,f images g5]\sly made available by ,gallica 7,biblio?que ,nationale de ,france7 at http3_/_/gallica4bnf4fr4 ,,augu/e ,,comte ,,et ,,h]b]t ,,sp5c] ,,contribution ,a ,l',,hi/oire ,,des ,,id,,es ,,philosophiques ,,au ,x,i,xe ,,si,,cle ,p> ,e4 ,,de ,,rob]ty ,,p>is #ahid 99 99 99 99 99 ,,introduction p4,v ,dans le rem\s des ides gnrales1 dans la fluctuation des vues d'ensemble1 dans le va-et-vi5t des sy/mes qui1 p\r un c\rt espace de temps1 russiss5t gr\p] les croyances1 ret5ir et fix] les convictions1 un phnomne s'obs]ve1 peu prs inv>iable trav]s les ges4 ,il se dta*e nettem5t du dcor mobile qui l'encadre1 il sollicite un haut po9t l'att5tion du sociologue4 p4,,vi ,il c>actrise une phase intressante de la vie m5tale de l'humanit1 une priode ne semblant pas1 vrai dire1 devoir se clore bi5tt4 ,elle embrasse la prhi/oire entire de la philosophie1 la suite cont9ue de sicles qui1 aprs avoir fond les religions1 s'adonnr5t la culture des ab/ractions mtaphysiques4 ,durant la longue enfance de la philosophie1 ce phnomne demeura normal dans l'acception usuelle du mot4 ,il se reproduit encore s\s nos yeux2 mais dj des traits pa?ologiques le d=m5t4 ,il consi/e ess5tiellem5t dans la r5contre de deux gr&es ondes crbrales qui se dirig5t en s5s inv]se3 le monisme et l'agno/icisme4 ,l'esprit de syn?se s'puisa v\loir les ref\l] dans le mme lit4 ,mais une srie int]mitt5te d'affaiblissem5ts et de triomphes1 de dfaites et d'exaltations de la p5se ab/raite m>qua cette entreprise immdiatem5t va9e4 p4,,vii ,la philosophie du xixe sicle suivit les voies de la mtaphysique qui l'avait prcde et qui1 son t\r1 s'tait modele sur les traditions mono?i/es des religions suprieures4 ,elle allia1 d'une faon la fois inconsci5te et pr(ondm5t irrationnelle1 la re*]*e de l'unit au dualisme de la connaissance4 ,elle fit revivre le plus prilleux et le plus d%onorant des illogismes4 ,n\s emes dj1 en des travaux antrieurs#a1 l'occasion de relev] quelques traits dt]m9ant cette ant9omie fondam5tale2 celui-ci1 p> exemple3 que les t5tatives de syn?se univ]selle dues aux ef=ts des plus notables p>mi les p5seurs contempora9s1 les ,kant1 les ,comte1 les ,sp5c]1 tablissai5t une objection crasante contre leur agno/icisme1 =mel ou lat5t4 ,n\s ne jugeons que p> contra/e1 disions-n\s ce propos1 et le noir ne se p]oit vraim5t p4,,viii noir que s'il s'tale ct du blanc4 ,a9si du monisme qui1 en tant que vrit d'ordre p>ticuli]1 psy*ologique1 s]t dvoil] le vice ca* des m?odes gnrales du philosophe4 ,on blesse les lois lm5taires de la logique en acc\plant la ?se qui affirme l'unit d]nire des *oses et celle qui con/ate notre impuissance de scrut] le fond immuable de la nature4 ,et p> surcrot1 on s'expose aux dures reprsailles prvues p> la loi de l'id5tit des contraires4 ,on tombe dans l'erreur qui consi/e pr5dre la ngation de l'unit1 de la connaissance pure et ab/raite1 l'incognoscible1 p\r quelque *ose de di/9ct1 de rellem5t sp> du monde phnomnal4 ,s\s ce rapport1 aj\tions-n\s#b1 les philosophies se gr\p5t en deux gr&es classes4 ,dans l'une on tr\ve ,dmocrite1 ,giordano ,bruno1 ,sp9oza1 ,leibnitz1 ,fi*te1 p4,,ix ,hegel1 ,s*op5hau]1 ,sp5c]1 t\s les esprits assez audacieux p\r s'impos] la t*e difficile de corrig] l'agno/icisme p> le monisme1 un excs de prud5ce p> un excs de tmrit4 ,et dans l'autre vi5n5t se rang] ,socrate1 ,ari/ote1 ,bacon1 ,desc>tes1 ,locke1 ,hume1 ,kant1 ,comte1 t\s les p5seurs dont le monisme1 mo9s catgorique1 mo9s affirmatif1 s'accompagne1 p> suite1 d'un agno/icisme logiquem5t mo9s dfectueux ou mieux motiv4 ,dans cette d\ble srie n\s *oisissons auj\rd'hui les t]mes ultimes2 et1 remplissant une promesse cont5ue dans l'avant-propos de notre d]ni] ouvrage1 n\s allons exam9] les deux ?ories extrmes o v]sa1 en son enqute sur l'unit du monde1 la philosophie contempora9e4 ,t\tefois1 il ne s]a pas inutile1 croyons-n\s1 de faire prcd] cette tude p> un expos sommaire de quelques vues gnrales4 ,elles vis5t les relations qui s'obs]v5t p4,x entre l'agno/icisme et l'expri5ce2 l'un1 pr9cipal apport du pass religieux1 apport qui semble v\loir s'arrog]1 dans la production philosophique de nos j\rs1 le rle inhibitoire et misoni/e j\1 dans un autre ordre d'activit1 p> le ,capital2 l'autre qui1 comme n\s t*]ons de le pr\v]1 se confond intimem5t avec la p\rsuite moni/ique et figure assez bi51 dans l'ant9omie conceptuelle prt5due insoluble1 les ambitions rnovatrices du ,travail4 ,p>is1 en avril #ahid4 ,,notes3 #a ,agno/icisme1 pp4 #gb-gc1 #ajg-aac1 et ,la ,re*]*e de l',unit1 passim4 #b ,agno/icisme1 pp4 #aab-aac4 99 99 99 99 99 ,,augu/e ,,comte ,,et ,,h]b]t ,,sp5c] p4#a 99 99 99 99 99 ,,livre ,,premi] ,,le ,,probl,,me ,,du ,,monisme ,,dans ,,la ,,philosophie ,,du ,,temps ,,pr,,s5t 99 99 99 99 99 ,i ,le c>actre dom9ant du positivisme1 le trait propre qui valut cette doctr9e tant de disciples en?\sia/es1 e/ auj\rd'hui sa9em5t apprci mme des adv]saires4 ,ceux-ci1 en effet1 admett5t dj volonti]s que la philosophie positive rvle un s5tim5t beauc\p plus vif qu'on ne l'pr\vait aup>avant3 #a de la liaison des *oses1 et #b des p4#blimites infran*issables qui born5t nos connaissances4 ,le positivisme s'affirm]ait donc la fois comme un monisme plus radical et comme un agno/icisme plus acc5tu que les conceptions philosophiques qui le prcdr5t et le prp>r5t4 ,je s\scris entirem5t la seconde c>actri/ique4 ,quant la premire1 je ne saurais l'accept] sans des rs]ves expresses4 ,p> sa belle classification des sci5ces spciales1 p> la conscration qu'il apporte une sci5ce n\velle1 la sociologie1 si admirablem5t s\de p> lui la srie inorganique et biologique1 puis considre comme le t]me f9al de nos connaissances ab/raites1 ,augu/e ,comte dveloppe1 en effet1 un g5re de monisme =t inju/em5t dlaiss p> ses prdcesseurs et trs capable1 en somme1 d'impressionn] un sicle comme le ntre1 la fois glorieux de ses gr&es dc\v]tes et fatigu1 presque rassasi de ses succs sci5tifiques4 ,a la f\le croissante des esprits clairs ce p4#c matre de la p5se contempora9e laisse entrevoir le triomphe possible d'une unit crbrale1 comme il l'appelle1 fonde sur les donnes c]ta9es de la sci5ce4 ,p> malheur1 ,comte ne se borne pas dcl>] la gu]re au seul monisme transc5dant4 ,l'erreur ctoie *ez ce philosophe le plus ju/e s5tim5t critique et le p\sse envelopp] dans la mme proscription l'unit pure1 l'unit rationnelle1 o/5siblem5t confondue p> lui avec la *imre mtaphysique4 ,il n'y avait1 c]tes1 ni sagesse1 ni gr&e clairvoyance lev] a9si la ha*e sur les rac9es pr(ondes du monisme sci5tifique dont on v\lait favoris] l'closion4 ,les ambages et les ttonnem5ts de ,comte devai5t1 du re/e1 flatt] les gts et satisfaire les prjugs de ces majorits vaguem5t in/ruites aux yeux desquelles l'indcision passe presque t\j\rs p\r un signe de prud5ce1 p\r une temporisation habile4 ,trois =ts c\rants intellectuels s'introduis5t p4#dmanife/em5t dans l'ensemble de l'oeuvre d',augu/e ,comte2 trois gr&es ides directrices se dgag5t de la philosophie positive comme son rsum1 son rsidu1 son enseignem5t suprme1 son legs df9itif aux ges futurs4 ,ce sont1 dans l'ordre hir>*ique de leur puissance respective3 #a le c\rant agno/ique1 le plus considrable1 le plus viol5t de t\s1 ou l'ide de limite2 #b le c\rant hi/orique1 ou l'ide d'volution1 de progrs l5tem5t gradu1 s'effectuant p> nuances ins5sibles1 cela aussi bi5 dans les socits huma9es que dans la nature vivante et le monde inorganique2 enf91 #c le c\rant moni/ique1 l'ide d' unit crbrale1 le po9t le plus faible1 le mo9s dvelopp dans la conception positive de l'univ]s4 ,envisag soit comme doctr9e pure1 soit dans ses applications aux ncessits immdiates de la vie m5tale1 l'agno/icisme rg5te tyranniquem5t les deux autres p>ties de la philosophie positive et surt\t son troisime pr9cipe1 le monisme1 auquel1 et n\s le v]rons plus p4#e t>d1 l'intolrance des adeptes du non possumus relativi/e ne laisse1 p\r a9si dire1 qu'une ombre d'exi/5ce1 un rle peu prs drisoire4 ,littr fait trs bi5 ressortir l'intransigeance de son matre4 ,il le dit en propres t]mes3 ,p\r le philosophe positivi/e1 l'univ]s cesse de se montr] concevable en son ensemble et se sc9de en deux p>ts1 l'une connue ou plutt connaissable selon les conditions huma9es1 l'autre inconnue ou plutt inconnaissable1 soit dans la dure de l'espace1 soit dans celle du temps1 soit dans l'en*anem5t des causes4 ,cette sp>ation entre l'accessible et l'inaccessible e/ la plus gr&e leon1 que l'homme puisse recevoir1 de vraie confiance et de vraie humilit4--,et presque aussitt il aj\te ces lignes significatives3 ,il ne faut pas considr] le philosophe positif comme si1 traitant uniquem5t des causes secondes1 il laisse libre de p5s] ce qu'on veut des causes premires4 ,non1 il ne laisse l-dessus aucune lib]t2 sa dt]m9ation p4#f e/ prcise1 catgorique et le sp>e radicalem5t des philosophies ?ologiques et mtaphysiques4 ,voil des dcl>ations nettes4 ,elles man5t du disciple qui se posa p\r rgle de ne jamais dpass] les conceptions du matre1 qui s\v5t mme se glorifia d'avoir su les re/re9dre leur expression premire4 ,il suffit1 d'ailleurs1 d'ouvrir le ,c\rs de philosophie positive p\r se conva9cre de la fidlit scrupuleuse apporte p> ,littr l'int]prtation de la doctr9e de ,comte4 ,mais que p5s] alors de l'objection qui n\s fut faite d]nirem5t et qui consi/e s\t5ir que nulle trace de pessimisme intellectuel ne s'obs]ve *ez ,comte2 ou encore que l'inconnaissable de ce philosophe1 rsultant des limites r5contres p> l'expri5ce1 et non de l'analyse subjective de l'esprit1 n'e/ l'objet d'aucune religiosit et diffre pe9e de l'inconnu8#c p4#g ,bornons-n\s enregi/r] ici cette op9ion4 ,le second pr9cipe directeur du positivisme1 l'ide d'volution1 revt une allure magi/rale dans la p>tie sociologique de l'oeuvre de ,comte4 ,la filiation in9t]rompue des gnrations huma9es1 les li5s troits de pit et de gratitude qui1 vritables po9ts de suture1 ratta*5t le prs5t au pass1 la rhabilitation des poques les plus dcries1 la solid>it pr(onde et durable grce laquelle t\t se ti5t et s'en*ane dans le rgne huma91 absolum5t comme dans le rgne organique et1 plus bas1 plus au fond1 dans le rgne inorganique1--ce noble ensemble de doctr9es faisait de l'hi/oire des socits huma9es le prolongem5t1 le complm5t ncessaire de l'volution gnrale des *oses4 ,sur ce po9t1 ,comte fut le prcurseur gnial de ,d>w9 et de ,sp5c] et le philosophe qui1 l'un des premi]s1 ensem5a le va/e *amp o le xixe sicle leva une si bl\issante moisson4 ,arme de ces deux ?ories1 qui fur5t t\j\rs p4#h ses gr&s *evaux de bataille1 la philosophie positive remporta1 cela presque immdiatem5t aprs la mort prmature de son fondateur1 une victoire r>e et qui un j\r p>atra excessive4 ,sa popul>it1 son expansion rapide clipsr5t la popul>it et l'expansion des plus triomphantes coles du sicle1 telles que le kantisme ou l'hglianisme1 et dpassr5t de beauc\p les succs et l'influ5ce qui1 d'autres poques1 *ur5t en p>tage des philosophies trs srieuses1 trs dignes d'att5tion1 le monisme de ,sp9oza1 p> exemple1 ou le mcanisme de ,desc>tes1 l'volutionnisme in*oatif de ,leibnitz1 le criticisme lm5taire de ,hume4 ,ce po9t d'hi/oire ne saurait plus se ni] auj\rd'hui1 surt\t si l'on ramne1 comme il convi5t de le faire1 ses orig9es positivi/es1 l'intressante div]sion philosophique opre p> ,h]b]t ,sp5c]4 ,mais1 ds lors1 le positivisme app>at comme le rcipi5t c5tral1 le l>ge rs]voir lat9 o se dv]s5t et d'o sort5t les pr9cipaux c\rants p4#i philosophiques de notre poque1 depuis le criticisme g]ma9 qui1 proprem5t1 lui donna naissance1 jusqu' l'volutionnisme anglo-amrica9 qui ma9t5ant porte et rp& ses enseignem5ts aux quatre co9s du monde civilis4 ,mais p\rquoi ou plutt comm5t la p5se de cet obscur rptiteur de ma?matiques que re/a sa vie durant ,augu/e ,comte1 p>v9t-elle conqurir et dom9] a9si t\t un sicle8 ,a nos yeux1 la brusque entre des ides positivi/es sur la scne du monde et leur triomphe facile s'expliqu5t p> deux causes ou deux conditions ess5tielles4 ,en premi] lieu1 ces ides tai5t celles mmes que prconisr5t1 en des =mules v>ies dans la =me1 mais p>eilles au fond1 une longue suite de philosophies prcd5tes1 t\tes plus ou mo9s agno/iques1 volutionni/es et moni/es4 ,la conception positivi/e se borna runir en un faisceau dogmatique ces t5dances implicitem5t contradictoires4 ,elle p4#aj sembla de la sorte lev] ou rs\dre une des plus vieilles1 une des plus r$\tables ant9omies de l'esprit4 ,en second lieu1--et n\s attirons l'att5tion du lecteur sur ce po9t1--,augu/e ,comte fut avant t\t un vulg>isateur de gnie2 n\s employons ici ce t]me dans son s5s le plus l>ge et le plus lev4 ,comte russit accrotre1 agr&ir de faon notable la base huma9e qui s]vait de support vivant aux doctr9es1 aux imag9ations ab/raites de la philosophie4 ,et cette diffr5ce1 ce ga9 fut pris p> lui en totalit sur les c]veaux qui subissai5t encore le j\g des conceptions religieuses1 t\j\rs plus concrtes que les philosophiques4 ,il dmocratisa1 p\r a9si dire1 la philosophie1 il en fit l'apanage d'un flot montant d'intellig5ces huma9es4 ,il rp&it plus abondamm5t que n'importe quel autre philosophe1 et en des milieux n\veaux1 la lumire qu'un petit nombre d'initis t5ai5t soigneusem5t ca*e s\s le boisseau mtaphysique4 p4#aa ,il comprit a9si admirablem5t son poque1 l'esprit et les beso9s de son temps4 ,il fut le fils lgitime--et1 en son = intrieur1 trs respectueux--du xixe sicle4 ,il se montra tel1 du re/e1 de plusieurs faons4 ,il press5tit et dev9a les t5dances expansives1 les aspirations galitaires de la phase hi/orique qui s'ouvrait devant lui1 et il y satisfit de son mieux4 ,il adapta sa conception gnrale du monde la capacit intellectuelle des n\velles c\*es sociales conquises p> la p5se s\s sa triple =me1 philosophique1 sci5tifique et e/htique4 ,il fut le vritable promoteur de cette maxime que l'un de ses plus au!ntiques disciples1 ,ta9e1 se plaisait rpt]3 ,sans une philosophie1 le savant n'e/ qu'un manoeuvre1 et l'arti/e qu'un amuseur4 ,et il vit v5ir lui la f\le des savants1 des publici/es1 des e/htes1 d'autant plus dociles sa voix que celle-ci en appelait con/amm5t au bon s5s pratique des multitudes4 ,il fit plus encore4 ,il e/ima sa ju/e valeur p4#ab la qualit et la composition de la n\rriture philosophique que rclamait le sicle4 ,il opra un *oix sagace dans l'ars5al des conceptions surab/raites et des procds syn?tiques du pass4 ,il s'atta*a avec prdilection aux fruits dj mrs d'une expri5ce plusieurs fois sculaire4 ,et cette nutritive moelle des philosophies prp>atrices1 il la tira mo9s des livres ou de l'tude m9utieuse des mtaphysici5s1 que de l'air ambiant1 encore t\t tr\bl p> la gr&e sec\sse rvolutionnaire1 que de l'obs]vation immdiate d'une socit *aotique1 tumultueuse1 en gs9e d'un idal n\veau4 ,il la tira aussi de son comm]ce pati5t1 ob/91 avec ce qu'il y a de plus gr&1 de plus sr et de plus sa9 dans notre civilisation in/able1 du comm]ce avec la srie totale des sci5ces p>ticulires1 mre des suprmes ab/ractions de l'esprit4 ,il fut a9si conduit m>i] l'agno/icisme qui reprs5te le pass religieux de l'humanit1 au monisme qui1 reprs5tant son av5ir sci5tifique1 p4#ac conti5t en g]me la ngation =melle de l'inconnaissable4 ,et dans le mme cadre1 sans pr5dre g>de qu'il p\vait se bris] en pices1 il fit entr]1 il ma9t9t d'autorit une troisime syn?se1 la ?orie volutionni/e1 figurative surt\t de l'poque actuelle dont elle con/itue1 sans nul d\te1 la pr9cipale m>que4 ,au surplus1 l'exceptionnel gnie vulg>isateur de ,comte se manife/e jusque dans la manire1 qui lui e/ propre1 de trait] les plus difficiles problmes4 ,je p>le ici1 bi5 ent5du1 de la m?ode du positivisme1 et non de la =me ou du /yle des crits de ,comte1 ob/acle m9ime si l'on songe combi5 facilem5t il fut surmont p> le tal5t littraire des premi]s vangli/es de la bonne p>ole4 ,je le rpte1 comme doctr9e et comme m?ode1 l'oeuvre de ,comte e/ t\te de nivellem5t2 j'insi/e sur ce t]me auquel1 d'ailleurs1 je n'atta*e aucune ide pjorative et qui dans ma b\*e ne pr5d1 en nulle faon1 le s5s d'abaissem5t4 p4#ad ,comte n'a aucun s\ci d'appr(ondir les trois gr&es ?ses qui =m5t les pivots sur lesquels s'appuie son entreprise philosophique4 ,il t5d1 il dveloppe la surface occupe p> les problmes de l'agno/icisme1 du monisme et de l'volutionnisme2 il *]*e r5dre ces que/ions ab/raites accessibles aux intellig5ces moy5nes1 il leur donne un aspect pratique p>fois trs sduisant1 il invoque1 *aque t\rnant de r\te1 les tmoignages de la raison vulgaire1 de l'expri5ce de t\s les j\rs4 ,il e/ autoritaire1 dogmatique1 a9si qu'il convi5t un p5seur qui s'adresse la f\le4 ,il e/ le mo9s sceptique1 le mo9s dlicat1 le mo9s raff91 mais aussi le mo9s calculateur1 le plus s9cre1 le plus naf des philosophes4 ,il e/ d'une bonne foi entire1 admirable4 ,il se g>de comme du plus gr& des malheurs1 comme d'un p* irrmissible1 de creus] les que/ions pralables1 de scrut] les pr9cipes1 les po9ts de d"p1 d'all] au fond des *oses4 ,il e/ l'ennemi jur de la subtilit p4#ae qu'il envisage comme la vraie t>e mtaphysique4 ,au po9t de vue utilitaire1 il a mille fois raison1 puisque dans les va/es l&es encore incultes1 dans les ja*res de la connaissance1 telles que la psy*ologie ou la sociologie1 il *appe de la sorte au v]biage oiseux1 l'aiguisem5t inutile du tran*ant de la p5se1 qui ensuite se prodigue en pure p]te4 ,mais1 ?oriquem5t1 sa position cesse d'tre aussi bonne4 ,c> les sci5ces suprieures ne re/5t pas /ationnaires1 et leurs acquts ne sont pas t\s dus l'obs]vation pure et simple4 ,l'lm5t rationnel y entre p\r une "p qui va en augm5tant4 ,l'hypo?se1 l'ab/raction et la gnralisation y j\5t un rle de plus en plus considrable4 ,en df9itive donc1 il y a lieu1 croyons-n\s1 de reconnatre cette vrit d'ordre exprim5tal3 p> le positivisme la philosophie--une philosophie srieuse--fut p\r la premire fois mise la porte d'une trs =te majorit d'esprits4 ,hi/oriquem5t p>lant et p4#af jugeant1 un gr& progrs s'e/ accompli p> l4 ,la dmocratie intellectuelle1--cration1 en somme1 heureuse de notre poque1 puis-qu'elle p]met les longs espoirs dans l'av5ir de/ructeur des iniquits sociales1--la dmocratie de l'esprit1 dis-je1 en fut du c\p ennoblie1 pure1 moralise4 ,un criva9 qui app>ti5t aux jeunes gnrations sur lesquelles n\s p\vons srem5t compt]1 l'affirme en ces t]mes nets 7et je l'en flicite73 ,le positivisme n'eff>\*e que les consci5ces tr\bles dont il dnonce les basses convoitises2 t\te la noblesse de l'homme s'irradie de son esprit#d4 ,mais il y a mieux peut-tre1 au reg>d des cont+5ces futures4 ,sorties des nuages mtaphysiques o se ca*ait leur clatante nudit1 les trois gr&es ?ories hypo?tiques 7vrits ou erreurs1 il n'importe73 l'agno/icisme1 le monisme et l'volutionnisme1 sont auj\rd'hui desc5dues sur t]re4 ,div9its autrefois p4#ag si f>\*es1 elles s'humanis5t visiblem5t2 elles ne dem&5t qu' subir la t]rible preuve1 elles veul5t bi5 dev5ir fcondes du fait de la sci5ce p>ticulire4 ,faut-il aj\t] qu'une ori5tation rc5te de la philosophie1 tiquete p> la critique adv]se comme hyp]positivisme et laquelle on me fait l'honneur d'associ] mon nom1 que cette ori5tation consi/e ess5tiellem5t prt]1 l'oeuvre naturelle et 9vitable d'un tel ensem5cem5t sci5tifique1 l'aide jusqu'ici ddaigne des tudes1 des expri5ces spciales dans les doma9es limitrophes de la biologie1 de la sociologie et de la psy*ologie8 ,et faut-il rappel] que le premi] rsultat de ces ef=ts encore si inc]ta9s fut de rejet] du positivisme l'lm5t my/ique1 et en mme temps de cons]v]1 de raff]mir1 de dvelopp] ses deux autres pr9cipes con/itutifs8#e 99 99 99 99 99 ,,ii p4#ai ,la philosophie volutionni/e n\s dc\vre une autre face de la contradiction fondam5tale entre l'agno/icisme et le monisme4 ,de/9e1 au dire de ses adeptes1 rvolutionn] la philosophie1 la sci5ce1 l'art et jusqu' la vie collective1 cette gr&e doctr9e prt5d inaugur] une m?ode neuve1 orig9ale4 ,inf9im5t s\cieuse des rac9es et des comm5cem5ts1 elle suit la trace1 elle note avec so91 trav]s les temps et les milieux1 la m>*e graduelle des *oses et des tres4 ,mais l'hi/oire de t\s les vangiles se ressemble1 p4#bj d'une faon tonnante4 ,celui que divulgu5t auj\rd'hui les aptres de l'volution s'accompagne d'une esprance robu/e1 d'une foi nave4 ,a9si voque-t-il le s\v5ir de la bonne n\velle qui1 p>tie jadis d'une infime b\rgade de ,jude1 rayonna dans le monde antique4 ,un ,dieu n\s e/ n1 annonait-on alors avec un en?\siasme plus s9cre et plus communicatif sans d\te1 mais de nature p>eille l'eng\em5t contempora91 et un *em9 foncirem5t n\veau s'ouvre au salut de l'me huma9e4 ,on oubliait1 on ngligeait un dtail qui ne manque p\rtant pas d'importance3 les inc>nations div9es prcd5tes1 le gr& s\ffle b\ddhique de *>it1 le c\rant d'am\r univ]sel entranant et sauvant des millions d'mes anctres6 ,l'illusion du vieux-neuf e/ t5ace dans l'humanit2 aucune croyance ne l'vite4 ,elle se loge au coeur mme de la ?orie qui aspire la dissip] en l'expliquant1 elle s'emp>e de la doctr9e qui enseigne que t\t a son g]me p4#ba en t\t4 ,mais1 br\illant la vue claire du pass1 elle emp*e de saisir le s5s direct des modalits prs5tes4 ,il e/ peut-tre temps de mettre un peu d'eau dans le v9 qui enivre les volutionni/es4 ,non1 leur fameuse ?se n'e/ pas le v]be n\veau qu'ils dis5t1 la lueur subite v5ant illum9] les sci5ces connexes de la vie1 de l'me et des socits huma9es4 ,c'e/ l1 au contraire1 une vrit trs anci5ne1 trs pr\ve et trs gnrale1 qui suscita des luttes innombrables1 qui eut ses priodes de vigueur et ses poques de dfaillance1 ses clipses et ses rapp>itions triomphales2--une vrit1 en somme1 qui1 lo9 d'impos] notre esprit une discipl9e et des rgles jusque-l inconnues1 le contra9t plutt suivre docilem5t1 en ses explorations rc5tes1 la voie sci5tifique depuis longtemps ouv]te4 ,les *oses et leurs app>5ces1 les phnomnes1 c\l5t1 *ang5t1 devi5n5t1 volu5t3 nul dogme d'env]gure plus va/e ne p4#bb prcda cette gnralisation solidem5t tablie p> la sci5ce du nombre1 p> la mcanique cle/e et t]re/re1 p> la physique et la *imie rudim5taires4 ,le concept de m\vem5t qui relie et unifie ces div]ses re*]*es1 n\s apporte cet g>d un tmoignage irrcusable2 c> c'e/ au mcanisme que les ?ories volutives mod]nes1 =ces dans leurs d]ni]s refuges mtaphysiques1 ramn5t les *angem5ts quelconques et les mutations d'exi/5ce si allgrem5t rsums p> elles en leur vocable prfr4 ,un second tmoignage1 et non mo9s prcieux1 n\s e/ f\rni p> la mtaphysique difiant sur le concept du dev5ir une f\le de dductions extrmem5t +nieuses4 ,mais d'o p\vait-elle t5ir ce concept c5tral1 s9on de l'expri5ce contempora9e1 et comm5t1 sans l'appui des hypo?ses p>ticulires1 des spculations sci5tifiques de l'poque1 et-elle russi ma9t5ir des affirmations aussi has>des8 ,on dsav\e et condamne l'esprit mme de la doctr9e p4#bc volutionni/e en supposant possible une br*e1 une solution de cont9uit de cette sorte4 ,l'ide d'un dveloppem5t successif app>at comme une des plus vieilles notions qui dirigr5t le savoir p>ticuli]4 ,c'e/ ce d]ni] que la mtaphysique emprunta l'ab/raction correspondante4 ,succdant la ?ologie1 elle in/alla sur les ru9es des croyances confusm5t intgrales des premi]s ges de la p5se1 la diffr5ciation classique des trois dev5irs1--celui de la matire ou du m\vem5t1 celui de la vie ou de la s5sation1 et celui de l'esprit ou de l'ide4 ,mais la sci5ce la plus primitive et la mtaphysique la plus purile se sont t\j\rs inspires d'un autre pr9cipe encore1 que t\tes deux plaai5t1 clans l'*elle ab/ractive1 au-dessus de l'ide d'volution1 et que t\tes deux considrai5t1 p> le fait1 comme le b suprme de la connaissance4 ,je veux p>l] du concept d'unit4 ,l'ide d'volution (frait un moy5 sr p\r p4#bd ram5] la multiplicit effective des phnomnes leur id5tit ess5tielle4 ,le pr9cipe infrieur symbolisait l'ensemble des m?odes rationnelles capables de n\s conduire une telle f94 ,il se pliait de lui-mme aux exig5ces du pr9cipe suprieur4 ,on entra donc de prime abord et rsolum5t dans la voie moni/ique4 ,le dev5ir1 diffr5tiel et multiple p> df9ition1 de l'tre t\j\rs un et semblable lui-mme1 ou1 en d'autres t]mes1 l'unit de l'univ]s et son explication sci5tifique la plus plausible1 l'volution des *oses1 se prs5t5t a9si1 avec vid5ce1 comme les deux gr&es ides rgulatrices de t\te spculation gnrale4 ,un rapport logiquem5t ncessaire1 exprim5talem5t vrifiable1 relie l'ide d'unit 1 l'ide d'volution4 ,si l'une con/itue l'me de la philosophie1 l'autre en =me le corps1 la condition app>5te1 le revtem5t s5sible4 ,accumul] les donnes et les faits diffr5tiels1 multipli] les expri5ces1 se s]vir de l'ide d'volution sans p]dre de vue la f9 unitaire p4#be suprme1 tel e/1 tel demeure le lot de la sci5ce imp>faite4 ,quant l'idal1 la sci5ce p>a*eve1 elle s\haite la fusion intime de ces deux pr9cipes d'abord vaguem5t di/+us et plus t>d poss1 p> l'analyse v]bale1 comme contraires rels4 ,la mcanique s'appuie sur la base des ma?matiques1 la physique s'taye des vrits mcaniques1 la *imie se dveloppe sur les fondem5ts tablis p> la physique2 et la srie se prolonge p\r t\tes les crations m5tales v5ues temps sur la p5te qui conduit l'esprit du plus connu au mo9s connu1 des app>5ces simples et lm5taires aux app>5ces complexes et difficiles4 ,p> contre1 la discipl9e qui ne v\lut pas se con=m] cette m>*e ncessaire ignora1 de p>ti pris1 l'ide d'volution4 ,t\te sci5ce htive et prmature prt5dit p\voir se pass] de la m?ode exprim5tale1 de l'exam5 att5tif des faits concrets1 individuels4 ,telles s'(fr5t nos yeux la biologie avant l'pan\issem5t des connaissances p4#bf physico-*imiques1 et1 a =tiori1 la sociologie et la psy*ologie2 et telle se dvoile surt\t la syn?se philosophique qui jamais ne ralisa les conditions exigibles d'une =mule savante de l'univ]s4 ,conception bt>de1 rivale dj trop faible de la ?ologie plus simpli/e1 plus vivante1 elle se sp>a des sci5ces ple9em5t con/itues et se rappro*a des bran*es naissantes du savoir4 ,elle conclut avec celles-ci une alliance si troite qu' c]ta9es poques il et t vraim5t difficile de dire1 p> exemple1 o f9issai5t la psy*ologie et la morale1 la rgle sociologique1 et o comm5ait l'ontologie1 la ?orie des pr9cipes ess5tiels du monde4 ,aussi cette sorte de philosophie demeura-t-elle longtemps1 s9on ho/ile au pr9cipe volutif et la m?ode exprim5tale1 du mo9s incapable de faire fructifi] le premi]1 ou d'appliqu] srieusem5t la seconde4 ,la progression de l'ide moni/e en pr\va un ret>d s5sible4 ,cet effet ne p\vait manqu] de se produire1 puisque le pr9cipe volutif p4#bg j\e l'g>d de l'ide d'unit le rle d'un coeffici5t qui en dcuple la valeur4 ,le monisme sci5tifique s'arrta mme brusquem5t dans sa m>*e v]s le conqute de l'inconnu2 il n'osa pas fran*ir les cu]is my/rieux qui se dress5t entre le monde de la vie et la nature inorganique4 ,et le monisme philosophique1 dviant de plus en plus de la r\te qui mne l'unit rationnelle1 f9it p> se trans=m] en un monisme transc5dant#f4 ,t\t cela tait 9vitable4 ,l'ide d'unit ou d'id5tit s]t de pr9cipe rgulateur notre savoir1 et l'ide d'volution con/itue notre m?ode la plus efficace p\r ju/ifi] et vrifi] ce critrium suprme4 ,c> l'unit se pose t\t d'abord en po/ulat1 en hypo?se2 mais peu peu elle se trans=me en vrit d'ordre exprim5tal et rationnel la fois4 ,ces deux gr&es ides devai5t donc1 =cm5t1 trav]s] la mme crise et subir la mme altration4 p4#bh ,plus haut1 n\s n'avons pas ni la ralit du m\vem5t intellectuel qui entrana dans le sillage mtaphysique le tronon isol des sci5ces dites suprieures4 ,mais n\s n'y p\vons voir qu'une agitation factice et infconde1 et quelquefois mme un recul1 un vritable ret\r l'ignorance des temps primitifs4 ,en effet1 un troisime lm5t =mateur de la connaissance--ou d=mateur1 selon le po9t de vue--s'e/ t\j\rs jo9t aux ides d'unit et d'volution et a t5u1 leurs cts1 une l>ge place4 ,le savoir qui mritait ce nom p> son dveloppem5t rguli]1 acceptait p\r seul guide l'expri5ce4 ,il tait conduit p> les ides d'volution et d'unit4 ,mais le savoir in*oatif et la mtaphysique qui l'accueillait avec faveur en lui donnant le pas sur les bran*es con/itues de la connaissance1 admettai5t encore un troisime pr9cipe3 l'ide de l'au-del1 de l'univ]sel my/re1 fond intime des conceptions religieuses et de t\te foi a priori4 ,a9si p4#bi s'expliqu5t les nombreux essais qui prt5dir5t concili] l'inf9i1 l'absolu1 l'inconnaissable avec l'volution et l'unit4 ,ces t5tatives devai5t demeur] va9es1 logiquem5t p>lant4 ,mais elles remplir5t de leur bruit l'hi/oire de la philosophie1 elles donnr5t naissance une int]m9able suite de contra/es /riles1 d'affirmations surab/raites accompagnes de leurs ngations fictives1 c\ples tranges qui t\s driv5t1 videmm5t1 de l'ant9omie primordiale entre l'imman5ce 7l'unit dvoile p> l'volution des *oses et des tres7 et la transc5dance 7l'en-dehors hyp]physique71--opposition qu9tess5cie entre l'expri5ce et sa ngation pure1 la non-expri5ce4 ,or donc1 d'o vi5t et comm5t s'infiltre dans le c]veau de l'homme1 comm5t s'impose la mtaphysique en p>ticuli]1 l'ide de transc5dance1 de/ructive de t\t vrai savoir envisag dans ses conclusions ultimes1 et ess5tiellem5t limitative si l'on ne dpasse p4#cj pas les degrs int]mdiaires1 les gnralisations infrieures de la connaissance8 ,a cette "q n\s rpondmes p> deux fois3 dans notre livre sur l',inconnaissable et dans celui sur l',agno/icisme4 ,la g5se1 les orig9es de cette ide clair5t son action inhibitoire sur la p5se4 ,elle e/ la survivance des ges lo9ta9s de l'humanit1 le reliquat des fausses c]titudes1 des illogismes1 des cra9tes sup]/itieuses des temps c\ls1 le signe gnral voquant l'ensemble des m?odes irrationnelles o se f\rvoya l'esprit de re*]*e4 ,elle fut t\j\rs et demeure encore1 p> consqu5t1 une ngation directe de l'ide d'volution4 99 99 99 99 99 ,,iii p4#ca ,rsumons brivem5t la d\ble analyse prcd5te4 ,trois ides-=ces1 p\r p>l] comme ,m4 ,f\ille1 ont guid la philosophie du pass4 ,les ides d'unit et d'volution app>ti5n5t la sci5ce4 ,elles exprim5t le fonds propre de celle-ci1 elles figur5t ou symbolis5t la re*]*e exprim5tale4 ,l'ide de l'au-del app>ti5t la mtaphysique qui la reut en hritage de la ?ologie4 ,elle =me l'apport atavique de l'ignorance primitive1 elle figure ou symbolise l'inc]titude initiale1 insp>able de l'esprit de crdulit4 p4#cb ,mais ces mmes ides directrices manife/5t en outre deux t5dances fondam5tales qui1 dans l'ordre intellectuel1 s'oppos5t comme l'affirmation et la ngation1 et1 dans l'ordre motif1 comme l'optimisme et le pessimisme du savoir4 ,c]tes1 n\s sommes lo9 de mpris] les avantages qui se peuv5t retir] du pessimisme ou de la ngation cont5us en de ju/es bornes4 ,n\s sommes lo9 aussi de conte/] l'utilit relative du my! religieux4 ,mais cela ne saurait n\s emp*] de reconnatre la vrit de l'obs]vation selon laquelle l'agno/icisme1 pntrant dans le milieu faonn p> les dc\v]tes de la sci5ce1 y dt]m9a t\j\rs une =te f]m5tation mtaphysique4 ,dans la philosophie du temps actuel1 ces trois gr&es ides sont l>gem5t reprs5tes4 ,le criticisme1 hriti] direct de l'idalisme1 comm5ce p> raff]mir sur ses bases l'agno/icisme branl p> les progrs de la sci5ce4 ,il *]*e tablir un modus viv5di provisoire p4#cc entre l'a priori et l'a po/]iori4 ,voici1 en deux mots1 comm5t il procde3 il range un lm5t ?orique important1 l'unit1 dans le doma9e de l'a priori2 il le di/rait totalem5t de la sci5ce1 qui il ne laisse qu'un seul +rdi5t1 le diffr5tiel1 le multiple1 ou rvolution s\s le nom d'expri5ce s5sible4 ,il arrive a9si crer ou1 plutt1 r5\vel] le monisme transc5dant4 ,kant se proccupe beauc\p de l'unit philosophique4 ,il croit mme avoir fait1 cet g>d1 un pas considrable en avant4 ,il assimile ce qu'il appelle sa dc\v]te celle de ,cop]nic r5v]sant les rles attribus1 dans leur rvolution rciproque1 la t]re et au soleil4 ,la comp>aison semble exacte en ce s5s que1 si les pr9cipaux adv]saires de ,kant concevai5t la matire comme le foy] c5tral o se runiss5t t\tes les exi/5ces1 lui1 l'idali/e n\rri p> la =te critique s5suali/e dirige contre les excs du matrialisme1 se t\rnait du ct oppos4 ,il subordonnait la nature l'esprit1 p4#cd il proclamait hautem5t que l'univ]salit et la ncessit--encore deux synonymes vagues de l'unit si ardemm5t p\rsuivie--entr5t dans la connaissance p> le sujet1 seul lm5t actif1 non p> l'objet1 produit peu prs passif de notre m5talit4 ,mais l'analogie invoque p> ,kant ne se ju/ifie plus si l'on songe que l'inv]sion dont il s'attribue le mrite e/ aussi vieille que la philosophie elle-mme4 ,kant repr5d la ?se du monisme idali/e affirmant la suprmatie du sujet sur l'objet4 ,l'homme e/ la mesure des *oses1 disait ,protagoras1 les ides sont la seule ralit c]ta9e1 rpte aprs lui ,platon1 les objets de l'expri5ce sont nos objets1 conclut ,kant1 en se d\tant bi5 un peu1 je suppose1 qu'il p>aphrase ses prdcesseurs4 ,la solution de ,kant ne rs\t videmm5t ri54 ,son monisme e/ aussi hypo?tique et exclusif que les t5tatives qui prp>r5t la si5ne4 ,la "q demeure pose dans les mmes t]mes4 ,t\tefois1 en accusant l'importance du po9t de vue biologique1 p4#ce jusque-l trop nglig1 la critique kanti5ne l>git le t]ra9 de l't]nelle dispute1 elle aj\te l'enqute de n\veaux docum5ts1 elle complte1 p\r a9si dire1 l'inv5taire mtaphysique4 ,la philosophie positive vi5t ensuite4 ,hritire du matrialisme1 elle procde comme son anctre direct1 elle a la passion de t\t vulg>is]4 ,mais1 cette fois1 la ?se qu'elle popul>ise inconsciemm5t se di/+ue pe9e de celle df5due p> le criticisme4 ,a son t\r1 elle se donne la t*e d'tablir un modus viv5di entre les t]mes de l'antique ant9omie4 ,p\rtant1 elle fait la "p plus gr&e l'lm5t sci5tifique1 l'volution1 l'expri5ce4 ,elle dveloppe le pr9cipe exprim5tal jusqu' lui subordonn] l'ide unitaire4 ,elle pr5d a9si1 selon n\s1 ju/em5t le contre-pi$ du vrai rapport qui exi/e entre rvolution et l'unit2 et son monisme1 irrp>ablem5t atte9t p> ce vice radical1 demeure t]ne1 vague1 contradictoire1 indcis4 p4#cf ,au positivisme enf9 succde l'volutionnisme qui dvoile avec fran*ise le s5s rel des croyances ?ologiques4 ,cette philosophie ramne l'ide div9e et le s5tim5t religieux au concept ess5tiellem5t motif de l',incognoscible4 ,mais lo9 d'en infr] la d*ance future de l'agno/icisme1 elle porte aux nues cette t5dance de l'esprit huma91 elle clbre ses mrites1 elle s'ef=ce d'en faire le pivot c5tral d'une conception rationnelle de la nature4 ,elle croit1 du re/e1 f]mem5t la possibilit d'une conciliation1 d'une ent5te durable entre l'ide religieuse ou agno/ique et le concept exprim5tal ou volutionni/e4 ,p>tant1 elle exalte1 elle glorifie ce d]ni] pr9cipe qui s'tait dj affirm avec une c]ta9e =ce dans la philosophie du sicle1 deux reprises diffr5tes1 p> la critique kanti5ne de l'expri5ce et surt\t p> les ides sociologiques d',augu/e ,comte4 ,dans ces conditions1 la doctr9e sp5cri5ne ne p\vait se montr] ho/ile l'ide moni/ique4 ,elle accueille donc p4#cg l'unit du monde comme un po/ulat univ]sel de la p5se4 ,mais1 plus tmraire que les philosophies rivales1 elle ne recule po9t devant les consqu5ces extrmes de sa ?orie du savoir4 ,elle dd\ble son monisme1 elle en fait deux p>ts 9gales3 la p>tie transc5dante1 l'unit de l'inconnaissable1 c'e/--dire1 au fond1 ri5 mo9s que sa connaissance a*eve2 et la p>tie exprim5tale1 l'unit1 =cm5t imp>faite1 du connaissable4 ,si ,ton comp>e entre elles les pr9cipales directions de la p5se contempora9e1 on con/ate1 non sans quelque surprise peut-tre1 qu'elles =m5t comme une gamme asc5dante v5ant r5=c]1 malgr leur contr>it manife/e1 ces trois gr&s ?mes dont s'inspira1 de t\t temps1 la philosophie3 l'agno/icisme1 l'volutionnisme et le monisme4 ,en effet1 ne semble-t-il pas que1 de ,kant ,sp5c]1 la religiosit lat5te s'aggrave ou1 du mo9s1 se ma9ti5ne un niveau gal8 ,les *efs de file de la philosophie mod]ne se proccup5t de p4#ch jet] les bases d'une religion n\velle4 ,kant imag9e la ?ologie du devoir1 ,comte celle de l'humanit qui reproduit1 s\s un aspect la fois plus concret et plus populaire1 la foi morale de son prcurseur2 enf9 ,sp5c] fonde la religion de l',inconnaissable4 ,d'autre "p1 on ne saurait mconnatre les progrs accomplis p> les ides exprim5tales1 ni l'expansion de l'ide d'unit1 si troitem5t lie celle d'volution4 ,mais cet essor simultan d'ides contradictoires ne s'explique-t-il pas p> les s\cis logiques de l'esprit1 p> notre beso9 d'tre consqu5ts1 d'all]1 dans la vrit comme dans l'erreur1 jusqu'au b\t8 ,au re/e1 si l'on dsire port] un jugem5t quitable sur les modifications subies1 dans le c\rs des sicles1 p> la m5talit philosophique1 c'e/ aux sy/mes les plus r5omms du pass qu'il faut confront] les gr&es doctr9es auj\rd'hui en faveur auprs de l'op9ion4 ,on s'tonne alors du rle prm95t qui1 dans la conception gnrale du monde1 p4#ci *oit de plus en plus la p>tie active de la sci5ce1 l'lm5t qui s]t d'une faon directe l'ide d'unit1 de connaissance p>faite4 ,depuis ,bacon et ,desc>tes1 p> exemple1 jusqu' nos j\rs1 un *em9 trs apprciable e/ p>c\ru p> la mme notion fondam5tale4 ,s\s le nom d'expri5ce1 de monde s5sible *ez ,kant1 s\s celui de dveloppem5t ncessaire et graduel *ez ,comte1 s\s celui d'volution *ez ,sp5c]1 elle acqui]t une valeur rapidem5t croissante4 ,d'o vi5t une conqute si gr&e et si sre que la philosophie t\t entire semble auj\rd'hui t5ir dans le seul mot d'volution8 ,a notre s5s1 un tel succs pr\ve une fois de plus l'action pr(onde ex]ce p> les ides1 les gnralisations1 les progrs /rictem5t sci5tifiques sur les ides1 les dductions1 les trans=mations de la connaissance purem5t philosophique4 ,ce phnomne confirme la gr&e loi de corrlation entre la sci5ce et la philosophie1 que n\s avons *]* p4#dj tablir dans un de nos premi]s ouvrages#g4 ,l'hi/oire des ides sci5tifiques n\s rvle une longue suite d'antcd5ces significatives1 une accumulation d'expri5ces et de syn?ses se ratta*ant t\tes l'ide d'volution1 et qui t\tes mett5t en relief le dev5ir p> tapes successives1 ou la diffr5ciation imman5te des *oses et des tres4 ,on se tromp]ait mme beauc\p en ne citant l'appui de cette ?se que les noms populaires de ,lam>ck1 de ,d>w91 et en y joignant quelques obscurs prcurseurs4 ,c'e/ p> c5ta9es1 s9on p> milli]s que se doiv5t compt] les savants dont les travaux p]mir5t au positivisme1 et ensuite l'volutionnisme proprem5t dit1 de se produire1 de se rp&re1 de va9cre les ob/acles1 de triomph] des rsi/ances4 ,il faut remont] la moiti du xviie sicle1 et plus haut encore1 si l'on veut reconnatre et fix] les po9ts initiaux du c\rant intellectuel qui r5v]sa1 les b>rires p4#da caduques et transfra peu peu le concept d'volution du doma9e mcanique en celui des faits et des lois de la vie 7con/itution des deux *imies1 inorganique et organique1 et fondation de la biologie74 ,ds lors la r\te s'aplanissait devant les t5tatives semblables d'une f\le d'hi/ori5s1 de psy*ologues1 de morali/es4 ,on n\s repro*e ce qu'on appelle l'hyp]positivisme4 ,on p\rrait1 avec la mme ju/ice1 blm] notre volutionnisme mo9s accommodant1 peut-tre1 que celui de ,m4 ,sp5c] ou de son cole auj\rd'hui florissante4 ,un esprit ma?matique =t di/+u et dont l'adhsion ouv]te quelques-unes de nos ?ories les plus capitales n\s valut une gr&e joie1 a disc]n ce trait avec beauc\p de f9esse#h4 ,exposant et comm5tant nos dductions sur la g5se des concepts surab/raits1 il considre les lois rig\reuses qui =m5t l'objet propre p4#db de la logique pure1 comme un cas p>ticuli] de la gr&e loi d'volution4 ,ri5 n'e/ plus vrai si l'on fait du vocable volution le synonyme d'expri5ce et si1 p> suite1 les deux faces du processus volutif1 la diffr5ciation et l'intgration1 s'envisag5t comme l'quival5t des deux seuls modes p> lesquels l'esprit saisit tantt la multiplicit des *oses1 et tantt leur unit4 ,n\s avons lieu d'tre satisfaits en voyant nos ides se rp&re peu peu non seulem5t dans les milieux philosophiques1 mais aussi p>mi les savants spciaux4 ,prcieux p>-dessus t\t n\s semble l'appui prt c]ta9es de nos ?ses p> la sci5ce ma?matique1 base solide qui s\ti5t l'difice enti] du savoir exact4 ,la loi de l'id5tit des contraires se rvlant telle que le fond intime de vrit cont5u dans la clbre doctr9e de la relativit du savoir1 quelle =tune p\r l'ide pure d'expri5ce et1 p> suite1 p\r l'ide pure d'volution6#i p4#dc ,le pr9cipe d'univ]selle relativit s'(fre a9si comme l'aspect psy*ologique du pr9cipe d'univ]selle unit4 ,l'volutionnisme conduit fatalem5t au monisme4 ,mais sur cette r\te hrisse d'ob/acles que notre lassitude ou notre p>esse m5tale dcl>e insurmontables1 combi5 de prjugs ne devrons-n\s pas p]dre1 combi5 d'illusions ne devrons-n\s pas rectifi]6 ,l'acte de connaissance tant ncessairem5t un acte de dt]m9ation1 de limitation#aj1 l'ab/raction et la logique huma9es demeur]ont t\j\rs un compte de l'univ]s t5u en p>tie d\ble4 ,n\s apprh5d]ons t\j\rs les *oses ou leurs notions1 leurs ides1 p> l'aide de deux concepts opposs4 ,mais ce procd1 p\r naturel qu'il se prs5te1 n'en con/itue pas mo9s un procd1 une m?ode1 un moy54 ,il ne doit pas s'impos] comme un rsultat df9itif1 une conclusion d]nire1 une f9 en soi4 ,l'agno/icisme n'a jamais v\lu p4#dd compr5dre cette vrit si simple4 ,il a d'ailleurs le plus gr& tort de tant se rclam] du pr9cipe relativi/e4 ,il j\e imprudemm5t avec la flamme qui1 tt ou t>d1 le consum]a4 ,ce qu'il reg>de auj\rd'hui comme sa plus =te ancre de salut s]a1 peut-tre1 dema91 qui sait8 le poids de/9 l'entran] dans l'abme4 ,dveloppe dans t\s les s5s1 creuse plus pr(ondm5t p> la psy*ologie1 la relativit du savoir--les n\velles ?ories sur l'id5tit des contraires sembl5t dj le prsag]--p\rrait =t bi5 port] l'ignorance rige en sy/me religieux ou philosophique le c\p de grce qu'elle att5d depuis des sicles4 ,,notes3 #c ,anne philosophique1#c;e anne1 p4 #bcg1 p> ,m4 ,pillon1 dans l'article que ce no-critici/e di/+u consacr mon livre sur l',agno/icisme4 #d ,j4 ,c>aguel4 #e ,au mom5t o je corrige les preuves de ce volume1 on m'envoie le numro de m>s #ahid de la ,revue occid5tale qui publie un long article sur mon livre3 ,la re*]*e de l'unit4p4#ah ,l'organe (ficiel du positivisme y fait trois dcl>ations intressantes4 ,p> la premire1 les positivi/es se df5d5t n]giquem5t de tomb] dans l'erreur agno/ique4 ,j'enregi/re mon actif cette victoire inespre4 ,p> malheur1 elle re/e purem5t morale1 c>1 en fait1 le r5iem5t de ,pi]re ne *ange ri5 la doctr9e de son matre1 ni1 en df9itive1 celle de ,pi]re lui-mme4 ,la philosophie positive1 n\s assure-t-on1 ti5t p\r inconnaissable le problme de l'exi/5ce ou de la non-exi/5ce d'un inconnaissable4 ,soit4 ,mais j'imag9e que lorsque ,m4 ,sp5c]1 p> exemple1 po/ule la ralit de l'inconnaissable1 il affirme en mme temps son incognoscibilit4 ,l'quivoque demeure donc p>eille dans les deux cas4 ,la seconde dcl>ation des positivi/es porte sur ma loi de l'id5tit des contraires4 ,les disciples de ,comte accept5t cette loi comme une expression n\velle du pr9cipe de l'inconcevabilit du contraire simultan1 expression qui p]met1 dis5t-ils1 de tir] du vieil axiome logique quelques applications heureuses4 ,la notation algbrique adquate au cont5u de ma loi s]ait ,a -,a #j1 ce qui confirm]ait une fois de plus l'univ]salit logique des =mules de l'algbre4 ,enf9 la troisime dcl>ation conc]ne ma critique du concept de limite4 ,on n\s dem&e1 dit l'auteur de l'article1 ,m4 d',araujo1 de quel droit n\s prt5dons ens]r] l'av5ir sci5tifique2 n\s rpondons3 en v]tu du droit qu'a le ma?matici5 de g>antir aux gnrations de calculateurs que le numrateur et le dnom9ateur de l'expression non-moi_/moi savoir1 augm5tant t\j\rs d'une quantit gale1 jamais ils n'atte9dront l'unit4 ,cela e/ =t bi51 mais encore et-il t propos de n\s dmontr] que le rapport en "q con/itue ncessairem5t un nombre fractionnaire4 ,j'ai pe9e beso9 de faire ressortir qu'aucun monisme rationnel1 aucune doctr9e enseignant l'unit imman5te des *oses ne saurait se prt] une semblable ptition de pr9cipe4 #f ,la ,re*]*e de l',unit1 p4 #agf4 #g ,l',anci5ne et la ,n\velle ,philosophie4 #h ,george ,m\ret1 ,bvue philosophique1#ahic1 nos #g et #h3 ,le problme logique de l',inf9i3 ,i4 ,la relativit4 #i ,ibid41 n #g1 p4 #eh et suiv4 #aj ,v4 ,la ,re*]*e de l',unit1 *apitre viii3 ,le concept de limite et la relativit du savoir4 99 99 99 99 99 ,,livre ,,ii p4#de ,,le ,,monisme ,d' ,,augu/e ,,comte 99 99 99 99 99 ,i ,les op9ions de ,comte sur les plus graves sujets s'entre-*oqu5t s\v5t au po9t de dr\t] la critique4 ,on a dit qu'on doit jug] un p5seur sur l'ensemble de sa doctr9e4 ,mais1 appliqu ,comte1 un tel critrium se montre insuffisant4 ,ce philosophe e/ t\t l'oppos d'un sceptique4 ,aussi1 lorsqu'il t\*e au problme c5tral et si dlicat de l'unit1 n\s donne-t-il le spectacle1 non pas de l'hsitation qui p>fois p4#df captive et attire1 mais de la contradiction qui t\j\rs blesse et rebute4 ,comme ,desc>tes1 comme ,kant1 comme tant d'autres gr&s philosophes1 il e/ moni/e et plurali/e 7ou duali/e7 la fois4 ,mais t&is que *ez la plup>t de ses prdcesseurs1 et *ez ,sp5c]1 son successeur en ligne directe1 l'ant9omie fondam5tale1 la lutte entre l'agno/icisme qui mne au dd\blem5t de l'univ]s1 et l'volutionnisme qui conduit son unification1 se dissimule s\s des sophismes plus ou mo9s captieux1 *ez lui elle clate brusquem5t et au gr& j\r4 ,l'auteur du ,c\rs de philosophie positive s'obs]ve peu cet g>d4 ,il ne s'impose pas l'ef=t1 f9alem5t +rat1 de concili] son agno/icisme avec son monisme4 ,il met les deux doctr9es adv]ses en face l'une de l'autre1 il les laisse ensuite aux prises1 elles s'en tir]ont comme elles p\rront4 ,nanmo9s1 on fauss]ait la tonalit gnrale1 on dnatur]ait le vritable esprit de la p4#dg philosophie positive en atta*ant cette attitude de ,comte une importance exagre4 ,le philosophe du bon s5s populaire mis au s]vice de la sci5ce1 ou1 vice v]s1 de la sci5ce ass]vie au bon s5s des f\les1 ne rem>que pas la contradiction2 et1 s'il la rem>que1 il ne lui attribue qu'une valeur secondaire4 ,press p> sa besogne dogmatique et les exig5ces immdiates qu'elle s\lve1 il effleure pe9e la "q4 ,en ralit1 cep5dant1 dans le duel engag entre l'agno/icisme et le monisme1 t\s les avantages1 de p> la volont expresse ou l'in/9ct obscur du mtaphysici5 qu'il y a en ,comte1 re/5t la =te t5dance qui reprs5te le pass4 ,quant celle qui prvoit ou indique l'av5ir1 elle e/ trop faible1 trop *tive dans le c]veau et la doctr9e du philosophe p\r qu'un d\te srieux puisse plan] sur l'issue du combat4 ,mais v5ons au fait1 c'e/--dire au monisme1 si rudim5taire qu'il soit1 de l'hriti] des traditions d',ari/ote1 de ,bacon1 de p4#dh ,desc>tes1 de ,locke1 de ,hume et de ,kant4 ,l'unit relle des *oses1 que le fondateur du positivisme di/+ue d'avec leur unit purem5t logique1 voil p\r lui2 comme p\r la presque totalit des mtaphysici5s1 le b suprme de la p5se1 l'idal auquel doit incessamm5t t5dre le vrai philosophe4 ,la p5se ralise l'unit logique lorsque1 dirige v]s l'tude des diffr5ts ordres de phnomnes1 elle subit une srie d'adaptations spciales qui =m5t autant de modifications ou1 plutt1 d'enri*issem5ts1 d'l>gissem5ts d'une seule et mme m?ode4 ,en d'autres t]mes1 p\r ,comte1 l'unit rationnelle ou subjective e/ une liaison m?odologique4 ,au contraire1 l'unit objective qu'il nomme aussi sci5tifique1 se ralise dans les *oses elles-mmes1 en tant qu'elles se sp>5t de l'esprit qui les apprh5de et les transmue en concepts1 en reprs5tations idales de la ralit4 ,ce li5 se manife/e p> l'univ]salit des lois naturelles1 des nombreux rapports d'id5tit que la p4#di raison dc\vre en appliquant aux diffr5tes catgories de cas p>ticuli]s les procds si v>is de l'analyse et de la syn?se4 ,des lois semblables g\v]n5t t\s les ordres de phnomnes1 et les div]ses sci5ces doiv5t p\voir s'envisag] comme autant de p>ties con/ituantes1 autant d'lm5ts d'un seul corps de doctr9e4 ,c]ta9s attributs sont communs t\s les tres1 t\te exi/5ce4 ,s'ils devi5n5t l'objet propre de discipl9es spciales1 ce n'e/ l qu'une inv5tion pratique1 utilitaire4 ,il semble plus fructueux et plus commode de comm5c] l'tude de la nature p> l'obs]vation des cas les mo9s complexes4 ,au bas de l'*elle app>aiss5t les phnomnes ou les proprits des *oses d'abord ma?matiques1 et ensuite mcaniques4 ,une telle division correspond la diffr5ce entre l'aspect /atique 7exi/5ce ou quilibre7 et l'aspect dynamique 7activit ou =ce1 n]gie1 m\vem5t7 s\s lesquels l'esprit considre les qualits gnrales4 ,cette di/9ction factice p4#ej rec\vre une unit relle1 comme l'a brillamm5t pr\v d',alemb]t en ratta*ant les que/ions de m\vem5t aux que/ions d'quilibre4 ,comte rem>que ce propos que1 les attributs mcaniques se compliquant d'attributs quantitatifs dont on ne peut les di/raire1 il y a lieu de considr] le gr\pe total comme un ensemble de qualits propres *aque exi/5ce4 ,dveloppe d'une manire sup]ficielle1 cette obs]vation lui p]mettra plus t>d d'accord] la mme univ]salit aux faits sociaux qui1 eux aussi1 se suraj\t5t aux autres ordres de phnomnes#aa4 ,ailleurs encore ,comte affirme que les lois primordiales de la mcanique se confond5t avec les lois ess5tielles des autres sci5ces1 de la physique jusqu' la sociologie inclusivem5t4 ,p>tant1 on peut dire1 selon une =mule auj\rd'hui consacre1 que les mmes rgles p4#ea g\v]n5t l'univ]s1 depuis le plus petit gra9 de sable jusqu'aux manife/ations sociales et morales les plus leves4 ,comte reconnat donc la lgitimit de l'ef=t qui p\sse t\tes les bran*es du savoir v]s le monisme sci5tifique4 ,mais comm5t conoit-il ce monisme8 ,la loi de ,kepl]1 si mal qualifie1 selon lui1 de loi d'in]tie1 ne rgit pas que les seuls phnomnes mcaniques4 ,son p\voir s't5d sur t\s les ordres de faits1 y compris les faits vitaux et sociaux1 puisque ceux-ci p]si/5t dans leur tat1 tant que ne survi5t po9t une influ5ce p]turbatrice4 ,comte assimile a9si la loi de ,kepl] une =mule quival5te1 dans le fond1 la loi de causalit4 ,traitant ensuite la rgle de ,galile relative la conciliation spontane1 au se9 d'un mme sy/me1 de t\t m\vem5t gnral avec les diffr5ts m\vem5ts p>ticuli]s1 ,comte l'applique la totalit des phnomnes du monde inorganique et du monde de la vie4 ,quelle que soit la classe phnomnale obs]ve1 p4#eb dit-il1 on peut t\j\rs con/at] en t\t sy/me l'indp5dance fondam5tale des div]ses relations mutuelles1 actives ou passives1 env]s t\te action exactem5t commune aux diffr5tes p>ties4 ,ces relations ne se modifi5t en ri5 p> une telle +r5ce4 ,p> contre1 le m\vem5t qui n'embrasse pas t\tes les fractions d'un sy/me1 rompt t\j\rs l'quilibre de ce d]ni]4 ,les phnomnes physiques1 *imiques1 les faits vitaux1 sociaux manife/5t galem5t cette loi univ]selle4 ,mais citons les propres p>oles de ,comte1 elles en val5t la pe9e3 ,les tudes biologiques (fr5t la vrification cont9ue de cette loi1 aussi bi5 p\r les phnomnes de s5sibilit que p\r ceux de contractilit1 puisque1 nos impressions tant purem5t comp>atives1 notre apprciation des diffr5ces p>tielles n'e/ jamais tr\ble p> aucune influ5ce gnrale et uni=me4 ,son ext5sion naturelle la sociologie n'e/ pas mo9s inconte/able3 c>1 si le progrs social t5d altr] l'ordre intrieur d'un sy/me p4#ec politique1 c'e/ uniquem5t1 comme en mcanique1 p>ce que le m\vem5t ne saurait tre suffisamm5t commun aux div]ses p>ties dont l'conomie mutuelle ne s]ait1 au contraire1 nullem5t affecte p> une progression beauc\p plus rapide1 laquelle t\s les lm5ts p>ticip]ai5t avec une gale n]gie4#ab ,ce n'e/ pas d'une autre faon1 enf91 que ,comte compr5d la troisime loi fondam5tale du m\vem5t1 ou la =mule de ,newton sur l'quival5ce con/ante entre la raction et l'action4 ,son univ]salit ncessaire1 dit-il1 e/ encore plus s5sible que celle des deux autres2 et c'e/ mme la seule dont on ait quelquefois entrevu1 quoique d'une manire trs confuse et =t insuffisante1 l'ext5sion spontane t\te conomie naturelle#ac4 ,les ractions ou les effets physiques1 *imiques1 biologiques et politiques sont1 comme les ractions ou les effets mcaniques1 t\j\rs quival5ts aux actions ou p4#ed aux causes qui les produis5t2 galit rig\reuse et indniable en ?orie1 mais qui1 dans la pratique1 p> suite du nombre croissant de causes dont une p>tie *appe nos calculs1 revt l'app>5ce d'une simple proportionnalit4 ,rem>quons ce propos que la loi du rapport entre l'action et la raction1 la cause et l'effet1 se rclame du pr9cipe d'id5tit4 ,l'effet e/ t\j\rs gal sa cause1 l'effet n'e/ que sa cause4 ,l'inaccessibilit de la cause initiale et de l'effet ultime1--lorsqu'on exam9e la lumire de la loi univ]selle ce dogme favori du positivisme1--se trahirait donc comme une illusion de notre esprit4 ,d'autre "p1 une ext5sion trs simple du mme rapport p]met facilem5t de rduire1 dans n'importe quelle bran*e du savoir1 d'aprs le clbre pr9cipe de d',alemb]t1 les que/ions de m\vem5t aux que/ions d'quilibre2 c>1 seule1 notre pr(onde ignorance des vraies conditions /atiques n\s emp*e de leur ratta*] troitem5t p4#ee les que/ions dynamiques1 les problmes d'volution1 de dveloppem5t1 d'activit#ad4 ,en somme1 ,comte ne rvoque pas en d\te l'id5tit des lois qui rgiss5t les diffr5tes catgories de phnomnes4 ,il tr\ve naturel que ces relations ai5t t dvoiles p> l'tude du sujet le plus commun 7les faits de quantit et de m\vem5t72 mais1 aj\te-t-il1 elles p\rrai5t aussi tre conues comme manant des p>ties les plus leves et les plus spciales de la philosophie ab/raite1 qui seules en font ap]cevoir le vrai c>actre d'univ]salit#ae4 ,les lois que dc\vre la mcanique sont les plus gnrales4 ,dans t\tes les sci5ces1 elles dom95t les diffr5tes lois plus spciales relatives aux autres modes ab/raits d'exi/5ce et d'activit1 organiques ou inorganiques4 ,cep5dant1 ces rapports spciaux1 qui re/]ont sans cesse indisp5sables1 et dont le nombre effectif demeur]a longtemps trs gr&1 p\rront p4#ef un j\r tre inve/is d'un semblable c>actre d'univ]salit#af4 ,c'e/ p\rquoi1 conclut ,comte1 le sy/me enti] de nos connaissances relles e/ susceptible d'une vritable unit sci5tifique1 indp5dante de la gr&e unit logique1 quoiqu'en h>monie avec elle4#ag ,l'allgation e/ not] ,de c]ta9es prmisses poses p> ,comte aux conclusions tires p> ,sp5c]1 p> ,s*aeffle1 p> ,haeckel1 p> les p>tisans de l'analogie relle1 il n'y a qu'un pas4 ,la pro*e p>5t du positivisme avec les autres c\rants de la p5se mod]ne ne se conte/e plus4 ,longtemps1 nanmo9s1 une telle similitude ne fut po9t s\ponne4 ,les volutionni/es surt\t eur5t le gr& tort de mconnatre ces connexions intimes1 multiples1 rvlatrices2 et le tort de ne pas tudi]1 dans les ant9omies initiales de ,comte1 l'orig9e et le prototype de leurs propres contradictions4 p4#eg ,la "q e/ d'importance4 ,t*ons donc de faire ressortir1 le plus succ9ctem5t possible1 l'esprit exact de la doctr9e positivi/e sur l'unit relle du monde4 ,des dt]m9ations id5tiques envelopp5t t\s les phnomnes1 et si n\s di/+uons entre les lois gnrales et les lois p>ticulires1 ce ne peut tre que p> suite de l'ignorance o n\s sommes quant aux conditions qui1 accompagnant les faits dits complexes1 produis5t la =me1 dite spciale1 de leur app>ition4 ,en ralit1 les lois p>ticulires sont des =mules cont+5tes o s'exprime le cont5u de la loi univ]selle2 dp\illes de leur c>actre casuel1 elles s'appliqu5t t\s les phnomnes sans exception4 ,la sci5ce le pr\v]a un j\r1 au mo9s p\r les plus importantes p>mi ces =mules4 ,or1 une loi ne signifiant jamais plus qu'un rapport1 une relation con/ante entre tels faits et tels autres1 si les lois qui g\v]n5t1 p> exemple1 les actes moraux1 p>ticip5t de l'univ]salit de celles qui rgiss5t les m\vem5ts p4#eh matriels1 il s'ensuit ncessairem5t que les relations complexes doiv5t p\voir se rduire1 en df9itive1 aux relations simples4 ,la philosophie entire de ,m4 ,sp5c]1 comme on sait1 ne dpasse pas cette dduction4 ,mais la propre ?se de ,comte semble avoir une porte plus gr&e et plus inatt5due4 ,en effet1 dvoile p> les progrs t>difs de la sci5ce1 l'univ]salit ncessaire des rapports n'implique-t-elle pas1 t\t en la masquant d'une faon mom5tane1 l'id5tit des phnomnes eux-mmes8 ,et cela non seulem5t p>ce qu'un phnomne s'(fre t\j\rs tel qu'une somme1 un ensemble1 un sy/me de relations1 mais aussi en v]tu du pr9cipe logique d'id5tit qui se manife/e dans la nature et s'impose l'esprit s\s l'aspect tantt de la loi psy*ique de causalit1 et tantt d'une srie bi5 connue de lois mcaniques3 la loi de l'quival5ce entre la raction et l'action1 la loi d'in]tie ou de p]si/ance du mme tat1 la loi d'quilibre ou de cons]vation des rapports mutuels p4#ei entre les p>ties d'un sy/me subissant une action commune1 etc4 ,n\s voil acculs1 p\r a9si dire1 aux limites extrmes du dogme qui prt5d enseign] l'id5tit premire et f9ale des *oses4 ,mais n\s voil aussi au coeur de la citadelle ennemie1 et n\s voil d]e*ef aux prises avec la contradiction /rile qui t\j\rs entrava la m>*e de la p5se v]s l'idal4 ,en effet1 aprs avoir gravi des hauteurs qui1 vraisemblablem5t1 devai5t lui p>atre v]tig9euses1 ,comte fait volte-face et desc5d d'un pas rapide la p5te de la montagne4 ,il r$evi5t le gr& prophte de l',inconnaissable1 il multiplie les objections et les rs]ves que lui inspire sa prud5te ?orie de la connaissance4 ,je ne puis ici1 d'ailleurs1 que brivem5t rappel] le sophisme p> lequel il *]*e palli] l'incohr5ce de sa brusque retraite4 ,voici l'argum5t4 ,l'exi/5ce physique et *imique ne con/itue qu'un degr entre l'exi/5ce ma?matique et mcanique d'une "p1 p4#fj et l'exi/5ce biologique et sociologique d l'autre4 ,mais ce *anon prs5te une importance sans gale4 ,il supple en quelque sorte la faiblesse native de notre c]veau1 l'insuffisance manife/e des moy5s dont notre intellig5ce dispose p\r saisir et compr5dre l'id5tit relle des phnomnes4 ,notre esprit e/ tellem5t born1 tellem5t impuissant1 semble v\loir dire ,comte1 que si cette transition n'exi/ait pas1 il s]ait impossible de concevoir l'unit de la sci5ce qui re/]ait =me de deux lm5ts radicalem5t htrognes1 entre lesquels aucune relation p]man5te ne saurait tre in/itue4 ,mais ce mode int]mdiaire de l'exi/5ce univ]selle1 naturellem5t adhr5t1 p> une extrmit1 aux notions a/ronomiques1 et1 p> l'autre1 aux notions biologiques1 vi5t procur] spontanm5t notre intellig5ce l'heureuse facult de p>c\rir le sy/me enti] de la philosophie ab/raite1 en p>v5ant1 suivant une succession presque ins5sible1 des plus simples spculations ma?matiques p4#fa aux plus hautes contemplations sociologiques#ah4 ,l'en*anem5t naturel des *oses conduit l'esprit la cration de la srie hir>*ique des sci5ces qui1 son t\r1 p]met1 p> des po9ts de vue de plus en plus spciaux1 d'analys] ce phnomne t\j\rs p>eil lui-mme1 l'univ]s4 ,mais entre ces div]s ordres de re*]*es p\rsuivies tantt p>alllem5t1 et tantt--m?ode plus rationnelle et combi5 plus fructueuse--successivem5t1 la sp>ation e/-elle tan*e1 au s5s absolu du mot1 ou laisse-t-elle place des contacts fconds et autorise-t-elle l'espoir d'une fusion possible1 s9on c]ta9e1 s9on pro*a9e8 ,telle e/ la gr&e nigme que ,comte1 esprit inconsciemm5t religieux et1 p> suite1 prompt se dc\rag]1 considre comme ind*iffrable1 tel e/ le secret de la sci5ce1 qu'elle g>de avec un so9 jal\x1 qu'elle refuse de livr] la mtaphysique p4#fb qui depuis des sicles s'puise cette f9 en va9es div9ations4 ,c'e/ le voile compact qui c\vre la nudit de l',isis sci5tifique et la df5d contre les vellxs indiscrtes4 ,le philosophe1 le ?ologi51 puis le mtaphysici51 app>aiss5t comme les t]nels p\rsuivants de la sci5ce1 subjugus p> le *>me t\j\rs r5aissant de son imm>cescible puret4 ,c> l'hi/oire des sy/mes et peut-tre aussi des croyances gnrales tmoigne de ce fait qui sans cesse se r5\velle3 les h>diesses de l'esprit philosophique fur5t passagres1 et ses victoires sur l'esprit sci5tifique eur5t peu de dure4 ,aux lans audacieux des premires heures se sub/ituai5t des lassitudes pr(ondes4 ,aux pr9temps f\gueux succdai5t les ts laborieux1 les automnes calmes1 les hiv]s mlancoliques et pessimi/es4 ,la sci5ce non seulem5t se repr5ait1 elle prt5dait encore que l'assaut p> elle subi tait enta* de nullit1 et aux mmes entreprises elle opposait les mmes fuites4 ,la philosophie mod]ne ne fit p4#fc pas exception cette rgle4 ,et si le positivisme se montra plus respectueux ou plus pondr1 dans sa t5tative moni/ique1 que d'autres philosophies1 on le lui a1 c]tes1 assez repro*1 puisqu'on e/ all jusqu' lui jet] son ab/5tion la face comme un s\pon et une injure4 ,cep5dant il eut galem5t sa m9ute d'extase et d'oubli1 et il s'y rvla aussi puissant1 p\r le mo9s1 que ses plus illu/res rivaux4 ,c'e/ ce mom5t d'une si gr&e importance p\r la ju/e comprh5sion de la doctr9e positive1 que n\s avons essay de saisir dans quelques vues du philosophe1 pr(ondes1 mais re/es peu labores4 ,,notes3 #aa ,v4 ,comte1 ,c\rs de philosophie positive1 t4 ,,vi1 #are dition1 #ei;e leon1 passim1 et p>ticulirem5t pp4 #gib1 #gic1 #gig4 #ab ,ibid41 pp4 #gie1 #gif4 #ac ,ibid41 p4 #gif et suiv4 #ad ,ibid41 p4 #gig et suiv4 #ae ,ibid41 p4 #gih4 #af ,ibid41 p4 #hjj4 #ag ,ibid41 p4 #hjj4 #ah ,ibid41 p4 #hje4 99 99 99 99 99 p4#fd ,,ii4 ,le monisme de ,comte ne manque pas de gr&eur4 ,mais sa conception de l'univ]s (fre un trait qui n'a jamais1 croyons-n\s1 t suffisamm5t mis en relief et qui1 une fois de plus1 app>5te sa philosophie celle d'un autre matre fameux de la p5se contempora9e1 ,emmanuel ,kant4 ,en effet1 *ez ,comte comme *ez ,kant1 la ?orie du monde se complte ou1 p\r mieux dire1 se d\ble d'une philosophie pratique laquelle t\s deux atta*5t une importance norme4 ,mais t&is que ,kant trace une ligne p4#fe de sp>ation trs nette entre son enseignem5t ?orique et sa doctr9e pratique1 dc\vrant a9si t\s les reg>ds l'incompatibilit gnrale qui exi/e encore entre ces deux ordres de re*]*es1 ,augu/e ,comte e/ mo9s heureusem5t inspir4 ,je sais qu'on a v\lu assimil] sa ,politique positive la ,critique kanti5ne de la raison pratique2 mais un semblable p>allle ne se ju/ifie que d'une faon trs vague4 ,la ,politique positive n'a probablem5t jamais t conue dans le desse91 si o/5sible *ez ,kant1 d'allg] la ?orie du poids des considrations utilitaires1 p\r attribu] au po9t de vue ab/rait une indp5dance p>faite4 ,dj le ,c\rs de philosophie positive se prs5te1 dans la plup>t de ses dveloppem5ts1 comme une philosophie d'ess5ce pratique4 ,les difficults un peu srieuses y sont c\tumirem5t rsolues p> des appels rxrs au bon s5s vulgaire1 p> l'numration1 s\v5t fatigante1 des inconvni5ts ou des prjudices qu'entran]ait1 p4#ff dans la vie relle1 l'application de telle ou telle ?se qui dplat au p5seur p>ce qu'elle contr$it son idal de flicit huma9e4 ,cette disposition de son esprit a influ5c ,comte de div]ses manires4 ,et t\t d'abord elle dt\rna son monisme de sa premire direction1 qui tait ?orique1 et le p\ssa dans la voie troite de l'utilit>isme social4 ,comte rtrcit volontairem5t son angle conceptuel1 si je puis m'exprim] de la sorte1 et il rapetisse son monisme1 il l'amo9drit1 il le rduit aux proportions des syn?ses en usage dans les religions et les morales faisant (fice de philosophie4 ,il allait atte9dre ou du mo9s entrevoir les cimes les plus hautes de la p5se4 ,mais quoi s]v5t de telles contemplations8 ,il se rejette brusquem5t en arrire4 ,fils d'un sicle agit et n'aspirant qu' la quitude1 il r$esc5d jusqu'au plateau l>ge et commode du vieil an?ropomorphisme3 tant d'esprits y avai5t tr\v une halte dlicieuse1 tant de gnrations y reposr5t leurs membres endoloris6 p4#fg ,t\t p\r l'homme et p> l'homme1 cette maxime se grave au plus pr(ond de son c]veau4 ,ds lors il ne cesse de n\s recomm&] l'unit huma9e ou sociale comme la seule possible1 la seule pratique et fconde en rsultats4 ,suivant une =mule ju/em5t clbre1 dit-il1 l'tude de l'homme et de l'humanit a t con/amm5t reg>de comme con/ituant1 p> sa nature1 la pr9cipale sci5ce1 celle qui doit surt\t attir] et l'att5tion normale des hautes intellig5ces et la sollicitude cont9ue de la raison publique4 ,la de/9ation simplem5t prlim9aire des spculations antrieures e/ mme tellem5t s5tie1 que leur ensemble n'a jamais pu tre qualifi qu' l'aide d'expressions purem5t ngatives1 inorganique1 in]te1 etc41 qui ne les df9iss5t que p> leur contra/e spontan avec cette tude f9ale1 objet prpondrant de t\tes nos contemplations directes#ai4 p4#fh ,c'e/ l'aide de la biologie que la philosophie s'lve au po9t de vue syn?tique2 elle n'y saurait p>v5ir p> l'tude1 t\j\rs analytique1 du monde de la matire in]te#bj4 ,le monisme mcanique ou matriali/e cde a9si *ez ,comte1 presque ex ma*9a1 la place au monisme vital ou s5suali/e4 ,mais le philosophe fait1 dans la mme voie1 un pas plus dcisif encore4 ,l'unit biologique lui app>at bi5tt comme trop va/e1 trop univ]selle p\r les beso9s1 les ncessits j\rnalires que le s5s commun invoque4 ,a son t\r1 donc1 elle devra se rduire1 s'aff9]1 se trans=m] rapidem5t1--avec ce dda9 des transitions savantes qui c>actrise la manire de ,comte1--en une sorte de monisme social ou moral4 ,ds lors1 c'e/ la sociologie qu'incomb]a la t*e d'tablir l'asc5dant normal de l'esprit d'ensemble qui1 d'une telle s\rce1 se rp&ra sur t\tes les p>ties antrieures de p4#fi la philosophie ab/raite1 af9 d'y rp>] peu peu les dsa/res du rgime disp]sif propre l'laboration prp>atoire des connaissances relles#ba4 ,consacre g>di5ne de l'unit sci5tifique1 la sociologie devra veill] ce que cette pure flamme ne puisse s'te9dre 444 dans le coeur des hommes1 o la relgua une logique1 c]tes1 rig\reuse1 mais dont les dductions se tir5t de prmisses qui jamais ne dpassr5t les po9ts de vue re/re9ts de la pratique des affaires du monde4 ,comme le dit ,comte lui-mme1 la cration de la sociologie complte l'essor fondam5tal de la m?ode positive1 et con/itue le seul po9t de vue susceptible d'une vritable univ]salit1 de manire ragir conv5ablem5t sur t\tes les tudes antrieures1 af9 de g>antir leur conv]g5ce normale sans altr] leur orig9alit cont9ue4 ,s\s un tel asc5dant1 nos div]ses connaissances relles p\rront p4#gj donc =m] enf9 un vrai sy/me1 assujetti1 dans son entire t5due et dans son expansion graduelle1 une mme hir>*ie et une commune volution#bb4 ,a ce prix seul1 cette condition unique l'h>monie e/ enf9 tablie entre la spculation et l'action1 puisque les div]ses ncessits m5tales1 soit logiques1 soit sci5tifiques1 conc\r5t alors1 avec une rem>quable spontanx1 confr] la prsid5ce philosophique aux conceptions que la raison publique a t\j\rs reg>des comme devant univ]sellem5t prvaloir4444 ,enf91 la morale1 dont les exig5ces directes tai5t implicitem5t mconnues p5dant l'laboration prlim9aire1 rec\vre aussitt ses droits t]nels p> suite de la suprmatie du po9t de vue social1 rtablissant1 avec une n]gique efficacit1 le rgne cont9u de l'esprit d'ensemble1 auquel le vrai s5tim5t du devoir re/e t\j\rs pr(ondm5t li#bc4 ,et p4#ga un peu plus lo93 ,le type fondam5tal de rvolution huma9e1 aussi bi5 individuelle que collective1 e/ sci5tifiquem5t reprs5t comme consi/ant t\j\rs dans l'asc5dant croissant de notre humanit sur notre animalit1 d'aprs la d\ble suprmatie de l'intellig5ce sur les p5*ants1 et de l'in/9ct sympa?ique sur l'in/9ct p]sonnel4 ,a9si ressort directem5t1 de l'ensemble mme du vrai dveloppem5t spculatif1 l'univ]selle dom9ation de la morale1 autant du mo9s que le comporte ntre imp>faite nature#bd4 ,dans le problme du monisme1 la p5se de ,comte volue selon la loi srielle qui lui s]vit classifi] les sci5ces fondam5tales ou ab/raites4 ,de l'unit mcanique1 le philosophe passe l'unit biologique p\r *\] enf9 sur ce qu'il appelle l'univ]salit1 la prpondrance du po9t de vue social1 ou encore l'asc5dant lgitime de l'esprit sociologique sur l'esprit ma?matique4 p4#gb ,c]tes1 ri5 n'e/ plus ais que de dc\vrir *ez notre auteur1 cte cte1 des ?ories pro*es d'un matrialisme grossi]1 et d'autres p>aissant prt] un appui aux prud5tes t]giv]sations s5suali/es ou aux envoles h>dies de l'idalisme4 ,t\tefois1 ces dfaillances1 comme aussi le plus gr& nombre de celles qui dp>5t l'oeuvre de ,kant1 ne n\s sembl5t po9t imputables un savoir dfectueux ou un manque de pntration logique4 ,elles s'expliqu]ai5t plutt p> une trop gr&e hte1 une impati5ce trop vive d'ab\tir des rsultats c]ta9s1 immdiats1 palpables1 et p> l'ab&on volontaire et prmatur du po9t de vue purem5t ?orique4 ,c> le rapport qui relie la pratique la ?orie n'e/ pas si simple1 ni le passage de l'une l'autre si facile1 qu'on le suppose communm5t4 ,on ne saurait1 cet g>d1 se cont5t] de l'insignifiante et banale =mule qui df9it la pratique comme une application de la ?orie4 ,une telle vue n'e/ ju/e que dans p4#gc c]ta9s cas et s\s c]ta9es conditions4 ,or1 si la re*]*e de l'unit occupa sans rel*e les philosophes1 jamais elle ne donna naissance un savoir dmontr1 inattaquable1 accept de t\s4 ,l'obscurit paisse qui enveloppe les doma9es connexes de la psy*ologie et de la sociologie1 s't5d naturellem5t aussi nos spculations sur l'unit d]nire du monde4 ,mais comm5t alors exig]1 ft-ce du plus consqu5t des p5seurs1 que1 se plaant un po9t de vue pratique1 il ne dpasse pas les limites d'une doctr9e non-exi/ante8 ,qui sait1 d'ailleurs1 si l'av5ir ne lav]a pas ,comte de c]ta9s repro*es d'empirisme aveugle qu'on porte contre lui8 ,qui sait si son utopie humanitaire ne p\rra pas un j\r s'accord] avec une ?orie vraim5t sci5tifique de l'unit univ]selle8 ,les utopies sont ncessairem5t d'ess5ce pratique1 et ralisables1 qu& mme l'hi/oire ne les r5drait pas effectives4 ,t\tefois1 le p]ptuel rec\rs de ,comte au p4#gd bon s5s vulgaire p\r en tir] une conception de l'unit sci5tifique et m5tale capable d'entr] de pla9-pi$ dans la philosophie ab/raite1 con/itue srem5t une erreur m?odologique des plus graves4 ,elle conduit le philosophe aux nombreuses illusions qui autrefois se rangeai5t s\s la rubrique de l'absolu transc5dant et qui auj\rd'hui se gr\p5t s\s celle de l'inconnaissable4 ,elle aplanit la r\te l'agno/icisme1 elle facilite le r5oncem5t l'inve/igation des causes ess5tielles et de la nature intime des phnomnes4 ,comte dcl>e v\loir se livr] exclusivem5t l'tude des lois naturelles2 mais jamais il ne se dem&e si une telle re*]*e ne d\ble pas l'enqute que lui-mme vi5t de proscrire#be4 ,au lieu de n\s rappro*] peu peu de l'ess5ce1 prt5due inaccessible1 de l'univ]s1 les lois de la nature ne s]virai5t-elles donc1 comme tant d'axiomes d'inv5tion huma9e1 qu' r5=c] p4#gc les tnbres qui n\s traqu5t de t\tes p>ts1 qu' repli] et r5dre plus compact le voile dont se c\vre le my/re des *oses8 ,p> contre1 la mme m?ode se ju/ifie dans la direction des affaires du monde1 tant que la rgle d'une telle conduite re/e peu prs indp5dante de la ?orie pure4 ,en effet1 les s\rces de l'activit huma9e euss5t t vite t>ies sans l'int]v5tion de la raison commune t\j\rs prte suppler le savoir abs5t4 ,on a mal compris ce c>actre p>ticuli] de c]ta9es spculations1 et on a s\v5t1 p> suite1 t trop dur et inju/e p\r la philosophie religieuse et la philosophie morale du pass4 ,l'lm5t pratique occupa une place trs importante dans ces hypo?ses4 ,il y j\a peut-tre le premi] rle4 ,c> il ne faut pas s'y tromp]1 les travaux des ?ologi5s et des mtaphysici5s1 a/rologues et al*imi/es de la morale1 =mr5t un ensemble de doctr9es s\mises t\tes les fluctuations1 abuses p> t\tes les *imres du bon s5s1--un savoir1 en un mot1 p4#gf qui tait presque l'antipode de la sci5ce applique1 cette d]nire ne p\vant surgir qu' la suite de dc\v]tes ?oriques plus ou mo9s considrables4 ,au db de l'volution intellectuelle1 les beso9s immdiats dom9ai5t absolum5t la p5se4 ,plus t>d1 aprs la con/itution des sci5ces infrieures et mesure de leurs progrs effectifs1 il naquit une philosophie hybride1 dont une moiti tait dj spculative ou ?orique et dont l'autre1 qui visait l'explication sommaire des phnomnes les plus complexes1 demeurait foncirem5t pratique4 ,le positivisme d',augu/e ,comte1 le criticisme d',emmanuel ,kant app>ti5n5t ce type mixte4 ,selon une rem>que gnrale qui possde la valeur d'une loi empirique1 les problmes sur lesquels ces philosophies s't5d5t avec prdilection r5tr5t p\r la plup>t dans le doma9e des faits encore peu ou mal explors p> la sci5ce exacte4 ,dans l'oeuvre de ,comte1 comme dans celle de ,kant1 les proccupations ?iques ti5n5t p4#gg inv>iablem5t la place d'honneur4 ,elles s'affirm5t1 *ez le premi]1 p> une f\le de jugem5ts1 de considrations hi/oriques et politiques dissm9es dans ses crits1 p> ses ides sur l'asc5dant ncessaire de l'esprit sociologique1 p> son demi-socialisme1 p> ses projets de rorganisation des gr&es collectivits huma9es4 ,*ez le second1 n\s voyons prdom9] la morale dite individuelle1 ou les ?ories confuses qui port5t ce nom et d]rire lesquelles s'abrite notre ignorance des vraies lois qui g\v]n5t le monde social4 ,p> suite1 les concepts de ,dieu1 de l'me et de l'immortalit =m5t les po9ts culm9ants de la philosophie de ,kant4 ,mais si la sociologie n\s semble avec raison une sci5ce qui se cre1 la psy*ologie1 soit ab/raite1 soit concrte1 se peut qualifi] de mme4 ,elle rev5dique des droits p>eils l'att5tion presque exclusive du mtaphysici54 ,aussi voyons-n\s ,kant s'adonn] avec f]veur aux spculations sur les problmes les plus p4#gh obscurs de la ?orie de la connaissance4 ,augu/e ,comte empite galem5t sur ce t]ra94 ,en dpit de l'op9ion commune qui lui repro*e son pr(ond mpris p\r les re*]*es de ce g5re1 il a bel et bi5 essay de con/ruire une doctr9e complte du savoir4 ,je n'irai pas jusqu' dire qu'il n'ait fait que cela2 mais1 quoique s\v5t mal rcomp5s1 son ef=t1 dans cet ordre d'ides1 a t des plus s\t5us et des plus considrables4 ,prcism5t sur ce po9t1 il porte ses limites extrmes la prud5ce du pratici51 de l'empirique conva9cu4 ,abordant les ?ormes les plus difficiles1 il leur applique les m?odes du bon s5s1 la ratioc9ation vulgaire qui s'accommode si bi5 du raisonnem5t v]bal4 ,sans cesse ,comte n\s exhorte n\s dfi] de l'ab/raction1 de la ?orie pure4 ,dans ce b il multiplie les conseils utiles1 les prceptes sages1 les maximes prs]vatrices4 ,mais citons des exemples4 ,envisageant l'urg5ce d'tablir en biologie une rig\reuse unit sci5tifique1 p4#gi ,comte discute les meilleures m?odes p\r vit] sur ce po9t les t5tatives infructueuses4 ,l'unit fondam5tale du rgne organique1 dit-il1 exige ncessairem5t1 s\s le po9t de vue anatomique1 que les div]s tissus lm5taires soi5t rationnellem5t ram5s un seul tissu primitif1 t]me ess5tiel de t\t organisme1 d'o ils driv5t successivem5t p> des trans=mations spciales de plus en plus pr(ondes4444 ,on ne p\rrait t5dre dpass] ce b gnral 7qui1 a9si que t\t autre type philosophique1 ne s]a jamais ple9em5t atte9t7 sans s'g>] dans cet ordre de re*]*es vagues1 arbitraires1 et inaccessibles1 qu'int]dit si imprieusem5t le vritable esprit fondam5tal de la philosophie positive4--,c'e/ p\rquoi1 aj\te encore ,comte1 je ne puis m'emp*] ici de signal]1 en la dplorant1 la dviation manife/e qui exi/e auj\rd'hui1 cet g>d1 pr9cipalem5t en ,allemagne 444 o c]ta9s esprits ambitieux ont t5t de pntr] au del du t]me naturel de l'analogie anatomique1 p4#hj en s'ef=ant de =m] le tissu gnrateur lui-mme p> le *imrique et in9telligible assemblage d'une sorte de monades organiques1 qui s]ai5t ds lors les vrais lm5ts primordiaux de t\t corps vivant4 ,l'abus des re*]*es microscopiques1 et le crdit exagr qu'on accorde trop s\v5t un moy5 d'exploration aussi quivoque1 contribu5t surt\t donn] une c]ta9e spciosit cette fanta/ique ?orie4444 ,il s]ait1 ce me semble1 conclut-il1 impossible d'imag9]1 dans l'ordre anatomique1 une conception plus pr(ondm5t irrationnelle1 et qui ft plus propre entrav] directem5t les vrais progrs de la sci5ce4#bf ,comte taxe d'absurde et d'illusoire1 en pr9cipe1 t\te re*]*e qui prt5drait ratta*] le monde organique au monde inorganique autrem5t que p> les lois fondam5tales propres aux phnomnes gnraux qui leur sont ncessairem5t communs4#bg ,il admet le p4#ha concept de molcules indivisibles dans la philosophie des sci5ces du monde inorganique1 mais il proscrit svrem5t de la biologie le concept d'animalcules1 de microorganismes qui =m]ai5t les corps vivants4 ,un organisme1 dit-il1 con/itue1 p> sa nature1 un t\t ncessairem5t indivisible1 que n\s ne dcomposons1 d'aprs un simple artifice intellectuel1 qu'af9 de le mieux connatre1 et en ayant t\j\rs en vue une recomposition ultrieure4 ,or1 le d]ni] t]me de cette dcomposition ab/raite consi/e dans l'ide de tissu1 au del de laquelle il ne peut rellem5t ri5 exi/] en anatomie1 puisqu'il n'y aurait plus d'organisation4#bh ,les limites que ,comte assigne la connaissance des lois de la vie (fr5t un c>actre d'opportunit trs rem>quable4 ,mais le philosophe lui-mme p5sait l-dessus d'une manire diffr5te4 ,il p>tageait cet g>d l'illusion d'un gr& nombre de savants qui crur5t solidem5t p4#hb lgifr] p\r l'av5ir le plus lo9ta91 alors qu'ils pr5ai5t de simples et s\v5t =t d\teuses mesures de police p\r le mom5t prs5t4 ,l'hi/oire des sci5ces abonde en faits p>eils4 ,rappelons ce propos l'in/ructive anecdote suivante4 ,evit] la d\leur dans les oprations1 crivait en #ahci un contempora9 de notre philosophe1 le clbre *irurgi5 ,velpeau1 e/ une *imre qu'il n'e/ plus p]mis de p\rsuivre auj\rd'hui4 ,on la p\rsuivit cep5dant si bi51 que dix-sept ans plus t>d ,velpeau confessait coram populo son erreur4 ,les physiologi/es fur5t donc sagem5t inspirs en n'c\tant pas1 v]s l'anne #ahdj1 l'avis malheureux de r5onc] t\te enqute sur les causes de la gnration et du dveloppem5t organique2 ni cet autre conseil de concevoir l'irritabilit et la s5sibilit comme une d\ble proprit /rictem5t primordiale *ez les tres1 ou plutt dans les tissus qui en sont susceptibles1 et1 p> suite1 absolum5t inexplicable1 au mme degr1 et p> les mmes motifs p4#hc philosophiques1 que la pesanteur1 la *aleur1 etc4#bi ,la faute de ,comte s'claire p> la prolixe discussion qu'il entame sur les mrites respectifs des ?ories biologiques de ,b>!z et de ,bi*at#cj4 ,aprs avoir rappel que l'ar*e de ,van-,helmont tait dev5ue1 *ez ,/ahl1 l'me1 et *ez ,b>!z1 le pr9cipe vital4 ,comte assure que1 p\r un ordre d'ides aussi *imrique1 un tel *angem5t d'nonc indique ncessairem5t une modification effective de la p5se4 ,il croit1 p> suite1 que la =mule de ,b>!z trahit un tat d'esprit plus loign de la ?ologie que ne l'tait celui reprs5t p> la =mule de ,/ahl1 qui cons]ve une supriorit analogue env]s la =mule de ,van-,helmont4 ,p\r s'en conva9cre1 dit-il1 il suffirait de considr] l'admirable disc\rs prlim9aire dans lequel ,b>!z tablit1 d'une manire si nette et si f]me1 les c>actres ess5tiels de la p4#hd sa9e m?ode philosophique1 aprs avoir si victorieusem5t dmontr l'inanit ncessaire de t\te t5tative sur les causes primordiales et la nature intime des phnomnes d'un ordre quelconque1 et rduit hautem5t t\te sci5ce relle la dc\v]te de leurs lois effectives4 ,se basant sur l'agno/icisme ?orique de ,b>!z et sur l'int5tion qu'il lui prte de dgag] la biologie de la va9e tutelle mtaphysique1 ,comte en conclut que le pr9cipe vital s'(fre comme une entit mo9s mtaphysique que les entits exprimes p> les t]mes d' me ou d'ar*e6 ,malheureusem5t1 aj\te-t-il1 faute d'avoir tudi la m?ode positive sa vritable s\rce1 le sy/me des sci5ces ma?matiques1 ,b>!z ne la connaissait po9t d'une manire assez complte ni assez familire p\r que la gr&e r=me qu'il avait si bi5 projete n'avortt po9t ncessairem5t et radicalem5t4 ,aussi1 ses yeux1 ,b>!z1 entran son insu p> la t5dance mme qu'il combattait1 f9it-il p> inve/ir le pr9cipe vital p4#he d'une exi/5ce relle et trs complique1 quoique pr(ondm5t in9telligible4#ca ,mais notre philosophe ne t>de pas repr5dre p\r son compte les errem5ts de ,b>!z4 ,en va9 t5te-t-il d'esquiv] l'influ5ce de l'poque4 ,ce n'e/ pas combattre la transc5dance--c'e/ la favoris] plutt et la =tifi]--que d'admettre1 p> une hypo?se sciemm5t invrifiable1 la ralit d'une exi/5ce dont la comprh5sion n\s re/]ait jamais int]dite4 ,plie s\s ce j\g1 la sci5ce s'imprgne du2 pur esprit mtaphysique4 ,une logique rig\reuse prside aux conv]sions de cette sorte4 ,annonc] que n\s ne saurons jamais ce qu'e/ la vie et attribu] l'entit correspondante une exi/5ce effective1 cela semble si bi5 la mme *ose1 qu'en ralit ,comte modifie seulem5t1 comme le fir5t dj ,/ahl et ,b>!z1 la vieille tiquette de ,van-,helmont4 ,au lieu du p4#hf pr9cipe vital1 il invoque le my/re de la vie1 les lois irrductibles de la sci5ce biologique4 ,voil1 p\r p>l] son langage1 un simple *angem5t d'nonc1 une rnovation plus ou mo9s opportune de la =me o s'extriorise un concept4 ,l'hi/oire de la philosophie e/ ple9e d'avat>s semblables4 ,n\s n'en v\lons p\r preuve que l'oiseuse sub/itution1 si *audem5t prconise p> ,comte1 du t]me proprit au t]me =ce#cb4 ,les proprits app>aiss5t1 dans le cr$o positivi/e1 comme les limites extrmes de notre connaissance4 ,mais1 et cela saute aux yeux1 les anci5nes =ces s]vai5t le mme desse94 ,il faut c>t] t\te va9e prt5tion re*]*] les causes des phnomnes1 et ne se propos] que la dc\v]te de leurs lois1#cc ne se lasse de rpt] ,comte1 sans s\ponn] la synonymie ca*e de ces expressions3 une loi irrductible1 une cause premire4 p4#hg ,les positivi/es dsir5t qu'on se borne con/at] l'exi/5ce de c]ta9es proprits1 sans essay] de pntr] leur nature intime4 ,ils oblig5t1 p> suite1 le philosophe faire entr] en ligne l'ide d',inconnaissable qui symbolise la somme totale des causes demeures a9si exclues de l'enqute sci5tifique4 ,mais le motif de l'o/racisme1 quel e/-il8 ,augu/e ,comte vite d'appr(ondir cette "q dlicate4 ,il aime mieux rpondre1 en pratici5 exp]t1 que si l'on s'c>te de la sage rs]ve p> lui recomm&e1 on s'puise en ef=ts +rats1 on ab\tit des rsultats ngatifs4 ,soit4 ,mais cela emp*e-t-il qu'en introduisant dans la philosophie l'ide de causes inscrutables1 les positivi/es ne se heurt5t une flagrante ptition de pr9cipe8 ,ils po/ul5t l'irrductibilit ess5tielle de proprits que la sci5ce s'v]tue rduire4 ,en outre1 le ?me si u de la faiblesse native1 de l'impuissance radicale de l'esprit ressort d'une induction dont la banalit devait ncessairem5t plaire la f\le1 p4#hh mais dont le p\voir sur l'lite intellectuelle semble beauc\p plus problmatique4 ,c> cette induction e/ volontairem5t incomplte3 accordant un crdit absolu l'expri5ce du pass1 elle s'ob/9e ne pas v\loir la r5\vel] p\r le temps prs5t4 ,mais rev5ons au pluralisme pratique p> lequel ,comte remplace son monisme de pure ?orie4 ,a cet g>d1 il n\s p>at intressant de rappel] la dcl>ation si nette qui t]m9e la premire leon de son ,c\rs4 ,en assignant1 dit-il1 p\r b la philosophie positive de rsum] en un seul corps de doctr9e homogne l'ensemble des connaissances acquises1 relativem5t aux diffr5ts ordres de phnomnes naturels1 il tait lo9 de ma p5se de v\loir procd] l'tude gnrale de ces phnomnes en les considrant t\s comme des effets div]s d'un pr9cipe unique4444 ,je considre ces entreprises d'explication univ]selle de t\s les phnomnes p> une loi unique comme m9emm5t *imriques4444 ,je crois p4#hi que les moy5s de l'esprit huma9 sont trop faibles1 et l'univ]s trop compliqu p\r qu'une telle p]fection sci5tifique soit jamais notre porte1 et je p5se1 d'ailleurs1 qu'on se =me gnralem5t une ide trs exagre des avantages qui en rsult]ai5t ncessairem5t1 si elle tait possible4 ,dans t\s les cas il me semble vid5t que1 vu l'tat prs5t de nos connaissances1 n\s1 en sommes encore beauc\p trop lo9 p\r que de telles t5tatives puiss5t tre raisonnables avant un laps de temps considrable4 ,c>1 si on p\vait espr] d'y p>v5ir1 ce ne p\rrait tre suivant moi1 qu'en ratta*ant t\s les phnomnes naturels la loi positive la plus gnrale que n\s connaissions1 la loi de gravitation4444 ,le b de ce c\rs n'e/ nullem5t de prs5t] t\s les phnomnes naturels comme tant au fond id5tiques1 sauf la v>it des circon/ances4 ,la philosophie positive s]ait sans d\te plus p>faite s'il p\vait en tre a9si4 ,mais cette condition n'e/ nullem5t indisp5sable sa p4#ij =mation sy/matique1 non plus qu' la ralisation de ses gr&es et heureuses consqu5ces4444 ,il n'e/ pas ncessaire que la doctr9e soit une1 il suffit qu'elle soit homogne4#cd ,si l'on mdite ces p>oles1 on ne peut se df5dre de les tr\v] significatives4 ,on y voit l'esprit pratique s'arm] contre l'esprit de ?orie1 et l'on y con/ate la dfaite de ce d]ni]4 ,en outre1 ce mme passage exemplifie la pnible mprise repro*e p> ,comte aux mtaphysici5s et o il v]se inconsciemm5t1 son t\r1 la confusion du concret et de l'ab/rait4 ,l'action pratique ne s'inquite que du concret1 du p>ticuli]1 du multiple3 le pluralisme e/ sa loi4 ,la ?orie1 p> contre1 ne se s\cie que de l'ab/rait1 du gnral1 du semblable3 sa loi e/ le monisme1 l'id5tit rationnelle ou logique4 ,p\rsuivre dans l'au-del une unit dpassant la syn?se qui1 conue p> la sci5ce1 dti5t p4#ia en g]me l'quation f9ale de l'ab/rait et du concret1 c'e/ volontairem5t s'expos] un mal5t5du4 ,c'e/ v\loir atte9dre l'unit suprieure d'un g5re et de ses nombreuses espces4 ,c'e/ dev5ir la proie d'une illusion m5tale comp>able la di/raction physique qui n\s p\ss]ait *]*] trs lo9 un objet pro*e de n\s1 mais que n\s n'ap]cevons pas4 ,le monisme logique id5tifie les ralits dont la simple addition ne suffirait po9t cette t*e4 ,le t]me de pluralisme n\s s]t de signe ab/rait p\r exprim] la multitude des v>its concrtes1 et de symbole indirect p\r m>qu] le g5re suprme qui les enclt t\tes4 ,le t]me de monisme remplit un (fice s5siblem5t p>eil4 ,il symbolise le g5re ultime qui embrasse t\tes les diffr5ces1 il s'(fre comme le signe ab/rait dsignant d'une faon indirecte la mme somme p>se de ralits di/9ctes4 ,mais1 s'il en e/ a9si1 si ,p ,r1 et ,m ,r1 il semble c]ta9 que ,p ,m4 ,n\s n\s tr\vons en face d'un seul et mme fait1 p4#ib envisag p> n\s1 successivem5t ou alt]nativem5t1 de deux manires qui n\s p>aiss5t1 de prime abord1 diffr5tes4 ,plus t>d1 et peu peu1 n\s s\ponnons la vrit1 n\s comm5ons entrevoir que l'univ]s e/1 successivem5t ou alt]nativem5t1 figur p> n\s l'aide de deux g5res synonymiques au lieu d'un seul4 ,n\s n\s r5dons compte en mme temps des r\t9es m5tales1 des habitudes de l'esprit qui n\s conduis5t oppos] entre eux ces g5res comme des contraires absolus1 n\s incitant p> l crer des ant9omies insolubles4 ,le monisme ne peut tre que rationnel1 il ne peut se rapport] qu' l'exi/5ce ab/raite4 ,le pluralisme1 en revan*e1 e/ empirique p> df9ition1 il ne peut conc]n] que l'exi/5ce concrte4 ,mais l'ant9omie entre l'ab/rait et le concret1 qui ici semble se sub/itu] l'opposition de l'un au multiple1 subit son t\r1 lorsqu'elle se gnralise ou s'univ]salise1 l'action de la loi logique p4#ic laquelle n\s donnmes le nom de loi d'id5tit des contraires4 ,l'ide gnrale du concret ne r5f]me qu'une ngation app>5te et /rile de l'ide gnrale de l'ab/rait4 ,des oppositions fcondes en rsultats ne se peuv5t manife/] qu'entre les nombreuses ides p>ticulires qui se rang5t s\s l'une ou l'autre de ces deux rubriques4 ,de tels contra/es m>qu5t l'exi/5ce d'un g5re ab/rait suprieur auquel ils se laiss5t ram5]4 ,t\s ab\tiss5t fatalem5t au monisme logique4 ,l'id5tit du concret et de l'ab/rait1 pose en t]mes ultra-gnraux ou univ]sels1 e/ donc lo9 de con/itu] une quation fausse1 de se prs5t] comme une vritable confusion d'ides1 a9si que p5sait et devait le croire ,comte4 ,c>1 dans cette "q de l'unit relle ou sci5tifique de nos connaissances1 il avait spontanm5t ds]t le po9t de vue de la ?orie pure1 il s'tait livr la sduction des ides pratiques4 ,,notes3 #ai ,c\rs1 vol4 ,,vi1 p4 #haf4 #bj ,ibid4 p4 #hag et suiv4 #ba ,ibid41 p4 #hcd4 #bb ,ibid41 p4 #hce4 #bc ,ibid41 p4 #hcf4 #bd ,ibid41 p4 #hcg4 #be ,c\rs1 tome ,,vi1 leon lx1 p4 #hdb4 #bf ,c\rs1 vol4 ,,iii1 leon xli1 pp4 #ebi-eca4 #bg ,ibid41 p4 #eca4 #bh ,ibid41 pp4 #ecc-ecd4 #bi ,c\rs1 vol4 ,,iii1 leon xliii1 p4 #fhc1 et leon xliv1 p4 #gjj #cj ,ibid4 leon xliii1 p4 #fdf et suiv4 #ca ,c\rs41 tome ,,iii1 leon xliii1 pp4 #fdh-fdi4 #cb ,ibid41 p4 #feb4 #cc lbid41 p4 #fef4 #cd ,c\rs1 tome ,i1 leon i1 pp4 #eb-ee4 99 99 99 99 99 ,,iii p4#id ,suivant une vue laquelle ,comte atta*e une gr&e valeur et qu'il dveloppe en de longues pages1 une vritable unit philosophique exige l'entire prpondrance normale de l'un des lm5ts spculatifs sur t\s les autres4#ce ,mais tel aussi fut l'+nieux artifice qu'imag9a l'anci5ne philosophie en sa p\rsuite de ,f uni t relle des *oses4 ,s\s ce rapport1 le positivisme ne se di/+ue gure des mtaphysiques banales4 p4#ie ,il e/ indisp5sable1 selon le fondateur de la philosophie positive1 de dt]m9] l'lm5t qui doit f9alem5t prvaloir1 non plus p\r l'essor premi] du gnie positif1 mais p\r son actif dveloppem5t sy/matique1 p>mi les six po9ts de vue fondam5taux1 ma?matique1 a/ronomique1 physique1 *imique1 biologique1 et enf9 sociologique1 l'ensemble desquels se rapport5t 9vitablem5t t\tes les spculations relles4 ,or1 la con/itution mme de cette hir>*ie sci5tifique dmontre qu'une telle prm95ce m5tale n'a jamais pu app>t5ir qu'au premi] ou au d]ni] des six lm5ts philosophiques4#cf ,l'alt]native pose p> ,comte n\s semble condamne p> l'hi/oire de la philosophie1 qui pr\ve surabondamm5t que si le premi] et le d]ni] *anon de la srie sci5tifique j\r5t un rle dcisif dans la diffr5ciation des sy/mes1 dans la con/itution du matrialisme p4#if;et de l'idalisme1 le *anon int]mdiaire1 le gr\pe des sci5ces de la vie1 mrite un rang au mo9s gal4 ,en effet1 ce gr\pe rgla l'volution d'une mtaphysique trs importante1--le s5sualisme 7ou s5sationnalisme74 ,comte aborde une discussion dtaille des titres respectifs la prpondrance qui peuv5t app>t5ir1 d'une "p1 la philosophie du savoir ma?matique et1 de l'autre1 celle du savoir sociologique4 ,bornons-n\s rsum] ici ses pr9cipales conclusions4 ,il s\ti5t que si l'esprit ma?matique a d ncessairem5t dom9] s\s le rgne de l'a priori1 l'esprit sociologique peut seul auj\rd'hui dirig] les spculations gnrales1 dev5ues enf9 positives4 ,il n\s dcrit la lutte de ces deux pr9cipes comme un dplorable antagonisme1 jusqu' prs5t insoluble1 incessamm5t dvelopp1 depuis trois sicles1 entre le gnie sci5tifique et le gnie philosophique4 ,p5dant que la sci5ce p\rsuivait1 s\s l'impulsion ma?matique1 une va9e p4#ig sy/matisation1 la philosophie rclamait inutilem5t contre l'oubli du po9t de vue huma94 ,mais les progrs rc5ts du savoir1 l'ext5sion du c>actre positif t\s les ordres de phnomnes1 autoris5t les conceptions sociologiques repr5dre l'asc5dant qu'elles avai5t p]du depuis la ,r5aissance4#cg ,je n'ai pas beso9 de dire combi5 ces vues me p>aiss5t inexactes4 ,l'hi/oire des sy/mes n'a jamais con/at ni le prt5du ab&on du po9t de vue huma91 ni la d*ance1 durant la priode indique1 des conceptions sociales4 ,t\t au plus p\rrait-on enregi/r] v]s notre poque1 comme le d\ble rsultat du progrs des sci5ces naturelles et de l'essor rapide des ides matriali/es aux xviie et xviiie sicles1 une reprise plus ard5te du vieux combat contre l'an?ropomorphisme idali/e ou s5suali/e4 ,comte sacrifie au mme esprit troit lorsqu'il affirme que les p4#ih nombreuses t5tatives faites dans les temps mod]nes p\r in/aur] une philosophie n\velle1 se recomm&r5t des pr9cipes ma?matiques1 dont la gr&e con/ruction c>tsi5ne avait f\rni le type gnrai#ch4 ,cette apprciation ne convi5t ple9em5t qu'aux syn?ses matriali/es4 ,en revan*e1 ,comte porte un jugem5t sage sur le transport dans l'ordre physique et *imique du po9t de d"p des conceptions univ]selles4 ,ce rve correspond tellem5t au beso9 d'unit pr\v p> les intellig5ces1 que les philosophes1 dit-il1 se vir5t s\v5t entrans1 mme de nos j\rs1 quitt] le po9t de vue moral et social p\r suivre de p>eils projets1 l'exemple des gomtres et des physici5s#ci4 ,le vrai mode selon lequel doit s'opr] la liaison des spculations exactes n'e/ c]ta9em5t pas le mode sociologique prconis en d]ni] lieu p> le fondateur du positivisme4 p4#ii ,alors que des catgories entires et fondam5tales de phnomnes se drobai5t aux m?odes sci5tifiques1 il tait sans d\te p]mis de concevoir t\s les gr\pes inconnus de faits comme rductibles aux gr\pes connus 7induction matriali/e73 ou1 inv]sem5t1 d'assimil] les faits connus aux faits inconnus 7induction idali/e72 ou bi5 encore de ram5] les uns et les autres au gr\pe int]mdiaire1 dans la connaissance et dans la ralit 7induction s5suali/e74 ,p> cette srie d'hypo?ses univ]selles on apaisait1 ne ft-ce que p\r l'heure1 le t\rm5t d'unit qui h>celait l'intellig5ce4 ,de semblables lacunes1 de tels tr\s dans la trame cont9ue du savoir1 autorisai5t le philosophe *oisir entre ce que ,comte nomme les deux m>*es contraires de notre esprit1 l'une ma?matique1 et l'autre sociologique4 ,mais auj\rd'hui que l'a*vem5t de la srie des sci5ces se p\rsuit d'une faon de plus en plus active1 p> la con/itution presque p4#ajj simultane de la biologie1 de la psy*ologie et de la sociologie1 on se conva9c sans pe9e que les ori5tations lm5taires de la philosophie fur5t autant de r\tes fausses1 ou plutt autant de vritables impasses acculant la logique dans les contradictions f*euses1 la ret5ant prisonnire des ant9omies sans issue possible4 ,l'unit hypo?tique1 nagure suffisante1 ne cont5te plus l'intellig5ce mod]ne qui l'acte de foi prfre le d\te sy/matique4 ,p>eille *ose s'tait dj vue1 il e/ vrai1 dans les annales de la p5se huma9e4 ,c'e/ une disposition d'esprit analogue qui donna1 dans l'antiquit1 et puis l'aube des temps n\veaux1 un clat si gr& la philosophie sceptique4 ,mais le d\te gnral des poques prcd5tes ne p\vait s'oppos] qu' la d\ble unit atte9te p> les deux m>*es en s5s contraire du matrialisme et de l'idalisme4 ,cela le rejeta lui-mme dans le cul-de-sac s5suali/e4 ,de nos j\rs1 s'appuyant sur l'*elle p4#aja ?oriquem5t complte du savoir1 le scepticisme prt5d r5contr] de front et combattre la fois les trois units de l'anci5ne mtaphysique4 ,comm5t se t]m9]a cette lutte gr&iose1 nul ne saurait le dire avec c]titude4 ,mais sur ce t]ra9 spcial1 puisque d'ordre sociologique1 les conjectures sont p]mises4 ,et l'on peut dj prvoir que1 lorsqu'on aura dt]m9 les c>actres communs des vieux modes d'unifi] les phnomnes1 et qu'on aura tabli les vraies causes de leur insuffisance1 la philosophie *]*]a le salut dans un r5\vellem5t radical de sa m?ode4 ,mais cont9uons notre revue des ides mises p> ,comte sur le problme de l'unit4 ,la plus complexe des sci5ces doit ex]c] sur t\tes les autres une sorte de dom9ation1 de s\v]a9et intellectuelle qui se ju/ifie p> des raisons nombreuses4 ,l'un de ces motifs1 sur lequel ,comte insi/e p>ticulirem5t1 mrite d'tre signal4 ,il rside en cette rem>que que1 p\r concevoir les droits de l'esprit sociologique la p4#ajb suprmatie1 il sufft d'envisag] t\s nos concepts comme autant de produits du dveloppem5t de l'intellig5ce huma9e#dj4 ,l'argum5t n'e/ pas neuf4 ,il avait dj s]vi aux philosophes1 et ,comte ne le rajeunit gure4 ,en outre1 dans l'espce1 il e/ peu conva9cant4 ,ne s\rions pas1 comme de la plus futile des tautologies1 de l'attribution d'un c>actre pr(ondm5t huma9 aux ides =mes p> notre intellig5ce4 ,ne c\rons pas lgrem5t le risque de manqu] de respect la mmoire de ,kant croyant rvolutionn] le monde de la p5se p> une semblable dc\v]te1 qui lui e/ d'ailleurs commune avec t\tes les coles idali/es et s5suali/es4 ,agissons env]s1 autrui comme n\s eussions v\lu qu'on agt env]s n\s4 ,p\ssons l'indulg5ce jusqu' ses limites extrmes et considrons la ?se des deux philosophes a9si qu'une vritable donne p4#ajcsci5tifique4 ,n\s devrons t\tefois lui oppos] une objection capitale4 ,une loi de logique n'exi/e-t-elle pas1 en effet1 d'aprs laquelle les attributs communs t\tes les p>ties d'un sy/me n'influ5t en ri5 sur les relations mutuelles de ces p>ties8 ,et cette loi n'e/-elle pas trs gnrale1 s9on univ]selle8 ,ne revt-elle pas en ma?matique la =me de l'axiome qu'une quantit gale aj\te t\s les t]mes d'un rapport1 ou retran*e de ces t]mes1 ne *ange pas la valeur du rapport8 ,et ne la retr\ve-t-on pas en mcanique s\s le nom de loi de ,galile1 affirmant l'indp5dance1 dans n'importe quel sy/me de m\vem5ts1 des diffr5ts m\vem5ts p>tiels l'g>d du m\vem5t gnral qui anime t\tes les fractions du sy/me8 ,quelque soit donc le c>actre commun qu'il faille assign] aux conceptions huma9es1--celui d'tre nos conceptions1 comme le disait ,kant1 ou celui de rsult] d'une longue volution spculative de l'humanit vivant en gr\pes sociaux1 comme le veut p4#ajd ,comte1--une fois qu'un tel c>actre s'envisage comme app>t5ant t\s nos concepts1 il ne saurait videmm5t s]vir les di/+u]1 les diffr5ci]1 il ne modifie en ri5 les rapports de ces concepts entre eux1 il ne n\s claire nullem5t sur leur nature4 ,n\s admettons volonti]s que le sy/me total de nos ides1 qui =me en mme temps le sy/me a*ev de nos connaissances1 soit un fait de sociologie1 ou un fait de biologie et de sociologie la fois1 un fait de psy*ologie concrte1 ce qui semble d'une vrit plus l>ge ou plus entire4 ,mais une c>actri/ique aussi vague ne saurait influ5c] les rapports mutuels des div]s lm5ts du sy/me des sci5ces1 en comm5ant p> les conceptions ma?matiques et en f9issant p> les conceptions sociales4 ,p\r faire p>tie d'un va/e ensemble huma9 de connaissances1 le savoir ma?matique n'en demeure pas mo9s rig\reusem5t spcial2 et comme tel1 il n'(fre aucune prise l'asc5dant de l'esprit sociologique4 ,une autonomie p4#aje gale1 mais inv]se1 app>ti5t manife/em5t la sociologie4 ,une des plus graves erreurs de l'anci5ne mtaphysique a t\j\rs t de sacrifi] la spcialit la gnralit1 et de mconnatre a9si la gr&e loi de l'indp5dance des m\vem5ts relatifs dans son application au sy/me complet de nos connaissances4 ,du re/e1 ce que n\s avanons de la nature sociologique propre l'ensemble du savoir se vrifie p\r les deux autres attributs communs t\tes nos conceptions4 ,n\s v\lons p>l] des sommes de c>actres qu'on rsume1 d'habitude1 p> les t]mes d'exi/5ce mcanique ou physico-*imique1 et d'exi/5ce organique ou biologique4 ,c> si nos conceptions sont des faits sociaux1 elles sont aussi des faits ma?matiques ou mcaniques1 et des faits vitaux4 ,on commet donc la mme erreur en affirmant soit l'asc5dant de l'esprit ma?matique 7matrialisme71 soit celui de l'esprit psy*ologique ou sociologique 7idalisme71 soit enf9 la suprmatie p4#ajf de l'esprit biologique 7s5sualisme74 ,possdant la fois trois c>actres univ]sels1 le sy/me intgral du savoir se plie trois explications incompltes et unilatrales4 ,mais l'exemple ngatif de la mtaphysique pr\ve qu'aucun des attributs numrs ne saurait prvaloir dans un sy/me h>monieux de nos acquts crbraux4 ,comte ne fait en somme que donn] une expression n\velle l'ambitieux desse9 de la philosophie s5suali/e4 ,cela ressort avec vid5ce de son affirmation qu'entre le mode ma?matique 7matrialisme7 et l'anci5 mode ?ologique et mtaphysique 7spiritualisme7 il a ralis1 p> la cration de la sociologie 7qui *ez lui prolonge la biologie71 un n\veau mode philosophique satisfaisant la fois et compltem5t aux conditions que *acun des deux modes prcd5ts avait en vue sans les remplir suffisamm5t#da4 ,quant la prt5due aptitude de l'esprit sociologique p4#ajg dirig] les mditations gnrales1 elle a t ma9tes fois vue l'oeuvre dans l'hi/oire de la p5se4 ,elle n'a ri5 envi] l'vid5te impuissance1 s\s ce rapport1 de l'esprit ma?matique#db4 ,sans d\te1 p\r bi5 philosoph]1 il e/ ncessaire1 avant t\t1 d'acqurir un savoir suffisant sur les div]ses catgories de faits gnraux qu'on dsire confront] entre eux4 ,comte le dit trs s5sm5t3 ,*acun des n\veaux philosophes devra s'assujettir sy/matiquem5t1 comme je l'ai fait moi-mme1 un l5t et pnible appr5tissage1 la fois sci5tifique et logique1 fond sur l'tude des div]ses bran*es de la philosophie4#dc ,d'aprs les ides =t ju/es de l'auteur du ,c\rs de philosophie positive sur les conditions qui1 seules1 peuv5t assur] le succs du sociologue1 celui-ci devra avoir pralablem5t tudi la srie entire des p4#ajh sci5ces fondam5tales4 ,il app]t donc que1 de tons les savants spciaux1 le sociologue appro*]a le plus du philosophe idal rv p> ,comte4 ,d'autre "p1 il semble non mo9s c]ta9 que si l'explorateur du monde social se mettait considr] les phnomnes mcaniques1 physiques ou vitaux s\s le seul po9t de vue de son troite spcialit1 il p]drait immdiatem5t les avantages ess5tiels de sa prp>ation encyclopdique4 ,,notes3 #ce ,c\rs1 tome ,i1 leon lviii1 p4 #fej4 #cf ,ibid41 pp4 #fcj-fca4 #cg ,ibid4 pp4 #feb-fec4 #ch ,ibid41 p4 #fed4 #ci ,ibid41 p4 #fee4 #dj ,ibid41 pp4 #fea et #fhh4 #da ,c\rs1 tome ,,vi1 leon lviii1 pp4 #fag-fgh4 #db ,voir la discussion de ce po9t dans ma ,sociologie1 pp4 #abf-h1 et surt\t #acc-ach4 #dc ,c\rs1 tome ,,vi1 p4 #fhe4 99 99 99 99 99 ,,iv p4#aji ,a c\p sr1 ce n'e/ pas encore l'unit sociologique qui dissip]a l'antagonisme entre les conceptions relatives l'homme et celles se rapportant au monde extrieur1 antagonisme qui1 selon ,comte1 s'oppose1 depuis v+t sicles1 l'tat ple9em5t normal de la raison huma9e4#dd ,les illusions d'un gr& nombre de p5seurs s'expliqu5t en p>tie p> l'abs5ce1 *ez eux1 d'op9ions arrtes sur la m>*e rgulire du p4#aaj dveloppem5t de l'esprit huma9 et sur les attributs ess5tiels des div]s modes de philosoph]4 ,mais t\t autre tait la situation de ,comte1 l'un des plus n]giques pionni]s de la n\velle sci5ce sociale4 ,la loi des trois tats1 la classification des discipl9es ab/raites1 la dt]m9ation des pr9cipales m?odes du raisonnem5t gnral1 ces s]vices ne s'oubli]ont pas de sitt dans l'hi/oire de la p5se4 ,il semble donc aussi intressant qu'utile de relev] les erreurs o tomba ce puissant c]veau1 en des problmes la ju/e position desquels il avait1 p\r sa "p1 si =tem5t contribu4 ,dsireux d'tablir sur une base 9branlable la suprmatie intellectuelle du po9t de vue social1 ,comte se p]d dans des contradictions sans issue4 ,d'un ct1 il s\ti5t que la prfr5ce spontane acquise p> l'tude de l'homme1 seule applicable l'explication primitive du monde extrieur1 a dt]m9 le c>actre ncessairem5t ?ologique de la philosophie initiale2 p4#aaa que les notions positives qui ont ultrieurem5t suscit l'altration t\j\rs croissante de ce sy/me primordial1 devai5t exclusivem5t man] des plus simples tudes inorganiques 7premire bau*e du matrialisme72 que plus t>d encore la sci5ce inorganique s'e/ leve contre l'anci5ne unit ?ologique1 ds lors intellectuellem5t diss\te1 quoique son aptitude sociale dt prolong] longtemps encore son asc5dant politique2 que c'e/ enf9 a9si qu'a surgi1 entre la philosophie naturelle et la philosophie morale1 le conflit qui1 depuis ,ari/ote et ,platon1 a dom9 l'ensemble de l'volution huma9e1 et dont l'lite de l'humanit subit ma9t5ant la d]nire influ5ce4#de ,et1 d'un autre ct1 le mme p5seur affirme que l'ext5sion de l'esprit positif aux spculations morales et sociales vi5t spontanm5t dn\] une difficult jusqu'alors inextricable2 elle concilie1 en ce qu'elles r5f]mai5t de p4#aab lgitime1 les prt5tions opposes s\leves1 de "p et d'autre1 p5dant les luttes philosophiques de la gr&e transition mod]ne4 ,que si l'on dem&e en quoi consi/e cet apaisem5t1 ,comte a une rponse t\te prte3 ,la positivit1 dit-il1 que l'impulsion ma?matique avait ju/em5t en vue d'introduire1 quoique p> une m>*e vicieuse1 dans t\tes les spculations relles1 y e/ irrvocablem5t tablie4 ,la sci5ce p>ticulire peut donc se dcl>] satisfaite4 ,mais la philosophie ou sci5ce gnrale n'a pas non plus de motifs p\r tre mcont5te4 ,c> la gnralit dont la rsi/ance ?ologico-mtaphysique /ipulait avec raison1 mais sans =ce1 les indisp5sables g>anties1 y devi5t ncessairem5t plus complte qu'elle n'a jamais pu l'tre aup>avant2--et cela p\r la raison bi5 simple qu' entre la s\v]a9et spontane de la =ce et la prt5due suprmatie de l'intellig5ce1 la philosophie positive t5d ralis] directem5t l'univ]selle prpondrance de la morale1 que l'admirable p4#aac t5tative du ca?olicisme avait1 au moy5 ge1 si noblem5t proclame1 mais sans avoir pu la con/itu]1 p>ce que la morale tait alors subordonne une philosophie implicitem5t caduque4#df ,mais la philosophie positive n'aspire pas seulem5t ralis] la f9 que se proposai5t la ?ologie et son meilleur porte-voix au moy5 ge1 le ca?olicisme2 m>*ant dans la mme r\te1 elle s'ef=ce encore d'amlior] la conception religieuse de l'univ]s4 c\tons les p>oles de ,comte4 ,les proprits morales inhr5tes la gr&e conception de ,dieu1 dit-il1 ne saurai5t tre1 sans d\te1 conv5ablem5t remplaces p> celles que comporte la vague entit de la ,nature2 mais elles sont1 au contraire1 ncessairem5t infrieures1 en int5sit comme en /abilit1 celles qui c>actris5t l'inaltrable notion de l',humanit1 prsidant enf91 aprs ce d\ble ef=t prp>atoire1 la p4#aad satisfaction comb9e de t\s nos beso9s ess5tiels1 soit intellectuels1 soit sociaux1 dans la ple9e maturit de notre organisme collectif4#dg ,en vrit1--et si l'on songe que le concept de ,dieu ne fut jamais qu'une ngation fausse de l'univ]s et spcialem5t de sa fraction qui n\s intresse le plus3 l'humanit1--on doit reconnatre que le b p\rsuivi p> ,comte concide dans ses lignes ess5tielles avec celui auquel t5dai5t t\tes les mtaphysiques et t\tes les religions4 ,l'unit morale qu'il n\s recomm&e n'e/ qu'un dveloppem5t ultrieur1 et s\v5t un pa/i*e1 de l'anci5ne unit ?ologique4 ,et la philosophie morale qu'il veut in/itu] se prs5te comme l'hritire lgitime et la cont9uatrice de l'oeuvre si brillamm5t comm5ce et conduite1 de l'aveu du philosophe lui-mme1 p> la ?ologie4 ,le po9t de vue exclusivem5t huma91 social ou moral1 qui avait dj faonn t\te la p4#aae philosophie pratique de ,kant1 atte9t son apoge dans la philosophie positive de ,comte4 ,il s'y l>git1 il s'y acire1 il prt5d y rgn] en matre absolu4 ,mais donn] cette m?ode une prpondrance m>que dans la conception ?orique du monde1 di/9cte p> ess5ce de sa conception pratique o s'pan\it la sociologie applique1 c'e/ l1 notre s5s1 une des plus f*euses erreurs o puisse v]s] l'esprit de l'homme4 ,en ?se gnrale1 ,comte n'apprcie pas assez ou dprcie trop la mtaphysique4 ,cont9uellem5t il l'accuse de n'avoir t qu'une ngation va9e4 ,il ne s'ap]oit gure que le mme repro*e atte9t t\te croyance religieuse4 ,c> la mtaphysique ne fut jamais qu'une ?ologie s\mise l'influ5ce du savoir dj diffr5ci en trois gr&s gr\pes de discipl9es4 ,dans les sy/mes mixtes1 dans les philosophies clectiques elles-mmes1 il e/ facile de dgag] l'asc5dant1 p\r employ] le langage de ,comte1 soit de l'esprit ma?matique1 p4#aaf soit de l'esprit biologique1 soit de l'esprit sociologique4 ,a son t\r1 la ?ologie n'a jamais t qu'une mtaphysique avant la lettre1 une philosophie non diffr5cie sci5tifiquem5t1 une conception de l'univ]s propre aux poques o la sci5ce1 demeurant indivise1 confondait ses bran*es ess5tielles et (frait l'image p>faite du *aos4 ,la ?ologie a survcu1 il e/ vrai1 la diffr5ciation du savoir4 ,elle e/ v5ue se rang] ct de la mtaphysique4 ,mais ce phnomne n'a ri5 d'extraord9aire4 ,il se produit en v]tu des lois qui prsid5t la /ratification sociale et rgl5t la m>*e uni=me de ce qu'on nomme le progrs intellectuel4 ,comte plaait la ?ologie primitive au-dessus de la ?ologie plus avance1 ou de la mtaphysique au s5s /rict du mot4 ,il considrait la premire a9si qu'une phase organique de l'volution m5tale1 semblable la phase sci5tifique qu'il esprait inaugur] p> son sy/me4 ,et dans la seconde il n'ap]cevait qu'une phase critique ou1 comme il aimait le dire1 an>*ique4 p4#aag ,les vieux *em9s frays p> le monisme ne suffisai5t pas aux ambitieuses vises du philosophe-novateur1 si fi] de sa belle vie de travail1 si ju/em5t orgueilleux de son savoir encyclopdique4 ,c]tes1 ,comte ne s'aveuglait pas jusqu' ni] l'vid5ce4 ,il compr5ait que la diffr5ciation mtaphysique avait t un progrs ncessaire4 ,mais l'ide mme de progrs s'associait *ez lui1 d'une faon peu prs con/ante1 avec l'ide de dsordre4 ,le fondateur du positivisme a manife/em5t subi la =te influ5ce du milieu social4 ,ses premires et ses plus durables impressions1 il les reut d'une poque encore imprgne des s\v5irs de la gr&e t\rm5te rvolutionnaire4 ,t\t ce qui app>aissait son esprit comme crise1 ngation1 d\te1 lui inspirait une inv9cible rpugnance4 ,il ragissait d'in/9ct contre l'action dissolvante du scepticisme univ]sel qui l'enveloppait1 qui semblait v\loir t\ff] son gnie symtrique et organisateur4 ,ses nombreuses contradictions eur5t p\r p4#aah orig9e cette lutte1 ces tiraillem5ts intimes4 ,p> l s'explique l'app>5te incohr5ce des trois t5tatives faites p> ,comte af9 de saisir l'unit relle et logique des *oses4 ,je veux p>l] de son monisme matriali/e1 proclamant l'univ]selle valeur des lois mcaniques qui g\v]n5t la nature2 puis de son monisme idali/e proposant l'univ]salit inv]se du po9t de vue huma9 et social2 et enf9 de son monisme s5suali/e se faisant j\r et s'affirmant en sa ?orie de la connaissance4 ,au re/e1 ,comte e/ lo9 d'tre un isol dans la pliade des p5seurs n\veaux4 ,plus d'un1 p>mi ceux-l1 s5tit vivem5t et vanta la supriorit des poques de foi1 de conc5tration m5tale1 sur les priodes de d\te1 de disp]sion intellectuelle4 ,avec sa morale pratique1 ,kant avait dj ouv]t le rgne du positivisme s'accommodant de t\t1 mme de la croyance sans preuve1 mme de l'illusion consci5te1 plutt que de faire la "p trop l>ge p4#aai au scepticisme effrn de la re*]*e philosophique1 au heurt dsordonn des convictions1 l'an>*ie morale et sociale4 ,le no-criticisme1 avec ses allures quivoques et sa po9tilleuse discussion des ?ses ct1 ne fit ri5 p\r p>] aux multiples dang]s de cet tat des consci5ces4 ,a la mtaphysique affaiblie p> l'ge des ides1 puise p> l'excs des controv]ses1 quelques esprits t5tr5t d'infus] un sang n\veau en la prs5tant au monde comme une haute et pure e/htique1 une m]veilleuse or*e/ration de concepts1 de gnralits1 d'hypo?ses4 ,la raction s'acc5tua encore dans les doctr9es qui suivir5t le positivisme4 ,entre les ma9s de ,sp5c]1 l'agno/icisme r$ev9t une fran*e ?ologie vague1 une religion amorphe4 ,a9si devait se consomm] un gr& m\vem5t intellectuel dont les orig9es remont5t bi5 au del de la critique de ,kant4 ,tel passage de la c9quante-huitime leon du ,c\rs de philosophie positive fait nettem5t p4#abj ressortir l'un des pr9cipaux c>actres du monisme sociologique o ab\tit la p5se de ,comte4 ,voici cette page importante4 ,qu& la pr(onde insuffisance de l'esprit ma?matique1 y lisons-n\s1 fut dev5ue ple9em5t irrcusable1 l'esprit biologique proprem5t dit1 dont la positivit rationnelle comm5ait pr5dre un essor dcisif1 s'ef=a1 son t\r1 de dev5ir la base directe et pr9cipale de la coord9ation positive4444 ,ce n\vel ef=t indiquait1 sans d\te1 un vritable progrs1 en ce qu'il transportait le c5tre mod]ne de la gnralisation m5tale beauc\p plus prs de son sige rel2 mais1 sauf son utilit passagre1 titre d'int]mdiaire d'abord indisp5sable1 ce progrs radicalem5t insuffisant1 ne saurait directem5t conduire qu' une /rile utopie fonde sur une vicieuse exagration des relations ncessaires entre la biologie et la sociologie4444 ,de quelque manire1 soit mtaphysique1 soit mme positive1 que se tr\ve in/itue la sci5ce de l'individu1 elle doit tre p4#aba impuissante con/ruire aucune philosophie gnrale1 p>ce qu'elle re/e encore trangre l'unique po9t de vue susceptible d'une vritable univ]salit4 ,c'e/1 au contraire1 de l'asc5dant sociologique que la biologie1 comme t\tes les autres sci5ces prlim9aires1 quoique p> une correspondance plus directe et plus t5due1 doit exclusivem5t att5dre la consolidation effective de sa propre con/itution1 sci5tifique ou logique1 jusqu' prs5t si inc]ta9e4444 ,a9si la phase biologique ne con/itue qu'un d]ni] prambule indisp5sable1 comme l'avai5t t aup>avant les phases physico-*imique et a/ronomique4444 ,tant qu'il ne s'e/ po9t lev jusqu'au degr sociologique1 seul t]me naturel de son ducation1 l'esprit positif n'a pu p>v5ir des vues d'ensemble propres lui confr] le droit et le p\voir de con/itu] enf9 une vritable philosophie mod]ne1 dont l'asc5dant normal remplace jamais l'antique rgime m5tal4#dh p4#abb ,sans d\te1 ,comte se reprs5te l'esprit sci5tifique envahissant peu peu t\tes les p>ties du savoir1 et sans d\te aussi il considre cette expansion graduelle comme une condition 9luctable p\r qu'app>aisse la philosophie positive4 ,mais il se dem&e1 en outre1 ce que s]a cette d]nire doctr9e1 comm5t elle accomplira son rle de conception gnrale du monde1 p> quel li5 univ]sel elle reli]a entre eux les div]s ordres de connaissances1 en un mot1 quelle sorte de monisme elle in/itu]a1 la place de l'unit ?ologique et de l'unit mtaphysique1 reconnues p\r insuffisantes et df9itivem5t condamnes4 ,ce po9t prcism5t s'claire p> les premires phrases du passage cit4 ,elles pr\v5t que ,comte ne se montre nullem5t ho/ile l'ide d'un c5tre philosophique gnralisateur1 d'une unit qui embrass]ait l'ensemble des phnomnes4 ,et elles pr\v5t encore qu'un tel c5tre1 il ne le place ni dans la p4#abc matire1 avec les p5seurs qui subordonn5t la philosophie la *imie1 la physique1 l'a/ronomie 7prp>ation ncessaire et prlim9aire72 ni dans le pr9cipe de vie1 avec les philosophes qui accord5t la prsance au po9t de vue biologique 7prp>ation d]nire1 progrs indiscutable1 et en mme temps utopie base sur l'exagration des li5s qui uniss5t la biologie et la sociologie72--mais dans quelque *ose que ,comte ne nomme pas1 comme il n'a pas nomm la matire et la vie1 dans quelque *ose qui1 son t\r1 fait pass] le sceptre philosophique aux ma9s de la sci5ce des collectivits huma9es4 ,en quoi consi/e donc ce troisime pr9cipe1 ce n\veau foy] de gnralisation int]sci5tifique1 cette d]nire s\rce vive du monisme univ]sel8 ,a notre avis1 en rep\ssant successivem5t les pr9cipes unificateurs du matrialisme et du s5sualisme1 ,comte1 dans le cas qui n\s occupe1 pr5d1 sans le rem>qu]1 une position trs vois9e de l'idalisme4 ,en effet1 la s\v]a9et de la p4#abd sociologie ne saurait ni s'ex]c]1 ni mme se compr5dre sans cet appo9t indisp5sable2 la suprmatie du pr9cipe idologique4 ,j'ai pe9e beso9 d'aj\t] que ,comte n'e/ pas un idali/e dans le s5s vulgaire du mot4 ,comme ,kant1 comme ,sp5c]1 comme la plup>t des p5seurs mod]nes1 il se contr$it sans cesse lui-mme4 ,notre temps e/ notoirem5t une priode de transition4 ,t\t s'y *oque et s'y mle1 les moeurs1 les droits1 les devoirs1 les vrits1 les erreurs1 les doctr9es de la sci5ce et les enseignem5ts de la philosophie4 ,*aque poque enfante une conception du monde son image4 ,le fondateur du positivisme av\e noblem5t sa dette au pass3 ,mon ef=t philosophique1 dit-il1 rsulte ess5tiellem5t de l'intime comb9aison de ces deux volutions prlim9aires1 la t5tative de ,bacon et celle de ,desc>tes4#di ,mais assailli p> les beso9s et les d\tes du temps prs5t1 il p5*e1 en d]ni] lieu1 p\r ce qui conc]ne la re*]*e de l'unit du monde1 v]s l'illusion qui (frait le plus d'aff9it avec la phase primitive du dveloppem5t philosophique1 ou la plus pro*e p>5t avec la ?ologie qu'il honorait gr&em5t4 99 99 99 99 99 ,v p4#abf ,les inc]titudes de la p5se se press5t en f\le dans les dveloppem5ts que ,comte apporte sa clbre ?orie sur l'irrductibilit f9ale des gr&es classes de proprits naturelles4 ,les conclusions auxquelles il arrive heurt5t avec viol5ce le monisme mcanique d'abord prn p> lui dans quelques pages qui re/]ont peut-tre p>mi les plus curieuses de son ,c\rs4 ,ailleurs1 son pluralisme sci5tifique se tr\ve aux prises avec son monisme huma9 ou social1 cette =me plus t>dive1 plus mrie de ses aspirations unitaires4 ,mais p4#abg cette d\ble ant9omie ne clt pas la srie des contradictions o se dbat la doctr9e (ficielle du positivisme4 ,en effet1 lo9 de s'(frir comme imman5t ou naturali/e1 le pluralisme d',augu/e ,comte se prs5te comme fond sur sa ?orie du savoir et sur l'ide-mre de celle-ci1 la limitation organique de nos facults de connatre4 ,les phnomnes =m]ont t\j\rs des gr\pes qu'il n\s s]a impossible de rduire les uns aux autres4 ,que l'esprit huma9 sa*e donc1 s'crie ,comte indign p> c]ta9es re*]*es imprud5tes de ses contempora9s1 r5onc] enf9 l'irrationnelle p\rsuite d'une va9e unit sci5tifique1 et reconnaisse que les catgories radicalem5t di/9ctes de phnomnes htrognes sont plus nombreuses que ne le suppose une sy/matisation vicieuse6#ej ,les erreurs de fait o ,comte *\e la p4#abh suite de son pluralisme dogmatique1 sont trop connues p\r que je les relve ici p> le dtail4 ,il suffira1 cet g>d1 de rappel] les exhortations1 re/es p> bonheur inefficaces1 qu'il adresse aux physici5s p\r les engag] s'ab/5ir dsormais de ratta*]1 p> aucune fiction sci5tifique1 les phnomnes de la lumire ceux du m\vem5t1 vu leur htrognx radicale#ea2 ou ses ides relatives la ?orie de la vision qui devra cess] de faire p>tie de l'optique p\r tre traite p> les seuls physiologi/es#eb2 ou encore sa condamnation =melle de t\te t5tative ayant p\r b d'expliqu] la c\leur spcifique des corps p> les lois gnrales de la physique et les lois du m\vem5t1 etc4#ec ,comte semble ne pas se d\t] d'un repro*e qu'on peut lui faire et qui a son p4#abi importance4 ,il ne voit pas que1 transpos de la pratique dans la ?orie1 rig en pr9cipe directeur de la philosophie1 envisag comme la pi]re d'assise de t\te m?odologie future1 son pluralisme sci5tifique se ramne infailliblem5t l't]nel jeu de bascule des ides pures et des di/9ctions surab/raites4 ,n'e/-il pas manife/e1 en effet1 que les concepts de pesanteur1 de calorique1 de lumire1 d'irritabilit1 de s5sibilit1 etc41 qu'il n\s adjure d'accept] p\r des bornes immuables de la raison et du savoir1 que t\tes ces ides prs5t5t le c>actre ess5tiel des explications mtaphysiques1 ou ce trait commun d'tre la simple et nave reproduction1 en t]mes ab/raits1 de l'nonc du phnomne8#ed ,n'e/-il pas sr1 en d'autres t]mes1 que les proprits irrductibles de ,comte ti5n5t dans la sci5ce contempora9e un rle qui se laisse malaism5t di/+u] de celui que j\r5t1 dans le p4#acj savoir mdival1 les ess5ces et les entits scola/iques8 ,et n'en doit-on pas conclure que son pluralisme ?orique demeure aussi enta* d'a priori que p\vai5t l'tre les plus audacieuses envoles du monisme transc5dant8 ,c> il faut se g>d] de confondre ce pluralisme pr9cipiel qui e/ une survivance1 un reliquat d'une phase dj p>c\rue1 avec le pluralisme effectif qui s'impose t\te re*]*e empirique et1 p> l1 ncessairem5t spciale4 ,c]tes1 reproduire1 en t]mes ab/raits1 un fait ou plutt un gr\pe plus ou mo9s considrable de faits1 cela n'e/ pas t\j\rs une pure tautologie1 ni mme une m9ce affaire4 ,t\t savoir se rduit1 en df9itive1 la traduction du concret p> l'ab/rait1 du p>ticuli] p> le gnral1 du multiple p> l'un4 ,mais il y a ab/raction et ab/raction1 comme il y a sci5ce et sci5ce4 ,p]sonne ne nie que la quantit et la qualit de nos acquts sci5tifiques ne dp5d5t de la quantit et de la qualit de nos ides ab/raites4 ,or donc1 et si p4#aca mme on nglige la "q de qualit1 ne sait-on pas que le nombre des gr&es ides sci5tifiques e/ t\j\rs en rapport inv]se de la p]fection atte9te p> les gr\pes correspondants de connaissances8 ,durant ses premires phases de dveloppem5t1 t\te sci5ce abonde en notions ab/raites des degrs infrieurs2 elle s\ffre1 en outre1 d'une nom5clature complexe4 ,la dim9ution du nombre des concepts ab/raits indp5dants et la simplification de la t]m9ologie =m5t1 p> contre1 les signes habituels o se reconnaiss5t les progrs durables dans les diffr5tes bran*es positives du savoir4 ,cette obs]vation t\*e1 croyons-n\s1 au fond mme du dbat sur les mrites sci5tifiques respectifs du pluralisme et du monisme4 ,a cet g>d1 le premi] se signale comme une ncessit d'ordre pratique1 et le second comme la condition ?orique fondam5tale de t\te connaissance4 ,c'e/ malgr n\s que n\s acceptons la multiplicit des phnomnes1 c'e/ p4#acb contre-coeur que n\s la subissons1 et jamais n\s ne p]dons compltem5t l'espoir de sec\] un j\g si l\rd4 ,la re*]*e de l'unit du monde n\s emplit1 au contraire1 d'une f]veur joyeuse et ds9tresse qui e/ comme la m>que orig9elle des aspirations idales4 ,dans la p5se de son fondateur1 le positivisme ne devait pas d*oir du rang de philosophie1 p\r s'abaiss] jusqu' l'empirisme pur et simple4 ,cote que cote1 donc1 il fallait attnu] et corrig] les cts vraim5t excessifs du pluralisme doctr9al4 ,assidu cette t*e1 ,comte espra la remplir en proclamant la s\v]a9et1 la prpondrance du po9t de vue social ou moral4 ,mais l'ef=t1 si l\able p\r tant d'autres raisons1 ne manife/e qu'une orig9alit de surface4 ,le sociologisme de ,comte n'e/ pas une n\veaut4 ,plutt n\s app>at-il comme l'*o1 rp]cut d'ge en ge1 de l'ari/otli5ne ?orie du cosmos organique qui fut1 son t\r1 la fille lgitime p4#acc de l'an?ropomorphisme tlologique4 ,dfrant la primaut la sociologie et son po9t de vue spcial1 ,comte1 qu'il le veuille ou non1 se range p>mi les df5seurs des avantages de la ?orie organique de l'univ]s sur sa ?orie purem5t mcanique4 ,lui aussi1 p> suite1 devait croire que le mcanisme explique une p>tie de la nature1 et que le sociologisme ou l'organicisme explique t\te la nature4 ,mais une telle doctr9e n\s semble aussi troite qu'incomplte4 ,sur les deux po9ts de vue1 le mcanique et l'organique ne possd5t qu'une valeur conv5tionnelle3 ,ils exprim5t une simple diffr5ce de degr dans l'en*evtrem5t des causes qui produis5t tantt les phnomnes physico-*imiques1 tantt les phnomnes vitaux et sociaux4 ,la causalit organique e/ inf9im5t plus complexe et1 p>tant1 mo9s connue1 que la causalit mcanique4 ,ce n'e/ pas l1 c]tes1 un motif rationnel p\r y voir le type primordial de la causalit4 ,le savant1 p\r qui la notion de p4#acd degr prs5te une importance relle1 doit se g>d] avec so9 de htivem5t ram5] l'organisme au mcanisme1 et vice v]sa4 ,mais le philosophe1 lorsqu'il id5tifie de semblables concepts1 ne doit jamais1 lui non plus1 oubli] que ses gnralisations p\rsuiv5t une f9 logique seulem5t4 ,la causalit philosophique1 la causalit gnrale ou univ]selle1 ne saurait1 en vrit1 tre ni mcanique1 ni organique4 ,dans le premi] cas1 le p5seur trbu*e dans les contradictions du matrialisme1 et dans le second1 il devi5t la proie de l'illusion tlologique4 ,augu/e ,comte n'vita ni l'un1 ni l'autre de ces piges4 ,,notes3 #dd ,c\rs1 tome ,,vi1 leon lviii1 p4 #fhf4 #de ,ibid41 pp4 #fhg1 #fhh4 #df ,ibid41 pp4 #fhi1 #fij1 #fia4 #dg ,ibid41 p4 #fia4 #dh ,c\rs1 vol4 ,,vi1 leon lviii1 pp4 #fic1 #fid4 #di ,ibid41 p4 #fie4 #ej ,c\rs1 tome ,,ii1 leon xxxiii1 p4 #fdi4 #ea ,ibid41 pp4 #fdi1 #fej4 #eb ,ibid41 p4 #fec4 #ec ,ibid41 pp4 #fec1 #fed4 ,voyez aussi1 dans le mme tome1 la leon xxxv et1 dans le tome suivant1 les leons xxxv et xl4 #ed ,c\rs1 tome ,,iii1 leon xxxv1 p4 #ej4 99 99 99 99 99 ,,livre ,,iii p4#ace ,,le ,,monisme ,,de ,h4 ,,sp5c] 99 99 99 99 99 ,i ,le problme du multiple et de l'un proccupa beauc\p ,m4 ,sp5c]4 ,le s\ci de concili] la v>it des phnomnes avec leur id5tit prsume l'obsda con/amm5t3 d'o surgit peut-tre la =me n\velle que le criticisme et le positivisme comb9s reur5t dans la philosophie de l'volution4 ,la con/ruction dogmatique due au *ef de cette gr&e cole possde une "p qui revi5t p4#acf l'expri5ce spciale ou sci5tifique1 et une autre qui app>ti5t l'hypo?se univ]selle ou philosophique4 ,dans cette d]nire p>tie il agite la "q mtempirique de l',un-,t\t4 ,voici d'ailleurs1 dmontes une une1 p\r a9si dire1 les c9q pices ou ?ses pr9cipales qui comm&5t l'ontologie du sy/me sp5cri53 #a ,un critrium exprim5tal de t\te vrit1 f\rni p> la simple analyse des faits de consci5ce2 #b ,une classification empirique de ces mmes faits en objet et sujet2 #c ,l'hypo?se 7suggre p> le pr9cipe de causalit et les habitudes d'esprit correspondantes7 d'une ralit situe au del de la consci5ce2 #d ,deux hypo?ses qui driv5t de l'hypo?se du transconsci5t et dont l'une n\s fait voir dans la classe consci5ce1 gr\pe objet1 un simple effet de la cause premire inconnaissable1 t&is que l'autre n\s conduit envisag] la classe consci5ce1 gr\pe sujet1 comme un effet du gr\pe objet2 #e ,une p4#acg n\velle classification empirique des faits de consci5ce1 di/+us non plus comme objet et sujet1 mais comme coexi/ants et successifs 7occupant l'espace ou le temps74 ,exam9ons ces po9ts ess5tiels4 #a ,critrium ultime de t\te vrit exprim5tale4 ,accordons ,m4 ,sp5c] la synonymie p>faite de la connaissance et de l'expri5ce4 ,accordons-lui encore que la connaissance ne dpasse jamais la consci5ce4 ,des associations d'tats de consci5ce1--voil p\r n\s t\t l'univ]s1 et t\te la p5se4 ,ces gr\pem5ts possd5t les degrs les plus v>is de cohsion1 depuis les plus faibles jusqu' l'indissolubilit absolue4 ,la cohsion facilem5t dissoluble unit des tats de consci5ce qui se peuv5t sp>] en deux gr\pes mo9s va/es1 puis en quatre 7ou1 si l'on omet l'une des associations p>tielles1 en trois71 et a9si de suite4 ,c'e/ de la sorte que l'esprit procde dans sa m>*e p4#ach du gnral au p>ticuli]1 de l'unit ab/raite 7et en ce s5s n\mnale7 la v>it concrte 7et en ce s5s phnomnale74 ,au contraire1 la cohsion indissoluble1 alors que le sujet ne se di/+ue plus du prdicat1 con/itue l'ab/raction1 la gnralit telle quelle4 ,l'exemple *oisi p> ,m4 ,sp5c] appuie ces df9itions4 ,il e/ impossible1 selon lui1 de p5s] le m\vem5t sans p5s] en mme temps quelque *ose qui se meut1 on n'arrive pas oppos] entre eux ces deux tats de consci5ce4 ,mais comm5t accept] l'exi/5ce de deux tats consci5tiels indissolubles8 ,une semblable ?se n'quivaut-elle pas1 en logique ord9aire1 la supposition que deux sont deux et ne le sont po9t en mme temps8 ,on ne peut expliqu] l'indissolubilit consci5tielle1 dit encore le mme philosophe1 et son corollaire1 l'inconcevabilit du contraire simultan4 ,il y a l une loi univ]selle1 d]nire1 de l'esprit4 ,m4 ,sp5c] n\s semble trop s'avanc]4 ,l'insp>abilit dans la consci5ce p4#aci des ab/ractions m\vem5t et mobile lui app>atrait-elle donc comme dpassant le simple con/at d'une synonymie v]bale de ces t]mes8 ,l'illusion consi/e pr5dre une diffr5ciation =melle1 due nos c\tumes m5tales1 s9on grammaticales1 p\r une diffr5ciation effective4 ,p\vons-n\s voir dans l'inconcevabilit du contraire le critrium d]ni] de la vrit8 ,oui1 c]tes1 tant que notre esprit monte ou desc5d l'*elle ab/ractive1 tant que n\s passons soit de l'ab/rait au concret1 soit du concret l'ab/rait1 tant que n\s avons affaire des g5res que n\s disp]sons en espces1 ou des espces que n\s runissons1 en g5res4 ,l'inconcevabilit du contraire exprime ju/em5t ici l'id5tit de l'id5tique4 ,qu'un *eval ne puisse tre en mme temps un non-*eval1 soit un homme1 veut dire que n\s ne considrons pas alors le g5re unificateur animal1 mais seulem5t quelques-unes de ses espces4 ,mais l'inconcevabilit du contraire cesse p4#adj d'tre p\r n\s ce guide sr1 lorsque n\s n\s arrtons l'ab/rait pur et simple1 sans int5tion de ret\r en arrire1 au concret1 ou de m>*e en avant1 une exi/5ce gnrique plus haute4 ,l'ab/raction en soi ou1 p> le fait1 ses d]ni]s degrs 7v>iables selon les poques et les individus7 ne se s\mett5t plus cette preuve logique4 ,la simultanx de la ngation et de l'affirmation p>at inconcevable p> suite d'une pratique de l'esprit contracte dans le comm]ce habituel des gnralits d'un degr infrieur4 ,mais le critrium de l'inconcevabilit ne s'applique pas au cas de l'ab/rait tel quel1 la ngation se prs5tant ds lors comme fausse1 ou comme raffirmant en ralit ce qu'elle nie en app>5ce4 ,l'univ]s 7l'tre7 ne peut compr5dre en mme temps le non-univ]s 7,dieu74 ,ce raisonnem5t qui semble ju/e selon la logique =melle1 oppose1 en ralit1 deux pseudo-espces qui ne se rsum5t po9t p> un g5re suprieur1 et qui p> suite sont deux signes diffr5ts p\r exprim] la mme *ose4 p4#ada ,en somme1 la preuve de l'inconcevabilit1 que prconis5t t\s les logici5s et les philosophes1 rsulte d'une obs]vation sup]ficielle des phnomnes psy*iques4 ,en faire la base d'une conception du monde quivaut pr5dre l'illusion comme signe de la vrit1 p\r la classe mme de concepts dont la philosophie se proccupe avant t\t1 les ab/ractions d]nires4 ,l',inconcevable doit all] rejo9dre l',inconnaissable3 excell5tes *oses t\tes deux leur place et dans leurs vraies limites1 o la premire signale l'inconu gnrique 7a9si la possibilit non-*eval nie du *eval exprime la non-conception du g5re suprieur animal71 et o la seconde reprs5te l'inconnu1 galem5t gnrique4 ,mais ces deux t]mes ne val5t que p> app>5ce la o on les applique d'habitude4 ,la psy*ologie enfant9e de nos j\rs et la prsomption qui c>actrise le raisonnem5t ad judicium exagr5t trop leur porte4 p4#adb #b ,classification des faits de consci5ce en sujet1 ou classe des tats int]nes1 et objet1 ou classe des tats ext]nes4 ,voil1 selon ,m4 ,sp5c]1 une vrit non plus de l'ordre logique1 mais de l'ordre des exi/5ces4 ,voil plutt1 dirais-je1 une criante ptition de pr9cipe et un s+uli] mal5t5du4 ,l'opposition de l'ordre logique l'ordre rel =me la *ose mme qu'il faudrait pr\v] et que ,m4 ,sp5c] rfute1 au contraire1 et rfute sans appel1 puisqu'il considre les tats int]nes 7sujet7 et les tats ext]nes 7objet7 comme deux espces d'un g5re unique suprieur1--la consci5ce4 #c ,hypo?se d'une ralit situe au del de la consci5ce4 ,selon ,m4 ,sp5c]1 les tats int]nes s'eng5dr5t les uns les autres et s'arrang5t en sries in9t]rompues tant qu'elles ne sont pas brises p> l'int]v5tion d'un tat ext]ne1 et les ext]nes s'eng5dr5t de la mme faon p\r p4#adc =m] des sries analogues4 ,cette d\ble g5se semble exacte2 mais elle ne se rapporte qu'aux tats consci5tiels considrs comme des phnomnes concrets ou des ab/ractions d'un degr infrieur4 ,il se prs5te cep5dant1 cont9ue ,m4 ,sp5c]1 des cas o les deux sries s'arrt5t brusquem5t3 n\s avons1 dans les deux classes1 des tats auxquels on ne peut plus assign] des antcd5ts de la mme classe1 ni de la classe p>allle4 ,alors un fait rem>quable se produit4 ,pli la c\tume d'affirm] un antcd5t dans la srie1 l'esprit1 plutt que de r5onc] cette habitude1 suppose un antcd5t insaisissable1 un mode de l'tre qui n'app>at pas dans la consci5ce4 ,en vrit1 n\s eussions d po/ul] deux sortes d'antcd5ces inconnaissables1 l'une p\r la srie des tats ext]nes1 et l'autre p\r celle des tats int]nes2 mais1 guid p> le prcepte logique--entia non sunt multiplic&a praet] necessitatem1 n\s prfrons btir une n\velle hypo?se4 ,n\s supposons que les deux antcd5ces p4#add r5tr5t dans une seule et mme classe4 ,on ne peut dire ce qu'e/ cette classe1 on ne peut que la dcl>] relle4 ,elle p]si/e1 non dans la consci5ce1 s\s tel ou tel aspect1 mais hors de l'esprit1 sans =me dt]m9e1 comme une pure puissance4 ,les procds de la fantasmagorie logique ne fur5t jamais srieusem5t tudis p> les psy*ologues qui sur ce po9t1 comme sur les autres1 demeur5t infrieurs aux physici5s4 ,aussi ne se dc\vre-t-elle pas l'aise la lant]ne magique que manie ,m4 ,sp5c] en illusionni/e consomm4 ,t\t n\s p\sse croire1 cep5dant1 que dans ce jeu d'images fanta/iques1 o l'inconnaissable croise sans cesse l'inconcevable1 l'erreur provi5t de ce que n\s mconnaissons c]ta9es lois de notre esprit4 ,elle p\rrait donc se dissip] p> suite de leur application rationnelle4 ,exam9ons le po9t de d"p du raisonnem5t de ,m4 ,sp5c]4 ,au lieu d'envisag] la srie des tats int]nes p4#ade de la consci5ce et la srie de ses tats ext]nes comme des espces concrtes1 il les pose d'emble comme deux ab/ractions d]nires1 ultimes1 irrductibles4 ,aussitt la gnralit ou id5tit de g5re pr5d *ez lui la place de la spcialit ou diffr5ce d'espce4 ,mais la gnralit supprimant t\te opposition en faveur et au pr(it de l'h>monie1 de l'unit tant p\rsuivie p> l'esprit1 le sujet et l'objet se comb95t ncessairem5t en un concept unique1--qui e/ l'tre4 ,or1 t\te ab/raction pure peut se considr]3 #a comme telle1 c'e/--dire comme quelque *ose d'absolum5t rfractaire une gnralisation ultrieure2 et #b comme un phnomne psy*ique1 p>tant1 trs p>ticuli] et1 p>tant1 gnralisable4 ,dans la suite1 n\s confondons ces deux po9ts de vue1 orig9airem5t si di/9cts1 et n\s tombons en une f\le d'erreurs de pure =me que n\s pr5ons p\r autant de pnibles conflits de la raison avec elle-mme4 ,en effet1 l'ab/raction traite p> n\s tantt comme une gnralit p4#adf d]nire1 et tantt comme un phnomne des plus p>ticuli]s1 n\s semble tantt *app] la loi de causalit1 et tantt retomb] s\s cette loi4 ,la loi de causalit--on ne s'en r5d pas assez compte--ne saurait s'appliqu] qu'aux *oses disposes en sries4 ,celles-ci1 leur t\r1 suppos5t une m>*e de la p5se du mo9s ab/rait au plus ab/rait4 ,p> suite1 la re*]*e de la cause n'e/1 en df9itive1 p\r l'esprit1 qu'une faon de pass] du multiple l'un1 des espces au g5re4 ,le processus causal et le processus gnralisateur se laiss5t a9si id5tifi] sur t\t leur p>c\rs4 ,voil p\rquoi il advi5t un mom5t o l'esprit s'arrte dans sa p\rsuite des causes4 ,il se bute quelque *ose qui lui app>at comme l'ess5ce impntrable du phnomne1 mais qui1 s\s un autre aspect1 con/itue une ab/raction d]nire1 une gnralisation ultime4 ,on peut1 au re/e1 dt]m9] le po9t prcis o se produit cette brusque int]ruption de la m>*e asc5dante de notre p5se4 ,ce po9t p4#adg ne v>ie pas1 quelle que soit la catgorie des faits qui occup5t l'intellig5ce et lui f\rniss5t l'occasion de s'lev]1 dans l'ordre sriel des causes1 d'une gnralit quelconque une gnralit plus haute4 ,il concide t\j\rs avec le cas o le phnomne n\s semble dnu de t\s ses attributs sauf un seul1 l'attribut ontologique p> excell5ce1 l'ide affirmant sa ralit pure4 ,a t\s les degrs infrieurs d'ab/raction1 n\s demeurons consci5ts du c>actre passag] de l'impuissance qui affecte notre esprit et p>alyse nos ef=ts4 ,voyons ma9t5ant ce qui se passe lorsque n\s abordons la plus haute et1 p>tant1 l'unique cime de l'ab/raction4 ,l'habitude que n\s contractmes dans le comm]ce usuel des gnralits infrieures1 ne n\s ab&onne pas1 et une illusion c>actri/ique s'emp>e de l'intellig5ce4 ,a ce degr suprme l'unit1 de pot5tielle1 devi5t effective4 ,mais notre raison n'en p]si/e pas mo9s dans ses aspirations moni/iques4 ,elle se meut dans le vide1 elle p4#adh f9it1 de gu]re lasse1 p> s\t5ir que la cause premire du monde demeure jamais insaisissable4 ,a9si pr5d naissance le concept d',inf9i4 ,en vrit1 il n'e/ qu'un simple quival5t de l'ultime gnralisation et1 p> elle1 de t\t ce qu'elle reprs5te1 c'e/--dire de l'univ]s enti]4 ,comme n\s l'avons rem>qu1 d'ailleurs1 n\s n\s trahissons involontairem5t n\s-mmes qu&1 au lieu de suppos] deux sortes d'inconnaissables1 n\s n'en po/ulons qu'une seule espce p\r les deux sries consci5tielles4 ,les ab/ractions sujet et objet masqu5t ici l'unit ontologique dj atte9te2 c'e/ l'tre lui-mme qu'on dcl>e au-dessus de notre porte1--t]me t\t fait impropre signifi] l'int5tion de l'esprit4 ,c> l'ide qui pose l'exi/5ce con/itue l'unit m5tale au del de laquelle il s]ait va9 de *]*] un g5re plus va/e4 ,a cela se rduit1 9 ovo1 la ?orie de l',incognoscible1 le fidisme qui1 de la f9e sub/ance du concept ontologique1 tisse l't(fe solide de nos prjugs4 p4#adi #d ,hypo?ses drives du po/ulat de l',inconnaissable4 ,n\s avons trs peu dire sur l'application /rile de la loi de causalit consi/ant a rang] ces trois t]mes1 l'inconnaissable1 l'objet et le sujet1 en une srie dcroissante4 ,la confusion de l'ab/rait et du concret dt]m9e ici ses effets ord9aires4 ,si l'inconnaissable eng5dre l'objet qui1 son t\r1 produit le sujet1 cela ne peut s'ent5dre qu'en un s5s1 savoir1 que le concept le plus ab/rait conti5t en soi la v>it des tres1 l'objet en gnral1 les *oses qui n\s sembl5t extrieures n\s-mmes aussi bi5 que notre propre m5talit4 ,et l'objet a9si df9i r5f]me1 son t\r1 l'ide plus p>ticulire de l'tre consci5t ou psy*ique4 ,p]sonne ne conte/]a cette vrit d'ordre lm5taire4 #e ,classification des faits de consci5ce dans le temps et dans l'espace4 ,il exisle1 selon ,m4 ,sp5c]1 quatre attributs p4#aej univ]sels3 le moi1 le non-moi1 le suivre1 le non-suivre 7ou le coexi/]74 ,mais1 di/+us p> le philosophe comme deux espces d'tats de consci5ce1 le moi et le non-moi doiv5t p\voir se ram5] un g5re commun4 ,un raisonnem5t analogue prvaut au sujet des concepts de succession et de coexi/5ce4 ,le temps et l'espace peuv5t s'envisag]1 l'un1 comme la ngation factice du moi1 et l'autre1 comme la ngation factice du non-moi4 ,le premi] reprs5te quelque *ose d'univ]sellem5t donn dans le concept de sujet1 et le second quelque *ose d'univ]sellem5t donn dans le concept d'objet4 ,a9si1 les quatre attributs univ]sels se laiss5t ram5]1 d'abord deux c\ples1 puis un seul1 enf9 un attribut unique1 l'ab/raction d]nire1 ess5tielle4 ,quel que soit le nom qu'on lui donne1 ce monisme semble suffisant p\r fond] la philosophie4 ,et c'e/ lui1 en fait1 qui l'a eng5dre4 ,ce qu'on oppose au concept de l'tre comme des ralits primordiales1--le temps1 l'espace1 p4#aea le sujet1 l'objet1 la matire1 l'ide1 l'univ]s1 ,dieu1--t\s ces n\mnes prt5dus irrductibles1 au lieu d'ouvrir l'horizon1 le b\*5t et p\ss5t fatalem5t le philosophe dans la classique mprise d',ixion qui1 p5sant s'unir la mre des dieux1 avait embrass un nuage4 ,c]tes1 le v]balisme lui-mme e/ p>fois utile1 et l'esprit ne p\rra jamais se pass] de c]ta9es di/9ctions qui lui s]v5t1 en df9itive1 de po9ts de repre dans l'imm5se amas de faits dfilant sans rel*e s\s ses yeux4 ,dans les sci5ces p>ticulires aussi bi5 que dans la vie pratique1 un usage rguli] du symbolisme usuel s'impose4 ,une *aise1 le soleil1 un arbre et un homme =m5t des agrgats dont la confusion ne se p\rrait tolr] aucun po9t de vue4 ,mais si un beso9 pressant de l'esprit n\s oblige p\rsuivre l'id5tit d]nire de tels agrgats1 mieux vaut1 dans cette re*]*e1 obir aux lois de notre m5talit et procd] logiquem5t1 d'ab/raction en ab/raction1 p\r ab\tir p4#aeb l'quation gnrale de la *aise1 du soleil1 de l'arbre1 de l'homme2 et il importe de ne pas s'a*opp] dans cette voie des catgories imag9aires4 ,c> les prt5dues =mes aprioriques de l'esprit et ses d]nires gnralits con/itu5t1 elles aussi1 de purs concepts4 ,en tant que multiples1 ceux-ci sont infrieurs au concept ontologique4 ,de plus1 prs5tes comme t]me ultime des *oses1 ces ides reflt5t simplem5t ou rpt5t l'ab/raction unique4 444 ,prcd] ou suivre une *ose1 coexi/] avec un phnomne1 subsi/] dans l'intellect 7le moi71 enf9 y subsi/] comme n'y subsi/ant pas 7=mule exacte du non-moi s5ti p> le moi71--ces dt]m9ations1 ces modalits qui n\s frapp5t comme div]ses1 se rduis5t facilem5t l'unit ontologique4 ,on p\rra s\v5t1 il e/ vrai1 excip] de leur qualit de faits gnraux4 ,mais qu'e/-ce qu'un fait gnral1 s9on encore une ide ab/raite8 ,p\rquoi di/+uons-n\s le soleil son lev] du soleil son c\*]2 le soleil1 de la lumire p4#aec qu'il rp&2 la p]ception du soleil comme image m5tale1 de sa p]ception comme ralit extrieure8 ,n\s devons ou1 mieux1 n\s p\vons di/+u] ces faits1 prcism5t p>ce que n\s p\vons les id5tifi]4 ,c'e/ l un seul et mme p\voir1 considr s\s deux de ses aspects ou dans deux de ses phases successives4 ,la di/9ction prcde et prp>e l'id5tification1 le concret s]t de po9t de d"p l'ab/rait4 ,la confusion1 au contraire1 emp*e la syn?se sci5tifique de se produire4 ,p\r gnralis] et1 p> suite1 connatre les *oses1 il faut utilis] les di/9ctions que reprs5t5t les concepts de temps1 d'espace1 de sujet1 d'objet1 etc4 ,maison il faut aussi se g>d] de pr5dre ces *afaudages temporaires p\r l'difice qu'ils aid5t btir4 ,m4 ,sp5c] t]m9e p> un aveu trs franc1 il ab\tit une confession prcieuse recueillir4 ,notre connaissance de l'exi/5ce n\mnale1 dit-il en propres t]mes1 a une c]titude dont celle de nos connaissances phnomnales ne p4#aed saurait appro*]4 tonnante conclusion d'une longue suite de pnibles t5tatives1 tonnante ou plutt vraim5t admirable1 c> n\s y saluons la =ce de la vrit se faisant j\r trav]s t\s les ob/acles4 ,en d'autres mots1 affirme encore ,m4 ,sp5c]1 au po9t de vue de la logique aussi bi5 qu' celui du s5s commun1 le ralisme e/ la seule ?se rationnelle1 t\tes les autres sont ru9euses4 ,mais de mme que le jugem5t du s5s commun ne saurait s'c>t] p\r longtemps des rgles du jugem5t logique1 de mme le ralisme transfigur de ,m4 ,sp5c] ne saurait s'oppos]1 d'une faon p]man5te1 l'unit de la raison pure4 99 99 99 99 99 ,,ii p4#aee ,abordons ma9t5ant le monisme sp5cri5 p> une autre de ses faces1--la clbr =mule de l'volution4 ,la g5se de cette =mule (fre1 entre autres1 un trait intressant4 ,p5seur n\rri des ides de ,kant1 de ,comte1 des critici/es et des positivi/es1 ,m4 ,sp5c] se t\rna d'abord v]s ce *amp n\vellem5t ouv]t la sci5ce1--la sociologie4 ,dj1 dans un de ses premi]s ouvrages1 la ,/atique sociale1 il *]*e remplac] l'int]prtation logique des phnomnes p> leur int]prtation dite relle1 s9on purem5t p4#aef physique4 ,l'individuation et la spcialisation 7avec1 p\r syn?se1 le progrs7 reprs5t5t dans ce livre les concepts de l'un et du multiple4 ,puis ,m4 ,sp5c] appr5d connatre la loi 7=mule p> ,wolff1 ,goe! et ,ba]7 relative au passage des /ructures d'un tat homogne un tat htrogne4 ,l'opposition primitive s'l>git en consqu5ce3 de sociologique elle devi5t biologique4 ,l'individuation s'appell]a dornavant intgration 7unit7 et la spcialisation se nomm]a diffr5ciation 7v>it74 ,l'volution s]a leur rsultante4 ,mais engag dans cette voie1 ,m4 ,sp5c] devait la suivre jusqu'au b\t4 ,aussi s'avance-t-il jusqu' l'extrme limite du monde inorganique4 ,en physique1 en mcanique1 il retr\ve les lm5ts du problme qu'il t5ait p\r rsolu dans le doma9e de la vie4 ,ds lors1 il se flatte d'avoir mis la ma9 sur la =mule suprme de t\s les *angem5ts4 ,aprs avoir pr\v que la loi de ,ba] 7passage de l'homogne1 de l'un1 l'htrogne1 p4#aeg au multiple7--dit dans son ,introduction le traducteur franais des ,premi]s ,pr9cipes--s'appliquait aux organismes considrs comme individus1 l'agrgat de t\s les organismes dans le c\rs enti] de l'hi/oire gologique1 aux *efs-d'oeuvre de la littrature1 aux in/itutions fondam5tales de la socit1 comme aussi aux langues1 aux arts et t\s ces produits de la vie m5tale qu'il compr5d s\s le nom gnrique de sup]organiques 7jusqu' la faon de se coiff]1 de s'habill]1 de s'asseoir et de salu]--v4 son essai3 ,les ,manires et la ,mode71 ,m4 ,sp5c] se tr\vait1 plac sur une p5te qui devait le port] naturellem5t t5dre cette loi au dveloppem5t des exi/5ces qui compos5t le monde inorganique4--,on ne peut d\t] que ces exi/5ces ont aussi une volution1 aj\te le mme-auteur4 ,a mon t\r j'affirm]ai que ces exi/5ces prsid5t l'orig9e des concepts d'unit et de v>it1 qu'elles se rduis5t l'ide d'tre1 qu'elles sont1 en un mot1 des exi/5ces2 p4#aeh c> le t]me volution ne signifie pas ici autre *ose4 ,quant aux nombreux exemples que ,m4 ,sp5c] tire de t\tes les sci5ces1--quant la preuve a/ronomique1 aux nbuleuses qui1 de masse homogne et diffuse1 devi5n5t des sy/mes de corps htrognes et di/9cts2 la preuve gologique1 l'inc&esc5ce du globe ab\tissant la solidification et au refroidissem5t de la crote t]re/re2 la preuve biologique1 l'htrognx croissante de la faune et de la flore et la diffr5ciation de plus en plus gr&e des organismes2 enf9 la preuve sociologique1 la conc5tration et la diffr5ciation politique1 sociale1 conomique1 littraire1 sci5tifique1 etc41--cette sorte d'argum5tation prs5te un ct faible qu'on n'ap]oit pas t\j\rs et sur lequel on n\s p]mettra d'insi/]4 ,on a prt5du que l'exemple1 dans les bran*es suprieures du savoir1 e/ analogue la figure en gomtrie1 qu'on ne saurait trop en p4#aei donn]1 qu'il n'y a pas1 au surplus1 de meilleur moy5 p\r pr\v] la =ce d'une ?se et la s9crit de sa df5se4 ,je le veux bi52 mais avec cette rs]ve s\v5t omise1 que le fait concret j\ant le rle de preuve soit aussi pro*e1 aussi vois9 que possible de l'ide ab/raite qu'il doit corrobor]4 ,j'e/ime1 en outre1 que les hautes ab/ractions1 les gnralisations f9ales (fr5t cet g>d des conditions trs p>ticulires4 ,n'e/-il pas manife/e1 en effet1 que t\te *ose1 t\t vnem5t1 t\t phnomne exemplifie le temps1 l'espace1 la matire1 la =ce1 l'inconnaissable1 l'agrgat1 le m\vem5t1 le *angem5t1 l'volution8 ,l'exemple philosophique semble donc con/itu] la sorte prcise de preuves dont le p5seur p\rrait le plus aism5t se pass]4 ,bi5 ent5du1 je ne p>le pas ici du vulg>isateur qui ne *]*e po9t atte9dre la vrit1 dj c5se tablie1 qui t*e seulem5t de la faire accept] aux esprits malhabiles en vrifi] p> eux-mmes les p4#afj lm5ts1 s9on incapables d'en mesur] la porte ab/raite4 ,l'exemple vi5t alors en aide l'intellig5ce1 comme les projections lum9euses ou t\t autre artifice pdagogique4 ,la philosophie qui coordonne les donnes des sci5ces en une conception homogne du monde1 ne f]a pas fleurir les n\veaux procds qui auj\rd'hui remplac5t la d\ble m?ode de ,socrate 7la maeutique et l'ironie72 elle us]a de l'exemple peu prs comme de l'hypo?se1 dont l'exemple e/ le complm5t ncessaire1 le corollaire 9vitable4 ,d'ailleurs1 de mme qu'une supposition ne se vrifie qu'autant qu'elle se spcialise1 de mme un fait ne peut comm&] la conviction que s'il r5tre dans le doma9e des vnem5ts cncrets et p>ticuli]s tudis p> la sci5ce4 ,un philosophe p\rra employ] ses loisirs con/ruire des hypo?ses de sci5ce1 il p\rra occup] son temps recueillir des faits a/ronomiques1 gologiques1 etc42 mais sa t*e de philosophe n'en tir]a aucun pr(it directem5t p4#afa apprciable4 ,il ne s]a que trop port trans=m] l'hypo?se spciale en hypo?se univ]selle1--et t\t fait p>ticuli] lui sembl]a appuy] ses ?ories gnrales4 ,il n\s faut ma9t5ant montr] l'oeuvre la m?ode employe p> ,m4 ,sp5c]4 ,t5t p> un va/e ensemble de faits sociaux 7le progrs7 et dsirant trait] le problme en philosophe1 s\s son aspect le plus comprh5sif1 il rec\rt l'analyse logique des concepts correspondants4 ,il p>vi5t a9si sans pe9e la conclusion purile que le progrs e/ un *angem5t1 s\s quelque =me qu'il se manife/e4 ,il s'atta*e ds lors cette gnralit vague4 ,le c>actre connot p> l'ide de *angem5t lui app>at comme absolum5t univ]sel4 ,mais l'ide pure de *angem5t implique-t-elle le passage de l'homogne l'htrogne dont ,m4 ,sp5c] fait le cont5u sci5tifique de sa loi8 ,l'htrognx suit-elle ncessairem5t l'homognx8 ,t\te cause produit-elle p4#afb t\j\rs plus d'un effet8 ,a vrai dire1 et conu mcaniquem5t comme consqu5ce de l'in/abilit des exi/5ces homognes1 le fait de l'htrognx croissante des *oses demeure inexpliqu4 ,le t]me volution sub/itu au t]me progrs tmoigne suffisamm5t1 d'ailleurs1 du v]balisme o se complat ,m4 ,sp5c]4 ,dans un fait social p>ticuli]--le progrs--il voit seulem5t le ct gnral et ab/rait1 celui que la logique dc\vre dans t\t fait quelconque4 ,le progrs devi5t l'volution2 le *angem5t s'appelle passage de l'homogne l'htrogne2 l'htrognx se dd\ble1 elle se complique d'homognx2 c'e/ tantt l'htrognx homogne de l'ensemble ou l'intgration1 et tantt l'htrognx homogne des p>ties ou la diffr5ciation2 l'homognx se dd\ble aussi1 elle se complique d'htrognx2 c'e/ l'homognx htrogne de l'ensemble ou la conc5tration1 l'agrgation1 et c'e/ l'homognx htrogne des p>ties ou la diffusion1 la dissolution4 ,mais s\s cette p4#afc cacophonie de t]mes similaires et au fond de cet en*evtrem5t de df9itions v]bales1 il n'y a que de va9s ef=ts p\r sortir de la logique pure et p\r entr] dans la physique ou la mcanique4 ,t\t se rduit une fois de plus la df9ition des ides d'unit et de v>it4 ,on s'en conva9c facilem5t p> l'analyse des trois lois sp5cri5nes qui rsum5t le fait suprme de l'volution3 la loi de l'in/abilit de l'homogne 7un corps devi5t plus htrogne s\s l'influ5ce d'une =ce incid5te71 la loi de la multiplication des effets 7une =ce incid5te affecte diffremm5t les p>ties d'un corps et1 p> suite1 r5d celui-ci plus htrogne71 et la loi de sgrgation 7des =ces incid5tes affect5t en s5s v>is un corps et accroiss5t son htrognx1 soit en intgrant ou conc5trant les p>ties affectes en un s5s1 soit en sp>ant ou diffr5ciant les p>ties affectes en s5s div]s74 ,la ?orie volutive ou1 d'aprs ,m4 ,sp5c]1 la ?orie de l'involution et de la dissolution1 p4#afd ne conti5t qu'une longue et fa/idieuse p>aphrase d'un concept trs usuel3 l'agrgat4 ,on peut s'en assur] en essayant d'appliqu] les ?ses de notre auteur aux concepts d'atome ou de proprit4 ,l'atome en soi1 la proprit telle quelle n'ont ri5 dml] avec l'involution et la dissolution4 ,mais les atomes comb9s1 les proprits runies1 en un mot1 les agrgats naturels1 se df9iss5t excellemm5t l'aide de ces deux c>actres1 la fois opposs l'un l'autre et univ]sels4 ,en effet1 t\te *ose concrte e/ simultanm5t une 7agrgat7 et multiple 7compose de p>ties ou d'lm5ts agrgs74 ,concret implique discret1 comme involution implique dissolution1 comme conc5tration implique diffusion1 et intgration--ds9tgration4 ,voil une srie de c\ples synonymiques exprimant le mme rapport qui s'affirme de t\te *ose1 depuis le gra9 de sable jusqu' la socit huma9e4 ,dire que la loi d'volution 7intgration des p>ties d'un agrgat1 df9issable encore comme accroissem5t p4#afe de leur dp5dance mutuelle7 rgit les phnomnes inorganiques1 organiques et hyp]organiques1 quivaut simplem5t con/at] l'exi/5ce de p>eils ensembles4 ,une =mule qui vise le phnomne en gnral1 vise p> l mme t\s les phnomnes indi/9ctem5t4 ,elle manife/e l'unit logique de l'univ]s4 ,usant d'un tel procd1 l'esprit peut ram5] les =mules les plus div]ses une =mule unique4 ,t\t phnomne e/ un objet de connaissance2 t\t phnomne e/ une s5sation2 t\t phnomne e/ un ensemble de p>ties2 t\t phnomne manife/e l'attribut qui s'appelle temps et qui se subdivise en pass1 prs5t et futur 7le passage de l'un de ces t]mes l'autre donnant naissance au concept du dev5ir72 t\t phnomne con/itue1 p> suite1 un agrgat qui devi5t plus agrgat ou mo9s agrgat3 cette srie de =mules unificatrices peut se prolong] indf9im5t4 ,t\tes app>ti5dront la sci5ce des concepts1 la psy*ologie concrte4 ,au mme rang se p4#aff plac]ont les li5s univ]sels que dc\vr5t les ma?matiques1 la physique1 la *imie1--gnralits o s'unifi5t galem5t t\s les phnomnes4 ,les lois de la biologie vi5dront ensuite gr\p] les faits biologiques et sociaux4 ,quant aux =mules de la sociologie1 elles ne sembl]ont encore p\voir s'appliqu] qu'aux seuls vnem5ts de la vie sociale4 ,en ralit1 cep5dant1 biologie et sociologie se comb95t p\r produire la psy*ologie concrte1 et celle-ci1 comme n\s v5ons de le voir1 unifie son gr la totalit des phnomnes4 ,a9si disp>at le dualisme gnosologique1 ce corollaire p]si/ant du dualisme cosmique4 ,mais l'unit ralise p> la mcanique ou la physique e/-elle de mme nature que l'unit logique8 ,en ces t]mes se pose n\veau l'antique problme1 auquel une seule rponse n\s semble auj\rd'hui possible3 l'unit du monde inorganique se prs5te son t\r 7en tant que connaissance7 comme un aspect de l'unit logique4 ,aussi sommes-n\s trs lo9 de p4#afg ddaign] l'oeuvre accomplie p> ,m4 ,sp5c]1 et l'oeuvre des p5seurs qui le prcdr5t4 ,nos critiques ne vis5t que les sophismes l'aide desquels le philosophe1 confondant1 au lieu de les comb9]1 les po9ts de vue des diffr5tes sci5ces1 p>vi5t faire miroit] devant nos yeux1 en place de l'unit purem5t logique des *oses1 le fantme de leur unit dite relle ou transc5dante4 ,m4 ,sp5c] se voit lui-mme oblig d'admettre deux volutions ou deux r$i/ributions de la matire1--l'une primaire et l'autre secondaire4#ee ,ce dualisme exprime trs bi5 la sp>ation p4#afh de l'organique et de l'inorganique1--l't]nelle ant9omie dont notre intellig5ce s'accable *aque fois que1 ddaigneuse des lois qui la rgiss5t1 elle *]*e la conciliation des diffr5ces phnomnales sur t\s les *em9s hormis celui de la logique pure4 ,l'intgration et la diffr5ciation s'oppos5t comme deux concepts qui reflt5t simplem5t la di/9ction entre l'in]te et le vivant1 la matire et l'ide4 ,mais si ce contra/e semble suffisamm5t ju/ifi dans la sphre des *oses concrtes1 il n'en e/ plus de mme lorsque notre intellig5ce dpasse les conditions des exi/5ces p>ticulires4 ,et ,m4 ,sp5c] n\s transporte dans ces rgions suprieures du raisonnem5t o la df9ition d'un concept s'l>git au po9t d'embrass] t\s les cas concrets et les gnralits les plus disp>ates4 ,en effet1 l'intgration mcanique ou physique des corps se peut not] a9si3 x1 y1 z s'agrg5t p\r dev5ir x y z4 ,le philosophe df9it ce *angem5t comme le passage de p4#afi l'htrog5e l'homogne1 et la df9ition ti5t bon tant que x1 y1 z1 se conoiv5t comme =mant un ensemble ab/rait4 ,celui-ci p>at alors compos de p>ties htrognes qui1 conc5tres en un gr\pe figur p> x y z1 devi5n5t mo9s htrognes4 ,mais si x1 y1 z1 cess5t d'tre considrs comme une unit ab/raite1 on ne p\rrait s'emp*] de voir dans *acun d'eux un lm5t homogne s'acc\plant avec d'autres lm5ts homognes et f9issant p> produire la somme x y z1 videmm5t plus htrogne que *acune de ses p>ties con/ituantes4 ,le mme raisonnem5t s'applique au processus inv]se1 la diffr5ciation figure p> x y z dev5ant x1 y1 z4 ,la df9ition de ce *angem5t comme un passage de l'homogne l'htrogne ne s\lve aucune difficult tant que x1 y1 z1 se conoiv5t1 9 ab/racto comme un sy/me de c>actres =tem5t lis entre eux4 ,cet ensemble n\s p>ait alors =m de p>ties mo9s intimem5t unies que p4#agj le sy/me mcanique ou physique x y z1 et le processus diffr5tiel se prs5te en ralit comme un passage du plus cohr5t 7homogne7 au mo9s cohr5t 7htrogne74 ,mais si l'on quitte la sphre ab/raite pure p\r considr] le seul aspect mcanique ou physique des vnem5ts1 on arrive une vue absolum5t autre4 ,x1 y1 z1 n\s sembl5t alors des sy/mes plus homognes que le produit de leur conc5tration1 x y z2 p> suite1 la disp]sion de ce total en ses lm5ts peut bon droit s'imag9] comme un passage du mo9s homogne au plus homogne4 ,introduit dans les sci5ces spciales1 le d\ble processus que gnralise ,m4 ,sp5c] de faon p\voir l'adapt] t\s les ordres de phnomnes1 revt une n\velle app>5ce4 ,l'activit vitale se sp>e nettem5t de l'activit *imique1 et celle-ci de l'activit physique4 ,l'activit sociale exige galem5t un processus "p4 ,de l'agrgation et de la dsagrgation physiques n\s passons ici la comb9aison p4#aga *imique 7composition1 dcomposition71 l'organisation biologique 7vie1 mort71 enf9 l'volution sociologique 7progrs1 dcad5ce74 ,ces processus demeur5t dissemblables tant qu'on ne quitte po9t le t]ra9 de la re*]*e spciale4 ,mais deux causes ou conditions exi/5t qui n\s p\ss5t sans cesse les confondre4 ,c'e/1 en premi] lieu1 la hte avec laquelle le philosophe s'loigne des faits prcis et son ins\ciance qui p]met aux ides pe9e nes de pr5dre leur essor v]s les hautes cimes de l'ab/raction4 ,et c'e/1 en second lieu1 la complexit extraord9aire des faits biologiques1 psy*iques et sociaux1 l'en*evtrem5t1 s\v5t inextricable1 des phnomnes d'volution1 d'organisation1 de comb9aison et d'agrgation4#ef p4#agb ,les =mules unitaires de ,m4 ,sp5c] n\s mn5t-elles1 a9si qu'il le p5se1 des lois univ]selles1 ou val5t-elles plutt comme de simples df9itions logiques de t]mes excessivem5t gnraux8 ,pr5ons1 p> exemple1 sa clbre loi de l'in/abilit de l'homogne4 ,une loi e/ un rapport con/ant de coexi/5ce ou de succession4 ,la loi de ,m4 ,sp5c] se range videmm5t s\s cette d]nire rubrique4 ,l'homogne y prcde ncessairem5t l'htrogne1 et1 puisque ces deux attributs pris ensemble signifi5t la somme totale des *oses1 n\s p4#agc voil1 semble-t-il1 en prs5ce d'une loi univ]selle d succession4 ,il n'en e/ ri51 cep5dant4 ,en effet1 si l'htrogne peut se df9ir un homogne dont les p>ties subiss5t l'action 9gale de =ces quelconques1 l'homogne devra galem5t p\voir se dt]m9] p> son contraire limit1 re/re9t ou conditionn 7=me ord9aire de la df9ition logique74 ,on dira donc que l'homogne e/ de l'htrogne dont t\tes les p>ties subiss5t l'action gale de la mme =ce4 ,l'htrogne1 en ce s5s1 prcd]ait ex def9itione l'homogne1 et c'e/ de la multiplicit que jaillirait l'unit4 ,n\s p\rrions du mme c\p pos] p\r loi suprme la transition con/ante de l'htrogne l'homogne1 ou l'in/abilit de l'htrogne4 ,ds la plus haute antiquit1 les philosophes ont pu s\t5ir sans gr& risque que t\t tait un et multiple1 vivant et in]te1 m\vem5t et repos1 ide et matire1 exi/5ce et nant4 ,a leur suite1 ,m4 ,sp5c] vi5t affirm] auj\rd'hui que t\t e/ passage de l'homogne p4#agd l'htrogne et vice v]sa4 ,mais1 si dans la sphre des *oses concrtes l'affirmation et la ngation con/itu5t deux classes di/9ctes de faits2 s'il y a rellem5t des units et des multiplicits dans les ma?matiques1 des mobiles et des in]ties mobilises1 p\r a9si dire1 p> des *ocs1 dans la mcanique1 des tres vivants et des cadavres dans la biologie1 etc41--il n'en saurait tre de mme lorsque les t]mes gnraux dnomm5t des concepts purs1 des ab/ractions du d]ni] et suprme degr1 inv>iablem5t rgies p> la loi de l'id5tit des contraires4 ,dans t\tes les actions et ractions de =ce et de matire1 conclut ,m4 ,sp5c]#eg1 une dissemblance dans l'un ou l'autre des facteurs ncessite une dissemblance dans les effets1 et en l'abs5ce de t\te dissemblance dans l'un ou l'autre des facteurs1 les effets doiv5t tre semblables4 ,il aj\te que cette =mule e/ p4#age la plus ab/raite de t\tes celles o se rsum5t p\r n\s les faits exprims p> la loi d'volution4 ,ri5 de plus vrai4 ,mais la mme conclusion se retr\ve *ez t\s les p5seurs1 soit s\s la =me de la loi de causalit1 soit s\s celle du pr9cipe logique d'id5tit4 ,la rgle de ,m4 ,sp5c] traduit fidlem5t ce d]ni] pr9cipe1 et l'inde/ructibilit de la =ce1 dont il fait dc\l] sa loi d'volution1 s'y ramne aussi4 ,c> si ,a n'tait pas id5tique ,a1 la =ce cess]ait de s'gal] inv>iablem5t elle-mme2 elle p\rrait se dtruire4 ,,notes3 #ee ,l'une se df9it comme l'intgration des phnomnes physico-*imiques1 et l'autre comme l'intgration1 t\j\rs accompagne de diffr5ciation1 des phnomnes organiques et hyp]organiques4 ,en ralit1 cep5dant1 dans la r$i/ribution secondaire1 l'intgration se rapporte surt\t aux phnomnes physico-*imiques1 insp>ables des organiques et hyp]organiques4 ,il e/ vrai que ,m4 ,sp5c] accepte p\r les phnomnes physico-*imiques une diffr5ciation lat5te se dployant de l>ges int]valles--telle la prt5due diffr5ciation de la matire sidrale et t]re/re qui produit les ocans1 les =ts1 les montagnes1 etc4 ,mais ne sont-ce pas l plutt des comp>aisons potiques1 une sorte de biologisme qui rappelle trop l'an?ropomorphisme p\r ne pas s'envisag] comme un de ses ve/iges8 #ef ,on p\rrait t\tefois se s]vir du t]me volution p\r indiqu] le g5re logique auquel se ramn5t1 dans notre esprit1 ces deux espces vois9es3 le processus vital et le processus social4 ,ce d]ni] s'appell]ait en ce cas progression 7et1 corrlativem5t1 rgression74 ,auj\rd'hui1 les ides sociologiques ont envahi la biologie et1 p> contre1 les ides biologiques ont fait irruption dans la sociologie4 ,la confusion arrive son comble4 ,on peut s'en assur] en p>ticul>isant1 p\r a9si dire1 les ab/ractions de ces deux sci5ces4 ,on s'ap]oit alors que le processus qui trans=me les corps vivants1 porte t\j\rs1 9 concreto1 sur une disposition quelconque de matire 7tissus1 cellules1 lm5ts71 et qu'il se rduit1 en somme1 l'ide d'organisation4 ,de mme1 ce qu'on appelle1 p> mtaphore1 une organisation sociale1 voque simplem5t l'ide d'une activit commune d'organismes semblables4 ,cette activit consci5te ou inconsci5te s'entreti5t p5dant un laps quelconque de temps1 en vue d'une progression ou d'une rgression de c]ta9s rapports df9is entre les organismes qui la manife/5t4 #eg ,premi]s ,pr9cipes1 p4 #eaf de la trad4 fran4 99 99 99 99 99 p4#agg ,,po/-,,scriptum#eh ,,le ,,monisme ,,et ,,la ,,morale 99 99 99 99 99 ,n\s avons vu que le sub/ratum1 la sub/ance des conceptions univ]selles du pass1 des ?ologies aussi bi5 que des mtaphysiques1 se laisse rduire1 en d]nire analyse1 trois gr&s dogmes3 l'agno/icisme1 l'volutionnisme et le monisme4 ,n\s avons vu aussi combi5 p4#agh bi5 diffr5t1 selon les poques et surt\t l'tat plus ou mo9s avanc des sci5ces positives1 fut le rle j\ p> *acun de ces pr9cipes dans l'ensemble du m\vem5t philosophique4 ,mais accorde-t-on que la sci5ce tire ses orig9es de la socialit1 qu'elle =me elle-mme un produit complexe de la comb9aison intime du psy*isme social avec le psy*isme bio-individuel8 ,il y aurait ds lors un intrt de premi] ordre saisir la corrlation plus ou mo9s lo9ta9e p\vant exi/] entre les doctr9es numres plus haut et telles ou telles normes ?iques4 ,il s]ait p>ticulirem5t pr(itable d'tudi] les rapports de ces ?ories avec les s5tim5ts qui ont dirig les socits1 inaugur les langages1 cr les in/itutions utiles ou nuisibles l'avancem5t des sci5ces1 dt]m9 les gr&s objets de la p\rsuite sci5tifique1 favoris1 p> la disp]sion de la ri*esse1 ou re/re9t1 p> l'expansion de la misre1 le loisir des individus et des gr\pes sociaux1 etc4 p4#agi ,en un mot1 la "q se pose en ces t]mes3 quels gr&s pr9cipes moraux ou sociaux se ratta*5t orig9ellem5t1 quoique d'une faon indirecte1 l'agno/icisme qui prvaut dans les conceptions philosophiques du pass s\s le nom de croyance1 de s5tim5t religieux1 et le monisme qui s'y manife/e l'tat d'bau*e indcise8 ,c> j'excepte de ma re*]*e le monisme transc5dant1 c'e/--dire1 p> le fait1 inaccessible2 et1 jusqu' n\vel ordre1 l'volutionnisme lui-mme qui1 s\s le nom de m?ode exprim5tale1 lutta1 d'une faon dissimule d'abord1 et ensuite de plus en plus ouv]te1 contre les innombrables f9s de non-recevoir de l'antique ignorance4 ,la corrlation suppose exi/e4 ,elle se dc\vre mme avec facilit4 ,en effet1 p\rvu qu'on analyse un peu la psy*ologie des *oses huma9es1 ds le po9t d'affleurem5t o les ides pr5n5t contact avec le milieu1 on ap]oit le li5 intime unissant l'agno/icisme encore irresponsable1 la p4#ahj religiosit1 un obscur s5tim5t social qui explique ou rsume les quatre c9quimes des faits de l'hi/oire4 ,n de bonne heure1 durant la phase embryonnaire ou protohi/orique de l'volution des socits1 et aff]mi1 consolid s\s les auspices de la sauvag]ie et de la b>b>ie anci5nes1 ce puissant mobile cont9ua dirig] l'?ique entire p5dant la phase =mative ou proprem5t hi/orique1 avec des allures peu prs fran*es et loyales dans la priode militaire1 et des faons hypocritem5t voiles dans la priode indu/rielle qui s't5d jusqu' nos j\rs4 ,depuis de longs sicles1 d'ailleurs1 cette impulsion atavique t5te de se =mul] en ?orie4 ,a cette f91 elle usurpe quotidi5nem5t les qualifications qu'elle mrite le mo9s4 ,elle se fait appel] ordre1 autorit1 hir>*ie1 discipl9e4 ,son vrai nom cep5dant lui a t dj donn p> une cole sociale dont les vagues aspirations et les hypo?ses tr\blantes se rp&5t auj\rd'hui avec une rapidit p4#aha plus naturelle1 peut-tre1 que dsirable4 ,en un mot1 n\s avons affaire l rceptivit passive1 au s]vilisme gnrateur des div]s esclavages conomiques et politiques qui ont m>qu l'hi/oire depuis la priode de l'an?ropophagie jusqu' celle du capitalisme4 ,=tem5t ancr dans les cellules crbrales de nos anctres1 pass l'tat de t5dance hrditaire1 ce mode social de s5tir devait1 ncessairem5t1 ex]c] une gr&e influ5ce sur t\s les produits ultrieurs de l'intellect huma91 sur ses m?odes de re*]*e1 sur ses conceptions p>ticulires et gnrales4 ,et son action ne p\vait tre que dprimante ou susp5sive4 ,mais qu'e/-ce que l'agno/icisme lui-mme1 qu& on scrute le s5s pr(ond de cette doctr9e1 s9on un arrt de la connaissance1 tantt impulsif1 et tantt volontaire1 une inhibition que1 seuls1 ses promoteurs et ses apologi/es os5t suppos] con=me la /ructure intime de notre c]veau8 ,les agno/iques sont des p4#ahb rsigns p> *oix1 p> p]suasion4 ,n'insi/ons pas sur ce p>alllisme1 et cont5tons-n\s de rappel] deux faits gnraux bi5 connus4 ,aux poques /rictem5t religieuses1 l'inhibition se produisait et agissait p> l'hypo?se du surnaturel1 du my/re div91 de l'int]v5tion provid5tielle4 ,aux poques qui suspectr5t la vrit ?ologique1 l'inhibition se produisait et agissait1 en outre 7c> une notable survivance de la foi primitive doit s'admettre comme c]ta9e71 p> l'int]mdiaire de cette ignorance flagrante des *oses psy*iques et sociales1 de cette immoralit nave1 de ces illogismes sans cesse r5\vels qu'on dcore des noms pompeux de mtaphysique1 de droit naturel1 de morale4 ,absolue ou transc5dante1 relative ou empirique1 la philosophie1 je crois l'avoir dmontr dans mes ouvrages#ei1 ne fut jamais la mre de la sci5ce4 ,c'e/ p> suite d'une illusion m5tale p4#ahc longtemps 9vitable qu'on attribua la m>*e asc5dante de nos connaissances la philosophie qui n'(frait1 au mieux1 qu'une rp]cussion naturelle des progrs accomplis dans les div]ses bran*es du savoir#fj4 ,mais ct des succs et des triomphes se dployait l'norme li/e des dceptions f*euses1 des mcomptes irritants1 des ttonnem5ts /riles1 des re*]*es re/es va9es4 ,la philosophie1 miroir de la m5talit d'une poque1 conc5trait en un foy] unique la somme de ces privations intellectuelles4 ,l'addition n'tait pas rassurante4 ,mais elle le p>aissait encore mo9s1 soit en raison de l'incomm5surable supriorit div9e admise comme un po/ulat sr1 soit en v]tu de prmisses morales o l'in]tie orig9elle des gr\pes huma9s t5ait une place prpondrante4 ,la clbre ab/5tion des positivi/es se ratta*e p> raille li5s invisibles au r5oncem5t p4#ahd religieux1 l'antique abdication de l'homme en faveur d'un ,dieu inconnu4 ,c'e/ la dfaillance primordiale1 transmise de gnration en gnration4 ,c'e/ le pessimisme du savoir1 la dsesprance du vrai4 ,t\j\rs elle1 s'app>ie troitem5t la dception1 la dsesprance du bi51 la rsignation passive reprs5tant l'aspect social des ides et des s5tim5ts pessimi/es4 ,le clair gnie qu'tait ,goe! avait vivem5t s5ti ce rapport4 ,le puissant criva9 ne fut pas dupe de l'n]vante critique kanti5ne4 ,il demeura inva9cu p> le gr& m5songe que les temps passs avai5t lgu au sicle prs5t4 ,aussi1 avec quelle intime satisfaction n'ai-je pas relu1 ces j\rs d]ni]s1 dans un vaillant1 petit volume du ,dr ,paul ,c>us1 de ,*icago#fa1 la sup]be apo/rophe3 p4#ahe ,iris ,inn]e d] ,natur1 ,o du ,phili/]6 ,dr+t ke9 ers*affn] ,gei/6 ,mi* und ,ges*wisl] ,mgt ihr an sol*es ,wort ,nur ni*t err9n]n2 ,wir d5k53 ,ort fr ,ort ,s9d wir im ,jnn]n1 etc4#fb ,et combi5 pnible et t\*ant la fois1 cet aveu du pote1 contra9t1 p5dant soixante ans1 maudire en secret l'illusion qu'il dplore1 mais que df5d trop bi5 l'intolrance sup]/itieuse de l'poque3 ,das hr i* se*zig ,jahre wi$]hol52 ,i* flu*e drauf1 ab] v]/ohl5#fc4 ,il semble qu'auj\rd'hui les moeurs intellectuelles se soi5t ad\cies4 ,les rsi/ances1 cep5dant1 sont encore vives4 ,prote aux =mes *angeantes1 l'agno/icisme pntre dans les citadelles les mieux df5dues4 ,il p4#ahf;encombre les *amps de bataille contempora9s4 ,ngligeant les f\les crdules--d'ailleurs1 avec raison1 puisque1 d'avance1 elles lui demeur5t acquises1--il s'ex]ce surt\t entrav] l'volution m5tale des m9orits affran*ies ou se disant telles4 ,une slection analogues s'obs]ve dans la sphre des faits sociaux ou moraux4 ,le c5tre de gravit du vieil in/9ct s]vile t5d ouv]tem5t se dplac]4 ,le peuple1 la majorit1 le nombre1 devi5n5t de plus en plus le n\veau matre dont on s'applique gagn]1 un prix ridiculem5t exagr1 l'incon/ante faveur4 ,les ides de bi5 et de mal--les plus aveugles y acquiesc5t--ne s'oppos5t jamais d'une manire absolue4 ,p\r russir faire contra/] entre elles ces notions1 il faut1 suivant une loi commune t\tes nos ides dites corrlatives1 les concevoir a9si que des aspects connexes1 des degrs mobiles d'une seule et mme qualit4 ,comme les extrmes de temprature1 comme le *aud et le froid1 le bi5 p4#ahg devi5t le mal qu& il desc5d au-dess\s d'une c]ta9e norme trs v>iable selon les temps et les lieux1 et le mal devi5t le bi5 qu& il s'lve au-dessus de cette norme4#fd ,ce phnomne d'ailleurs1 l'autog5se des *oses et des vnem5ts1 remplit la nature4 ,c'e/ un fait univ]sel et qui se reproduit dans t\s les milieux4 ,on lui donne plusieurs noms peu prcis4 ,l'un des plus connus e/ celui de raction1 qui a fait =tune dans les discipl9es du monde inorganique aussi bi5 que dans les sci5ces de la vie1 de l'esprit et des socits4 ,c'e/ galem5t p> ce t]me vague que1 sans n\s proccup] des faits d'autog5se qu'il rec\vre1 n\s p\vons1 dsign] l'en semble des lm5ts ?iques dont la lutte contre le s]vilisme#fe semble con/itu] la matire mme du gr& drame de l'hi/oire4 ,ces div]ses =mations morales vis5t abolir les ob/acles p4#ahh t5us p\r irrationnels ou jugs capables d'entrav] l m>*e rgulire du progrs4 ,on peut1 en ce s5s1 les ram5] t\tes un *ef unique1 le s5tim5t ou l'in/9ct lib]taire1 le pr9cipe actif1 dynamogne4 ,a son t\r1 celui-ci s'organise l5tem5t dans les cellules crbrales o il livre des combats op9itres au gr\pe des t5dances opposes4 ,or1 un semblable revirem5t ne p\vait re/] sans influ5ce sur le savoir exact et ses m?odes4 ,un tel r$ressem5t moral devait tr\v] un *o dans les conceptions et les pr9cipes sci5tifiques en premi] lieu1 philosophiques ensuite4 ,c'e/1 en effet1 ce qui ne t>da pas se produire4 ,les ides lib]taires et galitaires se sont montres m9emm5t propices l croissance de l'esprit de re*]*e illimite4 ,elles favorisr5t1 en une l>ge mesure1 l'closion de ce d\te sci5tifique qui auj\rd'hui s'attaque t\te connaissance se prt5dant bloque p> des cueils infran*issables4 ,a9si surgit l'tat m5tal trs mod]ne p4#ahi dont le scepticisme mtaphysique1 d\tant du d\te1 n'avait t que la va9e c>icature4 ,plac s\s cette heureuse con/ellation sociale1 l'volutionnisme1 le pr9cipe d'expri5ce1 jeta de pr(ondes rac9es dans la raison huma9e4 ,mais l'expri5ce et l'volution ne sont qu'un moy51 une m?ode4 ,leur f9 suprme e/ la connaissance avec1 p\r t]me d]ni]1 l'id5tit des *oses1 d'abord rationnelle et plus t>d sci5tifique1 ralise et atte9te p> l'accroissem5t l5t du savoir4 ,aussi1 t\t ce qui s]t la cause de l'expri5ce1 s]t dans la mme mesure la cause de l'unit1 r5=ce le monisme1 le r5d possible4 ,et1 p> suite1 si une corrlation plus ou mo9s troite unit au dogme moral de la rsignation passive la religiosit amorphe qui se p>e du nom d'agno/icisme1 des li5s de la mme espce doiv5t p\voir s'obs]v] entre les doctr9es de l'volutionnisme1 du monisme1 et les pr9cipes ?iques de lib]t1 d'galit4 ,t\te volution n'implique-t-elle pas le jeu d'une activit libre1 et t\t monisme p4#aij n'affirme-t-il pas une galit ess5tielle8 ,on aurait tort de s\rire de tels rappro*em5ts4 ,p> le fait1 la sci5ce--con/atation dev5ue banale--en levant le faible la dignit du =t1 difie la df9itive syn?se huma9e1 p>a*ve le nivellem5t social des hommes4 ,dans sa pratique aussi bi5 que dans sa2 ?orie1 l'agno/icisme n'a jamais t qu'un dualisme de la connaissance du monde et1 p> l1 ncessairem5t1 du monde lui-mme2 c> rapport] t\s les phnomnes quelconques1 l'esprit et la matire1 p> exemple1 l'inconnaissable comme troisime et d]ni] facteur1 c'e/ videmm5t tomb] dans la p>odie de l'unit1 c'e/ presque faire du monisme reb\rs4 ,d'autre "p1 l'volutionnisme a t\j\rs aplani la r\te l'unit du savoir2 et la raison conoit sans pe9e l'volution comme un monisme en puissance1 une unit qui g]me et devi5t4 ,mais qu'e/-ce que la rceptivit passive1 l'in/9ct de s]vitude1 s9on encore un dd\blem5t illogique1 une division irrationnelle8#ff p4#aia ,et qu'e/-ce que l'affran*issem5t gal p\r t\s1 la suppression progressive d'ob/acles nuisibles l'essor commun1 s9on une t5dance manife/em5t unitaire ou moni/ique8 ,c> t\t se ti5t dans le monde des ides1--le social proprem5t dit ou le /rictem5t moral1 et ce qui en drive1 le conceptuel1 l'motif1 le moral au s5s l>ge du mot4 ,n\s ctoymes plus haut un problme intressant4 ,p\rquoi le pr9cipe passif a-t-il prvalu dans les premires agglomrations huma9es m]geant de la sauvag]ie prhi/orique1 et comm5t a-t-il pu acqurir p> la suite une influ5ce et une /abilit durables8 ,on a s\v5t rpondu cette "q4 ,lo9 de dom9] la nature1 l'homme primitif n'osait mme po9t la reg>d] en face4 ,il t5dait humblem5t l'*9 t\s les j\gs1 il acceptait docilem5t t\s les esclavages4 ,comme l'animal huma9 lui-mme1 la moralit naissait donc p4#aib inc]ta9e1 faible1 imp>faite et1 p>-dessus t\t1 passive1 livre au has>d des ambiances ho/iles ou s]viables4 ,mais aussi rudim5taire que l'on puisse se l'imag9]1 la socialit comm5ante apportait dj et g>antissait au monde quelque *ose qui devait *ang] la face du monde1 quelque *ose qui devait1 la longue1 trans=m] sa faiblesse en =ce1 sa rsignation en rvolte1 sa passivit en activit4 ,le savoir huma9 se produisait la suite des premires bau*es de vie collective1 et peu peu ragissait sur la socialit1 l'aff]missait1 l'aff9ait1 la modifiait en ses traits ess5tiels4 ,en vrit1 s'il rfl*it sur ses propres de/9es1 l'esprit huma9 peut t\*] du doigt l'id5tit des contraires qu'il refuse d'admettre dans nombre d'autres cas o1 d'habitude1 il dc\vre autant de contradictions irrductibles1 autant d'ant9omies insolubles4 ,les tri/es ergoteurs qui dn5t des miettes tombes de la table de la scola/ique--et p4#aic quels maigres repas on y s]vait6--croi5t faire m]veille en rab*ant l'antique di/9ction entre la contr>it pure1 la contr>it p> ngation1 et la simple corrlativit4 ,aussi pr(onds que p\rrai5t l'tre des grammairi5s qui1 heureux de t5ir une df9ition de l'adjectif1 et une autre du v]be1 en argurai5t que ce qui se rapporte au premi] ne saurait app>t5ir au second1 ils enseign5t doctoralem5t cette fausset manife/e1 que la contr>it ne suppose pas la corrlativit1 et cette autre erreur grossire1 que la corrlativit n'implique pas la contr>it4 ,mais passons2 ces vtilles ne val5t pas la pe9e qu'on s'y arrte4 ,l'id5tit des contraires demeure une pure conception de l'esprit1 tant que les contraires eux-mmes re/5t de pures ides1 sans atta*es relles immdiates et sans que le *oc qui rsulte de leur r5contre s'amortisse p> un concept-tampon quelconque1 si je puis m'exprim] a9si1 ou p> l'int]calation d'un li5 p4#aid int]mdiaire 7tel le savoir dans l'ant9omie sociale que n\s tudions7 p\vant suscit] l'hypo?se d'une naissance naturelle4 ,mais1 en dehors de cette rgle1 l'id5tit des contraires e/ non-seulem5t relative1 elle t5d1 en outre1 comme t\tes les ralits relatives1 se traduire p> des faits de l'ordre concret4 ,c'e/ a9si que la magie de la sci5ce1 p> exemple1 transmue con/amm5t le faible en =t1 le passif en actif1 l'9gal en gal1 et l'esclave en homme libre4 ,et c'e/ encore a9si que le mal devi5t le bi51 ou vice v]sa1 selon la cont+5ce des cas1 des conditions mises en jeu4 ,le miracle1 cep5dant1 ne surpasse en aucune faon celui1 si famili] nos yeux1 qu'accomplit quotidi5nem5t la rotation de la t]re aut\r de son axe1 en tirant le j\r des ombres de la nuit1 et la nuit des cl>ts du j\r4 ,en d'autres t]mes1 l'id5tit conceptuelle1 l'galit absolue des contraires1 drive simplem5t de leur id5tit relle1 de leur galit p4#aie relative4 ,ou1 p\r repr5dre notre exemple1 si le mal ab/rait et le bi5 ab/rait s'id5tifi5t d'une faon gnrale1 cela vi5t de ce que le mal n'e/ jamais1 dans la ralit concrte1 qu'un degr infrieur du bi54 ,le trans=misme incessant des *oses assure leur unit ess5tielle et g>antit1 en somme1 leur p]man5ce1 leur /abilit1 leur pr5nit4 ,ce n'e/ po9t l un va9 p>adoxe4 ,c'e/ une de ces vrits fondam5tales que les sci5ces de la nature et les sci5ces de l'humanit mett5t galem5t en lumire et sur laquelle les sages et les f\s du j\r f]ai5t bi5 de mdit]4 ,ils s'vit]ai5t p> l1 dans le dveloppem5t et l'application de leurs plans1 plus d'une dception cruelle4 ,les uns se g>d]ai5t d'assimil] la morale rgnante la moralit1 ab/raite ou gnrale2 et les autres f9irai5t sans d\te p> compr5dre que1 p\r n\s p>atre l'oppos de l'anci5ne morale1 la morale n\velle n'en e/ pas mo9s son produit p4#aif lgitime1 sa consqu5ce logique4 ,au surplus1 n\s t\*ons ici une erreur de m?ode que t\tes les poques1 y compris notre sicle1 ont scrupuleusem5t respecte4 ,je veux p>l] du p5*ant qui n\s p\sse compliqu] la diffr5ciation naturelle des *oses p> des di/9ctions de plus en plus artificielles ou mme v]bales4 ,n\s embr\illons a9si plaisir la majeure p>tie des sujets que n\s traitons4 ,en sociologie1 p> exemple1 n\s ouvrons bnvolem5t les portes au contra/e des buts et des moy5s1 l'argutie tlologique qui enfanta tant de controv]ses oiseuses ou nocives4 ,n\s discutons avec gravit la "q de savoir1 lequel des deux t]mes de l'anti?se3 socit--individu1 peut prt5dre la brahmanique dignit de f9 en-soi1 et lequel doit humblem5t se rang] dans la catgorie rabaisse des moy5s4 ,n\s oublions qu'il s'agit t\j\rs de l'individu social ou moral1 et jamais de l'individu organique1 du simple animal huma9 p4#aig tudi p> la zoologie et la biologie4 ,et n\s ne voyons pas que n\s p]dons notre temps en de pdantesques amusettes1 que n\s agitons un problme aussi comiquem5t /rile1 p\r le mo9s1 que celui qui consi/]ait tablir une comp>aison entre l'importance de la vie et la valeur des conditions biologiques qui1 seules1 r5d5t la vie possible4 ,a ce jeu s'us5t les =ces de beauc\p d'aptres des n\velles doctr9es morales4 ,curieusem5t quelques-uns de ceux-l dnomm5t goti/es4 ,s]ait-ce p\r mieux m>qu] leur sp>ation d'avec les vulgaires g/es1 et la moralisation ou socialisation plus complte de leur moi1 sa gr&issante dvotion p\r le pr9cipe qu',augu/e ,comte dsignait p> le t]me autrem5t sugge/if d'altruisme8 ,quoi qu'il en soit1 tant que la socit tr\v]a un milieu organique et inorganique conv5able1 et l'individu--un milieu hyp]organique appropri1 une socit o se dploy] et s'pan\ir1 ces deux ralits connexes1 la p4#aih socit et l'individu1 se prt]ont un mutuel et f]me appui4 ,la sociologie f]a comme sa devancire et sa pi]re d'assise1 la biologie4 ,elle tudi]a l'organisme social en ses pr(ondeurs intimes et ses s\rces ca*es4 ,elle p\rsuivra le secret de la vie collective jusque dans les cellules sociales et mme plus lo91 jusque dans les lm5ts ou le plasma psy*ique dont se =m5t les cellules4 ,la sci5ce e/ le tribunal suprme de l'hi/oire du monde4 ,elle e/ l'expression la plus haute de la consci5ce univ]selle4 ,elle n\s appr5d les dt]m9ations 9luctables qui compos5t la nature4 ,mais la vraie consci5ce sociale n\s fait encore dfaut4 ,n\s ignorons peu prs compltem5t les normes exactes qui rgl5t la vie collective4 ,voil p\rquoi la sociologie ne saurait p\r le prs5t suffire au g\v]nem5t et la conduite des hommes4 ,et voil p\rquoi sa place re/e prise p> t\tes sortes de ttonnem5ts p4#aii aveugles1 de fantaisies mtaphysiques1 d'insanits pieuses1 autant d'incitations passagres lgifr]1 n\s encombr] de plans de vie qui ob/ru5t la vue claire des ralits sociales4 ,les lois que1 navem5t1 n\s croyons avoir tr\ves dans les *oses1 ne se jug5t-elles pas et ne se condamn5t-elles po9t p> l1 que presque t\tes *]*5t leur sanction dans l'artifice du *tim5t1 dans la conv5tion pnale1 laissant a9si le *amp l>gem5t ouv]t l'hypo?se d'une rvolte victorieuse8 ,mdec9s (ficiels de l'hpital social ou gurisseurs libres1 ne ressemblons-n\s pas t\s1 au re/e1 d'une faon frappante1 ces classiques faiseurs d'expri5ces qui ne les rat5t jamais1 qui n'ont qu' annonc] un rsultat p\r voir aussitt se produire1 s9on le phnomne contraire1 du mo9s quelque *ose d'inatt5du1 quelque *ose que j'appell]ais volonti]s une vritable rvolte de la nature contre les fausses hypo?ses et les gnralisations absurdes du *]*eur empirique8 ,a p4#bjj quoi bon1 d'ailleurs1 n\s le dissimul]3 neus sommes encore des a/rologues en psy*ologie1 des al*imi/es en sociologie4 ,consolons-n\s en lisant l'hi/oire des sci5ces4 ,,f9 ,,notes3 #eh ,les pages suivantes anticip5t quelque peu sur un des *apitres de l',e?ique laquelle je travaille en ce mom5t et dont le premi] volume p>atra dans le c\rant de l'anne pro*a9e s\s le titre3 ,la dception du bi5 et l'immoralit future4 #ei ,l',anci5ne et la ,n\velle ,philosophie #b;e p>tie1 *ap4 ,,iii1 #g2 cf4 *ap4 ,,iv1 et #a;er p>tie1 *ap4 ,,viii4 #fj ,v4 ,la ,philosophie du ,sicle1 p4 #aij et suiv4 #fa ,le problme de la consci5ce du moi1 ,alcan1 ,p>is1 #ahic4 #fb ,au coeur de la nature1 dis-tu1 ,phili/9 7ce ,phili/9 n'tait autre que le clbre naturali/e ,hall]71 aucun esprit cr ne pntre4 ,ne le rple pas moi et mes frres4 ,n\s p5sons que p>t\t et t\j\rs1 n\s t\*ons le fond intime des *oses1 etc4 #fc ,j'ent5ds rpt] cela p5dant soixante ans2 je maudis cette erreur1 mais en ca*ette4 #fd ,v4 ,l',inconnaissable1 p4 #age et suiv4 #fe ,esclavage1 s]vage1 fodalisme1 indu/rialisme1 omnipot5ce de l'glise1 de l'tat1 9galits sociales de t\tes sortes1 etc4 #ff ,matre et esclave1 s\v]a9 et sujet1 capitali/e et proltaire1 etc4 99 99 99 99 99 ,,table ,,des ,,mati,,res ,introduction ,livre ,i4--,le problme du monisme dans la philosophie du temps prs5t ,livre ,,ii4--,le monisme d',augu/e ,comte ,livre ,,iii4--,le monisme de ,h]b]t ,sp5c] ,po/-,scriptum--,le monisme et la morale