,,ab,,l>d ,,p> ,,*>les ,,de ,r,,musat ,sp]o equidem quod gloriam eorum qui nunc sunt po/]itas celebrabit4 ,,jean ,,de ,,salisbury1 disciple d',abl>d ,metalogicus 9 prologo4 ,,tome ,,deuxi,,me ,,de ,,la ,,philosophie ,d',,ab,,l>d4 ,,*apitre ,,viii4 ,,de ,,la ,m,,taphysique ,d',,ab,,l>d4--,de ,g5]ibus et ,speciebus4--,,"q ,,des ,,univ]saux4 ,la nature des g5res et des espces a donn lieu la controv]se la plus longue peut-tre et la plus anime1 c]ta9em5t la plus ab/raite1 qui ait passionn l'esprit huma94 ,ri5 en effet ne ressemble mo9s une "q pratique1 une de ces que/ions mles aux intrts du monde et aux affaires de la vie1 que celle de savoir ce qu'il faut p5s] de la nature des ides gnrales4 ,s'il exi/e une *ose qui p>aisse une simple curiosit sci5tifique1 c'e/ assurm5t une re*]*e dont il e/ difficile de faire saisir l'objet mme bi5 des esprits cultivs4 ,cep5dant la dure de la controv]se e/ un fait hi/orique4 ,elle a comm5c avant le moy5 ge1 et elle s'e/ ma9t5ue l'tat de gu]re civile intellectuelle1 depuis le ,x,ie sicle jusqu' la f9 du ,x,ve1 c'e/--dire p5dant plus de quatre c5ts ans4 ,la *aleur et la viol5ce mme avec lesquelles cette gu]re a t s\t5ue passe t\te ide2 et si le rgne de la scola/ique e/ bon droit reg>d comme l're des disputes1 il en doit la rputation la "q des univ]saux4 ,aussi a-t-on pu driv] t\te la scola/ique de cette unique "q4 ,c'e/ ,abl>d lui-mme qui a dit3 ,il semblait que la sci5ce rsidt t\t entire dans la doctr9e des univ]saux#a4 ,et l'un des hommes qui ont dcrit avec le plus de vivacit et jug le plus librem5t les qu]elles de ce temps1 ,jean de ,salisbury1 v\lant dpe9dre la prsomption de c]ta9s docteurs1 s'exprime a9si3 ,t\t appr5ti1 ds qu'il sait jo9dre deux p>ties d'oraison1 se ti5t et p>le comme s'il savait t\s les arts#b2 il v\s apporte un sy/me n\veau t\*ant les g5res et les espces1 un sy/me inconnu de ,boce1 ignor de ,platon1 et que p> un heureux sort il vi5t t\t fra*em5t de dc\vrir dans les my/res d',ari/ote2 il e/ prt v\s rs\dre une "q sur laquelle le monde en travail a vieilli1 p\r laquelle il a t consum plus de temps que la maison de ,cs> n'en a u gagn] et rgir l'empire du monde1 p\r laquelle il a t v]s plus d'arg5t que n'en a possd ,crsus dans t\te son opul5ce4 ,elle a ret5u en effet si longtemps gr& nombre de g5s1 que1 ne *]*ant que cela dans t\te leur vie1 ils n'ont en f9 de compte tr\v ni cela ni autre *ose2 et c'e/ peut-tre que leur curiosit ne s'e/ pas cont5te de ce qui p\vait tre tr\v2 c> de mme que dans l'ombre d'un corps quelconque la sub/ance corporelle se *]*e va9em5t1 a9si dans les intelligibles qui peuv5t tre compris univ]sellem5t1 mais non exi/] univ]sellem5t1 la sub/ance d'une solide exi/5ce ne saurait tre r5contre4 ,us] sa vie en de telles re*]*es1 c'e/ le fait d'un homme oisif et qui travaille vide4 ,purs nuages de *oses fugitives1 plus on les p\rsuit avidem5t1 plus rapidem5t ils s'van\iss5t2 les auteurs expdi5t la "q de div]ses manires1 avec div]s langages1 et qu& ils se sont diffremm5t s]vis des mots1 ils sembl5t avoir tr\v des op9ions diffr5tes2 c'e/ a9si qu'ils ont laiss ample matire disput] aux g5s qu]elleurs4444 ,note #a3 ,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #f4 ,note #b3 ,ces deux lignes sont dans le texte deux v]s dont ,jean dit qu'il ne se rappelle pas l'auteur3 ,g>tio 7sic7 quisque duas po/quam scit jung]e p>tes1 ,sic /at1 sic loquitur velut omnes nov]it artes4 ,policrat41 lib4 ,,vii1 c4 ,,xii4--,voyez aussi ,buddeus1 ,obs]v4 select41 ,,xix1 t4 ,,vi1 p4 #afa et #afc4 ,a9si p>lait un criva9 qui faisait pr(ession d'tre de l',acadmie1 c'e/--dire de d\t] un peu1 et de s'en t5ir aux *oses probables1 t\t en se donnant p\r f]mem5t atta* au gr& ,ari/ote1 qu'il reg>dait comme l'auteur de la sci5ce du probabilisme1 sans d\te p\r avoir df9i le raisonnem5t dialectique le raisonnem5t probable#c4 ,jean de ,salisbury n'e/imait gure la "q ni les sy/mes qu'elle avait enfants2 mais il tait frapp de l'importance de fait d'une "q qui avait donn plus de pe9e conduire que l'empire roma94 ,il s'tonnait de la viol5ce des disputes qu'elle allumait de son temps2 et cep5dant il n'avait pas vu la qu]elle dgnr] en combat vritable1 ni le pugilat et les armes employs l'aide d'une ?se de dialectique4 ,il n'avait pas vu le sang r\gir le pav de l',univ]sit1 si ce n'e/ quelquefois s\s le f\et des matres1 ni le p\voir spirituel ou temporel dploy] ses rigueurs1 p\r intimid] ou punir le crime d'err] sur la nature des ides ab/raites#d4 ,mais il reconnaissait dans la "q des univ]saux le ?me t]nel des bruyants dbat du monde savant4 ,l sont1 disait-il1 les gr&es pp9ires de la dispute1 et *acun ne songe recueillir dans les auteurs que ce qui peut confirm] son hrsie4 ,jamais on ne s'loigne de cette "q2 on y ramne1 on y ratta*e t\t1 de quelque po9t que soit p>tie la discussion4 ,on croit se tr\v] avec ce pe9tre dont p>le un pote1 et qui p\r t\tes les occurr5ces ne savait d'av5ture retrac] qu'un cyprs#e4 ,c'e/ la folie de ,rufus pris de ,nvia1 de qui ri5 ne peut le di/raire4 ,il ne p5se qu' elle1 ne p>le que d'elle2 si ,nvia n'tait pas1 ,rufus s]ait muet#f4 ,c'e/ qu'en effet la *ose la plus commode p\r philosoph] e/ celle qui prte le plus la lib]t de fe9dre ce qu'on veut1 et qui p> sa difficult propre et p> l'inhabilet des cont5dants1 donne le mo9s la c]titude4 ,note #c3 ,toplo41 ,i1 #a4 ,note #d3 ,metal41 t4 ,i1 c4 xxiv4--,voyez les citations de ,l\is ,vives et d'rasme dans ,dugald ,/ew>t 7,phil4 de l'esp4 hum41 c4 iv1 sect4 iii74 ,les rali/es et les nom9aux se sont mutuellem5t accuss d'avoir fait brl] leurs adv]saires s\s prtexte d'hrsie4 ,note #e3 ,poll]41 ,i4 ,,vii4 c4 xii4 ,note #f3 ,il cite ici une pigramme de ,coquus1 ,ce ,coquus n'e/ pas autre que ,m>tial1 de qui une pigramme assez jolie conti5t ce v]s3 444 ,si non sit ,navia1 mutus erit4 7,l4 ,i1 ep4 ,,lxix47 ,voil donc le fait bi5 tabli2 c'tait un sujet inf9i1 une s\rce int>issable de disputes et de sy/mes4 ,c'tait le seul problme1 le premi] intrt1 la gr&e passion2 les docteurs en p>lai5t sans rel*e1 comme les amants ridicules de leur matresse4 ,et n\s-mmes1 ne rev5ons-n\s pas cont9uellem5t cette "q des univ]saux8 ,elle e/ t\j\rs tellem5t prs des autres que/ions dialectiques qu'on n'a pu1 sans la r5contr] sur ses pas1 p>c\rir le *amp de la logique d',abl>d4 ,dj n\s savons comm5t elle s'e/ introduite dans le monde2 comm5t elle tait la fois pose et complique p> les antcd5ts du pripattisme scola/ique2 comm5t enf9 ,abl>d1 int]v5ant entre deux op9ions absolues1 a pu r5dre l'op9ion ti]ce qu'il a s\t5ue une importance t\te n\velle4 ,il ne l'avait pas inv5te2 mais il l'a rajeunie et remise en honneur3 elle a pass p\r son ouvrage4 ,on a vu que la controv]se des univ]saux avait sa rac9e dans l'antiquit#g4 ,aussitt qu'elle nat1 elle doit produire le nom9alisme2 c> la premire fois qu'on entre en d\te sur la nature des ides gnrales1 ou qu'on se dem&e quoi l'on p5se lorsqu'on prononce un t]me gnral1 il e/ naturel de se dire d'abord que l'tre gnral n'exi/e pas et ne peut exi/]1 puisque la s5sation n'en a jamais p]u aucun1 et que la raison ne peut concevoir comme relle que l'exi/5ce individuelle2 ensuite1 de conclure que la gnralit n'e/ qu'une manire huma9e de concevoir les *oses ou de les exprim] 7conceptualisme et nom9alisme74 ,le premi] g]me de cette doctr9e n\s e/ donn p> l'hi/oire dans l'cole de ,mg>e4 ,cette secte avait s\t5u #a que la comp>aison e/ impossible1 except du semblable lui-mme 7,euclide72 #b qu'une *ose ne peut tre affirme d'une autre1 puisqu'elle ne saurait lui tre id5tique 7,/ilpon72 #c que celui qui dit homme ne dit p]sonne1 puisqu'il ne dit ni celui-ci1 ni celui-l 7,/ilpon7#h4 ,on voit rep>atre t\s ces pr9cipes dans la scola/ique du moy5 ge2 le second surt\t se retr\ve dans ,abl>d1 qui ne savait peut-tre pas que l'cole mg>ique et exi/2 et ce n'e/ pas sans raison que les hi/ori5s de la philosophie plac5t le nom de ,/ilpon l'orig9e du nom9alisme4 ,cette orig9e1 au re/e1 n'e/ pas faite p\r lui t] cette c\leur de philosophie ngative et ces app>5ces de t5dance l'ri/ique et au nihilisme que les critiques lui repro*5t4 ,note #g3 ,voyez le c4 ii du prs5t livre1 t4 ,i1 p4 #cdd4 ,note #h3 ,euclide4 ,grec3 ,ton dia ts p>abols logon anrii1 legn toi ex omois9 auton1 ex anomoin syni/a/hai1 etc41 ,la]t41 ,i4 ,,ii1 c4 x4--,/ilpon4 ,grec3 ,et]on et]\ m katgori/hai4444 oti n oi logoi et]oi tauta et]a e/i1 kai eti ta et]a ke*rio?ai allln4 ,plut>*41 adv4 ,coloi41 xxii1 xxiii4--,grec3 ,an]ii kai ta eio1 kai elege ton legonta an?ropon e9ai1 md5a oute g> tonoe lege91 oute tonoe4 ,la]t41 ,i1 ,,ii1 c4 xii1 #g4 ,znon fut le disciple de ,/ilpon4 ,plus rs]vs que les mg>i5s1 les /oci5s dveloppr5t les mmes ides1 au mo9s dans le s5s du conceptualisme1 et n'*appr5t po9t au dang] d'une logique plus +nieuse que s5se4 ,aussi a-t-on imput leur influ5ce t\t ce que la scola/ique prs5te de sophi/ique subtilit#i4 ,hi/oriquem5t1 de tels rapports s]ai5t peut-tre difficiles pr\v]1 quoique les analogies soi5t relles2 mais on se r5contre sans s'imit]4 ,note #i3 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 ,phil41 t4 ,,iii1 p4 #ffj1 #fgi1 #gai et #hjd4 ,enf91 ,ari/ote et ,platon avai5t tabli *acun une doctr9e orig9ale2 celui-ci1 en attnuant et supprimant la difficult de la "q p> l'attribution d'une exi/5ce relle aux types gnraux des *oses1 aux ides invisibles1 l'exemplaire et l'objet des ides gnrales2 celui-l1 en adoptant le pr9cipe ngatif1 qu'il n'y a ri5 en acte qui soit univ]sel1 mais en temprant les consqu5ces de cet individualisme1 soit p> la ?orie de l'exi/5ce en acte et en puissance1 soit p> la di/9ction de la =me et de la matire1 soit p> l'admission des sub/ances secondes et des =mes sub/antielles4 ,de l cep5dant deux doctr9es3 l'une1 le ralisme idali/e2 l'autre qu'on p\rrait appel] le =malisme1 et qui1 en cons]vant des traces de ralisme1 p\vait m5] aux consqu5ces av\es des conceptuali/es et des nom9aux4 ,ces deux gr&es doctr9es1 protges p> des noms immortels1 n'avai5t jamais t compltem5t oublies4 ,depuis ,ari/ote et ,platon1 il y avait donc au mo9s deux op9ions sur la "q1 qui n'avait pas t\j\rs cons]v la mme =me ni la mme porte4 ,comme1 p>mi les ides1 les unes sont des ides de *oses s5sibles1 les autres des ides de *oses ins5sibles1 cette diffr5ce avait eng5dr celle des doctr9es et produit les div]ses solutions d'un problme unique4 ,dans l'antiquit1 deux gr&es coles avai5t pris p>ti contre les ides des *oses s5sibles1 en rvoquant en d\te ces *oses mmes4 ,la secte latique niait les *oses s5sibles1 prt5dant dmontr] leur impossibilit rationnelle1 et elle ouvrait a9si la porte t\tes les sortes de scepticisme4 ,platon1 sans all] aussi lo91 osa n'attribu] qu'une ralit imp>faite aux *oses s5sibles1 accusant a9si la s5sation et les ides qu'elle suggre d'une c]ta9e infidlit4 ,ce qui *appe aux s5s lui avait p>u plus rel que ce que les s5s atteign5t et manife/5t4 ,mais les ides des *oses non s5sibles ne sont pas t\tes de mme espce1 p>ce que les *oses non s5sibles ne sont pas t\tes de mme nature4 ,t\te doctr9e qui les confond et les enveloppe dans une proscription commune1 manque de ju/esse et de pntration4 ,peut-tre picure1 peut-tre ,dmocrite ont-ils mrit ce repro*e4 ,l'inju/ice ou l'ignorance p\rrai5t seules l'adress] cet ,ari/ote qui a tant mpris ,dmocrite4 ,c]tes il a reconnu comme relles bi5 des *oses non s5sibles1 et l'invisible eut s\v5t la foi de l'auteur de la ,mtaphysique1 de celui qui disait qu'il n'y a de sci5ce que de l'univ]sel#aj4 ,mais quel invisible1 s'il y en a plusieurs8 ,quelles sont les di/9ctions faire p>mi les ides des *oses non s5sibles8 ,note #aj3 ,analyt4 po/41 ,i1 ,,xxx4--,met41 ,,iii1 iv et vi4 ,d'abord1 les ides s5sibles ou s\v5irs des individus donn5t naissance immdiatem5t deux sortes d'ides4 ,la premire se compose des ides des qualits p]ues dans les individus4 ,ces ides1 s\v5irs de s5sations1 une fois qu'elles sont dta*es de ces s\v5irs1 ne reprs5t5t plus ri5 de rellem5t individuel1 ni qui soit accessible aux s5s en dehors des individus2 elles sont donc1 la rigueur et prises isolm5t1 des ides de *oses non s5sibles1 quoiqu'elles soi5t les s\v5irs ou conceptions des modes s5sibles que l'expri5ce n\s tmoigne dans les individus4 ,conues en elles-mmes et sp>m5t1 elles reprs5t5t les qualits ab/raites de t\t sujet1 et c'e/ p\r cela qu'on les appelle communm5t ides ab/raites4 ,la seconde classe d'ides de *oses non s5sibles laquelle donne lieu le s\v5ir des *oses s5sibles1 e/ celle des ides des qualits en tant que communes aux individus semblables1 lesquelles qualits1 considres dans les tres qui les runiss5t1 s]v5t di/ribu] ceux-ci en div]ses collections4 ,ces collections sont les g5res et les espces4 ,les ides de ces collections sont des ides de *oses non s5sibles1 quoique d'une "p ces collections compr5n5t t\s les individus accessibles aux s5s1 et que de l'autre ces ides soi5t les s\v5irs des qualits obs]ves *ez les individus que les s5s ont fait connatre4 ,mais1 d'un ct1 le g5re ou l'espce compr5n5t t\s les individus1 et nul ne peut avoir obs]v t\s les individus4 ,de l'autre1 les ides de g5re ou d'espce font ab/raction des individus1 p\r rsum] ce qu'ils ont de commun2 et ce qu'ils ont de commun ne peut tre p]u p> les s5s hors d'eux-mmes4 ,les ides de g5re et d'espce ne sont donc ni des s\v5irs directs de s5sations1 ni seulem5t des s\v5irs de s5sations1 quoiqu'elles conti5n5t des s\v5irs de s5sations4 ,elles compr5n5t plus que les s5s n'en ont vu4 ,a9si1 mme p\r ceux qui n'admett5t pas d'autres lm5ts dans les ides ab/raites ou de qualit et dans les ides univ]selles ou de g5re et d'espce que la s5sation rappele1 dcompose1 gnralise1 ces ides r5f]m5t quelque *ose de non s5ti et quelque *ose de non s5sible4 ,elles ne sont pas de pures ides des *oses s5sibles4 ,il y a dans les ides de g5re et d'espce1 non-seulem5t l'ide ab/raite de qualit2 mais encore une induction qui conclut de l'expri5ce l'exi/5ce des qualits semblables dans les individus rels ou seulem5t possibles autres que ceux qu'on a pu obs]v]2 et cette induction s'appliquant ou p\vant s'appliqu] ce qu'on n'a jamais vu1 ce qu'on ne v]ra jamais1 ce qu'on ne saurait voir1 il s'ensuit que1 dans ces ides1 il y a dj la conception de l'invisible4 ,une psy*ologie un peu svre y v]rait bi5 autre *ose1 et dans la =mation des ides de g5re et d'espce1 dans celle des ides ab/raites1 dans la notion mme des individus obs]vs1 elle dml]ait et con/at]ait bi5 d'autres ides1 fruits de l'intellig5ce1 et qui ne correspond5t ri5 d'individuel ni de s5sible4 ,telles sont les ides d'tre1 de sub/ance1 d'ess5ce1 de nature1 etc4 ,telles sont encore celles de cause1 d'action1 etc4 ,l encore se tr\v]ai5t des ides de *oses non s5sibles1 dont la ?orie de l'ab/raction1 telle que n\s v5ons de la rappel]1 ne suffirait pas expliqu] l'orig9e4 ,p\r la production de ces ides1 des philosophes ont admis une sorte d'induction p>ticulire2 et1 dans t\s les cas1 comme elles ne sont pas des ides de pures qualits ni de g5re et d'espce1 ce sont des ides ab/raites d'une n\velle classe1 ides encore plus ab/raites1 c'e/--dire encore plus loignes des relles sub/ances individuelles1 que les autres ides places jusqu'ici hors du c]cle des ides s5sibles4 ,enf91 il e/ des *oses sub/antielles et relles qui1 bi5 qu'inaccessibles aux s5s1 sont l'objet de la p5se4 ,dieu n'e/ pas une qualit1 un g5re1 une espce2 c'e/ le nom et l'ide d'un tre dt]m91 rel1 et p\rtant inaccessible aux s5s4 ,l'me e/ aussi le nom d'un de ces tres dont l'exi/5ce individuelle peut tre conue et affirme1 quoique aucune s5sation ne la manife/e4 ,le monde n'e/ pas non plus une ide ab/raite1 ni un g5re1 ni une espce1 c'e/ un t\t rel et mme individuel qui n'e/ que conu1 et dont le nom exprime une ide beauc\p plus l>ge que le s\v5ir d'aucune s5sation4 ,il suit que les ides des *oses non s5sibles peuv5t se divis] a9si3 #a ,ides d'tres dt]m9s et sub/antiels1 inaccessibles aux s5s1 ,dieu1 une me1 etc4 #b ,ides de *oses inaccessibles aux s5s1 mais qui ne sont pas aussi ncessairem5t conues comme des sub/ances1 =ce1 cause1 nature1 ess5ce1 etc4 #c ,ides de t\ts dont quelques p>ties ou quelques proprits seulem5t sont accessibles aux s5s1 le ciel1 l'espace1 le monde1 etc4 #d ,ides de collections ou de t\ts p>tiels dont les lm5ts individuels ne sont pas t\s p]u1 le plus gr& nombre en tant seulem5t conu1 rgne inorganique1 sy/me des plantes1 etc4 #e ,ides des collections fondes sur une ess5ce commune ou plutt ides d'ess5ces gnriques ou spciales2 c'e/ proprem5t l'ide de g5re et d'espce4 #f ,ides de qualits ou modes plus ou mo9s vois9s ou loigns des attributs ess5tiels2 ce sont les ides ab/raites proprem5t dites4 ,t\tes ces ides1 que la grammaire appelle indi/9ctem5t ab/raites1 sont dans le langage et dans l'esprit huma94 ,y sont-elles t\tes au mme titre8 ,doiv5t-elles tre ranges s\s le mme nom et s\s la mme loi8 ,quelques philosophes l'ont p5s2 mais leur autorit n'e/ pas gr&e4 ,le s5sualisme a t\j\rs incl9 v]s cette erreur2 l'idologie pure y t5d4 ,cep5dant t\s les sectateurs clairs de l'idologie ou du s5sualisme s'en sont jusqu' un c]ta9 po9t prs]vs4 ,celui qu'on leur donne habituellem5t p\r *ef1 bi5 qu'il ne puisse tre confondu avec eux1 ,ari/ote1 n'a ni ou mconnu aucune classe d'ides de *oses non s5sibles4 ,il les admet et les emploie t\tes2 mais il ne les range pas t\tes sur la mme ligne4 ,seulem5t1 ne reconnaissant d'exi/5ce que l'exi/5ce dt]m9e1 il semble avoir refus la ralit aux objets propres et directs des ides qui ne sont pas individuelles4 ,mais ces ides en elles-mmes1 il les a t5ues p\r relles1 p\r vraies1 p\r valables1 et les conceptions pures de l'esprit huma9 n'ont nulle "p j\ un plus gr& rle que dans le pripattisme4 ,quatorze sicles aprs lui1 on a de n\veau exam9 le fond de ces ides2 et d'abord on a mis hors de "q les ides de sub/ances invisibles1 comme ,dieu1 ange1 me1 et les ides de qualits proprem5t dites1 de celles qui n'exi/5t rellem5t que dans les sujets individuels1 comme les adjectifs blanc1 r\ge1 dur1 etc41 et les sub/antifs ab/raits qui y rpond5t4 ,les premires de ces ides sont des tres#aa1 les secondes des accid5ts4 ,il e/ re/3 #a ,les ides de c]ta9es *oses non s5sibles qui sont comme les conceptions ncessaires de l'esprit 7sub/ance1 ess5ce1 cause1 etc471 attributs les plus gnraux des *oses1 analogues aux catgories ou prdicam5ts des ari/otlici5s4 #b ,les ides de c]ta9es qualits ess5tielles qui sont la base et la condition des ess5ces2 ces ides1 difficiles exprim]1 sont les =mes ess5tielles du pripattisme et de la scola/ique4 #c ,les ides des ess5ces qui sont le fondem5t des g5res et des espces2 ce sont les univ]saux proprem5t dits4 #d ,les ides des t\ts qui sont ou les collections d'individus autres que les g5res et les espces1 ou des composs dt]m9s de p>ties =mant ensemble une unit de conception4 ,note #aa3 ,les premires n'ont pas t con/amm5t et sans exception mises hors du dbat1 et n\s voyons dans ,abl>d qu'une secte1 obs]vant que ,dieu ne p\vait tre ni accid5t1 ni espce1 ni g5re1 ni =me1 etc41 s\t5ait qu'il n'tait ri54 ,voyez ci-aprs ,i4 ,,iii1 c4 ii4 ,t\tes ces ides ont un c>actre commun3 elles sont dsignes p> des noms gnraux1 ce qui fait qu'elles peuv5t t\tes tre appeles des univ]saux4 ,sur elles t\tes1 la qu]elle des univ]saux p\vait la rigueur s'lev]1 c> t\tes tai5t atte9tes dans leur ralit objective immdiate p> le pr9cipe qu'il n'y a de rel que l'individu4 ,cep5dant c'e/ sur la troisime classe d'ides que la qu]elle a surt\t clat4 ,voici p\rquoi4 ,si l'on dcompose le g5re ou l'espce1 on tr\ve des ralits inconte/ables1 lorsqu'on arrive aux individus4 ,cep5dant la conception du g5re ou de l'espce n'e/ pas celle des individus2 qu'e/-elle donc8 ,on ne peut lui refus] t\te ralit1 puisqu'elle compr5d les individus qui sont rels1 et cep5dant1 comme elle n'e/ pas la conception mme des individus qui sont seuls rels1 elle e/ la conception de quelque *ose qui n'e/ pas rel4 ,a9si les ides de g5re et d'espce n'ont po9t de ralit immdiate1 quoique mdiatem5t elles soi5t fondes sur des ralits4 ,de l des quivoques et des difficults sans nombre4 ,les autres ides non s5sibles dont les objets se rsolvai5t mo9s facilem5t en ralits1 (frai5t un c>actre plus vid5t d'ab/raction2 c'tai5t ces ides sci5tifiques d'tre1 d'ess5ce1 de cause1 au lieu que les ides des g5res et des espces avai5t une face *angeante qui piquait la curiosit et emb>rassait la subtilit4 ,or donc1 t&is que les univ]saux avai5t t assez gnralem5t pris p\r des conceptions =mes en consqu5ce plus ou mo9s loigne de l'exi/5ce d'individus rels1 deux op9ions presque absolues se produisir5t au moy5 ge4 ,d'un ct1 la doctr9e de ,platon1 imp>faitem5t connue1 qui attribuait aux ides univ]selles des types primitifs et des ess5ces immuables1 dev9t l'affirmation directe de l'exi/5ce d'ess5ces univ]selles subsi/ant dans les g5res mmes et les espces2 ce fut l le ralisme4 ,d'un autre ct1 la doctr9e ari/otlique1 portant que la sub/ance proprem5t dite e/ ncessairem5t p>ticulire1 et qu'il n'y a po9t d'exi/5ce univ]selle1 quoique les univ]saux soi5t les conceptions gnrales de ralits individuelles1 s'exagra ce po9t de ne plus mme les admettre titre de conception1 et outrant le pr9cipe du s5sualisme1 elle les rduisit de purs noms1 m]oe voces1 flatus vocis4 ,ce fut l le nom9alisme4 ,roscel91 et probablem5t ,jean le ,s\rd1 son matre1 traita de noms et de mots1 non-seulem5t les g5res et les espces1 mais t\t ce que l'idologie appelle ides ab/raites4 ,comme il n'admit que les individus1 il nia les t\ts et les p>ties2 les t\ts1 en tant que =ms d'individus1 les p>ties1 en tant que n'tant pas des individus enti]s2 de sorte que p\r lui des individus rels composai5t des t\ts imag9aires1 et des p>ties imag9aires composai5t des individus rels4 ,ces excs am5r5t l'excs de ralisme o tomba ,guillaume de ,*ampeaux1 du mo9s au tmoignage d',abl>d4 ,il s\t9t qu'une seule et mme ess5ce exi/ait dans t\s les individus1 dont la div]sit dp5dait t\t entire de la v>it des accid5ts4 ,dans cette doctr9e1 la div]sit des sujets des accid5ts semble s'anantir1 et comme t\tes les espces1 aussi bi5 que les individus1 comme t\s les g5res1 aussi bi5 que les espces1 tomb5t s\s la loi commune de la conception d'ess5ce1 cette doctr9e1 si elle a t fidlem5t reprs5te1 aurait rduit l'univ]s ces t]mes3 unit de sub/ance1 div]sit de phnomnes4 ,entre ces deux sy/mes absolus1 ,abl>d crut tr\v] la vrit en pr5ant un milieu4 ,il produisit une doctr9e qui1 sans tre neuve p\r le fond1 l'tait p> quelques dtails et quelques expressions1 et qui a t t\r t\r appele le conceptualisme ou confondue avec le nom9alisme4 ,en effet1 une analyse exacte la rduirait peut-tre au premi] de ces sy/mes1 lequel lui-mme p5*e v]s le second4 ,cep5dant il e/ plus difficile qu'on ne croit de bi5 dt]m9] la doctr9e d',abl>d2 n\s essai]ons de le faire1 aprs l'avoir expose2 mais de son temps mme1 il ne n\s p>at pas qu'on l'ait bi5 juge1 et comme il combattait vivem5t le ralisme1 ou plutt dans le ralisme les ess5ces gnrales1 il fut compt t\t simplem5t avec les nom9ali/es4 ,voici le jugem5t de deux contempora9s trs-clairs1 t\s deux v]ss dans les sci5ces de leur sicle1 et dont aucun ne p>tageait1 mme un faible degr1 les prjugs et les passions qui p]scutr5t ,abl>d2 t\s deux app>t5ai5t ce qu'on p\rrait appel]1 sans trop =c] les mots1 le p>ti libral dans l'glise4 ,l'un1 ,o?on1 vque de ,fris+51 fils d'un sa9t1 mais oncle de l'emp]eur ,frdric ,b>b]\sse1 avait tudi la dialectique l'cole de ,p>is1 et il a excus les op9ions ?ologiques qu'on repro*ait ,gilb]t de la ,porre d'avoir empruntes d',abl>d4 ,l'autre1 ,jean de ,salisbury1 vque de ,*>tres1 ami des lettres1 amateur trs-in/ruit de la dialectique1 et qui a crit sur la philosophie avec beauc\p d'esprit1 avait suivi les leons d',abl>d2 il l'admirait1 il l'aimait1 et il a presque dit de lui que p\r gal] les anci5s il ne lui manquait que l'autorit#ab4 ,t\s deux n'ont vu dans ,abl>d qu'un nom9ali/e4 ,note #ab3 ,metal41 ,i4 ,,iii1 c4 iv4 ,abl>d1 dit ,o?on1 eut d'abord p\r prcepteur un c]ta9 ,rozel9 qui1 le premi] de notre temps1 tablit dans la logique la doctr9e des mots 7s5t5tiam vocum7444 ,t5ant dans les sci5ces naturelles p\r la doctr9e des mots ou des noms1 ,abl>d l'introduisit dans la ?ologie#ac4 ,note #ac3 ,de ,ge/4 ,frid]4 ,i1 ,i4 ,i1 c4 xlvii4--,cf4 ,bruck]1 t4 ,,iii1 p4 #fhe4 ,jean de ,salisbury se plat racont] l'hi/oire des coles de son temps et ratta*] t\tes leurs prt5tions et t\tes leurs dissid5ces la "q des univ]saux2 p> deux fois il a expos avec dtail les solutions div]ses qu'elles en avai5t donnes4 ,n\s avons cit une bonne p>tie de ce qu'il dit dans un de ses ouvrages1 pr5ons dans un autre une citation plus longue et qui p>atra curieuse#ad4 ,note #ad3 ,metal41 ,i4 ,,ii1 c4 xvii4 ,t\s cep5dant ici veul5t pntr] la nature des univ]saux1 et cette "q des plus hautes1 d'une re*]*e si difficile1 ils s'ef=c5t1 contre l'int5tion de l'auteur 7,porphyre71 de la rs\dre4 ,l'un donc fait t\t consi/] dans les mots1 quoique cette op9ion ait auj\rd'hui disp>u presque entirem5t aveo ,roscel91 son auteur#ae4 ,note #ae3 ,dans le ,policraticus1 ,jean de ,salisbury s'exprime a9si3 ,il y a eu des g5s qui disai5t que les g5res et les espces tai5t les voix elles-mmes2 mais cette op9ion a t rejete et a promptem5t disp>u avec son auteur4 7,l4 ,,vii1 c4 xii47 ,un autre ne voit que les disc\rs 7s]mones intuetur71 et y ramne de =ce t\t ce qu'il se s\vi5t d'avoir lu quelque "p t\*ant les univ]saux#af4 ,c'e/ dans cette op9ion que se laissa surpr5dre le pripattici5 palat91 notre *] ,abl>d1 qui a laiss beauc\p de sectateurs et de tmo9s de cette doctr9e1 et qui en cons]ve encore quelques-uns4 ,ce sont mes amis2 quoique1 vrai dire1 la plup>t du temps ils contraign5t et tortur5t la lettre des auteurs au po9t que le coeur le plus dur en aurait piti4 ,ils ti5n5t p\r mon/rueux qu'une *ose s'affirme d'une *ose1 quoique ,ari/ote soit l'auteur de cette mon/ruosit et qu'il dise trs-s\v5t qu'une *ose s'affirme d'une *ose1 ce qui e/ bi5 connu de t\s ceux qui ses ouvrages sont famili]s1 s'ils veul5t tre de bonne foi4 ,note #af3 ,il en e/ cep5dant encore qui sont surpris sur leurs traces 7des nom9ali/es71 quoiqu'ils r\giss5t d'p\s] ouv]tem5t l'auteur ou le sy/me1 et qui1 s'atta*ant aux noms seuls1 assign5t au disc\rs t\t ce qu'ils s\/rai5t aux *oses et aux conceptions4 7,id41 ibid47 ,un autre s'atta*e aux concepts 79 intellectibus71 et dit que les g5res et les espces ne sont que cela#ag4 ,le prtexte e/ pris de ,cicron et de ,boce1 qui cit5t ,ari/ote comme l'auteur de cette doctr9e que les g5res et les espces doiv5t tre reg>ds comme des notions4 ,la notion1 dis5t-ils1 e/ une connaissance de *aque *ose1 qui rsulte de la p]ception antrieure de sa =me et qui a beso9 d'tre claircie4 ,et ailleurs3 ,la notion e/ une c]ta9e intellig5ce et une conception simple de l'me4 ,a9si t\s les textes sont dt\rns p\r que le concept ou la notion embrasse l'univ]salit des univ]saux4 ,note #ag3 ,d'autres considr5t les conceptions1 et affirm5t que c'e/ elles qu'il faut voir s\s les noms des univ]saux4 7,id41 ibid47 ,de ceux qui ti5n5t p\r les *oses1 les op9ions aussi sont nombreuses et div]ses4 ,a9si celui-ci1 de ce que t\t ce qui e/ un e/ en nombre 79 num]o e/1 a l'exi/5ce numrique71 conclut que la *ose univ]selle e/ une en nombre 7exi/e en unit numrique7 ou n'e/ absolum5t pas2 mais comme il e/ impossible que les sub/antiels ne soi5t pas1 ds que ce dont ils sont les sub/antiels exi/e1 nos g5s recueill5t f9alem5t les univ]saux p\r les unir en ess5ce aux individus#ah4 ,dans ce sy/me de la rp>tition des tats#ai1 on a p\r *ef ,gauti] de ,mortagne1 et l'on dit que ,platon e/ individu en tant que ,platon1 espce en tant qu'homme1 g5re en tant qu'animal1 mais g5re subalt]ne1 et en tant que sub/ance1 g5re suprme ou des plus gnraux 7g5]alissimum74 ,cette op9ion a compt quelques df5seurs1 mais il y a longtemps que p]sonne ne la pr(esse plus4 ,note #ah3 ,se saisissant des s5sibles et autres individus1 et reconnaissant qu'ils ont seuls l'tre vritable1 il les fait pass] p> diffr5ts tats1 au moy5 desquels il con/itue dans les individus mmes et ce qui e/ le plus gnral et ce qui e/ le plus spcial 7l'univ]sel et la s+uli]74 7,id41 ibid47 ,note #ai3 ,p>tiuntur /atus1 7,id41 ibid47 ,celui-l s\ti5t les ides2 rival de ,platon1 imitateur de ,b]n>d de ,*>tres1 il dit que hors d'elles ri5 n'e/ espce ou g5re2 or1 l'ide e/1 suivant la df9ition de ,snque1 l'exemplaire t]nel des *oses de la nature1 et comme ces exemplaires ne sont ni sujets la corruption1 ni altrs p> les m\vem5ts qui meuv5t les individus1 et qui1 se succdant presque *aque mom5t1 les font c\l] sans cesse diffr5ts d'eux-mmes1 ils doiv5t tre proprem5t et vritablem5t appels les univ]saux4 ,en effet1 les *oses individuelles sont juges indignes de l'attribution d'un nom sub/antif2 jamais /ables1 t\j\rs fugaces1 elles n'att5d5t mme pas l'appellation1 c> elles *ang5t tellem5t de qualits1 de temps1 de lieux et de proprits de mille sortes1 que t\te leur exi/5ce p>at1 non un tat durable1 mais une transition mobile4 ,n\s appelons tre1 dit ,boce1 ce qui ni n'augm5te p> la t5sion ni ne dim9ue p> la rtraction1 mais se cons]ve t\j\rs s\t5u p> l'appui de sa propre nature3 ce sont les quantits1 les qualits1 les relations1 les lieux1 les temps1 les habitudes1 et t\t ce qui se tr\ve en quelque sorte faire un avec les corps4 ,les *oses jo9tes aux corps p>aiss5t *ang]1 mais demeur5t immutables dans leur nature2 a9si les espces des *oses demeur5t les mmes dans les individus passag]s1 comme dans les eaux qui c\l5t1 le c\rant en m\vem5t demeure un fleuve2 c> on dit que c'e/ le mme fleuve1 d'o ce mot de ,snque1 trang] p\rtant ce sujet3 ,n\s desc5dons et ne desc5dons pas deux fois dans le mme fleuve4 ,or ces ides1 c'e/--dire les =mes exemplaires1 sont les raisons 7df9itions7 primitives des *oses1 elles ne reoiv5t ni accroissem5t ni dim9ution2 /ables et p]ptuelles1 t\t le monde corporel prirait qu'elles ne p\rrai5t m\rir4 ,le nombre enti] des *oses corporelles subsi/e dans ces ides1 et a9si que me semble l'tablir ,augu/9 dans son livre sur le libre arbitre1 comme elles sont t\j\rs1 il a beau arriv] que les *oses corporelles priss5t1 le nombre des *oses n'en augm5te ni ne dim9ue4 ,ce que ces docteurs promett5t e/ gr& sans d\te et connu des philosophes amis des hautes contemplations1 mais1 comme ,boce et beauc\p d'autres auteurs l'atte/5t1 ri5 n'e/ plus loign du s5tim5t d',ari/ote1 c> lui-mme1 on le voit clairem5t p> ses livres1 e/ trs-s\v5t contraire ce sy/me4 ,b]n>d de ,*>tres et ses sectateurs ont pris beauc\p de pe9e p\r mettre l'accord entre ,ari/ote et ,platon2 mais je p5se qu'ils sont v5us trop t>d et qu'ils ont travaill va9em5t p\r rconcili] des morts qui t\te leur vie se sont contr$its4 ,aussi un autre1 p\r exprim] ,ari/ote1 attribue-t-il1 avec ,gilb]t1 vque de ,poiti]s1 l'univ]salit aux =mes natives1 et il s'v]tue p\r expliqu] leur uni=mit#bj4 ,or la =me native e/ l'exemple de l'orig9al#ba1 et elle ne s'arrte pas dans l'esprit de ,dieu1 mais elle e/ inhr5te aux *oses cres2 elle s'appelle en grec ,grec3 eidos1 tant l'ide ce que l'exemple e/ l'exemplaire2 s5sible dans une *ose s5sible1 elle e/ conue ins5sible p> l'esprit1 s+ulire aussi dans les s+uli]s1 mais univ]selle dans t\s4 ,note #bj3 ,il en e/ qui1 la manire des ma?matici5s1 ab/rai5t les =mes et rapport5t aux =mes t\t ce qui se dit univ]saux4 7,id41 ibid447 ,note #ba3 ,exemplum orig9alis2 il vaut mieux lire probablem5t exemplum orig9ale4 ,il y en a un qui1 avec ,josl51 vque de ,soissons1 attribue l'univ]salit aux *oses rassembles en une et la refuse aux individus4 ,mais qu& de l il en a fallu v5ir l'explication des autorits1 il s\ffre gr&e d\leur1 ne p\vant1 dans beauc\p de passages1 support] la grimace du texte indign4 ,il e/ quelqu'un enf9 qui appelle son aide une n\velle langue1 faute d'tre assez habile dans la langue lat9e2 c> lorsqu'on lui p>le de g5res et d'espces1 tantt il dit qu'il faut ent5dre p> l des *oses univ]selles1 tantt il explique que ce sont les manires des *oses4 ,o a-t-il tr\v ce nom8 ,dans quel auteur cette di/9ction8 ,je ne le sais1 si ce n'e/ dans les glossaires ou dans le langage des mod]nes docteurs2 mais je ne vois pas ce qu'ici ce mot veut dire1 s'il ne signifie ou la collection des *oses de ,josl51 ou la *ose univ]selle1 ce qui d'ailleurs rpugne recevoir ce nom de manire4 ,et ce nom1 l'int]prtation ne le peut ram5] qu' ces deux s5s3 la manire e/ ou le nombre des *oses ou l'tat p]man5t de la *ose4 ,et il ne manque pas de g5s qui ne considr5t que les tats des *oses et dis5t que les tats sont les g5res et les espces4 ,cette exposition des sy/mes e/ intressante1 quoique l'on pt en conte/] l'exactitude#bb4 ,a9si il s]ait difficile de dmontr] les titres des p>tisans de ,josl51 ou mme de ceux de ,gauti] de ,mortagne1 si leurs op9ions sont bi5 r5dues1 se voir class] p>mi les rali/es1 les uns n'admettant d'univ]salit que la totalit collective1 les autres runissant dans *aque individu t\s les c>actres et t\s les degrs de gnralit et de p>ticul>it4 ,de mme1 n\s n'acceptons pas sans exam5 le jugem5t sur la doctr9e d',abl>d4 ,mais n\s le pr5ons comme un fait1 et n\s voyons que le premi] en date des hi/ori5s de la philosophie du ,x,i,ie sicle1 plaant entre le conceptualisme que lui-mme pr(essait et le nom9alisme de ,roscel91 ,abl>d le ,palat91 assigne au d]ni] une doctr9e int]mdiaire qui1 procdant de l'un et conduisant l'autre1 a pu tre successivem5t confondue avec t\s les deux4 ,on s'explique comm5t des hi/ori5s po/rieurs1 entre autres ,bruck]1 ont pu di/+u] de la doctr9e d',abl>d le conceptualisme1 qui1 disait-il1 s'c>tait un peu de son hypo?se#bc2 t&is que d'autres ont fait du conceptualisme l'hypo?se mme d',abl>d et sont p>v5us l'en faire pass] p\r le crateur4 ,note #bb3 ,voyez la critique qu'en a faite ,me9]s4 7,de ,nom94 ac ,real4 init4--,soc4 ,gott+4 ,comm5t41 t4 ,,xii1 p>s ,,ii1 p4 #ca47 ,note #bc3 ,nom9ales1 des]ta paulo ,aboel>di hypo!se conceptuales dicti sunt41 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #ijh4 ,quoi qu'il en soit1 pr5ons p\r conv5u ce po9t hi/orique1 ,abl>d a t jug du p>ti des nom9ali/es2 et1 selon ,jean de ,salisbury1 il ne s'e/ di/+u d'eux qu'en ce qu'il imputait l'oraison ce qu'ils attribuai5t aux simples mots4 ,cette op9ion n'aurait1 suivant le mme auteur1 sduit ,abl>d que p>ce qu'elle tait la plus facile compr5dre4 ,il aimait mieux1 en effet1 s\t5ir une ide purile1 une doctr9e d'enfant1 que se r5dre obscur avec une gravit de philosophe1 et1 suivant le prcepte de sa9t ,augu/91 il sacrifiait au dsir de se faire ent5dre1 s]viebat intellectui r]um#bd4 ,n\s av\ons que cette fois il n'y aurait pas russi avec n\s1 et la nuance de nom9alisme qu'on lui attribue n\s p>ait insaisissable#be4 ,on v]ra dans l'expos donn p> lui-mme si ses s5tim5ts ont t bi5 fidlem5t reprs5ts2 lui aussi il a numr et discut t\s les sy/mes contempora9s1 et1 mettant le si5 en reg>d1 il s'e/ pe9t lui-mme autrem5t que ses pe9tres2 mais il n'e/ pas trs-facile reconnatre4 ,note #bd3 ,johan4 ,s>esb4 ,metal41 ,i4 ,,iii c4 i4 ,note #be3 ,aucun auteur n'avait encore russi s'expliqu] les expressions de ,jean de ,salisbury1 et bi5 saisir la di/9ction qu'il met entre ,abl>d et ,roscel94 7,voyez entre autres ,morh(f1 ,polyhi/1 t4 ,,ii1 ,i4 ,i1 c4 xiii1 sec4 #b4--;,d4 ,/ew>t1 ,phil4 de l'esp4 hum41 c4 iv1 sect4 iii1 et note #aa47 ,n\s s]ions dans la mme inc]titude1 sans le manuscrit que n\s analysons au *apitre x4 ,ses traits ont dj t esquisss4 ,en p>lant de la division1 il n\s a dit ce qu'il p5sait du t\t et de ses p>ties1 et l1 ce qu'il p5sait n'tait pas le nom9alisme4 ,en traitant des conceptions1 il a pr(ondm5t di/+u l'intellig5ce de la s5sation1 et attribuant la premire la conception des *oses dont1 sans elle1 n\s n'aurions qu'une image1 il a montr l'intellig5ce suscite et seconde p> les s5s1 mais produisant spontanm5t ses ides qui1 p\r tre valables1 n'ont pas beso91 comme la s5sation1 de se rapport] des ralits individuelles4 ,les univ]saux1 p\r tre les notions de quelque *ose de plus et d'autre que les ralits individuelles1 ne sont donc des ides ni fausses1 ni creuses1 ni va9es1 et ils peuv5t tre valables et solides1 sans suppos] des ess5ces gnrales dont la conception e/ t\j\rs quivoque et gratuite4 ,l1 il s'e/ montr conceptuali/e1 mais sans trace de scepticisme3 il n'a donc pas t vrai nom9ali/e4 ,voici ma9t5ant un trait spcial sur la "q4 ,il e/ dans nos ma9s1 du mo9s en gr&e p>tie1 s\s ce titre3 ,de ,g5]ibus et ,speciebus#bf4 ,je suis port croire que ce titre n'e/ pas le vritable1 ou qu'il n'indique pas compltem5t le sujet de l'ouvrage1 qui probablem5t embrassait t\te la "q4 ,a9si les six ou sept premires pages r\l5t sur le t\t2 elles sont sans d\te un dbris d'une portion d'ouvrage dirige contre la doctr9e de ,roscel9 sur le t\t et les p>ties4 ,on peut suppos] qu'une autre portion du livre traitait des =mes4 ,un fragm5t d'un manuscrit rcemm5t publi n\s appr5d1 ce que tmoignait dj plus d'un passage de la ,dialectique1 que les =mes aussi 7les attributs con/itutifs et ess5tiels7 tai5t df5dues p> ,abl>d contre les atte9tes du nom9alisme1 et ce fragm5t1 rdig p> un de ses p>tisans1 p\rrait bi5 cont5ir des passages recueillis littralem5t ses leons1 ou extraits de ses crits#bg4 ,il n'e/ pas impossible que de n\velles re*]*es dans les biblio?ques un peu ri*es en manuscrits de l'poque1 n\s valuss5t le trait enti] ou quelque dition d'un autre trait sur la "q qui avait le plus ex]c son esprit et signal son enseignem5t4 ,on v]ra que n\s avons pu n\s-mme consult] sur ce sujet un manuscrit d',abl>d que ne m5tionne aucun catalogue4 ,note #bf3 ,p4 ,abael>di fragm5tum sang]man5se de ,g5]ibus et ,speciebus4 ,ouvr4 9d41 p4 #ejg-eej4 ,m4 ,c\s91 qui a publi ce morceau prcieux et inconnu1 l'a dc\v]t la biblio?que du ,roi dans un manuscrit du fonds de ,sa9t-,g]ma9-des-,prs4 7,introd41 p4 xiv et xviii47 ,note #bg3 ,c\s91 ,fragm4 philos41 t4 ,,iii1 ,app5d4 ix1 p4 #did4 ,mais enf91 comme les g5res et les espces sont l'orig9e et le fond vritable de la "q1 et comme n\s possdons sur ce po9t un fragm5t t5du1 tudions-le d'abord dans t\s ses dtails4 ,il comm5ce a9si#bh3 ,note #bh3 ,ouvr4 9d41 ,de ,g5]4 et ,spec41 p4 #eah-eai4 ,sur les g5res et les espces1 les op9ions sont diffr5tes4 ,les uns1 en effet1 affirm5t que les g5res et les espces ne sont que les mots1 lesquels sont gnraux ou p>ticuli]s1 et ils ne leur assign5t aucune place p>mi les *oses2 les autres1 au contraire1 dis5t qu'il y a des *oses gnrales et des *oses spciales1 d'univ]selles et de p>ticulires1 mais ceux-ci mmes se divis5t entre eux3 quelques-uns dis5t que les s+uli]s individuels 7les individus7 sont espces et g5res1 g5res subalt]nes et g5res gnralissimes 7prdicam5ts71 considrs de telle ou telle faon2 d'autres1 au contraire1 imag95t c]ta9es ess5ces univ]selles qu'ils croi5t tre t\t entires ess5tiellem5t dans *aque individu4 ,ce bref expos sp>e d'abord le nom9alisme et le ralisme1 puis dans le ralisme di/+ue deux op9ions3 l'une1 qui n'admet que des individus1 voit dans les individus des univ]saux considrs et re/re9ts d'une c]ta9e manire et plus ou mo9s p>ticul>iss2 c'e/ l'op9ion que ,jean de ,salisbury prte aux p>tisans de ,gauti] de ,mortagne4 ,l'autre admet1 indp5damm5t des individus1 des ess5ces univ]selles qui rsid5t entirem5t en *acun d'eux1 et c'e/ l'op9ion1 l'op9ion premire et foncire de ,guillaume de ,*ampeaux4 ,abl>d entrepr5d l'exam5 de ces op9ions1 en comm5ant p> la d]nire1 dont il donne le dveloppem5t4 ,de t\tes ces op9ions1 re*]*ons ce qui peut raisonnablem5t subsi/]1 et d'abord enqurons-n\s de cette p5se qui se pose a9si3 l'homme e/ une c]ta9e espce1 *ose ess5tiellem5t une1 laquelle advi5n5t c]ta9es =mes1 et elles font ,socrate4 ,cette mme espce ou *ose e/ de la mme manire in=me p> les =mes qui font ,platon et les autres individus de l'espce homme4 ,il n'y a pas en ,socrate1 hormis ces =mes in=mant cette matire p\r faire ,socrate1 quelque *ose qui ne soit en mme temps in=m en ,platon p> les =mes de ,platon2 et cette p5se1 on l'applique des espces aux individus et des g5res aux espces4 ,mais1 s'il en e/ a9si1 qui peut faire que ,socrate ne soit pas en mme temps ,rome et ,a?nes8 ,en effet1 o e/ ,socrate1 l e/ aussi l'homme univ]sel qui a dans t\te sa quantit reu la =me de la socratit1 c> t\t ce que reoit la *ose univ]selle elle le g>de dans t\te sa quantit#bi4 ,si donc la *ose univ]selle affecte t\t entire de la socratit e/ dans le mme temps ,rome t\t entire en ,platon1 il e/ impossible que dans le mme temps n'y soit pas la socratit1 qui cont5ait l'ess5ce t\t entire2 or1 p>t\t o la socratit1 e/ dans un homme1 l e/ ,socrate1 c> ,socrate e/ l'homme socratique4 ,un esprit raisonnable n'a ri5 oppos] cela#cj4 ,note #bi3 ,c'e/ cette proposition qui fait le n]f de l'argum5t2 aussi ,m4 ,c\s9 l'a-t-il attaque1 et il a fait rem>qu] que plus d'une sub/ance1 le moi p> exemple1 peut pr5dre plusieurs =mes1 mais successivem5t1 et en tant t\t entire dans *acune de ses manife/ations1 ne pas les g>d] t\j\rs ni s'id5tifi] avec elles4 ,cela e/ vrai2 mais le moi n'e/ pas univ]sel1 il e/ au contraire une individualit rig\reuse1 et ses manife/ations ou modes ne sont pas des =mes ess5tielles4 ,la proposition d',abl>d3 ,l'univ]sel 7l'ess5ce univ]selle7 contracte et reti5t dans sa totalit t\t ce qu'elle reoit1 e/ vraie hypo?tiquem5t1 c'e/--dire dans l'hypo?se de ,guillaume de ,*ampeaux1 et si l'ess5ce univ]selle e/ intgralem5t dans *aque individu4 ,elle devi5t fausse1 si l'on admet que l'ess5ce de l'espce n'e/ pas id5tique1 mais semblable dans *aque individu2 mais ce n'e/ plus l1 suivant ,abl>d1 la supposition du ralisme absolu4 7,c\s91 ,introd41 p4 cxxxvi47 ,note #cj3 ,ari/ote en juge comme ,abl>d3 ,il e/ impossible1 selon n\s1 qu'aucun univ]sel1 quel qu'il soit1 soit une sub/ance4 ,et d'abord1 la sub/ance premire d'un individu1 c'e/ celle qui lui e/ propre1 qui n'e/ po9t la sub/ance d'un autre4 ,l'univ]sel1 au contraire1 e/ commun plusieurs tres2 c> ce qu'on nomme univ]sel1 c'e/ ce qui se tr\ve1 de la nature1 en un gr& nombre d'tres4 ,de quoi l'univ]sel s]a-t-il donc sub/ance8 il l'e/ de t\s les individus ou il ne l'e/ d'aucun2 et qu'il le soit de t\s1 cela n'e/ pas possible4 ,mais si l'univ]sel tait la sub/ance d'un individu1 t\s les autres s]ai5t cet individu1 c> l'unit de sub/ance et l'unit d'ess5ce con/itu5t l'unit d'tre4 ,d'ailleurs la sub/ance1 c'e/ ce qui n'e/ pas l'attribut d'un sujet2 or1 l'univ]sel e/ t\j\rs l'attribut de quelque sujet4 7,mtaph41 ,,vii1 xiii1 p4 #di du t4 ,,ii de la trad47 ,autre consqu5ce4 ,la sant et la maladie ont leur fondem5t dans le corps de l'animal1 la blan*eur et la noirceur dans le corps seulem5t4 ,que si l'animal qui exi/e t\t enti] dans ,socrate e/ affect de maladie1 ce t\t1 puisqu'il reoit dans t\te sa quantit t\t ce qu'il reoit1 n'e/ nulle "p au mme mom5t sans la maladie2 or ce mme t\t e/ dans ,platon1 il devrait donc y tre malade1 mais il ne l'y e/ pas4 ,de mme p\r la blan*eur et la noirceur relativem5t au corps4 ,a cela1 qu'on ne croie pas *app] en disant3 ,socrate e/ malade1 l'animal ne l'e/ pas4 ,c> si l'on accorde que ,socrate e/ malade1 on accorde que l'animal l'e/ aussi dans l'intrieur#ca4 ,ceux-l ne font pas att5tion l'univ]salit qui prt5d5t qu'en disant que l'animal n'e/ pas malade dans l'univ]salit1 quoique malade dans l'infrieur1 ils n'ent5d5t po9t qu'il n'e/ pas malade dans cet accid5t4 ,ils p\rrai5t l'ent5dre1 au contraire1 et dire qu'il n'e/ po9t malade dans la s+ul>it2 ou s'ils ent5d5t que l'animal dans l'univ]salit1 c'e/--dire l'animal univ]sel1 n'e/ pas malade1 ils se tromp5t1 ds qu'il e/ malade dans l'infrieur1 l'animal univ]sel et l'animal dans l'infrieur tant une mme *ose#cb4 ,note #ca3 ,l'intrieur dit le degr mtaphysique immdiatem5t au-dess\s du prcd5t2 l'infrieur du g5re1 c'e/ l'espce4 ,ici1 c'e/ l'homme et l'homme individuel4 ,note #cb3 ,un mme1 idem4 ,c'e/ l'expression te*nique4 ,l'ess5ce univ]selle e/ un univ]sel rel 7,illud univ]sale7 ou un mme 7neutralem5t7 qui1 id5tique1 dans t\s les individus1 n'e/ div]sifi que p> les =mes auxquelles il e/ comb94 ,il faut se famili>is] avec cette expression4 ,ils aj\t5t3 l'animal univ]sel e/ malade1 mais non en tant qu'univ]sel4 ,qu'ils s'ent5d5t s'ils peuv5t4 ,c> si en disant3 l'animal n'e/ pas malade en tant qu'il e/ univ]sel1 ils ent5d5t que ce qui e/ univ]sel ne lui confre pas la maladie2 c'e/ comme s'ils disai5t3 en tant que s+uli]1 il n'e/ pas malade1 c> ce qui e/ s+uli] ne lui donne pas la maladie davantage4 ,si en disant3 en tant qu'univ]sel1 il n'e/ pas malade1 ils veul5t dire3 retran*ez ce qui e/ univ]sel1 il n'e/ pas malade2 alors il n'e/ ,jamais malade1 puisqu'il e/ t\j\rs univ]sel4 ,et de mme1 si v\s retran*ez ce qui e/ s+uli]1 p>ce qu'aucun s+uli] n'e/ malade en tant et p>ce qu'il e/ s+uli]4 ,a9si n\s avons deux fois en tant que de la manire suivante3 en tant qu'il e/ univ]sel1 l'animal n'e/ pas malade en tant qu'il e/ univ]sel4 ,s'ils ont rec\rs la ress\rce de l'tat#cc et qu'ils dis5t3 l'animal1 en tant qu'il e/ univ]sel1 n'e/ pas malade dans l'tat univ]sel1 qu'ils expliqu5t ce qu'ils veul5t dire p> ces mots3 dans l'tat univ]sel4 ,s'agit-il de la sub/ance ou de l'accid5t8 ,si de l'accid5t1 n\s accordons que ri5 n'e/ malade dans cet accid5t2 si de la sub/ance1 c'e/ de la sub/ance animal ou d'une autre2 si d'une autre1 n\s accordons encore que l'animal n'e/ pas malade dans une sub/ance autre que lui-mme2 si de la sub/ance animal1 il e/ faux alors que l'animal ne soit pas malade dans l'tat univ]sel1 puisque c'e/ l'animal en soi qui a la maladie4 ,je ne leur vois donc pas non plus ce refuge4 ,note #cc3 ,c'e/ l proprem5t le mot introduit1 suivant ,jean de ,salisbury1 p> ,gauti] de ,mortagne4 ,selon ce d]ni]1 univ]sel ou individuel tait une mme sub/ance diffr5ts tats ou diffr5ts degrs2 au fond1 cette doctr9e ab&onnait le ralisme2 mais elle semblait1 au contraire1 en adopt] le pr9cipe1 en mettant l'univ]sel au premi] rang et en le cons]vant jusque dans l'individu4 ,de mme1 t\te diffr5ce qui advi5t au g5re le plus pro*a9 con/itue l'espce1 a9si fait la rationnalit dans l'animal4 ,aussitt1 en effet1 que la rationnalit t\*e cette nature1 celle d'animal1 aussitt l'espce e/ produite1 et la rationnalit tr\ve en elle son fondem5t4 ,elle affecte donc l'animal t\t enti]1 puisque t\t ce que le g5re reoit1 il le reoit dans t\te sa quantit2 mais de la mme manire1 l'irrationnalit affecte en mme temps l'animal t\t enti]2 a9si deux opposs sont dans un mme de la mme manire 79 eodem secundum idem74 ,et qu'ils ne dis5t pas3 il n'e/ po9t inconv5ant#cd que deux opposs soi5t dans un mme univ]sel1 p>ce qu' cela ,porphyre se rcrie1 niant que dans un mme univ]sel soi5t des opposs3 ,il n'a pas ces opposs1 dit-il en p>lant du g5re1 c> il aurait simultanm5t des opposs dans un mme4 ,et cet endroit il aj\te3 ,ni de *oses qui ne sont pas il ne se f]a quelque *ose1 ni les opposs ne sont en un mme#ce4 ,et qu'ils ne croi5t pas se sauv] en disant que l ,porphyre ne ti5t pas p\r absurde que deux opposs soi5t dans un mme1 p\rvu qu'ils ne soi5t pas actuellem5t con/itutifs de la *ose dans laquelle ils sont#cf4 ,sur ce pi$-l1 il ne s]ait pas contradictoire que le blanc et le noir fuss5t dans un mme1 puisqu'ils ne le con/itu5t pas4 ,note #cd3 ,inconv5i5s en scola/ique signifie ce qui rpugne ou ce qui e/ contradictoire1 l'absurde logique4 ,note #ce3 ,en traitant de la diffr5ce1 ,porphyre dit qu'elle e/ ce dont l'espce surpasse le g5re4 ,en effet1 il faut bi5 que l'homme 7espce7 ait de plus que l'animal la rationnalit2 c> si l'animal avait la rationalit1 que re/]ait-il p\r en di/+u] l'espce8 il faudrait que l'animal et galem5t l'irrationnalit1 puisqu'il y a des espces sans raison1 c'e/--dire que l'animal aurait t\tes les diffr5ces la fois2 ce qui ne se peut1 c> il en aurait simultanm5t d'opposes4 ,et ,porphyre aj\te3 ,nec enim omnes oppositas habet2 namque idem simul habebit oppositas1 et plus bas3 ,nec ex 8 quae non sunt aliquid fiet1 nec 9 eodem simul opposita erunt4 ,c'e/ du mo9s a9si que se lit le passage dans la seule v]sion de ,porphyre que n\s croyons qu',abl>d ait eue s\s les yeux4 7,boe?41 9 ,porph4 a se transl41 t4 ,,iv1 p4 #f47 ,cep5dant il cite les deux passages en des t]mes un peu diffr5ts1 et qui traduis5t plus exactem5t le texte3 ,grec3 ,oute de pasas tas antikeim5as e*ei epei to auto ama exei ta antikeim5a4444444 oute e* ouk onton ti g5etai1 oute ta antikeimea ama p]i to auto e/ai4 7,isag41 ,,iii47 ,note #cf3 ,porphyre dit en effet au mme endroit3 ,pote/ate quidem habet omnes diff]5tias sub se1 actu v]o nullam4 ,le mme a bi5 t\tes les diffr5ces en puissance1 mais aucune en acte2 c'e/--dire que l'animal peut tre l'animal sans raison comme l'animal raisonnable1 mais qu'il ne saurait tre actuellem5t l'un et l'autre1 non plus que l'un ou l'autre1 sans cess] d'tre le g5re4 ,c'e/ bi5 en effet de la diffr5ce con/itutive que p>le ici ,porphyre2 mais le raisonnem5t d',abl>d n'en e/ pas mo9s plausible4 ,il y a plus de simplicit dans ce que dis5t quelques-uns1 que les diffr5ces advi5n5t bi5 au g5re1 mais n'ont pas leur fondem5t dans le g5re2 c> on dit que ce qui e/ p> soi e/ ce qui se s]t soi-mme de sujet#cg4 ,mais je rponds que l'espce a t faite du g5re et de la diffr5ce sub/antielle1 et comme dans la /atue l'aira9 e/ la matire et la figure e/ la =me1 de mme le g5re e/ la matire de l'espce1 dont la diffr5ce e/ la =me4 ,c'e/ l la matire qui reoit la =me4 ,a9si1 dans l'espce con/itue1 le g5re s\ti5t la =me1 c> une fois con/itue1 l'espce e/ compose de matire et de =me1 c'e/--dire de g5re et de diffr5ce2 et a9si n\s rev5ons au mme po9t1 et la diffr5ce a son fondem5t dans le g5re4 ,note #cg3 ,il faut aj\t] p\r claircir la ?se3 ,et le g5re n'e/ po9t le sujet fondam5tal de la diffr5ce1 c> il s]ait l'espce2 donc1 n'tant pas sujet fondam5tal1 il n'e/ pas p> soi1 p] se4 ,mais ils dis5t3 la rationnalit a bi5 son fondem5t dans la *air1 qui e/ un g5re en dehors de l'espce et non un g5re de l'espce homme4 ,ils admett5t donc deux impossibilits3 la premire1 c'e/ que le g5re soit hors de l'espce et de ses individus1 malgr ce que dit ,boce3 ,la similitude des espces div]ses1 laquelle ne peut tre que dans les espces et leurs individus1 con/itue le g5re#ch2 la seconde1 c'e/ qu'une *ose soit exi/ante dans l'espce1 et que la mme *ose au mme mom5t soit le g5re hors de l'espce1 et que cette *ose 7corps ou *air7 ne soit pas seulem5t le g5re4 ,note #ch3 ,boe?4 ,9 ,porph4 a se transl41 t4 ,,ii1 p4 #ej4--,l'artifice de l'objection e/ de sub/itu] le corps l'animal et la *air au corps1 p\r en faire le fondem5t de la raison4 ,c> le corps n'e/ pas le g5re de l'espce homme1 et la *air e/ une espce du corps4 ,de cette manire1 l'homme tant la raison inc>ne et non plus l'animal rationnel1 n'e/ plus une espce compose de la diffr5ce p\r =me et du g5re p\r matire4 ,abl>d n'a pas de pe9e montr] que cette composition e/ arbitraire et contraire aux rgles de l'art4 ,de plus1 si la =me a son fondem5t dans l'espce 7et elle l'aurait1 si elle ne l'avait dans le g5re et si la rationnalit tait l'humanit mme1 en dehors de l'espce compose alors d'humanit et d'animalit71 elle a son fondem5t dans une *ose con/itue d'elle-mme et du g5re1 et c'e/ a9si le con/itu mme qui s]t de fondem5t au con/ituant2 d'o il suivrait que l'intellig5ce peut disjo9dre la =me et le fondem5t4 ,c'e/1 en effet1 un p\voir de l'esprit que de conjo9dre les disjo9ts et disjo9dre les conjo9ts2 mais quel esprit aurait le p\voir de sp>] la rationnalit et l'homme1 la rationnalit tant r5f]me dans l'homme8 ,la rationnalit e/ quelque *ose1 elle doit donc tre cont5ue dans un des membres de la gr&e division d',ari/ote3 ,les *oses ou sont dites d'un sujet et ne sont dans aucun sujet1 ou sont dans un sujet et ne sont dites d'aucun sujet1 ou sont dites d'un sujet et sont dans un sujet1 ou ne sont ni dans un sujet ni dites d'aucun sujet#ci4 ,ils *oisiront1 je p5se3 ,elle e/ ce qui se dit d'un sujet et e/ dans un sujet4 ,c> la rationnalit e/ dite d'un sujet1 qu& on dit cette rationnalit2 elle e/ dans un sujet1 qui e/ l'homme4 ,que si elle e/ dans l'homme ou dans un sujet1 elle n'y e/ pas comme une c]ta9e p>tie1 mais en sorte qu'il lui soit impossible de subsi/] sans ce sujet mme3 c> c'e/ a9si qu',ari/ote df9it tre dans un sujet2 mais elle e/ p>tie =melle de l'homme1 elle e/ donc p>tie1 et il faut lui *]*] un sujet dont elle ne soit po9t p>tie4 ,note #ci3 ,c'e/ la gr&e division des *oses tablie au comm5cem5t des ,catgories d',ari/ote1 ,,ii1 et dans ,boce1 ,9 ,pr$ic4 ,ari/41 t4 ,i1 p4 #aai4 ,la division d',ari/ote n'e/ indique dans ,abl>d que p> les premi]s mots de son texte1 ce qui semble pr\v] que n\s n'avons pas un ouvrage a*ev1 mais le canevas d'un ouvrage1 ou un mmorial d'argum5ts sur la "q4 ,mais1 diront-ils1 la rationnalit e/ dans l'homme comme dans un sujet1 et elle n'e/ pas en lui comme p>tie intgrale2 c'e/ l seulem5t ce que n'a pas v\lu ,ari/ote4 ,a cela je prote/e1 et je dis3 ,l'animal e/ dans l'homme comme en un sujet1 et il n'y e/ pas comme p>tie intgrale4 ,s'ils dis5t que la d]nire p>tie de la df9ition ne lui convi5t pas1 savoir3 en sorte qu'il lui soit impossible de subsi/] sans ce sujet mme1 vu qu'il e/ possible que l'animal soit sans l'homme et sans les autres infrieurs1 non pas actuellem5t1 bi5 ent5du1 mais en gnral2 dites-leur la mme *ose de la rationnalit1 c>1 suivant eux1 qu& mme la rationnalit ne s]ait dans aucun1 elle subsi/]ait dans la nature4 ,expliquons ce raisonnem5t4 ,si la rationnalit e/ dans le sujet homme comme une p>tie qui en peut tre sp>e1 qu'e/-ce que le sujet homme sp> de cette p>tie8 ce n'e/ plus l'homme4 ,si l'on objecte qu'elle en e/ p>tie =melle et non intgrale1 on peut rpondre qu'alors l'animal aussi e/ dans le sujet homme et n'en e/ po9t p>tie intgrale2 p\rtant de l'homme retran*ez l'animal1 que re/]a-t-il8 ,si l'on dit que l'animal ne peut tre dans le sujet homme comme la rationnalit1 p>ce qu'il e/ possible de l'en sp>] sans qu'il cesse de subsi/]1 att5du que l'animal peut subsi/] sans l'homme1 ceux qui font de la rationnalit une ess5ce subsi/ante n'en doiv5t-ils pas dire la mme *ose8 ,il faut donc admettre que la rationnalit et l'animalit sont dans le sujet homme de la mme manire et sont galem5t ncessaires p\r le con/itu]1 et que la rationnalit n'e/ pas plus que l'animalit une ess5ce subsi/ante en dehors de l'animal huma94 ,l'extrait qu'on vi5t de lire conti5t une polmique assez vive contre la ?orie gnrale de l'exi/5ce propre des ess5ces gnriques ou spciales1 di/9ctes des individus et cep5dant rsidant id5tiquem5t et intgralem5t dans les individus4 ,la p5se pr9cipale d',abl>d1 c'e/ que cette ?orie tablit1 entre les lm5ts con/ituants des tres1 des rapports qui ne r5tr5t plus dans les cadres de l'ontologie logique2 ils ne sont plus1 en effet1 matire et =me1 g5re et diffr5ce4 ,ou bi5 il faut admettre des ess5ces hir>*iques1 entre lesquelles1 du mom5t qu'on les ti5t p\r relles et subsi/antes1 on ne sait plus quelles relations assign]1 c> o e/ le rapport ontologique possible entre une sub/ance univ]selle et une sub/ance individuelle8 ,ou bi5 il faut n'attribu] l'tre proprem5t dit qu'aux sub/ances univ]selles et rduire les diffr5ces tant spcifiques qu'individuelles de simples accid5ts1 et c'e/ encore une extrmit incompatible avec la nature des tres4 ,mais la ?orie peut pr5dre encore d'autres =mes1 employ] d'autres argum5ts1 et ,abl>d en p>c\rt rapidem5t t\s les po9ts de vue1 sans m>qu] t\j\rs les divisions naturelles de l'argum5tation2 il passe sans transition d'une ide une autre ide1 d'une objection une rponse1 et quelquefois il ne fait qu'indiqu] le raisonnem5t1 t&is qu'ailleurs il le dveloppe avec complaisance4 ,son ouvrage ressemble un recueil de notes de/9es l'enseignem5t ou la controv]se4 ,trois objections dta*es qui ne r5tr5t pas dans l'argum5tation prcd5te1 s'(fr5t encore lui1 et il les pose brivem5t en ces t]mes3 #a ,t\t matriel e/ con/itu compltem5t p> sa =me et sa matire2 or la matire de ,socrate e/ l'espce homme1 la =me e/ la socratit1 et cela suffit p\r le con/itu]4--,mais ,socrate e/ aussi compos d'lm5ts1 t\t corps tant compos des quatre lm5ts2 s'ils les dissolv5t1 ils ne peuv5t dire comm5t les lm5ts vi5n5t se runir dans ,socrate1 c> ou ce s]a la matire1 ou une p>tie de la matire1 ou la =me1 ou une p>tie de la =me4 ,or si ce n'e/ ri5 de t\t cela1 un esprit raisonnable ne voit pas comm5t ce peut tre l4 ,quoique la maison soit con/itue p> le mur1 le toit1 le fondem5t et la =me1 cep5dant n\s disons qu'en composition elle e/ de bois et de pi]res1 ce qui peut tre en effet1 p>ce que le bois et la pi]re sont les p>ties des p>ties de la maison4 #b ,les g5res et les espces1 tant des *oses1 sont ou crateur ou crature3 s'ils sont crs1 le crateur a t avant la crature2 a9si ,dieu a t avant la ju/ice et la =ce1 qui sont sans aucun d\te en ,dieu et autre *ose que ,dieu2 donc ,dieu aurait t avant d'tre ju/e et =t4--,mais quelques-uns dis5t que la division de crateur et crature n'e/ pas complte1 ils prfr5t celle d'eng5dr et d'in5g5dr#dj4 ,soit1 et alors les univ]saux sont dits in5g5drs et p>tant cot]nels1 auquel cas1 *ose crim9elle dire1 l'me ne s]ait po9t s\mise ,dieu1 tant cot]nelle ,dieu et n'ayant ni orig9e ni crateur4 ,socrate e/ compos de deux cot]nels ,dieu2 t\te cration n'e/ qu'une conjonction n\velle1 c> la matire et la =me sont deux univ]saux1 et en cette qualit elles sont cot]nelles ,dieu4 ,la fausset e/ manife/e4 ,note #dj3 ,la division de t\tes *oses en crateur et crature tait =t connue1 et avait t mise en valeur p> ,scot ,erigne4 ,en l'employant contre le ralisme1 comme en lui donnant la =me de la division en eng5dr et in5g5dr1 ,abl>d argum5te contre le sy/me des ides t]nelles1 et p> consqu5t contre ,b]n>d de ,*>tres et au fond contre le platonisme4 #c ,enf9 il me vi5t encore cette objection3 c'e/ une mme ess5ce 7l'ess5ce animalit7 qui fait1 avec la rationnalit1 l'homme1 avec l'irrationnalit1 l'ne2 comm5t se fait-il que d'une seule ess5ce deux contraires en fass5t deux8 ,si la nature p]mettait que le blanc et le noir fuss5t la fois dans le mme doigt1 cela ne f]ait pas deux doigts4 ,mais il y a mille *oses qui ne peuv5t se concili] avec cette folie1 et n\s les dvelopp]ions en objection1 si l'on n'en avait dit assez4 ,jusqu'ici1 ,abl>d n'a combattu que la ?orie des ess5ces univ]selles rsidant ess5tiellem5t dans les individus2 c'e/ la doctr9e qui1 suivant son rcit1 dom9ait dans l'cole piscopale de la ,cit1 lorsqu'il y p>ut son t\r et contraignit ,guillaume de ,*ampeaux se rtract]4 ,voici les t]mes dont il se s]t3 ,mon prcepteur ,guillaume1 ar*idiacre de ,p>is1 ayant *ang son anci5 habit1 se conv]tit l'ordre des cl]cs rguli]s444 ,mais sa conv]sion ne le fit r5onc] ni la ville de ,p>is1 ni l'tude habituelle de la philosophie4 ,dans le mona/re mme o il s'tait transport p\r cause de religion1 il t9t immdiatem5t cole sa manire acc\tume4 ,alors moi1 rev5u lui p\r l'ent5dre pr(ess] la rhtorique1 entre autres essais de discussion1 je le =ai1 p> les argum5ts de controv]se les plus vid5ts1 *ang] ou plutt a dtruire son anci5ne doctr9e des univ]saux4 ,son sy/me t\*ant la communaut des univ]saux tait d'tablir que la *ose totale et id5tique rsidait ess5tiellem5t et simultanm5t dans *acun des individus1 en sorte qu'il ne s'y tr\vait aucune div]sit dans l'ess5ce1 mais seulem5t une v>it cause p> la multitude des accid5ts4 ,or1 voici comm5t il am5da cette doctr9e3 il dit dsormais que la *ose id5tique l'tait1 non pas ess5tiellem5t1 mais indiffremm5t1 et comme c'e/ sur ce po9t des univ]saux que s'lve t\j\rs la "q capitale entre les dialectici5s444 lorsqu'il eut a9si corrig ou plutt =cm5t ab&onn sa doctr9e1 son enseignem5t tomba dans un tel dlaissem5t qu' pe9e l'admit-on depuis lors pr(ess] la dialectique1 comme si la totalit de l'art consi/ait dans cette "q des univ]saux#da4 ,note #da3 ,ab4 ,op41 ep4 #a41 p4 #h4 ,la dialectique d',abl>d e/ le comm5taire de ce rcit4 ,n\s v5ons d'y lire le rsum de l'argum5tation p> laquelle il =a ,guillaume de ,*ampeaux modifi] sa ?se4 ,il va le p\rsuivre ma9t5ant dans sa n\velle position4 ,c'e/ la doctr9e qu'il appelle doctr9e de l'indiffr5ce1 s5t5tia de indiff]5tia1 et qu'au db il a reprs5te comme n'admettant dans les individus que des univ]saux diffremm5t considrs4 ,on va voir comm5t il l'a dveloppe2 ici n\s analysons au lieu de traduire#db4 ,note #db3 ,id41 ,g54 et ,spec41 p4 #eah-ebb4 ,ri5 absolum5t n'exi/e que l'individu4 ,mais l'individu diffremm5t considr e/ et l'espce1 et le g5re1 et ce qu'il y a de plus gnral 7g5re suprme74 ,socrate1 quant sa nature accessible aux s5s1 e/ un individu1 p>ce que ce qui lui e/ propre ne se retr\ve t\t enti] dans aucun autre homme4 ,la socratit ne donne pas un autre homme que ,socrate4 ,mais l'ide de ,socrate ne conti5t pas t\j\rs t\t ce que dsigne ce nom2 oubliant ,socrate1 l'intellig5ce quelquefois ne considre en lui que ce qui c>actrise l'homme1 savoir l'animal rationnel mortel1 et voil l'espce4 ,c> c'e/ un nom qui peut tre attribu des tres1 div]s quant l'exi/5ce1 les mmes quant la nature2 ce qui s'exprime dans le langage de la scola/ique p> ces mots3 c'e/ un prdicable de plusieurs en quiddit de mme tat2 prdicable 7pro$icabilis71 ce qui peut s'affirm] d'un sujet2 de plusieurs 7de pluribus71 de *oses numriquem5t diffr5tes2 en quiddit 79 quid71 comme prdicat ou attribut ess5tiel2 d'un mme tat 7de eodem /atu71 occupant avec une nature semblable le mme degr de l'*elle ontologique#dc4 ,note #dc3 ,n\s retr\vons ici encore les ides de ,gauti] de ,mortagne2 mais il p>at qu'elles n'tai5t qu'une traduction du sy/me modifi ou du second sy/me de ,guillaume de ,*ampeaux dont la subtilit tait trs-inv5tive4 ,puis1 si l'intellig5ce c>te la rationnalit1 et ne considre que ce que dsigne le mot animal1 ,socrate en cet tat devi5t g5re4 ,enf91 si dlaissant t\tes =mes1 n\s ne considrons en ,socrate que la sub/ance1 alors l'individu ou ,socrate devi5t ce qu'il y a de plus gnral1 ou gnralissime1 pur prdicam5t4 ,et comme v\s p\rriez object] que le propre de ,socrate en tant qu'homme ne se retr\ve pas plus en plusieurs que le propre de ,socrate en tant que ,socrate1 puisque l'homme socratique n'e/ en aucun autre homme que ,socrate1 t\t comme ,socrate lui-mme2 on v\s l'accorde avec cette re/riction3 ,socrate1 en tant que ,socrate1 n'a ri5 de commun qui se retr\ve id5tique dans un autre2 mais en tant qu'homme1 il a beauc\p de *oses communes qui se retr\v5t dans ,platon et les autres individus4 ,c> si ,socrate e/ homme1 ,platon e/ homme comme lui1 mais non ess5tiellem5t comme lui1 c'e/--dire1 en mme ess5ce que lui4 ,on peut raisonn] de mme de l'animal et de la sub/ance4 ,or1 ce quelque *ose de commun qui se retr\ve ou ne se retr\ve pas ailleurs que dans l'individu1 suivant que l'on considre l'individu d'une manire on d'une autre1 c'e/ prcism5t ce qu'on appelle le non-diffr5t ou plutt l'indiffr5t 7indiff]5s74 ,cette doctr9e de l'indiffr5ce se rfute p> l'autorit et p> la raison4 ,l'autorit1 c'e/ ,porphyre4 ,il dit3 ,les *oses les plus gnrales sont au nombre de dix2 les plus spciales sont en un c]ta9 nombre1 mais non pas inf9i2 les individus sont en nombre inf9i#dd4 ,or1 dans le sy/me en "q1 les individus1 en tant que sub/ances1 sont les *oses les plus gnrales et cess5t d'tre en nombre inf9i4 ,note #dd3 ,isagog4 ,,ii1 et ,boe?41 ,9 ,porph41 ,i4 ,,iii1 p4 #ge4 ,on rpond prcism5t p> la non-diffr5ce4 ,oui1 dit-on1 les g5res les plus gnraux sont inf9is en nombre ess5tiellem5t1 c'e/--dire que les g5res les plus gnraux compr5n5t des ess5ces en nombre inf9i4 ,mais si on les comp>e1 elles se confond5t p> t\t ce qu'elles ont de commun1 de non-diffr5t1 d'indiffr5t1 et alors elles ne sont plus que dix1 les dix g5res les plus gnraux3 ce qu'on exprime en disant que ces mmes g5res sont en nombre inf9i p> l'ess5ce et seulem5t dix p> l'indiffr5ce4 ,p> exemple1 autant d'individus de sub/ance1 autant de sub/ances et p> consqu5t autant de g5res les plus gnraux2 et cep5dant t\s ces individus se rduis5t un seul g5re le plus gnral1 la sub/ance1 p>ce que s\s ce rapport ils ne diffr5t po9t1 indiff]5tia sunt4 ,mais ,porphyre dit encore que la collection de plusieurs en une nature e/ l'espce1 et plus nombreuse1 elle e/ le g5re#de4 ,cela peut-il se dire de l'individu8 ,socrate communique-t-il sa nature ,platon8 ,l'homme de ,socrate1 l'animal qui e/ en lui1 e/-il en un autre qui ne soit pas ,socrate1 en quelqu'un hors de ,socrate8 ,comm5t donc1 si les individus sont le g5re1 peuv5t-ils mettre leur nature en commun8 ,note #de3 ,porph4 ibid41 et ,boe?41 p4 #gj4 ,on v\s rpondra1 en rec\rant l'indiffr5ce 7ad indiff]5tiam curr5tes71 que ,socrate1 en tant qu'homme1 rassemble 7colligit7 ,platon et t\s les autres hommes1 puisque1 s\s ce rapport1 il e/ l'ess5ce indiffr5te de l'homme1 et p> consqu5t de t\s les hommes4 ,a9si1 comme ess5ce indiffr5te1 ,socrate e/ ,platon4 ,mais voici t\j\rs ,porphyre3 ,le g5re e/ ce qui s'affirme de plusieurs diffr5ts en espce1 l'espce ce qui s'affirme de plusieurs diffr5ts en nombre#df4 ,et alors1 comme ,socrate1 en l'tat d'animal1 e/ un g5re1 il e/ inhr5t plusieurs espces diffr5tes2 en l'tat d'homme1 il e/ une espce1 et il app>ti5t plusieurs qui diffr5t numriquem5t4 ,or1 comm5t s\t5ir que l'animal ou l'homme qui e/ ,socrate1 soit inhr5t un autre que lui-mme8 ,note #df3 ,porph4 ibid41 et ,boe?41 t4 ,,ii1 p4 #fj et #gb4 ,alors on v\s dira que sans d\te ,socrate en aucun tat1 c'e/--dire quelque degr ontologique qu'on le place1 n'app>ti5t ess5tiellem5t p]sonne qu' lui2 mais que dans l'tat d'homme1 c'e/--dire considr comme espce homme1 on peut dire qu'il e/ inhr5t plusieurs1 p>ce que plusieurs lui sont inhr5ts1 comme non diffr5ts de lui1 comme indiffr5ts4 ,de mme1 si on le pr5d comme animal4 ,ici on se heurte contre l'autorit de ,boce3 ,l'espce n'e/ pas autre *ose qu'une p5se collective qui se recueille de la ressemblance sub/antielle d'individus qui diffr5t numriquem5t4 ,le g5re e/ une p5se tire de la ressemblance des espces#dg4 ,or1 ceci ne s'accorde pas avec la doctr9e en "q2 ,socrate1 comme homme1 e/ une espce qui n'e/ pas recueillie de plusieurs1 n'tant pas dans plusieurs2 et de mme p\r ,socrate pris comme animal4 ,faut-il donc admettre que ,socrate comme homme se recueille et de soi-mme et de ,platon et des autres2 que t\t individu soit1 en tant qu'homme1 recueilli de lui-mme8 mais cela e/ ridicule4 ,ce n'e/ pas l'individu qui rassemble les autres individus ou les autres espces2 c'e/ l'inv]se4 ,les g5res et les espces ne sont pas les concepts d'un seul individu1 dit ,boce#dh1 mais sont la collection ou la conception commune qu'opre l'intellig5ce de t\s les individus4 ,dire que ,socrate comme homme e/ une espce1 c'e/ donc dire que l'espce e/ la collection d'un individu4 ,note #dg3 ,boe?41 ,9 ,porph41 ,i1 l1 p4 #eh4 ,note #dh3 ,id41 ,9 ,pro$ic41 lib4 l1 p4 #abj4 ,aprs l'autorit1 que dit la raison8 ,si t\t individu huma91 en tant qu'homme1 e/ une espce1 on peut dire de ,socrate3 ,cet homme e/ une espce2 or ,socrate e/ un homme2 donc ,socrate e/ une espce4 ,le syllogisme e/ rguli]#di4 ,note #di3 ,c'e/ le syllogisme du premi] mode de la premire ligure 7,prem4 ,analyt4 ,i1 iv1 p4 #ab1 t4 ,,ii de la trad4 de ,m4 ,b4 ,/4-,hilaire47 ,j'argum5te4 #a ,si ,socrate e/ une espce1 ,socrate e/ un univ]sel2 #b s'il e/ un univ]sel1 il n'e/ pas un s+uli]2 #c s'il n'e/ pas un s+uli]1 il n'e/ pas ,socrate4 ,on rsi/]a la seconde consqu5ce1 c> dans ce sy/me t\t univ]sel e/ un s+uli]1 t\t s+uli] e/ un univ]sel div]sem5t considr4 ,je rponds3 ,la sub/ance e/ ou univ]selle ou s+ulire4 ,c'e/ l1 je p5se que p]sonne ne le nie1 une division suivant l'accid5t#ej4 ,or1 comme dit ,boce dans le livre des ,divisions1 celles-ci ont cette rgle commune que t\t ce qui e/ a9si divis doit l'tre en opposs#ea4 ,en sorte que si n\s divisons le sujet p> les accid5ts1 n\s ne disions pas3 ,p>mi les corps1 les uns sont blancs1 les autres d\x1 p>ce qu'il n'y a pas opposition1 mais p>mi les corps1 les uns sont blancs1 d'autres noirs1 d'autres ni noirs ni blancs4 ,voici1 d'aprs cela1 comm5t il faudrait s'y pr5dre p\r ni] que cette division ,t\te sub/ance e/ ou univ]selle ou s+ulire1 soit suivant l'accid5t3 il faudrait dire qu'il n'y a pas plus d'opposition entre univ]sel et s+uli] qu'entre blanc et d\x4 ,note #ej3 ,voy4 ci-dessus1 c4 vi1 t4 ,i1 p4 #dcf4 ,note #ea3 ,boe?41 ,de ,divis41 p4 #fdh4 ,ils dis5t1 eux1 que ,boce n'a po9t p>l de t\tes les divisions suivant l'accid5t1 mais des rgulires2 si v\s leur dem&ez quelles sont les rgulires1 ils rpond5t3 celles auxquelles la rgle s'applique4 ,voyez quelle e/ leur impud5ce6 lorsque l'autorit dit si clairem5t1 en p>lant des divisions selon l'accid5t3 ,celles-ci ont t\tes cette rgle commune1 etc41 ils prt5d5t faussem5t que cela n'e/ pas dit univ]sellem5t4 ,mais ils ne ti5dront pas l1 c> l-dessus prcism5t1 sur l'univ]sel et le s+uli]1 l'autorit les contr$it3 aucun univ]sel n'e/ s+uli] et aucun s+uli] n'e/ univ]sel4 ,boce1 en p>lant de cette division3 ,la sub/ance e/ ou univ]selle gu s+ulire1 dit dans son comm5taire sur les ,catgories3 ,il ne se peut que l'accid5t pr5ne la nature de la sub/ance1 ni la sub/ance celle de l'accid5t444 ni la p>ticul>it1 ni l'univ]salit ne pass5t l'une dans l'autre1 c> l'univ]salit peut tre affirme de la p>ticul>it1 comme animal de ,socrate ou de ,platon1 et la p>ticul>it accepte l'attribution d'univ]salit1 mais non en sorte que l'univ]salit devi5ne p>ticul>it1 ni que ce qui e/ p>ticuli] devi5ne univ]salit#eb4 ,univ]salit et p>ticul>it1 ces noms sont pris p\r l'univ]sel et le p>ticuli]1 les exemples n\s l'appr5n5t1 tmo9 celui d'animal et de ,socrate4 ,a ceci1 ri5 ne peut tre oppos de raisonnable4 ,note #eb3 ,boe?41 ,9 ,pro$ic41 t4 ,i1 p4 #abj4 ,cep5dant ils ne se ti5n5t po9t tranquilles et ils dis5t3 ,aucun s+uli]1 en tant que s+uli]1 n'e/ univ]sel1 et rciproquem5t2 mais qu& il e/ univ]sel1 le s+uli] e/ univ]sel1 et rciproquem5t4 ,contre cela1 voici les p>oles que je dis4 ,aucun s+uli] en tant que s+uli] p>at avoir ce s5s3 aucun s+uli] demeurant s+uli] n'e/ univ]sel demeurant univ]sel2 ce qui e/ consquemm5t faux1 c> ,socrate demeurant ,socrate e/ homme demeurant homme4 ,la proposition p\rrait encore avoir ce s5s3 ce qui e/ le s+uli] ou la s+ul>it ne confre aucun s+uli] d'tre univ]sel1 ou bi5 elle enlve l'homme s+uli] l'univ]salit2 ce qui e/ compltem5t faux entre ,socrate et l'homme1 c> en ,socrate ce qui e/ ,socrate implique l'homme et n'int]dit aucun s+uli] d'tre quelque *ose d'univ]sel1 puisque1 suivant eux1 t\t s+uli] e/ univ]sel4 ,de mme1 s'ils dis5t3 ,socrate1 en tant qu'il e/ ,socrate1 c'e/--dire dans t\te la proprit qui lui vaut d'tre dsign p> le nom de ,socrate1 n'e/ pas l'homme en tant qu'homme1 c'e/--dire en t\te cette proprit que dsign5t ces mots c'e/ un homme2 voil qui e/ encore faux1 c> ,socrate dsigne l'homme socratique1 et en lui l'homme ou ce que signifie le nom d'homme4 ,enf9 s'ils dis5t3 ,socrate1 dans t\te cette proprit qui motive la dsignation p> le nom de ,socrate1 n'e/ pas uniquem5t ce que signifie homme1 que p\rront-ils conclure de l8444 ,qu'un autre se *>ge d'en jug]4 ,d'aprs le pr9cipe de ,porphyre que l'espce e/ compose du g5re et de la diffr5ce sub/antielle1 comme la /atue de l'aira9 et de la figure1 la matire1 a9si que la diffr5ce1 e/ une p>tie de l'espce4 ,l'espce elle-mme en e/ le t\t df9itif4 ,ces deux p>ties sont donc corrlatives1 et opposes l'une l'autre2 et comme un pre n'e/ pas le pre de soi-mme1 mais d'un autre1 un t\t e/ le t\t d'autre *ose que lui-mme1 le t\t de ses p>ties2 et la p>tie e/ p>tie1 non pas d'elle-mme1 mais du t\t qui n'e/ pas elle4 ,mais si l'homme et sa matire ne font qu'un 7ce qui arrive dans la doctr9e ici combattue2 l o l'espce mme n'e/ que le g5re div]sem5t considr1 l'espce homme n'e/ ess5tiellem5t que le g5re animal71 si1 l'espce tant un t\t compos de sa matire et de sa diffr5ce1 l'espce homme ne fait qu'un avec sa matire animal1 l'espce s]a un t\t compos de lui-mme et d'un autre1 ce qui e/ impossible4 ,en d'autres t]mes1 si l'espce homme et l'animal1 son g5re1 ne font qu'un mme1 comme t\t g5re e/ inhr5t son espce1 le mme e/ inhr5t au mme1 ce qui ne peut tre4 ,que ce qui e/ soi puisse tre inhr5t soi1 c'e/ ce qui ne saurait se compr5dre1 dit ,boce#ec4 ,note #ec3 ,te/ante ,boe?io sup] ,topica ,tullii 9 comm5t>io1 libro primo4 7,p4 #gfi47 ,voila une preuve qu',abl>d connaissait le comm5taire de ,boce sur les ,topiques de ,cicron4 ,de cette discussion du ralisme1 il rsulte que les *oses gnrales ne sont pas1 proprem5t p>l]1 des *oses2 et si elles ne sont pas des *oses1 il semble1 d'aprs une anti?se =t usite1 qu'elles sont des mots4 ,on conoit donc que p\r avoir conte/ aux *oses gnrales leur ralit1 ,abl>d ait t accus d'avoir s\t5u le nom9alisme4 ,l'imputation n'e/ pas exacte1 si l'on ent5d p> nom9alisme la doctr9e a9si appele dans l'hi/oire4 ,il faut di/+u] en effet entre ceux qui1 p> =me de rfutation et p\r conva9cre leurs adv]saires d'erreur1 dis5t aux ennemis du ralisme que1 si les univ]saux ne sont pas des ess5ces1 alors ils ne sont que des mots2 et ceux qui tabliss5t volontairem5t et dogmatiquem5t que les univ]saux sont et doiv5t tre des noms4 ,l'allgation des premi]s e/ une critique1 une consqu5ce extrme t\rne crime1 une accusation4 ,celle des seconds e/ une doctr9e av\e4 ,les premi]s ent5d5t que les *oses qui ne sont que des ides ne sont que des mots1 des sons de la voix4 ,les seconds prt5d5t que les univ]saux ne sont pas mme des ides1 mais des mots sans ides1 des noms sans objet mme intellectuel4 ,cette di/9ction assez subtile et qui1 je crois1 avait t nglige1 doit tre prs5te qui veut bi5 apprci] les op9ions et les hommes que cette controv]se a mis en scne4 ,a9si1 il e/ bi5 p]mis de s\t5ir encore qu',abl>d a t nom9ali/e1 si l'on ent5d p> l que du conceptualisme qu'on lui attribue au nom9alisme1 il y a si peu de di/ance qu'on ne veut pas s'y arrt]2 mais il s]ait hi/oriquem5t faux de dire que la doctr9e d',abl>d ait t le nom9alisme1 et qu'il n'ait fait que rpt] ,roscel94 ,c'e/ peu prs a9si qu'on prt5d quelquefois1 du po9t de vue d'un ca?olicisme rigide1 absolu1 que ds qu'un homme e/ gallican il e/ jansni/e1 et ds qu'il e/ jansni/e1 prote/ant4 ,et cep5dant il y aurait m5songe prt5dre que le gallicanisme1 le jansnisme1 et le prote/antisme ne soi5t pas des doctr9es et des sectes pr(ondm5t di/9ctes4 ,att5dons-n\s donc voir ,abl>d1 ab&onnant le ralisme comme va9cu1 port] la gu]re sur le t]ra9 du nom9alisme#ed4 ,note #ed3 ,de ,g5]4 et ,spec41 p4 #ebb-ebd4 ,abordons1 dit-il1 l'op9ion qui veut que les g5res et les espces ne soi5t que des mots univ]sels et p>ticuli]s1 prdicats ou sujets1 et non pas des *oses4 ,il faut d'abord cit] l'autorit qui affirme quo ce sont des *oses4 ,l'espce1 avons-n\s vu dans ,boce#ee1 n'e/ qu'une p5se recueillie de la similitude sub/antielle d'individus numriquem5t dissemblables2 le g5re e/ une p5se recueillie de la similitude des espces4 ,or1 qu'il reg>de ces similitudes comme des *oses1 c'e/ ce qu'il montre un peu plus haut ouv]tem5t on disant3 ,il y a de telles *oses dans les tres corporels et dans les s5sibles2 l'intellig5ce en conoit au del des objets s5sibles#ef4 ,le mme ,boce dit encore3 ,puisque les premi]s g5res des *oses sont au nombre de dix1 il fallait ncessairem5t que ce ft aussi le nombre des mots simples qui se dirai5t des *oses simples#eg4 ,mais eux1 p> les g5res1 ils expliqu5t qu'il faut ent5dre les manires#eh4 ,ari/ote dit dans le ,p]i ,h]m5eias3 ,p>mi les *oses1 les unes sont univ]selles1 les autres p>ticulires#ei4 ,mais p\r expliqu] ce passage1 ils dis5t3 ,les *oses1 c'e/--dire les mots4 ,qu& je p>le d'animal1 dit ,boce1 je dsigne une sub/ance qui s'affirme de plusieurs4 ,que cette autorit nonce p> l qu'il y a des *oses univ]selles#fj1 qu& il aj\te3 ,s'affirm] de plusieurs1 ce qui e/ la df9ition de l'univ]sel1 que ce soi5t des *oses prises comme prdicats et comme sujets1 ,boce le reconnat en disant3 ,la proposition prdicative nonce que la *ose qu'elle pose comme sujet doit pr5dre le nom de la *ose qu'elle pose comme prdicat#fa4 ,ne p\vant rsi/] raisonnablem5t des autorits aussi claires1 ils dis5t que les autorits m5t5t1 ou bi51 *]*ant les int]prt]1 ils font comme ceux qui ne sav5t pas cor*]1 ils c\p5t la peau4 ,note #ee3 ,boe?41 ,9 ,porph41 p4 #ef4 ,note #ef3 ,le passage se tr\ve peu de lignes avant le prcd5t4 ,on p\rrait conte/] qu'il ait positivem5t dans l'auteur primitif le s5s qui lui e/ ici donn1 et qu'il signifie que les gnralits sont des *oses4 ,boce vi5t de dire que les objets des conceptions gnrales diffr5t de ces conceptions1 puisque celles-ci reprs5t5t ces objets comme s'ils exi/ai5t en eux-mmes1 t&is qu'il n'en e/ ri51 et il se fait cette objection3 si ces conceptions sont inexactes1 elles sont fausses1 et alors il e/ inutile de s'en occup]4 ,mais il rpond qu'il arrive sans cesse l'ent5dem5t de considr] les *oses autrem5t qu'elles ne sont1 sans tomb] dans le va9 ni dans le faux4 ,a9si l'ent5dem5t dta*e d'une *ose une proprit qu'il considre en elle-mme1 c'e/--dire autrem5t qu'elle n'e/ dans la ralit1 et il russit a9si la mieux connatre4 ,il y a donc de telles *oses dans les objets corporels et s5sibles4 ,elles se conoiv5t en dehors des s5sibles1 p\r que leur nature puisse tre pntre et leur proprit comprise4 ,le lat9 dit3 ,sunt igitur hujusmodi res 9 corporalibus atque 9 s5sibilibus rebus4 ,intelliguntur autem praet] s5sibilia1 ut eorum natura p]spici et proprietas valeat compreh5di4 ,n'e/-il pas vid5t que le mot res e/ employ l p\r exprim] ce dont on p>le1 et p>ce que le langage e/ involontairem5t rali/e8 ,note #eg3 ,boe?41 ,9 ,pra$ie41 p4 #aad4 ,note #eh3 ,ces div]ses citations tai5t probablem5t dev5ues triviales dans la controv]se1 et ici ,abl>d fait trs-succ9ctem5t allusion aux int]prtations div]ses que les div]s sy/mes en donnai5t p\r n'en po9t tre emb>rasss4 ,n\s savons p> ,jean de ,salisbury qu'il y avait des g5s qui p> les mots de g5res et d'espces ent5dai5t tantt les *oses univ]selles1 tantt la manire des *oses1 r]um man]iem4 ,c'e/ probablem5t ce qu',abl>d appelle ici man]ias4 ,en t\t cas1 le mot p>aissait n\veau et obscur l'auteur du ,metalogicus1 qui tr\vait qu'il ne devait signifi] que la collection des *oses ou la *ose univ]selle1 et que cep5dant il ne p\vait p> l'tymologie exprim] que le nombre des *oses1 ou l'tat dans lequel la *ose demeure telle1 talis p]manet4 ,ce d]ni] s5s tait probablem5t le vritable1 et n\s sommes volonti]s de l'avis de ,bruck]1 qui croit qu'il exprime la demeure des *oses dans le se9 des *oses univ]selles1 ,grec3 diamon tn ontn2 et cette expression aurait a9si t conduite peu peu un s5s appro*ant du s5s mod]ne1 la ,manire d'tre4 ,je ne sais o l'on a tr\v ce mot1 dit ,jean de ,salisbury4 ,ce qu'il faut rem>qu] au re/e1 c'e/ que cette doctr9e des manires1 l'auteur du ,metalogicus la classe dans le ralisme1 et ,abl>d avec plus de raison dans le nom9alisme4 7,de ,g54 et ,spec41 p4 #ebc4--;,johan4 ,s>esb41 ,metal41 t4 ,,ii1 c4 xvii4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #iji74 ,note #ei3 ,h]m541 ,,vii4--,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 prim41 p4 #cch4--;,il semble qu',abl>d avait encore une autre v]sion du ,de ,int]pretatione que la v]sion de ,boce1 c> il cite a9si la phrase d',ari/ote3 ,r]um aliae sunt univ]sales1 aliae sunt s+ul>es1 et il y a dans la v]sion de ,boce3 ,sunt haec r]um univ]salia1 illa v]o s+ul>ia4 ,les t]mes cits ,p> ,abl>d sont con=mes la v]sion de ,pacius1 7dit4 de ,duval41 t4 ,i1 p4 #ef71 qui lui-mme avait probablem5t suivi quelque traduction antrieure4 ,dans t\s les cas1 si la citation a quelque valeur1 elle la doit au mot r]um1 et il e/1 dans le grec1 ,grec3 tn pragmatn4 ,note #fj3 ,je ne tr\ve pas cette citation dans ,boce4 ,l'dition d',abl>d r5voie l'ouvrage de ce d]ni] sur les ,catgories1 p4 #aca4 ,a cette page on *]*e en va9 les t]mes cits1 mais j'y lis a9si qu'aux pages vois9es1 que les sub/ances secondes se dis5t des sub/ances premires1 mais qu'elles sont mo9s sub/ances que celles-ci1 et qu'elles sont plus ou mo9s ,univ]selles1 t&is que les sub/ances premires sont individuelles4 ,note #fa3 ,de ,syll4 hyp41 p1 #fjg4 ,mais alors ni les g5res ni les espces1 tant univ]selles que s+ulires1 tant prdicats que sujets1 ne sont des mots2 t\t cela n'e/ ri5 du t\t1 c> ils ti5n5t1 comme leur adv]saire1 que ce qui e/ successif ne peut aucunem5t compos] un t\t con/ant2 or les mots sont successifs1 les *oses et les espces ne peuv5t donc pas compos] des t\ts1 elles ne sont ri52 aussi dit-on que l'autorit a m5ti et non qu'elle s'e/ trompe4 ,en outre1 comme la /atue e/ matriellem5t d'aira91 et que la figure e/ sa =me1 l'espce a le g5re p\r matire et p\r =me la diffr5ce4 ,or t\t cela ne saurait s'appliqu] aux mots2 les mots n'ont ni =me ni matire4 ,l'animal e/ le g5re de l'homme1 mais un mot n'e/ nullem5t la matire d'un autre mot1 c> de quel mot ou dans quel mot s]ait-il8 ,du mot animal ne se fait pas le mot homme2 dans le premi] n'e/ pas le second4 ,mais on prt5d que t\t cela e/ faon de p>l] figurative4 ,dire que le g5re e/ la matire de l'espce1 revi5drait dire que la signification du g5re e/ la matire de la signification de l'espce4 ,mais puisque le sy/me e/ que ri5 n'exi/e que les individus1 et que les mots tant univ]sels que p>ticuli]s ne dsign5t au fond que des individus1 homme et animal signifi5t la mme *ose1 et p> consqu5t on peut dire1 en r5v]sant les t]mes3 la signification de l'espce e/ la matire de la signification du g5re4 ,si l'on accorde cela1 et on y e/ bi5 =c1 qu'on se df5de contre ,boce1 qui montre que la diffr5ce du g5re au t\t gt en ceci que le g5re e/ la matire des espces et les p>ties la matire du t\t#fb4 ,que si les espces sont la matire des g5res comme les p>ties du t\t1 le g5re et le t\t ne diffr5t plus1 ils se confond5t4 ,note #fb3 ,boe?41 ,de ,div41 p4 #fdj4 ,enf91 la signification du g5re ne saurait tre la matire de la signification de l'espce1 c> le g5re et l'espce sont une mme *ose dans le sy/me de l'indiffr5ce1 et un mme ne reoit pas de =me p\r se con/itu] lui-mme4 ,mais1 dit ,boce1 le g5re ayant reu la diffr5ce se trans=me en espce#fc4 ,un mme n'e/ po9t p>tie de lui-mme1 c> si le mme tait la fois t\t et p>tie1 le mme s]ait oppos lui-mme4 ,note #fc3 ,id41 ,ibid4 ,voil t\t ce qu',abl>d dit du nom9alisme2 mais c'e/ le cas de rappel] ce que n\s aurions bi5 fait peut-tre de report] ici1 l'exam5 appr(ondi auquel il s'e/ livr de l'objection prise du t\t et des p>ties#fd4 ,il faut y remont]1 si l'on veut bi5 connatre t\te sa polmique contre ,roscel92 n\s n'en revoyons ici qu'une faible trace4 ,note #fd3 ,voy4 ,dialect41 p>s ,v1 p4 #dfj et seqq4 ,et ,de ,g54 et ,spec41 p4 #eag1 et dans la prs5t ouvrage1 c4 vi1 t4 ,i1 p4 #ded4 ,cette rfutation du nom9alisme e/ en effet brve et sup]ficielle1 et quoi qu'en dise l'auteur1 elle e/ plutt fonde sur des autorits que sur la raison4 ,un des argum5ts les plus =ts e/ assurm5t celui-ci1 un mot 7animal7 ne peut tre la matire d'un autre mot 7homme74 ,mais qui ne voit que c'e/ dcid] la "q p> la "q8 ,si l'espce n'e/ qu'un nom1 c'e/--dire ri5 qu'un nom1 il n'y a pas lieu d'appliqu] ce ri5 les conditions de l'tre et de lui suppos] une matire et une =me4 ,ce n'e/ qu' ceux qui reg>d5t le g5re ou l'espce comme quelque *ose1 que cette "q doit tre pose1 et elle ne peut emb>rass] le nom9ali/e qu'autant qu'il cons]ve de la dfr5ce p\r l'autorit qui a dit que le g5re e/ la matire de l'espce et l'espce celle de l'individu4 ,c'e/ donc une objection d'autorit et non de raison4 ,or1 comm5t suppos] que celui qui a ple9em5t et sciemm5t adopt la ?orie du nom9alisme ne soit pas dj rsolu se peu s\ci] des autorits8 ,l'autre argum5t1 pris encore de l'autorit1 plus =t p> les mots que p>le fond1 c'e/ que1 d'aprs les matres1 t\t e/ sub/ance ou accid5t1 et que les g5res et les espces1 n'tant pas des accid5ts1 sont des sub/ances4 ,et en effet1 ,ari/ote les met au nombre des sub/ances4 ,mais ce sont des sub/ances secondes1 celles qui s'affirm5t des premires1 celles qui leur sont attribues ou prdites4 ,elles sont sub/ances1 p>ce qu'elles font connatre les sub/ances premires4 ,elles les manife/5t1 elles montr5t ce que c'e/1 elles les donn5t4 ,qui ne voit que l'emploi du mot de sub/ance dans cette occasion ne dcide ri5 quant la ralit sub/antielle des univ]saux2 et qu'au contraire il ne semble leur tre attribu qu'une ralit drive de celle des sub/ances premires1 c'e/--dire individuelles8 ,les sub/ances premires ou individuelles sont vraim5t sub/ances1 en ce qu'elles sont prises p\r sujets 7,grec3 upokeitai7 de t\tes les autres *oses2 les sub/ances secondes ou univ]selles sont encore sub/ances1 p>ce qu'elles sont prises comme attributs 7,grec3 katgoreitai#fe7 des sub/ances premires ou individuelles4 videmm5t1 c'e/ ici la ?orie de ce pr9cipe des nom9ali/es1 la sub/ance e/ ess5tiellem5t individuelle4 ,je n'en conclus pas qu',ari/ote ait s\t5u la ?se des nom9ali/es1 si ceux-ci1 en disant que les univ]saux ne sont que des mots1 ent5dai5t qu'ils sont *imriques et va9s4 ,ari/ote au contraire les fonde sur des ralits1 puisqu'il les attribue aux sub/ances mmes1 et en fait a9si des sub/ances p> attribution4 ,note #fe3 ,categ41 ,v4 ,l'int]v5tion con/ante de l'autorit dans les dbats scola/iques en con/itue la plus gr&e difficult4 ,cette autorit e/ a la fois absolue et contradictoire4 ,il faut l'avoir p\r soi ou la t\rn] p\r soi1 multipli] les citations con=mes1 int]prt] les citations contraires2 travail aussi p9eux que /rile4 ,c'e/ l'incohr5ce des textes qui a produit dans la prs5te "q la multitude et la div]sit des sy/mes1 et n\s acceptons cette rem>que judicieuse de ,jean de ,salisbury3 ,dans cette "q1 dit-il1 ,magno se judice quisque tuetur2 et *acun1 d'aprs les p>oles des auteurs qui ont indiffremm5t mis les noms p\r les *oses et les *oses p\r les noms1 con/ruit sa doctr9e ou plutt son erreur#ff4 ,c'e/ a9si que la controv]se devi5t s\v5t une vritable "q de mots2 et *ose curieuse1 ,jean de ,salisbury qui a spirituellem5t discut et en p>tie rfut les sy/mes1 tombe son t\r dans l'erreur qu'il signale1 lorsqu'il produit le si54 ,c> se proposant de s\t5ir que les g5res et les espces ne sont ri51 il en induit qu'ils ne sont pas des noms1 puisque les noms sont quelque *ose#fg4 videmm5t1 l'quivoque sur le s5s du mot tre e/ ici1 comme dans t\te cette "q1 la rac9e de la difficult4 ,ari/ote n'e/ pas irrpro*able en cela2 il s'e/ s]vi de l'tre avec une lib]t1 une indiffr5ce1 qu'il fallait rem>qu]1 si l'on ne v\lait pas tomb] dans de frqu5tes mprises en le lisant et le cit] contradictoirem5t4 ,c'e/ ce qui e/ arriv aux scola/iques2 ils se combatt5t t\s1 et cep5dant t\s pr(ess5t ,ari/ote3 ,siquidem omnes ,ari/otelem pr(it5tur#fh4 ,note #ff3 ,poli]41 t4 ,,vii1 c1 xii4 ,note #fg3 ,metalog41 t4 ,,ii1 c4 xx4 ,note #fh3 ,ibid41 c4 xix4 ,que de pe9es ,abl>d se s]ait p>gnes1 si1 aussi h>di qu'il tait prsomptueux1 il se ft fi a son orgueil1 et si1 rejetant les textes1 il n'et1 p\r rs\dre un gnant problme1 c\t que sa propre raison6 ,,*apitre ,,ix4 ,,suite ,,du ,,pr,c,,d5t4 ,abl>d a combattu le ralisme1 e/-il p> consqu5t nom9ali/e8 ,il a combattu le nom9alisme1 e/-il nanmo9s nom9ali/e8 ,c'e/ ce qu'il n\s re/e dcid]4 ,montrons prs5t1 dit-il1 avec la p]mission de ,dieu 7,deo annu5te71 ce qu'il n\s p>at prfrable d'admettre#fi4 ,j'essai]ai d'expliqu] ce sy/me assez subtil1 en suivant l'ordre des ides du philosophe1 mais sans m'atta*] aux =mes de la diction1 quoiqu'il soit ncessaire1 p\r l'exactitude sci5tifique et p\r la fidlit de la c\leur1 de reproduire s\v5t les t]mes de l'cole4 ,note #fi3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #fbf-fcd4 ,dans aucun sy/me1 on ne refuse une c]ta9e ralit l'individu2 s'il ne possde l'tre p> privilge1 au mo9s le possde-t-il en p>ticipation 7,platon1 ,scot rigne71 et p]sonne n'a articul =mellem5t que la *ose individuelle ft une fiction4 ,abl>d1 v\lant se r5dre compte de la con/itution des tres1 considre l'individu1 c'e/--dire qu'il pose le problme des g5res et des espces dans ce que les scola/iques ont appel aprs lui le problme de l'individuation2 c'e/ l le propre et la n\veaut de sa doctr9e4 ,au mo9s le procd e/ m?odique3 l'individu e/ c]ta9 et donn2 p>tir de l'individu1 c'e/ all] du connu l'inconnu1 du simple au compos4 ,avant de pntr] dans la con/itution de l'espace huma9e1 tudions donc avec ,abl>d les lm5ts rels de l'espce1 ou les individus4 ,socrate1 comme t\t tre individuel1 comme t\te ess5ce1 e/ un compos de matire et de =me2 il e/ individu1 de l'espce1 l'homme ,socrate1 homme p> la matire2 ,socrate p> la =me2 la matire e/ l'homme1 la =me e/ la socratit4 ,dans ,platon galem5t1 la matire e/ l'homme et la =me la platonit4 ,a9si l'ess5ce homme qui rsulte de l'union de la =me humanit la matire animal1 devi5t dans l'individu la matire in=me1 p> la =me individuelle qui fait ,platon ou p> celle qui fait ,socrate2 de l une ess5ce qui e/ t\t l'individu4 ,la =me qui1 en s'unissant la matire animal1 con/itue l'individu1 e/-elle ailleurs qu'en lui8 non1 assurm5t3 po9t de ,socrate hors de ,socrate4 ,mais cette ess5ce humanit1 qui devi5t la matire de ,socrate et comme le sujet de la socratit1 e/-elle ailleurs8 pas davantage2 sa p>eille se retr\ve dans la matire1 de ,platon1 mais n'e/ pas individuellem5t la mme1 elle e/ numriquem5t diffr5te1 c'e/--dire que l'une et l'autre font deux3 il y a analogie1 c'e/ le mot d',ari/ote#gj1 il n'y a pas id5tit1 ,or cette ess5ce humanit1 ou l'espce huma9e1 n'e/ pas ce qui en e/ dans ,socrate ou ce qui en e/ dans ,platon1 mais la runion de t\tes les ess5ces p>eilles ou analogues1 con/itues1 =mellem5t dans *aque individualit4 ,elle e/ donc une collection4 ,une telle collection1 bi5 qu'ess5tiellem5t multiple1 e/ une de nature1 en ce s5s qu'elle se compose1 non pas des mmes1 mais des semblables2 elle e/ un univ]sel1 une espce1 comme un peuple e/ un peuple4 ,note #gj3 ,met41 ,,xii1 iv et v4 ,si l'on re*]*e ma9t5ant comm5t la collection humanit1 ou l'espce huma9e1 e/ con/itue1 on tr\ve que dans *acune des ess5ces qui la compos5t elle a p\r matire l'animal1 et p\r =me une =me multiple et non pas une1 la rationnalit1 la mortalit1 la bipdalit1 et les autres =mes sub/antielles de l'humanit1 c'e/--dire qu'elle e/ la collection de t\tes les matires animal affectes ou in=mes de t\tes ces =mes sub/antielles4 ,et de mme que la matire homme1 ou1 comme dit ,abl>d1 ce d'homme 7illud hom9is71 qui s\ti5t l'individualit ,socrate1 n'e/ pas ess5tiellem5t la matire homme qui s\ti5t l'individualit ,platon1 de mme la matire animal 7illud animal7 qui s\ti5t la =me humanit dans tel ou tel individu n'e/ que dans cet individu1 mais son analogue1 un non-diffr5t d'elle 7indiff]5s illi71 se tr\ve comme matire dans *aque individu de l'espce animal4 ,ce non-diffr5t1 ou cet indiffr5t t\te =me1 semblable de nature et non id5tique1 ne devi5t ess5tiellem5t diffr5t et de plus en plus diffr5t qu'en tant con/itu =mellem5t1 d'abord p> l'humanit1 puis p> l'individualit4 ,si l'on runit ma9t5ant cette multitude d'ess5ces s\t5ant les =mes des div]ses espces animal1 on aura une collection gnrique ou un g5re1 multitude autre que celle qui compose l'espce4 ,celle-ci e/ la collection des sujets des individus huma9s1 celle-l e/ la collection des sujets des diffr5ces sub/antielles des div]ses espces4 ,*aque ess5ce de la multitude ou du g5re animal e/ compose matriellem5t de corps1 =mellem5t d'animation et de s5sibilit4 ,de t\tes les ess5ces du g5re1 aucune ne se tr\ve1 quant sa matire1 ailleurs que dans *acune des ess5ces qui le compos5t1 mais elles ont des analogues ou des non-diffr5ts qui s\ti5n5t les =mes de t\tes les espces de corps4 ,a ce degr1 c'e/ la corporx qui e/ la =me1 elle qui tait t\t l'heure comprise dans la matire1 animalit4 ,de mme qu'il s'e/ compos un n\veau g5re de la collection des corps1 collection dans laquelle entre la runion des ess5ces de la nature animal1 un n\veau g5re1 le g5re corps1 s]a la collection de t\s les tres composs matriellem5t de sub/ance1 =mellem5t de corporx4 ,telle s]a la con/itution de t\tes les ess5ces du g5re corps1 ou bi5 de t\tes les matires des espces du corps1 ou bi5 des sub/ances in=mes de la corporx4 ,faites ab/raction de cette d]nire =me1 il v\s re/e des sub/ances1 c'e/--dire des non-diffr5ts1 et c'e/ l le g5re le plus gnral ou suprme4 ,une espce de ce g5re s\ti5t l'incorporx1 l'incorporx e/ sa =me1 comme la corporx tait t\t l'heure celle des sub/ances1 matires des ess5ces du g5re corps4 ,ces matires prises comme ess5ces1 indp5damm5t de la corporx1 sont les ess5ces dont la multitude compose le g5re gnralissime de sub/ance4 ,elles ne sont pas encore rig\reusem5t simples1 on y peut encore dcompos] l'tre en deux pr9cipes2 sa matire s]ait1 p\r a9si p>l]1 la pure ess5ce1 sa =me la susceptibilit des contraires4 ,n\s avons atte9t ici la matire premire de l'tre1 mais puisque cette matire premire e/ une notion1 c'e/--dire un df9i1 il faut bi5 que l'on puisse di/+u] idalem5t sa matire de sa =me1 et la considr] au mo9s fictivem5t comme un g5re dont la diffr5ce ou l'quival5t de la diffr5ce consi/e uniquem5t dans la proprit d'eng5dr] des espces4 ,la susceptibilit des contraires1 proprit de la pure matire1 n'e/ pas1 en effet1 une =me ralise1 c'e/ la simple possibilit de la =me1 c'e/ l'acte en puissance4 ,l'indt]m9 ne se ralise qu'en se dt]m9ant4 ,la df9ition qu'on vi5t de lire ne donne l'indt]m9 d'autre dt]m9ation que d'tre dt]m9ante4 ,ici la =me1 qui1 de sa nature1 e/ actuelle1 n'e/ que la possibilit de l'acte2 l'acte indt]m91 mais possible1 e/ en effet la seule diffr5ce qu'il y ait entre l'indt]m9 pur et le nant4 ,qu'on y songe bi51 la matire ou l'ess5ce qui ne s]ait pas dt]m9able ne conti5drait plus ri5 de l'tre1 et ne s]ait que le nant s\s un faux nom4 ,c'e/ a9si qu',abl>d passe en revue les div]s degrs de la catgorie de l'ess5ce 7sub/ance71 et dresse ce qu'on p\rrait appel] l'*elle de l'tre4 ,il s]ait possible de faire un travail analogue sur les autres catgories1 quoique l les conditions de l'tre ne soi5t pas aussi relles1 et qu'il ne s'y agisse que des tres improprem5t dits1 la qualit1 la relation1 etc41 ne p\vant exi/] sp>es d'un sujet4 ,mais1 comme le veut ,abl>d1 que ce qui a t dit de la sub/ance soit ent5du des autres prdicam5ts#ga4 ,note #ga3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #ejb4--;,il e/ impossible de ne pas faire rem>qu] combi5 cette dduction de l'tre dans ses div]ses phases dialectiques ressemble l'volution ontologique de l'tre p>tant du nant1 dans la logique d',hegel1 p\r s'lev] p> le dev5ir t\tes les =mes de la ralit et de la p5se4 7,hegel1 ,oeuv4 compl4 en all41 t4 ,,iii2 ,sci5ce de la ,logique1 p4 #ga4 ,b]l91 #ahcc47 ,on rem>qu]a que dans cette analyse des graduations de la sub/ance1 le mot matire ne doit pas tre compris dans le s5s de l'oppos de l'esprit1 mais comme le nom du fonds de l'tre1 puisque dans le langage d',abl>d1 con=me en cela celui d',ari/ote1 on p\rrait dire que la sub/ance e/ indiffremm5t la matire de l'esprit et la matire du corps1 ou qu'elle e/ la matire1 le non-diffr5t qui peut recevoir la =me de la corporx ou la =me de l'incorporx2 mais ceci n'a d'importance que s'il faut pr5dre t\te cette dcomposition d'ides comme un dnombrem5t m?odique de ralits1 et non comme une analyse de la p5se4 ,si n\s avons fait plus que df9ir des mots1 si n\s avons dcrit des *oses1 alors1 sans d\te1 le g5re sub/ance s]ait un seul et mme tre rel1 id5tique en soi s\s des =mes contraires1 comme l'incorporx et la corporx1 et il n'y aurait plus dans le fonds de l'tre de diffr5ce sub/antielle entre la matire et l'esprit4 ,c'e/1 p\r le dire en passant1 une objection1 t\t au mo9s une difficult contre le ralisme1 et qu'on p\rrait traduire d'une manire qui la r5drait plus saillante4 ,p> exemple1 la sub/ance1 tant rellem5t la pure ess5ce avec la susceptibilit des contraires1 p\rrait tre indiffremm5t cre ou cratrice1 f9ie ou inf9ie2 or ce sont l c]ta9em5t des attributs qui impliqu5t contradiction non-seulem5t entre eux1 mais entre leurs sujets1 et cela seul dmontr]ait au mo9s que le g5re sub/ance1 libre de t\te dt]m9ation1 n'e/ pas une ralit4 ,mais t\t tombe1 ou du mo9s les difficults se dplac5t1 si l'on pr5d le p>ti de ni] l'exi/5ce objective des g5res et des espces1 et n\s sommes ram5s l'analyse des op9ions d',abl>d sur la "q2 il va les ju/ifi] en passant en revue1 suivant son usage1 t\tes les objections qu'elles peuv5t enc\rir4 ,et d'abord1 il exam9 les div]ses df9itions qu'on peut donn] de l'espce1 et re*]*e s'il en e/ aucune qui puisse lui tre oppose4 #a ,la premire dsigne s\s le nom d'espce la multitude des ess5ces semblables entre elles4 ,a9si l'espce homme compr5d la matire de t\s les individus qui la compos5t2 en d'autres t]mes1 la multitude huma9e se compose de la matire de ,socrate1 de celle de ,platon1 et des autres4 ,or1 la matire e/ ce qui reoit la =me4 ,l'espce homme reoit-elle donc la socratit1 ,socrate e/-il l'humanit socratique8 non1 c'e/ ce qu'il y a d'humanit1 illud humanitatis1 dans ,socrate1 qui reoit la socratit1 et non l'espce humanit4 ,l'espce compr5d ce qu'il y a d'humanit dans ,socrate et dans t\s les autres2 elle compr5d t\s les analogues ou non-diffr5ts4 ,lorsqu'on dit que l'espce e/ la matire affecte de t\tes les =mes individuelles1 on n'ent5d pas que t\tes les ess5ces de l'espce reoiv5t en masse la =me d'un individu donn1 mais qu'une seule d'entre elles1 semblable de nature aux autres1 analogue de composition lm5taire1 et en ce s5s non diffr5te1 indiffr5te1 pr5d la =me qui l'individualise4 ,on dit que t\te l'espce e/ propre recevoir la =me individuelle1 comme on dit d'un morceau de f]1 qu'il s]a c\teau ou /ylet1 quoiqu'une p>tie seulem5t doive tre /ylet1 une autre p>tie c\teau4 ,a9si l'espce e/ relle comme collection de ralits1 mais non indp5damm5t des ralits qui la compos5t2 elle n'exi/e pas intgralem5t dans *acune de ces ralits individuelles4 #b'o ,on df9it aussi l'espce1 ce qui e/ affirm de plusieurs1 en v]tu de la catgorie d'ess5ce1 ou bi5 ce qui e/ attribu div]s titre d'ess5ce 7pro$icatum 9 quid74 ,ce qui e/ attribu ce titre e/ dit inhr5t au sujet3 or1 l'espce huma9e1 ou la collection des ess5ces ou matires individuelles1 n'e/ pas app>emm5t inhr5te ,socrate ou ,platon4 ,une p>tie seulem5t de cette collection reoit la socratit ou la platonit4 ,en ce s5s seulem5t l'humanit e/ inhr5te l'un ou l'autre4 ,c'e/ a9si qu'on dit que je t\*e un mur1 quoique t\tes les p>ties de mon corps n'y soi5t po9t appliques ou adhr5tes 7ho]eant74 ,c'e/ encore a9si qu'on dit qu'une arme t\*e un remp>t1 un lieu quelconque1 quoique t\s les individus de cette arme ne le t\*5t pas4 ,a9si l'espce t\*e les individus1 s'applique aux individus4 ,ce n'e/ qu'une des ess5ces semblables de l'espce qui e/ rellem5t dans l'individu1 et c'e/ p> ext5sion que le langage semble attribu] t\te l'espce l'individu4 ,lorsqu'on dit3 ,socrate e/ homme1 on ne dit pas videmm5t3 ,socrate e/ l'espce homme1 mais ,socrate e/ de l'espce homme4 #c ,en effet1 voici encore une df9ition de l'espce3 elle e/ ce qui e/ attribu en ess5ce l'individu1 ou1 si l'on veut1 ce qui s'affirme comme prdicat ess5tiel de l'individu4 ,en langage mod]ne1 elle e/ l'ess5ce de l'individu4 ,attribu] en ess5ce1 pro$ic>e 9 quid1 c'e/ dire ceci e/ cela4 ,or1 si ceci e/ cela1 ceci e/ id5tique cela2 alors ,socrate e/ homme signifi]ait que ,socrate et homme s]ai5t une seule et mme *ose1 et le s+uli] s]ait l'univ]sel4 ,on retomb]ait a9si dans l'erreur repro*e aux doctr9es opposes4 ,elle vi5t ici de ce que l'on confond ces deux expressions s'attribu] en ess5ce et tre id5tique2 mais cette confusion e/ fautive4 ,de ce qu'une *ose e/ le prdicat ess5tiel d'une autre1 il ne s'ensuit pas que celle-ci soit celle-l1 t\te celle-l1 ri5 que celle-l4 ,s'attribu] eu ess5ce1 c'e/ s'affirm] d'un sujet 7,boce72 or les g5res1 les espces1 les diffr5ces sub/antielles sont galem5t dans le cas d'tre attribues ou affirmes a9si4 ,p> exemple1 la rationnalit peut1 comme l'homme1 s'attribu] en ess5ce ,socrate ou s'affirm] de ,socrate a9si que d'un sujet4 ,socrate e/-il donc la rationnalit8 non2 on ne dit pas ,socrate e/ la raison 7rationalitas71 mais ,socrate e/ un raisonnable 7rationale71 c'e/--dire ,socrate e/ une *ose dans laquelle e/ la raison4 ,de mme p> cette proposition ,socrate e/ homme1 p]sonne n'ent5d que ,socrate soit l'espce homme1 soit cette multitude d'ess5ces huma9es qui compos5t l'espce1 mais qu'il e/ un des individus dans lesquels se retr\ve cette espce4 ,l'humanit e/ en lui1 et il n'e/ pas l'humanit4 ,ici ,abl>d entre dans une discussion d'une subtilit vraim5t tonnante1 et dont n\s regrettons de n'os] mettre la traduction s\s les yeux du lecteur2 on l'y v]rait se m\voir avec une agilit et un aplomb r>es trav]s les mille dt\rs de la langue et de la ?orie dialectiques1 et l'on compr5drait la surprise que devait caus] aux esprits roides et durs encore de cette poque cette flexibilit d'une raison qui se dplie et se replie avec une gale facilit4 ,mais n\s n'avons que trop pr\v la pati5ce du lecteur4 ,rem>quons seulem5t que la conclusion gnrale1 aprs tant de difficults adroitem5t dn\es1 c'e/ que l'espce e/ une ess5ce analogue ou id5tique de nature1 mais numriquem5t div]se comme matire1 et sub/antiellem5t div]se comme =me1 dans *aque individu2 en sorte qu'elle p>tage t\te la ralit des individus1 et n'en a aucune en dehors d'eux4 ,de l une d]nire objection4 ,cette ess5ce d'homme1 qui e/ en moi1 e/ quelque *ose ou ri54 ,si quelque *ose1 elle e/ sub/ance ou accid5t4 ,si sub/ance1 sub/ance premire ou seconde4 ,si premire1 elle e/ individu2 si seconde1 elle e/ g5re ou espce4 ,la rponse e/ qu'aucun nom direct ou mtaphorique n'a t donn cette sorte d'ess5ce4 ,les auteurs n'ont nomm que les natures2 or1 on a vu que cette ess5ce n'e/ pas une nature2 elle n'e/ pas une *ose exi/ante1 une sub/ance2 le ft-elle1 ce ne s]ait pas une sub/ance laquelle ft applicable la di/9ction des sub/ances premires ou secondes2 c> cette di/9ction ne convi5t qu'aux natures4 ,si n\s l'admettions ici1 n\s s]ions conduits dans un dfil o il faudrait que cette ess5ce ft l'individu1 ou les g5res et les espces4 ,n\s ne sommes pas les seuls rcus] dans c]ta9s cas la di/9ction de la sub/ance premire ou seconde4 ,d'autres dis5t bi5 qu'homme blanc e/ une sub/ance1 et n'e/ p\rtant ni sub/ance premire1 ni sub/ance seconde4#gb ,note #gb3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #fcd4 ,cette d]nire objection n'e/ pas la mo9s importante1 et c'e/ en la discutant qu',abl>d s'appro*e le plus de la ngation des espces4 ,en effet1 voici son raisonnem5t4 ,ce qu'il y a d'huma9 en moi1 cette humanit qui e/ en moi1 n'a po9t de nom1 p>ce que ce n'e/ po9t une nature4 ,et ce n'e/ po9t une nature1 c> ce ne peut tre une sub/ance premire ni une sub/ance seconde4 ,en effet1 cette ess5ce d'humanit ne saurait tre sub/ance premire1 c> il y aurait contradiction dans les t]mes dire qu'elle e/ individu1 puisque dans ,socrate elle e/ l'humanit1 mo9s l'individualit4 ,elle n'e/ pas sub/ance seconde1 c> elle e/ l'humanit1 mo9s t\t ce qui de l'humanit n'e/ pas dans ,socrate1 c'e/--dire mo9s la presque totalit de l'espce4 ,la nature ,socrate porte son nom1 la nature huma9e porte son nom2 l'ess5ce spciale qui e/ en ,socrate1 n'tant ni l'individu ni l'espce1 n'e/ pas une *ose qui suppose un acte de cration diffr5t1 puisqu'elle e/ di/+ue de l'individualit qui fait la diffr5ce relle1 et sp>e de t\tes ses semblables qui1 runies1 =m]ai5t seules un ensemble de produits d'une c]ta9e cration4 ,elle n'e/ donc po9t une nature2 elle n'e/ ni une *ose ni une sub/ance1 et l'on ne peut dire que l'ess5ce d'un individu soit l'espce4 ,mais ,abl>d a oubli de rpondre au dilemme fondam5tal de l'objection2 cette ess5ce d'humanit1 qui e/ dans l'individu1 e/ quelque *ose ou ri54 ,ou plutt en rem>quant avec tant de so9 qu'elle n'a pu tre nomme1 p>ce que le nom n'a t donn qu'aux natures vritables1 c'e/--dire aux *oses relles1 il risque bi5 de faire ent5dre que ce qu'il y a en moi d'huma9 et de non individuel1 n'e/ ri5 p> soi-mme1 ne p\vant tre soi seul une sub/ance4 ,or1 l'espce qui e/ la collection des ressemblances mo9s les diffr5ces1 s]ait alors une collection de non-sub/ances1 et p> consqu5t de nants1 si l'on ne la considre comme une collection purem5t intelligible1 c'e/--dire si l'on ne revi5t au conceptualisme4 ,mais ,abl>d semble mo9s proccup des objections que des autorits contraires4 ,il av\e qu'on en tr\ve1 quoiqu'il p5se avoir supprim t\te opposition possible de la "p d'un esprit raisonnable4 ,a9si ,boce a dit3 ,quelque nombreuses que soi5t les espces1 le g5re e/ un1 non que *aque espce pr5ne une "p du g5re1 mais c'e/ que *acune a en mme temps t\t le g5re4 ,comm5t concili] ces mots avec l'ide qu'une p>tie des ess5ces d'animal1 qui font le g5re animal1 e/ in=me p> la rationnalit p\r faire l'homme1 une p>tie p> la =me de l'irrationnalit p\r faire l'ne1 et que jamais t\te la quantit du g5re n'e/ dans quelqu'une des espces8 ,mais ,boce p>le a9si dans le trait o il s\ti5t que les g5res et les espces ne sont pas#gc1 ce qui ne p\vait se s\t5ir sans un sophisme4 ,dans un sophisme le faux e/ sa place4 ,on p\rrait d'ailleurs obs]v] que1 qu& il nie que les espces pr5n5t une p>tie du g5re1 il ne s'agit pas des ess5ces qui compos5t la multitude1 mais des p>ties de df9ition4 ,exemple3 le g5re animal e/ compos du corps p\r matire1 et de la s5sibilit p\r =me4 ,lors donc que1 p> p>ties de sa quantit1 il se di/ribue en espces1 une des espces ne pr5d pas la matire sans la =me1 une autre la =me sans la matire2 mais dans *aque espce pass5t la =me et la matire du g5re4 ,la diffr5ce e/ en effet ce que l'espce a de plus que le g5re444 ,il n'y a donc pas dans le g5re comme dans un corps des p>ties blan*es1 des p>ties noires qu'on puisse *oisir et pr5dre4 ,considr en soi1 le g5re n'a po9t de p>ties1 il n'en a que si l'on appelle a9si les espces4 ,t\t ce qu'il a en soi1 il le cons]v]a donc1 non dans ses p>ties1 mais dans la totalit de sa gr&eur ou dans sa quantit#gd4 ,note #gc3 ,boo?41 ,9 ,porph41 t4 ,i1 p4 #ed4 ,note #gd3 ,id41 ibid41 t4 ,,iv1 p4#hg4 ,abl>d av\e que dans son sy/me une p>tie du g5re animal pr5d la rationnalit1 l'autre l'irrationnalit2 mais sans que la p>tie qui e/ t\*e p> l'une1 soit aucunem5t affecte p> l'autre1 et rciproquem5t4 ,autrem5t1 deux opposs s]ai5t unis dans un mme1 contradiction que ne peuv5t lud] ceux qui s\ti5n5t l'ide du gr& ne#ge4 ,note #ge3 ,ce devait tre quelque sophisme connu dans l'cole4 ,il s'y disait c\ramm5t que l'animal avec la rationnalit fait l'homme1 et l'ne avec l'irrationnalit4 ,or si l'animal t\t enti] tait dans *aque espce1 il s]ait homme et ne la fois1 il conti5drait deux opposs dans l'id5tique4 ,c'tait probablem5t l'erreur de la ?orie dite du gr& ne1 gr&is as9i s5t5tia4 7p4 #ecf47 ,mais comm5t accord] t\t cela avec les t]mes de ,boce8 ,en disant nettem5t que ces t]mes se lis5t dans un passage o il s\ti5t que les diffr5ces ne sont ri51 ou que deux opposs sont dans un mme1 ce qui e/ faux et ne peut se pr\v] sans sophisme4 ,il a donc introduit du faux dans son raisonnem5t1 et cela sans se tromp]2 c> il savait que c'tait faux1 mais il v\lait conduire bonne f9 son sophisme4 ,boce n'a-t-il pas dit encore3 ,comme une mme ligne e/ convexe et concave1 a9si le mme peut tre sujet de l'univ]salit et de la p>ticul>it#gf4 ,le s+uli] s]ait-il donc univ]sel8 nullem5t1 p>ticuli] n'e/ po9t ici p\r s+uli]1 mais p\r spcial4 ,c> il aj\te3 ,les g5res et les espces1 c'e/--dire l'univ]salit et la p>ticul>it1 ont le mme sujet4 ,sa p5se e/ donc que comme la mme ligne e/ sujet de la concavit et de la convexit1 ses accid5ts1 ,socrate e/ le sujet du g5re et de l'espce1 ses prdicats2 en d'autres t]mes1 il e/ animal et homme4 ,dans le phnix1 la matire et l'individu sont une seule et mme *ose4 ,cep5dant la matire e/ sujet de l'univ]salit1 l'individu de la s+ul>it1 sans que le s+uli] soit l'univ]sel1 quoique l'un soit le mme que l'autre4 ,aux autorits contraires on p\rrait oppos] en gr& nombre des autorits favorables4 ,on compt]ait avec pe9e les confirmations que p\rrait recueillir un exam9ateur dilig5t des crits des logici5s#gg4 ,et plus d'une citation dj invoque rep>at1 une entre autres o l'on voit que ,porphyre reg>de l'espce comme un collectif en une seule nature#gh1 d'o il suit que l'espce e/ une nature collective1 sans qu'il soit expressm5t dit que les lm5ts de la collection soi5t des natures4 ,on y voit que ,boce e/ d'avis que les g5res et les espces sont p5ss2 qu'une ressemblance p5se1 une p5se recueillie 7collecta7 de div]s individus semblables1 en e/ la df9ition2 que les univ]saux sont conu1 non pas d'un seul1 mais de t\s les individus runis2 que l'humanit recueillie des individus e/ comme ram5e un seul concept et une seule nature#gi4 ,enf91 on relit cette phrase de ,boce3 ,celui qui le premi] dit homme1 n'eut pas dans l'esprit l'homme compos de t\s les individus1 mais cet individu s+uli] auquel il v\lut impos] le nom d'homme4 ,et cette d]nire phrase semble la pr(ession du nom9alisme4 ,note #gf3 ,9 ,porph41 p4 #ef4 ,note #gg3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #ecg4 ,note #gh3 ,voici comme ,porphyre e/ cit3 ,collectivum 9 unam naturam species e/1 et magis id quod g5us4 ,le texte de ,boce aj\te multorum aprs le premi] mot1 et donne la f93 et magis etiam g5us4 7,9 ,porph41 ,,iii1 p4 #gj47 ,c'e/ bi5 la traduction de l'orig9al4 7,isag41 ,,ii47 ,note #gi3 ,9 ,porph41 t4 ,i1 p4 #ej4--;,9 ,pro$41 t4 ,i1 p4 #abj4--;,9 ,lib4 de ,int]p41 ed4 sec41 p4 #cci-cdj4 ,en gnral1 la doctr9e qui rduit les ides gnrales des ides collectives e/ celle des nom9ali/es mod]nes4 ,on sait quel po9t ,locke1 surt\t ,hume et ,condillac en ont abus4 ,il e/ rem>quable qu'ici ,abl>d l'invoque au mom5t o il ent5d se di/+u] des nom9ali/es1 et se df5dre contre eux4 ,c'e/ une preuve de plus que ceux de son sicle allai5t jusqu' conte/]1 non pas seulem5t la ralit ess5tielle1 mais le fondem5t rel des g5res et des espces1 et qu'en outre1 dans cette "q ardue et difficile1 la face des ides e/ tellem5t *angeante que les mmes argum5ts peuv5t quelquefois tre appels presque dans les mmes t]mes au sec\rs des ?ses les plus opposes4 ,aprs avoir discut t\tes les objections prises de la df9ition de l'espce1 ,abl>d s'en fait une n\velle1 laquelle il atta*e beauc\p de gravit2 c'e/ l'objection prise des lm5ts1 qu'il avait lui-mme dirige contre les sy/mes des autres4 ,voici comme on peut l'expos] d'aprs lui4 ,p\r con/itu] une *ose quelconque1 la matire et la =me suffis5t4 ,l'individu se compose de l'espce au d]ni] degr de spcification et de la =me qui lui e/ propre2 l'espce se compose du g5re p\r matire et de la diffr5ce p\r =me4 ,d'o procd5t les lm5ts physiques des sub/ances corporelles8 ,on ne voit p\r eux nulle place dans l'*elle de l'tre4 ,c> la corporx1 elle1 n'e/ qu'une =me1 et la matire sans =me se subtilise et se sublime ce po9t qu'elle n'e/ plus en quelque sorte que la matire ma?matique1 que l'axe des sub/ances1 ou un je ne sais quoi idal qui ne peut qu'en se =malisant dev5ir la matire consi/ante ou l'agrgat des lm5ts4 ,or1 ces lm5ts eux-mmes sembl5t aussi la matire de t\s les corps2 ils leur sont antrieurs1 et ,ari/ote a dit que l'eau et le feu dont l'animal se compose prcd5t l'animal4 ,il faut donc admettre que les lm5ts des corps ne sont pas antrieurs aux corps1 puisqu'ils ne peuv5t dev5ir la =me de la matire qu'en mme temps que la corporx le devi5t aussi4 ,en d'autres t]mes1 les lm5ts ne sont pas les lm5ts du corps1 puisqu'ils naiss5t en mme temps que le corps4 ,cette difficult emb>rasse visiblem5t l'esprit h>di et subtil d',abl>d4 ,au fond1 c'e/1 s\s une =me p>ticulire1 la difficult connue de cons]v] la ralit solide de la matire dans l'alambic puissant de l'analyse idologique4 ,mais notre philosophe semble plutt inquiet de t\t concili] avec la doctr9e des lm5ts d',ari/ote qu'avec les convictions de l'expri5ce et du s5s commun4 ,dura e/ haec prov9cia1 dit-il4 ,il ne lui semble pas que ses matres ai5t donn une explication raisonnable4 ,p\r lui1 il dira ce qu'il croit le plus vrai1 tam5 quod mihi v]ius videtur1 hoc e/#hj4 ,note #hj3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #fch4 ,lorsque les crateurs de la physique v\lur5t s'enqurir de la nature des *oses1 ils considrr5t d'abord celles qui tombai5t s\s les s5s4 ,celles-ci tant t\tes composes1 la nature n'en p\vait tre ple9em5t connue que si l'on connaissait les proprits de leurs composants1 jusqu' ce que l'intellig5ce atteignt ces p>ties excessivem5t petites qui ne p\vai5t tre divises en p>ties intgrantes4 ,l'analyse s'arrtant l1 il fut naturel de re*]*] si ces d]nires p>ties1 ces ess5ces m9imes1 ess5tialae1 tai5t absolum5t simples1 ou se composai5t aussi de matire et de =me4 ,or1 la raison tr\va qu'elles tai5t des corps ou *auds1 ou froids1 ou autres1 en un mot ayant quelque =me2 c> ce sont l1 ce semble1 les lm5ts purs de ,platon#ha4 ,on laissa donc de ct les =mes1 et l'on exam9a la matire1 qui re/ait seule1 p\r savoir si elle tait simple4 ,mais cette matire1 c'tait le corps1 et le corps e/ compos matriellem5t de sub/ance1 =mellem5t de corporx4 ,on laissa encore de ct la =me de la corporx1 et considrant la matire1 c'e/--dire la sub/ance1 on lui tr\va p\r matire la pure ess5ce 7l'exi/5ce ab/raite des mod]nes1 l'tre pur d',hegel71 et p\r =me la susceptibilit des contraires4 ,la pure ess5ce fut reconnue absolum5t simple1 c'e/--dire comme n'tant plus compose1 et p\r cette raison1 elle fut appele l'univ]sel ou l'in=me1 c'e/--dire1 non pas ce qui ne reoit po9t de =me1 mais ce qui n'e/ con/itu p> aucune =me4 ,note #ha3 ,on sait que ,platon dans le ,time ne donne pas le nom d'lm5ts aux corps que l'on appelle a9si1 mais qu'il les considre eux-mmes comme composs de pr9cipes ou lm5ts qu'il rduit des lignes et des figures1 tant il les pure et les r>fie4 ,ce qu'on a appel la gomtrie corpusculaire de ,platon ne p\vait tre compris d',abl>d4 7,time1 t4 ,,xii1 trad4 de ,m4 ,c\s91 p4 #aej-afa et suiv4--,cf4 dans l'dition de ,m4,h4 ,m>t91 les notes #fe1 #ff et suiv41 t4 ,,ii7 ,abl>d se fait une objection3 l'me1 dira-t-on1 ou le pr9cipe qui anime l'animal1 se compos]ait donc d'un univ]sel sans =me2 c> o elle n'exi/e pas1 et alors l'animal n'exi/e pas1 ou1 comme l'animal consi/e matriellem5t dans le corps1 le corps dans la sub/ance1 la sub/ance dans la pure ess5ce qui e/ appele univ]selle1 il faut que l'me consi/e matriellem5t dans l'univ]sel4 ,l'me disp>at donc2 ou n'e/ au fond qu'un univ]sel ou un indt]m94 ,a9si1 de la ?orie ari/otlique ou scola/ique de l'tre rsult]ait1 d'une "p1 la disp>ition des lm5ts physiques des corps1 de l'autre1 l'impossibilit d'attribu] une exi/5ce sub/antielle l'me4 ,voici comm5t ,abl>d se tire de ces deux difficults4 ,le nom d'univ]sel n'a pas t donn1 selon lui1 cette collection totale de t\tes les ess5ces1 laquelle1 in=me p> la susceptibilit des contraires1 se divise p>tie en corps1 p>tie en esprit1 mais seulem5t ce qui1 dans cette multitude1 grce la susceptibilit des contraires1 reoit et s\ti5t ess5tiellem5t la corporx1 et qui n'a ri5 de commun avec l'ess5ce de l'esprit#hb4 ,si l'on dem&e comm5t le mme nom1 ce nom d'univ]sel1 ne s]ait donn qu' une p>tie de la multitude comprise s\s le titre de pure ess5ce1 et non l'autre p>tie qui1 ce degr de l'*elle de l'tre1 n'en e/ pas diffr5te1 en ce s5s que l'une et l'autre p>tie de la collection sont con/itues de ce qu'il y a de commun dans t\tes les sub/ances2 si l'on aj\te qu'on ne peut impos] une p>tie un nom qui signifie une *ose d'une nature contradictoire celle de la p>tie qui1 gnriquem5t1 n'e/ pas diffr5te de la premire1 rgle suivie jusque-l dans t\te l'*elle1 ,abl>d rpond que nul ne peut faire qu'en imposant le nom on ait eu galem5t dans la p5se les ess5ces qui recevrai5t la =me de l'esprit et celles qui recevrai5t la =me du corps2 c> ce n'e/ pas des *oses ins5sibles1 mais des *oses s5sibles qu'on monte aux intellectuelles1 et c'e/ ici du g5re corps que l'on s'e/ lev la matire incorporelle4 ,ce que le physici5 a nomm univ]sel1 c'e/ cette matire de la sub/ance 7ce de matire1 illud mat]i7 que la p5se r5contre1 titre d'ess5ce1 en montant du s5sible l'intellectuel1 et nullem5t un pr9cipe gnriquem5t non-diffr5t1 un non-diffr5t quelconque auquel il n'a peut-tre pas song1 dont il n'avait pas s'occup] 7vel non cogitavit1 vel non curavit74 ,son (fice1 lui1 n'e/ pas de fe9dre ou de dissimul]1 comme les dialectiti5s2 aussi ,platon dit-il qu'avant son temps p]sonne n'avait trait de cette sub/ance lm5taire#hc4 ,note #hb3 ,ceci n'e/ pas t\t fait con=me une proposition insre quelques pages plus haut1 et dont le s5s se retr\ve dans notre extrait4 ,s+ulae corporis ess5tiae ex mat]ia1 scilicet aliqua ess5tia sub/antiae1 et =ma1 corporeitate con/ant2 quibus indiff]5tes ess5tiae ,incorporeitatem1 quae =ma e/1 species1 su/95t4 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #ebe4 ,note #hc3 ,de ,g54 et ,spec41 p4#fci4---,time1 trad4 de ,m4 ,c\s91 p4#afj4 ,ces mots de notre auteur sont s+uli]s et expressifs1 ils tmoign5t d'un c]ta9 mpris p\r ses confrres en dialectique1 et ce mpris cadre mal avec son e/ime p\r la dialectique mme4 ,ici1 comme en quelques autres passages1 on croit entrevoir que s'il avait connu une autre philosophie1 il l'aurait adopte4 ,donnez-lui les crits de ,platon1 il tait platonici54 ,quant son raisonnem5t1 le voici en d'autres t]mes4 ,rappelons-n\s que la gnalogie des espces et des g5res avait p\r b de donn] la gnration et la classification des tres s5sibles2 si donc1 en remontant l'*elle des s5sibles1 on e/ arriv ce po9t o l'tre cesse d'tre corporel1 ce qui e/ 9vitable1 on n'a pas cep5dant cess de se proccup] uniquem5t de la con/itution de l'tre s5sible2 c'e/ d'elle seule qu'on a prt5du p>l]1 c'e/ son pr9cipe incorporel1 ou la matire premire1 qu'on a prt5du nomm]1 et ce qu'on a dit ne s'appliquait nullem5t l'esprit1 dont on ne traitait pas4 ,cette rponse n'e/ pas =te1 et n\s p>at une excuse plutt qu'une solution4 ,il re/e qu' ce degr de l'ab/raction1 ce qui demeure de la sub/ance corporelle e/ la notion d'un pr9cipe indiffr5t 7non diff]5s71 qui convi5t aussi bi5 au corps qu' l'esprit2 t\t ce qu'on affirme de ce pr9cipe devrait donc tre compatible avec la =me corps et avec la =me esprit4 ,la difficult e/ peu srieuse dans l'hypo?se du nom9alisme4 ,si t\s les g5res ne sont que des vues de l'intellig5ce1 ils sont sans consqu5ce1 et en ab/rayant graduellem5t des notions d'individu1 d'animal1 de corps1 t\t ce qui rpond l't5due s5sible1 p\r arriv] l'ide ab/raite d'ess5ce pure1 conciliable avec le corps comme avec l'esprit1 la p5se ne risque pas plus de spiritualis] le corps que de matrialis] l'esprit2 les ralits n'ont ri5 gagn] ni p]dre dans cette analyse des fictions de la p5se1 dans cette re*]*e purem5t v]bale1 que la grammaire rev5dique1 et qui t\*e peu l'ontologie4 ,mais ,abl>d n'a jamais pr(ess le nom9alisme1 il vi5t de le rfut] au contraire4 ,c'e/ un sophisme1 a-t-il dit1 que de prt5dre que les g5res et les espces ne sont ri51 et c'e/ p\rquoi il se borne une explication qui peut s]vir d'apologie aux physici5s1 et il se rs]ve sur le fond des *oses4 ,il revi5t donc l'autre objection1 celle qu'il appelle la "q des lm5ts4 ,c'e/ elle1 en effet1 qu'il s'e/ pose d'abord2 celle qui e/ relative l'me e/ v5ue incidemm5t4 ,il s'agit de savoir comm5t1 la con/itution des corps ayant t ram5e quelque *ose d'incorporel1 peuv5t natre les lm5ts1 les lm5ts physiques4 ,ils exi/5t1 ils doiv5t se compos] de gnral et de spcial1 de matire et de =me2 or on ne tr\ve nulle "p dans l'*elle la place qu'ils doiv5t occup]1 ces lm5ts antrieurs aux corps1 puisqu'ils en sont les composants4 ,au-dessus du corps cesse le corps2 les lm5ts s]ai5t donc incorporels et tomb]ai5t dans la matire premire2 comm5t s]ai5t-ils alors l'air1 l'eau ou le feu8 ,la difficult vi5t videmm5t de la notion mme des lm5ts4 ,si les scola/iques avai5t vu dcidm5t que les lm5ts1 ceux des mod]nes comme ceux des anci5s1 ne sont eux-mmes que des corps1 corps composants des corps composs1 ,abl>d aurait pu nglig] l'objection1 mais il e/ lo9 de ces ides1 et il rpond3 ,un corps individuel a une quantit donne gale sa matire#hd4 ,les =mes qu'il e/ habile recevoir1 en s'aj\tant1 n'augm5t5t pas les quantits4 ,soit le corps individuel ,socrate4 ,la "p de pure ess5ce appele un univ]sel1 qui e/ en ,socrate1 se compose intgralem5t d'une ess5ce qui peut se divis] en p>ties2 ce n'e/ po9t la sub/ance1 mais la susceptibilit des contraires2 ces contraires l'in=m5t1 et a9si se produit telle ou telle ess5ce sub/antielle4 ,or1 cette susceptibilit des contraires affecte aussi bi5 *acune des p>ties que le t\t4 ,la "p de pure ess5ce dans ,socrate e/ dev5ue un compos de susceptibilit des contraires et de corporx1 et de l une c]ta9e ess5ce corporelle4 ,mais aussitt que la corporx affecte le t\t1 elle affecte les p>ties1 *acune a sa corporx1 et il se produit a9si autant d'ess5ces corporelles4 ,puis enf91 l'animation advi5t au t\t et produit une ess5ce de corps anim4 ,mais ici la scne *ange1 l'animation affecte le t\t1 non les p>ties2 celles-ci1 au contraire1 sont inanimes4 ,de mme1 la s5sibilit1 en affectant le t\t1 con/itue une ess5ce d'animal2 mais les p>ties reoiv5t d'autres =mes qui produis5t plusieurs ess5ces d'autres espces1 dont les noms ne n\s sont pas prs5ts4 ,enf9 le t\t reoit la facult de la sci5ce 7p]ceptibilitas discipl971 et l'homme exi/e4 ,mais *aque p>ticule reoit d'autres =mes qui font d'autres ess5ces p>mi les anims4 ,enf9 la socratit in=me t\te cette ess5ce d'humanit et con/itue ,socrate4 ,mais aussitt d'autres =mes affect5t les p>ties de cette ess5ce d'humanit2 les unes1 les c\leurs et les =mes du feu1 en affect5t c]ta9s atomes et font le feu2 d'autres s'appliqu5t d'autres atomes et font l'eau1 et a9si du re/e4 ,les p>ties du t\t se tr\v5t a9si tre feu1 eau1 air ou t]re4 ,de cette manire1 il n'e/ pas plus impossible que ,socrate soit compos des lm5ts1 que de pi$s et de ma9s4 ,ce sont galem5t ses p>ties composantes4 ,telle e/ l'orig9e des lm5ts et l'orig9e des individus1 p\r qui tr\v]ait absurde que des ess5ces gnrales et spciales se composass5t d'lm5ts4 ,note #hd3 ,je traduis a9si en hsitant cette phrase s+ulire3 ,unumquodque individuum corporis quantum e/1 tantum 9 se habet fructum4 7,p4 #eci47 ,ce n'e/ pas qu'on ne pt dire aussi que1 ds que l'animation affecte le corps1 les =mes des lm5ts affect5t les ess5ces de ce corps1 ou du mo9s1 qu'aussitt que la s5sibilit affecte le corps anim1 ses p>ties devi5n5t lm5ts4 ,a9si s'expliqu]ait et le mot d',ari/ote1 que les quatre lm5ts prcd5t absolum5t l'animal1 et le mot de ,platon1 que les lm5ts vi5n5t de l'hyle 7la matire71 et que des lm5ts vi5t t\t le re/e#he4 ,abl>d av\e qu'ici il p>at avoir suivi une m>*e contraire et r5v]s la rgle gnrale1 qui veut que les simples soi5t antrieurs aux composs4 ,note #he3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #edj4--;,j'ignore o ,abl>d a pris ces deux citations4 ,quant la premire1 je vois bi5 que dans les ,topiques ,ari/ote dit qu',empdocle p5sait que les quatre lm5ts tai5t ceux de t\s les corps1 et prcdai5t l'animal1 ou le corps anim 7t4 #a1 o4 xiv1 sec4 b74 ,mais ,abl>d n'avait po9t les ,topiques4 ,quant la p5se qu'il attribue ,platon1 elle e/ bi5 dans la ,time 7trad4 de ,m4 ,c\s91 p4 #aeb et #aeh71 mais elle n'y e/ pas dans les t]mes qu'il emploie2 ,platon ne se s]t pas en ce s5s ,du mot hyle1 ,grec3 ul4 7,n4 #acd de la trad4 du ,time de ,m4 ,h4 ,m>t91 t4 ,,ii p4 #bie47 ,il s'arrte l1 et1 comme on voit1 ne se montre pas net et dcid4 ,son explication se rduit en effet di/+u] dans *aque ess5ce le t\t et les p>ties4 ,depuis la pure ess5ce jusqu'au corps1 l'ess5ce reoit les mmes =mes1 soit dans le t\t1 soit dans les p>ties4 ,a compt] du corps anim1 il n'en e/ plus a9si1 et les =mes qui affect5t le t\t ne sont plus celles qui affect5t les p>ties4 ,a9si le t\t d'une espce d'animal e/ compos de p>ties qui p\rrai5t tre d'autres espces d'animaux4 ,le t\t d'un homme e/ compos d'atomes qui ne sont pas des hommes1 mais des lm5ts4 ,ou bi51 si l'on ti5t ne pas s'c>t] de l'autorit des anci5s qui veul5t que les lm5ts ai5t prcd ou les animaux ou les corps1 il e/ loisible de faire remont] la di/9ction plus haut et d'admettre qu'au mom5t o le t\t d'une ess5ce reoit la =me animal ou la =me corps1 ses p>ties reoiv5t simultanm5t la =me lm5ts4 ,c'e/ dans cette alt]native qu',abl>d v\s ab&onne4 ,aprs t\t1 ce n'e/ l qu'une objection discute1 et la discussion des objections et des textes1 c'e/--dire la controv]se proprem5t dite1 c\vre et obscurcit l'exposition de la doctr9e mme4 ,celle d',abl>d e/ cont5ue dans la di/9ction de la matire et de la =me applique la con/itution du g5re et de l'espce4 ,l e/ sa p5se fondam5tale1 son sy/me1 sa doctr9e4 ,et ce n'e/ pas1 *ose trange1 ce qu'on l\e1 ce qu'on blme1 ce qu'on discute en lui4 ,en vrit1 lorsque je vois comm5t et ses contempora9s et leurs successeurs ont qualifi et jug son sy/me1 je me pr5ds croire qu'ils ne l'ont pas connu1 ou qu'ils ont seulem5t connu soit la p>tie polmique de ce sy/me1 soit des ides s\t5ues p> lui au temps de sa vie militante2 t&is que n\s le jugeons ici sur quelque ouvrage t>divem5t compos ou revu1 tmoignage suprme de ses op9ions modifies p> l'expri5ce et ram5es leur =me d]nire4 ,ce qui e/ assur1 c'e/ qu'avec le fragm5t que n\s tudions1 on ne compr5d po9t comm5t1 p> trois fois1 ,jean de ,salisbury a pu lui imput] d'avoir sub/itu l'oraison au nom dans la df9ition des univ]saux4 ,n\s le compr5drons mieux au *apitre suivant4 ,le seul po9t ess5tiel1 c'e/ qu'il insi/ait beauc\p sur la prdication de l'espce4 ,dire que l'espce se iprdit ou plutt s'affirme1 et re*]*] comm5t et dans quelle condition elle e/ a9si attribue1 c'e/ bi5 en effet l'tudi] comme lm5t de la proposition4 ,v\loir qu'elle ne s'affirme pas comme inhr5te1 comme attribut ess5tiel1 mais comme dsignation1 signification1 t\t au plus qualification1 c'e/ en effet ni] qu'une *ose puisse tre prdicat d'une *ose4 ,s'enqurir de la signification pr9cipale1 c'e/ exam9] une "q de logique ab/raite2 en un mot1 c'e/ au mo9s1 quant la =me1 conv]tir la "q en une "q d'oraison#hf4 ,il e/ donc vrai qu',abl>d semble s\v5t re*]*] uniquem5t ce que signifie une attribution de g5re ou d'espce2 et1 s\s ce rapport1 il t5d t\t rduire une "q de langage4 ,note #hf3 ,voyez c4 ,,viii1 p4 #ag1 la citation de ,jean de ,salisbury et le *ap4 suiv4 ,mais1 indp5damm5t de ce que cette rem>que e/ peu prs commune t\tes les discussions de la scola/ique1 ne sait-on pas qu'elle p\rrait la rigueur et sur les premires app>5ces s'appliqu] presque t\te re*]*e sci5tifique8 ,on ne peut philosoph] qu'avec des mots1 et la re*]*e de t\te *ose peut se rduire extrieurem5t l'tude de l'oraison4 ,l'important1 c'e/ que l'oraison ne soit pas vide2 c'e/ que les mots cadr5t avec les *oses2 il suffit mme qu'elle signifie des *oses dans la p5se de l'auteur4 ,or assurm5t ici ,abl>d a ent5du donn] les conditions mmes de l'tre1 en le dcomposant t\s les degrs mtaphysiques1 en matire et en =me2 et il e/ lo9 d'avoir cru n'agit] qu'une "q de grammaire1 a9si que le v\lait et l'av\ait l'cole de ,roscel94 ,il n'en e/ pas mo9s vrai qu'il p\rrait bi5 n'avoir remu que des mots2 mais c'e/ ce qui arrive t\te ?orie fausse1 et ce repro*e on p\rrait en ce s5s l'adress] mme ,guillaume de ,*ampeaux1 si les ess5ces univ]selles n'exi/5t pas1 mme ,b]n>d de ,*>tres1 si les ides t]nelles sont une *imre4 ,mais cette critique e/ d'un t\t autre ordre1 et jusqu' jugem5t df9itif1 t5ons que le pr9cipe d',abl>d1 c'e/ la di/9ction de la matire et de la =me applique la con/itution des univ]saux4 ,si l'espce se di/+ue du g5re1 c'e/ p> la diffr5ce4 ,la diffr5ce e/ l'attribut ess5tiel et c>actri/ique1 et non le simple accid5t2 et comme le g5re plus la diffr5ce ou la matire plus la =me e/ une n\velle ess5ce1 l'ess5ce spcifique1 di/9cte de l'ess5ce gnrique1 il e/ difficile de ne pas reg>d] la diffr5ce ou la =me comme quelque *ose de rel1 comme ou mo9s un lm5t con/ituant de l'tre4 ,et en effet1 ,abl>d1 lorsqu'il n'argum5te pas contre le ralisme1 n\s donne cette ide de la diffr5ce ou de la =me4 ,cette ide e/ si bi5 celle d',ari/ote1 qu'on a cru la traduire p> l'expression de =me sub/antielle4 ,mais qu'e/-ce que la =me sub/antielle en soi8 ,ari/ote a beauc\p repro* ,platon de ne p\voir dire quel e/ le mode d'exi/5ce des ides4 ,comm5t rpondrait un disciple d',ari/ote cette "q3 ,quel e/ le mode d'exi/5ce des =mes sub/antielles8 ,il y a quelque vue confuse de cette difficult dans la proccupation o une autre "q jette ,abl>d4 ,a quel prdicam5t app>ti5t la diffr5ce8 ,c'e/ ici un po9t trs-important de la ?orie scola/ique4 ,voici comm5t il le pose3 les diffr5ces doiv5t-elles tre rapportes un prdicam5t8 ,il rpond qu'elles doiv5t tre places en dehors des prdicam5ts4 ,quelques-uns ont v\lu les class] exclusivem5t dans le prdicam5t de sub/ance1 n'admettant pas que la division de celui de qualit en deux espces pro*a9es divise le g5re p> diffr5ce4 ,comme l'ess5ce d'homme qui e/ en ,pi]re e/ autre que celle qui e/ en ,paul1 sans diffr] p> une =me spciale1 la blan*eur1 dis5t-ils1 n'e/ pas la noirceur1 et divise a9si la c\leur1 g5re de la qualit1 sans qu'il y ait diffr5ce de =me4 ,mais cela ne vaut pas la pe9e qu'on y rponde1 contra hoc ag]e vile e/2 la c\leur ne saurait tre le g5re de la blan*eur1 l'une tant aussi simple que l'autre4 ,on ne doit att5tion qu' l'op9ion s\t5ue p> des hommes au!ntiques 7au!ntici viri74 ,suivant eux1 les espces1 rsultant t\tes de diffr5ces1 sont t\tes dans quelque prdicam5t1 c> t\t ce qui e/ e/ dans un prdicam5t4 ,celui des diffr5ces e/ la qualit1 c> elles sont t\tes poses comme prdicats 9 quale 7et non 9 quid7 seulem5t ce sont des prdicats de qualit sub/antielle1 non accid5telle4 ,dans ce sy/me1 la diffr5ce s]ait la qualit sub/antielle p> excell5ce1 l'ess5ce seconde de quelques philosophes mod]nes4 ,mais c'e/ une rgle de ,boce que t\t g5re e/ naturellem5t et compltem5t divis en deux ess5ces pro*a9es#hg4 ,a9si le g5re le plus gnral ou prdicam5t de qualit1 se divise a9si2 les deux espces pro*a9es qui en puis5t la di/ribution sont1 p> la v]tu des diffr5ces1 con/itues *acune en g5re proprem5t dit2 or quelles sont ces diffr5ces con/itutives8 des qualits1 p> la supposition4 ,quelles sont ces qualits8 elles sont ou la qualit mme 7g5re le plus gnral1 prdicam5t de qualit71 ou les espces divisantes1 ou cont5ues dans les espces pro*a9es4 ,le premi] cas e/ impossible3 le gnralissime1 le prdicam5t1 ne peut se s]vir lui-mme de =me p\r se con/itu] en espce2 ce s]ait la matire dev5ant sa =me ess5tielle1 et qui p\rrait alors tre sans elle-mme1 la =me tant di/9cte de la matire4 ,le second cas n'e/ pas plus admissible4 ,soit a et b les espces divisantes2 a et b ne peuv5t tre les diffr5ces a et b c'e/--dire con/itu] elles-mmes avec elles-mmes4 ,d'abord ce s]ait admettre qu'un mme peut tre antrieur et po/rieur lui-mme1 le con/ituant tant dans ce cas id5tique au con/itu2 puis il faudrait suppos] que a1 p> exemple1 =me du prdicam5t qualit1 et con/ituant l'espce a1 e/ une p>tie de l'ess5ce de soi-mme1 ce qui rpugne la raison2 ou bi5 qu'en s'unissant comme =me la qualit1 il con/itue b1 comme b lui-mme con/itue a4 ,des deux cts impossibilit gale1 c> si a e/ la =me sub/antielle de b1 b conti5t a comme p>tie de son ess5ce1 unie la qualit1 sa matire4 ,mais b ne peut plus tre la =me sub/antielle de a1 c> a conti5drait a9si1 comme p>tie =melle unie la qualit1 sa matire1 b1 qui e/ un t\t df9itif cont5ant dj a comme p>tie de son ess5ce1 et rciproquem5t4 ,en d'autres t]mes1 b s]ait gal a1 plus la qualit1 c'e/--dire s]ait plus gr& que a1 et a s]ait gal b plus la qualit1 c'e/--dire plus gr& que b4 ,la contradiction e/ vid5te4 ,prt5dra-t-on plac] auprs de la division de la qualit en a et b une autre division en c et d et faire rciproquem5t des deux membres de l'une des divisions les diffr5ces de l'autre8 ,a9si1 p>ce qu'animal e/ divis soit en rationnel et irrationnel1 soit en mortel et immortel1 rationnel et irrationnel s]ai5t les diffr5ces con/itutives d'animal mortel et d'animal immortel1 et rciproquem5t6 ,l'absurdit de cette comb9aison n'a pas beso9 de la dmon/ration algbrique4 ,note #hg3 ,de ,div41 p4 #fdc4 ,il suit que si v\s placez les diffr5ces dans la catgorie de qualit1 il n'y aura plus d'autres espces que des espces de qualit2 c> t\te espce repose sur une diffr5ce1 et ,ari/ote a dit3 ,des g5res div]s et non subordonns entre eux1 les espces et les diffr5ces sont div]ses#hh4 ,note #hh3 ,ari/41 ,cat4 ,,iii1 et dans ,boce1 ,9 ,pra$41 ,i1 p4 #abd4 ,abl>d conclut de ces objections1 qu'il dcl>e insolubles1 que les diffr5ces sub/antielles ne sont dans aucun prdicam5t4 ,elles ne sont que de simples =mes1 n'tant en aucune faon composes de matire et de =me1 puisqu'elles vi5n5t dans la matire du sujet con/itu] une nature sans tre con/itues p> ri54444 ,je ne suis po9t conduit l1 aj\te-t-il1 p> la raison seule4 ,et il essaie de s'accord] avec ,boce4 ,ma9t5ant il faut song] aux consqu5ces4 ,un po9t important doit tre vit3 re/at gr&is labor1 dit ,abl>d4 ,il faut pr5dre g>de d'tre =c concd] que la matire de la sub/ance soit un des g5res les plus gnraux1 savoir la catgorie de la sub/ance1 et que la susceptibilit des contraires1 et en gnral t\tes =mes simples1 soi5t des espces4 ,ce s]ait une consqu5ce grave1 p>ce qu'alors la matire de la sub/ance tant un g5re1 c'e/--dire une ess5ce1 elle en con/itu]ait une autre avec la susceptibilit des contraires2 ce po9t de l'*elle1 au lieu d'un seul degr1 il y en aurait deux1 et la sub/ance1 au lieu d'tre la d]nire expression de l'tre1 puisqu'elle n'a au-dessus d'elle qu'un pr9cipe intelligible1 un ab/rait qui e/ suppos sa matire ou la pure ess5ce1 ne s]ait plus qu'une espce de l'tre4 ,c'e/ ce qui arriv]ait si l'on appliquait sans prcaution la ?orie de la diffr5ce1 et que l'on fit de la susceptibilit des contraires1 comme =me simple1 une diffr5ce spcifique4 ,rem>quez combi5 ,abl>d met de prix ret5ir et sauv] les c>actres de la sub/ance2 il s'en fait une gr&e t*e1 gr&is labor4 ,mais1 dit-il1 p\rquoi la matire de la sub/ance p>at-elle tre un g5re8 p>ce qu'elle e/ attribuable plusieurs d'espce diffr5te1 d'ess5ce diffr5te4 ,elle app>ti5t plusieurs espces dont elle e/ la matire1 elle peut tre conue de plusieurs espces exi/ant comme sujets2 c'e/--dire que les diffr5ts s5s de la df9ition du g5re lui sont applicables4 ,mais il faut rem>qu] que1 dans dette df9ition1 tre attribuable plusieurs1 c'e/ l'tre plusieurs espces pro*a9es ou immdiatem5t subordonnes2 or1 la matire de la sub/ance n'a po9t d'espces qui lui soi5t immdiatem5t subordonnes4 ,le corps et les espces qui vi5n5t les premires dans le prdicam5t de la sub/ance1 sont immdiatem5t subordonnes celle-ci1 la sub/ance la plus gnrale1 laquelle n'e/ pas seulem5t la matire de la sub/ance1 mais cette matire de la sub/ance ou la pure ess5ce1 plus la susceptibilit des contraires4 ,n\s p\vons mme dire que cette pure ess5ce n'e/ pas rellem5t une ess5ce1 elle ne suffit pas p\r qu'on puisse faire une rponse conv5able la "q p] quid1 c'e/--dire si l'on dem&e d'une *ose ce qu'elle e/2 c> c'e/ mal rpondre que de rpondre une "q ce que p>at savoir celui qui que/ionne4 ,or1 celui qui dem&e ce qu'e/ une *ose sait videmm5t qu'elle e/1 puisqu'il pose cette "q pralable4 ,si donc l'on dem&e3 qu'e/-ce que la sub/ance8 rpondons3 elle e/#hi2 c> on ne peut rpondre p> son nom et dire qu'elle e/ la sub/ance4 ,note #hi3 ,de ,g54 et ,spec41 p4#edf-edg4 ,si ergo quritur3 quid e/ sub/antia8 respondeamus3 e/4 ,ce passage rem>quable conduirait une difficile "q1 celle de la possibilit d'une di/9ction entre la sub/ance et l'ess5ce1 entre l'ess5ce et le mode ess5tiel1 con/itutif1 ou la ,diffr5ce1 entre ce d]ni] mode et l'accid5t4 ,le fond de t\t ce qu'enseigne l-dessus la scola/ique se tr\ve ou comm5cem5t de l',organon4 ,cat4 ,i1 ,,ii1 ,v1 et dans l'ouvrage de ,m4,b4 ,sa9t-,hilaire 7de la ,log4 d',ari/41 t4 ,i1 sect4 ,,ii1 c4 ,,ii4 ,cf4 la ,dialectique d',abl>d1 p4 #agd47 ,les notions quival5tes ont t exposes s\s une =me plus mod]ne dans les ,pr9cipes de la ,philosophie de ,desc>tes1 "p4 ,i1 sec4 #ea1 t4 ,,iii des ,oeuvres compltes4 ,on insi/]a et l'on dira que si la susceptibilit des contraires a p\r support la pure ess5ce1 elle lui e/ attribue titre de prdicat1 de sorte qu'on peut nonc] cette proposition3 la pure ess5ce e/ susceptible des contraires4 ,dans ce cas1 elle e/ une sub/ance1 et elle passe dans le prdicam5t de la sub/ance2 c> si elle e/ la sub/ance elle-mme1 elle e/ le g5re le plus gnral2 si elle vi5t aprs la sub/ance1 si elle e/ son infrieure1 elle e/ la sub/ance corporelle ou incorporelle1 et dans les deux cas elle e/ dans un prdicam5t4 ,mais n\s ne devons pas accord] qu'une =me quelconque soit prise comme prdicat de la matire dans laquelle elle e/1 et que le mot qui s]t de sujet dsigne ncessairem5t une matire4 ,de ce que la rationnalit e/ dans l'animal1 il ne suit pas que l'animal1 matire de la =me rationnalit1 soit le rationnel lui-mme4 ,en effet1 il s]ait l'homme ou ,dieu2 et s'il tait homme1 il s]ait ,socrate ou ,platon1 et alors l'univ]sel s]ait le s+uli]1 ce qui rpugne4 ,n\s n'accordons qu'une *ose1 c'e/ que rationnel peut tre le prdicat d'animal1 qu& animal desc5d d'un degr et passe l'infrieur1 qu& on dit3 animal e/ un g5re1 un c]ta9 animal e/ rationnel4 ,ne dites mme pas que l'animal soit rationnel1 p>ce qu'il e/ le fondem5t de la rationnalit4 ,rationnel n'e/ pas le nom du sujet de la rationnalit1 mais de l'tre qui e/ con/itu p> la rationnalit1 et ce n'e/ pas l'animal1 mais l'homme4 ,de mme1 la pure ess5ce1 quoique la susceptibilit des contraires se ralise en elle1 n'e/ pas la susceptibilit des contraires3 susceptible des contraires e/ le nom des tres con/itus p> la susceptibilit des contraires4 ,mais si le susceptible e/ de l'ess5ce de la sub/ance1 n'e/-il pas ou la sub/ance mme1 ou une diffr5ce comme la corporx8 ,nullem5t1 la diffr5ce e/ celle qui divise le g5re et con/itue l'espce1 ce que ne fait pas le pur susceptible2 mais il e/ vrai qu'il donne l'tre la sub/ance1 comme la corporx au corps1 voil t\te la ressemblance4 ,les diffr5ces peuv5t sans d\te tre nonces comme des qualits4 ,si l'on ent5d qualit dans un s5s vague et gnral1 il e/ c]ta9 que la =me peut tre attribue en prdicat titre de qualit2 mais1 dans ces t]mes1 il en e/ de mme de la quantit1 elle aussi peut tre attribue adjectivem5t4 ,or1 ent5due /rictem5t1 la qualit e/ une catgorie qui ne doit tre confondue avec nulle autre3 un prdicat de qualit e/ un attribut au titre de la qualit1 et non une modification quelconque du sujet4 ,la rationnalit ne p>at une espce que p>ce qu'elle peut tre attribue en ess5ce des tres numriquem5t diffr5ts2 a9si elle e/ comme la matire de telle ou telle rationnalit p>ticulire1 t\tes rationnalits p>ticulires qui ne diffr5t qu' raison du nombre1 et non p> une diffr5ce sub/antielle4 ,mais la rationnalit d',ari/ote1 ou t\te =me simple1 n'ayant de soi nulle matire1 n'e/ la matire de ri51 et p> consqu5t e/ matriellem5t nulle4 ,cep5dant1 direz-v\s1 cette "p de rationnalit qui e/ dans l'un n'e/ pas celle qui e/ dans l'autre1 elles sembl5t p> consqu5t autant d'individus de rationnalit4 ,mais en e/-il autrem5t de la "p d'humanit qui e/ dans l'un p> rapport celle qui e/ dans un autre1 et cep5dant elle n'e/ ni g5re1 ni espce1 ni individu d'humanit1 elle e/ seulem5t une des ess5ces dont se compose collectivem5t l'humanit1 qui e/ l'espce4 ,de mme1 cette "p de rationnalit qui e/ dans une p]sonne n'e/ pas autre *ose qu'une des ess5ces dont se compose la rationnalit1 qui e/ la diffr5ce4 ,homme e/ quelque *ose qui e/ con/itu matriellem5t de la rationnalit1 et qui en e/ un individu1 comme ,socrate de l'humanit4 ,on objecte que les diffr5ces sont poses comme prdicats du sujet 7,boce74 ,quels prdicats8 prdicats non 9 quale1 mais 9 quid1 non de qualit1 mais d'ess5ce4 ,c'e/ qu'il n'y a de vrai que cette proposition3 c]ta9es diffr5ces1 attribues au sujet1 le sont en prdicats d'ess5ce4 ,encore cela n'e/-il vrai que si l'on pr5d cette expression de prdicat en ess5ce dans le s5s le plus l>ge4 ,a9si on peut1 si l'on veut1 donn] l'animal homme la rationnalit comme prdicat en ess5ce2 mais alors au fond rationnalit e/ pris comme ess5ce =melle1 animal comme ess5ce matrielle4 ,une =me simple n'e/ jamais attribue comme prdicat en ess5ce qu'aux tres qu'elle con/itue =mellem5t4 ,si l'on peut avec vrit dire3 ,socrate e/ ce rationnel 7hoc rationale71 proposition o l'individu de rationnalit s]t de prdicat1 ce n'e/ pas en ent5dant que ,socrate e/ support de l'individu de rationnalit1 ce ne peut tre qu'en posant comme prdicat une matrialit dans une proposition actuelle p\r un cas dt]m94 ,ce n'e/ pas titre de =me simple que ce rationnel e/ attribu ,socrate1 c> c'e/ la =me de ta matire animal et non de ,socrate1 mais on pr5d cette =me p\r prdicat dans un cas actuel et p>ticuli]4 ,telle e/ la proposition3 je lis1 elle donne un support actuel la lecture1 et la lecture e/ en prdicat4 ,il re/e enf9 donn] une connaissance prcise de ce que c'e/ que les =mes simples1 af9 de disc]n] avec c]titude celles que n\s devons plac] hors des prdicam5ts4 ,les =mes simples1 qui ne sont en aucun prdicam5t1 sont celles qui con/itu5t des natures4 ,or la susceptibilit du corporel1 p\r ,socrate1 le blanc1 le dur ou t\te =me prdicam5tale quelconque ne crent pas une nature en s'adjoignant au sujet4 ,qu& la blan*eur vi5t natre dans ,socrate1 il ne se produit pas une troisime nature qui soit autre que ,socrate1 autre que la blan*eur1 un n\vel tre qui soit le compos ,socrate et blan*eur4 ,c'e/ ,socrate qui acqui]t la blan*eur1 mais qui demeure ,socrate4 ,la sub/ance et l'accid5t ne crent ri54 ,mais ces =mes simples1 dira-t-on peut-tre1 prcism5t p>ce qu'elles sont incomposes1 ne sont pas div]ses2 des ess5ces d'humanit sont la mme *ose1 p>ce qu'elles ne sont pas de nature on de cration diffr5te4 ,et p\rtant ces *oses qui ne diffr5t de nature ni p> la matire ni p> la =me1 diffr]ai5t p> leurs effets2 elles ne sont donc pas de simples =mes4 ,la rationnalit1 qui n'ayant ni matire ni =me de nature1 ne diffre aucun de ces titres de l'irrationnalit1 produit un diffr5t effet2 c> elle e/ la =me1 en v]tu de laquelle n\s raisonnons1 effet que ne produit c]ta9em5t pas l'irrationnalit4 ,dites de mme alors3 ces ess5ces1 qui reoiv5t la rationnalit1 produis5t un autre effet que celles qui sont affectes de l'irrationnalit1 puisqu'elles produis5t les unes l'homme1 les antres l'ne1 et p> consqu5t elles ne sont pas une mme *ose4 ,or c]ta9em5t la mme ess5ce s]t de matire dans les deux cas1 c'e/ l'ess5ce d'animal4 ,c'e/ que la div]sit de l'effet ne provi5t pas des matires1 mais bi5 des =mes4 ,c> s'il arrivait que la rationnalit vnt affect] des ess5ces qui1 en ralit1 ne la s\ti5n5t jamais1 elle f]ait galem5t un homme avec celles-ci1 comme avec les autres l'irrationnalit f]ait un ne4 ,a9si v\s avez vu la mme ess5ce corporelle tantt compos] l'anim avec l'animation1 tantt avec l'inanimation l'inanim4 ,on peut donc dire de matires1 qui avec des =mes diffr5tes sont aptes produire leurs effets1 qu'elles sont la mme *ose4 ,mais on n'en saurait dire autant des =mes simples div]ses1 p>ce que p\r tre la mme *ose1 il ne faut pas avoir cette div]sit d'effets1 qui suit leur comb9aison avec les pures ess5ces des *oses les plus gnrales#ij4 ,note #ij3 ,cette phrase e/ =t obscure et probablem5t altre dans le texte2 la voici3 ,div]s v]o =m simplices m9ime dicuntur idem1 quia hoc non habet eamdem div]sitatem effectuum inv5i5s 9 m]is ess5tiis g5]alissim>um4 ,p4 #eej4 ,suppos qu'il ft possible que la pure ess5ce1 matire de la qualit la plus gnrale1 au lieu de qualifi] cette autre pure ess5ce1 matire de la sub/ance la plus gnrale1 prt la =me de celle-ci1 jamais de cette comb9aison1 c'e/--dire de la matire de la sub/ance avec une p>eille =me1 ne rsult]ait mme la qualit sub/antielle4 ,c> la matire de la qualit et la susceptibilit des contraires ne f]ai5t jamais de ,socrate ou la sub/ance ou la qualit1 comme de cette mme ess5ce de la sub/ance qui avec l'incorporx con/itue l'esprit1 la corporx f]ait le corps2 comme de celle qui t\t l'heure con/ituait le corps1 l'incorporelle f]ait l'esprit4 ,et c'e/ l que f9it le ,fragm5t sur les ,g5res et les ,espces4 ,cette d]nire p>tie ne ti5t mme pas ess5tiellem5t la "q1 quoiqu'elle n\s claire s+ulirem5t sur les ides accessoires qui devai5t la compliqu] p\r des esprits imbus pr(ondm5t des pr9cipes de la scola/ique4 ,il rsulte des d]nires p>oles qu'il faut soigneusem5t di/+u] les =mes et les matires4 ,on n'a appel notre exam5 que sur la premire catgorie1 celle de la sub/ance ou de l'tre proprem5t dit1 celle de l'ess5ce dans la langue des scola/iques2 c'e/ en effet celle qui intresse m9emm5t l'ontologie4 ,mais la scola/ique qui traite t\t comme des tres1 sans cep5dant t5ir t\t p\r des tres1 applique t\tes les catgories la mme di/9ction de matire et de =me4 ,a9si dans la catgorie de qualit se produis5t p> analogie des g5res et des espces2 la qualit e/ le g5re1 dont la c\leur e/ l'espce2 la qualit e/ la matire qui avec la =me de la colorit con/itue l'ess5ce de la c\leur1 et a9si du re/e4 ,suit-il de cette analogie qu'on puisse indiffremm5t assortir les =mes de l'*elle de la qualit avec les matires de l'*elle de la sub/ance1 ou faire les comb9aisons inv]ses8 non1 l'*elle de l'tre proprem5t dit e/ "p1 et c'e/ aut\r de la sub/ance ses div]s degrs1 mais non dans la sub/ance et au mme po9t d'id5tification1 que peuv5t v5ir se plac] les div]s degrs de qualit1 de quantit1 de relation1 enf9 t\s les modes subordonns aux div]s prdicam5ts4 ,l'tre1 dit ,ari/ote#ia1 signifie ou bi5 la sub/ance et la =me ess5tielle1 ou bi5 encore *acun des attributs gnraux1 la quantit1 la qualit et t\s les autres modes444 ,il y a de l'tre dans t\tes ces *oses1 mais non pas au mme titre1 l'une tant un tre premi] et les autres ne v5ant qu' la suite4 ,note #ia3 ,mtaph41 ,,vii1 iv1 t4 ,,ii1 p4 #ab de la traduction4 ,admettez donc une premire div]sit1 une dm>cation pr(onde entre les degrs de l'tre et les accid5ts de l'tre2 et ce n'e/ qu'en suivant les degrs d'une mme catgorie qu'a9si qu'entre les produits d'une mme race peuv5t se =m] des comb9aisons cratrices4 ,v\lez-v\s associ] la matire du premi] degr de l'tre avec la =me du premi] degr de la qualit1 ,abl>d v\s dit que v\s n'obti5drez ni la qualit sub/antielle1 ni la sub/ance qualitative2 c> v\s n'aurez d'un ct qu'un des lm5ts de la sub/ance1 de l'autre qu'un des lm5ts de la qualit4 ,au fond1 comme le mot de pure ess5ce e/ indt]m9 de sa nature et nul sans sa =me1 cette union hybride v\s donn]ait p\r unique rsultat le premi] degr de la catgorie dont v\s auriez emprunt la =me4 ,si ma9t5ant v\s desc5dez d'un ou plusieurs degrs dans div]ses catgories1 v\s *>g]ez de modes div]s les degrs de la premire2 mais1 suivant ,abl>d1 v\s ne crerez pas de vritables espces1 de vritables g5res1 p>ce que v\s ne crerez pas des natures4 ,des animaux blancs ou noirs1 gr&s ou petits1 sont t\j\rs des animaux1 et ces di/9ctions n'eng5dr5t que des g5res et des espces improprem5t dites1 ou des g5res et des espces dans l'ordre de la qualit1 non dans l'ordre de l'ess5ce4 ,elles n'insr5t pas un anneau de plus dans la *ane de l'tre4 ,les classifications zoologiques ne sont pas ontologiques4 ,cep5dant1 p> analogie1 on peut opr] t\tes les comb9aisons que p]met le nombre des graduations et des v>its dans les diffr5tes catgories4 ,de mme qu'on peut opr] sur les degrs de la qualit1 comme si c'tai5t des degrs de l'tre1 on peut1 jusqu' un c]ta9 po9t1 trait] les degrs de l'tre comme s'ils tai5t des nuances de la qualit3 le langage s'y prte4 ,dans la proposition1 ce qui e/ affirm e/1 au mo9s dans la =me1 un attribut d'un sujet4 ,en grammaire et mme en logique1 on peut donc confondre t\t ce qui se p5se d'un objet quelconque avec l'opration qui qualifie une sub/ance4 ,ces propositions ,socrate e/ homme1 et ,socrate e/ vieux p>aiss5t logiquem5t composes de mme1 et le p5*ant ne considr] que comme des qualits t\t ce que n\s disons des objets de notre p5se1 e/ un p5*ant naturel et mme assez motiv1 puisque la sub/ance de l'tre e/ impntrable1 innommable1 p\r n\s1 et s'affirme plus qu'elle ne se connat4 ,qu& n\s v\lons df9ir un objet1 n\s tombons dans l'numration de ses modes1 et n\s ne p\vons gure n\s assur] d'avoir jamais atte9t son mode ess5tiel1 encore mo9s sa vritable ess5ce2 du mo9s ne connaissons-n\s l'ess5ce que dans une mesure subjective4 ,cep5dant l'exam5 att5tif des div]ses propositions attributives suffit p\r dmontr] la di/9ction sur laquelle ,abl>d s'appuie4 ,si la raison 7rationalitas7 e/ la =me qui de l'animal fait l'homme1 on peut cep5dant dire galem5t3 l'animal e/ raisonnable et l'homme e/ raisonnable4 ,raisonnable e/1 dans les deux propositions1 attribut ou prdicat2 mais l'e/-il au mme titre8 non1 sans d\te1 puisque l'animal n'e/ pas raisonnable ncessairem5t comme l'e/ l'homme1 c> il y a des animaux sans raison4 ,il s'agit donc1 dans *aque proposition1 d'une attribution on prdication de nature diffr5te4 ,c'e/ dans les deux cas un prdicat d'ess5ce2 mais1 dans le premi] cas1 il ne fait que modifi] l'animal2 dans le second1 il con/itue l'homme#ib4 ,la seconde proposition nonce donc une attribution qui a une v]tu propre1 et le prdicat qu'elle conti5t e/ quelque *ose de plus qu'un mode2 c'e/ ce qu',abl>d appelle =ma simplex4 ,p> l'importance qu'il atta*e sa di/9ction1 on voit qu'il croit t\*] un pr9cipe sub/antiel de l'ontologie1 et qu'il e/ lo9 de rduire la connaissance huma9e une va9e conception logique de l'accessoire et de l'app>5t4 ,p> l1 il e/ dans un vrai ralisme4 ,il met la =me simple1 comme lm5t virtuel de la diffr5ce spcifique1 en dehors des catgories2 c'e/ p\r a9si dire la mettre en dehors de l'idologie4 ,c'e/ lui donn] une valeur unique1 et en faire comme l'in/rum5t de la cration4 ,on peut tr\v] gratuite1 hypo?tique1 indf9issable l'exi/5ce de ce facteur s+uli]1 ralis p> l'ab/raction2 mais on ne peut mconnatre l une ?orie comme une autre de ce fait si obscur et si gr&1 l'ess5ce4 ,les philosophes mod]nes1 plus rs]vs en gnral1 n'ont pas cep5dant t beauc\p plus lum9eux2 et il ne re/e gure sur cette "q que des di/9ctions purem5t idologiques4 ,a9si v]balem5t les diffr5ces spcifiques peuv5t se prs5t] comme des modes ord9aires4 ,elles con/itu5t les ess5ces1 et si l'ess5ce e/ un mode1 elle e/ du mo9s le premi] des modes1 comme1 si l'on veut1 le mode e/ un faible degr de l'ess5ce4 ,entre ces deux extrmes se place une srie de conceptions t\*ant les tres1 lesquelles conceptions ont une valeur dcroissante1 depuis celles qui sembl5t des ides ncessaires1 jusqu' celles qui ne sont plus que des gnralisations de la s5sation4 ,note #ib3 ,p\r exprim] en scola/ique cette diffr5ce1 on aurait pu dire homo e/ rationale1 et non rationalis2 c'e/ peu prs dans la mme s5s ,qu'on p\rrait dire l'homme e/ une raison1 comme on dit qu'il e/ une intellig5ce4 ,mais ici1 dans cette catgorie de l'tre1 ,abl>d fait encore une di/9ction1 le corps m>que une limite1 au-dessus ou au-dess\s de laquelle les pr9cipes ne sont plus les mmes4 ,au-dessus du corps1 la sci5ce ne considre plus que des ides qui peuv5t tre vraies1 sans correspondre aucune ralit di/9cte2 au-dess\s du corps1 les g5res et les espces peuv5t tre des ab/ractions1 mais elles correspond5t des collections de ralits4 ,dans la p>tie suprieure de cette srie1 les mots de matire et de =me sont encore employs1 mais p> induction1 p> symtrie1 et comme p\r ordre4 ,c'e/ une des m>ques les plus frappantes de ce beso9 et de ce p\voir d'unit1 qui c>actrise la raison4 ,mais cette concordance symtrique n'autoris]ait pas acc\pl] arbitrairem5t les div]s produits de la p5se gnratrice1 et c'e/ une rgle qu'on ne peut fran*ir un degr p\r associ] des matires et des =mes qui ne sont po9t immdiatem5t juxtaposes4 ,quant l'union des matires des matires1 ou des =mes des =mes1 il e/ vid5t qu'elle s]ait un non-s5s4 ,seulem5t1 il faut obs]v] que telle e/ la valeur de la diffr5ce entre les deux p>ties de l'*elle1 qu',abl>d n'a pas hsit p5s] que la matire du premi] degr ou la pure ess5ce p\vait1 en acqurant la susceptibilit des contraires1 dev5ir indiffremm5t la matire de deux =mes contradictoires1 et que le support de l'incorporel p\vait tre le mme que celui du corporel4 ,cela n'e/ possible qu' ce degr de l'ab/raction2 et c]tes une telle p5se aurait bi5 mrit d'tre appr(ondie au po9t de vue de la nature relle des *oses4 ,mais le propre de la scola/ique e/ de donn] la =me ontologique t\t1 et de ne considr] l'ontologie vritable que de pr(il2 elle la ctoie sans cesse2 elle y pntra r>em5t4 ,c> jamais elle n'a explicitem5t et m?odiquem5t tabli1 comme les mod]nes dialectici5s du pan?isme1 que ses di/9ctions logiques fuss5t des *oses exi/antes ou les app>5ces successives de l'tre id5tique univ]sel4 ,voil ce que n\s aurions dire sur cette ?orie considre ontologiquem5t2 mais remise sa place1 c'e/--dire reporte dans la controv]se des univ]saux1 elle a p\r b pr9cipal d'tablir que la diffr5ce n'e/ ni espce1 ni accid5t1 ni ess5ce prdicam5tale1 c'e/--dire relevant d'aucun prdicam5t3 elle e/ la =me simple en dehors de t\te catgorie4 ,elle e/ l'lm5t =mateur de l'espce1 et ne peut tre ram5e la simple proprit1 au mode1 l'accid5t1 mo9s que l'on n'ent5de p> l t\t ce qui a beso9 d'autre *ose que soi p\r tre4 ,encore s]ait-ce un mode "p1 incomp>able1 et qui d'ailleurs ne s]ait le degr d'aucune *elle catgorique4 ,d'o il suit t\t la fois1 qu'il n'y a po9t d'ess5ce spcifique1 ou que ce qui fait l'espce n'e/ pas un tre en soi1 et que cep5dant l'espce n'e/ ni un mot ni un nant2 d'o il suit encore que ,buhle a eu raison de dire qu',abl>d e/ rali/e l'g>d de ,roscel91 et nom9ali/e a l'g>d de ,guillaume de ,*ampeaux#ic4 ,note #ic3 ,hi/oire de la ,philosophie mod]ne4--,introd41 t4 #a de la traduction1 p4 #fhi4 ,,*apitre ,x4 ,,suite ,,du ,,pr,c,,d5t4--,de ,intellectibus4--,glossul sup] ,porphyrium4--,r,,sum4 ,les monum5ts imprims ont t soigneusem5t int]rogs1 et l'on vi5t de lire t\t ce que leurs rponses n\s ont appris4 ,il semble qu'il ne re/]ait plus qu' conclure1 en tirant de ce long exam5 un jugem5t df9itif4 ,mais un docum5t prcieux et inconnu e/ dans nos ma9s4 ,un manuscrit d',abl>d1 dont l'exi/5ce mme n'e/ indique nulle "p1 mais dont l'au!nticit ne n\s laisse aucun d\te#id1 donne encore sur sa doctr9e des lumires n\velles1 et surt\t explique d'une manire c]ta9e ce qui n'avait t jusqu'ici l'objet que d'inductions conjecturales1 le jugem5t de ses contempora9s4 ,notre analyse ne s]ait po9t consci5cieuse1 si la cra9te des longueurs n\s emp*ait de puis] cette n\velle s\rce4 ,c'e/ un ouvrage qui porte un titre mode/e1 ,petites ,gloses sur ,porphyre2 mais plus intressantes et plus dveloppes que celles qui ont t dj imprimes1 ces gloses clairciss5t autre *ose que le texte de l'auteur grec1 dans la v]sion de ,boce2 c'e/ un comm5taire la fois littral et spirituel4 ,n\s ne s]ions pas tonn que cet crit1 d'une rdaction elliptique et obscure1 ft une oeuvre de la jeunesse de l'auteur4 ,il y annonce qu'il le compose la dem&e1 non plus de ces lves1 mais de ses compagnons1 disons le mot1 de ses cam>ades1 sociorum4 ,l'aurait-il rdig cette poque intressante1 o matre de fait1 coli] de nom1 il suivait1 en les discutant les leons des docteurs de la ,cit1 et rptait p\r son compte et ses pairs les leons qu'il v5ait d'ent5dre avec eux1 ne s'autorisant p\r enseign] que de sa h>diesse1 de son esprit et de son loqu5ce8 ,note #id3 ,ce manuscrit intitul3 ,glossul magi/ri ,petri ,bl>di sup] ,porphyrium1 a t retr\v p> le savant ,m4 ,ravaisson1 et n\s en devons la communication sa bi5veillante obligeance4 ,n\s ne saurions trop l'engag] la publi]2 c'e/ un fragm5t prcieux p\r l'hi/oire de la ,philosophie4 ,la texte e/ difficile1 quelquefois altr2 il n'en a que plus beso9 d'un diteur tel que ,m4 ,ravaisson4 ,les premires pages de ce manuscrit n\s appr5n5t qu'on peut ram5] la sci5ce en gnral la sci5ce du jugem5t et la sci5ce de l'action4 ,la premire e/ celle de la ?orie1 la seconde e/ celle de la pratique4 ,on peut bi5 agir et ne po9t savoir jug]4 ,tel peut utilem5t employ] la gurison des infirmits huma9es les v]tus des simples1 qui ne sait pas la physique1 comme tel autre peut habilem5t in/ruire1 sans tre capable d'opr] ce qu'il enseigne4 ,la philosophie e/ une sci5ce ?ortique4 ,t\s les savants n'ont pas droit au nom de philosophes4 ,il n'app>ti5t qu' ceux qui1 s'levant au-dessus des autres p> la subtilit de leur intellig5ce1 jug5t ce qu'ils sav5t4 ,l'homme d\ d cette facult e/ celui qui sait compr5dre et pes] les causes secrtes des *oses2 la re*]*e de ces causes e/ du ressort de la raison et non pas de l'expri5ce s5sible#ie4 ,note #ie3 ,e/ sci5tia alia ag5di1 alia disc]n5di4 ,aola autem sci5tia disc]n5di philosophia dicitur444 ,philosophos444 vocamus co/antum qui subtilitate intellig5ti prom95tes 9 8 qu dilig5tem hab5t discretionem4 ,discretus e/ qui causes occultas r]um compreh5d]e ac delib]>e valet4 ,occultas causas dicimus ex quibus qu res ev5iunt magis ratione quam exp]im5tis s5suum inve/ig&um4--,cassiodore avait divis la sci5ce en inspectiva et en acutalis 7,de art4 ac discipl41 c4 iii74 ,la philosophie se divise en physique1 en ?ique et en logique#if4 ,la premire spcule sur les causes des *oses naturelles1 la seconde e/ la matresse de la v]tu1 la troisime1 que n\s nommons indiffremm5t dialectique1 e/ l'art de diss]t] exactem5t1 c'e/--dire de disc]n] les argum5ts qui s]v5t diss]t]1 c'e/--dire encore discut]2 c> la logique n'enseigne pas se s]vir des argum5ts ni les compos]1 mais les di/+u] et les apprci]4 ,ceci e/ proprem5t la logique1 le re/e e/ la rationnative#ig4 ,or1 les argum5ts tant composs de propositions1 et les propositions d'expressions1 dictiones1 la logique doit comm5c] p> tudi] d'abord les oraisons simples1 puis les composes4 ,de l t\te la division de la ,logique d',ari/ote1 de l aussi l',introduction de ,porphyre1 qui conduit aux prdicam5ts du premi]4 ,note #if3 ,ou naturelle1 morale et rationnelle1 ,cette division de la philosophie tait vulgaire alors4 ,sa9t ,augu/9 qui croit qu'elle vi5t de ,dieu mme et qu'elle e/ une image de la ,tr9it1 dit qu'on l'attribuait ,platon4 ,c'e/ en effet a9si qu',apule divise la philosophie de ,platon1 ou1 comme il dit1 le dogme de ,platon4 ,la mme division se retr\ve dans ,sextus ,empiricus et dans ,macrobe4 ,elle fut accrdite p> ,alcu9 et ,raban ,maur4 7,s4 ,augu/91 ,de ,civit4 ,del1 l4 ,,xi1 c4 xxv4--,apul41 ,de ,dogm4 ,plat41 t4 #a--,macrob41 ,9 ,somn4 ,scip41 l4 ,,ii1 c4 xvii4--,alcu91 ,opusc4 iv1 ,de ,dialect41 c4 #a4--,raban ,maur1 ,de ,univ]so1 t4 ,,xv1 c4 i4--,johan4 ,s>esb4 ,policrat41 t4 ,,vii1 c4 v1 et ,metal41 t4 ,,ii1 c4 ii47 ,note #ig3 ,e/ logica1 auctoritate ,tullii1 dilig5s ratio diss]5di1 id e/ discretio argum5torum p] qu diss]itur1 id e/1 disputatur4 ,non enim es logica sol5tia ut5di argumetis sive compon5di ca1 s$ disc]n5di et dijudic&i v]acit] de cis4 ,du argum5torum sci5ti2 une compon5di1 quam dicimus rationnativam1 alia autem disc]n5di composita1 quam logicam appellamus4-- ,l'auteur cite ici les ,topiques de ,cicron1 qu'il connaissait p> la ,comm5taire de ,boce4 7,boe?4 ,op41 p4#geg47--,voici comm5t s'exprime ,cicron3 ,quam omnis ratio dilig5s diss]5di duas habeat p>tes1 unam ,inv5i5di1 alt]am judic&i1 utriusque pr9ceps1 ut mihi quidem videtur1 ,ari/oteles fuit4 ,/oici autem 9 alt]a elaborav]unt1 judic&i enim vias dilig5t] p]secuti sunt1 ca sci5tia1 quam dialectic5 appellant4 7,top41 ,,ii47 ,bde adopte cette df9ition de la dialectique ent5due en gnral2 celle d',alcu91 que n\s avons cite1 on diffre peu1 et elle a t rpte textuellem5t p> ,raban ,maur4 7,voy4 ci-dessus1 t4 #a1 p4 #caa1 et ,rab4 ,maur41 ,de in/it4 cl]ic41 l4 ,,iii1 c4 xx47 ,au re/e c'e/ la df9ition que ,ramus tirait des ,topiques de ,cicron p\r l'oppos] celle d',ari/ote1 qui df9it la logique la sci5ce de la dmon/ration4 7,b>?4 ,sa9t-,hilaire1 prf4 de la trad4 de l',organon1 t4 ,i1 p4 cviii1 et ,prem4 anal41 t4 #a1 p4 #a47 ,ce prambule amne ,abl>d l'exam5 de l'ouvrage de ,porphyre4 ,ce n'e/ pas une glose littrale1 une simple int]prtation du texte1 mais une exposition et s\v5t une critique des pr9cipes reu1 p>ticulirem5t de quelques op9ions de ,boce2 t\t cela suivant que les divisions du ,trait des c9q voix ramn5t les que/ions s\s la plume du subtil comm5tateur4 ,n\s n'extrairons de cet ouvrage que ce qui e/ relatif notre sujet et peut claircir les po9ts jusqu'ici demeurs obscurs4 ,la gr&e "q que ,porphyre indique en dbutant1 et qu'il c>te s\da91 arrte ,abl>d1 et il e/ presque oblig de la trait] seulem5t p\r la pos]4 ,t\tes les op9ions sur les univ]saux se prval5t1 dit-il1 de gr&es autorits#ih4 ,lorsque ,ari/ote p>at df9ir l'univ]sel en disant que c'e/ ce qui se dit du sujet ou l'attribuable plusieurs2 lorsque ,boce dit que la division des g5res et des espces repose sur la nature1 t\s deux sembl5t p5s] 7et bi5 des citations p\rrai5t tre f\rnies dans le mme s5s7 qu'il exi/e des *oses univ]selles4 ,d'autres cep5dant n'admett5t que des conceptions univ]selles1 mais d'accord sur ce po9t seulem5t1 ils se divis5t aussitt et rapport5t ces conceptions aux *oses1 la p5se ou au disc\rs1 et t\te la dissid5ce rep>at4 ,abl>d cite l'appui de *acune des trois op9ions de nombreuses autorits1 dont un gr& nombre ont t dj produites1 et qu'il s]ait trop long de rappel]4 ,note #ih3 ,unusquisque se tuetur auctoritate judice4 ,n\s avons vu que ,jean de ,salisbury dit la mme *ose4 ,voy4 c4 ,,ii et c4 ,,viii4 ,le premi] sy/me e/ celui de l'exi/5ce des *oses univ]selles4 ,il e/ plusieurs manires de l'tablir4 ,suivant l'une1 il y a naturellem5t dix *oses gnrales ou communes1 ce sont les dix catgories2 de ces univ]saux primitifs provi5n5t les *oses gnrales qui sont ess5tiellem5t dans les *oses individuelles1 grce des =mes diffr5tes4 ,a9si1 l'animal1 qui1 de nature1 e/ sub/ance1 e/1 comme sub/ance anime1 s5sible dans ,socrate ou dans ,brunel#ii1 t\t enti] dans l'un comme dans l'autre1 sans autre diffr5ce que celle des =mes4 ,a ce compte1 l'univ]sel s]ait attribuable plusieurs1 en ce s5s qu'une mme *ose s]ait en plusieurs1 div]sifie uniquem5t p> l'opposition des =mes1 et convi5drait a9si aux individus soit ess5tiellem5t1 soit adjectivem5t#ajj4 ,note #ii3 ,9 ,brunello4 ,note #ajj3 ,ess5tialit] vel adjac5t]4 ,il s'agit du ralisme proprem5t dit1 de celui de ,guillaume de ,*ampeaux4 ,voy4 c1 ,,viii1 p4 #bd4 ,ce sy/me exige que les =mes ai5t si peu de rapport avec la matire qui leur s]t de sujet1 que ds qu'elles disp>aiss5t1 la matire ne diffre plus d'une autre matire s\s aucun rapport1 et que t\s les sujets individuels se rduis5t l'unit et l'id5tit4 ,une grave hrsie e/ au b\t de cette doctr9e2 c> avec elle1 la sub/ance div9e1 qui e/ reconnue p\r n'admettre aucune =me1 e/ ncessairem5t id5tique t\te sub/ance quelconque ou la sub/ance en gnral1 ,or1 cette consqu5ce e/ fausse4 ,les philosophes ti5n5t que la sub/ance div9e n'e/ passible d'aucun accid5t1 et comme1 suivant les df9itions admises1 la sub/ance en gnral e/ sujette t\s les accid5ts1 il faut bi5 que la sub/ance div9e diffre de t\te sub/ance2 et cep5dant il faut aussi qu'elle soit sub/ance4 ,la nature de ,dieu a t enseigne au monde le j\r o le ,seigneur a dit la ,sam>ita9e3 ,dieu e/ esprit4 7,jean1 ,,iv1 #bd47 ,et t\t esprit e/ sub/ance#aja4 ,note #aja3 ,onmis spiritus sub/antia e/4 ,et non-seulem5t la sub/ance de ,dieu1 mais la sub/ance du ,phnix1 qui e/ unique1 n'e/ dans ce sy/me que la sub/ance pure et simple1 sans accid5t1 sans proprit1 qui1 p>t\t la mme1 e/ a9si la sub/ance univ]selle4 ,c'e/ la mme sub/ance qui e/ raisonnable et sans raison1 absolum5t comme la mme sub/ance e/ la fois blan*e et assise2 c> tre blanc et tre assis ne sont que des =mes opposes1 comme la rationnalit et son contraire1 et puisque les deux premires =mes peuv5t notoirem5t se tr\v] dans le mme sujet1 p\rquoi les deux secondes ne s'y tr\v]ai5t-elles pas galem5t8 ,e/-ce p>ce que la rationnalit et l'irrationnalit sont contraires8 ,elles ne le sont po9t p> l'ess5ce1 c> elles sont t\tes deux de l'ess5ce de qualit2 elles ne le sont po9t p> les adjac5ts 7p] adjac5tia71 c> elles sont1 p> la supposition1 adjac5tes un sujet id5tique4 ,du mom5t que la mme sub/ance convi5t t\tes les =mes1 la contradiction peut se ralis] dans un seul et mme tre1 et alors comm5t dire qu'une sub/ance e/ simple1 une autre compose1 puisqu'il ne peut y avoir quelque *ose de plus dans une sub/ance que dans une autre8 ,comm5t dire qu'une me s5te1 qu'elle pr\ve la joie ou la d\leur1 sans le dire en mme temps de t\tes les mes1 qui sont une seule et mme sub/ance8 ,on voit qu',abl>d a p>faitem5t dvelopp le repro*e que ,bayle adresse au ralisme de conduire l'id5tit univ]selle#ajb4 ,note #ajb3 ,dict4 crit41 art4 ,abl>d4 ,la seconde manire de s\t5ir l'univ]salit des *oses1 c'e/ de prt5dre que la mme *ose e/ univ]selle et p>ticulire2 ce n'e/ plus ess5tiellem5t1 mais indiffremm5t que la *ose commune e/ en div]s4 ,n\s connaissons ce sy/me1 c'e/ celui de l'indiffr5ce3 ce qui e/ dans ,platon et dans ,socrate1 c'e/ un indiffr5t1 un semblable1 indiff]5s vel consimile4 ,il e/ de c]ta9es *oses qui convi5n5t ou s'accord5t entre elles1 c'e/--dire qui sont semblables en nature1 p> exemple en tant que corps1 en tant qu'animaux2 elles sont a9si univ]selles et p>ticulires1 univ]selles en ce qu'elles sont plusieurs en communaut d'attributs ess5tiels1 p>ticulires1 en ce que *acune e/ di/9cte des autres4 ,la df9ition du g5re 7prdic>i de pluribus1 s'attribu] plusieurs7 ne s'applique alors aux *oses qu'elle conc]ne qu'en tant qu'elles sont semblables1 et non pas en tant qu'elles sont individuelles4 ,a9si les mme *oses ont deux tats1 leur tat de g5re1 leur tat d'individus1 et1 suivant leur tat1 elles comport5t ou ne comport5t pas une df9ition diffr5te4 ,mais c'e/ l ce qui n'e/ pas s\t5able1 la df9ition qui veut que le g5re soit ce qui e/ attribuable plusieurs1 a t donne l'exclusion de l'individu4 ,ce qu'elle df9it ne peut en soi tre aucun titre1 en aucun tat1 individu4 ,dire qu'une mme *ose t\r t\r comporte et ne comporte pas la df9ition du g5re1 c'e/ dire que cette *ose e/1 comme g5re1 attribuable plusieurs1 mais que1 comme g5re aussi1 elle ne l'e/ pas1 c> un individu qui s]ait attribuable plusieurs s]ait un g5re2 p> consqu5t l'ass]tion e/ contradictoire1 ou plutt elle n'a aucun s5s4 ,les auteurs dis5t que cette proposition3 ,l'homme se promne1 vraie dans le p>ticuli]1 e/ fausse de l'espce4 ,comm5t ma9t5ir cette di/9ction1 si une mme *ose e/ espce et individu8 ,dira-t-on que l'univ]sel ne se promne pas8 c'e/ app>emm5t l'univ]sel1 en tant qu'univ]sel1 en l'tat d'univ]sel2 soit1 mais le p>ticuli]1 en tant que p>ticuli]1 ne se promne pas davantage4 ,se prom5] n'e/ pas plus une condition ou une proprit du p>ticuli] que de l'univ]sel2 le p>ticuli] peut1 comme l'univ]sel1 tre conu sans la prom5ade4 ,l'univ]salit1 la p>ticul>it1 la prom5ade app>ti5n5t1 ou1 p\r p>l] le langage de l'cole1 sont adjac5tes au mme sujet1 et s'il se promne1 il se promne univ]sel et p>ticuli]2 la di/9ction de ,boce e/ inapplicable#ajc4 ,note #ajc3 ,de ,int]pret41 ed4 sec41 p4 #cch-cdg4--,voy1 aussi ci-dessus1 c4 viii1 p4 #bj4 ,c'e/ comme cette autre di/9ction1 p> laquelle il refuse aux accid5ts le c>actre d'attributs ess5tiels4 ,l'individualit rsultant de =mes accid5telles ne saurait tre l'attribut ess5tiel d'une sub/ance susceptible d'univ]salit2 cep5dant cette sub/ance1 en tant que p>ticulire1 di/9cte de ses semblables1 e/ ess5tiellem5t individuelle1 violation manife/e de la rgle de logique qui porte que dans un mme1 l'affirmation de l'oppos exclut l'affirmation de l'autre oppos4 ,lorsqu'on dit que le g5re e/ attribuable plusieurs1 on p>le ou d'attribution ess5tielle 7prdic>i 9 quid71 ou de t\te autre2 s'il s'agit d'attribution ess5tielle1 comme on le nie aprs l'avoir affirm1 elle cesse d'tre ess5tielle1 ou elle emporte avec elle son sujet2 s'il s'agit d'attribution accid5telle 79 adjac5tia71 la df9ition n'e/ plus exacte1 elle ne convi5t plus t\t g5re4 ,il y a des g5res qui n'ont pas d'attribution adjective4 ,veut-on p>l] d'attribution soit ess5tielle1 soit autre1 d'attribution en gnral1 la blan*eur e/ dans ce cas1 elle s'affirme ess5tiellem5t d'elle-mme et adjectivem5t de ,socrate3 la blan*eur e/ blan*e et ,socrate e/ blanc1 elle s'affirme donc de plusieurs1 et comme elle satisf]ait la df9ition du g5re1 la blan*eur s]ait un g5re4 ,enf9 on s'y pr5d d'une troisime manire p\r s\t5ir que les univ]saux sont des *oses#ajd4 ,v\lant expliqu] la communaut1 l'on dit qu'entre la *ose univ]selle et la *ose s+ulire e/ une diffr5ce de proprit1 la proprit qui consi/e tre univ]selle1 la proprit qui consi/e tre s+ulire4 ,l'animal1 le corps e/ univ]sel1 et n'e/ pas seulem5t quelque animal ou quelque corps2 mais dire3 l'animal e/ univ]sel1 revi5t dire3 il y a plusieurs *oses qui sont *acune individuellem5t animal2 qu& animal se dit d'un seul1 on ent5d qu'un seul1 un tre dt]m9 e/ animal4 ,note #ajd3 ,voy4 c4 viii1 v]s la f94 ,la difficult e/ t\j\rs de faire cadr] ce sy/me avec la df9ition du g5re4 ,il faut que la proprit d'tre attribuable plusieurs sp>e l'univ]sel de l'individuel2 or1 on vi5t de dire que de plusieurs *oses *acune e/ individuellem5t animal2 le nom individuel d'animal s]ait-il donc le nom de plusieurs8 l'individu s]ait-il attribuable plusieurs8 ,cela ne se peut4 ,mais comme animal ne peut plus se dire de plusieurs1 mais de *acun1 il n'y a plus de g5re1 ou plutt t\t e/ r5v]s1 c'e/ l'individu ou le non-univ]sel qui pr5d la place de l'univ]sel1 c'e/ ce qui ne peut s'affirm] de plusieurs qui s'affirme de plusieurs1 et c'e/ une pluralit o *acun s'affirme de plusieurs que l'on appelle l'individu4 ,ce sy/me1 qu',abl>d explique mal1 n\s p>at au fond un vritable nom9alisme1 qui ne peut tre considr nomme admettant la ralit des univ]saux qu'en ce qu'il attribue les univ]saux comme noms p>ticuli]s des individus rels4 ,il consi/e tablir que lorsqu'on affirme que ceci e/ un animal1 on ent5d simplem5t que cet tre dt]m9 e/ sub/ance anime1 s5sible1 soit qu'il ait ou n'ait po9t de semblables1 et puis1 qu'aprs avoir reconnu ce c>actre p>ticuli] dans plusieurs individus dt]m9s1 on dit de plusieurs qu'ils sont des animaux1 c'e/--dire que l'on fait collection d'individus1 ayant t\s et *acun p\r c>actre p>ticuli] l'animalit1 et qu'a9si c'e/ une proprit de *acun d'tre animal1 une proprit de plusieurs d'tre animaux3 voila la proprit de l'univ]sel et la proprit du p>ticuli]4 ,ce sy/me1 qui semble un sy/me de pur s5s commun1 s]ait1 et non sans raison1 trait de nom9alisme p> les mod]nes2 mais ,abl>d le classait dans le ralisme1 p>ce que de son temps le nom9alisme ne consi/ait pas fond] les noms gnraux sur la ralit exclusive des individus1 mais dire littralem5t que les univ]saux ne sont que des mots4 ,abl>d oppose et semble prfr] a ces doctr9es un sy/me dont n\s avons dj ent5du p>l]1 mais qui jusqu'ici n\s tait inconnu4 ,on a vu que ,jean de ,salisbury signale p> deux fois une doctr9e qui rapporte t\t aux disc\rs 7s]monibus71 et il aj\te que son ,abl>d *ri s'y e/ laiss pr5dre#aje4 ,quelle tait cette doctr9e8 ,les auteurs se sont pos cette "q et n'ont pu la rs\dre4 ,n\s-mme1 n\s n\s sommes longtemps dem& en quoi elle p\vait diffr] du pur nom9alisme1 extrmit qu',abl>d s'e/ montr si jal\x d'vit]4 ,cep5dant le texte de ,jean de ,salisbury e/ =mel1 et il e/ encore confirm p> des v]s peu connus1 mais trs-expressifs4 ,un manuscrit de la biblio?que d',ox=d conti5t une pitaphe d',abl>d1 dans laquelle1 aprs de gr&es l\anges1 on lit3 ,hic docuit voces cum rebus signific>e1 ,et docuit voces res signific&o not>e2 ,errores g5]um correxit1 ita speci]um4 ,hic g5us et species 9 sola voce locavit1 ,et g5us et species s]mones esse notavit4 ,significativum quid sit1 quid significatum1 ,significans quid sit1 prud5s div]sicavit4 ,hic quid res ess5t1 quid voces signific>5t1 ,lucidius reliquis patefecit 9 arte p]itis4 ,sic animal nullumque animal g5us esse probatur4 ,sic et homo et nullus homo species vocitatur#ajf4 ,note #aje3 ,voyez ci-dessus1 c4 viii et le c4 ix4 ,note #ajf3 ,rawl9son1 dans son dition des ,lettres1 donne l'pitaphe d'o ces v]s sont extraite1 avec ce titre3 ,epitaphium1 ex ,m4,s4 9 ,bibl4 ,oxon ex ,godfrid priore ecclesi ,s4 ,s)uni1 ,w9ton4 7,p4 ,abl4 et ,helois4 epi/ol41 #a vol4 9-#h4 ,lond4 #agah47 ,c'e/ bi5 l1 du mo9s s\s un de ses aspects1 la doctr9e d',abl>d1 telle que n\s allons la connatre2 mais comm5t l'exi/5ce des *oses univ]selles1 ds qu'elle rside dans les disc\rs1 s]mones esse1 peut-elle n'tre pas entirem5t nom9ale8 ,le manuscrit1 dont n\s avons donn plus haut un extrait1 va cep5dant n\s (frir l'expression de cette doctr9e qu'il tr\ve plus con=me la raison1 s]moni vic9ior1 et qui1 n'attribuant la communaut ni aux *oses ni aux mots1 veut que ce soi5t les disc\rs qui sont s+uli]s ou univ]sels4 ,ari/ote1 au dire d',abl>d1 p>at l'ins9u] clairem5t1 qu& il df9it l'univ]sel ce qui e/ n attribuable plusieurs1 quod de pluribus natum e/ prdic>i#ajg4 ,c'e/ une proprit avec laquelle il e/ n1 qu'il a d'orig9e1 a nativitate sua4 ,or quelle e/ la nativit1 l'orig9e des disc\rs ou de noms8 l'in/itution huma9e1 t&is que l'orig9e des *oses e/ la cration de leurs natures4 ,cette diffr5ce d'orig9e peut se r5contr] la mme o il s'agit d'une mme ess5ce4 ,a9si dans cet exemple3 ,cette pi]re et cette /atue ne font qu'un1 l'tat de pi]re ne peut tre donn la pi]re que p> la puissance div9e1 l'tat de /atue lui peut tre donn p> la ma9 des hommes4 ,note #ajg3 ,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 sec41 p4 #cch4--,on lit dans ,ari/ote3 ,grec3 ,legos ka?ol\ o epi pleionn pephu*e ka?gorei/hai4 ,h]m541 ,,vii4 ,or1 du mom5t que l'univ]sel e/ d'orig9e attribuable plusieurs1 ni les *oses ni les mots ne sont univ]sels4 ,c> ce n'e/ pas le mot1 la voix1 mais le disc\rs1 s]mo1 c'e/--dire l'expression du mot1 qui e/ attribuable div]s1 et quoique les disc\rs soi5t des mots1 ce ne sont pas les mots1 mais les disc\rs qui sont univ]sels4 ,quant aux *oses1 s'il tait vrai qu'une *ose pt s'affirm] de plusieurs *oses1 une seule et mme *ose se retr\v]ait galem5t dans plusieurs1 ce qui rpugne4 ,voil bi5 ce que n\s disait ,jean de ,salisbury1 qu'aux yeux de l'cole d',abl>d l'attribution d'une *ose comme prdicat une autre *ose tait une mon/ruosit4 ,on peut se rappel] que l'cole mg>i5ne l'avait dit =mellem5t3 ,une *ose ne peut tre affirme d'une autre#ajh4 ,note #ajh3 ,voy1 ci-dessus1 c4 vi1 p4 #dgh1 c4 viii1 p4 #ag1 #fj et #gj4 ,il e/ assurm5t =t difficile aux mod]nes de saisir une di/9ction entre ce sy/me et le pur nom9alisme1 et n\s savons que c]ta9s contempora9s d',abl>d n'en ont dc\v]t aucune4 ,quant lui1 il en tr\vait une cep5dant4 ,la doctr9e de ,roscel9 tait plus que du nom9alisme2 elle ne portait pas d'ailleurs ce nom2 c'tait la doctr9e des voix1 s5t5tia vocum1 ,les premi]s nom9aux fur5t appels vocaux 7vocales7#aji4 ,abl>d t5ait expressm5t les *>g] de cette op9ion absolue que les univ]saux n'tai5t que des voix1 ou que les voix tai5t les univ]saux4 ,note #aji3 ,on ne tr\ve ces noms de rali/es et de nom9aux que v]s le milieu du ,x,i,ie sicle4 7,johan4 ,s>esb41 epi/4 ,,ccxxvi4--,metal41 t4 ,,ii1 c4 x4--,gaut(r$1 a ,s4 ,vict41 ,c>m9a1 ,hi/4 litt41 t4 ,,xv1 p4 #hb47 ,la di/9ction entre les deux op9ions tait mme plutt exprime p> celle de i,dialectica 9 re et 9 ,dialectica 9 voce4 7,h]lman41 re/aur1 abb4 ,s4 ,m>t9 ,t]nac4 ,spicileg41 t4 ,,iii4 p4 #hhi4--;,fragm4 hi/4 franc1 a ,reg4 ,rob]to2 ,bulu1 ,hi/4 univ4 p>41 t4 ,i1 p4 #ddc4--,voy4 ,aussi plus haut1 c4 ,,ii1 p4 #ff1 #fg47 ,on a appel plus t>d les nom9aux v]bales1 =males1 conneti/4 7,morh(41 ,polyhi/41 t4 ,,ii1 l4 ,,ii1 c4 ,,xiii1 p4 #gc47 ,soit que les adv]saires de ,roscel9 euss5t mconnu sa doctr9e1 soit que ce ft un esprit viol5t1 capable d'adopt] p> raction et de s\t5ir p> enttem5t un p>adoxe grossi]1 il faut bi5 savoir qu'on lui a de son temps communm5t imput un nom9alisme hyp]bolique1 un sy/me invraisemblable qui *oque le s5s commun#aaj1 et qui1 hors des s5sations des *oses individuelles1 ne voit de rel dans les g5res et les espces que des sons4 ,sa doctr9e1 telle qu'on la reprs5te1 e/ quelque *ose de plus troit1 de plus =c qu'aucun nom9alisme po/rieur4 ,en s\t5ant ce qu'il a s\t5u1 en mettant les disc\rs la place des voix1 ,abl>d croyait donc se sp>] rellem5t de ,roscel94 ,quoique1 dans les grammaires1 les voix1 voces1 soi5t quelquefois mises p\r les mots ou vocables1 cep5dant ce nom dsigne surt\t dans le mot le son vocal plutt que la p5se ou la *ose exprime4 ,abl>d atta*e donc un gr& prix di/+u] le disc\rs ou l'oraison1 s]mo1 c'e/--dire l'expression ou le mot en tant qu'expressif1 de la simple voix1 et il croit dgag] une vrit importante en n'attribuant l'univ]salit qu'au disc\rs4 ,or1 ici le disc\rs tant surt\t considr comme expression de l'ide1 il s'ensuit que la doctr9e qui n\s occupe e/ plus encore le conceptualisme que le nom9alisme4 ,note #aaj3 ,cf4 ,me9]s1 ,de nom94 ac real4 init41 ,soc4 ,gott+4 ,comm5t41 t4 ,,xii1 art4 ,,ii1 p4 #bh4--,salab]t1 ,philos4 nom94 v9dicat41 p4 #ab4 ,mais ,abl>d se fait des objections4 ,comm5t l'oraison peut-elle tre univ]selle1 et non pas la voix1 qu& la description du g5re convi5t aussi bi5 l'une qu' l'autre8 ,le g5re e/ ce qui se dit de plusieurs qui diffr5t p> l'espce2 a9si le dcrit ,porphyre#aaa4 ,or1 la description et le dcrit doiv5t conv5ir t\t sujet quelconque2 c'e/ une rgle de logique1 la rgle ,de quocumque#aab1 et comme le disc\rs et les mots ont le mme sujet1 ce qui e/ dit du disc\rs e/ dit des mots4 ,donc1 comme le disc\rs1 la voix e/ le g5re4 ,note #aaa3 ,isag4 ,,ii1 et ,boe?41 ,9 ,porph41 t4 ,,ii1 p4#fj4 ,cette df9ition e/ emprunte aux ,topiques1 #a ,i1 c4 v1 sec4 #f4 ,note #aab3 ,de quocumque prdicatur descriptio et descriptum4 ,voy4 ci-dessus c4 vi1 p4 #dgg4 ,cette proposition e/ incongrue1 non congruit2 c> la lettre tant dans le mot1 et p> consqu5t s'attribuant plusieurs comme lui1 il s'ensuivrait que la lettre e/ le g5re4 ,c'e/ que1 p\r que la description ou df9ition du g5re soit applicable1 il faut qu'on l'applique quelque *ose qui ait en soi la ralit du df9i1 rem def9iti2 c'e/ la condition de l'application de la rgle ,de quocumque1 et ici cette condition n'exi/e pas4 ,le mot ne conti5t pas t\t le df9i1 il n'en a pas t\te la comprh5sion1 et il n'e/ attribu plusieurs1 affirm de plusieurs1 prdicatum de pluribus1 que p>ce que le disc\rs e/ prdicable1 e/ s]mo prdicabilis1 c'e/--dire p>ce que la p5se dispose des mots p\r dcrire t\tes *oses4 ,d'ailleurs1 soigneusem5t exam9] la df9ition du g5re1 ou du mo9s ce qu'on appelle a9si1 elle n'e/ pas une df9ition1 c> elle ne signifie pas que le g5re soit ce qui s'attribue plusieurs1 mais seulem5t que le g5re e/ attribuable plusieurs4 ,on peut donc dire que le disc\rs tant un g5re1 et le disc\rs tant un mot1 un mot e/ le g5re4 ,seulem5t il faut aj\t] que c'e/ ce mot avec le s5s qu'on a ent5du lui donn]4 ,ce n'e/ pas l'ess5ce du mot1 en tant que mot1 qui peut tre attribue plusieurs2 le son vocal qui con/itue le mot e/ t\j\rs actuel et p>ticuli] *aque fois qu'on le prononce1 et non pas univ]sel2 mais c'e/ la signification qu'on y atta*e qui e/ gnrale1 en d'autres t]mes1 c'e/ la p5se du mot ou la conception2 t\tefois ,abl>d ne se s]t pas de ces d]nires expressions1 mais il p]met qu'on dise que le g5re ou l'espce e/ un mot1 e/ vox1 et il rejette les propositions conv]ses2 c> si l'on disait que le mot e/ g5re1 espce1 univ]sel1 on attribu]ait une ess5ce individuelle1 celle du mot1 plusieurs1 ce qui ne se peut4 ,c'e/ de mme qu'on peut dire3 ,cet animal 7hic /atus animal7 e/ cette matire1 la socratit e/ ,socrate1 l'un et l'autre de ces deux e/ quelque *ose1 quoique ces propositions ne puiss5t tre r5v]ses4 ,abl>d explique a9si comm5t1 lors mme que l'on se tait1 lorsque les noms des g5res et des espces1 ne sont pas prononcs1 les g5res et les espces n'en exi/5t pas mo9s4 ,c>1 lorsque je les nomme1 je ne leur confre ri51 seulem5t je tmoigne d'une conv5tion antrieure1 d'une in/itution pralable1 qui a fix la valeur du langage4 ,ces dveloppem5ts a*v5t d'assur] les c>actres du nom9alisme la ?orie d',abl>d2 mais ce qui pr\ve cep5dant qu'elle e/ quelque *ose de plus1 c'e/ qu'aprs l'avoir expose1 procdant la dt]m9ation des que/ions c>tes p> la fameuse prt]mission de ,porphyre1 il exam9e sa manire la validit des concepts gnraux1 et rs\t cette "q comme il l'a dj rsolue dans le ,de ,intellectibus4#aac ,il dcide que1 bi5 que ces concepts ne donn5t pas les *oses comme discrtes1 a9si que les donne la s5sation1 ils n'en sont pas mo9s ju/es et valables1 et embrass5t les *oses relles4 ,de sorte qu'il e/ vrai que les g5res et les espces subsi/5t1 en ce s5s qu'ils se rapport5t des *oses subsi/antes1 c> c'e/ p> mtaphore seulem5t que les philosophes ont pu dire que ces univ]saux subsi/5t4 ,au s5s propre1 ce s]ait dire qu'ils sont sub/ances1 et l'on veut exprim] seulem5t que les objets qui donn5t lieu aux univ]saux1 subsi/5t4 ,les d\tes que ce langage figur a fait natre sont la seule s\rce des difficults qui sembl5t arrt] ,porphyre#aad4 ,note #aac3 ,voy4 ci-dessus1 t4 ,i1 c4 vii4 ,note #aad3 ,abl>d s'atta*e a9si int]prt] les expressions de ,porphyre1 ou plutt prtes p> ,boce ,porphyre1 en telle sorte qu'il dnature p>fois la "q1 et pr\ve qu'il connaissait trs-imp>faitem5t le c>actre et la porte qu'elle avait dans l'antiquit entre ,ari/ote et ,platon4 ,a9si il veut que ces mots3 sive 9 solis nudis intellectibus posita s9t1 signifi5t3 les univ]saux rsult5t-ils des seuls concepts indp5damm5t de la s5sation1 c'e/--dire1 dsign5t-ils la *ose sans quelque =me s5sible8 ,il se prononce p\r l'affirmative1 et ceci e/ admissible4 ,mais il ent5d sive corporlia s9t aut incorporalia1 comme s'il y avait3 sont-ils discrets ou non8 et il admet qu'ils sont discrets ou corporels dans le g5s figur4 ,voy4 t4 ,i1 c4 ii1 p4 #cde4 ,abl>d rduit ces difficults de simples que/ions de mots4 ,a9si p\r lui le diss5tim5t entre ,ari/ote et ,platon v5ait seulem5t de ce que le premi] p5sait que les g5res et les espces subsi/5t p> appellation dans les *oses s5sibles1 ou s]v5t les nomm] en ess5ce1 appell5t 9 se1 et que cep5dant ils sont hors de ces *oses1 en ce s5s qu'ils correspond5t des concepts1 purs de t\tes =mes accid5telles s5sibles1 ou1 comme en dirait auj\rd'hui1 des ides ab/raites qui ne donn5t pas les objets s\s une dt]m9ation p]cevable2 t&is que ,platon v\lait que les g5res et les espces fuss5t non-seulem5t conu1 mais subsi/ants hors des s5sibles1 p>ce que les =mes accessibles aux s5s ont beau manqu] aux sujets1 ceux-ci n'en peuv5t pas mo9s1 en tant que conu1 tre s\mis de vritables jugem5ts1 et se s\ti5n5t titre de conceptions de g5res et d'espces4 ,a9si1 dit ,abl>d aprs cette trop mdiocre explication1 la diffr5ce n'e/ pas dans le s5s1 quoiqu'elle semble se montr] dans les t]mes4 ,voil comme il compr5d le gr& dbat sur l'exi/5ce des ides1 ouv]t comme un abme entre l',acadmie et le ,lyce4 ,au re/e1 je ne sais si l'on tr\v]ait aism5t dans quelque philosophe du ,x,v,i,i,ie sicle une apprciation plus ju/e ou plus pr(onde4 ,quoi qu'il en soit1 ce n\veau fragm5t de la philosophie d',abl>d n\s la montre s\s un j\r n\veau1 et lui re/itue le c>actre que lui attribue la tradition hi/orique4 ,n\s v5ons de le voir nom9ali/e1 non pas la manire de ,roscel91 tel du mo9s qu'il le reprs5te1 mais dans le s5s o l'on a c\tume de pr5dre ce mot1 et les hi/ori5s sont plus qu'excuss d'avoir ml ,abl>d ceux qui n'ont reconnu qu'une exi/5ce v]bale aux univ]saux4 ,cep5dant ce s]ait l une expression incomplte de sa doctr9e4 ,il e/ vid5t1 p> t\s les extraits que n\s avons donns1 que1 s'il rapportait au langage les g5res et les espces1 c'tait au langage en tant qu'expression *oisie et conv5ue d'une p5se huma9e#aae1 et p> consqu5t1 il e/ proprem5t p>l] conceptuali/e4 ,puis1 le conceptualisme ne lui suffit pas1 c> lorsqu'il traite de la diffr5ce1 de la =me1 de la manire enf9 dont se produis5t les objets des univ]saux1 on voit bi5 qu'il n'ent5d passe born] dress] une *elle intellectuelle2 ce sont les noms des g5res et des espces1 et non les tres1 bases des conceptions1 des g5res et des espces1 non la nature de ces tres1 qu'il traite d'ab/raction2 et il y a dans t\te se philosophie une di/9ction t\j\rs prs5te entre la logique et la physique4 ,dans la logique pure1 les univ]saux ne sont que les t]mes d'un langage de conv5tion4 ,dans la physique1 qui e/ p\r lui plus transc5dante qu'exprim5tale1 qui e/ se vritable ontologie1 les g5res et les espces se fond5t sur la manire dont les tres sont rellem5t produits et con/itus#aaf4 ,enf91 entre la logique pure et la physique1 il y a un milieu et comme une sci5ce mitoy5ne1 qu'on peut appel] une psy*ologie1 o ,abl>d re*]*e comm5t s'eng5dr5t nos concepts1 et retrace t\te cette gnalogie intellectuelle des tres1 tableau ou symbole de leur hir>*ie et de leur exi/5ce relle#aag4 ,on conoit donc que les hi/ori5s et les critiques se soi5t quelquefois mpris en exposant et classant sa doctr9e4 ,elle e/ complexe et ambigu1 et prs5te plus d'un aspect a qui la veut obs]v]4 ,elle n'e/ pas la seule1 au re/e1 qui sur cette "q soit difficile saisir1 et l'inc]titude avec laquelle on a de t\t temps c>actris sur ce po9t les sectes et leurs *efs1 e/ un fait rem>quable4 ,a9si n\s avons vu ,abl>d et ,jean de ,salisbury ratta*] la mme doctr9e1 l'un au nom9alisme1 l'autre au ralisme#aah4 ,le d]ni]1 qui ddaigne les nom9aux1 en sp>e ,abl>d1 et lui reconnat cep5dant une doctr9e qui se di/+ue malaism5t de la leur4 ,p\r son propre compte1 il s'indigne qu'on rduise les univ]saux des noms ou des p5ses1 et il les considre1 d'aprs ,ari/ote1 dit-il1 comme des fictions de la raison1 comme des ombres de la ralit1 se dcl>ant en cette matire1 non p\r la doctr9e la plus vraie1 mais p\r la plus logique#aai4 ,ge(froi de ,sa9t-,victor1 qui montre le d]ni] mpris p\r les nom9aux1 attaque le ralisme dans ,gilb]t de la ,porre1 qu'il place au mme rang qu',abl>d1 et traite d'ins5ss les disciples d',albric1 le plus ard5t adv]saire du nom9alisme4 ,pi]re ,lomb>d1 qui passe p\r l'lve d',abl>d1 ce *ef des nom9aux1 e/ appel le pr9ce des rali/es4 ,amaury de ,*>tres1 condamn au concile de ,p>is p\r avoir r5\vel les erreurs d',abl>d1 avait s\t5u des ides empre9tes du ralisme p>ticuli] de ,scot rigne1 et ,bruck] les ratta*e au platonisme1 t&is que ,budde les drive d',ari/ote4 ,ce mme ,bruck]1 d'accord avec ,jean de ,salisbury1 traite de rali/e ,josl5 de ,soissons1 que ,dom ,clm5t s\ponne de nom9alisme1 et lorsque plus t>d ,guillaume ,occam argum5tait contre le ralisme1 il semblait quelquefois rfut] ,abl>d4 ,il ne faut donc pas s'tonn] qu'il y ait quelque v>iation1 quelque obscurit dans le jugem5t que l'hi/oire de la philosophie porte de la doctr9e df9itive du matre d',hlose4 ,un gr& nombre1 avec ,o?on de ,fris+51 l'assimil5t la doctr9e de ,roscel94 ,d'autres y voi5t le conceptualisme1 que ,bruck] reg>de comme une dviation de l'hypo?se d',abl>d4 ,ce conceptualisme e/ p\r ,m4 ,c\s9 un nom9alisme inconsqu5t2 c'e/ presqu'un ralisme p\r ,m4 ,r\sselot qui1 a9si que ,buhle1 croit ,abl>d plus prs de ,guillaume de ,*ampeaux que de ,roscel94 ,c>amuel1 outrant la mme ide1 l'avait accus d'avoir ressuscit le pan?isme#abj4 ,a9si ,abl>d1 au gr des critiques et des int]prtes1 aurait p>c\ru tons les degrs de t\tes les doctr9es sur la "q fondam5tale de la scola/ique2 et peut-tre ces jugem5ts si div]s ont-ils t\s quelque vrit4 ,note #aae3 ,dialect41 p4 #cea4--,!olog4 ,*ri/41 p4 #acag et #acbj4--;,glossul sup4 ,porph41 ci-dessus1 p4 #ajd4--,voy4 aussi le *ap4 ,,iii1 t4 #a1 p4 #cje4 ,note #aaf3 ,de ,g54 et ,spec41 p4 #ech1 et ci-dess41 c4 v1 t4 ii1 p4 #dca1 et la f9 du c4 ix4 ,note #aag3 ,de ,intellectibus1 et le *4 vii du prs5t ouvrage4 ,note #aah3 ,voy4 ci-dessus1 c4 viii1 p4 #ah et #ce4 ,note #aai3 ,metalog41 t4 ,,ii1 c4 xvii et xx4--,pollcrat441 t4 ,,vii1 c4 xii4--,me9]s trs-bi5 montr que ,jean de ,salisbury se contr$it sans cesse4 7,ouvr4 cit4 ,soc4 ,goit4 ,comm5t41 t4 ,,xii1 p>s ,,ii1 p4 #cc4--,pet]s51 ,joh4 ,s>esb4 ,en!ricus1 9 comm41 p4 #aja47 ,note #abj3 ,johan ,s>esb4 ,metal41 t4 ,,ii1 c4 xvii4--,salab]i1 ,philosophia nom9al4 v9dicata1 prfat4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 philos41 t4 ,,iii1 p4 #fhh-fie4--;,budd4 ,obs]4 select41 t4 ,i1 obs4 xv1 p4 #aig4--;,hi/4 littr41 t4 ,,xv1 p4 #hj4--;,buhle1 ,hi/4 de la phil41 introd41 sect4 iii1 p4 #fhi4--;,degr&o41 ,hi/4 comp41 t4 ,,iv1 c4 xxvi et xxvii1 p4 #dji1 #dad1 et #eie4--,r\sselot1 tudes sur la philos4 du moy5 ge1 t4 #a1 p4 #afd et #bgd1 t4 ,,ii1 p4 #bd1 #cc1 #dh1 #ec et #ih1 etc4 ,voici1 en effet1 les pr9cipales propositions qui peuv5t tre extraites des fragm5ts de controv]se analyss dans ces trois *apitres4 #a ,les g5res et les espces ne sont pas des ess5ces gnrales qui soi5t ess5tiellem5t et intgralem5t dans les individus1 et dont l'id5tit n'admette d'autre div]sit que celle des modes individuels ou des accid5ts2 c> alors le sujet de ces accid5ts1 la sub/ance de ces modes tant id5tique1 t\s les individus ne s]ai5t qu'une seule sub/ance1 et l'humanit s]ait un seul homme4 7,contre le ralisme47 #b ,l'ess5ce univ]selle n'exi/e pas davantage1 comme fond semblable et sans nulle diffr5ce1 en *aque individu2 c> alors *aque individu s]ait l'espce4 ,en d'autres t]mes1 l'espace n'exi/e pas titre d'ess5ce dans *aque individu1 ni le g5re dans *aque espce2 c> alors t\te espce s]ait le g5re1 t\t individu s]ait l'espce4 7,contre le ralisme47 #c ,le g5re ou l'espce ne peut tre une ess5ce proprem5t dite1 c'e/--dire une *ose relle2 c> l'espce ou le g5re se dit de l'individu4 ,on dit3 ,socrate e/ homme ou animal2 et une *ose ne peut tre affirme d'une autre *ose1 c> ce s]ait prt5dre qu'une *ose e/ une autre *ose qu'elle-mme4 ,res de re non prdicatur4 7,nom9alisme47 #d ,si les g5res et les espces ne sont pas des ess5ces univ]selles t\t entires dans *acun1 ou id5tiques dans *acun1 ce ne sont pas p\r cela des mots1 de simples voix2 c> l'ess5ce du mot ou t]me vocal n'e/ pas l'ess5ce du g5re ou de l'espce4 ,le mot1 en tant que mot1 a des proprits qui rpugn5t la nature du g5re on de l'espce4 ,la df9ition du mot en lui-mme ne peut tre celle du g5re ou de l'espce on elle-mme4 7,contre le nom9alisme47 #e ,ce qu'on peut dire1 c'e/ que lorsqu'on nomme les g5res et les espces1 lorsqu'on prononce1 ou mme que l'on conoit les noms gnraux1 on p5se et l'on veut p5s] une affirmation commune a plusieurs2 or ce qui s'affirme de plusieurs tant la df9ition de l'univ]sel1 il s'ensuit que les g5res et les espces sont des noms d'in/itution huma9e et que les univ]saux dp5d5t du langage4 7,nom9alisme47 #f ,mais ce langage e/ l'expression de la p5se1 les univ]saux sont donc des p5ses3 ils signifi5t les conceptions p> lesquelles l'esprit ramne les semblables l'unit1 en faisant ab/raction de leurs diffr5ces4 ,la conception des *oses univ]selles e/ une des prrogatives de l'intellig5ce4 7,conceptualisme47 #g ,ces concepts1 recueillis de s5sations div]ses1 ces units intellectuelles reprs5t5t des *oses qui ne sont pas1 ou qui sont autrem5t dans la ralit quo dans la p5se1 puisque le concret diffre de l'ab/rait1 et ils ne dcriv5t les objets que tels que les veut l'esprit4 7,nom9alisme47 #h ,ils ne sont pas p\r cela va9s et faux1 ils sont la collection des c>actres communs de c]ta9es multitudes1 ils sont eux-mmes des notions collectives4 7,conceptualisme47 #i ,ces notions collectives sont prises des c>actres rels d'individus rels2 ces concepts1 sans tre p>faitem5t id5tiques t\te la ralit1 se fond5t sur la ralit4 7,ralisme47 #aj ,p\r connatre ce qu'il y a de ralit dans les univ]saux1 il faut les tudi] dans les ralits inconte/es dont ils sont1 les collections2 ces ralits sont les individus4 ,en tudiant1 en dcomposant l'individu1 on atte9dra les lm5ts rels de l'espce et du g5re4 7,problme de l'individuation47 #aa ,l'individu e/ compos de =me et de matire2 la matire de l'homme e/ l'humanit1 la =me l'individualit4 ,celle-ci n'exi/e pas hors de l'individu1 puisque ds qu'elle exi/e1 elle le ralise2 elle n'exi/e que comb9e a la matire4 ,la matire1 qui peut galem5t exi/] avec telle ou telle indivirtualit1 n'exi/e cep5dant pas actuellem5t sans aucune2 elle se retr\ve1 non pas la mme1 mais analogue1 non pas id5tique1 mais semblable1 dans t\s les individus de mme nature1 et c'e/ sa similitude qui con/itue t\te l'id5tit de l'espce1 comme c'e/ la =me individuelle qui div]sifie la matire de l'espce4 7,?orie de l'individuation47 #ab ,la collection de t\tes les matires1 de t\tes les =mes individuelles e/ une collection de ralits qui n'exi/5t po9t p> elles-mmes isolm5t et sp>m5t2 elle n'en e/ donc pas1 dans la ralit actuelle1 exclusivem5t compose1 de telle sorte que1 compose de ralits1 ou relle dans ses lm5ts propres1 elle n'y peut tre rduite que p> la p5se et n'exi/e a9si rduite qu' l'tat de conception et d'expression4 7,conceptualisme rali/e47 #ac ,l'individnation e/ le type de la con/itution des espces1 de celle des g5res2 p>t\t matire semblable en nature1 mais numriquem5t div]se dans ses comb9aisons avec la =me4 ,a9si1 dans les individus1 la matire e/ l'espce1 collection des matires individualises2 dans les espces1 la matire e/ le g5re1 collection des matires spcifies2 dans le g5re1 la matire e/ un g5re suprieur ou suprme1 collection des matires gnralises4 #ad ,a *aque degr1 cette matire similaire1 mais non pas numriquem5t id5tique1 e/ le vritable univ]sel1 univ]sel rel1 en puissance rel lui seul1 en acte rel en comb9aison4 7,ralisme47 #ae ,comm5t l'tre que p> la p5se n\s concevons a9si con/itu e/-il rellem5t et physiquem5t con/itu8 ,les lm5ts1 pr9cipes immdiats de t\s les tres1 sont-ils dans la matire1 sont-ils dans la =me2 sont-ils la fois matire et =me1 et1 dans t\s ces cas1 comm5t peuv5t-ils encore tre avec proprit appels lm5ts8 ,les p>ticules plus ou mo9s simples conues p> l'analyse ne sont que des lm5ts improprem5t dits1 des lm5ts provisoires4 ,ce s5t des corps composants affects de c]ta9es proprits non communes t\t compos4 ,le vritable lm5t de la matire du corps1 c'e/ la pure ess5ce1 celle-l e/ proprem5t un univ]sel1 c> elle e/ in=me et indt]m9e4 ,mais t\t ceci n'e/ dit et ne doit tre ent5du que des *oses s5sibles1 et n'e/ pas applicable aux sub/ances spirituelles dont la physique ne traitait pas4 7,ontologie physique47 #af ,dans les sub/ances corporelles1 la pure ess5ce1 cet univ]sel apte t\tes les =mes1 reoit ces =mes dans t\tes ses p>ties1 et ces p>ties1 *acune a9si compose1 con/itu5t un t\t compos4 ,ce t\t e/ successivem5t affect de c]ta9es =mes qui le font pass] l'tat de g5re1 d'espce1 d'individu4 ,mais1 en mme temps1 ses p>ties sont affectes les unes de c]ta9es =mes1 les autre de c]ta9es autres1 qui ne sont pas celles de la totalit1 et qui font des p>ties lm5taires diffr5tes de nature4 7,physique ou ontologie47 #ag ,la =me1 qui on se joignant la matire1 produit successivem5t le g5re1 l'espce1 l'individu1 e/ en gnral la diffr5ce qui div]sifie le semblable4 ,c'e/ surt\t ce qui trans=me le g5re en espce que s'applique ce nom de diffr5ce4 ,la diffr5ce n'e/ pas une simple qualit1 elle n'e/ pas non plus p> elle-mme une sub/ance1 c> il n'y a po9t de sub/ance sans matire4 ,elle e/ la =me simple1 la =me proprem5t dite4 ,la =me simple e/ celle qui con/itue une nature4 7,idalisme platonique47 #ah ,la matire de la sub/ance e/ la pure ess5ce1 tre en puissance1 indt]m9 pur1 univ]sel sans =me1 et accessible t\tes les =mes4 ,l'ess5ce de la sub/ance1 c'e/ d'tre2 elle n'a pas d'autre quiddit4 7,idalisme au po9t de vue logique1 sp9ozisme au po9t de vue ontologique2 hglianisme au po9t de vue de la doctr9e de l'id5tit de la logique et de l'ontologie47 ,faut-il admettre1 en effet1 ce va/e et incohr5t ensemble de doctr9es dans la tte d'un seul homme1 et la philosophie d',abl>d e/-elle le *aos8 ,n\s ne le p5sons po9t4 ,sans d\te1 les ncessits de la polmique l'entran5t p>fois a des ass]tions peu conciliables entre elles1 et l'esprit de la dialectique1 qui1 j\ant avec les mots comme avec des signes d'algbre1 p]d s\v5t de vue la ralit1 a pu s\v5t lui dict] des raisonnem5ts qui sont de pures =mes logiques1 sans application et sans valeur p\r la sci5ce des *oses4 ,mais il n\s p>at cep5dant que la cohr5ce se rtablit entre ses ides1 si l'on y rtablit l'ordre1 et si l'on di/+ue les po9ts de vue successifs dans lesquels il s'e/ plac p\r considr] la "q4 ,ces di/9ctions1 il ne s'en r5dait peut-tre pas bi5 compte2 cet ordre1 il n'aurait peut-tre pas su l'tablir p> lui-mme4 ,la m?ode tait inconnue aux philosophes de cet ge1 et celui-ci en aurait eu gr& beso9 p\r claircir et ju/ifi] l'clectisme qu'il a port dans la discussion des univ]saux4 ,rfutant t\t1 empruntant de t\t1 ,abl>d me p>at en effet avoir procd en clectique4 ,p\r lui1 ce qu'il y a de vrai du nom9alisme1 c'e/1 non que les univ]saux sont des voix1 mais qu'ils exi/5t comme univ]saux p> le langage et exprim5t des conv5tions de l'esprit4 ,ce qu'il y a de vrai du conceptualisme1 c'e/ que l'esprit conoit les objets qu'il a p]u1 en ramne la div]sit l'unit p> les ressemblances1 et recueille dans les individus la p5se commune qui e/ le g5re et l'espce4 ,ce qu'il y a de vrai dans l'individualisme de ,roscel91 c'e/ que la ralit en acte e/ t\j\rs p>ticulire1 et que la sub/ance proprem5t dite n'e/ jamais en fait univ]selle4 ,ce qu'il y a de vrai dans le ralisme1 c'e/ que les g5res et les espces sont des collections =mes d'individus rels en v]tu de leur relle communaut de nature4 ,ce qu'il y a de vrai de la doctr9e de l'indiffr5ce1 c'e/ qu'il exi/e dans t\s les individus d'une mme nature un lm5t commun1 la matire1 ce non-diffr5t ou ce semblable dans t\s1 div]sifi p> les =mes individuelles4 ,ce qu'il y a de vrai dans la doctr9e des ess5ces univ]selles1 c'e/ que cette matire1 semblable dans t\s les tres1 et qui ne diffre que numriquem5t1 e/ p> la communaut de ses c>actres1 p> l'id5tit de ses effets1 un univ]sel rel1 quoiqu'il ne soit jamais sp> d'une =me qui le p>ticul>ise4 ,ce qu'il y a de vrai dans l'idalisme#aba1 c'e/ que la =me qui n'e/ ni matire1 ni g5re1 ni sub/ance1 e/ cep5dant l'lm5t1 rel et =mateur de l'ess5ce1 et subsi/e avec un c>actre de dt]m9ation1 une con/ance d'efficacit qui suppose une p]man5ce suprieure aux *angem5ts et aux accid5ts successifs de la matire s5sible2 t&is que la matire premire ou la pure ess5ce1 base primitive de t\te matire po/rieure1 subsi/e comme quelque *ose de durable1 d'id5tique1 d'indt]m91 d'inaccessible aux s5s en dehors des =mes1 et p>tant d'incorporel1 mais d'accessible t\tes les =mes et de ncessaire indi/9ctem5t t\tes les *oses exi/antes4 ,note #aba3 ,j'ent5ds p> ce mot la doctr9e qui donnait une c]ta9e exi/5ce des dires indf9issables qui n'tai5t ni ab/raction1 ni sub/ance spirituelle1 ni sub/ance s5sible1 et que la scola/ique tait sans cesse porte ralis]2 doctr9e qu'on peut galem5t appel] un platonisme altr1 ou un ari/otlisme imp>fait4 ,voil en sub/ance ce qu',abl>d a recueilli dans t\s les sy/mes qu'il a critiqus2 c'e/ bi5 l un clectisme1 seulem5t l'auteur n'en a pas une consci5ce di/9cte1 il ne l'tablit pas sy/matiquem5t2 on y r5contre mme et l des lacunes ou des incohr5ces1 c> un esprit qui p*e p> la m?ode et p> l'obs]vation psy*ologique ne s'lve pas t\j\rs1 malgr ses ef=ts1 l'clectisme et s'arrte au syncrtisme4 ,cep5dant il y a plus que de la sagacit1 il y a de l't5due d'esprit dans ce travail de conciliation de t\tes les doctr9es sur les univ]saux1 et de plus1 on y peut entrevoir et dgag] une ide orig9ale qui en di/+ue et c>actrise l'auteur entre t\s les *efs d'cole qu'il a s\mis sa pressante inquisition4 ,n\s craignons l'ennui des r$ites1 et cep5dant n\s ne p\vons n\s refus] un d]ni] mot sur une "q qui a fait presque t\te la r5omme philosophique d',abl>d1 et peut-tre t\t le malheur de sa ?ologie4 ,il n\s e/ coeur de faire bi5 saisir sa p5se et la ntre1 et de fix] le c>actre df9itif de sa doctr9e4 ,suivant les meilleures autorits1 ce c>actre e/1 t\t pr5dre1 celui du nom9alisme4 ,faut-il s\scrire ce jugem5t8 ,non1 ,abl>d ne fut pas nom9ali/e1 s'il faut1 p\r l'tre1 croire avec ,roscel9 qu'il n'y a dans le g5re et l'espce que des noms1 et que ri5 n'e/ rel dans l'individu que l'individualit2 s'il faut croire que les qualits1 p\r n'tre pas matriellem5t1 objectivem5t sp>ables des sub/ances individuelles1 ne sont que des mots2 s'il faut croire que les p>ties1 qu& elles ne sont pas des individus1 sont aussi v]bales1 aussi va9es que les espces et les qualits2 s'il faut croire enf9 que hors du langage aucune ab/raction n'e/ ri54 ,mais il fut nom9ali/e1 si1 p\r mrit] ce titre1 il suffit de n'tre pas rali/e1 s'il suffit d'ignor] ou de rejet] la doctr9e platonici5ne des ides1 s'il suffit de ne pas admettre des ess5ces gnrales subsi/ant ess5tiellem5t soit hors des individus1 soit intgralem5t et di/9ctem5t dans les individus1 et de reg>d] qu'entre ,dieu1 l'me et les individus1 il n'y a de numriquem5t rel que des conceptions1 qui sont des faits et non des tres2 s'il suffit enf9 d'imput] aux facults et aux beso9s de l'esprit huma9 l'exi/5ce de g5res1 de qualits1 d'ab/ractions de t\te sorte1 poses sp>m5t et indp5damm5t des sujets effectifs qui ont donn naissance ces crations intellectuelles4 ,la plup>t des philosophes nos contempora9s aurai5t1 je crois1 de la pe9e se df5dre de p5s] comme lui sur ce d]ni] po9t1 et s]ai5t =t emb>rasss d'attribu] une exi/5ce di/9cte aucune des ab/ractions de cette nature4 ,cep5dant beauc\p d'entre eux se df5d5t du nom9alisme et donn5t tort ,abl>d dans sa gr&e controv]se2 ils ne lui accord5t d'avoir eu raison que contre les abus du ralisme4 ,si n\s pressons bi5 leur p5se1 n\s av\]ons qu'elle n\s *appe1 et n\s osons s\ponn] que celle d',abl>d aurait bi5 pu leur *app] en p>tie4 ,c]tes1 ,m4 ,c\s9 ne confond po9t ,abl>d avec ,roscel92 il veut bi5 accord] que le grossi] p>adoxe contre l'exi/5ce des p>ties tait trop au-dess\s de ce gr& esprit4 ,il reconnat que le nihilisme peu prs av\ des nom9ali/es absolus tait trang] sa p5se1 mais il laisse ent5dre qu'en d]nire analyse ce nihilisme aurait bi5 pu dev5ir1 l'insu d',abl>d1 le produit net de sa ?orie1 et il ne voit dans le conceptualisme qu'un nom9alisme tempr1 s9on dguis4 ,voici t\tefois son pr9cipal argum5t3 ,le pr9cipe de l'cole rali/e e/ la di/9ction en *aque *ose d'un lm5t gnral et d'un lm5t p>ticuli]4 ,ici les deux extrmits galem5t fausses sont ces deux hypo?ses3 ou la di/9ction de l'lm5t gnral et de l'lm5t p>ticuli] porte jusqu' leur sp>ation1 ou leur non-sp>ation porte jusqu' l'abolition de leur diffr5ce1 et la vrit e/ que ces deux lm5ts sont a la fois di/9cts et insp>ablem5t unis4 ,t\te ralit e/ d\ble4444 ,le moi444 e/ ess5tiellem5t di/9ct de *acun de ses actes1 mme de *acune de ses facults1 quoiqu'il n'en soit pas sp>4 ,le g5re huma9 s\ti5t le mme rapport avec les individus qui le compos5t2 ils ne le con/itu5t pas1 c'e/ lui1 au contraire1 qui les con/itue4 ,l'humanit e/ ess5tiellem5t t\t entire et en mme temps dans *acun de n\s4444 ,l'humanit n'exi/e que dans les individus et p> les individus1 mais en ret\r les individus n'exi/5t1 ne se ressembl5t et ne =m5t un g5re que p> le li5 de l'humanit1 que p> l'unit de l'humanit qui e/ en *acun d'eux4 ,voici donc la rponse que n\s f]ions au problme de ,porphyre3 ,grec3 pot]on *ri/a 7g57 en tois ai/htois4 ,di/9cts1 oui2 sp>s1 non2 sp>ables1 peut-tre2 mais alors n\s sortons des limites de ce monde et de la ralit actuelle#abb4 ,note #abb3 ,ouvr4 9d41 introd41 p4 cxxxvi4 ,ou notre mprise e/ gr&e1 ou cette objection se rduit ceci3 les diffr5ces qui sp>5t les hommes des autres animaux sont relles1 ou1 ce qui revi5t au mme1 les ressemblances qui uniss5t les hommes et manqu5t aux autres animaux1 comme celles qui leur sont communes avec les autres animaux1 sont galem5t relles4 ,il y a donc une nature huma9e1 l'ide de la nature huma9e n'e/ po9t une hypo?se1 une *imre2 elle e/ fonde sur des ralits1 et puisqu'il y a des ralits au fond des ides de cette sorte1 c'e/--dire au fond des ides de g5res et d'espces1 il y a un c]ta9 ralisme4 ,cela e/ vrai1 si le ralisme signifie cette op9ion mme1 savoir que les ides de g5res et d'espces1 lo9 d'tre des fictions ou de pures conditions subjectives de notre p5se1 sont l'expression intellectuelle de faits positifs et c]ta9s4 ,ce ralisme-l n'e/ que le contraire du scepticisme et de l'idalisme4 ,sur ce po9t1 le s5s commun e/ rali/e4 ,mais1 qu'on n\s p]mette de le dire1 ce n'e/ pas l le ralisme4 ,le ralisme tait plus h>di4 ,les ides de g5res et d'espces1 tant fondes sur des faits rels1 peuv5t tre appeles des ides relles1 et en ce s5s il e/ t\t simple de dire abrviativem5t que les g5res et les espces sont rels4 ,mais sont-ils en eux-mmes des ralits1 c'e/--dire quelque *ose d'autre que1 d'une "p1 les faits rels manife/s dans les individus1 de l'autre1 les conclusions lgitimes que n\s induisons de ces faits rels1 gnralisations ncessaires de l'intellig5ce4 ,le ralisme e/ all jusqu' reg>d] les ides de g5re et d'espce comme correspondant objectivem5t des ess5ces1 ontologiquem5t di/9ctes des individus dans lesquels elles se manife/5t4 ,sans d\te1 l'objection de ,m4 ,c\s9 ne va pas si lo92 c'e/ une rs]ve gnrale en faveur du platonisme2 c'e/ surt\t l'expression d'une l\able cra9te de donn] accs ou prtexte au scepticisme4 ,mais ce n'e/ en df9itive qu'une rclamation inconte/able en faveur de la vrit de l'ide d'ess5ce4 ,oui1 il y a dans les tres individuels autre *ose que de l'individualit4 ,on peut1 on doit dire sans subtilit3 il n'y a que des individus1 et il y a quelque *ose de plus que des individualits4 ,a9si1 bi5 qu'il n'exi/e en fait d'humanit que des hommes1 il e/ une ess5ce qui s'appelle la nature huma9e4 ,mais la nature huma9e ne se ralise que dans les individus2 ds que l'ess5ce arrive l'exi/5ce1 elle s'individualise4 ,l'tre en puissance peut tre gnral1 l'tre en acte e/ individu4 ,or ma9t5ant1 cette ralit des faits sur lesquels se fond5t les ides de g5re et d'espace1 cette vrit de l'ide d'ess5ce1 ,abl>d l'a-t-il nie8 ,le conceptualisme e/-il condamn la ni]8 je ne le p5se pas4 ,p\r la ni]1 encore une fois1 il faudrait dire3 il n'y a que des individus1 et ils n'exi/5t qu'en tant qu'individus4 ,or il e/ possible que le nom9alisme ait dit cela1 mais ce n'e/ po9t ce qu'a dit ,abl>d4 ,il y a en effet deux hypo?ses galem5t fausses1 la sp>ation de l'ess5ce et de l'individu1 et l'abolition de leur diffr5ce4 ,le ralisme e/ tomb dans la premire1 et le nom9alisme dans la seconde4 ,mais ,abl>d n'a ri5 fait de cela2 ce n'e/ c]tes pas lui qui abolit la diffr5ce4 ,il n'a ni comme faits aucun des fondem5ts de la di/9ction des g5res et des espces4 ,suivant lui1 les seules units s5sibles1 les seules ess5ces di/9ctes et relles sont en effet des individus2 mais dans l'individu huma91 il y a ce qui e/ commun t\s les animaux1 c'e/ la matire ou le g5re2 il y a de plus ce qui di/+ue les hommes des animaux et ce qui e/ commun t\s les hommes3 c'e/ la diffr5ce spcifique ou la =me ess5tielle de l'humanit3 de l l'espce4 ,la matire et la =me sont les lm5ts rels de l'humanit4 ,d'o il rsulte que la di/9ction des g5res et des espces e/ relle1 et l'on voit que lo9 de mconnatre les c>actres communs qui dcl5t et con/itu5t dans les individus une ess5ce on une nature spciale1 ,abl>d ralise1 s\s le nom de =me ess5tielle1 cet lm5t intgrant et con/itutif sans lequel il n'y aurait qu'une matire indt]m9e1 ou des fragm5ts inf9is en nombre1 sans liaison1 sans c>actre assignable1 une cration sans ordre1 qui *app]ait la raison huma9e4 ,en effet1 il y a ici1 p\r le rpt] encore1 deux cueils vit]3 l'un1 le ralisme absolu qui absorb]ait l'individu dans l'tre univ]sel1 et que je n'hsit]ais pas nomm]1 avec ,bayle1 un sp9ozisme non dvelopp2 l'autre1 un nom9alisme radical qui s]ait au fond un individualisme absolu4 ,la =mule de cette doctr9e s]ait3 ,il n'exi/e que des sub/ances di/+ues p> des accid5ts propres4 ,alors les c>actres de l'animal1 ceux de l'homme ne s]ai5t que des accid5ts =tuits de ces fragm5ts1 ou plutt de ces agrgats isols que n\s appelons individus4 ,c'e/ fictivem5t et va9em5t que notre esprit comp>]ait et assimil]ait ces accid5ts1 et qu'il se =m]ait a9si des classes4 ,ces classes1 conceptions gratuites1 n'aurai5t de rel que leurs noms1 et n\s ne cd]ions1 en les =mant1 qu' un p5*ant1 une fantaisie de notre esprit4 ,au fond1 il n'y aurait que des sub/ances et des accid5ts4 ,e/-ce l le conceptualisme d',abl>d8 nullem5t2 il a rpt jusqu' satit que de la sub/ance en gnral l'individu il y a des degrs1 et que ce n'e/ po9t p> les simples accid5ts que l'on peut combl] la di/ance4 ,il s'e/ emp> d'une ide ari/otlique1 la di/9ction de la matire et de la =me1 sans l'une ou l'autre desquelles il n'exi/e ri51 et il a pos comme ralits1 comme lm5ts ncessaires de l'tre1 la matire 7g5re72 la =me spcifique 7diffr5ce1 espce72 enf9 la =me propre 7individu72 mais t\tes ces *oses ne sont sp>ables qu'en puissance4 ,un contempora91 et probablem5t un disciple d',abl>d1 a dcrit dans quelques fragm5ts prcieux la vraie doctr9e de son matre4 ,il l'a ram5e avec1 raison un seul po9t1 la =me4 ,c'e/ la place et le rle qu',abl>d donne la =me1 qui font le c>actre et la valeur de son sy/me4 ,n\s la rsum]ons une d]nire fois d'aprs cet int]prte anonyme#abc4 ,note #abc3 ,de ,intellectibus1 ,9 f9e1 p4 #djd ,un pr9cipe a t pos3 ,t\t ce qui e/ e/ ou sub/ance ou accid5t4 ,ce pr9cipe e/ faux4 ,il exprime une division qui ne suffit pas1 comme on dit en logique1 c'e/--dire qui n'embrasse pas t\te la ralit4 ,si elle tait complte1 en effet1 il faudrait que la rationnalit1 qui app>emm5t n'e/ pas sub/ance1 ft accid5t4 ,accid5t1 son abs5ce ou sa prs5ce dans l'homme s]ait indiffr5te1 et p> consqu5t l'homme rduit l'animal sans raison s]ait encore un homme4 ,la division exprime p> le pr9cipe ne s]ait donc plausible qu' la condition d'ent5dre l'accid5t d'une manire l>ge1 et de donn] ce nom t\t ce qui e/ attribut de la sub/ance un titre quelconque4 ,alors la =me1 le propre s]ai5t des accid5ts2 mais il faudrait t\j\rs di/+u] p>mi ces accid5ts1 et l'on s]ait oblig de dsign] c]ta9s d'entr'eux p> le nom presque contradictoire d'accid5ts ess5tiels4 ,telle s]ait la rationnalit4 ,elle e/ mieux di/+ue1 qu& on dit qu'elle e/ une =me4 ,la =me1 c'e/ l'accid5t ou mode dont le retran*em5t1--je p>le le langage ari/otlique1--corrompt la sub/ance dont elle e/ un des con/ituants2 c'e/--dire fait sortir une sub/ance de la classe o elle e/ place p\r la faire pass] dans une autre4 ,retran*ez la raison l'homme1 l'homme e/ corrompu1 lisez dnatur2 il n'e/ plus que l'animal4 ,en langage mod]ne1 il p]d son ess5ce4 ,ceci amne et claire la "q suivante3 les =mes sont-elles des ess5ces8 ,les uns veul5t qu'elles soi5t univ]sellem5t des ess5ces4 ,soit1 mais alors1 comme ,socrate e/ un1 ce qu'ils ne peuv5t refus] d'accord]1 il a l'unit4 ,l'unit de ,socrate e/ une1 elle a donc l'unit p\r =me sub/antielle1 et celle-ci une autre1 et a9si l'inf9i4 ,on s'en tire en admettant je ne sais quelle rciprocit1 nescio quam reciprocicationem4 ,l'unit de ,socrate e/ la =me de celle de ,platon1 celle de ,platon la =me de celle de ,socrate2 c'e/--dire qu'on ne peut vit] ou qu'une seule et mme ess5ce soit la =me individualise de plusieurs1 ou qu'elle soit rciproquem5t ce qui reoit et ce qui donne la =me4 ,enf91 t\tes les =mes tant des ess5ces1 *aque individu1 un p> lui-mme1 a son unit1 ou *aque unit sujet a son unit =me1 c'e/--dire sa semblable dans une autre ess5ce1 puisque la =me e/ aussi une ess5ce3 il suit qu'il y a plus d'units que de semblables2 or1 il doit y avoir autant de semblables que d'units4 ,mais si l'on aj\te les semblables des units =mes1 qui1 tant ess5ces1 doiv5t aussi avoir *acune la leur1 il se tr\ve qu'il y a plus de semblables que d'units2 et le t\t donne un rsultat absurde4 ,c> il s'ensuivrait qu'il y a plus d'units que d'units1 et plus de semblables que de semblables4 ,t\t cela e/ un non-s5s4 ,les autres ne veul5t po9t admettre d'ess5ces hors de la sub/ance2 ceux-ci s]ont obligs de dire1 et peut-tre avec raison1 que les v]tus1 les vices1 les c\leurs ne sont pas quelque *ose4 ,c'e/ aux sages d'en jug]1 dit notre anonyme1 et il passe outre4 ,mais il aj\te qu'il n'y a plus qu'une troisime op9ion2 c'e/ celle qui ent5d que c]ta9es =mes soi5t des ess5ces1 et c]ta9es autres non4 ,a9si le veul5t ,abl>d et les si5s1 qui port5t la cl>t dans l'art dialectique1 p>ce qu'au lieu de l'embr\ill]1 ils le scrut5t avec le so9 le plus scrupuleux#abd4 ,p\r eux1 les seules =mes qui soi5t des ess5ces sont c]ta9es qualits#abe qui sont dans les conditions suivantes4 #a ,il faut qu'elles soi5t dans le sujet1 en telle sorte que le sujet ne suffise pas p\r qu'elles exi/5t4 ,p> exemple1 le sujet suffit l'exi/5ce des quantits4 #b ,qu'une disposition de p>ties ne soit pas ncessaire leur exi/5ce1 comme il faut une disposition de p>ties1 rciproque entre les p>ties du doigt p\r qu'il soit c\rb1 commune au sujet et au sige p\r qu'un homme soit assis4 #c ,qu'elles n'exi/5t pas dans le sujet1 grce quelque objet extr9sque1 en sorte qu'elles ne puiss5t exi/] seules1 comme la proprit qui consi/e p\r un homme possd] un boeuf ou un *eval4 #d ,que p\r les c>t]1 il ne soit pas ncessaire d'aj\t] une sub/ance au sujet1 comme p\r c>t] l'inanimation1 il faut aj\t] au sujet une sub/ance1 l'me4 ,note #abd3 ,sicut ,abl>dus et sui1 qui artem dialecticam non obfusc&o1 s$ dilig5tissime p]scrut&o dilucidant4 7,p4 #dij47 ,note #abe3 ,quasdam qualitates4 ,qualits doit tre ent5du ici l>gem5t1 la manire mod]ne1 dans le s5s de modes en gnral1 et non dans le s5s te*nique d'espces de la catgorie de qualit4 ,voil les quatre conditions auxquelles une qualit ou plutt un attribut du sujet e/ non-seulem5t une =me1 mais une ess5ce1 d'un seul mot1 une =me ess5tielle4 ,cet expos rem>quable montre que1 lo9 d'tre nom9ali/e1 ou mme conceptuali/e la manire des mod]nes1 ,abl>d admet qu'il y a ess5ce et ralit mme hors de la sub/ance1 n'ent5dant p> ce d]ni] mot que le sub/rat du sujet individuel4 ,en outre de la sub/ance1 il admet quelque *ose qui n'e/ pas le simple accid5t4 ,la sub/ance tant la matire1 c'e/--dire ici le fond de l'tre1 il faut ce fond une =me p\r qu'il ait une nature spciale2 cette =me qui en fait l'ess5ce e/ elle-mme une ess5ce4 ,t\tes les =mes ne sont pas dans ce cas4 ,la =me ess5tielle e/ celle-l seulem5t que le sujet ne produit pas de lui-mme1 et qui n'a beso9 p\r tre1 d'aucune disposition1 d'aucun objet trang]1 p\r s'anantir1 de l'addition d'aucune sub/ance4 ,la diffr5ce spcifique e/ une =me ess5tielle1 mais elle ne =me de vritables espces que dans la catgorie de la sub/ance1 sans tre elle-mme une espce de cette catgorie4 ,aux div]s degrs de cette catgorie sont les div]s degrs de l'tre vritable1 p> lesquels la sub/ance1 tre en puissance1 arrive l'tre en acte4 ,ces degrs =m5t la gradation des ess5ces4 ,un d]ni] jugem5t sur cette doctr9e4 ,si l'on s'arrte au langage1 elle se df5dra mal4 ,la di/9ction de la matire et de la =me ne s'e/ pas s\t5ue 9 t]m9is4 ,qu'e/-ce qu'une =me ess5tielle1 ou du mo9s quelle sorte d'tre e/ cela8 ,le mode d'exi/5ce en e/ p\r le mo9s aussi difficile concevoir que celui des ides de ,platon4 ,ari/ote ne peut sauv] l'exi/5ce de ses =mes qu' l'aide de la di/9ction de la puissance et de l'acte2 mais de l'tre en puissance1 cela se rs\t au vrai dans les conditions de l'tre1 p> consqu5t dans les conceptions de l'esprit4 ,des conceptions de l'esprit fondam5tales1 ncessaires1 primordiales1 qu'e/-ce autre *ose que des ides t]nelles8 ,on peut dire1 mon s5s1 contre ,ari/ote t\t ce qu'il a dit contre ,platon1 et l'on voit que les mod]nes sont plus conceptuali/es qu',abl>d4 ,cela veut-il dire que les mod]nes sont nom9ali/es8 c>tez le langage de notre scola/ique1 et v\s tr\v]ez peut-tre que sa doctr9e s]ait auj\rd'hui expose dans ces t]mes4 ,l'expri5ce ne manife/e1 l'intellig5ce ne conoit que des tres individuels1 comme tant en ple9e possession de l'exi/5ce4 ,les g5res1 les espces ne sont1 au positif1 que des collections d'individus2 dans l'individu1 le sujet de l'exi/5ce e/ la sub/ance2 t\te sub/ance e/ individuelle2 elle e/ sub/ance1 c'e/--dire qu'elle e/ l'un et l'tre1 p\r dire comme les ,grecs4 ,mais quel un1 mais quel tre e/-elle8 ,elle e/ telle et non pas telle4 ,ce qu'elle e/ a9si1 c'e/ ce qu'on appelle son ess5ce4 ,la sub/ance1 considre en elle-mme1 p> ab/raction ou en puissance1 n'a pas d'ess5ce2 mais en acte ou en ralit1 mais ds qu'elle exi/e1 elle a ou plutt elle e/ une ess5ce4 ,po9t de sub/ance sans ess5ce4 ,t\t ceci rpond la ?orie de la matire et de la =me4 ,l'ess5ce1 p\r l'esprit qui ne fait que concevoir la sub/ance et ne la connat pas1 se reprs5te comme une qualit4 ,quid n'e/ connu que comme quale1 mais e/ conu comme quid4 ,l'ess5ce e/-elle donc p\r cela la qualit en gnral1 ou se compose-t-elle de t\tes les qualits du sujet de l'exi/5ce8 ,comme sub/ance1 ce sujet e/ un1 lui1 et pas un autre1 c'e/ l l'individualit2 comme ess5ce1 il e/ de telle ou telle nature4 ,cette nature dt]m9e ne se dt]m9e p\r n\s que p> les qualits que n\s p]cevons ou induisons dans le sujet2 mais ces qualits div]ses ne peuv5t tre ni confondues entre elles1 ni ranges sur la mme ligne3 elles sont t\tes relles1 mais il en e/ de con/itutives1 il en e/ d'accessoires1 et p>mi les con/itutives1 les unes sont communes un plus gr& nombre d'tres1 les autres un nombre mo9dre4 ,il y en a d'univ]selles1 c'e/-a-dire de communes t\s les tres2 il y en a de tellem5t p>ticulires qu'elles sont exclusives4 ,entre ces deux extrmes se plac5t div]s degrs2 ces degrs correspond5t de c]ta9s gr\pes de qualits con/itutives2 les qualits con/itutives sont dites ess5tielles en ce qu'elles con/itu5t l'ess5ce4 ,les qualits sont donc ess5tielles ou ne le sont pas4 ,lorsque l'esprit embrasse t\s les tres dans leur univ]salit1 il leur tr\ve un c]ta9 nombre de c>actres communs2 ces c>actres sont plus que des modes1 plus mme que des attributs4 ,si n\s les appelons attributs ou modes1 c'e/ p> un beso9 de notre esprit1 qui ne connat directem5t les tres que p> leurs qualits2 mais ces attributs improprem5t dits sont plutt des conditions ou des pr9cipes d'exi/5ce dt]m9e4 ,c'e/ p> eux que tes tres sont des tres4 ,dans cette univ]salit des tres1 des diffr5ces app>aiss5t1 c'e/--dire des attributs diffr5ts1 et cep5dant communs encore plusieurs1 mais en plus petit nombre4 ,les plus communs aprs les conditions univ]selles con/itu5t les ess5ces plus gnrales4 ,entre ces c>actres communs1 on di/+ue encore de c]ta9es diffr5ces1 et l'on conoit des ess5ces mo9s gnrales2 a9si d'ess5ces en ess5ces1 on arriv l'ess5ce la mo9s gnrale1 savoir la sub/ance individuelle2 mais cette sub/ance individuelle porte encore des c>actres communs bi5 d'autres sub/ances individuelles1 elle a de nombreuses ressemblances4 ,de mme que la considration des diffr5ces n\s a fait desc5dre de l'univ]salit des tres l'individualit de l'tre1 la considration des ressemblances n\s f]ait remont] de l'individualit l'univ]salit4 ,c'e/ a9si que les tres se reprs5t5t l'esprit huma91 qui en =me et en ordonne la conception4 ,mais ces classifications1 qui sont c]ta9em5t conues1 ne sont-elles que des conceptions8 ,l'affirmative s]ait la rponse ins5se du scepticisme4 ,ne lui on dplaise1 ces classes sont c]ta9em5t fondes sur des faits rels4 ,ni l'obs]vation1 ni la raison qui les a reconnues1 ne n\s =g5t des m5songes4 ,mais ce n'e/ pas t\t que de port] sur des faits rels2 les conceptions des ess5ces1 plus ou mo9s communes1 plus ou mo9s p>ticulires1 donn5t lieu une di/9ction fondam5tale4 ,il en e/ qui1 sans tre illusoires1 n'ont ri5 d'ess5tiel2 il en e/ d'ess5tielles4 ,celles-ci repos5t sur les c>actres dom9ants dont l'ensemble =me dans notre p5se la nature des tres4 ,ces diffr5ces fondam5tales rvl5t et con/itu5t les vritables ess5ces1 ou les gr&es et naturelles divisions de l'ensemble des tres4 ,ces diffr5ces sont assez nombreuses2 mais dans le nombre on doit di/+u] celles que voici4 ,dans l'ensemble des tres accessibles aux s5s d'abord se montr5t c]ta9s c>actres gnraux1 communs t\s1 et auxquels p>ticipe t\te la masse inorganique1 sub/ance confuse qui ne se di/+ue de ce qui e/ plus gnral qu'elle que p> l'attribut qui la r5d s5sible et que ,desc>tes a nomm l't5due4 ,si v\s en retran*ez la masse inorganique1 v\s aurez le rgne organique 7espce dont l'tre t5du e/ le g5re72 si v\s en retran*ez t\t l'tre inanim1 il v\s re/e l'tre anim 7le g5re animal72 si v\s retran*ez ce qui1 p>mi les anims1 n'a pas la raison1 il v\s re/]a l'animal raisonnable ou l'homme 7espce huma9e72 et si1 dans la totalit des animaux raisonnables1 v\s di/+uez sub/ance p> sub/ance1 v\s avez l'individu4 ,or1 p>l] a9si1 c'e/ concevoir qu'il y a une ess5ce dt]m9e p> *aque gr\pe d'attributs communs1 une nature t5due1 une nature organique1 une nature animale1 une nature huma9e1 une nature individuelle4 ,on appelle auj\rd'hui nature ou ess5ce1 ce qu'au temps d',abl>d on appelait g5re ou espce1 matire ou =me2 mais le fond des ides n'a pas s5siblem5t v>i4 ,et lorsqu'il essaie1 p\r pr(ondm5t di/+u] l'espce de t\t le re/e1 de dt]m9] quelles conditions la =me e/ une ess5ce1 il entrepr5d un travail difficile1 et il fait plus que les philosophes mod]nes qui se sont bi5 has>ds 7non pas t\s7 reconnatre qu'il y a telle *ose que l'ess5ce1 mais dont aucun ne s'e/ av5tur dire ce que c'e/4 ,aj\t]1 comme ,abl>d1 que les ess5ces vritables ne se r5contr5t que dans la catgorie de la sub/ance1 et que la =me spcifique e/ en dehors de t\te catgorie1 et surt\t n'e/ aucun titre dans celle de la qualit1 c'e/ assurm5t traduire1 avec l'exactitude sci5tifique de son art1 cette p5se1 que les qualits ess5tielles sont irrvocablem5t di/9ctes des qualits accid5telles1 et que les ess5ces ne sont pas de pures conceptions4 ,n\s avons peut-tre pass la mesure dans cette exposition de la doctr9e d',abl>d sur les univ]saux4 ,c'e/ qu'elle n\s p>aissait encore incompltem5t connue1 faute d'avoir t compltem5t re/itue4 ,il en e/ en effet de cette doctr9e comme de presque t\tes les op9ions de son auteur2 elle a disp>u avec lui4 ,il y a peu de philosophes1 dont le nom ait t plus clbre et les doctr9es plus oublies4 ,le temps n'a respect que sa gloire4 ,soit que l'envie1 le despotisme ou la peur ai5t dtruit ou laiss se p]dre ses livres1 soit que ceux qui ont pr(it de ses ides ai5t pris so9 d'en dissimul] l'orig9e1 cet homme1 qui eut tant de disciples1 n'a pas laiss d'cole1 et quoiqu'on ne puisse d\t] qu'il n'ait ex]c une influ5ce prdom9ante sur l'enseignem5t1 sur les tudes1 sur la de/9e de la philosophie1 il n'a po9t fond de philosophie4 ,d'innombrables sectes ont aussitt aprs lui c\v]t le sol gaulois1 et l'on n'a plus p>l de lui que comme on p>le d'un brillant mtore qui bl\it et qui s'te9t4 ,il y a de l'inju/ice dans cet oubli1 et lorsqu'au ,x,i,i,ie sicle on voit la qu]elle des univ]saux se p]ptu]1 mais aussi s'claircir et s't5dre1 on peut aism5t retr\v] plus d'une ide1 plus d'un raisonnem5t qui vi5t d',abl>d1 ou que ses successeurs ont laborieusem5t dc\v]t aprs lui au lieu de le lui emprunt]4 ,on sait que les rali/es et les nom9aux se ravir5t alt]nativem5t le crdit et l'influ5ce1 et que la puissance des uns et des autres1 celle des premire surt\t1 prit s\v5t les =mes de la tyrannie4 ,on ti5t en gnral qu',alb]t le ,gr& et sa9t ,?omas d',acqu9 fur5t rali/es1 et leurs p>tisans v5ai5t s'alli] ,jean ,duns ,scot lui-mme1 lorsqu'il fallait combattre les nom9aux4 ,peut-tre que ceux-ci aurai5t succomb1 si ,occam n'et glorieusem5t relev leur drapeau1 et1 donnant au sy/me l'ordre et la cl>t1 n'et dcidm5t rtabli leur influ5ce1 reconnue enf9 et assure p> la protection du p\voir politique4 ,les matres de l'cole de ,p>is1 ,jean ,g]son et ,pi]re d',ailly1 fur5t nom9aux#abf4 ,note #abf3 ,alb]t4 ,magn41 ,de ,intellect4 et intelligib41 t4 ,i1 c4 ,,ii4--,metaph4 comm5t4 ,,iv4--,m4 ,r\sselot pr\ve assez bi5 qu',alb]t tait mo9s rali/e que conceptuali/e la manire d',abl>d4 7tudes sur la philos4 du moy5 ge1 t4 ,,ii1 c4 ,,xiv1 p4 #baj et suiv47 ,il e/ mo9s heureux1 lorsqu'il essaie la mme dmon/ration l'endroit de ,sa9t ,?omas4 7,ibid41 p4 #bef et #bje47 ,sa9t ,?omas1 sur la "q des ides1 incl9e au platonisme3 7,summ4 !ol41 p>a ,i1 que/4 ,v1 ,,lv1 et ,,lxxxv47 ,le ralisme de ,scot ne peut tre ni4 7,r\sselot1 t4 ,,iii1 c4 ,,xviii1 p4 #ac et suiv4--,me9]s1 ,de nom4 et real4 init41 ouv4 ,cit41 p4 #cg4--,salab]t1 ,philos4 nom4 v9d41 praefat41 sec4 ,v47 ,il e/ rem>quable que cette doctr9e1 quoique tolre s\v5t1 et p>fois protge p> l'glise1 lui r$ev5ait de temps en temps et comme priodiquem5t suspecte1 au po9t d'tre p]scute p> le sa9t-sige1 et qu'elle s'allia ma9tes fois avec une manire libre de p5s]1 soit sur les matires de ?ologie1 soit au mo9s sur les doctr9es de la c\r de ,rome4 ,l'esprit d',abl>d1 trav]s beauc\p de trans=mations1 se reconnat et s'ap]oit encore dans les coles gallicanes1 et1 osons le dire1 dans la philosophie nationale4 ,la sci5ce mod]ne peut1 en gnral1 tre reg>de1 comme nom9ali/e4 ,la secte des nom9aux1 dit ,leibnitz1 e/ la plus pr(onde des sectes scola/iques1 et celle qui s'accorde le mieux avec la m?ode de la philosophie r=me de nos j\rs4 ,desc>tes ne place po9t hors de notre p5se t\tes ces ides gnrales que dans l'cole on compr5d s\s le nom d'univ]saux4 ,locke et son cole ont pr(ess le nom9alisme conceptuali/e2 ,hobbes1 ,b]keley1 ,hume1 le nom9alisme pur2 et1 sur ce po9t1 les cossais1 surt\t ,dugald ,/ew>t1 ont en*ri sur les op9ions de ,locke1 eux qui se sp>5t de lui si volonti]s#abg4 ,le conceptualisme e/ peut-tre le vrai nom de la doctr9e de ,kant1 et ce n'e/ qu'aprs lui que la philosophie allem&e a pris ces =mes alex&r9es qui la rappro*5t du ralisme du moy5 ge4 ,la doctr9e de l'id5tit absolue1 qui ne di/+ue plus l'ordre de la connaissance de l'ordre de l'exi/5ce1 efface ou supprime t\te controv]se sur les univ]saux1 en confondant l'tre et la p5se1 le p>ticuli] et le gnral1 le f9i et l'inf9i4 ,m4 de ,s*ell+ s'e/ fait gloire de r5\vel] le sp9ozisme qu'on imputait au ralisme p\r l'accabl]2 ,hegel a c\rageusem5t rig les degrs logiques en phases de l'tre1 et pr(ess que t\te p5se ralise1 au po9t que l'tre n'e/ ple9em5t rel qu'autant et en tant qu'il se p5se#abh4 ,p\r ,hegel1 t\te opposition entre les diffr5ts1 que dis-je6 entre les contradictoires1 n'e/ qu'une passagre app>5ce4 ,mais il faut conv5ir que ri5 plus qu'une telle doctr9e n'a t jusqu' ces d]ni]s temps contraire aux m?odes en honneur depuis deux sicles1 et l'on peut dire qu'en gnral l'esprit du nom9alisme e/ celui de la philosophie mod]ne1 quoiqu'il s'y tr\ve s\v5t clairci et tempr p> des ides trangres aux nom9aux du ,x,i,ie sicle1 et qui le prs]v5t ou le dlivr5t des excs et des erreurs1 infaillible *tim5t de t\te doctr9e absolue4 ,note #abg3 ,leibnitz1 ,9 ,nisol4 prfat41 edit4 ,dut5s1 t4 ,,iv1 ,n\v4 ,essais1 t4 ,,iii1 c4 ,,iii1 #f1--;,desc>tes1 ,les ,pr9cipes1 #are "p41 sec4 #ei4--,locke1 ,de l',ent5d4 hum41 t4 ,,iii1 c4 ,,iii1 sec4 #f et suiv41 et c4 ,,vi1 sec4 #g et suiv4--,reid1 ,essais sur les facults de l'esprit huma91 ess4 ,v1 c4 ,,vi4--,d4 ,/ew>t1 ,philos4 de l'esprit huma91 c4 ,,iv1 sect4 ,,ii1 ,,iii et ,,iv4 ,note #abh3 ,il e/ rem>quable1 en effet1 que les objections diriges p> ,bayle contre l'univ]sale a p>te vel des scola/iques1 et contre la confusion de l'attribut et de la sub/ance dans ,sp9oza1 soi5t prcism5t les ides dont s'emp>e ,hegel p\r difi] sa doctr9e4 7,voy4 ,bayle1 art1 ,abl>d1 et ,sillpon4--,hegel1 ,ges*4 ,d] ,philosophie1 t4 ,,iii1 p4 #afh47 ,abl>d a donc triomph2 c>1 malgr les graves re/rictions qu'une critique clairvoyante dc\vre dans le nom9alisme ou le conceptualisme qu'on lui impute1 son esprit e/ bi5 l'esprit mod]ne son orig9e4 ,il l'annonce1 il le devance1 il le promet4 ,la lumire qui blan*it au mat9 l'horizon e/ dj celle de l'a/re encore invisible qui doit clair] le monde4 ,en p>lant a9si1 je n'vit]ai pas l'accusation de nom9alisme4 ,je ne dem&e qu' la re/re9dre dans les limites suivantes4 ,l'ess5ce e/ relle2 il n'y a po9t d'exi/5ce sans ess5ce2 mais l'ess5ce ne se r5contre rellem5t que dans l'tre dt]m91 p>ce que l'tre n'exi/e que dt]m94 ,cep5dant la dt]m9ation n'e/ pas une *ose absolue2 elle e/ susceptible de plus ou de mo9s4 ,la matire t5due1 p> exemple1 e/ la conception de l'tre p]cevable1 la plus indt]m9e1 ou1 si l'on veut1 la mo9s dt]m9e que n\s puissions =m]4 ,qu& n\s divisons la matire ou la voyons divise1 ses divisions sont des p>ties qui sont quelquefois appeles individus1 et qui devrai5t plutt s'appel] fragm5ts1 c> ces p>ties ne mrit5t proprem5t ce nom d'individus qu'autant qu'elles sont1 comme divisions1 l'oeuvre de la nature1 ou1 p\r p>l] plus h>dim5t1 un t\t de cration div9e1 qui ne peut en gnral tre divis sans *ang] de nature4 ,quoi qu'il en soit1 l'tre va t\j\rs se dt]m9ant davantage4 ,ces dt]m9ations successives divis5t rellem5t l'univ]salit de la sub/ance1 et comme ces divisions correspond5t des sub/ances1 unes1 di/9ctes1 d'orig9e naturelle1 l'univ]salit de la sub/ance e/ dans le fait1 e/ actuellem5t la totalit des sub/ances4 ,*aque sub/ance a une ess5ce1 c'e/--dire une nature /able qui se reconnat ses attributs p]man5ts et inv>iables1 et n\s avons raison de croire l'ess5ce4 ,a9si1 p\r pr5dre l'exemple t\j\rs cit1 il y a une ess5ce qui s'appelle lgitimem5t la nature huma9e4 ,elle ne peut tre confondue avec aucune autre1 ni produite de t\tes pices p> aucune opration huma9e1 ni modifie dans ses lm5ts con/itutifs1 sans tre dtruite4 ,sub/antialis diff]5tia abesse non pote/1 qu9 corrumpat#abi4 ,note #abi3 ,de ,intellect41 p4 #dib4 ,l'ide d'ess5ce e/ une ide ncessaire de l'esprit huma91 et l'ide d'ess5ce e/ vraie et lgitime1 non-seulem5t fonde sur quelque *ose de rel et d'objectif1 mais con=me dans une c]ta9e mesure cette ralit objective1 p>ce que les ides ncessaires exprim5t les conditions mmes de la ralit4 ,mais p\r tre con=me la ralit1 cette ide ne lui e/ po9t adquate1 p>ce que notre connaissance1 c]ta9e dans ce qu'elle a de ncessaire1 e/ t\j\rs et ncessairem5t incomplte4 ,l'ess5ce e/ une condition de l'tre4 ,mais cette condition qui ne peut tre ni lude1 ni altre1 ni reproduite volont1 cette loi qui n'e/ explique p> aucun phnomne naturel1 p> aucune des =ces connues ou apprciables1 ou mme supposables de la nature1 e/ un des tmoignages les plus c]ta9s mes yeux de l'int]v5tion d'une puissance et d'une intellig5ce suprmes4 ,p\r exi/]1 il faut que l'ess5ce ait t conue et v\lue4 ,c'e/ p> l que je l'lve au-dessus mme de ce qu'il y a de plus lev en ce monde1 les ides ncessaires de la raison huma9e4 ,c'e/ en ce s5s que je suis prt reconnatre le dogme platonici51 et nomm] l'ess5ce une ide de ,dieu4 ,,livre ,,iii4 ,,de ,,la ,,?,,ologie ,d',,ab,,l>d4 ,,*apitre #a;er4 ,,de ,,la ,,?,,ologie ,,scola/ique ,,en ,g,n,,ral4--,,c>act,,re ,,de ,,celle ,d',,ab,,l>d4--,,le ,sic et ,non4 ,on dit que le moy5 ge fut l'empire roma9 du *ri/ianisme4 ,c'e/ alors1 suivant des autorits qui s'accord5t peu sur d'autres po9ts1 que l'esprit ca?olique a le plus pr(ondm5t pntr dans les in/itutions1 les sci5ces1 les s5tim5ts et les c\tumes4 ,de l l'unit et la gr&eur1 l'ignorance et la tyrannie assignes t\r t\r comme c>actres cet ge de l'humanit4 ,accusations ou l\anges1 il y aurait beauc\p rabattre1 et l'on montr]ait aism5t qu'elle devait enc\rir deux jugem5ts opposs1 cette trange et obscure poque1 si ple9e de contra/es1 et qui1 seule peut-tre entre t\tes celles de l'hi/oire1 a runi la b>b>ie dans les moeurs et le spiritualisme dans les ides4 ,mais si t\t l'honneur ne doit pas rev5ir au *ri/ianisme1 bi5 mo9s encore la religion doit-elle tre r5due responsable de t\t ce qu'il y eut au moy5 ge de grossiret et d'oppression4 ,elle e/ lo9 d'avoir t\j\rs t s\v]a9e matresse4 ,dans l'ordre politique1 aprs avoir p>fois rsi/ jusqu' l'hrosme1 aux passions monda9es1 elle leur a s\v5t cd1 complu mme au po9t de s'en faire l'in/rum5t doctr9al et l'apologi/e sophi/ique4 ,de mme aussi1 dans l'ordre intellectuel1 tantt elle a p\rsuivi la dom9ation exclusive de l'esprit huma91 tantt elle s'e/ allie avec les sci5ces pr(anes au po9t de s'id5tifi] avec elles4 ,aussi n'a-t-elle pas russi ma9t5ir son unit aussi rig\reusem5t qu'on le prt5d4 ,elle a eu ses dissid5ces1 ses *angem5ts1 ou1 si l'on veut1 ses progrs4 ,c'tait un lieu commun des temps de la scola/ique que la philosophie devait tre la s]vante de la ?ologie1 ancilla !ologi#acj mais =ce de vivre avec sa s]vante1 la matresse f9issait p> pr5dre son langage et ses allures1 et la puissance effective sur l'intellig5ce a s\v5t pass du ct de la philosophie4 ,or1 qu& on p5se qu'au moy5 ge le *ri/ianisme rgnait en matre absolu1 il faut s\t5ir que la scola/ique e/ la vraie et la seule philosophie *rti5ne2 et p\rtant comm5t s'av5tur] sur le t]ra9 de la scola/ique1 sans y r5contr] quelques-uns des mon/res qui infe/5t1 n\s dit-on1 les sombres dt\rs de cette =t magique appele la philosophie mod]ne8 ,note #acj3 ,on tr\ve cette mtaphore p>t\t4 ,l'orig9e en e/ peut-tre dans un passage de sa9t ,jean ,damascne qui veut que1 comme une re9e a des suivantes1 la vrit se s]ve des sci5ces huma9es a9si que de ses esclaves2 7,dial41 ,i1 i47 et dans une comp>aison prise de la situation d',abraham1 qui avait une femme1 ,s>a1 et une s]vante1 ,agor2 la ?ologie e/ ,s>a et la dialectique e/ ,agor4 7,didym4 ap4 ,damasc41 lit4 ,e1 tit4 ix47 ,le ,p4 ,petau s'approprie cette comp>aison4 7,!olog4 ,dogm41 prolog41 c4 iv1 #d47 ,p\r l'hi/oire1 l'unit tant vante du moy5 ge e/ une app>5ce qui ca*e s\v5t la lutte et la division4 ,comme entre les moeurs et les ides1 les s5tim5ts et les croyances1 l'esprit du ,nord et celui du ,midi1 le c>actre g]ma9 et la civilisation roma9e1 il y eut alors alt]native d'opposition et de fusion entre la religion et la philosophie4 ,sans p>l] des conflits du p\voir ecclsia/ique et du p\voir civil1 le monde intellectuel admit lui-mme deux autorits1 l'antiquit et la religion1 et ces autorits s'accordr5t ou se combattir5t t\r t\r4 ,tantt ,ari/ote dev9t *rti51 et l'vangile revtit le pripattisme2 tantt1 rompant t\t comm]ce1 la ?ologie rep\ssa la philosophie1 proscrivit son allie de la veille1 ou fit alliance avec une doctr9e n\velle contre celle qu'elle dlaissait4 ,elle appelait alors ,platon son sec\rs contre ,ari/ote2 et puis1 qu& le platonisme au gnie libre1 au my/icisme indp5dant1 avec l'ampleur de ses dogmes sublimes et vagues1 brisait les cadres troits o l'on v\lait l'enf]m]1 ,ari/ote rev5ait en aide la ?ologie1 et1 l'armant de ses =mules1 de ses prcisions svres1 des subtilits puissantes de son treignante dialectique1 il l'aidait g>rott] son matre1 et repr5dre les =mes immuables d'une croyance didactique et d'une sci5ce exacte1 jusqu'au j\r o1 lasse enf9 de ses alliances div]ses1 elle sec\ait un j\g trang]1 et1 dans son +ratitude1 ana?matisait la raison et la sci5ce s\s les noms de l'orgueil et de l'hrsie4 ,ces disp>ates et ces contradictions se montr5t *aque pas dans l'hi/oire intellectuelle du moy5 ge1 et la philosophie depuis ,desc>tes1 c'e/--dire depuis qu'elle s'e/ scul>ise1 n'a pas pr\v peut-tre plus de *angem5ts que la ?ologie depuis ,alcu9 jusqu' la r=mation4 ,la raison dans la lib]t de la rflexion e/ re/e le c>actre dom9ant1 le p]ptuel drapeau de la sci5ce philosophique1 dans quelques ma9s qu'il ait pass1 quels que soi5t les armes qui l'ont suivi et le prix p\r lequel elles ont combattu4 ,cette lib]t n'tait srem5t pas absolue1 surt\t dans l'expression2 on a pu prt] un voile la philosophie1 m\ss] la po9te de ses armes2 on a pu dissimul] sa nature1 on n'a pas pu la dtruire4 ,la scola/ique n'a jamais cess d'tre une sci5ce rationnelle1 mme lorsqu'elle s'e/ le plus atta*e demeur] or?odoxe4 ,sans d\te1 l'immuable unit de doctr9e1 c'e/--dire l'int]diction du m\vem5t philosophique1 n'a pas non plus cess d'tre en gnral le b et la prt5tion p]man5te de t\tes les coles ?ologiques2 encore faut-il exclure celles d'o s'lana la r=me2 mais s'il n'en e/ gure qui ai5t fait ouv]tem5t pr(ession de sortir de l'glise1 t\tes ont ma9tes fois *ang de direction1 sans cesse oscill entre le raisonnem5t1 la tradition1 l'autorit des philosophes1 celle de l'criture1 la foi1 la dialectique et la my/icit4 ,la ?ologie mrit]ait bi5 aussi d'avoir son hi/oire des v>iations4 ,abl>d n\s (fre un frappant exemple de la manire dont la philosophie et la religion1 dev5ues la dialectique et la ?ologie1 s'altrai5t et se rep\ssai5t mutuellem5t1 s'unissai5t et s'envahissai5t t\r t\r4 ,avant lui1 dans le moy5 ge1 nul philosophe peut-tre n'avait t autant ?ologi51 nul ?ologi5 aussi philosophe4 ,aucun n'avait ralis au mme degr cette union des deux sci5ces et des deux gnies1 m95t qu'il tait dans l'cole d',ari/ote et dans celle de ,paul#aca4 ,mais a9si que son esprit croyant et scrutateur fut sans cesse ballott des t5tations de l'exam5 aux exig5ces de la foi1 de la lib]t la s\mission1 sa vie fut t\r t\r j\et ou victime de l'empire de la philosophie et de la puissance de l'glise4 ,va9em5t p\rsuivit-il incessamm5t l'accord p\r la sci5ce1 de la raison et de la foi1 p\r la vie1 de la lib]t et de l'ordre2 ni son esprit ne tr\va la paix1 ni son exi/5ce1 le repos4 ,la logique1 il le dit1 le r5dit odieux aux hommes#acb2 son gnie tr\bla son me a9si que sa de/9e1 et la r5omme lui apporta le malheur4 ,note #aca3 ,9 ,paulo4 ,ab4 ,op41 ,apol4 ad ,hel41 p4 #cjh4 ,note #acb3 ,odiosum me mundo r$didit logica4 ,ibid41 et ci-dessus1 l4 ,i1 t4 #a1 p4 #bcj4 ,ce n'e/ pas qu'il ait le premi] essay de m5] ensemble la philosophie et la religion4 ,cette alliance a sduit de bonne heure t\s les gr&s esprits ns au se9 du *ri/ianisme4 ,sa9t ,paul1 en entrant dans l'cole d',a?nes1 donna un mmorable exemple4 ,lorsqu'il planta la croix du ,sauveur prs du tombeau de ,socrate1 on et dit que l'vangile v5ait *]*] la philosophie1 non p\r la dtruire1 mais p\r en faire la conqute4 ,l'aptre des g5tils (fre dans ce titre mme un symbole de l'union de la p>ole de ,dieu la p>ole antique1 et malgr ses imprcations contre les g>em5ts des sages de son temps1 il reconnat la raison huma9e les droits imprescriptibles d'une rvlation t]nelle4 ,au ,i,ie sicle1 le troisime criva9 de *ri/ianisme1 le premi] des apologi/es1 sa9t ,ju/9 ,m>tyr1 a fait pr(ession de v\loir concili] la religion avec la philosophie1 et sa9t ,irne1 qui presque au mme temps manife/a l'int5tion contraire1 et v\lut dlivr] la foi de cette msalliance1 ne sut ri5 de mieux que de donn] au *ri/ianisme la =me d'une doctr9e sci5tifique4 ,amis ou ennemis des sci5ces huma9es1 les ,pres des premi]s sicles raisonnai5t t\s1 les uns p\r pr\v] que la religion valait bi5 la philosophie1 les autres que la philosophie ne valait pas la religion4 ,les plus clbres ont accept le titre de philosophes *rti5s1 quelquefois ils ont appel la religion mme philosophie4 ,p\r ,grgoire de ,nazianze1 le philosophe1 c'e/ le *rti52 p\r sa9t ,clm5t1 le gno/ique1 c'e/ le ?ologi5#acc4 ,sans d\te ils ne se sont pas t\s montrs rationali/es1 un gal degr4 ,origne ou ,augu/9 sont autrem5t philosophes qu',ambroise ou ,jrme2 mais enf9 la ?ologie a t\j\rs produit des p5seurs1 et dans son se9 il s'e/ p]ptuellem5t ma9t5u1 ct des simples prdicateurs du dogme1 une secte or?odoxe de scrutateurs et de dmon/rateurs qui prt5dai5t conduire la foi p> la raison4 ,note #acc3 ,greg4 ,naz4 ,or4 ,,xxvi4--,clem4 ,alex4 ,/romut41 ,,ii et ,,vi4 ,cet exemple1 con/amm5t donn dans le monde *rti51 ne fut pas dlaiss dans le ,nord et l',occid5t4 ,bde le ,vnrable tait surt\t un rudit1 mais il savait1 p\r en avoir beauc\p lu1 la ?ologie et la philosophie2 s'il ne les mla pas1 du mo9s il les rappro*a1 et ses lecteurs pur5t les unir4 ,si ,alcu9 ne consomma pas encore cette union1 il donna les moy5s de l'essay]1 et la doctr9e my/ique de ,scot rigne intresse galem5t la raison et la foi3 c'e/ un *ri/ianisme alex&r94 ,cep5dant la ?ologie *ez ses successeurs re/a m9emm5t dogmatique1 jusqu'au temps o la dialectique pntra davantage encore dans la philosophie4 ,ce fut dans la sci5ce comme une vritable rvolution4 ,ce m\vem5t donna l'tre la ?ologie scola/ique4 ,l'orig9e en p>at d'abord obscure1 malgr de savantes re*]*es et des conjectures div]ses4 ,a quelle date faut-il en rapport] la naissance8 quelles s\rces a-t-elle puis8 quels sont ceux qui l'ont dc\v]te ou accrdite8 ,t\tes ces que/ions curieuses p>atront d'une solution mo9s difficile1 grce ce que n\s savons dj de l'hi/oire de la philosophie4 ,le mme esprit qui1 dans la sci5ce huma9e1 avait produit la philosophie scola/ique1 a1 passant dans la sci5ce sacre1 enfant la ?ologie scola/ique2 on appelle a9si l'ari/otlisme du moy5 ge1 ou la dialectique telle que n\s la connaissons1 applique l'enseignem5t du dogme3 c'e/ la ?ologie rationnelle ou la philosophie religieuse de l'poque1 c'e/ p\r le temps enf9 le *ri/ianisme selon la sci5ce#acd4 ,note #acd3 ,cf4 ,ad1 ,tribbe*ovii ,de ,doctor4 s*ola/41 ed4 sec41 ,j51 #agai4 ,c4 ,a4 ,heumanni prf41 p4 ,,xiii1 et c1 t1 ii1 vi1 p4 #bdi et seqq4--,j4 ,fr4 ,buddei ,isagog4 hi/4 !ol41 ,lips4 #agbg1 t4 #a1 t4 po/41 c4 #a1 p4 #ceb et seqq4 et passim4--,budd41 ,obs]v4 select4 xv1 t4 #a1 p4 #age1 #ahg1 #aid1 etc4--,mabillon1 ,trait des tudes mona/iques1 "p4 ii1 c4 vi4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 "p4 ii1 passim4--,rit]1 ,hi/4 de la ,philos4 *rt41 t4 ,,ii de la trad41 passim4 ,si l'on veut claircir les comm5cem5ts de cette cole ?ologique1 dont le glorieux c5tre fut ,p>is et qui se dveloppait au ,x,i,ie sicle1 il faut remont] bi5 plus haut que le moy5 ge4 ,n\s v5ons de dire que ds qu'il y a des livres *rti5s autres que les livres div9s1 et peut-tre dans ceux-ci mmes1 au mo9s dans les ptres1 on voit la tradition de l'vangile se ml] un lm5t philosophique4 ,en p\vait-il tre autrem5t8 ,les premi]s ,pres criv5t1 ils sont donc quelque degr des lettrs2 leur ducation1 si mode/e qu'on la suppose1 a laiss dans leur esprit des ides et des expressions orig9aires de la sci5ce des g5tils4 ,l'enseignem5t apo/olique ne peut pr5dre une =me tant soit peu littraire sans qu'aussitt les s\v5irs de la ,grce s'y vi5n5t unir4 ,une religion1 ds qu'elle se traite dans les livres1 ressemble =t un sy/me de philosophie4 ,elle pr5d ncessairem5t l'esprit huma9 comme elle le tr\ve1 la langue telle qu'elle e/ faite1 la sci5ce au po9t o elle en e/ v5ue4 ,t\s les ,pres sont donc plus ou mo9s philosophes1 mme ceux qui n'en ont aucune envie2 mais quelques-uns mett5t du prix l'tre et font expressm5t la philosophie une place dans la religion4 ,ce n'e/ pas encore la philosophie scola/ique1 ni mme la philosophie pripattici5ne2 ce qui dom9e1 c'e/ l'esprit et quelquefois le langage de ,platon4 ,le disciple de ,socrate se retr\ve dans ces disciples du ,*ri/1 et quelques lambeaux de la p\rpre a?ni5ne re/5t atta*s1 comme des ornem5ts oublis1 la robe de l9 sans ta*e des cat*umnes2 non que le dogme *rti51 comme on l'a prt5du1 soit t\t platonique1 mais le dogme emprunte l',acadmie des ides de dtail1 des mtaphores1 des hypo?ses1 des explications ?ortiques dont l'criture n'(fre aucune trace et qui sont la "p de la raison pure dans l'oeuvre de la foi4 ,ari/ote contribue p\r peu de *ose ces dveloppem5ts additionnels de la sci5ce apo/olique3 de lo9 en lo91 quelques t]mes d'cole1 quelques =mes dialectiques1 insp>ables de t\te discussion1 vi5n5t seulem5t atte/] que l'tude1 ou du mo9s une te9ture de sa logique tait une condition ncessaire de la culture de l'esprit4 ,ds lors cep5dant la philosophie n'int]vi5t pas dans la religion sans r5contr] de rsi/ance1 elle excite des ombrages1 dea scrupules1 des c5sures2 t\s les ,pres s'en s]v5t1 mais aucun ne s'y fie d'une manire absolue1 et si les uns la re*]*5t et l'aim5t1 les autres la fui5t ou la rep\ss5t4 ,la cra9te se mle au gt mme qu'elle inspire4 ,beauc\p se dcl>5t rsolum5t contre elle et la proscriv5t avec svrit2 d'autres1 aprs l'avoir clbre1 recomm&5t de ne la suivre qu'avec prud5ce1 les ana?mes de sa9t ,paul contre les surprises de la philosophie1 contre la va9e tromp]ie de la sci5ce huma9e1 sembl5t ret5tir encore aux oreilles des successeurs de l'aptre2 ils craign5t d'tre de ceux qui s'g>5t dans leurs propres raisonnem5ts2 ils se croi5t t\j\rs en prs5ce de cette gnose pseudonyme dont les vides p>oles et les anti?ses pr(anes sont int]dites ,timo?e#ace4 ,note #ace3 ,coloss ,,ii1 #h4--,rom4 ,i1 #ba4--;,i ,tim4 ,,vi1 #bj4 ,t\tefois1 dans les quatre premi]s sicles surt\t1 plusieurs ,pres1 non les mo9dres p> le gnie1 (fr5t quelques c>actres de l'esprit philosophique4 ,ju/91 ,a?nagore1 ,clm5t1 ,origne1 les trois premi]s ,grgoire1 et plus t>d ,cyrille d',alex&rie1 ne *]*5t po9t f]m] les yeux la lumire de la sci5ce4 ,tel d'entre eux semble mettre sur la mme ligne la raison et la foi1 mais aucun ne s'annonce p\r un disciple d',ari/ote2 un clectisme flottant qui t5d au platonisme se retr\ve dans presque t\s leurs crits4 ,ils ne sont pas1 quoi qu'on en ait dit1 de purs alex&r9s1 mais ils sont vaguem5t anims de l'esprit qui inspire l'cole d',alex&rie4 ,la dialectique1 comme art de la rfutation1 ne leur e/ pas trangre1 ils la reg>d5t1 d'aprs ,platon1 comme un remp>t#acf1 et cep5dant d'autres criva9s sacrs s'lv5t ds lors contre les dang]s et les tmrits de la dialectique2 les plus philosophes song5t s'en prs]v]4 ,sa9t ,ju/9 lui-mme a so9 de rappel] que la religion *rti5ne e/ la seule philosophie solide et utile#acg4 ,c'e/ la vraie et p>faite philosophie1 dit sa9t ,clm5t#ach4 ,grgoire le ,?aumaturge et ,grgoire de ,nazianze r$\t5t les sci5ces curieuses et les subtiles cont5tions1 dplorant le j\r o l'art p]v]s d',ari/ote s'e/ gliss dans l'glise#aci4 ,l'clectique sa9t ,cyrille attaque ceux qui1 n'ayant sur les lvres que l'art du ,/agyrite1 font gloire de ses leons et non de celles des div9es critures#adj4 ,avant lui1 ,a?nagore avait dem& avec hauteur si ceux qui rsolv5t les syllogismes1 ceux qui expliqu5t l'quivoque et le synonyme1 le sujet et le prdicat1 avai5t le coeur assez pur p\r enseign] la *>it et la batitude#ada4 ,grgoire de ,nysse enf91 ce mtaphysici5 idali/e1 se vante d'ignor] les artifices des rhteurs et de ne po9t dirig] contre ses adv]saires l'arme r$\table de la subtilit dialectique#adb4 ,mo9s engags encore dans les li5s de la philosophie et plus libres dans leur jugem5t1 d'autres ,pres clat5t avec plus de vhm5ce4 ,t]tulli5 ne peut trop s'indign] contre cet art *angeant de la controv]se qui dtruit t\t ce qu'il difie1 contre cette sagesse a?ni5ne qui fe9t et int]pole la vrit1 contre un *ri/ianisme /oque1 platonique ou dialectique2 les philosophes sont ses yeux les patri>*es de l'hrsie1 et sans prvoir combi5 son exclamation et1 mille ans plus t>d1 sc&alis l'glise1 il s'crie3 ,misrable ,ari/ote#adc6 ,note #acf3 ,grec3 sp] tr9kos ,de ,rep4 ,,vii4--,clem4 ,alex4 ,/rom41 #a et ,,vi4--,nazians4 ,orat4 xx4--,cicron avait dit aussi en p>lant des connaissances fondam5tales de la raison3 ,hc omnia quasi sepim5to aliquo vallabit a diss]5di ratione4 ,legg4 ,i1 #bc4--;,cf4 ,ju/941 ,dialog4 cum ,tryph41 #b1 #c1 etc4--,clem4 ,alex41 id41 ,,ii et ,,iv1 passim4--,orig541 ,philocal41 c4 xiii4 ,note #acg3 ,dial4 cum ,tryph41 p4 #bbe4 ,ed4 p>is4 ,note #ach3 ,/rom41 ,,ii4 ,note #aci3 ,greg4 ,?aum41 ap1 ,damasc4 9 eclog41 litt4 ,a1 tit4 ,i4--,naz4 ,or4 xxv4 ,note #adj3 ,cyrill41 ,cate*4 ,,vi1 ,,xxii4--,phot41 ,!saur4 ,,ii4 ,note #ada3 ,a!nag41 ,apol4 pro ,*ri/4 ,,xi4 ,note #adb3 ,nyss41 ,cont4 ,eunom4 ,,ii4 ,note #adc3 ,mis]um ,ari/otelem4 ,de praesc4 ha]et41 ,,vii4--,adv4 ,h]mog41 ,,viii4 ,ce fut mme une doctr9e reue que les hrsies procdai5t de l'esprit philosophique4 piphane s'en pr5d l'imitation d',ari/ote de l'erreur d',aetius#add2 celle des ,agnotes passe p\r v5ir de ,?mi/ius1 dnonc1 comme une des gloires du pripattisme2 sa9t ,basile1 sa9t ,augu/9 et deux ,grgoire imput5t ,eunomius une m?ode syllogi/ique1 *o ret5tissant d',ari/ote2 ,arius lui-mme e/ accus de dialectique4 ,enf9 il a t crit qu'il n'e/ pas d'hrsie dont ,platon lui-mme n'ait f\rni l'assaisonnem5t#ade4 ,note #add3 ,adv4 ha]es4 t4 ,,iii1 ha]4 ,,lvi vel ,,lxxxvi1 sec4 #b4 ,note #ade3 ,budd41 ,obs4 sel4 ,,xv1 t4 #a1 p4 #ahj4--;,basil41 ,i1 ,cont4 ,eunom4 ,v et ,,ix4--,aug4 ,de ,tr94 ,,xv1 ,,xx4--,nyss41 ,i ,cont4 ,eunom4--,tortul41 de ,anim41 c4 ,,xxiii4--,i1 ,cont4 ,m>t41 c4 ,,xiii4 ,c'e/ l'op9ion d'un ?ologi5 de gr&e rudition1 le ,p4 ,petau1 ,!ol4 dogm41 t4 ,i1 t4 ,i1 c4 ,,iii1 ,i1 et t4 ,,ii1 t4 ,i1 c4 i1 #d1 et c4 ,,iii1 #a4--;,cf4 ,budd41 ,isag41 lib4 po/4 c4 ,,iv1 p4 #eeg et #fjj1 c4 ,,vi1 p4 #iah1 c4 ,,vii1 p4 #aadb4 ,telles tai5t les op9ions des ,pres1 op9ions qui dans leur incohr5ce n\s montr5t la philosophie con/amm5t suspecte1 au temps mme o l'on s'en s]t le plus1 aux j\rs de gloire de l'glise grecque4 ,on sait que c'e/ v]s le milieu du ,ve sicle que le *ri/ianisme1 envisag comme un corps de doctr9e1 reut la =me gnrale que lui ont peu prs cons]ve les mod]nes4 ,n\s relevons plus de sa9t ,augu/9 que d',origne1 et l'glise lat9e1 qui prit alors le dessus jusque dans la sci5ce1 e/ naturellem5t la s\rce et la rgle du ca?olicisme roma94 ,le *ri/ianisme ori5tal fut t\j\rs plus spculatif1 celui de l',occid5t plus pratique4 ,l'un ti5t plus d'une ?orie sacre1 l'autre d'une politique religieuse4 ,en t\tes *oses1 mme dans la foi1 l'art e/ le lot de la ,grce2 le p>tage de ,rome1 c'e/ le g\v]nem5t4 ,au temps des ,jrme1 des ,ambroise1 des ,augu/91 un pr9cipe fondam5tal e/ df9itivem5t tabli1 c'e/ l'autorit de l'glise en matire de foi1 c'e/ la subord9ation de la raison la tradition1 et de la sci5ce l'autorit4 ,a compt] de ce mom5t surt\t1 la "q ess5tielle ne doit plus tre3 ,quelle e/ en soi la vrit8 mais3 ,quel e/ de fait l'enseignem5t de l'glise8 ,aussi la philosophie semble-t-elle irrvocablem5t condamne4 ,les hrtiques1 dit ,ambroise1 ab&onn5t l'aptre p\r suivre ,ari/ote2 quant n\s1 n\s n'avons que faire de la philosophie1 nihil nobis cum philosophia#adf4 ,elle e/ la troisime plaie de l'gypte1 fait-on dire sa9t ,jrme1 celle qui s'appelait c9iphes#adg4 ,mais c'e/ surt\t dans le gr& esprit de sa9t ,augu/9 que la lutte de la philosophie et de la foi s'engage avec clat et se t]m9e p> la dfaite de la premire4 ,l'issue du combat p>at longtemps d\teuse4 ,suivant les in/ants1 les que/ions1 les ouvrages1 n\s le voyons inc]ta9 p5*] t\r t\r de l'un on l'autre ct4 ,il aime la sci5ce1 le raisonnem5t1 les lettres antiques2 son esprit e/ lev1 subtil1 mme un peu p>adoxal2 mais il ramne et immole t\t l'glise2 et aprs avoir dit que si les sages de l'antiquit rev5ai5t1 ils aurai5t *ang] peu de mots et peu d'ides p\r dev5ir *rti5s1 il f9it p> les accus] d'avoir ret5u la vrit dans l',iniquit1 p>ce qu'ils ont philosoph sans mdiateur4 ,n\s v]rons ,abl>d s'appuy] t\r t\r1 en s5s div]s1 des contradictions de sa9t ,augu/91 qui croyait connatre ,platon1 et qui1 n'ayant gure lu que ,cicron1 tait dev5u1 comme lui1 magnus op9ator#adh4 ,un scepticisme acadmique doit ab\tir *ez un *rti5 au sacrifice de la philosophie4 ,note #adf3 ,ambros41 ,9 psalm4 ,,cxvii1 s]m4 ,,xi4--,de (fic4 m9i/41 ,i1 ,,xiii4--,expos4 9 ,luc41 ,v4 ,note #adg3 ,hi]onym41 ,9 psalm4 ,,civ4--,aug41 ,s]m4 ,,lxxxvii4 ,note #adh3 ,de v]4 relig41 ,,iv--,retract41 ,i1 #a1d4--;,de ,tr941 ,,xiii1 ,,xix1 #bd4--;,confess4 ,,iii1 ,,iv et ,,vii1 ,,xx4--,de ,doct4 ,*ri/41 ,,ii1 ,,xi4 et ,,xviii4 ,n\s ne voyons pas po9dre encore la ?ologie scola/ique2 c'e/ la philosophie en gnral qui succombe3 le pripattisme n'e/ pas seul en cause2 le /ocisme1 avec sa logique aigu et disputeuse1 ne j\it pas d'un meilleur r5om1 et le platonisme e/ reconduit avec quelques l\anges hors du giron de l'glise2 d'autant qu'on ne le di/+uait pas bi5 du no-platonisme qui1 tantt p> l'audace de sa polmique directe1 tantt p> la sduction de ses dogmes levs et de sa my/icit sublime1 m5aait t\t autrem5t le *ri/ianisme1 et p\vait1 s'il ne r5contrait une rsi/ance n]gique1 lui dbau*] ses plus gr&s gnies4 ,durant les c9q premi]s sicles1 la "p du pripattisme se rduit communm5t l'emploi de quelques =mules isoles qui ont pass dans la circulation1 l'usage au mo9s implicite du syllogisme1 ce qui n'e/ pas une op9ion1 mais une ncessit de la controv]se et mme de la raison1 au ma9ti5 de la di/9ction de la matire et de la =me1 di/9ction1 au re/e1 commune ,platon et son rival1 enf9 l'application des catgories t\tes les que/ions qui conc]n5t l'tre4 ,s'agit-il de la nature de ,dieu ou de celle de l'me1 les catgories sont presque t\j\rs rappeles et discutes2 t\tefois1 du se9 mme de ces discussions1 s'*appe presque t\j\rs le pr9cipe que ,dieu e/ hors de t\tes les catgories#adi4 ,note #adi3 ,j4 ,launoy1 ,de v>4 ,ari/4 =tuna1 c4 ,,ii4---,ritt]1 ,ouvr4 cit1 t4 ,,vi1 c4 ,,iii1 p4 #bdi1 et t4 ,,vii1 c4 ,,ii1 p4 #eaf4 ,c'e/ plus t>d que l'on voit dcidm5t pass] l'empire du ct du pripattisme1 mais alors la mtaphysique dcrot et cde la place la logique2 ce que les hi/ori5s de la philosophie appell5t le =malisme1 comm5ce prvaloir dans la sci5ce4 ,*ez les paens1 on a rconcili ,ari/ote et ,platon2 les controv]ses sur le fond des *oses s'teign5t2 on ne songe plus qu' ordonn] les ides1 qu' les expos] sy/matiquem5t4 ,*ez les *rti5s1 mme t5dance4 ,de t\t temps1 et notamm5t en ,asie1 ,ari/ote avait eu de dv\s comm5tateurs1 mais la plup>t en dehors du *ri/ianisme2 il n'en e/ plus de mme aux ,ve et ,v,ie sicles4 ,on di/+ue p>mi eux ,david d',armnie1 qui avait tudi s\s les d]ni]s no-platonici5s4 ,dj1 au jugem5t de ,ritt]1 l'esprit d',ari/ote avait inspir ,nmsius1 de qui n\s possdons un prcieux ouvrage4 ,jean ,philopon1 surnomm le ,grammairi51 subit plus manife/em5t encore la mme influ5ce4 ,il avait t comm5tateur du pr9ce des pripattici5s avant d'crire sur la ?ologie1 et ses doctr9es s'en ress5t5t1 aussi bi5 que l'hrsie des tri?i/es1 qu'on peut ratta*] son nom#aej4 ,c'e/ a9si que n\s sommes peu peu conduits voir natre et gr&ir1 au ,v,i,i,ie sicle1 l'ari/otlisme *rti54 ,note #aej3 ,ritt]1 ibid41 t4 ,,ii1 t4 ,,vii1 c4 i1 p4 #dbj1 #dbd1 #ddb et #deg4 ,l',arabe ,mansur1 que l'glise sanctifie s\s le nom de ,jean de ,damas ou ,damascne1 e/ dsign comme le crateur de la ?ologie scola/ique4 ,son ouvrage1 du mo9s1 en e/ le premi] monum5t4 ,ce livre1 intitul ,s\rce de la ,sci5ce1 se compose de trois traits di/9cts#aea4 ,le premi] e/ une dialectique ou une compilation =t claire de l'introduction de ,porphyre et des ,catgories d',ari/ote avec une df9ition gnrale de la philosophie2 le second1 un expos sommaire des div]ses doctr9es ou hrsies de l'antiquit en matire religieuse1 et le troisime1 un gr& trait de la foi or?odoxe o les dogmes fondam5taux sont conu et traduits dans la =me et la langue de la logique1 avec une lucidit et une rigueur que les ?ologi5s de l',occid5t ont r>em5t gales4 ,l'ouvrage n'a peut-tre pas une gr&e pr(ondeur1 ni une vritable orig9alit4 ,mais il e/ crit avec une prcision qui ne manque po9t d'lgance1 et l'auteur y fait1 avec une p>faite possession du langage sci5tifique1 l'application de la dialectique au dogme4 ,on ne saurait cep5dant lui donn] p\r disciples les premi]s de nos scola/iques4 ,ri5 n'annonce qu'il leur ft connu4 ,s'il e/ vrai que la troisime p>tie de son livre ait t1 s\s ce titre1 de or?odoxa ,fide1 traduite on lat9 p\r la premire fois p> ordre du pape ,eugne ,,iii#aeb1 ce ne fut qu'aprs la mort d',abl>d dont les crits1 n\s le croyons du mo9s1 ne m5tionn5t nulle "p le nom de sa9t ,jean ,damascne4 ,la ?ologie scola/ique e/ donc ne en dehors de l'influ5ce de ce ,pre2 il en a t le prcurseur plutt que le crateur2 mais aprs qu'elle fut v5ue au monde1 il a puissamm5t influ sur ses de/9es2 il e/ dev5u une de ses autorits favorites1 et on a reg>d son trait comme le type du clbre livre de ,pi]re ,lomb>d4 ,aussi a-t-il p>tag dans l'op9ion du monde le sort des scola/iques4 ,exalt avec eux1 avec eux dprim1 il a mrit que leurs gr&s adv]saires calv9i/es fiss5t un repro*e ,melan*ton de l'avoir imit1 et que leur plus viol5t ennemi1 ,lu!r1 dt de lui3 ,il fait trop de philosophie1 nimium philosophatur#aec4 ,note #aea3 ,grec3 ,pg gnsis1 ,fons sci5ti4 ,dans une ddicace au pre ,goeme1 vque de ,maiu9e1 il dit qu'il a comm5c p> recueillir t\t le meilleur des plus sages p>mi les g5tils c'e/ sa philosophie1 objet du premi] trait intitul ,dialectique4 ,le second1 ,grec3 ,p]i aire/n1 n'e/ gure qu'un dnombrem5t de sy/mes assez sec et =t peu exact p\r la p>tie philosophique4 ,le troisime1 ,grec3 ,ekdotis akrizs ts or?odoxs ,pi/is1 e/ un ouvrage en quatre livres qui peut se lire encore avec fruit et mme avec plaisir4 ,on a accus l'auteur de plagianisme et de n\veaut dang]euse dans la phrasologie qu'il emploie4 ,b>onius et ,bell>m9 ne l'appr\v5t pas en t\t2 les docteurs calv9i/es le c5sur5t svrem5t4 ,mais il ne me p>at ,ouv]tem5t dans l'erreur que t\*ant la procession du ,sa9t-,esprit4 ,il se rappro*e sur ce po9t du s5tim5t des ,grecs4 7,s4,p4,n4 ,joan4 ,damasc4 ,op41 ed4 ,lequi51 #b vol4 9 fol4 ,p>is1 #agab1 t4 #a1 p4 #g1 #gj1 #abc47 ,note #aeb3 ,ritt]1 ,ouvr4 cit41 ibid41 p4 #eje4 ,eugne ,,iii dev9t pape en #aadc4 ,un *roniqueur anglais1 ,bromton1 porte la date de cette traduction au temps de ,hugues et ,ri*>d de ,sa9t-,victor1 et aussitt aprs il annonce la publication du livre de ,pi]re ,lomb>d1 qui en effet passe p\r s'tre model sur l'ouvrage de ,jean de ,damas4 7,tribbe*41 ,de ,doci1 s*ol41 c4 vi1 p4 #bhj et seqq47 ,note #aec3 ,budd4 ,isay41 #a4 po/41 c4 i1 p4 #chc1 #chf4 ,aprs ,jean de ,damas1 l'glise laquelle il app>ti5t devi5t /rile1 et la ?ologie or?odoxe s'te9t dans l',ori5t4 ,il e/ le d]ni] des ,pres grecs et le premi] des nom9ali/es *rti5s4 ,en ,occid5t1 ri5 de brillant depuis sa9t ,augu/94 ,la littrature lat9e n'eut plus qu'un seul reprs5tant de quelque r5omme4 ,c'e/ ce ,boce que n\s avons tant cit4 ,on le compte ord9airem5t p>mi les *rti5s1 et l'on inscrit son nom la suite de la li/e ds ,pres4 ,le moy5 ge le plaait p\r le mo9s au mme rang qu'eux4 ,cep5dant la plup>t des crits de ,boce sont des v]sions d',ari/ote1 ou des comm5taires sur ses livres2 nulle "p il ne s'y dcl>e *rti51 et dans son plus gr& ouvrage1 la ,consolation philosophique1 on peut r5contr] et l les s5tim5ts1 mais non les croyances de l'vangile4 ,une tradition trs-conte/able runit1 il e/ vrai1 ses crits au!ntiques quelques traits de ?ologie1 et la mort que lui infligea ,?odoric lui a valu1 on peu s'en faut1 les honneurs d'un m>tyr#aed2 on montre mme son tombeau dans une glise de ,pavie4 ,cette rputation bi5 on mal gagne d'or?odoxie a consacr dans les ges suivants son autorit philosophique4 ,la ?ologie a invoqu son tmoignage en ple9e scurit de consci5ce1 et nul n'a t plus frquemm5t1 plus h>dim5t cit dans les coles clricales4 ,on peut dire qu'il t]m9e avec ,cassiodore la littrature lat9e de l'antiquit et comm5ce belle du moy5 ge4 ,il n'e/ pas le crateur de la scola/ique1 mais l'int]mdiaire ncessaire entre les temps passs et les temps n\veaux4 ,note #aed3 ,ritt]1 ,ouvr4 cit41 t4 ,,vii1 c4 ,,ii1 p4 #ebh4 ,n\s arrivons au moy5 ge4 ,la naissance de la ?ologie de la scola/ique ne n\s p>atra plus un my/re1 n\s qui avons vu natre sa philosophie4 ,l'une et l'autre sont les produits naturels du sol de la ,gaule4 ,c'e/ en ,france que les deux lm5ts exotiques1 le *ri/ianisme et la philosophie1 se sont unis1 et que le gnie du moy5 ge1 croyant et subtil1 en?\sia/e et raisonneur1 a recompos cette sci5ce m?odique et dom9atrice que le libre gnie des ,ori5taux avait bi5 pu1 comme t\t le re/e1 dc\vrir en se j\ant1 mais laquelle il ne se ft jamais en*an4 ,cette rnovation de la ?ologie date p\r n\s du ,x,ie sicle4 ,les criva9s prote/ants#aee s'ef=c5t de la ratta*] aux usurpations de ,grgoire ,,vii1 la codification des fausses dcrtales1 l'tablissem5t des ordres mona/iques1 enf9 t\tes les *oses qu'ils dte/5t comme elle4 ,ils veul5t faire de la ?ologie scola/ique un des abus de la c\r de ,rome1 un des crimes de la politique pontificale4 ,c'e/ une erreur4 ,cette ?ologie put s'unir aux in/itutions1 se ml] aux vnem5ts1 mais son hi/oire app>ti5t surt\t l'hi/oire de l'esprit huma91 dont elle fut l'oeuvre ds9tresse et le dveloppem5t spontan4 ,la scola/ique mrite son nom1 elle vi5t des coles2 elle n'e/ po9t une comb9aison de g\v]nem5t1 mais une phase de la sci5ce huma9e1 qui s'explique p> des antcd5ts m9emm5t littraires et acadmiques1 et il tait impossible qu'elle ne ragt pas tt ou t>d sur la ?ologie4 ,lo9 d'avoir t inv5te p\r le s]vice de l'glise ou de la papaut1 la ?ologie scola/ique e/ dev5ue s\v5t suspecte l'une et l'autre1 quoiqu'elle ait enf9 russi s'en faire accept]1 et ce n'e/ pas sans ef=t qu'elle a surmont les dfiances de la portion la plus g\v]nem5tale du cl]g4 ,a la longue sans d\te elle a dom9 l'enseignem5t ecclsia/ique1 et c'e/ p\rquoi elle e/ dev5ue avec le temps la =me et l'auxiliaire de cette autorit en matire de p5se1 contre laquelle devait se s\lev] un j\r1 des titres div]s1 l'esprit d'exam5 s\s le nom de r=mation ou de philosophie4 ,note #aee3 ,budde1 ,tribbe*ovius1 ,heumann1 etc4 ,mais au db1 ceux qui l'avai5t introduite dans le monde savant tai5t1 n\s l'avons vu des novateurs4 ,quelques auteurs veul5t que le premi] d'entre eux ait t ,lanfrano de ,pavie1 ar*evque de ,cant]b]y1 ou sa9t ,anselme1 son successeur2 d'autres ne plac5t cette orig9e qu'au temps de ,pi]re ,lomb>d1 ou desc5d5t jusqu'au temps d',alex&re de ,hales4 ,une op9ion int]mdiaire fait dat] de ,roscel9 la philosophie scola/ique1 et d',abl>d la ?ologie#aef4 ,c'e/ depuis ,abl>d1 dit le docte abb ,tri?me1 qui c]tes n'ent5d pas lui donn] un loge1 que la philosophie sculire a comm5c de s\ill] la ?ologie sacre p> son inutile curiosit#aeg4 ,note #aef3 ,tribbe*ovius1 ,de ,doctor4 s*ola/41 c4 vi4--,heumann1 ,9 prf4 ejusd41 p4 xiii et seqq4--,jac4 ,?omasius1 ,vit4 ,abl41 sec4 #fd1 etc4 ,!ol4 s*ol4 init42 ,hi/4 ,sap41 t4 ,,iii1 sec4#fl1 etc4--,mabillon1 ,des tud4 mona/41 "p4 ,,ii1 c4 vi4 ,note #aeg3 ,tri!m41 ,de script4 eccles41 c4 cccxci4 ,suivant ,mabillon1 le premi] pas avait t la composition des sommes de ?ologie1 c'e/--dire des rsums ou compilations sy/matiques2 ,v9c5t de ,l]9s1 ,isidore de ,sville1 sa9t ,jean de ,damas1 un vque de ,s>agosse au ,v,i,ie sicle1 nomm ,tayon1 avai5t donn cet exemple#aeh4 ,mais les controv]ses de la f9 du ,x,ie sicle sont1 mon avis1 le vritable foy] o la scola/ique a pris feu4 ,br5g] de ,t\rs =a ,lanfrane la dialectique2 t\tefois le sa9t vque l'employa comme regret1 et quoiqu'il ait l'air et se vante mme de la bi5 connatre1 il pr5d so9 d'en dguis] les =mes sacram5telles1 craignant1 dit-il1 de montr] plus de confiance dans l'art que dans la ,vrit et l'autorit des ,pres#aei4 ,son ouvrage1 en effet1 n'a ri5 de te*nique2 la discussion n'y e/ pas rgulire1 non plus qu'appr(ondie1 et bi5 qu'on ait donn l'auteur le titre de premi] dialectici5 des ,gaules#afj1 n\s ne p\vons voir en lui le fondateur de la ?ologie scola/ique4 ,note #aeh3 ,mabillon1 ,ouvr4 cit41 ibid4--,cf4 ,budd41 ,isag41 t4 po/41 c4 i1 p4 #cfg4 ,note #aei3 ,adv4 ,b]elly4 t>41 c4 ,,vii1 p4 #bcf4 ,b4 ,lanfr41 ,op4 omn41 ,p>is1 #afdh4--;,cf4 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gac-gbg4 ,note #afj3 ,d4 ,ceill]1 ,hi/4 gn4 des aut4 sacr4 ,et pr(41 t4 ,,xxi1 p4 #cd4 ,sa9t ,anselme1 quoiqu'il ait surt\t le gnie d'un mtaphysi51 sa9t ,anselme1 si suprieur ,lanfranc1 t\t en exposant avec une lvation et une pr(ondeur s+ulires les pr9cipes d'une ?odice platonique et *rti5ne1 ne rejeta po9t l'argum5tation logique2 dans ses luttes avec ,roscel9 et d'autres sectaires1 il rduisit s\v5t la ?ologie a une controv]se en =me4 ,mais il ne fut gure qu'un criva91 il n'enseigna po9t une m?ode1 il n'eut po9t d'cole4 ,alors cep5dant la sci5ce fit videmm5t un gr& ef=t1 s9on un gr& progrs1 et1 se conc5trant presque t\t entire dans la dialectique1 elle acquit un surcrot de vogue et de puissance4 ,t\t aussitt elle alla *]*] l ?ologie ou la ?ologie v9t la pr5dre1 t\tes deux s'atta*ant se s\t5ir et se complt] mutuellem5t1 t\tes deux travaillant bi5tt se mutuellem5t dom9]2 et s\da9 ce comm]ce1 cet *ange entre les deux tudes fit clore1 avec de n\velles que/ions1 avec des ?ories n\velles qui semblai5t enri*ir l'une et l'autre1 des occasions de div]g5ce et de conflit4 ,t&is que la dialectique v5ait arm] la ?ologie1 qui prt5dait la protg]1 celle-ci entrait sans cesse en dfiance de son exigeante auxiliaire1 et dmlant en elle une indp5dance ca*e1 elle craignait le sort des mon>ques ass]vis ou effacs p> leur m9i/re3 elle croyait voir un matre du palais s'asseoir prs du trne d'un roi fa9ant#afa4 ,note #afa3 ,la cration de la ?ologie mod]ne ou la trans=mation de la religion en une sci5ce ab/raite et bi5tt scola/ique1 e/ expose avec autant d'in/ruction que de sagacit dans un ouvrage rem>quable1 intitul ,! s*ola/ic philosophy consid]$ 9 its relation to *ri/ian !ology4 ,l'auteur1 ,m4 ,hampd51 pr(esseur royal de ?ologie l'univ]sit d',ox=d1 n\s a s\v5t in/ruit et guid1 et son livre mrit]ait d'tre traduit4 7#a vol4 9--#h1 #b d4 ,londres1 #ahcg47 ,il n'e/ donc pas d\teux que les hrsies de ,br5g] et de ,roscel9 n'euss5t excit des dbats favorables aux progrs gnraux de l'esprit dialectique4 ,le dang]1 p\r le dogme1 de l'introduction de c]ta9es doctr9es dans la sci5ce1 avait dt]m9 les uns modifi] ces doctr9es p\r les r5dre innoc5tes et compatibles avec l'enseignem5t de l'glise1 les autres s'in/ruire plus fond des ress\rces de la logique1 p\r en rep\ss] plus facilem5t les attaques et en assur] le conc\rs l'or?odoxie4 ,on connat trs-imp>faitem5t les sy/mes d',anselme de ,laon1 de ,guillaume de ,*ampeaux1 de ,b]n>d de ,*>tres1 mais sans nul d\te *acun d'eux a travaill dans son g5re r5dre la ?ologie plus sci5tifique3 ,anselme discutait les textes1 ,b]n>d platonisait1 ,guillaume1 gr& logici51 raisonnait sur les t]mes du dogme et les passait au crible de la dialectique2 on a dit que le premi] il avait r5du la ?ologie cont5tieuse#afb4 ,note #afb3 ,hi/4 litt4 de la ,france1 t4 ,x1 p4 #cjh4--;,j4 ,s>esb4 41 t4 ,,iii1 c4 ix4 ,mais aucun n'a brill dans l'cole d'autant d'clat qu',abl>d2 nul n'a port dans les discussions argutieuses de la dialectique une subtilit plus facile1 une lucidit plus bl\issante4 ,il passait p\r avoir une intellig5ce p>ticulire des secrets d',ari/ote1 et en mme temps il s'atta*ait r5dre son art accessible et populaire4 ,lors donc que1 va9queur de ,guillaume de ,*ampeaux1 il entra dans la ?ologie1 ce fut comme la sci5ce en p]sonne qui v5ait tr\v] la foi2 ce fut la raison qui t5dait la ma9 au dogme1 et l'on put croire1 au gr des prv5tions div]ses1 que la vrit *rti5ne r5contrait son df5seur ou son conqurant le plus r$\table4 ,peut-tre les deux op9ions tai5t-elles plausibles1 il y avait en lui de quoi rpondre bi5 des esprances et ju/ifi] bi5 des cra9tes4 ,il v5ait1 en effet1 et il l'a dit1 je crois1 avec une entire s9crit1 il v5ait faonn] la foi la dialectique et la prmunir contre la dialectique mme4 ,n\s le v]rons s\t5ir en mme temps que les *rti5s n'ont pas d'appuis plus f]mes ni de plus dang]eux ennemis que les philosophes1 et t\t ensemble attaqu] l'abus que l'hrsie fait de la logique1 et les dda9s que l'or?odoxie lui tmoigne4 ,ce fut donc sciemm5t et explicitem5t qu'il se posa en conciliateur et presque en arbitre1 t\r t\r exigeant comme un critique et docile comme un fidle1 et qu'il s'ef=a de ralis] en lui-mme ce p]sonnage clectique1 le *rti5 rationali/e4 ,contre lui s'levr5t bi5tt tontes les accusations que la philosophie a c\tume d'excit]4 ,elles ont p\rsuivi sa mmoire4 ,n\s p\rrions multipli] les citations1 et l'on v]rait1 p>tir d',abl>d1 la ?ologie scola/ique cont9u] sa r\te et ses succs au milieu des pla9tes et quelquefois des maldictions d'une p>tie de l'glise1 jusqu'au j\r o c'e/ la raison aussi qui rclame et ose attaqu] ,ari/ote lui-mme trav]s ,occam1 sa9t ,?omas1 ,scot1 ,alb]t le ,gr&1 ,av]ros1 ,abl>d2 mais re/ons au ,x,i,ie sicle4 ,alors1 ce qui devait un j\r dev5ir un prjug p>aissait une n\veaut1 et la tmrit tait du ct des scola/iques4 ,malgr leur s\mission au dogme et l'glise en gnral le c>actre philosophique dom9ait en eux1 et l'expression de ?ologie scola/ique quivalait1 dans le langage du temps1 celle de philosophie de la ?ologie4 ,c'e/ avec ces ides qu'il faut se reprs5t] ,abl>d1 et que son sicle l'a considr4 ,l'op9ion commune du cl]g sur son compte e/ celle de ,b>onius#afc3 ,pi]re ,abl>d a s\mis les critures aux philosophes1 pr9cipalem5t ,ari/ote1 et il traite les ,pres d'ignorants qui ne pr\vai5t ri5 de ce qu'ils disai5t4 ,note #afc3 ,tribbe*41 ,ouvr4 cit41 c4 v1 p4 #bbj et suiv4--,budd41 ,isag41 lib4 po/41 c4 ,,vii1 p4 #aabf1 etc4 ,on a vu1 en effet1 comm5t il g\v]nait la dialectique4 ,son procd dans les que/ions p9euses tait d'expos] les div]ses op9ions1 et de les s\mettre un exam5 analytique1 s\s le d\ble contrle du raisonnem5t et de l'autorit4 ,t\tes les citations que la lecture avait pu lui f\rnir1 tai5t passes en revue1 discutes1 int]prtes2 puis il produisait son avis1 en le raccordant son t\r avec ces citations mmes1 qu'il p>v5ait ram5] subtilem5t une app>5ce d'unit4 ,cette m?ode exigeait une connaissance dtaille1 tant des doctr9es des auteurs que des passages de leurs crits qui p\vai5t tre invoqus p\r ou contre telle ou telle solution4 ,ces solutions1 s\t5ues en ?se1 ou favorises en passant p> des propositions isoles1 s'appelai5t des s5t5ces1 s5t5ti4 ,l'art de la controv]se tant d'oppos] les autorits aux autorits1 et de dconc]t] une proposition p> une citation imprvue1 t\t esprit qui v\lait brill] dans cette sorte d'escrime1 devait se faire un ars5al complet de t\tes les armes dont il p\vait avoir dirig] ou rep\ss] les c\ps2 et c'e/ p\r cela que des recueils de citations tai5t indisp5sables aux philosophes de l'cole1 af9 que la s\da9et de leurs objections ft gale l'-propos de leurs rponses4 ,ce fut donc un titre assez commun p>mi les crits du temps que celui de livre des s5t5ces1 lib] s5t5ti>um2 et le plus clbre recueil qui ait port ce nom1 e/ le manuel ?ologique de ,pi]re ,lomb>d1 qui fut vque de ,p>is sept ans aprs la mort d',abl>d4 ,ce livre ex]a p5dant plusieurs sicles une gr&e autorit3 il dev9t la base de r5seignem5t ?ologique dans l',univ]sit de ,p>is1 et l'on cite ord9airem5t le docte prlat comme le *ef et le fondateur de cette cole de ?ologi5s appels les docteurs s5t5tiaires 7doctores s5t5ti>ii71 p> opposition ceux qui port5t le nom de docteurs bibliques 7biblici74 ,ce fut une cole n\velle1 plus savante1 plus logique1 plus ari/otlique que l'cole anci5ne qui1 discutant mo9s1 appr(ondissait mo9s peut-tre1 mais aussi ne provoquait ni le d\te ni la dispute1 et qui1 fidle son enseignem5t syn?tique1 voyait avec inquitude une ri/ique t\te pr(ane envahir le doma9e enti] de la sci5ce sacre#afd4 ,note #afd3 ,mo%em41 ,secul4 ,,xii1 p>s ,,ii1 c4 ,,iii1 sec4 #h4 ,il y eut donc1 au ,x,i,ie sicle1 deux ?ologies1 l'une biblique dont ,hildeb]t1 vque du ,mans1 tait1 dit-on1 la lumire1 et laquelle on peut ratta*] ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 ,gauti] de ,mortagne1 ,hugues et ,ri*>d de ,sa9t-,victor1 et que dut aim] et protg] sa9t ,b]n>d2 l'autre que ,guillaume de ,*ampeaux avait contribu =m]1 sans prvoir que1 bi5tt dpass1 il s]ait lui-mme effray des consqu5ces de son oeuvre1 et v]rait le se9 de la sci5ce d*ir p> ses enfants4 ,les ?ologi5s de cette nuance sont dsigns aussi p> le nom de !oretici1 p>ce qu'ils se consacrai5t aux re*]*es spculatives et aux controv]ses dogmatiques1 t&is que les premi]s1 qu'on a nomms practici1 s'adonnai5t surt\t la propagation de la foi et la prdication4 ,la ?ologie des uns fut la ?ologie scola/ique p> excell5ce1 et celle des autres1 la ?ologie my/ique4 ,c'e/ la premire qui fait le plus de bruit dans l'hi/oire1 c'e/ celle-l dont on a donn ,pi]re ,lomb>d p\r le crateur1 p>ce que nul avant lui ne l'avait enseigne avec la mme autorit4 ,le premi] il la pr(essa publiquem5t1 c'e/--dire avec un c>actre (ficiel dans l',acadmie de ,p>is4 ,abl>d1 qui avant lui l'avait inaugure au mme lieu1 vit t\j\rs conte/] son titre de pr(esseur4 ,son enseignem5t1 surt\t son enseignem5t ?ologique1 de fait si accrdit1 en ralit si puissant1 p>at n'avoir jamais t qu'un enseignem5t priv#afe4 ,dans l'ordre de l'intellig5ce1 il fut bi5 le fondateur de l'cole1 il n'en fut pas l'organisateur4 ,il donna l'esprit aux in/itutions qui ne fur5t pas son ouvrage4 ,les librateurs ne g\v]n5t pas4 ,note #afe3 ,dub\lai1 ,hi/4 ,univ4 p>41 t4 ,,ii1 p4 #dl et seq4--,heumann1 ,tribbe*41 proef41 p1 ,,xiv-,,xvii4 ,cette m?ode s5t5tiaire1 laquelle l'vque ,pi]re ,lomb>d v9t prt] po/rieurem5t l'influ5ce de sa dignit1 je n'hsite po9t en reg>d] ,abl>d comme le crateur vritable2 ce fut lui qui donna la philosophie sacre sa puissante impulsion1 et t\t ce qui en ,france et surt\t dans les acadmies de ,p>is propagea ou suivit de prs ou de lo9 le m\vem5t sci5tifique et rationnel de la ?ologie1 a selon moi procd de l'enseignem5t d',abl>d4 ,en lui se retr\v5t t\s les c>actres de l'esprit philosophique de ,p>is1 soit lorsqu'il s'lance1 soit lorsqu'il s'arrte1 dans sa rs]ve comme dans sa tmrit4 ,c> ce matre fut t\t ensemble modr et h>di1 il eut t\tes les t5dances et v\lut s]vir t\tes les causes4 ,mais le dogme absolu1 la foi implicite n'avai5t pas beso9 de son sec\rs1 et se ma9t5ai5t avant lui2 ce qu'il eut donc de plus n\veau et de plus saillant1 ce fut l'esprit raisonneur1 l'esprit d'exam54 ,c'e/ encore ce ct de son gnie et de son sy/me que l'on signale en lui2 et quoiqu'il n'ait eu g>de de se port] aux d]nires extrmits1 il a enc\rag p> son exemple et son impulsion le rationalisme t\s les degrs #aff4 ,note #aff3 ,abl>d1 dit ,m4 l'abb ,ratisbonne1 posa le pr9cipe du rationalisme qui dans son premi] dveloppem5t ex]a sur la f\le passionne l'espce de fasc9ation que le prote/antisme produisit trois sicles plus t>d1 et que le libralisme a r5\vel de nos j\rs avec un succs non mo9s clatant4 7,hi/4 de ,s4 ,b]n>d1 t4 ,,ii1 c4 ,,xxviii47 ,c'e/ l'influ5ce d',abl>d qu'on peut ratta*] les noms qui illu/r5t la premire priode de la scola/ique2 la seconde comm5ce avec ,alb]t le ,gr&#afg4 ,mais ,rob]t ,pulleyn1 ,gilb]t de la ,porre1 ,amaury de ,*>tres1 ,pi]re ,come/or1 ,jean de ,salisbury1 ,o?on de ,fris+51 ,alex&re de ,hales1 ,pi]re ,helie1 ,adam du ,petit-,pont1 et tant d'autres1 cont9uateurs ou adv]saires d',abl>d1 lui doiv5t peut-tre leur rang dans l'hi/oire de l'esprit huma94 ,nul d'ailleurs ne p>at lui avoir de plus gr&es obligations que ,pi]re ,lomb>d4 ,pi]re ,lomb>d1 c'e/ ,abl>d p>v5u2 c'e/ ,abl>d vque1 inve/i de l'autorit1 dpositaire des gr&s intrts de l'unit ecclsia/ique1 calm et cont5u p> les devoirs de sa *>ge1 r5du timide p> la responsabilit1 un peu n]v p> une ambition satisfaite1 mais in/ituant cep5dant l'esprit de son cole dans la *aire piscopale et donnant la ?ologie1 p\r *>te octroye1 le ,livre des ,s5t5ces4 ,abl>d n'a po9t crit de livre de ce nom1 quoiqu'un des si5s l'ait pu mrit]2 mais il a t le matre du ,matre des ,s5t5ces4 ,c'e/ une tradition que ,pi]re ,lomb>d avait t son lve et disait que le ,sic et ,non tait son brviaire#afh4 ,note #afg3 ,cette division e/ gnralem5t reue4 ,bruck]1 ,hi/4 crit41 t4 ,,iii1 p4 #gca4 ,note #afh3 ,mag4 ,j4 ,cornubius1 ,eulogium1 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #ajff4--;,ab4 ,op41 9 n41 p4 #aaei4 ,sic et ,non1 le oui et le non1 tel e/ en effet le titre rem>quable d'un ouvrage important dans la srie des crits ?ologiques d',abl>d4 ,il ne faut pas1 sur la foi du titre1 y *]*] la ?se du pyrrhonisme2 a ne sont po9t les ,hypotyposes d'un ,sextus ,empiricus *rti54 ,l'ouvrage peut bi5 suggr] le d\te1 il n'a pas t fait p\r l'tablir3 mais le titre seul devait bon droit al>m] les vigilants df5seurs de l'intgrit de la foi ca?olique4 ,si jamais ,abl>d a publi cet crit1 il n'a pu le faire sans dang] p\r l'unit de croyance1 sans dang] p\r lui-mme4 ,il suffisait1 au re/e1 qu'on st que l'ouvrage exi/ait1 c'tait assez p\r compromettre l'auteur4 ,plus inconnu1 le livre en tait plus suspect2 les dnonciateurs d',abl>d au concile n'en p>l5t qu'avec effroi1 et jusqu' l'poque o le texte mme e/ enf9 sorti des tnbres1 la po/rit mme a d suppos] qu'il cont5ait le my/re de l'incrdulit ca*e d'un philosophe hypocrite4 ,il n'en e/ ri54 ,m4 ,c\s9 a enf9 retr\v ce livre clbre et ignor1 et n\s lui en devons la publication#afi4 ,note #afi3 ,ouvr4 9d4 ,petri ,abael>di ,sic et ,non1 p4 #c-afc4 ,le titre de cet ouvrage1 m5tionn dans la lettre de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 tait t\t ce qu'on en connaissait4 ,les bndict9s1 diteurs du ,?saurus anecdotorum et du ,spicilegium1 disai5t seulem5t qu'ils avai5t cet crit leur disposition1 et que c'tait un tissu de contradictions4 ,m4 ,c\s9 l'a publi en #ahcf sur deux manuscrits1 l'un de la biblio?que d',avran*es1 l'autre de celle de ,t\rs4 7,introd41 p4 ,,clxxxvi47 ,p\r en apprci] la p5se1 c'e/ assez d'en lire le prologue4 ,l'auteur y rem>que que1 dans cette f\le de phrases qui rempliss5t les crits des sa9ts1 quelques propositions diffr5t et mme se combatt5t4 ,cep5dant1 aj\te-t-il aussitt1 il ne faut pas jug] tmrairem5t ceux qui doiv5t jug] le monde4 ,au lieu de les s\ponn] d'erreur1 n\s devons n\s dfi] de notre infirmit d'esprit4 ,la grce doit plutt n\s manqu] p\r les compr5dre qu'elle ne leur a manqu p\r crire4 ,leur langage e/ p>fois inusit1 le s5s des mots v>ie1 *acun p>le sa langue1 et comme l'uni=mit e/1 au dire de ,cicron1 mre de la satit1 on ne doit pas prs5t] t\tes *oses dans la nudit de l'expression vulgaire4 ,mais d'un autre ct1 il faut se rappel] qu'on attribue aux sa9ts beauc\p d'apocryphes1 et que mme dans les crits au!ntiques1 et jusque dans les div9s te/am5ts1 des passages ont t altrs p> les copi/es2 c'e/ a9si que l'vangile de sa9t ,ma?ieu cite ,isae p\r ,asaph1 et ,jrmie p\r ,za*>ie#agj4 ,c'e/ a9si que ,m>c dit que le ,seigneur fut crucifi la troisime heure1 et ,jean et ,ma?ieu la sixime#aga4 ,note #agj3 ,il n'y a po9t ,isae dans sa9t ,ma?ieu au passage indiqu 7xii1 #ce71 mais seulem5t le prophte1 et comme il s'agit d'un r5voi un psaume1 cette dsignation indique suffisamm5t ,david le roi prophte4 ,c'e/ le psaume qui a p\r titre3 ,intellectus ,asaph4 7,ps1 #gg47 ,quant ,jrmie1 cit p\r ,za*>ie1 l'erreur exi/e 7,ma?4 xxvii1 #i74 ,note #aga3 ,cette div]sit exi/e galem5t 7,m>c1 xv1 #be4--,ma?4 xxvii1 #de4--;,jean1 xix1 #ad47 ,il faut bi5 p5s] aussi1 lorsqu'un passage n\s surpr5d dans un des criva9s sacrs1 qu'il leur e/ arriv de se rtract]1 a9si que l'a fait sa9t ,augu/91 ou de pos] comme "q ou conjecture ce qui n\s semble une affirmation2 ou bi5 enf9 de rapport]1 sans les adopt]1 les op9ions des autres titre de docum5ts4 ,il se peut aussi qu'ils imit5t l'criture1 laquelle se con=me s\v5t aux ides communes ou aux app>5ces extrieures4 ,joseph e/ appel1 dans l'vangile le pre de ,jsus-,*ri/#agb1 et l'on dit t\s les j\rs que le soleil e/ *aud ou qu'il ne l'e/ pas1 que le ciel e/ toile ou qu'il ne l'e/ pas1 quoiqu'il ne survi5ne aucun *angem5t dans l'tat rel du ciel et du soleil4 ,on dit encore qu'un c(fre e/ vide1 quoiqu'il n'y ait pas de lieu qui soit vide ou qui ne soit rempli d'air4 ,les philosophes eux-mmes font des concessions l'app>5ce4 ,il y en a de telles dans ,boce4 ,note #agb3 ,luc1 ,,ii1 #dh4 ,lors donc qu'on tr\ve des v>iations ou des contradictions dans les ,pres1 on doit att5tivem5t re*]*] quelles ont pu tre les causes de ces div]g5ces1 et t5ir compte des temps1 des circon/ances et des int5tions4 ,d'ailleurs1 en rappro*ant soigneusem5t les diffr5ts s5s d'un mme mot dans les diffr5tes autorits1 on arriv]a facilem5t la solution de la difficult4 ,mais lorsqu'enf9 la contradiction e/ trop manife/e1 il faut comp>] les autorits et *oisir4 ,a9si1 p> exemple1 il e/ admis que les prophtes n'ont pas eu a t\s les mom5ts le don de prophtie1 sa9t ,pi]re lui-mme s'e/ tromp au sujet de c]ta9s rites de l'anci5ne loi1 et il a t publiquem5t repris p> sa9t ,paul4 ,sa9t ,paul se trompe son t\r1 qu& il annonce dans son ptre aux ,roma9s qu'il se r5dra p> ,rome en ,espagne#agc4 ,mais il ne faut pas trait] de m5songes les faussets qui peuv5t se r5contr] dans les criva9s ecclsia/iques2 le m5songe implique l'int5tion de tromp]1 et le ,seigneur qui sonde les re9s et les coeurs1 sait t\t pes]1 en considrant non ce qu'on fait1 mais dans quel esprit on le fait4 ,seulem5t on peut suppos] l'erreur1 et il faut lire les docteur1 non avec la ncessit de croire1 mais avec la lib]t de jug]4 ,note #agc3 ,rom4 ,,xv1 #bh4 ,on ne voit pas en effet dans les ,actes ni dans aucun rcit que sa9t ,paul soit all en ,espagne4 ,faites une di/9ction entre l'autorit canonique de l',anci5 ou du ,n\veau ,te/am5t et celle des livres po/rieurs4 ,si dans l'criture quelque *ose v\s semble absurde1 n'accusez que le copi/e ou v\s-mme2 ce s]ait hrsie que de suppos] ri5 de plus4 ,mais dans les livres qui sont v5us aprs1 il n'en e/ pas a9si3 sa9t ,jrme ne sembl comm&] une confiance absolue que p\r les opuscules de ,cypri51 ceux d',a?anase et le livre d',hilaire#agd2 quant aux autres1 il veut qu'on les lise en les jugeant4 ,c'e/ le cas du v]set3 ,omnia probate1 quod bonum e/ t5ete4 7,i ,!ss41 ,v1 #bd47 ,note #agd3 ,dans une lettre p\r l'ducation d'une jeune fille1 il dit en effet qu'elle peut lire avec confiance ,cypriani opuscula1 ,a?anasii epi/olas et ,hil>ii libros4 ,en citant1 ,abl>d rpte opuscula p\r ,a?anase1 et met librum au lieu de libros4 7,sic et ,non1 p4 #ae4--,s4 ,hi]onym4 ,op41 t4 ,,iv1 op4 ,,lvii1 ad ,loetam47 ,aprs ces obs]vations pralables1 je veux accomplir mon projet et recueillir les div]ses maximes des sa9ts ,pres qui s'(friront ma mmoire et qui entran]ont avec elles quelque "q1 p> suite de la dissonance qu'elles p>atront prs5t]4 ,elles excit]ont de jeunes lecteurs s'ex]c] plus spcialem5t la re*]*e de la ,vrit1 et les r5dront plus pntrants p> l'inquisition4 ,l'inquisition e/ en effet la premire clef de la sci5ce#age1 c'e/ a l'int]rogation assidm5t ou frquemm5t pratique que le plus p]spicace des philosophes1 ,ari/ote1 dem&e que t\t esprit /udieux s'atta*e avec passion1 qu& il dit1 en p>lant de la ,catgorie de la relation3 ,peut-tre e/-il difficile de s'exprim] avec confiance sur de telles *oses1 mo9s qu'on ne les ait retraites s\v5t4 ,le d\te sur *acune a d'elles ne s]a pas inutiles#agf4 ,c'e/ p> le d\te1 en effet1 que n\s arrivons l'inquisition1 et p> l'inquisition que n\s atteignons la vrit1 suivant cette p>ole de la vrit mme3 ,*]*ez et v\s tr\v]ez1 frapp] et l'on v\s ouvrira4 ,et p\r n\s donn] la leon morale de son propre exemple1 celui qui fut cette mme vrit v\lut1 v]s la d\zime anne de son ge1 s'asseoir au milieu des docteurs et les int]rog]1 n\s montrant a9si p> l'int]rogation l'image d'un disciple qui que/ionne plutt que celle d'un matre qui enseigne1 lui cep5dant1 ce ,dieu en qui e/ la ple9e et p>faite sagesse4 ,note #age3 ,ha$ quippe prima 7,inquisitio7 sapi5tiae clavis dellaitur444 ,dubi&o ad inquisitionem v]itus1 inquir5do v]itatem p]ciptimus4 7,p4 #af47;,ces p>oles rem>quables rappell5t celles de ,cyrille3 ,grec3 ,ar* ma?ses xtsis1 kai riza ts epi tis9 gnodum5ois sunises p]i autn epaporsis4 7,comm4 9 ,johan1 ev41 ,i4 ,,ii1 c4 iv1 p4 #ahj4 ,s4 ,cyrill4 ,op41 t4 ,,iv1 ,p>ls1 #afch47 ,note #agf3 ,categ4 ,,vii4 ,dubit>e autem de s+ulis non erit inutile4 ,a9si e/ cite la v]sion de ,boce1 ou il y a dubitasse et non dubit>e 7p4 #agb74 ,m4,b4 ,sa9t-,hilaire traduit ,il n'e/ pas inutile d'avoir discut *acune de ces que/ions 7,t4 #a1 p4 #ic47 ,le mot du texte e/ ,grec3 dipork5ai4 ,lorsque d'ailleurs quelques p>oles des critures sont produites1 elles ne font que mieux excit] le lecteur et l'attir] la re*]*e de la vrit1 suivant que l'crit e/ recomm& p> une autorit plus gr&e4 ,c'e/ p\rquoi n\s avons s\mis cet ouvrage1 o sont compiles en un seul volume les maximes des sa9ts1 la rgle dcrte p> le pape ,glase conc]nant les livres au!ntiques1 ayant eu so9 de n'y ri5 cit] des apocryphes4444 ,ici comm5c5t les s5t5ces recueillies dans les div9es critures#agg1 et qui p>aiss5t se contr>i]4 ,c'e/ raison de cette contr>it que cette compilation de s5t5ces e/ appele ,le ,oui et le ,non 7,sic et ,non74 ,note #agg3 ,s5t5tiae ex div9is scripturis collectae4 ,les div9es critures ne signifi5t pas ici ce que ces mots signifi]ai5t auj\rd'hui1 l',anci5 et le ,n\veau ,te/am5t1 mais les livres sa9ts et les ,pres4 ,div9 ,exprimait alors le sacr p> opposition au pr(ane4 ,la sci5ce div9e v\lait dire1 comme en anglais div9ity1 la ?ologie4 ,les critures dsignai5t aussi les crits1 et non l'criture sa9te4 ,t\t ce qui tait anci5nem5t crit tait une autorit1 ,cicron1 ,virgile1 ,macrobe1 etc2 l'criture sa9te s'appelait div9a pag9a4 ,et ce qui suit n'e/ qu'un recueil de nombreuses citations nonant le p\r et le contre1 et di/ribues en c5t c9quante-sept que/ions d'une importance =t 9gale4 ,naturellem5t la premire e/ celle que l'exi/5ce du livre donnait p\r rsolue dans l'esprit de l'auteur3 ,qu'il faut fond] la foi sur des raisons huma9es1 et le contraire#agh4 ,si ,abl>d n'et pas t dcid p\r l'affirmative1 aurait-il jamais crit son ouvrage8 ,note #agh3 ,quod tides humanis rationibus sit ad/ru5da1 et contra4 7,i1 p4 #ag47 ,c'e/ peu prs la "q de sa9t ,?omas3 ,utrum sacra doctr9a sit argum5tativa4 7,summ4 ,!ol41 p>s ,i1 qu4 i1 a4 #h47 ,la collection de passages qu'il a placs ici en reg>d les uns des autres e/ encore prcieuse auj\rd'hui2 elle atte/e une lecture assez considrable et plus d'in/ruction qu'on ne croirait dans les lettres sacres4 ,elle s]ait utile comme spcim5 du catalogue de la biblio?que ecclsia/ique des savants de ,p>is au ,x,i,ie sicle1 quoique je s\ponne que plusieurs passages sont pris dans les auteurs1 non qui les ont crits1 mais qui les ont cits1 et notamm5t dans sa9t ,jrme et sa9t ,augu/9#agi4 ,note #agi3 ,voici la li/e p> ordre *ronologique des auteurs *rti5s cits dans le ,sic et ,non3 ,origne1 ,cypri51 ,eusbe1 ,hilaire1 ,prud5ce1 ,a?anase1 phrem1 ,ambroise1 ,jean ,*ryso/me1 ,jrme1 ,augu/91 ,lon1 pape1 ,prosp]1 ,maxime1 vque de ,tur91 ,g5nade1 prtre de ,m>seille qui crivait v]s la f9 du ,ve sicle1 ,hormisdas1 pape1 ,boce1 ,grgoire le ,gr&1 ,isidore de ,sville1 ,bde1 ,ambroise ,autp]t1 abb de ,sa9t-,v9c5t prs ,bnv5t1 auteur au ,v,i,i,ie sicle d'un comm5taire sur l',apocalypse1 ,haimon1 vque d',halb]/adt en #hda1 et qui a comm5t les critures et rdig un abrg de l'hi/oire de l'glise1 ,nicolas ,i]1 pape1 et ,remi1 mo9e de ,sa9t-,g]ma9 l',aux]rois1 qui enseignait la dialectique ,p>is au comm5cem5t du ,xe sicle1 et qui a comm5t les psaumes4 ,on peut s\ponn] que ce qui e/ cit des ,pres grecs1 notamm5t d',origne1 de sa9t phrem1 et de sa9t ,jean ,*ryso/me1 vi5t de seconde ma94 ,abl>d p\vait avoir une traduction d',eusbe1 et quant sa9t ,a?anase1 il ne cite1 je crois1 que le ,symbole1 et un trait de la ,tr9it1 qui n'exi/e qu'en lat91 et qui lui a t faussem5t attribu4 7,s4 ,a?an4 ,op41 de ,tr94 lib41 ,,viii1 t4 ,,ii1 p4 #fjb1 ,p>is1 #afii47 ,il y a aussi quelques r>es citations des paens1 savoir ,ari/ote1 ,cicron1 ,snque et ,macrobe4 ,cet ouvrage fut app>emm5t une des premires compositions ?ologiques d',abl>d2 il doit tre antrieur au concile de ,soissons1 et sans d\te il l'crivit ou le comm5a l'poque o1 dlaissant ,anselme de ,laon1 il s'rigea df9itivem5t en pr(esseur de ?ologie4 ,c'e/1 comme l'a dit trs-bi5 ,m4 ,c\s91 la table des matires de ses traits dogmatiques de ?ologie et de morale#ahj4 ,mais il peut avoir t t]m9 beauc\p plus t>d1 et p> sa nature c'tait un recueil qui p\vait n'tre jamais a*ev2 aussi e/-il p]mis de d\t] qu'il ait jamais t rellem5t publi4 ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry dit qu'on le t5ait ca*#aha4 ,il p\vait tre connu des disciples d',abl>d1 il avait d leur tre communiqu1 et son exi/5ce tait a9si dev5ue publique1 sans qu'il en ft de mme de son cont5u4 ,une telle composition n'en devait p>atre que plus suspecte1 et je ne m'tonne pas que l'abb de ,sa9t-,?i]ry1 en dnonant ,abl>d1 rapporte des passages de ses autres crits ?ologiques et cite seulem5t comme mon/rueux le titre du ,sic et ,non#ahb4 ,c'tait atta*] t\te la doctr9e d',abl>d l'tiquette du scepticisme religieux4 ,note #ahj3 ,introd41 p4 ,,clxxxix4 ,note #aha3 ,nec etiam qusita inv5iuntur4 7,guill4 ,s4 ,!od41 ad ,gaufr4 et ,b]n4 ,epi/41 ,bibl4 ci/41 t4 ,,iv1 p4 #aac47 ,note #ahb3 ,sic et ,non1 ,scito te ipsum et alia qudam1 de quibus timeo ne sicut mon/ruosi sunt nom9is sic etiam s9t mon/ruosi dogmatis4 7,id41 ibid47 ,cep5dant un tel s\pon tait inju/e4 ,l'esprit d'exam51 on le dit du mo9s1 peut conduire au scepticisme1 mais il n'e/ pas le scepticisme1 et il n'y conduit pas t\j\rs4 ,abl>d tait *rti52 il a pu tomb] dans l'erreur1 mais non dans le d\te1 et s'il a1 p> ses raisonnem5ts1 altr la foi1 jamais il n'a prt5du l'affaiblir4 ,il se dfiait d'autant mo9s de sa m?ode1 il la jugeait d'autant mo9s dang]euse p\r les convictions ca?oliques1 qu'elle avait aff]mi les si5nes1 et qu'en r5dant sa foi plus lum9euse elle l'avait r5due plus solide4 ,son or?odoxie seule peut tre mise en "q4 ,il e/ vrai cep5dant que l'esprit philosophique dom9e dans ses crits l'esprit dogmatique1 et qu'il y a pr(ess h>dim5t le rationalisme1 au risque d'branl] ce qui tait p\r lui 9branlable4 ,*>m de ses ides1 esclave de son raisonnem5t1 il se r5dait propre la foi commune en la dmontrant sa mode1 et elle lui dev5ait plus *re et plus sacre1 qu& elle tait dev5ue sa doctr9e p]sonnelle3 l'am\r-propre de l'auteur aj\tait la conviction du fidle4 ,mais il ouvrait a9si la voie sans t]me o devait m>*] dsormais plus ou mo9s gr&s pas la raison individuelle2 il donnait le signal r$\table auquel devai5t de sicle en sicle rpondre t\s les esprits opposants2 il sonnait le rveil de la lib]t de p5s]4 ,n\s retr\v]ons ce c>actre dans tonte sa ?ologie4 ,ici bornons-n\s rem>qu] que le ,sic et ,non peut tre reg>d comme le po9t de d"p naturel de l'esprit d'exam5 appliqu la ?ologie1 c'e/--dire la tradition crite des doctr9es *rti5nes4 ,c'tait en effet la mise en "q du vrai s5s de ces doctr9es1 et elle ne p\vait avoir lieu que p> l'exam5 contradictoire des autorits4 ,cette opposition sy/matique des textes avait1 dans un c]cle plus re/re9t et s\s t\tes rs]ves d'une s\mission gnrale et implicite l'criture1 quelque *ose du d\te pralable de ,desc>tes1 quelque *ose des ant9omies de ,kant2 c'tait un *oix (f]t la raison4 ,abl>d *oisit2 ,pi]re ,lomb>d *oisit aussi1 et son livre n'e/ pas sans analogie avec le ,sic et ,non4 ,il e/ fait sur le mme plan2 n\s concevons qu'on lui ait disput cet ouvrage1 et qu'avant de connatre ri5 de plus que le titre de celui d',abl>d1 on ait pu croire quelquefois que ,pi]re ,lomb>d le lui avait drob#ahc4 ,on sait que les ,quatre ,livres des s5t5ces sont diviss en *apitre intituls ,di/9ctions2 c'e/--dire que *aque "q y e/ successivem5t pose2 puis les autorits et les argum5ts contraires sont prs5ts sur *acune1 et la solution e/ tablie presque t\j\rs l'aide d'une di/9ction4 ,les citations sont s\v5t celles du ,sic et ,non2 cette concid5ce e/ naturelle1 et d'ailleurs p\rquoi ,pi]re ,lomb>d n'aurait-il pas pris ses citations dans le recueil de son matre8 ,l'ordonnance du livre premi]1 qui r\le sur la ,tr9it et la ,provid5ce1 e/ absolum5t celle de l',introduction la ?ologie2 et bi5 que le docte vque vite et p>fois combatte les op9ions conte/ables du philosophe1 il se montre p>t\t imbu de sa m?ode et n\rri de sa sci5ce4 ,note #ahc3 ,putatur a ,p4 ,abael>de confectum fuisse hoc opus1 cui ille p] plagum surripu]it4 7,morh(41 ,polyhi/41 t4 ,,ii1 c4 ,,xiv1 t4 ,,ii1 p4 #hh47 ,enf9 cette manire de procd] et de pos] h>dim5t le p\r et le contre1 sauf conclure1 dev9t la =me p]man5te de la ?ologie scola/ique4 ,l'cole dogmatique de =me comme de fond1 celle qui enseignait sans discut]1 fut de mo9s en mo9s puissante et de mo9s en mo9s c\te2 et lorsque1 prs de c5t ans plus t>d1 sa9t ,?omas d',aqu9 rsuma t\te la ?ologie dans son admirable livre1 il posa intrpidem5t le p\r et le contre sur t\tes les que/ions1 sur t\s les articles des que/ions1 et1 divisant l'inf9i les objections et les rponses1 opposant une p> une1 autorit autorit1 raisonnem5t raisonnem5t1 il crivit1 sans jamais faiblir1 sans jamais d\t]1 un ouvrage aussi dogmatique p> les conclusions que sceptique p> l'exposition4 ,la ,somme ?ologique prs5te la religion t\t entire comme une imm5se controv]se dialectique1 dans laquelle le dogme f9it t\j\rs p> avoir raison4 ,c'e/ la ngation la plus fran*e et la p9s dveloppe de l'absolutisme dogmatique4 ,a9si la ?ologie scola/ique1 tudie dans l'esprit de la foi1 mais enseigne comme une sci5ce1 e/ dev5ue1 avec le temps1 la ?ologie proprem5t dite2 avec le temps1 il n'y en a gure eu d'autre dans les coles4 ,c'e/ ess5tiellem5t celle qui s'e/ p]ptue dans les sm9aires4 ,au ,x,v,i,ie sicle1 le ,p4 ,petau1 en composant son rem>quable trait des dogmes ?ologiques1 reconnaissait p\r ses devanci]s sa9t ,jean de ,damas1 ,pi]re ,lomb>d et sa9t ,?omas1 et qu& l'glise veut rellem5t enseign]1 il faut bi51 de gr ou de =ce1 qu'elle r$evi5ne scola/ique4 ,elle n'a pas encore en ,france d'autre ?ologie reconnue4 ,cep5dant les mes f]v5tes1 les esprits simples et pratiques1 les hommes de g\v]nem5t dans l'glise sont lo9 d'avoir t\j\rs port une gr&e confiance ce g5re d'enseignem5t4 ,*ose s+ulire6 il a s\v5t al>m t\t ensemble le my/icisme et la politique4 ,p\r dire le vrai1 il n'e/ pas rig\reusem5t d'accord avec ce c>actre impratif que donne la p>ole de ,dieu le prtre qui se s5t revtu d'une mission de comm&em5t1 et croit reprs5t] celui dont il e/ crit3 ,tanquam pote/atem hab5s 7,ma?4 ,,viii1 #bi74 ,concevons que1 soit comme my/ique1 soit comme homme d'tat1 sa9t ,b]n>d n'ait pas vu sans effroi la trans=mation dialectique de la prdication religieuse1 ,auj\rd'hui mme il s]ait difficile de concili] l'enseignem5t traditionnel de la ?ologie avec la doctr9e des n\veaux apologi/es4 ,on e/ dev5u si rs]v en matire de raisonnem5t1 que si la *ose tait faire1 je ne sais si le cl]g donn]ait les ma9s l'inv5tion de la ?ologie didactique4 ,a ses yeux1 en effet1 le *ri/ianisme p\rrait bi5 avoir peu se l\] de la philosophie du moy5 ge2 c> c'e/ s\s cette =me que le rationalisme e/ r5tr dans son se94 ,quant ceux qui ont ouv]t la r\te1 qui se sont montrs p>ticulirem5t philosophes dans la religion1 qui ont appuy sur le ct sci5tifique de la ?ologie1 qui ont enf9 fond la foi sur la raison1 voici ce qu'en dit le plus prud5t des philosophes mod]nes3 ,la "q de la con=mit de la foi avec la raison1 a t\j\rs t un gr& problme4 ,dans la primitive ,eglise1 les plus habiles auteurs *rti5s s'accommodai5t des p5ses des platonici5s qui leur rev5ai5t le plus et qui tai5t le plus en vogue alors4 ,peu peu ,ari/ote prt la place de ,platon1 lorsque le gt des sy/mes comm5a rgn]1 et lorsque la ?ologie mme dev9t plus sy/matique p> les dcisions des conciles gnraux1 qui f\rnissai5t des =mulaires prcis et positifs4 ,sa9t ,augu/91 ,boce et ,cassiodore1 dans l',occid5t1 et sa9t ,jean de ,damas1 dans l',ori5t1 ont contribu le plus rduire la ?ologie en =me de sci5ce1 sans p>l] de ,bde1 ,al\91 sa9t ,anselme1 et quelques autres ?ologi5s v]ss dans la philosophie1 ,jusqu' ce qu'enf9 les scola/iques surv9r5t et que le loisir des clotres donnant c>rire aux spculations1 aides p> la philosophie d',ari/ote1 traduite de l'arabe1 on a*eva de faire un compos de ?ologie et de philosophie1 dans lequel la plup>t des que/ions v5ai5t du so9 qu'on pr5ait de concili] la foi avec la raison4 ,abl>d fut un des premi]s de ces scola/iques qui prp>ai5t ce compos de ?ologie et de philosophie4 ,il prit so9 de concili] la foi avec la raison1 et ,ari/ote avec sa9t ,paul1 avant mme que les ,arabes et l'emp]eur ,frdric ,,ii euss5t fait connatre ,ari/ote t\t enti]4 ,et c'e/ de lui que ,leibnitz dit plus lo93 ,je pla9s les habiles g5s qui s'attir5t des affaires p> leur travail et p> leur zle4 ,il e/ arriv quelque *ose de semblable autrefois ,pi]re ,abl>d4444 et quelques autres qui se sont trop enfoncs dans l'explication des my/res#ahd4 ,note #ahd3 ,disc41 prl4 de la ,?odice1 #f et #hf4 ,,*apitre ,,ii4 ,,de ,,la ,,?,,ologie ,d',,ab,,l>d4--,introductio ad !ologiam4 ,abl>d raconte qu'avant d'crire sur la ?ologie il laissa ses coli]s lui dem&] une somme de l'rudition sacre qui ft comme une introduction l'criture sa9te#ahe4 ,ils avai5t lu1 cont9ue-t-il1 et gt ses nombreux crits sur la philosophie1 sur les lettres sculires2 il leur semblait qu'il s]ait bi5 plus facile son esprit de pntr] le s5s de l'criture sa9te et les raisons de notre foi qu'il ne le lui avait t de t>ir1 comme ils le disai5t1 les puits de l'abme philosophique4 ,le b de la c\rse1 le fruit du travail ne devait-il pas tre1 en df9itive1 l'tude de ,dieu1 qui t\t doit tre rapport8 ,p\rquoi a-t-il t p]mis aux fidles d'tudi] les arts pr(anes et les ouvrages des ,g5tils1 si ce n'e/ p\r y tr\v] et ces =mes de langage1 et ces procds de raisonnem5t1 et cette connaissance pralable de la nature des *oses1 qui peuv5t s]vir soit compr5dre et orn] la sa9te criture1 soit en tablir et en df5dre la vrit8 ,plus la foi *rti5ne semble emb>rasse de que/ions ardues1 plus elle doit tre munie d'un remp>t de =tes raisons1 surt\t contre les attaques de ceux qui font pr(ession d'tre philosophes2 plus de leur "p l'inquisition e/ subtile et sait r5dre les solutions difficiles1 plus elle e/ propre tr\bl] la simplicit de notre foi4 ,ils ont donc1 ces coli]s1 jug capable de rs\dre t\tes ces controv]ses celui que l'expri5ce leur a fait connatre p\r v]s ds le b]ceau dans l'tude de la philosophie et pr9cipalem5t de la dialectique1 cette matresse en t\t raisonnem5t1 et ils l'ont unanimem5t suppli de faire valoir le tal5t que ,dieu lui a remis1 puisqu'on ignore qu& ce juge r$\table en dem&]a compte avec les intrts4 7,ma?41 ,,xxv1 #ae47 ,ils aj\t5t que cela convi5t l'ge et la pr(ession d'un homme qui1 *angeant de moeurs1 d'habit1 de travaux1 prfre dsormais les *oses div9es aux *oses huma9es et dlaisse le sicle p\r se donn] t\t ,dieu4 ,aprs avoir jadis embrass l'tude p\r gagn] de l'arg5t1 il faut la faire s]vir ma9t5ant gagn] des mes3 c'e/ bi5 le mo9s que de v5ir la onzime heure cultiv] la vigne du ,seigneur4 ,a ces frqu5tes in/ances de ses disciples1 si1 p> raison ou p> faiblesse1 il ne se r5d pas ple9em5t1 il accorde enf9 d'entrepr5dre l'oeuvre selon ses =ces1 ou plutt avec l'aide suppltive de la grce div9e1 ne promettant pas tant de dire la vrit que d'expos]1 comme on le lui dem&e1 le s5s de ses op9ions4 ,note #ahe3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii4 ,introd4 9 prol41 p4 #igc-igf4 ,que si dans cet ouvrage1 aj\te-t-il1 mes fautes veul5t1 ce qu' ,dieu ne plaise1 que je m'c>te de la p5se ou de l'expression ca?olique1 que celui-l me p>donne qui juge l'oeuvre sur l'int5tion2 je s]ai t\j\rs prt donn] satisfaction sur t\te erreur en corrigeant ou en effaant ce que j'aurai mal dit1 qu& un fidle me r$ress]a p> la puissance de la raison ou p> l'autorit de l'criture4444 clair p> l'exemple de sa9t ,augu/91 lorsqu'un si gr& homme a rtract ou corrig beauc\p de *oses dans ses crits1 si j'avance quelques erreurs1 je n'en df5drai ri5 p> dda91 je n'en s\ti5drai ri5 p> prsomption4 ,si je ne suis pas exempt du dfaut de l'ignorance1 du mo9s n'enc\rrai-je pas l'accusation d'hrsie1 c> ce n'e/ pas l'ignorance qui fait l'hrtique1 mais l'ob/9ation de l'orgueil4 ,elle se montre dans celui qui1 dsirant se faire un nom p> quelque n\veaut1 met sa gloire avanc] des *oses extraord9aires qu'il s'ef=ce mal propos de ma9t5ir contre t\s1 p\r p>atre suprieur aux autres1 ou du mo9s p\r ne se laiss] mettre au-dess\s de p]sonne#ahf4 ,note #ahf3 ,c'e/ peu prs le db de l',introduction la ?ologie4 ,dans son autre ?ologie 7,!ologia *ri/iana1 dans le ,!saur4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aahi71 il revi5t avec t5due sur les dcl>ations qui t]m95t ce prambule2 il y dit que c'e/ une gr&e impit que de corrompre p> le p* le premi] don de ,dieu1 la sci5ce1 et de faire p>ticip] ses fautes un art innoc5t et irrpro*able1 la logique2 et il s'lve contre l'orgueil de la sci5ce et de la raison avec une =ce qui pr\ve combi5 il avait coeur de n'en tre pas accus4 7,lib4 ,,iii1 p4 #abde-abeh47 ,ce prambule donne l'orig9e et la date de l'ouvrage auquel il app>ti5t4 ,abl>d raconte qu'aprs sa prise d'habit au c\v5t de ,sa9t-,d5is1 il r\vrit un c\rs de ?ologie1 et qu'a la dem&e de ses lves il composa sur l'unit et la tr9it div9e un trait de/9 faire compr5dre ce qu'il fallait croire#ahg4 ,ce trait1 qui fut avidem5t lu et qui1 dfr au synode de ,soissons1 y fut condamn et brl1 c'e/1 je n'en d\te pas1 l',introduction la ?ologie1#ahh vritable rsum de son enseignem5t1 le plus important de ses ouvrages ?ologiques2 c> ses pr9cipales op9ions en ces matires y sont dveloppes ou indiques1 et c'e/ en gnral sur ce livre qu'il a t jug p> ses contempora9s et la po/rit4 ,plus t>d1 cep5dant1 soit que la rdaction n'en ft pas df9itive1 et en effet elle laisse beauc\p a dsir] p\r l'ordre1 la proportion1 l'lgance2 soit qu'il n'av\t pas un texte irrgulirem5t publi1 et qui d'ailleurs n'e/ p>v5u jusqu' n\s ni complet ni correct2 soit enf9 que la prud5ce ou la rflexion et modifi ses ides ou son c>actre1 il a trait de n\veau le mme sujet dans un ouvrage dont l'ordonnance p>at meilleure et la diction plus travaille2 c'e/ la ,?ologie *rti5ne1 que n\s n'avons pas non plus t\t entire4 ,mais lorsque v]s #aadj1 c'e/--dire dix-huit ou v+t ans aprs la composition de l',introduction1 ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry en dnona l'auteur sa9t ,b]n>d1 c'e/ sur cet ouvrage qu'il fonda pr9cipalem5t son accusation1 quoiqu'il y comprt la ,?ologie *rti5ne4 ,sans t5ir aucun compte des modifications1 ou plutt des prcautions de doctr9e que celle-ci p\vait prs5t]1 il ne voit entre les deux livres qu'une diffr5ce de volume3 l'un1 dit-il1 conti5t plus et l'autre mo9s4#ahi ,c'e/ aussi l',introduction que sa9t ,b]n>d p>at avoir eue s\s les yeux et que le concile de ,s5s a surt\t condamne1 du mo9s en ce qui conc]ne la ,tr9it ou la nature de ,dieu4 ,c'e/ donc l'ouvrage qu'il faut bi5 faire connatre1 comme le plus propre rvl] la ?ologie d',abl>d4 ,note #ahg3 ,ab4 ,op41 op4 i1 p4 #ai et #bj1 et #a4a du prs5t ouvrage1 p4 #ge4 ,note #ahh3 ,mag4 ,p1 ,abl1 nannet5sis ,introductio ad !ologiam div9 9 ,,iii libros4 7,ab4 ,op41 p4 #igc-aacf47 ,note #ahi3 ,s4 ,b]n1 ,op41 op4 ,,cccxvi4--,bibl4 ci/]o41 t4 ,,iv1 p4 #aab1 et ci-dessus1 t4 ,i1 p4 #ahc4 ,malheureusem5t1 quoique t5du1 il n'e/ pas complet1 mais il en a t retr\v rcemm5t un abrg compos1 selon t\te app>5ce1 p> ,abl>d1 ou du mo9s s\s ses yeux1 et n\s p\vons rtablir la sub/ance et l'ordonnance de ce qui n\s manque de l'ouvrage pr9cipal4 ,le salut de l'homme1 suivant notre auteur1 dp5d de trois *oses1 la foi1 la *>it1 le sacrem5t4 ,la foi1 qui conti5t l'esprance1 comme le g5re conti5t l'espce1 e/ l'e/imation des *oses qui n'app>aiss5t pas#aij1 c'e/--dire qui ne sont pas s\mises aux s5s du corps4 ,note #aij3 ,exi/imatio r]um non app>5tium4 ,introd1 p4 #igg4 ,le mot d'exi/imatio rpond celui de sa9t ,paul ,grec3 ,el5*os1 traduit dans la ,vulgate p> argum5tum1 et dans sa9t ,augu/9 p> convictio4 ,c'e/ cette d]nire ,ide que v\lait r5dre ,abl>d2 on a vu que p\r lui e/imation1 quival5t d'op9io1 ,grec3 doxa1 s'alliait naturellem5t1 d'aprs l'autorit d',ari/ote1 l'ide de foi ou de croyance4 7,hbr41 xi1 ,i4--,s4 ,aug41 ,s]m4 cxxvi1 et ci-dessus i4 ,i1 p4 #djj47 ,la foi suppose donc l'invisible3 les *oses qui app>aiss5t1 on ne les croit pas1 on les connat2 le mrite et le propre de la foi e/ de croire ce qu'on ne voit pas4 ,n\s croyons p\r connatre1 n\s ne connaissons pas p\r croire4 ,qu'e/-ce que la foi8 croire ce qu'on ne voit pas4 ,qu'e/-ce que la vrit8 voir ce que l'on croit4 ,c> la foi e/ la croyance aux *oses mmes et non aux mots4 ,a9si la foi dans l'vangile conti5t la foi aux *oses de l'vangile4 ,les philosophes ont bi5 aussi une c]ta9e foi1 lorsqu'une *ose e/ mise au-dessus du d\te soit p> la p5se1 soit p> l'expri5ce4 ,l'argum5t e/ ce qui fait foi d'une *ose aup>avant d\teuse#aia 7,cicron74 ,il y a donc plusieurs moy5s de produire la foi1 et la foi e/ proprem5t ou improprem5t dite1 suivant qu'on l'applique aux *oses occultes on aux *oses app>5tes4 ,note #aia3 ,beo?41 9 ,topic4 ,cie41 t4 #a1 p4 #ajb4 ,p>mi les vrits de la foi1 p>mi les *oses de ,dieu1 t\tes n'import5t pas au salut4 ,au premi] rang de celles qui import5t au salut se plac5t celles qui sont relatives d'abord la nature de ,dieu1 puis ses disp5sations ou dispositions ncessaires4 ,la religion *rti5ne ti5t qu'il n'exi/e qu'un seul ,dieu1 et non plusieurs1 seul ,seigneur de t\s1 seul crateur1 seul pr9cipe1 seule lumire1 seul s\v]a9 bi5 7bi5 p>fait71 seul imm5se1 seul t\t-puissant1 seul t]nel1 sub/ance une ou ess5ce absolum5t immutable et simple1 en qui ne peuv5t tre aucunes p>ties ni ri5 qui ne soit elle-mme1 seule vritable unit en t\t1 hors en ce qui conc]ne la pluralit des p]sonnes div9es4 ,c> en cette sub/ance si simple1 ou indivisible et pure1 la foi confesse trois p]sonnes en t\t cogales et cot]nelles1 et qui ne diffr5t po9t numriquem5t1 c'e/--dire comme des *oses numriquem5t div]ses1 mais seulem5t p> la div]sit des proprits1 une tant ,dieu le pre1 une tant ,dieu le fils1 une tant ,dieu esprit de ,dieu1 procdant du ,pre et du ,fils4 ,une de ces p]sonnes n'e/ pas l'autre1 quoiqu'elle soit ce qu'e/ l'autre4 ,a9si le ,pre n'e/ pas le ,fils ou le ,sa9t-,esprit1 ni le ,fils le ,sa9t-,esprit2 mais le ,fils e/ ce qu'e/ le ,pre1 et le ,sa9t-,esprit galem5t4 ,dieu e/ autant le ,pre que le ,fils ou le ,sa9t-,esprit1 tant un en nature1 un numriquem5t autant que sub/antiellem5t4 ,mais de la div]sit des proprits nat la di/9ction des p]sonnes2 elle e/ telle que cette p]sonne-ci e/ autre1 mais non autre *ose que cette p]sonne-l2 comme un homme diffre d'un homme p]sonnellem5t et non sub/antiellem5t1 en tant que celui-ci n'e/ pas celui-l1 quoiqu'tant ce qu'e/ celui-l1 c'e/--dire id5tique de sub/ance et non de p]sonne#aib4 ,note #aib3 ,introd41 ,i4 ,i1 p4 #iag-ihc4 ,on p\rrait voir l un ralisme trs-prononc1 c> ,abel>d semble admettre ici l'id5tit de sub/ance entre deux hommes3 mais il peut n'ent5dre que l'id5tit de nature1 et non l'id5tit numrique4 ,il e/ vrai qu'alors la comp>aison n'e/ plus exacte p> rapport la ,tr9it2 mais1 comme on le v]ra1 elle e/ reue et presque triviale dans la "q et ne doit pas tre repro*e notre auteur4 ,le propre du ,pre e/ d'tre in5g5dr 7improduit1 +5itus71 c'e/--dire d'exi/] p> soi et non p> un autre1 comme le propre du ,fils e/ d'tre eng5dr1 et du ,sa9t-,esprit1 non pas d'tre eng5dr1 mais de procd]1 sans que le ,sa9t-,esprit ou le ,fils soi5t faits ou crs4 ,le ,pre e/ donc le pr9cipe de la div9it4 7,sa9t ,augu/91 ,de ,tr941 ,,iv1 xx47 ,mais sa div9it e/ dans *acune des trois p]sonnes1 *acune e/ ,dieu1 ,seigneur1 ,crateur2 en ce s5s1 la ,tr9it e/ indivise 7proprem5t individu1 individua74 ,mais aucune des trois p]sonnes n'tant l'une ou l'autre p]sonne1 une seulem5t tant dite in5g5dre1 une eng5dre1 une procdant1 il suit qu'il n'y a pas en elles pluralit de *oses ou pluralit sub/antielle1 mais pluralit de proprits3 *acune e/ p]sonne1 mais po9t de la mme manire que *acune e/ ,dieu4 ,t\t ce qui app>ti5t la p]sonne e/ propre1 t\t ce qui app>ti5t ,dieu1 t\t ce qui e/ absolum5t div9 e/ commun t\tes1 comme la gloire1 la volont1 l'opration4 ,tel e/1 dit ,abl>d1 le rsum de la foi t\*ant l'unit et la tr9it1 qu'il n\s faut tablir et =tifi] p> des exemples et des similitudes conv5ables contre les inquisitions de ceux qui d\t5t4 ,que s]t1 en effet1 p\r la doctr9e1 de p>l]1 si ce que n\s v\lons enseign] ne peut tre expos de faon tre compris#aic8 ,note #aic3 ,ces ides gnrales sur la ,tr9it n'ont ri5 d'orig9al1 non plus que de has>d4 ,abl>d les emprunte surt\t sa9t ,augu/9 qui lui-mme les a plutt remanies qu'inv5tes4 ,on peut les retr\v] exposes avec so9 et dveloppem5t dans la ,somme de sa9t ,?omas4 7,p>s ,i1 quae/4 ,,xxvii et seqq47 ,une diffr5ce seule doit tre rem>que4 ,abl>d1 guid en ceci p> sa9t ,augu/91 qui s'atta*e plus aux diffr5ces qu'aux ressemblances des p]sonnes de la ,tr9it avec la gnralit des tres1 ne veut pas qu'elles soi5t entre elles div]sae num]o r]um 7p4 #ihb71 ce qui suit ,dialectiquem5t de ce qu'elles ne sont pas des sub/ances4 ,cep5dant comm5t tre trois sans diffr5ce numrique8 ,aussi sa9t ,jean ,damascne avait-il admis cette diffr5ce1 et ,pi]re ,lomb>d qui l'explique1 ne la rejette pas1 quoiqu'il tr\ve plus prud5t de s'en t5ir la diffr5ce de proprit1 ,jean ,damascne1 suivant lui1 tait plus frapp des ressemblances que des diffr5ces4 7,jean ,damasc41 ,de or?4 ,fid41 ,i4 ,,iii1 c4 iv et vi4--,p4 ,lomb41 ,s5t4 ,i1 ,di/4 ,,xix47 ,sa9t ,?omas1 sans os] prononc] que les p]sonnes de la ,tr9it soi5t *oses numriques div]ses1 admet cep5dant que le nombre1 t]m9i num]ales1 s'applique la div9it4 ,il considre la multitude des p]sonnes comme une division =melle ou rationnelle4 ,il dit quelque "p num]as p]son>um 7,qu4 xxx1 a4 #c4--,qu4 xxxi1 a4 #a47,les mod]nes n'hsit5t pas dire que les trois p]sonnes sont trois tres individuels subsi/ant rellem5t en eux-mmes1 qui sont *acun un pr9cipe d'action4 7,b]gi]1 ,dict4 de ,?ol41 art4 ,tr9it et ,p]sonne47 ,c'e/ all] bi5 lo91 et ,abl>d n\s p>at plus sage4 ,il suit du re/e une op9ion exprime dans un ouvrage qu'il croyait de ,boce1 savoir que le nombre rel n'en pas applicable la div9it1 mais seulem5t le nombre intellectuel1 7,de ,tr94 unit4 ,dei1 ,op4 ,boe?41 p4 #ieh47 ,que veut dire dans la nature div9e cette di/9ction de p]sonnes8 ,cette nature re/ant une et indivisible1 comm5t lui assign] une tr9it p]sonnelle8 ,de l deux po9ts df5dre contre les attaques vhm5tes des philosophes4 ,la di/9ction des p]sonnes doit n\s s]vir mieux concevoir la div9it1 c'e/--dire dans la div9it le bi5 suprme et la p]fection absolue4 ,a9si le nom du ,pre dsigne la puissance div9e3 ,dieu e/ t\t-puissant1 p>ce qu'il peut faire t\t ce qu'il veut1 non p>ce qu'il peut t\t faire2 c> il ne peut faire des *oses inju/es1 tant lui-mme la suprme ju/ice4 ,le nom du ,fils dsigne la sagesse3 ,dieu e/ sage1 c> il sait t\t et ne peut se tromp] ni tre tromp4 ,le nom du ,sa9t-,esprit enf9 dsigne la *>it ou la bont3 ,dieu e/ bon1 c> il veut que t\t soit dispos p\r le mieux1 que t\t arrive le mieux possible1 et il conduit t\t la meilleure f94 ,l o s'uniss5t ces trois *oses1 puissance1 sagesse et bont p>faites1 le bi5 p>fait e/ ralis4 ,le nom du ,pre exprime la t\te-puissance3 ,je crois en ,dieu le pre t\t-puissant1 dit le ,symbole des aptres4 ,comme ,dieu1 innascible1 comme pre1 in5g5dr 7+5itus71 il a1 comme t\t-puissant1 la plnitude de la =ce1 dit l'vque ,maxime#aid1 c> il e/ t\t-puissant p> la div9it in5g5dre1 et pre p> la t\te-puissance4 ,la div9it in5g5dre signifie que seul des trois p]sonnes il e/ in5g5dr1 seul il n'e/ po9t p> un autre que lui1 solus ipse non sit ab alio1 t&is que les deux autres p]sonnes sont p> lui1 ab ipso sunt4 ,pre p> la t\te-puissance1 cela veut dire videmm5t que la puissance div9e lui app>ti5t1 spcialem5t1 comme proprit1 de mme que celle d'tre in5g5dr1 bi5 que *acune des autres p]sonnes1 tant de mme sub/ance1 soit de mme puissance4 ,en effet1 les proprits des trois p]sonnes tant di/9ctes1 c]ta9es *oses sont d'ord9aire dites ou admises spcialem5t et comme proprem5t de telle ou telle d'entre elles1 lesquelles *oses1 d'aprs leur nature1 n\s ne le conte/ons pas1 app>ti5n5t en union *acune d'elles#aie4 ,le ,pre et le ,sa9t-,esprit1 la ,tr9it entire e/ sagesse2 le ,pre et le ,fils1 la ,tr9it entire e/ *>it4 ,seulem5t1 raison des proprits des p]sonnes1 c]ta9es oeuvres sont spcialem5t attribues *acune d'elles1 quoique ces oeuvres soi5t dites oeuvres indivises de la ,tr9it1 et que t\t ce qui e/ fait p> une d'elles le soit p> *acune4 ,a9si la susception de la *air e/ assigne au ,fils2 a9si il e/ dit que la rgnration s'accomplit p> l'eau et l',esprit 7,jean1 iii1 #e71 quoiqu'en t\t cela la ,tr9it opre t\t entire4 ,l'usage e/ donc d'attribu] en proprit spcialem5t et pr9cipalem5t au ,pre ce qui conc]ne la puissance1 son nom le dsignant surt\t1 p> ce fait qu'tant in5g5dr1 il subsi/e p> lui-mme1 non p> un autre2 d'o il rsulte que1 comme mode sub/antiel1 la puissance lui re/e en propre4 ,en effet1 encore que le ,pre puisse faire t\t ce que fait le ,fils et le ,sa9t-,esprit1 il a cela de plus qu'il exi/e seul p> lui-mme et n'a pas beso9 d'un antre p\r tre4 ,nanmo9s n\s ne disons pas le ,fils et le ,sa9t-,esprit mo9s t\t-puissant que le ,pre3 les oeuvres de la ,tr9it sont indivises on communes1 t\t ce que fait la puissance tant rgl p> la sagesse1 accompli p> la bont2 aussi invoquons-n\s ,dieu au nom du ,pre1 et au ,fils1 et du ,sa9t-,esprit3 les trois p]sonnes sont insp>ables p\r la prire comme dans l'opration div9e4 ,mais p\r que la tonte-puissance qui e/ a *acune consomme ce que *acune veut faire1 il n'e/ pas ncessaire que *acune soit absolum5t comme les deux autres1 puisqu'elles diffr5t p> les proprits1 la non-gnration1 la gnration1 la procession4 ,sans d\te il y a galit entre elles2 il n'y a ri5 de plus du de mo9s1 p> exemple1 dans le ,fils1 quant au lieu1 au temps1 la puissance1 la sci5ce1 si ce n'e/ p\rtant qu'il n'e/ pas n de lui-mme et que le ,pre l'a eng5dr4 ,mais ce seul plus ou mo9s qui e/ dans le ,fils1 de n'tre pas p> lui-mme comme le ,pre1 s'applique-t-il au mode de l'opration1 comme au mode de l'exi/5ce8 ,de cette puissance propre au ,pre de subsi/] p> soi ou d'exi/] de soi-mme1 et non p> un autre1 il suit ncessairem5t que les deux autres p]sonnes de la ,tr9it sont p> lui et n'ont pas la proprit de subsi/] p> soi4 ,si donc n\s rapportons la puissance tant au mode de l'exi/5ce qu' celui de l'opration1 n\s tr\v]ons que la t\te-puissance app>ti5t au ,pre proprem5t et spcialem5t1 en sorte que non-seulem5t il peut t\t avec les deux autres p]sonnes1 mais encore qu'il a seul l'exi/5ce p> soi1 non p> un autre1 et consquemm5t la puissance p> soi1 comme l'exi/5ce2 et les autres p]sonnes1 ayant l'exi/5ce p> lui1 peuv5t p> lui t\t ce qu'elles veul5t4 ,c'e/ a9si que le ,fils a dit3 ,je ne puis ri5 faire p> moi-mme4 7,jean1 v1 #cj47 ,et ailleurs3 ,je ne fais ri5 p> moi-mme1 ou je ne p>le po9t p> moi-mme4 7,jean1 xiv1 #aj47 ,cette puissance propre du ,pre p> laquelle il subsi/e seul p> soi et non p> un autre e/ comprise dans la t\te-puissance1 et il faut le dire t\t-puissant1 en ce s5s que t\t ce qui app>ti5t la puissance1 quant l'opration comme l'exi/5ce1 lui e/ attribu en propre p> l'vque ,maxime4 ,note #aid3 ,maxime1 vque de ,tur91 qu'il ne faut pas confondre avec ,maxime le mo9e a laiss des homlies4 ,la citation d',abl>d en dans l'homlie ,9 tradit4 ,symboli4 7,bibl4 vet4 pat41 t4 ,,vi1 p4 #db47 ,note #aie3 ,c'e/ ce que sa9t ,?omas appelle ess5tialia p]sonis attributa4 7,qu4 xxxix1 a4 #h47 ,abl>d p>at m>qu] ici avec beauc\p de so9 le c>actre mixte de ces attributions qui sont appropries sans tre propres4 ,le po9t orig9al comme aussi le po9t has>d e/ le p>ti qu'il a tir de ces attributions que l'glise en gnral ne reg>de pas comme con/itutives1 et dont elle ne dduit pas de consqu5ces importantes4 ,n\s t\*ons ici la n\veaut pr9cipale de t\te la doctr9e1 et l'orig9e des c5sures qu'elle a enc\rues4 ,n\s y revi5drons4 ,peut-tre s]ait-il plus exact de dire que le ,pre1 p> la t\te-puissance qui lui e/ attribue en propre1 eng5dre la sagesse1 comme un fils1 la sagesse div9e tant quelque *ose de la div9e t\te-puissance1 tant elle-mme une c]ta9e puissance2 c> elle e/ une puissance de disc]n]1 la puissance en ,dieu de disc]n] et de connatre t\t p>faitem5t4 ,l'criture en div]s passages p>at pr\v] que nomm] la puissance du ,seigneur1 c'e/ nomm] la puissance div9e1 d'o e/ ne la div9e sagesse2 dire ,dieu le fils1 c'e/ nomm] la sagesse div9e1 ne de la div9e puissance2 nomm] le ,sa9t-,esprit1 c'e/ nomm] la *>it de la bont div9e1 qui procde p>eillem5t du ,pre et du ,fils#aif4 ,note #aif3 ,introd41 t4 #a1 p4 #ihh-iif4 ,mais ces tmoignages des criva9s sacrs1 il plat ,abl>d d'unir ceux des philosophes1 puisque c'e/ des philosophes qu'il a affaire1 ceux du mo9s qui t*5t d'attaqu] notre foi p> des citations philosophiques4 ,nul1 en effet1 ne peut tre accus et p]suad que p> des raisons qu'il accepte1 et la confusion e/ gr&e d'tre va9cu p> o l'on esprait va9cre4 ,d'ailleurs les v]tus des philosophes ont t l\es p> de sa9ts docteurs4 ,non-seulem5t ils se sont levs une vie pure1 mais encore l'intellig5ce d'un ,dieu unique4 ,les autorits ne manqu5t po9t p\r pr\v] qu'ils ont connu l'ouvri] son ouvrage4 ,ne pt-on les cit] comme des modles de la vie1 on p\rrait encore s'in/ruire leurs leons4 ,dieu peut n\s v\loir clair] p> l'int]mdiaire d'indignes m9i/res2 t\t lui e/ bon p\r t\*] nos esprits et nos coeurs4 ,s'il ne faisait les gr&es *oses que p> les gr&s hommes1 la reconnaissance s'adress]ait eux plus qu' lui4 7,p4 #ajjf47 ,d'ailleurs sa9t ,jrme n\s dit de ne pas dsespr] du salut de t\s les philosophes qui sont v5us avant l'inc>nation4 ,on sait comm5t sa9t ,augu/9 s'exprime sur ,socrate#aig4 ,platon p>le de ,dieu1 du culte qui lui e/ d1 de la prire qui l'invoque1 de la v]tu qui lui plat1 en des t]mes qui sembl5t indiqu] une sorte de rvlation de sa div9it sa9te4 ,on peut dire mme que l'inc>nation a t annonce p> la sibylle plus clairem5t qu'elle ne l'e/ dans quelques-uns des prophtes1 et l'on ne saurait s'tonn] que le plus gr& de t\s les philosophes ait p>u atte9dre l'ide ess5tielle de la ,tr9it1 lorsqu'au ,dieu suprme il aj\te et cette intellig5ce1 ce ,grec3 ,n\s n de ,dieu et cot]nel lui1 et cette me du monde qui e/ la vie et le salut de t\t ce qui exi/e4 ,ne croit-on pas reconnatre l le ,v]be et l'am\r8 ,le ,fils e/ le ,grec3 ,n\s1 le ,sa9t-,esprit e/ cette me du monde1 ne de ,dieu et de son intellig5ce4 ,dans le vrai1 la ,tr9it div9e n'e/ bi5 connue que d'elle-mme4 ,n\s ne p\vons la dignem5t concevoir1 n\s n'y suffisons po9t4 ,les expressions de ,platon peuv5t donc tre prises p\r une image de la ,tr9it1 ds l seulem5t qu'elles lui sont applicables4 ,lorsque les philosophes p>lai5t de l'me ou de ,dieu1 ils tai5t s\v5t obligs de voil] leur p5se4 ,nomm5t-ils ce ,dieu suprme1 qu'ils appell5t le bi51 le pr9cipe univ]sel1 ou cette intellig5ce t]nelle qui conti5t les types orig9els des *oses ou les ides1 ils ne se s]v5t d'aucune fiction2 mais veul5t-ils all] plus lo91 il leur faut rec\rir aux images1 aux similitudes4 ,la raison prescrit donc de *]*] le s5s ca* de leurs expressions et de leurs emblmes2 c> si l'on ne supposait pas qu'un s5s my/rieux e/ envelopp dans quelques-unes des op9ions de ,platon1 le plus gr& des philosophes s]ait le plus gr& des sots1 summus /ultorum4 ,comm5t s]ait-ce faire viol5ce au vrai que de ram5] les expressions des sages la foi *rti5ne8 ,le ,sa9t-,esprit a pr(r p> la voix de ,caphe une prophtie laquelle celui qui l'inspirait et celui qui la prononait atta*ai5t un s5s =t diffr5t4 7,jean1 xi1 #ed47 ,sa9t ,grgoire dit qu'il ne faut ri5 rep\ss] de ce qui ne rpugne pas la foi#aih4 ,c'e/ un fait que la doctr9e platonici5ne s'e/ t\j\rs accorde avec le dogme de la ,tr9it1 et si les abeilles dposr5t le miel sur les lvres de ,platon enfant1 endormi dans son b]ceau1 ce prodige n'annonait pas la d\ceur de son loqu5ce1 mais bi5 plutt que ,dieu rvl]ait p> sa b\*e les my/res de sa div9it4 ,il fallait1 en effet1 qu' la plus gr&e sagesse1 qui e/ ,jsus-,*ri/1 ce ft le plus gr& des philosophes qui r5dt tmoignage#aii4 ,note #aig3 ,l'abrg dont n\s avons p>l p4 #ahh1 et qu'a publi ,m4 ,rhe9wald1 suit exactem5t jusqu' ce po9t 7p4 #ajjg7 le texte de l',introduction1 mais en le ress]rant4 ,le *ap4 xi du premi] rpond au *ap4 xv du liv4 ,i de la seconde4 p>tir de ce po9t1 le *ap4 xii de l',epitome rejo9t l',introduction v]s la p4 #ajgg4 ,note #aih3 ,grgoire le ,gr& dans une lettre ,domition imtropolita91 et non comme le dit ,abl>d ,janvi]1 vque de ,calahorra4 7,epi/4 ,regi/41 t4 ,,iii1 ep4 ,,lxvii47 ,note #aii3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ajjc-ajdj4--,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,ii1 p4 #abjj1 et ,v1 p4 #aiee1 ,abl>d en s'appuyant ici de l'autorit de ,platon ne fait que suivre les ,pres platonisants4 ,de t\t temps1 on a raisonn dans l'glise sur l'analogie de l'ide de la tr9it platonique avec le dogme de la sa9te ,tr9it4 ,les passages du philosophe grec habituellem5t cits sont ceux du ,time1 qu',abl>d connaissait 7t4 ,,xii de la trad4 de ,c\s91 p4 #aae1 #aag1 #abf1 etc47 et deux fragm5ts d\teux des lettres ,,ii et ,,vi 7t4 ,,xiii1 p4 #ei et #gd74 ,les no-platoni5s d',alex&rie ont dvelopp davantage cette ide de la tr9it1 et d'une manire plus suspecte au *ri/ianisme1 de sorte que l'assimilation qui sduit ,abl>d e/ t5ue gnralem5t p\r dang]euse et n'e/ plus gure usite4 ,mais elle n'en e/ pas mo9s autorise p> de ,gr&s exemples4 ,h4 de ,*ateaubri& en a fait une des beauts de la religion *rti5ne4 7,voyez surt\t sa9t ,clm5t d',alex&rie1 ,/romat4 ,,iv et ,,vii4--,et sa9t ,augu/9 lui-mme1 ,de ,v]4 relig41 l1 v et ,conf4 ,,vii1 ix4--,euseb1 ,prp>1 ,,ii et ,,xi4--,!odoret4 ,s]m41 ,,ii4--,cyrill4 ,cont1 ,jut41 ,,iii1 etc4--,petav4 ,dogm4 !olog41 t4 ,,ii1 t4 ,i1 c4 ,i et ,,vi4--,b]gi] aux mots2 ,platonisme et ,tr9it4--,gnie du *ri/ianisme1 "p4 ,i1 t4 ,i1 c4 ,,iii47 ,telle e/ la sub/ance du premi] livre de l',introduction2 ,abl>d comm5ce le second p> une apologie4 ,app>emm5t l'emploi qu'il vi5t de faire des autorits philosophiques et des citations paennes avait t critiqu2 c> il obs]ve qu'il n'a ri5 introduit de n\veau4 ,sa9t ,paul cite ,epimnide1 ,mn&re1 ,aratus2 p\r conv]tir les ,a?ni5s1 il s'emp>e d'une inscription qu'ils avai5t grave sur un autel#bjj4 ,on voit dans le ,deutronome qu'il faut ras] la tte d'une captive et qu'ensuite on peut l'p\s]4 ,a9si1 dit ,abl>d1 j'aime la sci5ce pr(ane p\r sa grce et sa beaut1 et d'une esclave1 d'une captive trangre1 je veux faire une ,isralite4 ,si j'ai emprunt ,origne1 j'ai nglig ses erreurs1 suivant en cela l'exemple d',hilaire le ,confesseur4 ,si ,dieu a dict la prophtie de ,balaam1 n'a-t-il pu faire p>l]1 et la sibylle1 et ,virgile le ,pote#bja8 ,la voix miraculeuse des dmons n'a-t-elle pas t employe p\r annonc] la vrit8 ,les *oses matrielles et inanimes elles-mmes racont5t la gloire de ,dieu 7,ps4 ,,xviii1 #b74 ,plus les ,g5tils1 plus les philosophes p>atront trang]s ou ho/iles notre foi1 plus leur autorit en sa faveur s]a gr&e3 la dposition favorable d'un ennemi e/ plus =te que celle d'un ami4 ,aprs t\t1 les tmoignages que j'ai emprunts aux philosophes1 je les ai recueillis1 non dans leurs crits1 j'en connais =t peu1 mais dans les livres des ,pres#bjb4 ,note #bjj3 ,tit4 ,i1 #ab4--;,i4 ,cor41 xv1 #ch4--;,act41 ,,xvii1 #bb4 ,note #bja3 ,d5t41 ,,xxi1 #aa1 #ab1 #ac4--,nomb41 ,,xxii1 ,,xxiii1 ,,xxiv4 ,la croyance dans les oracles sibyllius1 compilation qui p>ait avoir t fabrique v]s le ,i,ie sicle1 s'e/ ma9t5ue longtemps dans l'glise1 et bi5 des ,pres l'ont tolre ou p>tage4--,frrot1 ,mm4 de l',acadmie des inscriptions1 t4 ,,xxiii4 ,note #bjb3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajda-ajdf4 ,quorum panca novi1 dit-il2 et dans la ,?ologie *rti5ne1 exprimant la mme ide1 il dit qu'il n'a peut-tre jamais vu les crits philosophes qu'il cite1 mais qu'il a recueilli leurs tmoignage dans sa9t ,augu/94 7,!ol4 ,*ri/41 ,i4 ,il1 p4 #aijb47 ,ceux qu'il entasse la f9 du premi] livre de l'introduction et au comm5cem5t du second sont trs nombreux et trs-div]s2 et il y a l un luxe de citations dont il s]ait intressant de vrifi] l'orig9e1 af9 de bi5 trac] les limites de l'rudition de cette poque2 c> ,abl>d savait c]ta9em5t t\t ce que de son temps on p\vait savoir dans le nord des ,gaules4 ,aprs les tmoignages vi5dront les argum5ts4 ,en t\te *ose1 mais pr9cipalem5t en ce qui t\*e ,dieu1 il y a plus de sret s'appuy] sur l'autorit que sur le jugem5t huma94 ,la foi dans la ,tr9it e/ le fondem5t de t\s bi5s1 on ce s5s que l'orig9e de t\s bi5s e/ dans la connaissance de la nature de ,dieu4 ,qui russirait branl] ce fondem5t ne n\s laiss]ait ri5 difi] de solide4 ,n\s aussi1 n\s avons v\lu oppos] un si gr& pril le b\cli] tant de l'autorit que de la raison1 n\s confiant dans celui p> l'appui duquel le petit ,david a immol l'norme et fi] ,golia? avec son propre glaive4 ,n\s aussi1 t\rnant contre les philosophes et les hrtiques la glaive des raisons huma9es avec lequel ils n\s combatt5t1 n\s dtruisons la =ce et l'arme de leurs argum5ts contre le ,seigneur1 af9 qu'ils soi5t mo9s prsomptueux dans leurs attaques contra la simplicit des fidles1 on se voyant rfuts sur les po9ts o il leur p>ait le mo9s possible de leur rpondre1 savoir cette div]sit de p]sonnes dans une sub/ance simple et indivisible1 la gnration du ,v]be1 la procession de l',esprit4 ,non que n\s promettions d'enseign] la vrit sur t\t cela2 n\s ne croyons pas que n\s1 non plus qu'aucun mortel1 y puissions suffire2 mais du mo9s v\drions-n\s oppos] quelque *ose da vraisemblable1 de vois9 de la raison huma9e1 et qui ne ft pas contraire la foi1 ceux qui se font gloire de va9cre la foi p> les raisons huma9es1 qui ne sont t\*s que des raisons huma9es p>ce qu'ils les connaiss5t1 et qui tr\v5t facilem5t de nombreux approbateurs1 presque t\s les hommes tant de nature animale1 =t peu de nature spirituelle444 ,lo9 de n\s donc la p5se que ,dieu1 qui use bi5 des mauvaises *oses1 n'ait pas dispos galem5t bi5 les arts qui sont des dons de la grce1 p\r qu'ils s]viss5t aussi s\t5ir sa div9e maje/4 ,les arts du sicle1 et enf9 la dialectique elle-mme ont t jugs p> sa9t ,augu/9 et tes autres docteurs ecclsia/iques =t ncessaires a l'criture sa9te4 ,sans d\te on peut tr\v] des autorits contraires2 aux passages =mels et nombreux de sa9t ,augu/91 on peut en oppos] de =t diffr5ts de sa9t ,jrme44444 ,mais le synode du pape ,eugne au temps de ,l\is#bjc a positivem5t ordonn l'tude et l'enseignem5t des lettres et des arts libraux44444 et si sa9t ,jrme a t repris et flagell p> le ,seigneur p\r avoir lu les ouvrages de ,cicron1 c'e/ qu'il les lisait uniquem5t p\r son plaisir et p> gt p\r l'loqu5ce#bjd4 ,note #bjc3 ,synodus ,eug5ii pap tempore ,ludovici4 7,ibid41 p4 #ajdj47 ,c'e/ la concile de ,rome en #hbc t5u p> ,eugne ,,ii au temps de ,l\is le ,dbonnaire4 ,on lit au canon ,,xxxiv du #af novembre3 ,9 univ]sis episcopiis subjectisque plehibu et aliis locis 9 quibus necessitas occurr]it1 omnium cura et dilig5tia hab5tur ut magi/ri et doctores con/ituantur qui /udia litt]>um lib]aliumque artium1 z sancta hab5tes dogmate1 assidue deceant1 quia 9 8 maxime div9a manife/atur atque decl>antur m&ata4 7,sac4 ,concil41 t4 ,,vii1 p4 #aeeg1 et t4 ,,viii1 p4 #aab47 ,note #bjd3 ,introd41 p4 #ajdf-ajeb4 ,c'e/ dans une ptre ,eu/o*ius que sa9t ,jrome raconte cette s+ulire hi/oire1 et il ne s\ffre pas qu'on la pr5ne p\r une vision ou un songe2 c> il assure qu' son rveil il se ress5tait des c\ps qu'il avait reu1 et que son corps on p>tait les m>ques4 7,t4 ,,iv1 "p4 ,,ii1 ep4 ,xviii ad ,eu/o*41 ,de cu/odia virg9atis47 ,p\r moi donc1 je p5se que l'tude d'aucun art ne doit tre int]dite un homme religieux1 mo9s qu'elle ne l'emp*e de se livr] quelque *ose de plus utile1 d'aprs la rgle commune dans les lettres qu'il faut int]rompre ou mme ab&onn] ce qui e/ mo9s important p\r ce qui l'e/ davantage4 ,qu& il n'y a ni fausset dans la doctr9e1 ni d%onntet dans l'expression1 comm5t n'y aurait-il aucune utilit dans la sci5ce8 comm5t mrit] des repro*es p\r l'avoir apprise ou enseigne1 si1 comme il vi5t d'tre dit1 ri5 de meilleur n'a t nglig ou dlaiss p\r elle8 ,p]sonne en effet ne prt5dra qu'une sci5ce soit une mauvaise *ose1 mme celle du mal1 laquelle e/ ncessaire au ju/e1 non c]tes p\r faire le mal1 mois p\r se prmunir contre le mal connu d'avance p> la p5se4 ,ce n'e/ pas un mal que de connatre le dol ou l'adultre1 mais de les commettre2 c> la connaissance en e/ bonne1 quoique l'action en soit mauvaise1 et nul ne p*e en connaissant le p*1 mais en le commettant4 ,si la sci5ce tait un mal1 c'e/ qu'il y aurait des *oses qu'il s]ait mal de savoir3 mais alors on ne p\rrait abs\dre de quelque malice ,dieu qui sait t\t2 c> la plnitude des sci5ces e/ en celui-l seul de qui t\te sci5ce e/ un don4 ,la sci5ce e/ la comprh5sion de t\t ce qui exi/e1 et elle disc]ne1 selon la vrit1 t\tes *oses1 se r5dant en quelque sorte prs5tes celles mme qui ne sont pas2 voil p\rquoi qu& on numre les dons de l'esprit de ,dieu1 on l'appelle l'esprit de sci5ce4 ,or1 de mme que la sci5ce du mal e/ bonne1 tant ncessaire p\r vit] le mal1 il e/ c]ta9 que la puissance ou facult du mal e/ galem5t bonne1 tant ncessaire p\r mrit]1 ,si n\s ne p\vions p*]1 n\s n'aurions aucun mrite ne le po9t faire2 celui qui manque du libre arbitre1 aucune rcomp5se n'e/ due p\r des actions =ces4444 ,aucune sci5ce ou puissance n'e/ donc mauvaise1 quelque mauvais qu'en soit l'emploi2 aussi e/-ce ,dieu qui donne t\te sci5ce1 et rgle t\te puissance4 ,c'e/ p\rquoi n\s appr\vons les sci5ces2 mais n\s rsi/ons aux m5songes de ceux qui en abus5t44444 ,je suppose qu'aucun homme v]s dans les lettres sa9tes n'ignore que les nommes spirituels ont fait plus de progrs dans la doctr9e sacre p> l'tude de la sci5ce que p> le mrite religieux1 et que plus un homme p>mi eux a t docte avant sa conv]sion1 plus il a eu de valeur p\r les *oses sa9tes4 ,quoique ,paul ne p>aisse pas un plus gr& aptre en mrite que ,pi]re1 ni ,augu/9 un plus gr& confesseur que ,m>t91 cep5dant l'un et l'autre aprs leur conv]sion reur5t d'autant plus l>gem5t la grce de la doctr9e1 qu'aup>avant ils excellai5t davantage dans la connaissance des lettres4 ,a9si1 p> une disp5sation de ,dieu1 ce qui recomm&e l'lude des lettres pr(anes1 ce n'e/ pas seulem5t l'utilit qu'elles conti5n5t1 c'e/ aussi qu'elles ne p>aiss5t pas trangres aux dons de ,dieu1 comme elles le s]ai5t s'il ne s'en s]vait p\r aucun bi54 ,n\s connaissons cep5dant le mot de l'aptre1 sci5tia inflat1 la sci5ce eng5dre l'orgueil4 ,mais ce qui doit prcism5t la conva9cre d'tre une bonne *ose1 c'e/ qu'elle entrane au mal de l'orgueil celui qui a consci5ce de la possd]4 ,comme il y a quelques bonnes *oses qui vi5n5t c]ta9s g>ds du mal1 il y en a de mauvaises qui tir5t leur orig9e du bi54 ,la pnit5ce ou la satisfaction p> la pe9e1 qui sont bonnes1 accompagn5t le mat commis au po9t d'en avoir beso9 p\r natre4 ,l'envie et l'orgueil1 qui sont de trs-mauvaises *oses1 provi5n5t des bonnes4 ,ce ,lucif]1 toile du mat91 fut d'autant plus encl9 l'orgueil qu'il tait suprieur aux esprits angliques p> l'clat de sa sagesse ou de sa sci5ce2 et p\rtant cette sagesse ou cette sci5ce de la nature des *oses qu'il avait reue de ,di\1 il s]ait peu conv5able de l'appel] mauvaise2 c'e/ lui qui dans son orgueil en a mal u4 7,isae1 xiv1 #db47 ,qu& un homme s'enorgueillit de sa philosophie ou de sa doctr9e1 n\s ne devons pas inculp] la sci5ce1 p\r un vice qui s'y ratta*e2 mais il faut pes] *aque *ose en elle-mme1 p\r ne pas enc\rir p> un jugem5t imprud5t cette maldiction prophtique3 ,malheur ceux qui disant le bi5 mal et le mal bi51 pr5n5t la lumire p\r les tnbres et les tnbres p\r la lumire6 ,que ce peu de mots n\s suffis5t contre ceux qui1 *]*ant une consolation leur inhabilit1 murmur5t aussitt que1 p\r claircir notre p5se1 n\s empruntons des exemples ou des similitudes aux enseignem5ts des philosophes4444 ,il e/ crit3 ,fas e/ et ab ho/e doc]i#bje4 ,p\r n\s faire compr5dre1 n\s devons employ] t\s les moy5s444 ,n\s lisons dans sa9t ,augu/93 ,il faut *]*] non l'loqu5ce1 mais l'vid5ce4 ,qu'importe la p]fection du langage1 si elle n'e/ suivie de l'intellig5ce de celui qui l'ent5d8444 que s]t une clef d'or1 si elle ne peut ouvrir ce que n\s v\lons ouvrir8 en quoi nuit une clef de bois1 si elle le peut#bjf8 ,mais1 direz-v\s1 n\s travaillons en va94 ,t\t ce qu'on ne peut ouvrir a t ouv]t p> d'autres1 ou ce que n\s v\lons ouvrir ne saurait tre ouv]t3 la ,tr9it1 e/ un my/re ineffable4 ,sans d\te1 mais p\rtant qu'ont donc fait les ,pres qui n\s ont laiss tant de traits sur la ,tr9it8 ,si t\t ce qu'on peut enseign] e/ enseign1 p\rquoi sont-ils v5us crire l'un aprs l'autre1 et celui-ci a-t-il t5t de r\vrir ce qu'avait dj ouv]t celui-l8 ,si les enseignem5ts exi/ants suffis5t1 comm5t se fait-il que les hrsies repullul5t sans cesse1 que les d\tes subsi/5t encore8444 ,jusqu' qu& l',eglise actuelle conti5dra-t-elle indi/9ctem5t mle la paille avec le gra91 et l'homme1 ennemi de la moisson du ,seigneur1 cont9u]a-t-il d'y sem] l'ivraie8 jusqu' la f9 des sicles app>emm5t1 o les moissonneurs1 anges de ,dieu1 li]ont en g]be l'ivraie et la jett]ont aux flammes4 ,les s*ismatiques1 les hrtiques ne peuv5t manqu]1 et le *em9 ne s]a jamais sr entre les scorpions et les s]p5ts2 mais t\j\rs p\r excit] et pr\v] les fidles1 l'glise1 notre mre1 v]ra r5atre ceux qui1 s\s le nom de ,*ri/1 ador]ont les ant*ri/s4444 ,enf94444 les hrtiques doiv5t tre cont5us p> la raison plutt que p> la puissance#bjg4 ,note #bje3 ,cela e/ crit dans ,ovide1 ,metam41 ,,iv1 #dbh4 ,note #bjf3 ,de ,doct4 ,*ri/41 ,,iv1 x et xi4 ,note #bjg3 ,introd41 l1 ,,ii1 p4 #ajeb-ajee4 ,ratione potius quam pote/ate eos co]c]i4 ,la discussion ex]ce et claire les fidles2 elle les r5d plus vigilants2 elle les met sur leurs g>des4 ,les sa9ts n\s ont donn l'exemple de raisonn] sur les matires de foi et de p\rsuivre et de combattre les esprits rebelles p> des exemples et des similitudes4 ,si l'on ne doit po9t discut] ce qu'il faut croire1 il ne n\s re/e qu' n\s livr] ceux qui enseign5t le faux comme le vrai#bjh4 ,sa9t ,grgoire a bi5 dit que si l'opration div9e e/ comprise p> la raison1 elle cesse d'tre m]veilleuse1 et que la foi e/ sans mrite1 qu& la raison huma9e lui prte ses preuves#bji4 ,l'on en conclut que ri5 de ce qui app>ti5t la foi ne doit tre s\mis aux inve/igations de la raison1 et qu'il faut croire immdiatem5t l'autorit1 mme dans les *oses qui p>aiss5t le plus loignes de la raison huma9e4 ,mais on peut tr\v] des citations opposes dans les ,pres1 ,jrme1 ,hilaire1 ,augu/91 ,isidore et ,grgoire lui-mme4 ,leur exemple t\s e/ une autorit contraire4 ,comm5t1 d'ailleurs1 clair] un idoltre1 conv]tir un incrdule8 ,dans t\te discussion1 on comm5ce p> p]suad] au nom de la raison4 ,note #bjh3 ,cf4 ,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,iii1 p4 #abfa2 et ,fr4 ,fr]i*s1 ,comm5tat4 ,!o4 crit4 de ,ab4 ,doct4 p4 #h4 ,jana1 #ahbg4 ,note #bji3 ,homil4 ,,xxvi4 ,s4 ,greg4 pap4 ,i4 cogn4 ,magn4 ,op41 t4 ,,ii41 ,p>la1 #agje4 ,cette op9ion de sa9t ,grgoire a t s\v5t cite ci discute4 ,sa9t ,?omas dcide que la raison inductive 7c'e/ son expression7 dim9ue ou dtruit le mrite de la foi1 lorsqu'elle e/ invoque p\r la dt]m9]1 mais non qu& elle s]t l'clair] et l'aff]mir4 7,sec4 sec44 qu4 ii1 a4 #aj7 ,on ne crot po9t une *ose p>ce que ,dieu l'a dite1 on l'accepte p>ce que la raison e/ conva9cue4444 ,tels sont les comm5cem5ts de la foi1 et s'ils n'ont absolum5t aucun mrite1 on ne peut cep5dant dcl>] inutile une foi bi5tt suivie de la *>it1 qui lui donne ce qui lui manque4 ,il e/ crit dans l',ecclsia/ique3 ,qui croit vite e/ lg] de coeur et s]a dim9u4 7,,xix1 #d47 ,celui-l croit vite ou aism5t qui acquiesce sans disc]nem5t et sans prvoyance aux premires *oses qu'on lui dit1 sans en discut] la valeur1 sans savoir s'il convi5t d'y aj\t] foi4444 ,c'e/ s\v5t p\r se consol] de son incapacit1 qu'aprs avoir essay d'enseign] en matire de foi des *oses intelligibles et s'tre tr\v insuffisant1 on recomm&e cette f]veur de foi qui croit aux *oses avant de les compr5dre et de savoir si elles en val5t la pe9e4 ,c'e/ pr9cipalem5t de la nature de la div9it et de la di/9ction des p]sonnes de la ,tr9it qu'on dit qu'elles ne peuv5t tre comprises en cette vie1 et que les compr5dre1 c'e/ prcism5t le p>tage de la vie t]nelle4 ,haec1 e/ autem vita1 aet]na1 ut cognoscam te ,deum v]um et quem misi/i ,jesum ,*ri/um1 et ailleurs3 manife/abo eis meipsum4 7,jean1 ,,xiv1 #ba1 et ,,xvii1 #c47 ,mais autre e/ compr5dre ou croire1 autre e/ connatre ou manife/]4 ,la foi e/ une e/imation des *oses non app>5tes2 la connaissance e/ l'expri5ce des *oses mmes1 grce leur prs5ce4444 ,p5s] qu'on ne peut ds cette vie compr5dre ce qui se dit de la ,tr9it1 c'e/ tomb] dans l'hrsie de ,montanus444 qui veut que les prophtes ai5t p>l dans l'extase1 sans savoir ce qu'ils disai5t4444 ,mais alors ils n'aurai5t pas t des sages1 c> ,salomon dit que le sage compr5d ce qu'il dit du fond du coeur et porte son intellig5ce sur ses lvres4 ,paul veut que l'on compr5ne ce qu'on enseigne1 puisqu'il dit3 ,que celui qui p>le une langue dem&e ,dieu le don de l'int]prt]4 ,t\t le *apitre ,,xiv de la premire ptre aux ,cor9?i5s r\le sur cette ide4 ,c'e/ l qu'il dit que celui qui n'e/ pas int]prte doit se taire dans l'glise ou ne p>l] qu' lui-mme et ,dieu#baj4 ,lorsqu'il p>le de la v]tu de la voix1 qu'ent5d l'aptre1 si ce n'e/ l'intellig5ce de ce que la voix dit1 p\r laquelle elle a t inv5te8444 ,qu'il n'imag9e po9t de p>l] aux hommes1 celui qui e/ incapable d'expliqu] ce qu'il dit2 qu'il s'adresse ,dieu1 qui n'a pas beso9 d'explication1 et qu'il prononce les p>oles d'une confession de foi1 au lieu de pr(r] va9em5t p\r l'in/ruction des hommes des mots incompris4444 ,qu'il cesse de pr*]2 ne pas compr5dre ce qu'on dit1 c'e/ ne le pas savoir2 enseign] alors e/ une impud5ce prsomptueuse4 ,n'c\tez pas ces matres des lettres sa9tes qui enseign5t aux enfants prononc] des mots1 non compr5dre4444 ,lire sans intellig5ce e/ nglig5ce#baa4444 ,qu'y a-t-il de plus ridicule que de voir celui qui veut en in/ruire un autre1 int]rog s'il compr5d ce qu'il enseigne1 rpondre qu'il ne compr5d pas ce qu'il dit ou ne sait ce dont il p>le8 ,quels clats moqueurs euss5t excit *ez les philosophes et les ,grecs *]*eurs de sagesse les aptres pr*ant le fils de ,dieu1 si des le db de leur prdication ils avai5t pu tre rduits la confusion d'av\] qu'ils ne savai5t ce qu'ils devai5t les premi]s pr*] et enseign]6 ,ne prsumons d'ailleurs ri5 de n\s-mmes4 ,la vrit promis le ,sa9t-,esprit qui enseigne4 ,si n\s avons prcdemm5t expos quelques-uns des my/res de ,dieu1 c'e/ lui qui a agi en n\s plutt que n\s-mmes4444 ,il enseigne et n\s compr5ons1 il suggre et n\s exposons ce que n\s ne p\rrions atte9dre p> n\s-mmes1 les my/res de ,dieu et de la ,tr9it4444 ,note #baj3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajef-ajfc4 ,on explique t\t diffremm5t ce v]set1 et ,sacy traduit3 ,s'il n'y a po9t d'int]prte1 que celui qui a se don se taise dans l'glise4 7,i4 ,cor41 ,,xiv1 #bh47 ,note #baa3 ,leg]e et non intellig]e neglig]e e/1 p4 #ajfd4 ,cette maxime e/ extraite de ce recueil de prceptes1 connu s\s le nom de ,di/iques de ,caton1 compos1 dit-on1 au ,i,ie sicle et dont le moy5 ge faisait si gr& ,usage1 les attribuant ,caton d',utique et non ,dionysius ,caton1 que ce d]ni] nom soit ou ne soit pas un pseudonyme4 ,voyez le ,livre des ,prov]bes franais1 p> ,m4 ,l]\x de ,l9ey1 introd41 p4 ,,xiiv4 ,v\s dem&]ez peut-tre quoi ont s]vi tant de traits sur la foi1 s'il subsi/e encore des d\tes auxquels il n'a pas t satisfait2 c\tez ce mot d'un pote3 ,e/ quoddam prodire t5us si non datur ultra4 7,horace47 ,il a suffi aux ,pres de rs\dre les que/ions qu'on agitait alors1 de lev] les d\tes da leur temps et de laiss] leur exemple la po/rit4444 ,cet exemple n\s dit de pr5dre les armes qu& l'ennemi n\s m5ace14444 ,or v\s savez ce que dit encore un pote3 ,nondum libi defait ho/is4 7,luca947 ,ici ,abl>d fait une numration intressante des rc5tes hrsies qui ont port la gu]re civile dans l'glise4 ,jamais1 dit-il1 on n'avait ent5du p>l] d'une si gr&e dm5ce4 ,un de nos contempora9s a t assez ins5s p\r se faire appel] le fils de ,dieu et se faire *ant] comme tel1 et l'on dit que le peuple sduit lui a lev un temple#bab4 ,un autre a d]nirem5t1 en ,prov5ce1 =c les g5s un n\veau baptme1 proscrit la signe vnrable de la croix du ,seigneur et s\t5u qu'on ne doit plus clbr] le sa9t sacrem5t de l'autel#bac4 ,mais des matres mmes en ?ologie sont assis dans la *aire empe/e#bad4 ,un d'eux1 qui enseigne en ,france1 affirme que beauc\p de ceux qui1 sans la foi dans le ,messie1 ont vcu avant son inc>nation1 s]ont sauvs2 que ,notre-,seigneur ,jsus-,*ri/ e/ n dans le se9 d'une femme de la mme manire que les autres huma9s1 sauf qu'il a t conu sans la p>ticipation d'un homme2 et quant l nature de la div9it et la di/9ction des p]sonnes1 il e/ assez prsomptueux dans ses ass]tions p\r avanc] que puisque ,dieu le ,pre eng5dr le ,fils1 is s'e/ eng5dr lui-mme4 ,erreur1 ou plutt hrsie que sa9t ,augu/9 rfute dans le livre ,i] de son ,trait de la ,tr9it4 ,note #bab3 ,tanquelme1 ,tan*eim ou ,tankel9 excita beauc\p de dsordres en ,fl&re et en ,brabant4 ,il avait un p>ti nombreux et mme des soldats4 ,on dit qu'il pr*ait sur la place devant la ca?drale d',anv]s4 ,il fut =tem5t combattu p> sa9t ,norb]t et tu p> un prtre en #aaae4 ,note #bac3 ,le prtre ,pi]re de ,bruis1 suivant ,ne&]4 ,il tait n en ,dauph9 et fut l'auteur de l'hrsie des ptrobusi5s1 combattue p> ,pi]re le ,vnrable4 ,il avait comm5c ses prdications en #aaaj1 et fut brl p> le peuple en #aacj4 7,hi/4 de ,s4 ,b]n42 p4 #bhj4--,mo%elm1 ,hi/4 ,eccl4 ,x,i,ie sicle1 "p4 ,,ii1 c4v47 ,ce tableau des hrsies contempora9es e/ prcieux p\r l'hi/oire ecclsia/ique4 ,abl>d l'a reproduit et un peu dvelopp dans ,sa ,?ologie *rti5ne4 7,introd41 t4 #aa1 p4 #ajff4--,!ol4 ,*ri/41 ,i4 ,,iv1 p4#acad47 ,note #bad3 ,pe/il5ti2 ca!dras4 ,rac9e traduit la *aire empe/e4 ,on dit aussi *aires de pe/il5ce4 ,on croit qu',abl>d veut ici dsign] ,albric de ,reims1 et en effet1 dans sa ,?ologie *rti5ne1 dveloppant sa critique1 il aj\te3 ,le docteur qui se prfre t\s les matres en la div9e criture et qui incrim9e avec vhm5ce ce que d'autres ont dit1 savoir que ri5 n'e/ en ,dieu qui ne soit ,dieu1 po9t que n\s avons concd1 s'g>e bi5 plus gravem5t en pr(essant avec n\s qu'il n'y a ri5 en ,dieu que la sub/ance mme4 ,c> de l il a t p\ss1 je l'ai ent5du en p]sonne1 confess] que ,dieu e/ eng5dr de lui-mme1 p>ce que le ,fils a t eng5dr du ,pre4 ,ceci semble se rapport] bi5 exactem5t l'alt]cation qu'au synode de ,soissons ,abl>d eut sur ce po9t avec son ennemi4 ,qu& il composait l',introduction1 il ne p>lait que p> ou-dire des erreurs d',albric2 mais plus t>d1 lorsqu'il crit la ,?ologie *rti5ne1 il e/ rempli de ses s\v5irs p]sonnels2 il se complat dans les dtails1 et il f9it p> dire avec am]tume3 ,et c'e/ le plus arrogant des hommes qui appelle hrtiques t\s ceux qui ne p5s5t pas comme lui#bae6 ,note #bae3 ,voyez ci-dessus1 p\r cette anecdote1 i4 ,i1 p4#hg1 et la ,!ol4 ,*ri/41 i4 ,,iv1 p4 #ahae4 ,un autre1 en ,b\rgogne1 tablit que les trois proprits1 base de la di/9ction des p]sonnes1 sont trois ess5ces1 di/9ctes tant des p]sonnes mmes que de la nature div9e1 en sorte que la pat]nit1 la filiation1 la procession s]ai5t des *oses diffr5tes de ,dieu mme4 ,c'e/ lui qui n'admet pas que le corps de ,ntre-,seigneur ait pris sa croissance comme celui des autres hommes1 et qui veut qu'il ait eu1 soit au b]ceau1 soit dans le se9 de sa mre1 la mme gr&eur qu'au mom5t o il a t mis en croix4 ,suivant lui encore1 les mo9es et les religieuses1 mme aprs leur pr(ession publique1 mme dans les li5s de la bndiction et de la conscration1 peuv5t contract] m>iage1 et malgr la violation de leur voeu1 leur union ne doit pas tre rompue1 et t\t en re/ant dans les li5s du m>iage1 ils en font pnit5ce4 ,ce docteur1 dit ailleurs ,abl>d1 e/ le compatriote des autres 7eorum patriota7 et un des plus clbres ?ologi5s #baf4 ,note #baf3 ,!ol4 ,*ri/41 i4 ,,iv1 p4 #ahaf4 ,un troisime1 d'un gr& nom1 et qui brille dans un b\rg de l',anj\1 non-seulem5t tablit les proprits des p]sonnes comme autant de *oses diffr5tes1 mais veut que la puissance de ,dieu1 sa ju/ice1 sa misricorde1 sa colre1 enf9 t\t ce que la langage huma9 lui attribue1 soi5t des *oses ou qualits diffr5tes de ,dieu1 comme en n\s-mmes la ju/ice e/ diffr5te de l'homme ju/e4 ,il ralise dans la div9it des =mes ess5tielles a9si que dans la crature1 les multipliant autant que les noms qu'on donne ,dieu1 et cela p>ce que la grammaire a dcid que le nom exprime la sub/ance et la qualit1 et s]t di/ribu] aux sujets corporels les qualits propres ou communes3 comme si1 dit sa9t ,grgoire1 la p>ole cle/e se s\mettait aux rgles de ,donat6 ,un quatrime enf91 qui n'e/ pas sans r5omme1 enseigne au pays de ,b\rges que les *oses p\vant arriv] autrem5t que ,dieu ne les a prvues1 ,dieu peut se tromp]1 ass]tion qui n'a jamais t tolre *ez les ,g5tils les plus infidles4 ,a ce dnombrem5t1 notre c5seur aj\te dans sa ,?ologie deux frres qu'il connat1 qui se compt5t p>mi les plus gr&s matres1 dont l'un prt5d que les mots du ,sacrem5t cons]v5t tonte leur efficace1 quelle que soit la b\*e qui les pr(re1 et qu'une femme peut consacr] en prononant les p>oles du ,seigneur2 l'autre se fie tellem5t ses sy/mes philosophiques qu'il pr(esse que ,dieu n'a aucune priorit d'exi/5ce sur le monde#bag2 sans compt] une quantit innombrable d'autres op9ions dont le rcit me con/]ne t\s les j\rs1 et que le peuple ne peut arrt]1 mme en brlant les g5s dont il peut s'emp>]#bah4 ,voil dans quels t]mes le rationali/e du ,x,i,ie sicle pr\ve la ncessit de donn] une dmon/ration philosophique de la ,tr9it4 ,note #bag3 ,on crot que ces deux frres sont ,b]n>d et ,?i]ry1 deux cl]cs bretons dont ,o?on de ,fris+5 vante la subtilit4 7,voy4 ci-dessus1 i4 ,i1 p4#ajc47 ,note #bah3 ,!ol4 ,*ri/41 p4 #acaf4 ,n\s atteignons cette dmon/ration4 ,c'e/ ici le po9t dang]eux#bai4 ,note #bai3 ,introd41 p4 #ajjg-aajb4 ,dieu e/ indivisible4 ,la puret de la sub/ance div9e n'admet ni accid5ts1 ni =mes1 ni p>ties4 ,elle e/ =me1 dit ,boce1 et ne peut tre s\mise aucune =me#bbj4 ,dieu e/ immutable4 ,/abilisque m55s das cuneta mov]i#bba4 ,note #bbj3 ,booeh41 ,de ,tr9it4 unit4 ,det1 p4 #ei4 ,c'e/ un pr9cipe conv5u que la di/9ction de la =me et de la matire n'e/ pas applicable la div9it4 ,dans ,ari/ote1 la div9it e/ l'acte pur4 ,en disant qu'elle e/ =me1 ,boce ent5d qu'elle a en elle-mme t\te la v]tu de la =me1 c'e/--dire l'ess5ce =matrice4 ,note #bba3 ,boe?41 ,de ,consol4 phil41 i4 ,,iii1 p4 #iah4 ,or1 ma9t5ant1 comm5t dans l'tre simple1 pur1 id5tique1 immutable1 sans accid5t1 sans =me1 concevoir et assign] trois p]sonnes8 ,po9t de multitude relle#bbb2 la sub/ance e/ une4 ,po9t de nombre rel1 ni trois1 ni plusieurs2 la sub/ance e/ simple et indivise4 ,po9t de div]sit2 elle e/ id5tique et inv>iable4 ,comm5t donc admettre la pluralit1 la div]sit des p]sonnes8 ,comm5t une p]sonne diffre-t-elle d'une p]sonne1 sans diffr] de la ,tr9it mme8 ,c'e/ une exposition difficile peut-tre1 impossible mme l'homme1 surt\t qu& on s'ef=ce de satisfaire la raison huma9e1 et qu'on veut1 en exam9ant une *ose p\r en dt]m9] la proprit1 s'appuy] de la comp>aison avec les proprits de la gnralit des *oses4444 ,la nature div9e n'loigne trop de t\tes les autres natures qu'elle a =mes1 p\r que n\s tr\vions dans celles-ci des similitudes conv5ables4 ,les philosophes qui adorai5t le ,dieu inconnu1 ont jug que sa nature dpassait tellem5t la p5se huma9e1 qu'ils n'ont os l'atte9dre ni t5t de la df9ir2 et le plus gr& de t\s1 ,platon1 n'ose dire ce qu'e/ ,dieu1 sa*ant seulem5t que les hommes ne peuv5t savoir quel il e/#bbc4 ,aussi quelques-uns1 voyant qu'on ne p\vait ni le concevoir ni l'exprim]1 l'ont-ils exclu du nombre des *oses1 en sorte qu'ils ont sembl prt5dre que ,dieu n'tait ri54 ,t\te *ose1 en effet1 e/ ou sub/ance1 ou quelqu'une de ces *oses gnrales qu'on appelle prdicam5ts4 ,or comm5t class] ,dieu8 ,aucune *ose1 hormis les sub/ances1 ne peut subsi/] p> elle-mme2 seules les sub/ances exi/5t p> elles-mmes1 seules elles p]svr]ai5t aprs la de/ruction du re/e2 elles subsi/5t en un mot2 elles sont sub/ances1 comme qui dirait subsi/ances4 ,naturellem5t elles sont antrieures aux *oses qui assi/5t1 et non subsi/5t4 ,dieu1 le pr9cipe de l'tre1 ne saurait donc tre au nombre des *oses qui ne sont pas sub/ances4 ,mais la dialectique enseigne que le propre de la sub/ance e/ d'tre1 en re/ant une et la mme1 susceptible d'un c]ta9 nombre de contraires1 ,comm5t cette proprit s]ait-elle compatible avec la nature de ,dieu1 aveu une nature inv>iable1 qui n'admet ni =mes1 ni accid5ts8 ,la conclusion1 c'e/ qu'il ne faut po9t assimil] la maje/ suprme aux natures des *oses di/ribues entre les dix catgories1 et que les rgles et les enseignem5ts de la philosophie ne mont5t po9t jusqu' cette ineffable sublimit4 ,les philosophes doiv5t se cont5t] de s'enqurir des natures cres4 ,encore ne peuv5t-ils suffire les compr5dre et les discut] rationnellem5t4 ,si n\s jugeons difficilem5t des *oses qui sont sur la t]re1 la porte de notre vue1 quel travail n\s faudrait-il p\r atte9dre celles qui sont dans les cieux8 qui les y p\rsuivra8 ,t\t le langage huma9 e/ conu p\r les cratures2 cette p>tie d'oraison la plus ess5tielle de t\tes1 le v]be1 suppose le temps1 qui comm5a avec le monde4 ,a9si1 elle ne peut s'appliqu] qu'aux *oses temporelles4 ,lorsque n\s disons que ,dieu e/ antrieur au monde1 ou qu'il exi/e avant les temps1 que signifi5t ces p>oles1 prises dans un s5s huma91 et comm5t dire que ,dieu a exi/ dans le temps pass avant que le temps n'exi/t8 ,appliques la nature unique de la div9it1 nos locutions doiv5t donc se pr5dre dans un s5s s+uli]4 ,dieu1 qui surpasse t\t1 peut bi5 surpass] le langage des nommes4 ,l'excell5ce de ,dieu e/ au-dessus de l'intellig5ce2 or1 c'e/ p\r l'intellig5ce que les langues ont t faites4 ,comm5t s'tonn] qu'tant au-dessus de la cause1 il soit au-dessus de l'effet8 ,comm5t s'tonn] qu'il transgresse p> sa nature les rgles et les exemples des philosophes1 lui qui s\v5t les casse p> ses oeuvres8 c> les miracles ne se con=m5t pas la physique d',ari/ote#bbd4 ,quoi donc8 celui qui1 au tmoignage de ,job1 ou plutt au tmoignage du ,seigneur1 e/ le seul qui proprem5t soit1 s]ait dmontr n'tre absolum5t ri51 selon la sci5ce des docteurs du sicle6444 ,rem>quez1 mes frres et mes v]beux amis1 fratres et v]bosi amici1 quelle dissonance exi/e entre les traditions div9es et les traditions huma9es1 entre les philosophes *>nels et les philosophes spirituels#bbe1 les lettres sacres et les lettres pr(anes1 et ne condamnez pas en juges tmraires qu& la foi prononce des p>oles dont l'intellig5ce e/ inconnue vos sci5ces1 ,l'homme a inv5t la p>ole p\r manife/] ce qu'il compr5ait1 et comme il ne peut compr5dre ,dieu1 il n'a pas d os] le nomm] de son vrai nom4 ,c'e/ p\rquoi en ,dieu aucun mot ne semble cons]v] son s5s orig9el4 ,t\t ce qu'on dit de lui e/ envelopp de mtaphores et d'nigmes p>aboliques4 ,mais les similitudes que n\s employons ne n\s peuv5t jamais compltem5t satisfaire4 ,cep5dant n\s essai]ons l'oeuvre suivant nos =ces1 p\r n\s db>rass] de l'importunit des pseudo-dialectici5s2 n\s aussi1 n\s avons quelque peu effleur leurs sci5ces1 et n\s n\s sommes assez avanc dans leurs tudes p\r avoir la confiance de p\voir1 avec l'aide de ,dieu1 les satisfaire p> les raisons huma9es1 les seules qu'ils accept5t44444 ,n\s leur apportons les similitudes les plus probables1 les pr5ant dans les arts qu'ils cultiv5t1 et les appropriant leurs objections#bbf4 ,note #bbb3 ,ubi nulla multitudo r]um1 imo p5itus nulla multitudo1 nulla pluralitas1 nulla div]sitas1 quomodo multitudo p]son>um nul ulla e>um div]sitas8 ,p4#ajgj4 ,note #bbc3 ,time1 ,,xxvii--,ab4 ,op41 ,introd41 p4 #ajbf1ajcb1ajcc et #ajdh4 ,note #bbd3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajfg-ajgd4 ,t\t ce passage e/ rem>quable2 mais il la s]ait bi5 davantage si le fond des ides tait entirem5t neuf4 ,on v]ra au *apitre v qu',abl>d inv5te loi trs-peu2 il a du re/e t admis de t\t temps en ?ologie que les di/9ction logiques ne s'appliquai5t pas ou ne s'appliquai5t qu'imp>faitem5t la nature de ,dieu4 ,abl>d adopte cette ?se d'une manire peu prs absolue1 et la rajeunit p> des traits assez heureux4 ,elle e/ re/e admise dans la scola/ique47,p4 ,lomb>d41 ,s5t41 t4 ,i1 di/4 ,,viii4--,s4 ,?om4 ,summ4 ,!ol41 #a1 qu4 ,,iii4--,voyez aussi le ,sic et ,non1 p4 #cg74 ,note #bbe3 ,animales et spirituales philosophos4 ,la di/9ction de l'me et de l'esprit tait usite depuis les premi]s sicles1 et les gno/iques1 p\r dprci] les *rti5s1 les appelai5t des hommes psy*iques 7animales74 ,j'ai traduit p> *>nels p\r tre mieux compris2 mais ce n'e/ pas le s5s vritable1 7,introd41 p4 #ajge47 ,note #bbf3 ,ibid41 p4 #ajgf4 ,ici1 c'e/--dire au *apitre ,,xii du livre ,,ii de l',introduction 7,ab4 ,op41 p4 #ajgg71 l'ouvrage recomm5ce m>*] de cons]ve avec l',epitome 7c4 xi1 p4 #ce72 mais quoiqu'il y ait analogie dans le fond des ides et s\v5t dans l'expression1 ce n'e/ plus un abrg du texte mme que l'on tr\ve dans l',epitome comme prcdemm5t4 #a ,on dem&e d'abord comm5t une sub/ance ou ess5ce une et p]man5te admet cette div]sit de proprits qui con/itue la ,tr9it des p]sonnes8 ,on peut tre diffr5t de trois manires au mo9s4 ,il y a diffr5ce ess5tielle1 qu& l'ess5ce qui e/ ceci n'e/ pas cela1 comme un homme et une ma92 diffr5ce numrique1 qu& les ess5ces sont sp>es de faon p\voir s'additionn] ensemble1 et qu'on peut les compt]4 ,enf91 la diffr5ce de proprit on de df9ition e/ celle de deux *oses qui1 bi5 que dans la mme ess5ce1 ont en propre1 l'une ceci1 l'autre cela1 et doiv5t tre exprimes *acune p> sa df9ition propre4 ,la df9ition e/ propre1 qu& elle exprime ce que la *ose e/ intgralem5t2 a9si1 le corps e/ la sub/ance corporelle4 ,ma9t5ant il y a des *oses qui diffr5t a9si et qui cep5dant ne peuv5t tre opposes l'une l'autre dans une division rgulire4 ,dans l'animal1 le raisonnable et le bipde diffr5t de proprit ou de df9ition2 et cep5dant on ne dit po9t3 les animaux sont ou raisonnables1 ou bipdes2 la mme ess5ce tant ou p\vant tre raisonnable et bipde4 ,de mme 7et t\t ceci e/ emprunt ,boce71 la proposition1 la "q1 la conclusion ont une df9ition propre1 et la dialectique les di/+ue p> leurs proprits2 cep5dant elles ne sont qu'une1 en ce s5s que ce que l'on pose1 ce que l'on traite et ce que l'on conclut1 sont on peuv5t tre une seule et mme proposition#bbg4 ,on peut donc trs-bi5 concevoir une *ose qui soit et demeure une ess5tiellem5t et numriquem5t1 et dans laquelle se tr\v5t des proprits con/ituant une diffr5ce1 non pas numrique1 mais de df9ition1 et telle que les mmes *oses reoiv5t des noms diffr5ts2 c> c'e/ une rgle de dialectique3 ,les *oses dont les t]mes diffr5t sont diffr5tes1 ,p> exemple1 un homme e/ sub/ance1 corps1 anim1 s5sible1 puis raisonnable et mortel1 puis il peut tre blanc1 crpu1 et sujet mille accid5ts1 et malgr tant de diffr5ces de proprits qui suppos5t autant de df9itions diffr5tes1 il e/ numriquem5t et ess5tiellem5t le mme4 ,il peut mme encore1 en sus de ces prdicats1 tre le sujet de div]ses relations2 p> exemple1 pre et fils4 ,de mme1 en ,dieu1 quoique ,pre1 ,fils et ,sa9t-,esprit ai5t la mme ess5ce1 autre e/ la proprit du ,pre en tant qu'il eng5dre1 autre la proprit du ,fils en tant qu'il e/ eng5dr1 autre celle du ,sa9t-,esprit en tant qu'il procde4 ,obs]vez qu'on ne dit pas qu'il y ait une similitude complte1 mais qu'on en peut induire une p>tielle3 autrem5t1 on ne p>l]ait pas de similitude1 mais d'id5tit4 ,note #bbg3 ,cf4 ,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,iii p4 #abha4 ,on a signal ces passages comme tant de ceux qui annul5t le my/re de la ,tr9it1 en rduisant les trois p]sonnes qui les compos5t des po9ts de vue d'une mme *ose4 ,la repro*e1 qui peut dire ju/e dans l'ensemble1 n'e/ pas ici p>faitem5t ,applicable4 ,dans cet endroit1 l'on ne veut pr\v] qu'un po9t trs-gnral2 c'e/ que la diffr5ce de df9ition ou de proprit n'exclut pas l'id5tit d'ess5ce2 et on en donne des exemples1 mais non comme quival5ts1 ou mme comme similitudes de la ,tr9it4 ,on v]ra plus t>d si ,abl>d rduit en effet la diffr5ce des p]sonnes div9es tre une diffr5ce de ,df9ition du mme sujet1 ni plus ni mo9s1 et enf9 si ses comp>aisons sont prs5tes comme des assimilations4 7,c\s91 ,ouvr1 9d41 ,introd41 p4 cxcviii4--,voyez ci-aprs c1 iv47 #b ,autre analogie4 ,les grammairi5s di/+u5t trois p]sonnes1 la premire qui p>le1 la seconde qui l'on p>le1 la troisime dont on p>le2 c'e/ une diffr5ce de proprits4 ,la premire p]sonne e/ comme le pr9cipe1 l'orig9e et la cause de t\tes les autres2 la premire et la seconde sont le pr9cipe de la troisime4 ,en effet1 il faut une premire p]sonne qui p>le1 p\r qu'il y en ait une seconde qui l'on p>le1 et sans les deux premires1 comm5t y en aurait-il une troisime de qui elles p>l5t8 ,cep5dant le mme tre peut tre t\r t\r et simultanm5t les trois p]sonnes1 bi5 qu'en tant que p]sonne grammaticale l'une ne soit pas l'autre4 #c ,les *oses en gnral se compos5t de matire et de =me4 ,l'aira91 p> exemple1 e/ une *ose dont l'opration d'un arti/e fait un sceau1 en y ciselant l'image royale1 et le sceau s'imprime dans la cire p\r scell] les lettres4 ,l'aira9 e/ la matire1 la figure royale e/ la =me4 ,le sceau e/ ess5tiellem5t aira91 mais les proprits de l'aira9 et du sceau sont si diffr5tes que le propre de l'un n'e/ pas le propre de l'autre1 et malgr une mme ess5ce1 on doit dire que le sceau e/ d'aira9 et non l'inv]se3 l'aira9 e/ la matire du sceau1 non le sceau celle de l'aira92 l'aira9 d'ailleurs ne peut tre la matire de lui-mme1 quoiqu'il soit celle du sceau1 qui lui-mme e/ aira94 ,le sceau1 une fois fait1 e/ propre scell]1 quoiqu'il ne scelle pas actuellem5t4 ,lorsqu'il s'imprime dans la cire1 il y a dans la cire trois *oses div]ses de proprit1 savoir3 l'aira91 le sceau1 ou ce qui e/ propre scell] 7sigillabile71 et le scellant 7sigillans72 le propre scell]1 ou le sceau1 e/ fait d'aira91 et le scellant rsulte de l'aira9 et du sceau4 ,t\tes ces proprits div]ses sont dans une mme ess5ce4 ,en rapportant1 dit ,abl>d1 ces di/9ctions en de ju/es proportions la ,tr9it1 n\s p\vons rfut]1 p> les raisonnem5ts philosophiques1 les pseudo-philosophes qui n\s infe/5t4 ,comme le sceau d'aira9 e/ d'aira91 comme il e/ en quelque sorte eng5dr de l'aira91 a9si le ,fils ti5t l'tre de la sub/ance de ,dieu le ,pre et c'e/ p\r cela qu'il e/ dit eng5dr4 ,on a vu que t\te sagesse e/ puissance1 puissance de rsi/] ou d'*app] l'ignorance et l'erreur2 a9si la sagesse e/ une c]ta9e puissance1 comme le sceau d'aira9 e/ un c]ta9 aira94 ,suivant cette similitude1 la sagesse ti5t son tre de la puissance comme le sceau de l'aira91 comme l'espce du g5re1 le g5re tant comme la matire de l'espce4 ,le sceau exige ncessairem5t que l'aira9 exi/e1 la sagesse div9e1 exige ncessairem5t que la puissance exi/e2 mais p\r les deux cas1 la rciproque n'e/ pas vraie4 ,comme l'aira91 en effet1 s]t au sceau et d'autres *oses1 la puissance s]t disc]n]1 mais aussi opr]1 et comme le sceau d'aira9 e/ dit tre de la sub/ance ou de l'ess5ce de l'aira91 puisqu'il e/ un c]ta9 aira91 la div9e sagesse e/ dite de la sub/ance de la div9e puissance1 puisqu'elle e/ une c]ta9e puissance1 ce qui revi5t dire que le ,fils e/ de la sub/ance du ,pre ou qu'il e/ eng5dr p> lui4 ,les philosophes disai5t1 en effet1 que l'espce e/ eng5dre ou cre du g5re en ce s5s qu'elle en ti5t l'tre2 il ne s'ensuit pas ncessairem5t que le g5re prcde ses espces dans le temps ou p> l'exi/5ce1 c> jamais le g5re n'arrive l'exi/5ce qu'en quelque espce2 il n'y a po9t d'animal qui exi/e sans tre ou raisonnable ou dnu draison4 ,il e/ de la nature de c]ta9es espces d'exi/] simultanm5t avec leurs g5res1 comme la quantit et l'unit1 ou le nombre et le b9aire#bbh2 de mme1 la sagesse div9e1 quoiqu'elle ti5ne t\t de la div9e puissance1 n'a po9t t prcde p> elle1 ,dieu ne p\vant aucunem5t tre sans sagesse4 ,note #bbh3 ,dialect41 p>a4 ,i1 ,i4 ,,ii1 p4 #agh et #ahh4 ,on a galem5t comp> la ,tr9it au soleil1 qui n'e/ ni la spl5deur ni la *aleur1 la spl5deur tant comme le ,fils1 la *aleur comme le ,sa9t-,esprit1 et ,abl>d p5se que p\r dsign] la ,tr9it1 ,platon s'e/ s]vi de cette comp>aison#bbi4 ,mais comme1 suivant les philosophes1 ce n'e/ pas la sub/ance mme du soleil qui e/ sa spl5deur et sa *aleur1 et comme la *aleur ne vi5t pas la fois du soleil et de la spl5deur1 cette comp>aison n'e/ pas suffisamm5t exacte4 ,il y a une comp>aison plus familire qu',anselme de ,cantorb]y a prise sa9t ,augu/9#bcj1 celle de la s\rce1 du ruisseau et du lac4 ,mais cette similitude e/ dfectueuse p> rapport a l'id5tit de sub/ance des trois p]sonnes3 l'eau de la s\rce1 du ruisseau et du lac n'e/ la mme que successivem5t1 et aucune succession de temps ne peut tre admise entre les p]sonnes t]nelles de la ,tr9it#bca4 ,note #bbi3 ,je ne vois pas cette comp>aison dans le ,time2 mais elle e/ frqu5te dans les ,alex&r9s4 ,note #bcj3 ,s4 ,aug41 ,de fid4 et se ,symb41 c4 ,,viii4--,s4 ,ans41 op4 ,lib4 de fid4 ,tr941 c4 ,,viii1 p4 #dh4 ,note #bca3 ,introd41 p4 #ajgg-ajhd4 ,cf4 ,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,iv1 p4 #acaj4 ,a la gnration du ,fils il faut ma9t5ant comp>] la procession4 ,le ,sa9t-,esprit1 c'e/ la bont2 la bont ou *>it n'e/ pas en ,dieu puissance ou sagesse4 ,elle suppose deux t]mes1 nul n'a de *>it env]s soi-mme4 ,dieu procde1 c'e/--dire s't5d en quelque sorte p> l'am\r v]s ce qu'il aime4 ,aussi1 quoique le ,fils soit du ,pre autant que le ,sa9t-,esprit1 l'un e/ eng5dr1 l'autre procde2 la diffr5ce1 c'e/ que celui qui e/ eng5dr e/ de la sub/ance du ,pre1 la sagesse tant une c]ta9e puissance1 t&is que l'affection de la *>it app>ti5t plus la bont de l'me qu' sa puissance44444 ,quoique beauc\p de docteurs ecclsia/iques s\ti5n5t que le ,sa9t-,esprit e/ aussi de la sub/ance du ,pre1 e'e/--dire qu'il e/ tellem5t p> le ,pre qu'il e/ de seule et mme sub/ance avec lui1 il n'e/ pas proprem5t de la sub/ance du ,pre2 on ne doit p>l] a9si que du ,fils#bcb4 ,l',esprit1 quoique de mme sub/ance avec le ,pre et le ,fils1 d'o la ,tr9it e/ dite hom\sios1 c'e/--dire d'une seule sub/ance1 n'e/ pas1 proprem5t p>l]1 de la sub/ance du ,pre ou du ,fils1 il faudrait qu'il en ft eng5dr1 et il en procde seulem5t#bcc4 ,note #bcb3 ,la di/9ction e/ un peu ardue41 ,le ,sa9t-,esprit a la mme sub/ance que le ,pre1 ,grec3 omo\sion1 il procde de la sub/ance du ,pre1,grec3 ek ts ousias t\ patros444 ekpor5om5on 7,damasc41 ,de ,fid41 t4 ,i1 c4 ,,viii47 ,cep5dant il n'e/ pas de la sub/ance du pre1 ,grec3 ek ts ousias2 il e/ sub/antiae non ex su/antia ,la v]tu de la p>ticule1 ,grec3 ek e/ rs]ve celui qui e/ eng5dr1 au ,fils4 ,c'e/ l une subtilit v]bale et gratuite4 ,sa9t ,b]n>d s'en e/ indign2 et le ,p4 ,pelau la condamne4 7,dogm4 ,!ol41 t4 ,,ii1 ,i4 ,,vii1 c4 ,,xiii1 p4 #gcf47 ,il dit au re/e que c'e/ une des erreurs repro*es ,origne4 ,note #bcc3 ,introd41 ,t4 ,,ii1 p4 #ajhj4 ,abl>d insi/e =tem5t sur la diffr5ce de la procession la gnration4 ,mais si la gnration n'a jamais t applique au ,sa9t-,esprit1 la procession l'a t au ,fils4 ,selon sa9t ,?omas d',aqu91 il y a deux processions dans la ,tr9it1 le ,fils et le ,sa9t-,esprit procd5t4 7,sam4 ,!ol41 ,i1 quae/1 ,,xxviii47 ,les deux citations directes que l'on donne l'appui1 sont p\r le fils3 ,ego ex ,deo processi 7,johan4 ,,viii1 #db71 et p\r le ,sa9t-,esprit3 ,spiritum v]itatis qui a patre proc$it 7id4 xv1 #bf74 ,mais p\r processi le grec porte ,grec3 exlzon et p\r proc$it1 ,grec3 ekporsu/ai ,je suis sorti1 dit ,sacy dans un cas2 le ,sa9t-,esprit qui procde1 dit-il dans l'autre4 ,il ne semble donc pas que dans la phrase o le ,fils p>le de lui-mme1 le mot processi doive avoir le s5s spcial et sacram5tal que la ?ologie atta*e la procession du ,sa9t-,esprit4 ,si en effet la procession tait commune deux p]sonnes de la ,tr9it1 elle s]ait le g5re1 et la gnration s]ait l'espce1 et la difficult s'accrotrait de di/+u] l'un de l'autre4 ,il vaut mieux t5ir p\r di/9ctes la gnration et la procession1 et qu'elles soi5t les deux espces d'un g5re inconnu4 ,il e/ dit que le ,sa9t-,esprit procde du ,pre et du ,fils1 p>ce que t\te volont de bont et d'am\r dans la div9it entrane le p\voir de faire et de bi5 faire ce qu'elle veut1 ou la puissance et la sagesse4 ,le sceau ti5t l'tre de l'aira91 et le scellant de l'aira9 et du sceau2 mais le sceau e/ surt\t dans la =me de l'image qui y e/ grave4 ,a9si le ,fils seul e/ dit tre dans la =me de ,dieu1 et la figure de sa sub/ance #bcd1 en l'image mme du ,pre2 il lui e/ uni d'une telle p>5t1 p\r a9si dire1 qu'il e/ non-seulem5t de mme sub/ance1 mais de sa sub/ance mme4 ,puis1 comme le sceau procde1 c'e/--dire entre dans un autre1 ou s'imprime dans un corps m\ p\r lui donn] la =me de l'image qui tait dj dans sa sub/ance1 le ,sa9t-,esprit se communique n\s p> la di/ribution de ses dons1 et il y re=me l'image efface de ,dieu #bce4 ,note #bcd3 ,jsus-,*ri/1 dit sa9t ,paul1 qui ayant la =me et la nature de ,dieu1 ,grec3 en morph ,!\1 n'a po9t cru que ce ft p\r lui une usurpation d'tre gal ,dieu4 7,phil4 ,,ii1 #f4 ,trad4 de ,sacy47 ,b]gi] veut qu'on traduise3 tant une p]sonne div9e4 7,art4 ,tr9it1 sec4#a47 ,quant ces mots1 figura sub/antiae ejus 7,hb4 ,i1 #c471 ,bossuet les traduit a9si3 ,le fils de de ,dieu e/ le c>actre et l'empre9te de sa sub/ance4 ,et il en induit la comp>aison avec l'empre9te du sceau grave dans la cire4 7lv4 sur les ,my/41 sem ,,ii1 lv4 ,,iii47 ,note #bce3 ,abl>d dans le texte rsume ici en t]mes =mels et sci5tifiques la comp>aison avec le sceau d'aira94 ,il en rsulte qu'a9si que le matri e/ de sa matire et que le sceau e/ d'aira91 la sagesse div9e ti5t l'tre de la puissance div9e1 ex div9a pot5tia esse habet 7p4 #ajhh72 en sorte qu'il y a id5tit de sub/ance1 mais non de proprit1 entre les deux p]sonnes4 ,on peut donc et on ne peut pas dire3 le ,pre e/ le ,fils1 le ,fils e/ le ,pre1 comme on peut dire que le sceau e/ aira91 sigillum e/ res1 et l'inv]se2 il ne faut seulem5t que bi5 s'ent5dre4 ,au re/e ce po9t n\s p>at plus sagem5t trait dans la ?ologie *rti5ne 7t4 ,,iv1 p4 #acaa74 ,les ,grecs1 p\r ni] la d\ble procession1 s'appui5t sur ces mots de l'criture3 ,l',esprit qui procde du ,pre4 7,jean1 xv1 #bf47 ,ri5 de plus4 ,mais t\t ce qu'il faut croire n'e/ pas dans les livres canoniques2 on n'y lit po9t que les p]sonnes de la ,tr9it soi5t cot]nelles et cogales1 et que *acune d'elles soit ,dieu2 on n'y lit po9t que ,pilate s'appelt ,ponce1 ou que l'me du ,*ri/ ft desc5due aux enf]s4 ,beauc\p de *oses ncessaires la foi ont t depuis l'vangile aj\tes p> les aptres et les hommes apo/oliques2 p> exemple1 la virg9it de la mre du ,seigneur p]ptuellem5t cons]ve aprs la naissance du ,*ri/#bcf4 ,le dogme ca?olique de la d\ble procession n'e/ pas dnu d'autorits graves1 mois rappelez-v\s seulem5t cette ?orie philosophique de ,platon3 ,dieu e/ semblable un gr& arti/e1 il prmdite t\t ce qu'il fait1 et sa p5se devance son oeuvre4 ,dans l'esprit div9 sont ces ides1 types et modles qu'il ralise ensuite1 ses ouvrages n'tant que l'accomplissem5t des conceptions de l'intellig5ce div9e2 or t\t accomplissem5t1 t\t effet app>ti5t au ,sa9t-,esprit4 ,l',esprit procde donc du ,fils1 puisque les oeuvres de la bont de ,dieu doiv5t d'abord avoir pass p> sa provid5ce t]nelle4 ,a9si ,dieu e/ la premire cause1 il tire de lui-mme son intellig5ce ou son ,v]be1 et de ,dieu et du ,v]be procde l'me4 ,l',esprit1 ,spiritus1 vi5t comme une spiration univ]selle1 t\te me1 anima1 anime2 aussi e/-il dit que le ,sa9t-,esprit vivifie2 il e/ l'me des mes1 il e/ l'esprit t]nel qui anime dans le temps1 qui anime le monde2 il e/ a9si l'me temporelle du monde4 ,platon et les si5s1 ne considrant l'esprit que comme me1 ont cru qu'il tait cr et non pas t]nel4 ,sa9t ,jean lui-mme dit que le ,v]be a t\t fait1 t\t cr1 sans m5tionn] le ,sa9t-,esprit2 il semble ne rs]v] l't]nit qu' ,dieu et au ,v]be1 n\velle preuve de ce qu'a rem>qu sa9t ,augu/9 que le comm5cem5t de son vangile e/ t\t rempli de la langue platonici5ne#bcg4 ,note #bcf3 ,cette rem>que sur la diffr5ce de la foi de l'glise la foi vanglique p\rrait avoir de gr&es consqu5ces4 ,mais cette poque on tait si lo9 de tir] de l'exam5 les consqu5ces de l'incrdulit que ce message ,n'a po9t t relev p> les c5seurs4 ,quant aux exemples cits1 n\s devons dire que le texte de l'criture concorde avec le dogme1 se prte l'enseignem5t de l'glise sur la ,tr9it plutt qu'il n'tablit ce dogme =mellem5t et 9 t]m9is2 et c'e/ ce que veut dire ,abl>d4 ,il se ,trompe relativem5t ,pilate4 ,si son prnom manque dans trois vangli/es1 on le tr\ve dans sa9t ,ma?ieu 7xxvii1 #b74 ,quant a la desc5te de ,jsus-,*ri/ aux enf]s1 elle e/ atte/e p> le ,symbole2 mais l'vangile n'en p>le pas4 ,on l'induit seulem5t de deux v]sets de la premire ptre de sa9t ,pi]re3 ,dieu tant mort en sa *air1 mais tant ressuscit p> l'esprit1 p> lequel aussi il alla pr*] aux esprits qui tai5t ret5us en prison1 7ni1 #ah et #ai47 ,quant la virg9it p]ptuelle de ,m>ie1 aprs la naissance ,du ,sauveur1 l'criture se tait4 ,les prote/ants ont mme s\t5u que le texte de c]ta9s passages y tait contraire4 ,mais c'e/ un po9t que l'glise a dcid il y a longtemps1 contre les bionites4 ,note #bcg3 ,l'op9ion de ,platon sur l'me du monde e/ exprime dans le ,time3 ,dieu mit l'intellig5ce dans l'me1 l'me dans le corps1 et il organisa l'univ]s de manire ce qu'il ft p> sa con/itution mme l'ouvrage ,le plus beau et le plus p>fait4 ,a9si on doit admettre comme ,vraisemblable que ce monde e/ un animal vritablem5t d\ d'une me et d'une intellig5ce p> la provid5ce div9e4 7,trad4 de ,c\s91 t4 ,,xii1 p4 #abj1 voyez aussi p4 #abe1 #abh1 #acd1 #aif47 ,l'ide de considr] la doctr9e de l'me du monde comme un press5tim5t ou mme une expression du dogme du ,sa9t-,esprit n'e/ pas n\velle4 ,eusbe1 qui un des premi]s a comp> a la ,tr9it *rti5ne la tr9it platonique1 croit que la troisime p]sonne de celle-ci e/ l'me du monde 7,proep4 evangel4 ,,ii74 ,fr]i*s dit que l'op9ion d',abl>d se tr\va dj dans ,?ophile d',antio*e 7,ad ,amolyc41 ,i1 #h4---;,comm5tat4 de ,ab4 ,doct41 p4 #ag74 ,bde la rappelle sans la condamn] 7,elem4 philos41 ,i4--,op4 omn41 t4 ,,ii1 p4 #bjh74 ,voyez sur t\t cela les notes sur le ,time de ,m4 ,h4 ,m>t9 7t4 ,i1 note #bb1 et t4 ,,ii1 note #bi74 ,au re/e ,abl>d1 comme on l'a dj vu 7t4 ,i1 p4 #dje71 a rtract =mellem5t cette op9ion 7,dial41 p4 #dge71 et c'e/ encore une preuve que l',introduction e/ antrieure la ,dialectique4 ,dans la ,?ologie *rti5ne1 l'adoption de la p5se de ,platon comme id5tique la foi dans le ,sa9t-,esprit e/ encore plus explicite 7l4 ,i1 p4 #aage1 #aahg4--l4 ,,iv1 p4 #accf74 ,dans l',hexam]on1 le ,sa9t-,esprit e/ prs5t1 non comme l'me du monde1 mais comme le pr9cipe d'o vi5t t\te me1 d'o vi5t t\t ce qui anime les tres vivants4 ,c'e/ ,dieu en tant que crateur de l'animation 7,hexam41 p4 #acfg74 ,et telle tait bi5 la p5se d',abl>d2 mais1 ne se r5dant pas un compte =t exact de cette p5se1 il n'en pr(essait pas mo9s du fond du coeur la foi en la div9it du ,sa9t-,esprit4 ,le ,sa9t-,esprit tant conu comme l'am\r env]s les cratures1 et celles-ci n'tant pas ncessaires1 on a pu cra9dre qu'un d\te s'levt sur la ncessit de l'exi/5ce du ,sa9t-,esprit2 de l cette op9ion plausible que le ,pre aime le ,fils1 que le ,fils aime le ,pre1 et que de cette *>it ineffable et mutuelle rsulte le ,sa9t-,esprit4 ,mais qu& les cratures ne s]ai5t pas ncessaires1 l'am\r de ,dieu p\r elles le s]ait comme tant dans sa nature3 sa bont e/ un attribut indfectible4 ,cela suffit4 ,sans tre ni mo9dre ni plus gr&e1 elle e/ p>faite1 et ,ton ne saurait admettre que le ,pre donne son am\r au ,fils et le ,fils au ,pre3 ri5 ne peut tre donn celui qui ri5 ne peut manqu]#bch4 ,note #bch3 ,introd41 p4 #ajhi-aajb4--;,cette f9 du livre ,,ii de l',introduction rpond celle du *ap4 ,,xix de l'epitome 7p4 #ea74 ,le troisime livre de l',introduction la ,?ologie a p\r objet d'appr(ondir la connaissance de la div9it1 en claircissant t\s les po9ts difficiles p> les raisons les plus vraisemblables et les plus dignes 7hone/issimis71 af9 que la p]fection du s\v]a9 bi51 mieux connue1 inspire un plus vif am\r4 ,jusqu'ici n\s avons df5du notre pr(ession de foi1 il faut ma9t5ant la dvelopp]4 ,i4 ,mais d'abord la sublimit div9e peut-elle tre l'objet des re*]*es de l'huma9e raison1 et le ,crateur peut-il p> elle se faire connatre de sa crature8 ou bi5 faut-il que ,dieu se manife/e p> quelque signe s5sible1 soit en envoyant un ange1 soit en app>aissant s\s la =me d'un esprit8 ,c'e/1 en effet1 a9si que le ,crateur invisible s'e/ visiblem5t rvl dans le p>adis t]re/re4 ,mais le propre de la raison e/ de fran*ir le s5s1 d'atte9dre les *oses ins5sibles2 plus une *ose e/ de nature subtile et suprieure au s5s1 plus elle e/ du ressort de la raison et doit provoqu] l'tude de la raison4 ,c'e/ p> la raison pr9cipalem5t que l'homme e/ l'image de ,dieu1 et il n'e/ ri5 que la raison doive tre plus propre concevoir que ce dont elle a reu la ressemblance4 ,il e/ facile de conclure des semblables aux semblables1 et *acun doit connatre aism5t p> l'exam5 de soi-mme ce qui a une nature semblable la si5ne4 ,si d'ailleurs le sec\rs des s5s p>at ncessaire1 si l'on veut s'lev] du s5sible l'intelligible1 re/e le spectacle admirable de la cration et de l'ordonnance univ]selle4 la qualit de l'ouvrage1 n\s p\vons jug] de l'indu/rie de l'ouvri] abs5t4 ,,ii4 ,le g\v]nem5t du monde1 qui atte/e l'exi/5ce de ,dieu1 pr\ve galem5t son unit2 c'e/ ce qui ressort de l'h>monie de l'ensemble4 ,dieu e/ le s\v]a9 bi51 le s\v]a9 bi5 e/ ncessairem5t unique2 ,dieu e/ conu comme p>fait1 c'e/--dire qu'il suffit t\t p> lui-mme1 ou qu'il e/ t\t-puissant2 or1 s'il suffit1 un autre crateur ou recteur s]ait sup]flu4 ,qu'on ne dise pas que si le bi5 e/ bi51 la multiplication du bi5 e/ mieux1 et qu'a9si ,dieu tant le s\v]a9 bi51 il vaut mieux qu'il soit multiple qu'unique2 cela conduirait une inf9it de dieux1 inf9it qui *app]ait alors la sci5ce de ,dieu mme4 ,il cess]ait d'tre le bi5 suprme1 c> il y aurait quelque *ose de plus gr& que lui3 la multitude des dieux s]ait au-dessus d'un de ces dieux4 ,la r>et en t\te *ose aj\te au prix1 et il y a plus de gloire tre unique4 ,c'e/ une des conditions de la p]fection de ,dieu que sa s+ul>it4 ,a ces motifs1 il faut aj\t] les raisons morales1 ce qu',abl>d appelle les raisons honntes2 elles val5t mieux que les raisons ncessaires1 c> ce qui e/ honnte n\s plat et n\s attire4 ,la consci5ce suggre t\s qu'il vaut mieux que t\t soit g\v]n p> une intellig5ce que p> le has>d4 ,quelle sollicitude n\s re/]ait-il p\r les bonnes oeuvres1 si n\s ne savions qu'il exi/e1 ce ,dieu que n\s vnrons p> la cra9te et l'am\r8 ,quelle esprance refrn]ait la malice des puissants ou les p\ss]ait bi5 faire1 si la croyance dans le plus ju/e et le plus puissant de t\s les tres tait va9e8 ,accordons que des argum5ts d'une vrit ncessaire n\s fiss5t dfaut p\r f]m] la b\*e l'incrdule op9itre1 ne s]ions-n\s pas en droit de l'accus] d'une odieuse impud5ce8 c> il re/]ait du mo9s qu'il ne peut dtruire ce qu'il attaque1 et qu'il a contre lui l'honntet et l'utilit4 ,d'un ct1 po9t de dmon/ration rig\reuse1 soit1 mais de nombreuses raisons2 et de l'autre ct1 pas une raison4 ,si v\s en croyez l'autorit des hommes qu& il s'agit de *oses occultes1 de ces rgions du ciel que v\s ne p\vez explor] p> l'expri5ce1 si v\s v\s croyez alors c]ta9s de quelque *ose1 p\rquoi ne pas cd] la mme autorit1 qu& il s'agit de ,dieu1 l'auteur de t\t#bci8 ,note #bci3 ,introd41 t4 ,,iii1 p4 #aajb-aajh4 ,,iii4 ,le ,dieu unique e/ t\t-puissant2 mais s'il e/ t\t-puissant1 d'o vi5t qu'il ne peut pas t\t8 ,n\s p\vons des *oses qu'il ne peut pas2 n\s p\vons m>*]1 p>l]1 s5tir1 t\tes *oses qui ne sont pas dans la nature de ,dieu1 puisque sa sub/ance e/ incorporelle4 ,mais d'abord t\tes ces *oses1 qui ne s]v5t ni l'avantage ni la dignit1 atte/5t-elles une puissance vritable8 ,e/-ce impuissance de ,dieu que de ne p\voir p*] comme n\s8 ,l'homme peut m>*]1 p>ce qu'il en a beso94 ,cette facult manife/e en n\s un dfaut plutt qu'une puissance2 d'ailleurs t\t ce que n\s faisons ne doit-il pas tre attribu la puissance de celui qui se s]t de n\s comme d'in/rum5ts et fait en quelque sorte t\t ce qu'il n\s fait faire8 ,a9si1 quoiqu'il ne puisse m>*]1 il fait que n\s m>*ions2 il peut donc t\t1 non qu'il puisse excut] t\tes les actions1 mais p>ce que s'il veut qu'une *ose se fasse1 ri5 ne peut rsi/] sa volont4 ,t\tefois1 si l'on admet qu'il fait t\t ce qu'il veut1 comme il veut que t\s les hommes soi5t sauvs 7,i ,tim1 ,,ii1 #d71 il faut pr(ess] le salut univ]sel4 ,c'e/ qu'il a deux manires de v\loir3 il veut dans l'ordre de sa provid5ce1 et alors il dlibre1 dispose1 in/itue ce qui po/rieurem5t s'accomplit2 ou bi5 il veut s\s la =me de l'exhortation et de l'approbation1 c'e/--dire qu'il in/ruit les hommes des *oses que p> sa grce il rcomp5se2 a9si il les exhorte au salut1 mais peu lui obiss5t4 ,il veut la conv]sion du p*eur1 c'e/--dire qu'il lui fait connatre ce qu'il veut rcomp5s]2 il promet sa grce1 il annonce les *tim5ts1 il rvle sa volont et n\s laisse le so9 de l'accomplir4 ,dieu peut-il plus et mieux qu'il ne fait8 ,les *oses qu'il fait1 p\rrait-il r5onc] les faire8 ,l'affirmative ou la ngative n\s expose de gr&es anxits2 la premire t]ait beauc\p sa s\v]a9e bont3 s'il ne fait pas un bi5 qu'il peut faire1 ou s'il r5once un bi5 qu'il devait faire1 il e/ jal\x ou inju/e4 ,mais la p>faite bont de ,dieu e/ hors de "q1 d'o la consqu5ce que t\t ce que fait ,dieu e/ aussi bon que possible4 ,il n'e/ ri5 qu'il ne fasse ou qu'il n'omette1 si ce n'e/ p\r une cause excell5te et raisonnable1 encore qu'elle n\s soit inconnue2 il fait une *ose1 non p>ce qu'il la veut1 mais il la veut p>ce qu'elle e/ bonne4 ,il n'e/ po9t de ceux dont il e/ crit3 ,hoc volo1 sic jubeo1 sit pro ratione voluntas4 ,ce qu'il fait ou ce qu'il ab&onne1 il y a une ju/e cause de le faire ou de l'ab&onn]2 d'o il rsulte que ce qu'il fait il faut qu'il le fasse1 c'e/--dire qu'il e/ ju/e de le faire1 et ce qu'il e/ ju/e de faire1 il s]ait inju/e de ne le pas faire4 ,qu& il s'agit de ,dieu1 l o n'e/ pas le v\loir manque le p\voir4 ,dieu tant de nature immutable1 immutable e/ sa volont2 il en rsulte que ,dieu ne peut faire que ce qu'il fait4 ,de l quelques difficults4 ,en effet un homme qui doit tre damn peut tre sauv4 ,s'il ne le p\vait1 c'e/--dire s'il ne p\vait faire les *oses qui lui vaudrai5t le salut1 il ne s]ait plus responsable2 ,dieu ne lui aurait po9t prescrit ce qu'il ne p\rrait excut]2 mais si1 grce ses oeuvres1 il peut tre sauv1 =ce e/ de reconnatre que ,dieu peut sauv] celui qui p\rtant ne doit jamais tre sauv4 ,p5sez-v\s1 disait ,notre-,seigneur ses aptres1 que je ne puisse pas pri] mon ,pre1 et qu'il ne m'env]rait pas aussitt d\ze lgions d'anges#bdj8 ,cette p>ole signifie que ,dieu le p\rrait s'il le v\lait1 mais il ne l'aurait v\lu1 et le ,*ri/ ne l'aurait dem& que si c'et t ju/e et raisonnable4 ,ne concluez donc pas que ,dieu puisse faire ce qu'il ne fait jamais2 ce qu'il ne fait jamais e/ *ose qu'il ne faut pas faire4 ,s'il n'emp*e pas le mal1 e/-ce dire qu'il cons5te au p*8 non1 c'e/ qu'il e/ bon que le mal mme ait lieu2 n'e/-il pas ncessaire que les sc&ales arriv5t8 ,j'e/ime donc1 bi5 que cette op9ion ait peu de sectateurs1 bi5 qu'elle s'c>te beauc\p de c]ta9s passages des sa9ts1 et mme un peu de la raison1 que ,dieu ne peut faire que ce qu'il convi5t qu'il fasse1 et de ce qu'il convi5t qu'il fasse1 il n'y a ri5 qu'il omette de faire2 d'o il rsulte qu'il ne peut faire que ce qu'il fait rellem5t4 ,note #bdj3 ,ma?4 xxvi1 #ec4 ,cette citation e/ usite dans cette "q4 ,elle s]t de texte ,fnelon p\r combattre dans ,malebran*e des ides qui rappell5t celles d',abl>d4 7,ref4 du ,sy/4 du ,p4 ,malebran*e1 c4 v47 ,probablem5t l'exemple avait dj t cit p> sa9t ,augu/94 ,on oppose que n\s1 qui lui sommes si infrieurs en puissance1 n\s p\vons faire ce que n\s ne faisons pas1 ab&onn] ce que n\s faisons4 ,mais assurm5t n\s vaudrions mieux1 si n\s ne p\vions faire que ce que n\s devons faire4 ,p\rtant la puissance de mal faire ou de p*] ne n\s a pas t donne sans motif2 c'tait p\r que la gloire de ,dieu p>t davantage1 la gloire de ne p\voir p*]2 c'tait p\r qu'en fuyant le p*1 n\s fissions honneur1 non notre nature1 mais sa grce sec\rable4 ,quant au salut t\j\rs possible1 av\ons qu'en effet celui qui doit tre damn peut en effet t\j\rs tre sauv4 ,il le peut1 lui1 p> sa nature1 qui n'e/ pas immutable2 l'homme peut cons5tir son salut comme sa damnation4 ,mais ne disons pas que ,dieu peut t\j\rs le sauv]1 p>ce qu'alors la possibilit s]ait relative la nature de ,dieu1 et ce s]ait dire que le salut du p*eur ne lui rpugne pas4 ,qu& v\s dites qu'un bruit peut tre ent5du1 cela ne veut pas dire que quelqu'un soit l qui p\rrait l'ent5dre4 ,t\s les hommes s]ai5t s\rds1 aucun homme n'exi/]ait1 que tel bruit donn p\rrait tre ent5du2 mais il n'en rsulte pas qu'un individu quelconque le pt ent5dre4 ,et ici ne s'applique pas la rgle des philosophes que si le consqu5t e/ impossible1 c'e/ que l'antcd5t l'e/ aussi#bda4 ,cela e/ vrai des *oses cres1 comme en gnral tontes les rgles de dialectique4 ,ce qui e/ possible e/ ce qui ne rpugne po9t la nature des cratures2 mais les mmes notions de possibilit ou d'impossibilit ne s'appliqu5t po9t au ,crateur4 ,ce semble la mme *ose de dire qu'il e/ ju/e que le juge punisse un individu ou que cet individu soit puni p> le juge2 mais nullem5t1 la ju/ice n'e/ pas la mme dans les deux cas4 ,il se peut qu'il soit ju/e que le juge punisse1 c'e/--dire qu'il le doive d'aprs la loi1 mais qu'il ne soit pas ju/e que l'homme soit puni2 si1 p> exemple1 telle ou telle circon/ance1 comme s]ait un faux tmoignage1 e/ cause que sa punition ne soit pas mrite4 ,de mme on peut dire d'un p*eur3 il e/ possible qu'il soit sauv p> ,dieu1 et il e/ impossible que ,dieu le sauve4 ,note #bda3 ,voyez ci-dessus1 t4 ,,ii1 c4 ,,iv1 t4 ,i1 p4 #dac4 ,ici1 il e/ vrai1 nat une objection contre la ,provid5ce1 c'e/--dire contre la volont de ,dieu l'g>d des cratures3 si ,dieu n'a pu tre sans ce qu'il a en soi de t\te t]nit1 les *oses qu'il a v\lues sont arrives ncessairem5t4 ,di/+uons encore les deux possibilits4 ,dire que ,dieu1 p> sa propre nature1 a ncessairem5t l'attribut d'une provid5ce univ]selle1 p>ce que cet attribut lui convi5t s\v]a9em5t1 ce n'e/ pas dire que les *oses soi5t d'une telle nature qu'elles ne puiss5t absolum5t pas ne pas tre4 ,quant l'objection qu'alors aucunes grces ne lui sont dues1 puisqu'il agit p> ncessit1 non p> volont1 cette ncessit1 qui e/ sa nature ou plutt sa bont mme1 n'e/ pas sp>able de sa volont2 elle n'e/ po9t une contra9te4 ,son immortalit mme e/ aussi une ncessit de sa nature3 e/-elle donc en opposition avec sa volont8 e/-elle une contra9te8 ne veut-il pas tre t\t ce qu'il e/ ncessaire qu'il soit8 ,s'il agissait contre sa volont1 sans d\te alors aucunes grces ne lui s]ai5t dues4 ,mais de ce que sa bont e/ telle qu'il se porte1 non malgr lui1 mais spontanm5t1 faire ce qu'il fait1 il n'en doit tre que plus aim1 que plus glorifi4 ,s]ions-n\s disp5ss de gratitude env]s l'homme qui n\s aurait sec\rus1 p>ce que sa bont s]ait telle qu'en n\s voyant dans l'affliction1 il n'aurait pu s'emp*] de n\s sec\rir8 ,a9si1 ,dieu ne peut faire que ce qu'il fait1 de la manire et dans le temps qu'il le fait4 ,il n'e/ pas mme exact de dire qu'il *oisisse la manire de faire la plus conv5able2 il ne *oisit pas2 sa bont s]ait imp>faite si en t\t sa volont n'tait la meilleure4 ,il ne faut pas non plus prt5dre que ,dieu puisse dans un temps une *ose qu'il ne peut faire dans un autre1 et que sa t\te-puissance ne soit pas gale t\s les mom5ts4 ,si l'on applique cette dt]m9ation du temps au faire1 non au p\voir1 soit4 ,un homme peut m>*]1 c'e/--dire qu'il a en soi la facult de m>*]1 lorsqu'il nage1 mais p\rtant il ne peut m>*] dans l'eau4 ,a9si1 ,dieu a le p\voir de s'inc>n]1 et il n'en e/ pas priv1 quoiqu'il ne l'ex]ce pas1 et qu'il n'en puisse us]1 en ce s5s qu'il ne convi5t pas qu'il en use actuellem5t4 ,il peut t\j\rs ce qu'il peut quelquefois1 si l'on ent5d p> l qu'il e/ immutable en t\t4 ,il a su autrefois que je natrais un j\r1 on ne peut dire qu'il sa*e auj\rd'hui que je natrai un j\r1 puisque je suis n4 ,s'ensuit-il qu'il ne sa*e plus ce qu'il savait autrefois8 ,sa sci5ce e/ la mme1 il n'y a que les mots qui *ang5t p\r l'exprim]4 ,le mme j\r s'appelle successivem5t dema91 auj\rd'hui1 hi]4 ,dieu ne sait po9t le pass1 comme pass1 tant que le pass e/ av5ir1 ni l'av5ir1 comme av5ir1 qu& il e/ le pass3 mais cela ne veut pas dire que sa sci5ce s'accroisse ou dim9ue avec le temps4 ,il en e/ de mme de sa puissance4 ,dire avant3 il e/ possible que ,dieu s'inc>ne2 dire aprs3 il e/ possible qu'il se soit inc>n1 ce n'e/ po9t p>l] d'un fait diffr5t ni d'une possibilit diffr5te1 mais d'une mme *ose1 d'abord au futur1 ensuite au pass4 ,a9si1 pas plus que la sci5ce et la volont1 la possibilit ne *ange en ,dieu4 ,si n\s disons qu'il peut dans un temps ce qu'il ne peut dans un autre1 ce langage huma9 n'te ri5 sa puissance2 il n'atte/e que le *angem5t des temps1 et des conv5ances v>iables#bdb4 ,note #bdb3 ,introd41 ,i4 ,,iii1 p4 #aaji-aabd4--;,cf4 ,!ol4 ,*ri/41 ,i4 ,v1 p4 #acej4--;,epitome1 c4 xx1 p4 #ea4 ,,iv4 ,ces v>iations dans le temps doiv5t se concili] avec l'immutabilit4 ,dieu1 aprs l'oeuvre de six j\rs1 s'e/ repos le septime2 le passage de l'action au repos e/ en physique un *angem5t4 ,qu& ,dieu e/ desc5du dans le se9 d'une vi]ge1 il a *ang1 il a enc\ru ce m\vem5t pr9cipal de la sub/ance que les philosophes appell5t gnration#bdc4 ,dieu ne s]ait-il donc pas immutable8 ,mais5 disant que ,dieu fait1 agit1 g>dons-n\s d'ent5dre qu'il y ait p\r lui1 comme p\r l'homme1 m\vem5t dans l'opration1 passion dans le travail2 n\s n'exprimons qu'un n\vel effet de son t]nelle volont4 ,dieu se repose1 dit l'criture2 ce n'e/ pas qu'il susp5de son m\vem5t d'action1 c'e/ que l'oeuvre e/ consomme4 ,en oprant1 en cessant d'opr]1 n\s *angeons2 mais dire que ,dieu fait1 c'e/ dire qu'il e/ la cause de ce qui se fait4 ,au propre1 il n'y a po9t en lui d'action1 c> l'action consi/e m9emm5t dans le m\vem5t4 ,comme le soleil1 lorsqu'un objet s'*auffe de sa *aleur1 n'pr\ve en lui-mme aucun *angem5t1 de mme ,dieu1 lorsqu'une disposition n\velle de sa volont s'accomplit1 ne *ange pas1 quoiqu'il soit la cause ou l'auteur d'un *angem5t dans les *oses4 ,un esprit e/ exempt de m\vem5t2 ce qui occupe un lieu e/ seul mobile#bdd4 ,or1 nulle *ose n'occupe un lieu si p> son int]position elle ne produit quelque di/ance entre les objets environnants4 ,mais que la blan*eur ou t\te autre *ose incorporelle s'unisse aux p>ticules1 leur cont9uit n'y p]dra ri54 ,l'incorporel n'e/ donc pas susceptible de m\vem5t local1 puisqu'il ne peut occup] un lieu4 ,note #bdc3 ,voyez ci-dessus1 ,i4 ,,ii1 c4 v1 t4 ,i1 p4 #dbj4 ,note #bdd3 ,ici ,abl>d dit qu'il a dmontr dans sa ,grammaire1 en traitant de la quantit1 que ce qui e/ esprit ne peut tre m4 ,du*esne en note met ,dialecticam p\r ,grammaticam1 et annonce que cette dialectique ou plutt cette logique1 il la publi]a au premi] j\r4 7,ab4 ,op41 ,introd41 p4 #aabe1 note p4 #aafj47 ,l'avait-il dj dans les ma9s1 et cette dialectique e/-elle bi5 celle que n\s avons8 ,n\s ne tr\vons pas dans celle-ci la ,dmon/ration annonce1 ni l'article de la quantit1 ni l'article du m\vem5t 7p4 #agh-aif1 et p4 #dad-dbb74 ,du re/e la quantit1 tant une catgorie1 a naturellem5t sa place dans une logique2 mais1 a9si qu'on l'a vu1 la ?orie des ,catgories peut aussi figur] dans un trait sur le langage4 ,la dmon/ration de l'immobilit de l'esprit propos de la quantit p\vait donc se tr\v]1 soit dans la gr&e dialectique1 soit dans le livre lm5taire qui la comm5ait et qui n\s manque1 soit enf9 dans quelque ouvrage de grammaire que n\s n'avons pas1 et le titre ,grammatica peut tre d'autant plus exact que le mme nom dsigne dans la ,?ologie *rti5ne1 un ouvrage ou les catgories sont retraites4 ,de hoc 7que le nom de *ose ne doit tre donn qu' ce qui a en soi une exi/5ce vritable1 v]am entiam7 dilig5tem tractatum 9 retractatione prdicam5torum no/ra cont9et grammatica 7,i4 ,,iv1 p4 #acda74 ,dieu1 qui e/ sub/antiellem5t p>t\t1 ne peut *ang] de lieu1 et qu& on dit qu'il e/ desc5du dans le se9 d'une vi]ge1 on ne p>le que de l'action de sa puissance4 ,il e/ p>t\t1 veut dire que t\t lui e/ prs5t2 en sorte que nulle "p ni jamais sa puissance n'e/ oisive4 ,l'me elle-mme e/ dans le corps p> une v]tu de sa sub/ance1 plus que p> une position locale2 grce sa =ce propre1 elle le vivifie1 le meut et le cons]ve1 p\r qu'il ne se dissolve po9t p> la putrfaction2 p> son p\voir vgtatif et s5sitif1 elle e/ dans t\s les membres1 p\r que *acun vgte et p\r s5tir dans *acun4 ,de mme ,dieu e/1 non-seulem5t dans t\s les lieux1 mais dans *aque *ose1 p> quelque efficace de sa puissance1 et t&is qu'il meut t\tes les *oses dans lesquelles il e/1 il n'e/ pas m lui-mme en elles4 ,p> l'inc>nation1 ,dieu n'e/ donc pas dev5u autre *ose qu'il n'tait1 il n'a po9t enc\ru la gnration4 ,dire que ,dieu e/ dev5u homme1 c'e/ dire que la sub/ance div9e1 qui e/ spirituelle1 s'e/ uni la sub/ance huma9e1 qui e/ corporelle1 en une p]sonne unique4 ,dans cette p]sonne1 il y avait trois *oses1 la div9it1 l'me1 la *air4 ,*acune a cons]v sa nature propre1 aucune ne s'e/ *ange en une autre4 ,dans l'homme mme1 l'me ne peut jamais dev5ir *air1 quoique l'me et la *air soi5t dans *aque homme une seule p]sonne4 ,l'me1 en effet1 e/ une ess5ce simple et spirituelle2 la *air e/ une *ose huma9e1 corporelle et compose de membres4 ,la div9it unie l'humanit1 c'e/--dire une me et une *air1 unies en une p]sonne1 ne s'e/ pas non plus *ange2 elle e/ re/e ce qu'elle tait2 elle a pris notre nature sans dpos] la si5ne4 ,en quel s5s donc peut-on dire3 le ,v]be a t fait *air1 ,dieu s'e/ fait homme8 ,prises la lettre1 ces expressions conduirai5t dire que l'homme a t fait ,dieu1 et ri5 ne peut tre ,dieu qui ne l'ait t t\j\rs4 ,isral1 n'aie po9t de n\veau ,dieu4 ,ces expressions signifi5t donc que la div9e sub/ance s'e/ associe la sub/ance huma9e1 sans tre conv]tie en elle4 ,la div]sit des natures ne fait pas la div]sit des p]sonnes4 ,c'e/ le contraire de la ,tr9it2 en ,dieu1 trois p]sonnes et une sub/ance2 dans le ,*ri/1 deux sub/ances et une p]sonne4 ,comme dans une maison le bois s'unit la pi]re sans se confondre avec elle1 comme dans le corps les os adhr5t la *air sans s'y absorb]1 a9si la div9it en se joignant l'humanit1 n'a po9t cess d'tre ce qu'elle tait4 ,qu& nos mes repr5dront leurs corps1 elles ne devi5dront pas autre *ose qu'aup>avant1 quoique le corps1 en se ranimant1 doive *ang]1 ou se m\voir de l'inanim l'anim4 ,l'me pr5d avec le corps le m\vem5t1 mais elle demeure elle-mme immobile4 ,cela e/ encore bi5 plus vrai de ,dieu dans son union avec l'homme4 ,la crature ne lui peut ri5 confr]#bde4 ,note #bde3 ,introd41 ,i4 ,,iii1 p4 #aabd-aacj4 ,ici ,abl>d traite accid5tellem5t une "q importante et qui a t\j\rs t lie celle de la ,tr9it4 ,en effet1 une fois qu'il e/ tabli que le ,fils de ,dieu consub/antiel ,dieu e/ une p]sonne de la ,tr9it1 il n'e/ pas indiffr5t de savoir comm5t il s'e/ fait homme4 ,a-t-il cess d'tre ,dieu p\r dev5ir homme8 non1 assurm5t4 ,l'homme e/-il dev5u ,dieu8 pas davantage4 ,dieu n'a-t-il pris que le corps huma91 la div9it tant l'me unique du corps de ,jsus-,*ri/8 ,alors il n'aurait pas t homme1 puisque l'homme e/ corps et me4 ,on conoit que t\te erreur sur la ,tr9it ragit sur le dogme de l'inc>nation1 et t\te erreur sur l'inc>nation peut t5dre ses consqu5ces au dogme de la ,tr9it4 ,ne/orius1 p> respect p\r elle1 avait v\lu que l'union de ,dieu et de l'homme en ,jsus-,*ri/ ne ft qu'app>5te1 et qu'il y et en lui non-seulem5t deux natures1 mais deux p]sonnes4 ,euty*s1 p\r *app] cette erreur1 avait v\lu que les deux natures fuss5t unies au po9t d'en faire une seule4 ,de l deux hrsies clbres2 l'glise1 qui les condamne1 tablit et pr(esse qu'en ,jsus-,*ri/ fait homme il y a deux natures1 savoir1 la div9it1 d'une "p1 et de l'autre1 l'humanit1 corps et me1 et il n'y a qu'une p]sonne1 la p]sonne div9e1 qui subsi/e dans le ,fils de l'homme4 ,ces deux natures sont unies d'une union hypo/atique1 c'e/--dire sub/antielle4 ,c'e/ cette doctr9e qu',abl>d expose1 et d'une manire que je crois irrpro*able2 seulem5t la comp>aison de l'union de l'me et du corps dans l'homme p\r claircir l'union de la div9it et de l'humanit dans ,jsus-,*ri/1 n'e/ qu'une comp>aison1 et ne doit pas tre prise la lettre1 quoiqu'elle soit dans le ,symbole d',a?anase4 ,elle revi5t ce raisonnem5t3 admettez que l'homme e/ uni ,dieu dans le ,v]be fait *air1 puisque v\s admettez bi5 que l'me soit unie au corps dans la p]sonne huma9e4 ,l'or?odoxie d',abl>d sur ce po9t difficile et important aurait d pr\v] ses accusateurs que s'il a err sur quelque autre po9t de la "q de la nature div9e1 cette erreur ne peut tre taxe d'hrsie1 tant p>faitem5t exempte de t\te int5tion d'altr] un degr quelconque le dogme fondam5tal de la div9it de ,jsus-,*ri/4 ,celui qui reconnat d'une manire absolue sa div9it sur la t]re1 tant qu'il y prit la =me huma9e1 ne peut tre s\ponn de ni] ou d'affaiblir en quoi que ce soit sa div9it dans le ciel1 ou comme p]sonne de l'ess5ce div9e4 ,il e/ vrai qu'on a mme1 sur l'article de l'inc>nation1 s\ponn ,abl>d d'erreur4 ,pi]re ,lomb>d avait avanc que ,jsus-,*ri/1 en dev5ant homme1 n'tait pas dev5u quelque *ose1 ou du mo9s il avait rem>qu que si ,dieu p\vait tre quelque *ose1 quelque *ose p\rrait tre ,dieu1 et l'on disait que ,pi]re ,lomb>d avait reu cette ide de son matre ,abl>d4 ,cette erreur1 qui s'tait assez rp&ue1 fut exam9e en #aafc au concile de ,t\rs1 et condamne p> le pape ,alex&re ,,iii4 ,jean ,cornubius a crit une diss]tation o il la discute =t clairem5t et en fait connatre les s\rces2 au nombre des autorits qu'il cite e/ l'op9ion d',abl>d2 il admet que ,pi]re ,lomb>d p\vait bi5 en avoir tir la si5ne1 mais qu'il s'tait mpris1 ,abl>d disant positivem5t qu'il y a dans le ,dieu-homme deux sub/ances ou deux natures2 aussi ,jean ,cornubius n'hsite-t-il pas le t5ir p\r ca?olique#bdf4 ,note #bdf3 ,la citation qu'il donne de l'op9ion d',abl>d e/ con=me p\r le s5s1 mais non exactem5t p\r la lettre au texte de l'introduction 7,i4 ,,iii1 p4 #aabg et #di74 ,mais ,cornubius peut l'avoir rduite ou prcise1 ou bi5 tire de la ,?ologie *rti5ne qui manque de la portion du livre ,v o devait se tr\v] ce passage4 ,ici d'ailleurs la doctr9e e/ compltem5t dgage de la comp>aison avec l'union de l'me et du corps4 7,p4 ,lomb4 ,s5t41 ,i4 ,,iii1 di/4 vi4--,mag4 ,johan4 ,cornub4 ,eulog41 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #ajfe4--;,cf4 ,boce1 ,de duab4 nat41 etc41 et un4 ,p]s41 ,*ri/41 p4 #idh1 et ,s4 ,?omas41 ,summ4 ,!ol41 ,,iii1 qu/4 i-vi47 ,v4 ,dieu e/ sage2 sa sagesse a t appele v]be1 raison1 intellig5ce4 ,le fils de ,dieu1 ,dei virtus1 ,dei sapi5tia 7,i4 ,cor41 i1 #bd71 c'e/ la puissance div9e de t\t savoir4 ,dieu ne peut err] en ri51 il sait le prs5t1 l'av5ir1 le pass1 et ce qui e/ inconnu et =tuit dans la nature e/ dj c]ta9 et dt]m9 p\r lui4 ,il y a prord9ation1 il y a donc presci5ce4 ,les *oses qui1 p\r n\s1 sont l'oeuvre du has>d et ne provi5n5t pas du libre arbitre1 n'arriv5t1 p\r lui1 ni p> has>d ni sans libre arbitre4 ,la df9ition du has>d1 selon les philosophes1 e/ l'vnem5t inop9 prov5ant de causes qui ont orig9airem5t un autre objet#bdg2 mais il n'y a pas d'inop9 p\r la ,provid5ce4 ,si les clipses de soleil ou de lune ont lieu plus s\v5t que n\s ne n\s y att5dons1 elles ont lieu t\tefois naturellem5t1 non =tuitem5t2 c'e/ un ordre prfix1 aussi aurions-n\s pu en savoir quelque *ose4 ,mais si1 en creusant un *amp1 on tr\ve un trsor1 la dc\v]te e/ vraim5t =tuite2 il a fallu que l'un ait enf\i le trsor1 que l'autre ait creus la t]re1 *acun dans une int5tion diffr5te4 ,voil un vnem5t qui n'e/ po9t l'oeuvre du libre arbitre4 ,je veux all] l'glise1 et je m'y r5ds1 ce n'e/ po9t l oeuvre de has>d1 mais de raison2 c'e/ un fait volontaire et non ncessaire4 ,les philosophes df9iss5t le libre arbitre le jugem5t libre de la volont 7lib]um de voluntate judicium1 ,boce74 ,l'arbitre e/ en effet la dlibration ou la judication de l'me p> laquelle elle se propose de faire ou d'omettre quelque *ose#bdh2 elle e/ libre1 lorsqu'elle n'e/ p\sse ce qu'elle se propose p> aucune =ce de la nature1 et qu'il e/ galem5t en son p\voir de faire ou de ne pas faire4 ,l donc o n'e/ pas un esprit raisonnable1 l'arbitre n'e/ pas libre4 ,le libre arbitre n'app>ti5t qu'aux tres qui peuv5t *ang] leur volont1 du mme1 suivant quelques-uns1 qui peuv5t faire bi5 ou mal2 cep5dant1 avec plus d'att5tion1 on ne peut conte/] le libre arbitre celui qui ne fait que le bi51 ,dieu surt\t1 aux bi5heureux1 qui ne peuv5t p*]3 plus on e/ loign du mal1 plus on e/ libre dans le jugem5t qui *oisit le bi52 le p* e/ un esclavage4 ,d'une manire gnrale1 reconnaissons le libre arbitre qui peut accomplir volontairem5t et sans contra9te ce qu'il a rsolu dans sa raison3 ,dieu e/ donc libre4 ,note #bdg3 ,cette df9ition e/ de ,boce4--,de ,int]p41 edit4 sec41 ,i4 ,,iii1 p4 #cfj et #cge4--;,9 ,topic4 ,cic41 ,i4 ,v1 p4 #hdj4--;,de ,consol4 phil41 ,i4 ,v1 p4 #ici4--,voyez ci-dessus1 ,i4 ,,ii1 c4 iv1 t4 ,i1 p4 #dje4 ,note #bdh3 ,voyez la ,dialectique1 "p4 ,,ii1 p4 #bfj-bia1 et ci-dessus le c4 iv du t4 ,i4 ,les ides d',abl>d sur la lib]t1 ses df9itions1 ses preuves sont en trs-gr&e p>tie empruntes de ,boce4 7,de ,int]p41 ed4 sec41 ,i4 ,,iii1 p4 #cfj1 #cfh1 #cgb47 ,quant lui1 ri5 n'advi5t p> has>d1 sa provid5ce ayant t\t prcd1 le has>d n'e/ que l'inc]titude huma9e4 ,la nature n'a de my/res que p\r notre sci5ce4 ,on ne dit les miracles impossibles que si l'on reg>de au c\rs ord9aire de la nature1 aux causes primordiales des *oses1 et non la s\v]a9et div9e4 ,si ,dieu =mait encore auj\rd'hui l'homme du limon1 et la femme de la cte de l'homme1 ce s]ait contre la nature1 au-dessus de la nature1 c'e/--dire que les causes primordiales y p>atrai5t insuffisantes2 il faudrait que ,dieu imprimt extraord9airem5t aux *oses une =ce p>ticulire#bdi4 videmm5t les re*]*es des philosophes n'atteign5t que les cratures et l'ordre j\rnali]1 t\tes leurs lois sont au-dess\s on en dehors de la t\te-puissance2 la possibilit et l'impossibilit sont relatives aux facults des cratures1 et en p>ticuli] la rgle de la possibilit de l'antcd5t lie celle du consqu5t1 ne peut s'appliqu] qu'aux *oses cres4 ,note #bdi3 ,cf4 ,hexam]on4 ,!saur4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #acge4 ,c'e/ a9si1 dit ,abl>d1 que n\s vid]ons cette anci5ne qu]elle dont p>le la philosophie1 cette "q de la presci5ce div9e1 cette "q de savoir s'il ne rsulte pas de l'immutabilit de ,dieu que t\t arrive ncessairem5t4 ,les philosophes1 et notamm5t ,ari/ote1 si habile dans le raisonnem5t1 qu'il a mrit d'tre appel le pr9ce des pripattici5s1 c'e/--dire des dialectici5s1 n\s f\rniront de quoi rfut] les pseudo-philosophes4 ,ceux-ci dis5t1 p\r tr\bl] la foi des simples1 que non-seulem5t le bi51 mais le mal arrive ncessairem5t1 et qu'a9si le p* ne peut tre vit1 c> il a t prvu de ,dieu1 et la ,provid5ce e/ infaillible4 ,p\r rompre cette s\ricire 7muscipulam71 considrons cette =te trame qu',ari/ote ourdit au comm5cem5t de l',h]m5eia3 il n\s y confirme la =ce du pr9cipe de contradiction jusque dans les propositions au futur4 ,je n'analyse po9t le raisonnem5t1 il n\s e/ connu2 n\s retr\vons ici un rsum sub/antiel de la ?orie logique des futurs cont+5ts4 ,grce cette di/9ction d'un si gr& philosophe1 on peut aism5t rfut] l'objection ord9aire contre la ,provid5ce3 il e/ c]ta91 n\s dit-on1 que la ,provid5ce e/ infaillible#bej4444 ,note #bej3 ,introd41 t4 ,,iii1 p4 #aacj-aacf4--,voyez aussi ,ari/4 ,h]m541 ,,iv1 ,,ix1 et ci-dessus1 t4 ,,ii1 c4 ,,iv1 t4 ,i1 p4 #dja4 ,a9si se t]m9e ce qui n\s re/e du troisime livre de l',introduction a la ,?ologie1 et avec lui l'ouvrage enti]2 un savant dit bi5 que la suite s'en doit tr\v] dans la biblio?que de ,bodlei#bea1 mais si ce manuscrit exi/e1 il n'a jamais t publi4 ,a9si la discussion d'une des que/ions les plus difficiles peut-tre auxquelles donne lieu la ,?odice e/ re/e susp5due1 et p> un has>d s+uli]1 dans la ,?ologie *rti5ne1 o sont repris t\s les po9ts traits dans l',introduction1 cette "q re/e galem5t irrsolue4 ,le livre ,v1 qui rpond au troisime du prs5t ouvrage1 s'int]rompt aussi brusquem5t1 et mme plus tt que celui-ci1 aprs la discussion relative la conciliation de la bont de ,dieu avec sa puissance1 et il n\s manque la solution du gr& problme si bi5 prp> p> ,abl>d4 ,on ne peut r5onc] l'esprance de possd] quelque j\r l',introduction t\t entire2 l'ouvrage tait probablem5t complet#beb1 et il peut se retr\v] tel dans quelque manuscrit 9dit de quelque biblio?que inexplore4 ,mabillon p5sait l'avoir r5contr dans un manuscrit en tr5te-sept *apitres cons]v en ,bavire#bec2 ,m4 ,rhe9wald1 dont les re*]*es sont plus rc5tes1 s\ponne1 non sans raison1 le docte bndict9 d'avoir pris p\r l',introduction un ouvrage intitul3 ,ptri ,abl>di ,s5t5ti qu'il a publi en l'appelant ,epitome ,!ologi *ri/9#bed4 ,il croit que c'e/ le ,livre des ,s5t5ces dnonc p> sa9t ,b]n>d1 condamn p> le concile1 dsav\ p> ,abl>d4 ,suivant lui1 le titre seul de ,livre des ,s5t5ces aurait t faux1 et ,abl>d1 qui n'a pas discut pices en ma9 devant le concile1 tait en droit de dsav\] t\t ouvrage qu'on lui attribuait s\s ce nom2 mais il se p\vait qu'on dsignt a9si dans l'usage un crit qu'il appelait autrem5t1 ou mme un extrait fidle de ses doctr9es qui ne ft pas son ouvrage4 ,tel s]ait le manuscrit que ,m4 ,rhe9wald publie #bee2 ses conjectures n\s p>aiss5t fondes1 mais une *ose plus c]ta9e encore1 c'e/ que cet pitome conti5t un rsum de l',introduction la ,?ologie4 ,dans les d\ze premi]s *apitres 7l'ouvrage en a tr5te-sept71 l'extrait e/ presque littral2 p> la suite1 on rem>que quelques v>iantes1 mais elles n'altr5t pas le fond de la doctr9e4 ,ce qui fait le prix de cet opuscule1 c'e/ que l'ordonnance en tant peu prs la mme que celle de l',introduction1 il n\s donne en sub/ance ce que devait cont5ir la p>tie de l',introduction qui manque1 et n\s p\vons ici complt] brivem5t notre analyse#bef4 ,note #bea3 ,casimir ,oud91 ,de ,script4 eccl41 t4 ,,ii1 p4 #aafi4--,voyez aussi l',hi/oire littraire1 t4 ,,xii1 p4 #abf4 ,les diteurs de la ,?ologie ,*rti5ne dis5t qu'ils n'ont r5contr la suite de l',introduction dans aucun manuscrit4 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aadh4 ,note #beb3 ,c'e/ du mo9s l'op9ion que n\s adoptons d'aprs ,mabillon2 cep5dant ,m4 ,rhe9wald lve des d\tes spcieux4 ,note #bec3 ,it] ,g]mant1 p4 #aj4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #aah4 ,note #bed3 ,anecdot4 ad litt]4 eccles4 p]t941 p>tic4 #aa4 ,borol9i1 #ahcf4--,m4 ,rhe9wald a tr\v cet ouvrage p>mi les manuscrits du mona/re de ,sa9t-,emm]am de ,ratisbonne1 cons]vs la biblio?que royale de ,muni*4 7,prfat1 p4 vii2 et xxxii47 ,m4 ,franz ,besn>d avait dj publi avec ,quelques obs]vations que j'ai pu consult] les seize d]ni]s *apitres de cet pitome1 dans un recueil allem& dont le nom m'e/ inconnu4 ,note #bee3 ,ibid41 ,proefat41 p4 ix-xxi4--,la preuve directe que cet abrg e/ d',abl>d sa tr\ve dans le c4 xxxiv1 p4 #ajj1 il r5voie son ,comm5taire de l'ptre aux ,roma9s1 o il a1 dit-il1 trait les que/ions relatives la grce et au mrite1 et cette citation e/ exacte4 7,ab4 ,op41 p4 #fdh47 ,note #bef3 ,eptiom4 ,!ol4 ,*ri/41 ,c4 xxi1 p4 #fj4 ,la ,provid5ce1 c'e/--dire la presci5ce ou prvoyance div9e1 n'impose aucune ncessit aux *oses qu'elle prvoit4 ,de ce qu'un *> passe et de ce que je le vois pass]1 il ne suit pas que le passage du *> soit ncessaire4 ,or ce que ,dieu prvoit1 il le voit2 sa provid5ce n'e/ que sa sci5ce t]nelle1 il n'y a po9t de temps p\r lui1 t\t lui e/ prs5t2 aucune fatalit ne rsulte donc de ce qu'il sait t\t4 ,mais il e/ vrai qu'il dispose t\t3 la disposition des *oses dp5d de la disposition div9e1 comme la passion de l'action2 il n'y a po9t d'autre de/91 d'autre fatum que la disposition div9e4 ,la prde/9ation n'e/ proprem5t que la disposition de ,dieu ou sa provid5ce applique au bi51 c'e/ la prp>ation de sa grce4 ,,vi4 ,aprs la sagesse de ,dieu vi5t sa bont4 ,celle-ci fait p\r les cratures t\t ce qu'il e/ con=me sa nature de faire2 ,dieu ne connat ni l'envie ni la colre1 les expressions contraires qui peuv5t se tr\v] dans l'criture sont figuratives1 elles se rapport5t des dispositions de sa volont qui ont p\r n\s1 mais non p\r lui1 les effets de la v5geance ou du c\rr\x4 ,ceci conduit la contemplation des bi5faits de ,dieu4 ,le premi]1 le plus gr& de t\s1 c'e/ l'inc>nation4 ,ici se prs5te la "q clbre3 ,cur ,deus homo#beg8 ,dieu s'e/ fait homme p\r n\s montr] son am\r1 et a9si il n\s a ra*ets du j\g du p*1 non que n\s fussions1 comme quelques-uns le prt5d5t1 en la possession du dmon1 mais dans la s]vitude du p*2 le ,*ri/ n\s en a dlivrs on pan*ant sur n\s son am\r1 en (frant ,dieu le prix de notre libration et une victime pure4 ,un si gr& exemple n\s enseigne l'humilit1 et en considrant les tortures du ,*ri/1 les m>tyrs eux-mmes ont appris ne pas s'enorgueillir de ce qu'ils s\ffrai5t p\r le ciel4 ,note #beg3 ,c'e/ le titre du *ap4 ,,xxiii 7p4 #fb74 ,il y a un trait de sa9t ,anselme s\s le mme nom3 ,c> ,deus homo libri duo 7,op41 p4 #gd74 ,la doctr9e du sa9t sur le mode et la ncessit de l'inc>nation ne diffre po9t ess5tiellem5t de celle de l'pitome4 ,la diffr5ce ne r\le que sur l'oeuvre mme de la rdemption4 ,du re/e1 ou l'ordonnance de l'pitome s'c>te un peu de celle de l',introduction1 au dans ce d]ni] ouvrage l'auteur rev5ait propos de la bont de ,dieu sur un sujet dj traite l'occasion de son immutabilit4 ,voyez ci-dessus p4 #bce4 ,dans l'inc>nation1 a9si qu'on l'a dj vu1 deux natures se sont unies en une p]sonne4 ,comme la *air et l'me sont un seul homme1 ,dieu et l'homme sont un seul ,*ri/1 similitude consacre p> sa9t ,a?anase4 ,ent5dez t\tefois que bi5 que dans le ,*ri/ soit le ,v]be1 une des trois p]sonnes de la ,tr9it1 cette p]sonne div9e n'e/ pas ici p> elle-mme1 p] se 7probablem5t en tant que p]sonne div9e71 c> alors il y aurait une p]sonne dans une p]sonne1 la p]sonne du ,v]be dans celle de ,jsus-,*ri/1 et a9si il y aurait deux p]sonnes dans le ,*ri/4 ,le ,v]be div9 n'e/ en quelque sorte dans le ,*ri/ que comme l'me e/ dans le corps4 ,on peut1 on doit appel] ces deux natures les p>ties de la p]sonne4 ,on tr\ve dans les autorits t\tes ces locutions3 ,dieu e/ homme2 l'homme e/ ,dieu2 le ,*ri/ e/ le fils de l'homme2 le ,*ri/ e/ le fils de ,dieu2 le ,*ri/ e/ ,dieu et homme4 ,aucune de ces locutions n'e/ propre1 hors une seule4 ,si la premire doit tre prise au propre1 si ,dieu e/ vraim5t homme1 l't]nel e/ temporel1 le simple e/ compos1 le crateur e/ crature1 a9si du re/e4 ,ce n'e/ donc pas une expression propre1 la p>tie y e/ prise p\r le t\t1 comme cela arrive s\v5t4 ,exemple1 une me p\r un homme1 videbit omnis c>o salut>e ,dei 7,isae1 xlix1 #bf74 ,semblablem5t1 qu& n\s disons3 ,dieu e/ homme1 cela n'e/ vrai qu'en p>tie1 c'e/ p\r3 ,dieu s'unit l'homme4 ,p> contre1 l'homme e/ ,dieu signifie l'homme e/ uni ,dieu4 ,il faut encore ent5dre comme vrais en p>tie ces mots3 le ,*ri/ e/ homme1 ou le ,*ri/ e/ ,dieu2 il n'y a de vrai au s5s propre que cette expression3 le ,*ri/ e/ ,dieu et homme1 c'e/--dire le ,*ri/ e/ le ,v]be ayant l'homme1 ou le ,*ri/ e/ homme et ,dieu1 c'e/--dire le ,*ri/ e/ l'homme ayant le ,v]be#beh4 ,note #beh3 pitom41 c4 ,,xxiv1 p4 #fh4 ,cep5dant l'unit de la p]sonne ne conduit pas l'unit de volont2 la volont de l'homme1 que ,dieu s'e/ uni1 dont il a fait assomption1 hom9is assumpti1 ne peut tre id5tique celle de ,dieu le ,pre2 c'e/ ce que pr\ve clairem5t cette p>ole de ,jsus3 ,mon ,pre1 que ce calice s'loigne de moi s'il e/ possible2 cep5dant qu'il en soit1 non suivant ma volont1 mais suivant la ti5ne4 7,ma?41 ,,xxvi1 #ci47 ,c'e/ une humanit vritable que le fils de ,dieu a prise1 il a donc pris de l'humanit les affections1 les s\ffrances1 les volonts1 t\t1 hors le p*4 ,il a v\lu sa passion1 en ce s5s qu'il l'a juge bonne et salutaire1 mais il ne l'a pas dsire1 et s\s ce rapport il ne l'a pas v\lue1 c> elle l'a fait s\ffrir dans t\tes ses affections huma9es1 autrem5t elle n'et pas t la passion4 ,dans la volont de ,dieu elle-mme1 il faut di/+u] sa volont qui dispose et sa volont qui appr\ve4 ,il dispose1 en effet1 beauc\p de *oses qu'il int]dit2 il veut qu'on dsobisse s\v5t ce qu'il veut1 ou du mo9s s'il ne dispose pas ce qui e/ contraire sa volont1 il le p]met4 ,a proprem5t p>l]1 il ne veut que le bi5#bei4 ,note #bei3 ,epit41 c4 ,,xxv et ,,xxvi1 p4 #fi-ge4 ,on lve une "q3 ,l'unit de la p]sonne du ,*ri/ a-t-elle t divise p> la mort8 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu' la mort de ,jsus-,*ri/1 l'me a quitt la *air2 mais cette me savait-elle t\t ce que savait le ,v]be8 ,elle aurait t aussi p>faite que ,dieu4 ,il p>at raisonnable de croire que sans en savoir autant que ,dieu1 elle voyait ,dieu p>faitem5t4 ,on ent5d d'ord9aire p> vie animale cette vivification et ce m\vem5t que la *air ti5t de l'me2 telle n'tait pas la vie du ,*ri/3 ce que l'me fait p\r le corps1 le ,v]be le faisait p\r l'me du ,*ri/1 et p> elle il donnait le m\vem5t son corps4 ,les affections naturelles tai5t naturellem5t dans cette me1 et la =ce motrice galem5t1 hormis comme in/rum5t du p*#bfj4 ,note #bfj3 ,c4 ,,xxvii1 p4 #gf4 ,aprs le bi5fait de l'inc>nation1 vi5n5t ces bi5faits de ,dieu qu'on appelle les sacrem5ts4 ,un sacrem5t e/ une image d'une grce invisible1 un signe d'une *ose sacre1 c'e/--dire d'un my/re4 ,le premi] e/ le ,baptme1 puis l',onction et la ,confirmation4 ,le sacrem5t de l',autel 7l',eu*>i/ie7 e/ celui dont la cause e/ la commmoration de la passion et de la mort du ,*ri/3 il se clbre avec le pa9 et le v92 aprs la conscration1 ce pa9 e/ le corps du ,*ri/ et ce v9 e/ son sang#bfa4 ,abl>d reproduit s\s div]ses =mes les pures doctr9es de la transsub/antiation2 cep5dant1 en exposant avec respect et subtilit la m]veille et le my/re du sacrem5t1 il n'a pas vit la c5sure4 ,on entrevoit ici comm5t il a pu tre conduit exam9] des que/ions au mo9s oiseuses1 et comm5t1 p\r n'avoir pas v\lu admettre1 p> exemple1 que le corps et le sang de notre ,seigneur fuss5t s\mis sur la t]re t\s les accid5ts physiques qui peuv5t atte9dre les espces app>5tes du pa9 et du v92 il a p>u cess]1 en de c]ta9s mom5ts1 d'y voir1 mme aprs la conscration1 le corps et le sang rels de ,jsus-,*ri/4 ,mais les que/ions tai5t puriles et la faute n'tait pas srieuse#bfb4 ,note #bfa3 ,c4 ,,xxviii-,,xxxi1 p4 #ha-ij4 ,on se rappelle qu'au db de l',introduction il e/ dit que trois *oses sont ncessaires au salut1 la foi1 la *>it1 les sacrem5ts4 ,a9si t\t le cadre tait rempli4 ,voyez ci-dessus1 p4 #ahh4 ,note #bfb3 ,on v]ra en effet que le concile l'a condamn p\r avoir dit que le corps et le sang du ,*ri/ ne p\vai5t tomb] p> t]re4 ,n\s n'avons po9t la passage de l',introduction o cela p\vait se tr\v]2 mais n\s p\vons en dev9] la place qu& n\s lisons dans le *ap4 ,,xxix de l'pitome1 p4 #hg3 ,si nolumus dic]e quod illius corporis sit hc =ma1 possumus satis dic]e1 quod 9 acre sit illa =ma ad occultationem propt] prdictam causam c>nis et sangu9is res]vata1 sicut =ma humana 9 acre e/1 qu&o angelus 9 hom9e app>et4 ,de hoc quod neglig5tia m9i/rorum ev5ire solet1 quod scilicet mures vid5tur rod]e et 9 ore port>e corpus illud1 quri solet4 ,s$ dicimus quod ,deus illud non demittitibi1 ut a tam turpi animali tractetur2 s$ tam5 remanet ibi =ma ad neglig5tiam m9i/rorum corrig5dam4 ,enf9 le ,m>iage e/ un sacrem5t qui ne confre proprem5t aucun don p\r le salut1 mais qui e/ le remde d'un mal1 le fre9 de l'impuret1 la lgitimation du li5 de l'homme et de la femme4 ,les rgles sur ce sacrem5t ont v>i2 beauc\p de *oses ont t licites qui ne le sont plus2 a9si autrefois un homme p\vait avoir plusieurs femmes1 les rois seuls n'en devai5t avoir qu'une4 ,on dem&e si les cl]cs peuv5t contract] m>iage2 les prtres qui ne l'ont pas fait le peuv5t#bfc4 ,s'il se tr\ve dans une glise qui a admis le voeu de clibat un prtre qui ne l'ait pas fait1 il peut se m>i]1 seulem5t il n'ex]c]a pas le m9i/re dans cette glise1 c'e/--dire qu'il ne ti5dra pas la p>oisse#bfd4 ,les prtres grecs1 p\rvu qu'ils n'ai5t pas fait de voeux1 reoiv5t de l'vque qui les consacre une p\se vi]ge1 qui ne peut1 a9si qu'eux-mmes1 tre m>ie qu'une fois2 il leur e/ mme prescrit de *]*] une femme dans une race trangre1 et cela p\r l'ext5sion de la *>it4 ,mais celui qui a notoirem5t prononc le voeu1 comme le mo9e ou un prtre1 ne peut contract] m>iage4 ,les ordres sont aussi un emp*em5t1 compt] du rang d'acoly! exclusivem5t1 et le m>iage entrane la r5onciation aux bnfices4 ,cep5dant ,grgoire a disp5s de ces rgles les ,anglais1 cause de la n\veaut de leur conv]sion4 ,note #bfc3 ,sac]dotes qui non fec]unt 7aj\tez p\t-tre votum71 possunt4 ,p4 #ia4 ,note #bfd3 ,si v]o aliquis 9 ecclesia1 qu votum suscepit1 fu]it qui non votum fec]it1 pote/ duc]e1 s$ 9 ecclesia illa (ficium non ex]cebit1 quod e/1 p>o*iam non t5ebit4 p4 #ia4 ,t\t ceci pr\ve que le clibat des prtres1 quoique e/im et habituellem5t prescrit1 n'tait pas une rgle ,commune t\tes les glises4 ,le d]ni] po9t trait dans l'pitome1 comme app>emm5t la f9 de l',introduction1 puisqu'il tait annonc au db1 c'tait la *>it4 ,elle e/ l'am\r honnte1 ou l'am\r qui se rapporte une f9 conv5able4 ,si j'aime quelqu'un p\r mon utilit1 mais non p\r lui-mme1 ce n'e/ pas de l'am\r4 ,si je lui s\haite la vie t]nelle1 non p\r lui1 mais p\r tre dlivr de sa prs5ce1 ce n'e/ po9t un am\r qui t5de sa f9 conv5able4 ,la f9 lgitime de l'am\r1 c'e/ ,dieu mme4 ,notre am\r p\r ,dieu et p\r le pro*a9 doit rpondre l'am\r de ,dieu p\r n\s-mmes4 ,seulem5t1 t&is que la *>it div9e n'e/ po9t une affection de l'tre immuable1 mais la disposition que sa bont a prise de t\te t]nit p\r le bi5 de sa crature1 notre am\r e/ un m\vem5t de l'me1 d'abord v]s ,dieu1 puis v]s le pro*a92 am\r absolu et sans limite p\r ,dieu1 am\r subordonn l'am\r div9 qu& il se porte v]s nos semblables4 ,la *>it tant la premire des v]tus et la base de t\tes1 n\s devons la retr\v] en quelque sorte dans les autres v]tus4 ,elles ne sont v]tus qu' la condition de l'am\r1 elles ne sont v]tus que si n\s les pratiquons cause de ,dieu4 ,les philosophes ont di/+u et df9i les v]tus4 ,socrate les a ram5es quatre1 la prud5ce1 la ju/ice1 la =ce1 la temprance4 ,ari/ote en a sp> la prud5ce1 qui e/ p\r lui une sci5ce plutt qu'une v]tu#bfe4 ,t\tes ces v]tus ont des vices p\r opposs2 ces vices conduis5t des p*s4 ,ce qui fait la faute dans le p*1 c'e/ le mpris du ,crateur4 ,aussi le mrite e/-il uniquem5t dans la bonne volont4 ,la bonne volont1 c'e/ la volont du bi5 inspire p> l'am\r de ,dieu4 ,ce qu'elle mrite1 c'e/ la vie t]nelle1 et elle l'obti5t p> la rmission des p*s4 ,les p*s sont remis p> la contrition1 la confession1 la satisfaction#bff4 ,en f9issant1 ,abl>d t\*e avec cl>t et prcision t\s ces po9ts1 qu'il considr]a plus loisir dans d'autres ouvrages plus t5dus et plus au!ntiques4 ,mais ce qu'il en dit ici suffit p\r n\s autoris] p5s] que l',introduction cont5ait en sub/ance t\tes ses ides sur les div]s po9ts de la ?ologie4 ,il y appr(ondissait surt\t le dogme de la ,tr9it2 mais il n'omettait pas les que/ions de la rdemption1 de la grce1 du p*1 de la ju/ification1 c'e/--dire t\t ce qu'il a trait dans son ,comm5taire sur l'ptre aux ,roma9s et dans sa ,morale4 ,note #bfe3 ,ari/41 de anim41 ,,iii1 #c4--;,abl>d cite ici1 p4 #ii1 la df9ition de la ju/ice selon ,ju/9i53 ,ju/itia e/ con/ans1 etc41 faut-il en conclure qu'il ,connaissait les ,in/itutes1 ou bi5 qu'il avait r5contr cette citation8 ,note #bff3 ,epit41 c4 ,,xxxii-,,xxxvii1 p4 #ie-aad4 ,qu'y avait-il de p>faitem5t orig9al dans ses doctr9es ?ologiques8 ,telle e/ la "q qui se prs5te l'esprit et que n\s ne saurions1 il faut l'av\]1 rs\dre avec une entire c]titude4 ,n\s y revi5drons plus d'une fois4 ,ici bornons-n\s dire que ses contempora9s lui ont p>ticulirem5t imput sa doctr9e de la ,tr9it4 ,plus t>d1 on a surt\t rem>qu ses ides sur le libre arbitre4 ,p>mi les preuves de l'att5tion qu'elles ont obt5ue1 la mo9s notable n'e/ pas l'allusion s\v5t cite de l'auteur d'un pome du ,x,i,ve sicle3 ,pi]re ,abaill>d en un *apitre ,o il p>le de franc arbitre1 ,n\s dit a9si en vrit ,que c'e/ une habilit ,d'une v\l5t raisonnable ,soit de bi5 ou de mal pr5able1 ,p> grce e/ a bi5 faire encl9e ,et mal qu& elle descl9e#bfg4 ,note #bfg3 ,du*esne dit que ces v]s sont d'un pote anonyme qui vivait en #acgf 7,ab4 ,op41 9 n41 p4 #aafa74 ,mais si les ides qu',abl>d exprime sur la nature et la ralit du libre arbitre1 et sur la possibilit d'en concili] l'exi/5ce avec la presci5ce div9e1 sont en gnral ju/es1 n\s ne p\vons en admettre la p>faite orig9alit4 ,ici1 comme en tant d'autres occasions1 il reproduit ses matres1 et l'on risqu]ait de concevoir une op9ion exagre de la fcondit de son gnie1 si l'on croyait qu'il a tr\v seul la moiti seulem5t de ce qu'il p5se et de ce qu'il enseigne4 ,p> exemple1 le fond de sa doctr9e du libre arbitre e/ en pr9cipe dans ,ari/ote1 et dj dvelopp dans ,boce4 ,seulem5t ,boce1 qui1 du mo9s lorsqu'il comm5te les philosophes grecs1 ne fait nulle "p acte de *ri/ianisme1 ne df5d le libre arbitre que contre la fatalit des /oci5s1 ou contre la provid5ce peu active du ,dieu de la sagesse antique4 ,abl>d a le mrite de repr5dre fond ces ides1 p\r les adapt] aux croyances d'une religion qui place l'humanit dans un comm]ce bi5 plus intime avec la volont suprme4 ,tel e/ en gnral son mrite4 ,c'e/ un mrite de remaniem5t4 ,il remet d'anci5nes notions en rapport avec l'tat n\veau des que/ions et des esprits4 ,sur la lib]t1 du re/e1 il avait t devanc4 ,dj et presque de son temps1 sa9t ,anselme avait expos une doctr9e *rti5ne du libre arbitre#bfh4 ,abl>d1 mo9s net peut-tre et mo9s affirmatif1 discute plus rgulirem5t1 et fait habilem5t s]vir la dialectique l'exposition des vrits mtaphysiques et morales4 ,a9si n\s l'avions vu entran p> la logique des que/ions sur la nature de l'homme et l'ordre du monde2 et ici la ?odice le ramne la logique1 qui vi5t en aide sa foi tr\ble4 ,c'e/1 au re/e1 l une s+ul>it et une valeur de la scola/ique1 et c'e/ ce qui ju/ifie l'op9ion s\v5t exprime que les scola/iques1 soit en mtaphysique1 soit en ?ologie1 n'ont eu vritablem5t en propre que l'inv5tion d'une m?ode1 ou l'application de la logique t\te la philosophie4 ,note #bfh3 ,dialogus de lib]o arbitrio1 ,s4 ,ans41 ,op41 p4 #aag4--,tractatus de ,concordia prsci5t1 cum lib4 arbit4 ,id41 p4 #abh4--;,cf4 ,boe?41 ,de ,int]p4 ed4 sec41 t4 ,,iii4 ,quant aux conclusions que cette m?ode lui suggre1 on ne saurait les adopt] sans exam54 ,si n\s ne les discutons pas ici1 ce n'e/ pas qu'elles soi5t au-dessus de la discussion4 ,tant qu'il p>le du libre arbitre en lui-mme1 il n\s p>at dans le vrai4 ,mais qu& il passe de l'exposition du fait la conciliation de ce fait avec l'ordre du monde1 avec la nature de ,dieu1 je ne dis po9t qu'il s'g>e1 mais il s'av5ture4 ,la t\te-puissance de ,dieu e/ donne comme absolue p> les ?ologi5s4 ,sa volont e/ la nature des *oses1 dit sa9t ,augu/9#bfi4 ,il peut tre philosophique de subordonn] sa volont et sa puissance sa p]fection2 mais ce n'e/ pas une dcision qui aille de soi1 et l'on tr\v]ait difficilem5t un criva9 ecclsia/ique accrdit qui s\scrivt la ?orie d',abl>d au mo9s dans ses t]mes1 bi5 qu'il soit impossible de ne pas admettre quelque *ose d'analogue1 ds qu'on remue les problmes de la presci5ce et de la lib]t1 de la bont div9e et de l'exi/5ce du mal4 ,aucune doctr9e sur ces po9ts n'e/ exempte de contradiction1 peut-tre p>ce que la contradiction e/ dans les *oses1 autant du mo9s qu'elles n\s sont connues4 ,mais ici la mesure1 les nuances1 les expressions sont importantes1 et malgr de ju/es prcautions1 ,abl>d n'a po9t *app l'erreur ou du mo9s aux app>5ces de l'erreur4 ,ce n'e/ pas en ce mom5t qu'il faut le jug]4 ,note #bfi3 ,de ,g5es4 ad ,litt41 ,,vi1 xv4 ,la doctr9e d',abl>d e/ critique p> le ,p4 ,petau 7t4 #a1 t4 ,v1 c1 vi1 p4 #hdj74 ,n\s revi5drons sur ces que/ions1 lorsqu'il y revi5dra dans son ,comm5taire sur sa9t ,paul4 ,n\s avons suivi fidlem5t1 dans notre analyse de l',introduction1 l'ordre des ides de l'auteur1 quoiqu'il soit peu m?odique4 ,a9si1 aprs deux livres consacrs au dogme de la ,tr9it1 on l'a vu employ] le troisime discut] les attributs gnraux de ,dieu1 sa bont1 son immutabilit1 sa t\te-puissance1 son unit1 mme son exi/5ce2 t\tes que/ions indp5dantes du dogme *rti5 et qui p>aiss5t pralables la connaissance des trois p]sonnes de la ,tr9it4 ,il semble1 en effet1 qu'il importe de savoir que ,dieu exi/e1 avant de connatre sa nature1 ou t\t au mo9s qu'il e/ un1 avant de compr5dre comm5t1 encore qu'il soit un1 il se di/+ue en trois p]sonnes4 ,c'e/ cet ordre qu'a suivi sa9t ,?omas dans la plus m?odique des ?ologies#bgj4 ,suivant les ides mod]nes1 t\s les objets traits dans le livre ,,iii1 tel qu'il e/ imprim1 app>ti5n5t ce qu'on appelle la religion naturelle1 et lo9 d'tre des corollaires ou des app5dices du dogme *rti51 sont les pr9cipes mmes avec lesquels le dogme *rti5 doit tre confr et raccord4 ,mais les ides mod]nes ne sont pas celles d',abl>d2 quoique rationali/e p>mi les ?ologi5s1 il e/ et veut tre ?ologi52 il doit donc avant t\t pos] la ,tr9it1 c'e/--dire enseign] ,dieu1 qui n'exi/e p\r lui que tel qu'il e/ p\r le *rti54 ,lorsqu'il cite les philosophes et les paens1 ce n'e/ pas p\r avoir connu les vrits primitives auxquelles se s]ai5t adjo9tes plus t>d les vrits *rti5nes1 mais p\r avoir press5ti et mme annonc1 bi5 que s\s une =me un peu vague1 un peu voile1 les vrits *rti5nes elles-mmes2 il s'ef=ce au mo9s autant de faire les philosophes *rti5s que de r5dre le *ri/ianisme philosophique4 ,mais1 dans ce plan mme1 il e/ impossible de ne pas tr\v] que les deux premi]s livres n'ont po9t d'ordre et de cl>t4 ,l'ouvrage semble un premi] jet1 ou plutt un recueil d'ides et de que/ions crit p\r l'enseignem5t ou aprs l'enseignem5t1 dans l'ordre o l'improvisation et la polmique1 insp>ables de l'enseignem5t oral1 avai5t d'elles-mmes dispos les matires4 ,en effet1 lorsqu'au comm5cem5t du second livre1 ,abl>d s'int]rompt p\r ju/ifi] avec tant de so9 l'emploi des autorits pr(anes et du raisonnem5t philosophique1 il y e/ am5 p> des attaques rc5tes1 et rpond des objections1 des critiques qui sembl5t tre surv5ues depuis le premi] livre1 ou plutt depuis les leons dont le premi] livre ne s]ait que le rsum ou le canevas4 ,qui sait si n\s n'avons pas dans l',introduction une rdaction d'un c\rs de ?ologie d',abl>d1 l'oeuvre d'un de ses lves peut-tre8 ,l'9galit du /yle1 les r$ites1 les dsordres1 et quelquefois aussi les absurdits et les ellipses1 les argum5ts tantt dvelopps avec prolixit1 tantt c\rts brusquem5t1 les citations p>fois indiques ou tronques1 et qui s\v5t encombr5t le texte1 s]ai5t autant de circon/ances favorables cette conjecture1 quoique assurm5t les morceaux importants soi5t de la ma9 du matre1 tels que le prologue1 le db de l'ouvrage1 celui du second livre1 et les pr9cipaux articles du troisime4 ,quant au fond des ides1 au *oix des argum5ts1 des autorits et des exemples1 t\t e/ bi5 de lui1 et n\s v5ons en vrit de l'ent5dre et d'assi/] ses leons4 ,tel on le retr\ve dans ses autres crits2 les analogies y sont frappantes2 il aime se rpt]4 ,note #bgj3 ,summ4 ,!ol41 p>s #a1 qu/4 ,i-,,xliv4 ,c'e/ aussi l'ordre suivi p> le ,p4 ,petau dans ses ,dogmes ,?ologiques4 ,,*apitre ,,iii4 ,,suite ,,de ,,la ,,?,,odic,e4--,!ologia ,*ri/iana4 ,l',introduction la ,?ologie e/ crite avec la lib]t h>die d'un homme habitu voir les intellig5ces pli] devant lui et qui ignore encore les dang]s de l'inimiti des p\voirs intolrants4 ,l'ouvrage tait fait p\r excit] la svrit s\ponneuse de l'or?odoxie1 et l'exi/5ce mme de la ,?ologie *rti5ne#bga pr\ve qu',abl>d eut df5dre l',introduction1 c> le second ouvrage rpte et ad\cit le premi]2 il en conti5t de longs fragm5ts littralem5t reproduits1 mais autrem5t diviss et rangs dans un n\vel ordre4 ,le /yle e/ plus soign1 la lat9it meilleure1 la composition plus m?odique et mo9s aride4 ,l'auteur semble avoir autant coeur d'vit] que de rep\ss] les attaques de ses adv]saires1 et de ds>m] la critique que d'tablir ses ides4 ,une analyse complte devi5drait fa/idieuse1 mais il faut cep5dant connatre l'ouvrage2 il suffira d'analys] quelques passages importants qui modifi5t ou confirm5t les propositions les plus conte/es de l',introduction4 ,note #bga3 ,p4 ,abael4 ,!ologia ,*ri/iana1 9 lib4 ,v2 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 d4 #aaef-ahfj4 ,il p>at que trois po9ts surt\t avai5t provoqu le d\te ou la discussion1 peut-tre aussi les scrupules ou les cra9tes de l'auteur4 ,ce sont encore les po9ts qui n\s intress]ai5t le plus auj\rd'hui4 ,le premi] e/ ce qu'on p\rrait appel] le c>actre gnral de cette ?ologie4 ,il e/ vid5t qu'elle t5d au rationalisme1 ou du mo9s qu'elle a p\r b de concili] la foi avec la raison1 l'autorit avec la sci5ce1 le dogme avec la philosophie4 ,on a vu que l'entreprise n'tait pas entirem5t n\velle au temps d',abl>d1 mais nul n'y avait apport autant de subtilit relle que lui1 ni surt\t un aussi gr& r5om de dialectique4 ,sans avoir jamais prt5du l'htrodoxie1 sans s'tre jamais extrieurem5t ni1 je le crois1 intrieurem5t donn p\r un novateur religieux1 il s'tait en t\t1 et mme dans la foi commune1 piqu de p5s] p> lui-mme4 ,il avait lev sa *aire de sa propre ma9 et se croyait le crateur de sa doctr9e4 ,quoi qu'il ft donc1 il tait suspect3 son esprit aurait t plus modr1 plus timide1 plus sr1 son coeur aurait t plus humble1 qu'il n'et pas vit un gr& dang]1 la dfiance de l'glise4 ,il mettait son am\r-propre l'excit]1 bi5 qu'il n'et jamais l'insol5ce ou le c\rage de la brav]2 il ne cessait de la provoqu]1 en s'empressant de la ds>m] ds qu'elle le m5aait4 ,c'e/ donc sur le c>actre philosophique de sa ?ologie qu'il se montr]a d'abord jal\x d'clair] et de rassur] les fidles4 ,l'application de la philosophie la ?ologie conduit naturellem5t cit] les philosophes autant ou plus que les ,pres1 qui ne le sont pas t\j\rs2 les philosophes1 de leur ct1 ne sont pas t\j\rs *rti5s4 ,d'ailleurs c'e/ du se9 du paganisme que sont sortis les gr&s noms de la philosophie4 ,de l1 dans notre auteur1 un mlange ncessaire des lettres pr(anes et des lettres sa9tes4 ,bi5 que plusieurs ,pres des premi]s sicles en ai5t donn l'exemple1 assez con/amm5t suivi p> la littrature du moy5 ge1 c'e/ un usage qui a t\j\rs t s\ponn1 accus d'tre abusif1 et p> ceux-l mme qui s'y tai5t quelquefois con=ms4 ,p\r ,abl>d1 que l'rudition et la dialectique conduisai5t sans cesse sur le t]ra9 de l'antiquit pay5ne1 il y avait donc gr& intrt ju/ifi] l'emploi de ces autorits has>deuses et rconcili] enf9 la sci5ce des ,g5tils avec les traditions ca?oliques4 ,mais il lui importait plus encore de se lav] de t\te conniv5ce avec ceux qui ne consultai5t les ,g5tils que p\r s'c>t] de l'glise1 qui abusai5t des sci5ces du sicle et corrompai5t le dogme p> la dialectique4 ,la philosophie de son temps1 comme de t\t temps1 tait prv5ue d'incrdulit et de lib]t9age2 p\r lui1 comme p\r ses successeurs1 re/ait la commune ress\rce de dire qu'il y a deux philosophies1 la vraie et la fausse1 et n\s le v]rons *]*] se disculp] de son atta*em5t l'une en s'a*>nant contre l'autre4 ,il dclam]a avec viol5ce et1 s'il le faut1 avec fanatisme contre ceux qu'il se complat nomm] les pseudo-philosophes4 ,plus fran*e et plus h>die1 et comme p\r a*ev] sa p5se1 ,hlose appelait les adv]saires de son p\x du nom injurieux que sa9t ,paul donnait ses calomniateurs3 sa9t ,b]n>d tait p\r elle un pseudo-aptre#bgb4 ,note #bgb3 ,,ii ,cor4 ,,xi1 #ac4--,voy4 t4 ,i1 p4 #afg et ,ab4 ,op41 ep4 ,,ii1 p4 #db4 ,qu& la dialectique1 mme circonscrite dans de c]ta9es bornes p> une int5tion *rti5ne1 pntre dans le dogme1 elle peut t\j\rs altr] ce qu'elle explique et rduire le my/re sa plus simple et sa trop simple expression1 en l'int]prtant suivant la sci5ce2 elle-mme1 et p\r son propre compte1 elle n'a t que trop accuse d'tre une sci5ce de mots4 ,une or?odoxie dialectique risque donc aussi de n'tre qu'une or?odoxie nom9ale4 ,le philosophe peut1 dans t\te l'n]gie du t]me1 n'tre *rti5 que de nom4 ,c'e/ de ce dang] qu',abl>d t*e de se prs]v]2 il s'atta*e combattre1 dtruire t\tes les objections de l'hrsie contre la ,tr9it2 il pr5d so9 de sp>] et mme de g>antir sa doctr9e de t\t contact avec l'erreur de ,roscel94 ,quant on lit auj\rd'hui les deux ouvrages incrim9s1 dit ,m4 ,c\s91 on y tr\ve la dialectique place la tte de la ?ologie et l'esprit ca* du nom9alisme y m9ant les bases du *ri/ianisme1 au lieu de les attaqu] directem5t#bgc4 ,en revoyant ses argum5ts1 ,abl>d semble avoir press5ti cette grave critique qui l'att5dait encore aprs six ou sept sicles1 et il a pris gr& so9 d'tablir le c>actre or?odoxe de sa doctr9e sur la ,tr9it4 ,note #bgc3 ,ouvr4 9d4 d',ab41 ,introd41 p4 cxvii4 ,recueillons ma9t5ant la sub/ance de ce qu'il dit de neuf ou d'important sur ces trois po9ts3 l'autorit des philosophes1 l'abus de la dialectique en matire de religion1 la puret de sa doctr9e4 #a4 ,si l'autorit des aptres1 si celle des ,pres1 si celle enf9 de la raison ne suffis5t pas1 mme contre des philosophes qui n'invoqu5t que la d]nire1 il ne n\s re/e qu' r5voy] leurs traits nos ennemis2 en rep\ssant une une leurs objections1 t\ffons les aboiem5ts de ceux qui *]*5t diffam] aux yeux des fidles t\t ce que1 dans une int5tion s9cre1 n\s avons crit p\r la df5se de la foi4 ,ils rcus5t eux-mmes les philosophes comme ,g5tils1 et leur conte/5t t\te autorit en faveur de la foi1 comme tant condamns p> elle44444 ,mais t\s les philosophes1 ,g5tils peut-tre de nation1 ne le fur5t po9t p> la foi4444 ,comm5t1 en effet1 dv\]ions-n\s la damnation ceux qui ,dieu mme1 au tmoignage de l'aptre1 a rvl les secrets de la foi et les pr(onds my/res de la ,tr9it1 et dont les v]tus et les oeuvres sont clbres p> de sa9ts docteurs#bgd8 ,c> peut-on ni] que l'inc>nation ne p>aisse annonce dans c]ta9s crits pay5s plus ouv]tem5t que dans quelques livres sacrs8 ,qu& ,platon dit que ,dieu1 en =mant le monde1 prit deux longueurs1 qu'il appliqua l'une l'autre dans la =me de la lettre grecque ,x et les c\rba en orbe1 n'e/-ce pas une image du my/re de la croix#bge8 ,si les sacrem5ts fur5t inconnus de l'antiquit1 c'e/ que la loi d',isral n'avait pas t donne p\r t\s1 comme l'vangile4 ,aucune raison ne n\s =ce donc d\t] du salut de ceux des ,g5tils qui1 avant la v5ue du ,sauveur1 ont1 naturellem5t et sans loi crite1 fait1 selon l'aptre1 ce que veut la loi1 et qui la montrai5t crite dans leurs coeurs1 leur consci5ce r5dant tmoignage p\r eux-mmes#bgf4 ,il e/ vid5t p> l'criture que la ju/ice a comm5c p> la loi naturelle4 ,les m5aces et les prescriptions de l',anci5 ,te/am5t ne reg>dai5t qu',abraham et ses desc5dants4 ,ne dsesprez du salut de p]sonne ayant1 avant le ,*ri/1 vcu bi5 et purem5t4 ,et p> quelle ab/95ce1 p> quelle cont95ce1 p> quelles v]tus1 la loi naturelle et l'am\r de l'honnte ont jadis signal non-seulem5t les philosophes1 mais encore des hommes illettrs6444 ,que de tmoignages n\s le r$is5t1 comme p\r g\rm&] notre nglig5ce et notre faiblesse6444 ,arms des pages des deux ,te/am5ts1 des innombrables crits des sa9ts1 n\s sommes pires444 que ceux qui ,dieu avait refus la tradition de la loi crite et le spectacle des miracles4 ,note #bgd3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,ii1 p4 #abjc-abdj4 ,note #bge3 ,ce que dit ,platon1 c'e/ que ,dieu ayant compos du mme1 de l'autre et de l'ess5ce un c]ta9 mlange1 et l'ayant divis en p>ties =mant une longue b&e1 il la c\pa en deux suivant sa longueur1 puis croisa ces deux moitis l'une sur l'autre en la =me du ,x1 les c\rba en c]cle et enveloppa le t\t dans un d\ble m\vem5t4 ,c'e/ la cration de l'me du monde et de la =me sphrique de l'univ]s4 ,il n'y a dans cette obscure description ri5 qui ressemble au *ri/ianisme2 le croisem5t angle aigu e/ reg>d comme une allusion la position de l'cliptique sur l'quateur et n'a po9t de rapport avec la figure de la croix du ,sauveur4 7,time1 d4 de ,m4 ,h4 ,m>t9 t4 #a1 p4 #ii1 et n4 #bd1 t4 ,,ii1 p4 #cj47 ,note #bgf3 ,rom4 ,,ii1 #ac1 #ad1 #ae1 et ,,iii1 #bh4 ,quant la doctr9e1 des philosophes ont pr* l'immortalit de l'me1 la rtribution future1 la gloire ou le *tim5t2 ils s'y appui5t p\r n\s exhort] bi5 faire4 ,il faut bi5 qu'en eux-mmes ils ai5t appris connatre ces v]tus qu'ils n\s enseign5t1 il faut qu'ils sa*5t que ,dieu en e/ le pr9cipe ou plutt la cause f9ale1 qu'elles doiv5t avoir l'am\r de ,dieu p\r orig9e et p\r b4 ,c'e/ la foi de ,socrate1 c'e/ l'enseignem5t de ,platon que ,dieu e/ le s\v]a9 bi54 ,l'humilit de ,py?agore semble avoir dev9 l'humilit *rti5ne4 ,lorsqu'on lit ce que ,cicron dit de la sagesse1 on se rappelle cette p>ole de ,job3 ,la pit1 c'e/ la sagesse#bgg4 ,or la sagesse de ,dieu1 c'e/ le ,*ri/4 ,si1 p\r avoir aim le ,*ri/1 n\s sommes appels *rti5s1 comm5t refus] le mme nom ceux qui ont aim la sagesse8 ,les prceptes moraux de l'vangile ne sont qu'une r=mation de la loi naturelle que les philosophes ont obs]ve#bgh4 ,l'vangile1 comme la philosophie et la diffr5ce de l'anci5ne loi1 prfre la ju/ice intrieure l'extrieure et pse t\t d'aprs l'int5tion de l'me2 aussi quelques platonici5s ont-ils t emports jusqu' ce blasphme1 que ,jsus-,*ri/ avait reu t\tes ses maximes de ,platon4 ,note #bgg3 ,?4 ,*r t4 ,,ii1 p4 #abaj4 ,c'e/ la df9ition de l'orateur3 ,vir bonus dic5di p]itus1 qui1 *ose assez s+ulire1 rappelle l'auteur la passage de ,job3 ,timor dom9i ipsa e/ sapi5tia 7,,xxviii1 #bh71 passage qu'il cite au re/e dans ces t]mes3 ,ecce pietas e/ sapi5tia1 comme sa9t ,augu/9 7,de ,tr941 ,,xii1 xiv1 et ,,xiv1 i71 d'aprs le mot grec des ,septante1 ,grec3 ,!osezeia4 ,note #bgh3 ,id41 ibid41 p4 #abaa4 ,abl>d a comm5t ailleurs avec dtail dans un s5s favorable aux philosophes les passages de sa9t ,paul dj cits1 7,com4 ,9 ep4 ad ,rom41 ,ab4 ,op41 p4 #eac47 et dj il avait dit dans l',introduction3 ,diximus deum esse pot5tiam g5]antem1 et sapi5tiam g5itam1 et b5ignitatem proc$5tem3 cum i/ud nemo discretus ambigat1 sive ,judaeus1 sive ,g5tillis1 nem9i aec fides deesse videtur4 7,l4 ,,ii1 p4 #aaja47 ,si v\s jugez des pr9cipes des philosophes p> leurs oeuvres1 voyez comme ils ont rgl la socit3 ils sembl5t lui avoir appliqu les prceptes vangliques4 ,les rgles qu'ils prescriv5t aux *efs des cits sont celles que s'impos5t auj\rd'hui les cl]cs et les mo9es4 ,la cit e/ une frat]nit4444 ,les lgislateurs de rpublique ont l'air d'avoir devanc la vie apo/olique de la primitive glise4 ,l'int]diction de la proprit1 la mise en commun de t\s les bi5s e/ le pr9cipe de cette p>ole de ,socrate dans le ,time#bgi3 ,que les femmes soi5t communes et que nul n'ait des enfants lui4 ,or1 mes frres1 faut-il t\rn] cela dans un s5s honteux et suppos] qu'un si gr& philosophe1 de qui date l'tude de la discipl9e morale et la re*]*e du s\v]a9 bi51 ait in/itu une infamie aussi manife/e et aussi abom9able que l'adultre1 condamn et p> les philosophes1 et p> les potes1 et p> t\s les hommes obs]vateurs de la loi naturelle1 au po9t que quelques-uns reg>d5t comme adultre l'ardeur passionne de l'p\x p\r son p\se8 ,non1 ,socrate n'a v\lu que dtruire jusqu'au d]ni] re/e de la proprit3 il veut que les femmes soi5t en commun dans un b1 non de plaisir1 mais d'utilit4 ,la vraie rpublique e/ celle dont l'adm9i/ration e/ dirige v]s l'utilit commune1 et ceux-l seulem5t sont concitoy5s qui cohabit5t dans une telle union de corps et de dv\em5t qu'en eux p>aisse accompli ce que dit le psalmi/e de la p]fection de la primitive glise1 imite auj\rd'hui p> les congrgations mona/iques3 ,ah6 qu'il e/ bon et agrable que les frres habit5t unis en un corps6 7,,cxxxii1 #a47 ,note #bgi3 ,? ,*r41 t4 ,,ii1 p4#abab4 ,ce n'e/ pas la communaut des femmes1 mais celle des enfants qui e/ prescrite dans le ,time1 le m>iage au contraire y e/ rgl1 et d'une manire assez s+ulire4 7tud4 sur le ,tim41 t4 ,i1 p4 #ha47 ,les anci5s n'appell5t cit qu'une association o t\t a p\r b le bi5 commun1 association ma9t5ue sans murmure p> la *>it s9cre4 ,c'e/ vraim5t la df9ition d'une socit *rti5ne4 ,et t&is qu'ils ont dsir introduire une telle svrit dans la rpublique que ,platon veut en bannir jusqu'aux potes1 ils ont prescrit ceux qui la g\v]n5t un tel am\r p\r le peuple1 que1 se reg>dant comme ses m9i/res1 non comme ses matres444 ils ne doiv5t pas cra9dre et de combattre et de donn] leur vie p\r la lib]t de la patrie1 srs d'atte9dre ce sj\r de la batitude cle/e qui1 selon ,cicron1 fut p> rvlation promise ,scipion#bhj4 ,a9si ont fait les ,dcius1 donnant l'exemple qu'avait donn dj ,david1 aim du ,seigneur4 ,qu'ils r\giss5t ces s\v5irs1 les abbs de ce temps-ci1 eux qui e/ confi le premi] so9 de la religion mona/ique1 qu'ils r\giss5t et revi5n5t rsipisc5ce1 t\*s du mo9s de l'exemple des ,g5tils1 t&is qu'aux yeux de leurs frres1 qui rum95t de vils alim5ts1 vilia pulm5torum pabula1 ils dvor5t impudemm5t des mets exquis et nombreux4 ,qu'ils rem>qu5t aussi1 les pr9ces *rti5s1 avec quel zle c\rageux des ,g5tils ont embrass la ju/ice444 ,qu'ils song5t ce ,zaleucus qui appliqua son propre fils la loi que lui-mme avait faite contre l'adultre4 ,note #bhj3 ,?4 ,*r41 t4 ,,ii1 p4 #abae4 ,on voit qu'il avait lu ,macrobe1 qui n\s devons le ,songe de ,scipion4 ,les philosophes ont connu galem5t l'ab/95ce des ana*ortes ou des mo9es1 la sublimit de la vie contemplative1 les v]tus de la solitude4 ,la vie solitaire e/ celle o la f]veur extrme de l'am\r de ,dieu n\s susp5d la contemplation de la vision div9e1 et n\s faisant ab&onn] t\te sollicitude des li5s du monde1 ne n\s laisse1 p\r a9si dire de comm]ce qu'avec les *oses cle/es4 ,quelques philosophes grecs1 les ,essni5s aussi1 ont su s'y lev]4 ,faut-il pr\v] leur mpris des ri*esses8 citons ,py?agore1 ,crats1 ,anti/hne1 leur mpris de la vie8 ,socrate succomba p\r la df5se de la vrit comme un m>tyr c]ta9 de la rmunration2 le mpris de la d\leur8 il clate dans les /oci5s4 ,p>l]ons-n\s de leur mpris des volupts et de la puret de leur vie8 ,c'e/ en eux que comm5a cette beaut de la *a/et *rti5ne ignore des ,juifs4 ,on voit dans les livres quels so9s1 quels emb>ras sont atta*s au m>iage2 ,salomon a pe9t avec la plus gr&e =ce t\s les dang]s de la passion des femmes4 ,la *a/et p>at la v]tu la plus agrable ,dieu1 et l'hi/oire roma9e abonde en beaux traits de cont95ce et de pudeur2 il suffit de rappel] ,lucrce et ,virg9ie#bha4 ,note #bha3 ,?4 ,*r41 t4 ,,ii1 p4#abaf-abce4 ,quant la sci5ce1 les tmoignages des sa9ts n\s appr5n5t combi5 celle des philosophes n\s e/ ncessaire dans l'tude des lettres sacres1 tant p\r rs\dre t\tes les que/ions que p\r claircir les my/res allgoriques1 dont l'explication e/ s\v5t dans les nombres2 aussi sa9t ,augu/9 met-il au premi] rang la dialectique et l'ari?mtique4 ,c'e/ la posie et ses m5songes qu'il faut fuir4 ,si un *rti5 a le gt des lettres1 qu'a-t-il beso9 de se repatre de fictions va9es8 ,quelles sont les =mes de /yle1 les beauts d'expression que ne prs5te pas la page sacre1 pag9a div9a1 t\te remplie des nigmes de l'allgorie et de la p>abole1 et presque p>t\t abondante en allusions my/iques8 ,quelles sont les grces d'locution que ne n\s enseigne pas la langue hbraque1 cette mre des langues84444 ,quels mets peuv5t manqu] la table spirituelle du seigneur1 c'e/--dire l'criture sa9te1 o1 suivant ,grgoire1 l'lphant nage et l'agneau se promne84444 ,qui1 p>mi les potes et mme p>mi les philosophes1 a gal sa9t ,jrme p\r la gravit de la diction1 sa9t ,grgoire p\r la d\ceur1 sa9t ,augu/9 p\r la subtilit8 ,dans le premi]1 v\s tr\v]ez l'loqu5ce de ,cicron1 dans les deux autres la suavit de ,boce et la subtilit d',ari/ote1 et bi5 plus encore1 si je ne me trompe1 en comp>ant les crits de *acun4 ,que dire de l'loqu5ce de ,cypri5 ou d',origne et de tant de docteurs innombrables1 tant grecs que lat9s1 t\s pr(ondm5t v]ss dans l'tude des arts libraux84444 ,mais comm5t les vques et les docteurs de la religion *rti5ne n'c>t5t-ils pas les potes de la cit de ,dieu1 qu& ,platon leur int]dit la cit du sicle8 ,bi5 plus1 dans les j\rs sol5nels des gr&es ftes qui devrai5t tre employs t\t enti]s aux l\anges du ,seigneur1 ils appell5t leur table les bateleurs1 les danseurs1 les sorci]s1 les *anteurs d'infamies4 ,ils clbr5t j\r et nuit la fte et le sabbat en leur compagnie2 puis ils les rcomp5s5t p> de gr&s dons1 qu'ils drob5t aux bnfices ecclsia/iques1 aux (fr&es des pauvres1 videmm5t p\r sacrifi] aux dmons4 ,qu'e/-ce1 en effet1 que ces hi/rions1 s9on les hrauts et p\r a9si dire les aptres des dmons84444 ,oui1 ce qui se dit dans l'glise fatigue1 ennuie de tels auditeurs4 ,c'e/ un f>deau p\r eux que de faire l'oblation aux autels du ,*ri/2 et jusque dans les sol5nits de la messe1 p5dant l'espace d'une heure1 ils ne peuv5t sevr] leur langue de propos va9s4 ,t\te leur me brle p\r le dehors et aspire la c\r des dmons1 aux conv5ticules d'hi/rions4 ,c'e/ l qu'ils sont prodigues d'(fr&es1 et att5tifs avec le plus gr& sil5ce et la plus gr&e passion la prdication diabolique4 ,mais app>emm5t c'e/ peu de *ose p\r le diable que ce qu'ils font hors du sanctuaire des basiliques1 s'il n'introduit pas dans l'glise de ,dieu les turpitudes de la scne4 ,o d\leur6 il l'ose4 ,o honte6 il l'accomplit2 et devant les autels mmes du ,*ri/1 t\tes les infamies sont introduites de t\tes p>ts2 les temples1 au milieu des runions des ftes sol5nelles1 sont ddis aux dmons1 et s\s le voile de la religion et de la prire1 t\s1 hommes et femmes1 ne sembl5t runis que p\r satisfaire librem5t leur lascivet2 et a9si sont clbres les veilles de ,vnus#bhb4 ,note #bhb3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,ii1 p4 #abce-abdj4 ,ce morceau (fre quelque intrt p\r l'hi/oire du ?tre4 ,il pr\ve que c]ta9s jeux scniques tai5t connus ds ce temps-l et inspirai5t un gt trs-vif aux classes suprieures de la socit1 et mme aux gr&s de l'glise4 ,il indique galem5t que ces sc&aleuses reprs5tations1 qui ont longtemps s\ill les lieux sa9ts1 tai5t dj clbres aux j\rs de ftes1 et que si une p>tie du cl]g les tolrait1 des esprits plus svres ne lui p>gnai5t pas les remontrances4 ,mais on compr5d que cette svrit mme ne devait pas amlior] la position d',abl>d auprs de ceux qu'elle c5surait1 et ce n'tait pas une trs-habile manire de se bi5 mettre avec l'glise2 que d'tablir1 p\r ju/ifi] les philosophes1 que bon nombre d'ecclsia/iques tai5t lo9 de les gal] en puret et en mode/ie4 ,cette apologie qui t\rne en invective1 dcle un esprit t\j\rs prs de fran*ir les bornes et de t\rn] contre le cl]g les armes que devai5t un j\r saisir les criva9s r=ms et les libres p5seurs de t\tes les coles4 ,prise en elle-mme et au fond1 l'argum5tation e/ h>die4 ,elle t5d mettre la foi philosophique au niveau de la foi *rti5ne1 en mme temps qu' plac] les moeurs des philosophes au-dessus de celles des prtres4 ,si cette argum5tation tait seule et sans contre-poids1 elle autoris]ait des d\tes srieux sur le ca?olicisme d',abl>d4 ,mais elle a une contre-p>tie qui la comp5se1 et qui tmoigne d'une int5tion s9cre d'imp>tialit *rti5ne4 ,n\s allons le voir humili] non mo9s rsolum5t aux pi$s de la foi l'orgueil et l'g>em5t de la philosophie4 ,,ii4 ,au-dessus des ennemis du ,*ri/1 hrtiques1 juifs1 g5tils1 ceux qui conte/5t avec le plus de subtilit la sa9te ,tr9it1 sont les pr(esseurs de dialectique1 ou ces sophi/es tant raills p> ,platon1 ceux qui n'us5t pas1 mais abus5t de l'art4 ,or cette philosophie e/ comme le glaive acr dont un tyran aveugle se s]t p\r t\t dtruire1 mais qui peut s]vir p\r la df5se3 elle peut faire beauc\p de bi5 et beauc\p de mal4 ,on sait que les pripattici5s1 que n\s appelons auj\rd'hui les dialectici5s1 ont p> de bons argum5ts1 rprim les hrsies tant des /oci5s que des picuri5s4 ,quant ceux dont l'adresse p]fide a r5du la dialectique odieuse1 leur faute a t condamne1 il y a longtemps1 p> ,cicron dans sa ,rhtorique#bhc4 ,sa9t ,paul s'e/ prononc ma9tes fois contre l'esprit cont5tieux et les argum5tations v]beuses4 ,et un pape1 rptant les p>oles de sa9t ,ambroise1 a dit3 ,les hrtiques mett5t dans la discussion t\te la =ce de leurs poisons#bhd4 ,au temps o n\s sommes1 les dialectici5s s'arrog5t le premi] rang p>mi les philosophes1 croyant avoir acquis la meilleure philosophie1 p>ce qu'ils ont la plus v]beuse4 ,en eux e/ ce pr9cipe de t\t p* qui prcipita le premi] ange de la cle/e batitude1 l'orgueil4 ,les pr(esseurs de dialectique s'imag95t qu'arms des raisons les plus r>es1 ils peuv5t t\t prt5dre et t\t attaqu]4444 qu'il n'e/ ri5 qu'ils ne puiss5t compr5dre et discut]2 et1 ple9s de mpris p\r t\tes les autorits1 ils font gloire de ne croire qu'en eux seuls2 c> ils n'accept5t que ce que leur p]suade la raison4444 ,l'orgueil suit la sci5ce et l'aveuglem5t l'orgueil2 et a9si1 *ose s+ulire1 la sci5ce ramne l'ignorance4 ,en s'attribuant soi-mme le don que l'on ti5t de ,dieu1 on le p]d1 et l'on s'g>e d'autant plus qu'on avait t mieux d\4 ,l'hrtique1 comme le mot l'annonce1 e/ celui qui *oisit1 ou qui suit la prfr5ce de son jugem5t1 c'e/--dire qui prfre son propre esprit celui de ,dieu4 ,il devi5t alors prsomptueux1 impati5t1 cont5tieux3 il se =me la dispute plus qu' la discipl9e et aspire la gloire plus qu'au salut4444 ,g>dez-v\s de ceux qui rapport5t en raisonnant la nature unique et incorporelle de la ,div9it la similitude des corps composs d'lm5ts1 mo9s p\r atte9dre la vrit que p\r faire montre de philosophie4 ,ils ne s'lv5t po9t la connaissance de celui qui rsi/e aux sup]bes et fait grce aux humbles4 ,nul ne connat ce qui e/ de ,dieu1 hors l'esprit de ,dieu3 nul ne peut ri5 enseign]1 si ,dieu ne l'illum9e4 ,dieu e/ le matre intrieur qui in/ruit sans p>oles qui il lui plat4 ,aussi la vie religieuse s]t-elle plus le compr5dre que la subtilit d'esprit4 ,dieu aime mieux la sa9tet que le gnie4444 ,ceux qui ont la f]veur de l'am\r1 qu'importe qu'ils n\s p>aiss5t des simples et des idiots1 et ne puiss5t exprim] et dmontr] t\t ce que l'inspiration div9e leur fait compr5dre8 ,plt ,dieu qu'ils y priss5t g>de1 ceux qui s'arrog5t impudemm5t la matrise en criture sa9te1 et qui ne corrig5t po9t leur vie1 mais viv5t *>nellem5t dans la s\illure6 ,ils dis5t que l'intellig5ce spciale des nigmes div9es leur a t donne1 que les secrets cle/es leur ont t confis2 ils m5t5t4 ,ils sembl5t se vant] ouv]tem5t d'tre le temple du ,sa9t-,esprit4 ,que du mo9s l'impud5ce de ces faux *rti5s soit crase p> les philosophes g5tils1 qui p5sai5t que la sci5ce de ,dieu s'acqui]t mo9s en raisonnant qu'en vivant bi54 ,qu'ils c\t5t ,socrate1 qui pr(essait qu'il ne p\vait ri5 que p> la grce div9e4 ,qu'ils c\t5t les philosophes1 eux qui se dis5t philosophes4 ,qu'ils c\t5t leurs matres1 eux qui mpris5t les sa9ts#bhe4444 ,note #bhc3 ,id41 ibid41 p4 #abdb-abdf4 ,cette rhtorique e/ celle ad ,h]5nium1 l'ouvrage de ,cicron qu'il cite de prfr5ce4 ,le passage rapport e/ extrait du livre ,,ii1 ,,xi4 ,note #bhd3 ,i ,cor41 ,,xi1 #af4--;,i ,tim41 ,,vi1 #bj4---;,,ii ,tim4 ,,ii1 #ad1 #bb1 #bc1 #bd4--,resp4 ,adriani pap4 ad ,c>olum1 c4 ,,xlix2 ,s4 ,concil41 t4 ,,vii4---,ambr4 ,op41 t4 ,i1 ,de ,fid41 c4 ,v4 ,note #bhe3 ,?4 ,*r41 t4 ,,iii1 p4 #abde-abeb4 ,il e/ vrai que dans t\tes les *oses qui peuv5t se discut] rationnellem5t1 la dcision de l'autorit n'e/ pas ncessaire2 mais ne doit-il pas suffire la raison qu'il lui soit dmontr que celui qui surpasse t\t1 doit surpass] les =ces de l'intellig5ce et de la dialectique des hommes8 ,quelle *ose devrait plus indign] les fidles que de confess] un ,dieu que cette petite raison huma9e p\rrait compr5dre8 ,c'e/ ce qu'ont s5ti et les sa9ts et les philosophes4 ,les esprits cle/es eux-mmes ne connaiss5t pas ,dieu ple9em5t4 ,le nom du fils de ,dieu1 dit ,h]ms1 ne peut tre prononc p> une b\*e huma9e#bhf4 ,dieu1 c'e/--dire le ,dieu qui n'e/ compris et cru que p> le petit nombre ou p> les plus gr&s des sages1 e/ le ,dieu inconnu2 ,inc]ti ,judaea ,dei1 dit ,luca94 ,c'e/ le ,dieu ca* de l'criture1 le ,dieu inconnu de l'autel d',a?nes1 le mme1 ce semble1 que cet autel de la ,misricorde1 o ne s'(frait pas d'autre sacrifice que celui des bra*manes1 le sacrifice de la prire et des l>mes1 l'autel dont p>le ,/ace3 ,nulli concessa pot5tum ,ara ,deum1 mitis posuit clem5tia s$om4 ,note #bhf3 ,id41 ibid41 p4 #abed4--;,abl>d ne cite1 je crois1 nulle "p ,h]ms qu' l'aide de sa9t ,augu/91 et ri5 ne me pr\ve qu'il et s\s les yeux le texte ou la traduction de ces clbres apocryphes1 le ,pim&re ou l',asclpius4--,cf4 ,introd41 p4 #ajjd1 #ajji1 #ajab1 #ajeb1 etc41 et ,sic et ,non1 p4 #de4 ,que rpondront t\t cela les pr(esseurs de dialectique1 s'ils veul5t discut] p> raisonnem5t ce que leurs pr9cipaux docteurs affirm5t ne p\voir tre expliqu8 ,ils se moqu]ont de leurs docteurs1 p\r n'avoir pas tu la vrit que ,dieu leur inspirait1 vrit que ceux-ci font pr(ession de ne p\voir expos] en diss]tant1 t5ant p\r plus vnrable ce qui surpasse davantage la porte de l'intellig5ce huma9e4 ,ils ne r\giss5t pas de dcl>] qu'ils ent5dai5t et mme disai5t bi5 des *oses1 qu'ils pr(essai5t enf9 des vrits qu'ils ne p\vai5t dmontr]2 et mme ils se plaisai5t tellem5t dans cette obscurit que1 sur les *oses qu'ils aurai5t pu dmontr]1 ils t5dai5t le voile littral1 p\r que la vrit dc\v]te et nue ne ft pas mprise cause de la facilit de la compr5dre4 ,les desses d'leusis app>ur5t une nuit au philosophe ,num5ius1 en habit de c\rtisanes1 et se plaignir5t qu'il les et arra*es du sanctuaire de la pudeur1 p>ce qu'il avait donn l'int]prtation de leurs my/res1 ,oh6 plt ,dieu que ceux qui s'affi*5t p\r philosophes fuss5t1 mme en songe1 dt\rns de leur prsomption1 et qu'on les vt cess] de ni] l'exi/5ce de l'incomprh5sible maje/ du ,dieu suprme1 p>ce qu'ils ne l'ent5d5t pas discut] avec une p>faite vid5ce#bhg6 ,note #bhg3 ,id41 ibid41 p4 #abed4---,le songe de ,num5ius e/ racont p> ,macrobe1 7,somn4 ,scip41 t4 ,i1 c4 ,,ii47 ,mais voici l'objection3 ,que s]t de dire une vrit qu'on ne peut expliqu]8 et voici la rponse3 ,lorsqu'on ent5d1 t\*ant ,dieu1 quelque *ose que l'on ne compr5d pas1 l'auditeur e/ excit l'inquisition2 l'inquisition enfante l'intellig5ce1 si la dvotion l'accompagne4 ,aux uns a t donne la grce de dire1 aux autres celle de compr5dre4 ,en att5dant1 et tant que la raison ne se dvoile pas1 l'autorit doit suffire4 ,il faut s'en t5ir la maxime connue3 ce qui e/ admis p> t\s1 p> le plus gr& nombre1 ou p> les doctes1 ne doit pas tre contr$it4 ,il e/ donc salutaire de croire ce qu'on ne peut expliqu]1 d'autant que ce que l'infirmit huma9e peut dmontr] n'e/ pas gr&'*ose1 et qu'il ne faut po9t appel] foi l'adhsion que n\s arra*e l'vid5ce rationnelle4 ,nul mrite auprs de ,dieu1 qu& on ne croit pas ,dieu1 mais de petits argum5ts qui tromp5t s\v5t1 et qui peuv5t pe9e tre saisis1 mme qu& ils sont raisonnables#bhh4 ,note #bhh3 ,id41 ibid41 p4 #abee4---;,ce passage e/ en contradiction avec ce qu'il a dit dans l',introduction1 t4 ,,ii1 p4 #ajed et #ajeh4 ,voyez au prcd5t *apitre1 p4 #bja et #bje4 ,la d]nire objection des dialectici5s1 c'e/ qu'il faut rep\ss] une foi qui ne peut tre df5due1 faute de raisons vid5tes p\r la s\t5ir4 ,mais n\s leur dem&]ons ce qu'ils p5s5t de leurs matres qui ont enseign cette foi4 ,n\s t5ons du seul ,boce t\t que n\s savons de l'art de l'argum5tation en usage auj\rd'hui1 et c'e/ de lui que n\s avons appris t\t ce qui fait la =ce du raisonnem5t4 ,n\s savons que c'e/ encore lui qui a diss]t sur le dogme de la ,tr9it1 exactem5t et philosophiquem5t1 en se con=mant la classification des dix catgories#bhi4 ,accus]ont-ils le matre mme de la raison1 et diront-ils qu'il s'e/ g> dans l'argum5tation1 celui de qui ils font gloire de l'avoir apprise8 ,quoi8 le matre n'aura pas ap]u ce qu'ap]oiv5t ses disciples6 il n'aura pas vu p> quelles raisons on peut infirm] ce qu'il s\t5ait6 ,je p>donne leur impud5ce2 qu'ils n\s enlv5t ce qu'ils v\dront1 ceux qui ne sav5t po9t p>gn] leurs matres1 p\rvu qu'ils ne tr\bl5t pas la foi des simples1 et que p> les lacs des sophismes o dj ils sont eux-mmes envelopps1 ils n'entran5t pas les autres dans la fosse o ils sont tombs4 ,p\r vit] un tel dang]1 il ne re/e qu' dem&] ,dieu un remde contre la contagion2 qu'il brise les ma*9es de gu]re de ceux qui s'ef=c5t de dtruire son temple p> les c\ps r$\bls du bli] de leurs argum5ts4 ,note #bhi3 ,on a vu qu'il e/ d\teux que ces ouvrages ?ologiques soi5t de ,boce4 7c4 #a1 p4 #afj47 ,mais enf91 puisque l'importunit de ces qu]elleurs ne peut tre rprime p> l'autorit ni des sa9ts1 ni des philosophes1 et qu'il faut absolum5t leur rsi/] p> le raisonnem5t huma91 n\s avons rsolu de rpondre aux f\s suivant la folie1 et de pulvris] leurs attaques p> les moy5s qui leur s]v5t n\s attaqu]#bij4 ,note #bij3 ,!ol4 ,*r41 p4 #abef4 ,ici ,abl>d1 r5trant peut-tre plus compltem5t dans sa vraie p5se1 revi5t l'ide qu'il faut pr5dre aux incrdules leurs armes1 et les confondre p> leurs propres argum5ts4 ,si cette obscurit si pr(onde aveugle notre raison1 qui se signale plus p> la religion que p> le gnie1 et si tant de re*]*es des plus subtiles1 notre petitesse ne suffit pas ou succombe va9cue1 que nos adv]saires n'imag95t po9t p\r cela d'incrim9] ou de c5sur] notre foi1 qui n'en vaudrait pas mo9s en elle-mme1 qu& un homme aurait faibli dans la discussion4 ,que p]sonne ne m'impute prsomption d'avoir entrepris ce que je n'aurai pas accompli2 mais qu'il p>donne une int5tion pieuse qui suffit auprs de ,dieu1 si l'habilet fait dfaut4 ,t\t ce que n\s expos]ons sur cette haute philosophie1 n\s pr(essons que c'e/ une ombre et non la vrit1 une c]ta9e ressemblance et non la *ose mme4 ,quel e/ le vrai8 ,dieu le saura4 ,quel e/ le vraisemblable et le plus con=me aux raisons philosophiques8 je p5se que je le dirai4 ,en cela1 si mes fautes veul5t que je m'c>te de la p5se et du langage ca?oliques1 qu'il me p>donne1 celui qui juge des oeuvres p> l'int5tion1 prt que je suis t\j\rs donn] t\te satisfaction en effaant ou corrigeant t\t ce qui s]a mal dit1 lorsqu'un fidle m'aura r$ress p> la v]tu de la raison ou l'autorit de l'criture#bia4 ,note #bia3 ,id41 ibid41 p4 #abef-abeh4 ,ceci e/ repris du prologue de l',introduction1 p4 #igd4--,voy4 ci-dessus1 p4 #ahe4 ,,iii4 ,la tr9it des p]sonnes qui sont en ,dieu1 e/ un seul ,dieu#bib4 ,la religion de la foi *rti5ne ti5t inv>iablem5t1 croit salutairem5t1 affirme con/amm5t1 pr(esse s9crem5t que le ,dieu un e/ trois p]sonnes1 le ,pre1 et le ,fils1 et le ,sa9t-,esprit1 un seul dieu et non plusieurs dieux1 un seul crateur de t\tes *oses visibles et invisibles44444 un en t\t1 sauf en ce po9t1 la di/9ction des p]sonnes4 ,elles ne sont pas trois dieux ni trois seigneurs1 mais trois p]sonnes1 dont *acune n'e/ aucune des deux autres1 quoique *acune soit ,dieu t\t enti]4 ,la sub/ance des trois p]sonnes1 ou la sub/ance de ,dieu1 e/ donc simple et une2 c'e/ une ess5ce indivise1 une puissance1 une maje/1 une gloire1 une raison1 une opration2 en un mot1 la seule exception l'unit div9e e/ dans la diffr5ce des proprits2 celle d'une p]sonne ne peut jamais tre transporte dans une autre1 c> elle ne s]ait plus proprit1 mais communaut4 ,note #bib3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iii1 p4 #abeh-abgj4 ,c]ta9es *oses sont dites de ,dieu qui ne peuv5t tre ent5dues que d'une des p]sonnes et non de plusieurs4 ,qu& on dit que ,dieu e/ in5g5dr1 cela ne peut s'ent5dre que du ,pre1 c> le ,sa9t-,esprit1 qui n'e/ pas eng5dr1 n'e/ pas p\r cela in5g5dr4 ,ce qui n'e/ pas ju/e n'e/ pas ncessairem5t inju/e2 exemple1 une pi]re ou un arbre4 ,c]ta9es *oses peuv5t tre dites de ,dieu qui s'appliqu5t soit collectivem5t1 soit sp>m5t1 t\tes les p]sonnes ou *acune2 a9si ,dieu1 ,seigneur1 ,crateur1 ,t\t-,puissant1 t]nel1 etc41 cela peut se dire de t\te la ,tr9it et de *aque p]sonne de la ,tr9it4 ,c]ta9es *oses ne peuv5t se dire que des trois ensemble1 a9si le nom mme de ,tr9it3 ,dieu e/ la ,tr9it1 ,dieu e/ pre2 le ,pre n'e/ pas la ,tr9it1 ,tr9it e/ le nom propre des trois ensemble4 ,enf9 il y a un nom1 un seul qui convi5t *acune d'elles1 mais non t\tes ensemble1 c'e/ le nom mme de p]sonne2 il convi5t t\tes1 mais sp>m5t et non simultanm5t4 ,dans cette tr9it des p]sonnes1 aucune n'e/ sub/antiellem5t diffr5te des deux autres1 aucune n'en e/ numriquem5t sp>e2 *acune e/ diffr5te de *aque autre seulem5t p> la proprit1 non1 encore une fois1 dissemblable sub/antiellem5t ou numriquem5t1 comme le croit ,arius4 ,a9si le ,pre n'e/ pas autre *ose 7aliud7 que le ,fils ou le ,sa9t-,esprit1 ni le ,fils que le ,sa9t-,esprit2 il n'e/ pas autre *ose en nature1 mais il e/ autre 7alius7 en p]sonne3 celui-ci n'e/ pas celui-l1 mais il e/ ce qu'e/ celui-l4 ,socrate e/ diffr5t numriquem5t de ,platon1 c'e/--dire qu'il e/ autre p> la di/9ction de l'ess5ce propre1 mais il n'e/ pas autre *ose1 c'e/--dire qu'il n'e/ pas sub/antiellem5t diffr5t1 puisque t\s deux sont de mme nature1 quant la communaut de l'espce3 l'un et l'autre e/ homme4 ,ri5 n'e/ en ,dieu qui ne soit ,dieu4 ,c> t\t ce qui exi/e dans la nature ou e/ t]nel1 et c'e/ ,dieu1 ou a comm5c1 et vi5t de ,dieu2 hors de l1 il n'y a que le p* et l'idole1 qui sont nos oeuvres et non les oeuvres de ,dieu4 ,la sagesse1 la puissance qui sont en ,dieu sont ,dieu mme4 ,si l'on prt5d que les qualits de ,dieu soi5t en lui1 sans tre ni lui ni cres p> lui1 mais qu'elles demeur5t t]nellem5t en lui ou sont cot]nelles la div9e sub/ance dans laquelle elles sont1 n\s dem&]ons si elles sont en ,dieu sub/antiellem5t ou accid5tellem5t4 ,si elles y sont sub/antiellem5t1 elles con/itu5t la sub/ance de ,dieu1 elles sont alors antrieures 7priores7 ,dieu1 comme la raison e/ dite antrieure 7prior7 l'homme1 tant sa =me con/itutive4 ,a9si1 p> exemple1 le ,dieu sage s]ait con/itu p> la sub/ance de la div9it et la sagesse1 il s]ait un t\t compos de matire et de =me1 il aurait un pr9cipe4 ,si1 au contraire1 les qualits lui app>ti5n5t accid5tellem5t1 ,dieu e/ sujet aux accid5ts1 proposition condamne p> t\s les philosophes et t\s les ca?oliques4 ,l'accid5t peut tre ou ne pas tre1 il e/ mutable1 omissible1 il dp5d de l'altrabilit du sujet2 on peut dire qu'il e/ la =me d'une *ose corruptible2 comm5t s]ait-il compatible avec la nature div9e8 ,la sagesse ne p\vant tre en ,dieu une =me ni sub/antielle ni accid5telle1 il re/e qu'elle e/ ,dieu1 et de mme la puissance1 et de mme les autres attributs4 ,dieu n'e/ une sub/ance qu'autant que c'e/ une sub/ance unique1 incomp>able1 au del ou au-dessus de la sub/ance2 de mme1 les proprits qui sont dans cette sub/ance ne peuv5t tre rgulirem5t appeles =mes ni accid5ts1 et elles n'ont d'autre effet que la di/9ction des p]sonnes2 et cette diffr5ce n'e/ pas celle de la p]sonne de ,socrate celle de ,platon1 les trois p]sonnes n'ayant qu'une ess5ce1 t&is que ,socrate et ,platon n'ont pas la mme ess5ce ou la mme sub/ance ess5tielle4 ,gr&e et subtile di/9ction2 il faut que l'id5tit d'une sub/ance unique1 l'unit indivisible de l'ess5ce1 ne fasse pas ob/acle la div]sit des p]sonnes1 et ne n\s conduise pas l'erreur de ,sabellius2 il faut que la div]sit des p]sonnes ne soit pas un emp*em5t l'unit de la sub/ance1 et ne n\s jette pas dans l'erreur d',arius4 ,on ne voit pas bi5 comm5t ,abl>d concili]a ces ides gnrales avec l'attribution de la puissance au ,pre1 de la sagesse au ,fils1 de l'am\r au ,sa9t-,esprit1 et aucun ?ologi5 qui adopte en t\t ou en p>tie cette rp>tition ne n\s a p>u clair et consqu5t4 ,abl>d ne l'ab&onne p\rtant pas1 et il prs5te mme d'une manire spcieuse la rs]ve d'une "p1 m95te dans la puissance en faveur du ,pre1 c> les autres attributions ne sont pas conte/es4 ,t\t ce qui conc]ne la puissance e/1 dit-il1 attribu au ,pre2 d'abord la cration e/ tire du nant1 et le ,pre cre p> son ,v]be1 non le ,v]be p> le ,pre2 c'e/ le ,pre qui donne p\voir et mission1 c'e/ lui qui envoie le ,fils 7,galat41 iv1 #d7 de qui il e/ crit qu'il s'e/ r5du obissant son ,pre 7,phil41 ii1 #h74 ,dans ses s\ffrances1 c'e/ le ,pre que le ,fils invoque1 et il p>le t\j\rs de son p\voir comme d'un don que le ,pre lui a fait4 ,quant la sagesse dans le ,fils1 elle e/ nomme textuellem5t dans l'criture1 ,sa9t ,jean dit aussi que le ,pre a donn t\t jugem5t au ,fils 7v1 #bb71 et le ,v]be e/ le ,logos1 et le ,logos e/ la raison1 dit sa9t ,augu/9#bic4 ,que la di/ribution des dons de ,dieu app>ti5ne au ,sa9t-,esprit1 c'e/ ce qu'on lit p>t\t2 lui donc t\t ce qui vi5t de la bont4 ,a9si la di/9ction des trois proprits se ju/ifie4 ,le dialectici5 peut tre le mme que l'orateur1 mais son attribut comme orateur n'e/ pas le mme que comme dialectici5#bid4 ,note #bic3 ,quae/4 ,,lxxxiii1 c4 ,,xliv4 ,note #bid3 ,?4 ,*r41 p4 #acji-acaa4 ,si n\s n'avions cra9te de fatigu] le lecteur des r$ites ncessaires de l'argum5tation scola/ique1 il y aurait ici une controv]se m]veilleuse de subtilit a dr\l] devant lui2 mais il faudrait la donn] t\t entire1 c> elle brille surt\t p> les dtails1 p> cette m?ode m9utieuse qui ne nglige aucune des =mes successives du raisonnem5t1 qui p\rsuit la mme p5se s\s t\tes les expressions possibles de la sci5ce4 ,la gr&eur manque cette discussion1 mais non la rigueur1 la sagacit1 l'op9itret2 les ma?matiques seules (fr5t des exemples analogues1 p>ce qu'elles ont seules une langue comp>able et suprieure encore comme in/rum5t d'analyse la langue sy/matique des pripattici5s du moy5 ge4 ,n\s r5onons donn]1 mme p> *antillons1 cette controv]se1 qui1 srieuse p\r le fond1 sembl]ait purile de =mel mais n\s devons dire qu'elle n\s p>at embrass] t\t l'ensemble des objections leves de t\t temps contre le dogme p> les adv]saires du *ri/ianisme4 ,qu9ze de ces objections attaqu5t la ,tr9it au nom de l'unit2 huit1 la ,tr9it admise1 sont diriges contre l'unit2 t\tes revi5n5t cette argum5tation3 ,la ,tr9it e/ nom9ale ou relle4 ,nom9ale1 elle n'e/ qu'une notion arbitraire2 autant de noms peuv5t tre donns la div9it1 autant elle devrait compt] de p]sonnes1 et il e/ trange que des noms1 accid5ts passag]s des langues huma9es1 con/itu5t des *oses t]nelles4 ,relle1 la ,tr9it e/ la triplicit de sub/ance1 c> l'unit de sub/ance e/ la condition de t\te ralit3 trois p]sonnes relles ne peuv5t tre consub/antielles4 ,que devi5t alors l'unit de ,dieu8 ,trois p]sonnes sont trois *oses2 dire qu'elles sont semblables1 c'e/ dire qu'elles diffr5t en quelque *ose1 et si elles diffr5t1 l'unit numrique de l'ess5ce e/ impossible4 ,la "q qu',abl>d rsume a9si1 ,grgoire de ,nazianze la posait dans ces v]s3 ,grec3 ,ps triazet1 trias pal9 ,enizet3 7,,xi1 de ,vit4 sua47 ,abl>d a raison de dire que t\te la difficult sci5tifique de ces objections e/ celle de concevoir la div]sit des p]sonnes1 sans leur assign] aucun des modes de diffr5ce admis p> les philosophes2 mais il aj\te aussitt que la nature s+ulire de la div9it doit bi5 exig] un langage s+uli]4 ,platon n'ose dire ce que c'e/ que ,dieu1 la sagesse inc>ne seule l'a dit3 ,dieu e/ esprit4 7,jean1 ,,iv1 #bd47 ,mais c'e/ un esprit auprs duquel t\t autre e/ corporel et grossi]4 ,nos docteurs1 qui ramn5t t\t la logique1 n'ont pas mme os mettre ,dieu au nombre des *oses1 peu prs p> le mme scrupule qui dcidait ,platon insr] entre nulle sub/ance et quelque sub/ance1 entre le nant et les ralits actuelles1 son ,hyle1 cet tre in=me1 matire univ]selle qui n'e/ aucun tre et d'o t\s les dires sont pris1 mat]ia1 mat] r]um4 ,aux difficults de la sci5ce huma9e1 il y a donc une premire rponse gnrale dans cette p>ole de sa9t ,jean3 ,ce qui e/ de la t]re p>le de la t]re4 7,,iii1 #cd47 ,s\v5ez-v\s que1 comme votre sci5ce1 votre langage e/ t]re/re4 ,les matres n'os5t faire de ,dieu ni une sub/ance ni aucune *ose2 essayez donc1 aprs cela1 de concili] la div9it et vos dix catgories1 ou plutt di/+uez pr(ondm5t l'incr du cr1 et t*ez d'avoir deux langages4 ,n'imitez pas cep5dant ces hrtiques d'hi]1 ?ologi5s en titre1 qui1 du haut de la *aire enseignante1 annonc5t que ,dieu ne peut tre ,pre1 ,fils ou ,sa9t-,esprit accid5tellem5t1 et que les proprits des p]sonnes sont ncessairem5t relles en dehors de son ess5ce1 si l'on ne veut que la ,tr9it s'van\isse4 ,il ne faut pas *]*] une diffr5ce plus gr&e entre ,dieu le ,pre et ,dieu le ,fils qu'entre un homme pre de celui-ci et le mme homme fils de celui-l4 ,s'il e/ vrai qu'en ,dieu t\t e/ ,dieu1 ce n'e/ que relativem5t qu'il peut port] un autre nom que ,dieu4 ,les proprits des p]sonnes sont donc des relations4 ,ce que signifie la di/9ction des p]sonnes1 c'e/ que p> disjonction on dit ,dieu le ,pre1 ,dieu le ,fils1 ,dieu ,sa9t-,esprit2 c'e/ une di/9ction relative1 ce sont des noms relatifs2 seulem5t il ne s'agit po9t de relation une autre p]sonne4 ,le t]me auquel le premi] t]me e/ relatif manque1 ou plutt les relations de ,dieu sont ,dieu mme3 le ,pre e/ pre de ,dieu1 le ,fils fils de ,dieu1 le ,sa9t-,esprit procde de ,dieu2 aussi la ?ologie appelle-t-elle les relations relations intrieures de la div9it#bie4 ,note #bie3 ,opponunt ,deum non esse tres p]sonas nisi etiam tria4 7,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4#abjb47 ,la rponse cette objection repose sur une diffr5ce entre tres et tria1 con=me galem5t au langage dialectique 7c> tria1 c'e/ tres res1 t&is que tres se rapporte p]sonae7 et au texte de l'vangile3 ,grec3 kai outoi oi treis en eios1 les trois sont un1 unum4 7#a ,ep4 de ,jean1 ,v1 #g47 ,mais p> malheur en grec treis ne peut se rapport] p]sonnes1 ,grec3 prospa4 ,les trois p]sonnes ne sont pas ncessairem5t trois tres1 trois *oses1 tria2 cette expression syn?tique la tr9it des p]sonnes n'emporte pas une division ncessaire de ses lm5ts1 pas plus que le v+t et unime n'e/ sp>m5t le v+time et le premi]1 pas plus que la demi-maison n'e/ divism5t la maison et la demie1 pas plus que le v]be fait *air n'e/ fait ou cr4 ,dieu e/ trois en ce s5s qu'il e/ triple de proprit ou de df9ition2 il n'e/ multiple qu'en p]sonnes1 c'e/--dire en proprits p]sonnelles4 ,la similitude entre les p]sonnes n'entrane aucune di/9ction sub/antielle4 ,p\rquoi ne ti5drait-on p\r semblables que des *oses qui diffr5t numriquem5t8 ,p\rquoi celles qui ne sont di/9ctes que p> les proprits1 n'admettrai5t-elles pas un rapport de similitude8 ,la proposition et la conclusion sont *oses semblables s\s plusieurs rapports1 et cep5dant elles ne sont pas *oses sp>es numriquem5t2 elles ne sont pas deux *oses1 puisque une conclusion1 e/ la fois conclusion et proposition4 ,mais on dit que1 d'une "p1 *acune des trois p]sonnes e/ ,dieu1 ess5ce div9e2 que1 d'une autre "p1 aucune d'elles n'e/ l'une des deux autres1 et l'on conclut qu'elles sont plusieurs dieux ou plusieurs ess5ces div9es4 ,il faut rpondre en conte/ant ce passage du s+uli] au pluriel4 ,socrate e/ le frre d'un homme1 ,platon e/ le frre d'un autre2 ,socrate et ,platon sont-ils frres8 ,deux hommes sont *acun une intellig5ce2 l'intellig5ce e/-elle donc plusieurs *oses et non pas une *ose8 ,*aque tre a sa dure1 ou dure son temps2 y a-t-il donc des temps diffr5ts8 ,le temps n'e/-il pas unique8 ,t\s les membres d'un homme font un homme1 de t\s ces membres on peut dire3 c'e/ un homme2 c\pez une ma91 l'homme re/e1 mais ne se d\ble pas1 il n'y a t\j\rs qu'un homme4 ,d'o vi5t donc que p>ce que *aque p]sonne de la ,tr9it e/ ,dieu1 les trois p]sonnes f]ai5t trois dieux8 ,un homme qui sait trois arts e/ trois arti/es1 et non trois hommes4 ,t\t dp5d donc de l'ide qu'on se fait de la diffr5ce qui con/itue *aque p]sonne4 ,il e/ enseign que c'e/ une diffr5ce de df9ition1 non d'ess5ce4 ,l'honnte et l'utile ne sont pas la mme *ose1 ils se df9iss5t diffremm5t1 quoique l'honnte soit utile4 ,l'orateur et le grammairi5 ne sont pas id5tiques1 quoique la mme ess5ce soit le sujet du grammairi5 et de l'orateur4 ,a9si le ,pre et le ,fils sont diffr5ts avec la mme sub/ance2 l'un n'e/ pas l'autre p\r cela4 ,si l'on dit quelquefois le ,pre e/ le ,fils1 cela signifie que le ,fils e/ ,dieu comme le ,pre1 tuais non qu'il soit p> les proprits le mme que 7idem quod7 le ,pre4 ,sans d\te il ne faut pas trop s'atta*] aux t]mes2 encore faut-il que les t]mes soi5t ca?oliques4444 ,on ne doit po9t =c] les expressions figuratives qui ne sont po9t prises dans le s5s propre1 ni les p\ss] au del de ce que prescrit l'usage et l'autorit4 ,de ce qu'on dit que ,dieu ne connat pas les m*ants1 doit-on conclure que ,dieu ne connat pas t\t8 ,ces mots3 ,j'adore la croix1 signifi5t-ils que j'adore un bois ins5sible8 ,transports des cratures au crateur1 les noms de pre et de fils acquir5t une signification spciale1 exprim5t une relation qui n'a po9t sa p>eille4 ,qu& on p>le de ,dieu1 la plus gr&e discrtion1 c'e/--dire le plus gr& ef=t de disc]nem5t1 e/ ncessaire4 ,g>dons-n\s des expressions qui p\rrai5t1 contre les p>oles d',a?anase1 conduire la confusion des p]sonnes1 neque confund5tes p]sonas4 ,en va9 invoqu]ait-on la rgle du syllogisme3 ,t\t ce qui s'affirme du prdicat s'affirme du sujet1 ou bi5 si ,a e/ ,b et que ,b soit ,c1 ,a e/ ,c2 il faudrait donc l'ent5dre comme si1 ds qu'une *ose e/ dite d'une autre *ose1 t\t propre du prdicat tait propre du sujet1 et admettre p> exemple que si cet homme e/ ce corps1 comme ce corps e/ ce qui ne s'anantit pas1 cet homme e/ ce qui ne s'anantit pas4 ,les di/9ctions du bon s5s doiv5t prsid] l'emploi des rgles de l'art4 ,la relation qui con/itue la proprit de *acune des trois p]sonnes1 a quelque *ose de my/rieux2 elle ne r5tre pas exactem5t dans les cadres de la sci5ce1 elle ne peut donc tre exprime que p> des similitudes1 sub quadam pia similitud9is umbra4 ,les comp>aisons sont p]mises1 mais il faut s'en dfi]1 aussi les voyons-n\s employes dans cet ouvrage avec beauc\p de rs]ve4 ,celle du sceau d'aira9 fait place une comp>aison prise d'une image de cire1 et c'e/ avec brivet et prcision qu',abl>d en use p\r expliqu]1 en quelque manire1 la gnration du ,fils4 ,comme l'image de cire e/ de la cire 7ex c]a71 comme l'espce e/ du g5re1 la sagesse div9e1 tant une c]ta9e puissance1 e/ de la puissance div9e 7ex pot5tia72 et en ce s5s l'homme e/ la mme *ose que l'animal1 l'image de cire la mme *ose que la cire1 mais sans rciprocit4 ,semblablem5t1 le ,fils e/ de la mme sub/ance que le ,pre1 la sagesse e/ ess5tiellem5t puissance1 mais il n'y a pas id5tit absolue4 ,la sagesse e/ comme une p>tie de la puissance2 il faut dire comme une p>tie1 p>ce que ,dieu e/ indivisible4 ,le ,fils e/ du ,pre comme la sagesse e/ de la puissance1 voil la gnration4 ,quel mode de gnration8 ,le ,pre ou la puissance e/-il matire1 cause1 pr9cipe1 antcd5t quelconque du ,fils ou de la sagesse8 ,nulle de ces expressions ne doit tre prise au propre3 la matire e/ assujettie la =me1 mais non pas ,dieu2 la cause suppose l'effet1 et le ,fils n'e/ po9t un effet2 le pr9cipe1 l'orig9e1 ne s'applique po9t un tre t]nel qui a dit de lui-mme3 ,pr9cipium qui et loquor vobis 7,johan41 viii1 #be72 ri5 en ,dieu ne peut tre l'antcd5t de ,dieu mme#bif4 ,aucune priorit d'ess5ce non plus que de dignit n'e/ possible entre les p]sonnes div9es4 ,le ,pre n'e/ po9t d'un autre ni p> un autre1 t&is que le ,fils e/ du ,pre et p> le ,pre2 mais cette diffr5ce ne con/itue aucune supriorit4 ,la gnration ne con/itue aucune priorit1 p>ce qu'elle ne suppose aucune succession4 ,dieu1 en eng5drant le ,fils1 ne s'eng5dre pas lui-mme et n'eng5dre pas un autre ,dieu que lui2 mais c'e/ un acte de gnration t]nelle3 le ,fils e/ eng5dr t\j\rs 7gignitur71 et t\j\rs il e/ eng5dr 7g5itus e/72 les relations des p]sonnes de la ,tr9it sont cot]nelles#big4 ,re/]ait exam9] ce que c'e/ qu'tre d'un autre1 p> un autre1 esse ab alio1 si cela ne veut pas dire avoir un autre p\r cause1 pr9cipe ou matire1 ou t\t au mo9s si cela n'exprime pas la gnration d'une sub/ance dta*e d'une autre sub/ance2 mais c'e/ l prcism5t ce qu',abl>d ne discute pas4 ,il affirme1 et c'e/ t\t4 ,il pose les expressions reues1 consacres1 et s'ab/i5t de les df9ir fond4 ,ce p>ti p\vait tre le plus sage1 mais bi5 plus sage encore il et t de dire sans comm5taire et comme axiome1 non de la raison1 mais de la foi3 ,jsus-,*ri/ e/ le fils de ,dieu et il e/ ,dieu4 ,note #bif3 ,t\t ceci e/ d'une or?odoxie plus rig\reuse que l'glise mme ne l'exige4 ,plus d'un ,pre a1 sans enc\rir aucune c5sure1 employ des expressions qu',abl>d s'int]dit1 et il cite ici mme1 en les dsappr\vant1 des p>oles de sa9t ,augu/9 qui conduirai5t aism5t l'hrsie1 p> exemple que le pre e/ la cause de sa sagesse1 qu'il e/ le pr9cipe de la div9it1 etc4 7,?4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acba47 ,note #big3 ,?4 ,*r41 l1 ,,iv1 p4 #acbd-acbf4 ,ce po9t a t conte/4 ,l'auteur d'une diss]tation contre ,abl>d 7,anonymus ,abbas7 tr\ve contraire la dignit du ,fils de dire qu'il soit t\j\rs actuellem5t eng5dr1 semp] gigni4 ,il faut dire qu'il e/ t\j\rs un eng5dr1 semp] g5itum esse4 7,disput adv4 ,ab4 dogm41 t4 ,,iii1 9 ,bibl4 ,ci/]c4 t4 ,,iv1 p4 #bea47 ,abl>d ne s'en e/ pas t5u l2 l'glise ne s'en ti5t pas l4 ,elle analyse les t]mes1 et elle explique ce qu'elle dcl>e incomprh5sible4 ,le philosophe tait donc autoris s'ef=c] de rappro*] de plus en plus la raison huma9e de l'intellig5ce des my/res4 ,c'e/ p\rquoi il n'a ri5 nglig p\r tablir m?odiquem5t la foi t\*ant la ,tr9it1 cette foi qui lui p>at ne manqu] p]sonne4 ,indp5damm5t des citations des anci5s1 ceux-mmes1 dit-il1 qui rep\ss5t les mots sacram5tels de notre foi1 ,dieu le pre1 ,dieu le fils1 sont d'accord avec n\s sur le fond de l'ide4 ,dem&ez-leur s'ils croi5t la sagesse de ,dieu1 s'ils croi5t sa bont3 cette croyance suffit2 avec cet aveu1 on peut conv]tir les plus loigns de n\s4 ,c'e/ p\r eux qu'il e/ crit3 ,on croit du coeur la ju/ice4 7,rom4 ,x1 #aj47 ,voil1 dit ,abl>d en f9issant1 ce que n\s avons os crire t\*ant la plus haute et incomprh5sible philosophie de la ,div9it1 incessamm5t =c et provoqu p> l'importunit des infidles1 n'affirmant ri5 de ce que n\s disons1 et ne prt5dant pas enseign] la vrit que n\s faisons pr(ession de ne pas savoir4 ,mais ceux qui se glorifi5t de combattre notre foi1 ne *]*5t pas non plus la vrit1 mais le combat4 ,attaqus1 si n\s p\vons leur rsi/]1 il doit suffire que n\s n\s df5dions4 ,ceux1 qui se font agresseurs1 s'ils ne triomph5t1 succomb5t dans leur desse9 et disp>aiss5t4 ,et puisqu'ils n\s attaqu5t pr9cipalem5t avec des raisons philosophiques1 n\s aussi n\s avons de prfr5ce1 re*]* celles qu'on ne saurait ple9em5t ent5dre1 si l'on n'a consacr ses veilles aux tudes philosophiques et surt\t dialectiques4 ,il tait vraim5t ncessaire que notre rsi/ance nos adv]saires ut des moy5s qu'ils accept5t1 nul ne p\vant tre accus ou rfut que sur les po9ts accords p> lui1 p\r que ce jugem5t de la vrit ft accompli3 ,sur le tmoignage de ta propre b\*e1 mauvais s]viteur1 je te condamne#bih4 ,note #bih3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acdd4---,luc1 ,,xix1 #bb4 ,on ne sait plus gure la ?ologie2 et peut-tre p5s]a-t-on que ces di/9ctions inf9ies sur la nature de la ,tr9it sont l'oeuvre spciale du gnie subtil d',abl>d1 t\t au mo9s un produit passag] de l'esprit +nieusem5t frivole des scola/iques1 et dans t\s les cas une collection dang]euse d'ides has>des et d'hrsies en g]me4 ,qu'on se rassure1 ,abl>d a trs-peu inv5t4 ,sauf quelques argum5ts de dtail1 il ne sort pas du c]cle trac p> les ?ologi5s4 ,des que/ions qu'il p>c\rt1 bi5 peu ont t inconnues des ,pres de l'glise2 t\tes se sont p]ptues dans les coles de ?ologie4 ,n\s devons mme aj\t] qu'en gnral les solutions qu'il donne sont lgitimes1 et que1 mme sur les po9ts ab&onns l'apprciation des docteurs1 sur les que/ions re/es ouv]tes1 il se dcide communm5t p\r le s5tim5t le plus correct et le mieux autoris4 ,il faut ici qu'on daigne n\s en croire1 sans n\s dem&] nos preuves4 ,mais si l'on veut feuillet]1 non pas ,ri*>d de ,sa9t-,victor1 sa9t ,?omas1 ,alb]t le ,gr&1 non pas les docteurs de l'cole1 mais t\s les ?ologi5s srieux jusqu'au ,x,v,i,i,ie sicle1 p> exemple le ,p4 ,petau1 qui ne passe po9t p\r avoir fait abus de scola/ique1 on v]ra que les que/ions traites p> ,abl>d1 et bi5 d'autres non mo9s subtiles1 non mo9s dlicates1 font une p>tie ess5tielle de la sci5ce ?ologique1 et sont assez s\v5t rsolues p> les meilleures autorits dans le mme s5s que p> le docteur auquel sa9t ,b]n>d disait ana?me4 ,n\s n'ent5dons pas dire cep5dant que t\t soit1 au po9t de vue de l'or?odoxie1 irrpro*able dans ,abl>d4 ,au re/e1 on en va mieux jug]4 ,,*apitre ,,iv4 ,,des ,,pr9cipes ,,de ,,la ,,?,,ologie ,d',,ab,,l>d4--,,objections ,,des ,,contempora9s4 ,arrtons-n\s quelques mom5ts1 et re*]*ons comm5t la doctr9e d',abl>d t\*ant la nature de ,dieu1 a t juge1 comm5t n\s devons la jug] n\s-mmes4 ,de t\tes ses ?ories1 sa ?orie de la ,tr9it fut la plus fatale son repos4 ,p\r elle1 il fut condamn ,soissons1 et lorsque v+t ans plus t>d il clairait et complta son premi] ouvrage p> un second1 c'e/ encore de ses ides sur la ,tr9it qu'il eut pr9cipalem5t rpondre devant le concile de ,s5s4 ,contre ce po9t capital de sa ?ologie1 les griefs de l'glise sont dposs dans les crits de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 de ,ge(froi d',aux]re1 de ,gauti] de ,mortagne1 de ,gauti] de ,sa9t-,victor1 et surt\t de sa9t ,b]n>d1 le vritable auteur de la p]te d',abl>d#bii4 ,c'e/ l que n\s irons *]*] ces griefs p\r les expos] et les discut]4 ,note #bii3 ,guillelm4 ,s4 ,!od4 ,disputatio adv4 ,p4 ,abl1 ad v5]4 ,gaufr$um1 c>nut4 episc4 et ,b4 ,b]n>dum1 cl>4 abb4 7,biblio?4 ,patr4 ,ci/]c41 t4 ,,iv1 p4 #aab-abf47 ,disputatio anonym4 ,abbat4 adv4 ,p4 ,abl4 dogmata4 7,ibid41 p4 #bch-beh47---;,gualt]4 de ,mauritan41 episc4 laudun41 ,epi/ola adv4 ,p4 ,abl1 7,spicileg41 ,d4 ,luc d',a*]y1 ed4 #agbc1 t4 ,,iii1 p4 #ebd47--,l'ouvrage en quatre livres de ,gauti] de ,sa9t-,victor 7,lib] ,m4 ,walt]i1 prior4 ,s4 ,vict41 ,p>is47 n'a pas t publi4 ,il tait dirig contre ,abl>d1 ,p4 ,lomb>d1 ,gilb]t de la ,porre et ,pi]re de ,poiti]s4 ,il e/ connu p> de longs extraits que ,dub\lai en a donns4 7,hi/4 univ4 p>isi5s41 t4 ,,ii1 p4 #fbi-fej47---,s4 ,b]n>di ,epi/4 ,,clxxxvii et seq41 ,,cccxxxvii et seq4 et ,tract4 contr4 error4 ,abl4 seu ,opusc4 ,,xi4 7,op4 omn41 v4 ,i1 t4 ,i et ,,ii7--,hugues et ,ri*>d de ,sa9t ,victor ont aussi critiqu ou indirectem5t rfut c]ta9es op9ions d',abl>d 7,hugon4 ,s4 ,vict41 ,op41 #h vol4 9-fol41 #afah1 t4 ,,iii1 ,summ4 s5t41 ,tract4 ,i1 p4 #dcj4 ,de ,sacram41 t4 ,,ii1 p>a ,,xiii1 c4 ,,vii1 p4 #ffi4---,ri*4 ,s4 ,vict4 ,op4 passim47--,b]n>d de ,luxemb\rg1 dans son ,catalogue ha]eticorum1 fol4 lxiii1 veut qu'une des ptres de sa9t ,anselme soit dirige contre ,abl>d2 mais c'e/ une erreur vid5te4 ,i4 ,la m?ode gnrale d',abl>d tait le premi]4 ,il veut trait] l'criture sa9te comme la dialectique1 dit ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 et il contrle la foi p> la raison4 ,p> l1 dit ,gauti] de ,mortagne1 il a ram5 la foi n'tre qu'une simple op9ion4 ,et dans la lettre clbre o sa9t ,b]n>d1 s'adressant au pape1 runit et discute les pr9cipaux *efs d'accusation1 il comm5ce p> celui-l#cjj4 ,note #cjj3 ,ab4 ,op41 p4 #bgj1 et ,s4 ,b]n>di ,op41 ,ep4 pap4 ,innoc5t41 t4 ,i ep4 cxc4 et t4 ,,ii1 p #faj4 ,n\s avons en ,france un ?ologi5 n\veau1 dev5u tel d'anci5 matre qu'il tait1 et qui aprs s'tre j\ ds son premi] ge dans l'art dialectique1 s'g>e ma9t5ant dans la sci5ce de l'criture sa9te4 ,il s'ef=ce de ranim] de vieux dogmes ass\pis et dj condamns1 les si5s et ceux des autres1 et de plus il en aj\te de n\veaux4 ,comme de t\tes les *oses qui sont au-dessus du ciel et au-dessus de la t]re1 il ne daigne ri5 ignor]1 except la sa9te ignorance 7nihil proet] solum nescio quid nescire71 il lve la face v]s le ciel et scrute les pr(ondeurs de ,dieu2 puis1 rev5ant v]s n\s1 il n\s rapporte des mots ineffables qu'il n'e/ pas p]mis l'homme de prononc]4 ,et prt r5dre raison de t\t1 il prsume des *oses au-dessus de la raison1 contre la raison1 contre la foi4 ,quoi de plus contraire en effet la raison que l'ef=t de surmont] la raison p> la raison8 ,et quoi de plus contraire la foi1 que de refus] de croire ri5 de ce qu'on ne peut atte9dre p> la raison8 ,enf9 v\lant int]prt] cette p>ole du sage3 ,qui croit vite e/ lg] de coeur 7,eccles4 xix1 #d473 ,croire vite1 dit-il1 c'e/ accord] la foi avant la raison1 t&is que ,salomon n'a po9t v\lu dans cet endroit p>l] de la foi en ,dieu1 mais de la crdulit mutuelle entre les hommes4 ,c> p\r la foi en ,dieu1 le pape sa9t ,grgoire nie qu'elle ait aucun mrite1 si la raison huma9e l'appuie de son expri5ce4 ,abl>d n'a jamais prt5du surpr5dre p> le raisonnem5t les secrets de ,dieu1 ni sacrifi] la foi la raison4 ,sans d\te il a mal propos appliqu la foi religieuse une p>ole de l',ecclsia/ique1 qui n'a trait qu' la crdulit dans les relations des hommes2 c'e/ une maxime de morale pratique1 on mme de prud5ce huma9e1 comme il y en a tant dans les livres du ,sage2 ce n'e/ po9t une rgle de foi4 ,mais quel e/ le ?ologi5 qui ne s'e/ jamais emp> de passages de l'criture1 p\r leur attribu] une valeur dogmatique8 ,la di/9ction du s5s littral et du s5s figur semble t\t autoris] d'avance4 ,dans les criva9s sacrs1 dans les prdicateurs1 bi5 des citations sont des applications +nieuses plutt que des tmoignages directs4 ,il faut donc c>t] le texte et voir la p5se4 ,qu& ,abl>d dit qu'on doit compr5dre ce qu'on enseigne1 il rpte ce que sa9t ,augu/91 qu'il cite1 avait exprim presque dans les mmes t]mes#cja4 ,cette p5se ne cesse d'tre la *ose la plus simple que lorsqu'elle devi5t le pr9cipe d'une m?ode ?ologique4 ,il s'agit alors de la "q gnrale de l'application de la raison la foi4 ,note #cja3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ihe1 et t4 ,,ii1 p4 #ajjc4 ,voyez nos *apitres prcd5ts passim4 ,faut-il dans l'tude de la ?ologie mettre la raison huma9e en int]dit8 ,l'affirmative n'e/ pas s\t5able4 ,la raison huma9e e/ app>emm5t aussi indfectible que l'glise1 et la foi la plus absolue matrise la raison et ne la supprime pas2 si l'on v\lait pr5dre la lettre c]ta9s ana?mes des sa9ts et mme des aptres1 p\r pr(ess] en ?se l'incompatibilit radicale de la raison et la foi1 t\s les criva9s sacrs prote/]ai5t l'envi4 ,qu& t\t e/ calme1 qu& on n'abuse po9t de leurs concessions1 le *ri/ianisme n'a po9t d'apologi/es qui ne *]*5t concili] ces deux *oses1 la foi et la raison4 ,seulem5t elles sont conciliables jusqu' un c]ta9 po9t2 t\te la difficult gt dans l'apprciation des droits respectifs1 et dans la fixation des conditions de l'alliance4 ,de l vi5t qu'on tr\ve dans les auteurs des passages contradictoires1 et tantt p\r1 tantt contre la raison4 ,t\t *rti5 e/ rationali/e1 t\t *rti5 e/ croyant en une c]ta9e mesure1 et celui qui en invoquant la raison1 tmoigne d'une adhsion s9cre la foi *rti5ne1 d'un atta*em5t scrupuleux la tradition1 n\s p>at irrpro*able1 au mo9s tant qu'il re/e dans les t]mes gnraux4 ,dans ces t]mes1 n\s croyons l'entire innoc5ce d',abl>d4 ,il s'e/ bi5 propos d'enseign]1 ou plutt de df5dre la foi p> la raison1 mais1 sans cesse il l'a dcl>1 la foi des aptres1 non une foi n\velle2 v\lant expliqu] le dogme plutt que le pr\v]1 le r5dre intelligible plutt que dmon/ratif2 jal\x seulem5t de satisfaire les esprits exigeants qui ti5n5t se r5dre compte de ce qu'ils croi5t1 et de confondre les raisonneurs infidles qui rejett5t t\t ce qui ne se discute pas4 ,il p>le avec s\mission de l'autorit1 avec respect de l'glise1 avec mode/ie de son entreprise1 avec dfiance de ses lumires#cjb4 ,note #cjb3 ,introd4 prol41 p4 #hgd1 t4 ,,ii1 p4 #ajfe1 #ajgj4 ,!ol4 ,*r41 l4 ,,iii1 p4 #abef et seq41 t4 ,,iv1 p4 #acaf1 #acdd4 ,mais sortez des t]mes gnraux1 et peut-tre concevrez-v\s mieux les scrupules et les al>mes de ses adv]saires4 ,d'abord1 si les consqu5ces auxquelles l'a conduit sa m?ode tai5t fausses ou dang]euses1 sa m?ode s]ait suspecte2 il faudrait au mo9s se dfi] de l'esprit dans lequel il l'emploie4 ,aussi sa9t ,b]n>d1 passant immdiatem5t a l'exam5 des op9ions produites1 s'atta*e-t-il condamn] la sci5ce p> ses oeuvres4 ,mais avant d'avr] jusqu' quel po9t les oeuvres d',abl>d dpos5t contre sa foi1 il faut savoir si *ez lui dom9e le pr9cipe de l'autorit ou le pr9cipe de l'exam52 c> de l dp5d l'esprit d'un livre4 ,les tudes antrieures d'un criva91 ses ouvrages publis1 le t\r de ses ides1 le g5re de sa r5omme1 t\t dt]m9e sa t5dance et classe son oeuvre4 ,reconnaissons que t\tes ces circon/ances se runissai5t p\r dnonc] ,abl>d1 en quelque sorte1 ds qu'il s'avisait de ?ologie4 ,*rti5 de coeur1 or?odoxe d'int5tion1 il tait rationali/e p> l nature et les antcd5ts de son gnie2 il n'avait t\* ri5 sans innov] en quelque *ose2 il s'tait con/amm5t t>gu de p5s] sans matre1 ou mme de faire *ang] de matre l'esprit huma91 prt5tion de mauvais augure et de fune/e consqu5ce4 ,le rationalisme *rti5 n'e/ pas =mellem5t df5du ni condamnable de ple9 droit4 ,c]ta9es coles ?ologiques le r$\t5t et le fui5t2 p\r t\tes1 il e/ sur une p5te prilleuse1 et l'on ne cit]a pas1 je crois1 d'acte sol5nel qui l'ait prescrit ou recomm&2 mais il e/ p]mis1 et d'imposantes autorits ne lui manqu]ai5t pas4 ,p>mi les ,pres1 ,origne1 si l'on doit lui donn] ce nom1 a t le premi]1 dans t\te la =ce du t]me1 un *rti5 rationali/e1 mais il a failli1 et p\r cela peut-tre4 ,voyez avec quel so9 ,abl>d se ju/ifie de le cit]1 en s'appuyant de l'exemple de sa9t ,jrme#cjc4 ,le modle du philosophe *rti51 le type d'une or?odoxie raisonne1 p>at tre sa9t ,augu/92 et encore dans notre temps1 o les triomphes et les excs du rationalisme ont fait v]s] les criva9s sacrs du ct de l'autorit1 qui sait s'il ne se tr\v]ait pas des g5s p\r n\s dire qu',augu/9 e/ plus digne de respect que d'imitation8 ,le livre le plus dte/ peut-tre depuis deux sicles p> les df5seurs en titre de l'unit1 porte ce nom3 ,augu/9us2 celui qui l'crivit n'ent5dait c]ta9em5t pas falsifi] sa9t ,augu/91 et en v\lant le reproduire1 il a sc&alis l'glise4 ,ne n\s tonnons donc pas qu',abl>d1 qui met s\s la protection du nom de sa9t ,augu/9 presque t\tes ses h>diesses1 ait pu s'g>] lui-mme1 ou du mo9s commettra la faute d'inquit] la cl]g4 ,d'autres noms sont v5us son aide2 il s'e/ rclam de sa9t ,jrme1 de sa9t ,hilaire1 de sa9t ,isodore2 avant lui1 ,bde avait alli la ?ologie aux connaissances philosophiques2 on clbrait dans l'glise la dialectique de ,lanfrano de ,pavie et de ,guillaume de ,*ampeaux2 sa9t ,anselme avait donn une ?orie de ,dieu et de la ,tr9it qu'on n'a po9t dnature en la traduisant s\s ce titre3 le ,rationalisme *rti5#cjd4 ,mais ,abl>d a1 plus h>dim5t1 plus librem5t que ses contempora9s1 introduit dans l'exposition du dogme les procds de la sci5ce et les =mes de la logique4 ,les erreurs1 9vitables peut-tre en t\t trait de ?ologie1 ne p\vai5t donc lui tre p>donnes2 l'auteur compromettait l'ouvrage1 et je crois qu'on a mo9s condamn sa p5se que son exemple4 ,note #cjc3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4#ajdb et #ajde4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,ii1 p4 #aaji4 ,note #cjd3 ,le ,rationalism *rti5 la f9 du ,x,ie sicle ou ,monologium et ,proslogium de sa9t ,anselme traduit p> ,m4 ,b\*itre1 #ahdb4 ,l'glise s'e/ place dans une position difficile2 elle ne s'en e/ pas t5ue1 elle ne p\vait s'en t5ir ces deux t]mes absolus et contradictoires1 la folie de la croix1 ou la sagesse du sicle2 elle n'u pu prononc] un divorce t]nel entre la foi et la raison1 ,comm5t1 en effet1 abjur] l'humanit8 ,t\t homme en lui-mme a deux esprits1 l'esprit de foi et l'esprit d'exam52 il ne saurait croire sans un peu compr5dre1 sans compr5dre ou ce qu'il croit1 ou p\rquoi il croit1 ou p\rquoi il veut croire4 ,le *rti5 e/ homme1 et mesure que son intellig5ce e/ plus dveloppe1 il pr\ve plus vivem5t le beso9 de mettre sa croyance1 si ce n'e/ en h>monie p>faite avec les conceptions de l'intellig5ce1 du mo9s au niveau de ce qu'elles ont de plus lev4 ,il ne veut pas que les ,py?agore et les ,platon p>aiss5t1 un degr quelconque1 en savoir plus que les sages inspirs du ,sa9t-,esprit2 ni que la doctr9e qui illum9ait un sa9t ,paul ou un sa9t ,jean1 soit p\r la puret1 la hauteur1 l'ordre1 la cl>t mme de l'expression1 infrieure aux doctr9es des coles pr(anes4 ,il t5d donc faire de la religion une sci5ce1 et cette t5dance du *rti5 clair a t de bonne heure celle de la socit *rti5ne4 ,entre la foi et la philosophie1 l'glise a plac quelque *ose qui n'e/ absolum5t ni l'une ni l'autre1 qui p>ticipe de t\tes les deux1 et qu'on appelle ?ologie4 ,la ?ologie e/ p> sa nature une *ose rationnelle1 encore qu'elle ne soit pas exclusivem5t rationnelle2 en elle vi5n5t se r5contr] et se dvelopp] les deux esprits qui subsi/5t dans l'homme et dans l'glise2 t\te ?ologie e/ une c]ta9e alliance de la raison et de la foi4 ,dans les r>es in/ants o l'glise e/ paisible et ne se croit po9t d'ennemis1 elle n\rrit dans son se9 les deux esprits dont1 d'autres mom5ts1 elle signale les combats et veut proclam] l'incompatibilit4 ,suivant les temps1 les coles1 les que/ions1 ces deux esprits se font ou se refus5t des concessions pacifiantes4 ,les t]mes auxquels ils transig5t ne demeur5t po9t inv>iables4 ,ds que la gu]re se dcl>e1 ds que les positions longtemps respectes sont entames ou p>aiss5t m5aces p> le raisonnem5t1 le se9 de la ?ologie se d*ire4 ta foi se df5d en rduisant autant qu'elle peut la "p laisse la raison2 la raison avance en t*ant de s'agr&ir sur le t]ra9 qu'elle concde la foi1 jusqu' ce qu'enf91 p\sses aux d]nires ho/ilits1 l'une et l'autre prononc5t ce mot ins5s3 ,t\t ou ri54 ,prt5tion va9e1 impuissante ambition qu'eng5dre la *aleur du combat1 et qui1 p\r russir1 aurait d'abord *ang] l'humanit4 ,a la gu]re succde l'armi/ice2 jamais cep5dant la victoire n'e/ complte ni la paix pr(onde2 t\j\rs deux esprits viv5t dans1 la socit *rti5ne2 mais suivant que l'un ou l'autre dom9e1 il c>actrise les temps1 les sectes1 les hommes4 ,on di/+ue t\j\rs deux coles et au beso9 deux p>tis4 ,a quelque ge que v\s pr5iez la ?ologie1 dans quelques limites qu'elle se r5f]me1 v\s la tr\v]ez t\j\rs divise ou prte l'tre4 ,v\s ent5drez s\t5ir ici que la foi1 suprieure la raison1 accepte pe9e son sec\rs et ne peut qu'tre compromise p> son alliance2 l1 qu'elle n'a ri5 r$\t] de la raison1 p>ce qu'elle la satisfait1 et doit s'appuy] sur celle qui la ju/ifie4 ,l'autorit spirituelle en gnral1 l'glise g\v]nante p5*]a v]s la foi p> l'autorit2 la p5se isole du docteur1 la mditation de l'cole incl9]a v]s la foi p> l'exam54 ,sans prt5dre que l'une soit t\j\rs entrane un sup]/itieux absolutisme1 sans accord] que l'autre se laisse t\j\rs all] la rvolte et a la lic5ce1 je crois vrai que de *aque ct s'lv5t ces fune/es cueils o si s\v5t l'orgueil huma9 fit *\] la vrit2 et il faut bi5 conv5ir que l'glise1 pr5ant quelquefois l'cueil p\r le port1 ne s'e/ pas t\j\rs1 p\r sauv] la foi1 ab/5ue de la tyrannie4 ,sa9t ,b]n>d et ,abl>d reprs5t5t les deux esprits au ,,xii sicle4 ,mais ni l'un ni l'autre n'a p\ss son pr9cipe aux d]nires consqu5ces4 ,sa9t ,b]n>d1 qui avait peut-tre la tyrannie dans l'me comme t\tes les natures faites p\r comm&]1 ne se porta po9t aux extrmes rigueurs du p\voir absolu1 et1 t\t en condamnant le philosophe1 il v\lut raisonn]1 s9on avec lui1 du mo9s contre lui4 ,abl>d1 quoiqu'il ft de nature opposante1 et qu'un des mrites de son esprit ft l'indp5dance1 glissa mo9s encore sur la po9t de la rvolte que son adv]saire sur celle du despotisme4 ,fidle sujet de l'glise1 il allia les tmrits de l'intellig5ce avec la volont s9cre de re/] dans l'unit4 ,la raison peut pntr] dans la ?ologie1 soit p\r expos] le dogme1 soit p\r en tablir la vrit4 ,de l deux nationalismes1 l'un plus rs]v1 l'autre plus radical4 ,le premi] se borne faire voir comm5t il faut compr5dre les dogmes2 le second aspire montr] p\rquoi il faut les croire1 et celui-ci risque plus de s'c>t] de la foi que celui-l4 ,ce n'e/ pas que l'un ne se lie l'autre4 ,dmontr] la foi due aux dogmes1 ne va gure sans dire a quels dogmes2 expliqu] comm5t ils doiv5t tre compris1 c'e/ les suppos] ou les pr\v] comprh5sibles4 ,c'e/ donc encore les s\mettra a la raison qui1 dans un cas1 les claircit et dans l'autre1 les fonde4 ,il e/ vid5t1 t\tefois1 que l'entreprise de la raison se *>geant de lgitim] la foi1 e/ plus prilleuse1 et peut conduire r5dre la religion ju/iciable de la philosophie4 ,cette d]nire entreprise ne fut pas celle d',abl>d4 ,sa m?ode e/ ess5tiellem5t l'exposition raisonne des my/res1 non la re*]*e de leurs titres la croyance4 ,mais1 en s'atta*ant bi5 expliqu] le s5s des po9ts de foi1 il e/ am5 p> le procd dialectique les rappro*] un tel degr des vrits philosophiques1 qu'on dirait qu'il veut les confondre1 et1 p\r r5dre la religion plus raisonnable1 obsequium rationabile1 l'absorb] dans la raison4 ,a9si1 sans avoir mis en "q les vrits de la foi1 sans avoir affi* la d]nire prt5tion du rationalisme1 il m>*e v]s un b qui s]ait en df9itive le t]me du rationalisme4 ,que p\rrait-on prt5dre en effet au del de cette conclusion d]nire3 ,la foi1 c'e/ la raison8 ,cep5dant ces mots p\rrai5t encore tre ent5dus *rti5nem5t4 ,qu'on y songe1 le rationalisme incrdule dit3 la raison exclut la foi2 l'autre extrmit1 on dit3 la foi exclut la raison4 ,entre ces deux ples se plac5t deux op9ions modres et p\rtant div]g5tes1 qui dirai5t1 l'une3 la raison1 c'e/ la foi2 et l'autre3 la foi1 c'e/ la raison4 ,t\t ceci pr\ve que le pr9cipe d',abl>d ne peut tre df9itivem5t jug que p> les consqu5ces qu'il en a tires4 ,,ii4 ,pr5ons donc qu'il n'a po9t lev la "q3 ,faut-il croire les dogmes8 mais1 pos qu'il faut croire les dogmes1 quel e/ le s5s de ceux qu'il faut croire8 ,voici la premire erreur d'int]prtation que lui repro*e sa9t ,b]n>d3 ,il tablit que ,dieu le ,pre e/ une ple9e puissance1 le ,fils une c]ta9e puissance1 le ,sa9t-,esprit aucune puissance4 ,a cet article1 plac en tte de t\s les actes d'accusation#cje ,abl>d a t\j\rs rpondu p> une =melle dngation3 ,ce sont p>oles que je rep\sse et dte/e a9si qu'il e/ ju/e1 non pas tant comme hrtiques1 que comme diaboliques1 et je les condamne a9si que leur auteur4 ,si quelqu'un les tr\ve dans mes crits1 je me dcl>e non-seulem5t hrtique1 mais hrsi>que#cjf4 ,note #cje3 ,cf4 les hi/ori5s des conciles1 et notamm5t4 ,ab4 ,op41 9 ,proefat4--,d',arg5tr1 ,collect4 ,judivior4 de nov4 error41 t4 #a1 p4 #ai4--,s4 ,b]n4 ,op41 v4 #a4--,!saur4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aaeb4--;,hi/4 litt4 de la ,france1 t4 ,,xii4 p4 #ai1 #abj et #aci4 ,note #cjf3 ,ab4 ,op41 ,apolog4 9 pr9cip41 ou ep4 xx1 p4 #caa4 ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry s'indigne de cette rponse2 un autre c5seur1 re/ inconnu1 e/ rvolt d'un tel m5songe4 ,des bndict9s mod]nes s'tonn5t d'une telle impud5ce#cjg4 ,e/-il donc vrai qu',abl>d ait ent5du conte/] au ,pre et au ,fils la t\te-puissance div9e1 ce qui et t lui conte/] la div9it8 ,il n'y qu'un ,dieu1 dit-il1 il n'y a qu'un ,t\t-,puissant4 ,*aque p]sonne e/ ,dieu1 donc *aque p]sonne e/ le ,t\t-,puissant4 ,ds le concile de ,soissons1 il avait pr(ess cette maxime de sa9t ,a?anase en prs5ce de son juge inc]ta9 et tr\bl#cjh4 ,et cep5dant il a dit3 ,posons ,dieu le ,pre comme la puissance div9e et ,dieu le ,fils comme la div9e sagesse1 et considrons que la sagesse e/ une c]ta9e puissance4444 une c]ta9e portion de la puissance div9e qui e/ la t\te-puissance4--,la bont1 dsigne p> le nom de ,sa9t-,esprit1 n'e/ pas en ,dieu quelque puissance ou sagesse2 tre bon n'e/ pas tre sage ou puissant4--,la sagesse e/ une c]ta9e puissance1 t&is que l'affection de la *>it app>ti5t plus la bont de l'me qu' sa puissance4#cji ,que signifi5t donc ces p>oles8 ,e/-ce que le ,fils n'a qu'un peu de puissance1 et le ,sa9t-,esprit nulle puissance8 ,mais la p5se contraire ressort con/amm5t et clairem5t de la foi et de la doctr9e d',abl>d4 ,il y aurait inju/ice1 mprise lui repro*] une induction v5tuelle ou possible1 comme une maxime tablie1 il y aurait1 comme il dit1 malice dans l'imputation4 ,note #cjg3 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aadh et #aaec1 et ,bibi4 ,ci/41 t4 ,,iv2 ,guill4 ,s4 ,!od41 ,9 ,error4 ,ab41 c4 #a1 p4 #aac1 et ,disput4 anon4 ,abb41 #a1 ,i1 p4 #bdj ,note #cjh3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ihb1 #ihh1 #ihi1 #iia1 t4 ,,ii1 p4 #ajhd4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,iii1 p4 #abeh4--;,ab4 ,op41 ,9 ,symbol4 ,a?an41 p4 #chb4 ,epi/4 ,i1 p4 #bd1 et notre livre l1 t4 ,i1 p4 #ic4 ,note #cji3 ,introd41 p4 #ajhe1 #ajhf4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acah et #acbi4 ,voici son ide gnrale4 ,dieu e/ une seule sub/ance et trois p]sonnes3 les p]sonnes ne sont donc pas diffr5tes de sub/ance1 ou di/9ctes p> la sub/ance1 a9si qu'on le devrait dire de t\tes autres p]sonnes4 ,alors elles ne peuv5t diffr] que p> leurs c>actres propres1 ou leurs proprits4 ,ces proprits ne sont pas celles de la sub/ance div9e2 les p]sonnes ne saurai5t se di/+u] p> les attributs de leur ess5ce commune4 ,il faut donc qu'elles ai5t *acune une ou plusieurs proprits p]sonnelles1 ou di/9ctives de *aque p]sonne4 ,cette proprit1 c'e/ au mo9s p\r l'une d'tre le ,pre1 p\r l'autre le ,fils1 p\r la troisime le ,sa9t-,esprit4 ,le c>actre di/9ctif de *aque p]sonne ne s]ait-il que son nom8 ,t\t se rduirait-il une dnom9ation1 non une dsignation8 ,ce p>ti inconte/ablem5t or?odoxe n'e/ p\rtant pas celui que pr5d l'glise4 ,la rgle e/ de croire le ,pre in5g5dr1 le ,fils seul eng5dr1 le ,sa9t-,esprit procdant4 ,*acun de ces attributs e/ di/9ctif1 exclusif2 c'e/ un propre1 proprium4 ,ma9t5ant1 peut-on aj\t] que cette di/9ction de p]sonnes dans la ,tr9it correspond une c]ta9e div]sit1 mo9s dans les attributs que dans les oprations de la ,div9it8 ,l'glise ne l'a pas int]dit1 et quelques textes p]mett5t de voir m9emm5t dans le ,pre la puissance1 dans le ,fils la sagesse ou l'intellig5ce1 dans le ,sa9t-,esprit la bont ou l'am\r4 ,le ,symbole des aptres nomme le ,pre t\t-puissant2 le ,fils seul e/ appel ,v]be1 dit sa9t ,augu/92 le ,sa9t-,esprit e/ l'am\r1 dit sa9t ,grgoire4 ,c'e/ au ,fils que sa9t ,augu/9 attribue1 nuncupat1 l'intellig5ce ou la sagesse1 au ,sa9t-,esprit l'am\r et la bont#caj4 ,cette rp>tition des attributs div9s1 ,bde1 dont l'autorit tait si gr&e dans la lat9it1 l'avait admise et propage4 ,je conjecture que c'e/ de lui surt\t qu',abl>d l'avait emprunte4 ,pi]re ,lomb>d l'a plus t>d adopte1 et sa9t ,?omas la ju/ifie4 ,elle se r5contre dans bi5 des livres l'tat de lieu-commun#caa4 ,la tr\vant reue1 ,abl>d a pu en infr] qu'elle avait quelque ralit1 et qu'elle devait concord] avec la di/9ction fondam5tale de ,pre1 de ,fils1 de ,sa9t-,esprit1 de non-gnration1 de gnration1 de procession4 ,sub/ituant donc ces trois t]mes les trois autres1 puissance1 sagesse1 bont1 il a conclu que1 comme on dit3 le ,fils e/ eng5dr du ,pre1 et le ,sa9t-,esprit procde du ,pre et du ,fils2 on devait p\voir dire3 la sagesse e/ eng5dre de la puissance1 et la bont procde de la puissance et de la sagesse4 ,consquemm5t1 la sagesse qui e/ eng5dre de la puissance1 e/ de la puissance2 l'ide de gnration conduit l4 ,c>1 en ?se gnrale1 on peut dire que la sagesse on l'intellig5ce e/ une puissance1 une facult1 celle de compr5dre et de savoir4 ,quant la bont1 elle procde1 elle n'e/ po9t eng5dre3 il faut donc que la procession soit autre *ose que la gnration4 ,or1 comme ce qui e/ eng5dr de la puissance e/ de la puissance1 il suit que ce qui n'e/ pas eng5dr de la puissance n'e/ pas de la puissance4 ,a9si1 le ,sa9t-,esprit ou la bont qui n'e/ pas eng5dre du ,pre ou de la puissance1 n'e/ pas de la puissance2 et en effet1 dans le langage de la psy*ologie morale1 la bont n'e/ pas une puissance1 ni proprem5t une facult4 ,en ,dieu1 elle procde donc de la puissance et de la sagesse1 c'e/--dire que le p>faitem5t puissant et le p>faitem5t sage s'pan*e en *>it et se communique p> l'am\r4 ,c>1 p\r repr5dre le langage ab/rait1 l o il y a puissance et sagesse sans bornes1 il y a ncessairem5t bont4 ,note #caj3 ,de ,tr941 ,,vi1 ii1 et ,,xv1 xvii4--,homil41 xxx1 9 ,ev4 p5teco/4 ,note #caa3 ,voici les t]mes de ,bde3 ,pot5tia dicitur pat]4444 sapi5tia dicitur filius1 pat] g5uit filium1 ide/1 div9a pot5tia sapi5tiam444 ,voluntas v]e div9a dicitur spiritus4444 ,spiritus i/e a patre et filio proc$it1 quio voluntas div9a bonitas4 ,voyez t\t le passage dans le ,grec3 ,p]i didaxen1 t4 ,i1 ,v54 ,b$4 ,op41 t4 ,,ii1 p4 #bjg4--;,cf4 ,pel4 ,lomb4 ,s5t41 t4 ,i1 ,di/4 ,,xxvii et ,,xxxiii4--,s4 ,?om4 ,summ41 #a1 qu4 ,,xxxix1 a4 #h4 ,je cit]ai comme lieux-communs les v]s si connus de ,voltaire sur la ,tr9it dans la ,h5riade1 v]s qui rappell5t ceux de ,*apela9 dans sa ,pucelle3 ,le suprme p\voir1 la suprme sci5ce ,et le suprme am\r unis en tr9it ,dans son rgne t]nel =m5t sa maje/4 ,cep5dant en ?ologie rig\reuse1 cette di/9ction n'e/ pas t5ue p\r ess5tielle4 ,les seules proprits fondam5tales con/itutives1 ,grec3 s*etikai1 hypo/atika idimata1 tropoi ts hup>xes1 comme ils dis5t1 sont p\r le ,pre1 la pat]nit ou d'tre +5itus1 p\r le ,fils1 la filiation ou d'tre unig5itus1 p\r le ,sa9t-,esprit1 la procession ou spiration4 ,les autres proprits1 ,grec3 gnrismata1 ne figurant pas au mme rang1 et ne sont gure prises comme les conditions d'exi/5ce de la p]sonne4 ,on ne peut faire un propre de la sagesse p\r le ,fils1 de la *>it p\r le ,sa9t-,esprit1 comme du nom d'unig5itus ou de la procession4 ,cep5dant ces attributions de la sagesse et de la *>it sont admises4 ,quant la puissance1 elle n'e/ pas aussi gnralem5t1 aussi =mellem5t reconnue au ,pre comme attribution p>ticulire4 ,quel juge s9cre p\rrait accus] cette doctr9e d'avoir ri5 d'odieux1 ri5 d'norme1 et de t5dre dfigur] le dogme1 soit en brisant l'unit1 soit en abolissant la ,tr9it8 ,elle repos sur une ide qui n'e/ pas neuve1 elle se prvaut d'une di/9ction d'attributs qui m>que et con/itue celle des p]sonnes au lieu de l'affaiblir1 et qui risque t\t au plus de l'exagr] et d'introduire entre les p]sonnes une diffr5ce qui s]ait une 9galit4 ,abl>d a prote/ contre t\te p5se de ce g5re1 et sa bonne int5tion e/ vid5te4 ,or comme il n'y a pas d'hrsie sans p*1 c'e/--dire sans int5tion1 il *appe au s\pon d'hrsie1 surt\t il n'a pas mrit la mo9dre des invectives de son juge4 ,mais r5i] positivem5t les consqu5ces loignes d'une doctr9e n'e/ pas les anantir2 p> le dsaveu1 on s'en abs\t1 on ne les dtruit pas4 ,si les mots puissant1 sage1 bon1 devi5n5t les modes di/9ctifs des p]sonnes de la ,tr9it1 comme in5g5dr1 seul eng5dr1 procdant1 ils devi5dront galem5t exclusifs p\r *acune1 et il s'ensuivra que le ,pre n'e/ ni bon ni sage1 comme il n'e/ ni eng5dr ni procdant2 le ,fils ni puissant ni bon1 comme il n'e/ ni procdant ni in5g5dr2 le ,sa9t-,esprit ni sage ni puissant1 comme il n'e/ ni eng5dr ni in5g5dr4 ,ces consqu5ces viol5tes1 on n'en p\vait *>g] ,abl>d2 ses juges mmes ne l'ont pas fait1 mais ils ont du mo9s induit de sa doctr9e p\r le ,pre la t\te-puissance1 p\r le ,fils une puissance p>tielle1 p\r le ,sa9t-,esprit nulle puissance1 et ce qui n'tait qu'une consqu5ce possible de son dire1 ils l'ont accus de l'avoir dit2 ils l'ont accus d'avoir p5s ce qu'on p\vait object] contre sa p5se4 ,d'une rfutation ils ont fait une condamnation2 mprise trop ord9aire une juridiction spirituelle1 qui mesure s\v5t sur les droits de la polmique les p\voirs d'une inquisition4 ,la di/9ction de la puissance1 de la sagesse et de la bont mne donc faire de *acun de ces trois attributs le propre d'une p]sonne1 au lieu de l'attribut commun de la div9it1 et dp\ille a9si la sub/ance au pr(it de la p]sonne3 tel e/ le dang]4 ,la rponse s]ait qu'il faut supprim] cette di/9ction ou lui donn] un s5s2 or1 elle n'en peut avoir aucun1 elle ne rpond ri51 si elle ne s]t c>actris] les p]sonnes4 ,mais en l'acceptant on ne doit pas l'oubli]1 et aprs avoir admis que le ,pre e/ la puissance1 le ,fils la sagesse1 le ,sa9t-,esprit la bont1 il convi5t d'aj\t] que la puissance1 la sagesse et la bont n'en sont pas mo9s des attributs div9s1 et qu'aucune des p]sonnes de ,dieu ne manque des attributs de ,dieu1 ou de bont1 de sagesse et de puissance4 ,si l'on dem&e l'explication de cette di/9ction m95te et non pas exclusive1 de cette di/9ction affirme d'abord et aussitt efface1 elle e/ dans l'nigme mme de la ,tr9it2 on l'expose1 on ne l'explique pas4 ,ce n'e/ qu'une n\velle =me du my/re de contradiction app>5te qui fait le fond du dogme1 une seule sub/ance en trois p]sonnes4 ,mais si la di/9ction des p]sonnes peut a9si p>atra mieux tablie et prs5te un aspect plus sci5tifique1 elle dt]m9e d'une manire neuve ,une ide laisse ,jusque-l dans le vague1 elle en accrot la porte1 elle cre une difficult de plus et aj\te au my/re qu'elle prt5d claircir4 ,l'glise a donc eu raison1 s\s ce rapport1 de ne pas p\s] la doctr9e d',abl>d4 ,,iii4 ,sa9t ,b]n>d p\rsuit en ces t]mes3 ,il dit que le ,fils e/ au ,pre ce qu'une c]ta9e puissance e/ la puissance1 l'espce au g5re1 le matri la matire1 l'homme l'animal1 le sceau d'aira9 l'aira94 ,n'en dit-il pas plus qu',arius8 ,qui p\rrait support] cela8 ,qui ne se b\*]ait les oreilles ces p>oles sacrilges8 ,qui n'aurait horreur de ces n\veauts pr(anes p> les mots et p> le s5s#cab8 ,note #cab3 ,ab4 ,op41 ,s4 ,b]n>d1 ep4 ,,xi1 p4 #bgh2 et ,s4 ,b]n4 ,op41 ,opusc41 xi4 ,ces comp>aisons sont en effet dans ,abl>d1 mais titre de comp>aisons seulem5t2 c'tait le gt du temps et l'usage des ?ologi5s4 ,les ,pres abond5t en similitudes qu& ils p>l5t de la ,tr9it4 ,abl>d en rapporte et en discute quelques-unes qu'il tr\ve dfectueuses2 il prs5te les si5nes comme meilleures1 mais cep5dant comme p>tielles1 approximatives1 comme des ombres de la vrit1 comme des ncessits de l'intellig5ce et du langage4 ,cela seul l'abs\t de t\te ressemblance avec ,arius4 ,la ,?ologie *rti5ne figure dans le recueil des bndict9s p>mi beauc\p d'autres ouvrages du mme g5re et du mme temps4 ,j'ouvre le volume qui la conti5t1 et je tr\ve sept livres de dialogues p> un c]ta9 ,hugues1 ar*evque de ,r\51 qui les publia au comm5cem5t du mme sicle4 ,les auteurs du recueil lui donn5t de gr&s loges1 et ,pi]re le ,vnrable l'avait l\#cac4 ,dans le premi] de ces dialogues1 qui r\le sur le s\v]a9 bi51 l'auteur se fait dem&] p> son int]rogateur comm5t trois p]sonnes peuv5t coexi/] dans l'unit div9e1 et il rpond3 ,votre corps et votre me sont div]s en sub/ances1 comm5t sont-ils un en p]sonne8 ,l'homme e/ le miroir de ,dieu2 or l'me a dans son unit trois *oses1 elle se compr5d1 elle se s\vi5t1 elle s'aime4 ,l'intellig5ce eng5dre la mmoire2 de l'une et de l'autre procde l'am\r1 c> l'me aime compr5dre ce dont elle se s\vi5t et se s\v5ir de ce qu'elle compr5d4 ,et ces trois *oses sont gales1 c> elles ne vont pas l'une sans l'autre4 ,a9si des p]sonnes de la ,tr9it4 ,dire que le ,pre eng5dre le ,fils1 c'e/ dire que la sagesse vi5t du ,pre2 dire que le ,sa9t-,esprit procde du ,pre et du ,fils1 c'e/ dire qu'il aime t\t ce qu'il connat4 ,le nom de ,pre dsigne ce qui e/ invisible en ,dieu1 le ,fils e/ la v]tu de ,dieu1 le ,sa9t-,esprit e/ sa div9it#cad2 c> c'e/ le propre de la ,div9it que cette *>it p> laquelle elle aime le bi5 p\r le bi54 ,note #cac3 ,!s4 nov4 ,anecd41 t4 ,v4 p4 #fie4 ,note #cad3 ,d'aprs ces mots de l'aptre3 ,invisibilia ipsius4444 sempit]na quoque virtus ejus et div9itas4 ,rom4 t1 #bj1 et ailleurs3 ,*ri/um ,dei virtutem et ,dei sapi5tiam1 #a ,cor4 i1 #bd1--,!s4 ,anecd41 ,dialog41 t4 ,i1 p4 #ija4 ,dieu compte p> la connaissance 7,pre71 mesure p> la v]tu 7,fils71 pse p> la bont 7,sa9t-,esprit71 et les *oses cres o se tr\v5t le poids1 la mesure1 le nombre1 (fr5t un ve/ige de la ,tr9it qui les a faites4 ,l'me raisonnable mesure et pse en nombrant1 nombre et pse en mesurant1 mesure et nombre en pesant4 ,dans les facults de l'me1 dans les oprations des s5s1 dans les m\vem5ts du coeur1 l'+nieux ar*evque p\rsuit cette analogie1 et il arrive enf9 a tr\v] qu',adam1 qui n'a t prcd de ri51 n'a po9t t eng5dr1 qu've e/ sortie de sa sub/ance1 et que la race huma9e vi5t de leur union4 ,et v\s savez1 aj\te-t-il1 que ,dieu le ,pre n'e/ de p]sonne1 que le ,fils e/ n de l'ess5ce du ,pre1 et que le ,sa9t-,esprit1 procdant de t\s deux1 e/ un cep5dant#cae4 ,note #cae3 ,ibid4 ,dial41 t4 ,,vii1 p4 #ihe-iih4 ,cette assimilation de la ,tr9it au nombre1 au poids1 la mesure1 tait reue dans l'glise4 7,s4 ,aug41 ,de ,tr941 ,,xi1 x47 ,le mme recueil r5f]me un ouvrage du c>d9al ,humb]t qui la dveloppe son t\r4 7,id41 ,adv4 ,simoniac41 ,,iii1 xxiv1 p4 #haj et #haa47 ,le nombre1 dit le vnrable ,o?lon1 e/ le gr& dlateur de la sci5ce div9e4 ,or1 t\t nombre vi5t de l'unit1 et l'unit subsi/ante p> soi1 g]me et cause de t\t nombre1 signifie le ,dieu1 unique t\t-puissant1 tellem5t p>fait et simple qu'il n'a beso9 d'aucun autre1 et que nulle crature ne peut exi/] sans lui4 ,dieu le pre n'e/ eng5dr d'aucun1 de nullo4 ,n\s di/+uons la s\rce1 le ruisseau1 l'tang2 et cep5dant en t\s trois e/ un seul et mme lm5t1 l'eau4 ,a9si1 dans les trois p]sonnes e/ une seule et mme sub/ance4 ,l'unit ou le nombre un cre t\t nombre p> le second nombre4 ,a9si1 ,dieu le ,pre cre t\t p> son ,v]be4 ,l'unit s'eng5dre p> elle-mme1 c'e/--dire qu'elle n'e/ pas eng5dre2 mais p\r eng5dr] un nombre1 il faut l'unit plus un4 ,ce second ou le b9aire e/ produit p> le premi] 7app>emm5t p>ce qu'il e/ le premi] pris deux fois71 et il e/ t\j\rs unit 7puisqu'il n'e/ que l'unit1 plus l'unit74 ,a9si la seconde p]sonne e/ eng5dre de la premire1 et cep5dant elle e/ t\j\rs unit4 ,quant au troisime nombre1 il n'e/ pas eng5dr des deux autres 7app>emm5t p>ce que deux pris une fois s]ait deux1 et pris deux fois s]ait quatre74 ,mais il procde1 puisque le troisime a beso9 des deux autres p\r tre le troisime2 il faut dj avoir deux p\r avoir trois4 ,a9si le ,sa9t-,esprit procde et n'e/ pas eng5dr4 ,autres similitudes4 ,p\r qu'il y ait une maison1 il faut au mo9s deux murs1 plus un toit4 ,ce sont comme les trois lm5ts de l'unit maison4 ,dans un ci]ge allum1 il y a la m*e1 la cire1 la lumire4 ,c'e/ la lumire qui con/itue l'unit sub/antielle1 comme le toit celle de la maison1 comme le troisime un con/itue l'unit des deux autres1 comme le ,sa9t-,esprit l'unit de la ,tr9it1 du ,dieu qui vit et rgne avec toi dans l'unit du ,sa9t-,esprit4 ,le signe de la croix1 le triangle peuv5t aussi tre ram5s quelque ressemblance de la ,tr9it#caf4 ,note #caf3 ,v5]abilis ,o?loni ,dialogus de ,tribus qu/ionibus1 c4 ,,xxxiv1 ,,xxxvi1 ,,xxxvii et ,,xxxviii4--,ejusdem ,lib] de ,admonitione cl]icorum1 c4 ,,iii4--,!s4 noviss4 ,anecd41 ,a4,b4 ,pezio41 p>s ,,iii1 p4 #bjc-baa et #daa4 ,or1 le vnrable ,o?lon1 mo9e et doy5 du mona/re imprial de ,sa9t-,emm]am1 et qui fleurissait au ,x,ie sicle1 n'a po9t appel sur sa tte les f\dres de l'glise4 ,et cep5dant que d'hrsies ca*es s\s le luxe de ses mtaphores6 ,on p\rrait invoqu] de plus gr&s exemples2 on p\rrait cit] ,scot rigne1 qui comp>e le ,pre l'intuition1 le ,fils la raison1 le ,sa9t-,esprit au s5s#cag2 et il ne faudrait pas dire que ce sont l *ez des criva9s inconnus des caprices d'imag9ation qui n'excus5t po9t un esprit de l'ordre de celui d',abl>d4 ,il y avait tradition4 ,sa9t ,augu/9 comp>ait la ,tr9it l'me1 la connaissance et l'am\r1 quelquefois la mmoire1 l'intellig5ce et la *>it1 et puis enf9 la vision qui se compose de l'image vue1 de la vue mme1 et de l'att5tion ou p]ception de l'me4 ,sa9t ,grgoire de ,nysse assimilait la di/9ction des p]sonnes celle de l'me1 de la raison et de l'intellig5ce4 ,t]tulli5 a employ la comp>aison du rayon et du soleil1 du ruisseau et de la s\rce1 de la tige et de la rac9e on de la sem5ce1 p\r expliqu] la gnration du ,fils4 ,grgoire de ,nazianze rappelle comme usite cette comp>aison de la ,tr9it avec le soleil1 et sa9t ,jean ,damascne l'adopte2 t\s1 peut-tre1 ignorai5t qu'ils rptai5t a9si une image *re la philosophie d',alex&rie4 ,sa9t ,anselme a conduit la s\rce et le ruisseau jusque dans le lue qui procde de l'une et de l'autre#cah4 ,une s\rce1 un ruisseau et un lac sont ensemble et sp>m5t le ,nil1 comme les trois p]sonnes sont ,dieu4 ,note #cag3 ,scot rigne et la ,philosophie scola/ique1 p> ,m4 ,s4 ,r5 ,taill&i]1 p4 #hg et #aag4 ,note #cah3 ,s4 ,aug41 ,de ,tr941 ,,ix1 iii et xii2 ,x1 passim2 ,,xi1 n1 et ,,xiv1 x4--,de ,civil1 ,del1 ,,xi1 xxvi1 ,,xv1 xiii4--,nysson41 ,de ,eo1--,t]lul41 ,adv4 ,prax41 ,,xxi1 viii4 ,nazians41 ,oral41 ,,xxiii1 ,,xxxi et ,,xxxvii4 ,grgoire de ,nazianze insi/e cep5dant sur la gr&e inexactitude des comp>aisons et la ncessit de s'en t5ir la foi4 7,damasc41 ,de ,fid4 or?41 ,i1 viii1 p4 #acd1 #adj et #adb1--;,anselme41 ,de ,fid4 ,tr91 et ,inc>n41 c1 vii1 p4 #dj1 et c1 viii1 p4 #dh4--;,de ,proc4 ,s4 ,sp41 c4 xvii1 p4 #ea47--,s4 ,augu/9 non plus n'a pas rep\ss ces similitudes mtaphoriques 7,de ,fid41 c4 ix4--,de ,symb4 ,s5n4 ad cateeh4 ,ce d]ni] ouvrage e/ d\teux74 ,p\r ne cit] qu'un nom p>mi les mod]nes1 ,bossuet a repris t\tes les comp>aisons4 ,c'e/ la vapeur qui s'lve de la m]1 le rayon1 la spl5deur qui e/ la production et comme le fils du soleil4 ,lorsqu'un sceau e/ appliqu sur de la cire1 cette cire1 sans ri5 dta*] du sceau qui s'imprime en elle1 en tire la ressemblance t\t entire et se l'incorpore1 en sorte que ri5 ne peut plus l'en sp>]4 ,c'e/ comme l'image dana un miroir1 ou plutt c'e/ comme la production de notre conception ou de notre p5se1 o n\s tr\vons une ide de cette immatrielle1 incorporelle1 pure1 spirituelle gnration que l'vangile n\s a rvle4 ,ent5dre et v\loir1 connatre et aim] sont actes trs-di/+us1 mais le sont-ils rellem5t8444 ,t\t cela au fond n'e/ autre *ose que ma sub/ance affecte1 div]sifie1 modifie de diffr5tes manires1 mais dans son fond t\j\rs la mme444 ,une tr9it cre que ,dieu fait dans nos mes1 n\s reprs5te la ,tr9it incre#cai4 ,note #cai3 lvations sur les ,my/res1 #djj4 ,sem41 ,eloy4 ,,iii1 ,,iv1 ,v et ,,vi4 ,puisque les similitudes1 c'e/--dire les figures sont admises1 il ne re/e au ?ologi5 qu'un devoir1 c'e/ d'av]tir son lecteur du dang] et de l'inexactitude 9vitable du langage figur en si grave matire4 ,or1 ce devoir1 ,abl>d l'a rempli4 ,seulem5t son ton acc\tum de confiance et mme de prsomption1 son asc5dant sur ses auditeurs1 son intolrance irritable la plus simple contradiction l'avai5t conduit1 lui et ses disciples1 mettre son explication au-dessus de l'objection et du d\te4 ,il fut bi5tt tabli dans son c]cle qu'il avait r5du le dogme clair comme le ,j\r1 et que1 grce lui1 le my/re tait dev5u comprh5sible4 ,or1 cela mme tait une op9ion htrodoxe1 dang]euse p\r les fidles1 provocante p\r ses rivaux4 ,e/-ce vrai1 lui dit le sage ,gauti] de ,mortagne1 ce que dis5t quelques-uns de vos disciples8 ,ils vant5t au lo9 et glorifi5t votre subtilit et votre sagesse1 et en cela ils ne font qu'acte de ju/ice4 ,mais ils affirm5t que v\s avez pntr les pr(onds my/res de la ,tr9it1 au po9t que v\s en avez une connaissance ple9e et p>faite4 ,de grce1 crivez-moi si enf9 v\s connaissez p>faitem5t ou imp>faitem5t ,dieu#cbj4 ,note #cbj3 ,d',a*]y1 ,spicileg41 t4#aaa4 ,guali4 de ,manr41 ,ep4 ,v1 p4 #ebd4 ,l tait au fond la vritable hrsie1 elle rsultait mo9s d'excusables op9ions que de la prt5tion hauta9e de les donn] p\r des vrits d]nires1 prt5tion que semblai5t trahir les dda9s du matre et la jactance des lves4 ,l peut s'appliqu] le mot d',abl>d lui-mme3 ,ce n'e/ pas l'ignorance qui fait l'hrtique1 c'e/ l'orgueil#cba4 ,mais quel tribunal huma9 peut connatre de ce crime-l8 ,note #cba3 ,!ol4 ,*r41 p4#abdg4 ,,iv4 ,il dit encore1 cont9ue sa9t ,b]n>d#cbb1 que le ,sa9t-,esprit procde du ,pre et du ,fils1 mais qu'il n'e/ nullem5t de la sub/ance du ,pre ou du ,fils4 ,d'o vi5t-il donc8 ,de ri5 peut-tre1 comme t\tes les *oses qui ont t faites8 ,si le ,sa9t-,esprit ne procde po9t p> ess5ce 7ess5tialit]71 il faut qu'il procde p> cration 7creabilit]72 ou bi5 n\s tr\v]a-t-il une troisime manire1 cet homme t\j\rs en qute de n\veauts1 et qui en inv5te qu& il n'en tr\ve pas1 affirmant les *oses qui ne sont pas comme si elles tai5t8 ,mais1 dit-il1 si le ,sa9t-,esprit tait eng5dr de la sub/ance du ,pre1 le ,pre aurait deux fils4 ,note #cbb3 ,ab4 ,op41 p4 #bah4 ,comme si ce qui e/ d'une sub/ance l'avait consquemm5t p\r pre6 ,e/-ce que les p\x1 les l5tes et les phlegmes 7phlegmata87 sont les fils de la *air ou ne sont pas de la sub/ance de la *air8 ,et les v]s qui sort5t du bois p\rri sont-ils d'une autre sub/ance que celle du bois1 p\r ne pas tre les fils du bois8 ,mais les teignes aussi tir5t leur sub/ance de la sub/ance des t(fes1 et n'en tir5t pas leur gnration2 et beauc\p de *oses sont dans le mme cas4 ,je m'tonne qu'un homme subtil et quelque peu savant1 ce qu'il croit1 ayant confess que le ,sa9t-,esprit e/ consub/antiel au ,pre et au ,fils1 nie cep5dant qu'il sorte de la sub/ance du ,pre et du ,fils1 mo9s de v\loir que ce soit eux qui sort5t de la si5ne1 ce qui s]ait1 il e/ vrai1 in\ et ineffable4 ,mais si le ,sa9t-,esprit n'e/ pas de leur sub/ance ni eux de la si5ne1 que devi5t1 je v\s prie1 la consub/antialit8 ,autant vaut la ni] avec ,arius et pr*] ouv]tem5t la cration4 ,t\tes ces diffr5ces n\velles1 introduites entre le ,fils et le ,sa9t-,esprit1 dtruis5t l'unit4 ,le ,sa9t-,esprit se retirant de la sub/ance du ,pre et du ,fils1 ce n'e/ pas une tr9it qui demeure1 mais une dualit2 c> une p]sonne qui n'aurait en sub/ance ri5 de commun avec les autres1 ne s]ait plus digne dfigur] dans l ,tr9it4 ,a9si t\t la fois la ,tr9it e/ mutile et l'unit divise4 ,or1 voici ce que dit ,abl>d3 ,le ,fils e/ eng5dr du ,pre et seul eng5dr 7unig5itus71 le ,sa9t-,esprit n'e/ donc pas eng5dr1 il procde1 et l'glise enseigne qu'il procde du ,pre et du ,fils2 a9si il y a une diffr5ce entre la gnration et la procession4 ,la diffr5ce1 c'e/ que celui qui e/ eng5dr e/ de la sub/ance du ,pre1 la sagesse tant une c]ta9e puissance1 t&is que l'affection de la *>it app>ti5t plus la bont de l'me qu' sa puissance444 ,je n'ignore pas que beauc\p de docteurs ecclsia/iques veul5t que le ,sa9t-,esprit soit aussi de la sub/ance du ,pre1 c'e/--dire qu'il soit p> lui1 tant d'une seule sub/ance avec luit4 ,cep5dant n\s ne disons pas proprem5t qu'il soit de la sub/ance du ,pre 7eco sub/antix patris71 le ,fils seul doit tre dit tel2 mais l',esprit1 quoique de mme sub/ance 7ejusdem sub/antix7 avec le ,pre et le ,fils1 d'o la ,tr9it e/ dite hom\sios1 c'e/--dire d'une seule sub/ance1 ne doit nullem5t tre dit de la sub/ance du ,pre ou du ,fils proprem5t p>l]1 c> p\r cela il faut tre eng5dr#cbc4 ,note #cbc3 ,introd41 p4 #ajhf4 ,voila l'expression et le dlit d',abl>d4 ,t\t se rduit a cette di/9ction fugitive3 le ,fils e/ de la sub/ance du ,pre et le ,sa9t-,esprit a la mme sub/ance que le ,pre1 une seule et mme sub/ance tant commune t\tes les p]sonnes de la ,tr9it4 ,voici comm5t s'en explique la ,?ologie *rti5ne3 ,qu& on dit que le ,fils e/ de la sub/ance du ,pre1 tre de la sub/ance du ,pre signifie seulem5t dans cet endroit tre eng5dr du ,pre1 p> une translation de ce qui se passe dans la gnration huma9e444 o quelque *ose de la sub/ance du corps du pre e/ transport et conv]ti dans le corps du fils4 ,seulem5t1 de peur d'quivoque1 on rappelle plus lo9 ces mots de sa9t ,jean3 ,ce qui e/ n de la *air e/ *air1 et ce qui e/ n de l'esprit e/ esprit#cbd4 ,note #cbd3 ,!ol4 ,*r41 ,i4 ,,iv1 p4 #acbg4--;,jean1 ,,iii1 #f4 ,quant au ,sa9t-,esprit lui-mme1 spiritus vi5t de spir>e1 esprit a le mme radical que spiration2 c'e/ p\r cela qu'on dit qu'il procde1 non qu'il e/ eng5dr4 ,la bont que le nom de ,sa9t-,esprit dsigne n'e/ pas une puissance ou une sagesse1 c> tre bon ce n'e/ pas tre puissant ou sage4444 ,a9si1 quoique le ,fils1 soit du ,pre autant que le ,sa9t-,esprit444 la gnration diffre de la procession en ce que celui qui e/ eng5dr e/ de la sub/ance mme du ,pre1 puisque la sagesse a cela de p>ticuli] d'tre une c]ta9e puissance1 et que l'affection de la *>it app>ti5t plus la bont qu' la puissance de l'me4 ,d'o l'on dit trs-bi5 que le ,fils e/ eng5dr du ,pre1 c'e/--dire e/ de la sub/ance mme du ,pre1 t&is que le ,sa9t-,esprit n'e/ nullem5t eng5dr1 mais plutt procde1 c'e/--dire que p> la *>it il s't5d v]s autrui2 c> p> l'am\r on prcde en quelque sorte1 on avance de soi v]s un autre#cbe4 ,note #cbe3 ,!ol4 ,*r41 ,i4 ,,iv1 p4 #acbi4 videmm5t ,abl>d vite de rpt] que le ,sa9t-,esprit ne soit pas de la sub/ance du ,pre 7eco sub/antia71 mais il l'ins9ue1 et c'e/ crer une difficult n\velle dans la ,tr9it que d'y insr] une di/9ction et une contradiction de plus4 ,cette subtilit tait gratuite1 et elle a t rejete avec ju/e raison2 il fallait se born] dire3 les trois p]sonnes sont consub/antielles1 cep5dant il ne p>at pas que la troisime le soit de la mme manire que la seconde1 puisque l'une e/ consub/antielle p> gnration et l'autre p> procession4 ,on p\vait aj\t]3 la communaut de sub/ance doit se ralis] d'une manire diffr5te p\r *acune des trois p]sonnes4 ,qu& mme on c>t]ait les mots de gnration et de procession1 celui de qui e/ le ,fils ne peut1 quant au mode1 tre id5tiquem5t consub/antiel celui qui e/ de lui1 comme celui qui e/ du premi] e/ consub/antiel celui de qui il e/2 et a9si de *aque p]sonne comp>e aux deux autres4 ,je rpte que je p>le du mode2 la consub/antialit subsi/e1 les trois p]sonnes ont une seule et mme sub/ance1 mais elles ne l'ont pas absolum5t de mme4 ,quelle e/ donc la diffr5ce8 ,elle e/ impntrable2 elle exi/e p\rtant1 la ?ologie le veut1 puisqu'elle di/+ue la gnration et la procession2 mais cette diffr5ce qu'elle affirme1 elle ne l'explique pas4 ,le tort d',abl>d e/ d'avoir v\lu l'expliqu]1 et le pril e/ v5u de la sduction qu'ex]ai5t sur son esprit la di/9ction des trois attributs1 puissance1 sagesse1 bont1 et la p5se d'id5tifi] cette di/9ction avec les deux autres1 celle de ,pre1 ,fils1 ,esprit1 et celle d'in5g5dr1 eng5dr1 procdant1 au po9t que ces trois triplicites ne fuss5t plus que des expressions diffr5tes1 sub/ituables les unes aux autres1 comme des notations div]ses de mmes quantits algbriques4 ,or1 il e/ trs-p]mis de dira en gnral que la sagesse e/ puissance et que la bont n'e/ pas puissance#cbf2 mais cette ab/raction prise la lettre mn]ait logiquem5t p5s] que le ,fils e/ sub/ance du ,pre et que le ,sa9t-,esprit n'e/ pas sub/ance du ,pre4 ,la foi d',abl>d l'a df5du de cette proposition pr(ondm5t hrtique1 elle ne l'a pas prs]v du pril d'en appro*]1 et il ne s'e/ sauv que p> des inconsqu5ces peut-tre 9vitables1 qu& on traite d'un dogme que la mtaphysique de l'glise s'e/ plu r5dre contradictoire dans les t]mes4 ,note #cbf3 ,encore ,ri*>d de ,sa9t-,victor a-t-il object que ta bont n'e/ qu'une bonne volont1 et que la volont bonne e/ une puissance1 posse b5e velle e/ aliquid posse4 7,de tr941 ,i4 ,v1 c4 xv47 ,mais ni la prud5ce ni la raison ne p]mett5t1 p>ce qu'un dogme e/ obscur et incomprh5sible1 d'y aj\t] de n\velles difficults1 ou mme1 p> des n\veauts d'expression1 de div]sifi] la =me de ses difficults ncessaires4 ,c'e/ la faute o ,abl>d e/ tomb4 ,trop prv5u en faveur de cette di/9ction de la puissance1 de la sagesse et de la *>it1 au lieu de ne lui attribu] qu'une vrit approximative1 il en a fait l'expression exacte de la di/9ction des p]sonnes4 ,il n'a plus dit3 ,de mme que le ,fils e/ eng5dr du ,pre1 la sagesse e/ de la puissance2 il n'a plus dit3 ,comme le ,sa9t-,esprit n'e/ pas eng5dr du ,pre1 on peut rem>qu] que la bont n'e/ pas de la puissance1 quoiqu'elle la suppose et en procde1 a9si qu'on le dit du ,sa9t-,esprit4 ,ces analogies1 ces rappro*em5ts1 encore qu'un peu mtaphoriques1 p\vai5t pass]4 ,mais il a r5v]s l'ordre de la comp>aison1 et il a dit3 ,le ,fils e/ eng5dr1 p>ce que la sagesse e/ de la puissance2 le ,sa9t-,esprit n'e/ pas eng5dr1 p>ce que la bont n'e/ pas de la puissance4 ,d'une similitude il a fait un pr9cipe1 lui qui s'lve ailleurs contre t\te similitude quelle qu'elle soit4 ,mais e/-elle mo9s attaquable et plus digne1 la similitude que prfre sa9t ,b]n>d1 qu& il dit que le ,sa9t-,esprit peut bi5 tre de la sub/ance du ,pre1 sans tre le fils du ,pre1 comme le v] e/ de la sub/ance du bois8 ,e/-ce l une notion vraie et *rti5ne de la procession du ,sa9t-,esprit8 ,la consub/antialit1 sans p>l] de la conv5ance1 n'e/-elle pas aussi pr(ondm5t attaque p> cette comp>aison que p> aucune de celles d',abl>d8 ,et si l'on t\rnait contre le juge son argum5tation contre l'accus1 si l'on pr5ait ses comp>aisons p\r des df9itions1 ne montr]ait-on pas sa9t ,b]n>d que son raisonnem5t cons]ve bi5 dans les t]mes la consub/antialit1 mais ne ti5t aucun compte de la diffr5ce de l'eng5dr l'in5g5dr1 de la gnration la procession1 et attnue1 s'il ne l'efface1 au pr(it de l'unit de sub/ance1 la di/9ction des p]sonnes8 ,de cette d]nire1 le sa9t en veut sobrem5t2 c'e/ son expression4 ,srem5t il faut l'excus] p> l'impuissance du langage huma9 r5dre ce qui excde la raison huma9e2 mais cette excuse1 ,abl>d l'a s\v5t invoque2 qu'elle lui pr(ite galem5t4 ,on ne peut condamn] comme une hrsie ce qu'on doit relev] comme une expression fautive4 ,l'autorit ne peut rgl] ses droits sur ceux de la critique4 ,il doit tre p]mis d'obs]v] que1 p\r avoir v\lu dt]m9] sci5tifiquem5t les lm5ts du dogme de la ,tr9it1 l'glise l'a compliqu1 et que les expressions qu'elle a introduites ou consacres1 sont dev5ues une s\rce de difficults1 d'erreurs et d'hrsies4 ,a lire sans prv5tion les critures1 ri5 ne p>at mo9s indisp5sable que d'atta*] un s5s sacram5tel aux mots de gnration et de procession4 ,le premi]1 si n\s ne n\s trompons1 se r5contre trois fois dans le ,n\veau-,te/am5t avec application au ,sauveur4 ,dans les ,actes1 ,philippe tr\ve l'eunuque du roi ,c&ace lisant un passage d',isae1 que les int]prtes et ,philippe lui-mme appliqu5t au ,messie1 et dans lequel sont ces mots3 ,qui p\rra racont] son orig9e#cbg8 ,c'e/ le mot orig9e qu'emploie ,sacy1 et le lat9 porte3 ,g5]ationem ejus quis en>rabit8 ,le grec emploie le mot ,grec3 g5ean1 qui a le mme radical que celui de gnration2 et c'e/ un des textes dont on s'appuie p\r consacr] ce d]ni] t]me4 ,or1 il e/ vid5t que l'expression e/ ici gnrale1 et que t\s les mots orig9e1 gnration1 extraction1 naissance1 aurai5t pu tre indiffremm5t employs dans ce passage4 ,jsus-,*ri/1 dans deux autres1 e/ nomm ,filius unig5itus 7,grec3 monog5s uios7#cbh4 ,sacy traduit t\t simplem5t le ,fils unique1 et assurm5t ce mot n'aj\te ri5 d'important ni de spcial l'ide que n\s p\vait dj donn] de l'orig9e du ,sauveur ce simple mot si expressif1 le ,fils4 ,tmo9 le v]set du psaume1 s\v5t cit p> les aptres3 ,tu es mon fils1 je t'ai eng5dr auj\rd'hui 7,ps4 ,,ii1 #g72 ,grec3 geg5nka se1 dans le ,n\veau-,te/am5t 7,act4 ,,xiii1 #cc1 ,hbr4 ,i1 #e et ,v1 #e74 ,quant au mot de procession1 il vi5t d'une traduction =t gratuite d'un v]set de l'vangile selon sa9t ,jean1 o on lit3 ,spiritum v]itatis qui a patre proc$it 7,,xv1 #bf72 l'esprit de vrit qui procde du ,pre4 ,le mot grec ,grec3 ekporeuetai veut dire proprem5t qu'il sort1 qu'il s'extrait4 ,sur ces textes seuls on n'imag9]ait pas de reg>d] comme ess5tiels la ,tr9it1 comme id5tifis au dogme1 les deux mots que n\s discutons1 et l'on se born]ait dire et croire que la ,tr9it1 c'e/ le ,pre1 le ,fils unique du ,pre1 et le ,sa9t-,esprit1 qui sort du ,pre et qui reoit du ,fils#cbi4 ,note #cbg3 ,act4 ,,viii1 #cc4 ,note #cbh3 ,jean1 ,i1 #ah1 et ,ep41 ,,iv1 #i4 ,note #cbi3 ,il recevra de ce qui e/ moi4 7,ille de meo accipiet47 ,a9si ,sacy traduit ces mots3 ,grec3 ek t\ em\ lphetai1 qui sont le texte le plus =mel que l'on cite p\r pr\v] que1 selon l'criture1 le ,sa9t-,esprit procde du ,fils4 ,jean1 ,,xvi1 #ad4 ,on voit en effet que dans les premi]s sicles1 l'glise n'avait adopt aucune expression1 dcrt aucune df9ition du mode suivant lequel le ,pre produit son ,v]be4 ,il p>at que le premi] nom qui et t donn ce mode1 cet acte ineffable1 tait en grec celui de ,grec3 probol1 littralem5t projection1 qu'on a r5du en lat9 p> prolatio ou productio1 et remplac aussi p> manation#ccj4 ,employ gnralem5t p> ceux qui1 n'admettant pas la cration1 v\lai5t exprim] comm5t les ess5ces spirituelles tai5t sorties de l'ess5ce div9e1 ce t]me d'manation p>aissait ici bi5 plac2 le ,fils et le ,sa9t-,esprit p\vai5t tre dits man]1 puisqu'ils sont d'ess5ce spirituelle1 puisqu'ils sont prov5us de l'ess5ce du ,pre1 sans en tre crs1 et sans en tre dta*s au po9t de =m] de n\velles ess5ces4 ,aussi quelques ,pres ont-ils emprunt ce mot d'manation soit aux alex&r9s1 soit aux gno/iques1 les uns le re/reignant dans le s5s ca?olique qui vi5t d'tre indiqu1 les autres pr5ant avec lui t\te la doctr9e qui faisait de ces manations des ons consub/antiels ,dieu1 au s5s seulem5t de l'homognx de nature4 ,mais le dang] de tomb] dans le gno/icisme a fait bi5tt r5onc] ce langage4 ,on a essay du mot de p>abole2 on a dit aussi mission1 prolation1 jusqu' ce qu'enf9 on se soit dcid dire gnration1 en c>tant t\te ide d'imp]fection qu'emporte ce t]me appliqu la nature huma9e4 ,a9si le fils a t dit eng5dr p>ce qu'il e/ fils1 condition que ce mot de gnration ft dp\ill de t\te analogie avec la filiation huma9e2 et l'mana tion du ,sa9t-,esprit a t appele procession et quelquefois spiration1 p>ce qu'il n'e/ pas fils de ,dieu4 ,de sorte que la premire expression1 celle de gnration1 n'a plus ri5 de commun que l'app>5ce avec le s5s littral1 et ne s't5d p\rtant pas au ,sa9t-,esprit1 quoiqu'elle ait t rduite l'tat de pure mtaphore4 ,note #ccj3 ,grec3 probol1 projectio1 prolatio1 d'abord employ1 mais dev5u suspect p> l'usage qu'en avai5t fait les ,ari5s et les ,val5t9i5s4 ,puis1 on y e/ rev5u1 notamm5t ,t]tulli51 ,grgoire de ,nazianze et sa9t ,jean ,damascne qui nomme le ,pre ,grec3 dia log\ proboleus t\ ekphantoriok\ pneumatos 7,de ,fide1 ,i1 ,,xiii74 ,tel fut aussi le sort du mot ,grec uporroia1 transfusio1 c\lem5t ou manation1 compromis p> les ,sabelli5s1 rhabilit p> ,a?anase et ,origne4 ,mais ,grec3 probol e/ re/ plus usit1 surt\t comme procession du ,sa9t-,esprit4 ,celle ci a t div]sem5t nomme4 ,comme il y a t\j\rs eu dans la dsignation des p]sonnes quelque trace d'une mtaphore qui reprs5tait le ,pre comme la p5se1 le fils comme la p>ole1 le ,sa9t ,esprit comme le s\ffle1 rsultat ou li5 de la p5se et de la p>ole1 le mot ,grec3 pno1 spiratio1 ,a t le plus volonti]s admis avec celui d',grec3 ekporeusis1 consacr p> le v]set de l'vangile qui s]t de titre au dogme mme4 ,mais on dit aussi ,grec3 ekphoitsis1 sortie1 ,grec3 ekpemphis mission1 ,grec3 proenai1 laiss] *app]1 ,grec3 proskei/hai1 ,s'atta*]1 ,grec3 ekphusis1 rejeton4 ,c'e/ ici une des ides *rti5nes qu'il e/ le plus facile de confondre avec une ide alex&r9e4 ,l'expression figure de processus a bi5 de l'analogie avec le ,grec3 proodos de ,proclus1 et on lit dans ,grgoire de ,nazianze que les proprits des p]sonnes sont ,grec3 to an>*on1 g5nsis kai proodos4 7,proclus1 ,!ol4 plat41 t4 ,,iii1 c4 xxi4--,nazianz41 ,or41 xiii4--,sulcor41 ,!saur41 v]bo ,grec3 ekporeusis4--,pelav41 ,dogm4 ,!ol41 t4 ,,ii1 t4 ,v1 c4 viii1 t4 ,,vii1 c4 x et xi1 t4 ,,viii1 c4 i47 ,ces deux mots ont t consacrs p\r dsign] l'une et l'autre relation pr9cipale du ,fils au ,pre et du ,sa9t-,esprit au ,pre et au ,fils1 et qu& on a v\lu atta*] une ide ces mots1 les df9ir1 seulem5t les compr5dre1 mme dire que l'un tant diffr5t de l'autre1 ils ne p\vai5t exprim] t\s deux la mme faon d'tre de la sub/ance du ,pre1 on e/ presque immanquablem5t tomb dans l'hrsie4 ,t\t le monde n'a pas eu la s9crit de sa9t ,augu/91 av\ant qu'il ignore comm5t on doit di/+u] la gnration du ,fils de la procession du ,sa9t-esprit1 et que sa pntration *\e contre cette difficult#cca4 ,longtemps avant lui1 et1 je crois1 avant que la langue du dogme ft fixe1 sa9t ,irne semblait avoir prvu t\s les dang]s de cette t]m9ologie1 qu& il disait avec tant de sagesse3 ,si quelqu'un n\s dem&e comm5t le ,fils a t produit p> le ,pre1 n\s lui rpondrons que cette production 7prolatio71 ou gnration1 nuncupatio1 adap]tio1 ou t\t autre t]me dont on v\dra se s]vir1 n'e/ connue de p]sonne1 p>ce qu'elle e/ inexplicable4444 ,quiconque ose entrepr5dre de la concevoir ou de l'expliqu] ne s'ent5d pas lui-mme en v\lant dvoil] un my/re ineffable#ccb4 ,note #cca3 ,contr4 ,maxim41 ,,ii1 ,,xiv4 ,bossuet dit dans le mme s5s3 ,dieu a v\lu expliqu] que la procession de son ,v]be tait vritable et p>faite gnration3 ce que c'tait que la procession de son ,sa9t-,esprit1 il n'a pas v\lu le dire1 ni qu'il y et ri5 dans la nature qui reprs5tt une action si sub/antielle et t\t ensemble si s+ulire4 ,c'e/ un secret rs]v la vision bi5heureuse4 7lv4 sur les ,my/4 #b;e som4 ,v47 ,note #ccb3 ,s4 ,ir541 ,contr4 ,hres41 ,,ii1 xxviii1 #f4--,voyez aussi ,b]gi]1 ,dict4 ,de ,?ol4 aux mots ,sa9t-,esprit1 manation1 ,gnration4 ,v4 ,la c5sure de sa9t ,b]n>d n'a po9t p>gn les similitudes employes p\r reprs5t] la ,tr9it1 et notamm5t cette excrable similitude ou plutt dissimilitude du g5re et de l'espce1 a9si que celle de l'aira9 et du sceau d'aira9#ccc4 ,note #ccc3 ,ab4 ,op41 p4 #bhj4 ,qu'e/-ce donc8 veux-tu1 selon ta similitude1 p>ce que le ,fils1 p\r tre1 exige que l ,pre soit1 veux-tu que ce qui e/ le ,fils soit le ,pre1 mais sans rciprocit1 comme le sceau d'aira9 e/ aira91 p>ce que l'exi/5ce du sceau d'aira9 exige celle de l'aira91 comme l'homme e/ animal1 p>ce que l'exi/5ce de l'un suppose celle de l'autre1 sans que l'aira9 soit le sceau d'aira91 ni l'animal l'homme8 ,si tu dis cela1 tu es hrtique2 si tu ne le dis pas1 la similitude tombe4 ,o conduit donc ce long circuit de *oses prises de si lo91 ces rappro*em5ts laborieux1 cette va9e multiplicit de mots1 ces gr&s loges que tu donnes a ta dduction1 si les membres n'en peuv5t tre ram5s les uns aux autres dans les proportions rgulires8 ,ton entreprise n'e/-elle pas de n\s enseign] l'habitude qui e/ entre le ,pra et le ,fils 7o'e/--dire comm5t le ,pre a le ,fils78 or1 n\s t5ons de toi que p\r pos] l'homme1 il faut pos] l'animal1 mais sans rciprocit1 d'aprs la rgle de dialectique qui veut1 non que la position du g5re pose l'espce1 mais que la position de l'espce pose le g5re4 ,lors donc que tu rapportes le ,pre au g5re1 le ,fils l'espce1 ton oraison p> similitude n'exige-t-elle pas que le ,fils pos1 tu n\s montres que le ,pre e/ pos1 et que la proposition e/ sans conv]sion2 de mme que cette proposition3 ce qui e/ homme e/ ncessairem5t animal1 n'e/ pas conv]tible2 et qu'a9si celui qui e/ le ,fils e/ ncessairem5t le ,pre1 sans que la proposition soit conv]tible8 ,mais ici la foi ca?olique le dm5t2 elle ne s\ffre pas plus que celui qui e/ le ,fils soit le ,pre qu'elle ne s\ffre que celui qui e/ le ,pre soit le ,fils4 ,autre 7alius71 sans nul d\te1 e/ le ,pre1 autre 7alius7 le ,fils1 quoique le ,pre ne soit pas une autre *ose 7aliud7 que le ,fils2 c> grce cette di/9ction d'autre 7adjectif7 et d'autre *ose 7sub/antif71 la pit de la foi a sa faire un p>tage prud5t entre les proprits des p]sonnes et l'unit indivisible de l'ess5ce1 et t5ant la ligne int]mdiaire1 m>*] dans la vole royale1 sans dvi] v]s la droite en confondant les p]sonnes1 ni v]s la gau*e en divisant la sub/ance4 ,que si de la simplicit de la sub/ance div9e tu induis que si le ,fils e/1 le ,pre e/ ncessairem5t1 tu n'y gagnes ri51 c> la rgle de la relation veut que la proposition soit conv]tible1 et que l mme vrit accompagne l'inv]se1 ce qui ne s'adapte pas la similitude prise du g5re et de l'espce1 de l'aira9 et du sceau d'aira9444 ,qu'il n\s dise ma9t5ant ce qu'il p5se du ,sa9t-,esprit4 ,la bont mme1 dit-il1 qui e/ dsigne p> ce nom de ,sa9t-,esprit1 n'e/ pas en ,dieu puissance ou sagesse444 ,j'ai vu ,satan tombant du ciel comme un clair 7,luc1 x1 #dh74 ,a9si doit tomb] celui qui s'g>e dans les *oses gr&es et m]veilleuses qui sont au-dessus de lui4 ,v\a voyez1 sa9t ,pre1 quelles *elles1 ou plutt quels prcipices cet homme s'e/ prp>s p\r sa *ute4 ,la t\te-puissance6 une demi-puissance6 nulle puissance6 ,j'ai horreur de l'ent5dre1 et cette horreur mme suffit1 je p5se1 p\r le rfut]4 ,mais cep5dant je veux cit] un tmoignage qui se prs5te en ce mom5t mon esprit tr\bl1 p\r effac] l'injure faite au ,sa9t-,esprit4 ,on lit dans ,isae3 l'esprit de sagesse et l'esprit de =ce4 7,,xi1 #b47 ,p> l l'audace de cet homme e/ assez clairem5t conva9cue1 si elle n'e/ pas comprime4 ,o langue gr&e en p>oles 7magniloqua76 faut-il1 p\r que l'injure du ,pre ou du ,fila te soit remise1 faut-il quelque blasphme du ,sa9t-,esprit8 ,l'ange du ,seigneur e/ l qui te c\p]a p> la moiti1 c> tu z dit3 ,le ,sa9t-,esprit n'e/ pas en ,dieu puissance ou sagesse4 ,a9si le pi$ de l'orgueil trbu*e qu& il attaque#ccd4 ,note #ccd3 ,res sup]bi ruit cum irruit4--,ab4 ,op41 ,s4 ,b]n41 ,ep41 p4 #bhc4 ,cette argum5tation1 laquelle ne manque aucune des =mes de la dialectique1 montre que le sa9t abb n'tait pas si trang] qu'il le dit aux sci5ces pr(anes4 ,mais c>tant t\t ce qu'y vi5t aj\t] la dclamation de sa colre1 bornons-n\s la critique des similitude84 ,on p\rrait en pr9cipe les condamn] t\tes2 mais les ,pres ont app>emm5t reg>d comme utile1 p\r donn] le *ange la curiosit de l'intellig5ce1 de s'adress] l'imag9ation4 ,quelquefois on apaise la faim en la trompant1 et l'on fait m*] l'homme affam des sub/ances qui ne sont pas des alim5ts et qui le calm5t sans je n\rrir4 ,la mme *ose se pratique en philosophie2 on donne l'esprit des mtaphores en place de raisons2 c'e/ un palliatif de notre ignorance1 ,la ?ologie a u de cet expdi5t autant p\r le mo9s que la philosophie1 et quelquefois elle s'y e/ compromise4 ,accept] sans rs]ve une seule similitude e/ un moy5 sr d'tre hrtique1 comme s'e/ un sr moy5 de donn] des adv]saires l'app>5ce de l'hrsie que de pr5dre la lettre une similitude donne p> eux comme une analogie ou une figure4 ,dans sa rfutation d',abl>d1 l'abb de ,clairvaux a-t-il bi5 vit cette mprise ou cet artifice8 ,g>dez-v\s1 avait dit ,abl>d1 de ceux qui rapport5t en raisonnant la nature unique et incorporelle de la ,div9it la similitude des corps composs des lm5ts4444 ,dans le vrai1 la ,tr9it n'e/ connue que d'elle-mme2 l'exposition en e/ difficile1 impossible peut-tre l'homme4444 ,plus l'excell5ce de la nature div9e s'loigne des autres natures qu'elle a cres1 mo9s n\s tr\vons dans celles-ci de ressemblances congrues l'aide desquelles n\s puissions satisfaire1 qu& il s'agit de celle-l4 ,les philosophes doiv5t se cont5t] de s'enqurir des natures cres2 encore ne peuv5t-ils suffire les compr5dre4 ,en ,dieu1 aucun mot ne p>at cons]v] son s5s primitif4444 ,n\s ne p\vons tr\v] de similitudes p>faites p\r les appliqu] l'tre s+uli]2 n\s ne p\vons1 qu& il s'agit de lui1 n\s satisfaire p> des similitudes4444 ,n\s les abordons comme n\s p\vons1 surt\t p\r rep\ss] l'importunit des pseudo-dialectici5s4444 ,n\s leur apportons les similitudes les plus probables4444 ,qu& n\s comp>ons l'homme qui e/ la fois sub/ance et corps444 qui peut tre la fois pre et fils444 l'id5tit de sub/ance commune en ,dieu au ,pre1 au ,fils1 au ,sa9t-,esprit444 on reconnatra qu'on ne peut induire de l une similitude intgrale1 mais quelque similitude p>tielle3 autrem5t1 nom p>l]ions d'id5tit et non de similitude4 ,prvoyant l'abus qu'on p\vait faire de quelques-unes1 n\s en avons introduit d'autres1 tant d'aprs les grammairi5s que d'aprs les philosophes1 et que n\s avons juges plus con=mes notre desse92 mais celle-l surt\t qui e/ prise des philosophes les plus raisonnables1 et p> l mo9s loigns de la sci5ce de la vritable philosophie qui e/ le ,*ri/#cce4 ,note #cce3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ajad1 t4 ,,ii1 p4 #ajgj1 #ajgc1 #ajgf1 #ajgi4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,iii1 p4 #abdi4 ,on vi5t de voir ce qu',abl>d p5se des similitudes en gnral4 ,on peut se rappel] comm5t il juge celles qu'avai5t admises sa9t ,augu/91 sa9t ,anselme1 ,t]tulli54 ,voyons ma9t5ant quelles sont celles qu'il tolre4 ,i4 ,la premire e/ prise du g5re et de l'espce#ccf4 ,si l'on veut bi5 se report] au texte1 on y v]ra1 je crois1 qu',abl>d n'ent5d pas que la gnration de l'espce p> le g5re soit id5tique avec celle du ,fils p> le ,pre1 ni mme qu'elle en soit le type4 ,nos expressions1 dit-il1 transportes ,dieu1 contract5t de la s+ul>it de la sub/ance div9e une signification galem5t s+ulire1 et quelquefois un s5s s+uli] p> con/ruction4 ,il ne faut pas t5dre des expressions figuratives et impropres au del de ce que veul5t l'usage et l'autorit#ccg4 ,note #ccf3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajhc-ajhd4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acaf-acah4 ,note #ccg3 ,id4 ,ibid41 p4 #acjc4 ,et c'e/ aprs avoir pos cette rgle que1 rev5ant sur ces di/9ctions de pre et de fils1 de puissance et de sagesse1 de g5re et d'espce1 de matire et de matri1 il dit3 ,une gr&e discrtion doit tre apporte dans ces nonciations qui conc]n5t ,dieu#cch4 ,note #cch3 id41 p4 #acjd et #acje4 ,a9si jamais il n'a dit que le ,pre ft un g5re et le ,fils une espce2 d'abord p>ce qu'il rpte incessamm5t que ,dieu e/ un tre s+uli]1 c'e/--dire qu'il n'e/ nulle autre *ose que lui-mme1 et que le ,pre e/ le ,pre1 le ,fils1 le ,fils1 sans p\voir tre assimils aucun tre plac dans les degrs de l'*elle prdicam5tale2 en second lieu1 p>ce que le plus gr& nombre des c>actres qu'il attribue au g5re ne convi5t pas au ,pre1 comme de se di/ribu] en plusieurs espces1 comme de n'exi/] dans le temps que s\s =me d'espces1 et mme que s\s =me d'individus2 non plus que les c>actres de l'espce ne peuv5t tre p\r la plup>t attribus au ,fils1 comme celui de se tr\v] dans un nombre illimit d'individus1 comme celui de rsult] de l'union avec sa matire d'une diffr5ce qui lui con/itue une autre ess5ce que celle du g5re4 ,qu'a donc v\lu dire ,abl>d8 ,le voici4 ,on fait difficult de concevoir la di/9ction du ,pre et du ,fils1 ou de deux p]sonnes1 l'une qui eng5dre1 l'autre eng5dre1 dans une mme ess5ce4 ,on ne conoit pas que comme sub/ance1 le ,fils soit le mme que le ,pre1 et que comme p]sonne1 le ,fils ne soit pas le mme que le ,pre2 mais ne se r5contre-t-il nulle "p ri5 d'analogue8 ,n'arrive-t-il jamais que deux *oses di/9ctes soi5t et ne soi5t pas la mme8 ,le g5re1 p> exemple1 e/ di/9ct de l'espce2 cep5dant on dit que l'espce e/ le mme que le g5re1 et l'on ne veut pas dire le mme de t\t po9t1 sans plus1 sans mo9s1 sans =mes ou proprits qui les di/+u5t2 mais p> cette expression3 l'espce e/ le mme que le g5re1 on ent5d que le g5re se retr\ve dans l'espce1 et qu'en un s5s l'ess5ce du g5re e/ commune l'espce4 ,l'animal e/ dans l'homme2 on dit h>dim5t et lgitimem5t3 l'homme e/ animal1 ce qui e/ dire3 l'espce e/ le g5re4 ,et cep5dant malgr cette communaut1 malgr cet id5tit d'ess5ce1 l'espce e/ di/9cte du g5re2 on dit mme que l'espce e/ eng5dre du g5re4 ,a9si1 un tre di/9ct d'un autre p> ses proprits1 et eng5dr p> cet autre1 peut avoir une ess5ce commune avec cet autre1 et le my/re de la consub/antialit div9e a des analogues2 on ne peut donc a priori le dcl>] absurde ou impossible4 ,mais la comp>aison ne va pas jusqu' signifi] que l'ess5ce du ,pre soit dans le ,fils de la mme manire1 aux mmes conditions que le g5re e/ dans l'espce1 que le ,fils soit eng5dr du ,pre p> une gnration ess5tiellem5t id5tique celle qui du g5re fait sortir l'espce4 ,abl>d ne l'a dit nulle "p1 et mme il a prv5u ses lecteurs contre ces assimilations m5songres1 en leur rappelant que t\tes ces locutions tai5t impropres et figuratives1 qu'elles ne devai5t tre admises que dans une c]ta9e mesure1 et qu'il ne fallait pas ent5dre une id5tit sub/antielle l o il n'y avait t\t au plus qu'id5tit de proprit#cci4 ,note #cci3 ,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,iv1 p4 #ahjc-ahjd4 ,,ii4 ,la seconde similitude qui indigne sa9t ,b]n>d e/ celle de l'aira9 et du sceau d'aira94 ,n\s la croyons malheureusem5t *oisie1 et1 l'auteur lui-mme semble l'avoir rpudie1 on la remplaant dans son second ouvrage p> celle de la cire et de l'image de cire1 sur laquelle il insi/e beauc\p mo9s1 et que ,bossuet a plus t>d adopte4 ,t\tefois n'exagrons ri52 cette comp>aison ne diffre de la prcd5te1 qu'a9si que le p>ticuli] du gnral1 ,on sait quelle liaison unit la doctr9e du g5re et de l'espce1 et cette maxime d',ari/ote que t\t se compose de matire et de =me4 ,si donc ou a pu comp>] la di/9ction et la consub/antialit du ,pre et du ,fils la relation du g5re et de l'espce1 on p\rra1 dans une c]ta9e mesure1 les comp>] la relation dans laquelle une matire doit l'int]v5tion de la =me1 de dev5ir un c]ta9 matri4 ,on p\rra dire1 p> exemple3 l'aira9 e/ la matire du matri appel sceau d'aira92 le sceau d'aira9 e/ de l'aira94 ,il e/ le mme que l'aira91 en ce s5s du mo9s qu'il a la mme sub/ance matrielle1 ou1 comme n\s dirions1 la mme matire4 ,cep5dant s'ensuit-il que l'aira9 soit ess5tiellem5t sceau d'aira98 ,si donc v\s m'objectez en ?ologie que le ,fils ne peut tre de mme sub/ance que le ,pre1 et p> l id5tique au ,pre1 sans que l'inv]se soit vraie1 sans que le ,pre soit le ,fils1 je rpondrai que1 si cette objection e/ gnrale1 absolue1 elle porte faux3 un tre peut tre consub/antiel l'tre dont il e/ =m1 eng5dr1 con/itu1 sans que celui-ci soit celui-l2 c'e/ ce qui a lieu entre la matire et le matri1 l'aira9 et le sceau d'aira91 la cire et l'image de cire4 ,voil quelle e/ la porte assez re/re9te de ces similitudes4 ,il en rsulte que les f9s de non-recevoir absolues doiv5t tre c>tes1 et qu'il faut acquiesc] au dogme1 ou en v5ir aux objections directes1 attaqu] la ,tr9it en elle-mme si on l'ose1 en cessant d'invoqu] les rgles communes de la sci5ce et les pr9cipes de la dialectique4 ,c'e/ ce po9t qu',abl>d se proposait de rduire ses adv]saires4 ,ma9t5ant1 que la comp>aison soit dang]euse1 qu'elle puisse facilem5t eng5dr] des ides fausses1 et1 suivie jusqu'au b\t1 entran] de mon/rueuses conclusions1 je ne le nie pas2 sa9t ,b]n>d a signal quelques-unes de ces mauvaises consqu5ces1 et ,abl>d ne les a pas t\tes vites4 ,on lui devait p>gn] t\t rquisitoire injurieux2 mais on tait en droit de lui dire3 ,votre comp>aison jette trop peu de lumire sur la gnration du ,fils p> le ,pre p\r que v\s puissiez raisonnablem5t y insi/]1 au risque de la faire accept] p> l'esprit comme une assimilation complte4 ,si1 en effet1 v\s v\s appesantissez1 sur les dtails d'une analogie sup]ficielle1 il peut arriv] qu'aprs avoir bi5 dit que le sceau d'aira9 e/ d'aira91 sans que l'aira9 soit sceau d'aira91 comme le ,fils e/ du ,pre sans que le ,pre soit le ,fils1 on p\sse la comp>aison jusqu' prt5dre que comme le ,pre e/ la puissance et la sagesse quelque puissance1 la sagesse e/ de la puissance1 sans que la puissance soit la sagesse2 et en sub/ituant encore les t]mes1 que le ,pre n'e/ pas la sagesse1 ce qui revi5t dire que la sagesse manque au ,pre4 ,cette induction s]ait fausse1 et p\rrait tre aism5t r5v]se l'aide d'une di/9ction2 mais elle se prs5t]ait naturellem5t1 et c'e/ l'aide de ces consqu5ces qui sont dans les mots plus que dans la p5se1 que sa9t ,b]n>d a pu motiv] ou color] ses ana?mes4 ,sa9t ,b]n>d dit que t\te di/9ction ou comp>aison qui suppose une supriorit d'un t]me sur l'autre1 e/ inapplicable la ,tr9it1 comme contraire l'galit des p]sonnes4 ,abl>d avait dit3 ,*aque p]sonne e/ sans pr9cipe1 p>ce que *acune e/ t]nelle et le pr9cipe de t\tes les autres *oses4 ,l'une ne peut tre sans l'autre1 mais aucune n'e/ antrieure ou suprieure s\s aucun rapport l'autre4 ,cause1 pr9cipe1 matire1 ri5 de t\t cela ne peut tre dit proprem5t de la relation d'une p]sonne une autre#cdj4 ,note #cdj3 ,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajfi1 et ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acbj-acbd4 ,sa9t ,b]n>d dit que le ,pre e/ sagesse et le ,fils puissance4 ,abl>d avait dit3 ,*acune des p]sonnes1 tant de mme sub/ance1 e/ de mme puissance2 le ,pre autant que le ,sa9t-,esprit4 ,la ,tr9it entire e/ sagesse1 le ,pre autant que le ,fils4 ,la ,tr9it entire e/ *>it4 ,dieu ne peut jamais tre sans sagesse#cda4 ,note #cda3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #fih1 t4 ,,ii1 p4 #ajhc4 ,sa9t ,b]n>d dit que les noms qui sont donns aux p]sonnes1 leur sont donns1 non p> rapport elles-mmes1 mais *acune p> rapport l'autre ou aux deux autres4 ,abl>d avait dit3 ,dieu le ,pre1 ,dieu le ,fils ou ,dieu le ,sa9t-,esprit1 se dis5t en quelque sorte non pas sub/antiellem5t1 mais relativem5t1 *acun des prdicats relatifs dsignant en disjonction le ,pre1 le ,fils ou le ,sa9t-,esprit1 quoiqu'en con/ruction 7c'e/--dire t\s runis en ,dieu71 ils n'ai5t plus d'objet auquel ils soi5t relatifs#cdb4 ,note #cdb3 ,!ol41 t4 ,,iii1 p4 #abhf4 ,sa9t ,b]n>d dit que suivant ,abl>d la puissance entire a t accorde au ,pre1 et que le ,fils n'a obt5u qu'une demi-puissance4 ,abl>d avait dit3 ,n\s ne disons pas le ,fils ou le ,sa9t-,esprit mo9s t\t-puissants que le ,pre4444 ,la puissance des trois p]sonnes e/ la mme#cdc4 ,note #cdc3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ihi et #iia4 ,sa9t ,b]n>d dit que la foi ca?olique a lev t\tes les difficults p> la di/9ction d'alius et d'aliud1 ou qu'elle a1 grce ce qu'on p\rrait appel] la diffr5ce adjective et la diffr5ce sub/antive1 concili l'unit de la sub/ance et la div]sit des p]sonnes4 ,abl>d avait dit3 ,le ,pre n'e/ pas autre *ose 7aliud7 que le ,fils ou le ,sa9t-,esprit4444 ,il n'e/ pas1 dis-je1 autre *ose en nature1 mais il e/ autre 7alius7 en p]sonne4444 ,celui-ci n'e/ pas celui qui e/ celui-l1 mais il e/ ce qu'e/ celui-l4444 ,on ne peut dire qu'une quelconque des trois p]sonnes qui sont en ,dieu1 soit autre *ose qu'une autre1 leur unique sub/ance tant absolum5t s+ulire1 et ne comportant aucune div]sit de =mes1 ou de p>ties#cdd4 ,note #cdd3 ,introd41 t4 ,i4 p4 #ihb et #ihc4 ,!ol41 t4 ,,iii1 p4 #abja et #abjc1 et t4 ,,iv1 p4 #acja et #acjb4 ,cette di/9ction entre le neutre et le mascul9 e/ consacre en ?ologie2 elle e/ dans ,grgoire de ,nazianze 7,ep4 ,i1 ad ,cl$on ,orat41 ,,lii72 dans sa9t ,hilaire 7,de ,tr941 t4 ,,ii1 et t4 ,,vii72 ,sa9t ,augu/9 7tract4 ,xxxvi3 ,9 ,johan41 et dans l',app5d4 du t4 ,,vi1 ,de ,fid4 ,ad ,petr41 c4 ,i72 dans sa9t ,ambroise3 ,et ipsum ipsa quod ipse2 et ipsum ipse quod ipsa2 et non ipsum ipsa qui ipse1 et non ipsa ipse qu ipsa4 7,de ,dign4 cond4 hum41 c4 ,,ii47--,cf4 sa9t ,anselme 7,monol41 c4 ,,xli72 sa9t ,?omas 7,summ41 ,i1 qu4 ,,xxxi1 #b71 et ,pi]re ,lomb>d 7,s5t41 t4 ,i1 di/4 #h74 ,dans t\tes ces di/9ctions1 il en e/ une qu'on n'attaque po9t1 et qui n\s sembl]ait1 n\s1 la plus grave2 et la voici4 ,comme tant une c]ta9e puissance1 une espce1 un matri1 le ,fils a la proprit d'tre p> un autre1 esse ab alio1 t&is que le ,pre n'e/ que p> lui-mme4 tre p> un autre ou d'un autre1 esse ab alio ou ex aliquo1 e/ une expression connue dans la sci5ce4 ,ari/ote l'a introduite et df9ie4 ,elle s'applique aux *oses qui provi5n5t d'une autre1 qui en sont faites1 qui en font p>tie1 et cette relation a en logique un s5s dt]m9#cde4 ,or1 ce s5s n'e/ pas compatible avec l'attribut ess5tiel1 m95t1 de la ,div9it4 ,l'tre ncessaire e/ ncessairem5t p> lui-mme2 et p>l] rig\reusem5t1 refus] une p]sonne div9e la proprit d'tre p> soi-mme1 ce s]ait lui dni] la ,div9it2 il y aurait a?isme4 ,les ,pres l'ont s5ti1 lorsqu'ils hsit5t et se contr$is5t1 plutt que d'attribu] sans re/riction le titre de pr9cipe au ,pre l'exclusion du ,fils4 ,sa9t ,augu/91 nonant cette proposition3 ,le ,pre e/ le pr9cipe de t\te la ,div9it1 proposition rpte p> ,abl>d et presque aussitt p> lui re/re9te1 risque de se tr\v] en contradiction avec le v]set sacr3 ,dans le pr9cipe tait le ,v]be 7,jean1 ,i1 #a74 ,il y a sur ce po9t un sic et non p]ptuel dans les ?ologi5s1 et le ntre a bi5 fait d'c>t]1 autant que possible1 des p]sonnes div9es les qualifications de pr9cipe1 cause1 s\rce1 orig9e1 qui ne font qu'aj\t] des contradictions des my/res#cdf4 ,je cra9s bi5 les mmes dang]s p\r cette di/9ction entre tre et n'tre pas p> soi-mme1 et j'aim]ais mieux les t]mes my/iques de l'vangile que ces ab/ractions qui s\lv5t des nuages au lieu d'apport] la lumire4 ,sa9t ,b]n>d ne s'en proccupe gure2 la di/9ction ne l'arrte que p>ce qu',abl>d en conclut que ,dieu le ,pre1 qui a l'exi/5ce p> lui-mme1 doit avoir la puissance p>eil titre1 et en effet il doit avoir les modes de l'exi/5ce comme il a l'exi/5ce mme4 ,mais t\t cela e/ secondaire1 mes yeux1 auprs de cette ass]tion que le ,pre a seul la proprit d'tre p> lui-mme4 ,ce n'e/ pas mo9s que l'ass]tion qu'il a seul la proprit d'tre ,dieu4 ,ni ,abl>d1 ni sa9t ,b]n>d1 ne sont les seuls ou les premi]s qui ai5t p>l a9si2 et il faut conv5ir que ds que v\s accordez la pat]nit1 la gnration1 la procession1 v\s reconnaissez implicitem5t qu'il e/ possible d'tre ,dieu et ne pas tre rig\reusem5t p> soi-mme#cdg4 ,mais la diffr5ce de l'implicite l'explicite n'e/ pas frivole1 qu& il s'agit des my/res3 c'e/ s\v5t la diffr5ce de l'inexplicable l'absurde1 de l'nigme au non-s5s4 ,je puis confess] que ,dieu e/ pre ou fils1 p\rvu que j'aj\te aussitt que je ne sais pas comm5t il e/ pre ou fils1 que ces mots ont ici1 sans aucun d\te1 un s5s surnaturel et inconnu2 mais je ne puis1 sans que ma raison frmisse1 affirm] que l'exi/5ce p> soi-mme ne soit pas une condition absolue de la ,div9it4--,laissons cela#cdh4 ,note #cde3 ,grec3 ,to ekt9os e9ai4 ,met441 ,v1 xxiv4--,sa9t ,augu/9 met une diffr5ce entre esse ex ipso ou esse de ipso4 ,quod enim de ipso e/ pote/ dici ex ipso1 non autem1 etc4 ,ce qui e/ ex ipso e/ cr p> lui1 ce qui e/ de ipso e/ de sa sub/ance4 ,mais cette di/9ction n'claircit ni ne ju/ifie l'application la ,div9it de l'expression esse ab alto ou ex alto 7,de ,nat4 ,bon4 ,cont4 ,mani*41 c4 ,,xxvix74 ,note #cdf3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #ihd4--,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acbj4--,sic et ,non1 ,,xiv1 p4 #db4--,p4 ,lomb41 ,s5t41 t4 ,i1 di/4 ,,xxix4 ,note #cdg3 ,ex ,deo processi1 dit le ,*ri/2 c> c'e/ a9si qu'on traduit ces mots ,grec3 ,ek t\ ,!\ exl?on1 qui au lieu o ils sont placs1 sembl5t v\loir dire seulem5t3 ,je suis v5u de la "p de ,dieu 7,jean1 viii1 #db74 ,mais il y a un passage plus =t3 ,le ,fils ne peut ri5 faire p> lui-mme 7,id41 v4 #ai74 ,c'e/ de l qu'on induit en gnral qu'il peut y avoir procession au se9 de l'tre div91 c'e/--dire une diffr5ce d'orig9e entre les p]sonnes 7,s4 ,?om41 ,sum41 ,i1 qu4 xxvii1 er4 #a74 ,sa9t ,augu/9 dit que le ,pre e/ le pr9cipe de t\te la ,div9it 7,de ,tr941 ,,iv1 xx74 ,m4 ,hampd5 a vu dans sa9t ,hilaire que le ,fils e/ unus ab uno1 scilicet ab +5ito g5itus 7,de ,tr941 ,,iv74 ,a9si il e/ ab alio2 et sa9t ,?omas qui veut que le ,fils soit aussi pr9cipe1 dit qu'il e/ un pr9cipe v5ant d'un pr9cipe1 t&is que le ,pre e/ un pr9cipe sans pr9cipe4 ,pr9cipium a pr9cipio1 quod e/ filius2 pr9cipium non de pr9cipio1 quod e/ ,pat]4444 ,p] hoc quod non e/ ab alio4444 ,pat] e/ a nullo4444 ,intelligatur nom9e +5iti quod omn9o non sit ab alio4444 ,div9 ess5ti de qua pote/ dici quod 9 ,filio vel 9 ,spiritu ,sancto e/ ab alio1 scilicet a ,patre 7,summ41 ,i1 qu4 xxxiii1 a4 #a et #d74 ,l'erreur laquelle me p>aiss5t conduire ces expressions ,s'appelle en ?ologie le subord9ationisme 7,fr]i*s1 ,comm5t4 de ,ab4 doct41 p4 #aj74 ,note #cdh3 ,je crois que1 p\r attnu] un peu cette difficult1 il e/ plus sage de sub/itu] cette expression esse ab alio1 cette autre expression proc$]e ab alio1 dont se s]t plus volonti]s sa9t ,?omas et qui di/+ue les p]sonnes de la ,tr9it en celles qui procd5t et celles de qui les autres procd5t 7,summ41 ,i1 qu4 xxvii1 art4 #a74 ,on a mme v\lu ,p\ss] les di/9ctions v]bales plus lo91 et attribu] au ,pre l'expression ex quo1 au ,fils p] quem et au ,sa9t ,esprit 9 quo1 en se fondant sur un v]set de sa9t ,paul 7,i ,cor41 viii1 #f4--,s4 ,basil41 ,de ,spir4 ,sanct41 c4 ii74 ,mais cette di/9ction n'e/ pas admise1 on y oppose des passages ,=mels1 entre autres ,rom4 xi4 #cf4 ,c'e/ un c>actre ou propre1 ,gnralem5t reconnu au ,pre1 que de n'avoir ni auteur ni pr9cipe1 d'tre ,grec3 autog5s1 anaitios1 ouk ek t9os 7,damasc41 ,de ,fid41 ,i1 viii72 d'tre p> soi-mme ou de n'tre pas p> un autre que p> soi4 ,proprium e/ ,patris1 dit ,alcu91 quod solus e/ ,pat] et quod ab alio non e/ nisi a se4 7,qu4 ,de ,tr941 p4 #gfb72 t&is qu'on tr\ve p>t\t que le ,fils e/ ex ,patre1 ab alio1 et notamm5t dans sa9t ,augu/91 de ,patre e/ ,filius1 non e/ de se 7,cont4 ,max41 c4 xiv4--,tract4 xx ,9 ,johan472 dans sa9t ,ambroise3 ,dicitur ,deus pat] quia ipse e/ ex quo4444 et sapi5tia4444 et dilectio4444 et ex ipso sunt quia non a se 7,de ,dign4 ,cond4 hum41 c4 ii74 ,d'o il suit que le ,fils n'e/ pas ,grec3 auto!os4 ,pat] a nullo habet ess5tiam nisi a se ipso1 ,filius habet ess5tiam suam a ,patre 7,anselm41 ,monol41 c4 xliv74 ,ce qui ne veut pas dire cep5dant que l'ess5ce eng5dre une autre ess5ce1 la consub/antialit y prirait4 ,p4 ,lomb>d et sa9t ,?omas ont bi5 tabli ce po9t1 malgr les objections de ,ri*>d de ,sa9t-,victor4 ,cep5dant les prote/ants ont t plus lo92 ,calv91 ,bze ont s\t5u qu'il fallait croire que le ,fils a l'ess5ce et la div9it p> lui-mme4 ,si a se ,deus non e/1 dit un docteur1 quomodo ,deus erit8 ,cep5dant ,la doctr9e ca?olique e/ =melle4 ,t\t ce qu'ont le ,fils et le ,sa9t-,esprit1 ils l'ont du ,pre1 mme l'tre1 ,grec3 kai auto to e9ai 7,j4 ,damasc41 ,de ,fid41 ,i1 x74 ,on explique cette doctr9e en dveloppant ces mots de sa9t ,jean3 ,comme le ,pre a la vie en lui-mme1 il a donn au ,fils d'avoir la vie en lui-mme 7v4 #bf74 ,la gnration p>faite et div9e a cette v]tu de faire que le ,fils soit t\t ce qu'e/ le ,pre1 except d'tre le ,pre 7,p4 ,lomb41 ,i4 i1 di/4v4--,voy4 ,le ,p4 ,petau1 t4 ,,ii1 t4 ,,ii1 c4 vi2 t4 ,,vi1 c4 x1 xi et xii74 ,le po9t qui p>at le plus t\*] sa9t ,b]n>d1 e/ l'attribution spciale de la bont au ,sa9t-,esprit4 ,qui n'en ap]oit la raison8 ,l'vangile conti5t ces p>oles my/rieuses et t]ribles3 ,t\t p* et t\t blasphme s]a remis aux hommes2 mais le blasphme de l',esprit ne s]a pas remis aux hommes4 ,et quiconque aura p>l contre le ,fils de l'homme1 il lui s]a remis2 mais s'il a p>l contre le ,sa9t-,esprit1 il ne lui s]a remis ni dans ce sicle ni dans le sicle v5ir 7,ma?1 xii1 #ca1 #cb74 ,or1 ,o?on de ,fris+5 a raison1 sa9t ,b]n>d e/ crdule et tremble pieusem5t ds qu'il croit entrevoir l'impit4 ,abl>d a dit que le ,sa9t-,esprit tait m9emm5t l'am\r ou la *>it div9e3 s\da9 le voil conva9cu d'avoir dp\ill le ,sa9t-,esprit de puissance et de sagesse2 il a commis le p* irrmissible1 il a prononc le blasphme inexpiable4 ,quant n\s1 n\s ne rappell]ons pas que1 fonde ou non1 cette attribution de la sagesse et de l'am\r e/ p\r a9si dire traditionnelle dans l'glise#cdi4 ,n\s f]ons seulem5t une citation3 ,si n\s v\lons re*]*] plus expressm5t ce que signifie la p]sonne en ,dieu1 elle quivaut dire que ,dieu e/ ou le ,pre1 savoir la div9e puissance eng5drant1 ou le ,fils1 savoir la sagesse div9e eng5dre 7sumta7 ou le ,sa9t-,esprit1 savoir le processus de la bont div9e#cej4 ,note #cdi3 ,voyez entre mille autorits sa9t ,aug41 ,de ,tr941 ,,vi1 v1 ,,xv1 xvii4--,de ,civ4 ,dei1 ,,xi1 xxiv4 ,sa9t ,anselme dans le ,monologium dit que le ,pre e/ l'esprit suprme 7summum spiritus72 le ,fils1 l'intellig5ce et la sagesse1 la sci5ce1 la connaissance1 la vrit de la sub/ance pat]nelle2 le ,sa9t-,esprit enf91 l'am\r de l'esprit suprme 7c4 ,,xliv1 ,,xlvi1 ,,xlvii et ,,xlix74 ,note #cej3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iii1 p4 #abhj4 ,une seule "q aurait d tre pose1 et ,abl>d et t emb>rass d'y rpondre4 ,si la ,tr9it e/ t\te-puissante1 sage1 bonne1 quel titre et comm5t la puissance app>ti5t-elle au ,pre1 la sagesse au ,fils1 la bont au ,sa9t-,esprit1 ou plutt comm5t et dans quelle mesure ces attributs sont-ils sp>s ou di/+us des autres attributs div9s1 t\s galem5t et semblablem5t communs la sub/ance div9e et p> elle aux trois p]sonnes1 et comm5t sont-ils di/+us de manire dev5ir m95ts *acun dans une d'elles8 ,en d'autres t]mes encore1 quelle diffr5ce assignez-v\s entre la manire dont app>ti5n5t les attributs communs ou sub/antiels1 et celle dont app>ti5n5t les attributs spciaux ou p]sonnels1 les premi]s app>t5ant la sub/ance et tant communs aux p]sonnes1 les seconds app>t5ant *acun une des p]sonnes et tant communs la sub/ance8 ,c]ta9em5t1 il y a l une difficult1 et qui n'e/ pas seulem5t insoluble1 l'insoluble e/ p>t\t ici2 mais je crois qu'elle porte sur une di/9ction inexprimable4 ,,vi4 ,laissons ce que sa9t ,b]n>d dit en passant de la ?orie platonici5ne de l'me du monde assimile la foi dans le ,sa9t-,esprit2 ngligeons cette phrase vive et ddaigneuse3 ,lorsque ,abl>d se met en sueur p\r voir comm5t il f]a ,platon *rti51 il se pr\ve pay54 ,v5ons cette c5sure gnrale3 ,il n'e/ pas tonnant qu'un homme qui ne s'inquite pas de ce qu'il dit1 en se jetant sur les secrets de la foi1 envahisse et disp]se avec si peu de respect les trsors ca*s de la pit1 puisque sur le fond de la pit mme il ne p5se ni en homme pieux1 ni en fidle4 ,enf91 ds l'entre de sa ,?ologie1 ou plutt de sa ,/ultilogie1 il df9it la foi une e/imation1 comme s'il tait loisible *acun de p5s] et de dire en matire de foi ce qu'il lui plat1 ou que les sacrem5ts de notre foi demeurass5t susp5dus des op9ions vagues et v>iables1 au lieu d'tre appuys sur la vrit c]ta9e6 ,e/-ce que1 si la foi e/ flottante1 notre esprance1 n'e/ pas va9e8 ,c'tai5t donc des sots que nos m>tyrs1 s\t5ant de si rudes preuves p\r des *oses inc]ta9es1 et ne balanant pas1 p\r une rcomp5se d\teuse1 c\rir au-devant d'un long exil p> une f9 d\l\reuse8 ,mais lo9 de n\s la p5se que dans notre foi et notre esprance il y ait ri51 comme il l'imag9e1 qui oscille sur une d\teuse e/imation1 et que t\t n'en soit pas fond sur la vrit c]ta9e et solide1 div9em5t pr\v p> les oracles et les miracles1 tabli et consacr p> l'enfantem5t de la vi]ge1 p> le sang de la rdemption1 p> la gloire de la rsurrection4 ,ces tmoignages sont dev5us trop dignes de foi 7,ps4 xcii1 #g74 ,s'il en e/ autrem5t1 l',esprit lui-mme enf9 r5d tmoignage notre esprit que n\s sommes fils de ,dieu4 ,comm5t donc peut-on os] appel] la foi une e/imation1 mo9s de n'avoir pas encore reu ce mme esprit1 ou bi5 d'ignor] l'vangile1 ou de le reg>d] comme une fable8 ,je sais quoi j'ai cru et je suis c]ta91 s'crie l'aptre 7,,ii ,tim41 i1 #db71 et toi1 tu me s\ffles t\t bas3 ,la foi e/ une e/imation4 ,dans ton v]biage1 tu fais ambigu ce qui e/ d'une c]titude sans gale2 mais ,augu/9 p>le autrem5t3 ,la foi1 dit-il1 n'e/ pas dans le coeur o elle rside et p\r celui qui la possde comme une conjecture ou une op9ion1 elle e/ une c]ta9e sci5ce au cri de la consci5ce4 ,lo9 donc1 bi5 lo9 de n\s de rduire a9si la foi *rti5ne4 ,c'e/ p\r les ,acadmici5s que sont ces e/imations1 g5s dont le fait e/ de d\t] de t\t1 de ne savoir ri52 p\r moi1 je m>*e confiant dans la s5t5ce du matre des nations1 et je sais que je ne s]ai po9t confondu4 ,elle me plat1 je l'av\e1 sa df9ition de la foi1 quoique cet homme dirige contre elle une accusation dt\rne3 ,la foi1 dit-il1 e/ la sub/ance des *oses qu'il faut espr]1 l'argum5t des *oses non app>5tes 7,hb41 xi1 #a74 ,la sub/ance des *oses qu'il faut espr]1 non la fantaisie de conjectures normes2 tu l'ent5ds1 la sub/ance6 ,il ne t'e/ pas p]mis dans la foi de p5s] ou de disput] ton gr1 ni de vagu] et l dans le vide des op9ions1 dans les dt\rs de l'erreur4 ,p> le mot de sub/ance1 quelque *ose de c]ta9 et de fixe t'e/ d'avance impos2 tu es enf]m dans des bornes c]ta9es1 tu es emprisonn dans des limites c]ta9es2 c> la foi n'e/ pas une e/imation1 mais une c]titude#cea4 ,note #cea3 ,ab4 ,op4 ,b]n41 ep4 xi1 p4 #bhc1 #bhd4 ,il semble ici que sa9t ,b]n>d ait r5contr ju/e1 et une gr&e autorit lui vi5t en aide1 c'e/ ,g]son#ceb4 ,voil bi51 ce semble1 le po9t de la discussion entre le philosophe et le fidle4 ,dans cette div]sit de df9ition de la foi clate la diffr5ce entre celui qui veut p> la raison arriv] croire1 et celui qui comm5ce p> croire et qui raisonne aprs4 ,cep5dant1 si l'on consulte le texte1 la critique e/ has>de4 ,on se rappelle le db de l',introduction4 ,a ct de la foi1 l'auteur place l'esprance1 et af9 d'expliqu] p\rquoi il confond l'esprance dans la foi1 il gnralise la foi qui1 comme l'esprance1 e/ une e/imation ou un jugem5t de l'esprit sur les *oses qu'on ne voit pas4 ,cette df9ition de la foi e/ donc gnrale1 et non spciale1 c'e/ celle de la foi ab/raite1 et non de la foi *rti5ne2 c'e/ un s\v5ir d',ari/ote qui unit la croyance ou la foi l'op9ion ou e/imation4 ,mais ds qu'il s'agit de la foi1 en tant qu'elle intresse l'ensemble du salut de l'homme1 objet de son ouvrage1 ,abl>d revi5t la df9ition de sa9t ,paul4 ,p>lons d'abord de la foi1 dit-il2 qui vi5t avant le re/e 7la *>it et les sacrem5ts71 comme tant le fondem5t de t\s les bi5s4 ,que peut-on en effet espr] et que peut-on aim] de ce qu'on espre1 si l'on ne croit aup>avant1 t&is qu'on peut croire sans l'esprance et sans l'am\r8 ,de la foi1 en effet1 nat l'esprance2 a9si1 ce que n\s croyons le bi51 n\s avons la confiance de l'obt5ir p> la misricorde de ,dieu4 ,d'o l'aptre3 ,la foi e/ la sub/ance des *oses qu'il faut espr] et l'argum5t des *oses qui n'app>aiss5t pas4 ,la sub/ance des *oses qu'il faut espr]1 c'e/--dire le fondem5t et l'orig9e des esprances auxquelles n\s sommes conduits1 en croyant d'abord que les *oses sont1 af9 de les espr] ensuite2 l'argum5t des *oses qui n'app>aiss5t pas1 cela veut dire la preuve qu'il y a des *oses non app>5tes4 ,comme en effet p]sonne ne d\te que la foi n'exi/e1 il faut accord] qu'il y a des *oses non app>5tes4 ,c> la foi1 a9si qu'il a t rem>qu1 ne se dit avec entire proprit que de ce qui n'app>at pas4 ,note #ceb3 ,fides dicitur habitus firmus1 ad diff]5tiam op9ionis vel suspicionis inc]tae1 sicut ponebat ,petrus ,abael>dus p] ,b4 ,b]n>dum 9 hoc r$>gutus 7,s]m4 ,ad commiss1 ,fidei1 t4 ,,ii1 p4 #ccd2 ,g]son4 ,op4 omn41 vol4 9 fol4 ,antw4 #agjf74 ,si la foi e/ a9si la preuve de l'invisible1 il e/ des objets de la foi qui n'import5t pas au salut4 ,quel pril c\rons-n\s croire que ,dieu f]a dema9 ou ne f]a pas tomb] la pluie8 ,a celui qui v\s p>le de la foi p\r votre dification1 il suffit de trait] et d'enseign] les *oses qui1 si elles ne sont crues1 produis5t la damnation4 ,ce sont celles qui app>ti5n5t la foi ca?olique4 ,la foi ca?olique1 c'e/--dire univ]selle1 e/ celle qui e/ tellem5t ncessaire t\s1 que quiconque en e/ dnu ne peut tre sauv#cec4 ,note #cec3 ,introd41 t4 ,i1 p4 #igi1 #iha1 #ihb4 ,voyez aussi notre c4 ,,ii p4 #ahh1 et dans le t4 ,i1 le c4 ,,vii1 p4 #dij4 ,y a-t-il en t\t cela prtexte l'indignation de sa9t ,b]n>d#ced8 ,n\s croyons p>faitem5t innoc5te la df9ition qu'il incrim9e1 et cep5dant n\s av\]ons que le rationalisme t5d t\j\rs faire de la foi une op9ion1 ou1 si l'on veut1 une e/imation4 ,sans d\te on ne saurait proscrire la foi =me p> le travail de l'intellig5ce1 elle peut tre aussi pure et aussi solide que t\te autre1 et obt5ir p> suite t\s les dons cle/es promis la foi4 ,lorsqu'on enseigne la religion1 il e/ mme impossible de ne po9t admettre c]ta9s antcd5ts logiques qui s]v5t de base la foi1 et de ne po9t conv5ir que celle-ci suppose la croyance c]ta9es vrits pralables1 ce qui donne la foi les app>5ces d'une dduction4 ,mais s\v5t en fait la foi prcde t\t raisonnem5t dont on ait consci5ce ou s\v5ir1 et comme elle e/ religieusem5t un devoir1 mme une v]tu1 elle a s\v5t1 a9si que t\tes les autres v]tus1 le don de se r5contr] dans l'me et d'y dom9]1 sans comm5cem5t et sans motifs connus1 en v]tu d'une adhsion implicite et involontaire4 ,la foi a9si conue e/ en gnral plus e/ime p> la religion1 elle lui p>at mieux assure2 n'tant pas la cration laborieuse de la raison1 elle semble inspire1 et son orig9e la sanctifie4 ,aussi a-t-elle en elle-mme plus de mrite1 le mrite qui ne vi5t pas de n\s tant le seul vritable1 et les plus rc5ts apologi/es du *ri/ianisme se sont atta*s tablir que les vrits1 reg>des jusqu'ici comme un prlim9aire que la raison dmontre p\r que la foi pr5ne naissance1 sont elles-mmes connues p> la foi avant de l'tre p> la raison4 ,c'e/ cette foi d'obissance qui a t l\e dans ,abraham4 t\tes les poques1 cette foi a t di/+ue de la foi acquise et raisonne1 et prfre a celle-ci p> les hommes pratiques qui unissai5t une pit vive l'esprit d'autorit4 ,cep5dant l'obissance raisonnable de sa9t ,paul re/e p]mise1 et c'e/ celle qu',abl>d enseigne1 c> c'e/ la seule qui puisse tre enseigne4 ,note #ced3 ,lui-mme avait dit3 ,deus444 tribus voluti viis e/ ve/ig&us1 op9ione1 fide1 intellectu4 ,fides e/ votunt>ia qua$am et c]ta prolibatio necdum propalatae v]itatis2 intellectus e/ rei cujusdam invisibilis c]ta et manife/a notitia 7,de ,consid]41 ,v1 #c4 ,cf4 ,fr]i*s1 ,comm5t1 de ,ab4 doct41 p4 #ac74 ,,*apitre ,v4 ,,des ,,pr9cipes ,,de ,,la ,,?,,ologie ,d',,ab,,l>d4--,,exam5 ,,philosophique4 ,considrons ma9t5ant dans son ensemble et d'un po9t de vue plus gnral encore la doctr9e d',abl>d sur la ,tr9it4 ,la s5t5ce de l'or?odoxie contempora9e se tr\ve dveloppe dans la lettre de sa9t ,b]n>d4 ,essayons de jug] ce jugem5t4 ,il a t reproduit1 mais avec plus de modration dans les t]mes1 p> des criva9s mod]nes4 ,a9si ,d4 ,clm5t reg>de1 non comme faux1 mais comme dang]eux ce pr9cipe que la foi doit tre dirige p> la lumire naturelle1 pr9cipe qui conduit cette autre proposition3 ,on ne croit po9t p>ce que ,dieu a dit1 mais p>ce qu'on e/ conva9cu qu'il en e/ a9si1 on admet#cee4 ,voil1 dit le critique1 un pr9cipe qui doit m5] lo94 ,il tr\ve naturelles les consqu5ces que sa9t ,b]n>d infre de la df9ition de la foi donne p> ,abl>d4 ,cep5dant lo9 de les avoir con/amm5t admises1 on voit que l'auteur les a quelquefois combattues1 mme avec succs2 mais ce qu'il ne p\vait dsav\] en aucun cas sans sap] p> le pi$ sa n\velle m?ode1 c'e/ que la foi n'e/ pas absolum5t au-dessus de la raison4 ,enf9 les explications et les comp>aisons qu'il donne t\*ant la ,tr9it laiss5t p]c] tantt le sabellianisme1 tantt l'arianisme4 ,n\s aimons n\s p]suad]1 et ce n'e/ pas au re/e sans preuves1 qu'il e/ exempt dans le fond de l'une et de l'autre de ces erreurs4 ,mais il n'en a pas mo9s br\ill rellem5t t\tes les notions ?ologiques sur la ,tr9it4 ,note #cee3 ,art4 ,abl>d dans l',hi/ litt_/i t4 ,,xii1 p4 #ach4--;,introd41 t4 ,,ii1 p4 #ajfj4 ,on le voit1 le repro*e d'hrsie n'e/ plus pr(r1 il e/ mme =mellem5t c>t#cef2 plus de ces mots d'impit1 de blasphme1 de paganisme1 et de l cette consqu5ce qu'on n'tait en droit ,s5s1 comme ,soissons1 que de signal] les erreurs du livre et non de condamn] p]sonnellem5t un docteur qui n'a pas un seul mom5t cess de prote/] de sa s\mission l'glise et au sa9t-sige4 ,note #cef3 ,c'e/ ma9t5ant une *ose gnralem5t accorde4 ,j'en ai cit plusieurs preuves 7,voy4 t4 ,i1 p4 #bah74 ,il s]ait trop long de rappel] t\s les ouvrages o les op9ions ?ologiques d',abl>d sont apprcies 7,voy4 t4 ,i1 p4 xxii74 ,a ces critiques a9si rduites1 ,m4 ,c\s91 =tifiant de son autorit celle d',o?on de ,fris+51 aj\te une obs]vation qui pntre plus avant4 ,il p5se qu',abl>d1 en introduisant le rationalisme dans la ?ologie1 y a introduit aussi le nom9alisme1 *ose grave1 surt\t qu& il s'agit de la "q de la ,tr9it4 ,quelques rflexions s]ont ici ncessaires4 ,on l'a dj vu1 il y a deux manires de trait] la ?ologie1 c'e/--dire d'enseign] la religion1 celle du rationalisme et celle que les ,allem&s appell5t du sup]-naturalisme4 ,t\j\rs la premire c\rt le risque d'incl9] l'htrodoxie1 l'hrsie1 et de pass] ins5siblem5t du rationalisme ?ologique au rationalisme philosophique4 ,la seconde (fre une t5dance con/ante au my/icisme ou p5*e v]s une abngation de t\t raisonnem5t1 v]s une misologie1 comme on dit encore en ,allemagne1 v]s une av]sion de t\te sci5ce qui peut trans=m] l'humilit d'esprit en crdulit sup]/itieuse4 ,ce n'e/ pas que la foi manque absolum5t dans le rationalisme1 ni que le sup]-naturalisme 7employons ce mot faute d'un meilleur7 ne laisse absolum5t aucun rle la raison4 ,le rationalisme peut tre or?odoxe1 honor] du mo9s et prescrire la foi2 mme dans le rationalisme purem5t philosophique il y a encore une place p\r quelque *ose qui peut s'appel] la foi1 c'e/--dire p\r un ass5tim5t non raisonn des vrits indmontres et indmontrables1 p\r une croyance implicite et ncessaire des *oses invisibles1 argum5tum non app>5tium4 ,aucune philosophie n'e/ sans my/res ou sans faits inexplicables1 ins5sibles et c]ta9s2 aucune philosophie n'e/ sans foi4 ,cela e/ encore plus vrai du rationalisme religieux2 il a p\r objet de conduire la foi p> la raison ceux qui la foi manque1 ou plus s\v5t1 l o il r5contre la foi1 de l'clair]1 de la motiv]1 de la corrobor] p> la raison4 ,qu'e/-ce donc en gnral que le rationalisme *rti58 ,une conciliation de la foi et de la raison1 un clectisme4 ,de mme1 dans la doctr9e de ceux qui ramn5t t\t la foi1 pr5ant la lettre et dans un s5s absolu les ana?mes contre la philosophie1 on ne peut s\t5ir que la raison n'ait ri5 faire4 ,soit qu'on *]*e excit] la foi uniquem5t p> des rcits ou des m5aces1 comme de c]ta9s missionnaires1 soit qu'on en appelle au s5tim5t religieux1 ce beso9 d'am\r et de prire qui1 dit-on1 e/ dj la grce1 et qui1 fidlem5t c\t1 doit attir] la grce df9itive de la foi1 soit surt\t qu'on invoque le pr9cipe de l'autorit contre l'an>*ie des op9ions individuelles et les c>ts du libre exam51 on rec\rt implicitem5t la raison huma9e4 ,il y a un syllogisme jusque dans le *oix my/ique de l'me prfrant la vision la conception et l'en?\siasme la c]titude4 ,c'e/1 dit avec pr(ondeur sa9t ,clm5t d',alex&rie1 une sage p>ole que celle-ci3 ,il faut de la philosophie mme p\r dcid] qu'il ne faut pas de philosophie#ceg4 ,note #ceg3 ,clem4 ,alex4 ,/romat4 ,,vi1 9 ,84 ,mais malgr ce qu'il y a de commun entre les deux m?odes ?ologiques1 et ce qu'il y a de commun1 c'e/ l'intellig5ce laquelle t\tes deux s'adress5t1 et que ni l'une ni l'autre ne peut sc9d] ni trave/ir2 ce qu'il y a de commun t\te religion comme t\te philosophie1 c'e/ l'humanit2 il faut reconnatre que les deux m?odes diffr5t p> leurs c>actres et p> leur t5dance4 ,la premire1 quoiqu'elle soit celle de presque t\s les hrtiques1 et ncessairem5t celle de t\s les philosophes1 et des plus incrdules1 n'a jamais en elle-mme t =mellem5t condamne p> l'glise1 qui ne p\vait rpudi] quelques-uns de ses docteurs les plus illu/res4 ,les deux m?odes1 employes concurremm5t dans t\s les ges du *ri/ianisme1 ont l'une sur l'autre prvalu t\r t\r1 suivant les temps et les que/ions4 ,dans le b]ceau mme de la foi1 on les tr\ve alt]nativem5t s'embrassant et luttant ensemble4 ,il e/ impossible de ne pas reconnatre dans sa9t ,jean un c>actre philosophique qui manque sa9t ,luc2 et malgr ses invectives contre les philosophes1 sa9t ,paul porte dans l'exposition du dogme des =mes de discussion1 un esprit libre et raisonneur qui p>aiss5t trang]s au gnie positif et =mali/e de sa9t ,pi]re4 ,il discutait dialectiquem5t1 dit l'criture1 les *oses du royaume de ,dieu#ceh4 ,note #ceh3 ,grec3 ,dielegeto4 ,act4 xvii1 #b4 ,grec3 ,dialegom5os kai peido9 ta p]i tas basileias ton ,?i\4 ,,xix1 #h4 ,depuis les aptres jusqu'aux ,pres1 depuis les ,pres jusqu'aux docteurs de nos facults de ?ologie1 les deux m?odes se sont p]ptues dans l'glise2 et p\r avoir *oisi entre elles1 ,abl>d n'e/ po9t sorti du sa9t b]cail4 ,il a fait d'ailleurs ce *oix sans int5tion d'innov] sur aucun po9t du ,symbole4 ,sa prt5tion p>at s'tre leve jusque-l seulem5t1 qu'il a v\lu expos]1 c'e/ son expression1 s\s une =me un peu n\velle1 la croyance *rti5ne t\*ant la nature de ,dieu1 et soit p> un *oix dans les doctr9es reues1 soit p> quelques explications neuves1 con/ruire une dduction m?odique du dogme de la ,tr9it et appuy] d'argum5ts plus mod]nes l'adhsion qui lui e/ due4 ,voici dans sa ju/e mesure la =mule gnrale de ce rationalisme dogmatique3 ,il ne faut pas t\j\rs dem&]1 dit ,leibnitz1 des notions adquates1 et qui n'envelopp5t ri5 qui ne soit expliqu4444 ,n\s conv5ons que les my/res reoiv5t une explication1 mais cette explication e/ imp>faite4 ,il suffit que n\s ayons quelque intellig5ce analogique d'un my/re1 tel que la ,tr9it et que l'inc>nation1 af9 qu'en les recevant n\s ne prononcions pas des p>oles entirem5t de/itues de s5s3 mais il n'e/ po9t ncessaire que l'explication aille aussi lo9 qu'il s]ait s\hait]1 c'e/--dire qu'elle aille jusqu' la comprh5sion et au comm5t#cei4 ,note #cei3 ,?odice disc4 prl4 sec4 #ed4 ,mais l'excution a-t-elle p>faitem5t rpondu l'int5tion8 ,j'ai ailleurs dcrit comme je me le reprs5te1 l'tat religieux de l'me d',abl>d4 ,le jugem5t de l'esprit d'un sicle p> l'esprit d'un autre n'e/ pas auj\rd'hui *ose =t malaise4 ,notre poque a trop d'imp>tialit p\r manqu] de sagacit4 ,mais qu& il faut appliqu] ce jugem5t gnral un individu1 pntr] au fond d'une me trav]s les ges1 entrevoir comm5t s'y associai5t ou s'y combattai5t l'esprit du temps auquel elle n'*appait pas1 et cet esprit de t\s les temps auquel p>ticip5t t\s les philosophes2 comm5t s'y mlai5t1 sans y disp>atre1 les habitudes religieuses1 les habitudes logiques1 l'rudition sacre1 l'rudition pr(ane1 le c>actre ecclsia/ique1 le tal5t dialectique1 le respect volontaire p\r la tradition1 le p5*ant involontaire p\r la controv]se1 le gt de la subtilit1 le dsir de l'orig9alit1 l'am\r de la gloire enf92 alors la t*e devi5t bi5 difficile1 et les conjectures les plus plausibles peuv5t n'tre que des m5songes hi/oriques4 ,sans conte/] que les d\tes1 insp>ables peut-tre de t\te gr&e vocation philosophique1 ai5t pu de temps autre trav]s] l'esprit du *ano9e de ,p>is1 mo9e de ,sa9t-,d5is1 abb de ,sa9t ,gildas1 fondateur du ,p>aclet1 que condamna l'glise1 n\s dirons que ces d\tes ne transpir5t po9t dans sa ?ologie4 ,c'e/ l'oeuvre d'un fidle2 mais elle conti5t plus d'un g]me d'infidlit4 ,le rationalisme n'a po9t fait impunm5t irruption dans le dogme1 et l'on reconnat soit dans l'esprit gnral1 soit dans les op9ions p>ticulires1 plusieurs de ces ides prcoces d'o l'esprit des sicles a fait sortir quelques-unes des vrits et des erreurs les plus gr&es de la philosophie mod]ne4 ,la clef de la doctr9e e/ dans le ,sic et ,non4 ,que le simple travail de rassembl] tant de citations et d'autorits contradictoires1 ait ex]c une passagre influ5ce sur l'esprit de l'auteur1 et l'ait pu jet] dans quelques inc]titudes1 je ne le nie pas4 ,cep5dant1 il n'a po9t ent5du conclure au d\te univ]sel4 ,il ne voyait dans ces ar*ives du p\r et du contre qu'autant d'occasions d'expliqu] des contradictions app>5tes1 et ce travail a contribu surt\t dvelopp] cette subtilit qu'on admire4 ,dans ses autres ouvrages1 il a pu risqu] des op9ions qui ont branl c]ta9es croyances1 enfant de c]ta9s d\tes2 jamais il ne s'e/ donn p\r sceptique4 ,seulem5t1 on l'y voit sur *aque "q *]*] et discut] les autorits1 ord9airem5t les mmes qu'il a recueillies dans le ,sic et ,non2 il y repr5d celles qui sont favorables sa ?se1 et p>fois aussi celles qui sont contraires2 il les comm5te1 les dveloppe1 et s'ef=ce d'en donn] le vrai s5s1 non dans un esprit d'inc]titude1 mais de conciliation4 ,en fait1 qu'e/-ce que l'exam5 d'une "q8 ne "p-il pas t\j\rs d'un sic et non8 ne porte-t-il pas t\j\rs sur une contradiction entre c]ta9es ides qui sont dans l'esprit ou dans les livres1 et qu'il faut ram5] l'unit1 soit en montrant qu'elles concord5t en d]nire analyse1 soit en faisant van\ir celles qui ne concord5t pas8 ,l'ouvrage d',abl>d n\s reprs5te la =me que1 dans un temps de citations et d'autorits1 la position de t\tes que/ions devait pr5dre naturellem5t4 ,mais cette habitude de pos] le oui et le non devait donn] sa manire d'enseign] la ?ologie1 un c>actre expressm5t dialectique1 et lui t] cette =me dogmatique1 qui semble exclure le d\te en taisant l'objection1 et inculqu] la vrit p> ordre4 ,abl>d ne pr*e pas1 il discute4 ,la polmique avait t l'ex]cice de t\te sa vie2 il avait pris p\r maxime ces mots qu'il attribue sa9t ,augu/93 ,qu>ite disput&o#cfj4 ,note #cfj3 ,je n'ai pu tr\v] dans sa9t ,augu/9 ces mots qu',abl>d dit extraits du ,de ,anima 7,sic et ,non1 ,i1 p4 #ba71 et ailleurs du trait 7lisez s]mon7 de ,mis]icordia 7,introd41 ,,ii1 p4 #ajef74 ,dans cette pratique de discussion1 dans cet art de considr] le p\r et le contre et de *]*] en quoi l'un et l'autre tai5t vrais ou s\t5ables1 puisque l'un et l'autre avai5t leurs autorits1 il a puis le gt et le tal5t d'alli] les contraires1 sans t\j\rs bi5 s'assur] des conditions de l'alliance4 ,a9si on le voit plaid] la cause de la philosophie et lui faire son procs avec une gale vivacit2 m>qu] trop =tem5t la di/9ction des p]sonnes dans la ,tr9it1 et p> un ret\r un peu brusque1 rtablir sans re/riction l'unit de l'ess5ce et la communaut des attributs2 brav] en un mot les contradictions et les rs\dre ou les affirm] t\r t\r4 ,c'e/ l1 je l'av\e1 ce qui1 plus que l'esprit du nom9alisme1 me p>at avoir atta* quelques dang]euses consqu5ces sa m?ode ?ologique1 non que plus d'un passage n'(fre des traces de nom9alisme1 mais d'autres passages s'en c>t5t4 ,et en effet1 le pr9cipe fondam5tal de cette doctr9e e/1 n\s le reconnaissons avec ,m4 ,c\s91 que ri5 n'exi/e qui ne soit individuel4 ,n\s concevons donc que de ce pr9cipe on conclue 7la di/9ction tant bi5 fugitive1 si elle e/ possible1 entre la p]sonne et l'individu7 que les trois p]sonnes div9es en ple9e possession de l'exi/5ce sont t\tes trois des ralits1 des units1 et que l'id5tit de sub/ance qu'on leur impose e/ une *imre4 ,telle p>at avoir t l'erreur de ,roscel93 il a sacrifi la ralit de l'unit de ,dieu la ralit de l'unit de *aque p]sonne4 ,ce sont trois *oses1 disait-il1 et si l'usage le p]mettait1 on devrait dire trois dieux#cfa4 ,c'e/ le tri?isme ou l'hrsie de ,philopon et des damiani/es4 ,or1 c'e/ l'erreur contraire dont ,abl>d e/ ma9t5ant accus2 il aurait1 dit-on1 ram5 les di/9ctions relles des po9ts de vue div]s du mme tre1 des conceptions div]ses de notre esprit1 r5dant a9si l'exi/5ce des p]sonnes purem5t nom9ale p\r sauv] l'unit relle de la sub/ance div9e4 ,or1 si cette erreur e/ la si5ne1 e/-elle imputable au nom9alisme8 ,a la bonne heure p\r l'erreur inv]se1 p\r celle de ,roscel92 les individus seuls sont rels1 donc les p]sonnes ne sont ri51 ou seules elles sont relles2 voil qui e/ simple et logique4 ,mais ,abl>d n'a pas dit cela1 on lui prte d'avoir dit le contraire4 ,p\r dire le contraire1 il faudrait1 la vrit1 qu'il et dm5ti le pr9cipe mme du nom9alisme1 en disant3 ,il n'y a de rel que ce qui n'e/ pas individuel2 comme les p]sonnes sont individuelles1 elles ne sont ri54 ,la ,div9it1 qui n'e/ exclusivem5t aucune p]sonne1 la ,div9it seule e/ relle4 ,mais alors il n'et t ri5 mo9s que nom9ali/e1 lo9 de l1 il ft tomb dans le ralisme extrme1 dans celui qui1 refusant la ple9e exi/5ce l'individu1 annul]ait les p]sonnes de la ,tr9it1 p>ce qu'elles ne s]ai5t que des individus4 ,note #cfa3 ,m4 ,c\s91 ,introduction1 p4 cxcviii4--,cf4 ,s4 ,anselm4 ,op41 ep4 xxxv et xli1 ,i4 ,,ii4--,ott4 ,fris+41 de ,ge/4 ,frid41 ,i4 ,i1 c4 xlviii4--,d',a*]y1 ,spicileg41 t4 ,,iii1 p4 #adb4--;,buddoeus1 ,obs]v4 select41 t4 ,i2 obs4 xv4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #fgc4 ,abl>d1 dans sa doctr9e de la ,tr9it1 ne me p>at avoir t prcism5t ni rali/e1 ni nom9ali/e2 il s'e/ ef=c de donn] aux *oses leur nom1 de les qualifi] comme il fallait1 sans t5ir compte des consqu5ces en ontologie dialectique4 ,mais je suppose qu'il et dit expressm5t que ,dieu e/ un g5re1 sirait-il aux rali/es1 qui s\ti5n5t que le g5re e/ rel1 d'en conclure qu'il a ni la ralit de la ,div9it8 ,de mme1 s'il n'a vu dans les p]sonnes que des proprits1 ceux qui df5d5t contre ,roscel9 l'exi/5ce relle des qualits spcifiques s]ai5t mal v5us l'accus] de ru9] l'exi/5ce relle des p]sonnes4 ,un criva9 judicieux a rem>qu avec raison que l'or?odoxie tr9itairi5ne n'e/ pas ncessairem5t engage dans la controv]se sur les univ]saux#cfb4 ,que ceux-ci soi5t ou ne soi5t pas rels1 qu'importe l'exi/5ce de ,dieu ou des p]sonnes div9es8 ,ni ,dieu1 ni aucune des p]sonnes n'e/ donne comme tant au nombre des univ]saux1 et la ngation des ides gnrales ne t\*e en ri5 l'tre qui ne peut tre ram5 une simple ab/raction4 ,le pr9cipe seul de la ralit exclusive des individus p\vait bi51 p> une application t\t fait indp5dante de la fameuse controv]se1 conduire trop individualis] les p]sonnes de la ,tr9it1 et il p>at que c'e/ a9si que ,roscel9 a compromis le nom9alisme dans l'hrsie et s'e/ fait blasphmateur1 au jugem5t de sa9t ,anselme2 c> il n'e/ nullem5t vrai que son erreur ait t1 comme on l'a dit1 de rduire la di/9ction des p]sonnes des vues div]ses de l'esprit4 ,mais l'erreur du tri?isme p\vait tre facilem5t c>te p> la considration de la s+ul>it de la nature div9e1 et p> cette p5se que le my/re consi/ait prcism5t dans l'union de quelques-uns des c>actres de l'individualit dans *aque p]sonne avec la communaut et l'id5tit d'ess5ce4 ,aprs t\t1 les rali/es ne s\t5ai5t po9t que les p]sonnes div9es fuss5t des g5res ou des espces1 et p> consqu5t les nom9ali/es n'avai5t sur ce po9t ri5 leur dire4 ,aussi1 lorsque ,abl>d m>que avec un peu d'exagration la di/9ction des p]sonnes1 e/-ce en v]tu de l'ide de proprit1 et non de la ?orie des g5res et des espces4 ,il e/ vrai que ,ne&] p5se que le repro*e de sabellianisme aurait d plutt tre dirig contre lui1 c'e/--dire qu'il attnuait la di/9ction des p]sonnes1 et c'e/ a9si qu',o?on de ,fris+5 et les mod]nes en ont jug#cfc2 mais cette accusation plus spcieuse ne n\s semble pas plus exacte4 ,rptons d'abord que l'int5tion e/ irrpro*able2 puis1 quant la doctr9e1 elle ne t5d pas plus que t\te autre conv]tir les p]sonnes div9es en ab/ractions4 ,c'e/ le pril commun de t\te mtaphysique sur ce dogme difficile1 et le nom9alisme y aj\te peu de *ose2 seulem5t le lecteur e/ en gnral nom9ali/e1 et qu& on veut lui faire sp>] un c]ta9 degr la sub/ance et la p]sonne1 il p5*e n'accord] la p]sonne qu'une exi/5ce nom9ale1 et dans sa p5se1 la doctr9e d',abl>d devi5t en ce s5s nom9ali/e4 ,mais qu'y faire8 ,e/-ce ,abl>d qui a sp> la sub/ance de la p]sonne8 ,c'e/ l'expression or?odoxe du dogme de la ,tr9it2 quiconque prt5dra discut] ce dogme sons =me sci5tifique c\rra gr& risque de p>atre nom9ali/e1 en conduisant le lecteur p> la p5te du raisonnem5t conclure contre la ralit de l'un ou de l'autre des lm5ts con/itutifs du dogme1 c'e/--dire contre l'unit div9e ou contre la di/9ction des p]sonnes4 ,du mom5t qu'on veut ram5] un tel my/re une conception rationnelle1 la raison involontairem5t impose la nature div9e les conditions ord9aires de l'tre1 ces conditions qu'elle e/ habitue t5ir p\r ncessaires1 et s\da9 la foi dans la ,tr9it s'altre et prit4 ,la raison a-t-elle tort d'en agir a9si8 ,c'e/ une autre "q1 je ne la tran*e pas1 je ne la discute pas2 mais je dis que c'e/ la consqu5ce 9vitable de l'application m?odique du rationalisme la ,tr9it4 ,encore une fois1 ce n'e/ pas le nom9alisme qui fait le dang] de la ?ologie d',abl>d1 c'e/ la dialectique4 ,note #cfb3 ,m4 ,b\*itt1 ,hi/4 des preuves de l'exi/4 de ,dieu3--,mm4 de l',acadmie des ,sci5ces morales et politiques1 t4 ,i1 ,savants trang]s1 p4 #dfc4 ,note #cfc3 ,ott4 ,fris41 ,de ,ge/4 ,frid41 ,i4 #a1 c4 ,,xlviii4--,bayle1 ,dict4 crit41 urt4 ,abl4--,ne&]1 ,s4 ,b]n>d et son sicle1 ,i4 ,,iii1 p4 #bdj4--;,hi/4 ill41 t4 ,,xii1 p4 #aci4--;,c\s91 ,introd41 p4 ,,cxcix4 ,dans le dogme ?ologique1 en effet 7je ne dis pas le dogme *rti571 il se prs5te une difficult capitale4 ,l'ess5ce tant une1 et les p]sonnes tant plusieurs1 en quoi celles-ci diffr5t-elles8 ,la meilleure manire peut-tre de rs\dre cette "q1 c'e/ de ne la po9t pos]1 et de se dire que les trois p]sonnes diffr5t p> leurs noms1 et que l'criture nonce1 de *acune s\s son nom1 c]ta9es *oses cont5ues en tels et tels v]sets2 puis1 de croire ces *oses et de n'en pas savoir davantage4 ,mais la curiosit de l'esprit huma91 celle mme de l'glise veul5t all] plus lo91 et la "q se pose4 ,les p]sonnes sont plusieurs1 donc elles diffr5t2 mais elles ne diffr5t po9t p> l'ess5ce2 elles diffr5t donc p>les qualits4 ,or1 ce qui s]ait les qualits1 modes1 ou accid5ts de ,dieu1 s'appelle attributs1 et ces attributs app>ti5n5t l'ess5ce div9e ou la con/itu5t4 ,ce que l'on *]*e1 ce ne sont donc pas les attributs de l'ess5ce2 ils sont1 a9si qu'elle1 communs aux p]sonnes2 ce sont des attributs propres aux p]sonnes1 ou les proprits4 ,quelles sont les proprits des p]sonnes8 ,ici1 l'on m>*e sur un t]ra9 glissant4 ,le plus sr s]ait encore de pr5dre le nom de *aque p]sonne p\r l'expression de sa proprit1 et de dire simplem5t que la proprit du ,pre e/ la pat]nit1 celle du ,fils la filiation 7filictas71 celle du ,sa9t-,esprit1 la spiration#cfd4 ,mais les ,pres ont prt5du en dire davantage4 ,note #cfd3 ,damasc41 ,de ,fid41 ,i1 ,,viii1 et ,,iii1 ,v4--,pat] pat]nitate e/ ,pat]4 7,s4 ,?omas1 ,summ4 ,!ol41 ,i1 q4 ,,xl41 a4 #a47--,proprium ,patris e/ quod semp] ,pat] e/4 7,hil41 ,de ,tr941 ,,xii47 ,nihil habet ,filius nisi natum1 nativitate autem e/ ,filius4 7,id41 ib41 ,,iv4--,cf4 ,p4 ,lomb4 ,s5t41 ,i1 di/4 ,,xxvii74 ,en jugeant ,abl>d1 il faut t\j\rs cra9dre de le trop isol]4 ,si l'on ne considre que ses op9ions1 sans en connatre les antcd5ts donns p> l'hi/oire de la ?ologie1 on risque de lui prt] une orig9alit ou une tmrit qu'il n'a pas4 ,ce n'e/ pas lui qui a comm5c mettre le dogme de la ,tr9it aux prises en quelque sorte avec les di/9ctions logiques1 enseignes au livre des ,catgories4 ,ces di/9ctions tai5t trop familires la plup>t des ,pres1 elles avai5t trop univ]sellem5t pass dans la langue du raisonnem5t1 p\r qu'ils fuss5t disp5ss de re*]*] dans quelle mesure elles tai5t compatibles avec les t]mes de la foi4 ,dieu e/ une sub/ance3 a-t-il les attributs sci5tifiques de la sub/ance8 ,il e/ une ess5ce3 quelle sorte d'ess5ce e/-il8 ,comme ess5ce et comme sub/ance1 il e/ un sujet3 peut-on dire de ce sujet t\t ce qu',ari/ote dit du sujet en gnral8 ,en d'autres t]mes1 la di/9ction de la matire et de la =me1 de l'ess5ce et de la qualit1 de la sub/ance et de l'accid5t1 du sujet et du mode1 du g5re et de l'espce1 du concret et de l'ab/rait1 de l'absolu et du relatif1 e/-elle exactem5t applicable la ,div9it8 ,ce ne sont pas mo9s que les plus gr&es que/ions de la ?odice4 ,on press5t que ces problmes qui sembl5t ne conc]n] que des =mules te*niques1 t\*5t la nature mme de ,dieu1 et p> consqu5t son action sur le monde4 ,t\te religion e/ l4 ,sans pntr] au se9 des que/ions1 bornons-n\s dire que t\tes ces di/9ctions1 dans leur application troite la ,tr9it1 peuv5t *ang] le fond du dogme1 si l'on ne se ratta*e n]giquem5t aux t]mes de l'or?odoxie4 ,le po9t fondam5tal1 c'e/ de ma9t5ir l'unit de ,dieu1 c'e/--dire l'unit de l'ess5ce div9e1 et cep5dant il faut en ,dieu trois p]sonnes4 ,or1 comme de ces trois p]sonnes une e/ appele v]be ou sagesse1 une autre am\r ou *>it1 il n'e/ que trop t5tant p\r l'esprit de faire de ,dieu le ,pre une ess5ce ou un concret1 et des deux autres p]sonnes des qualits ou des ab/raits4 ,de cette faon1 l'unit sub/antielle semble ma9t5ue sans exclure une c]ta9e triplicit2 il en e/ de mme1 si l'on emploie les t]mes de sub/ance et d'accid5t ou de sujet et de mode4 ,mais1 p> contre1 atta*ez-v\s la df9ition consacre de la p]sonne en gnral ou de l'individu sub/antiel1 et la difficult se ret\rne2 ce sont les p]sonnes qui devi5n5t des sub/ances1 des sujets1 des concrets1 et l'ess5ce div9e ou ,dieu n'e/ plus qu'une gnralit1 une qualit commune1 un ab/rait4 ,l'hrsie n'e/ pas mo9s grave1 et l'antique dogme de l'unit de ,dieu1 la gloire de l',anci5 ,te/am5t1 e/ comme abrog p> le n\veau4 ,cette hrsie t\*e au blasphme4 ,la consqu5ce vid5te1 c'e/ qu'il faut se dfi] en ?ologie des df9itions sci5tifiques de la sub/ance et de la p]sonne1 et les appropri] avec rs]ve l'objet unique et incomp>able dont la ?ologie entrepr5d la my/rieuse tude4 ,aussi e/-il en gnral de tradition p>mi les criva9s sacrs que si la dialectique e/ utile l'explication du dogme et ncessaire p\r le df5dre1 elle n'e/ intgralem5t et rig\reusem5t vraie que des *oses cres1 et que ,dieu e/ en dehors des catgories4 ,abl>d se montre fidle1 ce me semble1 cette tradition4 ,une esquisse gnrale de la doctr9e des ,pres sur la ,tr9it1 e/ ncessaire p\r bi5 jug] de la si5ne4 ,dieu e/ l'unit p>faite4 ,t\tes les df9itions de l'unit1 celle de ,platon1 celle d',ari/ote1 celle de ,plot9 lui sont applicables dans ce qu'elles ont de vrai4 tre1 dit sa9t ,augu/91 c'e/ tre un#cfe4 ,l'tre p> excell5ce e/ donc l'unit suprme2 c'e/--dire qu'il e/ sans nombre1 sans succession1 sans quantit4 ,comme il e/ l'unit relle#cff1 la division du t\t et des p>ties ne lui e/ po9t applicable4 ,d'o rsulte l'aveu unanime qu'en ,dieu la sub/ance ou l'ess5ce e/ une4 ,note #cfe3 ,nihil e/ esse quam unum esse4 ,de ,mor4 ,mani*41 c4 ,,vi4--,cf4 ,a?an41 ,cont ,sabellian41 t4 ,,ii1 p4 #cg4 ,de ,decret4 ,nic41 p4 #dah1 ,p>is4 #afih4--,nanzianz41 ,orat4 ,,xliii1--,nyss41 ,cont4 ,eunom41 ,i1--,basil41 ,cont4 ,eunom41 ,i et ,,ii4--,cyrill4 ,alex4 ,!saur41 ,,xiii1 ,dialog4 ,,vii4--,damasc41 ,de ,fid41 ,i1 ,,xii et ,,xiv4 ,note #cff3 ,grec3 ,kata hupokeirl5on4 ,ari/4 ,met44 ,,iv1 ,,vi4 ,cep5dant on di/+ue des p]sonnes dans son ess5ce1 ou dans sa nature des hypo/ases1 ou dans sa sub/ance des proprits4 ,cette di/9ction divise-t-elle l'unit8 non1 l'unit subsi/e1 la ,div9it demeure indivise dans les diviss#cfg4 ,elle e/ commune aux trois p]sonnes1 id5tique dans le div]s1 monade dans la triade4 ,c'e/ le p>adoxe de la ,div9it1 dit sa9t ,grgoire de ,nazianze1 que d'avoir la fois la division et l'unit4 ,dieu e/ nombre et il n'e/ pas nombre1 dit sa9t ,augu/91 c'e/ l l'ineffable#cfh4 ,comm5t e/-ce possible8 telle e/ la "q que se pos5t di/9ctem5t les ,pres#cfi4 ,note #cfg3 ,grec3 ,am]i/os eu mem]iomeuois !ots4 ,damasc41 ,de ,fid41 ,i1 x4 ,note #cfh3 ,or4 ,,xxiii4--,9 ,johan41 tract4 ,,xxxix4--,cf4 ,b]n>d41 ,de ,consid41 ,v4 vii4 ,note #cfi3 ,notamm5t les deux ,grgoire4 ,naz41 ,or4 ,,xlv1 et ,nyss41 ,lib4 ad ,ablab4 ,la premire solution de cette "q semble tre1 l'unit tant admise comme sub/antielle1 de reg>d] la division comme purem5t intelligible2 et les passages ne manqu5t pas o il e/ =mellem5t dit qu'il n'y a en ,dieu de di/9ction que p> la p5se1 que t\tes les diffr5ces y sont rationnelles1 idales1 relatives enf9 l'esprit huma9#cgj4 ,mais la consqu5ce s]ait1 que la ,tr9it1 au lieu d'tre quelque *ose de rel1 ne s]ait qu'une conception analytique de la ,div9it1 qu'une di/9ction purem5t huma9e entre ses actes ou ses attributs4 ,les p]sonnes ne s]ai5t plus que des ab/ractions4 ,ce conceptualisme ?ologique anantirait le dogme mme qu'il aurait p\r b d'expliqu]1 et les t]mes sacrs de ,pre1 de ,fils1 de ,sa9t-,esprit devi5drai5t des symboles4 ,on aurait donc concd les noms ab/raits des trois p]sonnes aux beso9s de notre intellig5ce1 leurs nome my/iques aux exig5ces de notre imag9ation4 ,c'e/ l le fond de l'hrsie de ,sabellius4 ,note #cgj3 ,ratione1 cogitatione1 ,grec3 ep9oia1 kat ep9oian4--,petav41 ,dogm4 ,!ol41 i1 ,i1 ,l ,,ii1 c4 vii4 ,la foi s'en df5d1 et la ?ologie y rsi/e1 d'abord p> la df9ition des p]sonnes4 ,les noms de p]sonne et d'hypo/ase signifi5t quelque *ose de rel4 ,en pr9cipe1 il n'y a de p]sonnes que les sub/ances4 ,l'hypo/ase1 en gnral1 c'e/ la sub/ance ralise1 la sub/ance individuelle2 la p]sonne1 c'e/ le nom de t\te hypo/ase rationnelle 7raisonnable71 c'e/--dire de t\te sub/ance individuelle intellig5te4 ,cette df9ition e/ peu prs univ]sellem5t admise#cga4 ,note #cga3 ,boe?41 ,de duab4 ,nat41 p4 #iea1 ,sa9t ,anselme accepte la df9ition 7,monol41 c1 ,,lxxviii1 p4 #bg74 ,mais ,ri*>d de ,sa9t-,victor l'a attaque sans succs4 ,petav41 id41 t1 #aa1 ,i4 ,,iv1 c1 ix4 ,mais si la proccupation exclusive de l'unit d'ess5ce incl9e l'hrsie de ,sabellius1 l'insi/ance sur la ralit des p]sonnes p5*e v]s celle d',aruis#cgb4 ,il faut admettre les p]sonnes comme relles1 et cep5dant ne pas introduire dans la ,div9it une division ess5tielle4 ,po9t de p>ties en ,dieu2 cep5dant po9t de p]sonnes sans sub/ance4 ,comm5t donc faire8 ,qu'e/-ce que les p]sonnes8 des diffr5ces ou t\t au mo9s des di/9ctions en ,dieu4 ,que sont ces di/9ctions8 elles sont relles4 ,dans la p]sonne il y a donc une sub/ance2 mais laquelle8 la sub/ance div9e4 ,a9si les p]sonnes sont sub/antielles2 seulem5t elles sont numriquem5t div]ses1 et leur sub/ance ne l'e/ pas4 ,comm5t cela se peut-il8 ,c'e/ prcism5t l le m]veilleux1 le div92 c'e/ que ,dieu n'e/ pas dans les conditions de l'tre telles que n\s les manife/5t les *oses cres4 ,note #cgb3 ,aussi ,grgoire de ,nazianze dit-il qu'on reg>dait ceux qui employai5t le mot ,grec3 upo/asis comme plus prs de l'arionisme1 et ceux qui prfrai5t le mot de ,grec3 prospon comme plus vois9s du sabellianisme4 7,or4 ,,xxi47 ,telle e/ au fond la solution de la foi1 et1 mon avis1 l'unique solution raisonnable4 ,les ?ologi5s sont t\s obligs d'y rev5ir1 mais p> un dt\r1 et la plup>t ne se cont5t5t pas de rcus] a priori la dialectique4 ,le problme tant de concili] l'unit de l'ess5ce avec la ralit de c]ta9es di/9ctions dans l'ess5ce1 on e/ naturellem5t conduit re*]*] si dans les tres1 ou dans nos conceptions t\*ant les tres1 il ne se r5contr]ait pas des conditions analogues4 ,p> exemple1 t\t tre rel e/ compos de matire et de =me4 ,po9t de sub/ance individuelle o la dialectique n'opre cette di/9ction1 sans cep5dant que l'unit de l'individu prisse4 ,si ,dieu tait s\mis cette division secundum artem1 on dirait qu'il e/ compos p\r matire de la sub/ance intellig5te et p\r =me de l'inf9it1 ou bi5 de la sub/ance anime1 rationnelle1 et de l'immortalit1 ou enf9 de la sub/ance indt]m9e1 plus la div9it4 ,or1 videmm5t cette composition ne s]ait pas relle1 ou si elle tait prise comme relle1 elle suppos]ait qu'une matire indt]m9e quelconque peut tre la base de l'tre div91 et que la =me de la div9it n'e/ po9t p> elle-mme relle et sub/antielle2 t\tes consqu5ces qui rpugn5t violemm5t aux plus simples notions de la nature de ,dieu4 ,de quelque faon que l'on y conoive la conjonction de la matire et de la =me1 ou dtruit l'ess5ce de la ,div9it1 ou l'on conv]tit un de ses attributs ncessaires en un accid5t ou qualit4 ,or c]ta9s attributs peuv5t bi5 tre conu comme des =mes#cgc2 mais en ralit1 ils ne sont pas sp>ables de l'ess5ce1 et ce n'e/ que p> ab/raction qu'on en fait des noms sub/antifs4 ,il n'y a po9t de t\te-puissance en dehors du t\t-puissant1 ni en gnral de p]fection si ce n'e/ dans le p>fait4 ,note #cgc3 ,cyrill41 ,de ,tr941 ,dial4 ,,ii4 ,ces attributs pris dans l'ab/raction et qu'on rig]ait en =mes1 ne peuv5t tre des =mes proprem5t dites2 c> la =me fait d'un tre ce qu'il e/2 il y aurait donc en ,dieu quelque *ose qui ne s]ait pas div91 p> exemple sa matire1 la =me tant ce qui la div9ise1 et p>tant une division ess5tielle ou composition dans ,dieu4 ,ces =mes ou soi-disant telles ne saurai5t donc tre que des modes4 ,or si le mode e/ la mme *ose que l'accid5t1 ,dieu n'a pas rellem5t de mode2 c> l'accid5t n'e/ pas ncessaire2 il e/ accessoire1 additionnel1 adv5tice2 il e/ donc contradictoire avec la nature de ,dieu4 ,si cette nature comportait des accid5ts1 elle admettrait la composition4 ,p\r p>l] d'une manire plus gnrale1 t\t ce qui dp5d de la catgorie de la qualit e/ incompatible avec l'ess5ce div9e4 ,une sub/ance id5tique et simple au s5s rig\reux n'a po9t de qualits2 c> elle s]ait la sub/ance1 plus la qualit2 elle ne s]ait donc plus simple4 ,aussi dit-on qu'en ,dieu tre gr& n'e/ pas di/9ct de la gr&eur4 ,il e/ la gr&eur mme1 comme il e/ la bont1 p>ce que t\t en lui e/ ess5tiel#cgd4 ,note #cgd3 ,cf4 ,aug41 ,de ,tr94 ,v1 x4--,epi/1 liv ou cliii4--,s4 ,b]n4 ,s]m4 lxxx4--,clem4 ,alex4 ,pa$agog41 ,i1 viii4--,damasc41 ,de ,fid41 #a1 xii et xiii4 ,qu'e/-ce donc que les attributs div9s dont p>l5t t\tes les ?odices8 ,qu'e/-ce1 dans la ?ologie *rti5ne1 que les proprits qui c>actris5t ou con/itu5t les p]sonnes8 ,d'abord ce ne sont pas des accid5ts2 c> ce qui di/+ue l'accid5t1 c'e/ la cont+5ce1 c'e/ d'tre sujet au *angem5t1 c'e/ de p\voir tre autre4 ,or1 en ,dieu les attributs sont immutables comme lui-mme2 ils p>ticip5t de son t]nit2 ils sont comme l'ess5ce4 ,il en e/ de mme des proprits soit absolues1 soit p]sonnelles2 la gnration e/ t]nelle dans le ,fils1 comme en ,dieu la ju/ice ou t\te autre p]fection4 ,quelle diffr5ce y a-t-il donc entre les proprits absolues et les proprits des p]sonnes8 ,c'e/ t\j\rs et s\s une n\velle =me la "q3 comm5t l'ess5ce e/-elle commune aux p]sonnes et en e/-elle di/9cte8 ,si l'ess5ce e/ commune aux trois p]sonnes ou hypo/ases1 les hypo/ases ou p]sonnes sont quelque *ose de plus p>ticuli] que l'ess5ce ou sub/ance4 ,a9si le rapport de l'ess5ce la p]sonne e/ celui du commun au non-commun ou du gnral au p>ticuli]1 c'e/--dire le rapport du g5re ou de l'espce au s+uli] ou l'individu2 et la considration de ce rapport amne1 p\r a9si dire1 de =ce dans la ?ologie la "q du ralisme et du nom9alisme4 ,sa9t ,jean de ,damas n'hsite po9t3 ,dieu e/ dans le g5re suprme de la sub/ance incorporelle dont il e/ une des premires espces1 et la ,div9it e/ a9si l'espce dans laquelle sont les trois p]sonnes#cge4 ,et cette op9ion1 lo9 d'tre isole1 se retr\ve1 avec plus ou mo9s de dveloppem5t1 dans quelques-uns des meilleurs philosophes du *ri/ianisme4 ,d'abord c'e/ une ide presque univ]selle1 que l'ess5ce e/ quelque *ose de plus gnral que l'hypo/ase1 et il le faut bi51 l'hypo/ase tant con/itue p> le propre1 qui1 de sa nature et p> son nom mme1 e/ mo9s commun que la sub/ance4 ,t\t au mo9s e/-il vrai que telle e/ notre conception1 et que n\s ne p\vons nomm] l'ess5ce ou ,dieu1 et la p]sonne du ,fils ou du ,pre1 sans di/+u] intellectuellem5t l'une de l'autre1 p> cette diffr5ce-l#cgf4 ,note #cge3 ,grec3 ,p]iektikon autn edos up]\sios kai akatalptos !ots 7,damasc4 ,in/it4 elem5t4 ad ,dogm4 c4 vii47 ,note #cgf3 ,petau1 ,ouv4 cit41 t4 ,i1 t4 ,,ii1 c4 v et t4 ,,ii1 t4 ,,iv1 c4 i et vii4 ,quelques ,pres ont p\ss cette op9ion au po9t de s\t5ir que la sub/ance en gnral tant t\j\rs ce qui e/ commun aux individus1 l'individu n'tait qu'une collection de proprits1 et que p> exemple la sub/ance homme tait commune ,pi]re et ,paul1 de sorte que ,pi]re et ,paul tai5t consub/antiels4 ,a9si l'on n'aurait pas d dire qu'ils sont deux hommes1 mais qu'ils sont homme1 sunt homo1 comme on a dit que les trois p]sonnes div9es sont ,dieu et non pas trois ,dieux#cgg4 ,ce ralisme1 c> jusqu'ici cette op9ion n'e/ que du ralisme1 aurait p\r effet de con/itu] les p]sonnes p> des accid5ts1 et de faire entr] indm5t dans la ,div9it la di/9ction proscrite de la sub/ance et de l'accid5t2 autrem5t1 l'unit de ,dieu ne s]ait plus qu'une unit collective1 une simple communaut2 les trois p]sonnes s]ai5t ,dieu1 comme trois /atues d'or sont de l'or4 ,note #cgg3 ,nyss41 ,ad ,ablab41--,de ,commun4 ,n44--,cf4 ,cyrill41 ,9 ,johan41 ix4--,de ,tr941 ,dialog4 i4--,damasc41 ,de ,fid41 ,,iii1 viii et xiv4--,de ,duab4 ,volum41 ,v1 #g4 ,ce qui p>at avoir inspir cette doctr9e1 c'e/ l'entranem5t de la controv]se contre les ari5s2 on a v\lu sauv] la consub/antialit t\t prix1 et l'on a s\t5u presque exclusivem5t l'unit relle et sub/antielle d'une ess5ce commune4 ,mais d'abord une communaut n'e/ pas une unit vritable et rig\reuse1 une p>faite simplicit2 et si l'unit div9e n'tait que celle du g5re ou de l'espce1 elle r5drait *acune des p]sonnes une individuelle unit1 trop comp>able celle des p]sonnes huma9es p\r admettre la p>faite id5tit1 l'id5tit relle et numrique de nature ou d'ess5ce4 ,ceux-l mme qui veul5t faire de ,dieu un g5re on une espce1 voi5t dans l'unit d'une nature on ess5ce commune une pure ab/raction1 oeuvre de la p5se#cgh4 ,e/-ce donc cela qu'ils veul5t rduire l'ess5ce de ,dieu8 ,note #cgh3 ,damasc41 ,de ,fid41 #a1 viii4 ,comm5t donc vit] que soit l'unit1 soit la di/9ction devi5ne nom9ale8 ,il n'y a qu'un moy51 c'e/ d'c>t] df9itivem5t la catgorie de qualit4 ,a9si la sub/ance e/ une et relle2 *aque p]sonne en e/ di/9cte p> la proprit qui la con/itue4 ,cette proprit n'e/ pas accid5telle1 puisqu'elle e/ con/itutive2 elle n'e/ pas une =me ou qualit1 c> alors elle s]ait une addition l'ess5ce1 et ,dieu s]ait compos2 elle ne se dit pas secundum sub/antiam1 mais elle n'e/ pas p\r cela secundum accid5s4 ,il y a entre la sub/ance et l'accid5t un int]mdiaire1 c'e/ la relation4 ,ou les proprits de ,dieu sont dites ad se1 et alors elles sont les proprits ess5tielles et absolues1 qui ne sont sp>ables de l'ess5ce1 que dans le langage huma92 ou bi5 elles sont dites ad alt]um1 comme la pat]nit1 la gnration1 la procession1 et elles sont relatives4 ,t&is que l'accid5t e/ v>iable1 la relation ici ne l'e/ pas2 comm5t le s]ait-elle entre deux t]mes t]nels8 ,les relations des p]sonnes1 tant des relations1 ne sont pas absolues1 mais elles sont le mode de subsi/] de l'ess5ce#cgi4 ,elles ne sont donc pas hors de l'ess5ce1 elles ne la d\bl5t pas4 ,elles peuv5t sans d\te tre conues comme des accid5ts2 c'e/ une suite de la faiblesse de notre esprit1 qui ne saurait atte9dre la ralit de l'tre div92 mais elles sont con/itutives de l'ess5ce1 elles sont donc sub/antiale quippiam#chj4 ,l'unit absorb]ait les p]sonnes1 si la relation ne s'y opposait2 la relation eng5dr]ait la pluralit1 si l'unit n'y rsi/ait#cha4 ,note #cgi3 ,grec3 ,ouki ousias dloitika1 alla ts pros allla s*eseois1 kai t\ ts hup>xeois trop\4 ,id41 ibid4 ,i x4 ,note #chj3 ,petau1 t4 ,,iv1 c4 x1 p4 #cie-cig1 t4 ,,ii4 ,note #cha3 ,aug41 ,de ,tr941 ,v1 v1 xi1 et xiii4--,,vi1 ii1 iii1 v4--,,vii1 ii4--,sa9t ,anselme dit3 ,tr9itatis et relationis consequ5ti se contemp]ant ut nec pluralitas qu sequitur relationem1 transeat ad ea 9 quibus prdict sonat simplicitas unitatis2 nec unitas cohibeat pluralitatem ubi eadem relatio significatur4 ,quat5us nec unitas amitiat aliqu&o suam consequ5tiam1 ubi non obviat aliqu relationis oppositio2 nec relatio p]dat quod suum e/1 nisi ubi obsi/it unitas insep>abilis4 7,de ,proc4 ,spir4 ,s41 c4 ii1 p4 #ej4 ,cf4 ,nyss41 ,cont4 ,eunom41 ,,ii47 ,c'e/ p> la relation diffr5te1 ensemble avec l'ess5ce id5tique1 que l'hypo/ase e/ con/itue4 ,a9si l'hypo/ase1 ou p]sonne1 ne dsigne l'ess5ce qu'indirectem5t 79 obliquo71 mais directem5t 7recte7 elle exprime la relation4 ,dans les *oses cres1 aucune proprit p]sonnelle ne consi/e dans la relation2 la relation entre les cratures e/ accid5telle2 en ,dieu1 au contraire1 dans les p]sonnes incres1 la relation e/ con/itutive1 et il s'ensuit que la p]sonne div9e e/ relative et non absolue4 ,les noms de ,pre1 de ,fils1 de ,sa9t-,esprit ne dsign5t pas des natures en elles-mmes1 mais des p]sonnes l'une p> rapport l'autre#chb4 ,a9si le ,dieu des *rti5s n'e/ plus le ,dieu solitaire des juifs1 mais ils n'e/ pas non plus la multiplicit de dieux des ,g5tils4 ,de ces deux erreurs il re/e1 dit sa9t ,jean ,damascne1 t\t ce qu'il y a d'utile dans le judasme1 l'unit de la nature div9e1 et dans l'hellnisme1 la di/9ction des p]sonnes#chc4 ,c'e/ l quelque *ose d'nigmatique1 comme le dit sa9t ,basile#chd2 mais prcism5t cette condition my/rieuse e/ comme la prrogative imp>ticipable d'une nature unique1 d'une ess5ce incre1 de l'tre p>fait4 ,note #chb3 ,aug41 ,9 ,johan41 ,tract1 xxxix4--,epi/4 lxvi aut ,,clxx4--,le ,p4 ,petau dit3 ,pat] non e/ p]sona1 nisi comp>atus ad ,filium4 ,t4 ,,ii1 l4 ,,iv1 c4 ix1 p4 #dad4 ,note #chc3 ,de ,fid41 ,i1 vii4--,cf4 ,petau4 ibid41 ,,xiii1 p4 #dbb4 ,note #chd3 ,basil41 ,ep4 ,,xliii4 ,on voit que le *oix e/ entre deux manires d'int]prt] dialectiquem5t le dogme et d'expliqu]1 ou plutt de reprs5t] l'impntrable alliance d'une ess5ce unique avec des p]sonnes di/9ctes4 ,la premire e/ celle qui a en gnral fait une gr&e =tune dans l'glise grecque4 ,elle assimile en pr9cipe l'ess5ce div9e un univ]sel1 et les p]sonnes des individus4 ,p\r vit] ou p\r attnu] les consqu5ces de cette assimilation1 elle l'affaiblit ensuite1 soit en la donnant comme une manire ncessaire de concevoir les *oses1 et en laissant l'esprit huma9 la facult de di/ribu] son *oix la ralit entre l'univ]sel et l'individu2 soit en faisant rem>qu] que l'assimilation n'e/ pas rig\reuse1 que l'espce ou le g5re incr n'e/ pas compos de p]sonnes1 mais rside dans les p]sonnes1 que celles-ci ne sont pas sp>es les unes des autres comme les individus1 mais sont les unes dans les autres1 du mo9s en ess5ce1 et qu'a9si aucune div]sit1 quant au temps de la naissance1 n'e/ assignable entre elles1 aucune diffr5ce en acte n'e/ entre elles possible1 si ce n'e/ celle de la relation#che4 ,d'o il rsulte que le rapport de l'individu incr au g5re incr e/ une communaut t\t autre que le rapport similaire entre les cratures1 et que cette communaut sans p>eille n'altre pas l'unit de sub/ance4 ,note #che3 ,de fid41 ,i1 ,,viii et seq4 ,c'e/ mme1 suivant sa9t ,jean de ,damas1 ce qui fait que l'espce ou g5re e/ dans la ,div9it une ess5ce simple1 une vritable sub/ance1 t&is que l'unit d'ess5ce des individus crs n'e/ qu'une communaut1 une ressemblance4 ,celle-ci en ,dieu se pr5d comme relle1 ,grec3 to ko9on kai en !oreitai pragmati1 et dans les autres *oses elle n'e/ que p5se1 ,grec3 ?soireitai logos *ai ep9oia2 et rciproquem5t1 t&is que les individus crs sont p]u rellem5t diffr5ts1 les diffr5ces des p]sonnes div9es ne sont que di/+ues p> l'intellig5ce1 ,grec3 ep9oia to digraem5on4 ,l'autre int]prtation rep\sse la prcd5te p\r plusieurs raisons4 ,d'abord1 c'e/ que la di/9ction des univ]saux et des individus n'tant qu'une manire de compr5dre les *oses1 e/ de droit inapplicable ,dieu1 c'e/--dire l'incomprh5sible2 puis la div]sit des p]sonnes dans une ess5ce dont l'unit s]ait collective accrotrait et compos]ait cette ess5ce1 dont elle r5drait la quantit proportionnelle au nombre des p]sonnes4 ,trois /atues d'or font plus d'or qu'une seule des /atues1 t&is que le nom de ,dieu1 donn *acune des trois p]sonnes de la ,tr9it1 ne cre pas plus trois dieux que trois fois le nom de soleil ne cre trois soleils#chf4 ,l'unit de ,dieu e/1 proprem5t p>l]1 la s+ul>it#chg4 ,de t\tes les di/9ctions dialectiques il n'en faut donc g>d] qu'une1 la relation3 il e/ univ]sellem5t admis que les proprits sont des relations2 les p]sonnes n'exi/5t donc que p> les relations1 et comb9es avec l'id5tit de l'ess5ce1 ces relations la c>actris5t sans cep5dant la dcompos]1 et y introduis5t une inexprimable diffr5ce1 seule compatible avec la p>faite unit#chh4 ,note #chf3 ,aug41 ,de ,tr941 ,,vii1 vi4--,boe?41 ,quom4 ,tr94 e/ un41 p4 #iei4 ,note #chg3 ,grec3 ,ouk eipos omoiotta1 alla tautotta1 dit ,damascne1 qui n'e/ pas t\j\rs d'accord avec lui-mme4 ,de ,fid41 #a1 viii4 ,pat]1 et ,filius1 et ,spiritus ,sanctus p] hoc1 quia cum e/ ,deus 9 ,deo1 non e/ nisi unus ,deus1 s]vant 9 deitate1 ad similitud9em unis hom9is1 s+ul>itatem4 7,s4 ,anselm41 ,de ,proc4 ,sp4 ,s41 9 f947 ,note #chh3 ,basil41 ,ep4 ,,xliii4 ,au re/e1 ces deux int]prtations ont deux c>actres communs2 l'un dang]eux1 c'e/ qu'elles t5d5t l'une et l'autre faire reg>d] les proprits div9es1 et p>ticulirem5t la di/9ction des p]sonnes1 comme quelque *ose d'intellectuel1 et plutt comme une condition de notre esprit que comme une expression vraie et adquate de la ralit#chi4 ,le second1 plus rassurant1 c'e/ que t\tes deux f9iss5t p> conclure une spcialit incomp>able1 un my/re surnaturel dans la nature de l'tre div91 qui se tr\ve plac en dehors des donnes communes de la sci5ce et du langage4 ,note #chi3 ,grgoire le ,?aumaturge a os dire que le ,pre et le ,fils tai5t deux p> la p5se1 un p> l'hypo/ase1 ,grec3 ep9oia m5 e9ai duo1 upo/asei oe 94 ,le ,p4 ,petau1 qui cite ces mots aprs sa9t ,basile1 ne les excuse qu'en disant qu'il faut ici p> hypo/ase ent5dre sub/ance1 et qu'tre deux p> la p5se signifie n'tre pas deux ess5tiellem5t 7t4 ,,ii1 t4 ,i1 c1 iv1 p4 #bb74 ,or1 ma9t5ant dans quel s5s s'e/ dcl> ,abl>d8 ,il n\s semble qu'il s'e/ plutt loign de l'int]prtation des dialectici5s grecs2 il p5*e videmm5t p\r celle qui s'appuie davantage sur la nature my/rieuse de ,dieu1 et qui int]dit le plus svrem5t la sci5ce de la confondre avec les natures f9ies4 ,sa doctr9e tr9itairi5ne1 quoi qu'on en puisse p5s] d'ailleurs1 donne bi5 peu d'accs l'application de la ?orie du g5re et de l'espce2 elle ne se r5contre presque sur aucun po9t avec la doctr9e de sa9t ,jean de ,damas1 et p>at bi5 plus prs de celle de sa9t ,anselme1 laquelle devait un j\r dev5ir celle de sa9t ,?omas d',aqu94 ,dans la div]sit de noms ,abl>d ap]oit d'abord une diffr5ce de gnration ou plutt d'orig9e3 le ,pre n'e/ po9t eng5dr et le ,fils e/ eng5dr2 de cette diffr5ce rsulte p\r *aque p]sonne une relation di/9ctive comme la pat]nit1 la filiation4 ,qu'e/-ce donc que les proprits des p]sonnes8 ,leurs relations sont-elles les seules proprits8 ,oui1 selon le pr9cipe pos p> ,boce3 ,la relation multiplie la ,tr9it#cij4 ,ces proprits ont l'avantage de ne pas dsign] seulem5t un simple attribut1 mais la p]sonne mme2 c'e/ ce qui1 en langage d'cole1 s'exprime a9si3 ,la relation con/itue l'hypo/ase4 ,la relation e/ donc la mme *ose que la proprit2 la proprit di/+ue la p]sonne1 et p\r n\s elle la df9it2 elle e/ la p]sonne4 ,du ,pre retran*ez la pat]nit1 re/e ,dieu1 ou l'ess5ce qui n'e/ aucune p]sonne en p>ticuli]#cia4 ,note #cij3 ,relatio multiplicat tr9itatem444 ,facta e/ tr9itatis num]ositas 9 eo quod e/ pra$icatio relationis4 7,boe?41 ,de ,tr94 ad ,symac41 p4 #ifa47 ,note #cia3 ,?om4 ,aqu94 ,summ41 ,i1 qu4 ,,xl41 art4 #b et #c4 ,abl>d n'a pas raisonn avec cette rigueur4 ,il a bi5 reconnu que les p]sonnes ne peuv5t tre di/+ues que p> des proprits4 ,puis1 ouvrant les livres1 il a vu qu'on assignait *aque p]sonne de c]ta9s c>actres4 ,or1 ces c>actres ne peuv5t tre que communs ou propres4 ,s'ils sont di/9ctifs1 ils sont propres ou p]sonnels4 ,quels sont-ils8 aux t]mes de l'criture1 eng5dr]1 tre eng5dr1 procd]2 suivant des auteurs trs-rvrs1 puissance1 sagesse1 bont4 ,les premi]s sont des actes qui donn5t lieu des relations2 mais de telles relations peuv5t bi5 tre les signes ou les effets des proprits qui c>actris5t un tre2 elles ne sont pas ces proprits intr9sques qui le df9iss5t4 ,si donc il exi/ait entre les relations indiques p> l'criture et les proprits assignes p> les ,pres1 un secret rapport1 une intime correspondance1 celles-ci p\rrai5t tre les vritables proprits p]sonnelles2 et voil comme avec un peu d'adresse inductive la di/9ction de la puissance1 de la sagesse et de la bont devi5t la base ou l'quival5t de la di/9ction du ,pre1 du ,fils et du ,sa9t-,esprit4 ,l'erreur logique1 c'e/ de n'avoir pas ap]u que les proprits ne peuv5t tre autres que des relations1 et d'avoir confondu la catgorie de la relation avec la catgorie de la qualit1 ou id5tifi trois proprits absolues avec trois proprits relatives1 en faisant quation entre non-gnration 7ou pat]nit71 gnration 7ou filiation71 procession 7ou spiration71 et puissance1 sagesse1 bont4 ,mais l'emploi de la catgorie de qualit ou l'attribution spciale aux div]ses p]sonnes de ces div]ses proprits n'e/ po9t de l'inv5tion d',abl>d2 l'glise l'admet1 si elle ne la consacre1 et ses plus sages criva9s la rpt5t t\s les j\rs#cib4 ,cep5dant1 ds qu'on fait des proprits p]sonnelles quelque *ose d'autre et de plus que des relations1 et qu'on essaie a9si de pntr] en elle-mme la p]sonnalit intime du ,pre1 du ,fils et du ,sa9t-,esprit1 on p\rsuit une proprit ess5tielle1 c'e/--dire qu'on t\*e l'ess5ce1 et il n'y a pas d'autre ess5ce que l'ess5ce div9e dans sa simplicit4 ,t\tefois on ne s'arrte pas1 et l'on pr5d p\r proprits p]sonnelles des attributs ess5tiels4 ,la puissance1 la sagesse1 la bont sont en effet des attributs de l'ess5ce div9e4 ,des ?ologi5s1 p\r excus] l'usage de les rapport] *acun une p]sonne en p>ticuli]1 dis5t que c'e/ p\r mieux faire connatre la ,tr9it1 en montrant comm5t se manife/5t spcialem5t les p]sonnes1 qui la con/itu5t4 ,ces attributs ess5tiels de la ,div9it sont1 aj\t5t-ils1 appropris a9si aux p]sonnes1 mais ne leur sont pas propres2 s'ils leur tai5t propres1 *aque p]sonne devi5drait une vritable =me dont la sub/ance div9e s]ait la matire1 c'e/--dire que celle-ci ne s]ait pas ,dieu sans ces =mes1 ou qu'avec ces =mes elle s]ait plus que ,dieu3 ce qui e/ une hrsie manife/e#cic4 ,note #cib3 ,c'e/ encore comme une c]ta9e ralisation de la puissance1 de l'intellig5ce et de l'am\r1 ralisation successive1 non p> ordre de temps1 mais de pr9cipe1 c'e/ comme une sorte de processus trois degrs dans l'ess5ce div9e1 qu'un criva9 trs-recomm&able1 ,m4 l'abb ,m>et1 a prs5t le dogme de la ,tr9it4 ,il e/ aussi =mel cet g>d qu'il e/ p]mis de l'tre4 7,voyez l'intressant ouvrage intitul ,?odice *rti5ne1 leon ,x,i,i,ie1 ,p>is1 #ahdd47 ,note #cic3 ,s4 ,?om4 ,summ41 #a1 qu4 xxxix1 n4 #g4 ,cette dc\v]te subtile entre la proprit et l'appropriation1 ,abl>d ne l'avait pas faite1 ou quoi-qu'il ait en quelque p5se de ce g5re#cid1 il ne s'y e/ pas montr assez fidle1 et il e/ tomb dans l'erreur de trans=m] des attributs ess5tiels et absolus en proprits p]sonnelles et relatives2 seulem5t1 dans sa prud5ce1 il a rappel que ces mots de proprits1 de diffr5ce1 etc41 ne devai5t plus1 qu& il s'agit de ,dieu1 tre pris dans un s5s rig\reux et te*nique4 ,c'tait indirectem5t confess] l'abus et le pril de l'application de la dialectique au dogme4 ,note #cid3 ,voy4 ci-dessus1 c4 ii1 p4 #aic et suivantes4 ,la ?ologie scola/ique or?odoxe ne s'e/ pas montre beauc\p plus sage4 ,que p5s] de la subtilit qui p]met l'appropriation et rejette la proprit8 ,les proprits1 a-t-on dit1 sont les relations2 mais les relations s'appell5t aussi les notions1 ou signes reconnaissables des p]sonnes4 ,s\s ce d]ni] nom1 elles ne sont que de pures ides1 des moy5s de concevoir on plutt de raisonn]2 mais ontologiquem5t1 en elles-mmes1 les relations ou proprits sont-elles davantage8 ,elles sont relles1 dit sa9t ,?omas1 elles ne sont pas purem5t rationnelles4 ,alors que sont-elles rellem5t8 la relation e/ la p]sonne mme2 la pat]nit ne diffre pas en ralit du ,pre1 c> la di/9ction de la matire et de la =me n'tant po9t admise dans l'tre div91 l'ab/rait n'y diffre pas du concret4 ,or1 qu'e/-ce que la p]sonne du ,pre en ralit ou sub/antiellem5t8 ,l'ess5ce div9e en tant que ,pre4 ,ces mots en tant que ,pre sont-ils l'expression d'un accid5t du sujet8 ,l'unit div9e1 cette seule et vritable unit1 n'admet pas plus l composition du sujet et de l'accid5t que celle de la matire et de la =me4 ,t\t ce qui e/ attribu en prdicat ,dieu n'e/ attribut qu'en app>5ce1 hypo?tiquem5t1 p> une loi de notre intellig5ce2 au vrai1 t\t ce qui lui e/ attribu lui e/ ess5tiel2 t\t en lui e/ ess5ce4 ,a9si1 de mme que les relations sont les proprits1 et les proprits1 les p]sonnes1 la p]sonne n'e/ pas dans la ralit autre *ose que l'ess5ce4 ,9 ,deo non aliud p]sona quam ess5tia secundum rem#cie4 ,note #cie3 ,s4 ,?om4 ,summ41 ibid41 a4 #a1 et qu4 ,,xi41 a4 #a4 ,a9si la scola/ique e/ oblige1 ds qu'elle se lance dans l'analyse logique du dogme1 d'c>t] peu peu t\tes les di/9ctions sci5tifiques1 en les prs5tant comme des suppositions de notre intellig5ce1 comme des moy5s de raisonnem5t1 comme des =mes subjectives1 c'e/--dire que les relations1 les proprits1 les p]sonnes arriv5t n'tre plus qu'idales1 et la ,tr9it objective s'van\it4 ,je cra9s =t que sa9t ,?omas n'ait expos les plus purs pr9cipes du sabellianisme philosophique4 ,voil bi5 cette fois la ?ologie dev5ue nom9ali/e4 ,son exemple me ramne donc1 comme celui d',abl>d1 cette conclusion3 il n'y a po9t de sci5ce de la ,tr9it4 ,mais puisque l'glise a donn l'exemple d'en essay] une1 l'imitation respectueuse de l'glise peut conduire l'erreur1 non l'hrsie2 n\s croyons que l'erreur e/ 9vitable1 mais elle n'e/ po9t crim9elle1 c'e/--dire hrtique1 lorsqu'elle e/ prs5te avec rs]ve1 lorsqu'on a so9 d'av]tir1 comme le fait ,abl>d1 que ri5 ne doit tre pris au pi$ de la lettre1 p>ce que ni la logique ni le langage ne s'appliqu5t exactem5t la ,tr9it4 ,que devi5t alors le nom9alisme1 le ralisme ou t\t autre sy/me sur les rapports de l'intellig5ce huma9e et de l'ontologie8 ,n\s sommes engags dans une "q en dehors de t\s les sy/mes1 en dehors de t\tes les t]m9ologies4 ,il n'e/ donc plus de doctr9e spciale dont les consqu5ces puiss5t tre t\rnes contre le dogme2 c> t\te doctr9e a t rcuse1 ds qu'il s'agit du dogme1 et le my/re a t mis en dehors de la philosophie4 ,faute de cet av]tissem5t pralable1 aucune discussion ne s]ait innoc5te ni possible sur le dogme de la ,tr9it4 ,en v\s t5ant /rictem5t au langage de la sci5ce1 essayez de compr5dre sans hrsie les clbres p>oles de ,bossuet sur la ,tr9it dans le ,disc\rs sur l'hi/oire univ]selle#cif2 ou elles ne doiv5t pas tre ent5dues en rigueur1 o elles conti5n5t la ngation des p]sonnes de la ,tr9it4 ,une comp>aison psy*ologique y assimile celles-ci des phnomnes intellectuels1 nos facults1 qui n'introduis5t aucune diffr5ce dans l'unit de la p]sonne huma9e4 ,bossuet e/ donc sabelli5 dans les t]mes4 ,logiquem5t1 adress la doctr9e et au langage1 le repro*e e/ irrfragable2 adress la p]sonne1 ce s]ait une calomnie4 ,abl>d n\s p>at avoir t calomni a9si4 ,note #cif3 ,i,ie p>tie1 c4 ,,xix4 ,cf4 son s]mon sur le my/re de la trs-sa9te ,tr9it1 et ci-dessus1 p1 #cae4 ,ma9t5ant e/-il prud5t et conv5able de se plaire ces expositions mtaphysiques du my/re1 lesquelles ne sont innoc5tes qu' la condition de pass] p\r des mtaphores philosophiques8 ,e/-il consqu5t de traduire le problme de la nature de ,dieu dans la langue de la sci5ce1 en pr(essant que cette langue ne s'y adapte pas rgulirem5t8 ,que dirait-on de celui qui donn]ait la ?orie ma?matique d'une "q laquelle il aurait dcl> que les ma?matiques sont inapplicables8 ,cette inconsqu5ce e/ celle d',abl>d1 mais de bi5 d'autres avec lui4 ,il a p\r donnes une seule sub/ance et trois p]sonnes dans un mme tre1 et il entrepr5d de les discut] p\r les tablir philosophiquem5t4 ,df5se lui de v\s dire1 p\r expliqu] quelle e/ la diffr5ce des p]sonnes1 que c'e/ une diffr5ce sub/antielle2 il faut bi5 alors que ce soit une diffr5ce modale4 ,la faute n'e/ pas de dire cela1 mais de prt5dre savoir sur quelle diffr5ce repose la di/9ction des p]sonnes4 ,une fois accord qu'il s'agit d'une diffr5ce de proprit1 ce n'e/ pas sa faute si v\s v\s dites v\s-mme3 une proprit n'e/ pas une *ose relle et subsi/ante p> elle-mme2 donc la p]sonne n'e/ pas subsi/ante1 elle n'e/ qu'un mode de la sub/ance4 ,c'e/ v\s qui tes nom9ali/e1 et non pas lui1 c'e/ v\s qui dev5ez1 p> son influ5ce et contre son gr1 sabelliani/e son cole4 ,quelle ress\rce lui re/e-t-il8 ,celle de v\s mettre en dfiance contre cette conclusion du gnral au p>ticuli] et du cr l'incr4 ,il ne peut pas v\s dire que les proprits sont sub/antielles1 mais il se g>de de v\s dire qu'elles ne sont pas relles2 il le p5s]ait1 il l'aurait dit antrieurem5t1 qu& il s'agissait des *oses de la cration1 qu'il s'int]dirait de qualifi] de mme ce qui e/ au-dessus de la cration4 ,il v\s dira au contraire que la ,tr9it e/1 qu'elle e/ relle1 qu'elle e/ non 9 vocabulis1 mais 9 re4 ,le nom9alisme consi/e class] 9 vocabulis ce que le ralisme con/itue 9 re#cig4 ,que v\s dirait donc de plus un rali/e8 ,p\r lui1 comme p\r t\te intellig5ce huma9e1 il le faut1 la nature div9e doit drog] t\tes les conditions des autres natures4 ,si sa doctr9e mtaphysique lui donnait les moy5s de concili] la coexi/5ce de trois p]sonnes dans une mme sub/ance1 il dtruirait le my/re1 il f]ait desc5dre le ciel sur la t]re1 il humanis]ait la ,div9it4 ,c'e/ p\r lui une loi1 comme p\r le nom9ali/e1 que la raison1 sur sa p5te naturelle1 doive1 qu& elle spcule sur la ,tr9it1 tre emporte des consqu5ces normes2 c'e/ l'normit de ces consqu5ces1 t\j\rs prs5te1 t\j\rs m5aante1 qui fait que la ,tr9it e/ un my/re1 c'e/--dire un dogme et non un problme1 un article de foi et non une "q philosophique4 ,note #cig3 ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #abhj4 ,ce d]ni] po9t si important1 ,abl>d le nglige1 et comme lui t\s ceux qui1 avant ou aprs lui1 ont essay une dmon/ration philosophique de la ,tr9it4 ,aucune des dmon/rations que l'glise autorise ou tolre n'*appe peut-tre compltem5t aux critiques que l'or?odoxie peut dirig] contre la si5ne4 ,la ?orie de sa9t ,?omas1 si prud5te et si rgulire1 prs5te encore1 a9si qu'on l'a pu voir1 ce mlange de sci5ce et de dogme1 de dialectique et de my/icit1 qui t\r t\r excite et p>alyse le raisonnem5t1 et aj\te la difficult des my/res celle de la contradiction des t]mes4 ,le plus sage n\s sembl]ait donc de recevoir religieusem5t de la tradition vanglique le dogme de la ,tr9it1 et d'en considr] la ?orie canonique comme une rgle crite1 de/9e prv5ir t\te t5tative d'int]prtation et en t5ir la place dans le langage *rti51 sans introduire dans l'esprit une ide de plus4 ,mais cette sagesse n'tait celle de p]sonne au temps o la ?ologie se =mait1 et l'on ne peut s'tonn] qu'elle ait manqu au curieux ,abl>d4 ,mais si1 dans l'intrt de la foi1 il a eu tort d'appliqu]1 mme avec mesure1 la dialectique l'exposition du dogme de la ,tr9it1 reconnaissons au nom de la philosophie que cette application tait la seule =me que de son temps pt pr5dre sa naissance la ?odice rationnelle1 et il fallait bi51 ici je p>le en homme du ,x,i,xe sicle1 que la raison prp>t son mancipation4 ,or?odoxe ou hrtique1 *rti5ne ou pr(ane1 la ?ologie d',abl>d e/ une philosophie en matire de religion1 une ?odice4 ,qu'en faut-il p5s] ce titre et quelle en e/ la valeur sci5tifique8 ,ce s]ait un second exam5 qui se prolong]ait s\s cette n\velle =me1 et repr5drait une une t\tes les que/ions conc]nant la nature de ,dieu1 la cration1 le g\v]nem5t du monde4 ,il suffira de quelques obs]vations4 ,les docteurs du moy5 ge ne sont pas entirem5t responsables des pr9cipes de leur philosophie religieuse4 ,ils ne l'ont ni inv5te ni *oisie1 ils l'ont tr\ve t\te faite et reue de la tradition4 ,ce n'e/ que lorsqu'elle modifie la doctr9e *rti5ne et dans la mesure o elle l'a modifie1 qu'ils peuv5t tre jugs comme p5seurs et figur] en p]sonne dans les annales de la philosophie4 ,on ne peut leur dem&] compte que de ce qu'ils aj\t5t ou retran*5t aux croyances communes de l'glise2 celles-ci con/itu5t une doctr9e1 une cole1 qui n'e/ vrai dire celle de p]sonne1 et qui n'e/ pas autre *ose que le *ri/ianisme4 ,abl>d *rti5 n'a plus d'individualit1 p> consqu5t plus d'importance4 ,ce qu'il p5se ou dit ce titre a mo9s de valeur que le plus simple1 le plus mode/e cat*isme4 ,n'exam9ons donc pas1 propos de tel ou tel dogme qu'il adopte et reproduit1 quelles sont les orig9es on les consqu5ces de ce dogme1 et si telle ou telle ?orie ca?olique porte des traces de platonisme ou ramne1 p> l'cole d',alex&rie1 aux philosophies ori5tales4 ,la ?ologie d',abl>d dans son ess5ce e/ celle du monde contempora94 ,les exceptions sont r>es dans l'glise2 on compte peu de docteurs qui1 en cons]vant les =mes *rti5nes1 ai5t innov au fond et introduit1 la faveur de l'or?odoxie dans les t]mes1 une philosophie trangre la tradition4 ,dans les premi]s sicles et p>mi les ,pres il se r5contre bi5 de ces h>dis p5seurs dont l'glise n'a pas t\j\rs s\ponn la h>diesse1 et qu'elle a de confiance admis ou laisss au nombre de ses docteurs1 quelquefois rangs au nombre de ses sa9ts4 ,plus t>d1 la tradition mieux fixe1 la puissance ecclsia/ique mieux tablie1 l'in/ruction et l'orig9alit philosophique en dcad5ce1 r5d5t la ?ologie de plus en plus uni=me et conv]tiss5t les criva9s en de simples metteurs en oeuvre qui expos5t et dispos5t1 pr\v5t et df5d5t1 mais qui n'inv5t5t plus4 ,seulem5t1 p> quelques dtails1 p> le *oix de c]ta9s argum5ts1 p> l'emploi de c]ta9es citations1 p> l'atta*em5t c]ta9es autorits1 enf9 p> leur m?ode d'exposition1 ils se donn5t un c>actre et manife/5t une t5dance4 ,facies non omnibus una1 ,non div]sa tam54 ,ils sont *rti5s1 mais dogmatiques1 dmon/ratifs ou my/iques2 et ils p\ss5t la sci5ce religieuse dans telle ou telle voie qui la conduit1 soit au quitisme intellectuel1 qui n'enseigne ni ne discute1 soit au rationalisme *rti51 si gt de nos pres1 soit l'absolutisme de pr9cipe de l'autorit1 exclusivem5t admis p> une cole de ce temps-ci4 ,r>em5t ces diffr5ces importantes ont t1 du ,v,i,ie au ,x,ve sicle1 p\sses au po9t d'ins9u] dans la foi des doctr9es inconnues1 et les hrsies mme n'ont presque jamais produit de vritables n\veauts philosophiques4 ,dans t\te cette longue priode1 il se produit peu d'hommes qui1 tels que ,scot rigne1 se soi5t fait un *ri/ianisme p]sonnel1 et qui1 ressuscitant quelque philosophie pay5ne1 l'ai5t c\v]te de la robe du lvite p\r qu'on ne la reconnt pas4 ,ils ne sont pas plus communs ceux qui1 comme sa9t ,anselme1 sans sortir du giron de l'glise1 se sont mis re*]*] les fondem5ts philosophiques des ides religieuses1 et dmontr] rationnellem5t comm5t l'homme croit en ,dieu4 ,il ne faut mme pas t5ir t\j\rs gr& compte aux criva9s de telle ou telle op9ion inusite1 de telles ou telles consqu5ces s+ulires1 qu'on peut ap]cevoir ou dml] dans leurs sy/mes2 ils n'ont pas t\j\rs eu volont ni consci5ce de p5s] ce qu'ils ont dit4 ,dans ces temps d'rudition1 o les livres tai5t r>es et les ides plus encore que les livres1 on dp5dait beauc\p de l'auteur qu'on avait lu1 on citait sans disc]nem5t1 on copiait sans *oix1 et l'on empruntait aveuglm5t des ouvrages contradictoires1 des sectes opposes1 des op9ions peu conciliables1 dont on mconnaissait la porte1 et que recomm&ait galem5t leur antiquit commune4 ,le has>d1 plus que le m\vem5t rguli] des esprits1 dc]nait successivem5t l'autorit des criva9s diffr5ts1 et t&is que la vogue du pseudo-,d5ys1 qu'on croyait ,d5ys l',aropagite1 portait au my/icisme1 l'eng\em5t p\r le consul ,boce ram5ait au g5re didactique et produisait la philosophie de l'cole4 ,ce s]ait dnatur] les faits que de v\loir assign] une valeur philosophique t\tes les op9ions1 que de les reprs5t] t\tes comme les phases naturelles1 comme les dveloppem5ts logiques de l'esprit huma94 ,p\r tre vraie1 l'hi/oire mme des sy/mes ne doit pas t\j\rs tre sy/matique4 ,le moy5 ge e/ rempli de *oses =tuites1 de s+ul>its /riles1 de t5tatives insignifiantes1 et les ?ologi5s abond5t en h>diesses qui ne mn5t ri51 en ass]tions graves qui ne conclu5t pas1 en erreurs qui n'g>5t po9t4 ,la foi dom9e l'ensemble et neutralise s\v5t ce qui n'e/ pas elle4 ,comme un corps sa9 et vig\reux1 elle s'assimile quelquefois jusqu' des poisons et n'en e/ pas plus altre qu'affaiblie4 ,g>dons-n\s donc d'all] relev] dans ,abl>d t\s les passages qui1 logiquem5t analyss1 conduirai5t des consqu5ces auxquelles il n'a jamais p5s2 t\tes les expressions qui1 p> voie de citation1 lui sont v5ues de quelque doctr9e qu'il n'a jamais connue1 t\tes les op9ions pisodiques qu'il rpte sur la foi d'un auteur1 sans s'tre jamais ap]u qu'elles fuss5t d'orig9e suspecte ou de nature incompatible avec la foi4 ,platonici5 qu& il cite le ,time1 pripattici5 qu& il cite ,boce1 alex&r9 p> endroits1 plus s\v5t disciple de l'glise lat9e1 il n'ent5d pas tre autre *ose qu'un philosophe ca?olique1 et les comb9aisons d'ides htrognes qu'on peut a et l signal] dans ses crits ressembl5t s\v5t des c5tons plutt qu' un clectisme4 ,il cite p\r se montr] in/ruit1 il comm5te p\r p>atre +nieux1 il concilie p\r re/] logique2 mais la plup>t du temps son travail porte mo9s sur les doctr9es que sur les textes1 et il ent5d expliqu] et non complt] l'antiquit4 ,n\s aimons gnralis]2 n\s excellons auj\rd'hui retr\v] la filiation des ides et voir1 comme on dit1 t\t dans t\t4 ,ri5 ne s]ait plus trompeur que de suppos] t\tes les poques1 que d'attribu] rtroactivem5t au temps pass la clairvoyance et l'univ]salit qui app>ti5n5t au ntre4 ,une fois dit qu',abl>d e/ un ?ologi5 ca?olique et rationali/e1 sa place e/ suffisamm5t m>que1 son c>actre suffisamm5t dt]m92 on sait dans quelle cole *rti5ne il doit tre class1 et n\s croyons cet g>d n\s tre assez expliqu4 ,n\s n'aj\t]ons que deux obs]vations4 #a ,les ,allem&s ne se r5f]m5t gure dans la rs]ve que l'on conseille ici4 ,un hi/ori5 de la philosophie1 ,rixn]1 dcl>e qu'il y a dans la doctr9e d',abl>d un fond de sp9ozisme1 et il donne en preuve un tableau synoptique dress p> ,fessl] d'extraits div]s d',abl>d et de ,sp9oza#cih4 ,on se rappelle que dj ,c>amuel accusait ,abl>d d'avoir retr\v dans les ru9es de l'antiquit la philosophie d',empdocle1 en s\t5ant que t\t tait ,dieu et que ,dieu tait t\t#cii1 et en remettant au j\r un pan?isme qui1 p\r cette poque1 n'avait t signal qu'en pr9cipe dans les doctr9es de ,b]n>d de ,*>tres et plus explicitem5t dans celles d',amaury de ,bne1 condamn et1 suivant quelques-uns1 brl comme hrtique1 mais plac p> c]ta9s hi/ori5s au nombre des disciples d',abl>d4 ,note #cih3 ,h&bu* d] ,ges*i*te d] ,philosophie1 t4#a1 ep4 i1 sec4 #af1 app5d4 iii4 ,note #cii3 ,j4 ,c>am4 ,lobk[itz1 ,ration4 et real4 ,philosophia1 ,metaph41 ,,iii1 iii1 p4 #age4 ,l'accusation de pan?isme e/ une des plus faciles lanc] contre t\te ?ologie4 ,en traitant de ,dieu1 le langage huma91 plus encore que la p5se huma9e1 manque r>em5t d'y donn] prtexte4 ,t\tefois le pan?isme s'accorde plus volonti]s avec le ralisme exagr1 et le pr9cipe nom9ali/e1 savoir l'individualisme absolu1 p>at a priori inconciliable avec une doctr9e qui noie t\s les individus dans l'unit de la sub/ance univ]selle4 ,abl>d semblait donc plus qu'un autre l'abri de l'accusation de pan?isme4 ,cep5dant les incohr5ces ne sont pas r>es *ez les philosophes1 et de ce qu'une doctr9e s]ait contradictoire il ne suivrait pas qu'elle ft invraisemblable4 ,au premi] abord1 il semble que ,rixn] et ,fessl] ont raison4 ,le d]ni] a dta* de la seule ,?ologie *rti5ne sept passages auxquels il oppose des passages correspondants et selon lui quival5ts1 qui sont les pr9cipes mmes de l'?ique de ,sp9oza4 ,mais qu& l'analogie de doctr9e s]ait dans ces citations c5t fois plus vid5te qu'elle ne n\s semble1 la dmon/ration ne s]ait pas concluante4 ,p\r qu'il y ait pan?isme1 il faut le desse9 =m de ram5] ,dieu et le monde l'unit et de ni] la dualit qui rsulte soit de la cot]nit des deux pr9cipes1 soit plutt de la cration sub/antielle2 or1 ri5 de semblable dans ,abl>d2 jamais il n'y a song1 et j'ignore mme s'il savait bi5 qu'une telle doctr9e et exi/4 ,il croyait en ,dieu et en la cration2 ses expressions sont positives dans ce s5s4 ,dans le ,dieu crateur1 dit-il1 ,mose dsigne le ,pre1 c'e/--dire la puissance div9e1 p> laquelle t\t a pu tre cr de ri5 7,introd41 lib4 #a1 p4 #ihg74 ,le nom de ,t\t-,puissant e/ donn p> l'criture au ,pre1 quoique les autres p]sonnes div9es soi5t t\tes-puissantes1 p>ce que le ,pre tant in5g5dr exi/e p> lui-mme et non p> un autre444 t&is que t\t le re/e ne peut tre que p> lui 7,!ol4 ,*ri/41 lib4 ,i1 p4 #aafe74 ,il e/ dit des lm5ts que ,dieu les cra et non qu'il les =ma1 p>ce que tre cr se dit de ce qui e/ produit du non-tre l'tre 7,hexam41 p4 #acff74 ,et d'ailleurs celui qui croit rellem5t en l'inc>nation et en la rdemption ne peut ri5 avoir de commun avec ,sp9oza4 ,le pan?isme et le p* impliqu5t1 le pan?isme et la damnation impliqu5t1 le pan?isme et la rmunration impliqu5t4 ,a quelque faible degr qu'un homme soit *rti51 il nie ipso facto le pan?isme4 ,ma9t5ant ne se peut-il pas faire qu'un ?ologi51 contre son int5tion1 son insu1 pr(esse sur la nature de ,dieu de telles ides que l'unit de sub/ance en rsulte logiquem5t8 ,la doctr9e *rti5ne elle-mme e/-elle absolum5t exempte de =mules et d'expressions qui se prt5t de telles consqu5ces8 ,on n'en peut abs\dre1 p> exemple1 le pre ,malebran*e1 qui dans la s9crit de son coeur excrait le pan?isme1 qui appelait ,sp9oza un misrable1 son ,dieu un mon/re1 son sy/me une p\vantable et ridicule *imre1 et qui a dit cep5dant3 ,dieu n'e/ pas r5f]m dans son ouvrage1 mais son ouvrage e/ en lui et subsi/e dans sa sub/ance4444 ,c'e/ en lui que n\s sommes#djj4 ,t\tefois c'e/ l une accusation inductive qu'on ne devrait admettre qu'avec gr&e rs]ve4 ,telle e/ la nature de l'esprit huma9 et celle de la ,div9it que l'un ne peut gure raisonn] sur l'autre avec un peu de suite sans laiss] *app] des propositions qui sembl5t recl] le pan?isme4 ,pr5ons l'autorit la plus haute3 ,je suis l'tre1 dit le ,seigneur dans l'criture1 je ne *ange po9t 7,exod41 ,,iii1 #ad4 --,mala*41 ,,iii1 #f74 ,supposons que ces passages soi5t isols1 que ri5 ne les comm5te1 ne les explique1 ne les modifie1 et essayons1 en les pr5ant dans un s5s absolu1 de les concili] avec la cration2 aucune subtilit n'y russira4 ,la vie e/ en ,dieu1 dit sa9t ,jean1 n\s demeurons en lui4444 ,il n\s a donn de son esprit 7,i1 #d2 ,,iv1 #ac74 ,n\s vivons en ,dieu1 dit sa9t ,paul aux ,a?ni5s1 en lui n\s n\s m\vons et n\s sommes 7,act41 ,,xvii1 #bh74 ,ces mots sont la devise et comme l'axiome fondam5tal du sp9ozisme1 et qui p\rtant os]ait suppos] que l'aptre ait d\t de la p]sonnalit huma9e et de la sp>ation sub/antielle entre le crateur et la crature8 ,note #djj3 ,v,i,i,ie et ,i,xe ,entreti5 sur la ,mtaphysique4 ,on r5contr]ait dans les ,pres1 dans les ?ologi5s1 dans les philosophes les plus religieux1 que v\s dirai-je8 dans le cat*isme1 des propositions isoles qui prs5t]ai5t le mme s5s et les mmes dang]s4 ,sa9t ,clm5t n'a-t-il pas crit que ,dieu e/ t\t1 et sa9t ,augu/9 que t\t e/ en ,dieu1 et que ri51 pas mme l'me huma9e1 n'e/ hors de lui8 ,celui qui e/ e/ indivisible1 dit ,bossuet4 ,dieu e/ t\t1 dit ,fnelon4444 ,il e/ s\v]a9em5t un1 et s\v]a9em5t t\t4444 ,il e/ tellem5t t\t tre1 qu'il a t\t l'tre de *acune de ses cratures4444 ,o ,dieu6 il n'y a que v\s4 ,dieu e/ t\t tre1 dit ,malebran*e444 t\tes ses cratures ne sont que des p>ticipations imp>faites de l'tre div94 ,dieu e/ inf9i en t\t s5s1 dit ,b]gi]1 et les cat*ismes le rpt5t#dja4 ,pr5ez t\s ces mots au s5s littral1 et je v\s dfie d'en dduire la cration et l'homme4 ,c'e/ qu'il y a1 en matire de ?odice1 un vice peut-tre irrmdiable dans le langage huma9 et dont ,sp9oza abusait p\r con/ruire le m5songe de son sy/me4 ,note #dja3 ,s4 ,clem4 ,al4 ,po$ag41 t4 ,i4--,s4 ,aug4 ,solil41 l1 ,,iv2 et de ,duab4 anim4--,bossuet1 lv4 sur les ,my/41 #are sem41 lv4 ,,iv4--,fnelon1 ,de l'exi/4 de ,dieu1 ,i,ie "p41 c4 ,,ii1 ,i,ie preuve2 c4 v4--,b]gi]1 ,dict4 de ,?ol41 art4 ,dieu1 ,,ii1 #b--,voyez l'ouvrage intitul ,?orie de la raison imp]sonnelle1 p> ,m4 ,b\illi]1 c4 ,,xvii4 ,si l'on appliquait cette critique aux philosophes scola/iques1 elle ressortirait bi5 plus vid5te encore4 ,croyants fidles p\r la plup>t1 ils ne s'inquit5t gure des extrmes consqu5ces de leurs doctr9es1 et de mme qu'on les voit1 sans prmditation ni scrupule1 donn] s\v5t des armes l'idalisme ou au scepticisme qui les inquit5t peu1 on les voit quelquefois1 dans leurs effusions pieuses sur l'imm5sit de l'tre div91 anantir innocemm5t sa p]sonnalit et sa lib]t my/rieuses1 et avec elles la p]sonnalit et la lib]t si claires de l'homme4 ,les preuves se prs5t]ai5t en gr& nombre4 ,bornons-n\s discut] quelques-unes de celles dont s'arme ,fessl] contre ,abl>d4 ,la premire e/ cette proposition que la div9e sub/ance e/ absolum5t indivisible 7omn9o individua71 absolum5t sans =me 7omn9o in=mis71 n'ayant beso9 de ri5 d'autre qu'elle1 se suffisant elle-mme1 ayant t\t p> elle-mme1 ne t5ant ri5 d'un autre qu'elle4 ,ce sont l1 je crois1 des propositions reues en ?ologie1 en philosophie mme2 une seule aurait beso9 d'explication dans un autre livre que celui-ci1 c'e/ celle qui porte que la ,div9it e/ in=me4 ,n\s savons qu'elle signifie que la di/9ction de la matire et de la =me e/ inapplicable ,dieu2 et c]tes il n'y a ri5 l que de =t innoc5t4 ,in=mis ,deus e/ =m>um =ma vigorque#djb4 ,note #djb3 ,j4 ,s>esb4 ,en!tic41 p4 #hg4 ,a ces propositions1 ,fessl] assimile celles p> lesquelles ,sp9oza df9it la sub/ance4 ,la sub/ance e/ ce qui e/ en soi1 ce qui se conoit p> soi1 ce dont le concept n'a beso9 du concept d'aucune autre *ose4 ,d'o rsulte qu'il ne peut y avoir deux sub/ances et que t\te sub/ance e/ ncessairem5t inf9ie#djc4 ,note #djc3 ,rixn]1 loc4 cit4--,abl4 ,?4 ,*r41 p1 #abfd4--,sp9oza1 ,e?iq41 "p4 t1 df9it4 #h1 prop4 #e1 #h1 #ac4--;,cf4 ,fr]i*s1 ,comm5tat4 de ,ab4 ,doct41 p4 #aj4 ,j'av\e que le rapport logique m'*appe4 ,abl>d p>le de la sub/ance div9e1 ,sp9oza de la sub/ance en gnral4 ,qu& ce que dit ce d]ni] s]ait vrai ou plausible1 faudrait-il en *>g] ,abl>d1 dont le b e/ prcism5t de spcifi] la sub/ance div9e1 de dt]m9] ce qu'elle e/ et ce qu'elle n'e/ pas1 de la di/+u] de t\te autre sub/ance8 ,c'e/ la sub/ance incre qu'il dcrit2 c> il aj\te aussitt3 ,les cratures1 au contraire1 quelque excell5tes qu'elles soi5t1 ont beso9 de l'adjonction d'une autre *ose qu'elles1 et ce beso9 atte/e leur imp]fection 7,!ol4 ,*r41 p4 #abfe74 ,qu',abl>d ait tort ou raison1 qu'importe donc que ,sp9oza applique la sub/ance en gnral ce qu',abl>d dit privativem5t de la sub/ance p>ticulire de ,dieu8 ,ne savons-n\s pas que l'artifice de ,sp9oza e/ de pr5dre peu prs la df9ition c>tsi5ne de la sub/ance1 et en montrant ou t5tant de montr] que cette df9ition n'admet ni limite1 ni di/9ction1 ni multiplicit1 d'en conclure qu'elle suppose une seule et mme sub/ance p\r t\te sub/ance1 et p> consqu5t une sub/ance illimite1 en telle sorte que celle-ci soit la seule ,div9it et que la ,div9it soit la seule sub/ance8 ,p\r que la rac9e du sp9ozisme ft dans ,abl>d1 il faudrait la montr] dans sa df9ition de la sub/ance en gnral qui n'e/ po9t ici rapporte1 et non dans celle de la sub/ance div9e en p>ticuli]2 il faudrait pr\v] que ,sp9oza et lui df9iss5t de mme la premire1 et non que ,sp9oza df9it la seconde peu prs comme ,abl>d df9it la premire4 ,dana son second extrait1 ,fessl] rem>que qu',abl>d a rpt ce pr9cipe des ?ologi5s3 ,ri5 n'e/ en ,dieu qui ne soit ,dieu mme1 et que v\lant le dvelopp]1 il aj\te que t\t ce qui exi/e dans la nature e/ t]nel1 et alors c'e/ ,dieu1 ou e/ n du pr9cipe suprme1 qui e/ ,dieu1 ri5 n'tant p> soi1 hors ce p> quoi t\t exi/e4 ,or1 ,fessl] a lu dans l'?ique qu'aucune sub/ance autre que ,dieu ne peut tre donne ou conue1 que t\t ce qui e/ e/ en ,dieu1 que l'ess5ce des *oses produites p> ,dieu n'enveloppe pas leur exi/5ce et que ,dieu n'e/ pas seulem5t la cause effici5te de l'exi/5ce des *oses1 mais encore de leur ess5ce#djd4 ,de l rsulte p\r le critique l'analogie des doctr9es4 ,note #djd3 ,rixn41 loc4 cit4--,abl4 ,?4 ,*r41 p4 #abfb4--?iq41 "p4 ,i1 prop4 #ad1 #ae1 #bd1 #be4 ,il me semble qu'il en rsulte leur diffr5ce4 ,d'abord1 la citation d',abl>d e/ tronque4 ,ce qui vi5t aprs le pr9cipe ri5 n'e/ en ,dieu qui ne soit ,dieu2 n'e/ que la majeure de/9e pr\v] ce pr9cipe et non la preuve directe du pr9cipe4 ,en effet1 dit le philosophe1 t\te *ose ou e/ t]nelle1 c'e/--dire ,dieu mme1 ou a comm5c et vi5t de lui1 ab eo sum5s exordium4 ,or1 si la sagesse1 la puissance ou t\t autre attribut de ,dieu a comm5c1 ,dieu a pu tre sans la sagesse1 sans la puissance1 ce qui rpugne2 les attributs de ,dieu sont donc t]nels1 c'e/--dire qu'ils sont ,dieu mme4 7,ibid41 p4 #abfc47 ,de bonne foi1 comm5t voir dans ce raisonnem5t aucun t5dance id5tifi] t\te sub/ance en ,dieu1 et conclure que ,dieu e/ la cause de l'ess5ce des *oses1 de ce que ri5 et p> consqu5t aucune ess5ce ne peut tre conue sans ,dieu#dje8 ,c> cette d]nire proposition e/ la preuve donne p> ,sp9oza4 ,qu'on dise1 si l'on p5se comme lui1 que la division d',abl>d entre ce qui e/ t]nel et ce qui a comm5c ayant ,dieu p\r pr9cipe1 e/ futile et va9e1 et que les *oses p>ticulires1 n'tant que les modes p> lesquels les attributs de ,dieu s'exprim5t d'une faon dt]m9e1 sont une dp5dance ncessaire de ces attributs eux-mmes cot]nels et consub/antiels ,dieu2 on en e/ le matre1 la *>ge p\rtant de r5contr] de r$\tables contradicteurs4 ,mais p>ce qu'on n'admet pas une division1 tax] de l'avoir nie celui qui l'a tablie1 c'e/ une argum5tation trange1 et nulle preuve mme app>5te n'e/ donne qu',abl>d ait confondu la cause univ]selle avec la sub/ance univ]selle1 ce qui e/ le pan?isme4 ,note #dje3 ?iq41 "p4 ,i1 prop1 #ae4 #b ,passons une seconde obs]vation4 ,lorsqu'on a le malheur d'admettre le pr9cipe de l'unit de sub/ance1 c'e/ une consqu5ce =ce que cette sub/ance con/amm5t id5tique elle-mme1 immutable p\r t\te cause ext]ne1 s\mise sa nature comme sa loi1 soit ncessairem5t t\t ce qu'elle e/1 fasse ncessairem5t t\t ce qu'elle fait2 d'o il suit que ,dieu n'e/ pas une cause libre1 mais une cause ncessaire1 et grce l'unit de sub/ance1 t\te lib]t disp>at du monde3 conclusion 9vitable des pr9cipes du sp9ozisme4 ,n\s ne retr\vons pas ces pr9cipes dans ,abl>d2 n\s n'y devons pas retr\v] les consqu5ces4 ,cep5dant on ne saurait conte/] qu'il n'ait limit la lib]t de ,dieu p> sa propre nature1 et has>d sur ce sujet difficile div]ses propositions dont t\te =ce ,sp9oza (fre quelques analogues4 ,mais elles ne sont pas dans ,abl>d au nom des mmes pr9cipes2 ce n'e/ pas l'axiome latique de l',un et de l'tre qui lui a inspir l'espce de fatalisme div9 qu'on peut lui attribu]4 ,ce qu'on appelle la lib]t de ,dieu s\ffre en effet quelques difficults indp5dantes des pr9cipes du pan?isme4 ,l'tre immutable peut-il faire autrem5t qu'il ne fait8 ,l'tre inf9im5t ju/e peut-il ri5 faire d'autre que ce qui e/ inf9im5t ju/e8 ,l'tre p>fait ne fait-il pas t\j\rs le mieux faire8 ,et p> consqu5t1 si ,dieu exi/e1 ne suit-il pas de sa t\te-puissance1 de son immutabilit1 de t\tes ses p]fections1 que t\t ce qui se fait ne se faisant que p>ce qu'il l'a v\lu1 il ne p\vait v\loir autre *ose que ce qui se fait1 et que ce qui se fait e/ ce qui p\vait se faire de plus digne de lui1 de plus con=me sa sagesse1 sa ju/ice1 sa bont8 ,la nature de ,dieu tant la p]fection1 il ne saurait agir que con=mm5t sa nature ou la p]fection2 et comme il e/ t\j\rs gal lui-mme1 son oeuvre e/ digne de lui4 ,ce raisonnem5t a videmm5t t\* ,abl>d1 et sans rapport] les c9q passages que ,fessl] donne en preuve1 n\s avons assez longuem5t analys la ?odice de notre auteur p\r qu'on s'en rappelle cet g>d les rem>quables conclusions2 mais lo9 de procd] du sp9ozisme1 elles dc\l5t assez naturellem5t de la notion or?odoxe que t\te religion donne de la ,div9it4 ,il e/ c]ta9 qu',abl>d reconnat ces deux pr9cipes3---,dieu ne faisant que ce qu'il doit faire1 il faut qu'il fasse ce qu'il fait4--,t\t ce que ,dieu fait e/ aussi bi5 que possible1 omnia a ,deo tam bona fiunt quantum fi]i possunt4 ,mais ce n'e/ po9t cette fois ,sp9oza qu'il faut comp>] ,abl>d1 c'e/ ,malebran*e et ,leibnitz4 ,sa doctr9e n'e/ pas le pan?isme1 mais l'optimisme4 ,c'e/ ,malebran*e qui a dit3 ,dieu peut ne po9t agir1 mais s'il agit1 il ne se peut qu'il ne se rgle sur lui-mme1 sur la loi qu'il tr\ve dans sa propre sub/ance4444 ,dieu veut faire son ouvrage le plus p>fait qui se puisse4444 mais aussi ,dieu veut que sa conduite aussi bi5 que son ouvrage porte le c>actre de ses attributs4444 ,dieu lui-mme e/ la sagesse2 la raison s\v]a9e lui e/ cot]nelle et consub/antielle1 il l'aime ncessairem5t1 et quoiqu'il soit oblig de la suivre1 il demeure indp5dant#djf4 ,note #djf3 ,malebran*e1 ,i,xe entret41 n #h1 #aj et #ac4 ,voyez aussi1 ,x1 claircissem5t sur les ides4 ,c'e/ ,leibnitz qui a dit3 ,la suprme sagesse jo9te une bont qui n'e/ pas mo9s inf9ie qu'elle1 n'a pu manqu] de *oisir le meilleur4444 ,il y aurait quelque *ose corrig] dans les actions de ,dieu1 s'il y avait moy5 de mieux faire4444 ,s'il n'y avait pas le meilleur1 optimum1 p>mi t\s les mondes possibles1 ,dieu n'en aurait produit aucun#djg4 ,note #djg3 ,leibnitz1 ,essais de ,?odice1 "p4 ,i1 n #h4 ,telle e/ cette doctr9e si belle1 qu'elle e/ admire de ceux qui la combatt5t4 ,l'exemple d',abl>d qui lui-mme ne l'avait pas inv5te1 mais qui l'a rem>quablem5t expose1 n\s pr\ve qu'elle n'e/ pas entirem5t n\velle2 et n\velles ne sont pas non plus les objections qu'elle enc\rt4 ,on s'e/ tonn avec raison que sa9t ,b]n>d ne l'ait pas comprise dans ses vhm5tes c5sures4 ,mais le concile l'avait condamne1 c> ,abl>d a l'air de la rtract] dans son ,apologie#djh4 ,il p>at en effet aussi difficile de la concili] *rti5nem5t avec la lib]t et la t\te-puissance de ,dieu1 que d'accord] la doctr9e oppose avec sa p]fection1 sa ju/ice et sa bont4 ,l'glise n'a po9t rsolu p> un ensemble de dcisions canoniques ces que/ions r$\tables4 ,mais elle e/ lo9 d'avoir autoris les solutions d',abl>d4 ,n\s voyons que deux contempora9s de celui-ci s'lv5t contre sa doctr9e1 doctr9e1 dit l'un d'eux1 ,hugues de ,sa9t-,victor1 que des esprits enfls d'une va9e sci5ce s'ef=c5t auj\rd'hui d'accrdit]2 et l'autre1 qui fut peut-tre son disciple et qui a fait aussi ses ,livres des ,s5t5ces1 ,rob]t ,pulleyn1 sait trs-bi5 dem&] comm5t ,dieu tant immutable1 les ef=ts des sa9ts peuv5t s]vir les sauv]1 comm5t1 s'il n'a pu faire autrem5t qu'il n'a fait1 notre reconnaissance lui e/ due#dji4 ,ces difficults et de plus gr&es encore p\rrai5t tre dveloppes1 si n\s traitions le fond de la "q1 mais ce n'e/ pas mo9s que celle de la ,provid5ce et du libre arbitre1 de la ju/ice div9e et de l'exi/5ce du mal1 c'e/--dire le plus =midable problme et de la religion et de la philosophie4 ,il n\s suffit d'avoir rappel comm5t ,abl>d le considre et le croit rs\dre4 ,l'analyse ultrieure de ses ouvrages n\s f]a connatre plus pr(ondm5t encore sa solution4 ,seulem5t1 quelle qu'elle soit1 elle e/ digne des plus nobles esprits1 et elle ne dp>e paa les doctr9es du philosophe in=tun qui1 s\s les c\ps d'une de/9e cruelle1 proclamait encore en l'adorant la p]fection de ,dieu rfl*ie dans son oeuvre1 et qui1 les yeux en pleurs1 au s\v5ir de sa9t ,b]n>d1 au s\v5ir peut-tre d',hlose1 disait encore3 ,t\t e/ bi54 ,note #djh3 ,petav4 ,dogm4 ,!ol41 t4 ,i1 t4 ,,vi1 c4 vi1 p4 #cdj4--;,ab4 ,op41 ,apolog41 p4 #cca4 ,note #dji3 ,hugon4 ,s4 ,vict4 ,op41 t4 ,,iii4 ,summ4 ,s5t4 tract4 i1 p4 #dcj4--;,hi/4 ,littr41 t4 ,,xii1 p4 #a et #ca4--,rob4 ,pull4 ,s5t5t41 p>s i1 c4 xv4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gfg4--,rixn]1 ouvr4 cit1 t4 ,,ii1 app4 iii1 ,b4 ,,*apitre ,,vi4 ,,suite ,,de ,,la ,,?,,odic,e4--,comm5t>ii sup] ,s4 ,pauli epi/olam ad ,romanos4 ,la ,tr9it e/ l'ide la plus haute que le *ri/ianisme ait mise dans le monde4 ,les que/ions ord9aires de la ?odice ne t\*5t gnralem5t les attributs div9s que dans leurs rapports avec la cration1 et surt\t avec l'humanit4 ,mais la ,tr9it e/1 p\r a9si p>l]1 une "q plus ds9tresse1 o l'esprit semble aspir] connatre la ,div9it p\r elle-mme2 ce n'e/ qu'a po/]iori que des rflexions ultrieures ou les enseignem5ts de l'glise n\s rvl5t comm5t des di/9ctions1 d'abord t\tes spculatives entre les p]sonnes div9es1 peuv5t se li] tant l'action de ,dieu sur le monde et sur l'homme qu'aux dogmes my/iques de l'inc>nation et de la mission du ,*ri/2 et alors des que/ions mtaphysiques l'esprit passe peu peu aux que/ions morales4 ,avant d'tudi] l'ouvrage qu',abl>d a consacr celles-ci1 ou son ?ique1 re*]*ons comm5t il a trait et rsolu les que/ions int]mdiaires4 ,n\s avons vu ses deux gr&es ,?ologies ab\tir une doctr9e de la presci5ce et du libre arbitre4 ,l'ordre des ides amne ici naturellem5t la "q gnrale du salut p> la rdemption1 antcd5t ncessaire de la morale1 et cette "q e/ tudie dans un ouvrage important dont la lecture e/ peu attrayante1 mais qui abonde en vues s+ulires et en op9ions c>actri/iques1 ,c'e/ un comm5taire v]set p> v]set et presque mot p> mot de l'ptre aux ,roma9s4 ,ici e/ la place de cet crit1 c> l',introduction la ,?ologie s'y tr\ve rappele1 et la ?ologie morale1 ou l'?ique1 laquelle il e/ fait plus d'un r5voi1 y e/ annonce#daj4 ,note #daj3 ,magi/ri ,petri ,aboel>di ,comm5t>iorum sup] ,s4 ,pauli ,epi/olam ad ,romanos1 ,libri ,v4 ,ab4 ,op41 p4 #dja-gbe4 ,c'e/ aussi l'avis des auteurs de l',hi/oire littraire 7t4 ,,xii1 p4 #aag74 ,abl>d rs]ve une "q1 celle de la diffr5ce entre le vice de l'me et le p*1 son ?ique1 et elle y e/ en effet traite4 7,comm4 9 ep4 ad ,rom41 ,i4 ,,ii1 p4 #efj1 et ,e?41 c4 ii et iii1 p4 #fbh et #fbi47 ,il cite s\v5t sa ,?ologie comme un ouvrage antrieur1 p4 #eac1 #eae1 #eaf1 etc41 et les citations mme indiqu5t que cette ,?ologie e/ l',introduction4 ,n\s supposons que ce comm5taire a t compos aprs l',introduction1 mais avant les c9q livres de la ,?ologie *rti5ne ,l'ouvrage ne saurait tre m?odique4 ,les que/ions y vi5n5t comme les prs5te le texte de sa9t ,paul2 l'auteur entremle la philosophie1 la ?ologie1 la morale1 l'int]prtation du texte1 et mme les rem>ques hi/oriques4 ,n\s lagu]ons les dtails p\r isol] quelques po9ts ess5tiels1 en le laissant presque t\j\rs p>l] lui-mme4 ,comme t\te composition de l'art de la p>ole1 dit-il1 l'criture-,sa9te veut in/ruire ou m\voir4 ,on peut divis] en trois l',anci5 ,te/am5t4 ,le ,p5tateuque enseigne d'abord les comm&em5ts du ,seigneur4 ,les livres de prophties1 d'hi/oires1 et t\t le re/e1 ont p\r b d'exhort] suivre ces comm&em5ts1 mais les uns p> des av]tissem5ts1 les autres p> des exemples4 ,de mme dans le ,n\veau ,te/am5t1 l'vangile e/ la loi1 il enseigne la =me de la vritable et p>faite ju/ice4 ,les ptres et l',apocalypse excit5t l'obissance l'vangile4 ,les ,actes des aptres1 a9si que la n>ration vanglique1 conti5n5t les rcits sacrs4 ,a9si les ptres sont plutt encore un conseil qu'un enseignem5t4 ,dans une cit1 il e/ des bi5s qui t5d5t la cons]vation1 d'autres l'accroissem5t4 ,a9si le rem>que ,jules la f9 du second livre de sa ,rhtorique#daa4 ,a la cons]vation app>ti5n5t les *oses ncessaires1 les *amps1 les bois4 ,les autres sont mo9s ncessaires1 mais plus belles1 comme les difices1 les trsors1 la puissance mme4 ,a9si peut-tre1 avec ce qu'enseign5t les vangiles sur la foi1 la *>it et les sacrem5ts 7sujet de l',introduction la ?ologie71 le salut tait assur2 mme1 sans y aj\t] ce qu'ont tabli les aptres1 ni les canons1 ni les dcrets1 ni les rgles mona/iques1 ni les crits des sa9ts4 ,mais ,dieu a v\lu t\tes ces *oses p\r orn]1 p\r agr&ir l'glise1 qui e/ comme sa cit1 et p\r g>antir plus srem5t encore le salut de ses citoy5s4 ,note #daa3 ,ce ,jules e/ probablem5t ,julius ,sev]ianus1 qui vivait un peu avant ,sido9e ,apoll9aire1 ou mme s\s ,adri54 ,il avait compos un ouvrage intitul3 ,syntomata sive praecepta artis rhetoricae4 7,antiqui ,rhetorea lat9i a ,fr4 ,pi?aei biblio!ca olim editi1 ,a4 ,capp]oni]1 un vol4 9-#d1 p4 #cbj ,voy4 aussi ,fabricius1 ,bibl4 lat41 t4 ,,iii1 p4 #gei47 ,l'ptre aux ,roma9s a p\r objet de rappel] les ,roma9s1 anci5s g5tils1 ou juifs conv]tis1 qui1 dans une orgueilleuse cont5tion1 se disputai5t le premi] rang1 la vritable humilit et la concorde frat]nelle4 ,ce qu'elle fait de deux manires1 en amplifiant les dons de la grce div9e1 en attnuant les mrites de nos oeuvres2 et cette ptre a t place la premire1 p>ce qu'elle e/ dirige contre le premi] des vices1 l'orgueil#dab4 ,note #dab3 ,prolog41 p4 #dia-dih4 ,l'exi/5ce de ce ,comm5taire et celle de beauc\p d'autres qui fur5t composs dans ces temps-l1 pr\ve qu'au moy5 ge l'criture tait lo9 d'tre nglige comme on l'a dit quelquefois1 et que les auteurs n'tai5t pas tellem5t infatus des autorits de seconde ma91 qu'ils n'pr\vass5t le beso9 de se retremp] sans cesse aux s\rces pures de la p>ole div9e4 ,abl>d en p>ticuli] a t\j\rs p>u atta*] le plus haut prix la lecture des sa9ts livres4 ,dans une longue et curieuse lettre o il donne l'abbesse du ,p>aclet des in/ructions p\r son c\v5t1 il veut que les religieuses s'adonn5t cette tude4 ,l'criture-,sa9te e/ le miroir de l'me4 ,celui qui vit en la lisant1 qui pr(ite en la compr5ant1 s'habitue connatre la beaut de ses moeurs ou en dc\vrir la dif=mit1 et s'atta*e a9si accrotre l'une comme c>t] l'autre4444 ,mais celui qui contemple l'criture sans la compr5dre1 la ti5t comme un aveugle devant ses yeux2 c'e/ un miroir o il ne peut se reconnatre4 ,il ne *]*e pas dans l'criture cette in/ruction p\r laquelle uniquem5t elle e/ faite1 et comme un ne atta* une lyre1 il re/e a9si oisif devant le livre4 ,il e/ jeun1 il a devant lui le pa91 et il ne se n\rrit pas4 ,cette p>ole de ,dieu1 que son intellig5ce ne s'assimile po9t1 que l'enseignem5t ne porte po9t sa b\*e1 e/ p\r lui un alim5t inutile2 il ne s'en s]t pas4444 ,il prie ou il *ante en esprit1 celui qui ne fait que =m] des mots p> le s\ffle de ses lvres1 et n'y aj\te pas l'intellig5ce m5tale4444 ,l'oraison mme e/ alors sans fruit4444 il faut que celui qui prie soit pntr et enflamm p> l'intellig5ce des p>oles qu'il adresse ,dieu4444 ,c'e/ p> une sugge/ion de l'ennemi des hommes que dans nos mona/res on ne fait aucune tude p\r l'intellig5ce des critures2 on n'y appr5d qu' *ant] et =m] des mots articuls1 non les compr5dre1 comme s'il tait plus utile de faire bl] les brebis que de les faire patre#dac4 ,note #dac3 ,ab4 ,op41 ep4 viii1 ,petr4 ad ,helois41 p4 #ahh-aia4--,voy4 aussi l'ptre aux filles du ,p>aclet p\r les exhort] l'tude des lettres4 7,ibid41 ep4 ,vii1 p4 #bea47 ,suivant l'ptre aux ,roma9s1 si les juifs ont reu l'anci5ne loi1 les oeuvres de cette loi sont insuffisantes p\r le salut2 si cette loi a manqu aux ,g5tils1 une autre tait grave dans leurs coeurs1 qu'ils devai5t connatre et qu'ils aurai5t pu suivre4 ,t\s ont eu leur rvlation1 et t\s ,jsus-,*ri/ a t ncessaire4 ,ce ?me conduit faire ressortir l'clat de la lumire naturelle1 comme montr] ce qu'il peut y avoir d'troit et d'impuissant dans les =malits d'un culte extrieur1 pratiqu sans intellig5ce et sans v]tu4 ,c'e/ l le ct philosophique de cette ptre1 comme du gnie de sa9t ,paul4 ,p> l il e/ l'aptre des ,g5tils1 c'e/--dire au fond l'aptre de la raison huma9e et le promoteur d'une c]ta9e lib]t religieuse4 ,le ct purem5t *rti51 c'e/ le tableau des g>em5ts de la raison huma9e1 infidle sa rvlation primitive1 et de la dgradation morale o e/ tomb le monde paen1 ses philosophes en tte2 c'e/ le dveloppem5t des causes qui r5d5t ncessaire de se donn] ,dieu et la vrit1 sans c\t] l'irrflexion prsomptueuse de ceux qui croi5t tr\v] dans les pratiques prescrites aux ,hbreux l'infaillible moy5 de se sauv] peu de frais4 ,a9si s'lv5t sur les ru9es d'un d\ble orgueil1 au-dessus de t\tes les oeuvres huma9es1 ess5tiellem5t imp>faites et corrompues1 le dogme sauveur de la rdemption et la v]tu tutlaire de la foi4 ,c'e/ bi5 l de la religion raisonne2 l'ptre aux ,roma9s e/ un des plus beaux monum5ts du vritable rationalisme *rti54 ,l'accusation dirige contre les ,g5tils1 p> exemple1 e/ ess5tiellem5t une apologie de la raison huma9e4 ,ils se croyai5t1 dit ,abl>d1 mo9s rprh5sibles1 ou mme t\t fait excusables1 de n'avoir pas s]vi ,dieu1 qu'ils ne p\vai5t connatre1 faute d'une loi crite4 ,mais le ,seigneur1 sans que ri5 ft crit1 leur tait connu prcdemm5t p> la loi naturelle2 il les avait mis sur la voie d'une notion de lui-mme1 et p> la raison qu'il leur avait donne1 et p> ses oeuvres visibles4 ,ils avai5t donc pu savoir et p5s] la vrit4 ,on tr\ve dans les ouvrages des philosophes qui tai5t les matres des nations1 beauc\p de tmoignages vid5ts en faveur de la ,tr9it1 que les ,,ss4 ,pres ont soigneusem5t recueillis p\r recomm&] notre foi contre les attaques des ,g5tils4 ,et n\s aussi1 n\s avons rapport la plup>t de ces tmoignages dans notre petit ouvrage de ?ologie#dad4 ,en effet1 la cration avait manife/ ce qu'il y a d'invisible en ,dieu1 c'e/--dire l'unit et la ,tr9it2 c> p> la qualit d'un ouvrage on peut jug] de l'habilet d'un ouvri]4 ,or1 l'habilet de ,dieu1 c'e/--dire les dons ou les attributs que suppose son ouvrage1 c'e/1 d'une "p1 l'unit de sa nature1 atte/e p> l'h>monie univ]selle1 et1 de l'autre1 la puissance1 la sagesse et la bont1 qui sont les trois *oses dans lesquelles je crois que consi/e t\te la di/9ction tr9itaire4 ,rem>quez que sa9t ,paul dit3 ,ce qui se connat de ,dieu e/ rvl en eux2 ,dieu le leur a rvl 7,i1 #ai74 ,le rvl1 c'e/ la raison2 le connu1 c'e/ ce que manife/5t les oeuvres visibles1 ce que leur a manife/ la cration2 c'e/1 selon le texte1 ce qu'il y a d'invisible en ,dieu1 invisibilia ipsius1 savoir1 sa puissance t]nelle et sa div9it1 sempit]na ejus virtus et div9itas#dae4 ,note #dad3 ,comm5t4 9 ep4 ad ,rom41 p4 #eac4--,rom4 i1 #ai et #bj4 ,le petit ouvrage1 ,opusculum1 c'e/ l',introduction la ?ologie4 ,note #dae3 ,comm41 p4 #ead-eaf4 ,ni le texte de sa9t ,paul1 ni mme le dveloppem5t auquel se livre ,abl>d1 ne fait ressortir du spectacle du monde la connaissance du ,sa9t-,esprit4 ,ri5 donc n'indique que sa9t ,paul ait p5s que la ,tr9it ft rvle aux paens4 ,le v]set p>at signifi] seulem5t que la cration du monde a d manife/] la connaissance ce qu'il y a d'invisible en ,dieu1 sa puissance t]nelle et sa div9it1 c'e/--dire qu'il y a une puissance t]nelle et que la puissance t]nelle1 c'e/ ,dieu4 ,on a vu ailleurs que c]ta9s docteur1 p> div9it1 ,grec3 !iots1 ent5dai5t le ,sa9t-,esprit4 7,c4 iv1 p4 #cab47 ,ins5sibles cette rvlation univ]selle1 les ,g5tils n'ont po9t glorifi ,dieu1 et ,dieu les a livrs leurs passions4 ,ce n'e/ pas cep5dant de t\s les philosophes s\mis la seule loi naturelle que doit s'ent5dre cette malice et cet aveuglem5t1 la plup>t ayant t dignes d'tre reu de ,dieu1 tant p> leur foi que p> leurs moeurs1 comme le g5til ,job#daf1 et quelques-uns peut-tre des philosophes qui m5r5t la vie la plus pure avant la v5ue du ,seigneur4 ,c'e/ p\r eux1 selon sa9t ,jrme1 qu'a t dite cette p>ole1 que ,dieu moissonne o il n'a pas sem4 ,cep5dant sa9t ,paul ne fait pas d'exception1 il prononce une condamnation gnrale contre t\s ceux qui ont trop prsum de leur sagesse4 ,p\r apais] l'orgueil des ,roma9s g5tils1 il lui suffisait de montr] que les philosophes avai5t eu connaissance de ,dieu1 et que ces matres mmes de la foi1 magi/ros fidei1 avai5t gravem5t failli1 au po9t de tomb] dans l'idoltrie4 ,note #daf3 ,job tait g5til1 c'e/--dire d'une nation autre que le peuple de ,dieu4 ,on croit qu'il tait ,idumi54 7,s4 ,aug41 ,de ,cir4 ,dei1 ,,xviii1 xlvii47 ,ces ides sont h>dies1 et ,abl>d semble devanc] les raisonnem5ts du ,x,v,i,i,ie sicle sur le salut de ,socrate et de ,m>c-,aurle4 ,au re/e1 il a rgn longtemps sur ce po9t dans l'glise une assez gr&e lib]t de p5s]1 et peut-tre les temps mod]nes se sont-ils montrs plus rigides que les premi]s sicles4 ,ne citons pas les ,pres1 ,clm5t d',alex&rie1 sa9t ,ju/91 sa9t ,augu/9 lui-mme2 mais au temps d',abl>d1 ,ri*>d de ,sa9t-,victor1 qui enseignait dans une cole oppose1 p5sait que la raison naturelle p\vait s'lev] jusqu' la ,tr9it2 on a vu ailleurs qu'un autre de ses contempora9s1 l'ar*evque ,hugues1 donnait la mme porte au v]set qu'il discute ici1 et ,alb]t-le-,gr&1 qui le discute son t\r1 rs\t p> l'affirmative la "q que sa9t ,?omas dcide en s5s contraire3 ,la ,tr9it peut-elle tre connue p> la raison naturelle#dag8 ,note #dag3 ,ri*4 a ,s4 ,vict41 ,de triu41 t4 #a1 c4 iv4--,hugon4 ,dialog41 t4 #a2 ,!s4 ,anecd41 t4 ,v1 p4 #hja4--;,alb]t4 ,summ41 tract4 ,,iii1 qu4 xiii4--,s4 ,?om4 ,summ41 p>s i1 qu4 xxxii1 a4 t4 ,c'e/ donc un pr9cipe la fois *rti5 et philosophique qu'une rvlation id5tique dans sa s\rce et dans son objet1 mais div]se en t5due1 en cl>t1 en puissance1 a1 p\r a9si dire1 embrass l'humanit entire1 et que1 devant cette loi univ]selle1 l'humanit e/ univ]sellem5t1 bi5 qu'9galem5t responsable des violations qu'elle en a commises4 ,je d\te que ce pr9cipe1 mme dans les t]mes o le pose ,abl>d1 et t de t\t temps accept p> l'glise2 mais il a rep>u div]ses poques dans son enseignem5t1 et on peut rem>qu] qu'aprs avoir t au d]ni] sicle1 s\s la =me philosophique de religion naturelle1 dirig comme une arme (f5sive contre le *ri/ianisme1 il e/ ma9t5ant employ s\v5t comme une arme df5sive p> les rc5ts apologi/es du *ri/ianisme4 ,c'e/ au fond la doctr9e de l',essai sur l',indiffr5ce1 et l'on sait que ce livre a fait cole4 ,mais on ne saurait mconnatre que le mme pr9cipe puisse tre t\rn en des s5s bi5 div]s1 et donn] naissance des consqu5ces opposes4 ,abl>d e/ sur la voie de ceux qui en ont fait sortir l'incrdulit2 il e/ lo9 de le savoir p\rtant1 et ne prt5d que =tifi] la foi p> un d\ble c>actre d'univ]salit et de p]ptuit4 ,il croit avoir donn une bas plus l>ge la doctr9e du salut4 ,c'e/ en effet cette doctr9e qu'il expose ici1 en la p\rsuivant dans une f\le de que/ions qu'elle s\lve1 et qu'il traite ou qu'il aj\rne d'autres ouvrages#dah4 ,son ide fondam5tale1 c'e/ que *acun e/ jug selon la vrit1 loi id5tique de t\s1 et selon sa p>ticipation la connaissance de cette div9e vrit4 ,les oeuvres ne sont que des preuves de l'int5tion1 et l'int5tion seule e/ innoc5te ou c\pable4 ,devant ,dieu elle e/ rpute p\r le fait4 ,l'issue du jugem5t e/ inconnue en ce monde4 ,ce jugem5t se prononce p\r *acun la mort1 il se prononc]a p\r t\s la f9 du monde4 ,cep5dant ceux qui ont t tr\vs purs avant le d]ni] jugem5t1 ceux dont la vie e/ p>faite1 acquitts avant ce j\r suprme1 s]ont assis auprs du ,*ri/2 ils p>tag]ont sa gloire2 juges comme lui1 tranquilles sur eux-mmes1 ils jug]ont les autres4 ,mais c'e/ la condition d'avoir obs]v1 non p> des oeuvres purem5t extrieures1 mais de coeur et de volont1 soit la loi naturelle1 soit la loi crite4 ,il e/ vrai que1 depuis l'vangile1 en ce temps d'am\r plus que de cra9te1 la ju/ification gratuite e/ promise1 c'e/--dire que la ju/ice ne vi5t pas de nos mrites1 mais de la grce de ,dieu4 ,p> le ,*ri/ propitiateur1 ,dieu (fre la rdemption ceux qui croiront en lui4 ,note #dah3 ,comm5t41 p4 #eaf-eba4 ,trois que/ions difficiles sont indiques1 qui t\tes sont relatives la possibilit du p* et de la punition1 de la responsabilit1 de la grce1 mais dont les solutions sont r5voyes la ,?ologie4 ,elles ne s'y tr\v5t pas expressm5t4 ,ici s'lve la plus gr&e "q4 ,qu'e/-ce que cette rdemption p> le ,*ri/1 ou comm5t son sang peut-il n\s ju/ifi]1 n\s qui sembl]ions plus punissables1 aprs avoir commis le crime du s]viteur infidle1 le crime de la mort du ,seigneur innoc5t8 ,et d'abord p> quelle ncessit ,dieu s'e/-il fait homme p\r n\s ra*et] en m\rant suivant la *air1 ou de qui n\s a-t-il ra*ets1 comme d'un matre qui n\s t9t captifs p> ju/ice ou p> puissance8 ,de quelle ju/ice1 de quelle puissance n\s a-t-il affran*is8 ,qui a-t-il pr* p\r le dcid] n\s rel*]8 ,on dit qu'il n\s a ra*ets de la puissance du diable4 ,p> la transgression du premi] homme1 qui s'tait volontairem5t s\mis son obissance1 le diable aurait eu comme un c]ta9 droit de le t5ir en sa possession et en sa puissance1 et il l'y ti5drait encore si le librateur n'tait v5u4 ,mais puisque le ,seigneur a dlivr les seuls lus1 qu& le diable les a-t-il possds8 ,jamais1 ni dans le sicle du ,messie1 ni dans le sicle futur1 ni auj\rd'hui4 ,ce pauvre qui reposait dans le se9 d',abraham1 e/-ce que le diable le torturait comme le ri*e damn1 et qu& mme il l'aurait t\rm5t mo9s1 avait-il dom9ation sur ,abraham lui-mme et le re/e des lus8444 ,ce droit de possession sur l'homme1 le diable ne p\vait l'avoir que si p> has>d il avait reu l'homme p\r le t\rm5t]4 ,dieu l'ayant p]mis1 ou mme le lui ayant livr4 ,d'o vi5drait d'ailleurs le droit8 ,si le s]viteur ou l'esclave d'un matre sduisait un de ses compagnons1 l'entranait la dsobissance1 le sducteur ne s]ait-il pas plus c\pable aux yeux du matre que le sduit1 et p> quelle inju/ice la premi] acqu]rait-il privilge et dom9ation sur le second8 ,il s]ait plus ju/e que ce ft celui-ci qui et sur l'autre un droit de v5geance4 ,d'ailleurs le diable n'a pu donn] l'homme cette immortalit qu'il lui a promise p\r le sduire1 comm5t donc aurait-il le droit de le ret5ir8 ,il ne l'aurait pu faire que p> la p]mission de ,dieu1 qui lui aurait livr l'homme comme son geli] ou son b\rreau4 ,l'homme n'avait p* que contre le ,seigneur2 or1 si le ,seigneur v\lait lui remettre le p*1 comme il l'a fait p\r la vi]ge ,m>ie1 comme avant sa passion le ,*ri/ l'a fait p\r beauc\p d'autres1 p\r ,m>ie ,magdele9e1 p\r le p>alytique2 ne p\vait-il dire l'excuteur de sa ju/ice 7tortori suo73 ,je ne veux pas que tu le punisses plus longtemps4 ,dieu cessant de p]mettre le supplice1 aucun droit ne re/ait l'excuteur2 s'il s'tait pla9t1 s'il avait murmur1 il et t conv5able que le ,seigneur lui rpondit3 ,e/-ce que ton oeil e/ mauvais p>ce que je suis bon8 7,ma?41 xx1 #ae47 ,le ,seigneur n'a pas fait injure au diable1 lorsque de la masse p*]esse il a pris une *air pure et s'e/ fait un homme exempt de t\t p*2 cette conception sans p*1 cet homme ne l'a pas obt5ue p> ses mrites1 mais p> la grce du ,seigneur1 qui s'e/ revtu de son humanit4 ,e/-ce que la mme grce1 si elle avait v\lu remettre aux autres hommes leur p*1 n'aurait pu les libr] a9si de leur pe9e8444 ,quelle ncessit donc1 ou quelle raison1 ou quel beso91 lorsque d'un seul reg>d 7sola visione sua7 la misricorde div9e aurait pu dlivr] l'homme des ma9s du diable1 quelle cause1 dis-je1 a v\lu que1 p\r n\s ra*et]1 le fils de ,dieu fait *air s\ffrit tant de privations et d'opprobres1 le f\et1 le cra*at1 enf9 la cruelle et ignom9ieuse mort de la croix1 au po9t d'endur] le supplice patibulaire avec des m*ants8 ,comm5t aussi l'aptre dit-il que n\s sommes ju/ifis ou rconcilis avec ,dieu p> la mort de son ,fils1 qu& ,dieu aurait d se c\rr\c] d'autant plus contre l'homme que les hommes avai5t t plus c\pables de crucifi] son fils que de viol] dans le p>adis son premi] comm&em5t en gtant un seul fruit8444 ,que si ce p* d',adam fut assez gr& p\r ne p\voir tre expi que p> la mort du ,*ri/1 quelle expiation aura l'homicide commis contre le ,*ri/ et tant et de si gr&s att5tats consomms contre lui et contre les si5s8 ,e/-ce que la mort d'un fils innoc5t a tellem5t plu ,dieu qu'elle l'ait rconcili avec n\s1 qui avons commis le p*1 cause de la mort de ce fils innoc5t8444 ,donc1 mo9s que ce p*1 le plus gr& de t\s1 ne ft commis1 il n'en p\vait p>donn] un autre beauc\p mo9dre2 il fallait la multiplication du mal p\r qu'un si gr& bi5 n\s ft fait4 ,en quoi1 p> la mort du fils de ,dieu1 sommes-n\s dev5us plus ju/es que n\s ne l'tions aup>avant1 p\r tre ds lors librs du *tim5t8 ,a qui le prix du sang a-t-il t donn p\r qu'il y et rdemption1 si ce n'e/ celui au p\voir duquel n\s tions1 c'e/--dire ce ,dieu mme qui1 a9si qu'il vi5t d'tre dit1 n\s avait livrs son b\rreau8 ,c> ce ne sont pas les b\rreaux1 mais les seigneurs et matres des captifs qui compos5t ou accept5t la composition#dai4 ,comm5t enf9 a-t-il1 p\r un c]ta9 prix1 rel* ses captifs1 si lui-mme1 aup>avant n'avait exig et fix ce mme prix auquel il les rel*ait8 ,or1 combi5 p>at cruel et inju/e que l'on rclame p\r prix le sang de l'innoc5t1 ou que l'on se plaise en faon quelconque au meurtre de l'innoc5t2 et plus encore1 que le ,seigneur ait pu avoir la mort de son fils p\r si agrable1 que p> elle il ait t rconcili avec le monde enti]6 ,note #dai3 ,componunt aut suscipiunt4 7p4 #eeb47 ,on connat l'usage du temps4 ,suivant une c\tume d'orig9e g]ma9e1 p\r un crime ou p\r un dlit1 on p\vait se ra*et] moy5n5t un prix pay celui qui en avait s\ff]t1 et peu peu il avait t galem5t tabli qu'un prix s]ait pay celui qui p\vait ex]c] une sorte de v9dicte publique1 c'e/--dire au seigneur1 enf9 aux mat9s des captifs1 dom9i captivorum4 ,c'tai5t ceux au p\voir desquels passai5t les dl9quants4 ,la solution de cette "q1 qui n'e/ pas mdiocre1 p>at tre que n\s sommes ju/ifis dans le sang de ,jsus-,*ri/ et rconcilis avec ,dieu1 en ce que p> cette grce s+ulire qu'il n\s a manife/em5t faite en n\s donnant son fils1 qui a pris notre nature et qui a p]si/ jusqu' la mort n\s in/ruire s\s cette =me p> sa p>ole et son exemple1 il n\s a plus troitem5t atta*s lui du li5 de l'am\r1 et qu'enflamme p> un tel bi5fait de la grce div9e1 la vraie *>it ne doit r$\t] p\r lui aucune s\ffrance4444 ,aprs la passion1 l'homme e/ dev5u plus ju/e1 c'e/--dire plus aimant ,dieu4 ,notre rdempt c'e/ l'am\r suprme du ,*ri/ p\r n\s1 qui p> sa passion non-seulem5t n\s a dlivrs de la s]vitude du p*1 mais encore n\s a acquis la lib]t des fils de ,dieu1 af9 que dsormais n\s accomplissions t\t p> am\r plus que p> cra9te de celui qui n\s a fait une grce si gr&e1 qu'une plus gr&e1 son propre tmoignage1 ne saurait tre inv5te4 7,jean1 xv1 #dcdbj74 ,note #dbj3 ,comm1 p4 #edi-eec4---,rom4 iii1 #bl et suiv4 ,abl>d dit ici qu'il expose succ9ctem5t le mode de la rdemption1 et il r5voie sa ,?ologie3 on y tr\ve1 il e/ vrai1 la mme doctr9e1 mais plus succ9ctem5t encore exprime4 7,!ol4 ,*ri/41 t4 ,,iv1 p4 #acjg-acjh47 ,n\s t\*ons ici une ?orie de la rdemption1 de t\tes les p5ses d',abl>d la plus tmraire4 ,avant d'y insi/]1 p>c\rons div]ses que/ions accessoires1 graves p\rtant1 qu'il y ratta*e4 ,i4 ,c'e/ le ,fils qui a t inc>n1 mais l'a-t-il t seul8 ,t\t dans l'vangile semble montr] le ,fils sp> un mom5t1 p> sa mission1 du ,pre qui la lui donne2 et cep5dant c'e/ un article de foi que dans la ,tr9it la sub/ance e/ unique et les oeuvres communes4 ,abl>d a dj dit que dans l'inc>nation la sub/ance div9e s'e/ en une seule p]sonne uni la sub/ance huma9e2 il a dit que t\t ce que fait le ,pre1 le ,fils et le ,sa9t-,esprit le font1 et rciproquem5t#dba4 ,cep5dant il ne prt5d pas que le ,pre et le ,sa9t-,esprit se soi5t faits *air1 ai5t pr\v l'inc>nation ou la passion1 ce qui s]ait l'erreur de ,praxz1 de ,sabellius et des patripassi5s1 mais il dit que dans l'inc>nation et le ,pre et le ,sa9t-,esprit ont opr1 la puissance et la bont div9e ne p\vant tre exclues de la ,div9it4 ,lorsqu'un homme s'habille ou s'arme1 beauc\p y coopr5t qui ne sont ni habills ni arms4 ,c'e/ l'me1 comme motrice du corps1 que sont rapportes t\tes nos actions1 et cep5dant t\s les mots qui les exprim5t ne peuv5t tre attribus l'me en prdicats4 ,on ne peut dire que l'me mange ou se promne4 ,c'e/ p> cette subtilit qu',abl>d vite une hrsie contre laquelle il a prote/ hautem5t#dbb4 ,note #dba3 ,introd41 p4 #ihi et #aabg1 et ,!ol4 ,*r41 t4 ,,iv1 p4 #acji-acaa4 ,note #dbb3 ,cf4 ,ad ,helois4 ,apol41 ,op41 p4 #cji1 et ci-dessus1 c4 ,,ii1 p4 #aic4 ,il dit ici 7,comm5t41 t4 ,,iii1 p4 #fcc7 qu'il traite la "q dans son ,an?ropologie4 ,ce mot s+uli] que l'diteur des oeuvres rem>que1 puisqu'il en corrige en m>ge l'or?ographe1 semble indiqu] un ouvrage d',abl>d t\t fait inconnu4 ,l',an?ropologie tait1 je crois1 en ce temps l1 la sci5ce du ,dieu fait homme ou la solution de la "q ,cur ,deus homo8 ,peut-tre ce mot n'indique-t-il qu'une p>tie spciale de l'une des ,?ologies4 ,,ii4 ,une seconde "q qui dp5d de la rdemption1 cette premire des grces de ,dieu1 s]ait celle de la grce en gnral et du mrite des hommes4 ,et d'abord en quoi rside le mrite8 ,dans la volont seule ou dans la volont et l'oeuvre8 ,mais t\t cela e/ du ressort de l'?ique1 et doit se tr\v] dans l'ouvrage qui porte ce titre#dbc4 ,note #dbc3 ,comm5t41 p4 #eei-efj4--,voy4 l'?ique et ci-aprs1 c4 ,,vii1 p4 #dfd4 ,,iii4 ,heureux celui qui ,dieu n'a po9t imput de p*1 dit l'aptre 7iv1 #h et #i74 ,puis il s'int]rompt et se dem&e si ce bonheur n'e/ que p\r les circoncis2 l'exemple d',abraham rpond4 ,sa foi lui fut impute ju/ice avant qu'il et reu la circoncision2 mais il avait la foi1 et de la nat une "q3 ,que faut-il p5s] du sort des enfants qui m\rai5t s\s l'anci5ne loi avant le huitime j\r1 celui o la circoncision tait p]mise8 ,c'e/ la mme "q qui s'lv]ait au sujet des enfants qui m\rrai5t avant qu'on ne pt les baptis]1 p>ce que l'eau manqu]ait4 ,la s5t5ce de damnation en ce cas p>at cruelle444 mais n\s en ce remettant la ,provid5ce de t\t ce qu'elle dispose1 la provid5ce de celui qui seul sait p\rquoi il a lu celui-ci1 rpr\v celui-l1 n\s t5ons p\r immuable l'autorit de l'criture qu'il n\s a donne#dbd4 ,note #dbd3 ,comm41 p4 #efj-efd4--,rom4 iv1 #h4 ,,iv4 ,t\tes ces que/ions en suppos5t rsolue une bi5 plus gr&e4 ,ma9t5ant il n\s faut en v5ir cette vieille qu]elle du g5re huma9#dbe1 cette "q inf9ie 7int]m9atam quoe/ionem71 savoir1 celle du p* orig9el1 qui retombe1 a9si que le rappelle l'aptre1 de notre premi] pre sur sa po/rit1 et il faut1 comme n\s p\rrons1 travaill] la rs\dre4 ,note #dbe3 ,p4 #eia-fja4 ,il s'e/ dj s]vi de cette expression1 vet]em humani g5]is qu]elam2 mais p\r dsign] la "q de l'immutabilit de la ,provid5ce et de la lib]t1 ,introd41 t4 ,,iii1 p4 #aahd4 ,il e/ dem& d'abord3 ,qu'e/-ce qu'on appelle le p* orig9el avec lequel *aque homme e/ procr8 ,puis1 p> quelle ju/ice le fils innoc5t e/-il1 p\r le p* du pre1 traduit devant le plus misricordieux des juges1 ce qui ne s]ait pas appr\v devant des juges du sicle2 et comm5t le p* que n\s croyons dj remis celui qui l'a commis1 ou dj effac dans les autres p> le baptme1 e/-il puni dans les enfants qui n'ont pu cons5tir encore au p*8 ,comm5t ceux qui ne sont pas dans les li5s de leur propre p* sont-ils damns p> le p* d'autrui1 et comm5t l'iniquit du premi] pre les entrane-t-elle plus srem5t la damnation que de plus graves iniquits de leurs plus pro*es p>5ts8 ,combi51 en effet1 il e/ cruel et contraire la bont de ,dieu1 qui aime mieux sauv] les mes que les p]dre1 de condamn] p\r le p* du pre le fils que p\r le si5 propre sa ju/ice ne sauv]ait pas#dbf6 ,note #dbf3 ,comm5t41 t4 ,,ii1 p4 #dja4 ,p> le p* orig9el il faut ent5dre la pe9e du p*1 c> le p* en lui-mme1 celui de la volont1 n'e/ po9t imputable qui ne peut encore us] du libre arbitre1 ni faire aucun emploi de sa raison4 ,p> la df9ition des philosophes1 le libre arbitre n'e/ que cette facult de l'esprit de dlibr] et de dt]m9] ce qu'il veut faire4 ,celui qui ne dlibre pas actuellem5t1 s'il e/ d'ailleurs apte dlibr]1 ne manque pas du libre arbitre4 ,mais cette facult1 nul ne ni]a qu'elle ne manque aux petits enfants1 a9si qu'aux furieux et aux idiots2 aussi ne sont-ils pas mme s\mis aux lois huma9es4 ,la ju/ice1 en effet1 consi/e r5dre *acun ce qui lui revi5t1 ni plus ni mo9s qu'il n'a mrit4 ,donn] plus de bi5 ou inflig] mo9s de mal qu'il n'en a t mrit1 c'e/ grce plutt que ju/ice4 ,or1 ma9t5ant1 qu'elle e/ gr&e1 la cruaut que ,dieu p>at montr] l'g>d des petits enfants1 auxquels1 sans tr\v] qu'ils ai5t ri5 mrit1 il inflige la pe9e la plus grave1 celle du feu inf]nal6 ,sa9t ,augu/9 ne p]met pas d'en d\t]#dbg4 ,cela ne sembl]ait-il pas1 *ez les hommes1 de la d]nire inju/ice8 ,c'e/ qu'il e/ int]dit aux hommes de v5g] leur propre injure1 mais ,dieu a dit3 ,a moi la v5geance4444 c'e/ moi qui f]ai ju/ice4 7,,xii1 #ai2 ,deut4 ,,xxxii1 #ce47 ,dieu1 en effet1 ne fait pas inju/ice sa crature1 de quelque faon qu'il la traite1 ou bi5 les animaux1 crs p\r travaill] dans l'obissance des hommes1 p\rrai5t se pla9dre et murmur] contre le crateur4 ,mais l'vangile leur rpondrait3 ,e/-ce qu'il ne m'e/ pas p]mis de faire ce que je veux8 7,ma?41 ,,xx1 #ae47 ,et l'aptre dirait3 ,homme1 qui es-tu1 p\r rpondre ,dieu8 ,le vase se pla9t-il au poti]8 7,,ix1 #bj47 ,note #dbg3 ,cette op9ion1 quoique trs-accrdite dans l'glise1 n'e/ pas article de foi4 ,on p5*e auj\rd'hui v]s une int]prtation plus d\ce4 ,la foi oblige seulem5t croire que les enfants morts sans baptme sont privs du royaume des cieux4 ,au re/e le passage donn comme de sa9t ,augu/9 e/ extrait d'un ouvrage qui ne lui e/ plus attribu1 mais l'vque ,fulg5ce4 7,de ,fide ad ,petrum1 t4 ,,vi1 app5d47 ,il s'exprime autrem5t et plus modrm5t ailleurs4 ,ep4 #bh1 ad ,h]on4--,cont4 ,jul41 ,v1 ,,xi4 ,d'ailleurs1 on ne saurait appel] mal ri5 de ce qui s'accomplit suivant la volont de ,dieu4 ,c> n\s ne p\vons disc]n] le bi5 du mal que p> la con=mit avec cette volont mme4 ,aussi e/-il des *oses qui sembl5t trs-mal1 que nul ne s'+re de condamn]1 p>ce que le ,seigneur les a ordonnes1 comme la spoliation des gypti5s p> les ,hbreux4 ,sans un ordre semblable1 ceux qui tur5t leurs plus *]s p>5ts p\r avoir eu comm]ce avec des femmes madianites1 pass]ai5t p\r des homicides plutt que p\r des v5geurs#dbh4 ,la di/9ction du bi5 et du mal rside tellem5t dans le dcret de la volont div9e1 que notre cri de t\s les j\rs e/3 ,que votre volont soit faite6 ,c'e/ lui dire3 que t\t soit ordonn p\r le mieux2 en sorte que le mal ou le bi5 dp5d1 suivant les temps1 de ce qu'il ordonne ou de ce qu'il df5d4444 ,les sacrem5ts de l'anci5ne loi1 jadis en gr&e vnration1 sont ma9t5ant abom9ables4 ,note #dbh3 ,de leurs plus *]s p>5ts sa9tem5t homicides4 7,rac9e7 ,mais il ne suffirait pas d'abs\dre ,dieu de t\te inju/ice dans la damnation des petits enfants1 il faut aussi faire une "p sa bont4 ,or1 d'abord1 n\s savons que la pe9e qui leur e/ rs]ve e/ la plus d\ce de t\tes4 ,ils s\ffriront les tnbres1 dit sa9t ,augu/91 ce qui signifie qu'ils ne v]ront pas ,dieu4 ,puis1 n'e/-il pas p]mis de p5s] que la mort avant le baptme n'emporte que ceux dont ,dieu a prvu la m*ancet future8 ,cette svrit env]s des cratures qui n'ont ri5 fait1 n'e/-ce pas un salutaire exemple p\r les p*eurs1 et ne peut-il pas y avoir des raisons de famille1 famili>es caus1 qui r5d5t cet exemple ncessaire leurs p>5ts8 ,n'e/-ce pas p\r ceux-ci une gr&e excitation la cont95ce1 que la p5se que leur concupisc5ce envoie incessamm5t tant d'mes en enf]8 ,le p* orig9el en lui-mme e/ la dette de damnation dont n\s sommes t5us p\r la faute de nos premi]s p>5ts4 ,n\s avons t\s p* en ,adam1 au s5s du mo9s o l'on dit qu'un tyran vit dans ses enfants4 ,donc1 direz-v\s1 il faut damn] ceux qui n'ont po9t p*1 gr&e iniquit2 punir ceux qui ne l'ont pas mrit1 gr&e atrocit4 ,oui1 p\r des hommes1 et non p\r ,dieu2 sans cela comm5t ne pas accus] ,dieu p\r avoir envelopp les petits enfants dans la pe9e du dluge ou dans l'inc5die de ,sodome8 ,comm5t a-t-il p]mis l'affliction et le meurtre du bi5heureux ,job et des sa9ts m>tyrs8 ,et comm5t enf9 a-t-il livr la mort son fils unique8 ,v\s rpondez p> une disp5sation trs-avantageuse de sa grce4 ,bi5 et f9em5t dit6 ,les hommes aussi1 p> quelque disp5sation d'une salutaire prud5ce1 peuv5t galem5t afflig] les innoc5ts comme des c\pables1 et ne po9t p*]4 ,a9si p> exemple1 cause de la m*ancet d'un tyran1 de bons pr9ces ravag5t et pill5t ses t]res et sont entrans faire du mal de bons et fidles sujets1 lis leurs matres p> la possession et non p> l'int5tion1 le t\t af9 de p\rvoir l'utilit du plus gr& nombre p> le dommage du petit4 ,il peut aussi arriv] que de faux tmo9s que n\s ne p\vons confondre1 imput5t un crime un homme que n\s savons innoc5t1 et ces tmoignages1 si t\tes les =malits ont t remplies1 n\s =c5t frapp] un innoc5t1 af91 *ose assez s+ulire1 qu'en obissant aux lois1 n\s punissions ju/em5t celui qui n'e/ pas ju/em5t puni1 ce qui e/ commettre ju/em5t une inju/ice1 aprs dlibration compt5te sur l'affaire1 et p\r ne pas nuire au gr& nombre en p>gnant un seul homme4 ,de mme1 la damnation des petits enfants peut avoir plusieurs motifs des plus salutaires dans la disp5sation div9e1 sans compt] les causes que n\s avons assignes4444 ,dieu e/ galem5t irrit contre eux1 ils ont t conu dans le p* de la concupisc5ce *>nelle1 o sont tombs les pres eux-mmes p> la premire transgression2 une absolution spciale e/ ncessaire *acun d'eux1 et la plus facile assurm5t a t in/itue dans le baptme1 sacrem5t o la foi d'autrui et la confession des p>ra9s int]cd5t p\r le p* d'autrui dans lequel les enfants sont engags4 ,celui qui e/ n dans le p* et qui ne peut encore satisfaire p> lui-mme e/ purifi p> le sacrem5t de la grce div9e4 ,mais on doit tr\v] t\t simple que ce qui e/ remis aux p>5ts soit exig des enfants1 puisque la gnration de la concupisc5ce *>nelle transmet le p* et mrite la colre4444 ,il p\rrait aussi arriv] dans la vie qu'un pauvre qui aurait donn sa p]sonne et ses enfants un seigneur v9t ensuite gagn]1 p> quelque acte de v]tu ou quelque prix1 sa lib]t et non celle de ses fils4 ,dieu a v\lu que la nature n\s (frit quelque *ose d'analogue3 de la sem5ce de l'olivi]1 comme de l'olivi] sauvage1 il nat un olivi] sauvage1 a9si que de la *air du ju/e1 comme de celle du p*eur1 il nat un p*eur2 du from5t purg sans la paille1 il nat un from5t non purg avec la paille2 a9si de p>5ts purifis du p* p> le sacrem5t aucun enfant ne nat exempt de p*4444 ,voil p\r le mom5t ce qu'il n\s suffit de dire t\*ant le p* orig9el1 mo9s titre d'ass]tion que de simple op9ion#dbi4 ,note #dbi3 ,ibid41 p4 #fja4 ,il n'y a pas d'erreur grave dans ce que dit ici notre auteur du p* orig9el1 quoiqu'une p>tie de ces ides ne soit po9t consacre p> l'glise4 ,v4 ,du p* orig9el il faut pass] au p* actuel4 ,sa9t ,paul fait ent5dre plus d'une fois que la loi anci5ne a favoris le p*1 c'e/--dire app>emm5t a multipli les occasions de le commettre4 ,mais comm5t la loi p\vait-elle tre dite sa9te et le comm&em5t ju/e et bon1 puisque mme en les obs]vant on ne p\vait tre sauv8 ,c'e/ qu' un peuple indocile et grossi] ne p\vai5t tre donns des comm&em5ts de p]fection2 il fallut d'abord lui appr5dre obir4 ,qu& n\s domptons des btes de somme1 n\s ne comm5ons po9t p> les *>g] de l\rds f>deaux4 ,t\tefois1 on doit croire que ceux qui obs]vai5t les comm&em5ts p> am\r plus que p> cra9te1 recevai5t p> une rvlation spciale ce qui p\vait leur manqu] en p]fection4 ,en effet1 l'inspiration a r5du vangliques plusieurs hommes spirituels de l'anci5 peuple1 et ils ont pr* ou pratiqu le comm&em5t de la loi n\velle1 savoir1 l'am\r des ennemis4 ,c> c'e/ un comm&em5t n\veau1 novum m&atum1 que celui-ci3 ,aimez vos ennemis comme je v\s ai aims4 ,a9si que l'am\r div91 notre am\r doit tre ds9tress4 ,celui qui re*]*]ait son propre bi5 s]ait un m]c5aire1 qu& mme il ne t5drait qu'aux *oses spirituelles4 ,le nom de *>it ne devrait pas tre prononc1 si n\s aimions ,dieu cause de n\s1 c'e/--dire p\r notre utilit et p\r cette flicit que n\s esprons dans son royaume1 plutt que p\r lui-mme2 n\s plac]ions en n\s1 non dans le ,*ri/1 notre f9 int5tionnelle4 ,ceux qui sont dans de tels s5tim5ts sont des amis de la =tune2 l'av>ice les s\met plus que la grce4 ,c'e/ contre eux qu'il e/ dit3 ,si v\s aimez ceux qui v\s aim5t1 quelle rcomp5se aurez-v\s8 7,ma?41 v1 #df47 ,aucune1 c> v\s en aim]iez d'autres davantage s'ils v\s tai5t plus utiles1 v\s cess]iez d'aim] celui en qui v\s cess]iez d'espr]4 ,dieu ne doit pas tre mo9s aim de l'homme qu'il punit1 c> il ne peut punir que ju/em5t4 ,on dira qu'ici ce qui e/ utile1 c'e/ ,dieu mme2 il e/ lui-mme la rcomp5se2 c'e/ donc t\j\rs lui qu'on aime4 ,notre am\r s]ait pur et s9cre1 en effet1 si n\s p5sions mo9s ce qu'il donne qu' ce qu'il vaut4 ,telle e/ l'affection vritable d'un pre p\r son fils1 d'une *a/e p\se p\r son p\x1 de t\s ceux qui aim5t plus ceux qui leur sont inutiles que ceux qui leur s]ai5t d'une utilit plus gr&e4 ,si leur am\r les expose quelques maux1 il n'en e/ pas dim9u4 ,la cause de cet am\r subsi/e t\t entire dans ceux qu'ils aim5t4444 ,c'e/ ce que dit si bi51 p\r consol] ,julie ,cornlie sa femme1 ,pompe va9cu et fugitif3 ,ce que tu pleures1 tu l'z aim#dcj4 ,note #dcj3 ,citation de ,luca9 7,ph>s41 t4 ,vlll7 que n\s avons vu ,abl>d oppos] aux pleurs d',hlose4 ,voyez t4 ,i1 p4 #aee1 o cette citation e/ mal indique4 ,s\v5t mme les hommes d'un coeur libral p\rsuiv5t l'honnte plus que l'utile2 ils voi5t quelques-uns de leurs semblables de qui ils n'espr5t aucun avantage1 et ils leur port5t une affection plus gr&e qu' leurs propres esclaves1 de qui ils reoiv5t des s]vices j\rnali]s4 ,que n'avons-n\s p\r le ,seigneur cette affection s9cre qui n\s le f]ait plutt aim] p>ce qu'il e/ bon que p>ce qu'il n\s e/ utile6 ,si la cra9te u ,seigneur e/ le comm5cem5t de la sagesse1 la *>it en e/ la consommation#dca4 ,note #dca3 ,comm5t41 p4 #fbj-fbd4 ,ailleurs ,abl>d lit comme sa9t ,augu/9 pietas au lieu de timor dom9i4 7c4 iii1 p4 #bfd47 ,voil encore une op9ion p>ticulire notre ?ologi54 ,si cet asctisme de la *>it n'e/ po9t condamnable1 il e/ dang]eux4 ,le concile de ,s5s ne l'a pas blm1 mais un docteur dont le pr9cipal ouvrage semble p>fois n'tre qu'une rfutation implicite des s5tim5ts d',abl>d1 ,hugues de ,sa9t-,victor1 une des lumires de cette clbre cole si or?odoxe et si sci5tifique1 a combattu avec so9 la doctr9e de l'am\r de ,dieu p\r ,dieu mme1 et s'e/ j\ de ce platonisme d'un n\veau g5re qui peut affaiblir la pit mritante et le zle pratique p\r les oeuvres et le salut#dcb4 ,mais ce que le docte *ano9e ni les biographes bndict9s qui le vant5t n'ont1 ce me semble1 ap]u1 c'e/ que la doctr9e d',abl>d1 t\t sur la rvlation antrieure au *ri/ianisme que sur l'oeuvre de la rdemption1 l'entranait exagr] le rle de l'am\r dans la pratique des v]tus *rti5nes4 ,qu& on p5se que le ,*ri/1 en se s\mettant aux tortures de sa mission t]re/re1 s'e/ surt\t propos d'att5drir l'humanit af9 de la sauv]1 et qu& on c>te les ides de r$evance et d'acquittem5t1 de crime et d'expiation1 on e/ oblig de sub/itu] l'am\r au devoir1 ou plutt de fondre t\t le devoir dans l'am\r4 ,n\s retr\v]ons ce pr9cipe en tudiant la morale#dcc4 ,note #dcb3 ,de ,sacram5tis fidel ,*ri/41 t4 ,,ii1 "p xiii1 c4 vii2 ,hugon4 ,s4 ,vict4 ,op41 t4 ,,iii1 p4 #fjh4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #dj4 ,note #dcc3 ,voyez le *apitre suivant4 ,,vi4 ,mais1 dit-il en cont9uant son ,comm5taire1 la concupisc5ce lutte contra la *>it4 ,je ne fais pas le bi5 que je veux1 je fais le mal que je ne veux pas4 7vii1 #di47 ,s]ait-ce que le p* e/ involontaire8 ,nullem5t4 ,je ne veux pas le mal e/ p\r je ne v\drais pas le mal4 ,je ne v\drais pas cd] la concupisc5ce1 mais j'y cde volontairem5t et mme avec am\r4 ,t\t p* e/ volontaire1 ce qui doit s'ent5dre de l'acte du p*1 non de la concupisc5ce qui porte le commettre4 ,l'acte e/ volontaire1 c'e/--dire qu'il n'e/ pas ncessaire1 en ce qu'il rsulte d'une volont pralable4 ,si en jetant une pi]re v\s tuez un homme p> has>d1 l'acte rsulte de la volont de jet] une pi]re1 et non de la volont de tu] un homme2 ce n'e/ donc pas le p* d'homicide volontaire4 ,celui qui1 =c de se df5dre1 tue un homme qui l'attaque1 commet l'homicide sans l'avoir v\lu4 ,s'il sduit la femme d'un autre1 c'e/ la volupt qui lui plat1 non l'adultre1 non l'accusation qui peut s'ensuivre1 et qui1 bi5 lo9 de lui plaire1 e/ un t\rm5t p\r la consci5ce1 c> il aim]ait bi5 mieux que la femme ne ft po9t m>ie4 ,a9si ce qui plat et ce qui dplat1 et en ce s5s ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas1 peuv5t se tr\v] dans le mme acte4 ,il arrive donc l'homme de cons5tir la loi p> la raison et d'y rsi/] p> la concupisc5ce2 l'esprit et la *air se combatt5t4 ,faire le bi51 c'e/ jo9dre la bonne volont le fait4 ,j'ai cette volont naturellem5t1 c> p> moi-mme j'ai la raison1 j'ai t cr raisonnable2 mais p> moi-mme je n'ai pas la puissance de faire le bi51 si quelque grce ne m'e/ donne4 ,la loi me plat1 c'e/--dire plat ma raison1 l'homme intrieur1 cette image spirituelle et invisible de ,dieu qui e/ l'homme de l'me2 mais je s5s une autre loi dans mes membres1 j'y reconnais le foy] du p* de la *air1 les aiguillons de la concupisc5ce1 laquelle j'obis dans ma faiblesse a9si qu' une loi2 cette loi rgne dans le corps1 in/rum5t des passions#dcd4 ,note #dcd3 ,comm5t41 p4 #fba-fbh4--,rom4 ,,vii1 #bc1 #bc2 ,i ,tim4 ,,ii1 #d4--,voyez sur le mme sujet l'?ique au *ap4 suivant4 ,,vii4 ,qu& ,dieu a revtu l'humanit1 a-t-il revtu le libre arbitre1 ou plutt cet homme qui tait en ,jsus-,*ri/ uni la ,div9it1 avait-il une volont libre1 c'e/--dire la facult de p*]8 ,une fois uni1 et en tant qu'uni la ,div9it1 sans contr$it1 il ne p\vait p*]1 comme le prde/91 en tant qu'il e/ prde/91 ne peut tre damn4 ,mais si l'on disait d'une manire absolue qu'il ne p\vait p*]1 le d\te s]ait possible1 c> alors o s]ait le mrite d'vit] le p*8 ,priv du libre arbitre1 le ,*ri/ aurait vit le p* p> ncessit plus que p> volont4 ,cep5dant c'tait un homme compos de *air et d'me1 qui aurait pu1 comme t\t autre homme1 subsi/] p> lui-mme1 autrem5t il aurait eu l'accid5t sans la sub/ance1 et il s]ait au-dess\s de l'humanit2 exi/ant p> lui-mme1 p\rquoi n'aurait-il pas pu p*]8 ,c'e/ donc le cas de bi5 di/+u] une proposition absolue d'une proposition dt]m9e p> de c]ta9es conditions4 ,en proposition absolue1 on ne saurait dire que celui qui e/ prde/9 ne peut aucunem5t tre damn2 mais si la proposition e/ dt]m9e1 si l'on p>le du prde/9 comme prde/91 sa damnation e/ impossible4 ,celui qui e/ amput peut avoir deux pi$s1 puisque t\t homme e/ bipde1 mais l'amput ne peut avoir deux pi$s4 ,l'homme qui a t uni ,dieu p\vait donc p*]1 mais aprs qu'il a t uni1 et tant qu'il a t uni1 cela tait impossible3 le ,*ri/1 ,dieu et homme la fois1 ne p\vait absolum5t p*]#dce4 ,note #dce3 ,comm5t41 p4 #ech-eci4 ,cf4 ,boe?41 ,de ,duab4 ,nat41 p4 #iej4 ,la conclusion e/ or?odoxe1 bi5 que prcde de di/9ctions qui ne le sont pas4 ,l'glise pr(esse l'impeccabilit de l'homme dans le ,*ri/1 cep5dant elle admet que ,dieu s'tant fait homme a ncessairem5t pris le libre arbitre avec l'humanit4 ,ces deux croyances sont difficiles concili]2 on les concilie en disant que bi5 que la volont de l',homme-,dieu ft dt]m9e au bi51 il tait libre en ce qu'il p\vait *oisir tel ou tel bi54 ,dans le sy/me d',abl>d1 l'impeccabilit du ,*ri/ s]ait une impeccabilit purem5t morale1 c'e/--dire que ,jsus-,*ri/ s]ait homme1 mais p>fait comme homme2 il aurait eu la facult de p*]1 sans le p* orig9el1 sans aucun p* actuel1 quelque *ose comme ,adam avant sa *ute4 ,il semble que cette op9ion s]ait plus con=me la p5se fondam5tale de l'inc>nation1 mais elle n'e/ pas admise4 ,le respect p\r la ,div9it a conduit l'glise p5s] que l'humanit qui lui avait t unie tait absolum5t incapable de p*]1 en ce s5s qu'elle manquait du libre arbitre en tant que facult de faire le mal4 ,mais l'erreur d',abl>d e/ lgre et n'e/ pas celle de ,ne/orius1 qui1 dans ,jsus-,*ri/1 di/+uait deux p]sonnes1 ni celle d',euty*s1 qui absorbait l'humanit du ,*ri/ dans sa div9it4 ,suivant la ?ologie1 il y a en ,jsus-,*ri/1 ou dans l',homme-,dieu1 une seule p]sonne1 deux natures et deux volonts#dcf4 ,note #dcf3 ,cf4 ,s4 ,?om4 ,summ41 p>s ,,iii1 qu4 ,,xv et ,,xviii4--,b]gi]1 aux mots humanit1 inc>nation1 nature4 ,,viii4 ,comm5t dans l'homme le libre arbitre e/-il compatible avec la prde/9ation1 ou1 en t]mes plus gnraux1 avec la ,provid5ce div9e8 ,la ,provid5ce e/ univ]selle et infaillible2 si donc un homme e/ adultre1 elle a prvu qu'il le s]ait1 il ne peut donc pas ne pas l'tre4 ,s'il ne peut pas l'vit]1 il n'e/ pas condamnable p\r une action 9vitable1 et t\s les maux doiv5t tre r5voys la ,provid5ce comme leur cause premire4 ,mais il faut encore di/+u] ici la proposition simple de la modale4 ,celui qui doit tre adultre l'e/ ncessairem5t1 en tant que ,dieu l'a prvu2 mais on ne peut dire d'une manire absolue qu'il soit ncessairem5t adultre4 ,abl>d r5voie cette "q sa ,?ologie#dcg4 ,note #dcg3 ,comm41 p4 #fda4 ,on a vu que la "q n'e/ entirem5t rsolue ni dans le livre ,,iii de l',introduction1 ni dans le ,ve de la ,?ologie4 ,mais n\s ne les avons pas t\t enti]s4 ,voyez aussi le *apitre suivant4 ,cep5dant il re/e que ri5 n'arrive que ,dieu ne l'ait non-seulem5t prvu1 mais p]mis4 ,une "q se prs5te aussitt4 ,ce que ,dieu p]met1 il le veut1 comm5t donc veut-il le mal que l'homme fait et le mal qui arrive l'homme8 ,cette t]rible "q1 ,abl>d ne l'appr(ondit pas4 ,mais il l'annonce1 il pose les difficults1 et ne les lve gure que p> un acte de foi4 ,il faut croire1 dit-il1 que ,dieu a t\t bi5 ordonn1 mme le mal4 ,dieu a fait un bon usage de la malice de ,judas1 de la malice du diable4 ,dans l'action de ,judas1 le ,pre1 le ,fils et ,judas ont coopr2 et c'e/ p>ce que le ,seigneur a t livr1 que le monde a t ra*et4 ,dans l'ordre des *oses1 la disposition div9e ne p]met pas que ri5 se fasse d'une manire inutile ou sup]flue4 ,on peut donc dire qu'il e/ bon que le mal exi/e2 c'e/ ce qu'ont s5ti mme les philosophes paens1 et ,platon dit dans le ,time que ri5 ne se fait1 sans une cause lgitime1 sans une raison pralable4 ,seulem5t ces causes1 ces raisons sont au-dessus de nos re*]*es#dch4 ,note #dch3 ,allusion ce passage du ,time3 ,t\t ce qui nat doit de t\te ncessit natre d'une cause2 c> ri5 ne peut sans cause pr5dre naissance4 7trad4 de ,m4 ,m>t91 t4 ,i1 p4 #hc47 ,mais ,platon semble ici p>l] de causes productrice2 et ,abl>d s'exprime comme s'il s'agissait de raison suffisante4 ,voyez aussi ,ab4 ,op41 ,comm5t41 p4 #eda1 #edc1 #feb1 #fhc4--;,introd41 p4 #ihg1 #ajeb1 #aaab1 #aaad1 #aaag1 #aaah4--,!ol4 ,*r41 p4 #acih1 #acii4 ,l'iniquit n'en doit pas mo9s tre impute ses auteurs4 ,sans d\te si elle ne p\vait tre vite sans la grce1 et si la grce a t refuse1 on compr5d difficilem5t comm5t elle entrane punition4 ,on dit bi5 que1 si ,dieu n'a pas donn la grce1 il l'a (f]te1 et que c'e/ l'homme qui l'a refuse4 ,mais ce don lui-mme ne peut tre accept sans une grce div9e4 ,supposez qu'un malade ft trop faible p\r pr5dre un mdicam5t1 que diriez-v\s d'un mdec9 qui se vant]ait de lui avoir (f]t le mdicam5t1 s'il ne l'avait pas aid le pr5dre8 ,c'e/ qu'il n'e/ pas vrai1 la lettre1 que p\r *aque bonne oeuvre une n\velle grce soit ncessaire2 mais s\v5t1 t&is que ,dieu di/ribue sa grce galem5t1 t\s n'en pr(it5t pas galem5t1 et ceux mmes qui en ont reu davantage ne sont pas ceux qui en pr(it5t le mieux4 ,qu'un homme puissant tale ses ri*esses devant des pauvres et les promette en rcomp5se celui qui excut]a le mieux ses ordres1 l'un s]a ple9 d'ardeur1 l'autre indol5t et m\1 et ce n'e/ pas le plus =t qui s]a le plus actif4 ,l'(fre e/ gale1 le ri*e n'a ri5 fait de plus p\r l'un que p\r l'autre1 t\te la diffr5ce vi5t de ceux mmes qui il s'adresse4 ,a9si ,dieu (fre t\s le royaume des cieux4 ,p\r n\s excit] le dsir]1 il n'a pas d'autre grce n\s faire que de n\s in/ruire1 et il l'(fre a9si aux rpr\vs mmes1 puisque la vrit leur e/ rvle comme aux lus4 ,mais les hommes diffr5t de c\rage et d'ardeur4 ,la grce de ,dieu e/ celle qui prvi5t t\t lu p\r qu'il comm5ce bi5 v\loir1 et qui suit le db de la bonne volont p\r que la volont mme p]svre2 et il n'e/ pas ncessaire qu' *acune des oeuvres n\velles qui se succd5t1 ,dieu accorde une autre grce que la foi mme1 laquelle n\s p]suade que nos actions peuv5t n\s gagn] une si gr&e rcomp5se4 ,c> les ngociants du sicle qui endur5t tant de fatigues dans la seule esprance conue ds l'orig9e d'une rcomp5se t]re/re1 brav5t t\t1 et1 en div]sifiant leurs oprations1 ne *ang5t po9t d'esprance1 et cd5t une seule et mme impulsion#dci4 ,note #dci3 ,comm41 p4 #fed4 ,a9si1 d'un ct1 le mal vi5t de celui qui le commet1 c'e/--dire de sa volont1 et non pas de ,dieu1 c> alors la volont ne s]ait pas libre4 ,et de l'autre ct1 ,dieu ne doit ri5 sa crature1 ou du mo9s sa ju/ice e/ impntrable1 et t\t ce qu'il fait e/ ncessairem5t bi54 ,il suit que le p* e/ t\t dans l'int5tion4 ,le ,seigneur1 qui sonde les re9s et les coeurs1 pse t\t1 en reg>dant mo9s ce qu'on fait qu' l'esprit dans lequel on le fait4 ,c'e/ p\rquoi1 qu& l'ignorance e/ inv9cible1 il p>at que le p* doit tre beauc\p excus#ddj4 ,il suit galem5t que l'am\r pur e/ l'abrg de t\te la morale1 ou1 p\r p>l] ?ologiquem5t1 que la somme de t\s nos mrites e/ dans l'am\r de ,dieu et du pro*a94 ,re/]ait savoir si1 s\s ce nom de pro*a91 il faut compr5dre ceux qui sont en enf]1 ceux qui ne sont pas prde/9s la vie2 si n\s devons les aim]1 si les sa9ts les aim5t4 ,il semble qu'on ne devrait pas les aim]1 puisque ce s]ait embrass] les membres du diable4 ,ce n'e/ po9t l un am\r raisonnable1 pas plus raisonnable qu'il ne l'e/ de pri] p\r t\s4 ,n\s le faisons cep5dant1 quoique n\s sa*ions qu'il y a trs-peu d'lus et que notre bonne volont et notre prire n'auront aucun effet4 ,c'e/ que la *>it ne connat pas de mesure1 et elle n\s fait pass] les bornes1 en n\s inspirant de v\loir ce qui ne s]ait ni bon ni ju/e1 comme le salut univ]sel1 et de ne pas v\loir des *oses dont l'accomplissem5t e/ un bi51 comme l'immolation des sa9ts et l'affliction de t\s ceux qui coopr5t avec eux dans le bi54 ,mais c'e/ encore une discussion r5voye l'?ique#dda4 ,note #ddj3 ,cf4 ,sic et ,non1 9 prol41 p4 #ab et #ac4--;,ab4 ,op41 ,problem4 ,heloiss4 ,cum ,ab4 solut41 p4 #djf4 ,note #dda3 ,comm4 p4 #fcj1 #fij1 #fib4--;,introd41 p4 #aabj1 #aaba4 ,n\s ne voyons pas que cette discussion soit en effet dans le ,scito te ipsum4 ,l'exam5 de t\tes ces op9ions puis]ait et au del le temps qui n\s re/e4 ,obs]vons seulem5t que p>mi les plus has>des il n'en e/ peut-tre aucune qui ne se ju/ifie jusqu' un c]ta9 po9t p> les prmisses que posai5t concurremm5t et mme un peu contradictoirem5t dans l'esprit d',abl>d1 la philosophie et la foi4 ,la lib]t de l'un et la rigueur de l'autre se disputai5t sa raison1 et il semblait1 dans son va9 et op9itre dsir de les concili]1 se plaire lutt] avec l'insoluble4 ,on doit rem>qu] combi5 les que/ions qu'il se fait sont h>dies2 il lve tranquillem5t1 et je crois sans arrire-p5se1 quelques-unes de ces objections de s5s commun dont s'e/ arme l'incrdulit mod]ne1 et qui1 si l'on exige une solution dmon/rative1 peuv5t branl] t\te croyance4 ,ces objections1 il va trs-lo91 qu& il les pose2 puis1 il les laisse sans rponse1 ou1 s'il rpond1 c'e/ en r5trant dans les bornes d'o il e/ sorti p> la "q mme4 ,il relve les b>rires qu'il vi5t d'abattre en les fran*issant1 et ne voit pas combi5 il e/ inutile de les relev] d]rire celui qui les a dpasses4 ,ses que/ions en p>ticuli] sur la ju/ice de ,dieu1 sont d'une consqu5ce illimite1 d'une difficult que je crois insurmontable2 et comme il semble ne ri5 admettre d'insoluble1 comme on dirait l'ent5dre qu'il doit y avoir rponse t\t1 il autorise comp>] les solutions aux problmes1 rem>qu] la disproportion des unes aux autres1 concevoir les d\tes mmes qu'il ne p>at pas ress5tir et qu'il a v\lu dissip]4 ,tel e/1 au po9t de vue de la ?ologie1 le vrai dang] de ses doctr9es2 telle en e/ l'htrodoxie involontaire1 et voil p\rquoi1 bi5 qu'il ait ent5du vivre et m\rir *rti51 la philosophie le rev5dique et la religion ne le rclame pas4 ,une seule ide fix]a ici notre att5tion4 ,c'e/ celle qui fonde sa ?orie de la rdemption2 la ?odice d',abl>d n\s app>atra s\s un j\r n\veau1 et n\s v]rons comm5t une hypo?se spculative sur la ,tr9it peut altr] le dogme du salut et r5\vel] la morale religieuse elle-mme4 ,je me rappelle1 dit ,ge(froi d',aux]re#ddb1 avoir eu un matre qui retran*ait t\t le prix de la rdemption4444 ,le ,*ri/1 en effet1 dans sa passion1 a propos trois *oses aux yeux des hommes1 l'exemple de la v]tu1 l'excitation l'am\r 7amoris inc5tivum71 le sacrem5t de la rdemption4 ,si l'on lim9e le d]ni]1 comme le v\lait le matre ,pi]re1 t\t le re/e ne p\rra s]vir de ri52 c> a9si qu'il e/ dit3 ,v\s dvor]ez la tte de l'agneau avec ses pi$s 7,exod4 ,,xii1 #i71 le matre ,pi]re1 en supprimant la tte1 dvorait t\t aussitt les pi$s et les entrailles4 ,note #ddb3 ,ces p>oles sont extraites1 suivant la ,biblio?que de ,citeaux 7t1 ,,iv4 p4 #bfa71 d'un s]mon sur la ,rsurrection de ,j4-,c4 p> ,ge(froi1 quatrime abb de ,clairvaux1 et elles ont probablem5t s]vi lui faire attribu] la diss]tation de l'abb anonyme contre ,abl>d 7id41 p4 #bci74 ,elles se retr\v5t s\s le mme nom dans une *ronique du ,recueil des ,hi/ori5s franais 7,alb]ic41 ,*ronic41 t4 ,,xiii1 p4 #gjj74 ,la doctr9e de la rdemption1 en effet1 telle que la pr(esse le commun des fidles1 repose sur cette ide1 qu'avant la v5ue du ,*ri/1 l'homme1 engag dans les li5s du p*1 tait sp> du salut p> un ob/acle inv9cible1 non-seulem5t p> ses propres fautes1 mais p> une corruption radicale et p]man5te de sa nature1 et que ne p\vai5t dtruire ses ef=ts les plus hroques1 ses sacrifices les plus mritoires1 la fidlit la plus scrupuleuse soit aux prescriptions de la loi naturelle1 soit aux comm&em5ts de la loi juive4 ,or1 ce quelque *ose d'huma9em5t inexpiable1 la vie et la mort du ,fils de ,dieu l'ont expi4 ,cette ranon de l'homme insolvable1 le ,fils de ,dieu l'a paye4 ,il a a9si libr1 ra*et1 r$im l'homme2 voil la rdemption4 ,elle n'a pas donn le salut1 elle en a fait cess] l'impossibilit4 ,l'homme tait esclave1 ma9t5ant il e/ libre1 mais libre seulem5t2 il n'e/ pas sauv1 il a les moy5s de se sauv]4 ,donc1 celui qui nat1 et qui n'a ri5 fait ni pu ri5 faire p\r se sauv] ou se p]dre1 l'enfant au b]ceau1 p\rvu cep5dant que p> un signe visible le bi5fait de la rdemption lui soit appliqu1 e/ sauv2 c>1 n'ayant d'autre s\illure que la ta*e orig9elle1 il e/ de la ju/ice ou au mo9s de la bont de ,dieu de le sauv]1 ds qu'elle e/ efface et qu'il n'a pu en contract] une n\velle4 ,aprs la naissance1 aprs le baptme1 le salut e/ possible1 mais comme il a t r5du possible p> l'expiation seule de ,jsus-,*ri/1 le bi5fait n'en peut tre accord qu' ceux qui reconnaiss5t qu'ils le doiv5t1 non eux-mmes1 mais ,jsus-,*ri/1 non leurs mrites1 mais ses mrites1 et qui obs]v5t1 non-seulem5t les prceptes de la loi naturelle ou les rgles de la loi juive re/es en vigueur1 mais les devoirs n\veaux qui rsult5t p\r l'homme de la v5ue du ,messie1 c'e/--dire les comm&em5ts que ,dieu n\s a faits en pr5ant la vie et la p>ole au milieu de n\s4 ,mais cette trange et my/rieuse impossibilit du salut avant l'inc>nation1 quelle en tait la cause8 ou1 en d'autres t]mes1 de quoi la rdemption n\s a-t-elle ra*ets8 ,cette "q e/ d'un intrt plus pressant encore que celles qui t\*5t la ,tr9it4 ,la ,tr9it e/ un sujet si difficile1 elle e/ tellem5t inconcevable et inexprimable1 que1 p\rvu qu'on adhre =tem5t la lettre et l'esprit du ,symbole1 une p5se trop subtile1 une locution inexacte ou exagre1 peut p>atre sans consqu5ce4 ,mais la matire de la rdemption1 quoique obscure1 semble plus accessible2 et t\te erreur qui la conc]ne1 intresse le sort de l'humanit et les rapports de ,dieu l'homme4 ,n\s concevons donc l'att5tion svre que montre ici sa9t ,b]n>d4 ,il a raison de dire1 qu& il y arrive3 ,laissons les bagatelles et v5ons des *oses plus srieuses1 ,no5ias444 praet]eo1 v5io ad graviora#ddc4 ,note #ddc3 ,ab4 ,op41 p4 #bhd-bhh4 ,abordant le my/re de notre rdemption1 cont9ue-t-il1 scrutateur tmraire de la maje/ div9e1 il dit ds le db de sa discussion qu'il y a une op9ion de t\s les docteurs ecclsia/iques sur ce sujet2 il l'expose1 la ddaigne et se vante d'en avoir une meilleure1 ne craignant pas1 contre le prcepte du sage1 de transgress] les limites antiques que nos pres ont poses#ddd4 7,j'omets ici un rsum de la doctr9e d',abl>d47 ,qu'y a-t-il dans ses p>oles de plus intolrable1 le blasphme ou l'arrogance8 ,qu'y a-t-il de plus damnable1 la tmrit ou l'impit8 ,e/-ce qu'il ne s]ait pas plus ju/e de bris] avec des btons la b\*e qui p>le a9si que de la rfut] avec des raisons8 ,ne provoque-t-il pas contre lui-mme les ma9s de t\s1 celui qui lve les ma9s contre t\s8 ,t\s1 dit-il1 p5s5t a9si1 mais moi1 non4 ,et qui donc1 toi8 ,qu'apportes-tu de meilleur8 ,que tr\ves-tu de plus subtil8 ,de quel secret ton orgueil aurait-il reu la rvlation1 secret qui aurait t inconnu aux sa9ts1 qui aurait *app aux sages8 ,cet homme app>emm5t va n\s apport] les eaux drobes et les pa9s ca*s4 ,dis p\rtant1 dis ce qu'il te semble1 toi et nul autre3 e/-ce que le ,fils de ,dieu n'a pas revtu l'humanit p\r dlivr] l'homme8 ,p]sonne absolum5t ne p5se le contraire1 toi except2 c'e/ toi de rpondre de ce que tu en p5ses1 c> tu n'z reu ta leon ni du sage1 ni du prophte1 ni de l'aptre1 ni enf9 du ,seigneur lui-mme4 ,le matre des ,g5tils a reu du ,seigneur ce qu'il n\s a transmis4 ,le matre de t\s av\e que sa doctr9e n'e/ pas lui1 c>1 dit-il1 je ne p>le pas d'aprs moi-mme2 mais toi1 tu n\s donnes du ti5 et ce que tu n'z reu de p]sonne4 ,celui qui m5t donne du si53 que ce qui vi5t de toi re/e toi4 ,moi j'c\te les prophtes et les aptres1 j'obis l'vangile1 mais non l'vangile selon ,pi]re2 toi1 tu n\s tablis un n\vel vangile3 l'glise n'admet pas un c9quime vangli/e4 ,qu'e/-ce que la loi1 les prophtes1 les aptres1 les hommes apo/oliques n\s pr*5t1 si ce n'e/ ce que tu es seul ni]1 savoir1 ,dieu fait homme p\r dlivr] l'homme8 ,et si un ange du ciel v5ait n\s pr*] un autre vangile1 qu'il soit ana?me4 ,le ,seigneur a dit3 ,je te sauv]ai et te dlivr]ai1 ne cra9s pas4 7,sophon41 ,,iii1 #df47 ,tu dem&es de quelle puissance2 tu ne v\drais pas que ce ft de celle du diable1 ni moi1 je l'av\e1 mais ce n'e/ ni ta volont ni la mi5ne qui peuv5t l'empo*]4444 ,ceux-l le sav5t et le dis5t qui ont t ra*ets p> le ,seigneur1 ceux qu'il a ra*ets de la ma9 de l'ennemi2 tu ne le ni]ais pas1 si tu n'tais toi-mme s\s la ma9 de l'ennemi2 tu ne peux r5dre grce avec les ra*ets1 toi qui n'es pas ra*et4 ,celui qui les a ra*ets les a runis de t\tes les contres2 l'ennemi tait unique1 les contres nombreuses4 ,quel e/ ce rdempteur si puissant1 qui comm&e non une seule contre1 mais t\tes8 ,quel autre1 je p5se1 que celui dont un autre prophte a dit qu'il absorbe les fleuves et ne s'tonne pas8 ,les fleuves1 c'e/ le g5re huma94 7,job1 ,,xl1 #dh47 ,mais au lieu des prophtes1 citons les aptres3 ,af9 que ,dieu1 dit sa9t ,paul1 leur donne la pnit5ce p\r connatre la vrit1 de sorte qu'ils s'*app5t des lacs du diable1 qui les ti5t captifs sa discrtion#dde4444 ,ce n'e/ pas de la puissance en elle-mme1 mais de la volont que se peut dire la ju/ice ou l'inju/ice2 donc le diable avait un c]ta9 droit sur l'homme1 acquis non lgitimem5t1 crim9ellem5t usurp1 et cep5dant ju/em5t p]mis4 ,a9si l'homme tait t5u ju/em5t captif1 de telle sorte p\rtant que la ju/ice n'tait ni dans l'homme ni dans le diable1 mais en ,dieu4 ,ju/em5t ass]vi1 l'homme a t misricordieusem5t dlivr4444 ,que p\vait faire de lui-mme p\r rec\vr] la ju/ice une fois p]due l'homme esclave du p*1 aux f]s du diable8 ,il a t attribu une ju/ice qui v5ait d'un autre celui qui n'en avait po9t lui1 et la voici3 le pr9ce du monde e/ v5u1 et il n'a ri5 tr\v dans le ,sauveur#ddf1 et comme il n'en a pas mo9s mis la ma9 sur l'innoc5t1 il a r5du ceux qu'il t5ait trs-ju/em5t1 qu& celui qui ne doit ri5 la mort1 en acceptant une mort inju/e1 eut sauv celui qui tait ju/em5t s\mis la dette de la mort et la dom9ation du diable4 ,p> quelle ju/ice t\t cela aurait-il t exig d'un second homme8 ,un homme a d1 un homme a pay2 c> si un seul e/ mort p\r t\s1 t\s sont morts en un seul1 af9 que la satisfaction d'un seul ft impute t\s1 de mme qu'un seul avait port le p* de t\s4444 ,le ,*ri/ e/ la tte et le corps2 la tte a satisfait p\r les membres1 le ,*ri/ p\r les entrailles4444 ,si l'on me dit3 ,ton pre t'a engag1 je rpondrai3 ,mais mon frre m'a ra*et4 ,p\rquoi la ju/ice ne vi5drait-elle pas d'un autre1 qu& d'un autre e/ v5u le crime8444 ,que la ju/ice1 me dit-on1 soit celui de qui elle vi5t1 qu'e/-ce p\r toi8--,mais que la faute aussi soit celui de qui elle vi5t1 qu'e/-ce p\r moi8444 ,comme t\s sont morts dans ,adam1 t\s s]ont vivifis dans le ,*ri/4444 ,si j'app>ti5s l'un p> la *air1 j'app>ti5s l'autre p> la foi4444 ,suivant cet homme de p]dition1 le ,seigneur n'aurait tant fait et tant s\ff]t que p\r donn] l'homme la leon et l'exemple de la vie et de la mort et p\r pos] en m\rant la borne de la *>it2 a9si il aurait enseign la ju/ice et ne l'aurait pas donne6 ,il aurait montr la *>it et ne l'aurait pas inspire6 ,note #ddd3 ,je ne vois po9t qu',abl>d dise que les docteurs soi5t unanimes t\*ant la dom9ation du diable sur l'homme avant la passion4 ,il se s]t mme d'une expression qui ne relve pas beauc\p l'importance de l'op9ion qu'il combat3 ,et quod dicitur1 etc4 ,et quant ce qu'on dit que n\s avons t ra*ets de la puissance du diable1 etc4 ,s'il a dit en effet on comm5ant que c'e/ l'avis de t\s les docteurs depuis les aptres1 omnes doctores no/ri po/ apo/olos conv5iunt1 ce db de la discussion doit se tr\v] dans quelque autre ouvrage4 ,ici1 en effet1 sa9t ,b]n>d dit qu'il exam9e ce qu'il a lu dans un c]ta9 ,livre de s5t5ces de lui 79 libro quodam s5t5ti>um ipsius7 et dans une exposition de l'pitre aux ,roma9s4 ,dans l'pitome que n\s p5*ons reg>d] comme l'ouvrage appell ,livre des ,s5t5ces4 ,il y a seulem5t3 ,quidam dicunt quod a pote/ate diaboli r$emti sumus4 7c4 ,,xxiii1 p4 #fc47 ,peut-tre les expressions cits p> sa9t ,b]n>d se tr\vai5t-elles dans la portion de l',introduction qui se rapporte ce *apitre de l'pitome et que le temps n\s a ravie4 ,l',introduction a t quelquefois dsigne p> ce titre commun au moy5 ge de ,lib] ,s5t5ti>um4 7,hi/4 ,litt41 t4 ,,xii1 p4 #acg47 ,note #dde3 ,,ii ,tim1 ii1 #be et #bf4 ,sa9t ,b]n>d aj\te ici d'autres citations trs-=tes4--,cf4 ,jean1 xii1 #ca2 xix1 #aa4--,luc1 xi1 #ae et #ba2 xxii1 #ec4--;,coloss4 ,i1 #ac4 ,note #ddf3 ,allusion aux p>oles de ,pilate et t\tes ses oeuvres qui dans t\t ce passage sont attribues au dmon dont il tait un membre1 c'e/--dire un in/rum5t4 ,luc1 xxiii4 #d4--;,jean1 xviii1 #ch4 ,ici sa9t ,b]n>d accuse celui qu'il appelle un docteur incomp>able1 d'avoir r5du si ouv]t et si uni le gr& et imposant my/re1 qu'il e/ accessible t\s1 l'impur1 l'incirconcis2 t\t e/ facile2 le sa9t a t donn aux *i5s1 les p]les aux p\rceaux4 ,mais il n'en peut tre a9si2 il y a eu manife/ation dans la *air1 ju/ification p> l'esprit2 l'homme animal ne peut pntr] si aism5t ce qui app>ti5t l'esprit de ,dieu4 ,les dons du ,seigneur sont ca*s1 l'vangile e/ voil4 7,,ii ,cor41 iv1 #c47 ,on dem&e comm5t1 puisque le ,*ri/ n'a dlivr que les lus1 il se p\vait que1 soit dans le sicle1 soit dans l'av5ir1 ils fuss5t plus qu'auj\rd'hui au p\voir du dmon4 ,c'e/ p>ce qu'il les possdait captifs sa volont1 dit l'aptre1 qu'un librateur a t ncessaire4 ,le pauvre qui reposait dans le se9 d',abraham1 ,abraham lui-mme et les autres lus1 le dmon ne les t\rm5tait pas2 mais il les aurait possds1 s'ils n'avai5t d tre dlivrs p> la foi4 ,le sang de ,jsus-,*ri/1 mme avant sa mort1 tombait en rose sur ,laz>e1 et l'emp*ait de s5tir les flammes4 ,si l'on objecte que ,dieu p\vait t\t anantir d'une p>ole1 sans qu'il ft beso9 de l'inc>nation ni de la passion1 il faut rpondre que cette ncessit v9t de n\s qui tions assis dans les tnbres4 ,c'tait un beso9 de n\s1 de ,dieu1 des anges2 de n\s1 p\r que le j\g de notre captivit n\s ft enlev2 de ,dieu1 p\r que le desse9 de sa volont ft rempli2 des anges1 p\r que leur nombre ft complt4444 ,qui nie que le ,t\t-,puissant et s\s la ma9 bi5 d'autres moy5s de libration8 ,p\rquoi1 dis-tu1 faire p> le sang ce qu'il p\vait faire p> la p>ole8 ,int]rogez-le lui-mme4 ,il m'e/ p]mis de savoir que cela e/ a9si1 non p\rquoi cela e/ a9si4444 ,mais t\t cela lui p>at folie2 il ne peut ret5ir ses rires2 ent5dez-v\s ses clats8 ,il ne compr5d pas comm5t le crime plus gr& de la mort de ,jsus a pu calm] le c\rr\x excit p> la faute mo9s grave de notre premi] pre2 comme si1 dans un seul et mme fait1 l'iniquit des c\pables n'avait pu dplaire1 p5dant que la pit de la victime plaisait ,dieu6 ,ce n'e/ pas la mort qui a plu ,dieu1 mais le dv\em5t de celui qui a v\lu m\rir4 ,cette mort1 prcieuse expiation du p*1 ne p\vait s'accomplir sans un p*4 ,a9si1 ,dieu1 usant bi51 sans s'y plaire1 de la malice huma9e1 a condamn la mort p> la mort1 et le p* p> le p*4 ,que signifie1 en effet1 cette leon de *>it qu'on prt5d que ,dieu n\s a donns8 ,que s]t qu'il n\s ait in/ruits 7in/ituit71 s'il ne n\s a pas rgnrs 7re/ituit78 ,notre in/ruction n'e/-elle pas va9e1 sans une pralable de/ruction1 celle du corps du p* qui e/ en n\s8444 ,si le ,*ri/ ne n\s a s]vis qu'en n\s montrant les v]tus1 il ne re/e plus qu' dire3 ,adam ne n\s a nui qu'en n\s montrant le p*4 ,mais1 mo9s de donn] dans l'hrsie de ,plage1 n\s pr(essons que le p* d',adam n\s a t transmis1 non p> in/ruction1 mais p> gnration1 et avec le p*1 la mort4 ,il faut donc que n\s confessions que le ,*ri/ n\s a re/itu la ju/ice1 non p> in/ruction1 mais p> rgnration1 et avec la ju/ice1 la vie4 ,accordons que la v5ue du ,*ri/ puisse s]vir ceux qui sav5t rgl] leur vie sur la si5ne et rpondre p> leur am\r au si54 ,de quoi s]vira-t-elle aux petits enfants8 ,comm5t s'lv]ont-ils l'am\r de ,dieu1 ceux qui ne sav5t pas encore aim] leurs mres8 ,faut-il dire qu'ils n'ont pas beso9 de rgnration1 la gnration d',adam ne leur ayant fait aucun mal8 ,celui qui p5se a9si s'g>e avec ,plage4 ,en df9itive1 de quelque faon qu'on l'int]prte1 la doctr9e en "q e/ ho/ile au sacrem5t du salut de l'homme1 elle anantit le my/re4 ,elle place le salut1 non dans la v]tu de la croix1 non dans le prix du sang2 mais dans les progrs de notre conv]sion4 ,elle e/ condamne p> ces mots mmes3 ,a ,dieu ne plaise que je me glorifie en autre *ose qu'en la croix de notre ,seigneur ,jsus-,*ri/ 7,galat41 vi1 #ad76 ,retran*] de la rdemption le sacrem5t1 le my/re1 la miraculeuse efficace1 p\r n'en laiss] subsi/] que l'exemple d'humilit et de *>it1 c'e/ pe9dre sur le vide#ddg4 ,note #ddg3 ,ab4 ,op41 p4 #bhh-bie4 ,il y a plus d'loqu5ce peut-tre que de m?ode dans cette rfutation1 essayons d'tre plus prcis4 ,l'glise ca?olique croit et pr(esse qu',adam1 p> son p*1 a non-seulem5t enc\ru la colre de ,dieu1 la mort1 la captivit s\s l'empire du dmon1 mais qu'il a dgrad la nature huma9e et transmis les effets de ce p* et ce p* mme t\s ses desc5dants1 en sorte que ce p* e/ dev5u propre et p]sonnel t\s2 c'e/ l le p* orig9el#ddh4 ,les effets et la pe9e du p* orig9el sont3 #a la privation de la grce sanctifiante et du droit au bonheur t]nel2 #b le drglem5t de la concupisc5ce1 ou l'incl9ation au mal2 #c l'assujettissem5t aux s\ffrances et la mort4 ,note #ddh3 ,concil4 ,trid5t41 sess4 v1 c4 #b1 #c et #f4 ,t\tes ces blessures1 dont ,adam tait exempt au mom5t de son p*1 et que n\s avons reues avec lui et en lui1 comme ce n'e/ pas notre propre p* qui n\s les a faites1 il e/ naturel et consqu5t que ce ne soit pas notre propre mrite qui puisse les gurir4 ,puisqu'en ,adam et p> ,adam ce n'e/ pas sa p]sonnalit seule1 mais la nature huma9e qui a t dgrade1 puisqu'il n\s l'a ds lors transmise1 non plus telle qu'il l'avait reue1 mais telle qu'il l'avait faite1 la logique veut que cette nature re/e telle1 indp5damm5t de nos ef=ts et de notre volont1 et qu'elle demeure indf9im5t en tat de p* orig9el1 si un sec\rs extrieur et surhuma91 si une rvolution extraord9aire et miraculeuse ne vi5t la *ang] et la re/aur]4 ,si l'on dem&e p\rquoi cela tait a9si1 on pose une "q en dehors de la foi et au-dessus de la raison4 ,la volont de ,dieu doit tre accepte comme une raison1 dit sa9t ,anselme1 c> elle e/ t\j\rs raisonnable#ddi4 ,note #ddi3 ,cur ,deus homo8 t4 ,i1 c4 vi1 vii1 viii4 ,il fallait donc un sec\rs et une rvolution2 or1 la premire dgradation ayant t consomme p> un homme unique1 comp>able nul autre1 c'tait une raisonnable analogie qu'elle ft efface p> un homme galem5t unique1 extraord9aire1 inve/i d'une puissance miraculeuse ou suprieure au p\voir de l'homme1 et qui ft lui seul capable de sauv] t\te la race qu' lui seul ,adam avait p]due4 ,c'e/ a9si que p> la doctr9e du p* orig9el on arrive la ncessit d'un mdiateur2 ce mdiateur a exi/2 il devait tre homme1 il a t homme2 il devait tre unique1 extraord9aire1 miraculeusem5t puissant1 il a t t\t cela1 et un degr inf9i4 ,il a t plus qu',adam1 au-dessus d',adam1 de t\te la di/ance qui sp>e la div9it de l'humanit1 il a t ,dieu4 ,ce mdiateur1 homme et ,dieu1 le fils de l'homme et le fils de ,dieu1 c'e/ ,jsus-,*ri/4 ,le mdiateur a donc rp> les p]tes de la nature huma9e4 ,l'homme avait en quelque sorte pass s\s la puissance du mal2 l'homme naissait p*eur1 non1 pas seulem5t1 ent5dons-n\s bi51 capable de p*]1 il l'e/ encore1 mais p*eur1 c'e/--dire dans l'tat de p*4 ,or1 si l'on dit que l'homme tait dans les li5s du p*1 on dira que la v5ue du mdiateur a t la rmission des p*s2 si l'homme avait mrit la colre ou (f5s ,dieu1 le mdiateur a t le rconciliateur ou la victime de propitiation2 si l'homme tait s\ill1 le mdiateur e/ l'agneau sans ta*e qui efface les p*s du monde2 si l'homme tait mort1 mort p> le p*1 le mdiateur e/ la vie2 si l'homme tait esclave du p*1 le mdiateur l'a dlivr2 si l'homme tait v5du au p*1 le mdiateur l'a ra*et4 ,et en effet t\t cela a t dit1 et ,jsus-,*ri/ e/ le mdiateur1 le rp>ateur1 la vie1 la victime1 l'agneau1 le librateur1 le rdempteur#dej4 ,note #dej3 ,ephes4 ii1 #c4--;,johan4 viii1 #cd4--,rom4 vii1 #ad4--;,,ii ,tim1 ii1 #bj4--,rom4 iii1 #be4--;,johan4 ,i ep4 ii1 #b4--,rom4 vi1 #ah4--;,,ii ,cor4 v1 #ae4--;,i ,tim4 ii1 #f4--,tit4 ii1 #ad4--;,galat4 iii4 #ac4--;,i ,cor4 vi1 #bj4--a ,petr4 i1 #ah1 #ai4--;,hebr4 ix1 #aa4--;,apocal4 v1 #i4--;,ephes4 i1 #g4 ,ma9t5ant6 si ses mots3 le mal1 le p*1 la mort1 on veut sub/itu] cette p]sonnification du mal1 de la mort et du p*1 que la ?ologie produit ou retire volont1 et appel] t\t cela le diable ou le dmon1 on e/ libre de le faire1 d'abord p>ce que la croyance *rti5ne p]met de rapport] au dmon1 comme sa cause1 t\t ce mal qui ailleurs e/ prs5t d'une manire plus ab/raite1 comme la corruption de la *air on le drglem5t de la concupisc5ce2 en second lieu1 p>ce que le p* d',adam1 s\rce fune/e du p* orig9el1 e/ =mellem5t prs5t comme une victoire du t5tateur2 enf9 p>ce que les t]mes mmes de l'criture se prt5t littralem5t cette traduction4 ,on y voit l'homme t5u captif la volont du diable2 ,jsus-,*ri/ dit qu'il e/ v5u p\r le va9cre1 qu'il meurt p\r *ass] le pr9ce du monde4 ,sa9t ,paul dit que ,jsus-,*ri/ a ds>m les pr9cipauts et les puissances2 que p> sa mort il a dtruit celui qui tait le pr9ce de la mort1 c'e/--dire le diable#dea4 ,si donc il plat de dire que l'homme1 en tant esclave du mal et v5du au p*1 tait s\s l'empire du dmon1 il n'y a ri5 l que de *rti51 c'e/ le langage rguli] de la foi4 ,note #dea3 ,,ii ,tim4 ii1 #bj4--,luc4 xi1 #ba4--;,johan4 xii1 #ca4--;,coloss4 ii1 #ae4--;,hebr4 ii1 #ad4 ,telle elle tait au temps d',abl>d comme au ntre1 quoique les objections qu'il lve euss5t t plus d'une fois produites#deb4 ,les plagi5s ont des premi]s pris la rdemption dans un s5s mtaphorique1 et s\t5u que ,jsus-,*ri/ ne n\s a ra*ets du mal1 c'e/--dire sauvs de la damnation1 que p> ses leons1 son exemple1 ses bi5faits et sa misricorde2 mais aussi ils niai5t le p* orig9el1 du mo9s en niai5t-ils la propagation dans t\s les hommes1 et c'tait une consqu5ce naturelle de ne plus attribu] la rdemption qu'une v]tu morale4 ,mais comme ,abl>d croit au p* orig9el1 il e/ plus rs]v et mo9s consqu5t que ,plage4 ,lui qui reconnat le mal1 d'o vi5t qu'il affaiblit le remde8 ,en effet1 t\t en opposant les notions de commune ju/ice au p* orig9el1 il l'admet et mme le ju/ifie1 si c'e/ le ju/ifi] que de cit] dans l',anci5 et le ,n\veau ,te/am5t d'autres exemples d'une contradiction app>5te entre la conduite div9e et la ju/ice huma9e1 et que de dcl>] d'une manire absolue que le crateur ne doit ri5 sa crature1 et qu'aprs t\t les notions du bi5 et du mal rsult5t p\r n\s de sa volont4 ,rem>quez la situation contradictoire de ce demi-rationalisme4 ,quel e/ le premi] argum5t8 ,c'e/ que si le p* orig9el p>at inju/e1 il y a bi5 d'autres inju/ices dans la ,bible2 il en faudrait infr] que les rcits de la ,bible doiv5t tre envelopps dans les mmes d\tes1 mais ces rcits1 conu en t]mes directs1 sont c\v]ts p> l'autorit inattaquable de la lettre4 ,t\s ces d\tes1 au contraire1 le second argum5t devrait les faire tomb]4 ,s'il ne faut pas1 en effet1 appliqu] la "q du p* orig9el les notions de commune ju/ice1 p\rquoi rclam] contre ce qui semble inique ou cruel dans l'ass]vissem5t de l'homme au diable raison d'une faute dont le diable e/ l'auteur primitif1 dans l'empire du sducteur sur le sduit1 dans le c\rr\x cle/e ds>m p> le sang innoc5t1 dans le crime d',adam lav p> un n\vel et plus gr& crime8 ,ces objections et d'autres semblables suppos5t que la ju/ice1 la bont1 la raison huma9e sont compt5tes p\r jug] ce qui e/ ju/e1 bon1 raisonnable en ,dieu4 ,il y a donc contradiction frappante se plac] dans cette hypo?se p\r attaqu] la rdemption1 et en sortir p\r df5dre le p* orig9el4 ,note #deb3 ,s4 ,?om4 ,summ41 p>s iii1 qu4 xlviii et l1 ,voyez aussi ,p4 ,lomb>d 7,s5t5t41 t4 ,,iii1 di/1 xix74 ,mais celui-ci incl9e visiblem5t v]s la ?orie de la rdemption suivant ,abl>d4 ,on ne peut ni] le p* orig9el sans cess] en quelque sorte d'tre *rti54 ,abl>d reconnat le p* orig9el4 ,mais il ap]oit dans sa9t ,paul cette doctr9e qui creuse un abme entre le rgne de la cra9te et celui de l'am\r1 entre l'anci5ne et la n\velle loi1 et qui semble donn] la foi en ,jsus-,*ri/1 l'am\r de l'homme p\r le ,dieu qui l'a tant aim1 la plus gr&e "p dans le salut4 ,p> l les conditions du salut devi5n5t t\tes spirituelles et morales2 elles r5tr5t dans le coeur de l'homme1 et dp\ill5t presque t\t c>actre d'un miracle extrieur et en quelque sorte matriel4 ,cette manire de concevoir le pr9cipal rapport de l'homme avec ,dieu e/ assurm5t plus philosophique4 ,abl>d s'en emp>e1 et faisant de ce qui e/ une des ides composantes du *ri/ianisme1 une ide pr9cipale1 d'une ide pr9cipale une ide exclusive1 il l'agr&it1 il l'exagre1 et comme en elle-mme elle e/ con=me la lettre a9si qu' l'esprit de la religion1 il l'rige sans scrupule en sy/me et s'applaudit d'avoir donn une ?orie rationnelle du *ri/ianisme1 en ram5ant la rdemption une gr&e et div9e manife/ation de la loi morale sur la t]re4 ,en effet1 ,dieu e/ puissance1 sagesse1 bont4 ,telle e/ la ,tr9it4 ,ce n'e/ pas seulem5t l'criture qui n\s l'appr5d1 c'e/ la raison4 ,la ,tr9it e/ une tradition *rti5ne et philosophique4 ,de l des devoirs p\r le philosophe et p\r le *rti51 devoirs rvls l'un s\s la =me de la loi naturelle1 l'autre s\s celle de la loi vanglique1 qui n'e/ que la r=me de la premire4 ,or1 l'accomplissem5t de la loi e/ la condition du salut4 ,les philosophes ont donc pu se sauv]1 comme t\s ceux qui ont eu la foi dans la ,tr9it1 et qui ont accompli la loi p\r obir et p\r plaire ,dieu1 dans la mesure de leur sci5ce et de leurs lumires4 ,a9si1 mme avant la v5ue du ,*ri/1 quelques-uns ont pu tre sauvs4 ,l'criture le dit d',abraham2 la tradition et les ,pres le dis5t d'autres encore4 ,cep5dant le p* orig9el subsi/ait4 ,p> une disp5sation insondable de la ju/ice div9e1 l'homme tait t5u d'une dette de damnation contracte p> le p* d',adam4 ,c'e/--dire que l'tat de dgradation1 d'impuissance1 d'ignorance1 eng5dr p> le p* orig9el1 tait inv9cible en gnral aux =ces de la raison et de la consci5ce huma9e4 ,t\t1 dans l'homme1 intellig5ce et am\r1 lumires et v]tus1 t\t tait faible1 obscur3 l'humanit tait condamne4 ,un tel tat n'tait pas digne de la cle/e bont4 ,dieu fit misricorde au g5re huma91 et dans sa *>it ineffable1 il lui envoya son fils1 p\r le ra*et] de l'esclavage de la *air et du p*1 p\r le purifi]1 p\r le dlivr]1 c'e/--dire p\r lui donn] le sec\rs indisp5sable et m]veilleux sans lequel l'humanit ne s]ait jamais sortie de son tat d'abaissem5t1 de corruption et de misre4 ,l'homme ne peut ri5 p\r son salut sans la grce1 c'e/--dire sans l'inspiration1 c'e/--dire sans le sec\rs div91 en un mot1 si ,dieu ne l'aide croire et aim]4 ,l'inc>nation du ,fils de ,dieu a t la plus gr&e grce que ,dieu ait faite l'homme4 ,elle a eu p\r objet pr9cipal de l'in/ruire1 et de l'in/ruire p> la voix div9e elle-mme4 ,a9si1 ,dieu a pass sur la t]re p\r lui enseign] une loi plus p>faite d'une manire plus prcise et plus puissante4 ,il lui a enseign surt\t le prcepte de l'am\r1 et1 *ose admirable1 il l'a fait en lui donnant de l'am\r le plus pa?tique exemple1 en le lui inspirant p> le plus saisissant des bi5faits4 ,voil comme la rdemption a donn l'homme des lumires1 des ides1 des =ces n\velles4 ,voil comme elle a va9cu le mal1 lav le p* orig9el1 affran*i l'esprit4 ,voil la rvolution miraculeuse qu'elle a opre1 p> des signes visibles sans d\te1 p> des manife/ations matrielles1 mais dans le coeur de l'homme4 ,c'e/ le plus gr&1 le plus irrsi/ible don de la grce que ,dieu ait fait aux hommes1 et p> l1 r5\velant le pr9cipe mme du devoir1 de la v]tu1 de la religion1 il a inaugur au ciel et sur la t]re le rgne de la *>it4 ,tel e/ le *ri/ianisme d',abl>d4 ,on peut voir qu'en cons]vant les faits positifs qui sont comme le matriel de la religion1 il en simplifie en quelque sorte le miracle invisible2 il replace1 autant qu'il le peut1 dans l'ordre moral les phnomnes con/itutifs de la rvolution *rti5ne1 et lui donne un c>actre plus exclusivem5t spirituel que celui qui lui e/ assign p> la tradition de l'glise4 ,t\t cela e/ une consqu5ce de sa doctr9e de la ,tr9it4 ,la nature de ,dieu1 telle qu'il l'a conue1 conduit ncessairem5t ses ides sur le salut4 ,sa ,tr9it e/ m9emm5t une ,tr9it morale1 dont l'action s'ex]ce pr9cipalem5t sur l'intellig5ce huma9e soit p> cette rvlation s5sible qui p>le1 dans la cration1 soit p> cette rvlation intrieure qui semble sortir du se9 de la raison mme4 ,la connaissance de ,dieu eng5dre l'am\r comme la lumire amne la *aleur avec elle1 et les gr&es oeuvres de la ,provid5ce ne peuv5t avoir p\r objet que d'accrotre et la connaissance et l'am\r4 ,de l le judasme1 la philosophie1 le *ri/ianisme4 ,ce sy/me e/ beau1 et p\r qu'il ft plus consqu5t1 il faudrait en faire disp>atre ce qui re/e de my/rieux dans le p* orig9el4 ,au fond1 le p* orig9el p\r ,abl>d e/ plutt un tat d'ignorance et d'impuissance qu'une corruption effective1 qu'une modification sub/antielle de l'humanit2 p\r lui1 le p* orig9el1 s'il osait claircir sa p5se1 ne s]ait qu'un tat moral qu'amlior5t1 galem5t p> un effet moral1 la prdication et le m>tyre du ,*ri/4 ,bi5 s\v5t sans d\te1 mme *ez les *rti5s les plus or?odoxes1 une semblable croyance revi5t leur insu et prvaut sur la croyance au miraculeux2 mais ce sy/me n'explique pas comm5t un tat moral de t\te une race a pu tre le rsultat d'une transgression unique1 d'une faute p>ticulire d'un seul homme1 et comm5t l'imputabilit de cette faute a t transmise p> gnration aux desc5dants de cet homme4 ,abl>d a fait ce que fait t\t philosophe *rti5 qui ne veut cess] ni d'tre philosophe ni d'tre *rti54 ,il y a dans le *ri/ianisme deux sortes de miracles1 ou de faits de l'ordre surnaturel4 ,les premi]s sont ces miracles matriels qui frapp5t surt\t les imag9ations et contre lesquels s'lve facilem5t l'incrdulit vulgaire3 la p*e miraculeuse1 l'eau *ange en v91 la pi]re en pa91 ,laz>e ressuscit1 la vue r5due aux aveugles1 enf9 et surt\t la rsurrection de ,notre-,seigneur4 ,cep5dant il y a des *oses plus hautes et plus emb>rassantes dans le *ri/ianisme1 il y a des miracles invisibles1 un m]veilleux de l'ordre moral dont la raison doit s'inquit] davantage4 ,tel e/ le p* orig9el2 telles la damnation1 la rdemption1 la grce2 t\tes ces *oses1 ent5dues au s5s or?odoxe1 ne sont pas des noms mtaphoriques donns de purs phnomnes moraux4 ,ce sont des ralits indf9issables1 je le sais1 mais positives1 effectives1 si ce n'e/ sub/antielles et matrielles2 ce sont au mo9s des faits subsi/ants1 et non de simples manires de considr] et de reprs5t] la nature huma9e dans ses rapports avec l't]nelle vrit et l't]nelle ju/ice4 ,or1 c'e/ v]s ce d]ni] po9t de vue que t\t esprit philosophique doit ncessairem5t tre entran4 ,c'e/ mme la p5te actuelle de l'intellig5ce huma9e1 et qu& le *rti5 se laisse all]1 c'e/ a9si1 c'e/ s\s =me d'ab/ractions1 qu'il se figure et traduit t\s les phnomnes du monde dogmatique4 ,t\t esprit philosophique1 d'ailleurs bi5veillant et religieux1 t5d v]s une sorte de naturalisme vanglique1 v]s une int]prtation t\te rationnelle des faits rvls1 mme avec une foi absolue dans ces faits4 ,il lui en cote beauc\p mo9s d'admettre les miracles proprem5t dits1 c'e/--dire les drogations aux lois ord9aires de la nature physique1 s'il peut faire disp>atre les miracles purem5t intelligibles1 c'e/--dire les drogations aux donnes de la nature morale2 les premi]s ne s]ont plus ses yeux que des moy5s dont s'e/ s]vie la ,provid5ce1 daignant condesc5dre aux faiblesses de l'imag9ation de l'homme1 p\r clair] sa raison1 pur] sa consci5ce1 t\*] son coeur4 ,c'e/ dans t\te la =ce de l'expression1 la raison qui s'e/ faite *air1 ,grec3 o logos s>x eg5eto4 ,abl>d suit cette t5dance1 il e/ sur cette p5te2 qu'il cont9ue de la suivre1 qu'il desc5de encore1 et il s]a ,soc91 il s]a ,locke1 ,r\sseau1 ,kant1 ,/rauss2 mais il p>le et il crit au ,x,i,ie sicle4 ,,*apitre ,,vii4 ,,de ,,la ,,morale ,d',,ab,,l>d4--,e?ica seu ,scito te ipsum4 ,les que/ions agites dans le ,comm5taire sur sa9t ,paul sont comme une transition de la ?odice la morale4 ,quelques-unes sont dj de la morale4 ,n\s tr\vons la morale mme dans un ouvrage d',abl>d1 qui n'e/ pas le mo9s clbre2 c'e/ l'?ique1 ou le ,connais-toi toi-mme#dec4 ,note #dec3 ,voyez le ,!saurus anectdotorum novissimus1 de ,b]n>d ,pez1 bndict9 et biblio?caire de l'abbaye de ,moelk 7#agba74 ,l'ouvrage intitul ,petri ,abel>di ,e?ica seu lib] dictus3 ,scito te ispum1 se tr\ve dans le t4 ,,iii1 "p4 ,,ii1 p4 #fbf4 ,il n'a t imprim que cette fois4 ,les moeurs1 dit-il1 sont les vices ou les v]tus de l'me qui n\s r5d5t encl9s aux bonnes ou aux mauvaises actions4 ,les dfauts ou vices sont contraires aux v]tus1 comme la l*et la f]met1 l'inju/ice la ju/ice4 ,l'me a des dfauts et de bonnes qualits qui n'ont nul rapport aux moeurs1 comme la l5teur ou la promptitude d'esprit1 le manque de mmoire ou la mmoire2 mais les dfauts appels vices sont ceux qui port5t la volont quelque *ose qu'il ne convi5t pas de faire4 ,ni le vice1 ni l'action mauvaise n'e/ le p*4 ,on e/ colre1 sans tre en colre2 et une incl9ation vicieuse n'e/ qu'une raison de plus de se combattre soi-mme2 c> la victoire du vice sur notre me e/ plus honteuse que celle des hommes1 qui ne peuv5t va9cre que notre corps4 ,p> le vice1 n\s sommes a9si incl9s a cons5tir ce qui ne convi5t pas2 c'e/ ce cons5tem5t qui e/ le p*1 tant un mpris de ,dieu1 une (f5se ,dieu4 ,mpris] ,dieu1 c'e/ ne pas faire ou ne pas omettre1 cause de lui1 ce que n\s croyons qu'on doit faire on omettre cause de lui4 ,en df9issant le p* ngativem5t1 en disant omettre ou ne pas faire1 on montre que la sub/ance du p* n'exi/e pas4 ,c> elle e/ dans le nom plutt que dans l'tre2 c'e/ comme si1 p\r df9ir les tnbres1 n\s disions l'abs5ce de lumire1 l o la lumire a eu l'tre#ded4 ,note #ded3 ,e?ic41 c4 t4 ,,ii1 ,,iii1 p4 #fbg-fcj4 ,c'e/ la doctr9e reue1 que le mal n'e/ qu'une privation4 ,mali nulla natura e/1 dit sa9t ,augu/91 amissio boni mali nom5 accepit4 ,de ,civ4 ,del1 ,,xi1 ,,ix4 ,n'objectez pas que le p*1 tant dans la mauvaise volont1 e/ quelque *ose de positif1 e/ dans l'tre comme elle4 ,d'abord n\s p*ons quelquefois sans mauvaise volont4 ,un matre cruel me p\rsuit une pe nue la ma92 aprs avoir fui longtemps1 et contra9t p> l'extrme pril1 je le tue p\r n'tre pas tu4 ,la mauvaise volont du meurtre n'exi/ait pas2 il n'y avait que la volont de sauv] ma vie4 ,cep5dant j'ai p* en cons5tant ce meurtre mme p> contra9te2 c> la ,vrit dit3 ,t\s ceux qui pr5dront l'pe1 priront p> l'pe 7,ma?41 ,,xxvi1 #eb72 mais qu'on n'appelle po9t ce cons5tem5t une volont4 ,ce que l'on veut dans une gr&e d\leur de l'me1 e/ passion plutt que volont4 ,mais dans les cas o il n'y a nulle sorte de contra9te1 le p* n'e/-il pas la volont mauvaise8 ,un homme voit une femme et =me un dsir c\pable4 ,n'e/-ce pas l le p*8 ,si la volont e/ rfrne p> la v]tu1 sans t\tefois tre te9te1 si elle rsi/e1 si elle e/ va9cue sans prir1 il ne re/e qu' recueillir le prix de la victoire4 ,dieu en rcomp5sant juge le coeur plus que l'action4 ,or1 le coeur cons5t ou rsi/e1 il prfre ou sacrifie la volont de ,dieu la si5ne propre4 ,le p* n'e/ donc pas dans la mauvaise volont2 le p*1 c'e/ d'y cd]4 ,ce n'e/ pas le dsir1 c'e/ le cons5tem5t au dsir4 ,celui-l e/ dj crim9el devant ,dieu qui a fait t\s ses ef=ts p\r commettre et qui a commis autant qu'il tait en lui4 ,il e/ aussi crim9el que s'il avait t surpris l'oeuvre4 ,mais si n\s p*ons quelquefois malgr n\s1 si la volont n'e/ pas le p*1 peut-on dire que t\t p* soit volontaire8 ,di/+uons4 ,si le p* e/ le mpris de ,dieu1 peut-on dire que n\s v\lons mpris] ,dieu1 et n\s r5dre dignes de damnation8 ,v\loir faire ce qui doit tre puni1 n'e/ pas v\loir tre puni#dee4 ,note #dee3 ,la pe9e qui e/ ju/e dplat1 l'action qui e/ inju/e plat4 ,s\v5t aussi il arriva que1 lorsque sduit p> la figure d'une femme que n\s savons m>ie1 n\s v\drions la possd]1 n\s ne v\drions p\rtant nullem5t commettre l'adultre1 puisque n\s v\drions qu'elle ft libre4 ,beauc\p d'autres1 au contraire1 mett5t leur gloire convoit] les femmes des hommes puissants1 cause mme de leurs m>is1 et plus que si elles tai5t libres2 ceux-la aim5t mieux l'adultre que la =nication1 c'e/--dire faillir plus que mo9s4 ,il en e/ qui se s5t5t t\t fait malheureux d'tre entrans cons5tir la concupisc5ce ou la mauvaise volont1 =cs qu'ils sont p> l'infirmit de la *air v\loir ce qu'ils ne v\drai5t pas4 ,comm5t donc ce cons5tem5t que n\s ne v\lons pas accord]1 s]a-t-il dit volontaire8444 ,a mo9s que n\s n'ent5dions p> volont l'exclusion de ncessaire2 aucun p* en effet n'e/ 9vitable4 ,ou bi5 n\s appell]ons volontaire t\t ce qui procde de quelque volont4 ,celui qui tue un homme p\r vit] la mort n'a pas la volont de tu]1 mais il a quelque volont d'vit] la mort4 7,e?41 c4 ,,iii1 p4 #fce47 ,quelques-uns ne sont pas mdiocrem5t mus de n\s ent5dre dire que la consommation du p* n'aj\te ri5 au crime1 la damnation devant ,dieu4 ,suivant eux1 l'acte du p* e/ accompagn d'un c]ta9 plaisir qui augm5te le p*4444 ,mais il faudrait pr\v] que le plaisir *>nel e/ le p* et qu'il ne peut tre gt sans p*4 ,or c'e/ ce qu'on ne saurait s\t5ir1 ou bi5 il faudrait condamn] le m>iage1 les repas2 ,dieu lui-mme ne s]ait pas irrpro*able1 lui qui a cr les alim5ts et les corps1 d'avoir atta* aux alim5ts une saveur qui n\s caus]ait un plaisir =c1 un p* ncessaire4 videmm5t aucun plaisir naturel de la *air ne doit tre imput p*1 et ce ne peut tre une faute de j\ir de ce qui e/ infailliblem5t accompagn d'un s5tim5t de plaisir#def4 ,l'anci5ne loi a df5du des actes que la n\velle a p]mis4 ,le plaisir atta* ces actes n'a po9t cess avec la prohibition2 ce n'tait donc pas le plaisir qui en faisait des p*s4 ,il e/ vrai que ,david dit qu'il a t conu dans les iniquits3 mais il ne s'agit l que de l'iniquit du p* orig9el qui se transmet p> la gnration1 ou plutt de la pe9e de ce p* que nos premi]s p>5ts ont lgue leur po/rit4 ,note #def3 ,ici ,abl>d exam9e la situation d'un religieux expos immdiatem5t des t5tations qu'on peut dev9]1 et dcide que les impressions involontaires des s5s ne peuv5t tre imputables1 re*]*e et dcision qui montr5t que les sc&ales repro*s la casui/ique ne sont pas n\veaux1 et sont peut-tre en p>tie 9vitables4 ,a9si le cons5tem5t e/ vraim5t le p*1 savoir le cons5tem5t la volont du mal1 ou mme le cons5tem5t au mal1 sans mauvaise concupisc5ce4 ,quant l'action1 elle e/ si peu le p* que si la viol5ce ou l'ignorance l'ont fait commettre1 elie n'e/ plus imputable4 ,a9si la femme victime de la viol5ce e/ innoc5te2 a9si celui qui a cru p> quelque erreur pass] la nuit avec son p\se e/ innoc5t4 ,dsir] la femme d'autrui ou la possd]1 ce n'e/ pas le p*1 le p* e/ plutt de cons5tir ce dsir ou cette action4 ,qu& ,mose crit ce comm&em5t ,non concupisces 7,deut41 v1 #ba71 il e/ clair que ce n'e/ pas la concupisc5ce simple1 qu'il ent5d prohib]1 puisque d'une "p n\s ne p\vons l'vit]1 et que de l'autre n\s ne p*ons po9t p> elle2 c'e/ donc l'ass5tim5t la concupisc5ce4 videmm5t1 des oeuvres qu'il convi5t ou qu'il ne convi5t aucunem5t de faire1 sont galem5t faites p> les bons et p> les m*ants2 ce qui les sp>e1 c'e/ l'int5tion4 ,dans le mme acte p> lequel notre ,seigneur a t livr1 n\s voyons coopr] ,dieu le ,pre1 notre ,seigneur ,jsus-,*ri/ et le tratre ,judas4 ,dieu a livr son ,fils1 ,jsus s'e/ livr lui-mme1 ,judas a livr son matre3 c'e/ un mme fait4 ,en quoi l'action diffre-t-elle8 dans l'int5tion4 ,le diable ne fait ri5 que p> la p]mission de ,dieu2 mais qu& il punit un m*ant1 il le fait p> malice1 et ,dieu qui se s]t de lui1 veut dans sa ju/ice la punition4 ,qui p>mi les lus peut p\r les oeuvres tre gal aux hypocrites8 qui sait autant endur]1 autant accomplir1 p> am\r de ,dieu1 que ceux-l p> dsir de la l\ange huma9e8 ,dieu a df5du de publi] quelques-uns de ses miracles p\r donn] l'exemple de l'humilit1 et ceux qui il le df5dait n'en tai5t que plus empresss les publi] p\r lui r5dre hommage 7,m>c1 vii1 #cf71 ils transgressai5t un comm&em5t4 ,avai5t-ils tort1 lui1 de le leur donn]1 eux1 de l'enfre9dre8 ,l'int5tion ju/ifie donc les contraires4 ,en rsum1 il faut di/+u]3 #a le vice de l'me qui porte au p*2 #b le p* en lui-mme qui e/ le cons5tem5t au mal ou le mpris de ,dieu2 #c puis la volont du mal2 #d enf91 l'accomplissem5t du mal4 ,comme v\loir n'e/ pas la mme *ose qu'accomplir sa volont1 p*] n'e/ pas la mme *ose que consomm] le p*4 ,l'un dsigne le cons5tem5t de l'me en quoi n\s p*ons1 l'autre1 l'opration effective qui ralise ce quoi n\s avons cons5ti4 ,on dit que le p* ou la t5tation a lieu p> trois modes1 la sugge/ion1 le plaisir et le cons5tem5t4 ,la premire e/ p> exemple la p]suasion du diable qui sduisit ve1 en la trompant2 le plaisir v9t1 qu& elle tr\va l'arbre et le fruit si beau qu'elle s5tit le dsir s'allum]2 elle aurait d le rprim]1 elle cons5tit1 et ce fut le p*4 ,la sugge/ion1 au lieu de v5ir d'un mauvais conseill]1 peut v5ir de la *air1 mais alors elle n'e/ pas autre *ose que le plaisir ou plutt la t5tation du plaisir4 ,la t5tation en gnral e/ t\te incl9ation de l'me faire une *ose qui ne convi5t pas1 soit p> volont1 soit p> cons5tem5t4 ,la t5tation huma9e dont p>le sa9t ,paul1 e/ celle qui e/ insp>able ou pe9e sp>able de l'infirmit huma9e1 p> exemple le dsir d'une n\rriture agrable1 t\t dsir enf9 dont je ne puis tre exempt qu'avec la f9 de ma vie4 ,le prcepte e/ de n'y pas cd] p\r le mal4 ,p> quelle v]tu le p\rrons-n\s8 ,p> le ,dieu fidle qui ne s\ffre pas que n\s soyons t5ts au del de notre puissance4 ,confions-n\s dans sa misricorde plus qu'en nos propres =ces1 et puisqu'il e/ fidle1 ayons foi en lui#deg4 ,note #deg3 ,e?41 c4 iii1 p4 #fce-fdd4--a ,cor41 x1 #ac4 ,mais il n'y a pas seulem5t les sugge/ions des hommes1 il y a celles des dmons4 ,ceux-ci connaiss5t la nature des *oses1 tant p> la subtilit de leur esprit que p> leur longue expri5ce4 ,ils connaiss5t les v]tus naturelles qui peuv5t aism5t p\ss] la faiblesse huma9e la luxure1 ou d'autres emportem5ts4 ,en gypte1 il leur fut p]mis d'opr]1 p> la ma9 des magici5s1 beauc\p de *oses m]veilleuses contre ,mose4 ,ils employai5t les =ces de la nature1 ils ne crai5t ri54 ,celui qui1 a9si que l'enseigne ,virgile1 p>vi5drait en battant la *air d'un taureau1 produire des abeilles1 ne s]ait pas un crateur d'abeilles1 mais un prp>ateur de la nature4 ,les dmons excit5t nos div]ses passions en usant avec art contre notre ignorance ds secrets qu'ils possd5t4 ,il y a en effet1 soit dans les h]bes1 soit dans les sem5ces1 soit dans la nature et des arbres et des pi]res1 de nombreuses =ces propres excit] ou calm] nos mes1 et qui dans les ma9s de ceux qui les connaiss5t peuv5t facilem5t produire cet effet#deh4 ,note #deh3 ,e?41 c4 iv1 p4 #fdd4 ,passage condamn p> sa9t ,b]n>d et le ,concile de ,s5s4 ,d'autres s'meuv5t galem5t de n\s ent5dre dire que l'oeuvre du p* n'e/ pas le p*1 ou du mo9s n'aggrave pas le p*1 au po9t d'exig] une plus =te pe9e4 ,mais une gr&e pe9e de satisfaction e/ s\v5t prononce l o il n'y a pas de faute1 et n\s devons quelquefois punir les innoc5ts4 ,voil une pauvre femme qui a un enfant la mamelle1 et elle n'a pas assez de vtem5ts p\r le c\vrir dans son b]ceau1 et se c\vrir elle-mme suffisamm5t4 mue de compassion p\r ce petit enfant1 elle le met prs d'elle p\r le r*auff] de ses propres haillons1 et enf9 dans sa faiblesse1 va9cue p> la =ce de la nature1 elle t\ffe malgr elle cet tre qu'elle aime d'un extrme am\r4 ,aie la *>it1 dit ,augu/91 et fais ce que tu v\dras4 ,cep5dant lorsqu'au j\r de la satisfaction cette femme vi5t devant l'vque1 une pe9e grave e/ prononce contre elle1 non p\r la faute qu'elle a commise1 mais p\r qu' l'av5ir les autres femmes mett5t plus de prcaution dans leurs so9s mat]nels4 ,de mme un juge peut tre =c p> de faux tmo9s qu'il ne peut rcus]1 condamn] lgalem5t un homme dont l'innoc5ce lui e/ connue#dei4 ,puis donc qu'une pe9e peut tre raisonnablem5t inflige1 sans aucune faute pralable1 p\rquoi l'oeuvre qui a suivi la faute1 n'aggrav]ait-elle pas la pe9e devant les hommes en cette vie1 et non devant ,dieu dans la vie future8 ,les hommes ne jug5t po9t ce qui e/ ca*1 mais ce qui e/ manife/e4 ,ils ne ps5t pas l'imputation de la faute1 mais l'effet de l'oeuvre4 ,dieu seul juge vritablem5t le crime dans l'int5tion mme4 ,note #dei3 ,voyez ci-dessus1 c4 vi1 p4 #dbj4 ,quoique les p*s vi5n5t de l'me et non de la *air1 il y en a de spirituels et de *>nels1 c'e/--dire que les uns vi5n5t des vices de l'me et les autres de l'infirmit de la *air1 et quoique la concupisc5ce dans les deux cas soit dans l'me comme la volont1 on di/+ue la concupisc5ce de la *air et celle de l'esprit4 ,dieu seul en e/ juge1 t&is que n\s *]*ons punir mo9s ce qui nuit l'me du p*eur que ce qui nuit aux autres4 ,notre ju/ice t5d surt\t prv5ir les dommages publics2 n\s veillons surt\t l'exemple1 et nos punitions se mesur5t sur le dang] de l'action p\r l'intrt commun4 ,a9si n\s punissons plus gravem5t l'inc5die des maisons que la =nication1 quoique celle-ci soit beauc\p plus grave devant ,dieu4 ,lors donc que n\s disons qu'une int5tion e/ bonne et qu'une oeuvre e/ bonne1 il n'y a vraim5t qu'une bont1 celle de l'int5tion4 ,si n\s disons qu'un homme bon e/ le fils d'un homme bon1 n\s ne p>lons pas de deux bonts2 a9si l'oeuvre bonne n'e/ bonne que de la bont de l'int5tion1 dont elle e/ fille4 ,il ne faut donc pas dire que la bont de l'oeuvre aj\te la rcomp5se mrite p> la bont de l'int5tion2 la runion des deux *oses peut valoir mieux que l'une des deux prise sp>m5t1 comme le bois et le f] unis val5t plus que le bois seul1 mais c'e/ indiffr5t p\r la rmunration4 ,ce n'e/ p> l'oeuvre qui mrite la rmunration1 c'e/ n\s-mmes1 et quant n\s1 l'oeuvre1 ne dp5dant pas absolum5t de notre p\voir1 ne saurait aj\t] notre mrite4 ,deux hommes ont =m le projet de fond] des maisons p\r les pauvres1 l'un accomplit son voeu1 l'autre en e/ emp*1 p>ce que l'arg5t qu'il y de/9ait lui e/ violemm5t enlev2 leur mrite t\s deux e/-il diffr5t devant ,dieu8 ,si dans cette vie on ti5t compte de l'oeuvre effective dans la rtribution des rcomp5ses et des pe9es1 c'e/ p\r l'exemple4 ,si l'int5tion augm5te de l'oeuvre tait meilleure que l'une sans l'autre1 on p\rrait en infr] que ,dieu et l'homme unis dans une seule p]sonne tai5t quelque *ose de meilleur que la div9it ou l'humanit du ,*ri/2 c> on sait que l'humanit dans le ,*ri/ tait bonne2 dans un homme galem5t1 la sub/ance corporelle peut tre aussi bonne que l'incorporelle1 sans que la bont du corps contribue la dignit ou au mrite de l'me4 ,or1 qui os]ait mettre au-dessus de ,dieu ce t\t qui e/ appel ,*ri/ et qui e/ ensemble ,dieu et homme8 ,aucune multitude1 quelle qu'elle soit1 n'e/ prfrable au s\v]a9 bi54 ,quoique p\r faire une *ose c]ta9es *oses p>aiss5t tellem5t ncessaires que ,dieu ne puisse la faire sans elles1 et qu'elles soi5t comme des conditions 7adm9icula7 ou causes primordiales1 ri5 cep5dant1 quelle que soit la gr&eur des *oses1 ne peut tre dit meilleur que ,dieu4 ,quoique d'un gr& nombre de bonnes *oses il rsulte une bont multiple1 elle n'en e/ pas plus gr&e2 c> si la sci5ce tait rp&ue dans un plus gr& nombre1 ou si le nombre des sci5ces augm5tait1 la sci5ce de *acun ne crotrait pas de manire tre plus gr&e qu'aup>avant4 ,a9si ,dieu e/ bon en soi et cre d'innombrables *oses qui n'ont l'tre et la bont que p> lui2 la bont e/ p> lui dans plus de *oses1 le nombre des *oses bonnes en e/ plus gr&1 et p\rtant aucune bont ne peut tre prfre ou gale la si5ne4 ,la bont e/ dans l'homme et la bont e/ en ,dieu1 et comme les sub/ances ou natures dans lesquelles e/ la bont sont div]ses1 la bont de nulle *ose ne peut tre prfre ou gale la bont div9e2 on ne peut donc dire que ri5 soit meilleur1 qu'aucun bi5 soit plus gr& que ,dieu1 ou mme gal ,dieu#dfj4 ,note #dfj3 ,e?41 c4 vii1 ix1 p4 #fdf-fea4 ,lorsqu'on p>le de bonne int5tion et de bonne oeuvre1 la bont de celle-ci procde de la bont de celle-l1 le nombre des bonts ou des bonnes *oses n'e/ pas augm5t2 donc nulle ncessit d'augm5t] la rcomp5se4 ,un homme fait la mme *ose en des temps div]s1 et suivant son int5tion qui *ange1 la mme *ose e/ bonne ou mauvaise et semble *ang]4 ,c'e/ a9si que cette mme proposition3 ,socrate e/ assis1 *ange du vrai au faux1 suivant que ,socrate s'asseoit ou se lve#dfa4 ,note #dfa3 ,voyez plus haut1 t4 ,,ii1 c4 iii1 t4 #a1 p4 #cha4 ,quelques-uns croi5t qu'il y a bonne int5tion t\tes les fois qu'on croit bi5 faire et plaire ,dieu1 mais l'int5tion peut tre errone1 le zle peut tromp]2 il faut que l'oeil du coeur soit clairvoyant4 ,autrem5t1 les infidles aussi aurai5t t\t comme n\s leurs bonnes oeuvres1 puisque eux aussi ne croi5t pas mo9s que n\s tre sauvs p> leurs oeuvres et plaire ,dieu#dfb4 ,note #dfb3 ,e?41 c4 x1 xi1 xii1 p4 #fea-fec4 ,de l nat une objection4 ,si le p* e/ le mpris de ,dieu1 atte/ p> le cons5tem5t ce qu'il df5d1 comm5t les p]scuteurs des m>tyrs1 ceux mme du ,*ri/1 ont-ils p*1 eux qui ignorai5t ,dieu et ses comm&em5ts8 ,comm5t l'ignorance ou mme l'infidlit incompatible avec le salut e/-elle un p*8 ,l'aptre a dit3 ,si notre coeur ne n\s condamne po9t1 n\s avons confiance en ,dieu4 7,i ,jean1 iii1 #ba47 ,or1 le coeur des ,g5tils et des idoltres ne les condamne po9t1 qu& ils manqu5t la loi *rti5ne4 ,cep5dant ,jsus-,*ri/ priait p\r ses b\rreaux1 et ti5ne dem&ait ,dieu de ne po9t compt] ce p* ceux qui le lapidai5t4 ,abl>d rpond qu'ti5ne ne dem&ait que la remise de t\te pe9e corporelle et t]re/re4 ,s\v5t ,dieu envoie aux m*ants des afflictions1 soit p\r faire clat] sa ju/ice1 soit p\r effray] ceux qui les v\drai5t imit]2 c'e/1 cela que p5sait le premi] des m>tyrs4 ,quant aux p>oles du ,seigneur3 ,pre1 p>donnez-leur 7,luc1 xxiii1 #cd71 elles signifi5t3 ne v5gez pas ce qu'ils font contre moi1 mme p> une pe9e corporelle1 ce qui aurait pu avoir raisonnablem5t lieu1 mme sans faute pralable de leur "p1 af9 que les autres hommes voyant cela reconnuss5t au *tim5t qu'en agissant a9si1 les ,juifs n'avai5t pas bi5 fait4 ,en outre1 il conv5ait que le ,seigneur1 p> l'exemple de cette prire1 n\s exhortt la v]tu de la pati5ce et l'imitation du suprme am\r1 af9 que son propre exemple n\s montrt en action ce qu'il n\s avait enseign en prcepte1 savoir1 qu'il faut pri] p\r ses ennemis4 ,en disant p>donnez-leur1 il n'a donc po9t reg>d quelques fautes pralables1 quelques mpris de ,dieu1 mais la raison qu'il aurait pu y avoir de leur inflig] une pe9e motive1 mme sans une faute prexi/ante4444 ,a9si que les petits enfants sont sauvs sans mrite1 il n'e/ pas absurde que quelques-uns support5t des pe9es corporelles qu'ils n'ont po9t mrites1 comme les petits enfants morts sans le baptme1 comme tant d'innoc5ts frapps d'affliction4 ,qu'y aurait-il d'tonnant que ceux qui crucifiai5t le ,seigneur euss5t1 p\r cette action inju/e1 quoique l'ignorance les excuse de la faute1 enc\ru quelque pe9e temporelle8 ,pas plus que l'ignorance1 l'infidlit qui f]me aux adultes raisonnables l'entre du ciel1 ne peut tre appele mpris de ,dieu4 ,il suffit p\r la damnation de ne pas croire l'vangile1 d'ignor] le ,*ri/1 de ne po9t recevoir le sacrem5t de l'glise1 et cela mo9s p> malice que p> ignorance4 ,celui qui ne croit pas e/ dj jug4 7,jean1 iii1 #ah47 ,celui qui ne connat pas ne s]a pas connu4 7l ,cor41 xiv1 #ch47 ,il n'y a pas1 dit ,ari/ote#dfc1 rciprocit dans les relatifs1 si la relation n'a t bi5 tablie2 il faut qu'il n'y ait pas erreur dans l'attribution4 ,si1 p> exemple1 on a prs5t comme une relation l'aile d'un oiseau1 il n'y a pas rciprocit1 on ne peut dire l'oiseau d'une aile4 ,si donc n\s appelons p* t\t acte vicieux ou contraire au salut1 l'infidlit et l'ignorance devi5n5t des p*s1 mme sans mpris de ,dieu4 ,c'e/ que l'attribution e/ mal faite4 ,il faut appel] p* ce qui1 en aucun cas1 ne peut avoir lieu sans une faute4 ,or1 ignor] ,dieu1 n'y pas croire1 les oeuvres mmes qui ne sont pas bonnes1 t\t cela peut avoir lieu sans aucune faute4 ,si1 p> exemple1 la prdication n'e/ pas v5ue jusqu' v\s1 quelle faute v\s imput] p\r n'avoir pas cru dans le ,*ri/ ou dans l'vangile8 ,l'aptre n'a-t-il pas dit3 ,comm5t croiront-ils en lui1 s'ils n'en ont po9t ent5du p>l]8 ,et comm5t en ent5dront-ils p>l]1 si p]sonne ne le leur pr*e8 7,rom41 x1 #ad47 ,corneille ne croyait pas dans le ,*ri/ avant d'avoir t in/ruit p> ,pi]re1 et quoique p\r avoir prcdemm5t connu et aim ,dieu p> la loi naturelle1 il ait mrit que sa prire ft c\te et que ,dieu acceptt ses aumnes1 si cep5dant il lui ft arriv de quitt] la lumire avant de croire dans le ,*ri/1 n\s n'os]ions nullem5t lui g>antir la vie t]nelle1 quelque bonnes que p>uss5t ses oeuvres1 et n\s le compt]ions plutt p>mi les infidles que p>mi les fidles1 de quelque zle p\r le salut qu'il ft anim4 ,beauc\p de jugem5ts de ,dieu sont un abme44444 ,il rpr\va celui qui s'(frait en disant3 ,matre1 je v\s suivrai en quelque lieu que v\s alliez4 7,ma?41 iv1 #ai47 ,enf91 g\rm&ant l'ob/9ation de c]ta9es villes1 il dit3 ,malheur toi1 ,corozam2 malheur toi1 ,be?sade6 c> si dans ,tyr et dans ,sidon avai5t eu lieu les miracles accomplis au milieu de v\s1 ds longtemps dj elles aurai5t fait pnit5ce dans le cilice et la c5dre#dfd4 ,le voici donc qui a (f]t et sa prdication et ses miracles aux villes dont il prvoyait l'incrdulit1 et ces villes des ,g5tils qu'il savait t\tes prtes p\r la foi1 il ne les a pas juges dignes de sa prs5ce4 ,si p\r avoir t privs de sa p>ole1 quelques hommes t\t disposs croire ont pri dans ces villes1 qui p\rra dire que c'e/ leur faute8 ,et p\rtant cette infidlit dans laquelle ils sont morts1 n\s t5ons qu'elle suffit p\r leur damnation1 quoique la cause de l'aveuglem5t auquel le ,seigneur les a ab&onns ne n\s app>aisse gure4 ,note #dfc3 ,categ4_/i4 vii4--,boe?41 ,9 ,prdicam41 ,,ii1 p4 #afj4 ,note #dfd3 ,ma?4 xi1 #ba4 ,cet exemple e/ cit p> ,fnelon dans une "q analogue4 7,rfut4 du sy/me du ,p4 ,malebran*e1 c4 v47 ,assurm5t1 si l'on veut appel] leur aveuglem5t un p* sans faute1 on le peut1 p>aissant absurde qu'ils soi5t damns sans p*4 ,n\s p\rtant1 n\s ne plaons proprem5t le p* que dans la faute de nglig5ce2 c> elle ne peut se r5contr] en aucun homme1 quel que soit son ge1 sans qu'il mrite la damnation4 ,je ne vois pas1 au contraire1 comm5t imput] faute l'infidlit des petits enfants ou de ceux qui l'vangile n'a po9t t annonc1 non plus que t\t ce qui rsulte d'une ignorance inv9cible ou d'une impossibilit de prvoir un fait2 autant incrim9] celui qui1 dans une =t1 frappe un homme d'une fl*e qu'il croyait lanc] contre un oiseau4 ,a9si1 qu& on emploie ces mots3 p*] p> ignorance ou p*] en p5se1 on pr5d le p* dans un s5s l>ge2 c'e/ l'action qu'il ne convi5t pas de faire4 ,dans le p* d'ignorance1 po9t de faute2 p*] en p5se ou p> la volont1 en p>ole ou en action1 c'e/ faire ou dire ce qu'on ne doit pas1 qu& mme cela n\s arriv]ait notre insu ou malgr n\s4 ,a9si1 ceux mmes qui p]scutai5t le ,*ri/ ou les si5s1 qu'ils croyai5t devoir tre p]scuts1 sont dits avoir p* en action 79 op]atione72 ils aurai5t cep5dant p* p> une faute plus grave1 s'ils les avai5t p>gns contre leur consci5ce#dfe4 ,note #dfe3 ?41 c4 xiii et xiv1 p4 #fec-fei4 ,il n'e/ pas ncessaire de rem>qu] que cette ass]tion doit tre condamne p> l'glise4 ,bayle1 et aprs lui1 les auteurs de l',hi/oire littraire1 p5s5t reconnatre ici une doctr9e de rel*em5t1 repro*e plus t>d aux jsuites4 ,on les a vivem5t attaqus p\r une ?se s\t5ue en #afhf1 dans leur collge de ,dijon1 et qui tablissait une di/9ction entre le p* philosophique ou moral et le p* ?ologique4 ,suivant cette di/9ction1 t&is que l'un e/ le p* mortel ou la transgression libre de la loi div9e1 l'autre ne s]ait qu'un acte huma9 non con=me la nature raisonnable et la droite raison4 ,quoique grave1 il ne s]ait pas1 dans celui qui ignore ,dieu1 ou qui ne p5se pas actuellem5t lui1 une (f5se env]s ,dieu1 digne de la pe9e t]nelle4 ,arnauld a crit c9q ,dnonciations t5dues contre cette doctr9e qu'il prs5te comme trs-anci5ne dans la ,socit4 7,bayle1 art4 ,f\lque4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #abh4--,oeuvres de messire ,ant4 ,arnauld1 t4 ,,xxxi1 d4 de #aghj47 ,l'diteur de l'?ique1 ,b4 ,pez1 p5se qu',abl>d peut bi5 avoir v\lu dire seulem5t que l'inadv]tance et l'ignorance inv9cible excus5t le p* =mel1 comme on l'enseigne dans les coles4 7,diss]t4 isagog41 t4 ,,iii1 p4 xx47 ,on dem&e si t\t p* e/ int]dit1 c'e/--dire si l'impossible n\s e/ prescrit2 c> la vie ne peut se pass] sans p*s au mo9s vniels4 ,qui peut1 p> exemple1 se prs]v] de t\te p>ole oiseuse8 7,tit4 iii1 #i47 ,et cep5dant un j\g d\x1 un f>deau lg] n\s a t promis4 ,mais cette difficult n'en e/ une que si l'on ent5d l>gem5t p> p* t\t ce qu'il ne convi5t pas de faire4 ,si1 au contraire1 la p* n'e/ que le mpris de ,dieu1 cette vie peut rellem5t se pass] sans p*1 quoique avec la plus gr&e difficult1 et il e/ vrai que t\t p* e/ int]dit4 ,p>mi les p*s1 les uns sont vniels 7graciables7 ou lg]s1 les autres damnables ou graves4 ,p>mi ceux-ci1 on nomme crim9els ceux qui r5drai5t leurs auteurs infmes ou accusables de crime s'ils v5ai5t tre connus4 ,les p*s sont vniels1 lorsque n\s cons5tons au mal p> oubli2 on peut savoir et ne pas p5s] qu'on ne devrait pas cons5tir4 ,on ne se s\vi5t pas t\j\rs de ce qu'on sait4 ,nos connaissances subsi/5t jusque dans notre sommeil4 ,l'homme qui s'endort ne devi5t pas /upide p\r r$ev5ir un sage en s'veillant2 les p*s vniels sont donc des p*s d'oubli4 ,quelques-uns ont prt5du qu'il tait mieux de s'ab/5ir des p*s vniels que des crim9els1 p>ce que c'e/ plus difficile1 et qu'il y faut plus d'att5tion2 mais ,cicron a dit3 ,ce qui e/ laborieux n'e/ pas p\r cela glorieux4 ,il e/ plus pnible d'obir la cra9te qu' l'am\r2 e/-il donc plus mritoire de port] le j\g de la loi anci5ne que de vivre dans la lib]t de l'vangile8 ,il e/ plus difficile de se df5dre d'une puce que d'un ennemi et d'vit] une petite pi]re qu'une gr&e2 mais ce qu'il e/ plus difficile d'vit] fait mo9s de mal4 ,l'am\r se df5d surt\t de ce qui peut le plus (f5s] ,dieu4 ,si l'on prt5d rep\ss] cette di/9ction1 en adoptant le pr9cipe de quelques philosophes que t\s les p*s sont gaux1 soit2 mais alors il faut s'ab/5ir de t\s galem5t1 et non pas des vniels plus que des crim9els#dff4 ,note #dff3 ,allusion une maxime =t connue des /oci5s4--,e?41 c4 xv et xvi1 p4 #fei-ffc4 ,aprs avoir a9si dc\v]t la plaie de l'me1 il e/ temps de montr] le remde4 ,c'e/ la rconciliation qui s'opre p> la pnit5ce1 la confession1 la satisfaction4 ,la pnit5ce e/ la d\leur de l'me p\r avoir failli3 elle provi5t tantt de l'am\r de ,dieu1 et alors elle e/ fructueuse1 tantt de quelque dommage pr\v1 et alors elle e/ sans fruit4 ,telle e/ la pnit5ce des damns1 de t\s ceux qui au mom5t de quitt] la vie1 se rep5t5t de leurs crimes et p\ss5t les gmissem5ts de la componction1 non p> am\r du ,dieu qu'ils ont (f5s1 non p> ha9e du p* qu'ils ont commis1 mais p> peur de la pe9e dans laquelle ils apprh5d5t d'tre prcipits4444 ,combi5 n\s en voyons t\s les j\rs gmir pr(ondm5t au mom5t de la mort1 s'accus] vivem5t d'usures1 de rap9es1 d'oppression des pauvres1 ou des inju/ices qu'ils ont commises1 et p\r t\t rp>] consult] un prtre6 ,alors si1 comme il le faut1 on leur donne le conseil de v5dre t\t ce qu'ils possd5t1 et de re/itu] aux autres ce qu'ils ont pris4441 v\s les ent5dez s\da9 confess] p> leur rponse combi5 leur pnit5ce e/ va9e4 ,de quoi donc1 dis5t-ils1 vivrait ma maison8 que laiss]ais-je mes fils1 ma femme8 ,comm5t p\rrai5t-ils se s\t5ir8444 ,o misrable1 le plus misrable des misrables6 le plus ins5s des ins5ss6 tu ne t'occupes pas de ce qui te re/]a toi1 mais de ce que tu auras amass p\r les autres6 ,p> quelle prsomption peux-tu a9si (f5s] ,dieu1 au mom5t d'tre emport devant son =midable tribunal1 et cela1 p\r te r5dre les ti5s plus favorables1 en les enri*issant de la dp\ille des pauvres8 ,qui ne rirait de toi1 t'ent5dre espr] que les autres te s]ont plus utiles que toi-mme8 ,tu te confies dans les aumnes des ti5s1 croyant les avoir p\r successeurs2 tu les con/itues hriti]s de ton iniquit1 en leur laissant le bi5 d'autrui acquis p> la rap9e4444 ,dans ta pit malheureuse env]s les ti5s1 cruel env]s toi-mme et env]s ,dieu1 qu'att5ds-tu du juge quitable devant lequel tu c\rs malgr toi1 et qui dem&e compte1 non-seulem5t des vols1 mais d'une p>ole inutile8 ,aprs un tableau anim et satirique des mcomptes qui att5d5t les calculs d'un m\rant1 et de l'+ratitude d'une p\se1 et de l'oubli des hriti]s1 ,abl>d aj\te un repro*e qui monte plus haut4 ,et comme1 dit-il1 l'av>ice du prtre n'e/ pas mo9dre que celle du peuple1 d'aprs cette p>ole3 ,erit sicut sac]dotes sic populus 7,ose1 iv1 #i71 bi5 des m\rants sont abuss p> la cupidit des prtres qui leur promett5t une va9e scurit1 s'ils (fr5t ce qu'ils ont p\r les sacrifices1 et a*t5t des messes qu'ils n'aurai5t jamais gratis2 m>*&ise p\r laquelle il e/ c]ta9 qu'il exi/e *ez eux un t>if fix d'avance1 p\r une messe1 un d5i]1 p\r un s]vice annuel1 qu>ante4 ,ils ne conseill5t pas aux m\rants de re/itu] le fruit de leurs rap9es1 mais de l'(frir en sacrifice1 contre cette p>ole3 ,(frir en sacrifice la sub/ance du pauvre1 c'e/ immol] p\r victime le fils s\s les yeux du pre4 7,eccl41 xxxiv1 #bd47 ,la pnit5ce fructueuse e/ celle qui nat du regret d'avoir (f5s ,dieu qui e/ bon plus encore qu'il n'e/ ju/e4 ,il n'e/ pas comme les pr9ces de la t]re qui ne sav5t pas diffr] leur v5geance2 mais plus la si5ne a t ret>de1 plus elle e/ t]rible4 ,n\s craignons d'(f5s] les hommes1 n\s fuyons leurs reg>ds p\r faire le mal2 ne savons-n\s pas que ,dieu e/ p>t\t prs5t8 ,l'affection de la *air n\s entrane faire ou support] tant de *oses1 et si peu l'affection spirituelle6 ,que ne savons-n\s1 p\r ce ,dieu qui n\s devons t\t1 faire et support] autant que p\r une p\se1 des enfants ou quelque c\rtisane6 ,ceux qui sont salutairem5t t\*s de la bont1 de la pati5te longanimit de ,dieu1 ress5t5t la componction mo9s p> la cra9te des pe9es que p> l'am\r de ,dieu4 ,avec cette contrition du coeur qui e/ la pnit5ce fructueuse1 le p* disp>at4 ,le gmissem5t s9cre de la *>it ou de l'am\r n\s rconcilie avec ,dieu4 ,si1 l'article de la mort1 quelque ncessit emp*e un homme de v5ir confession et d'accomplir la satisfaction1 quittant la vie dans ce gmissem5t du coeur1 il n'enc\rt pas la gh5ne t]nelle4 ,obt5ir le p>don du p*1 c'e/ tre tel que l'me cesse de mrit]1 p\r le p* antrieur1 l't]nel *tim5t2 c> lorsque ,dieu p>donne le p* aux pnit5ts1 il ne remet pas t\te la pe9e1 mais seulem5t la pe9e t]nelle4 ,ceux qui1 prv5us p> la mort1 n'ont pu accomplir la satisfaction de la pnit5ce en cette vie1 sont rs]vs aux pe9es purgatoires et non damnatoires4 ,cette df9ition de la pnit5ce rpond ceux qui ont dem& si l'on p\vait se rep5tir d'un p* et ne pas se rep5tir d'un autre4 ,la pnit5ce qui vi5t de l'am\r de ,dieu ne peut exi/] p\r celui qui p]si/e dans un seul mpris de ,dieu4 ,mais dire que ,dieu p>donne un p*1 n'e/-ce pas dire que ,dieu ne prononce pas la condamnation1 et qu'il a p> consqu5t dcrt de ne la po9t prononc]8 ,dieu ne rgle ni ne dispose ri5 rcemm5t2 de t\te t]nit1 ce qu'il doit faire e/ arrt dans sa prde/9ation et prfix dans sa provid5ce1 tant le p>don d'un p* quelconque1 que t\t ce qui se fait4 ,il n\s p>at donc mieux d'ent5dre p> ces mots3 ,dieu p>donne le p*1 qu'il r5d un p*eur digne d'indulg5ce en lui inspirant le gmissem5t de la pnit5ce1 c'e/--dire qu'il le r5d tel que la damnation cesse de lui tre due1 et ne lui s]a jamais due1 s'il p]svre#dfg4 ,note #dfg3 ?41 c4 xix et xx1 p4 #ffg-fga4 ,il y a t\tefois un p* irrmissible1 c'e/ le blasphme ou la simple p>ole contre le ,sa9t-,esprit 7,luc1 xii1 #aj2 ,ma?1 xii1 #ca74 ,quelques-uns dis5t que ce p* e/ le dsespoir de p>don1 l'acte de celui qui1 tr\bl p>la gr&eur de ses fautes1 se dfie radicalem5t de la bont de ,dieu4 ,quant au p* contre le ,fils1 c'e/ l'acte de celui qui attaque l'excell5ce de l'humanit du ,*ri/1 et qui1 p> exemple1 nie qu'elle ait t conue sans p*1 ou que ,dieu l'ait prise cause de l'infirmit visible de la *air4 ,ce p* e/ rmissible1 p>ce qu'il s'agit de ces croyances auxquelles ne p\vait conduire la raison huma9e1 mais qui avai5t beso9 d'une rvlation div9e4 ,blasphm] l',esprit1 au contraire1 c'e/ calomni] les oeuvres d'une grce manife/e1 c'e/ en quelque sorte attribu] au diable ce que fait la bont dans sa misricorde2 c'e/ dire l',esprit m*ant1 ou que ,dieu e/ le diable4 ,ce p* ne mrite aucune indulg5ce2 n\s ne disons pas cep5dant que ceux qui l'ont commis ne p\rrai5t tre sauvs1 s'ils avai5t la pnit5ce1 mais n\s disons1 seulem5t qu'ils n'obti5dront pas la pnit5ce#dfh4 ,note #dfh3 ,cette op9ion sur le p* contre le ,sa9t-,esprit e/ celle de sa9t ,jean ,*ryso/ome1 suivie p> sa9t ,isidore de ,pluse et beauc\p d'autres4 ,elle se rappro*e de celle de sa9t ,a?anase4 ,les docteurs ca?oliques se p>tag5t en gnral entre cette op9ion et celle de sa9t ,augu/91 qui veut que le p* contre le ,sa9t-,esprit soit l'impnit5ce f9ale4 ,sa9t ,hilaire croyait que le p* contre le ,sa9t-,esprit consi/ait ni] la div9it du ,fils1 ce qui p>at peu probable1 ce p* tant prcism5t oppos p>1 l'vangile au p* ou au blasphme contre le ,fils4 ,l'glise n'a ri5 dcid conc]nant la nature du p* contre le ,sa9t-,esprit4 ,quoique deux vangli/es dis5t qu'il ne s]a pas remis1 l'glise en gnral n'ent5d pas la rigueur cette irrmissibilit2 il n'y a donc ni erreur1 ni tmrit1 ni rel*em5t dans ce que dit ,abl>d du p* irrmissible4 7,bible de ,v5ce1 t4 ,,xix1 p4 #cbe4--,voyez aussi ci-dessus *4 iv1 p4 #cdb47 ,on dem&]a peut-tre si ceux qui se retir5t de cette vie avec le gmissem5t du coeur1 cont9u]ont de gmir et d'tre tri/es de leurs p*s dans la vie cle/e4 ,sans aucun d\te1 comme les p*s dplais5t ,dieu et aux anges1 indp5damm5t de la d\leur qu'ils caus5t1 les ntres cont9u]ont de n\a dplaire4 ,quant la "q de savoir si dans cette vie-l n\s v\drions avoir fait ou non des *oses qui1 n\s le savons1 ont t bi5 ordonnes de ,dieu1 et ont coopr notre bi51 d'aprs ce mot de sa9t ,paul3 ,n\s savons que t\t contribue au bi5 de ceux qui aim5t ,dieu 7,rom4 viii1 #bh72 c'e/ une autre "q que n\s avons1 selon nos =ces1 rsolue dans le troisime livre de notre ,?ologie#dfi4 ,note #dfi3 ?41 c4 xxi1 xxii1 xxiii1 p4 #fga-fgc4--,le ,i,i,ie livre de la ,?ologie1 c'e/--dire de l',introduction1 ne conti5t pas l'exam5 direct de cette "q2 mais il n'e/ pas t]m91 et d'ailleurs il y e/ expliqu comm5t t\t1 le mal mme1 e/ ordonn p\r le mieux4 7,c4 ii1 p4 #bbh47 ,la seconde condition de la rconciliation e/ la confession4 ,on dit que les ,grecs se confess5t ,dieu2 mais quelle e/ la valeur d'une confession ,dieu qui sait t\t8 ,confessez-v\s les uns aux autres 7,jac4 v1 #af74 ,d'abord1 c'e/ un acte d'humilit qui fait dj une gr&e p>tie de la satisfaction2 puis1 les prtres qui l'on se confesse ont le droit d'enjo9dre les satisfactions de la pnit5ce4 ,le pnit5t se rassure en p5sant qu'il obx ses suprieurs et qu'il suit leur volont et non la si5ne4 ,mais il faut se confess] s9crem5t et ne ri5 taire p> honte de l'aveu4 ,je sais bi5 que ,pi]re1 aprs sa faute1 s'e/ tu et qu'il a pleur2 p\rquoi ne l'a-t-il pas confesse8 ,peut-tre a-t-il cra9t de caus] quelque dommage1 quelque d%onneur cette glise dont il devait tre un j\r con/itu le pr9ce2 alors ce ne s]ait plus orgueil1 mais prud5ce2 c> la connaissance de sa triple *ute aurait pu conduire ses frres rep\ss] son autorit et dsappr\v] le desse9 de ,dieu qui1 p\r les aff]mir1 *oisissait celui qui avait failli le premi]4 ,c'e/ a9si qu'on peut ret>d] une confession ou mme l'omettre absolum5t sans p*1 lorsqu'on croit qu'elle s]a plus nuisible qu'utile4 ,d'ailleurs ,pi]re a pu diffr] sa confession1 qu& la foi de l'glise tait encore t5dre et faible1 et plus t>d il a pu confess] sa faute1 p\r qu'elle re/t crite dans l'vangile4 ,mais on ne peut allgu] qu'tant au-dessus de t\s1 ,pi]re n'avait pas de suprieur qui confi] son me2 ri5 n'emp*e les prlats de s'adress]1 p\r la confession1 des subordonns1 af9 que la satisfaction leur soit r5due plus facile p> ce surcrot d'humilit4 ,comme il y a beauc\p de mdec9s malhabiles auxquels il e/ dang]eux ou inutile de confi] les malades2 p>mi les prlats de l'glise1 il s'en tr\ve beauc\p qui ne sont ni religieux ni judicieux1 et qui1 de plus1 sont lg]s dc\vrir les p*s de ceux qu'ils confess5t4 ,a ceux-l il e/ non-seulem5t inutile1 mais prilleux de se confess]1 c> ils ne sont pas att5tifs pri] et ne mrit5t pas d'tre c\ts dans leurs prires4 ,ignorant les dispositions canoniques et n'ayant pas de rgle dans la fixation des satisfactions1 ils promett5t s\v5t une va9e scurit et tromp5t les p*eurs p> une esprance frivole1 aveugles1 conducteurs d'aveugles4 7,ma?41 xv1 #ad47 ,en rvlant les p*s1 ils sc&alis5t l'glise1 indign5t les pnit5ts1 les dt\rn5t de la confession1 les expos5t mme des prils4 ,aussi ceux que ces inconvni5ts ont dcids vit] leurs prlats et *]*] des confesseurs plus conv5ables1 doiv5t-ils tre appr\vs4 ,s'ils p\vant obt5ir le cons5tem5t des prlats eux-mmes1 t\t n'en va que mieux2 mais si l'orgueil leur refuse ce cons5tem5t1 que le malade1 inquiet de son salut1 cont9ue de *]*] le meilleur mdec9 et se s\mette au meilleur conseil4 ,c> p]sonne1 aprs s'tre ap]u qu'il lui a t donn un guide aveugle1 ne doit le suivre dans le foss4 ,ce n'e/ pas qu'on doive mpris] les leons de ceux qui pr*5t bi51 quoiqu'ils viv5t mal1 mais de ceux-l seulem5t qui ne sav5t ni guid] ni in/ruire4 ,il ne faut pas d'ailleurs dsespr] du salut de ceux qui s'ab&onn5t la dcision de leurs aveugles prlats1 l'erreur des uns ne doit po9t damn] les autres4 ,il e/ quelques prtres qui tromp5t leurs ouailles1 mo9s p> erreur que p> cupidit1 et qui remett5t ou allg5t les pe9es de la satisfaction prescrite1 moy5nant l'(fre de quelques cus4444 ,le ,seigneur dit p> la b\*e du prophte3 ,mes prtres n'ont pas dit3 ,o e/ le ,seigneur8 7,jrm41 ii1 #f47 ,ceux-ci sembl5t dire3 ,o e/ l'cu8 ,et non-seulem5t des prtres1 mais je connais des pr9ces des prtres1 des vques si impudemm5t consums de cette cupidit-l1 que lorsqu'aux ddicaces d'glises1 aux bndictions de cimetires1 aux conscrations d'autels1 quelques sol5nits enf91 ils ont de gr&es runions de peuple dont ils att5d5t des oblations considrables1 ils se montr5t faciles la relaxation des pnit5ces2 ils accord5t t\t le monde tantt le ti]s1 tantt le qu>t de la pnit5ce1 s\s quelque prtexte de *>it1 mais rellem5t p> une extrme cupidit4444 ,ils pr(ess5t qu'ils en ont le droit1 que le ,seigneur le leur a dlgu et que le ciel e/ dpos dans leurs ma9s4 ,en vrit1 ce sont de gr&s impies de ne po9t abs\dre t\s leurs subordonns de t\s p*s et de p]mettre qu'il y en ait un seul de damn4444 ,dsire qui v\dra1 mais non pas moi1 cette puissance dont on peut faire pr(it] les autres plus que soi-mme1 et qui p]met de sauv] l'me d'autrui plutt que la si5ne propre1 t&is que t\t homme sage a le s5tim5t contraire#dgj4 ,note #dgj3 ?441 c4 xxiv1 xxv1 p4 #fgd-fha4 ,il y a beauc\p d'vques sans religion ni disc]nem5t1 ils ont cep5dant la puissance piscopale4 ,quelle e/ leur g>d la porte du p\voir dlgu aux aptres de li] et de dli]8 7,jean1 xx1 #bc47 ,s'ils veul5t sans disc]nem5t1 sans mesure1 aggrav] ou attnu] la pe9e du p*1 leur p\voir va-t-il jusque-l que ,dieu rgle les pe9es sur leur jugem5t8 ,si la colre ou la ha9e ont dict la s5t5ce d'un vque1 ,dieu la confirm]a-t-il8---,la dlgation annonce p> sa9t ,jean ne semble pas adresse t\s les vques en gnral1 mais seulem5t la p]sonne des aptres2 c'e/ comme p\r ces p>oles t\tes p]sonnelles3 ,v\s tes la lumire du monde1 v\s tes le sel de la t]re4 7,ma?41 v1 #ac1 #ad47 ,elles ne s'appliqu5t pas t\s2 cette prud5ce et cette sa9tet que le ,seigneur avait donnes aux aptres1 il ne les a pas accordes galem5t t\s leurs successeurs4 ,en prononant les p>oles vangliques1 ,jsus-,*ri/ p>lait devant ,judas1 il n'ent5dait donc p>l] que des seuls aptres lus2 peut-tre faut-il en dire autant de la dlgation du p\voir de li] et de dli]4 ,sa9t ,jrme1 ,origne1 p>aiss5t en jug] a9si4 ,comm5t1 en effet1 des vques qui s'c>t5t de la ju/ice de ,dieu1 p\rrai5t-ils pli] ,dieu leur propre iniquit et le r5dre semblable eux-mmes8 ,sa9t ,augu/91 vque lui-mme1 a dit ces p>oles3 ,v\s liez sur la t]re1 songez li] ju/em5t1 c> la ju/ice rompra les li5s inju/es4 ,sa9t ,grgoire fait le mme aveu4 ,les mmes ides s'appliqu5t ceux qu'une s5t5ce a privs de la communion2 aussi lit-on dans les dcrets du concile d',afrique3 ,que l'vque ne prive tmrairem5t p]sonne de la communion et tant que l'vque refuse la communion1 son excommuni1 que les autres vques ne l'accord5t pas ce mme vque1 af9 que l'vque pr5ne plus g>de de prononc] ce qu'il ne peut ju/ifi] p> d'autres tmoignages que le si5#dga4 ,note #dga3 ?41 c4 xxvi1 p4 #fha-fhh4---;,cet article e/ port s\s le n cxxxiii au ,code des canons de l'glise d',afrique4 ,c'e/ un des dcrets du septime ,concile de ,c>?age4 7,act4 ,concil41 t4#a47 ,aprs cette citation s+ulire1 on lit ,explicit1 le mot qui annonce la f9 de t\s les livres du moy5 ge4 ,je d\te que l'ouvrage soit complet4 ,aprs la pnit5ce et la confession1 l'auteur devait trait] encore de la satisfaction4 ,c'e/ la satisfaction qui c\ronne la pnit5ce et con/ate la v]tu de la confession4 ,elle a en elle-mme quelque *ose de my/ique et ne peut tre ent5due comme une simple expiation morale4 ,c'e/ a9si cep5dant que peut-tre ,abl>d l'aurait prs5te4 ,son spiritualisme s'accommode peu des my/res4 ,de graves accusations se sont leves contre la morale d',abl>d4 ,lisez le livre qu'ils appell5t ,scito te ipsum1 crit sa9t ,b]n>d aux vques et aux c>d9aux1 et voyez quelle moisson y foisonne d'erreurs et de sacrilges2 et ce qu'il p5se444du p\voir de li] et de dli]1 du p* orig9el1 de la concupisc5ce1 du p* de plaisir1 du p* d'infirmit1 du p* d'ignorance1 de l'oeuvre du p*1 de la volont de p*]#dgb6 ,et p>mi les quatorze condamnations prononces p> le concile de ,s5s1 il y en a bi5 six qui frapp5t des maximes extraites en effet du ,scito te ipsum4 ,sans les discut]1 considrons dans son c>actre gnral la morale d',abl>d4 ,note #dgb3 ,ab4 ,op41 ,ep4 ix1 p4 #bga4 ,le pr9cipe auquel il s'e/ atta* et qui n'e/ po9t faux en lui-mme1 c'e/ que la moralit de l'action e/ dans l'int5tion1 ou comme il dit1 que le p* consi/e dans la mauvaise volont2 et1 en effet1 les hommes de bonne volont sont les honntes g5s de la religion4 ,ce pr9cipe sa9em5t compris p>at irrpro*able4 ,cep5dant on peut rem>qu] que t\s les morali/es1 religieux ou autres1 qui l'adopt5t d'une manire absolue1 t5d5t v]s un c]ta9 rel*em5t4 ,j'essai]ai de montr] comm5t s'introduit naturellem5t ce pr9cipe1 tant dans la morale philosophique que dans la morale religieuse1 et comm5t aussi1 dans l'une et dans l'autre1 il peut m5]1 malgr t\t ce qu'il a de vrai1 des maximes dang]euses ou du mo9s has>des4 ,les actions des hommes sont leurs volonts r5dues visibles1 ou ralises en dehors d'eux-mmes4 ,ces actions sont bonnes ou mauvaises2 elles le p>aiss5t1 surt\t p> leurs effets1 p> les circon/ances qui les accompagn5t4 ,el qu&1 p> ces effets1 p> ces circon/ances1 la loi morale e/ viole1 l'action e/ juge mauvaise ipso facto4 ,c'e/ a9si1 en gnral1 que prononce l'op9ion1 la loi1 le juge1 t\t ce qui ne peut gure ap]cevoir et atte9dre que l'extrieur de l'action4 ,cep5dant1 un exam5 plus att5tif n\s appr5d bi5tt que ce n'e/ po9t l t\j\rs un signe fidle de la moralit2 celle-ci e/ s\v5t pire ou meilleure qu'elle ne semble4 ,les app>5ces de l'action ne pr\v5t pas avec une infaillible c]titude ce que l'ag5t a v\lu1 et c'e/ l le mal opr dans l'action4 ,le mal que nul n'a v\lu e/ un malheur1 le bi5 que nul n'a v\lu e/ un bonheur2 il n'y a ni bi5 ni mal moral sans volont2 sur ce po9t nulle re/riction4 ,c'e/ inexactem5t que n\s appell]ions inju/e1 inhuma9e1 odieuse1 une action laquelle la volont n'aurait po9t de "p4 ,le jugem5t prononc d'aprs les app>5ces de l'action peut donc se tr\v] trop svre2 mais il peut aussi se tr\v] trop indulg5t4 ,la volont mauvaise peut avoir *\ dans l'accomplissem5t du mal2 le succs ne l'ayant po9t divulgue1 elle re/e inconnue1 mais n'en e/ pas mo9s relle4 ,celui qui a v\lu le mal et qui l'a t5t1 mais qui n'a pas russi1 a t impuissant2 il n'e/ pas innoc5t4 ,il suit que l'oeuvre1 si p> l on veut ent5dre l'acte ralis en dehors de l'ag5t volontaire1 n'e/ pas le signe c]ta9 de la bonne ou mauvaise volont4 ,la bonne ou mauvaise volont ne peut tre juge sur ses effets2 et consquemm5t1 le bi5 ou le mal moral n'e/ ni dans les effets1 ni dans l'oeuvre4 ,le bi5 et le mal moral sont donc dans la volont4 ,c'e/ l une proposition p>faitem5t vraie2 l'homme n'e/ bon ou m*ant que p> la volont2 il n'y a que les actions volontaires qui soi5t bonnes ou mauvaises4 ,il s'ensuit plusieurs consqu5ces pratiques4 #a ,l'effet de la volont e/ indiffr5t au bi5 ou au mal agir4 ,ce n'e/ qu'un signe1 une prsomption l'appui de la bonne ou mauvaise volont2 mais en soi l'oeuvre extrieure n'e/ ni bonne ni mauvaise1 puisque sa moralit dp5d de la volont de celui qui l'a faite4 #b ,il faut que la volont soit ple9e et entire1 p\r que la bont ou la m*ancet de l'action soit ple9e et entire4 ,selon que la volont e/ plus ou mo9s libre1 l'action e/ bonne ou mauvaise un plus ou mo9s haut degr4 ,t\t ce qui annule1 contra9t1 entrave ou seulem5t gne la volont dans le s5s du bi5 ou dans le s5s du mal1 supprime1 augm5te ou dim9ue la bont ou la m*ancet de l'action4 #c ,la volont n'e/ pas ple9e et entire1 qu& elle e/ sans disc]nem5t4 ,la volont sans disc]nem5t n'e/ qu'une =ce aveugle4 ,la moralit des actions e/ donc en proportion du disc]nem5t4 ,l'enfant au b]ceau1 l'idiot1 l'alin1 ne font ni bi5 ni mal1 et leurs actions ne sont pas imputables4 #d ,a9si la contra9te absolue1 l'ignorance inv9cible dtruis5t le mrite ou le dmrite de l'ag5t4 ,dans ces t]mes1 les consqu5ces de la maxime que le bi5 et mal ne rsid5t que dans les actions volontaires1 sont vid5tes1 inattaquables4 ,elles sont la rgle de t\te quit1 de t\te loi ju/e1 de t\t juge honnte et clair4 ,mais si l'on appr(ondit l'ide cont5ue dans cette maxime1 voici ce qu'on peut y dc\vrir4 ,la moralit e/ dans l'ag5t1 elle n'e/ pas dans l'acte2 les actes ne sont ni bons ni mauvais p> eux-mmes1 puisque c'e/ la volont seule qui e/ bonne ou mauvaise4 ,or1 qu'e/-ce qu'une volont bonne ou mauvaise8 ,ce n'e/ pas la volont des actes bons ou mauvais1 puisqu'on vi5t de voir que les actes ne sont ni l'un ni l'autre4 ,c'e/ l'ag5t volontaire qui e/ bon ou mauvais4 ,le bi5 ou le mal e/ donc quelque *ose d'invisible1 d'incorporel1 d'int]ne4 ,en effet1 p\r que l'action soit imputable1 il faut qu'elle soit volontaire4 ,on peut d'autant plus exactem5t la dire volontaire1 qu'elle e/ l'oeuvre d'une volont plus libre et plus claire4 ,la lib]t et le disc]nem5t sont ncessaires1 puisque la contra9te absolue ou l'ignorance inv9cible enlv5t la responsabilit morale4 ,or1 la lib]t peut tre atte9te de bi5 des manires4 ,supprime p> l'ge ou la maladie1 elle emporte avec elle le mrite ou le dmrite4 ,dim9ue p> une cause quelconque1 elle doit dim9u] en proportion le mrite ou le dmrite4 ,mille circon/ances gn5t1 limit5t1 ou modifi5t la volont2 l'exemple1 la t5tation1 le tempram5t1 l'habitude sont autant de re/rictions ou d'ob/acles la lib]t absolue de la volont4 ,les passions1 quelle qu'en soit d'ailleurs la cause1 les passions ne laiss5t pas la lib]t sa plnitude4 ,a9si t\tes ces causes agiss5t comme aggravantes ou attnuantes sur le dmrite ou le mrite2 et l'on e/ peu peu conduit cette consqu5ce1 les passions sont une excuse4 ,or1 ma9t5ant accroissez leur empire1 supposez-le irrsi/ible2 v\s p\rriez arriv] la de/ruction du bi5 et du mal moral4 ,c'e/ ce qu'on appelle1 dans les coles de philosophie1 la morale s5tim5tale4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,le disc]nem5t a t pos comme une condition de la moralit2 c'e/--dire qu'il faut1 p\r qu'une volont soit bonne ou mauvaise1 que l'ag5t volontaire la sa*e bonne ou mauvaise4 ,or comm5t le saura-t-il1 puisque les actions ne sont pas bonnes ou mauvaises en elles-mmes1 puisqu'il ne s'agit que d'un phnomne int]ne dont lui seul e/ juge et tmo98 ,sa volont n'tant mauvaise que s'il la sait mauvaise1 elle ne l'e/ que s'il la tr\ve telle4 ,la "q se trans=me3 tel homme qui agit de telle ou telle faon1 et qui a v\lu son action1 tr\vait-il qu'elle tait bonne1 ou qu'elle tait mauvaise8 qu'il et tort ou raison1 peu importe2 ce qui importe1 c'e/ ce qu'il p5se4 ,or1 ce qu'il p5se e/ dt]m9 p> son ducation1 p> ses op9ions1 p> sa vie1 p> sa nature4 ,s'il croit ou tr\ve bonne une action1 sa volont n'e/ pas mauvaise de la v\loir2 et a9si le bi5 et le mal devi5n5t compltem5t subjectifs4 ,la volont se croyant bonne ou se croyant mauvaise1 c'e/ ce qu'on appelle s\v5t l'int5tion4 ,le bi5 ou le mal e/ dans l'int5tion1 c'e/ ce qu'on rige s\v5t en pr9cipe absolu de t\te la morale4 ,or1 comme l'int5tion en ce s5s dp5d d'une f\le de circon/ances ext]nes1 indp5dantes au mo9s de la volont1 comme celle-ci e/ s\mise1 je ne dis plus des contra9tes actuellem5t et passagrem5t ex]ces sur elle1 mais une f\le de circon/ances antrieures1 p]man5tes1 fatales comme les circon/ances de notre nature et de notre de/9e1 il suit qu'avec la doctr9e de l'int5tion ou de la subjectivit absolue de la moralit de nos actes1 la rgle de ces actes ou la morale mme s'van\it4 ,assurm5t1 il e/ possible1 facile mme de rpondre cette dduction1 et d'y dml] le vrai du faux4 ,c'e/ en morale la mme erreur qui s]t de titre et de base au scepticisme en mtaphysique2 et cette erreur1 je sais comm5t elle se rfute4 ,mais il n'en e/ pas mo9s vrai que t\te morale qui place en premire ligne1 sans re/riction1 sans explication1 non pas l'exi/5ce absolue et l'inv>iabilit de la loi1 mais la responsabilit int5tionnelle de l'ag5t1 e/ sur la voie d'une doctr9e rel*e et dang]euse1 et n'en e/ prs]ve que p> cette puissance du s5s commun qui rsi/e presque t\j\rs en n\s aux consqu5ces extrmes d'un pr9cipe absolu4 ,voil p\r la morale philosophique2 quant la morale religieuse1 on en p\rrait dire peu prs autant4 ,d'abord il suffirait de rappel] quels excs la doctr9e de l'int5tion a conduit des casui/es clbres2 et les ,prov9ciales subsi/5t comme un immortel acte d'accusation4 ,mais en ?se gnrale1 montrons quelle =me le mme pr9cipe peut pr5dre en ?ologie rationnelle4 ,t\t p* e/ volontaire2 c'e/--dire qu'il n'y a p* que l o il y a volont du mal4 ,p\r qu'il y ait volont du mal1 il ne suffit pas qu'il y ait eu volition de l'acte qui a produit le mal2 il faut qu'il y ait eu volition1 plus connaissance du mal produit p> cet acte4 ,c'e/ ce qu',abl>d appelle avec raison le cons5tem5t au mal4 ,a9si les oeuvres1 en tant qu'oeuvres extrieures1 ne sont ni bonnes ni mauvaises p> elles mmes1 puisque elles ne sont pas le gage c]ta9 d'une volont bonne ou mauvaise4 ,et cette volont qui les produit1 n'e/ pas elle-mme bonne ou mauvaise raison des oeuvres qu'elle produit1 puisque ces oeuvres ne sont pas en elles-mmes le bi5 ou le mal4 ,la preuve1 c'e/ que1 suivant les temps1 ,dieu a prescrit des oeuvres contraires4 ,celles-l1 je p>le de celles qui sont dans la loi crite1 ont donc t bonnes1 indiffr5tes1 mauvaises1 suivant qu'elles ont t prescrites1 p]mises1 df5dues4 ,en elles-mmes1 elles sont indiffr5tes2 elles ne sont mauvaises ou bonnes qu'en tant qu'int]dites ou autorises4 ,en quoi donc la volont qui les fait e/-elle bonne ou mauvaise1 innoc5te ou p*]esse8 ,comm5t1 en y cons5tant1 cons5t-elle au bi5 ou au mal1 puisque ces oeuvres ne sont ni le bi5 ni le mal8 en ce qu'elle nglige ou obs]ve un comm&em5t4 ,le mal1 c'e/ donc la dsobissance4 ,mais cep5dant il y a des oeuvres t\j\rs df5dues1 des oeuvres t\j\rs appr\ves4 ,il y a des mots tels que ceux-ci1 bi51 mal1 ju/e1 inju/e4 ,dieu e/ le bi51 ,dieu e/ la ju/ice mme2 cep5dant je vois qu'il a comm& dans l',anci5 ,te/am5t des actes contraires aux notions du bi5 et du ju/e4 ,il prononce contre les enfants1 contre les infidles qui n'ont pu tre clairs1 des pe9es t]ribles4 ,le mal e/ non-seulem5t tolr p> la ,provid5ce1 mais il entre dans ses vues4 ,elle s'en s]t1 elle en pr(ite1 elle semble y conc\rir4 ,le mal n'e/-il donc pas le mal1 le bi5 n'e/-il pas le bi58 ,le sa9t et la damnation ne p>aiss5t pas atta*s uniquem5t au bi5 ou au mal qu'on a fait4 ,le salut et la damnation n\s atteign5t irrsi/iblem5t1 fatalem5t p\r a9si dire1 en ce s5s que n\s ne sommes pas t\j\rs libres d'*app] aux causes de l'une1 de ralis] les conditions de l'autre4 ,c> p> exemple il ne dp5d pas de l'homme de natre *rti51 ou1 n *rti51 de vivre assez p\r tre baptis4 ,qu'en conclure8 ,faut-il donc dire que t\tes les actions morales sont au rang de ces oeuvres dont n\s p>lions t\t l'heure et qui sont indiffr5tes en elles-mmes8 au mo9s e/-il c]ta9 qu'il ne faut nullem5t se fi] en leur mrite2 ce n'e/ po9t p> elles que l'on gagne le ciel4 ,que voyons-n\s p>t\t dans la religion8 c'e/ que l'action n'e/ bonne p\r le salut1 c'e/ qu'elle n'a de mrite1 que lorsqu'elle e/ faite dans une bonne volont4 ,cette bonne volont consi/e v\loir cause de ,dieu4 ,or p\r v\loir une action cause de ,dieu1 il faut savoir et croire que cette action lui plat4 ,v\s le voyez1 le bi5 en morale religieuse1 c'e/--dire le bi5 en tant que contribuant au salut1 ou le mrite1 a p\r pr9cipale condition1 la foi4 ,a9si les oeuvres purem5t extrieures sont indiffr5tes1 elles n'ont qu'un mrite1 celui de l'obissance1 et l'obissance suppose la volont de plaire ,dieu1 et l'une et l'autre suppos5t la connaissance et la foi2 il en e/ de mme des oeuvres morales1 elles ne peuv5t ri5 p\r le salut1 si elles ne sont accompagnes ou plutt dt]m9es p> la connaissance et la foi4 ,la foi qui obx1 la foi qui veut plaire1 c'e/ la foi qui aime4 ,a9si1 la sub/ance mme du bi51 ce qui fait la volont bonne ou mauvaise1 ce qui fait la bonne ou mauvaise action1 au s5s *rti51 c'e/ l'am\r1 c'e/ la *>it4 ,admirable solution1 noble erreur qui s]a t\j\rs comme un m]veilleux et d]ni] rec\rs ouv]t quiconque aura entrepris de faire pass] p> l'preuve du raisonnem5t les div]s pr9cipes engags dans la ?orie *rti5ne du salut4 ,je suis lo9 de blm] ,abl>d4 ,quiconque raisonne comme lui et croit autant que lui1 quiconque s'avance ce po9t dans la voie de l'exam5 et ne va pas plus lo91 tomb]a dans un scepticisme dplorable1 dans une cruelle inc]titude sur la rgle des devoirs1 s'il ne se rejette a9si dans les bras de la foi et n'lve1 sur les ru9es amonceles p> la lutte du dogme et de la raison1 l't5d>d consolateur de la *>it4 ,il y avait quelque *ose de bi5 expressif1 quelque *ose de t\*ant et de philosophique en mme temps dans cette inspiration d',abl>d malheureux et diffam1 qui ddie l'in/itut qu'il fonde au ,consolateur1 au ,p>aclet1 au dieu1 non de la puissance et de la sagesse1 mais de l'am\r et de la *>it4 ,il r5dait a9si hommage au seul dogme qui lui ft re/1 aprs l'branlem5t de presque t\s les autres1 et qui suffisait lui seul p\r relev] ou raff]mir t\t ce que l'exam5 et le d\te avai5t fait cr\l] ou *ancel] aut\r de lui4 ,mais ce qui abs\t ,abl>d1 ju/ifie-t-il ple9em5t sa doctr9e1 et n'a-t-elle pas des consqu5ces dont l'or?odoxie doit s'al>m]8 ,je le crois4 #a ,si l'on reg>de l'am\r comme la vraie et unique s\rce de la moralit religieuse1 ou mme seulem5t comme la condition pr9cipale du salut1 en fait repos] l'difice sur une base mobile4 ,il entre dans l'am\r beauc\p d'involontaire2 ne l'pr\ve pas qui veut4 ,il y a dans ce qu'on appelle de ce nom quelque *ose de purem5t s5tim5tal1 et p>tant de purem5t subjectif1 et n\s retr\vons le mme vice1 le mme dang] ap]u dj dans le pr9cipe de la morale s5tim5tale4 ,la raison peut tre conva9cue qu'il faut faire t\t ce que ,dieu comm&e p\r gagn] le ciel1 et possd] sur la volont assez d'empire p\r la dt]m9] obs]v] t\s ses comm&em5ts1 sans que le pr9cipe d'action soit la *>it4 ,la cra9te1 la puissance de la conviction1 la beaut svre du dogme *rti51 la lassitude ou le mpris des sy/mes incrdules1 le dsir au/re de con=m] sa vie aux prescriptions de la morale la plus sa9te1 mille motifs peuv5t j\] dans l'me d'un *rti5 un rle suprieur l'am\r de ,dieu proprem5t dit2 et la doctr9e d',abl>d1 en affaiblissant un peu ce qu'il y a de sub/antiellem5t bon1 d'absolum5t vrai dans la rgle *rti5ne des devoirs1 r5d inc]ta9e et flottante la morale mme que sa foi proclame et qu'il v\drait pur] et raff]mir4 ,allons plus lo92 le pr9cipe de la foi1 de l'obissance1 de l'am\r1 suppose la connaissance1 et le p* d'ignorance cesse en quelque sorte d'tre un p*1 ou plutt il re/e un p*1 en ce s5s qu'il e/ un acte qui entrane la damnation2 mais il cesse d'tre une faute1 tant exempt de la volont du mal1 du cons5tem5t au mal1 puisqu'il s'agissait d'un mal inconnu2 bi5 plus1 il a pu tre accompagn d'un dsir de plaire ,dieu1 ,dieu tel au mo9s qu'on le connaissait1 et p> les moy5s qu'on lui croyait agrables4 ,alors il faut h>dim5t dcl>] que l'acte qui enc\rt la damnation1 peut n'tre pas une faute2 il faut all] jusqu' dire qu'un acte mo9s damnable aurait pu tre plus mauvais encore2 il faut en v5ir confess] audacieusem5t que les ,juifs qui ont crucifi ,jsus-,*ri/1 sont excuss de la faute p> l'ignorance1 qu'ils aurai5t pu tre corporellem5t punis p\r l'exemple1 sans tre p\r cela conva9cus d'une faute1 et qu'enf9 le crime et t bi5 plus gr& d'p>gn] ,jsus-,*ri/ contre leur propre consci5ce4 #b ,de ce mpris p\r les oeuvres1 de cette rduction successive de t\s les lm5ts de la moralit un seul1 que l'on n'e/ pas mme absolum5t matre de se donn] un degr conv5able1 il rsulte que non-seulem5t les effets de l'action1 l'oeuvre extrieure1 mais les passions1 les t5tations1 les dsirs1 sont amni/is et prs5ts comme indiffr5ts peu prs de la mme manire que les oeuvres2 de la un nuage jet sur de gr&es vrits religieuses4 ,c'e/ un article de foi que la nature huma9e e/ dev5ue mauvaise en elle-mme1 que le mal a pntr sa sub/ance au po9t que le corps1 la *air1 la concupisc5ce sont sans cesse maudits et ana?matiss comme tant le p* en puissance1 si ce n'e/ en acte4 ,cette croyance d'abord e/ lie celle du p* orig9el1 et si le p* n'e/ que le cons5tem5t au mal1 c'e/--dire la mauvaise volont env]s ,dieu1 il se tr\ve que le p* orig9el e/ un p* sans cons5tem5t1 sans volont1 c'e/--dire un p* sans p*4 ,je sais bi5 qu',abl>d cite l'objection en disant que le p* orig9el e/ une expression qui signifie la pe9e du p* orig9el2 mais cette int]prtation1 quoiqu'elle se tr\ve dans sa9t ,augu/91 n'e/ pas appr\ve p> l'glise1 et elle dtruit ou dim9ue ce qu'il y a de my/rieux dans l'exi/5ce ess5tielle de ce p* au se9 de notre nature actuellem5t corrompue1 et le rduit en quelque sorte une condamnation qui subsi/e sur n\s1 sans avoir en n\s ni cause ni effet1 c'e/--dire une d*ance de situation1 une impossibilit1 extrieure n\s et qui ne n\s e/ pas propre1 de n\s sauv] tant que l'arrt n'e/ pas rapport4 ,or1 c'e/ l c]ta9em5t une erreur grave2 elle consi/e pr5dre figurativem5t la transmission du p* p> la gnration1 et concevoir seulem5t qu' cause du p* d',adam ,dieu a condamn la race d',adam1 sans qu'il en soit rsult de *angem5t dans sa nature1 mais seulem5t dans sa condition1 peu prs comme autrefois p\r les enfants non rhabilits d'un condamn dgrad de noblesse2 ils n'en tai5t ni meilleurs ni pires1 mais ils tai5t frapps de c]ta9es incapacits qui n'tai5t pas de leur fait4 ,en second lieu1 indp5damm5t du p* orig9el1 et mme aprs qu'il a t lav dans les eaux du baptme1 la religion n'admet po9t que l'homme soit pur4 ,en va9 l'vangile l'a clair et guid1 en va9 la grce de ,dieu t\j\rs prs5te le s\ti5t et le sollicite2 il subsi/e en lui un vice p]man5t1 un in/9ct de mal1 un mauvais dsir1 la concupisc5ce enf91 qui e/ lo9 d'tre innoc5te p> elle-mme4 ,sans aucun d\te1 celui qui y cde e/ le vrai p*eur1 et celui qui rsi/e se ju/ifie2 mais sa ju/ification mme pr\ve qu'il avait le mal dans son propre se91 et la religion admet et condamne le p* p> dsir et le p* p> p5se4 ,l'homme e/ la *air du p*1 comme dit sa9t ,paul1 et il n'ent5d po9t p>l] seulem5t du p* orig9el effac p> le baptme2 la *air convoite contre l'esprit4 ,c'e/ la son fond1 dit ,bossuet1 depuis la corruption de notre nature4--,le bi5 n'habite pas en moi1 c'e/--dire dans ma *air44444 ,je tr\ve en moi une loi qui me fait ap]cevoir que le mal m'e/ atta*44444 ,t\t ce qui e/ dans la monde e/ concupisc5ce de la *air et concupisc5ce des yeux1 et orgueil de la vie4--,voila1 dit encore ,bossuet1 une image vritable de la *ute de l'homme2 n\s en s5tons le d]ni] effet dans ce corps qui n\s accable et dans les plaisirs des s5s qui n\s captiv5t4 ,n\s n\s tr\vons au-dess\s de t\t cela et vraim5t esclaves de la nature corporelle1 n\s qui tions ns p\r la comm&]4 ,telle e/ donc l'extrmit de notre *ute#dgc4 ,a9si les effets corrupteurs du p* orig9el surviv5t la damnation 9vitable qui en tait la suite et qui e/ abolie p> le baptme4 ,note #dgc3 ,rom41 vii1 #h4--;,gal4 v1 #ag4--;,bossuet1 ,trait de la ,concupisc5ce1 c4 vi4--,rom4 vii1 #ah1 #ba4--a ,jean1 ii1 #af4--;,bossuet1 ibid41 c4 xv4 ,et qu& il s]ait vrai que l'asctisme de la morale religieuse passt les bornes et allt jusqu' s'attaqu] d'inv9cibles conditions de la nature huma9e1 il s]ait vrai galem5t que t\te morale qui ne condamne absolum5t que le cons5tem5t aux mauvais dsirs1 droge la morale or?odoxe4 ,le premi] inconvni5t1 et le plus grave1 c'e/ qu'elle peut conduire aux g>em5ts de la casui/ique1 l'erreur du mol9isme4 ,ce n'e/ pas t\t4 ,comme la rsi/ance au mauvais dsir n'a gure d'autre pr9cipe1 dans ,abl>d1 que l'am\r de ,dieu1 comme dans l'am\r rside a9si la vraie v]tu *rti5ne1 et que d'ailleurs concupisc5ce1 dsir1 plaisir1 t5tation1 oeuvre1 t\t e/ abs\s2 p> une consqu5ce assez plausible1 on peut prt5dre que l'am\r en lui-mme et lui seul e/ l'unique devoir1 l'unique mrite1 l'unique salut4 ,abl>d dit1 en effet qu'il faut le purifi] de t\te cra9te de la damnation1 de t\t calcul d'intrt mme spirituel1 que la pit p\r cause de salut e/ m]c5aire1 et n\s voil bi5 prs des *imres du quitisme4 ,cela suffit p\r montr] comm5t la morale d',abl>d devait inquit] l'glise1 et comm5t1 suivie dans ses consqu5ces1 elle aurait pu conduire des excs qui1 du re/e1 tai5t bi5 lo9 de la p5se de son auteur4 ,conclurons-n\s cep5dant la condamnation absolue de la morale cont5ue1 dans l'?ique8 non1 cette morale e/ incomplte1 elle ne s'appuie pas sur un exam5 assez pr(ond de la nature huma9e2 enf9 elle e/ incohr5te1 p>ce qu'elle e/ la fois rationnelle et my/ique2 mais elle r5f]me plus d'un pr9cipe vrai que la raison devait rev5diqu] contre l'absolutisme de la morale dogmatique4 ,aucun ouvrage d',abl>d ne n\s p>at au fond plus que son ?ique empre9t de l'esprit du rationalisme4 ,s\s des =mes de langage qui rappell5t sa pr(ession et sembl5t ne s'adress] qu'au sac]doce1 ne conv5ir qu' la casui/ique1 il ca*e en effet des ides orig9ales1 des n\veauts de s5s commun dont peut-tre il n'ap]cevait pas t\te la porte1 et qui1 p> leurs consqu5ces1 t\*5t un haut degr la philosophie et la ?ologie4 ,ces consqu5ce s't5d5t de la ?orie la pratique et f9iss5t p> intress] la disp5sation des sacrem5ts et la conduite du cl]g4 ,s\s t\s ces rapports1 ,abl>d s'exprime avec une s+ulire h>diesse4 ,di/+uons quelques po9ts fondam5taux3 en philosophie1 le libre arbitre et la ,provid5ce2 en ?ologie1 la prde/9ation et la grce2 en pratique1 le sacrem5t de pnit5ce1 le p\voir des clefs1 les indulg5ces4 #a4 ,n\s avons de bonne heure r5contr les ides d',abl>d sur le libre arbitre2 c'e/ au sujet de la proposition affirmative qu'il s'en e/ expliqu une premire fois#dgd4 ,depuis qu',ari/ote1 oblig1 dans l',h]m5eia1 de di/+u] la proposition individuelle de l'univ]selle1 et dans celle-l celle qui t\*e le prs5t ou le pass de celle qui conc]ne le futur1 a reconnu que dans cette d]nire l'affirmation ou la ngation n'tait pas ncessairem5t vraie ou fausse1 p>ce que dans un av5ir indt]m9 les deux cas de l'alt]native tai5t possibles2 cette "q1 appele p> les anci5s la "q des possibles1 p> les scola/iques la "q des futurs cont+5ts1 a t\j\rs tr\v sa place dons la logique1 et c'e/ l qu'elle a t p> anticipation traite en dehors de la psy*ologie et de la morale4 ,obscura quae/io e/ disait ,cicron1 quam ,grec3 p]i dunatn philosophi appellant2 totaque e/ logicae#dge4 ,cep5dant ,ari/ote avait rsolu la "q en respectant le libre arbitre1 que p> l il consacrait de n\veau4 ,les /oci5s1 =t subtils leur ord9aire sur cet article1 avai5t t\t confondu1 promettant de t\t concili]1 et ,*rysippe1 en prt5dant sauv] la lib]t huma9e1 n'avait russi qu' riv] les anneaux de la *ane t]nelle du de/9#dgf4 ,cicron1 qui veut p\rtant ram5] la "q la morale1 pr5d p>ti p\r le fatalisme et nie le libre arbitre2 c> autrem5t1 dit-il1 que devi5drait la =tune#dgg8 ,boce a dvelopp contre les /oci5s la doctr9e ari/otlique dans ce qu'elle a de favorable au libre arbitre1 et lorsque ,abl>d traite la "q en dialectique1 il suit ,boce4 ,il t5ait ,boce p\r *rti51 mme p\r ?ologi51 et plus t>d1 retr\vant la "q dans la ?odice1 dans la morale1 il se s]t des pr9cipes tablis en dialectique1 il les ma9ti5t1 il demeure fidle lui-mme4 ,d'ailleurs sa9t ,augu/91 qui1 a9si que t\s les ?ologi5s1 df5d l'exi/5ce du libre arbitre au mo9s en pr9cipe1 a combattu le /ocisme dans la p]sonne de ,cicron#dgh4 ,t\te morale suppose le libre arbitre1 la morale *rti5ne aussi bi5 que la morale philosophique1 encore que c]ta9s dogmes sembl5t p>fois port] dommage la lib]t4 ,voici donc sur la "q les antcd5ts qu',abl>d reconnat1 ,ari/ote1 ,boce1 sa9t ,augu/9#dgi2 on doit aj\t] sa9t ,anselme1 qui1 en ceci comme en beauc\p d'autres *oses1 p>le d'aprs lui-mme1 sans s'c>t] de la tradition1 et russit se crer une or?odoxie individuelle#dhj4 ,note #dgd3 t4 #aa1 c4 iv1 t4 #a1 p4 #djj et suiv4--,cf4 ,dialectica1 p4 #bcg et seq4 ,note #dge3 ,ari/41 ,de ,int]p41 c4 ix1 xii et xiii4--,cic41 ,de ,fato1 ,i4 ,note #dgf3 ,a4 ,gell41 ,,vi1 ii4--,cic41 ibid41 ,,iv4 ,note #dgg3 ,cic41 ibid41 et ,de ,div9at41 t4 ,,ii1 #g4 ,note #dgh3 ,de ,civ4 ,dei1 ,v1 ix4 ,note #dgi3 ,ari/41 loc4 cit4--,boet41 ,de ,int]p41 sec4 ed4 p4 #hfj4--;,de ,consol4 phil41 ,i4 ,v1 p4 #c1 #d1 #e et #f4--;,aug41 loc4 cit4 et ,de ,don4 ,p]sev4--,de ,duab4 anim4 9 ,hani*41 xi et xii4--,de ,prde/4 sanct4 ,passim4--,contr4 ,fau/41 ,,xxii1 lxxviii4--,cf4 l'ouvrage de ,m4 ,b]sot1 ,doctr9e de sa9t ,augu/9 sur la lib]t et la ,provid5ce1 ,p>is1 #ahdc4 ,note #dhj3 ,s4 ,ans4 ,op41 ,cur ,deus homo1 ,i4 ,i1 c4 xi1 p4 #gj4--;,de lib4 ,arb41 p4 #aag4 ,de ,concord4 prsc4 et prd41 p4 #abc4 ,abl>d s'e/ donc fait une ide sa9e du libre arbitre4 ,c'e/1 dit-il1 la dlibration ou la dijudication de l'esprit p> laquelle il se propose de faire ou de ne pas faire une *ose2 cette dijudication e/ libre#dha4 ,puisqu'elle e/ libre1 c'e/--dire puisqu'en t\te circon/ance l'homme peut faire le p\r ou le contre1 ce qu'il fait peut se tr\v] bon ou mauvais4 ,le libre arbitre entrane donc la puissance de faire bi5 ou mal4 ,note #dha3 ,introd41 ,i4 ,,iii1 p4 #aaca4--;,comm4 9 ,rom41 ,i4 ,i1 p4 #ech4--,voy4 ci-dessus1 c4 ii1 p4 #bdj1 c4 vi1 p4 #dbe et #dbg4 ,la lib]t e/ attaque ou amo9drie p> div]ses sortes d'objections4 ,d'abord1 elle e/ nie au nom de la nature huma9e qu'on reprs5te comme matrise p> ses faiblesses1 ses passions1 les mobiles qui la p\ss5t1 les circon/ances qui la dom95t4 ,en ce s5s1 la lib]t s]ait oppose la contra9te4 ,abl>d n'a po9t s'occup] beauc\p de cet ordre d'objections qui dans la ?ologie *rti5ne pr5n5t une autre =me4 ,on conte/e en second lieu la lib]t au nom de l'ordre gnral qu'elle tr\bl]ait1 et dans lequel l'en*anem5t des causes et des effets doit tre con/itu de sorte que celui qui connatrait t\tes les unes1 p\rrait infailliblem5t prvoir t\s les autres4 ,or celui-l exi/e1 c'e/ ,dieu4 ,la connaissance qu'il a p> avance de t\t ce qui doit arriv] s'appelle la presci5ce4 ,cette presci5ce e/ univ]selle1 elle e/ infaillible4 ,t\t ce qui doit arriv] arrive donc ncessairem5t comme ,dieu l'a prvu4 ,entre ,dieu et la cration1 il n'y a po9t de place p\r la lib]t4 ,n\s avons vu ,abl>d aux prises avec cette objection2 il la rep\sse p> les argum5ts usits4 ,ce sont peu prs ceux qu'avait dvelopps sa9t ,anselme#dhb4 ,les dt]m9ations libres de l'homme sont prvues aussi bi5 que leurs effets2 elles sont prvues comme libres4 ,que ,dieu sa*e ce que l'homme *oisira aprs dlibration1 cela n'emp*e po9t que l'homme ne dlibre2 et l'on ne voit pas p\rquoi une action s]ait mo9s libre en elle-mme1 p>ce qu'elle e/ connue de celui qui la prvoit et ne l'emp*e pas4 ,la "q qui se pos]ait ici n'e/ po9t3 comm5t l'homme peut-il tre libre1 s\s l'oeil de la presci5ce univ]selle8 mais plutt3 comm5t l'tre qui peut t\t et qui fait t\t1 a-t-il cr l'homme libre8 "q =t diffr5te1 et qui reg>de la t\te-puissance div9e et l'exi/5ce du mal1 "q qui subsi/e t\t entire en prs5ce de la lib]t huma9e4 ,celle-ci1 considre comme n\s v5ons de la considr]1 e/ oppose la ncessit1 et ,abl>d en ce s5s ne l'a ni mconnue ni affaiblie4 ,note #dhb3 ,deus prscit esse lib]e futurum quod aliundo non e/ ex necessitate futurum4--,de ,conc4 praesc4 cum lib4 arb41 qu4 ,i1 c4 ,i4 ,mais en ?ologie1 ces deux ordres d'objections pr5n5t une =me et une gravit n\velles4 ,la religion e/ en gnral svre p\r la nature huma9e4 ,elle l'humilie s\s le poids de ses faiblesses2 elle l'accuse d'une corruption pr(onde2 elle lui raconte sa d*ance et t\tes ses misres4 ,elle en conclut que le libre arbitre dans l'homme e/ d*u comme t\t le re/e1 ou qu'il e/ dom9 ou corrompu2 de sorte qu'il lui faut un supplm5t p\r le rtablir1 ou un remde p\r le gurir4 ,ces deux doctr9es sont alt]nativem5t ou confusm5t pr*es1 mais elles conduis5t la mme consqu5ce1 la ncessit d'un rp>ateur qui p> des moy5s surnaturels r5de l'homme sa lib]t ou la r$resse4 ,les mtaphores div]ses qu'emploie le langage de l'glise1 p]mett5t ces deux int]prtations qui l'une et l'autre t5d5t affaiblir le pr9cipe de la lib]t huma9e4 ,en gnral1 il y a t\j\rs de l'inc]titude sur le s5s de ce mot de libre arbitre4 ,on peut ent5dre p> l le p\voir de *oisir1 p\voir qui n'e/ pas absolu1 c'e/--dire compltem5t indp5dant1 que la raison et les passions sollicit5t en s5s div]s1 mais qui subsi/e aussi longtemps que l'me huma9e cons]ve la plnitude de ses facults4 ,en tant que p\voir1 ce p\voir e/ neutre2 il e/ la facult du bi5 comme du mal1 du mal comme du bi54 ,mais en *oisissant le mal1 la raison de l'homme cde l'empire de ses s5s ou de ses passions2 le mauvais *oix a t\j\rs les c>actres de l'entranem5t et de la faiblesse1 t&is que la v]tu signale la puissance de la raison2 aussi a-t-on pu dire1 et a-t-on dit que l'homme tait libre dans le bi51 esclave dans le mal2 sa lib]t a t proportionne sa v]tu2 nihil lib]ius recta voluntate1 dit sa9t ,anselme#dhc4 ,en ce s5s1 la lib]t huma9e n'e/ plus quelque *ose de neutre1 un moy51 un p\voir in/rum5tal1 elle se confond avec la volont qui dispose d'elle1 avec la raison qui dirige la volont4 ,note #dhc3 ,dial4 de lib4 ,arb41 c4 ,,ix1 p4 #aba4 ,il e/ r>e que les ?ologi5s ne pr5n5t pas le mot lib]t successivem5t dans ces deux acceptions4 ,a9si a fait sa9t ,augu/9#dhd4 ,note #dhd3 ,petau1 ,dog4 ,!ol41 t4 ,i1 t4 ,v1 c4 ,,iii1 p4 #cai4 ,si le libre arbitre e/ la facult du bi51 l'homme depuis le p* a p]du le libre arbitre4 ,du mo9s le libre arbitre a-t-il baiss1 et il e/ dev5u incapable de se relev] p> lui-mme et d'atte9dre au bi54 ,s'il e/ un p\voir neutre1 il subsi/e depuis le p* comme aup>avant1 mais il e/ assujetti un pr9cipe de corruption qui ne le dtruit pas1 mais qui le dom9e1 et p\r n'tre employ qu'au bi51 il a beso9 qu'une =ce suprieure pntre dans la nature huma9e et la relve4 ,dans les deux cas1 la consqu5ce pratique et religieuse e/ la mme1 et la doctr9e du p* orig9el subsi/e t\t entire4 ,p> le libre arbitre1 ,abl>d a gnralem5t ent5du la facult de se rs\dre au mal comme au bi52 et c]tes cette int]prtation e/ p]mise4 ,la difficult e/ seulem5t d'expliqu] alors comm5t les sa9ts1 comm5t le ,dieu fait homme1 et surt\t comm5t ,dieu lui-mme peut tre libre#dhe4 ,mais1 dans les cratures1 la facult de faire le mal cesse d'tre une imp]fection1 ds qu'on cesse de le jamais v\loir2 tels sont les sa9ts4 ,le libre arbitre du ,*ri/ dans les *oses morales n'a pu jamais exi/] qu'en puissance l o l'impeccabilit tait en acte1 et quant ,dieu1 ,abl>d rpond assez nettem5t que la lib]t de ,dieu se confond avec sa t\te-puissance et que sa t\te-puissance ne va pas jusqu' impliqu] la facult de cess] d'tre le s\v]a9 bi54 ,en ,dieu1 la lib]t e/ donc improprem5t dite4 ,dieu ne peut faire que le meilleur4 ,a la vrit1 il en rsulte qu'il ne peut faire que ce qu'il fait et que t\t ce qui e/1 n'tant que p> lui1 e/ le mieux possible4 ,cette doctr9e s'appelle l'optimisme4 ,abl>d a os la s\t5ir4 ,d'o lui e/-elle v5ue8 ,qu& il l'expose1 il rappelle ,plot94 ,s]ait-ce une de ces gr&es ides des coles d',alex&rie1 qui p> l'influ5ce d',origne ou des si5s aurai5t pntr dans la *ri/ianisme1 et s'y s]ai5t p]ptues1 vagues1 libres1 flottantes1 suspectes1 mais non condamnes1 tolres comme un passe-temps p\r l'intellig5ce1 avant d'tre df5dues comme un dang] p\r la foi8#dhf ou plutt n'e/-ce pas un mot de ,platon dans le ,time1 qui1 donnant l'veil la raison d',abl>d1 lui aura prmaturm5t inspir la p5se qui devait un j\r illu/r] ,leibnitz#dhg8 ,note #dhe3 ,sa9t ,b]n>d accorde que ,dieu1 comme t\te crature bonne ou mauvaise1 a le libre arbitre en ce s5s qu'il n'e/ pas s\mis la ncessit4 7,de grat4 et lib4 arb41 opusc4 ,,ix4--,cf4 ,b]sot1 ,oeuvre cit41 "p ,i1 c4 ,i1 sect4 ,,iii p4 #bd1 et "p4 ,,ii1 c4 ,,iii1 sect4 ,,iv1 p4 #bjj47 ,note #dhf3 ,voy4 ci-dessus1 c4 ,,ii1 p4 #bbg et suiv4--,cf4 ,plot91 ,ennead4 ,v1 t4 ,v1 c4 ,,xii4 ,note #dhg3 ,cf4 ,tim4 ,,xxix et ,,xxx1 et trad4 de ,m4 ,c\s91 t4 ,,xii1 p4 #aag1 #aah1 etc4--,malebran*e1 ,mdit4 ,*rt41 ,,vii1 #ag1 #ah1 #ai2 et ,fnlon lui-mme1 qu& il le rfute1 c4 ,v et ,,vi1 lui qui se montre si jal\x de sauv] la libre volont de ,dieu1 e/ oblig de dire3 ,ce qui e/ dt]m9 inv9ciblem5t p> l'ordre immuable et ncessaire1 c'e/--dire p> l'ess5ce mme de ,dieu1 ne peut jamais en aucun s5s arriv] autrem5t que comme l'ordre l'a rgl4 ,quoi qu'il en soit1 on voit que les difficults1 puises dans la faible nature de l'homme1 contre la lib]t1 s'accroiss5t1 en ?ologie1 de l'exi/5ce du p* orig9el4 ,celles qui naiss5t de la presci5ce div9e se compliqu5t1 en ?ologie1 du dogme de la prde/9ation4 ,proccup de la corruption de la nature et des suites du p*1 l'esprit e/ conduit frapp] le libre arbitre d'une telle impuissance que les v]tus huma9es p]d5t t\t leur prix1 et que les v]tus de la grce1 t\tes d'orig9e cle/e1 peuv5t seules sauv] notre indignit4 ,elles seules1 en d'autres t]mes1 ont un mrite aux reg>ds de ,dieu4 ,re/e savoir quelle e/ la "p de la lib]t huma9e dans ces v]tus4 ,si cette "p e/ nulle1 la lib]t e/ comme si elle n'tait pas1 et le salut ou la damnation devi5n5t p\r l'homme de pures fatalits4 ,mais si le libre arbitre n\s s]t n\s appropri] les mrites de ,jsus-,*ri/1 nos rsolutions ne sont pas sans quelque mrite4 ,soit que le libre arbitre suffise1 soit que seulem5t il contribue la ju/ification1 il n'e/ donc po9t annul2 n\s ne l'avons po9t p]du4 ,cep5dant1 en ce cas mme1 il ne se t\rne au bi5 que p> la grce1 et comme ,dieu s\ffle sa grce o il lui plat1 sa ju/ice ne cesse pas d'tre un r$\table my/re4 ,si t\s1 si beauc\p sont appels1 peu sont lus2 et celui qui lit e/ celui qui appelle1 et qui savait lesquels s]ai5t lus au mom5t qu'il les appelait t\s4 ,la presci5ce div9e1 en tant qu'elle s'applique au salut des hommes1 c'e/ la prde/9ation#dhh2 et s\s ce nom se pose et s'aggrave1 en ?ologie1 le problme t\t l'heure indiqu s\s la =me philosophique4 ,note #dhh3 ,s4 ,aug41 ,de ,don4 ,p]sev441 ,,xiv4 ,,ii4 ,on sait que le dogme de la prde/9ation peut tre ent5du de telle manire que t\te v]tu morale1 t\t mrite huma91 t\t ef=t du libre arbitre se rduise nant4 ,cet excs de doctr9e s'appelle le prde/9atianisme1 et ceux qui y sont tombs ont t\j\rs essay de se donn] p\r *ef sa9t ,augu/9#dhi4 ,disciple de ce gr& voque1 ,abl>d n'e/ p\rtant pas prde/9ati51 c'e/--dire que le dogme de la prde/9ation qu'il admet#dij ne l'emporte pas dans son esprit sur l'ide ncessaire et l'inde/ructible s5tim5t de la lib]t huma9e4 ,il ne reproduit son matre sa9t ,augu/9 que p> le ct o ce ,pre conf9ait aux semi-plagi5s t\t en les combattant#dia4 ,on ne doit pas compt] ,abl>d dans le p>ti du *ri/ianisme qui peut tre plausiblem5t ou spcieusem5t accus de fatalisme1 qui incl9e enf9 dans le s5s de la prde/9ation plus que dans le s5s de la lib]t4 ,il s]ait curieux de *]*] p\rquoi t\tes les sectes1 y compris la /oci5ne1 qui n'ont pas t fran*es sur la "q de la lib]t1 et qui1 p> l1 semblai5t affaiblir la condition ess5tielle de t\te morale1 ont t5du cep5dant au rigorisme1 t&is que l'op9ion contraire a quelquefois v]s dans le rel*em5t#dib2 et n\s avons vu que l'exemple d',abl>d ne dm5t pas cette obs]vation4 ,il pose donc le libre arbitre2 il l'affran*it de cette contra9te inconnue1 mais relle o l'on v\drait que le tnt l'exi/5ce mme de la ,provid5ce4 ,t\t cela e/ vrai et ju/e1 mais n\s ne voyons pas qu'il prs5te1 nulle "p le libre arbitre comme d*u1 corrompu1 incl9 au mal1 a9si que le veul5t beauc\p d'criva9s religieux4 ,il n'a pas tort2 le mal qu'ils dis5t du libre arbitre1 vi5t1 ou d'une erreur ess5tielle1 ou d'un langage inexact4 ,si le libre arbitre e/ m*ant1 il n'e/ pas le libre arbitre2 et si l'on veut dire seulem5t que ses dt]m9ations dp5d5t plus ou mo9s de nos faiblesses et de nos passions1 ce n'e/ pas lui qu'il faut s'en pr5dre1 c'e/ l'infirmit de notre nature1 celle de notre raison1 comme pr9cipe de nos rsolutions4 ,le libre arbitre en lui-mme subsi/e dans la crature la plus fragile1 la plus entrane1 la plus passionne2 ce n'e/ pas lui qui e/ mauvais1 la lib]t n'e/ pas le p*4 ,l'homme ne p\rrait p*] sans tre libre2 mais il p\rrait tre libre sans p*]4 ,la lib]t e/ une condition du p*1 et n'en e/ pas la s\rce#dic4 ,note #dhi3 ,cf4 ,sur la doctr9e de sa9t ,augu/91 ,petau1 t4 ,i4 t4 ,,ix1 c4 ,,vi et suiv4--,ritt]1 ,hi/4 de la ,phil ,*rt41 t4 ,,ii1 t4 ,,vi1 c4 ,v1 et surt\t la ,?se de ,m4 ,b]sot ,note #dij3 ,comm5t4 to ,ep4 ad ,rom41 t4 ,i1 p4 #ebc1ech2 t4 ,,ii1 p #eed et seq42 t4 ,,iii1 p4 #fda1 #fdi1 #feb4 ,note #dia3 ,petau1 ,id4 ibid41 p4 #fce ,note #dib3 ,voici1 je cros1 les noms des pr9cipales sectes ranges suivant une *elle asc5dante de rigidit dans la "q de la grce et de la lib]t2 ,soc9i5s1 plagi5s1 semi-plagi5s1 mol9i/es1 congrui/es1 ?omi/es1 augu/9i5s1 jansni/es1 calv9i/es4 ,p>mi les r=ms1 le calv9isme et mme le lu?ranisme pur sont p\r l'op9ion la plus svre4 ,on di/+ue p\rtant deux p>tis3 dans le s5s du rel*em5t1 armni5s1 univ]sali/es1 etc42 dan celui de la rigidit1 gom>i/es1 prde/9ati5s1 ,prde/9ateurs1 p>ticul>i/es1 etc4 ,note #dic3 ,cette doctr9e1 qui neutralise la lib]t entre le bi5 et le mal1 e/ lo9 d'tre htrodoxe4 ,elle e/ con=me aux df9itions de la lib]t donnes p> sa9t ,jean ,damascne 7,in/it4 elem5t4 ad dogm41 c4 ,x71 p> sa9t ,jrme 7,9 ,jov9ian41 ,,ii71 p> sa9t ,augu/9 lui-mme1 quoiqu'il p>aisse v>i] sur ce po9t 7,homil4 ,,xii4--,de duab4 ,anim4 ,9 ,mani*41 c4 ,,xii71 p> sa9t ,b]n>d enf9 7,de grat4 et lib4 arb41 c4 ,,ii74 ,sa9t ,anselme semble y accd]1 lorsqu'il dit que1 prise en gnral1 la lib]t e/ contraire la ncessit1 qu'entre deux opposs elle e/ indiffr5te au *oix2 mais il fait une di/9ction3 comme il faut que la df9ition du libre arbitre convi5ne ,dieu a9si qu' l'homme1 il ne veut pas que la facult de p*] soit suppose p> cette df9ition2 il dit donc que la lib]t dans un s5s plus re/re9t1 c'e/ le libre arbitre1 et ent5dant alors p> ce mot la volont affran*ie de ce qui la subjugue1 il df9it le libre arbitre pote/as s]v&i rectitud9em voluntatis propt] ipsam rectitud9em4 7,de lib4 ,arb41 c4 ,i et ,,iii4--,cf4 ,de ,consord4 prde/4 cum lib4 arb41 qu4 ,,ii1 p4 #abg7 ,si l'on veut admettre cette di/9ction et s'y t5ir1 on le peut1 et t\te quivoque disp>atra4 ,de l1 comme on l'a vu1 plusieurs difficults4 ,et d'abord1 la prde/9ation#did4 ,la prde/9ation1 au s5s spcial du mot1 e/ la disposition div9e en v]tu de laquelle c]ta9s hommes sont de t\te t]nit de/9s au salut t]nel4 ,la prde/9ation e/ t\j\rs une grce2 mais elle n'e/ absolum5t gratuite que si l'on p5se qu'aucune prvision du mrite de ceux qui elle s'applique n'entre dans le dcret qui les a *oisis2 elle n'e/ qu'une grce si ,dieu1 en les lisant1 a prvu leurs mrites1 c'e/--dire a t5u compte du bon emploi qu'ils f]ai5t des grces qu'il accorde t\s4 ,dans le premi] cas1 ,dieu1 p> sa grce1 les ju/ifie1 p>ce qu'il les a lus2 dans le second1 il ne les lit que p>ce qu'il sait qu'ils s]ont ju/ifie p> sa grce4 ,aucune de ces deux op9ions n'e/ int]dite2 la premire1 la plus svre1 celle de sa9t ,augu/91 n'e/ po9t un article de foi2 et p\r elle1 ds le ,i,xe sicle1 s'tait dcl> le mo9e ,go!scale1 alors que l'ar*evque ,h9em> le fit condamn] au f\et4 ,pi]re ,lomb>d1 ,hughes de ,sa9t-,victor1 sa9t ,?omas1 sont plutt du ct de ,go!scale2 mais les ,roma9s1 et notamm5t les jsuites1 ont t5u p\r la doctr9e d',h9em>1 quoique en gnral une op9ion plus rigide et plus vois9e de l'augu/9ianisme1 celle des ?omi/es1 ait prvalu dans le cl]g franais1 op9ion appr\ve aussi p> ,rome et qui s'honore de la prfr5ce de ,bossuet#die4 ,suivant cette op9ion1 ,dieu prvoit bi5 que ceux qu'il prde/9e obti5dront le salut p> leur foi ou p> leurs oeuvres1 mats en ce s5s que1 p> un dcret infaillible1 p> une volont absolue et efficace1 et non dans la prvoyance et la condition de leurs mrites1 il a dcid qu'ils aurai5t le royaume des cieux4 ,le nombre des prde/9s e/ fixe et immuable2 les prote/ants ont t jusqu' s\t5ir qu'il n'y avait pas d'autres lus que les prde/9s1 auquel cas il ne s]ait plus vrai qu'il y a beauc\p d'appels2 tre appel signifi]ait seulem5t ignor] si l'on e/ ou non prde/94 ,mais telle n'e/ pas la doctr9e ca?olique4 ,non-seulem5t en dehors des prde/9s elle admet des lus1 c'e/--dire des appels qui s]ont lus1 grce au bon usage qu'ils f]ont des dons de ,dieu2 mais mme elle e/ alle jusqu' di/+u] la prde/9ation la gloire et la prde/9ation la grce4 ,la premire e/ la prde/9ation proprem5t dite ou absolue2 la seconde e/1 en ,dieu1 la volont absolue d'accord] telles de ses cratures les dons et les grces ncessaires p\r arriv] au salut1 soit qu'il prvoie qu'elles y p>vi5dront en effet1 soit qu'il sa*e qu'elles n'y p>vi5dront pas2 et de plus1 je ne crois pas qu'il ft hrtique de s\t5ir que1 sans la prde/9ation la grce1 on puisse encore tre sauv1 c'e/--dire obt5ir de ,dieu les dons et les grces auxquels on n'tait pas prde/92 ou1 ce qui revi5drait au mme1 que t\s les *rti5s1 et dans une c]ta9e mesure t\s les hommes1 soi5t prde/9s la grce2 mais c'e/ sur ces po9ts-l qu'on dispute4 ,ce qui e/ hors de dispute dans le ca?olicisme1 c'e/ qu'il y a deux ordres d'lus1 les uns obligs1 les autres facultatifs4 ,cette prde/9ation1 dogme s+uli]1 inexplicable1 et qui vi5t aj\t] une difficult n\velle aux difficults dj si gr&es des que/ions qui t\*5t la ju/ice de ,dieu1 la presci5ce1 la lib]t huma9e1 ce dogme dont les ,pres grecs sembl5t avoir t5u si peu de compte et que jusqu'au temps de sa9t ,augu/9 on n'avait pas su voir dans les passages de sa9t ,paul1 qui en sont les pr9cipaux titres#dif1 ce dogme si important p\r nos esprances et qui l'e/ si peu p\r la conduite de la vie1 qui1 ?oriquem5t1 a eng5dr d'int]m9ables controv]ses1 qui1 pratiquem5t1 peut n]v] le pr9cipe de la responsabilit morale1 ce dogme trange1 ,abl>d ne l'a ni combattu ni affaibli4 ,quoique p>fois il semble pr5dre la prde/9ation dans un s5s gnral et la confondre avec la presci5ce#dig1 il l'admet cep5dant au s5s spcial#dih1 et reconnat qu'il y a des hommes que ,dieu veut sauv] p> lection et en v]tu d'un dcret p>ticuli] et antrieur#dii4 ,comm5t cette croyance e/-elle conciliable avec l'ide de mrite et de dmrite1 mme re/re9te la foi et la *>it8 ,c'e/ une autre "q sur laquelle il has>de quelques conjectures#ejj1 mais dont les ?ologi5s n'ont pas droit de se faire une arme contre lui1 c> cette "q e/ une difficult contre le dogme lui-mme4 ,note #did3 ,cf4 ,sa9t ,?omas1 ,summ41 p>s ,i1 qu4 ,,xxiii4--,p1 ,lomb41 ,s5t41 t4 ,i1 di/4 ,,xl et ,,xli4--,le ,p4 ,petau1 ,dogm4 ,!ol41 t4 ,i1 l4 ,,ix et ,x4--,b]gi]1 ,dict4 de ,!ol41 au mot ,prde/9ation4 ,note #die3 ,petau1 loc4 cit41 t4 ,x1 c4 ,i1 et suiv--,bossuet1 ,trait du lib4 urb41 c4 ,,viii--,b]sot1 ,ouvr4 cit41 "p4 ,,ii1 c4 ,,iii1 sect4 ,i4 ,note #dif3 ,rom4 ,,viii1 #bi et #cj4--;,ephes4 ,i1 #d1 #e et #aa4 ,note #dig3 ,ab4 ,op41 p4 #fda ,note #dih3 ,ibid41 p4 #fbc ,note #dii3 ,ibid41 p4 #ech1 #eed1 #fdi4 ,note #ejj3 ,voyez ce qu'il dit de ,jrmie1 de sa9t ,jean-,bapti/e et de ,laz>e1 p4 #bba ,une contradiction p>at 9vitable1 qu& on traite de la prde/9ation2 c'e/ d'affirm] d'abord que ,dieu e/ la ju/ice mme1 et qu'il ne faut pas jug] de sa ju/ice d'aprs nos ides2 en d'autres t]mes1 que la ju/ice p>faite doit tre contraire a la ntre1 p>ce qu'elle lui e/ suprieure#eja1 puis1 cela dit1 c'e/ d'entrepr5dre d'expliqu]1 selon la ju/ice huma9e1 t\tes les dispositions de ,dieu que l'on y peut ram5]4 ,cette contradiction e/ dans ,abl>d2 mais quel ?ologi5 s'en e/ prs]v8 ,note #eja3 ,voyez contre cette ide ,leibnitz 7,?odic41 ,disc4 prlim41 sec4 #d74 ,,iii4 ,la prde/9ation suppose la grce4 ,on ne dispute gure dans le se9 du ca?olicisme que sur le po9t de savoir si dans les desse9s de ,dieu1 la prde/9ation e/ antrieure la prvision des mrites eng5drs p> la grce1 et p>tant absolum5t indp5dante de ces mmes mrites1 ou bi5 si elle e/ po/rieure la rsolution div9e d'accord] celui qui en e/ l'objet t\te la grce ncessaire au salut4 ,c'e/ re*]*] si la prde/9ation e/ nos yeux absolum5t arbitraire ou en quelque manire conditionnelle 7ce qui report]ait la "q sur la grce mme1 dont on p\rrait dem&] alors si elle e/ ou n'e/ pas arbitraire72 mais dans t\s les cas1 prde/9s1 lus1 simples appels1 *rti5s et infidles2 t\s ont beso9 de la grce1 et t\s ont1 des degrs diffr5ts1 la grce de ,dieu3 c'e/ encore l une doctr9e ca?olique4 ,la grce e/-elle incompatible avec la lib]t8 non1 en gnral4 ,on peut admettre1 t\j\rs d'une manire gnrale1 que l'homme e/ si faible1 si mobile1 mme si corrompu1 qu' lui seul et sans la grce il ne saurait mrit] et obt5ir le salut2 on peut all] plus lo9 et admettre encore que1 fit-il t\t ce qu'il faut p\r l'obt5ir1 il ne le mrit]ait pas sans la grce4 ,cela ne compromet pas encore le libre arbitre4 ,ce n'e/ po9t p> dfaut ni p> excs de libre arbitre que1 dans l'un ou l'autre cas1 l'homme aurait beso9 de la grce4 ,dans le premi] cas1 elle l'aid]ait faire bon usage du libre arbitre2 dans le second1 elle r5drait fructueux le bon usage qu'il aurait fait du libre arbitre4 ,ri5 de t\t cela n'exclut ni n'infirme l'exi/5ce du libre arbitre4 ,abl>d en juge a9si1 et va jusqu' prt5dre que l'exi/5ce du libre arbitre a p\r objet de manife/] l'effet de la grce2 c'e/ dire qu'il ti5t la grce p\r puissante1 ncessaire1 univ]selle4 ,il la juge puissante2 c> elle n\s met en disposition et en voie de gagn] le salut4 ,il la juge ncessaire1 puisque sans elle n\s ne p\rrions croire1 aim]1 agir1 comme il le faut p\r le salut4 ,il la juge univ]selle1 ds qu'il e/ime que ,dieu (fre t\s ce qui e/ ncessaire p\r croire en lui1 l'aim]1 et dsir] le royaume des cieux#ejb4 ,note #ejb3 ,ab4 ,op41 ,introd41 t4 ,,iii1 p4 #aaah2 et ,comm5t41 t4 ,,iv1 p4 #fed ,sur t\s ces po9ts1 et si l'on ne pntre pas en de plus subtiles di/9ctions1 il e/ or?odoxe4 ,ce n'e/ pas une g>antie d'or?odoxie que de dire que le libre arbitre ne se suffit pas lui-mme p\r le bi52 c> le contraire ne peut entr] dans l'esprit de celui qui suit la valeur des t]mes4 ,sans d\te1 le libre arbitre suffit comme in/rum5t2 mais il a beso9 d'un rgulateur qui n'e/ pas lui-mme1 et c'e/ ce rgulateur qui le dt]m9e au bi5 ou au mal2 le libre arbitre n'e/ que la facult de dt]m9ation2 c'e/ le p\voir excutif du rgulateur4 ,la raison1 dit sa9t ,b]n>d1 a t donne la lib]t p\r l'in/ruire et non la dtruire#ejc4 ,c'e/ tort que le concile de ,s5s condamne ,abl>d sur cet article4 ,note #ejc3 ,de grat4 et lib4 arbit41 opusc4 ,,ix1 c4 ,,ii4 ,je ne crois pas qu'il y ait dans ses ouvrages ri5 de directem5t et d'expressm5t contraire ces p>oles de ,bossuet3 ,c'e/ p> son libre arbitre que l'me croit1 qu'elle espre1 qu'elle aime1 qu'elle cons5t la grce1 qu'elle la dem&e2 a9si1 comme ce bi5 qu'elle fait lui e/ propre en quelque faon1 elle se l'approprie1 et se l'attribue sans song] que t\s les bons m\vem5ts du libre arbitre sont prp>s1 dirigs1 excits1 cons]vs p> une opration propre et spciale de ,dieu qui n\s fait faire1 de la manire qu'il sait1 t\t le bi5 que n\s faisons1 et n\s donne le bon usage de notre propre lib]t1 qu'il a faite et dont il opre encore le bon ex]cice2 en sorte qu'il n'y a ri5 de ce qui dp5d le plus de n\s qu'il ne faille dem&] ,dieu et lui en r5dre grce#ejd4 ,note #ejd3 ,trait de ta ,concupisc5ce1 c4 ,,xxiii4 ,mais voici le po9t dlicat4 ,si la grce e/ ncessaire1 soit p\r am5] le bon emploi du libre arbitre1 soit p\r lui donn] du prix1 quel mrite re/e-t-il l'homme8 la grce e/ au mo9s la condition ou plutt la s\rce du mrite2 tel e/ le fond de la doctr9e de l'glise4 ,les v]tus huma9es1 dans lesquelles la grce n'entre ou n'entr]ait p\r ri51 s'il en e/ de telles1 n'ont absolum5t aucun mrite4 ,dans le sy/me de l'glise1 ce que n\s avons appel le rgulateur ne se suffit pas lui-mme p\r le bi51 ou trs-c]ta9em5t au mo9s p\r le mrite4 ,abl>d1 en t]mes gnraux1 ne s'c>te pas de ce sy/me2 mais d'abord1 il laisse p]c] quelquefois une di/9ction1 une sp>ation entre le bi5 et te mrite1 entre la faute et le dmrite4 ,le mrite1 le dmrite1 c'e/ ce qui1 *rti5nem5t p>lant1 obti5t la rcomp5se ou le salut1 enc\rt la pe9e ou la damnation4 ,le bi5 n'e/ pas t\j\rs jug digne de rcomp5se1 ni la faute digne de *tim5t4 ,il y a une diffr5ce entre le mrite au s5s ?ologique et le bi5 au s5s purem5t moral1 comme entre le dmrite et la faute s\s les mmes di/9ctions4 ,cette obs]vation1 que p>at faire ,abl>d1 mais dont il ne tire pas t\tes les consqu5ces1 intresse gravem5t l'application des notions huma9es de ju/ice la ?odice#eje1 et p> l elle e/ comme un premi] pas dans la voie du rationalisme4 ,note #eje3 ,petau1 t4 ,x1 c4 ,,xviii1 t4 #a1 p4 #gei4 ,en second lieu1 qu'e/-ce que la grce8 un sec\rs surnaturel4 ,e/-ce donc la bont gnrale et t]nelle de ,dieu1 son action pat]nelle sur le monde1 cette m]veille p]ptuelle que la raison reconnat et adore aussi bi5 que la foi8 ,l'ent5dre a9si1 ce s]ait abus] des t]mes4 ,sans d\te il e/ assez difficile de tr\v] dans les ,pres des premi]s temps une autre ide que cette ide philosophique et familire4 ,le mot de grce1 *ez les ,grecs du mo9s1 re/e un assez long temps sans recevoir habituellem5t le s5s spcial que l'glise lui assigne dans les ptres de sa9t ,paul4 ,mais t\s les cat*ismes n\s appr5n5t auj\rd'hui qu'il faut l'ent5dre dans un s5s littral et miraculeux4 ,la grce e/ une action int]ne1 indf9issable de sa nature1 mais relle et directe1 du crateur sur la crature1 action qui l'aide1 la dispose1 la p\sse1 la dt]m9e au bi5 avec plus ou mo9s de puissance4 ,dans le langage et dans la doctr9e d',abl>d1 la grce risque =t d'tre quelque *ose de plus gnral et de plus ab/rait4 ,sur la mme ligne que les dons de la grce proprem5t dite1 il semble rang] t\tes les dispositions de l't]nelle sagesse1 qu'on peut appel] ju/e titre des grces de ,dieu1 au s5s de bi5faits1 t\tes ces h>monies de l'ordonnance univ]selle1 t\tes ces rvlations qui report5t de la con/itution du monde et de celle de la raison1 en un mot t\t ce qui tmoigne au philosophe comme au *rti5 la bont inf9ie4 ,le don de la loi anci5ne1 celui de la loi n\velle1 l'inc>nation1 la prdication1 la mort du ,*ri/1 sont bi5 plus =te raison p\r ,abl>d des grces de ,dieu et les plus gr&es qui se puiss5t imag9]4 ,t\tes ces *oses sont de la grce2 c'e/--dire des actes efficaces et puissants p> lesquels ,dieu claire notre esprit1 t\*e notre coeur1 n\s donne la connaissance1 n\s inspire l'am\r1 et n\s r5d a9si capables1 ce que n\s n'aurions pas t autrem5t1 de croire1 d'aim]1 d'agir comme il faut p\r lui plaire et p\r n\s sauv]4 ,c'e/ en gnral ces grces1 aux grces de ,dieu a9si ent5dues1 qu',abl>d attribue l'influ5ce et les effets qu'on rs]ve d'ord9aire la grce proprem5t dite4 ,il ne nie pas celle-ci1 mais je ne me rappelle po9t de passages o il la dsigne spcialem5t1 ni mme de propositions qui en suppos5t ncessairem5t l'exi/5ce2 s\v5t1 au contraire1 il semble la confondre et la noy] dans cette multitude de tmoignages div]s de la bont de ,dieu4 ,je ne dis pas qu'il se soit ce po9t r5du compte de sa doctr9e1 ni que t\tes ses expressions revi5n5t absolum5t cela1 quoique je sois port le s\ponn]2 mais je dis que c'e/ l le s5s gnral et dom9ant de ses ides sur la grce div9e4 ,a9si1 dans les p>oles de ,bossuet qu'on vi5t de lire1 n\s voyons les m\vem5ts du libre arbitre comme prv5us p> me opration propre et spciale4 ,cette grce propre et spciale1 cette grce qui prvi5t1 ne ressort pas clairem5t des expressions d',abl>d#ejf4 ,les ?ologi5s di/+u5t les grces dans l'ordre naturel de celles qui conc]n5t le salut2 les premires sont les bonts gnrales de la ,provid5ce1 les secondes sont un don surnaturel4 ,il s'agit p>ticulirem5t des d]nires dans les controv]ses sur la grce4 ,or1 p>mi celles-ci1 on di/+ue encore les grces extrieures1 c'e/--dire t\s les sec\rs extrieure qui peuv5t n\s port] au bi52 telles sont1 p> exemple1 la loi de ,dieu1 la prdication de l'vangile2 puis on admet les grces intrieures1 ou plutt la grce intrieure1 celle qui t\*e intrieurem5t le coeur de l'homme4 ,c'e/ celle-l que p5se sa9t ,paul1 qu& il p>le de la grce qu'il ti5t de ,dieu#ejg4 ,c'e/ sur cette grce intrieure et surnaturelle que r\l5t les gr&es discussions ?ologiques2 c'e/ elle qui e/ dite habituelle1 actuelle1 adjac5te1 oprante1 suffisante1 efficace1 prv5ante1 subsqu5te1 etc4 ,or1 les plagi5s ont t accuss de ne reconnatre d'abord que les grces de l'ordre naturel2 puis1 dans l'ordre surnaturel1 que les grces extrieures4 ,abl>d ne se di/+ue peut-tre pas assez nettem5t des plagi5s#ejh2 il p>at s\v5t confondre les grces extrieures et les grces intrieures1 ou1 selon la di/9ction de sa9t ,?omas d',aqu91 la grce gratuite1 gratis data1 et la grce qui produit la gratitude1 gratum faci5s4 ,l'une e/ celle qui n\s met en rapport avec ,dieu1 et qui s'adresse l'humanit t\t entire p> les prophties et les miracles2 l'autre plus intime1 plus individuelle1 plus lective1 surpasse la premire en excell5ce1 en noblesse1 en dignit1 excell5tior1 nobilior1 dignior2 elle seule r5d le libre arbitre capable du bi51 la volont capable de mrite2 elle a ,dieu seul p\r pr9cipe et p\r cause1 et ne laisse l'humanit que l'honneur d'aid] son action4 ,c'e/ cette di/9ction fondam5tale qui tablit une diffr5ce sub/antielle entre la morale philosophique et la morale *rti5ne1 quant aux moy5s de r5dre la v]tu agrable ,dieu2 et lorsqu'on mconnat et qu'on efface cette di/9ction1 on fait p\r la morale ce que le rationali/e fait p\r le dogme2 on cde t\t la v]tu huma9e comme lui l'huma9e raison4 ,c'e/ une faible ress\rc que de se rejet] alors sur l'importance de l'am\r1 c> la grce e/ surt\t ncessaire la *>it2 prcism5t p>ce que la *>it ne peut tre le fruit ni de la rflexion1 ni de l'in/9ct1 ni de la cra9te1 et p>ce qu'elle e/ une v]tu du coeur plus que de la consci5ce1 elle e/ m9emm5t l'inspiration de la grce#eji4 ,note #ejf3 ,il admet cep5dant1 quoique en t]mes vagues1 une grce pralable comme ncessaire p\r pr(it] des dons de ,dieu4 ,voyez ci-dessus1 c4 ,,vi1 p4 #dhj4 ,mais on n'e/ pas sr qu'il n'ent5de po9t p>l] de cette grce bi5veillante du crateur qui prcd t\s ses dons actuels4 ,note #ejg3 ,galat4 ,i1 #af--,rom4 ,,xv1 #ah4--;,i ,cor4 ,,iii1 #h1 et ailleurs4 ,ce n'e/ pas moi qui agit1 mais la grce de ,dieu1 qui e/ avec moi4 ,i ,cor4 ,,xv1 #aj4 ,note #ejh3 ,il pr5d le mot de grce dans un s5s tellem5t gnral qu'il attribue l'exi/5ce du mal qui arrive la grce de ,dieu1 appelant a9si les comb9aisons de sa sagesse et de sa bont4 7,introd41 t4 ,,iii1 p4 #aaah47 ,note #eji3 ,s4 ,?om41 ,summ41 prim4 sec41 qu4 ,,cix1 a4 #a et #aa4 ,c'e/ aux ?ologi5s de voir si ,abl>d e/ dans la rgle1 mais c'e/ aux philosophes de reconnatre combi5 sa doctr9e se rappro*e davantage des notions rationnelles1 ou plutt des notions du s5s commun sur les rapports de la volont div9e avec la volont huma9e et de la ju/ice t]nelle avec la v]tu4 ,,iv4 ,la connaissance de la nature du libre arbitre conduit naturellem5t ces ides qui1 n\s l'avons vu1 j\5t un si gr& rle dans la morale d',abl>d4 ,t\t le bi5 et t\t le mal gis5t dans la volont4 ,t\t p* e/ volontaire en ce que la condition du p* e/ la volont du mal2 cette volont n'e/ pas celle de l'acte extrieur qui ralise effectivem5t le p*1 mais du mal moral accompli en n\s p> cet acte extrieur4 ,l'acte extrieur ou l'oeuvre e/ *ose indiffr5te1 il en e/ de mme de la volont de l'oeuvre4 ,la volont mauvaise e/ donc le cons5tem5t au mal qui e/1 ou s]ait1 ou peut tre dans l'oeuvre2 le cons5tem5t tant un acte volontaire1 et le p* n'tant que dans la volont1 il n'y a po9t de p* dans ce qui n'e/ po9t volontaire3 le dsir1 la t5tation1 la concupisc5ce1 le plaisir1 t\t cela e/ involontaire1 il n'y a po9t de p* dans t\t cela4 ,n\s avons vu les inconvni5ts possibles de ces ides2 ils disp>atrai5t cep5dant devant une bonne rponse cette "q3 ,qu'e/-ce que le mal8 ,abl>d le s5t confusm5t1 il entrevoit que l e/ le po9t difficile2 on l'ap]oit1 lorsqu'il dit qu'il veut n'appel] p* que ce qui ne peut en aucun cas 7nusquam7 avoir lieu sans faute#eaj4 ,mais que faire8 ,s'il av\e l'exi/5ce d'un bi5 inv>iable1 ce n'e/ qu'en passant2 il n'ose dire ce que c'e/1 ou du mo9s lui attribu] une exi/5ce absolue1 non qu'il ne dise que le s\v]a9 bi5 e/ ,dieu1 et il a raison1 mais il n'a pas conu en ,dieu ni dans le s\v]a9 bi5 la sub/ance absolue du bi51 manife/e comme loi inv>iable au coeur de l'homme4 ,il tr\v]ait trop de difficult la faire concord]1 cette doctr9e1 soit avec c]ta9es prescriptions de la loi religieuse1 soit avec c]ta9es disp5sations rapportes p> la ?ologie la ,div9it1 soit avec la di/ribution telle qu'il n\s l'enseigne des pe9es et des rcomp5ses2 il la jette donc de ct1 et il dit ou fait ent5dre que1 le bi5 ou le mal dp5dant de la volont de ,dieu1 le bi5 mritant ou la v]tu1 le mal dmritant ou le p*1 c'e/ l'obissance ou la dsobissance4 ,le pr9cipe moral1 c'e/ donc l'am\r de ,dieu4 ,note #eaj3 ,e?41 c4 ,,xiv1 p4 #feg1 et ci-dessus1 p4 #dfd4 ,t\te autre solution tait impossible1 ou du mo9s n'tait possible que s'il et fait un pas de plus dans la voie du rationalisme et *]* le bi5 en lui-mme1 sauf le ralis] ensuite dans la sub/ance de la ,div9it4 ,cette doctr9e1 la vraie doctr9e philosophique1 non pas absolum5t inconnue d',abl>d1 c> ,platon avait transpir jusqu' lui1 mais qui dpassait trop la h>diesse de sa p5se et les =ces de sa m?ode p\r qu'il pt la ple9em5t concevoir1 lui aurait p>u d'ailleurs plus difficile encore concili] avec les croyances communes de l'glise4 ,v4 ,enf91 un po9t qui semble accessoire1 quoique j'y voie encore une consqu5ce du pr9cipe gnral de la morale d',abl>d1 c'e/ sa critique du sac]doce dans la direction des mes4 ,si la volont e/ seule c\pable1 si les oeuvres sont indiffr5tes1 s'il faut *]*] dans l'me du p*eur la s\rce du bi5 et du mal1 du mrite ou du dmrite1 il suit que les oeuvres satisfactoires n'ont pas de v]tu p> elles-mmes2 t\te leur v]tu e/ dans le s5tim5t avec lequel on les accomplit4 ,il faut alors de la "p des prtres qui dirig5t les consci5ces beauc\p de pit et de pntration2 il importe qu'ils n'attribu5t pas aux signes extrieurs1 mme aux =malits sacram5telles1 une importance et une puissance indp5dantes de la p>tie morale de la confession4 ,que les pnit5ts se g>d5t donc de mettre t\te leur scurit dans la fidlit extrieure c]ta9es obs]vances2 les m\rants ne saurai5t se cont5t] d'une confession sans rp>ation2 les vivants1 a9si que les m\rants1 ne doiv5t pas port] une confiance illimite des confesseurs aveugles ou sup]ficiels1 ils doiv5t *]*] des juges srieux1 s9cres1 clairvoyants2 c> le p\voir de li] et de dli] n'e/ pas comme les p\voirs de ce monde1 dont les dcisions ont leur effet p\rvu qu'elles soi5t en =me4 ,le prtre1 l'vque mme qui nglige les po9ts ess5tiels de la pnit5ce et de la confession1 ou la componction1 l'humilit1 la prire1 ne prononce qu'une p>ole va9e qu& il abs\t1 qu& il condamne1 mme qu& il excommunie4 ,l'erreur on la lgret en ces matires reprs5t5t bi5tt les =malits comme si exclusivem5t ncessaires1 et l'autorit sac]dotale comme si absolue1 qu'on s'imag9e qu'un sacrifice quelconque fonde un droit la rmission des p*s1 et qu'une absolution donne n'importe quel prix e/ ratifie dans le ciel4 ,de l la v5te des messes et des indulg5ces4 ,abl>d1 dont n\s v5ons de retrac] le raisonnem5t1 e/1 comme on l'a vu1 svre sur ce po9t1 et sa svrit ne peut qu'tre appr\ve2 elle n'e/ peut-tre pas ce qui lui a le mo9s alin l'glise4 ,quelques-uns des abus qu'il attaque tai5t dj bi5 tablis1 bi5 gnraux1 et p>tant bi5 puissants2 d'ailleurs c'e/ le c>actre du cl]g de ne pas s\ffrir qu'on blme ce qu'il dsappr\ve dans son propre se94 ,abl>d s'anime t\j\rs qu& il aborde les vices ou les prjugs des prtres de son temps1 et sa svrit se passionne t\t c\p4 ,ses ouvrages abond5t en traits d'une satire amre contre les mo9es ou mme contre le cl]g sculi]2 on s5t qu'il se v5ge#eaa4 ,cette fois il s'attaque jusqu'aux vques1 c'tait provoqu] c\p sur une condamnation4 ,note #eaa3 ,aux exemples que n\s avons rapports ou p\rrait aj\t] ,d'autres preuves trs-vives1 et les pr5dre jusque dans ses s]mons2 comme dans le s]mon xxviii1 pr* en l'honneur de sa9te ,suzanne devant les religieuses du ,p>aclet4 ,il y dclame =tem5t contre les dsordres des ecclsia/iques1 dont il comp>e la conduite celle des deux vieill>ds1 c> la *a/e ,suzanne e/ la sa9te qu'il prconise1 et il s'crie3 ,audi/is et vos1 tam presbyt]i quam cl]ici1 judicium ve/rum1 qui circa sponsas ,dei aliqua de causa conv5antes1 vel eis famili>itate qualibet adhr5tes1 tanto a ,deo longius rec$itis1 quanto eis turpit] amplius prop9quntis4444 ,cum apud ipsas miss>um solemnia celebratis1 vel ad infirmas v5tre cogim9i1 spo1 ut audio1 e>um ori ho/ias porrigitis manibus illis quibus444 ,je ne veux pas exprim] mme en lat9 le repro*e que la rude fran*ise du prdicateur pr(rait en *aire4 7,ab4 ,op41 p4 #ice47 ,elle ne lui manqua po9t4 ,cep5dant n\s sommes de l'avis des auteurs de l',hi/oire littraire2 il n'tait pas condamnable p\r avoir dit que le p\voir de li] et de dli] n'avait t donn qu'aux aptres et non leurs successeurs4 ,sa p5se1 bi5 que l'expression prte l'quivoque1 e/ que les aptres seuls ont eu le p\voir rellem5t et absolum5t efficace1 c'e/--dire la c]titude de l'ex]c] avec un effet infaillible4 ,quant ce qu'on appelle le p\voir des clefs1 comme attribution sac]dotale1 il ne le conte/e pas1 il en critique l'usage4 ,en suivant le fil de son raisonnem5t1 dis5t les bndict9s1 on voit qu'il ne p>le que du p\voir de disc]nem5t et non de celui de juridiction#eab4 ,note #eab3 ,hi/4 littr41 t4 ,,xii1 p4 #abh4 ,mais ce qu'on p\vait obs]v]1 c'e/ qu'ici encore la t5dance gnrale de sa doctr9e se manife/e4 ,il semble disput] au p\voir ecclsia/ique t\te action my/rieuse qui remont]ait de la t]re au ciel1 et rduire sa prrogative une prsomption de disc]nem5t1 une autorit morale de sci5ce1 d'expri5ce et de pit1 g>antie temporellem5t p> le c>actre extrieur du sac]doce4 ,dans t\s ses *apitres sur la pnit5ce et la confession1 il e/ p>l d'humilit1 de prire1 d'am\r de ,dieu1 de remords de lui dplaire1 de gmissem5t du coeur2 mais nulle "p il n'e/ vraim5t "q de sacrem5t1 c'e/--dire d'une communication my/rieuse1 invisible et actuelle de la sa9tet et de la ju/ice1 ralise et con/itue p> un signe visible4 ,il ne nie pas1 mais il se tait4 ,p>t\t o s'avance ,abl>d1 le m]veilleux recule2 encore une fois1 c'e/ l le rationalisme4 ,son ?ique en e/ plus pr(ondm5t empre9te que sa ?ologie dogmatique2 n\s n'hsitons pas la reg>d] comme son ouvrage le plus orig9al4 ,,*apitre ,,viii4 ,,opuscules ,,div]s4--,expositio 9 ,hexam]on4--,dialogus int] philosophum1 judaeum et *ri/ianum4 ,ri5 n'e/ plus gr& et plus obscur dans t\te l'criture sa9te que le comm5cem5t de la ,g5se4 ,ri5 n'aurait plus beso9 d'int]prtation1 si l'esprit huma9 p\vait lev] ses conjectures l'gal des difficults de la cration4 ,cep5dant les philosophes *rti5s n'ont pas recul devant cette t*e audacieuse2 et plusieurs1 l'exemple de sa9t ,jrme1 ont entrepris d'expliqu] l'inexplicable2 c> l'oeuvre des six j\rs e/ mo9s pntrable qu'aucun problme purem5t rationnel1 si obscur qu'il puisse tre2 le fait ici e/ encore plus my/rieux que l'ide1 et il e/ peut-tre mo9s tmraire de se has>d] dire comm5t de l'ess5ce de ,dieu devait natre le monde que de racont] comm5t il e/ n4 ,mais ,hlose ne croyait pas qu'aucune "q ft au-dessus d',abl>d4 ,ma soeur ,hlose1 *re autrefois dans le sicle1 plus *re auj\rd'hui dans le ,*ri/1 tu me dem&es et mme tu me supplies de t'expliqu] ces *oses#eac1 et avec d'autant plus de so9 que l'intellig5ce en e/ plus difficile4 ,c'e/ un travail spirituel p\r toi et p\r tes filles spirituelles4 ,et moi1 je v\s supplie mon t\r1 puisque ce sont vos in/ances qui m'y engag5t1 obt5ez-moi en priant ,dieu la puissance d'y russir4 ,je comm5c]ai p> la tte2 que vos prires me s\ti5n5t dans l'tude de cet exorde de la ,g5se4444 ,si v\s me voyez faiblir1 att5dez de moi cette excuse de l'aptre3 ,je suis dev5u ins5s1 v\s m'y avez contra9t4 7,,ii ,cor4 ,,xii1 #aa47 ,sur l'ordre d',hlose1 et guid p> sa9t ,augu/91 il entrepr5d donc une exposition de l',hexam]on1 ,expositio 9 ,hexam]on4 ,ce titre tait en quelque sorte consacr1 et l'oeuvre des six j\rs avait t l'objet de plus d'une re*]*e#ead4 ,abl>d en promet une explication hi/orique1 morale et my/ique4 ,note #eac3 ,p4 ,abael>di ,expositio 9 ,hexam]on4--,!s4 nov4 ,anecd41 t4 ,v1 p4 #acfa4 ,il s'agit des trois p>ties les plus difficiles peut-tre de l'criture1 le comm5cem5t de la ,g5se1 le ,cantique des ,cantiques et la prophtie d'z*iel4 ,il ne p>at avoir trait que de la premire p>tie2 encore la diss]tation n'e/-elle pas t]m9e4 ,note #ead3 ,il y a un ,hexam]on dans les oeuvres de sa9t ,basile1 de sa9t ,ambroise et d'autres ,pres4 ,l'ouvrage rpond peu ces promesses4 ,c'e/ une glose qui suit le texte ligne ligne1 et l'explique tantt suivant la lettre1 tantt suivant l'esprit1 sans unit et p> rem>ques dta*es4 ,a9si1 dans ces mots3 ,dieu cra444 l'esprit du ,seigneur tait port sur les eaux4444 ,dieu dit4444 ,abl>d retr\ve la premire expression du dogme de la ,tr9it1 le ,pre1 le ,sa9t-,esprit1 le ,v]be4 ,plus lo91 il comp>e quelques mots de la v]sion lat9e aux mots correspondants en hbreu1 et c'e/ grce ces passages qu'il s'e/ donn facilem5t la rputation de savoir la langue hbraque4 ,je conjecture que presque t\te sa sci5ce cet g>d tait puise dans le ,comm5taire de sa9t ,jrme4 ,ailleurs il s'atta*e concili] le rcit mosaque avec la ?orie des quatre lm5ts1 et il exprime1 et l1 des vues de cosmogonie et de physique gnrale d'un trs mdiocre intrt4 ,a9si1 r5contrant l'h]be v]te dans le p>adis1 h]bam vir5tem1 le quatrime j\r1 c'e/--dire avant la cration du soleil1 il re*]*e comm5t la vgtation p\vait prcd] l'exi/5ce de cet a/re bi5faisant1 et suppose que la t]re plus neuve1 plus humide1 avait plus de f]tilit p> elle-mme1 ou1 qu'app>emm5t1 et ceci e/ plus plausible1 avant que le monde ft a*ev1 t\t tait s\mis l'action de la volont immdiate de ,dieu et non l'empire1 des lois de la nature4 ,qu& les a/res sont crs1 ces signes du ciel1 signa coeeli1 il obs]ve avec1 beauc\p de s5s que s'ils sont les signes de quelques vnem5ts1 ce ne peut tre que des vnem5ts naturels1 comme le c\rs des saisons et les accid5ts mtorologiques4 ,il p5*e bi5 p5s] avec ,platon et sa9t ,augu/9 que les a/res sont anims2 mais il ne pr5d plus ici1 comme dans l',introduction la ?ologie1 le ,sa9t-,esprit p\r l'me ou le pr9cipe de l'me du monde matriel4 ,et d'ailleurs il ne se refuse pas croire t\t simplem5t que le m\vem5t rguli] et /able des plantes peut tre rapport la volont de ,dieu qui1 dans les causes primordiales1 ti5t lieu de la =ce de la nature4 ,cette ide e/ gr&e1 et tt ou t>d la sci5ce huma9e y e/ ram5e4 ,l'a/ronomie n'e/ au fond p\r lui qu'une sci5ce naturelle2 il n'admet pas qu'elle puisse s]vir prvoir les futurs cont+5ts1 c'e/--dire les faits qui peuv5t arriv] ou ne pus arriv]1 comme1 p> exemple1 t\s ceux qui dp5d5t de notre libre arbitre4 ,les futurs naturels sont dt]m9s dans leurs causes1 ,ils peuv5t se prdire2 la mort suivra le poison1 la pluie suivra le tonn]re1 et la s*]esse ou l'humidit excessive amn]a la /rilit4 ,plus d'un fait e/ connu de la nature1 cognitum naturae1 sans tre connu encore de n\s4 ,a9si le nombre des a/res e/ pair ou impair2 mais n\s n'en savons ri54 ,le bruit e/ susceptible d'tre ent5du1 mme qu& p]sonne n'e/ l p\r l'ent5dre1 et le *amp e/ cultivable1 bi5 qu'il n'y ait p]sonne p\r le cultiv]4 ,mais l'a/ronomie tant une espce de la physique1 c'e/--dire de la philosophie naturelle1 comm5t des philosophes p\rrai5t-ils dc\vrir p> elle ce qui e/ inconnu la nature mme8 ,seulem5t1 comme les mdec9s peuv5t1 de la con/itution des corps1 tir] beauc\p de prono/ics relativem5t aux maladies1 les habiles dans la sci5ce des a/res peuv5t y puis] sur le c\rs des saisons1 bi5 des notions utiles l'agriculture et la mdec9e4 ,mais ceux qui1 sur la foi de l'a/ronomie1 promett5t quelque c]titude t\*ant les futurs cont+5ts1 pr(ess5t une sci5ce non pas a/ronomique1 mais diabolique4 ,p\r la mettre l'preuve1 int]rogez-les sur une *ose qu'il dp5de de v\s de faire ou de ne pas faire1 ils n'os]ont rpondre4 ,s'ils ont quelque div9ation1 elle leur vi5t du diable qu'ils consult5t#eae4 ,note #eae3 ,diabolus quam consulunt4 ,hexam41 p4 #achd-achh4 ,abl>d r5contre en passant quelque *ose qui intresse la cration des espces4 ,c'e/ ces mots3 ,creavit4444 omnem amimam viv5tem atque motabilem 7sic71 quam produx]ant aquaoe 9 species suas4 ,cela signifie1 dit notre comm5tateur1 que ,dieu cra t\te me1 c'e/--dire t\t anim en telles ou telles espces 7tales 9 species72 c'e/ comme s'il tait dit que ,dieu a cr t\t anim1 quant l'espce et non quant au nombre1 t\tes les espces et non t\s les individus4 ,lorsqu'il e/ dit plus t>d que ,dieu se reposa1 il faut ent5dre qu'il cessa de crer1 non des individus1 mais des espces1 celles-ci tant dsormais t\tes prp>es4 ,le comm&em5t3 ,croissez et multipliez ne s'adresse qu'aux individus4 ,le sixime j\r1 ,dieu dit3 ,producat t]ra animam viv5tem 9 g5]e suo jum5ta1 etc4 ,il s'agit de la cration des animaux t]re/res2 t\te me vivante en son g5re quivaut t\t anim vivant dans son g5re4 ,les animaux viv5t en effet dans leur g5re1 bi5 qu'ils meur5t comme individus4 ,ils viv5t dans leur g5re1 c'e/--dire dans leur espce1 ceux qui fur5t crs les premi]s1 quoiqu'ils ne viv5t plus en soi4 ,c'e/ a9si qu'on dit d'un tyran mort qu'il vit dans ses enfants#eaf4 ,ceci e/-il du ralisme ou du nom9alisme8 ,note #eaf3 ,cf4 ,dialectica1 p4 #bbd et #bea4 ,quant la cration de l'homme1 une seule rem>que4 ,dieu dit3 ,faisons l'homme1 faciamus hom9em2 et aussitt ,dieu cra l'homme1 creavit ,deus hom9em4 ,ce pluriel faciamus1 exprime que c'e/ la ,tr9it t\t entire qui aura dans l'homme son image4 ,dieu invite1 convoque en quelque sorte p> cette p>ole les trois p]sonnes la cration de l'tre qui reproduira au plus haut degr la puissance1 la sagesse et l'am\r2 c'e/--dire qui retrac]a le mieux les trois p]sonnes div9es4 ,et ,dieu vit t\tes les *oses qu'il avait faites1 et elles tai5t trs-bonnes1 valde bon4 ,dieu ne jugea donc pas qu'il y et ri5 corrig] en elles4 ,elles avai5t reu t\te la p]fection qu'elles p\vai5t recevoir2 il n'tait pas conv5able qu'elles en reuss5t davantage1 suivant cette p5se de ,platon que le monde ayant t fait p> un ,dieu t\t-puissant et sans envie1 n'aurait pas pu tre fait meilleur#eag4 ,c'e/ ce que ,mose a considr qu& il a dit que t\tes les *oses cres tai5t bonnes1 quoiqu'il n'ait t accord p]sonne1 pas mme lui1 de r5dre compte de t\tes4 ,ce ne sont pas les *oses *acune en soi1 ce sont t\tes les *oses ensemble qui sont trs-bonnes4 ,sa9t ,augu/9 l'a dit3 ,*aque *ose e/ bonne en soi1 mais t\tes les *oses prises ensemble sont trs-bonnes4 ,c> celles qui1 considres en elles-mmes1 p>aiss5t ne valoir ri5 ou valoir peu1 sont trs-ncessaires dans l'ensemble gnral4 ,s'il y a de mauvaises *oses1 il faut song] que l'orgueil des mauvais anges et le p* de l'homme les ont introduites dans le monde2 mais ni les anges ni l'homme n'avai5t t crs mauvais4 ,t\s les ouvrages de ,dieu sont bons et t\te crature e/ bonne1 n'ayant en elle ni mal ni p* p> son orig9e de cration4 ,dieu accorde *acune ce qui lui convi5t1 en sorte que *acune e/ faite p> lui1 non-seulem5t bonne1 mais excell5te1 c'e/--dire trs-bonne1 valde bona1 et non-seulem5t p> la premire cration1 mais encore t\s les j\rs1 lorsque1 p> l'effet des causes primordiales1 elles naiss5t et se multipli5t4 ,la dsobissance premire de l'homme a seule altr cet ensemble de la cration4 ,aussi le premi] devoir e/-il encore l'obissance ,dieu4 ,note #eag3 ,time1 t4 #a1 p4 #hg de la trad4 de ,m4 ,h4 ,m>t94 ,t\tes ces obs]vations app>ti5n5t au comm5taire hi/orique#eah4 ,le moral et le my/ique qui vi5n5t ensuite sont trs-c\rts et assez insignifiants4 ,de l l'auteur passe au second *apitre de la ,g5se1 et n\s n'avons son exposition que jusqu'au ,x,v,i,ie v]set4 ,il n'y a ri5 rem>qu] dans cette p>tie de l'ouvrage1 et ses re*]*es1 soit sur la topographie du p>adis et ses consqu5ces gographiques1 soit sur la "q de savoir si l'arbre de vie tait un figui] ou une vigne#eai1 soit enf9 sur la langue que ,dieu p>la l'homme et le s]p5t la femme1 n'ont pas mme un mrite de s+ul>it4 ,note #eah3 ,hexam41 p4 #acfe-adjb4 ,note #eai3 ,il e/ port croire que c'tait une vigne4 7,hexam41 p4 #adji4---;,9 natal4 ,dom41 s]m4 ii1 ,ab4 ,op41 p4 #gdd47 ,en t\t1 n\s ne p\vons s\scrire aux loges que quelques auteurs ont donn l',hexam]on#ebj4 ,le comm5taire que1 quatre ou c9q sicles aup>avant1 ,bde avait donn du comm5cem5t de la ,g5se n\s p>at suprieur2 celui de ,scot rigne s'lve une t\t autre hauteur1 et il tonne encore auj\rd'hui p> la pr(ondeur et la h>diesse1 t&is que n\s ne p\vons ri5 ap]cevoir de =t ni d'+nieux dans t\t ce que suggre notre int]prte le m]veilleux rcit qu'il pr5d p\r texte2 ce comm5taire ne n\s p>at avoir de prix que p> les preuves qu'il f\rnit de l'in/ruction v>ie de l'auteur4 ,encore s]ait-il possible1 je crois1 de dc\vrir les s\rces de cette in/ruction1 et de tr\v] et l dans sa9t ,augu/91 sa9t ,jrme et ,boce1 les pr9cipaux passages dont il a compos le pa/i*e de sa sci5ce4 ,mais cela mme s]ait curieux et donn]ait lieu d'intressantes re*]*es sur l'orig9e et l'tat des connaissances cette poque du moy5 ge4 ,note #ebj3 ,entre autres les diteurs de l'ouvrage1 ,dur& et ,m>tne4 7,obs]v4 prr41 p4 #acfa47 ,quant celle o l'ouvrage fut compos1 elle e/1 d'aprs le prologue1 videmm5t po/rieure l'in/allation d',hlose au ,p>aclet4 ,je crois mme qu'elle l'e/ la rupture d',abl>d avec le c\v5t de ,sa9t-,gildas4 ,l'ouvrage s]ait donc des dix d]nires annes de sa vie4 ,les bndict9s1 qui l'ont publi1 p5s5t mme1 qu'il fut crit ,cluni4 ,cette conjecture n\s p>at dnue de preuves et exempte d'objections4 ,ils se fond5t sur ce qu'en p>lant de l'me du monde1 ,abl>d ne la confond plus avec le ,sa9t-,esprit2 ils voi5t l qu'il tait conv]ti et corrig1 mais il p\vait avoir *ang d'avis sur ce po9t1 avant que le concile de ,s5s et pris so9 de le condamn]2 n\s voyons dans la ,dialectique une rtractation =melle de cette op9ion2 et ce n'e/ pas une preuve directe que la ,dialectique ait t compose ,cluni4 ,ri5 n'emp*e cep5dant de lui donn] cette date#eba4 ,note #eba3 ,hexam4 ,obs4 prv41 p4 #acha et #ache4--,voyez ci-dessus1 t4 #a1 c4 vi1 p #dje et dans ce volume1 c4 ii1 p4 #aig et #bbc4 ,n\s ne dirons que peu de *ose de quelques opuscules d',abl>d qui complt5t la srie de ses ouvrages publis sur la ?ologie4 ,il avait crit aux filles du ,p>aclet une ptre ou exhortation l'tude des lettres#ebb4 ,dans cette composition assez rem>quable1 il exalte ensemble et le prix de l'tude1 et l'utilit des langues1 et la ncessit de l'in/ruction littraire p\r l'intellig5ce de la foi1 et l'rudition r>e de l'abbesse1 et l'avantage qu'il y aurait voir la sci5ce r5atre avec clat *ez les religieuses1 lorsqu'elle a pri *ez les mo9es4 ,n\s avons dj cit un fragm5t de cette ptre qui mrite d'tre lue4 ,elle excita la curiosit et l'mulation des religieuses et de leur suprieure1 qui1 en leur nom1 crivit au matre p\r lui s\mettre les que/ions de leur ignorance4 ,toi1 qui es aim de beauc\p1 mais le plus aim p>mi n\s444 rappelle-toi ce que tu n\s dois et ne t>de pas t'acquitt]4 ,n\s1 les s]vantes du ,*ri/ et tes filles spirituelles1 tu n\s a runies dans ton propre oratoire1 et en*anes au s]vice div92 sans cesse tu n\s exhortes n\s occup] de la p>ole div9e et faire des lectures sacres4 ,tu n\s z bi5 s\v5t recomm& la sci5ce de l'criture sa9te comme tant le miroir de l'me2 l'me1 disais-tu1 y voit sa beaut ou sa dif=mit1 et tu ne p]mettais pas une p\se du ,*ri/ de manqu] de ce miroir-l1 si elle avait coeur de plaire celui qui elle s'tait v\e2 et tu aj\tais que la lecture des critures non comprise tait comme le miroir plac devant les yeux d'un aveugle4 ,excites p> tes conseils1 mes soeurs et moi1 en *]*ant t'obir444 n\s avons t tr\bles p> une f\le de que/ions1 et la lecture n\s devi5t plus difficile2 plus n\s ignorons1 mo9s n\s aimons4444 ,et elle s\met son matre qu>ante-deux que/ions qui ont t recueillies avec les rponses s\s ce titre3 ,heloiss p>aclit5sis diaconiss problemata1 cum mag4 ,p4 ,abl>di solutionibus#ebc4 ,ces problmes sont des difficults suggres p> la lecture du ,n\veau ,te/am5t2 quelques-unes ne r\l5t que sur le texte ou sur quelques vnem5ts du rcit vanglique4 ,un petit nombre ont une importance doctr9ale4 ,note #ebb3 ,ab4 ,op41 epi/4 vi1 ,de ,/udio litt]>um1 p4 #bea4 ,note #ebc3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 p4 #chd-dea4 ,p>mi celles-ci1 on en peut di/+u] plusieurs4 #a ,la "q ,,xiii1 t\*ant le p* contre le ,sa9t-,esprit4---,abl>d p5se que le p* remissible contre le ,fils e/ celui qui consi/e lui conte/] sa div9it1 non p> malice1 mais p> une inv9cible ignorance2 t&is que le p* irrmissible contre le ,sa9t-,esprit e/ celui de l'homme qui1 sciemm5t et m*amm5t1 retire la bont de ,dieu1 c'e/--dire l',esprit-,sa9t1 ce qu'il attribue un mal9 esprit4 ,c'e/ un p* plus grave que celui du diable mme4 ,c> le diable1 dans son orgueil1 ne p>at pas tre all jusqu' ce blasphme1 d'accus] ,dieu de m*ancet2 un tel crime ne mrite po9t de grce1 t&is qu'il convi5t la pit comme la raison que t\t homme qui1 p> la loi naturelle1 reconnaissant un ,dieu crateur et rmunrateur1 s'atta*e lui d'un zle assez gr& p\r ne *]*] jamais l'(f5s] p> ce cons5tem5t qui e/ proprem5t le p*1 ne puisse tre jug digne de damnation4 ,ce qu'il e/ ncessaire qu'il appr5ne p\r son salut lui e/ rvl avant la f9 de la vie ou p> inspiration ou p> quelque message qui lui e/ envoy1 comme n\s le lisons du c5turion ,corneille#ebd4 ,note #ebd3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 p4 #djg4 7,voyez aussi ci-dessus1 c4 ,,vii1 p4 #dga47 #b ,la "q ,,xiv sur les sept batitudes#ebe4---;,abl>d p5se que la batitude e/ promise celui qui1 p> l'esprit1 spiritu1 e/ t\t ce que dit le ,sauveur1 pauvre1 d\x1 pacifique et le re/e4 ,il n'admet donc pas que le pauvre d'esprit soit p> l mme un bi5heureux4 ,ri5 au monde1 je crois1 ne l'et dt]m9 faire une v]tu ni une grce div9e de l'indig5ce intellectuelle4 ,ceux-l1 selon lui1 sont paup]es spiritu1 qui se font pauvres p> l'esprit1 c'e/--dire qui1 ddaignant les volupts corporelles1 s'lv5t p> l'esprit au-dessus des ri*esses monda9es1 et s'en dp\ill5t spirituellem5t en les f\lant aux pi$s2 et je d\te que cette int]prtation ne soit pas la meilleure4 ,note #ebe3 ,ibid41 p4 #djh4 #c ,les que/ions ,,xv1 ,,xvi1 ,,xviii et ,,xxv#ebf1 t\tes relatives la diffr5ce de la loi anci5ne la loi n\velle4---,dans ses rponses1 ,abl>d dveloppe le ?me connu que la n\velle loi e/ une loi de p]fection morale1 qui rgle l'intrieur de l'homme1 t&is que l'anci5ne s'adressait surt\t l'homme1 extrieur1 et qui punit l'int5tion et non pas seulem5t l'acte matriel2 d'o il suit que le p* e/ dans le cons5tem5t de l'esprit1 et que l'me e/ abs\te p> la bonne volont ou p> l'ignorance inv9cible4 ,note #ebf3 ,ibid41 p4 #daf1 #dag1 #dbd et #dbg4 ,n\s retr\vons p>t\t les doctr9es religieuses et morales exposes dans les gr&s ouvrages d',abl>d4 ,ses autres crits ?ologiques sont trois expositions de l',oraison dom9icale1 du ,symbole des aptres et du ,symbole d',a?anase2 on lui attribue galem5t1 mais tort suivant les auteurs de l',hi/oire littraire1 un rsum des div]ses hrsies et des textes auxquels elles sont contraires1 ,adv]sus hreses lib]#ebg1 a9si qu'un cat*isme incomplet qui1 s\s le nom d',elucid>ium1 figure p>mi les ouvrages apocryphes de sa9t ,anselme#ebh4 ,mais ce s]ait prolong] sans intrt notre travail que de s'arrt] des crits dta*s qui1 lors mme qu'ils sont au!ntiques1 ne tmoign5t gure que de l'ard5te activit d'esprit de leur auteur4 ,note #ebg3 ,ab4 ,op41 p4 #cei1 #cfh1 #cha1 #deb4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xi1 p4 #acg4 ,note #ebh3 ,elucid>ium sive ,dialogus summam totius *ri/ian !ologi coniplect5s4 ,il en exi/ait dans les biblio?ques anglaises deux manuscrits1 l'un en lat91 l'autre en franais 7ce d]ni] p\rrait avoir un c]ta9 prix littraire7 s\s le nom de sa9t ,anselme2 et l'ouvrage a t imprim dans l'dition des oeuvres de ce sa9t donne ,cologne en #aegc4 ,d4 ,g]b]on a d l'insr] dans la si5ne int] spuria 7p4 #deg de l'd4 de #agba74 ,tri?me l'attribue ,honor d',autun4 ,dur& et ,m>tne dis5t en avoir vu1 dans un c\v5t du diocse de ,t\rs1 un exemplaire s\s le titre d',abl>di ,elucid>ium 7,!s41 t4 ,v1 p4 #acfa74 ,c'e/ un cat*isme =t incomplet1 dont le /yle ne ressemble nullem5t celui d',abl>d et o ne se retr\ve presque aucune de ses op9ions c>actri/iques4 ,le passage le plus rem>quable e/ un tableau assez piquant des div]ses pr(essions de la socit et de leurs *ances de salut t]nel 7c4 ,,xviii1 ,de v>iis laicorum /atibus1 p4 #dgd74 ,en voici quelques traits4 ,milites8 p>vi boni4--,quam spem habeut m]catores8 p>vam4--,joculatores8 nullam4--,v>ii>tifices8 p5e omnes p]eunt4--,publice po5it5tes8 ,deum irrid5tes4---,fatui8 int] pu]os4--,agricol8 ex magna p>te salvantur1 quia simplicit] vivunt4 ,les auteurs de l',hi/oire littraire adopt5t sur l'orig9e de cet ouvrage l'op9ion de ,tri?me 7t4 ,,ix1 p4 #ddc1 et t4 ,,xii1 p4 #acc et #afg74 ,les s]mons inspir]ai5t plus d'intrt#ebi1 ,s'ils conti5n5t peu d'ides saillantes1 ils sont du mo9s un assez curieux monum5t de l'art de la *aire au ,x,i,ie sicle2 ce titre1 ils app>ti5n5t l'hi/oire de la littrature4 ,ils r5f]m5t aussi1 bi5 qu'en trs-petit nombre1 des traits de moeurs dignes d'tre recueillis1 des allusions aux usages ou aux vnem5ts du temps2 mais on y *]*]ait va9em5t l'loqu5ce ou mme un art vritable4 ,un seul1 le s]mon en l'honneur de sa9te ,suzanne1 n\s p>at (frir quelques traces de tal5t4 ,l'hrone du s]mon n'e/ pas1 comme on p\rrait s'y att5dre1 une des sa9tes qui ont port ce nom depuis l'vangile1 mais la ,suzanne de l',anci5 ,te/am5t1 la *a/e ,suzanne elle-mme1 dont la fte se clbrait alors probablem5t au #bf janvi]1 et ce disc\rs n'e/ qu'une p>aphrase du rcit biblique4 ,on y rem>que une assez belle pe9ture de la comp>ution de ,suzanne devant ses juges et plus d'un m\vem5t bi5 s5ti contre l'indignit et la tyrannie des faux jugem5ts4 ,l'orateur y pr5d occasion du crime des vieill>ds p\r dnonc] avec une s+ulire rudesse les sc&ales de c]ta9s membres du cl]g#ecj4 ,un pangyrique de sa9t ,jean-,bapti/e lui s]t galem5t de texte p\r dpe9dre p> de claires allusions et p\r attaqu] avec svrit la vie des mo9es1 leur sottise et leurs dsordres1 en opposant ce tableau l'loge des philosophes#eca4 ,en gnral1 ,abl>d porte dans ses s]mons l'esprit de lib]t et de remontrance qui l'accompagnait ailleurs1 et quoique la plup>t ai5t t prononcs au ,p>aclet1 on e/ tonn des *oses srieuses ou h>dies qu'il entremle aux exhortations dogmatiques de/9es d'humbles religieuses4 ,mais il enseignait t\j\rs1 et t\t auditeur tait un disciple4 ,hlose n'avait-elle pas comm5c a9si8 ,note #ebi3 ,ab4 ,op41 p4#gbi-ifh4 ,note #ecj3 ,s]m4 ,,xxviii de ,s4 ,suzanna1 ,ab4 ,op41 p4 #ibe1 #icj1 #ice4 ,l'glise clbre auj\rd'hui la fte de sa9te ,suzanne1 vi]ge et m>tyre1 le #aa aot2 mais on ne sait pas gnralem5t que ,suzanne de ,babylone a t assimile aux sa9tes de l'vangile4 ,les ,boll&i/es ne p>l5t pas d'elle2 mais on peut voir dans ,baillet qu'elle e/ fte le #bf janvi]4 7,vie des ,sa9ts1 t4 ,,iv1 "p4 ,,ii1 p4 #bj47 ,note #eca3 ,s]m4 ,,xxxi1 p4 #idf1 #iec1 #ifh4 ,n\s devons l'rudition allem&e une publication intressante qui n\s arrt]a plus longtemps4 ,m4 ,rhe9wald1 dont n\s avons dj cit le recueil d'crits 9dits sur l'hi/oire ecclsia/ique1 a dc\v]t dans la biblio?que de ,vi5ne et publi1 avec l'ass5tim5t de ,m4 ,ne&]1 qui occupe en ,allemagne une place si leve dans la sci5ce ?ologique1 un ouvrage d',abl>d dont l'exi/5ce tait vaguem5t connue4 ,c'e/ un dialogue sur la vrit de la religion *rti5ne entre un philosophe1 un juif et un *rti5#ecb4 ,l'diteur n'hsite pas voir dans cet ouvrage une imitation des dialogues de ,platon qu'il suppose qu',abl>d avait sans cesse entre les ma9s#ecc4 ,de bonnes raisons n\s font d\t] du d]ni] po9t4 ,platon tait connu pe9e des savants de ,p>is dans la premire p>tie du ,x,i,ie sicle1 et le texte en et t va9em5t mis s\s les yeux d',abl>d1 qui ne l'aurait pas ent5du2 mais il connaissait une v]sion du ,time1 peut-tre avait-il lu dans ,boce deux dialogues sur l',introduction de ,porphyre traduite p> ,victor9us2 peut-tre quelques-uns des ouvrages philosophiques de ,cicron ayant la mme =me tai5t-ils tombs dans ses ma9s1 et d'ailleurs cette =me avait t ds longtemps introduite dans la controv]se *rti5ne4 ,ds le ,i,ie sicle1 sa9t ,ju/91 le premi] des apologi/es1 avait crit son entreti5 sur la foi avec le juif ,tryphon4 ,on connat les dialogues ?ologiques d',a?anase1 de ,grgoire de ,nazianze1 de sa9t ,augu/94 ,au ,ve sicle1 on citait les compositions du mme g5re qu'vagrius avait donnes s\s le titre d',alt]cation du *rti5 ,zac*e4 ,la littrature no-lat9e avait suivi cet exemple2 c'e/ un dialogue que le gr& trait de ,scot rigne sur la division de la nature4 ,dans plus d'un ouvrage on a fait comp>atre et discut] la philosophie1 le judasme et le *ri/ianisme2 les recueils sont remplis de ces conv]sations fictives o l'on introduit un juif1 un incrdule ou un hrtique qui vi5t s\t5ir assez gau*em5t sa ?se en prs5ce d'un docteur aism5t victorieux#ecd4 ,les beaux traits de sa9t ,anselme ont s\v5t la =me de dialogues1 et ,abl>d p>at avoir mis plus d'une fois dans ce cadre ses ides dogmatiques4 ,on cite de lui#ece plusieurs dialogues philosophiques dont un seul e/ s\s nos yeux1 et la composition en e/ trop soigne p\r que n\s n\s bornions en avr] l'exi/5ce4 ,voici le db3 ,note #ecb3 ,p4 ,abl>di ,dialogus int] philosophum1 judum et *ri/ianum4 ,anecd4 ad ,hi/4 eccles4 p]t941 ed4 ,f4 ,h4 ,rhe9wald1 p>s #a4 ,b]ol4 #ahca4 ,note #ecc3 ,id4 ibid41 prooem41 p4 x4 ,note #ecd3 ,le volume du ,!saurus anecdotorum qui r5f]me l',hexam]on conti5t c9q ou six exemples de ces dialogues ?ologiques3 ,alt]catio int] *ri/ianum et judum2 ,hugonis ar*iep4 ,rotom4 ,dialogorum libri ,,vii2 ,disputatio ,ecclesi et ,synagog2 ,dialogus int] ,cluniac5sem et ,ci/]ci5sem2 ,disputatio int] ca?olicum et pat]num hreticum4 ,les oeuvres de sa9t ,anselme1 outre ses dialogues au!ntiques1 en conti5n5t deux qui lui sont attribus sans preuve1 et o figure un juif p>mi les int]locuteurs4 7,s4 ,ans41 ,op41 p4 #eac et #ebe47 ,on peut croire d'ailleurs que de telles discussions devai5t s\v5t avoir lieu dans la ralit1 et on lit dans ,grgoire de ,t\rs le curieux rcit d'une controv]se entre lui et le juif ,priscus1 en prs5ce du roi ,*ilpric4 7,rcits des temps mrov+i5s1 p> ,m4 ,aug4 ,?i]ry1 t4 ,,ii1 #f;e rcit47 ,note #ece3 ,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #acb4 ,je reg>dais dans la nuit#ecf1 et voil que trois hommes1 v5ant *acun p> un s5ti] diffr5t1 s'arrtr5t devant moi4 ,aussitt1 comme dans une vision1 je leur dem&e quelle e/ leur pr(ession ou p\rquoi ils vi5n5t moi4 ,n\s sommes des hommes1 dis5t-ils1 atta*s div]ses sectes religieuses1 c> n\s faisons pr(ession d'tre t\s galem5t adorateurs d'un seul ,dieu1 et cep5dant n\s le s]vons avec une foi diffr5te et p> une vie qui n'e/ pas la mme4 ,un de n\s1 g5til1 de ceux-l qu'on nomme philosophes1 se cont5te de la loi naturelle2 les deux autres ont des lois crites2 l'un e/ appel juif1 l'autre *rti54 ,depuis longtemps n\s confrons et disputons ensemble1 t\*ant nos div]ses croyances1 et n\s sommes conv5us de n\s s\mettre ton jugem5t4 ,note #ecf3 ,aspiciebam 9 visu noctis4 ,dialog41 p4 #a4 ,a ces mots1 =tem5t tonn1 je leur dem&e qui les a dcids et runis a9si1 et p> quelle raison surt\t ils m'ont *oisi p\r juge4 ,le philosophe se *>ge de me rpondre3 ,c'e/ p> mes so9s1 dit-il1 que ce desse9 a t arrt2 c> c'e/ le =t des philosophes que de *]*] la vrit p> le raisonnem5t et de suivre en t\t1 non l'op9ion des hommes1 mais la direction de la raison4 ,att5tif de coeur aux leons de nos coles philosophique1 une fois in/ruit tant des raisons que des autorits qu'on y donne1 je me suis ensuite appliqu la philosophie morale1 qui e/ la f9 de t\tes les sci5ces2 c'e/ p\r elle seule1 il me semble1 qu'il faut gt] de t\t le re/e4 clair p> elle suivant les =ces de mon intellig5ce en ce qui conc]ne le s\v]a9 bi5 et le s\v]a9 mal1 et les *oses qui font l'homme heureux ou misrable1 j'ai ds lors exam9 "p moi les sectes div]ses entre lesquelles le monde e/ auj\rd'hui divis1 et aprs les avoir tudies et comp>es1 j'ai rsolu de suivre ce qui s]ait le plus con=me la raison4 ,je me suis donc adress la doctr9e des juifs et des *rti5s1 et discutant la foi1 les lois et les argum5ts des uns et des autres1 j'ai reconnu que les juifs tai5t des sots1 les *rti5s des ins5ss2 s\ffre que je p>le a9si1 toi qu'on dit *rti54 ,j'ai confr longtemps avec eux1 et notre discussion n'tant po9t arrive son t]me1 n\s avons rsolu de dfr] ton arbitrage les raisons des deux p>ties4 ,n\s savons1 en effet1 que ni les =ces des raisons philosophiques ni les monum5ts des deux lois crites ne te sont inconnus4444 ,puis1 comme s'il me v5dait l'huile de la flatt]ie et qu'il l'pan*t sur ma tte1 il aj\ta3 ,plus la r5omme vante la pntration de ton esprit et te dit m95t dans la sci5ce de t\t ce qui e/ crit1 plus assurm5t tu es habile prononc] un jugem5t dans cette cause1 soit p\r le dem&eur1 soit p\r le df5deur1 et faire cess] la rsi/ance de *acun de n\s4 ,combi5 e/ gr&e cette pntration de ton esprit1 combi5 le trsor de ta mmoire abonde en ides philosophiques ou sacres2 c'e/ ce que pr\v5t tes travaux cont9uels dans tes coles1 o l'on t'a vu brill] dans les deux sci5ces plus que t\s les matres1 plus que les ti5s1 plus que les criva9s mme qui n\s devons la dc\v]te des sci5ces2 et n\s en tr\vons encore l'assur tmoignage dans cet admirable ouvrage de ?ologie que l'envie n'a pu support] et qu'elle n'a su dtruire1 mais dont elle a augm5t la gloire p> la p]scution#ecg4 ,note #ecg3 ,gloriosius p]sequ5do effecit4 ,dialog41 p4 #c4 ,alors moi3 ,je n'ambitionne pas1 dis-je1 la faveur dont v\s m'honorez1 qu&1 c>tant les sages1 v\s *oisissez p\r juge celui qui ne l'e/ pas2 c> je suis semblable v\s4 ,acc\tum aux cont5tions de ce monde1 j'ent5drai sans pe9e des *oses qui sont de celles o j'ai l'habitude de me plaire4 ,toi cep5dant1 philosophe1 qui1 ne reconnaissant aucune loi crite1 te s\mets aux seules raisons1 tu ne devras pas e/im] bi5 haut l'avantage de p>atre l'emport] dans la lutte2 c> ce combat tu apportes deux pes1 une seule arme les autres contre toi4 ,toi1 tu peux les attaqu] tant p> l'criture que p> le raisonnem5t2 eux1 au contraire1 ils ne saurai5t t'object] la loi1 puisque tu n'en suis aucune2 ils peuv5t d'autant mo9s contre toi p> le raisonnem5t que1 plus agu]ri qu'ils ne sont1 tu portes une armure philosophique plus complte4 ,cep5dant1 puisque v\s tes d'accord1 votre rsolution peut m'emb>rass]1 mais elle n'pr\v]a pas de moi un refus2 j'espre trop retir] quelque in/ruction de ce dbat2 c> si1 comme l'a dit un des ntres1 nulle doctr9e n'e/ si fausse qu'il ne s'y mle quelque vrit1 je p5se qu'aucune dispute n'e/ si frivole qu'elle ne r5f]me quelque enseignem5t4 ,la discussion comm5ce1 et le philosophe int]pelle ses deux adv]saires4 ,son argum5tation e/ connue2 les sicles ne l'ont po9t *ange4 ,la loi naturelle1 dit-il1 a t\t prcd2 elle e/ une loi purem5t morale2 le re/e e/ sup]flu4 ,d'o vi5t qu'on y aj\te ou qu'on lui prfre une loi crite8 ,c'e/ qu'on s'ob/9e aux croyances de son enfance4 ,*ose trange6 ,l'intellig5ce huma9e avance avec l'ge en t\te *ose2 dans la foi seule1 o l'erreur e/ si dang]euse1 elle ne fait nul progrs4 ,on se vante de p5s] ce que p5se le vulgaire1 de n'en pas savoir plus que les ignorants1 de croire au plus haut degr ce que l'on compr5d le mo9s2 et cep5dant tel e/ l'orgueil huma9 que1 condamnant t\s ceux qui ont d'autres croyances1 on les dcl>e d*us de la misricorde div9e4 ,le juif rpond le premi]1 comme tant en possession de la loi la plus anci5ne4 ,cette loi1 si1 comme les juifs le croi5t1 ,dieu l'a donne1 comm5t s]ai5t-ils c\pables de la suivre8 ,des gnrations nombreuses ont pass1 depuis que le peuple sa9t a reu le sa9t ,te/am5t2 elles en ont religieusem5t cons]v et transmis le dpt4 ,si l'on ne peut =c] les incrdules recevoir cette tradition1 on les dfie de la dtruire4 ,et qu'y a-t-il de plus con=me la bont de ,dieu que ce so9 qu'il aurait pris de donn] une rgle ses cratures8 ,si la ,provid5ce rgit ce monde1 ne doit-elle pas1 comme les rois de la t]re1 promulgu] ses lois2 et si elle l'a fait1 quelle loi e/ plus anci5ne que la loi juive8 ,aussi1 voyez le dv\em5t qu'elle obti5t et la fidlit qu'elle inspire4 ,ici se place une pe9ture vive et pa?tique de la condition t]rible que les juifs ont accepte p\r demeur] atta*s la loi div9e4 ,c'e/ un tableau vrai de la situation des juifs au moy5 ge1 et c]ta9em5t un des plus beaux morceaux qu',abl>d ait crits#ech4 ,note #ech3 ,dialog41 p4 #h-ab4 ,le philosophe r5d ju/ice au zle des ,hbreux2 mais la "q e/ de savoir si ce zle e/ con=me la raison4 ,po9t de secte qui ne p5se obir ,dieu1 et cep5dant la secte juive se croit la seule qui soit dans le vrai4 ,or1 avant que la loi ft donne sur le ,s9a1 les sa9ts patri>*es1 borns la loi naturelle1 tai5t agrables ,dieu2 et t&is que la loi mosaque ne leur promet que des bi5s t]re/res1 ils ont p]du les bi5s t]re/res en y demeurant fidles4 ,la critique que le philosophe dirige contre cette loi e/ vive et dveloppe4 ,le juif rpond p> une apologie trs-t5due4 ,discutant en dtail textes et argum5ts1 il s'atta*e pr\v] que si l'accomplissem5t de la loi efface les p*s1 elle dtruit ncessairem5t le seul ob/acle la batitude4 ,la rplique du philosophe e/ une n\velle c5sure des =malits oiseuses ou biz>res1 prescrites p> la loi des juifs1 et sa conclusion e/ l'impossibilit de pr\v] que de telles additions la loi naturelle soi5t lgitimes et efficaces4 ,il *]*e les dcri] p> des raisons prises de l'ordre moral et de la di/ance qui sp>e les s5tim5ts du coeur huma9 des prescriptions matrielles d'une loi de *air4 ,puis les deux int]locuteurs se t\rn5t v]s le juge1 qui1 avant de prononc]1 dit qu'il veut ent5dre le *rti54 ,et ma9t5ant1 *rti51 je t'int]pelle1 dit le philosophe1 une loi po/rieure doit tre plus p>faite4 ,mais le *rti5 l'arrte1 et lui dem&e p\rquoi il somme de s'expliqu] celui qu'il nommait t\t l'heure un ins5s4 ,et p\rtant cette folie des *rti5s a p]suad les savants disciples de la philosophie antique6 ,voici1 au re/e1 l'argum5t du *rti53 ,si deux lois ne peuv5t tre cons]ves en mme temps1 il faut ma9t5ir la plus importante2 de l1 la condamnation de la loi juive4 ,le philosophe p>at jusqu' un c]ta9 po9t s\scrire cette proposition1 et le *rti5 p\rsuit en df5dant sa loi4 ,ce que v\s appelez ?ique ou loi morale1 n\s l'appelons loi div9e1 dit-il2 et il dem&e une bonne df9ition de la loi morale4 ,le philosophe alors pr5d la p>ole1 et il expose que la sci5ce de cette loi ou la philosophie n'e/1 en df9itive1 que la sci5ce du s\v]a9 bi54 ,or1 la sup]/ition seule p\rrait conte/] la raison d'tre l'unique guide dans cette prcieuse sci5ce4 ,le *ri/ianisme rejette la foi qui n'e/ pas fonde sur la raison2 et il e/ sans cesse =c de discut] et de s'appuy] sur des textes ou des argum5ts la manire de la philosophie4 ,et le *rti5 s'empresse de reconnatre qu'il n'e/ pas en effet de meilleure m?ode p\r am5] un philosophe la foi ca?olique2 et1 de conc]t avec son adv]saire1 ils se livr5t la re*]*e du s\v]a9 bi54 ,ici1 adoptant un procd assez analogue celui de ,socrate dans ,platon1 le *rti5 amne le philosophe p> des que/ions dont la conclusion re/e ca*e1 concd]1 p\r arriv] df9ir le s\v]a9 bi51 un c]ta9 nombre de propositions1 et ils tomb5t a9si t\s deux d'accord que le s\v]a9 bi5 de l'homme ou la f9 de l'honnte homme e/ la batitude de la vie future laquelle n\s conduis5t les v]tus4 ,or1 s'il e/ vrai que la loi juive n'ait jamais promis cette batitude1 ce repro*e ne peut c]tes s'adress] la loi de ,jsus-,*ri/4 ,la diffr5ce entre la philosophie et la foi1 c'e/ que la premire t5d une batitude huma9e1 et l'autre une batitude div9e4 ,une batitude huma9e v>ie suivant les hommes1 et c'e/ du s\v]a9 bi5 absolu et non relatif a l'homme qu'il faut se proccup]4 ,aprs quelques conte/ations sur ce po9t1 le philosophe1 somm de df9ir les v]tus qui donn5t le s\v]a9 bi51 dveloppe1 suivant les ides de la sagesse antique1 ce que c'e/ que la prud5ce1 la ju/ice1 la =ce et la temprance4 ,puis1 passant aux espces de ces quatre g5res1 il ratta*e la ju/ice le respect p> lequel on r5d soit a ,dieu1 soit aux hommes1 l'hommage qui leur e/ d1 la bi5faisance1 qui vi5t au sec\rs des s\ffrances huma9es1 la vracit1 qui n\s inspire la fidlit nos promesses1 enf91 la v5geance1 v9dicatio1 ou la f]me disposition v\loir que le mal commis porte sa pe9e4 ,un pr9cipe dom9e t\tes les v]tus de ju/ice1 c'e/ que le bi5 commun en e/ la rgle1 et non pas le bi5 individuel4 ,telle e/ la ju/ice dans l'me du /oci51 dans l'me de ,caton4 ,la ju/ice1 au re/e1 repose sur deux sortes de droit1 le droit naturel et le droit positif4 ,la =ce se divise en magnanimit et en tolrance2 la magnanimit e/ la disposition t5t] le difficile p\r une cause raisonnable2 la tolrance supporte les preuves de la t5tative et y p]svre4 ,la temprance se dcompose en humilit1 en frugalit1 en d\ceur1 en *a/et1 en sobrit4 ,la prud5ce e/ ncessaire t\tes ces v]tus2 elle les dirige et les claire#eci4 ,le *rti5 semble appr\v] t\te cette analyse2 puis1 rev5ant la re*]*e int]rompue du s\v]a9 bi51 il dem&e au philosophe ce qu'il p5se du s\v]a9 mal4 ,comme il rsulte de la rponse que le s\v]a9 mal consi/e dans les t\rm5ts qui att5d5t dans le monde v5ir l'homme qui les a mrits1 le *rti5 veut savoir comm5t1 si ce *tim5t e/ ju/e1 il peut tre un mal2 c> ce qui e/ ju/e e/ bon1 et ce qui e/ bon e/ un bi54 ,et le philosophe1 rem>quant qu'une pe9e peut tre bonne sans tre un bi51 e/ p\ss cette contradiction qu'une *ose bonne soit le s\v]a9 mal1 op9ion que le *rti5 a*ve de ru9]1 en obs]vant que la faute1 qui amne la pe9e e/ un plus gr& mal encore que la pe9e1 laquelle ne peut p> consqu5t tre appele le s\v]a9 mal4 ,quels sont donc le s\v]a9 mal et le s\v]a9 bi58 ,la ha9e et l'am\r de ,dieu1 ce qui n\s r5d meilleurs et ce qui n\s r5d pires1 ce qui n\s porte lui plaire1 ce qui n\s p\sse lui dplaire4 ,seulem5t il s'agit de l'am\r s\v]a91 de la ha9e s\v]a9e4 ,les degrs s'en mesur5t sur ceux de la vision de ,dieu4 ,dieu e/ immuable1 inv>iable2 mais on le connat1 on le compr5d plus ou mo9s1 et l'am\r crot avec l'intellig5ce4 ,note #eci3 ,dialog41 p #hc4 ,ici le philosophe1 qui n'a pas oubli sa dialectique1 dem&e brusquem5t si le suprme am\r de ,dieu tant un accid5t de l'homme1 le s\v]a9 bi5 e/ accid5tel ou sub/antiel4 ,c'e/ la doctr9e du sicle et de la t]re1 s'crie le *rti51 qui se repat de ces di/9ctions4 ,elles import5t peu la vie cle/e4 ,comm5t d'ailleurs dcid] la "q1 sans l'expri5ce2 et qui a l'expri5ce de la vie cle/e8 ,il e/ indiffr5t la batitude d'tre accid5t ou sub/ance2 puisqu'elle n'e/ pas en t\s1 elle n'e/ pas sub/ance2 puisqu'une fois qu'elle e/1 elle ne peut cess] d'tre1 elle n'e/ pas accid5t4 ,qu'e/-elle donc8 ,dieu1 ,dieu mme2 ,dieu e/ proprem5t le s\v]a9 bi51 et p>ticip] la vision1 la connaissance de ,dieu1 e/ vritablem5t la batitude4 ,le philosophe ne conte/e pas1 mais il dem&e si la vision de ,dieu e/ borne localem5t1 et comme il lui e/ rpondu que p>t\t o sont les mes1 elles peuv5t tr\v] la batitude dans la p>ticipation la vision de ,dieu3 ,p\rquoi donc1 dit-il1 la batitude e/-elle relgue dans le ciel8 c'e/ au ciel qu'e/ mont votre ,*ri/1 et l'criture a plus d'un passage o une place e/ donne ,dieu4 ,le s\v]a9 bi5 e/ dans le ciel1 le s\v]a9 mal e/ en enf]4 ,le *rti5 rpond p> la di/9ction du s5s littral et du s5s figur2 il faut donn] aux expressions un s5s p>abolique2 il faut dans le rcit des faits *]*] le s5s my/ique4 ,le philosophe revi5t une seconde fois au s\v]a9 bi51 et dem&e ce que c'e/ que bi51 ce que c'e/ que mal2 il entrane a9si le *rti5 dans le labyr9! des df9itions4 ,aprs quelques rflexions sur la difficult de df9ir1 celui-ci re*]*e quelles sont les bonnes et les mauvaises *oses1 et il reproduit quelques-unes des ides que n\s avons r5contres dans le ,scito te ipsum1 ce qui le conduit la "q tant de fois aborde3 ,dieu a-t-il fait le mal1 et comm5t le p]met-il8 ,n\s connaissons le s5tim5t d',abl>d sur cette "q pr(onde1 et ce s5tim5t n'a pas *ang4 ,a cet endroit du ,dialogue1 il semble que n\s t\*ions au po9t dcisif4 ,mais p> malheur le manuscrit e/ int]rompu3 n\s n'avons ni la f9 de la controv]se1 ni la s5t5ce du juge4 ,cette p]te e/ =t regrettable4 ,si le ,dialogue conti5t peu de *oses neuves1 il e/ crit avec une lib]t philosophique et une lgance littraire qui lui donn5t un vritable prix2 la "q e/ fondam5tale2 elle e/ traite h>dim5t1 et l'on aurait aim voir ,abl>d prononc] la f9 un jugem5t net et motiv entre le juif1 le philosophe et le *rti54 ,il e/ probable que son arrt tait une conciliation1 en ce s5s que l'id5tit p\r le fond entre la loi naturelle et la loi de ,dieu aurait t dcl>e4 ,on et accord au philosophe que1 p> la raison1 la sci5ce et la v]tu1 il p\vait s'lev] cette puret d'me et de vie qui plat ,dieu1 et qui1 tant le meilleur fruit de l'am\r qu'on lui porte1 prjuge et suppose en quelque sorte cet am\r4 ,mais cette concession ne lui et t faite qu' condition de reconnatre que la loi de ,dieu selon l'vangile1 plus p>faite1 plus au!ntique1 plus explicite1 r5due plus sa9te et plus aimable p> le div9 sacrifice du ,*ri/1 consacre la vraie philosophie1 mais aussi l'a*ve et la remplace1 et que la sagesse des sages n'e/ plus en droit de se t5ir sp>e de la foi des *rti5s4 ,quant au juif1 dans ce compromis1 je ne sais trop quelle aurait t sa "p2 je cra9s bi5 que ce ne ft lui qui payt les frais du procs4 ,t\t au plus lui aurait-on accord que la loi mosaque avait t une traduction1 mme un complm5t de la loi univ]selle1 approprie un peuple1 ncessaire p\r un temps1 mais qu'elle devait se fondre et disp>atre dans le se9 de la loi *rti5ne4 ,c'e/ du mo9s l l'op9ion que dj n\s avons ent5du s\t5ir p> ,abl>d1 et ri5 n'annonce dans t\t cet ouvrage qu'il l'et ab&onne#edj4 ,note #edj3 ,le ,dialogue e/ suivi dans le manuscrit de deux c\rts fragm5ts que ,m4 ,rhe9wald a publis4 ,l'un e/ une exhortation adresse p> un matre son lve qu'il appelle son fils *ri1 et qu'il l\e d'avoir rem>qu dans le ,dialogue du matre ,pi]re ce qui y e/ dit du s\v]a9 bi51 et le tr\vant insuffisant1 d'avoir fait sur ce po9t de n\velles re*]*es et rdig quelque diss]tation4 ,l'autre fragm5t e/ une p>tie1 ou de cette diss]tation mme1 ou plutt d'une note sur la mme "q1 que le matre en f9issant a promise son lve4 ,le t\t semble un travail d'cole4 7,dialog41 p4 #abe-ahj47 ,t\s les pr9cipes d',abl>d sont respects ou reproduits dans cet ouvrage4 ,ri5 donc1 p\r le fond des ides1 n'emp*e de le lui attribu]4 ,la =me e/ n\velle2 le /yle diffre de celui auquel il n\s a habitus4 ,le ton e/ plus dgag et l'expression plus vive et plus mod]ne4 ,mais dans le cadre imag9aire o il place la controv]se1 il a pu pr5dre une lib]t d'allure qu'il s'int]dit1 dans ses crits didactiques1 et l'imitation assez visible des anci5s a pu relev] et rajeunir son tal5t4 ,il s]ait bi5 svre1 p>ce qu'un ouvrage e/ mieux crit que les autres1 de le conte/] celui dont il porte le nom1 et n\s cons5tons en croire ,m4 ,rhe9wald1 qui ne d\te pas de l'au!nticit de ce dialogue4 ,si elle p\vait1 au re/e1 tre branle1 il faudrait au mo9s considr] cette composition comme une fiction littraire dont l'auteur aurait ent5du faire p>l] ,abl>d1 comme ,platon fait p>l] ,socrate1 comme ,cicron introduit ,brutus ou ,caton4 ,le monde dure1 les sicles pass5t1 l'esprit huma9 *ange de croyance1 de m?ode ou de langage4 ,cep5dant1 qui ne reconnat dans ce dialogue si longtemps ignor1 qui ne croit lire sur ces p>*em9s si longtemps c\v]ts de la p\dre des ans1 les ides mmes et les p>oles p> o comm5c]ait encore auj\rd'hui une controv]se srieuse sur la vrit de la religion8 ,n\s ne sommes pas de ceux qui mconnaiss5t les rvolutions de l'esprit huma94 ,il se r5\velle p\r t\t ce qui n'a qu'un temps2 il *ange p\r t\t ce qui passe4 ,mettez-le en prs5ce des que/ions t]nelle1 il ne *ange pas4 ,,*apitre ,,ix4 ,r,,flexions ,g,n,,rales4 ,j'ai racont l'hi/oire d'un seul homme1 et j'ai pass en revue ses crits4 ,si le vrai ne m'e/ po9t *app1 il doit tre facile prs5t de jug] son c>actre1 son tal5t1 son esprit1 et avec t\t cela son influ5ce sur son temps et sur les temps qui ont suivi le si54 ,peut-tre me s]ait-il p]mis de ne po9t exprim] des conclusions dont j'ai donn les lm5ts1 et qui se r5contr5t et l indiques dans cet ouvrage4 ,je ne saurais1 sans d'odieuses r$ites1 dvelopp] ici la p5se gnrale que doit laiss] ce livre ceux qui auront eu le c\rage de p>c\rir jusqu'au b\t les arides s5ti]s de la philosophie et de la ?ologie scola/iques4 ,on peut rem>qu] que p]sonne n'a p>l ddaigneusem5t ou mme froidem5t d',abl>d4 ,t\t le monde sait quelle tait la svrit de ,condillac p\r t\t ce qui n'tait pas le ,x,v,i,i,ie sicle1 et voici p\rtant ce qu'il crit3 ,une me avide de gloire se hte de pr5dre son essor4 ,quelquefois elle se s5t comme gne p> la rflexion1 et ne suivant plus que son in/9ct1 elle s'lance1 et ne voit que le t]me o elle e/ ambitieuse d'arriv]4 ,elle peut caus] et de gr&s maux et de gr&s bi5s1 et elle diffre en cela des mes communes qui ne sont pas seulem5t capables d'une gr&e folie4 ,telle tait l'me d',abl>d4 ,t\t ce qui p\vait n\rrir une s5sibilit vive avait des droits tyranniques sur elle4 ,elle ne put donc se refus] la gloire1 qui se montra s\s le fantme de la dialectique2 elle ne put pas non plus se refus] l'am\r1 qui1 s'(frant s\s les traits d',hlose1 se fit un jeu de la dialectique mme2 et v\s prvoyez que l'une et l'autre lui fur5t fune/es4 ,mais laissons ses am\rs#eda4 ,note #eda3 ,hi/oire mod]ne1 ,i4 ,,viii1 c4 v4 ,peut-tre tr\v]a-t-on le nom d',abl>d plus gr& que lui-mme2 mais son influ5ce1 je le crois1 n'a pas t infrieure sa r5omme4 ,libre t\t esprit srieux de condamn] ce mlange de tmrit et de timidit1 d'orgueil et de faiblesse1 de s*]esse et d'ardeur1 de passion et d'gsme1 qui s'ap]oit au fond de cette me4 ,n\s tolrons t\t jugem5t svre1 p\rvu qu'en le prononant on se s\vi5ne que la nature a tir plus d'une copie de ce modle1 et que si les hommes d'une gr&e intellig5ce sont sujets p>fois t\tes ces misres1 ils ne sont pas les seuls4 ,je ne cons5s me montr] ju/e avec rigueur env]s la supriorit1 que si l'on n'en abuse po9t contre elle1 et je ne v\drais ri5 t] la gloire au pr(it de ce qui ne l'obti5dra jamais4 ,comme criva91 ,abl>d ne saurait non plus n\s ret5ir longtemps4 ,il n'y avait pas d'criva9s au moy5 ge1 p> l'excell5te raison qu'il n'y avait pas de langue4 ,le franais n'tait pas n1 et le lat9 tait dj une langue morte qu'on employait p> ncessit1 mais sans inspiration4 ,ce lat9 plus rude que simple1 dnu d'ornem5ts1 de grce et de cl>t1 ne semblait se prt] en aucune faon l'imag9ation dans le /yle4 ,il n'y a peut-tre pas dix expressions rem>quables dans l'oeuvre volum9euse d',abl>d2 la beaut de la =me y manque con/amm5t celle de la p5se2 et sans la =me1 la p5se a bi5 de la pe9e tre belle4 ,ne dem&ez pas au ,x,i,ie sicle l'art savant ou plutt l'affectation indu/rieuse avec laquelle les langues anci5nes fur5t exploites v]s la r5aissance4 ,*ose s+ulire6 on vantait1 on lisait alors les gr&s crits de l'antiquit1 et le gt ne se =mait pas2 on les admirait sans p>v5ir les s5tir4 ,on y *]*ait plutt des autorits que des modles4 ,sans le /yle1 que devi5t le tal5t8 celui d',abl>d triomphe trop r>em5t des =mes obscures1 t\rm5tes ou pdantesques de la diction4 ,seulem5t de temps autre1 s'*app5t quelques traits d'esprit et brille quelque anti?se +nieuse4 ,plus r>em5t1 la p>ole s'*auffe1 et l'motion passe de l'me dans les mots4 ,de c\rts passages1 en trs-petit nombre1 de l',hi/oria ,calamitatum1 une exhortation pa?tique la rsignation et la pit adresse celle qui mprisait l'une et dsesprait de l'autre1 une pe9ture anime des dang]s que c\rt la ,ju/ice en c]ta9s tribunaux de ce monde1 et des misres incroyables de la condition des juifs au ,x,i,ie sicle1 quelques invectives passionnes contre les dsordres du cl]g1 enf9 une ou deux prires empre9tes de t5dresse et de d\leur1 et a et l quelques v]s o respire une c]ta9e grce dans la tri/esse1 voil peut-tre t\t ce qu'il s]ait possible d'(frir en preuves de ce qu'on appell]ait auj\rd'hui le tal5t d',abl>d4 ,presque con/amm5t1 il crit avec une prolixit t\te didactique1 avec une abondance de mots et des complications de t\rs qui laiss5t subsi/] la cl>t1 mais non la facilit du /yle4 ,l'auteur conoit1 divise1 dveloppe ses ides dans un ordre exact1 avec une sret de raisonnem5t qui ne se dm5t po9t4 ,il se compr5d p>faitem5t1 et sa p5se peut p>atre faible ou fausse1 jamais inc]ta9e et flottante4 ,il sait rig\reusem5t ce qu'il dit4 ,son /yle ressemble une algbre sans lgance1 comme p>l5t les gomtres2 mais c'e/ une algbre1 et malgr la multiplicit un peu confuse des signes1 il n'y a po9t de vague dans les notions4 ,sa manire d'crire ti5t troitem5t sa manire de p5s]1 mais beauc\p mo9s sa manire de s5tir4 ,il faut donc peu p>l] de son tal5t4 ,s\s ce rapport1 il e/ bi5 infrieur sa9t ,b]n>d4 ,c'e/ l'homme d'autorit qui tait l'homme d'imag9ation4 ,l'esprit e/ le gr& cot d',abl>d4 ,subtil et pntrant1 il excelle p> l'exactitude1 et il ne manque pas d't5due ni d'abondance4 ,il e/ orig9al au mo9s p> le *oix de ses ides2 il e/ fcond en dtails1 en rem>ques1 en argum5ts1 mais peu ri*e en gr&es vues4 ,il pr\ve sa =ce p> sa p]si/ance dans une m?ode d'exposition dductive1 o brill5t t\r t\r les di/9ctions et les analogies4 ,encyclopdique p\r le temps1 critique de premi] ordre1 c'e/ un inv5teur mdiocre2 et1 puisque l'on applique mtaphoriquem5t l'esprit les dim5sions de l't5due1 disons que le si5 a la l>geur sans la pr(ondeur4 ,abl>d tait s+ulirem5t propre captiv] et remplir les intellig5ces qui v5ai5t comme faire cortge la si5ne2 ce qui p>ait longueur qu& il crit1 semblait ri*esse dans son improvisation4 ,on conoit que son enseignem5t dut1 comme un gr& fleuve1 t\t c\vrir1 t\t inond]1 t\t emport] aut\r de lui4 ,a9si s'explique son influ5ce4 ,a9si il a pu imprim] un m\vem5t l'esprit huma94 ,ce gr& novateur a peu inv5t1 mais beauc\p r5\vel4 ,les ides qu'il s'approprie se complt5t dans ses ma9s1 et se conv]tiss5t en doctr9es lies1 df9ies et saisissables4 ,une vrit sans consqu5ces en acqui]t avec lui2 ce qui tait vague devi5t prcis1 un ap]u has>d se *ange en proposition fondam5tale1 une di/9ction +nieuse en classification m?odique4 ,une =me sci5tifique en mme temps qu'lm5taire vi5t envelopp]1 =tifi]1 et p\r a9si dire arm] sa p5se4 ,t\t ce qu'il p5se se dmontre1 et jusqu' ses rv]ies pr5n5t les app>5ces d'un sy/me4 ,c'e/ ce t\r d'esprit peut-tre qui auj\rd'hui e/1 au bon comme au mauvais s5s du mot1 considr comme m9emm5t scola/ique4 ,mais soit qu'il dplaise ou captive1 soit qu'on le croie encore applicable ou df9itivem5t /rile1 on ne peut disconv5ir que l'esprit scola/ique n'ait t une des trans=mations mmorables de cette id5tit flexible1 de cet inde/ructible ,prote qu'on appelle l'esprit huma94 ,et comme cette =me dom9e dans ,abl>d1 comme nul monum5t ne la montre porte au mme degr dans aucun autre avant lui1 comme nulle r5omme ne fut du ,x,ie au ,x,ve sicle suprieure la si5ne1 on e/ en droit de dire que l'esprit d',abl>d fut la s\rce pr9cipale de l'esprit scola/ique1 en d'autres t]mes1 qu'il eut ce r>e honneur de donn] une =me de c9q sicles l'esprit huma94 ,c'e/ l une c]ta9e cration2 p> l ,abl>d e/ sur la ligne des inv5teurs1 au mo9s p\r la puissance de fait et p\r la dure de la puissance4 ,enf9 on le peut compt] dans le nombre bi5 petit de ces hommes dont on imag9e que s'ils n'avai5t po9t p>u au monde1 les de/9es de l'esprit huma9 n'aurai5t pas t les mmes4 ,je lui donne cet loge1 et je le limite aussitt1 en le motivant sur son influ5ce plus que sur son gnie1 et dans l'influ5ce1 il y a s\v5t de la bonne =tune2 celui qui l'obti5t n'e/ pas t\j\rs seul la mrit]4 ,abl>d fonda plutt qu'il ne cra la philosophie de l'cole franaise4 ,tr\vant les ides t\tes faites1 il les rduisit en sy/me1 et leur donna une telle puissance de propagation1 qu'il rsulta de son passage dans l'enseignem5t1 quelque *ose de durable quant aux p5ses1 quelque *ose d'imprissable quant la m?ode4 ,si l'on voit dom9] dans sa philosophie l'uni=mit du procd1 une t5dance t\t rs\dre logiquem5t1 un beso9 con/ant de se bi5 compr5dre et d'tre bi5 compris1 une rsi/ance raisonne aux gnralits syn?tiques1 aux hypo?ses poses en axiomes1 aux solutions p> intuition1 si p>t\t se montr5t la cra9te du vague1 l'am\r de l'ordre1 de l'vid5ce1 et grce cette prt5tion de dmon/ration univ]selle1 une doctr9e s\v5t aride1 un peu troite1 conva9cante et insuffisante1 qui saisit t\t et n'puise ri51 simplifie s\v5t au risque d'attnu]1 et s'emp>e de la raison sans s'gal] la vrit1 ne peut-on pas dire que ces c>actres du gnie et du sy/me philosophiques d',abl>d rappell5t ceux du gnie national1 et surt\t dans la philosophie8 ,s]ons-n\s expos tr\v] beauc\p d'incrdules en avanant que l'esprit franais s'e/ t\j\rs s\v5u d'avoir t1 dans sa laborieuse enfance1 lev s\s l'au/re discipl9e de la scola/ique8 ,le rle que p> la scola/ique ,abl>d a j\ dans la ?ologie1 atte/]ait lui seul que t\t dans cette philosophie n'tait pas =malit va9e1 entrave m?odique p\r la raison4 ,c'e/ dans la ?ologie peut-tre qu'il a le plus innov1 non que ses op9ions en elles-mmes ai5t laiss beauc\p de traces2 mais l'esprit qui les a dictes1 le procd p> lequel il les a tablies1 les consqu5ces auxquelles elles devai5t m5]1 t\t app>ti5t ce qu'on p\rrait appel] le m\vem5t libral de l'esprit huma94 ,c'e/ l une gloire relle encore que prilleuse2 la raison doit beauc\p ces habiles g5s que ,leibnitz plaignait dans sa prud5ce et admirait dans son quit#edb4 ,abl>d fit deux *oses3 il v\lut r5dre la ?ologie sy/matique1 l'exemple de la philosophie1 en lui appliquant les =mes de la dialectique1 et p> l il fut comme le ,jean ,damascne de son sicle4 ,en mme temps et p> cette rvolution dans la =me1 il s]vit l'esprit gnral du rationalisme4 ,note #edb3 ,voyez ci-dessus *ap4 ,i1 p4 #ahc4 ,il branla pr(ondm5t la tyrannie de l'autorit t\t en l'invoquant sans cesse1 et comme il mit aux prises p> des citations habilem5t recueillies et les ,pres et les docteurs entre eux1 il conduisit =cm5t les esprits reconnatre l'arbitrage de la raison4 ,c'e/ p> ces motifs et dans cette mesure que le gnie d',abl>d peut mrit]1 soit comme loge1 soit comme blme1 le titre de gnie rvolutionnaire#edc4 ,ses doctr9es le sont mo9s que sa m?ode2 le m\vem5t de son esprit e/ plus h>di que ses conclusions4 ,mais cep5dant celles-ci sont en gnral dans le s5s de la lib]t de p5s]1 et si n\s les rsumons encore une fois dans leur ensemble1 on reconnatra peut-tre1 mieux que dans nos analyses spciales1 combi5 s\s les rapports de la religion et de la philosophie1 elles concord5t avec les ides mod]nes4 ,note #edc3 ,c\s91 ,ouvrages 9d4 d',abl>d1 ,introd41 p4 v4 ,t\te connaissance huma9e e/ orig9aire des s5s4 ,la s5sation donne naissance l'ide ou conception4 ,dans la s5sation1 la s5sibilit connat p> l'int]mdiaire d'un organe4 ,dans la conception1 l'intellig5ce connat la nature de la *ose p]ue dans la s5sation1 ou reprs5te p> l'imag9ation4 ,mais l'intellig5ce n'a beso9 ni de l'organe1 ni mme de la ralit s5sible p\r concevoir1 c> elle conoit ce qui n'e/ pas s5sible1 le gnral1 l'ab/rait1 l'invisible1 l'impossible4 ,son mode d'action e/ le jugem5t2 comme rgulatrice de son action et d'elle-mme1 elle e/ la raison4 ,comme ess5ce ou *ose1 elle e/ l'esprit4 ,l'esprit e/ dans l'me ou plutt il e/ l'me en tant qu'intellective1 rationnelle1 p5sante4 ,l'me e/ aussi vgtative1 s5sitive1 animatrice2 c'e/--dire qu'elle e/ ncessaire la vie animale et la vie organique4 ,c'e/ elle qui s\ffre et qui j\it1 qui veut et qui p*e1 comme c'e/ elle qui p]oit et qui p5se4 ,ce sont l en elle des fonctions plus encore que des p>ties4 ,il n'y a qu'une me1 sub/ance simple1 unit sans p>ties2 elle e/ spirituelle4 ,c'e/ surt\t comme spirituelle qu'elle e/ intellig5ce pure1 c'e/--dire libre des s5s et de l'imag9ation1 et p> l analogue ou semblable l'esprit div92 c> ,dieu n'a ni s5s ni imag9ation4 ,son intellig5ce atte9t t\t directem5t1 et conti5t t\t simultanm5t4 ,p> la mditation1 p> la contemplation1 l'esprit de l'homme s'lve et s'assimile en quelque sorte l'esprit de ,dieu4 ,comme intellig5ce agissant s\s la =me du jugem5t1 l'me disc]ne et dcide4 ,elle dcide de l'action1 elle disc]ne le bi5 et le mal4 ,elle e/ la volont insp>able de la raison4 ,la volont e/ le *oix de la raison4 ,le libre arbitre e/ le jugem5t libre4 ,l'homme a9si fait a la p]ceptibilit de la discipl9e2 il e/ capable de la sci5ce1 t\te sci5ce dp5d d'une sci5ce suprieure1 ?ortique1 qui la juge et qui remonte aux causes1 qui e/ du ressort de la raison et non de l'expri5ce2 c'e/ la philosophie4 ,la philosophie1 comme directrice de la sci5ce1 comme guidant sa m>*e et dt]m9ant ses =mes1 e/ un art1 ou la dialectique2 c> la dialectique e/ l'art de la raison4 ,la sci5ce des *oses telles qu'elles sont1 e/ la physique4 ,la sci5ce de la nature des *oses telle que n\s la concevons1 e/ la philosophie1 qui se rs\t dans la dialectique2 c> en traitant des conditions et des rgles de la raison1 la dialectique traite de la sub/ance1 de la cause1 de la matire et de la =me1 du sujet et du mode1 du t\t et des p>ties1 du g5re et des espces1 c'e/--dire qu'elle enseigne t\t ce qui e/ ab/rait et gnral dans les *oses1 et qui dans l'ordre rel e/ con/itu en individus4 ,ce qui exi/e rellem5t1 physiquem5t1 ce qui con/itue l'individu ou l'tre1 c'e/ en gnral la matire et la =me4 ,il n'y a po9t de sub/ance qui ne soit ess5ce1 et t\te ess5ce ou tre e/ compose de matire et de =me2 sa matire e/ ce dont elle e/1 sa =me e/ ce qui la fait ce qu'elle e/4 ,a9si la =me con/itutive e/ ess5tielle4 ,elle e/ gnrique1 lorsqu'elle trans=me la catgorie en g5re2 spcifique1 lorsqu'elle fait du g5re une espce2 individuelle1 lorsqu'elle di/+ue un individu de l'espce4 ,la =me e/ l'lm5t crateur1 le moy5 actuel de la cration de l'tre1 ce qui le fait pass] de la puissance l'acte4 ,elle vi5t de ,dieu4 ,mais les ess5ces ne sont pas en elles-mmes et p> elles-mmes gnrales et spciales4 ,elles ne sont pas des *oses qui soi5t dans les *oses1 qui exi/5t indp5damm5t des individus4 ,a ce titre1 comme gnrales ou spciales1 elles ne sont que des univ]saux1 c'e/--dire des conceptions univ]selles1 ou des noms significatifs de la conception de ce qu'il y a de plus ou mo9s univ]sel dans les *oses4 ,les ab/ractions ne sont pas des ralits4 ,la proposition1 la division1 la df9ition se calqu5t sur ces di/9ctions2 elles les reproduis5t dans le langage2 et c'e/ a9si que la logique ou dialectique donne1 dans l'int]prtation et l'analyse1 ou dans la sci5ce des mots et de l'oraison1 une sci5ce de la nature des *oses4 ,un seul tre1 ,dieu1 droge p> sa nature aux rgles de cette sci5ce4 ,il e/ sub/ance et il n'a pas de mode2 c> le mode e/ une division du sujet1 et ,dieu tant simple1 il e/ indivisible4 ,il e/ =me1 et il n'a pas de =me1 c> la =me aussi e/ un des composants de l'tre1 et ,dieu n'e/ pas compos2 mais il e/ =me comme tant une ess5ce dt]m9e4 ,il e/ sujet et il n'a pas d'accid5t1 c> l'accid5t e/ relatif et *angeant1 et ,dieu e/ absolu et immuable4 ,il e/ individu en ce s5s qu'il e/ unique et s+uli]1 et univ]sel en ce s5s qu'il e/ inf9i4 ,ces notions philosophiques sur ,dieu con/itu5t une croyance philosophique en ,dieu4 ,s'il exi/e une autre foi en ,dieu1 elle ne saurait tre contraire celle-l2 en d'autres t]mes1 la religion ne saurait tre contraire la philosophie2 c> la vrit n'e/ pas contraire la vrit4 ,il y a une foi de la raison4 ,t\te croyance aux *oses invisibles sur des preuves invisibles e/ de la foi4 ,or1 l'adhsion de la raison ou p> la raison e/ dans ce cas1 un argum5t n'tant pas une *ose s5sible4 ,elle e/ donc aussi une foi1 la foi philosophique4 ,il faut compr5dre ce qu'on croit1 et assurm5t aussi ce qu'on enseigne et ce qu'on appr5d4 ,on croit p>ce qu'on e/ conva9cu1 et la conviction s'opre p> l'intellig5ce4 ,la philosophie a pu1 en consqu5ce1 s'lev] aux mmes ides1 aux mmes vrits que la religion4 ,elle a connu ,dieu#edd4 ,la raison1 l'intellig5ce sont communes la religion et la philosophie4 ,si la raison et l'intellig5ce sont ncessaires la foi p\r la produire1 la lgitim] et l'aff]mir2 l o elles exi/ai5t sans la foi1 elles ont d produire p> elles-mmes au mo9s t\t ce qu'elles aj\t5t la foi4 ,en d'autres t]mes1 ,dieu s'e/ rvl t\te intellig5ce4 ,a9si les philosophes avant l'inc>nation ont connu les vrits fondam5tales de la morale et de la religion4 ,ils ont compris les pr9cipes des my/res1 press5ti les my/res eux-mmes1 pratiqu les v]tus *rti5nes4 ,la foi n'e/ donc qu'une r=mation de la loi naturelle1 et il faut croire au salut de ceux qui avai5t obs]v cette loi avec disc]nem5t et avec am\r4 ,la vie de ,socrate e/ celle d'un m>tyr#ede4 ,note #edd3 ,rom4 ,i1 #ai1 #ba4 ,note #ede3 ,et le m>tyr ,socrate4444--,,voltaire4 ,il suit qu'il faut employ] la raison contre les infidles et les hrtiques1 et donn]1 quoique avec prcaution1 la religion1 les =mes de la sci5ce2 c> d'abord le raisonnem5t vaut mieux que la =ce contre l'erreur4 ,puis1 la vrit n'e/ acceptable1 dans les temps de discussion1 qu'avec les =mes rationnelles1 et l'on ne peut conva9cre1 sur les po9ts o l'on e/ en dissid5ce1 qu' l'aide des po9ts sur lesquels on s'accorde4 ,t\tefois1 comme l'esprit des cratures e/ 9gal la conception et l'expression de l'incr1 de mme1 que les philosophes ont envelopp leur p5se et *]* des quival5ts et des images p\r r5dre1 les vrits religieuses1 les vrits *rti5nes ne peuv5t tre exposes qu'indirectem5t1 et s\s le voile des analogies4 ,on ne doit t5dre1 qu& on les exprime1 qu'au plus vraisemblable2 il faut r5onc] une proprit rig\reuse4 ,la ?ologie rationnelle ne fait qu'appro*] de la vrit4 ,elle en donne une ombre4 ,on a vu que t\tes les fois qu'il s'agit de ,dieu1 les rgles et les expressions de la sci5ce sont dfectueuses p> quelque endroit4 ,il y a dans l'tre unique un my/re ncessaire4 ,dieu e/ un2 son unit ne peut se comp>] avec nulle autre4 ,ce qu'il y a de plus simple au monde e/ encore corporel1 c'e/--dire compos1 en comp>aison de lui4 ,il ne peut donc y avoir en lui de div]sit que p> l'opration et non p> l'ess5ce2 c'e/ ce qu'on peut appel] une div]sit de proprits4 ,les proprits fondam5tales de la ,div9it sont la puissance1 la sagesse1 la bont4 ,mais t\s ces attributs sont cot]nels ,dieu1 gaux les uns aux autres1 indivisibles dans leur action4 ,t\te oeuvre div9e e/ l'oeuvre de la puissance1 de la sagesse et de la bont4 ,dieu e/ le s\v]a9 bi51 le bi5 suprme1 la plnitude ou la p]fection du bi54 ,il ne fait donc que le bi52 il ne peut faire que le bi51 p>ce que telle e/ sa nature4 ,mais il ne fait que le bi51 p>ce qu'il ne veut que le bi51 et il ne peut faire que le bi51 p>ce qu'il ne peut v\loir que le bi54 ,sa puissance rpond donc sa volont4 ,sa puissance en elle-mme e/ illimite2 mais sa volont e/ l'in/rum5t d'une intellig5ce p>faite et d'une bont inf9ie4 ,il ne peut pas t\t1 mais il peut1 p> lui seul1 t\t ce qu'il veut4 ,l'acte de sa t\te-puissance e/ donc rgl ncessairem5t p> sa volont1 p> sa sagesse1 p> sa bont4 ,il n'y a de suprieur sa puissance que lui-mme4 ,nanmo9s il e/ libre4 ,c> il ne veut le bi5 que p>ce que sa suprme intellig5ce connat que le bi5 e/ le bi54 ,la lib]t consi/e faire ce qui plat2 mais p>ce que ce qui plat dp5d de notre nature1 n\s ne cessons pas d'tre libres en cela4 ,p>ce que la nature de ,dieu e/ d'aim] le bi51 ,dieu ne cesse pas de le v\loir librem5t4 ,puisqu'il ne veut et ne fait que le bi51 il fait t\t bi51 et t\t ce qu'il fait e/ bi53 t\t e/ bi54 ,si t\t e/ bi51 le mal mme a un bon b2 t\t a une raison4 ,t\tes ces vrits accessibles la raison n'ont jamais t manife/es d'une manire aussi complte1 aussi saisissante1 aussi pratique que p> les faits miraculeux et dans les livres sacrs du *ri/ianisme4 ,il e/ donc la vraie religion dans sa plnitude4 ,il e/ la rvlation de ,dieu et de t\s ses attributs1 p> la mdiation de ,dieu mme4 ,p> l'inc>nation1 p> l'vangile1 l'exemple a t donn et le tmoignage a t r5du2 les vrits sont dev5ues aussi claires que la lumire1 les v]tus plus p>faites1 plus ncessaires1 plus faciles4 ,c> l'am\r a t excit p> la grce4 ,c'e/ en effet la plus gr&e grce de ,dieu que la rdemption1 ,elle a dlivr l'homme de l'empire du mal1 en clairant son esprit1 en t\*ant son coeur4 ,d'une loi de cra9te1 la religion e/ a9si dev5ue une loi d'am\r4 ,l'am\r e/ donc le pr9cipe de la pit comme de la v]tu4 ,dieu doit tre aim p>ce qu'il e/ le bi5 mme4 ,l'am\r e/ d sa bont4 ,la volont de lui plaire fait t\t le mrite de nos actions ses yeux4 ,le p* n'e/ que le mpris de ,dieu1 il suit que le bi5 et le mal ne rsid5t que dans l'int5tion4 ,p\r bi5 faire1 il faut avoir l'int5tion du bi52 p\r mrit] le salut1 il faut v\loir le bi51 p> am\r p\r ,dieu mme4 ,le mal commis sans volont ou sans connaissance qu'il e/ mal1 cesse d'tre le mal4 ,le bi5 accompli sans am\r e/ le bi51 mais il e/ sans mrite aux reg>ds de ,dieu4 ,dieu juge les coeurs et non les actions4 ,arrtons-n\s ici4 ,ces p5ses a9si gnralises n'ont pas assurm5t l'air des =mules d'une sagesse go?ique4 ,si elles ne sont t\tes vraies1 elles (fr5t t\tes le c>actre libre et philosophique d'une foi qui ne veut relev] que de la raison4 ,a les contempl] dans leur lum9eux ensemble1 ne v\s semble-t-il pas voir ds lors blan*ir l'horizon les premi]s feux de l'a/re qui doit se lev] sur les temps mod]nes8 ,lorsque n\s reg>dons aut\r de n\s1 lorsque n\s comp>ons nos moeurs1 nos c\tumes1 nos lois1 nos g\v]nem5ts1 ce que n\s savons du pass1 il n\s semble que t\t e/ n\veau1 et que l'on n'a jamais p5s ce que n\s p5sons4 ,l'homme1 n\s en croire1 a *ang d'esprit1 et la vrit e/ une dc\v]te de ces d]ni]s j\rs4 ,portons-n\s au contraire une att5tion plus pntrante dans l'exam5 d'une poque anci5ne mais curieuse1 dans l'tude d'un gr& esprit d'un autre sicle8 t\t vieillit aut\r de n\s1 n\s croyons n\s reconnatre dans nos pres1 et t\te diffr5ce semble s'anantir entre le pass et le prs5t4 ,l'esprit huma9 n'a plus fait un seul pas1 et la raison n'a ri5 tr\v4 ,depuis l'orig9e des *oses1 le soleil s'e/ lev et c\* sans cesse1 mais c'e/ le mme soleil1 et le monde e/ t\r t\r assombri des mmes nuages1 clair des mmes rayons4 ,ces jugem5ts contradictoires et alt]natifs sont trop naturels p\r tre t\t fait trompeurs1 et il faut qu'il y ait1 avec le temps1 dans le monde moral1 plus et mo9s de *angem5t qu'on ne le suppose4 ,non1 les hommes du pass ne sont pas ce que n\s sommes1 mais ils sont ce que n\s aurions t4 ,le monde e/ uni=me et div]s1 et le temps dveloppe t\t1 s'il ne cre ri54 ,l'hi/oire de l'humanit ne se p\rrait compr5dre1 si l'humanit n'tait la mme1 et n'aurait ri5 n\s appr5dre1 si l'humanit ne *angeait pas4 ,mais il y a des temps o l'on e/ plus frapp des diffr5ces que des ressemblances4 ,a9si1 dans le demi-sicle qui vi5t de s'c\l]1 c'e/ aux premires que l'att5tion semble surt\t s'tre atta*e4 ,on n'a cess de rem>qu] t\t ce que le pass (frait de s+uli]1 peut-tre dans l'espoir de faire autrem5t et mieux que lui4 ,c'e/ le propre des poques de gr&es t5tatives1 soit en politique1 soit en philosophie4 ,je ne s]ais pas tonn qu'aprs avoir relev jusqu' l'exagration les diffr5ces des poques1 n\s ne fussions ma9t5ant encl9s en ap]cevoir exclusivem5t les ressemblances4 ,l'expri5ce eng5dre l'imp>tialit1 et les esprits qu'elle calme1 et que1 dit-on1 elle dsabuse1 sont ports conclure qu'en df9itive t\t se ressemble1 et qu'il y a sur la t]re mo9s faire qu'on n'avait dit4 ,on t]m9e avec des s\v5irs ce qu'on a comm5c avec des ides1 et p>ce qu'on a r5contr dans l'homme quelque *ose de rfractaire qui ne se plie pas t\s les caprices des ?ories1 on veut que t\t soit vanit1 ides1 esprances1 ?ories1 et1 p> consqu5t1 ef=ts et dv\em5ts4 ,t\t e/ vanit1 il y a longtemps que telle e/ la conclusion de la sagesse1 qui ne tr\ve ri5 de n\veau s\s le soleil4 ,on dit que la politique s'applaudira de ce ret\r la tradition2 mais n\s ne p>lons que de philosophie4 ,dans l'hi/oire de l'esprit huma91 t\tes les fois qu'on creuse un peu pr(ondm5t1 on tr\ve1 p\r a9si p>l]1 un sol id5tique2 c'e/ un t]ra9 de premire =mation qui a port t\tes les rvolutions sup]ficielles4 ,il en doit tre a9si4 ,la philosophie re*]*e des vrits qui ne sont d'aucune poque1 et elle les *]*e dans l'esprit huma91 le mme auj\rd'hui qu'au mom5t suprme o l'esprit inf9i le s\ffla sur la face de l'tre qu'il se donna p\r spectateur et p\r tmo94 ,cette d\ble id5tit1 la vrit t]nelle transpirant dans une intellig5ce dont l'ess5ce ne v>ie pas1 e/ le fond mme de la philosophie3 c'e/ ce qui fait la valeur incomp>able de cette sci5ce4 ,mais si la vrit ne *ange po9t1 il n'en e/ pas de mme de la connaissance de la vrit4 ,on en sait plus ou mo9s1 et l'esprit huma91 multiple en facults comme en ides1 se dveloppe1 se dirige1 s'enri*it div]sem5t en des temps div]s4 ,il e/ bon1 il e/ ncessaire de s'appuy] sur ce qui ne *ange pas1 de savoir au mo9s qu'il y a de l'immutable2 mais l'intrt de l'tude1 le *>me de la sci5ce1 c'e/ le m\vem5t2 une sci5ce surhuma9e seule re/]ait immobile4 ,le mot de sci5ce lui-mme suppose une di/9ction entre ce qui connat et ce qui e/ connu1 et la consci5ce de notre nature intellectuelle fait foi d'un ef=t con/ant d'gal] la connaissance l'inconnu4 ,a9si de ce que l't]nel e/ dans l'objet de la sci5ce1 il ne suit pas que la sci5ce soit uni=me1 immobile1 qu'elle ait la /abilit fondam5tale de son objet4 ,elle cess]ait aussitt de s'en di/+u]1 elle s'y jo9drait dans une unit d'ess5ce1 et le sy/me de l'id5tit univ]selle s]ait ralis4 ,c'e/ le monde rel1 le monde de l'homme1 que celui qui allie l't]nel et le mobile1 que celui o t\t s'attire au lieu de se confondre1 o rgne la relation et non l'id5tit1 o l'unit n'e/ qu'h>monie4 ,rsignons-n\s donc croire les *oses comme n\s les voyons1 ayons l'orgueil de n\s fi] aux app>5ces4 ,sa*ons la vrit t]nelle1 croyons la sci5ce mobile4 ,concevons la /abilit des ess5ces1 de l'ess5ce de l'esprit huma91 p> exemple1 mais admettons qu'il a une hi/oire comme il le semble1 c'e/--dire que le temps exi/e p\r lui4 ,les illusions ncessaires ne dont pas des illusions1 mais des lois de la nature des *oses1 et la p5se concide avec ce qui e/4 ,s'il n'en tait pas a9si1 elle n'aurait ni my/res1 ni lacunes2 si elle se trompait elle-mme1 elle s]ait cont5te d'elle-mme4 ,il n'y aurait po9t de d\te1 s'il n'y avait qu'ignorance1 et c'e/ p>ce qu'on sait de la vrit1 qu'on s'ap]oit qu'on ne sait pas la vrit t\t entire4 ,c'e/ la lueur de cette foi philosophique qu'il faut considr] l'hi/oire de la philosophie1 et dans cette hi/oire1 ses hros1 ses triomphateurs1 ses va9cus1 ses m>tyrs4 ,t\s ils sont de mme famille4 ,la div]sit des doctr9es et des langages c\vre un fonds d'ides communes4 ,la v>it des esprits se produit dans celle des po9ts de vue et des m?odes2 mais ces esprits consacrs une mme sci5ce1 t5d5t au mme b1 et m>*5t pas 9gaux1 s\s des dehors diffr5ts1 dans une seule et l>ge voie4 ,arrivez jusqu'au coeur de leurs sy/mes1 v\s v\s s5tirez comme en pays de connaissance4 ,au fond de la sci5ce de t\te poque1 v\s retr\v]ez la sci5ce contempora9e1 mais des esprits div]s pntr5t plus ou mo9s pr(ondm5t dans des que/ions id5tiques2 et de mme que dans les ma?matiques il y a des que/ions qu'on peut galem5t abord] et reprs5t] ou rs\dre p> des nombres1 p> des lignes1 p> des notations algbriques ou inf9itsimales1 les mmes problmes philosophiques ne sont pas t\j\rs poss1 exprims1 traits dans un mme langage1 et ces *angem5ts ne sont indiffr5ts ni la cl>t1 ni mme la vrit des solutions4 ,dans quel ordre ces *angem5ts se succd5t-ils8 suivant quelles lois se rgl5t la m>*e de la sci5ce et la trans=mation des m?odes8 c'e/ en *]*ant cela qu'on porte de la philosophie dans l'hi/oire de la philosophie4 ,l'ouvrage qu'on vi5t de lire doit s]vir quelque peu qui v\dra considr] l'orig9e d'une gr&e poque de cette hi/oire dans un de ses pr9cipaux p]sonnages4 ,c'e/ au lecteur de faire1 dans ce mom5t1 dans ce po9t du ,x,i,ie sicle1 la "p du v>iable et de l'inv>iable1 et de r5\] le fil de la causalit entre ce qui prcde et ce qui suit l'cole d',abl>d4 ,l'hellnisme et le *ri/ianisme sont les s\rces de la philosophie du moy5 ge1 et l'on peut le dire de t\te philosophie dans le monde mod]ne4 ,dans ,abl>d1 l'un de ces lm5ts se borne quelques traditions isoles et vagues de platonisme et de noplatonisme et l'ari/otlisme logique1 transmis surt\t p> des comm5taires4 ,le *ri/ianisme e/ surt\t p\r lui celui de sa9t ,augu/94 ,a ces lm5ts1 il applique un esprit dcidm5t rationali/e1 et de plus subtilem5t dialectique1 et compose une doctr9e o dom9e t\j\rs la foi en ,dieu et en la raison4 ,qu'tait cette doctr9e8 on l'a vu peut-tre dans ce livre4 ,qu'en a tir l'esprit huma98 ,il me semble qu'on le voit t\s les j\rs aut\r de n\s4 ,n\s sommes les enfants de l'cole de ,p>is4 ,,f9 ,,du ,,tome ,,second ,,et ,,d]ni]4 ,,table4 ,,suite ,,du ,,livre ,,iii4--,de la ,philosophie d',abl>d4 ,,*apitre ,,viii4--,de la ,mtaphysique d',abl>d4--,de g5]ibus et speciebus4 ,"q des univ]saux4 ,,*ap4 ,,ix4--,suite du prcd5t4 ,,*ap4 ,x4--,suite du prcd5t4--,de intellectibus4--,glossulae sup] ,porphyrium4--,rsum4 ,,livre ,,iii4--,de la ,?ologie d',abl>d4 ,,*apitre ,i]4--,de la ,?ologie scola/ique en gnral4--,c>actres de celle d',abl>d4--,le ,sic et ,non4 ,,*ap4 ,,ii4--,de la ,?odice d',abl>d4--,introduction ad ,!ologiam4 ,,*ap4 ,,iii4--,suite de la ,?odice4--,!ologia *ri/iana4 ,,*ap4 ,,iv4--,des pr9cipes de la ,?ologie d',abl>d4--,objections des contempora9s4 ,,*ap4 ,v4--,des pr9cipes de la ,?ologie d',abl>d4--,exam5 philosophique4 ,,*ap4 ,,vi4--,suite de la ,?odice4--,comm5t>ii sup] ,s4 ,pauli epi/olam ad ,romanos4 ,,*ap4 ,,vii4--,de la ,morale d',abl>d4--,e?ica seu ,scito te ipsum4 ,,*ap4 ,,viii4--,opuscules div]s4--,expositio 9 hexam]on4--,dialogus int] ,philosophum1 ,judaeum et ,*ri/ianum4 ,,*ap4 ,,ix4--,rflexions gnrales4 ,,f9 ,,de ,,la ,,table