de ,france 7,bn,f_/,gallica7 ,,clodius ,,piat ,,agr,g ,,de ,,philosophie ,,leibniz ,,la ,,monadologie ,,avec ,,tude ,,et ,,notes ,,p>is ,,librairie ,,victor ,,lec(fre ,,rue ,,bonap>te1 #ij #aijj ,,ouvrages ,,du ,m,,me ,,auteur3 #a ,l',intellect actif1 ,,l]\x1 ,p>is1 #ahij4 #b ,hi/orique de la lib]t au ,x,i,xe sicle1 ,,le?ielleux1 ,p>is1 #ahid4 #c ,problme de la lib]t1 *ez le mme1 ,p>is1 #ahie 7ces deux d]ni]s ouvrages ont t c\ronns p> l',acadmie franaise74 #d ,l',ide1 ,*4 ,,p\ssiel\e1 ,p>is1 #ahif4 #e ,la ,p]sonne huma9e1 ,,alcan1 ,p>is1 #ahia 7ouvrage c\ronn p> l',acadmie des sci5ces morales et politiques74 #f ,de/9e de l'homme1 ,,alcan1 ,p>ia1 #ahih4 ,i4 ,,id,e ,,maitresse ,leibniz#a1 t\t jeune encore1 apprit la philosophie d',ari/ote et des scolasliques#b2 et ce sy/me lui sembla cont5ir la vritable explication des *oses4 ,bi5 que dj famili] avec ,platon et d'autres anci5s1 c'e/ p\r l',ecole qu'il se pronona4 ,note #a3 ,c'e/ a9si que n\s croyons devoir crire le nom de ce philosophe2 c> il signait lui-mme3 ,leibniz4 ,t\tefois ,leibnitz e/ aussi une or?ographe c\rante4 ,note #b3 ,,leibniz1 ,lettre ,i ,remond de ,montmort1 date de #agad1 #gja;b1 ,erdmann1 ,b]l91 #ahdj4 ,un peu plus t>d1 il tomba sur les mod]nes et se mit les tudi] avec la mme curiosit1 p\ss dj p> le dsir de dt]r] et de runir la vrit ensevelie et disp]se dans les op9ions des diffr5tes sectes des philosophes#c4 ,il lut ,keppl]1 ,galile1 ,c>dan1 ,campanella1 ,bacon1 ,desc>tes#d4 ,et ses convictions philosophiques ne t>dr5t pas se modifi]1 s\s l'influ5ce de ces p5seurs d'allure n\velle4 ,je me s\vi5s1 dit-il1 que je me prom5ai seul dans un bocage auprs de ,leipsic1 l'ge de qu9ze ans1 p\r dlibr] si je g>d]ais les ,=mes sub/antielles4 ,enf91 le ,mcanisme prvalut et me porta m'appliqu] aux ma?matiques#e4 ,note #c3 ,ibid4 p4 #gja;b4 ,note #d3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bje4 ,note #e3 ,,leibniz1 ,lettre ,i ,remond4441 p4 #gjb;a4 ,mais1 cont9ue ,leibniz1 qu& je *]*ai les d]nires raisons du ,mcanisme et des lois mmes du m\vem5t1 je fus t\t surpris de voir qu'il tait impossible de les tr\v] dans les ma?matiques et qu'il fallait ret\rn] la mtaphysique4 ,c'e/ ce qui me ram5a aux entl*ies1 et du matriel au =mel et me fit enf9 compr5dre1 aprs plusieurs corrections et avancem5ts de mes notions1 que les ,monades1 ou les sub/ances simples1 sont les seules vritables sub/ances et que les *oses matrielles ne sont que des phnomnes1 mais bi5 fonds et bi5 lis#f4 ,note #f3 ,,leibniz1 ,lettre ,i ,remond4441 p4 #gjc;a4 ,leibniz fut donc scola/ique d'abord1 puis c>tsi51 avant d'tre lui-mme4 ,c'e/ comme p> un *em9 en zigzag qu'il p>v9t la dc\v]te de son ide matresse4 ,de plus1 cette ide fut1 p\r lui1 le rsultat d'une incubation qui dura prs de v+t ans1 et dont il e/ possible de suivre les phases pr9cipales4 ,en #afgj1 il rdite1 sur l'invitation de ,bo9eb\rg#g1 l',antib>b>e de ,nizolius4 ,et1 dans sa prface cet ouvrage1 il pr5d la df5se de l',ecole4 ,sa p5se e/ dj qu'il y a de l'or dans ces scories#h4 ,il prote/e contre la mode1 alors rgnante1 d'englob] ,ari/ote et t\s les philosophes du moy5 ge dans la mme rprobation4 ,il repro*e mme l'auteur d'avoir confondu1 avec des scola/iques de second ordre1 un esprit tel que sa9t ,?omas d',aqu9#i4 ,en #afga1 il compose sa ,?orie du m\vem5t concret et sa ,?orie du m\vem5t ab/rait et prlude1 p> ces tudes sci5tifiques1 sa conception dynamique du monde4 ,v]s la mme poque1 le b>on de ,bo9eb\rg l'engage s'occup] du dogme de la transsub/antiation1 avec lequel la ?orie c>tsi5ne de la matire semblait incompatible2 et1 p5dant l'automne de #afga1 il crit ,arnaud une lettre qui va droit au fond du sujet4 ,il y fait voir que le multiple doit de t\te rigueur se rduire l'un1 et que1 p> consqu5t1 l't5due suppose quelque autre *ose1 un pr9cipe plus pr(ond1 qui e/ simple et sans lequel il n'y a plus de sub/ance#aj4 ,enf91 v]s #afhe1 il arrive se satisfaire#aa4 ,a p>tir de ce mom5t1 il e/ en ple9e possession de sa p5se p]sonnelle et ne fait1 dans la suite1 qu'en dvelopp] les ri*es et multiples aspects4 ,il y v>ie l'indf9i et ses considrations et sa langue4 ,mais1 s\s cette div]sit d'app>5ce1 on obs]ve t\j\rs la mme unit organique3 c'e/ p>t\t la philosophie de la ,monade4 ,note #g3 ,,le ,,b>on ,,de ,,bo9eb\rg1 anci5 premi] conseill] priv de l'lecteur de ,may5ce ,jean-,philippe1 grce auquel ,leibniz prit "p aux vnem5ts politiques de l'poque4 ,note #h3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cga;b2 ,lettre ,,iii ,remond de ,montmort1 date de #agad1 p4 #gjd;b4 ,note #i3 ,,leibniz1 ,de /ylo philosophico ,nizol41p4#fc et sqq4 ,note #aj3 ,,guhrau]1 ,gottfri$ ,wilhelm ,freih]r von ,leibnitz e9e ,biographie1 t4 ,i1 p4 #gf et sqq4 ,note #aa3 ,ibid41 t4 ,i1 ,beil41 p4 #bi4 ,leibniz suit1 dans l'exposition de sa doctr9e1 une sorte de r\te asc5sionnelle1 o l'on va de la matire la sub/ance1 de la sub/ance l'me et de l'me ,dieu4 ,en outre1 il a t\t un ensemble de vues morales qui sont comme l'pan\issem5t de sa mtaphysique et qui con/itu5t une ?orie du bi54 ,ce sont ses div]ses tapes que l'on va essay] de p>c\rir n\veau1 et dans le mme ordre4 ,,ii4--,,la ,,sub/ance ,a7 ,,nature ,,de ,,la ,,sub/ance4--,on peut dire en un s5s que t\t se fait mcaniquem5t dans la nature corporelle2 mais il n'en demeure pas mo9s vrai que les pr9cipes mmes de la mcanique1 c'e/--dire les premires loix du m\vem5t1 ont une orig9e plus sublime que celle que les pures ma?matiques peuv5t f\rnir#ab4 ,note #ab3 ,,leibniz1 ,si l'ess5ce du corps consi/e dans l't5due1 p4 #aac;b2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abd;b2 ,lettre ,i ,remond de ,montmort1 p4 #gjb;a4 ,l'ess5ce de la matire dem&e quelque *ose de plus que la philosophie corpusculaire#ac4 ,note #ac3 ,,leibniz1 ,correspondance avec ,arnauld1 p4 #fcb1 ,ed4 ,p4 ,janet1 ,p>is1 #ahhf4 ,l'expri5ce n\s appr5d que les corps sont divisibles4 ,et1 p> consqu5t1 il faut qu'antrieurem5t t\te division ils ai5t dj des p>ties actuelles2 c> la division ne cre pas1 elle ne fait que compt]4 ,les corps sont donc des composs4 ,or t\t compos se ramne des lm5ts ultimes1 lesquels ne se divis5t plus4 ,suppos1 en effet1 que l'on y puisse p\ss] le p>tage l'indf9i2 on n'aurait t\j\rs que des sommes1 et jamais des units3 ce qui e/ contradictoire#ad4 ,de plus1 ces lm5ts ultimes ne peuv5t tre t5dus1 comme l'ont imag9 les atomi/es2 c>1 si petites que l'on fasse les portions de l't5due1 elles g>d5t t\j\rs leur nature2 elles demeur5t divisibles3 c'e/ encore une pure multitude4 ,et la raison dj f\rnie cons]ve t\te sa =ce4 ,note #ad3 ,ibid41 pp4 #fca1 #fed1 #fee2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #bd;b1 #c2 ,monadol41 p4 #gje;a1 #b4--,l'argum5t de ,leibniz suppose que t\t ce qui e/ divisible conti5t ncessairem5t des p>ties actuelles1 antrieurem5t t\te division4 ,or ce pr9cipe ne p>ait pas suffisamm5t tabli4 ,p\rquoi la ?orie ari/otlici5ne du cont9u ne s]ait-elle pas con=me la ralit des *oses8 ,quelle raison de croire que la division n'e/ pas1 au mo9s en c]ta9s cas1 un vrai passage de la puissance l'acte8 ,a9si le mcanisme1 quelque =me qu'il revte1 n'e/ que l'anti*ambre de la vrit#ae4 ,la conception de ,desc>tes et celle d'picure laiss5t l'une et l'autre l'esprit en susp5s4 ,une dt]m9ation donne de l't5due n'e/ pas plus une sub/ance qu'un tas de pi]res1 l'eau d'un tang avec les poissons y compris#af1 ou bi5 un tr\peau de m\tons1 qu& mme ces m\tons s]ai5t tellem5t lis qu'ils ne puss5t m>*] que d'un pas gal et que l'un ne pt tre t\* sans que t\s les autres criass5t4 ,il y a autant de diffr5ce entre une sub/ance et un morceau de m>bre qu'il y en a entre un homme et une communaut1 comme peuple1 arme1 socit ou collge1 qui sont des tres moraux1 o il y a quelque *ose d'imag9aire et de dp5dant de la fiction de notre esprit#ag4 ,et l'on peut raisonn] de mme au sujet des atomes purem5t matriels#ah4 ,en les introduisant la place du cont9u1 l'on ne *ange ri5 qu'aux yeux de l'imag9ation4 ,au fond1 c'e/ mtaphysiquem5t que les corps s'expliqu5t#ai2 c> la seule matire ne suffit pas p\r =m] une sub/ance4 ,il y faut un tre accompli1 indivisible3 sub/antialit signifie simplicit#bj4 ,note #ae3 ,,leibniz1 ,lettre ,i ,remond4441 #gjb;a4 ,note #af3 ,,leibniz1 ,correspondance avec ,arnauld1 p4 #hcj2 ,n4 ,essais1 p4 #bch;b1#g4 ,note #ag3 ,,leibniz1 ,correspondance avec ,arnauld1 p4 #fca4 ,note #ah3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abd;b1 #c4 ,note #ai3 ,,leibniz1 ,lettre ,i ,remond4441 p4 #gjb;a4 ,note #bj3 ,,leibniz1 ,correspondance avec ,arnauld1 p4 #fca2 v4 aussi pp4 #fai1 #fcj1 #fci1 #fed1 #fee2 ,n4 ,essais1 p4 #bgf;a1 #a2 ,monadol41 p4 #gje;a1 #a-c4 ,en quoi consi/5t au ju/e ces pr9cipes indivisibles8 quelle e/ la nature intime de ces po9ts mtaphysiques1 qui con/itu5t les lm5ts des *oses et qui seuls mrit5t le nom de sub/ance8 ,sont-ils in]tes1 comme l'a cru ,desc>tes8 ,en aucune manire2 et c'e/ l que se tr\ve la seconde erreur du mcanisme gomtrique4 ,lorsqu'un corps en repos e/ r5contr p> un autre corps en m\vem5t1 il se meut son t\r4 ,il faut donc qu'il ait t actionn de quelque manire2 et1 p> consqu5t1 il faut aussi qu'il ait agi lui-mme2 c> t\t ce qui ptit doit agir rciproquem5t#ba4 ,a9si *aque m\vem5t1 si lg] qu'il soit1 accuse la prs5ce d'une s\rce d'n]gie et dans le moteur et dans le mobile qu'il suppose2 et ce mme pr9cipe d'activit se manife/e galem5t dans la manire dont les corps se *oqu5t les uns les autres4 ,note #ba3 ,,leibniz1 ,si l',ess5ce du corps consi/e dans l't5due1 p4 #aac;a4 ,n\s rem>quons dans la matire une qualit que quelques-uns ont appele l'in]tie naturelle1 p> laquelle le corps rsi/e ea quelque faon au m\vem5t2 en sorte qu'il faut employ] quelque =ce p\r l'y mettre 7faisant mme ab/raction de la pesanteur7 et qu'un gr& corps e/ plus difficilem5t branl qu'un petit4 ,soit1 p> exemple1 la figure3 ,illu/ration3 ,a ,illu/ration3 ,b o l'on suppose que le corps ,a en m\vem5t r5contre le corps ,b en repos4 ,il e/ clair que1 si le corps ,b tait indiffr5t au m\vem5t ou au repos1 il se laiss]ait p\ss] p> le corps ,a sans lui rsi/] et sans dim9u] la vitesse1 ou *ang] la direction du corps ,a4 ,et1 aprs le conc\rs1 ,a cont9u]ait son *em9 et ,b irait avec lui de compagnie en le devanant4 ,mais il n'en e/ pas a9si dans la nature4 ,plus le corps ,b e/ gr&1 plus il dim9u]a la vitesse avec laquelle vi5t le corps ,a1 jusqu' l'oblig] mme de rfl*ir1 si ,b e/ beauc\p plus gr& qu',a#bb4 ,et ri5 ne pr\ve mieux que l'in]tie laquelle on s'arrte n'e/ que de l'n]gie dguise4 ,note #bb3 ,,leibniz1 ,si l'ess5ce du corps4441 p4 #aab;a et b4 ,on peut rem>qu] aussi qu'il y a dans les corps comme une t5sion p]ptuelle1 une sorte d'lan cont9u v]s quelque autre *ose que ce qu'ils sont dj4 ,les blocs normes qui c\ronn5t les pyramides tomb5t d'eux-mmes1 ds qu'on enlve la base qui les s\ti5t2 un arc t5du "p t\t seul1 lorsqu'on en dlivre la corde#bc2 et n\s avons dans notre organisme une multitude indf9ie de ressorts qui se db&5t *aque in/ant1 sans que n\s l'ayons v\lu et mme l'encontre de notre v\loir#bd4 ,la nature corporelle implique un ef=t incessant4 ,or l'ef=t n'e/ plus seulem5t de la puissance2 c'e/ aussi de l'action4 ,omnis autem conatus actio4 ,note #bc3 ,,leibniz1 ,de ,v]a ,me?odo4441 p4#aaa;b4 ,note #bd3 ,,leibniz1 ,de ,v]a ,me?odo4441 p4 #aaa;b4 ,et cette conclusion ne s'impose pas seulem5t au nom de l'expri5ce2 elle se fonde aussi sur les exig5ces de la raison4 ,on veut que l'tre n'enveloppe que des puissances l'tat nu4 ,et l'on n'obs]ve pas que c'e/ une fiction1 que la nature ne s\ffre po9t4 ,on ne rem>que pas qu'une simple facult n'e/ qu'une notion incomplte1 comme la matire premire sp>e de t\te =me2 une ab/raction vide de ralit1 comme le temps1 l'espace et les autres tres des ma?matiques pures#be4 ,il e/ bon de supprim] une telle quivoque et de donn] des *oses une notion plus comprh5sive et plus exacte4 ,le vrai1 c'e/ que t\t e/ dt]m93 le vrai1 c'e/ que *aque sub/ance a t\j\rs une disposition p>ticulire l'action et une action plutt qu' telle autre2 qu'outre la disposition1 elle enveloppe une t5dance l'action1 dont mme il y a t\j\rs une inf9it la fois dans *aque sujet2 et que ces t5dances ne sont jamais sans quelque effet#bf4 ,t\t tre e/ une =ce qui se b&e1 un conatus qui passe de lui-mme au succs1 si ri5 ne l'emp*e3 t\te sub/ance e/ action et t5dance l'action#bg4 ,et de l une int]prtation n\velle du dev5ir4 ,d'aprs ,ari/ote1 t\t se meut p> autre *ose4 ,au gr de ,leibniz1 t\t se meut p> soi-mme4 ,*aque tre e/ gros de sa de/9e et la ralise en v]tu d'un pr9cipe qui lui e/ int]ne4 ,c'e/ le rgne de l'autonomie1 qui se sub/itue celui de l'htronomie4 ,note #be3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbb;b1 #b et p4 #bbc;b1 #i4 ,note #bf3 ,ibid42 v4 aussi p4 #bdh;a1 #d4 ,note #bg3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #ebf;b1 #hg2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #c4 ,l'ef=t1 qui fait le fond de la sub/ance1 n'e/ pas purem5t physique4 ,il enveloppe t\j\rs quelque degr de p]ception2 il e/ produit et ma9t5u p> la connaissance3 c'e/ une vritable apptition#bh4 ,note #bh3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gjf1 #ad-ae2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff1 ,,ii4 ,l'expri5ce int]ne n\s atte/e qu'il y a au-d$ans de n\s-mmes ,un ,moi qui s'ap]oit des *angem5ts corporels1 et qui ne peut tre expliqu ni p> les figures ni p> les m\vem5ts#bi4 ,c'e/ sur ce type qu'il faut concevoir t\s les autres tres#cj4 ,a9si le veul5t et les lois de l'analogie et le pr9cipe de cont9uit4 ,note #bi3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe4 ,note #cj3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abd-abe1 #c4 ,le propre du ,moi huma9 e/ d'envelopp] une multitude dans l'unit#ca4 ,or telle e/ aussi la fonction ess5tielle de ces =ces primitives auxquelles on ab\tit p> l'analyse mtaphysique de la ralit4 ,elles doiv5t donc avoir1 elles aussi1 quelque *ose d'analogique au s5tim5t et l'apptit#cb4 ,de plus1 comme le monde a p\r auteur un tre s\v]a9em5t p>fait1 il faut qu'il soit le meilleur possible2 et1 comme la bont s'a*ve dans la beaut1 il faut aussi qu'il soit le plus beau possible4 ,la nature e/ un pome imm5se o t\t v>ie p> degrs ins5sibles et dans l'unit1 o t\t se ti5t et se dploie dans la cont9uit4 ,or cette homognx fondam5tale n'e/ pas explique1 si1 comme l'a fait ,desc>tes1 on oppose radicalem5t l'ess5ce de l'esprit l'ess5ce de la matire4 ,il faut1 p\r la r5dre intelligible1 se reprs5t] l'univ]s enti] comme la ralisation diffr5cie l'inf9i d'un seul et mme pr9cipe qui e/ la p5se4 ,les *oses alors acquir5t une simplicit surpr5ante1 en sorte qu'on peut dire que c'e/ p>t\t et t\j\rs la mme *ose1 aux degrs de p]fection prs#cc4 ,note #ca3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4#gjf1 #ad2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff1 ,,iii4 ,note #cb3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abd-abe1 #c4 ,note #cc3 ,,leibniz1 ,?od1 p4 #fjb1 #ccg2 ,n4 ,essais1 p4 #cje4 ,le monde e/ donc plus qu'une ma*9e4 ,la ma*9e e/ ce qu'on voit2 mais ce qu'on voit n'e/ qu'une app>5ce4 ,au fond1 il y a l'tre qui e/ =ce1 vie1 p5se et dsir4 ,le monde enti]1 y compris son ,crateur1 e/ un sy/me d'mes qui ne diffr5t entre elles que p> l'int5sit de leur action4 ,en ce po9t capital1 ,leibniz ne contr$it plus ,ari/ote4 ,le grec et l'allem& ont la mme ?orie4 ,p\r l'un et p\r l'autre1 c'e/ l'am\r qui meut t\t2 et1 p> consqu5t1 l'un et l'autre admett5t aussi la prdom9ance des causes f9ales sur les causes effici5tes4 ,c'e/ le f9alisme qui l'emporte de n\veau4 ,ni ,desc>tes1 ni ,hobbes1 ni ,sp9oza n'ont russi le dtruire p\r t\t de bon4 ,les agrgats corporels se compos5t de monades1 c'e/--dire de pr9cipes simples dont l'ess5ce consi/e dans la p]ception4 ,et l'objet de cette p]ception enveloppe t\j\rs d'une c]ta9e manire l'tre t\t enti]2 c>1 les *oses allant d'elles-mmes au meilleur1 il n'y a pas de raison p\r qu'il conti5ne telle portion de la ralit l'exclusion de telle autre#cd4;,*aque monade a quelque reprs5tation de l'inf9i2 et c'e/ l qu'elle puise ses ides di/9ctes4 ,*aque monade1 aussi1 a quelque reprs5tation de l'univ]s2 et c'e/ de l que lui vi5n5t ses ides confuses#ce4 ,les sub/ances sont autant de po9ts de vue1 d'o l'on ap]oit d'une faon plus ou mo9s explicite et la nature imm5se et l'tre t]nel qui l'imprgne de t\tes p>ts#cf4 ,note #cd3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahg;b2 ,monadol41 p4 #gji;b1 #eh1 #fj4 ,note #ce3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbb;a1 #a4 ,note #cf3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gji;b1 #eg2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abf;b1 #aa4 ,t\tefois1 cet tre t]nel possde le privilge de n'avoir que des ides di/9ctes3 l',inf9i seul e/ p5se pure#cg4 ,note #cg3 ,,leibniz1 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;b1 ,,iv2 ,monadol41 p4#gjh;a1 #da4 ,quant aux autres monades1 elles conti5n5t1 avec leur entl*ie primitive1 un ob/acle galem5t int]ne qui les entrave dans leur lan v]s la p]fection#ch4 ,note #ch3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eaj;a1 #bj2 ,monadol41 p4 #gjh;b1 #dg4 ,les anci5s ont p>l de la matire seconde et de la matire premire3 et leur di/9ction n'e/ pas va9e1 bi5 qu'il faille modifi] quelque peu leur manire de l'ent5dre4 ,la matire seconde e/ d'ordre phnomnal3 elle vi5t t\j\rs d'un agrgat de monades1 mais elle n'exi/e que dans la p5se et s'y traduit s\s =me d'ext5sion4 ,au contraire1 la matire premire e/ d'ordre rel3 c'e/ un pr9cipe que *aque monade porte au-d$ans d'elle-mme1 qui fait p>tie de son ess5ce1 et dont l'effet naturel e/ de communiqu] ses p]ceptions de prov5ance extrieure leur c>actre ext5sif#ci4 ,mais l't5du1 c'e/ aussi du confus#dj4 ,et1 p> consqu5t1 la matire premire1 voil ce qui limite l'action des sub/ances cres2 voil ce qui les arrte1 des tapes diffr5tes1 dans leur asc5sion v]s la lumire des ides di/9ctes4 ,autrem5t t\te entl*ie s]ait ,dieu#da4 ,et de l une hir>*ie inf9im5t v>ie d'tres qui se ressembl5t p> leur fond4 ,t\t e/ p5se2 mais la p5se dort dans le m9ral et la plante1 sommeille dans l'animal1 s'veille en l'homme et tr\ve en ,dieu son t]nel et ple9 a*vem5t4 ,encore y a-t-il1 entre ces degrs div]s1 une multitude incalculable et de diffr5ces et de nuances2 c> la nature ne fait pas de bonds3 c'e/ p> un progrs ins5sible qu'elle passe du mo9s au plus#db4 ,ri5 de /rile ou de nglig1 ri5 de trop uni=me1 t\t v>i1 mais avec ordre1 et1 ce qui passe l'imag9ation1 t\t l'univ]s en racc\rci1 mais d'une vue diffr5te dans *acune de ses p>ties et mme dans *acune de ses units de sub/ance#dc4 ,note #ci3 ,,leibniz1 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 date du #aa m>s #agjf1 p4 #dcf;b2 ,lettre ,,vii au mme1 date du #af octobre #agjf1 p4 #ddj;b2 ,lettre ,,xiii au mme1 date du #c juillet #agji1 p4 #dfa;b2 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfc;a1 ,i-,,ii2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #djf;a1 ,,ii4 ,dans cette d]nire lettre1 l'auteur p>at proccup1 non de di/+u] la matire premire de la matire seconde1 mais de dt]m9] au ju/e en quoi consi/e la passivit de la matire g5]alim sumpta p> opposition l'activit de la =me2 et son ef=t n'e/ pas /rile3 il ab\tit des notions plus prcises4 ,la matire a bi5 quelque activit1 tant il e/ vrai que ri5 n'e/ puissance pure3 mais cette activit n'e/ que rsi/ance4 ,au contraire1 l'activit de la =me e/ vie1 p]ception et ef=t4 ,note #dj3 ,,leibniz1 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 p4 #dcf;b2 ,lettre ,,xiii au mme1 p4 #dfa;b2 ,?od41 p4 #fjg1 #cef2,monadol41 p4 #gji;b1 #fj4 ,note #da3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahg;b2 ,lettre ,,vii au ,p4 des ,bosses1 #ddj;b2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;b1 ,,iv4 ,note #db3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;b1 #e2 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfe;b1 ,,xiii2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff-dfg1 ,v2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;b1 #g2 ,lettre ,,vi au ,p4 des ,bosses1 date du #d octobre #agjf1 p4 #dci-ddj2 ,n4 ,essais1 p4 #bbd;b1 #ab2 ,monadol41 p4#gji;b1 #ch4 ,note #dc3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #b,o#e;b4 ,bi5 que composes de deux pr9cipes con/itutifs1 dont l'un e/ =me et l'autre matire1 les monades n'en demeur5t pas mo9s absolum5t simples4 ,c> la matire premire n'e/ qu'un pr9cipe d't5due1 et la matire seconde1 qui e/ l't5due elle-mme1 se fonde bi5 au dehors sur des agglomrais de monades2 mais1 considre en soi1 non plus dans sa cause1 elle ne se produit qu'au d$ans3 elle e/ t\te m5tale#dd4 ,et de l une n\velle approximation de la notion de sub/ance4 ,note #dd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bch;b1 #g4 ,v4 aussi3 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 p4 #dcf;b2 ,lettre ,,xiv au mme1 p4 #dfb;b2 ,lettre ,,xxiv au mme1 p4 #fhi;a4 ,d'abord1 les monades n'ont po9t de f5tres p> lesquelles quelque *ose y puisse entr] ou sortir4 ,et1 p> l mme1 les accid5ts ne saurai5t se dta*]1 ni se prom5] hors des sub/ances1 comme faisai5t autrefois les espces s5sibles des scola/iques#de4 ,en second lieu1 les monades n'ont po9t de surface extrieure4 ,et1 p> consqu5t1 elles ne prs5t5t aucun po9t d'appui1 l'aide duquel on puisse ou les modifi]1 ou les m\voir#df4 ,*aque monade e/ la fois close et intangible et demeure1 de ce *ef1 ess5tiellem5t indp5dante de t\te influ5ce dynamique ext]ne4 ,c'e/ en elle-mme et p> elle-mme qu'elle agit et ptit3 sa vie e/ t\t intrieure4 ,et c'e/ sans d\te dans ce recueillem5t absolu que ,leibniz a puis la raison pr9cipale p\r laquelle il conoit la sub/ance l'image de l'me huma9e2 c>1 si la monade ne se meut du dehors1 il faut bi5 qu'elle se meuve du d$ans4 ,et comm5t cela8 ,o tr\v] en elle une cause de *angem5t quelconque1 si elle n'tait d\e de connaissance et d'apptition#dg8 ,note #de3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gje;a1 #g4 ,note #df3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gif;a1 #ag4 ,note #dg3;,ibid41 p4 #gje;b1 #h et #aj-aa4 ,la philosophie de ,leibniz e/ donc un ret\r aux =mes sub/antielles1 si dcries#dh4 ,p\r lui1 comme p\r ,ari/ote1 la sub/ance enveloppe deux co-pr9cipes ess5tiels dont l'un e/ actif et l'autre passif2 l'tre e/ une dualit qui se ramne l'unit d'un mme sujet3 c'e/ une tr9it4 ,mais cette vieille conception revt1 s\s l'ef=t de ,leibniz1 un aspect absolum5t n\veau4 ,d'abord1 il transporte du t\t aux p>ties la df9ition de la sub/ance donne p> ,ari/ote4 ,de plus1 l'ext5sion des corps cesse1 ses yeux1 d'tre une proprit absolue2 elle n'exi/e que p\r la p5se3 c'e/ quelque *ose de purem5t phnomnal4 ,il modifie galem5t d'une manire pr(onde et l'ide traditionnelle de la =me et celle de la matire4 ,inspir p> ,sp9oza et cont9uant le philosophe /agirite1 il prcise l'activit de la =me et en fait une =ce qui a p\r qualits dt]m9antes la p]ception et l'apptition4 ,d'autre "p1 la matire1 en tant qu'elle se di/+ue de l'ext5sion proprem5t dite1 devi5t p\r lui une limite int]ne de l'activit1 et p> l mme un pr9cipe de rsi/ance la conqute des ides di/9ctes4 ,t\t se trans=me et s'appr(ondit1 t\t s'unifie s\s l'influ5ce de sa p5se4 ,note #dh3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4441 p4 #abd;b1 #c4 ,b7 ,pluralit des sub/ances4--,la multiplicit des *oses n'e/ pas seulem5t phnomnale3 il y a plusieurs sub/ances1 puisque la matire se divise en lm5ts sub/antiels4 ,le mme fait ressort galem5t des donnes de la psy*ologie4 ,je suis d'op9ion1 dit ,leibniz1 que la rflexion suffit p\r tr\v] l'ide de sub/ance en n\s-mmes1 qui sommes des sub/ances#di4 ,la *ose ne semble pas claire t\t le monde1 il e/ vrai2 et ,locke ne p5se pas que l'expri5ce int]ne ait une telle valeur2 mais c'e/ uniquem5t p>ce qu'on ne pr5d pas la "q du bon ct4 ,on monte d'abord dans sa tte1 on y considre les objets l'tat de dsagrgation o le travail de l'ent5dem5t les a mis4 ,on voit alors d'une "p des prdicats qui sont ab/raits1 de l'autre un sujet qui l'e/ galem5t#ej2 et l'on conclut qu'il n'y a l qu'un amas d'tres logiques1 une collection de phnomnes o la sub/ance n'app>at nullem5t4 ,procd] a9si1 c'e/ all] au reb\rs de la ralit1 c'e/ r5v]s] l'ordre des *oses4 ,la connaissance des concrets e/ t\j\rs antrieure celle des ab/raits#ea4 ,n\s p]cevons le *aud avant la *aleur1 le luisant avant la lumire1 et des savants avant le savoir#eb4 ,ce qui n\s e/ donn t\t d'abord1 ce sont les *oses elles-mmes dans leur unit physique3 les ab/ractions n'exi/5t que p\r et p> notre esprit qui a sa manire lui de divis] l'indivisible4 ,et qu& on envisage la "q de ce biais1 les difficults disp>aiss5t du mme c\p4 ,*acun s5t alors qu'il y a s\s les modes de sa consci5ce un sujet simple et fixe qui les gr\pe dans son unit vivante#ec2 et la sub/ance1 c'e/ cela4 ,note #di3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bba;a1 #ah4 ,note #ej3 ,ibid41 p4 #bgh;a1 #b4 ,note #ea3 ,ibid41 p4 #bch;b1 #f4 ,note #eb3 ,ibid41 p4 #bgb;a1 #a4 ,note #ec3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahc2 ,monadol4 p4 #gjf1 #af4 ,mais p\rquoi les lm5ts ultimes auxquels on ab\tit p> la division de la matire ne s]ai5t-ils pas des espces de modes un peu plus durables que les autres8 ,leibniz tombe dj d'accord avec ,sp9oza p\r dire que les p>ties du cont9u n'ont ri5 d'absolu3 ce sont1 ses yeux1 des po9ts de vue des monades sur l'univ]s4 ,et alors p\rquoi les monades elles-mmes ne s]ai5t-elles pas leur t\r les dt]m9ations passagres d'une ralit plus ri*e et plus pr(onde1 unique en son fond1 et qui seule mrit]ait le nom de sub/ance8 ,quelle raison de croire que le monde n'e/ pas le dveloppem5t t]nel d'un mme pr9cipe d'o se dgage *aque in/ant une multitude d'individualits d'ordre div]s1 la faon dont les =mes de la p5se sort5t de la p5se et s'en di/+u5t1 t\t en lui demeurant imman5tes8 ,a cette difficult fondam5tale1 que cont5ait dj la philosophie de l'ermite de la ,haye et que ,s*ell+ devait plus t>d rig] en sy/me#ed1 ,leibniz semble bi5 ne pas avoir de rponse4 ,le gnie1 aussi1 e/ une monade2 il a son po9t de vue et n'en sort que trs difficilem5t4 ,les philosophes ne se conv]tiss5t pas4 ,note #ed3 ,v4 ,philosophie d] ,(f5b>ung1 t4 ,,ii1 pp4 #aed-aef1 #bha-bhc2 ,philosoph4 ,unt]su*ung5 b] das wes5 d] m5s*li*5 ,freyheit4441 p4 #djf-dcg1 ,ed4 ,l&%ut4 ,rev5ons notre expos4 ,il y a des sub/ances2 et le nombre en e/ actuellem5t inf9i#ee4 ,dieu1 qui e/ la s\v]a9e sagesse1 ne fait ri5 qui n'ait sa raison d'tre4 ,or il n'y en a pas p\r qu'il ait cr telle somme de monades plutt que telle autre4 ,il faut de t\te rigueur ou qu'il n'en ait produit aucune 7ce qui e/ contraire aux faits71 ou qu'il en ait produit un nombre illimit#ef4 ,de plus1 ,dieu se con=me1 dans ses uvres1 au pr9cipe du meilleur4 ,il se devait donc lui-mme de crer le plus de sub/ances possible2 il se devait lui-mme d'en crer l'inf9i1 c> plus il y a d'tres et dans l'ordre1 plus il y a de p]fection#eg4 ,la multiplicit sans borne1 c'e/ aussi ce que suppose la nature mme de la monade4 ,la matire telle que la monade la saisit au-d$ans d'elle-mme1 c'e/--dire le cont9u1 e/ divisible l'inf9i4 ,et cette divisibilit intrieure dem&e qu'il y ait au dehors1 dans le monde des lm5ts simples et discont9us1 une division actuelle qui soit galem5t inf9ie4 ,autrem5t il p\rrait se produire dans la monade des phnomnes auxquels ri5 ne correspondrait dans la ralit des *oses1 qui port]ai5t en quelque sorte dans le vide4 ,or ce manque d'adaptation entre la p5se et les objets ne saurait exi/]3 ,t\t e/ li et bi5 fond2 il n'y a ri5 dans l'app>5t qui ne symbolise quelque *ose de rel#eh4 ,note #ee3 ,,leibniz1 ,lettre ,f\*]1 date de #afic1 #aah;b2 ,lettre ,i au ,p4 des ,bosses1 date du #ad fvri] #agjf1 p4 #dcd;b2 ,?od41 p4 #efd;a1 #aie2 ,monadol41 #gaj;b1 #fe4 ,note #ef3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjb-ccg2 ,monadol41 p4 #gjg;b1 #cb4 ,note #eg3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gji;b1 #eh2,lettre ,i au ,p4 des ,bosses1 p4 #dcd;b4 ,note #eh3 ,,leibniz1 ,lettre ,,xxi au ,p4 des ,bosses1 date du #bj septembre #agab1 p4 #fhg2 ,?od41 p4 #fjg;b1 #ceg et #fbj;a1 #djc2 ,monadol41 p4 #gaa;b1 #gh4 ,la seule raison qu'il soit p]mis d'oppos] la ?orie de l'inf9it actuelle1 c'e/ son impossibilit#ei4 ,et cette raison n'e/ que fictive2 elle ti5t1 comme la ngation de la sub/ance1 une sorte de mal5t5du4 ,sans d\te1 si l'on comm5ce p> se figur] l'univ]s comme =mant un t\t1 c'e/--dire comme reprs5tant une somme dt]m9e1 il faut bi5 alors qu'il conti5ne un nombre f9i d'lm5ts premi]s4 ,c> il e/ contradictoire qu'une somme donne1 soit dans la ralit1 soit seulem5t dans l'esprit1 n'enveloppe pas un d]ni] t]me4 ,mais pos] a9si le problme1 c'e/ en *ang] le s5s p\r le rs\dre4 ,la conclusion qui drive et du pr9cipe de raison suffisante et de la p]fection div9e et de l'ess5ce mme de la monade1 c'e/ que le monde ne =me pas plus un t\t qu'un nombre inf9i dont on ne saurait dire s'il e/ pair ou impair#fj4 ,et ds lors1 quel ob/acle logique peut-il y avoir ce que la multitude de ses lm5ts soit suprieure t\t nombre donn1 ce qu'il compr5ne t\j\rs plus d'units actuelles qu'on n'en peut assign]8 ,quelle ant9omie ce que l'ari?mtique ne puisse f\rnir l'expression adquate de la ralit mtaphysique8 ,or cette aptitude de l'univ]s ne po9t se laiss] emprisonn] dans nos calculs1 si lo9 que n\s les p\ssions1 c'e/ l prcism5t ce qui con/itue son inf9it#fa4 ,note #ei3 ,,leibniz1 ,lettre ,,xxi au ,p4 des ,bosses1 p4 #fhg;a4 ,note #fj3 ,,leibniz1 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 #dce;b-#dcf;a4 ,note #fa3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bdd;a-#bdd;b4 ,au fond1 ,leibniz raisonne ici comme ,desc>tes#fb et ,sp9oza#fc2 si l'inf9i p>at contradictoire1 c'e/ qu'on le pr5d ds le db comme une quantit f9ie4 ,il aj\te d'ailleurs une considration d'un autre ordre et qui s'adresse pr9cipalem5t aux ?ologi5s4 ,on ne peut ni]1 dit-il1 que les ess5ces de t\s les nombres possibles soi5t donnes en fait1 au mo9s dans l'intellig5ce div9e1 et que p> l mme la multitude des nombres con/itue un vritable inf9i#fd4 ,c'e/ donc bi5 que le concept d'une srie illimite n'a ri5 qui rpugne aux lois de la raison1 et qu'en consqu5ce sa ralisation n'y rpugne pas non plus4 ,note #fb3 ,lettres au ,r4 ,p4 ,m]s5ne1 #ae avril #afcj1 ,ed4 ,c\s94 ,note #fc3 ,lettre ,,xv1 t4 ,,iii1 ,ed4 ,*>p5ti]1 ,p>is4 ,note #fd3 ,,leibniz1 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 p4 #dce;b-#dcf;a4 ,c7 ,communication des sub/ances4--,il n'exi/e aucune influ5ce dynamique entre les monades4 ,absolum5t f]mes et dp\rvues de surfaces1 piques en quelque sorte dans le vide inf9i1 comme des toiles qui n'aurai5t de la lumire et de la gr&eur qu'au d$ans1 les monades demeur5t incapables p> nature et d'agir au dehors et d'en recevoir une action quelconque4 ,p> l mme aussi1 les monades n'ont aucune influ5ce dynamique sur les corps1 tels qu'ils exi/5t en soi1 indp5damm5t de t\te p5se4 ,c> les corps envisags de ce po9t de vue ne sont eux-mmes que des agrgats de monades4 ,et cette d]nire conclusion ne se fonde pas seulem5t sur la mtaphysique2 on en tr\ve galem5t la preuve dans les pr9cipes de la mcanique4 ,m4 ,desc>tes1 dit ,leibniz1 a v\lu capitul] et faire dp5dre de l'me une p>tie de l'action du corps4 ,il croyait savoir une rgle de la nature1 qui porte1 selon lui1 que la mme quantit de m\vem5t se cons]ve dans les corps4 ,il n'a pas jug possible que l'influ5ce de l'me violt cette loi des corps2 mais il a cru que l'me p\rrait p\rtant avoir le p\voir de *ang] la direction des m\vem5ts qui se font dans le corps2 peu prs comme un cavali]1 quoiqu'il ne donne po9t de =ce au *eval qu'il monte1 ne laisse pas de le g\v]n] en dirigeant cette =ce du ct que bon lui semble#fe4 ,mais on a dc\v]t deux vrits importantes sur ce sujet1 depuis ,m4 ,desc>tes3 la premire e/ que la quantit de la =ce absolue qui se cons]ve1 en effet1 e/ diffr5te de la quantit de m\vem5t1 comme je l'ai dmontr ailleurs3 ce qu'il y a de p]man5t dans l'univ]s1 ce n'e/ pas mv1 le produit de la masse p> la vitesse2 mais mv#b1 le produit de la masse p> le c>r de la vitesse4 ,la seconde dc\v]te e/ qu'il se cons]ve encore la mme direction dans t\s les corps ensemble qu'on suppose agir entre eux1 de quelque manire qu'ils se *oqu5t#ff4 ,il exi/e t\j\rs la mme direction totale dans la matire#fg4 ,et de l deux corollaires qui modifi5t la conception trop apriori/e de ,desc>tes4 ,*ang] la direction d'un m\vem5t1 c'e/ produire un surplus de =ce vive4 ,or la *ose e/ impossible1 puisque la quantit de =ce vive ne *ange pas4 ,de plus1 *ang] la direction d'un m\vem5t1 c'e/ influ] sur la direction totale des corps4 ,et cela ne se peut pas davantage1 vu que cette direction ne s\ffre po9t de v>iation4 ,a9si l'me ne saurait agir physiquem5t sur le corps1 sans un drangem5t enti] des lois de la nature4 ,note #fe3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eai;b1 #fj4 ,note #ff3 ,ibid41 p4 #ebj;a1 #fa4 ,note #fg3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gaa;b1 #hj4 ,encore une fois1 il faut sortir du mcanisme p\r l'expliqu]4 ,il n'y a pas de communication directe des sub/ances entre elles4 ,et1 p> consqu5t1 l'on ne peut r5dre compte de leurs rapports qu'en s'levant de la cause effici5te la cause f9ale4 ,mais comm5t concevoir l'action de cette d]nire cause8 ,e/-ce ,malebran*e qui a raison8 ,et le sy/me des causes occasionnelles donn]ait-il la vraie solution du problme8 ,malebran*e a bi5 vu que les tres crs ne peuv5t avoir entre eux des relations dynamiques4 ,mais sa ?orie n'en demeure pas mo9s sujette deux objections1 qui la r5d5t inadmissible4 ,elle veut1 en effet1 que le c\rs des phnomnes qui =m5t le monde ne soit qu'un tissu de miracles#fh4 ,or c'e/ l une extrmit laquelle il semble difficile de se t5ir4 ,s'il y a des lois naturelles1--et la *ose n'e/ pas d\teuse1--il faut aussi qu'il y ait des ag5ts naturels3 il faut qu'entre la ,cause premire et les faits ord9aires s'int]pos5t des causes secondes4 ,ou ,dieu n'a pas le monopole de l'activit1 ou il n'exi/e po9t de nature#fi4 ,il e/ bon1 d'ailleurs1 qu'on pr5ne g>de qu'en confondant les sub/ances avec les accid5ts1 en tant l'action aux sub/ances cres1 on ne tombe dans le sp9osisme1 qui e/ un c>tsianisme outr4 ,ce qui n'agit po9t ne mrite po9t le nom de sub/ance2 si les accid5ts ne sont po9t di/+us des sub/ances2 si la sub/ance cre e/ un tre successif1 comme le m\vem5t2 si elle ne dure pas au-del d'un mom5t1 et ne se tr\ve pas la mme 7durant quelque p>tie assignable du temps71 non plus que ses accid5ts2 si elle n'opre po9t1 non plus qu'une figure ma?matique ou qu'un nombre2 p\rquoi ne dira-t-on pas1 comme ,sp9osa1 que ,dieu e/ la seule sub/ance et que les cratures ne sont que des accid5ts ou des modifications#gj8 ,note #fh3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjf;b1 #cec et #fjg;a1 #cee2 ,exam5 des pr9cipes de ,malebran*e1 p4 #fie4 ,note #fi3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjg;a-#fjg;b1 #cee4 ,note #gj3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fag;b1 #cic4 ,le ,p4 ,malebran*e exagre1 et de la faon la plus dang]euse1 le s\v]a9 doma9e de ,dieu2 son surnaturalisme contr$it les donnes de l'expri5ce et mne t\t droit au pan?isme4 ,il faut donc suppos] l'tablissem5t d'un autre ordre4 ,et cet ordre1 voici quel il doit tre4 ,il n'exi/e1 comme on l'a dj vu1 aucune communication physique entre les sub/ances cres#ga4 ,les monades port5t en leur fond une spontanx m]veilleuse1 qui e/ le pr9cipe unique de t\s leurs *angem5ts#gb3 ,il y a une suffisance 77 qui les r5d s\rces de leurs actions int]nes et p\r a9si dire des automates incorporels#gc4 ,note #ga3 ,ibid41 p4 #eai;b1 #ei4 ,note #gb3 ,ibid4 ,note #gc3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gjf;b1 #ai4 ,bi5 que physiquem5t indp5dantes1 les monades ex]c5t les unes sur les autres une influ5ce idale qui en fait le mieux ordonn et p> l mme le meilleur et le plus beau des mondes possibles4 ,d'abord1 elles conv]g5t t\tes v]s un seul et mme objet ext]ne3 elles sont t\tes1 quoiqu' des degrs diffr5ts1 des images de l'univ]s1 des c5tres qui exprim5t une confr5ce inf9ie#gd4 ,note #gd3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahg;a4 ,de plus1 ,dieu1 qui e/ sagesse et bont1 a pr=m les monades de manire ce qu'il y ait une correspondance con/ante entre les *angem5ts qui se produis5t dans l'intrieur des unes et les *angem5ts qui se produis5t dans l'intrieur des autres3 il exi/e entre les monades une h>monie prtablie1 analogue celle de deux horloges p>faitem5t rgles et qui1 au mme mom5t1 sonn]ai5t t\j\rs la mme heure#ge4 ,suppos1 p> exemple1 qu'une pi]re vi5ne tomb] sur le pi$ d'un homme4 ,on dit ord9airem5t que la *ute de la pi]re produit la contusion qui la suit1 et qu' son t\r cette contusion produit elle-mme la d\leur qui l'accompagne4 ,on dit galem5t que les p>ties de la pi]re et celles de l'organe atte9t s'actionn5t les unes les autres p> leurs surfaces4 ,mais ce langage ne vise que les app>5ces2 ce langage e/ d'ordre purem5t phnomnal4 ,le vrai1 c'e/ que1 l'occasion de la *ute de la pi]re1 l'agrgat des monades qui con/itu5t l'organe pr\ve de lui-mme ce qu'on appelle une contusion2 et que1 l'occasion de cet tat pa?ologique1 la monade dom9ante qui s\ffre1 tire de son propre fond sa s5sation de s\ffrance4 ,le vrai aussi1 c'e/ qu'il n'y a qu'une simple concomitance soit entre les tats des monades qui compos5t la pi]re1 soit entre les tats des monades qui compos5t le pi$4 ,a9si des autres cas de causation ext]ne1 de quelque nature qu'ils puiss5t tre4 ,t\t s'en*ane1 mais non directem5t3 t\t s'ordonne et sympa?ise dans la nature p> l'int]v5tion de ,dieu1 en tant que dans les ides de ,dieu une monade dem&e avec raison que ,dieu1 en rglant les autres ds le comm5cem5t des *oses1 ait g>d elle#gf4 ,note #ge3 ,,leibniz1 ,second claircissem5t du sy/me de la com4 des sub/41 p4 #acc2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg1 #ad-ae2 ,rponse aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe-ahf2 ,?od41 p4 #dgg;a et p4 #eai;b1 #eh2 ,lettre ,,xxiii au ,p4 des ,bosses1 date du #bd janvi] #agac1 p4 #fhh;b2 ,n4 ,essais1 p4 #bje;a-#bje;b2 ,monadol41 p4 #gji;a1 #ea4 ,note #gf3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gji;a1 #ea2 ,lettre ,,iv au ,p4 des ,bosses1 p4 #dch;b2 ,lettre ,,xxiii au mme1 p4 #fhh;b4 ,non seulem5t les tats intrieurs des monades se dr\l5t dans un ordre p>allle2 mais encore il exi/e entre eux une c]ta9e similitude3 ils se font *o4 ,la reprs5tation a un rapport naturel ce qui doit tre reprs5t4 ,si ,dieu faisait reprs5t] la figure ronde d'un corps p> l'ide d'un c>r1 ce s]ait une reprs5tation peu conv5able2 c> il y aurait des angles ou m95ces dans la reprs5tation1 p5dant que t\t s]ait gal et uni dans l'orig9al#gg4 ,les projections de p]spective1 qui revi5n5t dans le c]cle aux sections coniques1 font voir qu'un mme c]cle peut tre reprs5t p> une ellipse1 p> une p>abole1 et p> une hyp]bole1 et mme p> un autre c]cle et p> une ligne droite et p> un po9t#gh4 ,cette v>it dans l'unit donne une ide appro*ante de ce qui se passe de monades monades4 ,note #gg3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjg;b1 #cef4 ,note #gh3 ,ibid41 p4 #fjg;b1 #ceg4 ,t\tefois1 l'analogie de la reprs5tation et de la *ose n'e/ pas la mme dans les diffr5ts tres4 ,*aque monade a son po9t de vue d'o elle p]oit l'univ]s2 et1 p> consqu5t1 comme il exi/e une multitude inf9ie de monades1 il exi/e aussi une multitude inf9ie de reprs5tations du monde1 t\tes diffr5tes les unes des autres3 il en e/ comme d'une ville dont les p]spectives se multipli5t1 au fur et mesure que v>i5t les sites o l'on se met p\r la reg>d]#gi4 ,en outre1 *aque monade1 en v]tu mme de la matire premire qui lui e/ inhr5te et qui l'individue#hj1 a t\j\rs un nombre plus ou mo9s gr& d'ides confuses1 comme celles de la *aleur1 du froid et des c\leurs1 qu'elle ne russit jamais claircir4 ,et de l des degrs l'inf9i dans la connaissance que les cratures ont des *oses#ha4 ,note #gi3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjg;b1 #ceg2 ,monadol41 p4 #gji;b1 #eg4 ,note #hj3 ,ibid41 p4 #dgg;b4 ,note #ha3 ,,leibniz1 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahg;b2 ,?od41 p4 #f,o#g;b1 #ceg et p4 #fbj;a1 #djc2 ,monadol41 p4#gji;a1 #di4--;,il e/ bon de rem>qu] ici que l'ide que ,leibniz s'e/ faite du rapport des reprs5tations aux *oses n'e/ pas d'une int]prtation facile4 ,on e/ t\j\rs t5t de croire1 en le lisant1 qu'il p>le des corps1 tels que le vulgaire se les figure1 c'e/--dire d'agrgats qui sont t5dus et dont l'exi/5ce e/ indp5dante de t\te p5se4 ,mais il ne peut ri5 y avoir de p>eil dans sa ?orie2 et la difficult qu'on pr\ve le mettre d'accord avec lui-mme vi5t uniquem5t de ce qu'il se s]t ord9airem5t de t]mes communs p\r expos] un sy/me n\veau4 ,que peut tre le corps huma91 d'aprs une semblable doctr9e8 ,ri5 de ce qu'imag9e le commun des hommes4 ,qu'on ne se le figure po9t comme une colonie d'lm5ts t5dus1 qui exi/5t en eux-mmes1 qui s'actionn5t les uns les autres et sont p\r a9si dire mls notre me4 ,qu'on ne se le figure pas davantage comme une portion de matire que meut la p5se du haut de la gl&e p9ale1 la manire dont un co*] g\v]ne ses *evaux du haut de son *>2 c> il ne peut ri5 exi/] de p>eil2 et ,desc>tes lui-mme n'a pas fait la "p assez belle la doctr9e spirituali/e4 ,considr tel qu'il n\s app>at1 l'organisme huma9 n'e/ qu'un sy/me de reprs5tations1 le po9t de vue spcial dont n\s p]cevons l'univ]s#hb3 sa ralit e/ t\te phnomnale4 ,et1 considr tel qu'il exi/e en soi1 ce n'e/ qu'un gr\pe de sub/ances simples et dp\rvues d'activit transitive1 une hir>*ie de monades qui se fonde uniquem5t sur une c]ta9e correspondance d'tats intrieurs soit entre elles1 soit avec l'me elle-mme4 ,ri51 absolum5t ri5 qu'on y puisse voir ou t\*] ou imag9]2 ri5 non plus qui s'y produise s\s =me d'action rciproque4 ,l'intellig5ce seule le conoit et comme un cas de l'h>monie prtablie#hc4 ,note #hb3 ,,leibniz1 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg;b4 ,note #hc3 ,,leibniz1 ,lettre ,,iv au ,p4 des ,bosses1 p4 #dch;b1 ad #bb2 ,n4 ,essais1 p4 #bch;b1 #g2 ,monadol41 p4 #gji;a1 #di4 ,a ce sy/me de la communication des sub/ances se ratta*e une ?orie de l'espace et du temps1 qui en e/ comme le corollaire4 ,d'aprs ,cl>ke et ,newton1 l'espace et le temps s]ai5t deux tres absolus1 t]nels et inf9is1 di/9cts p> l mme des corps qui compos5t la nature#hd4 ,or une telle conception ne peut tre que *imrique2 elle contr$it la fois et la p]fection de ,dieu1 et le pr9cipe de la raison suffisante et celui des indisc]nables4 ,note #hd3 ,,leibniz1 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gea;b1 #c4 ,ou bi5 l'espace e/ un attribut de ,dieu4 ,et1 dans ce cas1 ,dieu lui-mme se divise l'inf9i2 c> l'espace a des p>ties1 et qui se s\s-divis5t sans f9#he4 ,ou bi5 l'espace se di/+ue radicalem5t de ,dieu1 comme on veut qu'il se di/+ue des corps2 et alors il y a une inf9it de *oses t]nelles hors de ,dieu#hf4 ,dans l'une et l'autre hypo?ses1 les seules que l'on conoive1 l'ide fondam5tale de l'tre p>fait se tr\ve altre4 ,et l'on peut raisonn] de mme l'g>d du temps2 ds qu'on l'rige l'tat d'absolu1 il faut que l'ess5ce de ,dieu en s\ffre ou du d$ans ou du dehors4 ,note #he3 ,,leibniz1 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gea;b1#c2 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gef;a1 #aa2 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfg;b1 #db4 ,note #hf3 ,,leibniz1 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gef;a1 #aj4 ,en outre1 si l'espace e/ un absolu1 si c'e/ une ralit qui prexi/e la cration du monde physique1 les po9ts qui le compos5t ne diffr5t en ri5 les uns des autres3 ils sont uni=mes absolum5t4 ,or1 dans cette uni=mit sans bornes1 il e/ impossible de tr\v] une raison p\rquoi ,dieu1 g>dant les mmes situations des corps entre eux1 les a placs dans l'espace a9si et non pas autrem5t2 et p\rquoi t\t n'a pas t pris reb\rs1 7p> exemple71 p> un *ange de l',ori5t et de l',occid5t#hg4 ,et l'on se heurte une difficult analogue1 lorsqu'on suppose que le temps1 de son ct1 e/ un autre absolu4 ,c>1 d'aprs une telle hypo?se1 le temps exi/ait avant la cration3 antrieurem5t l'app>ition du monde1 il se prolongeait dj comme une ligne la fois inf9ie et homogne4 ,et1 dans cette t]nelle ressemblance1 ,dieu n'a jamais pu tr\v] une raison de crer tel mom5t plutt qu' tel autre3 ce qui revi5t dire qu'il n'a jamais pu crer et que le comm5cem5t de l'univ]s e/ inexplicable#hh4 ,note #hg3 ,,leibniz1 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #geb;a1 #e4 ,note #hh3 ,,leibniz1 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #geb1 #f4 ,c'e/ aussi une loi de la nature que t\t ce qui se ressemble s'id5tifie dans la mesure mme o il y a ressemblance3 non pas qu'il soit impossible absolum5t de pos] deux ou plusieurs tres qui n'ai5t entre eux aucune diffr5ce2 mais la *ose e/ contraire la sagesse div9e1 qui dem&e que le monde soit le plus beau possible et r5f]me de ce *ef le plus de v>it possible#hi4 ,p> consqu5t1 suppos1 comme le veut la ?orie de ,cl>ke et de ,newton1 que l'espace soit *ose absolum5t homogne1 il faut de t\te rigueur que son imm5sit se rduise un po9t gomtrique#ij4 ,et suppos que telle soit aussi la nature du temps1 il faut de mme que t\s les mom5ts de l't]nelle dure se ramass5t en un in/ant indivisible#ia3 et1 de la sorte1 ,homre s]a le contempora9 de ,sp9oza4 ,note #hi3 ,,leibniz1 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfe;b1 #be4 ,note #ij3 ,,leibniz1 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #geb;a1 #e2 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gef;b1 #ah4 ,note #ia3 ,,leibniz1 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gef1 #f et #ac4 ,il n'y a donc que des idola tribus1 des *imres t\tes pures et des imag9ations sup]ficielles1 dans l'hypo?se d'un espace et d'un temps absolus#ib4 ,l'espace et le temps ne peuv5t tre ni des attributs de ,dieu1 ni des ralits t]nelles et di/9ctes de ,dieu4 ,ils ont comm5c avec le monde2 et ils n'exi/]ai5t po9t1 s'il n'y avait po9t de cratures4 ,il ne re/]ait alors que l'imm5sit et l't]nit de ,dieu lui-mme1 lesquelles port5t seulem5t qu'il s]ait prs5t et coexi/ant t\tes les *oses qui exi/]ai5t#ic4 ,note #ib3 ,ibid41 p4 #gef;b1 #ad4 ,note #ic3 ,,leibniz1 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #ggf;a1 #ajf4 ,d'autre "p1 il ne se peut pas non plus que l'espace et le temps soi5t eux-mmes des sub/ances cres4 ,c> alors il faudrait suppos] un autre espace et un autre temps2 et l'on irait a9si sans f91 comme le v\lait ,znon d',ele4 ,il ne re/e donc qu'une hypo?se raisonnable3 c'e/ de concevoir l'espace et le temps comme des rapports que les cratures s\ti5n5t entre elles4 ,soit un vase ,a1 o se tr\ve une liqueur b2 il exi/e entre les p>ois de ,a et les p>ties adhr5tes de b un c]ta9 rapport de situation4 ,si l'on sub/itue la liqueur b une autre liqueur c ou d1 ce rapport1 considr ab/raitem5t1 ne *ange pas2 et1 considr du mme po9t de vue1 il ne *ange pas davantage1 si l'on remplace le vase ,a p> un autre vase de mme cont5ance et de mme =me1 quelle que soit d'ailleurs la matire dont il e/ fait4 ,ce rapport con/ant1 c'e/ ce qu'on appelle une place4 ,et l'ensemble de t\tes les places con/itue l'espace#id4 ,note #id3 ,,leibniz1 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfh1 #dg4 ,de mme1 soit un *angem5t m1 au t]me duquel comm5ce un autre *angem5t n4 ,ces deux *angem5ts1 en tant qu'ayant une limite commune1 s\ti5n5t un rapport dt]m91 et dont la notion re/e id5tique1 quels que soi5t les sujets qu'ils affect5t4 ,ce rapport inv>iable e/ ce qu'on appelle une succession2 et l'ensemble de t\tes les successions =me le temps4 ,mais1 si telle e/ la logique des *oses1 il ne faut plus suppos] qu'il y a de l'espace en dehors de n\s1 dans le monde absolu que con/itu5t les monades4 ,c> il n'exi/e entre elles aucun rapport analogue celui que s\ti5t un liquide avec les p>ois d'une amp\le3 il ne s'y tr\ve ni cont5ants1 ni cont5us4 ,il ne faut pas croire davantage que les monades sont dans le temps4 ,le temps n'e/ qu'en elles4 ,elles dur5t sans d\te2 mais1 conues du dehors1 elles demeur5t ess5tiellem5t immobiles et ne peuv5t1 de l'une l'autre1 produire aucun cas de succession2 l'espace et le temps n'exi/5t que p\r et p> notre p5se3 ils sont de purs phnomnes4 ,et c'e/ dans ce s5s qu'il faut ent5dre les p>oles de ,leibniz1 lorsqu'il df9it l'espace3 un ordre de coexi/5ce#ie1 et le temps3 un ordre de succession#if4 ,note #ie3 ,,leibniz1 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #geh;a1 #da2 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gff;a1 #bi4 ,note #if3 ,ibid41 p4 #ggf;a1 #aje4 ,idalit de la matire1 idalit de l'espace et du temps3 telles sont donc les conclusions auxquelles ,leibniz se tr\ve conduit p> une suite t\te naturelle4 ,et cette conception orig9ale1 la plus comprh5sive peut-tre et la plus fconde en po9ts de vue qui soit jamais sortie de l'esprit huma91 ne devait pas demeur] /rile4 ,les philosophes po/rieurs s'emp>r5t de son pr9cipe dom9ant1 qui consi/e int]prt] le dehors p> le d$ans et la p\ssr5t jusqu'au subjectivisme absolu4 ,a quoi bon un monde extrieur1 exi/ant en lui-mme et inaccessible t\s les reg>ds1 puisque la monade enveloppait dj l'univ]s dans ses my/rieuses virtualits8 ,p\rquoi cette d\blure du d$ans1 si difficile1 d'ailleurs1 concevoir8 ,kant1 d'abord1 v9t sub/itu] l'inf9it multi=me des monades l'indf9it de la matire4 ,puis ,fi*te p>ut1 qui f\rra la matire elle-mme dans la consci5ce1 suivant l'expression de ,s*ill]#ig4 ,note #ig3 ,almana* des ,muses1 les ,philosophes1 #agig4 ,,iii4--,l',,ame ,on peut dire1 d'une manire gnrale1 qu'il n'y a que des mes dans l'univ]s#ih4 ,et ces mes se diffr5ci5t l'inf9i p> leur degr de p]fection qui n'e/ autre *ose que le degr de di/9ction de leur connaissance#ii4 ,note #ih3 ,,leibniz1 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;a1 ,,vii2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,iii2 ,monadol41 p4 #gjf;b1 #ai4 ,note #ii3 ,,leibniz1 ,lettre ,m4 des ,maizeaux1 date de #agaa1 p4 #fgf;b4 ,mais cette diffr5ciation inf9ie n'e/ po9t comme une trane cont9ue qui ne conti5t que des nuances ins5sibles4 ,on di/+ue trois pr9cipales sortes d'mes1 qui sont comme les po9ts culm9ants de la nature3 les mes des vivants1 celles des animaux et celles des hommes4 ,les premires ne possd5t que la p]ception pure et simple1 c'e/--dire un mode de connaissance tellem5t enf\i dans son objet qu'il ne se ramne jamais sur lui-mme1 et si infime qu'il e/ incapable de re/] l'tat de s\v5ir4 ,telles sont les monades des plantes1 et aussi celles des tres infrieurs aux plantes1 ou m9raux4 ,c> il n'y a pas de corps bruts2 t\t e/ organique1 t\t e/ vivant et d\ de quelque p5se3 l'esprit ne fait que dormir o n\s affirmons qu'il n'e/ pas#ajj4 ,note #ajj3 ,ibid4--,v4 aussi3 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,,xi2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,ii2 ,monadol41 p4 #gjf;b1 #bj-ba4 ,les mes des animaux ont une connaissance plus di/9cte1 qu'on peut appel] s5tim5t et qui consi/e dans la p]ception accompagne de mmoire#aja4 ,il se produit en elles comme un *o de leurs impressions qui demeure longtemps p\r se faire ent5dre dans l'occasion#ajb4 ,mais elles sont dp\rvues de t\te n]gie rflexive et p> l mme de raison4 ,note #aja3 ,,leibniz1 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;a1 #d4 ,note #ajb3 ,ibid4 ,c'e/ dans l'homme seulem5t que s'pan\it la puissance de rfl*ir1 et d'ab/raire et de dduire3 ce qui en fait un tre "p et comme un petit dieu dans l'univ]s4 ,et cette facult d'ordre suprieur ne va pas seule en lui3 elle s'y aj\te aux =mes infrieures de l'activit1 sans les *ang] entirem5t4 ,p]ception simple1 p]ception avec mmoire et rflexion ou ap]ception1 t\s les modes de la connaissance se runiss5t et se coordonn5t dans l'me huma9e4 ,aussi e/-ce cette ame que le philosophe *oisit comme l'objet c5tral de ses inve/igations4 ,a7 ,orig9e des reprs5tations4--,l'me huma9e1 tant une monade1 n'a pas de f5tre ouv]te sur l'univ]s4 ,elle n'en peut donc recevoir aucune impression2 et1 p> consqu5t1 c'e/ de son propre fonds qu'elle tire son trsor d'expri5ces3 elle enveloppe ds l'orig9e t\tes les images qu'elle p]cevra jamais4 ,mais il ne faut pas croire1 comme l'ent5dait ,locke1 qu'elles s'y tr\v5t d'ores et dj t\tes faites4 ,elles n'y sont qu' l'tat d'bau*es1 comme les figures que m>qu5t les ve9es d'un morceau de m>bre#ajc4 ,et c'e/ l'me elle-mme qui1 p> sa spontanx naturelle1 les lve p> degrs du confus au di/9ct4 ,note #ajc3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #baj;a1 #aa4 ,n\s avons des p]ceptions inap]ues4 ,notre p5se se dgrade indf9im5t1 comme la lumire du soleil3 si bi5 qu' un po9t donn il n\s arrive de connatre encore sans savoir que n\s connaissons4 ,lorsque n\s sommes en tat de veille1 n\s p5sons quantit de *oses la fois1 mais n\s ne pr5ons g>de qu'aux p5ses qui sont les plus di/+ues1 et la *ose ne saurait all] autrem5t2 c>1 si n\s pr5ions g>de t\t1 il faudrait p5s] avec att5tion une inf9it de *oses en mme temps1 que n\s s5tons t\tes et qui font impression sur nos s5s#ajd4 ,qu& n\s dormons sans songe et qu& n\s sommes t\rdis p> quelque c\p1 *ute1 symptme ou autre accid5t1 n\s rev5ons n\s-mmes au b\t d'un c]ta9 temps et comm5ons d]e*ef n\s ap]cevoir de nos p]ceptions2 et1 p> consqu5t1 il faut qu'il y ait eu1 immdiatem5t avant1 d'autres p]ceptions dont n\s ne n\s sommes pas ap]u4 ,c> une p5se ne saurait v5ir naturellem5t que d'une autre p5se1 comme un m\vem5t ne peut v5ir naturellem5t que d'un autre m\vem5t#aje4 ,une *ose encore plus frappante1 c'e/ que l'ap]ception elle-mme suppose t\j\rs de l'inap]u4 ,il n'e/ pas possible que n\s rfl*issions t\j\rs expressm5t sur t\tes nos p5ses2 autrem5t l'esprit f]ait rflexion sur *aque rflexion l'inf9i sans p\voir jamais pass] une autre p5se4 ,p> exemple1 en m'ap]cevant de quelque s5tim5t prs5t1 je devrais t\j\rs p5s] que j'y p5se1 et p5s] encore que je p5se d'y p5s]1 et a9si l'inf9i#ajf4 ,note #ajd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 #bbd;a1 #aa2 p4 #bbe;a1 #ad4 ,note #aje3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbd;a1 #aa2 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe;b2 ,monadol41 p4 #gjg;a1 #bc4 ,note #ajf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbf;b1 #ai4 ,de plus1 l'exi/5ce de ces p]ceptions inap]ues n'e/ pas un fait accid5tel2 elles ti5n5t la nature des *oses4 ,les puissances vritables ne sont jamais de simples possibilits4 ,il y a t\j\rs de la t5dance et de l'action#ajg4 ,note #ajg3 ,ibid41 p4 #bbc;b1 #i4 ,or l'action ess5tielle de l'me1 c'e/ la p5se4 ,donc elle p5se t\j\rs4 ,et cep5dant elle n'a pu t\j\rs s'ap]cevoir de ce qu'elle p5se2 un enfant ne fait pas de mtaphysique dans le se9 de sa mre4 ,il faut donc1 en v]tu de l'ess5ce de l'me1 qu'il exi/e des p]ceptions inap]ues2 et il le faut aussi1 en v]tu de son intime union avec l'organisme4 ,il y a t\j\rs une exacte correspondance entre le corps et l'me#ajh4 ,pas un *angem5t dans le physique1 si infime qu'on le suppose1 qui n'ait quelque ret5tissem5t dans le m5tal4 ,s'il y avait des impressions dans le corps p5dant le sommeil ou p5dant qu'on veille1 dont l'me ne ft po9t t\*e ou affecte du t\t1 il faudrait donn] des limites l'union de l'me et du corps1 comme si les impressions corporelles avai5t beso9 d'une c]ta9e figure ou gr&eur p\r que l'me s'en pt ress5tir2 ce qui n'e/ po9t s\t5able#aji4 ,du mom5t que l'me e/ simple1 elle doit tre modifie p> les petits m\vem5ts du corps comme p> les gr&s4 ,mais ces m\vem5ts sont en nombre inf9i et =m5t une sorte de t\rbillon qui ne se calme jamais#aaj4 ,c'e/ donc bi5 que n\s recevons du dehors1 et *aque in/ant1 une multitude d'impressions dont n\s avons quelque connaissance sans le rem>qu]1 t\t comme ceux qui habit5t auprs d'un m\l9 eau ne s'ap]oiv5t pas du bruit qu'il fait#aaa4 ,note #ajh3 ,,leibniz4 ,n4 ,essais1 p4 #bbe;b1 #ae4 ,note #aji3 ,ibid41 p4 #bbe;b1 #ae4 ,note #aaj3 ,ibid41 p4 #bbc;b1 #i4 ,note #aaa3 ,ibid41 p4 #bbe;b1 #ae4 ,si l'me p5se t\j\rs1 elle p5se ds son orig9e4 ,et voil l'acte premi] d'o driv5t t\s les autres actes de la s5sibilit2 voil le ressort int]ne qui fait pass] de l'implicite l'explicite le cont5u empirique de la monade4 ,la premire image donne en voque d'autres qui en voqu5t d'autres encore peu prs de la manire suivante3 #a ,*aque p]ception1 qui enveloppe l'ide d'un tat meilleur1 t5d suscit] d'autres p]ceptions4 #b ,n\s pr\vons *aque in/ant une f\le de demi-d\leurs1 de petites d\leurs inap]ceptibles1 qui travaill5t de d]rire la c\lisse et font agir notre ma*9e#aab4 ,p> exemple1 qu& je me t\rne d'un ct plutt que d'un autre1 c'e/ bi5 s\v5t p> un en*anem5t de petites impressions dont je ne m'ap]ois pas1 et qui r5d5t un m\vem5t un peu plus malais que l'autre#aac4 ,et ces m\vem5ts eux-mmes provoqu5t1 en s'oprant1 de n\velles p]ceptions2 c>1 encore une fois1 il ne se fait ri5 dans le corps qui n'ait son contre-c\p dans l'me4 ,note #aab3 ibid41 p4 #bdh;a-#bdh;b4 ,note #aac3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbe;a1 #ae4 #c ,lorsque ces p]ceptions affectives devi5n5t notables1 elles veill5t l'att5tion1 dont le rle e/ la fois de r5dre plus di/9ctes les images dj prs5tes et d'en faire jaillir de n\velles4 ,c'e/ a9si que le sangli] s'ap]oit d'une p]sonne qui lui crie1 et va droit cette p]sonne1 dont il n'avait eu dj aup>avant qu'une p]ception nue mais confuse comme de t\s les autres objets1 qui tombai5t s\s ses yeux et dont les rayons frappai5t son cri/all9#aad4 ,note #aad3 ,ibid41 p4 #bea;b1 #e4 #d ,*ez l'homme1 l'att5tion s'accompagne de rflexion4 ,et de l un autre moy51 le plus puissant de t\s1 d'l>gir le doma9e de l'expri5ce4 ,c> la rflexion conduit t\t droit la dc\v]te du possible2 et le possible lui-mme1 p\sse1 p> la voie des hypo?ses1 la connaissance de faits n\veaux4 ,outre les images1 ou reprs5tations concrtes1 n\s tr\vons en n\s des ides1 ou reprs5tations ab/raites4 ,d'o vi5n5t ces autres =mes de la p5se8 ,faut-il y voir une simple laboration des images elles-mmes8 ,e/-ce des donnes de l'expri5ce qu'elles rsult5t en v]tu de l'activit de l'ent5dem5t8 ,ari/ote et ses sectateurs l'ont cru2 mais il semble bi5 que leur solution soit insuffisante1 et que1 sur ce po9t comme sur d'autres1 le pass dem&e quelque p]fectionnem5t4 ,il y a des vrits de fait1 c'e/--dire des jugem5ts1 soit p>ticuli]s1 soit gnraux1 o l'attribut s'aj\te au sujet sans driv] de son ess5ce elle-mme4 ,et ces vrits sont tires de l'expri5ce#aae3 c'e/ la rflexion qui les en dgage et les =mule4 ,mais il faut di/+u] aussi des vrits ncessaires1 comme celles de l'ari?mtique et de la gomtrie3 il exi/e des propositions dont les deux t]mes sont tellem5t lis l'un l'autre que l'on ne conoit ni lieu ni temps o le premi] n'enveloppe le second#aaf4 ,or il y a l une donne orig9ale que ni l'obs]vation t\te seule ni l'obs]vation aide de la rflexion ne peuv5t expliqu]4 ,ri5 dans les syn?ses purem5t empiriques1 qu'elles exprim5t les phnomnes de l'esprit ou les phnomnes de la matire1 qui ait un po9t d'atta*e infrangible1 un rapport qui ne peut pas ne pas tre1 un rapport absolu1 t\t y e/ susceptible de pr5dre un autre ordre et une autre suite3 t\t y e/ cont+5t4 ,et1 p>tant1 notre esprit aura beau s'v]tu]1 notre rflexion p\rra lim] et trans=m] l'inf9i2 elle n'en f]a jamais sortir ce qui ne s'y tr\ve pas3 elle ne suffira jamais *ang] une simple agglut9ation physique en une connexion ncessaire#aag4 ,note #aae3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bjg;a1 #a4 ,note #aaf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bjg;a1 #a2 #bjh;a1 #e2 ,lettre ,m4 ,co/e1 date de #agjg1 p4 #ddg2 ,?od41 p4 #dhj;a1 #b2 p4 #eae;b1 #dd2 p4 #eeg;b1 #agd4 ,note #aag3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bji;b1#e4--,v4 aussi p4 #bcj;b-#bca;a1 o ,leibniz p>le du travail de la rflexion sur les donnes de l'obs]vation4 ,si1 au lieu de considr] les vrits de droit1 on envisage les ides elles-mmes1 on tr\ve aussi qu'en d]nire analyse elles sont irrductibles l'expri5ce4 ,t\te ide vraie r5f]me une aptitude int]ne se ralis] indf9im5t dans t\s les temps et t\s les lieux1 une supposabilit qu'elle ne saurait p]dre1 qu& mme le monde enti]1 avec t\tes les intellig5ces qu'il conti5t1 vi5drait cr\l] dans le nant3 t\te ide e/ ncessairem5t et p> l mme t]nellem5t possible4 ,or il y a l-d$ans une ralit qui dpasse t\tes les exi/5ces individuelles et ne peut y tr\v] son explication#aah4 ,note #aah3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cgi;b1 #ac4 ,c'e/ donc en dehors de la nature1 c'e/ dans le monde de l't]nit1 c'e/ en ,dieu lui-mme1 que se tr\ve l'orig9e premire et des vrits ncessaires et des ides#aai4 ,mais comm5t8 ,dieu1 d'aprs ,malebran*e1 e/ l'objet immdiat de notre ent5dem5t1 et p>ce que l',inf9i ne se reprs5te pas4 ,s]ait-ce l le mot de l'nigme8 ,note #aai3 ,ibid41 p #cgi;b-#chj;a1 #ac4 ,la ?orie de ,malebran*e n'e/ pas dp\rvue de fondem5t4 ,mais elle a le tort de rappro*] l'excs le ,crateur et la crature4 ,si c'e/ en ,dieu lui-mme que n\s voyons les intelligibles et leur en*anem5t immuable1 ,dieu se modifie avec notre me et s\v5t p> elle2 bi5 plus1 il s'id5tifie de quelque manire avec notre raison1 c> la p5se et son t]me direct ne saurai5t tre radicalem5t di/9cts l'un de l'autre4 ,et l'on tombe p> l dans le pan?isme3 c'e/ ,sp9oza qui a raison4 ,n\s n'avons donc pas la vision de ,dieu2 n\s n'en possdons qu'une reprs5tation int]ne1 une sorte de symbole m5tal3 entre ,dieu et n\s s'int]pose son ide1 comme le v\lait ,desc>tes#abj4 ,nos p5ses avec t\t ce qui e/ en n\s1 en tant qu'il r5f]me quelque p]fection1 sont produites sans int]mission p> l'opration cont9ue de ,dieu4 ,a9si1 en tant que n\s recevons nos p]fections f9ies des si5nes qui sont inf9ies1 n\s en sommes affects immdiatem5t4 ,et c'e/ a9si que notre esprit e/ affect immdiatem5t p> les ides t]nelles qui sont en ,dieu1 lorsque notre esprit a des p5ses qui s'y rapport5t1 et qui en p>ticip5t#aba4 ,l'ide de ,dieu et le cont5u logique qu'elle enveloppe sont comme l'empre9te que le ,crateur fait de lui-mme dans la crature p> son action cratrice#abb4 ,note #abj3 ,ibid41 p4 #bbb;a1 #a2 ,exam5 des pr9cipes de ,malebran*e1 p4 #fig;b4 ,note #aba3 ,ibid4 ,note #abb3 ,,leibniz1 ,rem>ques sur le s5tim5t du ,p4 ,malebran*e1 p4 #dea;b-#deb;b4 ,p>tant1 si ,dieu e/ la s\rce ultime des ides1 notre raison en e/ la s\rce immdiate3 elle les conti5t dans ses pr(ondeurs et les pr5d t\j\rs de *ez soi#abc4 ,mais elles n'y sont pas plus l'tat explicite que les images dans la s5sibilit4 ,elles y sont comme les ve9es d'une pi]re avant que l'ouvri] les dc\vre en travaillant#abd2 et s\v5t l'on se fonde sur elles sans les rem>qu]1 comme on se fonde sur les majeures qu'on supprime lorsqu'on raisonne p> en?ymnes#abe4 ,on les peut comp>] aux muscles et aux t5dons dont on se s]t en m>*ant1 quoiqu'on n'y p5se po9t#abf4 ,notre ent5dem5t n'e/ pas une facult nue qui consi/e dans la seule possibilit de les ent5dre2 il n'en a pas non plus la connaissance di/9cte ab ut]o matris3 ,c'e/ une disposition1 une aptitude1 une pr=mation1 qui dt]m9e notre me et qui fait qu'elles en peuv5t tre tires#abg4 ,note #abc3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bjh;b1#e4 ,note #abd3 ,ibid41 p4 #baj;a1 #aa2 p4 #bab;b1 #be2 p4 #bac;a1 #bf4 ,note #abe3 ,ibid41 p4 #bjg;b-#bjh;a1 #d2 p4 #baa;a1 #ai4 ,note #abf3 ,ibid41 p4 #baa;b1 #bj4 ,note #abg3 ,ibid41 p4 #baj;a1 #aa4 ,les ides sont en n\s d'une manire virtuelle#abh2 et c'e/ notre esprit qui les tire de son propre fonds#abi4 ,ess5tiellem5t actif1 il a le p\voir de se repli] des objets s5sibles sur lui-mme1 de s'analys] de plus en plus et de dc\vrir peu peu les rayons que projette en lui le ,soleil des intellig5ces4 ,on peut tr\v] les ides en considrant att5tivem5t et rangeant ce qu'on a dj dans l'esprit1 sans se s]vir d'aucune vrit apprise p> l'expri5ce ou p> la tradition d'autrui1 comme ,platon l'a montr dans un dialogue o il introduit ,socrate m5ant un enfant des vrits ab/ruses p> les seules int]rogations sans lui ri5 appr5dre#acj4 ,c'e/ ce que l'on voit surt\t p> l'ari?mtique et la gomtrie4 ,c> ce sont l des sci5ces que l'on peut se =m] dans son cab9et et mme yeux clos1 sans appr5dre p> la vue ni mme p> l'att\*em5t les vrits dont on a beso92 quoiqu'il soit vrai qu'on n'envisag]ait pas les ides dont il s'agit1 si l'on n'avait jamais ri5 vu ni t\*#aca4 ,la nature a v\lu1 p> une admirable conomie1 que l'expri5ce qui e/ impuissante n\s f\rnir des ides1 n\s donne l'occasion d'y pr5dre g>de1 et n\s porte aux unes plutt qu'aux autres#acb4 ,note #abh3 ,ibid41 p4 #bjh;a1 #e4 ,note #abi3 ,ibid41 p4 #bjh;a1 #e2 p4 #bji;b1 #e2 #bab;a1 #ba4 ,note #acj3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bjh;a1 #e4 ,note #aca3 ,ibid41 p4 #bjh;a-#bjh;b #e2 p4 #bab;a1 #bc4 ,note #acb3 ,ibid41 p4 #bjh;b1 #e2 p4 #bji;b1 #e4 ,a9si1 bi5 que t\t soit cont5u dans l'me et l'tat virtuel1 bi5 que t\t lui vi5ne d'elle-mme aprs ,dieu#acc1 il y a des diffr5ces notables entre l'innx des images et celle des ides4 #a ,les images ne font que correspondre aux m\vem5ts qu'elles reprs5t5t4 ,les ides ont leur cause effici5te dans leur objet immdiat ext]ne3 c'e/ ,dieu qu'elles symbolis5t et c'e/ ,dieu aussi qui les produit en n\s p> une action cont9ue2 #b les images sont innes la s5sibilit1 et les ides l'ent5dem5t2 #c les images se dvelopp5t spontanm5t1 ou s\s l'influ5ce de l'att5tion2 et dans l'un et l'autre cas1 le ressort ca* qui meut t\t1 e/ la re*]*e d'un plus gr& plaisir ou d'une mo9dre d\leur4 ,c'e/ p> l'ef=t de la rflexion que les ides s'lv5t du virtuel l'actuel3 elles sont comme autant de dc\v]tes que fait l'esprit en se ram5ant p> lui-mme sur lui-mme2 #d il y a t\j\rs du confus dans les images1 si bi5 qu'on les analyse3 elles sont ce que ,platon appelait du nom d'op9ion 774 ,le propre des ides e/ de s'lev] jusqu'au di/9ct#acd4 ,mais ce d]ni] mot dem&e quelque explication4 ,p\r ,leibniz1 comme p\r ,desc>tes1 la di/9ction diffre de la cl>t1 bi5 que d'une autre manire4 ,leibniz appelle claire une ide qui p]met de disc]n] une *ose d'une autre2 et il appelle di/9cte une ide dont on connat t\s les dtails4 ,a9si1 une ide peut tre claire sans tre di/9cte3 p> exemple1 l'ide de c\leur e/ claire2 et en mme temps elle e/ trs confuse#ace4 ,note #acc3 ,ibid41 p4 #bfi;a1 #gb4 ,note #acd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbb;a1 #a4 ,note #ace3 ,,leibniz1 ,m$itationes de cognitione1 v]itate et ideis1 crit en #afhd1 p4 #gi2 ,n4 ,essais1 p4 #bhh;b2 #bia;b1 #ac4 ,b7 ,rapports des reprs5tations4--,t\tes nos reprs5tations1 de quelque facult qu'elles relv5t1 sont susceptibles de s'associ] les unes aux autres1 c'e/--dire de =m] des syn?ses plus ou mo9s complexes et plus ou mo9s solides1 o la raison n'entre p\r ri5 et qui peuv5t mme all] r5contre de ses lois4 ,les tnbres rveill5t l'ide des spectres aux enfants1 cause des contes qu'on leur en a faits4 ,on ne p5se pas un homme qu'on hait1 sans p5s] au mal qu'il n\s a fait ou peut faire#acf4 ,qu& on suit un c]ta9 air1 on le tr\ve ds qu'on a comm5c#acg4 ,et l'on obs]ve la mme liaison dans les habitudes intellectuelles#ach4 ,on lie la matire avec l'tre comme s'il n'y avait ri5 d'immatriel4 ,on atta*e son op9ion le p>ti de secte dans la philosophie1 dans la religion et dans l'tat#aci4 ,l'ent5dem5t peut avoir ses rites1 comme la s5sibilit1 lorsqu'on cesse de s'atta*] srieusem5t la re*]*e de la vrit1 ou d'y procd] avec m?ode#adj4 ,note #acf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bie;b #aj-aa4 ,note #acg3 ,ibid41 p4 #bie;a1 #f4 ,note #ach3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #ag4 ,note #aci3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #ah4 ,note #adj3 ,ibid41 p4 #bif;b4 ,ces associations suiv5t un c]ta9 nombre de lois qu'on peut dgag] des =mes indf9im5t v>ies qu'elles revt5t4 #a ,s\v5t elles provi5n5t de la frqu5ce de plusieurs impressions#ada4 ,c]ta9es traces du c\rs des esprits animaux devi5n5t la longue des *em9s battus1 o ils se prcipit5t d]e*ef1 ds que les mmes conditions sont donnes#adb4 ,quelques-uns hass5t les livres t\te leur vie cause des mauvais traitem5ts qu'ils ont reu#adc4 ,il s'e/ tr\v un homme qui avait bi5 appris dans]1 mais qui ne p\vait l'excut]1 qu& il n'y avait po9t dans la *ambre un c(fre1 p>eil celui qui avait t dans celle o il avait appris#add4 ,note #ada3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bif;b4 ,note #adb3 ,ibid41 p4 #bie;a1 #f4 ,note #adc3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #ae4 ,note #add3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #af4 #b ,les associations peuv5t rsult] galem5t d'une seule impression1 lorsque cette impression acqui]t un c]ta9 degr de vhm5ce#ade4 ,un homme guri p>faitem5t de la rage p> une opration extrmem5t s5sible se reconnut oblig t\te sa vie celui qui avait fait cette opration2 mais il lui fut impossible d'en support] la vue#adf4 ,quelqu'un1 ayant une fois pris un asc5dant sur un autre dans quelque occasion1 le g>de t\j\rs#adg4 ,un enfant a mang trop de miel et en a t incommod2 et puis1 tant dev5u homme fait1 il ne saurait ent5dre le nom de miel sans un s\lvem5t de cur#adh4 ,note #ade3 ,ibid41 p4 #bif;b4 ,note #adf3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #ad4 ,note #adg3 ,ibid41 p4 #bie;b1 #ae4 ,note #adh3 ,ibid41 p4 #bie;a1 #g4 #c ,les associations se =m5t p> voie de ressemblance3 les phnomnes similaires t5d5t s'agglut9]4 ,c'e/ a9si que ,desc>tes ayant eu dans sa jeunesse quelque affection p\r une p]sonne l\*e ne put s'emp*] d'avoir t\te sa vie quelque p5*ant p\r celles qui avai5t ce dfaut4 ,un g5tilhomme qui avait t bless peut-tre dans son enfance p> une p+le mal atta*e1 ne p\vait plus en voir dans cet tat sans tre prt tomb] en dfaillance#adi4 ,note #adi3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bie;b4 #d ,l'autorit fait aussi le mme effet que l'expri5ce#aej4 ,c'e/ p\rquoi nos convictions politiques1 religieuses et morales sont t\j\rs1 en bonne p>tie1 le rsultat des influ5ces p]sonnelles ou sociales que n\s avons subies dans notre jeunesse4 ,note #aej3 ,ibid41 p4 #bif;b4 ,t\tefois1 ces lois gnrales ne s'appliqu5t pas de la mme manire t\t le monde4 ,elles ont plus ou mo9s d'efficacit suivant les incl9ations et les intrts#aea des individus4 ,au fond1 c'e/ de l'ori5tation native de *acun1 c'e/ du c>actre que dp5d pr9cipalem5t la suite empirique des reprs5tations4 ,note #aea3 ,ibid41 p4 #bie;a1 #f4 ,quoi qu'il en soit de ce d]ni] po9t1 les lois de l'association ont une importance considrable4 ,d'abord1 elles expliqu5t ce que l'on appelle l'intellig5ce des btes#aeb4 ,si1 qu& le matre pr5d un bton le *i5 apprh5de d'tre frapp1 ce n'e/ po9t qu'il fasse des syllogismes4 ,le mme m\vem5t s'e/ cont9u d'autres fois p> une correction1 qu'a suivie la d\leur4 ,et ma9t5ant1 ces trois phnomnes sont s\ds l'un l'autre3 ils =m5t un gr\pe insp>able1 et s'voqu5t mutuellem5t4 ,le *i5 m5ac ne raisonne pas2 il ne fait que reproduire une conscution d'images4 ,c'e/ tort aussi qu'on attribue des ab/ractions aux animaux4 ,il e/ vrai qu'ils connaiss5t la blan*eur et la rem>qu5t dans la craie comme dans la neige#aec3 ils ont leur manire de disc]n] dans les objets c]ta9s traits de ressemblance4 ,mais il n'y a l qu'une imitation t\t extrieure des oprations de l'ent5dem5t huma94 ,les animaux n'univ]salis5t pas2 ils s5t5t3 la pluralit des faits similaires correspond en eux un mme fond d'motion1 et non une mme ide#aed4 ,note #aeb3 ,ibid41 p4 #bif;a4 ,note #aec3 ,ibid41 p4 #bcg;a1 #aj4 ,note #aed3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bcg;b1 #aa4 ,les lois de l'association expliqu5t galem5t une trs gr&e p>tie de l'activit m5tale de l'homme4 ,c> n\s sommes empiriques dans les trois qu>ts de nos actions4 ,il demeure t\j\rs de l'indi/9ct et dans la pratique des beaux-arts1 et dans la /ratgie militaire1 et dans la diplomatie1 et dans la plup>t des actions qui compos5t la trame de notre vie quotidi5ne4 ,en outre1 les hommes raisonn5t s\v5t en p>oles1 sans avoir presque l'objet mme dans l'esprit4 ,ce n'e/ pas qu'ils ne puiss5t tr\v] leurs ides et en pntr] la liaison naturelle4 ,mais ils ne se donn5t po9t la pe9e de p\ss] l'analyse4 ,et t\t ce qu'ils p5s5t n'e/ que psittacisme ou des images grossires et va9es la mahomtane1 o eux-mmes voi5t peu d'app>5ce4 ,c'e/ une des raisons p\r lesquelles ils sont si peu t\*s de la vrit morale3 ,c> il faut quelque *ose de vif p\r qu'on soit mu#aee4 ,note #aee3 ,ibid41 p4 #beg;b1 #ca4 ,les ides s'associ5t comme les images4 ,mais1 de plus1 elles ont entre elles des rapports ncessaires4 ,quelle e/ la nature de ces rapports8 ,ils sont d'abord ess5tiellem5t connaissables4 ,on ne sait pas au ju/e p\rquoi une p]ception amne une autre p]ception1 et un m\vem5t un autre m\vem5t4 ,mais on peut savoir p\rquoi la somme des angles d'un triangle e/ gale deux droits4 ,et il en va de mme p\r les autres connexions d'ides4 ,elles sont di/9ctes1 p>ce que leurs t]mes le sont4 ,en outre1 ces rapports ne dp5d5t ni des temps1 ni des lieux1 ni de la con/itution de l'ent5dem5t huma9 qui les tr\ve en lui sans les =m]#aef4 ,elles ne peuv5t mme dp5dre de la volont s\v]a9e de ,dieu1 comme l'a imag9 ,desc>tes4 ,c>1 outre qu'une telle hypo?se fait de ,dieu un tre indiffr5t au bi5 et au mal1 et de la morale une *ose purem5t arbitraire1 elle donne lieu de prt5dre qu'une proposition comme celle-ci1 trois et trois font six1 n'e/ vraie qu'o et p5dant qu'il plat ,dieu1 qu'elle e/ peut-tre fausse dans quelques p>ties de l'univ]s1 et que peut-tre elle le s]a p>mi les hommes l'anne qui vi5t#aeg4 ,or de semblables consqu5ces trahiss5t assez le vice de leur pr9cipe4 ,ce qu'il faut ma9t5ir1 c'e/ que la ncessit qui c>actrise les rapports des ides vi5t de ce que les unes sont comprises dans les autres#aeh4 ,elle ti5t l'ess5ce des *oses#aei4 ,et1 p> consqu5t1 il ne se peut d'aucune manire que l'une se ralise sans que les autres se ralis5t p> l mme2 c> ce s]ait une contradiction#afj4 ,a9si ,dieu lui-mme n'y saurait ri5 *ang]2 et les vrits t]nelles1 objet de sa sagesse1 sont plus inviolables que le ,/yx#afa4 ,note #aef3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bjf;b1 #a4 ,note #aeg3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eei;b41 #ahj3 ce sont les p>oles de ,bayle1 tires de ,rp4 au ,prov9cial1 *4 ,,lxxxix1 p4 #bjc4 ,mais ,leibniz fait si5 le s5tim5t qu'elles conti5n5t4 ,note #aeh3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cee;a1 #a4 ,note #aei3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eei;b1 #ahj4 ,note #afj3 ,ibid41 p4 #dhj;a1 #b4 ,note #afa3 ,ibid41 p4 #ech;a1 #abb4 ,enf91 si les rapports des ides sont ncessaires de p> la nature des *oses1 il faut galem5t qu'ils soi5t univ]sels4 ,l'un drive de l'autre2 il ne se peut produire aucun cas1 o un sujet donn n'entrane sa suite les prdicats qu'enveloppe son ess5ce#afb4 ,note #afb3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 #cgi;b1 #ac4 ,bi5 qu'galem5t ncessaires1 les vrits t]nelles n'ont pas t\tes la mme ext5sion2 elles =m5t une sorte de hir>*ie au sommet de laquelle il y a deux pr9cipes rgulateurs3 celui de la contradiction1 et celui de la raison suffisante ou dt]m9ante#afc4 ,note #afc3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eae;b1 #dd4 ,le premi] de ces pr9cipes peut se df9ir a9si3 ,a e/ ,a1 ou bi53 ,a ne saurait tre non ,a2 et il signifie qu'une mme proposition ne saurait tre vraie et fausse la fois#afd4 ,note #afd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cch;b-#cci;a1 #a4 ,c'e/ ce pr9cipe qui rgit les vrits t]nelles#afe2 et voil p\rquoi il e/ utile et p>fois mme ncessaire d'y rec\rir dans la dmon/ration4 ,note #afe3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #dhj;a1 #b4 ,considr s\s sa =me positive ,a ,a1 le pr9cipe de contradiction e/ le type auquel il convi5t de rduire1 =ce de consqu5ces et de df9itions1 les nonciations univ]selles dont n\s n'avons pas encore l'vid5ce2 c> les ides qui s'accord5t entre elles se ramn5t t\j\rs soit une id5tit totale1 soit une id5tit p>tielle#aff4 ,note #aff3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cgj;b1 #c4 ,considr s\s sa =me ngative1 le pr9cipe de contradiction fonde ce qu'on appelle la dmon/ration p> l'absurde4 ,lorsqu'on ab\tit p> voie lgitime une consqu5ce dont les t]mes s'exclu5t1 on peut en infr] la fausset de la proposition d'o l'on e/ p>ti et p> l mme la vrit de sa contradictoire4 ,et ce procd1 famili] aux ma?matici5s1 e/ aussi d'un gr& sec\rs p\r les philosophes1 lorsqu'ils l'emploi5t avec prud5ce#afg2 l'on ne saurait blm] les scola/iques d'en avoir fait usage4 ,note #afg3 ,ibid41 p4 #cci;b1 #a4 ,le second pr9cipe dem&e que jamais ri5 n'arrive1 sans qu'il y ait une cause ou du mo9s une raison dt]m9ante1 c'e/--dire quelque *ose qui puisse s]vir r5dre raison a priori p\rquoi cela exi/e et exi/e a9si plutt que de t\te autre faon#afh4 ,note #afh3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eae;b1 #dd2 ,rponse la seconde rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfa;b1 #b2 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfe;a1 #bj4 ,c'e/ ce pr9cipe qui rgit les vrits de fait#afi2 et voici en quoi il consi/e4 ,note #afi3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #dhj;a1 #b4--,leibniz a v>i sur ce po9t1 comme on le v]ra dans la ,monadologie4 ,dieu ne peut v\loir sans aucun motif2 c> une telle action ne se compr5d pas3 elle e/ *ose contradictoire4 ,de plus1 comme ,dieu e/ la s\v]a9e p]fection1 il ne peut *oisir1 entre plusieurs p>tis1 que celui qui enveloppe le plus de bi5#agj4 ,a9si1 ni la ncessit mtaphysique dont a p>l ,sp9oza1 ni l'indiffr5ce absolue de la lib]t cratrice inv5te p> ,desc>tes1 n'expliqu5t rellem5t le dev5ir4 ,entre les ?ories extrmes dveloppes p> ces deux philosophes1 il y a un int]mdiaire qui conti5t la vrit#aga3 c'e/ l'action infaillible et non contraignante de l'ide du meilleur sur le v\loir div92 c'e/ la ncessit morale4 ,et l se tr\ve la raison suffisante#agb4 ,note #agj3 ,ibid41 p4 #eaf;a1 #de4 ,note #aga3 ,ibid41 p4 #eeg1 #agc-agd2 p4 #eeh1 #age et sqq4 ,note #agb3 ,,leibniz1 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gee;b1 #a-b2 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfc;a1 #c-d2 p4 #gfc;b1 #i-aj2 p4 #gfe;a1 #bj4 ,de la raison suffisante dc\l5t deux autres pr9cipes qui1 bi5 que mo9s fondam5taux1 prsid5t galem5t l'ordonnance de la nature entire3 savoir1 le pr9cipe des indisc]nables et celui de cont9uit4 ,puisque le monde1 en v]tu de la raison suffisante1 e/ le meilleur possible1 il r5f]me aussi le plus de beaut possible1 et p> l mme le plus de v>it possible4 ,donc il n'y a pas dans la nature deux tres qui se ressembl5t absolum5t#agc3 deux g\ttes d'eau1 ou de lait1 reg>des p> le microscope1 se tr\v]ont disc]nables2 et l'on peut p>c\rir t\tes les =ts de la plante sans y dc\vrir deux feuilles qui s'imit5t p>faitem5t l'une l'autre#agd4 ,note #agc3 ,,leibniz1 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfe;a1 #ba4 ,note #agd3 ,,leibniz1 ,rponse la troisime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gee;b1 #d4 ,non qu'il soit impossible absolum5t de pos] deux corps ou deux sub/ances qui soi5t indisc]nables2 mais la *ose e/ contraire la sagesse div9e4 ,en se rptant de la sorte1 ,dieu et la nature agirai5t sans raison#age4 ,note #age3 ,,leibniz1 ,rponse la quatrime rplique de ,m4 ,cl>ke1 p4 #gfe1 #ba1 #be1 #bf4 ,de plus1 puisque le monde e/ le plus beau possible1 il y a aussi le plus d'unit possible4 ,il faut donc que le monde soit la ralisation ins5siblem5t et inf9im5t diffr5cie d'un seul et mme pr9cipe4 ,t\t va p> degrs dans la nature et ri5 p> saut#agf2 les *angem5ts sans nombre qui s'y produis5t1 bi5 que t\j\rs dissemblables de quelque faon1 se ressembl5t t\j\rs p> quelque endroit et =m5t un dveloppem5t qui n'a ri5 de brusque3 ils sont cont9us4 ,note #agf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cib;a1 #ab4 ,si l'on passe ma9t5ant aux rapports qu'ont entre elles les images et les ides1 il devi5t plus facile d'en disc]n] la nature4 ,mais la "q ne laisse pas d'tre quelque peu emb>rassante4 ,le /yle de ,leibniz e/ ondoyant et div]s4 ,sa doctr9e1 une en son fond1 e/ inf9im5t v>ie en sa =me1 comme la nature elle-mme telle qu'il l'a comprise2 et de l des quivoques qu'il n'e/ pas t\j\rs ais de faire disp>atre4 ,les ides vi5n5t de l'ent5dem5t1 et les images de l'expri5ce int]ne ou ext]ne4 ,et p> consqu5t1 l'on ne peut reg>d] les premires comme le fond logique des secondes1 suivant la p5se d',ari/ote4 ,entre le s5sible et l'intelligible pur1 il n'y a1 p\r ,leibniz1 aucune id5tit ni totale ni p>tielle3 ils =m5t comme deux sries p>allles4 ,mais il exi/e entre eux une correspondance con/ante4 ,les images ont1 l'g>d des ides1 trois rles assez di/9cts3 #a elles n\s donn5t occasion de n\s en ap]cevoir#agg2 #b elles dirig5t notre ent5dem5t en ui f\rnissant telle pi/e d'ides plutt que telle autre#agh2 #c elles sont un moy5 de vrification3 en pr\vant nos raisonnem5ts dans les exemples1 comme font les ari?mtici5s vulgaires1 n\s n\s assurons de leur ju/esse#agi4 ,et ,leibniz1 l'encontre de ,malebran*e1 aj\te l'importance la plus gr&e ce rle de l'expri5ce4 ,il en conoit1 comme ,desc>tes1 de glorieuses esprances et un tat t\j\rs croissant d'ordre et de bi5-tre p\r l'humanit entire4 ,le public1 mieux polic1 dit-il1 se t\rn]a un j\r1 plus qu'il n'a fait jusqu'ici1 l'avancem5t de la mdec9e2 on donn]a p> t\s les pays des hi/oires naturelles1 comme des almana*s ou comme des ,m]cures galants2 on ne laiss]a aucune obs]vation sans tre enregi/re2 on aid]a ceux qui s'y appliqu]ont2 on p]fectionn]a l'art de faire de telles obs]vations1 et encore celui de les employ] p\r faire des aphorismes4 ,il y aura un temps o le nombre des bons mdec9s tant dev5u plus gr& et le nombre des g5s de c]ta9es pr(essions1 dont on aura mo9s beso9 alors1 tant dim9u proportion1 le public s]a en tat de donn] plus d'enc\ragem5t la re*]*e de la nature1 et surt\t l'avancem5t de la mdec9e2 et alors cette sci5ce importante s]a bi5tt porte =t au-del de son prs5t tat et crotra vue d'il4 ,je crois1 en effet1 que cette p>tie de la police devrait tre l'objet des plus gr&s so9s de ceux qui g\v]n5t1 aprs celui de la v]tu1 et qu'un des plus gr&s fruits de la bonne morale ou politique s]a de n\s am5] une meilleure mdec9e1 qu& les hommes comm5c]ont tre plus sages qu'ils ne sont1 et qu& les gr&s auront appris mieux employ] leurs ri*esses et leur puissance p\r leur propre bonheur#ahj4 ,leibniz a compris1 avec une nettet surpr5ante1 que son sicle1 cep5dant si l\rd de traditions1 entrait dj dans une re n\velle o la sci5ce exprim5tale devait entass] les prodiges4 ,note #agg3 ,ibid41 p4 #bjf;b1 #a4 ,note #agh3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bji;b1 #e4 ,note #agi3;,ibid41 p4 #bab;a1 #bc4 ,note #ahj3;,ibid41 p4 #cej;b1 #ai4 ,les images veill5t en notre ent5dem5t les ?ories d'ides qui s'y tr\v5t l'tat virtuel2 et les ides1 de leur ct1 s'appliqu5t aux images de manire les coordonn]3 elles en font l'me et la liaison #aha4 ,cette proposition3 le d\x1 n'e/ pas l'am]1 n'e/ po9t inne4 ,c> les s5tim5ts du d\x et de l'am] vi5n5t des s5s ext]nes4 ,a9si1 c'e/ une conclusion mle 7hybrida conclusio7 o l'axiome e/ appliqu une vrit s5sible#ahb4 ,celui qui connat que dix e/ plus que neuf1 que le corps e/ plus gr& que le doigt1 et que la maison e/ trop gr&e p\r p\voir s'enfuir p> la porte1 connat *acune de ces propositions p>ticulires1 p> une mme raison gnrale1 qui y e/ comme incorpore et enlum9e1 t\t comme l'on voit des traits1 *>gs de c\leurs1 o la proportion et la configuration consi/5t proprem5t dans les traits1 quelle que soit la c\leur#ahc4 ,et il en va t\j\rs a9si1 que les propositions dont il s'agit soi5t s+ulires ou qu'elles ai5t cette gnralit relative que l'expri5ce p> elle-mme ne dpasse jamais3 ce sont les ides qui1 en s'y mlant1 leur communiqu5t la ncessit que n\s y rem>quons assez s\v5t4 ,et1 p> une telle explication1 ,leibniz annonce et prp>e ,kant4 ,kant f]a de t\t objet de la connaissance une syn?se de l'intelligible et du s5sible1 et les reprs5tations simplem5t gnrales1 que ,leibniz attribue l'activit de l'ent5dem5t1 devi5dront p\r lui ce qu'il appelle des s*mes4 ,note #aha3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #baa;b1 #bj4 ,note #ahb3 ,ibid41 p4 #baa;a1 #aj4 ,note #ahc3 ,ibid41 p4 #chj;b1 #a4 ,c7 ,valeur des reprs5tations4--,les ides ont une valeur objective qui consi/e coordonn] les donnes empiriques3 et1 de plus1 elles ont une valeur =melle1 qui e/ absolue4 ,n'tant que possibles1 elles ne signifi5t po9t qu'il y ait une expri5ce2 mais elles exig5t que1 s'il y en a une1 elle soit de t\s po9ts con=me leurs lois4 ,ri5 en fait qui puisse drog] au pr9cipe de contradiction1 ou au pr9cipe de raison suffisante2 ri5 que ne dom95t les en*anem5ts d'ides qui =m5t le ple9 de notre ent5dem5t4 ,et de l une consqu5ce importante3 c'e/ que les propositions mixtes o l'intelligible s'applique au s5sible1 sont plus que des vrits huma9es2 elles impliqu5t une conv5ance de t]mes qui ne saurait jamais manqu]3 les sci5ces exprim5tales ont1 comme les ma?matiques1 bi5 que d'une autre manire1 un fond d't]nit4 ,a son t\r1 l'expri5ce ne porte pas dans le vide1 qu& elle e/ lgitimem5t faite4 ,n\s avons des phnomnes bi5 fonds#ahd1 des images qui correspond5t des ralits extrieures1 indp5dantes de t\te p]ception2 et ces images1 n\s les p\vons disc]n] dans une c]ta9e mesure4 ,on a dj vu que le nombre des monades e/ inf9i et qu'il se fait entre elles un trafic incessant de p5ses qui traduis5t au d$ans de *acune ce qui se passe dans les autres4 ,de plus1 n\s rem>quons en n\s des sy/mes de reprs5tations dont n\s ne sommes pas cause1 et o n\s tr\vons les div]s signes physiques qui accompagn5t habituellem5t nos propres p]ceptions et apptitions4 ,or comm5t expliqu] de semblables faits1 s'il n'y avait au dehors des tres plus ou mo9s semblables n\s qui les produis5t#ahe8 ,le t\t e/ donc de di/+u] les phnomnes rels de ceux qui ne sont qu'imag9aires4 ,et l'on possde1 p\r faire ce disc]nem5t1 des indices qui ne tromp5t pas en gnral1 qu& on e/ mme de les obs]v]4 ,les phnomnes rels ont une int5sit qui leur e/ spciale4 ,en outre1 ils se prt5t t\te sorte d'exprim5tation3 on peut essay] de les reg>d] et s\s div]s aspects1 de les s5tir1 de les frapp]1 de les palp]2 et1 t\j\rs ils rpond5t notre att5te2 n\s n'y con/atons jamais ri5 qui ti5ne des fantaisies du songe#ahf4 ,mais la m>que pr9cipale de la ralit d'un phnomne1 m>que qui suffit p> elle-mme1 c'e/ la possibilit de la prdiction4 ,il faut bi5 alors qu'il y ait une h>monie de fond entre la p5se et le monde extrieur2 c>1 s'il en tait autrem5t1 l'vnem5t prvu n'arriv]ait pas po9t#ahg1 ou1 du mo9s1 ne se reproduirait pas t]me fixe4 ,note #ahd3 ,,leibniz1 ,lettre ,,ii au ,p4 des ,bosses1 p4 #dcf;b4 ,note #ahe3 ,,leibniz1 ,de modo di/+u5di ph5om4 real4 ab imag9>iis1 p4 #dde;a4 ,note #ahf3 ,,leibniz1 ,de modo di/+u5di ph5om4 real4 ab imag9>iis1 p4 #ddb;b4 ,note #ahg3 ,ibid41 p4 #ddd;a4 ,et cette dmon/ration p]met de complt] l'infr5ce que l'on a tire plus haut relativem5t aux sci5ces exprim5tales3 non seulem5t les sci5ces exprim5tales traduis5t les conv5ances ess5tielles des phnomnes1 mais encore elles symbolis5t d'une c]ta9e manire les lois du monde rel4 ,d7 ,exi/5ce de la lib]t4--,au-dessus de l'apptition brute1 il y a l'apptition rfl*ie1 qui e/ libre4 ,c'e/ l un fait1 p\r ,leibniz2 et ce fait1 il le df5d t\t propos avec cette ob/9ation tranquille dont il a le don4 ,mais1 selon lui1 l'expri5ce int]ne ne suffit pas l'tablir2 il y faut aj\t] le raisonnem5t4 ,ce n'e/ pas la psy*ologie1 c'e/ la mtaphysique qui n\s rvle l'empire que n\s avons sur n\s-mmes2 la dc\v]te de la lib]t e/ le rsultat d'une dduction4 ,p> le s5tim5t clair et net que n\s avons de notre exi/5ce1 crivait ,bayle dans la ,rponse aux que/ions d'un ,prov9cial 7*4 ,,cxl1 t4 ,,iii1 p4 #gf et sqq471 n\s ne disc]nons pas si n\s exi/ons p> n\s-mmes1 ou si n\s t5ons d'un autre ce que n\s sommes4 ,n\s ne disc]nons cela que p> la voie des rflexions2 c'e/--dire qu'en mditant sur l'impuissance o n\s sommes de n\s cons]v] autant que n\s le v\drions1 et de n\s dlivr] de la dp5dance des tres qui n\s environn5t1 etc4 ,disons aussi que le s5tim5t clair et net que n\s avons des actes de notre volont1 ne n\s peut faire disc]n] si n\s n\s les donnons n\s-mmes ou si n\s les recevons de la mme cause qui n\s donne l'exi/5ce4 ,t\te p]sonne qui exam9]a bi5 les *oses connatra videmm5t que1 si n\s n'tions qu'un sujet passif l'g>d de la volont1 n\s aurions les mmes s5tim5ts d'expri5ce que n\s avons lorsque n\s croyons tre libres4 ,c> soit que l'acte de v\loir n\s soit imprim p> une cause extrieure1 soit que n\s le produisions n\s-mmes1 il s]a galem5t vrai que n\s v\lons2 et comme cette cause extrieure peut ml] autant de plaisir qu'elle veut dans la volition qu'elle n\s imprime1 n\s p\rrons s5tir quelquefois que les actes de notre volont n\s plais5t inf9im5t1 et qu'ils n\s mn5t selon la p5te de nos plus =tes incl9ations4 ,n\s ne s5tirons po9t de contra9te4 ,v\s savez la maxime3 voluntas non pote/ cogi4 ,ne compr5ez-v\s pas clairem5t qu'une gir\ette qui l'on imprim]ait1 t\j\rs t\t la fois 7en sorte p\rtant que la priorit de nature1 ou si l'on veut mme une priorit d'in/ant rel1 convi5drait au dsir de se m\voir7 le m\vem5t v]s un c]ta9 po9t de l'horizon1 et l'envie de se t\rn] de ce ct-l1 s]ait p]suade qu'elle se m\vrait d'elle-mme p\r excut] les dsirs qu'elle =m]ait8 ,je suppose qu'elle ne saurait po9t qu'il y et des v5ts1 ni qu'une cause extrieure ft *ang] t\t la fois1 et sa situation1 et ses dsirs4 ,n\s voil naturellem5t dans cet tat3 n\s ne savons po9t si une cause invisible n\s fait pass] successivem5t d'un po9t un autre4 ,il e/ donc naturel que les hommes se p]suad5t qu'ils se dt]m95t eux-mmes4 ,mais il re/e exam9] s'ils se tromp5t en cela comme en une inf9it d'autres *oses qu'ils affirm5t p> une espce d'in/9ct et sans avoir employ les mditations philosophiques#ahh4 ,note #ahh3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eib-eic1 #bii2 p4 #eag;a1 #ej4 ,leibniz se range cette op9ion antic>tsi5ne2 il admet qu'elle a de la =ce contre les sy/mes ord9aires#ahi4 ,et l'on compr5d sa manire de voir1 lorsqu'on se reporte la ?orie des petites p]ceptions4 ,au fond de notre me travaille *aque in/ant une multitude d'impressions inf9itsimales qui *app5t au reg>d de la rflexion#aij4 ,n\s sommes aussi peu capables de n\s ap]cevoir de t\t le jeu de notre esprit et de ses p5ses1 le plus s\v5t imp]ceptibles et confuses1 que n\s le sommes de dml] t\tes les ma*9es que la nature fait j\] dans le corps#aia4 ,n\s n'avons donc jamais la connaissance adquate des antcd5ts de nos volitions2 on peut mme dire que n\s en ignorons d'ord9aire la p>tie la plus notable et la plus vivace4 ,et ne semble-t-il pas alors qu'il soit difficile de disc]n]1 la lumire de l'introspection t\te seule1 d'o vi5t le c\rant d'n]gie qui produit nos volonts4 ,il e/ vrai que1 si n\s avons le s5tim5t de tir] de n\s-mmes nos propres dcisions1 de les comm5c] en v]tu d'un ef=t qui ne vi5t que de n\s1 le tmoignage de la consci5ce acqui]t une valeur diffr5te2 c>1 dans ce cas1 il n\s rvle en fait notre indp5dance l'g>d de t\t le re/e3 quelles que soi5t les influ5ces hypocrites de l'inconsci5t ou subconsci5t1 n\s sommes srs de ne pas tre dt]m9s p> autre *ose1 puisque n\s n\s dt]m9ons n\s-mmes4 ,mais ,leibniz1 impressionn p> ,sp9oza et ,bayle1 ne pr5d po9t la "q de ce biais4 ,il ab&onne la preuve de l'expri5ce int]ne et se rabat1 p\r tablir le franc arbitre1 sur son sy/me de l'h>monie prtablie#aib4 ,voici la dmon/ration qu'il in/itue3 ,note #ahi3 ,ibid41 p4 #eic;a1 #cjj4 ,note #aij3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bbe1 #ae4 ,note #aia3 ,ibid41 p4 #bec;b1 #ac4 ,note #aib3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eic;a1 #cjj4 ,la ?orie de l'univ]selle et absolue ncessit1 qu'a dveloppe ,sp9oza1 n'e/ pas admissible4 ,on s5t de prime abord1 avant t\t exam5 dtaill1 qu'elle r5f]me des erreurs de fond4 ,il faut croire1 d'aprs cette hypo?se1 que t\s les romans qu'on peut imag9] exi/5t rellem5t prs5t1 ou ont exi/1 ou exi/]ont encore dans quelque endroit de l'univ]s4 ,il faut admettre qu'il a t aussi impossible de t\te t]nit que ,sp9oza1 p> exemple1 ne m\rt pas la ,haye1 qu'il e/ impossible que deux et deux soi5t six4 ,or c'e/ une consqu5ce qui rebute1 qui eff>\*e1 qui s\lve les esprits p> l'absurdit qu'elle r5f]me diamtralem5t oppose au s5s commun #aic4 ,de plus1 lorsqu'on tudie de prs la doctr9e sp9ozi/e1 on ne t>de pas s'ap]cevoir qu'elle contr$it les donnes de l'expri5ce4 ,la nature ne tr\ve pas son explication intgrale dans la cause effici5te2 on e/ oblig1 p\r en donn] une int]prtation satisfaisante1 de rec\rir1 en d]nire analyse1 quelque *ose qui dp5d des causes f9ales ou de la conv5ance#aid4 ,il n'y a ri5 d'absolum5t ncessaire dans cette loi du m\vem5t3 l'action e/ t\j\rs gale la raction4 ,c> il semble1 en considrant l'indiffr5ce de la matire au m\vem5t et au repos1 que le plus gr& corps en repos p\rrait tre emport sans aucune rsi/ance p> le mo9dre corps qui s]ait en m\vem5t2 auquel cas il y aurait action sans raction1 et un effet plus gr& que sa cause#aie4 ,il n'y a ri5 non plus d'absolum5t ncessaire dans la loi qui veut que la mme =ce se cons]ve t\j\rs3 cet axiome d'une philosophie suprieure ne saurait tre dmontr gomtriquem5t#aif4 ,et l'on en peut dire autant de la loi de cont9uit4 ,elle e/ conv5able1 il n'y a ri5 de si beau2 et l'on ne concevrait pas que ,dieu1 travaillant p\r le meilleur1 ne l'et pas fait entr] dans son uvre2 mais1 lorsqu'on la considre en elle-mme et du po9t de vue mcanique1 on ne russit pas voir p\rquoi le monde ne s'en s]ait pas pass3 elle n'a ri5 de la rigueur d'un corollaire#aig4 ,p\rquoi les corps cle/es ont-ils telle =me plutt que telle autre8 ,p\rquoi vont-ils d'ori5t en occid5t1 au lieu de suivre la m>*e inv]se8 ,d'o vi5t qu'ils diffr5t et en gr&eur et en clat8 ,ce sont aussi des que/ions que la philosophie de la ncessit ne saurait rs\dre4 ,note #aic3 ,ibid41 p4 #eeg1 #agc4 ,note #aid3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fje;b1 #cej4 ,note #aie3 ,ibid41 p4 #fjd;b1 #cdf-cdg4 ,note #aif3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjd;b1 #cdf4 ,note #aig3 ,ibid41 p4 #fje;a1 #cdh4 ,il exi/e donc dans la nature une multitude de *oses qui p\rrai5t tre autrem5t qu'elles ne sont3 la cont+5ce clate dans l'univ]s et de t\tes p>ts2 il y a une inf9it de possibles qui ne sont pas raliss et qui peut-tre ne le s]ont jamais4 ,de plus1 ceux qui le sont cons]v5t une aptitude inalinable1 soit se rang] dans un autre ordre1 soit se m\voir diffremm5t4 ,a9si les vnem5ts sont lis1 il e/ vrai2 mais ils ne le sont pas la manire des vrits logiques et ma?matiques4 ,leur suite a t\j\rs quelque *ose de conditionnel2 et il suffit1 p\r la modifi]1 que des causes adv5tices agiss5t du dehors4 ,une horloge1 qu& elle e/ monte1 ne peut m>*] autrem5t qu'elle ne m>*e4 ,mais qu'on en ret\*e les r\ages ou qu'on en *ange le balanci]1 et l'on obti5dra un m\vem5t n\veau4 ,voil l'image de l'univ]s4 ,si telle e/ la mallabilit de l'tre1 il n'y a plus d'ob/acle mtaphysique ce que l'me huma9e int]vi5ne de son *ef dans le c\rs des vnem5ts2 et1 d'autre "p1 elle a p> nature de quoi produire de telles int]v5tions4 ,t\te me1 quel que soit son degr de dveloppem5t1 a une suite de p]ceptions qui lui sont propres et qui naiss5t naturellem5t les unes des autres2 sans qu'elle ait beso9 de recevoir aucune influ5ce physique du corps3 comme le corps aussi de son ct s'accommode aux volonts de l'me p> ses propres loix et p> consqu5t ne lui obx1 qu'autant que ces loix le port5t#aih4 ,t\te me conti5t en elle-mme le pr9cipe intgral de t\tes ses actions et possde a9si une p>faite spontanx#aii4 ,de plus1 l'me huma9e n'e/ pas b&e aux objets1 comme les autres2 elle se p5se elle-mme3 la spontanx1 en elle1 s'imprgne de rflexion4 ,et voil p\rquoi elle peut dans une c]ta9e mesure dirig] le c\rs de ses reprs5tations et rgl] ses dsirs2 voil ce qui la r5d indp5dante non seulem5t l'g>d des autres tres1 mais aussi l'g>d d'elle-mme#bjj2 voil ce qui la fait libre3 le franc arbitre e/ une spontanx qui se sait1 spontaneitas intellig5tis#bja4 ,note #aih3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eij;b1 #bia4 ,note #aii3 ,ibid41 p4 #eic1 #cjj-cja4 ,note #bjj3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bec;b1 #ab2 ,?od41 p4 #eij;a1 #bhh-bhi2 p4 #eic;b1 #cja4 ,note #bja3 ,,leibniz1 ,de ,lib]tate1 p4 #ffi;a4 ,a9si la lib]t suppose trois conditions ess5tielles3 la cont+5ce1 c'e/--dire l'exclusion de la ncessit logique ou mtaphysique2 la spontanx avec laquelle n\s n\s dt]m9ons2 l'intellig5ce qui enveloppe une connaissance di/9cte de l'objet de la dlibration4 ,or ces trois conditions sont donnes4 ,elle exi/e donc4 ,mais quelle en e/ la nature intime8 ,e7 ,nature de la lib]t4--,sorti de la doctr9e de la ncessit1 ,leibniz essaie aussi d'*app] celle de l'indiffr5ce4 ,c'e/ entre ces deux cueils qu'il t5te de s'ouvrir une voie4 ,leibniz n'admet pas une indiffr5ce d'quilibre2 il ne croit pas qu'on *oisisse jamais qu& on n'e/ nullem5t sollicit4 ,a ses yeux1 un tel *oix s]ait une espce de pur haz>d1 sans raison dt]m9ante1 tant app>5te que ca*e#bjb4 ,c> il n'y a que deux situations possibles p\r une lib]t d'indiffr5ce3 ou bi5 elle manque entirem5t de motif qui la p\sse dans un s5s plutt que dans l'autre2 ou bi5 elle se tr\ve en face de motifs p>faitem5t gaux4 ,or1 dans les deux cas1 t\t ef=t1 t\te dcision1 t\t comm5cem5t1 si faible qu'on l'imag9e1 e/ *ose irrationnelle1 une contradiction ralise4 ,note #bjb3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eic;b1 #cjc4 ,v\loir qu'une dt]m9ation vi5ne d'une ple9e indiffr5ce absolum5t indt]m9e1 e/ v\loir qu'elle vi5ne naturellem5t de ri54 ,l'on suppose que ,dieu ne donne pas cette dt]m9ation3 elle n'a donc po9t de s\rce dans l'me1 ni dans le corps1 ni dans les circon/ances1 puisque t\t e/ suppos indt]m92 et la voil p\rtant qui p>at et qui exi/e sans prp>ation1 sans que ri5 s'y dispose1 sans qu'un ,ange1 sans que ,dieu puisse voir ou faire voir comm5t elle exi/e4 ,c'e/ non seulem5t sortir de ri51 mais mme c'e/ en sortir p> soi-mme#bjc4 ,note #bjc3 ,ibid41 p4 #eih;a1 #cbj4 ,on ne se mpr5d pas mo9s1 lorsqu'on prte l'homme la puissance de se dt]m9] en prs5ce de motifs p>faitem5t gaux#bjd2 c> c'e/ un pr9cipe absolu3 ri5 ne se fait sans raison4 ,or1 dans le cas donn1 il n'y en a pas p\r qu'on pr5ne gau*e plutt qu' droite1 et prcism5t p>ce qu'il y en a autant p\r all] dans le premi] s5s que dans le second4 ,l'ne de ,buridan s]ait mort de faim entre sa botte de fo9 et sa ration d'avo9e1 si quelque impulsion secrte n'tait v5ue rompre l'quilibre et le tir] a9si de son mauvais pas#bje4 ,d'ailleurs1 le cas du p>fait quilibre e/ *imrique3 il ne se produit pas dans la ralit1 l'univ]s ne p\vant jamais tre mi-p>ti1 en sorte que t\tes les impressions soi5t quival5tes de "p et d'autre4 ,il y a t\j\rs des raisons dans la nature qui sont cause de ce qui arrive p> haz>d ou p> le sort#bjf4 ,quoique je ne voie pas t\j\rs la raison d'une incl9ation qui me fait *oisir entre deux p>tis qui p>aiss5t gaux1 il y aura t\j\rs quelque impression1 quoique imp]ceptible1 qui n\s dt]m9e#bjg4 ,a9si l'exige le pr9cipe des indisc]nables4 ,si les deux t]mes d'une alt]native donne tai5t absolum5t semblables1 ils n'en f]ai5t plus qu'un4 ,les tats de l'me diffr5t comme les feuilles des bois4 ,note #bjd3 ,ibid41 p4 #eid;a1 #cjd4 ,note #bje3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eid1 #cjf-cjg2 p4 #eag;a1 #di4 ,note #bjf3 ,ibid41 p4 #eid;b1 #cjg4 ,note #bjg3 ,ibid41 p4#eid;a1 #cje4 ,la lib]t d'indiffr5ce e/ donc impossible2 elle se heurte de front au gr& pr9cipe de la raison dt]m9ante4 ,de plus1 on peut dire qu'elle a quelque *ose d'immoral1 ,la moralit1 en effet1 enveloppe l'am\r du bi54 ,or il n'y a ri5 de tel dans la lib]t d'indiffr5ce2 vu qu'elle e/ ess5tiellem5t neutre1 inaccessible p> df9ition et au *>me du bi5 et celui du mal#bjh4 ,et de l driv5t des conclusions graves1 qui branl5t jusqu'aux bases de la sci5ce de la vie4 ,si la ju/ice a t tablie arbitrairem5t et sans aucun sujet1 si ,dieu y e/ tomb p> une espce de haz>d1 comme lorsqu'on tire au sort1 sa bont et sa sagesse n'y p>aiss5t pas#bji2 ou1 si elles y p>aiss5t encore1 c'e/ que ,dieu1 avant de crer le monde1 ne voyait ri5 de meilleur dans la v]tu que dans le vice1 et que ses ides ne lui montrai5t pas que la v]tu ft plus digne de son am\r que le vice4 ,et cela ne laisse nulle di/9ction entre le droit naturel et le droit positif4 ,note #bjh3 ,ibid41 p4 #eeh;a1 #age4 ,note #bji3 ,ibid41 p4 #eeh;a1 #agf4 ,il n'y aura plus ri5 d'immuable ou d'indisp5sable dans la morale#baj4 ,note #baj3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eei;b1 #ahj4 ,il exi/e donc une sorte de rapport causal entre la lib]t et ses motifs4 ,mais ce rapport ne ressemble pas ce que l'on voit dans les phnomnes mcaniques3 il prs5te un c>actre "p qui lui vi5t de la nature spciale de ses t]mes con/itutifs4 ,c'e/ une erreur de croire que les motifs et la volont s'actionn5t entre eux comme les r\ages d'une p\lie4 ,la lib]t suit t\j\rs le motif prval5t2 elle le suit d'une manire infaillible4 ,c>1 soit qu'il s'agisse d'tres purem5t spontans1 soit qu'il s'agisse d'tres libres1 il demeure galem5t vrai que t\t ce qui vi5t de la nature d'une *ose e/ dt]m9#baa1 puisque le pr9cipe de raison suffisante ne peut s\ffrir d'exception4 ,et ce motif prval5t se manife/e t\j\rs p> un attrait1 qu'il se rapporte au devoir ou bi5 la passion3 il ne meut la lib]t qu'autant qu'il meut la s5sibilit elle-mme4 ,n\s ne v\lons la vrit que ce qui n\s plat#bab4 ,sur ce po9t1 ,leibniz ne dev9e pas ,kant2 il n'a nulle ide d'une action directe de l'ide du devoir sur la volont pure4 ,et il ne faut pas trop lui en v\loir2 t\t son sicle en tait l3 il ne s'agissait aut\r de lui que de l'attrait de la nature oppos l'attrait de la grce4 ,?ologi5s et philosophes ne compr5ai5t l'action des motifs que comme une =me du plaisir2 et c'e/ l1 sans d\te1 l'une des raisons p\r lesquelles ils ont tant p>l de libre arbitre sans p\voir s'ent5dre4 ,il manquait leurs discussions une ide matresse qu'ils possdai5t1 il e/ vrai1 d'une manire implicite1 mais qui att5dait encore de l'av5ir la prcision de ses cont\rs et sa vraie porte4 ,note #baa3 ,ibid41 p4 #eid;b1 #cjh4 ,note #bab3 ,ibid41 p4 #eij;a1 #bhi4 ,bi5 qu'infaillible1 l'action des motifs n'e/ po9t fatale1 la volont peut tre incl9e1 mais elle ne saurait tre ncessite#bac4 ,la prval5ce du motif dom9ant n'emp*e po9t que l'homme ne soit matre *ez lui#bad4 ,c>1 du mom5t que la lib]t e/ une =ce qui se connat1 elle dispose t\j\rs d'elle-mme et g>de a9si le p\voir d'agir autrem5t qu'elle n'agit en fait2 mais en quoi consi/e au ju/e cette influ5ce infaillible et qui cep5dant ne ncessite pas8 ,c'e/ un my/re que ,leibniz n'essaie pas mme d'claircir4 ,il va sans cesse rptant la =mule des docteurs du moy5 ge3 non necess>io1 s$ c]to2 et il ne l'explique jamais4 ,il n'a qu'une proccupation1 qui e/ d'*app] au fatalisme sp9ozi/e t\t en donnant satisfaction au pr9cipe de raison suffisante3 son attitude e/ df5sive4 ,et p\rtant l'on se dem&e avec inquitude comm5t il se fait qu'un *oix qui peut t\j\rs manqu] ne manque jamais en ralit4 ,les grces suffisantes qui conduis5t infailliblem5t aux enf]s sont une nigme r$\table1 non seulem5t au cur1 mais encore la raison4 ,note #bac3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #faa;b1 #cga2 p4 #eii;a1 #cbd2 ,n4 ,essais1 p4 #bea;b-#beb;a1 #f4 ,note #bad3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eii;b1 #cbf2 p4 #ehh;a1 #bhb2 p4 #faa;a1 #cfi4 ,on ne compr5drait pas compltem5t ce qui fait l'ess5ce de la lib]t d'aprs ,leibniz1 si l'on s'en t5ait l4 ,cette facult1 ses yeux1 enveloppe de sa nature une t5dance l'ordre rationnel4 ,et cette t5dance1 qui en e/ comme le le/1 s]t aussi m>qu] son degr de p]fection4 ,on e/ d'autant mo9s libre qu'on agit davantage p> passion2 on l'e/ d'autant plus qu'on agit davantage p> raison#bae4 ,et celui-l e/ le plus libre qui e/ t\j\rs dt]m9 p> la raison du meilleur#baf4 ,note #bae3 ,,leibniz1 ,de lib]tate1 p4 #ffi;b4 ,note #baf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bfc;b1 #ej4 ,d'autre "p1 la t5dance l'ordre1 qui fait le fond de la lib]t1 crot avec la connaissance elle-mme4 ,notre connaissance e/ de deux sortes3 di/9cte ou confuse4 ,la connaissance di/9cte1 ou l'intellig5ce1 a lieu dans le vritable usage de la raison2 mais les s5s n\s f\rniss5t des p5ses confuses4 ,et n\s p\vons dire que n\s sommes exempts d'esclavage en tant que n\s agissons avec une connaissance di/9cte1 mais que n\s sommes ass]vis aux passions1 en tant que nos p]ceptions sont confuses4 ,c'e/ dans ce s5s que n\s n'avons pas t\te la lib]t qui s]ait s\hait]1 et que n\s p\vons dire avec sa9t ,augu/91 qu'tant assujettis au p*1 n\s avons la lib]t d'un esclave#bag4 ,il y a donc une hir>*ie de lib]ts1 de mme qu'il y a une hir>*ie de p5ses2 et c'e/ la seconde de ces hir>*ies qui explique la premire4 ,le sage e/ plus libre que le lib]t92 l'ange1 plus libre que l'homme2 ,dieu1 qui n'agit jamais que p\r le meilleur1 e/ l'idal t]nel et vivant de la lib]t4 ,et cette gradation a p\r rgle le progrs de la connaissance3 la lib]t e/ un libre am\r du bi51 qui gr&it avec et p> la raison4 ,note #bag3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eij;a1 #bhi4 ,de cette ?orie se dgage une consqu5ce relative l'accord du franc arbitre et de la presci5ce div9e1 ce problme tant de fois agit p> le moy5 ge et aussi p> le ,x,v,i,ie sicle4 ,leibniz ne p5se pas1 comme ,desc>tes et ,bossuet1 qu'il faille se cont5t] de t5ir les deux b\ts de la *ane4 ,son avis e/ qu'on peut voir comm5t ils se ratta*5t l'un l'autre4 ,lorsqu'on prt5d1 dit-il1 qu'un vnem5t ne saurait tre prvu1 on confond la lib]t avec l'indt]m9ation1 ou avec l'indiffr5ce ple9e et d'quilibre4 ,que l'on r5once cette *imre2 que l'on ait rec\rs la ?orie de la ncessit morale2 et t\t s'explique de soi4 ,d'aprs cette ?orie1 en effet1 il n'y a pas de cas de p>fait quilibre2 et1 d'autre "p1 l'incl9ation prval5te l'emporte t\j\rs4 ,il y a donc entre le prs5t et l'av5ir un li5 c]ta91 des po9ts d'atta*e qui ne manqu5t jamais4 ,et cela suffit p\r que ,dieu ait des futurs cont+5ts une sci5ce qui n'e/ jamais en dfaut4 ,dieu prvoit les actes libres dans leurs causes aussi bi5 que les autres vnem5ts4 ,t\te la diffr5ce1 c'e/ que ces causes produis5t leurs effets sans contra9te3 elles les assur5t sans all] jusqu' les r5dre ncessaires#bah4 ,note #bah3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #faa;a1 #cfi2 p4 #faj;b1 #cfg2 p4 #eaf;b1 #dg-dh2 p4 #eeb;a1 #afb-aff4 ,f7 ducation de la lib]t4--,leibniz reg>de t\j\rs aux consqu5ces pratiques2 il se proccupe sans cesse des vrits religieuses et morales3 c'e/ un apologi/e du bi5 autant qu'un philosophe4 ,il innove sans rel*e2 et cep5dant on ne vit peut-tre jamais un p5seur aussi s9crem5t respectueux des croyances traditionnelles3 son s\ci dom9ant e/ de p]fectionn] et non de dtruire#bai4 ,note #bai3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bai;a1 #ba4 ,la lib]t a des degrs2 elle e/ capable de s'amlior] elle-mme4 ,leibniz ne manque pas d'indiqu] les procds l'aide desquels on en peut faire l'ducation4 ,et il apporte cette t*e la sagesse d'un ,pre de l'glise1 et la pntration d'un psy*ologue de gnie1 t\t en ratta*ant ses obs]vations sa philosophie de la volont4 ,comme l'incl9ation prval5te l'emporte t\j\rs1 l'esprit n'a pas de p\voir direct sur ses dsirs2 il n'a sur eux qu'un p\voir indirect1 peu prs comme ,bell>m9 v\lait que les ,papes euss5t droit sur le temporel des rois#bbj4 ,le secret de la victoire morale e/ d'y p\rvoir de lo9 et =ce d'adresse2 c>1 dans le mom5t du combat1 il n'e/ plus temps d'us] d'artifices #bba4 ,il faut se prp>] des armes p> avance1 si l'on veut avoir le dessus dans la lutte#bbb4 ,note #bbj3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eii;b1 #cbg2 ,n4 ,essais1 p4 #bfb;b1 #dh4 ,note #bba3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bfj;b1 #dj4 ,note #bbb3 ,ibid41 p4 #bfb;b1 #dh2 p4 #bfb;a1 #dg2 ,?od41 p4 #eii;b1 #cbf4 ,l'art de se va9cre soi-mme consi/e pr9cipalem5t dvelopp] la puissance de la raison4 ,ri5 ne s]ait plus =t que la vrit1 dit ,leibniz en repr5ant une p5se d',ari/ote#bbc1 si l'on s'atta*ait la bi5 connatre et la faire valoir2 et il y aurait moy5 sans d\te d'y port] =tem5t les hommes4 ,qu& je considre combi5 peut l'ambition et l'av>ice dans t\s ceux qui se mett5t une fois dans ce tra9 de vie1 presque de/itu d'attraits s5sibles et prs5ts1 je ne dsespre de ri51 et je ti5s que la v]tu f]ait inf9im5t plus d'effet1 accompagne comme elle e/ de tant de solides bi5s1 si quelque heureuse rvolution du g5re huma9 la mettait un j\r en vogue et comme la mode#bbd4 ,note #bbc3 ,ari/41 ,e?4 ,eud41 ,h1 #ac1 #abdf;b1 #cb-cd1 ,ed4 de ,b]l91 #ahca4 ,note #bbd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bfj;a1 #cg4 ,or il y a plusieurs manires d'accrotre la =ce de la raison et d'en assur] l'empire4 ,la premire e/ la mditation4 ,la gr&e raison p\r laquelle il y a si peu de v]tu sur la t]re1 c'e/ que les hommes ne se donn5t po9t la pe9e de se faire des ides di/9ctes du bi5 et des motifs qui le fond5t4 ,d'ord9aire nos p5ses et nos raisonnem5ts1 contraires au s5tim5t1 sont une espce de psittacisme1 qui ne f\rnit ri5 p\r le prs5t l'esprit4 ,autant en emporte le v5t4 ,c> les plus beaux prceptes de morale avec les meilleures rgles de la prud5ce ne port5t c\p que dans une me qui y e/ s5sible4 ,si l'on veut faire triomph] l'ide du meilleur1 si l'on veut tablir en soi le rgne de la ju/ice1 il faut se recueillir de temps en temps1 s'lev] au-dessus du tumulte prs5t des impressions et rfl*ir p\r t\t de bon sur la beaut de l'ordre qui se manife/e dans l'univ]s1 sur les p]fections inf9ies de ,dieu et la valeur s\v]a9e du bi54 ,c'e/ alors seulem5t qu'on pr\ve ces motions vives et pr(ondes1 ces ardeurs indescriptibles dont p>le ,cicron1 et qu'excit]ait en n\s la beaut de la v]tu1 si nos yeux p\vai5t l'entrevoir#bbe4 ,note #bbe3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #beg;b1 #ca2 p4 #bei;b1 #cg2 p4 #bfb;a1 #dg2 p4 #cjb1 #b-c4 ,il e/ aussi trs bon de s'acc\tum] procd] m?odiquem5t et s'atta*] un tra9 de p5ses1 dont la raison et non le haz>d 7c'e/--dire les impressions ins5sibles et casuelles7 fass5t la liaison#bbf4 ,et1 p\r cela1 il convi5t de rec\rir quelque artifice qui n\s donne le temps de n\s recueillir avant de pass] l'action4 ,les hommes aurai5t bi5 s\v5t beso9 de quelqu'un1 tabli en titre 7comme en avait ,philippe1 le pre d',alex&re le ,gr&7 qui les int]rompt et les rappelt leur devoir4 ,mais1 au dfaut d'un tel (fici]1 il e/ bon que n\s soyons /yls n\s r5dre cet (fice n\s-mmes#bbg4 ,supposons qu',augu/e1 prt donn] des ordres p\r faire m\rir ,fabius ,maximus1 se s]ve son ord9aire du conseil qu'un philosophe lui avait donn1 de rcit] l'alphabet grec1 avant que de ri5 faire dans le m\vem5t de sa colre3 cette rflexion s]a capable de sauv] la vie de ,fabius et la gloire d',augu/e#bbh4 ,note #bbf3 ,ibid41 p4 #bfb;a1 #dg4 ,note #bbg3 ,ibid4 ,note #bbh3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eii;b1 #cbf4 ,enf91 il faut pr(it] des bons m\vem5ts comme de la voix de ,dieu qui n\s appelle1 p\r pr5dre des rsolutions efficaces4 ,et comme on ne peut pas faire t\j\rs l'analyse des notions1 des vrais bi5s et des vrais maux jusques la p]ception du plaisir et de la d\leur1 qu'ils r5f]m5t1 p\r en tre t\* il faut se faire une fois p\r t\tes cette loi3 d'att5dre et de suivre dsormais les conclusions de la raison1 comprises une bonne fois1 quoique non ap]ues dans la suite et ord9airem5t p> des p5ses s\rdes seulem5t et de/itues d'attraits s5sibles#bbi4 ,note #bbi3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #beh;a1 #cb4 ,ce n'e/ pas assez p\r l'homme de bi5 d'aff]mir sa raison2 il doit aussi entrepr5dre une lutte directe contre ses apptits4 ,et cette seconde t*e e/ importante4 ,il faut d'abord qu'il travaille *aque j\r mortifi] ses incl9ations1 jusqu' ce qu'il en ait fait les dociles s]vantes de la loi morale2 c> elles ne port5t po9t en elles-mmes la rgle dont elles ont beso93 elles sont comme des c\rsi]s f\gueux qu'on =me l'aide d'une longue et svre discipl9e4 ,et ce qui russit1 dans ce combat quotidi51 c'e/ mo9s la viol5ce que la ruse4 ,franois de ,borgia1 gnral des ,jsuites1 qui a t enf9 canonis1 tant acc\tum boire l>gem5t lorsqu'il tait homme de gr& monde1 se rduisit peu peu au petit pi$1 lorsqu'il p5sa la retraite1 en faisant tomb] *aque j\r une g\tte de cire dans le bocal qu'il avait c\tume de vid]#bcj4 ,et l'on ne saurait mieux s'ent5dre tromp] la nature p\r s'en affran*ir4 ,note #bcj3 ,ibid41 p4 #beh;a1 #cb4 ,en second lieu1 il e/ trs utile de rec\rir la div]sion2 il arrive mme assez s\v5t qu'il n'y a pas d'autre moy5 d'*app] la dfaite3 il se produit des cas o t\t e/ p]du1 si l'on n'a so9 de dt\rn] promptem5t son esprit de l'objet qui le captive4 ,f]tur equis auriga nec audit currus hab5as#bca4 ,note #bca3 ,ibid41 p4 #bfj;b-#bfa;a1 #dj4 ,a des s5sibilits dang]euses on oppos]a quelque autre s5sibilit innoc5te1 comme l'agriculture1 le j>d9age2 on fuira l'oisivet2 on ramass]a des curiosits de la nature et de l'art2 on f]a des expri5ces et des re*]*es2 on s'engag]a dans quelque occupation indisp5sable1 si l'on n'en a po9t1 ou dans quelque conv]sation ou lecture utile et agrable#bcb4 ,un voyage entrepris t\t exprs gurira un amant#bcc2 une retraite n\s tir]a des compagnies qui entreti5n5t dans quelque mauvaise incl9ation#bcd4 ,note #bcb3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #beh;a1 #cb4 ,note #bcc3 ,v4 ,x5oph4 ,mem41 ,i1 #c1 #ac1 ,ed4 ,tau*nitz1 ,leipzig1 #ahhg4 ,note #bcd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #beh;a1 #cb4 ,telle e/1 aux yeux de ,leibniz1 la ?rapeutique morale1 grce laquelle l'homme se dlivre ins5siblem5t1 et qui peut1 p> une srie de petites asc5sions1 le conduire jusqu' la sa9tet4 ,il ne l'a pas dc\v]te2 on la tr\ve t\t entire dans les ,pres spirituels4 ,mais il a le mrite d'en avoir donn une =mule psy*ologique4 ,t\tefois le malheur veut qu'il soit difficile d'en voir la signification pratique1 si la ?orie de la ncessit morale e/ fonde4 ,d'aprs cette ?orie1 les incl9ations ne se font jamais p>faitem5t quilibre2 il y en a t\j\rs une qui e/ prval5te et qui assure p> l mme son effet3 t\t e/ prdt]m9 de quelque manire4 ,et alors o se pr5dre1 dans ce fleuve de p5ses et d'apptitions dont le c\rant e/ p>t\t va9queur1 p\r donn] le c\p de b>re qui sauve8 ,si lo9 qu'on remonte v]s l'orig9e de la vie1 l'c\lem5t des *oses e/ galem5t infaillible2 on n'y *ange jamais ri51 bi5 que l'on y puisse t\j\rs *ang] quelque *ose4 ,la lib]t1 qui signifie seulem5t cont+5ce1 n'e/ donc qu'une tri/e ?orie 7graui/73 elle peut faire des c\pables2 elle ne conc\rt jamais faire d'honntes g5s4 ,je crois qu'il a manqu ,leibniz une ide ess5tielle3 il n'a pas rem>qu que la loi morale a une action directe sur la volont pure2 il n'a po9t vu que le devoir a une valeur absolue dont le respect s'impose ds qu'elle e/ comprise1 en dehors et mme l'encontre de t\t attrait s5sible4 ,et l cep5dant doit se tr\v] la solution du problme4 ,dans cette hypo?se1 en effet1 on a t\j\rs une raison prval5te de se prononc] p\r le devoir contre la passion1 puisque l'un dpasse l'autre de l'inf9i2 on a t\j\rs un motif logiquem5t premptoire de rompre la *ane des incl9ations1 et t\te faute morale devi5t un libre rel*em5t4 ,c'e/ de l'une des ides n\velles1 mises p> ,kant1 qu'il faut p>tir p\r sauv] le libre arbitre4 ,mais le gnie ne travaille jamais en pure p]te2 et ,leibniz1 malgr cette lacune de fond1 ne laisse po9t d'avoir prcis le problme de la lib]t morale3 #a ,il a fait de la ?orie de l'indiffr5ce une critique qui p>at df9itive2 #b ,il a mis dans une lumire plus vive la compntration ess5tielle de la lib]t et de la rflexion2 #c ,il faut lui savoir gr d'avoir affirm si nettem5t la proportionnalit du franc arbitre et de la connaissance1 encore discute de son temps2 #d ,il a s\t5u bon droit que la lib]t e/ amie de l'ordre1 comme l'intellig5ce1 et qu'elle y tr\ve son a*vem5t4 ,,iv4--,,dieu ,a7 ,exi/5ce de ,dieu4--,leibniz aborde ce problme avec le mme esprit religieux que l'on tr\ve dans ,platon au dixime livre des ,lois3 l'exi/5ce de ,dieu lui p>at indiscutable2 son vid5ce1 dit-il1 gale1 si je ne me trompe1 celle des dmon/rations ma?matiques#bce4 ,il croit1 d'autre "p1 que presque t\s les moy5s qu'on a employs p\r pr\v] l'exi/5ce de ,dieu sont bons et peuv5t s]vir1 p\rvu qu'on les p]fectionne#bcf2 et c'e/ cet a*vem5t de l'uvre des sicles qu'il essaie de conc\rir4 ,note #bce3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cgc;b1 #a4 ,note #bcf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cge;b1 #g4 ,on peut ram5] deux *efs pr9cipaux les diffr5tes preuves qu'il apporte3 les unes sont d'ordre idologique et les autres d'ordre cosmologique4 #a ,preuves idologiques4--,la preuve de sa9t ,anselme#bcg1 que t\s les scola/iques ont mprise1 sans except] mme le ,docteur anglique et que ,desc>tes a reprise1 n'e/ pas un p>alogisme1 comme on l'a dit tant de fois2 c'e/ une dmon/ration imp>faite#bch4 ,note #bcg3 ,r4,p4 ,,ragey1 ,argum5t de sa9t ,anselme1 p4 #ai1 notes4 ,note #bch3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cgd;b-#cge;a1 #g2 ,de la dmon/ration c>tsi5ne de l'exi/5ce de ,dieu du ,r4,p4 ,lami1 p4 #agg;a4 ,lorsqu'on affirme que l'ide de ,dieu ou de l'tre inf9i enveloppe l'exi/5ce effective1 on suppose tacitem5t que ,dieu e/ possible#bci4 ,mais on ne le fait po9t voir1 et l'argum5t t\t enti] demeure hypo?tique4 ,en second lieu1 on ne montre pas non plus d'une faon suffisamm5t claire comm5t la possibilit de ,dieu ou de l'tre inf9i entrane son exi/5ce4 ,note #bci3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cge;a1 #g2 ,de la dmon/r4 c>t4441 p4 #agg;a2 ,epi/4 ad ,h]mannum ,conr+ium1 p4 #gh4 ,mais ce sont l deux lacunes que l'on peut combl] en pr5ant la "q d'un biais n\veau4 ,l',inf9i e/ une suite simple de l'tre possible4 ,or il n'y a pas de raison p\r que cette suite s'arrte tel po9t plutt qu' tel autre4 ,il n'y a pas de raison non plus p\r que le nombre des lm5ts qu'enf]me l'tre possible1 soit celui-ci plutt que celui-l3 il faut de t\te rigueur ou qu'il soit illimit1 ou qu'il se rduise zro2 et cette d]nire hypo?se e/ manife/em5t errone1 vu que n\s savons p> notre expri5ce qu'il y a du possible#bdj4 ,note #bdj3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gjh;a1 #dj-da2 ,de la dmon/r4 c>t4441 p4 #agg4 ,l'ide de l'tre inf9i n'implique donc aucune contradiction4 ,le premi] po9t en litige se tr\ve dmontr2 et l'on peut aussi mettre le second dans une lumire plus vive1 l'aide d'une ?orie plus pr(onde des possibles4 ,les possibles ne sont pas *oses in]tes3 ils envelopp5t une t5dance l'exi/5ce actuelle1 peu prs comme la matire enveloppe une exig5ce l'ext5sion4 ,il se fait entre eux une sorte de combat t]nel qui vi5t de leur ef=t v]s le meilleur2 ce sont des prt5dants la vie1 dont *acun t*e de l'emport] dans la lutte4 ,et il faut bi5 qu'il en soit a9si3 c> autrem5t ri5 n'aurait jamais exi/4 ,l'actuel ne s'explique1 en df9itive1 que p> le logique2 et le logique1 de son ct1 n'explique l'actuel que s'il y va d'un lan int]ne4 ,la t5dance des possibles l'exi/5ce e/ d'autant plus gr&e qu'ils ont plus de ralit1 de p]fection1 ou d'intelligibilit2 c> t\s ces t]mes signifi5t une seule et mme *ose#bda4 ,note #bda3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eff;a1 #bja4 ,en ,dieu1 cette t5dance e/ s\v]a9e en v]tu mme de son inf9it4 ,et1 p> consqu5t1 il ne se peut po9t qu'elle n'ab\tisse pas4 ,dieu exi/e donc p> le fait qu'il e/ possible4 ,p\r lui1 l'exi/5ce et la possibilit ne font qu'un4 ,et l'on peut dire1 en t\te vrit1 que ce sp9ozisme mitig#bdb prcise ,desc>tes et ,bossuet#bdc4 ,mais1 en mme temps1 il prp>e ,kant1 en s\levant la "q de la possibilit de l'tre inf9i2 de plus1 il annonce ,hegel1 qui1 s'inspirant de la ?orie leibnizi5ne des possibles1 y v]ra la raison d]nire des *oses et f]a de ,dieu une hypo?se sup]flue4 ,note #bdb3 ,,sp9oza1 ,e?41 ,i1 ,prop4 #aa1 ,ed4 ,*>p5ti]1 ,p>is4 ,note #bdc3 ,bossuet1 ,elv4 sur les my/res1 ,i1 p4 #cbc1 ,ed4 ,*>p5ti]1 ,p>is4 ,avec l'ide de ,dieu se tr\ve en notre me une multitude indf9ie d'autres ides4 ,et l rside une autre preuve de son exi/5ce4 ,notre ent5dem5t e/ comme imprgn de div9it2 elle y clate de t\tes p>ts4 ,outre la ncessit conditionnelle1 qui vi5t de ce qu'un sujet donn exige ess5tiellem5t tel ou tel prdicat1 nos ides ont une ncessit int]ne1 qui e/ absolue4 ,*acune d'elles e/ supposable l'indf9i1 dans t\s les temps et t\s les pays3 *acune d'elles enveloppe un fond d't]nit4 ,o s]ai5t ces ides1 si aucun esprit n'exi/ait4448 ,cela n\s mne enf9 au d]ni] fondem5t des vrits1 savoir cet esprit suprme et univ]sel qui ne peut manqu] d'exi/]1 et dont l'ent5dem5t1 dire vrai1 e/ la rgion des vrits t]nelles1 comme sa9t ,augu/9 l'a reconnu et l'exprime d'une manire assez vive#bdd4 ,et l encore ,leibniz1 comme d'ailleurs les autres philosophes de son temps1 ouvre la voie l'hglianisme4 ,a quoi bon rec\rir l'exi/5ce d'une sub/ance ncessaire p\r fond] les ides1 puisque leur ncessit e/ int]ne et que1 de la sorte1 elles se fond5t elles-mmes8 ,p\rquoi les situ] en ,dieu1 vu qu'tant t]nelles de leur nature1 elles se suffis5t8 ,note #bdd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cai;b-#chj;a1 #ac2 ,monadol41 p4 #gjh;b1 #dd2 ,?od41 p4 #efa;b1 #ahd4 #b ,preuves cosmologiques4--,d'aprs ,sp9oza1 t\t e/ ncessaire en n\s et en dehors de n\s2 la cont+5ce1 ses yeux1 n'e/ qu'une app>5ce3 elle se rduit l'ignorance o n\s sommes des causes relles4 ,leibniz s'lve contre cette conception qu'il reg>de comme enta*e d'apriorisme4 ,il p5se1 comme on l'a vu plus haut propos de la lib]t1 qu'il n'y a ri5 d'absolum5t ncessaire1 ni dans la loi qui veut que l'action soit gale la raction1 ni dans la loi de cont9uit1 ni dans la loi de cons]vation de la mme quantit de =ce vive4 ,a son s5s1 le temps1 l'espace et la matire1 tant uni=mes et indiffr5ts t\t1 p\vai5t recevoir d'autres m\vem5ts et figures et dans un autre ordre4 ,outre le monde qui exi/e1 il y a une inf9it d'autres mondes qui sont possibles et qui sont galem5t des c&idats l'exi/5ce1 mais des c&idats malheureux4 ,il faut donc qu'il y ait eu *oix3 il faut qu'il exi/e une intellig5ce s\v]a9e qui soit v5ue donn] la prfr5ce l'assemblage actuel des *oses#bde4 ,et comme t\t e/ li1 il n'y a pas lieu d'en admettre plus d'une#bdf4 ,mais cet argum5t1 qui ne p>at que d'une c]titude morale1 aj\te ,leibniz1 e/ p\ss une ncessit t\t fait mtaphysique p> la n\velle espce d'h>monie que j'ai introduite1 qui e/ l'h>monie prtablie4 ,c> *acune des mes1 exprimant sa manire ce qui se passe au dehors et ne p\vant avoir aucune influ5ce sur les autres tres p>ticuli]s1 ou plutt1 devant tir] cette expression du propre fonds de sa nature1 il faut ncessairem5t que *acune ait reu cette nature 7ou cette raison int]ne des expressions de ce qui e/ au dehors7 d'une cause univ]selle1 dont ces tres dp5d5t t\s1 et qui fasse que l'un soit p>faitem5t d'accord et correspondant avec l'autre2 ce qui ne se peut sans une connaissance et puissance inf9ies#bdg4 ,et c'e/ cela surt\t qui fait ressortir la gr&eur des p]fections div9es4 ,note #bde3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #ejf;a1 #g4 ,note #bdf3 ,ibid4 ,note #bdg3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #cgf1 #aj4 ,de la cont+5ce de l'ordre1 on peut induire la cont+5ce du m\vem5t lui-mme4 ,si la matire n'e/ pas dt]m9e de sa nature tel m\vem5t plutt qu' tel autre1 elle n'en a aucun qui soit inhr5t son ess5ce2 et1 p> consqu5t1 il faut qu'il exi/e un moteur qui l'ait mise en branle3 le m\vem5t vi5t d'une autre cause que la matire4 ,or cette cause1 il e/ inutile de la *]*] dans le dtail inf9i d'autres cont+5ts antrieurs2 c> on ne fait p> l que recul] la "q4 ,il e/ donc de rigueur qu'il y ait hors de la suite1 ou sries de ce dtail une sub/ance ncessaire o il ne soit qu'm9emm5t1 comme dans la s\rce1 et c'e/ ce que n\s appelons ,dieu4 ,de plus1 cette sub/ance tant une raison suffisante de t\t ce dtail1 lequel aussi e/ li p>t\t1 il n'y a qu'un ,dieu1 et ce ,dieu suffit#bdh4 ,note #bdh3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gjh;a1 #cf-ci2 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gaf1 #h4 ,la cont+5ce du m\vem5t entrane son t\r la cont+5ce de la matire4 ,si la matire1 en effet1 e/ ess5tiellem5t indiffr5te au m\vem5t1 elle ne conti5t de soi aucune action qui la dt]m9e2 et1 ds lors1 elle n'e/1 avant de pass] l'exi/5ce effective1 qu'une simple ab/raction4 ,il faut qu'elle ait t cre2 or t\te cration suppose comme cause une puissance inf9ie4 ,b7 ,la cration4--,les possibles ont une t5dance se ralis] p> eux-mmes2 mais cette t5dance ne leur suffit pas4 ,elle e/ limite de sa nature2 de plus1 comme t\s les possibles ne sont po9t compatibles entre eux dans une mme suite d'univ]s1 ils s'arrt5t les uns les autres dans leur lan v]s l'exi/5ce4 ,il faut que ,dieu1 qui en a l't]nelle et ple9e intuition1 vi5ne du dehors y faire un *oix et donne la grce efficace la comb9aison qu'il prfre#bdi4 ,il semble donc bi5 que1 d'aprs ,leibniz1 l'univ]s ne sorte pas t\t enti] du nant4 ,la cration lui app>at au fond comme un pan\issem5t des possibles1 comme une fulguration des ides div9es trav]s le temps et l'espace#bej3 c'e/ une manation des intelligibles1 qui se fait en ,dieu mme s\s le libre ef=t de sa volont#bea4 ,et1 si cela n'e/ pas du ,sp9oza1 c'e/ au mo9s du ,s*ell+4 ,leibniz1 il e/ vrai1 se g>de de rec\rir une =mule aussi nette que celle de ces deux d]ni]s philosophes4 ,il a mille manires de nuanc] ses p5ses1 de les t\rn]1 de les gr&ir et de les amo9drir4 ,mais on s5t bi5 qu'il e/ sur la p5te du monisme4 ,note #bdi3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #efb;b1 #ahi2 p4 #efe;b-#eff;a1 #bja4 ,note #bej3 ,,leibniz1 ,monadol41 p4 #gjh;b1 #dg4 ,note #bea3 ,,leibniz1 ,rem>ques sur le s5tim5t du ,p4 ,malebran*e1 p4 #deb;b4 ,quoi qu'il en puisse tre de ce po9t difficile1 la cration1 p\r ,leibniz1 ne cesse po9t avec la production mme de l'tre cr2 elle dure autant que lui1 et en v]tu de son ess5tielle cont+5ce4 ,la crature dp5d cont9uellem5t de l'opration div9e2 et cette dp5dance e/ aussi gr&e dans la suite1 que dans le comm5cem5t4 ,elle porte que la crature ne cont9u]ait po9t d'exi/]1 si ,dieu ne cont9uait pas d'agir#beb4 ,mais ,leibniz ne veut po9t que l'on ent5de la cration cont9ue la manire de ,desc>tes3 il lui semble trange que l'tre cont+5t n'exi/e jamais1 qu'il soit t\j\rs naissant et t\j\rs m\rant#bec4 ,d'aprs lui1 l'op9ion c>tsi5ne e/ contraire la notion de la monade4 ,la monade n'e/ pas une pure puissance2 comme on l'a vu plus haut1 elle enveloppe t\j\rs quelque ef=t3 ce qui en fait le fond1 c'e/ la t5dance p]svr] dans l'tre1 et p> l mme pr5dre une dure cont9ue4 ,or ,dieu ne dfait pas d'une ma9 ce qu'il a fait de l'autre3 il adapte t\j\rs son action aux conditions naturelles de ses propres uvres#bed4 ,note #beb3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fae;b1 #che4 ,note #bec3 ,ibid41 p4 #fad;b1 #chb2 p4 #fae;a1 #chd4 ,note #bed3 ,ibid41 p4 #fae;a1 #chc4 ,si la cons]vation n'e/ qu'une cration cont9ue1 elle a ncessairem5t les mmes effets qu'elle4 ,lorsque ,dieu produit la *ose1 il la produit comme un individu1 et non pas comme un univ]sel logique2 il produit son ess5ce avant ses accid5ts1 sa nature avant ses oprations1 suivant la priorit de leur nature2 mais t\t cela se fait dans le mme mom5t#bee4 ,voil donc aussi ce qui a lieu p> la suite p5dant t\te la dure de *aque tre3 sub/ance1 facults1 accid5ts et actions1 t\t e/ t\j\rs galem5t envahi1 dom9 et comme s\t5u au-dessus du nant p> le conc\rs de ,dieu3 ,dieu n\s fait *aque in/ant tels que n\s sommes et avec t\tes nos dt]m9ations4 ,note #bee3 ,ibid41 p4 #faf;b1 #cij2 p4 #faf;b1 #chh4 ,comme effray d'une solution si grosse de consqu5ces1 et qui se tr\ve p\rtant l'tat implicite dans sa9t ,?omas d',aqu91 ,leibniz s'empresse d'aj\t] que1 si la crature ne conc\rt po9t avec ,dieu p\r se cons]v]1 il ne voit ri5 qui l'emp*e de conc\rir avec ,dieu p\r la production de quelque autre *ose1 et p>ticulirem5t de son opration int]ne1 comme s]ait une p5se1 une volition1 *oses rellem5t di/9ctes de la sub/ance#bef2 et son int5tion e/ de sauv] au mo9s le libre arbitre1 df5du p> ailleurs avec tant de p]svrance4 ,mais le pr9cipe sur lequel il se fonde e/ plus =t que sa bonne volont2 il r5v]se d'un c\p t\te sa ?orie de la monade4 ,p\r qui l'admet1 ,dieu fait t\t#beg1 suivant l'expression de ,bayle2 et1 si l'tre e/ ess5tiellem5t action1 comme l'a compris ,leibniz lui-mme1 ,dieu e/ t\t4 ,la ?orie de la cons]vation ouvre une autre porte sur le sp9ozisme4 ,note #bef3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fag;a1 #cia4 ,note #beg3 ,ibid41 p4 #fae;b1 #chf4 ,la cration suppose un *oix2 et ce *oix lui-mme n'a pu se produire sans motif4 ,dans la rgion des vrits t]nelles se tr\v5t t\s les possibles1 et1 p> consqu5t1 tant le rguli] que l'irrguli]2 il faut une raison qui ait fait prfr] l'ordre et le rguli]#beh4 ,or cette raison ne peut tre que l'attrait du meilleur4 ,c> ,dieu1 tant s\v]a9em5t p>fait1 e/ aussi s\v]a9em5t bon4 ,et d'avanc] qu'il sait ce qui e/ meilleur1 qu'il le peut faire1 et qu'il ne le fait pas1 c'e/ av\] qu'il ne t5ait qu' sa volont de r5dre le ,monde meilleur qu'il n'e/2 c'e/ dire qu'il manque de bont#bei4 ,note #beh3 ,ibid41 p4 #efb;b1 #ahi4 ,note #bei3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #efc;b1 #aid2 p4 #ejf1 #h2 p4 #egc;b1 #bbh4 ,la sagesse de ,dieu1 non cont5te d'embrass] t\s les possibles1 les pntre1 les comp>e1 les pse les uns contre les autres1 p\r en e/im] les degrs de p]fection ou d'imp]fection1 le =t et le faible1 le bi5 et le mal3 elle va mme au-del des comb9aisons f9ies1 elle en fait une inf9it d'inf9ies1 c'e/--dire une inf9it de suites possibles de l',univ]s1 dont *acune conti5t une inf9it de ,cratures2 et p> ce moy5 la ,sagesse div9e di/ribue t\s les possibles qu'elle avait dj envisags "p1 en autant de sy/mes univ]sels1 qu'elle comp>e encore entre eux3 et le rsultat de t\tes ces comp>aisons et rflexions1 e/ le *oix du meilleur d'entre t\s ces sy/mes possibles1 que la sagesse fait p\r satisfaire ple9em5t la bont2 ce qui e/ ju/em5t1 le plan de l'univ]s actuel#bfj4 ,note #bfj3 ,ibid41 p4 #egc;a1 #bbe4 ,bi5 que motiv p> l'ide du meilleur1 le dcret de crer demeure libre4 ,dieu e/ port t\t bi52 le bi51 et mme le meilleur1 l'incl9e agir2 mais il ne le ncessite pas3 c> son *oix ne r5d po9t impossible ce qui e/ di/9ct du meilleur2 il ne fait po9t que ce que ,dieu omet implique contradiction#bfa4 ,et1 d'autre "p1 il ne fait po9t non plus que ,dieu cesse de se possd] lui-mme p> sa rflexion et de dispos] son gr de son n]gie t\te-puissante4 ,le ,crateur1 s\s l'action du pr9cipe qui le porte crer1 e/ entirem5t exempt et de t\te ncessit ext]ne et de t\te ncessit int]ne4 ,note #bfa3 ,ibid41 p4 #egd1 #bcj4 ,il e/ vrai que le problme de la lib]t div9e se complique d'une difficult spciale4 ,qu& il s'agit de l'homme1 on a simplem5t se dem&] s'il n'y a pas un rapport ncessaire entre sa volont et les motifs ou mobiles qui l'actionn5t4 ,qu& il e/ "q de ,dieu1 il faut savoir en plus s'il n'y a pas un rapport ncessaire entre son action ad extra et son ess5ce elle-mme4 ,dieu e/ s\v]a9em5t p>fait2 ds lors ne faut-il pas1 et de rigueur logique1 que t\tes ses dcisions et oprations le soi5t aussi8 conoit-on de quelque manire qu'un tre qui e/ la bont suprme1 puisse *oisir autre *ose que le meilleur8 ,entre ,dieu et la prfr5ce du mo9s mauvais1 n'y a-t-il pas la mme connexion qu'entre une proposition ma?matique et ses corollaires8 ,leibniz se pose la "q#bfb4 ,et sa rponse e/ celle-ci3 mtaphysiquem5t p>lant1 ,dieu p\vait *oisir ou faire ce qui ne ft po9t le meilleur2 mais il ne le p\vait po9t moralem5t p>lant#bfc4 ,dieu n'e/ pas une =ce brute qui se dploie en un nombre inf9i d'attributs inf9is1 comme l'a imag9 ,sp9oza2 c'e/ un tre p]sonnel4 ,or la p]fection de l'tre p]sonnel ne consi/e pas subir mcaniquem5t l'action du meilleur4 ,elle a quelque *ose de plus spontan et1 p> l mme1 de plus noble3 c'e/ le libre et indfectible am\r du bi54 ,note #bfb3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #eef;b1 #aga2 p4 #ege;a1 #bcd4 ,note #bfc3 ,ibid41 p4 #egd;b1 #bcj2 p4 #ege1 #bcd et #bce4 ,c7 ,l'orig9e du mal4--,si ,dieu cre librem5t1 et s\s l'action de l'ide du meilleur1 comm5t se fait-il que le dsordre1 et s\s t\tes ses =mes1 occupe une si gr&e place dans le monde8 ,quel moy5 de concili] l'optimisme qui se fonde sur l'ide de la p]fection inf9ie de ,dieu avec le pessimisme que n\s inspire1 comme malgr n\s1 le spectacle de l'ina*vem5t des *oses8 ,si ,deus e/1 unde malum#bfd8 ,note #bfd3 ,ibid41 p4 #eji;b1 #bj4 ,leibniz s5t vivem5t la difficult de cet effroyable problme1 qui devait tant t\rm5t] notre sicle2 et il l'envisage s\s t\s ses aspects1 avec l'esprance de lui tr\v] une solution qui sorte de sa philosophie4 ,il s'ef=ce1 en premi] lieu1 de rduire sa ju/e mesure le s5tim5t que n\s avons du mal inhr5t aux *oses2 puis1 il en essaie une explication qui drive la fois de sa ?orie de la matire et de sa ?orie des possibles4 ,la vie n'e/ pas p>faite1 sans d\te3 il y rgne une c]ta9e mdiocrit4 ,cep5dant il y a incomp>ablem5t plus de bi5 que de mal dans le monde2 on y tr\ve en somme plus de plaisirs que de d\leurs1 plus de v]tus que de vices4 ,les maisons sont inf9im5t plus nombreuses que les hpitaux1 et les foy]s honntes que les prisons#bfe4 ,n\s exagrons les dfauts du monde enti]1 ces ta*es d'un soleil1 dont le ntre n'e/ qu'un rayon#bff4 ,et cette exagration ti5t deux causes pr9cipales1 qui ne vi5n5t que de n\s1 et dont l'une e/ d'ordre moral l'autre d'ordre intellectuel4 ,note #bfe3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #edh;b1 #adh4 ,note #bff3 ,ibid41 p4 #edh;b1 #adi2 p4 #ehb-ehc1 #bfb-bfc4 ,nombre d'hommes ne rem>qu5t que les in=tunes1 les inju/ices et les s\ffrances dont ils sont victimes ou tmo9s4 ,le dsordre e/ la seule *ose laquelle ils fass5t att5tion4 ,ils voi5t l'univ]s enti] trav]s le voile assombrissant de leur mlancolie et se figur5t qu'il e/ mauvais1 p>ce qu'ils sont tri/es4 ,il faudrait cep5dant s'ex]c] reg>d] la vie s\s un j\r plus vrai2 et l'on s'ap]cevrait alors que1 si les roses ont des p9es1 les p9es ont des roses#bfg4 ,note #bfg3 ,ibid41 p4 #edh;b1 #adh2 p4 #edi;a1 #aea4 ,de plus1 si n\s dev5ons pessimi/es1 c'e/ p>ce que n\s ne n\s faisons pas de l'univ]s une ide suffisamm5t comprh5sive4 ,d'abord1 n\s jugeons du t\t qu'il compose p> l'infime p>tie que n\s en connaissons4 ,atta*s cette t]re1 qui e/ sans d\te l'une des portions les mo9s belles de l'uvre div9e1 et ne la connaissant elle-mme que d'une manire trs imp>faite1 n\s prt5dons int]prt] la nature entire d'aprs ce que n\s y rem>quons4 ,c'e/ l une erreur manife/e1 analogue celle que commettrait un voyageur en jugeant du plan d'un difice p\r avoir ap]u de biais l'une de ses dp5dances#bfh4 ,si n\s connaissions la cit de ,dieu telle qu'elle e/1 n\s v]rions que c'e/ le plus p>fait tat qui puisse tre inv5t2 que la v]tu et le bonheur y rgn5t1 autant qu'il se peut1 suivant les loix du meilleur2 que le p* et le malheur 7que des raisons d'ordre suprme ne p]mettai5t po9t d'exclure de la nature des *oses7 ne sont presque ri5 en comp>aison du bi51 et s]v5t mme de plus gr&s bi5s4 ,or1 puisque ces maux devai5t exi/]1 il fallait bi5 qu'il y et quelques-uns qui y fuss5t sujets2 et n\s sommes ces quelques-uns4 ,si c'tai5t d'autres1 n'y aurait-il pas la mme app>5ce du mal8 ou plutt1 ces autres ne s]ai5t-ils pas ce qu'on appelle ,n\s#bfi8 ,note #bfh3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjc;a1 #cda2 p4 #egj1 #bad2 p4 #edc-edd;a1 #acd2 p4 #edg1 #adf2 p4 #efc1 #aid4 ,note #bfi3 ,ibid41 p4 #eci;a1 #abc4 ,en second lieu1 n\s reg>dons l'univ]s du po9t de vue de notre s5sibilit3 n\s v\lons que le b suprme de la cration soit le bonheur des cratures raisonnables#bgj4 ,et c'e/ l une autre illusion1 que l'am\r-propre n\s inspire notre insu4 ,dieu s'e/ propos de faire le meilleur des mondes4 ,or le meilleur des mondes n'e/ pas prcism5t celui qui procure la plus gr&e somme de bonheur2 c'e/ le plus beau1 et p> consqu5t celui qui compr5d le maximum de la v>it dans le maximum de l'unit4 ,mais il ne peut y avoir maximum de v>it que si1 de ,dieu lui-mme jusqu'au gra9 de sable1 il se fait une srie inf9ie de dgradations ins5sibles de la ralit2 et cela suppose une srie p>allle d'imp]fections croissantes4 ,il ne peut y avoir maximum d'unit que si les tres qui compos5t l'univ]s sont lis entre eux d'aprs des lois con/antes4 ,or ces liaisons n'exi/]ai5t po9t1 s'il n'y avait que des esprits3 elles suppos5t la matire2 et voil prcism5t la s\rce directe de t\tes les ignorances1 de t\tes les fautes et de t\tes les in=tunes#bga4 ,note #bgj3 ,ibid41 p4 #ecg;a1 #abj2 p4 #ehb1 #bfc4 ,note #bga3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #ecg;a1 #abj2 p4 #eci1 #abd4 ,il faut aj\t] que la lib]t1 bi5 qu'entrave et comme al\rdie p> la rsi/ance de la matire1 demeure cep5dant capable d'un progrs cont9u1 dont les hommes ne tir5t presque aucun s\ci4 ,et l se tr\ve une s\rce 9puisable de malheurs3 l'abus de notre franc arbitre fait que le dsordre va sans cesse croissant et en n\s et aut\r de n\s4 ,il s]ait donc plus sage de travaill] srieusem5t r=m] notre conduite1 sec\] de plus en plus le j\g de nos passions1 que de repro*] la ,provid5ce des maux qui vi5n5t surt\t de notre m*ancet#bgb4 ,note #bgb3 ,ibid41 p4 #ehc1 #bfd-bfe4 ,que l'homme corrige son humeur *agr9e1 qu'il cesse de se reg>d] comme le c5tre de l'univ]s et s'ex]ce en mme temps rduire la f\gue de ses p5*ants2 qu'il introduise en son me le rgne de l'h>monie2 et il aura fait un gr& pas v]s l'intellig5ce de l'h>monie fondam5tale des *oses4 ,t\tefois1 le problme ne peut se rs\dre entirem5t l'aide de considrations psy*ologiques ou morales2 il lui faut une solution d'ordre mtaphysique4 ,si peu considrable que soit le mal objectif1 il e/2 et il exige une explication4 ,platon attribuait la cause du mal la matire1 qu'il croyait incre et indp5dante de ,dieu2 et ce s5tim5t conti5t une "p de vrit#bgc4 ,aussitt qu'il y a un mlange de p5ses confuses1 voil les s5s1 voil la matire#bgd4 ,or les p5ses confuses sont prcism5t la cause de l'ignorance et de l'erreur2 le pr9cipe de nos passions4 ,et ce sont ces *oses qui1 leur t\r1 produis5t t\s les autres dsordres1 tant physiques que moraux4 ,note #bgc3 ,ibid41 p4 #eaj;a1 #bj4 ,note #bgd3 ,ibid41 p4 #edj;a1 #abd4 ,mais on ne peut s'en t5ir la matire telle qu'elle exi/e dans la nature3 on ne peut s'arrt] la matire relle4,c> le mal1 ne v5ant po9t de la volont div9e1 il lui faut une s\rce t]nelle3 et la matire relle ne l'e/ pas#bge4 ,re/e donc que la cause premire du mal soit cont5ue dans la nature idale de la matire1 autant que cette nature e/ r5f]me dans1 les vrits t]nelles que compr5d l'ent5dem5t div9#bgf4 ,l'imp]fection orig9ale de la crature vi5t de la rgion des possibles2 et1 p> consqu5t1 elle e/ t]nelle et ncessaire1 au mme titre que les nombres1 les figures et t\tes les autres ess5ces#bgg4 ,a9si ,dieu n'y peut ri54 ,il faut ou qu'il ne cre pas1 ou que1 s'il cre1 il lui ouvre la porte2 le mal e/ envelopp dans le meilleur plan que la sagesse suprme puisse *oisir#bgh3 il y ti5t comme la consqu5ce son pr9cipe4 ,dieu tr\ve donc dans l'objet intrieur de son ent5dem5t1 s9on dans son ent5dem5t lui-mme1 une limite ess5tielle sa volont4 ,et cette ant9omie dont la raison s'tonne1 c'e/ la raison qui l'exige4 ,la logique e/ plus =te que ,dieu3 ce que ,desc>tes dcl>ait illogique4 ,note #bge3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fad;b1 #chj4 ,note #bgf3 ,ibid41 p4 #eaj;a1 #bj4 ,note #bgg3 ,ibid41 p4 #fja;b1 #cce4 ,note #bgh3 ,ibid4 ,il se p\rrait d'ailleurs que l'univ]s allt t\j\rs de mieux en mieux1 si telle tait la nature des *oses1 qu'il ne ft po9t p]mis d'atte9dre au meilleur d'un seul c\p#bgi4 ,et1 dans ce cas1 ri5 n'emp*]ait le g5re huma9 de s'lev] p> la suite une plus gr&e p]fection que celle que n\s imag9ons prs5tem5t4 ,mais la place que ,dieu a assigne l'homme dans l'espace et dans le temps borne les p]fections qu'il a pu recevoir#bhj4 ,il e/ mme p]mis d'affirm] que t\te crature1 quelle qu'elle soit1 tr\v]a t\j\rs une d]nire limite son ef=t v]s le meilleur3 le progrs ne saurait tre indf9i1 et le mal ne disp>atra jamais compltem5t du monde4 ,s'il n'y avait plus de mal1 c'e/ qu'il n'y aurait plus de matire4 ,mais alors t\t s]ait dev5u ,dieu2 et il n'y aurait plus de monde4 ,note #bgi3 ,ibid41 p4 #eff;b1 #bjb4 ,note #bhj3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #fjc;a1 #cda4 ,v4--,,le ,,bi5 ,on peut relev] trois ides pr9cipales dans la ?orie morale qui se dgage des crits de ,leibniz3 sa notion du bonheur2 sa notion de la valeur des *oses2 et celle qu'il s'e/ faite des mobiles de nos actions4 ,a7 ,le bonheur4--,t\t le b de l'homme e/ d'tre heureux1 dit ,bossuet dans la premire de ses mditations sur les ,evangiles4 ,c'e/ aussi la p5se que ,leibniz exprime plusieurs reprises et s\s diffr5tes =mes4 ,a ses yeux1 la soif du bonheur e/ le levi] unique de notre activit4 ,n\s n'avons aucun desse91 aucune cra9te1 aucune esprance1 n\s ne produisons aucun ef=t qui n'ait l son ressort ca* et t\j\rs t5du4 ,n\s faisons t\t p\r notre bi52 et il e/ impossible que n\s ayons d'autres s5tim5ts1 quoi que n\s puissions dire#bha4 ,ce n'e/ pas que l'on soit incapable d'aim] autre *ose que soi-mme4 ,l'am\r ds9tress1 celui o l'on ne *]*e pas son propre pr(it1 demeure possible#bhb4 ,mais il ne vi5t jamais entirem5t de la tte2 il y entre t\j\rs quelque joie plus ou mo9s ap]ue qui lui donne t\te sa =ce3 ,l'am\r e/ cet acte ou tat actif de l'me qui n\s fait tr\v] notre plaisir dans la flicit ou satisfaction d'autrui#bhc4 ,note #bha3 ,,leibniz1 ,s5tim5t de ,m4 ,leibniz sur le livre de ,m4 l',ar*evque de ,cambrai et sur l'am\r de ,dieu ds9tress1 p4 #ghi;b et #gij;a4 ,note #bhb3 ,,leibniz1 ,s5tim5t de4441 p4 #ghi;b2 ,n4 ,essais1 p4 #bdf;b1 #ae4 ,note #bhc3 ,,leibniz1 ,s5tim5t de4441 p4 #ghi;b2 ,n4 ,essais1 p4 #bdf;b1 #ae4 ,le bonheur3 voil le cri de la nature4 ,or la nature ne peut n\s tromp] de t\s po9ts2 c> sa corruption n'e/ pas radicale1 comme l'ont prt5du c]ta9s prote/ants de la premire heure2 elle cons]ve un fond de droiture4 ,et1 p> consqu5t1 l'in/9ct de flicit que n\s y tr\vons doit cont5ir de quelque manire l'indication de notre f9 suprme1 de la f9 qui se suffit4 ,la morale t\t entire ne peut tre que notre p5*ant fondam5tal1 purifi la lumire de la rflexion1 exprim p> l'ent5dem5t1 et lev l'tat de prcepte ou vrit de pratique#bhd4 ,note #bhd3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bac;b2 p4 #bad;a1 #c4 ,qu'e/-ce donc que le bonheur8 ,c'e/ un cont5tem5t durable1 dont on sait qu'il e/ tel4 ,et ce cont5tem5t n'e/ pas simple de sa nature2 il enveloppe une multitude de composantes plus ou mo9s confusm5t p]ues3 c'e/ une syn?se de plaisirs4 ,un plaisir isol ne fait pas plus le bonheur qu'une hirondelle ne fait le pr9temps1 p\r employ] une comp>aison d',ari/ote2 il y faut un conc\rs de la nature entire3 le bonheur e/ comme l'*o que produit en notre s5sibilit l'h>monieux ex]cice des fonctions de la vie#bhe4 ,note #bhe3 ,,leibniz1 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fga;a2 ,n4 ,essais1 p4 #bfa;a1 #da4 ,p> le fait mme que le bonheur e/ h>monie1 il exige une c]ta9e coord9ation des lm5ts qu'il conti5t4 ,les plaisirs des s5s acquir5t presque t\j\rs une int5sit excessive qui les trans=me en s\ffrance ou du mo9s en dgt2 de plus1 et p> l mme1 ils n\s eng\ffr5t dans leur objet et n\s emp*5t de voir aux consqu5ces qu'ils peuv5t entran]3 ce sont comme des vases de tri/esse envelopps de joie4 ,au contraire1 les plaisirs de l'esprit sont purs1 p>ce qu'ils sont calmes2 et ils s'accompagn5t t\j\rs de prvoyance4 ,il faut donc *oisir ses j\issances et les *elonn] en quelque sorte1 p\r arriv] la flicit#bhf4 ,considr de plus prs1 le bonheur devi5t une hir>*ie de plaisirs4 ,note #bhf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bfa;b1 #da2 p4 #bfd;b1 #eh2 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fga;a4 ,et cette hir>*ie1 ce n'e/ pas la s5sibilit qui la peut tablir4 ,notre p5*ant va non pas la flicit proprem5t1 mais la joie1 c'e/--dire au prs5t#bhg4 ,les apptitions sont comme la t5dance de la pi]re1 qui va le plus droit1 mais non pas t\j\rs le meilleur *em9 v]s le c5tre de la t]re1 ne p\vant pas prvoir qu'elle r5contr]a des ro*]s o elle se bris]a1 au lieu qu'elle se s]ait appro*e davantage de son b1 si elle avait eu l'esprit et le moy5 de s'en dt\rn]#bhh4 ,ou1 si l'on veut une autre comp>aison1 les apptitions sont semblables un hriti] prodigue1 qui1 p\r la possession prs5te de peu de *ose1 r5onc]ait un gr& hritage qui ne lui p\rrait manqu]#bhi4 ,c'e/ l'ent5dem5t de subv5ir l'insuffisance de la s5sibilit4 ,lui seul a des ides di/9ctes1 lui seul pntre le fond des *oses et en dduit les consqu5ces3 lui seul sait faire des calculs qui ne tromp5t pas#bij4 ,le bonheur e/ une hir>*ie rationnelle de plaisirs4 ,note #bhg3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bad;a1 #c4 ,note #bhh3 ,ibid41 p4 #bei;a1 #cf4 ,note #bhi3 ,ibid41 p4 #bfe;a1 #fb4 ,note #bij3 ,ibid41 p4 #bei;a4 #cf2 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fgb;a4 ,de plus1 cette hir>*ie rationnelle n'e/ pas /atique1 comme on l'a cru si longtemps2 elle e/ en progrs cont9u4 ,dieu j\it1 il e/ vrai1 d'une batitude qui ne s\ffre aucun *angem5t2 c> il e/ la p5se adquate de l'tre3 il a p> ess5ce t\te la joie possible1 vu qu'il a p> ess5ce t\te la connaissance possible4 ,mais il en va diffremm5t de l'homme4 ,l'homme s'lve sans cesse de la p]ception confuse la p]ception di/9cte1 et p> l mme d'un bonheur mo9dre un plus gr& bonheur4 ,sa flicit1 lui1 ne peut tre que le cont5tem5t qu'il tr\ve la p\rsuivre t\j\rs sans en avoir jamais la plnitude3 c'e/ p\r a9si dire un *em9 p> des plaisirs#bia4 ,et le ressort int]ne qui le p\sse en avant1 qui lui fait cont9u] sans rel*e sa m>*e asc5sionnelle v]s la joie d'une lumire plus vive et plus pure1 n'e/ autre *ose qu'une sorte d'inquitude con/ante7uneas9ess71 qui lui vi5t la fois de son esprit et de son affectivit4 ,il lui re/e t\j\rs quelque *ose connatre ou du mo9s mieux connatre4 ,de plus1 il pr\ve *aque in/ant une multitude d'lm5ts ou rudim5ts de d\leurs1 qui ne vont pas jusqu' l'incommod]1 mais qui ne laiss5t pas d'tre suffisants p\r s]vir d'aiguillon et p\r excit] la volont#bib4 ,de l un amas de petits succs cont9uels1 qui le mett5t de plus en plus son aise1 soit en t5dant au bi51 soit en dim9uant le s5tim5t de la d\leur#bic4 ,et l'on peut raisonn] de mme l'g>d des esprits qui n\s sont suprieurs1 c'e/--dire des anges et des ar*anges4 ,le beso9 e/ ess5tiel la flicit des cratures1 laquelle ne consi/e jamais dans une p>faite possession1 qui les r5drait ins5sibles et comme /upides1 mais dans un progrs cont9uel et non int]rompu de plus gr&s bi5s#bid3 les cratures ne peuv5t connatre que la =me inquite du bonheur4 ,note #bia3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bfa;a1 #da4 ,note #bib3 ,ibid41 p4 #bdg;a1 #f2 p4 #beh;b-#bei;a1 #cf4 ,note #bic3 ,ibid41 p4 #beh;b1 #cf4 ,note #bid3 ,ibid41 p4 #bei;b1 #cf4 ,le bonheur se compose de plaisirs2 et le plaisir1 pris en lui-mme1 ne saurait se df9ir2 c> il e/ *ose ess5tiellem5t simple4 ,mais on en peut f\rnir une df9ition causale4 ,le plaisir e/ le s5tim5t d'une p]fection1 comme la d\leur e/ le s5tim5t d'une imp]fection4 ,l'homme veut vivre et d'une vie t\j\rs plus ple9e et plus h>monieuse3 c'e/ le fond de son tre1 aussi bi5 que celui de t\tes les autres cratures4 ,et1 p> consqu5t1 il se rj\it naturellem5t de t\t ce qui t5d dvelopp] sa nature1 et s'attri/e naturellem5t de t\t ce qui t5d l'amo9drir#bie4 ,sur ce po9t1 comme sur beauc\p d'autres1 que l'on a signals au passage1 ,leibniz s'inspire de ,sp9oza et ne fait gure que donn] sa ?orie mtaphysique du plaisir une =me plus huma9e4 ,note #bie3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bdf;b1 #a2 p4 #bfa;b1 #db2 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fga;a4 ,b7 ,la valeur des *oses4--,si le bonheur e/ notre f9 suprme1 c'e/ aussi p> le bonheur que t\t le re/e vaut et ri5 que p> l3 les tres n'ont de bont morale que dans la mesure o ils sont s\rce de flicit4 ,et cette consqu5ce1 ,leibniz l'admet4 ,on divise1 dit-il1 le bi5 en honnte1 agrable et utile2 mais dans le fond1 il faut qu'il soit agrable lui-mme1 ou s]vant quelque autre *ose qui n\s puisse donn] un s5tim5t agrable1 c'e/--dire le bi5 e/ agrable ou utile1 et l'honnte lui-mme consi/e dans un plaisir de l'esprit#bif4 ,le bi51 aj\te-t-il un peu plus lo91 e/ ce qui s]t ou contribue au plaisir1 comme le mal ce qui contribue la d\leur#big4 ,et il veut p>l] en cet endroit1 non du plaisir brut1 mais du plaisir en tant qu'il e/ rgl de manire faire p>tie du bonheur4 ,note #bif3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bdf;b1 #a4 ,note #big3 ,ibid41 p4 #bfa;b1 #db4 ,or1 ce qui contribue le plus l'uvre du bonheur1 ce sont les ides di/9ctes1 soit p>ce qu'elles n\s caus5t directem5t les joies les plus durables et les plus pures1 soit p>ce qu'elles n\s s]v5t in/itu] la vritable ari?mtique des plaisirs1 soit enf9 p>ce qu'elles sont les motifs qui n\s p\ss5t le plus puissamm5t mettre cette ari?mtique en ex]cice#bih4 ,note #bih3 ,,leibniz1 ,de vita beata1 p4 #ga4 ,les ides di/9ctes1 leur t\r1 ont deux s\rces1 dont l'une e/ subjective1 et l'autre objective4 ,un tre acqui]t d'autant plus d'ides di/9ctes qu'il a plus de =ce d'intellig5ce2 il en acqui]t aussi d'autant plus que les *oses v]s lesquelles il se t\rne ont un degr plus haut d'intelligibilit4 ,mais un tre possde d'autant plus et d'intellig5ce et d'intelligibilit qu'il enveloppe mo9s de matire1 et qu'il e/ p> l mme plus actif2 c> ce sont l deux *oses qui croiss5t en raison inv]se l'une de l'autre4 ,et1 p>tant1 ce qui fait en df9itive la bont morale d'un tre1 c'e/ son degr d'activit4 ,leibniz re/e d'accord avec lui-mme1 en ?ique comme en mtaphysique3 c'e/ du pr9cipe fondam5tal de sa philosophie qu'il dduit sa notion du bi54 ,de cette notion du bi5 drive t\te une hir>*ie de p]fections morales4 ,d'aprs ,malebran*e1 les tres n'ont pas seulem5t des rapports de gr&eur2 ils ont aussi des rapports de qualit4 ,une plante vaut plus qu'un silex1 un animal plus qu'une plante1 l'homme plus qu'un animal1 et ,dieu inf9im5t plus que t\t le re/e1 vu qu'il e/ la cause univ]selle et suprme de la cration entire4 ,leibniz admet une telle gradation2 et1 de plus1 il ne se cont5te pas d'en affirm] l'exi/5ce3 il l'explique ou du mo9s s'ef=ce de l'expliqu] p> sa ?orie de l'activit4 ,n\s avons donc1 son s5s1 une rgle de notre e/ime et de notre conduite1 qui n'enveloppe ri5 de conv5tionnel1 que l'op9ion des hommes n'a po9t faite1 comme le v\lait ,locke2 qui ne vi5t pas non plus de la lib]t div9e1 comme le v\lait ,desc>tes3 mais qui se fonde sur la nature mme des *oses1 qu'il faut t5ir p\r t]nelle et ncessaire1 au mme titre que les vrits gomtriques#bii4 ,et cette rgle e/ faite de proportion et d'h>monie1 comme les ma?matiques1 la musique et l'ar*itecture3 la bont morale des *oses e/ eury?mie2 son vrai nom e/ celui de la beaut#cjj4 ,note #bii3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bhf-bhg4 ,note #cjj3 ,,leibniz1 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fga;b2 ,rflexions sur l'art de connatre les hommes1 p4 #ace1 ,ed4 ,f\*] de ,c>eil1 ,ladrange1 ,p>is1 #ahed4 ,c7 ,les mobiles de nos actions4--,sur ce po9t1 ,leibniz n'a ri5 de l'excessive au/rit de ,kant2 c'e/ le plus huma9 des morali/es4 ,on peut agir p> plaisir jusqu' concurr5ce du devoir4 ,ri5 de plus naturel4 ,le plaisir1 tant le s5tim5t d'une p]fection1 enveloppe t\j\rs quelque bont2 l'abus seul en e/ blmable4 ,on peut dans la mme mesure agir p> passion4 ,les passions tr\v5t place dans une vie bi5 ordonne et peuv5t mme s]vir la v]tu4 ,l'am\r de soi a sa raison d'tre#cja2 il suffit de savoir en us]4 ,l'ambition aussi e/ lgitime de sa nature et peut avoir de bons effets4 ,socrate n'et pas montr tant de noblesse d'me1 s'il n'avait aim la gloire4 ,et n'tait-ce pas dj une gr&e =ce d'esprit que de s'assujettir cette belle passion que je s\hait]ais1 crit ,leibniz1 t\s les hommes8 ,je dis davantage1 qu& on aura appris faire des actions l\ables p> ambition1 on les f]a aprs p> incl9ation#cjb4 ,p\rquoi1 d'ailleurs1 ne pas s'ex]c] surmont] une passion p> une autre passion8 quel motif de nglig] de si gr&s aides#cjc8 ,note #cja3 ,ibid41 p4 #ach4 ,note #cjb3 ,ibid41 p4 #acf4 ,note #cjc3 ,ibid41 p4 #acg4 ,il n'e/ pas df5du non plus de p\rsuivre son intrt1 p\rvu que l'honntet n'en s\ffre pas4 ,on n'e/ blmable que lorsqu'on prfre l'utile prt5du l'honnte et aux plaisirs plus purs de l'esprit4 ,il e/ mme trs moral de song] pratiquem5t nos intrts d'ordre suprieur4 ,l'esprance du ciel et la cra9te de l'enf] sont des mobiles trs puissants de la v]tu#cjd4 ,note #cjd3 ,,leibniz1 ,rflexions sur l'art de4441 p4 #adb-adc4 ,t\tefois1 ce qui fait le mobile p> excell5ce de la moralit1 c'e/ le plaisir qu'on tr\ve dans les bonnes actions4 ,l'homme1 il e/ vrai1 ne peut se dta*] compltem5t de lui-mme2 t] t\te motion son am\r1 c'e/ le dtruire#cje4 ,mais il demeure capable de se complaire dans le bi5 rationnel2 et cette complaisance1 qui pr5d son objet p\r f93 voil ce qui con/itue l'honntet proprem5t dite#cjf4 ,note #cje3 ,,leibniz1 ,de notionibus juris et ju/iti1 dat de #afic1 p4 #aah1 ,ed4 ,erdmann2--,epi/4 ad ,hans*ium1 date de juillet #agjg1 p4 #ddf;b1 ,,vi2--,lettre ,m4 l'abb ,nicaise1 date de #afih1 p4 #gia;b-#gib;a2--,n4 ,essais1 p4 #bdf;b-#bdg;a1 #e4 ,note #cjf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bdf;b1 #a4 ,ce plaisir de l'esprit se =tifie lui-mme et de plus en plus1 lorsqu'on s'lve jusqu' l'am\r de ,dieu3 c'e/ une vrit dont on peut f\rnir deux raisons pr9cipales4 ,d'abord1 ,dieu e/ l'exemplaire t]nel et vivant de la sa9tet2 la beaut morale atte9t en lui sa plnitude#cjg4 ,et de l un am\r du bi5 qui va t\j\rs croissant *ez ceux qui pr5n5t la pe9e de mdit] sur ses p]fections inf9ies4 ,de plus1 ,dieu veut l'ordre dont il porte l'idal en sa nature#cjh2 il se doit lui-mme de le v\loir3 il le veut ess5tiellem5t4 ,or le propre de l'am\r e/ de faire que celui qui aime se complaise en la volont de l'objet aim#cji4 ,note #cjg3 ,,leibniz1 ,epi/4 ad ,hans*ium1 p4 #ddf;b1 ,,vi2 ,rflexions sur l'art de connatre4441 p4 #adb-adc4 ,note #cjh3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #baf;b-#bag;a1 #ab2 p4 #bfd;b1 #ee1 ,ed4 ,erdmann4 ,note #cji3 ,,leibniz1 ,lettre ,m4 l'abb ,nicaise1 p4 #gia;b-#gib;a4 ,et une ?orie la fois si ju/e et si comprh5sive rvle un bon s5s d'ordre suprieur4 ,leibniz a raison1 en p>ticuli]1 de di/+u] au-dess\s de la zone du devoir la zone de ce qui e/ simplem5t p]mis3 l'obligation morale n'englobe pas t\t4 ,mais il semble que sa hir>*ie des mobiles de nos actions ne s'lve pas assez haut4 ,non seulem5t l'homme e/ capable de se complaire dans la v]tu1 d'pr\v] le plaisir de l'ordre1 mais encore il peut accomplir le bi5 p> le fait mme qu'il le compr5d2 et il arrive mme qu'il le doit4 ,l'impratif catgorique s'adresse directem5t la volont pure et s'impose de soi1 que la s5sibilit y tr\ve son compte ou non4 ,en cette matire1 encore une fois1 ,kant p>fait ,leibniz2 p]sonne n'a montr1 comme lui1 ce qu'il y a de rationnel et d'absolu dans les prceptes de la loi morale4 ,h>monie1 proportion1 beaut3 ce sont l des t]mes qui revi5n5t sans cesse s\s la plume de ,leibniz1 pr9cipalem5t lorsqu'il s'agit de l'ide du bi53 il p5se et p>le comme un ,grec4 ,il e/ pr(ondm5t conva9cu que t\s les sy/mes de morale1 depuis l'hdonisme jusqu'au rationalisme le plus raff91 se concili5t dans sa doctr9e lui3 il dcl>e que le bonheur1 le plaisir1 l'am\r1 la p]fection1 l'tre1 la =ce1 la lib]t1 si longtemps opposs l'un l'autre1 se donn5t en quelque sorte le bais] de paix dans son sy/me#caj4 ,mais il ne croit po9t que cet accord complet se fasse ds cette vie4 ,si sa p5se lui suffit1 c'e/ qu'elle enveloppe1 avec le temps1 l't]nit elle-mme4 ,les *oses sont bi51 les *oses sont p>faites1 p>ce qu'il y a une autre exi/5ce o l'ordre p\rra tr\v] son a*vem5t4 ,note #caj3 ,,leibniz1 ,von d] ,glckseligkeit1 p4 #fgb;a4 ,il exi/e une ,ju/ice imman5te3 le bi5 appelle naturellem5t le bi51 et le mal1 le mal4 ,l'intemprance1 p> exemple1 e/ punie p> des maladies1 et l'av>ice p> les privations qu'elle impose aux av>es#caa4 ,mais cette ,ju/ice des *oses e/ l5te3 on peut y *app] la vie t\t entire2 et il s]ait impossible de dmontr] l'h>monie de l'honnte et de l'utile1 s'il n'y avait ri5 au-del du tombeau4 ,si le monde e/ le meilleur possible 7et il l'e/ puisqu'il a p\r auteur l'tre p>fait71 il faut qu'il exi/e une autre rgion o t\t crime tr\ve son *tim5t et t\te bonne action sa rcomp5se3 la vie future e/ une exig5ce de la loi morale#cab4 ,de plus1 comme ,dieu e/ le c5tre de t\tes les p]fections1 et que n\s en portons naturellem5t l'ide au fond de n\s-mmes1 notre cur ne peut tre satisfait que si n\s en faisons p\r a9si dire une conqute progressive et indf9ie3 la vie future e/ une exig5ce de l'am\r1 tel qu'il se manife/e en n\s#cac4 ,note #caa3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #baf;b1 #bag;b1 #ab2 ,monadol41 p4 #gab;b1 #hi-ij4 ,note #cab3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #baf;b-#bag;a1 #ab2 p4 #bfd;b1 #ee2 p4 #bfh1 #gj4 ,note #cac3 ,,leibniz1 ,epi/4 ad ,hans*ium1 p4 #ddf;b1 ,,vi4 ,l'me huma9e1 physiquem5t immortelle en v]tu de sa simplicit1 comme l'me des animaux1 l'e/ aussi moralem5t4 ,du mom5t qu'elle devi5t raisonnable et capable p> l mme de consci5ce et de comm]ce avec ,dieu1 elle ne p]d plus son droit de cit dans la rpublique div9e#cad4 ,et c'e/ grce cette cont9uit d'exi/5ce que l'ordre s'a*ve1 que la f9alit du monde moral s'accomplit4 ,note #cad3 ,,leibniz1 ,epi/4 ad ,wagn]um4441 p4 #dfg;a1 ,v2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;b1 #abf;a1 #f-i4 ,,conclusion ,la philosophie de ,leibniz s'e/ dveloppe s\s l'influ5ce d'une f\le de sy/mes4 ,ari/ote1 avec ses entl*ies1 lui a inspir1 s9on f\rni1 son po9t de d"p4 ,desc>tes1 ,sp9oza1 ,malebran*e1 ,bayle1 ,cl>ke1 ,newton1 et nombre d'autres p5seurs de mo9dre ligne1 ont contribu sa =mation1 soit en abondant dans le mme s5s1 soit en l'obligeant p> voie de contradiction se prcis] davantage4 ,et cep5dant1 p>tir du j\r o ,leibniz a dc\v]t l'ide de la monade1 sa doctr9e n'a plus *ang de c>actre3 elle a gr&i comme un organisme s\ple et puissant1 qui va se trans=mant t\j\rs sans jamais p]dre son id5tit4 ,elle ressemble au meilleur des mondes3 il e/ difficile d'imag9] une uvre qui soit la fois plus v>ie et plus une2 elle e/ t\te d'une pice comme un ocan#cae1 et elle en a l'app>5te mobilit4 ,ce n'e/ pas1 videmm5t1 que t\t s'y ratta*e d'une manire absolum5t lgitime2 *aque philosophe1 si gr& qu'il soit1 e/ prdt]m9 p*] contre la logique4 ,mais l'auteur a un po9t de vue c5tral dont il ne sort jamais et d'aprs lequel il int]prte t\t le re/e4 ,note #cae3 ,,leibniz1 ,?od41 p4 #ejf;b1 #i4 ,de cette philosophie1 d'ailleurs p>ticulirem5t fconde en dtails f9em5t obs]vs et de t\t ordre1 se dgage un c]ta9 nombre de traits pr9cipaux qu'il e/ bon de signal]4 ,ce qui frappe de plus en plus au fur et mesure qu'on tudie la ?orie de ,leibniz1 c'e/ l'esprit qui la pntre et la dirige4 ,il e/ bi5 plus proccup de btir que de dtruire4 ,je s\hait]ais1 dit-il1 qu'on ressemblt plutt aux ,roma9s qui faisai5t de beaux ouvrages publics1 qu' ce roi v&ale qui sa mre recomm&a que ne p\vant pas espr] la gloire d'gal] ces gr&s btim5ts1 il en *]*t les dtruire#caf4 ,il s'indigne contre ceux qui1 p> ambition1 le plus s\v5t1 prt5d5t innov]#cag2 il ne gte que les *]*eurs qui s'aid5t du pass et du prs5t en faveur de l'av5ir4 ,note #caf3 ,,leibniz1 ,n4 ,essais1 p4 #bai;a1 #ba4 ,note #cag3 ,ibid4 ,de plus1 sa m?ode e/ en h>monie avec l'esprit qui le dom9e2 il lit avec une gale curiosit et les anci5s et les mod]nes1 et les ?ologi5s et les philosophes1 et ceux qui p5s5t comme lui et ceux qui le contr$is5t4 ,il appr(ondit les pr9cipes1 la manire d'un amateur d'ab/ractions1 et se complat dans les p>ticul>its1 comme un savant4 ,et1 s'il procde a9si1 ce n'e/ ni p\r faire le procs de la raison huma9e1 l'exemple de ,bayle ou de ,montaigne1 ni p\r con/ruire une mosaque d'ides disp>ates3 son b e/ la fois plus lev et plus sa93 il *]*e une ide suprieure o se concili5t les div]g5ces des ?ories app>ues au c\rs de l'hi/oire4 ,il faut rem>qu] aussi le po9t de vue auquel se place con/amm5t ,leibniz p\r int]prt] la nature3 c'e/ celui de l'intriorit4 ,la sub/ance1 son s5s1 e/ un sujet1 non une *ose4 ,c'e/ du d$ans qu'il considre t\t le re/e1 et il p5se avec raison que1 t\t le premi]1 il a vraim5t mis en relief le ct int]ne des *oses4 ,enf91 la philosophie de ,leibniz compr5d un c]ta9 nombre de gr&es vues qui ont imprim l'esprit huma9 un lan n\veau1 et dont les pr9cipales sont les suivantes3 a7 ,l'ide de sub/ance-ef=t1 conue comme un int]mdiaire entre la simple puissance et l'action2 b7 ,l'ide de l'univ]selle spiritualit des *oses2 c7 ,l'ide de l'exi/5ce purem5t phnomnale de la matire1 de l'espace et du temps2 d7 ,la ?orie des p]ceptions imp]ceptibles1 inspire de ,sp9oza1 mais totalem5t trans=me2 e7 ,le concept de la cont+5ce et celui de la ncessit morale1 qui se complt5t l'un l'autre2 f7 ,l'ide des possibles1 compris comme enveloppant une t5dance ess5tielle se ralis] eux-mmes2 g7 ,son f9alisme1 qui e/ comme le d]ni] t]me auquel ab\tiss5t le mcanisme et le dynamisme2 h7 ,son optimisme1 d'aprs lequel le mal e/ la condition s9e qua non du meilleur des plans de l'univ]s4 ,t\tes ces ides ont influ sur le dveloppem5t ultrieur de la philosophie2 et quelques-unes d'entre elles ont ex]c une action p>ticulirem5t pr(onde4 ,en faisant de la ,monade un pr9cipe qui tire de ses virtualits la reprs5tation de l'univ]s et de ,dieu1 et de la cration elle-mme un pan\issem5t des intelligibles plutt qu'une production a nihilo2 en attribuant au conc\rs du ,crateur t\t ce qu'il y a d'actif et p> l mme de rel dans la crature1 ,leibniz a ouv]t la porte aux ?ories moni/es qui devai5t app>atre plus t>d en ,allemagne et se propag] dans le monde enti]4 ,de plus1 sa ?orie des possibles a t un premi] pas v]s le monisme hgli51 d'aprs lequel l'intelligible e/ le fond des *oses et suffit p> lui-mme se ralis]4 ,et c'e/ l une conception n\velle dont la philosophie traditionnelle sortira sans nul d\te1 mais dont elle ne semble pas encore sortie4 ,son premi] devoir e/ de s'en r5dre compte1 si elle ti5t faire quelque impression sur ses adv]saires#cah3 ,vet]a novis aug]e et p]fic]e4 ,note #cah3 ,voir sur ce po9t3 ,j4 ,la*eli]1 ,du ,fondem5t de l'induction1 p4 #fb-fc1 #hg1 ,alcan1 ,p>is1 #ahih2 ,m4 ,c\ailhac1 la ,lib]t et la ,cons]vation de l'n]gie1 p4 #beb-cjj1 ,lec(fre1 ,p>is1 #ahig4 ,,monadologie 99 99 99 99 99 ,i4--,,notice ,c'e/ en #agad que ,leibniz composa la ,monadologie4 ,il l'crivit en franais1 p5dant son d]ni] sj\r ,vi5ne1 p\r le pr9ce ,eugne de ,savoie4 ,ce pr9ce mit le manuscrit dans une cassette et l'y cons]va comme un trsor d'un prix ine/imable4 ,il g>de votre ouvrage1 crivait ,leibniz ,m4 de ,bonneval1 ami intime du pr9ce1 comme les prtres de ,naples g>d5t le sang de sa9t ,janvi]4 ,il me le fait bais]1 puis il le r5f]me dans sa cassette#cai4 ,note #cai3 ,guhrau]1 t4 ,,ii1 p4 #bhf4 ,le texte franais de la ,monadologie fut publi p\r la premire fois en #ahdj1 dans l'dition de ,j4 ,ed4 ,erdmann4 ,klh] en avait dj fait une traduction allem&e2 et ,hans*e1 de ,leipzig1 une traduction lat9e1 qui p>ut en #agba dans les ,acta eruditorum1 s\s ce titre3 ,pr9cipia philosophi seu !ses 9 gratiam pr9cipis ,eug5ii conscript4 ,comme l'indique ce titre1 la ,monadologie e/ un rsum de la philosophie de ,leibniz4 ,mais ce rsum1 il e/ difficile de le bi5 ent5dre1 si l'on ne connat pas dj la doctr9e dont il =mule les ides pr9cipales4 ,et c'e/ la raison p\r laquelle on a cru devoir comm5c] p> un expos gnral de la p5se de l'auteur4 ,bi5 que divise en propositions numrotes1 la ,monadologie a un plan assez net1 qui compr5d quatre p>ties4 ,leibniz y p>le3 #a de la nature de la ,monade et de ses degrs de p]fection 7#a-ce72 #b de l'exi/5ce et des attributs de ,dieu 7#cf-dh72 #c de l'univ]s considr du po9t de vue div9 7#di-hc72 #d de la morale 7#hd-ij74 ,,ii4--,,texte ,,et ,,notes #a4 ,la ,monade#cbj1 dont n\s p>l]ons ici1 n'e/ autre *ose1 qu'une sub/ance simple1 qui entre dans les composs2 simple1 c'e/--dire sans p>ties#cba4 ,note #cbj3 ,c'e/ dans une lettre ,f>della1 date de #afig 7,ed4 ,erd41 p4 #ade71 que ,leibniz a comm5c se s]vir du t]me de ,monade 7unit74 ,il n'e/ pas le premi] qui l'ait employ4 ,ce mot se tr\ve dj dans ,jordano ,bruno1 qui philosophait v]s la seconde moiti du ,x,v,ie sicle2 mais il pr5d1 dans cet auteur1 un s5s assez diffr5t4 ,d'aprs ,jordano ,bruno1 la ,monade n'e/ po9t une sub/ance2 c'e/ un lm5t modal de la ,sub/ance1 qui e/ unique et t]nelle4 ,de plus1 ,jordano ,bruno ne fait pas de la ,monade un sujet1 mais une *ose4 ,note #cba3 ,la ,monadologie conti5t des r5vois la ,?odice que ,leibniz a crits de sa ma9 dans la m>ge de la premire copie de cet ouvrage4 ,n\s y adjo9drons un a/risque1 p\r les di/+u] des autres rfr5ces auxquelles n\s aurons l'occasion de rec\rir4 ,?od41 l#j1 p4 #dhb;b3 ,le sy/me de l'h>monie prtablie fait voir qu'il y a ncessairem5t des sub/ances simples et sans t5due1 rp&ues p> t\te la nature4--,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #c3 ,ari/ote les appelle ,entl*ies premires4 ,je les appelle peut-tre plus intelligiblem5t1 ,=ces primitives1 qui ne conti5n5t pas seulem5t l'acte ou le complm5t de la possibilit1 mais encore une activit orig9ale4 ,leibniz1 comme on peut le rem>qu] ici1 n'emploie pas encore le mot de monade2 c'e/ deux ans plus t>d qu'il s'en s]vira p\r la premire fois4--,correspondance de ,leibniz et d',amauld1 p4 #fci1 ,ed4 ,janet3 ,l't5due e/ un attribut qui ne saurait con/itu] un tre accompli4--,ibid41 p4 #fca3 ,l'unit sub/antielle dem&e un tre accompli et indivisible4 #b4 ,et il faut qu'il y ait des sub/ances simples2 puisqu'il y a des composs2 c> le compos n'e/ autre *ose1 qu'un amas1 ou aggregatum des simples#cbb4 ,note #cbb3 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abd;a1 #c1 ,erdmann3 ,au comm5cem5t1 lorsque je m'tais affran*i du j\g d',ari/ote1 j'avais donn dans le vide et dans les atomes1 c> c'e/ ce qui remplit le mieux l'imag9ation2 mais en tant rev5u1 aprs bi5 des mditations je m'ap]u qu'il e/ impossible de tr\v] les pr9cipes d'une vritable unit dans la matire seule1 ou dans ce qui n'e/ que passif1 puisque t\t n'y e/ que collection ou amas de p>ties l'inf9i4 ,or la multitude ne p\vant avoir sa ralit que des units vritables1 qui vi5n5t d'ailleurs1 et sont t\t autre *ose que les po9ts dont il e/ con/ant que le cont9u ne saurait tre compos2 donc p\r tr\v] ces units relles je fus contra9t de rec\rir un atome =mel1 puisqu'un tre matriel ne saurait tre en mme temps matriel et p>faitem5t indivisible1 ou d\ d'une vritable unit4 ,il fallut donc rappel] et comme rhabilit] les =mes sub/antielles1 si dcries auj\rd'hui2 mais d'une manire qui les r5dt intelligibles1 et qui sp>t l'usage qu'on en doit faire1 de l'abus qu'on en a fait4--,correspondance de ,leibniz et d',arnauld1 p4 #fci3 ,a9si on ne tr\v]a jamais un corps dont on puisse dire que c'e/ vritablem5t une sub/ance4 ,ce s]a t\j\rs un agrg de plusieurs4--,ibid41 p4 #fcj3 ,je crois qu'un c>reau de m>bre n'e/ peut-tre que comme un tas de pi]res1 et a9si ne saurait pass] p\r une seule sub/ance1 mais p\r un assemblage de plusieurs4 ,c> supposons qu'il y ait deux pi]res1 p> exemple celui du ,gr&-,duc et celui du ,gr&-,mogol2 on p\rra mettre un mme nom collectif en ligne de compte p\r t\s deux1 et on p\rra dire que c'e/ une paire de diamants1 quoiqu'ils se tr\v5t bi5 loigns l'un de l'autre2 mais on ne dira pas que ces deux diamants compos5t une seule sub/ance4 ,or le plus et le mo9s ne fait ri5 ici4 ,qu'on les rappro*e donc davantage l'un de l'autre1 et qu'on les fasse t\*] mme1 ils n'en s]ont pas plus sub/antiellem5t unis2 et qu& aprs leur att\*em5t1 on y jo9drait quelque autre corps propre emp*] leur sp>ation1 p> exemple si on les en*ssait dans un seul anneau1 t\t cela n'en f]ait que ce qu'on appelle un uni p] accid5s4 ,a9si des autres corps4 ,on peut dire de *acun d'eux qu'il n'e/ pas plus une sub/ance qu'un tr\peau de m\tons4 #c4 ,or l1 o il n'y a po9t de p>ties1 il n'y a ni t5due1 ni figure#cbc1 ni divisibilit possible#cbd4 ,et ces ,monades sont les vritables ,atomes de la ,nature et en un mot les lm5ts des *oses4 ,note #cbc3 ,si la monade tait un atome matriel la faon d',epicure1 elle s]ait encore t5due1 et p\rrait avoir une figure4 ,mais un tel atome ne rs\t pas le problme2 c> il ne signifie qu'une rptition ou multiplicit cont9ue de ce qui e/ rp&u 7,lettre ,m4 ,f\*]1 date de #afic1 p4 #aad;b73 ce n'e/ encore qu'un agrgat4 ,il faut1 p\r tran*] la "q1 arriv] des lm5ts qui soi5t simples1 comme la p5se4 ,a l'atome matriel1 il faut sub/itu] l'atome =mel4 ,or celui-l1 videmm5t1 n'a plus ni t5due ni figure4 ,on ne le t\*e pas1 on ne l'imag9e pas2 on le conoit1 et c'e/ t\t4 ,quoique je demeure d'accord1 que le dtail de la nature se doit expliqu] mcaniquem5t1 il faut1 qu'outre l't5due on conoive dans le corps une =ce primitive qui explique intelligiblem5t t\t ce qu'il y a de solide dans les =mes des coles 7,lettre un ami sur le c>tsianisme1 date de #afie1 p4 #abc;a74 ,note #cbd3 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #d3 ,je voyais que ces =mes et ces mes devai5t tre indivisibles1 aussi bi5 que notre ,esprit1 comme en effet je me s\v5ais que c'tait le s5tim5t de sa9t ,?omas l'g>d des mes des btes4--,correspondance de ,leibniz et d',arnauld1 p4 #fcj3 ,j'accorde que la =me sub/antielle du corps e/ indivisible2 et il me semble que c'e/ aussi le s5tim5t de sa9t ,?omas4 ,rem>quons cep5dant que1 d'aprs le ,dr ,anglique1 l'me des btes e/1 non indivisible1 mais seulem5t indivise4 #d4 ,il n'y a aussi po9t de dissolution cra9dre1 et il n'y a aucune manire concevable p> laquelle une sub/ance simple puisse prir naturellem5t4 #e4 ,p> la mme raison il n'y en a aucune1 p> laquelle une sub/ance simple puisse comm5c] naturellem5t1 puisqu'elle ne saurait tre =me p> composition4 #f4 ,a9si on peut dire1 que les ,monades ne saurai5t comm5c] ni f9ir1 que t\t d'un c\p1 c'e/--dire elles ne saurai5t comm5c] que p> cration1 et f9ir que p> annihilation2 au lieu1 que ce qui e/ compos1 comm5ce ou f9it p> p>ties#cbe4 ,note #cbe3 ,,leibniz dduit ici les consqu5ces qu'entrane le concept de la monade relativem5t son orig9e et sa de/9e4 ,?od41 #hi1 p4 #ebg;b3 ,je ti5s que les mes1 et gnralem5t les sub/ances simples1 ne saurai5t comm5c] que p> la cration1 ni f9ir que p> l'annihilation3 et comme la =mation de corps organiques anims ne p>at explicable dans la nature1 que lorsqu'on suppose une pr=mation dj organique1 j'en ai infr que ce que n\s appelons gnration d'un animal1 n'e/ qu'une trans=mation et augm5tation3 a9si puisque le mme corps tait dj anim et qu'il avait la mme me2 de mme que je juge vice-v]sa de la cons]vation de l'me1 lorsqu'elle e/ cre une fois1 l'animal e/ cons]v aussi1 et que la mort app>5te n'e/ qu'un enveloppem5t4 ,v4 ,ibid41 p4 #ebg;b1 #ia1 la suite de la mme ?orie applique l'me huma9e3 ,je croirais1 que les mes1 qui s]ont un j\r mes huma9es1 comme celles des autres espces1 ont t dans les sem5ces et dans les anctres jusqu' ,adam1 et ont exi/ p> consqu5t depuis le comm5cem5t des *oses1 t\j\rs dans une manire de corps organique444 ,et cette doctr9e e/ assez confirme p> les obs]vations microscopiques de ,m4 ,leeuw5hoek1 et d'autres bons obs]vateurs4 ,mais il me p>at encore conv5able p\r plusieurs raisons1 qu'elles n'exi/ai5t alors qu'en mes s5sitives ou animales1 d\es de p]ception et de s5tim5t1 et de/itues de raison2 et qu'elles sont demeures dans cet tat jusqu'au temps de la gnration de l'homme qui elles devai5t app>t5ir1 mais qu'alors elles ont reu la ,raison2 soit qu'il y ait un moy5 naturel d'lev] une me s5sitive au degr d'une me raisonnable 7ce que j'ai de la pe9e concevoir71 soit que ,dieu ait donn la ,raison cette me p> une opration p>ticulire1 ou 7si v\s v\lez7 p> une espce de transcration4 ,v4 aussi sur ce po9t3 ,?od41 p4 #fah1 #cif-cih2 ,correspondance de ,leibniz et d',arnauld1 p4 #fci-fdj2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe-abf;a1 #d-g2 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,,xi2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff1 ,,iv2 ,n4 essais1 p4 #bbd;a1 #ab2 p4 #bdc;a1 #aa2 p4 #bfi;b1 #gc2 p4 #bgc;a1 #ac2 p4 #bgc;b1 #ai2 p4 #bgh;b1 #f3 ,cep5dant il n'y a po9t de transmigration p> laquelle l'me quitte entirem5t son corps et passe dans un antre4 ,elle g>de t\j\rs1 mme dans la mort1 un corps organis1 p>tie du prcd5t1 quoique ce qu'elle g>de soit t\j\rs sujet se dissip] ins5siblem5t et se rp>] et mme s\ffrir en c]ta9 temps un gr& *angem5t4 ,a9si au lieu d'une transmigration de l'me il y a trans=mation1 enveloppem5t ou dveloppem5t1 et enf9 fluxion du corps de cette me4 ,dieu p\rrait la rigueur anantir les mes au mom5t de la mort4 ,mais il ne le fait po9t1 et p\r deux raisons4 ,en premi] lieu1 comme il e/ s\v]a9em5t p>fait1 ses uvres ne lui inspir5t jamais de rep5tance2 il cons]ve l'indf9i ce qu'il a une fois cr4 ,en second lieu1 si ,dieu dtruisait les mes au fur et mesure que leurs ma*9es se dtraqu5t1 il lui en faudrait crer d'autres1 p\r les remplac]4 ,or il obx la loi d'conomie1 p> le fait mme qu'il obx la loi du meilleur4 ,c'e/ donc p\r t\j\rs que les mes sont livres au trafic de la nature3 il y a p]man5ce d'n]gie psy*ologique1 comme il y a p]man5ce de =ce vive4 ,on rem>qu]a aussi qu'il ne s'agit1 dans ce passage important1 que de l'immortalit physique2 ,leibniz t\*]a plus lo9 au problme de l'immortalit morale4 #g4 ,il n'y a pas moy5 aussi d'expliqu]1 comm5t une ,monade puisse tre altre ou *ange dans son intrieur p> quelque autre crature1 puisqu'on n'y saurait ri5 transpos] ni concevoir en elle aucun m\vem5t int]ne1 qui puisse tre excit1 dirig1 augm5t ou dim9u l-d$ans2 comme cela se peut dans les composs1 o il y a des *angem5ts entre les p>ties4 ,les ,monades n'ont po9t de f5tres1 p> lesquelles quelque *ose y puisse entr] ou sortir4 ,les accid5ts ne saurai5t se dta*]1 ni se prom5] hors de sub/ances1 comme faisai5t autrefois les espces s5sibles des s*ola/iques4 ,a9si ni sub/ance ni accid5t peut entr] de dehors dans une ,monade#cbf4 ,note #cbf3 ,v4 sup41 p4 #aa-ab1 les raisons d'ordre mtaphysique1 sur lesquelles se fonde cette ?se de l'indp5dance absolue de la monade l'g>d de t\te influ5ce dynamique extrieure2 et sup41 p4 #ag-ah1 les raisons d'ordre mcanique l'aide desquelles ,leibniz essaie galem5t de l'tablir4 #h4 ,cep5dant il faut que les ,monades ai5t quelques qualits1 autrem5t ce ne s]ai5t pas mme des tres#cbg4 ,et si les sub/ances simples ne diffrai5t po9t p> leurs qualits1 il n'y aurait pas de moy5 de s'app]cevoir d'aucun *angem5t dans les *oses1 puisque ce qui e/ dans le compos ne peut v5ir que des +rdi5ts simples#cbh1 et les ,monades tant sans qualits s]ai5t indi/+uables l'une de l'autre1 puisqu'aussi bi5 elles ne diffr5t po9t en quantit#cbi3 et p> consqu5t1 le ple9 tant suppos1 *aque lieu ne recevrait t\j\rs1 dans le m\vem5t1 que l'quival5t de ce qu'il avait eu1 et un tat des *oses s]ait indi/+uable de l'autre#ccj4 ,note #cbg3 ,v4 sup41 p4 #g4--,n4 ,essais1 p4 #bbb;a-#bbc;b1 #b3 ,les facults sans quelque acte1 en un mot les pures puissances de l'cole1 ne sont que des fictions1 que la nature ne connat po9t1 et qu'on n'obti5t qu'en faisant des ab/ractions4 ,c> o tr\v]a-t-on jamais dans le monde une facult1 qui se r5f]me dans la seule puissance sans ex]c] aucun acte8 il y a t\j\rs une disposition p>ticulire l'action et une action plutt qu' l'autre4 ,et outre la disposition il y a une t5dance l'action1 dont mme il y a t\j\rs une inf9it la fois dans *aque sujet3 et ces t5dances ne sont jamais sans quelque effet4--,de v]a me?odo4441 p4 #aaa;b3 ,satis autem ex int]ioribus metaphysic pr9cipiis o/5di pote/1 quod non agit1 nec exi/]e1 nam pot5tia ag5di s9e ullo actus initio nulla e/4 ,note #cbh3 ,il p\rrait y avoir du *angem5t2 mais on s]ait dans l'impossibilit de s'en ap]cevoir1 c> il ne s'y produirait aucune diffr5ce1 ni qualitative ni quantitative3 ,t\t s]ait homogne la surface1 t\t se tr\vant homogne dans le fond4 ,note #cbi3 ,et1 p> l mme1 elles se confondrai5t3 il n'y aurait qu'une monade cre1 comme il n'y a qu'une monade incre4 ,a9si le veut le pr9cipe des indisc]nables4 ,si le monde e/ le meilleur possible1 il e/ aussi le plus v>i possible2 et1 p>tant1 il n'y a pas dans la nature deux tres rels absolum5t semblables3 ,dieu ne fait po9t de telles rptitions1 qui sont contraires sa sagesse4 ,il n'y a pas plus de monades qui se ressembl5t de t\s po9ts qu'il n'y a dans les =ts deux feuilles qui s'imit5t p>faitem5t l'une l'autre 7,lettres entre ,leibniz et ,cl>ke1 p4 #gee;b1 #c-d1 p4 #gfe1 #c et #d1 #e et #f74 ,note #ccj3 ,un tat des *oses s]ait indi/+uable de l'autre ,il le s]ait en soi1 non plus en app>5ce seulem5t1 comme il e/ dit plus haut2 les div]s m\vem5ts de la nature n'en f]ai5t plus qu'un1 c> c'e/ un pr9cipe qui ne s\ffre pas d'exception3 les semblables ne peuv5t tre qu'id5tiques4 #i4 ,il faut mme que *aque ,monade soit diffr5te de *aque autre4 ,c> il n'y a jamais dans la nature1 deux tres1 qui soi5t p>faitem5t l'un comme l'autre1 et o il ne soit possible de tr\v] une diffr5ce int]ne1 ou fonde sur une dnom9ation intr9sque#cca4 ,note #cca3 ,c'e/ encore ce qu'exige le pr9cipe des indisc]nables4 ,il ne suffit pas1 d'aprs ce pr9cipe1 qu'il y ait entre les monades une diffr5ciation spcifique2 il faut aussi qu'il y ait entre elles une diffr5ciation individuelle2 et ,leibniz dveloppe cette p5se au livre second des ,n\veaux ,essais1 *4 ,i1 p4 #bbb;b1 #b3 ,il n'y a po9t de corps1 dit-il1 dont les p>ties soi5t en repos1 et il n'y a po9t de sub/ance qui n'ait de quoi se di/+u] de t\te autre4 ,les mes huma9es diffr5t non seulem5t des autres mes1 mais encore entr'elles1 quoique la diffr5ce ne soit po9t de la nature de celles1 qu'on appelle spcifiques4 ,et selon les dmon/rations1 que je crois avoir1 t\te *ose sub/antielle1 soit me ou corps1 a son rapport *acune des autres1 qui lui e/ propre2 et l'une doit t\j\rs diffr] de l'autre p> des dnom9ations intr9sques4 #aj4 ,je pr5ds aussi p\r accord1 que t\t tre cr e/ sujet au *angem5t1 et p> consqu5t la ,monade cre aussi1 et mme que ce *angem5t e/ cont9uel dans *acune#ccb4 ,note #ccb3 ,?od41 #cif1 p4#fah;a3 ,et je conois les qualits ou les =ces drivatives1 ou ce qu'on appelle =mes accid5telles1 comme des modifications de l',entl*ie primitive2 de mme que les figures sont des modifications de la matire4 ,c'e/ p\rquoi ces modifications sont dans un *angem5t p]ptuel1 p5dant que la sub/ance simple demeure4--,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;a1 ,,viii4 #aa4 ,il s'ensuit de ce que n\s v5ons de dire1 que les *angem5s naturels des ,monades vi5n5t d'un pr9cipe int]ne1 puisqu'une cause ext]ne ne saurait influ] dans son intrieur#ccc4 ,note #ccc3 ,?od41 #djj1 p4 #fai3 ,de dire que l'me ne produit po9t ses p5ses1 ses s5sations1 ses s5tim5ts de d\leur et de plaisir1 c'e/ de quoi je ne vois aucune raison4 ,*ez moi1 t\te sub/ance simple 7c'e/--dire1 t\te sub/ance vritable7 doit tre la vritable cause immdiate de t\tes ses actions et passions int]nes2 et p>l] dans la rigueur mtaphysique1 elle n'en a po9t d'autres que celles qu'elle produit4 ,la nature des monades consi/e donc dans la =ce4 ,elles sont ef=t 7conatus72 ou1 plus ju/em5t encore1 elles ont p\r fond la spontanx 7,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #c et #abg1 #ad2 ,de ,v]a ,me?odo441 #aaa;b2 ,?od41 p4 #eij;b1 #bia74 ,late anima idem erit quod vita seu pr9cipium vitale1 nempe pr9cipium actionis int]n 9 re simplici seu monade exi/5s1 cui actio ext]na respondet 7,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,iii747 #ab4 ,mais il faut aussi1 qu'outre le pr9cipe du *angem5t il y ait un dtail de ce qui *ange1 qui fasse p\r a9si dire la spcification et la v>it des sub/ances simples4 #ac4 ,ce dtail doit envelopp] une multitude dans l'unit ou dans le simple4 ,c> t\t *angem5t naturel se faisant p> degrs1 quelque *ose *ange et quelque *ose re/e2 et p> consqu5t il faut que dans la sub/ance simple il y ait une pluralit d'affections et de rapports quoiqu'il n'y en ait po9t de p>ties4 #ad4 ,l'tat passag] qui enveloppe et reprs5te une multitude dans l'unit ou dans la sub/ance simple n'e/ autre *ose que ce qu'on appelle la ,p]ception#ccd4 ,note #ccd3 ,lettre ,,iii au ,p4 des ,bosses1 date du #aa juillet #agjf1 p4 #dch;a3 ,cum p]ceptio nihil aliud sit1 quam multorum 9 uno expressio1 necesse e/ onmes ,entele*ias seu ,monades p]ceptione prditas esse4--,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,iii3 ,isque corresponsus int]ni et ext]ni seu reprs5tatio ext]ni 9 int]no1 compositi 9 simplice1 multitud9is 9 unitate1 rev]a p]ceptionem con/ituit dans le moi huma92 l'autre se dduit du pr9cipe de cont9uit1 qui veut que t\t soit un dans une v>it inf9ie4 ,a ces deux raisons1 on peut en aj\t] une troisime qui se tire du rapport de la monade au monde extrieur3 ,la monade1 tant close et intangible1 ne peut avoir de relations avec l'univ]s qu'autant qu'elle en conti5t la reprs5tation2 mais t\te reprs5tation suppose la p]ception 7,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg1 #ad74 ,on a donn plus haut 7p4 #g-h7 deux raisons de la ?se =mule ici p> ,leibniz3 l'une se fonde sur une c]ta9e analogie que prs5t5t la rduction du multiple l'un1 telle qu'elle a lieu dans la monade1 et la mme opration1 telle qu'elle se fait qu'on doit di/+u] de l'ap]ception ou de la consci5ce1 comme il p>atra dans la suite#cce4 ,et c'e/ en quoi les ,c>tsi5s ont =t manqu1 ayant compt p\r ri5 les p]ceptions dont on ne s'ap]oit pas4 ,c'e/ aussi ce qui les a fait croire1 que les seuls ,esprits tai5t des ,monades1 et qu'il n'y avait po9t d',ames des ,btes ou d'autres ,entl*ies#ccf1 et qu'ils ont confondu avec le vulgaire un long t\rdissem5t avec une mort la rigueur#ccg1 ce qui les a fait encore donn] dans le prjug scola/ique des mes entirem5t sp>es#cch1 et a mme confirm les esprits mal t\rns dans l'op9ion de la mortalit des mes#cci4 ,note #cce3 ,v4 sup41 p4 #bh-cj1 les considrations sur lesquelles ,leibniz fonde l'exi/5ce des p]ceptions qui ne sont po9t ap]ues4 ,note #ccf3 ,leibniz di/+ue la p]ception qui e/ l'tat intrieur de la monade reprs5tant les *oses ext]nes1 et l'ap]ception qui e/ la consci5ce1 ou la connaissance rflexive de cet tat intrieur 7,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;a1 #d74 ,et cette di/9ction lui p]met d'tablir une diffr5ce spcifique entre l'homme et l'animal 7,ibid42 ,epi/4 ad ,wagn]um p4 #dfd;b1 ,,xiii2 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dff;a1 ,,iii2 ,n4 ,essais1 p4#bea;b1 #e74 ,desc>tes1 au contraire1 admettant que t\te me e/ p> ess5ce p5se de la p5se1 tait dans l'obligation ou de faire des animaux de simples ma*9es1 ou de les gal] psy*ologiquem5t l'homme4 ,note #ccg3 ,il n'y a jamais de mort relle1 p\r ,leibniz4 ,t\te monade1 quelles que soi5t les mtamorphoses de son organisme1 cons]ve t\j\rs au mo9s quelques p]ceptions inap]ues1 vu que son action ess5tielle e/ la p5se4 ,aussi n'y a-t-il p]sonne qui puisse bi5 m>qu] le vritable temps de la mort1 laquelle peut pass] longtemps p\r une simple susp5sion des actions notables1 et dans le fond n'e/ jamais autre *ose dans les simples animaux 7,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;b1 #g74--,v4 aussi3 7,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,,xi2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;b1 ,,iv74 ,note #cch3 ,p> le fait mme que les c>tsi5s ne voyai5t1 dans la nature1 que des esprits et des ma*9es1 ils ont d admettre qu'aprs la mort les mes huma9es sont entirem5t sp>es4 ,c'e/ aussi s\s la mme =me qu'ils ont d s'imag9] les anges4 ,note #cci3 ,n4 ,essais1 p4 #bfi;b1 #gc3 ,ceux qui ont v\lu s\t5ir une entire sp>ation et des manires de p5s] dans l'me sp>e1 inexplicables p> t\t ce que n\s connaissons1 et loignes non seulem5t de nos prs5tes expri5ces1 mais1 ce qui e/ bi5 plus1 de l'ordre gnral des *oses1 ont donn trop de prise aux prt5dus esprits =ts et ont r5du suspectes bi5 des g5s les plus belles et les plus gr&es vrits1 s'tant mme privs p> l de quelques bons moy5s de les pr\v]1 que cet ordre n\s f\rnit4 #ae4 ,l'action du pr9cipe int]ne1 qui fait le *angem5t ou le passage d'une p]ception une autre1 peut tre appel apptition#cdj2 il e/ vrai1 que l'apptit ne saurait t\j\rs p>v5ir entirem5t t\te la p]ception1 o il t5d1 mais il en obti5t t\j\rs quelque *ose1 et p>vi5t des p]ceptions n\velles#cda4 ,note #cdj3 ,t\s les griefs que ,leibniz lve1 dans cette proposition1 contre le c>tsianisme1 sont =muls et peu prs dans les mmes t]mes1 au numro #d des ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;a4 ,note #cda3 ,la monade porte avec elle non seulem5t une simple facult active1 mais aussi ce qu'on peut appel] =ce1 ef=t1 conatus1 dont l'action mme doit suivre1 si ri5 ne l'emp*e 7,?od41 p4 #ebf;b1 #hg72 elle enveloppe une t5dance4 ,de plus1 cette t5dance enveloppe son t\r la p]ception2 elle e/ donc une vritable apptition2 et c'e/ l le ressort int]ne1 tant *]*1 qui meut t\t4 ,il a fallu1 p\r le tr\v]1 que ,leibniz passt d'abord du mcanisme au dynamisme1 puis du dynamisme lui-mme au psy*ologisme4 ,c'e/ la philosophie des f9s1 et non celle des causes1 qui f\rnit la solution du problme4 ,note #cda3 ,v4 sup41 p4 #cj-ca1 la loi de dveloppem5t des monades4 #af4 ,n\s exprim5tons en n\s-mmes une multitude dans la sub/ance simple1 lorsque n\s tr\vons que la mo9dre p5se dont n\s n\s app]cevons1 enveloppe une v>it dans l'objet4 ,a9si t\s ceux1 qui reconnaiss5t que l'me e/ une sub/ance simple1 doiv5t reconnatre cette multitude dans la ,monade2 et ,monsieur ,bayle ne devait po9t y tr\v] de la difficult1 comme il a fait dans son ,dictionnaire1 article ,ror>ius#cdb4 ,note #cdb3 ,leibniz rpond ici l'objection de ,bayle1 insre dans l'article ,ror>ius1 et d'aprs laquelle il ne peut y avoir de cause de *angem5t dans la monade4 ,voici les p>oles de ,bayle3 ,comme il 7,leibniz7 suppose avec beauc\p de raison que t\tes les mes sont simples et indivisibles1 on ne saurait compr5dre qu'elles puiss5t tre comp>es une p5dule2 c'e/--dire que1 p> leur con/itution orig9ale1 elles puiss5t div]sifi] leurs oprations1 en se s]vant de l'activit spontane qu'elles recevrai5t de leur ,crateur4 ,on conoit =t bi5 qu'un tre simple agira t\j\rs uni=mm5t1 si aucune cause trangre ne le dt\rne4 ,s'il tait compos de plusieurs pices comme une ma*9e1 il agirait div]sem5t1 p>ce que l'activit p>ticulire de *aque pice p\rrait *ang] t\t mom5t le c\rs de celle des autres2 mais dans une sub/ance unique1 o tr\v]ez-v\s la cause du *angem5t d'opration8 #ag4 ,on e/ oblig d'ailleurs de confess]1 que la ,p]ception et ce1 qui en dp5d1 e/ inexplicable p> des raisons mcaniques1 c'e/--dire p> les figures et p> les m\vem5ts#cdc4 ,et feignant1 qu'il y ait une ma*9e1 dont la /ructure fasse p5s]1 s5tir1 avoir p]ception2 on p\rra la concevoir aggr&ie en cons]vant les mmes proportions1 en sorte qu'on y puisse entr] comme dans un m\l94 ,et cela pos on ne tr\v]a en la visitant au d$ans que des pices qui p\ss5t les unes les autres1 et jamais de quoi expliqu] une p]ception4 ,a9si c'e/ dans la sub/ance simple et non dans le compos1 ou dans la ma*9e1 qu'il la faut *]*]4 ,aussi n'y a-t-il que cela qu'on puisse tr\v] dans la sub/ance simple1 c'e/--dire les p]ceptions et leurs *angem5s4 ,c'e/ en cela seul aussi que peuv5t consi/] t\tes les ,actions int]nes des sub/ances simples#cdd4 ,note #cdc3 ,il y a l un confirmatur de la simplicit de la monade4 ,aux raisons mtaphysiques qui la pr\v5t s'aj\te une raison d'ordre psy*ologique4 ,si la monade e/ p]ception1 il faut bi5 qu'elle soit indivisible1 comme notre me elle-mme4 ,note #cdd3 ,prf4 999999 #b1 b1 p4 #dgd;a4 #ah4 ,on p\rrait donn] le nom d',entl*ies t\tes les sub/ances simples ou ,monades cres#cde1 c> elles ont en elles une c]ta9e p]fection 7 71 il y a une suffisance 77 qui les r5d s\rces de leurs actions int]nes et p\r a9si dire des ,automates incorporels#cdf4 ,note #cde3 ,?od41 #hg1 p4 #ebf;b2--,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #c2--;,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,ii2--,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfc1 ,v2--,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gad;a4 ,note #cdf3 ,lettre ,,iv au ,p4 des ,bosses1 date du #a;er septembre #agjf1 p4 #dch;b1 ad #ba3 ,bruta puto p]fecta esse automata4--,n4 ,essais1 p4 #bje;a3 ,je vois ma9t5ant444 comm5t les animaux sont des automates suivant ,desc>tes et comm5t ils ont p\rtant des mes et du s5tim5t suivant l'op9ion du g5re huma94--,correspondance de ,leibniz et d',arnauld1 p4 #egh3 ,comme la notion individuelle de *aque p]sonne enf]me une fois p\r t\tes ce qui lui arriv]a jamais1 on y voit les preuves a priori ou raisons de la vrit de *aque vnem5t1 ou p\rquoi l'un e/ arriv plutt que l'autre4--,?od41 p4 #fbj;a1 #djc4 #ai4 #cdg,si n\s v\lons appel] ,ame t\t ce qui a p]ceptions et apptits dans le s5s gnral que je vi5s d'expliqu]1 t\tes les sub/ances simples ou ,monades cres p\rrai5t tre appeles ,ames2 mais1 comme le s5tim5t e/ quelque *ose de plus qu'une simple p]ception1 je cons5s1 que le nom gnral de ,monades et d',entl*ies suffise aux sub/ances simples1 qui n'auront que cela2 et qu'on appelle ,ames seulem5t celles dont la p]ception e/ plus di/9cte et accompagne de mmoire#cdh4 ,note #cdg3 ,leibniz1 aprs avoir dt]m9 la nature des monades1 passe l'exam5 de leurs degrs de p]fection4 ,note #cdh3 ,dans la v>it inf9ie des monades1 se di/+u5t trois degrs notables de p]fection1 qui ne sont autre *ose que trois degrs notables de la connaissance4 ,il y a d'abord des monades qui n'ont que la p]ception pure et simple1 c'e/--dire un mode de p5se tellem5t b& son objet qu'il ne se replie jamais sur lui-mme1 et tellem5t infime qu'il n'en re/e aucune trace p]ceptible4 ,et ce sont ces monades que l'on ne peut appel] mes que lato s5su1 auxquelles il convi5t de laiss] le nom d'enll*ies4 #bj4 ,c> n\s exprim5tons en n\s-mmes un tat1 o n\s ne n\s s\v5ons de ri5 et n'avons aucune p]ception di/+ue1 comme lorsque n\s tombons en dfaillance ou qu& n\s sommes accabls d'un pr(ond sommeil sans aucun songe4 ,dans cet tat l'me ne diffre po9t s5siblem5t d'une simple ,monade#cdi1 mais1 comme cet tat n'e/ po9t durable1 et qu'elle s'en tire1 elle e/ quelque *ose de plus#cej4 ,note #cdi3 ,l'tat de ces monades infrieures e/ semblable celui o n\s tombons accid5tellem5t1 lorsque n\s dormons sans songe ou que n\s sommes van\is 7,comm5t4 de anima brutorum p4 #dfd;b1 ,x2 ,n4 ,essais1 p4 #bbd;a1 #aa2 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;a74 ,c'e/ une sorte de /upeur3 aggregatum confusum mult>um p]ceptionum p>v>um nihil em95tis hab5tium1 quod att5tionem excitet1 /uporem inducit 7,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,x74 ,note #cej3 ,?od41 #fd1 p4#dig;a4 #ba4 ,et il ne s'ensuit po9t1 qu'alors la sub/ance simple soit sans aucune p]ception4 ,cela ne se peut pas mme p> les raisons susdites2 c> elle ne saurait prir1 elle ne saurait aussi subsi/] sans quelque affection1 qui n'e/ autre *ose1 que sa p]ception3 mais qu& il y a une gr&e multitude de petites p]ceptions1 o il n'y a ri5 de di/+u1 on e/ t\rdi2 comme qu& on t\rne cont9uellem5t d'un mme s5s plusieurs fois de suite1 o il vi5t un v]tige qui peut n\s faire van\ir et qui ne n\s laisse ri5 di/+u]4 ,et la mort peut donn] cet tat p\r un tems aux animaux4 #bb4 ,et comme t\t prs5t tat d'une sub/ance simple e/ naturellem5t une suite de son tat prcd5t#cea1 tellem5t1 que le prs5t y e/ gros d'av5ir4 ,note #cea3 ,?od41 #cfj1 p4 #fjh;b3 ,c'e/ une des rgles de mon sy/me de l'h>monie gnrale1 que le prs5t e/ gros de l'av5ir1 et que celui qui voit t\t1 voit dans ce qui e/ ce qui s]a4 #bc4 ,donc puisque rveill de l't\rdissem5t1 on s'app]oit de ses p]ceptions1 il faut bi51 qu'on en ait eu immdiatem5t aup>avant1 quoiqu'on ne s'en soit po9t app]u#ceb2 c> une p]ception ne saurait v5ir naturellem5t1 que d'une autre p]ception1 comme un m\vem5t ne peut v5ir naturellem5t que d'un m\vem5t#cec4 ,note #ceb3 ,lorsque n\s comm5ons rev5ir soit d'un sommeil sans songe1 soit d'un van\issem5t1 n\s avons ncessairem5t une premire p5se dont n\s n\s ap]cevons4 ,c'e/ donc qu'aup>avant n\s en avions d'autres que n\s n'ap]cevions pas1 c> une p5se ne peut avoir p\r antcd5t qu'une autre p5se3 ,t\t se fait dans l'me1 comme s'il n'y avait pas de corps2 de mme que444 t\t se fait dans le corps1 comme s'il n'y avait po9t d'me 7,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe;b74 ,note #cec3 ,?od41 #dja-djc1 p4 #fai-fbj3 ,t\te p]ception prs5te t5d une p]ception n\velle1 comme t\t m\vem5t qu'elle reprs5te t5d un autre m\vem5t4 ,a9si1 le propre des entl*ies ou simples monades e/ de vivre dans une sorte d't\rdissem5t dont elles ne se tir5t jamais1 leur matire premire y faisant ob/acle4 #bd4 ,l'on voit p> l1 que si n\s n'avions ri5 de di/+u et p\r a9si dire de relev1 et d'un plus haut gt dans nos p]ceptions1 n\s s]ions t\j\rs dans l't\rdissem5t4 ,et c'e/ l'tat des ,monades t\tes nues4 #be4 ,aussi#ced voyons-n\s que la nature a donn des p]ceptions releves aux animaux p> les so9s qu'elle a pris de leur f\rnir des organes1 qui ramass5t plusieurs rayons de lumire ou plusieurs ondulations de l'air p\r les faire avoir plus d'efficace p> leur union4 ,il y a quelque *ose d'appro*ant dans l'odeur1 dans le gt et dans l'att\*em5t et peut-tre dans quantit d'autres s5s1 qui n\s sont inconnus#cee4 ,et j'expliqu]ai tantt1 comm5t ce qui se passe dans l'me reprs5te ce qui se fait dans les organes4 ,note #ced3 ,au-dessus des entl*ies1 il y a des monades dont la p]ception s'accompagne de mmoire sans all] jusqu' la rflexion3 ces monades peuv5t s'appel] des mes1 et les tres qui les possd5t sont des animaux4 ,note #cee3 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,x3 ,oriuntur p]ceptiones magis di/9cte1 qu&o etiam corpus fit p]fectius et magis ord9atum4--,?od41 p4 #edj;a1 #abd3 ,ces corps organiques1 o les mes sont enveloppes1 ne diffr5t pas mo9s en p]fection que les esprits qui ils app>ti5n5t4--,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;a1 #d3 ,mais qu& la ,monade a des organes si aju/s1 que p> leur moy5 il y a du relief et du di/+u dans les impressions qu'ils reoiv5t1 et p> consqu5t dans les p]ceptions qui les reprs5t5t 7comme1 p> exemple1 lorsque p> le moy5 de la figure des humeurs des yeux1 les rayons de la lumire sont conc5trs et agiss5t avec plus de =ce71 cela peut all] jusqu'au s5tim5t1 c'e/--dire1 jusqu' une p]ception accompagne de mmoire4 ,leibniz admet qu'il exi/e une sorte de p>alllisme entre le dveloppem5t organique et le dveloppem5t m5tal2 et c'e/ dans le premi]1 d'aprs lui1 que le second tr\ve sa condition4 #bf4 ,la mmoire f\rnit une espce de conscution aux mes1 qui imite la raison1 mais qui en doit tre di/+ue4 ,c'e/ que n\s voyons que les animaux ayant la p]ception de quelque *ose qui les frappe et dont ils ont eu p]ception semblable aup>avant1 s'att5d5t p> la reprs5tation de leur mmoire ce qui y a t jo9t dans cette p]ception prcd5te et sont ports des s5tim5ts semblables ceux qu'ils avai5t pris alors4 ,p> exemple3 qu& on montre le bton aux *i5s1 ils se s\vi5n5t de la d\leur qu'il leur a cause et cri5t et fui5t#cef4 ,note #cef3 ,prlim41 #fe1 p4 #dig;a3 ,les btes ont des conscutions de p]ception qui imit5t le raisonnem5t1 et qui se tr\v5t aussi dans le s5s int]ne des hommes1 lorsqu'ils n'agiss5t qu'en empiriques4--,n4 ,essais1 p4 #aie;b3 ,les conscutions des btes sont purem5t comme celles des simples empiriques1 qui prt5d5t1 que ce1 qui e/ arriv quelquefois arriv]a encore dans un cas1 o ce1 qui les frappe1 e/ p>eil1 sans tre p\r cela capables de jug]1 si les mmes raisons subsi/5t4 ,c'e/ p> l qu'il e/ si ais aux hommes d'attrap] les btes1 et qu'il e/ si facile aux simples empiriques de faire des fautes4--,ibid41 #bcg;b1 #aa2--;,ibid41 p4 #bea;b1 #e2--,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;b4 #bg4 ,et l'imag9ation =te1 qui les frappe et meut1 vi5t ou de la gr&eur ou de la multitude des p]ceptions prcd5tes4 ,c> s\v5t une impression =te fait t\t d'un c\p l'effet d'une longue habitude1 ou de beauc\p de p]ceptions mdiocres rxres#ceg4 ,note #ceg3 ,v41 sur ce po9t1 sup41 p4 #gd-ge4 #bh4 #ceh,les hommes agiss5t comme les btes en tant que les conscutions de leurs p]ceptions ne se font que p> le pr9cipe de la mmoire2 ressemblant aux ,mdec9s empiriques1 qui ont une simple practique sans ?orie2 et n\s ne sommes qu'empiriques dans les trois qu>ts de nos actions4 ,p> exemple1 qu& on s'att5d qu'il y aura j\r dema91 on agit en empirique p> ce que cela s'e/ t\j\rs fait a9si jusqu'ici4 ,il n'y a que l',a/ronome qui le juge p> raison4 ,note #ceh3 ,au-dessus de l'me des btes1 il y a l'me huma9e3 c'e/ l le troisime degr4 ,or le trait diffr5tiel de l'me huma9e e/ l'app]ception1 c'e/--dire la consci5ce1 ou rflexion1 laquelle enveloppe de quelque manire la connaissance des vrits ncessaires ou raison4 ,cette me a incomp>ablem5t plus de p]fection que les autres =mes enfonces dans la matire3 elle e/ comme un petit ,dieu2 et on peut l'appel] du nom d',esprit 7,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gai;a1 #d2 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a1 #e74 #bi4 ,mais la connaissance des vrits ncessaires et t]nelles e/ ce qui n\s di/+ue des simples animaux et n\s fait avoir la ,raison et les sci5ces1 en n\s levant la connaissance de n\s-mmes et de ,dieu#cei4 ,et c'e/ ce qu'on appelle en n\s ,ame raisonnable ou ,esprit4 ,note #cei3 ,n4 ,essais1 p4 #aic2--;,ibid41 p #bea;b1 #e2--;,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,,xiii et ,,xiv2--,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;a1 ,,iii3 ,quemadmodum m5s e/ species anim nobilior1 ubi s5sioni acc$it ratio seu consequutio ex univ]salitate v]itatum4--,ibid41 p4 #dff;b1 ,v2--,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;b1 ,v3 ,mais le raisonnem5t vritable dp5d des vrits ncessaires ou t]nelles2 comme sont celles de la logique1 des nombres1 de la gomtrie1 qui font la connexion indubitable des ides1 et les consqu5ces immanquables4 ,les animaux o ces consqu5ces ne se rem>qu5t po9t1 sont appels btes2 mais ceux qui connaiss5t ces vrits ncessaires1 sont proprem5t ceux qu'on appelle animaux raisonnables1 et leurs mes sont appeles esprits4 #cj4 ,c'e/ aussi p> la connaissance des vrits ncessaires et p> leurs ab/ractions1 que n\s sommes levs aux actes rflexifs1 qui n\s font p5s] ce qui s'appelle ,moi1 et considr] que ceci ou cela e/ en n\s#cfj3 et c'e/ a9si1 qu'en p5sant n\s1 n\s p5sons l'tre1 la sub/ance1 au simple et au compos1 l'immatriel et ,dieu mme1 en concevant que ce qui e/ born en n\s1 e/ en lui sans bornes4 ,et ces actes rflexifs f\rniss5t les objets pr9cipaux de nos raisonnem5ts#cfa4 ,note #cfj3 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfd;b1 ,,xiii3 ,datur gradus quidam altior1 quem adpellamus cogitationem4 ,cogitatio autem e/ p]ceptio cum ratione conjuncta1 quam bruta1 quantum obs]v>e possumus1 non hab5t4--,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;b3 ,itaque homo non tantum vitam et animam1 ut bruta1 s$ et consci5tiam sui1 et memoriam pri/9i /atus1 et ut v]bo dicam1 p]sonam s]vat4--,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae1 #d-e4 ,note #cfa3 ,?od41 prf4 991 #d1 a1 p4 #dfi;a4--,ces diffr5ts textes sur les m>ques di/9ctives de l'me huma9e s\lv5t une "q de psy*ologie4 ,d'aprs ,leibniz1 ap]ception1 consci5ce de soi1 rflexion ne font qu'un4 ,mais il ne semble pas qu'il en soit de mme de la rflexion et de la raison4 ,ces deux *oses s'impliqu5t sans nul d\te2 nanmo9s1 il y a passage de l'une l'autre4 ,e/-ce qu'on va de la rflexion la raison ou de la raison la rflexion8 ,d'aprs c]ta9s passages des ,n\veaux ,essais 7p4 #bab;b #bc2 p4 #bai;b1 #c2 p4 #bba;a #ah71 et aussi d'aprs les ,pr9cipes de la nature et de la grce 7p4 #gae;b1 #e71 il semble qu'on aille du sujet l'objet1 de la rflexion la dc\v]te des vrits ncessaires1 de la rflexion la raison4 ,et c'e/ la m>*e contraire1 qui s]ait la vraie d'aprs la premire p>tie de la proposition #cj de la ,monadologie4 ,peut-tre concili]ait-on ces textes div]s1 en disant que1 selon ,leibniz1 l'esprit va p> le di/9ct la dc\v]te du moi1 et que1 dans le moi une fois dc\v]t1 il tr\ve les pr9cipaux objets de nos raisonnem5ts1 les ides de l'tre1 de la sub/ance1 du possible1 du mme1 du simple1 de ,dieu1 etc44 #ca4 ,nos raisonnem5ts sont fonds sur deux gr&s pr9cipes1 celui de la ,contradiction1 en v]tu duquel n\s jugeons faux ce qui en enveloppe1 et vrai ce qui e/ oppos ou contradictoire au faux#cfb4 ,note #cfb3 ,?od41 #dd1 p4 #dia;b2--,?od41 #aif1 p4 #efd2--,v4 sup41 p4 #dj-da4 #cb4 ,et celui de la ,raison suffisante1 en v]tu duquel n\s considrons qu'aucun fait ne saurait se tr\v] vrai ou exi/ant1 aucune nontiation vritable1 sans qu'il y ait une raison suffisante p\rquoi il en soit a9si et non pas autrem5t1 quoique ces raisons le plus s\v5t ne puiss5t po9t n\s tre connues#cfc4 ,note #cfc3 ,v4 sup41 p4 #da et ssq4 ,mais la manire dont ,leibniz compr5d ici le pr9cipe de la raison suffisante1 diffre un peu de ce que l'on a vu dans les ouvrages prcd5ts4 ,ce pr9cipe ne rgle plus seulem5t les vrits de fait1 il s't5d aux vrits de droit3 il n'e/ aucune nontiation vritable qu'il ne s]ve expliqu] de quelque manire4 ,et c'e/ dans ce s5s n\veau que ,leibniz emploie ce pr9cipe un peu plus lo91 la proposition #cc4 ,qu& une vrit e/ ncessaire1 dit-il1 on en peut tr\v] la raison p> l'analyse4 ,il semble bi5 aussi que la raison suffisante ait la mme ext5sion1 au n #g des ,pr9cipes de la nature et de la grce 7p4 #gaf;a74 ,a9si1 le pr9cipe de contradiction et le pr9cipe de raison suffisante ne se di/+u5t plus p> leurs dp>tem5ts2 ils ont le mme doma9e1 qui e/ celui de l'tre rel ou possible4 ,mais ils diffr5t p> leur fonction4 ,le rle du pr9cipe de contradiction e/ ngatif3 il indique la condition logique de t\te vrit1 soit t]nelle1 soit cont+5te4 ,le rle du pr9cipe de raison suffisante e/ positif3 il s]t d'abord montr] le p\rquoi des connexions t]nelles des possibles2 en second lieu1 il n\s rvle ce qui fait qu'il y a un univ]s plutt que ri51 et ce qui fait que tel univ]s s'e/ ralis de prfr5ce d'autres2 et1 prise dans ce d]ni] s5s qui a rapport au cont+5t1 la raison suffisante englobe la fois la cause effici5te et la cause f9ale4 ,cette autre manire d'ent5dre les pr9cipes directeurs de l'intellig5ce huma9e n\s semble a la fois plus comprh5sive et plus con=me aux lois de la logique4 ,leibniz1 =ce de rflexion1 a f9i p> se r5dre compltem5t matre de sa p5se4 #cc4 ,il y a aussi deux sortes de vrits1 celles de raisonnem5t et celles de fait#cfd4 ,les vrits de raisonnem5t sont ncessaires et leur oppos e/ impossible1 et celles de fait sont cont+5tes et leur oppos e/ possible4 ,qu& une vrit e/ ncessaire1 on en peut tr\v] la raison p> l'analyse1 la rsolvant en ides et en vrits plus simples1 jusqu' ce qu'on vi5ne aux primitives#cfe4 ,note #cfd3 ,v4 sup41 p4 #ca-cb4 ,note #cfe3 ,?od41 #agj1 #agd1 #ahi1 p4 #eee-efc2--;,ibid41 #bhj-bhi1 p4 #ehg1 #ehh2--;,ibid41 #cfg1 p4 #faj;b2--,ibid41 abrg1 object4 #c1 p4 #fbe-fbf4 #cd4 ,c'e/ a9si que *ez les ,ma?matici5s les ,?ormes de spculation et les ,canons de practique sont rduits p> l'analyse aux ,df9itions1 ,axiomes et ,dem&es4 #ce4 ,et il y a enf9 des ides simples1 dont on ne saurait donn] la df9ition2 il y a aussi des axiomes et dem&es ou en un mot des pr9cipes primitifs1 qui ne saurai5t tre pr\vs et n'en ont po9t beso9 aussi2 et ce sont les nontiations id5tiques1 dont l'oppos conti5t une contradiction expresse#cff4 ,note #cff3 ,?od41 #cf1 p4 #eac;b-#ead;a2--,ibid41 #cg1 #dd1 #de1 #di1 #eb1 p4 #eae-eag2--;,ibid41 #aba1 #abb1 p4 #ecg;b-#ech2--;,ibid41 #cgc1 p4 #fab;b-#fac;a2--,ibid41 #cdj1 #cdd1 p4 #fjb;b-#f,o#d;a4 #cf4cfg ,mais la raison suffisante se doit aussi tr\v] dans les vrits cont+5tes ou de fait1 c'e/--dire dans la suite des *oses rp&ues p> l'univ]s des cratures1 o la rsolution en raisons p>ticulires p\rrait all] un dtail sans bornes cause de la v>it imm5se des *oses de la ,nature et de la division des corps l'inf9i4 ,il y a une inf9it de figures et de m\vem5ts prs5ts et passs1 qui entr5t dans la cause effici5te de mon criture prs5te2 et il y a une inf9it de petites incl9ations et dispositions de mon me prs5tes et passes1 qui entr5t dans la cause f9ale4 ,note #cfg3 ,une fois arriv1 trav]s la hir>*ie des ,monades1 jusqu'au sommet de l'ent5dem5t huma91 ,leibniz aborde le problme de l'exi/5ce et de la nature de ,dieu3 arm du pr9cipe de la raison suffisante1 il procde de suite la re*]*e de la cause premire et des exi/5ces et des ess5ces4 ,il dmontre d'abord l'exi/5ce de ,dieu a po/]iori2 il la dmontre ensuite a priori2 puis il esquisse une dduction des attributs de ,dieu4 #cg4 ,et comme t\t ce dtail n'enveloppe que d'autres cont+5ts antrieurs ou plus dtaills1 dont *acun a encore beso9 d'une ,analyse semblable p\r en r5dre raison1 on n'en e/ pas plus avanc1 et il faut que la raison suffisante ou d]nire soit hors de la suite ou sries de ce dtail des cont+5ces1 quelqu'inf9i qu'il p\rrait tre#cfh4 ,note #cfh3 ,cet argum5t1 tir de la cont+5ce du m\vem5t1 n\s p>at expos avec plus de nettet1 dans les ,pr9cipes de la nature et de la grce 7p4 #gaf1 #h73 ,cette raison suffisante de l'exi/5ce de l'univ]s1 dit ,leibniz en cet endroit1 ne se saurait tr\v] dans la suite des *oses cont+5tes1 c'e/--dire1 des corps et de leurs reprs5tations dans les mes2 p>ce que la matire tant indiffr5te en elle-mme au m\vem5t et au repos1 et un m\vem5t tel ou autre1 on n'y saurait tr\v] la raison du m\vem5t et encore mo9s d'un tel m\vem5t4 ,et quoique le prs5t m\vem5t1 qui e/ dans la matire1 vi5ne du prcd5t1 et celui-ci encore d'un prcd5t1 on n'en e/ pas plus avanc1 qu& on irait aussi lo9 qu'on v\drait2 c> il re/e t\j\rs la mme "q4 ,a9si il faut que la raison suffisante1 qui n'ait plus beso9 d'une autre raison1 soit hors de cette suite des *oses cont+5tes1 et se tr\ve dans une sub/ance1 qui en soit la cause1 ou qui soit un tre ncessaire1 portant la raison de son exi/5ce avec soi2 autrem5t on n'aurait pas encore une raison suffisante o l'on pt f9ir4 ,et cette raison des *oses e/ appele ,dieu4 ,cet argum5t n'e/ pas entirem5t id5tique celui d',ari/ote et de ,sp9oza4 ,leibniz pr5d p\r po9t de d"p une donne sci5tifique1 qui e/ l'indiffr5ce de la matire au m\vem5t et au repos1 et un m\vem5t tel ou autre2 ,ari/ote et ,sp9oza se fond5t uniquem5t sur l'en*anem5t causal que prs5te la srie rgressive des m\vem5ts4 ,mais ,leibniz rejo9t le raisonnem5t ari/otli5 et sp9ozi/e1 lorsqu'il s'agit de tr\v] la raison explicative du m\vem5t lui-mme3 il montre alors que1 si la succession des phnomnes peut remont] l'inf9i1 il n'en peut all] de mme de leur causation3 c> autrem5t t\t s]ait caus3 ce qui e/ contradictoire4 ,v4 sup41 p4 #fg-fh1 deux autres preuves dont l'une se fonde sur la cont+5ce de l'ordre1 l'autre sur la cont+5ce de la matire elle-mme4 #ch4 ,et c'e/ a9si que la d]nire raison des *oses doit tre dans une sub/ance ncessaire1 dans laquelle le dtail des *angem5s ne soit qu'm9emm5t#cfi1 comme dans la s\rce1 et c'e/ ce que n\s appelons ,dieu#cgj4 ,note #cfi3 m9emm5t3 ,cela signifie1 comme le dit sa9t ,?omas d',aqu9 7,s4 ?41 ,i1 ,,iv1 a71 que t\t ce qu'il y a de p]fection dans l'effet doit se tr\v] dans la cause d'une manire plus excell5te4 ,mais le malheur veut que cette explication ne suggre ri5 de trs clair l'esprit4 ,que sont ces m95ces1 auxquelles la philosophie traditionnelle a rec\rs en t\te occasion8 ,c'e/ *ose difficile dt]m9]4 ,p]fection6 p]fection6--,oui1 mais en quoi consi/e-t-elle au ju/e1 cette p]fection8 ,voil ce qu'il faudrait dire2 et c'e/ peut-tre indicible l'homme1 c> ce que n\s savons des *oses et surt\t de leur fond n'e/ presque ri5 en face de ce que n\s ignorons4 ,note #cgj3 ,?od41 #g1 p4 #ejf;a4 #ci4 ,or cette sub/ance tant une raison suffisante de t\t ce dtail1 lequel aussi e/ li p> t\t1 il n'y a qu'un ,dieu1 et ce ,dieu suffit4 #dj4 ,on peut jug] aussi que cette sub/ance suprme qui e/ unique1 univ]selle et ncessaire1 n'ayant ri5 hors d'elle qui en soit indp5d5t1 et tant une suite simple de l'tre possible1 doit tre incapable de limites et cont5ir t\t autant de ralit qu'il e/ possible#cga4 ,note #cga3 ,v4 sup41 p4 #fd1 l'explication de cette proposition importante4 ,le mrite de ,leibniz n'e/ pas d'avoir rsolu le problme de la possibilit de l'tre inf9i2 c'e/ de l'avoir pos4 ,kant vi5dra plus t>d1 qui repr5dra la "q et mettra en lumire t\tes les difficults qu'elle enveloppe4 ,et ces difficults1 les voici en quelques mots3 #a ,la ralisation d'un inf9i1 quel qu'il soit1 e/-elle possible8 ,n'implique-t-elle pas contradiction8 #b et1 p> l-mme1 peut-il y avoir un nombre inf9i d'inf9is8 #c ,ce nombre inf9i d'inf9is1 suppos] qu'il soit possible en lui-mme1 implique-t-il les conditions v\lues p\r se ramass] en un sujet unique1 vivant et consci5t1 qui corresponde l'idal que n\s portons en n\s8 #da4 ,d'o il s'ensuit1 que ,dieu e/ absolum5t p>fait1 la p]fection n'tant autre *ose1 que la gr&eur de la ralit positive prise prcism5t1 en mettant "p les limites ou bornes dans les *oses qui en ont#cgb4 ,et l1 o il n'y a po9t de bornes1 c'e/--dire en ,dieu1 la p]fection e/ absolum5t inf9ie#cgc4 ,note #cgb3 ,si l'inf9i e/ l'acte ple9 du possible1 il enf]me t\t ce qui exi/e1 la matire comme la p5se2 et telle e/ la conclusion que tire ,sp9oza avec son impitoyable logique4 ,mais cette conclusion r$\table1 ,leibniz l'a prvue1 et il y *appe p> sa ?orie de la matire4 ,p> l mme1 selon lui1 que ,dieu e/ la ralisation ple9e du possible1 il e/ acte pur1 p5se pure2 et de cette sorte le concept de l'inf9i n'enveloppe pas la matire2 il l'exclut4 ,mais la rponse vaut ce que vaut l'ide que ,leibniz s'e/ faite de la matire elle-mme1 et cette ide n'e/ qu'une hypo?se4 ,il faut donc encore p]fectionn] p\r ab\tir4 ,note #cgc3 ,prf41 #d1 a1 p4 #dfi;a4 #db4 ,il s'ensuit aussi que les cratures ont leurs p]fections de l'influ5ce de ,dieu1 mais qu'elles ont leurs imp]fections de leur nature propre1 incapable d'tre sans bornes4 ,c> c'e/ en cela qu'elles sont di/+ues de ,dieu#cgd4 ,cette imp]fection orig9ale des cratures se rem>que dans l'in]tie naturelle des corps#cge4 ,note #cgd3 ,?od41 #bj1 p4 #eaj;a2--,ibid41 #bg-ca1 p4 #eaa;b-#eac3 ,quelques-uns ont cru avec le clbre ,dur& de ,s-,porti5 et le c>d9al ,aureolus ,scola/ique fameux1 que le conc\rs de ,dieu avec la crature 7j'ent5ds le conc\rs physique7 n'e/ que gnral et mdiat2 et que ,dieu cre les sub/ances1 et leur donne la =ce dont elles ont beso92 et qu'aprs cela1 il les laisse faire1 et ne fait que les cons]v]1 sans les aid] dans leurs actions4 ,cette op9ion a t rfute p> la plup>t des scola/iques1 et il p>at qu'on l'a dsappr\ve autrefois dans ,pelage444 ,il faut considr] que l'action de ,dieu cons]vant doit avoir du rapport ce qui e/ cons]v1 tel qu'il e/1 et selon l'tat o il e/2 a9si elle ne saurait tre gnrale ou indt]m9e4 ,ces gnralits sont des ab/ractions qui ne se tr\v5t po9t dans la vrit des *oses s+ulires1 et la cons]vation d'un homme deb\t e/ diffr5te de la cons]vation d'un homme assis444 ,il faut savoir que la cons]vation de ,dieu consi/e dans cette influ5ce immdiate p]ptuelle1 que la dp5dance des cratures dem&e4 ,cette dp5dance a lieu l'g>d non seulem5t de la sub/ance1 mais encore de l'action1 et on ne saurait peut-tre l'expliqu] mieux1 qu'en disant avec le commun des ?ologi5s et des philosophes1 que c'e/ une cration cont9ue4 ,on object]a que ,dieu cre donc ma9t5ant l'homme p*ant1 lui qui l'a cr innoc5t d'abord444 ,c'e/ ici qu'il faut considr] cette vrit1 qui a fait dj tant de bruit dans les coles1 depuis que sa9t ,augu/9 l'a fait valoir1 que le mal e/ une privation de l'tre2 au lieu que l'action de ,dieu va au positif444 ,dieu donne t\j\rs la crature1 et produit cont9uellem5t ce qu'il y a en elle de positif1 de bon et de p>fait1 t\t don p>fait v5ant du ,pre des lumires2 au lieu que les imp]fections et les dfauts des actions vi5n5t de la limitation orig9ale1 que la crature n'a pu manqu] de recevoir avec la premire limitation de son tre1 p> les raisons idales qui la born5t4--,ibid41 #aec1 p4 #edi;b-#eej;a2--,ibid41 #afg1 p4 #eec;b-#eed;a2--,ibid41 #cgg et sqq41 p4 #fac;b4 ,note #cge3 ,cette d]nire phrase e/ tire du texte de ,m4 ,b\tr\x1 la ,monadologie de ,leibniz1 ,p>is1 #ahif4 #dc4 ,il e/ vrai aussi1 qu'en ,dieu e/ non seulem5t la s\rce des exi/5ces mais encore celle des ess5ces1 en tant que relles1 ou de ce qu'il y a de rel dans la possibilit#cgf4 ,c'e/ p>ce que l'ent5dem5t de ,dieu e/ la rgion des vrits t]nelles1 ou des ides dont elles dp5d5t1 et que sans lui il n'y aurait ri5 de rel dans les possibilits1 et non seulem5t ri5 d'exi/ant1 mais encore ri5 de possible#cgg4 ,note #cgf3 ,ici ,leibniz aborde les preuves a priori2 il en donne deux3 la premire a p\r po9t de d"p la ncessit qu'enveloppe le possible2 la seconde ressort de l'analyse de l'ide mme de ,dieu1 que n\s portons orig9airem5t au-d$ans de n\s-mmes4 ,note #cgg3 #bj1 p4 #eji;b-#eaj;a2--,v4 sup44 p4 #fe-ff4 #dd4 ,cep5dant il faut bi5 que s'il y a une ralit dans les ,ess5ces ou possibilits1 ou bi5 dans les vrits t]nelles1 cette ralit soit fonde en quelque *ose d'exi/ant et d'actuel1 et p> consqu5t dans l'exi/5ce de l'tre ncessaire1 dans lequel l'ess5ce r5f]me l'exi/5ce1 ou dans lequel il suffit d'tre possible p\r tre actuel#cgh4 ,note #cgh3 ,?od41 #ahd1 p4 #efa;b2--,ibid41 #ahi1 p4 #efb;b2--,ibid41 #cce1 p4 #fja;b4 #de4 ,a9si ,dieu seul 7ou l'tre ncessaire7 a ce privilge1 qu'il faut qu'il exi/e1 s'il e/ possible4 ,et comme ri5 ne peut emp*] la possibilit de ce qui n'enf]me aucunes bornes1 aucune ngation et p> consqu5ce aucune contradiction1 cela seul suffit p\r connatre l',exi/5ce de ,dieu a priori#cgi4 ,n\s l'avons pr\ve aussi p> la ralit des vrits t]nelles4 ,mais n\s v5ons de la pr\v] aussi a po/]iori puisque des tres cont+5ts exi/5t1 lesquels ne saurai5t avoir leur raison d]nire ou suffisante que dans l'tre ncessaire1 qui a la raison de son exi/5ce en lui-mme#chj4 ,note #cgi3 ,v4 sup41 p4 #fd-fe1 l'exposition de cet argum5t4 ,leibniz le r5\velle de deux faons3 #a en essayant de montr] la possibilit de l'tre inf9i2 #b en s'appuyant sur la nature des possibles1 qui envelopp5t1 d'aprs lui1 une t5dance ess5tielle l'exi/5ce effective4 ,note #chj3 ,leibniz rsume ici sa dmon/ration de l'exi/5ce de ,dieu1 en indiquant les deux s\rces trs di/9ctes auxquelles il l'a puise4 #df4 ,cep5dant il ne faut po9t s'imag9] avec quelques-uns1 que les vrits t]nelles tant dp5dantes de ,dieu1 sont arbitraires et dp5d5t de sa volont1 comme ,des ,c>tes p>at l'avoir pris et puis ,monsieur ,poiret4 ,cela n'e/ vritable que des vrits cont+5tes dont le pr9cipe e/ la conv5ance ou le *oix du meilleur1 au lieu que les vrits ncessaires dp5d5t uniquem5t de son ent5dem5t et en sont l'objet int]ne#cha4 ,note #cha3 ,?od41 #ahj-ahd1 p4 #eei;a-#efa;b2--,ibid41 #ahe1 p4 #efa;b-#efb;a2--,ibid41 #cce1 p4 #fja;b2--,ibid41 #cea1 p4 #fje;b-#fjf;a3 444 ,m4 ,bayle a s\ponn que le nombre des dim5sions de la matire dp5dait du *oix de ,dieu1 comme il a dp5du de lui de faire ou de ne po9t faire que les arbres produisiss5t des animaux4 ,en effet1 que savons-n\s1 s'il n'y a po9t des ,globes ,plantaires1 ou des ,t]res places dans quelque endroit plus loign de l',univ]s1 o la fable des ,b]nacles d'cosse 7oiseaux qu'on disait natre des arbres7 se tr\ve vritable1 et s'il n'y a pas mme des pays1 o l'on p\rrait dire3 44444 populos umbrosa creavit ,frax9us1 et fta viridis pu] excidit almo4 ,mais il n'en e/ pas a9si des dim5sions de la matire3 le nombre t]naire e/ dt]m91 non pas p> la raison du meilleur1 mais p> la ncessit gomtrique3 c'e/ p>ce que les gomtres ont pu dmontr] qu'il n'y a que trois lignes p]p5diculaires qui puiss5t se c\p] dans un mme po9t4 ,il e/ intressant de voir s\lev] et dbattre1 en ple9 ,x,v,i,ie sicle1 cette "q de la gomtrie plus de trois dim5sions1 qui a passionn et passionne encore c]ta9s philosophes et ma?matici5s de notre temps4--,ibid41 #chj1 p4 #fad2--,v4 sup41 p4 #ed-ee4 #dg4 ,a9si ,dieu seul e/ l'unit primitive ou la sub/ance simple orig9aire1 dont t\tes les ,monades cres ou drivatives sont des productions1 et naiss5t1 p\r a9si dire1 p> des fulgurations cont9uelles de la ,div9it de mom5t en mom5t1 bornes p> la rceptivit de la crature laquelle il e/ ess5tiel d'tre limite#chb4 ,note #chb3 ,?od41 #chb-cia1 p4 #fad;b et sqq42--,ibid41 #cih1 p4 #fah;b2--,ibid41 #cie1 p4 #fag;b--#fah;a2--sup41 p4 #aai et #aba4 #dh4 ,il y a en ,dieu la ,puissance1 qui e/ la s\rce de t\t1 puis la ,connaissance1 qui conti5t le dtail des ,ides1 et enf9 la ,volont1 qui fait les *angem5ts ou productions selon le pr9cipe du meilleur#chc4 ,et c'e/ ce qui rpond ce qui dans les ,monades cres fait le sujet ou la base1 la facult p]ceptive et la facult apptitive4 ,mais en ,dieu ces attributs sont absolum5t inf9is ou p>faits#chd1 et dans les ,monades cres ou dans les ,entl*ies 7ou p]fectihabies1 comme ,h]molas ,b>b>us traduisait ce mot7 ce n'en sont que des imitations mesure qu'il y a de la p]fection4 ,note #chc3 ,?od41 #g1 p4 #ejf;a3 ,cet g>d ou rapport d'une sub/ance exi/ante de simples possibilits ne peut tre autre *ose que l'acte de la volont qui *oisit4 ,et c'e/ la puissance de cette sub/ance1 qui en r5d la volont efficace4 ,la puissance va l'tre1 la sagesse ou l'ent5dem5t au vrai1 et la volont au bi54--,ibid41 #adi-aej1 p4 #edh;b-#edi;a ,note #chd3 ,?od41 prf41 p4 #dfi;a3 ,les p]fections de ,dieu sont celles de nos mes1 mais il les possde sans bornes3 il e/ un ,ocan1 dont n\s n'avons reu que des g\ttes3 il y a en n\s quelque puissance1 quelque connaissance1 quelque bont2 mais elles sont t\tes entires en ,dieu4 ,l'ordre1 les proportions1 l'h>monie n\s en*ant5t1 la ,pe9ture et la ,musique en sont des *antillons2 ,dieu e/ t\t ordre1 il g>de t\j\rs la ju/esse des proportions1 il fait l'h>monie univ]selle3 t\te la beaut e/ un pan*em5t de ses rayons4 ,leibniz humanise non seulem5t la nature1 mais encore la ,div9it4 ,dieu a t\t fait selon son image et ressemblance1 bi5 qu' des degrs inf9im5t div]s4 #di4 #che,la crature e/ dite agir au dehors en tant qu'elle a de la p]fection1 et ptir d'une autre en tant qu'elle e/ imp>faite4 ,a9si l'on attribue l'action la ,monade en tant qu'elle a des p]ceptions di/9ctes1 et la passion en tant qu'elle en a de confuses#chf4 ,note #che3 ,leibniz entre ici dans la troisime p>tie de la ,monadologie1 qui a p\r objet l'univ]s1 considr comme l'uvre de ,dieu4 ,et du n #di au n #ee1 il expose les deux pr9cipes qui dom95t le sujet t\t enti]1 et qui sont les suivants3 #a les monades1 en v]tu de leur activit exclusivem5t imman5te1 ne peuv5t avoir qu'une influ5ce idale les unes sur les autres2 #b ,dieu1 en v]tu de sa sagesse et de sa bont1 ne peut *oisir1 dans l'inf9it des univ]s possibles1 que celui qui runit le plus de p]fection4 ,note #chf3 ,?od41 #cb1 p4 #eac;a2--,ibid41 #ff1 p4 #eba;a3 ,entant que l'me a de la p]fection1 et des p5ses di/9ctes1 ,dieu a accommod le corps l'me1 et a fait p> avance que le corps e/ p\ss excut] ses ordres3 et entant que l'me e/ imp>faite1 et que ses p]ceptions sont confuses1 ,dieu a accommod l'me au corps1 en sorte que l'me se laisse incl9] p> les passions qui naiss5t des reprs5tations corporelles3 ce qui fait le mme effet1 et la mme app>5ce1 que si l'un dp5dait de l'autre immdiatem5t1 et p> le moy5 d'une influ5ce physique4--,ibid41 #chf1 p4 #fae4 #ej4 ,et une crature e/ plus p>faite qu'une autre en ce1 qu'on tr\ve en elle ce qui s]t r5dre raison a priori de ce qui se passe dans l'autre1 et c'e/ p> l1 qu'on dit1 qu'elle agit sur l'autre#chg4 ,note #chg3 ,?od41 p4 #eba;a1 #ff4 #ea4 ,mais dans les sub/ances simples ce n'e/ qu'une influ5ce idale d'une ,monade sur l'autre1 qui ne peut avoir son effet que p> l'int]v5tion de ,dieu1 en tant que dans les ides de ,dieu une ,monade dem&e avec raison1 que ,dieu en rglant les autres ds le comm5cem5t des *oses1 ait g>d elle4 ,c> puisqu'une ,monade cre ne saurait avoir une influ5ce physique sur l'intrieur de l'autre1 ce n'e/ que p> ce moy51 que l'une peut avoir de la dp5dance de l'autre#chh4 ,note #chh3 ,?od41 #i1 p4 #ejf;b3 ,*aque *ose a contribu idalem5t avant son exi/5ce la rsolution qui a t prise sur l'exi/5ce de t\tes les *oses4--,ibid41 #ed1 p4 #eah;a--,ibid41 #fe-ff1 p4 #eba;a2--,ibid41 #bja1 p4 #efe;b2--,ibid41 ,abrg1 ,object1 #c1 p4 #fbe;b-#fbf2--,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg1 #ad2--,v4 sup41 p4 #ag et sqq4 #eb4 ,et c'e/ p> l1 qu'entre les cratures les actions et passions sont mutuelles4 ,c> ,dieu1 comp>ant deux sub/ances simples1 tr\ve en *acune des raisons1 qui l'oblig5t y accommod] l'autre2 et p> consqu5t ce qui e/ actif c]ta9s g>ds1 e/ passif suivant un autre po9t de considration3 actif en tant1 que ce qu'on connat di/9ctem5t en lui1 s]t r5dre raison de ce qui se passe dans un autre1 et passif en tant1 que la raison de ce qui se passe en lui1 se tr\ve dans ce qui se connat di/9ctem5t dans un autre#chi4 ,note #chi3 ,?od41 #ff1 p4 #eba;a4 #ec4 ,or1 comme il y a une inf9it d'univ]s possibles dans les ,ides de ,dieu et qu'il n'en peut exi/] qu'un seul1 il faut qu'il y ait une raison suffisante du *oix de ,dieu1 qui le dt]m9e l'un plutt qu' l'autre#cij4 ,note #cij3 ,?od41 #h1 p4 #ejf;a3 ,cette suprme sagesse1 jo9te une bont qui n'e/ pas mo9s inf9ie qu'elle1 n'a pu manqu] de *oisir le meilleur4--,ibid41 #aj1 p4 #ejf;b-#ejg;a2--,ibid41 #dd1 p4 #eae;b-#eaf;a2--,ibid41 #agc1 p4 #eeg2--;,ibid41 #aif et sqq41 p4 #efd;a2--,ibid41 #bbe1 p4 #egc;a2--,ibid41 #dad-daf1 p4 #fbb;b--#fbc4 #ed4 ,et cette raison ne peut se tr\v] que dans la conv5ance1 dans les degrs de p]fection1 que ces ,mondes conti5n5t1 *aque possible ayant droit de prt5dre l'exi/5ce mesure de la p]fection qu'il enveloppe#cia4 ,note #cia3 ,?od41 #gd1 p4 #ebb;b2--,ibid41 #afg1 p4 #eec;b-#eed;a2--,ibid41 #cej1 p4 #fje;a-#fje;b2--,ibid41 #bja1 p4 #efe;b-#eff;a4 ,l'on peut dire qu'aussitt que ,dieu a dc]n de crer quelque *ose1 il y a un combat entre t\s les possibles1 t\s prt5dants exi/5ce1 et que ceux qui jo9ts ensemble produis5t le plus de ralit1 le plus de p]fection1 le plus d'intelligibilit l'emport5t4 ,il e/ vrai que ce combat ne peut tre qu'idal1 c'e/--dire il ne peut tre qu'un conflit de raisons dans l'ent5dem5t le plus p>fait2 qui ne peut manqu] d'agir de la manire la plus p>faite1 et p> consqu5t de *oisir le mieux4--,ibid41 #acj1 p4 #eda2--;,ibid41 #ceb1 p4 #fjf2--;,ibid41 #cde1 p4 #fjd;a2--,ibid41 #ced1 p4 #fjg;a--,v4 sup41 p4 #aba-abc4 #ee4 ,et c'e/ ce qui e/ la cause de l'exi/5ce du ,meilleur1 que la sagesse fait connatre ,dieu1 que sa bont le fait *oisir1 et que sa puissance le fait produire#cib4 ,note #cib3 ,?od41 #h1 p4 #ejf2--;,ibid41 #gh1 p4 #ebc;b--#ebd;a2--,ibid41 #hj1 p4 #ebd2--;,ibid41 #hd1 p4 #ebe2--;,ibid41 #aai1 p4 #ece2--;,ibid41 #bjd1 p4 #eff2--;,ibid41 #bjf1 p4 #efg2--;,ibid41 #bjh1 p4 #efh;a2--,ibid41 ,abrg1 object4 #a1 object4 #h1 p4 #fbd;a et #fbh;a4 #ef4 #cic,or cette liaison ou cet accommodem5t de t\tes les *oses cres *acune1 et de *acune t\tes les autres1 fait que *aque sub/ance simple a des rapports qui exprim5t t\tes les autres1 et qu'elle e/ p> consqu5t un miroir vivant p]ptuel de l'univ]s#cid4 ,note #cic3 ,les pr9cipes prcd5ts une fois poss1 ,leibniz pntre dans le cur de la "q et dt]m9e successivem5t3 ,quel e/1 d'aprs sa ?orie1 le rapport du simple au simple 7,prop4 #ef-fj72 quel e/ le rapport du compos au compos 7,prop4 #fa72 et quel e/ le rapport du simple au compos 7,prop4 #fb-ha74 ,note #cid3 ,?od41 #acj1 p4 #eda2--;,ibid41 #cfj1 p4 #fjh2--,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg;b1 #ad3 ,et c'e/ ce qui fait que *acune de ces sub/ances1 reprs5tant exactem5t t\t l',univ]s sa manire1 et suivant un c]ta9 po9t de vue2 et les p]ceptions ou expressions des *oses ext]nes arrivant l'me po9t nomm1 en v]tu de ses propres loix1 comme dans le monde "p1 et comme s'il n'exi/ait ri5 que ,dieu et elle1 7p\r me s]vir de la manire de p>l] d'une c]ta9e p]sonne d'une gr&e lvation d'esprit1 dont la sa9tet e/ clbre72 il y aura un p>fait accord entre t\tes ces sub/ances1 qui fait le mme effet qu'on rem>qu]ait si elles communiquai5t ensemble p> une transmission des espces1 ou des qualits que le vulgaire des philosophes imag9e4--,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe;b2--,v4 sup41 p4 #ai et sqq4 #eg4 ,et comme une mme ville reg>de de diffr5ts cts p>at t\te autre et e/ comme multiplie p]spectivem5t2 il arrive de mme1 que p> la multitude inf9ie des sub/ances simples1 il y a comme autant de diffr5ts univ]s1 qui ne sont p\rtant que les p]spectives d'un seul selon les diffr5ts po9ts de vue de *aque ,monade#cie4 ,note #cie3 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gag;a1 #ab3 ,il suit encore de la p]fection de l',auteur suprme1 que non seulem5t l'ordre de l'univ]s enti] e/ le plus p>fait qui se puisse1 mais aussi que *aque miroir vivant reprs5tant l'univ]s suivant son po9t de vue1 c'e/--dire1 que *aque ,monade1 *aque c5tre sub/antiel1 doit avoir ses p]ceptions et ses apptits les mieux rgls qu'il e/ compatible avec t\t le re/e4 #eh4 ,et c'e/ le moy5 d'obt5ir autant de v>it qu'il e/ possible1 mais avec le plus gr& ordre qui se puisse1 c'e/--dire c'e/ le moy5 d'obt5ir autant de p]fection qu'il se peut#cif4 ,note #cif3 ,?od41 #abj1 p4 #ecf;b-#ecg;b2--,ibid41 #abd1 p4 #eci;a--#edj;a2--,ibid41 #bda et sqq41 p4 #egg2--;,ibid41 #bad1 p4 #egj2--;,ibid41 #bdc1 p4 #egg;b-#egh;a2--,ibid41 #bge1 p4 #ehf;b4 ,tontes ces rfr5ces port5t sur le problme du mal que suggre t\t naturellem5t la ?orie du meilleur des mondes4--,v4 aussi sup41 p4 #gb et sqq4 #ei4 ,aussi n'e/-ce que cette hypo?se 7que j'ose dire dmontre7 qui relve1 comme il faut1 la gr&eur de ,dieu#cig2 c'e/ ce que ,monsieur ,bayle reconnut lorsque1 dans son ,dictionnaire 7article ,ror>ius71 il y fit des objections1 o mme il fut t5t de croire1 que je donnais trop ,dieu1 et plus qu'il n'e/ possible#cih4 ,mais il ne put allgu] aucune raison p\rquoi cette h>monie univ]selle1 qui fait que t\te sub/ance exprime exactem5t t\tes les autres p> les rapports qu'elle y a1 ft impossible#cii4 ,note #cig3 ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahf;a4 ,note #cih3 ,dans une note de l'article ,ror>ius1 ,bayle adresse deux critiques ,leibniz4 ,il prt5d d'abord que le sy/me de l'h>monie prtablie n'e/ qu'une autre =me de l'occasionnalisme4 ,la v]tu int]ne et active1 dit-il1 communique aux =mes des corps1 selon ,m4 ,leibnitz1 connat-elle la suite d'actions qu'elle doit produire8 ,nullem5t2 c> n\s savons p> expri5ce que n\s ignorons si1 dans une heure1 n\s aurons telles ou telles p]ceptions2 il faudrait donc que les =mes fuss5t diriges p> quelque pr9cipe ext]ne dans la production de leurs actes4 ,cela ne s]ait-il pas le ,deus ex ma*9a1 t\t de mme que dans le sy/me des causes occasionnelles8--,v4 aussi ,?od41 p4 #fai;b1 #djb4 ,en second lieu1 ,bayle obs]ve que1 dans la ?orie leibnizi5ne1 le corps ne s]t de ri51 puisque l'me se dveloppe d'elle-mme1 comme s'il n'y en avait pas4 ,note #cii3 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abg1 #ae4 #fj4 ,on voit d'ailleurs dans ce que je vi5s de rapport]1 les ,raisons a priori p\rquoi les *oses ne saurai5t all] autrem5t4 ,p>ce que ,dieu en rglant le t\t a un g>d *aque p>tie1 et p>ticulirem5t *aque ,monade1 dont la nature tant reprs5tative1 ri5 ne la saurait born] ne reprs5t] qu'une p>tie des *oses#djj2 quoiqu'il soit vrai1 que cette reprs5tation n'e/ que confuse dans le dtail de t\t l'univ]s1 et ne peut tre di/9cte que dans une petite p>tie des *oses1 c'e/--dire dans celles1 qui sont ou les plus pro*a9es ou les plus gr&es p> rapport *acune des ,monades2 autrem5t *aque ,monade s]ait une ,div9it4 ,ce n'e/ pas dans l'objet1 mais dans la modification de la connaissance de l'objet1 que les ,monades sont bornes4 ,elles vont t\tes confusm5t l'inf9i1 au t\t1 mais elles sont limites et di/+ues p> les degrs des p]ceptions di/9ctes#dja4 ,note #djj3 ,il y a une raison p\r que les ,monades cres ai5t des ides confuses3 c'e/ la rsi/ance de la matire4 ,mais il n'y en a pas p\r que leur vue soit limite telle zone de l'univ]s plutt qu' telle autre4 ,et1 p> consqu5t1 il faut1 en v]tu de la loi du meilleur1 qu'elles envelopp5t le monde enti] dans le *amp de leurs reprs5tations 7,v4 sur ce po9t ,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahg74 ,note #dja3 ,le raisonnem5t que fait ,leibniz du n #ef au n #fj e/ le suivant3 ,le meilleur des mondes e/ aussi le plus beau4 ,et le plus beau des mondes e/ celui qui a le plus de ralit avec le plus d'unit et de v>it4 ,or ces conditions se tr\v5t ralises1 si *aque monade connat l'univ]s d'un po9t de vue spcial2 c> alors on a un nombre inf9i de reprs5tations inf9im5t v>ies d'un seul et mme objet1 qui e/ le monde enti]4 #fa4 ,et les composs symbolis5t en cela avec les simples#djb4 ,c> comme t\t e/ ple91 ce qui r5d t\te la matire lie1 et comme dans le ple9 t\t m\vem5t fait quelque effet sur les corps di/ans mesure de la di/ance1 de sorte que *aque corps e/ affect non seulem5t p> ceux qui le t\*5t1 et se ress5t en quelque faon de t\t ce qui leur arrive1 mais aussi p> leur moy5 se ress5t de ceux qui t\*5t les premi]s dont il e/ t\* immdiatem5t3--il s'ensuit1 que cette communication va quelque di/ance que ce soit4 ,et p> consqu5t t\t corps se ress5t de t\t ce qui se fait dans l'univ]s2 tellem5t que celui1 qui voit t\t1 p\rrait lire dans *acun ce qui se fait p>t\t et mme ce qui s'e/ fait ou se f]a1 en rem>quant dans le prs5t ce qui e/ loign1 tant selon les tems que selon les lieux3 1 disait ,hippocrate#djc4 ,mais une me ne peut lire en elle-mme que ce qui y e/ reprs5t di/9ctem5t2 elle ne saurait dvelopp] t\t d'un c\p t\s ses replis1 c> ils vont l'inf9i4 ,note #djb3 ,symbolis]1 pris au neutre1 e/ un vieux mot qui signifie3 avoir du rapport avec4 ,note #djc3 ,ce n'e/ po9t de l'univ]s qu'il s'agit ici2 c> l'univ]s ne compr5d p> lui-mme que des sub/ances simples1 intangibles et closes4 ,leibniz veut p>l] de la reprs5tation de l'univ]s4 ,c'e/ seulem5t en n\s qu'il y a du compos4 ,les agrgats ont une exi/5ce t\te phnomnale4 #fb4 ,a9si quoique *aque ,monade cre reprs5te t\t l'univ]s1 elle reprs5te plus di/9ctem5t le corps1 qui lui e/ affect p>ticulirem5t et dont elle fait l',entl*ie2 et comme ce corps exprime t\t l'univ]s p> la connexion de t\te la matire dans le ple9#djd1 l'me reprs5te aussi t\t l'univ]s en reprs5tant ce corps1 qui lui app>ti5t d'une manire p>ticulire#dje4 ,note #djd3 ,c'e/ ce qu'exprime la proposition prcd5te3 ,t\t corps1 y e/-il dit1 se ress5t de t\t ce qui se fait dans l'univ]s2 tellem5t que celui1 qui voit t\t1 p\rrait lire dans *acun ce qui se fait p>t\t1 et mme ce qui s'e/ fait et se f]a1 en rem>quant dans le prs5t ce qui e/ loign1 tant selon les tems que selon les lieux4 ,note #dje3 ,?od41 #djj1 p4 #faha;b-#fai;a4--,a9si on p\rrait connatre la beaut de l',univ]s dans *aque me1 si l'on p\vait dpli] t\s ses replis1 qui ne se dvelopp5t s5siblem5t qu'avec le tems 7,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gag;a1 #ac74 ,p> contre1 t\t ce que l'ambition1 ou autre passion fait faire l'me de ,cs>1 e/ aussi reprs5t dans son corps3 et t\s les m\vem5ts de ces passions vi5n5t des impressions des objets jo9ts aux m\vem5ts int]nes2 et le corps e/ fait en sorte que l'me ne pr5d jamais de rsolution que les m\vem5ts du corps ne s'y accord5t1 les raisonnem5ts mme les plus ab/raits y tr\vant leur jeu1 p> le moy5 des c>actres qui les reprs5t5t a l'imag9ation 7,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe74--,v4 sup41 p4 #ai-bb4 #fc4 ,le corps app>t5ant une ,monade1 qui en e/ l',entl*ie ou l'me1 con/itue avec l',entl*ie ce qu'on peut appel] un vivant1 et avec l'me ce qu'on appelle un animal4 ,or ce corps d'un vivant ou d'un animal e/ t\j\rs organique2 c> t\te ,monade tant un miroir de l'univ]s sa mode1 et l'univ]s tant rgl dans un ordre p>fait1 il faut qu'il y ait aussi un ordre dans le reprs5tant1 c'e/--dire dans les p]ceptions de l'me et p> consqu5t dans le corps1 suivant lequel l'univ]s y e/ reprs5t#djf4 ,note #djf3 ,?od41 #djc1 #fai;b-#fbj;a4--,il faut qu'il y ait un ordre dans l'assemblage des p>ties du corps1 puisqu'il y en a un dans la reprs5tation que l'me se fait de l'univ]s4 ,le corps e/ donc organis4 ,il l'e/ t\j\rs2 et plus son organisation e/ p>faite1 plus l'me1 comme on l'a vu la proposition #bh1 s'lve aism5t du confus au di/9ct4 #fd4 ,a9si *aque corps organique d'un vivant e/ une espce de ,ma*9e div9e1 ou d'un automate naturel1 qui surpasse inf9im5t t\s les automates artificiels4 ,p>ce qu'une ,ma*9e1 faite p> l'art de l'homme1 n'e/ pas ,ma*9e dans *acune de ses p>ties1 p> exemple la d5t d'une r\e de laiton a des p>ties ou fragm5s1 qui ne n\s sont plus quelque *ose d'artificiel et n'ont plus ri5 qui m>que de la ma*9e p> rapport l'usage1 o la r\e tait de/9e4 ,mais les ma*9es de la nature1 c'e/--dire les corps vivans1 sont encore ma*9es dans leurs mo9dres p>ties jusqu' l'inf9i#djg4 ,note #djg3 ,un organisme donn enveloppe une inf9it de petits organismes1 dont *acun son t\r en enveloppe une inf9it d'autres1 et a9si de suite1 sans qu'on puisse jamais tr\v]1 comme dans une r\e de laiton1 des fragm5ts qui soi5t bruts1 c'e/--dire dp\rvus de t\te m>que de f9alit4 ,c'e/ ce qui fait la diffr5ce entre la ,nature et l',art1 c'e/--dire1 entre l'art ,div9 et le ntre#djh4 ,note #djh3 ,?od41 #acd1 p4 #edc;b-#edd;a2--,ibid41 #adf1 p4 #edg;b2--,ibid41 #aid1 p4 #efc;b2--,ibid41 #djc1 p4 #faj;b-#fbj;a4 #fe4 ,et l'auteur de la nature a pu practiqu] cet artifice ,div9 et inf9im5t m]veilleux1 p>ce que *aque portion de la matire n'e/ pas seulem5t divisible l'inf9i1 comme les anci5s l'ont reconnu1 mais encore s\s-divise actuellem5t sans f91 *aque p>tie en p>ties1 dont *acune a quelque m\vem5t propre3 autrem5t il s]ait impossible que *aque portion de la matire pt exprim] t\t l'univ]s#dji4 ,note #dji3 ,v4 ,prlim4 7disc4 d4 l4 con=mit44471 #gj1 p4 #dih;b-#dii;a2--,?od41 #aie1 p4 #efd4 ,il y a une inf9it de cratures dans la mo9dre p>celle de la matire1 cause de la division actuelle du cont9uum l'inf9i4 ,leibniz donne ici la preuve de l'inf9it des organismes que conti5t *aque corps2 et voici en quoi elle consi/e3 ,t\t corps e/ organique2 et la raison1 c'e/ que le corps e/ le moy5 dont l'me se s]t p\r se reprs5t] l'univ]s qui e/ ordonn4 ,d'autre "p1 t\t corps compr5d un nombre inf9i de p>ties actuelles4 ,c'e/ ce que fait voir la divisibilit de t\te portion de matire l'inf9i2 c> on ne divise que ce qui a dj des p>ties actuelles4 ,c'e/ aussi ce que rvle le rapport que s\ti5t t\te portion de la matire avec le re/e de l'univ]s4 ,en effet1 comme on l'a vu plus haut 7prop4 #fj71 t\te portion de la matire exprime l'univ]s qui e/ inf9i2 or comm5t p\rrait-elle l'exprim]1 si elle n'avait elle-mme un nombre inf9i d'lm5ts8 ,il faut donc bi5 que t\t organisme enveloppe une inf9it d'autres organismes4--,v4 sup41 p4 #ac et sqq41 p4 #ai-bb4--,v4 aussi la modification apporte cette ?se de l'inf9it actuelle p> ,*4 ,r5\vi]1 ,n\v4 ,monadologie1 pp4 #b1 #ac1 #ae1 #af1 ,p>is1 #ahii4 #ff4 ,p> o l'on voit1 qu'il y a un ,monde de ,cratures1 de vivans1 d'animaux1 d',entl*ies1 d'mes dans la mo9dre p>tie de la matire4 #fg4 ,*aque portion de la matire peut tre conue comme un j>d9 ple9 de plantes1 et comme un tang ple9 de poissons4 ,mais *aque rameau de la plante1 *aque membre de l'animal1 *aque g\tte de ses humeurs e/ encore un tel j>d9 ou un tel tang4 #fh4 ,et quoique la t]re et l'air int]cepts entre les plantes du j>d91 ou l'eau int]cepte entre les poissons de l'tang1 ne soi5t po9t plante ni poisson1 ils en conti5n5t p\rtant encore1 mais le plus s\v5t d'une subtilit n\s imp]ceptible4 #fi4 ,a9si il n'y a ri5 d'inculte1 de /rile1 de mort dans l'univ]s1 po9t de *aos1 po9t de confusions qu'en app>5ce2 peu prs comme il en p>atrait dans un tang une di/ance1 dans laquelle on v]rait un m\vem5t confus et gr\illem5t p\r a9si dire de poissons de l'tang1 sans disc]n] les poissons mmes#daj4 ,note #daj3 ,prf4 9999991 #e1 b 999999 b1 p4 #dge;b1 p4 #dgg;b4 #gj4 ,on voit p> l1 que *aque corps vivant a une ,entl*ie dom9ante qui e/ l'me dans l'animal2 mais les membres de ce corps vivant sont ple9s d'autres vivans1 plantes1 animaux1 dont *acun a encore son ,entl*ie ou son me dom9ante#daa4 ,note #daa3 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gad;b3 ,*aque sub/ance simple ou ,monade1 qui fait le c5tre d'une sub/ance compose1 7comme p> exemple1 d'un animal7 et le pr9cipe de son unicit1 e/ environne d'une masse compose p> une inf9it d'autres ,monades1 qui con/itu5t le corps propre de cette ,monade c5trale1 suivant les affections duquel elle reprs5te1 comme dans une manire de c5tre1 les *oses qui sont hors d'elle4 ,il s'agit ici du corps1 considr d'une manire absolue1 ou plutt de son fondem5t dans la ralit des *oses extrieures2 et non du corps proprem5t dit1 qui1 p\r ,leibniz1 n'e/ qu'un phnomne comme l'arc-en-ciel4--7,v4 sup41 p4 #bb47 #ga4 ,mais il ne faut po9t s'imag9] avec quelques-uns1 qui avai5t mal pris ma p5se1 que *aque me a une masse ou portion de la matire propre ou affecte elle p\r t\j\rs1 et qu'elle possde p> consqu5t d'autres vivans infrieurs1 de/9s t\j\rs son s]vice4 ,c> t\s les corps sont dans un flux p]ptuel comme des rivires1 et des p>ties y entr5t et en sort5t cont9uellem5t4 #gb4 ,a9si l'me ne *ange de corps que peu peu et p> degrs1 de sorte qu'elle n'e/ jamais dp\ille t\t d'un c\p de t\s ses organes2 et il y a s\v5t mtamorphose dans les animaux1 mais jamais ,mtempsy*ose1 ni transmigration des mes#dab3 il n'y a pas non plus des mes t\t fait sp>es1 ni de gnies sans corps4 ,dieu seul en e/ dta* entirem5t#dac4 ,note #dab3 ,v4 ,sup41 p4 #adg1 notes4 ,note #dac3 ,?od41 #ij1 p4 #ebg;b2--,ibid41 #abd1 p4 #edj;a2--,v4 sup41 p4 #adg1 notes4 #gc4 ,c'e/ ce qui fait aussi qu'il n'y a jamais ni gnration entire1 ni mort p>faite prise la rigueur1 consi/ant dans la sp>ation de l'me4 ,et ce que n\s appelons gnrations sont des dveloppem5ts et des accroissem5ts2 comme ce que n\s appelons morts1 sont des enveloppem5ts et des dim9utions4 #gd4 ,les philosophes ont t =t emb>rasss sur l'orig9e des =mes1 ,entl*ies ou mes3 mais auj\rd'hui lorsqu'on s'e/ ap]u p> des re*]*es exactes1 faites sur les plantes1 les insectes et les animaux1 que les corps organiques de la nature ne sont jamais produits d'un ,*aos ou d'une putrfaction1 mais t\j\rs p> des sem5ces1 dans lesquelles il y avait sans d\te quelque pr=mation1 on a jug que non seulem5t le corps organique y tait dj avant la conception1 mais encore une me dans ce corps et en un mot l'animal mme1 et que p> le moy5 de la conception cet animal a t seulem5t dispos une gr&e trans=mation p\r dev5ir un animal d'une autre espce4 ,on voit mme quelque *ose d'appro*ant hors de la gnration1 comme lorsque les v]s devi5n5t m\*es et que les *5illes devi5n5t papillons#dad4 ,note #dad3 ,?od41 #hf1 p4 #ebf;a2--,ibid41 #hi1 p4 #ebg;a2--,prf4 9999991 #e4 b et sqq41 p4 #dge-dgf2--,?od41 #ij1 p4 #ebg2--;,ibid41 #ahg-ahh1 p4 #efb2--;,ibid41 #djc1 p4 #fai--fbj;a2--,ibid41 #cig1 p4 #fah4 #ge4 ,les animaux1 dont quelques uns sont levs au degr de plus gr&s animaux p> le moy5 de la conception1 peuv5t tre appels sp]matiques2 mais ceux d'entre eux qui demeur5t dans leur espce1 c'e/--dire la plup>t1 naiss5t1 se multipli5t et sont dtruits comme les gr&s animaux1 et il n'y a qu'un petit nombre d'lus1 qui passe un plus gr& ?tre#dae4 ,note #dae3 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gae;b1 #f3 ,les re*]*es des mod]nes n\s ont appris1 et la raison l'appr\ve1 que les vivants dont les organes n\s sont connus1 c'e/--dire1 les plantes et les animaux1 ne vi5n5t po9t d'une putrfaction ou d'un *aos1 comme les anci5s l'ont cru1 mais de sem5ces pr=mes1 et p> consqu5t1 de la trans=mation des vivans prexi/ans4 ,il y a de petits animaux dans les sem5ces des gr&s1 qui1 p> le moy5 de la conception1 pr5n5t un revtem5t n\veau qu'ils s'appropri5t et qui leur donne moy5 de se n\rrir et de s'aggr&ir1 p\r pass] sur un plus gr& ?tre1 et faire la propagation du gr& animal4 ,il e/ vrai que les mes des animaux sp]matiques huma9s ne sont po9t raisonnables1 et ne le devi5n5t que lorsque la conception dt]m9e ces animaux la nature huma9e4 ,et comme les animaux gnralem5t ne naiss5t po9t entirem5t dans la conception ou gnration1 ils ne priss5t pas entirem5t non plus dans ce que n\s appelons mort2 c> il e/ raisonnable1 que ce qui ne comm5ce pas naturellem5t1 ne f9isse pas non plus dans l'ordre de la ,nature4 ,a9si1 quittant leur masque ou leur gu5ille1 ils ret\rn5t seulem5t un ?tre plus subtil1 o ils peuv5t p\rtant tre aussi s5sibles et aussi bi5 rgls que dans le plus gr&4 ,et ce qu'on vi5t de dire des gr&s animaux a encore lieu dans la gnration et la mort des animaux sp]matiques plus petits1 proportion desquels ils peuv5t pass] p\r gr&s2 c> t\t va l'inf9i dans la nature4 ,leibniz *]*e p>t\t les lm5ts inf9itsimaux1 en psy*ologie et en physiologie1 comme en ma?matiques2 et p>t\t il tire de cette re*]*e des ides fcondes4 #gf4 ,mais ce n'tait que la moiti de la vrit3 j'ai donc jug1 que si l'animal ne comm5ce jamais naturellem5t1 il ne f9it pas naturellem5t non plus2 et que non seulem5t il n'y aura po9t de gnration1 mais encore po9t de de/ruction entire ni mort prise la rigueur4 ,et ces raisonnem5ts faits a po/]iori et tirs des expri5ces s'accord5t p>faitem5t avec mes pr9cipes dduits a priori comme ci-dessus#daf4 ,note #daf3 ,?od41 #ij1 p4 #ebg4 #gg4 ,a9si on peut dire que non seulem5t l'me 7miroir d'un univ]s inde/ructible7 e/ inde/ructible1 mais encore l'animal mme1 quoique sa ma*9e prisse s\v5t en p>tie et quitte ou pr5ne des dp\illes organiques4 #gh4 ,ces pr9cipes m'ont donn moy5 d'expliqu] naturellem5t l'union1 ou bi5 la con=mit1 de l'me et du corps organique4 ,l'me suit ses propres loix1 et le corps aussi les si5nes2 et ils se r5contr5t en v]tu de l'h>monie prtablie entre t\tes les sub/ances1 puisqu'elles sont t\tes les reprs5tations d'un mme univ]s#dag4 ,note #dag3 ,prf4 9999991 b1 p4 #dge2--,?od41 #cdj1 p4 #fjb;b-#fjc;a2--,ibid41 #ceb-cec-ceh1 p4 #fjf;a--#fjh;a4--,rplique aux rflexions de ,bayle1 p4 #ahe;b3 ,mais outre les pr9cipes1 qui tabliss5t les ,monades1 dont les composs ne sont que les rsultats1 l'expri5ce int]ne rfute la doctr9e picuri5ne2 c'e/ la consci5ce qui e/ en n\s de ce ,moi qui s'ap]oit des *oses qui se pass5t dans le corps2 et la p]ception ne p\vant tre explique p> les figures et les m\vem5ts1 tablit l'autre moiti de mon hypo?se1 et n\s oblige d'admettre en n\s une sub/ance indivisible1 qui doit tre la s\rce de ses phnomnes4 ,de sorte que1 suivant cette seconde moiti de mon hypo?se1 t\t se fait dans l'me1 comme s'il n'y avait po9t de corps2 de mme que selon la premire t\t se fait dans le corps1 comme s'il n'y avait po9t d'mes4 ,encore ici1 ,leibniz p>le des agrgats de monades qui fond5t le corps1 non du corps lui-mme qui n'e/ qu'un phnomne1 et qui1 p> consqu5t1 ti5t aux limites de l'activit de l'me4--,v4 aussi sup41 p4 #ai-bb4 #gi4 ,les mes agiss5t selon les loix des causes f9ales p> apptitions1 f9s et moy5s4 ,les corps agiss5t selon les loix des causes effici5tes ou des m\vem5s4 ,et les deux rgnes1 celui des causes effici5tes et celui des causes f9ales sont h>moniques entre eux#dah4 ,note #dah3 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gad;b1 #c3 ,les p]ceptions dans la ,monade naiss5t les unes des autres p> les loix des apptits1 ou des causes f9ales du ,bi5 et du ,mal1 qui consi/5t dans les p]ceptions rem>quables1 rgles ou drgles1 comme les *angem5ts des corps1 et les phnomnes au dehors1 naiss5t les uns des autres p> les loix des causes effici5tes1 c'e/--dire1 des m\vem5ts4 ,a9si il y a une h>monie p>faite entre les p]ceptions de la ,monade1 et les m\vem5ts des corps1 prtablie d'abord entre le sy/me des causes effici5tes1 et celui des causes f9ales4 ,et c'e/ en cela que consi/e l'accord et l'union physique de l'me et du corps1 sans que l'un puisse *ang] les loix de l'autre4 #hj4 ,des ,c>tes a reconnu1 que les mes ne peuv5t po9t donn] de la =ce aux corps1 p>ce qu'il y a t\j\rs la mme quantit de =ce dans la matire4 ,cep5dant il a cru que l'me p\vait *ang] la direction des corps4 ,mais c'e/ p>ce qu'on n'a po9t su de son tems la loi de la nature1 qui porte encore la cons]vation de la mme direction totale dans la matire4 ,s'il l'avait rem>que1 il s]ait tomb dans mon sy/me de l',h>monie prtablie#dai4 ,note #dai3 ,prf4 999999994 p4 #dgg;a2--,?od41 #bb1 p4 #eaj2--;,ibid41 #ei1 p4 #eai2 ,ibid41 #fj1 #fa1 #fb1 #ff1 p4 #eai;b-#eba;a2--,ibid41 #cde-cdf et sqq42 p4 #fjd2--;,ibid41 #ced-cee1 p4 #fjg4--,sup41 p4 #cb-cd4--;,ce qu'il y a de p]man5t dans l'univ]s1 d'aprs ,leibniz1 ce n'e/ po9t le m\vem5t 7mv71 comme le v\lait ,desc>tes2 c'e/ la =ce vive 7mv#b74 ,*acun sait combi5 l'on a bataill notre poque sur le rapport de l'activit m5tale la mcanique2 et t\t ce qui p>at rsult] de tant d'ard5tes et pntrantes discussions1 c'e/ qu'il y a quelque *ose de con/ant dans l'activit des corps4 ,la "q n'e/ donc pas tran*e3 adhuc sub judice lis e/4 7,v4 ,fonsegrive1 ,essai sur le libre arbitre1 p4 #bhj et sqq41 ,alcan1 ,p>is2 ,clodius ,piat1 la ,lib]t1 t4 ,i1 p4 #ajh et sqq41 ,le?ielleux1 ,p>is1 #ahid2 ,m4 ,c\ailhac1 la ,lib]t et la ,cons]vation de l'n]gie1 p4 #aah-aee1 ,v4 ,lec(fre1 ,p>is1 #ahig4 ,on tr\v]a dans ces ouvrages le rsum des dbats47 #ha4 ,ce sy/me fait1 que les corps agiss5t comme si 7p> impossible7 il n'y avait po9t d'mes1 et que les mes agiss5t comme s'il n'y avait po9t de corps1 et que t\s deux agiss5t comme si l'un influait sur l'autre4 #hb4 ,quant aux ,esprits ou mes raisonnables1 quoique je tr\ve qu'il y a dans le fond la mme *ose dans t\s les vivans et animaux1 comme n\s v5ons de dire1 7savoir que l',animal et l'me ne comm5c5t qu'avec le monde et ne f9iss5t pas non plus que le monde71--il y a p\rtant cela de p>ticuli] dans les ,animaux raisonnables1 que leurs petits ,animaux sp]matiques tant qu'ils ne sont que cela1 ont seulem5t des mes ord9aires ou s5sitives3 mais ds que ceux1 qui sont lus1 p\r a9si dire1 p>vi5n5t p> une actuelle conception la nature huma9e1 leurs mes s5sitives sont leves au degr de la raison et la prrogative des ,esprits#dbj4 ,note #dbj3 ,?od41 #ia1 p4 #ebg;b-#ebh;a2 ,ibid41 #cig1 p4 #fah4 #hc4 ,entre autres diffr5ces qu'il y entre les mes ord9aires et les ,esprits1 dont j'en ai dj m>qu une p>tie1 il y a encore celle-ci1 que les mes en gnral sont des miroirs vivans ou images de l'univ]s des cratures1 mais que les esprits sont encore images de la ,div9it mme1 ou de l',auteur mme de la nature1 capables de connatre le sy/me de l'univ]s et d'en imit] quelque *ose p> des *antillons ar*itectoniques#dba1 *aque esprit tant comme une petite div9it dans son dp>tem5t#dbb4 ,note #dba3 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gag1 #ad3 ,il 7l'esprit7 n'e/ pas seulem5t un miroir de l',univ]s des cratures1 mais encore une image de la ,div9it4 ,l'esprit n'a pas seulem5t une p]ception des ouvrages de ,dieu2 mais il e/ mme capable de produire quelque *ose qui leur ressemble1 quoiqu'en petit4 ,c>1 p\r ne ri5 dire des m]veilles des songes1 o n\s inv5tons sans pe9e1 et sans en avoir mme la volont1 des *oses auxquelles il faudrait p5s] longtems p\r les tr\v] qu& on veille2 notre me e/ ar*itectonique encore dans les actions volontaires1 et dc\vrant les sci5ces suivant lesquelles ,dieu a rgl les *oses 7vond]e1 m5sura1 num]o71 elle imite dans son dp>tem5t1 et dans son petit ,monde o il lui e/ p]mis de s'ex]c]1 ce que ,dieu a fait dans le gr&4 ,note #dbb3 ,?od41 #adg1 p4 #edh;a3 ,il 7,dieu7 le laisse faire en quelque sorte dans son petit dp>tem5t1 ut ,sp>tam quam nactus e/ ornet4 ,c'e/ l o le franc arbitre j\e son jeu444 ,l'homme e/ donc comme un petit dieu dans son propre ,monde1 ou ,microcosme1 qu'il g\v]ne sa mode3 il y fait m]veilles quelquefois1 et son art imite s\v5t la nature444 ,mais il fait aussi de gr&es fautes1 p>ce qu'il s'ab&onne aux passions1 et p>ce que ,dieu l'ab&onne son s5s444 ,l'homme s'en tr\ve mal1 mesure qu'il a tort2 mais ,dieu1 p> un art m]veilleux1 t\rne t\s les dfauts de ces petits ,mondes au plus gr& ornem5t de son gr& ,monde4 ,l'homme1 comme ,dieu1 a l't]nel en p]spective4 ,l'homme1 comme ,dieu1 fait des inv5tions1 soit en comp>ant les possibles1 soit p> le jet spontan des ides dont son me e/ la s\rce2 et ces inv5tions *ang5t peu peu la surface de la t]re qu'il a reu la mission de conqurir4 ,l'homme1 a9si que ,dieu1 a p\r t5dance fondam5tale l'am\r rationnel du meilleur2 et il s'en appro*e de plus en plus1 trav]s ses dfections1 comme p> une srie d'arabesques conc5triques4 #hd4 ,c'e/ ce qui fait que les esprits sont capables d'entr] dans une manire de socit avec ,dieu#dbc1 et qu'il e/ leur g>d non seulem5t ce qu'un inv5teur e/ sa ma*9e 7comme ,dieu l'e/ p> rapport aux autres cratures7 mais encore ce qu'un ,pr9ce e/ ses sujets et mme un pre ses enfants#dbd4 ,note #dbc3 ,v4 ,sy/4 n\v1 de la nature1 p4 #abf2 ,comm5t4 de anima brutorum1 p4 #dfe;b1 ,,xv2 ,epi/4 ad ,wagn]um1 p4 #dff;b1 ,v4 ,pr9cipes de la nature et de la grce1 p4 #gag;b1 #ae4 ,note #dbd3 ,sy/4 n\v4 de la nature1 p4 #abe;a3 ,c'e/ p\rquoi ,dieu g\v]ne les esprits1 comme un ,pr9ce g\v]ne ses sujets1 et mme comme un pre a so9 de ses enfans2 au lieu qu'il dispose des autres sub/ances1 comme un ,+nieur manie ses ma*9es4 #he4 ,d'o il e/ ais de conclure que l'assemblage de t\s les ,esprits doit compos] la ,cit de ,dieu#dbe1 c'e/--dire le plus p>fait tat qui soit possible s\s le plus p>fait des ,mon>ques#dbf4 ,note #dbe3 ,ce mot1 pris de sa9t ,augu/91 a1 dans la langue de ,leibniz1 un s5s n\veau3 il signifie le rgne des volonts1 ce que ,kant appelle le rgne des f9s4 ,note #dbf3 ,?od41 #adf1 p4 #edg;b--#edh;a2--,ibid41 object4 #b1 p4 #fbe4 #hf4 ,cette ,cit de ,dieu1 cette ,mon>*ie vritablem5t univ]selle e/ un ,monde ,moral dans le monde ,naturel1 et ce qu'il y a de plus lev et de plus div9 dans les ouvrages de ,dieu3 et c'e/ en lui que consi/e vritablem5t la gloire de ,dieu#dbg1 puisqu'il n'y en aurait po9t1 si sa gr&eur et sa bont n'tai5t pas connues et admires p> les esprits3 c'e/ aussi p> rapport cette ,cit div9e1 qu'il a proprem5t de la ,bont#dbh1 au lieu que sa sagesse et sa puissance se montr5t p>t\t4 ,note #dbg3 ,?od41 p4 #ebc;b-#ebd;a1 #gh3 la vrit1 ,dieu =mant le desse9 de crer le ,monde1 s'e/ propos uniquem5t de manife/] et de communiqu] ses p]fections de la manire la plus efficace et la plus digne de sa gr&eur1 de sa sagesse et de sa bont444 ,il e/ comme un gr& ,ar*itecte1 qui se propose p\r b la satisfaction ou la gloire d'avoir bti un beau palais444 ,mais la gloire1 a9si comprise1 ne peut exi/] que s'il y a des esprits p\r concevoir les uvres qui la fond5t4 ,note #dbh3 ,lettre ,m4 l'abb ,nicaise1 p4 #gib3 ,l'am\r a proprem5t p\r objet des sub/ances susceptibles de la flicit1 c'e/--dire des esprits4 #hg4 ,comme n\s avons tabli ci-dessus une h>monie p>faite entre deux ,rgnes naturels1 l'un des causes ,effici5tes1 l'autre des ,f9ales1 n\s devons rem>qu] ici encore une autre h>monie entre le rgne ,physique de la ,nature et le rgne ,moral de la ,grce#dbi1 c'e/--dire entre ,dieu1 considr comme ,ar*itecte de la ,ma*9e de l'univ]s1 et ,dieu considr comme ,mon>que de la ,cit div9e des ,esprits#dcj4 ,note #dbi3 ,le rgne physique de la nature compr5d la fois la matire et les monades dp\rvues de raison4 ,et1 p> consqu5t1 la f9alit y entre dj et comme p> deux portes3 elle e/ la loi qui prside au dveloppem5t t\t intrieur des monades2 de plus1 elle e/ la loi suivant laquelle ,dieu les h>monise du dehors avec leurs corps respectifs et l'univ]s1 comme on f]ait deux horloges4 ,le rgne moral de la grce compr5d les monades qui se sont leves jusqu' la raison1 ou esprits4 ,a9si le rgne moral de la grce ne s'oppose pas au rgne physique de la nature1 il l'a*ve3 il n'y a plus en lui que de la f9alit1 comme dans l'ide di/9cte il n'y a plus de matire4 ,t\t va p> degr1 et sans rupture1 de la nature la grce1 a9si que le veut la loi de cont9uit4 ,note #dcj3 ,?od41 #fb1 p4 #ebj2--;,ibid41 #gd1 p4 #ebb2--;,ibid41 #aah1 p4 #ecd;b-#ece;a2--,ibid41 #bdh1 #egh;b-#egi;a2--,ibid41 #aab1 p4 #ecc;a2--,ibid41 #acj1 p4 #eda2--;,ibid41 #bdg1 p4 #egh;b4 #hh4 ,cette h>monie fait que les *oses conduis5t la ,grce p> les voies mmes de la ,nature1 et que ce globe p> exemple doit tre dtruit et rp> p> les voies naturelles dans les mom5s1 que le dem&e le g\v]nem5t des esprits p\r le *tim5t des uns et la rcomp5se des autres#dca4 ,note #dca3 ,?od41 #ah et sqq41 p4 #ejh;b et sqq42--,ibid41 #aaj1 p4#ecb;b2--,ibid41 #bdd-bde1 p4 #egh;a2--,ibid41 #cdj1 p4 #fjb;b-#fjc;a4 #hi4 ,on peut dire encore1 que ,dieu comme ar*itecte cont5te en t\t ,dieu comme lgislateur1 et qu'a9si les p*s doiv5t port] leur pe9e avec eux p> l'ordre de la nature1 et en v]tu mme de la /ructure mcanique des *oses2 et que de mme les belles actions s'attir]ont leurs rcomp5ses p> des voies ma*9ales p> rapport aux corps1 quoique cela ne puisse et ne doive pas arriv] t\j\rs sur le *amp4 #ij4 ,enf9 s\s ce g\v]nem5t p>fait il n'y aurait po9t de bonne ,action sans rcomp5se1 po9t de mauvaise sans *tim5t2 et t\t doit russir au bi5 des bons#dcb1 c'e/--dire de ceux1 qui ne sont po9t des mcont5s dans ce gr& tat1 qui se fi5t la ,provid5ce1 aprs avoir fait leur devoir1 et qui aim5t et imit5t comme il faut l',auteur de t\t bi51 se plaisant dans la considration de ses p]fections suivant la nature du pur am\r vritable1 qui fait pr5dre plaisir la flicit de ce qu'on aime#dcc4 ,c'e/ ce qui fait travaill] les p]sonnes sages et v]tueuses t\t ce qui p>at con=me la volont div9e#dcd prsomtive ou antcd5te1 et se cont5t] cep5dant de ce que ,dieu fait arriv] effectivem5t p> sa volont secrte1 consqu5te et dcisive#dce1 en reconnaissant1 que si n\s p\vions ent5dre assez l'ordre de l'univ]s1 n\s tr\v]ions qu'il surpasse t\s les s\haits des plus sages1 et qu'il e/ impossible de le r5dre meilleur qu'il e/1 non seulem5t p\r le t\t en gnral1 mais encore p\r n\s mmes en p>ticuli]1 si n\s sommes atta*s comme il faut l',auteur du t\t1 non seulem5t comme l',ar*itecte et la cause effici5te de notre tre1 mais encore comme notre ,matre et la cause f9ale qui doit faire t\t le b de notre volont1 et peut seul faire notre bonheur#dcf4 ,note #dcb3 ,mais ce n'e/ pas que l'volution des lois de la nature doive p>v5ir ds la vie prs5te cette h>monie totale4 ,il faudra que n\s quittions notre gu5ille p\r voir l'accomplissem5t de la ju/ice 7,v4 sup41 p4 #he-hf74 ,note #dcc3 ,v4 sup41 p4 #hd4 ,note #dcd3 444 ,qu& on e/ bi5 pntr des gr&es vrits de la provid5ce de ,dieu et de l'immortalit de nos mes1 on conte p\r peu de *ose les plaisirs1 les honneurs et les utilits de cette vie1 qui e/ si c\rte et si 9gale4 ,le gr& av5ir e/ plus capable de t\*]1 et celuy qui connat assez les p]fections div9es p\r en tre *>m1 e/ p>v5u ce pur am\r dont les motifs sont encor plus nobles que t\s les motifs des cra9tes et des esprances futures de l'enf] et du p>adis dta*es de la possession de ,dieu ,rflexions sur l'art de connatre les hommes1 p4 #adb-adc4 ,note #dce3 ,cette di/9ction entre la volont antcd5te et la volont consqu5te e/ prise de sa9t ,?omas d',aqu9 7,s4 ?41 ,i1 ,,xix1 #f1 ad #a2 ,de v]itate1 ,,xxiii1 a1 #c1 c74 ,mais ,leibniz l'exprime d'une manire assez neuve4 ,dans le s5s gnral1 crit-il1 on peut dire que la volont consi/e dans l'incl9ation faire quelque *ose proportion du bi5 qu'elle r5f]me4 ,cette volont e/ appele antcd5te1 lorsqu'elle e/ dta*e1 et reg>de *aque bi5 "p en tant que bi54 ,la volont consqu5te1 f9ale et dcisive1 rsulte du conflit de t\tes les volonts antcd5tes1 tant de celles qui t5d5t v]s le bi51 que de celles qui rep\ss5t le mal3 comme dans la mcanique le m\vem5t compos rsulte de t\tes les t5dances qui conc\r5t dans un mme mobile1 et satisfait galem5t *acune1 autant qu'il e/ possible de faire t\t la fois 7,?od41 p4 #eaj;b1 #bb2 --,ibid41 p4 #ece;b1 #aai74 ,note #dcf3 ,?od41 #acd f91 p4 #edd;a3 ,a9si la nature mme des *oses porte que cet ordre de la cit div9e1 que n\s ne voyons pas encore ici-bas1 soit un objet de notre foi1 de notre esprance1 de notre confiance en ,dieu4 ,s'il y en a qui en jug5t autrem5t1 tant pis p\r eux444--,prf41 #d a b1 p4 #dfi2--,?od41 #bgh1 p4 #ehg;a4 ,ces deux d]ni]s textes port5t sur l'am\r de ,dieu3 ils en montr5t la nature et l'efficacit morales4 ,,table ,,des ,,mati,,res ,,philosophie ,,de ,,leibniz ,i4--,,id,e ,,maitresse4 ,,ii--,la sub/ance4--,nature de la sub/ance4--,pluralit des sub/ances4--,communication des sub/ances4 ,,iii4--,l'me4--,orig9e des reprs5tations4--,leurs rapports4--,leur valeur objective4--,exi/5ce de la lib]t4--,nature de la lib]t4--ducation de la lib]t4 ,,iv4--,dieu4--,exi/5ce de ,dieu4--,le meilleur des mondes4--,orig9e du mal4 ,v4--,le bi54--,ide de bonheur4--,ide de la valeur des *oses4--,les mobiles de nos actions4 ,,monadologie ,i4--,notice4 ,,ii4--,texte et notes4 ,t\rs1 imp4 ,deslisle ,frres1 #f1 rue ,gambetta4