by ! ,biblio?que nationale de ,france 7,bn,f_/,gallica7 ,,notes ,d',,une ,m,,re ,,c\rs ,d',,ducation ,,mat]nelle ,,p> ,,madame ,l\ise d',alq ,,n\velle ,,dition ,,corrig,e ,,et ,,augm5t,e ,,la ,,seule ,,autoris,e ,,p> ,l',,auteur ,,p>is ,,bureaux ,,des ,,caus]ies ,,famili,,res #ahhc 99 99 99 99 99 ,,avis ,,important ,extrait de la ,gazette des ,tribunaux du #bh m>s #ahha3 #b;e ,,*ambre ,,du ,,tribunal ,,civil ,,de ,,la ,,se9e4--,prsid5ce de ,m4 ,cazanave4--,jugem5t du #bd juillet #ahhj3 ,att5du444 le ,tribunal dcl>e que la dame ,l\ise d',alq repr5dra la libre disposition de ses ouvrages1 sans que ,f4 ,ebh>dt1 son anci5 diteur1 avec lequel ses traits se tr\v5t rsilis1 puisse en faire usage ni en tir] pr(it1 etc41 etc4 #are ,,*ambre ,,de ,,la ,,c\r ,d',,appel ,,de ,,p>is4--,prsid5ce de ,m4 ,l>ombire4--,arrt du #bb m>s #ahha3 ,aprs avoir ent5du les plaidoiries de ,me ,georges ,la*aud p\r ,mme ,l\ise d',alq1 ,me ,beaupr p\r ,m4 ,ebh>dt2 la ,c\r1 considrant et adoptant les motifs des premi]s juges1 etc41 etc42 confirme le jugem5t et notamm5t en ce qui conc]ne l'int]diction faite ,ebh>dt de v5dre aucun exemplaire des uvres de la dame ,l\ise d',alq1 du j\r du prs5t arrt4 ,,*ambre ,,des ,r,f,r,s4--,ordonnance du #cj ju9 #ahha3 ,att5du que ,m4 ,rozez1 de ,bruxelles1 a fait dpos] p\r tre v5dus *ez un int]mdiaire1 ,p>is1 des milli]s de volumes a*ets ,ebh>dt depuis l'arrt2 att5du que ,mme ,l\ise d',alq les a fait saisir1 sur la dem&e en rfr du sieur ,rozez1 prt5dant qu'ils sont sa proprit1 ,m4 le prsid5t ,vanni]1 aprs avoir ent5du ,me ,m>t9 du ,g>d1 av\ de ,mme d',alq1 a r5du ordonnance qu'il n'y avait pas lieu lev] la saisie1 et que les p>ties devront se p\rvoir au fond1 etc4 ,de ces div]s jugem5ts1 arrts et rfrs1 il s'ensuit que ,mme ,l4 d',alq a seule le droit d'dit] ses uvres1 et peut p\rsuivre t\t dt5teur des ditions int]dites ci-dessus4 ,en consqu5ce1 elle fait p>atre une n\velle dition de ces uvres1 corrige1 remanie et augm5te1 que le public a t\t intrt se procur] en place des anci5s volumes4 ,le public e/ donc prv5u1 af9 qu'on ne puisse l'induire en erreur1 que t\t volume de ,mme ,l4 d',alq1 non revtu de la signature autographe de l'auteur1 fait p>tie des ditions belges1 incompltes et surannes1 dont la v5te a t int]dite p> l'arrt de la ,c\r d'appel du #bb m>s1 prononc en faveur de ,mme ,l4 d',alq contre son anci5 diteur4 ,il e/ facile de vrifi] le lieu de l'impression la f9 des volumes4 ,le public e/ en droit d'exig] la signature autographe de l'auteur et de refus] t\t autre exemplaire qui lui s]ait prs5t4 99 99 99 99 99 ,je v\s ai am5 ma fillette1 me dit aprs un b\t de conv]sation gnrale1 et comme d'autres visiteurs v5ai5t de sortir1 une *>mante et aimable jeune femme2 voyez comme elle e/ gr&e1 elle a dix ans et demi6 --,c'e/ une bi5 belle enfant1 l'il veill1 bi5 fra*e6 ,je suis sre qu'elle e/ bonne aussi1 /udieuse1 et ne fait jamais de pe9e sa maman6 dis-je en attirant la petite p\r l'embrass]4 ,je n'avais pas beauc\p rem>qu l'enfant lors de son entre dans le salon1 ent\re que j'tais de nombreuses visites mascul9es et fm99es1 et ma9t5ant il me rev5ait t\t c\p que n\s avions p>l en g5s du monde de *oses et d'autres1 et qu'il avait bi5 pu se gliss] des phrases peu faites p\r l'oreille d'une enfant1 et surt\t d'une enfant intellig5te4 --,oh6 oui1 elle e/ assez bi52 elle fait mes dlices p> ses beaux *eveux6 je la peigne du mat9 au soir2 voyez1 me rpondit la mre en faisant ret\rn] sa fille et en s\levant poigne une sup]be *evelure ondule avec so9 qui rec\vrait les paules de l'enfant4 ,je dois aj\t] que celle-ci p>ut se prt] avec complaisance et non sans vanit l'exhibition4 --,cep5dant1 d'un autre ct1 elle me dsespre1 reprit la jeune mre3 elle n'aime pas l'tude1 elle ne p5se qu' all] au ?tre1 aux mat9es d'enfants2 elle n'a pas de gt p\r la musique2444 elle e/ trs en ret>d1 elle n'appr5d pas4441 on me dit que a lui pass]a6444 ,et elle s'int]rompit en me reg>dant1 att5dant videmm5t que1 selon l'usage1 je rpondisse p> les banalits ord9aires3--,c]ta9em5t6 a lui pass]a1 laissez-la donc s'amus]444 ,elle en saura t\j\rs assez1 etc4 ,et t\t au contraire1 je dis3 --a dp5d de v\s de le lui faire pass]1 ma *re amie2 c'e/ v\s de la dirig]4 ,a cette rponse1 si peu con=me l'esprit de socit1 je l'av\e1 la mre ne put ret5ir un m\vem5t1 et l'enfant elle-mme me lana un reg>d tonn4 ,je me mis rire4 --,voyons1 ma *re1 v\s v\s tes =t rvolte la sema9e d]nire contre un article dans mes ,caus]ies familires sur l'esprit de socit1 o j'ose mettre que dans le monde on dit r>em5t la vrit1 ou du mo9s t\te la vrit1 et mme qu'il n'e/ pas possible de la dire4 ,je sais bi5 qu'en ne tombant pas dans votre s5s je me mets t\t fait en dehors des usages1 et je devi5s une p]sonne qui ne connat ri5 au savoir-vivre444 ,c'e/ une ide qui me passe p> la tte1 ma9t5ant que je suis assez vieille p\r me pass] du monde et p\r voir les *oses de haut1 d'essay] d'us] de l'influ5ce de ma position et de mes *eveux blancs p\r moralis] un peu4 ,tant que j'ai t jeune1 j'ai fait comme les autres1 j'ai t\j\rs appr\v1 flatt2 cela f9it p> dev5ir curant6--,pauvre *re dame6 combi5 je v\s pla9s d'avoir un m>i p>eil6--,ah6 *re1 v\s tes en effet bi5 malheureuse d'avoir une telle belle-mre6--,oui1 c'e/ bi5 t]rible p\r v\s1 qui tes jeune et jolie1 de ne p\voir pr5dre t\s les plaisirs de votre ge6--,et ce sont des s]rem5ts de ma9s compatissants1 des exclamations lam5tables2 on signale les torts de la p>tie adv]se qui p\rrai5t pass] inap]u1 on excite a9si encore davantage la rbellion et la rvolte la p]sonne qui n\s fait ses pla9tes1 t&is qu'on se dit soi-mme3--,bah6 son m>i n'a pas t\s les torts4--,allons donc1 c'e/ bi5 naturel que sa belle-mre agisse a9si6--,e/-elle g/e6 elle v\drait t\t p\r elle6 ,et a9si de suite444 ,et je me dem&e si l'on ne devi5t pas complice a9si des aggravations de malheur qui rsult5t de cette condesc5dance2 si l'on n'en port]a pas1 au jugem5t d]ni]1 une sorte de responsabilit8 ,que de fois une obs]vation raisonnable et s9cre p\rrait ram5] une tte lgre de meilleurs s5tim5ts1 t&is qu'au contraire elle s'affirme dans son erreur s\s l'gide de votre approbation6 ,et comme ma jeune amie me reg>dait d'un air pr(ondm5t dsappo9t1 je cont9uai en riant3 --,allons6 voil que v\s v\s dites3 ,je suis jolim5t mal tombe auj\rd'hui6 elle a l'esprit de trav]s1 ma vieille amie1 elle e/ gr9*euse1 on voit bi5 qu'elle vieillit6 --,mais non6 ,mais non6 prote/a la jeune femme4 --,et ma9t5ant1 voil que v\s faites de l'esprit de socit6 --,ah6 v\s tes taqu9e6 qu& je v\s dis que non6 au contraire1 votre critique me plat2 je veux absolum5t que v\s me donniez des conseils s9cres sur l'ducation de ma fille444 ,je suis gte2 v\s avez raison2 ces banalits qu'on dbite n\s gt5t1 n\s dr\t5t2 c'e/ un s]vice que v\s me r5drez444 ,v\s savez que j'ai t prive d'une ducation mat]nelle2 mettez votre expri5ce ma disposition1 je v\s en supplie444 ,j'adore ma fillette3 je ne sais peut-tre pas m'y pr5dre1 donnez-moi vos conseils6 --,soit6444 qu& je v\s ai dit t\t l'heure que je me proposais ma9t5ant de morign] le monde1 ne me pr5ez pas exactem5t au mot4 ,d'abord1 je n'ai pas envie de me faire pr5dre en grippe p> l'humanit entire1 mais encore il y a p>fois de la cruaut dessill] les yeux444 ,en rsum1 je ne m'arrog]ai jamais le droit de critique svre2 mais ceux qui font appel mes conseils et ma s9crit1 ceux qu'il me sembl]a qu'il e/ un devoir p\r moi d'clair]1 eh bi51 je t5t]ai l'essai1 au risque d'enc\rir leur c\rr\x1 et si je vois qu'on se regimbe trop1 je m'arrt]ai et je les ab&onn]ai leur sort1 repr5ant les phrases banales de l'esprit de socit4 --,non1 je ne me f*]ai pas1 je ne v\s en v\drai pas444 ,j'insi/e de t\tes mes =ces p\r que v\s me disiez comm5t je dois faire p\r faire de ma fille une femme1 une vraie femme444 ,v\s avez votre expri5ce p]sonnelle444 --,c'e/--dire1 je suis un peu1 comme dit ,*ateaubri& dans son ,gnie du ,*ri/ianisme1 le gr& nombre d'exemples que j'ai s\s les yeux me r5d5t habile sans expri5ce4 ,j'embrassai la *>mante petite mre et je cont9uai ma morale4 --,appr5dre tre mre1 appr5dre lev] ses enfants1 voil un c\rs qu'il y aurait bi5 lieu d'ouvrir dans les n\veaux lyces de filles entre le c\rs de cuis9e et le c\rs de c\ture6 ,il semble mme que ces trois c\rs p\rrai5t suffire l'ducation des femmes4 ,grce aux uvres et au j\rnal du docteur ,bro*>d qui s'e/ dv\ ce ?me1 les jeunes femmes ma9t5ant ne peuv5t plus ignor] les so9s corporels donn] leurs bbs2 c'e/ un trs gr& rsultat1 mais ce n'e/ pas t\t4 ,dans le corps de ce bb1 il y a une me =m]1 un cur guid]1 une intellig5ce dvelopp]4 ,comm5t s'y pr5dre8 ,j'ai vu de bonnes et t5dres mres bi5 emb>rasses2 je ne p>le pas des mauvaises mres1 mais de celles qui *riss5t leurs enfants et s'en occup5t comme v\s le faites de votre fillette4 ,je connais intimem5t une femme dont les amies envi5t beauc\p c]ta9es russites dans la vie2 l'accusant surt\t d'avoir t favorise d'une *ance norme4 ,v\s la connaissez aussi1 c'e/ ,mme ,x9999994 --,e/-elle heureuse6 ,voil une femme qui a de la *ance1 t\t lui russit6 s'crie aussitt mon int]locutrice4 --,jamais v\s ne diriez3 qu'a-t-elle fait p\r avoir cette *ance8 ,ne dp5d-elle pas de ses mrites8 ,je *oisis un type que je connais1 que v\s connaissez1 je le rpte1 p\r le dpe9dre2 mais ce type exi/e beauc\p d'exemplaires1 et si v\s ne connaissiez pas celle dont je p>le1 v\s en avez de p>eilles dans votre ent\rage1 et je p\rrais v\s cit] des c5ta9es de noms clbres qui se tr\v5t dans le mme cas4 ,les femmes qui russiss5t et les hommes qui atteign5t les sommets l'aide de leurs capacits seules1 ont bi5 des tal5ts que les autres n'ont pas4 ,mme ,x4 que je pr5ds p\r modle connat fond c9q langues trangres2 elle e/ musici5ne consomme et pe9tre2 aucun ouvrage d'aiguille ne lui e/ inconnu2 et les devoirs de la femme d'intrieur ne l'effrai5t pas4 --,oui1 je le sais1 ,mme ,x4 e/ univ]selle1 c'e/ une nature exceptionnellem5t d\e444 elle avait un c]veau exprs p\r appr5dre6 --,v\s tes dans l'erreur2 ,mme ,x4 tait une enfant trs ord9aire1 elle a eu c]ta9em5t plus de mal que votre ,odette appr5dre444 ,elle n'a appris ce qu'elle sait que p>ce qu'elle a pris la pe9e de l'appr5dre4 --,encore a-t-il fallu qu'elle v\lt pr5dre cette pe9e444 ,odette ne veut pas travaill]6 --,mais elle non plus n'aurait pas v\lu travaill]444 ,c'e/ sa mre qui l'y a oblige4 --,oh6 la svrit6 la duret6 jamais je ne p\rrai r5dre ma fille malheureuse444 --,mon amie n'a pas r5du sa fille malheureuse et n'a jamais t une mre svre6 --,je ne v\s compr5ds pas alors4 ,la jeune mre p>aissait vivem5t s'intress] ma leon dans cet art d'tre mre2 j'avais envie d'envoy] l'enfant dans la pice vois9e1 mais je rfl*is qu'elle en avait dj tant ent5du qu'il n'y avait pas dang] ce qu'elle connt la suite1 c> c'e/ une erreur de croire qu'une enfant de dix ans ne compr5d pas1 quoiqu'elle compr5ne s\v5t mal4 --,ses p>5ts se sont donn la pe9e de la dg\rdir1 repris-je4 ,sa mre s'e/ dv\e son ducation ds sa premire enfance2 elle lui ouvrait l'intellig5ce1 non p> des morales au-dessus de son ge1 ni en lui laissant c\t] les conv]sations des p]sonnes plus ges1 ni en confiant ces so9s intellectuels une bonne1 pas plus que les so9s physiques4 ,elle inv5tait p\r son bb des petits contes1 ayant t\j\rs une morale directe p\r l'enfant4 ,il n'y tait pas "q des m9]ais que l'on tr\ve dans la t]re1 ni des con/ellations des toiles1 mais de petites filles obissantes1 savantes1 qui faisai5t le bonheur de leur maman1 mises en opposition avec d'autres petites filles m*antes1 ignorantes1 mprises de t\t le monde1 et n'arrivant ri54 ,et1 selon les circon/ances1 la maman crait des av5tures et des pripties1 o il n'tait pas "q de pr9ce ,*>mant v5ant dlivr] sa belle ni des habits de peau d'ne4 ,raconte encore444 et qu'e/-elle dev5ue aprs1 la m*ante petite fille8 dem&ait l'enfant avec de gr&s yeux t]rifis1 c> elle saisissait bi5 la ressemblance avec elle1 mais la maman ne faisait pas semblant de le faire exprs2 c'tait une hi/oire qu'elle racontait avec indiffr5ce2 alors elle lui disait comm5t la petite fille tait dev5ue bonne1 et combi5 sa maman avait de bonts p\r elle1 et combi5 elle lui devait de la reconnaissance4 ,et la petite fille gr&issait avec l'ide de s'in/ruire1 de travaill] p\r dev5ir l'orgueil et la joie de ses p>5ts1 de les soign] qu& ils s]ai5t vieux en *ange de ce qu'ils faisai5t p\r elle1 elle tant jeune4 ,ds l'ge de quatre ans1 sa mre lui apprit lire sans qu'elle s'en d\tt2 elle lui fit dsir] de savoir lire4 ,elle ent5dait tant p>l] aut\r d'elle du bonheur de faire de la musique et d'tre in/ruit1 qu'elle ne rvait c9q ans que de p\voir mettre les doigts sur le piano et avoir un pr(esseur d'criture4 ,ces premires leons lui fur5t promises comme une rcomp5se4 ,et cep5dant elle tait si enfant1 qu' la premire visite de ce pr(esseur d'criture tant dsir1 elle ne v\lut jamais cons5tir le reg>d]1 t5ant la tte ca*e dans les jupes de sa mre comme une petite sauvage2 mais l'envie de t5ir une plume dans ses ma9s va9quit sa timidit4 ,quel bonheur de p\voir crire ses petites amies1 son papa1 qu& elle s]ait la campagne6 ,en trois sema9es1 elle sut crire2 en quelques mois elle j\ait des petites ariettes sur le piano et faisait ses gammes de ses petits doigts frles2 mais c'tait sa mre qui lui inculquait *aque j\r dans la tte quelques lignes de cette ?orie musicale si ab/raite1 s'arrtant t\t mom5t p\r ne pas la fatigu]2 et1 sans s'en ap]cevoir1 l'enfant appr5ait4 ,a c9q ans et demi1 elle conjuguait ses v]bes comme une gr&e demoiselle2 la gographie l'intressait =t2 comme il lui t>dait de p\voir entrepr5dre un gr& voyage sur la c>te6 ,et les exploits de ,clovis la ravissai5t6 --,c'tait un prodige6 une enfant tiole6 --,mme ,x4 une enfant tiole6 v\s n'y p5sez pas6 ,elle a t\j\rs eu la plus belle sant du monde4 ,elle tait plus que potele1 fra*e sans tre r\ge1 gaie et rieuse comme pas une444 ,c'e/ que sa mre la soignait autant au physique qu'au moral4 ,de bonnes panades faites p> la maman1 et non p> une bonne qui aurait pris le beurre1 des petites ctelettes grilles po9t1 et si elle ne v\lait pas mang]1 une hi/oire v5ait l'excit]1 un bais] tait promis en rcomp5se4 ,aucune influ5ce trangre ne v5ait entrav] la mre2 l'enfant n'tait pas fatigue p> des veilles inutiles2 elle n'tait po9t trane des ?tres ou des bals2 elle n'avait non plus le crve-cur de voir sa mre sortir sans elle4 ,a huit heures du soir1 elle s'endormait dans son petit b]ceau1 ses p>5ts veillant dans la pice vois9e1 seuls ou avec quelques intimes3 elle se rveillait fra*e et dispos1 six heures du mat91 et se mettait au travail p\r surpr5dre son papa1 en sa*ant sitt sa leon4 ,n'tant po9t excite p> les mauvaises passions1 la vanit1 la jal\sie1 les fatigues monda9es1 qui dvelopp5t une intellig5ce maladive *ez les enfants que l'on appelle petits prodiges1 elle appr5ait peu peu1 sans s\bresaut4 ,la mre n'excitait pas son esprit inutilem5t en applaudissant ses saillies1 aussi aurait-elle p>u un peu bta auprs de ces petites p\pes qui scrut5t dj les gr&es p]sonnes d'un il inve/igateur1 et sav5t les t\rn] en ridicule avec un esprit bi5 au-dessus de leur ge1 mais qui sauront pe9e crire1 et n'auront aucune disposition p\r une tude srieuse4 ,l'enfant s'habituait une exi/5ce rgulire1 faite de travail et de jeux1 jeux bruyants1 ex]cices de corps1 la *angeant du t\t au t\t de ses tudes2 et t\j\rs1 la mre son ct1 lui montrant le b atte9dre1 la ncessit d'tre in/ruite1 autant p\r p\voir faire face un revirem5t de =tune que p\r t5ir sa place au foy] dome/ique4 ,aprs sa premire communion1 accomplie avec cette pit1 cette foi1 cette c&eur qui n'e/ pas hlas6 le p>tage de bi5 des petites filles sottes1 ignorantes et mal leves1 elle fut mise au c\rant des so9s de la maison4 ,sa mre se faisait remplac] p> elle la l+]ie1 dans t\s les comptes avec les dome/iques4 ,t\j\rs leve ds six heures du mat91 se c\*ant neuf heures1 la j\rne tait occupe dans ses mo9dres m9utes4 ,mais ces travaux tai5t r5dus amusants2 c'tai5t des rcrations p\r elle que de compt] les bottes de fo9 l'curie1 de di/ribu] l'avo9e p\r les *evaux1 de donn] le l+e la femme de *ambre1 et de vrifi] le livre de la cuis9ire3 c> les p>5ts de ,mme ,x4 avai5t de la =tune et un c]ta9 tra9 de maison4 ,a qu9ze ans1 elle avait t]m9 ses tudes franaises et p\vait pass] ses exam5s4 ,elle t5ait en p>tie d\ble les livres de compte de son pre1 c> une gr&e =tune exige une c]ta9e comptabilit4 ,il faut se r5dre compte des oprations de l'ag5t de *ange1 des paiem5ts faits p> tels f]mi]s1 des v5tes crdit1 des c\pes de bois1 savoir ce qu'on aura t\*] *ez son banqui] telle poque1 les v]sem5ts faire sur les s\scriptions aux emprunts d'tat et ne pas oubli] l'affaire en comm&ite avec celui-ci et celui-l4 ,il faut vrifi] les comptes1 les notes d'impositions et les polices d'assurances4 ,elle n'en apprciait pas mo9s une bonne p>tie de ca*e-ca*e ou de quatre co9s1 et elle s]ait alle au b\t du monde p\r j\] au volant avec une cam>ade4 ,quant au bal1 au bal o il y aurait des jeunes g5s1 elle ne compr5ait pas encore le plaisir que l'on peut y tr\v]4 ,elle dansait avec ses amies1 cela lui suffisait4 ,il e/ vrai que ses d]nires annes s'tai5t c\les la campagne1 en dehors des sductions de la ville2 comme elle atteignait l'ge de seize ans1 ses p>5ts jugr5t opportun de v5ir pass] l'hiv] ,p>is3 ils compr5ai5t que l'imag9ation de la jeune fille comm5ait dem&] de n\veaux alim5ts1 et1 n'en tr\vant pas1 elle tombait dans le my/icisme3 tort ou raison1 son pre ne dsirait pas qu'elle entrt dans la vie religieuse4 ,le monde et bi5tt fait raison de ces aspirations6 ,aux p>ties de ca*e-ca*e succdr5t les petites runions et les soires au ,?tre ,franais et au ,?tre ,itali54 ,la mre de ,mme ,x4 n'tait po9t au/re3 n\s ne dem&ons pas1 ma *re enfant1 la mort du p*eur6 elle tait trs fire de la beaut de sa fille1 qui tait peu de *ose prs celle que v\s et moi avons eue1 et que t\tes les jeunes filles ont cet heureux ge2 elle ne dem&ait pas mieux que sa fille connt ces j\issances phmres1 dont on n'apprcie bi5 le vide que lorsqu'on les a pr\ves444 elle j\issait de ses succs de t\te sa =ce4 ,moi1 qui ai suivi ,mme ,x4 pas pas1 p5dant son /age dans le monde1 je puis v\s dire qu'elle tait rpute p\r aid] admirablem5t sa mre recevoir4 ,ce qui faisait son gr& *>me1 c'tait son abs5ce de coquett]ie4 ,trs s5sible aux hommages1 aussi flatte qu'une autre de plaire et d'tre aime1 elle prfrait la qualit la quantit1 et c'e/ peut-tre p\r cela qu'elle tait si gnreuse de ses danseurs env]s ses amies2 elle n'a jamais su qu'on p\vait pr\v] quelque plaisir cras] une amie444 --,enf91 v\s conv5ez qu'elle a eu le bonheur imm5se d'avoir une jeunesse brillante1 et de j\ir des plaisirs du monde que procure une gr&e =tune6 --,oui6 ,elle a eu ce bonheur1 puisque bonheur il y a1 mais elle le gagnait1 elle le mritait4 ,aprs tre re/e quatre heures devant son *evalet1 de huit heures du mat9 midi1 aprs avoir pris ses leons d'allem&1 d'itali5 et d'accompagnem5t1 avoir arrang elle-mme ses *apeaux et ses toilettes1 contrl les dome/iques1 elle allait au ,bois v]s c9q heures avec sa mre1 et deux ou trois soires p> sema9e tai5t consacres au monde4 ,elle j\issait de t\s ces plaisirs avec dlices1 mais comme on j\it du p>fum d'un b\quet1 mom5tanm5t4 --,mme ,x4 e/ une femme du monde accomplie444 une p>faite matresse de maison444 --,sa mre lui a enseign autre *ose encore1 cep5dant1 que v\s ne s\ponnez pas3 c'e/ l'n]gie et le cont5tem5t de peu444 --,le cont5tem5t de peu8 comm5t1 puisqu'elle avait t\t ce qu'elle p\vait dsir]8 --,a-t-on jamais t\t ce qu'on peut dsir]8 ,que v\s tes enfant de dire cela6 --,enf91 elle avait une voiture6 --,une voiture6 ,ignorez-v\s que ceux qui ont une voiture v\drai5t en avoir deux1 trois1 quatre8 ,un c\p ne fait la plup>t du temps que r5dre trs malheureuse une femme du monde1 c> elle ne rve ds lors que le dorsay huit ressorts4 --,je m'en cont5t]ais bi51 moi6 --,v\s dites cela auj\rd'hui p>ce que v\s n'en avez pas444 mais le luxe e/ comme la gangrne1 il ne sait pas s'arrt]1 et c'e/ l que le prov]be e/ vrai plus que jamais3 l'apptit vi5t en mangeant4 --,bref1 ma fille ne connatra jamais le plaisir d'tre re*]*e dans le monde et d'tre admire dans une loge de l',opra6 --,p\rquoi8 --,v\s tes agaante1 ma bonne amie1 avec vos p\rquoi8 ,v\s le savez bi56 ,il faut de la =tune et elle n'en aura pas6 --,duss-je v\s irrit] encore1 je vais rpt]3 p\rquoi la =tune e/-elle indisp5sable8 et p\rquoi d'ailleurs n'en aurait-elle pas8 ,la jeune femme me jeta un reg>d de c\rr\x et de dc\ragem5t4 --,ne v\s f*ez pas contre moi1 cont9uai-je t\j\rs en s\riant1 c> je ne p\vais m'emp*] de m'amus] un peu de lui t5ir ce langage si n\veau p\r elle4 ,mais si votre fille dev5ait une arti/e1 comme ,mme ,mass>t1 pr(esseur de piano au ,cons]vatoire1 ou ,mme ,mirbel1 la clbre m9iaturi/e1 pu encore un criva9 comme ,mme ,guizot 7je v\s cite les premi]s noms qui me vi5n5t en tte1 mais combi5 de femmes se font une position p> leur tal5t3 ,mme ,pape-,c>p5ti]1 ,mme ,deslignires et tant d'autres71 n'acqu]rait-elle pas une rputation1 s9on de la =tune1 qui la f]ait re*]*]1 ou au mo9s amlior]ait sa position8 ,la jeune femme me reg>dait comme si je lui eusse p>l grec4 --,mais p\r cela1 se dcida-t-elle dire1 il faut du tal5t1 du gnie6 --,eh6 bi51 votre fillette n'e/-elle pas aussi intellig5te que bi5 d'autres8 --,c]tes6 mais elle ne travaille pas6 --,faites-la travaill]2 /imulez-la2 donnez-lui de l'ambition4 ,au lieu de v\s lam5t] devant elle de votre manque de =tune1 faites-lui compr5dre qu'elle peut en acqurir p> son travail1 et si elle n'arrive pas ce rsultat1 au mo9s v\s atte9drez un b bi5 dsirable1 celui qu'elle appr5ne se satisfaire de la de/9e qui lui e/ *ue1 si elle n'a pas l'n]gie de la *ang]6444 ,qu& on e/ mre1 il ne suffit pas de dire3 ,l'enfant e/ p>esseux ou n'a pas de gnie6 ,il faut t*] de va9cre ses dfauts et d'ouvrir la porte ses qualits4 ,c'e/ cela qu'une bonne mre comme v\s excelle qu& on lui montre le *em91 si elle ne le voit pas4 ,une visite arriva qui n\s int]rompit4 --,je v\drais bi5 rep>l] avec v\s encore de t\t cela1 me dit la jeune mre1 en se levant2 ce que v\s me dites m'intresse vivem5t1 je v\s assure2 v\s m'ouvrez de n\veaux ap]u6 --,eh6 bi51 je suis votre disposition6 ,mais je ne v\s p>l]ai de la sorte que lorsque v\s vi5drez *ez moi me le dem&]4 ,je n'irai jamais v\s impos] ce qu'on appelle en anglais des lectures et en franais des s]mons6 --,je revi5drai444 et j'amn]ai1 si v\s v\lez1 mon amie de p5sion1 la ri*issime ,agla que v\s connaissez2 je crois qu'elle aura beso9 passablem5t de vos conseils1 quoiqu'elle soit dans une position bi5 diffr5te4 --,bah6 ce s]a un vrai c\rs1 alors6 --,c'e/ v\s qui l'avez dit6 ,la mre d',odette et son amie ,agla rev9r5t1 a9si qu'on le v]ra dans quelques-uns des *apitres du livre4 ,mais les vnem5ts de la vie les emp*r5t aussi bi5 que moi de v5ir avec une assiduit rgulire4 ,nanmo9s1 je p5sai utile de p\rsuivre l'ide d'un ,c\rs d'ducation mat]nelle1 et de runir1 de class] s\s cette rubrique1 les nombreux articles ayant trait l'ducation des enfants que j'ai crit dans mes j\rnaux1 dont les collections sont puises p\r la plup>t4 ,t\r t\r1 j'emploi]ai la =me conv]sation1 la =me p]sonnelle1 la =me srieuse de la morale gnrale1 c> il faut p\voir1 dt l'attrait de la lecture en s\ffrir1 tre utile t\s1 et non quelque cas p>ticuli]1 comme peut l'tre une hi/oire suivie4 ,quoique je n'aie pas divis ce livre1 il p\rrait l'tre en trois p>ties1 c> j'ai suivi un classem5t progressif autant que possible4 ,je comm5ce p> l'ducation du bb1 p\r le suivre dans son dveloppem5t physique et intellectuel2 aprs l'ducation1 je m'occupe de l'in/ruction donn] aux g>onnets et fillettes1 et je t]m9e enf9 p> l'ducation de l'adolesc5t1 qui conduit son entre dans le monde4 ,,*apitre ,i ,,les ,,enfants ,d',,auj\rd',,hui4 ,l',,ducation4 ,je ne suis pas encore1 cep5dant1 t\t fait une vieille femme1 eh bi51 c'e/ trange1 je me pr5ds s\v5t dire3 c'tait mieux il y a v+t ans6 ,mais si je le dis1 je crois que c'e/ aussi la vrit1 et les affreux rsultats de cette diffr5ce1 ceux qui en sont cause1 les subiront dans une v+ta9e d'annes2 je veux p>l] de l'ducation des enfants4 ,il faut une priode de qu>ante ans1 environ1 un demi-sicle1 p\r que des *angem5ts bi5 radicaux se produis5t dans les murs et les allures1 *angem5ts qui ne peuv5t arriv] qu'ins5siblem5t4 ,c'e/ p\rquoi on a ent5du et ent5dra les gr&s p>5ts de t\t temps rcrim9]2 c'e/ que t\j\rs t\t a *ang1 et mesure que n\s avons avanc dans la civilisation1 comme l'anci5ne ,rome1 n\s avons avanc dans la connaissance de l'arbre du mal2 ne s'appelle-t-il pas aussi l'arbre de la sci5ce8 ,hlas6 oui1 la sci5ce1 que l'on reoit auj\rd'hui en lieu d'ducation1 sans p>v5ir remplac] celle-ci4 ,s'il tait dvolu l'homme d'tre p>fait1 il les possd]ait t\tes les deux2 on en tr\ve des exemples1 mais r>es3 la sci5ce t\ffe les s5tim5ts4 ,je me dem&e aussi si le bi5 n'e/ pas plus t5du qu'on ne le croit4 ,le mal fait tant de bruit1 comme t\tes les m9orits1 qu'on n'ent5d que lui1 p>ce que la majorit1 le ,bi51 e/ calme4 ,je me pose cette "q devant les lettres si nombreuses que je reois1 exprimant comme une soif de morale4 ,si je m'en rapportais aux rcrim9ations qui c\r5t1 je m'arrt]ais1 hsitante1 me dem&ant si je ne has>de pas trop1 et si gr& nombre de mes lectrices ne jett]ont pas lo9 d'elles ces feuilles o elles tr\v5t une critique si svre de leur conduite4 ,mais il p>at qu'il y a encore assez de femmes v]tueuses et s9cres1 grce au ,ciel1 p\r f\rnir une uvre morale un cont+5t de lecteurs2 et c]tes1 sans tapage1 en catim9i1 que de volumes ess5tiellem5t moraux et devant leur pr9cipal succs ce mrite positif1 se publi5t un nombre d'exemplaires que n'ont jamais atte9t ces ouvrages sc&ale dont on crie si haut le succs6 ,il e/ difficile de p>l] ducation sans s'attaqu]1 indirectem5t1 il e/ vrai1 aux p>5ts2 ce sont des conseils qu'on leur (fre1 mais p>fois ces conseils peuv5t les *oqu] comme un blme1 s'ils se s5t5t en faute1 c'e/--dire1 ont l'ide invtre de ne pas *ang] de manire d'agir4 ,la fureur1 ma9t5ant1 e/ de gt] les enfants1 de les laiss] indp5dants4 a vi5dra t\t seul1 il a le temps6 ,jamais on ne m'a ri5 dit1 et je ne suis pas plus mal p\r cela4 ,ah6 voil1 la gr&e phrase6 le gr& dada4 ,c'e/ l'orgueil1 la p]sonnalit qui dom9e6 ,quelques p>5ts ont le bon s5s de dire3 ,j'ai t mal lev1 je ne veux pas que mes enfants soi5t comme moi4 ,beauc\p d'autres p5s5t qu'il suffit qu'on leur ressemble4 ,cela me rappelle une ,amrica9e que je r5contrai une table d'hte1 p5dant la gu]re de #ahgj1 ,bruxelles2 elle tait phtisique au d]ni] degr1 sa figure tait rec\v]te d'une paisse c\*e de blanc et de r\ge1 af9 de lui enlev] l'aspect cadavrique naturel et que l'on p\vait ap]cevoir sur son long c\ d*>n4 ,elle mlangeait t\s ses alim5ts du poivre r\ge1 du g+embre1 du v9aigre et autres assaisonnem5ts pim5ts l'excs2 elle ne se c\*ait jamais avant deux heures du mat92 elle engageait ses vois9es l'imit]1 et comme n\s rpondions que ce rgime abmait la sant1 elle n\s rpondit3 --,c'e/ une erreur2 voyez1 moi6 ,en mme temps1 une =te qu9te la sec\ait1 ses yeux fivreux et bi/rs s'enfonai5t1 sa frle taille s'branlait4 ,il tait difficile de se ret5ir de lui rpondre3 ,je s]ais bi5 f*e de v\s ressembl]6 ,que de p>5ts dis5t3 ,voyez1 moi6 ,j'ai t\j\rs t mauvaise tte comme mon fils2 je n'ai jamais v\lu ri5 appr5dre6444 ,eh bi51 je m'en suis sorti t\t de mme6 --,moi1 je n'ai jamais aim le mnage2 ma fille me ressemble6 ,il m'a t impossible de t\t temps de c\dre un po9t1 et de re/] un j\r sans sortir444 --,elle e/ un peu moqueuse1 c'e/ vrai1 repr5d une autre1 c'e/ un dfaut qu'elle ti5t de famille2 n\s avons trop d'esprit4 ,elle ne fait pas gr& mal6 ,que dire8 que rpondre8 s9on s'incl9] bi5 bas en p>odiant la *anson de ,nadaud3 444 ,v\s avez raison6 ,l'erreur greffe sur l'orgueil huma9 e/ indrac9able1 et voil p\rquoi le mal fait sans cesse des progrs4 ,il e/ donc rsolu de laiss] les enfants s'lev] eux-mmes2 eux de *oisir la religion qu'ils veul5t suivre1 la c>rire1 les s5tim5ts6 ,aussi1 dans t\tes les classes1 *ez le millionnaire comme *ez l'ouvri]1 l'enfance se gangrne2 l'enfance n'exi/e plus2 il n'y a que de petits hommes1 de petites femmes1 sauf la raison que donne l'expri5ce des annes4 ,voyez le gam9 de la rue1 non pas le voy\ seulem5t dont le dfaut d'ducation p\rrait s]vir d'excuse1 mais l'enfant des comm]ants1 ds le plus bas ge3 il e/ h>di et insol5t2 il ne connat pas le respect qu'il doit aux g5s gs et qui sont ses suprieurs6 il e/ impossible de lui en impos]1 s'il lui plat de v\s insult]4 ,il se sait s\t5u p> ses p>5ts4 ,que s]a sa h>diesse v+t ans8 ,et la fillette qu'un quipage fr+ant va prom5]1 sa morgue1 son imp]t95ce n'ont pas de limites2 elle p>le argot et affecte les allures de l'actrice444 ,sa mre1 son pre mme1 l'ador5t a9si6 ,les p>5ts sont beauc\p trop aveugles1 mais c'e/ l'am\r-propre et non l'am\r pat]nel qui leur met un b&eau sur les yeux4 ,cet enfant1 qui e/ eux1 fait leur image1 ne peut tre1 ne doit tre qu'une p]fection6 ,c]tes1 il y a des exceptions1 beauc\p d'exceptions2 si1 aut\r de moi1 je connais bon nombre d'enfants mal levs1 je p\rrais pr5dre modle sur d'autres bi5 *>mants2 je n'aurais qu' jet] les yeux sur telle ou telle famille que je connais1 dans le comm]ce1 dans la b\rgeoisie1 o une mre s5se1 indu/rieuse et active a su lev] ses filles son ct1 les acc\tum] au travail1 la docilit1 leur faire cons]v] la simplicit1 la d\ceur1 la mode/ie de la jeunesse1 et leur a appris respect] la vieillesse1 c\t] ceux qui en sav5t plus qu'elles4 ,oui6 il y a encore des pres qui sav5t dress] leurs fils1 quoiqu'il puisse leur en cot] re/] svres1 sans cess] d'tre t5dres2 qui lv5t leurs enfants en vue du bonheur de ces enfants et non du leur2 et ces fils1 enseigns aim] le foy] dome/ique1 tre prud5ts dans leurs amitis et dans leurs affaires1 se laiss5t guid] p> une ma9 exprim5te et arriv5t aux meilleures positions4 ,mais1 p\r obt5ir ces rsultats1 il faut se va9cre1 se donn] de la pe9e1 voir le devoir avant t\t1 et mettre s\v5t de ct le plaisir1 la lassitude444 et surt\t le faux am\r-propre4 ,,*apitre ,,ii ,,notes ,d',,une ,m,,re ,,sur ,l',,ducation ,,des ,,enfants4 ,l'ducation de l'enfant comm5ce1 on peut dire1 ds sa naissance2 il e/ mme avr que1 dans le lait de sa n\rrice1 l'enfant suce avec la =ce et la sant1 au physique1 une c]ta9e dose de qualits morales et d'intellig5ce2 cette p5se devrait faire rfl*ir les mres avant de confi] leurs enfants des ma9s m]c5aires4 ,je m'm]veille t\j\rs qu& je vois des pres avoir plus de confiance dans des n\rrices dont ils ne connaiss5t les antcd5ts matriels ni intellectuels que dans leurs propres femmes4 ,av\ons que ce n'e/ pas flatteur6 ,cela provi5t de ce qu'on e/ t\j\rs port admir] ce qu'on ne connat pas6 ,il n'y a qu'un cas o une femme e/ oblige de r5onc] n\rrir son enfant1 c'e/ celui de maladie srieuse1 avre4 ,mais il n'entre pas dans mon plan de trait] ce sujet1 pas plus que celui de l'hygine de l'enfance2 je laisse ce so9 au docteur ,bro*>d1 connu de la plup>t de mes lectrices1 et dont c'e/ la compt5ce2 je me rs]ve l'ducation spciale et1 sur les dem&es de mes correspondantes1 je v\drais leur dire comm5t doit tre une petite fille de c9q ou six ans1 bi5 leve1 puisque c'e/ a9si que m'e/ pose la "q4 ,il e/ bi5 difficile d'indiqu] une m?ode p\r bi5 lev] les enfants1 c> cela dp5d du c>actre de l'enfant1 des c>actres des p>5ts et des circon/ances dans lesquelles on se tr\ve4 ,il y a des p>5ts qui sembl5t incapables de bi5 lev] les enfants1 et cep5dant ils en font des p]fections1 t&is que d'autres1 ayant tudi le sujet s\s t\s ses aspects1 et se croyant bi5 =ts1 russiss5t =t mal1 tellem5t le c>actre huma9 dfie t\s les p>tis pris4 ,une petite fille bi5 leve ne doit tre ni sauvage ni trop h>die1 je dirai presque trop aimable4 ,je crois qu'une enfant un peu sauvage e/ prfrable1 c> cette sauvag]ie1 cette timidit se dissip]ont avec le temps1 t&is que la h>diesse s'accrotra et devi5dra insupportable4 ,ce qu'on appelle une enfant t]rible1 e/1 en gnral1 une enfant gte1 que sa mre emmne p>t\t avec elle1 sans se contra9dre ni la contra9dre1 la mo9dre gne4 ,l'enfant ent5d t\t1 voit t\t1 s'habitue p>l] de t\t2 elle dit des *oses drles que l'on applaudit1 ce qui l'enc\rage p>l] encore davantage1 dire t\t ce qui lui passe p> l'esprit1 et elle s'habitue ce qu'on admire t\t ce qu'elle dit4 ,si1 p>fois1 on la fait taire1 comme elle n'en p5se pas mo9s1 elle devi5t hypocrite1 dissimule1 m5teuse444 ,ce qu'il faut obt5ir1 c'e/ que l'enfant re/e nave1 qu'elle ne p5se pas ce qu'elle ne doit pas p5s]4 ,j'ai connu bi5 des enfants t]ribles1 bi5 des enfants dsagrables1 et d'autres aussi bi5 levs1 du mo9s qui en avai5t l'app>5ce2 c> la bonne ducation n'e/ pas t\j\rs s9cre4 ,m>ie1 six ans1 lit et crit et comm5ce conjugu] ses v]bes2 elle comm5ce aussi le piano1 j\e dj un gr& morceau1 et d*iffre l'album de ,bleuettes1 de ,m4 ,s*moll2 c'e/ une petite fille bi5 portante1 sans tre d'une sant exubrante2 elle a bon apptit aux heures v\lues1 c> les rgles d'hygine sont exactem5t suivies3 elle se c\*e huit heures du soir1 sans exception1 se lve six heures du mat91 mme en hiv]2 les ablutions sont t\j\rs faites l'eau froide2 en t1 la prom5ade a lieu huit heures du mat91 en mangeant la t>t9e qui compose le premi] djeun]2 cette prom5ade consi/e all] au bon air1 en j\ant au c]ceau et au ballon dans les prs1 o se cueill5t des pqu]ettes2 puis1 qu& le soleil monte1 on appr5d sa leon au gr& air2 on r5tre onze heures et du meilleur apptit on djeune d'un beefteak ou d'une ctelette saignante4 ,le piano vi5t comme recration aprs le djeun]2 l'aprs-midi se passe1 l'abri de la *aleur1 faire les devoirs et pr5dre les leons2 le gt] consi/e en un morceau de pa9 sec ou une t>t9e trs lgre de fromage blanc ou de confitures1 ou encore en bons fruits1 c]ises1 groseilles1 etc4 ,v]s c9q heures1 rcration jusqu'au dn]4 ,aprs dn]1 prom5ade ou jeux et c\*] huit heures4 ,en hiv]1 les leons se pr5n5t le mat92 la prom5ade a lieu aprs le djeun] de midi2 cette prom5ade se passe en jeux de corps2 ,m>ie a surt\t cette navet1 cette fra*eur d'impression qui fait le *>me de l'enfance et aussi de l'adolesc5ce4 ,les p>5ts1 les pr(esseurs1 les g5s gs quels qu'ils soi5t1 sont1 ses yeux1 des tres suprieurs avec lesquels elle ne discute pas2 t\t ce qu'ils font e/ bi54 ,devant eux1 elle n'ose b\g] ni p>l]2 elle c\te1 que/ionne peu1 et rpond qu& on la que/ionne2 elle se ti5t tranquille et respectueuse4 ,la toilette se rsume p\r elle dans la propret2 et lorsqu'on lui dem&e si une autre petite fille e/ bi5 g5tille1 c'e/ p\r elle le synonyme de bonne4 ,sa p5se srieuse e/ de satisfaire ses p>5ts1 de les r5dre heureux2 ses projets sont d'arriv] tre trs savante1 bi5 travaill]2 son gr& dsir e/ de bi5 j\]1 bi5 s'amus]4 ,quant faire de l'esprit1 critiqu]1 elle n'y songe pas4 ,julie a t\s les dehors de ,m>ie1 sauf qu'elle e/ ple et m9ce et a un petit air rus et conc5tr2 elle sait faire la dame1 et bi5 se t5ir1 mais ce n'e/ que p> hypocrisie2 a lui e/ impos4 ,c'e/ une s\rnoise qui att5d que sa mre ou sa bonne ne soi5t pas l p\r p9c] sa sur4 ,fanny n'e/ pas leve du t\t2 pas de t5ue1 pas d'heures d'tude2 elle a six ans1 elle ne sait pas lire2 elle v\drait bi5 j\] du piano1 mais elle ne peut arriv] appr5dre les pr9cipes4 ,elle e/ gr&e et =te et p>at dix ans4 ,elle e/ d'une sant exubrante2 sa mre cra9t de la fatigu]1 et lui fait pr5dre un ex]cice qui ne fait que l'en=cir au physique1 et l'abrutir au moral4 ,elle ne peut support] aucune gne1 aucune contr>it2 elle s]a t\j\rs trs en ret>d dans ses tudes2 elle n'a aucun ma9ti52 elle e/ =t belle enfant1 et1 comme on le lui rpte l'envi1 elle sait =t bi5 montr] ses jambes1 et saut] trs haut devant les messieurs4 ,c'e/ un g>on en jupon4 ,alix e/ une fute2 avec ses gr&s yeux enfivrs1 son petit corps mignon1 la petite gte e/ un vrai dmon d'esprit1 elle saisit t\t et appr5d t\t1 c>esse t\t le monde et passe de ma9 en ma9 comme un petit *i5 ou un bibelot curieux2 il e/ impossible d'avoir une conv]sation srieuse en sa prs5ce1 sans qu'elle vi5ne v\s int]rompre2 il faut t\j\rs s'occup] d'elle et l'admir]4 ,elle *]*e1 *]*e1 et v\s lance au visage une obs]vation1 s\v5t plus imp]t95te et dsagrable que spirituelle4 --,madame1 p\rquoi tu portes un *ignon noir qu& hi] tu avais des *eveux blancs8 ,la mre gronde4 --,veux-tu bi5 te taire6 ,mais qu& la dame e/ p>tie et que le m>i r5tre1 elle lui raconte en riant comme la petite e/ obs]vatrice1 et elle embrasse l'enfant1 en lui disant3--,tu z bi5 fait1 va1 ma *rie1 de lui dire cela6 ,elle a t bi5 attrape6 ,l'oncle1 le p>ra91 le vieux c\s91 t\s gt5t l'enfant l'envi1 l'excitant dire des mots drles1 et le soir1 lorsqu'il y a du monde1 on a t\te la pe9e du monde obt5ir qu'elle aille se c\*] dix ou onze heures du soir2 il faut l'emport] moiti en pleurs1 moiti endormie2 on la lve huit heures le l5dema91 ple1 fatigue2 le djeun] succul5t la t5te peu2 on ne sait que lui (frir p\r veill] son apptit2 c'e/ une petite femme en h]be1 dj n]veuse1 capricieuse1 coquette1 mais que la fivre dvore avant l'ge4 ,il s]ait bi5 difficile de dire ce que devi5dront ces petits c>actres1 qu& ils se dvelopp]ont2 mais qu& on fait p>l] un enfant1 qu'on l'obs]ve1 qu'on l'tudie avec l'int5tion d'en dduire son c>actre futur1 on tr\ve si r>em5t la fleur d'innoc5ce et le c>actre s9cre et bi5 int5tionn1 qui sont les bases d'une exi/5ce v]tueuse et bonne1 qu'on n'e/ plus tonn de t\tes les vil5ies qu'on r5contre dans le monde4 ,en tudiant l'enfance1 on peut prdire ce que s]a l'av5ir4 ,il n'y a ri5 de plus dlicieux au monde et qui ne v\s ouvre l'me plus de dlices qu'une enfant telle qu'elle doit tre4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,beso9s ,,et ,,les ,,plaisirs ,,de ,l',,enfance4 ,la plup>t des p>5ts de la gnration actuelle ne compr5n5t pas les beso9s de l'enfance4 ,ils rpt5t satit que leur pre et leur mre ne se s\vi5n5t pas d'avoir t jeunes1 et eux-mmes ne se s\vi5n5t pas d'avoir t enfants1 ne se rappell5t pas les so9s que l'on a pris d'eux2 on ne peut ni] que l'ducation des enfants a subi des modifications importantes1 quelques-unes au gr& avantage de ceux qui en sont l'objet1 d'autres prov5ant de l'gsme le mieux ent5du4 ,le dmaillottage1 pratiqu d'ailleurs de longue date p> les mres intellig5tes1 se propage heureusem5t1 et les prjugs nuisibles se dtruis5t2 mais du dsir de =tifi] l'enfant en lui faisant une ducation physique un peu =te1 on tombe dans l'gsme en dlaissant de s'en occup]4 ,ri5 n'e/ meilleur p\r un enfant qu'une =te ducation au physique comme au moral1 mais elle n'imprime nullem5t qu'on le dlaisse p\r cela lui-mme1 pas plus au moral qu'au physique4 ,le dveloppem5t physique ne consi/e pas dev5ir agile comme un petit s+e1 mont] dans un omnibus et en desc5dre p5dant qu'il m>*e1 avec des jambes grles1 de mme que je ne reg>de pas comme un dveloppem5t moral bi5 utile celui de donn] des rep>ties malicieuses1 de se moqu] plus ou mo9s spirituellem5t de *oses respectables4 ,il e/ vid5t qu'auj\rd'hui on ne compr5d pas les beso9s de l'enfance1 pas plus que ses plaisirs4 ,p\r qu'un livre p\r enfants ait du succs1 on exige d'abord que les p>5ts le puiss5t lire avec plaisir2 or1 il e/ absolum5t impossible que ce qui a de l'attrait p\r un esprit de tr5te ans1 en ait p\r une intellig5ce vieille de six annes1 et non seulem5t de l'attrait1 mais de l'utilit4 ,on se figure moralis] p> une hi/oire romanesque1 o t\s les p]sonnages sont revtus de la plus haute v]tu peu d'exceptions1 et lesquelles absolum5t abhorres2 il en rsulte que les enfants sont appels faire des comp>aisons trs f*euses l'g>d de leurs p>5ts4 ,ils s'ap]oiv5t des dfauts de ceux-ci1 se reg>d5t trs malheureux p\r ce motif1 et de l la leon e/ compltem5t p]due4 ,dans les contes de ,mmes ,guizot1 de ,b\illy1 de ,b]qu91 etc41 on s'y occupait bi5 davantage des enfants que des p>5ts2 les premi]s seuls tai5t en scne avec leurs dfauts corrig]1 leurs qualits acqurir1 dfauts et qualits d'enfants4 ,c'tait l'hi/oire de la petite fille presse1 de la petite g\rm&e1 de la dsobissante1 etc4 ,les enfants tr\vai5t *aque ligne des morales contre leurs dfauts2 =ce de v\loir raff9] et p]fectionn]1 on tombe dans l'excs contraire4 ,a l'g>d des plaisirs1 les enfants ambitionn5t d'imit] les gr&s1 il faut leur laiss] ce plaisir1 t\t en le comprimant dans ce qui p\rrait tre nuisible4 ,l'enfant qui ne dsire pas tre gr& et vieillir1 n'e/ plus un enfant1 c> p\r connatre le prix du jeune ge1 il faut tre dj dsabus1 dsillusionn de la vie4 ,ma9t5ant bi5 des enfants1 des fillettes surt\t1 apprci5t p>faitem5t la valeur d'tre jeunes1 et ne s\hait5t en aucune faon quitt] leur f\rreau c\rt p\r la robe pani] ou la trane de la sur ane4 ,c'e/ v]s d\ze ans que cette sci5ce prcoce comm5ce1 eh bi56 les plus jeunes1 qui heureusem5t ne la possd5t pas encore1 cons]v5t ce dsir d'imit] papa et maman4 ,p\r les satisfaire1 maman cons5t leur mettre de la p\dre de riz1 flatt] leur am\r-propre1 p> des vtem5ts aussi ri*es que les si5s1 et en leur passant des caprices comme les si5s aussi2 imitations =t nuisibles4 ,quant celles qui ne le sont pas1 on les supprime p>ce qu'on ne les compr5d pas2 exemple3 il exi/e aux ,*amps-,elyses des petites voitures tranes p> des *vres qui font le bonheur des bbs2 il y avait jadis un petit omnibus1 une petite cal*e1 et c'tait un gr& bonheur p\r les enfants d'avoir leur taille ce que leurs p>5ts ont4 ,j'ai connu une t\te mignonne petite fille1 encore l'ge o l'on porte la petite d\illette bleue et la petite capote bavolet2 pe9e si elle comm5ait m>*]1 et le secret dsir de ce petit tre tait de mont] dans le petit omnibus2 elle allait dans de gr&es cal*es avec ses p>5ts1 mais on la t5ait sur les g5\x2 dans les gr&s omnibus1 si elle y avait t1 cela aurait t dans les bras de sa bonne2 mais quel plaisir de mont] dans le petit omnibus aux *vres6 ,on acquiesce avec plaisir sa dem&e2 elle va donc enf9 j\ir de la d\ce s5sation de pass] sur ces m>*es1 d'entr] p> cette petite porte1 de m>*] entre les deux rangs jusqu'au fond2 quelle volupt6 --,prs de la porte1 n'e/-ce pas fillette8 lui dit son pre4 --,non1 au fond6 balbutie l'enfant qui p>le pe9e4 ,alors1 il enlve le bb dans ses bras1 et le passe en riant trav]s la f5tre de l'omnibus4 ,oh6 dsespoir conc5tr de la pauvrette1 qui reti5t ses l>mes p\r ne pas faire voir son pre qu'il lui a gt son plaisir2 entr] p> la f5tre1 quelle honte6 entr] comme une p\pe1 au lieu de faire la gr&e demoiselle6 ,eh6 bi51 auj\rd'hui1 on a v\lu raff9] ce plaisir *>mant des enfants1 on a remplac l'omnibus et la cal*e p> une corbeille1 o l'on assi$ en rond les voyageurs2 cette corbeille e/ orne de fleurs1 et l'aspect des bbs dans une corbeille de fleurs e/ ravissant de posie1 mais je d\te =t que les bbs y tr\v5t autant de plaisir6 ,les p>5ts comm5c5t p> se satisfaire eux-mmes4 ,ils emmn]ont leurs enfants au ?tre avec eux1 mais ne les accompagn]ont pas ,rob]t ,h\d94 ,ils les r5dront agiles1 af9 de n'avoir pas s'occup] d'eux1 mais non dans le b de les r5dre =ts et c\rageux4 ,ils leur donn]ont de la sci5ce et non du cur2 puis ils se pla9dront1 qu& ils s]ont vieux1 de les tr\v]1 g/es1 durs +rats4 ,la plup>t du temps1 ce sont les dome/iques qui sont *>gs de la premire ducation2 quel tri/e exemple dans ces affaires juges p> les tribunaux6 ,cette bonne qui m>tyrisait les enfants que sa matresse lui laissait du mat9 au soir1 p5dant qu'elle-mme allait son travail6 ,mais gagnait-elle seulem5t de quoi pay] sa bonne8 ,c'e/ qu'elle prfrait ses travaux qui lui apportai5t de la di/raction s'occup] de sa maison et de ses enfants2 ce qui et t plus tri/e1 plus t]re t]re4 ,il e/ vraim5t tri/e qu'une femme ayant des enfants soit oblige d'all] travaill] au dehors2 il semble que si son m>i n'e/ pas assez =t p\r subv5ir aux beso9s de sa famille1 elle p\rrait tr\v] un travail faire *ez elle4 ,mais on n'aime pas se gn]1 mme p\r ses enfants4 ,telle autre mre dont la lam5table hi/oire s'e/ dr\le aussi devant les tribunaux1 ayant une conduite fautive1 faisait lev] sa fille lo9 d'elle1 p\r qu'elle n'et pas son mauvais exemple4 ,p\rquoi ne se rangeait-elle plutt8 ,les jeunes femmes ont facilem5t confiance4 ,d]nirem5t je fus tmo9 de la scne suivante3 ,c'tait une jeune g\v]nante2 elle avait de d\x yeux bleus1 des *eveux blonds soyeux1 son petit *apeau noir f]m la coiffait g5tim5t1 un voile l\p tombait un peu plus bas que sa b\*e1 tir soigneusem5t sur son visage2 elle ret5ait gracieusem5t d'une ma9 sa mantille1 dans l'autre elle avait pris la ma9 d'un bb ravissant1 g de quatre ans environ1 p5dant que l'an1 qui n'avait c]ta9em5t pas six ans1 donnait la ma9 son petit frre2 elle se disposait trav]s] a9si en c\rant le l>ge b\lev>d ,haussmann1 au c>ref\r de l'glise ,sa9t-,augu/91 sillonn en cet endroit p> des tramways v5ant de t\s cts1 de nombreuses lignes d'omnibus1 des *>rettes1 des voitures en multitude4 ,d'ailleurs1 la r>et des voitures ne fait quelquefois qu'augm5t] le dang]1 c> elle endort les prcautions4 ,une voiture arrive rapidem5t p> un t\rnant ou sort d'une porte1 on c\rt1 on s'affole et le malheur e/ arriv4 ,un homme d'un c]ta9 ge1 sur le refuge en face1 exam9ait trav]s son b9ocle la jeune fille1 qui1 p>faitem5t consci5cieuse de cet exam51 r\gissait1 se tr\blait et se proccupait beauc\p plus du monsieur et d'elle-mme que des enfants4 ,la mre qui lui confie ses deux bbs1 sait qu'elle e/ incapable de leur faire du mal2 elle e/ bonne1 pure1 une vraie p]le2 mais si1 p5dant qu'ils vont trav]s]1 une voiture survi5t trop vite1 qu'un passant se jette brutalem5t dans le petit gr\pe1 les ma9s des deux enfants se sp>5t1 et le bb p]du e/ r5v]s s\s la voiture2 ah6 c]tes1 la pauvre g\v]nante e/ dsespre1 elle s\ffre s9crem5t1 elle s'van\it1 c> elle se dem&e comm5t elle affront]a la vue de sa matresse6 mais le malheur n'en e/ pas mo9s arriv4 ,j\rnellem5t on voit les mmes imprud5ces se r5\vel]2 les bonnes1 les g\v]nantes1 et1 faut-il l'aj\t]1 les mres p>fois1 ne compr5n5t pas ce que c'e/ qu'un enfant4 ,on veut qu'il ait de la raison4 ,la plup>t du temps1 auj\rd'hui1 on ne donne plus la ma9 aux enfants2 v\s voyez des petites filles de c9q et six ans c\rir dans les rues de ,p>is1 devant et d]rire leurs mres1 leur petit p>apluie la ma91 s'il pleut4 --,il e/ bon que les enfants appr5n5t de bonne heure se suffire eux-mmes1 dit-on4 ,oui6 mais il faut le leur appr5dre1 et on ne fait ri5 p\r cela4 ,il faut se donn] la pe9e de les grond] en temps opportun et p\r des faits qui les conc]n5t bi5 eux-mmes et ne s]v5t pas seulem5t nos aises4 lev] les enfants e/ c]ta9em5t une t*e difficile s\s bi5 des rapports2 et p\r =m] un c>actre1 que de pe9e doit-on pr5dre6 ,je me dis cela s\v5t1 en reg>dant j\] des petites filles avec leurs compagnes4 ,quelle diffr5ce dans les c>actres1 et comme on peut tir] de petits faits de gr&es dductions6 ,voici ,juliette et ,gabrielle qui saut5t et gambad5t2 mais1 t]reur6 elles gliss5t sur l'asphalte et s'tal5t1 s'entranant l'une l'autre1 c> ,juliette s'e/ cramponne ,gabrielle2 celle-ci e/ tombe sur les g5\x et a d se faire du mal1 cep5dant elle se relve prcipitamm5t1 reg>de aut\r d'elle p\r voir si on l'a vue4 ,la mre1 qui tait devant1 se ret\rne et la voit dj deb\t3 --,tu es tombe6 s'crie-t-elle al>me4 --,oh6 pe9e ai-je t\* la t]re1 s'crie l'enfant en riant1 quoique des l>mes de d\leur brill5t dans ses yeux4 --,tu t'es fais mal1 dis-moi o4 --,mais non1 mre1 je t'assure6 ,ne dis donc ri56444 t\t le monde n\s reg>de4 ,allons-n\s-en vite6 ,et elle s'*appe en c\rant dans une alle latrale2 arrive d]rire un gros arbre1 auprs d'une fonta9e1 elle s\lve le bord de son pantalon et dc\vre une bosse r\ge1 sur laquelle elle applique de l'eau fra*e1 en se ca*ant4 ,il e/ vid5t que le c>actre de ,gabrielle e/ n]gique1 fi] et bon2 il n'e/ ni g/e1 ni m\4 ,qu'a fait ,juliette p5dant ce temps8 ,elle s'e/ laisse all] assise1 et comme elle n'a que six ans1 de mme que sa compagne elle n'e/ pas tombe de bi5 haut et ne s'e/ pas fait gr& mal4 ,cep5dant elle p\sse des cris p]ants et re/e t]re4 ,t\t le monde s'empresse aut\r d'elle4 ,sa mre la pr5d p> un bras et la relve rondem5t4 --,allons1 maladroite1 sotte6 relve-toi6 --,mais elle s'e/ peut-tre blesse grivem5t1 ma *re1 fait obs]v] la maman de ,gabrielle1 qui juge p> sa fille3 o t'es tu fait mal1 mon enfant8 ,et comme la petite cont9ue hurl] sans rpondre3 --,voyons1 o8 rpte la dame al>me2 la han*e8 --,je ne sais pas6 hi6 hi6 --,v\s ne la connaissez pas1 ma *re1 elle pleure p\r un ri51 ne faites donc pas att5tion444 ,allons1 vi5s2 tu vois1 on fait c]cle aut\r de n\s6 dit la mre4 ,et elle *]*e l'entran]4 --,hi6 hi6 --,tu ne peux donc pas m>*]8 --,je ne sais pas6 hi6 hi6 --,essaie4 ,juliette avance un pi$1 puis l'autre1 et p>at t\t tonne de p\voir m>*]2 mais elle se susp5d au bras de sa mre et ne veut plus c\rir avec sa compagne1 qui lui dem&e avec intrt o elle a mal4 ,on r5contre la porte de la maison le papa de ,juliette1 qui arrivait4 --,papa6 papa6 hi6 hi6 --,qu'e/-ce qu'il y a1 ma *rie8 --,je suis tombe6 --,tu es tombe6444 oh6444 tu t'es fait mal8 --,oh6 oui6 hi6 hi6 --,tu ne la ti5s donc pas p> la ma96 dit le pre sa femme d'un ton de repro*e2 tu ne surveilles pas assez cette enfant1 il lui arriv]a malheur6 ,il pr5d la petite dans ses bras et la monte l'escali]4 ,il l'assi$ sur le canap4 --,o t'es-tu fait mal1 dis-le papa1 ma *rie8 ,n\s allons y mettre des compresses2 o1 o8 --a ne me fait plus bi5 mal1 dit l'enfant1 qui ne se s\cie pas de compresses2 mais444 j'ai un peu mal l1 et elle montre son e/omac4 --,prp>e-lui le qu>t d'un v]re d'eau de fleurs d'orang] avec beauc\p de sucre1 ,?rse1 a la remettra4 ,un clair de joie brilla dans les yeux de ,juliette2 elle se c\*a sur la poitr9e de son pre et se fit cl9]4 --,gabrielle aussi e/ tombe1 fit obs]v] ,mme ,?rse1 en mettant du sucre dans un v]re4 --,oh6 madame6 s'cria ,gabrielle d'un air f*2 il n'y avait pas beso9 de le dire6 ,je ne suis presque pas tombe1 v\s n'avez mme pas eu le temps de me voir t]re6 --,v\s tes-v\s fait du mal8 --,jamais je ne me fais du mal1 moi6 je tombe1 me relve2 a ne vaut pas la pe9e qu'on y fasse att5tion4 --,oui6 elle e/ robu/e comme un petit *eval1 cette petite ,gabrielle6 rem>qua le pre de ,juliette4 ,cep5dant ,gabrielle tait mignonne et ple auprs de sa fille1 si =te et si r\ge4 --,qu'e/-ce que je vois donc l1 cep5dant8 fit la mre de ,gabrielle1 en s\levant du b\t de son ombrelle le bord de la jupe c\rte de sa fille1 laquelle1 assise sur une *aise haute1 laissait un peu voir ses jambes nues au-dessus des *aussettes4 ,une l>ge ta*e violace app>aissait au-dess\s du g5\4 --,oh6 ce n'e/ ri56 un petit bleu1 dit-elle en ram5ant sa jupe bi5 vite4 --,comm5t donc6 un petit bleu6 ,mais v\s auriez pu v\s faire beauc\p de mal6 dit le pre2 v\s auriez pu v\s cass] la jambe6 v\s auriez pu v\s lux] le g5\444 ,pr5ez g>de6 je v\s engage veill] cela1 il p\rrait bi5 se =m] un phlegmon444 c'e/ excessivem5t grave444 ,qu& j'tais au collge1 j'ai eu un de mes cam>ades qui a fait une *ute de ce g5re1 et il a fallu lui faire l'amputation444 il en e/ mort6 ,la mre de ,gabrielle tait dev5ue tri/e et ple en ent5dant ces f*eux prono/ics4 --,gabrielle1 je veux que tu te soignes6 --,mre6 j'y ai dj mis de l'eau fra*e444je veux bi5 en mettre encore1 mais je t'assure que je ne s5s plus ri5 et il ne vaut pas la pe9e de tant s'occup] de moi6 --,je ne sais pas p\rquoi tu ne veux jamais qu'on s'occupe de toi qu& tu tombes6 --,je suis en colre contre moi6 c'e/ si bte6 si maladroit6444 ,montre donc tes bleus1 ,juliette8 --,non6 rpondit la petite gte en se pressant contre son pre2 c'e/ bi5 laid ton bleu6 je ne v\drais pas l'avoir6 --,v\lez-v\s un peu d'eau de fleurs d'orang]1 ,gabrielle8 --,oh6 m]ci1 madame444 je vais boire de l'eau pure et tremp] mon m\*oir dans le re/ant du v]re p\r faire une compresse444 ,c'e/-y bte de se jet] p> t]re comme a6 ,imbciles de jambes1 va6--et elle tapait sur ses mollets--je v\s appr5drai ne pas mieux v\s t5ir6444 encore1 c'tait un *em9 t\t uni6 --,comme ce doit tre froid6 dit ,juliette en reg>dant la compresse que sa petite amie s'appliquait1 et t\t en sirotant le sucre dans l'eau de fleurs d'orang]4 ,de tels c>actres sont difficiles mtamorphos] p> l'ducation2 on peut cep5dant y arriv]4 ,livres elles-mmes1 ,juliette et ,gabrielle devi5dront1 il e/ facile de le dev9]1 la premire une petite-matresse g/e et t\j\rs geignante1 l'autre une fille dv\e1 n]gique1 ne s'occupant jamais d elle4 ,,*apitre ,,iv ,,les ,,bonnes4 ,que d'abus1 que de victimes les illusions1 la lgret1 l'ignorance1 peuv5t occasionn]1 mais non excus]6 ,malheureusem5t t\t conc\rt s\v5t entret5ir et confirm] ces illusions et ces ignorances4 ,une voix s'lve-t-elle de temps autre p\r combattre les erreurs1 elle e/ t\ffe ou oublie bi5tt4 ,le docteur ,bro*>d a dit et rpt combi5 les n\rrices et les bonnes maltraitai5t ou p]v]tissai5t les pauvres petits enfants qui leur tai5t confis2 p\r moi1 je v\drais p\voir inculqu] cette mfiance dans le cur de t\tes les mres2 au risque de me rpt] encore1 je veux faire une n\velle campagne ce sujet4 ,exi/e-t-il une cause plus intressante que celle de ces pauvres bbs8 ,oh6 je ne vi5s pas1 mesdames1 v\s p>l] des malheureux petits ,*9ois1 que leurs p>5ts jett5t la voirie1 ni des enfants orphel9s recueillir p> la *>it et si dignes de piti2 je veux seulem5t attir] votre att5tion sur vos propres enfants1 ceux qui sont ns de votre *air et de votre sang1 ceux qui sont l t\t auprs de v\s1 t5dant leurs petites lvres roses t\tes gonfles1 et leurs petits bras blancs potels v]s v\s1 et qui v\drai5t v\s dire s'ils le p\vai5t3 --,maman6 donne de l'arg5t p\r sauv] les petits ,*9ois1 tant mieux6 que le bon ,dieu me le r5de1 mais donne ton temps la surveillance de ton bb444 et n'accorde pas ta confiance illimite en la n\rrice ou en la bonne4 ,je ne v\drais pas m'attir] l'av]sion des bonnes1 et p>atre *]*] dnigr] cette classe de femmes1 p>mi lesquelles il peut y avoir1 comme dans t\tes les classes1 mais mo9s dans celle-ci que dans d'autres p> suite des circon/ances1 des curs d'or et dv\s4 ,mais1 en ne pr5ant mme que ces d]ni]s1 v\s ne p\vez ni] que p> le dfaut d'ducation1 p> le milieu gnralem5t campagn>d1 s9on vicieux1 o la bonne et la n\rrice ont t duques1 enf9 p> la =ce des *oses1 la meilleure de t\tes e/ brutale sans en avoir consci5ce1 dnue de dlicatesse dans ses p>oles et dans ses actions1 et votre enfant1 ce trsor1 n de p>5ts citad9s1 =tuns1 c'e/--dire dlicats1 ne peut support] sans mauvais rsultats d'tre trait comme un enfant n dans d'autres conditions1 et p\r lesquelles la nature l'aurait d\ d'une con/itution ad hoc et dont l'ducation doit rpondre l'av5ir4 ,c'e/ p\rquoi la meilleure des bonnes ou des n\rrices ne peut lev] un bb comme le f]ait sa mre4 ,le plus que v\s p\vez exig] d'elle1 sans mme l'espr]1 e/ qu'elle agisse comme s'il s'agissait de son propre enfant2 or1 reg>dez aut\r de v\s1 et voyez comme elles agiss5t env]s leurs propres enfants6 ,cit] des exemples entran]ait trop lo91 mais l'imag9ation ne p\rra jamais exagr] ce qui se passe entre les bonnes et les enfants4 ,j'aurais presque cra9te1 s9on horreur1 de racont] c]ta9s faits1 de peur d'en suggr] l'ide6 ,on a vu des bonnes adorant les enfants qui leur tai5t confis1 leur donn] l'habitude de boire des liqueurs p\r les satisfaire4446 ,une1 qui buvait de l'eau-de-vie en ca*ette de sa matresse1 en frottait lgrem5t les lvres de l'enfant1 qui y pr5ait gr& plaisir et lui fit a9si contract] le vice de l'alcoolisme6 ,il s]ait dsir] que les m>is et les mres n'apprh5dass5t pas autant de dvoil] aux jeunes femmes c]ta9s vices1 af9 de les clair] sur les dang]s vit]4 ,mais j'ent5ds ici ma9tes voix s'lev]3 --,oh6 j'ai une excell5te vieille bonne6 je puis avoir la plus gr&e confiance en elle6 --,la mi5ne e/ une fille d\ce et honnte1 qui n'a aucun vice4 --,celle-ci a lev des enfants dans les meilleures maisons6444 ,les jeunes femmes ont facilem5t confiance1 d'abord p>ce qu'elles n'ont pas l'expri5ce du mal1 tri/e expri5ce1 hlas6 qu'on acqui]t avec les ans et t\j\rs trop t>d6 ensuite1 elles ont le c>actre indcis et faible2 quittant la tutelle pat]nelle p\r entr] s\s le j\g conjugal1 l'obissance1 la d\ceur sont de leurs pr9cipales qualits2 leur bonne1 leur n\rrice sont plus ges qu'elles1 en sav5t plus qu'elles sur bi5 des po9ts3 elles cd5t et se laiss5t dom9]4 ,ensuite encore1 la confiance s'accorde d'autant plus facilem5t que c'e/ un s\lagem5t p\r les c>actres lg]s qui aim5t bi5 se d*>g] des corves ennuyeuses4 ,la jeune femme donne un c\p d'il de temps autre la nurs]y2 elle ap]oit t\t bi5 en rgle4 ,plus une bonne e/ une matresse femme1 plus elle a d'aptitude p\r rglem5t] seule1 sans surveillance1 plus elle e/ cra9dre p\r l'enfant4 ,comm5t une mre peut-elle s\ffrir qu'on morigne1 qu'on c>esse son enfant sa place8 ,comm5t peut-elle r5onc] p\r444 p\r qui8 gr& ,dieu6 p\r un monde444 indiffr5t6 essuy] ces grosses l>mes que les grond]ies font c\l]1 ent5dre cette petite voix implor] son p>don2 donn] une petite correction mme1 t\j\rs mesure p> l'am\r mat]nel1 puis voir ces ris faire des fossettes aux j\es roses1 dml] ces f9s *eveux encore si faibles1 *auss] ces pi$s si mignons et si vifs6 ,petite fille1 cette femme a aim habill] sa p\pe1 la b]c]1 et auj\rd'hui que ,dieu met entre ses ma9s une p\pe vivante bi5 autrem5t intressante que celle aux yeux d'mail1 o il y a plus qu'un corps soign]1 mais une me =m]1 elle s'empresse de confi] ce prcieux trsor une femme laquelle elle n'aurait c]ta9em5t pas v\lu confi] sa p\pe de bois6 ,p\r se r5dre compte du peu de confiance qu'il faut mettre dans les dome/iques mme les plus pr\vs1 il n'y a qu' p>c\rir les j>d9s publics1 et on s'tonn]a que l o il y a des g>di5s p\r emp*] de maltrait] les *evaux1 on ne songe pas en mettre p\r emp*] de maltrait] les enfants6 ,que d'accid5ts fune/es sont dus1 sans qu'on le sa*e jamais1 la malveillance ou simplem5t l'ignorance des dome/iques auxquels on confie les bbs6 ,lsion du c]veau1 idiotisme1 dviation de l'p9e dorsale1 bras et jambes dmis1 mort s\v5t1 hlas6 anmie1 fivres typhodes1 maladies div]ses et horribles1 d>tres1 etc41 puis infirmits morales1 c>actres fausss1 p]v]tis ds l'enfance1 dpravation de murs et de s5tim5t1 etc46 ,t\t petit1 l'enfant e/ t]riblem5t expos lo9 des yeux vigilants de sa mre1 clairs p> cet am\r in/9ctif qui surpasse t\s les autres4 ,un peu plus g1 il rclame1 je ne dirai pas davantage1 mais t\t autant la surveillance cont9uelle de la mre1 et il n'y a qu'une in/itutrice t\t fait d'lite qui puisse peu prs1 mais jamais t\t fait1 la remplac] entirem5t4 ,heureux les bbs de p>5ts de position mdiocre1 o la mre peut s'occup] d'eux et les environn] de ses so9s6 ,heureux les bbs qui ne sont pas ent\rs de valets1 et qui s'batt5t s\s la sauveg>de mat]nelle1 recevant les grond]ies et les bais]s de leur mre6 ,,*apitre ,v ,,le ,d,,veloppem5t ,,de ,l',,enfant4 ,i ,voil un bi5 gr& mot1 p\r l'associ] la p]sonne mignonne de l'enfance6 mais il exprime si bi5 l'action de la croissance qui se produit dans la premire p>tie de la vie huma9e6 des *angem5ts qui survi5n5t6 ,p>mi t\tes les sci5ces sur lesquelles on appelle l'att5tion des jeunes filles1 au nombre de t\s les arts qu'on leur appr5d1 au milieu des tal5ts qu'on leur donne1 des prceptes qu'on leur inculque1 p\r les r5dre des p\ses modles1 des matresses de maison capables1 des femmes in/ruites et monda9es1 il y a un *apitre sur lequel on nglige de les clair]1 c'e/ sur les so9s donn] aux enfants1 quoique cep5dant ce soit un des vnem5ts les plus prvus de la vie que d'avoir une famille lev]4 ,la jeune fille la mieux duque1 la plus in/ruite1 la plus capable p\r dirig] sa maison1 s'en remettra du so9 d'lev] son enfant1 au physique comme au moral1 sa n\rrice et sa bonne4 ,c]tes il arrive que la n\rrice ou la bonne peut tre capable et exp]te1 mais n'e/-ce pas tri/e d'ent5dre un m>i oblig de dire sa jeune femme3 ,laisse donc faire ta n\rrice1 elle en sait plus que toi ce sujet8 ,n'e/-ce pas humiliant8 ,ah6 je sais bi51 et l-dessus j'aurai beauc\p dire2 c'e/ une habitude dans beauc\p de familles de t5ir les enfants s\s la tutelle des dome/iques1 d'en faire leurs suprieurs1 jusqu'au mom5t o l'ge leur fait sec\] une p>tie de cette dp5dance et cons]v] la plus f*euse4 ,la supriorit d'un infrieur1 d'un subordonn1 e/ nfa/e1 c> elle int]v]tit les rles4 ,il e/ trs commode p\r une mre frivole et monda9e de se db>rass] du poids de l'ducation de ses enfants sur les autres4 ,mais elle ne rfl*it pas si les g5s auxquels elle donne cette effrayante responsabilit en sont dignes4 ,je sais bi5 qu'elle n\s assur]a que les dome/iques sont de vritables p]fections4 ,que j'en ai connu de jeunes femmes1 qui ont g>d a9si1 plus ou mo9s d'annes1 des dome/iques prcieux1 faisant un loge pompeux de leurs qualits m95tes1 cons5tant pe9e leur reconnatre quelques imp]fections insignifiantes444 puis1 un beau j\r1 patatras6 on dc\vrait qu'il n'y avait pas de mon/res p>eils6 ,la dome/icit1 la ville1 e/ presque fatalem5t v\e sa p]te2 mais1 en mettant les *oses au mieux1 en admettant que ceux qui v\s confiez vos enfants soi5t braves1 ils ne sont pas mo9s sans ducation4 ,malheureusem5t1 les pres ne s'inquit5t pas des bbs1 et les femmes sont bi5 entranes sur cette p5te p> leurs m>is4 ,le bb e/ une *ose2 il s]a temps de s'occup] de lui qu& il aura six ou sept ans444 ,mais alors on se tr\ve en prs5ce d'une nature qu'on doit se flicit] si elle n'e/ qu'hbte et si elle n'e/ pas vicie4 ,lorsqu'une mre dit son bb1 g de quatre ou c9q ans3 ,obis ta bonne444 ,si elle t'a grond1 c'e/ que tu le mritais444 ,ce sont des m5songes que tu me fais2 elle donne cette bonne le droit de tortur] son enfant1 et elle brise le g]me de la dignit et de la ju/ice qui naissait dans l'esprit de cet enfant444 ,entre autres1 je connaissais une lgante jeune femme444 mais j'en ai connu et en connais des c5ta9es dans le mme cas444 elle avait une adorable petite fille qu'elle adorait1 et une femme de *ambre des plus adroites1 un phnix de femme de *ambre444 qui embrassait con/amm5t l'enfant1 en us] la peau de ses petites j\es444 7,encore une tri/e habitude de laiss] embrass] ses enfants6 ,dans les maisons ri*es1 les pauvres bbs n'arriv5t dans les bras de leurs p>5ts que *auds des bais]s de l'(fice67 ,la jeune monda9e ne p\vait t\j\rs suivre son enfant4 ,ne fallait-il pas1 le mat91 tr\v]1 bi5 sauveg>de de t\s bruits1 dans un sommeil rp>ateur1 le repos des fatigues du bal de la veille8 ne fallait-il pas faire des visites1 all] *ez sa c\turire1 etc48 ,l'enfant et t bi5 pla9dre si elle avait d att5dre que sa mre et le temps de s'occup] d'elle6 --,oui6 on m'a dit que ma femme de *ambre brutalise ma fille444 qu& elle e/ seule avec elle1 me disait-elle en rponse une obs]vation444 ,je ne peux pas le croire4441 je la surveille beauc\p4442 j'arrive t\te heure1 au mom5t qu'elle ne m'att5d pas1 aux ,*amps-,elyses p> d]rire les buissons444 ,je la surpr5ds444 ,un j\r1 il e/ vrai1 j'ai tr\v l'enfant qui pleurait pitoyablem5t sur un b\t du banc1 p5dant qu',eudoxie causait1 avec d'autres g\v]nantes4 ,je l'ai rprim&e v]tem5t et cela n'e/ plus arriv6 --,comm5t le savez-v\s1 que ce n'e/ plus arriv8 --,je ne l'ai plus surprise en faute4 --,mais la petite e/ t\j\rs si r\ge qu'on dirait qu'elle vi5t de pleur]6 --,la petite e/ capricieuse1 n]veuse1 elle crie et pleure p\r un ri54 ,elle a beso9 d'tre corrige4 --,elle ne pleure jamais qu& elle e/ avec v\s6 --,c'e/ vrai444 ,ma femme de *ambre me raconte t\tes les m*ancets qu'elle lui fait4 ,c'e/ un diable444 ,la petite fille1 lorsqu'elle eut huit ans1 eut le c>actre dissimul1 l'intellig5ce obtuse1 les s5tim5ts corrompus1 le p>l] vulgaire444 ,ce fut t\te une ducation refaire1 et cette premire empre9te s'efface difficilem5t fond4 ,en revan*e1 elle avait un gr& respect p\r les dome/iques4 ,l'op9ion de la femme de *ambre avait beauc\p plus d'influ5ce sur elle que celle de sa mre4 ,cette femme de *ambre tait vritablem5t la matresse de la maison4 ,cep5dant elle la dte/ait2 la ha9e s'tait accumule dans son cur avec la f\rb]ie1 et il lui t>dait d'tre elle-mme m>ie p\r se s\/raire cette dp5dance4 ,mais lorsqu'elle s]a m>ie1 elle s'empress]a1 au contraire1 d'y retomb]1 af9 de se d*>g] de ses devoirs1 elle aussi4 ,ce ne sont pas seulem5t les femmes qui ont de la =tune qui devrai5t appr5dre tre mres1 mais il faudrait que dans les coles primaires on rs]vt quelques heures cette tude4 ,dans le peuple on traite les enfants un peu plus mal que les animaux1 et telle conci]ge qui sacrifi]a son lait son *at1 et le c\*]a sur son lit dans son dr$on1 sautant la gorge de celui qui se p]mettrait le ge/e d'un c\p de pi$1 brutalis]a son enfant1 ne lui donn]a pas une n\rriture conv5able1 le c\*]a dans un plac>d humide1 et ne saura en aucune faon =m] son c>actre6 elle n'en compr5dra mme pas l'obligation4 ,en corrigeant son enfant1 elle n'a en vue1 la plup>t du temps1 que sa satisfaction p]sonnelle2 en t\s cas1 elle ne sait gure comm5t s'y pr5dre4 ,l'am\r mat]nel1 dit-on1 e/ in/9ctif la mre et lui appr5d soign] son enfant2 qui enseigne aux oiseaux donn] la becque leurs petits8 ,oui1 ce s]ait trs vrai1 si n\s tions laisss l'tat naturel1 comme les oiseaux4 ,mais la civilisation e/ prcism5t l p\r n\s enlev] nos in/9cts1 et c'e/ l'ducation qui doit n\s les r5dre4 ,le cur pris intellectuellem5t et l'in/9ct sont deux organes diffr5ts4 ,des animaux ont de l'in/9ct1 ils n'ont pas de cur4 ,ensuite1 le cur ne suffit pas t\t dans la vie1 et s'il e/ indisp5sable p\r aim] et bi5 lev] ses enfants1 il faut aussi en avoir la sci5ce4 ,il n'y a pas ni] que le cur puisse jusqu' un c]ta9 degr suppler la sci5ce qui manque et inspire une sorte de dev9ation indiquant ce qui doit tre fait4 ,une mre qui s'adonne de t\t cur l'ducation de son enfant peut arriv]1 c]ta9em5t1 possd] cette sci5ce d'intuition1 mais ces c>actres lg]s si nombreux tant soit peu qu'ils soi5t di/raits et loigns du po9t de vue unique qu'il faut avoir p\r arriv] ce degr1 ceux-l il faut enseign] les so9s apport] p\r dvelopp] l'enfant au moral comme on le dveloppe au physique4 ,les hommes p\r la plup>t1 je le rpte1 ne s'intress5t pas plus aux bbs qu'aux petits *i5s4 ,de ce que l'enfant ne les compr5d pas t\t de suite1 ils assur5t qu'il n'a pas d'me1 et que la n\rriture corporelle seule lui e/ ncessaire4 ,le corps seul selon eux a se dvelopp] p5dant les premires annes de sa vie2 encore le dveloppem5t du corps doit-il se faire n'importe dans quelle condition1 et la croyance e/ invtre qu'un enfant de faible con/itution s]a =tifi en tant lev p> une paysanne et1 si l'on peut1 au milieu de paysans4--,voyez comme leurs enfants sont robu/es6 s'crie-t-on l'appui2 ils ne sont ni anmiques ni tiols6 ,il n'y a pas de rgles sans exception1 et un enfant peut dev5ir trs robu/e lev p> une paysanne la campagne1 mais il e/ ncessaire qu'il soit lui-mme d'une orig9e robu/e1 et c'e/ bi5 p\r cela qu'il meurt en si gr&e quantit des petits citad9s en n\rrice2 qui ne connat le prov]be brebis tondue ,dieu mesure le v5t8 aux p\mons faibles et dlicats il faut un climat d\x1 l'air vif les tue4 ,dieu1 dans sa sagesse inf9ie1 a gradu la =ce du lait mat]nel1 proportionnellem5t au nombre de j\rs de l'enfant1 ce qui n'emp*e pas que l'on donne frquemm5t des n\rrices qui ont dj n\rri deux ou trois bbs1 c'e/--dire qui ont du lait de deux ou trois ans ,j'ai vu ce fait dans une des premires familles de ,france4 ,la fille du duc de ,m41 auj\rd'hui m>quise de ,b41 a t n\rrie en quatrime n\rrisson p> une robu/e femme de qu>ante-deux ans1 une matresse femme6 la jeune femme n'en e/ pas mo9s anmique44 ,l'enfant du paysan hrite de la =ce musculaire de ses p>5ts et il peut support] les brutalits1 t&is que l'enfant d'une femme frle aura les membres abms1 mais non en=cis1 p> ces brutalits2 on peut refaire une seconde nature1 mais p> des so9s bi5 ent5dus4 ,la mortalit des enfants e/ bi5 plus considrable la campagne qu' la ville1 ou plutt dans la classe populaire1 p>ce que le faible y e/ condamn d'avance4 ,le =t seul peut rsi/] et subsi/]4 ,les p>5ts ne se d\t]ont jamais1 p>ce qu'ils loign5t autant que possible de leurs yeux et de leur p5se ce spectacle et cette ide dsagrables1 que de fois leurs enfants meur5t1 ou sont malades1 mal btis1 abrutis ou p]v]tis p> la faute de ceux qui ont t *>gs leur place1 moy5nant une rcomp5se pcuniaire1 de remplir leurs devoirs4 ,le dveloppem5t intellectuel dem&e au mo9s autant d'att5tion2 c]ta9em5t1 on r$ress]a le c>actre1 les habitudes1 l'intellig5ce1 comme on r$ress]a les jambes1 c'e/--dire1 gr& r5=t de pe9e1 et si l'on peut1 et si cette intellig5ce n'e/ pas tue comme il arrive du corps4 ,p\r se dvelopp]1 l'intellig5ce doit tre ex]ce1 mais d'une faon salutaire et ent5due4 ,une jeune mre doit savoir qu'il lui app>ti5t de =m]1 de dvelopp] peu peu1 sans fatigue et avec d\ceur1 l'intellig5ce de son enfant1 en s'occupant de lui1 en ne le laissant pas lui-mme1 sans le gt] et sans le rudoy]1 af9 que cette intellig5ce se dveloppe1 droite et vig\reuse1 pure de t\te s\illure1 comme le corps4 ,alors seulem5t que les jeunes femmes s]ont elles-mmes des mres p>faites1 connaissant leur devoir et le remplissant1 on p\rra espr] une gnration meilleure4 ,,ii ,je n'en ai pas f9i avec ce sujet1 et ce qu'il me re/e dire1 qui e/1 je crois1 le plus important1 ne conc]ne pas seulem5t les bbs1 les gr&s peuv5t aussi en faire leur pr(it4 ,con/amm5t l'on ent5d dire1 aussi bi5 *ez les ri*es que dans les classes pauvres3 ,cet enfant ne doit pas travaill]3 il e/ trs intellig5t1 mais n\s sommes obligs de le ret5ir dans ses tudes2 le docteur recomm&e de ne po9t trop le t5ir au travail4 ,ici1 j'ouvre une p>5?se l'g>d des propos de docteurs2 lo9 de moi l'ide d'attaqu] un corps aussi honorable2 il n'en e/ pas mo9s vrai que la ,facult ti5t s\v5t des propos un peu jets la lgre et dont elle ne pse pas t\te l'importance4 ,il e/ de ces conseils qui sont bi5tt donns et qui db>rass5t d'une gr&e responsabilit4 ,un mdec9 qui conseille un pauvre hre du repos1 une bonne n\rriture1 du bon air1 des toniques1 a bi5 plutt fait que d'crire une ordonnance4 ,un mdec9 e/ appel auprs d'un enfant fivreux au te9t excit1 l'il brillant2 cet enfant a des rep>ties vives1 des rires et des ge/es n]veux2 il p>at plus avanc que son ge ne le comporte4 ,le docteur l'ent5d p>l] de ses tudes1 raisonn] d'une faon tonnante2 il en conclut que l'enfant e/ surm5 et il recomm&e de ne pas le fatigu]4 ,il e/ indisp5sable de s'ent5dre3 e/-ce bi5 l'tude qui fatigue les enfants8 ,p>5ts1 rappelons nos s\v5irs et jugeons p> n\s-mmes4 ,n\s s\v5ons-n\s avoir jamais t fatigus p> l'tude8 p> le travail8 ,n\s avons t fatigus et n]vs qu& on n\s a m5s au ?tre1 au cirque1 aux bals co/ums2 aprs une veille prolonge1 aprs avoir sirot un peu de caf noir1 gt de bonnes liqueurs2 le l5dema9 n\s avons d n\s remettre1 la tte ple9e de n\velles images1 l'tude2 et notre petite intellig5ce aussi bi5 que nos membres ont t las6 ,la n\rriture pim5te ou trop sucre1 le f>ni5te n]vant des vacances1 les c\rses =ces du diman*e1 les habillem5ts gnants1 les conv]sations intrigantes des gr&es p]sonnes1 les excitations hlas6 que trop d'enfants r5contr5t dans leur ent\rage1 voil qui les fatigue et les n]ve2 mais ce n'e/ ni le travail ni l'tude2 bi5 au contraire1 l'tude calme les eff]vesc5ces de la nature4 ,pr5ez un enfant aussi n]veux1 aussi dlicat de physique1 aussi vif d'intellig5ce qu'il soit3 placez-le dans un milieu d'hygine p>fait1 au bon air2 donnez-lui une n\rriture ess5tiellem5t sa9e et rgulire1 procurez-lui une exi/5ce calme1 m?odique1 v\s p\vez le faire avanc] dans ses tudes autant qu'il v\s plaira1 v\s ne lui v]rez jamais les yeux enfivrs1 ni la tte exalte4 ,que ses rcrations se pass5t des ex]cices du corps1 qu'il se lve de bonne heure et se c\*e tt1 qu'il soit prs]v des commotions huma9es4 ,le travail calme1 mate les n]fs et ne les excite pas1 c'e/ donc tort qu'un mdec9 dit3 ,ne faites pas travaill] cet enfant1 il doit dire plutt3 ,ne le fatiguez pas1 ce qui e/ t\t autre *ose4 ,il ne faut pas confondre2 or les p>5ts1 dans la croyance de faire repos] leur enfant p>ce qu'ils ne lui f]ont ri5 faire d'utile1 se mett5t la plup>t du temps le surm5] de plaisirs1 de c\rses1 de veilles4 ,je le rpte1 je rappelle mes s\v5irs et il ne me revi5t pas que l'tude m'ait excite1 t&is que je l'tais =t aprs des p>ties de plaisir4 ,ce qui r5d les enfants incapables de travail1 ce qui affaiblit leur con/itution1 c'e/ la vie excitante de la ville d'une "p1 p\r ceux qui ont de l'intellig5ce naturelle1 c'e/ le manque d'enc\ragem5t p\r ceux qui sont apa?iques4 ,en ayant peur de fatigu] les enfants p> une contra9te quelconque1 en ne craignant pas de les laiss] se fatigu]1 t\j\rs p> le mme motif1 c'e/--dire en contraignant p\r le bi51 en laissant faire p\r le mal1 l'ducation ne peut all] que de mal en pis4 ,le fait e/ qu'avec la m?ode de v\loir enseign] les sci5ces aux bbs ds le b]ceau1 d'applaudir leurs rep>ties spirituelles1 et en les condamnant au repos p\r ce qui e/ d'une tude suivie1 on arrive une in/ruction irrgulire4 ,j'ai dit que je m'adressais aussi bi5 aux gr&s qu'aux petits1 p>ce qu' t\t ge on peut rp>] le mal1 et puis les jeunes filles qui me liront et qui ont pu se croire trs maltraites p>ce qu'on les =ait travaill]1 v]ront que leurs p>5ts n'tai5t que ju/em5t proccups de leur av5ir2 celles qui ont t gtes n'en v\dront pas leurs p>5ts et essai]ont de rp>] le mal sans cra9te de se fatigu]4 ,jamais on ne doit exprim] devant un enfant un s5tim5t qui puisse le ret>d] en quoi que ce soit4 ,on ne doit pas le consult]1 ce n'e/ pas lui jug] de ses =ces4 ,les p>5ts sont l p\r le dirig]1 le guid]1 l'envoy] c\*]1 le faire lev]1 travaill] et se repos]1 non pas selon leur bon plaisir eux1 mais selon ce qui e/ bon p\r l'enfant4 ,la rgul>it e/ un des meilleurs pr9cipes hyginiques de la sant1 a9si que le calme et l'abs5ce des motions malsa9es2 mais si l'enfant n]veux e/ guri p> le travail rguli]1 une n\rriture sa9e1 des ex]cices de corps1 l'enfant apa?ique et eng\rdi s]a dvelopp et =tifi de mme p> un travail cont9u1 un rgime hyginique1 une volont au-dessus de la si5ne2 il devra tre sec\4 ,les vices1 le manque de so91 les plaisirs hors d'ge1 l'indiffr5ce qu'il r5contre1 le manque de direction1 voil ce qui tiole l'enfant et le r5d incapable de travail4 ,et c'e/ p\rquoi l'intellig5ce1 l'adresse1 le jugem5t doiv5t t\j\rs tre dvelopps *ez les enfants2 il faut les habitu] compt] sur eux-mmes1 savoir se ret\rn]1 jug] d'une position1 ne pas tre timors1 esclaves d'habitudes qui les r5drai5t maniaques4 ,au physique comme au moral1 ils doiv5t tre dg\rdis1 qu& mme1 c'e/--dire en dpit de leur position de =tune1 et d'autant plus que leur c>actre naturel peut tre port1 davantage l'apa?ie4 ,ce qui eng\rdit beauc\p les enfants1 c'e/ d'tre s]vis1 et vraim5t je me dem&e comm5t des mres intellig5tes elles-mmes peuv5t support] *ez leurs filles c]ta9es manires444 --,v\s avez un exemple au b\t de la langue1 dites-le1 me dit la mre d',odette4 --,eh bi51 oui6 l'autre j\r je reg>dais sortir de *ez moi une dame avec sa fille1 jolie p]sonne de dix-sept dix-huit ans2 la porte de la rue tait f]me2 la fille avait les ma9s dans son man*on1 elle se mit un peu de ct2 la mre ouvrit la porte qui e/ assez l\rde1 la fille passa1 la mre la suivit et f]ma la porte1 p5dant que la premire faisait demi-t\r1 t\j\rs les ma9s dans son man*on1 d'un air p>faitem5t /upide4 ,comm5t une mre peut-elle tolr] cela8 --,et comm5t une p]sonne intellig5te peut-elle se cont5t] d'tre une p\pe8 --,j'en connais d'autres dont les mres port5t t\j\rs les paquets qu& elles vont faire des emplettes6 --,ah6 oui1 voil encore o l'on ap]oit l'adresse2 ,mme ,x999999 a1 v\s le savez1 des ma9s d'enfant1 encore d'enfant qui les a petites2 elles sont blan*es1 frles1 ravissantes2 eh bi51 elle e/ d'une adresse rem>quable2 de ses ma9s mignonnes1 elle porte des multitudes de paquets1 dont mme de =ts l\rds1 sans avoir l'air gne2 on se dem&e comm5t elle s'y pr5d1 t&is1 que v\s voyez d'autres femmes emb>rasses aussitt qu'elles ont deux *oses port]2 on e/ sr qu'elles en laiss]ont tomb] une1 ou la p]dront2 elles auront un air gau*e et maladroit4 --,ce ne s]a pas la petite fille de ,mme ,c41 c> elle n'a que huit ans et elle suit dj sa mre dans les rues de ,p>is sans donn] la ma91 portant son r\leau de musique1 son buv>d ple9 de cahi]s1 son petit p>apluie1 que sais-je encore8 --,mme ,c4 a sept enfants1 elle n'a donc pas le temps de s'occup] les gt]4 ,elle p\sse peut-tre les *oses l'excs1 et il ne faut pas t\rn] la nglig5ce ou la cruaut3 cep5dant1 dans les pays trang]s1 on enseigne bi5 plus qu'en ,france aux enfants se tir] d'affaire eux mmes4 ,en ,anglet]re1 en ,amrique1 en ,allemagne1 une fillette de d\ze ans e/ une petite mre p\r ses jeunes frres1 et elle p5se srieusem5t en allant ses c\rs se *]*] un m>i1 mais cela d'une faon trs s5se4 --,c]ta9em5t2 et1 sans sortir de ,france1 je v\s assure que le nombre d'enfants intellig5ts1 de jeunes filles adroites1 de femmes actives et dv\es que l'on r5contre e/ bi5 plus gr& qu'on ne le croit gnralem5t4 ,je connais une femme du monde lgant--,mais je v\s racont]ai cela une autre fois4 ,,iii ,mes amies me quittr5t regret2 la conv]sation e/ t\j\rs si anime qu& il s'agit de p>l] du pro*a9 et d'en dvoil] les faiblesses6 surt\t s'il peut y avoir corrlation avec n\s4 ,mais la mre d',odette rev9t peu de j\rs aprs et ram5a la conv]sation sur le mme *apitre4 --,figurez-v\s que ce que v\s avez dit devant ma fille1 il y a trois sema9es1 lui a fait beauc\p de bi54 ,elle ne fait que rpt] qu'elle veut acqurir en travaillant cette =tune qui lui fait tant dfaut6444 ,mais n'e/-ce pas trop l'excit] l'ambition8 --,je suis trs cont5te de ce rsultat2 l'ambition n'e/ pas encore cra9dre son ge4 ,cep5dant je prfr]ais lui voir l'ambition du tal5t1 de la rputation1 celle des ri*esses4 --,c'e/ que la =tune1 voyez-v\s1 e/ la s\rce de t\s les bonheurs6 --,comm5t v\s1 d'un naturel si aimant1 si potique1 qui apprciez si bi5 les dlicatesses du cur et les bi5faits d'une intellig5ce claire1 p\vez-v\s avanc] un tel p>adoxe8 ,e/-ce avec de l'arg5t que v\s remplac]iez votre enfant1 si ,dieu v\s l'enlevait8 ,la femme la plus ri*e arrive-t-elle mieux cons]v] l'am\r de son p\x8 ,au contraire1 bi5 des m>is mn5t =t bon mnage tant qu'ils sont pauvres et doiv5t travaill] aux cts de leurs femmes2 lorsqu'ils ont de l'arg5t1 ils ont l'occasion de pr5dre des plaisirs qui les dt\rn5t de leur intrieur2 que de femmes ai-je connues qui regrettai5t le temps de leur pauvret6 ,la jeune fille qui a une belle dot ne peut jamais se flatt] d'tre aime p\r elle-mme2 sa dot lui f]a tr\v] un m>i1 mais ne la f]a pas aim] de ce m>i6 --,ce s]a la *ance1 ma *re6 ,aprs t\t1 son m>i p\rra l'aim]1 quoiqu'elle soit ri*e4 --,c]tes6 ,et si elle a des v]tus et des tal5ts1 du bon s5s1 du cur1 et une f\le de qualits dome/iques1 il l'aim]a encore plus srem5t4 --,t\t le monde ne peut pas avoir du gnie6 --,non2 mais *acun peut tre heureux en sa*ant se cont5t] de sa position1 la condition qu'il n'ait pas de pe9es de cur1 que sa sant soit peu prs bonne1 je dis peu prs1 p>ce qu'il ne faut jamais dem&] la p]fection6444 ,v\s v\s plaignez t\j\rs de votre manque de =tune444 ,n\s ne n\s ent5drons jamais cet g>d4 ,je ne cons5tirai jamais tr\v] que v\s tes malheureuse p> le seul motif que v\s n'tes po9t =tune1 tes oblige de v\s s]vir v\s-mme1 ne p\vez all] en loge l',opra4 ,v\s n'avez p]du ni m>i ni enfants1 pas mme vos p>5ts2 ils sont t\s1 a9si que v\s1 en j\issance de leurs quatre membres et de leurs c9q s5s2 le d%onneur1 ,dieu m]ci1 n'a pas pntr dans votre maison2 la concorde y rgne4 ,t\tes ces *oses sont autant de bonheurs dont v\s devez rem]ci] la ,provid5ce1 au lieu de v\s pla9dre de ne p\voir avoir le luxe que possde telle ou telle de vos amies4 ,que diriez-v\s donc si v\s tiez comme la petite miss ,o'k1 qui devi5t aveugle et ne p\rra plus travaill] p\r gagn] sa vie8 ou comme ,mme 9999991 qui e/ t5due sur son lit1 raide depuis c9q mois8 ou encore comme telle autre1 dont le m>i vi5t de se suicid]1 la laissant dans la misre et la d\leur8 --,je ne p\rrais pas support] de tels *agr9s6 --,p\rquoi8 les autres les support5t bi56 et il faut bi5 les support]6 ,croyez-v\s donc que v\s tes la seule s\ffrir et ress5tir1 non seulem5t les pe9es cruelles et t]ribles1 mais mme les piqres cont9uelles de la vie quotidi5ne8 ,ah6 *re amie1 reg>dez donc t\s ceux qui s\ffr5t aut\r de v\s1 et ne v\s croyez pas d'une nature plus dlicate4 ,mais voil1 que v\s me tr\vez1 dure1 dans votre = intrieur6 ,c'e/ que moi je connais les vritables pe9es de la vie6 ,v\s tes jeune encore1 v\s v\driez voir t\t v\s s\rire1 et la =tune qui v\s ti5t rigueur v\s fait envie4 ,hlas6 je v\s s\haite seulem5t de ne jamais avoir de plus gr&s motifs de *agr9 que ceux que v\s avez en ce mom5t6 ,qu& v\s s]ez vieille1 v\s jug]ez la vie diffremm5t1 et v\s v]rez que la "p v\s a encore t faite belle et que le bonheur peut exi/]1 aussi bi5 dans une mans>de1 que d'ailleurs v\s tes bi5 lo9 d'habit]1 que s\s des lambris444 qu& on a jeunesse1 sant et famille6 ,rem>quez bi5 que je ne v\s blme pas d'essay] p> t\s les moy5s dont v\s disposez d'amlior] votre position2 fondez un c\rs un p5sionnat2 utilisez votre tal5t de piani/e1 surt\t levez votre fille dans ces s5tim5ts2 dem&ez vos amis de v\s tre utiles1 s'ils le peuv5t1 mais ne v\s e/imez pas malheureuse6 --,mais voyez comme ,agla a eu plus de *ance que moi6 --,agla a t p\se p\r sa dot1 et son m>i e/ occup la mang]6 ,il n'e/ un my/re p\r p]sonne que le bonheur du foy] n'exi/e pas dans cette maison4 --,elle va l',opra t\tes les sema9es1 et presque t\s les soirs dans le monde montr] ses diamants4 --,et v\s enviez cette occupation spirituelle de montr] ses diamants8 ,p5dant qu'elle e/ dans le monde1 son m>i se d%abitue de sa socit1 et sa fille pr5d1 en compagnie de la femme de *ambre1 ces jolies manires1 ces s5tim5ts1 ces pr9cipes qui n\s promett5t en elle une mre de famille encore pis que sa mre6444 ,dieu prs]ve nos fils de ses filles6 --,je ne sais si elle e/ heureuse dans le fond1 mais elle pr5d bi5 du plaisir6 --,eh6 bi51 elle n'en a pas l'air6 ,et je l'ai surprise bi5 des fois avec une expression amre et dc\rage sur la figure en mettant sa sortie de bal6444 ,en admettant qu'elle fasse consi/] son bonheur dans ses succs dans le monde1 je la pla9s6 ,oui6 je la pla9s plus que v\s6444 ,n\s avons autre *ose faire ici-bas qu' n\s dorlot] dans la =tune ou n\s r5dre heureux p> des satisfactions de vanit2 et cette t*e1 dans quelque humble position que n\s soyons1 elle exi/e2 elle n'e/ pas t\j\rs facile et agrable1 mais o s]ait le mrite si elle l'tait8 ,ce qui n\s la facilite1 c'e/ la conviction de faire notre devoir1 de faire quelque *ose d'utile1 pas seulem5t n\s1 mais l'humanit1 de contribu]1 ne s]ait-ce que p\r un atome1 la gr&e ma*9e huma9e4 ,et ce n'e/ pas en s'occupant de futilits1 de toilettes1 de valses1 d'intrigues1 de succs de beaut qu'on y apporte un m\vem5t bi5 utile4 ,a ce mom5t1 le timbre de la porte de l'escali] se fit ent5dre1 et une voix d'enfant clata dans l'anti*ambre4 --,voil une visiteuse qui v\s amne son bb6 ,je ne pus ret5ir un m\vem5t d'ennui4 --,comm5t6 a v\s contr>ie qu'on v\s amne les enfants1 v\s qui dites t\j\rs qu'une mre ne doit pas les quitt]8 ,v\s ne les aimez donc pas8 --,j'adore les enfants bi5 levs1 et j'ai reconnu la voix de celui-ci2 v\s allez voir6 ,une *>mante jeune femme1 al]te et fra*e1 entra vivem5t1 et1 avec elle1 fit irruption dans le salon un beau petit g>on de six ans environ1 aux gr&s yeux noirs et brillants1 comme ceux de sa mre1 ple9 de gat et de sant4 ,il t5ait une baguette la ma92 pe9e avions-n\s *ang quelques p>oles qu'il n\s int]rompait3 --,donnez-moi de la ficelle1 madame1 je veux de la ficelle p\r faire un f\et6 --,re/e donc tranquille1 mon enfant6 lui dit sa mre4 --,je veux faire un f\et avec ma baguette2 je veux de la ficelle6 --,je vais sonn] la bonne1 dis-je en me levant p\r atte9dre le cordon4 --,je vais sonn]1 madame6 je veux sonn]6 s'cria aussitt le petit g>on en se prcipitant v]s le co9 de la *em9e1 et avec la ptulance de m\vem5t qui di/+ue les enfants444 intellig5ts et robu/es1 je le reconnais1 le voil qui se cramponne comme aprs une *elle une petite tagre1 af9 d'atte9dre le cordon de sonnette2 s\s les petits pi$s *ausss de s\li]s =ts et f]rs1 l'tagre de pelu*e *ancelle et s'effondre2 encri]1 livres1 papi]s1 corbeilles qui se tr\vai5t dessus r\l5t t]re avec le petit g>on6 ,br\haha gnral6 t\t le monde se rcrie et environne le dsa/re6 ,heureusem5t il n'y avait pas de bimbelots prcieux sur mon tagre2 j'en riais donc1 en voyant que l'enfant1 relev p> sa mre1 n'avait aucun mal4 --,je vais sonn]1 repris-je1 la bonne ramass]a t\t cela4 ,mais aussitt le petit diable de se dbattre et de cri] de n\veau3 --,c'e/ moi qui sonn]ai2 att5dez1 je veux sonn]6 ,et la mre1 complaisante1 me dit en levant son fils dans ses bras3 --,p>donnez-le1 ,madame1 c'e/ un enfant gt6 ,une fois qu'il aura sonn1 il se ti5dra tranquille6 ,le petit g>on saisit le cordon de ses deux ma9s et le tira avec viol5ce4 ,un viol5t c\p de sonnette fut ent5du trav]s les murailles1 p5dant qu'un bruit comme le c+lem5t d'un f\et ret5tissait dans le salon et que la maman avec son enfant tombait r5v]se sur un fauteuil qui se tr\vait heureusem5t l6 il avait arra* le cordon de sonnette6 ,en le voyant dans ses ma9s1 il v\lut bi5 s'arrt] de cri]1 un peu p5aud4 ,mais la honte du petit g>on ne dura pas longtemps et il se mit cri] en s'*appant des bras de sa mre et en gambadant3 --,c'e/ moi qui ai sonn6 c'e/ moi qui ai sonn6 ,n\s n\s att5dions ce que sa mre le grondt1 mais elle se cont5ta de me reg>d] d'un air moiti suppliant1 moiti rieur1 guettant mon indulg5ce4 --,c'e/ un enfant t]rible6 lui dis-je en riant4 ,qu& elle vit que je riais1 elle se remit t\t--fait4 --,ah6 oui6 rpondit-elle2 il e/ si =t1 si vig\reux qu'on ne peut le t5ir6 ,il e/ excessivem5t intellig5t1 comme v\s voyez1 et il faut t\j\rs qu'il en arrive son b4 ,l'enfant1 qui avait d'abord accompagn la bonne au dehors1 tait rev5u et s'acc\dait p5sif1 ma9t5ant1 sur les g5\x de sa mre4 ,il avait laiss la porte du salon ouv]te4 ,je fis un m\vem5t p\r me lev] af9 de l'all] f]m]2 puis1 me repr5ant1 je dis3 --,t5ez1 mon petit homme1 allez f]m] la porte comme un gr& monsieur4 ,mais la jeune mre c\rut aussitt la f]m]1 en disant3 --,tu vois comme tu dranges6 ,l'enfant aurait trs bi5 pu all] f]m] la porte1 puisqu'il tait si intellig5t et si =t2 mais c'e/ a9si que les p>5ts pratiqu5t la plup>t du temps4 ,s\s le prtexte de sant1 de dveloppem5t1 ils laiss5t faire le mal et ne p5s5t pas l'utile et au bi54 --,je ne d\te pas que ce petit g>on1 de mme qu',odette1 dis-je la mre de celle-ci qu& les autres fur5t p>tis1 ne devi5n5t1 elle une jeune femme et lui un jeune homme *>mants1 p> la suite des annes2 mais ils n'en comport]ont pas mo9s en eux-mmes les dfauts que leurs p>5ts laiss5t pr5dre pi$ en eux1 t&is qu'il aurait t facile de les dtruire l'tat de g]me4 ,,*apitre ,,vi ,,punitions ,,et ,r,,comp5ses4 ,il faut av\] que dans la sci5ce d'lev] les enfants1 on r5contre des que/ions t]riblem5t difficiles rs\dre1 et sur lesquelles les conseils les plus div]s se tr\v5t galem5t bons et mauvais4 ,j'av\e que1 p\r mon compte1 je tr\ve que la meilleure ducation 7non pas in/ruction7 e/ celle que la mre donne avec son cur1 sans pr9cipes arrts1 et en en modifiant a9si le mode1 suivant les circon/ances innombrables qui se prs5t5t et la nature de l'enfant4 ,p\r obt5ir un rsultat satisfaisant1 il e/ indisp5sable que le cur de la mre soit droit et sa91 a9si que son jugem5t2 mais l'in/9ct mat]nel e/ si puissant1 que les rgles df9ies doiv5t tre laisses aux p]sonnes qui lv5t des enfants trang]s4 ,sur le *apitre des punitions et des rcomp5ses1 les donnes sont assez c]ta9es1 et peuv5t s'appliqu] peu prs t\tes les natures2 cep5dant il en e/ sur lesquelles bi5 des p>5ts ou des matres font facilem5t fausse r\te4 ,il e/ des rcomp5ses nuisibles1 des punitions que les enfants dsir5t1 et alors le b se tr\ve compltem5t manqu4 ,il faut se g>d]1 p>-dessus t\t1 de se s]vir d'un dfaut de l'enfant p\r le corrig] d'un autre4 ,le remde s]ait s\v5t1 dans ce cas1 pire que le mal2 et c'e/ une erreur dans laquelle il e/ facile de tomb]4 ,l'autre j\r1 une belle petite fille1 capricieuse comme un petit dmon1 pleurait devant moi p\r un bobo insignifiant4 ,sa mre1 af9 d'obt5ir qu'elle se tt1 lui dit3 ,tu n'es pas jolie1 va1 qu& tu pleures2 si tu savais comme tu devi5s laide6 ,l'enfant s*a ses l>mes l'in/ant1 et se mit de suite s\rire en faisant brill] ses yeux4 ,il e/ vid5t que cette petite fille s]a d'une coquett]ie effrne1 si on cont9ue la m5ac] de dev5ir laide4 ,a huit ans1 une enfant ne doit pas savoir ce que c'e/ que la beaut1 et je me rappell]ai t\j\rs cette rponse ple9e de c&eur que j'ai ent5due1 de la "p d'une fillette de d\ze ans1 =t avance p\r son g dans ses tudes1 mais l'me nave comme une enfant la cons]ve naturellem5t si elle e/ bi5 leve p> une mre t5dre et pieuse4 --,cette petite amie dont v\s n\s p>lez tant1 et qui a quatorze ans1 e/-elle bi58 lui dem&ait une jeune femme du monde1 qui tre bi51 semblait le po9t le plus important4 --,oh6 oui1 elle e/ trs bonne6 rpondit l'enfant4 --,mais e/-elle bi5 physiquem5t8 --,elle a l'air trs d\x et trs aimable4444444 --,oui1 c]ta9em5t1 mais je v\s dem&e si elle e/ jolie8 --,ah6 je ne sais pas1 dit la petite int]loque1 je crois que oui2 elle e/ si bonne1 si in/ruite1 si sage1 que1 bi5 sr1 elle doit tre jolie6 ,p\r cette c&ide enfant1 la beaut ne p\vait m>*] sans la sagesse4 ,m5ac] une enfant1 lorsqu'elle fait mal ses devoirs1 de ne pas lui mettre sa robe neuve1 ou de lui donn] du pa9 sec1 c'e/ l'excit] la vanit et la g\rm&ise2 si elle n'e/ pas encl9e ces dfauts1 c'e/ la port] rpondre3 a m'e/ gal4 ,mais1 dira-t-on1 que faire8 ,priv] une enfant de sortir peut nuire sa sant2 lui faire faire des p5sums la dgt]a du travail4 ,t\t cela dp5d beauc\p des circon/ances et des dispositions de *aque enfant2 une mre srieuse et att5tive s5tira in/9ctivem5t ce qui peut tre utile au si54 ,si ce d]ni] a t bi5 lev1 il suffira de le pr5dre p> le cur1 p> les s5tim5ts2 de lui faire s5tir combi5 sa conduite e/ +rate env]s ses p>5ts1 comme il les afflige1 au lieu d'tre leur consolation1 et lui inculqu] qu'on n'e/ quelque *ose dans le monde que p> les bonnes qualits et le savoir4 ,si l'enfant a du cur1 c'e/--dire si l'gsme des p>5ts ne l'a pas dess*1 cela suffira la plup>t du temps2 s9on1 il faudra us] d'une gr&e f]met4 ,si tu ne veux ri5 faire p\r tes p>5ts1 si tu es mauvais contre toi-mme1 lui dira-t-on1 moi je veux accomplir mon devoir1 je ne veux pas tre une mre c\pable1 et c'e/ p\rquoi je ne te cd]ai pas4 ,mais il ne faut pas faire dur] le *tim5t plus que la faute2 il faut1 au contraire1 accord] bi5 vite le p>don comme la meilleure rcomp5se4 ,il e/ vid5t que1 p\r cela1 il faut s'occup] de son enfant1 et ne po9t l'ab&onn] aux ma9s de bonnes1 dcores du titre de g\v]nante1 comme cela arrive s\v5t p\r imit] les nurs]ies anglaises2 dans ces familles o l'on veut s+] le luxe1 et o1 ne p\vant le possd] fond1 on se cont5te de l'corce1 les enfants sont plus s\v5t l'(fice qu'au salon4 ,de l vi5n5t les ducations dplorables que n\s avons s\s les yeux2 nos enfants ne se donn5t mme plus la pe9e de dissimul] leurs dfauts1 et ce sont les manires et les propos de la cuis9e et de l'curie que n\s voyons introduits dans nos salons4 ,la privation de rcration e/ la meilleure punition sans contr$it2 je ne dis pas la privation de sortie1 mais celle de j\]4 ,la mre qui laiss]a son enfant seule1 p\r la punir1 p5dant qu'elle-mme sortira1 f]a natre dans ce petit cur de l'aigreur et de l'envie2 lorsqu'elle r5tr]a1 l'enfant n'aura ri5 fait1 se s]a peut-tre1 au contraire1 amuse4 ,la priv] de j\] e/ une vraie punition4--,mais il y a des enfants qui n'aim5t po9t le jeu4--,c'e/ un malheur4 ,un enfant n'aimant po9t j\] m'a t\j\rs sembl une anomalie2 c'e/ un cas =t r>e1 s9on nul1 prov5ant de la nature2 mais la mauvaise ducation actuelle le fait natre s\v5t4 ,ces petites filles dont on fait de vritables p\pes1 qu'on p>e comme de petites cocodettes1 qui sav5t1 au sortir du b]ceau1 endur] des *aussures troites1 et se priv] de saut] la corde p\r ne po9t faire craqu] leurs corsages1 prfr5t ne po9t j\] et se pavan] comme des dames4 ,c'e/1 je le cra9s bi51 p]dre son temps1 que de dire3 ,habillez vos enfants simplem5t1 laissez-les jeunes1 c&ides1 tant que v\s p\rrez1 c> ces mauvaises habitudes sont invtres p>t\t ma9t5ant4 ,comm5t des p>5ts qui os5t dire s\v5t que la sagesse et le savoir vi5dront leurs enfants t\t seuls avec l'ge1 sans les corrig] ni les =c] travaill]1 comm5t ne p5s5t-ils pas alors que les gts de coquett]ie et les ides du mal et du luxe sauront bi5 aussi v5ir aussi vite et sans enc\ragem5t8 ,il exi/e une gr&e controv]se sur la "q de savoir si l'on doit frapp] les enfants4 ,c]ta9es p]sonnes y sont compltem5t ho/iles2 d'autres1 en ayant vu d'excell5ts rsultats1 s\ti5n5t ce sy/me4 ,il e/ bon dans c]ta9es donnes trs re/re9tes4 ,une claque1 une f\ette1 sont1 dans bi5 des cas1 le meilleur et l'unique moy5 p\r v5ir b\t1 je ne dirai pas d'une mauvaise nature1 c> c'e/ prcism5t avec celles-l qu'il faut employ] le plus de d\ceur1 mais d'une nature apa?ique1 indiffr5te1 comme on en r5contre quelquefois4 ,premirem5t1 l'enfant ne doit jamais tre frapp p> des trang]s ou des subalt]nes2 ensuite1 c'e/ sur le mom5t mme1 cdant l'impati5ce1 qu'on adm9i/r]a une calotte1 mais je dsappr\ve absolum5t cette mre de ma connaissance1 qui disait une g\v]nante3 ,dema9 v\s donn]ez le f\et ,*>les1 p>ce qu'il m'a dsobi ce mat94 ,c'e/ l'humiliation1 la cra9te de se tr\v] en face d'une colre plus gr&e1 qui produit une motion salutaire dont l'enfant ne se r5d pas compte et qui l'impressionne4 ,ensuite1 on ne doit jamais frapp] un enfant aprs huit ans4 ,a cet ge1 le raisonnem5t que1 plus jeune1 il ne p\vait compr5dre1 doit suffire4 ,bi5 des p>5ts dis5t3--,voyez mon enfant1 je ne l'ai jamais frapp1 jamais puni1--et on e/ t5t de leur rpondre3--,il e/ facile de s'en ap]cevoir1 c> il en aurait bi5 beso94--,c]tes1 avec l'ge1 t\s ces dfauts1 ces caprices de l'enfant qu'on n'a jamais puni1 s'aplaniss5t aux yeux des indiffr5ts1 mais ils n'ont po9t disp>u du naturel2 l'hypocrisie1 l'usage du monde seuls les rec\vr5t1 et on peut dire d'eux3 ,grattez le ,russe1 v\s retr\v]ez le ,t>t>e4 ,on doit avis] que les rcomp5ses ai5t t\j\rs un ct utile4 ,a9si on promettra l'enfant de lui laiss] lire une hi/oire qu'on aura *oisie in/ructive1 de lui laiss] faire une robe p\r sa p\pe2 la mre qui aura su inspir] sa fille de reg>d] ses leons de piano et de dess9 comme des rcomp5ses1 et l'en priv]a en punition1 aura obt5u un excell5t rsultat4 ,,*apitre ,,vii ,,je ,,suis ,,comme ,a6 ,que v\lez-v\s6 je suis comme a6 ,il n'y a ri5 faire2 je le sais bi51 je suis m*ante1 je suis entte1 p>esseuse1 borne1 mauvaise tte1 etc41 mais c'e/ dans ma nature6--,elle e/ comme a6 ,elle ressemble son pre1 il faut t*] de s'en arrang]6 aj\te la mre4 ,entre les dfauts et les petits trav]s qu'il e/ bon de corrig] dans les enfants1 et de se df5dre qu& on e/ l'ge de raison1 le pis e/ celui de se rsign] ses dfauts4 ,c'e/ d'un orgueil inique d'av\] sa faute avec o/5tation2 c'e/ d'une indiffr5ce c\pable que de s'y rsign] au lieu de *]*] s'en df5dre4 ,a aucun prix1 il ne faut p]mettre un enfant de dire et de p5s] une *ose p>eille4 ,trs s\v5t1 =ce de rpt] un enfant3 ,tu es un niais1 tu s]as t\te ta vie un imbcile1 il arrive qu'au lieu de le /imul]1 on le p>alyse4 ,il s'entte dans ses mauvaises dispositions1 il en pr5d son p>ti1 et arrange sa petite vie avec son dfaut4 ,t\s les c>actres ne sont pas n]giques2 il y en a qui sont apa?iques et n'aim5t pas la lutte3 d'ailleurs1 il e/ bi5 plus facile de s'ab&onn] ses dfauts que de lutt] avec eux4 --,que v\lez-v\s8 ,j'ai t\j\rs t p>esseux et ivrogne3 je ti5s cela de mon pre2 on n'a jamais ri5 pu faire des g>ons dans notre famille3 misrable je suis1 misrable je re/]ai444 quoi bon me donn] de la pe9e2 je n'y arriv]ai pas4 ,a9si p>le celui qui prfre ne pas se corrig]4 ,c]tes1 il n'e/ pas t\j\rs facile de va9cre ses habitudes ou ses in/9cts1 de se refaire une seconde nature2 c'e/ d'autant plus difficile qu'on n'a pas t habitu ds l'enfance considr] les difficults en face4 ,ensuite1 c'e/ l une excuse si facile p\r ne pas se contra9dre et p\r se laiss] all]6 ,mais c'e/ surt\t ds l'enfance qu'il faut prv5ir l'homme de cette faiblesse et ne pas la lui p]mettre4 ,p\r bi5 lev] un enfant1 il faut tudi] son c>actre1 non p\r s'y con=m]1 mais p\r savoir comm5t le r$ress]4 ,il y a des natures qui sont faites p\r la lutte1 et qui n'ont pas beso9 d'tre /imules2 en piquant lgrem5t leur am\r-propre1 en les humiliant1 on les rveille1 ne s]ait-ce que p> esprit de contradiction4 ,d'autres1 au contraire1 se dc\rag5t p> les repro*es1 pr5n5t les *oses p\r df9itives et irrvocables1 se butt5t1 s'habitu5t au mal1 devi5n5t indiffr5ts4 ,ceux-l ont beso9 d'tre s\t5us p> des loges1 d'tre enc\rags1 sec\s4 --,tu n'es ni plus maladroit ni plus /upide qu'un autre1 et tu peux russir aussi bi52 seulem5t la volont te manque2 ,dieu t'a d\ comme ses autres cratures1 mais c'e/ toi de te dvelopp]1 de te cisel]2 tu ne veux pas pr5dre autant de pe9e que ton vois92 c'e/ une mauvaise p>esse dont il faut que tu te corriges1 et dont tu te corrig]as1 je le veux6 ,a9si p>lait une mre son enfant1 qui se has>dait lui t5ir le langage d'une rsignation fe9te et ridicule4 ,c'e/ de la l*et de se laiss] all] l'exi/5ce passive4 ,et combi5 de g5s se p]suad5t qu'ils ne peuv5t pas faire telle ou telle *ose1 simplem5t p>ce qu'ils ne se donn5t pas la pe9e de l'essay]6 ,il e/ vrai qu'il y a des aptitudes1 des vocations2 mais la plup>t du temps ces aptitudes provi5n5t encore plus de la direction donne p> l'ducation que du naturel4 ,que de dfauts provi5n5t de l'ducation et combi5 d'autres sont supprims aussi p> l'ducation6 ,le naturel exi/e videmm5t1 mais il peut tre modifi1 et il dem&e tre combattu1 dirig et mis pr(it avec opportunit4 ,n'e/-il pas pr\v qu'un fieff voleur peut dev5ir un excell5t surveillant8 ,la plup>t du temps1 n\s allons v]s le mal faute de savoir n\s dirig] dans la voie du bi54 ,en rsum1 si notre pro*a9 e/ =c de n\s accept] comme n\s sommes et de s'arrang] de notre c>actre et de nos dfauts1 n\s1 n\s devons travaill] sans n\s laiss] n\s amlior]1 et non n\s considr]1 avec un fanatisme ori5tal1 comme une *ose indp5dante de notre propre volont4 ,combi5 il e/ d'un esprit faible et troit de r5i] a9si l't9celle si noble et si curieuse de la volont que la ,provid5ce a mise en n\s1 et qui n\s p]met de n\s dirig] selon notre guise6 ,la devise belliqueuse v\loir c'e/ p\voir e/ p>faitem5t vraie dans ce qui conc]ne ce qui e/ rellem5t en notre p\voir1 ce qui n\s app>ti5t en propre4 ,a9si1 n\s v\lons faire m\voir notre bras1 n\s le p\vons2 n\s v\lons modr] notre colre1 il sufft d'y p5s]1 p\r n\s calm]4 ,avec une att5tion cont9ue1 un ex]cice con/ant1 n\s p\vons aussi bi5 r5dre nos doigts agiles que pli] notre c>actre4 ,cela ne dp5d absolum5t que de notre volont1 et il e/ absurde et faux de dire3 ,je suis comme a6 je n'y puis ri56 ,,*apitre ,,viii ,r,,glem5t ,,de ,,la ,,j\rn,e ,d',,un ,,enfant ,a ,l',,poque ,,de ,,son ,,in/ruction4 ,je ne saurais trop le rpt] il ne faut pas song] lev] un enfant sans s'en occup] beauc\p1 et c'e/ bi5 l le motif qui dcide tant de mres mettre leurs enfants en p5sion4 ,elles ne veul5t ou ne peuv5t s'en occup]4 ,les mres qu'un travail matriel ou intellectuel1 mais ncessaire1 reti5t1 sont t\t fait excusables2 et ce n'e/ pas elles que n\s blm]ons4 ,mais je ne puis m'emp*] de m'tonn]1 et de jug] un peu svrem5t1 ces jeunes femmes in/ruites1 possdant t\s les tal5ts et t\tes les connaissances utiles1 n'ayant ri5 faire1 t\te la j\rne1 que pianot]1 brod]1 faire des visites et en recevoir1 et qui se drob5t au so9 d'lev] leurs enfants1 de les in/ruire1 s\s le prtexte qu'elles n'ont pas le temps ou que leurs enfants ne leur obirai5t pas et qu'elles n'obti5drai5t aucun bon rsultat4 ,c'e/ un peu vrai1 p>ce qu'elles ne saurai5t pas ou ne v\drai5t pas s'y pr5dre comme il le faut4 ,une des pr9cipales causes rside dans l'irrgul>it que les mres1 les femmes du monde1 apport5t1 ou apport]ai5t l'in/ruction de leurs enfants2 il e/ indisp5sable1 p\r obt5ir un bon rsultat1 que les heures du travail soi5t absolum5t rgulires2 p\r n'importe quel motif on ne doit p]mettre de drogation ce pr9cipe4 ,oh6 maman1 je t'en prie1 une t\te petite fois444 laisse-moi sortir cette heure-ci2 je f]ai mon devoir qu& je r5tr]ai1 ou dema94 ,il faut savoir tre inflexible4 ,c'e/ l'heure du travail1 elle doit tre obs]ve2 mais p\r cela il faut aussi que la mre elle-mme soit exacte4 ,si1 p> exemple1 elle drange l'enfant dans sa rcration p\r lui donn] sa leon1 s\s prtexte qu'une occupation quelconque l'emp*]a plus t>d1 ou si elle n'e/ pas prte l'heure fixe et qu'elle fasse att5dre son lve1 elle n'aura jamais qu'une enfant grognon1 inatt5tive1 fatigue4 ,le caprice gte le c>actre d'un enfant4 ,les enfants doiv5t se lev] mat91 et1 s\s aucun prtexte1 on ne doit les faire ou les laiss] veill]4 ,je blme n]giquem5t les p>5ts conduisant aux ?tres des fillettes au-dess\s de quatorze ans1 et mme t\tes celles qui n'ont pas f9i leur ducation4 ,au re/e1 c'e/ une erreur de croire que les enfants s'amus5t au spectacle2 ils croi5t qu'ils s'y amus]ont1 p>ce que c'e/ le fruit df5du2 mais une fois qu'ils y sont1 ils s'y ennui5t1 ne compr5ant pas les f9esses de la pice2 ils lutt5t en va9 contre la fatigue et f9iss5t p> s'endormir sur le rebord de la loge4 ,il n'e/ ri5 de plus tri/e1 de plus anormal que de voir s'endormir1 un gr& ?tre1 un pauvre enfant qui dormirait bi5 mieux dans son lit1 et qui en revi5t blas sur un plaisir dont il se promettait tant de bonheur avant de l'avoir gt4 ,n'oublions pas qu'il vaut mieux dsir] qu'tre rassasi6 ,voici un rglem5t p\r la j\rne d'une fillette1 que j'ai vu suivre avec d'excell5ts rsultats1 et dont la plup>t des articles sont indisp5sables une bonne ducation3 ,lev] six heures du mat9 en t1 sept heures en hiv]1 dans une *ambre sans feu4 ,l'enfant fait son lit et sa *ambre ou aide les faire dans la mesure de ses =ces4 ,ablutions l'eau froide ou1 p> les gr&s froids1 lgrem5t dg\rdie4--,djeun] lg]1 pa9 rassis1 lait *aud ou b\illon4 --,l'enfant doit se mettre l'tude huit heures du mat9 en t et huit heures et demie en hiv]4 ,comm5c] p> appr5dre les leons p> cur4 ,bi5 des p]sonnes prt5d5t qu'on reti5t mieux en appr5ant avant de se c\*] et en dormant p>-dessus2 d'autres que la mmoire e/ mo9s fatigue le mat94 ,on peut essay] et mme employ] les deux moy5s1 mais le mat9 l'emporte gnralem5t4 ,en t1 les enfants peuv5t appr5dre leurs leons au j>d91 au gr& air1 c'e/ encore meilleur2 les tudes srieuses dur5t jusqu' dix heures et demie4 ,puis une heure et demie d'arts d'agrm5t3 dess91 langues trangres ou piano1 en alt]nant un j\r sur deux4--,a midi1 djeun] la f\r*ette et rcration4 ,le djeun] doit se compos] d'une ctelette ou beefteak grill1 uf1 lgumes v]ts1 puis d'un fruit p\r dess]t4 ,jamais de v9 pur ni caf4 ,le *ocolat quotidi5 ou trop frqu5t *auffe4--,de une deux heures1 piano1 puis devoirs crits2 au mom5t de gt]1 #c heures1 une demi-heure de repos2 le gt] se compose d'une t>t9e de fromage blanc ou de confiture et d'un v]re d'eau4--,reprise des devoirs jusqu' #f heures4 ,dn]1 m5u des p>5ts ou peu prs4 ,le soir1 piano1 travail l'aiguille2 lectures1 dictes4--,neuf heures sonnant1 c\*] dans une *ambre sans feu1 aussi froid qu'il fasse2 l'enfant s]a bi5 c\v]t dans son lit1 qui ne s]a jamais *auff4 ,avant de se c\*]1 il peut boire un v]re d'eau sans sucre1 mais avec de la rglisse ou une pa/ille la m5!4 ,les heures de la prom5ade et des diffr5tes tudes s]ont *anges selon les saisons4 ,en t1 la sortie aura lieu de prfr5ce entre #h et #aa heures du mat92 bi5 des leons peuv5t se donn] dehors1 comme celle du travail l'aiguille2 en vue des leons dehors1 on prolonge la dure de la sortie4 ,en hiv]1 la sortie aura lieu aprs le djeun] de midi4 ,p\r les enfants qui sont levs en p5sion1 la prom5ade e/ remplace p> la rcration1 ce qui vaut beauc\p mieux4 ,les mres qui lv5t leurs enfants *ez elles doiv5t s'ef=c] d'tablir cet tat de *oses2 c'e/--dire ne pas habitu] leurs enfants la prom5ade t\s les j\rs1 mais les m5] j\] et c\rir une heure avec de petites compagnes4 ,les jeunes femmes ,p>is ne devi5n5t si c\reuses1 c'e/ le mot1 que p>ce que leurs mres ont cru obligatoire de les faire prom5] des heures entires avec leurs g\v]nantes4 ,elles ne peuv5t plus se pass] des prom5ades sempit]nelles4 ,j\]1 c'e/ encore s'occup]2 se prom5]1 arp5t] dix fois les ,*amps-,elyses1 les bras ballants1 c'e/ tre oisif2 de plus1 c'e/ re9tant1 les prom5ades tant r>em5t plates4 ,il ne faut pas qu'une enfant reg>de la prom5ade comme indisp5sable sa sant1 autrem5t elle se croira p]due ds qu'elle ne p\rra pas sortir4 ,je connais une jeune femme qui a t tellem5t habitue sortir t\s les j\rs quelque temps qu'il fasse1 p5dant qu'elle tait enfant1 qu'une fois jeune fille elle a cru cette prom5ade indisp5sable sa sant2 le mdec9 avait rpt tant de fois devant elle qu'il fallait qu'elle ft un ex]cice quotidi5 au gr& air1 qu'elle s'e/ p]suade qu'elle tait trs malade qu& elle ne le faisait pas et que sa vie tait en pril4 ,elle f\rbissait1 s'il e/ possible de s'exprim] a9si1 t\tes les in/itutrices1 g\v]nantes1 femmes de *ambre qu'on mettait p\r l'accompagn]1 c> sa mre avait d r5onc] cette t*e4 ,ma9t5ant qu'elle e/ m>ie1 prcism5t avec un homme peu m>*eur1 du mat9 au soir elle e/ dehors1 p> t\s les temps1 seule1 s\s le prtexte de faire de l'ex]cice4 ,mais1 *ose trange1 ces jeunes femmes si sorteuses1 si m>*euses1 ne le sont plus1 ou du mo9s ne sont pas disposes l'tre lorsqu'il s'agit de prom5] leurs enfants6 ,elles c\r5t de ct et d'autre1 t\s les po9ts de la ville1 t\te la j\rne1 p5dant qu' une trangre sont confis ces prcieux trsors6 ,mais rev5ons notre rglem5t4 ,il ne faut pas trop morcel] les heures de travail1 s\s prtexte de repos2 autrem5t l'enfant a pe9e le temps de se mettre au travail qu'il se tr\ve drang4 ,les heures les plus mauvaises1 c> on e/ accabl p> la *aleur et la fatigue1 sont de quatre six heures2 aussi doit-on rs]v] un travail peu fatigant p\r ces heures1 la musique p> exemple4 ,le dess91 dem&ant un gr& j\r1 doit se faire plus tt4 ,il suffit de travaill] les arts d'agrm5t t\s les deux ou trois j\rs2 le piano seul dem&e tre pratiqu t\s les j\rs4 ,trois heures d'tude bi5 employes suffis5t p\r faire une virtuose1 et une heure la fois seulem5t1 si l'on veut4 ,une heure de gammes1 une heure d'tude1 une heure de morceaux d'agrm5t4 ,de *acune de ces deux d]nires heures1 une demi-heure s]a consacre d*iffr]4 ,le piano e/ trs hyginique avant et aprs le repas2 il repose l'intellig5ce1 dont une occupation trop active fatigu]ait la dige/ion4 ,bi5 des jeunes filles font des gammes en lisant4 ,c'e/ trop ma*9al1 et aucune des deux *oses ne pr(ite4 ,d'autres se font coiff] p5dant qu'elles font des gammes4 ,comme une jeune fille doit se coiff] elle-mme selon notre manire d'lev] les enfants1 ceci n'e/ donc pas admissible4 ,la gymna/ique et la danse se plac5t dans les heures de rcration4 ,les enfants que l'on mne au c\rs n'ont pas beso9 de sortie spciale1 mais il leur faut nanmo9s une rcration avec des cam>ades4 ,les langues trangres peuv5t en p>tie s'appr5dre en mme temps que le travail l'aiguille ou les ouvrages de ma94 ,les enfants ont tant de *oses appr5dre qu'il faut utilis] les mo9dres m9utes4 ,les ,anglaises et les ,allem&es sont trs adroites en matire de petits ouvrages2 une g\v]nante *>ge d'appr5dre ces langues p\rra donc1 en mme temps1 dmontr] les travaux et aussi prom5] les enfants4 ,a ,p>is1 on a1 p\r les fillettes leves dans leurs familles1 presque univ]sellem5t adopt les c\rs4 ,une g\v]nante trangre1 connaissant assez le franais p\r s]vir de rptiteur1 e/ p>faite1 si la mre ne veut pas se consacr] entirem5t l'ducation de ses filles4 ,c> il n'y a pas de milieu3 ou il faut s'en occup] presque exclusivem5t et r5onc] au monde1 ses plaisirs1 ou ne pas s'en ml]4 ,comme il e/ impossible d'appr5dre t\t la fois et que les heures du j\r n'y suffirai5t pas1 il faut savoir faire un *oix dans les tudes qui doiv5t m>*] de front1 ensuite le travail doit augm5t] progressivem5t4 ,a c9q ans1 une enfant de =ce ord9aire peut comm5c] en mme temps la lecture1 l'criture et la musique3 la mmoire s'ex]c]a sur de petites fables4 ,aussitt qu'elle saura crire1 on comm5c]a les petits devoirs1 la grammaire1 l'hi/oire1 la gographie1 un peu de calcul1 un peu de travail l'aiguille et une langue trangre4 ,une fois entr en ple9e priode de l'in/ruction1 c'e/--dire de huit quatorze ans1 on appui]a surt\t sur la langue franaise1 l'hi/oire2 la prp>ation la premire communion pr5d beauc\p de temps1 s'il e/ p]mis d'appel] temps p]du les leons qu'on reoit au cat*isme2 les analyses sont d'excell5ts devoirs de /yle4 ,les arts d'agrm5t doiv5t tre de prfr5ce laisss de ct p5dant cette priode4 ,les quelques heures consacres au dess91 p> exemple1 risqu]ai5t =t d'tre p]dues4 ,on peut t\t ge appr5dre dess9] ou p>l] l'anglais2 il s]ait ridicule de ne pas connatre la grammaire qu9ze ans1 et le mcanisme du piano s'obti5drait difficilem5t cet ge4 ,lorsque la fillette e/ dev5ue jeune fille1 qu'elle a fran*i les pr9cipales difficults de l'in/ruction1 que son intellig5ce dveloppe1 son jugem5t =m1 lui p]mett5t de saisir plus promptem5t1 de travaill] plus srieusem5t1 alors de piani/e elle devi5t musici5ne1 ses doigts ont conquis l'agilit ncessaire au mcanisme1 son gt va se =m]4 ,elle appr5d la pe9ture1 elle se p]fectionne dans les langues trangres et dans les bran*es de l'in/ruction si intressantes qu'elle a effleures surt\t p5dant les vacances1 la botanique1 l'hi/oire naturelle1 les littratures trangres1 etc4 ,je t]m9e ce long *apitre1 dont le sujet e/ cep5dant bi5 lo9 d'tre puis et sur lequel j'aurai occasion de rev5ir1 en appuyant surt\t sur la ncessit d'appr5dre la jeune fille re/] *ez elle1 s'occup] *ez elle1 savoir se disp5s] de sortir1 mme p5dant plusieurs j\rs de suite6 ,p\r combi5 de femmes ceci sembl]a une normit6 ,combi5 j'en connais ,p>is1 qui me dis5t d'un air t\t fait c&ide3 --,oh6 moi1 je sors trs peu2 il m'arrive trs frquemm5t de ne sortir que deux fois p> j\r6 ,le rglem5t que j'ai donn p\r la j\rne d'une petite fille a pu p>atre svre1 et cep5dant je dois reconnatre qu'il n'e/ que ju/e1 et la plup>t des p>5ts s5ss le reconnatront tel4 ,on ne saurait trop appuy] sur un rgime hyginique trs svre4 ,il y a surt\t quelques po9ts prcism5t hyginiques sur lesquels il e/ ncessaire de rev5ir1 af9 d'attir] de n\veau l'att5tion sur leur urg5ce3 le lev] tt et le c\*] tt1 les so9s de la *ambre1 et l'loignem5t du feu4 ,un enfant qui se remue n'a jamais froid2 d'ailleurs1 il e/ prfrable de le c\vrir *audem5t1 de lui mettre de bons bas f\rrs et des corsages de la9e1 que de l'habitu] s'appro*] du feu1 si l'on ne veut avoir un petit tre tiol1 fan et rid4 ,aussitt qu'une temprature modre arrive1 un enfant doit all] bras1 jambes1 c\ et tte nus4 ,la tte pr9cipalem5t doit tre t5ue l'air autant que le soleil le p]met1 et le *apeau doit tre aussi lg] que possible4 ,un pantalon c\rt et f]m e/ indisp5sable t\te petite fille1 autant p> hygine que p> dc5ce4 ,on peut le faire en flanelle ou en f9ette en hiv]4 ,il n'e/ ri5 de plus sale et qui indique un enfant mal t5u que les bas mal tirs2 cep5dant il arrive s\v5t qu'on doive entam] une vraie lutte avec ces *]s petits dmons p\r obt5ir ce rsultat4 ,mais l'on doit tre inflexible sur ce po9t4 ,la j>retire doit tre en la/ique et mise au-dessus du g5\2 mais un moy5 trs employ et prfrable1 c'e/ d'atta*] le bas au corsage de dess\s1 au moy5 d'un long ruban4 ,les *aussures =tes1 semelles paisses surt\t1 ni l>ges ni troites1 ma9ti5n5t le pi$ et emp*5t qu'il ne se d=me4 ,si l'on p]met des talons1 ils doiv5t tre trs peu hauts et plats4 ,on ne doit pas p]mettre une petite fille de re/] en robe de *ambre et en pant\fles p\r pr5dre ses leons4 ,la n\rriture d'un enfant doit tre simple et =tifiante1 jamais excitante ni /imulante2 les pim5ts en sont exclus1 a9si que le caf1 le ?1 le v9 pur1 les liqueurs4 ,les sucr]ies mrit5t aussi l'expulsion et les f>9eux s'y tr\v]ont mlangs en petite quantit4 ,de la vi&e r\ge saignante1 un peu de vi&e blan*e et du poisson1 des lgumes aqueux et rafra*issants1 du bon b\illon1 du b\illon froid en t1 du pa91 de bons fruits1 jamais ou =t r>em5t de la *>cut]ie444 ,on voit qu'ils ne sont pas trs pla9dre et que leur m5u e/ dj assez v>i4 ,le gr& air e/ leur meilleur apritif1 et ils ne doiv5t pas en avoir beso9 d'autres4 ,au re/e l'ducation e/ p\r beauc\p dans la sant d'un enfant1 l'ducation morale aussi bi5 que l'ducation physique4 ,les enfants devi5n5t s\v5t irritables1 n]veux1 s\ffreteux1 p>ce qu'ils sont ent\rs de trop de so9s1 qu'ils ent5d5t trop rpt] aut\r d'eux3 ,il e/ si dlicat6 a lui f]a mal6 ,il ne faut pas le contr>i]1 il e/ n]veux6 ,il faut lui cd]6 ,l'enfant qui ent5d ces *oses e/ p]du comme c>actre2 il ne gurira jamais de la maladie morale qu'on lui inculque2 il se croira t\t p]mis1 colre1 attaque de n]fs1 vapeurs1 il devi5dra bi5tt une vritable petite-matresse1 un tyran4 ,en ducation1 le mal e/ difficile rp>]2 on comp>e s\v5t l'enfance une jeune plante1 c'e/ tant qu'elle e/ jeune qu'il faut la r$ress]1 le mo9drem5t qu'on att5de ce s]a trop t>d1 il y aura cra9dre de la bris]1 et il faudra bi5 plus de mnagem5t et de temps4 ,l'habitude a une gr&e influ5ce sur la sant4 ,on s'habitue au froid1 la *aleur1 la fatigue1 au repos4 ,habituez donc vos enfants de bonne heure une vie dure1 mais qui ne leur sembl]a pas telle4 ,a propos de gymna/ique1 sujet t\j\rs actuel qu& il s'agit d'enfants1 il e/ quelques rgles hyginiques qu'il e/ bon de connatre p\r les obs]v]4 ,on doit se livr] cet ex]cice de prfr5ce avant le repas1 af9 de ne pas tr\bl] la dige/ion et en mme temps d'excit] l'apptit4 ,il faut rem>qu] que la l>ge ce9ture qui accompagne le co/ume cet usage1 n'e/ pas simplem5t un ornem5t dict p> la mode2 elle doit s]r] la taille p\r ma9t5ir les re9s de faon prs]v] de faux m\vem5ts4 ,la p]sonne prsidant aux ex]cices de gymna/ique doit les faire ral5tir et modr] v]s la f9 du temps qui leur e/ consacr1 au lieu de s'arrt] brusquem5t1 af9 que l'eff]vesc5ce dans laquelle les enfants se tr\v5t se calme peu peu4 ,si les enfants sont en transpiration1 on les f]a *ang] de l+e aprs un mom5t de repos1 et s'tre essuys1 frotts =tem5t mme1 avec une s]viette spongieuse4 ,,*apitre ,,ix ,,essais ,,sur ,l',,ducation ,,des ,,g>,,ons4 ,i ,presque t\t ce qu'on a crit sur l'ducation des enfants conc]ne notre sexe2 le *ef-d'uvre de ,fnelon n'e/-il pas encore intitul l'ducation des filles8 ,c'e/ qu'on prt5d1 ju/e titre1 que ce sont elles qui sont appeles lev] les hommes2 mais ne s]ait-il pas bon alors de se proccup]1 non seulem5t de leur en f\rnir les moy5s1 mais encore de leur appr5dre s'en s]vir8 ,lorsqu'il nat un petit g>on dans une famille1 c'e/ t\j\rs une gr&e joie2 s\v5t mme on voit les jeunes mres en concevoir plus de plaisir que de la naissance d'une petite fille1 et report] sur lui la plus gr&e "p de leur affection4 ,cep5dant1 depuis son enfance1 o la mre e/ oblige de mascul9is] son propre c>actre p\r ne pas lui donn] une ducation effm9e1 jusqu' l'poque o il s'mancip]a t\t fait1 elle aura subir des apprh5sions cont9uelles4 ,p\r l'ducation physique d'un g>on1 il faut qu'elle s'arme d'n]gie et de c\rage2 ds son bas ge1 il e/ ess5tiel de l'habitu] aux ex]cices du corps1 et aussi aux luttes et aux prils4 ,il arrive presque t\j\rs malheur aux enfants qu'on ent\re sans cesse de prcautions et de cra9tes4 ,il ne faut jamais les arrt] dans un acte de brav\re et de tmrit1 et plutt leur appr5dre se df5dre qu' vit]2 c> une ducation mle1 en =mant des membres robu/es1 une =te sant1 =m]a aussi un c>actre droit et n]gique2 il e/ r>e de voir des hommes gr&s1 agiles et bi5 portants1 ne pas tre francs1 loyaux et fi]s1 t&is que les corps *tifs1 effm9s1 mal con=ms1 r5f]m5t p\r la plup>t des esprits tortueux1 timors1 encl9s la bassesse et la platitude4 ,une mauvaise sant produit gnralem5t un c>actre inquiet et indcis4 ,l'homme doit p\voir rsi/] aux attaques de t\s g5res que la vie lui rs]ve1 et c'e/ son ducation qu'il devra les =ces morales et physiques qui lui p]mettront de support] la lutte4 ,la mre doit donc se rsign] le voir s'expos] c]ta9s prils1 se sp>] de lui1 le confi] des ma9s qui lui p>atront bi5 rudes4 ,l'in/ruction hors le toit pat]nel e/ indisp5sable p\r les g>ons4 ,quelque =tune qu'ils ai5t1 il faut absolum5t qu'ils s'habitu5t aux p\sses des cam>ades1 aux lgres humiliations1 aux privations qui leur s]ai5t p>gnes la maison4 ,dans un bon collge1 l'galit rgne en s\v]a9e1 aucune di/9ction n'e/ tolre1 except celle du savoir aux salles d'tude1 et celle de la =ce et du bon naturel aux rcrations4 ,les b\d]ies1 la vanit1 n'y sont po9t supportes4 ,les angles d'un c>actre aigu s'm\ss5t =cm5t au contact j\rnali] des indiffr5ts4 ,les pla9tes sans motifs1 les exig5ces1 les dolances inspires p> la p>esse et l'am\r du bi5-tre ne r5contr5t po9t l'oreille indulg5te de la t5dre mre1 t\j\rs prte s'effray]4 ,la nature de l'enfant se con=me ce rgime au physique comme au moral1 et il n'en apprcie que mieux les d\ceurs de la maison pat]nelle lorsqu'il y revi5t2 il n'en *rit que davantage ses p>5ts1 p>ce qu'il a t priv de leurs so9s et de leur affection4 ,un j\r vi5dra o l'enfant dev5u homme pr\v]a de t\t autres s5tim5ts1 j\r nfa/e1 o son cur sembl]a p\r quelque temps se f]m] l'am\r filial p\r s'ouvrir une autre affection1 qu'il regrett]a plus t>d1 mais qui p\r le mom5t semble absorb] son tre t\t enti]4 ,c'e/ celui o des trangres quelconques1 d'autant plus aimes qu'elles en sont mo9s dignes1 accap>]ont sa confiance1 son arg5t4 ,la pauvre mre1 ayant pe9e le droit alors de donn] un conseil1 s]a oblige de fe9dre1 d'ignor]1 et n'os]a plus dem&] son fils3 ,d'o vi5s-tu8 p\r ne pas le =c] au m5songe4 ,avec sa fille1 la mre pr\ve l'ineffable consolation de dirig] ses affections1 d'tre la confid5te du rveil de son cur1 d'assi/] aux d\ces motions d'un am\r pur et av\able4 ,et cep5dant les conseils mat]nels sont aussi ncessaires au fils qu' la fille1 c> il e/ expos autant de dang]s1 quoiqu'ils ne soi5t pas du mme g5re4 ,savoir cons]v] de l'influ5ce sur son fils e/1 sans contr$it1 le b quoi t5d5t t\tes les mres2 peu russiss5t l'atte9dre1 quelques moy5s qu'elles emploi5t p\r y arriv]1 et celles qui l'atteign5t sav5t r>em5t s'en s]vir p\r le bonheur de leur enfant4 ,lorsque le petit g>on e/ encore t\t jeune1 la mre doit comm5c] s'en faire t5drem5t aim]4 ,au pre1 qui doit cons]v] intacte son autorit1 e/ rs]ve la svrit quelquefois inflexible4 ,la mre1 au contraire1 reprs5te l'indulg5ce1 la mansutude2 c'e/ elle qui implore le p>don1 ad\cit les rigueurs pat]nelles2 c'e/ elle qui console l'coli]1 qui fait p>fois les p5sums1 qui accueille les confid5ces de l'adolesc5t4 ,c'e/ elle1 si elle ti5t bi5 dirig] son fils1 qu'il app>ti5t de prp>] le t]ra9 o vi5dront s'battre les passions huma9es4 ,bi5 des mres s'imag95t mieux cons]v] leur fils p\r elles1 ou contribu] davantage son bonheur futur1 en agissant comme cette ,nany1 dans la pice de ce nom1 reprs5te au ,?tre-,franais2 c'e/--dire en faisant un g/e1 incapable d'un atta*em5t pr(ond2 en brisant son cur1 en dtruisant ses illusions et son en?\siasme p\r notre sexe4 ,le rsultat le plus prompt de cette ducation e/ de faire des p>5ts les premires victimes2 *aque fois qu'ils dtruis5t le cur de leur enfant1 ce sont eux qui sont appels en s\ffrir le plus4 ,combi5 de mres croi5t1 en enseignant leur fils le mpris des femmes1 lui assur] la conqute de lui-mme et annul] t\t empire du sexe fm99 sur lui6 ces mres ne song5t pas que les passions subsi/5t t\j\rs2 et que si1 guides p> le cur1 elles peuv5t tre nobles et avoir un b lev1 sans cur1 elles devi5n5t viles1 et desc5d5t sur les objets les plus bas4 ,p\rquoi voit-on si s\v5t des hommes g/es1 d'une avance sordide1 n'ayant jamais pr\v d'affection p\r qui que ce soit1 incapables de bons s5tim5ts1 se ru9] et commettre les plus gr&es folies p\r des cratures abjectes8 ,on se dit avec /upfaction3 ,c'e/ tonnant1 il n'aurait po9t fait cela p\r sa mre1 ou p\r une honnte femme1 comm5t peut-il aim] cette crature et t\t sacrifi] p\r elle8 ,l'explication en e/ bi5 simple4 ,non1 ils n'aim5t pas2 un faux am\r-propre et leurs passions sont seuls en jeu4 ,ces hommes n'ont po9t de cur2 leurs mauvais in/9cts1 dp\rvus de guide1 les g\v]n5t seuls2 et les cratures qui dom95t de tels hommes1 ne p\vant y arriv] que p> des moy5s p]nicieux1 ne sont que des tres p]v]tis4 ,il e/ donc deux *oses qu'une mre doit s'appliqu] dvelopp] en son fils3 le cur et l'e/ime de la femme4 ,au lieu de lui en montr] la p]v]sit1 en croyant l'en dgt]1 elle doit lui faire considr] les tres mprisables qui d%onor5t notre sexe1 comme des exceptions1 trop hideuses p\r s'y arrt] longtemps1 et dirig] sans cesse ses reg>ds sur celles qui sont *a/es et v]tueuses comme tant les seules dignes d'att5tion4 ,s'il e/ beso91 p\r les enfants des deux sexes1 que les p>5ts soi5t infaillibles1 c'e/ encore plus indisp5sable1 s'il e/ possible1 p\r la mre qui dsire cons]v] quelque asc5dant sur son fils4 ,il e/ ess5tiel qu' ses yeux elle soit ent\re d'une aurole de sa9tet et de v]tu1 af9 qu'il ne p]de pas t\te confiance dans le bi52 mais il ne faut pas qu'elle soit trop svre1 de peur qu'il ne craigne de s'pan*] dans son se94 --,s'il a un cur s5sible1 il s\ffrira1 m'object]a-t-on4 ,non2 s\ffrir de trop aim] e/ encore j\ir2 combi5 s]ai5t heureux de s5tir leurs curs palpit] au prix mme de quelques s\ffrances6 ,quelle mulation p\r de nobles ambitions on y puise6 quel intrt p\r la vie6 ,et lorsqu'il rapport]a sa mre son pauvre cur meurtri1 ce s]a le mom5t de lui faire compr5dre que1 p>ce qu'il a r5contr une femme mprisable1 elles ne le sont po9t t\tes2 qu'avec une p\se *a/e et pure il n'aura po9t de dceptions ni de dsillusions1 c> le b pr9cipal d'une mre doit tre d'am5] son fils au m>iage2 non un m>iage de conv5ance1 qui laiss]ait son cur inoccup1 et lui apport]ait seulem5t plus de =tune et de lib]t p\r satisfaire des gts de dissipation1 mais v]s un m>iage d'incl9ation1 qui le reti5dra son foy]4 ,que de mres imprud5tes1 n'ayant en vue que leur ambition1 loign5t leurs fils de celle qu'ils *oisirai5t1 et les jett5t a9si1 p> l'isolem5t de s5tim5ts purs o elles les =c5t vivre1 dans le lib]t9age et la dpravation6 ,il e/ rem>qu]1 quoi qu'en puiss5t dire quelques esprits =ts1 que les jeunes g5s m>is de bonne heure et suivant leur cur1 sont les plus rangs et les plus heureux1 t&is que ceux qui ont t contr>is dans leur premire incl9ation1 qui d'ord9aire e/ t\j\rs honorable1 ou se sont jets dans la dbau*e1 ou bi5 ont fait des m>iages d'arg5t et n'y ont tr\v ni bonheur ni gloire4 ,que de malheurs irrp>ables1 que de crimes mme1 arriv5t p> suite d'unions mal assorties6 ,p\r prs]v] son fils de la mauvaise socit1 une mre saura sacrifi] ses gts1 ses habitudes les plus *res2 elle r5dra son intrieur aussi gai que possible1 af9 qu'il s'y plaise2 elle f]a bon accueil aux amis de son fils1 attir]a de jolies et v]tueuses jeunes filles1 des femmes aimables et di/+ues4 ,les relations avec les femmes du monde n'ont jamais1 en les mettant mme au pis1 des suites aussi nfa/es p\r l'av5ir d'un jeune homme que celles avec la mauvaise compagnie1 sans p>l] des habitudes vulgaires et triviales qu'il puise dans cette d]nire4 ,de mme que j'ai dit au comm5cem5t qu'un homme doit appr5dre plutt va9cre le dang] qu' l'vit]1 il faut aussi lui enseign] plutt gagn] de l'arg5t qu' l'p>gn]4 ,la gnrosit et le c\rage1 l'am\r et le travail m>*5t de pair4 ,n'e/-il pas odieux de voir des hommes ls9] et rap9] quelques s\s sur les beso9s de leurs familles ou sur leurs aumnes1 et pass] leur vie1 les bras croiss1 sans utilis] cette =ce et cette intellig5ce que ,dieu leurs a donnes6 ,l'occupation e/ une loi p\r un jeune homme1 quelque =tune qu'il ait4 ,la t*e des mres e/ donc dlicate et difficile remplir1 autant que noble et d\ce2 s'il e/ vrai que ce soi5t elles qui lv5t les hommes1 que devons-n\s p5s]1 en voyant notre gnration actuelle de jeunes g5s8 pres au ga9 et dbau*s en mme temps1 r5iant la v]tu de notre sexe1 sans s'ap]cevoir qu'ils blasphm5t1 qu'ils oubli5t qu'ils ont une mre et des surs1 qu'ils auront une p\se et des filles2 effm9s1 fanf>ons du vice1 blagueurs devant les faibles1 plats et vils devant ceux qui cri5t plus =t qu'eux1 ne croyant qu'au mal1 reg>dant le bi5 comme une illusion2 voil les plaies hideuses qu'il app>ti5t aux jeunes mres de gurir1 en levant leurs fils en vritables hommes1 lesquels1 leur t\r1 p> leur contact1 rgnr]ont les femmes2 c> t\t se suit et s'en*ane en ce monde4 ,les mauvais hommes font les mauvaises femmes2 mais les mauvaises mres font les mauvais hommes4 ,ce sont ces mres inconsqu5tes1 ne v\lant drog] en ri5 leurs prjugs1 leurs manies1 leur gsme1 qui n\s lv5t ces p\x sans cur1 lesquels *]*5t en va9 le bonheur o leur mre le leur a montr1 uniquem5t dans l'am\r d'eux-mmes1 et ne l'y tr\v5t pas4 ,qu& un fils dlaisse sa mre1 c'e/ t\j\rs de la faute de celle-ci2 c'e/ s\v5t p>ce qu'elle a trop brusqu ses incl9ations1 et qu'il reconnat plus t>d l'gsme des doctr9es dont elle l'a imbu1 et qui ont caus son malheur4 ,la mre a donc le plus gr& intrt m>i] de bonne heure son fils avec une jeune fille aux habitudes simples2 il lui s]a plus facile alors de le ret5ir prs d'elle2 les petits-enfants arriv5t bi5tt1 et =m5t l'ent\rage le plus *>mant et le plus d\x auquel une femme ge puisse aspir]1 en place de l'isolem5t o les plaisirs du jeune homme la laiss]ai5t indubitablem5t4 ,p5dant que le pr(esseur cultive l'esprit du jeune g>on1 que le pre lui appr5d ses devoirs env]s la socit et env]s lui-mme1 c'e/ la mre qu'e/ dvolue la t*e de lui =m]1 ds son enfance1 un corps robu/e1 et plus t>d une me n]gique et s5sible qui lui p]mette d'tre heureux t\te sa vie1 que la =tune lui rs]ve ses s\rires ou ses rebuts4 ,,ii ,p5dant que le m9i/re de l'in/ruction publique et les savants s'occup5t de r=m] l'in/ruction de nos fils au lyce et de modifi] les m?odes1 n\s1 mres1 il app>ti5t de n\s occup] de leur ducation1 et non seulem5t de leur =m] le cur1 mais aussi les manires1 la t5ue1 le c>actre2 c'e/ n\s de leur appr5dre vivre dans le monde1 dans celui de la famille et dans celui de la socit4 ,j'ai connu un homme1 a dit ,did]ot1 qui savait t\t1 except dire bonj\r et salu]2 il vcut pauvre et mpris4 ,cet exemple se retr\ve t\s les j\rs4 ,*aque tre huma9 n'e/ pas d\ au mme po9t d'un esprit analysateur2 le temps manque p>fois aussi s\v5t que le moy51 et c'e/ p\r cela qu'on aime tr\v] dans un livre1 un j\rnal1 une publication quelconque1 le rsum1 la qu9tess5ce des obs]vations que l'criva9 a faites votre place4 ,en r5contrant des jeunes g5s aux manires polies et rs]ves1 l'abord sympa?ique1 l'extrieur je ne dirai pas beau1 c> la p]fection des traits ne fait ri5 la di/9ction1 mais soign et lgant1 n'importe dans quelle position ils se tr\v5t1 aux habitudes nobles1 aux s5tim5ts *eval]esques1 et en voyant d'autres1 leur ct1 sauvages1 gau*es1 butors1 malpropres1 je me suis enquise de la cause de cette diffr5ce et je l'ai t\j\rs tr\ve dans l'ducation mat]nelle qu'ils avai5t reue4 ,le jeune g>on lev p> une mre qui s'en occupe1 lorsqu'il e/ enfant1 puis p5dant les sorties du collge1 *aque fois qu'il revi5t la maison1 e/ t\j\rs plus d\x et mo9s brutal qu'un autre4 ,c'e/ tort qu'on s'imag9e qu'une ducation p> les femmes effm9e un homme2 cela n'a pas lieu1 du mo9s lorsqu'elle e/ bi5 dirige4 ,c'e/ une erreur de croire qu'un jeune homme1 p>ce qu'il jur]a1 crava*]a sans piti son *eval ou son *i51 boira de l'abs9! et t\te espce de liqueurs =tes1 ne frqu5t]a que les e/am9ets1 les clubs1 en aura plus de c\rage et d'n]gie4 ,les femmes n'emp*]ont jamais un g>on de dev5ir =t et c\rageux1 c> elles dte/5t la pusillanimit4 ,sans tre ni une ,sp>tiate1 ni une mre des ,gracques1 je ne crois pas qu'il y ait eu1 p5dant la d]nire gu]re1 une mre qui ait emp* son fils d'all] se jo9dre ses frres d'armes4 ,la mre endure mille d\leurs1 son cur saigne p> mille plaies1 mais elle aime mieux donn] sa propre vie que de voir le fruit de son se9 atte9t dans son honneur6 ,quelle e/ la mre1 la sur ou l'p\se qui v\drait que son fils1 son frre1 ou son m>i ft un l*e8 ,qui plus que n\s mprise les hommes qui ne sav5t pas tre f]mes et n]giques1 lors mme que n\s pr(itons de leur faiblesse8 ,les femmes aim5t et *]*5t in/9ctivem5t dans t\t homme1 mme dans leur fils1 s\ti5 et protection4 ,et c'e/ sur la mre qui agirait autrem5t que retomb]ait plus t>d en gr&e p>tie le malheureux rsultat de cette ducation dplorable4 ,mais c'e/ elle aussi qui a s\ffrir cruellem5t d'une ducation ab&onne entirem5t aux ma9s mascul9es4 ,l'homme1 qu'il soit enfant ou adolesc5t1 qu'il ait atte9t la maturit ou la vieillesse1 a t\j\rs beso9 de la femme prs de lui1 p\r le soign] et p\r le civilis]4 ,l'homme1 lo9 de la femme1 s'abrutit2 il devi5t froce1 sans tre plus brave p\r cela4 ,dieu1 la prvoyance de qui ri5 n'a *app dans la cration1 n'a pas plac sans motifs un tre faible et d\x prs de l'tre =t et rude4 ,une mre doit donc s'appliqu]1 *aque fois qu'elle a son fils auprs d'elle1 le civilis]1 lui faire envisag] la frqu5tation du sexe fm99 s\s un po9t de vue *eval]esque et respectueux1 l'acc\tum] la bonne socit1 de faon qu'il tr\v triviale1 sotte et insupportable celle qui ne p\rrait que caus] sa p]te4 ,ces d]nires vacances1 j'ai eu occasion de voir de jeunes collgi5s de quatorze ans ne p\vant p>l] sans acc5tu] leurs phrases de jurons1 incapables de salu] polim5t1 de se t5ir avec dc5ce1 et d'avoir p\r leurs mres la mo9dre att5tion dlicate4 ,on se dem&e avec t]reur quels m>is ces jeunes g>ons f]ont plus t>d2 quelle dsillusion pr\v]ont les jeunes filles qu'ils auront p\ses1 lorsqu'au l5dema9 de leur m>iage ils se comport]ont vis--vis d'elles avec un manque total d'g>ds et de bonne ducation8 ,si celles-ci sont aimantes1 d\ces1 rs]ves1 bi5 leves1 quelle exi/5ce mn]ont-elles8 ,la mre e/ faible2 elle rit d'abord de voir j\] au sacripant son fils encore baby2 on lui dit3 laissez-le faire2 ne doit-il pas dev5ir un homme8 ,lorsqu'il e/ plus g1 elle en a dj peur1 et plus t>d il devi5t son tyran et cause sa dsolation4 ,une femme d'esprit et du monde me disait d]nirem5t3 ,je ne donn]ai jamais mes filles des hommes qui n'ai5t t levs p> une mre ou une sur4 ,je me p]mettrai d'aj\t]3 ,encore faut-il que celles-ci se soi5t donn la pe9e de faire leur devoir6 ,un jeune g>on lev a9si e/ acc\tum avoir mille petites condesc5dances1 remplir une inf9it de petits so9s1 subir une masse de petits caprices qu'un autre ignore4 ,supposons1 au contraire1 un orphel91 ayant pass de bruyantes rcrations avec ses cam>ades aux salles d'tude1 prs de pr(esseurs raides1 secs et p>fois vulgaires2 si ce pauvre enfant a vu ses vacances s'c\l] dans le prau solitaire et sil5cieux du collge1 *ang plus t>d contre les coles suprieures et les c\rs1 o1 sans guide1 il a pu s\v5t se tr\v] en contact avec des tres p]v]tis1 c]tes celui-l qui n'a eu p\r foy] que le re/aurant1 p\r runion de famille que la table d'hte1 p\r le conseill] et l'aim] que des indiffr5ts et des intresss1 e/ p>donnable de manqu] de d\ceur et de di/9ction4 ,et s\v5t il e/ le meilleur des deux1 p>ce qu'il s5t plus que l'autre le beso9 d'inspir] de l'affection4 ,c'e/ la mre qu'il app>ti5t d'appr5dre son fils salu]1 se prs5t] devant le monde1 faire sa c\r aux dames2 qui le lui appr5dra1 si ce n'e/ elle8 ,cons5tirait-elle1 d'ailleurs1 que d'autres se *>geass5t de ce so98 ,c'e/ elle qui1 ds son jeune ge1 doit polic] son langage1 sa t5ue1 son c>actre2 c'e/ elle qu'il revi5t de dirig] ses gts v]s ce qui e/ bon et noble2 de lui inspir] l'horreur de ces pili]s d'e/am9et1 de ces buveurs d'abs9!1 de cette h>diesse grossire env]s le sexe fm99 que la gnration mascul9e actuelle t5d sub/itu] l'anci5ne galant]ie franaise si *eval]esque et si rpute6 ,ah6 il e/ vrai que celles qui l'ont laiss se p]dre en ont t les premires punies2 et p\r rp>] ce tort1 elles ont cru que ce qu'il y avait de mieux faire tait de mettre l'ducation des filles la hauteur de celle des g>ons2 et af9 qu'elles ne fuss5t plus *oques p> la brutalit et le sans-gne de ceux-ci1 de les r5dre elles-mmes cavalires et vulgaires4 ,si n\s n'opposons une digue n]gique ce torr5t de laiss]-all] et de mauvaises faons qui n\s envahit1 la politesse1 la galant]ie1 le bel esprit1 qualits m9emm5t franaises et que n\s n\s enorgueillissions tant de possd]1 cess]ont bi5tt de brill] p>mi n\s4 ,ce sont elles1 cep5dant1 qui fir5t du sicle de ,l\is ,,xiv le plus gr& de l're *rti5ne1 en n\s am5ant des murs d\ces et civilises1 en produisant les plus gr&s gnies littraires et arti/iques1 et en r5dant nos armes victorieuses4 ,oui1 mme cela1 et surt\t cela1 j'ose l'affirm]1 c> le soldat *eval]esque qui veut se r5dre digne des loges de sa dame1 fait des pr\esses de valeur2 il cra9t mo9s la mort lorsqu'il sait qu'il s]a pleur et regrett4 ,je connais plusieurs jeunes femmes de la mme famille2 di/+ues et rem>quables s\s t\s les rapports1 qui ont =m une ligue contre l'envahissem5t dans les salons et la famille des murs d'e/am9et4 ,le cig>e e/ loign1 les expressions trop n]giques sont soigneusem5t prohibes4 ,elles ne support5t aucun laiss]-all] en leur prs5ce2 elles admett5t la rep>tie f9e1 spirituelle1 le demi-s\rire1 mais jamais elles ne p]mettront devant elles une plaisant]ie dont la crudit puisse les faire r\gir1 une pose qui leur fasse baiss] les yeux2 il n'e/ po9t beso9 p\r elles d'entr] sur ce sujet dans des discussions pnibles s\t5ir et d'argum5t]2 le sil5ce g>d propos1 un froncem5t de s\rcils1 un plissem5t de lvres ddaigneux1 un reg>d d'tonnem5t1 sont de suffisantes prote/ations1 le b de t\t homme tant de plaire aux femmes prs5tes2 elles ont su p]suad] leurs m>is p> la d\ceur1 l'affection1 le raisonnem5t1 et surt\t p> le contact de leur di/9ction4 ,elles lv5t leurs fils dans ces mmes pr9cipes1 ceux de l'homme qui se respecte4 ,je n'ai jamais vu p]sonne fuir leurs maisons cause des obligations qu'elles impos5t2 au contraire1 leurs rceptions sont suivies et re*]*es du sexe mascul91 qui les respecte1 les e/ime et les aime davantage p\r leur ret5ue et leur dignit1 lesquelles ne dim9u5t en ri5 leur grce et leur esprit4 ,j'ai eu occasion de rem>qu] que des jeunes g5s1 aprs les avoir frqu5tes quelque temps1 tai5t s+ulirem5t trans=ms leur avantage1 tellem5t l'influ5ce d'une matresse de maison e/ indniable sur ce po9t4 ,il e/ ncessaire de va9cre autant que possible la timidit d'un jeune g>on1 c> elle se *ang]ait plus t>d en gau*]ie lorsqu'il s'agirait d'tre poli1 et en effront]ie p\r se conduire malhonntem5t2 il e/ bon1 au contraire1 d'acc\tum] les enfants ne jamais manqu] d'aplomb1 except p\r mal agir4 ,p\r les petites filles1 la socit des g>ons e/ p>fois apprh5d]2 p\r ceux-ci1 celle des filles e/1 au contraire1 dsir]2 si ce rappro*em5t risque d'veill] *ez les premires des ides de coquett]ie dang]euse1 il ne peut dvelopp] *ez les autres que d'excell5ts p5*ants2 mais il s]ait bi5 prfrable qu'on arrivt ce que cette frqu5tation ne pt1 comme en ,amrique1 am5] de rsultat nuisible p\r aucun des deux sexes4 ,un des gr&s cueils1 en prov9ce1 p\r les jeunes g5s1 c'e/ d'abord l'ennui qu'ils r5contr5t dans les socits1 la plup>t s\mises la monotonie d'habitudes r\t9ires et dp\rvues de t\t attrait intellectuel2 puis l'espce de cordon sanitaire que les mres =m5t aut\r de leurs filles1 qui aj\te1 p>fois1 l'insipidit de ces d]nires4 ,les jeunes g5s ne tr\vant dans le monde aucun intrt1 aucune bi5veillance1 aucun plaisir1 pr5n5t en dgt les visites et les soires1 et se rejett5t sur une compagnie plus quivoque1 mais qui leur (fre plus de gaiet et un meilleur accueil4 ,une mre devra donc faire un *oix1 et conduire son fils o il puisse tr\v] de l'agrm5t en mme temps que la respectabilit4 ,nul d\te1 s'il e/ bi5 lev1 empress1 galant1 dans le bon s5s du mot1 d\ de petits tal5ts de socit1 s'il a appris se r5dre utile et agrable auprs des femmes1 nul d\te1 dis-je1 que les familles les plus prudes ne soi5t en*antes de p\voir admettre un lm5t mascul9 conv5able dans le c]cle de leurs filles1 et le jeune homme1 y tr\vant alors di/raction et attrait1 s'habitue a9si aux murs du foy] dome/ique et de la famille4 ,il faut que les mres inspir5t leur fils un gr& respect de lui-mme1 qu'elles lui inculqu5t de bonne heure que la jal\sie et l'envie seules font natre cette fanf>onnade du vice si p]nicieuse1 et qui fait tant de victimes2 il faut que le jeune homme se s5te avili ses propres yeux de se montr] dans une t5ue dlabre et en mauvaise compagnie4 ,j'ai t\j\rs vu que les mres les plus *ries de leurs fils1 et qui en recevai5t le plus de satisfaction1 tai5t celles qui avai5t t les plus f]mes p5dant la jeunesse de ceux-ci et avai5t su en faire des hommes du monde4 ,p\r mon compte1 je ne crois pas aux mauvaises natures dans les enfants1 ou plutt je crois que n\s portons t\s1 en naissant1 le g]me des bons et des mauvais in/9cts1 des bons et des mauvais s5tim5ts2 il ne s'agit que de dvelopp] les uns aux dp5s des autres2 et ce rsultat drive de la premire ducation2 les p]sonnes qui affirm5t qu'un enfant se corrig]a en gr&issant sont dans la plus gr&e erreur4 ,plus le mauvais p5*ant s]a dvelopp1 plus on aura de pe9e le rprim]4 ,s\v5t les dfauts d'un enfant sont veills p> la n\rrice1 puis p> la bonne2 et si1 la place de celles-ci1 c'tait une mre intellig5te et dv\e qui prsidt au rveil de son intellig5ce1 ce s]ai5t des qualits qu'on v]rait clore la place des dfauts4 ,c'e/ ds le plus bas ge1 on ne saurait trop le rpt]1 que doit comm5c] l'ducation d'un enfant4 ,les premires impressions que cette nature mallable reoit sont ineffaables1 et cela pr\ve d]e*ef l'erreur de ceux qui dis5t3 ,cet enfant e/ trop jeune p\r compr5dre ceci ou cela4 ,il ne compr5d pas1 il ne raisonne pas1 il ne peut jug] ni discut] ce que v\s lui dites1 ce que v\s exigez de lui6 ,c'e/ trs vrai1 mais ce n'e/ qu'un motif de plus p\r que cela s'imprime en lui d'une manire indlbile4 ,les habitudes du collge1 et plus t>d de l'tudiant1 vi5dront essay] de *ass] les premi]s pr9cipes1 mais ils tr\v]ont ceux-ci enrac9s2 ensuite la mre cont9u]a son uvre1 sans rel*e1 *aque vacance1 *aque ret\r du jeune homme auprs d'elle et elle re/]a victorieuse1 comme me le pr\v5t nombre d'exemples que j'ai s\s les yeux2 lorsque le contraire arrive1 c'e/ t\j\rs la nglig5ce1 la faiblesse ou l'incapacit mat]nelle qu'il faut l'attribu]4 ,,iii ,il rgne une s+ulire o/5tation3 l'orgueil du mal1 l'am\r propre du vice2 n\s aimons tal]1 exagr] nos dfauts2 puis n\s faisons une pir\ette1 un calemb\r1 et n\s n\s admirons n\s-mmes en n\s rptant3 ,quel esprit n\s avons6 ,pauvres g5s qui oubli5t ce qu'un vritable gr& homme a dit3 ,l'esprit sans le bon s5s ne s]t ri54 ,n\s croyons t\t sauv qu& n\s avons rpondu p> une saillie ou mme t\t bonnem5t p> un mot d'argot ent5du dans telle ou telle comdie4 ,que de c]velles vides se figur5t s'in/ruire et appr5dre le beau langage en ret5ant les phrases et les rep>ties qui se rcit5t au ?tre6 ,nos jeunes g5s se corromp5t le cur autant qu'ils le peuv5t1 et s'ils n'y p>vi5n5t pas1 ils feign5t d'y tre arrivs4 ,ils r\giss5t de la v]tu2 ce qui doit tre une honte p\r t\t homme raisonnable leur p>at le nec plus ultra du bon g5re4 ,ils ne s'ap]oiv5t pas qu'ils n'inspir5t que de la piti aux g5s srieux1 et qu'on a envie de leur rpondre3 --,si v\s tes rellem5t aussi p]v]ti1 tant pis p\r v\s1 ayez au mo9s le tact de n\s dissimul] ces plaies de votre nature vicieuse2 mais si v\s v\s plaisez v\s faire croire plus mauvais que v\s ne l'tes1 v\s tes un fameux idiot4 ,ils ne s'ap]oiv5t pas qu'ils ne s'attir5t l'admiration que de plus sots qu'eux et ne sont applaudis que p> les jal\x et les envieux1 en*ants de leur voir p]dre le pre/ige qu'ils cons]v]ai5t au-dessus d'eux4 ,il fait piti1 et c'e/ gr& dommage de voir1 au milieu de ces ombres d'adolesc5ts sans c]velles1 sans cur1 sans me1 sans physique mme1 de voir1 dis-je1 s'g>] p>mi cette plbe une belle et =te organisation qui se laisse envahir et rong] p> cette v]m9e6 ,c'e/ prcism5t aux plus magnifiques natures1 aux curs d'lite1 que le dmon du mal s'a*>ne1 les considrant comme une proie1 sans nul d\te1 plus digne de ses ef=ts1 et il lance aprs elles une arme de lut9s qui en devi5n5t d'autant plus facilem5t va9queurs1 qu'elles n'ont pas les ruses et les f\rb]ies qui p\rrai5t les g>antir contre les attaques de leurs ennemis4 ,ils ne combatt5t pas armes gales4 ,ils p\rrai5t dom9]2 t\t leur e/ donn p> le ciel p\r avoir un av5ir illu/re3 =tune1 jeunesse1 physique1 intellig5ce1 savoir1 position1 t\t1 et ils p]d5t1 ils jett5t au v5t t\tes ces ri*esses1 p\r tomb] dans les lacets t5dus p> quelques m>s\9s6 ,n\s v5ons de trav]s] une poque o le bon ton1 grce c]ta9es pices en vogue1 a t mis la porte de la socit franaise1 mme la plus ari/ocratique1 et il s]ait facile de cit] telle du*esse1 dont les anctres fur5t au nombre des croiss et dont la noblesse remonte un trne1 qui1 la voix haute et la canne la ma91 faisait des1 fromages en ple9 ,*amps-,elyses4 ,c'tait qui aurait le plus mauvais g5re4 ,il e/ tri/e de l'av\]1 le sexe fm99 s'e/ laiss entran] dans ce prcipice avec une promptitude t5ant du v]tige4 ,qui avait t cause de cet entranem5t8 videmm5t des jeunes g5s mal duqus1 aux s5tim5ts bas1 l'intellig5ce borne4 ,cette mode1 c> c'en tait une1 a eu son temps2 esprons qu'elle e/ tombe1 remplace2 rptons-le bi5 haut1 af9 que t\s ses en?\sia/es le sa*5t bi54 ,avec les *ignons b\cls1 les g>dnias la b\tonnire1 les ve/ons c\rts1 la mode de l'air imp]t95t a cess d'exi/]2 ceux *ez qui elle a laiss subsi/] quelques lueurs d'esprit se ht5t de l'ab&onn]1 af9 de ne pas tre en ret>d1 et d'ici peu ils n>gu]ont qui la suivront encore4 ,le bon ton1 les manires di/+ues1 le respect de ce qui e/ vnrable et sacr va donc rev5ir4 ,l'influ5ce du bon repr5dra le dessus4 ,n\s ne n\s laiss]ons plus m5] p> des tres qui val5t mo9s que n\s4 ,mais de la gnralit desc5dons aux dtails et tudions quelques moy5s p\r comm5c] amlior] ces manires si sacrifies4 ,lorsque nos yeux1 notre oue1 sont agrablem5t frapps1 il e/ trs difficile que n\s ne soyons pas favorablem5t impressionns et influ5cs4 ,ce n'e/ pas un bel extrieur1 un joli visage1 mais surt\t la di/9ction et la conv5ance de cet extrieur qui sduis5t le plus dans un homme4 ,il e/ de ces m\vem5ts1 de ces ge/es qui class5t de suite un homme encore plus vite qu'une femme dans la socit4 ,celles-ci s'assimil5t vite t\tes les positions2 il n'en e/ pas de mme du sexe mascul94 ,or1 quelle e/ la mre qui n'aspire pas aux plus hautes situations sociales p\r son fils8 quelle e/ la mre qui ne dsire qu'il en soit digne8 ,qu'elle ne nglige donc pas cette p>tie de l'ducation de son enfant4 ,il ne s'agit pas de leons d'un j\r1 mais de conseils p]svrants4 ,s'il faut comm5c]1 ds ses premires annes1 l'ducation du petit g>on1 il faut aussi la cont9u]1 mme lorsqu'il e/ homme4 ,c'e/ l prcism5t que la t*e devi5t difficile2 que de fois voit-on de jeunes g>ons t\t fait *>mants p5dant leur adolesc5ce1 dont on augure mille bi5s p\r leur av5ir1 et qui1 une fois *apps la sa9te influ5ce de la mre1 p]d5t peu peu t\tes leurs qualits et ne font que des fruits secs6 ,je me born]ai signal] d'une faon spciale aux mres qui ont des fils1 deux ge/es1 dont l'un e/ propag]1 autant que l'autre e/ vit]4 ,le premi] e/ un c]ta9 m\vem5t des jambes rappro*ant les talons1 qui n'e/ d'ailleurs que le pas de la valse4 ,ce m\vem5t e/ excessivem5t lgant et gracieux4 ,a9si1 p\r salu]1 un homme ne doit pas pli] la jambe1 c\rb] le corps2 au contraire1 il r$resse la tte1 rappro*e les deux talons comme s'il se mettait au port d'armes et prs5te lgrem5t le bu/e en avant4 ,t\t jeune homme ayant appris la danse1 la gymna/ique1 et ayant de la grce1 de la ds9volture dans les m\vem5ts1 salu]a de cette faon4 ,ce rappro*em5t des pi$s a l'avantage de rehauss] la /ature 7*acun sait qu'en loignant les jambes l'une de l'autre1 on p]d plusieurs c5timtres de hauteur74 ,en rsum1 ce m\vem5t dnote l'homme de bonne socit4 ,ce s]ait une erreur de croire qu'il e/ dvolu p>ticulirem5t aux tailles leves2 il si$ et e/ propre t\s1 depuis le bamb9 de c9q ans jusqu' l'homme g1 tant qu'il a assez de =ce dans ses n]fs p\r le faire4 ,c]tes1 l'homme de haute taille possde t\j\rs une facilit et une grce de m\vem5t qui lui e/ absolum5t propre1 et l'on ne saurait trop la mettre en uvre p\r dvelopp] le physique d'un jeune g>on4 ,mais cette di/9ction inne1 l'homme de petite taille peut p>faitem5t l'acqurir2 il ne faut jamais oubli] que t\t dp5d de la volont1 et que t\t le bi5 et le mal surt\t e/ t\j\rs en notre p\voir4 ,il en cote p>fois de la pe9e et de la p]svrance1 mais le succs qui vi5t c\ronn] nos ef=ts e/ un ample ddommagem5t4 ,l'tre le plus laid1 le plus commun1 peut1 en s'tudiant1 en se r=mant1 arriv] tre beauc\p mieux que celui qui se fie sur les dons de la nature et croit qu'il ne lui re/e ri5 faire4 ,le ge/e vit]1--j'ai dj eu occasion de le signal]1 mais je suis heureuse de tr\v] celle d'en p>l] encore1--c'e/ cette habitude du sexe mascul9 de mettre la ma9 dans la po*e du pantalon4 ,on peut tre un trs brave g>on et avoir cette habitude1 mais on ne saurait tre un homme de bonne socit2 de plus1 n'oublions pas que les ge/es vulgaires dnot5t ncessairem5t une c]ta9e vulg>it dans l'esprit et dans les relations4 ,je connais un jeune homme t\t fait *>mant1 et qui ti5t l'tre1 ayant l'excell5te ambition de frqu5t] le monde de la famille4 ,il s'applique1 et l'on ne saurait que l'en l\]1 avoir une bonne t5ue2 il y arrive4 ,*acun l'aime1 le re*]*e et le prfre ses cam>ades1 malgr quelques dfauts de c>actre qui p\rrai5t le r5dre infrieur eux1 mais qui disp>aiss5t d]rire son abord agrable4 ,malheureusem5t lorsque1 surt\t1 il e/ s\s l'empire d'une gr&e proccupation1 qu'il discute1 p> exemple1 il s'oublie et plonge avec frnsie la ma9 dans la po*e de son pantalon4 ,un j\r qu'il dployait1 au milieu d'un salon1 ses petits tal5ts oratoires et qu'il se livrait avec succs une improvisation russie1 il se laissa all]1 sans s'en d\t]1 ce m\vem5t peu gracieux4 ,peu s'en fallut qu'il ne p]dt aussitt t\t son pre/ige4 ,hommes et femmes s'entre-reg>dai5t t\t tonns de tr\v] des manires si peu con=mes aux rgles de la bonne socit dans un jeune homme l'extrieur si di/+u et si capable1 c> le monde e/ port blm] *ez les autres ce qu'il pratique lui-mme4 ,t\t c\p un petit g>on de six ans vi5t se camp] devant l'orateur et le considre fixem5t4 ,le jeune homme s'arrte en riant devant ce petit obs]vateur en h]be4 --,qu'z-tu me reg>d]1 mon petit ami8 --,mais1 ,monsieur1 tu n'z donc pas de maman8 lui rpond l'enfant d'un air c\rr\c et srieux4 --,p\rquoi cette "q8 rep>tit l'autre1 un peu int]loqu4 --,p>ce que1 si tu en avais une1 elle te dirait que ce n'e/ pas beau1 dans un salon1 de mettre la ma9 dans la po*e de son pantalon4 ,je n'essai]ai pas de dire quelle fut la honte1 le c\rr\x du pauvre jeune homme1 si ju/em5t et si v]tem5t tanc4 ,le petit g>on avait tort1 sans d\te1 dans sa fran*ise1 mais n\s lui p>donnons1 dans l'espoir qu'elle aura s]vi corrig] notre jeune hros4 ,,iv ,s'il n'e/ pas bon1 s'il n'e/ pas possible mme1 dans l'ducation des enfants1 de suivre un sy/me relativem5t leurs c>actres1 puisqu'il faut ncessairem5t modifi] les moy5s employ] selon ces c>actres mmes1 il n'en e/ pas de mme de la direction donn] l'ducation conc]nant leur av5ir et leur position sociale4 ,le *oix d'une c>rire1 p\r un g>on1 e/ une affaire srieuse2 p\r une fille1 on v\drait bi5 qu'elle n'et que celle de mre de famille1 qui e/ sans contr$it celle qui lui revi5t de droit4 ,il e/ excessivem5t difficile1 et presque impossible1 de prvoir1 ds son jeune ge1 quelle c>rire l'enfant embrass]a2 on fait des projets1 on a une prfr5ce1 et la plup>t du temps1 lorsque l'ge e/ arriv1 les circon/ances sont *anges1 la r\e de la =tune a t\rn2 t\tes les prcautions1 les prp>ations1 les plans se tr\v5t dj\s et sont dev5us inutiles4 ,ensuite1 tel enfant qui semble turbul5t1 imptueux1 et qu'on de/9]a1 sur cet *antillon de son c>actre1 l'tat militaire1 peut se modifi]1 sa sant dev5ir faible et ne plus le r5dre apte au mti] des armes4 ,tel autre qu'on v\dra consacr] aux sci5ces ne s]a d\ que d'une intellig5ce mdiocre1 et t\te tude trop s\t5ue m5ac]a d'altr] sa sant4 ,il e/ c]ta91 cep5dant1 qu'on peut dispos] un enfant la c>rire que l'on dsire en s'y pr5ant de bonne heure4 ,on dvelopp]a en lui c]ta9es facults1 on re/re9dra les autres4 ,p\r arriv] ce b1 il e/ indisp5sable1 a9si que dans t\te ducation1 de s'occup] d'lev] ses enfants2 il ne suffit pas de les faire in/ruire4 ,les malheureuses ?ories sur la lib]t individuelle qu'on met tant en avant1 port5t beauc\p ma9t5ant respect] la soi-disant lib]t de l'enfant6 ,pauvre petit tre6 mais si on lui laissait a9si sa lib]t physique et matrielle1 il se tu]ait bi5tt1 n'e/-il pas vrai8 puisqu'il s]ait sans expri5ce p\r se prmunir du dang]4 ,de mme il se tue au moral1 si on le laisse libre4 ,il ne suffit pas de le guid]1 il faut v\loir p\r lui4 ,si on laisse g]m] les dfauts1 comm5t l'en accus]8 ,il e/ vrai qu'il faut les t\ff]1 ces dfauts1 d'une c]ta9e faon2 c'e/ l que gt la sci5ce de l'ducation4 ,la rpression dem&e tre faite de telle ou telle manire1 suivant la nature de l'enfant1 et suivant la nature du dfaut rprim]4 ,comm5t se fait-il que les pres av>es ont presque t\j\rs des fils prodigues8 ,p>ce qu'ils ne procd5t pas p> le raisonnem5t1 p> la p]suasion4 ,ils laiss5t gr&ir l'enfant sans lui inculqu] les lois de l'conomie2 ils se born5t le sevr] de t\te j\issance1 sans lui donn] aucune comp5sation4 ,ensuite1 le pre/ige de l'autorit tombe1 lorsque celui qui l'ex]ce ne sait pas se faire e/im] et respect] en t\s po9ts4 ,p\r cons]v] du p\voir sur un enfant1 il faut re/] p\r lui sur les hauteurs de la p]fection4 ,il ne faut pas qu'un fils puisse accus] son pre d'inju/ice1 d'avidit dans le ga91 d'gsme1 etc4 ,c'e/ p\rquoi le pre conome et rang aura un fils conome son t\r1 et le pre av>e aura un fils prodigue4 ,dans une famille de mes connaissances1 il se tr\vait un jeune homme de v+t ans que son pre obligeait de s'habill] avec la plus /ricte simplicit1 ou1 p\r mieux dire1 presque avec pauvret1 quoiqu'il et une =t belle =tune4 ,le pauvre enfant1 d'un c>actre un peu orgueilleux1 prfrait s\v5t ne pas all] dans un endroit public que s'y montr] a9si vtu2 et lorsque son pre le =ait all] dans le monde1 comme il ne s'y r5dait qu' contre-cur1 il y tait gau*e1 timor1 morose4 ,ri5 ne donne de l'aisance et de l'aplomb comme de se s5tir au niveau des g5s qui v\s ent\r5t4 ,on peut jug] facilem5t de t\tes les diss5sions qui devai5t exi/] entre le pre et le fils1 lesquelles1 depuis l'adolesc5ce de celui-ci1 ne faisai5t que s'aggrav]2 le pre r$\blant de svrit1 le fils f9issant p> se rj\ir de la p]spective de lib]t que lui montrait p\r un temps peu loign l'ge avanc de l'auteur de ses j\rs4 ,ce tri/e vnem5t arriva plus tt qu'on ne s'y att5dait2 mis en possession de la "p d'hritage qui lui rev5ait1 il n'eut ri5 de plus press que d'avoir des habits v5ant du tailleur en r5om et de m5] cette vie disp5dieuse dont il avait t t5u si loign4 ,de regrets1 il ne p\vait en avoir4 ,il ne connaissait pas la valeur de l'arg5t1 prcism5t p>ce qu'en ne lui en laissant jamais1 il n'avait pas pu appr5dre la connatre4 ,son pre avait t\j\rs p>u reg>d] c5t francs une si grosse somme qu'il crut qu'un billet de mille francs devait tre t]nel2 bi5tt les dettes et la ru9e s'amoncelr5t aut\r de lui4 ,il e/ vid5t que c'e/ la valeur de l'arg5t qu'il faut appr5dre un enfant1 et non l'conomie1 pas plus que la prodigalit4 ,c> celui qui n'a pas consci5ce de cette valeur v]s]a aussi bi5 sa b\rse p\r une sup]fluit1 qu'il la f]m]a devant un beso9 rel4 ,mais je m'ap]ois que je me suis un peu loigne du sujet primitif de ma caus]ie4 ,p>fois1 une dcision prise trop tt au sujet de la c>rire d'un enfant peut t\ff] une vocation vritable1 un tal5t rel2 il e/ difficile de reconnatre les vritables vocations1 et il arrive s\v5t qu'on sacrifie un av5ir srieux une *imre purem5t fantaisi/e4 ,un enfant saisit-il p> has>d quelques notes d'une *ansonnette1 montre-t-il quelque s5sibilit la musique3 aussitt on dcl>e qu'il a des millions dans le gosi]4 ,dclame-t-il g5tim5t une petite fable1 nul d\te qu'il ne puisse dev5ir un ,talma1 et s'il b>b\ille quelques bon%ommes1 il e/ clair qu'il possd]a le tal5t de ,rub5s4 ,il s'ensuit s\v5t des discussions entre les membres de la famille1 discussions qui t\j\rs1 plus ou mo9s comprises du petit hros1 produis5t sur lui l'effet le plus p]nicieux4 ,ne cde-t-on pas1 il se croit incompris1 ne se met qu'avec dgt au travail qu'on lui impose1 et ne produit gnralem5t qu'un fruit sec4 ,donne-t-on1 au contraire1 libre c\rs cette prt5due vocation1 le premi] en?\siasme s'van\it bi5tt et il ne re/e ri54 ,on s'ap]oit trop t>d de l'erreur dans laquelle on e/ tomb4 ,le premi] po9t considr] p\r dcid] de la direction donn] l'ducation d'un enfant1 e/ qu'elle puisse lui s]vir en mettant au pis les circon/ances de sa vie4 ,l'lev] dans l'espoir qu'il j\ira de la =tune1 lors mme qu'on en possde au mom5t o l'on pr5d cette dcision1 e/ un leurre2 l'lev] dans la conviction qu'il saura s'en faire une1 conduira au mme rsultat4 ,si l'on e/ dans une position mdiocre ou infrieure1 on doit vit]1 n'importe quel sexe il app>ti5ne1 de lui donn] une ducation t5dant l'excit] sortir de sa sphre1 ce qui n'arriv]ait qu' en faire un dclass4 ,c'e/ un b pratique et non *imrique qu'il faut p\rsuivre avant t\t2 les circon/ances suppleront au re/e4 ,l'ambition de *acun dans sa sphre3 voil ce qu'il faut inspir]1 sans *]*] ouvrir des horizons plus l>ges avant que le c>actre ait assez de poids p\r savoir en faire une ju/e apprciation4 ,ceci e/ plus spcial l'in/ruction qu' l'ducation4 ,bi5 des pres veul5t lev] leurs fils au-dessus de leur niveau eux2 ils croi5t les r5dre plus heureux en leur donnant les moy5s de pntr] dans un monde qui n'a pas t le leur4 ,ils n'arriv5t qu' se faire mpris] de leurs enfants1 et les expos] aux raill]ies de ceux qui se croi5t leurs suprieurs4 ,le mrite p]sonnel seul1 avr et positif1 peut remplac] la naissance2 une in/ruction incomplte mais prt5tieuse qui ne s]t qu' v\s faire dup]1 ne suffit pas1 mme accompagne de la =tune4 ,il e/ des natures exceptionnelles1--on en voit des exemples assez frqu5ts en ,anglet]re1--qui sav5t1 t\t en re/ant dans leur sphre1 s'lev] p> leurs aptitudes et leurs s5tim5ts4 ,le type du g5tilhomme campagn>d1 cultivant ses t]res1 aimant et gtant les beaux-arts1 s'in/ruisant t\s les j\rs p> les lectures srieuses1 la pi/e de n\velle dc\v]tes p\r p]fectionn] les in/rum5ts s]vant l'agriculture1 mais ne *]*ant pas all] brill] la ville ni faire p>tie de la ,*ambre des lords1 e/ digne d'tre cit4 ,le ngociant1 qui dp5se gnreusem5t sa =tune se =m] une gal]ie des *efs-d'uvre de nos pe9tres contempora9s1 qui fonde des prix et des p5sions de retraite p\r les arti/es1 qui possde des collections faire plir d'envie des bibliophiles1 mais qui passe une p>tie de sa j\rne d]rire le gui*et de sa caisse1 sans jamais song] t\*] lui-mme le crayon ou l'ar*et1 et sans avoir la mo9dre prt5tion envoy] sa prose p\r pr5dre place dans les colonnes d'un j\rnal politique1 voil un bel exemple suivre4 ,donnons donc nos enfants une pr(ession quelconque1 s]ait-ce celle de saboti]1 mais que ce soit une pr(ession pratique1 un mti] dont ils puiss5t se s]vir en t\te occasion2 un j\r ou l'autre1 ils n\s en sauront gr4 ,,*apitre ,x ,,sur ,,le ,,*oix ,,des ,,moy5s ,d',,in/ruction4 ,ds qu'un jeune mnage voit po9dre l'espoir d'avoir lev] une petite famille1 la "q des moy5s d'ducation ou plutt d'in/ruction employ] e/ dbattue et mise l'tude4 ,la mre p5*e p\r g>d] ses enfants auprs d'elle1 le pre cra9t la faiblesse du cur mat]nel et veut les loign]4 ,la plup>t du temps ces beaux projets et ces gr&es dcisions sont *anges lorsque arrive le mom5t de comm5c] in/ruire l'enfant4 ,*acun prne son dieu2 les uns affirm5t1 non sans raison1 que l'in/ruction en commun e/ ncessaire au dveloppem5t du c>actre2 d'autres vant5t l'avantage de l'ducation en famille1 et ils n'ont pas tort2 une bonne ducation eh commun e/ excell5te1 mais comme il e/ trs difficile de l'avoir bonne1 celle de la famille e/ alors de beauc\p suprieure4 ,je p5se qu'on doit essay] de runir les deux1 et cela n'(fre pas autant de difficults qu'il le p>at au premi] abord4 ,le g>on s]a g>d la maison jusqu' l'ge de dix ans1 mais envoy comme demi-int]ne au collge2 de cette faon il bnfici]a des deux avantages4 ,plus t>d1 il e/ indisp5sable1 p\r qu'il appr5ne tre homme1 de le mettre absolum5t hors de la maison pat]nelle1 sans l'en loign] totalem5t cep5dant1 quoique cela puisse p>atre un contres5s1 tellem5t la nuance e/ dlicate4 ,la petite fille a mo9s beso9 de s'habitu] se pass] des si5s1 mais il e/ bon aussi qu'elle soit initie la vie commune2 on lui f]a suivre les c\rs1 ou bi5 on la plac]a1 de neuf d\ze ans1 dans une bonne maison d'ducation4 ,aprs cet ge1 elle ne doit plus quitt] sa mre1 et les c\rs qu'on p\rra lui faire suivre suffiront p>faitem5t4 ,on peut aussi procur] son enfant les avantages de l'ducation en commun en runissant *ez soi quelques enfants de ses amis4 ,je connais une famille trs e/imable et j\issant d'une jolie aisance1 o se tr\v5t une fille de dix-huit ans et un petit g>on de dix ans4 ,les p>5ts ont pris *ez eux le fils d'un de leurs amis1 qui e/ du mme ge que le leur1 et on leur amne *aque j\r un autre enfant du vois9age4 ,ils reoiv5t t\s les trois les mmes leons1 travaill5t et pr5n5t leurs rcrations ensemble4 ,en outre1 la jeune fille e/ *>ge des fonctions de rptiteur et de surveillante1 ce qui lui p]met de complt] ses tudes et l'oblige occup] son temps d'une manire utile4 ,elle pr5d1 en assi/ant aux leons1 quelques notions de langues mortes et des sci5ces positives2 cette ducation p> la sur ane prs5te1 a9si que je vi5s de le dire1 plusieurs avantages1 dont les pr9cipaux sont l'initiation de la jeune fille aux devoirs de mre de famille et un b srieux ses travaux de *aque j\r4 ,il e/ vid5t qu'il e/ fa/idieux de travaill] sans b2 c'e/ un peu l le malheur des jeunes filles en gnral et ce qui les entrane v]s les futilits et le monde4 ,on tudie lorsqu'on e/ enfant af9 de ne pas tre ignorant plus t>d4 ,les jeunes g5s p\rsuiv5t une c>rire dans leurs tudes4 ,mais la jeune fille de dix-huit v+t ans1 dont l'in/ruction e/ t\t fait suffisante p\r une femme1 qui mme il e/ int]dit d'en acqurir davantage1 de fran*ir des *elons plus levs sans pr5dre rang p>mi les bas-bleus et la femme savante1 quel b1 quel enc\ragem5t a-t-elle8 ,elle tudie son piano p\r brill] en socit2 elle pe9t si elle veut dev5ir une arti/e2 autrem5t1 t\t ce qu'elle fait n'e/ gure qu'en vue de pass] son temps1 en att5dant444 quoi8 qu'elle se m>ie ou que sa vie s'c\le peu peu4 ,on se fatigue vite de travaill] et mme de vivre en vue d'un espoir *imrique2 combi5 plus gr& e/ l'enc\ragem5t1 lorsque le b e/ l t\t prs1 et qu'on voit le rsultat *aque j\r6 ,mais la dcision sur la faon d'in/ruire un enfant tant prise1 on n'e/ pas encore dlivr de t\t emb>ras2 il faut *oisir des pr(esseurs ou une maison d'ducation4 ,dans le premi] cas1 une mre1 ayant surt\t plusieurs enfants1 ne peut1 quel que soit son dv\em5t et sa bonne volont1 les in/ruire elle-mme4 ,la direction d'une maison dans t\s ses dtails1 la surveillance de sa famille1 de ses dome/iques et =cm5t ses devoirs d'p\se1 ne peuv5t laiss] une femme le temps de s'occup] srieusem5t de l'in/ruction de ses enfants4 ,je suis lo9 d'appr\v] celle qui les ab&onne du mat9 au soir une in/itutrice1 ou un prcepteur2 les rcrations1 les prom5ades1 les soires1 app>ti5n5t la famille1 mais les leons ont plutt gagn] tre donnes p> des trang]s2 premirem5t1 aussi capables que soi5t les p>5ts1 ne s'tant pas consacrs l'in/ruction1 ils ne peuv5t connatre les secrets du mti] de pr(esseur2 devant les enfants1 il ne faut jamais faillir1 hsit]1 ni se tromp]4 ,ensuite1 le pr(essorat exige une c]ta9e habitude4 ,il faut d'abord une gr&e pati5ce1 une prcision1 une c]ta9e expri5ce de l'enfance et des m?odes4 ,c'e/ p\r a9si dire une vocation dem&ant des aptitudes spciales4 ,les utopi/es1 en v\lant que la mre in/ruise ses filles1 sont donc dans l'erreur4 ,sauf de r>es cas1 le rsultat ne s]a jamais aussi complet que lorsque la mre s'occupe beauc\p de l'in/ruction et surt\t de l'ducation1 mais se fait aid] p> d'habiles pr(esseurs4 ,on compr5d facilem5t1 d'ailleurs1 a9si que le dit vulgairem5t le prov]be1 qu'il y a plus dans deux ttes que dans une2 quelle que soit l'initiative que le cur mat]nel puisse avoir p\r =m] le c>actre de ses enfants et p\r les lev]1 il peut ne pas tr\v] les arides comb9aisons ncessaires l'in/ruction4 ,ces deux g5res sont trs di/9cts4 ,ensuite il y a le pre/ige de l'autorit1 de l'intimidation1 de la svrit4 ,la mre s]a l comme rptiteur2 elle attnu]a les fautes1 elle enc\rag]a dans les mom5ts de faiblesse2 elle a*v]a1 p>fois1 le devoir au risque d'enc\rir la colre du pr(esseur1 et c'e/ p\rquoi la mre et l'in/ituteur ne peuv5t tre une seule et mme p]sonne4 ,p> suite de ces considrations1 il e/ prfrable de *oisir une p]sonne s'tant dj occupe d'ducation et ayant fait ce sujet des tudes entires et compltes4 ,une novice en cette matire1 aussi in/ruite et capable qu'elle soit1 ne vaudra jamais ceux ayant de l'expri5ce4 ,j'ai eu occasion de vrifi] de visu cette ass]tion4 ,on me donna1 tant jeune fille1 un pr(esseur de littrature et un pr(esseur de musique2 le premi]1 homme trs savant et trs rudit1 avait rempli de hauts emplois ncessitant beauc\p de savoir1 mais n'avait jamais ex]c le pr(essorat2 le second tait excell5t compositeur1 gr& arti/e1 mais dans le mme cas que le premi]1 eu g>d ses n\velles fonctions4 ,je p]dais totalem5t mon temps avec eux1 et on dut les *ang]4 ,j'ai connu une illu/re matresse de piano1 donnant d'excell5tes leons1 faisant d'habiles lves1 mais incapable d'excut] un morceau p> elle-mme4 ,elle tait suprieure dans sa faon d'enseign]4 ,p\r tre pr(esseur1 il ne suffit pas de savoir1 il faut encore savoir enseign]1 et en outre savoir suivre le c>actre de l'lve4 ,il n'y a l ni manuel1 ni trait qui puiss5t donn] des rgles1 et dire3 auj\rd'hui telle leon1 dema9 telle autre4 ,il faut1 avant t\t1 se con=m] aux aptitudes des enfants1 les aid]1 les enc\rag]2 p>fois1 =c] le ct faible4 ,ce qu'aucun livre n'appr5dra non plus1 c'e/ la pati5ce1 c'e/ la faon d'expliqu] p\r se faire compr5dre des jeunes imag9ations1 c'e/ la manire de s'occup] de son lve1 de pr5dre de l'autorit sur son esprit4 ,c]ta9s pr(esseurs obti5n5t s\v5t des mmes enfants ce que d'autres n'ont jamais pu obt5ir4 ,cela vi5t de la manire d'enseign]4 ,l'ge prfr p\r une in/itutrice ou un prcepteur e/ de v+t-six tr5te-c9q ans4 ,plus jeunes1 ils n'ont pu acqurir assez d'expri5ce2 plus gs1 ils sont s\v5t aigris sur leur position1 malades1 fatigus1 maniaques1 etc4 ,il ne faut pas exig] qu'ils sa*5t t\t1 de cra9te qu'ils ne sa*5t ri5 fond4 ,or1 il ne faut pas oubli] que1 p\r enseign]1 il e/ ncessaire de savoir dix fois plus que ce qu'on doit dmontr]4 ,il e/ impossible qu'une jeune fille ayant pass ses trois exam5s la ,sorbonne ait pu tr\v] le temps d'tudi] quatre ou c9q heures p> j\r1 au mo9s1 le piano1 p\r dev5ir une musici5ne de premire =ce1 puis de consacr] des j\rnes entires la pe9ture1 et en outre d'avoir pu s'ex]c] suffisamm5t dans les langues trangres1 avoir mme fait les voyages ncessaires p\r les connatre vritablem5t4 ,c'e/ dem&] l'impossible4 ,une in/itutrice univ]selle peut comm5c] un enfant1 mais bi5tt des leons spciales sur *aque bran*e s]ont beauc\p plus fructueuses4 ,l'in/itutrice re/]a comme rptitrice1 si ce n'e/ pas la mre qui j\e ce rle4 ,elle doit tre *oisie assez di/+ue dans son extrieur1 af9 que son lve puisse la respect] et ne pas pr5dre de mauvais exemples2 mais ses pr9cipes et ses murs doiv5t surt\t tre de la plus gr&e rigidit4 ,la mo9dre coquett]ie de sa "p s]ait fune/e l'lve2 un c>actre lg]1 peu srieux1 n'e/ pas compatible non plus avec ces fonctions4 ,ce n'e/ donc pas *ose facile que le *oix d'un pr(esseur admettre dans l'intimit de la famille4 ,lorsqu'on habite la ville1 le mieux e/ qu'il soit ext]ne1 c'e/--dire1 arrive le mat9 et p>te l'heure du dn]4 ,et si la mre p\vait pr5dre sur ses autres occupations de se consacr] son enfant depuis sept heures du mat9 jusqu' c9q heures du soir1 il s]ait encore mieux de se cont5t] des c\rs et des leons spciales4 ,c'e/ aussi le cas des familles auxquelles leurs ress\rces ne p]mett5t po9t de trop =tes dp5ses4 ,quant au *oix d'une maison d'ducation1 le *oix e/ encore plus difficile4 ,on veut l'air des *amps p\r les petits tres qu'on se propose d'y enf]m]1 et on veut en mme temps la proximit de la ville1 p\r que l'enfant puisse j\ir des leons spciales qui1 l aussi1 sont indisp5sables4 ,on *]*e les so9s mat]nels1 l'in/ruction solide et l'ducation du monde1 t\t la fois4 ,il y a ,p>is des maisons laques et religieuses runissant t\tes ces div]ses qualits4 ,les bonnes maisons d'ducation accept5t difficilem5t des lves sortant d'une autre maison4 ,il e/ excessivem5t important d'ailleurs de ne po9t *ang]1 autant que possible1 les pr(esseurs2 c'e/ t\j\rs trs nuisible aux progrs de l'enfant aussi bi5 qu' son c>actre4 ,recomm&ons aussi nos lectrices1 quoiqu'il puisse y avoir de nombreuses exceptions1 de se mfi] des petites p5sions1 aux lves peu nombreux1 dites de famille4 ,gnralem5t l'conomie s'y mtamorphose en mesqu9]ies4 ,,*apitre ,,xi ,,de ,l',,in/ruction4 ,i ,il y a quelques annes1 il s'e/ produit un fait trs s+uli] et qui1 probablem5t1 a pass inap]u p\r bi5 du monde2 il avait t donn p\r sujet au conc\rs d'un prix de l',acadmie1 l',in/ruction des femmes en gnral4 ,*ose trange1 p]sonne ne s'e/ prs5t1 ou plutt n'a envoy de travail1 et l',acadmie a t oblige de *ang] le sujet du conc\rs af9 de p\voir dc]n] le prix4 ,il semble1 cep5dant1 qu'il y ait beauc\p dire aussi bi5 que beauc\p faire sur ce sujet4 ,c'e/ une tude encore neuve1 c> il ne faut pas remont] bi5 lo9 les sicles passs1 p\r tr\v] les femmes relgues dans l'ignorance4 ,je ne p>le ici qu'en gnral1 c> de t\t temps il y en eut exceptionnellem5t de trs in/ruites4 ,depuis les htares de la ,grce1 qui appr5ai5t les langues trangres1 la musique1 les beaux-arts1 et t\t ce qui e/ susceptible de r5dre leur conv]sation attrayante et intressante p\r les hommes1 dont elles tai5t surnommes les amies ,en grec htare signifie amie de l'homme41 et en passant p> ,m>gu]ite de ,valois1 qui j\ait de l'p9ette1 faisait onze ans de petits disc\rs en lat91 et crivait des lettres si *>mantes son royal frre1 alors que les plus gr&s seigneurs se piquai5t de ne pas savoir sign] leurs noms1 n\s arrivons vite aux salons de ,mlle ,scudry et de l'htel ,lafayette4 ,mais ce ne sont l que des exceptions1 je le rpte1 rs]ves des femmes d'une c]ta9e socit et dans c]ta9es positions4 ,les ,a?ni5s t5ai5t leurs femmes et leurs filles soigneusem5t enf]mes dans le gynce1 o l'in/ruction ne p\vait leur arriv]2 dans le ti]s-tat du moy5-ge1 et dans la b\rgeoisie du ,x,v,i,i,ie sicle1 on s'occupait peu d'initi] les femmes aux sci5ces et aux beaux-arts1 dont l're ne faisait que comm5c] ouvrir rellem5t ses portes4 ,ma9t5ant1 t\t le monde a un droit gal de s'abreuv] aux s\rces de l'in/ruction2 la femme de la c\r ne j\it pas de plus de privilges que la simple b\tiquire1 et c'e/ cette in/ruction qui e/ le gr& niveleur de t\tes les classes4 ,mais1 depuis qu'on e/ plus in/ruit1 en e/-on meilleur8 ,je cra9s qu'il faille1 malheureusem5t1 rpondre non4 ,p\rquoi8 ,c'e/ qu'on semble avoir p\r objet de remplir la tte et d'isol] le cur2 l'intellig5ce absorbe l'me1 et de cet tat de *oses il ne faut att5dre que des dsa/res4 ,de la culture de l'esprit des femmes1 a dit ,%ridan1 dp5d la sagesse des hommes2 c'e/ p\rquoi cette in/ruction des femmes mrite de n\s proccup] un si haut degr4 ,l'in/ruction p\r les deux sexes1 dans quelque position qu'on soit1 n'e/ jamais trop gr&e1 mais c'e/ la condition d'tre bi5 dirige4 ,il semble1 et on affirme1 que plus on sait1 plus on s'ap]oit de la pr(ondeur de son ignorance4 ,la jeune fille qui sort de p5sion dix-huit ans s'crie3 ,je n'ai plus ri5 appr5dre1 je sais t\t2 n'ai-je pas remport t\s les premi]s prix8 ,le savant de soixante-qu9ze ans1 sur le bord de la tombe1 aprs avoir travaill t\te sa vie1 se dit3 ,que de *oses j'ignore encore6 une n\velle vie devant moi p\r appr5dre suffirait pe9e4 ,mais1 p\r arriv] confess] cette gr&e vrit1 il faut avoir pu acqurir cette pr(onde in/ruction qui la dc\vre nos yeux1 et que la mdiocrit c\vre d'un voile2 t\t le monde n'e/ pas dans la position matrielle aussi bi5 que morale d'y arriv]2 c'e/ donc ceux qui sav5t qu'il app>ti5t de disp5s] cette ri*esse morale *acun selon sa position1 son degr d'intellig5ce et l'exi/5ce laquelle il e/ de/94 ,c'e/ une erreur trop rp&ue de croire que cette demi-in/ruction qu'on reoit au p5sionnat nivelle et aplanisse t\s les *em9s2 qu'elle donne accs dans les salons de l'ari/ocratie1 et remplit la b\rse au beso94 ,ce demi-savoir ne fait1 au contraire1 que dclass] ceux qui l'ont acquis1 les plac] dans une fausse position et les mettre hors d'tat d'en acqurir une meilleure4 ,il e/ impossible que l'in/ruction soit la mme p\r t\s2 il e/ des portes qu'il vaut mieux ne jamais voir ouv]tes1 lorsqu'on ne doit pas les fran*ir2 il e/ des horizons tellem5t gr&s que c]ta9s esprits ne peuv5t les embrass]4 ,l'galit n'e/ pas plus possible en in/ruction qu'en =tune4 ,le j\r o l'ouvrire j\]a du piano et ira aux c\rs de la ,sorbonne1 elle r\gira d'avoir les ma9s r\ges et ne travaill]a plus le soir4 ,or1 les ma9s r\ges et le travail du soir1 c'e/ la v]tu de l'ouvrire4 ,le j\r o la femme du comm]ant1 croyant que l'in/ruction nivelle t\t1 v\dra all] *ant] dans le salon de la du*esse1 ou caus] *ez le savant de l',acadmie1 elle nglig]a les livres de compte de son m>i et recevra mal les cli5ts4 ,envisage d'une faon gnrale1 la femme n'a pas beso9 d'une gr&e rudition2 notre sexe possde une intellig5ce bi5 plus vive et plus p]ante que celle de l'homme1 elle sait s'appropri] m]veilleusem5t et tir] p>ti des mo9dres *oses2 il suffit de n\s ouvrir quelques ap]u p\r que1 plus t>d1 au beso91 n\s puissions acqurir ce qui p\rra n\s manqu]2 ce qu'on doit s'ef=c] de n\s donn]1 cause prcism5t de nos aptitudes t\t saisir avec ardeur1 c'e/ le cont5tem5t de notre position et la modration de nos dsirs ambitieux4 ,ceux qui n\s dirig5t doiv5t mettre pr(it nos dispositions p\r n\s faire appr(ondir une bran*e quelconque1 qui ne soit pas seulem5t une futilit1 mais qui puisse n\s (frir un gagne-pa9 en cas de beso94 ,ce qui donne le plus de poids un c>actre1 c'e/ de se savoir capable de quelque *ose1 c'e/ de s5tir qu'il peut se pass] des autres4 ,si une in/ruction diffr5te dans les dtails doit tre attribue *aque classe1 il e/ cep5dant possible de la rsum] dans son ensemble3 la femme de t\t rang1 celle qui vi5t au monde dans une *aumire aussi bi5 que celle qui nat dans un palais1 outre des pr9cipes 9branlables de v]tu et de religion1 doit appr5dre1 avec les notions plus ou mo9s lm5taires des sci5ces et des arts1 travaill] l'aiguille1 faire le mnage et la cuis9e1 et avoir une pr(ession en rapport avec ses habitudes4 ,j'ai connu un pre de famille qui possdait une trs belle1 s9on une gr&e =tune2 sa femme savait ordonn] ses dome/iques1 mais non excut] ni comm&]1 c> p\r bi5 comm&] quelque *ose1 il faut savoir le faire p> soi-mme1 au beso91 p\voir le dmontr] et se faire voir l'uvre4 ,comm5t une pauvre paysanne saura-t-elle p\sset] et soign] de beaux meubles1 si p]sonne ne le lui appr5d8 ,a la campagne surt\t on e/ expos avoir des s]viteurs qui ne connaiss5t pas bi5 le s]vice2 comm5t les repr5dre1 si l'on ne sait pas soi-mme d'o vi5t le mal8 ,*ez ,m4 ,b4 7la famille vivait alors ,p>is71 un dn] de crmonie1 le cordon-bleu1 s]vit un j\r une volaille rtie qui n'avait pas t vide4 ,mme ,b4 n'y connaissait ri52 elle tmoignait sans cesse d'une ignorance t]rible1 indiquant sa cuis9ire des moy5s ridicules d'accommod] c]ta9s plats1 lui adressant des repro*es hors de propos1 etc4 ,des incid5ts de ce g5re am5ai5t s\v5t des discussions entre elle et son m>i1 quoique s\s t\s les rapports1 ils fiss5t trs bon mnage4 ,ayant1 plus t>d1 a*et une magnifique proprit une v+ta9e de lieues de ,p>is1 ils se tr\vr5t p>fois1 p> suite de div]s incid5ts1 sans cuis9ire2 et ,mme ,b4 tait dans l'impossibilit d'y suppler1 mme p> conseils sa femme de *ambre4 ,ce n'tait pas sa faute1 mais celle de son ducation4 ,elle reconnaissait ses torts1 seulem5t elle tait trop ge p\r y remdi]1 c> ce n'e/ pas lorsque les maladies et les s\cis de la vie et de la famille sont arrivs qu'on peut *ang] ses habitudes et s'assujettir des occupations qu'on n'a jamais pratiques4 ,elle tait p>faitem5t d'accord avec son m>i p\r lev] sa fille autrem5t qu'elle ne l'avait t elle-mme3 le pre v\lut1 ds que l'enfant eut fait sa premire communion1 qu'elle s'occupt de la maison1 travaillant avec les dome/iques dans la mesure de ses =ces1 et voyant a9si p> elle-mme les amliorations qu'il s]ait bon d'introduire2 on fit v5ir un cuis9i] p\r lui donn] des leons3 ,je veux que ma fille1 disait ,m4 ,b41 puisse faire une omelette son m>i1 et quelques plats re*]*s1 s'il e/ malade1 et prfre que la ma9 blan*e de sa femme les apprte2 puis encore qu'elle sa*e comm&] ses dome/iques et les enseign]4 ,il y des p5sions en ,belgique et en ,allemagne1 je crois mme qu'on le fait dans quelques c\v5ts de ,france1 o1 t\r t\r1 p> sema9e1 les lves pass5t la l+]ie1 la bu&]ie1 la cuis9e1 l'infirm]ie4 ,voil la vraie in/ruction des femmes dans t\tes les conditions1 je le rpte1 avec quelques lm5ts d'rudition et une occupation pr9cipale p\vant leur tre d'une utilit srieuse4 ,telle e/1 en rsum1 l'in/ruction que doit recevoir notre sexe en gnral3 le sujet e/ si grave que1 p\r l'appr(ondir1 il faudrait y consacr]1 non un *apitre dta*1 mais un volume enti]2 nanmo9s on peut essay] de donn] un expos succ9ct de l'in/ruction p>ticulire inspire p> le bon s5s et l'expri5ce1 p\r les filles1 depuis celle de l'ouvri] jusqu' celle du duc4 ,ayant tabli que l'in/ruction de t\te femme1 quelque degr de l'*elle sociale qu'elle app>ti5ne1 doit se compos] d'un peu d'rudition1 des so9s du mnage1 et d'une pr(ession lui p]mettant de gagn] sa vie au beso91 il re/e df9ir les limites auxquelles ces diffr5tes p>ties doiv5t s'arrt]1 suivant les positions de =tune de *acune4 ,n\s n\s occup]ons1 d'abord1 de la classe moy5ne1 comme tant la plus nombreuse1 et laquelle il e/ laiss assez de loisir p\r cultiv] son esprit1 t\t en s'occupant d'conomie dome/ique4 ,en quoi fait-on consi/] gnralem5t ce qu'on appelle une belle ducation p\r une jeune fille app>t5ant la b\rgeoisie8 ,on lui appr5d comme pr9cipes solides de bonne conduite et de v]tu1 assi/] ma*9alem5t1 le diman*e1 aux (fices religieux1 en toilette tapageuse1 et s'incl9] imp]ceptiblem5t devant les jeunes g5s de sa connaissance2 puis on lui enseigne se faire obir et s]vir des dome/iques1 s\s le prtexte de g\v]n] sa maison2 et aussi contra9dre son c>actre en socit1 af9 de p>atre une femme du monde4 ,qu& elle a appris1 la p5sion1 un peu d'anglais1 quelques morceaux de piano trs bruyants1 voire mme des notions de dess91 et les petits ouvrages de ma9 en vogue1 on se dcl>e hautem5t satisfait1 ne p>aissant pas se d\t] que la femme p5dant son sj\r sur cette t]re1 ait un autre rle remplir que celui de brill] et rgn]1 et que les preuves peuv5t lui tre prodigues4 ,hlas6 *aque anne a son hiv]1 *aque exi/5ce sa saison de tri/esse2 n\s autres1 p>5ts1 ne sommes-n\s pas pays p\r ne pas l'oubli]8 ,cette ducation ressemble beauc\p celle que reoit la jeune fille ri*e4 ,on p\sse celle-ci quelquefois un peu plus du ct des arts d'agrm5t2 comme pr9cipes1 on lui inculque1 srem5t1 une plus =te dose de vanit d'elle-mme et de mpris p\r son pro*a94 ,en gravissant le m>*epi$ de sa cal*e huit ressorts1 la petite p]sonne e/ bi5 prte se croire trs suprieure l'espce huma9e qui vgte aut\r d'elle4 ,cette in/ruction ne prs5te que des surfaces polies et glissantes celle qu'on a place au sommet2 ri5 n'e/ l p\r lui p]mettre de se raccro*]2 fatalem5t elle doit tomb] dans le g\ffre du vide qui l'ent\re4 ,il e/ vrai qu'on se tr\ve pris s\v5t entre deux dilemmes3 entre la femme savante qui se mascul9ise et devi5t pdante1 ridicule1 veut dom9] le sexe =t1 et la femme ignorante qui e/ sotte1 frivole1 et incapable d'tre une socit et une compagne p\r son m>i1 un guide p\r ses enfants1 un s\ti5 p\r elle-mme4 ,mais entre ces deux exagrations n'e/-il donc pas un ju/e milieu8 ,p> une in/ruction srieuse1 la femme ne peut-elle tre initie aux tudes des hommes1 de faon les compr5dre et p\voir les c\t] avec plaisir8 ,ne peut-elle surt\t tre apprise savoir support] l'adv]sit et aid] les si5s la support]8 ,ce n'e/ pas v]s les sci5ces ab/raites qu'il faut dirig] les ttes1 dj si exaltes naturellem5t et si impressionnables1 du sexe fm994 ,la femme doit tre in/ruite1 mais non savante4 ,l'rudition donne1 mme la femme la plus aimable1 une te9te app>5te1 p>fois relle1 de philosophie hommasse qui loigne d'elle1 a dit je ne sais quel gr& morali/e4 ,en l'entranant dans la politique1 dans les controv]ses religieuses1 dans le baccalaurat1 comme quelques-uns veul5t le faire1 suivant de r>es exemples d'outre-m]1 c'e/ l'enlev] son mnage2 c'e/ la mascul9is]4 ,il ne faut pas confondre ces diffr5tes directions avec la pr(ession que je dem&e qu'on lui donne4 ,celle-ci la laisse t\te ses devoirs fm99s4 ,elle lui e/ un po9t d'appui sur le t]ra9 glissant de l'oisivet dont je p>lais t\t l'heure4 ,elle la protge et lui (fre un crampon1 non seulem5t dans ces heures o la monotonie et la rgul>it de sa vie la livr5t l'ennui1 mais encore au j\r1 qui arrive tt ou t>d presque dans *aque exi/5ce1 o la r\e de la =tune s'loigne de sa r\te4 ,la femme qui semble appele vivre dans une sphre trs leve doit1 plus que t\te autre1 recevoir une in/ruction excessivem5t pr(onde2 celle-l mme1 on p\rra p]mettre d'tre savante1 c> c'e/ elle surt\t qu'il faut prs]v] de cette oisivet qui la jett]ait dans la frivolit et la nullit la plus complte4 ,puisqu'on ne peut la /imul] en la faisant travaill] p\r vivre1 il faut la faire travaill]1 si ce n'e/ p\r son pro*a91 au mo9s p\r la gloire2 t\t prix il faut lui impos] une t*e1 un b1 lui montr] quelque *ose de plus srieux dans la vie que s'habill]1 faire des visites et en r5dre4 ,a t\t prix1 il faut remplir le vide que laiss]ai5t t\s ses dsirs satisfaits et le bi5-tre matriel1 aut\r de son imag9ation et de son cur2 vide qui ne t>d]ait pas tre rempli p> des caprices malsa9s1 des n]vem5ts sans motifs1 des rves exalts1 f9issant p> conduire au mal ou au sple54 ,a la fille de l'ouvri]1 de l'artisan1 du petit comm]ant mme1 ri5 n'e/ plus fune/e qu'une gr&e in/ruction1 re/ant fatalem5t incomplte1 laquelle e/ ju/e suffisante lui ouvrir les yeux sur des fleurs aux corolles magiques1 sans lui donn] la p]spicacit de p]c] jusqu'au prcipice qu'elles rec\vr5t4 ,l'in/ruction1 comme t\s les bi5s1 veut n'tre disp5se qu'avec sobrit1 prud5ce1 presque p>cimonie et disc]nem5t4 ,un homme d\ d'une intellig5ce suprieure1 de tal5ts extraord9aires1 peut1 on a vu des exemples1 s'lev] au premi] rang2 une femme jamais6 ou de si r>es exceptions qu'elles ne sont l que p\r confirm] la rgle2 encore a-t-elle d p\r cela ab&onn] les privilges de son sexe4 ,la femme ne peut *ang] de position que p> le m>iage4 ,l e/ un gr& cueil p\r les jeunes imag9ations4 ,imbues de cette ide1 les jeunes filles croi5t avoir le droit1 ou veul5t1 p> leur in/ruction1 l'acqurir1 de tr\v] ce pr9ce des contes de fes1 qui les sortira de leur position4 ,l'ouvrire aspire aprs un monsieur2 la b\rgeoise1 aprs un g5tilhomme1 et a9si de suite4 ,en att5dant ce bi5heureux librateur1 on se pose en femme incomprise1 on mprise ceux qui v\s ent\r5t1 se croyant appele une de/9e bi5 suprieure2 en un mot1 on e/ malheureuse dans sa position4 ,on se tr\ve dclasse4 ,il m'a t donn de voir cep5dant1 je le con/ate avec plaisir1 au milieu de cette fivre d'ambition qui e/ close dans les c]veaux fm99s d'abord1 comme de ju/e1 p\r pntr] ensuite dans ceux des hommes1 de mme que notre mre ve a mang du fruit df5du avant ,adam1 quelques c>actres qu'elle n'avait po9t atte9ts4 ,j'ai vu des comm]ants1 donnant p> extraord9aire leurs filles une in/ruction comm]ciale1 dont les beaux-arts n'tai5t pas absolum5t exclus1 mais qui ne les enlevait pas leur milieu2 ds leur enfance1 elles tai5t n\rries de l'ide qu'elles p\s]ai5t un ngociant comme leur pre1 qu'elles l'aid]ai5t dans son bureau1 qu'elles contribu]ai5t la prosprit de la famille1 etc4 ,elles ne reg>dai5t po9t d'un il d'envie les cli5tes qui contribuai5t leur =tune1 et ne croyai5t po9t drog] en faisant acte de prs5ce au magas94 ,celles-l ont t vraim5t gaies et heureuses t\te leur vie1 c> il e/ t\j\rs heureux celui qui sait se cont5t] de ce qu'il a4 ,l'ambition e/ un noble s5tim5t qu& il e/ bi5 dirig et qu'il ne dpasse pas le b qu'il e/ donn d'atte9dre en faisant le bi54 ,la p>tie de l'in/ruction conc]nant le mnage compr5d la c\ture1 le repassage1 la cuis9e1 le so9 des malades et des enfants1 la connaissance de la vi&e p\r l'alim5tation1 celle des problmes de l'conomie dome/ique1 etc4 ,la jeune fille1 leve p> sa mre s'occup] dans la maison1 se tr\ve ins5siblem5t initie ces travaux4 ,malheureusem5t1 il arrive s\v5t que les mres1 soit p> faiblesse1 soit p> ambition mal-place de re/] matresses s\v]a9es de leur intrieur1 soit1 la plup>t du temps1 p> am\r-propre mat]nel1 p\r laiss] leurs filles plus de loisir j\] la femme du monde1 se rs]v5t ces occupations prosaques1 et lorsque la jeune p]sonne se tr\ve subitem5t1 p> le m>iage1 la tte d'une maison et d'une famille1 t\t e/ refaire dans son ducation et ses habitudes4 ,l'rudition fm99e doit port] spcialem5t sur l'ari?mtique1 gnralem5t trop nglige2 sans rep\ss] l'tude de l'hi/oire et de la gographie1 a9si que celle de la littrature1 on devrait appuy] plus qu'on ne le fait sur la botanique1 enseign] un peu de mdec9e1 un peu de *imie au po9t de vue dome/ique2 ces notions s]ai5t bi5 utiles une mre de famille ou une matresse de maison1 que l'art de pianot] trs imp>faitem5t1 ou de savoir analys] les matires qui compos5t le soleil ou la lune1 a9si qu'on l'enseigne dans t\s les c\rs de physique spciaux aux jeunes p]sonnes4 ,j'ai dj eu l'occasion d'entret5ir mes lectrices sur l'ducation pr(essionnelle des femmes4 ,je p5se donc inutile de rpt] ce qui a t dit ce sujet4 ,la pr(ession faisant p>tie de t\te in/ruction fm99e bi5 ent5due1 ne doit pas tre purem5t nom9ale1 de sorte que1 lorsqu'il s'agit d'en faire usage1 elle s'van\isse en fume et en projets2 telle jeune fille se croit capable1 p>ce qu'elle *ante agrablem5t1 de p\voir1 le j\r qu'elle le v\dra1 abord] l',opra et gagn] c5t mille francs p> an4 ,telle autre1 qui russit assez jolim5t la copie d'un petit tableau1 ne d\te pas que dans son p9ceau1 elle ne possde une =tune1 et considre ses mo9dres esquisses comme des objets prcieux4 ,les p]sonnes qui n'ont jamais travaill p\r de l'arg5t sont gnralem5t imbues de l'ide que ri5 n'e/ plus facile que d'en gagn]1 et c'e/ une *ose extraord9aire combi5 les dbutants ont d'exig5ce et de prt5tions exorbitantes4 ,je n'ent5ds pas non plus p\r les femmes de ces pr(essions mascul9es1 comme c]ta9s conomi/es v\drai5t leur en faire pr5dre1 pr(essions les entranant dans un milieu hors des attributions de leur sexe4 ,il faut leur enseign] des pr(essions pratiques1 vritables1 n'exi/ant pas que dans l'imag9ation1 susceptibles de leur tre utiles d'un j\r l'autre1 n'exigeant ni bassesse1 ni aptitudes exceptionnelles1 ni protections spciales1 mais seulem5t du travail1 comme il en faut p\r t\t4 ,il leur faut1 surt\t1 appr5dre ne po9t r\gir de les av\]1 se faire honneur d'tre capables de quelque *ose d'utile4 ,il s]ait trop long1 et je sortirais du cadre que je me suis trac1 si je v\lais entr] ici dans les dtails de l'ducation de l'me et du cur1 appele t5ir bi5 plus de place dans la vie d'une femme et avoir bi5 plus d'influ5ce sur son exi/5ce que l'in/ruction3 ducation qui ne doit pas se born]1 a9si que je l'ai fait ent5dre au comm5cem5t de ce *apitre1 leur donn] de la pit et de la v]tu en app>5ce seulem5t1 mais pratiqu] le bi5 dans la solitude comme devant la f\le1 et avoir horreur et rpulsion p\r t\t ce qui e/ mal1 plutt p\r l'acquit de leur consci5ce que p\r le qu'en dira-t-on du monde4 ,,*apitre ,,xii ,,les ,,arts ,d',,agr,,m5t4 ,i ,la musique au po9t de vue de l'in/ruction mascul9e4 ,e/-il utile que mes fils appr5n5t la musique8 dem&e une mre4 ,oui1 c]ta9em5t oui4 ,faites t\t votre possible1 employez t\te votre autorit1 p\r que vos fils soi5t aussi musici5s que vos filles1 et appr5n5t un in/rum5t quelconque4 ,quelle j\issance1 quel agrm5t1 quel bi5fait p\r leur av5ir cela peut leur procur]1 de quelle utilit1 de quelle ress\rce cela peut leur dev5ir1 v\s ne v\s en faites pas une ide1 puisque v\s posez cette "q4 ,dans le monde1 "p la petite satisfaction de vanit1 ce tal5t1 aussi petit qu'ils l'ai5t1 les f]a re*]*] et aim] de leurs suprieurs2 un aide-de-camp1 un secrtaire1 un fonctionnaire de l'adm9i/ration1 un jeune magi/rat1 arrivant dans une petite ville1 prs5t dans une socit1 se voit de suite agr1 accueilli d'une manire bi5 diffr5te1 s'il e/ prcd d'une rputation de musici54 ,il s]a donc bon autre *ose qu' dans]1 qu' dire des niais]ies1 qu' /ationn] devant le buffet1 se dit-on1 et on en conclut1 avant mme de le voir1 qu'il doit tre un homme di/+u1 ou du mo9s qu'il en a reu l'ducation4 ,il tr\ve plus facilem5t accs dans les familles et prs des femmes de la bonne socit2 tant plus mme qu'un autre de se plaire avec ces d]nires1 d'apprci] leurs di/ractions et d'en j\ir1 il e/1 p> ces motifs1 loign des compagnies communes et p]v]ses4 ,c>1 en laissant de ct la considration que cela puisse contribu]1 dans bi5 des cas1 l'avancem5t d'un jeune homme et sa position dans le monde1 l'influ5ce que la connaissance de cet art a sur ses s5tim5ts et sur ses habitudes1 e/ inconte/able4 ,dieu n\s a donn la musique p\r calm] nos passions1 a dit ,platon4 ,lorsqu'on e/ initi aux p5ses sublimes et leves des gr&es conceptions musicales1 lorsqu'on e/ s5sible aux acc5ts de la div9e h>monie1 on ne saurait tre vulgaire1 ni mauvais4 ,mme reg>de comme purile1 la musique (fre l'homme1 aussi bi5 qu' la femme1 un dlassem5t noble et pur1 au lieu des dlassem5ts trivials dans lesquels le sexe mascul9 e/ oblig de se jet]1 p\r se repos] des luttes et des travaux positifs de la vie4 ,p\rquoi1 ce qu'on appr5d la fille1 ne pas l'appr5dre au g>on1 qui doit dev5ir son compagnon plus t>d8 ,quelle j\issance1 s'ils sont t\s deux musici5s1 le m>i et la femme gt]ont ensemble6 ,ce s]a une puissante raison qui le reti5dra la maison1 que la plup>t du temps il quitte p>ce qu'il ne sait qu'y faire4 ,c'e/ une similitude de gts qui les rappro*]a 7il n'en exi/e jamais trop71 qui leur r5dra c\rts et agrables les mom5ts qu'ils ont pass] ensemble2 d'un autre ct1 combi5 de jeunes femmes vont *]*] au dehors un auditoire qu'elles ne tr\v5t pas dans leurs m>is6 ,et encore1 quels compagnons p\r la solitude1 quelle consolation p\r les mom5ts de dc\ragem5t1 exi/5t dans ,moz>t et ses mules4 ,t\t homme ins5sible la musique n'e/ homme qu' demi2 la musique e/ la langue des dieux1 elle e/ un bi5fait du ciel dont elle e/ desc5due4 ,mais1 p\r la gt]1 il e/ peu prs indisp5sable d'tre musici5 soi-mme4 ,quelques p>5ts object]ont que les jeunes g5s sont obligs1 dans les lyces1 de sacrifi] leurs heures de rcration cette tude1 et que cela peut nuire leur sant6 ,et comm5t fait-on dans les autres pays8 c>1 il faut bi5 l'av\]1 l'ducation mascul9e s\s le rapport des arts d'agrm5t e/ s+ulirem5t nglige en ,france2 cep5dant1 les tudes de philosophie et de sci5ces ne sont pas infrieures aux ntres l'trang]1 et les hommes n'en sont pas mo9s =ts et robu/es1 adroits la gymna/ique et t\s les ex]cices du corps qui ont dvelopp leurs facults physiques1 sans avoir exig qu'on ngliget le dveloppem5t de leurs facults morales4 ,il ne peut pas tre donn t\s d'acqurir un gr& tal5t musical2 il faut d'ailleurs1 p\r cela1 une disposition p>ticulire2 p\rvu qu'ils en sa*5t assez p\r cultiv] leur voix s'ils en ont1 et p\r j\] une valse ou un accompagnem5t1 ce s]a suffisant p\r avoir quelque influ5ce sur leurs murs et leurs ides4 ,a une c]ta9e poque de ses tudes scolaires1 le jeune g>on s]a oblig d'ab&onn] mom5tanm5t cet art1 du mo9s en p>tie2 mais le connaissant dj1 il y revi5dra aprs1 avec d'autant plus de dlices4 ,dans l'enfance1 le petit g>on se prte volonti]s1 comme t\s les enfants1 appr5dre la musique4 ,il app>ti5t alors la mre de lui en inculqu]1 lorsqu'il e/ encore t\t jeune1 le gt et les pr9cipes lm5taires4 ,c'e/ un prcieux fondem5t que v\s jetez p\r plus t>d4 ,avant que le lat9 et le grec vi5n5t s'emp>] de lui1 faites comm5c] le violon votre enfant1 si v\s lui voyez les mo9dres dispositions4 ,si v\s ne lui en voyez pas1 t*ez de les lui faire natre1 de les dvelopp]1 p> t\s les moy5s possibles2 qu'il appr5ne1 surt\t1 en faire un dlassem5t1 et po9t un travail4 ,autrem5t2 lorsqu'il entr]ait au collge1 la =ce de l'ge1 les heures sd5taires que rclam5t les tudes1 le p\ssant aux ex]cices turbul5ts1 s'il fallait qu'il comm5t la musique1 l'y f]ai5t r5onc] ou la pr5dre en dgt4 ,la connaissant dj1 il ne se refus]a pas la cont9u]4 ,ds l'ge de dix-huit ans1 p>fois plus tt1 le jeune homme s'ap]oit de t\t le plaisir qu'il peut en retir] et il ne regrette plus le temps qu'il y a pass1 ni les rcrations qu'il y a sacrifies4 ,il n'y a pas d'exemple d'un jeune homme de cet ge qui ne soit satisfait d'tre musici51 ou qui ne regrette de ne pas l'tre4 ,avec les annes1 cette satisfaction ne fait que s'accrotre1 ou ces regrets ne devi5n5t que plus am]s2 j'en ai t tmo91 ma9tes fois1 *res lectrices1 et c'e/ p> expri5ce que je v\s p>le4 ,p>fois1 des p]sonnes qui1 soit p> la nglig5ce de leurs p>5ts1 soit p> non*alance ou inaptitude totale de leur "p1 ne possd5t pas telles ou telles connaissances1 ont le mauvais gt1 comme fi*e de consolation1 d'en faire fi1 de les ddaign]1 devant ceux mmes qui ont le bonheur de les possd]4 ,a quoi bon j\] du piano ou du violon1 savoir la musique6 on en f]a t\j\rs bi5 assez sans moi6 dis5t-ils2 les s\cis de la vie v\s =c5t s\v5t ab&onn] a6 ,a quoi bon appr5dre les langues trangres8 dans t\s pays1 on tr\ve des g5s qui p>l5t le franais6 ,pauvres g5s6 l'ignorance1 la fatuit et la jal\sie les font p>l] a9si1 et ils en sont les premires victimes2 ils ne s'ap]oiv5t pas qu'ils se c\vr5t de ridicule aux yeux des g5s s5ss6 ,alors mme que cela ne leur s]ait d'aucune utilit1 le fait seul d'acqurir une amlioration quelconque e/ un devoir p\r n\s4 ,autant vaudrait-il qu'ils diss5t3 ,a quoi bon di/+u]1 le ciel des tnbres1 p5s] et aim]1 avoir un cur1 une intellig5ce1 on peut remplac] t\t cela444 avec de l'arg5t peut-tre8 ,ne n\s laissons pas influ5c] p> des raisonnem5ts aussi absurdes1 prov5ant d'esprits borns et envieux2 cont5tons-n\s de leur rpondre3 ,v\s p>lez a9si1 mes bons amis1 p>ce que v\s tes comme le r5>d de la fable de ,lafonta9e1 qui1 reg>dant les rais9s qu'il ne p\vait atte9dre1 disait qu'il les tr\vait trop v]ts4 ,les rais9s sont trop v]ts p\r v\s1 voil t\t6 ,,ii ,les langues trangres4 ,quel e/ le meilleur moy5 p\r appr5dre les langues trangres aux enfants8 ,il e/ en trs gr& usage ma9t5ant de donn] aux enfants en bas ge des bonnes trangres p\r leur appr5dre les langues4 ,cet usage (fre des inconvni5ts1 si les p>5ts ne connaiss5t pas la langue qu'ils font appr5dre leurs enfants4 ,les bonnes trangres ont1 comme celles de ,france1 des acc5ts1 des prononciations vicieuses1 et emploi5t des mots vulgaires1 grossi]s1 et des locutions peu grammaticales4 ,imag9ez un enfant qui appr5drait le franais avec une ,prov5ale1 ou une ,alsaci5ne6 ou encore avec une ,auv]gnate1 et qui rpt]ait1 d'aprs sa bonne3--,f\*tra6444 j'avons b5 faim c'te heure6--,c'e/ exactem5t le mme cas4 ,dans les pays trang]s1 comme dans le ntre1 *aque prov9ce a son patois et *aque classe a ses expressions de politesse4 ,si des dome/iques franais appr5n5t votre enfant des mots insolites1 v\s v\s en ap]cevez de suite1 et le repr5ez4 ,s'il vi5t v\s dire3 ,c'e/-y-embtant1 ou bi53 ,ma bonne m'a dit que la dame d'en face e/ une44444 v\s le faites taire1 et v\s rprim&ez la bonne2 v\s ne laissez pas aux mauvaises habitudes le temps de s'invtr]1 et v\s tes mme de jug] du degr d'ducation morale de votre dome/ique4 ,mais s'il s'agit d'une langue que v\s ne compr5iez pas1 t\t moy5 de contrle v\s *appe4 ,on se rs]ve1 il e/ vrai1 de faire pr5dre plus t>d des leons l'enfant1 mais il aura beauc\p de mal1 alors1 r5onc] aux trav]s qu'il aura contracts2 il faudra qu'il passe du temps les p]dre1 comme il aura pass du temps les pr5dre4 ,je connais un ,anglais du meilleur monde1 qui a appris le franais avec une bonne1 et qui n'a jamais pu p]dre la prononciation de3 ,mam'zelle1 et qu que v\s v'lez4 ,il e/ des nuances dlicates qui dnot5t la bonne socit4 ,on ent5d s\v5t des trang]s de di/9ction1 des pr9ces russes1 etc41 dire3 a m'embte6 ,ce sont des dome/iques qui leur ont appris cette expression lgante6 et p]sonne n'ose et n'a le c\rage de les av]tir4 ,il en s]a de mme p\r vos enfants1 si v\s les faites exam9] p> quelqu'un connaissant la langue qu'on leur a apprise de cette manire4 ,il e/ bi5 difficile de se rapport] des jugem5ts1 la plup>t du temps trop indiffr5ts ou trop intresss1 p\sss la flatt]ie p> le dsir de plaire ou la dnigration p> la jal\sie4 ,une de mes amies m'assurait1 d]nirem5t1 que son fils1 ayant appris l'anglais avec une bonne anglaise1 le p>lait p>faitem5t4 ,comm5t le savait-elle8 elle ne p\vait en tre juge4 ,en ,anglet]re l'usage1 le bon ton1 ne p]mett5t pas qu'on emploie s\v5t les mots monsieur ou madame2 on dit3 oui1 non1 ou m]ci1 t\t c\rt4 ,les infrieurs1 les b\tiqui]s seuls rpt5t1 t\t propos et *aque m9ute3 ,yes1 sir1 yes sir4 ,le fils de cette p]sonne avait contract cette habitude1 a9si que celle d'abrviations qui ont lieu dans la langue anglaise p>le familirem5t et vulgairem5t1 et il laissait t\s les ,anglais avec lesquels il causait l'impression qu'il tait un valet4 ,mais1 en admettant mme que l'acc5t soit bon1 le langage correct1 devez-v\s cons5tir que la premire v5ue puisse dire votre petite fille1 et mme votre petit g>on1 des *oses dont v\s ne p\vez apprci] l'opportunit2 veill] des ides1 inculqu] des prtextes1 prcism5t l'ge o les enfants1 comme de la cire molle1 reoiv5t la mo9dre empre9te qui passe sur eux1 et d'autant plus vite qu'elle rpond davantage aux in/9cts p]nicieux que dame ,nature jette au fond de t\t tre huma98 ,naturellem5t1 je ne m'adresse pas ici aux mres frivoles1 qui ab&onn5t la premire ducation de leurs enfants des ma9s m]c5aires2 celles-l ne se donn]ont pas d'ailleurs la pe9e de me lire2 d'autres occupations1 hlas6 rclam5t leur temps et leur att5tion4 ,je p>le ces bonnes et t5dres mres de famille qui se proccup5t du dveloppem5t1 autant au moral qu'au physique1 des petits tres que ,dieu leur a envoys4 ,si v\s ne p\vez donn] vos enfants une g\v]nante1 c'e/--dire1 une p]sonne possdant une c]ta9e in/ruction1 et sur la moralit de laquelle v\s puissiez avoir les meilleurs r5seignem5ts1 a9si que sur son acc5t1 ne leur donnez pas de bonne trangre ord9aire2 p]mettez-moi cet avis4 ,on peut p>faitem5t appr5dre une langue sans cela2 j'en vois con/amm5t d'excell5ts exemples4 ,voici la m?ode que j'ai vu russir1 qui e/ simple et la porte de t\t le monde4 ,en mme temps que les autres bran*es de la sci5ce1 et avec l'aide d'un bon pr(esseur1 l'enfant appr5d grammaticalem5t la langue trangre1 c'e/--dire qu'il appr5d la lire et l'crire2 des dictes et des lectures haute voix le famili>is5t dj avec la prononciation2 il e/ vid5t que l'lve ne p>l]a et ne compr5dra que =t peu1 mais il p\rra1 je le rpte1 lire et crire2 c'e/ la m?ode ,rob]tson4 ,qu& l'in/ruction e/ f9ie1 in/ruction1 si c'e/ un g>on1 dans laquelle il a acquis la connaissance du lat9 et du grec1 qui facilite normm5t l'tude des langues vivantes1 v\s le conduisez ou l'envoyez pass] six mois dans le pays mme1 en p5sion1 dans une famille p>ticulire et di/+ue 7il s'en tr\ve beauc\p en ,anglet]re et en ,allemagne qui pr5n5t des p5sionnaires2 ce sont surt\t des familles de pa/eurs72 et aprs quelques sema9es1 comme si un voile se d*irait t\t d'un c\p1 il compr5dra et il p>l]a2 mais alors il le f]a correctem5t et avec lgance1 ses prcd5tes tudes grammaticales et littraires1 son jugem5t a9si que ses habitudes de la bonne socit l'y ayant prp>4 ,si v\s ne p\vez procur] ce sj\r1 ou si c'e/ d'une jeune fille qu'il s'agit1 qui ne puisse s'loign]1 v\s lui donnez deux ou trois heures p> j\r1 p\r conv]s] avec elle dans la langue dsire1 une in/itutrice capable1 qui ne p>le pas un mot de franais4 ,je v\s g>antis qu'on appr5d t\t aussi bi5 de cette manire et avec mo9s de risque4 ,on objecte que le jeune homme a tant de *oses tudi] au collge1 qu'il n'a que peu de temps consacr] aux langues trangres4 ,dans ce cas1 il oubli]a ce qu'il en aura appris1 tant enfant1 c> ri5 ne s'oublie aussi facilem5t qu'une langue qu'on ne p>le pas1 p\r a9si dire1 j\rnellem5t1 et j'en connais des cas2 mais s'il veut plus t>d repr5dre l'tude de cette langue1 il russira en peu de temps se famili>is] avec elle4 ,mon op9ion e/ diffr5te si v\s p>lez la langue que v\s v\lez enseign] votre enfant2 alors1 donnez-lui une bonne du pays1 et qu'il l'appr5ne en mme temps que le franais2 cela ne prs5te plus les mmes inconvni5ts2 il en s]a de mme1 si v\s le conduisez ds son enfance dans le pays o1 ent5dant p>l] la langue p> un gr& nombre de p]sonnes1 il n'e/ pas s\mis une influ5ce unique4 ,en ,allemagne1 les acc5ts diffr5t1 suivant les prov9ces1 encore davantage peut-tre qu'en ,france4 ,celui du ,hanovre e/ le meilleur et le plus pur2 il quivaut notre acc5t de ,t\ra9e1 qui e/ suprieur celui de ,p>is1 o l'on grasseie2 l'acc5t b]l9ois e/ celui de ,hanovre ce que celui de ,p>is e/ celui de ,t\rs2 ensuite1 vi5t l'acc5t silsi51 qui e/ bon aussi2 mais vitez t\t prix de pr5dre p\r g\v]nante une ,bav>oise1 une ,saxonne ou une ,autri*i5ne2 votre enfant appr5drait un allem& presque incomprh5sible2 dans le du* de ,bade1 il e/ corrompu p> le vois9age de la ,suisse1 et dans les prov9ces du ,rh9 il n'e/ pas non plus trs pur4 ,p\r la langue itali5ne1 c'e/ l'acc5t flor5t9 qui e/ le meilleur1 le seul bon2 le roma9 e/ peut-tre plus d\x1 mais t\rne au patois1 a9si que celui de ,v5ise1 les canzonnetas n'en ont que plus la c\leur locale2 mais n\s ne n\s occupons pas ici de la fantaisie1 qui vi5t t\j\rs assez facilem5t ensuite1 si on le veut4 ,quant la langue anglaise1 c'e/ la prononciation de la prov9ce de ,galles qui e/ la plus claire1 a9si que celle de la ,l\isiane en ,amrique4 ,l'anglais de ,bo/on1 et de presque t\tes les prov9ces amrica9es1 e/ corrompu p> l'migration allem&e1 si abondante4 ,le vrai ,anglais *ante1 br$\ille1 et mange t\tes ses p>oles en p>lant2 aussi1 en arrivant en ,anglet]re1 un trang]1 connaissant bi5 d'ailleurs cette langue1 mais dont les oreilles ne sont pas habitues ce mlange1 pr\ve une vritable difficult compr5dre4 ,les ,irl&ais et les ,ecossais ne p>l5t que des patois1 lesquels sont excessivem5t pittoresques dans les ballades et les romans1 mais manqu]ai5t totalem5t de *>me dans la b\*e de nos enfants1 et qu& on p5se que les bonnes anglaises sont la plup>t irl&aises6 ,l'tude des langues s'e/ tellem5t propage t\t d'un c\p en ,france1 qu'avec cet en?\siasme1 peut-tre un peu trop entranant et sup]ficiel qui di/+ue notre c>actre1 n\s n\s sommes emp>s t\t prix de cette ide1 et quelques p]sonnes ont imag9 de faire faire les premires tudes scolaires en langues trangres4 ,a premire vue1 cette ide p>at sublime2 en y rfl*issant cep5dant1 on tr\ve que nos enfants franais sont1 aprs t\t1 de/9s vivre en ,france1 faire leur c>rire en ,france1 p>l]1 crire en franais2 or1 notre belle langue1 *acun le sait1 e/ d'une difficult extrme2 elle r5f]me des rgles et des exceptions innombrables1 des dlicatesses et des nuances inf9ies2 peu mme de ceux qui consacr5t leur vie l'tudi] peuv5t se flatt] de s'en s]vir dans t\te sa puret et sa correction2 on ne saurait donc apport] trop de so9s1 trop de temps1 ni comm5c] trop tt en inculqu] les pr9cipes4 ,au contraire1 p\r une langue trangre1 il suffit de p\voir se faire compr5dre1 de l'ent5dre1 de la lire et l'crire assez conv5ablem5t p\r des relations d'affaires ou d'amiti2 on ne prt5dra jamais remplir la c>rire d'avocat ou de littrateur en pays trang]2 une connaissance plus sup]ficielle e/ donc suffisante4 ,,iii ,la pe9ture4 ,l'tude de la pe9ture se divise en deux catgories2 la premire compr5d le dess9 et l'aqu>elle1 la seconde le pa/el et l'huile4 ,on p\rrait encore en admettre une troisime1 la pe9ture indu/rielle2 mais cette d]nire ne r5tre pas absolum5t dans l'ducation des enfants1 t&is qu'au contraire la premire surt\t en fait p>tie ess5tiellem5t4 ,il e/ trs utile et trs agrable p\r t\t le monde1 lors mme qu'on ne se s5t pas de dispositions1 ou qu'on n'a pas le loisir d'appr5dre la pe9ture1 de connatre au mo9s le dess9 et l'aqu>elle4 ,c'e/ une tude qui ne dem&e pas beauc\p de temps et qui e/ plutt un dlassem5t qu'un travail4 ,au contraire des autres bran*es de l'ducation1 elle n'exige pas d'tre inculque ds l'enfance1 le jugem5t en tant la pr9cipale base4 ,c]ta9em5t1 il en e/ peu prs de mme p\r t\t1 et la musique peut pe9e tre comprise et int]prte avec s5tim5t p> un adolesc5t4 ,mais le mcanisme du piano et du violon exige imprieusem5t qu'on comm5ce de bonne heure l'tude de ces in/rum5ts2 de mme que les doigts1 la mmoire doit aussi tre ex]ce1 lorsqu'on e/ encore t\t jeune1 et les noms1 les dates1 les rgles1 t\t ce qui e/ r\t9e1 en un mot1 se reti5t alors bi5 plus facilem5t4 ,p\r le dess91 c'e/ t\t diffr5t1 il n'y a ni mcanisme ni r\t9e2 t\t y e/ s5tim5t et jugem5t1 et1 mo9s de dispositions p>ticulires1 on n'entrepr5d gure cette tude avec fruit1 avant l'ge de qu9ze ans4 ,si l'on se borne l'tude du paysage au crayon ou l'aqu>elle1 il n'e/ pas beso9 de longues annes de travail1 p\r y tr\v] une s\rce de j\issances inf9ies1 p>ticulirem5t p\r les p]sonnes qui habit5t la campagne ou qui voyag5t4 ,quel dlassem5t plus *>mant1 en se reposant d'une longue m>*e1 l'ombre d'un arbre t\ffu1 que de pr5dre l'esquisse d'un po9t de vue prfr6 quel plus gracieux s\v5ir envoy] aux p>5ts1 l'amie loigne1 que le croquis de l'endroit o leur p5se s'ef=ce de n\s voir6 et quoi de plus agrable que de p\voir rapport] dans notre album les vues de sites qui n\s rappell5t une s5sation ou un s\v5ir8 de fix] les c\leurs *atoyantes de ces fleurs que la saison va n\s enlev]6 et1 p> ce moy51 tre mme1 plus t>d1 de les reproduire avec notre aiguille et de v>i] a9si l'inf9i nos tapiss]ies6 ,il e/ impossible d'numr] t\s les cts utiles et agrables du dess94 ,les notions du dess9 sont exiges ma9t5ant dans t\s les exam5s de jeunes filles comme de jeunes g5s4 ,les ,anglais1 s\s le rapport de l'aqu>elle1 ont t\j\rs t trs suprieurs1 et dans t\tes les p5sions des ,iles ,britanniques les jeunes misses appr5n5t les wat]-col\rs1 et arriv5t facilem5t un degr de p]fection tonnant4 ,ils ont une manire eux de saisir un paysage et de l'esquiss]2 j'ai vu des aqu>elles faites p> de jeunes lves anglaises1 qui ont tonn des pe9tres franais4 ,un pr(esseur anglais1 p\r ce g5re de pe9ture1 s]ait donc prfr]4 ,le petit bagage de l'aqu>elli/e n'e/ pas bi5 emb>rassant4 ,il consi/e en un block et une petite bote de f]-blanc =mant palette1 et cont5ant c\leurs et p9ceaux4 ,ces matriaux n\s vi5n5t d',anglet]re2 les botes franaises1 gnralem5t1 ne sont po9t commodes1 et les c\leurs pas aussi bonnes4 ,quant au block1 t\t fait d'importation anglaise1 c'e/ ce qu'on peut imag9] de plus con=table p\r dess9] ou pe9dre en ple9 v5t4 ,c'e/ une espce d'album dont t\tes les feuilles colles ensemble =m5t un pupitre rsi/ant p\r plac] sur les g5\x2 une case e/ rs]ve aux crayons1 et on n'a pas beso9 de s'emb>rass] de c>ton1 ni de cra9dre de *iffonn] son papi]4 ,qu& le travail e/ f9i1 l'aide de la lame d'un canif1 on dcolle la feuille de ,bri/ol4 ,c]tes1 si v\s en avez le loisir1 l'tude de la pe9ture srieuse1 et l'huile1 e/ bi5 celle dont on retire le plus de j\issances p]sonnelles1 et qu'on p\rrait1 en quelque sorte1 qualifi] d'g/e1 si ri5 de ce qui t\*e l'art p\vait mrit] cette atroce qualification4 ,quoique n\s rs]vant les plus pures s5sations1 mme lorsque n\s en faisons seuls1 la musique n\s laisse t\j\rs une impression monda9e1 et n\s ne p\vons n\s df5dre de dsir] un auditoire4 ,p\r la pe9ture1 au contraire1 on n'pr\ve le beso9 de p]sonne1 on peut pass] des j\rnes entires devant son *evalet sans s'ap]cevoir qu'on e/ seul4 ,crer e/ un plaisir de ,dieu6 a dit un homme illu/re4 ,mais1 que de temps et de travail il faut p\r arriv] un rsultat passable6 ,que de m5us frais faire qui f9iss5t p> dev5ir onreux1 que de *oses ab&onn]6 c>1 p\r pe9dre1 la tranquillit d'esprit et de longues heures sans drangem5t sont de t\te ncessit4 ,les femmes ne peuv5t arriv] que difficilem5t bi5 dess9]1 et cep5dant le dess9 e/ la base ess5tielle de la bonne pe9ture4 ,le motif en e/ qu'elles ne peuv5t all] dans les ateli]s et dans les muses faire des acadmies et tudi] le nu2 elles ne peuv5t non plus appr5dre l'anatomie2 il faut donc qu'elles r5onc5t aux figures d'ensemble1 et se cont5t5t d'tudes de la tte et de copies4 ,je m'arrte1 c> je n'ai pas la prt5tion de faire ici un c\rs de pe9ture1 mais simplem5t1 comme le titre que j'ai *oisi l'indique1 de communiqu] quelques ides sur c]ta9es bran*es de l'in/ruction1 ides qui puiss5t ou claircir des d\tes ou ouvrir des ap]u4 ,la pe9ture s'appr5d t\t ge2 et ceux qui prt5d5t s'ennuy] la campagne ou la ville1 qui ont des loisirs dont ils ne sav5t que faire1 peuv5t y *]*] le plus noble dlassem5t manuel et intellectuel4 ,le simple dess9 l9aire1 le paysage l'aqu>elle1 je le rpte1 e/ indisp5sable t\te ducation un peu complte4 ,quant la troisime catgorie1 la pe9ture indu/rielle1 au po9t de vue utilitaire1 elle devrait t5ir la premire place dans l'in/ruction de t\tes les jeunes filles4 ,t\t en tant un art *>mant de p\voir dess9] sur bois et grav]1 faire une eau-=te comme la re9e d',anglet]re1 pe9dre sur t(fe et sur porcela9e1 comme ,mme ,s>d\1 la femme de l'auteur m95t1 le faisait avant son m>iage1 on peut faire des objets utiles1 lors mme qu'on n'a pas beso9 d'y *]*] un ga91 t&is que dans la pe9ture arti/ique on n'arrive le plus s\v5t qu' faire des crotes bonnes mettre au gr5i]4 ,,*apitre ,,xiii ,,ex]cices ,,de ,,corps4 ,l'ducation physique des enfants mrite autant d'att5tion que celle de leur intellig5ce4 ,la gymna/ique1 la danse1 la natation1 l'quitation1 les armes sont des moy5s agrables p\r dvelopp] la sant et la =ce corporelle de nos enfants1 lesquels moy5s ne sont pas dp\rvus d'influ5ce sur leur moral4 ,une nature tiole ne p\rra jamais tr\v] la somme d'n]gie ncessaire support] les preuves de la vie1 et un c>actre timor ayant peur de l'eau1 d'un saut prilleux1 d'un animal ombrageux1 n'os]a jamais non seulem5t faire une action c\rageuse1 mais mme s\t5ir ses op9ions2 son c>actre s]a bas et vil4 ,la danse e/ c]ta9em5t un ex]cice qui donne de la grce et de l'aisance aux m\vem5ts2 cep5dant je ne conseill]ai pas une mre de famille de la faire appr5dre de trop bonne heure ses filles1 c> elle dveloppe en mme temps les gts de la coquett]ie et des plaisirs du monde2 gts qui s'veill5t t\j\rs assez vite1 surt\t dans le sexe fm991 et qui t5t l'enfance cette navet1 ce naturel si *>mant voir4 ,p\r les mmes motifs je me dcl>e t\t fait ho/ile aux bals d'enfants1 que je reg>de comme p]nicieux1 et ne p\vant que vici] leurs natures4 ,p\rrait-on me cit] quel bi5 nos enfants en retir5t8 ,qu'ils dans5t en rond ou la corde1 sans faon1 avec la gaiet et le sans-s\ci de leur ge1 la bonne heure6 mais qu'ils dans5t les lanci]s et la polka srieusem5t1 comme de gr&es p]sonnes1 gns et gu9ds dans leurs habillem5ts1 et que leurs petits traits soi5t altrs p> le dpit1 la jal\sie et l'envie1 insp>ables de ces runions1 o l'am\r-propre e/ t\j\rs en jeu peu ou pr\1 c'e/ ce que je ne puis tolr]4 loignons le plus qu'il e/ en notre p\voir1 de ces *]s petits tres1 la c\pe d'am]tume1 que le monde prs5te ceux qui veul5t pr5dre "p son fe/96 ,de t\tes faons1 cela ne peut avoir qu'un rsultat fune/e4 ,si v\s n'tes pas dans une gr&e position de =tune1 v\s risquez d'veill] en eux des gts que v\s ne s]ez pas en mesure de satisfaire plus t>d1 et dans le cas contraire ces gts pr5dront t\j\rs d'eux-mmes une telle ext5sion que v\s ne devez v\s proccup] que de les modr]4 ,les leons de danse ne sont donc utiles qu' l'poque o la jeune fille et le jeune homme vont faire leur entre dans le monde4 ,dans c]ta9es maisons d'ducation1 on les remplace p> des c\rs de ma9ti5 et de dm>*e1 qui peuv5t n'tre que pr(itables4 ,la gymna/ique e/ l'ex]cice le plus indisp5sable et le plus utile4 ,t\t s'y tr\ve runi2 amusem5t1 dploiem5t des =ces et des grces du corps1 intrpidit1 utilit4 ,les heures de rcration passes au gymnase sont des heures utilem5t employes4 ,quant moi1 j'pr\ve un vritable plaisir assi/] aux c\rs de gymna/ique dans un tablissem5t bi5 mont4 ,ce qui e/ excessivem5t intressant1 c'e/ d'y suivre les progrs d'un enfant qui arrive2 les premires fois1 *tif1 n]veux1 plissant de frayeur devant le plus petit saut1 accompagn de sa mre qui lui recomm&e sans cesse la prud5ce et /imule ses cra9tes p> ses prcautions1 p\ssant des cris lorsqu'elle voit le matre le lanc] sur l'*elle de cordes4 ,puis1 progressivem5t1 si elle e/ vraim5t anime du dsir de faire le bonheur de son enfant1 si c'e/ une femme de bon s5s1 ou si une volont plus f]me et au-dessus d'elle l'oblige la p]svrance1 la mre et l'enfant se trans=m5t au b\t de quelques mois2 elle e/ joyeuse d'avoir su va9cre ses apprh5sions ridicules et de lui voir des j\es fra*es et roses1 des membres robu/es2 lui1 aussi vig\reux ma9t5ant au physique qu'au moral1 e/ t\t fi] de ses exploits1 de sa tmrit1 et raille les n\veaux arrivants4 ,la gymna/ique dveloppe les membres1 la taille1 et1 en donnant de l'assurance aux m\vem5ts1 en donne aussi au c>actre4 ,cet ex]cice e/ m9emm5t salutaire de t\te faon p\r la femme4 ,de quelle utilit imm5se il peut lui tre en cas d'inc5die1 de gu]re1 de dsa/re quelconque1 de p\voir se sauv] et sauv] les autres6 ,en voyage1 en excursion1 combi5 il e/ agrable de ne pas connatre le v]tige et de possd] de l'agilit6 ,au re/e1 t\s ces avantages sont ma9t5ant tellem5t reconnus p>t\t1 qu'on voit peu de j>d9s et mme de maisons o il y ait des enfants1 qui ne soi5t munis d'un app>eil de gymna/ique4 ,la natation e/ aussi excell5te au po9t de vue de la sant qu'au po9t de vue de l'utilit1 et aucun p>5t ne doit nglig] d'y habitu] ses enfants p5dant les *audes j\rnes d't4 ,il e/ ncessaire de comm5c] jeune ces ex]cices1 af9 que les membres et l'organisation s'y acc\tum5t2 plus t>d1 il s]ait difficile de remdi] des habitudes de mollesse invtre1 et aux vices de con=mation intrieurs et extrieurs qui en rsult5t4 ,l'quitation1 les armes1 r5tr5t dans la catgorie de l'tude de la danse4 ,il e/ excell5t de les connatre1 p\r les hommes surt\t1 mais ils ne peuv5t tre recomm&s qu'aux familles j\issant d'une gr&e =tune1 et dont les enfants peuv5t dispos] de loisirs et d'arg5t4 ,en un mot1 ils ne sont po9t indisp5sables et leur utilit e/ conte/able4 ,beauc\p de jeux se rappro*5t de la gymna/ique1 et les p>5ts doiv5t les *oisir de prfr5ce p\r rcrer leurs enfants4 ,le ballon1 le jeu de grce1 le volant1 le criquet1 sont bi5 prfrables aux simples jeux de ca*e-ca*e1 de col9-maill>d1 de quatre-co9s1 etc41 qui n'ex]c5t que les jambes1 t&is que les autres1 outre les m\vem5ts div]s qu'ils exig5t des bras et de la taille1 mett5t contribution l'adresse1 le c\p d'il1 le jugem5t en mme temps que l'agilit4 ,les p]sonnes entre les ma9s desquelles repose le so9 d'lev] des hommes et des femmes futures1 doiv5t naturellem5t s'ef=c] ce qu'une seule heure mme de l'exi/5ce de l'enfant ne soit pas p]due inutilem5t2 c'e/ p5dant ces c\rtes annes de l'ducation qu'il s'agit de =m] leur corps et leur intellig5ce1 a9si que de leur donn] de quoi les mettre mme de f\rnir une c>rire longue et brillante4 ,si les bons pr(esseurs ont le tal5t de r5dre intressantes et attrayantes des tudes arides et ab/raites1 il faut une c]ta9e aptitude p\r savoir dirig] les heures de rcration1 de faon ce qu'il en sorte un enseignem5t utile sans que ce jeune monde s'en ap]oive1 et sans tre oblig de les t5ir dans le srieux indisp5sable aux heures d'tude4 ,ri5 de plus fune/e que de les faire prom5]1 roides et sil5cieux au ct de leurs g\v]nantes1 au lieu de laiss] un peu la nature elle-mme1 t\t en sa*ant1 je le rpte1 y tr\v] un avantage p\r eux4 ,je crois donc qu'on ne saurait trop insi/] p\r procur] aux enfants levs *ez leurs p>5ts1 des rcrations utiles1 prises en commun3 au gymnase1 en hiv]1 l'cole de natation1 en t4 ,le dveloppem5t de la taille a *ez les enfants une importance considrable1 non seulem5t au po9t de vue de la beaut1 mais celui de la sant1 et il doit tre l'objet de la sollicitude con/ante des mres4 ,ds l'ge le plus t5dre1 l'enfant doit s'battre en ple9 air1 en t\te lib]t1 et les m\vem5ts de ses membres ne doiv5t pas tre gns p> des vtem5ts trop troits4 ,a la campagne surt\t1 on doit laiss] les enfants se livr] la gymna/ique naturelle1 si ncessaire leur ge1 c\rir1 saut]1 grimp] aux arbres3 p> ces ex]cices1 ils acquir5t de la =ce et de l'adresse4 ,c]ta9s p>5ts timors qui reti5n5t t\j\rs leurs enfants et1 dans la cra9te d'un dang] imag9aire1 les emp*5t de c\rir1 de saut]1 de grimp]1 leur r5d5t le plus mauvais s]vice2 ils se dvelopp5t l5tem5t ou mal et devi5n5t d'une gr&e maladresse4 ,ds qu'ils veul5t se ml] aux jeux des autres enfants1 ils tomb5t et s\v5t se bless5t malheureusem5t1 l o un autre enfant en et t quitte p\r une bosse ou une lgre cor*ure4 ,laissez donc les enfants s'battre en lib]t et suivre gnralem5t leur volont1 tant qu'elle n'e/ pas contraire l'accroissem5t de leur corps ou de leur esprit4 ,une bonne gymna/ique bi5 dirige1 suivant les pr9cipes de l'art1 e/ encore prfrable celle que font in/9ctivem5t les enfants2 p\r les filles comme p\r les g>ons1 elle aura les plus heureux rsultats2 p\r les filles surt\t1 auxquelles elle f]a p]dre cette sotte timidit1 ces peurs ridicules qui leur font p\ss] des cris au mo9dre accid5t et les mett5t hors d'tat de se tir] du mo9dre mauvais pas auquel elles peuv5t se tr\v] exposes4 ,la gymna/ique e/ donc absolum5t indisp5sable2 mais on n'a pas t\j\rs s\s la ma9 un tablissem5t bi5 mont et des pr(esseurs4 ,quelques notions et conseils sur cette tude p\rront donc r5dre s]vice bi5 des mres4 ,la gymna/ique compr5d l'enseignem5t pratique d'ex]cices p>ticuli]s propres dvelopp] la =ce et la s\plesse du corps2 c'e/ un art prcieux1 non seulem5t cause des heureux effets qu'il produit sur la sant des jeunes g5s des deux sexes1 mais encore p> la confiance qu'il leur inspire dans c]ta9es circon/ances difficiles4 ,mais on doit bannir de l'enseignem5t de la gymna/ique t\t ex]cice dang]eux qui expose les enfants des ef=ts1 des f\lures ou des entorses2 avant t\t1 il importe de donn] aux enfants de bonnes habitudes et d'aid] au dveloppem5t de leur =ce et de leur adresse2 tels sont1 les ex]cices sur place qui ont p\r b d'ass\plir les bras et les jambes2 la c\rse1 le saut1 les ex]cices du trapze1 du *eval de bois1 des cordes nuds1 des mts1 des *elles1 etc4 ,quels que soi5t les ex]cices gymna/iques que l'on fasse faire aux enfants1 il faut t\j\rs obs]v] c]ta9es rgles hyginiques et c]ta9es prcautions4 ,les meilleures heures p\r se livr] ces ex]cices sont celles qui prcd5t les repas2 c> ils p\rrai5t tr\bl] la dige/ion4 ,il ne faut pas non plus excd] les =ces de l'enfant1 le surm5]2 on le fatigu]ait sans pr(it4 ,les vtem5ts dont on se s]t p\r faire la gymna/ique doiv5t tre l>ges et lg]s1 ne gn] en ri5 les m\vem5ts et ne s]r] trop nulle "p4 ,une l>ge ce9ture qui s]re un peu la taille e/ cep5dant utile p\r ma9t5ir le v5tre et le prs]v] de faux m\vem5ts4 ,il e/ prud5t de se modr] v]s la f9 des ex]cices1 de manire ne pas se tr\v] trop en sueur au mom5t o l'on se repos]a1 mais il ne faut pas non plus s'arrt] brusquem5t1 de cra9te de s'expos] un refroidissem5t subit1 ce qui e/ t\j\rs dang]eux4 ,si les vtem5ts sont m\ills1 on aura so9 d'en *ang] et de s'essuy] p>faitem5t avec une s]viette bi5 s*e2 mais il faudra surt\t vit] de se lav] l'eau froide1 de se c\*] p> t]re ou de boire frais4 ,il exi/e une gymna/ique1 que j'appell]ai une gymna/ique mat]nelle1 qui se fait sans app>eils1 base sur un ensemble de m\vem5ts rationnels2 on la prt5d mme prfrable celle qui s'excute avec des in/rum5ts2 elle seule peut donn] l'homme le summum de ses =ces et le ma9t5ir dans un tat con/ant de sant et de s\plesse4 ,que les mres soi5t bi5 p]suades que faire faire leurs enfants p5dant c9q m9utes quelques ex]cices libres bi5 ordonns1 e/ plus salutaire que de les prom5] p5dant une demi-heure4 ,ri5 n'gale ces ex]cices p\r mettre le corps en activit1 p\r le prp>] aux m\vem5ts quelquefois brusques et t\j\rs beauc\p plus viol5ts aux eng9s4 ,puis enf9 beauc\p de familles ne peuv5t1 ou faire la dp5se de t\s les in/rum5ts de gymna/ique1 ou tr\v] assez de place p\r les in/all] *ez elles4 ,je ne puis ici indiqu] ces m\vem5ts rationnels1 limits de faon ce qu'on puisse les excut] *ez soi sans aucun inconvni5t2 mais il exi/e des livres spciaux faciles se procur]4 ,les =mes des m\vem5ts1 les ex]cices sont en gnral coordonns de manire p\voir s'adapt] t\tes les circon/ances1 t\tes les conditions d'ge et de sexe4 ,il va sans dire que les ex]cices doiv5t tre rejets dans t\s les tats inflammatoires et fbriles bi5 dcl>s4 ,il e/ trs important de faire des ex]cices t\s les j\rs1 autant que possible la mme heure et avant un repas1 en ayant bi5 so9 de laiss] un int]valle d'une demi-heure entre la f9 des ex]cices et le repas4 ,il faut avoir so9 de se db>rass] des p>ties du vtem5t qui peuv5t s]r]1 soit au v5tre1 soit au c\1 soit la poitr9e4 ,les ex]cices devront tre excuts l5tem5t1 sans hte ni brusqu]ie1 en ayant so9 de mnag] des int]valles de repos conv5ables2 cep5dant il faut y mettre de la vigueur et t\te la plnitude de la =ce de t5sion des muscles4 ,,*apitre ,,xiv ,,les ,,vacances4 ,au lieu de rpt] ces vieux cli*s1 clbrant le ret\r des enfants au foy] et le bonheur des p>5ts les embrass]1 je veux envisag] cette priode de l'anne s\s un aspect plus srieux et plus important4 ,le temps des vacances1 qui semble n'(frir l'esprit que plaisir et joie1 con/itue nanmo9s des devoirs spciaux aux p>5ts et aux enfants1 que les uns et les autres sont c\pables de ne pas remplir et qui ont l'influ5ce la plus grave sur leur exi/5ce4 ,bi5 des p>5ts1 dans leur bonheur de possd] prs d'eux ces tres *ris1 dont les circon/ances les =c5t se sp>] le re/e de l'anne1 se laiss5t all] les s\/raire t\te contra9te2 ils s'ef=c5t de leur procur] le plus d'amusem5t possible1 de leur donn] du bon temps1 comme ils dis5t4 ,on les dorlote1 on les laisse dormir la mat9e 7c'e/ de rigueur2 ne faut-il pas les ddommag] de se lev] mat9 t\te l'anne au lyce ou la p5sion874 ,ensuite1 on laisse p>ess] l'enfant en d%abill1 aussi longtemps qu'il le dsire2 on ne l'assujettit aucune tude1 on supporte t\s ses caprices3 pauvres petits1 il faut bi5 les laiss] faire un peu ce qu'ils veul5t1 ils sont si t5us le re/ant de l'anne6 ,quel e/ le rsultat de ce rgime8 ,premirem5t1 qu'avant que la premire qu9za9e des vacances soit c\le1 les p>5ts sont littralem5t h>asss de la prs5ce de leurs enfants1 et qu'ils appell5t de t\s leurs vux le t]me du laps de temps dont ils s'tai5t promis tant de j\issances4 ,les enfants1 de leur ct1 s'ennui5t bi5tt de ce f>ni5te1 t\t en tant trop jeunes et trop faibles p\r avoir le c\rage d'y remdi] eux-mmes2 ils devi5n5t de plus en plus dsagrables1 et f9iss5t p>fois p> arriv] au mme rsultat que les p>5ts1 c'e/--dire dsir] revoir leurs pr(esseurs et leurs cam>ades4 ,mais t\t cela n'e/ encore que le mo9dre malheur4 ,ce qui e/ bi5 plus grave et mrite une srieuse considration1 c'e/ que p> ce moy5 on dtruit en quelques sema9es t\t le bi5 qu'une anne d'ef=ts de "p et d'autre a pu faire4 ,l'enfant qui ne se lve de bonne heure1 qui ne cons5t travaill] rgulirem5t1 avoir de l'ordre1 etc41 que p>ce que la rgle de la maison d'ducation o il e/ l'y oblige1 qui n'e/ pas conva9cu qu'il faut que les *oses m>*5t a9si dans la vie1 et qui sait que ses p>5ts l'autoris]ont faire autrem5t1 cet enfant pr5d en ha9e d'abord la vie de la p5sion1 et ensuite il ne vit qu'avec l'espoir que1 lorsqu'il s]a son matre1 il p\rra suivre t\s ses p5*ants4 ,sa s\mission1 ses bonnes habitudes ne sont que factices2 il brle de s'y s\/raire1 et il le f]a la premire occasion4 ,on voit des jeunes filles cons5tant se m>i] avec le premi] v5u1 af9 de p\voir faire leur volont3 djeun] au lit1 p> exemple1 ce qui e/ le rve de t\t p5sionnaire quelque sexe qu'il app>ti5ne1 et re/] c\* jusqu' onze heures1 lire p>esseusem5t quelque niais]ie4 ,ils veul5t a9si ragir contre ce qu'ils appell5t les exig5ces de ceux qui les ont levs2 ils ne compr5n5t pas qu' n'importe quel ge et dans quelque position qu'on se tr\ve1 il ne faut jamais p]dre son temps inutilem5t1 et que1 t\te la vie1 on e/ oblig de pratiqu] la s\mission les uns env]s les autres1 si l'on veut vivre avec ses semblables4 ,autre inconvni5t de ce *angem5t de vie3 non seulem5t il leur e/ dur1 la r5tre1 de repr5dre leurs anci5nes habitudes1 mais leur sant e/ presque t\j\rs atte9te3 les pidmies de fivres1 de bron*ites1 de *olr9e1 etc41 qui clat5t dans les maisons d'ducation1 arriv5t d'ord9aire la r5tre de vacances quelconques1 c\rtes ou longues4 ,l'organisme1 l'e/omac de l'enfant sont gts de mme que son c>actre4 ,le devoir des p>5ts p5dant les vacances e/ de cont9u] et mme de p]fectionn] l'uvre d'ducation et d'in/ruction comm5ce la p5sion4 ,les habitudes des enfants doiv5t1 autant que possible1 re/] les mmes2 leurs travaux seuls sont modifis2 ils se lv]ont de bonne heure1 mais au lieu d'all] la salle d'tude1 ils iront faire une longue prom5ade la campagne1 en compagnie de g5s in/ruits1 si c'e/ possible1 h]borisant1 tudiant la botanique1 l'hi/oire naturelle2 dans la j\rne1 aprs avoir appris les leons que les pr(esseurs leur donn5t t\j\rs p\r ces quelques sema9es1 ils consacr]ont leurs heures de loisir aux arts d'agrm5t1 qu'ils sont obligs1 p> leurs tudes plus srieuses1 de nglig] dans le c\rant de l'anne4 ,la musique1 le dess91 auxquels ils ne peuv5t ord9airem5t donn] plus d'une demi-heure p> j\r au lyce1 doiv5t tre leur gr&e occupation p5dant les vacances2 n'e/-ce pas1 en effet1 une di/raction et une rcration8 ,il faut se rappel] que dans la vie d'un enfant une heure ne doit pas tre p]due4 ,les prom5ades auront t\j\rs un b in/ructif4 ,on les mn]a visit] les muses1 les monum5ts publics1 o l'on tr\v]a moy5 d'ex]c] leur mmoire et d'accrotre leurs connaissances hi/oriques4 ,je conseille de m5] r>em5t les enfants au ?tre1 mais beauc\p la campagne4 ,p\r la premire di/raction1 si on en use1 il faut faire un *oix scrupuleux1 et s'en t5ir exclusivem5t aux uvres classiques4 ,il ne faut pas croire que ce qui n\s ennuie ne soit pas capable d'amus] un lycen4 ,il s]a heureux d'y retr\v] des rappro*em5ts avec ce qu'il sait dj2 ent5dre dire sur le ?tre de ces beaux v]s qu'on lui fait appr5dre au collge1 ne f]a que l'enc\rag] et lui tre pr(itable2 de mme p\r les jeunes musici5nes1 elles auront un d\ble plaisir ent5dre avec or*e/re et *ant ce qu'elles j\5t sur le piano4 ,les tableaux reprs5tant les faits de l'hi/oire les intress]ont vivem5t1 et une visite au ,j>d9 des plantes1 au ,j>d9 d'acclimatation1 etc41 les amus]a bi5 autrem5t qu'une longue /ation sur une prom5ade publique4 ,un voyage1 outre son utilit p\r la sant et son agrm5t1 peut tre un excell5t sujet d'tude1 s'il e/ fait dans de bonnes conditions2 mais il ne faut pas qu'il consi/e simplem5t introduire la jeune p5sionnaire dans la vie des htels et des cas9os4 ,le bord de la m] e/ une cole o l'on peut agr&ir le c]cle de ses connaissances4 ,les collections m9ralogiques1 les h]bi]s tr\v5t l>gem5t s'y complt]1 et in/ruis5t en amusant4 ,aprs les arts d'agrm5t qui1 dans leur g5re1 ex]c5t l'esprit et meubl5t l'intellig5ce1 les sports =tifi5t le corps et dvelopp5t les =ces musculaires4 ,il ne faut pas cra9dre d'y consacr] un temps conv5able4 ,les ba9s froids1 la gymna/ique1 l'quitation1 s'il e/ possible1 le cricket1 sont des amusem5ts utiles4 ,c'e/ a9si que t\t e/ ga9 p\r les jeunes g5s1 que t\t doit avoir un b d'utilit4 ,on ne leur p]mettra surt\t1 s\s aucun prtexte1 de bal&r]4 ,combi5 voit-on d'enfants pass] leurs vacances1 les traits alanguis et plis p> le dsuvrem5t1 tortur] des animaux1 pass] de fauteuil en fauteuil1 s'endormant sur un livre moiti lu1 ne retr\vant leur n]gie qu' l'heure d'all] se c\*]1 af9 de sollicit] une prolongation de veille qui ne leur s]a d'aucune utilit4 ,t\s les j\rs1 ils promett5t de travaill] le l5dema91 et ce l5dema91 comme celui de l'aub]gi/e qui avait crit sur son enseigne3 ,dema9 je donn]ai boire p\r ri52 ce l5dema9 e/ t\j\rs p\r le j\r suivant6 ,mais ce n'e/ pas seulem5t orn] leur esprit que n\s devons n\s appliqu]1 ou ma9t5ir leur sant dans un tat florissant1 il e/ encore un po9t que les mres ne saurai5t nglig] p5dant les vacances1 et sur lequel elles ont une influ5ce t\te-puissante3 c'e/ l'ducation du cur et la culture des bonnes manires4 ,cette p>tie de l'ducation d'un enfant e/ malheureusem5t trop s\v5t nglige dans les in/itutions2 il e/ peut-tre mme impossible qu'il en soit autrem5t l o le nombre des lves ne p]met pas de s'occup] de *aque nature en dtail1 et o la multitude de *oses arides et s*es enseign] r5d =cm5t les rapports entre matres et lves mo9s affectueux et plus raides4 ,mais s'il incombe aux p>5ts des devoirs srieux1 p>fois pnibles mme remplir1 de leur ct1 les enfants doiv5t song] leur facilit] la t*e2 c>1 outre t\t le bi5 qui leur en revi5t1 ne doiv5t-ils pas laiss] ces pauvres p>5ts1 si heureux de leur prs5ce1 un bon s\v5ir de ce c\rt espace de temps pass auprs d'eux8 ,si les enfants sont dsagrables1 taqu9s1 volontaires1 capricieux1 les p>5ts se s5tiront comme dlivrs p> leur d"p et de cette faon l'am\r de la famille se tr\ve peu peu amo9dri1 effac1 p\r faire bi5tt place l'indiffr5ce1 s9on pis encore6 ,p\r l'enfant1 qui e/ en p5sion1 comme p\r celui lev la maison1 le temps des vacances le rappro*e t\j\rs de sa mre p> les loisirs qu'il lui donne2 c'e/ donc une occasion qui se prs5te elle de prodigu] plus l>gem5t ses conseils et ses so9s4 ,il e/ t\j\rs dommage de s'arrt] p5dant cette vie qui e/ si c\rte1 et les temps d'arrt sont encore plus vit] p5dant l'enfance2 si l'homme mr et le vieill>d peuv5t se p]mettre de *]*] dans les vacances qu'ils pr5n5t1 comme magi/rats1 fonctionnaires1 adm9i/rateurs1 travailleurs2 en un mot1 de la gr&e ma*9e du monde1 un repos absolu1 un dlassem5t complet de la facult qu'ils ex]c5t sans rel*e et qui a beso9 de se repos] p> int]mitt5ce1 il n'en e/ pas de mme de l'enfant1 lequel ne doit pas plus s'arrt] dans son ducation qu'il ne s'arrte dans sa croissance4 ,mettre un enfant au repos intellectuellem5t1 s\s le prtexte qu'il a le temps1 qu'il appr5dra plus t>d1 c'e/ comme si on v\lait l'emp*] de gr&ir1 en disant3 ,il gr&ira plus t>d4 ,on ne gr&it plus aprs un ge peu prs fixe1 on n'appr5d plus c]ta9es *oses avec la mme facilit un c]ta9 ge4 ,les vacances ne doiv5t donc tre qu'un *angem5t de travail1 mais non pas un arrt2 et si l'on en pr(ite p\r s'occup] davantage des ex]cices du corps1 si l'on re*]*e l'amlioration physique1 c'e/ t\j\rs un progrs1 et il ne faut pas oubli] que1 dans ce qui e/ humanit1 ce qui ne progresse plus recule1 puisque ri5 ne re/e /ationnaire4 ,de l'in/ant o la lumire ne crot plus1 elle baisse2 aussi les jeunes g5s1 et mme les hommes1 dont je p>lais t\t l'heure1 pr(it5t-ils des vacances simplem5t p\r s'adonn] d'autres tudes que leurs occupations ord9aires ne leur laiss5t pas le temps de pratiqu] dans le c\rs de l'anne4 ,p5dant les vacances1 au lieu de travaill] dans les livres imprims1 devant une table d'tude1 l'enfant travaille dans le gr& livre de la nature ouv]t devant lui1 en ple9 air1 s\s la vote cle/e2 au lieu de s'a/re9dre aux df9itions ab/raites1 il a les dmon/rations matrielles1 au lieu de la rigidit de la leon du pr(esseur1 il reoit les d\x conseils de sa mre4 ,p5dant les quelques sema9es que dure ce laps de temps consacr r5\vel] nos =ces1 af9 de ne pas recul]1 les enfants doiv5t t\j\rs travaill] un peu leurs tudes habituelles1 de faon qu'au ret\r des classes1 qu'il s'agisse des bancs du collge1 du c\v5t ou de ceux des c\rs1 ils ai5t plutt gagn des places que d'en p]dre4 ,mais ce quoi la mre doit s'atta*] p>ticulirem5t1 c'e/ pr(it] de l'occasion o l'enfant lui app>ti5t plus spcialem5t p\r lui inculqu] cette ducation spciale du cur et de l'me que p]sonne1 sauf elle1 peut lui donn]4 ,en voyageant avec lui aux bords de la m]1 ou dans les montagnes1 en sus des enseignem5ts gographiques et topographiques1 elle lui appr5dra1 s'il e/ en ge1 obs]v] les murs et les c\tumes1 apprci] les g5s et les *oses2 elle =m]a son jugem5t p> les comp>aisons et la vue des *oses n\velles4 ,il e/ vrai que p\r cela la mre doit avoir elle-mme du disc]nem5t1 cette qualit si r>e et si prcieuse2 elle doit surt\t se dv\] et p5s] au plaisir et au bi5 des autres1 de prfr5ce son agrm5t p]sonnel2 mais il faut espr] que n\s possdons encore p>mi les femmes de ,france gr& nombre de ce cas6 ,les familles sont =tem5t motionnes s\v5t p> les conc\rs3 ce sont l de ces sol5nits importantes dans la priode de la vie que l'on appelle la jeunesse4 ,que de gros *agr9s1 et aussi que de joie1 selon que l'on reoit la rcomp5se ou la semonce ju/em5t mrite6 ,on e/ port un peu trop s\v5t accus] l'imp>tialit des pr(esseurs2 c]tes1 c'e/ une bi5 gr&e dception p\r celui qui a consci5ce de sa valeur1 de se voir mconnu et prfr un rival mo9s digne6 ,l'inju/ice e/ ce qu'il y a de plus cruel au monde p\r un cur droit et s9cre4 ,mais1 bi5 s\v5t aussi1 les enfants1 et les p>5ts encore davantage1 sont aveugls p> l'orgueil1 et se figur5t lss p>ce qu'ils ne s'ap]oiv5t pas de la valeur relle de leurs concurr5ts1 au lieu de puis] dans la prfr5ce donne un n\veau motif d'mulation4 ,t\s ne peuv5t avoir les premi]s prix1 mme t\s les mritants1 et s'il s'en tr\ve =cm5t p>mi eux d'v9cs2 c'e/ une raison de plus p\r ceux-l de s'ef=c] de dmontr] p> l'av5ir l'erreur qu'on a pu commettre en ne les plaant pas au premi] rang4 ,les vacances sont p\r beauc\p aussi1 *aque anne1 la r5tre df9itive dans la famille2 l'in/ruction1 appele tort l'ducation1 e/ t]m9e444 p\r la p>tie indisp5sable t\te p]sonne qui ne veut pas se di/+u] des autres p> une honteuse ignorance4 ,mais ce sont l deux appellations fausses4 ,l'in/ruction n'e/ proprem5t p>l] que comm5ce4 ,et1 t&is que le jeune homme ne quitte les bancs du collge que p\r s'adonn] des tudes plus srieuses1 soit qu'il fasse son droit1 soit qu'il se dispose entr] dans des coles spciales1 soit encore qu'il se de/9e aux affaires comm]ciales1 la jeune fille ne doit pas oubli] que c'e/ bi5 tort et d\blem5t tort que l'usage autorise dire qu'elle a t]m9 son ducation2 c'e/ l l'expression consacre1 mais qu'il faut avoir so9 d'int]prt] avec une signification t\t autre que littrale4 ,c'e/ de son in/ruction et non de son ducation qu'il s'agit2 cette d]nire1 qu'il ne faut pas confondre avec l'autre1 peut tre peu prs t]m9e1 c> l'enfant e/ lev1 e/ duqu1 mais l'in/ruction e/ bi5 lo9 d'tre t]m9e4 ,c'e/ elle1 elle seule qu'il app>ti5t de complt] les deux1 qui doiv5t faire d'elle une femme accomplie4 ,les moy5s un peu obligatoires employs jusqu'alors1 ne sont plus de mise2 l'tude n'e/ plus p> elle considre comme un travail dsagrable1 mais comme un beso9 ncessaire1 un emploi utile de son temps2 on lui a donn des lm5ts1 on lui a ouv]t la voie2 c'e/ elle se p]fectionn] librem5t et sans y tre =ce2 elle e/ en ge d'en compr5dre la ncessit4 ,comme ducation1 elle a aussi se p]fectionn] dans les usages du monde1 dans les obligations et les devoirs de la matresse de maison1 de la mre de famille2 il lui re/e donc encore beauc\p faire1 beauc\p appr5dre s\s d'autres =mes1 et dans d'autres bran*es peut-tre2 et srem5t elle n'a pas t]m9444 ,ses vacances1 qu'elle a cru en songe devoir tre dsormais p]ptuelles1 ont de quoi tre bi5 employes1 c> c'e/ le vritable travail de la vie qui comm5ce4 ,,*apitre ,,xv ,,de ,l',,utilit ,,des ,,voyages ,,p\r ,,la ,,jeunesse4 ,j'ai quelque pe9e me dcid] rs\dre cette "q1 p>ce que j'ai p\r pr9cipe de ne jamais donn] de ces conseils1 bons seulem5t p\r ceux qui ont de la =tune1 et ne s]vant qu' donn] des regrets ceux qui ne peuv5t les suivre1 p>ce qu'il leur en manque les moy5s pcuni]s1 mais qui sont nanmo9s susceptibles de les apprci] et de les envi]4 ,les voyages1 il faut bi5 l'av\]1 sont indisp5sables =m] les hommes1 ouvrir l'intellig5ce1 p]mettre les comp>aisons1 donn] du jugem5t1 in/ruire1 enseign]4 ,cep5dant1 si les voyages lo9ta9s ont cette utilit1 j'aj\t]ai que mme le plus petit dplacem5t porte son fruit4 ,p\r la jeune fille1 le voyage1 le dplacem5t1 n'e/ pas aussi indisp5sable que p\r le jeune homme4 ,a quoi bon lui ouvrir tant d'horizons qu'elle ne saurait jamais atte9dre8 et combi5 en voit-on1 au ret\r1 ne plus tr\v] aut\r d'elles assez d'espace p\r leurs aspirations6 ,il faut lev] les enfants p\r le milieu o ils doiv5t vivre1 si l'on ne veut pas c\rir la *ance de les dclass]4 ,le sexe mascul9 peut t\j\rs *ang] de milieu2 il dp5d de lui d'en sortir1 de s'lev]1 et il n'a jamais trop d'ambition1 si cette ambition e/ s\t5ue p> de l'n]gie et des capacits4 ,de la femme il n'en e/ pas a9si2 mo9s de faire p>tie de la brillante cohorte des arti/es1 o1 s'il e/ beauc\p d'appeles1 il y a peu d'lues1 la femme ne peut *ang] de position que p> le m>iage2 et c'e/ une bi5 gr&e exception que celle-l4 ,j'ai connu plusieurs jeunes filles app>t5ant au comm]ce ou la petite b\rgeoisie1 n'ayant que des dots mode/es1 *aleureusem5t enc\rages p> leurs p>5ts t5dre leur esprit et leurs connaissances4 ,pas une de mes lectrices qui n'ait aussi de ces exemples dans son ent\rage4 ,bi5tt leur intellig5ce dveloppe1 les tal5ts qu'elles acquir5t1 les plac5t en dehors de leur c]cle1 au-dessus des autres membres de leur famille2 leur donn5t le droit d'aspir] un cadre plus l>ge2 les p>5ts en sont fi]s1 les l\anges ne manqu5t pas1 elles sont re*]*es1 attires1 reues l o leurs p>5ts sont pe9e tolrs cause d'elles4 ,vi5t le mom5t de les m>i]2 les p\seurs1 en rapport avec leurs dots et leurs naissances1 ne leur p>aiss5t plus dignes d'elles2 peut-tre eux-mmes en aurai5t-ils peur1 et cep5dant elles ne peuv5t espr] en tr\v] l o elles ne sont reg>des que comme des intrus4 ,elles lutt5t quelque temps1 se figur5t qu'elles sont au-dessus de leur ent\rage et1 en df9itive1 f9iss5t p> dev5ir des incomprises2 elles murmur5t contre leur de/9e qui les ent\re d'un c]cle de f]4 ,c'e/ p\rquoi1 mo9s d'tre bi5 sr de p\voir lui faire fran*ir le c]cle qui l'ens]re1 il n'e/ pas ncessaire de donn] la jeune fille des ap]u qui ne s]ai5t cause que de regrets et de dceptions4 ,cette doctr9e sembl]a peut-tre un peu troite2 elle e/ le fruit de l'expri5ce faite de visu6--,que de jeunes filles les p>5ts font lev] ,p>is1 dans de gr&s p5sionnats1 et qui1 lorsqu'elles doiv5t r5tr] dans leurs villages1 ne rv5t qu'aux succs de ,p>is1 et s'tiol5t ou s'aigriss5t et devi5n5t malheureuses6 ,elles s5t5t en elles les moy5s1 le savoir2 mais qu'en faire8 ,d'autres essai5t de bris] le fameux c]cle1 et elles ne russiss5t qu' se mettre entre deux f]s4 ,p\r la jeune fille qui a de la =tune1 qui e/ de/9e voir le monde1 ou combattre p> une pr(ession librale1 les voyages sont trs utiles4 ,mais p\r le jeune homme ils sont le complm5t indisp5sable1 et je reg>de comme trs =tuns ceux que les vnem5ts entran5t au lo94 ,j'ai connu une pauvre mre1 veuve1 isole1 qui travaillait p\r n\rrir et lev] son fils4 ,elle ne vivait que p\r lui444 je n'os]ais aj\t] qu'il ne vivait que p\r elle1 c> il n'en tait malheureusem5t ri56 ,les plus gr&s so9s1 l'ducation la plus t5dre1 l'in/ruction la plus svre1 n'avai5t donn que les rsultats les plus pitres2 c'tait une mauvaise nature4 ,a l'ge de dix-huit ans1 petit employ de comm]ce1 il ne p\vait arriv] se suffire2 sa mre travaillait t\j\rs p\r lui6444 ,on lui proposa une position excessivem5t avantageuse1 mais il fallait faire un voyage au ,japon4 ,le ,japon1 ce pays si diffr5t du ntre6 ,puis l'inconnu1 l'imprvu qui p\vait en rsult]1 n'tait-ce pas fait p\r t5t] l'esprit av5tureux d'un jeune g>on lg]1 un peu indol5t1 aimant le plaisir1 dte/ant le travail8 ,ce qu'il aurait tr\v444 peut-tre pas ce qu'il croyait6 et une fois lo9 de sa mre1 n'ayant plus compt] que sur lui1 sa nature se s]ait trans=me6 ,les trang]s n'aurai5t pas support ses caprices1 ses humeurs2 combi5 son c>actre aurait pu y gagn]6 ,la pauvre mre ne vit qu'une *ose1 la sp>ation2 son fils sans elle1 elle sans son fils4 ,elle n'tait pas p]sonnelle1 c> le jeune homme ne lui r5dait aucun so91 ne lui causait que des ennuis1 mais son am\r tait g/e en cela qu'elle songeait davantage au bonheur qu'elle pr\vait le voir1 s'occup] de lui1 qu'au bi5 qui p\rrait rsult] p\r lui de son loignem5t4 ,il ne p>tit pas444 ,quelques mois aprs1 il se laissait entran] p> ses cam>ades dans une orgie1 et ivre il r\lait s\s une voiture qui l'crasait2 on rapportait son cadavre la pauvre mre2 je n'ai jamais connu une in=tune plus gr&e6444 ,p\rquoi ne l'avait-elle pas laiss p>tir8 ,n\s avons1 il e/ vrai1 cette autre in=tune illu/re1 cette mre qui a t pleur] son fils sur sa tombe1 au ,zulul&6 mais il n'e/ pas beso9 d'all] s'expos] *ez les sauvages p\r se =m]1 et un t\r d',europe e/ dj suffisant4 ,p\r un jeune homme de/9 au comm]ce1 ri5 n'e/ meilleur1 quelque haute position qu'il occupe1 de le plac] p5dant une anne *ez un ngociant d'un pays trang]1 o il se p]fectionne dans la langue et appr5d les affaires4 ,nos comm]ants notables ne manqu5t pas de le faire p\r leurs fils4 ,il n'y a pas d'arg5t mieux employ que celui consacr un voyage2 la preuve en e/3 les sj\rs ,rome accords comme rcomp5se aux arti/es4 ,aussi je me p]mettrai de signal] aux oncles et aux p>5ts gnreux1 et je suis p]suade que mon avis recevra un ass5tim5t en?\sia/e de la "p des jeunes g5s1 comme un excell5t enc\ragem5t1 un cadeau utile1 de pay] un voyage p\r les vacances l'tudiant ou au collgi5 /udieux4 ,je ne m'oppose pas ce que les jeunes filles voyag5t1 seulem5t il e/ positif que la vie d'htel et des gr&s *em9s ne leur e/ pas aussi indisp5sable qu'au sexe mascul91 mais les voyages n'en re/5t pas mo9s le plaisir le plus utile p\r l'un et p\r l'autre sexe4 ,a dfaut de voyage lo9ta91 le dplacem5t e/ dj un avantage autant intellectuel que physique1 dont on ne doit pas nglig] de faire j\ir mme les enfants4 ,s\s le rapport de l'utilit1 je ne recomm&e pas l'in/allation dans une ville d'eaux en vogue1 o l'on recomm5ce peu de *ose prs l'exi/5ce oisive et lgante des villes1 avec la facilit en plus de faire des connaissances la lgre1 et de pr5dre de mauvaises habitudes4 ,la villgiature dans la campagne vritable1 le sj\r sur une plage agre/e o les sorties consi/5t all] en robe de toile1 sur les falaises1 cueillir les plantes m>9es et dans les galets *]*] le coquillage1 et non pas pos]1 s]re en une toilette de sat9 et de gaze1 au milieu du sable1 aut\r du kiosque de musique1 voil ce qui e/ pr(itable la sant et mme l'esprit1 qu& on ne peut ou ne prfre1 avide de n\veau1 p>c\rir les pays trang]s1 tudi] les murs1 visit] les monum5ts1 admir] les muses1 se repatre d'objets inconnus nos yeux et qui prs5t5t l'intellig5ce ouv]te1 l'imag9ation vive et impressionnable1 un *>me dont on ne se fatigue jamais4 ,voyagez et faites voyag] les vtres1 donc1 autant que possible1 ne s]ait-ce que quelques j\rnes p> anne2 mais si des devoirs imprieux v\s atta*5t la maison1 lisez des livres de voyages1 des livres ayant rapport aux pays trang]s1 c> on ne peut bi5 s'apprci] soi-mme qu'en appr5ant connatre les autres4 ,,*apitre ,,xvi ,,le ,,*oix ,d',,une ,,pr(ession4 ,on peut dire que ce *apitre fait suite en quelque sorte ceux sur le dveloppem5t de l'enfant1 et quoique le *oix d'une pr(ession ne soit mis en "q qu' l'ge de l'adolesc5ce1 il e/1 selon le sy/me que je vais expliqu]1 indisp5sable de s'y prp>] l'avance4 ,je veux p>l] spcialem5t des pr(essions donn] une enfant ri*e1 p>ce que c'e/ pr9cipalem5t p\r les filles que la solution de cette "q prs5te des difficults1 et ce sont t\j\rs des que/ions difficiles que je dois m'occup]1 les autres n'ayant pas beso9 d'tre appr(ondies2 ensuite p>ce que l'emb>ras e/ d\ble qu& il s'agit de filles de familles aises ou ri*es4 ,c'e/ ma9t5ant un fait avr qu'on peut tre c]ta9 de ne pas cons]v] t\te sa vie la mme position de =tune4 ,p>mi un nombre assez considrable de p]sonnes qu'il m'a t donn de connatre directem5t ou indirectem5t1 je puis dire qu' quelques r>es exceptions prs1 je les ai t\tes vues dans un espace de v+t annes *ang] de position du t\t au t\t4 ,ceux-ci1 en petit nombre1 que j'avais laisss dans une humble position1 dsols1 s9on dsesprs1 je les ai retr\vs sup]bes et brillants4 ,ceux-l1 t\te une pliade1 que j'ai vus plan] dans les hautes rgions de l'opul5ce et des honneurs1 sont desc5dus dans la plus obscure pauvret4 ,il n'y a pas encore bi5 longtemps que j'ai eu un n\vel exemple frappant4 ,il y a quelque dix ans pe9e1 dans la c\r d'un spl5dide htel du b\lev>d ,haussmann1 v\s eussiez vu mont] dans son l&au con=table sup]bem5t attel1 une belle femme de qu>ante ans environ1 le vritable portrait de la matrone antique2 il n'tait que deux heures de l'aprs-midi1 c> ce n'tait pas aux heures prfres de la f\le lgante qu'elle se r5dait au ,bois1 mais aux heures o le soleil e/ le plus d\x respir]1 o les alles ds]tes p]mettai5t ses c9q petits g>ons qui faisai5t *elon depuis l'ge de dix ans jusqu' deux ans1 de s'battre s\s ses yeux4 ,ce l&au tait donc ple9 de ttes blondes et enfant9es4 ,le diman*e on pr5ait deux voitures2 dans le cl>5ce1 tai5t une g\v]nante et une bonne avec les deux plus jeunes bbs2 dans le l&au1 sur le devant1 se plaai5t les trois ans2 dans le fond l'heureuse mre1 ne laissant p]sonne le so9 de b]c] son sixime1 n\veau-n1 une mignonne fillette qu'elle n\rrissait2 le pre tait assis ct4 ,quelle belle famille6 ,quelle bonne mre6 ,quelle union p>faite6 ,jamais elle n'allait au ?tre ni au bal1 p\r ne pas quitt] ses enfants4 ,elle prsidait leurs tudes1 leurs jeux1 leur toilette1 malgr le nombreux p]sonnel de dome/iques qui l'ent\rait4 ,elle avait droit dans ses armes une c\ronne f]me p> son pre1 un manteau de "l p> sa mre444 ,le bonheur1 la =tune1 les honneurs1 t\t lui s\riait444 ,auj\rd'hui1 c'e/ dans une petite ruelle1 ,montr\ge1 que l'on habite6 ,quel v5t de malheur a s\ffl sur t\t cela8 et la petite fille b]ce dans le l&au1 quelle va tre sa de/9e de jeune fille8 ,les =tunes sont tellem5t peu sres1 que p]sonne ne se fait mme illusion4 ,il e/ impossible de prvoir les vnem5ts1 et de dire ce qu'on s]a dema92 aussi c'e/ une proccupation con/ante de t\s les p>5ts srieux1 de mettre leurs enfants mme de p\voir1 en cas de beso91 tr\v] des ress\rces en eux-mmes4 ,il y a aussi une classe plus mode/e qui se proccupe de la mme "q1 c'e/ cette classe o le *ef de la famille gagne1 *aque anne1 de quoi faire m5] aux si5s une exi/5ce t\t ju/e conv5able1 mais qu'il laiss]a sans ress\rces1 le j\r qu'il tomb]a malade4 ,c'e/ une misre dore avec un prcipice au b\t4 ,ce que je reois de dem&es1 d'avis1 de ces deux positions1 on peut se l'imag9]4 ,une mre j\issant d'une =tune moy5ne me dit3 ,j'ai envie de faire appr5dre mes filles l'tat de modi/e ou de c\turire4 ,une autre m'crit3 ,je donne mon enfant une pr(onde in/ruction2 il me semble que je ne puis lui laiss] une =tune plus solide4 ,avec de l'in/ruction on arrive t\t4 ,cette autre encore3 ,p>mi les beaux-arts que ma fille appr5d1 je veux qu'elle en appr(ondisse un1 s\s le rapport indu/riel4 ,c'e/ une sorte de mti] arti/ique qu'elle aura t\j\rs s\s la ma94 ,je rponds1 en pr5ant les dem&es reculons1 et je comm5ce p> la d]nire solution3 --,si votre fille a beso9 de gagn] sa vie ds prs5t ou du mo9s dans un c\rt dlai1 v\s avez ple9em5t raison de *oisir un art indu/riel1 celui le plus en vogue p\r le mom5t4 ,on ne peut gure faire un tel *oix qu& il s'agit d'un av5ir inc]ta9 et loign1 p>ce que la mode *ange2 un mom5t donn1 la pe9ture sur porcela9e et la pe9ture sur v5tail tai5t d'un bon rapport2 auj\rd'hui elles rapport5t peu prs de quoi m\rir de faim4 ,le dess9 sur bois e/ beauc\p plus re*]*2 on fait tant de publications illu/res que l'on manque d'arti/es4 ,ici1 on se tr\ve devant une difficult3 les matres en ce g5re ne veul5t pas faire d'lves4 ,ils ont peur des concurr5ts4 ,mais la mode1 la sci5ce1 les dc\v]tes peuv5t *ang] t\t cela1 et1 d'ici quelques annes1 un autre art vi5dra dtrn] celui-l4 ,la m9iature sur ivoire s'e/ vue ru9e p> la photographie1 quoiqu'il ne puisse y avoir rivalit ni comp>aison4 ,mais il e/ bi5 r>e ma9t5ant qu'on fasse faire un portrait la m9iature4 ,a la premire "q je rpondrai3 --,madame1 il n'y a que les petites filles de classes ouvrires qui vont l'appr5tissage1 puis en j\rne4 ,ce n'e/ pas un si maigre rsultat que v\s songez4 ,si vos filles tai5t rduites p> une imm5se adv]sit tre ouvrires 7cela s'e/ vu71 elles saurai5t mieux travaill] que des ouvrires de pr(ession1 ri5 qu'en sa*ant ce que t\te jeune fille de famille sait4 ,il n'y en a pas une1 auj\rd'hui1 qui ne sa*e taill] et c\dre1 mont] un *apeau aussi bi5 qu'une ouvrire de pr(ession2 du mo9s1 il lui manqu]ait peu p\r se p]fectionn]4 ,mais si v\s ent5dez qu'elle soit capable de fond] une maison de modes ou une maison de c\ture1 cela e/ diffr5t3 il n'e/ pas ncessaire d'avoir t l'appr5tissage1 et je vais v\s rpondre1 en mme temps qu' la seconde maman1 qui p5se que l'in/ruction peut t5ir lieu de t\t3 celle-ci se rappro*e du b4 ,il y a quelque *ose de plus enseign] un enfant qu'un mti]1 sans conte/] que la connaissance appr(ondie d'un mti] soit excell5te3 c'e/ tre intellig5t1 c'e/ savoir employ]1 mettre pr(it son savoir1 son tal5t4 ,en un mot1 p\r employ] une expression vulgaire1 il doit appr5dre savoir se ret\rn]4 ,d'o vi5t que l'on r5contre frquemm5t des g5s d'un tal5t inconte/able qui re/5t en r\te et qu'on voit arriv] des p]sonnes bi5 mo9s capables pr(essionnellem5t que les premi]s8 ,elles sav5t mieux s'y pr5dre2 leur intellig5ce a t plus dveloppe1 et si1 p>fois1 c'e/ p> un don naturel1 trs s\v5t aussi cela provi5t du dveloppem5t que l'on a donn l'intellig5ce p5dant leur enfance4 ,l'intellig5ce vaut encore mieux qu'un mti]1 que du tal5t2 elle leur supplera1 mais si elle e/ seconde p> eux1 elle aid]a sortir du milieu ord9aire4 ,v\s donnez une pr(ession un jeune homme2 v\s appr5ez un mti] arti/ique ou un art indu/riel1 comme v\s v\drez1 une jeune fille1 le g\v]nem5t se r5\velle1 les temps *ang5t1 la mode fuit1 il faut qu'ils sa*5t aussi *ang] et se modifi]4 ,les circon/ances de la vie sont si div]ses que la premire *ance p\r russir e/ de savoir s'y pli]1 s y con=m]4 ,l'n]gie et l'intellig5ce1 voil deux s\ti5s puissants p\r le malheur4 ,je n'admets le suicide dans aucun cas4 ,je puis le compr5dre p> d%onneur1 encore mme du d%onneur on peut se ra*et]2 mais le suicide p> misre1 je ne le compr5ds pas2 les pe9es de cur peuv5t abattre1 tu]1 p>ce qu'elles sont s\v5t irrmissibles2 les p]tes d'arg5t peuv5t t\j\rs se rp>]4 ,un enfant1 aussi =tun qu'il soit1 doit s'habitu] l'ide que cette =tune1 dont il j\it1 ne lui app>ti5t pas1 qu'il n'en a qu'une j\issance temporaire1 mom5tane1 et il doit se t5ir prt aux rev]s et gagn] sa vie4 ,un jeune homme doit tre conva9cu qu'il e/ absolum5t d%onorant de vivre aux crotes de ses p>5ts4 ,je connais des jeunes g5s dont les p>5ts sont dans l'aisance1 d'autres qui sont excessivem5t ri*es1 et qui1 en att5dant que leurs fils ai5t atte9t l'poque o la pr(ession qu'ils ont *oisie leur rapporte1 leur font gagn] leur vie p> des rptitions1 des articles dans les j\rnaux1 etc4 ,p> exemple1 un jeune /agiaire1 en att5dant que les causes lui arriv5t se met secrtaire d'une illu/ration du b>reau1 etc4 ,une femme peut possd] un tal5t fond1 un homme *oisir une c>rire2 mais en outre ils doiv5t avoir l'intellig5ce de savoir se pli] aux circon/ances4 ,la plup>t du temps1 on arrive prcism5t p> la voie laquelle on p5sait le mo9s4 ,on retr\ve des exemples *aque pas4 ,un tel qui avait t lev p\r les arts1 o il vgt]a t\te sa vie1 s]ait arriv s'il s'tait mis dans le comm]ce4 ,tel autre s'ob/9e ne pas v\loir accept] une position qu'il croit au-dess\s de lui4 ,qu& on se tr\ve dans l'adv]sit1 il y a mille moy5s de se ret\rn]4 ,on p>le t\j\rs que la femme seule e/ misrable1 mais j'en connais des quantits qui se sort5t p>faitem5t d'affaires4 ,ce sont des femmes intellig5tes qui ne se laiss5t pas abattre4 ,un exemple entre autres3 ,une femme de ma connaissance et du meilleur monde1 p> suite du dcs d'un p>5t g qui m\rut sans avoir fait de te/am5t1 se tr\va sans =tune2 elle avait un mobili] assez complet2 au lieu d'att5dre dans l'inaction d'avoir mang son mode/e pcule et d'tre =ce de v5dre son mobili]1 elle l\a un petit app>tem5t1 le *oisissant avec deux sorties sur l'escali]2 elle le disposa le plus coquettem5t possible1 faisant des rideaux avec une robe de bal1 habillant un p\f d'une jupe de sat9ette bro*e2 ne craignant pas de grimp] sur une *aise pose sur une table1 p\r atte9dre le haut des f5tres1 ni de se tap] sur les doigts avec le m>teau1 c> il ne fallait pas p5s] pr5dre un tapissi]2 elle se r5f]ma dans la plus petite pice1 et s\s-l\a les deux autres2 ayant tr\v l\] le t\t ensemble1 elle se transporta autre "p1 o elle recomm5a2 l'anne d'aprs elle avait l\ peu peu la maison entire1 et faisait des affaires prospres4 ,bi5 des p]sonnes *oisiss5t une pr(ession et ne sav5t pas ou ne veul5t pas se sortir de l4 ,elles se lam5t5t1 implor5t t\s les *os1 accus5t le ciel de les oubli]1 mais elles ne f]ai5t pas le mo9dre ef=t2 cela leur p>at impossible mme2 n'ayant jamais fait att5tion ri5 qu' ce qui se tr\vait s\s leur nez1 elles n'ont jamais vu au del1 et1 il faut bi5 le dire1 leurs p>5ts ne les ont pas sec\s1 dvelopps4 ,en gnral1 les p]sonnes qui ont j\i rellem5t de la =tune1 sont intellig5tes1 et sav5t mettre de ct un faux am\r-propre qui les emp*]ait de *]*] se relev]4 ,mais il y en a une f\le qui n'ont fait que ctoy] cette =tune1 la voyant assez de prs p\r p\voir en p>i]1 et elles se tr\v5t dplaces et malheureuses4 ,une femme qui se tr\ve dans ces conditions1 vi5t de temps en temps me dem&] de lui indiqu] une occupation4 ,depuis plusieurs annes1 elle e/ la re*]*e d'un emploi1 et *aque fois qu'on lui en indique un1 quelque *ose1 oh6 t\j\rs un excell5t motif1 l'emp*e d'accept]4 ,l'autre j\r1 elle me racontait que l'an d]ni]1 aprs avoir implor le b>on de ,r41 elle en avait reu un sec\rs de c9quante francs1 et qu'elle compte en faire autant cette anne4 ,je me s5tais vraim5t saisie de commisration p\r elle1 je ne l'en p5sais pas l1 lorsqu'elle cont9ua ses dolances1 disant3 --,on me dit3 ,travaillez1 travaillez6 ,c'e/ bi5tt dit3 il faut des aptitudes1 je n'en ai pas2 je ne peux cep5dant pas all] balay] la rue6 ,je re/ai /upfaite4 ,voil une femme qui aurait t humilie de gagn] sa j\rne en balayant la rue1 et qui ne r\gissait pas de recevoir une aumne du b>on ,r46 ,mais si elle avait eu rellem5t un peu de fi]t vraie1 avant d'implor] un sec\rs1 elle aurait d'abord t se ml] l'esc\ade des balayeurs1 qui ont c]ta9em5t des s5tim5ts de fi]t que n'a pas celle qui mange le pa9 de l'infirme1 du vieill>d1 qu& elle a en elle des facults suffisantes se suffire4 ,ce qu'il faut enseign] aux enfants1 outre un mti]1 ou un tal5t1 c'e/ savoir s'en s]vir1 c'e/ connatre la vie1 la valeur des mots1 la consqu5ce des *oses4 ,les enfants ri*es sont mieux mme d'appr5dre t\t cela et d'avoir leur intellig5ce ouv]te1 p>ce qu'ils reoiv5t plus d'in/ruction1 voyag5t1 lis5t1 ent5d5t raisonn]2 et le j\r o l'in=tune arrive1 ils ne sont pas aussi malheureux d'tre obligs de drog]1 que d'autres1 levs en reg>dant en haut et qui se morfond5t d'envie4 ,dans la plus haute socit1 on voit se donn] des ftes o les convives se plais5t s'habill] en paysans1 en grisettes1 en ouvri]s4 ,la gr&e dame e/ heureuse d'*app] au poids des gr&eurs1 et de c\rir1 une j\rne entire1 inconnue comme une petite b\rgeoise4 ,obs]vez les jeux des enfants4 ,les bbs de p>5ts trs ri*es j\5t la bonne1 la m>*&e1 la ru9e2 ceux des pauvres1 j\]ont au gr& seigneur1 au c>rosse4 ,enseignez donc votre enfant ce que v\s v\drez1 mais enseignez-lui1 surt\t1 ne pas reg>d] le travail comme indigne de lui4 ,qu'il soit bi5 p]suad de la vracit de ce prov]be3 il n'y a pas de sots mti]s1 il n'y a que de sottes g5s4 ,c'e/ p> son mrite et ses capacits1 p> la manire suprieure dont il s'en acquitt]a1 qu'il pr\v]a que la t*e entreprise e/ au-dess\s de lui4 ,avec du travail1 de la p]svrance1 de l'intellig5ce1 on peut t\j\rs se sortir d'affaire2 il faut compt] sur soi1 sur ses ef=ts p]sonnels et matriels1 et non sur des protections1 des passe-droits4 ,on peut reconnatre le vrai ri*e qui a eu des rev]s1 ce qu'il ne p>le jamais de son temps de spl5deur4 ,le pauvre1 qui a eu soi-disant des malheurs1 e/ *ipie et pimb*e l'excs 7p>don1 mais ces deux mots n'ont pas de mascul91 ces dfauts tant trs p>ticuli]s aux femmes72 il ti5t faire s5tir t\t in/ant qu'il vaut mieux que sa position1 tellem5t il a peur qu'on ne s'en ap]oive pas6 ,il y a des p]sonnes auxquelles il manque t\j\rs quelque *ose p\r russir2 la plup>t du temps1 elles se plaign5t de ne pas avoir de fonds2 ceux qui en ont1 s'empress5t de les p]dre2 d'autres russiss5t sans capitaux1 ou avec capitaux6 --,c'e/ la *ance6 dis5t les premires4 ,c'e/--dire1 c'e/ de savoir saisir la *ance qu& elle passe et de savoir aussi la ret5ir4 ,ce que je vois de bonnes occasions auprs desquelles pass5t quantit de g5s qui ne les voi5t pas p>ce qu'ils reg>d5t trop haut ou qui ne veul5t pas pr5dre la pe9e de se baiss]6 ,auj\rd'hui1 le comm]ce1 les affaires1 sont1 peut-on dire1 la mode2 n\s ne sommes plus au temps o l'on ddaignait de gagn] de l'arg5t4 ,mais malheur l'incapable6 ,l'autre j\r1 on introduisit auprs de moi une lgante visiteuse1 une femme du gr& monde2 elle v\lait me dem&] des conseils4 ,elle dsirait v5dre un secret de p>fum]ie1 puis elle me raconta qu'elle allait gagn] de l'arg5t cet hiv]4 ,elle allait s'occup] de plac] du v9 p>mi ses connaissances4 ,le m>*& lui avait promis une belle commission1 mais elle ne v\lait pas qu'on le st4 ,j'av\e que je n'appr\ve pas t\t fait ce mange1 p>ce que j'aime que l'on ait le c\rage de son op9ion4 ,les p]sonnes qui sont obliges de *]*] de cette faon se procur] de l'arg5t sont pla9dre1 c> elles s\ffr5t rellem5t2 il faut les pla9dre d'autant plus que1 la plup>t du temps1 l'arg5t qu'elles *]*5t a9si se procur] ne s]vira qu' leur f\rnir des satisfactions d'am\r-propre1 bi5tt suivies de dceptions cruelles4 ,p\r en rev5ir au *oix d'une pr(ession1 une in/ruction complte donnant la connaissance d'une f\le de *oses pratiques1 c'e/--dire ne se bornant pas aux tudes sci5tifiques et aux beaux-arts sup]ficiels1 mais ayant enseign aussi une p>tie comm]ciale et1 avec cela1 la volont et l'intellig5ce des *oses1 voil la meilleure pr(ession4 ,,*apitre ,,xvii ,l',,age ,,+rat4 ,cet ge 7de onze dix-huit ans7 rclame1 p\r les deux sexes1 une att5tion p>ticulire s\s t\s les rapports1 mme s\s celui de la toilette2 nanmo9s1 c'e/ l'ge dont on se proccupe le mo9s d'une faon spciale4 ,il e/ s\v5t "q de l'enfant1 du bb2 on p>le frquemm5t de la jeune fille1 mais la fillette et le g>onnet sont laisss dans l'ombre4 ,il e/ vid5t qu'en p]dant ses d5ts de lait1 l'enfant acqui]t sa premire laideur4 ,sa croissance1 en le r5dant disproportionn1 lui te les grces poteles du premi] ge2 les tudes auxquelles on le s\met1 le travail de la nature qui s'opre en lui avec =ce et rapidit1 le r5d5t maussade et m*ant p>fois4 ,voil p\r le physique2 au moral1 sans p\voir (frir les comp5sations de la communion d'ides1 il compr5d trop et gne les conv]sations4 ,en somme1 c'e/ l'ge +rat1 et cep5dant c'e/ cet ge que n\s comm5ons jug] ce qui n\s ent\re1 c'e/ cet ge que nos convictions se =m5t1 que t\t n\s frappe1 que des impressions ineffaables se grav5t en n\s2 c'e/ cet ge que notre cur comme notre intellig5ce se dvelopp5t en mme temps que nos membres2 et qu'avides de les ex]c]1 n\s n\s jetons sur t\t ce qui se prs5te1 n\s n\s en emp>ons1 et n\s n\s l'approprions p\r notre vie entire gnralem5t4 ,ces quelques annes exig5t une surveillance de t\s les in/ants1 et lorsqu'on a pris t\tes les prcautions possibles p\r que le petit tre ait t bi5 ent\r dans ses premi]s pas dans la vie1 matriellem5t et intellectuellem5t1 af9 qu'il n'arrive aucun accid5t ses frles petits membres1 et que sa fra*e mmoire ne soit pas s\ille de mots impropres ou de mauvaises impressions1 il ne faut pas se lass]1 c> le mom5t important arrive seulem5t4 ,le corps et l'me doiv5t tre plus que jamais prs]vs1 s\s pe9e de les voir l'un et l'autre s'tiol]4 ,la sant p\r le physique1 la toilette et les manires p\r l'extrieur1 l'me et le cur1 le jugem5t et l'intellig5ce p\r le moral1 voil t\tes les *oses importantes qu'il s'agit de dirig] et sur lesquelles il e/ indisp5sable d'attir] l'att5tion des p>5ts4 ,p> la sant1 j'ent5ds aussi le dveloppem5t et la con=mation du corps de dix dix-huit ans4 ,le tempram5t se con/itue1 les membres se =m5t peu prs tels qu'ils doiv5t re/] t\te la vie4 ,aussi les prcautions qu'on a prises p5dant l'enfance ne doiv5t-elles tre cont9ues qu'avec plus d'att5tion p5dant l'adolesc5ce4 ,la gymna/ique p\r les deux sexes e/ indisp5sable2 elle e/ prfrable t\t autre ex]cice du corps1 c> elle ne r5d pas seulem5t =t et al]te1 elle r5d aussi adroit et agile4 ,gnralem5t on fait beauc\p sortir les enfants2 c'e/ un tort1 vis--vis surt\t des petites filles4 7,les g>ons sont d'ord9aire au collge cet ge1 et je p>le des filles leves p> leurs mres47 ,c'e/ p\rquoi l'ducation de la p5sion ou du c\v5t peut tre prfrable4 ,la fillette y j\e1 y c\rt1 mais ne sort pas1 c'e/--dire ne pr5d pas l'habitude de se p>] t\s les j\rs1 et d'all] faire de gr&es c\rses1 sil5cieuse et gu9de1 ct de sa mre ou de son in/itutrice4 ,je connais des femmes qui ont t tellem5t acc\tumes ds leur enfance sortir1 all] arp5t] les b\lev>ds et les ,*amps-,elyses1 que1 jeunes filles1 un j\r de rclusion les r5d dj malades1 et1 jeunes femmes1 elles ne peuv5t support] leur intrieur4 ,la femme doit vivre *ez elle1 et comme le tempram5t se plie aux habitudes de longue date1 il n'y a qu' lui donn] celle-ci p\r qu'il s'y con=me4 ,l'e/omac a beso9 aussi d'tre =m1 mais non gt4 ,peu peu1 il arriv]a support] t\s les bons alim5ts1 mais jamais les mauvais1 ni l'irrgul>it des repas4 ,le sommeil e/ ncessaire aux jeunes g5s4 ,le sommeil du soir1 qui e/ dans l'ordre de la nature1 rp>e les =ces1 t&is que celui du mat91 au mom5t o la t]re se rveille1 n]ve et alanguit4 ,se lev] t>d e/ une habitude p]v]se qu'il ne faut pas laiss] pr5dre2 et p\r cela il faut vit] avec so9 d'en faire une rcomp5se1 a9si que cela a lieu trs s\v5t4 ,je connais une mre prud5te1 p\r les enfants de laquelle la plus gr&e punition qu'on puisse leur inflig] e/ de les oblig] re/] t>d au lit4 ,il e/ vrai que c'e/ s\v5t de nos propres dfauts qu'hrit5t ces petits tres1 et n\s croyons1 n\velle erreur1 y tr\v] un titre notre indulg5ce2 t&is que n\s devrions n'y voir qu'une leon et un ordre svre1 p\r n\s qui les avons exprim5ts nos dp5s1 de les en prs]v]4 ,mais l'am\r-propre e/ l p\r n\s aveugl]6 ,que de p>5ts se mir5t avec complaisance dans les dfauts de leurs enfants6 ,p\r bi5 lev] un enfant1 surt\t l'ge o il e/ clairvoyant1 il faudrait tre p>fait1 et je connais bi5 des p>5ts qui ont plutt l'hrosme d'une sp>ation qu'ils reconnaiss5t ncessaire que celui de se corrig]6 ,comme toilette et comme manires1 la dm>cation e/ bi5 tran*e4 ,depuis la premire communion jusqu' son entre dans le monde1 c'e/--dire de onze dix-huit ans1 la fillette et la jeune fille doiv5t s'ab/5ir de t\t ce qui e/ trop re*]*1 trop compliqu1 s\s pe9e de p>atre1 non pas de petites femmes en m9iature1 comme lorsqu'elles avai5t six ans1 et que leurs mres se plaisai5t model] leurs toilettes sur les leurs propres1 mais de petites bonnes femmes2 c>1 qu9ze ans1 si l'on s'affuble trop1 on peut trs facilem5t en p>atre v+t ou davantage4 ,il faut aussi vit] de tomb] dans l'excs contraire1 ce qui arrive frquemm5t auj\rd'hui3 p\r une raison ou p\r une autre1 coquett]ie de mre1 de sur1 ou de jeune fille mme1 e/ ma9t5u l'habillem5t de la fillette1 jusqu' l'entre dans le monde2 la jupe re/e c\rte1 les *eveux onduls flottant dans le dos1 et l'on supprime a9si ces quelques annes si suaves et si ple9es de *>me de l'adolesc5ce2 re/ons dans la rgle commune2 suivons les usages reu p> la majorit et bons suivre p> les g5s s5ss4 ,ds que la petite fille atte9t sa d\zime anne1 on supprime les falbalas1 les bij\x1 les plumes1 les corsages dcollets et man*es c\rtes4 ,la jupe doit s'allong] et ne plus dc\vrir le mollet1 les *eveux sont natts ou relevs dans un rseau4 ,les manires et le langage subiss5t la mme trans=mation4 ,la dm>*e devi5t mo9s libre1 plus pose2 les rep>ties1 les saillies d'enfant1 qu'on appelle spirituelles1 et qui sont t\j\rs1 d'ailleurs1 ridicules dans la b\*e d'un enfant1 ne sont absolum5t plus tolres2 en un mot1 la fillette doit r5tr] dans l'ombre1 comme la fleur1 qui e/ son emblme1 se ca*e s\s les feuilles4 ,les bonnes habitudes1 avons-n\s dit1 se pr5n5t cet ge1 physiquem5t aussi bi5 que moralem5t4 ,la jeune fille1 pr5ant l'habitude de se t5ir c\rbe1 la g>d]a1 de mme si elle contracte celle de la p>esse4 ,le c>actre dem&e tre =m ds la premire enfance1 et il e/ presque impossible de trans=m]1 d\ze ans1 l'enfant colre1 g\rm&e1 m5teuse1 dont les dfauts n'ont pas t rprims plus jeune4 ,il faut alors la bris]1 la contra9dre1 et la t*e e/ dev5ue excessivem5t difficile2 il s'agit de ne pas laiss] p]dre les bons fruits que la premire enfance donne1 ou plutt ces fleurs que le pr9temps fait clore4 ,il n\s app>ti5t de les cultiv] p\r qu'elles se *ang5t en fruits2 ces fruits eux-mmes doiv5t arriv] la maturit1 sans qu'aucun insecte vi5ne y mordre et s'introduire jusqu'au cur4 ,n'arrive-t-il pas p>fois que dans notre v]g] n\s tr\vons notre plus beau fruit attaqu8 et ne sommes-n\s pas obligs de veill] sans cesse8 ,n\s craignons1 au mo9dre c\p de v5t1 que le faible li5 qui le reti5t l'arbre et lui donne la vie ne vi5ne se bris]2 mais ce qui e/ plus pnible encore1 n'e/-ce pas de le voir rong] p> un v] que n\s ne p\vons extraire1 si n\s ne n\s y pr5ons temps8 ,ri5 ne peut mieux donn] l'ide de l'me d'un enfant4 ,il faut veill]1 jusqu' ce qu'elle soit =me1 et si la mo9dre gele peut p]dre la fleur1 une ma9 trangre peut n\s ravir le fruit4 ,le g5re d'ducation se modifie totalem5t lorsque comm5ce l'ge de raison4 ,les corrections1 les c>esses1 les *oses palpables1 p\r a9si dire1 ont seules le dessus dans le bas ge2 le raisonnem5t1 la p]suasion n'y peuv5t ri54 ,mais qu& arrive l'poque dont je m'occupe1 ce n'e/ au contraire qu' la p]suasion et au raisonnem5t qu'on doit rec\rir4 ,et c'e/ p\rquoi la t*e devi5t de plus en plus difficile et se re/re9t davantage dans le c]cle mat]nel4 ,il ne suffit plus d'exprim] sa volont1 de la faire obir1 il faut l'expliqu]1 la dt]m9]1 savoir s'adress] l'ent5dem5t de l'enfant et s'appliqu] le lui =m]4 ,mais ce qui (fre une d\ble difficult1 c'e/ que dans les *oses mmes qu'il faut lui appr5dre1 il e/ ncessaire de lui en cl] une p>tie2 c'e/ une pi]re d'a*oppem5t que bi5 des mres ne sav5t pas t\rn]4 ,s\s le prtexte de cons]v] la c&eur de la fillette1 elles lui int]dis5t t\te lecture2 elles ne veul5t ri5 lui faire connatre de la vie ou du monde2 puis1 l'ge v5u1 sans prp>ation aucune1 elles lui ouvr5t t\tes les portes et lui p]mett5t1 elles y sont bi5 obliges d'ailleurs1 t\tes les lectures4 ,c'e/ p> p>esse1 la plup>t du temps1 et simplem5t p\r se disp5s] de pr5dre une pe9e1 un so9 quelconque4 ,une mre qui ent5d bi5 sa mission et son devoir initie peu peu sa fille la vie2 elle la lui explique1 la lui analyse1 lui ouvre le *em91 la guide p> la ma91 non en en loignant compltem5t les ronces p\r ne lui laiss] que les fleurs1 mais en lui appr5ant les vit] elle-mme ou les support]2 c> l'exi/5ce e/ ple9e d'entraves1 d'p9es1 et la jeunesse ne doit pas l'ignor]4 ,de d\ze qu9ze ans1 les jeunes imag9ations veul5t t\t saisir2 le mal surt\t les attire comme l'abme qui donne le v]tige2 essay] de le leur dissimul] t\t fait e/ impossible4 ,leur appr5dre le reg>d] froidem5t1 l'envisag] avec horreur1 e/ un gr& bi5fait4 ,l'ignorance n'emp*e pas de tomb]2 au contraire1 elle prcipite mesure que l'ent5dem5t se dveloppe1 que l'intellig5ce arrive sans la sci5ce2 on doit donc ins5siblem5t dmontr] le bi5 du mal4 ,aussi1 c'e/ prcism5t cet ge si intressant o la petite p]sonne devi5t fillette1 que la mre doit quitt] le mo9s son enfant4 ,c'e/ alors que les impressions sont les plus =tes1 d'autant plus qu'elle croit savoir et ne sait ri54 ,la t*e devi5t aussi plus difficile1 p>ce que l'enfant veut dj essay] son jugem5t1 et1 l'expri5ce a9si que la sci5ce lui manquant1 elle e/ entrane jug] faux4 ,c'e/ une gr&e victoire de lui enseign] se dfi] de son propre jugem5t et de lui laiss] ap]cevoir l't5due de son ignorance4 ,les liaisons1 les frqu5tations sont d'une haute importance cette poque de la vie4 ,elles s'emp>5t de n\s avec une int5sit telle1 qu'elles sont la s\rce s\v5t de bi5 des entranem5ts et de bi5 des malheurs4 ,essay] d'y s\/raire la jeunesse e/ presque impossible sans froiss] son cur4 ,seulem5t1 la vigilance doit r$\bl]4 ,il faut surt\t vit] d'exig] de brusques ruptures1 qui font t\rn] en intrigues un simple eng\em5t qui s]ait tomb de lui-mme4 ,le meilleur moy51 l'unique1 p\r g>antir la jeunesse de t\te influ5ce1 e/ de l'occup]1 de la fatigu]1 physiquem5t et moralem5t2 lui donn] le moy5 de dp5s] amplem5t l'exubrance de =ces que lui donne son ge1 et qui1 conc5tre1 ne manqu]ait pas de se dv]s] d'un autre ct4 ,les jeunes filles s'pr5n5t les unes p\r les autres de vives amitis2 elles se figur5t bi5tt qu'elles sont victimes et tyrannises1 si on veut les priv] de voir celles qu'elles ont *oisies p\r amies2 elles tr\v5t aism5t des p]sonnes qui croi5t bi5 faire en facilitant un rappro*em5t l'insu de la mre1 entre les jeunes amies1 comme si t\t ce qu'on dissimule aux p>5ts ne soit pas dj une faute p> cela mme1 et qu'ils n'ai5t pas des motifs puissants p\r dsir] tre obis4 ,malheureusem5t1 on e/ t\j\rs t5t de p5s] que les p>5ts ont tort2 on n'a pas assez de confiance dans leur morale1 et c'e/ l que se tr\v5t le dang] et la cause de l'indiscipl9e1 de l'insubord9ation4 ,les jeunes n'ont plus foi aux vieux4 ,hlas6 on e/ =c d'av\] que c'e/ un peu la faute de ceux-ci2 s'ils ne se montrai5t pas aussi s\v5t fautifs et rprh5sibles1 la jeunesse s'habitu]ait les respect] davantage et s'en rapport] leurs dcisions4 ,il y a cep5dant des enfants bi5 levs qui ne se p]mett5t pas de jug] leurs p>5ts et agiss5t comme ,sem env]s ,no4 ,cela dp5d encore de l'ducation qu'on leur a donne4 ,p\r en rev5ir aux mauvaises liaisons1 je rpte et j'insi/e1 comme tant un po9t important1 p\r qu'on ne brusque pas les ruptures1 mo9s qu'on puisse mettre une di/ance matrielle entre les deux amies et oppos] une =te di/raction l'ennui qui rsult]ait de la sp>ation4 ,dans le cas contraire1 il faut se cont5t] de veill]1 de p]suad] d\cem5t1 et d'att5dre1 ce qui ne t>de s\v5t pas1 que les circon/ances de la vie vi5n5t dn\] d'elles-mmes les li5s qu'elles ont =ms4 ,si la jeune fille arrivait voir son amie en ca*ette de sa mre1 mme r>em5t1 cela p\rrait lui tre beauc\p plus nuisible que de la voir s\v5t en sa prs5ce4 ,le fruit df5du possde un attrait puissant4 ,puis on pr5d l'habitude des ca*ott]ies1 des intrigues1 et t\t cela dcl9e en beso91 qui se rejette plus t>d sur des objets o le pril e/ plus gr&4 ,,*apitre ,,xviii ,,notes ,d',,une ,m,,re ,,de ,,famille4 ,i ,le monde de prov9ce4 ,mon m>i vi5t d'obt5ir d'tre nomm directeur d'une m9e importante1 dont la socit a son sige ,p>is2 n\s allons donc quitt] notre tranquille app>tem5t de l'av5ue de ,neuilly o n\s j\issions du vois9age de la gr&e ville et des lib]ts qu'elle donne1 en mme temps que de l'air de la campagne et aussi des lib]ts de celle-ci6 ,ici1 comme ,p>is1 on connat pe9e ses vois9s2 on va1 on vi5t1 sans se proccup] de p]sonne6 ,il p>at que ,d4 o n\s allons e/ une ville *>mante2 il y a de belles prom5ades1 de l'animation1 une g>nison trs =te444 ,il faudra t5ir nos filles6 a dit mon m>i4 ,une prfecture444 il y aura des bals6 qui sait8 ,notre ane1 ,b]!1 e/ jolie444 elle tr\v]a l plus facilem5t se m>i] que dans ce gr& ,p>is o l'on vit si isol6 ,c'e/ l'indp5dance1 dit-on2 j'en convi5s1 mais c'e/ aussi l'isolem5t6 ,a9si p5sais-je et crivais-je sur mes tablettes1 il y a un an pe9e1 et auj\rd'hui que je connais la vie ,d41 qu'e/-ce que j'y ai tr\v8 mes esprances de mre se sont-elles ralises8 ,p> quel moy5 suis-je arrive les ralis]8 ,arrivant dans une ville o l'on ne connat p]sonne1 il n'e/ pas facile d'tablir des relations4 ,mon m>i1 excessivem5t occup de son in/allation1 tait aux m9es du mat9 au soir4 ,mes filles1 impati5tes de voir et de se faire voir1 me t\rm5tai5t1 et n\s allmes1 le premi] diman*e1 ent5dre la musique sur le ,c\rs4 ,quelle f\le6 ,on n\s reg>dait avec une c]ta9e curiosit1 c> n\s tions n\velles et n\s n'tions connues de p]sonne6 ,aussi je ne p\rrais pas affirm] que cette curiosit ft t\t fait bi5veillante4 ,les femmes p>aissant app>t5ir la haute socit de la ville n\s jetai5t la drobe des reg>ds ddaigneux et scrutateurs1 comme si n\s tions des btes dang]euses 7mes filles peut-tre leur semblai5t cra9dre1 avec leur expression spirituelle1 simple1 naturelle la fois1 que donne la vie de ,p>is72 les b\rgeoises et les comm]ants ne se gnai5t pas p\r n\s exam9]4 ,les hommes p>aissai5t plus discrets et plus bi5veillants en mme temps2 des jeunes filles jolies1 bi5 mises1 l'air po9t sottes1 attir5t t\j\rs la sympa?ie du sexe mascul91 ce qui leur vaut1 immdiatem5t la ha9e de l'autre sexe4 ,il e/ vraim5t prilleux d'tre d'une supriorit trop crasante1 et je crois prfrable p\r une femme de re/] un peu dans l'ombre que de faire plir t\t aut\r d'elle p> son clat4 ,il n'en e/ pas mo9s vrai que1 le premi] mom5t de curiosit pass1 n\s allions avoir l'air1 si n\s re/ions sans socit1 de g5s mis en qu>anta9e4 ,or1 les connaissances qui s'(frai5t n\s n\s aurai5t placs dans un milieu d'o plus t>d n\s n'aurions jamais pu sortir4 ,il faut avoir bi5 so91 en prov9ce1 de ne pas se dclass] et de se mettre de prime abord la place que l'on veut t5ir4 ,a ,p>is on peut frqu5t] un peu de t\s les mondes2 sans app>t5ir l'ari/ocratie1 on a p>mi ses relations bon nombre de familles titres qui ne v\s ddaign5t pas2 on les reoit en mme temps que des ngociants1 t\j\rs trs e/ims2 on mlange les op9ions politiques et religieuses4 ,*acun s'enqui]t peu1 dans un salon1 de ce que peut tre son vois94 ,c'e/ le cas de le dire1 le pavillon c\vre la m>*&ise2 du mom5t qu'on se r5contre s\s le toit d'un ami commun1 c'e/ qu'on se vaut4 ,d'ailleurs1 on ne se retr\ve gure autre "p1 et il n'y a pas de consqu5ce cra9dre de s'tre r5contrs4 ,a9si que me l'expliqur5t le docteur en r5om que j'appelai s\s le plus petit prtexte et af9 de faire une connaissance1 et aussi le cur de la p>oisse qui j'allai faire une visite de n\velle p>oissi5ne1 dans cette petite ville de ,d41 de mme que dans la plup>t des villes de prov9ce1 il y a quatre ou c9q socits p>faitem5t di/9ctes qui ne se frqu5t5t jamais l'une l'autre3 celle des comm]ants2 celle de la noblesse1 qui e/ clricale et lgitimi/e1 qui se croirait d%onore de mettre le pi$ la prfecture1 et ne sort gure de ses htels que p\r all] l'glise2 la b\rgeoisie1 compose de la magi/rature et du haut ngoce1 et le monde (ficiel4 ,malheureusem5t1 *acune de ces socits se subdivise en deux ou trois p>tis politiques ou religieux4 ,il y a les lgitimi/es1 qui sont admis cause de leurs op9ions dans les salons de la noblesse2 les p>tisans du g\v]nem5t actuel1 qui compos5t plus ess5tiellem5t le monde (ficiel2 les rpublica9s2 puis les prote/ants qui =m5t "p un clan rigide et purita91 et encore les isralites1 socit ri*e1 brillante et gaie444 ,j'en oublie1 bi5 sr6 ,mon m>i e/ rpublica9 libral2444 mais ce s]ait n\s f]m] bi5 des portes que d'embrass] trop *audem5t ce p>ti2444 qu& on a des filles m>i]1 e/-il p]mis d'avoir une op9ion politique8 ,la majorit s]ait contre n\s4 ,le p>ti dit de l'opposition donne bi5 un bal p> cotisation *aque hiv]1 mais ce ne sont pas l les rceptions ncessaires p\r tr\v] un m>i6 ,le cur m'a reu avec beauc\p de bi5veillance2 il avait dj rem>qu depuis huit j\rs que n\s tions des p>oissi5nes assidues1 et il a bi5 v\lu m'admettre1 a9si que mes filles1 membre dans une socit de dames patronnesses1 o1 moy5nant une lgre cotisation et c]ta9es dm>*es et visites1 n\s p>vi5drons faire un peu de bi5 quelques familles pauvres de la ville1 et en mme temps n\s n\s tr\v]ons en contact avec les femmes les plus di/+ues de ,d4 ,le mdec9 7en prov9ce les mdec9s ont le temps de dev5ir des amis de leurs malades71 qui e/ le mdec9 du prfet1 et va beauc\p dans le monde (ficiel o il e/ protg p> sa famille et p> ses op9ions calmes et raisonnables 7il e/ t\j\rs1 p>at-il1 p\r le g\v]nem5t1 quel qu'il soit1 m'a-t-il dit2 c'e/ un homme qui a la bosse du droit et de la discipl9e72 il doit n\s prs5t] au maire1 au receveur1 et se flicite dj d'avoir une n\velle maison p\r pass] ses soires1 c> j'ai annonc hautem5t l'int5tion de recevoir4 ,enf9 mon m>i1 p> ses rapports d'affaires1 a eu bi5tt quelques amis dans son p>ti1 ce qui va n\s p]mettre d'avoir un pi$ dans t\s les clans4 ,il ne me dplat pas de pass] p\r ne pas tre de l'avis de mon m>i en matire politique1 cela autorise t\s les g5res de relations4 --,m4 un tel y va8 --,oh6 c'e/ le m>i qui l'attire6 n'y faites pas att5tion2 la femme le reoit contre-cur4 --,mais une telle y e/ t\j\rs f\rre8 --,peu importe6 c'e/ une amie de madame2 mais monsieur saura y mettre bon ordre1 si cela devi5t trop =t6 ,aussitt notre salon arrang1 j'ai annonc que je donn]ais le ? le m]cr$i de *aque sema9e2 je n'ai invit p]sonne directem5t et t\t le monde e/ v5u4 ,j'avais assur le cur qu'il tr\v]ait sa table de :i/ in/alle1 mais il a eu peur de manqu] de p>tn] et a cru prud5t d'am5] un vieux colonel retrait et une vieille b>onne1 qui a coiff ,sa9te-,ca!r9e une c9quanta9e de fois au mo9s4 ,notre premi] ? n'tait pas trs brillant2 mes filles1 auxquelles j'ai appris aim]1 respect] la vieillesse et s'amus] de peu1 ont t ravies de la di/raction qui leur tait apporte p> cette soire4 ,le docteur ayant pr\v qu'il tait un excell5t p>tn]1 le colonel lui a v\ sa sympa?ie1 et ils se sont promis de se retr\v] *ez n\s *aque sema9e1 comme sur un t]ra9 neutre1 o l'on peut se r5contr] sans se compromettre4 ,avais-je donc russi con/itu] d'emble un salon1 ce qui se =me si difficilem5t en prov9ce1 un salon neutre o je p\rrais recevoir t\t le monde8 ,je n'osais l'espr]4 ,la b>onne prit vite ma fille ane en amiti2 elle v\lait la donn] p\r amie et modle ses nices2 je me t5ais un peu sur la df5sive1 c> je me mfie beauc\p des amitis fm99es1 spontanes surt\t1 prov5ant de femmes dans une position plus leve2 elles sont portes pr5dre avec v\s c]ta9s tons protecteurs qui v\s dplac5t bi5 vite4 ,je ne dsirais recevoir de femmes que ce qu'il tait ncessaire p\r pr\v] que l'on peut n\s voir1 et aussi p\r tre invites aux gr&es rceptions2 quant all] j\] les comp>ses dans des runions intimes1 j'tais dcide l'vit]4 ,le colonel1 qui tr\ve ma cadette un *>mant dmon1 veut absolum5t la faire dans]1 et comme j'ai object que n\s ne connaissions pas de danseurs1 il a am5 trois de ses protgs1 le dessus du pani] des (fici]s de la g>nison4 ,le docteur n'a pas v\lu tre en re/e1 et lorsque les mres de filles m>i] ont su que n\s avions des cavali]s1 elles ont dsir vivem5t faire p>tie de notre cot]ie4 ,nos petits ?s1 comm5cs en dcembre avec quatre j\eurs de :i/1 tai5t dev5us de vrais bals de c9quante p]sonnes au mom5t du c>naval6 ,il ne s'e/ pas donn une fte laquelle n\s n'ayons t invites4 ,j'ai surt\t t5u ne jamais donn] mes rceptions un ca*et trop crmonieux1 mais j'ai eu beauc\p de pe9e1 c>1 soit p> flatt]ie1 soit p> ironie1 on v\lait t\te =ce les dcor] du nom de bal1 et quelques femmes y arrivai5t en toilettes p>es2 mais on me tr\vait t\j\rs en robe de soie noire montante1 et mes filles en robe de ca*emire gris avec de simples rubans bleus ou roses dans les *eveux4 ,en revan*e1 le ct rafra*issem5ts a sans cesse t l'objet de mes so9s d'une faon p>ticulire2 mon pun* 7ri5 n'anime une soire comme du bon pun*71 le *ocolat1 le ? et les petits f\rs s]vis en abondance et de premi] *oix m'ont t\j\rs valu des rem]ciem5ts4 ,p> exemple1 j'ai vit les gr&s dn]s si disp5dieux et si drangeants2 mais le cur et le docteur avec autorisation d'am5] un de leurs jeunes amis1 ont t\j\rs eu leur c\v]t mis4 ,p\r all] dans le monde1 mes filles n'ont eu qu'une robe blan*e avec fleurs v>ies2 les envieuses les ont surnommes les demoiselles blan*es2 on leur a dem& s\rnoisem5t si elles tai5t v\es au blanc2 ce qui n'emp*e pas qu'avec peu de frais elles n'ont jamais t fanes comme les autres4 ,je n'ai s\ff]t1 de leur "p1 aucune prfr5ce p\r un danseur plus que p\r un autre4 ,enf91 j'ai essay de ralis] ce problme difficile d'tre trs /ricte sans prud]ie4 ,mais j'tais bi5 dcide ne pas recomm5c] l'hiv] pro*a91 si je n'avais pas russi2 il faut va9cre ou m\rir dans ces cas difficiles6 ,si j'eusse *\1 j'aurais envoy la plus jeune pass] l'hiv] *ez sa gr&-mre et j'aurais t5t un voyage avec l'ane4 ,il n'y a ri5 qui fasse plus mauvais effet que de m5] plusieurs hiv]s de suite deux surs dans le monde4 ,heureusem5t1 la n\veaut a un si gr& *>me et un si gr& attrait1 que plusieurs jeunes g5s de la ville s'en?\siasmr5t p\r les ,p>isi5nes et1 au gr& dsespoir et la pr(onde dception des familles du cr1 eur5t le mauvais gt de prfr] des trangres4 ,c'e/ cep5dant ce qui arrive le plus communm5t1 et1 de mme1 les jeunes filles p\s5t le plus s\v5t des jeunes g5s trang]s que des jeunes g5s de la ville4 ,en prov9ce on se voit si s\v5t1 on vit si troitem5t ensemble1 que l'on e/ un peu comme frres et surs4 ,un des protgs du docteur1 jeune avocat de belle esprance1 a dem& ma fille ane en m>iage v]s la f9 de l'hiv]2 c'e/ un honnte homme1 d'un c>actre gal et bon1 aimant la vie de famille1 aspirant aprs un foy] lui4 ,un jeune homme qui a de tels s5tim5ts f]a un bon m>i1 quelle que soit sa =tune4 ,n\s ne donnons qu'une petite r5te p\r dot nos filles2 les jeunes p\x auront un peu de pe9e jo9dre les deux b\ts dans le comm5cem5t2 mais on s'aime mieux qu& on a s\ff]t et lutt ensemble4 ,j'ai p\r pr9cipe1 lorsque l'on a des filles m>i]1 qu'il ne faut pas laiss] *app] le premi] honnte homme que l'on r5contre4 ,ma9t5ant je n'ai plus m'inquit] du monde4 ,notre famille agr&ie possde de bons amis ,d41 et n\s comm5ons ne plus tre considrs en trang]s4 ,j'occupe une place qui tait vacante2 je ti5s le milieu entre les div]ses socits2 je suis re/e la ,p>isi5ne1 comme on m'a surnomme4 ,j'espre bi5 m>i] ma cadette l'hiv] pro*a92 elle a un c>actre veill et av5tureux1 qui fait que j'aim]ais assez lui voir p\s] un brave (fici] qui l'emmn]ait voyag] un peu4 ,je la suivrai volonti]s en ,afrique1 et lorsque je revi5drai1 je re/]ai encore plus la ,p>isi5ne que jamais1 c> n'ayant plus obs]v] c]ta9es considrations cause de mes filles1 je me donn]ai le plaisir de ne recevoir que ceux qui me plairont2 je me consacr]ai autant qu'une mre peut le faire l'tablissem5t et l'ducation de mes deux fils1 dont l'un va arriv] de l'cole polyte*nique1 et l'autre du collge4 ,,ii ,la veille du j\r de l'an4 ,le j\r de l'an e/ une de ces phmrides qui re/5t dans le s\v5ir et se reprs5t5t la p5se *aque fois que l'poque les r5\velle4 ,lorsqu'on e/ enfant1 le j\r de l'an e/ un gr& j\r1 on vit de longues heures dans l'esprance de ce qu'il v\s apport]a1 et d'aussi longues heures dans le s\v5ir de ce qu'il v\s a apport4 ,peu peu on gr&it1 et *aque anne enlve un nom des nombreux donataires2 v+t ans1 on reoit peu d'tr5nes1 du mo9s elles ont p]du du c>actre de surprise qui a tant de *>me4 ,on sait trs bi5 que ,m4 un tel va apport] un sac de bonbons1 c'e/ obligatoire2 une diza9e d'autres jeunes g5s en f]ont autant2 ce sont les habitus des qu9za9es1 les danseurs de l'hiv]2 c'e/ comme une c>te de visite1 et l'on n'y aj\te pas plus d'importance4 ,lorsque n\s sommes m>ies et que n\s avons des bbs1 les j\rs de l'an r$evi5n5t des j\rnes mmorables1 n\s revivons dans les autres4 ,les bbs p5s5t encore n\s2 ce sont de petites fables copies gr&e pe9e en ca*ette1 des brod]ies faites dans des co9s noirs des heures indues1 que les *]s petits tres v\s apport5t la j\e emp\rpre1 le cur battant bi5 =t1 puis se sauv5t t\t honteux et suffoqus p> le rire1 aprs avoir dpos leur (fr&e nave sur vos g5\x2 mais l'motion que l'on pr\ve n'e/ ri5 en comp>aison de la leur eux1 c> t\t ge il e/ bi5 vrai que celui qui donne j\it plus que celui qui reoit6 ,ensuite les enfants devi5n5t gr&s1 et444 c'e/ une gr&e t*e d'essay] de runir la famille aut\r de soi1 au mo9s une fois l'an1 lorsque les ailes ont p\ss aux oisillons et leur ont p]mis de volet] hors du nid6 ,cette anne e/ la premire que je vais comm5c]1 depuis plus de v+t ans1 sans avoir ma ni*e aut\r de moi6 ,c'e/ vraim5t une anne in=tune qui s'annonce6 ,mon m>i e/ si occup1 qu'il se d\te pe9e que c'e/ dema9 le premi] j\r de l'an4 ,depuis longtemps1 n\s n\s sommes blass sur ces petites att5tions en les reportant sur nos enfants4 ,mais ,b]! e/ m>ie1 et444 son m>i l'a emm5e pass] les vacances de la magi/rature dans sa famille lui4 ,la vieille tante va avoir un jeune mnage p\r lui ft] ses quatre-v+t-deux ans1 et moi444 moi1 je p]ds ma fille6 ,mon fils an1 ce brave et loyal ,gu/ave444 s'e/ laiss entran] p> son cur6 ,il a prt un ami inconsqu5t deux mois de sa p5sion et les petites conomies que je lui envoyais p\r ses plaisirs du diman*e4 ,son pre a t inexorable3 il le condamne ne pas faire le voyage de ,d4 p\r les ftes6 ,pauvre enfant6 ,son j\r de l'an va tre bi5 sombre1 dans les rues de ,p>is1 ple9es de b\e et de br\ill>d6 ,il f]a des visites (ficielles6 ,cela ne lui nuira pas et le =m]a6 ,il comm5c]a midi1 en gr&e t5ue1 et cela ira encore bi5 jusqu'au soir6 ,mais la soire8 ,il n'y a que des dn]s et des runions de famille1 ce j\r-l2 les ?tres mme sont ds]ts6 ,c'e/ alors qu'il s5tira le vide et l'isolem5t aut\r de lui1 en se voyant seul1 sans une table o son c\v]t soit mis1 sans une famille p\r le ft] et l'accueillir6 ,b]n>d1 lui aussi1 ne s]a pas prs de n\s1 mais il ne s]a pas seul4 ,il a t dcid que p\r le rcomp5s] des bonnes tudes qu'il a faites1 il irait pass] les vacances de ,nol et du n\vel an *ez un de ses bons amis1 o il y a de belles *asses4 ,c'e/ drle6 ,n\s punissons ,gu/ave en le t5ant loign de n\s1 et n\s rcomp5sons ,b]n>d de la mme faon444 ,mais ,b]n>d s]a dans une famille qui l'ent\r]a d'affection6444 ,cela ne fait ri52 je suis jal\se de ce g5re de rcomp5se o n\s sommes si peu en cause6 ,le j\r de l'an4 ,jeanne e/ donc seule auprs de moi4 ,n\s avons comm5c la j\rne p> nos visites l'glise1 au ,seigneur1 puis son vicaire notre bon cur1 et quelques pauvres malades1 ou invalides1 mais qui n'aurai5t os v5ir n\s4 ,ce sont l nos visites (ficielles1 n\s autres femmes1 ai-je dit ,jeanne4 ,je l'ai envoye ensuite avec la femme de *ambre r5dre ses devoirs la vieille b>onne1 et la petite s\rnoise a remis en passant un petit paquet *ez son vieil ami le colonel4 ,le paquet cont5ait une blague tabac jolim5t brode4 ,je ne l'en blme pas1 et ce qui pr\ve qu'elle n'a pas eu tort1 c'e/ la concid5ce des deux p5ses4 ,p5dant son abs5ce1 son vieil ami a fait port] ici p> son anci5 planton deux =t beaux b\quets2 l'un tait enfonc dans un gr& sac de bonbons d\ble fond1 l'autre1 plus mignon1 p>aissait avoir une bi5 grosse queue2 un ruban frang d'arg5t en sortait1 et qu& ,jeanne le tira1 il am5a un petit cr91 dans lequel se tr\vait une p>ure en turquoise1 =mant des myosotis4 ,un homme de soixante-dix ans peut se p]mettre une telle lib]t env]s une petite amie de v+t6 ,jeanne avait dit1 il y a quelques j\rs1 devant lui1 sans p5s] ri51 qu'en fait de bij\x elle n'aimait que ceux qui reprs5tai5t des fleurs1 et en fleurs que le myosotis6 ,c'e/ une att5tion dlicate qui quadruple la valeur du mo9dre petit prs5t que de *]*] ralis] un dsir exprim4 ,le b\quet se composait de myosotis1 de roses blan*es et de rsda4 ,allons6 ma ,jeanne s]a encore heureuse comme un enfant ce n\vel an6 ,mon b\quet moi se compose de camlias r\ges et blancs1 ent\rs d'un cordon de primevres mlanges d'azalz et de g>dnias2 les *ocolats la crme1 qui sont au pi$1 ont la meilleure m9e4 ,c'e/ ce qui peut s'(frir t\t le monde1 surt\t une femme4 ,mais le timbre de la porte ret5tit2 les visites vont comm5c]4 ,depuis que les usages p>isi5s s'introduis5t p>t\t1 ,d4 comme ailleurs1 les femmes re/5t *ez elles1 le j\r de l'an1 ce qui fait qu'on ne reoit que des hommes4 ,m4 le cur ne me r5dra sa visite que dema91 c>1 de mme que les p]sonnages (ficiels1 il reoit lui aussi4 ,mon m>i fait sa t\rne en habit noir et en cravate blan*e2 une vraie corve6 s'inscrivant ou laissant un petit morceau de bri/ol glac1 sur lequel son nom e/ crit1 et qu'on a conv5u d'appel] c>te de visite1 dans les r>es maisons o il ne tr\ve p]sonne4 ,notre mdec9 et le colonel arriv5t les premi]s4 ,jeanne saute sans faon au c\ du colonel p\r le rem]ci]4 ,un petit gl& r\ge sort de sa po*e2 c'e/ la blague de ,jeanne qu'il porte sur son cur6 ,le docteur e/ un peu gn1 c> il n'a pas p5s qu'il ft ncessaire de n\s donn] des tr5nes4 ,mais voil les jeunes de l'arme et de la magi/rature qui font irruption2 les mieux r5seigns (fr5t en entrant un lgant sac de bonbons4 --,madame1 v\s p]mettez444 cette anne qui comm5ce444 mon mode/e sac s]a bi5 heureux que v\s daigniez444 balbutie-t-on4 --,monsieur444 c'e/ bi5 aimable d'avoir p5s n\s1 dis-je en v5ant au sec\rs de l'arrivant4 --,mademoiselle1 veuillez me p]mettre de dpos] vos pi$s mon mode/e tribut444 avec mes s\haits de bonne sant444 --,oh6 monsieur6 v\s tes bi5 aimable444 --,que t\s vos vux soi5t exaucs1 mademoiselle1 dans cette anne qui comm5ce444 --,et qu'il y ait beauc\p de bals1 que n\s dansions beauc\p de cotillons1 n'e/-ce pas1 monsieur8 --,madame1 je v\s prs5te mes hommages444 v\lez-v\s me p]mettre1 mes s\haits s9cres1 d'aj\t] le sac traditionnel8 ,et a dure comme a plusieurs heures4 ,les uns balbuti5t des phrases de l'incohr5ce desquelles on ne s'ap]oit pas1 c> la =mule v>ie si peu1 qu'on la dev9e ds le premi] mot et qu'on ne laisse pas f9ir4 ,cep5dant v]s trois heures arrive le receveur2 c'e/ un gros galant9 de qu>ante ans aux allures conqurantes1 qui *]*e t\j\rs se di/+u] et ne fait ri5 comme t\t le monde4 ,il ti5t pass] p\r un orig9al2 il a fait un my/rieux voyage la sema9e d]nire1 et t\t le monde e/ p]suad qu'il a a*et ses cadeaux ,p>is6 ,c'e/ du plus gr& g5re6 ,entre n\s soit dit1 il fait une c\r assidue ,jeanne1 qui l'a piqu un peu p> un dda9 pe9e nuanc4 ,il arrive les ma9s vides444 c'e/ surpr5ant6 il a dn *ez n\s et pris le ? une v+ta9e de fois6 ,mais il jette des yeux tonns sur t\s les meubles et p>at en faire l'inspection2 s]ait-il indiscret8 ,ses p>oles sont entrec\pes1 il rpond d'un air di/rait444 qu'a-t-il8 il ouvre la b\*e et il la ref]me comme s'il v\lait dire quelque *ose4 ,enf91 il p>at faire un ef=t comme quelqu'un qui va bris] ses vaisseaux4 --,e/-ce que ma petite bote a eu le bonheur de v\s plaire8 dit-il demi-voix ,jeanne4 --,votre bote8 s'crie-t-elle en r\gissant1 se tr\blant et jetant des reg>ds dsesprs aut\r d'elle4 ,mais1 je n'ai ri5 reu de v\s1 on ne m'a ri5 remis de v\s6 --,comm5t6 v\s n'avez ri5 reu8444 oh6 quel dsagrm5t6 ,voil de ces *oses qui n'arriv5t qu' moi6 ,et le pauvre monsieur de se dsol]4 --,comm5t6444 ,v\s m'aviez fait envoy] quelque *ose8 ,comme c'e/ gracieux de votre "p6 a se s]a p]du6 ,quel malheur6 ,je v\s en sais t\j\rs bi5 gr6 ,et ma g5tille fille dbitait t\te cette m5ue monnaie de p>oles aimables en vraie femme du monde1 t&is que je dev9ais1 moi1 p\r qui le fond de ses yeux e/ visible comme celui d'un lac limpide1 la malice qui les animait1 qu'elle d\tait bi5 un peu de la s9crit du visiteur4 ,eh bi51 non1 elle avait tort6 ,mais aussi quelle msav5ture6 ,aprs n\s avoir quitts t\t p5aud1 il rev9t encore plus p5aud v]s la f9 de l'aprs-midi2 il avait dc\v]t d'o v5ait l'erreur4 ,en se prs5tant *ez la femme de son payeur1 sa d]nire visite1 il fut reu p> les plus vives dmon/rations de joie et de gratitude4 ,la mre et la fille le rem]ciai5t qui mieux mieux6 --,v\s n\s gtez6 ,une bote gants et une bote m\*oirs6 ,cette d]nire tant la plus belle1 je l'ai prise p\r moi1 disait la mre4 --,et quels dlicieux bonbons6 aj\tait la fille2 dans la bote de maman il y en a qui sont de vrais objets d'art6 ,en effet1 sur la table s'talai5t deux c(frets3 l'un simple2 l'autre1 celui qui tait de/9 ,jeanne1 plus ri*e4 ,que faire8 ,av\] que le m>*& s'tait tromp1 qu'on avait eu l'int5tion de ne donn] qu'un seul prs5t8 ,ce n'et pas t d'un galant homme4 ,mais il ne p\vait s'emp*] de faire une m9e assez piteuse4 ,en rev5ant n\s cont] l'explication qui avait eu des tmo9s1 il s'arrta au tlgraphe p\r expdi] l'ordre d'un n\vel envoi notre adresse1 c> il ne v\lait pas avoir le dm5ti d'(frir des n\veauts p>isi5nes4 ,je le consolai de mon mieux en lui contant l'hi/oire du *eval de bois qui arriva1 un j\r de l'an1 *ez un grave savant du premi] tage1 au lieu d'all] *ez la jeune mre de l'entresol4 ,le grave savant crut qu'on se moquait de lui1 et f]ma la porte p\r t\j\rs l'envoyeur444 ,enf91 la voil t]m9e cette j\rne6 ,je suis littralem5t h>asse2 j'ai la langue s*e et l'me dess*e de rpt] les mmes phrases1 le c]veau fatigu de *]*] v>i] les =mules4 ,sans l'incid5t du receveur1 c'et t bi5 monotone6 ,jeanne e/ un peu ple et ses yeux sont c]ns1 ma9t5ant que l'animation cause p> les visites e/ tombe4 ,elle n'e/ pas aussi lasse que moi1 p>ce qu'elle e/ s\t5ue p> les illusions si vivaces de la jeunesse4 ,tant mieux p\r elle1 puisse-t-elle les cons]v] longtemps6 ,mais c'e/ bi5 difficile qu& une fille e/ in/ruite1 po9t sotte1 qu'elle lit et compr5d ce qu'elle lit1 qu'elle sait lire autre "p que dans des livres1 surt\t sur les figures et dans les curs6 ,elle ne t>d]a pas se dt\rn]1 lasse et ennuye1 de ces masques s\riants1 aussi ennuys qu'elle1 qui vi5n5t1 comme ils l'ont fait auj\rd'hui1 sans b1 se suivant comme des m\tons de ,panurge1 rptant les mmes mots comme des p]roquets6 ,heureusem5t que1 de mme que dans le ciel le plus nuageux il y a des claircies1 quelques bons amis1 quelques curs s9cres vi5n5t n\s r*auff] de leur soleil6 ,le j\r de l'an1 ce j\r de corve e/ pass1 et c'e/ dans la vie calme quotidi5ne qu'on a bi5 plus le temps et l'occasion d'en j\ir et de les apprci]6 ,,iii ,le rve et la ralit4 ,une anne s'e/ encore c\le1 et mon projet de m>i] ,jeanne ne s'e/ pas ralis4 ,mademoiselle embellit de j\r en j\r2 elle a v+t-deux ans1 et l'on compr5d qu'elle s]a encore plus jolie qu& elle en aura v+t-quatre1 quoiqu'elle soit dj mieux qu'elle ne l'tait dix-huit4 ,ses succs dans le monde augm5t5t1 c> sa beaut vi5t s'aj\t] l'esprit1 l'in/ruction1 l'aplomb1 la sci5ce de la toilette qu'une t\te jeune fille ne peut possd]4 ,elle e/ plus clatante2 mais je ne vois pas que ce soit l un motif p\r ne pas se m>i]6 ,cep5dant1 je l'ai rem>qu trs s\v5t1 ce sont les filles les plus d\es qui ne se m>i5t pas1 p\rquoi8 ,p>ce que1 comme ma ,jeanne1 elles ont le trav]s d'tre trop difficiles6 ,s\s le prtexte que sa sur a p\s un homme qui n'e/ pas prcism5t un hros1 ce qui ne l'emp*e pas d'tre un excell5t m>i et de faire ses affaires1 ma cadette s'e/ mise dans la tte de ne dev5ir la femme que d'un homme suprieur6 ,elle e/ si ent\re et si re*]*e1 qu'elle ne d\te pas1 avec le temps1 p\voir arrt] l'att5tion de quelque gr& p]sonnage1 un pr9ce peut-tre1--,dieu sait jusqu'o vont les jeunes imag9ations6--t\t au mo9s un pr9ce dans le royaume des arts ou des lettres4 ,aussi que de frais me fait-elle faire6 et o ne me conduit-elle pas1 croyant t\j\rs r5contr] son pr9ce *>mant8 et en att5dant se prodiguant1 rivalisant1 combattant1 l'emportant dans t\s les endroits de la ville o une jeune fille du monde peut se montr]1 t\j\rs s\s les armes1 mise ravir1 l'il ouv]t1 l'esprit prs5t6 ,puisse son cur n'y pas recueillir de l'am]tume p\r plus t>d6 ,ce n'tait pas l le b que je p\rsuivais2 j'avais t\j\rs t5u faire de mes filles plutt de bonnes mnagres1 des p\ses srieuses1 que de brillantes femmes du monde4 ,comm5t un rsultat si diffr5t s'e/-il produit p\r ,jeanne8 ,je me le dem&e avec anxit444 hlas6 je n'ai pas assez veill1 ma dfiance a t endormie un seul in/ant1 et il a suffi p\r laiss] introduire dans la b]g]ie444 non1 *ez moi1 veux-je dire444 le l\p444 non1 une femme *>mante 7/yle mascul974 ,il m'tait rev5u quelques commrages sur ce que n\s ne recevions pas de jolies femmes p> jal\sie4 ,je v\lus pr\v] le contraire et j'accueillis la p]sonne qui a fait tant de ravages *ez n\s4 ,mme ,ba?ilde ne s'occupe gure de son m>i1 ni de ses enfants4 ,du mauvais ct de la qu>anta9e1 elle voit le monde s'loign] d'elle1 et elle a tr\v bon de s'emp>] de ,jeanne p\r la sauv] de son isolem5t4 ,elle a t\t fait russi4 ,lasse et un peu s\ffrante1 j'ai cons5ti lui laiss] *ap]onn] ma fille une fois ou deux444 ,c'tait trop6 ,elle lui mit en tte une f\le de sottises beauc\p trop enrubannes et enfleuries p\r que l'enfant n'en ft pas *>me1 et si la mre veut s\ffl] dessus avec sa svrit et sa morale1 on lui rpond3 --,mais v\s ne v\s s\v5ez donc pas que v\s avez t jeune8 --,mais si1 je me s\vi5s1 et c'e/ prcism5t p\r cela6 ,je me s\vi5s trop1 peut-tre444 je sais que ce que v\s dites e/ faux1 et je v\drais que mes filles pr(itass5t de mon expri5ce6 ,mais allez donc lutt] contre les sductions et l'attrait du flatteur av5ir que l'on fait luire ses yeux6 ,je me bris]ais comme le pot d'argile contre le pot de f]6 ,je me f]ais dte/] de mon enfant6 ,je l'loign]ais de moi6 ,il vaut donc mieux us] d'indulg5ce et re/] son ct p\r veill]6 ,lui faire bris] ses relations immdiatem5t avec ,mme ,ba?ilde1 c'et t excit] la rbellion1 et de la femme v9ce me faire une ennemie4 ,le mal e/ fait2 il faut en tir] le meilleur p>ti possible2 t\t en essayant de l'enray] peu peu4 ,ce n'e/ pas en adm9i/rant un kilo de qu99e la fois que l'on gurit la fivre1 mais p> de petites doses donnes avec p]svrance *aque j\r4 ,ma *re ,jeanne n'e/ d'ailleurs pas p]v]tie1 ,mme ,ba?ilde n'en a pas eu le temps2 elle a seulem5t pris des ides extravagantes que je n'aurais pas v\lu lui voir4 ,peut-tre en reconnatra-t-elle temps l'abus6 ,je me tr\ve donc lance bi5 plus dans le monde que je ne me le proposais4 ,d'un ct1 je ne le regrette pas1 c> j'en pr(ite p\r y entran] mes fils autant qu'il e/ en mon p\voir4 ,gu/ave1 sorti de l'cole1 re/e avec n\s1 dans l'adm9i/ration1 o il a tr\v un emploi avantageux2 et ,b]n>d va faire son droit ,d4 mme1 ce qui e/ une gr&e *ance p\r moi de p\voir guid] mon jeune fils ds ses premi]s pas dans le monde4 ,je sais bi5 que les hommes graves1 et mon m>i t\t le premi]1 tr\v5t trs ridicule la prt5tion des mres de v\loir bi5 duqu] leurs fils2 quoi bon les bonnes manires8 ,il semble qu'un homme sa*e t\j\rs faire ce qu'il veut6 ,oui6 un homme d'une nature trs suprieure sait se donn] plus t>d le v]nis qui peut lui manqu] p> la faute de son ducation2 d'ailleurs1 dans les hommes suprieurs dont je p>le1 qui appr5n5t t\t1 connaiss5t t\t1 compr5n5t t\t1 dont l'esprit embrasse les dtails aussi bi5 que les gnralits1 les bonnes manires sont d'intuition2 ils aim5t le beau1 le gr&1 le noble in/9ctivem5t1 et ils ne veul5t pas re/] au-dess\s de leur propre apprciation4 ,mais d'autres natures1 mo9s ri*em5t d\es1 ne reconnaiss5t le beso9 de l'ducation qu'en acqurant l'expri5ce leurs dp5s1 en faisant ce qu'on appelle des coles4 ,alors1 ils dplor5t les circon/ances qui les ont privs1 dans leur jeunesse1 de cette prcieuse ducation1 et ce n'e/ qu'au prix de gr&s ef=ts qu'ils p>vi5n5t la remplac]4 ,s\v5t ils se rebut5t1 devi5n5t sauvages1 se p]suad5t qu'ils n'ont ri5 faire dans le monde polic1 et s'abrutiss5t de plus en plus dans une socit au-dess\s du niveau social qu'ils p\rrai5t frqu5t]1 mais avec laquelle ils n'ont pas beso9 de se gn]4 ,j'ai lu quelque "p que les lutteurs et les combattants de la vie n'avai5t po9t le temps d'appr5dre les belles manires6 ,quelle rhapsodie6 ,e/-ce que l'on p]d du temps lev] son *apeau un peu plus haut en saluant 7on rem>qu]a que je ne dis pas le t5ir plus bas671 ou se t5ir en quilibre sur sa *aise8 ,les jeunes g5s ne s'imag95t pas quelle autorit les bonnes manires donn5t sur ceux qui v\s ent\r5t6 ,lo9 de moi l'ide d'lev] mes fils p\r en faire des hommes fats et banals1 re*]*ant les succs de salon6 ,mais la di/9ction1 la rs]ve1 le bon ton procur5t une influ5ce extrme un homme1 dans le monde qu'il frqu5te2 ses infrieurs1 et mme ses suprieurs1 le respect5t davantage2 il leur impose1 et il s'impose6 ,on n'ose pas lui manqu]1 se p]mettre devant lui des inc>tades2 on le respecte2 la famili>it amne le mpris2 j'aj\te3 la politesse ti5t di/ance4 ,j'ai vu des g5s grossi]s et insol5ts se calm] et cd] devant les manires di/+ues de leur adv]saire4 ,d'ailleurs les bonnes manires et le bon ton influ5t aussi normm5t sur le c>actre1 et si je *]*e tant faire pr5dre mes fils le gt de la bonne compagnie1 c'e/ que je suis c]ta9e de les loign] a9si de la mauvaise6 ,a ceux qui sont habitus de respir] le p>fum des roses1 le fumi] rpugne t\j\rs plus qu' ceux qui viv5t dans les tables2 je ne nie pas qu'il y ait des exceptions1 des anomalies1 qui ne font que confirm] la rgle1 des in/9cts p]v]s qui1 comme dans c]ta9es maladies1 ont le gt des acides et des p\rritures4 ,oui6 le bon ton1 de mme que la v]tu1 impose le respect ceux qui n\s frqu5t5t4 ,il e/ r>em5t le p>tage du vice abject4 ,a9si1 un ivrogne1 un homme rus1 cruel1 viol5t1 peut difficilem5t cons]v] les manires lgantes d'un homme sobre1 d\x1 bi5veillant et franc4 ,notre me se reflte t\j\rs sur notre extrieur4 ,voil ce que je rpte mes fils et ce qui e/ trs vrai4 ,en leur enseignant et en les habituant tre soigns dans leur mise1 pratiqu] cette propret exquise qui e/ le plus gr& luxe d'un homme1 je leur inspire l'horreur des g5s vulgaires2 en leur faisant frqu5t] des femmes du monde spirituelles1 lgantes1 j'espre les loign] d'une classe de femmes o ils ne p\rrai5t tr\v] d'p\ses dignes d'eux4 ,gu/ave se prte facilem5t mes ides1 et m'a dj rpt s\v5t qu'il ne compr5d pas comm5t un homme qui a de l'in/ruction1 qui e/ habitu une atmosphre spirituelle1 arti/ique et lgante1 puisse pr\v] un s5tim5t rel p\r une femme1 laissant1 *aque p>ole qu'elle prononce1 *app] une si gr&e discordance avec ce qu'il e/ habitu ent5dre4 ,ce n'e/ pas p> un orgueil mal5t5du que je me rj\is de voir mon fils p5s] a9si1 et je puis aj\t] qu'il s'y mle une p5se trs *>itable env]s les femmes de position infrieure4 ,ne s]ai5t-elles pas rellem5t plus pla9dre encore que lui1 puisque 9vitablem5t il arriv]ait t\j\rs un mom5t o il s'ap]cevrait de sa mprise et o la femme qu'il aurait entrane d'autant plus facilem5t qu'il l'aurait bl\ie1 se tr\v]ait dclasse et dlaisse8 ,*acun doit re/] sa place2 l'ouvrire qui *]*e se faire di/+u] d'un jeune homme d'une classe plus leve que la si5ne p]d sans s'en d\t] t\t au mo9s le bonheur de sa vie1 lors mme qu'il vi5drait l'p\s] et l'introduire au se9 d'une famille qui la considr]ait comme une intruse1 t&is qu'elle p\rra tre une petite re9e en re/ant dans son monde6 ,de mme1 ma petite ,jeanne1 en *]*ant un m>i trop au-dessus de sa position1 ne se dclass]a pas1 p>ce qu'elle e/ auprs de sa mre2 mais elle j\e aussi le bonheur de son exi/5ce en risquant =t d'essuy] bi5 des dsillusions et des dceptions p\r f9alem5t re/] vieille fille6 ,mais1 son ge1 on ne s'imag9e pas encore combi5 le temps m>*e vite2 on tr\ve la jeunesse si longue que l'on croit avoir le temps de tr\v] ce que l'on *]*e2 et on se laisse a9si surpr5dre p> les annes qui fond5t sur n\s au galop4 ,,iv ,mes fils4 ,b]n>d e/ t\t l'oppos de ,gu/ave1 comme c>actre1 et un peu aussi comme physique4 ,celui-ci influe-t-il sur celui-l8 ,on s]ait port le croire4 ,trs brun1 pas gr&1 trapu1 une figure tiole quoique intellig5te1 mon pauvre ,b]n>d e/ brusque1 timide1 peu communicatif2 il aime se vant] du mal qu'il ne s]ait pas capable de faire4 ,il e/ vraim5t des mom5ts o une mre ne reconnat pas ses enfants1 ses propres enfants qu'elle a levs6 ,j'aime mes quatre enfants galem5t4 ,je les ai *ris1 *oys1 duqus avec la mme t5dresse et le mme zle444 mais quels rsultats diffr5ts6 ,lorsqu'ils tai5t petits1 je ne con/atais pas une gr&e dissemblance2 il a fallu des circon/ances1 presque des vnem5ts1 ma9t5ant qu'ils ne sont plus des enfants1 p\r me la montr]4 ,b]! et ,gu/ave1 les ans1 sont bi5 tels que je les dsirais2 ,jeanne et ,b]n>d me dr\t5t4 ,hi]1 n\s allions au bal du gnral4 ,ce n'e/ pas qu' mon ge on ti5ne beauc\p au bal2 j'av\e que ce n'e/ pas sans un s\pir qu' huit heures du soir j'ai quitt mon feu444 et mon m>i1 p\r all] m'habill]4 ,mon m>i444 mais oui444 qui peut satisfaire son gt p\r le co9 du feu6 ,je suis tri/e de l'y laiss] seul6 ,mais une mre a des devoirs6 ,je sais le dang] qu'il y aurait t5ir ,jeanne sevre des plaisirs monda9s qu'elle a gts4 ,mon m>i ne se croit pas oblig de se dv\]6 ,tant que je n'avais pas mes fils1 il endossait l'habit noir en re*ignant1 et il v5ait prom5] une figure ennuye aux portes des salons4 ,le fait e/ que ce que les pres vi5n5t faire dans un bal n'e/ gure amusant6 ,ils ont mille affaires en tte dont ils v\drai5t p>l]1 et ils doiv5t caus] de futilits2 ils aurai5t des lettres crire1 des j\rnaux lire1 et ils doiv5t s'asseoir une table de :i/6 ,ils aim]ai5t se dlass] des corves de la j\rne en robe de *ambre et en pant\fles1 ils doiv5t *auss] l'esc>p9 et mettre le m5ton dans le faux-col6 ,mon pauvre m>i e/ d'ailleurs tellem5t accabl d'affaires1 qu'il e/ dev5u lgrem5t morose depuis quelque temps2 en t\t cas1 il p>at prfr] all] au caf ou se c\*]1 que caus] et rire4 ,la maison n'e/ donc pas gaie le soir1 et il e/ de mon devoir de saisir les occasions de di/raire mes enfants1 af9 qu'ils ne *]*5t pas eux-mmes leurs di/ractions4 ,jeanne et moi1 n\s sortons 7ensemble7 dix heures de notre cab9et de toilette commun4 ,n\s n\s s]vons mutuellem5t de femme de *ambre1 et n\s sommes assez vite prtes1 p>ce que nos toilettes sont t\j\rs prp>es d'avance4 ,hi]1 ,jeanne portait une toilette d'ond9e qui ne n\s avait pas cot *]6 ,sur de la t>latane v]t-d'eau n\s avions dispos des *>pes en t>latane blan*e un peu dfra*ie1 mais dont le v]t du dess\s faisait ressortir la blan*eur4 ,de longues algues-m>9es faisai5t l'(fice de rubans p\r drap] les *>pes4 ,une longue guirl&e de nnuph>s blancs1 entremls d'h]bes1 pr5ant dans sa coiffure1 v5ait s'atta*] sur l'paule1 faisait le t\r du dcollet de la robe1 trav]sait le corsage en sautoir et se t]m9ait aprs avoir trav]s la jupe4 ,c'tait excessivem5t frais4 ,cette guirl&e avait t cueillie dans la mat9e p> ,gu/ave1 qui n\s a mme aides l'p+l]4 ,il aime beauc\p sa sur1 et tait t\t heureux de la voir jolie4 ,c'e/ lui aussi qui lui avait dict sa coiffure4 ,ses *eveux diviss en deux p>ties1 onduls et friss p> le b\t1 tai5t un peu s\levs devant p> des peignes poss en dess\s1 puis runis d]rire p> une bro*e catogan4 ,j'oubliais de m5tionn] que des ru*es pana*es blan*es et v]tes en t>latane ornai5t le bord infrieur de la jupe4 ,ces ru*es mme n\s avai5t donn assez de mal p\r les pos]1 comme n\s n'avions pas beauc\p de temps4 ,de ma toilette je ne dirai pas gr&'*ose1 se composant inv>iablem5t d'une robe de vel\rs noir en hiv] et de soie en t1 accompagne d'une mantille de d5telle noire4 ,quoique bi5 des femmes de mon ge pos5t encore p\r tr\v] des danseurs1 je tr\ve que lorsqu'on a une fille qui danse1 c'e/ le comble du ridicule d'avoir l'air de se mettre p\r a9si dire en concurr5ce avec elle4 ,gu/ave e/ habill en un t\r de ma91 et s'applique1 en galant cavali]1 ne jamais n\s faire att5dre4 ,b]n>d flne1 il veut f9ir sa lecture1 fum] sa cig>ette au j>d92 bah6 la toilette d'un homme1 a m>*e bi5 plus vite que celle d'une femme6 ,il s]a encore prt avant n\s444 il faudra qu'il att5de6444 ,enf9 il monte dans sa *ambre1 lamb9e1 ne se presse pas1 essaie tel ou tel vtem5t2 desc5d faire faire le nud de sa cravate p> sa sur1 remonte1 le dfait p>ce qu'il ne le tr\ve pas bi51 r$esc5d1 veut visit] la bote de p\dre de riz de sa sur et la rp& sur son pantalon noir6 ,il faut bross] p5dant une demi-heure6 ,il met trop de cosmtique ses m\/a*es naissantes et se ta*e les j\es2 il doit se db>b\ill] de n\veau1 mais comme il dfra*it ses man*ettes1 je remonte lui en donn] d'autres6 ,bref1 la toilette de ,b]n>d1 c'e/ un drangem5t p]ptuel p\r t\te la maison4 ,il e/ d'une coquett]ie1 ce petit sauvage1 dont on ne peut se faire une ide4 ,il ne se tr\ve jamais suffisamm5t bi52 il n\s accuse d'gsme1 si n\s ne l'admirons pas avec en?\siasme1 et en mme temps si n\s ne p>aissons pas assez difficiles dans ce qui le conc]ne4 ,aprs environ une heure de ret>d1 p\ss p> ,gu/ave1 il f9it p> desc5dre df9itivem5t comme un ouragan en mettant ses gants4 --,p>tons-n\s8 s'crie-t-il2 allons6 il va encore falloir une demi-heure ,jeanne p\r mettre sa sortie de bal6 ,oh6 les femmes6 les femmes6 ,en disant ces mots1 il se prcipite v]s sa sur p\r qu'elle lui b\tonne ses gants1 dont il enfile le d]ni] avec prcipitation4 ,en ce mom5t prcism5t1 ,jeanne se pliait gracieusem5t en arrire p\r que ,gu/ave lui plat son manteau sur les paules1 ce qui faisait tran] sa robe un peu plus444 crac444 crac6 --,ma robe6 --,mon gant6 --,maladroit6 --,au diable les femmes avec leurs queues6 voil mon gant crev6 ,le gr\pe se divise444 ,que vois-je8 ,hlas6 les pauvres ru*es gisant pantelantes sur le p>quet1 dta*es de la jupe2 la ma9 de ,b]n>d sortant p> la d*irure faite au gant1 en v\lant pass] le p\ce trop vite6444 ,allons6 il faut se mettre faufil] ou p+l]2 la bonne n'e/ pas encore c\*e1 elle aid]a2 mais voil un n\veau ret>d qui ne s]ait ri5 sans les petites *oses peu av5antes que l'on *ange4 --,tu ne sauras donc jamais faire gliss] tes pi$s s\s les tranes8 --,elles sont ridicules1 tes tranes2 voil6 qui m'a a*et ces gants-l8 --,c'e/ moi1 mon frre6 --,eh bi56 ils ne sont pas bons4 --,ils vont avec le c>actre de celui qui les porte1 rplique ,jeanne qui tait irrite4 --,ne l'excite pas1 lui dit ,gu/ave t\t bas1 ou n\s allons avoir une scne4 --,mais voici le pre qui r5tre du caf1 c> il e/ prs de onze heures et demie4 --,comm5t6 pas encore p>tis8 ,v\s devriez tre r5trs6 ,eh bi51 p> exemple1 c'e/ ins5s de sortir cette heure6444 moi1 je vais au lit6 ,j'av\e que j'aurais bi5 envie d'en faire autant1 et j'ai le cur lgrem5t meurtri p> ces petites esc>m\*es4 ,jeanne voit la lassitude pe9te sur ma figure et ses yeux devi5n5t humides4 ,je dev9e qu'elle cra9t que je r5once444 ,non1 je suis trop bon soldat p\r recul]6 ,le ret>d ne fait pas peur ,jeanne1 qui sait au contraire qu'on fait plus d'effet en arrivant t>d4 ,le bal e/ dans t\t son essor qu& n\s arrivons2 j'entre au bras de ,gu/ave1 ,b]n>d donne le bras sa sur1 je m'efface p\r laiss] voir ma fille1 si jolie2 elle e/ immdiatem5t enleve p> un danseur4 ,le matre de la maison1 me voyant rev5ir de salu] sa femme1 m'(fre son bras p\r me tr\v] un sige2 de cette faon ,gu/ave peut s'envol]1 et je le vois bi5tt t\rnoy] avec une des plus lgantes jeunes femmes de la ville4 ,je me ret\rne444 o e/ ,b]n>d8 ,j'ap]ois sa figure re*igne dans le *ambranle de la porte4 ,je l'appelle d'un signe4 --,p\rquoi ne danses-tu pas8 --,gu/ave a prcism5t pris la seule danseuse que j'aurais v\lue4 --,bah6444 il y a c5t jolies p]sonnes ici444 ,vois l-bas cette jeune fille en rose6 --,c'e/ a6 un paquet6 ,p]sonne n'en a v\lu1 puisqu'elle e/ sur sa banquette6 ,j'aime mieux all] boire du pun* au buffet6 ,or1 qu& ,b]n>d comm5ce boire du pun* au buffet444 il ne quitte gure ce co9-l4 ,que faire8 il faudrait lui tr\v] une femme qui lui plt p\r le =m] un peu1 ce pauvre enfant6 ,prcism5t je vois ,mme ,ba?ilde qui s'avance444 ,p\rquoi pas elle8 l'ge qu'elle a1 ple9 de pre/ige p\r t\s les jeunes g5s1 on aime faire des ducations6 ,elle n'a pas de danseur4 ,mais1 si je lui dis de l'invit]1 ce s]a un motif p\r qu'il ne veuille pas6 --,eh bi51 monsieur le tnbreux1 v\s v\s en allez qu& j'arrive6 ,mon valseur vi5t de se f\l] le pi$6 v\lez-v\s que n\s f9issions la danse ensemble8 ,je v\s pr5ds votre fils6 conclut-elle1 en me jetant un reg>d va9queur4 ,je m'empresse de faire un signe d'ass5tim5t trs prononc4 --,mais je danse mal1 madame1 dit ,b]n>d se df5dant1 ma sur me dit t\j\rs que je suis un valseur dte/able4 --,eh bi51 je v\s appr5drai1 v5ez donc6 ,elle brlait de faire voir qu'elle tr\vait des cavali]s6 ,je la connaissais assez p\r savoir qu'elle ne le l*]ait pas si vite1 saurait se faire (frir le bras p\r all] au buffet1 puis p\r dans] un quadrille1 et je la p5sais mme capable de se faire invit] p\r le cotillon4 ,je n'avais donc pas m'occup] de mon ,b]n>d de t\te la soire4 ,quelques bonnes amies s'appro*r5t p\r voir ce que je dirais des uns et des autres1 mais je les laissai p>l] et je me r5f]mai dans des rponses monosyllabiques qui dur5t leur donn] une pauvre op9ion de mon esprit2 je prfrais obs]v]444 d'abord ma fille1 ma jolie ,jeanne1 si fte1 si adule1 qui se posait mes cts entre les danses comme une libellule1 rep>tant aussitt1 et dont les succs cep5dant me laissai5t tri/e et le cur s]r444 puis mon beau ,gu/ave1 empress1 galant avec t\tes les femmes1 ne mprisant pas les paquets1 comme avait dit son frre1 les faisant dans] au contraire1 ce qui les r5dait =t en?\sia/es de lui444 mais ayant cep5dant une prfr5ce1 oh1 oui6 sans cela1 il et t banal et j'en aurais t afflige6 n'oubliant pas de v5ir m'(frir son bras et de s'in=m] de mes beso9s de temps en temps4 ,je me plaisais aussi exam9] les physionomies si s+ulires qu'ont le plus gr& nombre des femmes en toilette de bal4 ,il faut tre jeune1 et surt\t jolie1 bi5 faite1 di/+ue1 et habille avec beauc\p de gt2 faute de runir ces conditions1 une femme e/ t\t simplem5t grotesque en toilette de bal2 aussi que de c>icatures voit-on6 ,le rang des mres e/ t\t fait curieux lorgn]6 ,que d'paules anguleuses ou de rotondits trop prononces6 ,que de coiffures ressemblant t\t ce que l'on peut imag9]6 ,la mre avec des pana*es1 des c\ronnes1 accompagnes de robes de c\leurs in\es6 ,il e/ si facile de s'ab/5ir de t\tes prt5tions1 d'avoir une mise simple et peu voyante2 de pass]1 inap]ue qu& on a un c]ta9 ge6 ,mais c'e/ prcism5t ce que l'on ne veut pas1 en gnral1 et on re*]*e le contraire4 ,on l'obti5t1 mais quel prix8 99 99 99 99 99 ,les notes p]sonnelles d'une mre de famille s'arrt5t ici1 c> notre livre n'e/ pas un roman1 l'hi/oire d'une seule famille1 limite p> de c]ta9es circon/ances2 il doit conv5ir t\t le monde1 et ne p]dre son ton de gnralit que p>tiellem5t p\r des sortes de citations4 ,,*apitre ,,xix ,l',,initiative4 ,l'initiative e/ c]ta9em5t une fille de l'intellig5ce4 ,comme celle-ci1 elle dem&e tre dveloppe *ez les enfants4 ,malheureusem5t on tombe s\v5t dans les excs2 tantt1 s\s prtexte de donn] l'enfant de la dcision de c>actre1 on voit des p>5ts enc\rag] la h>diesse1 l'imp]t95ce1 les s5tim5ts d'une indp5dance allant jusqu' la lic5ce1 tantt on voit au contraire l'initiative compltem5t supprime1 et l'enfant presque rduit l'idiotisme4 ,on croit donn] du c>actre un enfant en lui accordant une entire lib]t dans t\t2 on oublie combi5 il a beso9 d'tre guid4 ,on n'arrive nullem5t au rsultat dsir2 un enfant a9si habitu e/ indiscipl91 volontaire1 et malgr cela peut avoir p>faitem5t un c>actre faible et indcis4 ,le c>actre doit tre =m1 dress1 et non pas laiss lui-mme4 ,les digues qu'on peut lui impos] ne nuis5t en ri5 l'initiative ni la f]met4 ,il y a des p>5ts trs brusques1 trs autoritaires1 qui p>alys5t les c>actres4 ,ils arrt5t l'lan1 l'en?\siasme1 les ef=ts4 ,ceci e/ trs malheureux p\r l'enfant2 cep5dant1 lorsque l'apa?ie n'e/ pas naturelle1 une fois la pression loigne1 on voit bi5tt l'intellig5ce in/9ctive se rveill]4 ,il e/ donc trs ess5tiel de ne pas confondre l'initiative avec la h>diesse et l'indp5dance2 je connais une mre qui ti5t sa fille dans une complte ignorance des *oses de la vie1 s\s le prtexte de ne pas lui donn] le gt de l'indp5dance2 elle lui a fait une rgle de conduite1 de t5ue1 dont elle ne doit pas se dp>tir4 ,or1 quelle e/ la rgle qui puisse tre suivie sans exception8 ,il n'y a ri5 d'absolu dans le monde4 ,p> exemple3 ,s\s aucun prtexte tu ne f]as ceci ou cela6 ,mais il peut se prs5t] une circon/ance imprieuse qui oblige enfre9dre cette rgle4 ,il e/ vrai que la jeune fille a l'esprit trs troit et elle pr5d la lettre ce qui lui e/ dit4 ,elle n'a aucune timidit vraie1 mais elle e/ timore l'excs4 ,t\t en enseignant une jeune fille ne pas faire c]ta9es *oses1 p> exemple1 /ationn] sur la porte1 c\rir dans la rue1 sortir sans que son manteau soit b\tonn1 p>l] un monsieur dans la rue et mille autres *oses1 il faut cep5dant lui faire compr5dre qu'il y a mille circon/ances dans la vie o il e/1 au contraire1 ncessaire de faire ces *oses4 ,d'abord1 cela dp5d de la position que l'on occupe2 a9si1 v\s tes ri*e1 mademoiselle1 v\s avez des dome/iques1 v\s v\s faites s]vir1 cep5dant au beso9 v\s v\s s]vez trs bi5 v\s-mme2 mais v5ez-v\s p]dre votre =tune1 aussitt sa*ez ab&onn] vos gr&s airs1 et mettez-v\s au niveau de votre position2 laissez de ct vos dlicatesses et vos susceptibilits intempe/ives4 ,dans c]ta9s mom5ts1 dans c]ta9es occasions1 telles *oses sont propos qui ne le sont pas dans d'autres4 ,il faut savoir di/+u]2 mais ici n\s retombons dans le disc]nem5t1 dans le jugem5t1 qui e/ sans contr$it la qualit la plus utile possd]1 la mre de t\tes1 p\rrait-on dire4 ,l'initiative ne doit pas tre inspire p> l'orgueil1 mais p> une c]ta9e confiance en soi-mme1 qui n'enlve cep5dant la mode/ie en quoi que ce soit4 ,ce n'e/ pas la confiance en ses tal5ts que l'on a1 mais la foi en sa p]svrance et dans les tudes que l'on a faites4 ,que de jeunes filles sont ple9es de bonne volont1 mais p]suades qu'elles sont incapables de faire telle ou telle *ose p> elles-mmes6 elles ne veul5t mme pas essay]4 ,elles manqu5t d'ide1 d'activit1 d'+niosit4 ,elles p>aiss5t intellig5tes1 c> elles raisonn5t sur t\tes les *oses de la vie1 mais elles ne sav5t ri5 faire p> elles-mmes2 elles n'os5t pas2 elles hsit5t si elles doiv5t ou non4 ,elles n'ont pas soif d'appr5dre et de se r5dre utiles4 ,un exemple bi5 frappant que l'on voit t\t propos3 un membre d'une famille se s5t-il indispos1 la premire p5se e/ d'all] qurir le mdec92 celui-ci n'e/ pas *ez lui1 on l'att5d avec impati5ce1 mais on ne songe pas ce qui p\rrait tre fait4 ,le mdec9 arrive1 il ordonne la mo9dre *ose1 des s]viettes *audes1 un cataplasme2 mais la dome/ique n'e/ pas l2 impossible de faire sans elle2 on s]ait t5t de croire que la jeune fille e/ une enfant ign>e4 ,j'ai vu une jeune m>ie1 qui avait reu une ducation de ce g5re1 t]riblem5t emb>rasse4 ,elle et son m>i passai5t seuls leur premi] mois de noces dans l'htel de leurs p>5ts la ville1 ceux-ci tant la campagne4 ,un j\r1 ils avai5t dn dehors1 et les dome/iques en avai5t pr(it p\r sortir4 ,le m>i fut pris d'une ga/rite2 ils montr5t dans une voiture et en r\te s'arrtr5t *ez un ph>maci5 p\r a*et] du tilleul4 ,c'tait amusant de voir cette jeune femme emb>rasse avec son petit paquet de tilleul dans les ma9s1 effraye l'ide que son m>i tait malade4 ,elle n'avait pas eu la prcaution de pr5dre avec elle une clef de l'app>tem5t4 ,elle n'avait pas l'habitude6444 ,quant aux malades1 jamais elle ne s'tait occupe de les soign]2 sa mre l'avait t\j\rs soigne1 elle1 et lui avait vit les mo9dres s\cis avec so94 ,le conci]ge fut oblig de pass] p> une f5tre p\r s'introduire dans l'app>tem5t et ouvrir la porte en d$ans4 ,puis1 il s'agit d'allum] le feu1 de faire b\illir de l'eau2 jamais de la vie elle ne s'tait occupe de t\t cela1 elle ne savait p> quel b\t s'y pr5dre4 ,elle fut oblige de desc5dre rclam] le s]vice de la conci]ge1 qui tait une fra*e brune aux yeux p]s1 et qui soigna le m>i avec des att5tions de t\te espce1 p5dant que la jeune inutile fut engage re/] dans sa *ambre1 p\r ne pas se fatigu]4 ,on n'appr5dra jamais assez aux enfants1 non seulem5t en bas ge1 mais surt\t dans l'adolesc5ce1 savoir ce qu'on appelle en langage vulgaire1 se ret\rn]3 faire usage de leurs dix doigts en temps opportun1 utilis] leurs capacits selon les circon/ances et les occasions4 ,une fois1 j'allais rejo9dre une amie avec laquelle je devais me r5dre ,sa9t-,g]ma91 p\r visit] une maison de campagne4 ,sa fille v5ait avec n\s3 c'tait une jolie p]sonne de dix-huit ans4 ,ses gr&s yeux noirs brillai5t comme des diamants1 et un gracieux s\rire tait /rotyp sur ses lvres4 ,il tait conv5u que n\s p>tirions p> le tra9 d'une heure1 af9 d'avoir l'aprs-midi n\s1 mais ,laure n'e/ pas prte1 me dit la mre qu& j'arrivai *ez elle p\r les *]*]4 ,la femme de *ambre tait occupe l'habill]4 ,a vrai dire1 cela m'et tonne qu'il en ft autrem5t1 c> je connais ,mme ,c4 de longue date et je sais qu'elle att5d t\j\rs aprs sa fille4 ,le tra9 d'une heure fut bi5tt manqu1 et je prvoyais dj que n\s manqu]ions le tra9 de #b heures1 ce qui me donnait gr&e envie de r5onc] l'excursion p\r ce j\r-l1 qu& ,mme ,c41 s'tant abs5te du salon1 v9t annonc] que n\s p\vions desc5dre1 ,laure tait prte2 la jeune fille sortit enf9 du corridor qui conduisait sa *ambre du pas gal et mesur qui lui e/ p>ticuli]4 ,ri5 au monde ne peut la sortir de sa placidit immuable4 ,p5dant que n\s pit9ions sur place1 et que n\s avancions sur le pali] p\r devanc] le mom5t de mont] dans la voiture1 ,mlle ,laure1 t5ant absolum5t ne pas fran*ir la porte sans avoir mis le d]ni] b\ton de ses gants1 s'tait arrte p\r accomplir ce travail de haute importance4 --,vi5s donc1 lui dit sa mre2 n\s allons encore manqu] ce tra93 tu mettras tes gants dans la voiture4 ,je reg>dais ,mme ,c41 elle t5ait ses gants la ma92 il lui semblait a9si entran] plus vite sa fille4 ,elle lut sans d\te dans mes yeux1 c> elle me dit d'un ton d'excuse3 --,c'e/ dans sa p5sion qu'on l'a r5due *ipie comme cela6 ,elle croirait commettre une faute norme d'tre vue dans la rue sans ses gants6 ,enf9 n\s tions sur le trottoir1 sa mre la p\ssa dans la voiture4 --,n'z-tu ri5 oubli1 au mo9s8 ,z-tu ton p>apluie1 ton m\*oir8 --,j'ai oubli mon m\*oir1 rpondit ,laure4 --,ah6 quelle enfant6 ,fanny1 vite1 montez *]*] le m\*oir que mademoiselle a oubli1 dit la mre la femme de *ambre qui tait desc5due n\s aid]4 ,en ce mom5t deux jeunes g5s passai5t sur le trottoir1 et plongeai5t leurs reg>ds dans la voiture4 ,j'ent5dis qu'ils disai5t3 --,jolie p]sonne6 ,quels yeux expressifs6444 ,quel vif esprit ils reflt5t6444 ,enf91 n\s p>tons2 en *em91 ,mme ,c41 selon une excell5te m?ode1 apprte l'arg5t p\r p\voir pay] le co*] en desc5dant sans p]dre de temps2 mais il lui manquait de la monnaie2 j'en tais munie2 aup>avant je v\lus voir un peu ce que f]ait ,laure1 et je lui dem&ai si elle n'avait pas sa b\rse4 ,elle me rpondit qu'elle n'avait jamais plus de c9quante c5times dans sa po*e4 ,sa mre prit la p>ole3 --,si je lui laissais de l'arg5t1 elle le p]drait2 elle a seulem5t quelques s\s p\r donn] aux pauvres4 ,comme elle ne sort jamais sans moi ou son in/itutrice1 elle n'en a pas beso94 --,oui1 mais v\s p5sez la m>i]1 elle e/ en ge2 elle sortira seule2 il faudra bi5 qu'elle s'habitue avoir de l'arg5t6 --,bah6 son m>i en aura p\r elle6 --,mais son m>i ne s]a pas t\j\rs c\su sa jupe6 ,p5dant ce temps1 je comptai ma monnaie4 --,il manque p\r le p\rboire1 dis-je2 eh bi51 mademoiselle ,laure1 n\s allons utilis] vos s\s4 --,combi5 faut-il8 dit-elle4 --,c9q s\s4 --,on ne donne que c9q s\s de p\rboire8 --,comm5t6 tu tr\ves que ce n'e/ pas assez8 dit sa mre4 --,moi1 je ne sais pas6 --,alors1 si v\s pr5ez une voiture1 quelques j\rs aprs vos noces1 v\s ne saurez pas combi5 il faut donn] de p\rboire votre co*]8 --,oh6 mon ,dieu1 non6 je lui donn]ai aussi bi5 un franc que deux s\s6 ,quelle ducation6 ,n\s arrivions la g>e2 l'heure sonnait1 il n'y avait pas une m9ute p]dre4 ,malheureusem5t ,mme ,c4 et moi tions peu +ambes1 l\rdes1 paisses2 il et fallu c\rir p\r arriv] temps au gui*et2 ,laure y s]ait arrive en une seconde2 prcism5t une jeune fille comme elle n\s dpassa1 al]te et vive1 envoye p> sa mre2 elle prit ses billets1 t&is que n\s n'arrivmes que p\r voir le gui*et se f]m] notre nez1 p5dant que ,laure n\s suivait de son petit pas4 ,quel dsappo9tem5t6 ,att5dre une heure et p>tir p> le tra9 de trois heures p\r arriv] quatre1 c'tait y r5onc]6 ,heureusem5t qu'un vieux monsieur qui se tr\vait l vit notre ennui2 il v5ait prcism5t de pr5dre des billets p\r des amis qui n'tai5t pas arrivs1 et comme on sonnait p\r la d]nire fois et qu'on allait f]m] les portes1 il n\s les cda obligeamm5t1 att5du qu'il avait une heure p\r en pr5dre d'autres4 ,une fois dans le wagon1 un peu reposes de nos motions1 je dis ,mme ,c43 --,et v\s auriez vu inconvni5t faire c\rir ,laure devant n\s pr5dre les billets t\t l'heure8 --,elle n'aurait pas su444 ,ensuite1 on lui a appris la p5sion ne jamais press] le pas dehors444 ,puis1 voyez-v\s1 je ne ti5s pas ce qu'elle s'mancipe trop444 ,elle ne songe pas1 comme d'autres jeunes filles1 avoir de l'indp5dance1 elle ne saurait qu'en faire6 ,elle e/ incapable de ri5 faire p> elle-mme6 ,fran*em5t1 je ne savais trop que rpondre de telles raisons4 ,en ce mom5t1 je vis que la figure de ,laure s'tait assombrie4 ,elle v5ait de faire saut] un b\ton de son gant2 il e/ bi5 vrai que ri5 n'e/ laid comme des gants non b\tonns qui retomb5t sur le poignet2 mais ncessit fait loi6 ,voyant son ennui je sortis de ma po*e une t\te mignonne mnagre1 dont j'ai l'habitude de me munir qu& je vais en excursion4 --,t5ez1 lui dis-je en la lui passant1 v\s tr\v]ez l de quoi rp>] l'accid5t4 --,c\dre en wagon8 fit-elle avec des yeux tonns4 --,p\rquoi pas8 ,c'e/ peut-tre un peu plus difficile4 --,c'e/ que ce n'e/ pas moi qui raccommode mes gants2 c'e/ ma femme de *ambre4 ,j'avais presque envie de dire3 ,il faudra aussi *oisir un m>i qui sa*e c\dre les b\tons6 --,v\s tr\vez ,laure peu dg\rdie1 me dit la mre qui lisait mes p5ses sur mon visage4 ,il e/ vrai que1 de son naturel1 timore et un peu l5te de p]ception1 il n'a ri5 t fait p\r la sec\]1 p>ce que n\s avons longtemps p5s qu'elle se f]ait4 ,d'ailleurs ce n'e/ pas amusant de grond] une enfant6 ,je crois que le m>iage la dvelopp]a4 --,c'e/ a9si qu'on a fait p\r v\s8 --,oh6 non4 ,j'tais aussi un peu eng\rdie1 mais j'avais une mre qui ne m'aurait pas supporte telle que1 et il faut bi5 av\] que j'ai t rudoye et ai reu bi5 des s]mons peu agrables4 --,v\s v\s en tes mal tr\ve8 ,v\s regrettez d'tre intellig5te1 active8 --,oh6 non4 ,je bnis t\s les j\rs le s\v5ir de ma mre p\r cela2 mais1 sur le mom5t mme1 je v\s assure que je ne l'aimais pas6 ,les circon/ances de la vie m'ont appris combi5 il e/ agrable de savoir un peu de t\t6 ,que p\vais-je rpondre cela8 ,mettre davantage les po9ts sur les i et t absolum5t contraire l'esprit de socit4 ,,*apitre ,,xx ,,les ,,jeunes ,,filles ,,dans ,,le ,,monde4 ,t\t *ange444 il y a aussi des *oses qui ne *ang5t po9t6 ,t\s1 tant que n\s sommes1 n\s rions de nos p>5ts qui dis5t3 ,autrefois1 qu& n\s tions jeunes1 il n'en tait pas a9si6 ,n\s1 notre t\r1 n\s rptons bi5tt3 ,qu& n\s tions enfants1 il n'en tait pas a9si6 ,en effet1 des femmes encore jeunes1 mres actuellem5t1 peuv5t se rappel] combi5 il leur t>dait de vieillir1 alors qu'elles avai5t quatorze ans6 ,on avanait de t\s ses vux le j\r o la robe s'allong]ait enf9 un peu2 on htait p> ma9tes t5tatives le mom5t o la coiffure p\rrait pr5dre un aspect plus srieux2 on anticipait sur le temps1 en laissant volonti]s croire quelques annes de plus1 qu& il tait "q d'ge4 ,quel bonheur de pass] p\r avoir dix-huit ans1 qu& on n'en avait que qu9ze6 ,il n'en e/ plus de mme auj\rd'hui2 la plup>t du temps la jeune fille de qu9ze ans sait p>faitem5t ce que lui enlve *aque j\r2 elle prolonge autant que possible son adolesc5ce2 elle ne quitte qu' regret1 dix-huit ans1 la coiffure de *eveux p>s 7encore t5te-t-on d'introduire l'usage de la port] mme p> de jeunes femmes71 elle se g>d]ait d'*ang] sa frange sur le front en b&eaux onduls2 la robe c\rte ne peut pas s'allong]1 puisque la maman la porte c\rte aussi4 ,le *apeau f]m n'e/ plus envi]1 mais plutt cra9dre2 en un mot1 qui rsume t\t1 peut-on dire1 le ca*emire n'e/ plus de mode6 ,la jeune fille d'il y a v+t ans aspirait se m>i] p\r port] un ca*emire4 ,auj\rd'hui1 elle aim]ait mieux r5onc] au m>iage1 si c'tait ce prix8 ,ce qu'elle cra9t1 avant t\t1 c'e/ de se vieillir1 c'e/ de p]dre le mo9dre de ses avantages4 ,la fillette de d\ze ans comm5ce se rajeunir1 af9 de p>atre plus avance dans ses tudes2 elle connat dj cette t]rible valeur du temps1 et ds lors plus de c&eur1 plus de navet2 elle n'e/ plus presse de j\] la maman et prfre prolong] la dure de la flirtation en la comm5ant tt4 ,ceci provi5t videmm5t de la faute des mres2 prcism5t p>ce qu'elles ont eu le tort de se vieillir trop vite ds l'abord1 elles se rattrap5t dans une seconde jeunesse laquelle1 p\r la faire dur]1 il e/ ncessaire de ne po9t produire de gr&es filles4 ,la gr&e proccupation de ces quelques mres e/ de t5ir leurs filles jeunes1 fillettes le plus longtemps possible2 ne croyez pas que ce soit dans le b unique de se rajeunir elles-mmes1 c'e/ bi5 dans l'intrt de ces *res filles1 assur5t-elles2 elles oubli5t que le temps e/ ce qui *appe le plus la volont huma9e4 ,n\s p\vons n\s prs]v] du soleil et de la pluie1 n\s p\vons faire de la cl>t en ple9e nuit1 n\s p\vons disp]s] les nuages l'aide du canon1 comm&] aux vagues1 au feu1 grce aux p]fectionnem5ts de la sci5ce1 mais devant le temps qui s'c\le n\s re/ons impuissants4 ,en va9 n\s *]*ons n\s tromp] n\s-mmes p> de fausses app>5ces1 en va9 n\s n\s figurons arrt] les annes en les emp*ant de m>qu] sur n\s et nos filles l'empre9te de leurs griffes2 un peu plus tt1 un peu plus t>d1 le temps repr5d ses droits1 c> il ne n\s a pas fait grce d'une m9ute4 ,que v\s introduisiez votre fille dans le monde dix-sept ou v+t ans1 sa tr5time anne arriv]a t\j\rs son heure4 ,elle aura eu dix ans ou treize ans de jeunesse selon votre volont4 ,*aque *ose a son opportunit dans la vie4 ,il y a l'ge de l'tude1 l'ge des plaisirs monda9s1 l'ge de l'ambition1 l'ge du calme4 ,il e/ bon de ne pas empit]2 on n'arrive qu' supprim]4 ,la fillette doit pass] sa t5dre adolesc5ce l'abri du monde et des ides de coquett]ie1 af9 de se donn] sans di/raction l'tude1 af9 de ne pas avanc] trop vite dans la connaissance des dsillusions4 ,mais lorsque l'ge de vivre huma9em5t e/ arriv1 lorsqu'il e/ temps de gt] des plaisirs d\x et p]mis1 puis de song] dev5ir p\se et mre de famille1 p\rquoi en ret>d] l'in/ant8 ,p5dant un trs petit nombre d'annes seulem5t1 il e/ possible de dans] avec ce bonheur pur et sans mlange1 qui e/ l'apanage de la jeunesse6 ,il n'y a qu'un ge p\r croqu] les pommes v]tes belles d5ts2 c]tes1 il ne faut pas en abus] au po9t d'abm] son e/omac2 de mme1 des petites saut]ies1 des petits bals1 des petits plaisirs qu'on ne saurait plus gt] c9quante ans1 doiv5t tre p]mis la jeunesse1 lorsque l'tude ne rclame plus aussi /rictem5t l'att5tion1 et avant que les gr&s devoirs de la famille ne vi5n5t n\s accap>]4 ,en ne contrec>rant pas1 p\r des motifs d'un intrt relatif1 ce que la nature a en quelque sorte in/itu1 on vite bi5 des heurts4 ,p\rquoi voyons-n\s tant de femmes d'un c]ta9 ge ridiculem5t coquettes et avides de plaisirs monda9s8 p>ce qu'elles ont t contrec>res l'poque o il aurait t rationnel p\r elles de les pr5dre4 ,ma9t5ues en arrire svrem5t p> une mre trop coquette ou trs rigide1 du c\v5t elles ont pass dans la maison du m>i o les d\ceurs de la mat]nit leur ont fait l'effet de devoirs am]s1 p>ce qu'elles les privai5t de cette lib]t *rie si vivem5t att5due et espre4 ,ces dsirs1 cette soif inass\vie se conc5tr5t1 s'attir5t et font explosion enf91 prcism5t au mom5t o il s]ait temps de se retir]4 ,que de femmes je connais dans ce cas1 et que de m>is du6 ,ils ont p\s des jeunes filles aux yeux baisss1 n'tant jamais sorties1 ne connaissant ri5 du monde1 et qui1 secrtem5t1 dans le fond de leur me1 n'avai5t que le dsir de le connatre2 m>ies1 elles se sont mtamorphoses en les cratures les plus monda9es4 ,au contraire1 une jeune fille qui e/ alle deux ou trois ans dans le monde ne dem&e pas mieux que de vivre un peu retire1 sans tre p\r cela blase4 ,il ne faut ri5 exagr]1 et c'e/ l cep5dant ce qui a lieu le plus s\v5t4 ,il y a deux c\rants trs diffr5ts dans la manire de dirig] les jeunes filles dans le monde2 t\s les deux exagrs1 l'un o1 copiant les ,amrica9es1 les arti/es1 la jeune fille s'mancipe beauc\p trop2 l'autre o sa ret5ue devi5t une prud]ie gau*e1 maladroite2 p>fois mme on tr\ve les deux excs runis dans la mme p]sonne4 ,,ii ,les jeunes filles ont beauc\p de pe9e re/] dans un ju/e milieu3 ou elles sont trop raides1 ou elles ont trop d'ab&on1 c'e/ le naturel qui manque4 ,la femme *]*e t\j\rs pos] qu& elle e/ dans le monde1 et c'e/ ce qui lui te son plus gr& *>me4 ,que de fois pr5d-on une fausse op9ion de telle et telle p]sonne1 sur laquelle on a beauc\p rev5ir qu& on les frqu5te dans l'intimit6 ,que de fois une jeune fille diffre de ce qu'on la voit dans le monde6 ,celle-ci p>at froide et compasse1 elle ne rpond que p> monosyllabes et sans lev] les yeux2 ses *eveux sont mis en b&eaux plats1 sa mre rpte qu'elle n'a pas encore port de robe en soie2 elle tudie1 dit-on1 du mat9 au soir1 mais son savoir ne p]ce pas4 ,on ne la laisse lire ni j\rnal1 ni revue2 mme l'innoc5te n\velle de son j\rnal de modes e/ prohibe2 le ?tre1 la valse1 lui sont df5dus4 ,en sa prs5ce1 sa mre fait baiss] la voix des visiteuses au mo9dre mot risqu4 ,mais pntre-t-on dans son intimit1 on la tr\ve t\t autre1 elle ne se conti5t plus2 si elle ne p>lait pas1 c'e/ qu'elle ne sait ri5 dire2 qu& elle se laisse all] p>l]1 son langage e/ commun et vulgaire1 sa dm>*e gu9de dissimule une ignorance complte des usages du monde et de vila9s ge/es sur lesquels sa mre la s]monne sans cesse2 elle e/ colre1 fausse1 m5teuse1 g\rm&e1 curieuse1 et ca*e t\s ses dfauts s\s ses paupires baisses4 ,la simplicit de sa mise lui e/ impose et elle brle du dsir de la remplac] p> les plus lgantes futilits2 on la croit occupe tudi]1 t&is qu'elle passe son temps de mauvaises lectures1 que sa femme de *ambre lui passe en ca*ette1 mais dont elle a bi5 so9 de fe9dre l'ignorance la plus complte1 af9 de ne pas se dvoil]4 ,telle autre1 au contraire1 a le nez au v5t et l'il ouv]t2 sa tte t\rne dix fois en une seconde1 elle p>le tort et trav]s1 disant t\t ce qui lui passe p> la tte1 croyant avoir de l'esprit2 elle s'habille autrem5t que t\t le monde1 af9 d'tre rem>que1 elle se vante d'tre incapable de t5ir une aiguille1 elle se vante de t\t savoir1 de p>l] de t\t1 prcism5t p>ce qu'elle ignore t\t ce que cette connaissance avance lui impos]ait1 et *ez elle1 d\ce1 mlancolique1 elle travaille t\s les mat9s c\dre sa toilette du soir2 elle e/ beauc\p mo9s p]v]tie qu'elle ne le dit1 et en somme e/ un excell5t cur4 ,telle encore pose p\r ne pas v\loir se m>i]1 et en meurt d'envie1 t&is que telle autre pose p\r la fran*ise et la flirtation amrica9e et ne se t\rm5te pas de re/] fille4 ,une jeune fille bi5 leve doit s'tudi] ne pas pos]1 tre simple et naturelle sans excs2 affi*] un gr& dsir de se m>i] peut tre naturel1 mais ce n'e/ pas mode/e1 et puis c'e/ pos] p\r tre naturelle1 et il faut l'tre sans pos]2 rpt] t\t in/ant qu'on ne veut pas se m>i]1 n'a pas l'air s9cre1 qu& mme a le s]ait2 affect] une simplicit outre dans sa mise et ne port] que de la bure e/ aussi exc5trique que de ne port] que du vel\rs4 ,une jeune fille1 dans le monde1 doit s'atta*] pass] inap]ue444 ,voil c]tes une phrase qui va appel] des l>mes dans bi5 des yeux1 quoique t\tes les b\*es doiv5t s'empress] de dire que c'e/ leur avis et leur dsir4 ,je sais bi5 que pass] inap]ue1 c'e/ donn] le pas des rivales qui sont lo9 de mrit] la prfr5ce2 pass] inap]ue1 c'e/ r5onc] des succs bruyants1 mais aussi des dfaites cruelles1 des dceptions blessantes4 ,p\r cela aussi1 il ne faut pas pos]4 ,j'ai connu une mre qui prt5dait dsir] que ses filles ne se fiss5t pas rem>qu]2 elle l'assurait t\t propos et elle les m5ait outrance dans le monde avec de n\velles toilettes *aque fois1 t\j\rs =t rem>quables4 ,ses filles1 =t jolies1 tai5t =t re*]*es2 mais on ne p\vait s'emp*] de rire au nez de cette mre1 qui aurait pu se cont5t] d'assur] qu'elle *]*ait ce que ses filles ne fuss5t rem>ques qu'en bi51 ce qui tait vrai1 et au mo9s n'aurait pas av\ l'exagration et la pose4 ,la timidit e/ l'un des plus gr&s *>mes de la jeunesse1 mais il ne faut pas la confondre avec la gau*]ie ou la prud]ie4 ,v\s voyez entr] dans un salon des jeunes filles1 le front haut1 le reg>d h>di1 raides1 ayant cra9te de rpondre au salut d'un homme1 ce n'e/ pas p> timidit2 la r\geur ne leur monte pas au visage1 elles ne ress5t5t aucune motion1 elles sont p>faitem5t matresses d'elles-mmes1 mais elles sont ret5ues p> la cra9te d'tre trop aimables2 un mom5t donn1 elles mett5t cette morgue de ct1 et elles devi5n5t alors beauc\p trop familires1 et manqu5t absolum5t de t5ue4 ,la t5ue1 voil le gr& mot1 et ,gond9et1 dans sa pice des ,braves ,g5s1 n\s l'explique p> la b\*e du colonel 7l'excell5t ,l&rol74 ,il repro*e ses (fici]s de trop aim] l'habit civil1 en place de la t5ue1 ou plutt l'uni=me qui les oblig]ait avoir de la t5ue6 ,dans le monde une jeune fille doit avoir une t5ue trs rs]ve1 mais non pas tre malhonnte2 jamais elle ne doit tre familire avec un jeune homme1 lui p>l] avec laiss] all]1 ou p>atre le re*]*]1 mais il ne lui e/ pas int]dit d'tre polie et gracieuse4 ,une jeune fille ne f]a pas un pr(ond salut un homme1 surt\t un homme jeune2 elle ne le f]a pas pass] devant elle1 elle ne lui (frira pas une *aise2 mais1 si lui1 lui fait ces politesses1 elle l'en rem]ci]a avec grce1 sans un empressem5t intempe/if4 ,sans tre coquette1 on peut tre aimable1 et il vaut mieux l'tre conv5ablem5t avec t\s que d'avoir des prfr5ces4 ,c'e/ l ce qu'une jeune fille doit vit]4 ,rs]v] meilleur accueil aux plus ri*es1 aux mieux poss1 tre fire avec les petits1 e/ le meilleur moy5 de se crer des ennemis mortels et de faire mal p>l] de soi4 ,il e/ reu que les jeunes filles se laiss5t tantt sec\] la ma9 p> les jeunes g5s1 et tantt font une incl9ation absolum5t imp]ceptible1 lorsqu'un homme les salue4 ,il vaudrait beauc\p mieux ne pas donn] sa ma9 s]r]1 et incl9] la tte ou le corps un peu plus4 ,le moy5 d'emp*] ces dmon/rations familires8 me dira-t-on2 une femme peut-elle refus] nettem5t la ma9 un homme qui lui t5d la si5ne8 ,un refus catgorique s]ait difficile et impoli2 j'ai vu ma9te fois des jeunes filles et des jeunes femmes tre bi5 ennuyes dans de telles circon/ances1 et obliges de surmont] leur rpugnance2 le seul moy5 e/ d'obs]v] l'tiquette1 d'en impos] p> le crmonial1 de ne pas accept] ce laiss] all]1 cette cam>ad]ie qui annule presque les sexes et enlve p> consqu5t la femme son plus gr& avantage1 celui que lui donne le respect de son sexe2 savoir se faire respect]1 g>d] sa dignit fm99e1 voil ce qu'il faut inculqu] une jeune fille2 p\r cela1 il n'e/ pas beso9 d'tre raide1 il suffit p> son bon ton p]sonnel1 une dignit gracieuse1 de cons]v] comme une aurole de supriorit sur les esprits vulgaires qui os]ai5t se p]mettre trop de famili>it4 ,c'e/ a9si que1 t\t en tant bonnes1 affectueuses avec les pauvres et les dome/iques1 les femmes de la vritable ari/ocratie1 c'e/--dire celles qui en font p>tie1 non pas uniquem5t p> leurs aeux1 mais p> leurs s5tim5ts1 sav5t en impos] leurs subalt]nes4 ,la vogue du mom5t e/ aux airs cassants1 la dm>*e h>die1 aux allures provoquantes1 comme aux *apeaux tapageurs2 au gymnase1 au mange1 aux ba9s froids1 puis aux eaux en t1 les fillettes pr5n5t de bonne heure des faons peu compatibles avec la pudeur de la jeune fille4 ,les *eveux p>s sur les paules1 les jupes c\rtes y contribu5t p\r leur "p2 les pres 7le sexe mascul91 en somme71 sont la cause de ce mal qu'ils sont les premi]s dplor] plus t>d2 ils s'amus5t de ces m9es diaboliques1 et cette petite fille s+eant le g>onnet ou l'actrice en vogue e/ amusante au possible1 ri5 n'e/ plus vrai444 et cep5dant qu'il app>aisse une fillette aux allures mode/es1 la toilette vaporeuse comme celle d'une petite vi]ge1 l'expression c&ide et timide1 osant pe9e lev] ses gr&s yeux1 rpondant d'une voix presque basse1 r\gissant qu& on s'adresse elle1 ne sa*ant pas t\t1 que/ionnant encore1 se tr\blant lorsque les reg>ds se fix5t sur elle1 eh6 bi51 cette app>ition effac]a immdiatem5t les autres1 et les mmes hommes ne p\rront s'emp*] de la prfr]4 ,je connais bi5 des hommes1 et des hommes dont le haut mrite et la gr&e position ont d leur donn] l'habitude d'tre en vue1 qui ne laiss5t pas d'pr\v] une c]ta9e motion au mom5t o les deux battants de la porte d'un salon s'ouvr5t devant eux1 o ils se s5t5t le po9t de mire d'une assemble2 et de t\tes jeunes filles brav5t avec le plus sup]be aplomb cette t]rible critique fm99e6 ,l'aplomb ne doit v5ir qu'avec l'ge1 ou ce n'e/ plus que de la h>diesse4 ,aprs la v+time anne1 la timidit de la jeune fille de qu9ze ans s]ait de la gau*]ie ou de la /upidit1 mais il faut laiss] un *angem5t v5ir p\r la femme1 la jeune mre de tr5te ans1 et enf9 p\r la matrone de qu>ante4 ,ce sont ces trans=mations successives qui font le *>me de *aque ge4 ,,iii ,autant il e/ mauvais de ret>d] jusqu' l'ge de v+t ans l'entre d'une jeune fille dans le monde1 autant il e/ peu rationnel de l'y m5] tant fillette4 ,les bals d'enfants1 avec leur cortge de vanits et de prt5tions1 sont les cau*em>s des g5s s5ss4 ,la fillette a beso9 d'avoir des amies2 il e/ obligatoire qu'elle j\e1 s'amuse avec des compagnes1 mais comme on le fait dans les p5sions1 p\r la fte de sa9te ,ca!r9e1 en robe de t\s les j\rs1 saut] et faire la dnette1 voire mme j\] des *>ades ou des prov]bes1 seules ou devant les p>5ts4 ,mais ces mat9es p\r lesquelles il y a lutte de toilettes1 o les enfants arriv5t empess1 se toisant les uns les autres1 p>s p> leurs mres comme de petites *sses2 o les petits g>ons sont /yls ne dans] qu'avec les petites filles les plus lgantes1 et o la pauvrette qui n'e/ pas jolie ou bi5 habille se voit dlaisse et pr5d un avant-gt des am]tumes que le monde futile n\s rs]ve1 ces runions sont des plus immorales1 et ne contribu5t qu' p]v]tir les enfants4 ,p\r qu'une ducation puisse tre m5e bi51 il faudrait que les enfants fuss5t p]suads que leur mrite seul peut leur obt5ir une prfr5ce1 et au premi] pas qu'ils font dans le monde1 ils s'ap]oiv5t du contraire2 p\r qu'ils puiss5t rsi/] au *oc1 ils doiv5t tre dj bi5 =ts1 et c'e/ p\rquoi il faut ret>d] ce mom5t4 ,a dix-sept ou dix-huit ans1 selon qu'elle e/ avance dans ses tudes1 une jeune fille peut tre conduite quelques bals1 quelques dn]s1 et aux saut]ies1 aux huita9es4 ,mais il faut en vit] l'abus4 ,cet abus donne un des deux rsultats suivants3 ou il sature1 il blase1 il fatigue l'me et le corps1 ou le plus s\v5t1 t\t en blasant et fatiguant1 il donne une telle habitude du monde que l'on ne sait plus s'en pass]4 ,les visites1 les ftes1 ne doiv5t tre qu'un accessoire1 qu'une di/raction nullem5t indisp5sable2 une femme doit tre habitue se suffire elle-mme et aim] son intrieur4 ,ce n'e/ pas un dfaut dans une jeune fille1 si elle n'e/ pas t\j\rs dsireuse de sortir n'importe p> quel temps ni quel mom5t2 cep5dant elle doit t\j\rs tre prte1 si c'e/ une ncessit ou si ses p>5ts le lui dem&5t4 ,les quelques annes s'c\lant entre l'adolesc5ce et le m>iage doiv5t prp>] la jeune fille dev5ir p\se et mre de famille1 c'e/--dire faire trs r>em5t sa volont2 sortir ou re/] la maison1 non pas selon son bon plaisir1 mais selon que ses devoirs ou les dsirs de son m>i et les beso9s de ses enfants le lui impos]ont4 ,c'e/ ce que les jeunes filles ne s'imag95t jamais assez4 ,,*apitre ,,xxi ,,le ,r,,glem5t ,,de ,,la ,,j\rn,e ,d',,une ,,jeune ,,fille4 ,ceci m'a t dem& p> quelques correspondantes1 dont les filles ont f9i leur in/ruction1 c'e/--dire ne r5tr5t pas en p5sion1 c>1 a9si que j'ai eu occasion de l'expliqu] dans un article prcd5t1 c'e/ tort qu'on dit avoir f9i ou son in/ruction ou son ducation1 qu& on sort de p5sion2 il re/e encore beauc\p de *oses appr5dre4 ,j'ai donn le rglem5t de la j\rne d'une petite fille4 ,p\r la jeune fille de quatorze dix-huit ans1 c'e/--dire alors qu'elle n'e/ pas encore d'ge all] p>t\t dans le monde avec sa mre1 il y a quelques diffr5ces introduire4 ,la jeune fille cont9u]a se lev] la mme heure qu' la p5sion ou au c\v5t1 c'e/--dire trs mat91 mettons sept heures1 au plus t>d1 en hiv]4 ,s\s aucun prtexte1 on ne doit lui p]mettre de lire au lit1 pas plus le mat9 que le soir2 je m'lve absolum5t contre cette f*euse habitude qui entrane1 entre autres inconvni5ts trs graves1 de s'enrhum]1 de mettre le feu et d'alanguir l'esprit en mme temps que le corps4 ,de mme1 celle de djeun] au lit4 ,j'av\e que j'aim]ais bi5 voir les p>5ts pr*] d'exemple4 ,la jeune fille se lv]a1 et f]a sa *ambre elle-mme1 sans feu1 bi5 ent5du2 je prote/e encore contre le feu1 surt\t le mat9 et le soir4 ,si la jeune fille travaille dans sa *ambre ou y reoit ses amies1 on peut p]mettre un petit feu de bois dans l'aprs-midi4 ,j'insi/e p\r un djeun] trs mat9al1 presque en se levant1 et *aud2 il ne faut jamais sortir sans avoir pris quelque *ose de *aud1 lait1 caf1 *ocolat1 s\pe1 etc4 ,une jeune fille ne doit pas fln] la mat9e en robe de *ambre et dcoiffe4 ,elle ne doit mme pas avoir de robe de *ambre1 mais des sauts de lit ou peignoirs p\r se coiff]4 ,a neuf heures du mat91 elle doit tre prte1 corsete1 coiffe1 la *ambre faite1 t\t mis en ordre4 ,elle se met alors au travail jusqu'au djeun]1 travail srieux1 p]fectionnant ses tudes en littrature1 botanique1 physique1 langues1 etc4 ,l'tude des arts d'agrm5t e/ rs]ve p\r l'aprs-midi et la soire1 p>ce que les visiteurs peuv5t l'int]rompre4 ,c'e/ aussi le mat9 qu'elle s'occupe de mnage et de toilette4 ,l'tude du piano e/ rs]ve p\r avant et aprs les repas1 et s]t utilis] les mom5ts p]dus que l'on a s\v5t cette heure4 ,p> exemple1 on fait des gammes1 au mom5t du crpuscule1 en att5dant que les lampes soi5t allumes2 au contraire1 on dess9e l'heure du plus beau j\r4 ,je n'aime pas beauc\p voir une jeune fille pr5dre l'habitude de sortir t\s les j\rs heure fixe4 ,une jeune fille ne doit pas pr5dre d'habitudes2 il faut laiss] cela aux vieilles r\t9ires4 ,elle doit t\j\rs tre prte t\t1 et surt\t t\j\rs visible1 t\j\rs propre1 nette1 mais simple et sans prt5tion4 ,elle doit beauc\p s'occup] de la confection et des rp>ations de sa toilette1 mais sans o/5tation1 sans en tir] vanit1 sans l'affi*] et jamais au salon1 mo9s que ce ne soit t\t fait entre intimes4 ,p> contre1 elle doit t\j\rs avoir s\s la ma9 un ouvrage d'aiguille p\r s'occup]1 ne jamais re/] oisive4 ,la lecture e/ rs]ve p\r le soir2 je n'ose int]dire la brod]ie le soir1 surt\t lorsqu'il y a un petit c]cle1 et que l'on cause ou qu'un membre fait la lecture haute voix1 mais c'e/ fatigant p\r la vue4 ,bi5 rem>qu] que les ouvrages de ma9 sont surt\t bons en causant1 mais non dans la solitude4 ,comme lecture1 des livres et des j\rnaux *oisis soigneusem5t2 pas de j\rnaux politiques2 amis et connaissances doiv5t tre aussi trs lim9s4 ,les mres ne saurai5t pr5dre trop de prcautions sur l'ent\rage de leurs filles1 femmes de *ambre1 in/itutrices1 f\rnisseurs1 etc4 ,je v\drais bi5 que la mre pt accompagn] sa fille p>t\t1 et vivre avec elle con/amm5t2 ce n'e/ pas t\j\rs possible6 ,la jeune fille quelquefois beso9 d'tre laisse seule avec ses amies4 ,comme celles-ci sont *oisies a peut tre tolr1 mais *ez la mre mme2 vit] de la laiss] seule *ez ses amies4 ,la jeune fille devant aussi tre initie aux so9s du mnage1 au g\v]nail de la maison1 on voit qu'il ne lui re/]a pas beauc\p de temps de loisir2 c'e/ ce qu'il faut3 ce qu'il y a de plus cra9dre p\r elle1 c'e/ le temps de rv]6 ,il e/ dommage si la mre va beauc\p dans le monde et au ?tre et e/ oblige de laiss] sa fille seule le soir6 ,une mre doit un peu se sacrifi] p5dant ces quelques annes o une t*e si prcieuse lui e/ dvolue4 ,une mre doit se sacrifi] son enfant1 pr9cipalem5t deux poques de sa vie1 s9on t\j\rs2 p5dant la premire enfance jusqu' l'ge de c9q ans1 o les so9s m]c5aires sont si prilleux1 puis p5dant l'entre dans l'adolesc5ce1 o le pril e/ d'un autre g5re1 mais non mo9s gr&4 ,,*apitre ,,xxii ,,sur ,,la ,,mani,,re ,,de ,,vivre ,d',,une ,,jeune ,,fille4 ,en indiquant succ9ctem5t le rglem5t de la j\rne d'une jeune fille1 je n'ai pas fait de di/9ction de =tune4 ,autant que possible1 les jeunes g5s des deux sexes doiv5t tre t5us loigns des d\ceurs du luxe4 ,peu de p>5ts1 cep5dant1 sav5t tre assez f]mes contre leur propre t5dance2 que de mres se complais5t1 au contraire1 orn] leurs idoles6 ,une fillette1 p>tir de d\ze ou quatorze ans1 peut avoir sa *ambre1 ne s]ait-ce qu'un petit cab9et1 auprs de celle de sa mre2 si elle a une sur1 elle p>tag]a la *ambre avec elle4 ,la porte1 donnant dans la *ambre de la mre1 re/]a ouv]te le plus s\v5t possible4 ,la f5tre s]a aussi ouv]te frquemm5t4 ,les meubles d'une *ambre de jeune fille se compos5t d'un lit1 d'un *iffonni] ou d'une commode1 d'une table toilette1 mo9s que la commode puisse en s]vir2 d'un petit bureau1 auquel le *iffonni] peut suppler s'il =me secrtaire1 d'une table ouvrage1 d'une table de nuit2 on peut aj\t] un guridon ou table de milieu et une armoire glace1 mais ces d]ni]s meubles ne sont pas indisp5sables4 ,la mre t*]a de p\voir lui donn] un plac>d p\r susp5dre ses robes4 ,on s'ef=ce d'in/all] a9si con=tablem5t une fillette1 af9 de lui appr5dre avoir de l'ordre1 rang] elle-mme ses affaires1 aim] son *ez elle4 ,ces d\ces motions si pures qu'pr\ve une jeune fille avoir une g5tille *ambre1 aussi petite que soit celle-ci1 ne se retr\v5t gure dans la vie1 et alors qu'elle aura un app>tem5t en enti]1 tant dor qu'il puisse tre1 elle pr\v]a une j\issance bi5 mo9s vive et mo9s bonne que dans la possession de sa simple *ambrette4 ,quelle e/ celle de n\s qui ne me compr5dra1 en se reportant en arrire p> la p5se dans sa *ambre de jeune fille8 ,c'e/ la seule qui ait t vraim5t elle6 ,en siges3 un prie-,dieu1 une ou deux *auffeuses1 deux *aises volantes2 je prohibe absolum5t la *aise longue2 t\t au plus1 dans une *ambre gr&e et luxueuse1 un petit tte--tte et deux petits fauteuils4 ,j'oubliais une petite biblio?que ou tagre1 p\r les livres d'tudes et de prires4 ,sur la *em9e1 la place d'une p5dule1 une /atue de pit ou une corbeille de fleurs1 des flambeaux1 un b\geoir1 des vases1 un porte-montre1 c> c'e/ encore l une des gr&es j\issances de la fillette que de possd] une montre2 elle n'a donc pas beso9 de p5dule1 quoique ce soit t\t fait facultatif4 ,les meubles s]ont en tapiss]ie faite de sa ma92 elle p\rra a9si1 peu de frais1 embellir sa *ambre p> des c\ss9s en application1 des petits tapis1 des voiles de fauteuil en filet1 etc4 ,aussi ri*e qu'elle soit1 une jeune fille doit tre apprise rang] ses affaires elle-mme1 se coiff]1 s'habill] et se d%abill] seule4 ,elle raccommod]a ses gants1 bross]a ses manteaux1 rafra*ira un *apeau1 et f]a encore bi5 d'autres travaux de ce g5re1 selon le temps que peuv5t lui laiss] ses tudes et autres occupations4 ,une excell5te habitude e/ de rang] sa toilette le soir avant de se c\*]1 mme aussi t>d que l'on puisse rev5ir du bal et aussi fatigue que l'on soit4 ,des habitudes de la jeunesse et surt\t de la plus t5dre jeunesse1 dp5d5t les =ces de l'av5ir2 mais ces habitudes1 il ne faut pas qu'elles soi5t imposes1 il faut qu'elles soi5t prises simplem5t1 p> le contact de l'exemple1 p> le raisonnem5t1 la p]suasion4 ,bi5 des jeunes filles ne font que subir1 et de mauvaise grce1 le rglem5t un peu svre impos p> leurs mres1 ne voi5t pas le mom5t de se m>i] p\r re/] au lit jusqu' dix heures1 y djeun]1 y lire1 etc4 comme leurs mres4 ,elles ne compr5n5t pas que leurs mres ont s\v5t la sant branle1 et ce n'e/ pas t\j\rs p> plaisir qu'elles agiss5t a9si4 ,voici un petit tableau j\rnali] des heures que les enfants1 suivant leur ge1 doiv5t consacr] au sommeil1 l'ex]cice1 l'tude et au repos4 ,il e/ dress p> le docteur ,fri$l&]1 et s'applique aux enfants des deux sexes1 de sept qu9ze ans1 qui se tr\v5t dans des conditions normales4 ,age sommeil ex]cice tude repos #g ans #i h4 #i h4 #b h4 #d h4 #h-- #i-- #i-- #b-- #b-- #i-- #i-- #h-- #c-- #d-- #aj-- #h-- #g-- #c-- #d-- #aa-- #h-- #g-- #e-- #d-- #ab-- #h-- #f-- #f-- #d-- #ac-- #h-- #e-- #g-- #d-- #ad-- #g-- #e-- #h-- #d-- #ae-- #g-- #d-- #i-- #d-- ,j'av\e que je ne p>tage pas en t\s po9ts l'avis de ce docteur4 ,je crois qu'il faut l'enfance plus de sommeil4 ,a un adulte1 mme1 selon moi1 p\r ne pas s'us] trop vite1 huit heures de sommeil sont indisp5sables2 en revan*e1 je sais p> expri5ce qu'un enfant de sept ans peut travaill] plus de deux heures1 et que neuf heures d'ex]cice peuv5t l'puis]4 ,le tableau suivant me p>at plus normal p\r les jeunes ,franais et surt\t les jeunes ,franaises4 ,age sommeil ex]cice tude repos #g ans #aj h4 #f h4 #d h4 #d h4 #h-- #aj-- #f-- #d-- #d-- #i-- #aj-- #f-- #d-- #d-- #aj-- #i-- #f-- #e-- #e-- #aa-- #i-- #e-- #f-- #d-- #ab-- #i-- #e-- #f-- #d-- #ac-- #i-- #d-- #g-- #d-- #ad-- #i-- #d-- #g-- #d-- #ae-- #h-- #d-- #h-- #d-- ,a9si1 jusqu' dix ans1 l'enfant se levant six heures du mat9 s]a c\* huit heures du soir2 dix ans1 on comm5c]a le laiss] veill] jusqu' neuf heures1 et qu9ze ans seulem5t il lui s]a p]mis d'att5dre dix heures4 ,les heures de repos sont consacres aux repas et la toilette1 ba9s1 etc4 ,les heures d'ex]cice compr5n5t la prom5ade1 les leons de gymna/ique1 de danse1 de natation1 etc4 ,,*apitre ,,xxiii ,,p>allele ,,entre ,,jeunes ,,filles4 ,j'ai eu hi] la visite de deux jeunes abonnes bi5 dissemblables1 et je p\rrais dire que si la premire p\vait s'appel] comme il faut tre1 la seconde s]ait dsigne comme il ne faut pas tre4 ,t\tes les deux avai5t dix-huit ans1 mais leur ducation a t bi5 diffr5te1 ou plutt le pr9cipe1 l'ide qui y a prsid1 c> t\tes les deux ont t leves en p5sion2 t\tes les deux ont d'excell5ts p>5ts qui les aim5t t5drem5t1 t\tes les deux sont de familles respectables1 quoique n'app>t5ant pas la mme position sociale4 ,eudoxie e/ hritire d'une =tune imm5se2 fille unique d'un pre qui a gagn des millions dans la manipulation des cuirs1 elle a t gte l'excs4 ,sa grosse maman n'a d'yeux que p\r elle1 et son papa n'a jamais v\lu admettre que l'on pt contr>i] sa fillette4 ,elle a t leve dans la premire maison d'ducation de ,p>is1 c'e/--dire qu'elle a la rputation d'y avoir t leve p>ce qu'elle y e/ re/e une anne l'poque de sa premire communion1 et y va faire une petite retraite t\s les ans la mme poque4 ,le re/e du temps1 elle l'a pass *ez ses p>5ts1 tre t\r t\r g\rm&e ou gte avec excs p> sa mre1 flatte p> son pre1 tiraille p> une miss anglaise qui essayait en va9 de la faire travaill]4 ,elle e/ trs mal leve2 sa voix e/ rude et =te1 son ge/e beauc\p trop viol5t et libre1 elle a le ton cassant qu'elle a emprunt aux pices de ?tre o sa mre la conduit depuis son enfance1 s\s le prtexte de ne pas la laiss] avec les dome/iques4 ,elle a l'habitude de pr5dre "p la conv]sation1 de c\p] la p>ole son pre qu& il p>le1 et de dire au nez des g5s t\t ce qui lui passe p> la tte1 tort et trav]s1 enf9 une vraie enfant t]rible4 ,elle se croit =t spirituelle p>ce qu'on rit lorsqu'elle p>le1 et qu'on s'crie3 ,e/-elle drle6 oh6 oh6444 ah6 ah6 e/-elle amusante6 ,ne v\lant pas faire un mauvais complim5t ses p>5ts1 on aj\te quelquefois3 ,elle a bi5 raison6 ,elle e/ fran*e6444 ah6 c'e/ *>mant444 ,v\s avez une *>mante fille444 un vrai petit dmon6 ,et le papa et la maman se r5gorg5t de fi]t4 --,ti5s-toi donc6 lui dit sa mre1 un peu honteuse de temps en temps de son laiss]-all]4 ,elle e/ du re/e trs jolie1 piquante1 brunette1 et a l'air =t intellig5te4 ,elle a t\* t\t *ez moi1 a essay t\s les siges de mon salon1 feuillet les livres et albums1 remu les objets d'tagre1 dem& ce qu'il y avait de l'autre ct des portes1 et f9alem5t1 p\r avoir un prtexte *ang] de place1 dem& un v]re d'eau6 ,elle a laiss tomb] trois fois son ombrelle1 m'a pos des que/ions qui1 p\r tre +nues1 n'en tai5t pas mo9s assez emb>rassantes1 et comme je f9issais p> ne plus trop faire att5tion elle1 elle a pos cl9em5t la tte sur l'paule de son pre1 tmoignant son dsir de voir la visite se t]m9]1 ce qui m'a rappel c]ta9 petit *i5 de ma connaissance1 lequel1 qu& une visite se prolonge trop1 s'asseoit devant la p]sonne1 et aboie de faon int]rompre la conv]sation4 ,p5dant cette visite1 elle avait fait1 div]ses reprises1 des rem>ques ple9es de fran*ise1 de beauc\p trop de fran*ise1 mme sur c]ta9es p]sonnes de connaissance commune4 ,a un mom5t donn1 elle s'e/ mise se reg>d] dans la glace1 et faire la b\*e en cur1 gliss] ses yeux en c\lisse2 en somme1 je lui crois bon cur1 mais c'e/ une petite prt5tieuse insupportable4 ,jeanne1 au contraire1 e/ t\t l'oppos4 ,elle a t leve1 cep5dant1 dans la mme maison d'ducation1 mais y a re/ huit annes conscutives1 ayant eu le malheur de p]dre sa mre en bas ge4 ,son pre prt5d1 et sa fille en e/ un exemple1 que l'ducation e/ in/9ctive4 ,je crois qu'il y e/ p\r beauc\p4 ,je ne sais si sa =tune e/ aussi gr&e que celle des p>v5us dont je vi5s de p>l]1 mais il app>ti5t la haute ari/ocratie1 et sa fille1 gracieuse et mignonne1 a surt\t un ca*et de di/9ction exquise et du plus p>fait comme il faut4 ,elle apporte dans la conv]sation la timidit et la c&eur de son ge1 ne p>le que lorsqu'on l'int]roge et rpond avec bon s5s1 c\te att5tivem5t sans remu]1 n'ose t\*] ri51 et ne pose jamais une "q2 sa mise e/ simple et sans prt5tion1 elle sait se suffire elle-mme1 en s'occupant de mille petits travaux2 la musique et t\s les arts d'agrm5t font ses dlices2 elle travaille1 non en vue du monde1 mais p\r elle-mme et les si5s4 ,si elle juge1 elle ne se p]met pas de faire connatre son jugem5t2 mais je crois plutt qu'elle ne s'arroge pas ce droit1 elle respecte trop les p]sonnes plus ges et plus exprim5tes qu'elle p\r os] les jug]2 elle accepte ce qu'on lui dit et n'e/ pas habile dc\vrir les ridicules2 elle a encore l'en?\siasme et les illusions de la jeunesse qui font tr\v] t\t beau et sans dfaut2 elle admire1 elle s'tonne1 elle s\haite1 trois s5tim5ts que la vieillesse exprim5te et blase ne sait plus pr\v]4 ,quel *>me une jeune fille bi5 leve apporte dans l'intrieur o un m>i l'introduira6 ,et combi5 l'homme qui se m>ie doit tudi] le c>actre et le g5re de l'ducation reue p> la femme qu'il va pr5dre6 ,ce qui di/+uait en outre mes deux visiteuses1 c'e/ que ,jeanne se possde p>faitem5t4 ,sans affect] en aucune faon1 elle se reti5t1 elle subit l'influ5ce de la p]sonne en prs5ce de laquelle elle se tr\ve2 elle sait respect] et t5ir sa place4 ,c'e/ l une qualit beauc\p plus r>e que l'on ne croit4 ,la plup>t des jeunes filles ou jeunes g5s se laiss5t emport] p> la =ce de l'habitude1 la f\gue1 le naturel peut-tre2 et les ge/es1 les clats de voix1 l'ab&on indiscret1 la famili>it pr5n5t le dessus bi5 vite4 ,on ne leur en impose pas longtemps4 ,mais1 eux aussi1 ils p]d5t leur pre/ige1 et on voit bi5tt ce qu'ils val5t4 ,en habituant les enfants se cont5ir1 non seulem5t devant les trang]s mais aussi en famille1 on obti5t de gr&s succs de raction sur une mauvaise ducation4 ,,xxiv ,,les ,,jeunes ,m,,res ,,de ,,gr&es ,,filles4 ,j'ai tr5te-c9q ans2 puis-je me p]mettre le *apeau ,ga9sbor\gh plac crnem5t8 ,mon m>i tr\ve que c'e/ trop jeune p\r moi1 que j'ai l'air de la sur de ma fille 7e/-ce donc un malheur1 madame872 mon m>i ne montre-t-il pas p> l qu'il ne ti5t pas moi8 ,si je p>aissais vieille1 il ne m'aim]ait plus peut-tre1 et il m'en veut de mon air jeune dont je suis si fire6 ,mme ,s4441 la femme du s\s-prfet1 qui a qu>ante-c9q ans au mo9s1 vi5t de faire v5ir de ,p>is un *apeau caboss1 avec un gros nud alsaci5 devant1 en ruban cossais1 que ma fille qui a dix-sept ans1 os]ait pe9e mettre au j>d96 ,veuillez donc me conseill]1 madame2 =te de votre appui1 votre rponse la ma91 je me prs5t]ai devant mon m>i1 et il lui s]a bi5 difficile d'all] contre6444 ,hlas6 *re madame1 au risque de m'attir] votre c\rr\x et celui de bi5 d'autres lectrices1 je suis =ce de v\s dire que votre m>i a raison1 en p>aissant croire que c'e/ un malheur de p>atre la sur de sa fille6 ,il e/ des grces de pr(ession comme il e/ des grces d'tat4 ,seulem5t ici le s5s e/ pris en s5s contraire1 ou plutt d'obligations4 ,une mre doit impos] du respect2 la "q n'e/ pas si elle e/ jolie ou non1 si elle a la *ance de cons]v] une beaut t]nelle2 une mre qui veut tre mre ne peut pas p>atre la sur de sa fille1 sans risqu] de p]dre aux yeux de celle-ci le pre/ige d'autorit qui lui e/ donn p> son ge4 ,si votre fille voit en v\s une sur1 une compagne1 elle ne p\rra avoir cette confiance que l'on a en celui dont l'ge et la gravit1 l'expri5ce et la connaissance des *oses p>aiss5t au-dessus des si5s propres1 et produis5t a9si l'impression salutaire4 ,l'habit ne fait pas le mo9e1 e/ un prov]be faux et vrai t\r t\r comme t\s les prov]bes2 l'habit ne *ange pas le cur de l'hypocrite1 c'e/ vrai1 mais l'habit non seulem5t mtamorphose tellem5t la physionomie que l'tre beau et di/+u peut dev5ir commun et laid1 et celui qui e/ affreux s'amlior] beauc\p1 mais encore l'habit mtamorphose le moral4 ,osez donc avoir le mme ma9ti51 la mme t5ue avec c]ta9s vtem5ts comme avec d'autres8 ,et il e/ impossible de s\t5ir que l'habillem5t n'ait une influ5ce norme sur les murs et sur les ides4 ,p\rquoi e/-ce l'usage de s'envelopp] de crpe noir qu& on a eu la d\leur de p]dre un tre aim8 ,p>ce qu'il sembl]ait incompatible de se revtir de rose qu& on a le cur tri/e4 ,la c\leur des habits e/-elle donc l'int]prte des s5tim5ts8 ,p\rquoi se moque-t-on d'une vieille femme qui s'habille de nuances claires8 ,p>ce qu'il semble incompatible d'alli] le c>actre srieux de la vieillesse avec un vtem5t jeune1 p>ce qu'il semble que la p]sonne qui le porte doit avoir le c>actre de son vtem5t4 ,donc1 si l'habit ne fait pas t\j\rs l'homme1 l'homme *oisissant l'habit d'aprs son c>actre1 on peut presque t\j\rs le jug] d'aprs cet habit1 et s\v5t on peut dire que la p]sonne fait la toilette4 ,la femme qui cons]ve1 en dpit d'un c]ta9 ge1 une taille mignonne1 une expression juvnile et riante1 cons]ve aussi la plup>t du temps un c>actre gai et enfant94 ,ne l'aurait-elle pas1 on e/ t5t de le lui suppos]4 ,d'ailleurs1 elle-mme1 en passant1 se reg>de dans une glace1 elle ap]oit cette image g5tille1 et elle s5t po9dre en elle les ides et les s5tim5ts de son allure4 ,avec une robe c\rte et un *apeau rond1 on se s5t1 plus lgre1 plus porte c\rir1 se dissip]4 ,comm5t v\lez-v\s que votre fille v\s obisse si elle ne voit en v\s qu'une sur8 si votre extrieur ne lui en impose pas8 ,comm5t s]ez-v\s son *ap]on1 son porte-respect auprs d'autrui1 si votre attitude1 votre mise1 donn5t le droit de v\s adress] les mmes p>oles qu' elle8 ,v\s p>aissez croire qu'il e/ trs avantageux p\r v\s de p>atre jeune6 ,je ne saisis pas bi5 quel po9t de vue v\s v\s placez4 ,il e/ trs avantageux1 c]tes1 d'tre jeune2 il e/ trs avantageux de cons]v] les symptmes de la jeunesse1 p>ce qu'ils sont synonymes de =ce1 de sant1 mais il n'e/ pas absolum5t utile de cons]v] les app>5ces d'une jeune femme qu& on e/ mre d'une fille de dix-sept ans2 cela ne v\s emp*e pas de g>d] un aspect trs agrable dans votre intrieur1 aux yeux de votre m>i2 mais aprs une v+ta9e d'annes de m>iage1 lorsqu'on a surt\t des enfants gr&s1 il ne dplat pas un m>i que sa femme pr5ne un air tant soit peu imposant et autoritaire1 de faon qu'elle puisse support] avec lui une p>tie de la gr&e responsabilit qui lui incombe comme *ef de famille4 ,c]tes1 tr5te-c9q ans1 une femme1 et surt\t c]ta9es femmes1 pas pr9cipalem5t les gr&es beauts1 mais plutt les figures *iffonnes1 sont encore jeunes d'aspect4 ,cep5dant1 tes-v\s bi5 sre que v\s p>aissez rellem5t aussi jeune que v\s croyez8 ,peut-tre la manire dont v\s v\s habillez y contribue2 v\s p\vez faire illusion1 mais ne support]iez pas un exam5 att5tif4 ,quant la femme du s\s-prfet que v\s me citez1 il y a plusieurs motifs p\r lesquels v\s ne devez pas l'imit] aveuglm5t4 ,d'abord1 p>ce que les autres commett5t des erreurs1 n\s ne sommes pas obliges de les suivre dans cette voie2 ensuite1 et surt\t1 cette femme n'a pas d'enfants1 et p> consqu5t elle n'a pas beso9 d'avoir l'air d'une matrone4 ,en outre1 elle occupe dans le monde une position qui lui fait presque une obligation d'tre coquette1 de reprs5t]4 ,nanmo9s1 j'insi/e sur ce que1 si elle avait une gr&e fille1 elle devrait tre plus circonspecte4 ,les mamans de g>ons ne sont pas t5ues autant de svrit que celles des fillettes4 ,v\s tes appele r5contr] bi5tt un futur g5dre3 il faut qu'il puisse v\s di/+u] de sa fiance6 ,appele au rle de m5tor1 v\s ne p\vez pas avoir l'air d'en avoir beso9 d'un v\s-mme4 ,et puis1 voyez quel malheur6 si v\s alliez tre plus jolie que votre fille6444 ,cela peut trs bi5 arriv]6444 ,une femme de tr5te-c9q ans1 attife avec sci5ce1 aj\tant une beaut savante et tudie le *>me de l'esprit et de l'expri5ce du monde1 peut effac] facilem5t une jeune fille mode/e et ret5ue6 ,donc1 ne v\s en dplaise1 vitez de p>atre la sur de votre fille2 ni *apeaux cabosss1 ni toques sur le front4 ,le *apeau tricorne1 avec po9te abaisse sur le front1 g>ni de deux longues plumes1 v\s (frira l'lgance et la maje/ runies1 sans tomb] dj dans la coiffure de la femme ge2 comme =mes1 comme nuances1 sp>ez-v\s bi5 de ce que v\s adoptez p\r votre fille1 t\t en cons]vant l'h>monie4 ,au re/e1 votre ge1 les vtem5ts amples et maje/ueux rajeuniss5t plutt1 p>ce qu'ils dissimul5t1 encadr5t les petites dfectuosits qui comm5c5t se laiss] ap]cevoir1 t&is que les vtem5ts jeunes les dvoil5t4 ,g>dez-v\s avec so9 de v\s mettre sur le mme rang que votre fille dans les runions et les lieux publics2 p\ssez-la en avant1 faites-la valoir2 une mre doit s'oubli] elle-mme1 v\s gagn]ez en influ5ce1 en hommages respectueux1 en dignit1 ce que votre coquett]ie p\rra p]dre2 et je ne crois pas que v\s p]diez au *ange1 c> les succs de la jeunesse n'ont qu'une dure trs phmre et trs relative1 t&is que l'influ5ce acquise p> l'e/ime et la vnration ne fait que s'accrotre avec le temps4 ,t\t le monde1 votre fille la premire1 v\s sauront gr de ce lg] sacrifice1 seulem5t anticip1 puisque le mom5t o v\s s]iez oblige le faire ne t>d]ait pas1 et v\s en rcomp5s]ont l>gem5t4 ,d,,dicace ,a ,,ma ,m,,re ,c'e/ le livre t]m9 que l'on voit ce qu'il e/1 c> p> l'ensemble il se complte2 d'ailleurs1 les prfaces et les ddicaces1 que l'on place au comm5cem5t du volume1 sont t\j\rs crites et imprimes qu& il e/ t]m94 ,je tr\ve donc plus logique de mettre ces quelques mots la f94 ,une famille qui possde un vieill>d possde un trsor1 dit un prov]be *9ois4 ,c'e/ ce trsor prcieux qui m'a inspir1 dans sa gr&e expri5ce1 ce ,c\rs d'ducation mat]nelle1 auquel j'ai essay d'enlev] l'aridit du sujet p> des exemples pris sur le vif1 vcus1 et p> cela mme intressants1 c> *acun s'y retr\ve a9si que son ent\rage et peut en tir] pr(it1 s'il veut4 ,fnelon a crit l'ducation des filles1 beauc\p d'autres criva9s fm99s se sont occups de cette "q2 mon plan a t de =m] des mres qui sa*5t lev] des g>ons1 t*e autrem5t difficile que d'lev] des filles4 ,je n'ai pas l'ambition d'une russite complte2 je me cont5te d'apport] ma g\tte d'eau au petit ruisseau qui va l'ocan4 ,l4 ,d',,alq4