,,le ,,positivisme ,,anglais ,,tude ,,sur ,,/u>t ,,mill p> ,,hippolyte ,,ta9e #ahfd 99 99 99 99 99 ,,pr,,face ,lorsque cette tude p>ut p\r la premire fois1 ,m4 ,/u>t ,mill me fit l'honneur de m'crire qu'on ne p\vait donn] en peu de pages une ide plus exacte et plus complte du cont5u de son livre1 comme corps de doctr9e philosophique4 ,seulem5t1 aj\tait-il1 je crois que v\s v\s trompez en reg>dant ce po9t de vue comme p>ticulirem5t anglais4 ,il le fut dans la premire moiti du ,x,v,i,i,ie sicle1 p>tir de ,locke1 et jusqu' la raction contre ,hume4 ,cette raction1 comm5ce en cosse1 a revtu depuis longtemps la =me g]manique1 et a f9i p> t\t envahir4 ,qu& j'ai crit mon livre1 j'tais peu prs seul de mon op9ion1 et1 bi5 que ma manire de voir ait tr\v un degr de sympa?ie auquel je ne m'att5dais nullem5t1 on compte encore en ,anglet]re v+t philosophes priori et spirituali/es contre *aque p>tisan de la doctr9e de l',expri5ce4 ,cette rem>que e/ =t ju/e2 moi-mme j'avais pu la faire1 ayant t lev dans la philosophie cossaise et p>mi les livres de ,reid4 ,ma seule rponse e/ qu'il y a des philosophes qui ne compt5t pas1 et que t\s ceux-l1 ,anglais ou non1 spirituali/es ou non1 on peut les nglig] sans gr& dommage4 ,t\s les demi-sicles1 et plus ord9airem5t t\s les sicles ou t\s les deux sicles1 p>at un homme qui p5se3 ,bacon et ,hume en ,anglet]re1 ,desc>tes et ,condillac en ,france1 ,kant et ,hegel en ,allemagne2 le re/e du temps la scne re/e vide1 et des hommes ord9aires vi5n5t la remplir1 (frant au public ce que le public dsire1 s5suali/es ou idali/es1 selon la direction du temps1 suffisamm5t in/ruits et habiles p\r t5ir le premi] rle1 capables de rajeunir les vieux airs1 ex]cs dans le rp]toire1 mais dp\rvus de l'inv5tion vritable1 simples excutants qui succd5t aux compositeurs4 ,en ce mom5t1 la scne e/ vide en ,europe4 ,les ,allem&s transcriv5t ou transpos5t le vieux matrialisme franais2 les ,franais1 p> habitude et dans une demi-somnol5ce1 c\t5t avec un air un peu ennuy et di/rait les morceaux de brav\re1 les belles phrases loqu5tes que l'enseignem5t public leur rpte depuis tr5te ans4 ,dans ce gr& sil5ce1 et p>mi ces comp>ses monotones1 voici un matre qui s'avance et qui p>le4 ,on n'a ri5 vu de semblable depuis ,hegel4 ,janvi] #ahjd4 ,,tude ,,sur ,,/u>t ,,mill ,i ,j'tais ,ox=d l'an d]ni]1 p5dant les sances de la ,briti% ,association = ! advancem5t ( le>n+1 et j'y avais tr\v1 p>mi les r>es tudiants qui re/ai5t encore1 un jeune ,anglais1 homme d'esprit1 avec qui j'avais mon franc-p>l]4 ,il me conduisait le soir au n\veau musum1 t\t peupl de spcim5s3 on y pr(esse de petits c\rs1 on met en jeu des in/rum5ts n\veaux3 les dames y assi/5t et s'intress5t aux expri5ces2 le d]ni] j\r1 ple9es d'en?\siasme1 elles *antr5t ,god save ! ,que54 ,j'admirais ce zle1 cette solidit d'esprit1 cette organisation de la sci5ce1 ces s\scriptions volontaires1 cette aptitude l'association et au travail1 cette gr&e ma*9e p\sse p> tant de bras1 et si bi5 con/ruite p\r accumul]1 contrl] et class] les faits4 ,et p\rtant dans cette abondance il y avait un vide3 qu& je lisais les comptes r5dus1 je croyais assi/] un congrs de *efs d'us9es2 t\s ces savants vrifiai5t des dtails et *angeai5t des recettes4 ,il me semblait ent5dre des contrematres occups se communiqu] leurs procds p\r le tannage du cuir ou la te9ture du coton3 les ides gnrales tai5t abs5tes4 ,je m'en plaignais mon ami1 et le soir1 s\s sa lampe1 dans ce gr& sil5ce qui enveloppe l-bas une ville univ]sitaire1 n\s en *]*ions t\s deux les raisons4 ,,ii ,un j\r1 je lui dis3--,la philosophie v\s manque1 j'ent5ds celle que les ,allem&s appell5t mtaphysique4 ,v\s avez des savants1 v\s n'avez pas de p5seurs4 ,votre ,dieu v\s gne2 il e/ la cause suprme1 et v\s n'osez raisonn] sur les causes p> respect p\r lui4 ,il e/ le p]sonnage le plus important de l',anglet]re1 je le sais1 et je vois bi5 qu'il le mrite2 c> il fait p>tie de la con/itution1 il e/ le g>di5 de la morale1 il juge en d]ni] ressort dans t\tes les que/ions1 il remplace avec avantage les prfets et les g5d>mes dont les peuples du cont95t sont encore encombrs4 ,nanmo9s ce haut rang a l'inconvni5t de t\tes les positions (ficielles2 il produit un j>gon1 des prjugs1 une intolrance et des c\rtisans4 ,voici t\t prs de n\s le pauvre ,m4 ,max ,milli] qui1 p\r acclimat] ici les tudes sanscrites1 a t =c de dc\vrir dans les ,vdas l'adoration d'un dieu moral1 c'e/--dire la religion de ,paley et d',addison4 ,il y a qu9ze j\rs1 ,londres1 je lisais une proclamation de la re9e qui df5d aux g5s de j\] aux c>tes1 mme *ez eux1 le diman*e4 ,il p>at que1 si j'tais vol1 je ne p\rrais appel] mon voleur en ju/ice sans prt] le s]m5t ?ologique pralable2 s9on1 on a vu le juge r5voy] le plaignant1 lui refus] ju/ice et l'injuri] p>-dessus le m>*4 ,*aque anne1 qu& n\s lisons dans vos j\rnaux le disc\rs de la c\ronne1 n\s y tr\vons la m5tion oblige de la div9e ,provid5ce2 cette m5tion arrive mcaniquem5t1 comme l'apo/rophe aux dieux immortels la quatrime page d'un disc\rs de rhtorique1 et v\s savez qu'un j\r la priode pieuse ayant t omise1 on fit t\t exprs une seconde communication au p>lem5t p\r l'insr]4 ,t\tes ces tracass]ies et t\tes ces pdant]ies indiqu5t mon gr une mon>*ie cle/e2 naturellem5t celle-ci ressemble t\tes les autres3 je veux dire qu'elle s'appuie plus volonti]s sur la tradition et sur l'habitude que sur l'exam5 et la raison4 ,jamais mon>*ie n'invita les g5s vrifi] ses titres4 ,comme d'ailleurs la vtre e/ utile1 v\lue et morale1 elle ne v\s rvolte pas2 v\s lui re/ez s\mis sans difficult1 v\s lui tes atta*s de coeur2 v\s cra9driez1 en la t\*ant1 d'branl] la con/itution et la morale4 ,v\s la laissez au plus haut des cieux p>mi les hommages publics2 v\s v\s repliez1 v\s v\s rduisez aux que/ions de fait1 aux dissections m5ues1 aux oprations de laboratoire4 ,v\s allez cueillir des plantes et ramass] des coquilles4 ,la sci5ce se tr\ve dcapite2 mais t\t e/ p\r le mieux1 c> la vie pratique s'amliore1 et le dogme re/e intact4 ,,iii --,v\s tes bi5 ,franais1 me dit-il2 v\s enjambez les faits1 et v\s voil de prime saut in/all dans une ?orie4 ,sa*ez qu'il y a *ez n\s des p5seurs1 et pas bi5 lo9 d'ici1 ,*ri/-,*ur* p> exemple4 ,l'un d'eux1 pr(esseur de grec1 a p>l si pr(ondm5t de l'inspiration1 de la cration et des causes f9ales1 qu'on l'a disgraci4 ,reg>dez ce petit recueil t\t n\veau1 ,essays & ,reviews2 vos lib]ts philosophiques du d]ni] sicle1 les conclusions rc5tes de la gologie et de la cosmogonie1 les h>diesses de l'exgse allem&e y sont en racc\rci4 ,plusieurs *oses y manqu5t1 entre autres les polissonn]ies de ,voltaire1 le j>gon nbuleux d'outre-,rh9 et la grossiret prosaque de ,m4 ,comte2 mon gr1 la p]le e/ petite4 ,att5dez v+t ans1 v\s tr\v]ez ,londres les ides de ,p>is et de ,b]l94--,mais ce s]ont les ides de ,p>is et de ,b]l94 ,qu'avez-v\s d'orig9al8--,/u>t ,mill4--,qu'e/-ce que ,/u>t ,mill8--,un politique4 ,son petit crit ,on lib]ty2 e/ aussi bon que le ,contrat social de votre ,r\sseau e/ mauvais4--,c'e/ beauc\p dire4--,non1 c> ,mill conclut aussi =tem5t l'indp5dance de l'individu que ,r\sseau au despotisme de l'tat4--,soit1 mais il n'y a pas l de quoi faire un philosophe4 ,qu'e/-ce encore que votre ,/u>t ,mill8--,un conomi/e qui va au del de sa sci5ce et qui subordonne la production l'homme1 au lieu de subordonn] l'homme la production4--,soit1 mais il n'y a pas l non plus de quoi faire un philosophe4 ,y a-t-il encore autre *ose dans votre ,/u>t ,mill8--,un logici54--,bi52 mais de quelle cole8--,de la si5ne4 ,je v\s ai dit qu'il e/ orig9al4--,e/-il hgli58--,oh6 pas du t\t2 il aime trop les faits et les preuves4--,suit-il ,port-,royal8--,encore mo9s2 lisait trop bi5 les sci5ces mod]nes4--,imite--t--il ,condillac8 --,non c]tes3 ,condillac n'enseigne qu' bi5 crire4--,alors quels sont ses amis8--,locke et ,m4 ,comte au premi] rang1 ensuite ,hume et ,newton4--,e/-ce un sy/matique1 un r=mateur spculatif8--,il a trop d'esprit p\r cela3 il ne fait qu'ordonn] les meilleures ?ories et expliqu] les meilleures pratiques4 ,il ne se pose pas maje/ueusem5t en re/aurateur de la sci5ce2 il ne dcl>e pas1 comme vos ,allem&s1 que son livre va ouvrir une n\velle re au g5re huma94 ,il m>*e pas pas1 un peu l5tem5t1 et s\v5t t]re t]re1 trav]s une multitude d'exemples4 ,il excelle prcis] une ide1 dml] un pr9cipe1 le retr\v] s\s une f\le de cas diffr5ts1 rfut]1 di/+u]1 argum5t]4 ,il a la f9esse1 la pati5ce1 la m?ode et la sagacit d'un lgi/e4--,trs-bi51 voil que v\s me donnez raison d'avance3 lgi/e1 p>5t de ,locke1 de ,newton1 de ,comte et de ,hume1 n\s n'avons l que de la philosophie anglaise2 mais il n'importe4 ,a-t-il atte9t une gr&e conception d'ensemble8--,oui4--,a-t-il une ide p]sonnelle et complte de la nature et de l'esprit8--,oui4--,a-t-il rassembl les oprations et les dc\v]tes de l'intellig5ce s\s un pr9cipe unique qui leur donne t\tes un t\r n\veau8--,oui2 seulem5t il faut dml] ce pr9cipe4--,c'e/ votre affaire1 et j'espre bi5 que v\s allez v\s en *>g]4--,mais je vais tomb] dans les ab/ractions4--,il n'y a pas de mal4--,mais t\t ce raisonnem5t s]r s]a comme une haie d'p9es4--,n\s n\s piqu]ons les doigts4--,mais les trois qu>ts des g5s jett]ai5t l ces spculations comme oiseuses4--,tant pis p\r eux4 ,p\rquoi vit une nation ou un sicle1 s9on p\r les =m]8 ,on n'e/ compltem5t homme que p> l4 ,si quelque habitant d'une autre plante desc5dait ici p\r n\s dem&] o en e/ notre espce1 il faudrait lui montr] les c9q ou six gr&es ides que n\s avons sur l'esprit et le monde4 ,cela seul lui donn]ait la mesure de notre intellig5ce4 ,exposez-moi votre ?orie2 je m'en ret\rn]ai plus in/ruit qu'aprs avoir vu les las de briques que v\s appelez ,londres et ,man*e/]4 99 99 99 99 99 ,i4 ,l',,exp,,ri5ce ,i ,alors1 n\s allons pr5dre les *oses en logici5s1 p> le comm5cem5t4 ,/u>t ,mill a crit une logique4 ,qu'e/-ce que la logique8 ,c'e/ une sci5ce4 ,quel e/ son objet8 ,ce sont les sci5ces3 c> supposez que v\s ayez p>c\ru l'univ]s et que v\s le connaissiez t\t enti]1 a/res1 t]re1 soleil1 *aleur1 pesanteur1 aff9its1 espces m9rales1 rvolutions gologiques1 plantes1 animaux1 vnem5ts huma9s1 et t\t ce qu'expliqu5t ou embrass5t les classifications et les ?ories2 il v\s re/]a encore connatre ces classifications et ces ?ories4 ,non-seulem5t il y a l'ordre des tres1 mais il y a encore l'ordre des p5ses qui les reprs5t5t2 non-seulem5t il y a des plantes et des animaux1 mais encore il y a une botanique et une zoologie2 non-seulem5t il y a des lignes1 des surfaces1 des volumes et des nombres1 mais encore il y a une gomtrie et une ari?mtique4 ,les sci5ces sont donc des *oses relles comme les faits eux-mmes3 elles peuv5t donc tre1 comme les faits1 un sujet d'tude4 ,on peut les analys] comme on analyse les faits1 re*]*] leurs lm5ts1 leur composition1 leur ordre1 leurs rapports et leur f94 ,il y a donc une sci5ce des sci5ces3 c'e/ cette sci5ce qu'on appelle logique1 et qui e/ l'objet du livre de ,/u>t ,mill4 ,ou n'y dcompose po9t les oprations de l'esprit en elles-mmes1 la mmoire1 l'association des ides1 la p]ception extrieure3 ceci e/ une affaire de psy*ologie4 ,on n'y discute pas la valeur de ces oprations1 la vracit de notre intellig5ce1 la c]titude absolue de nos connaissances lm5taires2 ceci e/ une affaire de mtaphysique4 ,on y suppose nos facults en ex]cice1 et l'on y admet leurs dc\v]tes orig9elles4 ,on pr5d l'in/rum5t tel que la nature n\s le f\rnit1 et l'on se fie son exactitude4 ,on laisse d'autres le so9 de dmont] son mcanisme et la curiosit de contrl] ses rsultats4 ,on "p de ses oprations primitives2 on re*]*e comm5t elles s'aj\t5t les unes aux autres1 comm5t elles se comb95t les unes avec les autres1 comm5t elles se trans=m5t les unes les autres2 comm5t1 =ce d'additions1 de comb9aisons et de trans=mations1 elles f9iss5t p> compos] un sy/me de vrits lies et croissantes4 ,on fait la ?orie de la sci5ce comme d'autres font la ?orie de la vgtation1 de l'esprit1 des nombres4 ,voil l'ide de la logique1 et il e/ clair qu'elle a1 au mme titre que les autres sci5ces1 sa matire relle1 son doma9e di/9ct1 son importance visible1 sa m?ode propre et son av5ir c]ta94 ,,ii ,ceci pos1 rem>quez que t\tes ces sci5ces1 objet de la logique1 ne sont que des amas de propositions1 et que t\te proposition ne fait que li] ou sp>] un sujet et un attribut1 c'e/--dire un nom et un autre nom1 une qualit et une sub/ance1 c'e/--dire une *ose et une autre *ose4 ,*]*ons donc ce que n\s ent5dons p> une *ose1 ce que n\s dsignons p> un nom2 en d'autres t]mes1 ce que n\s connaissons dans les objets1 ce que n\s lions et sp>ons1 ce qui e/ la matire de t\tes nos propositions et de t\tes nos sci5ces4 ,il y a un po9t p> lequel se ressembl5t t\tes nos connaissances4 ,il y a un lm5t commun qui1 p]ptuellem5t rpt1 compose t\tes nos ides4 ,il y a un petit cri/al primitif qui1 indf9im5t et div]sem5t aj\t lui-mme1 eng5dre la masse totale1 et qui1 une fois connu1 n\s enseigne d'avance les lois et la composition des corps complexes qu'il a =ms4 ,or1 qu& n\s reg>dons att5tivem5t l'ide que n\s n\s faisons d'une *ose1 qu'y tr\vons-n\s8 ,pr5ez d'abord les sub/ances1 c'e/--dire les corps et les esprits#a4 ,cette table e/ brune1 longue1 l>ge et haute de trois pi$s l'oeil3 cela signifie qu'elle fait une petite ta*e dans le *amp de la vision1 en d'autres t]mes qu'elle produit une c]ta9e s5sation dans le n]f optique4 ,elle pse dix livres3 cela signifie qu'il faudra p\r la s\lev] un ef=t mo9dre que p\r un poids de onze livres1 et plus gr& que p\r un poids de neuf livres1 en d'autres t]mes qu'elle produit une c]ta9e s5sation musculaire4 ,elle e/ dure et c>re3 cela signifie encore qu'tant p\sse1 puis p>c\rue p> la ma91 elle y suscit]a deux espces di/9ctes de s5sations musculaires4 ,et a9si de suite4 ,qu& j'exam9e de prs ce que je sais d'elle1 je tr\ve que je ne sais ri5 d'autre que les impressions qu'elle fait sur moi4 ,notre ide d'un corps ne compr5d pas autre *ose3 n\s ne connaissons de lui que les s5sations qu'il excite en n\s2 n\s le dt]m9ons p> l'espce1 le nombre et l'ordre de ces s5sations2 n\s ne savons ri5 de sa nature intime1 ou s'il en a une2 n\s affirmons simplem5t qu'il e/ la cause inconnue de ces s5sations4 ,qu& n\s disons qu'en l'abs5ce de nos s5sations il a dur1 n\s v\lons dire simplem5t que si1 p5dant ce temps-l1 n\s n\s tions tr\vs sa porte1 n\s aurions eu les s5sations que n\s n'avons pas eues4 ,n\s ne le df9issons jamais que p> nos impressions prs5tes ou passes1 futures ou possibles1 complexes ou simples4 ,cela e/ si vrai1 que des philosophes comme ,b]keley ont s\t5u avec vraisemblance que la matire e/ un tre imag9aire1 et que t\t l'univ]s s5sible se rduit un ordre de s5sations4 ,a t\t le mo9s1 il e/ tel p\r notre connaissance1 et les jugem5ts qui compos5t nos sci5ces ne port5t que sur les impressions p> lesquelles il se manife/e n\s4 ,il en e/ de mme p\r l'esprit4 ,n\s p\vons bi5 admettre qu'il y a en n\s une me1 un moi1 un sujet ou rcipi5t des s5sations et de nos autres faons d'tre1 di/9ct de ces s5sations et de nos autres faons d'tre2 mais n\s n'en connaissons ri54 ,t\t ce que n\s ap]cevons en n\s-mmes1 dit ,mill1#b c'e/ une c]ta9e trame d tats intrieurs1 une srie d'impressions#c1 s5sations1 p5ses1 motions et volonts4 ,n\s n'avons pas plus d'ide de l'esprit que de la matire2 n\s ne p\vons ri5 dire de plus sur lui que sur la matire4 ,a9si les sub/ances1 quelles qu'elles soi5t1 corps ou esprit1 en n\s ou hors de n\s1 ne sont jamais p\r n\s que des tissus plus ou mo9s compliqus1 plus ou mo9s rguli]s1 dont nos impressions ou manires d'tre =m5t t\s les fils4 ,et cela e/ encore bi5 plus visible p\r les attributs que p\r les sub/ances4 ,qu& je dis que la neige e/ blan*e1 je veux dire p> l que1 lorsque la neige e/ prs5te ma vue1 j'ai la s5sation de blan*eur4 ,qu& je dis que le feu e/ *aud1 je veux dire p> l que1 lorsque le feu e/ porte de mon corps1 j'ai la s5sation de *aleur4 ,qu& n\s disons d'un esprit qu'il e/ dvot ou sup]/itieux1 ou mditatif1 ou gai1 n\s v\lons dire simplem5t que les ides1 les motions1 les volonts dsignes p> ces mots revi5n5t frquemm5t dans la srie de ses manires d'tre#d4 ,qu& n\s disons que les corps sont pesants1 divisibles1 mobiles1 n\s v\lons dire simplem5t qu'ab&onns eux-mmes1 ils tomb]ont2 que1 tran*s1 ils se sp>]ont2 que1 p\sss1 ils se mettront en m\vem5t2 c'e/--dire qu'en telle et telle circon/ance ils produiront telle ou telle s5sation sur nos muscles ou sur notre vue4 ,t\j\rs un attribut dsigne une de nos manires d'tre ou une srie de nos manires d'tre4 ,en va9 n\s les dguisons en les gr\pant1 en les ca*ant s\s des mots ab/raits1 en les divisant1 en les trans=mant de telle sorte que s\v5t n\s avons pe9e les reconnatre3 t\tes les fois que n\s reg>dons au fond de nos mots et de nos ides1 n\s les y tr\vons1 et n\s n'y tr\vons pas autre *ose4 ,dcomposez1 dit ,mill1 une proposition ab/raite2 p> exemple3 ,une p]sonne gnreuse e/ digne d'honneur#e4--,le mot gnreux dsigne c]ta9s tats habituels d'esprit et c]ta9es p>ticul>its habituelles de conduite1 c'e/--dire des manires d'tre intrieures et des faits extrieurs s5sibles4 ,le mot honneur exprime un s5tim5t d'approbation et d'admiration suivi l'occasion p> les actes extrieurs correspondants4 ,le mot digne indique que n\s appr\vons l'action d'honor]4 ,t\tes ces *oses sont des phnomnes ou tats d'esprit suivis ou accompagns de faits s5sibles4 ,a9si n\s avons beau n\s t\rn] de t\s cts1 n\s re/ons dans le mme c]cle4 ,que l'objet soit un attribut ou une sub/ance1 qu'il soit complexe ou ab/rait1 compos ou simple1 son t(fe p\r n\s e/ la mme3 n\s n'y mettons que nos manires d'tre4 ,notre esprit e/ dans la nature comme un !rmomtre e/ dans une *audire3 n\s df9issons les proprits de la nature p> les impressions de notre esprit1 comme n\s dsignons les tats de la *audire p> les v>iations du !rmomtre4 ,n\s ne savons de l'un et de l'autre que des tats et des *angem5ts2 n\s ne composons l'un et l'autre que de donnes isoles et transitoires3 une *ose n'e/ p\r n\s qu'un amas de phnomnes4 ,ce sont l les seuls lm5ts de notre sci5ce3 p>tant1 t\t l'ef=t de notre sci5ce s]a d'aj\t] des faits l'un l'autre1 ou de li] un fait un fait4 ,,iii ,cette petite phrase e/ l'abrg de t\t le sy/me2 pntrez-v\s en4 ,elle explique t\tes les ?ories de ,mill4 ,c'e/ ce po9t de vue qu'il a t\t df9i4 ,c'e/ d'aprs ce po9t de vue qu'il a p>t\t innov4 ,il n'a reconnu dans t\tes les =mes et t\s les degrs de la connaissance que la connaissance des faits et de leurs rapports4 ,or1 v\s savez que la logique a deux pi]res angulaires1 la ?orie de la df9ition et la ?orie de la preuve4 ,depuis ,ari/ote1 les logici5s ont pass leur temps les polir4 ,on n'osait y t\*] que respectueusem5t4 ,elles tai5t sa9tes4 ,t\t au plus1 de temps en temps1 quelque novateur osait les ret\rn] avec prcaution p\r les mettre en un meilleur j\r4 ,mill les taille1 les tran*e1 les r5v]se et les remplace t\tes les deux1 de la mme manire et du mme ef=t4 ,,iv ,je sais bi5 qu'auj\rd'hui on se moque des g5s qui raisonn5t sur la df9ition2 j'espre p\r v\s que v\s ne commettez pas cette sottise4 ,il n'y a pas de ?orie plus fconde en consqu5ces univ]selles et capitales2 elle e/ la rac9e p> laquelle t\t l'arbre de la sci5ce huma9e vgte et se s\ti5t4 ,c> df9ir les *oses1 c'e/ m>qu] leur nature4 ,apport] une ide neuve de la df9ition1 c'e/ apport] une ide neuve de la nature des *oses2 c'e/ dire ce que sont les tres1 de quoi ils se compos5t1 en quels lm5ts ils se rduis5t4 ,voil le mrite de ces spculations si s*es2 le philosophe a l'air d'align] des =mules2 la vrit e/ qu'il y r5f]me l'univ]s4 ,pr5ez1 dis5t les logici5s1 un animal1 une plante1 un s5tim5t1 une figure de gomtrie1 un objet ou un gr\pe d'objets quelconques4 ,sans d\te l'objet a ses proprits1 mais il a aussi son ess5ce4 ,il se manife/e au dehors p> une multitude indf9ie d'effets et de qualits1 mais t\tes ces manires d'tre sont les suites ou les oeuvres de sa nature intime4 ,il y a en lui un c]ta9 fonds ca*1 seul primitif1 seul important1 sans lequel il ne peut ni exi/] ni tre conu1 et qui con/itue son tre et sa notion#f4 ,ils appell5t df9itions les propositions qui la dsign5t1 et dcid5t que le meilleur de notre sci5ce consi/e en ces sortes de propositions4 ,au contraire1 dit ,mill1 ces sortes de propositions n'appr5n5t ri52 elles enseign5t le s5s d'un mot1 et sont purem5t v]bales#g4 ,qu'e/-ce que j'appr5ds qu& v\s me dites que l'homme e/ un animal raisonnable1 ou que le triangle e/ un espace compris entre trois lignes8 ,la premire p>tie de votre phrase m'exprime p> un mot abrviatif ce que la seconde p>tie m'exprime p> une locution dveloppe4 ,v\s me dites deux fois la mme *ose2 v\s mettez le mme fait s\s deux t]mes diffr5ts3 v\s n'aj\tez pas un fait un fait1 v\s allez du mme au mme4 ,votre proposition n'e/ pas in/ructive4 ,v\s p\rriez en amass] un million de semblables1 mon esprit re/]ait aussi vide2 j'aurais lu un dictionnaire1 je n'aurais pas acquis une connaissance4 ,au lieu de dire que les propositions qui conc]n5t l'ess5ce sont importantes1 et que les propositions qui conc]n5t les qualits sont accessoires1 il faut dire que les propositions qui conc]n5t l'ess5ce sont accessoires1 et que les propositions qui conc]n5t les qualits sont importantes4 ,je n'appr5ds ri5 qu& on me dit qu'un c]cle e/ la figure =me p> la rvolution d'une droite aut\r d'un de ses po9ts pris comme c5tre2 j'appr5ds quelque *ose lorsqu'on me dit que les cordes qui s\s-t5d5t dans le c]cle des arcs gaux sont gales1 ou que trois po9ts suffis5t p\r dt]m9] la circonfr5ce4 ,ce qu'on appelle la nature d'un tre e/ le rseau des faits qui con/itu5t cet tre4 ,la nature d'un mammifre c>nassi] consi/e en ce que la proprit d'allait]1 avec t\tes les p>ticul>its de /ructure qui l'amn5t1 se tr\ve jo9te la possession des d5ts ciseaux a9si qu'aux in/9cts *asseurs et aux facults correspondantes4 ,voil les lm5ts qui compos5t sa nature4 ,ce sont des faits lis l'un l'autre comme une maille une maille4 ,n\s en ap]cevons quelques-unes1 et n\s savons qu'au del de notre sci5ce prs5te et de notre expri5ce future1 le filet t5d l'inf9i ses fils entrecroiss et multiplis4 ,l'ess5ce ou nature d'un tre e/ la somme indf9ie de ses proprits4 ,nulle df9ition1 dit ,mill1 n'exprime cette nature t\t entire1 et t\te proposition exprime quelque p>tie de cette nature#h 4 ,quittez donc la va9e esprance de dml] s\s les proprits quelque tre primitif et my/rieux1 s\rce et abrg du re/e2 laissez les entits ,duns ,scott2 ne croyez pas qu'en sondant vos ides comme les ,allem&s1 en classant les objets d'aprs le g5re et l'espce comme les scola/iques1 en r5\velant la sci5ce nom9ale du moy5 ge1 ou les jeux d'esprit de la mtaphysique hgli5ne1 v\s puissiez suppler l'expri5ce4 #aa n'y a pas de df9itions de *oses2 s'il y a des df9itions1 ce ne sont que des df9itions de noms4 ,nulle phrase ne me dira ce que c'e/ qu'un *eval1 mais il y a des phrases qui me diront ce qu'on ent5d p> ces c9q lettres4 ,nulle phrase n'puis]a la totalit 9puisable des qualits qui font un tre1 mais plusieurs phrases p\rront dsign] les faits qui correspond5t un mot4 ,dans ce cas1 la df9ition peut se faire1 p>ce qu'on peut t\j\rs faire une analyse4 ,du t]me ab/rait et sommaire elle n\s fait remont] aux attributs qu'il reprs5te1 et de ces attributs aux expri5ces intrieures ou s5sibles qui leur s]v5t de fondem5t4 ,du t]me *i5 elle n\s fait remont] aux attributs mammifre1 c>nassi] et autres qu'il reprs5te1 et de ces attributs aux expri5ces de vue1 de t\*]1 de scalpel1 qui leur s]v5t de fondem5t4 ,elle rduit le compos au simple1 le driv au primitif4 ,elle ramne notre connaissance ses orig9es4 ,elle trans=me les mots en faits4 ,s'il y a des df9itions1 comme celles de la gomtrie1 qui sembl5t capables d'eng5dr] de longues suites de vrits neuves#i1 c'e/ qu'outre l'explication d'un mot1 elles conti5n5t l'affirmation d'une *ose4 ,dans la df9ition du triangle1 il y a deux propositions di/9ctes1 l'une disant qu'il peut y avoir une figure t]m9e p> trois lignes droites1 l'autre disant qu'une telle figure s'appelle un triangle4 ,la premire e/ un po/ulat1 la seconde e/ une df9ition4 ,la premire e/ ca*e1 la seconde e/ visible2 la premire e/ susceptible de vrit ou d'erreur1 la seconde n'e/ susceptible ni de l'une ni de l'autre4 ,la premire e/ la s\rce de t\s les ?ormes qu'on peut faire sur les triangles1 la seconde ne fait que rsum] eu un mot les faits cont5us dans l'autre4 ,la premire e/ une vrit1 la seconde une commodit2 la premire e/ une p>tie de la sci5ce1 la seconde un expdi5t du langage4 ,la premire exprime une relation possible entre trois lignes droites1 la seconde donne le nom de cette relation4 ,la premire seule e/ fructueuse1 p>ce que seule1 con=mm5t l'(fice de t\te proposition fructueuse1 elle lie deux faits4 ,compr5ons donc exactem5t la nature de notre connaissance3 elle s'applique ou aux mots1 ou aux tres1 ou t\s les deux la fois4 ,s'il s'agit de mots1 comme dans les df9itions de noms1 t\t son ef=t e/ de ram5] les mots aux expri5ces primitives1 c'e/--dire aux faits qui leur s]v5t d'lm5ts4 ,s'il s'agit d'tres1 comme dans les propositions de *oses1 t\t son ef=t e/ de jo9dre un fait un fait1 p\r rappro*] la somme f9ie des proprits connues de la somme inf9ie des proprits connatre4 ,s'il s'agit des deux1 comme dans les df9itions de nom qui ca*5t une proposition de *ose1 t\t son ef=t e/ de faire l'un et l'autre4 ,p>t\t l'opration e/ la mme4 ,il ne s'agit p>t\t que de s'ent5dre1 c'e/--dire de rev5ir aux faits1 ou d'appr5dre1 c'e/--dire de jo9dre des faits4 ,v ,voil un premi] remp>t dtruit2 je suppose que v\s att5dez mon philosophe d]rire le second1 la ?orie de la preuve4 ,celle-ci1 depuis deux mille ans1 passe p\r une vrit acquise1 df9itive1 inattaquable4 ,plusieurs l'ont juge inutile1 mais p]sonne n'a os la dire fausse4 ,*acun l'a considre comme un ?orme tabli4 ,eh bi51 reg>dons-la4 ,qu'e/-ce qu'une preuve8 ,selon les logici5s1 c'e/ un syllogisme4 ,et qu'e/-ce qu'un syllogisme8 ,c'e/ un gr\pe de trois propositions comme celui-ci3 ,t\s les hommes sont mortels2 le pr9ce ,alb]t e/ un homme2 donc le pr9ce ,alb]t e/ mortel4 ,voil le modle de la preuve1 et t\te preuve complte se ramne celle-l4 ,or1 selon les logici5s1 qu'y a-t-il dans cette preuve8 ,une proposition gnrale conc]nant t\s les hommes qui ab\tit une proposition p>ticulire conc]nant un c]ta9 homme4 ,de la premire on passe la seconde1 p>ce que la seconde e/ cont5ue dans la premire4 ,du gnral on passe au p>ticuli]1 p>ce que le p>ticuli] e/ cont5u dans le gnral4 ,la seconde n'e/ qu'un cas de la premire2 sa vrit e/ enf]me p> avance dans celle de la premire1 et c'e/ p\r cela qu'elle e/ une vrit4 ,en effet1 sitt que la conclusion n'e/ plus cont5ue dans les prmisses1 le raisonnem5t e/ faux1 et t\tes les rgles compliques du moy5 ge ont t rduites p> ,port-,royal cette seule rgle1 que la conclusion doit tre cont5ue dans les prmisses4 ,a9si t\te la m>*e de l'esprit huma91 qu& il raisonne1 consi/e reconnatre dans les individus ce qu'il a connu de la classe1 affirm] en dtail ce qu'il a tabli p\r l'ensemble1 pos] une seconde fois et pice pice ce qu'il a pos t\t d'un c\p une premire fois4 ,po9t du t\t1 rpond ,mill1 c> si cela e/1 le raisonnem5t ne s]t ri54 ,il n'e/ po9t un progrs1 mais une rptition4 ,qu& j'ai affirm que t\s les hommes sont mortels1 j'ai affirm p> cela mme que le pr9ce ,alb]t e/ mortel4 ,en p>lant de la classe entire1 c'e/--dire de t\s les individus1 j'ai p>l de *aque individu1 et notamm5t du pr9ce ,alb]t1 qui e/ l'un d'eux4 ,je ne dis donc ri5 de n\veau ma9t5ant que j'en p>le4 ,ma conclusion ne m'appr5d ri52 elle n'aj\te ri5 ma connaissance positive2 elle ne fait que mettre s\s une autre =me une connaissance que j'avais dj4 ,elle n'e/ po9t fructueuse1 elle e/ purem5t v]bale4 ,donc1 si le raisonnem5t e/ ce que dis5t les logici5s1 le raisonnem5t n'e/ po9t in/ructif4 ,j'en sais autant en le comm5ant qu'aprs l'avoir f9i4 ,j'ai trans=m des mots en d'autres mots2 j'ai pit9 sur place4 ,or cela ne peut tre1 puisqu'en fait le raisonnem5t n\s appr5d des vrits neuves4 ,j'appr5ds une vrit neuve qu& je dc\vre que le pr9ce ,alb]t e/ mortel1 et je la dc\vre p> la v]tu du raisonnem5t1 puisque le pr9ce ,alb]t tant encore en vie1 je n'ai pu l'appr5dre p> l'obs]vation directe4 ,a9si les logici5s se tromp5t1 et p> del la ?orie t\te scola/ique du syllogisme qui rduit le raisonnem5t des sub/itutions de mots1 il faut *]*] une ?orie de la preuve1 t\te positive1 qui dmle dans le raisonnem5t des dc\v]tes de faits4 ,p\r cela1 il suffit de rem>qu] que la proposition gnrale n'e/ po9t la vritable preuve de la proposition p>ticulire4 ,elle le p>at1 elle ne l'e/ pas4 ,ce n'e/ pas de la mortalit de t\s les hommes que je conclus la mortalit du pr9ce ,alb]t2 les prmisses sont ailleurs1 et p> d]rire4 ,la proposition gnrale n'e/ qu'un mm5to1 une sorte de regi/re abrviatif1 o j'ai consign le fruit de mes expri5ces4 ,t\s p\vez considr] ce mm5to comme un livre de notes o v\s v\s reportez qu& v\s v\lez rafra*ir votre mmoire2 mais ce n'e/ po9t du livre que v\s tirez voire sci5ce3 v\s la tirez des objets que v\s avez vus4 ,mon mm5to n'a de valeur que p> les expri5ces qu'il rappelle4 ,ma proposition gnrale n'a de valeur que p> les faits p>ticuli]s qu'elle rsume4 ,la mortalit de ,jean1 ,?omas et compagnie#aj e/ aprs t\t la seule preuve que n\s ayons de la mortalit du pr9ce ,alb]t4--,la vraie raison qui n\s fait croire que le pr9ce ,alb]t m\rra1 c'e/ que ses anctres1 et nos anctres1 et t\tes les autres p]sonnes qui leur tai5t contempora9es1 sont morts4 ,ces faits sont les vraies prmisses du raisonnem5t4 ,c'e/ d'eux que n\s avons tir la proposition gnrale2 ce sont eux qui lui communiqu5t sa porte et la vrit2 elle se borne les m5tionn] s\s une =me plus c\rte2 elle reoit d'eux t\te sa sub/ance2 ils agiss5t p> elle et trav]s elle p\r am5] la conclusion qu'elle semble eng5dr]4 ,elle n'e/ que leur reprs5tant1 et l'occasion ils se pass5t d'elle4 ,les enfants1 les ignorants1 les animaux sav5t que le soleil se lv]a1 que l'eau les noi]a1 que le feules brl]a1 sans employ] l'int]mdiaire de cette proposition4 ,ils raisonn5t et n\s raisonnons aussi1 non du gnral au p>ticuli]1 mais du p>ticuli] au p>ticuli]4 ,l'esprit ne va jamais que des cas obs]vs aux cas non obs]vs1 avec ou sans =mules commmoratives4 ,n\s ne n\s en s]vons que p\r la commodit#aa4--,si n\s avions une mmoire assez ample et la facult de ma9t5ir l'ordre dans une grosse masse de dtails1 n\s p\rrions raisonn] sans employ] une seule proposition gnrale#ab4 ,ici1 comme plus haut1 les logici5s se sont mpris3 ils ont donn le premi] rang aux oprations v]bales2 ils ont laiss sur l'arrire-plan les oprations fructueuses4 ,ils ont donn la prfr5ce aux mots sur les faits4 ,ils ont cont9u la sci5ce nom9ale du moy5 ge4 ,ils ont pris l'explication des noms p\r la nature des *oses1 et la trans=mation des ides p\r le progrs de l'esprit4 ,c'e/ n\s de r5v]s] cet ordre en logique1 puisque n\s l'avons r5v]s dans les sci5ces1 de relev] les expri5ces p>ticulires et in/ructives1 et de leur r5dre dans nos ?ories la primaut et l'importance que notre pratique leur confre depuis trois c5ts ans4 ,,vi ,re/e une sorte de =t]esse philosophique o se rfugi5t les idali/es4 ,a l'orig9e de t\tes les preuves il y a la s\rce de t\tes les preuves1 j'ent5ds les axiomes4 ,deux lignes droites ne peuv5t enclore un espace2 deux quantits gales une troisime sont gales entre elles2 si l'on aj\te des quantits gales des quantits gales1 les sommes a9si =mes sont encore gales3 voil des propositions in/ructives1 c> elles exprim5t non des s5s de mots1 mais des rapports de *oses2 et de plus1 ce sont des propositions fcondes1 c> t\te l'ari?mtique1 l'algbre et la gomtrie sont des suites de leur vrit4 ,d'autre "p1 cep5dant1 elles ne sont po9t l'oeuvre de l'expri5ce1 c> n\s n'avons pas beso9 de voir effectivem5t et avec nos yeux deux lignes droites p\r savoir qu'elles ne peuv5t enclore un espace2 il n\s suffit de consult] la conception intrieure que n\s en avons3 le tmoignage de nos s5s cet g>d e/ inutile2 notre croyance nat t\t entire1 et avec t\te sa =ce1 de la simple comp>aison de nos ides4 ,de plus1 l'expri5ce ne suit ces deux lignes que jusqu' une di/ance borne1 dix1 c5t1 mille pi$s1 et l'axiome e/ vrai p\r mille1 c5t mille1 un million de lieues1 et l'inf9i2 donc1 p>tir de l'endroit o l'expri5ce cesse1 ce n'e/ plus elle qui tablit l'axiome4 ,enf9 l'axiome e/ ncessaire1 c'e/--dire que le contraire e/ inconcevable4 ,n\s ne p\vons imag9] un espace enclos p> deux lignes droites2 sitt que n\s imag9ons l'espace comme enclos1 les deux lignes cess5t d'tre droites2 sitt que n\s imag9ons les deux lignes comme droites1 l'espace cesse d'tre enclos4 ,dans l'affirmation des axiomes1 les ides con/itutives s'attir5t inv9ciblem5t4 ,dans la ngation des axiomes1 les ides con/itutives se rep\ss5t inv9ciblem5t4 ,or cela n'a pas lieu dans ces propositions d'expri5ce2 elles con/at5t un rapport accid5tel1 et non un rapport ncessaire2 elles pos5t que deux faits sont lis1 et non que les deux faits doiv5t tre lis2 elles tabliss5t que les corps sont pesants1 et non que les corps doiv5t tre pesants4 ,a9si les axiomes ne sont pas et ne peuv5t pas tre les produits de l'expri5ce4 ,ils ne le sont pas1 puis-qu'on peut les =m] de tte et sans expri5ce4 ,ils ne peuv5t pas l'tre puisqu'ils dpass5t1 p> la nature et la porte de leurs vrits1 les vrits de l'expri5ce4 ,ils ont une autre s\rce et une s\rce plus pr(onde4 ,ils vont plus lo9 et ils vi5n5t d'ailleurs4 ,po9t du t\t1 rpond ,mill4 ,ici1 comme t\t l'heure1 v\s raisonnez en scola/ique2 v\s oubliez les faits ca*s d]rire les conceptions3 c> reg>dez d'abord votre premi] argum5t4 ,sans d\te v\s p\vez dc\vrir1 sans employ] vos yeux et p> une pure contemplation m5tale1 que deux lignes ne saurai5t enclore un espace2 mais cette contemplation n'e/ que l'expri5ce dplace4 ,les lignes imag9aires remplac5t ici les lignes relles2 v\s reportez les figures en v\s-mme1 au lieu de les report] sur le papi]3 votre imag9ation fait le mme (fice qu'un tableau2 v\s v\s fiez l'une comme v\s v\s fiez l'autre1 et une sub/itution vaut l'autre1 c> en fait de figures et de lignes l'imag9ation reproduit exactem5t la s5sation4 ,ce que v\s avez vu les yeux ouv]ts1 v\s le voyez exactem5t de mme une m9ute aprs1 les yeux f]ms1 et v\s tudiez les proprits gomtriques transplantes dans le *amp de la vision intrieure aussi srem5t que v\s les tudi]iez ma9t5ues dans le *amp de la vision extrieure4 ,il y a donc une expri5ce de tte comme il y en a une des yeux1 et c'e/ ju/em5t d'aprs une expri5ce p>eille que v\s refusez aux deux lignes droites1 mme prolonges l'inf9i1 le p\voir d'enclore un espace4 ,v\s n'avez pas beso9 p\r cela de les suivre l'inf9i1 v\s n'avez qu' v\s transport] p> l'imag9ation l'endroit o elles conv]g5t1 et v\s avez cet endroit l'impression d'une ligne qui se c\rbe1 c'e/--dire qui cesse d'tre droite#ac4 ,cette prs5ce imag9aire ti5t lieu d'une prs5ce relle2 v\s affirmez p> l'une ce que v\s affirm]iez p> l'autre1 et du mme droit4 ,la premire n'e/ que la seconde plus maniable1 ayant plus de mobilit et de porte4 ,c'e/ un tlescope au lieu d'un oeil4 ,or les tmoignages du tlescope sont des propositions d'expri5ce1 donc les tmoignages de l'imag9ation en sont aussi4 ,quant l'argum5t qui di/+ue les axiomes et les propositions d'expri5ce1 s\s prtexte que le contraire des unes e/ concevable et le contraire des autres inconcevable1 il e/ nul1 c> cette di/9ction n'exi/e pas4 ,ri5 n'emp*e que le contraire de c]ta9es propositions d'expri5ce soit concevable1 et le contraire de c]ta9es autres inconcevable4 ,cela dp5d de la /ructure de notre esprit4 ,il se peut qu'en c]ta9s cas il puisse dm5tir son expri5ce1 et qu'en c]ta9s autres il ne le puisse pas4 ,il se peut qu'en c]ta9s cas la conception diffre de la p]ception1 et qu'en c]ta9s autres elle n'en diffre pas4 ,il se peut qu'en c]ta9s cas la vue extrieure s'oppose la vue intrieure1 et qu'en c]ta9s autres elle ne s'y oppose pas4 ,or on a dj vu qu'en matire de figures1 la vue intrieure reproduit exactem5t la vue extrieure4 ,donc1 dans les axiomes de figure1 la vue intrieure ne p\rra s'oppos] la vue extrieure2 l'imag9ation ne p\rra contr$ire la s5sation4 ,en d'autres t]mes1 le contraire des axiomes s]a inconcevable4 ,a9si les axiomes1 quoique leur contraire soit inconcevable1 sont des expri5ces d'une c]ta9e classe1 et c'e/ p>ce qu'ils sont des expri5ces d'une c]ta9e classe que leur contraire e/ inconcevable4 ,de t\tes p>ts surnage cette conclusion1 qui e/ l'abrg du sy/me3 t\te proposition in/ructive ou fconde vi5t d'une expri5ce1 et n'e/ qu'une liaison de faits4 ,,vii ,il suit de l que l'induction e/ la seule clef de la nature4 ,cette ?orie e/ le *ef d'oeuvre de ,mill4 ,il n'y avait qu'un p>tisan aussi dv\ de l'expri5ce qui pt faire la ?orie de l'induction4 ,qu'e/-ce que l'induction8 ,c'e/ l'opration qui dc\vre et pr\ve des propositions gnrales4 ,c'e/ le procd p> lequel n\s concluons que ce qui e/ vrai de c]ta9s individus d'une classe e/ vrai de t\te la classe1 ou que ce qui e/ vrai en c]ta9s temps1 s]a vrai en t\t temps1 les circon/ances tant p>eilles4#ad ,c'e/ le raisonnem5t p> lequel1 ayant rem>qu que ,pi]re1 ,jean et un nombre plus ou mo9s gr& d'hommes sont morts1 n\s concluons que t\t homme m\rra4 ,bref1 l'induction lie la mortalit et la qualit d'homme1 c'e/--dire deux faits gnraux ord9airem5t successifs1 et dcl>e que le premi] e/ la cause du second4 ,cela revi5t dire que le c\rs de la nature e/ uni=me4 ,mais l'induction ne "p pas de cet axiome1 elle y conduit2 n\s ne la tr\vons pas au comm5cem5t1 mais la f9 de nos re*]*es4#ae ,au fond l'expri5ce ne prsuppose ri5 hors d'elle-mme4 ,nul pr9cipe priori ne vi5t l'autoris] ni la guid]4 ,n\s rem>quons que cette pi]re e/ tombe1 que ce *>bon r\ge n\s a brls1 que cet homme e/ mort1 et n\s n'avons d'autre ress\rce p\r induire que l'addition et la comp>aison de ces petits faits isols et mom5tans4 ,n\s appr5ons p> la simple pratique que le soleil claire1 que les corps tomb5t1 que l'eau apaise la soif1 et n\s n'avons d'autre ress\rce p\r t5dre ou contrl] ces inductions que d'autres inductions semblables4 ,*aque rem>que1 comme *aque induction1 tire sa valeur d'elle-mme et de ses vois9es4 ,c'e/ t\j\rs l'expri5ce qui juge l'expri5ce1 et l'induction qui juge l'induction4 ,le corps de nos vrits n'a po9t une me diffr5te de lui-mme1 qui lui communique la vie2 il subsi/e p> l'h>monie de t\tes ses p>ties prises ensemble et p> la vitalit de *acune de ses p>ties prises "p4 ,v\s refus]iez de croire un voyageur qui v\s dirait qu'il y a des hommes dont la tte e/ au-dess\s des paules4 ,v\s ne refus]iez pas de croire un voyageur qui v\s dirait qu'il y a des cygnes noirs4 ,et cep5dant votre expri5ce de la *ose e/ la mme dans les deux cas2 v\s n'avez jamais vu que des cygnes blancs1 comme v\s n'avez jamais vu que des hommes ayant la tte au-dessus des paules4 ,d'o vi5t donc que le second tmoignage v\s p>at plus croyable que le premi]8 ,app>emm5t1 p>ce qu'il y a mo9s de con/ance dans la c\leur des animaux que dans la /ructure gnrale de leurs p>ties anatomiques4 ,mais comm5t savez-v\s cela8 videmm5t p> l'expri5ce4#af ,il e/ donc vrai que n\s avons beso9 de l'expri5ce p\r n\s appr5dre quel degr1 dans quels cas1 dans quelles sortes de cas1 n\s p\vons n\s fi] l'expri5ce4 ,l'expri5ce doit tre consulte p\r appr5dre d'elle dans quelles circon/ances les argum5ts qu'on tire d'elle sont solides4 ,n\s n'avons po9t une seconde pi]re de t\*e d'aprs laquelle n\s puissions vrifi] l'expri5ce2 n\s faisons de l'expri5ce la pi]re de t\*e de l'expri5ce4 ,il n'y a qu'elle et elle e/ p>t\t4 ,considrons donc comm5t sans autre sec\rs que le si5 n\s p\vons =m] des propositions gnrales1 p>ticulirem5t les plus nombreuses et les plus importantes de t\tes1 celles qui joign5t deux vnem5ts successifs en disant que le premi] e/ la cause du second4 ,il y a l un gr& mot1 celui de cause4 ,pesez-le4 ,il porte dans son se9 t\te une philosophie4 ,de l'ide que v\s y atta*ez1 dp5d t\te votre ide de la nature4 ,r5\vel] la notion de cause1 c'e/ trans=m] la p5se huma9e2 et v\s allez voir comm5t ,mill1 avec ,hume et ,m4 ,comte1 mais mieux que ,hume et ,m4 ,comte1 a trans=m cette notion4 ,qu'e/-ce qu'une cause8 ,qu& ,mill dit que le contact du f] et de l'air humide produit la r\ille1 ou que la *aleur dilate les corps1 il ne p>le pas du li5 my/rieux p> lequel les mtaphysici5s atta*5t la cause l'effet4 ,il ne s'occupe pas de la =ce intime et de la v]tu gnratrice que c]ta9es philosophies insr5t entre le producteur et le produit4 ,la seule notion1 dit-il#ag1 dont l'induction ait beso9 cet g>d peut tre donne p> l'expri5ce4 ,n\s appr5ons p> l'expri5ce qu'il y a dans la nature un ordre de succession inv>iable1 et que *aque fait y e/ t\j\rs prcd p> un autre fait4 ,n\s appelons cause l'antcd5t inv>iable1 effet le consqu5t inv>iable4#ah ,au fond1 n\s ne mettons ri5 d'autre s\s ces deux mots4 ,n\s v\lons dire simplem5t que t\j\rs1 p>t\t1 le contact du f] et de l'air humide s]a suivi p> l'app>ition de la r\ille1 l'application de la *aleur p> la dilatation du corps4 ,la cause relle e/ la srie des conditions1 l'ensemble des antcd5ts sans lesquels l'effet ne s]ait pas arriv4444#ai ,il n'y a pas de fondem5t sci5tifique dans la di/9ction que l'on fait entre la cause d'un phnomne et ses conditions4444 ,la di/9ction que l'on tablit entre le pati5t et l'ag5t e/ purem5t v]bale4444 ,la cause e/ la somme des conditions ngatives et positives prises ensemble1 la totalit des circon/ances et cont+5ces de t\te espce1 lesquelles1 une fois donnes1 sont inv>iablem5t suivies du consqu5t4#bj ,on fait gr& bruit du mot ncessaire4 ,ce qui e/ ncessaire1 ce qui ne peut pas ne pas tre1 e/ ce qui arriv]a1 quelles que soi5t les suppositions que n\s puissions faire propos de t\tes les autres *oses4#ba ,voil t\t ce que l'on veut dire qu& on prt5d que la notion de cause enf]me la notion de ncessit4 ,on veut dire que l'antcd5t e/ suffisant et complet1 qu'il n'y a pas beso9 d'en suppos] un autre que lui1 qu'il conti5t t\tes les conditions requises1 que nulle autre condition n'e/ exige4 ,succd] sans condition1 voil t\te la notion d'effet et de cause4 ,n\s n'en avons pas d'autre4 ,les philosophes se mpr5n5t qu& ils dc\vr5t dans notre volont un type diffr5t de la cause1 et dcl>5t que n\s y voyons la =ce effici5te en acte et en ex]cice4 ,n\s n'y voyons ri5 de semblable4 ,n\s n'ap]cevons l comme ailleurs que des successions con/antes4 ,n\s ne voyons pas un fait qui en eng5dre un autre1 mais un fait qui en accompagne un autre4 ,notre volont1 dit ,mill1 produit nos actions corporelles1 comme le froid produit la glace1 ou comme une t9celle produit une explosion de p\dre canon4 ,il y a l un antcd5t comme ailleurs1 la rsolution ou tat de l'esprit1 et un consqu5t comme ailleurs1 l'ef=t ou s5sation physique4 ,l'expri5ce les lie et n\s fait prvoir que l'ef=t suivra la rsolution1 comme elle n\s fait prvoir que l'explosion de la p\dre suivra le contact de l't9celle4 ,laissons donc ces illusions psy*ologiques1 et *]*ons simplem5t1 s\s le nom d'effet et de cause1 les phnomnes qui =m5t des c\ples sans exception ni condition4 ,or1 p\r tablir ces liaisons exprim5tales1 ,mill dc\vre quatre m?odes1 et quatre m?odes seulem5t3 celle des concordances#bb1 celle des diffr5ces#bc1 celle des rsidus#bd1 celle des v>iations concomitantes#be4 ,elles sont les seules voies p> lesquelles n\s puissions pntr] dans la nature4 ,il n'y a qu'elles1 et elles sont p>t\t4 ,et elles emploi5t t\tes le mme artifice4 ,cet artifice e/ l'lim9ation2 et en effet l'induction n'e/ pas autre *ose4 ,v\s avez deux gr\pes1 l'un d'antcd5ts1 l'autre de consqu5ts1 *acun d'eux cont5ant plus ou mo9s d'lm5ts3 dix1 p> exemple4 ,a quel antcd5t *aque consqu5t e/-il jo9t8 ,le premi] consqu5t e/-il jo9t au premi] antcd5t1 ou bi5 au troisime1 ou bi5 au sixime8 ,t\te la difficult et t\te la dc\v]te sont l4 ,p\r rs\dre la difficult et p\r opr] la dc\v]te1 il faut lim9]1 c'e/--dire exclure les antcd5ts qui ne sont po9t lis au consqu5t que l'on considre#bf4 ,mais comme effectivem5t on ne peut les exclure1 et que1 dans la nature1 t\j\rs le c\ple e/ ent\r de circon/ances1 on assemble div]s cas qui1 p> leur div]sit1 p]mett5t l'esprit de retran*] ces circon/ances1 et de voir le c\ple nu4 ,en df9itive1 on n'induit qu'en =mant des c\ples2 on ne les =me qu'en les isolant2 on ne les isole que p> des comp>aisons4 ,,viii ,ce sont l des =mules1 un fait s]a plus clair4 ,en voici un3 v\s allez voir les m?odes en ex]cice2 il y a un exemple qui les rassemble presque t\tes4 ,il s'agit de la ?orie de la rose du docteur ,well4 ,je cite les propres p>oles de ,mill2 elles sont si nettes1 qu'il faut v\s donn] le plaisir de les mdit]4 ,il faut d'abord di/+u] la rose de la pluie aussi bi5 que des br\ill>ds1 et la df9ir en disant qu' elle e/ l'app>ition spontane d'une moiteur sur des corps exposs en ple9 air1 qu& il ne tombe po9t de pluie ni d'humidit visible4#bg ,la rose a9si df9ie1 quelle en e/ la cause1 et comm5t l'a-t-on tr\ve8 ,d'abord1 n\s avons des phnomnes analogues dans la moiteur qui c\vre un mtal froid ou une pi]re lorsque n\s s\fflons dessus1 qui app>at en t sur les p>ois d'un v]re d'eau fra*e qui sort du puits1 qui se montre l'intrieur des vitres qu& la grle ou une pluie s\da9e refroidit l'air extrieur1 qui c\le sur nos murs lorsqu'aprs un long froid arrive un dgel tide et humide4--,comp>ant t\s ces cas1 n\s tr\vons qu'ils conti5n5t t\s le phnomne en "q4 ,or1 t\s ces cas s'accord5t en un po9t1 savoir1 que l'objet qui se c\vre de rose e/ plus froid que l'air qui le t\*e4 ,cela arrive-t-il aussi dans le cas de la rose nocturne8 ,e/-ce un fait que l'objet baign de rose e/ plus froid que l'air8 ,n\s sommes t5ts de rpondre que non1 c> qui e/-ce qui le r5drait plus froid8 ,mais l'expri5ce e/ aise3 n\s n'avons qu' mettre un !rmomtre en contact avec la sub/ance c\v]te de rose1 et en susp5dre un autre un peu au-dessus1 hors de la porte de son influ5ce4 ,l'expri5ce a t faite1 la "q a t pose1 et t\j\rs la rponse s'e/ tr\ve affirmative4 ,t\tes les fois qu'un objet se rec\vre de rose1 il e/ plus froid que l'air4#bh ,voil une application complte de la m?ode de concordance3 elle tablit une liaison inv>iable entre l'app>ition de la rose sur une surface et la froideur de cette surface comp>e l'air extrieur4 ,mais laquelle des deux e/ cause1 et laquelle effet8 ou bi5 sont-elles t\tes les deux les effets de quelque *ose d'autre8 ,sur ce po9t1 la m?ode de concordance ne n\s f\rnit aucune lumire4 ,n\s devons avoir rec\rs une m?ode plus puissante3 n\s devons v>i] les circon/ances1 n\s devons not] les cas o la rose manque2 c> une des conditions ncessaires p\r appliqu] la m?ode de diffr5ce1 c'e/ de comp>] des cas o le phnomne se r5contre avec d'autres o il ne se r5contre pas4#bi ,or la rose ne se dpose pas sur la surface des mtaux polis1 t&is qu'elle se dpose trs-abondamm5t sur le v]re4 ,voil un cas o l'effet se produit1 et un autre o il ne se produit po9t4444 ,mais1 comme les diffr5ces qu'il y a entre le v]re et les mtaux polis sont nombreuses1 la seule *ose dont n\s puissions encore tre srs1 c'e/ que la cause de la rose se tr\v]a p>mi les circon/ances qui di/+u5t le v]re des mtaux polis#cj4444 ,*]*ons donc dml] cette circon/ance1 et p\r cela employons la seule m?ode possible1 celle des v>iations concomitantes4 ,dans le cas des mtaux polis et du v]re poli1 le contra/e montre videmm5t que la sub/ance a une gr&e influ5ce sur le phnomne4 ,c'e/ p\rquoi faisons v>i] autant que possible la sub/ance seule1 en exposant l'air les surfaces polies de diffr5tes sortes4 ,cela fait1 on voit t\t de suite p>atre une *elle d'int5sit4 ,les sub/ances polies qui conduis5t le plus mal la *aleur sont celles qui s'imprgn5t le plus de rose2 celles qui conduis5t le mieux la *aleur sont celles qui s'en humect5t le mo9s#ca3 d'o l'on conclut que l'app>ition de la rose e/ lie au p\voir que possde le corps de rsi/] au passage de la *aleur4 ,mais si n\s exposons l'air des surfaces rudes au lieu de surfaces polies1 n\s tr\vons quelquefois cette loi r5v]se4 ,a9si le f] rude1 p>ticulirem5t s'il e/ pe9t ou noirci1 se m\ille de rose plus vite que le papi] v]ni4 ,l'espce de surface a donc beauc\p d'influ5ce4 ,c'e/ p\rquoi exposons la mme sub/ance en faisant v>i] le plus possible l'tat de sa surface 7ce qui e/ un n\vel emploi de la m?ode des v>iations concomitantes71 et une n\velle *elle d'int5sit se montr]a4 ,les surfaces qui p]d5t leur *aleur le plus aism5t p> le rayonnem5t sont celles qui se m\ill5t le plus abondamm5t de rose4#cb ,on en conclut que l'app>ition de la rose e/ lie la capacit de p]dre la *aleur p> voie de rayonnem5t4 ,a prs5t l'influ5ce que n\s v5ons de reconnatre la sub/ance et la surface n\s conduit considr] celle de la texture1 et l n\s r5controns une troisime *elle d'int5sit1 qui n\s montre les sub/ances d'une texture f]me et s]re1 p> exemple les pi]res et les mtaux1 comme dfavorables l'app>ition de la rose1 et au contraire les sub/ances d'une texture l*e1 p> exemple le drap1 le vel\rs1 la la9e1 le duvet1 comme m9emm5t favorables la production de la rose4 ,la texture l*e e/ donc une des circon/ances qui la provoqu5t4 ,mais cette troisime cause se ramne la premire1 qui e/ le p\voir de rsi/] au passage de la *aleur1 c> les sub/ances de texture l*e sont prcism5t celles qui f\rniss5t les meilleurs vtem5ts1 en emp*ant la *aleur de pass] de la peau l'air1 ce qu'elles font en ma9t5ant leur surface intrieure trs-*aude1 p5dant que leur surface extrieure e/ trs-froide#cc4 ,a9si les cas trs-v>is dans lesquels beauc\p de rose se dpose s'accord5t en ceci1 et1 autant que n\s p\vons l'obs]v]1 en ceci seulem5t1 qu'ils conduis5t l5tem5t la *aleur ou la rayonn5t rapidem5t1--deux qualits qui ne s'accord5t qu'en un seul po9t1 qui e/ qu'en v]tu de l'une et de l'autre le corps t5d p]dre sa *aleur p> sa surface plus rapidem5t qu'elle ne peut lui tre re/itue p> le d$ans4 ,au contraire1 les cas trs-v>is dans lesquels la rose manque ou e/ trs-peu abondante s'accord5t en ceci1 et1 autant que n\s p\vons l'obs]v]1 en ceci seulem5t1 qu'ils n'ont pas cette proprit4 ,n\s p\vons ma9t5ant rpondre la "q primitive et savoir lequel des deux1 du froid et de la rose1 e/ la cause de l'autre4 ,n\s v5ons de tr\v] que la sub/ance sur laquelle la rose se dpose doit1 p> ses seules proprits1 dev5ir plus froide que l'air4 ,n\s p\vons donc r5dre compte de sa froideur1 ab/raction faite de la rose1 et1 comme il y a une liaison entre les deux1 c'e/ la rose qui dp5d de la froideur2 en d'autres t]mes1 la froideur e/ la cause de la rose4#cd ,ma9t5ant cette loi si amplem5t tablie peut se confirm] de trois manires diffr5tes4 ,premirem5t1 p> dduction1 en p>tant des lois connues que suit la vapeur aqueuse lorsqu'elle e/ diffuse dans l'air ou dans t\t autre gaz4 ,on sait p> l'expri5ce directe que la quantit d'eau qui peut re/] susp5due dans l'air l'tat de vapeur e/ limite p\r *aque degr de temprature1 et que ce maximum devi5t mo9dre mesure que la temprature dim9ue4 ,il suit de l dductivem5t que1 s'il y a dj autant de vapeur susp5due dans l'air que peut en cont5ir sa temprature prs5te1 t\t abaissem5t de cette temprature port]a une portion de la vapeur se cond5s] et se *ang] en eau4 ,mais1 de plus1 n\s savons dductivem5t1 d'aprs les lois de la *aleur1 que le contact de l'air avec un corps plus froid que lui-mme abaiss]a ncessairem5t la temprature de la c\*e d'air immdiatem5t applique sa surface1 et p> consqu5t la =c]a d'ab&onn] une portion de son eau1 laquelle1 d'aprs les lois ord9aires de la gravitation ou cohsion1 s'atta*]a la surface du corps1 ce qui con/itu]a la rose4444 ,cette preuve dductive a l'avantage de r5dre compte des exceptions1 c'e/--dire des cas o1 ce corps tant plus froid que l'air1 il ne se dpose p\rtant po9t de rose3 c> elle montre qu'il en s]a ncessairem5t a9si1 lorsque l'air s]a si peu f\rni de vapeur aqueuse1 comp>ativem5t sa temprature1 que mme1 tant un peu refroidi p> le contact d'un corps plus froid1 il s]a encore capable de t5ir en susp5sion t\te la vapeur qui s'y tr\vait d'abord susp5due4 ,a9si1 dans un t trs-sec1 il n'y a pas de rose1 ni dans un hiv] trs-sec de geles blan*es4#ce ,la seconde confirmation de la ?orie se tire de l'expri5ce directe pratique selon la m?ode de diffr5ce4 ,n\s p\vons1 en refroidissant la surface de n'importe quel corps1 atte9dre en t\s les cas une temprature laquelle la rose comm5ce se dpos]4 ,n\s ne p\vons1 la vrit1 faire cela que sur une petite *elle2 mais n\s avons d'amples raisons p\r conclure que la mme opration1 si elle tait conduite dans le gr& laboratoire de la nature1 ab\tirait au mme effet4 ,et f9alem5t n\s sommes capables de vrifi] le rsultat1 mme sur cette gr&e *elle4 ,le cas e/ un de ces cas r>es o la nature fait l'expri5ce p\r n\s de la mme manire que n\s la f]ions n\s-mmes1 c'e/--dire en introduisant dans l'tat antrieur des *oses une circon/ance n\velle1 unique et p>faitem5t df9ie1 et en manife/ant l'effet si rapidem5t1 que le temps manqu]ait p\r t\t autre *angem5t considrable dans les circon/ances antrieures4 ,on a obs]v que la rose ne se dpose jamais abondamm5t dans des endroits =t abrits contre le ciel ouv]t1 et po9t du t\t dans les nuits nuageuses2 mais que1 si les nuages s'c>t5t1 ft-ce p\r quelques m9utes seulem5t1 de faon laiss] une ouv]ture1 la rose comm5ce se dpos]1 et va en augm5tant4 ,ici il e/ compltem5t pr\v que la prs5ce ou l'abs5ce d'une communication non int]rompue avec le ciel cause la prs5ce ou l'abs5ce de la rose2 mais puisqu'un ciel clair n'e/ que l'abs5ce des nuages1 et que les nuages1 comme t\s les corps entre lesquels et un objet donn il n'y a ri5 qu'un fluide la/ique1 ont cette proprit connue1 qu'ils t5d5t lev] ou ma9t5ir la temprature de la surface de l'objet en rayonnant v]s lui de la *aleur1 n\s voyons l'in/ant que la retraite des nuages refroidira la surface4 ,a9si1 dans ce cas1 la nature ayant produit un *angem5t dans l'antcd5t p> des moy5s connus et df9is1 le consqu5t suit et doit suivre3 expri5ce naturelle con=me aux rgles de la m?ode de diffr5ce4#cf ,,ix ,ce ne sont pas l t\s les procds des sci5ces1 mais ceux-ci mn5t aux autres4 ,v\s allez voir comme *ez ,mill t\t s'en*ane4 ,il n'y a pas d'esprit plus rig\reux4 ,sans d\te ces procds d'isolem5t en beauc\p de cas sont impuissants1 et ces cas sont ceux o l'effet1 tant produit p> un conc\rs de causes1 ne peut tre divis en ses lm5ts4 ,les m?odes d'isolem5t sont alors impraticables4 ,n\s ne p\vons plus lim9]1 et p> consqu5t n\s ne p\vons plus induire4 ,et cette difficult si grave se r5contre dans presque t\s les cas du m\vem5t1 c> presque t\t m\vem5t e/ l'effet d'un conc\rs de =ces1 et les effets respectifs des div]ses =ces se tr\v5t en lui mls un tel po9t qu'on ne peut les sp>] sans le dtruire1 en sorte qu'il semble impossible de savoir quelle "p *aque =ce a dans la production de ce m\vem5t4 ,pr5ez un corps sollicit p> deux =ces dont les directions font un angle1 il se meut suivant la diagonale2 *aque p>tie1 *aque mom5t1 *aque position1 *aque lm5t de son m\vem5t e/ l'effet comb9 des deux =ces sollicitantes4 ,les deux effets se pntr5t tellem5t qu'on n'en peut isol] aucun et le rapport] sa s\rce4 ,p\r ap]cevoir sp>m5t *aque effet1 il faudrait considr] des m\vem5ts diffr5ts1 c'e/--dire supprim] le m\vem5t donn et le remplac] p> d'autres4 ,ni la m?ode de concordance ou de diffr5ce1 ni la m?ode des rsidus ou des v>iations concomitantes1 qui sont t\tes dcomposantes et lim9atives1 ne peuv5t s]vir contre un phnomne qui p> nature exclut t\te lim9ation et t\te dcomposition4 ,il faut donc t\rn] l'ob/acle1 et c'e/ ici qu'app>at la d]nire clef de la nature1 la m?ode de dduction4 ,n\s quittons le phnomne1 n\s n\s reportons ct de lui1 n\s en tudions d'autres plus simples1 n\s tablissons leurs lois1 et n\s lions *acun d'eux sa cause p> les procds de l'induction ord9aire2 puis1 supposant le conc\rs de deux ou plusieurs de ces causes1 n\s concluons d'aprs leurs lois connues quel devra tre leur effet total4 ,n\s vrifions ensuite si le m\vem5t donn e/ exactem5t semblable au m\vem5t prdit1 et si cela e/1 n\s l'attribuons aux causes d'o n\s l'avons dduit4 ,a9si1 p\r dc\vrir les causes des m\vem5ts des plantes1 n\s re*]*ons p> des inductions simples les lois de deux causes1 l'une qui e/ la =ce d'impulsion primitive dirige selon la tang5te1 l'autre qui e/ la =ce acclratrice attractive4 ,de ces lois induites n\s dduisons p> le calcul le m\vem5t d'un corps qui s]ait s\mis leurs sollicitations comb9es1 et1 vrifiant que les m\vem5ts plantaires obs]vs concid5t exactem5t avec les m\vem5ts prvus1 n\s concluons que les deux =ces en "q sont effectivem5t les causes des m\vem5ts plantaires4 ,c'e/ cette m?ode1 dit ,mill1 que l'esprit huma9 doit ses plus gr&s triomphes4 ,n\s lui devons t\tes les ?ories qui ont runi des phnomnes va/es et compliqus s\s quelques lois simples4 ,ses dt\rs n\s ont conduits plus lo9 que la voie directe2 elle a tir son efficacit de son imp]fection4 ,x ,que si n\s comp>ons ma9t5ant les deux m?odes1 leur opportunit1 leur (fice1 leur doma9e1 n\s y tr\v]ons comme en abrg l'hi/oire1 les divisions1 les esprances et les limites de la sci5ce huma9e4 ,la premire app>at au db1 la seconde la f94 ,la premire a d pr5dre l'empire au temps de ,bacon1#cg et comm5ce le p]dre2 la seconde a d p]dre l'empire au temps de ,bacon1 et comm5ce le pr5dre3 en sorte que la sci5ce1 aprs avoir pass de l'tat dductif l'tat exprim5tal1 passe de l'tat exprim5tal l'tat dductif4 ,la premire a p\r prov9ce les phnomnes dcomposables et sur lesquels n\s p\vons exprim5t]4 ,la seconde a p\r doma9e les phnomnes indcomposables1 ou sur lesquels n\s ne p\vons exprim5t]4 ,la premire e/ efficace en physique1 en *imie1 en zoologie1 en botanique1 dans les premires dm>*es de t\te sci5ce1 p>t\t o les phnomnes sont mdiocrem5t compliqus1 proportionns notre =ce1 capables d'tre trans=ms p> les moy5s dont n\s disposons4 ,la seconde e/ puissante en a/ronomie1 dans les p>ties suprieures de la physique1 en physiologie1 en hi/oire1 dans les d]nires dm>*es de t\te sci5ce1 p>t\t o les phnomnes sont =t compliqus1 comme la vie animale et sociale1 ou placs hors de nos prises1 comme le m\vem5t des corps cle/es et les rvolutions de l'enveloppe t]re/re4 ,qu& la m?ode conv5able n'e/ pas employe1 la sci5ce s'arrte2 qu& la m?ode conv5able e/ pratique1 la sci5ce m>*e4 ,l e/ t\t le secret de son pass et de son prs5t4 ,si les sci5ces physiques sont re/es immobiles jusqu' ,bacon1 c'e/ qu'on dduisait lorsqu'il fallait induire4 ,si la physiologie et les sci5ces morales auj\rd'hui sont en ret>d1 c'e/ qu'on y induit lorsqu'il faudrait dduire4 ,c'e/ p> dductions et d'aprs les lois physiques et *imiques qu'on p\rra expliqu] les phnomnes physiologiques4 ,c'e/ p> dduction et d'aprs les lois m5tales qu'on p\rra expliqu] les phnomnes hi/oriques4#ch ,et ce qui e/ l'in/rum5t de ces deux sci5ces se tr\ve le b de t\tes les autres4 ,t\tes t5d5t dev5ir dductives2 t\tes aspir5t se rsum] en quelques propositions gnrales desquelles le re/e puisse se dduire4 ,mo9s ces propositions sont nombreuses1 plus la sci5ce e/ avance4 ,mo9s une sci5ce exige de suppositions et de donnes1 plus elle e/ p>faite4 ,cette rduction e/ son tat f9al4 ,l'a/ronomie1 l'ac\/ique1 l'optique1 lui (fr5t son modle4 ,n\s connatrons la nature qu& n\s aurons dduit ses millions de faits de deux ou trois lois4 ,j'ose dire que la ?orie que v\s v5ez d'ent5dre e/ p>faite4 ,j'en ai omis plusieurs traits1 mais v\s en avez assez vu p\r reconnatre que nulle "p l'induction n'a t explique d'une faon si complte et si prcise1 avec une telle abondance de di/9ctions f9es et ju/es1 avec des applications si t5dues et si exactes1 avec une telle connaissance des pratiques effectives et des dc\v]tes acquises1 avec une plus entire exclusion des pr9cipes priori et des suppositions mtaphysiques1 dans un esprit plus con=me aux procds rig\reux de l'expri5ce mod]ne4 ,v\s me dem&iez t\t l'heure ce que n\s avons fait en philosophie2 je rponds3 la ?orie de l'induction4 ,mill e/ le d]ni] d'une gr&e ligne qui comm5ce ,bacon1 et qui1 p> ,hobbes1 ,newton1 ,locke1 ,hume1 ,h]s*el1 s'e/ cont9ue jusqu' n\s4 ,ils ont port dans la philosophie notre esprit national2 ils ont t positifs et pratiques2 ils ne se sont po9t envols au-dessus des faits2 ils n'ont po9t t5t des r\tes extraord9aires2 ils ont purg le c]veau huma9 de ses illusions1 de ses ambitions1 de ses fantaisies4 ,ils l'ont employ du seul ct o il puisse agir2 ils n'ont v\lu que plant] des b>rires et des flambeaux sur le *em9 dj fray p> les sci5ces fructueuses4 ,ils n'ont po9t v\lu dp5s] va9em5t leur travail hors de la voie explore et vrifie4 ,ils ont aid la gr&e oeuvre mod]ne1 la dc\v]te des lois applicables2 ils ont contribu1 comme les savants spciaux1 augm5t] la puissance de l'homme4 ,tr\vez-moi beauc\p de philosophies qui en ai5t fait autant4 ,,xi ,v\s allez me dire que mon philosophe s'e/ c\p les ailes p\r =tifi] les jambes4 ,c]ta9em5t1 et il a bi5 fait4 ,l'expri5ce borne la c>rire qu'elle n\s ouvre2 elle n\s a donn notre b2 elle n\s donne aussi nos limites4 ,n\s n'avons qu' reg>d] les lm5ts qui la compos5t et les vnem5ts dont elle "p p\r compr5dre que sa porte e/ re/re9te4 ,sa nature et son procd rduis5t sa m>*e quelques pas4 ,et d'abord#ci les lois d]nires de la nature ne peuv5t tre mo9s nombreuses que les espces di/9ctes de nos s5sations4 ,n\s p\vons bi5 rduire un m\vem5t un autre m\vem5t1 mais non la s5sation de *aleur la s5sation d'odeur1 ou de c\leur1 ou de son1 ni l'une ou l'autre un m\vem5t4 ,n\s p\vons bi5 ram5] l'un l'autre des phnomnes de degr diffr5t1 mais non des phnomnes d'espce diffr5te4 ,n\s tr\vons les s5sations di/9ctes au fond de t\tes nos connaissances1 comme des lm5ts simples1 indcomposables1 absolum5t sp>s les uns des autres1 absolum5t incapables d'tre ram5s les uns aux autres4 ,l'expri5ce a beau faire1 elle ne peut supprim] ces div]sits qui la fond5t4 ,d'autre "p1 l'expri5ce a beau faire1 elle ne peut se s\/raire aux conditions dans lesquelles elle agit4 ,quel que soit son doma9e1 il e/ limit dans le temps et dans l'espace2 le fait qu'elle obs]ve e/ born et am5 p> une inf9it d'autres qu'elle ne peut atte9dre4 ,elle e/ oblige de suppos] ou de reconnatre quelque tat primordial d'o elle "p et qu'elle n'explique pas4#dj ,t\t problme a ses donnes accid5telles ou arbitraires3 on en dduit le re/e1 mais on ne les dduit de ri54 ,le soleil1 la t]re1 les plantes1 l'impulsion initiale des corps cle/es1 les proprits primitives des sub/ances *imiques1 sont de ces donnes4#da ,si n\s les possdions t\tes1 n\s p\rrions t\t expliqu] p> elles1 mais n\s ne saurions les expliqu] elles-mmes4 ,p\rquoi1 dem&e ,mill1 ces ag5ts naturels ont-ils exi/ l'orig9e plutt que d'autres8 ,p\rquoi ont-ils t mls en telles ou telles proportions8 ,p\rquoi ont-ils t di/ribus de telle ou telle manire dans l'espace8 ,c'e/ l une "q laquelle n\s ne p\vons rpondre4 ,bi5 plus1 n\s ne p\vons dc\vrir ri5 de rguli] dans cette di/ribution mme2 n\s ne p\vons la rduire quelque uni=mit1 quelque loi4 ,l'assemblage de ces ag5ts n'e/ p\r n\s qu'un pur accid5t#db4 ,et l'a/ronomie1 qui t\t l'heure n\s (frait le modle de la sci5ce a*eve1 n\s (fre ma9t5ant l'exemple de la sci5ce limite4 ,n\s p\vons bi5 prdire les innombrables positions de t\s les corps plantaires2 mais n\s sommes obligs de suppos]1 outre l'impulsion primitive et son degr1 outre la =ce attractive et sa loi1 les masses et les di/ances de t\s les corps dont n\s p>lons4 ,n\s compr5ons des millions de faits1 mais au moy5 d'une c5ta9e de faits que n\s ne compr5ons pas2 n\s atteignons des consqu5ces ncessaires1 mais au moy5 d'antcd5ts accid5tels1 en sorte que1 si la ?orie de notre univ]s tait a*eve1 elle aurait encore deux gr&es lacunes3 l'une au comm5cem5t du monde physique1 l'autre au db du monde moral2 l'une compr5ant les lm5ts de l'tre1 l'autre r5f]mant les lm5ts de l'expri5ce2 l'une cont5ant les s5sations primitives1 l'autre cont5ant les ag5ts primitifs4 ,notre sci5ce1 dit votre ,roy]-,coll>d1 consi/e puis] l'ignorance sa s\rce la plus leve4 ,p\vons-n\s au mo9s affirm] que ces donnes irrductibles ne le sont qu'en app>5ce et au reg>d de notre esprit8 ,p\vons-n\s dire qu'elles ont des causes comme les faits drivs dont elles sont les causes8 ,p\vons-n\s dcid] que t\t vnem5t t\t po9t du temps et de l'espace arrive selon des lois1 et que notre petit monde si bi5 rgl e/ un abrg du gr&8 ,p\vons-n\s1 p> quelque axiome1 sortir de notre ence9te si troite1 et affirm] quelque *ose de l'univ]s8 ,en aucune faon1 et c'e/ ici que ,mill p\sse aux d]nires consqu5ces2 c> la loi qui attribue une cause t\t vnem5t n'a p\r lui d'autre fondem5t1 d'autre valeur et d'autre porte que notre expri5ce4 ,elle ne r5f]me po9t sa ncessit en elle-mme2 elle tire t\te son autorit du gr& nombre des cas o on l'a reconnue vraie2 elle ne fait que rsum] une somme d'obs]vations2 elle lie deux donnes qui1 considres en elles-mmes1 n'ont po9t de liaison intime2 elle jo9t l'antcd5t et le consqu5t pris en gnral1 comme la loi de la pesanteur jo9t un antcd5t et un consqu5t pris en p>ticuli]2 elle con/ate un c\ple1 comme font t\tes les lois exprim5tales1 et p>ticipe leur inc]titude comme leurs re/rictions4 ,ec\tez ces =tes p>oles3 ,je suis conva9cu que si un homme habitu l'ab/raction et l'analyse ex]ait loyalem5t ses facults cet effet1 il ne tr\v]ait po9t de difficult1 qu& son imag9ation aurait pris le pli1 concevoir qu'en c]ta9s endroits1 p> exemple dans un des firmam5ts dont l'a/ronomie sidrale compose prs5t l'univ]s1 les vnem5ts puiss5t se succd] au has>d1 sans aucune loi fixe2 et ri51 ni dans notre expri5ce1 ni dans notre con/itution m5tale1 ne n\s f\rnit une raison suffisante1 ni mme une raison quelconque p\r croire que cela n'a lieu nulle "p4#dc ,pratiquem5t1 n\s p\vons n\s fi] une loi si bi5 tablie2 mais dans les p>ties lo9ta9es des rgions /ellaires1 o les phnomnes peuv5t tre entirem5t diffr5ts de ceux que n\s connaissons1 ce s]ait folie d'affirm] h>dim5t le rgne de cette loi gnrale1 comme ce s]ait folie d'affirm] p\r l-bas le rgne des lois spciales qui se ma9ti5n5t univ]sellem5t exactes sur notre plante4#dd ,n\s sommes donc *asss irrvocablem5t de l'inf9i2 nos facults et nos ass]tions n'y peuv5t ri5 atte9dre2 n\s re/ons conf9s dans un t\t petit c]cle2 notre esprit ne porte pas au del de son expri5ce2 n\s ne p\vons tablir entre les faits aucune liaison univ]selle et ncessaire2 peut-tre mme n'exi/e-t-il entre les faits aucune liaison univ]selle et ncessaire4 ,mill s'arrte l2 mais c]ta9em5t1 en m5ant son ide jusqu'au b\t1 on arriv]ait considr] le monde comme un simple morceau de faits4 ,nulle ncessit intrieure ne produirait leur liaison ni leur exi/5ce4 ,ils s]ai5t de pures donnes1 c'e/--dire des accid5ts4 ,quelquefois1 comme dans notre sy/me1 ils se tr\v]ai5t assembls de faon am5] des ret\rs rguli]s2 quelquefois ils s]ai5t assembls de manire n'en pas am5] du t\t4 ,le has>d1 comme *ez ,dmocrite1 s]ait au coeur des *oses4 ,les lois en driv]ai5t1 et n'en driv]ai5t que et l4 ,il en s]ait des tres comme des nombres1 comme des fractions p> exemple1 qui1 selon le has>d des deux facteurs primitifs1 tantt s'tal5t1 tantt ne s'tal5t pas en priodes rgulires4 ,voil sans d\te une conception orig9ale et haute4 ,elle e/ la d]nire consqu5ce de l'ide primitive et dom9ante que n\s avons dmle au comm5cem5t du sy/me1 qui a trans=m les ?ories de la df9ition1 de la proposition et du syllogisme2 qui a rduit les axiomes des vrits d'expri5ce2 qui a dvelopp et p]fectionn la ?orie de l'induction2 qui a tabli le b1 les bornes1 les prov9ces1 et les m?odes de la sci5ce2 qui dans la nature et dans la sci5ce a p>t\t supprim les liaisons intrieures2 qui a remplac le ncessaire p> l'accid5tel1 la cause p> l'antcd5t1 et qui consi/e prt5dre que t\te ass]tion utile a p\r effet de =m] un c\ple1 c'e/--dire de jo9dre deux faits qui1 p> leur nature1 sont sp>s4 99 99 99 99 99 ,,ii4 ,l',,ab/raction ,i4 --,un abme de has>d et un abme d'ignorance4 ,la p]spective e/ sombre2 il n'importe1 si elle e/ vraie4 ,a t\t le mo9s1 cette ?orie de la sci5ce e/ celle de la sci5ce anglaise4 ,r>em5t1 je v\s l'accorde1 un p5seur a mieux rsum p> sa doctr9e la pratique de son pays2 r>em5t un homme a mieux reprs5t p> ses ngations et ses dc\v]tes les limites et la porte de sa race4 ,les procds dont celui-ci compose la sci5ce sont ceux o v\s excellez p>-dessus t\s les autres1 et les procds qu'il exclut de la sci5ce sont ceux qui v\s manqu5t plus qu' p]sonne4 ,il a dcrit l'esprit anglais en croyant dcrire l'esprit huma94 ,c'e/ l sa gloire1 mais c'e/ aussi l sa faiblesse4 ,il y a dans votre ide de la connaissance une lacune qui1 incessamm5t aj\te elle-mme1 f9it p> creus] ce g\ffre de has>d du fond duquel1 selon lui1 les *oses naiss5t1 et ce g\ffre d'ignorance au bord duquel1 selon lui1 notre sci5ce doit s'arrt]4 ,et voyez ce qui en advi5t4 ,en retran*ant de la sci5ce la connaissance des premires causes1 c'e/--dire des *oses div9es1 v\s rduisez l'homme dev5ir sceptique1 positif1 utilitaire1 s'il a l'esprit sec1 ou bi5 my/ique1 exalt1 m?odi/e1 s'il a l'imag9ation vive4 ,dans ce gr& vide inconnu que v\s placez au del de notre petit monde1 les g5s tte *aude ou consci5ce tri/e peuv5t log] t\s leurs rves1 et les hommes jugem5t froid1 dsesprant d'y ri5 atte9dre1 n'ont plus qu' se rabattre dans la re*]*e des recettes pratiques qui peuv5t amlior] notre condition4 ,il me semble que le plus s\v5t ces deux dispositions se r5contr5t dans une tte anglaise4 ,l'esprit religieux et l'esprit positif y viv5t cte cte et sp>s4 ,cela fait un mlange biz>re1 et j'av\e que j'aime mieux la manire dont les ,allem&s ont concili la sci5ce et la foi4 --,mais leur philosophie n'e/ qu'une posie mal crite4--,peut-tre4 --,mais ce qu'ils appell5t raison ou intuition des pr9cipes n'e/ que la puissance de btir des hypo?ses4--,peut-tre4--,mais les sy/mes qu'ils ont arrangs n'ont pas t5u devant l'expri5ce4--,je v\s ab&onne leur oeuvre4--,mais leur absolu1 leur sujet1 leur objet et le re/e ne sont que de gr&s mots4--,je v\s ab&onne leur /yle4 -,alors que g>dez-v\s8--,leur ide de la cause4--,v\s croyez1 comme eux1 qu'on dc\vre les causes p> une rvlation de la raison8--,po9t du t\t4--,v\s croyez comme n\s qu'on dc\vre les causes p> la simple expri5ce8--,pas davantage4--,v\s p5sez qu'il y a une facult autre que l'expri5ce et la raison propre dc\vrir les causes8--,oui4--,v\s croyez qu'il y a une opration moy5ne1 situe entre l'illum9ation et l'obs]vation1 capable d'atte9dre des pr9cipes comme on l'assure de la premire1 capable d'atte9dre des vrits comme on l'pr\ve p\r la seconde8--,oui4--,laquelle8--,l'ab/racti on4 ,repr5ons votre ide primitive2 je t*]ai de dire en quoi je la tr\ve incomplte1 et en quoi il me semble que v\s mutilez l'esprit huma94 ,seulem5t il faudra que v\s m'accordiez de l'espace2 ce s]a t\t un plaidoy]4 ,,ii ,votre po9t de d"p e/ bon3 en effet1 l'homme ne connat po9t les sub/ances2 il ne connat ni l'esprit ni le corps2 il n'ap]oit que ses tats intrieurs t\t passag]s et isols2 il s'en s]t p\r affirm] et dsign] des tats extrieurs1 positions1 m\vem5ts1 *angem5ts1 et ne s'en s]t pas p\r autre *ose4 ,il n'atte9t que des faits1 soit au d$ans1 soit au dehors1 tantt caducs1 qu& son impression ne se rpte pas1 tantt p]man5ts1 qu& son impression1 ma9tes fois rpte1 lui fait suppos] qu'elle s]a rpte t\tes les fois qu'il v\dra l'avoir4 ,il ne saisit que des c\leurs1 des sons1 des rsi/ances1 des m\vem5ts1 tantt mom5tans et v>iables1 tantt semblables eux-mmes et r5\vels4 ,il ne suppose des qualits et proprits que p> un artifice de langage1 et p\r gr\p] plus commodm5t des faits4 ,n\s allons mme plus lo9 que v\s3 n\s p5sons qu'il n'y a ni esprits ni corps1 mais simplem5t des gr\pes de m\vem5ts prs5ts ou possibles1 et des gr\pes de p5ses prs5tes ou possibles4 ,n\s croyons qu'il n'y a po9t de sub/ances1 mais seulem5t des sy/mes de faits4 ,n\s reg>dons l'ide de sub/ance comme une illusion psy*ologique4 ,n\s considrons la sub/ance1 la =ce et t\s les tres mtaphysiques des mod]nes comme un re/e des entits scola/iques4 ,n\s p5sons qu'il n'y a ri5 au monde que des faits et des lois1 c'e/--dire des vnem5ts et leurs rapports1 et n\s reconnaissons comme v\s que t\te connaissance consi/e d'abord li] ou additionn] des faits4 ,mais cela t]m91 une n\velle opration comm5ce1 la plus fconde de t\tes1 et qui consi/e dcompos] ces donnes complexes en donnes simples4 ,une facult magnifique app>at1 s\rce du langage1 int]prte de la nature1 mre des religions et des philosophies1 seule di/9ction vritable1 qui1 selon son degr1 sp>e l'homme de la brute1 et les gr&s hommes des petits3 je veux dire l'ab/raction1 qui e/ le p\voir d'isol] les lm5ts des faits et de les considr] "p4 ,mes yeux suiv5t le cont\r d'un c>r1 et l'ab/raction en isole les deux proprits con/itutives1 l'galit des cts et des angles4 ,mes doigts t\*5t la surface d'un cyl9dre1 et l'ab/raction en isole les deux lm5ts gnrateurs1 la notion de rectangle et la rvolution de ce rectangle aut\r d'un de ses cts pris comme axe4 ,c5t mille expri5ces me dvelopp5t p> une inf9it de dtails la srie des oprations physiologiques qui font la vie1 et l'ab/raction isole la direction de cette srie1 qui e/ un circuit de dp]dition con/ante et de rp>ation cont9ue4 ,d\ze c5ts pages m'ont expos le jugem5t de ,mill sur les div]ses p>ties de la sci5ce1 et l'ab/raction isole son ide fondam5tale1 savoir1 que les seules propositions fructueuses sont celles qui joign5t un fait un fait non cont5u dans le premi]4 ,p>t\t ailleurs il en e/ de mme4 ,t\j\rs un fait ou une srie de faits peut tre rsolu en ses composants4 ,c'e/ cette dcomposition que l'on rclame lorsqu'on dem&e quelle e/ la nature d'un objet4 ,ce sont ces composants que l'on *]*e lorsqu'on veut pntr] dans l'intrieur d'un tre4 ,ce sont eux que l'on dsigne s\s les noms de =ces1 causes1 lois1 ess5ces1 proprits primitives4 ,ils ne sont pas un n\veau fait aj\t aux premi]s2 ils en sont une portion1 un extrait3 ils sont cont5us en eux1 ils ne sont autre *ose que les faits eux-mmes4 ,on ne passe pas1 en les dc\vrant1 d'une donne une donne diffr5te1 mais de la mme la mme1 du t\t la p>tie1 du compos aux composants4 ,on ne fait que voir la mme *ose s\s deux =mes1 d'abord entire1 puis divise2 on ne fait que traduire la mme ide d'un langage en un autre1 du langage s5sible en langage ab/rait1 comme on traduit une c\rbe en une quation1 comme on exprime un cube p> une fonction de son ct4 ,que cette traduction soit difficile ou non1 peu importe2 qu'il faille s\v5t l'accumulation ou la comp>aison d'un nombre norme de faits p\r y atte9dre1 et que ma9tes fois notre esprit succombe avant d'y arriv]1 peu importe encore4 ,t\j\rs e/-il que dans cette opration1 qui e/ videmm5t fructueuse1 au lieu d'all] d'un fait un autre fait1 on va du mme au mme2 au lieu d'aj\t] une expri5ce une expri5ce1 on met "p quelque portion de la premire2 au lieu d'avanc]1 on s'arrte p\r creus] en place4 ,il y a donc des jugem5ts qui sont in/ructifs1 et qui cep5dant ne sont pas des expri5ces2 il y a donc des propositions qui conc]n5t l'ess5ce1 et qui cep5dant ne sont pas v]bales2 il y a donc une opration diffr5te de l'expri5ce1 qui agit p> retran*em5t au lieu d'agir p> addition1 qui1 au lieu d'acqurir1 s'applique aux donnes acquises1 et qui p> del l'obs]vation1 ouvrant aux sci5ces une c>rire n\velle1 df9it leur nature1 dt]m9e leur m>*e1 complte leurs ress\rces et m>que leur b4 ,voil la gr&e omission du sy/me3 l'ab/raction y e/ laisse sur l'arrire-plan1 pe9e m5tionne1 rec\v]te p> les autres oprations de l'esprit1 traite comme un app5dice des expri5ces2 n\s n'avons qu' la rtablir dans la ?orie gnrale p\r re=m] les ?ories p>ticulires o elle a manqu4 ,,iii ,d'abord la df9ition4 ,il n'y a pas1 dit ,mill1 de df9ition des *oses1 et qu& on me df9it la sphre le solide eng5dr p> la rvolution d'un demi-c]cle aut\r de son diamtre1 on ne me df9it qu'un nom4 ,sans d\te on v\s appr5d p> l le s5s d'un nom1 mais on v\s appr5d encore bi5 autre *ose4 ,on v\s annonce que t\tes les proprits de t\te sphre driv5t de cette =mule gnratrice4 ,on rduit une donne inf9im5t complexe deux lm5ts4 ,on trans=me la donne s5sible en donnes ab/raites2 on exprime l'ess5ce de la sphre1 c'e/--dire la cause intrieure et primordiale de t\tes ses proprits4 ,voil la nature de t\te vraie df9ition2 elle ne se cont5te pas d'expliqu] un nom1 elle n'e/ pas un simple signalem5t2 elle n'indique pas simplem5t une proprit di/9ctive1 elle ne se borne pas coll] sur l'objet une tiquette propre le faire reconnatre entre t\s4 ,il y a en dehors de la df9ition plusieurs faons de faire reconnatre l'objet2 il y a telle autre proprit qui n'app>ti5t qu' lui2 on p\rrait dsign] la sphre en disant que1 de t\s les corps1 elle e/ celui qui1 surface gale1 occupe le plus d'espace1 et autrem5t encore4 ,seulem5t ces dsignations ne sont pas des df9itions2 elles expos5t une proprit c>actri/ique et drive1 non une proprit gnratrice et premire2 elles ne ramn5t pas la *ose ses facteurs1 elles ne la recrent pas s\s nos yeux1 elles ne montr5t pas sa nature intime et ses lm5ts irrductibles4 ,la df9ition e/ la proposition qui m>que dans un objet la qualit d'o driv5t les autres1 et qui ne drive po9t d'une autre qualit4 ,ce n'e/ po9t l une proposition v]bale1 c> elle v\s enseigne la qualit d'une *ose4 ,ce n'e/ po9t l l'affirmation d'une qualit ord9aire1 c> elle v\s rvle la qualit qui e/ la s\rce du re/e4 ,c'e/ une ass]tion d'une espce extraord9aire1 la plus fconde et la plus prcieuse de t\tes1 qui rsume t\te une sci5ce1 et en qui t\te sci5ce aspire se rsum]4 ,il y a une df9ition dans *aque sci5ce2 il y en a une p\r *aque objet4 ,n\s ne la possdons pas p>t\t1 mais n\s la *]*ons p>t\t4 ,n\s sommes p>v5us df9ir le m\vem5t des plantes p> la =ce tang5tielle et l'attraction qui le compos5t2 n\s df9issons dj en p>tie le corps *imique p> la notion d'quival5t1 et le corps vivant p> la notion de type4 ,n\s travaillons trans=m] *aque gr\pe de phnomnes en quelques lois1 =ces ou notions ab/raites4 ,n\s n\s ef=ons d'atte9dre en *aque objet les lm5ts gnrateurs1 comme n\s les atteignons dans la sphre1 dans le cyl9dre1 dans le c]cle1 dans le cne1 et dans t\s les composs ma?matiques4 ,n\s rduisons les corps naturels deux ou trois sortes de m\vem5ts1 attraction1 vibration1 pol>isation1 comme n\s rduisons les corps gomtriques deux ou trois sortes d'lm5ts1 le po9t1 le m\vem5t1 la ligne1 et n\s jugeons notre sci5ce p>tielle ou complte1 provisoire ou df9itive1 suivant que cette rduction e/ approximative ou absolue1 imp>faite ou a*eve4 ,,iv ,mme *angem5t dans la ?orie de la preuve4 ,selon ,mill1 on ne pr\ve pas que le pr9ce ,alb]t m\rra en posant que t\s les hommes sont mortels1 c> ce s]ait dire deux fois la mme *ose1 mais en posant que ,jean1 ,pi]re et compagnie1 bref t\s les hommes dont n\s avons ent5du p>l]1 sont morts4--,je rponds que la vraie preuve n'e/ ni dans la mortalit de ,jean1 ,pi]re et compagnie1 ni dans la mortalit de t\s les hommes1 mais ailleurs4 ,on pr\ve un fait1 dit ,ari/ote#de1 en montrant sa cause4 ,on pr\v]a donc la mortalit du pr9ce ,alb]t en montrant la cause qui fait qu'il m\rra4 ,et p\rquoi m\rra-t-il1 s9on p>ce que le corps huma91 tant un compos *imique in/able1 doit se diss\dre au b\t d'un temps2 en d'autres t]mes1 p>ce que la mortalit e/ jo9te la qualit d'homme8 ,voil la cause et voil la preuve4 ,c'e/ cette loi ab/raite qui1 prs5te dans la nature1 amn]a la mort du pr9ce1 et qui1 prs5te dans mon esprit1 me montre la mort du pr9ce4 ,c'e/ cette proposition ab/raite qui e/ probante2 ce n'e/ ni la proposition p>ticulire1 ni la proposition gnrale4 ,elle e/ si bi5 la preuve qu'elle pr\ve les deux autres4 ,si ,jean1 ,pi]re et compagnie sont morts1 c'e/ p>ce que la mortalit e/ jo9te la qualit d'homme4 ,si t\s les hommes sont morts ou m\rront1 c'e/ encore p>ce que la mortalit e/ jo9te la qualit d'homme4 ,ici1 une fois de plus1 le rle de l'ab/raction a t oubli4 ,mill l'a confondue avec les expri5ces2 il n'a pas di/+u la preuve et les matriaux de la preuve1 la loi ab/raite et le nombre f9i ou indf9i de ses applications4 ,les applications conti5n5t la loi et la preuve1 mais elles ne sont ni la loi ni la preuve4 ,les exemples de ,pi]re1 ,jean et des autres conti5n5t la cause1 mais ils ne sont pas la cause4 ,ce ne n'e/ pas assez d'additionn] les cas1 il faut en retir] la loi4 ,ce n'e/ pas assez d'exprim5t]1 il faut ab/raire4 ,voil la gr&e opration sci5tifique4 ,le syllogisme ne va pas du p>ticuli] au p>ticuli]1 comme dit ,mill1 ni du gnral au p>ticuli]1 comme dis5t les logici5s ord9aires1 mais de l'ab/rait au concret1 c'e/--dire de la cause l'effet4 ,c'e/ ce titre qu'il fait p>tie de la sci5ce2 il en fait et il en m>que t\s les *anons2 il relie les pr9cipes aux effets2 il fait communiqu] les df9itions avec les phnomnes4 ,il porte sur t\te l'*elle de la sci5ce l'ab/raction que la df9ition a porte au sommet4 ,v ,la mme opration explique aussi les axiomes4 ,selon ,mill1 si n\s savons que des gr&eurs gales aj\tes des gr&eurs gales font des sommes gales1 ou que deux droites ne peuv5t enclore un espace1 c'e/ p> une expri5ce extrieure faite avec nos yeux1 ou p> une expri5ce intrieure faite avec notre imag9ation4 ,sans d\te on peut savoir a9si que deux droites ne saurai5t enclore un espace1 mais on peut le savoir encore d'une autre faon4 ,on peut se reprs5t] une droite p> l'imag9ation1 et l'on peut la concevoir aussi p> la raison4 ,on peut considr] son image ou sa df9ition4 ,on peut l'tudi] en elle-mme ou dans les lm5ts gnrateurs4 ,je puis me reprs5t] une droite t\te faite1 mais je puis aussi la rs\dre en ses facteurs4 ,je puis assi/] sa =mation1 et dgag] les lm5ts ab/raits qui l'eng5dr5t1 comme j'ai assi/ la =mation du cyl9dre et dgag le rectangle en rvolution qui l'a eng5dr4 ,je puis dire non pas que la ligne droite e/ la plus c\rte d'un po9t un autre1 ce qui e/ une proprit drive1 mais qu'elle e/ la ligne =me p> le m\vem5t d'un po9t qui t5d se rappro*] d'un autre1 et de cet autre seulem5t2 ce qui revi5t dire que deux po9ts suffis5t dt]m9] une droite1 en d'autres t]mes que deux droites ayant deux po9ts communs concid5t dans t\te leur t5due int]mdiaire2 d'o l'on voit que si deux droites enf]mai5t un espace1 elles ne f]ai5t qu'une droite et n'enf]m]ai5t ri5 du t\t4 ,voil une seconde manire de connatre l'axiome1 et il e/ clair qu'elle diffre beauc\p de la premire4 ,dans la premire1 on le con/ate2 dans la seconde1 on le dduit4 ,dans la premire1 on pr\ve qu'il e/ vrai2 dans la seconde1 on pr\ve qu'il e/ vrai4 ,dans la premire1 on l'admet2 dans la seconde1 on l'explique4 ,dans la premire1 on rem>quait seulem5t que le contraire de l'axiome e/ inconcevable2 dans la seconde1 on dc\vre en plus que le contraire de l'axiome e/ contradictoire4 tant donn la df9ition de la ligne droite1 l'axiome que deux droites ne peuv5t enclore un espace s'y tr\ve compris2 il en drive comme une consqu5ce de son pr9cipe4 ,en somme1 il n'e/ qu'une proposition id5tique1 ce qui veut dire que son sujet conti5t son attribut2 il ne jo9t pas deux t]mes sp>s1 irrductibles l'un l'autre3 il unit deux t]mes dont le second e/ une portion du premi]4 ,il e/ une simple analyse4 ,et t\s les axiomes sont a9si4 ,il suffit de les dcompos] p\r ap]cevoir qu'ils vont non d'un objet un objet diffr5t1 mais du mme au mme4 ,il suffit de rs\dre les notions d'galit1 de cause1 de sub/ance1 de temps et d'espace en leurs ab/raits1 p\r dmontr] les axiomes d'galit1 de sub/ance1 de cause1 de temps et d'espace4 ,il n'y a qu'un axiome1 celui d'id5tit4 ,les autres ne sont que ses applications ou ses suites4 ,cela admis1 on voit l'in/ant que la porte de notre esprit se tr\ve *ange4 ,n\s ne sommes plus simplem5t capables de connaissances relatives et bornes3 n\s sommes capables aussi de connaissances absolues et inf9ies2 n\s possdons dans les axiomes des donnes qui non-seulem5t s'accompagn5t l'une l'autre1 mais encore dont l'une enf]me l'autre4 ,si1 comme dit ,mill1 elles ne faisai5t que s'accompagn]1 n\s s]ions =cs de conclure1 comme ,mill1 que peut-tre elles ne s'accompagn5t pas t\j\rs4 ,n\s ne v]rions po9t la ncessit intrieure de leur jonction1 n\s ne la pos]ions qu'en fait2 n\s dirions que les deux donnes tant de leur nature isoles1 il peut se r5contr] des circon/ances qui les sp>5t2 n\s n'affirm]ions la vrit des axiomes qu'au reg>d de notre monde et de notre esprit4 ,si au contraire les deux donnes sont telles que la premire enf]me la seconde1 n\s tablissons p> cela mme la ncessit de leur jonction3 p>t\t o s]a la premire1 elle emport]a la seconde1 puisque la seconde e/ une p>tie d'elle-mme1 et qu'elle ne peut pas se sp>] de soi4 ,il n'y a po9t de place entre elles deux p\r une circon/ance qui vi5ne les disjo9dre1 c> elles ne font qu'une seule *ose s\s deux aspects4 ,leur liaison e/ donc absolue et univ]selle1 et n\s possdons des vrits qui ne s\ffr5t ni d\te1 ni limites1 ni conditions1 ni re/rictions4 ,l'ab/raction r5d aux axiomes leur valeur en montrant leur orig9e1 et n\s re/ituons la sci5ce la porte qu'on lui te en re/ituant l'esprit la facult qu'on lui tait4 ,,vi ,re/e l'induction1 qui semble le triomphe de la pure expri5ce4 ,et c'e/ ju/em5t l'induction qui e/ le triomphe de l'ab/raction4 ,lorsque je dc\vre p> induction que le froid cause la rose1 ou que le passage de l'tat liquide l'tat solide produit la cri/allisation1 j'tablis un rapport entre deux ab/raits4 ,ni le froid1 ni la rose1 ni le passage de l'tat solide l'tat liquide1 ni la cri/allisation n'exi/5t en soi4 ,ce sont des portions de phnomnes1 des extraits de cas complexes1 des lm5ts simples enf]ms dans des ensembles plus composs4 ,je les en retire et je les isole2 j'isole la rose prise en gnral de t\tes les roses locales1 temporaires1 p>ticulires1 que je puis obs]v]2 j'isole le froid pris en gnral de t\s les froids spciaux1 v>is1 di/9cts1 qui peuv5t se produire p>mi t\tes les diffr5ces de texture1 t\tes les div]sits de sub/ance1 t\tes les 9galits de temprature1 t\tes les complications de circon/ances4 ,je jo9s un antcd5t ab/rait un consqu5t ab/rait1 et je les jo9s1 comme le montre ,mill lui-mme1 p> des retran*em5ts1 des suppressions1 des lim9ations4 ,j'expulse des deux gr\pes qui les conti5n5t t\tes les circon/ances adjac5tes2 je dmle le c\ple dans l'ent\rage qui l'(fusque2 je dta*e1 p> une srie de comp>aisons et d'expri5ces1 t\s les accid5ts p>asites qui se sont colls lui1 et je f9is a9si p> le mettre nu4 ,j'ai l'air de considr] v+t cas diffr5ts1 et dans le fond je n'en considre qu'un seul2 j'ai l'air de procd] p> addition1 et en somme je n'opre que p> s\/raction4 ,t\s les procds de l'induction sont donc des moy5s d'ab/raire1 et t\tes les oeuvres de l'induction sont donc des liaisons d'ab/raits4 ,,vii ,n\s voyons ma9t5ant les deux gr&s mom5ts de la sci5ce et les deux gr&es app>5ces de la nature4 ,il y a deux oprations1 l'expri5ce et l'ab/raction2 il y a deux royaumes1 celui des faits complexes et celui des lm5ts simples4 ,le premi] e/ l'effet1 le second la cause4 ,le premi] e/ cont5u dans le second et s'en dduit1 comme une consqu5ce de son pr9cipe4 ,t\s deux s'quival5t2 ils sont une seule *ose considre s\s deux aspects4 ,ce magnifique monde m\vant1 ce *aos tumultueux d'vnem5ts entrecroiss1 cette vie incessante inf9im5t v>ie et multiple1 se rduis5t quelques lm5ts et leurs rapports4 ,t\t notre ef=t consi/e pass] de l'un l'autre1 du complexe au simple1 des faits aux lois1 des expri5ces aux =mules4 ,et la raison en e/ visible2 c> ce fait que j'ap]ois p> les s5s ou la consci5ce n'e/ qu'une tran*e arbitraire que mes s5s ou ma consci5ce dc\p5t dans la trame inf9ie et cont9ue de l'tre4 ,s'ils tai5t con/ruits autrem5t1 ils en int]cept]ai5t une autre2 c'e/ le has>d de leur /ructure qui a dt]m9 celle-l4 ,ils sont comme un compas ouv]t1 qui p\rrait l'tre mo9s1 et qui p\rrait l'tre davantage4 ,le c]cle qu'ils dcriv5t n'e/ pas naturel1 mais artificiel4 ,il l'e/ si bi51 qu'il l'e/ en deux manires1 l'extrieur et l'intrieur4 ,c>1 lorsque je con/ate un vnem5t1 je l'isole artificiellem5t de son ent\rage naturel1 et je le compose artificiellem5t d'lm5ts qui ne font po9t un assemblage naturel4 ,qu& je vois une pi]re qui tombe1 je sp>e la *ute des circon/ances antrieures qui rellem5t lui sont jo9tes1 et je mets ensemble la *ute1 la =me1 la /ructure1 la c\leur1 le son1 et v+t autres circon/ances qui rellem5t ne sont po9t lies4 ,un fait e/ donc un amas arbitraire1 en mme temps qu'une c\pure arbitraire1 c'e/--dire un gr\pe factice1 qui sp>e ce qui e/ uni1 et unit ce qui e/ sp>#df4 ,a9si1 tant que n\s ne reg>dons la nature que p> l'obs]vation seule1 n\s ne la voyons pas telle qu'elle e/3 n\s n'avons d'elle qu'une ide provisoire et illusoire4 ,elle e/ proprem5t une tapiss]ie que n\s n'ap]cevons qu' l'env]s4 ,voil p\rquoi n\s t*ons de la ret\rn]4 ,n\s n\s ef=ons de dml] des lois1 c'e/--dire des gr\pes naturels1 qui soi5t effectivem5t di/9cts de leur ent\rage et qui soi5t composs d'lm5ts effectivem5t unis4 ,n\s dc\vrons des c\ples1 c'e/--dire des composs rels et des liaisons relles4 ,n\s passons de l'accid5tel au ncessaire1 du relatif l'absolu1 de l'app>5ce la vrit2 et1 ces premi]s c\ples tr\vs1 n\s pratiquons sur eux la mme opration que sur les faits1 c>1 un mo9dre degr1 ils ont la mme nature4 ,quoique plus ab/raits1 ils sont encore complexes4 ,ils peuv5t tre dcomposs et expliqus4 ,ils ont une raison d'tre4 ,il y a quelque cause qui les con/ruit et les unit4 ,il y a lieu p\r eux1 comme p\r les faits1 de *]*] les lm5ts gnrateurs en qui ils peuv5t se rs\dre et de qui ils peuv5t se dduire1 et l'opration doit cont9u] jusqu' ce qu'on soit arriv des lm5ts t\t fait simples1 c'e/--dire tels que leur dcomposition soit contradictoire4 ,que n\s puissions les tr\v] ou non1 ils exi/5t2 l'axiome des causes s]ait dm5ti1 s'ils manquai5t4 ,il y a donc des lm5ts indcomposables1 desquels driv5t les lois les plus gnrales1 et de celles-ci les lois p>ticulires1 et de ces lois les faits que n\s obs]vons1 a9si qu'il y a en gomtrie deux ou trois notions primitives1 desquelles driv5t les proprits des lignes1 et de celles-ci les proprits des surfaces1 des solides et des =mes innombrables que la nature peut effectu] ou l'esprit imag9]4 ,n\s p\vons ma9t5ant compr5dre la v]tu et le s5s de cet axiome des causes qui rgit t\tes *oses1 et que ,mill a mutil4 ,il y a une =ce intrieure et contraignante qui suscite t\t vnem5t1 qui lie t\t compos1 qui eng5dre t\te donne4 ,cela signifie1 d'une "p1 qu'il y a une raison t\te *ose1 que t\t fait a sa loi2 que t\t compos se rduit en simples2 que t\t produit implique des facteurs2 que t\te qualit et t\te exi/5ce doiv5t se dduire de quelque t]me suprieur et antrieur4 ,et cela signifie1 d'autre "p1 que le produit quivaut aux facteurs1 que t\s deux ne sont qu'une mme *ose s\s deux app>5ces2 que la cause ne diffre pas de l'effet2 que les puissances gnratrices ne sont que les proprits lm5taires2 que la =ce active p> laquelle n\s figurons la nature n'e/ que la ncessit logique qui trans=me l'un dans l'autre le compos et le simple1 le fait et la loi4 ,p> l n\s dsignons d'avance le t]me de t\te sci5ce1 et n\s t5ons la puissante =mule qui1 tablissant la liaison inv9cible et la production spontane des tres1 pose dans la nature le ressort de la nature1 en mme temps qu'elle enfonce et s]re au coeur de t\te *ose vivante les t5ailles d'aci] de la ncessit4 ,,viii ,p\vons-n\s connatre ces lm5ts premi]s8 ,p\r mon compte1 je le p5se1 et la raison en e/ qu'tant des ab/raits1 ils ne sont pas situs en dehors des faits1 mais compris en eux1 en telle sorte qu'il n'y a qu' les en retir]4 ,bi5 plus1 tant les plus ab/raits1 c'e/--dire les plus gnraux de t\s1 il n'y a pas de faits qui ne les compr5n5t et dont on ne puisse les extraire4 ,si limite que soit notre expri5ce1 n\s p\vons donc les atte9dre1 et c'e/ d'aprs cette rem>que que les mod]nes mtaphysici5s d',allemagne ont t5t leurs gr&es con/ructions4 ,ils ont compris qu'il y a des notions simples1 c'e/--dire des ab/raits indcomposables1 que leurs comb9aisons eng5dr5t le re/e1 et que les rgles de leurs unions ou de leurs contr>its mutuelles sont les lois premires de l'univ]s4 ,ils ont essay de les atte9dre et de retr\v] p> la p5se pure le monde tel que l'obs]vation n\s l'a montr4 ,ils ont *\ demi1 et leur gigantesque btisse1 t\te factice et fragile1 p5d en ru9e1 semblable ces *afaudages provisoires qui ne s]v5t qu' m>qu] le plan d'un difice futur4 ,c'e/ qu'avec un s5s pr(ond de notre puissance1 ils n'ont po9t eu la vue exacte de nos limites4 ,c> n\s sommes dbords de t\s cts p> l'inf9it du temps et de l'espace2 n\s n\s tr\vons jets dans ce mon/rueux univ]s comme un coquillage au bord d'une grve1 ou comme une f\rmi au pi$ d'un talus4 ,en ceci1 ,mill dit vrai2 le has>d se r5contre au t]me de t\tes nos connaissances comme au comm5cem5t de t\tes nos donnes3 n\s avons beau faire1 n\s ne p\vons que remont]1 et p> conjecture encore1 jusqu' un tat initial2 mais cet tat dp5d d'un prcd5t1 qui dp5d d'un autre1 et a9si de suite1 en sorte que n\s sommes obligs de l'accept] comme une pure donne1 et de r5onc] le dduire1 quoique n\s sa*ions qu'il doive tre dduit4 ,il en e/ a9si dans t\tes les sci5ces1 en gologie1 en hi/oire naturelle1 en physique1 en *imie1 en psy*ologie1 en hi/oire1 et l'accid5t primitif t5d ses effets dans t\tes les p>ties de la sphre o il e/ compris4 ,s'il avait t diffr5t1 n\s n'aurions ni les mmes plantes1 ni les mmes espces *imiques1 ni les mmes vgtaux1 ni les mmes animaux1 ni les mmes races d'hommes1 ni peut-tre aucune de ces sortes d'tres4 ,si la f\rmi tait porte dans une autre contre1 elle ne v]rait ni les mmes arbres1 ni les mmes insectes1 ni la mme disposition du sol1 ni les mmes rvolutions de l'air1 ni peut-tre aucune de ces =mes de l'tre4 ,il y a donc en t\t fait et en t\t objet une portion accid5telle et locale1 portion norme1 qui1 comme le re/e1 dp5d des lois primitives1 mais n'en dp5d qu' trav]s un circuit inf9i de contre-c\ps1 en sorte qu'entre elle et les lois primitives il y a une lacune inf9ie qu'une srie inf9ie de dductions p\rrait seule combl]4 ,voil la portion inexplicable des phnomnes1 et voil ce que les mtaphysici5s d'outre-,rh9 ont t5t d'expliqu]4 ,ils ont v\lu dduire de leurs ?ormes lm5taires la =me du sy/me plantaire1 les div]ses lois de la physique et de la *imie1 les pr9cipaux types de la vie1 la succession des civilisations et des p5ses huma9es4 ,ils ont tortur leurs =mules univ]selles p\r en tir] des cas t\t p>ticuli]s2 ils ont pris des suites indirectes et lo9ta9es p\r des suites directes et pro*a9es2 ils ont omis ou supprim le gr& jeu qui s'int]pose entre les premires lois et les d]nires consqu5ces2 ils ont c>t de leurs fondem5ts le has>d1 comme une assise indigne de la sci5ce1 et ce vide qu'ils laissai5t1 mal rempli p> des matriaux po/i*es1 a fait cr\l] t\t le btim5t4 ,e/-ce dire que dans les donnes que ce petit canton de l'univ]s n\s f\rnit1 t\t soit local8 ,en aucune faon4 ,si la f\rmi tait capable d'exprim5t]1 elle p\rrait atte9dre l'ide d'une loi physique1 d'une =me vivante1 d'une s5sation reprs5tative1 d'une p5se ab/raite2 c> un pi$ de t]re sur lequel se tr\ve un c]veau qui p5se r5f]me t\t cela2 donc1 si limit que soit le *amp d'un esprit1 il conti5t des donnes gnrales1 c'e/--dire rp&ues sur des t]ritoires extrieurs =t va/es1 o sa limitation l'emp*e de pntr]4 ,si la f\rmi tait capable de raisonn]1 elle p\rrait con/ruire l'ari?mtique1 l'algbre1 la gomtrie1 la mcanique2 c> un m\vem5t d'un demi-p\ce conti5t dans son racc\rci le temps1 l'espace1 le nombre et la =ce1 t\s les matriaux des ma?matiques3 donc1 si limit que soit le *amp d'un esprit1 il r5f]me des donnes univ]selles1 c'e/--dire rp&ues sur t\t le t]ritoire du temps et de l'espace4 ,si la f\rmi tait philosophe1 elle p\rrait dml] les ides de l'tre1 du nant1 et t\s les matriaux de la mtaphysique2 c> un phnomne quelconque1 intrieur ou extrieur1 suffit p\r les prs5t]2 donc1 si limit que soit le *amp d'un esprit1 il conti5t des donnes absolues1 c'e/--dire telles qu'il n'y a nul objet o elles puiss5t manqu]4 ,et il faut bi5 qu'il en soit a9si2 c> mesure qu'une donne e/ plus gnrale1 il faut p>c\rir mo9s de faits p\r la r5contr]3 si elle e/ univ]selle1 on la r5contre p>t\t2 si elle e/ absolue1 on ne peut pas ne pas la r5contr]4 ,c'e/ p\rquoi1 malgr l'troitesse de notre expri5ce1 la mtaphysique1 j'ent5ds la re*]*e des premires causes1 e/ possible1 la condition que l'on re/e une gr&e hauteur1 que l'on ne desc5de po9t dans le dtail1 que l'on considre seulem5t les lm5ts les plus simples de l'tre et les t5dances les plus gnrales d la nature4 ,si quelqu'un recueillait les trois ou quatre gr&es ides o ab\tiss5t nos sci5ces1 et les trois ou quatre g5res d'exi/5ce qui rsum5t notre univ]s2 s'il comp>ait ces deux tranges quantits qu'on nomme la dure et l't5due1 ces pr9cipales =mes ou dt]m9ation de la quantit qu'on appelle les lois physiques1 les types *imiques et les espces vivantes1 et cette m]veilleuse puissance reprs5tative qui e/ l'esprit1 et qui1 sans tomb] dans la quantit1 reproduit les deux autres et elle-mme2 s'il dc\vrait1 entre ces trois t]mes1 la quantit pure1 la quantit dt]m9e et la quantit supprime#dg1 un ordre tel que la premire appelt la seconde1 et la seconde la troisime2 s'il tablissait a9si que la quantit pure e/ le comm5cem5t ncessaire de la nature1 et que la p5se e/ le t]me extrme auquel la nature e/ t\t entire susp5due2 si ensuite1 isolant les lm5ts de ces donnes1 il montrait qu'ils doiv5t se comb9] comme ils sont comb9s1 et non autrem5t2 s'il pr\vait enf9 qu'il n'y a po9t d'autres d'lm5ts1 et qu'il ne peut y en avoir d'autres1 il aurait esquiss une mtaphysique sans empit] sur les sci5ces positives1 et t\* la s\rce sans tre oblig de desc5dre jusqu'au t]me de t\s les ruisseaux4 ,a mon avis1 ces deux gr&es oprations1 l'expri5ce telle que v\s l'avez dcrite et l'ab/raction telle que j'ai essay de la df9ir1 font elles deux t\tes les ress\rces de l'esprit huma94 ,l'une e/ la direction pratique1 l'autre la direction spculative4 ,la premire conduit considr] la nature comme une r5contre de faits1 la seconde comme un sy/me de lois3 employe seule1 la premire e/ anglaise2 employe seule1 la seconde e/ allem&e4 ,s'il y a une place entre les deux nations1 c'e/ la ntre4 ,n\s avons l>gi les ides anglaises au ,x,v,i,i,ie sicle2 n\s p\vons1 au ,x,i,xe sicle1 prcis] les ides allem&es4 ,notre affaire e/ de tempr]1 de corrig]1 de complt] les deux esprits l'un p> l'autre1 de les fondre en un seul1 de les exprim] dans un /yle que t\t le monde ent5de1 et d'en faire a9si l'esprit univ]sel4 ,,ix ,n\s sortmes4 ,comme il arrive t\j\rs en p>eil cas1 *acun des deux avait fait rfl*ir l'autre1 et aucun des deux n'avait p]suad l'autre2 mais ces rflexions fur5t c\rtes3 devant une belle mat9e d'aot1 t\s les raisonnem5ts tomb5t4 ,les vieux murs1 les pi]res ronges p> la pluie s\riai5t au soleil levant4 ,une lumire jeune se posait sur les d5telures des murailles1 sur les fe/ons des arcades1 sur le feuillage clatant des li]res4 ,les roses grimpantes1 les *vrefeuilles montai5t le long des m5eaux1 et leurs corolles tremblai5t et luisai5t au s\ffle lg] de l'air4 ,les jets d'eau murmurai5t dans les gr&es c\rs sil5cieuses4 ,la *>mante ville sortait de la brume mat9ale aussi p>e et aussi tranquille qu'un palais de fes1 et sa robe de molle vapeur rose1 semblable une jupe ouvrage de la r5aissance1 tait bossue p> une brod]ie de clo*]s1 de clotres et de palais1 *acun encadr dans sa v]dure et dans ses fleurs4 ,les ar*itectures de t\s les ges mlai5t leurs ogives et leurs trfles1 leurs /atues et leurs colonnes2 le temps avait fondu leurs te9tes2 le soleil les unissait dans sa lumire1 et la vieille cit semblait un cr9 o t\s les sicles et t\s les gnies avai5t pris so9 t\r t\r d'apport] et de cisel] leur joyau4 ,au dehors1 la rivire c\lait ple9s bords en l>ges nappes d'arg5t reluisantes4 ,les prairies regorgeai5t de hautes h]bes1 les fau*eurs y entrai5t jusqu'au-dessus du g5\4 ,les b\tons-d'or1 les re9es-des-prs p> myriades1 les gram9es p5*es s\s le poids de leur tte gristre1 les plantes abreuves p> la rose de la nuit1 avai5t pullul dans la ri*e t]re plantureuse4 ,il n'y a po9t de mot p\r exprim] cette fra*eur de te9tes et cette abondance de sve4 ,a mesure que la gr&e ligne d'ombre reculait1 les fleurs app>aissai5t au j\r brillantes et vivantes4 ,a les voir virg9ales et timides dans ce voile dor1 on p5sait aux j\es emp\rpres1 aux beaux yeux mode/es d'une jeune fille qui p\r la premire fois met son colli] de pi]r]ies4 ,aut\r d'elles comme p\r les g>d]1 des arbres normes1 vieux de quatre sicles1 allongeai5t leurs files rgulires2 et j'y tr\vais une n\velle trace de ce bon s5s pratique qui a accompli des rvolutions sans commettre de ravages1 qui1 en amliorant t\t1 n'a ri5 r5v]s2 qui a cons]v ses arbres comme sa con/itution1 qui a lagu les vieilles bran*es sans abattre le tronc2 qui seul auj\rd'hui1 entre t\s les peuples1 j\it non-seulem5t du prs5t1 mais du pass4 ,,f94 99 99 99 99 99 ,,notes3 #a ,x is c]ta91 !n1 t a "p ( our notion ( a body consi/s ( ! notion ( a numb] ( s5sations ( our own1 or ( o!r s5ti5t be+s1 habitually occur+ simultane\sly4 ,my conception ( ! table at :i* ,i am writ+ is comp\nd$ ( its visible =m & size1 :i* are complex s5sations ( sight2 its tangible =m & size1 :i* are complex s5sations ( our organs ( t\* & ( our muscles2 its weight1 :i* is also a s5sation ( t\* & ( ! muscles2 its col\r1 :i* is a s5sation ( sight2 its h>dness1 :i* is a s5sation ( ! muscles2 its composition1 :i* is ano!r ^w = all ! v>ieties ( s5sation :i* we receive "u v>i\s circum/ances f ! wood ( :i* x is made2 & s =?4 ,all or mo/ ( ^! v>i\s s5sations frequ5tly are1 &1 z we le>n by exp]i5ce1 always might be exp]i5c$ simultane\sly1 or 9 _m diff]5t ord]s ( succession1 at our own *oice3 & h5ce ! ?\ght ( any "o ( !m makes u ?9k ( ! o!rs1 & ! :ole becomes m5tally amalgamat$ into "o mix$ /ate ( consci\sness1 :i*1 9 ! language ( ! s*ool ( ,locke & ,h>tley1 is t]m$ a complex idea4 #b ,=1 z our conception ( a body is t ( an unkn[n excit+ cause ( s5sations1 s our conception ( a m9d is t ( an unkn[n recipi5t1 or p]cipi5t1 ( !m2 & n ( !m alone1 b ( all our o!r feel+s4 ,z body is ! my/]i\s some?+ :i* excites ! m9d to feel1 s m9d is ! my/]i\s some?+ :i* feels & ?9ks4 ,x is unnecess>y to give 9 ! case ( m9d1 z we gave 9 ! case ( matt]1 a p>ticul> /atem5t ( ! sceptical sy/em by :i* its exi/5ce z a ,?+ 9 itself1 di/9ct f ! s]ies ( :at are d5om9at$ its /ates1 is call$ 9 "q4 ,b x is necess>y to rem>k1 t on ! inmo/ nature ( ! ?9k+ pr9ciple1 z well z on ! inmo/ nature ( matt]1 we are1 & ) our faculties mu/ always rema9 entirely 9 ! d>k4 ,all :i* we are aw>e (1 ev5 9 our own m9ds1 is 79 ! words ( ,mr4 ,mill7 a c]ta9 ?read ( consci\sness2 a s]ies ( feel+s1 t is1 ( s5sations1 ?\ghts1 emotions1 & volitions1 m or less num]\s & complicat$4 #c ,feel+s1 /ates ( consci\sness4 #d ,e attribute ( a m9d consi/s ei!r 9 be+ itself affect$ 9 a c]ta9 way1 or affect+ o!r m9ds 9 a c]ta9 way4 ,consid]$ 9 itself1 we c pr$icate no?+ ( x b ! s]ies ( its own feel+s4 ,:5 we say ( any m9d1 t x is dev\t1 or sup]/itions1 or m$itative1 or *e]ful1 we mean t ! ideas1 emotions1 or volitions impli$ 9 ^? words1 =m a frequ5tly recurr+ "p ( ! s]ies ( feel+s1 or /ates ( consci\sness1 :i* fill up ! s5ti5t exi/5ce ( t m9d4 ,9 addition1 h[ev]1 to ^? attributes ( a m9d :i* are gr\nd$ on its own /ates ( feel+1 attributes may also be ascrib$ to x1 9 ! same mann] z to a body1 gr\nd$ on ! feel+s :i* x excites 9 o!r m9ds4 ,a m9d does n1 inde$1 l a body1 excite s5sations1 b x may excite ?\ghts or emotions4 ,! mo/ important example ( attributes ascrib$ on ?is gr\nd1 is ! employm5t ( t]ms expressive ( approbation ( blame4 ,:51 = example1 we say ( any "*1 or 79 o!r words7 ( any m9d1 t x is admirable1 we mean t ! contemplation ( x excites ! s5tim5t ( admiration2 & inde$ some:at m1 = ! ^w implies t we n only feel admiration1 b approve t s5tim5t 9 ourselves4 ,9 "s cases1 "u ! semblance ( a s+le attribute1 two are really pr$icat$3 "o ( !m1 a /ate ( ! m9d itself1 ! o!r1 a /ate ) :i* o!r m9ds are affect$ by ?9k+ ( x4 ,z :5 we say ( any "o t he is g5]\s1 ! ^w g5]osity expresses a c]ta9 /ate ( m9d1 b be+ a t]m ( praise1 x also expresses t ?is /ate ( m9d excites 9 u ano!r m5tal /ate1 call$ approbation4 ,! ass]tion made1 !re=e1 is tw(old1 & ( ! foll[+ purport3 ,c]ta9 feel+s =m habitually a "p ( ?is p]son's s5ti5t exi/5ce2 & ! idea ( ^? feel+s ( 8 excites ! s5tim5t ( approbation 9 ourselves or o!rs4 #e ,take ! foll[+ example3 ,a g5]\s p]son is wor?y ( hon\r4 ,:o w\ld expect to recognize "h a case ( coexi/5ce betwe5 ph5om5a8 ,b s x is4 ,! attribute :i* causes a p]son to be t]m$ g5]\s1 is ascrib$ to him on ! gr\nd ( /ates ( 8 m9d1 & p>ticul>s ( 8 conduct3 bo? are ph5om5a2 ! =m] are facts ( int]nal consci\sness1 ! latt]1 s f> z di/9ct f ! =m]1 are physical facts1 or p]ceptions ( ! s5ses4 ,wor?y ( hon\r1 admits a simil> analysis4 ,hon\r1 z "h us$1 means a /ate ( approv+ & admir+ emotion1 foll[$ on occasion by correspond+ outw>d acts4 ,wor?y ( hon\r connotes all ?is1 toge!r ) our approval ( ! act ( %[+ hon\r4 ,all ^! are ph5om5a1 /ates ( int]nal consci\sness1 accompani$ or foll[$ by physical facts4 ,:5 we say1 ,a g5]\s p]son is wor?y ( hon\r1 we affirm coexi/5ce betwe5 ! two complicat$ ph5om5a connot$ by ! two t]ms respectively4 ,we affirm1 t :]ev] & :5ev] ! inw>d feel+s & outw>d facts impli$ 9 ! ^w g5]osity h place1 !n & !re ! exi/5ce & manife/ation ( an inw>d feel+1 hon\r1 w\ld be foll[$ 9 our m9ds by ano!r inw>d feel+1 approval4 #f ,selon les logici5s idali/es1 on dmle cet tre en consultant cette notion1 et l'ide dcompose met l'ess5ce nu4 ,selon les logici5s classificateurs1 on atte9t cet tre en logeant l'objet dans son gr\pe1 et l'on df9it cette notion en nommant le g5re vois9 et la diffr5ce propre4 ,les uns et les autres s'accord5t croire que n\s p\vons saisir l'ess5ce4 #g ,an ess5tial proposition1 !n1 is "o :i* is purely v]bal2 :i* ass]ts ( a ?+ "u a p>ticul> "n only :at is ass]t$ ( x 9 ! fact ( call+ x by t "n2 & :i* !re=e ei!r gives no in=mation1 or gives x respect+ ! "n1 n ! ?+4 ,non-ess5tial1 or accid5tal propositions1 on ! contr>y1 may be call$ ,real ,propositions1 9 opposition to ,v]bal4 ,!y pr$icate ( a ?+ "s fact n involv$ 9 ! signification ( ! "n by :i* ! proposition speaks ( x2 "s attribute n connot$ by t "n4 #h ,! def9ition1 !y say2 unfolds ! nature ( ! ?+3 b no def9ition c unfold its :ole nature2 & e proposition 9 :i* any quality :atev] is pr$icat$ ( ! ?+1 unfolds "s "p ( its nature4 ,! true /ate ( ! case we take to be ?is4 ,all def9itions are ( names1 & ( names only2 b1 9 "s def9itions1 x is cle>ly app>5t1 t no?+ is int5d$ except to expla9 ! mean+ ( ! ^w2 :ile 9 o!rs1 besides expla9+ ! mean+ ( ! ^w1 x is int5d$ to be impli$ t !re exi/s a ?+1 correspond+ to ! ^w4 #i ,! def9ition above giv5 ( a triangle1 obvi\sly comprises n "o1 b two propositions1 p]fectly di/+ui%able4 ,! "o is1 ,!re may exi/ a figure b\nd$ by ?ree /raight l9es2 ! o!r1 ,& ?is figure may be t]m$ a triangle4 ,! =m] ( ^! propositions is n a def9ition at all2 ! latt] is a m]e nom9al defition1 or explanation ( ! use & application ( a t]m4 ,! fir/ is susceptible ( tru? or falsehood1 & may !re=e be made ! f\ndation ( a tra9 ( reason+4 ,! latt] c nei!r be true nor false2 ! only "* x is susceptible ( is t ( con=mity to ! ord9>y usage ( language4 #aj ,! mortality ( ,john1 ,?omas & company is1 aft] all1 ! :ole evid5ce we h = ! mortality ( ! duke ( ,well+ton4 ,n "o iota is add$ to ! pro( by int]polat+ a g5]al proposition4 ,s9ce ! individual cases are all ! evid5ce we c possess1 evid5ce :i* no logical =m into :i* we *oose to ?r[ x c make great] ?an x is2 & s9ce t evid5ce is ei!r suffici5t 9 itself1 or1 if insuffici5t = ! "o purpose1 _c be suffici5t = ! o!r2 ,i am unable to see :y we %\ld be =bidd5 to take ! %orte/ cut f ^! suffici5t premisses to ! conclusion1 & con/ra9$ to travel ! high priori road1 by ! arbitr>y fiat ( logicians4 #aa ,all inf]5ce is f p>ticul>s to p>ticul>s3 ,g5]al propositions are m]ely regi/]s ( su* inf]5ces already made1 & %ort =mulae = mak+ m3 ,! major premiss ( a syllogism1 consequ5tly1 is a =mula ( ?is description3 & ! conclusion is n an inf]5ce drawn f ! =mula1 b an inf]5ce drawn accord+ to ! =mula3 ! real logical antec$5t1 or premisses1 be+ ! p>ticul> facts f :i* ! g5]al proposition 0 collect$ by induction4 ,^? facts1 & ! individual in/ances :i* suppli$ !m1 may h be5 =gott52 b a record rema9s1 n inde$ descriptive ( ! facts !mselves1 b %[+ h[ ^? cases may be di/+ui%$ respect+ :i* ! facts1 :5 kn[n1 7 consid]$ to w>rant a giv5 inf]5ce4 ,accord+ to ! indications ( ?is record we draw our conclusion1 :i* is1 to ail int5ts & purposes1 a conclusion f ! =gott5 facts4 ,= ?is x is ess5tial t we %\ld read ! record correctly3 & ! rules ( ! syllogism are a set ( precautions to ensure our do+ s4 #ab ,if we _h suffici5tly capaci\s memories1 & a suffici5t p[] ( ma9ta9+ ord] among a huge masse ( details1 ! reason+ c\ld g on )\t any g5]al propositions2 !y are m]e =mulae = inf]r+ p>ticul>s f p>ticul>s4 #ac ,= ?\gh1 9 ord] actually to see t two giv5 l9es nev] meet1 x w\ld be necess>y to foll[ !m to inf9ity2 yet )\t do+ s1 we may "k t if !y ev] d meet1 or if1 aft] div]g+ f "o ano!r1 !y beg9 aga9 to approa*1 ?is mu/ take place n at an inf9ite1 b at a f9ite di/ance4 ,suppos+1 !re=e1 su* to be ! case1 we c transport ourselves ?i!r 9 imag9ation1 & c frame a m5tal image ( ! appe>ance :i* "o or bo? ( ! l9es mu/ pres5t at t po9t1 :i* we may rely on z be+ precisely simil> to ! reality4 ,n[1 :e!r we fix our contemplation ^u ?is imag9>y picture1 or call to m9d ! g5]alizations we h _h occasion to make f =m] ocul> obs]vation1 we le>n by ! evid5ce ( exp]i5ce1 t a l9e :i*1 aft] div]g+ f ano!r /raight l9e1 beg9s to approa* to x1 produces ! impression on our s5ses :i* we describe by ! expression a b5t l9e1 n by ! expression1 a /raight l9e4 #ad ,induction1 !n1 is t op]ation ( ! m9d1 by :i* we inf] t :at we "k to be true 9 a p>ticul> case or cases1 w be true 9 all cases :i* resemble ! =m] 9 c]ta9 assignable respects4 ,9 o!r words1 ,induction is ! process by :i* we conclude t :at is true ( c]ta9 individuals ( a class is true ( ! :ole class1 or t :at is true at c]ta9 times w be true 9 simil> circum/ances at all times4 #ae ,we mu/ fir/ obs]ve1 t !re is a pr9cipe impli$ 9 ! v /atem5t ( :at ,induction is2 an assumption ) reg>d to ! c\rse ( nature & ! ord] ( univ]se3 namely1 t !re are su* ?+s 9 nature z p>allel cases2 t :at happ5s once1 w1 "u a suffici5t degree ( simil>ity ( circum/ances1 happ5 aga91 & n only aga91 b z (t5 z ! same circum/ances recur4 ,?is1 ,i say1 is an assumption1 involv$ 9 e case ( induction4 ,&1 if we consult ! actual c\rse ( nature1 we f9d t ! assumption is w>rant$4 ,! univ]se1 we f9d1 is s con/itu$1 t :atev] is true 9 any "o case1 is true at all cases ( a c]ta9 description2 ! only difficulty is1 to f9d :at description4 #af ,:y x is t1 ) exactly ! same am\nt ( evid5ce1 bo? negative & positive1 we did n reject ! ass]tion t !re are black swans :ile we %\ld refuse cr$5ce to any te/imony :i* ass]t$ !re 7 m5 we>+ _! heads und]nea? _! %\ld]s4 ,! fir/ ass]tion 0 m cr$ible ?an ! latt]4 ,b :y m cr$ible8 ,s long z nei!r ph5om5on _h be5 actually witness$1 :at reason 0 !re = f9d+ ! "o h>d] to be believ$ ?an ! o!r8 ,app>5tly1 because !re is less con/ancy 9 ! col\rs ( animals1 ?an 9 ! g5]ai /ructure ( _! int]nal anatomy4 ,b h[ d we "k ?is8 ,d\btless1 f exp]i5ce4 ,x appe>s1 !n1 t we ne$ exp]i5ce to in=m u 9 :at degree1 & 9 :at cases1 or sorts ( cases1 exp]i5ce is to be reli$ on4 ,exp]i5ce mu/ be consult$ 9 ord] to le>n f x "u :at circum/ances argum5ts f x w be valid4 ,we h no ult]ior te/ to :i* we subject exp]i5ce 9 g5]al2 b we make exp]i5ce its own te/4 ,exp]i5ce te/ifies t among ! uni=mities :i* x exhibits or seems to exhibit1 "s are m to be reli$ on ?an o!rs2 & uni=mity1 !re=e1 may be presum$1 f any giv5 numb] ( in/ances1 ) a great] degree ( assurance1 9 proportion z ! case belongs to a class 9 :i* ! uni=mities h hi!rto be5 f\nd m uni=m4 #ag ,tome ,i1 p4 #cch1 #cdj1 #cda1 #cde1 #cea4 #ah ,! only notion ( a cause1 :i* ! !ory ( induction requires1 is su* a notion z c be ga9$ f exp]i5ce4 ,! ,law ( ,causation1 ! recognition ( :i* is ! ma9 pill> ( inductive sci5ce1 is b ! famili> tru?1 t inv>iability ( succession is f\nd by obs]vation to obta9 betwe5 e fact 9 nature & "s o!r fact :i* has prec$$ x2 indep5d5tly ( all consid]ation respect+ ! ultimate mode ( production ( ph5om5a1 & ( e o!r "q reg>d+ ! nature ( ,?+s 9 !mselves 4 #ai ,! real ,cause1 is ! :ole ( ^! antec$5ts4 #bj ,! cause1 !n1 philosophically speak+1 is ! sum total ( ! conditions1 positive & negative1 tak5 toge!r2 ! :ole ( ! cont+5cies ( e description1 :i* be+ realiz$1 ! consequ5t inv>iably foll[s4 #ba ,if !re be any mean+ :i* confess$ly belongs to ! t]m necessity1 x is unconditionalness4 ,t :i* is necess>y1 t :i* mu/ be1 means t :i* w be1 :atev] supposition we may make 9 reg>d to all o!r ?+s4 #bb #a ,pr5ons c9quante creusets de matire fondue qu'on laisse refroidir1 et c9quante dissolutions qu'on laisse vapor]2 t\tes cri/allis5t4 ,s\fre1 sucre1 alun1 *lorure de sodium1 les sub/ances1 les tempratures1 les circon/ances sont aussi diffr5tes que possible4 ,n\s y tr\vons un fait commun et un seul1 le passage de l'tat liquide l'tat solide2 n\s concluons que ce passage e/ l'antcd5t inv>iable de la cri/allisation4 ,voil un exemple de la m?ode de concordance3 sa rgle fondam5tale e/ que si deux ou plusieurs cas du phnomne en "q n'ont qu'une circon/ance commune1 celte circon/ance en e/ la cause ou l'effet 7tome ,i]1 p4 #cif74 #bc ,pr5ons un oiseau qui e/ dans l'air et respire2 plongeons-le dans l'acide c>bonique1 il cesse de respir]4 ,la suffocation se r5contre dans le second cas1 elle ne se r5contre pas dans le premi]2 du re/e les deux cas sont aussi semblables que possible1 puisqu'il s'agit dans t\s les deux du mme oiseau et presque au mme in/ant2 ils ne diffr5t que p> une circon/ance1 l'imm]sion dans l'acide c>bonique sub/itue l'imm]sion dans l'air4 ,on en conclut que cette circon/ance e/ un des antcd5ts inv>iables de la suffocation4 ,voil un exemple de la m?ode de diffr5ce2 sa rgle fondam5tale e/ que si un cas o le phnomne en "q se r5contre et un cas o il ne se r5contre pas ont t\tes leurs circon/ances communes1 sauf une1 le phnomne a cette circon/ance p\r cause ou p\r effet4 #bd ,pr5ons deux gr\pes1 l'un d'antcd5ts1 l'autre de consqu5ts4 ,on a li t\s les antcd5ts1 mo9s un1 leurs consqu5ts1 et t\s les consqu5ts1 mo9s un1 leurs antcd5ts4 ,ou peut conclure que l'antcd5t qui re/e e/ li au consqu5t qui re/e4 ,p> exemple1 les physici5s1 ayant calcul1 d'aprs les lois de la propagation des ondes sonores1 quelle doit tre la vitesse du son1 tr\vr5t qu'en fait les sons vont plus vite que le calcul ne semble l'indiqu]4 ,ce surplus ou rsidu de vitesse e/ un consqu5t et suppose un antcd5t2 ,laplace tr\va l'antcd5t dans la *aleur que dveloppe la cond5sation de *aque onde sonore1 et cet lm5t n\veau introduit dans le calcul le r5dit p>faitem5t exact4 ,voil un exemple de la m?ode des rsidus4 ,sa rgle e/ que si l'on retran*e d'un phnomne la p>tie qui e/ l'effet de c]ta9s antcd5ts1 le rsidu du phnomne e/ l'effet des antcd5ts qui re/5t4 #be ,pr5ons deux faits3 la prs5ce de la t]re et l'oscillation du p5dule1 ou bi5 encore la prs5ce de la lune et le m\vem5t des m>es4 ,p\r jo9dre directem5t ces deux phnomnes l'un l'autre1 il faudrait p\voir supprim] le premi]1 et vrifi] si cette suppression entran]ait l'abs5ce du second4 ,or cette suppression e/1 dans l'un et l'autre de ces cas1 matriellem5t impossible4 ,alors n\s employons une voie indirecte p\r jo9dre les deux phnomnes4 ,n\s rem>quons que t\tes les v>iations de l'un correspond5t c]ta9es v>iations de l'autre2 que t\tes les oscillations du p5dule correspond5t aux div]ses positions de la t]re2 que t\tes les circon/ances des m>es correspond5t aux positions de la lune4 ,n\s en concluons que le second fait e/ l'antcd5t du premi]4 ,voil un exemple de la m?ode des v>iations concomitantes3 sa rgle fondam5tale e/ que si un phnomne v>ie d'une faon quelconque t\tes les fois qu'un autre phnomne v>ie d'une c]ta9e faon1 le premi] e/ une cause ou un effet direct ou indirect du second4 #bf ,la m?ode de diffr5ce1 dit ,mill1 a p\r fondem5t1 que t\t ce qui ne saurait tre lim9 e/ li au phnomne p> une loi4 ,la m?ode de concordance a p\r fondem5t1 que t\t ce qui peut tre lim9 n'e/ po9t li au phnomne p> une loi4 ,la m?ode des rsidus e/ un cas de la m?ode de diffr5ce2 la m?ode des v>iations concomitantes en e/ un autre cas1 avec cette di/9ction qu'elle opre1 non sur les deux phnomnes1 mais sur leurs v>iations4 #bg ,we mu/ sep>ate dew f ra91 & ! moi/ure ( fogs1 & limite ! application ( ! t]m to :at is really meant1 :i* is1 ! spontane\s appe>ance ( moi/ure on sub/ances expos$ 9 ! op5 air :5 no ra9 or visible wet is fall+4 #bh ,n[1 "h we h analog\s ph5om5a 9 ! moi/ure :i* b$ews a cold metal or /one :5 we brea! ^u x2 t :i* appe>s on a glass ( wat] fre% f ! well 9 hot wea!r2 t :i* appe>s on ! inside ( w9d[s :5 sudd5 ra9 or hail *ills ! ext]nal air2 t :i* runs d[n our walls :51 aft] a long fro/1 a w>m moi/ ?aw comes on4 ,comp>+ ^! cases1 we f9d t !y all conta9 ! ph5om5on :i* 0 propos$ z ! subject ( inve/igation4 ,n[ all ^! in/ances agree 9 "o po9t1 ! coldness ( ! object dew$1 9 comp>ison ) ! air 9 contact ) x4 ,b !re /ill rema9s ! mo/ important case ( ail1 t ( nocturnal dew3 does ! same circum/ance exi/ 9 ?is case8 ,is x a fact t ! object dew$ is cold] ?an ! air8 ,c]ta9ly n1 "o w\ld at fir/ be incl9$ to say2 = :at is to make x s8 ,b 444 ! exp]im5t is easy2 we h only to lay a !rmomet] 9 contact ) ! dew$ sub/ance1 & hang "o at a little di/ance above x1 out ( rea* ( its influ5ce4 ,! exp]im5t has be5 !re=e made2 ! "q has be5 ask$1 & ! answ] has be5 inv>iably 9 ! affirmative4 ,:5ev] an object contracts dew1 x is cold] ?an ! air4 #bi ,"h !n is a complete application ( ! ,me?od ( ,agreem5t1 e/abli%+ ! fact ( an inv>iable connexion betwe5 ! deposition ( dew on a surface1 & ! coldness ( t surface comp>$ ) ! ext]nal air4 ,b :i* ( ^! is cause1 & :i* effect8 or are !y bo? effects ( some?+ else8 ,on ?is subject ! ,me?od ( ,agreem5t c af=d u no light3 we mu/ call 9 a m pot5t me?od4 ,we mu/ collect m facts1 or1 :i* comes to ! same ?+1 v>y ! circum/ances2 s9ce e in/ance 9 :i* ! circum/ances diff] is a fre% fact3 & especially1 we mu/ note ! contr>y or negatives cases1 i4e41 :]e no dew is produc$3 = a comp>ison betwe5 in/ances ( dew & in/ances ( no dew is ! condition necess>y to br+ ! ,me?od ( ,diff]5ce into play4 #cj ,n[1 fir/1 no dew is produc$ on ! surface ( poli%$ metals1 b x is v copi\sly on glass1 bo? expos$ ) _! faces upw>ds1 & 9 "s cases ! "u side ( a horizontal plate ( glass is also dew$4 ,"h is an in/ance 9 :i* ! effect is produc$1 & ano!r in/ance 9 :i* x is n produc$2 b we _c yet pron\nce1 z ! canon ( ! ,me?od ( ,diff]5ce requires1 t ! latt] in/ance agrees ) ! =m] 9 all its circum/ances except 9 "o2 = ! diff]5ces betwe5 glass & poli%$ metals are manifold1 & ! only ?+ we c z yet be sure (1 is1 t ! cause ( dew w be f\nd among ! circum/ances by :i* ! =m] sub/ance is di/+ui%$ f ! latt]4 #ca ,9 ! cases ( poli%$ metal & poli%$ glass1 ! contra/ %[s evid5tly t ! sub/ance has mu* to d ) ! ph5om5on2 !re=e let ! sub/ance alone be div]sifi$ z mu* z possible1 by expos+ poli%$ surfaces ( v>i\s k9ds4 ,?is done1 a scale ( int5sity becomes obvi\s4 ,^? poli%$ sub/ances are f\nd to be mo/ /rongly dew$ :i* conduct heat wor/1 :ile ^? :i* conduct well1 resi/ dew mo/ effectually4 #cb ,! conclusion obta9$ is1 t1 caet]is p>ibus1 ! deposition ( dew is 9 "s proportion to ! p[] w9* ! body possesses ( resi/+ ! passage ( heat2 & t ?is1 !re=e 7or some?+ connect$ ) ?is71 mu/ be at lea/ "o ( ! causes :i* assi/ 9 produc+ ! deposition ( dew on ! surface4 ,b if we expose r\gh surfaces in/ead ( poli%$1 we sometimes f9d ?is law int]f]$ )4 ,?us1 r\gh5$ iron1 especially if pa9t$ ov] or black5$1 becomes dew$ soon] ?an v>ni%$ pap]3 ! k9d ( surface1 !re=e1 has a great influ5ce4 ,expose1 !n1 ! same mat]ial 9 v div]sifi$ /ates z to surface 7t is1 employ ! ,me?od ( ,diff]5ce to asc]ta9 concomitance ( v>iations71 & ano!r scale ( int5sity becomes at once app>5t2 ^? surfaces :i* "p ) _! heat mo/ readily by radiation1 are f\nd to contract dew mo/ copi\sly4 #cc ,! conclusion obta9$ by ?is new application ( ! me?od is1 t1 caet]is p>ibus1 ! deposition ( dew is also 9 "s proportion to ! p[] ( radiat+ heat2 & t ! quality ( do+ ?is abundantly 7or "s cause on :i* t quality dp5ds7 is ano!r ( ! causes :i* promote ! deposition ( dew on ! sub/ance4 ,aga91 ! influ5ce asc]ta9$ to exi/ ( sub/ance & surface leads u to consid] t ( texture3 & hre1 aga91 we are pres5t$ on trial ) rem>kable diff]5ces1 & ) a ?ird scale ( int5sity1 po9t+ out sub/ances ( a close firm texture1 su* z /ones1 metals1 etc41 z unfav\rable1 b ^? ( a loose "o1 z clo?1 velvet1 wool1 eid]d[n1 cotton1 etc41 z em95tly fav\rable to ! contraction ( dew4 ,! ,me?od ( concomitant ,v>iations is "h1 = ! ?ird "t1 _h rec\rse to2 &1 z be=e1 f necessity1 s9ce ! texture ( no sub/ance is absolutely firm or absolutely loose4 ,loos5ess ( texture1 !re=e1 or some?+ :i* is ! cause ( t quality1 is ano!r circum/ance :i* promotes ! deposition ( dew2 b ?is ?ird cause resolves itself into ! fir/1 viz4 ! quality ( resi/+ ! passage ( heat3 = sub/ances ( loose texture are precisely ^? :i* are be/ adapt$ = clo?+ or = imp$+ ! free passage ( heat f ! sk9 into ! air1 s z to all[ _! out] surfaces to be v cold1 :ile !y rema9 w>m )94 #cd ,x ?us appe>s t ! in/ances 9 :i* mu* dew is deposit$1 :i* are v v>i\s1 agree 9 ?is1 &1 s f> z we are able to obs]ve1 9 ?is only1 t !y ei!r radiate heat rapidly or conduct x sl[ly3 qualities betwe5 :i* !re is no o!r circum/ance ( agreem5t1 ?an t by virtue ( ei!r1 ! body t5ds to lose heat f ! surface m rapidly ?an x c be re/or$ f )94 ,! in/ances1 on ! contr>y1 9 :i* no dew1 or b a small quantity ( x1 is =m$1 & :i* are also extremely v>i\s1 agree 7s f> z we c obs]ve7 9 no?+1 except 9 n hav+ ?is same prop]ty4 ,?is d\bt we are n able to resolve4 ,we h f\nd t1 9 e su* in/ance1 ! sub/ance mu/ be "o :i*1 by its own prop]ties or laws1 w\ld1 if expos$ 9 ! night1 become cold] ?an ! surr\nd+ air4 ,! coldness !re=e1 be+ acc\nt$ = indep5d5tly ( ! dew1 :ile x is prov$ t !re is a connexion betwe5 ! two1 x mu/ be ! dew :i* dep5ds on ! coldness2 or 9 o!r words1 ! coldness is ! cause ( ! dew4 #ce ,! law ( causation1 already s amply e/abli%$1 admits1 h[ew]1 ( effici5t additional corroboration 9 no less ?an ?ree ways4 ,fir/1 by d$uction f ! kn[n laws ( aque\s vap\r :5 diffus$ ?r\gh air or any o!r gas2 & ?\gh we h n yet come to ! ,d$uctive ,me?od1 we w n omit :at is necess>y to r5d] ! speculation complete4 ,x is kn[n by direct exp]im5t t only a limit$ quantity ( wat] c rema9 susp5d$ 9 ! /ate ( vap\r at ea* degree ( temp]ature1 & t ?is maximum gr[s less & less z ! temp]ature dim9i%es4 ,f ?is x foll[s1 d$uctively1 t if !re is already z mu* vap\r susp5d$ z ! air w conta9 at its exi/+ temp]ature1 any l[]+ ( t temp]ature w cause a portion ( ! vap\r to be cond5s$1 & become wat]4 ,b1 aga91 we "k d$uctively1 f ! laws ( heat1 t ! contact ( ! air ) a body cold] ?an itself1 w necess>y l[] ! temp]ature ( ! /ratum ( air imm$iately appli$ to its surface2 & w !re=e cause x to "p ) a portion ( its wat]1 :i* accord+ly w1 by ! ord9>y laws ( gravitation or cohesion1 atta* itself to ! surface ( ! body1 !reby con/itut+ dew4 ,?is d$uctive pro(1 x w h be5 se51 has ! advantage ( prov+ at once causation z well z coexi/5ce2 & x has ! additional advantage t x also acc\nts = ! exceptions to ! occurr5ce ( ! ph5om5on1 ! cases 9 :i*1 al?\gh ! body is cold] ?an ! air1 yet no dew is deposit$2 by %ew+ t ?is w necess>ily be ! case :5 ! air is s "u-suppli$ ) aque\s vap\r1 comp>atively to its temp]ature1 t ev5 :5 some:at cool$ by ! contact ( ! cold] body1 x c /ill cont9ue to hold 9 susp5sion all ! vap\r :i* 0 previ\sly susp5d$ 9 x3 ?us 9 a v dry summ] !re are no dews1 9 a v dry w9t] no ho> fro/4 #cf ,! second corroboration ( ! !ory is by direct exp]im5t1 accord+ to ! canon ( ! ,me?od ( ,diff]5ce4 ,we c1 by cool+ ! surface ( any body1 f9d 9 all cases "s temp]ature 7m or less inf]ior to t ( ! surr\nd+ air1 accord+ to its hygrometric condition71 at :i* dew w beg9 to be deposit$4 ,"h1 too1 !re=e ! causation is directly prov$4 ,we c1 x is true1 accompli% ?is only on a small scale2 b we h ample reason to conclude t ! same op]ation1 if conduct$ 9 ,nature's great laboratory1 w\ld equally produce ! effect4 ,&1 f9ally1 ev5 on t great scale we are able to v]ify ! result4 ,! case is "o ( ^? r>e cases1 z we h %[n !m to be1 9 :i* nature works ! exp]im5t = u 9 ! same mann] 9 :i* we ourselves p]=m x2 introduc+ into ! previ\s /ate ( ?+s a s+le & p]fectly def9ite new circum/ance1 & manife/+ ! effect s rapidly1 t !re is n "t = any o!r mat]ial *ange 9 ! pre-exi/+ circum/ances4 ,x is obs]v$ t dew is nev] copi\sly deposit$ 9 situations mu* scre5$ f ! op5 sky1 & n at all 9 a cl\dy night1 b if ! cl\ds )draw ev5 = a few m9utes1 & leave a cle> op5+1 a deposition ( dew pres5tly beg9s1 & goes on increas+4444 ,dew =m$ 9 cle> int]vals w (t5 ev5 evaporate aga91 :5 ! sky becomes ?ickly ov]ca/4 ,! pro(1 !re=e1 is complete t ! pres5ce or abs5ce ( an un9t]rupt$ communication ) ! sky causes ! deposition or non-deposition ( dew4 ,n[1 s9ce a cle> sky is no?+ b ! abs5ce ( cl\ds1 & x is a kn[n prop]ty ( cl\ds1 z ( all o!r bodies betwe5 :i* & any giv5 object no?+ int]v5es b an ela/ic fluid1 t !y t5d to raise or keep up ! sup]ficial temp]ature ( ! object by radiat+ heat to x1 we see at once t ! disappe>ance ( cl\ds w cause ! surface to cool2 s t ,nature1 9 ?is case1 produces a *ange 9 ! antec$5t by def9ite & kn[n means1 & ! consequ5t foll[s accord+ly3 a natural exp]im5t :i* satisfies ! requisitions ( ! ,me?od ( ,diff]5ce4 #cg ,tome ,i1 page #ejj4 #ch ,tome ,,ii1 liv4 vi1 *4 #i4 ,tome ,i1 p4 #dhg4 ,explication1 d'aprs ,liebig1 de la dcomposition1 de la respiration1 de l'empoisonnem5t1 etc4 ,il y a un livre enti] sur la m?ode des sci5ces morales2 je ne connais pas de meilleur trait sur ce sujet4 #ci ,tome ,,ii1 page #d4 #dj ,!re exi/ 9 nature a numb] ( p]man5t causes1 :i* h subsi/$ ev] s9ce ! human race has be5 9 exi/5ce1 & = an indef9ite & probably an enorm\s l5g? ( "t previ\s4 ,! sun1 ! e>?1 & planets1 ) _! v>ions con/itu5ts1 air1 wat]1 & ! o!r di/+ui%able sub/ances1 :e!r simple or comp\nd1 ( :i* nature is made up1 are su* ,p]man5t ,causes4 ,!y h exi/$1 & ! effects or consequ5ces :i* !y 7 fitt$ to produce h tak5 place 7z (t5 z ! o!r conditions ( ! production met71 f ! v beg9n+ ( our exp]i5ce4 ,b we c give no acc\nt ( ! orig9e ( ! ,p]man5t ,causes !mselves4 #da ,! resolution ( ! laws ( ! heav5ly motions1 e/abli%$ ! previ\sly unkn[n ultimate prop]ty ( a mutual attraction betwe5 ! bodies3 ! resolution1 s f> z x has yet proce$$1 ( ! laws ( cry/allization1 or *emical composition1 electricity1 magnetism1 etc41 po9ts to v>i\s pol>ities1 ultimately inh]5t 9 ! p>ticles ( :i* bodies are compos$2 ! comp>ative atomic weights ( diff]5t k9ds ( bodies 7 asc]ta9$ by resolv+1 into m g5]ai laws1 ! uni=mities obs]v$ 9 ! proportions 9 :i* sub/ances comb9e ) "o ano!r2 & s =?4 ,?us al?\gh e resolution ( a complex uni=mity into simpl] & m elem5t>y laws has an app>5t t5d5cy to dim9i% ! numb] ( ! ultimate prop]ties1 & really does remove _m prop]ties f ! li/2 yet 7s9ce ! result ( ?is simplify+ process is to trace up an ev] great] v>iety ( diff]5ts effects to ! same ag5ts71 ! fur!r we advance 9 ?is direction1 ! great] numb] ( di/9ct prop]ties we are =c$ to recognise 9 "o & ! same object3 ! coexi/5ces ( :i* prop]ties mu/ accord+ly be rank$ among ! ultimate g5]alities ( nature4 #db ,:y ^! p>ticul> natural ag5ts exi/$ orig9ally & no o!rs1 or :y !y are comm+l$ 9 su* & su* proportions1 & di/ribut$ 9 su* a mann] ?r\gh\t space1 is a "q we _c answ]4 ,m ?an ?is3 we c discov] no?+ regul> 9 ! di/ribution itself2 we c r$uce x to no uni=mity1 to no law4 ,!re are no means by :i*1 f ! di/ribution ( ^! causes or ag5ts 9 "o "p ( space1 we c\ld conjecture :e!r a simil> di/ribution prevails 9 ano!r4 #dc ,i am conv9c$ t any "o accu/om$ to ab/raction & analysis1 :o w fairly ex]t 8 faculties = ! purpose1 w1 :5 8 imag9ation has once le>nt to ent]ta9 ! notion1 f9d no difficulty 9 conceiv+ t 9 "s "o = in/ance ( ! _m firmam5ts into :i* sid]eal a/ronomy n[ divides ! univ]se1 ev5ts may succe$ "o ano!r at r&om1 )\t any fix$ law2 nor c any?+ 9 our exp]i5ce1 or 9 our m5tal nature1 con/itute a suffici5t1 or inde$ any reason = believ+ t ?is is n[h]e ! case4 ,! gr\nds1 !re=e1 :i* w>rant u 9 reject+ su* a supposition ) respect to any ( ! ph5om5a ( :i* we h exp]i5ce1 mu/ be s\ght else:]e ?an 9 any suppos$ necessity ( our intellectual faculties4 #dd ,9 di/ant p>ts ( ! /ell> regions1 :]e ! ph5om5a may be entirely unlike ^? ) :i* we are acqua9t$1 x w\ld be folly to affirm confid5tly t ?is g5]al law prevails1 any m ?an ^? special ones :i* we h f\nd to hold univ]sally on our own planet4 ,! uni=mity 9 ! succession ( ev5ts1 o!rwise call$ ! law ( causation1 mu/ be receiv$ n z a law ( ! univ]se1 b ( t portion ( x only :i* is )9 ! range ( our means ( sure obs]vation1 ) a reasonable degree ( ext5sion to adjac5t cases4 ,to ext5d x fur!r is to make a supposition )\t evid5ce1 & to :i*1 9 ! abs5ce ( any gr\nd f exp]i5ce = e/imat+ its degree ( probability1 x w\ld be idle to attempt to assign any4 #de ,voyez les seconds analytiques1 si suprieurs aux premi]s3 ,greek3 hoi aitioon kai protiroon #df ,un fait1 me disait un physici5 m95t1 e/ une sup]position de lois4 #dg ,die aufgehob5e quantitt4 99 99 99 99 99 _/ ,,table ,,des ,,mati,,res ,,pr,,face4 ,i4 ,la philosophie en ,anglet]re--,organisation de la sci5ce positive4--,abs5ce des ides gnrales4 ,,ii4 ,p\rquoi la mtaphysique manque4--,autorit de la religion4 ,,iii4 ,indices et clats de la p5se libre4--,l'exgse n\velle4--,/u>t ,mill4--,ses oeuvres4--,son g5re d'esprit4 --,a quelle famille de philosophes il app>ti5t4--,valeur des spculations suprieures dans la civilisation huma94 ,i4--,,exposition4 ,i4 ,objet de la logique4--,en quoi elle se di/+ue de la psy*ologie et de la mtaphysique4 ,,ii4 ,ce que c'e/ qu'un jugem5t4--,ce que n\s connaissons du monde extrieur et du monde intrieur4--,t\t l'ef=t de la sci5ce e/ d'aj\t] ou de li] un fait un fait4 ,,iii4 ,?orie de la df9ition4--,en quoi cette ?orie e/ importante4--,rfutation de l'anci5ne ?orie4--,il n'y a pas de df9ition des *oses1 mais des df9itions des noms4 ,,iv4 ,?orie de la preuve4--,?orie ord9aire4 ,rfutation4--,quelle e/ dans un raisonnem5t la p>tie probante4 ,v4 ,?orie des axiomes4--,?orie ord9aire4--,rfutation4--,les axiomes ne sont que des expri5ces d'une c]ta9e classe4 ,,vi4 ,?orie de l'induction4--,la cause d'un fait n'e/ que son antcd5t inv>iable4--,l'expri5ce seule pr\ve la /abilit des lois de la nature4--,en quoi consi/e une loi4--,p> quelles m?odes on dc\vre les lois4--,la m?ode des concordances1 la m?ode des diffr5ces1 la m?ode des rsidus1 la m?ode des v>iations concomitantes4 ,,vii4 ,exemples et applications4--,?orie de la rose4 ,,viii4 ,la m?ode de dduction4--,son doma9e4--,ses procds4 ,,ix4 ,comp>aison de la m?ode d'induction et de la la m?ode de dduction4--,emploi anci5 de la premire4--,emploi mod]ne de la seconde4--,sci5ces qui rclam5t la premire4--,sci5ces qui rclam5t la seconde4--,c>actre positif de l'oeuvre de ,mill4--,ligne de ses prdcesseurs4 ,x4 ,limites de notre sci5ce4--,il n'e/ pas c]ta9 que t\s les vnem5ts arriv5t selon des lois4--,le has>d dans la nature4 ,,ii4--,,discussion4 ,i4 ,concordance de cette doctr9e et de l'esprit anglais4--,liaison de l'esprit positif et de l'esprit religieux4--,quelle facult ouvre le monde des causes4 ,,ii4 ,qu'il n'y a ni sub/ances ni =ces1 mais seulem5t des faits et des lois4--,nature de l'ab/raction4--,rle de l'ab/raction dans la sci5ce4 ,,iii4 ,?orie de la df9ition4--,elle e/ l'expos des ab/raits gnrateurs4 ,,iv4 ,?orie de la preuve4--,la p>tie probante du raisonnem5t e/ une loi ab/raite4 ,v4 ,?orie des axiomes4--,les axiomes sont des relations d'ab/raits4--,ils se ramn5t l'axiome d'id5tit4 ,,vi4 ,?orie de l'induction4--,ses procds sont des lim9ations ou ab/ractions4 ,,vii4 ,les deux gr&es oprations de l'esprit1 l'expri5ce et l'ab/raction4--,les deux gr&es app>5ces des *oses1 les faits s5sibles et les lois ab/raites4--,p\rquoi n\s devons pass] des premi]s aux secondes4--,s5s et porte de l'axiome des causes4 ,,viii4 ,il e/ possible de connatre les lm5ts premi]s4--,erreur de la mtaphysique allem&e4--,elle a nglig la "p du has>d et les p]turbations locales4--,ce qu'une f\rmi philosophe p\rrait savoir4--,ide et limites d'une mtaphysique4--,position de la mtaphysique *ez les trois nations p5santes4--,une mat9e ,ox=d4 _/