrations1 la tte affaiblie p> les jenes et les prires1 qui1 ple9e d'horreur p\r les sorci]s1 et dispose p> excs d'humilit s'accus] de t\s les crimes1 f9it p> se croire en effet sorcire1 s'en accuse1 en e/ conva9cue p> erreur et p> prv5tion1 puis e/ brle vive4 ,cette hi/oire ft-elle vraie1 que pr\v]ait-elle8 ,qu'une erreur judiciaire e/ possible1 ri5 de plus1 ri5 de mo9s4 ,mais si l'erreur judiciaire e/ possible en fait1 elle ne saurait l'tre en droit3 autrem5t que devi5drait la ju/ice huma9e8 ,socrate condamn mort aurait pu fuir1 et ses juges eux-mmes lui en euss5t f\rni les moy5s1 mais il respecta les lois et v\lut m\rir4 ,c'e/ aux lois et non aux tribunaux du moy5 ge qu'il faut s'en pr5dre de la rigueur de c]ta9es s5t5ces4 ,mais ,gilles de ,laval1 dont n\s ayons racont les crimes et le supplice1 fut-il inju/em5t condamn1 et devait-on l'abs\dre p>ce qu'il tait f\8 tai5t-elles innoc5tes ces horribles folles qui composai5t des philtres avec la moelle des petits enfants8 ,la magie noire d'ailleurs tait la folie gnrale de cette malheureuse poque3 les juges1 =ce d'tudi] les que/ions de sorcell]ie f9issai5t quelquefois p> se croire sorci]s eux-mmes4 ,la sorcell]ie1 dans plusieurs localits1 dev5ait pidmique1 et les supplices semblai5t multipli] les c\pables4 #cgf ,on peut voir dans les dmonographes1 tels que ,delancre1 ,delrio1 ,spr5g]1 ,bod91 ,torre-,blanca et les autres1 les rcits d'un gr& nombre de procs dont les dtails sont aussi fa/idieux que rvoltants4 ,les condamns sont p\r la plup>t des halluc9s et des idiots1 mais des idiots m*ants et des halluc9s dang]eux2 les passions rotiques1 la cupidit et la ha9e sont les causes pr9cipales de l'g>em5t de leur raison3 ils tai5t capables de t\t4 ,spr5g] dit que les sorcires s'ent5dai5t avec les sages-femmes p\r leur a*et] des cadavres d'enfants n\veau-ns4 ,les sages-femmes tuai5t ces innoc5ts au mom5t mme de leur naissance1 en leur enfonant de longues aiguilles dans le c]veau1 on dcl>ait un enfant mort et on l'ent]rait4 ,la nuit v5ue1 les /ryges grattai5t la t]re et en arra*ai5t le cadavre1 elles le faisai5t b\illir dans une *audire avec des h]bes n>cotiques et vnneuses1 puis di/illai5t1 alambiquai5t1 mlangeai5t cette glat9e huma9e4 ,le liquide s]vait d'lixir de longue vie1 le solide tait broy et incorpor aux graisses de *at noir mlanges de suie qui s]vai5t aux frictions magiques4 ,le coeur se s\lve de dgt la lecture de ces rvlations abom9ables1 et l'indignation fait taire la piti2 mais lorsqu'on en vi5t aux procdures1 lorsqu'on voit la crdulit et la cruaut des juges1 les fausses promesses de grce qu'ils emploi5t p\r obt5ir des aveux1 les tortures atroces1 les visites obscnes1 les prcautions honteuses et ridicules1 puis aprs t\t cela1 le b*] en place publique1 l'assi/ance drisoire du cl]g qui livre au bras sculi] en dem&ant grce p\r ceux qu'il v\e la mort1 on e/ =c de #cgg conclure qu'au milieu de t\t ce *aos1 la religion seule re/e sa9te1 mais que les hommes sont t\s galem5t des idiots ou des sclrats4 ,a9si en #aeih1 un prtre lim\s91 nomm ,pi]re ,aupetit1 e/ brl vif p\r des aveux ridicules qui lui ont t arra*s p> la torture4 ,a ,dle1 en #aeii1 on brle une femme nomme ,antide ,collas1 p>ce que sa con=mation sexuelle avait quelque *ose de phnomnal1 qu'on crut ne p\voir expliqu] que p> un comm]ce infme avec ,satan4 ,la malheureuse1 mise et remise la torture1 dp\ille1 sonde1 visite en prs5ce des mdec9s et des juges1 crase de honte et de d\leurs1 av\a t\t p\r en f9ir4 ,h5ri ,boguet1 juge de ,sa9t-,claude1 raconte lui-mme qu'il fit tortur] une femme comme sorcire1 p>ce qu'il manquait quelque *ose la croix de son *apelet1 signe c]ta9 de sorcell]ie1 au dire de ce froce imbcile4 ,un enfant de d\ze ans1 /yl p> les inquisiteurs1 vi5t accus] son pre de l'avoir m5 au sabbat4 ,le pre meurt en prison p> suite de ses tortures1 et l'on propose de faire brl] l'enfant4 ,boguet s'y oppose et se fait un mrite de cette clm5ce4 ,une femme de tr5te-c9q ans1 ,roll&e de ,v]nois1 e/ oublie dans un ca*ot si glacial qu'elle promet de s'av\] c\pable de magie1 si on veut la laiss] s'appro*] du feu4 ,ds qu'elle s5t la *aleur1 elle tombe dans des convulsions affreuses1 elle a la fivre et le dlire2 en cet tat on la met la torture1 elle dit t\t ce qu'on lui fait dire1 elle e/ trane m\rante au b*]4 ,un orage clate1 la pluie te9t le feu1 ,boguet se flicite alors #cgh de la s5t5ce qu'il a r5due1 puisque videmm5t cette femme que le ciel semblait df5dre1 devait tre protge p> le diable4 ,le mme ,boguet a fait encore brl] deux hommes1 ,pi]re ,gaudillon et le gros ,pi]re1 p\r avoir c\ru la nuit1 l'un en =me de livre1 l'autre en =me de l\p4 ,mais le procs qui fit le plus de bruit au comm5cem5t du ,x,v,i,ie sicle1 fut celui de messire ,l\is ,gaufridi1 cur de la p>oisse des ,acc\les ,m>seille4 ,le sc&ale de cette affaire donna un fune/e exemple qui ne fut que trop tt suivi4 ,un prtre accus p> des prtres6 un cur tran devant les tribunaux p> ses confrres6 ,con/ant9 avait dit que s'il voyait un prtre d%onor] son c>actre p> un p* honteux1 il le c\vrirait de sa p\rpre1 c'tait une belle et royale p>ole4 ,le sac]doce1 en effet1 doit tre impeccable1 comme la ju/ice e/ infaillible devant la morale publique4 ,en dcembre #afaj1 une jeune fille de ,m>seille nomme ,magdela9e de la ,palud1 tant alle en pl]9age la ,sa9te-,baume1 en ,prov5ce1 y fut prise d'extase et de convulsions4 ,une autre dvote nomme ,l\ise ,capeau fut bi5tt atte9te du mme mal4 ,des dom9ica9s et des capuc9s crur5t la prs5ce du dmon1 et fir5t des exorcismes4 ,magdela9e de la ,palud et sa compagne donnr5t alors le spectacle qui se r5\vela si s\v5t un sicle plus t>d lors de l'pidmie des convulsions4 ,elles criai5t1 se tordai5t et dem&ai5t tre battues et f\les aux pi$s1 un j\r six hommes m>*r5t en mme temps sur la poitr9e de ,magdela9e qui n'en ress5tit aucune d\leur2 en cet tat elle s'accusait des plus tranges drglem5ts2 elle s'tait livre au diable corps et me1 disait-elle2 elle avait t #cgi fiance au dmon p> un prtre nomm ,gaufridi4 ,au lieu d'enf]m] cette folle1 on l'c\ta1 et les pres exorci/es dp*r5t ,m>seille trois capuc9s p\r in=m] secrtem5t les suprieurs ecclsia/iques de ce qui se passait la ,sa9te-,baume1 et am5]1 s'il tait possible1 sans viol5ce et sans sc&ale le cur ,gaufridi p\r le confront] avec les prt5dus dmons4 ,cep5dant on comm5ait crire les inspirations inf]nales des deux hy/riques1 c'tai5t des disc\rs d'une dvotion ignorante et fanatique1 prs5tant la religion telle que la compr5ai5t les exorci/es eux-mmes4 ,les possdes semblai5t racont] les rves de ceux qui les int]rogeai5t3 c'tait exactem5t le phnomne des tables p>lantes et des mdiums de notre temps4 ,les diables se donnai5t des noms aussi incongrus que ceux des esprits amrica9s2 ils dclamai5t contre l'imprim]ie et contre les livres1 faisai5t des s]mons dignes des capuc9s les plus f]v5ts et les plus ign>es4 ,en prs5ce de ces dmons faits leur image et leur ressemblance1 les pres ne d\tr5t plus de la vrit de la possession et de la vracit des esprits inf]naux4 ,les fantmes de leur imag9ation malade pr5ai5t un corps et leur app>aissai5t vivants dans ces deux femmes dont les confessions obscnes surexcitai5t leur curiosit et leur indignation ple9es de secrtes convoitises1 ils dev9r5t furieux et il leur fallut une victime3 telles tai5t leurs dispositions lorsqu'on leur am5a enf9 le malheureux ,l\is ,gaufridi4 ,gaufridi tait un prtre assez monda91 d'une figure agrable1 d'un c>actre faible et d'une moralit plus que suspecte1 il #chj avait t le confesseur de ,magdela9e de la ,palud1 et lui avait inspir une implacable passion2 cette passion1 *ange en ha9e p> la jal\sie1 tait dev5ue une fatalit1 elle entrana le malheureux prtre dans son t\rbillon de folie qui le conduisit au b*]4 ,t\t ce que p\vait dire l'accus p\r se df5dre tait ret\rn contre lui4 ,il atte/ait ,dieu et ,jsus-,*ri/1 et sa sa9te mre et son prcurseur sa9t ,jean-,bapti/e1 et on lui rpondait3 v\s rcitez m]veille les litanies du sabbat2 p> ,dieu1 v\s ent5dez ,lucif]1 p> ,jsus-,*ri/1 ,belzbub1 p> la sa9te ,vi]ge1 la mre apo/ate de l',ant*ri/1 p> sa9t ,jean-,bapti/e1 le faux prophte prcurseur de ,gog et ,magog444 ,puis on le mettait la torture1 et on lui promettait sa grce s'il v\lait sign] les dcl>ations de ,magdela9e de la ,palud4 ,le pauvre prtre1 p]du1 circonv5u1 bris1 signa t\t ce qu'on v\lut3 il en signa assez p\r tre brl1 et c'tait ce qu'on dem&ait4 ,les capuc9s de ,prov5ce donnr5t enf9 au peuple cet affreux spectacle1 ils lui apprir5t viol] les privilges du sanctuaire1 ils lui montrr5t comm5t on tue les prtres1 et le peuple s'en s\v9t plus t>d4 ,o sa9t temple1 disait un rabb9 tmo9 des prodiges qui prcdr5t la de/ruction de ,jrusalem p> ,titus1 sa9t temple1 qu'z-tu donc8 ,et p\rquoi te fais-tu peur toi-mme8 ,ni le sa9t-sige ni les vques ne prote/r5t contre le meurtre de ,gaufridi1 mais le ,x,v,i,i,ie sicle allait v5ir tranant la rvolution sa suite4 ,une des possdes qui avai5t tu le cur des ,acc\les dcl>a un j\r que le dmon la quittait p\r all] prp>] la p]te d'un #cha autre prtre1 qu'elle nomma d'avance prophtiquem5t et sans le connatre2 elle le nomma ,urba9 ,gr&i]4 ,alors rgnait le t]rible c>d9al de ,ri*elieu1 qui compr5ait l'autorit absolue comme le salut des tats2 malheureusem5t les t5dances du c>d9al tai5t plutt politiques et habiles que vritablem5t *rti5nes4 ,ce gr& esprit avait p\r borne une c]ta9e troitesse de coeur qui le r5dait s5sible l'(f5se p]sonnelle1 et implacable dans ses v5geances4 ,ce qu'il p>donnait le mo9s au tal5t1 c'tait l'indp5dance2 il v\lait avoir les g5s d'esprit p\r auxiliaires1 plutt que p\r flatteurs1 et il avait une c]ta9e joie de dtruire t\t ce qui v\lait brill] sans lui4 ,sa tte aspirait t\t dom9]1 le pre ,joseph tait son bras droit et ,laub>demont son bras gau*e4 ,il y avait alors en prov9ce1 ,l\dun1 un ecclsia/ique d'un gnie rem>quable et d'un gr& c>actre1 il avait de la sci5ce et du tal5t1 mais peu de circonspection2 fait p\r plaire aux multitudes et p\r attir] les sympa?ies des gr&s1 il p\vait dans l'occasion dev5ir un dang]eux sectaire2 le prote/antisme alors remuait en ,france1 et le cur de ,sa9t-,pi]re de ,l\dun1 trop dispos aux ides n\velles p> son peu d'attrait p\r le clibat ecclsia/ique1 p\vait dev5ir la tte de ce p>ti un prdicant plus brillant que ,calv9 et aussi audacieux que ,lu!r1 il se nommait ,urba9 ,gr&i]4 ,dj des dmls srieux avec son vque avai5t signal son habilet et son c>actre inflexible1 habilet malheureuse et maladroite1 d'ailleurs1 puisqu'il en avait appel de ses puissants ennemis au roi et non pas au c>d9al2 le roi lui avait #chb donn raison1 le c>d9al devait lui donn] tort4 ,gr&i] tait ret\rn triomphant ,l\dun1 et s'tait p]mis la fanf>onnade peu clricale d'y r5tr] une bran*e de lauri] la ma94 ,a dat] de ce j\r il fut p]du4 ,les religieuses ursul9es de ,l\dun avai5t alors p\r suprieure1 s\s le nom de la mre ,jeanne des anges1 une c]ta9e ,jeanne de ,belfiel1 petite-fille du b>on de ,cose4 ,cette religieuse n'tait ri5 mo9s que f]v5te1 et son c\v5t ne passait pas p\r un des plus rguli]s du pays1 il s'y passait des scnes nocturnes qu'on attribuait des esprits4 ,les p>5ts retirai5t les p5sionnaires1 et la maison allait tre bi5tt dnue de t\te ress\rce4 ,gr&i] avait quelques intrigues et ne les ca*ait pas assez1 c'tait1 d'ailleurs1 un p]sonnage trop en vue p\r que l'oisivet d'une petite ville ne ft pas gr& bruit de ses faiblesses4 ,les p5sionnaires des ,ursul9es en ent5dai5t p>l] avec my/re *ez leurs p>5ts1 les religieuses en p>lai5t entre elles p\r dplor] le sc&ale1 et re/ai5t t\tes proccupes du p]sonnage sc&aleux1 elles en rvr5t2 elles le vir5t p5dant la nuit app>atre dans les dortoirs avec des attitudes bi5 con=mes ce qu'on disait de ses moeurs1 elles p\ssr5t des cris1 se crur5t obsdes1 et voil le diable dans la maison4 ,les directeur de ces filles1 mortels ennemis de ,gr&i]1 vir5t t\t le p>ti qu'ils p\vai5t tir] de cette affaire dans l'intrt de leur rancune et dans l'intrt du c\v5t4 ,on fit des exorcismes en secret d'abord1 puis en public4 ,les amis de ,gr&i] s5tai5t qu'il se tramait quelque *ose et pressai5t #chc le cur de ,sa9t-,pi]re du ,m>* de p]mut] ses bnfices1 et de quitt] ,l\dun4 ,t\t s'appais]ait ds qu'on le v]rait p>ti2 mais ,gr&i] tait un vaillant homme1 il ne savait pas ce que c'tait que de cd] la calomnie1 il re/a1 et fut arrt un mat9 comme il entrait dans son glise1 revtu de ses habits sac]dotaux4 ,a pe9e arrt1 ,gr&i] fut trait en crim9el d'tat1 ses papi]s fur5t saisis1 les scells apposs ses meubles1 et lui-mme fut conduit s\s bonne g>de la =t]esse d',ang]s4 ,p5dant ce temps on lui prp>ait ,l\dun un ca*ot qui semblait plus fait p\r une bte froce que p\r un homme4 ,ri*elieu1 in/ruit de t\t1 avait dp* ,laub>demont p\r en f9ir avec ,gr&i]1 et avait fait df5dre au p>lem5t de connatre de cette affaire4 ,si la conduite du cur de ,sa9t-,pi]re avait t celle d'un monda91 la t5ue de ,gr&i]1 prisonni] et accus de magie1 fut celle d'un hros et d'un m>tyr4 ,l'adv]sit rvle a9si les gr&es mes1 et il e/ beauc\p plus facile de support] la s\ffrance que la prosprit4 ,il crivait sa mre3 444 ,je supporte mon affliction avec pati5ce1 et pla9s plus la vtre que la mi5ne4 ,je suis =t incommod1 n'ayant po9t de lit2 t*ez de me faire apport] le mi51 c> si le corps ne repose1 l'esprit succombe4 ,enf9 envoyez-moi un brviaire1 une ,bible et un sa9t ,?omas1 p\r ma consolation2 au re/e1 ne v\s affligez pas1 j'espre que ,dieu mettra mon innoc5ce au j\r444 ,dieu1 en effet1 pr5d tt ou t>d le p>ti de l'innoc5ce opprime1 mais il ne la dlivre pas t\j\rs de ses ennemis sur #chd la t]re1 ou ne la dlivre que p> la mort4 ,gr&i] devait bi5tt l'pr\v]4 ,ne faisons cep5dant pas les hommes plus m*ants qu'ils ne sont en effet3 les ennemis de ,gr&i] ne croyai5t pas son innoc5ce1 ils le p\rsuivai5t avec rage1 mais c'tait un gr& c\pable qu'ils croyai5t p\rsuivre4 ,les phnomnes hy/riques tai5t alors mal connus et le somnambulisme entirem5t ignor3 les contorsions des religieuses1 leurs m\vem5ts en dehors des habitudes et des =ces huma9es1 les preuves qu'elles donnai5t d'une seconde vue effrayante1 t\t cela tait de nature conva9cre les mo9s crdules4 ,un a?e clbre de ce temps-l1 le sieur de ,kriolet1 conseill] au p>lem5t de ,bretagne1 v9t voir les exorcismes p\r s'en moqu]4 ,les religieuses qui ne l'avai5t jamais vu l'apo/rophr5t p> son nom et rvlr5t t\t haut des p*s que le conseill] croyait bi5 n'avoir fait connatre p]sonne4 ,sa consci5ce fut b\lev]se et il passa d'un extrme l'autre1 comme font t\s les naturels emports2 il pleura1 il se confessa1 et se v\a p\r le re/e de ses j\rs l'asctisme le plus rig\reux4 ,le sophisme des exorci/es de ,l\dun tait cet absurde p>alogisme que ,m4 de ,mirville ose s\t5ir encore de nos j\rs3 ,le diable e/ l'auteur de t\s les phnomnes qui ne s'expliqu5t pas p> les lois connues de la nature4 ,a cet aphorisme antilogique1 ils en joignai5t un autre dont ils faisai5t en quelque sorte un article de foi4 ,le diable dm5t exorcis e/ =c de dire la vrit1 et on peut l'admettre tmoign] en ju/ice4 #che ,le malheureux ,gr&i] n'tait donc pas livr des sclrats2 c'tait des f\s furieux qu'il avait affaire2 aussi1 =ts de leur consci5ce1 donnr5t-ils cet incroyable procs la plus gr&e publicit4 ,jamais p>eil sc&ale n'avait afflig l'glise3 des religieuses hurlant1 se tordant1 se livrant aux ge/es les plus obscnes1 blasphmant1 *]*ant se jet] sur ,gr&i] comme les bac*antes sur ,orphe2 puis les *oses les plus sacres de la religion mles ce hideux spectacle1 tranes dans cette fange2 ,gr&i] seul calme1 haussant les paules et se df5dant avec dignit et d\ceur2 des juges ples1 p]dus1 suant grosses g\ttes1 ,laub>demont en robe r\ge planant sur ce conflit comme le vaut\r qui att5d un cadavre4 ,tel fut le procs d',urba9 ,gr&i]4 ,disons-le hautem5t p\r l'honneur de l'humanit3 un complot p>eil celui que suppos]ait l'assass9at juridique de cet homme1 si l'on n'admet pas la bonne foi des exorci/es et des juges1 e/ heureusem5t impossible4 ,les mon/res sont aussi r>es que les hros2 la f\le se compose de mdiocrits aussi incapables de gr&s crimes que de gr&es v]tus4 ,les plus sa9ts p]sonnages de ce temps-l ont cru la possession de ,l\dun2 sa9t ,v9c5t de ,paul ne fut pas trang] cette hi/oire et fut appel en dire son avis4 ,ri*elieu lui-mme1 qui1 en t\t cas peut-tre1 et tr\v moy5 de se db>rass] de ,gr&i]1 f9it p> le croire c\pable4 ,sa mort fut le crime de l'ignorance et des prjugs de son temps1 et ce fut une cata/rophe bi5 plutt qu'un assass9at4 ,n\s n'afflig]ons pas nos lecteurs du dtail de ses tortures3 il demeura f]me1 rsign1 sans colre et n'av\a ri52 il n'affecta pas mme de mpris] ses juges1 il pria avec d\ceur les #chf exorci/es de l'p>gn]3 ,et v\s1 mes pres1 leur disait-il1 modrez la rigueur de mes t\rm5ts1 et ne rduisez pas mon me au dsespoir4 ,on s5t trav]s ce sanglot de la nature qui se pla9t1 t\te la mansutude du *rti5 qui p>donne4 ,les exorci/es1 p\r ca*] leur att5drissem5t1 lui rpondai5t p> des invectives1 et les excuteurs pleurai5t4 ,trois des religieuses1 dans un de leurs mom5ts lucides1 v9r5t se pro/]n] devant le tribunal1 en criant que ,gr&i] tait innoc5t2 on crut que le dmon p>lait p> leur b\*e1 et cet aveu ne fit que ht] le supplice4 ,urba9 ,gr&i] fut brl vif1 le #ah aot #afcd4 ,il fut pati5t et rsign jusqu' la f94 ,lorsqu'on le desc5dit de la *>rette1 comme il avait les jambes brises1 il tomba rudem5t le visage contre t]re sans p\ss] un seul cri ou un seul gmissem5t4 ,un cordeli]1 nomm le pre ,grillau1 f5dit alors la f\le et v9t relev] le pati5t qu'il embrassa en pleurant3 ,je v\s apporte1 dit-il1 la bndiction de votre mre1 elle et moi n\s prions ,dieu p\r v\s4--,m]ci1 mon pre1 rpondit ,gr&i]1 v\s seul ici avez piti de moi1 consolez ma pauvre mre et s]vez-lui de fils4 ,le lieut5ant du prvt1 t\t att5dri1 lui dit alors3 ,monsieur1 p>donnez-moi la "p que je suis =c de pr5dre votre supplice4--,v\s ne m'avez pas (f5s1 rpondit ,gr&i]1 v\s tes oblig de remplir les devoirs de votre *>ge4 ,on lui avait promis de l'trangl] avant de le brl]1 mais qu& le b\rreau v\lut tir] la corde elle se tr\va n\e1 et le malheureux cur de ,sa9t-,pi]re tomba t\t vivant dans le feu4 ,les pr9cipaux exorci/es1 le pre ,tranquille et le pre ,lactance1 m\rur5t bi5tt aprs1 dans les transports d'une #chg frnsie furieuse2 le pre ,sur91 qui les remplaa1 dev9t f\4 ,man\ry1 le *irurgi5 qui avait aid tortur] ,gr&i]1 m\rut p\rsuivi p> le fantme de la victime4 ,laub>demont p]dit son fils d'une manire tragique1 et tomba lui-mme dans la disgrce de son matre2 les religieuses re/r5t idiotes2 tant il e/ vrai qu'il s'agissait d'une maladie t]rible et contagieuse3 la maladie m5tale du faux zle et de la fausse dvotion4 ,la ,provid5ce punit les hommes p> leurs propres fautes1 elle les in/ruit p> les tri/es consqu5ces de leurs erreurs4 ,dix ans pe9e aprs la mort de ,gr&i]1 les sc&ales de ,l\dun se r5\velr5t en ,norm&ie4 ,des religieuses de ,l\vi]s accusr5t deux prtres de les avoir ensorceles2 un de ces prtres tait mort1 on viola la maje/ de la tombe p\r en arra*] le cadavre1 les phnomnes de la possession fur5t les mmes qu' ,l\dun et qu' la ,sa9te-,baume4 ,ces filles hy/riques traduisai5t en langage orduri] les cau*em>s de leurs directeurs2 les deux prtres1 l'un mort et l'autre vivant1 fur5t condamns au b*]4 ,*ose horrible1 on atta*a au mme poteau un homme et un cadavre6 ,le supplice de ,mz5ce1 cette fiction d'un pote paen1 tr\va des *rti5s p\r la ralis]1 un peuple *rti5 assi/a froidem5t cette excution sacrilge1 et les pa/eurs ne comprir5t pas qu'en pr(anant a9si le sac]doce et la mort1 ils donnai5t l'impit un p\vantable signal4 ,on appelait le ,x,v,i,ie sicle1 il v9t te9dre les b*]s avec le sang des prtres1 et comme il arrive presque t\j\rs1 ce fur5t les bons qui payr5t p\r les m*ants4 #chh ,le ,x,v,i,i,ie sicle tait comm5c1 et l'on brlait encore des hommes2 la foi tait dj p]due1 et l'on ab&onnait p> hypocrisie le jeune ,lab>re aux plus horribles supplices p\r avoir refus de salu] la procession4 ,voltaire tait alors au monde et s5tait gr&ir dans son coeur une vocation p>eille celle d',attila4 ,les passions huma9es pr(anai5t la religion1 et ,dieu envoyait ce n\veau dva/ateur p\r repr5dre la religion un monde qui n'en tait plus digne4 ,en #agca1 une demoiselle ,ca!r9e ,cadire de ,t\lon accusa son confesseur1 le pre ,gir>d1 jsuite1 de sduction et de magie2 cette fille tait une extatique /igmatise qui avait pass longtemps p\r une sa9te2 ce fut t\te une immonde hi/oire de pamoisons lascives1 de flagellations secrtes1 d'att\*em5ts luxurieux444 ,quel lieu infme a des my/res p>eils ceux d'une imag9ation clibataire et drgle p> un dang]eux my/icisme8 ,la ,cadire ne fut pas crue sur p>ole1 et le pre ,gir>d *appa aux dang]s d'une condamnation2 le sc&ale n'en fut pas mo9s imm5se1 et le bruit qu'il fit eut un clat de rire p\r *o3 n\s avons dit que ,voltaire tait alors au monde4 ,les g5s sup]/itieux avai5t jusqu'alors expliqu les phnomnes extraord9aires p> l'int]v5tion du diable et des esprits2 l'cole de ,voltaire1 non mo9s absurde1 nia contre t\te vid5ce les phnomnes eux-mmes4 ,ce que n\s ne p\vons pas expliqu] vi5t du diable1 disai5t les uns2 ,ce que n\s ne p\vons pas expliqu] n'exi/e pas1 rpondai5t les autres4 ,la nature1 en reproduisant t\j\rs dans des circon/ances #chi analogues les mmes sries de faits exc5triques et m]veilleux1 prote/ait contre l'ignorance prsomptueuse des uns et la sci5ce borne des autres4 ,en t\s temps1 des p]turbations physiques ont accompagn c]ta9es maladies n]veuses2 les f\s1 les pileptiques1 les cataleptiques1 les hy/riques1 ont des facults exceptionnelles1 sont sujets des halluc9ations contagieuses et produis5t p>fois1 soit dans l'atmosphre1 soit dans les objets qui les ent\r5t1 des commotions et des drangem5ts4 ,l'halluc9 projette ses rves aut\r de lui1 et il e/ t\rm5t p> son ombre2 le corps s'environne de ses reflets r5dus dif=mes p> les s\ffrances du c]veau2 on se mire alors en quelque sorte dans la lumire a/rale dont les c\rants excessifs1 agissant la manire de l'aimant1 dplac5t et font t\rn] les meubles2 on ent5d alors des bruits et des voix comme dans les rves4 ,ces phnomnes1 rpts tant de fois de nos j\rs qu'ils sont dev5us vulgaires1 tai5t attribus p> nos pres aux fantmes et aux dmons4 ,la philosophie voltairi5ne tr\va plus c\rt de les ni]1 en traitant d'imbciles et d'idiots les tmo9s oculaires des faits les plus inconte/ables4 ,quoi de plus avr1 p> exemple1 que les m]veilles des convulsions au tombeau du diacre ,pris1 et dans les runions des extatiques de sa9t ,md>d8 ,comm5t expliqu] ces tranges sec\rs que dem&ai5t les convulsionnaires8 des milli]s de c\ps de b*e sur la tte1 des pressions cras] un hippopotame1 des torsions de mamelles avec des p9ces de f]1 le crucifiem5t mme avec des cl\s enfoncs dans les pi$s et les ma9s8 puis des contorsions surhuma9es1 des asc5sions #cij ari5nes8 ,les voltairi5s n'ont v\lu voir l que des grimaces et des gambades1 les jansni/es criai5t miracle et les vrais ca?oliques gmissai5t2 mais la sci5ce qui seule devait int]v5ir p\r expliqu] cette fantasque maladie1 la sci5ce se t5ait l'c>t3 c'e/ elle seule p\rtant qu'app>ti5n5t ma9t5ant les ursul9es de ,l\dun1 les religieuses de ,l\vi]s1 les convulsionnaires et les mdiums amrica9s4 ,les phnomnes du magntisme ne la mett5t-ils pas sur la voie des dc\v]tes n\velles8 ,la syn?se *imique qui se prp>e1 n'amn]a-t-elle pas d'ailleurs nos physici5s la connaissance de la lumire a/rale8 ,et cette =ce univ]selle une fois connue1 qui emp*]a de dt]m9] la =ce1 le nombre et la direction de ses aimants8 ,ce s]a t\te une rvolution dans la sci5ce1 on s]a rev5u la haute magie des ,*aldens4 ,on a beauc\p p>l du presbytre de ,cideville1 ,,mm4 de ,mirville1 ,g\g5ot ,desm\sseaux et autres croyants sans critique ont vu dans les *oses tranges qui s'y passai5t une rvlation contempora9e du diable2 mais les mmes *oses sont arrives ,sa9t-,maur1 en #agjf1 t\t ,p>is y c\rait4 ,on ent5dait frapp] de gr&s c\ps contre les murailles1 les lits r\lai5t sans qu'on y t\*t1 les meubles se dplaai5t3 t\t cela f9it p> une crise viol5te accompagne d'un pr(ond van\issem5t p5dant lequel le matre de la maison1 jeune homme de v+t-quatre v+t-c9q ans1 d'une con/itution frle et n]veuse1 crut ent5dre des esprits lui p>l] longuem5t1 sans p\voir jamais rpt] depuis un mot de ce qu'ils lui avai5t dit4 #cia ,voici une hi/oire d'app>ition du comm5cem5t du ,x,v,i,i,ie sicle2 la navet du rcit en pr\ve l'au!nticit1 il y a c]ta9s c>actres de vrit que les inv5teurs n'imit5t pas4 ,un bon prtre de la ville de ,valogne1 nomm ,bzuel1 tant pri dn]1 le #g janvi] #agjh1 *ez une dame1 p>5te de l'abb de ,sa9t-,pi]re1 avec cet abb1 leur conta1 d'aprs leur dsir1 l'app>ition d'un de ses cam>ades1 qu'il avait eue en ple9 j\r il y a d\ze ans4 ,en #afie1 leur dit ,bzuel1 tant jeune coli] d'environ qu9ze ans1 je fis connaissance avec les deux enfants d',abaqune1 procureur1 coli]s comme moi4 ,l'an tait de mon ge1 le cadet avait dix-huit mois de mo9s1 il s'appelait ,desfonta9es2 n\s faisions nos prom5ades et t\tes nos p>ties de plaisir ensemble2 et soit que ,desfonta9es et plus d'amiti p\r moi1 soit qu'il ft plus gai1 plus complaisant1 plus spirituel que son frre1 je l'aimais aussi davantage4 ,en #afif1 n\s prom5ant t\s deux dans le clotre des ,capuc9s1 il me conta qu'il avait lu depuis peu une hi/oire de deux amis qui s'tai5t promis que celui qui m\rrait le premi] vi5drait dire des n\velles de son tat au vivant2 que le mort rev9t1 et lui dit des *oses surpr5antes4 ,sur cela1 ,desfonta9es me dit qu'il avait une grce me dem&]1 qu'il me la dem&ait in/amm5t3 c'tait de lui faire une p>eille promesse1 et que1 de son ct1 il me la f]ait2 je lui dis que je ne v\lais po9t4 ,il fut plusieurs mois m'en p>l] s\v5t et trs srieusem5t2 je rsi/ais t\j\rs4 ,enf91 v]s le mois d'aot #afif1 comme il devait p>tir p\r all] tudi] ,ca51 il me pressa tant1 les l>mes aux yeux1 que j'y cons5tis4 ,il tira dans le mom5t deux #cib petits papi]s qu'il avait crits t\t prts1 l'un sign de son sang1 o il me promettait1 en cas de mort1 de v5ir dire des n\velles de son tat1 l'autre o je lui promettais p>eille *ose4 ,je me piquai au doigt1 il en sortit une g\tte de sang avec lequel je signai mon nom2 il fut ravi d'avoir mon billet1 et1 en m'embrassant1 il me fit mille rem]cm5ts4 ,quelque temps aprs1 il p>tit avec son frre4 ,notre sp>ation n\s causa bi5 du *agr92 n\s n\s crivions de temps en temps de nos n\velles1 et il n'y avait que six sema9es que j'avais reu de ses lettres1 lorsqu'il m'arriva ce que je m'en vais cont]4 ,le #ca juillet #afig1 un jeudi1 il m'en s\vi5dra t\te ma vie1 feu ,m4 de ,sortoville1 auprs de qui je logeais1 et qui avait eu de la bont p\r moi1 me pria d'all] un pr prs des ,cordeli]s1 et d'aid] press] ses g5s qui faisai5t du fo92 je n'y fus pas un qu>t d'heure que v]s les deux heures et demie je me s5tis t\t d'un c\p t\rdi et pris d'une faiblesse2 je m'appuyais en va9 sur ma f\r*e fo91 il fallut que je me misse sur un peu de fo91 o je fus environ une demi-heure repr5dre mes esprits4 ,cela se passa2 mais comme jamais ri5 de semblable ne m'tait arriv1 j'en fus surpris1 et je craignis le comm5cem5t d'une maladie1 il ne m'en re/a cep5dant que peu d'impression le re/e du j\r2 il e/ vrai que la nuit je dormis mo9s qu' l'ord9aire4 ,le l5dema9 p>eille heure1 comme je m5ais au pr ,m4 de ,sa9t-,simon1 petit-fils de ,m4 de ,sortoville1 qui avait alors dix ans1 je me tr\vai en *em9 attaqu d'une p>eille faiblesse1 je m'assis sur une pi]re l'ombre4 ,cela se passa1 et n\s #cic cont9umes notre *em92 il ne m'arriva ri5 de plus ce j\r-l1 et la nuit je ne dormis gure4 ,enf91 le l5dema91 deuxime j\r d'aot1 tant dans le gr5i] o on s]rait le fo9 que l'on apportait du pr1 prcism5t la mme heure1 je fus pris d'un p>eil t\rdissem5t et d'une p>eille faiblesse1 mais plus gr&e que les autres4 ,je m'van\is et p]dis connaissance4 ,un des laquais s'en ap]ut4 ,on m'a dit qu'on me dem&a alors qu'e/-ce que j'avais2 et que je rpondis3 ,j'ai vu ce que je n'aurais jamais cru2 mais il ne me s\vi5t ni de la dem&e ni de la rponse4 ,cela cep5dant s'accorde ce qu'il me s\vi5t avoir vu alors comme une p]sonne nue mi-corps1 mais que je ne reconnus cep5dant po9t4 ,on m'aida desc5dre de l'*elle2 je me t5ais bi5 aux *elons2 mais comme je vis ,desfonta9es1 mon cam>ade1 au bas de l'*elle1 la faiblesse me reprit1 ma tte s'en alla entre deux *elons et je p]dis encore connaissance4 ,on me desc5dit et on me mit sur une grosse p\tre qui s]vait de sige sur la gr&e place des capuc9s2 je n'y vis plus alors ,m4 de ,sortoville1 ni ses dome/iques1 quoique prs5ts2 mais ap]cevant ,desfonta9es v]s le pi$ de l'*elle1 qui me faisait signe de v5ir lui1 je me reculai sur mon sige1 comme p\r lui faire place1 et ceux qui me voyai5t1 et que je ne voyais pas1 quoique j'eusse les yeux ouv]ts1 rem>qur5t ce m\vem5t4 ,comme il ne v5ait po9t1 je me levai p\r all] lui2 il s'avana v]s moi1 me prit le bras gau*e de son bras droit1 et me conduisit1 tr5te pas de l1 dans une rue c>te1 me t5ant a9si accro*4 ,les dome/iques croyant que mon t\rdissem5t #cid tait pass1 et que j'allais quelques ncessits1 s'en allr5t *acun leur besogne1 except un petit laquais qui v9t dire ,m4 de ,sortoville que je p>lais t\t seul4 ,m4 de ,sortoville crut que j'tais ivre2 il s'appro*a1 et m'ent5dit faire quelques que/ions et quelques rponses qu'il m'a dites depuis4 ,je fus l prs de trois qu>ts d'heure caus] avec ,desfonta9es4 ,je v\s ai promis1 me dit-il1 que si je m\rais avant v\s1 je vi5drais v\s le dire4 ,je me noyai avant-hi] la rivire de ,ca52 peu prs cette heure-ci1 j'tais la prom5ade avec tels et tels1 il faisait gr& *aud1 il n\s prit envie de n\s baign]1 il me v9t une faiblesse dans la rivire1 et je tombai au fond4 ,l'abb de ,mnil-,jean1 mon cam>ade1 plongea p\r me repr5dre1 je saisis son pi$2 mais1 soit qu'il et peur que ce ne ft un saumon1 p>ce que je le s]rai bi5 =t1 soit qu'il v\lt promptem5t remont] sur l'eau1 il sec\a si rudem5t le j>ret1 qu'il me donna un gr& c\p sur la poitr9e1 et me jeta au fond de la rivire1 qui e/ l =t pr(onde4 ,desfonta9es me conta ensuite t\t ce qui leur tait arriv dans la prom5ade1 et de quoi ils s'tai5t entret5us4 ,j'avais beau lui faire des que/ions s'il tait sauv1 s'il tait damn1 s'il tait en purgatoire1 si j'tais en tat de grce1 et si je le suivrais de prs1 il cont9ua son disc\rs comme s'il ne m'avait po9t ent5du1 et comme s'il n'et po9t v\lu m'ent5dre4 ,je m'appro*ai plusieurs fois p\r l'embrass]2 mais il me p>ut que je n'embrassais ri52 je s5tais p\rtant bi5 qu'il me t5ait =tem5t p> le bras1 et que lorsque je t*ais de dt\rn] ma tte p\r ne le plus voir1 p>ce que je ne le voyais #cie qu'en m'affligeant1 il me sec\ait le bras1 comme p\r m'oblig] le reg>d] et l'c\t]4 ,il me p>ut t\j\rs plus gr& que je ne l'avais vu1 et plus gr& mme qu'il n'tait lors de sa mort1 quoiqu'il et gr&i depuis dix-huit mois que n\s ne n\s tions vus2 je le vis t\j\rs mi-corps et nu1 la tte nue avec ses beaux *eveux blonds1 et un criteau blanc1 entortill dans ses *eveux1 sur son front1 sur lequel il y avait de l'criture1 o je ne pus lire que ces mots3 ,91 etc4 ,c'tait son mme son de voix3 il ne me p>ut ni gai1 ni tri/e1 mais dans une situation calme et tranquille2 il me pria1 qu& son frre s]ait rev5u1 de lui dire c]ta9es *oses p\r dire son pre et sa mre2 il me pria de dire les sept psaumes qu'il avait eus en pnit5ce le diman*e prcd5t1 qu'il n'avait pas encore rcits2 ensuite il me recomm&a encore de p>l] son frre1 et puis me dit adieu1 s'loigna de moi en me disant3 ,jusques1 jusques1 qui tait le t]me ord9aire dont il se s]vait qu& n\s n\s quittions la prom5ade p\r all] *acun *ez n\s4 ,il me dit que1 lorsqu'il se noyait1 son frre1 en crivant une traduction1 s'tait rep5ti de l'avoir laiss all] sans l'accompagn]1 craignant quelque accid5t3 il me peignit si bi5 o il s'tait noy1 et l'arbre de l'av5ue de ,l\vigni o il avait crit quelques mots1 que deux ans aprs1 me tr\vant avec le feu *evali] de ,gotot1 un de ceux qui tai5t avec lui lorsqu'il se noya1 je lui m>quai l'endroit mme1 et qu'en comptant les arbres d'un c]ta9 ct1 que ,desfonta9es m'avait spcifi1 j'allai droit l'arbre1 et je tr\vai son criture3 il #cif me dit aussi que l'article des sept psaumes tait vrai1 qu'au sortir de confession1 ils s'tai5t dit leur pnit5ce2 son frre me dit depuis qu'il tait vrai qu' cette heure-l il crivait sa v]sion1 et qu'il se repro*a de n'avoir pas accompagn son frre4 ,comme je passai prs d'un mois sans p\voir faire ce que m'avait dit ,desfonta9es l'g>d de son frre1 il m'app>ut encore deux fois1 avant dn]1 une maison de campagne o j'tais all dn]1 une lieue d'ici4 ,je me tr\vai mal2 je dis qu'on me laisst1 que ce n'tait ri51 que j'allais rev5ir3 j'allai dans le co9 du j>d94 ,desfonta9es m'ayant app>u1 il me fit des repro*es de ce que je n'avais pas encore p>l son frre1 et m'entret9t encore un qu>t d'heure sans v\loir rpondre mes que/ions4 ,en allant le mat9 ,notre-,dame-de-la-,victoire1 il m'app>ut encore1 mais p\r mo9s de temps1 et me pressa t\j\rs de p>l] son frre1 et me quitta en me disant t\j\rs ,jusques1 jusques1 et sans v\loir rpondre mes que/ions4 ,c'e/ une *ose rem>quable que j'eus t\j\rs une d\leur l'endroit du bras qu'il m'avait saisi la premire fois1 jusqu' ce que j'eusse p>l son frre4 ,je fus trois j\rs que je ne dormais pas de l'tonnem5t o j'tais4 ,au sortir de la premire conv]sation1 je dis ,m4 de ,v>onville1 mon vois9 et mon cam>ade d'cole1 que ,desfonta9es avait t noy1 qu'il v5ait lui-mme de m'app>atre et de me le dire4 ,il s'en alla t\j\rs c\rant *ez les p>5ts1 p\r savoir si cela tait vrai2 on en v5ait de recevoir la n\velle2 mais1 p> un mal5t5du1 il #cig comprit que c'tait l'an4 ,il m'assura qu'il avait lu la lettre de ,desfonta9es1 et il le croyait a9si3 je lui s\t9s t\j\rs que cela ne p\vait pas tre1 et que ,desfonta9es lui-mme m'tait app>u3 il ret\rna1 rev9t1 et me dit en pleurant3 ,cela n'e/ que trop vrai4 ,il ne m'e/ ri5 arriv depuis1 et voil mon av5ture au naturel4 ,on l'a conte div]sem5t2 mais je ne l'ai conte que comme je vi5s de v\s le dire4 ,le feu *evali] de ,gotot m'a dit que ,desfonta9es e/ aussi app>u ,m4 de ,mnil-,jean4 ,mais je ne le connais pas2 il demeure v+t lieues d'ici1 du ct d',arg5tan1 et je ne puis en ri5 dire de plus4 ,il faut rem>qu] le c>actre de rve qui se montre p>t\t dans cette vision d'un homme veill1 mais demi asphyxi p> les manations du fo94 ,on reconnatra l'ivresse a/rale produite p> la conge/ion du c]veau4 ,l'tat de somnambulisme qui en e/ la consqu5ce1 et qui fait voir ,m4 ,bzuel le d]ni] reflet vivant que son ami a laiss dans la lumire4 ,il e/ nu1 et l'on ne peut le voir qu' mi-corps1 p>ce que le re/e tait dj ca* p> l'eau de la rivire4 ,la b&elette dans les *eveux tait sans d\te un m\*oir ou un cordon qui avait s]vi au baigneur ret5ir sa *evelure4 ,bzuel eut alors l'intuition somnambulique de t\t ce qui s'tait pass1 il lui sembla l'appr5dre de la b\*e mme de son ami4 ,cet ami d'ailleurs ne lui p>ut ni tri/e1 ni gai1 manire d'exprim] l'impression que lui fit cette image sans vie t\te de rm9isc5ce et de reflet4 ,lorsque cette vision lui vi5t p\r la premire fois1 ,m4 ,bzuel1 enivr p> l'odeur du fo91 se laisse tomb] d'une *elle et se blesse au bras3 il lui semble alors1 avec la logique des rves1 #cih que son ami lui s]re le bras1 et son rveil il s5t encore de la d\leur1 ce qui s'explique t\t naturellem5t p> le c\p qu'il s'tait donn2 du re/e1 les disc\rs du dfunt tai5t t\t rtrospectifs1 ri5 de la mort ni de l'autre vie1 ce qui pr\ve une fois de plus combi5 e/ infran*issable la b>rire qui sp>e l'autre monde de celui-ci4 ,la vie dans la prophtie d'z*iel e/ figure p> des r\es qui t\rn5t les unes dans les autres2 les =mes lm5taires reprs5tes p> les quatre animaux1 mont5t et desc5d5t avec la r\e1 et se p\rsuiv5t sans s'atte9dre jamais comme les signes du zodiaque4 ,jamais les r\es du m\vem5t p]ptuel ne ret\rn5t sur elles-mmes2 jamais les =mes ne recul5t v]s les /ations qu'elles ont quittes2 p\r rev5ir d'o l'on e/ p>ti1 il faut avoir fait le t\r du c]cle dans un m\vem5t t\j\rs le mme et t\j\rs n\veau4 ,concluons-en que t\t ce qui se manife/e n\s en cette vie1 e/ un phnomne de cette mme vie1 et qu'il n'e/ donn ici-bas1 ni notre p5se1 ni notre imag9ation1 ni mme1 nos halluc9ations et nos rves1 de fran*ir1 ne ft-ce que p\r un in/ant1 les b>rires r$\tables de la mort4 #cii ,,*apitre ,,vii4 ,,orig9es ,,magiques ,,de ,,la ,,ma,,onn]ie4 ,,sommaire4--,la lg5de d',hiram ou d',adoniram4--,autres lg5des maonniques4--,le secret des francs-maons4--,esprit de leurs rites4--,s5s de leurs grades1 leurs tableaux allgoriques1 leurs signes4 ,la gr&e association kabbali/ique1 connue en ,europe s\s le nom de maonn]ie1 app>at t\t c\p dans le monde au mom5t o la prote/ation contre l'glise vi5t de dmembr] l'unit *rti5ne4 ,les hi/ori5s de cet ordre ne sav5t comm5t en expliqu] l'orig9e3 les uns lui donn5t p\r mre une libre association de maons1 =me lors de la con/ruction de la ca?drale de ,/rasb\rg2 d'autres lui donn5t ,cromwell p\r fondateur1 sans trop se dem&] si les rites de la maonn]ie anglaise du temps de ,cromwell ne sont pas organiss contre ce *ef de l'an>*ie purita9e2 il en e/ d'assez ignorants p\r attribu] aux jsuites1 s9on la fondation du mo9s la cont9uation et la direction de cette socit longtemps secrte et t\j\rs my/rieuse4 ,a "p cette d]nire op9ion1 qui se rfute d'elle-mme1 on peut concili] t\tes les autres1 en disant que les frres maons ont emprunt aux con/ructeurs de la ca?drale de ,/rasb\rg leur nom et les emblmes de leur art1 qu'ils se sont organiss publiquem5t p\r la premire fois en ,anglet]re1 la faveur des in/itutions radicales et en dpit du despotisme de ,cromwell4 #djj ,on peut aj\t] qu'ils ont eu les templi]s p\r modles1 les roses-croix p\r pres et les joannites p\r anctres4 ,leur dogme e/ celui de ,zoroa/re et d',h]ms1 leur rgle e/ l'initiation progressive1 leur pr9cipe l'galit rgle p> la hir>*ie et la frat]nit univ]selle2 ce sont les cont9uateurs de l'cole d',alex&rie1 hritire de t\tes les initiations antiques2 ce sont les dpositaires des secrets de l'apocalypse et du sob>2 l'objet de leur culte c'e/ la vrit reprs5te p> la lumire2 ils tolr5t t\tes les croyances et ne pr(ess5t qu'une seule et mme philosophie2 ils ne *]*5t que la vrit1 n'enseign5t que la ralit et veul5t am5] progressivem5t t\tes les intellig5ces la raison4 ,le b allgorique de la maonn]ie c'e/ la recon/ruction du temple de ,salomon2 le b rel c'e/ la recon/itution de l'unit sociale p> l'alliance de la raison et de la foi1 et le rtablissem5t de la hir>*ie1 suivant la sci5ce et la v]tu1 avec l'initiation et les preuves p\r degrs4 ,ri5 n'e/ plus beau1 on le voit1 ri5 n'e/ plus gr& que ces ides et ces t5dances1 malheureusem5t les doctr9es de l'unit et la s\mission la hir>*ie ne se cons]vr5t pas dans la maonn]ie univ]selle2 il y eut bi5tt une maonn]ie dissid5te1 oppose la maonn]ie or?odoxe1 et les plus gr&es calamits de la rvolution franaise fur5t le rsultat de cette scission4 ,les francs-maons ont leur lg5de sacre1 c'e/ celle d',hiram1 complte p> celle de ,cyrus et de ,zorobabel4 ,voici la lg5de d',hiram3 ,lorsque ,salomon fit btir le temple1 il confia ses plans un ar*itecte nomm ,hiram4 #dja ,cet ar*itecte1 p\r mettre de l'ordre dans les travaux1 divisa les travailleurs p> rang d'habilet1 et comme leur multitude tait gr&e1 af9 de les reconnatre1 soit p\r les employ] suivant leur mrite1 soit p\r les rmunr] suivant leur travail1 il donna *aque catgorie1 aux appr5tis1 aux compagnons et aux matres1 des mots de passe et des signes p>ticuli]s4 ,trois compagnons v\lur5t usurp] le rang des matres sans en avoir le mrite1 ils se mir5t en embuscade aux trois pr9cipales portes du temple1 et lorsque ,hiram se prs5ta p\r sortir1 l'un des compagnons lui dem&a le mot d'ordre des matres1 en le m5aant de sa rgle4 ,hiram lui rpondit3 ,ce n'e/ pas a9si que j'ai reu le mot que v\s me dem&ez4 ,le compagnon furieux frappa ,hiram de sa rgle de f]1 et lui fit une premire blessure4 ,hiram c\rut une autre porte1 il y tr\va le second compagnon1 mme dem&e1 mme rponse1 et cette fois ,hiram fut frapp avec une qu]re1 d'autres dis5t avec un levi]4 la troisime porte tait le troisime assass91 qui a*eva le matre d'un c\p de maillet4 ,ces trois compagnons ca*r5t ensuite le cadavre s\s un tas de dcombres1 et plantr5t sur cette tombe improvise une bran*e d'acacia1 puis ils prir5t la fuite comme ,can aprs le meurtre d',abel4 ,cep5dant ,salomon1 ne voyant pas rev5ir son ar*itecte1 envoya neuf matres p\r le *]*]1 la bran*e d'acacia leur rvla le cadavre1 ils le tirr5t des dcombres1 et comme il y avait sj\rn assez longtemps1 ils s'crir5t en le s\levant3 ,mac bna*6 ce qui signifie3 la *air se dta*e des os4 #djb ,on r5dit ,hiram les d]ni]s devoirs1 puis v+t-sept matres fur5t envoys p> ,salomon la re*]*e des meurtri]s4 ,le premi] fut surpris dans une cav]ne1 une lampe brlait prs de lui et un ruisseau c\lait ses pi$s1 un poign>d tait prs de lui p\r sa df5se2 le matre qui pntra dans la cav]ne reconnut l'assass91 saisit le poign>d et le frappa en criant3 ,nekum6 mot qui veut dire v5geance2 sa tte fut porte ,salomon1 qui frmit en la voyant1 et dit celui qui avait tu l'assass93 ,malheureux1 ne savais-tu pas que je m'tais rs]v le droit de punir8 ,alors t\s les matres se pro/]nr5t et dem&r5t grce p\r celui que son zle avait emport trop lo94 ,le second meurtri] fut trahi p> un homme qui lui avait donn asile2 il tait ca* dans un ro*] prs d'un buisson ard5t1 sur lequel brillait un arc-en-ciel1 un *i5 tait c\* prs de lui1 les matres trompr5t la vigilance du *i51 saisir5t le c\pable1 le lir5t et le m5r5t ,jrusalem1 o il prit du d]ni] supplice4 ,le troisime assass9 fut tu p> un lion1 qu'il fallut va9cre p\r s'emp>] de son cadavre1 d'autres v]sions dis5t qu'il se df5dit lui-mme c\ps de ha*e contre les matres1 qui p>v9r5t enf9 le ds>m] et le conduisir5t ,salomon1 qui lui fit expi] son crime4 ,telle e/ la premire lg5de1 en voici ma9t5ant l'explication4 ,salomon e/ la p]sonnification de la sci5ce et de la sagesse suprmes4 ,le temple e/ la ralisation et la figure du rgne hir>*ique de la vrit et de la raison sur la t]re4 #djc ,hiram e/ l'homme p>v5u l'empire p> la sci5ce et p> la sagesse4 ,il g\v]ne p> la ju/ice et p> l'ordre1 en r5dant *acun selon ses oeuvres4 ,*aque degr de l'ordre possde un mot qui en exprime l'intellig5ce4 ,il n'y a qu'une p>ole p\r ,hiram1 mais cette p>ole se prononce de trois manires diffr5tes4 ,d'une manire p\r les appr5tis1 et prononc p> eux il signifie nature et s'explique p> le travail4 ,d'une autre manire p\r les compagnons1 et *ez eux il signifie p5se en s'expliquant p> l'tude4 ,d'une autre manire p\r les matres1 et dans leur b\*e il signifie vrit1 mot qui s'explique p> la sagesse4 ,cette p>ole e/ celle dont on se s]t p\r dsign] ,dieu1 dont le vrai nom e/ indicible et incommunicable4 ,a9si il y a trois degrs dans la hir>*ie1 comme il y a trois portes au temple2 ,il y a trois rayons dans la lumire2 ,il y a trois =ces dans la nature2 ,ces =ces sont figures p> la rgle qui unit1 le levi] qui s\lve et le maillet qui aff]mit4 ,la rbellion des in/9cts brutaux1 contre l'ari/ocratie hir>*ique de la sagesse1 s'arme successivem5t de ces trois =ces qu'elle dt\rne de l'h>monie4 ,il y a trois rebelles typiques3 ,le rebelle la nature2 ,le rebelle la sci5ce2 ,le rebelle la vrit4 ,ils tai5t figurs dans l'enf] des anci5s p> les trois ttes de ,c]bre4 #djd ,ils sont figurs dans la ,bible p> ,cor1 ,da?an et ,abiron4 ,dans la lg5de maonnique1 ils sont dsigns p> des noms qui v>i5t suivant les rites4 ,le premi] qu'on appelle ord9airem5t ,abiram ou meurtri] d',hiram1 frappe le gr& matre avec la rgle4 ,c'e/ l'hi/oire du ju/e mis mort1 au nom de la loi1 p> les passions huma9es4 ,le second nomm ,miphibose?1 du nom d'un prt5dant ridicule et infirme la royaut de ,david1 frappe ,hiram avec le levi] ou avec l'qu]re4 ,c'e/ a9si que le levi] populaire ou l'qu]re d'une folle galit devi5t l'in/rum5t de la tyrannie entre les ma9s de la multitude et att5te1 plus malheureusem5t encore que la rgle1 la royaut de la sagesse et de la v]tu4 ,le troisime enf9 a*ve ,hiram avec le maillet4 ,comme font les in/9cts brutaux1 lorsqu'ils veul5t faire l'ordre au nom de la viol5ce et de la peur en crasant l'intellig5ce4 ,la bran*e d'acacia sur la tombe d',hiram e/ comme la croix sur nos autels4 ,c'e/ le signe de la sci5ce qui survit la sci5ce2 c'e/ la bran*e v]te qui annonce un autre pr9temps4 ,qu& les hommes ont a9si tr\bl l'ordre de la nature1 la ,provid5ce int]vi5t p\r le rtablir1 comme ,salomon p\r v5g] la mort d',hiram4 #dje ,celui qui a assass9 avec la rgle1 meurt p> le poign>d4 ,celui qui a frapp avec le levi] ou l'qu]re1 m\rra s\s la ha*e de la loi4 ,c'e/ l'arrt t]nel des rgicides4 ,celui qui a triomph avec le maillet1 tomb]a victime de la =ce dont il a abus1 et s]a trangl p> le lion4 ,l'assass9 p> la rgle1 e/ dnonc p> la lampe mme qui l'claire et p> la s\rce o il s'abreuve4 ,c'e/--dire1 qu'on lui appliqu]a la pe9e du talion4 ,l'assass9 p> le levi] s]a surpris qu& sa vigilance s]a en dfaut comme un *i5 endormi1 et il s]a livr p> ses complices2 c> l'an>*ie e/ mre de la trahison4 ,le lion qui dvore l'assass9 p> le maillet1 e/ une des =mes du sph9x d',o$ipe4 ,et celui-l mrit]a de succd] ,hiram dans sa dignit qui aura va9cu le lion4 ,le cadavre putrfi d',hiram montre que les =mes *ang5t1 mais que l'esprit re/e4 ,la s\rce d'eau qui c\le prs du premi] meurtri]1 rappelle le dluge qui a puni les crimes contre la nature4 ,le buisson ard5t et l'arc-en-ciel qui font dc\vrir le second assass91 reprs5t5t la lumire et la vie1 dnonant les att5tats contre la p5se4 ,enf9 le lion va9cu reprs5te le triomphe de l'esprit sur la matire et la s\mission df9itive de la =ce l'intellig5ce4 ,depuis le comm5cem5t du travail de l'esprit p\r btir le temple de l'unit1 ,hiram a t tu bi5 des fois1 et il ressuscite t\j\rs4 #djf ,c'e/ ,adonis tu p> le sangli]1 c'e/ ,osiris assass9 p> ,typhon4 ,c'e/ ,py?agore proscrit1 c'e/ ,orphe d*ir p> les ,bac*antes1 c'e/ ,mose ab&onn dans les cav]nes du ,mont-,nbo1 c'e/ ,jsus mis mort p> ,caphe1 ,judas et ,pilate4 ,les vrais maons sont donc ceux qui p]si/5t v\loir con/ruire le temple1 suivant le plan d',hiram4 ,telle e/ la gr&e et pr9cipale lg5de de la maonn]ie2 les autres ne sont pas mo9s belles et mo9s pr(ondes1 mais n\s ne croyons pas devoir en divulgu] les my/res1 bi5 que n\s n'ayons reu l'initiation que de ,dieu et de nos travaux1 n\s reg>dons le secret de la haute maonn]ie comme le ntre4 ,p>v5us p> nos ef=ts un grade sci5tifique qui n\s impose le sil5ce1 n\s n\s croyons mieux engag p> nos convictions que p> un s]m5t4 ,la sci5ce e/ une noblesse qui oblige1 et n\s ne dmrit]ons po9t la c\ronne pr9cire des roses-croix4 ,n\s aussi n\s croyons la rsurrection d',hiram6 ,les rites de la maonn]ie sont de/9s transmettre le s\v5ir des lg5des de l'initiation1 le cons]v] p>mi les frres4 ,on n\s dem&]a peut-tre comm5t1 si la maonn]ie e/ si sublime et si sa9te1 elle a pu tre proscrite et si s\v5t condamne p> l'glise4 ,n\s avons dj rpondu cette "q1 en p>lant des scissions et des pr(anations de la maonn]ie4 ,la maonn]ie1 c'e/ la gnose1 et les faux gno/iques ont fait condamn] les vritables4 ,ce qui les oblige se ca*]1 ce n'e/ pas la cra9te de la #djg lumire1 la lumire e/ ce qu'ils veul5t1 ce qu'ils *]*5t1 ce qu'ils ador5t4 ,mais ils craign5t les pr(anateurs1 c'e/--dire1 les faux int]prtes1 les calomniateurs1 les sceptiques au rire /upide1 et les ennemis de t\te croyance et de t\te moralit4 ,de notre temps d'ailleurs un gr& nombre d'hommes qui se croy5t francs-maons1 ignor5t le s5s de leurs rites1 et ont p]du la cl de leurs my/res4 ,ils ne compr5n5t mme plus leurs tableaux symboliques1 et n'ent5d5t plus ri5 aux signes hiroglyphiques1 dont sont hi/oris les tapis de leurs loges4 ,ces tableaux et ces signes sont les pages du livre de la sci5ce absolue et univ]selle4 ,on peut les lire l'aide des cls kabbali/iques1 et elles n'ont ri5 de ca* p\r l'initi qui possde les clavicules de ,salomon4 ,la maonn]ie a non-seulem5t t pr(ane1 mais elle a s]vi mme de voile et de prtexte aux complots de l'an>*ie1 p> l'influ5ce occulte des v5geurs de ,jacques de ,molay1 et des cont9uateurs de l'oeuvre s*ismatique du temple4 ,au lieu de v5g] la mort d',hiram1 on a v5g ses assass9s4 ,les an>*i/es ont repris la rgle1 l'qu]re et le maillet1 et ont crit dessus lib]t1 galit1 frat]nit4 ,c'e/--dire lib]t p\r les convoitises1 galit dans la bassesse1 et frat]nit p\r dtruire4 ,voil les hommes que l'glise a condamns ju/em5t et qu'elle condamn]a t\j\rs6 #djh ,,livre ,,vi4 ,,la ,,magie ,,et ,,la ,r,,volution4 ,hbreu1 ,wa\4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,auteurs ,,rem>quables ,,du ,x,v,i,i,ie ,,si,,cle4 ,,sommaire4--,importantes dc\v]tes en ,*9e4--,les livres kabbalisliques de fo-hi--,l'y-,kun et les trigrammes4--,kong-,fu-,tze et fo4--,les jsuites et les ?ologi5s4--,m\vem5t des esprits en ,europe4--,sw$5borg et ,mesm]4 ,jusqu' la f9 du ,x,v,i,ie sicle1 la ,*9e tait peu prs inconnue au re/e du monde4 ,c'e/ seulem5t cette poque que ce va/e empire1 explor p> nos missionnaires1 n\s e/ rvl p> eux1 et n\s app>at comme une ncropole de t\tes les sci5ces du pass4 ,les ,*9ois sembl5t tre un peuple de momies4 ,ri5 ne progresse *ez eux1 et ils viv5t dans l'immobilit de leurs traditions dont l'esprit et la vie se sont retirs depuis longtemps4 ,ils ne sav5t plus ri51 mais ils se s\vi5n5t vaguem5t de t\t4 ,le gnie de la ,*9e e/ le dragon des ,hesprides qui df5d les pommes d'or du j>d9 de la sci5ce4 ,leur type huma9 de la div9it1 au lieu de va9cre le dragon comme ,cadmus1 s'e/ accr\pi1 fasc9 et magntis p> le mon/re qui fait miroit] devant lui le reflet *angeant de ses cailles4 #dji ,le my/re seul e/ vivant en ,*9e1 la sci5ce e/ en l?>gie1 ou du mo9s elle dort pr(ondm5t et ne p>le jamais qu'en rve4 ,illu/ration3 ,,le ,,gr& ,,arcane ,,h]m,,tique suivant ,basile ,val5t94 ,n\s avons dit que la ,*9e possde un t>ot calcul sur les mmes donnes kabbali/iques et absolues que le ,seph] ,jzirah des ,hbreux1 elle possde aussi un livre hiroglyphique compos uniquem5t des comb9aisons de deux figures1 ce livre e/ l'y-,kim attribu l'emp]eur ,fo-hi1 et ,m4 de ,maison1 dans ses ,lettres sur la ,*9e1 le dcl>e p>faitem5t ind*iffrable4 ,il ne l'e/ p\rtant pas plus que le ,soh> dont il p>ait tre un complm5t =t curieux1 et un prcieux app5dice4 ,le ,soh> e/ l'explication du travail de la balance ou de l'quilibre univ]sel3 l'y-,kim en e/ la dmon/ration hiroglyphique et *iffre4 ,la cl de ce livre e/ un pantacle connu s\s le nom des ,trigrammes de ,fo-hi4 ,suivant la lg5de rapporte dans le ,vay-,ky1 recueil d'une gr&e autorit en ,*9e1 et qui fut compos p> ,lon-,tao-,yu51 s\s la dyna/ie des ,soms1 il y a sept ou huit c5ts ans1 l'emp]eur ,fo-hi mditant un j\r au bord d'une rivire sur les gr&s secrets de la nature1 vit sortir de l'eau un sph9x1 c'e/--dire1 un animal allgorique ayant la =me mixte d'un *eval et d'un dragon4 ,sa tte tait allonge comme celle du *eval1 il avait quatre pi$s et f9issait p> une queue de s]p5t2 son dos tait c\v]t d'cailles et sur *acune de ses cailles brillait la figure des my/rieux ,trigrammes1 plus petits v]s les extrmits1 plus l>ges sur sa poitr9e et sur le dos1 mais en p>faite h>monie les uns avec les autres4 ,ce dragon se mirait dans l'eau1 et son reflet avait les mmes #daj =mes1 et portait les mmes images que lui1 mais en s5s inv]se des =mes et des images relles4 ,ce *eval s]p5t1 inspirateur ou plutt porteur d'inspirations comme le ,pgase de la my?ologie grecque1 symbole de la vie univ]selle1 comme le s]p5t de kronos1 initia ,fo-hi la sci5ce univ]selle4 ,les ,trigrammes lui s]vir5t d'introduction1 il compta les cailles du *eval-s]p5t1 et comb9a les ,trigrammes en autant de manires qu'il conut une syn?se des sci5ces comp>es et unies entre elles p> les h>monies prexi/antes et ncessaires de la nature2 la rdaction des tables de l'y-,kim fut le rsultat de cette m]veilleuse comb9aison4 ,les nombres de ,fo-hi sont les mmes que ceux de la haute kabbale1 son pantacle e/ analogue celui de ,salomon1 comme n\s l'avons expliqu dans notre dogme et rituel de la haute magie2 ses tables correspond5t aux tr5te-deux voies et aux c9quante portes de la lumire1 et l'y-,kim ne saurait avoir d'obscurit p\r les sages kabbali/es qui ont la cl du seph] ,jzirah et du ,soh>4 ,la sci5ce de la philosophie absolue a donc exi/ en ,*9e4 ,les ,kims ne sont que les comm5taires de cet absolu ca* aux pr(anes1 et ils sont l'y-,kim ce que le ,p5tateuque de ,mose e/ aux rvlations du ,siphra de ,zniuta1 qui e/ le livre des my/res1 et la cl du ,soh> *ez les ,hbreux4 ,k\g-fu-tze1 ou ,confucius1 n'et t que le rvlateur ou rvoilateur de cette kabbale qu'il et nie peut-tre p\r en dt\rn] les re*]*es des pr(anes1 comme le savant ,talmudi/e ,mamonides nia les ralits de la clavicule de ,salomon1 puis v9t le matriali/e ,fo1 qui sub/itua les traditions de la sorcell]ie #daa indi5ne aux s\v5irs de la haute magie des gypti5s4 ,le culte de ,fo p>alysa en ,*9e le progrs des sci5ces1 et la civilisation avorte de ce gr& peuple tomba dans la r\t9e et dans l'abrutissem5t4 ,un philosophe d'une admirable sagacit et d'une gr&e pr(ondeur1 le sage ,leibnitz1 qui et t si digne d'tre initi aux vrits suprmes de la sci5ce absolue1 croyait voir dans l'y-,kim sa propre inv5tion de l'ari?mtique b9aire1 et dans la ligne droite et la ligne brise de ,fo-hi1 il retr\vait les c>actres #a #j1 employs p> lui-mme dans ses calculs2 il tait bi5 prs de la vrit1 mais il ne l'entrevoyait que dans un de ses dtails1 il ne p\vait en embrass] l'ensemble4 ,des disputes ?ologiques ont t l'occasion des re*]*es les plus importantes sur les antiquits religieuses de la ,*9e4 ,il s'agissait de savoir si les jsuites avai5t raison de tolr] *ez les ,*9ois conv]tis au *ri/ianisme le culte du ciel et celui des anctres2 en d'autres t]mes1 si l'on devait croire que p> le ciel les lettrs de la ,*9e ent5dai5t ,dieu ou simplem5t l'espace et la nature4 ,il tait t\t naturel de s'en rapport] aux lettrs eux-mmes et au bon s5s public1 mais ce ne sont pas l des autorits ?ologiques2 on argum5ta donc1 on crivit beauc\p1 on intrigua davantage1 les jsuites qui avai5t raison p\r le fond fur5t conva9cus d'avoir tort p\r la =me1 et on leur cra de n\velles difficults qui ne sont pas surmontes encore et qui font de nos j\rs mme c\l] en ,*9e le sang de nos infatigables m>tyrs4 ,p5dant qu'on disputait a9si la religion ses conqutes en ,asie1 une imm5se inquitude agitait l',europe4 ,la foi *rti5ne #dab semblait prte s'y te9dre et il n'tait bruit de t\s cts que de rvlations n\velles et de miracles4 ,un homme srieusem5t pos dans la sci5ce et dans le monde1 ,emmanuel ,sw$5borg1 tonnait la ,sude p> ses visions et l',allemagne tait ple9e de n\veaux illum9s2 le my/icisme dissid5t conspirait p\r remplac] les my/res de la religion hir>*ique p> les my/res de l'an>*ie2 une imm95te cata/rophe se prp>ait4 ,sw$5borg1 le plus honnte et le plus d\x des prophtes du faux illum9isme1 n'tait pas p\r cela mo9s dang]eux que les autres4 ,prt5dre1 en effet1 que t\s les hommes sont appels communiqu] directem5t avec le ciel1 c'e/ remplac] l'enseignem5t religieux rguli] et l'initiation progressive p> t\tes les divagations de l'en?\siasme et t\tes les folies de l'imag9ation et des rves4 ,les illum9s intellig5ts s5tai5t bi5 que la religion tant un des gr&s beso9s de l'humanit1 on ne la dtruira jamais2 aussi v\lai5t-ils se faire de la religion mme et du fanatisme qu'elle entrane p> une consqu5ce fatale de l'en?\siasme inspir l'ignorance1 des armes p\r dtruire l'autorit hir>*ique de l'glise1 comptant bi5 voir sortir des conflits du fanatisme une hir>*ie n\velle dont ils esprai5t tre les fondateurs et les *efs4 ,v\s s]ez comme des dieux1 connaissant t\t sans avoir eu la pe9e de ri5 appr5dre2 v\s s]ez comme des rois1 possdant t\t sans avoir eu la pe9e de ri5 acqurir4 ,telles sont en rsum les promesses de l'esprit rvolutionnaire aux multitudes envieuses4 ,l'esprit rvolutionnaire1 c'e/ #dac l'esprit de mort2 c'e/ l'anci5 s]p5t de la ,g5se1 et cep5dant c'e/ le pre du m\vem5t et du progrs1 puisque les gnrations ne se r5\vell5t que p> la mort2 c'e/ p\r cela que les ,indi5s adorai5t ,s*iva1 l'impitoyable de/ructeur1 dont la =me symbolique tait celle de l'am\r physique et de la gnration matrielle4 ,le sy/me de ,sw$5borg n'e/ autre *ose que la kabbale1 mo9s le pr9cipe de la hir>*ie2 c'e/ le temple sans clef de vote et sans fondem5t2 c'e/ un imm5se difice1 heureusem5t t\t fanta/ique et ari51 c> si l'on avait jamais t5t de le ralis] sur la t]re1 il tomb]ait sur la tte du premi] enfant qui essay]ait1 n\s ne dirons pas de l'branl]1 mais de s'appuy] seulem5t contre une de ses pr9cipales colonnes4 ,organis] l'an>*ie1 tel e/ le problme que les rvolutionnaires ont et auront t]nellem5t rs\dre2 c'e/ le ro*] de ,sisyphe qui retomb]a t\j\rs sur eux2 p\r exi/] un seul in/ant ils sont et s]ont t\j\rs fatalem5t rduits improvis] un despotisme sans autre raison d'tre que la ncessit1 et qui1 p> consqu5t1 e/ viol5t et aveugle comme elle4 ,on n'*appe la mon>*ie h>monieuse de la raison1 que p\r tomb] s\s la dictature dsordonne de la folie4 ,le moy5 propos indirectem5t p> ,sw$5borg1 p\r communiqu] avec le monde surnaturel1 tait un tat int]mdiaire qui ti5t du rve1 de l'extase et de la catalepsie4 ,l'illum9 sudois affirmait la possibilit de cet tat1 mais il ne donnait pas la ?orie des pratiques ncessaires p\r y arriv]2 peut-tre ses disciples1 p\r combl] cette lacune1 euss5t-ils rec\ru au rituel magique de l',inde1 lorsqu'un homme de gnie v9t complt] #dad p> une ?aumaturgie naturelle les intuitions prophtiques et kabbali/iques de ,sw$5borg4 ,cet homme tait un mdec9 allem&1 nomm ,mesm]4 ,mesm] eut la gloire de retr\v]1 sans initiateur et sans connaissances occultes1 l'ag5t univ]sel de la vie et de ses prodiges2 ses ,aphorismes#ah1 que les savants de son temps devai5t reg>d] comme autant de p>adoxes1 devi5dront un j\r les bases de la syn?se physique4 ,note #ah3 ,mesm]1 ,mmoires et aphorismes1 suivis des procds d',eslon1 n\velle dition1 #ahdf1 #a vol4 gr4 9 #ah4 ,mesm] reconnat dans l'tre naturel deux =mes1 qui sont la sub/ance et la vie1 d'o rsult5t la fixit et le m\vem5t qui con/itu5t l'quilibre des *oses4 ,il reconnat l'exi/5ce d'une matire premire fluidique1 univ]selle1 capable de fixit et de m\vem5t1 qui1 en se fixant1 dt]m9e la con/itution des sub/ances1 et qui1 se m\vant t\j\rs1 modifie et r5\velle les =mes4 ,cette matire fluidique e/ active et passive3 comme passive elle s'attire elle-mme1 comme active elle se projette4 ,p> elle les mondes et les tres vivants qui peupl5t les mondes1 s'attir5t et se rep\ss5t2 elle passe des uns aux autres p> une circulation comp>able celle du sang4 ,elle entreti5t et r5\velle la vie de t\s les tres1 elle e/ l'ag5t de leur =ce et peut dev5ir l'in/rum5t de leur volont4 ,les prodiges sont les rsultats des =ces ou des volonts exceptionnelles4 #dae ,les phnomnes de cohsion1 d'la/icit1 de d5sit ou de subtilit des corps1 sont produits p> les div]ses comb9aisons des deux proprits du fluide univ]sel ou de la matire premire4 ,la maladie1 comme t\s les dsordres physiques1 vi5t d'un drangem5t de l'quilibre normal de la matire premire dans un corps organis4 ,les corps organiss sont ou sympa?iques ou antipa?iques les uns aux autres1 p> suite de leur quilibre spcial4 ,les corps sympa?iques peuv5t se gurir les uns les autres1 en rtablissant mutuellem5t leur quilibre4 ,cette proprit des corps de s'quilibr] les uns les autres p> l'attraction ou la projection de la matire premire1 ,mesm] la nomme magntisme1 et comme elle se spcifie suivant les spcialits des tres1 lorsqu'il en tudie les phnomnes dans les tres anims1 il la nomme magntisme animal4 ,mesm] pr\va sa ?orie p> des oeuvres1 et ses expri5ces fur5t c\ronnes d'un ple9 succs4 ,ayant obs]v l'analogie qui exi/e entre les phnomnes du magntisme animal et ceux de l'lectricit1 il fit usage de conducteurs mtalliques1 ab\tissant un rs]voir commun qui cont5ait de la t]re et de l'eau1 p\r absorb] et p\r projet] les deux =ces2 on a depuis ab&onn l'app>eil compliqu des baquets1 qu'on peut remplac] p> une *ane vivante de ma9s sup]poses un corps circulaire et mauvais conducteur comme le bois d'une table1 l't(fe de soie ou de la9e d'un *apeau1 etc4 #daf ,il appliqua ensuite aux tres vivants et organiss les procds de l'aimantation mtallique1 et il acquit la c]titude de la ralit et de la similitude des phnomnes qui s'ensuivir5t4 ,un seul pas lui re/ait faire1 c'tait de dcl>] que les effets attribus en physique aux quatre fluides impondrables sont les manife/ations div]ses d'une seule et mme =ce div]sifie p> ses usages1 et que cette =ce insp>able de la matire premire et univ]selle qu'elle fait m\voir1 tantt spl5dide1 tantt igne1 tantt lectrique et tantt magntique1 n'a qu'un seul nom indiqu p> ,mose dans la ,g5se1 lorsqu'il la fait app>atre l'appel du ,t\t-,puissant1 avant t\tes les sub/ances et avant t\tes les =mes3 ,,la ,,lumi,,re2 ,hbreu ,et ma9t5ant ne craignons pas de le dire d'avance1 c> on le reconnatra plus t>d4 ,la gr&e *ose du ,x,v,i,i,ie sicle1 ce n'e/ pas l'encyclopdie1 ce n'e/ pas la philosophie ricaneuse et drisoire de ,voltaire1 ce n'e/ pas la mtaphysique ngative de ,did]ot et de d',alemb]t1 ce n'e/ pas la philan?ropie ha9euse de ,r\sseau2 c'e/ la physique sympa?ique et miraculeuse de ,mesm]6 ,mesm] e/ gr& comme ,prom?e1 il a donn aux hommes le feu du ciel que ,frankl9 n'avait su que dt\rn]4 ,il ne manqua au gnie de ,mesm]1 ni la sanction de la ha9e1 ni la conscration des p]scutions et des injures2 il avait t *ass de l',allemagne1 on se moqua de lui en ,france1 t\t en lui faisant une =tune1 c> ses gurisons tai5t vid5tes et les malades allai5t lui et le payai5t1 puis se disai5t guris p> has>d1 p\r ne pas attir] sur eux l'animadv]sion des savants4 ,les corps con/itus ne fir5t pas mme au ?aumaturge #dag l'honneur d'exam9] sa dc\v]te et le gr& homme dut se rsign] pass] p\r un adroit *>latan4 ,les savants seuls n'tai5t pas ho/iles au mesmrisme1 les hommes s9crem5t religieux s'al>mai5t des dang]s de la dc\v]te n\velle1 et les sup]/itieux criai5t au sc&ale et la magie4 ,les sages prvoyai5t les abus1 les ins5ss n'admettai5t pas mme l'usage de cette m]veilleuse puissance4 ,n'allait-on pas au nom du magntisme ni] les miracles du ,sauveur et de ses sa9ts1 disai5t les uns2 que va dev5ir la puissance du diable1 disai5t les autres8 ,et p\rtant la religion qui e/ vraie1 ne doit cra9dre la dc\v]te d'aucune vrit2 d'ailleurs1 en donnant la mesure de la puissance huma9e1 le magntisme ne donne-t-il pas aux miracles div9s une sanction n\velle1 au lieu de les dtruire8 ,il e/ vrai que les sots attribu]ont au diable mo9s de prodiges1 ce qui leur laiss]a mo9s d'occasions d'ex]c] leur ha9e et leurs fureurs2 mais ce ne sont c]ta9em5t pas les p]sonnes d'une vritable pit qui song]ont jamais s'en pla9dre3 le diable doit p]dre du t]ra9 qu& la lumire se fait et qu& l'ignorance se retire2 mais les conqutes de la sci5ce et de la lumire t5d5t1 aff]miss5t et font aim] de plus en plus au monde l'empire et la gloire de ,dieu6 #dah ,,*apitre ,,ii ,,p]sonnages ,,m]veilleux ,,du ,x,v,i,i,ie ,,si,,cle4 ,,sommaire4--,le comte de ,sa9t-,g]ma94--,l'adepte ,lasc>is et le gr& ,cophte dit le mdec9 ,joseph ,balsamo4--,le b>on du ,phnix et le comte de ,caglio/ro4 ,le ,x,v,i,i,ie sicle n'a eu de crdulit que p\r la magie1 c> les croyances vagues sont la religion des mes sans foi3 on niait les miracles de ,jsus-,*ri/ et l'on attribuait des rsurrections au comte de ,sa9t-,g]ma94 ,ce s+uli] p]sonnage tait un ?osophe my/rieux qu'on faisait pass] p\r avoir les secrets du gr& oeuvre et p\r fabriqu] des diamants et des pi]res prcieuses2 c'tait d'ailleurs un homme du monde1 d'une conv]sation agrable et d'une gr&e di/9ction dans ses manires4 ,madame de ,g5lis1 qui1 p5dant son enfance1 le voyait presque t\s les j\rs1 assure qu'il savait donn] mme des pi]r]ies qu'il reprs5tait en pe9ture1 t\t leur clat naturel et un feu dont aucun *imi/e ni aucun pe9tre ne p\vait dev9] le secret2 avait-il tr\v le moy5 de fix] la lumire sur la toile1 ou employait-il quelque prp>ation de nacre ou quelque incru/ation mtallique8 c'e/ ce qu'il n\s e/ impossible de savoir1 puisqu'il ne n\s re/e aucune de ces pe9tures m]veilleuses4 ,le comte de ,sa9t-,g]ma9 faisait pr(ession de la religion ca?olique1 et en obs]vait les pratiques avec une gr&e fidlit2 on p>lait cep5dant d'vocations suspectes et d'app>itions tranges1 il se flattait de possd] le secret de #dai la jeunesse t]nelle4 tait-ce my/icisme1 tait-ce folie8 ,p]sonne ne connaissait sa famille1 et l'ent5dre caus] des *oses du temps pass1 il semblait qu'il et vcu plusieurs sicles2 il p>lait peu de t\t ce qui se rapportait aux sci5ces occultes1 et lorsqu'on lui dem&ait l'initiation1 il prt5dait ne ri5 savoir2 il *oisissait lui mme ses disciples1 et leur dem&ait t\t d'abord une obissance passive1 puis il leur p>lait d'une royaut laquelle ils tai5t appels1 celle de ,mel*isde* et de ,salomon1 la royaut des initis qui e/ aussi un sac]doce4 ,soyez le flambeau du monde1 disait-il2 si votre lumire n'e/ que celle d'une plante1 v\s ne s]ez ri5 devant ,dieu3 je v\s rs]ve une spl5deur dont celle du soleil n'e/ que l'ombre1 alors v\s dirig]ez la m>*e des toiles1 et v\s g\v]n]ez ceux qui rgn5t sur les empires4 ,ces promesses1 dont la signification bi5 comprise n'a ri5 qui puisse tonn] les vritables adeptes1 sont rapportes1 s9on textuellem5t1 du mo9s quant au s5s des p>oles1 p> l'auteur anonyme d'une ,hi/oire des socits secrtes en ,allemagne1 et suffis5t p\r faire compr5dre quelle initiation app>t5ait le comte de ,sa9t-,g]ma94 ,voici ma9t5ant quelques dtails jusqu' prs5t inconnus sur cet illum93 ,il tait n ,l5tm]itz1 en ,bohme1 la f9 du ,x,v,i,ie sicle1 il tait fils naturel ou adoptif d'un rose-croix qui se faisait appel] ,comnes cabalicus1 le compagnon cabali/e1 et qui fut t\rn en ridicule s\s le nom de comte de ,gabalis1 p> le malheureux abb de ,vill>s2 jamais ,sa9t-,g]ma9 ne p>lait de son pre4 l'ge de sept ans1 disait-il1 j'tais proscrit et #dbj j'errais avec ma mre dans les =ts4 ,cette mre dont il v\lait p>l]1 c'tait la sci5ce des adeptes2 son ge de sept ans e/ celui des initis promus au grade de matres2 les =ts sont les empires dnus1 suivant les adeptes1 de la vraie civilisation et de la vraie lumire4 ,les pr9cipes de ,sa9t-,g]ma9 tai5t ceux des roses-croix1 et il avait fond dans sa patrie une socit dont il se sp>a dans la suite qu& les doctr9es an>*iques prvalur5t dans les associations des n\veaux sectateurs de la gnose4 ,aussi fut-il dsav\ p> ses frres1 accus mme de trahison1 et quelques auteurs de mmoires sur l'illum9isme sembl5t ins9u] qu'il fut prcipit dans les oubliettes du *teau de ,ruel4 ,madame de ,g5lis1 au contraire1 le fait m\rir dans le du* de ,hol/e91 t\rm5t p> sa consci5ce et agit p> les t]reurs de l'autre vie4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu'il disp>ut t\t c\p de ,p>is1 sans qu'on pt savoir bi5 au ju/e o il s'tait retir1 et que les illum9s laissr5t tomb]1 autant que cela leur fut possible1 sur sa mmoire le voile du sil5ce et de l'oubli4 ,la socit qu'il avait fonde s\s le titre de ,sa9t-,jak91 dont on a fait ,sa9t-,joa*im1 dura jusqu' la rvolution et disp>ut alors ou se trans=ma1 comme tant d'autres4 ,voici1 au sujet de cette socit1 une anecdote qu'on tr\ve dans les pamphlets ho/iles l'illum9isme2 elle e/ extraite d'une correspondance de ,vi5ne4 ,t\t cela1 comme on le voit1 n'a ri5 de bi5 au!ntique ni de bi5 c]ta94 ,voici t\tefois l'anecdote3 ,j'ai t =t bi5 accueilli1 votre recomm&ation1 p> ,m4,n4,z4444 ,il tait dj prv5u de mon arrive4 ,l'h>monica eut #dba t\te son approbation4 ,il me p>la d'abord de c]ta9s essais p>ticuli]s auxquels je ne compris ri5 du t\t2 ce n'e/ que depuis peu que mon intellig5ce peut y suffire4 ,hi]1 v]s le soir1 il me conduisit sa campagne1 dont les j>d9s sont =t beaux4 ,des temples1 des grottes1 des cascades1 des labyr9!s1 des s\t]ra9s procur5t l'oeil une longue suite d'en*antem5ts2 mais un mur trs haut qui environne ces beauts me dplut inf9im5t1 il drobe l'oeil un site en*anteur4444 ,j'avais emport l'h>monica1 d'aprs l'invitation de ,m4 ,n4 ,z41 af9 d'en t\*]1 seulem5t p5dant quelques m9utes1 dans un lieu dsign et un signe conv5u4 ,il me conduisit1 aprs notre visite dans le j>d91 une salle sur le devant de la maison1 et me quitta bi5tt s\s quelque prtexte4 ,il tait =t t>d3 je ne le voyais po9t rev5ir2 l'ennui et le sommeil comm5ai5t me gagn]1 lorsque je fus int]rompu p> l'arrive de plusieurs c>rosses4 ,j'ouvris la f5tre3 il tait nuit1 je ne pus ri5 voir2 je compris encore mo9s le *u*otage bas et my/rieux de ceux qui p>aissai5t entr] dans la maison4 ,bi5tt le sommeil s'emp>a t\t fait de moi2 et1 aprs avoir dormi environ une heure1 je fus rveill en sursaut p> un dome/ique envoy p\r me guid] et port] l'in/rum5t4 ,il m>*ait trs vite et =t lo9 devant moi2 je le suivais assez ma*9alem5t1 lorsque j'ent5dis des sons de trompettes qui me p>aissai5t sortir des pr(ondeurs d'une cave2 cet in/ant1 je p]dis de vue mon guide2 et m'avanant du ct o le bruit p>aissait v5ir1 je desc5dis moiti l'escali] d'un caveau qui s'(frit devant moi4 ,jugez de ma surprise6 ,on y psalmodiait un *ant funbre4 #dbb ,j'ap]u di/9ctem5t un cadavre dans un c]cueil ouv]t2 ct1 un homme vtu de blanc p>aissait rempli de sang2 il me p>ut qu'on lui avait ouv]t une ve9e au bras droit4 ,a l'exception de ceux qui lui prtai5t leur m9i/re1 les autres tai5t envelopps dans de longs manteaux noirs1 avec l'pe nue la ma94 ,autant que la t]reur dont j'tais frapp me p]mit d'en jug]1 il y avait l'entre du caveau des monceaux d'ossem5ts huma9s entasss l'un sur l'autre4 ,la lumire qui clairait ce spectacle lugubre me p>ut produite p> une flamme semblable celle de l'esprit de v9 brlant4 ,inc]ta9 si je p\rrais rejo9dre mon guide1 je me htai de me retir]2 je le tr\vai prcism5t quelques pas de l qui me *]*ait2 il avait l'oeil hag>d1 il me prit la ma9 avec une sorte d'inquitude1 et m'entrana sa suite dans un j>d9 p>ticuli] o je me crus transport p> l'effet de la magie4 ,la cl>t que rp&ait un nombre prodigieux de lampions1 le murmure des cascades1 le *ant des rossignols artificiels1 le p>fum qu'on y respirait exaltr5t d'abord mon imag9ation4 ,je fus plac d]rire un cab9et de v]dure dont l'intrieur tait ri*em5t dcor1 et dans lequel on transporta immdiatem5t une p]sonne van\ie 7vraisemblablem5t celle qui p>aissait dans un c]cueil au caveau72 aussitt on me fit le signal de t\*] mon in/rum5t4 ,excessivem5t mu p5dant cette scne1 beauc\p de *oses ont d #dbc m'*app]#ai2 j'obs]vai cep5dant que l'individu van\i rev9t lui aussitt que j'eus t\* l'in/rum5t1 et qu'il fit ces int]rogations avec surprise3 ,o suis je8444 quelle voix ent5ds-je8444 ,des jubilations d'allgresse accompagnes de trompettes et de timbales fur5t la seule rponse2 on c\rut aux armes et l'on s'enfona dans l'intrieur du j>d9 o je vis t\t le monde disp>atre4 ,note #ai3 ,le nophyte dont il e/ "q dans cette lettre1 et qui fut pris p\r un cadavre1 tait dans l'tat de somnambulisme produit p> le magntisme4 ,a propos du cab9et de v]dure dont il e/ "q1 et des effets de l'h>monica1 on peut consult] un ouvrage curieux1 ,hi/oire critique du magntisme animal1 p> ,deleuze1 #b;e dit41 #ahai1 #b vol4 9-#h2 il conti5t des notices =t piquantes sur la *ane et le baquet magntiques1 les arbres magntiss1 la musique1 la voix du magntiseur1 et l'in/rum5t qu'il emploie4 ,l'auteur e/ d'ailleurs un p>tisan du mesmrisme1 ce qui ne r5d pas ses op9ions suspectes4 ,je v\s cris ceci encore t\t agit444 ,si je n'avais pris la prcaution de not] cette scne sur-le-*amp1 je la pr5drais auj\rd'hui p\r un rve4 ,ce qu'il y a de plus inexplicable dans cette scne1 c'e/ la prs5ce du pr(ane qui la raconte4 ,comm5t l'association p\vait-elle s'expos] a9si la divulgation de ses my/res8 ,il n\s e/ impossible de rpondre cette "q1 mais p\r ce qui e/ des my/res eux-mmes1 n\s p\vons facilem5t les expliqu]4 ,les successeurs des anci5s roses-croix1 drogeant peu peu de la sci5ce au/re et hir>*ique de leurs anctres en initiation1 s'tai5t rigs en secte my/ique2 ils avai5t accueilli avec empressem5t les dogmes magiques des templi]s1 et se croyai5t seuls dpositaires des secrets de l'vangile de sa9t ,jean2 ils voyai5t dans les rcits de l'vangile une srie allgorique de rites propres complt] l'initiation1 et croyai5t que l'hi/oire du ,*ri/ devait se ralis] dans la p]sonne de *acun des adeptes2 ils racontai5t une lg5de #dbd gno/ique suivant laquelle le ,sauveur1 environn de p>fums et de b&elettes1 n'aurait po9t t r5f]m dans le spulcre neuf de ,joseph d',arima?ie1 et s]ait rev5u la vie dans la maison mme de sa9t ,jean4 ,c'tait ce prt5du my/re qu'ils clbrai5t au son de l'h>monica et des trompettes4 ,le rcipi5daire tait invit faire le sacrifice de sa vie1 et subissait1 en effet1 une saigne qui lui procurait un van\issem5t2 cet van\issem5t1 on lui disait que c'tait la mort1 et lorsqu'il rev5ait lui1 des fanf>es d'allgresse et des cris de triomphe clbrai5t sa rsurrection4 ,ces motions div]ses1 ces scnes t\r t\r lugubres et brillantes1 devai5t impressionn] jamais son imag9ation et le r5dre fanatique ou voyant4 ,plusieurs croyai5t une rsurrection relle et se croyai5t assurs de ne plus m\rir4 ,les *efs de l'association mettai5t a9si au s]vice de leurs projets ca*s le plus r$\table de t\s les in/rum5ts1 la folie1 et s'assurai5t de la "p de leurs adeptes un de ces dv\em5ts fatals et infatigables que la draison produit plus s\v5t et plus srem5t que l'amiti4 ,la secte du ,sa9t-,jak9 tait donc une socit de gno/iques adonne aux illusions de la magie fasc9atrice1 elle t5ait des roses-croix et des templi]s1 son nom du ,sa9t-,jak9 v5ait de l'un des deux noms gravs en initiales sur les deux pr9cipales colonnes du temple de ,salomon1 ,jak9 et ,bohas4 ,l'initiale de ,jak9 en hbreu e/ le ,jod1 lettre sacre de l'alphabet hbreu1 initiale du nom de ,jhova que celui de ,jak9 s]t voil] aux pr(anes1 c'e/ p\rquoi on la nommait le ,sa9t-,jak94 ,les sa9t-jak9ites tai5t des ?osophes qui s'occupai5t beauc\p trop de ?urgie4 #dbe ,t\t ce qu'on raconte du my/rieux comte de ,sa9t-,g]ma9 donne lieu de croire que c'tait un physici5 habile et un *imi/e di/+u3 on assure qu'il possdait le secret de s\d] ensemble les diamants sans qu'on pt ap]cevoir aucune trace du travail2 il avait l'art d'pur] les pi]r]ies et de donn] a9si un gr& prix aux plus imp>faites et aux plus communes2 l'auteur imbcile et anonyme que n\s avons dj cit1 lui accorde bi5 ce tal5t1 mais nie qu'il ait jamais fait d'or1 comme si l'on ne faisait pas de l'or en faisant des pi]res prcieuses4 ,sa9t-,g]ma9 inv5ta aussi1 suivant le mme auteur1 et lgua aux sci5ces indu/rielles l'art de donn] au cuivre plus d'clat et de ductilit1 autre inv5tion qui suffisait p\r faire la =tune de son auteur4 ,de p>eilles oeuvres doiv5t faire p>donn] au comte de ,sa9t-,g]ma9 d'avoir beauc\p connu la re9e ,cloptre1 et d'avoir mme caus familirem5t avec la re9e de ,saba4 ,c'tait d'ailleurs un bon et galant homme qui aimait les enfants1 et se plaisait leur fabriqu] lui-mme des bonbons dlicieux et de m]veilleux j\j\x2 il tait brun et de petite taille1 t\j\rs vtu ri*em5t1 mais avec beauc\p de gt1 et se plaisant d'ailleurs t\s les raff9em5ts du luxe4 ,on assure que le roi ,l\is ,,xv le recevait familirem5t1 et s'occupait avec lui de diamants et de pi]r]ies4 ,il e/ probable que ce mon>que entirem5t dom9 p> des c\rtisanes et absorb p> ses plaisirs1 cda1 en invitant ,sa9t-,g]ma9 quelques audi5ces p>ticulires1 plutt quelque caprice de curiosit fm99e qu' un am\r srieux p\r la sci5ce4 ,sa9t-,g]ma9 fut un mom5t la mode1 et comme c'tait un aimable et jeune vieill>d #dbf qui savait unir le babil d'un r\ aux extases d'un ?osophe1 il fit fureur dans c]ta9s c]cles1 puis fut bi5tt remplac p> d'autres fantaisies2 a9si va le monde4 ,on a dit que ,sa9t-,g]ma9 n'tait autre que ce my/rieux ,al?otas qui fut le matre en magie d'un adepte1 dont n\s allons bi5tt n\s occup]1 et qui pr5ait le nom kabbali/ique d',a*>at2 ri5 n'e/ mo9s fond que cette supposition1 comme n\s le v]rons en tudiant ce n\veau p]sonnage4 ,p5dant que le comte de ,sa9t-,g]ma9 tait la mode ,p>is1 un autre adepte my/rieux p>c\rait le monde en recrutant des aptres p\r la philosophie d',h]ms3 c'tait un al*imi/e qui se faisait appel] ,lasc>is1 et se disait ar*im&rite d',ori5t1 *>g de recueillir des aumnes p\r un c\v5t grec2 seulem5t1 au lieu de dem&] l'aumne1 ,lasc>is semblait su] de l'or1 et en laissait p>t\t une trane aprs lui4 ,p>t\t il ne faisait qu'app>atre1 et ses app>itions *angeai5t de =mes2 ici il se montrait vieux1 ailleurs il tait encore jeune2 il ne faisait pas lui-mme de l'or publiquem5t1 mais il en faisait faire p> ses disciples auxquels il laissait en les quittant un peu de p\dre de projection4 ,ri5 de plus avr et de mieux tabli que les transmutations opres p> les missaires de ,lasc>is4 ,m4 ,l\is ,figui]1 dans son savant ouvrage sur les al*imi/es1 n'en rvoque en d\te ni la ralit ni l'importance4 ,or1 comme il n'y a ri51 surt\t en physique1 de plus inexorable que les faits1 il faudrait donc conclure de ceux-l1 que la pi]re philosophale n'e/ pas une rv]ie1 si l'imm5se tradition de l'occultisme1 si les my?ologies anci5nes1 si les travaux #dbg srieux des plus gr&s hommes de t\s les ges n'en dmontrai5t pas d'ailleurs suffisamm5t l'exi/5ce et la ralit4 ,un *imi/e mod]ne1 qui s'e/ empress de publi] son secret1 e/ p>v5u tir] de l'or de l'arg5t p> un procd ru9eux1 c> l'arg5t dtruit p> lui ne r5d en or que le dixime ou environ de sa valeur4 ,agrippa1 qui n'e/ jamais arriv la dc\v]te du dissolvant univ]sel1 avait t cep5dant plus heureux que notre *imi/e1 c> il avait tr\v en or une valeur quival5te celle de l'arg5t employ1 il n'avait donc p]du absolum5t que son travail1 si c'e/ le p]dre que de l'employ] la re*]*e des gr&s secrets de la nature4 ,engag] p> l'attrait de l'or les hommes des re*]*es qui les conduirai5t la philosophie absolue1 tel p>at avoir t le b de la propag&e de ,lasc>is1 l'tude des livres h]mtiques devant ram5] ncessairem5t les hommes d'tude la connaissance de la kabbale4 ,les initis1 en effet1 p5sai5t au ,x,v,i,i,ie sicle que leur temps tait v5u1 les uns p\r fond] une hir>*ie n\velle1 les autres p\r r5v]s] t\te autorit et prom5] sur t\tes les sommits de l'ordre social le niveau galitaire4 ,les socits secrtes envoyai5t leurs claireurs trav]s le monde p\r sond] et rveill] au beso9 l'op9ion3 aprs ,sa9t-,g]ma9 et ,lasc>is1 ,mesm]2 aprs ,mesm]1 ,caglio/ro4 ,mais t\s n'tai5t pas de la mme cole3 ,sa9t-,g]ma9 tait l'homme des illum9s ?osophes1 ,lasc>is reprs5tait les naturali/es atta*s la tradition d',h]ms4 ,caglio/ro tait l'ag5t des templi]s1 aussi crivait-il dans une circulaire adresse t\s les francs-maons de ,londres1 que #dbh le temps tait v5u de mettre la ma9 l'oeuvre p\r recon/ruire le temple de l't]nel4 ,comme les templi]s1 ,caglio/ro s'adonnait aux pratiques de la magie noire1 et pratiquait la sci5ce fune/e des vocations2 il dev9ait le pass et le prs5t1 prdisait l'av5ir1 faisait des cures m]veilleuses et prt5dait aussi faire de l'or4 ,il avait introduit dans la maonn]ie un n\veau rite qu'il nommait rite gypti51 et il essayait de ressuscit] le culte my/rieux d',isis4 ,lui-mme1 la tte ent\re de b&elettes et coiff comme un sph9x de ,?bes1 il prsidait des sol5nits nocturnes dans des app>tem5ts ple9s d'hiroglyphes et de flambeaux4 ,il avait p\r prtresses des jeunes filles qu'il appelait des colombes1 et qu'il exaltait jusqu' l'extase p\r leur faire r5dre des oracles au moy5 de l'hydromancie1 l'eau tant un excell5t conducteur1 un puissant rflecteur et un milieu trs rfr+5t p\r la lumire a/rale1 comme le pr\v5t les mirages de la m] et des nuages4 ,caglio/ro1 comme on le voit1 cont9uait ,mesm]1 et avait retr\v la clef des phnomnes de mdiomanie2 lui-mme tait un mdium1 c'e/--dire un homme d'une organisation n]veuse exceptionnellem5t impressionnable3 il joignait cela beauc\p de f9esse et d'aplomb1 l'exagration publique et l'imag9ation des femmes surt\t faisai5t le re/e4 ,caglio/ro eut un succs f\2 on se l'arra*ait1 son bu/e tait p>t\t avec cette inscription3 le div9 ,caglio/ro4 ,on put ds ce mom5t prvoir une raction gale cette vogue3 aprs avoir t un dieu1 ,caglio/ro dev9t un intrigant1 un *>latan1 un proxnte de sa femme1 un sclrat enf91 auquel l'inquisition de ,rome crut faire grce en le condamnant seulem5t une prison p]ptuelle4 ,ce qui #dbi fit croire qu'il v5dait sa femme1 c'e/ que sa femme le v5dit4 ,il fut am5 et pris dans un pige1 on lui fit son procs et l'on publia de ce procs ce qu'on v\lut4 ,la rvolution arriva sur ces entrefaites1 et t\t le monde oublia ,caglio/ro4 ,cet adepte n'e/ cep5dant pas sans importance dans l'hi/oire de la magie2 son sceau e/ aussi important que celui de ,salomon1 et atte/e son initiation aux secrets les plus relevs de la sci5ce4 ,ce sceau1 expliqu p> les lettres kabbali/iques des noms d',a*>at et d',al?otas1 exprime les pr9cipaux c>actres du gr& arcane et du gr& oeuvre4 ,c'e/ un s]p5t p]c d'une fl*e1 figurant la lettre aleph1 ,hbreu1 image de l'union de l'actif et du passif1 de l'esprit et de la vie1 de la volont et de la lumire4 ,la fl*e e/ celle de l',apollon antique1 le s]p5t e/ le ,py?on de la fable1 le dragon v]t des philosophes h]mtiques4 ,la lettre aleph reprs5te l'unit quilibre4 ,ce pantacle se reproduit s\s div]ses =mes dans les talismans de l'anci5ne magie1 mais tantt le s]p5t e/ remplac p> le paon de ,junon1 le paon la tte royale1 la queue multicolore1 l'emblme de la lumire analyse1 l'oiseau du gr& oeuvre dont le plumage e/ t\t ruisselant d'or2 tantt1 au lieu du paon color1 c'e/ l'agneau blanc1 l'agneau ou le jeune bli] solaire trav]s p> la croix1 comme on le voit encore dans les armoiries de la ville de ,r\54 ,le paon1 le bli] et le s]p5t reprs5t5t le mme signe hyroglyphique3 celui du pr9cipe passif et le sceptre de ,junon1 la croix et la fl*e1 c'e/ le pr9cipe actif1 la volont1 l'action magique1 la coagulation du dissolvant1 la fixation p> la projection du volatil1 la pntration de la t]re p> le feu4 ,l'union des deux1 c'e/ la #dcj balance univ]selle1 c'e/ le gr& arcane1 c'e/ le gr& oeuvre1 c'e/ l'quilibre de ,jak9 et de ,bohas4 ,le trigramme ,l4-4 ,p4-4 ,d4-4 qui accompagne cette figure1 veut dire lib]t1 p\voir1 devoir1 il signifie aussi lumire proportion1 d5sit1 loi1 pr9cipe et droit4 ,les francs-maons ont *ang l'ordre des lettres1 et en l'crivant ,l4-4,d4-4,p4-4 ils en font les initiales des mots lib]t de p5s] qu'ils inscriv5t sur un pont symbolique1 en y lisant p\r les pr(anes3 lib]t de pass]4 ,dans les actes du procs de ,caglio/ro1 il e/ m>qu que lui-mme donna ces trois lettres dans ses int]rogatoires une autre signification2 il les aurait traduites p> cette lg5de3 ,lilia de/rue p$ibus1 f\le aux pi$s les lys2 et l'on peut cit] l'appui de cette v]sion1 une mdaille maonnique du ,x,v,ie ou du ,x,v,i,ie sicle1 o l'on voit une pe c\pant une bran*e de lys avec ces mots sur l'ex]gue3 ,talem dabit ultio messem4 ,le nom d',a*>at que pr5ait ,caglio/ro1 crit kabbali/iquem5t en hbreu de cette manire3 ,hbreu exprime la triple unit1 ,hbreu1 unit de pr9cipe et d'quilibre2 ,hbreu1 unit de vie et p]ptuit du m\vem5t rgnrateur4 ,hbreu1 unit de f9 dans une syn?se absolue4 ,le nom d',al?otas1 matre de ,caglio/ro1 se compose du nom de ,?ot et des syllabes al et z1 qui1 lues kabbali/iquem5t1 sont ,sala qui signifie messag]1 envoy2 le nom enti] signifie donc #dca ,?ot1 le messie des gypti5s1 et tel tait en effet celui que ,caglio/ro reconnaissait avant t\t p\r matre4 ,la doctr9e du gr& ,cophte1 tel tait1 on le sait1 le titre que pr5ait ,caglio/ro2 sa doctr9e1 disons-n\s1 avait un d\ble objet1 la rgnration morale et la rgnration physique4 ,voici p\r la rgnration morale les prceptes du gr& ,cophte3 ,monte sur le ,s9a avec ,mose1 sur le ,calvaire1 puis sur le ,?abor avec ,phaleg1 sur le ,c>mel avec lie4 ,sur le plus haut de la montagne1 tu btiras ton tab]nacle4 ,il s]a divis en trois btim5ts unis ensemble et celui du milieu aura trois tages4 ,le rez-de-*ausse ou le premi] tage s]a le rfectoire4 ,l'tage du milieu s]a une *ambre ronde avec d\ze lits aut\r et un au milieu1 ce s]a la *ambre du sommeil et des songes4 ,la *ambre suprieure1 celle du troisime tage1 s]a c>re et p]ce de seize f5tres1 quatre de *aque ct1 ce s]a la *ambre de la lumire4 ,l1 tu pri]as seul p5dant qu>ante j\rs1 et tu dormiras p5dant qu>ante nuits dans le dortoir des d\ze matres4 ,alors1 tu recevras les signatures des sept gnies et tu obti5dras d'eux le p5tagramme trac sur la feuille de p>*em9 vi]ge4 ,c'e/ le signe que p]sonne ne connat1 s9on celui qui le reoit4 #dcb ,c'e/ le c>actre occulte du caill\ blanc dont il e/ p>l dans la prophtie du plus jeune des d\ze matres4 ,alors1 ton esprit s]a illum9 d'un feu div9 et ton corps devi5dra pur comme celui d'un enfant4 ,ta pntration n'aura po9t de bornes1 ton p\voir s]a imm5se2 tu entr]as dans le repos p>fait1 qui e/ le comm5cem5t de l'immortalit1 et tu p\rras dire avec vrit et sans orgueil3 ,je suis celui qui e/4 ,cette nigme signifie que1 p\r se rgnr] moralem5t1 il faut tudi]1 compr5dre et ralis] la haute kabbale4 ,les trois *ambres sont l'alliance de la vie physique1 des aspirations religieuses et de la lumire philosophique2 les d\ze matres sont les gr&s rvlateurs dont il faut compr5dre les symboles2 la signature des sept esprits1 c'e/ l'initiation au gr& arcane1 etc41 etc4 ,t\t ceci e/ donc allgorique1 et il ne s'agit pas plus de faire btir en ralit une maison trois tages1 qu'il ne s'agit dans la maonn]ie de btir un temple ,jrusalem4 ,v5ons ma9t5ant au secret de la rgnration physique4 ,p\r y arriv] il faut1 t\j\rs suivant les prescriptions occultes du gr& ,cophte3 ,faire t\s les c9quante ans une retraite de qu>ante j\rs en manire de jubil1 durant la ple9e lune de mai4 ,seul1 la campagne avec une p]sonne fidle3 ,jen] p5dant qu>ante j\rs1 buvant la rose de mai1 recueillie sur les bls en h]be avec un l+e de l9 pur et blanc1 mangeant des h]bes t5dres et n\velles4 #dcc ,comm5ant le repas p> un gr& v]re de rose et le f9issant p> un biscuit ou une simple crote de pa94 ,le dix-septime j\r1 saigne lgre4 ,pr5dre six g\ttes de baume d'azo? le mat9 et six le soir1 augm5t] de deux g\ttes p> j\r jusqu'au tr5te-deuxime4 ,r5\vel] alors la petite mission de sang au crpuscule du mat91 dormir ensuite et re/] au lit jusqu' la f9 de la qu>anta9e4 ,pr5dre au premi] rveil1 aprs la saigne1 un premi] gra9 de mdec9e univ]selle4 ,on pr\v]a un van\issem5t qui doit dur] trois heures1 puis des convulsions1 des transpirations et des vacuations considrables1 on *ang]a ensuite de l+e et de lit4 ,il faut ensuite pr5dre un consomm de boeuf sans graisse1 assaisonn avec de la rue1 de la sauge1 de la valriane1 de la v]ve9e et de la mlisse4 ,le j\r suivant1 second gra9 de mdec9e univ]selle1 c'e/--dire1 de m]cure a/ral comb9 avec le s\fre d'or4 ,le j\r d'aprs1 pr5dre un ba9 tide4 ,le tr5te-sixime j\r1 boire un v]re de v9 d'gypte4 ,le tr5te-septime j\r1 troisime et d]ni] gra9 de mdec9e univ]selle4 ,suivra un sommeil pr(ond4 ,les *eveux1 les d5ts et les ongles se r5\vell]ont1 la peau se r5\vell]a4 ,le tr5te-huitime j\r1 ba9 aux h]bes aromatiques ci-dessus nommes4 #dcd ,le tr5te-neuvime j\r1 aval] dans deux cuill]es de v9 r\ge1 dix g\ttes de l'lixir d',a*>at4 ,le qu>antime j\r1 l'oeuvre e/ a*eve et le vieill>d e/ rajeuni4 ,c'e/ au moy5 de ce rgime jubilaire1 que ,caglio/ro prt5dait avoir vcu lui-mme plusieurs sicles4 ,c'tait1 comme on le voit1 une n\velle prp>ation du fameux ba9 d'immortalit des gno/iques mn&ri5s4 ,caglio/ro y croyait-il srieusem5t8 ,devant ses juges il montra beauc\p de f]met et de prs5ce d'esprit1 il se dcl>a ca?olique1 et dit qu'il honorait dans le pape le *ef suprme de la hir>*ie religieuse4 ,sur les que/ions relatives aux sci5ces occultes1 il rpondit d'une manire nigmatique1 et comme on lui disait que ses rponses tai5t absurdes et in9telligibles3 ,comm5t p\vez-v\s savoir qu'elles sont absurdes1 rpondit-il1 si v\s les tr\vez in9telligibles8 ,les juges se f*r5t et lui dem&r5t brusquem5t les noms des p*s capitaux3 ,caglio/ro nomma la luxure1 l'av>ice1 l'envie1 la g\rm&ise et la p>esse4--,v\s oubliez l'orgueil et la colre1 lui dit-on4--,p>donnez-moi1 reprit l'accus1 je ne les oublie pas1 mais je ne v\lais pas les nomm] devant v\s p> respect et de peur de v\s (f5s]4 ,on le condamna mort3 puis la pe9e fut commue en une dt5tion p]ptuelle4 ,dans sa prison1 ,caglio/ro dem&a se confess] et dsigna lui-mme le prtre1 c'tait un homme peu prs de sa t\rnure et de sa taille4 ,le confesseur entra et au b\t de quelque temps on le vit ressortir2 quelques heures aprs1 le geli] en entrant dans la prison du condamn y tr\va le cadavre #dce d'un homme trangl1 ce cadavre dfigur tait c\v]t des habits de ,caglio/ro2 on ne revit jamais le prtre4 ,des amateurs du m]veilleux assur5t que le gr& ,cophte e/ actuellem5t en ,amrique1 et qu'il y e/ le pontife suprme et invisible des croyants aux esprits frappeurs4 ,,*apitre ,,iii4 ,,proph,,ties ,,de ,,cazotte4 ,,sommaire4--,les m>t9i/es4--,le s\p] de ,cazotte4--,le roman du ,diable am\reux4--,nahma1 la re9e des /ryges4--,la montagne sanglante4--,mademoiselle ,cazotte et mademoiselle de ,sombreuil4--,cazotte devant le tribunal rvolutionnaire4 ,l'cole des philosophes inconnus fonde p> ,pasqualis ,m>t9ez et cont9ue p> ,sa9t-,m>t91 semble avoir r5f]m les d]ni]s adeptes de la vritable initiation4 ,sa9t ,m>t9 connaissait la clef anci5ne du t>ot1 c'e/--dire le my/re des alphabets sacrs et des hiroglyphes hiratiques2 il a laiss plusieurs pantacles =t curieux qui n'ont jamais t gravs et dont n\s possdons des copies4 ,l'un de ces pantacles e/ la clef traditionnelle du gr& oeuvre1 et ,sa9t-,m>t9 le nomme la clef de l'enf]1 p>ce que c'e/ la clef des ri*esses2 les m>t9i/es p>mi les illum9s fur5t les d]ni]s *rti5s1 et ils fur5t les initiateurs du fameux ,cazotte4 ,n\s avons dit qu'au ,x,v,i,i,ie sicle une scission s'tait faite dans l'illum9isme3 les uns1 cons]vateurs des traditions de la #dcf nature et de la sci5ce1 v\lai5t re/aur] la hir>*ie2 les autres1 au contraire1 v\lai5t t\t nivel] en rvlant le gr& arcane1 qui r5drait impossibles dans le monde la royaut et le sac]doce4 ,p>mi ces d]ni]s1 les uns tai5t des ambitieux et des sclrats1 qui esprai5t trn] sur les dbris du monde2 les autres tai5t des dupes et des niais4 ,les vrais initis voyai5t avec p\vante la socit lance a9si v]s le prcipice1 et prvoyai5t t\tes les horreurs de l'an>*ie4 ,cette rvolution qui plus t>d devait app>atre au gnie m\rant de ,v]gniaud s\s la sombre figure de ,saturne dvorant ses enfants1 se dressait dj t\t arme dans les rves prophtiques de ,cazotte4 ,un soir qu'il se tr\vait au milieu des in/rum5ts aveugles du jacob9isme futur1 il leur prdit1 t\s1 leur de/9e3 aux plus =ts et aux plus faibles1 l'*afaud2 aux plus en?\sia/es1 le suicide2 et sa prophtie qui ne p>ut alors qu'une lugubre factie fut ple9em5t ralise#bj4 ,cette prophtie n'tait1 en effet1 qu'un calcul des probabilits1 et le calcul se tr\va rig\reux1 p>ce que les *ances probables tai5t dj *anges en consqu5ces ncessaires4 ,la ,h>pe que cette prdiction frappa d'tonnem5t plus t>d1 y aj\ta quelques dtails p\r la r5dre plus m]veilleuse1 comme le nombre exact des c\ps de rasoir que devait se donn] un des convives1 etc4 ,note #bj3 ,deleuze1 ,mmoire sur la facult de prcision1 9-#h1 #ahcf4 ,il faut p>donn] un peu de cette lic5ce potique t\s les conteurs de *oses extraord9aires2 de p>eils ornem5ts ne sont pas prcism5t des m5songes1 c'e/ t\t simplem5t de la posie et du /yle4 #dcg ,donn] aux hommes naturellem5t 9gaux une lib]t absolue1 c'e/ organis] la gu]re sociale2 et lorsque ceux qui doiv5t cont5ir les in/9cts froces des multitudes ont la folie de les d*an]1 il ne faut pas tre un pr(ond magici5 p\r voir qu'ils s]ont dvors les premi]s1 puisque les convoitises animales s'entre-d*ir]ont jusqu' la v5ue d'un *asseur audacieux et habile qui en f9ira p> des c\ps de fusil ou p> un seul c\p de filet4 ,cazotte avait prvu ,m>at1 ,m>at prvoyait une raction et un dictateur4 ,cazotte avait db dans le monde p> quelques opuscules de littrature frivole1 et on raconte qu'il dut son initiation la publication d'un de ses romans intitul le ,diable am\reux4 ,ce roman1 en effet1 e/ ple9 d'intuitions magiques1 et la plus gr&e des preuves de la vie1 celle de l'am\r1 y e/ montre s\s le vritable j\r de la doctr9e des adeptes4 ,l'am\r physique en effet1 cette passion dlirante1 cette folie inv9cible p\r ceux qui sont les j\ets de l'imag9ation1 n'e/ qu'une sduction de la mort qui veut r5\vel] sa moisson p> la naissance4 ,la ,vnus physique1 c'e/ la mort f>de et habille en c\rtisane2 l'am\r e/ de/ructeur1 comme sa mre1 il recrute des victimes p\r elle4 ,qu& la c\rtisane e/ rassasie1 la mort se dmasque et dem&e sa proie son t\r4 ,voil p\rquoi l'glise qui sauve la naissance p> la sa9tet du m>iage1 dvoile et prvi5t les dbau*es de la mort en condamnant sans piti t\s les g>em5ts de l'am\r4 ,si la femme aime n'e/ pas un ange qui s'immortalise p> les sacrifices du devoir dans les bras de celui qu'elle aime1 c'e/ #dch une /ryge qui l'n]ve1 l'puise et le fait m\rir1 en se montrant enf9 lui dans t\te la hideur de son gsme brutal4 ,malheur aux victimes du diable am\reux6 ,malheur ceux qui se laiss5t pr5dre aux flatt]ies lascives de ,biondetta6 bi5tt le gracieux visage de la jeune fille se *ang]a p\r eux en cette affreuse tte de *ameau qui app>at si tragiquem5t au b\t du roman de ,cazotte4 ,il y a dans les enf]s1 dis5t les kabbali/es1 deux re9es des /ryges3 l'une1 c'e/ ,lili? la mre des avortem5ts1 et l'autre1 c'e/ ,nahma1 la fatale et meurtrire beaut4 ,qu& un homme e/ infidle l'p\se que lui de/9ait le ciel1 lorsqu'il se v\e aux g>em5ts d'une passion /rile1 ,dieu lui repr5d son p\se lgitime et sa9te p\r le livr] aux embrassem5ts de ,nahma4 ,cette re9e des /ryges sait se montr] avec t\s les *>mes de la virg9it et de l'am\r3 elle dt\rne le coeur des pres et les engage l'ab&on de leurs devoirs et de leurs enfants2 elle p\sse les hommes m>is au veuvage1 et =ce un m>iage sacrilge les hommes consacrs ,dieu4 ,lorsqu'elle usurpe le titre d'p\se1 il e/ facile de la reconnatre3 le j\r de son m>iage elle e/ *auve1 c> la *evelure de la femme tant le voile de la pudeur1 lui e/ int]dite p\r ce j\r-l2 puis aprs le m>iage1 elle affecte le dsespoir et le dgt de l'exi/5ce1 pr*e le suicide1 et quitte enf9 avec viol5ce celui qui lui rsi/e en le laissant m>qu d'une toile inf]nale entre les deux yeux4 ,nahma peut dev5ir mre1 dis5t-ils encore1 mais elle n'lve jamais ses enfants2 elle les donne dvor] ,lili?1 sa fune/e soeur4 ,ces allgories kabbali/iques qu'on peut lire dans le livre #dci hbreu de la ,rvolution des mes1 dans le ,dictionnaire kabbali/ique du ,soh>1 et dans les ,comm5taires des ,talmudi/es sur le ,sota1 sembl5t avoir t connues ou dev9es p> l'auteur du ,diable am\reux2 aussi assure-t-on qu'aprs la publication de cet ouvrage1 il reut la visite d'un p]sonnage inconnu1 envelopp d'un manteau la manire des francs-juges4 ,ce p]sonnage lui fit des signes que ,cazotte ne comprit pas1 puis enf9 il lui dem&a si rellem5t il n'tait pas initi4 ,sur la rponse ngative de ,cazotte1 l'inconnu prit une physionomie mo9s sombre1 et lui dit3 ,je vois que v\s n'tes pas un dpositaire infidle de nos secrets1 mais un vase d'lection p\r la sci5ce4 ,v\lez-v\s comm&] rellem5t aux passions huma9es et aux esprits impurs8 ,cazotte tait curieux1 une longue conv]sation s'ensuivit1 elle fut le prlim9aire de plusieurs autres1 et l'auteur du ,diable am\reux fut rellem5t initi4 ,son initiation devait en faire un p>tisan dv\ de l'ordre et un ennemi dang]eux p\r les an>*i/es1 et1 en effet1 n\s avons vu qu'il e/ "q d'une montagne sur laquelle on s'lve p\r se rgnr] suivant les symboles de ,caglio/ro1 mais cette montagne e/ blan*e de lumire comme le ,?abor1 ou r\ge de feu et de sang comme le ,s9a et le ,calvaire4 ,il y a deux syn?ses *romatiques1 dit le ,soh>3 la blan*e1 qui e/ celle de l'h>monie et de la vie morale2 la r\ge1 qui e/ celle de la gu]re et de la vie matrielle3 la c\leur du j\r et celle du sang4 ,les ,jacob9s v\lai5t lev] l't5d>d du sang1 et leur autel s'levait dj sur la montagne r\ge4 ,cazotte s'tait rang s\s l't5d>d de la lumire1 et son tab]nacle my/ique tait #ddj pos sur la montagne blan*e4 ,la montagne sanglante triompha un mom5t1 et ,cazotte fut proscrit4 ,il avait une fille1 une hroque enfant1 qui le sauva au massacre de l',abbaye4 ,mademoiselle ,cazotte n'avait pas de p>ticule nobiliaire devant son nom1 et ce fut ce qui la sauva de ce toa/ d'une horrible frat]nit1 p> lequel s'immortalisa la pit filiale de mademoiselle de ,sombreuil1 cette noble fille qui1 p\r se disculp] d'tre une fille noble1 dut boire la grce de son pre dans le v]re sanglant des gorgeurs6 ,cazotte avait prophtis sa propre mort p>ce que sa consci5ce l'engageait lutt] jusqu' la mort contre l'an>*ie4 ,il cont9ua donc d'obir sa consci5ce1 fut arrt de n\veau et p>ut devant le tribunal rvolutionnaire2 il tait condamn d'avance4 ,le prsid5t1 aprs avoir prononc son arrt1 lui fit une allocution trange1 ple9e d'e/ime et de regret3 il l'engageait tre jusqu'au b\t digne de lui-mme et m\rir en homme de coeur comme il avait vcu4 ,la rvolution1 mme au tribunal1 tait une gu]re civile et les frres se saluai5t avant de se donn] la mort4 ,c'e/ que des deux cts il y avait des convictions s9cres et p> consqu5t respectables4 ,celui qui meurt p\r ce qu'il croit la vrit1 e/ un hros1 mme lorsqu'il se trompe1 et les an>*i/es de la montagne sanglante ne fur5t pas seulem5t h>dis p\r envoy] les autres l'*afaud1 ils y montr5t eux-mmes sans plir3 que ,dieu et la po/rit soi5t leurs juges6 #dda ,,*apitre ,,iv4 ,r,,volution ,,fran,,aise4 ,,sommaire4--,le tombeau de ,jacques de ,molai4--,la v5geance des templi]s4--,propag&e contre le sac]doce et la royaut4--,l\is ,,xvi au ,temple4--,spoliation et pr(anation des glises4--,le pape prisonni] ,val5ce4--,accomplissem5t des prophties de sa9t ,m?odius4 ,il y avait eu dans le monde un homme pr(ondm5t indign de se s5tir l*e et vicieux1 et qui s'en pr5ait de sa honte mal dvore la socit t\t entire4 ,cet homme tait l'amant malheureux de la nature1 et la nature1 dans sa colre1 l'avait arm d'loqu5ce comme d'un flau4 ,il osa plaid] contre la sci5ce la cause de l'ignorance1 contre la civilisation celle de la b>b>ie1 contre t\tes les hauteurs sociales en un mot celle de t\tes les bassesses4 ,le peuple p> in/9ct lapida cet ins5s1 mais les gr&s l'accueillir5t1 les femmes le mir5t la mode1 il obt9t tant de succs que sa ha9e contre l'humanit s'en augm5ta et qu'il f9it p> se tu] de colre et de dgt4 ,aprs sa mort1 le monde s'branla p\r se ret\rn] en ralisation des rves de ,jean-,jacques ,r\sseau1 et les conspirateurs qui1 depuis la mort de ,jacques de ,molai1 avai5t jur la ru9e de l'difice social1 tablir5t rue ,platrire1 dans la maison mme o ,jean-,jacques avait demeur1 une loge inaugure s\s les auspices du fanatique de ,g5ve4 ,cette loge dev9t le c5tre du m\vem5t rvolutionnaire1 et un pr9ce du sang royal v9t y jur] la p]te des successeurs de ,philippe le ,bel1 sur le tombeau de ,jacques de ,molai4 #ddb ,ce fut la noblesse du ,x,v,i,i,ie sicle qui corrompit le peuple2 les gr&s1 cette poque1 tai5t pris d'une furie d'galit qui avait comm5c avec les orgies de la rg5ce2 on s'encanaillait alors p> plaisir1 et la c\r s'amusait p>l] le j>gon des halles4 ,les regi/res de l'ordre des templi]s atte/5t que le rg5t tait gr& matre de cette r$\table socit secrte1 et qu'il eut p\r successeur le duc du ,ma9e1 les pr9ces de ,b\rbon-,cond et de ,b\rbon-,conti1 et le duc de ,coss-,brissac4 ,caglio/ro avait ralli dans son rite gypti5 les auxiliaires du second ordre3 t\t s'empressait d'obir cette impulsion secrte et irrsi/ible qui p\sse v]s leur de/ruction les civilisations en dcad5ce4 ,les vnem5ts ne se fir5t pas att5dre1 ils v9r5t tels que ,cazotte les avait prvus1 ils se prcipitr5t p\sss p> une ma9 invisible4 ,le malheureux ,l\is ,,xvi tait conseill p> ses plus mortels ennemis2 ils arrangr5t et fir5t *\] le malheureux projet d'vasion qui am5a la cata/rophe de ,v>5nes1 comme ils avai5t fait l'orgie de ,v]sailles1 comme ils comm&r5t le c>nage du #aj aot2 p>t\t ils avai5t compromis le roi1 p>t\t ils le sauvr5t de la fureur du peuple1 p\r exaspr] cette fureur et am5] l'vnem5t qu'ils prp>ai5t depuis des sicles2 c'tait un *afaud qu'il fallait la v5geance des templi]s6 ,s\s la pression de la gu]re civile1 l'assemble nationale dcl>a le roi susp5du de ses p\voirs1 et lui assigna p\r rsid5ce le palais du ,luxemb\rg1 mais une autre assemble plus secrte en avait dcid autrem5t4 ,la rsid5ce du roi d*u1 ce devait tre une prison1 et cette prison ne p\vait tre que l'anci5 palais des templi]s1 re/ deb\t avec son donjon et #ddc ses t\relles1 p\r att5dre ce prisonni] royal promis d'inexorables s\v5irs4 ,le roi tait au ,temple et l'lite du cl]g franais tait en exil ou l',abbaye4 ,le canon tonnait sur le ,pont-,neuf1 et des criteaux m5aants proclamai5t la patrie en dang]4 ,alors des hommes inconnus organisr5t le massacre4 ,un p]sonnage hideux1 gigantesque1 longue b>be1 tait p>t\t o il y avait des prtres gorg]4 ,ti5s1 leur disait-il avec un ricannem5t sauvage1 voila p\r les ,albigeois et les ,vaudois6 ti5s1 voil p\r les templi]s6 voil p\r la ,sa9t-,b>?lmy6 voil p\r les proscrits des ,cv5nes2 et il frappait avec rage1 et il frappait t\j\rs avec le sabre1 avec le c\p]et1 avec la massue4 ,les armes se brisai5t et se r5\velai5t dans ses ma9s1 il tait r\ge de sang1 de la tte aux pi$s1 sa b>be en tait t\te colle1 et il jurait avec des blasphmes p\vantables qu'il ne la lav]ait qu'avec du sang4 ,ce fut cet homme qui proposa un toa/ la nation1 l'anglique mademoiselle de ,sombreuil4 ,un autre ange priait et pleurait dans la t\r du ,temple1 en (frant ,dieu ses d\leurs et celles de deux enfants1 p\r obt5ir de lui le p>don de la royaut et de la ,france4 ,p\r expi] les folles joies des ,pompad\r et des ,dub>ry1 il fallait t\tes les s\ffrances et t\tes les l>mes de cette vi]ge-m>tyre1 la sa9te madame lisabe?4 ,le jacob9isme tait dj nomm avant qu'on n'et *oisi l'anci5ne glise des ,jacob9s p\r y runir les *efs de la conjuration2 ce nom vi5t de celui de ,jacques1 nom fatal et #ddd prde/9 aux rvolutions4 ,les ext]m9ateurs en ,france ont t\j\rs t appels les ,jacques2 le philosophe dont la fatale clbrit prp>a de n\velles jacqu]ies et s]vit aux projets sanglants des conspirateurs joannites se nommait ,jean-,jacques1 et les moteurs occultes de la rvolution franaise avai5t jur le r5v]sem5t du trne et de l'autel sur le tombeau de ,jacques de ,molai4 ,aprs la mort de ,l\is ,,xvi1 au mom5t mme o il v5ait d'expir] s\s la ha*e de la rvolution1 l'homme la longue b>be1 ce juif errant du meurtre et de la v5geance1 monta sur l'*afaud devant la f\le p\vante1 il prit du sang royal ple9 ses deux ma9s et les sec\ant sur la tte du peuple1 il cria d'une voix t]rible3 ,peuple franais1 je te baptise au nom de ,jacques et de la lib]t#ba6 ,note #ba3 ,prudhomme1 dans son j\rnal1 rapporte autrem5t les p>oles de cet homme4 ,n\s t5ons celles que n\s donnons ici d'un vieill>d qui les a ent5dues4 ,la moiti de l'oeuvre tait faite1 et c'tait dsormais contre le pape que l'arme du ,temple devait dirig] t\s ses ef=ts4 ,la spoliation des glises1 la pr(anation des *oses sacres1 des processions drisoires1 l'inauguration du culte de la raison dans la mtropole de ,p>is1 fur5t le signal de cette gu]re n\velle4 ,le pape fut brl en effigie au ,palais-,royal1 et bi5tt les armes de la rpublique se disposr5t m>*] sur ,rome4 ,jacques de ,molai et ses compagnons tai5t peut-tre des m>tyrs1 mais leurs v5geurs ont d%onor leur mmoire4 ,la royaut se rgnra sur l'*afaud de ,l\is ,,xvi1 l'glise triompha dans la #dde captivit de ,pie ,,vi1 tran prisonni] ,val5ce et m\rant de fatigue et de d\leurs1 mais les indignes successeurs des anci5s *evali]s du ,temple prir5t t\s ensevelis dans leur fune/e victoire4 ,il y avait eu dans l'tat ecclsia/ique de gr&s abus et de gr&s sc&ales entrans p> le malheur des gr&es ri*esses2 les ri*esses disp>ur5t et on vit rev5ir les gr&es v]tus4 ,ces dsa/res temporels et ce triomphe spirituel avai5t t prdits dans l',apocalypse de sa9t ,m?odius1 dont n\s avons dj p>l4 ,n\s possdons de ce livre un exemplaire en lettres go?iques1 imprim en #aebg1 et orn des plus tonnantes figures3 on y voit d'abord des prtres indignes jetant les *oses sa9tes aux p\rceaux1 puis le peuple rvolt assass9ant les prtres et leur brisant les vases sacrs sur la tte2 on y voit d'abord le pape prisonni] des hommes de gu]re1 puis un *evali] c\ronn qui d'une ma9 relve l't5d>d de la ,france et t5d de l'autre son pe sur l',italie2 on y voit deux aigles et un coq qui porte une c\ronne sur la tte et une d\ble fleur de lys sur la poitr9e2 on y voit le second aigle qui fait alliance avec les griffons et les licornes p\r *ass] le vaut\r de son aire1 et bi5 d'autres *oses tonnantes4 ,ce livre s+uli] n'e/ comp>able qu' une dition illu/re des prophties de l'abb ,joa*im 7de ,calabre71 o l'on voit les portraits de t\s les papes v5ir avec les signes allgoriques de leur rgne jusqu' la v5ue de l',ant*ri/4 ,*roniques tranges de l'av5ir racont comme le pass et qui f]ai5t croire une succession de mondes o les vnem5ts se r5\vell5t1 en sorte que la prvision des *oses futures ne s]ait que l'vocation des reflets p]dus du pass6 #ddf ,,*apitre ,v4 ,,ph,,nom,,nes ,,de ,m,,diomanie4 ,,sommaire4--,secte obscure de joannites my/iques4--,ca!r9e ,?ot et ,robespi]re4--,prdiction ralise4--,visions et prt5dus miracles des sauveurs de ,l\is ,,xvii4 ,en #aggb1 un habitant de ,sa9t-,m& nomm ,loiseaut1 tant l'glise1 crut voir g5\x prs de lui un =t s+uli] p]sonnage3 c'tait un homme t\t basan et qui portait p\r t\t vtem5t un caleon de la9e grossire4 ,cet homme avait la b>be longue1 les *eveux crpus et aut\r du c\ une cicatrice v]meille et circulaire1 il portait un livre sur lequel tait trace en lettres d'or cette inscription3 ,ecce ,agnus ,dei4 ,loiseaut s'tonna =t en voyant que cette trange figure n'tait rem>que de p]sonne1 il a*eva sa prire et rev9t *ez lui2 l il tr\va le mme p]sonnage qui l'att5dait1 il s'avana p\r lui p>l] et lui dem&a qui il tait et ce qu'il v\lait1 mais le visiteur fanta/ique avait t\t c\p disp>u4 ,loiseaut se mit au lit avec la fivre et ne put s'endormir2 la nuit il vit t\t c\p sa *ambre claire p> une lueur r\getre1 il crut un inc5die et se leva brusquem5t sur son sant1 alors au milieu de la *ambre1 sur sa table1 il vit un plat dor et dans ce plat t\te baigne de sang la tte de son visiteur de la veille4 ,cette tte tait ent\re d'une aurole r\ge1 elle r\lait les yeux d'une manire t]rible1 et ouvrant la b\*e comme p\r cri]1 elle dit d'une voix trangle et sifflante3 #ddg ,j'att5ds les ttes des rois et celles des c\rtisannes des rois1 j'att5ds ,hrode et ,hrodiade2 puis l'aurole s'teignit et le malade ne vit plus ri54 ,quelques j\rs aprs il fut guri et put ret\rn] ses affaires4 ,comme il trav]sait la place ,l\is ,,xv1 il fut abord p> un pauvre qui lui dem&a l'aumne1 ,loiseaut sans le reg>d] tira une pice de monnaie et la jeta dans le *apeau de l'inconnu3 ,m]ci1 lui dit cet homme1 c'e/ une tte de roi1 mais ici1 aj\te-t-il en t5dant la ma9 et en montrant le milieu de la place1 ici il en tomb]a une autre1 et c'e/ celle-l que j'att5ds4 ,loiseaut alors reg>da le pauvre avec surprise et jeta un cri en reconnaissant l'trange figure de sa vision4--,tais-toi1 lui dit le m5diant1 on te pr5drait p\r un f\1 c> p]sonne ici ne peut me voir except toi4 ,tu m'z reconnu1 je le vois1 je suis en effet sa9t ,jean-,bapti/e le prcurseur1 et je vi5s t'annonc] le *tim5t des successeurs d',hrode et des hriti]s de ,caphe1 tu peux rpt] t\t ce que je te dirai4 ,depuis cette poque1 ,loiseaut croyait voir presque t\s les j\rs sa9t ,jean-,bapti/e prs de lui4 ,la vision lui p>lait longuem5t des malheurs qui allai5t tomb] sur la ,france et sur l'glise4 ,loiseaut raconta sa vision quelques p]sonnes qui en fur5t frappes et qui dev9r5t visionnaires comme lui4 ,ils =mr5t ensemble une socit my/ique qui se runissait en gr& secret2 les membres de cette association se plaai5t en c]cle en se t5ant la ma9 et att5dai5t les communications en sil5ce2 ils att5dai5t s\v5t plusieurs heures1 puis la figure de sa9t ,jean app>aissait au milieu d'eux2 ils tombai5t t\s ensemble ou successivem5t dans le sommeil magntique et voyai5t se dr\l] #ddh s\s leurs yeux les scnes futures de la rvolution et de la re/auration future4 ,le directeur spirituel de cette secte ou de ce c]cle tait un religieux nomm dom ,g]le1 il en dev9t le *ef la mort de ,loiseaut arrive en #aghh1 puis l'poque de la rvolution1 ayant t gagn p> l'en?\siasme rpublica91 il fut rejet p> les autres sectaires qui suivir5t en cela les inspirations de leur pr9cipale somnambule qu'ils nommai5t la soeur ,franoise ,&r4 ,dom ,g]le avait aussi sa somnambule et il v9t ex]c] dans une mans>de de ,p>is le mti] alors n\veau de magntiseur2 la voyante tait une vieille femme presque aveugle nomme ,ca!r9e ,?ot1 elle fit des prdictions qui se ralisr5t1 elle gurit plusieurs malades1 et comme les prophties avai5t t\j\rs quelque *ose de politique1 la police du ,comit de salut public ne t>da pas s'en proccup]4 ,un soir1 ,ca!r9e ,?ot ent\re de ses adeptes tait en extase3 c\tez1 disait-elle1 j'ent5ds le bruit de ses pas1 c'e/ l'lu my/rieux de la ,provid5ce1 c'e/ l'ange de la rvolution2 c'e/ celui qui en s]a le sauveur et la victime1 c'e/ le roi des ru9es et de la rgnration1 le voyez-v\s8 ,il appro*e3 lui aussi1 il a le front ce9t de l'aurole sanglante du prcurseur2 c'e/ lui qui port]a t\s les crimes de ceux qui vont le faire m\rir4 ,oh6 que tes de/9es sont gr&es1 toi qui vas f]m] l'abme en y tombant6 ,le voyez-v\s p> comme p\r une fte1 il ti5t la ma9 des fleurs444 ce sont les c\ronnes de son m>tyre444 ,puis s'att5drissant et fondant en l>mes3 ,qu'elles #ddi ont t cruelles tes preuves1 mon fils1 s'cria-t-elle1 et combi5 d'+rats maudiront ta mmoire trav]s les ges6 ,levez-v\s6 levez-v\s6 et incl9ez-v\s1 le voici6 c'e/ le roi444 c'e/ le roi des sanglants sacrifices4 ,a ce mom5t la porte s'ouvrit sans bruit1 et un homme1 le *apeau rabattu sur les yeux et envelopp d'un manteau1 entra dans la *ambre2 l'assemble se leva1 ,ca!r9e ,?ot t5dit v]s le n\veau v5u ses ma9s tremblantes3 ,je savais que tu devais v5ir1 dit-elle1 et je t'att5dais2 celui que tu ne vois pas et que je vois ma droite t'a montr moi auj\rd'hui1 lorsqu'un rapport t'a t remis contre n\s3 on n\s accusait de conspir] p\r le roi1 et en effet j'ai p>l d'un roi1 d'un roi dont le prcurseur me montre en ce mom5t la c\ronne te9te de sang1 et sais-tu sur quelle tte elle e/ susp5due8 ,sur la ti5ne1 ,maximili56 ,a ce nom l'inconnu tressaillit comme si un f] r\ge l'et mordu la poitr9e1 il jeta aut\r de lui un reg>d rapide et inquiet1 puis repr5ant une cont5ance impassible3 --,que v\lez-v\s dire8 murmura-t-il1 d'une voix brve et saccade1 je ne v\s compr5ds pas4 --,je veux dire1 reprit ,ca!r9e ,?ot1 qu'il f]a un beau soleil ce j\r-l et qu'un homme vtu de bleu et t5ant en ma9 un sceptre de fleurs1 s]a un in/ant le roi et le sauveur du monde2 je veux dire que tu s]as gr& comme ,mose et comme ,orphe1 lorsque1 mettant le pi$ sur la tte du mon/re prt te dvor]1 tu diras aux b\rreaux et aux victimes qu'il exi/e un ,dieu4 ,cesse de le ca*]1 ,robespi]re1 et montre-n\s sans plir cette tte c\rageuse que ,dieu va jet] dans le plateau #dej vide de sa balance4 ,la tte de ,l\is ,,xvi e/ l\rde1 et la ti5ne seule en peut quilibr] le poids4 --,e/-ce une m5ace1 dit froidem5t ,robespi]re en laissant tomb] son manteau1 et croit-on p> cette jongl]ie tonn] mon patriotisme et influ5c] ma consci5ce8 ,prt5dez-v\s1 p> des m5aces fanatiques et des radotages de vieilles femmes1 surpr5dre mes rsolutions1 comme v\s avez pi mes dm>*es8 ,v\s m'att5diez1 ce qu'il me p>at1 et malheur v\s de m'avoir att5du6 c>1 puisque v\s =cez le curieux1 le visiteur inconnu1 l'obs]vateur tre ,maximili5 ,robespi]re1 reprs5tant du peuple1 comme reprs5tant du peuple1 je v\s dnonce au ,comit de salut public et je f]ai procd] votre arre/ation4 ,ayant dit ces mots1 ,robespi]re rejeta son manteau aut\r de sa tte p\dre1 et m>*a avec roideur v]s la porte1 p]sonne n'osa ni le ret5ir1 ni lui adress] la p>ole4 ,ca!r9e ,?ot joignait les ma9s et disait3 ,respectez ses volonts1 il e/ roi et pontife de l're n\velle2 s'il n\s frappe1 c'e/ que ,dieu veut n\s frapp]3 t5dons la gorge au c\teau de la ,provid5ce4 ,les initis de ,ca!r9e ,?ot att5dir5t t\te la nuit qu'on vnt les arrt]1 p]sonne ne p>ut2 ils se sp>r5t p5dant la j\rne suivante2 deux autres j\rs et deux autres nuits se passr5t p5dant lesquels les membres de la secte ne *]*r5t pas se ca*]4 ,le c9quime j\r1 ,ca!r9e ,?ot et ceux qu'on appelait ses complices1 fur5t dnoncs aux ,jacob9s p> un ennemi secret de ,robespi]re1 qui ins9ua adroitem5t aux auditeurs des d\tes contre le tribun4 ,on p>lait de dictature1 #dea le nom de roi avait mme tait prononc4 ,robespi]re le savait et comm5t le tolrait-il8 ,robespi]re haussa les paules1 mais le l5dema91 ,ca!r9e ,?ot1 dom ,g]le et quelques autres fur5t arrts et envoys dans ces prisons qui ne s'ouvrai5t plus1 une fois qu'on y tait entr1 que p\r f\rnir la t*e quotidi5ne du b\rreau4 ,l'hi/oire de l'entrevue de ,robespi]re avec ,ca!r9e ,?ot transpira au dehors on ne sait comm5t4 ,dj la contre-police des futurs !rmidori5s piait le dictateur prsum et on l'accusait de my/icisme1 p>ce qu'il croyait en ,dieu4 ,robespi]re n'tait p\rtant ni l'ami1 ni l'ennemi de la secte des n\veaux joannites2 il tait v5u *ez ,ca!r9e p\r obs]v] des phnomnes2 mcont5t d'avoir t reconnu1 il sortit en pr(rant des m5aces qu'il ne ralisa pas1 et ceux qui trans=mr5t en conspiration les conv5ticules du vieux mo9e et de la vieille bate avai5t espr faire sortir de ce procs un d\te ou du mo9s un ridicule qui s'atta*]ait la rputation de l'incorruptible ,maximili54 ,la prophtie de ,ca!r9e ,?ot eut son accomplissem5t p> l'inauguration du culte de l'tre suprme et la raction rapide de !rmidor4 ,p5dant ce temps1 la secte qui s'tait rallie la soeur ,&r1 dont un sieur ,ducy crivait les rvlations1 cont9uait ses visions et ses miracles4 ,leur ide fixe tait la cons]vation de la lgitimit p> le rgne futur de ,l\is ,,xvii3 plusieurs fois ils sauvr5t en rve le pauvre petit orphel9 du ,temple1 et crur5t rellem5t l'avoir sauv2 d'anci5nes prophties promettai5t le trne des lys un jeune homme autrefois captif4 ,sa9te ,brigitte1 sa9te ,hildeg>de1 ,b]n>d ,toll>d1 #deb ,li*temb]g]1 annonai5t t\s une re/auration miraculeuse aprs de gr&s dsa/res4 ,les no-joannites fur5t les int]prtes et les cont9uateurs de ces prdictions1 jamais les ,l\is ,,xvii ne leur manqur5t1 et ils en eur5t successivem5t sept ou huit1 t\s p>faitem5t au!ntiques et non mo9s p>faitem5t cons]vs2 c'e/ aux influ5ces de cette secte que n\s avons d depuis les rvlations du paysan ,m>t9 7de ,gall>don7 et les prodiges de ,v9tras4 ,dans ce c]cle magntique comme dans les assembles de quak]s ou des trembleurs de la ,gr&e-,bretagne1 l'en?\siasme tait contagieux et se transmettait de frre en frre4 ,aprs la mort de la soeur ,&r1 la seconde vue et la facult de prophtis] fur5t le p>tage d'un nomm ,legros1 qui tait ,*>5ton lorsque ,m>t9 y fut mis provisoirem5t4 ,il reconnut un frre dans le paysan beauc]on1 qu'il n'avait jamais vu4 ,t\s ces sectaires1 =ce de v\loir ,l\is ,,xvii1 le crai5t en quelque sorte1 c'e/--dire qu'ils voquai5t de telles halluc9ations1 que des mdiums se faisai5t l'image et la ressemblance du type magntique1 et se croyant rellem5t l'enfant royal *app du ,temple1 ils attirai5t eux t\s les reflets de cette d\ce et frle victime1 et se s\v5ai5t de circon/ances connues seulem5t de la famille de ,l\is ,,xvi4 ,ce phnomne1 quelque incroyable qu'il p>aisse1 n'e/ ni impossible1 ni in\4 ,p>acelse assure que si1 p> un ef=t extraord9aire de volont1 on p\vait se figur] qu'on e/ une p]sonne autre que soi-mme1 on saurait aussitt la plus secrte p5se de cette autre p]sonne et on attir]ait soi ses plus intimes s\v5irs4 ,s\v5t aprs un entreti5 qui n\s a mis en rapport #dec d'imag9ation avec notre int]locuteur1 n\s rvons en dormant des rm9isc5ces 9dites de sa vie4 ,p>mi les faux ,l\is ,,xvii1 il faut donc en reconnatre quelques-uns qui n'tai5t pas des impo/eurs1 mais des halluc9s1 et p>mi ces d]ni]s1 il faut di/+u] un ,g5evois1 nomm ,naundorff1 visionnaire comme ,sw$5borg1 et d'une conviction si contagieuse que d'anci5s s]viteurs de la famille royale l'ont reconnu et se sont jets ses pi$s en pleurant3 il portait sur lui les signes p>ticuli]s et les cicatrices de ,l\is ,,xvii2 il racontait son enfance avec une vrit saisissante1 entrait dans ces dtails insignifiants1 qui sont dcisifs p\r les s\v5irs intimes4 ,ses traits mmes tai5t ceux qu'aurait eus l'orphel9 de ,l\is ,,xvi1 s'il avait vcu4 ,une seule *ose enf9 lui manquait p\r tre vraim5t ,l\is ,,xvii1 c'tait de n'tre pas ,naundorff4 ,la puissance contagieuse du magntisme de cet halluc9 tait telle1 que sa mort ne dtrompa aucun des croyants son rgne futur4 ,n\s en avons vu un des plus conva9cus1 auquel n\s objections timidem5t1 lorsqu'il p>lait de la ,re/auration pro*a9e de ce qu'il appelait la vraie lgitimit1 que son ,l\is ,,xvii tait mort4--,e/-il donc plus difficile ,dieu de le ressuscit] qu'il n'a t nos pres de le sauv] du ,temple6 n\s rpondit-il avec un s\rire si triomphant qu'il tait presque ddaigneux4 ,a cela n\s n'avions ri5 rpliqu]1 et =ce n\s fut de n\s incl9] devant une p>eille conviction4 #ded ,,*apitre ,,vi4 ,,les ,,illum9,s ,d',,allemagne4 ,,sommaire4--,lavat] et ,gabildone4--,/abs et ,napolon4--,c>l ,s& et ,kotzebue4--,les ,mopses4--,le drame magique de ,fau/4 ,l',allemagne e/ la t]re natale du my/icisme mtaphysique et des fantmes2 fantme elle-mme de l'anci5 empire roma91 elle semble t\j\rs voqu] la gr&e ombre d',h]mann1 en lui consacrant le simulacre des aigles captives de ,v>us4 ,le patriotisme des jeunes ,allem&s e/ t\j\rs celui des anci5s ,g]ma9s3 ils ne rv5t pas l'invasion des contres riantes de l',italie1 ils ne l'accept5t t\t au plus que comme une revan*e1 mais ils m\rrai5t mille fois p\r la df5se de leurs foy]s3 ils aim5t leurs vieux *teaux et leurs vieilles lg5des des bords du ,rh92 ils lis5t patiemm5t les traits les plus obscurs de leur philosophie1 et voi5t dans les brumes de leur ciel et dans la fume de leur pipe mille *oses indicibles qui les initi5t aux m]veilles de l'autre monde4 ,bi5 avant qu'on ne p>lt en ,amrique et en ,france de mdiums et d'vocations1 il y avait en ,prusse des illum9s et des voyants qui t5ai5t des confr5ces rgles avec les morts4 ,un gr& seigneur avait fait btir ,b]l9 une maison de/9e aux vocations3 le roi ,frdric-,guillaume tait =t curieux de t\s ces my/res et s'enf]mait s\v5t dans cette maison avec un adepte nomm ,/e9]t2 les impressions qu'il y recevait produisai5t en lui des s5sations si vives1 qu'il tombait en #dee dfaillance et ne rev5ait lui que lorsqu'on lui donnait quelques g\ttes d'un lixir magique analogue1 celui de ,caglio/ro4 ,on tr\ve dans une correspondance secrte sur les premi]s temps du rgne de ce pr9ce1 cite p> le m>quis de ,lu*et dans sa ,diatribe contre les illum9s1 une description de la *ambre obscure o se faisai5t les vocations3 elle tait c>re1 sp>e en deux p> un voile transp>5t devant lequel tait plac le f\rneau magique ou l'autel des p>fums2 d]rire le voile tait un pide/al sur lequel se montrait l'esprit4 ,eck>t%aus51 dans son livre allem& sur la magie1 dcrit t\t l'app>eil de cette fantasmagorie4 ,c'e/ un sy/me de ma*9e et de procds p\r aid] l'imag9ation se crer les fantmes qu'elle dsire1 et p\r jet] les consultants dans une sorte de somnambulisme veill1 assez semblable la surexcitation n]veuse produite p> l'opium ou le has*i*4 ,ceux qui se cont5t]ont des explications donnes p> l'auteur que n\s v5ons de cit] ne v]ront dans les app>itions que des effets de lant]ne magique2 il y a autre *ose c]ta9em5t1 et la lant]ne magique n'e/ dans cette affaire qu'un in/rum5t utile1 mais non absolum5t ncessaire la production du phnomne4 ,on ne fait pas sortir des reflets d'un v]re de c\leur des visages autrefois connus et qu'on voque p> la p5se2 on ne fait pas p>l] les images pe9tes d'une lant]ne1 et elles ne vi5n5t pas rpondre aux que/ions de la consci5ce4 ,le roi de ,prusse1 qui app>t5ait la maison1 savait m]veille comm5t elle tait ma*9e1 et n'tait pas dupe d'une jongl]ie1 comme le prt5d l'auteur de la correspondance secrte4 ,les moy5s naturels #def prp>ai5t et n'accomplissai5t pas le prodige2 il se passait l rellem5t des *oses tonn] le plus sceptique et tr\bl] le plus h>di4 ,s*roepff]1 d'ailleurs1 n'employait ni la lant]ne magique ni le voile1 mais il faisait boire ses visiteurs un pun* prp> p> lui3 les figures qu'il faisait app>atre tai5t comme celles du mdium amrica9 ,home1 demi corporelles1 et produisai5t une s5sation trange ceux qui essayai5t de les t\*]4 ,c'tait quelque *ose d'analogue une commotion lectrique qui faisait frissonn] l'pid]me1 et l'on n'pr\vait ri5 si1 avant de t\*] la vision1 on avait eu so9 de se m\ill] les ma9s4 ,s*roepff] tait de bonne foi1 comme l'e/ aussi l'amrica9 ,home2 il croyait la ralit des esprits qu'il voquait et se tua lorsqu'il v9t en d\t]4 ,laval]1 qui m\rut aussi de mort viol5te1 tait entirem5t adonn l'vocation des esprits1 il en avait deux ses ordres2 il faisait p>tie d'un c]cle o l'on se mettait en extase au moy5 de l'h>monica1 on faisait alors la *ane1 et une espce d'idiot s]vait d'int]prte l'esprit en crivant s\s son impulsion4 ,cet esprit se donnait p\r un kabbali/e juif mort avant la naissance de ,jsus-,*ri/ et fit crire au mdium des *oses t\t fait dignes des somnambules de ,cahagnet#bb1 comme1 p> exemple1 cette rvlation sur les pe9es de l'autre vie o l'esprit assure que l'me de l'emp]eur ,franois e/ #deg condamne dans l'autre monde faire le compte et l'tat exact de t\tes les coquilles d'esc>gots qui peuv5t exi/] ou avoir exi/ dans t\t l'univ]s4 ,il rvla aussi que les vrais noms des trois mages n'tai5t po9t1 comme le disait la tradition des lg5daires1 ,gasp>1 ,mel*ior et ,bal?as>1 mais bi5 ,vrasaph>mion1 ,mel*is$e* et ,balea?ras>on2 on croit lire des noms crits p> nos mod]nes tables t\rnantes4 ,l'esprit dcl>a en outre qu'il tait lui mme en pnit5ce p\r avoir lev le glaive magique contre son pre1 et qu'il tait dispos faire cadeau ses amis de son portrait4 ,sur sa dem&e1 on plaa d]rire un cran1 du papi]1 des c\leurs t\tes prp>es et des p9ceaux2 on vit alors se dess9] sur l'cran la silh\ette d'une petite ma91 et on ent5dit un petit frottem5t sur le papi]2 qu& le bruit cessa1 t\t le monde acc\rut1 et l'on tr\va un portrait grossirem5t pe9t1 reprs5tant un vieux rabb9 vtu de noir avec une fraise blan*e tombant sur les paules et une calotte noire sur le sommet de la tte1 co/ume un peu htroclite p\r un p]sonnage antrieur ,jsus-,*ri/2 la pe9ture1 d'ailleurs1 tait ta*e et incorrecte1 et ressemblait beauc\p l'oeuvre de quelque enfant qui se s]ait amus faire un coloriage les yeux f]ms4 ,note #bb3 ,m4 ,cahagnet e/ auteur des ouvrages suivants3 ,arcanes de la vie future1 #ahdh-ahed1 #c vol4 gr4 9-#ab2 ,lumire des morts1 #ahea1 #a vol4 9-#ab2 ,magie magntique1 #b;e dition1 #aheh1 #a vol4 9-#ab2 ,sanctuaire du spiritualisme1 #ahej1a vol 9-#ab2 ,rvlations d'outre-tombe1 #ahef1 #a vol4 9-#ab1 etc4 ,les in/ructions crites p> la ma9 du mdium s\s l'impulsion de ,gablidone sont d'une obscurit qui l'emporte sur celle de t\s les mtaphysici5s allem&s4 --,il ne faut pas donn]1 dit-il1 le nom de maje/ la lgre2 maje/ vi5t de mage1 p>ce que les mages1 tant pontifes et rois1 tai5t les maje/s premires4 ,p*] mortellem5t1 c'e/ (f5s] ,dieu dans sa maje/1 c'e/--dire le bless] comme pre #deh en jetant la mort dans les s\rces de la vie4 ,la s\rce du ,pre e/ lumire et vie1 la s\rce du ,fils e/ sang et eau1 la lumire du ,sa9t-,esprit e/ feu et or4 ,on p*e contre le ,pre p> le m5songe1 contre le ,fils p> la ha9e1 et contre le ,sa9t-,esprit p> la dbau*e qui e/ oeuvre de mort et de de/ruction4 ,le bon ,lavat] recevait ces communications comme des oracles1 et lorsqu'il dem&ait l'esprit quelques claircissem5ts n\veaux3 ,le gr& initiateur vi5dra1 rpondait ,gablidone1 il natra avec le sicle pro*a93 alors la religion des patri>*es s]a connue sur notre globe4 ,il expliqu]a au monde le trigramme d',agion1 ,hlion1 ,tetragrammaton et le ,seigneur dont le corps e/ ce9t d'un triangle app>atra sur la quatrime m>*e de l'autel2 l'angle suprme s]a r\ge et la devise my/rieuse du triangle s]a3 ,v5ite ad patres osphal4--,que veut dire le mot osphal8 dem&a un des assi/ants l'esprit4 ,le mdium crivit ces trois mots3 ,alphos1 ,m3 ,aphon1 ,eliphismatis1 sans donn] d'autres explications2 quelques int]prtes en conclur5t que le mage promis au ,x,i,xe sicle se nomm]ait ,maphon fils d'liphisma3 c'tait une explication peut-tre un peu risque4 ,ri5 n'e/ plus dang]eux que le my/icisme1 p>ce qu'il produit la folie qui dj\e t\tes les comb9aisons de la sagesse huma9e4 ,ce sont t\j\rs des f\s qui b\lev]s5t le monde1 et ce que les gr&s politiques ne prvoi5t jamais1 ce sont les c\ps de tte et les c\ps de ma9 des ins5ss4 ,l'ar*itecte du temple de ,diane phse1 en se promettant une gloire t]nelle1 avait compt sans ro/rate4 ,les girond9s n'avai5t pas prvu ,m>at4 ,que fallait-il p\r #dei *ang] l'quilibre du monde8 dit ,pascal propos de ,cromwell3 un gra9 de sable =m p> has>d dans les entrailles d'un homme4 ,que de gr&es *oses s'accompliss5t p> des causes qui ne sont ri56 ,qu& le temple de la civilisation s'cr\le1 c'e/ t\j\rs un aveugle comme ,samson1 qui en a sec\ les colonnes4 ,un misrable de la lie du peuple a des insomnies et se croit appel dlivr] le monde de l',ant*ri/4 ,cet homme poign>de ,h5ri ,,iv1 et appr5d la ,france con/]ne le nom de ,ravaillac4 ,les ?aumaturges allem&s voi5t dans ,napolon l',apollyon de l',apocalypse1 et il se tr\ve un enfant1 un jeune homme illum91 nomm ,/abs1 p\r tu] cet ,atlas militaire qui1 en ce mom5t1 portait sur ses paules le monde arra* au *aos de l'an>*ie2 mais cette influ5ce magntique que l'emp]eur appelait son toile1 tait plus puissante alors que le m\vem5t fanatique des c]cles allem&s3 ,/abs ne put ou n'osa frapp]4 ,napolon v\lut l'int]rog] lui-mme1 et admira sa rsolution et son audace2 t\tefois1 comme il se connaissait en gr&eur1 il ne v\lut pas amo9drir le n\veau ,scevola en lui faisant grce1 il l'e/ima assez p\r le pr5dre au srieux et p\r le laiss] fusill]4 ,c>l ,s& qui tua ,kotzebue1 tait aussi un malheureux enfant p]du de my/icisme1 g> p> les socits secrtes o l'on jurait la v5geance sur des poign>ds4 ,kotzebue mritait peut-tre des s\fflets1 le c\teau de ,s& le rhabilita et en fit un m>tyr3 il e/ beau1 en effet1 de m\rir l'ennemi et la victime de ceux qui se v5g5t p> le guet-ap5s et p> l'assass9at6 ,les socits secrtes de l',allemagne avai5t des #dfj crmonies et des rites qui se rapportai5t plus ou mo9s ceux de l'anci5ne magie2 dans la socit des mopses1 p> exemple1 on r5\velait avec des =mes ad\cies et presque plaisantes la clbration des my/res du sabbat et de la rception secrte des templi]s4 ,le b\c baphomtique tait remplac p> un *i51 c'tait ,h]manubis au lieu de ,pau2 la sci5ce la place de la nature1 sub/itution quival5te1 puisqu'on ne connat la nature que p> la sci5ce4 ,les deux sexes tai5t admis *ez les mopses comme au sabbat2 la rception tait accompagne d'aboiem5ts et de grimaces1 et1 comme *ez les templi]s1 on proposait au rcipi5daire de bais] son *oix le d]rire du diable1 celui du gr& matre ou celui du mopse2 le mopse tait1 comme n\s v5ons de le dire1 une petite figure de c>ton rec\v]te de soie1 reprs5tant un *i51 nomm mops en allem&4 ,on devait en effet1 avant d'tre reu1 bais] le d]rire du mopse1 comme on baisait celui du b\c ,m5ds1 dans les initiations du sabbat4 ,les mopses ne s'engageai5t pas les uns aux autres p> des s]m5ts1 ils donnai5t simplem5t leur p>ole d'honneur1 ce qui e/ le s]m5t le plus sacr des honntes g5s2 leurs runions se passai5t comme celles du sabbat1 en danses et en fe/9s1 seulem5t1 les dames re/ai5t vtues1 ne p5dai5t pas de *ats vivants leurs ce9tures et ne mangeai5t pas de petits enfants3 c'tait un sabbat civilis4 ,le sabbat eut en ,allemagne son gr& pote et la magie son pope3 cette pope1 c'e/ le drame gigantesque de ,fau/1 cette ,babel a*eve du gnie huma94 ,goe! tait initi t\s les my/res de la magie philosophique1 il avait mme pratiqu dans #dfa sa jeunesse la magie crmonielle1 et le rsultat de ces t5tatives audacieuses avait t p\r lui d'abord un pr(ond dgt de la vie et une viol5te envie de m\rir4 ,il accomplit en effet son suicide1 non pas dans un acte1 mais dans un livre3 il fit le roman de ,v]!r1 ce fatal ouvrage qui pr*e la mort et qui a fait tant de proslytes2 puis1 victorieux enf9 du dc\ragem5t et du dgt1 arriv aux rgions s]e9es de la vrit et de la paix1 il crivit ,fau/4 ,fau/ e/ le magnifique comm5taire d'une des plus belles pages de l'vangile1 la p>abole de l'enfant prodigue4 ,c'e/ l'initiation au p* p> la sci5ce ins\mise1 la d\leur p> le p*2 l'expiation et la sci5ce h>monieuse p> la d\leur4 ,le gnie huma91 reprs5t p> ,fau/1 pr5d p\r valet l'esprit du mal1 qui aspire dev5ir son matre1 il puise vite t\t ce que l'imag9ation met de joie dans les am\rs illgitimes1 il trav]se les orgies de la folie1 puis1 attir p> le *>me de la s\v]a9e beaut1 il se relve du fond de ses ds5*antem5ts p\r mont] sur les hauteurs de l'ab/raction et de l'idal imprissable1 l1 ,mphi/ophls n'e/ plus l'aise1 le rieur implacable devi5t tri/e1 ,voltaire fait place ,*ateaubri&2 mesure que la lumire se fait1 l'ange des tnbres se tord sur lui-mme et se t\rm5te1 les anges l'en*an5t1 il les admire malgr lui1 il aime1 il pleure1 il e/ va9cu4 ,dans la premire p>tie du drame1 n\s avions vu ,fau/ sp> violemm5t de ,m>gu]ite1 et des voix du ciel avai5t cri3 ,elle e/ sauve1 p5dant qu'on la m5ait au supplice2 mais ,fau/ peut-il tre p]du1 puisqu'il e/ t\j\rs aim de ,m>gu]ite1 son coeur n'e/-il pas dj fianc au ciel6 ,le gr& oeuvre de la #dfb rdemption p> la solid>it s'accomplit4 ,la victime s]ait-elle jamais console de ses tortures1 si elle ne conv]tissait son b\rreau8 ,le p>don n'e/-il pas la v5geance des enfants du ciel8 ,l'am\r qui tait arriv au ciel le premi]1 attire lui la sci5ce p> sympa?ie2 le *ri/ianisme se rvle dans son admirable syn?se4 ,la n\velle ve a lav avec le sang d',abel la ta*e du front de ,can1 et elle pleure de joie sur ses deux enfants qui se ti5n5t embrasss4 ,l'enf]1 dsormais inutile1 e/ f]m p\r cause d'agr&issem5t du ciel4 ,le problme du mal a reu sa d]nire solution et le bi5 seul ncessaire et triomphant va rgn] dans l't]nit4 ,tel e/ le beau rve du plus gr& de t\s les potes1 mais malheureusem5t ici le philosophe oublie t\tes les lois de l'quilibre1 il veut absorb] la lumire dans une spl5deur sans ombre et le m\vem5t dans un repos absolu qui s]ait la cessation de la vie4 ,tant qu'il y aura une lumire visible1 il y aura une ombre proportionnelle cette lumire4 ,le repos ne s]a jamais le bonheur1 s'il n'e/ quilibr p> un m\vem5t analogue et contraire2 tant qu'il y aura une bndiction libre1 le blasphme s]a possible2 tant qu'il y aura un ciel1 il y aura un enf]4 ,c'e/ la loi immuable de la nature1 c'e/ la volont t]nelle de la ju/ice qui e/ ,dieu6 #dfc ,,*apitre ,,vii4 ,,empire ,,et ,,re/auration4 ,,sommaire4--,le ct m]veilleux da rgne de ,napolon4--,prdictions qui l'avai5t annonc4--,prophties du ,lib] mirabilis1 de ,no/radamus et d',oliv>ius4--,rle j\ s\s l'empire p> mademoiselle ,le ,norm&4--,la sa9te-alliance et l'emp]eur ,alex&re4--,madame ,b\*e et madame de ,krud5]4--,les visions de ,m>t9 7de ,gall>don74 ,napolon remplissait le monde de m]veilles et il tait lui-mme la plus gr&e m]veille du monde2 sa femme1 l'impratrice ,josph9e1 curieuse et crdule comme une crole1 passait d'en*antem5ts en en*antem5ts4 ,cette gloire lui avait t prdite1 assure-t-on1 p> une vieille bohmi5ne1 et le peuple des campagnes croit encore que ,josph9e tait1 elle-mme1 le bon gnie de l'emp]eur2 c'tait en effet une d\ce et mode/e conseillre1 qui l'et c>t de bi5 des cueils1 s'il et t\j\rs c\t sa voix1 mais la fatalit ou plutt la ,provid5ce le p\ssait en avant1 et ce qu'il avait dev5ir tait crit4 ,dans une prophtie attribue sa9t ,csaire1 mais qui e/ signe ,jean de ,vatigu]ro1 et qui se tr\ve dans le ,lib] mirabilis1 recueil de prdictions imprim en #aebd1 on lit ces p>oles tonnantes3 ,les glises s]ont s\illes et pr(anes1 le culte public cess]a444 ,l'aigle vol]a p> le monde et se s\mettra plusieurs nations444 ,le pr9ce le plus gr& et le plus augu/e s\v]a9 de t\t l',occid5t1 s]a mis en fuite aprs une dfaite surnaturelle444 #dfd ,le trs noble pr9ce s]a mis en captivit p> ses ennemis et s'afflig]a en p5sant ceux qui tai5t atta*s lui444 ,avant que la paix se rtablisse en ,france1 les mmes vnem5ts recomm5c]ont et se produiront plusieurs fois444 ,l'aigle s]a c\ronn de trois diadmes1 et il r5tr]a victorieux dans son aire d'o il ne sortira plus que p\r s'lev] v]s le ciel444 ,no/radamus1 aprs avoir prdit la spoliation des glises et le meurtre des prtres1 annonce qu'un emp]eur natra prs de l',italie1 que sa s\v]a9et cot]a bi5 du sang la ,france1 et que les si5s le trahiront et l'accus]ont du sang v]s4 ,un emp]eur natra prs d',italie1 ,qui1 l'empire1 s]a v5du bi5 *]2 ,mais il doit voir quels g5s il s'allie1 ,qui le diront mo9s pr9ce que b\*]4 ,de soldat simple p>vi5dra l'empire1 ,de robe c\rte p>vi5dra la longue2 ,vaillant aux armes1 en l',eglise au plus pire1 ,trait] les prtres comme l'eau fait l'ponge4 ,c'e/--dire qu'au mom5t des plus gr&es calamits de l'glise1 il combl]a les prtres de bi5s4 ,dans un ,recueil de prophties1 publi en #ahbj1 dont n\s possdons un exemplaire1 on tr\ve1 aprs une prdiction qui conc]ne ,napolon ,i]1 cette phrase3 ,et f]a le neveu ce que l'oncle n'avait pu faire4 ,la clbre mademoiselle ,l5orm& avait dans sa biblio?que un volume c>tonn1 dos de p>*em91 cont5ant le ,trait #dfe d',oliv>ius sur les prophties1 suivi de dix pages manuscrites o le rgne de ,napolon et sa *ute tai5t =mellem5t annoncs4 ,la dev9]esse communiqua ce livre l'impratrice ,josph9e4 ,puisque n\s v5ons de nomm] mademoiselle ,l5orm&1 il faut dire quelques mots de cette s+ulire femme3 c'tait une grosse demoiselle =t laide1 emphatique dans ses disc\rs1 amphig\rique dans son /yle1 mais somnambule veille et d'une lucidit t\te p>ticulire2 elle fut s\s le premi] empire et s\s la re/auration la dev9]esse la mode4 ,ri5 n'e/ plus fa/idieux que la lecture de ses ouvrages1 mais elle tirait les c>tes avec le plus gr& succs4 ,la c>tomancie retr\ve en ,france p> teilla n'e/ autre *ose que la consultation du sort au moy5 de signes conv5us d'avance2 ces signes comb9s avec les nombres1 inspir5t des oracles au mdium qui se magntise en les reg>dant4 ,on tire ces signes au has>d aprs les avoir l5tem5t mls1 on les dispose p> nombre kabbali/iques1 et ils rpond5t t\j\rs la p5se de celui qui les int]roge srieusem5t et de bonne foi1 c> n\s portons en n\s t\t un monde de press5tim5ts auxquels il ne faut qu'un prtexte p\r n\s app>atre4 ,les natures impressionnables et s5sitives reoiv5t de n\s le *oc magntique qui leur communique l'empre9te de notre tat n]veux4 ,le mdium peut alors lire nos cra9tes et nos esprances dans les rides de l'eau1 dans la configuration des nuages1 dans les po9ts jets au has>d sur la t]re1 dans les dess9s laisss sur une assiette p> du m>c de caf1 dans les *ances d'un jeu de c>tes ou d'un t>ot4 ,le t>ot surt\t1 ce livre kabbali/ique et savant1 dont #dff t\tes les comb9aisons sont une rvlation des h>monies prexi/antes entre les signes1 les lettres et les nombres1 le t>ot e/ alors d'un usage vraim5t m]veilleux4 ,mais n\s ne p\vons impunm5t n\s arra*] a9si n\s-mmes les secrets de notre communication intime avec la lumire univ]selle4 ,la consultation des c>tes et des t>ots e/ une vritable vocation qui ne peut se faire sans dang] et sans crime4 ,dans les vocations1 n\s =ons notre corps a/ral n\s app>atre1 dans la div9ation n\s le contraignons n\s p>l]2 n\s donnons a9si un corps nos *imres et n\s faisons une ralit pro*a9e de cet av5ir qui s]a vritablem5t le ntre1 qu& n\s l'aurons voqu p> le ,v]be et adopt p> la foi4 ,contract] l'habitude de la div9ation et des consultations magntiques1 c'e/ faire un pacte avec le v]tige3 or1 n\s avons dj tabli que le v]tige c'e/ l'enf]4 ,mademoiselle ,l5orm& tait folle d'infatuation de son art et d'elle-mme2 le monde ne r\lait pas sans elle1 et elle se croyait ncessaire l'quilibre europen4 ,lors du congrs d',aix-la-,*apelle1 la dev9]esse p>tit suivie de t\t son mobili]1 se fit des affaires t\tes les d\anes1 et t\rm5ta t\tes les autorits p\r qu'on ft en quelque sorte =c de s'occup] d'elle3 c'tait la vraie m\*e du co*e1 et quelle m\*e6 ,a son ret\r1 elle publia ses impressions et mit en tte de son livre une vignette o elle se reprs5te ent\re de t\tes les puissances qui la consult5t et qui trembl5t devant elle4 ,les gr&s vnem5ts qui v5ai5t de s'accomplir dans le monde avai5t t\rn cette poque les mes v]s le my/icisme1 une #dfg raction religieuse tait comm5ce1 et les s\v]a9s qui =mr5t la sa9te alliance s5tai5t le beso9 de ratta*] la croix leurs sceptres unis en faisceaux4 ,l'emp]eur ,alex&re1 surt\t1 croyait que l'heure tait v5ue p\r la sa9te ,russie de conv]tir le monde l'or?odoxie univ]selle4 ,la secte des sauveurs de ,l\is ,,xvii1 secte intrigante et remuante1 v\lut pr(it] de cette disposition p\r fond] un n\veau sac]doce et p>v9t introduire prs de l'emp]eur de ,russie une de ses illum9es4 ,cette n\velle ,ca!r9e ,?ot1 que les sectaires appelai5t soeur ,salom1 se nommait madame ,b\*e2 elle passa dix-huit mois la c\r de l'emp]eur1 ayant s\v5t avec lui des entreti5s secrets2 mais ,alex&re avait plus d'imag9ation dvote que de vritable en?\siasme1 il se plaisait au m]veilleux1 et prt5dait qu'on l'amust4 ,ses confid5ts my/iques lui prs5tr5t une prophtesse n\velle qui lui fit oubli] la soeur ,salom1 c'tait1 la fameuse madame de ,krud5]1 cette aimable coquette de pit et de v]tus1 qui fit et ne fut pas ,valrie4 ,son ambition tait p\rtant qu'on la crt l'hrone de son livre1 et comme une de ses intimes amies la pressait de lui en nomm] le hros1 elle dsigna un homme m95t de ce temps-l4--,mais alors1 dit l'amie1 le dnom5t de votre livre n'e/ pas con=me la vrit de l'anecdote1 c> ce monsieur n'e/ pas mort4--,oh6 ma *re1 s'cria madame de ,krud5]1 je v\s assure qu'il n'en vaut gure mieux4 ,cette rponse fit =tune4 ,madame de ,krud5] ex]a sur l'esprit un peu faible d',alex&re une influ5ce assez gr&e p\r al>m] ses conseill]s1 il s'enf]mait s\v5t avec elle p\r pri]1 mais elle se p]dit p> excs de zle4 ,un j\r1 comme l'emp]eur #dfh allait la quitt]1 elle se jette au-devant de lui et le conjure de ne pas sortir4 ,dieu me rvle1 dit-elle1 que v\s c\rez un gr& dang]3 on en veut votre vie2 un assass9 e/ ca* dans le palais4 ,l'emp]eur s'al>me1 il sonne1 il se fait ent\r] de g>des1 on fait des p]quisitions et l'on f9it p> tr\v] un pauvre diable muni d'un poign>d4 ,cet homme1 int]rog1 se tr\ble et f9it p> av\] qu'il a t introduit p> madame ,krud5] elle-mme4 tait-ce vrai1 et cette dame avait-elle j\ dans cette affaire le rle de ,latude prs de madame ,pompad\r8 tait-ce faux1 et cet homme1 apo/ p> les ennemis de l'emp]eur1 avait-il p\r mission secrte1 si le meurtre ne russissait pas1 de p]dre madame ,krud5]8 ,de t\tes faons1 la pauvre prophtesse fut p]due4 ,l'emp]eur1 honteux d'avoir t pris p\r dupe1 la congdia sans l'ent5dre1 et elle dut s'e/im] heureuse encore d'en tre quitte si bon m>*4 ,la petite glise de ,l\is ,,xvii ne se t9t pas p\r battue p> la disgrce de madame ,b\*e1 et vit dans celle de madame de ,krud5] un vritable *tim5t div91 ils cont9ur5t leurs prophties1 et fir5t au beso9 des miracles4 ,s\s le rgne de ,l\is ,,xviii1 ils mir5t en avant un paysan de la ,beauce1 nomm ,m>t91 qui s\t5ait avoir vu un ange4 ,cet ange1 dont il dcrivait le co/ume et la figure1 avait t\te l'app>5ce d'un laquais de bonne maison3 il avait une r$+ote trs longue et trs s]re la taille1 d'une c\leur jauntre ou blonde1 il tait ple et m9ce et portait sur sa tte un *apeau probablem5t galonn et v]ni4 ,ce qu'il y a d'trange1 et ce qui pr\ve une fois de plus combi5 il y a de ress\rces dans la #dfi p]si/ance et dans l'audace1 c'e/ que cet homme se fit pr5dre au srieux1 et p>v9t s'introduire auprs du roi4 ,on assure qu'il l'tonna p> des rvlations de sa vie intime1 rvlations qui n'ont ri5 d'impossible ni mme d'extraord9aire1 ma9t5ant que les phnomnes du magntisme sont mieux con/ats et mieux connus4 ,l\is ,,xviii1 d'ailleurs1 tait assez sceptique p\r tre crdule4 ,le d\te en prs5ce de l'tre et de ses h>monies1 le scepticisme en face des ma?matiques t]nelles et des lois immuables de la vie qui r5d5t la div9it prs5te et visible p>t\t1 n'e/-ce pas la plus sotte des sup]/itions et la plus inexcusable comme la plus dang]euse de t\tes les crdulits8 #dgj ,,livre ,,vii4 ,,la ,,magie ,,au ,x,i,xe ,,si,,cle4 ,hbreu1 ,zan4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,les ,,magn,,tiseurs ,,my/iques ,,et ,,les ,,mat,,riali/es4 ,,sommaire4--,une vocation dans l'glise de ,notre-,dame4--,les faux prophtes et les faux dieux4 ,la ngation du dogme fondam5tal de la religion ca?olique1 si potiquem5t =mule dans le pome de ,fau/1 avait port ses fruits dans le monde4 ,la morale prive de sa sanction t]nelle dev5ait d\teuse et *ancelante4 ,un my/ique matriali/e ret\rna le sy/me de ,sw$5borg p\r crer sur la t]re le p>adis des attractions proportionnelles aux de/9es4 ,p> les attractions1 ,f\ri] ent5dait les passions s5suelles1 auxquelles il promettait une expansion intgrale et absolue4 ,dieu1 qui e/ la suprme raison1 m>qua d'un sceau t]rible ces doctr9es rpr\ves3 les disciples de ,f\ri] avai5t comm5c p> l'absurdit1 ils f9ir5t p> la folie4 ,ils crur5t srieusem5t au *angem5t pro*a9 de l',ocan en un va/e bol de limonade1 la cration future des antilions et des antis]p5ts1 la correspondance pi/olaire des plantes les #dga unes avec les autres4 ,n\s ne p>lons pas de la fameuse queue de tr5te-deux pi$s dont ils v\lai5t1 dit-on1 gratifi] l'espce huma9e1 p>ce qu'ils ont eu eux-mmes la gnrosit de r5onc] cette queue et d'en considr] l'avnem5t1 possible1 suivant le matre1 comme purem5t hypo?tique4 ,illu/ration3 ,plan gnral de la doctr9e des ,kabbali/es4 ,c'e/ de p>eilles absurdits que devait conduire la ngation de l'quilibre1 et il y a au fond de t\tes ces folies plus de logique qu'on ne p5se4 ,la mme raison qui ncessite la d\leur dans l'humanit1 r5d indisp5sable l'am]tume des eaux de la m]2 supposez bonne l'expansion intgrale des in/9cts1 et v\s ne p\rrez plus admettre l'exi/5ce des animaux froces2 donnez l'homme p\r t\te moralit l'aptitude satisfaire ses apptits1 il aura t\j\rs quelque *ose envi] aux orangs-outangs et aux s+es4 ,ni] l'enf]1 c'e/ ni] le ciel1 puisque1 suivant la plus haute int]prtation du dogme unique d',h]ms1 l'enf] e/ la raison quilibrante du ciel1 p>ce que l'h>monie rsulte de l'analogie des contraires4 ,quod sup]ius1 sicut quod inf]ius1 la supriorit exi/e en raison de l'infriorit2 c'e/ la pr(ondeur qui dt]m9 la hauteur1 et si v\s comblez les valles v\s f]ez disp>atre les montagnes2 de mme1 si v\s effacez les ombres1 v\s anantirez la lumire qui n'e/ visible que p> le contra/e gradu de l'ombre et du j\r1 et v\s produirez l'obscurit univ]selle p> un imm5se bl\issem5t2 les c\leurs mme n'exi/5t dans la lumire que p> la prs5ce de l'ombre1 c'e/ la triple alliance du j\r et de la nuit1 c'e/ l'image lum9euse du dogme1 c'e/ la lumire faite ombre1 comme le ,sauveur e/ le ,v]be fait homme1 et t\t cela repose sur la mme loi1 la loi premire de la cration1 la #dgb loi unique et absolue de la nature1 celle de la di/9ction et de la pondration h>monieuse des =ces contraires dans l'quilibre univ]sel4 ,ce n'e/ pas le dogme de l'enf]1 ce sont les int]prtations tmraires de ce dogme qui ont rvolt la consci5ce publique4 ,ces rves b>b>es du moy5 ge1 ces supplices atroces et obscnes sculpts sur les portiques des glises1 cette infme *audire o cuis5t des *airs huma9es jamais vivantes p\r s\ffrir et la fume de laquelle se rj\iss5t les lus1 t\t cela e/ absurde et impie1 mais t\t cela n'app>ti5t pas au dogme sacr de l'glise4 ,la cruaut attribue ,dieu e/ le plus affreux des blasphmes1 et c'e/ p\r cela mme que le mal e/ jamais sans remde1 qu& la volont de l'homme se refuse la bont div9e4 ,dieu n'inflige pas plus aux damns les tortures de la rprobation1 qu'il ne donne la mort ceux qui se suicid5t4 ,travaille p\r possd]1 et tu s]as heureux1 dit l'homme la ju/ice suprme4 --,je veux possd] et j\ir sans travaill]6 --,alors tu vol]as et tu s\ffriras4 --,je me rvolt]ai6 --,alors tu te bris]as et tu s\ffriras davantage4 --,je me rvolt]ai t\j\rs6 --,alors tu s\ffriras t]nellem5t4 ,tel e/ l'arrt de la raison absolue et de la s\v]a9e ju/ice2 que peut rpondre cela l'orgueil de la folie huma9e8 ,la religion n'a pas de plus gr&s ennemis que le my/icisme tmraire qui pr5d les visions de sa fivre p\r des rvlations #dgc div9es4 ,ce ne sont pas les ?ologi5s qui ont cr l'empire du diable1 ce sont les faux dvts et les sorci]s4 ,croire une vision de notre c]veau plutt qu' l'autorit de la raison et de la pit publiques1 tel e/ t\j\rs le comm5cem5t de l'hrsie en religion1 de la folie dans l'ordre de la philosophie huma9e2 un f\ ne s]ait jamais f\ s'il croyait la raison des autres4 ,les visions ne manqu5t jamais la pit rvolte1 pas plus que les *imres une raison qui s'excommunie et qui s'g>e4 ,a ce po9t de vue1 le magntisme a c]ta9em5t ses dang]s3 c> l'tat de crise amne aussi bi5 les halluc9ations que les intuitions lucides4 ,n\s consacr]ons dans ce livre un *apitre spcial aux magntiseurs1 les uns my/iques1 les autres matriali/es1 et n\s les av]tirons1 au nom de la sci5ce1 des dang]s auxquels ils s'expos5t4 ,les consultations du sort1 les expri5ces magntiques et les vocations app>ti5n5t un seul et mme ordre de phnomnes4 ,or1 ce sont des phnomnes dont on ne saurait impunm5t abus]1 il y va de la raison et de la vie4 ,il y a tr5te ou qu>ante ans1 un vicaire de *oeur de l'glise de ,notre-,dame1 homme =t pieux et =t e/imable d'ailleurs1 s'tait pris du magntisme1 et se livrait de frqu5tes expri5ces1 il consacrait plus de temps qu'il ne l'aurait peut-tre d1 la lecture des my/iques1 et surt\t du v]tig9eux ,sw$5borg2 sa tte bi5tt se fatigua1 il fut travaill d'insomnies1 il se levait alors p\r tudi]1 ou mme lorsque l'tude n'arrivait pas calm] les agitations de son #dgd c]veau1 il pr5ait la clef de l'glise et y entrait p> la porte r\ge1 il pntrait ensuite dans le *oeur clair seulem5t p> la faible lampe du matre-autel1 gagnait sa /alle et y re/ait jusqu'au mat91 abm dans des prires et des mditations pr(ondes4 ,une nuit1 le sujet de sa mditation tait la damnation t]nelle1 il songeait la doctr9e si m5aante du petit nombre des lus1 et ne savait comm5t concili] cette rig\reuse exclusion du plus gr& nombre avec la bont inf9ie de ce ,dieu qui veut que t\s les hommes soi5t sauvs1 dit l'criture sa9te1 et qu'ils arriv5t la connaissance de la vrit2 il p5sait ce supplice du feu que le plus cruel tyran de la t]re ne v\drait pas inflig]1 s'il le p\vait1 p5dant une j\rne seulem5t1 son plus cruel ennemi1 et le d\te entrait de t\s cts dans son coeur2 puis il se mit song] aux explications conciliantes de la ?ologie4 ,l'glise ne df9it pas le feu de l'enf]1 il e/ t]nel1 suivant l'vangile1 mais il n'e/ crit mille "p que le plus gr& nombre des hommes doit le s\ffrir t]nellem5t4 ,beauc\p de rpr\vs p\rront n'avoir support] que la pe9e du dam1 c'e/--dire1 la privation de ,dieu2 enf9 l'glise df5d absolum5t de suppos] la damnation de p]sonne4 ,les paens ont pu tre sauvs p> le baptme de dsir1 les p*eurs sc&aleux p> une contrition subite et p>faite1 enf9 il faut espr] p\r t\s et pri] p\r t\s1 except p\r un seul1 celui de qui le ,sauveur a dit qu'il et t plus avantageux p\r cet homme-l de n'tre po9t n4 ,le vicaire s'arrta cette d]nire p5se1 et songea t\t c\p qu'un seul homme portait a9si (ficiellem5t le poids de la #dge rprobation depuis des sicles2 que ,judas ,isc>iote1 c> c'e/ de lui qu'il s'agit dans le passage de l'criture1 aprs s'tre rep5ti de son =fait jusqu' en m\rir1 tait dev5u le b\c missaire de l'humanit1 l',atlas de l'enf]1 le ,prom?e de la damnation1 lui que le ,sauveur prt m\rir avait appel son ami6 ,ses yeux alors se remplir5t de l>mes1 il lui sembla que la rdemption tait sans effet1 si elle n'avait pas sauv ,judas2 c'e/ p\r celui-l et p\r celui-l seul1 rptait-il dans son exaltation1 que j'aurais v\lu m\rir une seconde fois1 si j'avais t le ,sauveur6 mais ,jsus-,*ri/ n'e/-il pas meilleur que moi mille fois8 ,que doit-il donc faire ma9t5ant dans le ciel1 p5dant que je pleure son malheureux aptre sur la t]re8444 ,ce qu'il fait1 aj\ta le prtre en s'exaltant de plus en plus1 il me pla9t et il me console2 je le s5s1 il dit mon coeur que le p>ia de l'vangile e/ sauv1 et qu'il s]a1 p> la longue maldiction qui pse encore sur sa mmoire1 le rdempteur de t\s les p>ias444--,mais s'il en e/ a9si1 c'e/ un n\vel vangile qu'il faut annonc] au monde444 celui de la misricorde inf9ie1 univ]selle1 au nom de ,judas rgnr444 ,mais je m'g>e1 je suis un hrtique1 un impie6444 ,non cep5dant1 puisque je suis de bonne foi6444 ,puis joignant les ma9s avec f]veur3 ,mon ,dieu1 dit le vicaire1 donnez-moi ce que v\s ne refusiez pas jadis la foi1 ce que v\s ne lui refusez pas encore444 un miracle p\r me conva9cre et me rassur]1 un miracle comme gage d'une mission n\velle444 ,l'en?\sia/e alors se lve1 et dans le sil5ce de la nuit1 si =midable1 au pi$ des autels1 dans l'imm5sit de cette glise muette et sombre1 il prononce haute voix1 d'une voix l5te et #dgf sol5nelle1 cette vocation3 ,toi qu'on maudit depuis dix-huit sicles1 et que je pleure1 c> tu sembles avoir pris l'enf] p\r toi seul1 af9 de n\s laiss] le ciel1 malheureux ,judas1 s'il e/ vrai que le sang de ton ,matre t'a purifi1 si tu es sauv1 vi5s m'impos] les ma9s p\r le sac]doce de la misricorde et de l'am\r6 ,le vicaire ayant dit ces p>oles1 et p5dant que l'*o veill en sursaut les murmurait encore s\s les votes p\vantes1 le vicaire se lve1 trav]se le *oeur1 et va s'ag5\ill] s\s la lampe au pi$ du matre-autel4 ,alors1 dit-il 7c> c'e/ lui-mme que n\s devons le rcit de cette hi/oire71 alors je s5tis positivem5t et rellem5t deux ma9s1 deux ma9s *audes et vivantes1 se pos] sur ma tte1 comme font celles de l'vque le j\r de l'ord9ation1 je ne dormais pas1 je n'tais pas van\i1 et je les s5tis2 c'tait un contact rel et qui dura quelques m9utes4 ,dieu m'avait exauc1 le miracle tait fait1 de n\veaux devoirs m'tai5t imposs1 et une vie n\velle comm5ait p\r moi2 p>tir du l5dema91 je devais tre un n\vel homme444 ,le l5dema91 en effet1 le malheureux vicaire tait f\4 ,le rve d'un ciel sans enf]1 le rve de ,fau/ a fait bi5 d'autres victimes dans ce malheureux sicle de d\te et d'gsme qui n'e/ p>v5u ralis] qu'un enf] sans ciel4 ,dieu mme dev5ait inutile dans un sy/me o t\t tait p]mis1 o t\t tait bi54 ,les hommes arrivs ne plus cra9dre un juge suprme tr\vr5t bi5 facile de se pass] du ,dieu des bonnes g5s1 mo9s ,dieu1 en effet1 que les bonnes g5s eux-mmes4 ,les f\s qui s'rigeai5t en va9queurs du diable en arrivr5t se faire #dgg dieux4 ,notre sicle e/ surt\t celui de ces masc>ades prt5dues div9es1 n\s en avons connu de t\tes les sortes4 ,le dieu ,ganneau1 bonne et trop potique nature1 qui et donn sa *emise aux pauvres1 et qui rhabilitait les voleurs1 ,ganneau qui admirait ,lac5aire1 et qui n'et pas tu une m\*e2 le dieu ,*5eau1 m>*& de b\tons de la rue ,croix-des-,petits-,*amps1 qui tait visionnaire comme ,sw$emborg et qui crivait ses inspirations en /yle de ,jeannot1 le dieu ,t\rreil1 bon et excell5t homme qui div9ise la femme1 et veut qu',adam soit sorti d've2 le dieu ,augu/e ,comte1 qui cons]vait de la religion ca?olique t\t1 except deux *oses1 deux misres3 l'exi/5ce de ,dieu et l'immortalit de l'me2 le dieu ,wronski1 vrai savant celui-l1 qui eut la gloire et le bonheur de retr\v] les premi]s ?ormes de la kabbale1 et qui1 en ayant v5du la communication c5t c9quante mille francs un ri*e imbcile nomm ,arson1 dcl>e dans un de ses livres les plus srieux que l$it ,arson1 p\r avoir refus de le pay] intgralem5t1 e/ dev5u rellem5t et en vrit la bte de l',apocalypse4 ,voici ce curieux passage que n\s t5ons cit]1 p\r qu'on ne n\s accuse pas d'inju/ice env]s un homme dont les travaux n\s ont t utiles1 et dont n\s avons fait s9crem5t l'loge dans nos prcd5tes publications4 ,wronski1 p\r =c] ,arson le pay]1 avait publi une bro*ure intitule ,oui ou ,non1 c'e/--dire1 m'avez-v\s a*et1 oui ou non1 p\r c5t-c9quante mille francs ma dc\v]te de l'absolu8 #dgh ,or1 voici en quels t]mes1 dans son livre intitul3 ,r=me de la philosophie1 ,wronski#bc rappelle l'univ]s enti] qui ne s'en s\cie gure1 la publication de cette bro*ure2 on tr\v]a p> la mme occasion dans ce passage un *antillon curieux du /yle de ce ngociant en absolu4 ,note #bc3 ,wronski1 ,r=me de la philosophie1 p4 #eab4 ,ce fait de la dc\v]te de l'absolu1 qui p>ait si =tem5t rvolt] les hommes1 se tr\ve dj con/at dans un gr& sc&ale1 celui du fameux ,,oui ou ,,non1 aussi dcisif p> l'clatant triomphe de la vrit qui en fut l'issue1 qu'il e/ rem>quable p> l'app>ition s\da9e de l'tre symbolique dont m5ace l',apocalypse1 de ce mon/re de la cration1 qui porte au front le nom de ,,my/,,re1 et qui1 cette fois1 craignant d'tre frapp mortellem5t1 ne put plus cont5ir dans l'ombre ses hideuses convulsions1 et v9t1 p> la voie des j\rnaux et p> t\tes les autres voies o l'on entrane le public1 tal] au gr& j\r sa rage inf]nale et son extrme impo/ure1 etc4 ,il e/ bon de savoir que ce pauvre ,arson qui e/ accus ici de rage inf]nale et d'extrme impo/ure avait dj pay l'hirophante qu>ante ou c9quante mille francs4 ,l'absolu que ,wronski v5dait si *]1 n\s l'avons retr\v aprs lui1 et n\s l'avons donn p\r ri5 nos lecteurs1 c> la vrit e/ due au monde1 et nul n'a le droit de se l'appropri] et d'en faire mti] et m>*&ise4 ,puisse cet acte de ju/ice expi] la faute d'un homme qui e/ mort dans un tat vois9 de la misre1 aprs avoir tant travaill1 non pas p\r la sci5ce1 mais #dgi p\r s'enri*ir au moy5 de la sci5ce1 qu'il n'tait peut-tre digne ni de compr5dre ni de possd]4 ,,*apitre ,,ii4 ,,des ,,halluc9ations4 ,,sommaire4--,encore la secte des sauveurs de ,l\is ,,xvii4--,s+ulires halluc9ations d'un ouvri] c>tonni] nomm ,eugne ,v9tras4--,ses prophties et ses prt5dus miracles4--,accusations portes contre lui p> des sectaires dissid5ts4--,les moeurs des faux gno/iques4--,les halluc9ations contagieuses4 ,on tr\ve t\j\rs au fond du fanatisme de t\tes les sectes un pr9cipe d'ambition ou de cupidit2 ,jsus-,*ri/ lui-mme avait s\v5t rprim& svrem5t ceux de ses disciples qui ne l'ent\rai5t1 p5dant les j\rs de ses privations et de son exil au milieu mme de sa patrie1 que dans l'esprance d'un royaume o ils aurai5t les premires places4 ,plus les esprances sont folles1 plus elles sduis5t c]ta9es imag9ations2 on paye alors de sa b\rse et de sa p]sonne le bonheur d'espr]4 ,c'e/ a9si que le dieu ,wronski ru9ait des imbciles en leur promettant l'absolu2 que le dieu ,augu/e ,comte se faisait six mille livres de r5tes aux dp5s de ses adorateurs1 auxquels il avait di/ribu d'avance des dignits fanta/iques1 ralisables lorsque sa doctr9e aurait conquis le monde2 c'e/ a9si que c]ta9s magntiseurs tirr5t de l'arg5t un gr& nombre de dupes en leur promettant des trsors que les esprits drang5t t\j\rs4 ,quelques sectaires croi5t rellem5t ce qu'ils #dhj promett5t1 et ceux-l sont les plus infatigables et les plus h>dis dans leurs intrigues3 l'arg5t1 les miracles1 les prophties1 ri5 ne leur manque1 p>ce qu'ils ont cet absolu de volont et d'action qui fait rellem5t des prodiges1 ce sont des magici5s sans le savoir4 ,la secte des sauveurs de ,l\is ,,xvii app>ti5t1 s\s ce rapport1 l'hi/oire de la magie4 ,la folie de ces hommes e/ contagieuse au po9t de gagn] leurs croyances ceux-mmes qui vi5n5t les tr\v] p\r les combattre2 ils se procur5t les pices les plus importantes et les plus intr\vables1 attir5t eux les plus s+uli]s tmo9s1 voqu5t des s\v5irs p]dus1 comm&5t l'arme des rves1 font app>atre des anges ,m>t91 du sang ,rose ,tamisi]1 un ange en gu5illes ,eugne ,v9tras4 ,cette d]nire hi/oire e/ curieuse cause de ses suites phnomnales1 et n\s allons la racont]4 ,en #ahci1 les sauveurs de ,l\is ,,xvii qui avai5t rempli les almana*s de prophties p\r l'an #ahdj1 comptant bi5 que1 si t\t le monde att5dait une rvolution1 cette rvolution ne t>d]ait pas s'accomplir1 les sauveurs de ,l\is ,,xvii qui n'avai5t plus leur prophte ,m>t9 rsolur5t d'en avoir un autre2 quelques-uns de leurs ag5ts les plus zls tai5t en ,norm&ie1 pays dont le faux ,l\is ,,xvii avait la prt5tion d'tre le duc2 ils jetr5t les yeux sur un ouvri] dvot1 d'un c>actre exalt et d'une tte faible1 et voici le t\r dont ils s'avisr5t3 ils supposr5t une lettre adresse au pr9ce1 c'e/--dire au prt5du ,l\is ,,xvii1 remplir5t cette lettre des promesses emphatiques du rgne futur1 jo9tes des expressions #dha my/iques capables de faire impression sur une tte faible et fir5t tomb] cette lettre dans les ma9s de l'ouvri] qui se nommait ,eugne ,v9tras1 avec les circon/ances que lui-mme va n\s racont]3 ,le #f aot #ahci4 ,a neuf heures environ1 j'tais occup crire4441 on frappe la porte de la *ambre o j'tais2 croyant que c'tait un ouvri] qui avait affaire moi1 je rponds assez brusquem5t3 ,entrez4 ,je fus bi5 surpris1 au lieu d'un ouvri]1 de voir un vieill>d dgu5ill2 je lui dem&ai seulem5t ce qu'il v\lait4 ,il me rpondit bi5 tranquillem5t3 ,ne v\s f*ez pas1 ,pi]re-,mi*el 7noms dont jamais p]sonne ne se s]t p\r me nomm]2 dans t\t le pays on m'appelle ,eugne1 et mme1 lorsque je signe quelque *ose1 je ne mets jamais ces deux prnoms74 ,cette rponse de mon vieill>d me fit une c]ta9e s5sation2 mais elle augm5ta lorsqu'il me dit3 ,je suis bi5 fatigu2 p>t\t o je me prs5te1 on me reg>de avec mpris ou comme un voleur4 ,ces d]nires p>oles m'effrayr5t beauc\p1 quoique dites d'un air tri/e et malheureux4 ,je me levai1 et pris devant moi non pas de la monnaie1 mais une pice de dix s\s que je lui mis dans la ma9 en lui disant3 ,je ne v\s pr5ds pas p\r cela1 mon brave homme4 ,et en lui disant cela1 je lui fis ap]cevoir que je v\lais l'conduire4 ,il ne dem&a pas mieux et me t\rna le dos d'un air pe94 ,a pe9e eut-il mis le pi$ sur la d]nire m>*e que je retirai la porte sur moi1 et la f]mai clef4 ,ne l'ent5dant pas #dhb desc5dre1 j'appelai un ouvri] et lui dis de mont] ma *ambre4 ,l1 s\s prtexte d'affaires1 j'esprais lui faire p>c\rir avec moi t\s les endroits que je jugeais possibles de ca*] mon vieill>d1 que je n'avais pas vu sortir4 ,cet ouvri] monte ma *ambre1 je sors avec lui en f]mant ma porte clef1 et je p>c\rus t\s les plus petits rduits4 ,je ne vis ri54 ,j'allais entr] dans la fabrique1 qu& t\t c\p j'ent5ds sonn] une messe4 ,j'pr\vais du plaisir p5sant que1 malgr le drangem5t de mon vieill>d1 je p\rrais nanmo9s assi/] une messe4 ,alors je c\rus ma *ambre p\r pr5dre un livre de prires4 ,je tr\vai1 la place o j'crivais1 une lettre adresse madame de ,g5]s1 ,londres4 ,cette lettre tait signe et crite p> ,m4 ,paul de ,montfleury1 de ,ca51 et cont5ait une rfutation d'hrsie et une pr(ession de foi or?odoxe4 ,cette lettre1 quoique adresse madame de ,g5]s1 tait de/9e remettre s\s les yeux du duc de ,norm&ie les plus gr&es vrits de notre sa9te religion ca?olique1 apo/olique et roma9e4 ,sur la lettre tait pose la pice de dix s\s que j'avais donne mon vieill>d4 ,dans une autre lettre1 ,pi]re-,mi*el av\e que la figure de ce vieill>d ne lui tait pas inconnue1 mais qu'en le voyant a9si app>atre t\t c\p1 il eut extraord9airem5t peur1 il v]r\illa et b>ricada la porte qu& il fut sorti1 c\ta longtemps la porte s'il l'ent5dait desc5dre4 ,le vieux m5diant ta sans d\te ses s\li]s p\r desc5dre sans faire du bruit1 c> ,v9tras n'ent5dit ri52 il c\rt alors la f5tre #dhc et ne le voit pas sortir1 att5du qu'il tait sorti depuis longtemps4 ,voil mon homme b\lev]s1 il appelle au sec\rs1 *]*e p>t\t1 tr\ve enf9 la lettre qu'on v\lait lui faire lire1 c'e/ videmm5t une lettre tombe du ciel4 ,voil ,v9tras dv\ ,l\is ,,xvii1 le voila visionnaire p\r le re/e de ses j\rs1 c> dsormais l'image du vieux m5diant ne le quitt]a plus4 ,ce m5diant devi5dra sa9t ,mi*el1 p>ce qu'il l'a appel ,pi]re-,mi*el1 association d'ides analogue celles des rves4 ,les halluc9s de la secte de ,l\is ,,xvii avai5t dev91 avec la seconde vue des maniaques1 ju/e le mom5t o il fallait frapp] la faible tte de ,v9tras p\r en faire en un seul in/ant un illum9 et un prophte4 ,la secte de ,l\is ,,xvii se compose surt\t d'anci5s s]viteurs de la royaut lgitimi/e1 aussi ,v9tras1 dev5u leur m$ium1 e/-il le fidle reflet de t\tes ces imag9ations ple9es de s\v5irs *eval]esques et de my/icisme vieilli4 ,ce sont p>t\t1 dans les visions du n\veau prophte1 des lys baigns de sang1 des anges en co/ume de *evali]s1 des sa9ts dguiss en tr\bad\rs4 ,puis app>aiss5t des ho/ies colles sur de la soie bleue4 ,v9tras a des sueurs de sang1 et son sang app>at sur les ho/ies1 o il dess9e des coeurs avec des lg5des de l'criture et de l'or?ographe de ,v9tras2 des calices vides p>aiss5t t\t c\p ple9s de v91 puis o le v9 tombe app>aiss5t des ta*es de sang4 ,les initis croi5t ent5dre une musique dlicieuse et respir] des p>fums inconnus2 des prtres appels con/at] ces prodiges sont entrans dans le c\rant de l'en?\siasme4 ,un cur du diocse de ,t\rs1 un vieux et vnrable #dhd ecclsia/ique1 quitte sa cure1 et se met la suite du prophte4 ,n\s avons vu ce prtre1 il n\s a racont les m]veilles de ,v9tras avec l'acc5t de la plus p>faite conviction1 il n\s a montr des ho/ies injectes de sang d'une manire inexplicable1 il n\s a communiqu des procs-v]baux signs de plus de c9quante tmo9s1 t\s g5s honorables et bi5 poss dans le monde1 des arti/es1 des mdec9s1 des hommes de loi1 un *evali] de ,razac1 une du*esse d',armaill4 ,les mdec9s ont analys le fluide v]meil qui c\lait des ho/ies1 et ont reconnu que c'tait vritablem5t du sang huma92 les ennemis mme de ,v9tras1 et il en a de cruels1 ne conte/5t pas les miracles et se cont5t5t de les attribu] au dmon4 ,mais concevez-v\s1 n\s disait l'abb ,*>voz1 ce cur de ,t\ra9e dont n\s avons p>l1 concevez-v\s le dmon falsifiant le sang de ,jsus-,*ri/ sur des ho/ies rellem5t consacres8 ,c> l'abb ,*>voz e/ bi5 rellem5t prtre1 et ces signes se produis5t aussi sur les ho/ies qu'il consacre4 ,cep5dant la secte de ,v9tras e/ an>*ique et absurde1 ,dieu ne fait donc pas de miracles en sa faveur4 ,re/e l'explication naturelle des phnomnes1 et dans le c\rs de cet ouvrage1 n\s l'avons assez indique p\r qu'il soit inutile de la dvelopp] ici4 ,v9tras1 que ses sectaires pos5t en n\veau ,*ri/1 eut aussi ses ,isc>iotes3 deux membres de la secte1 un c]ta9 ,gozzoli et un nomm ,alex&re ,ge(froi1 publir5t contre lui les rvlations les plus odieuses4 ,a les croire1 les sectaires de ,tilly-sur-,seules 7a9si se nommait leur rsid5ce7 se livrai5t aux pratiques les plus obscnes2 ils clbrai5t dans leur #dhe *apelle p>ticulire1 qu'ils nommai5t le cnacle1 des messes sacrilges auxquelles les lus assi/ai5t dans un tat complet de nudit2 un c]ta9 mom5t1 t\s ge/iculai5t1 fondai5t en l>mes en criant3 ,am\r6 am\r6 et ils se jetai5t dans les bras les uns des autres2 on n\s p]mettra de supprim] le re/e4 ,c'tai5t les orgies des anci5s gno/iques1 mais sans qu'on prt la pe9e d'te9dre les lumires4 ,alex&re ,ge(froi assure que ,v9tras l'initia un g5re de prire qui consi/ait dans l'acte mon/rueux d',onan1 ex]c au pi$ des autels1 mais ici le dnonciateur e/ trop odieux p\r tre cru sur p>ole4 ,l'abb ,*>voz1 qui n\s avons p>l de ces accusations infmes1 n\s a dit qu'il fallait les attribu] la ha9e de deux hommes *asss de l'association p\r avoir commis eux-mmes les actes dont ils accus5t ,v9tras4 ,quoi qu'il en soit1 les dsordres moraux eng5dr5t naturellem5t les dsordres physiques1 et les surexcitations anormales du sy/me n]veux produis5t presque t\j\rs des drglem5ts exc5triques dans les moeurs2 si donc ,v9tras e/ innoc5t1 il aurait pu et peut encore dev5ir c\pable4 ,le pape ,grgoire ,,xvi1 p> un bref du #h novembre #ahdc1 a condamn =mellem5t la secte de ,v9tras4 ,voici un spcim5 du /yle de cet illum91 homme d'ailleurs sans in/ruction et dont les crits emphatiques f\rmill5t de fautes de franais4 ,dormez1 dormez1 indol5ts mortels3 re/ez1 re/ez encore sur vos c\*es moelleuses2 s\riez vos rves de ftes et de gr&eurs2 l'ange de l'alliance e/ desc5du sur vos montagnes1 il a crit son nom jusque dans le calice de vos fleurs2 il a t\*1 des #dhf anneaux qui orn5t ses pi$s1 les fleuves qui font votre orgueil et votre esprance2 les *nes de vos =ts ont pris l'clat de son front p\r une n\velle aurore2 la m]1 d'un bond voluptueux1 a salu son reg>d6 ,elie l'a prcd6 ,p5*ez-v\s du ct de la t]re1 mais ne v\s effrayez po9t de ce bruit si actif des tombeaux4 ,dormez1 dormez encore2 je l'ai vu v]s l'ori5t2 il bur9ait son nom sur des monts inaccessibles2 il criait au temps de ht] sa b>que1 et j'ai vu lui s\rire le plus vieux des vieill>ds4 ,dormez1 dormez encore2 ,elie1 l'occid5t1 pose une croix la porte du temple2 il la scle avec du feu et l'aci] d'un poign>d4 ,encore le temple1 le feu et le poign>d6 ,*ose trange6 les f\s se reflt5t les uns et les autres1 t\s les fanatismes *ang5t leurs inspirations1 et le prophte de ,l\is ,,xvii devi5t ici l'*o du cri de v5geance des templi]s4 ,il e/ vrai que ,v9tras ne se croit pas responsable de ses crits2 voici comm5t il en p>le lui-mme4 ,oh6 si mon esprit tait p\r quelque *ose dans ces crits que l'on condamne1 j'incl9]ais ma tte1 et la cra9te entr]ait dans mon me4 ,ce n'e/ po9t mon ouvrage3 je n'y ai po9t prt mon conc\rs p> re*]*e ni p> dsir4 ,le calme e/ en moi2 ma c\*e ne connat pas l'insomnie2 les veilles n'ont po9t fatigu mes paupires2 mon sommeil e/ pur comme qu& ,dieu le cra3 je puis dire mon ,dieu avec un coeur libre3 ,cu/odi animam meam et erue me3 non erubescam1 quoniam sp]avi 9 te4 ,un autre prt5du r=mateur1 celui qui se posait en messie des #dhg bagnes et de l'*afaud1 ,lac5aire1 auquel n\s ne comp>]ons c]ta9em5t pas ,v9tras1 crivait aussi de sa prison3 ,comme une vi]ge *a/e et pure ,dans des rves d'am\r je veille et je m'endors4 ,quelqu'un m'appr5dra-t-il ce que c'e/ qu'un remords8 ,l'argum5t de ,v9tras1 p\r lgitim] son inspiration1 n'e/ donc pas concluant1 puisqu'il a s]vi galem5t ,lac5aire p\r excus] et mme p\r lgitim] aussi1 non plus des rv]ies1 mais des crimes4 ,condamns p> le pape1 les sectaires de ,tilly-sur-,seules condamnr5t le pape leur t\r1 ,v9tras1 de son autorit prive1 s'e/ cr s\v]a9 pontife4 ,la =me de ses vtem5ts sac]dotaux lui a t rvle3 il porte un diadme d'or avec un l+am indi5 sur le front1 il revt une robe de p\rpre et ti5t en ma9 un sceptre magique t]m9 p> une ma9 dont les doigts sont f]ms l'exception du p\ce et de l'auriculaire1 les doigts consacrs ,vnus et ,m]cure1 hiroglyphe de l'h]maphrodite antique1 emblme des anci5s cultes orgiaques et des priapes du sabbat4 ,a9si les rm9isc5ces et les reflets de la magie noire apports p> la lumire a/rale vi5n5t ratta*] aux my/res de l',inde et au culte pr(ane du ,baphomet1 les extases de ce malade contagieux dont l'infirm]ie e/ ,londres1 et qui cont9ue y faire des proslytes et des victimes4 ,aussi l'exaltation du pauvre prophte n'e/-elle pas t\j\rs exempte d'p\vante et de remords1 quoi qu'il en dise1 et p>fois il laisse *app] les plus tri/es aveux4 ,voici ce que n\s tr\vons dans une lettre adresse un de ses plus intimes amis3 #dhh ,je suis t\j\rs en att5te de n\veaux t\rm5ts4 ,dema9 arrive la famille ,v]g]1 je vais voir sur leurs traits la puret de leur me s'annonant p> leur joie2 on rappell]a t\t mon bonheur pass2 on cit]a des noms que je prononais avec am\r dans des temps peu loigns4 ,enf91 t\t ce qui f]a les dlices des autres s]a p\r moi de n\velles tortures6 ,il faudra tre table2 t&is que l'on f\ill]a mon coeur avec un glaive1 je devrai s\rire6 ,oh6 si p\rtant ces p>oles t]ribles que j'ai ent5dues n'tai5t pas t]nelles1 je *rirais encore mon cruel supplice6 ,p>don1 mon *]1 je ne p\rrais vivre sans aim] ,dieu6 c\tez1 si votre *>it d'homme v\s le p]met1 comme m9i/re du ,dieu vivant1 je ne la rclame pas1 celui que votre matre a vomi de sa b\*e doit tre maudit de v\s3 ,dans la nuit de diman*e lundi 7#ag au #ah mai7 un songe affreux a port dans mon me comme dans mon corps un c\p mortel4 ,j'tais ,sa9te-,paix1 il n'y avait plus p]sonne au *teau2 cep5dant les portes en tai5t ouv]tes4 ,je suis promptem5t mont la sa9te *apelle2 j'allais en ouvrir la porte qu& j'ai vu crit sur cette porte1 en c>actres de feu3 ,n'appro*e pas de ce lieu1 toi que j'ai vomi de ma b\*e6 ,je n'ai pu desc5dre2 je suis tomb ananti sur la premire m>*e2 mais jugez de mon effroi qu& je n'ai plus vu aut\r de moi qu'un l>ge et pr(ond abme6 il y avait dans le fond des mon/res hideux qui m'appelai5t leur frre6 ,la p5se me v9t en ce mom5t que le sa9t ar*ange aussi #dhi m'appelait son frre4 ,quelle diffr5ce6 lui faisait bondir mon me de la plus vive allgresse2 et ceux-ci1 en les ent5dant m'appel] a9si1 je me tordais dans des convulsions semblables celles que leur faisait pr\v] la v]tu que ,dieu avait atta*e ma croix de grce lors de leur app>ition du #bh avril d]ni]4 ,je *]*ais me cramponn] quelque *ose p\r vit] de r\l] dans ce g\ffre sans fond4 ,je priais la mre de ,dieu1 la div9e ,m>ie1 je l'appelais mon sec\rs4 ,elle tait s\rde ma voix6 ,p5dant ce temps je r\lais t\j\rs laissant des lambeaux de ma *air aux po9tes rocailleuses qui bordai5t cet effroyable abme6 ,t\t c\p1 des t\rbillons de flammes s'lv5t v]s moi de la pr(ondeur o j'allais bi5tt tomb]4 ,j'ent5dais les cris d'une joie froce1 et je ne p\vais plus pri]4 ,t\t c\p1 une voix plus effrayante que les longs ret5tissem5ts du tonn]re dans un viol5t orage ret5tit mes oreilles4 ,j'ent5dis ces mots3 ,tu croyais me va9cre et tu vois que je t'ai va9cu2 je t'ai appris tre humble ma manire3 vi5s gt] mes d\ceurs1 devi5s un de mes meilleurs2 appr5ds connatre le tyran du ciel2 vi5s avec n\s lui vomir des blasphmes et des imprcations3 t\te autre *ose e/ inutile p\r toi ma9t5ant6 ,puis p>tant d'un long clat de rire il m'a dit3 ,reg>de ,m>ie1 celle que tu appelais ton b\cli] contre n\s1 vois son s\rire gracieux1 ent5ds sa d\ce voix4 ,mon *]1 je l'ai vue au-dessus de l'abme3 ses yeux d'un bleu cle/e se sont remplis de feu1 ses lvres v]meilles sont dev5ues violettes1 sa voix si suave et si div9e s'e/ *ange1 elle e/ dev5ue dure et t]rible6 elle m'a lanc ces mots comme #dij une f\dre3 ,r\le1 orgueilleux1 dans ces lieux remplis de feu qu'habit5t les dmons6 ,t\t mon sang reflua v]s mon coeur2 je crus que l'heure tait sonne o l'enf] t]re/re allait faire place l'enf] t]nel6 j'ai pu encore rassembl] quelques mots de l',ave ,m>ia2 je ne sais combi5 j'ai t de temps2 je sais que j'ai tr\v la dome/ique c\*e en r5trant3 elle m'a dit qu'il tait t>d4 ,ah6 si je fais connatre aux ennemis de l'oeuvre de la misricorde ce qui se passe en moi1 n'e/-ce pas qu'ils cri]ai5t victoire8 ils dirai5t que ce sont bi5 l les preuves d'une monomanie4 ,plt ,dieu que cela ft6 je s]ais mo9s pla9dre6 ,mais ne craignez ri51 si ,dieu ne veut pas ent5dre ma voix p\r moi je pri]ai p\r lui qu'il d\ble mes s\ffrances1 mais qu'il les ca*e ses ennemis4 ,ici l'halluc9ation triomphante s'lve jusqu'au sublime ,v9tras cons5t tre damn1 p\rvu qu'on ne dise pas qu'il e/ f\2 d]ni] in/9ct du prix ine/imable de la raison qui survit la raison mme3 l'homme ivre n'e/ proccup que de la cra9te de pass] p\r ivre2 l'ins5s et le monomane dem&5t la mort plutt que d'av\] leur dlire4 ,c'e/ que1 suivant la belle s5t5ce de ,cbes que n\s avons dj cite1 il n'y a p\r l'homme qu'un bi5 dsirable1 c'e/ la sagesse qui e/ l'usage de la raison1 et il n'y a aussi qu'un vritable et suprme malheur r$\t]1 c'e/ la folie4 #dia ,,*apitre ,,iii4 ,,les ,,magn,,tiseurs ,,et ,,les ,,somnambules4 ,,sommaire4--,m4 le b>on ,du ,potet et ses travaux sur la magie4--,expri5ces du miroir magique1 analogues aux phnomnes d'hydromancie4--,les tables t\rnantes et la cata/rophe de ,victor ,h5nequ94--,le mon/re et le magici54 ,l'glise1 dans sa haute sagesse1 n\s df5d de consult] le sort et de viol] p> une indiscrte curiosit les secrets de l'av5ir2 mais de nos j\rs la voix de l'glise n'e/ plus gure ent5due1 et la f\le revi5t aux dev9s et aux py?onisses2 les somnambules sont dev5ues les oracles de ceux qui ne croi5t plus aux prceptes de l'vangile1 et l'on ne songe pas que la proccupation d'un vnem5t prdit supprime en quelque sorte notre lib]t1 et p>alyse nos moy5s de df5se3 en consultant la magie p\r prvoir les vnem5ts futurs1 n\s donnons des arrhes la fatalit4 ,les somnambules sont les sybilles de notre poque1 comme les sybilles tai5t les somnambules de l'antiquit3 heureux les consultants qui ne mett5t pas leur crdulit au s]vice de magntiseurs immoraux ou ins5ss1 c> ils communi]ai5t p> le fait mme de leur bnvole consultation l'immoralit ou la folie des inspirateurs de l'oracle3 le mti] de magntiseur e/ facile et les dupes sont en gr& nombre4 ,il e/ donc important de connatre p>mi ceux qui s'occup5t du magntisme1 quels sont les hommes vraim5t srieux4 #dib ,p>mi ceux-ci n\s devons mettre au premi] rang ,m4 le b>on ,du ,potet1 dont les travaux consci5cieux ont fait dj faire un gr& pas la sci5ce de ,mesm]4 ,m4 ,du ,potet a ouv]t ,p>is une cole pratique de magntisme o le public e/ admis s'in/ruire des procds et vrifi] les phnomnes4 ,le b>on ,du ,potet e/ une nature exceptionnelle et p>ticulirem5t intuitive4 ,comme t\s les contempora9s1 mme les plus in/ruits1 il ignore la kabbale et ses my/res1 et cep5dant le magntisme lui a rvl la magie2 il a s5ti le beso9 de rvl] et de ca*] cette sci5ce effrayante encore p\r lui-mme1 et il a crit un livre qu'il v5d seulem5t ses adeptes et s\s le sceau du secret le plus absolu4 ,ce secret1 n\s ne l'avons pas promis ,m4 ,du ,potet1 mais n\s le g>d]ons p> respect p\r les convictions de l'hirophante2 qu'il n\s suffise de dire que son livre e/ le plus rem>quable de t\s les ouvrages de pure intuition2 n\s ne le croyons pas dang]eux1 p>ce que ,m4 le b>on ,du ,potet indique des =ces dont il ne prcise pas l'usage4 ,il sait qu'on peut nuire ou faire du bi51 tu] ou sauv] p> les procds magntiques2 mais ces procds1 il ne les indique pas d'une manire claire et pratique1 et n\s l'en flicitons d'ailleurs1 c> le droit de vie et de mort suppose une s\v]a9et div9e1 et cette s\v]a9et1 n\s reg>d]ions comme un indigne celui qui1 la connaissant et la possdant1 cons5tirait la v5dre de quelque manire que ce ft4 ,m4 ,du ,potet tablit victorieusem5t l'exi/5ce de cette lumire univ]selle dans laquelle les crisiaques p]oiv5t t\tes les images et t\s les reflets de la p5se2 il provoque des projections puissantes de cette lumire au moy5 d'un app>eil #dic absorbant qu'il nomme le miroir magique3 c'e/ t\t simplem5t un c]cle ou un c>r c\v]t de *>bon en p\dre f9e et tamise4 ,dans cet espace ngatif1 la lumire projete p> le crisiaque et p> le magntiseur runis1 colore bi5tt et ralise t\tes les =mes correspondantes leurs impressions n]veuses4 ,dans ce miroir vraim5t magique1 app>aiss5t p\r le sujet s\mis au somnambulisme t\s les rves de l'opium ou du has*i*1 les uns riants1 les autres lugubres2 le malade doit tre arra* ce spectacle1 si l'on ne veut pas qu'il tombe dans des convulsions4 ,ces phnomnes sont analogues ceux de l'hydromancie pratique p> ,caglio/ro3 l'eau1 considre att5tivem5t1 bl\it et tr\ble la vue2 alors la fatigue des yeux favorise les halluc9ations du c]veau4 ,caglio/ro v\lait p\r ces expri5ces des sujets vi]ges et p>faitem5t innoc5ts1 af9 de n'avoir pas cra9dre les divagations n]veuses produites p> les rm9isc5ces rotiques4 ,le miroir magique de ,du ,potet e/ peut-tre plus fatiguant p\r le sy/me n]veux t\t enti]1 mais les bl\issem5ts de l'hydromancie doiv5t avoir une influ5ce plus r$\table sur le c]veau4 ,m4 ,du ,potet e/ un de ces hommes =tem5t conva9cus qui support5t c\rageusem5t les dda9s de la sci5ce et les prjugs de l'op9ion1 en rptant t\t bas la pr(ession de foi secrte de ,galile3 ,la t]re t\rne cep5dant6 ,on a dc\v]t t\t rcemm5t que les tables t\rn5t aussi1 et que l'aimantation huma9e donne aux objets mobili]s s\mis l'influ5ce des crisiaques un m\vem5t de rotation4 ,les masses mme les plus l\rdes peuv5t tre s\leves et prom5es dans #did l'espace p> cette =ce1 c> la pesanteur n'exi/e qu'en raison de l'quilibre des deux =ces de la lumire a/rale1 augm5tez l'action de l'une des deux1 l'autre cd]a aussitt4 ,or1 si l'app>eil n]veux aspire et respire cette lumire en la r5dant positive ou ngative1 suivant les surexcitations p]sonnelles du sujet1 t\s les corps in]tes s\mis son action et imprgns de sa vie devi5dront plus lg]s ou plus l\rds1 suivant le flux et le reflux de la lumire qui entrane dans le n\vel quilibre de son m\vem5t les corps poreux et mauvais conducteurs aut\r d'un c5tre vivant1 comme les a/res dans l'espace sont emports1 balancs1 et gravit5t aut\r du soleil4 ,cette puissance exc5trique d'attraction ou de projection suppose t\j\rs un tat maladif *ez celui qui en e/ le sujet1 les mdiums sont t\s des tres exc5triques et mal quilibrs2 la mdiomanie suppose ou occasionne une suite d'autres manies n]veuses1 ides fixes1 drglem5ts d'apptits1 rotomanie dsordonne1 p5*ants au meurtre ou au suicide4 ,*ez les tres a9si affects1 la responsabilit morale semble n'exi/] plus2 ils font le mal avec la consci5ce du bi52 ils pleur5t de pit l'glise et peuv5t tre surpris dans de hideuses bac*anales2 ils ont une manire de t\t expliqu]1 c'e/ le diable1 ce sont les esprits qui les obsd5t et les entran5t4 ,que leur v\lez-v\s8 que leur dem&ez-v\s8 ,ils ne viv5t plus en eux-mmes2 c'e/ un tre my/rieux qui les anime1 c'e/ lui qui agit leur place1 et tre se nomme lgion6 ,les essais rxrs d'une p]sonne bi5 portante p\r se crer des facults de mdium la fatigu5t1 la r5d5t malade1 et #die peuv5t drang] sa raison4 ,c'e/ ce qui e/ arriv ,victor ,h5nequ91 anci5 rdacteur de la ,dmocratie pacifique1 et membre1 aprs #ahdh1 de l',assemble nationale3 c'tait un jeune avocat d'une p>ole abondante et facile1 il ne manquait ni d'in/ruction1 ni de tal5t1 mais il tait infatu de rv]ies de ,f\ri]3 exil aprs le #b dcembre1 il se livra dans l'inaction de sa retraite aux expri5ces des tables t\rnantes2 bi5tt il fut atte9t de mdiomanie1 et crut tre l'in/rum5t des rvlations de l'me de la t]re4 ,il publia un livre intitul3 ,sauvons le g5re huma91 c'tait un mlange de s\v5irs phalan/ri5s et de rm9isc5ces *rti5nes1 une d]nire lueur de raison m\rante y brille encore1 mais les expri5ces cont9ur5t et la folie triompha4 ,dans un d]ni] ouvrage dont le premi] volume a t seul publi1 ,victor ,h5nequ9 reprs5te ,dieu comme un imm5se polype plac au c5tre de la t]re avec des ant5nes et des trompes cont\rnes en vrilles qui vont et vi5n5t trav]s son c]veau et celui de sa femme ,octavie4 ,bi5tt aprs on apprit que ,victor ,h5nequ9 tait mort des suites d'un accs de dm5ce furieuse dans une maison d'alins4 ,n\s avons ent5du p>l] d'une dame du gr& monde qui se livrait des conv]sations avec les prt5dus esprits des meubles1 et qui1 sc&alise outre mesure p> les rponses inconv5antes de son guridon1 fit le voyage de ,rome p\r dfr] le meuble hrtique au sa9t sige2 elle avait emport avec elle le c\pable1 et en fit un autodaf dans la capitale du monde *rti54 ,mieux vaut brl] son mobili] que de se r5dre folle1 et en vrit p\r cette dame le pril tait imm95t4 #dif ,ne rions pas d'elle1 n\s1 enfants d'un sicle de raison o des hommes srieux1 comme le comte de ,mirville1 attribu5t au diable les phnomnes inexpliqus de la nature4 ,dans un mlodrame qui se j\e sur les b\lev>ds1 il e/ "q d'un magici5 qui1 p\r se faire un auxiliaire =midable1 a cr un &rode1 un mon/re griffes de lion1 cornes de taureau1 cailles de liva?an1 il donne la vie ce sph9x hybride1 et aussitt1 p\vant de son ouvrage1 il pr5d la fuite4 ,le mon/re le p\rsuit1 app>at entre lui et sa fiance1 inc5die sa maison1 brle son pre1 enlve son fils1 le p\rsuit jusque sur la m]1 monte avec lui sur son vaisseau qu'il fait engl\tir et f9it lui-mme p> un c\p de f\dre4 ,ce spectacle affreux1 risible =ce d'p\vante1 a t ralis dans l'hi/oire de l'humanit1 la posie a t p]sonnifie le fantme du mal lui a prt t\tes les =ces de la nature4 ,elle v\lait de cet p\vantail faire un auxiliaire la morale1 puis elle a eu peur de cette laideur enfante p> ses rves4 ,depuis ce temps1 le mon/re n\s p\rsuit trav]s les ges1 il app>at hideux et grimaant entre n\s et les objets de nos am\rs1 cau*em> immonde1 il t\ffe nos enfants p5dant leur sommeil1 il apporte dans la cration1 cette maison pat]nelle de l'humanit1 l'inc5die inext+uible de l'enf]1 il brle et torture jamais nos pres et nos mres2 il t5d ses ailes noires p\r n\s ca*] le ciel et il n\s crie3 ,plus d'esprance6 il monte en gr\pe et galope aprs n\s comme le *agr92 il plonge dans l'ocan du dsespoir la d]nire ar*e de notre esprance2 c'e/ l'antique ,arimanes des ,p]ses1 c'e/ le ,typhon de l'gypte1 c'e/ le dieu noir des sectaires de ,mans1 du comte de ,mirville et de #dig la magie noire du diable1 c'e/ l'horreur du monde et l'idole des mauvais *rti5s4 ,les hommes ont essay d'en rire et ils en ont peur4 ,ils en font des c>icatures1 et ils tressaill5t1 p>ce qu'il leur semble voir ces c>icatures mmes s'anim] p\r se moqu] d'eux leur t\r4 ,cep5dant son rgne e/ pass1 mais il ne prira pas cras p> la f\dre du ciel3 la sci5ce a conquis le feu du tonn]re1 et elle a fait des flambeaux1 le mon/re s'van\ira devant les spl5deurs de la sci5ce et la vrit3 le gnie de l'ignorance et de la nuit ne peut tre f\droy que p> la lumire6 ,,*apitre ,,iv4 ,,les ,,fantaisi/es ,,en ,,magie4 ,,sommaire4--,le ,magici51 p> ,alphonse ,esquiros4--,les livres et les miracles de ,h5ri ,delaage4--,les expri5ces du comte d',our*es4--,le livre du b>on de ,guld5/abb4--,un mot sur les ncromanci5s et les vampires4--,le c>tomanci5 ,edmond4 ,il y a une v+ta9e d'annes qu'un de nos amis d'enfance1 ,alphonse ,esquiros1 publia un livre de haute fantaisie1 intitul le ,magici54 ,c'tait t\t ce que le romantisme d'alors p\vait imag9] de plus biz>re1 l'auteur donnait son magici5 un srail de femmes mortes1 mais embaumes p> un procd retr\v depuis p> ,gannal4 ,un &rode de bronze qui pr*ait la *a/et1 un h]maphrodite am\reux de la lune et qui entret5ait avec elle une correspondance suivie1 et bi5 d'autres *oses #dih encore que n\s ne n\s rappelons pas4 ,alphonse ,esquiros1 p> la publication de ce roman1 fonda une cole de fantaisi/es en magie dont le jeune et intressant ,h5ri ,delaage e/ actuellem5t le reprs5tant le plus di/+u4 ,h5ri ,delaage e/ un criva9 fcond1 un ?aumaturge mconnu et un fasc9ateur habile4 ,son /yle n'e/ pas mo9s tonnant que les ides d',alphonse ,esquiros1 son initiateur et son matre2 a9si dans son livre des ,ressuscits1 il dit en p>lant d'une objection contre le *ri/ianisme3 ,je vais pr5dre cette objection la gorge1 et qu& je la l*]ai1 la t]re ret5tira s\rdem5t s\s le poids de son cadavre trangl4 ,il e/ vrai qu'il ne rpond pas gr&'*ose ensuite cette objection1 mais que v\lez-v\s qu'on rponde une objection trangle1 qu& une fois la t]re a ret5ti s\rdem5t s\s le poids de son cadavre8 ,h5ri ,delaage e/1 avons-n\s dit1 un ?aumaturge mconnu2 il a av\1 en effet1 une p]sonne de notre connaissance que p5dant un hiv] o rgnait impitoyablem5t cette affection de poitr9e si f*euse qu'on nomme la grippe1 il n'avait qu' se prs5t] dans un salon p\r gurir immdiatem5t t\tes les p]sonnes qui s'y tr\vai5t2 il e/ vrai qu'il tait la victime du miracle1 c> il y a gagn un lg] enr\em5t qui ne l'a pas quitt depuis4 ,plusieurs amis d',h5ri ,delaage n\s ont assur qu'il a le don d'ubiquit1 on vi5t de le quitt] au bureau de la ,patrie1 on le retr\ve *ez ,d5tu1 son diteur1 on s'enfuit effray1 on r5tre *ez soi et l'on y tr\ve444 ,delaage qui v\s att5dait4 #dii ,h5ri ,delaage e/ aussi un fasc9ateur habile4 ,une dame du monde qui v5ait de lire un de ses livres1 dcl>ait qu'elle ne connaissait ri5 au monde de plus beau et de mieux crit1 mais ce n'e/ pas seulem5t ses livres que ,delaage communique le don de beaut4 ,un j\r n\s v5ions de lire un feuilleton sign ,fior5t9o1 o l'on disait que les *>mes physiques du jeune magici5 galai5t ou mme surpassai5t ceux des anges4 ,n\s r5controns ,delaage et n\s le que/ionnons avec curiosit sur cette rvlation s+ulire4 ,delaage alors met la ma9 dans son gilet1 se t\rne de trois qu>ts et lve en s\riant les yeux v]s le ciel444 ,heureusem5t n\s avions sur n\s l',en*iridion de ,lon ,,iii1 qui e/1 comme on sait1 un prs]vatif contre les en*antem5ts1 et la beaut anglique du fasc9ateur re/a invisible nos yeux4 ,n\s donn]ons ,h5ri ,delaage des loges plus srieux que ceux des admirateurs de sa beaut1 il se dcl>e s9crem5t ca?olique1 et proclame hautem5t son respect et son am\r p\r la religion2 or la religion p\rra faire de lui un sa9t1 ce qui e/ un titre plus e/imable et plus glorieux que celui de sorci]4 ,c'e/ cause de sa qualit de publici/e que n\s avons nomm ce jeune homme le premi] p>mi les fantaisi/es de la magie4 ,ce rang s\s t\s les autres rapports app>t5ait ,m4 le comte d',our*es1 homme vnrable p> son ge qui consacre sa vie et sa =tune aux expri5ces magntiques4 ,*ez lui les meubles et les dames somnambules se livr5t des danses effrnes1 les meubles se fatigu5t et se bris5t1 mais les dames1 ce qu'on assure1 ne s'en port5t que mieux4 #ejj ,p5dant longtemps ,m4 le comte d',our*es a t dom9 p> une ide fixe3 la cra9te d'tre ent]r vivant1 et il a fait plusieurs mmoires sur la ncessit de con/at] les dcs d'une manire plus c]ta9e qu'on ne le fait habituellem5t4 ,m4 d',our*es avait d'autant plus raison de cra9dre1 que son tempram5t e/ pl?orique1 et que son extrme susceptibilit n]veuse1 j\rnellem5t surexcite p> ses expri5ces avec les jolies somnambules1 l'expose peut-tre des attaques d'apoplexie4 ,m4 le comte d',our*es e/ en magntisme l'lve de l'abb ,f>ia1 et en ncromancie il app>ti5t l'cole du b>on de ,guld5/ubb4 ,le b>on de ,guld5/ubb a publi un livre intitul3 ,pneumatologie positive et exprim5tale2 la ralit des esprits et le phnomne m]veilleux de leur criture directe4 ,voici comm5t il raconte lui-mme sa dc\v]te3 ,ce fut dj dans le c\rant de l'anne #ahej1 environ trois ans avant l'invasion de l'pidmie des tables t\rnantes1 que l'auteur a v\lu introduire en ,france les c]cles du spiritualisme d',amrique1 les c\ps my/rieux de ,ro*e/] et rcriture purem5t ma*9ale des mdiums4 ,il a r5contr malheureusem5t beauc\p d'ob/acles de la "p des autres magntiseurs4 ,les fluidi/es1 et mme ceux qui s'intitulr5t magntiseurs spirituali/es1 mais qui n'tai5t en vrit que des somnambuliseurs de bas tage1 traitr5t les c\ps my/rieux du spiritualisme amrica9 de folies et de songes creux4 ,aussi ce n'e/ qu'au b\t de plus de six mois1 que l'auteur a pu =m] le premi] c]cle selon le mode des ,amrica9s1 grce au conc\rs zl que lui a prt ,m4 ,r\/an1 #eja anci5 membre de la socit des magntiseurs spirituali/es1 homme simple1 mais ple9 d'en?\siasme p\r la sa9te cause du spiritualisme4 ,plusieurs autres p]sonnes sont v5ues se jo9dre n\s1 p>mi lesquelles il faut cit] feu l'abb ,*tel1 le fondateur de l'glise franaise1 qui1 malgr ses t5dances rationali/es1 a f9i p> admettre la ralit d'une rvlation objective et surnaturelle1 condition indisp5sable du spiritualisme et de t\tes les religions positives4 ,on sait que les c]cles amrica9s sont bass 7ab/raction faite de c]ta9es conditions morales1 galem5t requises7 sur la di/9ction des pr9cipes magntiques ou positifs et lectriques ou ngatifs4 ,ces c]cles se compos5t de d\ze p]sonnes1 dont six reprs5t5t les lm5ts positifs1 et les six autres1 les lm5ts ngatifs ou s5sitifs4 ,la di/9ction des lm5ts ne doit pas tre faite d'aprs le sexe des p]sonnes1 bi5 que gnralem5t les femmes ai5t des attributs ngatifs et s5sitifs1 et que les hommes soi5t d\s de qualits positives et magntiques4 ,il faut donc bi5 tudi] la con/itution morale et physique de *acun1 avant de =m] les c]cles1 c> il y a des femmes dlicates qui ont des qualits mascul9es1 comme quelques hommes vig\reux ne sont que des femmes au moral4 ,on place une table dans un endroit spacieux et ar4 ,le mdium 7ou les milieux7 doit s'asseoir au b\t de la table et tre entirem5t isol2 il s]t de conducteur l'lectricit p> son calme et sa quitude contemplative4 ,un bon somnambule e/ en gnral un excell5t ,m,,dium4 ,on place les six natures lectriques ou ngatives qu'on reconnat gnralem5t aux qualits affectueuses du coeur et leur s5sibilit1 droite du mdium1 en mettant immdiatem5t auprs du mdium la p]sonne #ejb la plus s5sitive ou ngative du c]cle4 ,il en e/ de mme quant aux natures positives que l'on place gau*e du mdium1 p>mi lesquelles la p]sonne la plus positive1 la plus intellig5te doit se mettre galem5t auprs du mdium4 ,p\r =m] la *ane1 il faut que les d\ze p]sonnes pos5t la ma9 droite sur la table1 et qu'elles mett5t la ma9 gau*e du vois9 dessus1 en faisant a9si le t\r de la table de la mme faon4 ,quant au mdium ou aux milieux1 s'il y en a plusieurs1 ils re/5t entirem5t isols des d\ze p]sonnes qui =m5t la *ane4 ,n\s avons obt5u au b\t de plusieurs sances c]ta9s phnomnes rem>quables1 tels que des sec\sses simultanes1 ress5ties p> t\s les membres du c]cle au mom5t de l'vocation m5tale des p]sonnes les plus intellig5tes4 ,il en e/ de mme des c\ps my/rieux et des sons tranges2 plusieurs p]sonnes mme trs ins5sibles ont eu des visions simultanes1 bi5 qu'elles fuss5t re/es l'tat ord9aire de veille4 ,quant aux sujets s5sibles1 ils ont acquis l'admirable facult des mdiums1 d'crire ma*9alem5t grce une attraction invisible1 laquelle se s]t d'un bras sans intellig5ce p\r exprim] ses ides4 ,au surplus1 les individus ins5sibles ress5tai5t cette influ5ce my/rieuse d'un s\ffle ext]ne1 mais l'effet n'tait pas assez =t p\r mettre en m\vem5t leurs membres4 ,du re/e1 t\s ces phnomnes obt5us selon le mode du spiritualisme amrica91 ont le dfaut d'tre encore plus ou mo9s indirects1 p>ce qu'on ne peut pas se pass] dans ces expri5ces de l'int]mdiaire d'un tre huma91 d'un mdium4 ,il #ejc en e/ de mme des tables t\rnantes et p>lantes qui n'ont envahi l',europe qu'au comm5cem5t de l'anne #ahec4 ,l'auteur a fait beauc\p d'expri5ces de tables avec son honorable ami1 ,m4 le comte d',our*es1 l'un des hommes les plus v]ss dans la magie et dans les sci5ces occultes4 ,n\s sommes p>v5us peu peu mettre les tables en m\vem5t sans att\*em5t quelconque2 ,m4 le comte d',our*es les a fait s\lev] mme sans att\*em5t4 ,l'auteur a fait c\rir les tables avec une gr&e vitesse galem5t sans att\*em5t et sans le conc\rs d'un c]cle magntique4 ,il en e/ de mme des vibrations des cordes d'un piano1 phnomne obt5u dj le #bj janvi] #ahef en prs5ce des comtes de ,szap>y et d',our*es4 ,t\s ces phnomnes rvl5t bi5 la ralit de c]ta9es =ces occultes1 mais ces faits ne dmontr5t pas suffisamm5t l'exi/5ce relle et sub/antielle des intellig5ces invisibles1 indp5dantes de notre volont et de notre imag9ation1 dont on agr&it1 il e/ vrai1 dmesurm5t1 de nos j\rs le p\voir4 ,de l le repro*e que l'on adresse aux spirituali/es amrica9s de n'avoir que des communications insignifiantes et vagues avec le monde des esprits1 qui ne se manife/5t que p> c]ta9s c\ps my/rieux1 et p> la vibration de quelques sons4 ,en effet il n'y a qu'un phnomne direct1 intellig5t et matriel la fois1 indp5dant de notre volont et de notre imag9ation1 tel que l'criture directe des esprits1 qu'on n'a pas mme voqus ni invoqus1 qui puisse s]vir de preuve irrfragable de la ralit du monde surnaturel4 ,l'auteur1 tant t\j\rs la re*]*e d'une preuve intellig5te et palpable en mme temps1 de la ralit #ejd sub/antielle du monde surnaturel1 af9 de dmontr] p> des faits irrfragables1 l'immortalit de l'me1 n'a jamais cess d'adress] des prires f]v5tes l't]nel de v\loir bi5 indiqu] aux hommes un moy5 infaillible p\r raff]mir la foi en l'immortalit de l'me1 cette base t]nelle de la religion4 ,l't]nel1 dont la misricorde e/ inf9ie1 a amplem5t exauc cette faible prire4 ,un beau j\r1 c'tait le premi] aot #ahef1 l'ide v9t l'auteur d'essay] si les esprits p\vai5t crire directem5t1 sans l'int]mdiaire d'un mdium4 ,connaissant l'criture directe et m]veilleuse du ,dcalogue selon ,mose1 et l'criture galem5t directe et my/rieuse durant le fe/9 du roi ,baltaz> suivant ,daniel1 ayant en outre ent5du p>l] des my/res mod]nes de ,/ratt=d en ,amrique1 o l'on avait tr\v c]ta9s c>actres illisibles et tranges1 tracs sur des morceaux de papi]1 et qui ne p>aissai5t pas prov5ir des mdiums1 l'auteur a v\lu con/at] la ralit d'un phnomne dont la porte s]ait imm5se1 s'il exi/ait rellem5t4 ,il mit donc un papi] blanc lettres et un crayon taill dans une petite boite f]me clef1 en portant cette clef t\j\rs sur lui-mme et sans faire "p de cette expri5ce p]sonne4 ,il att5dit durant d\ze j\rs en va91 sans rem>qu] la mo9dre trace d'un crayon sur le papi]1 mais quel fut son tonnem5t1 lorsqu'il rem>qua le #ac aot #ahef c]ta9s c>actres my/rieux1 tracs sur le papi]2 pe9e les eut-il rem>qus qu'il rpta dix fois p5dant cette j\rne1 jamais mmorable1 la mme expri5ce1 en mettant t\j\rs au b\t d'une #eje demi-heure1 une n\velle feuille de papi] blanc dans la mme bote4 ,l'expri5ce fut c\ronne *aque fois d'un succs complet4 ,le l5dema91 #ad aot1 l'auteur fit de n\veau une v+ta9e d'expri5ces1 en laissant la bote ouv]te et en ne la p]dant pas de vue2 c'e/ alors que l'auteur voyait que des c>actres et des mots dans la langue e/honi5ne se =mr5t ou fur5t gravs sur le papi]1 sans que le crayon b\gea4 ,depuis ce mom5t1 l'auteur1 voyant l'inutilit du crayon1 a cess de le mettre sur le papi]2 il place simplem5t un papi] blanc sur une table *ez lui1 ou sur le pide/al des /atues antiques1 sur les s>cophages1 sur les urnes1 etc41 au ,l\vre1 ,sa9t-,d5is1 l'glise ,sa9t-ti5ne-du-,mont1 etc4 ,il en e/ de mme des expri5ces faites dans les diffr5ts cimetires de ,p>is4 ,du re/e1 l'auteur n'aime gure les cimetires1 la plup>t des esprits prfrant les lieux o ils ont vcu durant leur c>rire t]re/re1 aux endroits o repose leur dp\ille mortelle4 ,n\s sommes lo9 de rvoqu] en d\te les phnomnes s+uli]s obs]vs p> ,m4 le b>on1 mais n\s lui f]ons obs]v] que la dc\v]te avait t faite avant lui p> ,lavat] et qu'il y a encore lo9 de quelques lignes obt5ues p> ,m4 de ,guld5/ubb au portrait pe9t l'aqu>elle p> le kabbali/e ,gablidone4 ,ma9t5ant1 au nom de la sci5ce1 n\s dirons ,m4 de ,guld5/ubb1 non pas p\r lui qui ne n\s croira pas1 mais p\r les obs]vateurs srieux de ces phnomnes extraord9aires3 ,monsieur le b>on1 les critures que v\s obt5ez ne vi5n5t pas de l'autre monde2 et c'e/ v\s-mme qui les tracez votre insu4 #ejf ,v\s avez p> vos expri5ces multiplies l'excs et p> l'excessive t5sion de votre volont dtruit l'quilibre de votre corps fluidique et a/ral1 v\s le =cez ralis] vos rves et il trace en c>actres emprunts vos s\v5irs le reflet de vos imag9ations et de vos p5ses4 ,si v\s tiez plong dans un sommeil magntique p>faitem5t lucide1 v\s v]riez le mirage lum9eux de votre ma9 s'allong] comme une ombre au soleil c\*ant1 et trac] sur le papi] prp> p> v\s ou vos amis les c>actres qui v\s tonn5t4 ,cette lumire corporelle qui mane de la t]re et de v\s e/ cont5ue p> une enveloppe fluidique d'une extrme la/icit1 et cette enveloppe se =me de la qu9tess5ce de vos esprits vitaux et de votre sang4 ,cette qu9tess5ce emprunte la lumire une c\leur dt]m9e p> votre volont secrte1 elle se fait ce que v\s rvez qu'elle e/2 alors les c>actres s'imprim5t sur le papi] comme les signes sur le corps des enfants qui ne sont pas encore ns s\s l'influ5ce des imag9ations de leurs mres4 ,cette encre que v\s voyez app>atre sur le papi]1 c'e/ votre sang noirci et transfigur4 ,v\s v\s puisez mesure que les critures se multipli5t4 ,si v\s cont9uez vos expri5ces1 votre c]veau s'affaiblira graduellem5t1 votre mmoire se p]dra2 v\s ress5tirez dans les articulations des membres et des doigts d'inexprimables d\leurs et v\s m\rrez enf91 soit f\droy subitem5t1 soit dans une longue agonie accompagne d'halluc9ations et de dm5ce4 ,voici p\r ,m4 le b>on de ,guld5/ubb4 #ejg ,ma9t5ant n\s dirons ,m4 le comte d',our*es3 ,v\s ne s]ez pas ent]r vivant1 mais v\s risquez de m\rir p> les prcautions mmes que v\s pr5drez p\r ne pas l'tre4 ,les p]sonnes ent]res vivantes ne peuv5t d'ailleurs avoir s\s t]re que des rveils rapides et de peu de dure1 elles peuv5t t\tefois y vivre longtemps cons]ves p> la lumire a/rale dans un tat complet de somnambulisme lucide4 ,leurs mes alors sont sur la t]re encore en*anes au corps endormi p> une *ane invisible1 alors si ce sont des mes avides et crim9elles1 elles peuv5t aspir] la qu9tess5ce du sang des p]sonnes endormies du sommeil naturel1 et transmettre cette sve leur corps ent]r p\r le cons]v] plus longtemps dans l'esprance vague qu'il s]a enf9 r5du la vie4 ,c'e/ cet effrayant phnomne qu'on appelle le vampirisme1 phnomne dont la ralit a t con/ate p> des expri5ces nombreuses aussi bi5 atte/es que t\t ce qu'il y a de plus sol5nel dans l'hi/oire4 ,si v\s d\tez de la possibilit de cette vie magntique du corps huma9 dans la t]re1 lisez ce rcit d'un (fici] anglais nomm ,osborne1 rcit dont la fidlit a t atte/e ,m4 le b>on ,du ,potet p> le gnral ,v5tura4 ,le #f ju9 7#ahch71 dit ,m4 ,osborne1 la monotonie de notre vie de camp fut heureusem5t int]rompue p> l'arrive d'un individu clbre dans le ,p5djab4 ,il j\it p>mi les ,sikhs d'une gr&e vnration cause de la facult qu'il a de re/] enseveli s\s t]re aussi longtemps qu'il lui plat4 ,on rapportait dans le pays des faits si extraord9aires sur cet homme1 et tant de p]sonnes #ejh respectables en g>antissai5t l'au!nticit1 que n\s tions extrmem5t dsireux de le voir4 ,il n\s raconta lui-mme qu'il ex]ait ce qu'il appelle son mti] 7celui de se faire ent]r]7 depuis plusieurs annes2 on l'a vu en effet rpt] cette trange expri5ce sur div]s po9ts de l',inde4 ,p>mi les hommes graves et dignes de foi qui en r5d5t tmoignage1 je dois cit] le capita9e ,wade1 ag5t politique ,lodhiana4 ,cet (fici] m'a affirm trs srieusem5t avoir assi/ lui-mme la rsurrection de ce fakir aprs un ent]rem5t qui avait eu lieu quelques mois aup>avant1 en prs5ce du gnral ,v5tura1 du mah>adja et des pr9cipaux *efs sikhs4 ,voici les dtails qu'on lui avait donns sur l'ent]rem5t1 et ceux qu'il aj\tait1 d'aprs sa propre autorit1 sur l'exhumation4 ,a la suite de quelques prp>atifs qui avai5t dur quelques j\rs et qu'il rpugn]ait d'numr]1 le fakir dcl>a tre prt subir l'preuve4 ,le mah>adja1 les *efs sikhs et le gnral ,v5tura se runir5t prs d'une tombe en maonn]ie con/ruite exprs p\r le recevoir4 ,s\s leurs yeux1 le fakir f]ma avec de la cire1 l'exception de la b\*e1 t\tes les ouv]tures de son corps qui p\vai5t donn] entre l'air2 puis il se dp\illa des vtem5ts qu'il portait3 on l'enveloppa alors d'un sac de toile1 et1 suivant son dsir1 on lui ret\rna la langue en arrire de manire lui b\*] l'entre du gosi]2 aussitt aprs cette opration le fakir tomba dans une sorte de l?>gie4 ,le sac qui le cont5ait fut f]m1 et un ca*et y fut appos p> le mah>adja4 ,on plaa ensuite ce sac dans une caisse de bois #eji cad5asse et scelle qui fut desc5due dans la tombe3 on jeta une gr&e quantit de t]re dessus1 on f\la longtemps cette t]re et on y sema de l'orge2 enf9 des s5t9elles fur5t places t\t al5t\r avec l'ordre de veill] j\r et nuit4 ,malgr t\tes ces prcautions1 le mah>adja cons]vait des d\tes2 il v9t deux fois dans l'espace de dix mois1 temps p5dant lequel le fakir re/a ent]r1 et il fit ouvrir devant lui la tombe2 le fakir tait dans le sac tel qu'on l'y avait mis1 froid et inanim4 ,les dix mois expirs1 on procda l'exhumation df9itive du fakir4 ,le gnral ,v5tura et le capita9e ,wade vir5t ouvrir les cad5as1 bris] les scells et lev] la caisse hors de la tombe4 ,on retira le fakir3 nulle pulsation soit au coeur1 soit au p\ls1 n'indiquait la prs5ce de la vie4 ,comme premire mesure de/9e le ranim]1 une p]sonne lui introduisit trs d\cem5t le doigt dans la b\*e et replaa sa langue dans la position naturelle4 ,le sommet de la tte tait seul demeur le sige d'une *aleur s5sible4 ,en v]sant l5tem5t de l'eau *aude sur le corps on obt9t peu peu quelques signes de vie3 aprs deux heures de so9s1 le fakir se releva et se mit m>*] en s\riant4 ,cet homme vraim5t extraord9aire raconte que1 durant son ensevelissem5t il a des rves dlicieux1 mais que le mom5t du rveil lui e/ t\j\rs trs pnible2 avant de rev5ir la consci5ce de sa propre exi/5ce1 il pr\ve des v]tiges4 ,il e/ g d'environ tr5te ans2 sa figure e/ dsagrable et a une c]ta9e expression de ruse4 ,n\s causmes longtemps avec lui1 et il n\s (frit de se faire #eaj ent]r] en notre prs5ce4 ,n\s le prmes au mot1 et n\s lui donnmes r5dez-v\s ,lahore en lui promettant de le faire re/] s\s t]re t\t le temps que dur]ait notre sj\r dans cette ville4 ,tel e/ le rcit de ,m4 ,osborne4 ,cette fois encore le fakir se laissa-t-il ent]r]8 ,la n\velle expri5ce p\vait tre dcisive4 ,voici ce qui arriva4 ,qu9ze j\rs aprs la visite du fakir leur camp1 les (fici]s anglais arrivr5t ,lahore2 ils y *oisir5t un endroit qui leur p>ut favorable1 fir5t con/ruire une tombe en maonn]ie avec une caisse en bois bi5 solide1 et dem&r5t le fakir4 ,celui-ci les v9t tr\v] le l5dema9 en leur tmoignant le dsir ard5t de pr\v] qu'il n'tait pas un impo/eur4 ,il avait dj1 disait-il1 subi les prp>atifs ncessaires l'expri5ce2 son ma9ti5 trahissait cep5dant l'inquitude et l'abattem5t4 ,il v\lut d'abord savoir quelle s]ait sa rcomp5se3 on lui promit une somme de qu9ze c5ts r\pies1 et un rev5u de deux mille r\pies p> an que l'on se *>g]ait d'obt5ir du roi4 ,satisfait sur ce po9t1 il v\lut savoir quelles prcautions on comptait pr5dre2 les (fici]s lui fir5t voir l'app>eil de cad5as et de clefs1 et l'av]tir5t que des s5t9elles *oisies p>mi les soldats anglais veill]ai5t al5t\r p5dant une sema9e4 ,le fakir se rcria et exhala =ce injures contre les ,fr5ghis1 contre les incrdules qui v\lai5t lui ravir sa rputation2 il exprima le s\pon que l'on v\lt att5t] sa vie1 il refusa de s'ab&onn] a9si compltem5t la surveillance des ,europens1 il dem&a que les d\bles clefs de *aque cad5as fuss5t remises quelqu'un de ses coreligionnaires1 et il insi/a surt\t p\r que les factionnaires ne fuss5t pas des #eaa ennemis de sa religion4 ,les (fici]s ne v\lur5t po9t accd] ces conditions4 ,diffr5tes entrevues eur5t lieu sans rsultat2 enf9 le fakir fit savoir p> un des *efs sikhs que le mah>adja l'ayant m5ac de sa colre s'il ne remplissait pas son engagem5t avec les ,anglais1 il v\lait se s\mettre l'preuve1 bi5 qu'entirem5t conva9cu que le seul b des (fici]s tait de lui t] la vie1 et qu'il ne sortirait jamais vivant de sa tombe2 les (fici]s dcl>r5t que comme sur ce d]ni] po9t ils p>tageai5t compltem5t sa conviction1 et qu'ils ne v\lai5t pas avoir sa mort se repro*]1 ils le t5ai5t quitte de sa promesse4 ,ces hsitations et ces cra9tes du fakir sont-elles des preuves premptoires contre lui8 ,en rsulte-t-il que t\tes les p]sonnes qui aup>avant ont s\t5u avoir vu les faits sur lesquels repose sa clbrit ai5t v\lu en impos] ou ai5t t les dupes d'une habile f\rb]ie8 ,n\s av\ons que n\s ne p\vons d\t]1 d'aprs le nombre et le c>actre des tmo9s1 que le fakir ne se soit fait s\v5t et rellem5t ent]r]2 mais admettant mme qu'aprs l'ensevelissem5t il ait russi *aque fois communiqu] avec le dehors1 il s]ait encore inexplicable comm5t il aurait pu re/] priv de respiration p5dant t\t le temps qui s'c\lait entre son ent]rem5t et le mom5t o ses complices lui v5ai5t en aide4 ,m4 ,osborne cite en note un extrait de la ,topographie mdicale de ,lodhiana1 du docteur ,mac ,gregor1 mdec9 anglais qui a assi/ une des exhumations1 et qui1 tmo9 de l'tat de l?>gie du fakir et de son ret\r graduel la vie1 *]*e srieusem5t l'expliqu]4 ,un autre (fici] anglais1 ,m4 ,boileau1 dans un ouvrage publi il y a #eab quelques annes1 raconte qu'il a t tmo9 d'une autre expri5ce o t\s les faits se sont passs de la mme manire4 ,les p]sonnes qui v\drai5t satisfaire plus amplem5t leur curiosit1 celles qui v]rai5t dans ce rcit l'indication d'un curieux phnomne physiologique1 peuv5t remont] avec confiance aux s\rces que n\s v5ons d'indiqu]4 ,il exi/e encore un gr& nombre de procs-v]baux sur l'exhumation des vampires4 ,les *airs tai5t dans un tat rem>quable de cons]vation1 mais elles su9tai5t le sang1 leurs *eveux avai5t cru d'une manire extraord9aire et s'*appai5t p> t\ffes entre les f5tes du c]cueil4 ,la vie n'exi/ait plus dans l'app>eil qui s]t la respiration1 mais seulem5t dans le coeur qui d'animal semblait tre dev5u vgtal4 ,p\r tu] le vampire1 il fallait lui trav]s] la poitr9e avec un pieu1 alors un cri t]rible annonait que le somnambule de la tombe se rveillait en sursaut dans une vritable mort4 ,p\r r5dre cette mort df9itive1 on ent\rait la tombe du vampire d'pes plantes en t]re la po9te en l'air1 c> les fantmes de lumire a/rale se dcompos5t p> l'action des po9tes mtalliques qui1 en attirant cette lumire v]s le rs]voir commun1 en dtruis5t les amas coaguls4 ,aj\tons1 p\r rassur] les p]sonnes cra9tives1 que les cas de vampirisme sont heureusem5t =t r>es1 et qu'une p]sonne sa9e d'esprit et de corps ne saurait tre la victime d'un vampire si elle ne lui a pas ab&onn de son vivant son corps et son me p> quelque complicit de crime ou de passion drgle4 #eac ,voici une hi/oire de vampire qui e/ rapporte p> ,t\rne=t1 dans son ,voyage au ,levant3 ,n\s fmes tmo9s 7dit l'auteur71 dans l'le de ,mycone1 d'une scne bi5 s+ulire1 l'occasion d'un de ces morts1 que l'on croit voir rev5ir1 aprs leur ent]rem5t4 ,des peuples du ,nord les appell5t ,vampires2 les ,grecs les dsign5t s\s le nom de ,br\colaques4 ,celui dont on va donn] l'hi/oire tait un paysan de ,mycone1 naturellem5t *agr9 et qu]elleur2 c'e/ une circon/ance rem>qu] p> rapport de p>eils sujets3 il fut tu la campagne1 on ne sait p> qui ni comm5t4 ,deux j\rs aprs qu'on l'eut inhum dans une *apelle de la ville1 le bruit c\rut qu'on le voyait la nuit se prom5] gr&s pas3 qu'il v5ait dans les maisons r5v]s] les meubles1 te9dre les lampes1 embrass] les g5s p> d]rire1 et faire mille petits t\rs d'espigle4 ,on ne fit qu'en rire d'abord2 mais l'affaire dev9t srieuse1 lorsque les plus honntes g5s comm5cr5t se pla9dre4 ,les papas 7prtres grecs7 eux-mmes conv5ai5t du fait1 et sans d\te qu'ils avai5t leurs raisons4 ,on ne manqua pas de faire dire des messes3 cep5dant le paysan cont9uait la mme vie sans se corrig]4 ,aprs plusieurs assembles des pr9cipaux de la ville1 des prtres et des religieux1 on conclut qu'il fallait1 je ne sais p> quel anci5 crmonial1 att5dre les neuf j\rs aprs l'ent]rem5t4 ,le dixime j\r1 on dit une messe dans la *apelle o tait le corps1 af9 de *ass] le dmon que l'on croyait s'y tre r5f]m4 ,aprs la messe1 on dt]ra le corps1 et on en ta le #ead coeur2 le cadavre s5tait si mauvais qu'on fut oblig de brl] de l'enc5s2 mais la fume1 confondue avec la mauvaise odeur1 ne fit que l'augm5t]1 et comm5a d'*auff] ces pauvres g5s4 ,on s'avisa de dire qu'il sortait une fume paisse de ce corps4 ,n\s1 qui tions tmo9s1 n\s n'osions dire que c'tait celle de l'enc5s4 ,plusieurs des assi/ants assurai5t que le sang de ce malheureux tait bi5 v]meil2 d'autres jurai5t que le corps tait encore t\t *aud2 d'o l'on concluait que le mort avait gr& tort de n'tre pas bi5 mort1 ou1 p\r mieux dire1 de s'tre laiss ranim] p> le diable2 c'e/ l prcism5t l'ide qu'ils ont d'un br\colaque2 on faisait alors ret5tir ce nom d'une manire tonnante4 ,une f\le de g5s1 qui surv9r5t1 prote/r5t t\t haut qu'ils s'tai5t bi5 ap]u que ce corps n'tait pas dev5u roide1 lorsqu'on le porta de la campagne l'glise p\r l'ent]r]2 et que1 p> consqu5t1 c'tait un vrai br\colaque2 c'tait l le refra94 ,qu& on n\s dem&a ce que n\s croyions de ce mort1 n\s rpondmes que n\s le croyions trs bi5 mort2 et que1 p\r ce prt5du sang v]meil1 on p\vait voir aism5t que ce n'tait qu'une b\rbe =t puante2 enf91 n\s fmes de notre mieux p\r gurir1 ou du mo9s p\r ne pas aigrir leur imag9ation frappe1 en leur expliquant les prt5dues vapeurs et la *aleur d'un cadavre4 ,malgr t\s nos raisonnem5ts1 on fut d'avis de brl] le coeur du mort1 qui1 aprs cette excution1 ne fut pas plus docile qu'aup>avant1 et fit encore plus de bruit4 ,on l'accusa de battre les g5s la nuit1 d'enfonc] les portes1 de bris] les f5tres1 #eae de d*ir] les habits et de vid] les cru*es et les b\teilles4 ,c'tait un mort bi5 altr4 ,je crois qu'il n'p>gna que la maison du consul1 *ez qui n\s logions4 ,t\t le monde avait l'imag9ation r5v]se4 ,les g5s du meilleur esprit p>aissai5t frapps comme les autres4 ,c'tait une vritable maladie de c]veau1 aussi dang]euse que la manie et que la rage4 ,on voyait des familles entires ab&onn] leurs maisons1 et v5ir des extrmits de la ville port] leurs grabats la place p\r y pass] la nuit4 ,*acun se plaignait de quelque n\velle insulte1 et les plus s5ss se retirai5t la campagne4 ,les citoy5s les plus zls p\r le bi5 public croyai5t qu'on avait manqu au po9t le plus ess5tiel de la crmonie2 il ne fallait1 selon eux1 clbr] la messe qu'aprs avoir t le coeur ce malheureux4 ,ils prt5dai5t qu'avec cette prcaution1 on n'aurait pas manqu de surpr5dre le diable2 et sans d\te1 il n'aurait eu g>de d'y rev5ir2 au lieu qu'ayant comm5c p> la messe1 il avait eu t\t le temps de s'enfuir1 et de rev5ir son aise4 ,aprs t\s ces raisonnem5ts1 on se tr\va dans le mme emb>ras que le premi] j\r4 ,on s'assembla soir et mat92 on fit des processions p5dant trois j\rs et trois nuits2 on obligea les papas de jen]2 on les voyait c\rir dans les maisons1 le g\pillon la ma91 jet] de l'eau bnite et en lav] les portes3 ils en remplissai5t mme la b\*e de ce pauvre br\colaque4 ,dans une prv5tion si gnrale1 n\s prmes le p>ti de ne ri5 dire4 ,non-seulem5t on n\s aurait traits de ridicules1 mais d'infidles4 ,comm5t faire rev5ir t\t un peuple8 ,t\s les #eaf mat9s1 on n\s donnait la comdie1 p> le rcit des n\velles folies de cet oiseau de nuit2 on l'accusait mme d'avoir commis les p*s les plus abom9ables4 ,cep5dant n\s rptmes si s\v5t aux adm9i/rateurs de la ville1 que1 dans un p>eil cas1 on ne manqu]ait pas1 dans notre pays1 de faire le guet la nuit1 p\r obs]v] ce qui se pass]ait1 qu'enf9 on arrta quelques vagabonds1 qui1 assurm5t1 avai5t "p t\s ces dsordres3 mais on les rel*a trop tt2 c>1 deux j\rs aprs1 p\r se ddommag] du jene qu'ils avai5t fait en prison1 il recomm5cr5t vid] les cru*es de v91 *ez ceux qui tai5t assez sots p\r ab&onn] leurs maisons la nuit4 ,on fut donc oblig d'en rev5ir aux prires4 ,un j\r1 comme on rcitait c]ta9es oraisons1 aprs avoir plant je ne sais combi5 d'pes nues sur la fosse du cadavre1 que l'on dt]rait trois ou quatre fois p> j\r1 suivant le caprice du premi] v5u1 un ,albanais1 qui se tr\vait l1 s'avisa de dire1 d'un ton de docteur1 qu'il tait =t ridicule en p>eils cas1 de se s]vir des pes des *rti5s4 ,ne voyez-v\s pas1 pauvres g5s1 disait-il1 que la g>de de ces pes faisant une croix avec la poigne1 emp*e le diable de sortir de ce corps8 ,que ne v\s s]vez-v\s plutt des sabres des ,turcs8 ,l'avis de cet habile homme ne s]vit de ri52 le br\colaque ne p>ut pas plus traitable1 et on ne savait plus quel sa9t se v\]1 lorsque t\t d'une voix1 comme si l'on s'tait donn le mot1 on se mit cri]1 p> t\te la ville1 qu'il fallait brl] le br\colaque t\t enti]2 qu'aprs cela ils dfiai5t le diable #eag de rev5ir s'y ni*]2 qu'il valait mieux rec\rir cette extrmit1 que de laiss] ds]t] l'le4 ,en effet1 il y avait dj des familles qui pliai5t bagage p\r all] s'tablir ailleurs4 ,on porta donc le br\colaque1 p> ordre des adm9i/rateurs1 la po9te de l'le de ,sa9t-,georges1 o l'on avait prp> un gr& b*] avec du g\dron1 de peur que le bois1 quelque sec qu'il fut1 ne brlt pas assez vite4 ,les re/es de ce malheureux cadavre y fur5t jets et consums en peu de temps4 ,c'tait le premi] j\r de janvi] #agja4 ,ds lors1 on n'ent5dit plus de pla9tes contre le br\colaque2 on se cont5ta de dire que le diable avait t bi5 attrap cette fois-l1 et l'on fit quelques *ansons p\r le t\rn] en ridicule4 ,rem>quons dans ce rcit de ,t\rne=t1 qu'il admet la ralit des visions qui p\vantai5t t\t un peuple4 ,qu'il ne conte/e ni la flexibilit ni la *aleur du cadavre1 mais qu'il *]*e les expliqu]1 et cela seulem5t dans le b =t l\able sans d\te de rassur] ces pauvres g5s4 ,qu'il ne p>le pas de la dcomposition du cadavre1 mais seulem5t de sa puanteur2 puanteur naturelle aux cadavres vampiriques comme aux *ampignons vnneux4 ,qu'il atte/e enf9 que le cadavre une fois brl1 les prodiges et les visions cessr5t4 ,mais n\s voici bi5 lo9 des fantaisi/es de la magie1 rev5ons-y p\r oubli] les vampires1 et disons quelques mots sur le c>tomanci5 ,edmond4 ,edmond e/ le sorci] favori des dames du qu>ti] de ,notre-,dame-de-,lorette1 il occupe1 rue ,fonta9e-,sa9t-,georges1 n4 #cj1 un petit app>tem5t assez coquet1 son anti*ambre e/ #eah t\j\rs ple9e de cli5tes et p>fois aussi de cli5ts4 ,edmond e/ un homme de gr&e taille1 un peu obse1 son te9t e/ ple1 sa physionomie ouv]te1 sa p>ole assez sympa?ique4 ,il p>at croire son art et cont9u] en consci5ce les ex]cices et la =tune des teilla et des demoiselles ,l5orm&4 ,n\s l'avons int]rog sur ses procds1 et il n\s a rpondu avec l'acc5t de la fran*ise et avec beauc\p de politesse qu'il a t depuis son enfance passionn p\r les sci5ces occultes et qu'il s'e/ ex]c de bonne heure la div9ation2 qu'il ignore les secrets philosophiques des hautes sci5ces et qu'il n'a pas les clefs de la kabbale de ,salomon1 mais qu'il e/ s5sitif au plus haut po9t1 et que la seule prs5ce de ses cli5ts l'impressionne si vivem5t qu'il s5t en quelque sorte leur de/9e4 ,il me semble1 disait-il1 que j'ent5ds des bruits s+uli]s1 des bruits de *anes aut\r des prde/9s du bagne1 des cris et des gmissem5ts aut\r de ceux qui m\rront de mort viol5te1 des odeurs surnaturelles vi5n5t m'assaillir et me suffoqu5t4 ,un j\r1 en prs5ce d'une femme voile et vtue de noir1 je me pris tressaillir1 je s5tais une odeur de paille et de sang4444 ,madame1 lui criai-je1 sortez d'ici1 v\s tes environne d'une atmosphre de meurtre et de prison4 ,eh bi56 oui1 dit alors cette femme1 en dvoilant son visage ple1 j'ai t accuse d'infanticide et je sors de prison4 ,puisque v\s avez vu le pass1 dites-moi aussi l'av5ir4 ,un de nos amis et de nos disciples en kabbale1 p>faitem5t inconnu d',edmond1 e/ all un j\r le consult]1 il avait pay d'avance et att5dait les oracles1 lorsque ,edmond se levant avec respect le pria de repr5dre son arg5t4 ,je n'ai ri5 v\s #eai dire1 aj\ta-t-il2 votre de/9e e/ f]me p\r moi avec la clef de l'occultisme2 t\t ce que je p\rrais v\s dire1 v\s le savez aussi bi5 que moi1 et il le reconduisit en le saluant beauc\p4 ,edmond s'occupe aussi d'a/rologie judiciaire1 il dresse au plus ju/e prix des horoscopes et des ?mes de nativit2 il ti5t en un mot t\t ce qui conc]ne son tat4 ,c'e/ d'ailleurs un tri/e et fatiguant mti] que le si53 avec combi5 de ttes malades et de coeurs malsa9s ne doit-il pas tre cont9uellem5t en rapport6 et puis les sottes exig5ces des uns1 les repro*es inju/es des autres1 les confid5ces gnantes1 les dem&es de philtres et d'envotem5ts1 les obsessions des f\s1 t\t cela1 en vrit lui fait bi5 gagn] son arg5t4 ,edmond n'e/ t\t pr5dre qu'un somnambule comme ,alexis1 il se magntise lui-mme avec ses c>tons b>iols de figures diaboliques1 il s'habille de noir et donne ses consultations dans un cab9et noir3 c'e/ le prophte du my/re4 ,,*apitre ,v4 ,,s\v5irs ,,intimes ,,de ,l',,auteur4 ,,sommaire4--,influ5ce des ,illum9s et des maniaques sur les vnem5ts hi/oriques4--,le mapah4--,sobri] et la rvolution de fvri] #ahdh4--,puissance magntique de c]ta9s hommes4--,une somnambule /atique4 ,en #ahci1 l'auteur de ce livre reut un mat9 la visite d',alphonse ,esquiros4 #ebj --,v5ez-v\s avec moi1 voir le mapah1 lui dit ce d]ni]4 --,qu'e/-ce que c'e/ que le mapah8 --,c'e/ un dieu4 --,m]ci1 alors je n'aime que les dieux invisibles4 --,v5ez-donc1 c'e/ le f\ le plus loqu5t1 le plus radieux et le plus sup]be qu'on ait jamais vu4 --,mon ami1 j'ai peur des f\s1 la folie e/ contagieuse4 --,eh mon *]1 je vi5s bi5 v\s voir1 moi6 --,c'e/ vrai3 et puisque v\s y t5ez1 eh bi51 allons voir le mapah4 ,dans un affreux galetas1 tait un homme b>bu1 d'une figure maje/ueuse et prophtique1 il portait habituellem5t sur ses habits une vieille pelisse de femme1 ce qui lui donnait assez l'air d'un pauvre d]vi*e1 il tait ent\r de plusieurs hommes b>bus et extatiques comme lui et d'une femme aux traits immobiles qui ressemblait une somnambule endormie4 ,ses manires tai5t brusques mais sympa?iques1 son loqu5ce entranante1 ses yeux halluc9s2 il p>lait avec emphase1 s'animait1 s'*auffait jusqu' ce qu'une cume blan*tre vnt bord] ses lvres4 ,quelqu'un a df9i l'abb de ,lam5nais1 quatre-v+t-treize faisant ses pques2 cette df9ition convi5drait mieux au my/icisme du ,mapah1 on peut en jug] p> ce fragm5t *app son en?\siasme lyrique3 ,l'humanit devait faillir3 a9si le v\lait sa de/9e1 af9 qu'elle ft elle-mme l'in/rum5t de sa recon/itution1 et que dans la gr&eur et la maje/ du labeur huma9 passant p> #eba t\tes ses phases de lumires et de tnbres1 app>uss5t manife/em5t la gr&eur et la maje/ de ,dieu4 ,et l'unit primitive e/ brise p> la *ute2 la d\leur s'introduit dans le monde s\s la =me du s]p5t2 et l'arbre de vie devi5t arbre de mort4 ,et les *oses tant a9si1 ,dieu dit la femme3 ,tu enfant]as dans la d\leur2 puis il aj\te3 ,c'e/ p> toi que la tte du s]p5t s]a crase4 ,et la femme e/ la premire esclave2 elle a compris sa mission div9e1 et le pnible enfantem5t a comm5c4 ,c'e/ p\rquoi1 depuis l'heure de la *ute1 la t*e de l'humanit n'a t qu'une t*e d'initiation1 t*e gr&e et t]rible2 c'e/ p\rquoi t\s les t]mes de cette mme initiation1 dont notre mre commune ve e/ l'alpha1 et notre mre commune ,lib]t1 l'omga1 sont galem5t sa9ts et sacrs aux yeux de ,dieu4 ,j'ai vu un imm5se vaisseau surmont d'un mt gigantesque t]m9 en ru*e1 et l'un des flancs du vaisseau reg>dait l',occid5t et l'autre l',ori5t4 ,et1 du ct de l',occid5t1 ce vaisseau s'appuyait sur les sommets nuageux de trois montagnes1 dont la base se p]dait dans une m] furieuse2 ,et *acune de ces montagnes portait son nom sanglant atta* son flanc4 ,la premire s'appelait ,golgo?a2 la seconde1 mont ,sa9t-,jean2 la troisime ,sa9te-,hlne4 ,et au c5tre du mt gigantesque1 du ct de l',occid5t1 tait fix une croix c9q bran*es sur laquelle expirait une femme4 #ebb ,au-dessus de la tte de cette femme1 on lisait3 ,france3 #ah ju9 #ahae2 ,v5dr$i-,sa9t4 ,et *acune des c9q bran*es de la croix1 sur laquelle elle tait t5due1 reprs5tait une des c9q p>ties du monde2 sa tte reposait sur l',europe et un nuage l'ent\rait4 ,et du ct du vaisseau qui reg>dait l',ori5t les tnbres n'exi/ai5t pas2 et la c>ne tait arrte au seuil de la cit de ,dieu sur le fate d'un arc triomphal que le soleil illum9ait de ses rayons4 ,et la mme femme app>aissait de n\veau1 mais transfigure et radieuse4 ,elle s\levait la pi]re d'un spulcre3 sur cette pi]re il tait crit3 ,re/auration1 j\rs du tombeau4 #bi juillet #ahcj2 ,pques4 ,le mapah tait1 comme on le voit1 un cont9uateur de ,ca!r9e ,?ot et de dom ,g]le1 et cep5dant trange sympa?ie des folies entre elles1 il n\s dcl>a un j\r confid5tiellem5t qu'il tait ,l\is ,,xvii1 rev5u sur la t]re p\r une oeuvre de rgnration1 et que cette femme qui vivait avec lui avait t ,m>ie-,anto9ette de ,france4 ,il expliquait alors ses ?ories rvolutionnaires jusqu' l'extravagance1 comme le d]ni] mot des prt5tions viol5tes de ,can1 de/9es ram5] p> une raction fatale le triomphe du ju/e ,abel4 ,esquiros et moi1 n\s tions alls voir le mapah p\r n\s amus] de sa dm5ce1 et #ebc notre imag9ation re/a frappe de ses disc\rs4 ,n\s tions deux amis de collge la manire de ,l\is-,lamb]t et de ,balzac1 et n\s avions s\v5t rv ensemble des dv\em5ts impossibles et des hrosmes inconnus4 ,aprs avoir ent5du ,ganneau1 a9si se nommait celui qui se faisait appel] le mapah1 n\s n\s prmes p5s] qu'il s]ait beau de dire au monde le d]ni] mot de la rvolution et de f]m] l'abme de l'an>*ie1 en n\s y jetant comme ,curtius4 ,cet orgueil d'coli]s donna naissance l'vangile du peuple et la ,bible de la lib]t1 folies qu',esquiros et son mal5contreux ami n'ont que trop *rem5t payes4 ,tel e/ le dang] des manies en?\sia/es1 elles sont contagieuses1 et l'on ne se p5*e pas impunm5t au bord des abmes de la dm5ce2 mais voici quelque *ose de bi5 autrem5t t]rible4 ,p>mi les disciples du mapah1 se tr\vait un jeune homme n]veux et dbile nomm ,sobri]4 ,celui-l p]dit compltem5t la tte1 et se crut prde/9 sauv] le monde en provoquant la crise suprme d'une rvolution univ]selle4 ,arriv5t les j\rnes de fvri] #ahdh4 ,une meute avait provoqu un *angem5t de m9i/re1 t\t tait f9i1 les ,p>isi5s tai5t cont5ts et les b\lev>ds tai5t illum9s4 ,un jeune homme app>at t\t c\p dans les rues populeuses du qu>ti] ,sa9t-,m>t94 ,il se fait prcd] de deux gam9s1 l'un portant une tor*e1 l'autre battant le rappel1 un rassemblem5t nombreux se =me1 le jeune homme monte sur une borne et h>angue la f\le4 ,ce sont des *oses incohr5tes1 inc5diaires1 mais la #ebd conclusion1 c'e/ qu'il faut all] au b\lev>d des ,capuc9es port] au m9i/re la volont du peuple4 ,au co9 de t\tes les rues l'n]gumne rpte la mme h>angue1 et il m>*e en tte du rassemblem5t1 deux pi/olets aux po+s et t\j\rs prcd de sa tor*e et de son tamb\r4 ,la f\le des curieux qui encombrait les b\lev>ds se jo9t p> curiosit au cortge du h>angueur4 ,bi5tt ce n'e/ plus un rassemblem5t1 c'e/ une masse de peuple qui r\le sur le b\lev>d des ,itali5s4 ,au milieu de cette trombe1 le jeune homme et les deux gam9s ont disp>u1 mais devant l'htel des ,capuc9es un c\p de pi/olet e/ tir sur la tr\pe4 ,ce c\p de pi/olet1 c'tait la rvolution1 et il fut tir p> un f\4 ,p5dant t\te la nuit1 deux tomb]eaux *>gs de cadavres se prom5r5t dans les rues la lueur des tor*es2 le l5dema9 t\t ,p>is tait aux b>ricades1 et ,sobri] sans connaissance tait rapport *ez lui4 ,c'tait ,sobri] qui1 sans savoir ce qu'il faisait1 v5ait de donn] une sec\sse au monde4 ,ganneau et ,sobri] sont morts1 et l'on peut ma9t5ant1 sans dang] p\r eux1 rvl] l'hi/oire ce t]rible exemple du magntisme des en?\sia/es et des fatalits que peuv5t entran] aprs elles les maladies n]veuses de c]ta9s hommes4 ,n\s t5ons de s\rce c]ta9e les *oses que n\s racontons et n\s p5sons que cette rvlation peut apport] un s\lagem5t la consci5ce du ,blisaire de la posie1 l'auteur de l',hi/oire des ,girond9s4 #ebe ,les phnomnes magntiques produits p> ,ganneau durr5t mme aprs sa mort4 ,sa veuve1 femme sans in/ruction et d'une intellig5ce assez ngative1 fille d'un honnte ,auv]gnat1 e/ re/e dans le somnambulisme /atique o son m>i l'avait plonge4 ,semblable ces enfants qui subiss5t la =me des imag9ations de leurs mres1 elle e/ dev5ue une image vivante de ,m>ie-,anto9ette prisonnire la ,conci]g]ie4 ,ses manires sont celles d'une re9e jamais veuve et dsole1 p>fois seulem5t elle laisse *app] quelques pla9tes qui sont de s'cri] que son rve la fatigue1 mais elle s'indigne s\v]a9em5t contre ceux qui *]*5t la rveill]2 elle ne donne d'ailleurs aucun signe d'alination m5tale2 sa conduite extrieure e/ raisonnable1 sa vie p>faitem5t honorable et rgulire4 ,ri5 n'e/ plus t\*ant1 selon n\s1 que cette obsession p]svrante d'un tre follem5t aim qui se survit dans une halluc9ation conjugale4 ,si ,artmise a exi/1 il e/ p]mis de croire que ,mausole tait aussi un puissant magntiseur1 et qu'il avait entran et fix jamais les affections d'une femme t\te s5sitive en dehors des limites du libre arbitre et de la raison4 ,,*apitre ,,vi4 ,,des ,,sci5ces ,,occultes4 ,,sommaire4--,c\p d'oeil syn?tique sur les sci5ces occultes4--,la re*]*e de l'absolu4 ,le secret des sci5ces occultes c'e/ celui de la nature elle-mme1 c'e/ le secret de la gnration des anges et des mondes1 c'e/ celui de la t\te-puissance de ,dieu6 #ebf ,v\s s]ez comme les lohims1 connaissant le bi5 et le mal1 avait dit le s]p5t de la ,g5se1 et l'arbre de la sci5ce e/ dev5u l'arbre de la mort4 ,depuis six mille ans1 les m>tyrs de la sci5ce travaill5t et meur5t au pi$ de cet arbre p\r qu'il r$evi5ne l'arbre de vie4 ,l'absolu *]* p> les ins5ss et tr\v p> les sages1 c'e/ la vrit1 la ralit et la raison de l'quilibre univ]sel6 ,l'quilibre1 c'e/ l'h>monie qui rsulte de l'analogie des contraires4 ,jusqu' prs5t l'humanit a essay de se t5ir sur un seul pi$1 tantt sur l'un1 tantt sur l'autre4 ,les civilisations se sont leves et ont pri1 soit p> la dm5ce an>*ique du despotisme1 soit p> l'an>*ie despotique de la rvolte4 ,tantt les en?\siasmes sup]/itieux1 tantt les misrables calculs de l'in/9ct matriali/e ont g> les nations1 et ,dieu p\sse le monde enf9 v]s la raison croyante et les croyances raisonnables4 ,n\s avons eu assez de prophtes sans philosophie et de philosophes sans religion1 les croyants aveugles et les sceptiques se ressembl5t et ils sont aussi lo9 les uns que les autres du salut t]nel4 ,dans le *aos du d\te univ]sel et des conflits de la sci5ce et de la foi1 les gr&s hommes et les voyants n'ont t que des arti/es malades qui *]*ai5t la beaut idale aux risques et prils de leur raison et de leur vie4 ,aussi voyez-les t\s encore1 ces sublimes enfants1 ils sont #ebg fantasques et n]veux comme des femmes1 un ri5 les blesse1 la raison les (f5se1 ils sont inju/es les uns env]s les autres1 et eux qui ne viv5t que p\r tre c\ronns1 ils sont les premi]s faire dans leurs fantasques humeurs ce que ,py?agore df5d d'une manire si t\*ante dans ses symboles admirables1 ils d*ir5t et f\l5t aux pi$s les c\ronnes6 ,ce sont les alins de la gloire1 mais ,dieu1 p\r les emp*] de dev5ir dang]eux1 les conti5t avec les *anes de l'op9ion4 ,le tribunal de la mdiocrit juge le gnie sans appel1 p>ce que le gnie tant la lumire du monde1 e/ reg>d comme nul et comme mort1 ds qu'il n'claire pas4 ,l'en?\siasme du pote e/ contrl p> le sang-froid de la prosaque multitude4 ,l'en?\sia/e que le bon s5s public n'accepte pas1 n'e/ po9t un gnie1 c'e/ un f\4 ,ne dites pas que les gr&s arti/es sont les esclaves de la f\le ignorante1 c> c'e/ d'elle que leur tal5t reoit l'quilibre de la raison4 ,la lumire1 c'e/ l'quilibre de l'ombre et de la cl>t4 ,le m\vem5t1 c'e/ l'quilibre de l'in]tie et de l'activit4 ,l'autorit1 c'e/ l'quilibre de la lib]t et du p\voir4 ,la sagesse1 c'e/ l'quilibre dans les p5ses4 ,la v]tu1 c'e/ l'quilibre dans les affections2 la beaut1 c'e/ l'quilibre dans les =mes4 ,les belles lignes sont les lignes ju/es1 et les magnific5ces de la nature sont un algbre de grces et de spl5deurs4 #ebh ,t\t ce qui e/ ju/e e/ beau3 t\t ce qui e/ beau doit tre ju/e4 ,le ciel et l'enf] sont l'quilibre de la vie morale2 le bi5 et le mal sont l'quilibre de la lib]t4 ,le gr& oeuvre1 c'e/ la conqute du po9t c5tral o rside la =ce quilibrante4 ,p>t\t ailleurs1 les ractions de la =ce quilibre cons]v5t la vie univ]selle p> le m\vem5t p]ptuel de la naissance et de la mort4 ,c'e/ p\r cela que les philosophes h]mtiques comp>5t leur or au soleil4 ,c'e/ p\r cela que cet or gurit t\tes les maladies de l'me et donne l'immortalit4 ,les hommes arrivs ce po9t c5tral sont les vritables adeptes1 ce sont les ?aumaturges de la sci5ce et de la raison4 ,ils sont matres de t\tes les ri*esses du monde et des mondes1 ils sont les confid5ts et les amis des pr9ces du ciel1 la nature leur obx p>ce qu'ils veul5t ce que veut la loi qui fait m>*] la nature4 ,voil ce que le ,sauveur du monde appelle le royaume de ,dieu6 c'e/ le sanctum regnum de la sa9te kabbale4 ,c'e/ la c\ronne et l'anneau de ,salomon1 c'e/ le sceptre de ,joseph devant lequel s'incl95t les toiles du ciel et les moissons de la t]re4 ,cette t\te-puissance n\s l'avons retr\ve1 et n\s ne la v5dons pas1 mais si ,dieu n\s avait *>g de la v5dre1 n\s ne tr\v]ions pas que ce soit assez de t\te la =tune des a*eteurs2 n\s leur dem&]ions encore1 non pas p\r n\s1 mais p\r elle t\te leur me et t\te leur vie6 #ebi ,,*apitre ,,vii4 ,r,,sum ,,et ,,conclusion4 ,,sommaire4--,l'nigme du ,sph9x4--,les que/ions p>adoxales4--,porte des dc\v]tes de la sci5ce magique dans l'ordre religieux1 dans l'ordre moral et dans l'ordre politique4--,objet et b de cet ouvrage4 ,il n\s re/e ma9t5ant rsum] et conclure4 ,rsum] l'hi/oire d'une sci5ce1 c'e/ rsum] la sci5ce4 ,aussi allons-n\s rcapitul] les gr&s pr9cipes de l'initiation cons]vs et transmis trav]s t\s les ges4 ,la sci5ce magique e/ la sci5ce absolue de l'quilibre4 ,cette sci5ce e/ ess5tiellem5t religieuse1 elle a prsid la =mation des dogmes de l'anci5 monde1 et a t a9si la mre n\rrice de t\tes les civilisations4 ,mre pudique et my/rieuse1 qui1 en allaitant de posie et d'inspiration les gnrations naissantes1 c\vrait son visage et son se96 ,avant t\t pr9cipe1 elle n\s dit de croire en ,dieu1 et de l'ador] sans *]*] le df9ir1 p>ce que s\v5t p\r notre intellig5ce imp>faite1 un ,dieu df9i e/ en quelque sorte un ,dieu f9i6 ,mais aprs ,dieu1 elle n\s montre comme s\v]a9s pr9cipes des *oses1 les ma?matiques t]nelles et les =ces quilibres4 ,il e/ crit dans la ,bible que ,dieu a t\t dispos p> le poids1 le nombre et la mesure1 voici le texte3 ,omnia 9 pond]e et num]o et m5sur disposuit ,deus4 #ecj ,a9si le poids1 c'e/--dire l'quilibre1 le nombre ou la quantit et la mesure1 c'e/--dire la proportion1 telles sont les bases t]nelles ou div9es de la sci5ce de la nature4 ,la =mule de l'quilibre e/ celle-ci3 ,l'h>monie rsulte de l'analogie des contraires4 ,le nombre e/ l'*elle des analogies dont la proportion e/ la mesure4 ,t\te la philosophie occulte du ,soh> p\rrait s'appel] la sci5ce de l'quilibre4 ,la clef des nombres se tr\ve dans le ,seph] ,jzirah4 ,la gnration des nombres e/ analogue la filiation des ides et la production des =mes4 ,en sorte que1 dans leur alphabet sacr1 les sages hirophantes de la kabbale ont runi les signes hiroglyphiques des nombres1 des ides et des =mes4 ,les comb9aisons de cet alphabet donn5t des quations d'ides1 et mesur5t1 en les indiquant1 t\tes les comb9aisons possibles dans les =mes naturelles4 ,dieu1 dit la ,g5se1 a fait l'homme son image3 or1 l'homme tant le rsum vivant de la cration1 il s'ensuit que la cration aussi e/ faite l'image de ,dieu4 ,il y a dans l'univ]s trois *oses3 l'esprit1 le mdiateur pla/ique et la matire4 ,les anci5s donnai5t l'esprit p\r in/rum5t immdiat1 le fluide ign auquel ils prtai5t le nom gnrique de s\fre2 au mdiateur pla/ique1 le nom de ,m]cure cause du symbolisme reprs5t p> le caduce1 et la matire le nom de sel1 cause du sel fixe qui re/e aprs la combu/ion et qui rsi/e l'action du feu4 #eca ,ils comp>ai5t le s\fre au pre1 cause de l'activit gnratrice du feu2 le m]cure la mre1 p\r sa puissance d'attraction et de reproduction2 et le sel tait p\r eux l'enfant ou la sub/ance s\mise l'ducation de la nature4 ,la sub/ance cre p\r eux tait une1 et ils la nommai5t lumire4 ,lumire positive ou igne1 le s\fre volatil2 lumire ngative ou r5due visible p> les vibrations du feu1 le m]cure fluide ?r2 et lumire neutralise ou ombre1 le mixte coagul ou fix s\s la =me de t]re ou de sel4 ,c'e/ p\rquoi ,h]ms trismgi/e s'exprime a9si dans son symbole connu s\s le nom de ,table d'm]aude3 ,ce qui e/ en haut e/ comme ce qui e/ en bas1 et ce qui e/ en bas e/ comme ce qui e/ en haut p\r =m] les m]veilles de la *ose unique4 ,c'e/--dire que le m\vem5t univ]sel e/ produit p> les analogies du fixe et du volatil1 le volatil t5dant se fix]1 et le fixe se volatilis]1 ce qui produit un *ange cont9uel entre les =mes de la sub/ance unique et1 p> cet *ange1 les comb9aisons sans cesse r5\veles des =mes univ]selles4 ,le feu c'e/ ,osiris ou le soleil1 la lumire c'e/ ,isis ou la lune1 ils sont le pre et la mre du gr& ,tlesma1 c'e/--dire de la sub/ance univ]selle1 non qu'ils en soi5t les crateurs1 mais ils en reprs5t5t les deux =ces gnratrices1 et leur ef=t comb9 produit le fixe ou la t]re1 ce qui fait dire ,h]ms que leur =ce e/ p>v5ue t\te sa manife/ation qu& la t]re en a t =me4 #ecb ,osiris n'e/ donc pas ,dieu1 mme p\r les gr&s hirophantes du sanctuaire gypti54 ,osiris n'e/ que l'ombre lum9euse ou igne du pr9cipe intellectuel de la vie1 et c'e/ p\r cela qu'au mom5t des d]nires initiations on jetait en c\rant dans l'oreille de l'adepte cette rvlation r$\table3 ,osiris e/ un dieu noir4 ,malheur1 en effet1 au rcipi5daire dont l'intellig5ce ne se s]ait pas leve p> la foi au-dessus des symboles purem5t physiques de la rvlation gypti5ne6 ,cette p>ole dev5ait p\r lui une =mule d'a?isme et son esprit tait frapp d'aveuglem5t4 ,elle tait au contraire p\r le croyant d'un gnie plus lev1 le gage des plus sublimes esprances4 ,enfant1 semblait lui dire l'initiateur1 tu pr5ds une lampe p\r le soleil1 mais ta lampe n'e/ qu'une toile de la nuit2 il exi/e un vritable soleil2 sors de la nuit et *]*e le j\r6 ,ce que les anci5s appelai5t les quatre lm5ts n'tai5t pas p\r eux des corps simples1 mais bi5 les quatre =mes lm5taires de la sub/ance unique4 ,ces quatre =mes tai5t figures sur le sph9x3 l'air p> les ailes1 l'eau p> le se9 de femme1 la t]re p> le corps de taureau1 le feu p> les griffes du lion4 ,la sub/ance une1 trois fois triple en mode d'ess5ce1 et quadruple en =me d'exi/5ce1 tel e/ le secret des trois pyramides triangulaires d'lvation1 c>res p> la base et g>des p> le sph9x4 ,l'gypte1 en levant ces monum5ts1 avait v\lu pos] les colonnes d',h]cule de la sci5ce univ]selle4 ,aussi les sables ont mont1 les sicles ont pass et les pyramides t\j\rs gr&es propos5t aux nations leur nigme dont #ecc le mot a t p]du4 ,quant au sph9x1 il semble avoir sombr dans la p\ssire des ges4 ,les gr&s empires de ,daniel ont rgn t\r t\r sur la t]re1 et se sont enfoncs de t\t leur poids dans le tombeau4 ,conqutes de la gu]re1 fondations du travail1 oeuvres des passions huma9es1 t\t s'e/ engl\ti avec le corps symbolique du sph9x2 ma9t5ant la tte huma9e se dresse seule au-dessus des sables du ds]t1 comme si elle att5dait l'empire univ]sel de la p5se4 ,dev9e ou meurs6 tel tait le t]rible dilemme pos p> le sph9x aux aspirants la royaut de ,?bes4 ,c'e/ qu'en effet les secrets de la sci5ce sont ceux de la vie2 il s'agit de rgn] ou de s]vir1 d'tre ou de ne pas tre4 ,les =ces naturelles n\s bris]ont1 si elles ne n\s s]v5t conqurir le monde4 ,roi ou victime1 il n'y a pas de milieu entre cet abme et cette sommit1 mo9s qu'on ne se laisse tomb] dans la masse de ceux qui ne sont ri51 p>ce qu'ils ne se dem&5t jamais p\rquoi ils viv5t ni ce qu'ils sont4 ,les =mes du sph9x reprs5t5t aussi p> analogie hiroglyphique les quatre proprits de l'ag5t magique univ]sel1 c'e/--dire de la lumire a/rale3 diss\dre1 coagul]1 r*auff]1 refroidir4 ,ces quatre proprits diriges p> la volont de l'homme1 peuv5t modifi] t\tes les =mes de la nature1 et produire1 suivant l'impulsion donne1 la vie ou la mort1 la sant ou la maladie1 l'am\r ou la ha9e1 la ri*esse mme ou la pauvret4 ,elles peuv5t mettre au s]vice de l'imag9ation t\s les reflets de la lumire2 elles sont la solution p>adoxale des que/ions les plus tmraires qu'on puisse pos] la haute magie4 #ecd ,les que/ions p>adoxales de la curiosit huma9e1 les voici2 n\s allons les pos] et y rpondre3 #a4 ,peut-on *app] la mort8 #b4 ,la pi]re philosophale exi/e-t-elle1 et comm5t faire p\r la tr\v]8 #c4 ,peut-on se faire s]vir p> les esprits8 #d4 ,qu'e/-ce que la clavicule1 l'anneau et le sceau de ,salomon8 #e4 ,peut-on prvoir l'av5ir p> des calculs c]ta9s8 #f4 ,peut-on faire son gr du bi5 ou du mal p> influ5ce magique8 #g4 ,que faut-il p\r tre un vrai magici58 #h4 ,en quoi consi/5t prcism5t les =ces de la magie noire8 ,n\s appelons p>adoxales ces que/ions qui sont en dehors de t\te sci5ce1 et qui sembl5t tre d'avance rsolues ngativem5t p> la foi4 ,ces que/ions sont tmraires si elles sont faites p> un pr(ane1 et leur solution complte donne p> un adepte ressembl]ait un sacrilge4 ,dieu et la nature ont f]m le sanctuaire intime de la haute sci5ce1 en sorte qu'au del de c]ta9e limite celui qui sait1 p>l]ait inutilem5t1 il ne se f]ait plus compr5dre2 la rvlation du gr& arcane magique e/ donc heureusem5t impossible4 ,les solutions que n\s allons donn] s]ont donc la d]nire expression du v]be magique2 n\s les r5drons aussi claires qu'elles peuv5t tre1 mais n\s ne n\s *>geons pas de les faire compr5dre t\s nos lecteurs4 #ece ,,que/ions #a et #b4 #a4 ,peut-on *app] la mort8 #b4 ,la pi]re philosophale exi/e-t-elle1 et comm5t faire p\r la tr\v]8 ,r,,ponses4 ,on peut *app] la mort de deux manires1 dans le temps et dans l't]nit4 ,dans le temps1 en gurissant t\tes les maladies et en vitant les infirmits de la vieillesse2 ,et dans l't]nit1 en p]ptuant p> le s\v5ir l'id5tit p]sonnelle dans les trans=mations de l'exi/5ce4 ,posons d'abord en pr9cipes3 #a ,que la vie rsultant du m\vem5t ne peut se cons]v] que p> la succession et le p]fectionnem5t des =mes2 #b ,que la sci5ce du m\vem5t p]ptuel e/ la sci5ce de la vie2 #c ,que cette sci5ce a p\r objet la ju/e pondration des influ5ces quilibres2 #d ,que t\t r5\vellem5t s'opre p> la de/ruction1 et qu'a9si t\te gnration e/ une mort1 et t\te mort une gnration4 ,ma9t5ant tablissons avec les anci5s sages que le pr9cipe univ]sel de la vie e/ un m\vem5t sub/antiel ou une sub/ance t]nellem5t et ess5tiellem5t mue et motrice1 invisible et impalpable1 l'tat volatil1 et qui se manife/e matriellem5t en se fixant p> les phnomnes de la pol>isation4 #ecf ,cette sub/ance e/ indfectible1 incorruptible1 et p> consqu5t immortelle4 ,mais ses manife/ations p> la =me sont t]nellem5t *anges p> la p]ptuit du m\vem5t4 ,a9si t\t meurt p>ce que t\t vit1 et si l'on p\vait t]nis] une =me1 on arrt]ait le m\vem5t et l'on aurait cr la seule vritable mort4 ,emprisonn] jamais une me dans un corps huma9 momifi1 telle s]ait la solution horrible du p>adoxe magique de l'immortalit prt5due dans le mme corps et sur la mme t]re4 ,t\t se rgnre p> le dissolvant univ]sel qui e/ la sub/ance premire4 ,ce dissolvant conc5tre sa =ce dans la qu9tess5ce1 c'e/--dire au c5tre quilibrant d'une d\ble pol>it4 ,les quatre lm5ts des anci5s sont les quatre =ces polaires de l'aimant univ]sel reprs5t p> une croix4 ,cette croix qui t\rne indf9im5t aut\r de son c5tre1 en posant a9si l'nigme de la quadrature du c]cle4 ,le ,v]be crateur se fait ent5dre du milieu de la croix et il crie3 ,t\t e/ consomm4 ,c'e/ dans la ju/e proportion des quatre =mes lm5taires qu'il faut *]*] la mdec9e univ]selle des corps1 comme la mdec9e de l'me n\s e/ prs5te p> la religion en celui qui s'(fre t]nellem5t sur la croix p\r le salut du monde4 ,l'aim5tation et la pol>isation des corps cle/es rsult5t de #ecg leur gravitation quilibre aut\r des soleils1 qui sont les rs]voirs communs de leur lectro-magntisme4 ,la vibration de la qu9tess5ce aut\r des rs]voirs communs se manife/e p> la lumire1 et la lumire rvle sa pol>ision p> les c\leurs4 ,le blanc e/ la c\leur de la qu9tess5ce4 ,v]s son ple ngatif1 cette c\leur se cond5se en bleu et se fixe en noir2 mais v]s son ple positif1 elle se cond5se en jaune et se fixe en r\ge4 ,la vie rayonnante va donc t\j\rs du noir au r\ge1 en passant p> le blanc2 et la vie absorbe r$esc5d du r\ge au noir1 en trav]sant le mme milieu4 ,les quatre nuances int]mdiaires ou mixtes produis5t avec les trois c\leurs de la syllepse de l'analyse et de la syn?se lum9euse1 ce qu'on appelle les sept c\leurs du prisme ou du spectre solaire4 ,ces sept c\leurs =m5t sept atmosphres ou sept zones lum9euses aut\r de *aque soleil1 et la plante dom9ante dans *aque zone se tr\ve aim5te d'une manire analogue la c\leur de son atmosphre4 ,les mtaux dans les entrailles de la t]re se =m5t comme les plantes dans le ciel1 p> les spcialits d'une lumire lat5te qui se dcompose en trav]sant div]s milieux4 ,s'emp>] du sujet dans lequel la lumire mtallique e/ lat5te1 avant qu'elle se soit spcialise1 et la p\ss] l'extrme ple positif1 c'e/--dire au r\ge vif1 p> un feu emprunt la lumire mme1 tel e/ t\t le secret du gr& oeuvre4 ,on compr5d que cette lumire positive son extrme degr de #ech cond5sation e/ la vie mme dev5ue fixe1 et peut s]vir de dissolvant univ]sel et de mdec9e t\s les rgnes de la nature4 ,mais p\r arra*] la m>cassite1 au /ibium1 l'ars5ic des philosophes son sp]me mtallique vivant et &rogyne1 il faut un premi] dissolvant qui e/ un m5/rue m9ral sal91 il faut de plus le conc\rs du magntisme et de l'lectricit4 ,le re/e se fait de soi-mme1 dans un seul vase1 dans un seul a?anor1 et p> le feu gradu d'une seule lampe2 c'e/1 dis5t les adeptes1 un travail de femmes et d'enfants4 ,ce que les *imi/es et les physici5s mod]nes appell5t *aleur1 lumire1 lectricit1 magntisme1 n'tait p\r les anci5s que les manife/ations phnomnales lm5taires de la sub/ance unique appele a\r1 od1 tik et ob1 p> les ,hbreux4 ,od e/ le nom de l'actif1 ob le nom du passif1 et a\r1 dont les philosophes h]mtiques ont fait leur or1 e/ le nom du mixte &rogyne et quilibr4 ,l'or vulgaire c'e/ l'a\r mtallis1 l'or philosophique c'e/ l'a\r l'tat de pi]r]ie soluble4 ,en ?orie1 suivant la sci5ce transc5dantale des anci5s1 la pi]re philosophale qui gurit t\tes les maladies et opre la transmutation des mtaux1 exi/e donc inconte/ablem5t4 ,exi/e-t-elle et peut-elle exi/] en fait8 ,si n\s l'affirmions1 on ne n\s croirait pas1 donnons donc cette affirmation comme une solution p>adoxale aux p>adoxes exprims p> les deux premires que/ions et passons au second *apitre4 ,rem>que4--,n\s ne rpondons pas la "q subsidiaire3 #eci ,comm5t faire p\r la tr\v]1 p>ce que ,m4 de ,la ,palisse lui-mme rpondrait notre place que p\r tr\v] il e/ indisp5sable de *]*]1 mo9s qu'on ne tr\ve p> has>d4 ,n\s en avons dit assez p\r dirig] et facilit] les re*]*es4 ,,que/ions #c4 ,,et #d4 #c4--,peut-on se faire s]vir p> les esprits8 #d4--,qu'e/-ce que la clavicule1 le sceau et l'anneau de ,salomon4 ,r,,ponses4 ,lorsque le ,sauveur du monde eut triomph1 dans sa t5tation du ds]t1 des trois convoitises qui ass]viss5t l'me huma9e3 ,la convoitise des apptits1 la convoitise des ambitions et celle des cupidits4 ,il e/ crit que les anges s'appro*r5t de lui et le s]vir5t4 ,c> les esprits sont au s]vice de l'esprit s\v]a91 et l'esprit s\v]a9 e/ celui qui en*ane les turbul5ces drgles et les entranem5ts inju/es de la *air4 ,rem>quons bi5 t\tefois qu'il e/ contre l'ordre de la ,provid5ce d'int]v]tir la srie naturelle des communications entre les tres4 ,n\s ne voyons pas que le ,sauveur et les aptres ai5t voqu les mes des morts4 ,l'immortalit de l'me tant un des dogmes les plus consolants de la religion1 doit-tre rs]ve aux aspirations de la foi1 et ne s]a p> consqu5t jamais pr\ve p> des faits accessibles la critique de la sci5ce4 ,aussi l'branlem5t ou la p]te de la raison e/-elle et #edj s]a-t-elle t\j\rs le *tim5t de ceux qui auront la tmrit de reg>d]1 dans l'autre vie1 avec les yeux de celle-ci4 ,aussi les traditions magiques font-elles t\j\rs app>atre les morts voqus1 avec des visages tri/es et colres4 ,ils se plaign5t d'avoir t tr\bls dans leur repos et ne pr(r5t que des repro*es et des m5aces4 ,les clefs ou clavicules de ,salomon sont des =ces religieuses et rationnelles exprimes p> des signes1 et qui s]v5t mo9s voqu] les esprits qu' se prs]v] soi-mme de t\te ab]ration dans les expri5ces relatives aux sci5ces occultes4 ,le sceau rsume les clefs1 l'anneau en indique l'usage4 ,l'anneau de ,salomon e/ la fois circulaire et c>r1 et il figure a9si le my/re de la quadrature du c]cle4 ,il se compose de sept c>rs disposs de manire =m] un c]cle4 ,on y adapte deux *atons1 l'un circulaire1 l'autre c>r1 l'un en or1 l'autre en arg5t4 ,la bague doit tre faite de filigrane des sept mtaux4 ,dans le *aton d'arg5t on en*sse une pi]re blan*e1 et dans le *aton d'or une pi]re r\ge avec ces signatures3 ,sur la pi]re blan*e1 le signe du macrocosme2 ,sur la pi]re r\ge1 le signe du microcosme4 ,lorsqu'on met l'anneau son doigt1 une des pi]res doit tre au d$ans de la ma91 l'autre au dehors1 suivant qu'on veut comm&] aux esprits de lumire ou aux puissances des tnbres4 ,expliquons en quelques p>oles la t\te-puissance de cet anneau4 #eda ,la volont e/ t\te-puissante1 lorsqu'elle s'arme des =ces vives de la nature4 ,la p5se e/ oisive et morte tant qu'elle ne se manife/e pas p> le v]be ou p> le signe1 elle ne peut donc alors ni excit]1 ni dirig] la volont4 ,le signe tant la =me ncessaire de la p5se e/ l'in/rum5t indisp5sable de la volont4 ,plus le signe e/ p>fait1 plus la p5se e/ =tem5t =mule1 et plus p> consqu5t la volont e/ dirige avec puissance4 ,la foi aveugle transporte les montagnes1 que s]a-ce donc de la foi claire p> une sci5ce complte et immuable8 ,si notre me p\vait conc5tr] t\te son intellig5ce et t\te son n]gie dans l'mission d'une seule p>ole1 cette p>ole p\r elle ne s]ait-elle pas t\te-puissante8 ,l'anneau de ,salomon avec son d\ble sceau1 c'e/ t\te la sci5ce et t\te la foi des mages rsumes en un signe4 ,c'e/ le symbole de t\tes les =ces du ciel et de la t]re et des lois sa9tes qui les rgiss5t1 soit dans le macrocosme cle/e1 soit dans le microcosme huma94 ,c'e/ le talisman des talismans et le pantacle des pantacles4 ,l'anneau de ,salomon e/ t\t-puissant1 si c'e/ un signe vivant1 mais il e/ inefficace1 si c'e/ un signe mort2 la vie des signes c'e/ l'intellig5ce et la foi1 intellig5ce de la nature1 foi en son moteur t]nel4 #edb ,l'tude appr(ondie des my/res de la nature peut loign] de ,dieu l'obs]vateur inatt5tif *ez qui la fatigue de l'esprit p>alyse les lans du coeur4 ,c'e/ en cela que les sci5ces occultes peuv5t tre dang]euses et mme fatales c]ta9es mes4 ,l'exactitude ma?matique1 la rigueur absolue des lois de la nature1 l'ensemble et la simplicit de ces lois1 donn5t plusieurs l'ide d'un mcanisme ncessaire1 t]nel1 inexorable1 et la ,provid5ce disp>at p\r eux d]rire les r\ages de f] d'une horloge au m\vem5t p]ptuel4 ,ils ne rfl*iss5t pas au fait r$\table de la lib]t et de l'autocratie des cratures intellig5tes4 ,un homme dispose son gr de l'exi/5ce d'tres organiss comme lui2 il peut atte9dre les oiseaux dans l'air1 les poissons dans l'eau1 les btes sauvages dans les =ts2 il peut c\p] ou inc5di] les =ts elles-mmes1 m9] et faire saut] les ro*]s et les montagnes1 *ang] aut\r de lui t\tes les =mes1 et malgr les analogies asc5dantes de la nature1 il ne croirait pas l'exi/5ce d'tres intellig5ts comme lui qui p\rrai5t leur gr dplac]1 bris] et inc5di] les mondes1 s\ffl] sur les soleils p\r les te9dre1 ou les broy] p\r en faire des toiles444 des tres si gr&s qu'ils *app5t sa vue1 comme n\s *appons sans d\te celle de la mite ou du ciron4444 ,et si de p>eils tres exi/5t sans que l'univ]s soit mille fois b\lev]s1 ne faut-il pas admettre qu'ils obiss5t t\s une volont suprme1 une =ce puissante et sage1 qui leur df5d de dplac] les mondes1 comme elle n\s df5d de dtruire le nid de l'hirondelle et la crysalide du papillon8 ,p\r #edc le mage qui s5t cette =ce au fond mme de sa consci5ce1 et qui ne voit plus dans les lois de l'univ]s que les in/rum5ts de la ju/ice t]nelle1 le sceau de ,salomon1 ses clavicules et son anneau sont les insignes de la suprme royaut4 ,,que/ions #e ,,et #f4 #e4 ,peut-on prvoir l'av5ir p> des calculs c]ta9s8 #f4 ,peut-on faire du bi5 ou du mal p> influ5ce magique8 ,r,,ponses4 ,deux j\eurs d'*ec d'gale =ce1 sont assis une table1 ils comm5c5t la p>tie1 lequel des deux gagn]a8 --,celui qui s]a le plus att5tif son jeu4 ,si je connais les proccupations de l'un et de l'autre1 je puis prdire c]ta9em5t le rsultat de leur p>tie4 ,au jeu d'*ecs1 prvoir c'e/ gagn]1 il en e/ de mme au jeu de la vie4 ,ri5 dans la vie n'arrive p> has>d1 le has>d1 c'e/ l'imprvu2 mais l'imprvu de l'ignorant avait t prvu p> le sage4 ,t\t vnem5t1 comme t\te =me1 rsulte d'un conflit ou d'un quilibre de =ces1 et ces =ces peuv5t tre reprs5tes p> des nombres4 ,l'av5ir peut donc tre d'avance dt]m9 p> le calcul4 ,t\te action viol5te e/ balance p> une raction gale1 le rire prono/ique les l>mes1 et c'e/ p\r cela que le ,sauveur disait3 ,heureux ceux qui pleur5t6 #edd ,c'e/ p\r cela aussi qu'il disait3 ,celui qui s'lve1 s]a abaiss1 et celui qui s'abaisse s]a lev4 ,auj\rd'hui ,nabu*odonosor se fait ,dieu1 dema9 il s]a *ang en bte4 ,auj\rd'hui ,alex&re fait son entre dans ,babylone1 et se fait (frir de l'enc5s sur t\s les autels1 dema9 il m\rra brutalem5t ivre4 ,l'av5ir e/ dans le pass2 le pass e/ dans l'av5ir4 ,qu& le gnie prvoit1 il se s\vi5t4 ,les effets s'en*an5t si ncessairem5t et si exactem5t aux causes et devi5n5t ensuite eux-mmes des causes d'effets n\veaux si con=mes aux premi]s dans leur manire de se produire1 qu'un seul fait peut rvl] au voyant t\te une gnalogie de my/res4 ,qu& le ,*ri/ e/ v5u1 il e/ c]ta9 que l',ant*ri/ vi5dra3 mais la v5ue de l',ant*ri/ prcd]a le triomphe du ,sa9t-,esprit4 ,le sicle d'arg5t o n\s vivons e/ le prcurseur des plus abondantes *>its et des bonnes oeuvres les plus gr&es qu'on ait encore vues dans le monde4 ,mais il faut savoir que la volont de l'homme modifie les causes fatales1 et qu'une seule impulsion donne p> un homme peut *ang] l'quilibre de t\t un monde4 ,si telle e/ la puissance de l'homme dans le monde qui e/ son doma9e1 que doiv5t donc tre les gnies des soleils6 ,le mo9dre des grgores p\rrait d'un s\ffle1 en dilatant subitem5t le calorique lat5t de notre t]re1 la faire clat] et disp>atre comme un petit nuage de c5dre4 #ede ,l'homme aussi peut d'un s\ffle faire van\ir t\te la flicit d'un de ses semblables4 ,les hommes sont aimants comme les mondes1 ils rayonn5t leur lumire spciale comme les soleils4 ,les uns sont plus absorbants1 les autres irradi5t plus volonti]s4 ,p]sonne n'e/ isol dans le monde1 t\t homme e/ une fatalit ou une provid5ce4 ,augu/e et ,c9na se r5contr5t3 t\s deux sont orgueilleux et implacables1 voil la fatalit4 ,c9na veut fatalem5t et librem5t tu] ,augu/e1 ,augu/e e/ entran fatalem5t le punir1 il veut lui p>donn] et librem5t il lui p>donne4 ,ici la fatalit se *ange en provid5ce1 et le sicle d',augu/e inaugur p> cette bont sublime devi5t digne de voir natre celui qui dira3 ,p>donnez vos ennemis6 ,augu/e1 en faisant grce ,c9na1 a expi t\tes les v5geances d',octave4 ,tant que l'homme e/ ass]vi aux exig5ces de la fatalit1 c'e/ un pr(ane1 c'e/--dire un homme qu'il faut rep\ss] lo9 du sanctuaire de la sci5ce4 ,la sci5ce1 en effet1 s]ait entre ses ma9s un in/rum5t t]rible de de/ruction4 ,l'homme libre au contraire1 c'e/--dire celui qui dom9e p> l'intellig5ce les in/9cts aveugles de la vie1 celui-l e/ ess5tiellem5t cons]vateur et rp>ateur1 c> la nature e/ le doma9e de sa puissance1 le temple de son immortalit4 ,qu& le pr(ane v\drait bi5 faire1 il f]ait mal4 ,l'initi libre ne peut pas v\loir mal faire2 s'il frappe1 c'e/ p\r *ti] et p\r gurir4 #edf ,le s\ffle du pr(ane e/ mortel1 celui de l'initi e/ vivifiant4 ,le pr(ane s\ffre p\r faire s\ffrir les autres1 l'initi s\ffre p\r que les autres ne s\ffr5t pas4 ,le pr(ane trempe ses fl*es dans son propre sang et les empoisonne2 l'initi1 libre avec une g\tte de son sang1 gurit les plus cruelles blessures4 ,,que/ions #g ,,et #h4 #g4 ,que faut-il faire p\r tre un vrai magici58 #h4 ,en quoi consi/5t prcism5t les =ces de la magie noire8 ,r,,ponses4 ,l'homme qui dispose des =ces occultes de la nature1 sans s'expos] tre cras p> elles1 celui-l e/ un vrai magici54 ,on le reconnat ses oeuvres et sa f91 qui e/ t\j\rs un gr& sacrifice4 ,zoroa/re a cr les dogmes et les civilisations primitives de l',ori5t1 et a disp>u comme ,o$ipe dans un orage4 ,orphe a donn la posie la ,grce1 et avec cette posie la beaut de t\tes les gr&eurs1 et il a pri dans une orgie laquelle il refusait de se ml]4 ,juli51 malgr t\tes ses v]tus1 n'a t qu'un initi la magie noire4 ,il e/ mort victime et non m>tyr2 sa mort a t une de/ruction et une dfaite1 il ne compr5ait pas son poque4 ,il connaissait le dogme de la haute magie1 mais il en appliquait mal le rituel4 #edg ,apollonius de ,?yane et ,synesius n'ont t autre *ose que de m]veilleux philosophes1 ils ont cultiv la vraie sci5ce1 mais ils n'ont ri5 fait p\r la po/rit4 ,les mages de l'vangile rgnai5t alors dans les trois p>ties du monde connu1 et les oracles se taisai5t en c\tant les vagissem5ts du petit enfant de ,be?lem4 ,le roi des rois1 le mage des mages1 tait v5u dans le monde1 et les cultes1 les lois1 les empires1 t\t tait *ang6 ,entre ,jsus-,*ri/ et ,napolon1 le monde m]veilleux re/e vide4 ,napolon1 ce ,v]be de la gu]re1 ce messie arm1 e/ v5u fatalem5t et sans le savoir1 complt] la p>ole *rti5ne4 ,la rvlation *rti5ne ne n\s appr5ait qu' m\rir1 la civilisation napoloni5ne doit n\s appr5dre va9cre4 ,de ces deux ,v]bes contraires en app>5ce1 le dv\em5t et la victoire1 s\ffrir1 m\rir1 combattre et va9cre1 se =me le gr& arcane de l',,honneur6 ,croix du ,sauveur1 croix du brave1 v\s n'tes pas compltes l'une sans l'autre1 c> celui-l seul sait va9cre qui sait se dv\] et m\rir6 ,et comm5t se dv\] et m\rir1 si l'on ne croit pas la vie t]nelle8 ,napolon qui tait mort en app>5ce1 devait rev5ir dans le monde en la p]sonne d'un homme ralisateur de son esprit4 ,salomon et ,*>lemagne revi5dront aussi en un seul mon>que1 et alors sa9t ,jean l'vangli/e1 qui1 selon la tradition1 doit #edh revivre la f9 des temps1 ressuscit]a aussi en la p]sonne d'un s\v]a9 pontife1 qui s]a l'aptre de l'intellig5ce et de la *>it4 ,et ces deux pr9ces runis1 annoncs p> t\s les prophtes1 accompliront le prodige de la rgnration du monde4 ,alors fleurira la sci5ce des vrais magici5s3 c>1 jusqu' prs5t1 nos faiseurs de prodiges ont t p\r la plup>t des hommes fatals et des sorci]s1 c'e/--dire des in/rum5ts aveugles du sort4 ,les matres que la fatalit jette au monde sont bi5tt r5v]ss p> elle4 ,ceux qui triomph5t p> les passions s]ont la proie des passions4 ,lorsque ,prom?e fut jal\x de ,jupit] et lui droba sa f\dre1 il v\lut se faire aussi un aigle immortel1 mais il ne cra et n'immortalisa qu'un vaut\r4 ,la fable dit encore qu'un roi impie nomm ,ixion v\lut faire viol5ce la re9e du ciel1 mais il n'embrassa qu'une nue m5songre1 et fut li p> des s]p5ts de feu la r\e inexorable de la fatalit4 ,ces pr(ondes allgories m5ac5t les faux adeptes1 les pr(anateurs de la sci5ce1 les sides de la magie noire4 ,la =ce de la magie noire c'e/ la contagion du v]tige1 c'e/ l'pidmie de la draison4 ,la fatalit des passions e/ comme un s]p5t de feu qui r\le et se tortille aut\r du monde en dvorant les mes4 ,mais l'intellig5ce paisible1 s\riante et ple9e d'am\r1 figure p> la mre de ,dieu1 lui pose le pi$ sur la tte4 ,la fatalit se dvore elle-mme2 c'e/ l'antique s]p5t de ,*ronos qui ronge t]nellem5t sa queue4 #edi ,ou plutt se sont deux s]p5ts ennemis qui se batt5t et se d*ir5t de morsures1 jusqu' ce que l'h>monie les en*ante et les fasse s'enlac] paisiblem5t aut\r du caduce d',h]ms4 ,,conclusion4 ,croire qu'il n'exi/e pas dans l'tre un pr9cipe intellig5t univ]sel et absolu1 c'e/ la plus tmraire et la plus absurde de t\tes les croyances4 ,croyance1 p>ce que c'e/ la ngation de l'indf9i et de l'indf9issable4 ,croyance tmraire1 p>ce qu'elle e/ isolante et dsolante2 croyance absurde1 p>ce qu'elle suppose le plus complet nant1 la place de la plus entire p]fection4 ,dans la nature1 t\t se cons]ve p> l'quilibre et se r5\velle p> le m\vem5t4 ,l'quilibre1 c'e/ l'ordre2 et le m\vem5t1 c'e/ le progrs4 ,la sci5ce de l'quilibre et du m\vem5t e/ la sci5ce absolue de la nature4 ,l'homme1 p> cette sci5ce1 peut produire et dirig] des phnomnes naturels en s'levant t\j\rs v]s une intellig5ce plus haute et plus p>faite que la si5ne4 ,l'quilibre moral1 c'e/ le conc\rs de la sci5ce et de la foi1 di/9ctes dans leurs =ces et runies dans leur action p\r donn] l'esprit et au coeur de l'homme une rgle qui e/ la raison4 ,c>1 la sci5ce qui nie la foi e/ aussi draisonnable que la foi qui nie la sci5ce4 #eej ,l'objet de la foi ne saurait tre ni df9i ni surt\t ni p> la sci5ce1 mais la sci5ce e/ appele elle-mme con/at] la base rationnelle des hypo?ses de la foi4 ,une croyance isole ne con/itue pas la foi p>ce qu'elle manque d'autorit1 et p> consqu5t de g>antie morale1 elle ne peut ab\tir qu'au fanatisme ou la sup]/ition4 ,la foi e/ la confiance que donne une religion1 c'e/--dire une communion de croyance4 ,la vraie religion se con/itue p> le suffrage univ]sel4 ,elle e/ donc ess5tiellem5t et t\j\rs ca?olique1 c'e/--dire univ]selle4 ,c'e/ une dictature idale acclame gnralem5t dans le doma9e rvolutionnaire de l'inconnu4 ,la loi d'quilibre1 lorsqu'elle s]a mieux comprise1 f]a cess] t\tes les gu]res et t\tes les rvolutions du vieux monde4 ,il y a eu conflit entre les p\voirs comme entre les =ces morales4 ,on blme actuellem5t les papes de se cramponn] au p\voir temporel1 sans song] la t5dance prote/ante des pr9ces p\r l'usurpation du p\voir spirituel4 ,tant que les pr9ces auront la prt5tion d'tre papes1 le pape s]a =c1 p> la loi mme de l'quilibre1 la prt5tion d'tre roi4 ,le monde enti] rve encore l'unit de p\voir1 et ne compr5d pas la puissance du dualisme quilibr4 ,devant les rois usurpateurs de la puissance spirituelle1 si le pape n'tait plus roi1 il ne s]ait plus ri54 ,le pape dans l'ordre temporel subit comme un autre les prjugs de son sicle4 #eea ,il ne saurait donc abdiqu] son p\voir temporel qu& cette abdication s]ait un sc&ale p\r la moiti du monde4 ,qu& l'op9ion s\v]a9e de l'univ]s aura proclam hautem5t qu'un pr9ce temporel ne peut pas tre pape1 qu& le cz> de t\tes les ,russies et le s\v]a9 de la ,gr&e-,bretagne auront r5onc leur sac]doce drisoire1 le pape saura ce qui lui re/e faire4 ,jusque-l1 il doit lutt] et m\rir1 s'il le faut1 p\r df5dre l'intgrit du patrimo9e de sa9t ,pi]re4 ,la sci5ce de l'quilibre moral f]a cess] les qu]elles de religion et les blasphmes philosophiques4 ,t\s les hommes intellig5ts s]ont religieux1 qu& il s]a bi5 reconnu que la religion n'att5te pas la lib]t d'exam51 et t\s les hommes vraim5t religieux respect]ont une sci5ce qui reconnatra l'exi/5ce et la ncessit d'une religion univ]selle4 ,cette sci5ce rp&ra un j\r n\veau sur la philosophie de l'hi/oire et donn]a un plan syn?tique de t\tes les sci5ces naturelles4 ,la loi des =ces quilibres et des comp5sations organiques rvl]a une physique et une *imie n\velles2 alors de dc\v]tes en dc\v]tes1 on en revi5dra la philosophie h]mtique1 et l'on admir]a ces prodiges de simplicit et de cl>t oublis depuis si longtemps4 ,la philosophie alors s]a exacte comme les ma?matiques1 c> les ides vraies1 c'e/--dire1 id5tiques l'tre1 con/ituant la sci5ce de la ralit f\rniss5t avec la raison et la ju/ice des proportions exactes et des quations rig\reuses comme les nombres4 ,l'erreur donc ne s]a plus possible qu' l'ignorance2 le vrai savoir ne se tromp]a plus4 #eeb ,l'e/htique cess]a d'tre subordonne aux caprices du gt qui *ange comme la mode4 ,si le beau e/ la spl5deur du vrai1 on devra s\mettre d'infaillibles calculs le rayonnem5t d'une lumire dont le foy] s]a inconte/ablem5t connu et dt]m9 avec une rig\reuse prcision4 ,la posie n'aura plus de t5dances folles et subv]sives4 ,les potes ne s]ont plus ces en*anteurs dang]eux que ,platon bannissait de sa rpublique en les c\ronnant de fleurs2 ils s]ont les musici5s de la raison et les gracieux ma?matici5s de l'h>monie4 ,e/-ce dire que la t]re devi5dra un ,eldorado8 ,non1 c>1 tant qu'il y aura une humanit1 il y aura des enfants1 c'e/--dire des faibles1 des petits1 des ignorants et des pauvres4 ,mais la socit s]a g\v]ne p> ses vritables matres1 et il n'y aura plus de mal sans remde dans la vie huma9e4 ,on reconnatra que les miracles div9s sont ceux de l'ordre t]nel1 et l'on n'ador]a plus les fantmes de l'imag9ation sur la foi des prodiges inexpliqus4 ,l'tranget des phnomnes ne pr\ve que notre ignorance devant les lois de la nature4 ,qu& ,dieu veut se faire connatre n\s1 il claire notre raison et ne *]*e pas la confondre ou l'tonn]4 ,on saura jusqu'o s't5d le p\voir de l'homme cr l'image et la ressemblance de ,dieu4 ,on compr5dra que lui aussi1 il e/ crateur dans sa sphre1 et que sa bont dirige p> l't]nelle raison e/ la provid5ce subalt]ne des tres placs p> la nature1 s\s son influ5ce et s\s sa dom9ation2 la religion #eec alors n'aura plus ri5 cra9dre du progrs1 et en pr5dra la direction4 ,un docteur ju/em5t vnr dans les enseignem5ts du ca?olicisme1 le bi5heureux ,v9c5t de ,lr9s1 exprime admirablem5t cet accord du progrs et de l'autorit cons]vatrice4 ,selon lui1 la vraie foi n'e/ digne de notre confiance que p> cette autorit inv>iable qui en r5d les dogmes inaccessibles aux caprices de l'ignorance huma9e4 ,et cep5dant1 aj\te ,v9c5t de ,lr9s1 cette immobilit n'e/ pas la mort2 n\s cons]vons1 au contraire1 p\r l'av5ir1 un g]me de vie4 ,ce que n\s croyons auj\rd'hui sans le compr5dre1 l'av5ir le compr5dra et se rj\ira d'en avoir connaissance4 ,po/]itas intellectum gratuletur1 quod ante vetu/as non intellectum v5]abatur4 ,si donc on n\s dem&e3 ,e/-ce que t\t progrs e/ exclu de la religion de ,jsus-,*ri/8 ,non sans d\te1 et n\s en esprons un trs gr&4 ,quel homme1 en effet1 s]ait assez jal\x des hommes1 assez ennemi de ,dieu1 p\r v\loir emp*] le progrs8 ,mais il faut que ce soit rellem5t un progrs1 et non pas un *angem5t de croyance4 ,le progrs1 c'e/ l'accroissem5t et le dveloppem5t de *aque *ose dans son ordre et dans sa nature4 ,le dsordre1 c'e/ la confusion1 et le mlange des *oses et de leur nature4 ,sans aucun d\te1 il doit y avoir1 tant p\r t\s les hommes en gnral que p\r *acun en p>ticuli]1 selon la m>*e naturelle des ges de l'glise1 diffr5ts degrs d'intellig5ce1 de sci5ce et de sagesse1 mais en telle sorte que t\t soit cons]v1 et que le dogme g>de t\j\rs le mme esprit et la #eed mme df9ition4 ,la religion doit dvelopp] successivem5t les mes1 comme la vie dveloppe les corps qui gr&iss5t et sont p\rtant t\j\rs les mmes4 ,quelle diffr5ce entre la fleur enfant9e du premi] ge et la maturit de la vieillesse6 ,les vieill>ds sont p\rtant les mmes1 quant la p]sonne1 qu'ils tai5t dans l'adolesc5ce2 il n'y a que l'extrieur et les app>5ces de *angs4 ,les membres de l'enfant au b]ceau sont bi5 frles1 et p\rtant ils ont les mmes pr9cipes rudim5taires et les mmes organes que les hommes2 ils gr&iss5t sans que leur nombre augm5te1 et le vieill>d n'a ri5 de plus en cela que n'avait l'enfant4 ,et cela doit tre a9si1 s\s pe9e de dif=mit ou de mort4 ,il en e/ a9si de la religion de ,jsus-,*ri/1 et le progrs p\r elle s'accomplit dans les mmes conditions et suivant les mmes lois4 ,les annes la r5d5t plus =te et la gr&iss5t1 mais n'aj\t5t ri5 t\t ce qui compose son tre4 ,elle e/ ne complte et p>faite dans ses proportions1 qui peuv5t crotre et s't5dre sans *ang]4 ,nos pres ont sem du from5t1 nos neveux ne doiv5t pas moissonn] de l'ivraie4 ,les rcoltes int]mdiaires ne *ang5t ri5 la nature du gra92 n\s devons le pr5dre et le laiss] t\j\rs le mme4 ,le ca?olicisme a plant des roses1 devons-n\s y sub/itu] des ronces8 ,non sans d\te1 ou malheur n\s6 ,le baume et le c9name de ce p>adis spirituel ne doiv5t pas se *ang] s\s nos ma9s en aconit et en poison4 ,t\t ce qui1 dans l'glise1 cette belle campagne de ,dieu1 a t sem p> les pres1 doit y tre cultiv et entret5u p> les fils3 c'e/ cela qui t\j\rs doit crotre et fleurir2 mais cela peut gr&ir et doit se dvelopp]4 ,dieu #eee p]met en effet que les dogmes de cette philosophie cle/e soi5t1 p> le progrs du temps1 tudis1 travaills1 polis en quelque sorte2 mais ce qui e/ df5du1 c'e/ de les *ang]2 ce qui e/ un crime1 c'e/ de les tronqu] et de les mutil]4 ,qu'ils reoiv5t une n\velle lumire et des di/9ctions plus savantes1 mais qu'ils g>d5t t\j\rs leur plnitude1 leur intgrit1 leur proprit4 ,considrons donc comme acquises au pr(it de l'glise univ]selle t\tes les conqutes de la sci5ce dans le pass1 et promettons-lui1 avec ,v9c5t de ,lr9s1 l'hritage complet des progrs v5ir6 ,a elle t\tes les gr&es aspirations de ,zoroa/re et t\tes les dc\v]tes d',h]ms6 elle la clef de l'ar*e sa9te1 elle l'anneau de ,salomon1 c> elle reprs5te la sa9te et immuable hir>*ie4 ,ses luttes l'ont r5due plus =te1 ses *utes app>5tes la r5dront plus /able2 elle s\ffre p\r rgn]1 elle tombe p\r gr&ir en se relevant1 elle meurt p\r ressuscit]6 ,il faut v\s t5ir prts1 dit le comte ,joseph de ,mai/re1 p\r un vnem5t imm5se dans l'ordre div91 v]s lequel n\s m>*ons avec une vitesse acclre qui doit frapp] t\s les obs]vateurs2 des oracles r$\tables annonc5t d'ailleurs que les temps sont arrivs4 ,plusieurs prophties cont5ues dans l',apocalypse se rapportai5t nos temps mod]nes4 ,un criva9 e/ all jusqu' dire que l'vnem5t avait dj comm5c1 et que la nation franaise devait tre le gr& in/rum5t de la plus gr&e des rvolutions4 ,il n'y a peut-tre pas un homme vritablem5t religieux en ,europe 7je p>le de la classe in/ruite7 qui n'att5de dans ce mom5t quelque *ose #eef d'extraord9aire4 ,or1 n'e/-ce ri5 que ce cri gnral qui annonce de gr&es *oses8 ,remontez aux sicles passs1 transportez-v\s la naissance du ,sauveur2 cette poque1 une voix haute et my/rieuse1 p>tie des rgions ori5tales1 ne s'criait-elle pas3 ,l',ori5t e/ sur le po9t de triomph]444 ,le va9queur p>tira de la ,jude444 ,un enfant div9 n\s e/ donn2 il va p>atre2 il desc5d du plus haut des cieux2 il ramn]a l'ge d'or sur la t]re4 ,ces ides tai5t univ]sellem5t rp&ues1 et comme elles prtai5t inf9im5t la posie1 le plus gr& pote lat9 s'en emp>a1 et les revtit des c\leurs les plus brillantes dans son ,pollion4 ,auj\rd'hui1 comme au temps de ,virgile1 l'univ]s e/ dans l'att5te4 ,comm5t mpris]ions-n\s cette gr&e p]suasion1 et de quel droit condamn]ions-n\s les hommes qui1 av]tis p> ces signes div9s1 se livr5t de sa9tes re*]*es8 ,v\lez-v\s une preuve de ce qui se prp>e8 *]*ez-la dans les sci5ces2 considrez bi5 la m>*e de la *imie1 de l'a/ronomie mme1 et v\s v]rez o elles n\s conduis5t4 ,croiriez-v\s1 p> exemple1 que ,newton n\s ramne ,py?agore1 et qu'incessamm5t il s]a dmontr que les corps cle/es sont mus prcism5t1 comme le corps huma91 p> des intellig5ces qui leur sont unies sans qu'on sa*e comm5t3 c'e/ cep5dant ce qui e/ sur le po9t de se vrifi]1 sans qu'il y ait bi5tt aucun moy5 de disput]4 ,cette doctr9e p\rra sembl] p>adoxale sans d\te1 et mme ridicule1 p>ce que l'op9ion environnante en impose2 mais att5dez que l'aff9it naturelle de la religion et la sci5ce les runiss5t dans la tte d'un seul homme de gnie4 ,l'app>ition de cet homme ne saurait tre loigne4 ,alors des #eeg op9ions qui n\s p>aiss5t auj\rd'hui ou biz>res ou ins5ses s]ont des axiomes dont il ne s]a pas p]mis de d\t]1 et l'on p>l]a de notre /upidit actuelle comme n\s p>lons de la sup]/ition du moy5 ge#bd4 ,note #bd3 ,joseph de ,mai/re1 ,soires de ,sa9t-,pt]sb\rg1 #ahba1 p4 #cjh4 ,au tome dixime de ses oeuvres1 page #fig1 sa9t ,?omas dit cette belle p>ole3 ,t\t ce que ,dieu veut e/ ju/e1 mais le ju/e ne doit pas tre nomm a9si uniquem5t p>ce que ,dieu le veut3 non ex hoc dicitur ju/um quod ,deus illud vult4 ,la doctr9e morale de l'av5ir e/ r5f]me l t\t entire2 et de ce pr9cipe fcond on peut immdiatem5t dduire celui-ci3 ,non-seulem5t il e/ bi51 au po9t de vue de la foi1 de faire ce que ,dieu comm&e1 mais encore1 au po9t de vue de la raison1 il e/ bon et raisonnable de lui obir4 ,l'homme donc p\rra dire3 ,je fais le bi5 non-seulem5t p>ce que ,dieu le veut1 mais aussi p>ce que je le veux4 ,la volont huma9e s]a a9si s\mise et libre en mme temps2 c> la raison1 dmontrant d'une faon irrcusable la sagesse des prescriptions de la foi1 agira de son propre m\vem5t en se rglant d'aprs la loi div9e1 dont elle devi5dra en quelque sorte la sanction huma9e4 ,alors il n'y aura plus ni sup]/ition1 ni impit possible1 on le compr5d facilem5t d'aprs ce que n\s v5ons de dire3 donc1 en religion et en philosophie pratique1 c'e/--dire en morale1 l'autorit absolue exi/]a et les dogmes moraux p\rront seulem5t alors se rvl] et s'tablir4 ,jusque-l1 n\s aurons la d\leur et l'effroi de voir t\s les #eeh j\rs remettre en "q les pr9cipes les plus simples et les plus communs du droit et du devoir entre les hommes4 ,sans d\te1 on f]a taire les blasphmateurs2 mais autre *ose e/ impos] sil5ce1 autre *ose1 p]suad] et conv]tir4 ,tant que la haute magie a t pr(ane p> la m*ancet des hommes1 l'glise a d la proscrire4 ,les faux gno/iques ont dcri le nom si pur d'abord du gno/icisme1 et les sorci]s ont fait tort aux enfants des mages2 mais la religion1 amie de la tradition et g>di5ne des trsors de l'antiquit ne saurait rep\ss] plus longtemps une doctr9e antrieure la ,bible1 et qui accorde si p>faitem5t avec le respect traditionnel du pass1 les esprances les plus vivantes du progrs et de l'av5ir8 ,le peuple s'initie p> le travail et p> la foi la proprit et la sci5ce4 ,il y aura t\j\rs un peuple1 comme il y aura t\j\rs des enfants2 mais qu& l'ari/ocratie dev5ue savante s]a une mre p\r le peuple1 les voies de l'mancipation s]ont ouv]tes t\s1 mancipation p]sonnelle1 successive1 progressive1 p> laquelle t\s les appels p\rront1 p> leurs ef=ts1 arriv] au rang des lus4 ,c'e/ ce my/re d'av5ir que l'initiation antique ca*ait s\s ses ombres2 c'e/ p\r ces lus de l'av5ir que sont rs]vs les miracles de la nature assujettis la volont de l'homme4 ,le bton sac]dotal doit tre la baguette des miracles1 il l'a t du temps de ,mose et d',h]ms1 et il le s]a encore4 ,le sceptre du mage r$evi5dra celui du roi ou de l'emp]eur du monde1 et celui-l s]a de droit le premi] p>mi les hommes1 qui se montr]a de fait le plus =t p> la sci5ce et p> la v]tu4 ,alors la magie ne s]a plus une sci5ce occulte que p\r les #eei ignorants1 mais elle s]a p\r t\s une sci5ce inconte/able4 ,alors la rvlation univ]selle ress\d]a les uns aux autres t\s les anneaux de sa *ane d'or4 ,l'pope huma9e s]a t]m9e et les ef=ts mme des ,titans n'auront s]vi qu' rehauss] l'autel du vrai ,dieu4 ,alors t\tes les =mes qu'a successivem5t revtues la p5se div9e r5atront immortelles et p>faites4 ,t\s les traits qu'avait esquisss l'art successif des nations se runiront et =m]ont l'image complte de ,dieu4 ,le dogme pur et sorti du *aos produira naturellem5t la morale infaillible1 et l'ordre social se con/itu]a sur cette base4 ,les sy/mes qui se heurt5t ma9t5ant sont les rves du crpuscule4 ,laissons-les pass]4 ,le soleil luit et la t]re p\rsuit sa m>*e2 ins5s s]ait celui qui d\t]ait du j\r6 ,il en e/ qui dis5t3 ,le ca?olicisme n'e/ plus qu'un tronc aride1 portons-y la ha*e4 ,ins5ss6 ne voyez-v\s pas que s\s l'corce dess*e se r5\velle sans cesse l'arbre vivant4 ,la vrit n'a ni pass ni av5ir2 elle e/ t]nelle4 ,ce qui f9it ce n'e/ pas elle1 ce sont nos rves4 ,le m>teau et la ha*e qui dtruis5t aux yeux des hommes1 ne sont dans la ma9 de ,dieu que la s]pe de l'mondeur1 et les bran*es mortes1 c'e/--dire les sup]/itions et les hrsies1 en religion1 en sci5ce et en politique1 peuv5t seules tre c\pes sur l'arbre des croyances et des convictions t]nelles4 ,notre ,hi/oire de la magie a eu p\r b de dmontr] que1 dans #efj le pr9cipe1 les gr&s symboles de la religion ont t en mme temps ceux de la sci5ce alors ca*e4 ,que la religion et la sci5ce1 runies dans l'av5ir1 s'entr'aid5t donc et s'aim5t comme deux soeurs1 puisqu'elles ont eu le mme b]ceau6 ,,f9