,,ab,,l>d ,,p> ,,*>les ,,de ,r,,musat4 #ahde ,sp]o equidem quod gloriam eorum qui nunc sunt po/]itas celebrabit4 ,jean de ,,salisbury1 disciple d',abl>d4 ,metalogicus 9 prologo4 ,,tome ,,premi] ,,pr,,face4 ,on se propose dans cet ouvrage de faire connatre la vie1 le c>actre1 les crits et les op9ions d',abl>d1 et de recueillir t\t ce qu'il e/ utile de savoir p\r m>qu] sa place dans l'hi/oire de l'esprit huma94 ,abl>d e/ mo9s connu qu'il n'e/ clbre1 et sa r5omme semble romanesque plutt qu'hi/orique4 ,on sait vaguem5t qu'il fut un pr(esseur1 un philosophe1 un ?ologi51 qu'il se fit une gr&e rputation dans les coles du moy5 ge1 et qu'il ex]a une puissante influ5ce sur les tudes et les ides de son temps4 ,mais dans quel s5s dirigea-t-il les esprits1 quel tait le fond de ses doctr9es1 quelle la nature de son tal5t1 quels les titres de ses ouvrages1 quel rle j\a-t-il dans les lettres et dans l'glise1 voil ce qu'on ignore2 et le vulgaire mme raconte la fatale hi/oire de ses am\rs4 ,c'e/ p> ce s\v5ir que le nom d',abl>d e/ re/ populaire4 ,peut-tre la faveur de ce s\v5ir1 le tableau que j'entrepr5ds de trac] inspir]a-t-il quelque curiosit4 ,peut-tre s\hait]a-t-on de mieux connatre l'homme dont on a si s\v5t ent5du rappel] les av5tures1 et l'amant s]vira-t-il recomm&] le philosophe4 ,moi-mme1 je l'av\]ai1 ce n'e/ po9t p> l'hi/oire que j'ai comm5c avec lui4 ,c'e/ dans le monde de l'imag9ation que je l'avais *]* d'abord1 et l'tude de la philosophie n'a pas donn naissance cet ouvrage4 ,le lecteur me p]mettra-t-il de lui en retrac] brivem5t l'hi/oire8 ,il y a quelques annes qu'en rfl*issant sur un sujet que la rflexion n'puis]a pas1 sur ce que devi5t la nature morale de l'homme dans les temps o l'intellig5ce prvaut sur t\t le re/e1 je fus conduit me dem&] s'il n'y aurait pas moy5 de concevoir un ouvrage o la puissance de l'esprit1 dev5ue suprieure celle du c>actre1 s]ait mise en prs5ce des plus =tes ralits du monde social1 des preuves de la de/9e1 des passions mme de l'me4 ,la lutte de l'esprit t\t seul avec la vie t\t entire me p>aissait intressante dcrire encore une fois1 et je *]*ais dans quel temps1 sur quelle scne1 p> quels p]sonnages1 il s]ait bon de la reprs5t]4 ,p\r que cette pe9ture ft frappante et vive1 en effet1 il ne me semblait pas qu'elle dt avoir p\r cadre un sujet imag9aire4 ,un hros idal qui une poque indt]m9e se mesure avec des tres d'inv5tion1 ne saurait (frir un exemple qui saisisse et qui meuve2 si vraisemblable qu'on s'atta*e le faire1 il p>at t\j\rs hors du vrai1 et la situation o on le place e/ prise p\r une comb9aison de fantaisie4 ,la p5se morale que j'aspirais mettre en action1 ne p\vait pr5dre t\t son relief et produire t\t son effet que sur un fond de ralit4 ,je rvais t\t cela1 lorsqu'il m'arriva un de ces has>ds qui ne manqu5t gure aux auteurs proccups d'une ide4 ,un j\r1 mes yeux s'arrtr5t sur l'affi*e d'un ?tre o se lisait le nom que j'cris auj\rd'hui au titre de cet ouvrage4 ,seulem5t ce nom tait suivi d'un autre que la philosophie seule a le tri/e c\rage d'en sp>]4 ,s\da91 la p5se qui flottait dans mon esprit se fixa1 p\r a9si dire2 elle s'unit au nom d',abl>d1 et prit ds lors une =me di/9cte3 le sujet ncessaire me p>ut tr\v4 ,et pr5ant dans l'hi/oire les faits et les situations1 dans les moeurs et dans les hommes du ,x,i,ie sicle1 les traits et les c\leurs1 je composai avec une sorte d'entranem5t un ouvrage en =me de roman dramatique1 qui1 lui aussi1 s'appelle ,abl>d4 ,quelques p]sonnes p\rront se s\v5ir d'en avoir ent5du p>l]4 ,j'avais crit s\s l'empire d'une sorte de passion p\r mon sujet1 p\r mon ide1 mais avec le s5tim5t d'une indp5dance absolue4 ,la sci5ce1 la foi et l'am\r1 l'cole1 le g\v]nem5t et l'glise1 j'avais essay de t\t pe9dre1 sans ri5 c>t]1 sans ri5 ad\cir1 sans ri5 mnag]1 ne supposant pas mme un mom5t qu'un si trange tableau pt jamais pass] s\s les yeux du public4 ,mais qui ne connat les faiblesses pat]nelles8 ,quel auteur ne pr5d confiance dans l'ouvrage dont la composition l'a *>m8 ,j'ai donc un j\r song livr] aux prils de la publicit ce premi] ,abl>d4 ,cep5dant il s'agissait d'une oeuvre qui conti5t sans d\te une p5se srieuse et morale1 mais s\s les =mes les plus libres de la ralit et de l'imag9ation1 o dans le cadre des moeurs grossires du ,x,i,ie sicle1 la lutte viol5te des croyances1 des ides et des passions e/ reprs5te avec une fran*ise qui peut p>atre excessive1 avec un ab&on qui peut bless] les esprits svres4 ,c'e/ une de ces oeuvres enf9 qui n'ont qu'une excuse possible1 celle du tal5t4 ,je me figurai quelque temps que je p\rrais lui en crer une autre2 c'e/ alors que je conu le projet d'oppos] l'hi/oire au roman1 et de ra*et] le m5songe p> la vrit4 ,a des fictions dramatiques1 je rsolus de jo9dre un tableau de philosophie et de critique o le raisonnem5t et l'tude priss5t la place de l'imag9ation4 ,*angeant de b et de travail1 je m'occupai alors de mieux connatre l',abl>d de la ralit1 d'appr5dre sa vie1 de pntr] ses crits1 d'appr(ondir ses doctr9es2 et voil comme s'e/ fait le livre que je s\mets en ce mom5t au jugem5t du public4 ,de/9 s]vir d'accompagnem5t et presque de comp5sation une t5tative has>deuse1 il p>at seul auj\rd'hui4 ,des illusions tmraires sont demi dissipes2 une sage voix que je v\drais c\t] t\j\rs1 me conseille de r5onc] aux fictions passionnes1 et de dire tri/em5t adieu la muse qui les inspire3 ,abi ,quo bl&ae juv5um te revocant preces4 ,ce rcit s]vira du mo9s tmoign] de mes consci5cieux ef=ts p\r r5dre cet ouvrage mo9s indigne du sujet4 ,plus je t5ais expi] en quelque sorte une composition d'un g5re mo9s svre1 plus je devais t*] de donn] celle-ci les mrites qui dp5d5t de l'tude1 de la pati5ce et du travail4 ,je n'ai ri5 nglig p\r savoir t\t le ncessaire1 p\r ne p>l] qu'en connaissance de cause1 et dans la p>tie hi/orique j'espre m'tre appro* de la p>faite exactitude4 ,l't5due de mes re*]*es1 et plus encore la rvision de quelques savants amis m'ont donn confiance dans ma fidlit d'hi/ori54 ,on tr\v]a donc ici une biographie d',abl>d plus complte qu'aucune autre1 aussi complte peut-tre que p]met de la faire l'tat des monum5ts connus jusqu' ce j\r4 ,quant l'intrt du rcit1 il me p>at1 moi1 trs-vif dans les faits mmes4 ,qui sait s'il ne se s]a pas van\i s\s ma ma98 ,mais t\t n'e/ pas hi/oire dans cet ouvrage4 ,aprs la premire p>tie1 qui r5f]me la vie d',abl>d et qui peut aussi donn] une vue gnrale de son tal5t et de ses ides1 il me re/ait faire connatre ses crits4 ,a l'exception de quelques lettres sur ses malheurs1 ils sont t\s philosophiques ou ?ologiques3 j'ai donc jo9t au livre premi]1 un livre sur la philosophie1 un livre sur la ?ologie d',abl>d4 ,cette p>tie de mon travail1 p\r tre la plus neuve1 n'tait pas la plus attrayante1 et j'ignore si ce n'e/ po9t une tmrit que d'avoir v\lu r5dre de l'intrt la sci5ce si longtemps dcrie s\s le nom dsa/reux de scola/ique4 ,a la f9 du d]ni] sicle1 une telle entreprise aurait p>u ins5se4 ,le temps mme n'e/ pas lo9 o le c\rage m'aurait manqu p\r l'accomplir4 ,mais de nos j\rs1 le tombeau du moy5 ge a t r\v]t avec encore plus de curiosit que de respect4 ,on s'e/ plu y contempl] les gr&s ossem5ts que les annes n'avai5t pas dtruits1 y recueillir les joyaux grossi]s ou prcieux qui brillai5t encore mls de froides p\ssires4 ,les monum5ts o ces reliques languir5t oublies si longtemps1 sont dev5us l'objet d'une admiration passionne1 comme s'ils tai5t retr\vs d'hi]1 et que la t]re les et jadis enf\is dans son se94 ,ne p\vant inv5t] le neuf1 on s'e/ pris du plaisir de compr5dre le vieux4 ,l'en?\siasme du pass e/ v5u color] la critique1 *auff] l'rudition4 ,a jug] svrem5t notre poque1 on p\rrait dire que les faits rels rveill5t seuls en elle l'imag9ation et qu'elle ne ret\rne la posie que p> l'hi/oire4 ,a-t-il t prsomptueux d'espr] que le gt d'antiquaire qui s'atta*e aux moeurs1 aux =mes1 aux difices des ges go?iques1 s't5drait jusqu' leurs ides1 et qu'on aim]ait connatre la sci5ce contempora9e de l'art qu'on admire8 ,il ne faut ri5 dissimul]1 ce livre e/ trs-srieux4 ,n\s ne n\s sommes po9t arrt la surface4 ,rassembl] en passant quelques traits de la physionomie d'un homme et d'une poque1 (frir de r>es extraits1 piquants p> leur s+ul>it1 *oisis plaisir dans les dbris d'une littrature a demi b>b>e1 aurait suffi peut-tre p\r donn] quelques pages un intrt de curiosit4 ,ce n'tait pas assez p\r n\s4 ,notre ambition a t de faire connatre1 avec les ouvrages d',abl>d1 le fond et les dtails de ses doctr9es1 les procds de son esprit1 les =mes de son /yle1 d'clair] a9si1 sa lumire1 t\te une priode encore obscure de la vie intellectuelle de la socit franaise4 ,qu'on ne s'att5de donc po9t tr\v] seulem5t ici des fragm5ts p>s de philosophie ou de ?ologie2 mais bi5 une philosophie1 mais une ?ologie1 *acune avec ses pr9cipes1 sa m?ode et son langage1 *acune telle qu'un vieux pass l'a connue1 admire1 clbre1 alors que l'cole tait p\r nos aeux ce que la presse e/ dev5ue p\r leurs enfants4 ,au lieu de prs5t] des considrations gnrales sur l'esprit de notre philosophe1 n\s suivrons cet esprit dans sa m>*e1 n\s le dcrirons dans ses monum5ts4 ,ce ne s]a pas une simple critique1 mais1 s'il e/ possible1 une reproduction du gnie d'un homme4 ,ce s]a en mme temps1 si nos =ces ne trahiss5t pas nos desse9s1 une introduction utile l'tude de la scola/ique1 et p> consqu5t l'hi/oire de l'esprit huma9 dans le moy5 ge4 ,cet ouvrage devra t\te son orig9alit son exactitude1 et ri5 n'y p>atra n\veau que ce qui s]a scrupuleusem5t hi/orique4 ,l'intellig5ce et le savoir affectai5t jadis des =mes si diffr5tes de celles qui n\s sembl5t auj\rd'hui les plus naturelles1 peut-tre p>ce qu'elles n\s sont les plus familires2 le c>actre des que/ions1 le *oix des argum5ts1 la porte des solutions1 t\t e/ si trange *ez les scola/iques1 que la raison mme1 dans leurs livres1 n'e/ pas t\j\rs reconnaissable1 et que le bon s5s y pr5d quelquefois une t\rnure de p>adoxe4 ,la scola/ique produit auj\rd'hui l'effet d'une sci5ce en dsutude qui tonne et ne p]suade plus4 ,cep5dant1 p\r qui ne s'en ti5t pas l'app>5ce1 p\r qui brise l'enveloppe que prtai5t la p5se le gt et l'rudition du temps1 la scola/ique conti5t dans son se91 elle (fre dans son c\rs et les problmes de t\s les sicles et quelquefois les ides du ntre4 ,c'e/ que les =mes de la sci5ce peuv5t v>i]1 mais le fond e/ inv>iable comme l'esprit huma94 ,les ,grecs n'ont presque ri5 dit la manire des mod]nes1 et cep5dant ils ont connu t\s les sy/mes1 t\tes les hypo?ses dont les mod]nes se sont vants4 ,je ne sais pas mme une erreur dans laquelle ils ne n\s ai5t devancs4 ,qu& on lit les ,dialogues de ,platon1 on y voit figur]1 s\s des noms antiques1 ,hobbes1 ,locke1 ,hume et ,kant lui-mme4 ,a9si *ez les matres de la scola/ique1 n\s reconnaissons des ,eu?ydme et des ,protagoras1 quelquefois ,dmocrite1 ,empdocle ou ,p>mnide1 a et l des ides de ,platon1 p>t\t le s\v5ir et l'imitation d',ari/ote4 ,sans d\te le moy5 ge morcelait la philosophie2 mais t\tes les p>ties s'en ti5n5t si troitem5t qu'on ne peut longtemps en isol] une1 et des voies diffr5tes y ramn5t au mme po9t4 ,l'esprit huma9 n'innove gure que dans les m?odes1 et les m?odes div]sifi5t1 mais ne dtruis5t pas son id5tit4 ,les ides sur lesquelles porte la philosophie se prs5t5t comme d'elles-mmes la rflexion4 ,ds que l'esprit se reg>de1 il les retr\ve4 ,c'e/ un hritage sub/itu de gnration en gnration1 comme ces pi]res prcieuses qui se p]ptu5t dans les familles1 et dont la disposition seule *ange suivant la mode et le gt des div]ses poques4 ,inde/ructibles1 et inaltrables1 ces ides demeur5t dans l'esprit huma9 comme des symboles de l't]nelle vrit4 ,elles ne manqu5t donc aucune gr&e philosophie2 et elles peuv5t tre dc\v]tes s\s t\s les voiles que les caprices du raisonnem5t leur ont prts4 ,il e/ curieux et piquant p>fois de les reconnatre1 malgr les dguisem5ts dont les revt5t la philosophie et la ?ologie de nos pres4 ,cet intrt n\s s\t5ait dans la t*e +rate de pntr] au fond de ces deux sci5ces1 d'en reproduire les ides et les expressions1 de leur r5dre1 s'il n\s tait possible1 la vie et la lumire4 ,cette re/auration tait une oeuvre assez n\velle4 ,depuis quelques annes1 on a bi5 su ressaisir avec sagacit le s5s intime de t\tes les doctr9es1 on les a traduites avec succs dans une langue commune1 celle de la critique contempora9e4 ,mais pe9e a-t-on os1 dans de c\rts passages1 faire revivre l'enseignem5t orig9al des matres du pass4 ,a pe9e celui qui a le premi] p>mi n\s entrepris de retir] la scola/ique d'un oubli de deux sicles1 a-t-il os lui r5dre c]ta9s mom5ts et ses =mes et son /yle4 ,p> le *oix de notre sujet1 p> l't5due de notre travail1 n\s avons d n\s jet] audacieusem5t dans cette oeuvre de re/itution sci5tifique4 ,n\s sommes r5tr dans la nuit du moy5 ge1 p\r y m>*] le flambeau la ma94 ,un hi/ori5 dont la sci5ce pr(onde e/ vivifie p> une puissante imag9ation1 a su ranim] les s5tim5ts et les moeurs de la socit de ces temps-l4 ,il a remis sur ses pi$s le ,g]ma91 le ,gaulois1 le ,saxon1 le ,norm&4 ,ce qu'il a si habilem5t fait p\r l'homme moral1 p\r l'homme politique1 s]ait-il *imrique de le t5t] p\r l'homme intellectuel8 ,a ct du gu]ri] franc1 du magi/rat communal1 du s]f des cits ou des *amps1 en face du roi1 du leude et du prtre1 repr5ant sa voix la p>ole et l'action1 ne p\rrait-on faire revivre l'criva9 et le philosophe1 aux luttes des races oppos] les combats des coles1 aux jeux de la =ce1 les gu]res de l'esprit8 ,e/-il impossible de convoqu] encore p\r un in/ant les hommes du ,x,i,xe sicle aut\r d'une de ces *aires loqu5tes o la raison huma9e1 essayant sa puissance1 bgayant des vrits timides1 prp>ait1 il y a sept c5ts ans1 la lo9ta9e mancipation du monde8 ,,preuves ,,et ,,autorit,s ,,de ,l',,hi/oire ,d',,ab,,l>d4 ,on a beauc\p crit sur ,abl>d1 mais on s'e/ beauc\p rpt1 et il faut bi5 *oisir les autorits1 qu& on p>le de lui4 ,p>mi celles que n\s allons cit]1 les unes1 qui sont orig9ales1 et ce que les anci5s diteurs appelai5t te/imonia1 dat5t de son temps ou vi5n5t de ceux qui avai5t pu connatre ses contempora9s2 les autres sont po/rieures et n'ont qu'une valeur relative l'in/ruction1 la vracit1 la sagacit de l'criva94 ,i4 ,,autorit,s ,,du ,x,i,ie ,,si,,cle ,,et ,,du ,,suivant4 ,i4--,hi/oria calamitatum1 ou l',epi/ola prima4 ,ce sont les ,mmoires de sa vie crits p> lui jusque v]s l'anne #aace4 ,cette lettre a t donne p\r la premire fois dans ses ,oeuvres1 p> ,du*esne1 qui y a jo9t d'excell5tes notes4 ,le meilleur texte1 bi5 qu'incomplet1 a t revu sur le manuscrit #bibc de la ,biblio?que ,royale1 et insr dans le ,recueil des hi/ori5s des ,gaules et de la ,france 7t4 ,,xiv1 p4 #bgh74 ,turlot1 qui l'a reproduit en presque totalit1 dit que le manuscrit a app>t5u ,ptr>que et conti5t des notes de lui4 7,abail4 et ,hlose1 p4 #d47 ,la biblio?que de ,troyes possde un manuscrit s\s le n'o #hjb1 qui a t collationn avec l'imprim la dem&e de ,m4 ,c\s92 il conti5t de nombreuses diffr5ces assez peu importantes1 sauf une seule qui s]a indique4 ,,ii4--,les lettres d',hlose et d',abl>d1 s\v5t rimprimes et traduites4 ,la premire traduction e/ celle de ,jean de ,meung1 le manuscrit en exi/e la ,biblio?que du ,roi4 ,la premire dition du texte e/ celle qui fait p>tie des ,oeuvres dj cites3 ,petri ,abael>di filos(i et !ologi abbatis ruy5sis et ,heloisae conjugis ejus primae p>aclet5sis abbatissae ,op]a1 nunc primum edita ex ,mss4 codd4 ,v4 ,illus4 ,francisci ,amboesii1 etc41 9-#d4 ,p>is1 #afaf4 ,cette dition des ,oeuvres d',abl>d1 la premire et la seule qui porte ce titre1 e/ appele indiffremm5t l'dition d',amboise ou de ,du*esne2 elle conti5t les lettres d',abl>d et d',hlose1 des lettres de sa9t ,b]n>d1 du pape ,innoc5t ,,ii1 de ,pi]re le ,vnrable1 de ,br5g] de ,poiti]s1 de ,f\lque de ,deuil1 etc41 t\tes pices importantes p\r l'hi/oire d',abl>d1 a9si que plusieurs de ses ouvrages ?ologiques qui ne sont encore imprims que l4 ,les pr9cipaux sont3 #a le ,comm5taire sur l'ptre aux ,roma9s2 #b l',introduction la ?ologie2 #c les ,s]mons4 ,voyez sur cette dition ,bayle1 ,dict4 crit41 art4 ,fr4 d',amboise1 et l',hi/oire littraire de la ,france1 p> les bndict9s de ,sa9t-,maur et l',in/itut1 t4 ,,xii1 p4 #adi4 ,la seconde dition complte des lettres1 cont5ant t\tes celles que d',amboise a donnes2 ,p4 ,abael>di abbatis ruy5sis et ,heloissae abbatissae p>aclet5sis ,epi/olae1 edit4 cur4 ,ric>di ,rawl9son1 9-#h4 ,londres1 #agah4 ,le texte a t revu avec so91 mais corrig avec trop de h>diesse1 d'aprs un manuscrit d'une exi/5ce d\teuse4 ,,iii4--,les autres ouvrages d',abl>d1 savoir3 ,petri ,abael>di ,!ologia *ri/iana4--,ejusdem ,expositio 9 ,hexam]on4 7,dur& et ,m>t5e1 ,!saur4 nov4 an$oct41 t4 ,v1 p4 #aaci et #acfa47 ,petri ,abael>di ,e?ica1 seu lib] dictus3 ,,scito ,,te ,,ipsum4 7,b]n>d ,pez1 ,!saur4 anecdot4 noviss41 t4 ,,iii1 p>s ,,ii1 p4 #fbf47 ,petri ,abael>di ,dialogus int] philosophum1 judaeum et *ri/ianum4 7,frid4 ,h5r4 ,rhe9wald1 ,anecdot4 ad hi/or4 ecclesia/4 p]t941 p>tie4 ,i1 ,b]ol9i1 #ahca47 ,petri ,abael>di ,epitome !ologiae *ri/ianae1 7,f4 ,h4 ,rhe9wald1 mme recueil1 p>tie ,,ii1 #ahce47 ,ouvrages 9dits d',abl>d1 p\r s]vir l'hi/oire de la philosophie scola/ique en ,france1 publis p> ,m4 ,victor ,c\s94 ,les pr9cipaux ouvrages sont3 #a ,petri ,abael>di ,sic et ,non2 #b ,ejusdem ,dialectica2 #c ,ejusdem fragm5tum de ,g5]ibus et ,speciebus4 7,docum5ts 9dits relat4 l',hi/4 de ,france1 publis p> ordre du g\v]nem5t1 9-#d1 #ahcf1 p4 #c1 #agc et #ejg47 ,petri ,abael>di tractatus de ,intellectibus4 7,c\s91 ,fragm4 philos4 #ahdj1 t4 ,,iii1 ,app5d4 ,,xi1 p4 #ddh47 ,deux prfaces 9dites d',abail>d1 publies p> ,m4 ,l5oble dans les ,annales de philosophie *rti5ne1 janvi] #ahdd4 ,les posies qui se tr\v5t dissm9es dans div]s recueils1 savoir3 #a l'dition des ,oeuvres donne p> d',amboise1 p4 #aacf2 #b ,vet]um scriptorum et monum5torum amplissima ,collectio1 t4 ,,ix1 p4 #ajia2 #c ,gallia ,*ri/iana1 t4 ,,vii1 p4 #eie2 #d ,les ,fragm5ts philosophiques de ,m4 ,c\s91 #ahdj1 t4 ,,iii1 p4 #ddj2 #e ,spicilegium vaticanum4 ,beitraege zur naeh]n ,k5ntniss d] ,vatikanis*5 ,biblio!k fr deuts*e ,poesie des ,mittelalt]s1 von ,c>l ,grei?41 ,frau5field1 #ahch2 #f ,biblio?que de l'cole des ,*>tes1 t4 ,,iii1 #b;e livr4 #ahdb4 ,le d]ni] recueil a fait connatre les hymnes dc\v]ts dans un manuscrit de ,bruxelles1 dont n\s avons eu s\s les yeux une copie et un spcim5 p> ,m4 ,?4 ,oehl]1 et qui e/ intitul3 ,p4 ,ab4 sequ5tiae et hymni p] totum anni circulum 9 virg9um mona/4 p>aclet4 ,,iv4--,les ouvrages de controv]se des contempora9s d',abl>d1 savoir3 ,les lettres de sa9t ,b]n>d1 ,s4 ,b]n>di ,op]a omnia1 dition de ,mabillon1 #afij1 vol4 ,i1 passim4 ,les lettres directem5t relatives ,abl>d se retr\v5t dans le recueil de ses ,oeuvres p> d',amboise4 ,les lettres de ,pi]re le ,vnrable1 ,vita ,s4 ,petri ,v5]4 et ,epi/olae4 7,biblio!ca cluniac5sis1 p4 #eec et #fba2 dition de ,du*esne avec des notes1 #afad47 ,la lettre de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry contre ,abl>d et la diss]tation annexe1 ,disputatio adv]sus ,p4 ,abael>dum4 7,biblio!ca patrum ci/]c5sium1 p> ,tissi]1 #affj-affi1 t4 ,,iv1 p4 #aab47 ,la diss]tation d'un abb anonyme 7,ge(froy d',aux]re87 contre le mme1 ,disputatio anonymi abbatis adv]sus dogmata ,p4 ,abael>di4 7,mme recueil1 t4 ,,iv1 p4 #bbh47 ,la lettre de ,gauti] de ,mortagne ,abl>d1 ,epi/ola ,gualt]i de ,mauritania1 episcopi laudun5sis4 7,spicilegium1 sive ,collectio vet]um aliquot scriptorum1 ,d4 ,luc4 d',a*]y1 dition de de la ,b>re1 #agbc1 t4 ,,iii1 p4 #ebj47 ,les lettres de ,hugues ,metel adresses ,innoc5t ,,ii1 ,abl>d1 ,hlose1 ,hugon4 ,metelli ,epi/4 ,,iv1 ,v1 ,,xvi et ,,xvii4 7,c>4 ,lud4 ,hugo1 ,sacr4 antiquit4 ,monum41 t4 ,,ii1 p4 #ccj et #cdh47 ,l'ouvrage de ,gauti] de ,sa9t-,victor contre les ?ologi5s dialectici5s de son temps1 crit v]s #aahj1 ,lib] ,m4 ,walt]i prior4 ,s4 ,vict4 ,p>isius contra manife/as et damnatas etiam 9 conciliis ha]eses1 manuscrit de l'abbaye de ,sa9t-,victor1 et dont on tr\ve de longs extraits dans ,dub\lai4 7,hi/4 univ4 p>isi5s41 t4 ,,ii1 p4 #fbi-ffj47 ,v4--,les rcits crits p> les contempora9s ou dans le ,x,i,i,ie sicle4 ,les vies de sa9t ,b]n>d crites de son temps1 ,ex vita et rebus ge/is ,s4 ,b]n>di1 lib4 ,,iii1 a ,gaufrido autissiod4 seu cl>aeval4 mona*4--,epi/ola ejusdem ad episcopum alban5sem1 ex vit4 ,s4 ,b]n>di1 ab ,alano1 episc4 autissiod4 7,recueil des hi/ori5s des ,gaules et de la ,france1 t4 ,,xiv1 p4 #cbg1 #cgj et suiv47 ,johannis ,s>esb]5sis ,metalogicus1 lib4 ,i1 cap4 ,i et ,v2 lib4 ,,ii1 cap4 ,x et passim4 ,jean de ,salisbury avait ent5du les leons d',abl>d et frqu5t les pr9cipales coles des ,gaules4--,ejusdem ,policraticus1 sive de ,nugis curialium1 cui acc$it ,metalog41 #a vol4 9-#ab1 #afci1 lib4 ,,ii1 cap4 ,,xxii1 et lib4 ,,vii1 cap4 ,,xii4 7,voyez les extraits de cet auteur dans le ,recueil des hi/or41 t4 ,,xiv1 p4 #cjj et suiv47 ,otto ,fris+5sis1 de ge/is ,frid]ici ,i ,caes>is ,augu/i1 lib4 ,i1 cap4 ,,xlvi1 ,,xlvii et seq4 ,o?on1 abb de ,morimond1 de l'ordre de ,cteaux1 puis vque de ,fris+5 7,freis+1 en ,bavire71 neveu de l'emp]eur ,h5ri ,v1 a compos une *ronique de l'emp]eur ,frdric ,b>b]\sse1 dont il tait oncle pat]nel1 et il y raconte la vie et la condamnation d',abl>d1 son contempora94 7#a vol4 9-folio1 ,basil41 #aefi1 et ,recueil des hi/or41 t4 ,,xiii1 p4 #fed47 ,ex vita ,s4 ,gosv9i aquic9ct5sis abbatis lib4 ,i1 cap4 ,,iv et ,,xviii4 ,gosv91 abb d',an*91 fut un des adv]saires actifs d',abl>d2 sa vie a t crite p> des mo9es de son c\v5t1 ses contempora9s47,recueil des hi/or41 t4 ,,xiv1 p4 #ddb47 ,extraits de div]ses *roniques composes au ,x,i,ie sicle ou dans les suivants2 les plus importants sont tirs de3 #a ,guillaume de ,nangis1 ,ex ,*ronic4 ,guillielm4 de ,nangiaco4 7,recueil des hi/or41 t4 ,,xx1 p4 #gca1 ou ,spicilegium de d',a*]y1 t4 ,,iii1 p4 #a-f47 #b ,rob]t d',aux]re1 ,ex ,*ronologia ,rob]ti mona*4 ,s4 ,m>ian4 altissiod4 7,recueil des hi/or41 t4 ,,xii1 p4 #bic47 #c ,la ,*ronique d'un anonyme1 ,ex ,*ronico ab initio mundi usque ad ,a4,c4 #aafj4 7,id41 ibid41 p4 #abj47 #d ,ri*>d de ,poiti]s1 mo9e de ,cluni1 ,ex ,*ronic4 ,ri*>di pict4 7id41 ibid41 p4 #dae47 #e ,l'app5dice la *ronique de ,sigeb]t1 p> ,rob]t1 ,ex ,rob]ti proemon/r4 app5dice ad ,sigeb]ti *ronographiam4 7id41 t4 ,,xiii1 p4 #ccj1 ou dans le recueil intitul3 ,illu/rium vet]um scriptorum qui r]um a ,g]m4 ge/41 etc41 t4 ,i1 p4 #fbf2 #b vol4 9-folio1 ,franc=t1 #aegc47 #f ,alb]ic1 mo9e de ,trois-,fonta9es1 ,ex ,*ronic4 ,alb]ici ,trium ,fontium mona*i4 7,recueil des hi/or41 t4 ,,xiii1 p4 #gjj47 #g ,guillaume ,godelle1 mo9e de ,sa9t-,m>tial de ,limoges1 ,ex ,*ronic4 ,willelm4 ,godelli1 mon4 ,s4 ,m>t4 lemov4 7id41 ibid41 p4 #fge47 ,v9c5tius ,burgundus proesul bellovac5sis4 7,biblio!ca ,mundi1 #d vol4 9-folio1 #afbd4--,t4 ,,iv1 ,specul4 hi/orial41 lib4 ,,xxvii1 cap4 ,,xvii47 ,v9c5t de ,beauvais vivait au milieu du ,x,i,i,ie sicle4 ,il y a encore dans d'autres *roniques1 comme dans quelques c>tulaires1 des lignes isoles o ,abl>d e/ nomm1 et dont l'hi/ori5 peut faire son pr(it1 mais qui ne mrit5t po9t d'tre rappeles4 ,je ne fais que m5tionn] un *ant funbre sur la mort d',abl>d1 rapport p> ,m4 ,c>rire dans son dition allem&e des lettres 7voyez ci-aprs1 page #bfb71 et une curieuse *anson bretonne en dialecte de ,corn\aille1 o ,hlose1 ,loiza1 raconte qu'in/ruite p> son cl]c1 ma o'hlo>ek1 ma d\sik ,abal>d1 elle e/ dev5ue1 grce la connaissance des langues1 une sorcire semblable aux druidesses celtiques4 7,b>zas-,breiz1 ,*ants populaires de la ,bretagne1 publis p> ,m4 ,?4 de la ,villem>qu1 t4 ,i1 p4 #ic4 ,p>is1 #ahci47 ,,ii4 ,,autorit,s ,,po/,,rieures ,,au ,x,i,i,ie ,,si,,cle4 #a4--,un gr& nombre d'hi/ori5s qui ne s'occupai5t po9t spcialem5t d',abl>d1 ont t conduits p> leur sujet crire sa vie ou en donn] le sommaire1 p>ticulirem5t d'aprs l',hi/oria calamitatum et ,o?on de ,fris+54 ,le premi] me p>at tre ,b]tr& d',arg5tr1 un des plus anci5s hi/ori5s franais de la ,bretagne4 7,l',hi/oire de ,bretaigne1 #a vol4 9-fol41 #aech1 liv4 ,i1 *ap4 ,,xiv1 p4 #gd2 liv4 ,,iii1 *ap4 ,,ciii1 p4 #bcf et suiv47 ,c'e/ un c\rt rsum de l'hi/oire d',abl>d1 d'aprs ,o?on de ,fris+54 ,pasqui] a donn un abrg de l',hi/oria calamitatum1 de son temps encore manuscrite1 en y joignant quelques dtails et quelques rflexions4 7,les ,re*]*es de la ,france1 liv4 ,,vi1 *ap4 ,,xvii1 p4 #ehg et suiv42 liv4 ,,ix1 *ap4 ,v1 ,,vi et ,,xxi47 ,tri!me1 dans son ,catalogue des criva9s ecclsia/iques1 insre un article pris dans les *roniques dj cites4 7,de ,scriptoribus ecclesia/icis1 9 ,j4 ,tri!mii ,span4 ,op]4 hi/or41 9-folio1 #afjd1 "p4 ,i1 p4 #bgf47 ,dub\lai1 dans son ,hi/oire de l',univ]sit de ,p>is1 compose en div]s passages une biographie peu prs complte1 d'aprs d',amboise1 ,o?on de ,fris+51 ,jean de ,salisbury1 sa9t ,b]n>d et ses biographes4 7,coes4 ,egassii ,buloei ,hi/oria ,univ]sitatis p>isi5sis1 #f vol4 9-folio1 #affe1 t4 ,i1 p4 #beg1 #bgb1 #cdi1 #dde2 t4 ,,ii1 p4 #h et suiv41 #ec1 #fh1 #he1 #ajg1 #aeg1 #afb1 #afh1 #bjj1 #bdb1 #gae1 #gcc1 #gci1 #gec1 #gei et suiv47 ,le pre ,gr>d ,dubois raconte aussi1 leurs poques1 dans l',hi/oire de l'glise de ,p>is1 les vnem5ts de la vie d',abl>d4 7,g]>di ,dubois aurelian5sis ,hi/oria ,ecclesia p>isi5sis1 #b vol4 9-folio1 #afij1 t4 ,i1 lib4 ,,xi1 cap4 ,,ii1 p4 #gji1 etc42 cap4 ,,vii1 p4 #ggd1 etc2 t4 ,,ii1 lib4 ,,xii1 cap4 ,,vii1 p4 #fd et #agh1 etc47 ,jacques ,?omasius a crit une vie d',abl>d o il y a de l'rudition et des erreurs4 7,petri ,abel>di vita 9 ,hi/4 sapi5t4 et /ult4 a ,*ri/4 ,?omasio1 t4 #a1 p4 #ge-adb1 #afic1 ,hal4 ,magdeb47 ,citons encore ,dup91 dans sa ,biblio?que des auteurs ecclsia/iques4 7,hi/4 des controv4 et des mat4 ecclsia/4 traites dans le ,x,i,ie sicle1 #afif1 *ap4 ,,vii1 p4 #cfj1 etc41 #cib #dab47 ,le pre ,nol ,alex&re4 7,natalis ,alex&ri ,hi/oria ecclesia/ica1 #g vol4 9-folio1 #afii1 t4 ,,vi1 diss]tat1 ,,vii1 p4 #ghg et seq47 ,l'abb ,fleury4 7,hi/oire ecclsia/ique1 liv4 ,,lxvii et ,,lxviii1 p4 #cjg1 etc41 p4 #djf1 etc41 p4 #edg1 etc41 du t4 ,,xiv de l'dition 9-#d47 ,casimir ,oud94 7,comm5t>ius de scriptoribus ,ecclesioe antiquis1 #c vol4 9-folio1 #agbc1 t4 ,,ii1 sect4 ,,xii1 p4 #aafj et seq47 ,dom ,remy ,ceilli]4 7,hi/oire gnrale des auteurs sacrs et ecclsia/iques1 ,p>is1 #agbi1 #bc vol4 9-#d1 t4 ,,xxii1 *ap4 ,x1 p4 #dhd-did47 ,le pre ,longueval1 jsuite4 7,hi/oire de l'glise gallicane1 ,p>is1 #agcj-di1 #ah vol4 9-#d1 t4 ,,viii1 liv4 ,,xxiii1 p4 #cej et suiv41 #dad et suiv2 t4 ,,ix1 liv4 ,,xxv1 p4 #bb et suiv47 ,dom ,guy ,alexis ,lob9eau1 dans son ,hi/oire gnrale de ,bretagne1 #b vol4 9-folio1 #agjg1 t4 ,i1 liv4 ,v1 p4 #aci et suiv4 ,c'e/ un rcit assez complet1 crit avec modration et bi5veillance1 et que je reg>de comme la base des rcits po/rieurs4 ,dom ,hyac9! ,morice1 dans l'ouvrage qui porte le mme titre2 autre rcit plus sommaire et dans le mme esprit4 7,hi/4 gn4 de ,bret41 #e vol4 9-folio1 #agdd1 t4 ,i1 liv4 ,,ii1 p4 #if et suiv47 ,b>onius1 et surt\t son comm5tateur ,pagi1 dans ses notes4 7,annales ecclesia/ici1 #dc vol4 9-folio2 ,lucques1 #agch-eg1 t4 ,,xviii4 ,voyez le texte l'an #aadj et les notes aux annes #aaac1 #aaba1 #aabi1 #aaca1 #aadj et #aadb47 ,on peut cit] galem5t l',hi/oire de la ville de ,p>is1 p> les pres ,flibi5 et ,lob9eau 7#e vol4 9-folio1 #agbe1 t4 ,i1 liv4 ,,iii et ,,iv72 l'article ,abl>d du ,dictionnaire univ]sel des sci5ces ecclsia/iques1 p> le rvr5d pre ,ri*>d 7#f vol4 9-folio1 #agfj71 et le ,,ii du liv4 ,i de l',hi/oire de l',univ]sit de ,p>is1 p> ,crevi]4 7,t4 ,i1 p4 #aaa-aic1 #g vol4 9-#ab2 ,p>is1 #agfa47 ,le pre ,nic]on a publi une vie d',abl>d qui n'e/ gure que l'analyse de celle de ,d4 ,g]vaise4 7,mmoires p\r s]vir l'hi/oire des hommes illu/res dans la rpublique des lettres1 #db vol4 9-#ab1 #agbi1 t4 ,,iv1 p4 #a et suiv47 ,mabillon1 ou son cont9uateur ,m>t5e1 donne1 dans les ,annales bndict9es1 une biographie p> morceaux dta*s qui vaut beauc\p d'g>ds les prcd5tes1 ,annales ord9is ,s4 ,b5$icti4 7#f vol4 9-folio1 #agci1 t4 ,,iv1 lib4 ,,lxxiii1 p4 #fc et seq41 #hd et seq41 #cbd et seq41 #cef et seq41 #iia1 #ajhe1 etc47 ,l'article d',abl>d1 dans l',hi/oire de la philosophie1 de ,bruck]1 mrite aussi d'tre lu1 tant p\r la critique que p\r la biographie4 7,jacobi ,bruck]i ,hi/oria critica philosophiae1 #f vol4 9-#d1 ,lipsiae1 #agff1 t4 ,,iii1 p>s ,,ii1 lib4 ,,ii1 cap4 ,,iii1 sect4 ,,ii1 p4 #gaf1 #gcd1 etc47 ,n\s ne faisons que m5tionn] l'hi/oire d',abl>d p> ,did]ot1 dans l'article ,scola/ique de l',encyclopdie4 ,,ii4--,p>mi les biographies proprem5t dites1 n\s cit]ons p>ticulirem5t3 ,la ,vie de ,pi]re ,abeill>d1 abb de ,sa9t-,gildas1 et celle d',hloise1 son p\se1 #b vol4 9-#ab1 #agbj1 p> ,d4 ,g]vaise 7,franois-,arm&74 ,cet ouvrage e/ intressant3 l'auteur1 quoique anci5 abb de la ,trappe1 e/ un apologi/e en?\sia/e2 le rcit e/ fait avec so91 mme avec assez d'exactitude quant aux faits ess5tiels1 mais enjoliv de dtails romanesques4 ,il e/ vrai que ,g]vaise a t accus p> ,sa9t-,simon d'avoir eu lui-mme une intrigue galante avec une religieuse4 ,l'article ,abl>d1 dans le ,dictionnaire de ,mor]i1 dans le ,dictionnaire critique de ,bayle1 a9si que les articles ,hlose1 ,p>aclet1 ,f\lque1 ,br5g]1 ,fr4 d',amboise4 ,! ,hi/ory ( ! lives ( ,abeill>d & ,heloisa1 by ! rev4 ,joseph ,b]+ton1 #b vol4 9-#h1 ,basil1 #agic4 ,cet ouvrage =t e/im conti5t1 avec une biographie t5due1 une traduction et le texte des lettres d',hlose et d',abl>d4 ,il e/ intressant1 mais il n'a pas t compos d'aprs les autorits contempora9es1 et l'auteur a pris p\r hi/oriques t\s les dtails romanesques inv5ts p> ,d4 ,g]vaise4 ,abail>d et ,hlose1 avec un ap]u du ,x,i,ie sicle1 p> ,f4,c4 ,turlot1 #a vol4 9-#h1 #ahbb4 ,l'article d',abl>d dans l',hi/oire littraire de la ,france1 a9si que celui d',hlose4 ,ces articles ont t rdigs p> dom ,clm5t avec beauc\p de so9 et de critique1 mais avec une svrit qui tombe dans l'inju/ice4 ,ils ont t rimprims1 l',acadmie des inscriptions ayant donn une n\velle dition du volume o ils sont insrs1 et ,m4 ,daun\ y a jo9t quelques notes4 7,hi/oire littraire de la ,france1 t4 ,,xii1 #ahcj1 p4 #hf et suiv41 p4 #fbi et suiv47 ,l',essai sur la vie et les crits d',abail>d et d',hlose1 p> madame ,guizot4 7oeuvres div]ses et 9dites de madame ,guizot1 #ahbh1 t4 ,,ii1 p4 #cai47 ,l'ouvrage qui n'e/ pas f9i e/ le plus rem>quable p\r le fond des ides et p\r les vues qu'il conti5t2 il a t t]m9 p> ,m4 ,guizot et plac la tte de l'dition illu/re des ,lettres d',abail>d et d',hlose1 traduites p> ,m4 ,odd\l4 7#b vol4 9-#h1 ,p>is1 #ahci47 ,cette d]nire dition r5f]me un assez gr& nombre de pices et de tmoignages1 le spcim5 d'un des manuscrits des lettres1 quelques fragm5ts de ,,mm4 de ,*ateaubri&1 ,mi*elet1 ,qu9et1 etc4 ,les dictionnaires et recueils biographiques1 qui t\s en gnral conti5n5t un article ,abl>d4 ,n\s cit]ons celui de ,m4 d',eck/e91 dans l',encyclopdie des g5s du monde1 t4 ,i2 celui de ,m4,p4 ,l]\x1 dans l',encyclopdie n\velle1 t4 ,i2 celui de ,m4 ,gruzez1 dans le ,plut>que franais1 t4 ,i2 ,m4 ,b>rire y a donn l'article ,hlose4 ,la traduction des lettres d',hlose et d',abl>d1 p> le bibliophile ,jacob1 insre dans la ,biblio?que d'lite1 9-#ab1 ,p>is1 #ahdj4 ,cette traduction1 =t bi5 faite1 e/ prcde d'une notice intressante et dtaille qu'on doit ,m4 ,vill5ave1 s\s ce titre3 ,abl>d et ,hlose1 leurs am\rs1 leurs malheurs et leurs ouvrages4 ,p>mi les anci5nes traductions1 assez peu rem>quables1 on ne doit cons]v] que celle de ,bussy-,rabut91 rimprime avec de nombreuses compositions potiques s\s ce titre3 ,lettres d',hlose et d',abl>d1 traduites librem5t d'aprs les lettres orig9ales lat9es1 p> le comte de ,bussy-,rabut91 avec les imitations en v]s p> de ,beau*amps1 ,col>deau1 etc41 etc41 prcdes d'une n\velle prface p> ,m4,e4 ,m>t9eault1 9-#ab1 ,p>is1 #ahda4 ,une biographie univ]selle publie en ,anglet]re conti5t un bon article sur ,abl>d1 ,! biographical ,diction>y ( ! ,society = ! diffusion ( useful k1 9-#h1 t4 ,i1 ,london1 #ahdb4 ,les ,allem&s se sont peu occups d',abl>d4 ,on cite les deux ouvrages suivants1 dont n\s ne connaissons que des extraits3 ,f4 ,c4 ,s*loss]1 ,abael>d und ,dulc91 od] ,leb5 und ,me9ung5 e9es ,s*wa]m]s und e9es ,philosoph51 9-#h1 ,go?a1 #ahjg4 ,fessl]1 ,abael>d und ,heloisa1 #b vol4 9-#h1 ,b]l91 #ahjh4 ,abael>d und ,heloise od] d] ,s*rift/ell] und d] ,m5s*1 p> ,m4 ,feu]ba* 7,leipzig1 #ahdd71 e/ un m9ce recueil de p5ses dta*es qui ne m'ont p>u avoir aucun rapport avec le titre#a4 ,note #a3 ,voici au vrai le s5s t\t allem& de ce titre4 ,il s'agit d'une ,comp>aison entre la vie littraire et la vie active4 ,je crois qu',abl>d dsigne l'une et ,hlose l'autre4 ,c'e/ un recueil dont le titre revi5t peu prs ceci1 l'art et humanit4 ,les deux noms propres ne se r5contr5t pas dans le c\rs du livre4 ,abael>d und ,heloise4 ,ihre ,briefe und die ,leid5sges*i*te b]setzt und e+eleitet dur* e9e ,d>/ellung von ,abael>ds ,philosophie und se9em ,kampf mit d] ,kir*e1 von ,moriz ,c>ri]e1 9-#ab1 ,giess51 #ahdd4 ,c'e/ une traduction des lettres1 mais l'auteur l'a fait prcd] d'une introduction qui se lit avec intrt1 et o il se montre au c\rant des plus rc5tes publications qui conc]n5t ,abl>d4 ,,iii4--,on tr\ve des r5seignem5ts sur les manuscrits d',abl>d1 sur ses ouvrages 9dits1 sur la publication de ceux qui sont imprims1 dans le ,?saurus de ,dur& et ,m>t5e et dans celui de ,pez1 aux lieux cits2 dans ,casimir ,oud9 7t4 ,,ii1 p4 #aafi72 l',hi/oire littraire 7t4 ,,xii1 p4 #ajc1 #abi1 #acd et #gjf72 ,fabricius 7,biblio?4 lat4 m$4 et infim4 aetat41 ed4 a ,p4,j4 ,mansi1 t4 ,v1 lib4 ,,xv1 p4 #bcb et seq472 ,ole>ius1 7,joann4 ,gotfr4 ,ole>ii ,biblio?4 scriptor4 ecclesia/41 t4 ,i1 p4 #b-d72 le recueil intitul3 ,hi/oria rei litt]>iae ord94 ,s4 ,b5$icti1 p> ,ziegelbau] et ,legipontanus 7t4 ,i et ,,iv72 celui de ,guillaume ,cave1 7,scriptor4 ecclesia/4 ,hi/oria litt]>ia1 t4 ,,ii1 p4 #bjc72 le ,voyage littraire de deux bndict9s 7"p4 ,i1 p4 #bde71 et l',introduction aux ,ouvrages 9dits d',abl>d1 p> ,m4 ,c\s94 ,les op9ions religieuses d',abl>d ont t exposes et discutes p> d',amboise1 ,d4 ,g]vaise1 ,dup91 le pre ,nol ,alex&re1 ,oud91 ,lob9eau1 ,bayle1 les diteurs des deux ,!saurus1 ,mabillon1 dans l'dition de sa9t ,b]n>d1 son cont9uateur1 dans les ,annales bndict9es1 l'auteur du tome ,,xii de l',hi/oire littraire1 ,duplessis d',arg5tr 7,collectio judiciorum de novis erroribus1 t4 ,i1 p4 #di et seq471 ,m4 ,ne&] et ,m4 l'abb ,ratisbonne1 *acun dans son ,hi/oire de sa9t ,b]n>d2 7l'une traduite p> ,m4 ,?4 ,vial1 #a vol4 9-#ab1 #ahdb2 l'autre1 #b vol4 9-#ab1 #ahdj1 t4 ,,ii1 *ap4 ,,xxvii1 ,,xxviii et ,,xxix47 ,les op9ions philosophiques d',abl>d ont t incompltem5t exposes p> les div]s hi/ori5s de la philosophie1 qui jusqu' ces d]ni]s temps1 ne connaissai5t pas ceux de ses ouvrages o elles sont exposes4 ,voyez p\rtant1 outre ,bruck] dj cit1 ,t5nemann 7,ges*i*te d] ,philosophie1 t4 ,,viii1 "p4 ,i1 *ap4 ,v1 p4 #agj1 ,leipzig1 #ahaj72 ,deg]&o 7,hi/oire comp>e des sy/mes de philosophie1 t4 ,,iv1 *4 ,,xxvi1 p4 #cig71 et la note du comm5cem5t du *ap4 ,,iii de notre livre ,,ii4 ,mais les doctr9es d',abl>d ne comm5c5t tre bi5 connues que depuis l'introduction de ,m4 ,c\s9 7,ouvr4 9d41 ou ,fragm5ts philos41 t4 ,,iii74 ,on peut consult] aussi l'ouvrage intitul3 tudes sur la philosophie dans le moy5 ge1 p> ,m4 ,r\sselot 7#c vol4 9-#h1 #ahdj-ahdb74 ,il a p>u quelques diss]tations en ,allemagne que n\s citons en leur lieu4 ,,ab,,l>d4 ,,livre ,,premi]4 ,,vie ,d',,ab,,l>d4 ,lorsqu'on suit1 en quittant ,nantes1 la r\te de ,poiti]s1 on trav]se1 avant d'arriv] ,clisson1 un b\rg =m d'une longue rue et qui se nomme le ,pallet4 ,aprs les d]nires maisons1 on ap]oit gau*e au-dessus du *em9 une glise1 rem>quable seulem5t p> sa simplicit et p> la vtu/ de quelques-unes de ses p>ties4 ,d]rire cette glise et sur une hauteur1 des re/es de murs pais1 avec des ve/iges de fosss1 indiqu5t s\s le li]re qui les c\vre une anci5ne et =te con/ruction1 et r5f]m5t ma9t5ant un c>r d'arbu/es et de gr&es h]bes1 cimetire ab&onn o s'lve une vieille croix de pi]re p>mi quelques mode/es tombeaux4 ,ces ru9es sont celles de la demeure des seigneurs du ,pallet1 dtruite en #adbj1 lors des gu]res qui suivir5t l'att5tat commis sur ,jean ,v1 duc de ,bretagne1 p> ,m>gu]ite de ,clisson4 ,c'tait l1 qu'au ,x,ie sicle1 un petit *teau =tifi dom9ait le b\rg1 du haut d'une m95ce pic sur l'troite rivire de la ,sanguze1 a9si nomme1 dit-on1 p\r avoir t s\v5t r\gie du sang des combattants1 au temps des luttes a*>nes des ,bretons et des ,anglais4 ,en #ajgi1 ,philippe ,i] tait roi des ,franais1 et ,hol ,,iv1 duc de ,bretagne1 lorsque dans ce b\rg et dans ce *teau1 son doma9e1 un p]sonnage noble1 ,br5g]1 eut de sa femme ,lucie un fils qu'il nomma ,pi]re#b4 ,c'tait l'an de sa famille1 qui s'augm5ta bi5tt de plusieurs enfants2 ses autres fils s'appelr5t ,ra\l1 peut-tre ,porcaire et ,dagob]t1 et sa fille1 ,d5yse4 ,le pre1 avant de pr5dre le mti] des armes1 avait reu de l'in/ruction1 et il en cons]vait un tel gt p\r les lettres qu'il v\lut le transmettre ses enfants et faire prcd] p> quelques tudes leur ducation gu]rire4 ,l'am\r qu'il portait son fils an lui inspira des so9s p>ticuli]s1 auxquels celui-ci rpondit p> del t\te esprance4 ,il annonait des dispositions brillantes4 ,dans cette vieille ,armorique qui passait p\r devoir son nom de ,bretagne la brutalit de ses habitants1 on rem>quait ds lors une s+ulire aptitude aux *oses qui dem&5t la subtilit de l'esprit1 et le jeune ,pi]re t5ait du lieu natal1 ou plutt de sa race1 une rem>quable facilit#c4 ,ses progrs fur5t bi5tt tels qu'il s'prit d'une passion vive p\r l'tude1 et1 dans son ardeur1 il rsolut de se consacr] aux lettres t\t enti]4 ,r5onant la gloire militaire1 et ab&onnant ses frres son hritage et son droit d'anesse1 il s'adonna surt\t la philosophie1 et dans la philosophie1 la sci5ce de la dialectique1 cet art de la gu]re intellectuelle dont il prfrait t\t les armes1 les combats et les trophes4 ,note #b3 ,le ,pallet1 ,palatium 7on tr\ve aussi ,palet1 ,palais1 ,paletz1 ,palez71 e/ situ #ai ou #bj kilomtres au sud-e/ de ,nantes1 sur la r\te de ,*ollet et de ,poiti]s1 oppidum 444 ab urbe ,nannetica v]sus ori5tem octo mili>iis remotum4 ,l'glise e/ sur le p5*ant d'une butte1 appele encore la butte d',abl>d4 ,c'e/ l'anci5ne *apelle du *teau1 donne la commune1 comme je l'ai appris du cur en #ahdc1 p> le d]ni] seigneur ,b>9 de ,froidmanteau1 de la mme famille que les ,la ,galissonnire1 dont la rsid5ce se voit mo9s d'une demi-lieue en avant4 ,les ru9es du *teau1 dtruit d'abord en #adbj1 puis s\s ,l\is ,,xiii1 ou quatre pans de murs1 hauts de #a mtre environ1 r5f]mant un c>r d' peu prs #cj mtres de ct1 pass5t p\r la maison d',abl>d1 qu'on a dit aussi n dans une autre maison plus mode/e1 dmolie il y a sept ou huit ans p> ,m4 ,dufrne1 procureur du roi4 ,br5g] peut avoir t *tela9 du lieu1 quoiqu'il ft ,poitev91 suivant l'unique tmoignage d'une des pitaphes d',abl>d 7ex ,*ron4 ,ri*4 ,pictav471 ,namque oritur patre ,pictavis et ,britone matre1 si t\tefois on n'a pas fait confusion avec ,br5g] de ,poiti]s1 dont il s]a "q plus bas4 ,mais ri5 n'emp*e de voir en lui l'anctre de ces seigneurs du ,pallet qui1 jusqu'au ,x,ve sicle1 figur5t dans les annales de la ,bretagne4 ,son fils e/ s\v5t dsign s\s le nom de ,palat9us et quelquefois de ,nannet5sis4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #d4--;,johan4 ,s>esb4 ,policrat41 l4 ,,ii1 c4 ,,xxii1 et ,metal41 l4 ,i1 c4 ,v1 et l4 ,,ii1 c4 ,x4--,rec4 des ,hi/4 des ,gaules1 t4 ,,xii1 p4 #aae1 et t4 ,,xiv1 p4 #cjc-cjd4--;,hi/4 de ,bret41 p> ,d4 ,lob9eau1 t4 ,i1 l4 ,,iii1 p4 #ajf-ajg2 l4 ,,ix1 p4 #bih2 l4 ,,xix1 p4 #fea1 #aadc1 #aafb et #abce4--;,abail4 et ,hl41 p> ,turlot1 p4 #adc4--,voy4 pitt4 de ,clisson1 p> ,?i5on1 pl4 ,,ii et ,,iii4--,notice sur ,clisson1 9-#ah1 ,nantes1 #ahda1 p4 #g4--,r5seignem5ts manuscrits transmis p> ,m4 ,*ap]1 prfet de la ,loire-,infrieure1 et p> ,,mm4 de la ,j>riette et ,demangeat1 de ,nantes47 ,note #c3 ,c'e/ ,abl>d qui dit que ,breton vi5t de brute4 ,brito dictas e/ quasi brutus4 ,licet enim non omnes vel soli s9t /olidi1 hoc 7sic7 tam5 qui nom5 ,britonis composuit secundum aff9itatem nom9is bruti1 9 int5tione habuit quod maxima p>s ,britonum fatua esset4 ,et on lit1 en effet1 dans le roman de ,brut1 que ,brutus ,apela de ,bruto ,bretons ,les ,troy5s ses compaignons4 7,v4 #abaa et #abab47 ,il s'agit1 il e/ vrai1 de la ,gr&e-,bretagne1 mais elle donna son nom l',armorique4 ,les savants p5s5t que le nom de ,bretons vi5t de ,vrezonze ou ,brazonce1 les pe9ts1 les tat\s1 comme les ,pictes de l',anglet]re4 ,cep5dant l'esprit pntrant des cl]cs bretons e/ atte/ p> ,o?on de ,fris+51 mais i#a veut qu'en t\te autre *ose que les arts 7la rhtorique et la dialectique71 les ,bretons soi5t presque /upides4 ,c'e/ en faisant allusion cette subtilit p>ticulire qu',abl>d dit de lui mme3 ,natura t]rae meae vel g5]is animo levis4 ,c> je crois qu'ici animo levis signifie plutt l'esprit prompt que la lgret du c>actre3 ce n'e/ pas l'usage d',abl>d de p>l] mode/em5t de lui-mme1 et la lgret n'e/ pas le dfaut breton4 7,ouvr4 9d4 d',ab4 ,dialectic41 p4 #bbb et #eia4--;,de ,ge/4 ,frid4 ,i imp]41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #d47 ,trs-jeune encore1 il affronta les *ances et les preuves de cette /ratgie du raisonnem5t et de la p>ole4 ,il s'y ex]a de bonne heure1 et ses rapides succs lui donnr5t une telle confiance que1 quittant la maison pat]nelle1 il alla voyag]1 p>c\rant les prov9ces1 *]*ant les matres et les adv]saires1 m>*ant de controv]ses en controv]ses1 et r5\velant a9si1 s\s une autre =me et dans un plus va/e espace1 la c\tume attribue aux pripattici5s de discut] en se prom5ant#d4 ,la philosophie avait alors ses *evali]s errants4 ,note #d3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #d4 ,la ,france ne manquait pas de matres et d'criva9s qui cultivai5t la dialectique4 ,des sci5ces qui occupai5t les esprits1 c'tait celle qui comm5ait faire le plus de bruit et donn] le plus de r5omme4 ,elle rivalisait d'importance et presque de p\voir avec la ?ologie qu'elle s]vait et inquitait t\r t\r4 ,la grammaire et la rhtorique qui1 unies ces deux sci5ces et quelques tudes ma?matiques1 composai5t presque t\t l'enseignem5t de l'poque1 ne v5ai5t que lo9 aprs la dialectique dans l'e/ime des hommes in/ruits4 ,la dialectique1 c'tait alors la philosophie proprem5t dite4 ,on l'appelait un art1 p>ce qu'on ne l'enseignait pas sans la pratiqu]1 et que l'tude du raisonnem5t ne va pas sans le beso9 d'en montr] les ress\rces1 d'en essay] les procds1 d'en pr\v] les =ces#e4 ,on appr5ait1 s\s le nom de cet art1 une gr&e p>tie de ce que conti5t la ,logique d',ari/ote1 que l'on connaissait p> des traductions incompltes et surt\t p> l'int]mdiaire de ,porphyre et de ,boce4 ,l'introduction que le premi] a jo9te aux catgories1 c'e/--dire aux prolgomnes de la ,logique1 faisait corps avec elle2 on n'en sp>ait pas les v]sions et les comm5taires du second4 ,a9si l'on ne savait la dialectique qu' la condition d'avoir appris t\t ce qui reg>de les c9q voix ou les rapports gnraux des ides et des *oses entre elles1 exprims p> les noms de g5re1 d'espce1 de diffr5ce1 de proprit et d'accid5t2 les catgories ou prdicam5ts1 c'e/--dire les ides les plus gnrales auxquelles puisse tre ram5 t\t ce que n\s savons ou p5sons des *oses2 la ?orie de la proposition ou les pr9cipes univ]sels du langage2 le raisonnem5t et la dmon/ration1 ou la ?orie et les =mes du syllogisme2 les rgles de la division et de la df9ition2 la sci5ce enf9 de la discussion et de la rfutation1 ou la connaissance du sophisme4 ,en tudiant t\tes ces *oses1 on tr\vait1 *em9 faisant1 de nombreuses que/ions qui p]mettai5t de jo9dre l'exemple au prcepte2 c'tai5t des que/ions d'abord de logique pure1 puis de physique1 de mtaphysique1 de morale1 et s\v5t de ?ologie4 ,sur ces que/ions s'*auffai5t les esprits1 s'animai5t les passions1 et brillai5t ceux qui se livrai5t l'enseignem5t et la dispute2 sur ces que/ions se p>tageai5t les pr(esseurs1 les lettrs1 les coles1 et quelquefois l'glise et le public4 ,note #e3 ,on sait que notre facult des lettres s'appelait autrefois la facult des arts2 d'o le titre de matre s arts4 ,le nom d'arti/a fut donn dans le ,x,ie sicle aux philosophes1 qui ,rome tai5t aussi appels ,grec3 te*nikoi1 qu& ils s'adonnai5t l'enseignem5t et la controv]se4 ,budaeus1 ,obs]v4 select4 ,,xiv et ,,xvi1 t4 ,,vi1 p4 #aba et #acj4 ,hall41 #agjb4 ,a l'poque o le jeune ,pi]re se mit c\rir le pays p\r *]*] les av5tures philosophiques1 un homme s'tait fait dans les coles une gr&e r5omme4 ,c'tait ,jean ,roscel91 n comme lui en ,bretagne1 et *ano9e de ,compigne4 ,ce matre avait tr\v assez rp&ue cette doctr9e1 qui n'tait pas cep5dant t\j\rs explicite1 que les noms appels plus t>d ab/raits p> les grammairi5s dsign5t1 p\r le plus gr& nombre1 des ralits1 t\t comme les noms des *oses individuelles1 et que ces ralits1 p\r tre inaccessibles nos p]ceptions immdiates1 n'en sont pas mo9s les objets srieux et sub/antiels d'une vritable sci5ce4 ,il combattit cette ide qu'il contraignit se dvelopp] et s'claircir2 et il s\t9t que t\s les noms ab/raits1 c'e/--dire t\s les noms des *oses qui ne sont pas des sub/ances individuelles1 que p> consqu5t les noms des espces et des g5res qui n'exi/5t po9t hors des individus qui les compos5t1 et les noms des qualits et des p>ties qui ne peuv5t tre isoles des sujets ou des t\ts auxquels on les ratta*e1 les unes sans disp>atre1 les autres sans cess] d'tre des p>ties1 n'tai5t en effet que des noms4 ,puisqu'ils n'tai5t pas les dsignations de ralits di/9ctes et reprs5tables1 ils ne p\vai5t tre1 selon lui1 que des produits ou des lm5ts du langage1 des mots1 des sons1 des s\ffles de la voix1 flatus vocis4 ,cette doctr9e fut appele la doctr9e des noms1 le sy/me des mots1 s5t5tia vocum2 les hi/ori5s de la philosophie l'appell5t le nom9alisme#f4 ,note #f3 ,voyez le l4 ,,ii de cet ouvrage1 c4 ,,ii1 ,,viii1 ,,ix et ,x4 ,cette doctr9e illu/ra son auteur qui ne l'avait pas inv5te t\t entire1 mais qui1 la r5contrant en pr9cipe dans ,ari/ote1 l'avait1 aprs ,raban-,maur et ,jean le ,s\rd1 h>dim5t p\sse ses extrmes consqu5ces et rdige en t]mes absolus2 mais elle compromit le repos et la sret de ,roscel94 ,l'glise s'tait al>me2 sa9t ,anselme1 alors abb du ,bec en ,norm&ie1 en att5dant qu'il succdt ,lanfranc dans l'ar*ev* de ,cantorb]y1 et qui j\issait d'un gr& crdit comme religieux et d'une gr&e rputation comme philosophe1 avait combattu le nom9alisme1 en s\t5ant outrance la ralit de ce qu'exprimai5t les t]mes ab/raits et gnraux1 ou ce qu'on appelle la ralit des univ]saux4 ,devanant mme cette polmique1 un concile t5u ,soissons1 en #ajib1 avait condamn la doctr9e de ,roscel91 comme fausse en elle-mme1 et comme incompatible avec le dogme de la ,tr9it1 puisqu'en n'attribuant l'exi/5ce qu'aux individus1 elle annulait celle des trois p]sonnes1 ou les ralisait en trois ess5ces individuelles1 ce qui tait admettre trois dieux4 ,roscel9 avait t =c de s'exil] en ,anglet]re4 ,on croit que dans le c\rs de ses voyages notre ,pi]re fut un de ses auditeurs2 mais on ignore qu& il le r5contra4 ,il e/ c]ta9 qu'il suivit ses leons1 et probablem5t avant de v5ir ,p>is4 ,il l'ent5dit du mo9s tant =t jeune2 il a dit plus t>d qu'il l'avait eu p\r matre1 et il a dit aussi qu'il tr\vait sa doctr9e ins5se#g4 ,note #g3 ,magi/ri no/ri ,roscell9i tam insana s5t5tia4 7,ouvr4 9d4 ,dialect41 p4 #dga47 ,c'e/ ,o?on de ,fris+5 qui veut que le premi] matre d',abl>d ait t ,roscel91 lequel a sans aucun d\te t son matre1 mais qui ne peut avoir t le premi]1 encore mo9s son prcepteur dans sa famille1 comme quelques-uns l'ont cru4 ,ri5 ne pr\ve que ,roscel9 ait enseign en ,bretagne4 ,proscrit lorsqu',abl>d avait treize ans1 il ne peut gure l'avoir connu que plus t>d dans ses c\rses plus ou mo9s secrtes en ,france4 7,id41 ,introd41 p4 xl et suiv47 ,abl>d le traite avec svrit1 il l'a rfut et mme attaqu violemm5t4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,xxi1 p4 #ccd2 ,n41 p4 #agdc4--,ou4 ,fris4 ,de ,ge/4 ,frid4 ,i1 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,philosophie dans le moy5 ge1 p> ,m4 ,r\sselot1 t4 ,i1 c4 ,v47 ,on croit qu'il n'avait gure que v+t ans lorsqu'il vit ,p>is p\r la premire fois#h4 ,note #h3 ,peut-tre mme tait-il plus jeune2 les auteurs du ,recueil des hi/ori5s des ,gaules et de la ,france veul5t qu'il ait ent5du ,guillaume de ,*ampeaux1 ,p>is1 avant la f9 du ,x,ie sicle1 7t4 ,,xiii1 p4 #fed74 ,le ,p4 ,dubois1 dans son ,hi/oire ecclsia/ique de ,p>is1 dit qu',abl>d arriva dans cette ville en #aajj 7t4 #a1 l4 ,,xi1 c4 ,,vii1 p4 #ggg74 ,dub\lai v\drait mme faire remont] son arrive jusqu'en #ajie4 7,hi/4 ,univ]sit4 p>isi5s4 t4 ,,ii p4 #h47 ,cette ville tait alors1 surt\t p\r le nord et l'occid5t de l',europe1 la capitale des lettres et des arts4 ,elle a t de bonne heure1 elle e/ re/e t\j\rs le c5tre de cette philosophie du moy5 ge qu'on a nomme la scola/ique4 ,ce nom ne dsigne pas autre *ose que la philosophie des coles ou cette dialectique que n\s avons dcrite4 ,les coles tai5t assez nombreuses en ,france1 et p\r la plup>t piscopales1 c'e/--dire qu'elles tai5t ouv]tes ord9airem5t s\s le patronage et la surveillance de l'vque et mme dans sa maison4 ,ces in/itutions avai5t succd aux coles palat9es1 fondes p> ,*>lemagne1 gr&e et passagre cration1 comme presque t\tes celles de cet homme qui devana trop son temps1 et manqua l'av5ir p\r l'avoir dev9 trop tt4 ,ce qu'il avait v\lu plac] dans le palais s'tait donc produit dans l'v* ou mme la porte du clotre#i4 ,dans ces coles1 qui diffrai5t de rputation et quelquefois de doctr9e1 comme les vques eux-mmes1 on enseignait t\j\rs la ?ologie et s\v5t les sci5ces pr(anes1 y compris la philosophie4 ,cet ordre d'in/itutions dura longtemps2 il en e/ re/ au *ef-lieu de t\s les diocses1 auprs de t\s les vques1 deux titres ports p> des prtres et qui reprs5t5t le d\ble enseignem5t du pass3 l'un e/ le titre de ?ologal1 et l'autre celui d'coltre4 ,note #i3 ,c>olus4444 secul>es quodam modo litt]as fecit et a co5obiis ad palatium evocavit4 7,dub\lai1 t4 #a1 p4 #ie47 ,je p>le ici d'aprs l'ide reue qui attribue ,*>lemagne la cration p]man5te d'coles royales t5ues dans son propre palais4 ,domus regia s*ola dicitur1 disait le concile de ,ki]zy en #heh 7,ibid4 p4 #ajf74 ,ce pr9ce aurait a9si conu et ralis la vritable in/ruction publique1 celle de l'tat4 ,j'av\e que ,m4 ,ampre a s+ulirem5t branl cette ide4 ,au re/e1 les coles piscopales elles-mmes doiv5t encore tre orig9airem5t rapportes ,*>lemagne2 c'e/ lui qui en prescrivit la =mation p> un capitulaire de #ghi4 7,hi/oire littraire de la ,france avant le ,x,i,ie sicle1 p> ,m4 ,ampre1 t4 ,,iii1 c4 ,,ii47 l'poque dont n\s p>lons1 ou v]s l'an #aajj1 il n'y avait donc pas d',univ]sit de ,p>is4 ,il y avait des coles ,p>is1 et p>mi elles1 au-dessus de t\tes1 l'cole piscopale1 la plus frqu5te et la plus clbre#aj4 ,les tudiants y acc\rai5t de trs-lo91 non-seulem5t de t\te la ,france1 ce qui tait peu dire1 mais de t\te la ,gaule et des pays trang]s4 ,l',anglet]re1 l',italie et l',allemagne comm5ai5t envoy] leurs enfants dans cette ville1 de/9e dev5ir l',a?nes de la philosophie du moy5 ge4 ,les c\rs de l'cole1 ou comme on disait les lectures#aa 7il n'exi/ait po9t de collge71 avai5t p\r auditeurs des jeunes g5s ou hommes faits de t\tes nations2 c> les coli]s tai5t alors de t\t ge4 ,ils se rassemblai5t aut\r de la *aire du pr(esseur1 dans un clotre assez vois9 de l'habitation de l'vque1 situe au lieu o n\s avons vu encore l',ar*ev*1 et au pi$ de l'glise mtropolita9e1 qui se nommait bi5 dj ,notre-,dame1 mais qui n'tait pas le monum5t magnifique et vnr que comm5a ,maurice de ,sully s\s ,philippe ,augu/e4 ,il n'y a pas trs-longtemps qu'une ence9te1 jadis habite t\t entire p> les membres du *apitre1 s't5dait depuis le ,p>vis1 et longeant au nord la nef de l'glise1 allait rejo9dre le j>d9 de l',ar*ev*2 elle s'appelait le ,clotre ,notre-,dame#ab4 ,l tait1 aux premi]s j\rs du xiie sicle1 l'cole piscopale1 l'cole matresse1 p]ptuelle1 celle dont le titulaire rgissait de droit les coles de ,p>is1 et c'e/ p\r cela qu'elle portait dans le monde et qu'elle a cons]v dans l'hi/oire le nom d'cole du ,clotre ou de ,notre-,dame4 ,elle s'enorgueillissait de reconnatre p\r *ef ,guillaume1 dit de ,*ampeaux1 du nom d'un b\rg de la ,brie o il tait n4 ,ar*idiacre de ,p>is1 il enseignait avec beauc\p de succs et d'clat4 ,il p>at avoir brill dans la dialectique1 donn de quelques-unes des que/ions qu'elle pose des solutions n\velles1 et appliqu le premi]1 dans l'cole de ,notre-,dame1 les =mes de la logique l'enseignem5t des *oses sa9tes3 ce qui a fait dire qu'il avait1 le premi]1 pr(ess publiquem5t la ?ologie ,p>is1 et d'une manire cont5tieuse1 en ce s5s qu'il aurait introduit la ?ologie scola/ique4 ,on l'a surnomm la ,colonne des docteurs#ac4 ,note #aj3 ,cf4 ,lob9eau1 ,hi/4 de ,p>is1 t4 ,i1 l4 ,,iv1 p4 #aea4--;,gr>d ,dubois1 ,hi/4 ,eccles4 p>is41 t4 ,i1 l4 ,,xi1 c4 ,,vii1 p4 #gge4--;,d4 ,b41 ,rec4 des ,hi/4 t4 ,,xiv1 praef4 xxxj4--,troplong1 ,du p\voir de l'tat sur l'enseignem5t1 c4 vi1 vii1 viii et ix4--,launoy1 ,de ,s*ol4 celeb41 t4 ,,iv1 c4 lix4 ,hi/4 litt4 de la ,fr41 p> les bndict9s de ,sa9t-,maur1 t4 ,,ix1 ,disc4 prt4 ,note #aa3 ,lectiones1 d'o le mot de leons4 ,bayle appelle ,anselme de ,laon lecteur en ?ologie4 ,les pr(esseurs au ,collge de ,france avai5t cons]v ce titre de lecteur4 ,les leons1 au moy5 ge1 se composai5t d'une lecture ou dicte1 puis d'un comm5taire ou glose improvise4 ,c'e/ la =me encore suivie dans nos coles de droit4 ,note #ab3 ,p>is anci5 et mod]ne1 p> du ,m>ls1 t4 #a1 c4 i1 p4 #ea1 et c4 ii1 p4 #ahi4 ,note #ac3 ,on le dit n v]s #ajfh4 ,aprs avoir tudi s\s ,manegold et ,anselme de ,laon1 qui pr(essr5t ,p>is1 il y dev9t le *ef de l'enseignem5t1 et il eut le regim5 s*ol>um d'o e/ v5u sans d\te plus t>d le titre de recteur4 ,il eut des disciples nombreux dont quelques-uns occupr5t un rang di/+u dans l'glise et la sci5ce4 lve d',anselme de ,laon1 qui s'tait =m s\s sa9t ,anselme1 ,guillaume cont9ua donc le ralisme1 et mme il p>at l'avoir exagr4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #d2 ,n41 p4 #aade4--,ouvr4 9d4 ,dialectic4 passim4--,johan4 ,s>esb4 ,metalog41 l4 ,i1 c4 ,v2 l4 ,,iii1 c4 ,,ix4--,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cjc4--,lisi>di ,vita ,m4,s4,s4 ,arnulfi1 c4 ,,xv4 ,d',a*]y1 ,spicileg41 t4 ,i1 p4 #fcc4--;,hi/4 litt41 t4 ,x1 p4 #cjg1 #cjh et suiv47 ,pi]re alla l'ent5dre et ne t>da pas lui plaire4 ,un disciple intellig5t1 qui saisit avec promptitude et reproduit avec tal5t les leons qu'il c\te1 e/ t\j\rs bi5v5u de celui qui les donne2 mais il e/ r>e que sa faveur soit durable4 ,pi]re se di/+ua p>mi les coli]s de ,p>is2 il les tonnait p> sa mmoire surpr5ante1 p> son in/ruction prcoce1 p> sa r>e subtilit1 p> le don de la p>ole que rehaussait en lui la s+ulire beaut de sa figure4 ,il se faisait admir]1 aim]1 et p>tant envi]4 ,bi5tt il s'enh>dit se sp>] de son matre2 il attaqua quelques-unes de ses doctr9es2 et comme il fut plus d'une fois va9queur dans l'argum5tation1 il ne manqua pas de lui dev5ir insupportable4 ,il excita *ez ,guillaume une indignation et un effroi1 *ez quelques-uns de ses condisciples une dfiance et une jal\sie1 qu'il reg>da t\j\rs depuis comme la tri/e orig9e de t\s ses malheurs4 ,mais alors jeune1 heureux1 ple9 d'espoir1 il p>c\rait les sci5ces et les que/ions en se j\ant4 ,t\t le *amp de la connaissance huma9e tait ouv]t devant lui comme le monde devant un conqurant4 ,on raconte cep5dant que1 ne sa*ant encore ri5 au del de ce qu'on appr5ait dans le trivium1 c'e/--dire la rhtorique1 la grammaire et la dialectique1 il v\lut s'in/ruire dans les arts plus secrets du quadrivium1 o l'en enseignait l'ari?mtique1 la gomtrie1 l'a/ronomie et la musique2 c> telle tait re/e la division encyclopdique de l'enseignem5t au ,x,i,ie sicle#ad4 ,il prit mme des leons d'un c]ta9 matre qui se nommait ,tirric1 et qui se *>gea de lui appr5dre les ma?matiques4 ,on appelait a9si une sci5ce =t suspecte o l'tude des proprits des nombres et des figures s'unissait celle de leurs v]tus symboliques et my/rieuses#ae4 ,note #ad3 ,cette division septuple des sci5ces e/ indique p>t\t et subsi/a longtemps4 ,on en tr\ve l'orig9e dans ,cassiodore et sa9t ,augu/94 7,div9>4 ,lect41 c4 ,,xxvii4--,de ,ord941 t4 ,,ii1 c4 ,,xii1 etc4--,retract41 l4 ,i1 c4 ,,vi4--,cf4 ,budd4 ,obs]v4 select4 ,,iv1 t4 ,i1 p4 #dg1 #ea1 #ee47 ,note #ae3 ,c'e/ ,abl>d qui n\s donne lui-mme cette ide des ma?matiques4 ,ea quoque sci5tia cujus nef>ium e/ ex]citium1 quae ma!matica appellatur1 mala put&a non e/4 7,ouv4 9d4 ,dialect41 p4 #dce4--;,johan4 ,s>esb4 ,policrat41 l4 ,,ii1 c4 ,,xviii et ,,xix1 et ,duconge1 ou mot ,ma!matica47 ,pi]re pr5ait ces leons sans bruit2 dj il ne lui conv5ait plus de p>atre appr5dre2 cep5dant il ne russissait pas4 ,lui-mme a reconnu qu'il n'a jamais pu savoir l'ari?mtique#af4 ,ce g5re de travail opposait son esprit une difficult inatt5due1 soit qu'il manqut d'une aptitude naturelle1 *ose d\teuse1 c> la dialectique ressemble aux sci5ces du calcul2 soit que1 dj confiant et ambitieux1 il ne donnt ses n\velles tudes que les re/es d'une att5tion trop p>tage2 soit enf9 que son esprit1 dj rempli de savoir et proccup de mille *oses1 ne ft qu'effleur] la surface de ces n\velles connaissances4 ,son matre1 ce qu'il semble1 en porta ce d]ni] jugem5t2 c> le voyant un j\r tri/e et comme indign de ne pas pntr] plus avant1 il lui dit en riant3 ,qu& un *i5 e/ bi5 rempli1 que peut-il faire de plus que de l*] le l>d8 ,le mot d'une lat9it dgnre qui signifie l*]1 composait1 avec le d]ni] mot de la plaisant]ie vulgaire du matre1 un son qui ressemblait ,baiol>d 7,bajol>dus7#ag4 ,on en fit dans l'cole de ,tirric le surnom de ,pi]re1 et ce surnom1 qui rappelait un ct faible dans un homme qui l'on n'en savait pas1 fit =tune4 ,l'tudiant en prit son p>ti1 et acceptant ce sobriquet d'cole1 dont il *angea quelque peu le son et le s5s1 il se fit appel] ,abl>d 7,habel>dus71 se vantant a9si de possd] ce qu'on l'accusait de ne p\voir pr5dre1 et1 s'il fallait en croire cette anecdote1 c'e/ ce surnom d'orig9e purile et familire qu'aurai5t immortalis le gnie1 la passion et le malheur4 ,note #af3 ,ejus artis ign>um omn9o me cognosco4 7,ouv4 ,9d4 ,dialect41 p4 #ahb47 ,note #ag3 ,baj>e quod e/ l+]e4 ,on ne connat1 je crois1 ce mot que p> le passage du manuscrit o cette anecdote e/ rapporte4 ,du mo9s1 au mot ,baj>e1 ,ducange ne donne-t-il aucun autre exemple4 ,lorsqu'il eut acquis t\te sa gloire1 lorsqu'il eut atte9t le fate de la sci5ce1 l'orig9e vraie ou fausse de son nom fut oublie1 et l'on ne v\lut y voir qu'un surnom emprunt au nom de l'abeille1 comme si ,abl>d et t l'abeille franaise1 a9si qu'autrefois un gr& criva9 fut appel l'abeille attique#ah4 ,note #ah3 ,l'anecdote sur l'orig9e du nom d',abl>d e/ peu connue1 et n'a t rapporte que p> ,b]n>d ,pez1 sur la foi d'un manuscrit de l'abbaye de ,sa9t-,emm]am4 7,!saur4 anecdot4 noviss41 t4 ,,iii1 ,diss]t1 isagog41 p4 xxij47 ,il e/ plus que d\teux que le surnom d',abl>d vi5ne de l'abeille1 quoique ses contempora9s et sa9t ,b]n>d lui-mme ai5t fait ce rappro*em5t4 7,sa9t ,b]n4 ,op41 ep4 ,,clxxxix47 ,d',arg5tr voit un nom de famille dans le nom de ,pi]re ,esveill>d1 qu'ils appell5t en ,france ,abil>d4 7,l',hi/4 de ,bretaigne1 l4 ,i1 c4 ,,xvi1 et l4 ,,iii1 c4 ,,ciii1 p4 #gd et p4 #bcf47 ,les textes lat9s crits en ,bretagne port5t ,abael>dus4 7,*roniq4 de ,ruys4 ,recueil des ,hi/or41 t4 ,,xii1 p4 #efd4--,mm4 p\r s]vir l',hi/4 de ,bretagne1 p> ,d4 ,morice1 t4 ,i1 p4 #eei47 ,c'tait plutt un surnom4 ,t\s les noms de famille ont bi5 comm5c p> des surnoms2 mais trs-r>es alors1 ils se montrai5t s\s la =me de titre fodal ou nom de fief hrditaire4 ,l'or?ographe lat9e la plus correcte e/1 je crois1 ,abael>dus4 ,dans ses propres ouvrages1 il se nomme lui-mme3 ,hoc vocabulum ,abael>dus mihi4444 collocatum e/4 7,ouvr4 9d4 ,dialect41 p4 #bab et #dhj47 ,o?on de ,fris+5 crit ,abail>dus1 et l'on tr\ve aussi ,abaiel>dus1 et mme ,abaul>dus1 ,abbajal>ius1 ,baalaurdus1 ,bel>dus4 ,en franais1 ,abeill>d1 ,abayel>d1 ,abal>d1 ,abaul>d1 ,abaal>z1 ,alleb>t1 ,abul>d1 ,beill>d1 ,baill>d1 ,bal>d1 etc41 et dans une ballade de ,villon3 ,o e/ la trs-sage ,hlos ,p\r qui fut *a/r et puis moyne ,pi]re ,esbaill>t ,sa9t-,d5ys1 ,p\r son am\r eut ce/ essoyne8 ,les =mes les plus usites sont ,abail>d ou ,abl>d4 ,le d]nire e/ celle que prfr5t ,bayle1 l',hi/oire littraire1 et ,m4 ,c\s94 7,ab4 ,op41 praefat41 p4 #c2 ,n41 p4 #aada4--;,bayle1 ,dict4 crit41 art4 ,abl>d47 ,il n'exi/e auj\rd'hui p]sonne du nom d',abl>d dans le canton de ,vallet o le ,pallet e/ situ1 au tmoignage de ,m4 le juge de paix du canton2 mais le nom d',abl>d n'e/ po9t inconnu ,nantes comme nom de famille1 suivant ,,mm4 de la ,j>riette et ,demangeat4 ,cep5dant il avait conu l'ide de dev5ir matre son t\r et de rgir les coles1 ide h>die *ez un tudiant qui sortait pe9e de l'adolesc5ce#ai4 ,mais sr de sa =ce et confiant dans sa =tune1 il ne reculait devant aucune des ambitions de son orgueil4 ,il *]*a un lieu o il pt ouvrir un c\rs2 il jeta les yeux sur ,melun1 ville alors =t importante et qui tait un sige royal4 ,guillaume1 le matre qu'il ab&onnait1 s5tit le dang]2 quoiqu'il ft sur le po9t de r5onc] sa *aire et de quitt] le monde1 il fit t\s ses ef=ts p\r emp*] l'tablissem5t d'une cole n\velle1 ou du mo9s p\r loign] davantage ,abl>d des murs de ,p>is4 ,il usa de secrtes manoeuvres af9 de lui faire int]dire le lieu o on lui p]mettait de pr(ess]4 ,mais le tal5t et la jeunesse tr\v5t aism5t faveur et protection2 le vieux matre avait des jal\x2 il s'tait fait des ennemis p>mi les puissants de la t]re2 ils s\t9r5t son rival2 la malveillance env]s ,guillaume pr(ita de l'odieux de celle de ,guillaume env]s ,abl>d2 la faveur du gr& nombre prit ce d]ni] s\s sa g>de1 et son voeu fut ralis1 il eut une cole4 ,t\t cela se passait v]s l'an #aajb4 ,note #ai3 ,factum e/ ut 444 ad s*ol>um regim5 adolesc5tulus aspir>em4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #d47 ,c'e/ une op9ion assez gnrale qu'il avait v+t-deux ans4 7,hi/or4 ,eccl4 p>is4 a ,g4 ,dubois1 t4 ,i4 l4 ,,xi1 c4 ,,vii1 p4 #ggg47 ,l'impression que sa jeunesse avait produite p>at avoir dur au del de sa jeunesse mme4 ,on l'appela longtemps le jeune ,palat92 du mo9s tr\ve-t-on ce titre en tte de quelques uns de ses manuscrits4 ,c> c'e/ a9si1 je crois qu'il faut ent5dre ,petri ,abael>di junioris ,palat9i summi p]ipatetici editio1 et non pas ,abl>d le jeune1 puisqu',abl>d n'e/ pas un nom de famille4 ,d'ailleurs il n'avait cd que ses droits d'anesse et non son ge4 ,on a propos de traduire3 le gr& pripattici5 mod]ne4 7,c\s91 ,ouvr4 9d4 ,introd4 p4 xiij47 ,ce fut alors que son tal5t p\r l'enseignem5t prit l'essor1 et sa r5omme c\vrit bi5tt et la rputation naissante de ses condisciples1 et la clbrit tablie des matres eux-mmes4 ,nul ne semblait ses auditeurs digne ou capable de rivalis] avec lui dans l'art de la dialectique2 et *aque j\r plus prsomptueux1 ne r$\tant aucun vois9age1 il v\lut rappro*] son cole et la transport] ,corbeil1 place =te qui ne t>da pas dev5ir un *teau royal comme ,melun#bj4 ,l1 plus prs de ,p>is1 il donnait p\r a9si dire l'assaut la citadelle de l'cole de ,notre-,dame4 ,note #bj3 ,le comt de ,melun et celui de ,corbeil avai5t t runis1 puis sp>s4 ,le premi] rev9t d'abord la c\ronne p> la mort de ,ra9auld1 vque de ,p>is et *anceli]1 comte de ,melun2 il y eut alors un vice-comte 7vicomte74 ,puis1 ,philippe ,i] prit possession de la ville qui tait =tifie comme t\t *ef-lieu de fief 7,meldunum ca/rum1 ca/ellum72 il en fit un sige royal1 c'e/--dire qu'tant la ville d'un doma9e dont le roi tait seigneur1 elle dev9t une de ses rsid5ces et il y tablit sa ju/ice4 ,philippe ,i] y m\rut en #aajh4 ,c'e/ son successeur1 ,l\is le ,gros1 qui runit dans les mmes conditions le comt de ,corbeil p> l'ab&on du neveu du d]ni] comte4 ,c'e/ une poque bi5 vois9e de cet vnem5t1 si ce n'e/ lors de cet vnem5t mme1 qu',abl>d v9t ,corbeil4 7,ab4 ,op44 ,n41 p4 #aaie47 ,cep5dant un travail excessif avait puis ses =ces et altr sa sant4 ,il fut oblig de quitt] la ,france1 de voyag]1 et probablem5t de visit] sa patrie1 laissant aprs lui de vifs et longs regrets1 et sans cesse ardemm5t rappel p> t\s ceux qu'intressait l'enseignem5t de la dialectique4 ,trs-peu d'annes se passr5t a9si1 celles peut-tre p5dant lesquelles il ent5dit ,roscel92 et il se s5tait rtabli1 lorsqu'il apprit que son anci5 matre avait ab&onn la *aire de ,notre-,dame4 ,en #aajh1 au temps de ,pques1 pr5ant l'habit religieux1 l'ar*idiacre ,guillaume de ,*ampeaux s'tait retir1 avec quelques-uns de ses disciples1 prs d'une *apelle au sud-e/ de ,p>is1 o tait ensevelie une recluse morte en gr& r5om de pit4 ,il y avait =m une congrgation volontaire de cl]cs rguli]s1 qui dev9t plus t>d l'abbaye de ,sa9t-,victor4 ,c'e/ l que1 comm5ant une vie de paix et de pit1 il esprait tr\v] un abri contre les attaques et les luttes qu'il prvoyait1 ou mme se prp>] l'piscopat1 qu'il p\vait s\hait] comme une dlivrance ou comme un asile4 ,cette retraite qu'accompagnait un *angem5t de vie assez clatant1 fit s5sation dans le cl]g2 on l\a beauc\p la dvotion et l'humilit d'un homme qui r5onait p\r la solitude un po/e lev dans l'glise de ,p>is1 aux *ances app>5tes d'une =tune plus gr&e encore2 enf9 une position qui1 suivant ses disciples1 quivalait presque au premi] rang dans le palais du roi#ba4 ,note #ba3 ,cum esset ar*idiaconus1 f]eque opud regem primus1 omnibus quae possidebat demissis1 9 praet]ito pas*a1 ad quamdam paup]rimam ecclesiolam soli ,deo s]viturus se contulit1 dit un anonyme qui crit un an aprs l'avoir ent5du et admir1 tanquam angelum4 7,rec4 des ,hi/or41 t4 ,,xiv1 p4 #bgi47 ,d'autres fix5t la date de cette retraite en #aaji4 7,crevi]1 ,hi/4 de l',univ41 t4 ,i1 l4 ,i1 #b47 ,hildeb]t1 clbre vque du ,mans1 et dans la suite plus clbre ar*evque de ,t\rs1 lui crivit que c'tait l vraim5t philosoph]#bb2 mais il l'exhorta vivem5t ne po9t r5onc] ses leons4 ,guillaume suivit ce conseil2 sa n\velle rsid5ce ne l'loignait po9t trop de ,p>is2 sa n\velle vie ne le sque/ra pas du monde savant4 ,dans sa retraite ouv]te au public1 il in/alla avec lui la sci5ce1 et il cont9ua faire des c\rs1 inaugurant a9si cette gr&e cole de ,sa9t-,victor qui a j\ un rle important dans la ?ologie et presque dans la religion#bc4 ,note #bb3 ,hoc v]e philosoph>i e/4 7,hildeb41 episc4 c5oman41 ep4 #a4--;,g4 ,dubois1 ,hi/4 ,eccl4 p>is41 t4 ,i1 l4 ,,ix1 c4 ix47 ,note #bc3 ,guillaume de ,*ampeaux ne fut donc pas prcism5t le fondateur (ficiel de la congrgation des *ano9es rguli]s de ,sa9t-,victor4 ,on a mme conte/ qu'il ait t *ano9e rguli]1 quoique ce titre lui soit s\v5t donn1 et qu'il ait au mo9s =m dans cette maison une congrgation temporaire1 ce qu',abl>d appelle un conv5ticule de frres1 un ordre de cl]cs rguli]s1 qui put tre le type et fut c]ta9em5t l'orig9e de l'in/itution df9itive4 ,avant ,guillaume1 on prt5d que la *apelle ou le prieur de ,sa9t-,victor tait dess]vi p> des mo9es noirs1 et dp5dait de la clbre abbaye de ,sa9t-,victor de ,m>seille1 l'un et l'autre de la rgle de ,sa9t-,b5ot4 ,en #aajh1 ,guillaume s'tablit dans le prieur avec ses disciples et en agr&it les btim5ts4 ,en #aaab1 il dev9t vque4 ,en #aaac1 ,l\is le ,gros *angea le prieur en abbaye et remplaa1 dit-on1 les mo9es noirs p> des *ano9es de ,sa9t-,rufe de ,val5ce4 ,le premi] abb fut ,gildu94 7,cf4 ,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #e et #f2 ,n41 p4 #aade4--,vie d',abeill>d1 p> ,d4 ,g]vaise1 t4 ,i1 p4 #bb4--;,hi/4 litt4 de la ,france t4 ,,xii1 art4 ,hugues de ,sa9t-,victor1 p4 #c1 et ,gildu91 p4 #dgf4--;,dubois1 ,hi/4 ,eccl4 p>is41 loc4 cit4--,gallia ,*ri/41 t4 ,,vii1 p4 #fef47 ,t&is qu'il y p>lait1 ent\r de ses nombreux lves1 il vit t\t c\p dans leurs rangs rep>atre ,abl>d qui v5ait1 disait-il1 ent5dre ses leons sur la rhtorique4 ,mais le disciple app>5t ne t>da pas provoqu] son matre sur la "q de philosophie qui proccupait les esprits4 ,c'tait cette "q fameuse et r$\te qui avait p]du ,roscel94 ,sur les univ]saux1 la doctr9e de ,guillaume de ,*ampeaux tait le contre-pi$ de celle du *ano9e de ,compigne4 ,il pr(essait le ralisme le plus pur et le plus absolu1 c'e/--dire qu'il attribuait aux univ]saux une ralit positive2 en d'autres t]mes1 il admettait des ess5ces univ]selles4 ,dans son sy/me1 t\t univ]sel tait p> lui-mme et ess5tiellem5t une *ose1 et cette *ose rsidait t\t entire dans les diffr5ts individus dont elle tait le fond commun1 sans aucune div]sit dans l'ess5ce1 mais seulem5t avec la v>it qui nat de la multitude des accid5ts individuels4 ,a9si1 p> exemple1 l'humanit n'tait plus le nom commun de t\s les individus de l'espce huma9e1 mais une ess5ce relle1 commune t\s1 entire dans *acun1 et v>ie uniquem5t p> les nombreuses div]sits des hommes4 ,a9si du mo9s ,abl>d dcrit la doctr9e de son adv]saire4 ,il l'attaqua directem5t et la pressa d'argum5ts clairs et frappants4 ,si le g5re1 disait-il1 e/ l'ess5ce de l'individu1 si notamm5t l'humanit e/ une ess5ce t\t entire en *aque homme1 et que l'individualit soit un pur accid5t1 il s'ensuit que cette ess5ce entire e/ en mme temps intgralem5t dans un homme et dans un autre1 et que lorsque ,platon e/ ,rome et ,socrate ,a?nes1 elle e/ t\t entire avec ,platon ,rome1 et dans ,a?nes avec ,socrate4 ,semblablem5t1 l'homme univ]sel1 tant l'ess5ce de l'individu1 e/ l'individu mme1 et p> consqu5t il emporte p>t\t l'individu avec lui2 de sorte que lorsque ,platon e/ ,rome1 ,socrate y e/ aussi1 et que qu& ,socrate e/ ,a?nes1 ,platon s'y tr\ve avec lui et en lui4 ,l conduisait cette =mule de ,guillaume de ,*ampeaux que1 dans les individus1 la *ose univ]selle subsi/ait ess5tiellem5t ou dans la totalit de son ess5ce#bd4 ,note #bd3 ,ab4 ,op41 ep4 #a1 p4 #f4--,ouvr4 9d41 ,de ,g5]4 et ,spec41 p4 #fac4 ,p> ces objections et p> d'autres qui semblai5t autant d'appels au s5s commun1 ,abl>d tr\bla tellem5t le matre longtemps inconte/ des coles de ,p>is qu'il le contraignit de s'am5d] et de rtract] ou effac] de la =mule un mot dcisif4 ,guillaume cessa de dire que la *ose univ]selle subsi/ait comme une seule et mme *ose ess5tiellem5t dans les individus1 ce qui tait dire qu'elle en tait l'ess5ce4 ,il se rduisit prt5dre qu'elle subsi/ait ou individuellem5t1 on plutt indiffremm5t dans les individus#be4 ,note #be3 ,d'aprs l'dition des oeuvres d',abl>d1 et le texte de sa premire ptre1 reproduit dans le recueil de ,dom ,b\quet1 l',hi/oria calamitatium donne individualit]1 p\r le mot sub/itu ess5tialit]2 mais d',amboise met en m>ge la v>iante indiff]5t]3 c'e/ le mot du manuscrit de la ,biblio?que du ,roi1 d'un autre de la biblio?que de ,troyes1 et de ceux que ,rawl9son dit avoir consults2 il p>at de t\t po9t prfrable1 c> la premire sub/itution1 si elle a une valeur1 annule le ralisme1 et la seconde1 au contraire1 exprime une doctr9e qu',abl>d1 dans ses ouvrages didactiques1 expose et rfute comme la seconde op9ion de ,guillaume de ,*ampeaux et la seconde =me du ralisme4 7,cf4 ,ab4 ,op4 ibid4 ,ouv4 9d41 ,introd41 p4 cxx1 cxxxiij et cxliij4--,de ,g54 et ,spec41 p4 #eac et #eaf4--,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #bgi4--;,abail4 et ,hl41 p> ,turlot1 p4 #af4--,voyez aussi plus bas l4 ,,ii1 c4 ,,viii et suiv47 ,or1 si elle subsi/ait individuellem5t1 elle n'tait plus id5tique et intgrale dans t\s1 elle avait une exi/5ce individuelle1 ce qui ne signifiait ri51 ou signifiait que l'ess5ce se divisait en p>ties numriques semblables1 mais non id5tiques1 et p> consqu5t indp5dantes4 ,si elle subsi/ait indiffremm5t dans les individus1 elle exi/ait comme l'lm5t non diffr5t 7indiff]5s7 des diffr5ts individus2 manire te*nique d'exprim] qu'elle tait ce qu'il y avait de commun et de semblable dans les membres d'un mme g5re ou d'une mme espce4 ,des deux faons1 c'tait abjur]1 ou se rfugi] dans un ralisme mitig1 qu',abl>d appelle la doctr9e de l'indiffr5ce1 et au se9 de laquelle il ne laissa pas son pr(esseur en repos4 ,cette "q des univ]saux tait depuis un temps la "q dom9ante de la dialectique et comme la pi]re de t\*e des matres et des coles4 ,celui qui faiblissait sur ce po9t p]dait aussitt son crdit et t\te confiance en lui-mme4 ,quiconque se rtractait en cela r5onait conva9cre et guid]4 ,du j\r o ,guillaume de ,*ampeaux eut corrig ou dlaiss son op9ion1 le dc\ragem5t le prit1 ses leons fur5t ngliges2 pe9e l'c\ta-t-on encore1 pe9e lui p]mit-on de s'expliqu] sur les autres p>ties de la dialectique4 ,il semblait que ce po9t ab&onn et emport t\te la sci5ce avec lui4 ,en mme temps1 la doctr9e et la position d',abl>d acquir5t plus de =ce et d'influ5ce2 beauc\p de ceux qui l'attaquai5t aup>avant passr5t de son ct4 ,de t\tes p>ts1 et du se9 mme de l'cole oppose1 on acc\rut dans la si5ne4 ,en quittant le clotre de ,notre-,dame p\r l'in/itut naissant de ,sa9t-,victor1 ,guillaume n'avait po9t laiss sa *aire ds]te4 ,un successeur s'y tait assis et devait y cont9u] son oeuvre2 mais le g\v]nem5t de la sci5ce avait pass en d'autres ma9s2 dc\rag ou conv]ti1 le n\veau matre (frit sa place ,abl>d1 et se rangea p>mi ses auditeurs4 ,l'empire de l'cole lui fut a9si rgulirem5t dvolu1 c> c'tait alors une rgle qu'on ne p\vait enseign] qu'avec l'autorisation d'un matre reconnu1 et comme son supplant et son dlgu4 ,enseign] de son propre *ef1 ce qu'on appelait enseign] sans matre#bf tait une tmrit et presque un dlit4 ,aussi1 ne p\vant plus l'attaqu] lui-mme1 ,guillaume au dsespoir attaqua-t-il son propre successeur2 de honteuses accusations fur5t diriges contre lui1 dont la plus grave sans d\te et la mo9s av\e tait sa dfr5ce p\r ,abl>d4 ,il fut int]dit1 et comme ,guillaume de ,*ampeaux tait app>emm5t re/ titulaire de sa *aire1 il la fit donn] quelque adv]saire anonyme du n\veau docteur1 qui fut =c de ret\rn] ,melun1 et d'y recomm5c] ses leons4 ,note #bf3 ,s9e magi/ro1 sans avoir ou la matrise ou l'autorisation magi/rale4 7,ab4 ,op41 ep4 #a2 p4 #aj47 ,il fallait1 suivant ,m4 ,troplong1 obt5ir la lic5ce du matre des tudes ou scola/ique1 appel aussi *anceli]1 ou bi5 tre disciple d'un matre titulaire et enseign] s\s sa direction4 ,de l sont v5us peu peu t\s les grades acadmiques1 matre1 lic5ci1 docteur 7,cf4 ,hi/4 litt4 de la ,fr41 t4 ,,ix1 p4 #hl1 et t4 ,,xii1 p4 #ic4--,pasqui]1 ,re*4 de la ,france1 l4 ,,ix1 c4 xxi4--,d4 ,brial1 prf4 du t4 ,,xiv des ,hi/4 fr41 p4 xxxi4--,crevi]1 ,hi/4 de l',univ41 t4 ,i1 l4 #a1 p4 #acb1 #ace1 #afa1 #bef1 etc4--,troplong1 ,du ,p\v4 de l'tat sur l'enseignem5t1 c4 x474 ,mais la victoire fut passagre2 en c>tant p\r un mom5t un =midable rival1 on ne retr\vait ni la foi ni la puissance4 ,de lo91 il intimidait1 il abaissait encore ceux qui s'tai5t dlivrs de sa prs5ce4 ,la vie s'tait comme retire d'eux2 la malignit publique les p\rsuivait et m9ait ce qui p\vait leur re/] d'autorit4 ,elle se prit ,guillaume de ,*ampeaux1 et les d\tes railleurs des coli]s sur le ds9tressem5t de sa pit1 sur les motifs de sa retraite1 le =cr5t bi5tt se retir]1 lui1 la congrgation qu'il avait =me1 et ce qu'il avait encore de disciples1 dans une maison de campagne loigne de la ville#bg4 ,note #bg3 ,une maison de campagne ou un hameau1 c> villa a ces deux s5s2 ad villam quamdum ab urbe remotam4 ,bruck] dit que ce lieu tait le vieux prieur 7vet]es cellae171 peut-tre le mme o fut fond ,sa9t-,victor4 7,ab4 ,op41 ep4 #a1 p4 #f4--;,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gcc47 ,abl>d se hta de se rappro*]4 ,comme l'cole de la ,cit re/ait t\j\rs occupe1 il s'tablit hors des murs1 sur la montagne ,sa9te-,g5evive1 et dans le clotre mme1 dit-on1 de l'glise ddie la patronne de ,p>is4 ,cette coll9e1 de/9e dev5ir comme le ,s9a de l'enseignem5t univ]sitaire1 tait alors l'asile o se rfugiait l'esprit d'indp5dance1 le po/e o se retran*ait l'esprit d'agression contre l'autorit enseignante4 ,des coles prives1 plutt tolres qu'autorises p> le *anceli] de l'glise de ,p>is1 s'y ouvrai5t aux auditeurs innombrables que ne p\vai5t cont5ir ou satisfaire les coles de la ,cit4 ,a9si ,josl5 de ,vi]zy1 qui devait un j\r1 en qualit d'vque1 jug] ,abl>d1 donnait ses cts des leons t5dantes au nom9alisme1 malgr la dfaveur qui s'atta*ait cette doctr9e#bh4 ,les tudiants tai5t diviss p> confr5ces1 s\s des pr(esseurs ou rptiteurs qui aspirai5t la matrise ou la r5omme4 ,mais p> sa sci5ce pr\ve et p> son loqu5ce sublime 7ce sont les expressions de ses ennemis71 ,abl>d effaait t\t le monde4 ,l'orig9alit de son esprit lui inspirait des n\veauts h>dies qui sduisai5t la f\le et confondai5t ses rivaux4 ,osant ce que nul n'avait os1 insultant t\t ce qu'il n'appr\vait pas1 il provoquait la lutte p> ses tmrits et la dc\rageait p> la t]reur de sa dialectique#bi4 ,note #bh3 ,d'aprs ,dub\lai1 l',univ]sit de ,p>is se s]ait =me de la runion de l'cole palat9e1 de l'cole piscopale et de celle de ,sa9te-,g5evive4 ,il ne pr\ve pas que la premire subsi/t encore au comm5cem5t du ,x,i,ie sicle2 la seconde dom9ait la ,cit1 et cont9ua d'y subsi/] l'ombre de la ,mtropole1 t\j\rs plus ?ologique1 plus ecclsia/ique1 plus s\mise l'autorit du premi] *antre ou *anceli] de l'glise de ,p>is qui p>at avoir t1 jusqu'au temps de ,l\is le ,gros1 le magi/rat de l'in/ruction publique4 ,le *ef de l'enseignem5t ou matre recteur1 ce qu'on appelait d'abord le primici]1 dut1 l comme ailleurs1 tre le s*ola/icus ou s*ola/]1 7coltre71 magi/] s*olae ou capis*ol4 ,le nombre des tudiants s'tant =t accru ne put tre ret5u entre les deux ponts ou dans l',ile1 et s't5dit sur la montagne ,sa9te-,g5evive4 ,il s'tablit une cole l'abbaye du mme nom 7emplacem5t du collge ,h5ri ,,iv72 et des coles p>ticulires s'ouvrir5t sur la p5te sept5trionale de la coll9e3 de l le pays lat94 7,hi/4 ,univ4 p>is41 t4 ,i1 p4 #beg1 #bfg1 #bgb1 #bhj74 ,josl51 ,gosel5 ou ,joscel91 surnomm ,le ,r\x1 d'une famille noble dite de ,vi]zi1 enseigna d'abord sur la montagne ,sa9te-,g5evive1 puis dev9t ar*idiacre1 et plus t>d vque de ,soissons 7#aabe ou #aabf72 et comme tel1 il sigea au concile de ,s5s o ,abl>d fut condamn4 7,johan4 ,s>esb4 ,metalog41 l4 ,,ii1 c4 ,,xvii4-- ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #big4--;,hi/4 litt41 t4 ,,ix1 p4 #cb et t4 ,,xii1 p4 #dab47 ,note #bi3 ,probatae quidem sci5tiae1 sublimis eloqu5tiae1 444 inaudit>um erat inv5tor et ass]tor novitatum1 et suas qua]5s /atu]e s5t5tias1 erat ali>um probat>um improbator4 ,undo 9 odium v5]at eorum qui sanius sapiebant1 et sicut manus ejus contra omnes1 sic o9nium contra eum armabantur4 ,dicebat quod nullus antea praesumps]at4 7,ex4 vit4 ,s4 ,go/9i acquic9ct4 abb41 ,i4 ,i4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p1 #ddb47 ,il e/ probable que1 combattant la fois le ralisme de ,guillaume de ,*ampeaux et le nom9alisme dguis de ,josl51 il ne manquait ni de jal\x ni d'ennemis4 ,on raconte que ceux-ci1 p\sss b\t1 v\lur5t enf9 lui suscit] un contradicteur1 et *]*r5t dans leurs rangs un adv]saire c\rageux qui essayt de lui t5ir tte4 ,c'e/ un *i5 qui aboie1 disai5t-ils1 il le faut *ass] avec le bton de la vrit4 ,il y avait dans l'cole de ,josl5 un jeune homme de ,d\ai1 qui se montrait ple9 d'ardeur et d'intellig5ce4 ,il se nommait ,gosv91 et il n'aspirait qu' l'honneur de se mesur] avec le t]rible novateur4 ,il fut *oisi4 ,son matre qui l'aimait s'ef=a de le dissuad] de cette dang]euse entreprise2 il lui reprs5ta qu',abl>d tait plus r$\table encore p> la critique que p> la discussion1 plus railleur que docteur1 qu'il ne se r5dait jamais1 n'acquiesant pas la vrit si elle n'tait de sa faon#cj1 qu'il t5ait la massue d',h]cule et ne la l*]ait po9t1 et qu'enf91 au lieu de s'expos] la rise en l'attaquant1 il fallait se cont5t] de dml] ses sophismes et d'vit] ses erreurs4 ,le jeune lve p]si/a1 et t&is que ses cam>ades runis p> gr\pes dans leurs logem5ts1 comme des soldats s\s leurs t5tes1 faisai5t des voeux p\r lui1 il en prit avec lui quelques-uns et gravit la montagne ,sa9te-,g5evive4 ,il se comp>ait ,david m>*ant la r5contre de ,golia?4 ,plus jeune de six ou sept ans qu',abl>d1 qui devait alors appro*] de tr5te ans1 il tait petit1 grle1 d'une figure agrable1 avec le te9t d'un enfant4 ,il entra bravem5t dans l'cole et tr\va le matre faisant sa leon ses auditeurs att5tifs4 ,il prit aussitt la p>ole1 et l'int]pella h>dim5t2 mais ,abl>d1 lanant sur lui un reg>d ddaigneux et m5aant3 ,songez v\s taire1 lui dit-il avec hauteur1 et n'int]rompez po9t ma leon4 ,l'enfant qui n'tait pas v5u p\r se taire insi/a avec n]gie2 mais il ne put obt5ir une rponse4 ,sur sa m9e1 ,abl>d ne p5sait pas qu'il en valt la pe9e1 et levait les paules sans l'c\t]2 mais ses disciples qui connaissai5t ,gosv9 lui dir5t que c'tait un subtil disputeur1 et l'engagr5t l'ent5dre4 ,qu'il p>le donc1 dit ,abl>d1 s'il a quelque *ose dire4 ,le jeune a?lte1 libre enf9 d'entr] en lice1 comm5a l'attaque4 ,il posa sa ?se1 et ouvrit une controv]se en rgle4 ,n\s ignorons quel en tait le sujet1 quels en fur5t les dtails et les incid5ts1 et t\te cette hi/oire ne n\s e/ connue que p> un mo9e du c\v5t dont ,gosv9 fut un j\r abb#ca4 ,mais selon lui1 le petit ,david t]rassa le gant2 il conquit t\t d'abord l'att5tion de l'auditoire p> la gravit de sa p>ole2 puis1 il enlaa si savamm5t son adv]saire p> des ass]tions qu'on ne p\vait ni lud] ni combattre qu'il lui f]ma peu peu t\t moy5 d'vasion et p>v9t graduellem5t le rduire l'absurde4 ,ayant a9si g>rott ce ,prote p> les indissolubles li5s de la vrit1 il r$esc5dit triomphalem5t la montagne1 et en r5trant dans les salles o l'att5dai5t ses condisciples impati5ts1 il fut accueilli p> des cris de victoire et d'allgresse4 ,note #cj3 ,non disputator1 s$ cavillator1 plus joculator quam doctor4444 ,quod p]t9ax esset 9 errore1 et quod1 si secundum se non esset1 nunquam acquiesc]et v]itati4 7,id4 ibid41 p4 #ddc47 ,note #ca3 ,on attribue ,alex&re1 successeur de ,gosv9 au titre d'abb d',an*91 ou plus exactem5t deux mo9es qui l'avai5t connu et n'crivai5t que huit ou dix ans aprs sa mort1 la biographie d'o n\s extrayons ce rcit4 ,elle a t imprime a ,d\ai en #afbj1 et insre p> fragm5t dans le ,recueil des ,hi/ori5s des ,gaules4 7,t4 ,,xiv1 p4 #dda-dde4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #fje47 ,quoi qu'on doive p5s] de cette anecdote1 on ne voit pas que ,gosv9 ait suscit contre ,abl>d une rsi/ance ou une concurr5ce bi5 =midable4 ,si ses amis v9r5t le pri] d'ouvrir cole son t\r1 il n'osa le t5t] ,p>is1 ou du mo9s sa t5tative n'y a laiss nulle trace4 ,c'e/ ,d\ai1 sa ville natale1 qu'il p>at avoir fond un vritable enseignem5t2 et il dev9t1 en #aaca1 abb d',an*91 en att5dant la canonisation1 c> on l'appelle sa9t ,gosv94 ,mais n\s le retr\v]ons plus t>d4 ,ri5 cep5dant n'arrtait la m>*e asc5dante d',abl>d4 ,du haut de sa montagne1 il dev5ait de fait le matre des coles1 et celui qui dans la ,cit en occupait la place n'tait plus qu'un va9 simulacre sur une *aire impuissante4 ces n\velles1 ,guillaume de ,*ampeaux veut faire un d]ni] ef=t4 ,il quitte les *amps1 il rep>at2 il ramne la congrgation ,sa9t-,victor2 il rassemble t\s ses p>tisans1 comme s'il v5ait dlivr] dans l'cole son soldat1 s5t9elle ab&onne4 ,ce ret\r comm5a p> p]dre ce tri/e remplaant2 il avait encore quelques auditeurs2 on tr\vait qu'il tait habile expliqu] ,prisci51 criva9 plus recomm&able en grammaire qu'en philosophie4 ,on l'ab&onna2 il fut oblig de quitt] sa *aire1 et ses lves ret\rnr5t ,guillaume de ,*ampeaux1 qui lui-mme1 dsesprant de la gloire monda9e1 sembla de plus en plus se t\rn] v]s la vie mona/ique4 ,cep5dant les hommes secondaires ayant a9si disp>u1 ri5 ne s'int]posait plus entre ,abl>d et ,guillaume4 ,devant eux l'arne tait ouv]te et libre1 et le combat s'engagea entre les deux coles1 entre les deux matres4 ,peut-on dem&] quelle fut l'issue de la lutte8 ,d'un ct tait l'esprance1 la n\veaut1 la jeunesse4 ,de l'autre1 les s\v5irs d'une autorit inconte/e1 d'une influ5ce vieillie1 d'une dom9ation facile1 t\t ce qui p]d les p\voirs m5acs de rvolution4 ,*aque j\r des victoires de dtail v5ai5t prp>] le triomphe d',abl>d1 et c\ronnai5t le matre dans ses lves4 ,enf9 l'vnem5t pronona4 ,si v\s me dem&ez1 dit ,abl>d1 en citant ,ovide1 quelle fut la =tune du combat1 je v\s rpondrai comme ,ajax3 ,il ne m'a pas va9cu #cb4 ,note #cb3 ,si qua]itis hujus ,=tunam pugnae1 non sum sup]atus ab illo4 ,ovid4 ,metam41 #a4 ,,xiii4--,ab4 ,op41 ep4 #a1 p4 #g4 ,en effet1 bi5tt la lutte cessa d'tre possible4 ,plus de rsi/ance1 plus mme de rivalit4 ,abl>d allait rgn] sans p>tage dans l'cole1 lorsqu'il fut encore oblig de quitt] la ,france4 ,son pre s'tait1 comme on disait alors1 conv]ti4 ,il v5ait d'embrass] la vie religieuse1 et ,lucie1 sa femme1 se disposait1 suivant la rgle1 imit] cet exemple4 ,t5drem5t aime de son fils1 elle l'appela prs d'elle4 ,t\s deux avai5t leurs adieux se faire dans le sicle4 ,il p>tit1 il revit la ,bretagne et sa mre1 et qu& aprs une c\rte abs5ce il rev9t ,p>is2 il tr\va l'cole sil5cieuse et libre4 ,guillaume de ,*ampeaux1 ab&onnant la fois la retraite et l'enseignem5t1 s'tait rfugi dans les dignits ecclsia/iques4 ,il tait vque de ,*lons-sur-,m>ne4 'avait t un pr(esseur trs-habile1 un logici5 trs-+nieux1 et sa rputation tait gr&e2 mais elle avait vieilli4 ,il n'avait su ni s\ffrir la contradiction ni rep\ss] l'attaque4 ,son c>actre manquait la fois de gnrosit et d'n]gie1 et1 dans le combat1 son esprit lui fit faute4 ,mais il fut un prlat pieux et respect1 plac la tte de l'piscopat des ,gaules p\r la sci5ce de l'criture sa9te4 ,on compr5d que celui qui avait rgi si longtemps les coles sublimes 7tel tait le nom donn aux c\rs de haute sci5ce7 devait faire un gr& vque3 aussi en a-t-il reu le titre#cc4 ,il adm9i/ra son diocse p5dant sept annes et m\rut regrett de sa9t ,b]n>d dont il tait l'ami et qui1 le premi] peut-tre1 il fit connatre ,abl>d#cd4 ,note #cc3 ,magnum ,wuillelmum episcopum1 qui sublimes s*olas rex]at4 7,ex ,*ron4 maur9iae4 ,recueil des ,hi/or41 t4 ,,xii1 p4#gf4--,sa9t ,b]n4 ,op41 t4 ,i1 p4 #ac47 ,note #cd3 ,la date de l'lection de ,guillaume de ,*ampeaux1 comme celle de sa mort1 e/ controv]se4 ,les uns veul5t qu'il ait t vque en #aaab et soit mort en #aaai 7,du*esne1 ,ab4 ,op42 ,n41 p4 #aadg et #aafc4--;,g]vaise1 ,vie d',ab41 t4 ,i1 p4 #bc72 les autres1 que la promotion soit de #aaac et le dcs de #aaba1 le #bb m>s4 7,mabillon1 sa9t ,b]n41 ,op41 t4 ,i1 p4 #ac1 #fa et #cjb4--;,dur& et ,m>t5e1 ,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4#hgg4--;,gallia ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #hgh4--;,d4 ,brial1 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #bgi4--;,hi/4 litt4 de la ,fr41 t4 ,,xii1 p4 #dgf1 et t4 ,x1 p4 #caj et #caa47 ,des deux cts on invoque des textes4 ,les tables manuscrites de l'v* de ,*lons portai5t qu'il avait adm9i/r p5dant sept ans4 ,on tait en #aaac2 ,abl>d1 dans la =ce de l'ge et du tal5t1 avait con/itu son enseignem5t1 son autorit1 presque sa gloire4 ,il dom9ait l'cole de ,p>is2 c'tait tre dictateur dans la rpublique des lettres4 ,ses doctr9es avai5t pris leur c>actre df9itif4 ,a l'exception de la ?ologie1 dans laquelle il lui re/ait encore des progrs faire1 il avait peu prs f]m le c]cle de ses tudes4 ,ses contempora9s ont vant son savoir et l'ont dit gal la sci5ce huma9e1 loge quelque peu hyp]bolique#ce4 ,n\s avons vu qu'il n'tait po9t v]s dans l'ari?mtique1 ni probablem5t dans aucune des sci5ces du calcul4 ,ceux qui veul5t qu'il n'ait ri5 ignor1 mme le droit1 *ose plus que d\teuse1 cit5t en preuve une anecdote qui indiqu]ait seulem5t qu'il ne compr5ait pas une loi des emp]eurs ,val5t9i51 ,?odose et ,arcadius sur les limites#cf4 ,il ne possdait bi5 d'autre langue que le lat92 le grec1 dont l'tude tait d'ailleurs alors difficile et r>e1 ne lui tait1 je crois1 connu que p> quelques mots de la langue philosophique4 ,il av\e qu'il ne lisait les auteurs grecs que dans la traduction1 et l'on n'a nulle preuve qu'il ent5dt l'hbreu#cg4 ,mais son in/ruction littraire tait =t t5due2 elle embrassait peu prs t\s les auteurs de l'antiquit lat9e connus de son temps1 et le nombre en tait plus gr& qu'on ne p5se4 ,le ,x,i,ie sicle tait plus lettr que le ,x,ve ne l'a laiss croire1 et il n'e/ pas sr que l'esprit huma9 ait t\t gagn cess] de se dvelopp] suivant la direction que le moy5 ge lui avait donne1 et subir cette rvolution qu'on appelle la r5aissance4 ,note #ce3 ,il e/ dit de lui dans une pitaphe3 ,ille sci5s quicquid fuit ulli scibile2 et la f93 cui soli patui2 scibile quicquid erat4 ,c'e/ aussi de lui qu'on a dit3 ,non hom9i1 s$ sci5tiae dees2 quod nescivit4 7,ab4 ,op41 prf4 9 f94--,g]vaise1 t4 ,,ii1 p4 #aej47 ,note #cf3 ,c'e/ la loi qu9que p$um ,praescriptione1 ,c4 f94 regund41 l4 ,,iii1 tit4 ,,xxxix4 ,sur cette loi1 qui n'e/ pas =t claire en effet1 ,accurse dit que ,pi]re ,bayl>d 7,petrus ,bayl>dus71 qui se vantait de donn] un s5s raisonnable t\t texte1 quoique difficile qu'il ft1 a dit3 ,je ne sais pas4 ,or1 cela ne signifie po9t que ,bayl>dus st le droit2 de plus1 on conte/e que ce ,bayl>dus soit ,abl>d1 et l'on dit que ce p\rrait tre un ,johannes ,bajol>des1 pr(esseur de droit dont p>le ,cr9itus4 ,enf9 il n'e/ ri5 mo9s qu'tabli que le ,codex repetitae proelectionis1 d'o cette loi e/ extraite1 et mme les textes du droit roma9 en gnral fuss5t connus en ,france avant la mort d',abl>d4 ,on dit que l'enseignem5t du droit comm5a ,bologne v]s #aahj1 et ,p>is v+t ans aprs4 ,la "q me p>at bi5 discute dans ,bayle4 7,cf4 ,ab4 ,op41 prf4 apolog4--,accurs4 v ,praescript4--,alciat4 ,lib4 de qu9q4 p$4 ,praescr4--,cr9itus1 ,de ,hone/4 ,discip44 l4 ,,xxv1 c4 ,,iv4--,pasqui]1 ,re*]*es de la ,fr41 l4 ,,vi1 c4 xvii1 et l4 ,,ix1 c4 xxviii4--,bayle1 art4 ,abl>d4--,dub\lai1 ,hi/4 ,univ41 t4 ,,ii1 p4 #egg-fhj47 ,note #cg3 ,ouvr4 9d41 ,introd4 xliii1 xliv1 et ,dialec41 p4 #bjj et #bjf4 ,je p>le de l'hbreu1 p>ce qu'on avait alors la prt5tion de le savoir4 ,t\s les hi/ori5s et mme ,abl>d dis5t qu',hlose le savait1 et d',amboise a montr que les juifs1 qui en gnral ont cons]v la connaissance de leur langue1 p>ticipai5t au m\vem5t des tudes ,p>is4 7,ab4 ,op41 prf4 9 f947 ,abl>d ne me semble savoir de cette langue que les mots cits p> les int]prtes des bibles lat9es 7,voyez son ,hexam]on1 passim1 et du prs5t ouvrage1 le liv4 ,,iii1 c4 viii47 ,t\tefois la vritable sci5ce d',abl>d tait la philosophie4 ,c'e/ lui qui a fix la =me1 s9on le fond de la scola/ique4 ,ri51 s'il faut en croire ses auditeurs1 ne peut donn] ide de l'effet qu'il produisait en l'enseignant1 et jamais aucune sci5ce ne p>at avoir eu de propagateur plus puissant4 ,comme *ef d'cole1 il rappelle1 s'il n'efface1 p\r l'clat et l'asc5dant1 les succs des gr&s philosophes de la ,grce4 ,cep5dant cet enseignem5t tait plus orig9al p> le tal5t que p> les ides1 et supposait plus de sagacit critique que d'inv5tion4 ,non cont5t d'expliqu] avec une facilit et une subtilit que ses contempora9s dcl>ai5t sans gales1 les secrets de la logique pripattici5ne et de prom5] les esprits atta*s au fil du si5 dans les dt\rs de ce labyr9! dont il tr\vait t\j\rs l'issue1 il mlait1 autant qu'il tait en lui1 l'int]prtation de la brivet pr(onde de ce qu'il connaissait du texte l'analyse intellig5te et libre des comm5taires et des additions de ,boce et de ,porphyre2 il compltait ses exposs p> des citations1 bi5 comprises et lum9eusem5t dveloppes1 de ,cicron qui1 lui aussi1 a trait1 dans ses ,topiques et dans quelques passages de la ,rhtorique ,h]5nius1 des p>ties de la logique2 de ,?mi/e1 qui a laiss des p>aphrases d',ari/ote2 de ,prisci51 qui a t\* la logique p> la grammaire2 enf9 de sa9t ,augu/91 qui passait p\r l'auteur d'un trait alors tudi sur les catgories1 et qui a d peut-tre son rle dans la scola/ique quelque *ose de son influ5ce dom9ante sur la ?ologie franaise4 ,le c>actre m95t de l'enseignem5t d',abl>d tait1 suivant un de ses auditeurs1 une cl>t lm5taire4 ,on tr\vait qu'il fuyait l'app>eil pdantesque1 et qu'il mettait la sci5ce la porte des enfants#ch4 ,note #ch3 ,johan4 ,s>esb4 ,metal41 l4 ,,iii1 c4 i4--,il s]ait intressant de fix] la li/e des ouvrages anci5s que les philosophes avai5t dans les ma9s aux diffr5ts ges de la scola/ique4 ,j\rda9 a bi5 avanc ce travail p\r les crits d',ari/ote4 ,?mi/e1 qui e/ du ,i,ve sicle1 avait laiss des comm5taires sur ,ari/ote1 dont il re/e quelques-uns1 comme ceux sur les ,d]ni]s ,analytiques1 la ,physique1 le ,trait de l',ame2 ,prisci51 du ,v,ie sicle1 a crit sur t\tes les p>ties de la ,grammaire4 ,la ,rhtorique ,h]5nius a f\rni plusieurs passages aux livres d',abl>d1 et avant comme aprs lui on a longtemps attribu sa9t ,augu/9 deux trait sur les pr9cipes de la dialectique1 et sur les dix catgories4 ,abl>d avait c]ta9em5t s\s les yeux la v]sion des deux premi]s traits qui compos5t l',organon1 celle de l',introduction de ,porphyre et quatre ouvrages de ,boce4 ,quant ,prisci51 ,?mi/e1 etc41 on ne sait s'il les connat autrem5t que p> des citations4 7,cf4 ci-aprs1 l4 ,,ii1 c4 i et iii4--,re*]*es sur les traductions d',ari/ote1 p> ,a4 ,j\rda94--,ouvr4 9d4 d',ab41 ,introd4 p4 xlix et #a2 ,dialect41 p4 #bbi4--,sa9t ,augu/91 ,op41 t4 ,i1 app5d4--,t5nemann1 ,man4 de l',hi/4 de la ,phil41 t4 ,i1 sec4 #bcc47 ,a cet enseignem5t purem5t philosophique et qui n'tait ni sans au/rit ni sans s*]esse1 se mlai5t quelques digressions littraires1 et mme1 au dire de ses contempora9s1 il ne s'int]disait pas les plaisant]ies et le bad9age#ci4 ,autant que le lui p]mettait la rigueur de son esprit passionnm5t raisonneur1 il temprait les prets de la logique p> quelques s\v5irs des potes qu'il aimait4 ,virgile et ,horace1 ,ovide et ,lucian1 t\j\rs prs5ts sa mmoire1 lui f\rnissai5t des citations ou des allusions s\v5t heureuses2 eux aussi1 il les invoquait comme une autorit2 de ce qu'ils avai5t *ant1 il dit quelquefois3 ,il e/ crit4 7,scribitur1 scriptum e/47 ,note #ci3 ,plurimum 9 inv5tionum subtilitate1 non solum ad philosophiam necess>i>um1 s$ et pro commov5dis adjocos animis hom9um utilium val5s4 7,ott4 ,fris4 de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiii1 p4 #fed7 ,mais son vrai matre1 c'tait t\j\rs celui qui avait in/ruit ,alex&re1 et qui semblait devoir1 comme p> cont9uation1 tre le prcepteur du conqurant de l'cole4 ,l'esprit p]ant d',abl>d donnait1 dans les cas d\teux1 raison au crateur de la sci5ce sur ses cont9uateurs1 et p> lui l'autorit d',ari/ote s'levait peu peu l'infaillibilit4 ,et cep5dant il n'en faisait encore que le premi] des pripattici5s ou le pr9ce de la dialectique4 ,c'tait ,platon qu'il appelait le plus gr& des philosophes#dj4 ,il s'incl9e devant lui presque sans le connatre1 et t\tes les fois qu'il peut tr\v] dans la tradition ou dans quelques citations p>ses de ses ouvrages une ide qu'il compr5ne assez p\r l'appliqu] ce qu'il tudie1 il lui fait place avec respect1 il essaie d'y subordonn] les ides pripattici5nes et v\drait1 s'il le p\vait1 platonis] la dialectique d',ari/ote4 ,note #dj3 ,ab4 ,op41 ,introd4 ad !ol41 p4 #ajab1 #ajbf1 #ajcb1 #ajgj et #aacd4--,ouvr4 9d4 ,dialect41 p4 #bjd et #bje4 ,cette autorit si gr&e de ,platon1 que l'on connaissait si peu1 v5ait des ,pres de l'glise et surt\t de sa9t ,augu/94 ,mais bi5 qu'il ait gr& so91 en t\te "q1 de re*]*] ce que disait l'autorit avant de se dem&] ce que dicte la raison1 il ne cra9t pas de suivre p>fois l'inspiration de sa propre intellig5ce1 et aprs avoir emprunt la sci5ce1 il lui prte du si5 p\r l'enri*ir4 ,il ne s'int]dit pas d'tre lui-mme1 et il a russi pass] p\r inv5teur2 on lui attribue un sy/me et une secte4 ,en effet1 il s'e/ flatt d'avoir produit une solution n\velle de cette gr&e et capitale "q1 dont il fait lui-mme le noeud gordi5 de la philosophie4 ,qu& il eut rfut le ralisme dans ,guillaume de ,*ampeaux1 il prt5dit se g>antir du nom9alisme1 et il rfuta ,roscel94 ,il insi/a pr9cipalem5t sur cet argum5t que1 s'il n'exi/e la lettre que des individus1 les noms gnraux s]ont eux-mmes des noms d'individus2 et1 de la sorte1 les individualits s]ont id5tiques aux gnralits1 les p>ties se confondront avec le t\t1 et c'en s]a fait de t\te diffr5ce ess5tielle1 de t\te diffr5ce qui sp>e les espces des g5res1 les individus des espces1 et les p>ties des t\ts4 ,on retomb]ait a9si p> une autre voie dans l'unit confuse laquelle mne le ralisme1 ou bi5 il faudrait mutil] la sci5ce et gal] au nant t\t ce qui e/ dsign p> les noms gnraux4 ,or1 ces noms gnraux ont c]ta9em5t une valeur4 ,ils rpond5t ce qu'ent5d l'esprit de l'homme1 lorsqu'il embrasse une collection d'individus ou de *oses p>ticulires1 en les rappro*ant p> leurs communs c>actres1 et lorsqu'il conoit cette multitude comme une unit1 ou l'un des tres qui la compos5t comme faisant p>tie de cette totalit4 ,a9si les univ]saux sont les expressions de conceptions fondes sur les ralits#da4 ,note #da3 ,ouvr4 9d41 ,de ,g5]4 et ,spec41 p4 #ebb1 #ebd et suiv4--,voyez aussi le livre ,,ii de cet ouvrage1 c4 viii1 ix et x4--,abl>d a bi5 donn1 d'aprs ,boce1 cette ?orie de la =mation des ides gnrales2 mais il n'a pas s\t5u que les g5res et les espces ne fuss5t ri5 que ces ides4 ,sa doctr9e e/ plus subtile et plus sci5tifique4 ,ce sont les mod]nes qui n'en ont extrait que cela4 ,telle tait la doctr9e qu',abl>d passe p\r avoir s\t5ue1 et que les classificateurs de sy/mes ont appele le conceptualisme4 ,ce nom se lit dans les hi/oires de la philosophie1 qui cep5dant ont t\tes t crites avant que les ouvrages philosophiques d',abl>d fuss5t connus#db4 ,note #db3 ,ces ouvrages n'ont en effet p>u qu'en #ahcf4 ,aucun des auteurs antrieurs cette poque ne dit les avoir tudis ou connus en manuscrit4 ,ce qu'on avait de plus c]ta9 sur la philosophie d',abl>d1 c'tait quelques lignes sommaires et obscures dans l',hi/oria calamitatum1 et le dire plus clair1 mais non mo9s succ9ct1 d',o?on de ,fris+5 et de ,jean de ,salisbury4 7,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #e4--,ott4 ,fris4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,clvii1 et ,johan4 ,s>esb41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cjj47 ,l'ardeur de l'esprit1 la curiosit de savoir1 l'ambition de va9cre ne p]mettai5t pas qu',abl>d se cont5tt d'une autorit sans combat2 c'tait un gnie militant4 ,le n\vel lve d',ari/ote avait aussi la passion des conqutes4 ,roi dans la dialectique1 il v\lut dom9] encore dans la ?ologie4 ,il rsolut d'en faire dsormais sa pr9cipale tude4 ,le matre qui t5ait le sceptre de cette sci5ce tait ,anselme de ,laon4 ,n dans la premire moiti du ,x,ie sicle1 aprs avoir tudi s\s ,anselme de ,cantorb]y1 il avait comm5c enseign] lui-mme ,p>is1 et ,guillaume de ,*ampeaux tait un de ses disciples4 ,depuis plus de v+t ans1 retir ,laon1 sa patrie1 scola/ique ou *anceli] de cette glise1 doy5 du *apitre mtropolita91 il enseignait la ?ologie avec beauc\p d'clat1 et le cl]g1 mme l'piscopat se peuplai5t de ses lves4 ,sa manire d'enseign] tait simple4 ,c'tait un comm5taire suivi et presque int]l9aire du texte de l'criture4 ,mais il s'tait acquis tant de rputation que ses leons attirai5t ,laon des auditeurs de t\tes les p>ties de l',europe1 et qu'il e/ compt p>mi les auteurs de la clbrit de l'cole des ,gaules#dc4 ,cette autorit1 dj anci5ne1 il la devait au temps plus encore qu'au mrite2 du mo9s ,abl>d le dpe9t-il comme un vieill>d or?odoxe1 in/ruit1 dis]t1 mais dont l'esprit manquait de f]met et de dcision4 ,qui l'abordait inc]ta9 sur un po9t d\teux le quittait plus inc]ta9 encore4 ,il *>mait ses auditeurs p> une tonnante facilit d'locution1 mais le fond des ides tait peu de *ose1 et il ne savait ni rsi/] ni satisfaire une "q4 ,de lo91 dit ,abl>d1 c'tait un bel arbre *>g de feuilles2 de prs1 il tait sans fruits1 ou ne portait que la figue aride de l'arbre que le ,*ri/ a maudit4 ,qu& il allumait son feu1 il faisait de la fume1 mais po9t de lumire#dd4 ,note #dc3 ,hi/4 litt4 de la ,fr41 t4 ,x1 p4 #agj4 ,note #dd3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #g4 ,cep5dant le jeune docteur de ,p>is v9t l'ent5dre1 il se mla ses disciples3 on dev9e qu'il ne fut pas captiv longtemps4 ,il ne p\vait re/] longtemps oisif son ombre#de1 ni suivre aprs s'tre habitu conduire4 ,d'abord il se cont5ta de nglig] les leons4 ,il y p>aissait de lo9 en lo94 ,les plus m95ts des autres lves1 satisfaits et fi]s de leur matre1 vir5t avec dplaisir cette ddaigneuse indiffr5ce2 il s'en plaignir5t assez haut1 et naturellem5t ils aigrir5t l'esprit d',anselme4 ,il arriva qu'un j\r1 aprs avoir entre eux confr sur quelques po9ts de doctr9e1 les coli]s se mir5t se provoqu] p> jeu sur les matires ?ologiques4 ,un d'eux1 comme p\r pr\v] ,abl>d1 lui dem&a ce qu'il p5sait de l'enseignem5t sacr1 lui qui n'avait encore tudi que les sci5ces naturelles#df4 ,il rpondit que ri5 n'tait plus salutaire qu'une sci5ce o l'on appr5ait sauv] son me2 mais qu'il ne p\vait assez admir] qu' des hommes lettrs il ne sufft pas1 p\r compr5dre les sa9ts1 du texte de leurs crits et d'une glose1 et qu'on ne devrait pas avoir beso9 d'un matre4 ,cette rponse en am5a de contraires1 et la plup>t des assi/ants1 raillant ,abl>d1 lui dem&r5t s'il p\rrait faire ce qu'il conseillait1 le dfir5t de l'entrepr5dre4 ,il rpliqua que si l'on dsirait le mettre l'preuve1 il tait t\t prt4 ,soit1 n\s le v\lons bi51 s'crir5t-ils t\s1 et d'un ton plus moqueur encore4 ,que l'on me *]*e donc1 reprit-il1 et qu'on me donne quelqu'un p\r expos] un po9t peu connu de l'criture4 ,t\s s'accordr5t p\r *oisir la trs-obscure prophtie d'z*iel1 qui passait p\r un des criva9s sacrs les plus difficiles4 ,on eut bi5tt pris un expositeur qui devait1 selon l'usage1 lire le texte et faire connatre l'tat de la "q1 et ,abl>d les invita p\r le l5dema9 sa leon4 ,aussitt quelques-uns s'empressant1 avec un intrt vritable ou affect1 de lui donn] des conseils qu'il ne dem&ait pas1 l'engagr5t ne se po9t tant ht]2 et lui remontrr5t que l'entreprise tait gr&e1 qu'elle exigeait des re*]*es et quelque prcaution1 et qu'il devait song] son inexpri5ce4 ,ce n'e/ po9t ma c\tume1 rpondit-il avec vivacit1 de suivre l'usage1 mais d'obir mon esprit#dg4 ,et il aj\ta qu'il romprait t\t1 si l'on ne se con=mait sa volont1 en ne diffrant po9t de se r5dre ses leons4 ,a la premire1 il eut peu d'auditeurs2 on tr\vait ridicule que1 dnu presque entirem5t de lecture sacre1 il se htt d'abord] la sci5ce4 ,cep5dant t\s ceux qui l'ent5dir5t fur5t si en*ants qu'ils lui donnr5t de gr&s loges1 et le pressr5t de compos] une glose con=me sa leon4 ,au rcit de cette premire preuve1 on acc\rut l'envi p\r assi/] aux suivantes1 et t\s se montrai5t empresss transcrire les gloses qu' la prire gnrale il s'tait mis rdig]4 ,note #de3 ,non multis diebus 9 umbra ejus otiosus jacul4 7,id41 p4 #h47 ,note #df3 ,qui nondum nisi 9 physicis /udu]at4 7,ep4 i1 p4 #h47 ,note #dg3 ,respondi non esse meae consuetud9is p] usum pr(ic]e1 s$ p] +5ium4 7,ep4 ,i1 p4 #h47 ,le vieux ,anselme s'mut au bruit d'une telle tmrit4 ,la d\leur et la colre fur5t extrmes4 ,comme ,pompe1 qui ,abl>d le comp>e p\r la gr&eur de son attitude et le nant de sa puissance1 il v\lut df5dre l'ombre de son autorit contre le jeune ,cs> de la sci5ce#dh4 ,il dev9t son ennemi et le combattit dans la ?ologie1 comme avait fait ,guillaume de ,*ampeaux dans la philosophie4 ,il se tr\vait alors1 dans l'cole de ,laon1 deux tudiants qui se di/+uai5t entre t\s1 ,albric de ,reims et ,lotulfe de ,nov>e4 ,l'un d'eux1 le premi]1 a laiss un nom dans l'hi/oire littraire#di4 ,plus ils avai5t de mrite1 plus ils n\rrissai5t de gr&es esprances1 et plus ils devai5t concevoir d'av]sion contre le n\veau v5u4 ,ils circonv9r5t le vieill>d et l'entranr5t int]dire ce successeur inatt5du la cont9uation de ses leons et de ses gloses1 donnant p\r motif que1 s'il *appait son inexpri5ce quelque erreur t\*ant la foi1 on p\rrait l'imput] celui dont il usurpait a9si la place4 ,la df5se et le prtexte excitr5t p>mi les coli]s une indignation gnrale2 ils crir5t la jal\sie1 la calomnie2 ils dir5t que jamais p>eille *ose ne s'tait vue2 et ce comm5cem5t de p]scution ne fit qu'aj\t] la gloire de celui qu'elle semblait signal] entre t\s4 ,note #dh3 ,abl>d lui applique la /at magni nom9is umbra et la comp>aison de l'arbre que ,luca9 applique ,pompe4 7,ep4 ,i1 p4 #g4--,luca91 ,ph>s41 l4 ,i47 ,note #di3 ,albric de ,reims1 lve de ,godefroi1 scola/ique de cette ville1 se p]fectionna s\s ,anselme de ,laon1 dev9t ar*idiacre et coltre de l'glise de ,reims1 et enf9 ar*evque de ,b\rges en #aacj4 ,il eut de la rputation comme pr(esseur4 ,il tait aim de sa9t ,b]n>d4 ,lotulfe ou ,loculfo le ,lomb>d1 ou1 selon ,o?on de ,fris+51 ,leutald de ,nov>e1 ami et condisciple d',albric1 rgit avec lui les coles de ,reims4 ,on n'en sait ri5 de plus4 7,johan4 ,s>esb41 ,rec4 des ,hi/41 i4 ,,xiv1 p4 #cja4--,ou ,fris4 ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,dub\lai1 ,hi/4 ,univ]sit41 ,catal4 ill4 vir41 t4 ,,ii1 p4 #gec4--;,hi/4 litt4 t4 ,,xii1 p4 #gb47 ,abl>d rev9t aussitt ,p>is4 ,t\tes les coles1 d'o il avait t jadis expuls1 lui tai5t ma9t5ant ouv]tes2 il y r5tra en matre et occupa facilem5t cette position dom9ante dans l'enseignem5t1 qu'on n'osait plus lui refus]4 ,a la pr9cipale *aire1 celle de recteur des coles1 tait atta* vraisemblablem5t un canonicat4 ,on croit du mo9s que c'e/ alors qu'il fut nomm *ano9e de ,p>is #ej1 ce qui n'tait sans d\te qu'un bnfice et un titre1 et ne pr\ve nullem5t que ds lors il ft prtre4 ,note #ej3 ,c'e/ cette poque 7v]s #aaae7 que les auteurs de l',hi/oire littraire plac5t cette nom9ation2 j'ignore sur quelle autorit1 mais cette op9ion e/ =t probable4 ,cep5dant on la conte/e1 et ,d4 ,g]vaise veut qu',abl>d soit dev5u *ano9e ds le temps o il pr(essait ,p>is1 du cons5tem5t et la place du successeur de ,guillaume de ,*ampeaux4 ,du*esne1 sur la foi d'une *ronique manuscrite des ar*evques de ,s5s1 prt5d qu'il fut *ano9e de ,s5s et non de ,p>is2 et voici le texte 9dit qui motive son ass]tion et dont je dois la connaissance la savante amiti de ,m4 ,le ,cl]c3 ,ex ,*ronico s5on5si ,gaufridi de ,collone1 mon>*i ,sancti ,petri ,viti s5on5sis1 seculo ,x,i,i,ie4 ,manuscrit de la biblio?que de ,s5s1 n4 #bga1 dcrit et apprci dans le t4 ,,xxi de l',hi/4 litt4 de la ,france4 ,fol4 #abi v1 col4 #a et #b4 ,anno ,dom9i n c ,,xl 7leg4 ,,xlii71 magi/] ,petrus ,abaul>t1 canonicus primo maioris ecclesie s5ononsis1 oblit2 qui mona/]ia sanctimonialium fundauit1 spetialit] abbatiam de ,p>aclito1 9 quo sepelitur cum uxore4 ,suum epitaphium tale e/3 ,e/ satis 9 titulo1 ,petrus hic iacet ,abaill>dus4 ,hic 7leg4 huic7 soli paluit scibile quidquid erat4 ,canonicus fuit1 et po/ uxoratus4 ,cit en p>tie1 mais sans nom d'auteur1 p> ,&r ,du*esne1 ,notae ad ,hi/4 calamitatum1 p4 #aaej1 et ,dub\lai1 ,hi/4 ,univ4 p>is1 t4 ,,ii1 p4 #gfj4 ,les d]ni]s mots on t a9si altrs p> celui-ci3 ,uxoratus primo fu]at1 po/ea canonicus4 ,le mme ,dub\lai dit1 la vrit dans une table seulem5t1 qu',abl>d fut *ano9e de ,t\rs2 enf91 on voit sur une vitre de la ca?drale de ,*>tres une figure vtue en *ano9e1 avec ce nom ,pi]re ,baill>d1 et on veut que ce soit ,abl>d1 *ano9e de ,*>tres4 ,on ne p\vait en gnral possd] qu'un seul canonicat comme on ne p\vait avoir qu'un bnfice4 ,faut-il admettre que le titre de *ano9e honoraire ft alors connu1 ou qu',abl>d ait *ang plusieurs fois de *apitre8 ,la *ose c]ta9e1 c'e/ qu'il tait *ano9e1 il le dit lui-mme4 ,il n'tait pas ncessairem5t prtre p\r cela4 ,on ne sait qu& il le dev9t2 peut-tre en se faisant mo9e ,sa9t-,d5is4 7,cf4 ,ab4 ,op41 ep4 l1 p4 #af4--;,hi/ litt41 t4 ,,xii1 p4 #ha4--,vie d',abeill>d1 t4 ,i1 p4 #bh4--;,hi/4 ,univ]sit4 p>is41 t4 ,,ii1 9 indic4--,nic]on1 ,mm4 p\r s]vir l',hi/4 des ,homm4 ill41 t4 ,,vi4--,re*4 hi/4 sur la ville de ,s5s1 p> ,m4 ,?4 ,t>b1 c4 ,,xxi1 p4#ddc47 ,dans sa n\velle situation1 il cont9ua et t]m9a son int]prtation d'z*iel1 comm5ce et susp5due ,laon4 ,p> ce g5re d'enseignem5t il obt9t un gr& succs1 et bi5tt il et dans la ?ologie autant de faveur que dans la prdication philosophique4 ,t\t le doma9e de la sci5ce fut rang s\s sa loi1 une multitude /udieuse se pressa en s'incl9ant aut\r de lui1 et il vcut tranquille quelques annes4 ,on aime se reprs5t] l'exi/5ce d',abl>d1 ou1 comme on l'appelait1 du matre ,pi]re1 cette poque de sa vie1 au milieu de cette ville de ,p>is qu'il remplissait de son nom4 ,p>is1 ce n'tait gure alors que la ,cit4 ,sur cette le fameuse1 qui p>tage la ,se9e au milieu de notre capitale1 se conc5trai5t t\tes les gr&es *oses1 la royaut1 l'glise1 la ju/ice1 l'enseignem5t4 ,l1 ces div]s p\voirs avai5t leur pr9cipal sige4 ,deux ponts unissai5t l'le aux deux bords du fleuve4 ,le ,gr&-,pont conduisait sur la rive droite1 ce qu>ti] qu'entre les deux antiques glises de ,sa9t-,g]ma9-l',aux]rois et de ,sa9t-,g]vais1 comm5ait =m] le comm]ce1 et qu'habitai5t les m>*&s trang]s1 attirs p> l'importance et la r5omme dj considrable de la ,lutce gauloise4 ,c'tai5t eux qui devai5t1 confondus s\s le nom d'une seule nation1 le transmettre une p>tie de cette ville n\velle qui allait s'appel] le qu>ti] des ,lomb>ds4 ,v]s la rive gau*e1 le ,petit-,pont m5ait au pi$ de cette coll9e dont l'abbaye de ,sa9te-,g5evive c\ronnait le fate1 et sur les flancs de laquelle l'enseignem5t libre avait dj plus d'une fois dress ses t5tes4 ,les pla9es vois9es se c\vrai5t peu peu d'tablissem5ts pieux ou savants1 de/9s une gr&e r5omme2 l'e/1 la communaut de ,sa9t-,victor v5ait d'tre fonde2 l'oue/1 la vieille abbaye de ,sa9t-,g]ma9-des-,prs atte/ait1 dans sa gr&eur1 le s\v5ir de ce sa9t vque de ,p>is dont la mmoire le disputait celle de sa9t ,g]ma9 d',aux]re2 c> les deux plus anci5s monum5ts de ,p>is sont ddis au mme nom#ea4 ,l aussi1 la jeunesse de la ville1 et ces coli]s1 ces cl]cs qui n'tai5t pas t\s jeunes alors1 v5ai5t sur des prs1 dev5us des lieux hi/oriques1 *]*] les ex]cices et les rudes jeux qui conv5ai5t la robu/e nature des hommes de ce temps4 ,leur rsid5ce tait surt\t dans le vois9age du ,petit-,pont1 et leur f\le t\j\rs croissante ne p\vant t5ir dans l'le1 s'tait rp&ue sur le bord de la rivire1 au pi$ de la coll9e1 qui devait p> eux s'appel] le pays lat91 et oppos]1 d'une rive l'autre la ville de la sci5ce la ville du comm]ce4 ,note #ea3 ,sa9t ,g]ma9 d',aux]re fui vque au ,ve sicle et sa9t ,g]ma9 de ,p>is1 au ,v,ie4 ,l'glise de ,sa9t-,g]ma9-l',aux]rois1 fonde1 dit-on1 p> ,*ilpric ,i1 dtruite p> les ,norm&s1 fut rebtie p> le roi ,rob]t2 et il peut subsi/] quelque *ose de cette recon/ruction dans l'difice actuel4 ,on dit que le portail e/ du temps de ,philippe le ,bel2 les p>ties mod]nes sont du ,x,v,ie sicle4 ,la fondation de ,sa9t-,g]ma9-des-,prs1 s\s une autre invocation1 date du temps de sa9t ,g]ma9 lui-mme 7#bc dcembre #eeh74 ,cette glise fut dtruite aussi p> les ,norm&s4 ,la recon/ruction en fut comm5ce au plus t>d en #iij1 et t]m9e1 dit-on1 en #ajad2 l'glise1 peu prs dans son tat actuel1 a t ddie en #aafc4 ,voyez dans les ,docum5ts 9dits sur l'hi/oire de ,france1 ,p>is s\s ,philippe le ,bel1 p4 #cfb et #ded1 et l',hi/oire du diocse de ,p>is1 p> l'abb ,lebeuf4 ,dans la ,cit1 v]s la po9te occid5tale de l'le1 s'levait le palais s\v5t habit p> nos rois1 ?tre de leur puissance et surt\t de ce p\voir judiciaire qui y rgne encore en leur nom1 et qui alors mme1 ex]c p> leurs dlgus1 p>aissait la plus populaire de leurs prrogatives et le signe reconnaissable de leur s\v]a9et4 ,un j>d9 royal1 comme on p\vait l'avoir en ce sicle1 un lieu plant d'arbres entre le palais et le t]re-ple9 o ,h5ri ,,iv a sa /atue1 s'ouvrait en c]ta9s j\rs comme prom5ade publique au peuple1 l'cole1 au cl]g1 et ce peu de nobles hommes qui se tr\vai5t ,p>is4 ,en face du palais1 l'glise de ,notre-,dame1 monum5t assez imposant1 quoique bi5 infrieur la basilique imm5se qui lui a succd1 rappelait t\s1 dans sa beaut massive1 la puissance de la religion qui l'avait lev1 et qui de l protgeait en les g\v]nant les qu9ze glises dont on ne voit plus les ve/iges1 environnant la mtropole comme des g>des rangs aut\r de leur re9e4 ,l1 l'ombre de ces glises et de la ca?drale1 dans de sombres clotres1 en de va/es salles1 sur le gazon des praux1 circulait cette tribu consacre1 qui semblait vivre p\r la foi et la sci5ce1 et qui s\v5t ne s'animait que de la d\ble passion du p\voir ou de la dispute4 ,a ct des prtres1 et s\s leur surveillance1 p>fois inquite1 s\v5t impuissante1 s'agitait1 dans le monde des tudes sacres et pr(anes1 cette population de cl]cs t\s les degrs1 de t\tes les vocations1 de t\tes les orig9es1 de t\tes les contres1 qu'attirait la clbrit europenne de l'cole de ,p>is2 et dans cette cole1 au milieu de cette nation att5tive et obissante1 on voyait s\v5t pass] un homme au front l>ge1 au reg>d vif et fi]1 la dm>*e noble1 dont la beaut cons]vait encore l'clat de la jeunesse1 en pr5ant les traits plus m>qus et les c\leurs plus brunes de la ple9e virilit4 ,son co/ume grave et p\rtant soign1 le luxe svre de sa p]sonne1 l'lgance simple de ses manires1 t\r t\r affables et hauta9es1 une attitude imposante1 gracieuse1 et qui n'tait pas sans cette nglig5ce indol5te qui suit la confiance dans le succs et l'habitude de la puissance1 les respects de ceux qui lui s]vai5t de cortge1 orgueilleux p\r t\s1 except devant lui1 l'empressem5t curieux de la multitude qui se rangeait p\r lui faire place1 t\t1 qu& il se r5dait ses leons ou rev5ait sa demeure1 suivi de ses disciples encore mus de sa p>ole1 t\t annonait un matre1 le plus puissant dans l'cole1 le plus illu/re dans le monde1 le plus aim dans la ,cit4 ,p>t\t on p>lait de lui2 des lieux les plus loigns1 de la ,bretagne1 de l',anglet]re1 du pays des ,suves et des ,teutons1 on acc\rait p\r l'ent5dre2 ,rome mme lui envoyait des auditeurs#eb4 ,la f\le des rues1 jal\se de le contempl]1 s'arrtait sur son passage2 p\r le voir1 les habitants des maisons desc5dai5t sur le seuil de leurs portes1 et les femmes c>tai5t leur rideau1 d]rire les petits vitraux de leur troite f5tre4 ,p>is l'avait adopt comme son enfant1 comme son ornem5t et son flambeau4 ,p>is tait fi] d',abl>d1 et clbrait t\t enti] ce nom dont1 aprs sept sicles1 la ville de t\tes les gloires et de t\s les oublis a cons]v le populaire s\v5ir4 ,note #eb3 ,l'afflu5ce fabuleuse des auditeurs de t\t pays aux leons d',abl>d e/ atte/e p> t\s les contempora9s1 amis ou ennemis2 d'abord p> lui-mme1 puis p> ,f\lque de ,deuil1 ,br5g] de ,poiti]s1 sa9t ,b]n>d1 ,o?on de ,fris+51 ,jean de ,salisbury1 les auteurs de la ,*ronique du c\v5t de ,morigni1 etc4 etc4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #f2 ep4 ,,ii1 p4 #df2 p>s ,,ii1 ep4 ,i1 p4 #bah4 ,n41 p4 #aaee4--,sa9t ,b]n42 ep4 ,,clxxxviii1 ,,clxxxix1 etc4--,ott4 ,fris4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,johan4 ,s>esb4 ,metal4 l4 ,,ii1 c4 x4--,rec4 des ,hi/4 ,ex ,*ron4 maur941 t4 ,,xii1 p4 #hj47 ,telle tait sa situation ce mom5t le plus calme et le plus brillant de sa vie4 ,il ne devait cette situation qu' lui-mme1 son travail1 son op9itret1 sa belliqueuse loqu5ce1 et ri5 ne lui int]disait de p5s] qu'il la dt aussi l'empire de la vrit4 ,il semblait donc1 il p\vait se croire revtu d'un apo/olat philosophique2 et cette fois1 la mission spirituelle n'tait pas une mission de pauvret1 d'humiliations ni de s\ffrances4 ,sa ri*esse galait sa r5omme2 c> l'enseignem5t n'tait pas gratuitem5t donn ces c9q mille tudiants qui1 dit-on1 v5ai5t de t\s les pays p\r l'ent5dre4 ,p>v5u ce fate de gr&eur intellectuelle et de prosprit monda9e1 il n'avait plus qu' vivre en repos4 ,mais le repos tait impossible3 il ne convi5t qu'aux de/9es obscures et aux mes humbles4 ,abl>d s'e/imait dsormais1 c'e/ lui qui l'av\e1 le seul philosophe qu'il y et sur la t]re#ec4 ,aucune raison huma9e n'a encore rsi/ l'preuve d'un rang suprme et unique4 ,abl>d1 oisif1 ne p\vait donc re/] calme2 il fallait que p> quelque issue l'inquitude ard5te de sa nature se ft j\r et se donnt c>rire4 ,des passions t>dives clatr5t dans son me et dans sa vie1 et il entra1 p\ss p> elles1 dans une de/9e n\velle et tragique qui e/ dev5ue presque t\te son hi/oire4 ,note #ec3 ,cum jam me solum 9 mundo sup]esse philosophum e/im>em4 7,ep4 ,i1 p4 #i47 ,il avait jusqu'alors vcu dans la proccupation exclusive de ses tudes et de ses progrs4 ,la sci5ce et l'ambition1 qui animai5t sa vie1 la ma9t5ai5t pure et rgulire4 ,on ne voit mme pas que les premi]s feux de la jeunesse y euss5t port quelque dsordre4 ,il montrait p\r les habitudes drgles d'une gr&e p>tie des habitants des coles un ddaigneux loignem5t4 ,quoique sa rputation lui et attir la bi5veillance de quelques gr&s de la t]re1 il les voyait peu1 et sa vie t\te d'activit littraire l'c>tait de la socit des nobles dames2 il connaissait pe9e la conv]sation des femmes laques#ed4 ,d'ailleurs1 si jamais ,abl>d devait aim]1 c'tait en matre1 et les so9s complaisants et laborieux d'un am\r qui se ca*e et qui supplie allai5t mal sa nature4 ,cep5dant1 au milieu de cette flicit sans ob/acle1 une sorte de mollesse intrieure s'emp>ait de lui1 la svrit l'ab&onna4 ,on a mme prt5du qu'il se livra des plaisirs qui compromir5t sa dignit et jusqu' sa =tune#ee1 mais il le nie hautem5t2 d'ailleurs de va9es volupts ne p\vai5t suffire son me1 et il se dem&ait encore d'o lui vi5drait l'motion4 ,note #ed3 ,ab excessu 7lisez accessu7 et frequ5tatione nobilium foem9>um /udii s*ol>is assiduitate revocab>1 nec laic>um conv]sationem multum nov]am4 7,ep4 ,i1 p4 #aj47 ,note #ee3 ,f\lque lui rappelle dans une lettre1 d'ailleurs amicale1 qu'il s'tait ru9 avec des c\rtisanes4 ,comme la lettre e/1 selon l'usage du temps1 une oeuvre de rhtorique1 on y peut s\ponn] un peu d'hyp]bole2 mais il e/ difficile que le fond soit sans aucune vrit4 ,re/e savoir quelle poque de la vie d',abl>d il faut plac] ses dsordres2 e/-ce avant qu'il connt ,hlose8 e/-ce la suite de son am\r8 ,que ceux qui se piqu5t de connatre le coeur huma9 en dcid5t4 ,on lit dans une pice de v]s qu'il fit p\r son fils3 ,gratior e/ humilis m]etrix quam ca/a sup]ba1 ,p]turbatque domum saepius i/a suum4 4444444444444444444444444444444444444444 ,det]ior longe l+uosa e/ foem9a scorta 7lisez scorto72 ,hoc aliquis1 nullis illa plac]e pote/4 7,ab4 ,op41 "p4 ,,ii1 ep4 ,i1 p4 #bai4--;,c\s91 ,frag4 phil41 t4 ,,iii1 app41 p4 #ddd47 ,il y avait dans la ,cit une trs-jeune fille 7elle tait ne1 dit-on1 ,p>is1 en #aaja71 nomme ,hlose1 et nice d'un *ano9e de ,notre-,dame1 appel ,fulb]t#ef4 ,note #ef3 ,hlose1 ,helwide1 ,helvilde1 ,helwisa ou ,l\ise2 ,abl>d veut que ce nom vi5ne de l'hbreu ,helom1 un des noms du ,seigneur4 ,il rgne beauc\p d'obscurit sur l'orig9e1 la patrie1 la famille d',hlose4 ,il n'y a nulle raison de suppos] qu'elle ft la fille naturelle de ,fulb]t1 encore mo9s1 comme le dit ,papire ,masson1 d'un autre *ano9e de ,p>is nomm ,jean1 ou1 selon ,mme ,guizot1 ,ycon4 ,d',amboise1 ,du*esne1 ,g]vaise1 et en gnral les biographes veul5t qu'elle ait vcu autant de temps qu',abl>d1 ce qui1 je le rem>que aprs les auteurs de l',hi/oire littraire1 ne porte sur aucune preuve1 mais ce qui la f]ait natre v]s #aaja4 7,cf4 ,ab4 ,op41 "p4 ,i1 ep4 i et v1 p4 #aj et #gb2 prf4 apol42 ,n41 p4 #aadj4--,pap4 ,mass4 ,annal41 lib4 ,,iii1 p4 #bci4--;,hug41 ,mtel1 ep4 xvi et xvii4--,bayle1 art4 ,hlose4--,hi/4 lit41 t4 ,,xii1 p4 #fbi et suiv4--,essai sur la vie et les crits d',abl>d1 p> ,mme ,guizot1 p4 #cdi47 ,orphel9e et pauvre1 elle habitait prs des coles1 dans la maison de son oncle2 mais on croit qu'elle tait de noble naissance1 ou du mo9s lie p> le sang1 peut-tre p> ,h]s5de1 sa mre1 une famille illu/re1 la famille des ,montmor5cy1 qui avait dj donn l'tat deux conntables#eg4 leve dans sa premire enfance au c\v5t d',arg5teuil1 prs de ,p>is1 son oncle l'avait in/ruite dans la sci5ce littraire1 ce qui tait r>e *ez les femmes#eh4 ,elle y avait fait des progrs surpr5ants1 jusque-l qu'en prt5dait qu'elle savait1 avec le lat91 le grec et l'hbreu#ei4 ,sa figure1 sans avoir une p>faite beaut1 l'aurait di/+ue2 mais sa vritable di/9ction tait ailleurs4 ,son esprit et son in/ruction avai5t fait connatre son nom dans t\t le royaume#fj4 ,on ne sait pas qu& ,abl>d la vit ni comm5t il la r5contra4 ,on dirait presque1 lire son rcit1 qu'il ne l'aima qu'avec prmditation1 qu'il dev9t son amant sy/matiquem5t1 et qu'il arrta sur elle ses reg>ds comme sur la passion la plus digne de lui1 et1 le dirai-je8 la plus facile4 ,mais c'e/ s\v5t le propre et l'illusion des esprits rfl*is et raisonneurs que de pr5dre leur p5*ant p\r un *oix1 et de croire que leurs entranem5ts ont t des calculs4 ,t\j\rs e/-il qu',abl>d n\s raconte qu'avec son nom1 sa jeunesse1 sa figure1 il ne devait cra9dre aucun refus1 quelle que ft celle qu'il daignt aim]2 mais qu',hlose m5ait une vie retire1 que le gt de la sci5ce crait entre elle et lui une relation naturelle1 que cette communaut de travaux et d'ides devait autoris] un libre comm]ce de lettres et d'entreti5s1 et que c'e/ t\t cela qui le dcida4 ,il se trompe1 un noble et secret in/9ct lui disait qu'il devait aim] celle qui n'avait po9t d'gale4 ,note #eg3 ,albric et ,?ibauld de ,montmor5cy1 t\s deux v]s la f9 du ,x,ie sicle4 ,nul ne dit comm5t ,hlose et app>t5u cette famille4 ,si c'tait une p>5t lgitime1 ce devait tre p> les femmes4 ,bayle ne croit po9t cette p>5t1 ,hlose disant ,abl>d1 en quelque endroit3 ,g5us meum sublimav]as4 ,cette raison n'e/ pas dcisive4 7,ab4 ,op41 ep4 iv1 p4 #eg47 ,c'e/ une pure conjecture de ,turlot que de donn] p\r mre ,hloise la premire abbesse de ,sa9te-,m>ie-aux-,bois1 prs ,sezanne1 ,h]s5dis1 qui aurait t la matresse d'un ,montmor5cy1 et qui aurait pass p\r tre celle de ,fulb]t4 7,abail4 et ,hl41 p4 #aed47 ,note #eh3 ,bonum hoc lit]atoriae scilicet sci5tiae 9 muli]ibus e/ r>ius4--,lit]atoriae sci5tiae1 quod p]r>um e/1 op]am d>e4 7,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #aj2 "p4 ,,ii1 ep4 xxiii1 p4 #ccg47 ,note #ei3 ,abl>d le dit lui-mme 7"p4 ,,ii1 ep4 vii1 ad virg4 p>41 p4 #bfj4--,voyez aussi la ,*ronologie de ,rob]t1 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #bid74 ,le vrai1 c'e/ qu'elle savait le lat9 et l'crivait avec facilit et tal5t4 ,quant au grec et l'hbreu1 j'ai pe9e croire qu'elle en connt ri5 de plus que les c>actres et quelques mots cits habituellem5t en ?ologie ou en philosophie4 ,note #fj3 ,9 toto regno nom9atissimam4 7,ep4 ,i1 p4 #aj47 ,obs]vez qu'il s'en fallait alors que totum regnum ft t\te la ,france2 mais il n'en e/ pas mo9s vrai que la rputation littraire et sci5tifique d',hlose n'a pas eu d'gale dans les temps mod]nes4 ,malgr la dcl>ation mode/e d',abl>d1 p] faciem non infima1 on s'e/ ob/9 croire la gr&e beaut d',hlose4 ,on a suppos1 contre t\te vraisemblance1 que le ,roman de la ,rose1 comm5c et surt\t a*ev aprs la mort d',abl>d1 tait son ouvrage1 p>ce qu'il y e/ "q de lui1 et l'on a dit qu'il y avait fait le portrait d',hlose1 s\s le nom de ,beaut4 ,c'e/ le portrait de la beaut p>faite suivant ,guillaume de ,lorris1 auteur de la premire p>tie du pome4 7,le ,roman de la ,rose1 v4 #iii1 dit4 de ,m4 ,mon1 t4 #a1 p4 #da47 ,el ne fu oscure ne brune1 ,a9s fu cl]e comme la lune1 ,env]s qui les autres e/oiles ,resembl5t petites *&oiles4 ,t5dre et la *> comme r\se ,simple fu cum une esp\se ,et blan*e comme flor de lis2 ,si ot le vis 7visage7 cl] et alis 7uni71 ,et fu greslete et alignie1 ,ne fu f>de ne guignie 7dguise73 ,c> el n'avoit mie me/i] ,de sol tif] ne d'afeti]4 ,les *eveus ot blons et si lons ,qu'il li batoi5t z talons2 ,nez ot bi5 fait1 et yelx et b\*e4 ,m\lt gr& d\or au cu] me t\*e1 ,si m'a/ ,diex1 quant il me membre 7s\vi5t7 ,de la faon de *ascun membre1 ,qu'il n'ot si bele fame ou monde1 ,brim5t el fu jonete et blonde1 ,s$e 7gracieuse71 plaisante1 ap]te1 et co9te 7jolie71 ,grassete et gresle1 g5te et jo9te4 ,il *]*a donc les moy5s d'arriv] jusqu' elle et de se r5dre famili] dans la maison4 ,des amis s'entremir5t1 et il fit propos] l'oncle ,fulb]t1 qui demeurait dans le vois9age des coles1 de le pr5dre en p5sion *ez lui p\r un prix conv5u4 ,il fit valoir ses travaux assidus1 l'ennui que lui causai5t les so9s disp5dieux d'une maison1 sa nglig5ce plus disp5dieuse encore4 ,fulb]t tait avide1 et de plus trs-jal\x d'augm5t] p> t\s les moy5s l'in/ruction de sa nice4 ,non-seulem5t il cons5tit t\t1 mais il crut avoir dsir lui-mme ce qu'on esprait de lui1 et v9t en suppliant commettre entirem5t sa pupille l'illu/re et r$\table prcepteur1 qui devait la voir t\te heure1 qui1 *aque fois qu'il revi5drait des coles1 p\vait1 ou le j\r ou la nuit1 lui donn] des leons1 et mme1 voyez la navet de cet ge1 la frapp] la faon d'un matre1 si l'lve tait indocile#fa4 ,abl>d admira tant de simplicit2 il lui semblait que l'on confiait la brebis au l\p ravissant4 ,non-seulem5t on lui accordait la lib]t1 l'occasion1 mais jusqu' l'autorit1 et au droit de m5ac] et de punir celle que la sduction n'aurait pu va9cre4 ,deux *oses aveuglai5t le vieill>d2 l'am\r-propre passionn qui l'atta*ait aux succs de sa nice1 et l'anci5ne rputation de puret de la vie passe d',abl>d4 ,que dirai-je de plus8 crit ce d]ni] en racontant t\t ceci1 n\s n'emes qu'une maison1 et bi5tt n\s n'emes qu'un coeur#fb4 ,note #fa3 ,b]n>dus c>not5sis1 exundantissimus mod]nis temporibus fons lit]>um 9 ,gallia4444 quoniam memoria ex]citio firmatur1 +5iumque acuitur ad imit&um ea quae audiebant1 alios admonitionibus1 alios flagellis et po5is urgebat4 ,a9si p>le un des lves de ,b]n>d de ,*>tres1 ,jean de ,salisbury4 7,metalog41 l4 ,i1 c4 ,,xxiv47 ,quant au droit qu',abl>d reut de ,fulb]t de frapp] son lve1 il faut voir dans le texte t\t ce qu',abl>d en raconte4 7,ep4 ,i1 p4 #aa1 et ep4 ,v1 p1 #ga47 ,note #fb3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #aa4 ,a mesure que l'on a plus d'esprit1 a dit ,pascal1 les passions sont plus gr&es1 p>ce que les passions n'tant que des s5tim5ts et des p5ses qui app>ti5n5t purem5t l'esprit1 quoiqu'elles soi5t occasionnes p> le corps1 il e/ visible qu'elles ne sont plus que l'esprit mme1 et qu'a9si elles rempliss5t t\te sa capacit4 ,je ne p>le que des passions de feu4444 ,la nettet d'esprit cause aussi la nettet de la passion2 c'e/ p\rquoi un esprit gr& et net aime avec ardeur1 et il voit di/9ctem5t ce qu'il aime#fc4 ,note #fc3 ,fragm5t publi p> ,m4 ,c\s94 7,des ,p5ses de ,pascal1 seconde dition1 p4#hig47 ,on montre encore dans la ,cit1 au bord du *evet de ,notre-,dame1 prs l'anci5 qu>ti] du clotre1 a l'extrmit d'une rue troite et tortueuse1 t\j\rs habite p> des membres du *apitre mtropolita91 et dont les abords sont en t\t temps p>c\rus1 comme au moy5 ge1 p> des cl]cs de t\s grades1 revtus des co/umes pittoresques du cl]g nombreux et complet d'une ri*e ca?drale1 la maison qu'une tradition locale dsigne comme celle du *ano9e ,fulb]t#fd4 ,elle e/ prs de la ,se9e1 dont la sp>e seulem5t un quai1 plus lev ma9t5ant que le sol de la rue o elle e/ btie4 ,au moy5 ge1 v]s #aaaf ou #aaag1 le t]ra9 devait1 du pi$ de cette maison1 all] en p5te jusqu' la rivire et =m] l'emplacem5t de l'anci5 port ,sa9t-,l&ry2 des f5tres de la maison1 on devait voir en ple9 la va/e grve o s'lve auj\rd'hui cet htel de ville1 magnifique palais des rvolutions4 ,note #fd3 ,c'e/ la premire maison gau*e en entrant dans la rue des ,*antres1 o l'on desc5d du quai ,napolon p> un escali]4 ,une inscription au dessus de la porte dsigne cette maison la curiosit des passants1 elle e/ a9si conue3 ,h,,lo,,se1 ,,ab,,l>d ,,habit,,r5t ,,ces ,,lieux1 ,,des ,,s9c,,res ,,amans ,,modeles ,,pr,,cieux4 ,l',,an #aaah4 ,dans l'intrieur de la c\r1 un d\ble mdaillon1 incru/ dans le mur1 (fre le pr(il d'une tte d'homme et d'une tte de femme3 on dit que c'e/ ,hlose et ,abl>d4 ,cette sculpture e/ trs-po/rieure au ,x,i,ie sicle2 ,m4 ,alex&re ,l5oir p5se qu'elle en remplace une plus au!ntique1 et qu'elle e/ l'ouvrage de re/aurateurs ignorants1 peut-tre non antrieurs au ,x,v,ie4 ,la maison n'e/ pas anci5ne1 ou du mo9s1 ses murs extrieurs ont t rcemm5t btis2 la disposition gnrale des murs et surt\t de l'escali] p\rrai5t bi5 tre du temps4 ,on ne donne nulle preuve de la tradition atta*e cette maison2 mais cette tradition a sa valeur p> son exi/5ce mme4 ,on dit1 dans le qu>ti]1 qu',abl>d habitait la maison situe gau*e et qui e/ remplace p> une gr&e con/ruction mod]ne4 ,turlot donne sur t\t cela quelques dtails has>ds1 et la li?ographie du mdaillon4 7,abail4 et ,hl41 p4 #aec et #aed4--,mus4 des ,mon4 ,fran41 t4 ,i1 p4 #bbc47 ,c'e/ l1 dans cette demeure mode/e1 au j\r sombre que des f5tres troites laissai5t pntr] dans la *ambre simple et range d'une jeune b\rgeoise de ,p>is1 ou bi5 la lueur r\getre d'une lampe vacillante1 qu',abl>d1 impati5t et ravi1 v5ait employ] sduire une pauvre fille sans expri5ce et sans cra9te le gnie qui s\levait t\tes les coles du monde4 ,c'e/ l que les plaisirs de la sci5ce1 les joies de la p5se1 les motions de l'loqu5ce1 t\t tait mis en oeuvre p\r *>m]1 p\r tr\bl]1 p\r plong] dans une ivresse pr(onde et n\velle1 ce noble et t5dre coeur qui n'a jamais connu qu'un am\r et qu'une d\leur1 ce coeur que ,dieu mme n'a pu disput] son amant4 ,mais quelles leons ,abl>d donnait-il ,hlose8 ,lui enseignait-il les secrets du langage et les arts savants de l'antiquit8 ,prom5ait-il cet esprit pntrant et curieux dans les s5ti]s s9ueux de la dialectique8 ,lui rvlait-il les obscurs my/res de la foi1 dans le langage lum9eux de la raison philosophique8 ,enf9 lui lisait-il ces potes qu'il cite dans ses ouvrages les plus au/res1 et le pr(esseur de ?ologie rcitait-il son lve1 avec ce tal5t de diction qu'on admirait1 les v]s impurs de l',art d'aim]#fe8 ,quel fut enf91 quel fut le livre qui s]vit1 comme dans le rcit du ,dante1 la sduction de cette femme1 hi/orique modle de la potique ,franoise de ,rim9i#ff8 ,on ne le sait1 et cep5dant on sait que t\t le tal5t d',abl>d fut complice de son am\r4 ,v\s aviez1 lui crivait1 longtemps aprs1 ,hlose encore *>me de ce qui l'avait p]due1 v\s aviez surt\t deux *oses qui p\vai5t s\da9 v\s gagn] le coeur de t\tes les femmes1 c'tait la grce avec laquelle v\s rcitiez et celle avec laquelle v\s *antiez#fg4 ,et ses *ants1 il les composait p\r elle4 ,a9si le philosophe tait dev5u un orateur1 un arti/e1 un pote4 ,l'am\r avait complt son gnie et a*ev son univ]salit4 ,note #fe3 ,abl>d cite s\v5t ,ovide1 el quelquefois l',art d'aim]4 ,note #ff3 la bocca mi baci tutto tremante2 ,galeotto fu il libro e *i lo scrisse4 7,,dante1 c4 ,v47 ,note #fg3 ,duo autem1 fateor1 tibi specialit] in]ant quibus foem9orum qu>umlibet animos /atim allic]e pot]as1 dict&i scilicet et cant&i gratia4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,ii1 p4 #df47 ,on s5t que t\t dut second] une sduction 9vitable4 ,l'tude leur donnait t\tes les occasions de se voir librem5t1 et le prtexte de la leon leur p]mettait d'tre seuls4 ,alors les livres re/ai5t ouv]ts devant eux2 mais ou de longs sil5ces int]rompai5t la lecture1 ou des p>oles intimes remplaai5t les communications de la sci5ce4 ,les yeux des deux amants se dt\rnai5t du livre p\r se r5contr] et p\r se fuir4 ,bi5tt la ma9 qui devait t\rn] les pages1 c>ta les voiles dont ,hlose s'enveloppait1 et ce ne fut plus des p>oles1 mais des s\pirs qu'on put ent5dre4 ,enf9 la passion triomphante emporta les deux amants jusqu'aux limites de son empire4 ,t\t fut sacrifi ce bonheur sans mlange et sans fre94 ,t\s les degrs de l'am\r fur5t fran*is4 ,que sais-je8 jusqu'aux droits de l'enseignem5t1 jusqu'aux punitions du matre1 dev9r5t1 c'e/ ,abl>d qui l'av\e1 des jeux passionns dont la d\ceur surpassait la suavit de t\s les p>fums4 ,t\t ce que l'am\r peut rv]1 t\t ce que l'imag9ation de deux esprits puissants peut aj\t] ses transports1 fut ralis dans l'ivresse et dans la n\veaut d'un bonheur inconnu#fh4 ,note #fh3 ,les passages dont je r5ds ici la p5se1 ont t cits p>t\t4 ,je n'en rapporte que deux comme pices il l'appui3 ,quoque m9us suspicionis hab]mus1 v]b]a qu&oque dabat amor4444 quae omnium ungu5torum suavitatem transc5d]5t4444 si quid insolilum am] excogit>e potuit1 e/ additum4--7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #aa47 ,mais cep5dant1 qu'tait dev5u l'enseignem5t des coles8 le matre ,pi]re ennuy1 dgt1 n'y p>aissait plus qu' regret4 ,a pe9e lui re/ait-il quelques heures de j\r p\r les donn] l'tude4 ,quant ses leons1 il les faisait avec nglig5ce et froideur2 il rptait d'anci5nes ides1 et ne p>lait plus d'inspiration4 ,dev5u un simple rcitateur1 il n'inv5tait plus ri51 ou s'il inv5tait quelque *ose1 c'tai5t des v]s et des v]s d'am\r4 ,il p>at qu'il en composa beauc\p en langue vulgaire1 ou1 comme on disait alors1 b>b>e#fi2 ces *ansons tai5t vraisemblablem5t dans le gt des tr\vres1 dont il fut un des premi]s en date1 ou1 si l'on veut1 le prdcesseur4 t\s ses tal5ts1 t\tes les initiatives de son esprit1 il faudrait donc aj\t] celle de la posie nationale4 ,*ose plus s+ulire6 il laissait ses *ansons d'am\r se rp&re au dehors et c\rir la ville et le pays2 longtemps aprs cette poque1 elles se retr\vai5t encore dans la b\*e de ceux dont la situation ressemblait la si5ne#gj4 ,c> il dev9t de bonne heure le patron des am\reux1 et il avait du tal5t p\r les vaudevilles1 dit un bndict9 qui a crit sa biographie#ga4 ,a9si l'av5ture qui aurait d re/] le t\*ant my/re de t\te sa vie dev9t un bruit public et passa de son aveu et p> degrs cet tat de roman populaire qu'elle a cons]v jusqu' nos j\rs4 ,il y avait dans cet homme quelque *ose de l'insol5ce de ces natures faites p\r le comm&em5t et la royaut4 ,il posait sans voile devant la f\le2 il semblait p5s] que t\t ce qui l'intressait dev5ait digne de l'att5tion gnrale1 que ses actions surpassai5t le jugem5t commun et que t\t en lui devait tre donn comme en spectacle au monde4 ,note #fi3 ,b>b>ice4 7,ab4 ,op41 "p4 ,,ii1 ,exp4 symb41 p4 #cfi47 ,note #gj3 ,abl>d s]ait donc le premi] des tr\vres1 dit ,m4 ,ampre4 7,hi/4 de la =mat4 de la lang4 fran41 prf41 p4 ,,xx47 ,cep5dant ,m4 ,l]\x de ,l9cy1 qui a publi un ,recueil des *ants hi/oriques franais1 depuis le ,x,i,ie jusqu'au ,x,v,i,i,ie sicle 7#b vol4 9-#ab1 ,p>is1 #ahda1 #ahdb71 conjecture que les *ansons d',abl>d tai5t en lat92 et c'e/ aussi l'op9ion de ,m4 ,edle/& ,dum]il 7,j\rn4 des sav4 de ,norm&41 #b;e liv41 p4 #abi74 ,cep5dant ,hlose dit qu'on la *antait sur les places publiques2 peut-tre aussi que1 suivant le gt du temps1 les v]s lat9s et les v]s romans tai5t mls4 ,on a annonc1 il y a quelques annes1 que ces *ansons v5ai5t d'tre retr\ves au ,vatican2 et la ,biographie anglaise le rptait en #ahdb4 ,on aura v\lu p>l] des compla9tes lat9es bibliques que ,m4 ,grei? a publies 7,spicilegium ,vaticanum1 ,frau5feld1 #ahch71 et ce ne sont ni des *ansons d'am\r ni des *ansons populaires4 ,on p\vait espr]1 en ce g5re1 quelque dc\v]te curieuse des manuscrits m5tionns aux articles #hg1 #hh1 #hi et #ij du catalogue de ,m4 ,grei? s\s ces titres3 ,cantil5ae l+ua gallica antiqua scriptae1 ,c>m9a amatoria1 etc41 p4 #aca4 ,mais la plup>t de ces *ansons franaises du ,vatican ont t publies dans le recueil d',adelb]t ,kell]1 intitul3 ,romv>t1 p4 #bde1 etc41 ,manheim1 #ahdd1 9-#h4 ,il n'y en a po9t d',abl>d4 ,voyez ci-aprs la note sur les lgies bibliques4 ,le ,recueil des *ants hi/4 fran41 ,introd4 p4 v1 et ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ab2 ep4 ,,ii1 p4 #dj et #dh4 ,note #ga3 ,dom ,clm5t1 reg>d comme l'auteur de l'article ,abl>d1 dans l',hi/oire littraire de la ,france1 t4 ,,xii1 p4 #ib1 et t4 ,,vii1 p4 #ej4 ,la dsolation fut gr&e p>mi les coli]s1 lorsqu'ils s'ap]ur5t de la proccupation qui leur enlevait leur matre4 ,ils assi/ai5t avec tri/esse ces leons inanimes que leur donnait encore celui dont l'me tait ailleurs4 ,il leur semblait l'avoir p]du1 et quelques-uns ne p\vai5t voir sans al>mes ce que t\s voyai5t avec d\leur4 ,il e/ impossible que les ennemis secrets d',abl>d n'en ress5tiss5t pas une joie gale2 mais ils ne la montrai5t pas1 et telle tait alors sa puissance ou la lib]t des moeurs1 qu'il ne p>at pas que le bruit de son av5ture lui ait beauc\p nui dans les premi]s temps1 ni qu'on ait song la t\rn] contre lui4 ,il tait cl]c1 n\s savons qu'il portait le titre de *ano9e2 on a mme cru1 bi5 que sans preuve1 qu'il tait dj prtre#gb4 ,mais dans le rel*em5t et la rudesse du moy5 ge1 le drglem5t ne faisait un tort srieux qu'au j\r o il dev5ait l'occasion de quelque viol5ce4 ,or ici ri5 de semblable2 l'av5ture tait publique2 on en p>lait1 on la *antait dans ,p>is4 ,nul ne l'ignorait1 hormis1 bi5 ent5du1 le plus intress la savoir4 ,dans ses illusions d'affection1 de respect et de vanit1 ,fulb]t ne se d\tait de ri51 et plusieurs mois se passr5t avant qu'il ft av]ti2 il rep\ssa mme les premi]s avis2 mais enf9 il conut des s\pons1 et il sp>a les deux amants4 ,note #gb3 ,il e/ c]ta9 qu'il le fut plus t>d4 ,une fois abb1 il disait la messe4 7,ab4 ,op41 "p4 ,i1 ep4 i et iv1 "p4 ,,ii1 ep4 xxiii1 p4 #ci1 #ed et #cda47 ,mais l'poque que n\s racontons on ne voit que ces mots cl]icus1 canonicus1 et n\s ne croyons pas qu'il ft encore dans les ordres4 ,aucun hi/ori5 ne s'explique sur ce po9t4 ,un auteur ecclsia/ique ne reprs5te ,abl>d que comme bnfici]1 ce qui l'engageait de c]ta9s voeux1 non pas1 il e/ vrai1 irrvocables4 ,dans ses objections contre le m>iage1 ,hlose l'attaque comme contraire la dignit d'un cl]c1 sa =tune v5ir1 dans l'glise1 mais non des engagem5ts =mels4 ,bayle en conclut que le clibat n'tait pas alors une obligation /ricte p\r les prtres1 mais un devoir de p]fection4 ,d4 ,g]vaise en induit an contraire1 quoiqu'avec peu d'assurance1 qu',abl>d tait encore libre1 le concile de ,reims v5ant de r5\vel] les canons d'un concile t5u ,londres en #aajb contre les prtres1 diacres et s\s-diacres qui se m>i]ai5t4 ,mais le concile de ,reims 7#aaai7 n'avait pas encore eu lieu1 et ses df5ses pr\v5t que la rgle du clibat des prtres n'tait pas aussi sol5nellem5t consacre et suivie qu'elle l'a t depuis4 ,n\s voyons d'ailleurs1 dans un des ouvrages d',abl>d1 qu'il p5sait qu'un prtre p\vait tre m>i une fois1 p\rvu qu'il n'et pas fait de voeu contraire4 ,il n'y a pas impossibilit de s\t5ir l'op9ion de ,bayle2 mais celle de ,d4 ,g]vaise a p\r elle les meilleures app>5ces4 7,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #af4--,p4 ,ab4 ,epitom4 !ol41 c4 xxxi1 p4 #ij4 ,rhe9wald dit4 ,b]l91 #ahce4--;,bayle1 ,dict4 crit41 art4 ,helose4--,d4 ,g]vaise1 ,vie d',abeil41 t4 ,i1 p4 #gd4--;,hi/4 de sa9t ,b]n>d1 p> ,m4 l'abb ,ratisbonne1 t4 ,,ii1 p4 #cf47 ,la honte et la d\leur1 mais la d\leur plus que la honte1 les accablai5t ce fatal mom5t4 ,t\s deux r\gissai5t1 gmissai5t1 pleurai5t2 mais aucun ne se plaignait p\r lui-mme4 ,abl>d n'avait d'autre rep5tir que de voir ,hlose afflige1 et dans le *agr9 de son amant elle mettait t\t son dsespoir4 ,on les sp>ait1 mais leurs coeurs re/ai5t unis4 ,la contra9te ne faisait qu'allum] en eux de n\veaux dsirs2 puisque la honte avait clat1 il n'y en avait plus2 ils se faisai5t comme un devoir de leur am\r4 ,ils cont9ur5t donc se voir secrtem5t4 ,un j\r1 ils fur5t surpris1 et le classique ,abl>d dit qu'il leur arriva ce qu'une fable potique raconte de ,vnus et de ,m>s#gc4 ,note #gc3 ,ep4 i1 p4 #ac4 ,peu aprs1 ,hlose s'ap]ut qu'elle tait grosse1 et avec l'exaltation de la joie1 elle l'crivit son matre1 le consultant sur ce qu'il y avait faire4 ,une nuit1 en l'abs5ce de l'oncle1 il entra furtivem5t dans la maison1 et comme ils en tai5t conv5us1 il emm5a ,hlose et la conduisit incont95t dans sa patrie4 ,l1 il l'tablit *ez sa soeur1 o elle demeura jusqu' ce qu'elle mt au monde un fils qui reut d'elle le nom de ,pi]re ,a/rolabe#gd4 ,note #gd3 ,a/rolabius ou ,a/ralabius dans les lettres d',abl>d et d',hlose1 ,petrus ,a/ralabius dans le ncrologe du ,p>aclet4 ,je ne sais p\rquoi plusieurs hi/ori5s veul5t que ce nom signifie ,a/re brillant4 ,on appelait alors a/rolabe la sphre plane l'aide de laquelle on dmontrait le sy/me de ,ptoleme4 7,ab4 ,op41 ep4 i1 p4 #ac2 "p4 ,,ii1 ep4 xxiv et xxv1 p4 #cdc et #cde2 ,n41 p4 #aadi4--,pezji ,!s4 anecdot4 noviss41 t4 ,,iii1 "p4 ,,ii1 p4 #ie et #aaj47 ,non lo9 du ,pallet1 au conflu5t de la ,mo9e et de la ,svre nantaise1 s'lv5t les maje/ueuses ru9es du *teau de ,clisson#ge4 ,elles dom95t encore le c\rs limpide et *>mant de ces deux rivires1 et les gr&es masses de ro*]s et de v]dure qui en c\vr5t les bords esc>ps4 ,on peut croire que ces sites admirables qui1 dit-on1 inspirr5t au ,p\ss9 ses plus fameux paysages1 fur5t alors visits p> l'inquite ,hlose4 ,lorsque son amant l'eut rejo9te1 t\s deux errr5t sans d\te plus d'une fois dans ces lieux encore sauvages1 mais o la nature talait t\te sa fra*eur et t\te sa beaut4 ,du mo9s montre-t-on dans la g>5ne de ,clisson une grotte de ro*]s granitiques qui porte le nom d',hlose4 ,on dit que l se retirai5t s\v5t les deux amants1 durant leur sj\r en ,bretagne4 ,mais ri5 n'appuie cette tradition1 si ce n'e/ peut-tre la secrte h>monie qui unit les beauts de la nature1 les solitudes my/rieuses et les motions de l'am\r4 ,speluncam ,dido dux et ,trojanus eamdem ,dev5iunt4 ,note #ge3 ,clisson e/ #g ou #h kilomtres des ru9es du *teau du ,pallet1 dans le pays appel le ,bocage4 ,aucune con/ruction n'y p>at remont] au temps d',abl>d2 hormis peut-tre une p>tie de l'anci5ne *apelle de la ,tr9it1 prs du c\v5t de bndict9es dev5u la ,villa ,val5t94 ,la *teau fut rebti en #abbc2 mais aup>avant il y avait dj un *teau1 et ,clisson tait dj un lieu important4 ,ri5 n'indique que le nom de grotte d',hlose soit autre *ose qu'une fantaisie du propritaire du p>c2 mais c'e/ une grotte naturelle sur la rive droite de la ,svre4 7,abail4 et ,hl41 p> ,turlot1 p4 #add4--,voyage pittoresque ,clisson1 p> ,?i5on1 plan*1 xiii1 #b vol4 9-#d4--,notice sur la ville et le *teau1 #a vol4 9-#ah1 ,nantes1 #ahda47 ,a la n\velle de la fuite d',hlose1 ,fulb]t tait tomb comme en dm5ce4 ,dans sa d\leur et sa colre1 il ne savait comm5t se v5g] d',abl>d1 quelles emb*es lui t5dre1 enf9 quel mal lui faire4 ,s'il le tuait1 s'il le mutilait p> quelque blessure cruelle1 il craignait que sa nice bi5-aime n'en ft punie p> la famille du ravisseur qui l'avait recueillie4 ,quant se r5dre matre p> =ce de sa p]sonne1 il ne l'esprait pas4 ,abl>d se t5ait sur ses g>des1 prt l'attaqu] s'il fallait se df5dre4 ,peu peu il prit piti de cette extrme d\leur1 ou plutt il s5tit qu'il fallait absolum5t sortir d'une situation critique en rp>ant sa faute2 il rsolut de s'accus] du crime de son am\r comme d'une trahison1 il v9t tr\v] le *ano9e1 avec des prires et des promesses1 s'engageant lui accord] la rp>ation qu'on exig]ait4 ,la passion1 en effet1 ou peut-tre la cra9te lui r5dait t\t acceptable et t\t facile2 il se disait que les plus gr&s hommes avai5t succomb comme lui1 et p\r apais] ,fulb]t1 p\r le satisfaire au del de t\te esprance1 il (frit le m>iage1 p\rvu que le m>iage re/t secret2 c> il apprh5dait que cela ne nuist sa rputation aussi bi5 qu'aux *ances de son ambition dans l'glise4 ,fulb]t cons5tit4 ,la rconciliation fut scelle p> un *ange de p>ole et p> les embrassem5ts de l'oncle et des si5s4 ,t\t cela peut-tre ca*ait de leur "p un projet de trahison4 ,il semble que ,fulb]t n'ait jamais r5onc la p5se de quelque noire v5geance conue ds le premi] j\r4 ,abl>d ret\rna en ,bretagne p\r y *]*] celle qui allait dev5ir sa femme4 ,mais elle n'appr\va pas son projet1 et elle entreprit de l'en dissuad]4 ,cette fille hroque ne songeait1 disait-elle1 qu'au pril et l'honneur de son amant4 ,elle ne croyait pas qu'aucune satisfaction ds>mt son oncle2 elle le connaissait et press5tait les sombres desse9s de cette me ulcre4 ,puis1 elle dem&ait quelle gloire il y aurait p\r elle t]nir la gloire d',abl>d p> un hym5 qui les humili]ait t\s deux#gf4 ,que ne lui f]ait pas le monde1 auquel elle allait enlev] sa lumire8 ,de quelles maldictions de l'glise1 de quels regrets des philosophes ce m>iage s]ait suivi6 quelle honte et quelle calamit qu'un homme cr p\r t\s se consacrt une seule femme6 ,elle le dte/ait1 s'criait-elle avec vhm5ce1 ce m>iage qui s]ait un opprobre et une ru9e4 ,note #gf3 ,le disc\rs trange et pressant p> lequel ,hlose t5ta de dt\rn] ,abl>d du m>iage a t rem>qu et mme admir de t\t temps4 ,plusieurs auteurs le cit5t2 n\s ne rappell]ons qu'un tmoignage peu srieux1 mais qui n'en e/ pas mo9s frappant4 ,dans le ,roman de la ,rose1 l'un des auteurs1 ,jehan de ,meung1 qui avait1 il e/ vrai1 translat en franhois la ,vie et les ,epi/res de ma/re ,pi]re ,abayal>d et ,hloys sa femme1 v\lant faire le procs du m>iage1 s'exprime a9si3 ,pi]res ,abaill>t reconfesse ,que su] ,helos1 l'abeesse ,du ,p>aclet1 qui fu s'amie1 ,accord] ne se voloit mie1 ,por ri5s qu'il la pri/ fame3 ,a9s il faisoit la g5ne dame ,bi5 ent5dant et bi5 lettre4 ,et bi5 amant1 et bi5 ame1 ,argum5s il *a/i] ,qu'il se g>da/ de m>i]4 ,et il cont9ue en rimant t\tes les raisons d',hlose et mme quelque *ose de l'av5ture qui suivit4 7dit4 de ,m4 ,mon1 t4 ,,ii1 p4 #bac4--,les ,manuscrits de la ,biblio?que du ,roi1 p> ,m4 ,paul9 ,p>is1 t4 ,v1 no4 #gjga1 p4 #ci47 ,l',aptre n'en a-t-il pas signal t\s les ennuis1 t\tes les gnes1 t\tes les sollicitudes1 lorsqu'il dit3 ,v\s tes sans femme1 ne *]*ez po9t de femme4 ,et qu'il aj\te3 ,je veux que v\s viviez sans t\rm5t d'esprit4 7,i ,cor4 ,,vii1 #bg et #cb47 ,si l'on rcuse les sa9ts en de telles matires1 qu'on c\te les sages4 ,ne sait-on plus ce que sa9t ,jrme dit de ,?ophra/e1 que l'expri5ce avait am5 conclure contre le m>iage des philosophes1 et ce que rpondit ,cicron ,hirtius qui lui conseillait de se rem>i]3 ,je ne puis m'occup] galem5t la fois d'une femme et de la philosophie#gg4 ,abl>d1 d'ailleurs1 ne devait-il pas se rappel] sa manire de vivre8 ,comm5t ml] des coli]s des s]vantes1 dea critures des b]ceaux1 des livres et des plumes des fuseaux et des qu5\illes8 ,quel esprit plong dans les mditations sacres ou philosophiques p\rrait support] les cris des enfants1 les *ants monotones des n\rrices qui les apais5t1 t\t le bruit d'un mnage nombreux8 ,cela e/ bon p\r les ri*es dont les maisons sont des palais1 et qui l'opul5ce p>gne t\s les ennuis2 mais ce ne sont pas des ri*es que les philosophes4 ,leurs p5ses vont mal avec les s\cis monda9s4 ,t\s1 ils ont *]* la retraite1 et ,snque dit ,lucilius3 ,v\lez-v\s philosoph]1 ngligez les affaires4 ,soyez t\t l'tude1 il n'y a jamais assez de temps p\r elle#gh4 ,int]rompre la philosophie1 c'e/ l'ab&onn]4 ,*ez t\s les peuples1 g5tils1 juifs1 *rti5s1 il y a eu des hommes m95ts qui se sp>ai5t1 qui s'isolai5t du public p> la paix et la rgul>it de leur vie4 ,*ez les ,juifs1 c'tai5t les ,naz>ens1 et plus t>d les ,sadducens1 les ,essni5s2 *ez les *rti5s1 les mo9es qui mn5t la vie commune des aptres1 et imit5t la solitude de sa9t ,jean2 *ez les paens enf91 ceux qui ,py?agore a donn le noble titre d'amis de la sagesse#gi4 ,rappel] t\s les exemples au s\v5ir d',abl>d1 ce s]ait v\loir enseign] ,m9]ve elle-mme4 ,mais si des laques ont a9si vcu1 que doit faire un *rti51 un cl]c1 un *ano9e1 et comm5t l'excus] de prfr] ces sa9ts devoirs de misrables plaisirs1 et de se plong] sans ret\r dans l'abme8 ,o1 si peu lui s\cie de la prrogative ecclsia/ique1 qu'il sauve du mo9s la dignit du philosophe2 qu'il se rappelle que ,socrate fut m>i et comme il expia sa faute4 ,note #gg3 ,b4 ,hi]onym4 ,9 ,jov9ian1 l4#a4 ,cette citation et t\tes les autres sont attribues ,hlose p> ,abl>d4 ,note #gh3 ,s5ec4 ep4 ,,lxxiii4 ,note #gi3 ,l'introduction du nom de philosophe e/ attribue ,py?agore p> ,cicron 7,tusc41 l4 ,v1 #c et #d72 mais ,abl>d ne devait le savoir que p> sa9t ,augu/9 qu'il cite3 ,de ,civ4 ,dei1 l4 ,,viii4--,ab ,op41 p4 ,i4 p4 #ac et #ad4 ,puis1 laissant cette s+ulire argum5tation1 elle desc5dait1 d'une voix plus mue1 des raisons plus pntrantes4 ,ne devait-il pas song] qu'il s]ait plus prilleux p\r lui de la ram5] son oncle8 ,combi5 il s]ait plus d\x p\r elle1 et p\r lui plus honorable1 qu'elle ft appele sa matresse que son p\se1 et qu'elle le retnt p> la grce1 au lieu de l'en*an] p> la contra9te6 ,leurs joies s]ai5t plus vives tant qu'elles s]ai5t plus r>es4 ,p\r elle1 elle n'a jamais en lui ri5 aim que lui-mme4 ,elle p5se ce que dans ,es*9e la philosophe ,aspasie dit ,xnophon#hj4 ,il n'e/ rang1 titre ni gloire qu'elle prfrt au sort qu'elle ti5t de lui4 ,le titre d'p\se e/ plus sa9t1 le nom de sa matresse1 de l'esclave de ses plaisirs1 e/ plus d\x2 il a plus de prix p\r elle que le rang d'une impratrice1 qu& ,augu/e en p]sonne le lui aurait (f]t4 ,o e/ la femme dont la =tune gale la si5ne8 ,l'am\r d',abl>d vaut mieux que l'empire du monde#ha4 ,note #hj3 ,inductio illa philosophae ,aspasiae4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,ii1 p4 #de47 ,dans un dialogue d',es*9e le socratique1 ,aspasie dit ,xnophon et sa femme3 ,p]suadez-v\s1 v\s1 que v\s possdez la premire des femmes1 et elle1 le premi] des hommes4 7,cic4 ,de ,inv5t41 ,i1 #ca4--,qu9til4 ,in/4 orat41 ,v1 #aa47 ,note #ha3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ac-af1 ep4 ,,ii1 p4 #de4 ,t\tes nos expressions sont plus faibles que celles dont ,hlose se s]vait encore1 bi5 des annes aprs ces vnem5ts4 ,p\r lui1 il c\ta t\s ces conseils1 t\tes ces prires1 sans en tre branl4 ,il lui fallut subir une discussion en rgle1 et le matre eut rfut] son lve en dialectique4 ,sans d\te ce m>iage cotait quelque *ose son ambition2 c'tait un p>ti qui p\vait compromettre sa position dans l'cole1 l'oblig] au mo9s r5onc] l'enseignem5t de la ?ologie1 lui faire p]dre son canonicat1 lui f]m] la voie des hautes dignits de l'glise1 et il ne les ddaignait pas2 on dit mme que la mitre de l'vque de ,p>is avait brill ses yeux4 ,d'autres ont p>l de la p\rpre roma9e1 que dis-je8 de la ti>e pontificale elle-mme4 ,ces ambitieux rves sduisai5t sans d\te l'esprit d',hlose2 mais la situation prs5te pesait sur lui2 il se flattait de t5ir ses li5s t]nellem5t secrets2 et dans son aveuglem5t1 il rep\ssait les inquitudes d'une femme trop clairvoyante1 et se confiait l'av5ir4 ,sa volont obt9t ce qu',hlose1 dans l'excs de son dv\em5t1 appelait un sacrifice4 ,elle se rsigna dev5ir la femme de celui qu'elle aimait plus que la lumire du j\r4 ,cep5dant1 en cons5tant avec des s\pirs et des l>mes son hym51 elle dit ces tri/es mots3 ,il ne n\s re/e plus qu' donn] p> notre p]te commune l'exemple d'une d\leur gale notre am\r4 ,le monde enti] a connu1 dit ,abl>d1 que dans ces p>oles l'esprit de prophtie l'inspira#hb4 ,note #hb3 ,id1 ,ep4 ,i1 p4 #af4--,on rem>qu]a que dans t\s ces raisonnem5ts le sac]doce n'e/ pas allgu comme un emp*em5t2 il n'en faudrait pas conclure rig\reusem5t qu',abl>d ne ft pas prtre4 ,il ne reg>dait pas le m>iage comme absolum5t int]dit aux g5s d'glise4 7,ab4 ,epit4 !ol41 p4 #ia1 ,b]l91 #ahcf1 et ci-aprs l4 ,,iii1 c4 ,,ii47 ,ils quittr5t la ,bretagne1 recomm&ant leur enfant leur soeur1 ret\rnr5t cl&e/9em5t ,p>is2 et quelques j\rs aprs1 ils passr5t la nuit en oraison dans une glise dont le nom e/ ignor2 ayant accompli secrtem5t a9si les vigiles des noces1 le mat91 au j\r naissant1 en prs5ce de ,fulb]t et de quelques amis1 ils reur5t la bndiction nuptiale2 puis aussitt ils se retirr5t sans clat et *acun dans sa demeure4 ,a p>tir de ce mom5t1 leurs entrevues fur5t r>es et drobes1 et t\s leurs so9s t5dir5t ca*] leurs n\veaux li5s4 ,mais ces prcautions dev9r5t inutiles4 ,l'oncle mme d',hlose et les g5s de la maison1 dans le dsir imprud5t d'effac] un pnible sc&ale1 divulguai5t le m>iage1 violant a9si la foi promise4 ,hlose1 au contraire1 se rcriait et jurait avec imprcations que ri5 n'tait plus faux#hc4 ,irrit de ces dm5tis1 ,fulb]t l'accablait d'outrages1 et le sj\r commun dev5ait insupportable4 ,il fallut fuir encore4 ,note #hc3 ,illa autem contra ana!matiz>e et jur>e4 7,ep4 #a1 p4 #ag47 ,il y avait prs de ,p>is au village d',arg5teuil1 sur les bords de la ,se9e1 un c\v5t de femmes ddi la ,vi]ge1 tabli s\s la rgle de ,sa9t-,b5ot1 et ri*em5t dot p> ,adlade1 femme de ,hugues ,capet#hd4 ,une p>tie de l'enfance d',hlose s'y tait c\le3 c'e/ l que la conduisit son m>i4 ,il y avait fait dispos] l'habit de religieuse qui conv5ait la vie clotre1 et elle le revtit1 mais sans pr5dre le voile4 ,aucun esprit de retraite1 aucun dgt des joies du monde1 aucune lassitude des passions ne l'am5ait au pi$ des autels4 ,elle n'y *]*ait qu'un sr asile4 ,l'homme que le ciel lui avait ma9t5ant donn p\r p\x l'y v5ait voir de temps en temps1 et leur am\r ne respectait pas t\j\rs la sa9tet du lieu4 ,les dt\rs du clotre1 la solitude des salles sil5cieuses ca*r5t plus d'une fois un bonheur qui ne p\vait donc cess] d'tre crim9el#he4 ,note #hd3 ,c'tait un prieur dp5dant de l'abbaye de ,sa9t-,d5is et temporairem5t conv]ti en c\v5t de femmes2 il portait le nom de ,prioratus humilitatis ,b4 ,m>ie de ,arg5tolio1 ou ,notre-,dame d',arg5teuil4 7,ab4 ,op41 ep4 #a1 p4 #ag2 ,n41 p4 #aaej4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,vii1 p4 #fjg47 ,note #he3 ,no/i 444 quid ibi tecum mea libid9is eg]it intemp]antia 9 quadam etiam p>te ipsus refectorit4444 ,no/i id impud5tissimo furio actum esse 9 tam rev]5do loco et summae ,virg9i consecrato4 7,ab4 ,op41 ep4 ,v1 p4 #fi47 ,ri5 de t\t cela n'tait s\ponn de ,fulb]t1 ou ri5 ne le t\*ait4 ,il savait seulem5t que sa nice1 jadis son plaisir et son orgueil1 lui avait *app1 qu'elle tait dans les murs d'un mona/re1 qu'elle portait la robe de religieuse4 ,il crut ou v\lut croire qu',abl>d comptait a9si se db>rass] d'elle et l'en*an] lo9 de lui4 ,t\tes ces prcautions lui p>aissai5t suspectes1 et ce qu'on pr5ait tant de so9 de ca*]1 on v\lait sans d\te l'annul] un j\r4 ,la vie d',abl>d p\vait bi5 d'ailleurs n'tre pas celle du m>i le plus fidle#he;a4 ,note #he;a3 ,voyez la note #b de la page #df1 et les allgations de ,f\lque de ,deuil4 7,ab4 ,op41 p4 #bai47 ,les pro*es1 les amis de ,fulb]t lui rptai5t qu'on l'avait tromp1 et en aigrissant ses s\pons exaltai5t t\s ses ress5tim5ts4 ,l'ide d'une v5geance biz>re et t]rible lui tait v5ue ds le premi] j\r de sa colre2 elle le ressaisit de n\veau2 peut-tre ne l'avait-elle jamais quitt2 et une nuit1 aprs avoir mis du complot quelques-uns de ses p>5ts1 il se fit introduire avec ses complices1 p> un valet secrtem5t a*et1 jusque dans la *ambre retire o reposait ,abl>d1 et le surpr5ant sans df5se et endormi1 ils lui infligr5t1 p> un l*e att5tat1 la mutilation dgradante que le dsir d'anantir les tribulations de la *air dont p>le sa9t ,paul1 arra*a jadis au spiritualisme ins5s d',origne#hf4 ,note #hf3 #a ,cor4 ,,vii1 #bh4--,on ne saurait donn] avec c]titude la date de cet vnem5t1 mais ce ne peut tre avant #aaag1 ni plus t>d que #aaah4 ,ds que le j\r fut v5u1 t\t cette n\velle s'mut de surprise et d'horreur4 ,la ville entire1 curieuse et con/]ne1 acc\rait dans le vois9age de la demeure d',abl>d et le fatiguait des cris de sa piti4 ,t&is que les femmes qui t\tes l'aimai5t pleurai5t en se racontant une si cruelle av5ture1 t\t ce que l'glise avait de plus di/+u1 les *ano9es de ,p>is1 l'vque lui-mme1 tmoignai5t hautem5t leur intrt et leur indignation#hg4 ,les cl]cs surt\t1 les coli]s faisai5t ret5tir la maison de gmissem5ts insupportables1 et ces tmoignages d'une compassion bruyante allai5t r$\bl] sa honte et ses s\ffrances4 ,p\r lui1 sur son lit de misre1 il rfl*issait pniblem5t au degr de =tune et de gloire qu'il avait atte9t1 cette d*ance si s\da9e1 si trange et si t]rible4 ,il se s5tait humili jusque dans le plus pr(ond de son orgueil1 en songeant que ,dieu sembl]ait l'avoir frapp dans sa ju/ice1 que la trahison p>atrait *tie p> la trahison mme1 et le crime puni et d%onor p> l'impuissance4 ,il p5sait la joie mal ca*e de ses ennemis1 la d\leur1 la confusion de ses amis1 au bruit que f]ait dans le monde cette dgradation dont il se voyait atte9t4 ,quelle c>rire dsormais lui s]ait ouv]te8 ,de quel front se produire en public1 lui ma9t5ant montr p>t\t au doigt1 p>t\t p\rsuivi p> la rise1 p>t\t en spectacle comme un de ces mon/res qui1 s\s l'anci5ne loi1 ,dieu f]mait les portes du temple6 7,deut41 ,,xxiii1 #d47 ,note #hg3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 #a1 p4 #bba4 ,ses meurtri]s avai5t pris la fuite aprs leur crime4 ,ds le premi] mom5t1 l'vque ,girb]t avait manife/ la volont d'en faire ju/ice2 c> l'vque avait juridiction sur les cl]cs1 =um ecclesia/icum4 ,deux des fugitifs1 dont l'un tait le s]viteur p]fide et v5du1 fur5t repris et condamns la pe9e du talion1 aprs qu'on leur eut crev les yeux4 ,quant ,fulb]t1 on ne put lui arra*] l'aveu de son crime2 l'aveu sans d\te tait alors ncessaire la preuve4 ,d'ailleurs le *apitre de ,p>is ne p\vait entirem5t ab&onn] un de ses membres4 ,seulem5t1 t\s ses bi5s fur5t confisqus au pr(it de l'glise4 ,on croit qu'il se ca*a et vcut oubli2 il ne m\rut qu'assez longtemps aprs1 compt t\j\rs dans le collge des *ano9es de ,p>is#hh4 ,note #hh3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ag1 p>s #aa1 ep4 ,i1 p4 #bbb1 ,n41 p1 #aadi4 ,abl>d n'avait pu m\rir4 ,il lui fallait recomm5c] sa tri/e vie4 ,un seul p>ti lui re/ait que lui dictait la honte plus que la pit2 c'tait d'entr] dans un clotre4 ,il s'y dcida2 mais il ne v\lait pas tre seul m\rir au monde2 il fallait qu',hlose n'et app>t5u qu' lui4 ,il exigea qu'elle pronont ses voeux avant qu'il et prononc les si5s#hi4 ,sur son ordre1 ,hlose qui n'avait pas quitt sa retraite y prit d'abord le voile de novice1 et le mona/re se f]ma sur elle4 ,t\s deux enf91 ils revtir5t irrvocablem5t l'habit religieux1 elle dans le c\v5t d',arg5teuil1 lui dans l'abbaye de ,sa9t-,d5is 7#aaai7ij4 ,note #hi3 ,id41 ,ep4 ,,ii1 p4 #dg4 ,note #ij3 ,cette date e/ celle qu'adopt5t la plup>t des hi/ori5s4 7,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #ib47 ,le pre ,dubois veut que la retraite ,sa9t-,d5is soit de #aaag ou #aaah47;,hi/4 ,eccl4 p>is41 t4 ,i1 l4 ,,xi1 c4 ,,vii1 p4 #ggg47 ,p\r elle1 au d]ni] mom5t1 comme ses amis l'ent\rai5t en pleurant et *]*ai5t encore la dt\rn] de se s\mettre1 mo9s de v+t ans1 au j\g insupportable de la vie mona/ique1 elle rpondit p> une citation t\te classique qui pr\ve la fois combi5 l'rudition et la passion1 mles l'une l'autre dans son me1 y effaai5t le s5tim5t religieux4 ,elle pronona t\t c\p1 d'une voix entrec\pe de sanglots et de l>mes1 cette pla9te que ,luca9 prte ,cornlie1 lorsqu'aprs ,ph>sale elle revoit ,pompe dont elle croit avoir caus la p]te3 ,o maxime conjux1 ,o ?alamis indigne meis1 hoc juris habebat ,9 tantum =tuna caput8 ,c> impia nupsi1 ,si mis]um factura fui8 ,nunc accipe po5as ,s$ quas sponte luam#ia4 ,note #ia3 ,lucan4 ,ph>s41 l4 ,,viii1 v4 #id4 #j gr& homme1 mon p\x1 toi dont mon lit n'tait pas digne1 voil donc le droit qu'avait la =tune sur une si noble tte6 ,p\rquoi1 p> quelle impit t'ai-je p\s1 si je devais te r5dre misrable8 ,accepte auj\rd'hui la pe9e que je subis1 mais que je subis volontairem5t4 ,et montant l'autel d'un pas press1 elle y prit le voile noir1 bnit p> l'vque de ,p>is1 et s'en*ana sol5nellem5t la pr(ession religieuse4 ,tri/e victime1 obissante et non rsigne1 elle se sacrifiait encore la volont et au repos de celui qu' regret elle avait accept p\r p\x1 et qu'elle ab&onnait en frmissant1 p\r se donn] l'p\x div9 sans foi1 sans am\r et sans esprance#ib4 ,note #ib3 ,ab4 ,op41 ep4 ii4 p4 #de et #dg4 ,voil donc ,abl>d religieux ,sa9t-,d5is4 ,le prs5t et l'av5ir1 t\t e/ *ang p\r lui4 ,il a r5onc la =tune1 l'clat1 la gloire du monde1 et il se t\rne1 mais avec peu de gt et de f]veur1 v]s la solitude *rti5ne4 ,dans les premi]s mom5ts1 son coeur n'tait rempli que de regrets et de ress5tim5ts4 ,il ne mditait que la v5geance4 ,il repro*ait l'impunit de ,fulb]t la faiblesse de l'vque1 aux ma*9ations des *ano9es2 il les accusait t\s de complicit1 et v\lait all] ,rome les dnonc] comme c\pables env]s la ju/ice4 ,il fallut les ef=ts de ses amis p\r l'en dissuad]4 ,un d'eux 7on lui donne du mo9s ce titre71 ,f\lque1 prieur de ,deuil1 fut oblig d'insi/] auprs de lui sur sa pauvret qui ne lui p]mettait pas d'accomplir un si long voyage1 ni de satisfaire aux dp5ses que cotait la ju/ice ou la cupidit roma9e1 sur l'imprud5ce qu'il y aurait de s'alin] p\r jamais les *efs du cl]g p>isi51 sur les s5tim5ts d'quit et de *>it que lui comm&ait sa n\velle pr(ession4 ,enf9 il lui rpta cette tri/e p>ole3 ,v\s tes mo9e#ic4 ,note #ic3 ,mona*us es4 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 i1 p4 #bbb1 #bbc47 ,le prieur de ,deuil1 dp5dant de l'abbaye de ,sa9t-,flor5t de ,saumur1 tait situ dans la valle de ,montmor5cy4 ,f\lque n'e/ connu que p> sa lettre ,abl>d4 7,bayle1 art4 ,f\lque4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #bdj47 ,il tait mo9e en effet1 et la ncessit1 s9on le devoir1 lui prescrivait de vivre suivant son tat4 ,une premire ress\rce s'(frait lui1 c'tait l'tude2 mais d'abord l'tude lui sembla sans attrait2 elle n'apportait plus la gloire avec elle4 ,t\tefois des cl]cs v5ai5t le voir1 et l'abb de ,sa9t-,d5is1 ,adam1 se joignait eux p\r lui dire que le mom5t peut-tre tait arriv de se consacr] plus que jamais au travail1 et surt\t aux re*]*es ?ologiques4 ,ils lui rptai5t que ma9t5ant l'am\r du ciel lui p\vait inspir] ce que jadis peut-tre lui avait suggr le dsir de la rputation et de la =tune2 que son devoir tait de faire valoir le tal5t que1 selon la p>abole vanglique1 le ,seigneur lui avait remis1 comme son s]viteur1 et qu'il rclam]ait un j\r avec usure4 ,ils aj\tai5t que si1 jusqu'ici1 il avait in/ruit les ri*es1 il lui re/ait clair] les pauvres2 que le ciel1 en le frappant1 lui avait ouv]t du mo9s l'asile de la paix de l'me1 de la lib]t d'esprit1 de la tranquillit /udieuse2 et que le philosophe du monde p\vait dev5ir auj\rd'hui le philosophe de ,dieu4 ,abl>d hsitait suivre ces conseils2 il lui en cotait de rep>atre aux yeux des hommes4 ,mais il ne tr\vait pas1 dans l'abbaye de ,sa9t-,d5is1 le repos qu'il esprait4 ,il l'avait *oisie comme la premire du royaume4 ,on y avait reu avec empressem5t un homme qui devait illu/r] la communaut4 ,on y att5dait de lui de l'clat et du bruit2 il y *]*ait le sil5ce1 la rgle1 l'oubli4 ,le premi] m\vem5t de son dsespoir avait d tre le r5oncem5t absolu au monde4 ,or1 l'antique fondation de ,dagob]t1 agr&ie et enri*ie p> la munific5ce de la longue suite de rois1 ses successeurs1 cette maison t\te royale1 une des in/itutions de la mon>*ie1 mona/re1 dit sa9t ,b]n>d1 plus dv\ ,cs> qu' ,dieu1 n'tait nullem5t trangre aux *oses monda9es1 et t5ait au sicle p> de nombreux li5s4 ,irritable et attri/1 ,abl>d y tr\vait la vie peu rgulire1 les moeurs rel*es4 ,il accusait l'abb ,adam lui-mme de dsordres qu'aggravait sa dignit#id4 ,habitu au ton du comm&em5t1 prompt t\t rg5t] aut\r de lui1 il s'leva contre les drglem5ts dont il tait tmo91 et ses repro*es qui n'tai5t pas t\j\rs discrets1 le r5dir5t bi5tt *>ge t\t le monde4 ,ses frres importuns saisir5t avec empressem5t les in/ances de ses disciples comme une occasion de l'loign]1 et le pressr5t d'y cd] en repr5ant ses leons4 ,il rsi/a longtemps2 il rpugnait revoir le gr& j\r4 ,cep5dant amis1 ennemis1 coli]s1 religieux1 l'abb lui-mme insi/ai5t1 et entrant alors dans cette vie1 de mobilit et de t5tatives *angeantes que son me inquite allait prolong]1 il s'tablit dans le prieur de ,maisoncelle1 situ sur les t]res du comte de ,*ampagne#ie p\r y r\vrir son cole la manire acc\tume4 ,note #id3 ,la manire dont ,abl>d p>le des dsordres de l'abb et des mo9es de ,sa9t-,d5is1 ne p]met pas le mo9dre d\te4 ,ces dsordres sont affirms p> sa9t ,b]n>d1 p> ,guillaume de ,nangis1 p> les annales mme du mona/re4 ,la *ose tait commune alors dans beauc\p de c\v5ts1 et il n'y avait pas c5t ans que les mmes dsordres1 dans la mme maison1 avai5t ncessit une r=me entreprise p> sa9t ,odilon4 ,deux actes d'adm9i/ration *>itable de l'abb ,adam1 rapports p> ,du*esne qui veut le ju/ifi]1 ne pr\v5t nullem5t qu'il m5t une vie rgulire4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ai2 ,n41 p4 #aaec4--,sa9t ,b]n>d1 ,op41 ep4 ,,lxxviii et n4--,guill4 ,nang4 ,*ron41 an4 #aabc1 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xx1 p4 #gbg47 ,note #ie3 ,ad cellam quamdam4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ai et #bj47 ,d4 ,brial seul dit que ce lieu e/ ,maisoncelle4 7,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #bij47 ,il y a dans le dp>tem5t de ,se9e-et-,m>ne plusieurs villages de ce nom4 ,le lieu qu'habitait ,abl>d1 dsign p> quelques criva9s s\s le nom de ,trec5sis cella1 peut tre ou ,maisoncelle de l'arrondissem5t et du canton de ,c\lommi]s1 ou plutt ,maisoncelles du canton de ,villi]s-,sa9t-,georges1 arrondissem5t de ,prov9s4 ,je ne crois pas que le lieu de refuge d',abl>d1 malgr cette dsignation ,trec5sis cella1 doive tre confondu avec le c\v5t de ,troyes1 appel ,cella1 mona/]ium cell5se1 ou ,m\/i]-la-,celle1 le mona/re de ,sa9t-,pi]re de ,troyes4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #eci47 ,le ,p4 ,longueval veut qu'il ait enseign ,prov9s dans un prieur de ,sa9t-,flor5t de ,saumur4 ,peut-tre confond-il cette premire sortie du c\v5t avec la seconde qui le conduisit ,prov9s1 au prieur de ,sa9t-,ay\l4 7,hi/4 de l',egl4 gall1 t4 ,,viii1 l4 ,,xxiii1 p4 #cee4--;,hi/4 litt4 t4 ,,ix1 p4 #he47 ,il retr\va sur-le-*amp un auditoire att5tif et nombreux2 on p>le de trois mille tudiants4 ,la f\le rep>ut1 et bi5tt ce lieu retir ne suffit plus l'abrit] ni la n\rrir4 ,ram5 p> le malheur aux plus srieuses mditations1 proccup des devoirs de sa pr(ession n\velle1 dev5u p> l'tude et plus savant et plus subtil#if1 il r5dit son enseignem5t m9emm5t religieux1 sans ab&onn] ces sci5ces pr(anes dont on lui dem&ait surt\t les leons4 ,il en fit comme un appt dont la saveur attirait les disciples cette philosophie vritable qui tait enf9 p\r lui celle de ,jsus-,*ri/1 imitant a9si celui qu'il appelait le plus gr& des philosophes *rti5s1 ,origne4 ,la manire en effet dont sa9t ,grgoire le ,?aumaturge n\s dit qu'enseignait ce pr(ond et s+uli] docteur (fre assez d'analogie avec la m?ode d',abl>d4 ,c'e/ bi51 au re/e1 celle de quiconque veut fond] la foi sur la raison4 ,po9t d'arcane p\r ,origne1 dit le ,?aumaturge1 il expliquait t\t#ig4 ,note #if3 ,de acute acutior4 7,o?4 ,fris41 ,de ,ge/4 ,frid41 t4 ,i1 c4 ,,xcvii47 ,note #ig3 ,summum *ri/ianorum philosophorum ,orig5em4 7,ep4 ,i1 p4 #ai47 ,voyez le passage de ,grgoire dans l'ouvrage de ,d4 ,g]vaise 7t4 #a1 p4 #aca7 ou dans ce pre lui-mme4 7,orat4 panegyric4 et *>i/4 ad ,orig51 p4 #gc4 ,s4,p4 ,greg4 cogn4 ,?aum4 ,op41 ,p>is1 #afba47 ,le t\r ?ologique qu'avait pris l'enseignem5t d',abl>d ne fit qu'excit] davantage la curiosit1 et le pr(esseur obt9t un succs qui rappelait le pass4 ,p\r s'in/ruire la fois dans la sci5ce sculire et sacre1 on se pressa dans son cole1 et la dcad5ce des autres tablissem5ts recomm5a4 ,les matres se d*anr5t de n\veau contre lui4 ,on attaqua t\t1 et sa manire et son droit d'enseign]4 ,on lui repro*a1 mais non pas en face1 d'tre1 contrairem5t aux devoirs mona/iques1 encore trop captiv p> l'tude des livres pr(anes1 et d'avoir usurp1 cette fois sans qu'un suprieur l'autorist1 la matrise en ?ologie4 ,son cole tait en effet une oeuvre volontaire et prive2 il n'tait plus matre et comme recteur de celle de ,p>is1 il n'tait ?ologal d'aucune glise4 ,la publicit des coles mona/iques n'exi/ait pas de droit1 et d'ailleurs il enseignait hors de son c\v5t4 ,on dem&ait donc son int]diction1 et l'on ne cessait de press] dans ce s5s1 ar*evques1 vques1 abbs et t\t p]sonnage revtu de quelque titre ecclsia/ique4 ,on travaillait s\lev] t\t le cl]g contre lui4 ,abl>d comm5a p> brav] l'orage2 il s'tait acc\tum ddaign] ses ennemis4 ,sa supriorit avait jusqu'ici accabl t\s ceux qu'elle avait irrits4 ,n'ayant ri5 p]du de sa sci5ce loqu5te1 voyant son auditoire r5\vel1 il p5sait avoir g>d t\t son asc5dant1 et il mconnaissait ce que le temps apporte de *angem5t dans la situation des plus heureux1 ce que le malheur enlve d'autorit au tal5t des plus habiles4 ,le respect et l'empressem5t de ses disciples lui faisai5t illusion4 ,il ne savait pas qu'une puissance int]rompue ne se retr\ve gure1 et que depuis sa *ute une ombre funbre avait t porte sur t\t son av5ir4 ,il arriva que1 press p> ses lves1 il entreprit de rdig] ses leons ?ologiques4 ,son int5tion dcl>e tait d'aff]mir les fondem5ts mmes de la foi2 et puisque le philosophe tait ma9t5ant un religieux1 de r5dre tmoignage de sa pr(ession en enseignant la philosophie religieuse4 ,or1 la premire vrit de la philosophie religieuse1 c'e/ ,dieu2 la premire "q1 c'e/ la nature de ,dieu4 ,son ouvrage fut donc un trait sur la nature de ,dieu1 c'e/--dire sur l',unit et la ,tr9it div9e4 ,c'e/ l',introduction la ,?ologie que n\s avons encore#ih4 ,il essaie d'y expos] ce qui1 a9si qu'il l'obs]ve lui-mme1 e/ plus fait peut-tre p\r la p5se que p\r l'expression4 ,dmontrant1 comme on dit1 la foi p> la raison1 il veut rpondre aux hrtiques et surt\t aux incrdules qui se piqu5t de philosophie1 p> un *ri/ianisme philosophique4 ,de l cette ?se p]svramm5t s\t5ue que le dogme peut tre prs5t s\s une =me rationnelle1 qu'il faut compr5dre ce qu'on croit1 qu'il n'y a po9t de my/re qui ne puisse tre clairci p> des explications ou du mo9s p> des similitudes *oisies avec disc]nem5t1 et que la dialectique1 cette matresse de la raison1 doit tre concilie avec les croyances *rti5nes1 si l'on ne veut pas qu'elle les branle1 en les mettant en contradiction avec ses propres lois4 ,une consqu5ce assez naturelle tait de plac] l'autorit des philosophes presqu'au rang de celle des sa9ts2 de prt5dre que la raison1 rvlation intrieure1 avait conduit les premi]s aux mmes notions que les seconds sur la nature de ,dieu et notamm5t sur la ,tr9it2 que la vrit tant commune t\s1 les s5tim5ts qu'elle inspire avai5t pu l'tre1 et qu'il ne fallait pas entirem5t dsespr] du salut des sages de l'antiquit4 ,note #ih3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 p4 #igc4 ,t\t le monde n'a pas reg>d cet ouvrage comme celui qui fut brl ,soissons et qu'on a cru p]du4 ,mais il conti5t ce qu' ,soissons on lui repro*ait d'avoir crit1 et les p5ses et les expressions du prologue se rapport5t p>faitem5t ce qu'il dit dans l',hi/oria calamitatum de la composition de l'ouvrage condamn ,soissons4 7,id41 ep4 ,i1 p4 #bj4 ,voyez le c4 ,,ii du l4 ,,iii de cet ouvrage47 ,l'ass]tion p\r laquelle ,o?on de ,fris+5 dit qu',abl>d fut condamn se tr\ve textuellem5t dans l',introduction4 7,id41 ,introd4 ad ,!ol41 l4 ,,ii1 p4 #ajgh4--;,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii47 ,or1 cette foi de la raison1 implicite et confuse dans ,platon1 plus dveloppe1 plus au!ntique1 plus puissante *ez les *rti5s1 c'e/ le dogme de l'unit de ,dieu1 seul incr1 seul crateur1 seul t\t-puissant1 bi5 suprme et p]fection inf9ie4 ,mais1 en ,dieu ne di/+u5t la puissance1 la sagesse et la bont2 la premire eng5dre la seconde1 et la troisime procde de t\tes deux4 ,c> il y a encore de la puissance dans la sagesse1 et la bont qui n'e/ ni l'une ni l'autre s]ait nulle et va9e si t\tes deux n'exi/ai5t pas1 ,tels sont les attributs di/9ctifs qui se p]sonnifi5t dans le ,pre t\t-puissant1 dans le ,fils1 v]be de ,dieu1 t]nelle raison1 suprme intellig5ce1 dans le ,sa9t-,esprit1 s\rce div9e de grce1 de *>it et d'am\r4 ,voil les trois p]sonnes de la ,tr9it1 p]sonnes di/+ues entre elles m9emm5t p> lesdites proprits1 mais qui n'ont qu'une ess5ce1 qu'une sub/ance1 puisqu'il n'y a qu'un ,dieu dont t\tes les oeuvres sont indivisibles et suppos5t la fois la puissance1 la sagesse et la bont4 ,cette notion de la nature ess5tielle de ,dieu devait tre concilie avec ses attributs gnraux1 avec son immutabilit1 sa provid5ce1 sa presci5ce4 ,cette conciliation tait l'objet de la d]nire p>tie1 qui e/ re/e ou ne n\s e/ p>v5ue qu'incomplte2 et l'ouvrage t\*ait a9si t\te les que/ions de la ?odice4 ,cette doctr9e1 qui sans tre entirem5t n\velle ni dnue d'antcd5ts rputs or?odoxes1 se signalait cep5dant p> un ton de h>diesse1 p> des subtilits has>des1 p> un c>actre gnral de lib]t dans la discussion1 devait la fois sduire beauc\p de jeunes esprits1 et al>m] beauc\p de consci5ces inquites4 ,le nom de son auteur1 je ne sais quelles app>5ces av5tureuses qui s'tai5t t\j\rs atta*es lui1 la position qu'il avait t\j\rs prise en dehors de l'ordre commun1 la r5dait plus suspecte1 plus attrayante et plus prilleuse qu'elle ne l'et t s\s la protection d'un autre nom4 ,l'intellig5ce tait alors curieuse1 excite1 et cep5dant s\mise aux rgles de la foi2 elle aimait raisonn] et elle v\lait croire4 ,ce qui semblait dmontr] la croyance1 conva9cre la raison1 satisfaire ce beso9 inquisitif d'exam9] et de discut]1 sans le d*an] ni l'g>]1 donn] enf9 au my/re la =me d'un problme et au dogme celle d'une solution1 devait tre saisi avec ardeur et accept comme la dc\v]te de la vrit p>faite et df9itive4 ,les ides d',abl>d avai5t ds longtemps transpir p> ses leons1 et s'tai5t ouv]t les esprits2 le trait qui rsumait ces ides et les livrait au publie eut un succs de propag&e4 ,c'tait prcism5t l'in/ant o se =mait contre lui la coalition des matres qu'il avait discrdits4 ,ils s'armr5t du prtexte que leur f\rnissait son imprud5ce2 la malveillance et l'envie le dnoncr5t la foi svre ou timide4 ,les autorits ecclsia/iques fur5t appeles la vigilance et supplies d'int]v5ir4 ,abl>d1 sans mpris] absolum5t ces attaques1 les rep\ssa avec hauteur1 et rpondit p> l'insulte et le dfi4 ,t\j\rs confiant et imprieux1 il provoquait une lutte qu'il ne croyait pas1 je p5se1 qu'on ost engag]4 ,comme on lui repro*ait d'avoir appliqu tmrairem5t la dialectique la ?ologie et donn aux doctr9es sacres les allures d'une sci5ce pr(ane1 il publia ou laissa c\rir une amre apologie 7du mo9s on peut prsum] qu'elle date de cette poque71 ou plutt une invective contre ces ignorants en dialectique qui pr5ai5t1 disait-il1 ses dogmes p\r des sophismes#ii4 ,note #ii3 ,invectiva 9 quemdam ,ignorum dialecticea4 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,iv1 p4 #bch47 ,mais quoi8 n'tait-ce pas t\j\rs la fable si connue du r5>d ddaignant les c]ises qu'il ne p\vait atte9dre8 ,a9si quelques docteurs de ce temps1 p>ce qu'ils ne saurai5t atte9dre la dialectique1 l'appell5t une dception2 ce qu'ils ne peuv5t compr5dre e/ sottise2 ce qui les passe e/ un dlire4 ,ils s'appui5t1 s'il faut les en croire1 sur les livres sacrs2 mais que de sa9ts docteurs la recomm&5t1--cette sci5ce qu'ils insult5t6 ,on peut leur montr] des citations des ,pres qui jug5t la dialectique ncessaire p\r compr5dre1 p\r expliqu]1 p\r df5dre l'criture4 ,sa9t ,augu/91 sa9t ,jrme mme lui donn5t rs\dre les difficults de la foi4 ,qu'e/-ce que les hrtiques1 s9on des sophi/es1 et comm5t confondrons-n\s les sophi/es1 si ce n'e/ en n\s montrant dialectici5s8 ,et n\s n\s montr]ons en proportion disciples fidles du ,*ri/4 ,quel e/ le nom que lui donne l'vangile8 n'e/-ce pas celui de la raison1 du v]be inc>n1 de cette lumire qui luit dans les tnbres1 de ce pr9cipe enf9 dont le nom grec e/ l'orig9e du nom de la logique8 ,si le ,*ri/ e/ si s\v5t appel sophia ou la sagesse1 s'il e/ le logos ou le v]be1 dont p>l5t et ,platon et sa9t ,jean1 les amis de la sagesse ou les philosophes1 les disciples du v]be ou les logici5s ne sont que les *rti5s les plus f]v5ts4 ,ne sembl5t-ils pas prcism5t *]*] et invoqu] ces dons que le ,sa9t-,esprit transmettait en langues de feu1 la p>ole1 l'intellig5ce et l'am\r8 ,enf9 notre ,seigneur lui-mme1 p\r conva9cre les ,juifs1 n'a pas ddaign l'arme de la discussion4 ,il n'a pas t\j\rs pr\v la foi p> des miracles2 lui aussi1 il a rec\ru la puissance de la raison2 et son div9 exemple n\s enseigne que n\s1 qui manqu5t les miracles1 qui ne re/e que la lutte de la p>ole1 n\s devons conva9cre p> elle ceux qui *]*5t la sagesse comme les ,grecs au temps de sa9t ,paul#ajj4 ,aussi bi51 p\r les hommes qui sav5t jug]#aja1 la raison a plus de =ce que les miracles1 qu'on peut attribu] quelque p\voir inf]nal4 ,si l'erreur peut se gliss] dans le raisonnem5t1 c'e/ surt\t qu& on ignore l'art de l'argum5tation4 ,il faut donc s'adonn] la logique1 qui pntre t\t1 mme les que/ions sacres1 et qui confondra surt\t les docteurs prsomptueux qui se croi5t les mmes droits qu'elle4 ,note #ajj3 ,nam et ,judaei signa petunt1 et ,graeci sapi5tiam qua]unt4 7#a ,cor4 #a1 #bb47 ,note #aja3 ,apud discretos 7loc4 cit41 p4 #bdb71 ceux qui ont la discrtion ou le disc]nem5t1 comme dans cette expression3 l'ge de discrtion4 ,en mme temps qu',abl>d se df5dait de la sorte contre ceux qui suspectai5t sa foi p\r cause de philosophie1 il avait so9 de se montr] l'glise g>di5 jal\x des intrts de la vrit1 et prompt rep\ss] t\te attaque que la dialectique mme p\vait dirig] contre son or?odoxie4 ,on croit qu'il r5contra p>mi ses dnonciateurs ce ,roscel9 qu'il avait autrefois suivi et qui lui-mme avait tant sc&alis l'glise4 ,mais1 rconcili avec elle depuis son ret\r d'exil1 p> les so9s d',ives1 d]ni] vque de ,*>tres1 ,roscel9 p\vait tre dev5u d'autant plus intolrant qu'il avait t p]scut1 d'autant plus jal\x qu'il tait oubli4 ,on lui attribue d'ailleurs quelques-unes des propositions sur la ,tr9it qu',abl>d1 sans le nomm]1 attaquait dans son livre#ajb4 ,c'tait assez p\r le p\ss] la v5geance4 ,note #ajb3 ,ab4 ,op41 ,introd4 ad4 ,?41 l4 ,,ii1 p4 #ajfg2 ,n41 p4 #aaeg4--;,hi/4 litt41 l4 ,,xii1 p4 #abb4 ,j'aurais de la pe9e reconnatre ,roscel9 p>mi les hrtiques qu',abl>d c>actrise au comm5cem5t du livre ,,ii de l',introduction2 mais des erreurs signales dans le c\rs de l'ouvrage1 plus d'une peut v5ir de ,roscel91 *ef de ces pseudo-dialectici5s1 qu'il attaque si vivem5t4 ,voyez dans le livre ,,iii de cet ouvrage le c4 #aa4 ,un j\r donc1 en #aabaajc1 ,abl>d appr5d que ce matre en fausse dialectique1 t*ant d'env5im] sa doctr9e sur la ,tr9it1 l'a dnonc aux autorits ecclsia/iques4 ,il pr5d l'(f5sive son t\r1 et1 dans une lettre vhm5te1 il dnonce ,girb]t1 vque de ,p>is1 et au vnrable cl]g de son glise1 cet antique ennemi de la foi ca?olique1 conva9cu p> le concile de ,soissons de pr*] le tri?isme1 et qui vi5t vomir contre lui l'outrage et la m5ace#ajd4 ,note #ajc3 ,r\sselot1 ,philos1 du moy4 ge1 t4 ,i1 p4 #ahg4 ,note #ajd3 ,cette lutte entre ,abl>d et ,roscel9 e/ un fait conte/4 ,on en donne p\r preuve une lettre dans laquelle un ?ologi51 dsign p> l'initiale ,p et qui a crit sur la ,tr9it1 se pla9t ,g1 vque de ,p>is1 des attaques d'un vieux dialectici5 hrtique qui ne p>at autre que ,roscel91 et dem&e tre jug contradictoirem5t avec lui 7,ab4 ,op4 p>s ,,ii1 cp4 ,,xxi1 p4 #ccd74 ,mais on ne peut dmontr] que cette lettre soit d',abl>d1 qui l'aurait crite v]s #aabj ou #aaba2 on ne sait pas si ,roscel9 vivait encore qu& p>ut l'ouvrage sur la ,tr9it2 enf9 on aj\te que conv]ti alors1 ,roscel9 qui vivait pieusem5t en ,aquita9e v]s #aajc1 n'aurait pu provoqu] ou mrit] ,p>is les attaques que l'auteur de la lettre dirige contre lui4 ,on veut donc qu'elle soit d'un ?ologi5 inconnu ,p qui aurait p\rsuivi ,roscel91 lors de ses dmls avec sa9t ,anselme au sujet de la ,tr9it2 rev5ant d',anglet]re v]s #a,o#hg1 ,roscel9 tr\vant cet ouvrage1 l'aurait dnonc l'vque ,g 7,guillaume7 auprs duquel ,p se s]ait df5du son t\r4 ,on peut rpondre que la date de la mort de ,roscel9 e/ ignore2 que la lettre de ,p peut tre de ,petrus1 nom donn sans cesse ,abl>d1 et adresse ,girb]t1 vque de ,p>is de #aaag #aabd4 ,l'auteur da la lettre se dit auteur d'un ,opuscule sur la ,tr9it1 ,opusculo no/ro de fide ,tr9itatis1 et ,abl>d1 en p>lant de son ,introduction1 se s]t ailleurs du mme mot 7,comm4 9 ,rom41 p4 #eac74 ,la lettre1 lui attribue p> d',amboise et ,du*esne1 cote s\s son nom dans le manuscrit1 respire une irritabilit intolrante1 un des traits de son c>actre4 ,il a bi5 pu se montr] mprisant et (f5s l'g>d de ,roscel9 mme conv]ti1 et ,roscel91 qu& ce s]ait lui dont la pit en #aajc difiait l',aquita9e1 avait bi5 pu se montr] malveillant ou inju/e env]s le novateur ,abl>d4 7,cf4 ,g4 ,dubois1 ,hi/or4 ,eccles4 p>is41 t4 ,i1 #a4 ,,xi1 c4 ,,ii1 p4 #gji4--;,hi/4 litt41 t4 ,,viii1 p4 #dfd2 t4 ,,ix1 p4 #cfb2 t4 ,,xii1 p4 #aaa4--,malteac1 ,*ron4 9 ,bibl4 nov4 mss4 ,p4 ,labbaei1 t4 ,,ii1 p4 #bag47 ,s'il e/ vrai qu'il ait insr quelque ombre d'hrsie dans ses crits sur la ,tr9it1 il invoque les a?ltes du ,seigneur et les df5seurs de la foi2 qu'un j\r soit pris1 un lieu dsign1 et que des juges *oisis prononc5t et puniss5t ou le calomniateur ou l'hrtique4 ,p\r lui1 il rem]cie le ciel d'avoir combattre p\r la foi1 et d'tre en butte aux traits d'un homme qui n'a jamais eu d'inimiti que contre les g5s de bi51 de celui qui a os attaqu] dans une ptre le hraut du ,*ri/1 ,rob]t d',arbrissel1 et se rp&re en outrages contre ce magnifique docteur de l'glise1 ,anselme1 ar*evque de ,cantorb]y#aje1 d'un homme dont l'indocilit mrita que le roi d',anglet]re le bannt de son royaume1 et qui n'a pas sans pe9e sauv sa vie p> la fuite4 ,et c'e/ cet homme d%onor qui veut t5dre d'autres son infamie6 ,cet homme1 proscrit de deux royaumes1 fu/ig1 dit-on1 p> les *ano9es dans l'glise de ,sa9t-,m>t91 dont il e/ *ano9e aussi p\r la honte du sanctuaire1 cet homme que sa vie et sa foi dnonc5t assez1 ,abl>d ne le nomm]a pas4 ,c'e/ ce faux dialectici5 et ce faux *rti5 qui ayant prt5du qu'aucune *ose n'a de p>ties1 a t contra9t d'admettre que lorsque le ,seigneur mangea1 comme le dit sa9t ,luc1 un morceau de poisson rti1 ce qu'il mangea fut une p>tie du mot de poisson rti4 ,or1 e/-il trange que celui qui a lev la tte contre le ciel1 extravague sur la t]re1 et veuille p]dre les autres aprs s'tre p]du#ajf8 ,note #aje3 ,egregium illum praeconem ,*ri/i444 magnificum ,ecclesiae doctorem4 ,les deux p]sonnages sont bi5 c>actriss4 ,rob]t d',arbrissel fut un prdicateur1 une sorte de missionnaire plus clbre p> la pit que p> le tal5t4 ,on lui dut plusieurs fondations1 entre autres celle de ,fontevrault4 ,on ne sait pas dans quelle occasion il fut attaqu p> ,roscel94 ,c'e/ tort qu'on a essay d'attribu] ce d]ni]1 soit la lettre de ,godefroi1 abb de ,v5dme1 soit celle de ,m>bode1 dans lesquelles des conseils la fois *>itables et svres sont adresss ,rob]t d',arbrissel4 ,les auteurs de l',hi/oire littraire ne me p>aiss5t laiss] subsi/] aucun d\te cet g>d4 ,quant aux attaques de ,roscel9 contre sa9t ,anselme1 elles sont =t connues1 et elles contribur5t le faire *ass] de l',anglet]re o il s'tait rfugi aprs avoir t *ass de ,france4 7,j\rnal des ,savants1 ann4 #afhb1 p4 #aia4--;,hi/4 litt41 t4 ,,ix1 p4 #cfd2 t4 ,x1 p4 #cei47 ,note #ajf3 ,tel e/ l'extrait de la lettre intitule ,g4 ,dei gratia p>isiacae s$is piscopo unaque v5]abili ejusdem ecclesiae cl]o ,p4 7,p>s ,,ii1 cp4 ,,xxi1 p4 #ccd47 ,plusieurs dtails font reconnatre ,roscel94 ,le s>casme sur le morceau de poisson rti 7p>tem piscis assi1 ,luc4 ,,xxiv1 #db7 e/ une allusion la doctr9e qui refusait l'exi/5ce relle aux p>ties du t\t comme aux qualits de la sub/ance1 d'o il rsultait que les qualits et les p>ties n'tai5t que des mots4 ,au re/e1 dans ce sy/me pris au s5s le plus absolu1 ce n'e/ pas le poisson qui et t un mot1 mais la p>tie seulem5t4 7,ouvr4 9d41 ,intr41 p4 xc4 ,dial41 p4 #dga47 ,quant la flagellation de ,roscel91 elle n'e/1 que je sa*e1 rapporte nulle "p4 ,avant de quitt] la ,france1 s\s le c\p de la s5t5ce du concile de ,soissons1 ,roscel9 e/ dsign con/amm5t comme matre et *ano9e de ,compigne1 o il n'y avait pas de *apitre de ,sa9t-,m>t94 ,les auteurs de l',hi/oire littraire ne voi5t pas de difficult croire que1 r5tr en ,france1 il fut *ano9e de ,sa9t-,m>t9 ,t\rs2 mais ils ne cit5t ni ce passage ni aucune autorit1 c> ,dub\lai qu'ils nomm5t n'en p>le pas4 7,hi/4 litt41 t4 ,,ix1 p4 #cja74--;,hi/4 ,univ4 p>is41 t4 ,i1 p4 #ddc1 #dhe1 #dic1 #fci4 ,c'e/ dans ces t]mes1 o se trahit peut-tre plus de colre que de mpris1 qu',abl>d livrait son ennemi l'excration de l'glise1 oubliant trop sans d\te qu'au temps o il vivait les mmes ana?mes att5dai5t quiconque avait innov dans la dialectique et p> elle dans la ?ologie1 et que le glaive sacr tait dj lev sur la tte du contempteur de ,roscel91 tmraire va9queur de ,guillaume de ,*ampeaux et d',anselme de ,laon4 ,ri5 n'tait =t cra9dre1 en effet1 dans cet ef=t dsespr d'un auteur de sy/me qui1 se s5tant m5ac de l'oubli1 v\lait envelopp] dans une communaut d'hrsie et de disgrce celui qu'il n'avait pu annul] ou tran] sa suite4 ,malgr cette dnonciation odieuse1 rep\sse avec une viol5ce qui ne le semble gure mo9s1 ce n'tait pas le proscrit ,roscel9 que devait r$\t] ,abl>d2 mais les anci5s sectateurs du ralisme1 mais les amis de ,guillaume et d',anselme morts sans v5geance#ajg2 mais quelques disciples fidles leur mmoire et bi5v5us auprs des pr9ces de l'glise2 mais cet ,albric et ce ,lotulfe dont il avait r5contr de bonne heure l'opposition vigilante1 et qui v\lai5t dom9] leur t\r et recueillir t\t l'hritage de leurs matres2 voil ceux dont l'inimiti devait lui faire pr\v] cruellem5t sa puissance4 ,note #ajg3 ,c'e/ ,abl>d qui dit positivem5t qu'ils tai5t morts celle poque 7cp4 ,i1 p4 #bj71 et comme le concile de ,soissons eut bi5 c]ta9em5t lieu en #aaba1 cela =tifie l'op9ion qui place avant cette anne la mort de ,guillaume de ,*ampeaux4 7,voyez la note #b de la page #bi47 ,quant ,anselme1 il tait mort en #aaaf4 ,albric et ,lotulfe g\v]nai5t les coles de ,reims2 le premi]1 ar*idiacre de la ca?drale1 prieur de ,sa9t-,sixte1 et qui avait t un mom5t dsign1 avec l'appui de sa9t ,b]n>d1 p\r succd] ,guillaume de ,*ampeaux dans l'v* de ,*lons#ajh1 j\issait d'un gr& crdit auprs de ,ra\l dit le ,v]t1 son ar*evque#aji4 ,p\ss p> les in/ances rptes des deux pr(esseurs1 ce prlat s'ent5dit avec ,conan1 vque de ,pale/r9e1 qui remplissait alors dans les ,gaules les fonctions de lgat du sa9t-sige#aaj1 p\r convoqu]1 s\s le nom de concile ou synode prov9cial1 un conv5ticule ,soissons1 ville dj signale p> la condamnation de ,roscel9 en #ajib4 ,abl>d y fut appel1 on lui dit d'apport] son clbre ouvrage1 opus cl>um4 ,on l'accusait d'avoir1 comme ,roscel91 appliqu les pr9cipes du nom9alisme au dogme de la ,tr9it4 ,il se r5dit l'appel et p>ut accept] le jugem5t4 ,note #ajh3 ,sa9t ,b]n>d fit de va9s ef=ts auprs du pape ,honor ,,ii p\r obt5ir qu'il appr\vt l'lection d',albric au sige de ,reims4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,xiii47 ,je dois cep5dant aj\t] que la plup>t des auteurs p5s5t que ce n'e/ pas aprs ,guillaume de ,*ampeaux 7#aaai ou #aaba71 mais aprs ,ebal1 son successeur 7#aabf71 qu',albric faillit dev5ir vque de ,*lons4 ,note #aji3 ,radulfus nom9e1 ,viridis cognom9e4 ,abl>d et plusieurs criva9s l'appell5t ,rodulfus1 et d'autres ,radulfus1 que l'on traduit ord9airem5t p> ,ra\l4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #bj2 ,n4 p4 #aafd4--;,g4 ,m>lot1 ,metrop4 rem5s4 ,hi/41 t4 ,,ii1 ,i4 ,,ii1 c4 ,,xxxi1 p4 #bdd et #bge4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #hj47 ,note #aaj3 ,conan1 ,conon ou ,conus1 vque de ,pale/r9e ou ,prne/e1 lgat du pape ,pas*al ,,ii en ,france1 y prit "p plusieurs conciles4 ,en #aabj1 il tait lgat du pape ,calixte ,,ii1 et t9t un n\veau concile ,beauvais4 7,ab4 ,op2 ,n41 p4 #aaff47 ,soissons tait une ville de la prov9ce ecclsia/ique de ,reims#aaa4 ,l'ar*evque ,ra\l y avait convoqu ses suffragants1 et quelques membres considrables du cl]g1 p>mi lesquels on di/+uait ,ge(froi ,,ii1 vque de ,*>tres4 ,le droit de juridiction sur ,abl>d n'tait ri5 mo9s qu'tabli4 ,comme mo9e de ,sa9t-,d5is1 il relevait de l'vque de ,p>is1 dont le mtropolita9 tait ,s5s4 ,t\t au plus p\vait-on dire que le lieu o il avait enseign se tr\vait dans une p>tie du t]ritoire de ,*ampagne1 dp5dante de la prov9ce de ,reims4 ,mais il n'leva aucune difficult2 il tait lo9 de se refus] aux preuves et aux discussions publiques1 et il les avait en quelque sorte dem&es#aab4 ,note #aaa3 ,prov9ce de ,reims ou ,belgique seconde4 ,les suffragants de l'ar*evque de ,reims1 en #aaba1 tai5t probablem5t les vques de ,soissons1 d',arras1 de ,laon1 de ,beauvais1 de ,*lons1 de ,noyon1 d',ami5s1 de ,s5lis et de ,tr\5ne4 ,on ignore quels sont ceux de ces prlats qui assi/r5t au concile4 ,il y en eut sans d\te trs-peu2 on v]ra plus bas que l'assemble n'tait pas nombreuse4 ,la prs5ce de ,lisi>d de ,crespy1 vque de ,soissons1 e/ seule atte/e4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 passim47 ,note #aab3 ,mais cette dem&e tait adresse l'vque de ,p>is4 ,voyez ci-dessus p4 #ha1 et dans les ,oeuvres1 p4 #ccd4 ,quant la compt5ce1 rsultant du lieu o l'enseignem5t avait t donn1 je ne l'indique que comme une hypo?se4 ,lorsqu'il arriva ,soissons 7#aaba71 il tr\va le cl]g et le peuple mal disposs p\r lui4 ,on avait rp&u les bruits les plus f*eux2 il passait p\r avoir crit et pr* qu'il y avait trois ,dieux1 en sorte que1 dans les premi]s j\rs1 quelques-uns de ses disciples faillir5t tre lapids p> le peuple#aac4 ,c'tait assurm5t une situation t\te neuve p\r ,abl>d4 ,note #aac3 ,le peuple de ,soissons tait fanatique4 ,peu d'annes aup>avant1 il avait brl de son propre m\vem5t un homme s\ponn de mani*isme4 7,le ,p4 ,longueval1 ,hi/4 de l'glise gall41 t4 ,,viii1 l4 ,,xxiv1 p4 #dad47 ,il alla d'abord droit au lgat1 et lui remit son livre1 dfrant d'avance au jugem5t de cet vque1 et dcl>ant que1 s'il avait ri5 mis qui s'loignt de la foi ca?olique1 il tait prt le corrig] et donn] t\te satisfaction1 dcl>ation qui se lisait dj dans l'ouvrage mme#aad4 ,le lgat emb>rass le lui r5dit1 en lui disant de le port] l'ar*evque et ses conseill]s1 accusateurs dev5us juges4 ,l'ordre fut excut2 mais les n\veaux c5seurs reg>dr5t1 feuilletr5t le manuscrit sans y ri5 tr\v] repr5dre1 du mo9s en prs5ce de l'auteur1 et ils r5voyr5t le jugem5t la f9 du concile4 ,avant mme qu'il ne s'ouvrt1 ,abl>d s'tait ef=c de se ressaisir du public4 ,p>t\t et devant t\s1 il dveloppait *aque j\r la p5se de son ouvrage1 il exposait sa foi1 il r5dait le dogme intelligible1 dmon/ratif1 et comm5ait retr\v] des admirateurs4 ,on rem>qua bi5tt dans la ville cette s+ul>it d'un accus qui p>le haut et d'un accusateur qui se tait4 ,quoi1 disait-on1 il h>angue le public1 et on ne lui rpond pas6 ,le concile t\*e son t]me1 un concile runi pr9cipalem5t cause de lui2 et de lui il n'e/ pas "q6 ,e/-ce que les jugea aurai5t reconnu que l'erreur tait de leur ct8 ,ces propos et d'autres semblables ne faisai5t qu'anim] de plus en plus l'ardeur de la p\rsuite2 une condamnation dev5ait *aque in/ant plus ncessaire4 ,note #aad3 ,intruct4 ad ,!ol41 prolog41 p4 #igd4 ,un j\r1 ,albric1 accompagn de quelques-uns des si5s1 s'appro*e d',abl>d1 et v\lant app>emm5t l'emb>rass]1 aprs quelques mots flatteurs1 il lui dit qu'il s'tonnait d'une *ose qu'il avait ne dans son ouvrage2 savoir que ,dieu ayant eng5dr ,dieu1 et ,dieu tant unique1 ,dieu cep5dant ne s'tait pas eng5dr lui-mme4 ,si v\s v\lez1 rpondit ,abl>d1 je v\s en donn]ai la raison4--,n\s faisons peu de compte1 reprit ,albric1 des raisons huma9es1 a9si que de notre propre s5s en p>eilles matires2 n\s dem&ons les p>oles de l'autorit4--,t\rnez le feuillet1 dit ,abl>d1 et v\s tr\v]ez l'autorit4 ,et lui1 pr5ant des ma9s le livre qu',albric avait apport1 il *]*a le passage qn',albric n'avait pas vu ou compris1 n'ayant qu'une p5se1 celle de tr\v] un adv]saire en faute4 ,le bonheur v\lut ou ,dieu p]mit que le passage se prs5tt aussitt4 ,la citation portait3 ,sa9t ,augu/91 de la ,tr9it1 livre ,i4--,celui qui croit qu'il e/ de la puissance de ,dieu de s'tre eng5dr lui-mme1 erre d'autant plus que non-seulem5t ,dieu n'e/ po9t dans ce cas1 mais pas plus que lui aucune crature spirituelle ou corporelle4 ,il n'e/ absolum5t aucune *ose qui s'eng5dre elle-mme#aae4 ,note #aae3 ,voil une preuve que l'ouvrage jug ,soissons e/ l',introduction la ,?ologie2 on y tr\ve le passage repris p> ,albric1 et la citation de sa9t ,augu/9 qu'invoque ,abl>d p\r lui rpondre4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ba2 ,introd41 l4 ,,ii1 p4 #ajff4--,sa9t ,augu/91 ,op4 omn41 ,de ,tr941 l4 ,i1 c4 ,i1 t4 ,,viii1 p4 #gdi2 dit4 de #aggi47 ,les disciples d',albric qui tai5t prs5ts fur5t surpris et confus4 ,leur matre1 p\r essay] de se df5dre1 dit t\t has>d3 ,mais il faut bi5 l'ent5dre4--,la belle n\velle1 reprit sur-le-*amp ,abl>d2 mais v\s dem&iez un texte1 et non pas le s5s4 ,si v\s v\lez le s5s et la raison1 je suis prt v\s montr] qu'avec l'autre op9ion1 v\s tombez dans l'hrsie qui veut que le ,pre soit son propre fils4 ,a ces mots1 ,albric en colre rpondit p> des m5aces1 et lui dit que1 dans cette affaire1 ni les autorits ni les raisons ne s]ai5t p\r lui1 et il s'loigna4 ,abl>d qui raconte cette anecdote n'aj\te pas que1 dans le passage en "q1 c'tait prcism5t une op9ion d',albric lui-mme qu'il attaquait en passant1 l'attribuant1 sans prononc] aucun nom1 un matre en ?ologie qui occupait en ,france une *aire de pe/il5ce#aaf4 ,albric qui s'tait reconnu1 sans en conv5ir1 avait d naturellem5t tr\v] dans cet endroit la plus grosse hrsie du livre4 ,note #aaf3 ,magi/ros div9orum librorum qui nunc maxime circa nos pe/il5tae ca!dras t55t4444 quorum unus 9 ,francia4 7,ab4 ,op41 loc4 cit47 ,je suis ici l'op9ion de ,mabillon4 7,sa9t ,b]n41 ep4 ,,xiii1 9 n47 ,le d]ni] j\r du concile arriva1 et avant la sance1 le lgat mit en dlibration avec l'ar*evque et quelques-uns des m5eurs ce qu'on devait faire de l'accus et de son livre4 ,ils avai5t l'un et l'autre s\s la ma91 ils tai5t l p\r les jug]1 et ils p>aissai5t n'avoir ri5 dire4 videmm5t1 on reculait devant une discussion publique1 et soit faiblesse ou calcul1 soit dfiance de la cause ou cra9te de l'asc5dant si connu d',abl>d1 on avait a9si t\t ret>d1 dbat et jugem5t1 les uns v\lant *app] la ncessit d'une telle preuve1 les autres prvoyant qu'au d]ni] mom5t t\t devi5drait plus facile et que le c\p p\rrait tre brusquem5t et sil5cieusem5t port4 ,mais ,abl>d avait un p>ti dans le cl]g2 les dignits ecclsia/iques tai5t dj le p>tage de quelques-uns de ses lves4 ,dans cette confr5ce dcisive1 ,ge(froi de ,lves1 vque de ,*>tres1 le premi] p> sa pit et p> la dignit de son sige#aag1 pr(ita de l'emb>ras visible des assi/ants p\r les exhort] la modration4 ,il rappela d'abord la situation d',abl>d1 la supriorit de ses tal5ts1 ses succs dans t\s les enseignem5ts1 le nombre de ses sectateurs1 l't5due de son influ5ce1 de cette vigne qui projetait ses pampres jusqu' la m]4 ,il aj\ta que si l'on v\lait le condamn] p> une dcision en quelque sorte prjudicielle et le frapp] sans dbat1 il tait cra9dre qu'en indisposant beauc\p de monde on ne suscitt aussitt un gr& p>ti p\r sa df5se1 d'autant que ri5 dans ses crits ne donnait ouv]tem5t accs la c5sure2 qu'une telle viol5ce aj\t]ait la faveur publique1 et s]ait attribue l'envie plus qu' la ju/ice2 que si1 au contraire1 on v\lait procd] canoniquem5t1 il fallait produire dans l'assemble un crit ou un dogme inconte/ablem5t de lui1 l'int]rog]1 et le laiss] librem5t rpondre1 af9 qu'aprs aveu ou conviction1 il ft rduit au sil5ce2 suivant cette p>ole de ,nicodme1 lorsqu'il v\lut sauv] ,notre-,seigneur3 ,e/-ce que notre loi condamne un homme1 s'il n'a pas t ou aup>avant1 et sans qu'on sa*e ce qu'il a fait8 7,jean1 ,,vii1 #ea47 ,note #aag3 ,ge(froi ,,ii1 successeur d',ives dans l'v* de ,*>tres1 tait de race noble1 et son sige a t longtemps le premi] de la prov9ce de ,s5s4 ,le sige de ,p>is n'tait alors que le troisime4 ,on n'explique pas comm5t1 tant de la prov9ce de ,sons1 il assi/ait un concile t5u p> les vques de celle de ,reims4 ,il j\a p5dant t\te sa vie un gr& rle dans les affaires du cl]g1 et n\s le v]rons rep>atre plus d'une fois4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #bb4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,viii1 p4 #aacd et suiv4--,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #hb47 ,cet avis fut accueilli p> des murmures1 et quelques-uns s'crir5t ironiquem5t que le conseil tait bi5 sage d'all] lutt] de faconde avec un homme aux argum5ts et aux sophismes duquel l'univ]s n'aurait su comm5t rsi/]4 ,ge(froi se cont5ta de rem>qu] qu'il tait encore plus difficile de disput] avec le ,*ri/1 lequel p\rtant ,nicodme v\lait qu'on c\tt p> respect p\r la loi4 ,puis essayant de les ram5] p> une autre voie et d'obt5ir l'aj\rnem5t d'une dcision qui rclamait un exam5 plus mr et une assemble plus nombreuse1 il dem&a qu',abl>d ft reconduit ,sa9t-,d5is p> son abb qui tait prs5t1 et que l'on y convoqut une runion considrable et des plus savants hommes1 p\r exam9] plus att5tivem5t ce qu'il y avait faire4 ,ce d]ni] avis obt9t l'ass5tim5t du lgat1 et t\s les autres p>ur5t s'y r5dre4 ,dans les cas p9eux1 l'aj\rnem5t gagne aism5t la faveur d'une assemble4 ,conan se leva p\r all] dire sa messe1 avant d'entr] au concile1 et il fit prv5ir ,abl>d p> l'vque de ,*>tres de la p]mission qui lui s]ait accorde de ret\rn] dans son mona/re1 p\r y att5dre ce qui avait t conv5u4 ,mais alors les plus a*>ns ou les plus rig\reux1 voyant bi5 qu'il n'y avait ri5 de fait1 si l'affaire devait se trait] hors du diocse et l o leur crdit ne s't5dait pas1 p]suadr5t l'ar*evque qu'il s]ait ignom9ieux p\r lui que la cause ft r5voye un autre tribunal1 et qu'il fallait cra9dre que l'accus n'*appt4 ,on rev9t donc au lgat1 on le pressa de *ang] d'avis1 et on l'am5a1 malgr lui1 cons5tir que la doctr9e ft condamne sans dbat contradictoire1 le livre brl en prs5ce de t\s1 et l'auteur r5f]m p]ptuit dans un n\veau c\v5t4 ,on lui p]suada que1 p\r fond] la condamnation1 il suffisait que sans l'autorisation ni du s\v]a9 pontife1 ni de l'glise1 l'ouvrage et t lu dans un c\rs public et livr p> l'auteur lui-mme plusieurs p\r le transcrire2 on aj\ta enf9 qu'un tel exemple s]virait la religion en prv5ant l'av5ir le ret\r de semblables tmrits4 ,le lgat1 ce qu'il p>at1 tait peu in/ruit2 il s'appuyait beauc\p sur les conseils de l'ar*evque de ,reims1 qui lui-mme tait conduit p> ,albric1 ,lotulfe et leurs amis4 ,l'vque de ,*>tres jugea que l'on ne p\rrait emp*] l'excution de ce plan1 et av]tissant ,abl>d1 il l'engagea t\t support]1 et n'oppos] qu'une d\ceur exemplaire une viol5ce qui nuirait plus ses ennemis qu' lui4 ,quant sa rclusion dans un mona/re1 il lui dit de ne po9t s'en inquit] et que le lgat qui dans t\t cela agissait contre-coeur1 lui f]ait c]ta9em5t1 quelques j\rs aprs la dissolution du concile1 r5dre la lib]t4 ,abl>d pleurait en l'c\tant1 et ,ge(froi pleurait avec lui4 ,la p5se a beau mpris] la =ce2 qu& la =ce l'opprime en la faisant taire1 c'e/ un m>tyre sans consolation4 ,la consolation ou la v5geance de la p5se1 c'e/ la p>ole4 ,abl>d fut appel2 il p>ut devant le concile4 ,on l'accusait vaguem5t de l'hrsie de ,sabellius1 c'e/--dire d'avoir ni ou affaibli la ralit des trois p]sonnes de la ,tr9it#aah4 ,jug sans discussion1 conva9cu sans exam51 on le =a de jet] de sa propre ma9 son livre dans les flammes4 ,il le reg>dait tri/em5t brl]1 lorsqu'au milieu du sil5ce app>5t des juges1 un des plus ho/iles dit demi-voix qu'il y avait lu en quelque endroit que ,dieu le pre tait seul t\t-puissant2 ce que le lgat ayant ent5du1 il lui dit1 avec gr& tonnem5t1 qu'il ne le p\vait croire4 ,mme *ez un petit enfant1 aj\ta-t-il1 une si grosse erreur s]ait inconcevable1 qu& la foi univ]selle ti5t et pr(esse qu'il y a trois t\t-puissants4 ,a ce mot1 un matre des coles1 qui se nommait ,t]ric#aai1 se prit s\rire1 et lui s\ffla aussitt ces p>oles d',a?anase dans son symbole3 ,et p\rtant il n'y a pas trois t\t-puissants1 mais un seul t\t-puissant#abj4 ,et comme son vque1 qui l'avait ent5du1 lui repro*ait cette inconv5ance l'gal d'un propos contre la maje/ div9e1 ,t]ric t9t bon intrpidem5t en citant les p>oles de ,daniel3 ,a9si1 fils ins5ss d',isral1 sans jug] et sans connatre la vrit1 v\s avez condamn un de vos frres3 ret\rnez au jugem5t 7,,xiii1 #dh et #di71 et jugez le juge lui-mme1 c> celui qui devait jug] s'e/ condamn p> sa propre b\*e4 ,alors l'ar*evque1 se levant1 ju/ifia comme il put1 en *angeant les t]mes1 la p5se du lgat2 et1 se laissant all] la controv]se1 il tablit qu'effectivem5t le ,pre tait t\t-puissant1 le ,fils1 t\t-puissant1 le ,sa9t-,esprit1 t\t-puissant1 et que celui qui sortait de l ne devait pas mme tre c\t2 que si d'ailleurs on y t5ait1 on p\vait p]mettre au frre#aba d'expos] sa foi en prs5ce de t\s1 af9 qu'on pt l'appr\v] ou l'impr\v]1 et f9alem5t prononc]4 ,cette concession1 arra*e p> l'emb>ras du mom5t1 p\vait *ang] la face de l'affaire1 et dj ,abl>d1 deb\t1 se disposait se df5dre2 heureux de pr(ess] et de dvelopp] sa foi1 il repr5ait l'espoir et le c\rage2 le s\v5ir de sa9t ,paul devant l'aropage ou devant le conseil des ,juifs1 lui trav]sait l'esprit2 il allait p>l]1 t\t tait sauv1 lorsque ses adv]saires1 prompts p>] le c\p1 s'crir5t qu'il n'tait beso9 que de lui faire rcit] le symbole d',a?anase#abb1 et1 comme il aurait pu dire1 p\r gagn] du temps1 qu'il ne le savait po9t p> coeur1 ils lui mir5t l'in/ant s\s les yeux le livre t\t ouv]t4 ,abl>d laissa retomb] sa tte1 il s\pira1 et1 d'une voix sanglotante1 il lut ce qu'il put lire4 ,on le remit aussitt1 comme un accus conva9cu1 l'abb de ,sa9t-,md>d qui tait prs5t1 et qui le conduisit en prisonni] dans son c\v5t4 ,le concile se sp>a sur-le-*amp4 ,note #aah3 ,lui-mme raconte en deuil l'hi/oire du synode de ,soissons 7ep4 ,i1 p4 #bj-be72 mais il ne fait pas connatre l'objet prcis de l'accusation4 ,c'e/ ,o?on de ,fris+5 qui dit qu'il fut reconnu sabelli51 p\r avoir rduit les p]sonnes de la ,tr9it des mots p> l'application du nom9alisme1 qui1 rem>quez-le1 avait s]vi motiv] contre ,roscel91 tr5te ans aup>avant1 l'accusation de tri?isme4 7,o?4 ,fris+4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii47 ,voyez sur cette accusation dans le l4 ,,iii1 le c4 ,v4 ,au re/e1 les mmes textes s]vir5t plus t>d fond]1 ,s5s1 contre ,abl>d1 une accusation inv]se de celle de ,soissons4 ,note #aai3 ,d4 ,brial e/ port croire que ce ,t]ric ou ,t]rique e/ le mme qu'un c]ta9 ,?i]ry1 dialectici5 breton assez habile1 et p5seur assez h>di1 dont p>l5t ,o?on de ,fris+5 et ,jean de ,salisbury4 7,de ,ge/4 ,frid41 l4#a1 c4 ,,xlvii4--,s>esb4 ,metalog41 l4 ,i1 c4 ,v1 et l4 ,,ii1 c4 ,x4--,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #cgg47 ,note #abj3 ,la rponse tait topique1 mais au fond elle donnait encore prise la controv]se1 et les scola/iques ont beauc\p disput sur ce passage du symbole d',a?anase4 ,pi]re d',ailly le tr\va contradictoire1 c> puisqu'il e/ dit plus bas que les trois sont gaux entre eux et cot]nels1 il faut bi5 qu'il soit t\s les trois1 imm5ses1 t\t-puissants1 etc4 ,sa9t ,?omas convi5t qu'ils le sont t\s les trois1 mais non qu'ils soi5t trois imm5ses1 trois t\t-puissants4 7,le ,p4 ,petan1 ,dogmat4 !olog41 t4 ,,ii1 l4 ,,viii1 ,,cix1 p4 #efb2 dit4 de ,p>is1 #ahdd47 ,note #aba3 ,frat] ille4 7,ab4 ,op41 p4 #bd47 ,note #abb3 ,t\t le monde sait ce que c'e/ que le symbole dit de sa9t ,a?anase1 quoiqu'il ne soit pas de lui4 ,c'e/ le symbole qu'on rcite le diman*e primes et qui e/ appel p\r cette raison le symbole de primes2 on le nomme aussi la symbole ,quicumque1 p>ce qu'il comm5ce p> ce mot4 ,abl>d a fait un comm5taire sur ce symbole4 7,op41 p>s ,,ii1 p4 #cha47 ,ce c\v5t avait t fond auprs de ,soissons1 sur la rive droite de l',aisne1 p> le roi ,clotaire ,i4 ,la mission des mo9es tait de dess]vir l'glise o les re/es de ce pr9ce fur5t longtemps dposs prs de ceux de sa9t ,md>d1 premi] vque de ,noyon1 aptre de ces contres4 ,c'tait un mona/re considrable et respect1 inve/i de gr&s privilges4 ,l'abb qui se nommait ,ge(froi#abc et qui tait un homme in/ruit et di/+u1 traita son captif ou plutt son hte avec de gr&s g>ds2 et les mo9es1 esprant le g>d] longtemps1 l'accueillir5t avec beauc\p d'empressem5t1 et s'ef=cr5t de le consol] p> mille so9s2 mais nulle consolation n'tait possible4 ,ri5 au monde ne p\vait r5dre au tri/e ,abl>d ce qui v5ait de lui *app]4 ,la d]nire1 la plus puissante et la plus vieille de ses illusions tait van\ie3 un p\voir s'tait r5contr qui ne pliait pas devant lui4 ,la vrit et l'loqu5ce avai5t t va9cues dans sa p]sonne1 et l'asc5dant de son gnie tait mconnu4 ,p\r la premire fois1 il s5tait sa faiblesse et presque son dcl94 ,on ne peut pe9dre son dsespoir4 ,passant de l'abattem5t la fureur1 il accusait ,dieu mme qui l'avait ab&onn1 ou1 ca*ant dans ses ma9s son front baign de l>mes1 il se disait que ses s\ffrances et ses affronts passs tai5t peu de *ose auprs de ce qu'il pr\vait4 ,jadis1 au mo9s1 il tait c\pable1 et il avait en quelque sorte mrit son malheur2 mais auj\rd'hui1 c'tait ses yeux une foi s9cre1 un am\r ds9tress du vrai qui faisait de lui le plus malheureux des mortels4 ,qu'allait-il dev5ir8 on avait cette fois att5t sur sa gloire4 ,note #abc3 ,ge(froi1 surnomm ,c\ de ,c]f1 anci5 abb de ,sa9t-,?i]ry1 abb de ,sa9t-,md>d en #aabj1 vque de ,*lons en #aaca1 et qui m\rut en #aadi4 ,on a de lui des lettres et quelques crits4 7,voyez son article dans l',hi/oire littraire1 t4 ,,xiii1 p4 #ahe4--;,annal4 ,b5$41 t4 ,,vi1 l4 ,,lxxv1 p4 #aij2 ,app5d4 p4 #fci4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #ahf et #dae47 ,la manire dont le procs fut conduit pr\ve1 en effet1 qu'une ju/ice claire ne guidait po9t ses juges1 et les oprations du concile ont quelques-uns des c>actres de la p]scution#abd4 ,la ha9e et l'envie avai5t depuis longtemps une revan*e pr5dre1 et elles se plur5t employ] comme in/rum5ts la s9crit ignorante1 la pit cra9tive1 et surt\t cette intolrance de si bonne foi que le p\voir ecclsia/ique reg>de naturellem5t comme un devoir1 en prs5ce de ce qui agite les consci5ces et peut tr\bl] l'unit sil5cieuse de la croyance commune4 ,la lutte directe p>at s'tre engage entre l'esprit dans son audace et la mdiocrit dans sa prud5ce1 et ce fut l'esprit qui succomba4 ,cep5dant il n'e/ pas aussi vrai que se l'imag9ait ,abl>d que la malveillance seule pt tr\v] r$ire ses ouvrages1 et que la foi1 mme claire1 surt\t claire1 n'en dt concevoir aucun ombrage4 ,si la p>ole lui avait t accorde1 quoi qu'il et pu dire1 et mo9s qu'il n'et dnatur sa doctr9e1 il ne l'aurait po9t sauve d'une consqu5ce prilleuse1 savoir que trois des attributs gnraux de la div9it tant assigns1 *acun spcialem5t et comme une proprit di/9ctive1 une p]sonne diffr5te de la ,tr9it1 cette di/ribution tait entirem5t insignifiante1 ou dp\illait *acune des trois p]sonnes de deux de ces trois attributs galem5t ncessaires1 galem5t div9s4 ,dans le premi] cas1 l'unit absorbait les trois p]sonnes et faisait van\ir la ,tr9it2 dans le second1 la ,tr9it1 s'exagrant elle-mme1 brisait l'unit et se produisait s\s la =me du tri?isme3 voil p\r l'erreur actuelle4 ,quant l'erreur qu'on p\rrait nomm] virtuelle et qui m5aait surt\t l'av5ir1 la voici3 dans la m?ode1 dans le langage1 dans cette int5tion de raisonn] la foi1 de dmontr] le my/re et d'assimil] la religion la philosophie1 se dvoilait videmm5t le rationalisme *rti51 orig9e possible du rationalisme philosophique#abe4 ,mais comme assurm5t ces consqu5ces n'tai5t pas di/9ctem5t dans l'esprit d',abl>d1 comme elles tai5t comp5ses p> des ass]tions contradictoires et d'une clatante or?odoxie1 ra*etes p> la volont s9cre de ne po9t s'c>t] de l'unit1 le crime de l'hrsie ne p\vait un mom5t lui tre imput4 ,le livre tait dang]eux peut-tre1 mais l'auteur innoc5t2 et le jugem5t du concile1 que ne condamne pas absolum5t la logique1 demeure une iniquit4 ,note #abd3 ,le concile a t blm p> des autorits non suspectes1 comme l'hi/ori5 d',arg5tr1 ,dub\loi1 ,crevi]1 le ,p4 ,ri*>d et d'autres2 n\s n'aj\t]ons pas ,d4 ,g]vaise1 dev5u suspect =ce d'eng\em5t p\r ,abl>d4 ,les criva9s qui s'atta*5t ju/ifi] le concile de ,s5s sembl5t pass] condamnation sur celui de ,soissons4 ,au re/e1 les actes de l'un comme de l'autre n'ont pas t cons]vs1 et l'assemble de #aaba ne n\s e/ gure connue que p> le rcit d',abl>d1 un passage d',o?on de ,fris+5 et quelques mots de sa9t ,b]n>d et d'un de ses secrtaires4 7,act4 concil41 t4 ,,vi1 p>a ,,ii1 p4 #aajc4--,phil4 ,labbaei ,concil4 hi/4 synops4--,anal4 des conc41 p> le ,p4 ,ri*>d1 t4 ,v1 suppl4--#aj?4 ,fris4 ,de ,ge/4 ,frid4 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,sa9t ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cccxxxi4--,gaufr$4 mon4 ,cl>41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cha4--;,cf4 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #adi47 ,note #abe3 ,abail>d e/ or?odoxe1 dit ,mme ,guizot1 il ne veut pas cess] de l'tre2 une conviction pralable dt]m9e le b auquel il veut arriv]1 et l'exam5 n'e/ p\r lui qu'une manire de s'ex]c] dans un c]cle dont il e/ dt]m9 ne pas sortir1 travail ncessaire d'un esprit qui m>*e sans avanc] et enfante des n\veauts qui ne sont pas des progrs4 ,abail>d1 en religion comme en philosophie1 a donn le m\vem5t et non les rsultats4 ,plusieurs fois accus d'hrsie1 il n'a po9t laiss de secte1 et mme en philosophie1 la h>diesse des pr9cipes qu'il nonce quelquefois e/ demeure sans consqu5ce1 p>ce que lui-mme n'a pas os les av\] ou les reconnatre4 ,cep5dant il en avait assez fait et p\r ses p>tisans et p\r ses ennemis4 7,essai sur la vie et les crits d',abail>d et d',hlose1 p4 #cgb47 ,il ne faut donc pas s'tonn] si ,abl>d1 plus dsol que conva9cu1 retr\va bi5tt dans le c\v5t qui lui s]vait comme de prison cette impati5ce du j\g et ce beso9 de rsi/ance polmique qui entranait son esprit plus lo9 que son c>actre n'osait all]4 ,bi5 qu'il se l\e de l'accueil qu'il reut ,sa9t-,md>d1 il dut y r5contr]1 non sans quelque importunit1 ce mme ,gosv91 que n\s1 avons vu sur la montagne ,sa9te-,g5evive lui *]*] une qu]elle scola/ique4 ,celui-ci tait v5u l1 d'accord1 dit-on1 avec l'abb ,ge(froi1 p\r travaill]1 en qualit de prieur1 la r=me des abus et au rtablissem5t des tudes4#abf ,dj s\s les murs de ,soissons mme1 il avait t employ une oeuvre semblable dans le mona/re de ,sa9t-,crp92 c'e/ p\r cela qu'il tait sorti d',an*9 o il avait fait pr(ession4 ,quoiqu'il p5st peut-tre1 a9si que son biographe dv\1 qu',abl>d n'avait t conduit ,sa9t-,md>d que p\r y tre li comme un rh9ocros indompt1 il jugea conv5able de le trait]1 l'exemple de l'abb1 dans un esprit de d\ceur#abg4 ,cep5dant1 de l'humeur que n\s lui connaissons1 il ne s'ab/9t pas1 dans ses entreti5s1 de ml] ses consolations de conseils et ses conseils de leons4 ,il lui pr*a la pati5ce et la mode/ie1 lui dit de ne po9t trop s'attri/]1 qu'au lieu d'tre emprisonn1 il devait se reg>d] comme dlivr1 n'ayant plus r$\t] les s\cis1 les t5tations1 les gr&eurs du monde2 qu'il n'avait enf9 qu' se conduire honntem5t et donn] t\s l'enseignem5t et l'exemple de l'honntet4 ,l'honntet1 l'honntet6 dit ,abl>d1 qui s5tait1 trav]s la *>it du prieur1 p]c] l'aiguillon de la vanit du docteur1 qu'avez-v\s donc me tant pr*]1 conseill]1 vant] l'honntet8 ,il y a bi5 des g5s qui diss]t5t sur t\tes les espces d'honntet1 et qui ne saurai5t pas rpondre cette "q3 ,qu'e/-ce que l'honntet8--,v\s dites vrai1 reprit aussitt ,gosv9 avec aigreur2 beauc\p de ceux qui veul5t diss]t] sur les espces de l'honntet ignor5t entirem5t ce que c'e/2 et si dornavant v\s dites ou t5tez quoi que ce soit qui droge l'honntet1 v\s n\s tr\v]ez sur votre *em91 et v\s pr\v]ez que n\s n'ignorons pas ce que c'e/ que l'honntet1 la faon dont n\s p\rsuivons son contraire#abh4 ,a cette rponse f]me et mordante1 dit le mo9e hi/ori5 de ,gosv91 le rh9ocros prit peur1 pavefactus rh9oc]osi/e2 il se montra les j\rs suivants plus s\mis la discipl9e et plus cra9tif du f\et1 timidior flagellorum4 ,voil1 si ces p>oles c>actri/iques sont exactes1 comm5t1 dans les retraites de la vie spirituelle1 le ,x,i,ie sicle traitait et in/ruisait les hros de la p5se4 ,note #abf3 ,ex vit4 ,s4 ,gosv41 l4 ,i1 c4 ,,xviii41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4#dde4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #dae4--;,hi/4 litt4 de la ,fr41 t4 ,,xii1 p4 #ahe4 ,note #abg3 ,in/> rh9oc]ontis indomiti discipl9ae co]c5dum ligam5to4--,9 spiritu l5itatis4 7,s4 ,gosv41 ibid47 ,note #abh3 ,p] insectationem contr>ii sui4 7,id4 ibid47 ,a pe9e r5du1 cep5dant1 le jugem5t du concile fut lo9 de r5contr] une approbation gnrale4 ,on tr\va dans ses procds1 rudesse1 duret1 prcipitation4 ,l'oppression tait vid5te1 le droit trs-d\teux4 ,beauc\p d'ailleurs p5*ai5t croire la vrit du ct d',abl>d2 bi5tt ceux qui avai5t sig ,soissons dur5t se ju/ifi]2 plusieurs rep\ssai5t la solid>it du jugem5t et dsav\ai5t leur propre vote4 ,le lgat attribuait publiquem5t l'affaire ce qu'il appelait la jal\sie des ,franais1 invidia ,francorum1 et t\t rep5tant de ce qui s'tait pass1 il n'att5dit pas longtemps p\r faire ram5] ,abl>d dans son c\v5t#abi4 ,note #abi3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #be4 ,a ,sa9t-,d5is1 il e/ vrai1 ,abl>d retr\vait des ennemis4 ,on se rappelle qu'il s'tait alin les mo9es p> d'imprud5tes remontrances4 ,ceux-ci n'tai5t disposs ni les p>donn] ni cess] de les mrit]2 et une occasion ne t>da pas surv5ir o il faillit encore se p]dre4 ,un j\r1 en lisant le comm5taire de ,bde le ,vnrable sur les ,actes des ,aptres1 il tomba p> has>d sur un passage o il e/ dit que ,d5is l',aropagite avait t vque de ,cor9!1 et non pas vque d',a?nes4 ,cette op9ion ne p\vait tre du gt des mo9es4 ,ils t5ai5t ce que leur ,d5is1 fondateur de l'abbaye1 et qui d'aprs le livre de ses ,ge/es1 tait en effet vque d',a?nes1 ft bi5 aussi l',aropagite1 celui que sa9t ,paul conv]tit#acj4 ,sans song] l'orage qu'il allait s\lev]1 ,abl>d communiqua sa dc\v]te quelques-uns des frres qui l'ent\rai5t et leur montra en plaisantant le passage de ,bde4 ,les bons pres se f*r5t =t1 traitr5t ,bde de m5teur1 et lui opposr5t victorieusem5t le tmoignage d',hildu91 leur abb s\s ,l\is le ,dbonnaire1 et qui1 p\r vrifi] les faits1 avait p>c\ru longtemps la ,grce avant d'crire les ,ge/es du bi5heureux ,d5is4 ,la conv]sation se prolongeant1 ,abl>d1 somm de s'expliqu]1 dit qu'on ne p\vait mettre l'autorit d',hildu9 en balance avec celle de ,bde1 rvr de t\te l'glise lat9e1 et que1 sur le fond de la "q1 peu importait qui des deux ,d5is et fond l'abbaye1 puisque t\s deux avai5t obt5u la c\ronne cle/e4 ,l'indignation fut alors gnrale2 on s'cria qu'il montrait bi5 qu'il avait de t\t temps t l'ennemi du c\v5t1 et qu'il v\lait auj\rd'hui fltrir l'honneur1 non-seulem5t de ce gr& tablissem5t religieux1 mais de t\t le royaume dont l',aropagite avait t\j\rs t le glorieux patron2 et l'on c\rut r5dre compte l'abb du sc&ale dont on v5ait d'tre tmo94 ,celui-ci se hta d'assembl] le *apitre2 puis1 en prs5ce de la congrgation entire1 il m5aa ,abl>d d'envoy] aussitt au roi qui tir]ait une rp>ation clatante d'une si mon/rueuse (f5se4 ,il semblait que l'imprud5t lecteur de ,bde et port la ma9 sur la c\ronne4 ,il s'excusa de son mieux1 et (frit1 s'il avait manqu la discipl9e1 de rp>] sa faute2 mais ce fut en va91 et l'abb ordonna de le bi5 surveill] jusqu' ce qu'il le remt au roi4 ,note #acj3 ,act4 ,,xvii1 #cd4--;,bde le ,vnrable1 prtre anglo-saxon1 a compos1 au ,v,i,ie sicle1 sur la philosophie1 les sci5ces1 l'hi/oire ecclsia/ique et l'criture sa9te1 des ouvrages trs-rem>quables p\r son temps4 ,le passage auquel ,abl>d fait allusion se tr\ve dans les ,expositions du ,n\veau ,te/am5t4 7,b$4 ,v54 ,op44 t4 ,v1 ,exp4 ,act4 ,apo/41 c4 ,,xvii47 ,quant la "q1 les mo9es de ,sa9t-,d5is avai5t tort sur un po9t2 on ne peut plus s\t5ir raisonnablem5t auj\rd'hui que ,d5is l',aropagite1 m>tyr du ,i] sicle1 soit le ,d5is patron de la ,france1 aptre de ,p>is1 et qui m\rut v]s le milieu du ,i,i,ie4 ,mais il y a erreur dans ,bde2 l',aropagite a bi5 t vque d',a?nes2 et l'vque de ,cor9!1 qui n'e/ pas l',aropagite1 e/ celui qu'on vnrait en ,france et qui a donn son nom l'abbaye de ,sa9t-,d5is4 ,p\r t\t accommod]1 en #abae1 ,innoc5t ,,iii1 sans se prononc] p\r aucune op9ion1 donna la royale abbaye les reliques de ,d5is d',a?nes1 af9 qu'elle et les re/es des deux sa9ts de ce nom4 ,mais c'tait au fond dcid] la "q1 ou dire que les reliques jusque-l cons]ves ,sa9t-,d5is n'tai5t pas celles de l',aropagite4 7,ab4 ,op41 p4 #be1 et ,n41 p4 #aahi4--,tillemont1 ,mm4 p\r s]vir l'hi/4 eccls41 t4 ,,ii1 p4 #acc et #gah1 et t4 ,,iv1 p4 #gaj47 ,l'ho/ilit de ses suprieurs et de ses frres p>aissait implacable2 on dit mme que la punition monacale1 le f\et1 lui fut inflige p\r avoir t de l'avis du vnrable ,bde#aca4 ,p\ss b\t p> tant d'a*>nem5t et de viol5ce1 las de voir t\j\rs a9si la =tune le contr>i] dans les mo9dres *oses1 et le monde enti] conjur contre lui1 il rsolut de sortir d'esclavage1 et1 d'accord avec quelques frres qui compatissai5t ses pe9es1 aid de ses amis1 il s'enfuit secrtem5t une nuit1 et gagna la t]re de ,*ampagne1 qui n'tait pas loigne et o se tr\vait la retraite dj habite p> lui quelque temps4 ,?ibauld1 comte de ,*ampagne1 de qui il n'tait pas inconnu1 s'tait intress aux p]scutions qu'il avait pr\ves2 et1 s\s sa protection1 il demeura ,prov9s1 dans le prieur de ,sa9t-,ay\l#acb1 occup p> des mo9es de ,sa9t-,pi]re de ,troyes et dont le prieur tait un de ses anci5s amis4 ,en mme temps1 il essaya de se rconcili]1 et il crivit l'abb de ,sa9t-,d5is et sa congrgation une lettre que n\s avons encore1 et o1 discutant la "q tran*e p> ,bde1 il la dcide en s5s inv]se et conclut que le vnrable auteur s'e/ tromp ou que les deux ,d5is ont t vques de ,cor9!#acc4 ,mais cette concession fut inutile4 ,note #aca3 ,ut fama e/1 aj\te ,dub\lai qui raconte ce fait4 7,hi/4 ,univ4 p>41 t4 ,,ii1 p4 #he47 ,note #acb3 ,sa9t-,ay\l e/ la traduction altre de ,sa9t-,aigulfe1 nom d'un prieur s\mis l'v* de ,troyes et fond en #ajah4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #ecj47 ,note #acc3 ,ab4 ,op4 p>s ,,ii1 ep4 ,,ii1 ,adae dilectissimo patri suo abbati1 p4 #bbd4 ,p5dant qu'il j\issait ,prov9s des d\ceurs d'une bi5veillante hospitalit1 une affaire attira dans cette ville l'abb de ,sa9t-,d5is auprs du comte de ,*ampagne2 ,abl>d1 de son ct1 v9t sur-le-*amp1 avec son ami le prieur1 tr\v] ,?ibauld1 et lui dem&a d'int]cd] p\r lui1 af9 d'obt5ir de son abb l'absolution et la p]mission de vivre suivant la rgle mona/ique1 p>t\t o bon lui sembl]ait4 ,adam v\lut en confr] avec les mo9es qui l'avai5t accompagn et promit une rponse avant son d"p4 ,la rponse fut qu'il y allait de l'honneur de leur abbaye1 s'ils laissai5t le frre indocile pass] dans un autre c\v5t1 comme il en avait sans d\te le desse91 et qu'aprs avoir autrefois *oisi leur maison p\r asile1 il ne p\vait l'ab&onn] sans outrage4 ,puis1 n'c\tant p]sonne1 pas mme le comte1 ils m5acr5t le fugitif de l'excommuni]1 s'il ne r5trait aussitt au b]cail1 et int]dir5t s\s t\tes les =mes1 au prieur qui l'avait accueilli1 de le ret5ir plus longtemps1 s'il ne v\lait avoir sa "p de l'excommunication4 ,cette rponse jeta ,abl>d et son ami dans une gr&e anxit2 mais1 quelques j\rs aprs les avoir quitts1 l'abb ,adam m\rut le #ai fvri] #aabbacd4 ,un autre lui succda le #aj m>s suivant2 c'tait ,sug]1 celui qui devait tre un j\r rg5t du royaume4 ,note #acd3 ,m4 ,alex&re ,l5oir donne la pi]re tumulaire d',adam4 ,muse des mon4 fran41 t4 #a1 p4 #bcd1 pl4 n #eah4--;,cf4 ,gall4 ,*ri/41 t4 ,,vii1 p4 #cjh4 ,sug] tait alors un homme t\t politique1 un simple diacre employ p> le roi aux plus gr&es affaires1 et l'poque o il dev9t abb1 en ambassade ,rome auprs du pape4 ,abl>d1 accompagn de l'vque de ,meaux ,bur*>d1 qui s'intressait lui1 se r5dit auprs du n\vel abb1 ou de celui qui le supplait jusqu' son ret\r1 et r5\vela les dem&es adresses au prdcesseur4 ,la dcision se faisant att5dre1 peut-tre p>ce qu'on att5dait ,sug]1 il se p\rvut1 grce l'entremise de quelques amis1 p>-devant le roi et son conseil4 ,il ne tr\va pas que ,l\is ,,vi et gr& s\ci de la qualit d',aropagite p\r le patron de la royale abbaye qui devait g>d] son tombeau1 et l'affaire reprit une t\rnure favorable4 ti5ne de ,g>l&e1 alors gr&-sn*al de l'htel1 se *>gea de t\t arrang]4 ,il tait diacre aussi comme ,sug]2 mais homme d'tat et homme de gu]re1 il entrait peu dans les dsirs ou les conv5ances du cl]g1 et sa9t ,b]n>d reg>dait l'un et l'autre m9i/re comme deux calamits p\r l'glise#ace4 ,note #ace3 ,voyez la lettre qu'il crivit quatre ans aprs l'abb ,sug] p\r le flicit] sur sa conv]sion4 7,sa9t ,b]n4 ,op41 ep4 ,,lxxviii47 ,abl>d avait compt sur la politique du conseil du roi4 ,il croyait savoir qu'on y p5sait que1 mo9s l'abbaye de ,sa9t-,d5is s]ait rgulire1 plus elle s]ait s\mise et temporellem5t utile la c\ronne1 peut-tre p>ce qu'on en tir]ait plus d'arg5t4 ,il p\vait donc espr] qu'on se s\ci]ait =t peu d'y ret5ir un c5seur qui pr*ait la r=me1 et qu'on ne pr5drait pas =t coeur les intrts de l'autorit abbatiale ni de la discipl9e commune4 ,cette situation exceptionnelle de religieux sans mona/re qu'il ambitionnait p\vait tre assez du gt de la c\r1 et lui il s'accommodait =t bi5 de l'ide de lui devoir sa lib]t1 et p\r a9si dire de relev] d'elle4 ,la royaut comm5ait dev5ir p\r les individus la protectrice univ]selle2 et elle se plaisait ds lors entrepr5dre sur t\tes les juridictions1 et susp5dre1 suivant son bon plaisir1 t\tes les rgles p>ticulires4 ti5ne de ,g>l&e et ,sug] s'ent5dir5t donc aism5t#acf4 ,p\r que t\t ft en rgle1 le m9i/re fit v5ir l'abb et son *apitre2 et il s'enquit des motifs de l'insi/ance qu'on avait mise ret5ir dans un clotre un homme malgr lui1 et fit valoir le sc&ale qui p\rrait en rsult]1 sans qu'on en dt espr] ri5 d'utile1 puisqu'il y avait entre la congrgation et son c5seur une vid5te incompatibilit d'humeurs4 ,l'abb dem&a seulem5t que1 p\r l'honneur du mona/re1 ,abl>d ne cesst pas de lui app>t5ir1 et qu'il allt vivre dans une retraite de son *oix1 sans jamais entr] dans aucune autre communaut4 ,cette condition fut accepte1 et le t\t fut promis et ratifi en prs5ce du roi et de son conseil4 ,note #acf3 ,il exi/e deux lettres adresses ,sug]1 au nom du pape1 p\r lui recomm&] un matre ,pi]re qui1 ayant une mauvaise affaire1 s'tait adress la c\r de ,rome4 ,du*esne qui les a1 je crois1 publies le premi]1 veut qu'elles s'appliqu5t notre matre ,pi]re2 du mo9s le dit-il dans la table de son recueil ,hi/oriae ,francorum scriptores 7t4 ,,iv1 p4 #ecg et #ech72 mais la simple lecture de ces lettres pr\ve que cette op9ion e/ ins\t5able1 et n\s croyons volonti]s1 avec ,d4 ,brial1 qu'il s'agit d'un c]ta9 ,pi]re de ,meaux1 accus de quelque viol5ce s\s la pontificat d',eugne ,,iii4 7,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xv1 p4 #dee et #def47 ,le roi tait alors ce ,l\is le ,gros dont le rgne fut si mmorable p> l'mancipation des communes1 b]ceau de la lib]t mod]ne4 ,il eut la gloire d'atta*] son nom ce gr& vnem5t1 et sa puissance en pr(ita1 comme si sa volont en et t la cause4 ,t\s les progrs de l'autorit royale ont t1 au moy5 ge1 des progrs dans le s5s absolu du mot4 ,elle ne fut jamais gr&e1 au re/e1 que lorsqu'elle fut librale4 ,sug] et ,g>l&e s'en montrr5t les habiles m9i/res1 et il y a c]ta9em5t quelque secrte liaison entre la politique qui secondait l'affran*issem5t des communes et celle qui protgeait ,abl>d4 ,il tait libre1 mais il tait pauvre4 ,matre de *oisir sa solitude1 il se retira sur le t]ritoire de ,troyes1 aux bords de l',ardusson1 dans un lieu ds]t qu'il connaissait p\r y tre all s\v5t lire et mdit]1 ou mme enseign] quelquefois#acg4 ,c'tait dans la p>oisse de ,qu9cey1 auprs de ,nog5t-sur-,se9e4 ,l1 dans quelques prairies qui lui fur5t donnes1 il con/ruisit avec la p]mission d',atton1 vque de ,troyes1 un oratoire de *aume et de roseaux qu'il ddia d'abord la sa9te ,tr9it4 ,ce fut dans cette retraite qu'il se ca*a seul avec un cl]c1 et rptant ces mots du psaume3 ,voil que j'ai fui au lo91 et j'ai demeur dans la solitude4 7,ps4 ,,liv1 #h47 ,note #acg3 ,ubi leg]e 7alias deg]e7 solitus fu]at4 ,ce lieu e/ le hameau du ,p>aclet1 l'e/ de ,nog5t-sur-,se9e1 dix on d\ze lieues de ,troyes1 sur la r\te de ,p>is4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #fji4--;,ab4 ,op41 ep4 #a1 p4 #bh ,n41 p4 #aaag4--,willelm4 ,godel4 et ,guill4 ,nang4 ,*ron41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #fge1 et t4 ,,xx1 p4 #gha47 ,c'e/ une *ose trange que les vicissitudes de la vie que n\s racontons4 ,elles se multipli5t comme les m\vem5ts inquiets de l'me d',abl>d4 ,tmraire et tri/e1 entrepr5ant et pla9tif1 il n'a pas russi a matris] la =tune1 et il ne sait pas s'a/re9dre vivre dans un humble repos4 ,aucune situation rgulire et commune ne peut lui conv5ir longtemps4 ,p>t\t o il p>at1 il semble *]*] qu]elle1 provoqu] l'oppression1 et1 qu& il r5contre la rsi/ance1 il s'tonne en gmissant4 ,aprs les gr&s malheurs1 il n'*appe pas aux petits2 victime des srieuses passions1 il e/ t\rm5t p> les passions puriles2 il se pr5d d'une qu]elle dome/ique avec des mo9es1 et aussitt t\t condamn1 t\t d*u qu'il p>at1 il emploie des pr9ces et des rois faire ses affaires1 le dlivr] de son abb1 g>antir sa lib]t2 puis1 ds qu'elle lui e/ r5due1 n'ayant pu se s\mettre la vie du clotre1 il se fait ermite#ach4 ,note #ach3 ,cette retraite d',abl>d1 le repos et l'activit philosophique qu'il tr\va au ,p>aclet1 ont fix l'att5tion d'un auteur que n\s cit]ons cause de son nom et p>ce qu'il e/ un des premi]s en date qui ai5t p>l de lui4 ,ptr>que a fait un trait sur la vie solitaire1 o il vante les philosophes qui ont *]* la retraite1 et cite1 aprs avoir nomm quelques anci5s1 rec5tiorem unum nec valde remetum ab relate no/ra4444 apud quosdam4444 suspectae fidei1 at pr(ecto non humilis +5ii1 ,petrum illum cui ,abael>di cognom54 7,de vit4 solit>41 l4 ,,ii1 sect4 ,,vi1 c4 ,i47 ,mais jamais il ne p\vait demeur] ignor du re/e du monde1 et son ds]t tait mo9s de tr5te lieues de ,p>is4 ,on connut bi5tt sa retraite1 et sans d\te il ne mit nul so9 la ca*]4 ,le matre ,pi]re vit acc\rir aux *amps p\r l'ent5dre une n\velle gnration d'coli]s4 ,les cits et les *teaux fur5t ds]ts p\r cette ,?bade de la sci5ce#aci4 ,des t5tes se dressr5t aut\r de lui2 des murs de t]re c\v]ts de m\sse s'levr5t p\r abrit] de nombreux disciples qui c\*ai5t sur l'h]be et se n\rrissai5t de mets agre/es et de pa9 grossi]4 ,comme sa9t ,jrme au milieu des ds]ts de ,be?lem1 il se plaisait ce contra/e d'une vie rude et *amptre unie aux dlicatesses de l'esprit et aux raff9em5ts de la sci5ce2 et peu peu1 ent\r d'une afflu5ce croissante1 reg>dant ces nombreux disciples qui btissai5t eux-mmes leurs cabanes sur le bord de la rivire1 il se s5tait consol2 il se disait que ses ennemis lui avai5t t\t enlev et que l'on quittait t\t p\r le suivre4 ,de mom5t en mom5t1 il p5sait que la gloire rev5ait lui4 ,que devai5t dire les envieux8 ,la p]scution1 lo9 de leur pr(it]1 s]vait r5\vel] et s+ul>is] sa =tune4 ,on l'avait rduit la d]nire pauvret2 comme le s]viteur de l'vangile1 ne p\vant creus] la t]re et r\gissant de m5di]#adj1 voil que la vieille sci5ce1 laquelle il devait tant1 v5ait le sauv] encore1 et lui donnait une cole conduire et un in/itut fond]4 ,c'tai5t des disciples qui lui prp>ai5t ses alim5ts1 qui cultivai5t1 qui btissai5t p\r lui1 qui lui fabriquai5t ses habits2 des prtres mme lui apportai5t leurs (fr&es1 et bi5tt1 comme l'oratoire de roseaux tait insuffisant1 ses lves le recon/ruisir5t en bois et en pi]re4 ,ce petit difice avait t ddi d'abord la ,tr9it1 div9 objet des leons et des mditations d',abl>d cette poque2 et mme il y avait fait plac] une /atue ou plutt un gr\pe qui se composait de trois figures adosses1 et p>faitem5t semblables de visage1 p\r exprim] l'unit de nature de la tr9it des p]sonnes4 ,cette /atue se voyait encore en ce lieu il n'y a gure plus d'un demi-sicle4 ,les trois p]sonnes div9es tai5t sculptes dans une seule pi]re1 avec la figure huma9e4 ,le ,pre tait plac au milieu1 vtu d'une robe longue2 une tole susp5due son c\ et croise sur sa poitr9e tait atta*e la ce9ture4 ,un manteau c\vrait ses paules et s't5dait de *aque ct aux deux autres p]sonnes4 ,a l'agrafe du manteau p5dait une b&e dore portant ces mots crits3 ,filius meus es tu4 la droite du ,pre1 le ,fils1 avec une robe semblable1 mais sans la ce9ture1 avait dans ses ma9s la croix pose sur sa poitr9e1 et gau*e une b&e avec ces p>oles3 ,pat] meus es tu4 ,du mme ct1 le ,sa9t-,esprit1 vtu encore d'une robe p>eille1 t5ait les ma9s croises sur son se94 ,sa lg5de tait3 ,ego utriusque spiraculum4 ,le ,fils portait la c\ronne d'p9es1 le ,sa9t-,esprit une c\ronne d'olivi]1 le ,pre la c\ronne f]me1 et sa ma9 gau*e t5ait un globe3 c'tai5t les attributs de l'empire4 ,le ,fils et le ,sa9t-,esprit reg>dai5t le ,pre qui seul tait *auss4 ,cette image s+ulire de la ,tr9it1 cet emblme1 unique1 je crois1 dans sa =me1 atte/ait assez combi5 l'esprit d',abl>d tait pr(ondm5t c\p de ce dogme fondam5tal4 ,cep5dant qu&1 en s'agr&issant1 l'tablissem5t des bords de l',ardusson dev9t en quelque sorte le monum5t de cette grce div9e qui l'avait recueilli et s\lag dans ses misres1 comme c'tait le li5 de la consolation1 il lui donna le nom du ,consolateur ou du ,p>aclet#ada4 ,note #aci3 ,relictis et civitatibus et ca/ellis4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #bc47 ,note #adj3 ,luc1 ,,xvi1 #c4--7;,ab4 ,op41 loc4 cit41 et ep4 ,,ii1 p4 #dc47 ,note #ada3 ,d4 ,g]vaise qui crivait v]s #agbj1 dit qu'en #agja1 le #c ju91 ,mme ,ca!r9e de la ,ro*ef\cauld1 abbesse du ,p>aclet1 fit retir] de la p\ssire cette curieuse antiquit1 p\r la plac] sol5nellem5t dans le *oeur des religieuses sur un pide/al de m>bre portant une inscription qui en faisait connatre l'orig9e4 ,les auteurs de l',hi/oire littraire1 peu favorables ,g]vaise1 admett5t le fait4 7,vie d',abl41 t4 ,i1 l4 ,,ii1 p4 #bbi4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #ie47 ,d'ailleurs l'auteur des ,annales bndict9es1 qui p>at avoir vu la /atue1 en donne la description exacte4 ,m4 ,alex&re ,l5oir a publi une gravure qui la reprs5te1 et il semble aussi l'avoir vue avant que la rvolution ne l'et dtruite4 ,on tr\ve dans l',iconographie *rti5ne de ,m4 ,didron un emblme analogue de la ,tr9it1 tir d'un manuscrit de ,h]rade1 abbesse de ,sa9te-,odile1 v]s #aafj4 7,annal4 ord4 ,s4 ,b5$41 t4 ,,vi1 l4 ,,lxxiii1 p4 #he4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #ega4--,mus4 des monum4 fran41 t4 ,i1 pl4 n #eaf4--;,icon4 *rt41 p4 #fjd47 ,on a peu de dtails sur cette cole du ,p>aclet1 sur cette acadmie de scola/ique qu'il =ma au milieu des *amps4 ,on sait seulem5t qu'il y ma9t5ait l'ordre avec svrit2 n\s en avons un assez curieux tmoignage4 ,un valet1 un b\vi] l'ayant av]ti de quelques dsordres secrets p>mi les coli]s1 le matre les m5aa de cess] aussitt ses leons1 ou du mo9s exigea que la communaut ft diss\te1 et leur ordonna1 s'ils v\lai5t encore l'ent5dre1 d'all] habit] ,qu9cey4 ,le b\rg tait assez loign1 et le j\r suffisait pe9e p\r qu'on et le temps de v5ir au ,p>aclet1 d'assi/] aux leons1 de p>ticip] aux tudes1 et de s'en ret\rn]#adb4 ,d'ailleurs la vie en commun1 les doctes entreti5s1 l'exi/5ce d'une sorte de congrgation =me1 comme le dit un de ses membres1 au s\ffle de la logique 7aura logicae71 t\t cela tait *] aux coli]s1 donnait de l'intrt et de l'orig9alit leur entreprise2 et la svrit d',abl>d les contri/a et les humilia4 ,un d'eux1 un jeune ,anglais1 qui se nommait ,hilaire1 exhala leur d\leur commune dans une compla9te en dix /ances1 de c9q v]s *acune1 dont les quatre premi]s sont des lignes de lat9 rimes1 et le c9quime un v]s franais qui s]t de refra9#adc4 ,cette *anson lgiaque1 =tem5t empre9te de l'esprit et du gt de l'poque1 e/ peu potique et sans lgance2 mais elle ne manque pas de s5tim5t ni d'h>monie1 et elle pr\ve avec quelle ardeur on v5ait de lo9 se runir aut\r d',abl>d1 avec quel respect on lui obissait1 avec quelle avidit on se dsaltrait cette s\rce de savoir et d'loqu5ce1 quo logices fons erat plurimus4 ,je me figure que les coli]s *antai5t en *oeur cette compla9te1 que de telles posies tai5t un de leurs habituels passe-temps1 et que celle-ci n\s donne la =me de quelques-unes de celles qu',abl>d lui-mme avait su r5dre populaires4 ,on peut croire du re/e qu'il se laissa fl*ir et accueillit le voeu qu'exprimai5t ces mots3 ,desolatos1 magi/]1 respice1 ,spemque no/ram quae languet refice4 ,tort a v]s nos li me/re4 ,note #adb3 ,heu6 quam crudelis i/e nuntius ,dic5s3 ,fratres1 exito citius2 ,habitetur vobis ,qu9ciacus2 ,alioqu91 non leget mona*us4 ,tort a v]s nos li me/re4 ,quid1 ,hil>i1 quid ergo dubitas8 ,cur non abis et villam habitas8 ,s$ te t5et diei brevitas1 ,it] longum1 et tua gravitas4 ,tort a v]s nos li me/re 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ,elegia1 p4 #bdc47 ,note #adc3 ,cette prose que d',amboise a cons]ve1 e/ curieuse4 ,les quatre v]s lat9s de *aque c\plet rim5t ensemble2 ils ont la mesure de nos v]s de dix pi$s1 avec une csure aprs le quatrime1 sauf dans un seul v]s4 ,il e/ difficile d'y retr\v] aucune mesure de prosodie lat9e2 seulem5t t\s se t]m95t p> un iambe4 ,le refra9 franais e/ un v]s de six pi$s1 et un des plus anci5s v]s connus en langue vulgaire4 ,tort a v]s nos li me/re ou me/res1 cela signifie le matre a tort env]s n\s ou n\s fait tort4 ,ce qui1 selon ,m4 ,*ampollion1 exprime un regret plutt qu'un repro*e4 ,m4 ,l]\x de ,l9ey a plac cette *anson la premire dans son ,recueil de *ants hi/oriques franais4 ,il la fait prcd] de quelques dtails que abus croyons peu exacts 7p4 #c72 mais il aj\te qu'elle se tr\ve avec d'autres posies du mme auteur dans un manuscrit du ,x,i,ie sicle de la ,biblio?que ,royale4 ,ce manuscrit a t publi p> ,m4 ,*ampollion en #ahch4 7,hil>ii v]sus et ludi1 ,p>is1 petit 9-#h de #gf pages1 p4 #ad47 ,il conti5t des posies lyriques et dramatiques vraim5t curieuses4 ,cet ,hilaire1 qui n'tait encore connu que p> cette pice et p> ce qu'en dis5t les ,annales bndict9es1 se r5dit l'cole d',ang]s1 aprs qu',abl>d eut quitt le ,p>aclet1 et y fit une seconde prose rime en l'honneur d'une bi5heureuse recluse1 ,eva d',anglet]re4 7,ab4 ,op41 loc4 cit4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #bea1 t4 ,,xx1 p4 #fbg-fcj4--;,annal4 ord4 ,s4 ,b5$41 t4 ,,vi1 l4 ,,lxviii1 p4 #cae47 ,la r5omme tait v5ue le *]*] dans sa solitude4 ,il fallut bi5 qu'aprs quelque temps elle signalt son ret\r1 en ram5ant les al>mes avec elle4 ,l'enseignem5t du philosophe n'avait sans d\te po9t *ang de c>actre2 le s\pon et la dfiance ne cessr5t pas d'accueillir t\s ses ef=ts1 de p\rsuivre t\s ses succs4 ,il provoquait naturellem5t l'un et l'autre1 et ri5 de lui n'tant commun1 ri5 ne p>aissait simple et rguli]4 ,a9si1 on lui fit un crime de ce nom du ,sa9t-,esprit grav au fronton du temple qu'il avait lev4 ,c'tait en effet une conscration peu prs sans exemple1 la c\tume tant de v\] les glises la ,tr9it entire ou au ,fils seul entre les p]sonnes div9es4 ,on v\lut voir dans ce *oix inusit une arrire-p5se1 et l'aveu dt\rn d'une doctr9e p>ticulire sur la ,tr9it4 ,il e/ cep5dant difficile de compr5dre comm5t1 lorsque de c]ta9es prires sont adresses au ,sa9t-,esprit1 lorsqu'une fte sol5nelle1 celle de la ,p5tecte1 lui e/ spcialem5t consacre1 il s]ait c\pable ou inconv5ant de lui ddi] un temple1 qui s\s t\s les noms1 mme s\s celui de la ,vi]ge ou des sa9ts1 doit re/] t\j\rs et uniquem5t la maison du ,seigneur#add4 ,mais c'tait une n\veaut1 et elle v5ait d'un homme de qui t\te n\veaut tait suspecte4 ,avec les progrs de son tablissem5t1 les prjugs ho/iles se ranimai5t contre lui4 ,on a mme cru qu'alors un homme qui devait j\] un gr& rle dans l'glise et dans la vie d',abl>d1 le n\vel abb de ,cluni1 ,pi]re le ,vnrable1 s'tait inquit de son salut1 et p> des lettres o brill5t la fois un esprit r>e et une pit vive et t5dre1 s'tait ef=c de le rappel] du travail aride des sci5ces huma9es l'exclusive re*]*e de l't]nelle batitude#ade4 ,ce qui e/ mieux pr\v1 c'e/ que la pit n'inspirait pas t\s alors une sollicitude aussi *>itable4 ,note #add3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #cj1 #ca4 ,note #ade3 ,deux lettres de ,pi]re le ,vnrable sont adresses dilecto filio suo ou praecordiali filio1 magi/ro ,petro4 ,elles ont p\r b d'exhort] un homme absorb p> les sci5ces du sicle1 les travaux des coles1 l'tude des op9ions discordantes des philosophes1 se faire pauvre d'esprit1 dev5ir le philosophe du ,*ri/4 ,la premire tmoigne d'une gr&e pit et d'un esprit di/+u4 ,m>tne veut que ces deux lettres ai5t t adresses ,abl>d1 et dans le temps mme qu'il enseignait p\r la premire fois 9 ,trec5si cella4 ,ce ne s]ait pas du mo9s cette poque2 c> il n'avait pas comp>u au concile de ,soissons en #aaba1 et ,pi]re le ,vnrable ne dev9t abb de ,cluni qu'en #aabb ou #aabc4 ,ri5 d'ailleurs1 hors ce nom de magi/] ,petrus1 ne rappelle ,abl>d4 ,au ,p>aclet1 on ne lui voit aucune liaison avec l'abb de ,cluni4 ,du*esne1 l'diteur des lettres de celui-ci1 croit celles dont il s'agit adresses un mo9e de ,poiti]s1 appel dans d'autres ,pi]re de ,sa9t-,jean4 ,a titre de pure conjecture1 on p\rrait dat] ces lettres de l'poque trs-po/rieure o ,abl>d et ,pi]re le ,vnrable se tr\vr5t rappro*s1 et t\t ratta*] la conv]sion du premi] dans l'abbaye de ,cluni4 ,mais ri5 de prcis1 ri5 d'individuel n'autorise cette hypo?se2 autant vaudrait reg>d] une lettre ,,xxvi o l'abb de ,cluni flicite un c]ta9 ,pi]re de sa vie de sa9te retraite1 comme crite p\r notre philosophe1 retir dans ses d]ni]s j\rs ,sa9t-,m>cel4 7,bibl4 ,clun41 ,petr4 ,v54 ep4 ,,ix1 ,x1 ,,xxvi1 l4 ,i1 p4 #fcj1 #feg2 ,n41 p4 #ajg4--;,annal4 ord4 ,s4 ,b541 t4 ,,vi1 l4 ,,lxxxiv1 p4#hd47 ,les anci5s adv]saires d',abl>d tai5t r5trs dans l'ombre1 mais d'autres avai5t p>u1 plus dignes et plus =midables4 ,deux hommes comm5ai5t s'lev] dans l'glise1 t\s deux de/9s dev5ir clbres et puissants1 bi5 qu' des degrs =t 9gaux2 t\s deux r5omms p> la pit1 le savoir1 l'activit1 l'autorit1 p> t\tes les v]tus et t\tes les passions qui font la gr&eur d'un prtre2 t\s deux d'une *>it ard5te et d'un c>actre inflexible1 cruels eux-mmes1 humbles et imprieux1 t5dres et implacables1 faits p\r difi] et opprim] la t]re1 et ambitieux d'arriv]1 p> les bonnes oeuvres et les actes tyranniques1 au rang des sa9ts dans le ciel4 ,l'un1 sa9t ,norb]t#adf1 d'une famille di/+ue de ,xant51 dans le pays de ,clves1 avait comm5c sa vie dans les plaisirs1 et atte9t1 comme simple prb5daire1 l'ge de tr5te ans et plus1 lorsque le rep5tir le saisit et le jeta dans la r=me4 ,dev5u prtre en #aaaf1 il essaya va9em5t de conv]tir son *apitre1 et se fit le missionnaire ard5t de la foi et de la pnit5ce4 ,savant1 exalt1 biz>re jusque dans ses manires et son co/ume1 il fut cit comme fanatique devant le concile de ,frizl>1 mais il se ju/ifia1 et mme il obt9t des papes ,glase et ,calixte ,,ii la p]mission de pr*] la p>ole sa9te4 ,p>c\rant en aptre la ,france et le ,ha9aut1 p>t\t il produisit un gr& effet sur le peuple1 mais russit peu r=m] les *ano9es dont il avait p>ticulirem5t coeur la conv]sion4 ,ayant *\ auprs de ceux de ,laon1 il se retira non lo9 de cette ville1 dans la solitude de ,prmontr1 y jeta1 en #aabj1 les fondem5ts d'un ordre clbre de *ano9es rguli]s1 et se vit au b\t de quatre ans la tte de neuf abbayes florissantes4 ,il fut d'abord connu s\s le titre de r=mateur des *ano9es et dev9t bi5tt ar*evque de ,magdeb\rg 7#aabf74 ,puissant et rvr dans l'glise1 protg p> de gr&s pr9ces1 il unissait une activit infatigable une foi s+ulire dans sa propre inspiration1 dans une sorte de rvlation p]sonnelle1 qui le conduisit essay] des prophties et des miracles4 ,p]suad de la v5ue pro*a9e de l',ant*ri/1 il p\rsuivait avec un zle r$\table t\t ce qui lui semblait m5ac] la foi et l'unit4 ,on ne sait s'il se r5contra avec ,abl>d2 mais ce d]ni] le dsigne comme un de ses p]scuteurs1 et t\t dans la vie de ,norb]t1 t\t jusqu'au c>actre de sa pit1 devait le r5dre incapable d'excus] et de compr5dre le *ri/ianisme t\t intellectuel du gr& dialectici5 de la ?ologie4 ,note #adf3 ,voyez1 dans l',hi/oire littraire1 l'article sa9t ,norb]t1 t4 ,,xi1 p4 #bdc1 et sa vie p> ,hugo1 *ano9e de ,prmontr1 #a vol4 9-#d1 #agjd4 ,l'autre adv]saire d',abl>d n'tait pas1 de son temps1 plac =t au-dessus de sa9t ,norb]t2 mais son nom e/ environn d'un bi5 autre clat hi/orique4 ,ds son jeune ge1 il s'tait signal p> ces prodiges d'au/rit et d'humilit *rti5ne qui dompt5t t\t dans l'homme1 hormis la colre et l'orgueil1 mais qui ra*t5t l'une et l'autre en les consacrant ,dieu4 ,il vivait dans les misres d'une sant faible1 encore affaiblie et torture comme plaisir p> de volontaires s\ffrances4 ,il se croyait appel ressuscit] l'esprit mona/ique1 en ranimant dans les c\v5ts la morale et la foi4 ,il avait de plus en plus enfonc dans l'ombre et c\rb v]s la t]re le front ple de ses mo9es amaigris2 mais il ouvrait un oeil vigilant sur le monde1 obs]vait les prtres1 les docteurs1 les vques1 les pr9ces1 les rois1 l'hriti] de sa9t ,pi]re lui-mme2 et tantt suppliant avec d\leur1 tantt g\rm&ant avec =ce1 il avait p\r t\s des prires1 des m5aces1 des l>mes et des *tim5ts1 et faisait s\s la bure la police des trnes et des sanctuaires4 ,c'tait sa9t ,b]n>d4 ,abl>d accuse =mellem5t ces deux hommes d'avoir t1 v]s l'poque o n\s sommes arrivs1 les pr9cipaux artisans de ses malheurs#adg4 ,suivant lui1 ces n\veaux aptres1 en qui le monde croyait beauc\p1 allai5t pr*ant contre lui1 rp&ant tantt des d\tes sur sa foi1 tantt des s\pons sur sa vie1 dt\rnant de lui l'intrt1 la bi5veillance et jusqu' l'amiti1 le signalant la surveillance de l'glise et des vques1 enf9 le m9ant peu peu dans l'esprit des fidles1 af9 que1 le j\r v5u1 il n'y et plus qu' le p\ss] p\r l'abattre4 ,on peut croire que son ress5tim5t a *>g le tableau2 n\s v]rons quelle fut la conduite de sa9t ,b]n>d1 lorsque ,abl>d s]a une seconde fois jug1 et cette conduite1 n\s sommes lo9 de l'abs\dre4 ,mais quelques mots des lettres du sa9t lui-mme sembl5t pr\v] que jusqu'alors il avait fait peu d'att5tion aux op9ions du mo9e philosophe#adh4 ,au temps de l'enseignem5t dans la solitude du ,p>aclet1 de #aabb #aabe1 on ne sait mme s'il le connaissait p]sonnellem5t4 ,mais il p\vait1 au mo9s1 savoir de lui ses plus clatantes av5tures1 et elles devai5t peu le recomm&] au gr& r=mateur des mo9es1 l'ami d',anselme de ,laon1 de ,guillaume de ,*ampeaux1 au protecteur d',albric de ,reims4 ,lorsque ,abl>d crivit la lettre o il lui donne la premire place p>mi ses ennemis1 il ignorait encore qu'un j\r il l'aurait p\r juge1 et ne p\vait1 en l'accusant1 cd] au ress5tim5t contre une p]scution future4 ,quelque *ose les avait donc dj opposs l'un l'autre2 il avait donc ap]u s\s l'indiffr5ce app>5te de l'abb de ,clairvaux des g]mes d'inimiti1 et dev9 la p]scution dans les actes qui la prp>ai5t4 ,note #adg3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ca4 ,abl>d ne les nomme pas1 mais la dsignation e/ claire1 et elle a t con/amm5t applique sa9t ,b]n>d et sa9t ,norb]t1 d'abord p> ,hlose1 et puis p> t\tes les autorits1 comme les c5seurs de l'dition de d',amboise1 ,bayle1 ,mor]i1 les auteurs de l',hi/oire littraire1 etc42 on e/ unanime sur ce po9t4 7,id41 ep4 ,,ii1 p4 #db et ,c5sur4 ,doctor4 p>is42 ,n41 p4 #aagg4--;,dict4 crit41 art4 ,abl>d4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #ie47 ,note #adh3 ,sa9t ,b]n41 ,op41 ep4 ,,ccxxvii4 ,rappelons-n\s que ,clairvaux n'tait pas une gr&e di/ance du ,p>aclet#adi4 ,il n'y avait pas dix ans que sa9t ,b]n>d1 quittant ,cteaux p> l'ordre de son abb1 tait desc5du avec quelques religieux dans ce vallon sauvage p\r y fond] un mona/re4 ,en peu de temps il avait runi dans ce lieu1 nomm d'abord la valle d',abs9!1 et s\s la loi d'une vie svre et d'une pit ard5te1 de sombres cnobites qui tremblai5t devant lui de vnration1 de cra9te et d'am\r4 ,il avait cr l une in/itution qui1 sans tre illettre ni grossire1 contra/ait s+ulirem5t avec l'esprit indp5dant et raisonneur du ,p>aclet4 ,clairvaux r5f]mait une milice active et docile dont les membres sacrifiai5t t\te passion individuelle l'intrt de l'glise et l'oeuvre du salut4 ,c'tai5t des jsuites au/res et alti]s4 ,le ,p>aclet tait comme une tribu libre qui campait dans les *amps1 ret5ue p> le seul li5 du plaisir d'appr5dre et d'admir]1 de *]*] la vrit au spectacle de la nature1 voyant dans la religion une sci5ce et un s5tim5t1 non une in/itution et une cause4 ,c'tait quelque *ose comme les solitaires de ,port-,royal1 mo9s l'esprit de secte et les doctr9es du /ocisme#aej4 ,note #adi3 ,clairvaux1 b\rg du dp>tem5t de l',aube1 qu9ze lieues au del de ,troyes1 tait une abbaye du diocse de ,langres1 fonde en #aaad ou #aaae1 p> une colonie v5ue de ,cteaux s\s la conduite de sa9t ,b]n>d4 ,on l'appelait la troisime fille de ,cteaux4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,iv1 p4 #gjf47 ,note #aej3 ,cette comp>aison ne s'applique videmm5t qu' l'esprit d'indp5dance du ,p>aclet et sa situation locale qui rappelle vaguem5t celle de ,port-,royal-des ,*amps2 c> ri5 ne ressemble mo9s aux doctr9es du jansnisme que celles d',abl>d2 et il a r5contr ses juges les plus svres p>mi les calv9i/es1 comme ses critiques les plus indulg5ts p>mi les jsuites4 ,deux in/itutions aussi opposes et aussi vois9es1 qui t\tes deux agissai5t sur les imag9ations des populations environnantes1 ne p\vai5t manqu] d'tre rivales ou mme ennemies4 ,elles devai5t rciproquem5t se s\ponn] et se mconnatre4 ,il y avait aut\r du ,p>aclet plus de m\vem5t1 ,clairvaux plus de puissance relle1 et je conois que sa9t ,b]n>d1 inquiet de celte oeuvre de la pure intellig5ce qu'il devait mal compr5dre1 en inscrivit ds lors l'auteur sur ces li/es de suspects que la dfiance du p\voir ou des p>tis e/ si prompte dress]1 heureuse qu& elle n'en fait pas aussitt des tables de proscription4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ qu',abl>d se s5tit m5ac4 ,de t\t temps encl9 l'inquitude1 ses malheurs l'avai5t r5du cra9tif2 il tait prompt voir la p]scution l o il ap]cevait la malveillance4 ,p5dant les d]ni]s j\rs qu'il passa au ,p>aclet1 il vcut dans l'angoisse1 s'att5dant incessamm5t tre tran devant un concile comme hrtique ou pr(ane4 ,s'il appr5ait que quelques prtres duss5t se runir1 il p5sait que c'tait le synode qui allait le condamn]4 ,t\t tait p\r lui l'clair annonant la f\dre4 ,quelquefois il tombait dans un dsespoir si viol5t qu'il =mait le projet de fuir les pays ca?oliques1 de se retir] *ez les idoltres et d'all] vivre en *rti5 p>mi les ennemis du ,*ri/4 ,il esprait l plus de *>it ou plus d'oubli#aea4 ,note #aea3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #cb4 ,une inspiration du mme g5re lui fit pr5dre alors un p>ti fune/e1 et *]*] le repos dans le sj\r o l'att5dai5t les plus cruelles misres4 ,on voit encore en basse ,bretagne1 sur un promontoire qui s't5d au sud de ,vannes1 le long de la baie et des lagunes du ,morbihan1 les ru9es d'un antique mona/re1 au sommet de ro*]s battus leur pi$ p> les lots de l',ocan4 ,l s'levait au ,x,i,ie sicle l'abbaye de ,sa9t-,gildas-de-,rhuys1 fonde s\s le roi ,*ilpric ,i p> le sa9t dont elle portait le nom4 ,l'glise encore deb\t1 monum5t roma9 dans ses p>ties primitives1 (fre des traces d'une extrme antiquit1 et dom9e au lo9 la ple9e m] du haut d'un quai naturel de granit fonc que le flot ronge en s'y brisant avec fracas#aeb4 ,v]s #aabe1 la communaut avait p]du son pa/eur1 et avec l'agrm5t et peut-tre sur le dsir de ,conan ,,iv1 duc de ,bretagne1 elle lut ,abl>d p\r remplac] l'abb ,h>v qui v5ait de m\rir4 ,des religieux lui fur5t dputs en ,france2 ils obt9r5t p\r lui le cons5tem5t de l'abb et des mo9es de ,sa9t-,d5is1 et v9r5t (frir au fondateur du ,p>aclet une des dignits de l'glise les plus ambitionnes en ce temps-l4 ,abl>d1 alors inquiet et m5ac1 crut entrevoir l'asile et le port4 ,il accepta1 et se comp>ant sa9t ,jrme fuyant dans l',ori5t l'inju/ice de ,rome1 il se rsolut fuir dans l',occid5t l'inimiti de la ,france4 ,note #aeb3 ,id4 ibid4 et pag4 suiv4--,il n'y a plus trace de l'anci5 c\v5t1 mais l'glise (fre des p>ties1 comme le *oeur et les transepts1 qui sembl5t n'avoir jamais t altres1 et qui peuv5t bi51 a9si qu'on le dit1 avoir t bties de #ajjh #ajch4 ,il y a mme des murailles et des sculptures qui p>aiss5t antrieures4 ,les ro*]s de granit qui bord5t la cte s'lv5t pic au-dessus de la m]4 ,ils (fr5t des anfractuosits qui peuv5t recl] des grottes et mme des passages s\t]ra9s conduisant du sol du vieux c\v5t la m]4 ,c'e/ un lieu svre et imposant4 7,mrime1 ,notes d'un voyage dans l'oue/ de la ,france1 #ahcf1 p4 #bha et suiv4--,magas9 ,pittoresque1 t4 ,,ix1 p4 #caa47 ,on l'appelait dans un pays b>b>e dont la langue mme lui tait inconnue2 mais la vie d'inc]titude et de pril lui dev5ait insupportable1 sa =ce ne suffisait plus ses preuves2 t\j\rs aussi imprud5t et r5du plus timide1 il tait prt *]*] dans les p>tis extrmes le repos et la scurit qu'il v\lait t\t prix4 ,il p>tit donc p\r la ,bretagne2 et ce pa/eur1 ple9 de s\v5irs mlancoliques1 de mditations rveuses1 t\t occup des plus dlicates re*]*es de la p5se1 alla g\v]n] un indomptable tr\peau de mo9es sauvages1 qui n'aurai5t pas su l'ent5dre et ne v\lai5t po9t lui obir4 ,une vie grossire et drgle1 le dsordre1 la viol5ce1 la frocit1 tels tai5t les n\veaux ennemis qu'il avait va9cre2 ds les premi]s in/ants1 il reconnut avec effroi quelle t*e +rate et *imrique il avait accepte4 ,p\r comble d'ennuis1 un seigneur1 tyran de la contre1 la faveur de l'inconduite des religieux1 avait fait comme la conqute du mona/re dont il t5ait presque t\s les doma9es2 il crasait les mo9es de ses exactions1 il les =ait pay] tribut comme des juifs4 ,la communaut tant a9si dp\ille1 ses membres rec\rai5t p\r leurs beso9s j\rnali]s leur abb qui n'y p\vait suffire1 et qui se plaisait peu d'ailleurs s\doy] leurs pr(usions1 leurs dbau*es1 et la sc&aleuse famille que *acun d'eux s'tait donne4 ,de l des pla9tes cont9uelles1 des repro*es1 des vols secrets1 et une sorte de complot p\r compromettre ou lass] un *ef trop svre1 et le contra9dre de r5onc] son op9itre dsir de rtablir la discipl9e4 ,abl>d1 priv d'appui1 de conseil1 n'ayant p]sonne qui pt le second] ou le compr5dre1 vivait dans le s5tim5t pnible d'un isolem5t sans repos et d'une activit sans puissance4 ,au dehors1 les satellites du tyran vois9 l'piai5t en le m5aant2 au d$ans1 les frres lui dressai5t mille emb*es4 ,l1 sur ces ro*]s dsols1 au bruit s\rd des flots1 en prs5ce de l'imm5sit sombre du ciel et de la m]1 il songeait avec une inexprimable tri/esse la vanit de t\tes ses entreprises4 ,il se rappelait t\s les maux qu'il avait v\lu fuir1 il voyait ceux qu'il tait v5u *]*]1 et il hsitait dans le *oix4 ,une mlancolie pr(onde respire dans t\t ce qu'il a crit1 et p> l aussi il a devanc son temps et se tr\ve en intellig5ce avec la tri/esse un peu pla9tive du gnie littraire du ntre4 ,des monum5ts s+uli]s de cette disposition d'me ont t retr\vs nagure4 ,la biblio?que du ,vatican a livr l'rudition allem&e des *ants lgiaques longtemps inconnus1 ,odae flebiles1 o s\s le voile transp>5t de fictions bibliques il exhale ses propres d\leurs4 ,ces posies dont on a re/itu jusqu' la musique ne sont pas dnues d'inspiration1 et s\s le nom de quelque p]sonnage hbraque qu'il met en scne1 il y laisse *app] des pla9tes dictes et comme animes p> ses s\v5irs#aec4 ,p> exemple1 dans ce *ant d',isral sur la p]te de ,samson1 ne croit-on pas ent5dre les gmissem5ts du prisonni] de ,sa9t-,md>d1 aprs sa disgrce et sa *ute8 ,le plus =t des hommes4444 le b\cli] d',isral4444 ,dalila d'abord l'a priv de sa *evelure1 puis ses ennemis1 de la lumire4 ,ses =ces extnues1 la vue p]due1 il e/ condamn la meule2 il s'puise dans les tnbres2 il brise dans un travail d'esclave ses membres faits aux jeux de la gu]re4 ,qu'z-tu1 ,dalila1 obt5u p\r ton crime8 quels prs5ts8 nulle grce n'att5d la trahison4444 ,note #aec3 ,p4 ,aboel>di ,planctus cum notis musicalibus4--,spicilegium ,vaticanum4 ,ed4 ,c>l ,grei?1 ,frau5feld1 #ahch1 p4 #aba-aca4--,le manuscrit cons]v ,rome conti5t six *ants3 ,d9a1 fille de ,jacob2 ,jacob pleurant ses fils2 les compagnes de la fille de ,jepht2 ,isral pleurant ,samson2 le *ant de ,david sur la mort d',abn]1 et celui sur ,sal et ,jona?an4 ,le titre dit que la musique e/ jo9te1 et elle a1 dit-on1 t rcrite avec la notation mod]ne4 ,cep5dant j'ai eu dans les ma9s deux exemplaires de ce livre1 et aucun ne cont5ait cette musique4 ,lorsqu'il exprime les d\leurs de ,d9a1 fille de ,jacob1 rep\sse p> ses frres p\r le crime de ,si*em1 ne dirait-on pas qu'il fait p>l] ,hlose8 ,je suis dev5ue la proie d'un homme impur1 j'ai t sduite p> les jeux de l'ennemi4 ,malheur moi1 misrable1 qui me suis moi-mme p]due64444 ,simon et ,lvi1 v\s avez dans la pe9e gal l'innoc5t au c\pable4444 ,l'entranem5t de l'am\r sanctifie la faute4444 ,la jeunesse1 la lgret de l'ge1 une raison faible encore aurait d recevoir de ceux que l'ge a mris un mo9dre *tim5t4444 ,malheur moi1 malheur toi1 misrable jeune homme#aed64444 ,note #aed3 ,amoris impulsio ,culpae sanctificatio14444 ,levis aetas juv5ilis ,m9usque discreta ,f]re m9us a discretis ,debuit 9 po5a4 ,et l'lgie vraim5t potique qu'il met dans la b\*e des vi]ges1 amies de la fille de ,jepht1 n'e/-elle pas le *oeur des tri/es compagnes d',hlose1 ent\rant de l>mes et de sanglots l'autel mona/ique o la victime se sacrifie#aee8 ,note #aee3 ,ad te/as *oreas coelibes ,ex m v5ite ,virg9es6 ,ex m s9t odae flebiles ,et planctus ut cantus celebres1 ,incultae s9t moe/ae facies ,plang5tum et fl5tum similes64444 ,o /up5dam plus quam fl5dam virg9em6 ,o quam r>um illi virum similem4444 ,quid plura1 quid ultra dicemus8 ,quid fletus1 quid planctus g]imus8 ,ad f9em quod tam5 cepimus ,plang5tes et fl5tes ducimus4 ,collatis circa se ve/ibus1 ,9 arae succ5sae gradibus1 ,traditur ab ipsa gladius4444 ,hebraeae dicite ,virg9es1 ,insignis virg9is memores1 ,inclytae puellae ,israel1 ,hac valde virg9e nobiles6 ,comme ,sa9t-,d5is1 comme ,sa9t-,md>d1 ,abl>d dut ,sa9t-,gildas s'ab&onn] ces inspirations t\*antes2 et ses v]s1 s\s la =me pdantesque de l'hymne rime des lat9i/es du moy5 ge1 sont empre9ts de cette d\leur p5sive1 r>e au moy5 ge1 et que laisse l'me la p]te de l'en?\siasme1 de la gloire et de l'am\r4 ces sombres rv]ies1 un remords v5ait s'aj\t]4 ,il avait ab&onn son *] ,p>aclet1 disp]s ou laiss son tr\peau l'av5ture1 ds]t ses d]ni]s amis4 ,sa pauvret ne lui avait pas p]mis de p\rvoir la cont9uation du div9 sacrifice sur l'autel qu'il avait lev4 ,mais un incid5t qui semblait un n\veau malheur v9t lui donn] un moy5 de rp>] sa faute et de fond] le seul monum5t qui devait dur] aprs lui4 ,depuis le j\r o n\s avons vu le crime l'arra*] aux pompes du sicle1 un nom a cess en quelque sorte d'tre prononc dans la vie d',abl>d4 ,le s\v5ir qui semble la remplir et qui la protge encore dans l'esprit de la po/rit p>at abs5t de sa p5se1 ou du mo9s il e/ enseveli et scell comme dans la tombe au plus pr(ond de son coeur4 ,les portes du c\v5t d',arg5teuil s'tai5t f]mes sur celle qui avait cons5ti ce suprme sacrifice1 l'oubli4 ,cep5dant son c>actre et son esprit l'avai5t bi5tt mise au premi] rang2 elle tait prieure1 et l'glise p>lait d'elle avec respect4 ,or1 il adv9t que ,sug]1 qui1 novice ,sa9t-,d5is dans sa jeunesse1 y avait tudi les *>tes du mona/re1 entreprit de rev5diqu] celui d',arg5teuil1 titre d'anci5 doma9e enlev p> les vnem5ts son abbaye4 ,il p>at en effet c]ta9 que les fondateurs en avai5t1 au temps du roi ,clotaire ,,iii1 lgu la proprit aux mo9es de ,sa9t-,d5is1 qui en j\ir5t assez ngligemm5t jusqu'au rgne de ,*>lemagne4 ,mais ce pr9ce jugea propos d'en faire don sa fille ,?odrade1 et ,adlade1 femme de ,hugues ,capet1 y avait encore runi des religieuses4 ,plus de c5t ans s'tai5t donc c\ls depuis que l'tablissem5t1 dev5u ri*e1 demeurait au p\voir des femmes4 ,mais ,sug]1 qui avait du crdit auprs du pape ,honorius ,,ii et du roi ,l\is ,,vi1 fit valoir les anci5s titres1 entre autres une donation =t en rgle des emp]eurs ,l\is le ,dbonnaire et ,lo?aire son fils#aef1 et il accusa les religieuses de quelques dsordres que p> malheur il russit pr\v]#aeg4 ,il tait dev5u svre1 et aprs quatre ans d'une adm9i/ration =t diffr5te1 il avait entrepris la r=me de son ordre en comm5ant p> la si5ne4 ,sur ses in/ances1 une bulle de #aabg dpossda les religieuses d',arg5teuil2 elles fur5t1 l'anne suivante1 expulses violemm5t2 quelques-unes entrr5t l'abbaye de ,notre-,dame-des-,bois#aeh2 les autres1 p>mi lesquelles on comptait ,hlose1 et probablem5t ,agns et ,aga!1 deux nices d',abl>d1 *]*ai5t et l un asile1 lorsque l'abb de ,sa9t-,gildas fut av]ti et crut ap]cevoir une occasion favorable de rp>] l'ab&on du ,p>aclet4 ,il rev9t prcipitamm5t en ,*ampagne 7#aabi7 et il engagea la prieure d',arg5teuil s'tablir1 avec celles de ses religieuses qui lui re/ai5t atta*es1 dans l'oratoire ab&onn4 ,en mme temps1 il lui fit1 a9si qu' ses compagnes1 cession p]ptuelle et irrvocable du btim5t et de t\s les bi5s qui en dp5dai5t4 ,atton1 l'vque de ,troyes1 appr\va cette donation1 qui devait tre1 mo9s de deux ans aprs1 confirme p> le pape1 et dcl>e inviolable s\s pe9e d'excommunication#aei4 ,note #aef3 ,ce titre exi/e1 et il ne p]met pas de d\t] que ,h]m5ric et sa femme ,mummana ou ,numana1 les fondateurs de la maison d',arg5teuil en #ffe1 ne l'euss5t donne au c\v5t de ,sa9t-,d5is2 ,l\is le ,dbonnaire y rgle qu'elle revi5dra ce c\v5t aprs la mort de sa soeur4 ,mais les ,norm&s p>ur5t bi5tt qui pillr5t et dtruisir5t ,arg5teuil comme t\t le re/e1 et s\s ,hugues ,capet1 les mo9es omir5t de rclam] leurs droits4 7,ab4 ,op42 ,n4 p4 #aahj47 ,note #aeg3 ,c'e/ ,sug] lui-mme qui affirme en trs-gros mots le drglem5t des religieuses d',arg5teuil1 pr\v p> une enqute que dirigr5t le lgat1 vque d',albano1 l'ar*evque de ,reims et les vques de ,p>is1 de ,*>tres et de ,soissons4 7,du*esne1 ,script4 ,franc41 t4 ,,iv2 ,sug]1 ,de reb4 a se ge/41 p4 #ccc4--,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii2 vit4 ,ludovic ,gross41 p4 #di2 ,gr&es *ron4 de ,france1 ,,xvi1 p4 #ahj47 ,note #aeh3 ,autrem5t dit l'abbaye de ,sa9te-,m>ie-de-,footel1 ou de ,maln\e1 ou ,beata ,m>ia de ,nemore1 sur les bords de la ,m>ne1 auprs de ,*ampigny4 ,on ne sait pas la date de sa fondation4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,vii1 p4 #ehf47 ,note #aei3 ,jamais les accusations diriges contre l'abbaye d',arg5teuil n'en ont atte9t la prieure2 et l'on peut conclure qu'elles tai5t =t exagres1 ou ne conc]nai5t aucunem5t celles des compagnes d',hlose qui la suivir5t au ,p>aclet4 ,la considration dont elle j\issait dans l'glise1 e/ un fait univ]sellem5t reconnu1 et la premire bulle d'in/itution du ,p>aclet e/ empre9te d'une faveur m>que p\r elle4 ,d',amboise a publi dix bulles1 lettres ou diplmes de diffr5ts papes1 tirs du c>tulaire de ce c\v5t1 et portant concession de proprits1 droits1 privilges4 ,elles dat5t t\tes de l'adm9i/ration d',hlose4 ,dans la premire1 elle n'e/ dsigne que p> le titre de prieure de l'oratoire de la ,sa9te-,tr9it4 ,celui d'abbesse lui e/ donn dans la suivante qui e/ de #aacj4 ,ce n'e/ que dans la troisime que le mona/re e/ appel le ,p>aclet4 7,ab4 ,op41 p4 #cdf-ced47 ,il arriva en effet v]s ce temps un vnem5t qui mut vivem5t t\t le cl]g de ,france4 ,le pape ,honorius tait mort au mois de fvri] #aacj1 et aussitt ,rome avait t divise entre ,grgoire1 c>d9al-diacre de ,sa9t-,ange1 lu ds le l5dema9 et qui prit le nom d',innoc5t ,,ii1 et ,pi]re de ,lon1 qui peu de j\rs aprs avait1 dans l'glise de ,sa9t-,m>c1 t promu p> d'autres c>d9aux au s\v]a9 pontificat s\s le nom d',anaclet4 ,des dsordres graves clatr5t1 et malgr les ef=ts de la puissante famille des ,frangipani1 qui lui donnr5t asile dans leur *teau =t1 ,innoc5t ,,ii se vit contra9t de *]*] un refuge en ,france1 et il db>qua au port de ,sa9t-,gilles avec t\s les c>d9aux de son p>ti4 ,des nonces m>*r5t devant lui p\r le faire reconnatre2 runi p> ordre du roi1 le concile d'tampes1 la voix de sa9t ,b]n>d1 le proclama le vrai pape2 ,pi]re le ,vnrable1 abb de ,cluni1 annona qu'il le recevrait en gr&e pompe dans le mona/re mme o ,anaclet avait t religieux2 et le roi v9t au-devant de lui4 ,a9si appuy p> la puissance temporelle et p> les deux hommes les plus considrables de l'glise gallicane1 il trav]sa sol5nellem5t la ,gaule1 visitant les mona/res1 ddiant les glises1 consacrant les autels1 confirmant les donations pieuses1 prsidant les conciles ou assembles synodales qu'il r5contrait sur son *em91 et di/ribuant des bndictions1 des reliques et des indulg5ces4 ,ce qui fut1 dit ,ord]ic ,vital1 une imm5se *>ge p\r t\tes les glises des ,gaules2 c> il ne t\*ait ri5 des rev5us du sige apo/olique#afj4 ,note #afj3 ,imm5sam grav$9em ecclesiis ,galli>um +essit4 7,ord4 ,vit4 ,hi/4 eccles41 l4 ,,xiii4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #gej47 ,il s'arrta quelque temps ,*>tres o l'avait reu l'vque ,ge(froi dont la rputation tait si gr&e1 et qui y gagna bi5tt le titre de lgat4 ,l s'tai5t runis p\r l'honor] plusieurs p]sonnages importants dans le cl]g2 l1 ,h5ri ,i1 roi d',anglet]re1 qui se tr\vait en ,norm&ie1 tait v5u1 am5 p> sa9t ,b]n>d1 le reconnatre et lui r5dre hommage4 ,de ,*>tres1 ,innoc5t ,,ii se proposait de p>tir p\r ,lige1 o il comptait voir l'emp]eur ,lo?aire et s'assur] de son adhsion4 ,il se dirigea donc sur tampes et v\lut sj\rn] ,morigni1 mona/re de l'ordre de ,sa9t-,b5ot1 fond prs de cette ville sur les bords de la ,ju9e1 v]s la f9 du ,x,ie sicle1 p> ,anseau1 fils d',aremb]t1 et protg p> le roi et p> son pre ,philippe ,i4 ,il demeura deux j\rs dans cette maison1 et la prire de l'abb1 il daigna consacr] le matre-autel de son glise1 s\s l'invocation de sa9t ,laur5t et de t\s les m>tyrs1 le #bj janvi] #aacaafa4 ,cette crmonie fut rem>quable p> le rang et le nom de ceux qui y assi/ai5t2 c'tait d'abord le pape1 ent\r de son sacr collge1 c'e/--dire de onze c>d9aux au mo9s1 p>mi lesquels on di/+uait les vques de ,pale/r9e et d',albano1 et ,haim]ic1 *anceli] de la c\r de ,rome1 c>d9al-diacre de ,sa9te-,m>ie-,n\velle4 ,le mtropolita9 du lieu1 ,h5ri dit le ,sangli]1 ar*evque de ,s5s1 remplissait auprs du pape l'(fice de *apela91 et ce fut l'vque de ,*>tres qui pronona le s]mon4 ,les mo9es qui ont soigneusem5t crit la *ronique du mona/re de ,morigni n'ont pas manqu de clbr] ce j\r mmorable1 et de nomm] les abbs dont la prs5ce en relevait encore la spl5deur2 c'tai5t ,?omas ,tress5t1 abb de ,morigni1 ,ad9ulfe1 abb de ,fev]%am1 ,s]lon1 abb de ,sa9t-,luci5 de ,beauvais1 l'abb ,gir>d1 homme lettr et religieux2 c'tai5t surt\t ,b]n>d1 abb de ,clairvaux1 qui tait alors le prdicateur de la p>ole div9e le plus fameux de la ,gaule1 et ,pi]re ,abl>d1 abb de ,sa9t-,gildas1 lui aussi homme religieux1 et le plus m95t recteur des coles o affluai5t les hommes lettrs de presque t\te la lat9it#afb4 ,note #afa3 ,la date e/ donne p> la *ronique du mona/re de ,morigni3 ,anno inc>nati ,v]bi ,,mcxxx1 ,,xiii kal4 febru>ii4 7,ex ,*ron4 maur9iac1 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #hj47 ,note #afb3 ,ex ,*ron4 maur41 ibid4--,voyez aussi dans le mme volume1 p4 #ei et #fj2 ,sug]1 ,de vit4 ,ludov4 ,gross42 le t4 ,,xii de la ,gall4 ,*ri/41 p4 #de2 l',hi/oire de sa9t ,b]n>d1 p> ,ne&]1 l4 ,,ii2 et l',hi/oire littraire de la ,france1 t4 ,,xii1 p4 #bah-bbj4 ,abl>d vit donc cette poque le *ef de la *rti5t2 il =ma des relations directes avec des membres du sacr collge2 il figura1 avec sa9t ,b]n>d1 p>mi les plus illu/res reprs5tants de l'glise gallicane4 ,sans d\te l'intrt de son tablissem5t du ,p>aclet n'tait pas trang] son voyage4 ,il v5ait sollicit] p\r cette in/itution naissante l'autorisation et la bndiction du successeur de sa9t ,pi]re2 et1 en effet1 la mme anne1 le #bh novembre1 n\s voyons que1 p5dant le sj\r qu' son ret\r de ,lige ,innoc5t ,,ii fit ,aux]re1 il dlivra ses bi5-aimes filles en ,jsus-,*ri/1 ,hlose1 prieure1 et autres soeurs de l'oratoire de la ,sa9te-,tr9it1 un diplme qui leur assurait la proprit entire et sacre de t\s les bi5s qu'elles possdai5t et de t\s ceux que leur p\rrait concd] la libralit des rois ou des pr9ces1 avec pe9e de d*ance et de privation du corps et du sang de ,notre-,seigneur ,jsus-,*ri/ contre quiconque os]ait att5t] dans l'av5ir leurs droits ou possessions4 ,a9si fut fond le clbre in/itut du ,p>aclet1 dont ,hlose1 v+t-neuf ans1 fut la premire abbesse4 ,du mo9s le dev9t-elle de fait2 c> bi5 qu'elle ne reoive que le titre de prieure1 dans la bulle du pape1 elle n'avait po9t de suprieure2 une seconde bulle1 date de #aacf1 la dsigne s\s le nom d'abbesse2 une troisime appelle du nom de mona/re du ,p>aclet l'oratoire de la ,sa9te-,tr9it#afc2 le sa9t-sige1 dans sa prud5ce1 ne craignit donc pas de consacr] cette invocation au div9 ,consolateur dont le prjug avait fait un crime la reconnaissante pit d',abl>d4 ,note #afc3 ,ab4 ,op41 lit]ae seu diplom41 p4 #cdf-cdh4 ,dans les premi]s temps1 l'abbesse et ses soeurs m5r5t une vie de privations2 mais elles priai5t avec f]veur1 le ,sa9t-,esprit sembla les sec\rir4 ,le respect et l'affection des populations vois9es v9r5t leur aide2 les dons des fidles accrur5t leurs ress\rces1 et au b\t de quelque temps l'tablissem5t prospra4 ,cette cration fut p\r ,abl>d1 au milieu de tant d'afflictions1 une consolation inespre1 et plus que jamais il r5dit grces au ,p>aclet4 ,une fois enf91 il n'avait po9t fait de mal ce qu'il aimait4 ,qu& revit-il ,hlose8 la revit-il cette poque de sa vie8 ri5 ne l'atte/e4 ,peut-tre mme son sil5ce e/-il p]mis de croire que t\s ces arrangem5ts se conclur5t sans que les deux p\x fuss5t un mom5t runis4 ,quoiqu'il en soit1 bornons-n\s cit] les p>oles calmes et d\ces p> lesquelles il t]m9e1 au milieu de ses tri/es rcits1 le tableau de cette heureuse fondation4 ,et1 ,dieu le sait1 elles se sont1 dans une anne1 plus enri*ies1 je p5se1 en bi5s t]re/res que je ne l'aurais fait en c5t ans1 si j'avais cont9u d'habit] au ,p>aclet2 c>1 si leur sexe e/ plus faible1 la pauvret des femmes e/ plus t\*ante1 et plus facilem5t elle meut les coeurs1 et leur v]tu e/ plus agrable ,dieu et aux hommes4 ,puis1 le ,seigneur accorda aux yeux de t\s une si visible grce cette femme1 ma soeur#afd1 qui tait leur tte1 que les vques l'aimai5t comme leur fille1 les abbs comme leur soeur1 les laques comme une mre2 et t\s galem5t ils admirai5t sa pit1 sa prud5ce1 et en t\te *ose une incomp>able d\ceur de pati5ce4 ,plus il tait r>e qu'elle se laisst voir1 t\j\rs enf]me dans sa *ambre p\r s'y livr] avec plus de puret la mditation sa9te et la prire1 plus on v5ait du dehors avec ardeur implor] sa prs5ce et les conseils d'un entreti5 t\t spirituel4 ,note #afd3 ,illi sorori no/rae4 7,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #cd47 ,abl>d1 de ret\r dans son abbaye1 reprit le tri/e g\v]nem5t de ses indociles sujets4 ,il vivait l1 t\j\rs livr des so9s pnibles1 mais ayant du mo9s une p5se d\ce4 ,cep5dant1 comme les comm5cem5ts du ,p>aclet fur5t difficiles1 et que les religieuses eur5t s\ffrir de leur dnm5t1 les vois9s de ce c\v5t blmai5t son abs5ce2 on lui repro*ait de dlaiss] un tablissem5t qu'il n'avait p\rtant1 ce semble1 aucun moy5 de sec\rir4 ,i#a y fit donc plusieurs voyages et porta ses soeurs ses conseils et son appui4 ,il pr*a devant elles et p\r elles1 et leur donna a9si quelques sec\rs spirituels et temporels4 ,il p>at qu'il avait hsit quelque temps2 une sorte d'effroi le t5ait loign de ces pieuses femmes et de ce lieu o ret\rnait si s\v5t sa p5se4 ,mais leur intrt et la rflexion le dcidr5t2 il cessa de leur refus] sa prs5ce1 et comme il tait alors plus que jamais t\rm5t p> ses mo9es1 il se cra a9si1 au se9 de l'orage1 un port tranquille o il p\vait quelque peu respir]4 ,cep5dant on a des preuves qu'il voyait pe9e ,hlose et qu'il lui p>lait peu#afe4 ,elle-mme s'en pla9dra bi5tt4 ,note #afe3 ,id4 ibid41 p4 #ch1 et op4 ,,ii1 p4 #dj4 ,mais ces so9s1 ces visites1 ces voyages dev9r5t le sujet de n\veaux s\pons4 ,la malignit y vit je ne sais quel re/e d'une passion mal te9te4 ,on lui repro*a de ne p\voir support] l'abs5ce de celle qu'il avait trop aime4 ,et je d\te que l'on dt vrai2 il semble au contraire que son me endurcie et glace n'avait plus de s5sibilit que p\r la d\leur4 ,t\tefois si l'on reg>de plus att5tivem5t au fond de ses p5ses1 on peut dans la rs]ve de son langage1 dans la bi5veillance froide et gne de sa conduite et de ses expressions1 reconnatre une sorte de p>ti pris1 et dev9] les combats que se livrai5t dans son me les cuisants regrets1 la honte amre1 le respect de soi-mme1 de la religion et du pass1 peut-tre la cra9te vague de la faiblesse de son coeur4 ,mais t\s ces s5tim5ts comprims1 il les reporte dans la sollicitude att5tive et dlicate du directeur de consci5ce4 ,il semble ne trac] p\r ses religieuses et p\r leur abbesse que des exhortations vangliques1 des rgles monacales1 des lettres de spiritualit1 t\t ce que dicte la pit et l'rudition2 mais il rgne dans t\t cela une sympa?ie si t5dre1 quoique si cont5ue1 une proccupation si vid5te et si vive de t\s les intrts confis sa foi1 et en mme temps1 ds qu'il s'agit de vrits gnrales et de philosophie religieuse1 une confiance si absolue et un beso9 si intime d'tre ent5du et compris1 qu'on ne peut sans un mlange d'tonnem5t1 de respect et de piti1 assi/] cette trange et d]nire trans=mation de l'am\r4 ,mais le ,x,i,ie sicle n'entrait po9t dans ces f9esses2 et en t\t temps peut-tre1 dans les circon/ances biz>res de ces deux de/9es1 la malignit huma9e aurait tr\v quelque pture4 ,abl>d se montre vivem5t s5sible ces calomnies imprvues4 ,il en s\ffre1 c> dsormais il s\ffre de t\t4 ,il desc5d s'en ju/ifi]1 il desc5d une apologie ensemble ridicule et d\l\reuse4 ,puis s'levant des considrations gnrales1 il dem&e si l'on veut r5\vel] contre lui les infmes accusations qui p\rsuivai5t sa9t ,jrme dans le c]cle de pieuses femmes qu'il animait de sa f]veur et de son gnie4 ,s]a-t-il rduit dire comme lui3 ,avant que je connusse la maison de cette ,paule si sa9te1 t\te la ville ret5tissait du bruit de mes tudes2 j'tais1 au jugem5t de presque t\s1 dcl> digne du s\v]a9 pontificat4444 ,mais je sais que la mauvaise comme la bonne rputation conduit au *em9 du ciel#aff4 ,note #aff3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #he4--,sanc4 ,hi]on4 ,op41 ,i4 ,,iv1 p>s ,,ii1 ep4 ,,xxviii1 ad ,asellam4 ,t&is qu'il voyait a9si calomni] les s5tim5ts les plus purs et les actions les plus simples1 il r5contrait de n\veaux t\rm5ts dans sa laborieuse adm9i/ration4 ,ce n'e/ plus sa tranquillit1 c'e/ sa vie qui tait en pril4 ,s'il s'loignait du c\v5t1 il avait cra9dre la viol5ce de ses ennemis2 s'il y r5trait1 il tr\vait dans ceux que son titre l'obligeait d'appel] ses enfants la ha9e et la p]fidie4 ,il ne croyait pas p\voir voyag] en sret2 il tait expos aux plus noirs complots4 ,du mo9s s\ponna-t-il plus d'une t5tative homicide dirige contre lui1 jusque-l qu'il eut pr5dre des prcautions p\r clbr] la messe1 et crut un j\r qu'un poison avait t v]s dans le calice4 ,une fois qu'il tait v5u ,nantes auprs du comte1 alors malade1 il logeait *ez un de ses frres qui habitait cette ville1 peut-tre ,ra\l1 peut-tre le *ano9e ,porcaire#afg4 ,on essaya p> les ma9s d'un valet de faire empoisonn] ses alim5ts2 du mo9s1 comme il s'tait ab/5u d'y t\*]1 un mo9e qui l'accompagnait1 en ayant mang1 m\rut1 et le crim9el s]viteur se trahit en pr5ant la fuite4 ,aprs de telles t5tatives1 il dut song] sa sret2 il quitta la maison conv5tuelle1 et se retira dans quelques cellules isoles avec le peu de frres qui lui tai5t atta*s4 ,mais il ne p\vait sortir sans r$\t] un n\veau guet-ap5s1 et lorsqu'il devait pass] p> un *em9 ou p> un s5ti]1 il craignait qu'on n'apo/t prix d'arg5t des voleurs p\r se dfaire de lui4 ,ce fut dans une de ses c\rses qu'il fit une grave *ute de *eval2 il dit mme qu'il se brisa la nuque1 et cette fracture quelle qu'elle ft porta une atte9te pr(onde sa sant dj trop pr\ve et ses =ces dcl9antes3 il avait alors plus de c9quante ans4 ,note #afg3 ,le comt de ,nantes tait depuis longtemps runi au du* de ,bretagne1 et le titre de comte de ,nantes tait1 surt\t dans cette p>tie de ses tats1 donn de prfr5ce au duc4 ,le ,ncrologe du ,p>aclet donne ,abl>d un frre nomm ,ra\l1 et l'on voit dans un c>tulaire de ,buz1 qu'en #aaej il y avait un *ano9e de la ca?drale de ,nantes qui se nommait ,porcaire 7,porc>ius7 et qui ayant un neveu nomm ,a/ralabe1 p\vait aussi tre un frre d',abl>d4 ,enf9 sa ,dialectique e/ ddie son frre ,dagob]t ou frre ,dagob]t4 7,ab4 ,op41 ,n41 p4 #aadb4--,mm4 p\r s]vir l',hi/oire de ,bretagne1 p> ,d4 ,morice1 t4 #a1 p4 #ehg4--,ouvr4 9d4 ,dial41 p4 #bbi47 ,il lui re/ait une d]nire arme contre ces rvoltes op9itres1 contre ces crimes audacieux1 l'excommunication4 ,il la pronona enf94 ,ceux des mo9es qu'il r$\tait le plus s'engagr5t p> la foi dans l'vangile et p> le sacrem5t quitt] t\t fait l'abbaye et ne plus l'inquit] dsormais2 mais cet engagem5t si sol5nel fut impudemm5t enfre9t1 et il fallut que1 p> ordre du pape et p> les so9s d'un lgat spcialem5t envoy1 en prs5ce du comte et des vques1 on les =t de r5\vel] le s]m5t viol et de pr5dre quelques autres engagem5ts4 ,l'ordre ne fut pas rtabli aprs l'expulsion des plus mut9s2 ,abl>d r5tra dans la maison2 il v\lut repr5dre l'adm9i/ration1 il se livra aux mo9es qui tai5t re/s et qu'il suspectait le mo9s2 il les tr\va pires encore que ceux dont il tait dlivr4 ,au lieu du poison1 on p>lait de l'gorg]4 ,il fallut fuir1 et gagnant la m]1 dit-on1 p> un passage s\t]ra91 il s'*appa s\s la conduite d'un seigneur de la contre#afh4 ,note #afh3 ,je crois que c'e/ a9si qu'il faut traduire3 ,cujusdam proc]is t]rae conductu vix evasi4 7,p4 #ci47 ,g]vaise et ,nic]on ent5d5t qu',abl>d se sauva p> un g\t1 conductu t]rae4 ,soit que cette v]sion ait prvalu de t\t temps1 soit qu'elle et t elle-mme inspire p> le s\v5ir d'un fait traditionnel1 on montre encore dans les anci5s j>d9s de ,sa9t-,gildas-de-,rhuys1 le s\pirail p> o l'on dit qu'il s'vada p\r gagn] une emb>cation qui l'att5dait au bas de la t]rasse dont la m] baigne le pi$4 ,mais le tr\ et le passage sont de con/ruction mod]ne4 7,vie d',ab41 t4 ,,ii1 p4 #ad et ,mm4 p\r s]vir l',hi/41 etc41 t4 ,,iv1 p4 #aa4--,magas9 ,pittoresque1 t4 ,,ix1 p4 #cab47 ,c'e/ retir dans un asile o cep5dant il ne se jugeait pas encore en sret1 o1 se s\mettant mille prcautions1 il croyait voir le glaive t\j\rs prt le frapp]1 qu'il fit un ret\r sur le pass de son orageuse vie et qu'il crivit p\r un ami malheureux#afi cette lettre fameuse qui porte le nom d'hi/oire de ses calamits1 ,hi/oria calamitatum4 ,ce sont les mmoires de sa vie1 ouvrage s+uli] p\r le temps1 qui rappelle p>fois et les ,confessions de sa9t ,augu/9 et celles de ,j4-,j4 ,r\sseau4 ,note #afi3 ,je suis port croire que cet ami e/ un p]sonnage imag9aire4 ,j'ignore sur quel fondem5t quelques auteurs l'ont appel ,phil9te4 ,c'e/ une fantaisie de ,bussy-,rabut94 7,voyez sa traduction des ,lettres1 et ,abail4 et ,hl41 p> ,turlot1 p4 #c47 ,un anonyme a aussi publi comme une traduction fidle une imitation trs-libre de l',hi/oria calamitatum o il int]pelle1 s\s le nom de ,phil9te1 le correspondant d',abl>d1 et donne ,hlose une s]vante intrigante1 une brune1 qu'il appelle ,aga?on4 7,hi/4 des in=tunes d',abail>d4 ,lettres d',abail>d ,phil9te1 9-#ab de #dh pages1 ,am/]d4 #afih47 ,cet ouvrage app>ti5t ce qu'on a de nos j\rs nomm la littrature intime1 celle qui e/ l'expression des s5tim5ts individuels4 ,p> l il e/ s+ulirem5t orig9al4 ,je ne crois pas qu'on tr\vt sans pe9e dans le mme temps un crit dont l'auteur se propost uniquem5t de racont] les av5tures de son esprit et les motions de son coeur4 ,une autobiographie aussi romanesque semble une oeuvre de ces poques o l'intellig5ce1 sans cesse replie sur elle-mme1 analytique et rveuse la fois1 dveloppe cette p]sonnalit expansive et savante qui fait de l'me t\t un monde4 ,je reg>de1 en effet1 cette premire lettre d',abl>d comme une composition littraire4 ,la =me d'une n>ration de/9e raff]mir un ami contre le malheur p> le spectacle de d\leurs plus gr&es me p>at un cadre artificiel que l'auteur donne au tableau de sa vie et de ses pe9es4 ,c'e/ comme un p5dant de la clbre lettre o ,sulpicius console ,cicron de la p]te de sa fille p> la pe9ture des calamits de tant de cits en ru9es et d'empires dtruits4 ,mais ,abl>d (frant p\r consolation l'in=tune l'image de ses propres malheurs e/ plus saisissant et plus dramatique4 ,l'tat de son me e/ dsespr2 ri5 n'e/ plus tri/e que son rcit1 et c'e/ une lecture poignante4 ,l'effet nat du fond du sujet1 c> la =me n'e/ pas t\j\rs heureuse2 il y a de beaux traits et beauc\p d'esprit1 mais l'ouvrage manque la fois d'loqu5ce et de naturel4 ,le /yle1 tudi sans lgance1 orn sans grce1 a quelque froideur dans sa subtilit spirituelle1 dans son rudite r$ondance4 ,abl>d discute t\j\rs2 il dmontre p> argum5ts et citations les s5tim5ts les plus simples1 les motions les plus vives4 ,les actions se has>dai5t alors plus que les p5ses1 et ds qu'on crivait1 il fallait t\t ju/ifi]4 ,mais il raconte des av5tures relles et tragiques1 il ouvre son me t\t en diss]tant sur ce qu'elle pr\ve2 en raisonnant1 il s\ffre1 et il v\s met a9si dans la confid5ce d'illusions si cruelles1 de si viol5ts mcomptes1 d'humiliations si d*irantes1 il v\s fait assi/] de si prs aux d\leurs et aux faiblesses d'un homme suprieur1 qu'il n'e/ pas de roman plus pnible lire1 et qu'aucun enseignem5t meilleur ne v\s saurait tre donn de la misre des plus belles *oses de ce monde1 le gnie1 la sci5ce1 la gloire1 l'am\r4 ,l',hi/oria calamitatum m>que une gr&e poque dans la vie d',abl>d4 ,d'abord c'e/ dat] de cette ptre que les dtails biographiques comm5c5t n\s manqu]2 puis1 comme p\r combl] cette lacune et dim9u] nos regrets1 c'e/ cette lettre qui n\s a valu les lettres d',hlose4 ,jusque-l1 il ne re/e ri5 d'elle2 on ne la connat que p> son amant2 ma9t5ant elle va p>l] elle-mme4 ,n\s entr]ons dans un rcit d'une =me n\velle2 p\r racont]1 n\s aurons davantage beso9 de nos conjectures4 ,p> exemple1 on ignore si ,abl>d re/a longtemps *ez ce seigneur qui l'avait recueilli1 et si cette maison fut son d]ni] asile en ,bretagne4 ,il y crivit sa gr&e ptre2 ses lettres po/rieures indiqu5t qu'il demeura quelque temps soit dans ce lieu1 soit dans un autre de la mme contre1 avant de rompre t\t li5 avec les mo9es de ,sa9t-,gildas4 ,on suppose avec quelque app>5ce de raison qu'il rdigea v]s ce temps ou revit et mit en ordre une p>tie de ses ouvrages4 ,plusieurs des crits composs p\r le ,p>aclet doiv5t tre v5us de la ,bretagne4 ,enf9 l'on ne sait qu& ni comm5t il la quitta#agj4 ,il e/ vid5t que1 malgr tant de cruels dgts1 il rpugnait r5onc]1 au mo9s p> le fait1 son abbaye4 ,le devoir et un ju/e orgueil le ret5ai5t2 son ambition n'avait nullem5t ddaign la dignit dont l'lection l'avait revtu2 c'tait alors un rang trs-lev que celui de *ef et de g\v]neur d'une importante communaut4 ,c'tait une position =te dans l'glise1 et tant qu'il la cons]vait1 il devait peu cra9dre ses ennemis2 c'tait de plus une =tune1 et hors de l je crois qu'il n'avait nulle ress\rce4 ,il dit lui-mme avec navet1 la f9 de sa gr&e lettre3 ,j'pr\ve bi5 auj\rd'hui quelle e/ la flicit qui suit les puissances de la t]re1 moi de pauvre mo9e lev au rang d'abb1 et dev5u d'autant plus malheureux que je suis dev5u plus ri*e4 ,que mon exemple1 s'il en e/ qui dsir5t de tels bi5s1 s]ve de fre9 l'ambition#aga4 ,note #agj3 ,bruck] conjecture avec assez de fondem5t que ce fut en #aacd4 7,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gee47 ,note #aga3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #dj4 ,cep5dant il se dcida enf9 s'loign] p\r jamais de ,sa9t-,gildas4 ,peut-tre les mo9es ne v\lai5t-ils que son d"p1 et les att5tats dont il se crut au mom5t d'tre victime ne fur5t-ils1 p\r la plup>t1 que des m5aces de/9es l'intimid]4 ,on ne *]*ait qu' lui r5dre sa position insupportable et se dlivr] d'un c5seur incommode4 ,des mo9es rudes et dbau*s1 habitus exploit] au pr(it de leurs vices l'impunit de leur pr(ession1 ne p\vai5t reg>d] que comme une gne la prs5ce du plus bel esprit de son poque1 et peut-tre en traant le cynique tableau de l'intrieur de ,sa9t-,gildas1 ,abl>d s'e/-il laiss all] aux exagrations d'une imag9ation dlicate et cra9tive4 ,sa dlivrance dut tre facile2 on a vu qu'il avait des amis dans la noblesse de la prov9ce2 il tait bi5 accueilli p> le comte de ,nantes2 enf91 il n'tait pas sans crdit la c\r de ,rome4 ,a9si qu'il avait t autoris g>d] l'habit de mo9e de ,sa9t-,d5is hors de l'abbaye de ce nom1 il obt9t la p]mission de re/]1 hors de son mona/re1 abb de ,sa9t-,gildas#agb4 ,note #agb3 ,il en cons]va effectivem5t le rang et le titre4 ,le fait e/ atte/ p> la *ronique du mona/re4 ,l'extrait qu'en ont publi les auteurs du ,recueil des hi/ori5s de la ,france1 porte l'anne #aada3 ,pi]re ,abl>d1 abb de ,sa9t-,gildas-de-,rhuys1 meurt4 ,ord9ation de l'abb ,guillaume4 7,t4 ,,xii1 ex ,*ronic4 ,ruy5s4 ,co5ob41 p4 #ejd47 ,quoi qu'il en soit1 il tait encore en ,bretagne1 *ez ses amis1 lorsque p> has>d quelqu'un apporta sa lettre sur ses malheurs l'abbesse du ,p>aclet4 ,a pe9e eut-elle connu quelle ma9 l'avait crite1 qu'elle la lut avec f]veur1 cette lettre ple9e de fiel et d'abs9!1 qui lui retraait la misrable hi/oire de leur commune conv]sion4 ,a cette lecture1 saisie d'une motion qu'on ne saurait pe9dre1 elle rompit un sil5ce de bi5 des annes et crivit son anci5 p\x4 ,c'e/ la premire de ses lettres#agc4 ,qui l'a lue ne l'oubli]a jamais4 ,note #agc3 ,ab4 ,op41 ep4 #aa1 p4 #da-dh4 ,d'abord elle ne veut que lui dire avec t5dresse1 mais avec rs]ve1 combi5 ce rcit l'a t\*e1 combi5 elle dplore ses pe9es1 combi5 t\s ces s\v5irs sont vrais et tri/es2 puis elle en pr5d occasion de lui adress] quelques pla9tes4 ,ds qu'il crit avec tant d'pan*em5t1 p\rquoi la priv] de ses lettres1 et en priv]1 avec elle1 t\te la congrgation qui l'aime si filialem5t1 qui prie si ardemm5t p\r lui8 ,ne sait-il pas1 qu'elles aussi elles ont beso9 de consolations1 d'exhortations1 de conseils8 ,ne s'intresse-t-il plus l'in/itut qu'il a fond8 ne leur donn]a-il plus ces directions qui leur sont si ncessaires8 a-t-il oubli les comm5cem5ts si fragiles de leur conv]sion1 et ne lui s\vi5t-il pas des doctes traits que les sa9ts ,pres ont composs p\r les femmes consacres ,dieu8 ,tant d'oubli s]ait d'autant plus trange qu'il avait s'acquitt] d'une dette2 c> enf9 tu m'app>ti5s p> un li5 sacr1 et le monde sait que je t'ai t\j\rs aim d'un am\r immodr#agd4 ,et alors cette malheureuse ouvre son coeur gonfl de t5dresse et d'am]tume4 ,elle lui retrace la gr&eur et la con/ance de son dv\em5t2 elle insi/e1 avec un peu de ress5tim5t1 sur les deux sacrifices de sa vie1 son m>iage et son entre au c\v5t4 ,elle l'a p\s p\r lui obir2 p\r lui obir1 elle s'e/ donne ,dieu4 ,il fallait qu'en t\te *ose on vt qu'il tait le matre unique de son coeur comme de sa p]sonne#age1 c> c'e/ lui seul en lui qu'elle a aim4 tre aime de lui1 c'tait son orgueil2 le nom de sa matresse1 c'tait sa gloire4 ,qui ne le lui aurait pas envi8 ,quelle femme1 quelle vi]ge ne brlait pas sa vue8 ,quelle re9e ou gr&e dame n'a po9t port envie ses plaisirs#agf8 ,mais aussi comme il avait ce qui et sduit t\te femme6 quel tait le *>me de sa p>ole et la d\ceur de ses *ansons6 ,ces *ansons qui volai5t dans t\tes les b\*es1 qui p> t\s les pays allai5t clbr] leur am\r1 dont la d\ce mlodie devait laiss] un s\v5ir de leur nom dans la mmoire de la f\le ignorante1 c'tait l ce qui excitait le plus la jal\sie des autres femmes4 ,aussi comme t\tes elles s\pirai5t p\r lui6 c> de t\s les dons du corps et de l'me1 aucun ne lui manquait4 ,et quelle e/ celle des rivales d',hlose1 qui1 la voyant prive de tant de dlices1 ne compatirait ma9t5ant son malheur8 quel ennemi si cruel1 homme ou femme1 n'aurait pas piti d'elle auj\rd'hui8 ,j'ai t bi5 c\pable4444 ,non1 tu le sais1 toi1 je suis innoc5te4 ,le crime n'e/ pas dans l'effet de l'acte1 mais dans le s5tim5t de l'ag5t1 et la ju/ice ne pse pas ce qui a t fait1 mais le coeur de celui qui l'a fait4 ,or1 ce qu'a t\j\rs t mon coeur p\r toi1 tu peux en jug] seul1 toi qui l'z pr\v2 je s\mets t\t ton jugem5t2 je s\scris en t\t ton tmoignage#agg4 ,note #agd3 ,tanto te majore debito nov]is obligatum quanto te amplius nuptialis fo$]e sacram5ti con/at esse ad/rictum1 et eo te magis mihi obnoxium quo te semp]1 ut omnibus patet1 immod]ato amore complexa sum4 7,ibid41 p4 #dd47 ,note #age3 ,ut te tam corporis mei quam animi unicum possessorem o/5d]em4 7,ibid41 p4 #df47 ,note #agf3 ,dulcius semp] mihi extitit amicae vocabulum1 aut1 si non indign]is1 concub9ae vel scorti4444 ,dignius vid]etur tua dici m]etrix quam4444 imp]atrix4444 ,quae conjugata1 quae virgo non concupiscebat abs5tem et non ex>debat 9 praes5tem8 ,quae reg9a vel praepot5s fem9a gaudiis meis non invidebat8 7,ibid41 p4 #de1 #df47 ,note #agg3 ,ut etiam illit]atos melodiae dulc$o tui non s9]et immemores esse4 ,atque h9c maxime 9 amorem tui fem9ae suspirabant4444 ,quod enim bonum animi vel corporis tuam non exornabat adolesc5tiam8 ,quam tunc mihi invid5tem nunc tantis privatae delitiis compati calamitas mea non compellat44448 ,et plurimum noc5s1 plurimum1 ut no/i1 sum innoc5s4 ,non enim rei effectus1 etc4 7,ibid47 ,ce que dit ici ,hlose sur l'int5tion qui seule fait la faute e/ un po9t de doctr9e qu'elle devait son amant1 et qu'il a dvelopp dans ses ouvrages de ?ologie1 peut-tre avec une exagration que les mod]nes n'ont pas surpasse4 ,voyez le ,comm5taire sur l'ptre aux ,roma9s 7p4 #fbe72 les ,problmes 7p4 #dbf72 l'?ique1 passim1 et le troisime livre de cet ouvrage4 ,et p\rtant1 cont9ue-t-elle1 il la nglige et l'oublie au po9t que depuis le j\r de sa conv]sion1 prs5t1 elle ne peut j\ir de son entreti52 abs5t1 elle n'e/ po9t console p> ses lettres4 ,c'e/ donc vrai1 ce que t\t le monde s\ponne2 il n'a aim en elle que le plaisir1 et t\t s'e/ van\i avec les dsirs qui ne sont plus4 ,elle n'e/ pas seule le p5s]1 c'e/ une conjecture publique4 ,plt ,dieu qu'elle pt lui tr\v] quelque excuse6 ,mais son sil5ce le condamne4 ,a dfaut de sa prs5ce1 qu'il lui r5de au mo9s p> ses lettres sa *re et fugitive image4 ,p\rquoi lui refus] une petite *ose et si facile8 ,qu'il se s\vi5ne que1 t\te jeune encore1 il l'a en*ane la vie du clotre4 ,elle l'y a prcd1 et non suivi1 p>ce qu'il l'a v\lu1 p>ce qu'il se s\v5ait que la femme de ,lo? avait1 en fuyant1 ret\rn la tte4 ,si ce dv\em5t n'a ri5 mrit de lui1 quoi e/-il bon8 ,le sacrifice e/ va91 c> de ,dieu1 elle n'a po9t de rcomp5se espr]1 puisqu'elle n'a ri5 fait1 ri5 encore1 on le sait1 p\r l'am\r de lui2 mais ,abl>d1 il et c\ru aux enf]s1 que sur un ordre de lui1 elle l'y aurait suivi ou devanc4 ,c> mon me n'tait pas avec moi1 mais avec toi4 ,et ma9t5ant encore1 si elle n'e/ avec toi1 elle n'e/ nulle "p au monde#agh4 ,note #agh3 ,nulla mihi sup] hoc m]ces expect&a e/ a ,deo1 cujus adhoc amore nihil me con/at egisse4444 ,ad vulcania loca te prop]antem praec$]e aut sequi pro jussu lau nem9e dubit>em4 ,non enim mecum animus meus1 s$ tecum erat2 s$ et nunc maxime1 si tecum non e/1 nusquam e/4 7,ep4 u1 p4 #dg47 ,elle conclut en le priant p> grce de lui crire1 elle a beso9 d'une lettre qui lui r5de quelque =ce1 af9 de vaqu] plus librem5t aux devoirs du s]vice div94 ,autrefois1 p\r l'entran] des volupts temporelles1 il la p\rsuivait de ses lettres2 il mettait1 p> ses v]s1 le nom de son ,hlose dans la b\*e de t\s4 ,t\tes les places publiques1 t\tes les maisons le rptai5t4 ,combi5 tu f]ais mieux de m'appel] ma9t5ant ,dieu1 comme alors la passion#agi6 ,et elle f9it a9si cette trange et incomp>able lettre4 ,note #agi3 ,ab4 ,op41 ep4 ,,ii1 p4 #dh4 ,abl>d rpond comme un frre spirituel sa bi5-aime soeur en ,jsus-,*ri/#ahj4 ,il s'excuse d'un long sil5ce p> la confiance absolue qu'il a dans sa sagesse1 sa pit1 sa sci5ce4 ,il n'a pas cru qu'elle et beso9 d'tre exhorte ou console1 elle qui ,dieu a dp>ti t\s les dons de sa grce4 ,ce qui et t sup]flu1 qu& elle n'tait que prieure d',arg5teuil1 l'e/ plus encore ma9t5ant qu'elle e/ abbesse du ,p>aclet4 ,cep5dant en promettant de lui adress] des in/ructions1 qu& il connatra mieux ce qu'elle dsire1 il s'empresse du mo9s de lui envoy] un psauti]4 ,puis passant la situation fune/e o lui-mme il se tr\ve1 il la supplie1 elle et les sa9tes filles1 de pri] p\r lui4 ,ses maux et ses prils ne lui ont jamais r5du plus ncessaire cette pieuse int]cession4 ,et il ne manque pas d'tablir avec exemples et citations l'efficacit des prires4 ,mais ce sont surt\t les si5nes1 celles d'une femme dont la sa9tet e/1 il n'en d\te pas1 si puissante auprs de ,dieu1 qu'il rclame avec in/ance4 ,cela e/ ju/e2 c> il lui app>ti5t1 et il lui rappelle ce que dis5t les ,prov]bes et l',ecclsia/e de ce que la femme e/ p\r son m>i4 ,l'aptre dit que le m>i infidle e/ sanctifi p> la femme fidle2 et1 en ,france1 qui a sauv ,clovis8 ce ne sont pas les prdications des sa9ts1 ce sont les prires de ,clotilde#aha4 ,note #ahj3 ,dilectissime sorori suae 9 ,*ri/o frat] ejus 9 ipso4 7,id41 ep4 ,,iii1 p4 #di47 ,note #aha3 #a ,cor4 ,,vii1 #ad2 ,ab4 ,op41 ep4 ,,iii1 p4 #eb4 ,au ,p>aclet1 l'usage tait1 elle le sait1 que lorsqu'il tait prs5t1 la communaut1 en t]m9ant les heures canoniales1 dt une oraison l'int5tion de son fondateur1 et qu'aprs avoir *ant le v]set et le rpons du j\r1 on aj\tt les prires et la collecte suivante3 ,r,,pons4 ,ne m'ab&onnez pas et ne v\s loignez pas de moi1 ,seigneur4 ,,v]set4 ,soyez t\j\rs att5tif me sec\rir1 ,seigneur4 ,,pri,,re4 ,sauvez1 mon ,dieu1 votre s]viteur qui espre en v\s4 ,seigneur1 ent5dez ma prire et que mes cris aill5t jusqu' v\s#ahb4 ,note #ahb3 ,t\tes ces prires sont tires des psaumes ,,xxxvii1 ,,lxxxv et ,,ci4 ,,oraison4 ,dieu qui avez daign runir en votre nom1 p> la ma9 de votre s]viteur1 vos petites s]vantes1 n\s v\s supplions de lui accord] a9si qu' n\s le don de p]svr] dans votre volont4 ,p> notre ,seigneur1 etc4 ,a ces prires1 ,abl>d dem&e qu'on en sub/itue de n\velles1 dont il envoie le texte1 et qui1 composes dans la mme =me1 sont plus in/antes1 plus prcises1 et se rapport5t mieux sa viol5te situation#ahc4 ,il t]m9e p> un voeu qui devait tre accompli4 ,si ses ennemis russiss5t et lui t5t la vie1 il dsire que son corps1 ailleurs inhum ou dlaiss1 soit transport dans le cimetire du ,p>aclet1 af9 que ses filles ou plutt ses soeurs1 en voyant son tombeau1 adress5t p\r lui plus de prires ,dieu2 c> il ne sait pas1 p\r une me gmissante de l'erreur de ses p*s1 un lieu plus sr et plus salutaire que le temple v\ au div9 ,consolateur4 ,note #ahc3 ,voici l'oraison3 ,deus qui por s]vum tuum ancillulas tuas 9 nom9o tuo dignatus es aggreg>e1 te quoesumus ut cum ab omni adv]sitate protegas et ancillis tuis incolumem roddas4 ,p] ,dom9um1 etc4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,iii1 p4 #ec7 ,telle e/ la lettre qu',abl>d1 alors rempli de pit et de tri/esse1 envoie p\r consolation celle qui lui fut *re dans le sicle et qui lui e/ ma9t5ant trs-*re en ,jsus-,*ri/#ahd4 ,on voit qu'il se conc5tre dans les s5tim5ts et les devoirs p\r a9si dire (ficiels de sa position1 et que1 p> un ef=t rfl*i1 il s'lve ou se rduit la mission au/re et t5dre d'un guide my/ique et d'un frre en esprit et en vrit4 ,t\t ce qui dut alors se pass] dans son me1 ,dieu seul le sait1 et n\s n'essai]ons pas de pe9dre ce que n\s ne dev9ons qu' demi4 ,note #ahd3 ,id4 ib41 p4 #dj4 ,la controv]se tait1 cette poque1 la =me naturelle de l'esprit huma94 ,les lettres d',abl>d et d',hlose sont t\r t\r des ?ses et des rfutations1 et elle argum5te en lui rpondant4 ,n\s n'analys]ons pas cette rponse o la discussion pr5d place ct des aveux emports de la passion4 ,n\s ne montr]ons pas ,hlose rep\ssant presque comme une p>ole trop dure le voeu suprme d',abl>d qui osait p>l] de sa mort1 et lui repro*ant de leur dem&] des prires le j\r o les malheureuses ne sauront plus que pleur]#ahe2 puis1 entrepr5ant d'tablir en =me qu'il a tort de dire tant de bi5 des femmes1 qu'elles ont t\j\rs fait un gr& mal ceux qui les ont aimes1 et que l',ecriture en ma9t passage leur e/ dfavorable2 n\s ne la montr]ons pas se citant alors en exemple1 et se complaisant dans la pe9ture des faiblesses de son me4 ,t\t le monde doit lire ces pages uniques o elle qualifie ses fautes dans le langage svre de la religion1 et confesse sans remords que le remords lui e/ inconnu2 o1 d*irant le voile qui c\vrait ses s\v5irs1 ses regrets1 ses dsirs les mo9s exprimables1 elle semble pr5dre coeur de rpudi] t\s les mrites que se plaisait l\] en elle ,abl>d1 af9 qu'il n'y tr\ve plus que l'immortel am\r que lui-mme alluma4 ,comm5t r5dre1 en effet1 l'aveu des p5ses ard5tes que l'abbesse du ,p>aclet n\rrit dans la solitude de sa cellule1 dans l'isolem5t de ses nuits1 et qui la suiv5t l'autel1 et la *>m5t plus encore qu'elles ne l'obsd5t au bruit des *ants d'glise8 ,t\t cela e/ si srieux et si vrai que1 lorsque ,hlose p>le elle-mme1 on oublie l'impuret des p>oles4 ,traduites et rptes1 elles p]drai5t t\t ensemble le feu qui les anime et la vrit qui les excuse4 ,ne citons que quelques mots qui rvl5t avec une rude +nuit ce que cette me si f]me p5sait d'elle-mme4 ,note #ahe3 ,fl]e tunc mis]is tantum vocabit1 non or>e licebit4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,iv1 p4 #ee47 ,mes passions m'opprim5t d'autant plus que ma nature e/ plus faible4 ,ils me dis5t *a/e1 ceux qui n'ont pas dc\v]t que je suis hypocrite4 ,ils confond5t la puret de la *air avec la v]tu1 quoique la v]tu soit de l'me et non du corps4 ,j'ai quelque mrite p>mi les hommes1 je n'en ai pas devant ,dieu2 il sonde les re9s et les coeurs1 et il voit ce qui e/ ca*4 ,on me ti5t p\r religieuse1 dans ce temps o ce n'e/ pas une petite p>tie de la religion que l'hypocrisie1 o les plus gr&es l\anges sont assures celui qui ne blesse pas le jugem5t des hommes4 ,et peut-tre e/-il l\able et dans une c]ta9e mesure agrable ,dieu de ne po9t sc&alis] l'glise p> l'exemple des oeuvres extrieures1 quelle que soit d'ailleurs l'int5tion2 on vite a9si d'excit] les infidles blasphm] le nom du ,seigneur1 et d'avilir1 aux yeux des hommes *>nels1 l'ordre o l'on a fait pr(ession4 ,c'e/ aussi un c]ta9 don de la grce div9e1 s9on de faire le bi51 au mo9s de s'ab/5ir du mal4 ,mais qu'importe ce premi] pas1 si le second ne le suit1 selon qu'il e/ crit3 loigne-toi du mal et fais le bi58 7,ps4 ,,xxxvi1 #bg47 ,et encore l'un et l'autre prcepte e/-il va9em5t accompli1 s'il ne l'e/ p> l'am\r de ,dieu4 ,or1 dans t\tes les situations de ma vie1 ,dieu le sait1 je cra9s plus encore de t'(f5s] que d'(f5s] ,dieu2 c'e/ toi que je dsire plaire plutt qu' lui4 ,c'e/ ton ordre et non l'am\r div9 qui m'a fait pr5dre cet habit4 ,vois donc quelle malheureuse et lam5table vie je mne1 si j'endure ici tant de maux sans fruit1 ne devant avoir aucune rmunration dans la vie future4 ,longtemps ma dissimulation t'a tromp comme beauc\p d'autres2 tu pr5ais l'hypocrisie p\r de la religion1 et voil comme en te recomm&ant mes prires1 tu me dem&es ce que j'att5ds de toi4 ,cesse1 je t'en conjure1 de prsum] a9si de moi1 et ne r5once pas m'aid] en priant p\r moi4 ,ne me juge pas gurie et ne me retire po9t le bi5fait du remde2 ne me crois pas ri*e et n'hsite pas sec\rir mon indig5ce2 ne me p>le pas de ma =ce1 c> je puis tomb] avant que tu n'aies s\t5u ma faiblesse *ancelante4 ,cesse donc tes l\anges4444 ,le coeur de l'homme e/ mauvais et impntrable4 ,qui le connatra8 ,l'homme a des voies qui p>aiss5t droites1 et f9alem5t elles conduis5t la mort4 ,aussi e/-il tmraire de le jug]2 l'exam5 n'en e/ rs]v qu' ,dieu2 c'e/ a9si qu'il e/ crit3 ,tu ne l\]as pas l'homme durant la vie#ahf4 ,et surt\t il ne faut pas le l\]1 qu& la l\ange peut le r5dre mo9s l\able4 ,a9si tes l\anges sont p\r moi d'autant plus dang]euses qu'elles me sont plus d\ces2 et j'en suis d'autant plus captive et *>me que je mets mon tude te plaire en t\tes *oses4 ,cra9s p\r moi1 je t'en conjure1 au lieu d'tre sr de moi1 et que ta sollicitude me vi5ne t\j\rs en aide4 ,c'e/ auj\rd'hui qu'il faut cra9dre1 auj\rd'hui que tu ne calmes plus les dsirs de mon me#ahg4 ,ne me dis donc plus1 p\r m'exhort] au c\rage et m'excit] au combat1 ces mots de l'aptre3 ,la v]tu s'a*ve dans la faiblesse4444 ,celui-l seul s]a c\ronn qui aura rgulirem5t combattu#ahh4 ,je ne *]*e pas la c\ronne de la victoire2 il me suffit d'*app] au pril4 ,il e/ plus sr de l'vit] que d'engag] le combat4 ,dans quelque co9 du ciel que ,dieu me relgue1 il f]a bi5 assez p\r moi4 ,note #ahf3 ,eccl41 ,,xi1 #cj4 ,il y a dans le texte sacr3 ,ne l\e pas un homme avant sa mort4 ,note #ahg3 ,nunc v]e praecipue tim5dum e/ ubi nullum incont95tiae meae sup]e/ 9 te rem$ium4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,iv1 p4 #fa47 ,note #ahh3 ,,ii ,cor4 ,,xii1 ,d4--,,ii ,timo?4 ,,ii1 #e4 ,abl>d accueillit cette lettre comme une confession p\r y rpondre p> une homlie#ahi4 ,il en traita t\s les po9ts avec m?ode1 et tr\va dans t\tes les pla9tes d'une in=tune le motif ou le prtexte d'un s]mon4 ,d'abord1 il ne veut voir dans les aveux d',hlose qu'une preuve d'humilit1 et il l'appr\ve de ne po9t aim] la l\ange1 p\rvu cep5dant qu'elle pr5ne g>de d'imit] la ,galate de ,virgile qui fuit et *]*e en fuyant ce qu'elle semble vit]4 ,a la pe9ture de leurs malheurs passs et de ses cruels regrets1 il rpond comme un confesseur que ces maux sont un *tim5t mrit1 une leon utile1 une expiation ncessaire4 ,il lui rappelle =t nettem5t leurs p*s1 af9 de la bi5 conva9cre que ,dieu ne leur a fait que ju/ice4 ,il la prie donc trs-in/amm5t de dpos] t\te cette am]tume dont il la croyait dlivre1 et surt\t de ne plus dplor] les circon/ances de leur commune conv]sion1 dont elle devrait plutt rem]ci] le ciel4 ,il la conjure1 puisqu'elle ti5t tant lui plaire1 de lui p>gn] le t\rm5t qu'elle lui cause1 et si elle croit qu'il aille v]s ,dieu1 de ne pas se sp>] de lui4 ,vi5s moi1 et sois ma compagne insp>able dans l'action de grces1 toi qui z p>ticip la faute et au bi5fait4 ,c> ,dieu n'a pas non plus oubli ton salut1 que dis-je8 il s'e/ surt\t s\v5u de toi1 lui qui t'avait en quelque sorte m>que comme lui p> un nom prophtique1 en t'appelant ,hlose de son propre nom qui e/ ,hlom#aij4 ,c'e/ lui1 dis-je1 qui a v\lu dans sa bont n\s sauv] t\s deux1 lorsque le dmon s'ef=ait de n\s p]dre1 en ne frappant qu'un de n\s4 ,c> peu de temps avant que le malheur arrivt1 il n\s avait lis l'un l'autre p> l'indissoluble loi du sacrem5t du m>iage1 et t&is que t'aimant sans mesure1 je ne s\haitais que de te g>d] jamais1 dj il prp>ait t\t p\r que cet vnem5t n\s ram5t lui4 ,c> si tu ne m'avais t unie p> le m>iage1 lorsque j'ai quitt le sicle1 les prires de tes p>5ts ou les dsirs de la *air t'aurai5t en*ane au sicle4 ,vois donc combi5 ,dieu s'inquitait de n\s1 comme s'il n\s rs]vait quelque gr& emploi1 et qu'il vt avec indignation ou avec regret que cette sci5ce littraire1 ces tal5ts qu'il n\s avait remis t\s deux1 ne fuss5t po9t dp5ss p\r l'honneur de son nom#aia2 ou comme s'il et cra9t p\r son s]viteur ple9 d'incont95ce1 p>ce qu'il e/ crit que les femmes font apo/asi] les sages mmes3 tmo9 ,salomon le plus sage des hommes4 ,note #ahi3 ,id41 ep4 ,v1 p4 #fb et suiv4 ,note #aij3 ,abl>d explique et dcompose lui-mme ce nom du ,seigneur dans son ,comm5taire sur la ,g5se4 ,en lisant ce passage dans l',hexam]on o le nom d',hlom revi5t plusieurs fois s\s sa plume1 il e/ impossible de ne pas p5s] qu' quelque poque qu'il l'ait crit1 ft-ce dans les j\rfs d'au/re retraite ,cluni1 p> une puissante liaison d'ides1 le nom *ri devait lui rev5ir avec des s\v5irs bi5 diffr5ts des proccupations de l'exgse et de la ?ologie4 7,expos4 9 ,hexam4 ,?s4 nov4 anecd41 #a4 ,v1 p4 #acga47 ,note #aia3 ,le mot tal5t e/ t\j\rs pris p> ,abl>d mtaphoriquem5t dans le s5s de la p>abole du pre de famille4 7,matt41 ,,xxv1 #ae1 etc47 ,combi5 au contraire le tal5t de ta sagesse rapporte t\s les j\rs d'usures au ,seigneur6 ,dj tu lui z donn un tr\peau de filles spirituelles1 t&is que je demeure /rile et que je travaille inutilem5t p>mi les enfants de p]dition4 ,oh6 quelle p]te dte/able1 quel dplorable malheur1 si auj\rd'hui1 t'ab&onnant aux s\illures des volupts de la *air1 tu donnais d\l\reusem5t le j\r quelques enfants du monde1 au lieu de cette famille nombreuse que tu enfantes avec joie p\r le ciel6 ,tu ne s]ais plus qu'une femme1 toi qui surpasses les hommes1 et qui z *ang la maldiction d've en bndiction de ,m>ie6 ,oh6 qu'il s]ait indc5t que ces ma9s sacres qui t\rn5t auj\rd'hui les pages des livres div9s1 fuss5t rduites s]vir des so9s grossi]s6 ,dieu a daign n\s arra*] aux s\illures contagieuses1 aux plaisirs de la fange1 et n\s attir] lui p> cette =ce dont il frappa sa9t ,paul p\r le conv]tir1 et peut-tre a-t-il v\lu1 p> notre exemple1 prs]v] d'une orgueilleuse prsomption les autres p]sonnes habiles dans les lettres#aib4 ,note #aib3 ,hoc ipso =tassis exemplo no/ro alios quoque lit]>ium p]itos ab hac det]r]e praesumptione4 7 ,ab4 ,op41 ep1 v1 p4 #gb-gc47 ,puis1 p> un m\vem5t dont la vhm5ce loqu5te tran*e avec sa manire un peu didactique1 ,abl>d l'engage surmont] ses d\leurs en lui prs5tant le tableau des s\ffrances de ,jsus-,*ri/1 exhortation presque 9vitable dans la b\*e du prdicateur *rti51 mais qui s]a t]nellem5t m\vante et pa?tique4 ,ma soeur1 aj\te-t-il1 c'e/ ton p\x vritable que cet p\x de t\te l'glise3 g>de-le devant tes yeux1 porte-le dans ton coeur4444 ,c'e/ lui qui de toi ne veut que toi-mme4 ,il e/ ton vritable ami1 celui qui ne dsirait que toi et non ce qui tait toi4 ,il e/ ton vritable ami celui qui disait en m\rant p\r toi3 ,p]sonne n'a p\r ses amis une plus gr&e affection que celui qui donne sa vie p\r eux1 7,jean1 ,,xv1 #ac47 ,il t'aimait1 lui1 vritablem5t1 et non pas moi4 ,mon am\r1 qui n\s enveloppait t\s deux dans le p*1 tait de la concupisc5ce1 et non de l'am\r4 ,je satisfaisais en toi mes dsirs misrables1 et c'tait l t\t ce que j'aimais4 ,j'ai1 dis-tu1 s\ff]t p\r toi1 et c'e/ peut-tre vrai2 mais j'ai plutt s\ff]t p> toi1 et encore malgr moi2 j'ai s\ff]t1 non p\r l'am\r de toi1 mais p> contra9te et p> =ce1 non p\r ton salut1 mais p\r ta d\leur4 ,lui seul a s\ff]t salutairem5t1 volontairem5t p\r toi1 qui p> sa passion gurit t\te langueur1 c>te t\te passion4 ,que p\r lui donc1 je t'en prie1 et non p\r moi1 soit t\t ton dv\em5t1 t\te ta compassion1 t\te ta componction4 ,pleure cette iniquit si cruelle commise sur une si gr&e innoc5ce1 et non la ju/e v5geance de l'quit sur moi1 ou plutt1 je te l'ai dit1 une grce suprme p\r t\s deux4444 ,pleure ton rp>ateur et non ton corrupteur1 celui qui t'a ra*ete1 et non celui qui t'a p]due1 le ,seigneur mort p\r toi1 et non un esclave vivant1 ou plutt qui vi5t enf9 d'tre vraim5t dlivr de la mort4 ,pr5ds g>de1 je t'en prie1 que ce que dit ,pompe ,cornlie gmissante ne te soit honteusem5t appliqu3 ,pompe survit aux combats1 mais sa =tune a pri1 et tu pleures2 c'e/ donc l ce que tu aimais#aic4 ,p5se cela1 je t'en supplie1 et r\gis1 mo9s que tu ne veuilles df5dre de honteuses fautes4 ,accepte donc1 ma soeur1 accepte patiemm5t ce qui n\s e/ arriv misricordieusem5t4444#aid ,note #aic3 ,vivit posi proella ,magnus1 ,s$ =tuna p]it2 quod dfies illud ama/i4 7,lucan4 ,ph>41 4 ,,xiii1 v4 #hd47 ,note #aid3 ,ab4 ,op41 ep4 ,v1 p4 #gc-gf4 ,je r5ds grces au ,seigneur qui t'a disp5se de la pe9e et rs]ve la c\ronne4 ,t&is que p> une seule s\ffrance corporelle1 il a glac en moi t\te ardeur c\pable1 il a rs]v ta jeunesse de plus gr&es s\ffrances de coeur p> les cont9uelles sugge/ions de la *air1 p\r te donn] la c\ronne du m>tyre4 ,je sais qu'il te dplat d'ent5dre cela1 et que tu me df5ds de p>l] a9si1 mais c'e/ le langage de l'clatante vrit2 celui qui combat t\j\rs app>ti5t la c\ronne1 p>ce que nul ne s]a c\ronn qui n'aura pas rgulirem5t combattu4 ,p\r moi1 aucune c\ronne ne me re/e1 p>ce que je n'ai plus combattre4 ,il f9it en lui dem&ant ses prires1 et en lui adressant une n\velle =mule d'oraison qu'elle rcit]a avec ses religieuses1 mais qui n'e/ visiblem5t que p\r elle4 ,*ose trange6 cette prire1 dans sa =me liturgique et sacre1 e/ peut-tre ce qu'il lui crit de plus t5dre4 ,l'am\r respire dans cet lan de l'me v]s une cle/e puret4 ,dieu qui1 ds la premire cration de l'humanit1 =mas la femme de la cte de l'homme1 et consacras comme un trs-gr& sacrem5t l'union nuptiale2 toi qui z relev le m>iage p> un imm5se honneur1 soit en naissant d'une femme m>ie1 soit en consommant les miracles de ta naissance1 et qui z jadis accord le m>iage comme un remde aux g>em5ts de ma fragilit2 ne mprise pas les prires de ta faible s]vante1 prires que j'pan*e en prs5ce de ta maje/ et p\r mes fautes et p\r celles de mon bi5-aim#aie4 ,p>donne1 trs-clm5t6 la clm5ce mme6 p>donne nos crimes si gr&s1 et que l'imm5sit de nos p*s pr\ve la gr&eur de ta misricorde ineffable4 ,punis1 je t'en supplie1 des c\pables dans la vie prs5te1 af9 de les p>gn] dans la vie future2 punis une heure1 af9 de ne po9t punir une t]nit4 ,pr5ds env]s tes s]viteurs la v]ge de correction1 non le glaive de la colre4 ,afflige la *air p\r sauv] les mes4 pure et ne v5ge pas1 sois bon plutt que ju/e2 le ,pre misricordieux n'e/ pas un ,seigneur au/re4 pr\ve-n\s1 ,seigneur1 et t5te-n\s1 comme te le dem&e le ,prophte4 ,ne semble-t-il pas dire3 ,reg>de d'abord nos =ces1 et modre en consqu5ce le poids des t5tations4 ,a9si p>le le bi5-heureux sa9t ,paul dans ses promesses tes fidles3 ,c> ,dieu e/ puissant1 et ne s\ffrira pas que v\s soyez t5t au del de votre p\voir1 mais il v\s donn]a1 avec la t5tation mme1 la puissance d'en triomph]4 7#a ,cor4 ,x1 #ac47 ,tu n\s z unis1 ,seigneur1 et tu n\s z sp>s qu& il t'a plu et comme il t'a plu4 ,ma9t5ant1 ,seigneur1 ce que tu z misricordieusem5t comm5c1 accomplis-le en misricorde2 et ceux que tu z une fois sp>s dans le monde1 runis-les toi jamais dans le ciel1 notre esprance1 notre appui1 notre att5te1 notre consolation1 ,seigneur1 qui es bni dans les sicles6 ,am54 ,note #aie3 ,pro mei ipsis *>ique mei excessibus4 7,ab4 ,op41 ep4 ,v1 p4 #gg47 ,hlose reut la prire1 la rpta sans d\te plus d'une fois les yeux en pleurs1 mais elle obx3 elle n'objecta ri51 ne concda ri52 elle promit seulem5t de ne plus ri5 crire de t\t cela2 elle savait se sacrifi]1 mais non pas *ang]4 ,sa rponse comm5ce a9si3 ,p\r que tu ne puisses en ri5 m'accus] de dsobissance1 le fre9 de ta df5se a t impos l'expression mme d'une d\leur immodre1 af9 qu'au mo9s en crivant1 je reti5ne des p>oles dont il s]ait difficile ou plutt impossible de se df5dre dans un entreti54 ,c> ri5 n'e/ mo9s en notre puissance que notre coeur2 lo9 de lui p\voir comm&]1 =ce n\s e/ de lui obir4 ,lorsque les affections du coeur n\s press5t1 nul ne rep\sse leurs subites atte9tes1 et elles clat5t facilem5t au dehors p> les actions1 plus facilem5t encore p> les p>oles1 signes bi5 plus prompts des passions du coeur2 selon qu'il e/ crit3 ,la b\*e p>le d'abondance de coeur4 ,j'int]dirai donc ma ma9 d'crire ce que je ne p\rrais emp*] ma langue d'exprim]4 ,dieu veuille que le coeur qui gmit soit aussi prompt obir que la ma9 qui crit6 ,tu peux cep5dant apport] quelque remde ma d\leur1 si tu ne peux l'enlev] t\t entire4444#aif ,note #aif3 ,ab4 ,op4 ep1 ,,vi1 p4 #gh4 ,et le remde qu'elle dem&e1 c'e/ qu'il veuille bi5 d'abord lui enseign] l'orig9e hi/orique des ordres religieux de femmes1 a9si que leurs droits et leur autorit2 puis1 lui envoy] une rgle crite1 qui convi5ne la communaut1 et dt]m9e compltem5t son tat1 ses devoirs et son habit4 ,la lettre n'e/ plus qu'une longue suite de que/ions et de rflexions sur ces matires d'un intrt purem5t mona/ique4 ,cette lettre e/ la d]nire4 ,hlose p>at n'avoir plus crit4 ,mais ,abl>d lui envoya la diss]tation qu'elle dem&ait avec un plan de vie religieuse et une rgle dtaille1 qui e/ curieuse lire et rdige avec beauc\p de so9 et de svrit4 ,aussi1 assure-t-il qu'en la composant1 il a imit ,zeuxis1 qui p\r pe9dre la beaut d'une desse1 fit pos] c9q jeunes filles devant lui4 ,il a eu1 lui1 plus de modles s\s les yeux p\r retrac] la vi]ge du ,*ri/4 ,ces modles1 ce sont les ,pres de l'glise4 ,j'ai cueilli *ez eux1 dit-il1 de nombreuses fleurs p\r orn] les lis de ta *a/et#aig4 ,dsormais la correspondance dev9t sans d\te une pure correspondance spirituelle4 ,l'abb de ,sa9t-,gildas ne fut plus que le directeur de l'abbesse du ,p>aclet2 le c\v5t t\t enti] l'appelait notre matre4 ,note #aig3 ,si n\s n'avions dj beauc\p cit1 il y aurait un intrt d'un autre g5re dans les extraits de la correspondance relative la rgle du c\v5t4 ,hlose avait rem>qu que la rgle commune aux c\v5ts d'hommes et de femmes tait celle de ,sa9t-,b5ot1 tablie1 dans l'orig9e1 uniquem5t p\r les hommes1 et elle dem&ait quelques ad\cissem5ts qui ne n\s p>aiss5t nullem5t exagrs1 comme1 p> exemple1 la p]mission d'avoir du l+e4 ,abl>d ne lui accorda pas t\tes les modifications qu'elle dem&ait1 et lui composa avec =ce citations et rflexions une rgle assez peu diffr5te de celle de ,sa9t-,b5ot4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,vii1 p4 #ia2 ep4 ,,viii1 p4 #acj47 ,a la suite de la lettre d',abl>d1 les ar*ives du ,p>aclet cont5ai5t un rglem5t intrieur que l'on croit l'ouvrage d',hlose ou plutt l'expression de l'ordre qu'elle avait elle-mme tabli4 ,du*esne l'a imprim4 7,ibid41 p4 #ajh47 ,il p>at que c'e/ peu prs la rgle de ,sa9t-,b5ot suivant les /atuts gnraux de l'ordre de ,prmontr4 7,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #fdj47 ,on peut se dem&] quel tait l'tat de l'me d',abl>d4 ,avait-elle t entirem5t brise p> le temps1 le malheur1 la rflexion1 la proccupation accablante de ses *agr9s et de ses prils8 ,le beso9 du repos1 un s5tim5t de dignit p]sonnelle1 un orgueil s\ffrant rglait-il sa conduite et son langage8 ou bi5 enf9 la dvotion dom9ait-elle en lui t\t le re/e8 ,il e/ probable que ces div]ses causes agissai5t la fois1 et l'avai5t am5 peu peu l'tat o n\s le voyons4 ,les croyances et les habitudes de la religion et plus encore celles du sac]doce ont cet avantage de p\ss] et d'autoris] les hommes pr5dre une attitude conv5ue d'avance p\r autrui comme p\r eux-mmes1 de leur p]mettre des s5tim5ts et un langage factices et p\rtant s9cres et dignes1 de leur donn] enf9 un p]sonnage j\] en p>faite tranquillit de consci5ce4 ,elles n\s prt5t en un mot un c>actre2 elles font en n\s ce que les ?ologi5s appell5t un homme n\veau4 ,c'e/ un manteau que la grce donne la nature1 et la faiblesse huma9e croit s'amlior]1 qu& elle ne russit qu' se dguis]4 ,peut-tre a-t-elle raison2 s\v5t le coeur ne gagne pas tre vu4 ,et cep5dant la sympa?ie pr(onde s]a t\j\rs p\r l'me +nue et libre qui1 ne s'environnant que de voiles transp>5ts1 laiss]a p]c] sa lumire intrieure1 au risque de montr] le feu qui la consume4 ,hlose se con=ma aux volonts d',abl>d et p\r lui t\s les devoirs de son tat4 ,s\s la dfr5ce de la religieuse1 elle ca*a le dv\em5t de la femme4 ,elle le lui dit avec les =mes de la dialectique1 jusques dans la suscription de sa d]nire lettre3 ,a ,dieu spcialem5t1 lui s+ulirem5t#aih4 ,ce qui signifie en bonne logique1 ,dieu p> l'espce1 lui comme individu2 et ce qui se dirait en s5s inv]se auj\rd'hui3 ,la religieuse e/ ,dieu1 la femme e/ toi4 ,mais elle n'aj\ta pas un mot de plus1 et son coeur r5tra dans le sil5ce4 ,elle vcut1 puisqu'on le v\lait1 paisiblem5t1 sa9tem5t2 elle ass]vit et sacrifia sans rsi/ance t\tes ses actions ce que rclamai5t d'elle le ciel et son amant4 ,mais inconsolable et indompte1 elle obx et ne se s\mit pas2 elle accepta t\s ses devoirs1 sans en faire beauc\p de cas1 et son me n'aima jamais ses v]tus4 ,note #aih2 ,dom9o specialit]1 sua s+ul>it]4 7,ab4 ,op41 ep4 ,,vi1 p4 #gh47 ,les lettres d',abl>d et d',hlose sont un monum5t unique dans la littrature4 ,elles ont suffi p\r immortalis] leurs noms4 ,mo9s de c5t ans aprs que le tombeau se ft f]m sur eux1 ,jean de ,meun traduisit ces lettres dans l'idiome vulgaire1 et sa v]sion subsi/e encore1 tmoignage irrcusable du vif intrt qu'elles inspirr5t de bonne heure aux potes4 ,comme la langue des passions qui sont t]nelles e/ p\rtant *angeante1 et suit les vicissitudes du gt et les modes de l'esprit1 on a plus d'une fois retraduit p\r la modifi]1 altr p\r l'embellir1 l'expression premire de ces ard5ts et pr(onds am\rs4 ,si l'auteur du pome de la ,rose leur donnait1 avec son gaulois du ,x,i,i,ie sicle1 une humble navet1 ddaigne p> ,abl>d1 inconnue d',hlose1 ,bussy-,rabut91 avec le franais du ,x,v,i,ie1 leur prtait1 dans un excell5t /yle1 un ton d'lgante galant]ie1 autre sorte de m5songe4 ,a9si1 un pisode hi/orique fix p> des docum5ts c]ta9s e/ dev5u comme un de ces ?mes littraires qui se cons]v5t et s'altr5t p> la tradition1 et qui se r5\vell5t selon le gnie des poques et des criva9s4 ,peut-tre mme y a-t-il eu des temps o t\t le monde ne savait plus s'il exi/ait des lettres orig9ales1 et dans bi5 des esprits1 les noms d',abl>d et d',hlose ont t prs de se confondre avec ceux des hros de romans4 ,a div]ses fois1 on a repris leurs av5tures p\r en faire le sujet de rcits passionns ou de correspondances imag9aires4 ,on ne s'e/ pas born ret\*]1 p>aphras] leurs lettres1 on leur en a fabriqu de n\velles1 et la ralit a fait place la fiction4 ,la posie e/ v5ue son t\r2 elle a prt ces amants d'un autre ge les f9esses de s5tim5t1 les combats1 les remords qui convi5n5t la morale dramatique des temps mod]nes4 ,elle a dnatur leur am\r rel1 croyant le r5dre plus intressant2 et telle e/ la puissance de c]ta9es conv5tions littraires qu'elles p>aiss5t quelquefois plus vraies que les faits4 ,l',hlose de ,pope e/ dev5ue1 p\r de c]ta9es poques1 l',hlose de l'hi/oire1 ce po9t que l'auteur du ,gnie du ,*ri/ianisme1 v\lant pe9dre l'amante *rti5ne1 n'a imag9 ri5 de mieux que de la *]*] dans les v]s de ,col>deau#aii4 ,note #aii3 ,gn4 du ,*ri/41 "p4 ,,ii1 l4 ,,iii1 c4 ,v4--,on y lit ces mots3 ,femme d',abeill>d1 elle 7,hlose7 vit et elle vit p\r ,dieu4 ,j'aime mieux ce jugem5t de d',alemb]t rpondant ,r\sseau3 ,qu& v\s dites que les femmes ne sav5t ni dcrire ni s5tir l'am\r mme1 il faut que v\s n'ayez jamais lu les lettres d',hlose ou que v\s ne les ayez lues que dans quelque pote qui les aura gtes4 7,lettre ,m4 ,r\sseau1 ,ml4 de phil441 t4 ,,ii47 ,on tr\ve la traduction de ,bussy-,rabut9 et presque t\tes les pices de v]s composes au nom d',hlose et d',abl>d dans un volume 9-#ab publi ,p>is en #ahda2 le texte de ,pope e/ rimprim dans l',abl>d illu/r de ,m4 ,odd\l4 ,le s5tim5t du rel a comm5c r5atre p>mi n\s1 et c'e/ auj\rd'hui dans leur correspondance au!ntique que n\s v\lons retr\v] ,hlose et ,abl>d4 ,ce qu'on en vi5t de lire suffit1 ce me semble1 p\r la faire connatre4 ,on ne peut song] comp>] ces lettres qu'aux ,lettres portugaises1 si t\tefois l'imag9ation n'a po9t celles-ci se repro*]4 ,dans les premires1 le fond de deux mes s\ffrantes app>at avec les =mes de l'esprit du temps3 l'am\r et la d\leur y emprunt5t le langage d'une rudition sans disc]nem5t1 d'un art sans beaut1 d'une philosophie sans pr(ondeur2 mais ce langage pdantesque1 c'e/ bi5 le coeur qui le p>le1 et le coeur e/ en quelque sorte loqu5t p> lui-mme4 ,si le gt n'a po9t orn le temple1 le feu qui brille sur l'autel e/ un feu div94 ,plus heureuse que la p5se1 la passion peut se pass] plus aism5t de la p]fection de la =me1 et quel que soit le vtem5t dont la rec\vre un art inhabile1 elle se fait reconnatre ses m\vem5ts1 comme la desse de ,virgile sa dm>*e3 ,incessu patuit dea4 ,repr5ons notre rcit4--,lorsqu'une fois les rapports d',abl>d avec la suprieure de l'abbaye du ,p>aclet eur5t t rgls1 et qu'il se fut affran*i de ses d]ni]s li5s avec le c\v5t de ,sa9t-,gildas#bjj1 il se livra sans rs]ve la sollicitude qu'elle lui inspirait1 et il porta dans ses communications *rti5nes et intellectuelles un intrt et une affection qui lui p>aissai5t acquitt] les dettes de son coeur1 sans compromettre les froids devoirs de sa pr(ession4 ,n\s avons encore une p>tie des crits qu'il adressait aux religieuses dans sa pat]nelle vigilance p\r leur p]fection1 p\r leur in/ruction1 et peut-tre aussi dans son dsir de ne pas cess] d'occup] leur me et de matris] leur p5se4 ,tantt c'e/ une exhortation dveloppe l'tude des langues et des lettres1 o l'on voit en mme temps l'e/ime qu'il faisait de l'esprit des femmes et sa manire suprieure d'ent5dre la religion1 dont il ne v\lait pas faire un =mulaire att5tivem5t rcit1 mais une sci5ce bi5 tudie et pr(ondm5t comprise4 ,tantt c'e/ un pangyrique de sa9t ti5ne1 compos spcialem5t l'int5tion des filles du ,p>aclet4 ,puis ce sont des homlies ou des s]mons crits p\r elles et qu'il pronona sans d\te dans leur *apelle1 qu& il se fut df9itivem5t rappro* de ,p>is#bja4 ,p\r ,hlose1 il lui adresse de vritables ouvrages1 monum5ts de l'intime et mutuelle confiance qui1 entre ces deux intellig5ces1 survivait t\t le re/e4 ,un j\r1 elle lui envoie un recueil de qu>ante-deux problmes de ?ologie que la lecture de l'criture sa9te lui a suggrs et dont un assez gr& nombre r\le sur des que/ions de second ordre4 ,il lui rpond p> qu>ante-deux solutions motives1 dont quelques-unes sont de petites diss]tations#bjb4 ,p\r elle1 il compose un livre d'hymnes et de squ5ces qui ne sont pas dnues de quelque tal5t potique4 ,p\r elle1 il runit ses s]mons en une collection qu'il lui ddie p> quelques mots simples et t5dres#bjc4 ,enf91 c'e/ sa dem&e qu'il crit son ,hexam]on1 ouvrage ?ologique d'une assez gr&e importance1 et qui conti5t1 a9si que le nom l'indique1 des re*]*es sur l'oeuvre des six j\rs ou un comm5taire sur la ,g5se#bjd4 ,c'e/ surt\t dans le prologue de ses ouvrages qu'on le voit pan*] d'un ton tri/e et d\x les s5tim5ts qu'il se croit p]mis avec ,hlose2 et ma9t5ant qu'il a tabli entre elle et lui ce comm]ce pieux et savant de sa9t ,jrme avec ,paule ou ,m>celle1 il s'y ab&onne complaisamm5t1 et mme dans les limites de la sci5ce et de la religion1 il laisse voir encore un dsir passionn de lui plaire4 ,note #bjj3 ,n\s avons vu qu'on ne sait pas l'poque prcise de cette rupture2 mais elle fut antrieure #aach et probablem5t de plusieurs annes4 ,note #bja3 ,ab4 ,op41 "p ,,ii1 ep4 ,,vi1 ,ad virg94 p>acl41 p4 #bea4 ,comp>ez avec la f9 de la lettre ,,viii1 p4 #aig1 ep4 ,,vii ad easdem4--,de laude ,s4 ,/ephani1 p4 #bjc4--,s]mones p] annum leg5di1 p4 #gcj4 ,quelques-uns cep5dant de ces s]mons sont composs p\r des mo9es1 notamm5t le s]mon ,,xxxi1 en l'honneur de sa9t ,jean-,bapti/e4 p4 #idj4 ,note #bjb3 ,heloissae problemata cum ,m4,p4 ,aboel>di solutionibus1 p4 #chd4 ,note #bjc3 ,voyez la ddicace des s]mons 7p4 #abi7 et la lettre d'envoi des *ants d'glise4 7,bibl4 de l'cole des *>tes1 t4 ,,iii1 #b;e liv41 #ahdb1 et ,ann4 de philos4 *rt41 janvi] #ahdd47 ,le manuscrit de ,bruxelles1 qui conti5t ces posies sacres1 r5f]me quatre-v+t-quatorze hymnes ou squ5ces 7proses ou cantiques7 p\r t\t le c\rs de l'anne4 ,ce ne sont pas les seuls v]s d',abl>d4 ,la ,gallia ,*ri/iana lui attribue un di/ique =t insignifiant sur une alliance entre le roi de ,france et le roi d',anglet]re4 ,m4 ,c\s9 a publi une longue ptre son fils ,a/rolabe4 ,du*esne et ,dub\lai1 sur l'autorit du docteur ,cli*ton1 lui attribu5t galem5t une prose rime sur le my/re de l'inc>nation1 *ante autrefois dans plusieurs glises4 ,je prfre cette autre pice intitule ,rhy?me sur la ,sa9te-,tr9it et que ,dur& et ,m>tne ont tire d'un manuscrit de l'abbaye du ,bec3 ,grec3 ,alpha et ,grec3 ,omega1 ,magne ,deus1 ,heli1 ,heli1 ,deus meus1 ,cujus virtus totum posse1 cujus s5sus totum nosse1 ,cujus esse summum bonum1 cujus opus quidquid bonum1 etc4 ,gall4 ,*ri/1 t4 ,,vii1 p4 #eie4--;,fragm4 philos41 t4 ,,iii1 p4 #ddj4--;,ab4 ,op41 p4 #aach4--;,hi/4 ,univ]sit4 p>isi5s41 t4 ,,ii1 p4 #gfa4-- ,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #acc-acf4--;,amplisc4 ,coll41 t4 ,,ix1 p4 #ajja4--;,cf4 ,religions antiques1 p> ,m4 ,?4 ,wright et ,hollivol1 ,londres1 #ahda1 9-#h1 t4 ,i1 p4 #ae-ba1 et surt\t l'article de ,m4 ,e4 ,dumril1 ,j\rn1 des sav4 de ,norm&41 #b;e liv4 #ahdd4 ,note #bjd3 ,voyez ci-aprs1 l4 ,,iii1 et ,!saur4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #acfc4 ,n\s sommes peut-tre au temps le plus tranquille de sa vie4 ,dlivr des s\cis de son abbaye1 t\t enti] l'tude1 la prdication1 la direction du ,p>aclet1 il p\vait ne pas ambitionn] d'autre p\voir1 et son repos tait assur4 ,si l'inimiti ass\pie1 mais non te9te1 le m5aait encore1 il ne manquait ni de protecteurs ni d'amis4 ,p> quelques faits p>s1 on entrevoit qu'il avait tr\v faveur auprs des puissances du temps2 le comte de ,*ampagne1 le duc de ,bretagne1 le roi de ,france lui-mme1 le prir5t plus d'une fois s\s leur g>de1 et les ,g>l&es1 qui s\s ,l\is le ,gros et son fils1 =mr5t comme une dyna/ie de m9i/res1 p>aiss5t s'tre intresss lui comme s'intress5t les m9i/res4 ,beauc\p de ses sectateurs tai5t ma9t5ant assez avancs dans la c>rire p\r l'aid] de l'autorit1 de l'influ5ce ou de la rputation qu'ils avai5t acquises3 l'glise en comptait plusieurs p>mi ses gr&s dignitaires4 ,quelques-uns1 trang]s la ,france et mme la ,gaule1 avai5t rapport dans leur patrie son s\v5ir et ses op9ions4 ,on disait qu'elles avai5t pntr dans le sacr collge4 ,ses anci5s disciples peuplai5t les rangs levs de l'enseignem5t1 de la littrature et du cl]g4 ,d'ailleurs l'in/itution du ,p>aclet tait florissante1 elle obt5ait *aque j\r davantage la faveur et le respect1 et il tait difficile que le succs de l'oeuvre ne rejaillit pas un peu sur l'ouvri]4 ,hlose la vrit p\vait en cela rclam] la plus gr&e "p4 ,il ne p>at pas qu' aucune poque ri5 ait srieusem5t altr l'admiration que cette femme inspirait t\t son sicle4 ,une fois religieuse1 puis prieure1 puis abbesse1 elle difia et elle enorgueillit l'glise2 elle fut la lumire et l'ornem5t de son ordre4 ,la supriorit de son esprit et de sa sci5ce tait si bi5 tablie que t\s ses contempora9s tai5t fi]s d'elle1 p\r a9si dire1 et lui portai5t un intrt qui ressemblait l'eng\em5t4 ,hugues ,mtel1 rhteur pi/olaire qui crivait en /yle affect t\t ce qui tait illu/re1 lui adressait1 sans la connatre1 des lettres et des v]s o il la comp>ait l'a/re de ,diane4 ,il p5sait gagn] de la gloire la l\]#bje4 ,les plus svres avai5t p\r elle une indulg5ce qu'ils n'aurai5t pas mme os nomm] a9si1 tant elle imposait naturellem5t le respect4 ,plus ddaigneuse et plus irrite qu',abl>d lui-mme contre ses ennemis1 elle ds>ma ou intimida con/amm5t leur ha9e4 ,elle ne transigeait1 elle ne faiblissait sur aucun des intrts comme sur aucune des ides de son p\x et de son matre1 et jamais on n'osa faire remont] jusqu' elle une dang]euse solid>it4 ,elle appelait sa9t ,b]n>d un faux aptre1 et lui-mme p>ait n'avoir entret5u avec elle que des relations bi5veillantes#bjf2 elles am5r5t mme entre ,abl>d et lui1 sur un po9t de liturgie d'un intrt mdiocre1 une controv]se qui ne semblait pas prsag] leur viol5te rupture et qui cep5dant la comm5a peut-tre4 ,on voit dans les lettres de ,pi]re1 abb de ,cluni1 combi5 il se tr\vait honor de correspondre avec ,hlose#bjg4 ,a9si1 les *efs des in/itutions les plus puissantes1 ,clairvaux et ,cluni1 les rois du clotre1 traitai5t sur un pi$ d'galit avec la re9e des religieuses1 avec cette docte abbesse1 d'une vie si *a/e et si pure1 et qui aurait donn mille fois son voile1 sa croix et sa c\ronne1 p\r ent5dre encore *ant] s\s sa f5tre p> un enfant de la ,cit qu'elle tait la matresse du matre ,pi]re4 ,note #bje3 ,hug4 ,mtom41 epi/4 ,,xvi et ,,xvii1 dans le recueil intitul3 ,hugon4 ,sacr4 antiq4 mon41 t4 ,,ii1 p4 #cdh4 ,note #bjf3 ,quant au nom de faux aptre1 voyez sa premire lettre2 et quant aux relations bi5veillantes1 voyez ce qu'en dit ,abl>d4 7,ep4 ,,ii1 p4 #db1 et p>s ,,ii1 ep4 ,v1 p4 #bdd47 ,sa9t ,b]n>d la recomm&a une fois au pape1 assez s*em5t il e/ vrai1 et sept ou huit ans aprs la mort d',abl>d4 7,s4 ,b]n42 ,op41 ep4 ,,cclxxviii47 ,note #bjg3 ,ab4 ,op41 p4 #ccg et #cdd4 ,un pote anglais qui crivait v]s la f9 de ce sicle1 ,walt] ,mapes1 a cep5dant pr\v qu'il y avait des esprits clairvoyants qui dev9ai5t le coeur de la femme s\s l'habit de la religieuse4 ,la m>ie1 dit-il 7nupta1 app>emm5t ce mot suffisait p\r la dsign]71 *]*e o e/ son ,palat9 bi5-aim1 dont l'esprit tait t\t div92 elle *]*e p\rquoi il s'loigne comme un trang]1 celui qu'elle avait r*auff dans ses bras et sur son se9#bjh4 ,note #bjh3 ,nupta qu]it ubi sit suus ,palat9us ,cujus totus extitit spiritus div9us1 ,qu]it cur se sub/rahat quasi p]egr9us ,quem ad sua ub]a fov]at et s9us4 ,w4 ,mapes ou ,gauti] ,map1 ar*idiacre d',ox=d v]s #abjj1 insre ces v]s dans une pice dirige contre l'ignorance des mo9es4 ,il y dcrit une sorte d',elyse fanta/ique des savants et des lettrs1 o il numre et c>actrise les beaux esprits du temps4 ,c'e/ p> ce quatra9 et sans autre explication qu'il indique ,hlose1 que l'on reconnaissait alors ce nom nupta1 l'abesse m>ie4 7,! lat9 poems1 etc41 by ,?omas ,wright1 ,lond41 #ahda1 pet4 9-#d4--;,cf4 ,hi/4 litt41 t1 ,,xv1 p4 ,,xiv1 #dif47 ,c'e/1 je le crois1 dans l'int]valle qui s'c\la entre le mom5t o il dev9t abb de ,sa9t-,gildas et celui o n\s le v]rons r\vrir p\r la d]nire fois son cole qu',abl>d composa ou ret\*a ses pr9cipaux ouvrages4 ,le plus considrable e/ sa ,dialectique si longtemps p]due p\r la po/rit1 et qui1 l'orig9alit prs1 ressemble la logique d',ari/ote1 qu'elle reproduit en p>tie s\s les =mes v]beuses de la scola/ique4 ,c'e/ le rsum de son enseignem5t philosophique adress ,dagob]t1 son frre peut-tre1 ou du mo9s son frre spirituel4 ,peut-tre y travailla-t-il ,sa9t-,gildas1 s'il ne l'avait comm5c ,sa9t-,d5is2 mais il l'a*eva ou la revit plus t>d4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ que l'ouvrage e/ d'une poque o il n'enseignait plus depuis longtemps dj1 et o la dialectique n'tait pas en gr&e faveur auprs de ceux qui veillai5t au g\v]nem5t des esprits4 ,un crit plus c\rt1 mais plus prcieux1 p>ce qu'il p>at beauc\p plus orig9al1 e/ un trait peu t5du ,sur les g5res et les espces1 monum5t le plus c]ta9 et le plus intressant qui n\s re/e de la p>tie sy/matique des op9ions d',abl>d4 ,si le conceptualisme e/ quelque "p1 il e/ l4 ,on en retr\ve l'esprit dans un petit trait sur les ides1 re/ longtemps inconnu 7,de intellectibus74 ,p>mi ses crits ?ologiques1 le plus important p>at tre celui qui fut brl ,soissons1 ou1 selon n\s1 l',introduction la ?ologie4 ,on cite aussi un recueil de textes des critures et des ,pres runis m?odiquem5t et qui exprim5t le p\r et le contre sur presque t\s les po9ts de la sci5ce sacre1 ouvrage s+uli] qui s'appelait le ,oui et le ,non 7,sic et ,non71 et qui ne fut peut-tre pas publi p> son auteur4 ,on se tromp]ait cep5dant1 si l'on y *]*ait un recueil d'ant9omies de/9 tablir le d\te en matire de religion2 c'e/ un ouvrage consacr la controv]se plutt qu'au scepticisme4 ,les op9ions exposes dans l',introduction ont t de n\veau prs5tes et compltes dans un gr& ,comm5taire de l'ptre aux ,roma9s1 et dans la ,?ologie *rti5ne1 qui reproduit et dveloppe la matire du premi] ouvrage avec quelques remaniem5ts et quelques am5dem5ts4 ,enf91 la morale ?ologique d',abl>d e/ expose s\s ce titre3 ,connais-toi toi-mme 7,scito te ,ipsum74 ,on lui attribue galem5t une dmon/ration en =me de dialogue de la vrit du *ri/ianisme contre le judasme et la philosophie incrdule4 ,n\s ne p5sons pas n\s tromp] en disant que la plup>t de ces traits#bji ne reur5t la d]nire ma9 qu' une poque assez avance de sa vie1 quoiqu'ils conti5n5t des op9ions de sa jeunesse1 et qu'ils doiv5t abond] en raisonnem5ts1 en exemples1 en expressions c5t fois employs dans ses crits de t\s les temps et dans les improvisations de son enseignem5t oral4 ,l'analogie des ides et des citations1 l'id5tit des =mes et du /yle1 sont rem>quables dans presque t\s ces ouvrages4 ,on retr\ve sans cesse dans ses lettres des p5ses qui rappell5t sa philosophie ou sa ?ologie1 et *ose plus intressante encore1 les lettres d',hlose sont semes de maximes empruntes aux ?ories du matre de son esprit et de son coeur4 ,t\t annonce que le temps qui sp>a le j\r o ,abl>d quitta la ,bretagne de l'anne #aadj fut p\r lui anim et rempli p> une gr&e activit intellectuelle et littraire4 ,cep5dant cette priode e/ dans sa vie une lacune assez obscure4 ,on sait seulem5t qu'il reprit une d]nire fois son enseignem5t public1 et telle tait sa vocation m95te p\r cet emploi difficile de l'intellig5ce que v]s #aacf1 c'e/--dire l'ge de c9quante-sept ans1 il retr\vait la vogue de sa jeunesse4 ,c'tait ,p>is1 sur la montagne ,sa9te-,g5evive1 un des premi]s ?tres de ses succs1 qu'il avait r\v]t cole de dialectique1 et n\s appr5ons d'un de ses auditeurs4 ,note #bji3 ,n\s ne faisons ici que les nomm]4 ,les deux d]ni]s livres de cet ouvrage sont de/9s les faire connatre4 ,j'tais t\t jeune1 dit ,jean de ,salisbury1 lorsque je v9s dans les ,gaules p\r y faire mes tudes4 ,c'tait l'anne qui suivit celle o le roi des ,anglais1 ,h5ri1 ,lion de ,ju/ice1 quitta les *oses huma9es 7#aace74 ,je me r5dis auprs du pripattici5 ,palat9 qui alors prsidait sur la montagne ,sa9te-,g5evive1 docteur illu/re1 admirable a t\s4 ,l1 ses pi$s1 je reu les premi]s lm5ts de l'art dialectique1 et suivant la mesure de mon faible ent5dem5t1 je recueillis avec t\te l'avidit de mon me t\t ce qui sortait de sa b\*e4 ,puis1 aprs son d"p qui me p>ut trop prompt1 je m'atta*ai au matre ,albric1 qui excellait p>mi les autres comme le dialectici5 le plus rput1 et qui tait effectivem5t l'adv]saire le plus n]gique de la secte des nom9aux#baj4 ,note #baj3 ,johan4 ,s>esb4 ,metalog41 l4 ,,ii1 c4 ,x1 et ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cjd--;,jean le ,petit1 de ,salisbury1 n1 dit-on1 on #aaaj1 mais probablem5t plus t>d1 quitta l',anglet]re p\r v5ir tudi] en ,france4 ,il y suivit les matres les plus clbres1 ,abl>d1 ,albric1 ,rob]t de ,melun1 ,guillaume de ,con*es1 ,adam du ,petit-,pont1 ,gilb]t dela ,porre1 etc41 et il n\s a laiss de prcieux dtails sur les coles de son temps4 ,il ret\rna en ,anglet]re en #aafa1 remplit de nombreuses missions en ,italie1 fut appel en #aagj l'v* de ,*>tres1 et m\rut le #be octobre #aahj4 7,hi/4 litt41 t4 ,,xiv1 p4 #hi47 ,a9si peu de temps aprs ce d]ni] enseignem5t1 et p\r une cause inconnue1 ,abl>d susp5dit ses leons2 mais en re=mant son cole1 il avait raviv son influ5ce et sa r5omme4 ,aussitt devait se r$ress] contre lui la vigilance ho/ile qu'il avait con/amm5t r5contre4 ,l'clat de ses leons devait accrotre encore la curiosit qui s'atta*ait ses crits ?ologiques2 et suivant d'assez bonnes autorits1 ce fut le mom5t o aprs les avoir a*evs1 il leur donna le plus de publicit1 quoique plusieurs ai5t t t\j\rs t5us secrets#baa4 ,note #baa3 ,cette propagation rapide et t5due de ses ouvrages e/ atte/e p> ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry et p> sa9t ,b]n>d dans les lettres qui s]ont plus bas analyses4 ,le premi] dit aussi que le ,sic et ,non et le ,scito te ipsum fuyai5t la lumire et ne se tr\vai5t pas aism5t4 ,il e/ croire que plusieurs de ces ouvrages1 surt\t ceux qui avai5t t condamns1 fur5t longtemps lus en secret1 quoique assez rp&us3 ,libri ejusdem magi/ri diu 9 abscondito s]vati sunt ab ejus discipulis4 7,alb]ic4 ,triumf4 ,*ronic41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #gjj4--;,hi/oire littraire1 t4 ,,xii1 p4 #ig47 ,bi5tt v+t ans allai5t s'tre c\ls depuis que le concile de ,soissons avait prononc1 et peut-tre tait-il oubli4 ,du mo9s faut-il qu',abl>d le crt a9si1 ou que1 ranim p> un ret\r d'empire et de popul>it1 il fut r$ev5u confiant dans sa =tune1 et mo9s inquiet de l'habilet et de la =ce de ses ennemis1 puisqu'il recomm5ait livr] au public les mmes doctr9es qui l'avai5t fait condamn] une fois4 ,peut-tre comptait-il sur l'autorit de son ge1 sur celle de ses amis1 sur la disp>ition de ses anci5s rivaux1 sur sa rconciliation ou plutt sur ses relations conv5ables avec sa9t ,b]n>d4 ,il se manife/ait d'ailleurs en ce mom5t un vif m\vem5t intellectuel et comme un ef=t gnral de la lib]t de p5s]4 ,abl>d devait s'associ] ce m\vem5t qui v5ait en p>tie de lui1 et il semblait le guid]4 ,quoique plus ret5u que ses lves ou ses imitateurs1 ds qu'il p>aissait1 il tait aussitt le premi] dans les cra9tes et dans les av]sions du p>ti de la vieille autorit4 ,il ne p\vait retr\v] la r5omme sans rveill] la ha9e et enc\rir le malheur4 ,on aime auj\rd'hui t\t rapport] des causes gnrales1 et l'hi/oire n'a plus d'vnem5t qui ne soit prs5t comme le symptme ou le rsultat de l'tat des esprits au mom5t o il s'e/ produit4 ,cette manire de jug] les *oses huma9es n'e/ jamais plus de mise que lorsqu'il s'agit de racont] un vnem5t o figur5t des philosophes et des ?ologi5s1 des p5seurs et des prtres1 et qui n'e/ qu'une lutte critique entre deux doctr9es4 ,n\s sommes donc bi5 loign de sp>] ,abl>d et sa qu]elle avec sa9t ,b]n>d de l'tat gnral du monde spirituel leur poque4 ,ce conflit clbre e/ un drame qui devait se reproduire plus d'une fois s\s d'autres =mes1 avec d'autres noms1 en d'autres temps1 p>ce que *acun des deux a?ltes reprs5tait l'un des deux esprits qui ne saurai5t prir dans les socits mod]nes4 ,le combat de l'autorit et de l'exam5 n'a pas comm5c d'hi]1 et quoique la victoire ait dcidm5t *ang de ct1 il n'e/ pas prt f9ir4 ,ce qu',abl>d a enseign de plus n\veau p\r son temps1 dit un +nieux criva91 c'e/ la lib]t1 le droit de consult] et de n'c\t] que la raison2 et ce droit1 il l'a tabli p> ses exemples encore plus que p> ses leons4 ,novateur presque involontaire1 il a des m?odes plus h>dies que ses doctr9es1 et des pr9cipes dont la porte dpasse de beauc\p les consqu5ces o il arrive4 ,aussi ne faut-il pas *]*] son influ5ce dans les vrits qu'il a tablies1 mais dans l'lan qu'il a donn4 ,il n'a atta* son nom aucune de ces ides puissantes qui agiss5t trav]s les sicles2 mais il a mis dans les esprits cette impulsion qui se p]ptue de gnration en gnration4 ,c'e/ t\t ce que dem&ait1 t\t ce que comportait son sicle#bab4 ,note #bab3 ,mme ,guizot1 ,essai sur la vie et les crits d',abl4 et d',hl41 p4 #cdc4 ,on a donc eu raison d'claircir et de complt] le rcit qui n\s re/e faire p> des considrations gnrales sur ce rveil de l'esprit huma9 au ,x,i,ie sicle1 sur cette seconde des trois r5aissances qu'on peut ap]cevoir dans le c\rs de l'hi/oire du moy5 ge#bac4 ,un des hi/ori5s de sa9t ,b]n>d1 ,ne&]1 a c>actris d'une manire bi5 intressante le m\vem5t des esprits et des op9ions aux appro*es du concile de ,s5s#bad4 ,mais la biographie1 sans s'int]dire l'obs]vation des faits gnraux1 se n\rrit surt\t de faits prcis et individuels4 ,ces faits ont aussi leur influ5ce1 c> c'e/ aussi une loi gnrale de l'hi/oire de l'humanit que les causes p>ticulires produis5t leurs effets1 et que le petit conc\rt au gr&1 comme le gr& ab\tit trs-s\v5t au petit4 ,recueillons donc encore quelques dtails qui a*v]ont de c>actris] ,abl>d et sa situation4 ,note #bac3 ,hi/oire littraire de la ,france1 p> ,m4 ,ampre1 t4 ,,iii1 l4 ,,iii1 c4 ,,ii1 p4 #cb4 ,note #bad3 ,hi/oire de sa9t ,b]n>d et de son sicle1 p> ,a4 ,ne&]1 traduit de l',allem& p> ,m4 ,vial1 l4 ,,ii1 p4 #aaj et suiv4 ,voyez aussi le c4 ,,xvii de l',hi/oire de sa9t ,b]n>d1 p> ,m4 l'abb ,ratisbonne1 t4 ,,ii1 p4 #a et suiv4 ,l'esprit de ses doctr9es1 ou1 comme on dirait auj\rd'hui1 leur t5dance1 n'tait pas la seule cause1 de l'animadv]sion de l'glise contre lui4 ,son c>actre p]sonnel avait c]ta9em5t beauc\p aggrav l'effet de ses op9ions1 et notre rcit l'a d pr\v]4 ,ce qu'il lui fallut s\ffrir diffr5tes poques l'avait irrit contre ses suprieurs ecclsia/iques1 et1 sans concevoir la p5se de faire s*isme dans l'glise1 il s'tait livr plus d'une fois de vives attaques contre plusieurs des autorits ou des corps qui la con/ituai5t4 ,n\s l'avons vu se pla9dre de l'vque de ,p>is et de ses *ano9es1 de l'abb de ,sa9t-,d5is et de ses religieux2 savant1 difficile et *agr91 il ne cont5ait pas l'expression blessante de son mpris p\r l'ignorance1 de son ress5tim5t contre l'inju/ice1 de sa svrit env]s le dsordre1 et ce *ano9e si peu sage1 ce mo9e si peu clotr1 ce prtre si indp5dant de t\te rgle1 s'tait rig en c5seur am] et vhm5t du cl]g4 ,dans plusieurs de ses ouvrages1 il clate contre les mo9es1 et non pas seulem5t contre ceux de ,sa9t-,d5is ou de ,sa9t-,gildas4 ,l'ignorance ou les vices des c\v5ts en gnral sont l'objet de ses invectives#bae4 ,si une fois il p>at df5dre les mo9es1 c'e/ p\r leur immol] les *ano9es rguli]s1 et sans d\te p\r attaqu] indirectem5t1 soit l'abbaye de ,sa9t-,victor o respirait un esprit oppos au si51 soit plutt sa9t ,norb]t qui avait1 la r=me et la propagation de la con/itution canonicale de la vie religieuse1 atta* ses so9s et sa gloire#baf4 ,les vques ne s'tai5t po9t s\/raits sa tmraire critique4 ,en leur repro*ant positivem5t de ne po9t savoir les lois et les rgles de l'glise1 il essayait1 dans un de ses plus graves crits1 de limit] dans leurs ma9s ce qu'on appelle le p\voir des clefs1 et1 en dnonant la cupidit d'un gr& nombre1 il avait devanc la r=mation p> ses attaques contre le trafic des indulg5ces#bag4 ,n\s ne connaissons pas de satire plus vive contre le cl]g que le plus important de ses s]mons1 celui p\r la fte de sa9t ,jean-,bapti/e4 ,c'e/ l qu'il a l'audace d'accus] =mellem5t sa9t ,norb]t d'avoir essay de frauduleux miracles1 et travaill1 de conniv5ce avec ,f>sit1 son coaptre1 ressuscit] un mort4 ,il dnonce avec un ton de drision qui semble en avance de six sicles les recettes ca*es1 les remdes et les ruses dont se s]v5t les n\veaux sa9ts p\r conjur] les maux de prt5dus infirmes1 et raconte jusqu' un complot que ,norb]t aurait =m avec une m5diante p\r tromp] la crdulit des fidles#bah4 ,qu'on s'tonne ensuite qu'il y et contre lui dans le cl]g des ha9es bi5 plus vives que ne semblait le mrit] la h>diesse modre et *rti5nem5t respectueuse de ses n\veauts dogmatiques4 ,note #bae3 ,ab4 ,op41 ep4 ,,viii1 p4 #aic et #aie4 ,p>s4 ,,ii de ,s4 ,susanna s]mo ,,xviii1 p4 #ice4 ,de ,s4 ,joanne ,bapt4 s]mo ,,xxxi1 p4 #iec1 #ieh1 etc4--,!olog4 ,*ri/41 l4 ,,ii4 p4 #abae1 #abce1 #abdj4 ,note #baf3 ,ab4 ,op41 p>s4 ,,ii1 ep4 ,,iii1 p4 #bbh4 ,note #bag3 ,e?ic4 seu ,scito te ipsum1 c4 ,,xviii1 ,,xxv et ,,xxvi4 ,note #bah3 ,ab4 ,op41 de ,s4 ,joan ,b4 s]m4 ,,xxxi1 p4 #hfg4--,les miracles de sa9t ,norb]t rempliss5t sa biographie4 ,cep5dant le plus anci5 rcit ne p>le po9t de morts ressuscits2 l'auteur1 comme le rem>qu5t les pangyri/es plus mod]nes1 n'ayant v\lu1 cause de l'endurcissem5t de c]ta9s infidles1 racont] que des faits connus et av\s de t\s4 ,le jsuite ,daniel ,papebroke p>at le regrett] dans ses notes de la ,vie des ,sa9ts2 d'autres plus h>dis ont conclu d'une pe9ture qu'on voyait dans une glise de ,nancy que ,norb]t avait ressuscit trois hommes1 et le prmontr ,hugo qui a crit sa vie en #agjd n'hsite pas racont] ce miracle qui aurait prcd de trs-peu la mort mme du sa9t4 ,e/-ce de ce miracle qu',abl>d s'e/ moqu et qu'il dit3 ,mirati fuimus et risimus8 ,quant ce ,f>sit1 qu'il associe ,norb]t et que ,papebroke pr5d p\r3 ,fursitus1 convitium potius quam nom51 ce doit tre ,hugues ,f>sit 7,hue li ,f>sis71 *ano9e de ,sa9t-,jean-des-,vignes ,soissons1 lequel suivait les miracles qui de #aabh #aacb s'oprai5t dans l'glise de ,notre-,dame de cette ville4 ,il a crit de gr&es l\anges de sa9t ,norb]t1 et prt5d avoir assi/ soixante-qu9ze miracles dont se moque ,rac9e le fils4 7,biblio?4 praemon/r4 ord94 ,s4 ,norb4 vit41 p4 #cfe4--;,acta sanctor4 ,junii1 t4 ,i1 p4 #haf et #hfa4--,vie de sa9t ,norb]t1 p> ,hugo1 l4 ,,iv1 p4 #hcd4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xi1 p4 #fbj1 et t4 ,,xii1 p4 #aae1 #bid et #gaa4--,mm4 de l',acad4 des inscript41 t4 ,,xviii1 p4 #hdg47 ,quant sa9t ,b]n>d1 ,abl>d semble l'avoir plus mnag2 et1 si ce n'e/ dans une ligne de l'hi/oire de ses malheurs o il l'attaque sans le nomm]#bai1 il p>ait tre re/1 son g>d1 dans les t]mes d'une prud5ce politique1 imite p> son rival que di/rayai5t d'ailleurs tant d'autres so9s1 et qui tait dans la religion un homme d'tat encore plus qu'un docteur4 ,cep5dant il faut racont] une anecdote dj indique qui peut s]vir bi5 faire jug] de leurs relations4 ,note #bai3 ,ab4 ,op41 ep4 ,i1 p4 #ca1 et ep1 ,,ii1 p4 #db4 ,un j\r1 l'abb de ,clairvaux visita le ,p>aclet1 et y fut reu avec de gr&s honneurs4 ,ayant assi/ vpres1 comme la f9 de l'(fice1 suivant une rgle de l'ordre de ,sa9t-,b5ot1 on rcitait l',oraison dom9icale1 il rem>qua avec surprise qu'on y faisait une v>iante1 non adopte gnralem5t p> l'glise4 ,au lieu de dire3 ,donnez-n\s auj\rd'hui notre pa9 quotidi51 con=mm5t au texte de sa9t ,luc1 on disait3 ,notre pa9 sup]sub/antiel1 selon le texte de sa9t ,ma?ieu4 ,b]n>d en fit l'obs]vation l'abbesse1 et comme elle lui dit que le matre ,pi]re l'avait prescrit a9si1 il p>ut ne pas appr\v] cette s+ul>it#bbj4 tant v5u au c\v5t quelques j\rs aprs1 ,abl>d fut in/ruit de ce qui s'tait pass1 et il crivit l'abb de ,clairvaux une lettre o il lui dit d'abord1 un peu ironiquem5t peut-tre1 qu'on l'a c\t au ,p>aclet1 non comme un homme1 mais comme un ange1 et que p\r lui1 il s]ait plus f* de lui dplaire qu' p]sonne2 puis1 il explique que la v]sion de sa9t ,ma?ieu lui a p>u prfrable celle de sa9t ,luc1 p>ce que le premi] avait appris le ,pat] de la b\*e de ,jsus-,*ri/1 t&is que le second ne p\vait le t5ir que de sa9t ,paul1 qui lui-mme n'avait pas ent5du le ,sauveur4 ,enf91 aprs quelque discussion1 il dcl>e ne pas beauc\p t5ir ces div]sits de brviaire qui sont naturelles et sans dang]1 et cette lettre comm5ce si respectueusem5t p\r sa9t ,b]n>d1 il la t]m9e p> quelques critiques d'un ton vif et moqueur contre la manire p>ticulire dont c]ta9s (fices tai5t dits ,clairvaux#bba4 ,on ne voit po9t que sa9t ,b]n>d ait ri5 rpondu4 ,il p>at seulem5t que p> la suite1 mais longtemps aprs ,abl>d1 ,hlose et sa9t ,b]n>d1 les religieuses du ,p>aclet comme les religieux de ,cteaux1 ont *ang les s+ul>its de leur liturgie4 ,note #bbj3 ,cette diffr5ce exi/e dans la ,vulgate qui traduit p> sup]sub/antialem panem dans sa9t ,ma?ieu1 et p> panem quotidianum dans sa9t ,luc1 les mots ,grec3 arton epi\son commune l'un et l'autre dans le texte grec4 ,quoique le mot de pa9 quotidi5 ait prvalu1 on ne voit pas comm5t il peut traduire exactem5t l'adjectif grec qui signifie beauc\p plutt sub/antiel que quotidi54 7,voy4 ,!s4 l+4 graec47 ,l'pi?te de sup]sub/antiel e/ r5due dans la ,bible de ,v5ce p> ces mots3 ,notre pa9 qui e/ au-dessus de t\te sub/ance4 ,au re/e1 les v>iations sont nombreuses tant sur la lettre que sur le s5s de ce passage de la prire la plus familire aux *rti5s4 7,ma?41 ,,vi1 #j4--,luc41 ,,xi1 #c4--;,biblia maxim41 t4 ,,xvii1 p4 #fb4--,nicole1 ,pat]1 c4 ,,vi47 ,note #bba3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,v1 ,p4 ,abael4 ad ,b]n4 cl>aev4 abb41 p4 #bdd1 et ,s]m4 ,,xiii1 p4 #heh4 ,telles tai5t1 les considr] dans leur dtail1 les relations d',abl>d avec div]ses p>ties du cl]g4 ,jugez donc si le j\r o il excit]ait de n\veau les ombrages de l'or?odoxie1 il p\vait espr] indulg5ce ou ju/ice4 ,or cette hypo?se devait tt ou t>d se ralis]4 ,la foi absolue qu'il avait dans son propre s5s1 la c]titude nave qu'il pr(essait d'tre le plus savant des hommes1 lui avai5t dict assez de maximes indp5dantes et d'imprud5tes publications p\r que la matire ne manqut po9t aux accusations de ses ennemis3 il ne leur manqua longtemps que l'occasion et le c\rage4 ,n\s ne retr\v]ons plus ici ,norb]t qui tait mort en #aacd1 ni ,albric de ,reims qui1 dev5u ar*evque de ,b\rges depuis six ans1 p>at avoir enf9 mis un t]me l'activit de sa ha9e contre un anci5 rival4 ,mais n\a tr\v]ons sa9t ,b]n>d1 et n\s le v]rons ent\r d'auxiliaires n\veaux4 ,a9si qu'il arrive t\j\rs1 on s'en prit d'abord aux disciples d',abl>d4 ,ils tai5t prsomptueux et insol5ts2 on les accusa d'exagr] la doctr9e de leur matre2 puis1 on les s\ponna de la rvl]1 et on lui en dem&a compte4 ,n\s avons encore une lettre de ,gauti] de ,mortagne1 pr(esseur assez r5omm de ?ologie1 qui avait enseign sur la montagne ,sa9te-,g5evive et ,reims1 et qui dev9t plus t>d vque de ,laon#bbb4 ,dans cette lettre1 dont la date e/ inconnue1 il se pla9t au matre de l'outrecuidance de ses lves2 il ne peut croire qu'ils dis5t vrai en prt5dant que leur pr(esseur donne la ple9e intellig5ce de la nature de ,dieu1 et ramne une cl>t p>faite le dogme de la ,tr9it4 ,il rem>que cep5dant que quelques passages des leons d',abl>d p>aiss5t se prt] ces int]prtations2 mais en r5dant hommage sa sci5ce et sa mode/ie1 il le prie de lui crire positivem5t son avis sur quelques po9ts dlicats de ?ologie2 c> il n'e/ pas bi5 assur de sa p5se1 quoiqu'il ait rcemm5t confr avec lui2 il lui dem&e de lui dire nettem5t s'il croit avoir de ,dieu une connaissance p>faite1 et qu& il saura sur cet article et quelques autres quoi s'en t5ir1 il lui promet de rpondre et de discut]1 s'il y a lieu4 ,cette lettre mesure et encore bi5veillante e/ un modle du ton que la controv]se aurait d t\j\rs cons]v]2 mais cet exemple ne fut gure imit4 ,note #bbb3 ,c'e/ ce ,gauti] de ,mortagne ou de ,laon1 dsign quelquefois s\s le nom de ,gauti] de ,mauritanie4 ,on a de lui quelques lettres qui sont de petits traits de ?ologie4 ,celle qui e/ adresse ,abl>d p\rrait tre d'une date antrieure l'poque que n\s racontons1 si la suscription ,magi/ro ,petro mona*o doit tre prise la lettre4 7,d',a*]y1 ,spicilegium 7#agbc71 t4 ,,iii1 p4 #ebd4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #eaa47 ,un *ano9e de ,sa9t-,lon de ,t\l1 ,hugues ,mtel1 lve d',anselme de ,laon1 fabricateur habile de phrases et de v]s1 ou plutt d'anti?ses et d'acro/i*es1 bel esprit or?odoxe qui semble avoir fait mti]1 presque comme ,balzac ou ,voiture1 d'adress] des lettres en /yle re*]* aux gr&s p]sonnages de son temps1 crivit au pape ,innoc5t ,,ii1 et au philosophe ,abl>d#bbc4 ,note #bbc3 ,c'e/ le mme qui avait crit ,hlose1 on ne sait quelle poque1 deux lettres dj cites qui ne sont que des complim5ts littraires4 7,hugo1 ,sacrae antiquit4 mon41 t4 ,,ii1 p4 #cab4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #dic47 ,en p>lant ce d]ni]1 matre accompli dans le trivium et le quadrivium1 ,hugues ,mtel1 qui s'intitule quelque "p le secrtaire d',ari/ote#bbd1 lui dcl>e que1 sur la foi de la r5omme1 il excre les hrsies qu'on lui attribue1 et qu'il abhorre leur auteur avec elles4 ,si t\tefois ce qu'on dit de lui e/ la vrit1 c'e/ erreur et horreur1 l'criture sa9te a t pr(ane4 ,quelle prsomption en effet6 ,un *tif mortel v\loir s'lev] l'explication de l'incomprh5sible ,tr9it6 ,e/-il donc plus ins5s qu',empdocle8 e/-il donc enivr de va9es n\veauts8 ,oublie-t-il qu'on ne connat ,dieu qu'en l'ignorant#bbe8 ,t\t ce que je sais de lui1 c'e/ que je ne le sais pas4 ,non que je veuille1 aj\te notre criva91 attaqu] ta sagesse et ta gloire2 ce s]ait v\loir obscurcir le soleil4444 ,tu z tant de prud5ce1 tant d'loqu5ce1 tant d'lgance de moeurs4444 ,mais peut-tre ce sont des p>oles qui auront t jetes au v5t1 on n'en aura pas bi5 saisi le s5s4444 ,revi5s toi1 docte matre1 revi5s4444 ,sur la porte de ton me1 g>de crit le ,connais-toi toi-mme2 c> c'e/ une p>ole desc5due du ciel4 ,s\vi5s-toi que tu es un homme et non pas un ange2 en *]*ant te connatre1 tu ne sors pas de toi-mme1 tu ne te dpasses pas4#bbf ,note #bbd3 ,ari/otelis secret>ius4 7,id4 ibid41 ep4 ,,xii1 p4 #cac47 ,note #bbe3 ,cum fama loquor4444 ha]eses tuo nom9i d$icatas4444 execror4444 et te ipsum cum ipsis abom9or4444 ,scripturam sacram devirg9a/i4444 errore et horrore erras et horres1 si ha]esibus ha]es1 si tam5 v]um e/ quod de te dictum e/4444 insanior es ,emp$ocle4444 ,inebriatus es novitatibus vanis4444 ,deus nesci5do scitur2 unum hoc de ,deo scio quod eum nescio4 7,id4 ibid41 ep4 ,v1 p4 #ccb47 ,note #bbf3 ,prud5tia tua tanta1 facundia tua tanta1 elegantia morum tanta tua6444 ,9 sup]lim9>i animae tuae ,gnotum canton 7sic1 pro ,gnti seauton7 scriptum habeto4 ,desc5dit quippe de coelo scito te ipsum2 mem9]is1 etc4 7,id4 ibid47 ,dans ces conseils1 mls d'ironie et d'adulation1 s'ap]oiv5t encore l'admiration1 la dfr5ce1 l'emb>ras que tmoignai5t presque t\s les contempora9s d',abl>d en s'adressant lui3 mais1 dlivr de cette contra9te1 ,hugues s'pan*e avec plus d'am]tume1 qu& il p>le au s\v]a9 pontife4 ,il lui dnonce ouv]tem5t un n\vel ennemi2 il voit natre et il lui prdit la qu]elle qui va s'lev] entre sa9t ,b]n>d1 cet homme vraim5t et entirem5t ca?olique1 isralite de pre et de mre1 spirituellem5t et littralem5t1 et ,abl>d1 ce fils d'un gypti5 et d'une ,juive1 fidle au s5s littral p> sa mre1 infidle au s5s spirituel p> son pre4 ,ce ,pi]re1 non pas ,b>jone1 mais ,aboil>d1 aboie en effet contre le ciel#bbg4 ,c'e/ une hydre n\velle1 un n\veau ,phaton1 un autre ,prom?e1 un ,ante la =ce d'un gant4 ,c'e/ le vase d'z*iel qui b\t allum p> l'aquilon4 ,a9si la ,france e/ frappe des plus cruelles plaies de l'gypte2 c> elle e/ ravage p> des gr5\illes p>lantes4 ,c'e/ au sa9t-pre d'y port] remde1 c'e/ lui d'allum] le cautre gui gurira ces consci5ces cautrises4 ,qu'il se presse1 s'il ne veut pas que t\s les p*eurs de la t]re tomb5t dans les rets de cet homme#bbh4 ,note #bbg3 ,petrus i/e non ,b>jona1 s$ ,aboil>1 quod equidem esset tol]abile si tam5 latr>et 9 arte4444 latratus dat 9 excelsum4 ,jeu de mots sur le nom d',aboil> et le rapport du son avec le mot qui ds lors reprs5tait le mot aboy]4 7,id1 cp4 ,,iv1 p4 #ccj47 ,note #bbh3 ,alt]a olla ,eze*ielis bulli5s succc5sa ab aquilone4444 ,inflamm&um e/ caut]ium ad caut]iatas consci5tias m$5das4444 ,velocit]1 inquam1 ne cadant 9 retiaculo praefati hom9is peccatores t]rae4 7,id4 ibid47 ,il n'y a ri5 de bi5 srieux dans ces compositions tudies d'un rhteur clrical qui1 sans mission1 se mle d'une haute controv]se1 et la saisit comme une occasion de faire brill] son or?odoxie1 son esprit et son /yle4 ,n\s allons ent5dre un langage plus grave et plus vrai4 ,il y avait alors dans l'glise un mo9e de ,cteaux1 de l'abbaye de ,signy au diocse de ,reims1 nomm ,guillaume1 et qui1 avant de s'ensevelir dans l'obscurit d'une cellule1 avait t dans la mme contre abb bndict9 du c\v5t de ,sa9t-,?i]ry1 dont il cons]vait le surnom4 ,il j\issait d'une gr&e rputation de pit#bbi1 crivait avec tal5t sur les matires spirituelles1 unissait assez habilem5t la dialectique et la my/icit2 et surt\t il tait vivem5t aim de sa9t ,b]n>d1 qui le consultait s\v5t sur ses ouvrages4 ,note #bbi3 ,b]tr& ,tissi]1 qui a recueilli ses ouvrages1 le qualifie de ,beatus4 ,n\s ne voyons nulle "p ailleurs son nom prcd de ce titre4 ,ce doit tre un sa9t de ,cteaux4 7,biblio!c4 ,patr4 ci/]c41 t4 ,,iv4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #cab47 ,dans le temps que ce ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry s'occupait d'un comm5taire sur le ,cantique des ,cantiques1 livre qui tait alors en possession d'excit] la sagacit fconde des int]prtes1 le has>d fit tomb] s\s ses yeux un recueil intitul3 ,?ologie de ,pi]re ,abl>d4 ,le titre excita sa curiosit2 le recueil cont5ait deux petits ouvrages1 peu prs les mmes p\r le fond1 mais l'un plus t5du et plus dvelopp que l'autre4 ,c'tait l',introduction la ,?ologie1 et1 je crois1 la ,?ologie *rti5ne4 ,cette lecture mut le religieux2 ab&onnant aussitt son travail1 c> c'tait une oeuvre des temps de loisir et qui lui p>aissait peu conv5able qu& il croyait voir le doma9e de la foi envahi ma9 arme#bcj1 il nota t\s les passages qui le tr\blai5t1 et ses motifs p\r en tre tr\bl4 ,il y reconnut des p5ses et des expressions n\velles1 in\es1 t\*ant les matires de la foi4 ,le dogme de la ,tr9it1 la p]sonne du ,mdiateur1 le ,sa9t-,esprit1 la ,grce1 le sacrem5t de la ,rdemption1 lui p>ur5t compromis p> les tmrits d'un homme qui portait dans l'glise l'esprit qu'il avait montr dans l'cole4 ,saisi d'inquitude et d'indignation1 ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry hsita sur ce qu'il devait faire4 ,il tr\vait le sc&ale manife/e1 le pril grave et imm95t4 ,l'glise n'avait plus1 son avis1 dans le monde et dans l'cole1 de docteurs clbres et vigilants1 capables de s\t5ir avec clat la sa9e croyance1 de reprs5t] le vritable esprit de la religion4 ,il app>t5ait un p>ti o l'on e/imait que1 depuis la mort de ,guillaume de ,*ampeaux et d',anselme de ,laon1 le feu de la p>ole de ,dieu s'tait te9t sur la t]re#bca4 ,ceux qui p\vai5t le rallum] re/ai5t comme ensevelis dans les so9s de l'piscopat1 les mditations du clotre1 ou le g\v]nem5t des affaires temporelles de l'glise4 ,il s'al>mait de leur sil5ce1 et1 d'un autre ct1 il avait aim ,abl>d#bcb2 il pr\vait app>emm5t ce mlange de gt et de cra9te que ress5tai5t p\r lui tant d'hommes m95ts de ce sicle2 il balanait l'attaqu]1 craignant de pass] p\r trop vif ou p\r trop dfiant4 ,cep5dant l'intrt de la foi l'emporta dans son me1 et dom9ant t\te autre considration1 au risque de s'engag] dans une affaire difficile1 il rsolut de provoqu] directem5t1 dt-il leur dplaire1 ceux dont le sil5ce lui semblait une calamit p\r l'glise4 ,il crivit une lettre commune l'abb de ,clairvaux1 et ,ge(froi1 l'vque de ,*>tres4 ,note #bcj3 ,c'e/ lui qui s'exprime a9si dans une ptre aux *>treux du ,mont-,dieu1 qui prcde son trait de la ,vie solitaire1 et o il numre t\s ses ouvrages4 ,il dit mme qu'il a int]rompu son exposition du ,cantique des ,cantiques aux v]sets #c et #d du *ap4 ,,iii4 ,l1 en effet1 se t]m9e cette exposition qui e/ insre dans la ,biblio?que des ,pres de ,citeaux4 7,lib4 de vit4 solit41 praefat41 t4 ,,iv1 p4 #a47 ,note #bca3 ,mortuo ,anselmo laudun5si et ,guillelmo catalaun5si1 ignis v]bi ,dei 9 t]ra defecit4 7,hug4 ,melel41 ep4 ,,iv ad ,innoc5t41 p4 #ccj47 ,note #bcb3 ,dilexi et ego eum4 7,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,cccxvi1 ,guillelm4 abbat4 ad4 ,gaufrid4 et ,b]n>d4--,biblio?4 ,patr4 ci/]c41 t4 ,,iv1 p4 #aab47 ,dans cette lettre que le temps a respecte1 ,guillaume1 t\t en leur dem&ant presque p>don de les tr\bl]1 g\rm&e respectueusem5t leur quitude1 et dcrit1 dans un langage anim1 et le dang] pressant qui le =ce p>l]1 et les poignantes inquitudes qu'il pr\ve4 ,la foi des aptres et des m>tyrs e/ m5ace1 et nul ne rsi/e1 nul ne p>le4 ,il s\ffre1 il se consume1 il frissonne1 et cep5dant ,pi]re ,abl>d recomm5ce dire1 crire ses n\veauts2 ses doctr9es c\r5t le royaume et les prov9ces2 ses livres pass5t les m]s2 *ose plus grave1 ils ont fran*i les ,alpes1 et l'on dit qu'ils ont obt5u de l'autorit en c\r de ,rome4 ,a9si le mal se propage1 et bi5tt envahira t\t1 si ,b]n>d et ,ge(froi n'y mett5t un t]me4 ,je ne savais en qui me rfugi]4 ,je v\s ai *oisis entre t\s1 je me suis t\rn v]s v\s1 et je v\s appelle la df5se de ,dieu et de t\te l'glise lat9e4 ,c> il v\s cra9t1 cet homme1 et v\s r$\te4 ,f]m] les yeux1 qui cra9dra-t-il8 ,et aprs ce qu'il a dj dit1 que dira-t-il1 lorsqu'il ne cra9dra p]sonne8 ,ils sont morts1 presque t\s les matres de la doctr9e ecclsia/ique1 et voil qu'un ennemi dome/ique fait irruption dans la rpublique ds]te de l'glise1 et s'y conqui]t une exclusive dom9ation4 ,il traite l'criture sa9te comme il traitait la dialectique2 ce ne sont qu'inv5tions lui p]sonnelles1 que n\veauts annuelles4 ,c'e/ le c5seur et non le disciple de la foi1 le correcteur et non l'imitateur de nos matres4 ,a l'appui de cette dnonciation1 il relve dans les deux ouvrages d',abl>d treize articles condamnables1 et il indique les noms d'autres livres qu'il ne connat pas et qu'on ti5t ca*s3 c'e/ le ,oui et le ,non1 c'e/ le ,connais-toi toi-mme1 dont les titres1 qu'il tr\ve mon/rueux1 lui p>aiss5t annonc] dans le texte d'autres mon/ruosits4 ,cette lettre s]vait de prface une diss]tation en =me qui l'accompagnait1 ou qui du mo9s la suivit de =t prs4 ,l1 ,guillaume discute en dtail et combat avec beauc\p de so9 les treize erreurs capitales dont il accuse ,abl>d1 et sa rfutation1 compose d'autant de *apitres qu'il tr\ve d'erreurs rfut]1 n'e/ c]ta9em5t pas d'un esprit vulgaire4 ,infrieure p\r le m\vem5t et la puissance celle que sa9t ,b]n>d adressa plus t>d au pape1 crite d'un /yle mo9s color et mo9s brillant1 elle atte/e un esprit plus subtil1 plus propre pntr] dans le fond des que/ions de dialectique et mme de mtaphysique4 ,sa p5se gnrale e/ celle d'une foi implicite et absolue1 qui affirme et n'explique pas2 l'esprit huma91 qu& il s'agit de ,dieu et des conditions de la nature div9e1 ne p\vant all] lgitimem5t et srem5t au del de la conception et de l'affirmation de l'exi/5ce4 ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry ne se trompait pas1 s'il s\ponnait d'un peu de froideur les deux dignitaires de l'glise qu'il int]pellait4 ,ils s'tai5t acc\tums tmoign] leur zle en de plus graves affaires que des controv]ses d'cole1 et t\s deux v5ai5t de j\] le rle le plus actif dans les luttes provoques p> le s*isme des deux papes4 ,dans sa qu]elle contre ,pi]re de ,lon ou ,anaclet ,,ii1 ,innoc5t ,,ii avait tr\v en ,ge(froi et en ,b]n>d les plus utiles et les plus zls df5seurs4 ,l'un portait encore le titre de lgat du sa9t-sige dans les ,gaules1 et il n'y avait gure plus d'un an que l'autre tait rev5u de ,rome1 o aprs la mort d',anaclet il avait conduit son successeur rep5tant aux pi$s du s\v]a9 pontife1 et rtabli l'unit de l'glise4 ,on ignore comm5t l'vque de ,*>tres rpondit ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry2 quant sa9t ,b]n>d1 il accueillit la dnonciation avec une politesse =t laconique4 ,c'tait au mois de m>s1 p5dant le c>me de #aaci1 ou1 suivant quelques-uns1 de #aadjbcc4 ,note #bcc3 ,on peut admettre en effet que ceci ne se passa qu'en #aadj1 anne de la runion du concile4 ,dans ce cas1 la confr5ce de sa9t ,b]n>d et de ,guillaume1 puis celle de sa9t ,b]n>d et d',abl>d1 leur demi-rappro*em5t1 leurs pla9tes mutuelles1 leur rupture1 l'appel au concile1 la retraite de sa9t ,b]n>d1 puis sa r5tre dans la qu]elle1 la session du synode et son jugem5t1 t\t se s]ait pass dans le c\rt espace de c9quante soixante j\rs1 de la f9 du c>me l'octave de la ,p5tecte1 et l'accusation dirige contre ,abl>d d'avoir un c]ta9 mom5t prt5du emport] l'affaire en la brusquant1 n'en s]ait que mieux ju/ifie4 7,voyez plus bas p4 #bja47 ,dans une lettre des plus c\rtes1 il appr\ve l'motion du religieux1 l\e son trait1 bi5 qu'il n'ait pu le lire encore avec assez d'att5tion1 le croit propre dtruire des dogmes odieux1 et1 p\r le re/e1 il se rejette sur les devoirs du sa9t temps o il crit p\r aj\rn] t\te explication4 ,l'oraison rclame cette heure t\s ses in/ants1 et ce n'e/ qu'aprs ,pques qu'il p\rra se r5contr] avec ,guillaume et confr] avec lui4 ,en att5dant1 il le prie de pr5dre sa pati5ce en pati5ce1 il a jusqu'ici peu prs ignor t\tes ces *oses1 et il t]m9e en lui rappelant que ,dieu e/ puissant et en se recomm&ant ses prires#bcd4 ,note #bcd3 ,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,cccxvii4 ,les df5seurs de sa9t ,b]n>d ont insi/ sur cette preuve de sa froideur au db de t\te cette affaire4 ,ils en conclu5t qu'on ne le saurait accus] d'inimiti ni de passion1 et mett5t un so9 peu explicable le disculp] de t\te initiative dans une p\rsuite que cep5dant ils appr\v5t1 et qu'ils le l\5t d'avoir s\t5ue plus t>d avec *aleur et p]svrance4 ,en t\t g5re1 les apologies sont s\v5t contradictoires2 elles t5d5t tablir la fois que celui qu'elles df5d5t n'a pas fait ce qu'on lui repro*e et qu'il a eu raison de le faire4 ,a9si1 selon ses p>tisans1 sa9t ,b]n>d s]ait l\able de n'avoir pas suscit l'affaire qu'il e/ l\able p\rtant d'avoir suivie4 videmm5t1 t\t cela importe peu2 et si1 comme les docum5ts l'atte/5t1 le zle de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry alluma celui de l'abb de ,clairvaux1 la conduite de ce d]ni] n'en e/ ni mieux ju/ifie ni plus condamnable4 ,n\s avons vu1 en #aaba1 au concile de ,soissons1 la sage modration de l'vque de ,*>tres int]v5ir avec une gr&e autorit4 ,son influ5ce n'et pas t mo9dre dans les n\velles confr5ces de #aaci ou de #aadj4 ,le titre de lgat qu'il portait encore et que son humilit *angeait en celui de s]viteur du sa9t-sige apo/olique1 n'aurait fait qu'aj\t] son asc5dant4 ,mais bi5 qu'il ait p>ticip aux oprations du concile de ,s5s#bce1 il s'efface dans t\te cette affaire1 et d'ailleurs sa position politique dans l'glise1 sa liaison avec sa9t ,b]n>d1 la rc5te communaut de leur conduite et de leurs ef=ts en t\t ce qui t\*ait les intrts de la papaut1 devai5t le port] imprieusem5t a m>*] avec lui4 ,il e/ probable qu'il suivit le m\vem5t sans ardeur et sans rsi/ance4 ,note #bce3 ,je ne sais ou ,g]vaise a pris que ,ge(froi tait mort cette anne mme1 le j\r de ,pques1 et p> consqu5t n'avait pu assi/] au concile 7t4 ,,ii1 l4 ,v1 p4 #hf74 ,il y assi/1 il signa les lettres synodiques1 il tait encore lgat en #aadd1 sancto s$is apo/olicae famulus1 et ne m\rut que le #bi janvi] #aade4 7,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,cccxvii4--,gallia ,*ri/41 t4 ,,viii1 p4 #aacd4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #hd47 ,sa9t ,b]n>d fut donc ab&onn lui-mme4 ,c'tait un esprit plus lev qu't5du1 et dont la sagacit naturelle tait limite p> une pit ard5te et crdule4 ,il la p\ssait jusqu' la dvotion m9utieuse4 ,comme sa svrit env]s lui-mme1 son zle p\r la maison du ,seigneur ne connaissait pas de bornes2 et t&is qu'il domptait son corps et humiliait sa vie p> les rigueurs les plus misrables1 il se livrait avec une confiance absolue au s5tim5t d'une mission p]sonnelle de sa9te autorit4 ,sa *>it vive et t5dre dans le c]cle de l'glise ou de son p>ti dans l'glise1 s'unissait une svrit s\ponneuse hors du monde s\mis son influ5ce1 confondue ses yeux avec le div9 p\voir de l'glise mme4 ,c'tait un orateur loqu5t1 un brillant criva91 un missionnaire c\rageux1 un actif et puissant mdiateur dans les affaires o il s'int]posait au nom du ciel2 mais il manquait s\v5t de mesure et de prud5ce4 ,sa raison tait mo9s =te que son c>actre1 sa foi en lui-mme exalte p> l'excs de ses sacrifices4 ,la ju/esse1 la modration1 l'imp>tialit lui tai5t difficiles2 il y avait de l'aveuglem5t dans son gnie2 et ct des r>es qualits qui l'ont plac si haut dans l'glise et dans l'hi/oire1 on reconnat mille traits de sa vie que ce gr& homme tait un mo9e#bcf4 ,note #bcf3 ,voyez ,o?on de ,fris+51 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xvii4--,cf4 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 philos41 t4 ,,iii1 p>s ,,ii1 l4 ,,ii1 c4 ,,iii1 p4 #gea et #gei4 ,lorsque le j\r de ,pques ft pass1 il donna plus d'att5tion aux av]tissem5ts de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 qui sans d\te ne manqua pas de lui rappel] la confr5ce promise4 ,la gravit relle ou app>5te de quelques-unes des n\veauts d',abl>d1 l'indp5dance gnrale de sa doctr9e1 sa prfr5ce p\r la m?ode rationnelle dans l'exposition des vrits religieuses1 et1 plus que t\t cela1 l'imm5se et rapide propagation de ses ides1 qui tr\vai5t t\s les esprits prts et ard5ts les accept]1 dt]m9r5t sa9t ,b]n>d int]v5ir4 ,quoique d\ze ans aup>avant ,abl>d l'et rang au nombre de ses ennemis#bcg1 leur dissid5ce1 qui tait dans la nature des *oses1 n'avait pas eu beauc\p d'clat2 ri5 d'irrp>able ne les armait encore l'un contre l'autre4 ,l'abb avait visit le ,p>aclet2 quelques relations les avai5t rappro*s2 leur passag] diss5tim5t sur le texte de l',oraison dom9icale p\vait bi5 avoir manife/ ou laiss entre eux un fond d'aigreur ca*e1 mais enf9 ils vivai5t en paix4 ,b]n>d hsitait videmm5t rompre1 peu curieux d'engag] un si rude combat4 ,il v\lut d'abord avoir une entrevue avec ,abl>d1 et il lui fit quelques obs]vations sur ses doctr9es4 ,cette premire confr5ce n'ayant ri5 produit1 une seconde eut lieu1 et cette fois en prs5ce de deux ou trois tmo9s1 suivant le prcepte de l'vangile#bch4 ,il l'engagea revoir ses crits1 modifi] ses ass]tions1 surt\t ral5tir les pas trop rapides de ses disciples dans la voie qu'il leur avait ouv]te4 ,la conv]sation fut assez amicale4 ,un secrtaire de sa9t ,b]n>d1 son pangyri/e et son biographe1 assure mme qu'on s'ent5dit et que ce d]ni] obt9t quelques promesses rassurantes4 ,c'e/ ce que ne confirme po9t la relation (ficielle1 envoye au sa9t-sige p> les vques1 aprs la dcision du concile#bci4 ,il y eut une simple confr5ce prlim9aire1 d'o *acun se retira avec des esprances1 p>ce que1 de "p et d'autre1 on re/a en des t]mes bi5veillants4 ,comme ,abl>d tait loign de t\te ide de s*isme1 et que ses propositions les plus has>des comportai5t p\r la plup>t une explication plausible1 un entreti5 comm5c sans le dsir de rompre devait conduire quelque espoir de rappro*em5t entre ,b]n>d et lui4 ,l'un n'tait po9t press de p\ss] les *oses l'extrme2 il ne *]*ait pas un clat2 l'autre1 t\j\rs plac entre la s\mission et la rvolte1 dsirait se ma9t5ir l'g>d du p\voir ecclsia/ique dans une indp5dance sans ho/ilit2 il ne cda donc pas son adv]saire1 mais il ne l'irrita pas4 ,note #bcg3 ,voyez ci-dessus1 p4 #aaf4 ,note #bch3 ,si ton frre a p* contre toi1 va et repr5ds-le entre toi et lui2 s'il t'c\te1 tu auras gagn ton frre4 ,s'il ne t'c\te pas1 pr5ds avec toi encore une ou deux p]sonnes1 af9 que t\t soit confirm sur la p>ole de deux ou de trois tmo9s4 7,ma?41 ,,xviii1 #ae et #af47 ,note #bci3 ,ge(froi1 n ,aux]re1 mo9e de ,clairvaux1 secrtaire 7not>ius7 de sa9t ,b]n>d1 et qui a crit sa vie1 avait t quelque temps disciple d',abl>d2 mais il app>t5ait t\t enti] au p>ti oppos lors du concile de ,s5s4 ,il affirme qu',abl>d promit de s'am5d] la volont de sa9t ,b]n>d1 ad ipsius arbitrium correcturum se promitt]et univ]sa4 ,mais les vques de ,france1 dans leur lettre au pape1 p>l5t de la confr5ce familire et amicale o ,abl>d fut av]ti2 et ils ne dis5t po9t ce qu'il rpondit4 ,s'il et fait une promesse viole plut t>d1 leur intrt tait de le rappel]4 7,cf4 ,gaufr41 l4 ,,iii1 ,de vit4 ,s4 ,b]n>di4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cgj1 etc4--,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aadg4--,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,cccxxxvii4--,ab4 ,op42 ,n41 p4 #aaja47 ,qu& les hommes suprieurs se r5contr5t1 ils essai5t ou feign5t de s'ent5dre1 du mo9s tant que la gu]re n'e/ pas dcl>e4 ,mais une fois sp>s1 *acun1 r5tr dans son camp1 y retr\ve ses amis1 ses confid5ts1 ses flatteurs1 et se r*auffe au foy] de l'esprit de p>ti4 ,ce qui inquitait ,b]n>d1 c'tait mo9s encore la nature que le succs des doctr9es d',abl>d4 ,il voyait au lo9 s't5dre l'esprit de controv]se sur les matires les plus hautes et les plus sacres4 ,dans les d]ni]s temps1 des hrsies graves1 notamm5t sur la ,tr9it1 s'tai5t produites en div]s lieux#bdj4 ,abl>d1 aprs en avoir beauc\p rfut p> ses argum5ts1 en avait suscit d'autres p> sa m?ode4 ,il autorisait les erreurs mme qu'il n'enseignait pas4 ,p>t\t sa voix se dressait1 mo9s prud5t et mo9s rs]v que lui1 l't]nel ennemi de l'autorit1 l'exam54 ,son exemple avait comme d*an dans la lice la raison individuelle4 ,note #bdj3 ,c'tait surt\t celles de ,h5ry1 de ,tanquelm ou ,tankol91 de ,pi]re de ,bruis1 peut tre aussi des deux frres bretons1 ,b]n>d et ,?i]ry dont p>le ,o?on de ,fris+51 et dont ,gauti] de ,mortagne a rfut le second4 ,on suppose que ce sont les deux frres que veut dsign] ,abl>d dans le tableau qu'il a p> deux fois trac des hrsies contempora9es4 7,cf4 ,introd4 ad ,!ol41 l4 ,,ii1 p4 #ajff4--,!olog4 ,*ri/41 l4 ,,iv1 p4 #acad-acaf1 et ci-aprs1 l4 ,,iii4 c4 ,,ii4--,rec4 des ,hi/or41 t4 ,,xiv1 praef41 p4 ,,ixx4--,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,spicileg41 t4 ,,iii4--,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #cgh74 ,hors de sa prs5ce1 l'abb de ,clairvaux ne se contraignit po9t p\r maudire cette r=mation anticipe2 il ne s'ab/9t pas d'en rapport] l'exi/5ce au plus r5omm des novateurs2 sans peut-tre attaqu] directem5t sa p]sonne1 il accusait ses pr9cipes et son exemple4 ,il arra*ait ses livres des ma9s de ses disciples1 et pr*ait contre la contagion de son cole4 ,aut\r du n\vel aptre s'levait contre l'autorit doctr9ale d',abl>d une clameur de rprobation et d'ana?me4 ,n\s en p\vons jug] p> le langage des criva9s p>tisans de sa9t ,b]n>d4 ,abl>d dogmatisait p]fidem5t1 dis5t-ils t\s4 ,il fut ngromant et famili] du dmon1 a crit ,gr>d d',auv]gne#bda4 ,note #bda3 ,de fide dogmatizans f]fide4444 ,nigromanticus et daemoni famili>is4 7,!s4 anc4 t4 ,v1 praef4 9 f947 ,on lisait cela dans une *ronique manuscrite de ,cluni4 ,les mots p]fide dogmatizans ont t rpts ailleurs4 7,guill4 ,nang4 ,*ron41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xx1 p4 #gca47 ,non mo9s puissant et non mo9s passionn1 ret5tit bi5tt de l'autre ct le cri de l'indp5dance4 ,abl>d lui-mme1 irritable et conva9cu1 opposait aux accusations des dngations s9cres1 et1 ne croyant que se df5dre1 pr5ait contre ce qu'il appelait la mauvaise foi1 l'ignorance ou l'envie1 une (f5sive hauta9e4 ,ses disciples t\j\rs nombreux r5voyai5t l'insulte la rprobation1 et le mpris l'ana?me4 ,ils avai5t p\r eux les droits de l'intellig5ce4 ,ils p5sai5t df5dre contre des prjugs tyranniques la vrit t]nelle et n\velle la fois4 ,abl>d p\vait se reg>d] comme le reprs5tant de ce que le *ri/ianisme r5f]mait de plus clair1 comme le docteur1 s9on de la majorit dans l'glise1 au mo9s d'une m9orit ple9e d'esprance et d'av5ir4 ,t\s les esprits h>dis se gr\pai5t aut\r de lui4 ,ceux mme qui exagrai5t ou dnaturai5t ses op9ions1 ceux mme qui en s\t5ai5t d'autres1 ou1 comme on dirait auj\rd'hui1 de plus avances1 le pr5ai5t p\r *ef1 et v\lai5t1 leur pr(it1 faire triomph] en lui la lib]t de p5s]4 ,un docteur qui avait tudi avec lui et s\s lui1 ,gilb]t de la ,porre1 *anceli] de l'glise de ,*>tres et dj clbre p> la solidit et le succs de son enseignem5t1 avait comm5c dvelopp] sur l'ess5ce div9e1 sur ses attributs1 sur la diffr5ce des p]sonnes aux proprits dans la ,tr9it1 ces subtilits +nieuses1 has>des1 dont il devait1 huit ans aprs1 tant vque de ,poiti]s1 v5ir rpondre devant deux conciles#bdb4 ,pi]re ,br5g]1 zl disciple d',abl>d1 dj revtu des fonctions de scola/ique1 et qui devait df5dre plus t>d son matre dans une c\rageuse apologie1 n\rrissait et ne ca*ait pas contre le despotisme ecclsia/ique ces s5tim5ts d'opposition dont il a r5du l'expression si vive et si piquante#bdc4 ,note #bdb3 ,gilb]t de la ,porre 7,porretanus7 s\t9t des op9ions ?ologiques qu'on tr\ve1 s\s quelques rapports1 analogues celles d',abl>d4 ,il r5contra aussi sa9t ,b]n>d p\r adv]saire4 ,il fut traduit devant le consi/oire de ,p>is et au concile de ,reims1 en #aadh4 7,ott4 ,fris+4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4#a1 c4 ,,xlvi1 ,l et seq4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #dhf47 ,note #bdc3 ,pi]re ,br5g]1 de ,poiti]s1 scola/ique on ne sait de quelle glise1 n'e/ gure connu que p> son apologie d',abl>d et une invective contre les *>treux4 ,ptr>que1 le premi]1 l'a appel ,pictavi5sis 7,poitev974 ,dom ,brial s\ponne qu'il l'a confondu avec ,pi]re de ,poiti]s1 autre disciple d',abl>d1 et veut1 sans trop de fondem5t1 que ,br5g] soit ,gabalitanus ou du ,gvaudan4 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xvii1 ,,xviii et ,,xix2 ,n41 p4 #aaib4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #bfd4--,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #bid47 ,enf9 un homme intrpide1 jeune encore1 ,arnauld de ,bresce1 qui passe galem5t p\r avoir suivi les leons d',abl>d1 v5ait de se retir] en ,france1 banni de ,rome p> l'autorit pontificale1 p\r y avoir f\gueusem5t s\t5u la r=me spirituelle et temporelle de l'glise *rti5ne4 ,mo9s proccup du dogme que des abus introduits dans la con/itution du cl]g1 il prludait1 sans le savoir1 l'insurrection des ,vaudois1 des ,albigeois1 celle du prote/antisme1 p> des attaques o se mlait la passion de l'indp5dance religieuse un s5tim5t confus de la lib]t politique#bdd4 ,on dit qu'il se rappro*a d',abl>d1 et le p\ssa vivem5t la rsi/ance4 ,ri51 notre connaissance1 n'atte/e cette coalition que le dire de sa9t ,b]n>d4 ,il appelle ,arnauld le lieut5ant1 ou plutt l'cuy] d',abl>d#bde1 et met gr& so91 dans ses lettres p\r ,rome1 confondre la cause de l'un avec celle de l'autre1 et reprs5t] ,abl>d1 tantt comme le guide1 tantt comme l'in/rum5t de l'ennemi que le pape v5ait de frapp]4 ,esprons p\r sa9t ,b]n>d qu'il a dit vrai4 ,note #bdd3 ,arnauld1 qu'on croit n ,bresce1 dans les premires annes du ,x,i,ie sicle1 attaqua avec tant de viol5ce la ri*esse du cl]g et le despotisme du g\v]nem5t papal qu'il fut condamn en #aaci p> le concile de ,latran4 ,=c de quitt] l',italie1 il v9t en ,suisse1 et de l app>emm5t en ,france4 ,il repassa les ,alpes en #aada1 s\leva ,bresce1 provoqua dans ,rome un m\vem5t rvolutionnaire qui triompha dix-ans1 et fut brl vif en #aaee4 ,note #bde3 ,proc$it ,golias proc]o corpore1 nobili illo suo bellico app>atu circumc9ctus1 antec$5te quoque ipsum ejus armig]o ,arnaldo de ,brixia4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,clxxxix4 ,voyez aussi les lettres ,,cxcv et ,,cccxx47 ,excit ou non p> ,arnauld de ,bresce1 ,abl>d affronta la tempte1 et traita ses pieux et puissants adv]saires comme des coeurs m*ants et des esprits faibles4 ,rev5ant la confiance prsomptueuse de sa jeunesse1 entran surt\t p> ce m\vem5t gnral qui ne v5ait pas t\t enti] de son impulsion1 il ma9t9t avec f]met la vrit de ses pr9cipes1 provoqua la rfutation1 accusa ses adv]saires de calomnie1 et p>ut brav] l'glise4 ,alors clata la sa9te colre de ,b]n>d1 et il comm5a une gu]re dcl>e4 ,il p\rsuivit son adv]saire1 dis5t ses apologi/es1 avec son inv9cible vigueur#bdf4 ,songeant d'abord s'assur] une ncessaire protection1 il crivit en c\r de ,rome4 ,la confiance d',abl>d de ce ct l'inquitait visiblem5t1 et ce n'e/ pas sans anxit qu'il invoque d'un ton t\r t\r pla9tif et indign la sollicitude du pape et des c>d9aux4 ,n\s avons ses lettres1 t\tes dclamatoires et cep5dant loqu5tes1 t\tes remplies de re*]*e et de passion1 d'art et de viol5ce2 la foi e/ s9cre1 la ha9e aveugle1 l'habilet pr(onde4 ,note #bdf3 ,hi/oire de sa9t ,b]n>d1 p> ,m4 l'abb ,ratisbonne1 t4 ,,ii1 c4 ,,xxix1 p4 #ca4--,la plup>t des hi/ori5s croi5t que sa9t ,b]n>d ne dev9t vraim5t actif et n'crivit en c\r de ,rome qu'aprs qu',abl>d eut dem& tre jug au concile de ,s5s4 ,cela e/ possible1 mais l'ordre que n\s avons adopt peut aussi se ju/ifi] p> les textes4 ,dans son premi] appel aux c>d9aux1 ce n'e/ pas un homme seulem5t1 c'e/ l'esprit huma9 qu'il dnonce4 ,l'esprit huma91 il usurpe t\t1 ne laissant plus ri5 la foi4 ,il t\*e ce qui e/ plus haut1 f\ille ce qui e/ plus =t que lui2 il se jette sur les *oses div9es1 il =ce plutt qu'il n'ouvre les lieux sa9ts4444 ,lisez1 s'il v\s plat1 le livre de ,pi]re ,abl>d1 qu'il appelle ,?ologie#bdg4 ,quant la lettre que je reg>de comme la premire que sa9t ,b]n>d ait crite sur cette affaire au pape1 elle e/ comme trempe des l>mes qu'il v]sa dans le se9 pontifical2 il jette l'p\se dsole aux bras de l'ami de l'p\x1 et lui rappelle que la ,sunamite lui e/ confie1 p5dant que l'p\x abs5t t>de encore4 ,la pe/e la plus dang]euse1 une inimiti dome/ique1 a clat dans le se9 de l'glise2 une n\velle foi se =ge en ,france4 ,le matre ,pi]re et ,arnauld1 ce flau dont ,rome vi5t de dlivr] l',italie1 se sont ligus et conspir5t contre le ,seigneur et son ,*ri/4 ,ces deux s]p5ts rappro*5t leurs cailles4 ,ils corromp5t la foi des simples1 ils tr\bl5t l'ordre des moeurs2 semblables celui qui se transfigura en ange de lumire1 ils ont la =me de la pit4 ,l'glise vi5t pe9e d'*app] ,pi]re qui usurpait le sige de ,simon ,pi]re1 et elle r5contre un autre ,pi]re qui attaque la foi de ,simon ,pi]re4 ,l'un tait le lion rugissant1 l'autre e/ le dragon qui guette sa proie dans les tnbres3 mais le pape cras]a le lion et le dragon#bdh4 ,le n\veau ?ologi5 inv5te de n\veaux dogmes1 il les crit1 af9 d'en mieux empoisonn] la po/rit2 et1 au milieu de ses hrsies1 il se vante d'avoir ouv]t les s\rces de la sci5ce aux c>d9aux et aux cl]cs de la c\r de ,rome4 ,il dit qu'il a mis ses livres dans leurs ma9s1 et il appelle df5dre son erreur ceux-l mme qui le doiv5t jug]4 ,p]scuteur de la foi1 comm5t z-tu la p5se1 la consci5ce d'invoqu] le df5seur de la foi8 ,de quels yeux1 de quel front peux-tu contempl] l'ami de l'p\x1 toi1 le violateur de l'p\se8 ,oh6 si le so9 de mes frres ne me ret5ait6 ,oh6 si mon infirmit corporelle ne m'emp*ait1 de quelle ardeur j'irais voir l'ami de l'p\x qui pr5d la df5se de l'p\se en l'abs5ce de l'p\x6 ,moi qui n'ai pu taire les injures de mon ,seigneur1 je support]ais patiemm5t les injures de l'glise6 ,mais toi1 ,pre bi5-aim1 n'loigne pas d'elle ton bras sec\rable2 songe sa df5se1 ce9s ton glaive4 ,dj l'abondance de l'iniquit refroidit la *>it d'un gr& nombre2 dj l'p\se du ,*ri/1 si tu n'y portes la ma91 sort et suit les traces des tr\peaux et les fait patre auprs des t5tes des pa/eurs#bdi4 ,note #bdg3 ,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,clxxxviii4 ,note #bdh3 ,squamma aquammae conjungitur4444 ad imag9em et similitud9em illius qui transfigurat se 9 angelum lucis1 hab5tes =mam pietatis4444 ,evasimus rugitum ,petri ,leonis1 s$em ,simonis ,petri occupantem2 s$ ,petrum ,draconis incurremus1 fidem ,simonis ,petri impugnantem1 etc4 ,il y a l un jeu de mots sur le nom de ,pi]re de ,lon4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cccxxx47 ,note #bdi3 ,id4 ibid41 9 f94--,les d]ni]s mots sont emprunts aux v]sets #f et #g du c4 #a du ,cantique des ,cantiques4 ,t\te la lettre e/ remplie d'allusions des passages du mme pome sur lequel sa9t ,b]n>d avait fait un trait4 ,c'e/ a9si que sa9t ,b]n>d p>le dans ses lettres div]s membres du sacr collge1 aux c>d9aux ,ives et ,grgoire ,t>qu91 ti5ne1 vque de ,pale/r9e4 ,dans sa circulaire t\s les vques et c>d9aux de la c\r de ,rome#bej1 il ti5t le mme langage4 ,il leur rappelle que leur oreille doit tre ouv]te aux gmissem5ts de l'p\se1 qu'ils sont les fils de l'glise1 qu'ils doiv5t reconnatre leur mre1 et ne pas l'ab&onn] dans ses tribulations2 il leur dnonce les tmrits de cet ,abl>d1 p]scuteur de la foi1 ennemi de la croix1 mo9e au dehors1 hrtique au d$ans1 religieux sans rgle1 prlat sans sollicitude1 abb sans discipl9e1 c\leuvre tortueuse qui sort de sa cav]ne1 hydre n\velle qui1 p\r une tte c\pe ,soissons1 en rep\sse sept autres4 ,il a drob les pa9s sacrs2 il veut d*ir] la tunique du ,seigneur2 il e/ entr dans le ,sa9t des sa9ts1 dans la *ambre du roi2 il m>*e ent\r de la f\le1 il raisonne sur la foi p> les b\rgs et sur les places2 il discute avec les enfants et conv]se avec les femmes2 il reproduit sur les dogmes les plus sa9ts les hrsies des plus dte/es4 ,il les a signes de sa plume1 et en les crivant il transmet la contagion l'av5ir#bea1 et cep5dant il se glorifie d'avoir infect ,rome de ses poisons4 ,les enfants de l'glise ne df5dront-ils pas le se9 qui les a ports1 les mamelles qui les ont n\rris8 ,note #bej3 ,grgoire ,t>qu91 c>d9al-diacre de ,sa9t-,s]ge et ,bac*e4 7,id4 ep4 ,,cccxxxii47 ,cette lettre porte ad c>d9alem ,g41 comme la suivante4 ,ives1 c>d9al-prtre 7ep4 ,,cxciii72 ti5ne1 vque de ,pale/r9e1 c>d9al en #aadj de l'ordre de ,cteaux 7ep4 ,,cccxxxii47 ,la lettre commune aux vques et c>d9aux de la c\r de ,rome e/ l'ep4 ,,clxxxviii4 ,note #bea3 ,ca?olicae fidei p]secutorem1 inimicum crucis ,*ri/i4444 ,mona*um se ext]ius1 ha]eticum int]ius o/5dit4444 ,egressus e/ de cav]na sua colub] tortuosus1 et 9 similitud9em hydrae uno prius capite succiso1 etc4 7ep4 cccxxxi47 ,habemus 9 ,francia mona*um s9e regula1 s9e sollicitud9e praelatum1 s9e discipl9a abbatem4444 disputantem cum pu]is1 conv]santem cum muli]ibus1 etc4 7ep4 cccxxxii47 ,a9si sa9t ,b]n>d pr5ait so9 d't] p> avance t\t refuge celui qui n'tait pas encore proscrit et qu'il ne se htait pas d'attaqu] ouv]tem5t4 ,c'e/ ,abl>d qui le contraignit enf9 se montr]4 ,las de de se voir sans cesse diffam1 jamais combattu1 il dem&a une preuve publique4 ,le roi de ,france1 qui n'tait plus ,l\is le ,gros1 mais ce roi viol5t1 9gal et dvot1 dont une activit malheureuse n'a pu illu/r] le nom1 et qui am5a les ,anglais dans le royaume1 ,l\is ,,vii avait au plus haut degr la dvotion des reliques2 il aimait les crmonies consacres la translation1 l'exposition1 l'adoration des re/es alors si rvrs des m>tyrs et des sa9ts4 ,la ca?drale de ,s5s1 mtropole de la prov9ce de ,p>is1 tait ri*e en trsors de ce g5re1 et elle cons]ve encore des traces prcieuses p\r l'antiquaire de son anci5ne opul5ce4 ,le j\r de l'octave de la ,p5tecte de l'anne #aadj1 le roi avait promis d'all] visit] ,s5s les sa9tes reliques qu'on y devait expos] la vnration des gr&s et du peuple#beb4 ,a cette occasion1 il devait y avoir dans cette ville un conc\rs nombreux de prlats et de dignitaires de l'glise4 ,non-seulem5t les suffragants de l'ar*evque de ,s5s1 mais encore celui de ,reims et les vques de sa prov9ce1 devai5t s'y r5contr]4 ,on y annonait aussi la prs5ce de plusieurs seigneurs du vois9age4 ,cette sol5nit tait att5due avec curiosit p> les populations4 ,note #beb3 ,alan4 episc4 autissiod4 9 ,s4 ,b]n4 ,vit4 adornat41 c4 xxvi4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 cv4 9 praef41 et p4 #cga et #dhd4--;,gallia ,*ri/41 t4 ,,xii41 p4 #af4 ,irrit et enh>di p> les attaques dt\rnes dont il tait l'objet1 anim p> les conseils de ses amis et peut-tre d',arnauld de ,bresce1 ,abl>d1 s'adressant l'ar*evque de ,s5s1 dem&a que cette runion sa9te devnt un synode ou concile devant lequel il pt tre admis rpondre ses adv]saires et v5g] sa foi p> la p>ole #bec4 ,note #bec3 ,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,clxxxix1 ad dom4 pap4 ,innoc5tium4 ,on dit qu'il calculait que l'ar*evque de ,s5s1 qui avait eu rcemm5t quelque diffr5d avec sa9t ,b]n>d1 lui s]ait favorable1 et qu'une convocation brusque et bref dlai dconc]t]ait ses ennemis #bed4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ que son appel ne dplut pas l'ar*evque1 dont la vanit fut flatte1 et qui songea aussitt r5dre l'assemble plus complte et l'preuve plus sol5nelle4 ,il crivit l'abb de ,clairvaux af9 de l'invit] au concile p\r le j\r fix4 ,celui-ci refusa1 allguant son inexpri5ce de ces j\tes de la p>ole4 ,il disait qu'auprs d',abl>d1 =m au combat ds sa jeunesse1 il n'tait lui qu'un enfant4 ,il reg>dait comme inutile et peu digne de commettre la foi dans ces disputes1 de laiss] agit] a9si la raison div9e p> de petites raisons huma9es #bee4 ,note #bed3 ,le ,p4 ,longueval1 ,hi/4 de l'gl4 gall41 t4 ,,ix1 l4 ,,xxv1 p4 #bb4 ,note #bee3 ,abnui1 tum quia pu] sum1 et ille vir bellator ab adolesc5tia1 tum quia judic>em indignum rationem fidei humanis committi ratiunculis agit&am 444 ,dicebam suffic]e scripia ejus ad accus&um cum4 7,ep4 ,,clxxxix47 ,il aj\tait que les crits d',abl>d suffisai5t sans discussion p\r le condamn]1 et qu'aprs t\t c'tait l'affaire des vques et non celle d'un mo9e et d'un abb que de jug] en matire de dogme4 ,mais v\lant mieux assur] le succs et tmoign] de son intrt dans l'affaire1 il adressa aux vques qu'elle reg>dait une circulaire p\r les engag] t\s se tr\v] exactem5t au j\r de la runion1 et s'y montr] fidles amis du ,*ri/4 ,il les av]tit en mme temps de se t5ir sur leurs g>des contre les ruses d'un ennemi qui esprait les surpr5dre1 les tr\v] mal prp>s la rsi/ance1 et dont la p]fidie se trahissait dj dans la brusque promptitude avec laquelle il les avait dfis#bef4 ,note #bef3 ,id41 ep4 ,,clxxxvii1 ad episc4 s5onas convoc&os4 ,cep5dant ,abl>d ne s'oubliait pas4 ,il donnait ses amis et ses disciples r5dez-v\s ,s5s p\r le j\r fix4 ,il publiait qu'il comptait bi5 y tr\v] ,b]n>d et lui rpondre4 ,il annonait ce gr& dbat comme un duel ?ologique en *amp clos que dcid]ait avec sol5nit le jugem5t de ,dieu4 ,ce fut bi5tt la n\velle populaire1 et l'att5te dev9t gnrale4 ,les amis de sa9t ,b]n>d al>ms lui reprs5tr5t t\t le dang] de son abs5ce1 quelle confiance elle inspir]ait son adv]saire1 quel dc\ragem5t ses p>tisans1 combi5 cet ab&on app>5t d'une si ju/e cause lui p\rrait nuire et donn] de *ances au triomphe de l'erreur4 ,l'abb cda2 il cons5tit avec regret p>atre au concile2 mais il assure qu'il ne put ret5ir ses l>mes4 ,il p>tit p\r ,s5s1 le coeur tri/e1 sans prp>] ni argum5tation ni disc\rs1 mais se rptant sans cesse cette p>ole de l'vangile3 ,ne prmditez pas votre rponse1 elle v\s s]a donne l'heure de p>l]1 et cette autre du psalmi/e3 ,dieu e/ mon s\ti52 je ne cra9drai pas ce qu'un homme peut me faire#beg4 ,mais s'il ne se prp>ait po9t p\r le dbat1 il avait t\t dispos p\r le jugem5t4 ,de t\tes p>ts1 des vques1 des abbs1 des religieux1 des matres en ?ologie1 enf9 des cl]cs v]ss dans les lettres avai5t t convoqus4 ,?ibauld1 comte palat9 de ,*ampagne1 *] l'glise p\r ses pieuses fondations2 ,guillaume1 comte de ,nev]s1 clbre p> sa pit1 qui lui fit un j\r ab&onn] le monde p\r dev5ir *>treux#beh2 d'autres nobles p]sonnages se r5dai5t ,s5s4 ,note #beg3 ,id4 ep4 ,,clxxxix--,ma?41 ,x1 #aj4--,ps4 ,,cxvii1 #f4--;,ex vit4 et veb4 ge/4 ,s4 ,b]n41 auct4 ,gaufrid4 abb4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cga et #cgb4 ,note #beh3 ,ex *ron4 turon5s4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #dga4 ,le roi devait1 avec ses gr&s (fici]s1 assi/] au concile4 ,h5ry dit le ,sangli]1 d'une noble famille de ,boisrogues1 ar*evque de ,s5s1 devait le prsid]2 il tait l1 environn de t\s les vques de sa prov9ce1 except ceux de ,p>is et de ,nev]s#bei2 et ,samson des ,prs1 ar*evque de ,reims1 avec trois de ses suffragants1 devait sig] ct de lui4 ,les prlats qui suivai5t le premi] tai5t d'abord ,ge(froi de ,*>tres1 sans nul d\te l'homme le plus considrable de t\t le corps piscopal1 quoiqu'il ne p>aisse avoir j\ cette fois aucun rle2 ,hugues ,,iii1 vque d',aux]re1 ,hlias1 vque d',orlans1 ,atton1 vque de ,troyes1 ,manasss ,,ii1 vque de ,meaux4 ,les prlats de la prov9ce de ,reims tai5t ,alvise1 vque d',arras1 ,ge(froi de ,*lons et ,josl5 de ,soissons1 celui que n\s avons vu1 v+t ou tr5te ans aup>avant1 enseign] t\t risque d'hrsie une v>it du nom9alisme sur la montagne ,sa9te-,g5evive#bfj4 ,a leur suite1 une multitude d'ecclsia/iques1 abbs1 prieurs1 doy5s1 ar*idiacres1 coltres1 avai5t envahi la ville#bfa1 et p\r la plup>t anims de l'esprit de sa9t ,b]n>d1 ils le propageai5t dans la f\le4 ,s5s tait une cit t\t ecclsia/ique1 la mtropole de ,p>is1 et presque la mtropole des ,gaules sept5trionales2 l'influ5ce piscopale y rgnait t\te-puissante1 et le peuple tait ds longtemps prp> ent5dre appel] ,abl>d des noms d',ante*ri/ et de ,satan1 lorsqu'il vit entr] dans ses murs d'un ct sa9t ,b]n>d seul1 tri/e1 s\ffrant1 les yeux baisss1 c\v]t de la robe grossire de ,clairvaux1 et prcd d'une r5omme de sa9tet m]veilleuse2 de l'autre1 ,abl>d1 qui1 malgr son ge et ses maux1 portait encore avec fi]t une tte belle et dtruite1 et m>*ait ent\r de ses disciples l'aspect quelque peu pr(ane4 ,p>t\t o passait le sa9t abb1 on voyait les g5\x fl*ir1 les fronts s'incl9] s\s la bndiction de la ma9 dont on racontait les miracles4 ,sur les pas d',abl>d1 ceux qu'attirait la curiosit tai5t presqu'aussitt rep\sss p> l'effroi4 ,note #bei3 ,h5ricus cognom9e ,ap]4444 7,guill4 ,nang4 ,*ron41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xx1 p4 #gbg47 ,on ignore les motifs de l'abs5ce d',eti5ne de ,s5lis1 vque de ,p>is1 et de ,fromond1 vque de ,nev]s4 ,note #bfj3 ,gall4 ,*ri/41 t4 ,,viii1 p4 #aacd1 #addh1 #afac2 t4 ,,xii1 p4 #dd et passim4--,voyez aussi ci-dessus1 p4 #bc et ci-aprs l4 ,,ii1 c4 ,,vii et ,x4 ,note #bfa3 ,loc4 cit41 et ,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cccxxxvii4 ,les actes du concile de ,s5s n'exi/5t plus4 ,les scnes intrieures n'en ont t nulle "p fidlem5t dcrites4 ,n\s ne savons que quelques faits succ9ctem5t indiqus p> sa9t ,b]n>d et les vques4 ,il faut les racont] aprs eux4 ,le premi] j\r1 #b ju9 #aadjbfb1 c'tait un diman*e 7on l'appelait alors le j\r de l'octave de la ,p5tecte1 c> la fte de la ,tr9it n'a t fonde qu'au ,x,ve sicle71 on s'occupa de l'adoration des reliques qui fur5t exposes la vnration des fidles4 ,le roi les visita pieusem5t1 dis5t les criva9s ecclsia/iques1 et se les fit montr] et expliqu] p> sa9t ,b]n>d#bfc4 ,ce fut une gr&e sol5nit r5due plus imposante p> une pompe royale1 piscopale1 gu]rire1 et dont l'effet tait t\t favorable l'glise1 qui faisait a9si p>l] la religion l'imag9ation populaire1 t&is que la ?ologie philosophique ne s'adressait qu' l'intellig5ce4 ,d'un ct1 une va/e ca?drale1 des dbris sacrs dans une *sse t9celante1 la mitre et la c\ronne1 la crosse et le sceptre1 la croix et l'pe1 les vtem5ts de soie et d'or des pontifes1 les robes fleurdelises1 les dalmatiques blasonnes1 les *ants religieux qui sembl5t s'lev] v]s le ciel avec la fume de l'enc5s1 le bruit de l'armure des gu]ri]s qui s'ag5\ill5t2 enf9 au milieu de ces pieuses magnific5ces1 un mo9e au/re et *>itable que la voix populaire sanctifie avant l'glise2 et de l'autre1 un homme d'une r5omme trange et suspecte1 clbre p> de tri/es av5tures1 p> des t5tatives /riles1 p> des humiliations biz>res1 la fois alti] et faible1 n'ayant jamais pris que des positions tmraires sans en avoir su g>d] aucune1 appuy seulem5t p> une b&e de bruyants disciples1 simples sans humilit1 fi]s sans puissance1 n'ayant ni les gr&eurs du monde ni celles de l'glise1 libres d'esprit1 ce qui ne plat p]sonne1 si ce n'e/ l'avant-veille des rvolutions4 ,note #bfb3 ,j'ignore sur quel fondem5t un auteur dit que le concile s'ouvrit le #aa janvi]4 ,les tmoignages au!ntiques donn5t une date c]ta9e1 l'octave de la ,p5tecte4 ,or1 l'anne #aadj1 ,pques tait le #g avril4 7,du ,cange1 art4 ,annus47 ,selon notre manire de compt]1 la ,p5tecte devait tre le #bj mai4 ,du re/e1 comme il n'exi/e pas de procs-v]baux de cette assemble1 on en refait l'hi/oire avec les lettres de sa9t ,b]n>d et des fragm5ts d'hi/ori5s4 ,n\s ne voyons aucune raison p\r r5voy] le concile de ,s5s1 comme le veul5t les ,boll&i/es1 l'anne #aada4 7,cf4 ,act4 concilior41 t4 ,,vi1 p>s ,,ii1 p4 #abai4--,philip4 ,labbaei ,sacr4 concil41 t4 ,x1 p4 #ajah4--;,anal4 des concil41 p> le pre ,ri*>d1 t4 ,v1 suppl4--,act4 sanct41 t4 ,,iii1 p4 #aif47 ,note #bfc3 ,alan1 episc4 autiss4 9 ,vit4 ,s4 ,b]n41 c4 ,,xxvi4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cga4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #dj4 ,le l5dema91 le concile s'ouvrit dans l'glise mtropolita9e de ,sa9t-ti5ne4 ,les pres tai5t assis en prs5ce du roi sur son trne4 ,seigneurs1 mo9es1 docteurs1 prtres1 t\s att5dai5t en sil5ce4 ,l'motion intrieure d'une gr&e curiosit agitait t\s les esprits4 ,l'anxit att5tive r$\bla lorsqu',abl>d p>ut4 ,il trav]sait la f\le des assi/ants qui s'ouvrait p\r lui faire place1 lorsqu'ap]cevant p>mi eux ,gilb]t de la ,porre qui le reg>dait d'un air d'intellig5ce1 il lui fit un signe et lui dit ce v]s d',horace en passant3 ,nam tua res agitur1 p>ies cum proximus ardet1 prdisant a9si le synode de ,p>is o1 sept ans aprs1 sa9t ,b]n>d devait1 p\r des n\veauts analogues1 p\rsuivre le subtil prlat#bfd4 ,note #bfd3 ,hor4 ,epi/4 ,i1 ,,xviii1 #hd4--,v9c5t4 ,bellov41 ,biblio?4 ,mund41 t4 ,,iv2 ,spec4 hi/orial41 l4 ,,xxvii1 c4 lxxxvi1 p4 #aabg4--;,gaufr4 aulissiod4 ,vit4 ,s4 ,b]n41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cgb4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii4 p4 #dfg4 ,abl>d s'arrta au milieu de l'assemble4 ,en face de lui1 dans une *aire qu'on montrait encore avant la rvolution1 sa9t ,b]n>d tait deb\t1 acceptant le rle de promoteur1 c'e/--dire d'accusateur devant le concile qu'il semblait prsid]#bfe4 ,il t5ait la ma9 les livres incrim9s2 dix-sept propositions en avai5t t extraites1 qui r5f]mai5t des hrsies ou des erreurs contre la foi4 ,sa9t ,b]n>d ordonna qu'on les lt voix haute4 ,mais pe9e cette lecture tait-elle comm5ce qu',abl>d l'int]rompit1 s'criant qu'il ne v\lait ri5 ent5dre1 qu'il ne reconnaissait p\r juge que le pontife de ,rome1 et il sortit#bff4 ,note #bfe3 ,re*]*es hi/4 sur la ville de ,s5s1 p> ,m4 ,?4 ,t>b1 #ahch1 c4 xxi4--,d',amboise signale comme une irrgul>it de la procdure que l'accusateur ait t sa9t ,b]n>d1 qui n'tait pas de la mme prov9ce ecclsia/ique qu',abl>d4 ,un accusateur ido9e1 dit-il1 devait tre *oisi dans la prov9ce de ,t\rs o tait situe l'abbaye de ,sa9t-,gildas4 ,mais ce n'e/ po9t comme abb de ,sa9t-,gildas1 c'e/ p\r des op9ions publies dans la prov9ce de ,s5s et de ,reims qu',abl>d tait p\rsuivi4 ,seulem5t il peut p>atre s+uli] que dans un concile compos de prlats de ces deux prov9ces1 un si gr& rle ait t donn un homme qui n'tait ni de l'une ni de l'autre2 c> l'abb de ,clairvaux tait du diocse de ,langres1 prov9ce ,lyonnaise premire4 7,ab4 ,op41 praef4 apol47 ,note #bff3 ,on n'e/ po9t p>faitem5t d'accord sur les dtails de cet vnem5t2 je suis le rcit adress p> sa9t ,b]n>d au pape4 ,celui des vques y e/ peu prs con=me2 seulem5t ils aj\t5t que cette lecture avait p\r b de mettre ,abl>d en mesure de s'expliqu] et de se df5dre4 ,mais il se p\vait qu'on n'et que l'int5tion de lui dem&] s'il av\ait ou dsav\ait les articles2 c> c'tait l'op9ion et le conseil de sa9t ,b]n>d3 ,dicebam suffic]e scripta ejus ad accus&um eum4 7,s4 ,b]n41 ,op41 ep4 ,,clxxxix1 ad pap4 ,innoc4--,ep4 ,,cxci1 ,rem5s4 ar*4 ad eumd4--,ep4 ,,cccxxxvii1 ,s5on4 ar*4 ad eumd44--,gaufrid4 ,ex lit4 ,s4 ,b]n41 l4 ,,iii1 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cga47 ,qu'avait-il pr\v1 qu'avait-il v\lu8 tait-ce une fuite8 tait-ce une inspiration s\da9e1 un projet rfl*i1 une tactique1 une faiblesse8 ,on ne le sait pas4 ,il fut miraculeusem5t frapp1 dis5t les lg5daires de sa9t ,b]n>d1 et ,dieu r5dit muet sur la place celui dont la p>ole avait t soixante ans puissante et fune/e4 ,suivant d'autres n>rateurs mo9s crdules1 il fut tr\bl devant cette assemble si augu/e1 devant cet adv]saire si sa9t et si gr&1 et l'erreur p]dit mmoire et c\rage en prs5ce de la vrit p]sonnifie#bfg4 ,c]tes1 on ne croira pas qu',abl>d ft v5u jusqu'au milieu du concile qu'il avait en quelque sorte convoqu lui-mme1 avec le desse9 de se taire au j\r m>qu p\r la p>ole1 et d'vit] sol5nellem5t un combat sol5nellem5t dem&4 ,le dsir de susp5dre t\te qu]elle en aj\rnant et en dplaant le jugem5t ne saurait avoir ds l'orig9e dt]m9 sa conduite#bfh4 ,mais n\s savons qu'il tait imprud5t et affaibli1 tmraire p\r entrepr5dre et facile m\voir4 ,il n'avait nulle audace p\r l'action1 dit un hi/ori51 quoiqu'il en et beauc\p dans l'esprit#bfi4 ,du mom5t qu'il mit le pi$ dans la ville de ,s5s1 il ne vit que des yeux ennemis2 on le m5aait d'une sdition populaire#bgj4 ,il lisait son arrt crit sur le front de ses juges4 ,qu'il se t\rnt v]s le p\voir ou spirituel on temporel1 po9t d'esprance4 ,on ne lui (frait pas une controv]se en rgle1 engage entre docteurs gaux2 on lui signifiait une accusation1 on le sommait d'un dsaveu1 d'une rtractation1 ou peut-tre d'une df5se2 mais t\t dbat et t oiseux1 t\te loqu5ce impuissante4 ,en essayant de se ju/ifi]1 il n'aurait fait qu'accept] et aggrav] sa dfaite4 ,d'un autre ct1 il esprait en l'appui de la c\r de ,rome1 et savait que c'tait l le plus gr& s\ci de ses adv]saires4 ,le tr\ble1 l'orgueil1 la cra9te et la v5geance se runir5t p\r lui suggr] ensemble la p5se d'*app] a9si un pril c]ta91 d'emb>rass] ses ennemis1 d'annul] d'avance l'effet de leur jugem5t4 ,comme sa9t ,paul sans espoir devant les magi/rats de ,jrusalem1 il se crut le droit d'en appel] ,cs> et de cit] leur t\r ses juges inquiets devant le tribunal de ,rome4 ,note #bfg3 ,id4 ibid41 p4 #cgb4--;,hi/4 de sa9t ,b]n>d1 p> ,m4 l'abb ,ratisbonne1 t4 ,,ii1 c4 ,,xxix1 p4 #ch4--,le ,p4 ,longueval1 ,hi/4 de l'gl4 gall41 t4 ,,ix1 l4 ,,xxv1 p4 #bh4 ,note #bfh3 ,c'e/ p\rtant l'op9ion de ,d4 ,m>tne dans les ,annales de l'ordre de ,sa9t-,b5ot1 t4 ,,vi1 p4 #cbd4 ,note #bfi3 ,crevi]1 ,hi/4 de l',univ41 t4 ,i1 l4 ,i1 #b1 p4 #ahf4 ,note #bgj3 ,ott4 ,fris+4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4 ,on peut admettre qu',abl>d1 apprciant sa position1 s'tait dit1 avant d'entr] au concile1 que suivant l'aspect de la sance et son inspiration du mom5t1 il p>l]ait ou refus]ait de rpondre4 ,mais nul ne s'att5dait ce d]ni] p>ti1 et cet incid5t si imprvu causa d'abord beauc\p d'motion4 ,le concile emb>rass hsita sur ce qu'il devait faire4 ,sa compt5ce p>aissait d\teuse3 c> le titulaire d'une abbaye de ,bretagne p\vait1 comme tel1 n'tre ju/iciable que de l'ar*evque de ,t\rs4 ,a la vrit1 il avait lui-mme *oisi ses juges et reconnu p> l leur juridiction1 et en qualit de fondateur ou de *apela9 du ,p>aclet1 il p\vait tre reg>d comme prtre du diocse de ,troyes#bga4 ,mais il avait pris le concile mo9s p\r juge que p\r tmo9 de sa controv]se avec sa9t ,b]n>d2 jamais il n'avait accept le rle d'accus4 ,et s'il tait accus1 comm5t le jug] sans l'ent5dre1 sans savoir mme s'il reconnaissait p\r si5nes les op9ions dnonces8 ,d'ailleurs1 l'appel au pape n'tait-il pas susp5sif1 et ne risquait-on po9t1 en passant outre1 de bless] le sa9t-sige1 dont les dispositions tai5t dj si d\teuses8 ,note #bga3 ,mabillon1 ,s4 ,b]n4 ,op42 ,n41 fus4 9 ep4 ,,clxxxvii1 p4 ,,lxv4--,le ,p4 ,longueval1 ,hi/4 de l'gl4 gall41 t4 ,,ix1 l4 ,,xxv1 p4 #bb4 ,cep5dant1 si le concile se sp>ait sans /atu]1 et qu'il se rcust a9si lui-mme1 la victoire d',abl>d tait complte1 et l'glise1 celle de ,france du mo9s1 prononait sa propre condamnation4 ,c'tait une faute grave que sa9t ,b]n>d ne p\vait commettre1 et p\r l'autorit une mortelle atte9te qu'il ne p\vait s\ffrir4 ,il dcida aism5t le concile s'en df5dre4 ,on se rappelle comm5t l'assemble tait compose4 ,ge(froi de ,*>tres1 qui peut-tre n'et pas engag l'affaire1 et qui tait seul en mesure de rivalis] d'influ5ce avec l'abb de ,clairvaux1 n'avait g>de de lui rsi/]1 et occupait dsormais un rang trop important dans le g\v]nem5t de l'glise p\r mettre au-dessus des intrts de son ordre les inspirations naturelles de sa modration et de son quit4 ,l'ar*evque de ,s5s p\vait hsit]2 c> trois ans pe9e s'tai5t c\ls depuis qu'il avait t susp5du p> ,innoc5t ,,ii1 p\r ne s'tre pas arrt devant un appel au pape dans une "q de droit canonique sur la validit d'un m>iage2 mais ses dbuts dans la c>rire piscopale n'avai5t pas t difiants2 sa r=me tait en p>tie l'oeuvre de sa9t ,b]n>d qui1 aprs lui avoir adress1 p\r l'y confirm] un trait sur le devoir des vques1 s'tait ma9t5u dans l'usage de le g\rm&] svrem5t t\tes les fois qu'un c>actre viol5t et capricieux l'entranait quelque faute4 ,la ju/ice a pri dans votre coeur1 lui crivait-il un j\r4 ,c'tait l le premi] des juges d',abl>d#bgb4 ,quant l'ar*evque de ,reims1 lu depuis peu et malgr le roi1 qui rsi/a longtemps son in/allation1 il n'avait gr&'pe9e obt5u sa confirmation df9itive que p> l'n]gique int]v5tion du sa9t abb1 dont il se reg>dait comme la crature#bgc4 ,atton1 l'vque de ,troyes1 avait t l'ami d',abl>d2 il l'avait protg dans ses premi]s malheurs2 il lui devait1 ce semble1 un peu d'appui1 tant dans l'glise plutt du p>ti de ,pi]re le ,vnrable que de celui de sa9t ,b]n>d4 ,mais qui sait s'il ne se croyait po9t suspect p> ses antcd5ts mmes1 et s'il ne fut pas d'autant plus prompt ds]t] son anci5 ami qu'il tait plus naturellem5t appel le df5dre8 ,d'ailleurs1 il se peut qu'il n'et qu'une position faible et compromise dans le cl]g1 a9si que l'vque d',orlans ,hlias1 s'il faut en croire un rcit conte/1 d'aprs lequel t\s deux aurai5t t huit ans plus t>d dposs p> le concile de ,reims#bgd4 ,hugues de ,mcon1 vque d',aux]re1 p>5t de sa9t ,b]n>d1 un des tr5te qui tai5t entrs ,cteaux avec lui1 v+t-sept annes aup>avant1 ne devait voir que p> ses yeux et p5s] que p> son esprit#bge4 ,on sait peu de *ose de l'vque de ,meaux4 ,celui d',arras1 ,alvise1 e/ dsign p> un df5seur d',abl>d comme un des mo9s habiles et des plus prv5us4 ,on croit qu'il tait frre de ,sug]1 et il avait t abb d',an*91 mona/re dirig longtemps p> ,gosv91 un des con/ants ennemis de notre philosophe#bgf4 ,le matre de ,gosv91 ,josl51 vque de ,soissons1 en sa qualit d'anci5 pr(esseur de dialectique1 aurait bi5 pu se montr] facile en matire d'hrsie1 mais il avait t rival d',abl>d sur la montagne ,sa9te-,g5evive1 et collgue de sa9t ,b]n>d1 dans la mission que celui-ci reut d',innoc5t ,,ii1 en #aaca1 p\r all] conv]tir l',aquita9e son autorit#bgg4 ,l'vque de ,*lons1 ,ge(froi ,c\ de ,c]f1 tait cet anci5 abb de ,sa9t-,md>d que le concile de ,soissons avait *>g de dt5ir et de discipl9] ,abl>d2 et lui aussi1 il devait1 la recomm&ation de sa9t ,b]n>d1 sa promotion l'piscopat#bgh4 ,on ne voit pas d'o aurait pu v5ir au trop faible et trop r$\table accus la protection1 la bi5veillance ou mme l'imp>tialit4 ,note #bgb3 ,h5ry le ,sangli] avait m5 une vie monda9e depuis son lection en #aabb jusqu'en #aabf4 ,ram5 plus de rgul>it p> ,ge(froi de ,*>tres et p> ,bur*>d de ,meaux1 il passa s\s la tutelle de sa9t ,b]n>d1 qui le df5dit auprs du pape et contre le roi4 ,voyez surt\t celle de ses lettres qui e/ dev5ue le trait de (ficio episcoporum 7#aabg71 et celle o le sa9t traite l'ar*evque si durem5t p\r avoir dpos un ar*idiacre1 l'accusant de provoqu] ses adv]saires et d'(f5s] ses protecteurs 7#aacf74 ,v\s am5ez des pi$s et des ma9s votre dposition1 aj\te-t-il4 ,ita ne putatis p]lisse ju/itiam de toto orbe1 sicut de ve/ro corde8 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,xlii1 ,,xlix et ,,clxxxii4 ,opusc4 ,,ii1 t4 ,,ii1 p4 #dfj4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii suppl41 p4 #acd et #bbh4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #df et p>s ,,ii1 ,in/rum4 p4 #cc47 ,note #bgc3 ,s4 ,b]n>d4 ,op41 ep4 ,,clxx1 p4 #ajh 9 n4--,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #hf4 ,note #bgd3 ,alb]ic41 ,ex ,*ronic41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiii1 p4 #gja4--;,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #dii2 t4 ,,viii1 p4 #addi4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #bbg4 ,note #bge3 ,gall41 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #bib4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #djh et ,,xii1 suppl41 p4 #g4 ,note #bgf3 ,c'e/ lui1 en effet1 ou ,josl5 que ,d4 ,brial applique le passage o ,br5g] se moque d'un prlat d'un r5om clbre1 d'une gr&e autorit dans le concile1 qui aurait1 aprs avoir bu plus que de raison1 fait une h>angue assez vive contre ,abl>d4 7,ab4 ,op41 p4 #cjf4--;,cf4 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #big4--;,gall4 ,*ri/41 dit4 ,i1 #ajef1 t4 ,,ii1 p4 #baf4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #ga1 et t4 ,,xii1 p4 #cfa4--,voyez ci-dessus1 p4 #bd et #ih47 ,note #bgg3 ,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #ceg4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #dab4 ,voyez ci-dessus1 p4 #bc4 ,note #bgh3 ,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #hgi4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #ahf2 voyez ci-dessus1 p4 #ie4 ,sa9t ,b]n>d n'eut donc aucune pe9e faire prvaloir sa volont1 qui p>aissait con=me aux intrts de l'glise et de l'autorit4 ,dans la dlibration du j\r qui suivit la comp>ution et la retraite d',abl>d1 il fut dcid que l'on cont9u]ait jug] la doctr9e1 dfaut du docteur1 et que sans exam9] si l'appel tait rguli]1 en laissant all] la p]sonne p> respect p\r le sa9t-sige1 qui elle app>t5ait dsormais1 on /atu]ait sur les dogmes4 ,il fut dit que ces dogmes1 extraits d'ouvrages non dsav\s1 avai5t t notoirem5t et div]ses reprises enseigns au public1 et que l'intrt le plus pressant tait de les ru9] dans les esprits1 qu'ils avai5t comm5c de corrompre#bgi4 ,plusieurs pres1 mais surt\t sa9t ,b]n>d1 apportr5t des autorits nombreuses1 et nommm5t celle de sa9t ,augu/91 en preuve des hrsies cont5ues dans les propositions accuses4 ,elles fur5t dcl>es p]nicieuses1 manife/em5t condamnables1 opposes la foi1 contraires la vrit1 ouv]tem5t hrtiques#bhj4 ,on dit qu',abl>d quitta la ville le j\r o la condamnation fut prononce4 ,note #bgi3 ,episcopi1 ,ve/rae ,rev]5tiae def]5tes1 nihil 9 p]sonam eg]unt 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cxc74 ,licet appellatio i/a m9us canonica vid]etur1 s$i tam5 apo/olicae def]5tes1 9 p]sonam hom9is nullam voluimus pr(]re s5t5tiam4 7,ep4 ,,cccxxxvii47 ,note #bhj3 ,errorem p]niciosissimum et plane damnabilem4--,s5t5tias4444 ha]eticas evid5tissime comprobatas 7ep4 ,,cccxxxvi74 ,fidei adv]santia1 contr>ia v]itati4 7,ep4 ,,clxxxix47 ,ses adv]saires1 dit ,bruck]#bha1 ne pur5t ni support] ni pntr] les nuages dont il enveloppait des vrits simples2 la sup]/ition1 l'ignorance1 l'hypocrisie1 l'envie1 tr\vr5t matire p]scut] cruellem5t un homme si digne de temps et de de/9s meilleurs4 ,il a le droit d'tre compt p>mi les m>tyrs de la philosophie4 ,note #bha3 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gfd4 ,cette condamnation embrassait quatorze des dix-sept propositions qui lui tai5t attribues4 ,elles tai5t donnes comme extraites de ses crits2 le premi]1 sa ,?ologie 7et ce titre compr5ait probablem5t deux ouvrages1 l',introduction et la ,?ologie *rti5ne72 le second1 le ,connais-toi toi-mme ou son trait de morale4 ,le troisime tait le ,livre des ,s5t5ces1 ouvrage qu'il a t\j\rs dsav\2 l'on ne connat en effet aucun livre de lui qui porte ce titre#bhb4 ,note #bhb3 ,on tr\ve ces propositions div]sem5t classes et rdiges dans div]s recueils 7,ab4 ,op41 praefat41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xx2 ,apolog41 p4 #hcj4--,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v4 ,!ol4 ,*ri/41 ,obs]v4 praev41 p4 #aadi4--,s4 ,b]n>d4 ,op41 ep4 ,,clxxxviii74 ,elles diffr5t peu p\r le fond de l'extrait dress p> ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry4 ,le texte1 qui fut envoy ,rome et sur lequel le pape pronona1 a t retr\va au ,vatican p> ,jean ,dur&1 bndict91 et publi p> ,mabillon4 ,on croit que c'e/ le texte qui tait jo9t la gr&e lettre de sa9t ,b]n>d4 7,ep4 ,,cxc1 seu ,tractatus1 etc4 ,opusc4 ,,xi47 ,je crois plutt que c'e/ l'extrait annonc la f9 de la lettre des vques de ,france 7ep4 ,,cccxxxvii72 il conti5t quatorze articles reprs5ts p> quatorze fragm5ts textuels d',abl>d4 7,s4 ,b]n4 ,op41 t4 ,,ii1 ,opusc4 ,,xi1 p4 #fdj47 ,les op9ions qui y sont exprimes ont t discutes s\v5t4 7,voyez ,dup91 ,hi/4 des controv]ses1 ,x,i,ie sicle1 c4 ,,vii1 p4 #cfj4--,le pre ,nol ,alex&re1 ,hi/4 ,eccl41 t4 ,,vi1 ,diss]t4 ,,vii1 p4 #ghg4--;,duplessis d',arg5tr1 ,collec4 ,judicior4 de nov4 error41 t4 ,i1 p4 #ba4--;,g]vaise1 ,hi/4 d',abell41 t4 ,,ii1 t4 ,v1 p1 #afb4--,les auteurs du ,!saur4 anecd41 t4 ,v1 p4 #aadh1 et ceux de l',hi/oire littraire1 t4 ,,xii1 p4 #aah et suiv4 et #ach2 enf9 la troisime p>tie du prs5t ouvrage47 ,quant aux crits dnoncs1 il faut en ray] le ,livre des ,s5t5ces ou ,s5t5tiae ,div9itatis1 recueil qui c\rait s\s son nom1 qu'il a =mellem5t dsav\ et qu'on lui attribuait encore l'poque o ,gauti] de ,sa9t-,victor crivait contre lui en mme temps que contre ,p4 ,lomb>d1 ,gilb]t de la ,porre1 et ,pi]re de ,poiti]s4 7,dub\lai1 ,hi/4 ,univ41 t4 ,,ii1 p4 #fca47 ,ce nom de ,livre des ,s5t5ces tait assez commun alors4 7,ab4 ,op41 ,apolog41 p4 #ccc2 ,n41 p4 #aaei4--;,hi/4 litt4 t4 ,x1 p4 #cac1 et t4 ,,xii1 p4 #acg47 ,quoique les quatorze propositions ne se retr\v5t pas t\tes littralem5t dans le texte des crits qui n\s sont re/s1 elles sont en gnral au!ntiques1 et les apologi/es d',abl>d ont eu tort de les conte/]4 ,p>mi les maximes condamnes1 les pr9cipales sont les suivantes3 ,i4 ,dans la ,tr9it1 le ,pre a la t\te-puissance1 le ,fils la sagesse1 et le ,sa9t-,esprit la *>it2 *acune de ces proprits dsigne *acune des p]sonnes1 de sorte qu'en logique rig\reuse la proprit qui di/+ue une des p]sonnes semble manqu] aux deux autres4 ,abl>d ne dit pas cela1 mais il avance au mo9s que le ,pre a la puissance p>faite1 le ,fils quelque puissance1 le ,sa9t-,esprit nulle puissance4 ,le ,fils e/ de la sub/ance du ,pre1 puisqu'il en e/ eng5dr2 le ,sa9t-,esprit n'e/ pas de la sub/ance du ,pre1 puisqu'il ne fait que procd] du ,pre et du ,fils4 ,une p]sonne e/ l'autre comme l'espce e/ au g5re1 comme la =me e/ la matire4 ,c'e/ l ce que sa9t ,b]n>d appelle introduire des degrs dans la ,tr9it1 et sur ce *ef1 il accuse ,abl>d de l'hrsie d',arius#bhc4 ,c'e/ ce que d'autres ont appel rduire l'unit les p]sonnes div9es1 et sur ce *ef1 ,abl>d a t accus de l'hrsie de ,sabellius#bhd4 ,note #bhc3 ,!ologus no/] cum ,ario gradus et scalas 9 ,tr9itate disponit4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cccxxx4 ,voyez aussi les lettres ,,cxcii1 ,,cccxxxi1 ,,cccxxxii1 ,,cccxxxvi1 ,,cccxxxviii47 ,note #bhd3 ,guillelm4 ,s4 ,!od4 ,disput4 adv4 ,ab41 c4 ,,ii et ,,iii4 ,biblio?4 ci/41 t4 ,,iv4--,ott4 ,fris+4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 ,i1 c4 ,,xlvii4--,mabillon1 ,s4 ,b]n>d4 ,op41 vol4 ,i1 t4 ,,ii1 p4 #fdj4--;,bayle1 ,dict4 crit41 art4 ,abl>d4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #aci4 ,,ii4 ,l',homme-,dieu ou le ,*ri/ ne peut tre appel ce titre une p]sonne de la ,tr9it4 ,c'e/ p\r cette p>ole que sa9t ,b]n>d accuse ,abl>d de s'exprim] sur la p]sonne du ,*ri/ comme ,ne/orius#bhe4 ,note #bhe3 ,voyez les lettres dj cites4--,il faut bi5 rem>qu] qu'il ne s'agit ici que du ,dieu fait homme1 ou du ,fils de ,dieu en tant que ,jsus-,*ri/4 ,c> p\r le ,v]be ou ,fils de ,dieu1 considr comme tel1 il n'y a pas dans t\t ,abl>d un mot qui affaiblisse en lui un seul des c>actres de la div9it4 ,,iii4 ,dieu ne fait pas plus p\r celui qui e/ sauv que p\r celui qui ne l'e/ pas1 tant que l'un et l'autre n'a pas de lui-mme cons5ti la grce div9e2 d'o il suit1 que p> les =ces du libre arbitre et de la raison1 l'homme peut re*]*] la grce1 s'y atta*]1 y cons5tir1 ou en d'autres t]mes1 qu'une grce spciale n'e/ pas ncessaire p\r obt5ir la grce4 ,c'e/ sur ce po9t que sa9t ,b]n>d accuse ,abl>d1 qu& il p>le de la grce1 de tomb] dans l'hrsie de ,pelage#bhf4 ,note #bhf3 ,voyez les mmes lettres4 ,,iv4 ,jsus-,*ri/ ne n\s a sauvs que p> son exemple1 p> les p]fections dont il n\s a donn le div9 modle1 et p> la reconnaissance et l'am\r que doit n\s inspir] son sacrifice4 ,v4 ,dieu ne p\vait emp*] le mal1 puisqu'il l'a p]mis1 c'e/--dire qu'tant la p]fection mme1 il ne p\vait p> sa propre nature faire ce qu'il a fait autrem5t qu'il ne l'a fait4 ,,vi4 ,ce n'e/ pas dans l'oeuvre que rside le p*1 mais dans la volont1 ou plutt dans l'int5tion ou le cons5tem5t donn sciemm5t au mal1 de sorte que l'oeuvre en elle-mme ne n\s r5d ni meilleurs ni pires1 que l'ignorance exclut le p*1 et que le p* n'e/ ni dans l'acte1 ni dans la t5tation1 ni dans la concupisc5ce1 ni dans le plaisir4 ,on doit entrevoir la porte de ces ides4 ,a l'exception de la seconde qui n\s p>at sans importance 7c> on ne voit pas ce qu'il y a de mal dire subtilem5t que1 ,jsus-,*ri/ n'tant que le nom huma9 du ,fils ou le nom du ,v]be fait homme1 ce n'e/ pas en tant que ,jsus-,*ri/ que le ,fils e/ une p]sonne de la ,tr9it71 t\tes ces maximes ont une c]ta9e gravit1 et peuv5t recevoir un s5s qui compromette des dogmes fondam5taux4 ,il s]ait oiseux de les discut] ici2 n\s l'avons fait ailleurs#bhg4 ,n\s ne conte/]ons po9t que les pr9cipales op9ions incrim9es ne se tr\v5t au mo9s en pr9cipe dans les crits d',abl>d1 et qu'int]prtes avec une rigueur absolue1 p\sses leur extrme limite1 elles ne soi5t hrtiques1 du mo9s p> c]ta9es de leurs consqu5ces4 ,mais n\s affirmons1 en ple9e connaissance de cause1 qu'elles n'ont en gnral dans ses livres ni la gravit ni le c>actre qu'elles prs5t5t comme citations isoles et dans la =me arrte d'une rdaction sommaire4 ,elles sont1 *ez leur auteur1 tempres p> des dcl>ations positives1 modifies p> des dveloppem5ts ou des re/rictions1 qui p]mett5t ou de les abs\dre1 ou de les excus]1 ou de les rduire des inexactitudes de langage4 ,les mod]nes c5seurs d',abl>d ne ni5t mme pas qu'elles puiss5t tre ram5es un s5s ca?olique2 et aucun n'affirme qu'il ait v\lu innov] an fond ni sciemm5t sortir de l'unit#bhh4 ,cela suffit p\r que le jugem5t qui le frappa soit condamn4 ,va9em5t le concile prt5d-il avoir p>gn la p]sonne1 p\r ne jug] que les doctr9es2 c'e/ la p]sonne1 bi5 plus que les doctr9es1 qu'il a p\rsuivie4 ,dans un autre temps1 *ez un autre homme1 il les aurait tolres4 ,ce n'e/ pas la p5se ab/raite d',abl>d1 c'e/ sa p5se vivante et remuante2 ce n'e/ pas son sy/me1 c'e/ son influ5ce que ses juges ont v\lu anantir#bhi4 ,ce n'e/ pas la vrit t]nelle1 mais la situation accid5telle de l'glise qu'ils ont df5due4 ,la puissance d'un gnie inquitant et rfractaire1 dans le pass d'humiliantes victoires1 dans l'av5ir une t5dance dang]euse1 dans le prs5t une motion gnrale des esprits impati5ts du j\g1 tels sont les graves motifs qui s'unir5t aux 9vitables passions huma9es1 p\r dt]m9] la politique religieuse de sa9t ,b]n>d et du concile qui lui s]vit d'in/rum5t4 ,note #bhg3 ,voyez la troisime p>tie de cet ouvrage4 ,note #bhh3 ,voyez ,m>tne et ,dur&4 7,!s4 nov4 anecd41 t4 ,v1 praefat47 ,les propositions d',abl>d1 dis5t-ils1 ne peuv5t qu' gr&'pe9e tre ram5es un s5s ca?olique1 et devai5t tre condamnes du mom5t qu'il refusait de les expliqu]4 ,mabillon1 l'diteur et l'apologi/e de sa9t ,b]n>d1 ne veut pas qu'on classe ,abl>d p>mi les hrtiques1 mais seulem5t p>mi les errants1 int] errantes et plus lo93 ,nolumus ,abael>dum ha]eticum2 sufficit pro ,b]n>di causa cum fuisse 9 quibusdam errantem2 quod ,abael>dus non diffitetur4 7,s4 ,b]n4 ,op41 praefat4 #e1 #ea1 #ee1 et vol4 ,i1 t4 ,,ii1 ,admon4 9 opusc4 ,,xi47 ,mais ce que ,mabillon accorde suffit aussi p\r que l'on condamne la viol5ce de sa9t ,b]n>d4 ,t\t ces bndict9s p>aiss5t au fond rduire les torts d',abl>d de mauvaises expressions4 ,l'auteur de son article dans l',hi/oire littraire1 si malveillant p\r lui1 ne lui impute pas comme hrsies int5tionnelles les erreurs qu'on peut tir] de ses expressions 7t4 ,,xii1 p4 #aci72 et ,m4 l'abb ,ratisbonne1 plus quitable encore1 lui reconnat un respect s9cre p\r l'glise et une foi vive et docile4 7,hi/4 de sa9t ,b]n11 t4 ,,ii1 c4 ,,xxviii1 p4 #bd47 ,les que/ions d'hrsie me p>aiss5t discutes avec so9 et modration p> le pre ,alex&re ,nol qui conclut a9si3 ,non e/ c5s5dus ha]eticus2 nusquam errores suos p]t9acit] propugnavit4 7,natal4 ,alex4 ,hi/4 ,eccl41 t4 ,,vi1 ,diss]t4 ,,vii1 p4 #ghg-hjc47 ,t\tes ces op9ions1 et je n'ai cit que des autorits qui ne pr5n5t po9t p>ti p\r ,abl>d1 conti5n5t a9si une c5sure indirecte de la dcision du concile4 ,note #bhi3 ,quia homo ille multitud9em trahit po/ se et populum qui sibi cr$at habet1 necesse e/ ut huic contagio cel]i rem$io occurratis4 7,lett4 des vq4 au pape4 ,s4 ,b]n41 ep4 ,,clxxxi47 ,la politique religieuse1 en effet1 n'agit pas seule4 ,il faut1 dans ce jugem5t1 faire une gr&e "p la vieille ha9e qui avait p\rsuivi ,abl>d ds le db de sa c>rire et que ses premi]s ennemis1 en disp>aissant de la scne1 avai5t transmise leurs successeurs4 ,la jal\sie qui s'a*>na contre lui e/ hi/oriquem5t tablie4 ,la modration mme des pe9es prononces pr\ve bi5 qu'on ne p5sait pas de lui t\t le mal qu'on en disait2 c> ds cette poque1 le sacrilge et le blasphme enc\rai5t de plus rudes *tim5ts4 ,on ne v\lait videmm5t que deux *oses1 son impuissance et son humiliation4 ,il faut rem>qu]1 au re/e1 que le temps n'tait pas v5u encore o l'on vit l'glise dploy] sy/matiquem5t la d]nire rigueur contre l'erreur purem5t spculative1 et comm&] ou p]mettre les crimes qui ont plus t>d s\ill sa cause4 ,le ,x,i,ie sicle tait un temps de lib]t de p5s] relative1 qu& on le comp>e aux temps qui l'ont suivi4 ,cep5dant1 ni sa9t ,b]n>d ni les pres du concile n'tai5t tranquilles sur les suites de leur dcision4 ,que devait en p5s] ,rome8 cette "q les inquitait4 ,d'abord il ne p>at pas que plusieurs des pres j\iss5t de ce ct-l d'une gr&e faveur1 c>1 des deux ar*evques de ,s5s et de ,reims1 l'un avait enc\ru dj une fois la disgrce du sa9t-sige2 l'autre tait de/9 se voir plus t>d priv du pallium1 p> jugem5t du pape ,eugne ,,iii#bij4 ,puis1 bi5 qu'on et admis que l'appel la c\r de ,rome c\vrait la p]sonne d',abl>d1 on n'tait pas sr d'tre appr\v p> le s\v]a9 pontife p\r avoir pass outre au jugem5t des doctr9es4 ,l'abus de ces sortes d'appels1 =tem5t dnonc p> le cl]g gallican1 tait con/amm5t accueilli ou enc\rag p> le sa9t-sige4 ,grgoire ,,vii avait attir lui presque t\te la juridiction ecclsia/ique1 et le clbre ar*evque de ,t\rs1 ,hildeb]t1 comme plus t>d sa9t ,b]n>d lui-mme dans son trait de la ,considration1 avait en va9 rclam contre cette compt5ce directe et illimite qui trans=mait la c\r de ,rome en tribunal unique de la *rti5t#bia4 ,il e/ vrai qu'on allguait contre l'appel int]jet p> ,abl>d que lui-mme avait *oisi ses juges1 et qu'un concile prov9cial demeure en t\t tat de cause juge de la doctr9e d'un ?ologi5 de son ressort4 ,mais ces raisons p\vai5t n'tre pas gtes ,rome1 et les vques ne d\tai5t pas qu',abl>d et ses amis n'y miss5t t\t en oeuvre p\r faire condamn] le cl]g de ,france au tribunal de sa9t ,pi]re4 ,la modration a t\j\rs t le c>actre et de la politique et de la religion de ,rome1 sauf dans quelques circon/ances extrmes o l'autorit apo/olique s'e/ vue directem5t en pril4 ,sa conduite e/ connue2 ard5te1 qu& les glises nationales sont tides1 elle se montre sage et clm5te qu& celles-ci p>aiss5t passionnes2 elle s'tudie g>d] les =mes d'une pat]nelle protection4 ,on a dj vu qu'au se9 du sacr collge ,abl>d comptait des appuis et mme des disciples4 ,a leur tte tait le c>d9al ,gui de ,ca/ello#bib1 di/+u p> l'lvation de son esprit1 sa d\ceur1 sa ju/ice1 et dont le crdit tait gr&2 c> c'e/ lui qui1 quatre ans aprs1 fut pape s\s le nom de ,cle/9 ,,ii1 trop t>d p\r le repos d',abl>d1 trop peu de temps peut-tre p\r l'glise et p\r l'humanit4 ,note #bij3 ,gall4 ,*ri/41 t4 ,,ix1 p4 #hf1 et t4 ,,xii1 p4 #df4 ,note #bia3 ,cf4 ,g]vaise1 ,vie d',ab41 t4 ,,ii1 l4 ,v1 p4 #bbi4--,rec4 des ,hi/4 des ,gaules1 t4 ,,xiv2 i praefat41 p4 ,,xvi4--,s4 ,b]n4 ,de ,consid]at4 l4 ,i1 c4 ,,iii4--,ne&]1 ,s4 ,b]n4 et son sicle1 l4 ,,ii4--,b]gi]1 ,dict4 de ,?ol41 art4 ,papaut2 ,n4 ,,xvi4 ,note #bib3 ,guido de ,ca/ello dans les lettres de sa9t ,b]n>d2 ,guy de ,ca/ellis1 du ,*atel1 de ,ca/el ou de ,*teau1 dans les hi/ori5s franais2 son nom vi5t de la ville de ,citt di ,ca/ello dans la lgation de ,pr\se4 ,nomm p> ,honorius ,,ii1 c>d9al-diacre au titre de ,sa9te-,m>ie1 9 via lata1 et p> ,innoc5t ,,ii1 c>d9al-prtre au titre de ,sa9t-,m>c1 il s'leva au s\v]a9 pontificat en #aadc et m\rut au b\t de six mois4 ,les manuscrits des lettres de sa9t ,b]n>d port5t qu'il tait disciple d',abl>d1 et ,dub\lai le dsigne a9si3 ,magi/] ,guido de ,ca/ellis ,p4 ,abael>di quondam discipulus1 ejusque def5sor ac]rimus4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cxcii1 p4 #ahe 9 n4--,hi/4 ,univ41 t4 ,,ii1 p4 #bab47 ,mais sa9t ,b]n>d avait encore plus d'amis auprs du sa9t-sige4 ,sa rputation de sa9tet1 sa haute position et son influ5ce active dans le cl]g1 ses gr&s et rc5ts s]vices dans l'affaire du s*isme1 lui assurai5t en ,italie une autorit qu'il s'occupa d'augm5t]4 ,d'abord deux lettres synodiques fur5t adresses au sa9t-pre1 l'une p> l'ar*evque de ,s5s et ses suffragants2 l'autre au nom de l'ar*evque de ,reims et des si5s4 ,ces deux lettres sont videmm5t crites p> sa9t ,b]n>d4 ,la premire surt\t e/ importante2 elle tait connue au ,vatican s\s le nom de la lettre des vques de ,france#bic2 c'e/ un compte r5du de t\te l'affaire4 ,aprs avoir dcl> qu'il n'y a de f]me et de /able que ce qui e/ tabli p> l'autorit du sige apo/olique1 on y rappelle les leons et les compositions d',abl>d1 et l'impression qu'il avait produite1 soit sur le public des coles1 soit sur celui des villes1 des b\rgs et des *teaux1 et le bruit qui en tait p>v5u jusqu' l'abb de ,clairvaux1 et ses premires dm>*es ple9es de *>it1 de discrtion1 et les bravades du novateur et de ses disciples1 =ant p> un dfi le synode se runir et ,b]n>d y p>atre4 ,puis1 en t]mes =t succ9cts1 les pres du concile expos5t ce qui s'y e/ pass2 comm5t le seigneur abb a produit dans l'assemble le livre de ?ologie du matre ,pi]re1 et les articles dudit livre1 ns comme absurdes et ple9em5t hrtiques1 p\r que l'inculp nit les avoir crits1 ou1 s'il les av\ait1 les ju/ifit ou les am5dt2 comm5t le matre ,pi]re ,abl>d p>ut alors se dfi]1 *]*] un moy5 d'vasion1 et refusa de rpondre2 si bi5 qu'enf9 et quoique libre audi5ce lui ft accorde1 et qu'il ft en lieu sr et devant d'quitables juges1 il en appela au sa9t-pre en sa prs5ce1 et sortit de l'assemble avec les si5s4 ,encore que cet appel1 aj\te-t-on1 p>t peu canonique1 p> dfr5ce p\r le sige apo/olique1 on n'a po9t v\lu prononc] de s5t5ce contre l'homme lui-mme4 ,mais1 p\r mettre un t]me la propagation de l'erreur1 on a /atu sur les doctr9es1 lues et relues s\v5t en des c\rs publics2 elles tai5t notoires2 elles tai5t manife/em5t fausses et hrtiques2 on les a donc condamnes en elles-mmes1 et cela un j\r avant l'appel fait au sa9t-sige4 ,cette d]nire circon/ance n'e/ affirme que dans cet endroit et elle n'e/ gure conciliable avec les autres relations1 mme avec celle de sa9t ,b]n>d1 mme avec celle que conti5t cette lettre#bid4 ,p\r qu'elle soit exacte1 en effet1 il faut ou qu',abl>d ait quitt la sance sans mot dire1 ce que nul ne prt5d1 ou qu'on et p> provision /atu huis-clos sur ses doctr9es1 avant de l'ent5dre en p]sonne1 ou qu'enf9 l'appel au pape n'ait p>u consomm qu'aprs avoir t rgul>is p> une dcl>ation crite1 admise comme valable p> le concile#bie4 ,quoi qu'il en soit1 l'ar*evque de ,s5s et son cl]g transmett5t au pape1 en f9issant1 les articles condamns1 et le suppli5t unanimem5t de confirm] leur s5t5ce1 de frapp] d'un ju/e *tim5t ceux qui s'ob/9]ai5t p> esprit de cont5tion les df5dre#bif2 et quant au susdit ,pi]re1 de lui impos] sil5ce en lui int]disant d'enseign] et d'crire1 et en supprimant ses livres4 ,note #bic3 ,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cccxxxvii1 ad ,innoc5t4 pontif4 9 p]sona ,franciae episcop41 ,n4 d4 ,note #bid3 ,pridie ante factam ad vos appellationem damnavimus4 ,cette circon/ance e/ en effet peu conciliable avec ces mots de la portion antrieure du rcit3 ,respond]e noluit 444 ad ve/ram tam51 sanctissisme pat]1 appellans praes5tiam1 cum suis a conv5tu discessit4 7id4 ibid4 ,voyez aussi les lettres ,,clxxxix et ,,cxci47 ,note #bie3 ,le pre ,longueval1 ,hi/4 de l'gl4 gall41 t4 ,,ix1 l4 ,,xxv1 p4 #bi4 ,note #bif3 ,s5t5tias eas p]petua damnatione not>i et omnes qui p]vicacit] et cont5tiese illas def5d]5t ju/a po5a mulet>i4 7,ep4 ,,cccxxxvii47 ,en mme temps1 ,b]n>d crit p\r son compte au pape4 ,il se jette dans ses bras avec t\s les pan*em5ts d'une me navre de d\leur et d'un *rti5 au dsespoir4 ,il e/ dgt de vivre1 il ne sait s'il lui s]ait utile de m\rir#big4 ,ins5s6 il croyait1 aprs la mort de ,pi]re de ,lon1 l'antipape1 que l'glise tait enf9 tranquille et qu'il allait vivre en repos2 il ignorait qu'il habitait une valle de l>mes1 une t]re d'oubli4 ,la d\leur e/ rev5ue1 ses pleurs ont c\l flots comme les maux qu'il a s\ff]ts4 ,un ,golia? s'e/ lev1 d'autant plus h>di qu'il s5tait bi5 qu'il n'y avait po9t de ,david3 ,golia?1 c'e/ ,abl>d1 t\j\rs avec son compagnon d'armes1 ,arnauld de ,bresce4 ,puis vi5t le rcit des circon/ances que l'on sait1 et enf9 une adjuration vhm5te adresse au successeur de ,pi]re3 qu'il voie s'il e/ possible que l'ennemi de la foi de ,pi]re tr\ve un refuge auprs du sige de ,pi]re2 qu'il se s\vi5ne de ce qu'il doit l'glise2 qu'il crase la fureur des s*ismatiques2 qu'il ne fasse pas mo9s que les gr&s vques1 ses prdcesseurs1 et saisisse1 p5dant qu'ils sont encore petits1 les r5>ds qui dvor5t la vigne du ,seigneur4 ,note #big3 ,ta$et viv]e et an mori exp$iat nescio4 7,ep4 ,,clxxxix47 ,un mo9e de ,monti]-,ramey1 admis plus t>d ,clairvaux1 ,nicolas1 secrtaire de l'abb1 son messag] de prdilection p\r les ngociations dlicates1 et qui avait alors t\te sa confiance1 quoiqu'il l'ait trahie plus t>d#bih1 fut *>g de port] ces lettres au pape1 et d'y aj\t] de vive voix les comm5taires conv5ables4 ,note #bih3 ,monti]-,ramey tait une abbaye quatre lieues de ,troyes4 ,nicolas tait un homme in/ruit1 lettr1 habile1 =t employ dans les affaires de ,rome1 mais hypocrite1 et que sa9t ,b]n>d accusa plus t>d de vol et de faux4 ,on a de lui des lettres assez intressantes4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,clxxxix et praefat41 9 t4 ,,iii1 vol4 ,i1 p4 #gaa4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #eec47 ,ces lettres n'tai5t pas les seules2 il en e/ d'autres o le sa9t s'exprime d'un ton diffr5t1 suivant la diffr5ce des correspondants4 ,a9si il s'adresse avec autorit au c>d9al ,grgoire ,t>qu91 comme s'il n'avait p\r le faire agir qu' lui donn] le signal1 et qu'il le pt trait] comme un religieux de son ordre1 t\j\rs prt lui obir4 ,suivant votre c\tume1 lui dit-il1 qu& j'entre dans la c\r 7la c\r de ,rome71 v\s devez v\s lev] p\r moi4 ,levez-v\s donc p\r ma cause ou plutt p\r la cause du ,*ri/#bii4 ,qu& il crit au c>d9al ,haim]ic1 qui tait des ,gaules1 son ami1 et de plus *anceli] de l'glise roma9e#cjj1 il lui p>le gravem5t1 presque politiquem5t1 et lui fait s5tir en peu de mots ce qu'on doit en p>eille occurr5ce att5dre du sa9t-sige4 ,il e/ mo9s l'aise avec le c>d9al ,gui de ,ca/ello3 il l'appelle son vnrable seigneur et son pre *ri1 et d'un ton ml de flatt]ie et de f]met il lui tmoigne l'esprance de ne pas le voir aim] un homme au po9t d'aim] ses erreurs4 ,ce s]ait injure que de le s\ponn] d'une telle amiti1 elle s]ait t]re/re1 *>nelle et diabolique2 et il aj\te3 ,ce n'e/ pas moi qui accuse ,abl>d auprs du sa9t-pre2 c'e/ son livre qui l'accuse4444 ,un homme qui ne voit ri5 en nigme1 ri5 dans le miroir1 mais qui reg>de t\t face face#cja64444 ,j'e/im]ais mo9s votre quit1 si je v\s priais longtemps1 dans la cause du ,*ri/1 de ne mettre p]sonne avant le ,*ri/4 ,sa*ez-le seulem5t1 p>ce qu'il v\s e/ utile de le savoir1 v\s qui ,dieu a donn la puissance3 il importe l'glise1 il importe cet homme lui-mme1 qu'il lui soit impos sil5ce4 ,note #bii3 ,ep4 ,,cccxxxiii1 ad ,g4 c>d9alem4 ,note #cjj3 ,haim]ic1 ,b\rguignon1 de la ville de ,*tillon1 et qu'on dit de la famille de ,ca/ries1 c>d9al-diacre du titre de ,sa9te-,m>ie-,n\velle4 7,s4 ,b]n41 ep4 ,,xv et ,,cccxxxviii47 ,note #cja3 ,nihil videt p] speculum et 9 a5igmate1 s$ facie ad faciem omnia intuetur4 7,ep4 ,,cxcii1 ad magi/rum ,guidonem de ,ca/ello47 ,mais qu& il p>le au c>d9al-prtre ,ives1 son ami1 qui ayant t *ano9e rguli] de ,sa9t-,victor de ,p>is p\vait compr5dre et p>tag] ses s5tim5ts1 il pan*e t\tes ses colres contre ,abl>d2 l encore1 c'e/ un mo9e sans rgle1 un suprieur sans so91 qui ne sait ni impos] l'ordre ni s'y s\mettre1 un homme diffr5t de lui-mme1 ,hrode au d$ans1 ,jean-,bapti/e au dehors1 qui veut s\ill] la *a/et de l'glise1 fabricateur de m5songes1 fauteur de dogmes p]v]s1 plus hrtique enf9 p> son op9itret que p> ses erreurs#cjb4 ,note #cjb3 ,ep4 ,,cxciii1 ad magi/rum ,ivonem c>d9alem4 ,mais en multipliant ces lettres habilem5t calcules p\r intress] sa cause t\t ce que ,rome avait de plus considrable1 sa9t ,b]n>d ne v\lait po9t se montr] trang] la "q de doctr9e4 ,indp5damm5t de la relation qu'il crit p\r le pape1 il lui adresse une ptre1 ou plutt un trait o il exam9e et discute quelques-unes des op9ions d',abl>d#cjc4 ,cette composition a t ju/em5t place p>mi les meilleures de son auteur4 ,quoiqu'il n'y considre pas dans leur ensemble1 ni d'un po9t de vue =t lev1 les doctr9es de son adv]saire1 il pr5d sur lui div]s mom5ts une supriorit vritable2 et dgage des viol5ces d'un langage injurieux qui altre et d%onore la vrit mme1 sa p5se e/ s\v5t ju/e et quelquefois pr(onde4 ,dans la discussion sur la ,tr9it1 on peut l'accus] de n'avoir pas quitablem5t pris l'op9ion qu'il rfute4 ,s'il ne la dfigure pas1 du mo9s il l'exagre2 et en isolant les expressions1 il les r5d exclusives et plus suspectes qu'elles ne doiv5t l'tre p\r un esprit de bonne foi4 ,mais dans l'exam5 de la n\velle ?orie de la ,rdemption il p>at avoir raison contre son rival2 et l'esprit mod]ne qui peut prfr] l'ide d',abl>d ne saurait faire qu'elle ft l'ide traditionnelle et p>tant or?odoxe de l'glise ca?olique4 ,la ,tr9it et la ,rdemption sont les seuls dogmes spciaux dont le sa9t s'occupe avec t5due4 ,il glisse sur le re/e1 et se borne c>actris] d'une manire gnrale l'esprit du rationalisme qui respire dans t\te la ?ologie d',abl>d4 ,l encore1 il montre une vraie sagacit1 et il attaque l'int]v5tion de la raison dans les *oses de la foi avec une =ce et une clairvoyance qui f]ai5t envie plusieurs des apologi/es de notre sicle1 avec une rhtorique passionne qui rappelle l'auteur de l',essai sur l'indiffr5ce en matire de religion2 c'e/ la mme loqu5ce1 plus anime peut-tre1 quoique mo9s naturelle encore2 c'e/ la mme vigueur sophi/ique2 c'e/1 avec les ides que ,m4 de la ,m5nais n'a plus1 le tal5t qu'il a t\j\rs4 ,note #cjc3 ,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cxc1 seu tractatus contra qua$am capitula errorum ,abael>di1 vol4 ,i1 t ,,ii1 op4 ,,xi1 p4 #fcf4--;,ab4 ,op41 p4 #bgf4 ,voyez dans la suite de cet ouvrage le c4 ,,iv de la troisime p>tie4 ,jamais plus active et plus soigneuse habilet n'a t dploye p\r p]dre un homme1 c\pable seulem5t de dissid5ce et conva9cu d'tre un contradicteur4 ,a voir tant d'ef=ts empre9ts de tant de ha9e1 de ress5tim5t et d'orgueil1 on se dit qu'il e/ heureux p\r sa9t ,b]n>d d'avoir t un sa9t4 ,quiconque p5s]ait et agirait a9si p\r un intrt quelconque de ce monde1 mme p\r celui d'une politique quitable et lgitime1 s]ait accus de m*ancet dans la tyrannie2 la sa9tet seule attnue1 si elle ne les ju/ifie1 ces excs de l'me4 ,on a gr& tort d'attaqu] les au/rits que le *ri/ianisme prescrit4 ,ces au/rits hroques sont seules capables de ra*et] devant ,dieu les vives passions que1 ne p\vant les supprim]1 le *ri/ianisme dt\rne son pr(it1 et qu'il dv\e sa cause4 ,sa9t ,b]n>d consacrait ,dieu ses passions1 comme autrefois les templi]s leur pe4 ,l'intrieur du p>ti qui p\rsuivait ,abl>d n\s e/ mieux connu que le p>ti d',abl>d lui-mme1 et que sa propre conduite1 dans ces difficiles circon/ances4 ,peut-tre le ,vatican1 qui n\s a r5du le texte des propositions dfres p> le concile de ,s5s1 conti5t-il encore1 dans ses my/rieuses ar*ives1 les lettres d',abl>d suppliant1 et les pla9tes de ceux qui1 croyant la vrit p]scute dans sa p]sonne1 invoquai5t la protection du *ef de la *rti5t2 mais t\t cela n\s e/ inconnu4 ,n\s ne possdons que les actes publics1 deux confessions de foi et une apologie qu'un de ses amis crivit avec plus de *aleur que de prud5ce4 ,encore ne sait-on pas bi5 la date de ces crits1 et les auteurs ne sont pas d'accord4 ,racontons les faits dans l'ordre le plus simple4 ,la dcision de ,rome demeura un temps inc]ta9e4 ,mais les lettres de sa9t ,b]n>d au pape fur5t rp&ues dans le public1 et l'on ne t>da pas les faire suivre du bruit de la condamnation2 on l'annonait avant de l'avoir obt5ue4 ,abl>d1 imp>faitem5t in/ruit de son sort1 dut r$\bl] de so9s p\r l'vit] et l'ad\cir4 ,il comptait sur deux appuis1 l'op9ion de la ,france et la faveur de ,rome4 ,la premire tait mo9s unie qu'il ne p5sait4 ,l'n]gie avec laquelle on l'avait attaqu au nom de l'glise intimidait ceux qui n'tai5t qu'imp>tiaux1 neutralisait dans le cl]g une p>tie de ses amis1 et donnait la qu]elle une gravit qui ne p]mettait plus de le suivre ouv]tem5t qu'aux convictions =tes ou passionnes4 ,t\tefois1 p5dant qu'il faisait sans d\te j\] ,rome t\s les ressorts qui le p\vai5t sauv]1 il ne ngligea pas de s'adress] au public1 et de se concili] les deux sortes d'esprits qui l'avai5t si s\v5t s]vi2 d'une "p1 les esprits curieux et h>dis1 qui se plais5t l'exam5 et gt5t la controv]se1 en un mot les esprits faits p\r l'opposition2 de l'autre1 les esprits levs et bi5veillants1 qui s'intress5t aism5t au tal5t et la s9crit p]scuts1 et qui plac5t volonti]s le bon droit du ct de l'intellig5ce et de la faiblesse4 ,aux uns il adressa les rponses de la dialectique1 aux autres les gmissem5ts de la foi4 ,il s'tudia comme t\j\rs faire en lui r$\t] le controv]si/e et pla9dre le *rti54 ,mais il y avait un juge qu'il devait avant t\t rassur] et satisfaire1 c'tait ,hlose3 non qu'il pt cra9dre un mom5t d'tre dsav\ p> l'esprit le plus libre1 ab&onn p> le coeur le plus fidle4 ,eh6 dans quelles extrmits ,hlose ne l'aurait-elle pas suivi8 mais il avait beso9 de l'arm] p\r sa cause1 et de rang] publiquem5t de son p>ti l'abbesse et ses religieuses2 c> elle ex]ait dans l'glise et le monde une gr&e autorit morale4 ,d'ailleurs1 au milieu de ces re/es de passions philosophiques et de calculs ambitieux qui l'agitai5t encore1 le coeur d',abl>d r5f]mait un fond de vritable tri/esse2 un s5tim5t am] d'inju/ice et de malheur qui dem&ait se rp&re1 et qui s'pan*ait t\j\rs v]s celle qui compr5ait t\te sa p5se et s5tait t\te son me4 ,c'e/ p\r elle qu'il crivit cette confession de foi si noble et si t\*ante3 ,hlose1 ma soeur1 toi jadis si *re dans le sicle1 auj\rd'hui plus *re encore en ,jsus-,*ri/1 la logique m'a r5du odieux au monde4 ,ils dis5t en effet2 ces p]v]s qui p]v]tiss5t t\t et dont la sagesse e/ p]dition1 que je suis m95t dans la logique1 mais que j'ai failli gr&em5t dans la sci5ce de ,paul4 ,en l\ant en moi la trempe de l'esprit1 ils m'enlv5t la puret de la foi4 ,c'e/1 il me semble1 la prv5tion plutt que la sagesse qui me juge a9si2 je ne veux pas ce prix tre philosophe1 s'il me faut rvolt] contre ,paul2 je ne veux pas tre ,ari/ote1 si je suis sp> du ,*ri/2 c> il n'e/ pas s\s le ciel d'autre nom que le si5 en qui je doive tr\v] mon salut4 ,j'adore le ,*ri/ qui rgne la droite du ,pre2 des bras de la foi1 je l'embrasse1 agissant div9em5t p\r sa gloire dans sa *air virg9ale1 prise du ,p>aclet#cjd4 ,et p\r que t\te inquite sollicitude1 t\t ombrage soit banni du coeur qui bat dans votre se91 t5ez de moi ceci4 ,j'ai fond ma consci5ce sur la pi]re o le ,*ri/ a difi son glise4 ,ce qui e/ grav sur cette pi]re1 je v\s le dirai en peu de mots3 ,je crois dans le ,pre et le ,fils et le ,sa9t-,esprit1 ,dieu un p> nature et vrai ,dieu1 qui conti5t la ,tr9it dans les p]sonnes1 de faon cons]v] t\j\rs l'unit dans la sub/ance4 ,je crois que le ,fils e/ en t\t cogal au ,pre2 savoir1 en t]nit1 en puissance1 en volont1 en opration4 ,je n'c\te po9t ,arius qui1 p\ss p> un gnie p]v]s1 ou mme sduit p> un esprit dmoniaque1 introduit des degrs dans la ,tr9it1 enseignant que le ,pre e/ plus gr&1 le ,fils mo9s gr&1 oubliant a9si le prcepte de la loi3 ,tu ne mont]as po9t p> des degrs mon autel 7,exod4 xx1 #bf72 c> il monte p> des degrs l'autel de ,dieu1 celui qui introduit dans la ,tr9it une priorit et une po/riorit 7une supriorit et une infriorit74 ,j'atte/e que le ,sa9t-,esprit1 e/ consub/antiel et cogal en t\t au ,pre et au ,fils1 qu& dans mes livres je le dsigne si s\v5t du nom de la ,div9e bont4 ,je condamne ,sabellius qui1 attribuant au ,pre et au ,fils la mme p]sonne1 avana que le ,pre avait s\ff]t la passion1 d'o e/ v5u le nom des patripassi5s4 ,je crois que le ,fils de ,dieu e/ dev5u le ,fils de l'homme1 et qu'une seule p]sonne subsi/e p> et dans les deux natures4 ,c'e/ lui qui aprs avoir s\ff]t t\tes les conditions atta*es son humanit et la mort mme1 e/ ressuscit1 e/ mont au ciel1 et vi5dra jug] les vivants et les morts4 ,j'affirme que t\s les p*s sont remis p> le baptme2 que n\s avons beso9 de la grce p\r comm5c] et accomplir le bi51 et que ceux qui ont failli sont rgnrs p> la pnit5ce4 ,quant la rsurrection de la *air1 p\rquoi en p>l]ais-je1 puisque va9em5t je me glorifi]ais d'tre *rti51 si je ne croyais que je dois ressuscit] un j\r8 ,note #cjd3 ,amplector eum ulnis fidei 9 c>ne virg9ali de ,p>acleto sumpta gloriosa div9itus op]antem4 ,manire un peu re*]*e1 mais exacte1 d'exprim] que le ,fils de l'homme a t conu dans le se9 d'une vi]ge p> l'opration du ,sa9t-,esprit4 ,telle e/ donc la foi dans laquelle je me repose4 ,c'e/ d'elle que je tire la f]met de mon esprance4 ,=t de cet appui salutaire1 je ne cra9s pas les aboiem5ts de ,scylla1 ,je ris du g\ffre de ,*>ybde1 je n'ai pas peur des *ants mortels des sirnes4 ,si la tempte vi5t1 elle ne me r5v]se pas2 si les v5ts s\ffl5t1 ils ne m'agit5t pas2 c> je suis fond sur la pi]re 9branlable#cje4 ,note #cje3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 p4 #cjh4 ,cette dcl>ation e/ *rti5ne4 ,elle conti5t l'expression d'une foi correcte sur les pr9cipaux articles t\*ant lesquels on accusait ,abl>d d'hrsie4 ,cep5dant elle ne rtracte p\r le fond aucune des op9ions qu'il a s\t5ues dans ses livres1 au s5s du mo9s o il les a s\t5ues4 ,i#a n'e/ ni le premi] ni le seul qui1 p\r re/] dans l'unit1 ait pr(it d'une communaut de langage entre ses adv]saires et lui1 sans t5ir compte des ides div]ses que des esprits diffr5ts atta*5t aux mmes mots4 ,peut-tre si l'on obligeait t\s les *rti5s donn] individuellem5t le s5s prcis et s9cre qu'ils attribu5t *acun aux expressions consacres du dogme1 v]rait-on dans l'unit p]ptuelle du ca?olicisme surgir les dissid5ces et les v>iations1 et l'hrsie des coeurs trahir l'or?odoxie des p>oles4 ,a9si ,abl>d p>lait ,hlose4 ,a9si il essayait d'(frir aux ca?oliques1 sans engagem5t ni passion1 les moy5s de s'intress] lui et de le pr5dre s\s leur g>de4 ,en mme temps1 il composait une apologie plus dveloppe1 o il se df5dait en discutant et rfutait ses adv]saires4 ,cet ouvrage e/ inconnu4 ,mais ,o?on de ,fris+5 n\s en a cons]v le comm5cem5t1 o l'on voit que les que/ions de dialectique avai5t t mles p> les adv]saires d',abl>d aux que/ions de ?ologie1 et ceux-ci ont accus cet ouvrage d'une vivacit et d'une viol5ce qui aurai5t la fois aggrav les torts de l'auteur et empir sa situation#cjf4 ,n\s d\tons qu'il ait crit avec l'emportem5t qu'on lui repro*e4 ,en gnral1 sa discussion tait alors plus ddaigneuse que viol5te2 mais c'tait bi5 assez p\r (f5s] des adv]saires trs-srieusem5t p]suads d'tre les df5seurs de ,dieu4 ,note #cjf3 ,o?on p>at croire que l'apologie d',abl>d fut faite ,cluni aprs la dcision du pape4 ,si c'e/ la confession de foi qui se tr\ve dans les ,oeuvres1 elle n'tait pas de nature provoqu] de vives rpliques1 et elle ne comm5ce po9t p> les mots qu',o?on n\s a cons]vs1 et qui indiqu5t que les imputations d'hrsie aurai5t t ratta*es quelque po9t de philosophie trait d'aprs ,boce4 ,elle n'e/ pas l'apologie dont un adv]saire d',abl>d dit3 ,p] apologiam suam !ologiam impejorat4 ,celle-ci e/ donc p]due4 ,l'exi/5ce en e/ atte/e p> ,o?on et p> les citations curieuses que donne le c5seur inconnu dans une rfutation attribue faussem5t ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry4 ,il faut que les diteurs de celle-ci l'ai5t lue avec peu d'att5tion p\r n'avoir p> ap]u qu'elle tait dirige contre une apologie t\t autrem5t polmique que la dcl>ation publie p> d',amboise et annexe p> ,tissi] la diss]tation de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 et celle de l'abb anonyme qu'on croit tre ,ge(froi d',aux]re4 7,ott4 ,fris4 ,de ,ge/4 ,frid41 l4 #a1 c4 ,,xlix4--,disput anon4 abb4 adv4 ,p4 ,abael41 ,biblio?4 ci/]c41 t4 ,,iv1 p4 #bci1 #bdj1 #bdb1 #bdf47 ,leurs repro*es s'adressai5t avec plus de ju/ice une autre apologie qu',abl>d laissa publi] p> un de ses amis4 ,pi]re ,br5g] e/ l'auteur de cette df5se1 vritable invective contre sa9t ,b]n>d#cjg4 ,l'ouvrage e/ rempli de v]ve et d'audace4 ,au milieu des longueurs1 des purilits1 des plaisant]ies grossires que tolrait le gt du temps1 de ces citations innombrables1 ornem5t oblig d'un ouvrage de/9 aux g5s in/ruits1 on y tr\ve un vrai tal5t satirique1 un esprit libre et pntrant1 quelquefois une argum5tation vive et des traits d'loqu5ce4 ,c'e/ une ,prov9ciale du ,x,i,ie sicle4 ,on ne saurait dire si ,abl>d y avait mis la ma94 ,note #cjg3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xvii1 ,b]5g>ii s*ola/ici ,apologeticus1 p4 #cjb4 ,n\s n'avons ri5 emprunt cet ouvrage en racontant le concile de ,s5s4 ,n\s ne v\drions pas jug] les jsuites sur la foi de ,pascal2 mais il y a dans ,pascal du vrai sur les jsuites1 et t\t ne peut-tre faux dans ce que raconte ,br5g]3 c> s'il p>le comme un ennemi de sa9t ,b]n>d1 il ne s'exprime pas comme un ennemi de la foi4 ,citons1 si ce n'e/ comme hi/orique1 au mo9s comme *antillon de /yle1 quelque *ose de la pe9ture intrieure du concile4 ,aprs s'tre assez agrablem5t moqu de la prt5tion con/ante de ,b]n>d n'tre qu'un ignorant qui ne sait pas crire faute d'tudes1 quoiqu'il crivt avec beauc\p d'art et de re*]*e1 et qu'il se ft adonn aux lettres pr(anes au po9t d'avoir compos dans sa jeunesse des *ansons bad9es dont on lui peut (frir quelques citations1 l'apologi/e lui rappelle avec un respect ironique sa sa9tet et ses miracles1 puis lui dcl>e brusquem5t qu'il a p]du son aurole et trahi son secret p> sa conduite dans la d]nire affaire4 ,or1 voil les vques convoqus de t\tes p>ts au concile de ,s5s4 ,c'e/ l que tu z dcl> ,abl>d hrtique1 que tu l'z arra* comme en lambeaux du se9 mat]nel de l'glise4 ,il m>*ait dans la voie du ,*ri/2 sortant de l'ombre comme un sicaire apo/1 tu l'z dp\ill de la tunique sans c\ture4 ,d'abord tu h>anguais le peuple1 af9 qu'il prit ,dieu p\r lui2 et intrieurem5t tu te disposais le proscrire du monde *rti54 ,que p\vait faire la f\le8 ,comm5t pri]1 qu& elle mconnaissait celui p\r qui il fallait pri]8 ,toi1 l'homme de ,dieu1 qui avais fait des miracles1 qui tais assis avec ,m>ie aux pi$s de ,jsus1 qui cons]vais t\tes ses p>oles dans ton coeur1 tu aurais d brl] au ciel le plus pur enc5s de la prire p\r obt5ir la rsipisc5ce de ,pi]re1 ton accus1 p\r obt5ir qu'il se lavt de t\t s\pon4444 ,e/-ce que p> has>d tu aurais mieux aim qu'il demeurt tel que la c5sure tr\vt o le pr5dre8 ,enf91 aprs le dn]1 le livre de ,pi]re e/ apport1 et l'on ordonne quelqu'un de faire haute voix lecture de ses crits4 ,mais le lecteur1 anim p> la ha9e1 arros p> le fruit de la vigne1 non pas de cette vigne dont il e/ dit1 je suis la vigne vritable 7,jean1 ,,xv1 #a71 mais de celle dont le jus c\*a le patri>*e t\t nu sur le sol1 se met cri] plus =t qu'on ne lui dem&ait4 ,aprs quelques mots1 v\s eussiez vu les graves pontifes se moqu] de lui1 battre des pi$s1 rire1 j\]1 comme g5s qui accompliss5t leurs voeux1 non au ,*ri/1 mais ,bac*us2 en mme temps on salue les c\pes1 on clbre les pots1 on l\e les v9s2 les sa9ts gosi]s s'arros5t 444 et c'e/ alors que1 comme dit le satirique3 ,int] pocula qua]unt ,pontifices saturi quid dia poemata n>r5t#cjh4 ,note #cjh3 ,p]s4 sat4 ,i1 v4 #bg-bh4 ,l'auteur lat9 dit ,romulidae et non pontifices4 ,puis1 qu& arrive jusqu' eux le son de quelque passage subtil et div91 auquel les oreilles pontificales ne sont pas habitues1 l'auditoire se dgrise dans son coeur2 ce ne sont plus que gr9cem5ts de d5ts contre ,pi]re1 et ces juges aux yeux de taupe p\r voir clair en philosophie1 s'cri5t3--,quoi6 n\s laiss]ions vivre un p>eil mon/re6--et1 remuant la tte comme des juifs3--,ah6 dis5t-ils1 voil celui qui r5v]se le temple de ,dieu4--7,ma?1 ,,xxvi1 #dj47 ,a9si des aveugles jug5t les p>oles de lumire2 a9si des hommes ivres condamn5t un homme sobre4 ,a9si de vrais pots ple9s de v9 prononc5t contre l'organe de la ,tr9it4444 ,ils avai5t rempli1 ces premi]s philosophes du monde1 le tonneau de leur gosi]1 et la *aleur du breuvage leur tait monte au c]veau1 de sorte que t\s les yeux se f]mai5t noys dans un sommeil l?>gique4 ,cep5dant le lecteur crie1 l'auditeur dort4 ,l'un s'appuie sur son c\de p\r mieux sommeill]2 l'autre1 sur un c\ss9 bi5 m\1 *]*e f]m] ses paupires2 un troisime p5*e sa tte sur ses g5\x4 ,aussi1 qu& le lecteur tr\vait quelque p9e dans le *amp1 il criait aux s\rdes oreilles des pres3 ,v\s condamnez8 ,alors1 quelques-uns pe9e veills la d]nire syllabe1 d'une voix somnol5te1 la tte p5dante1 disai5t3 ,n\s condamnons4--,amnons1 disai5t d'autres qui1 veills leur t\r p> le bruit que les premi]s faisai5t en jugeant1 dcapitai5t le mot#cji4444 ,a9si les soldats endormis r5d5t tmoignage que1 p5dant leur sommeil1 les aptres sont v5us et ont emport le corps4 7,ma?4 ,,xxviii1 #dc47 ,a9si1 celui qui avait veill le j\r et la nuit dans la loi du ,seigneur e/ condamn p> des prtres de ,bac*us4 ,c'e/ le malade qui traite le mdec92 c'e/ le naufrag qui accuse celui qui e/ sur le rivage2 le crim9el qu'on va p5dre accuse l'innoc5t4 ,que faire1 mon me8 ,a qui rec\rir8 ,z-tu oubli les prceptes des rhteurs1 et matrise p> la d\leur1 gagne p> les l>mes1 p]ds-tu le fil de ton disc\rs8 ,crois-tu que le ,fils de l'homme1 qu& il vi5dra1 tr\v]a la foi sur la t]re8 ,les r5>ds ont leurs t]ri]s1 les oiseaux du ciel ont leurs nids2 mais ,pi]re n'a pas o repos] sa tte4444 ,note #cji3 ,il y a ici un jeu de mots impossible traduire4 ,damnatis1 dit le promoteur4 ,damnamus1 dis5t les pres4 ,namus1 rpond5t les plus endormis4 ,namus1 n\s nageons1 ce mot fait allusion l'ivresse1 et ,br5g] aj\te3 ,votre natation e/ une tempte1 une subm]sion4 7,p4 #cje47 ,en voyant agir de la sorte1 en c\tant les arrts de p>eils juges1 on se console avec ces mots de l'vangile3 ,les pontifes et les ph>isi5s se sont runis1 et ils ont dit3 ,que faisons-n\s8 ,cet homme dit des *oses m]veilleuses4 ,si n\s le laissons all]1 t\t le monde croira en lui4 7,jean1 ,,xi1 #dg47 ,mais un des pres1 nomm l'abb ,b]n>d1 tant comme le pontife de ce concile1 prophtisa en disant3 ,il n\s convi5t qu'un seul homme soit ext]m9 p> le peuple et que t\te la nation ne prisse pas#caj4 ,c'e/ de ce mom5t qu'ils ont rsolu de le condamn]1 rptant ces p>oles de ,salomon3 ,t5dons des emb*es au ju/e 7,prov4 ,i1 #aa71 enlevons-lui la grce des lvres et tr\vons le mot qui p]dra le ju/e4--,v\s l'avez fait en faisant ce que v\s avez fait1 v\s avez d>d contre ,abl>d les langues de la vipre4 ,r5v]ss p> l'ivresse1 v\s l'avez r5v]s1 et v\s avez absorb le v91 comme celui qui dvore le pauvre en secret 7,habac4 ,,iii1 #ad74 ,et p5dant ce temps1 ,pi]re priait3 ,seigneur1 disait-il1 dlivrez mon me des lvres iniques et de la langue p]fide4 7,ps4 ,,cxix1 #b47 ,note #caj3 ,jean1 ,,xi1 #ej4 ,br5g] dit3 ,ext]m9etur a populo1 ce qui veut dire soit ext]m9 p> le peuple ou proscrit du se9 du peuple4 ,il y a dans la ,vulgate3 ,moriatur pro populo1 ce qui e/ con=me au texte grec4 ,au milieu de tant de piges1 ,abl>d se rfugie dans l'asile du jugem5t de ,rome4--,je suis1 dit-il1 un enfant de l'glise roma9e4 ,je veux que ma cause soit juge comme celle de l'impie2 j'en appelle ,cs>4--,mais ,b]n>d1 l'abb1 sur le bras duquel se reposait la multitude des pres1 ne dit pas comme le g\v]neur qui t5ait sa9t ,paul dans les f]s3 ,tu en z appel ,cs>1 tu iras ,cs>#caa2 mais tu en z appel ,cs>1 tu n'iras pas ,cs>4 ,il in=me en effet le sige apo/olique de t\t ce qu'ils ont fait1 et aussitt un jugem5t de condamnation de la c\r de ,rome c\rt dans t\te l'glise gallicane4 ,a9si e/ condamne cette b\*e1 temple de la raison1 trompette de la foi1 asile de la ,tr9it4 ,il e/ condamn1 d\leur1 abs5t1 non ent5du1 non conva9cu4 ,que dirai-je1 que ne dirai-je pas1 ,b]n>d84444 ,note #caa3 ,caes>em appello4--,caes>em appella/i2 ad ,caes>em ibis4 7,act4 ,,xxv1 #aa et #ab47 ,malgr t\t ce que la fureur inte/9e des ha9es conjures1 t\t ce qu'un orage de passions implacables et ins5ses p\vait lanc] contre ,pi]re1 t\t ce que p\vait complot] l'envie et l'iniquit1 la froide clairvoyance de la c5sure apo/olique ne devrait jamais se laiss] endormir4 ,mais il dvie facilem5t de la ju/ice1 celui qui dans une cause cra9t l'homme plus que ,dieu4 ,elle e/ vraie1 cette p>ole d'une b\*e prophtique3 ,t\te tte e/ languissante4444 ,de la plante des pi$s jusques au col1 ri5 n'e/ sa9 en lui#cab4 ,note #cab3 ,isa41 l4 #e et #f4--,le texte dit de la plante des pi$s jusqu'au sommet de la tte1 usque ad v]ticem4 ,c'e/ peut-tre p> erreur que la citation de ,br5g] porte c]vicem4 ,il v\lait1 dis5t les fauteurs de l'abb1 corrig] ,pi]re4 ,homme de bi51 si tu projetais de rappel] ,pi]re la puret d'une foi intacte1 p\rquoi1 en prs5ce du peuple1 lui imprimais-tu le c>actre du blasphme t]nel8 ,et si tu *]*ais enlev] ,pi]re l'am\r du peuple1 comm5t t'apprtais-tu le corrig]8 ,de l'ensemble de tes actions1 il ressort que ce qui t'a enflamm contre ,pi]re n'e/ pas l'envie de le corrig]1 mais le dsir d'une v5geance p]sonnelle4 ,c'e/ une belle p>ole que celle du prophte3 ,le ju/e me corrig]a en misricorde4 7,ps4 ,,cxl1 #e47 ,o manque en effet la misricorde1 n'e/ pas la correction du ju/e1 mais la b>b>ie brutale du tyran4 ,et sa lettre au pape ,innoc5t atte/e encore les ress5tim5ts de son me3 ,il ne doit pas tr\v] un refuge auprs du sige de ,pi]re1 celui qui attaque la foi de ,pi]re#cac6 ,t\t beau1 t\t beau1 vaillant gu]ri]2 il ne si$ pas un mo9e de combattre de la sorte4 ,crois-en ,salomon3 ,ne soyez pas trop ju/e de peur de tomb] dans la /upidit#cad4 ,non1 il n'attaque pas la foi de ,pi]re celui qui affirme la foi de ,pi]re3 il doit donc tr\v] un refuge auprs du sige de ,pi]re4 ,s\ffre1 je te prie1 qu',abl>d soit *rti5 avec toi4 ,et si tu veux1 il s]a ca?olique avec toi2 et si tu ne le veux pas1 il s]a ca?olique encore2 c> ,dieu e/ t\s et n'app>ti5t p]sonne#cae4 ,note #cac3 ,s4 ,b]n41 ep4 ,,clxxxix4 ,note #cad3 ,eccl41 ,,vii4 #ag4--;,il y a dans le texte3 ,noli esse ju/us multum1 neque plus sapias quam necesse e/1 ne ob/upescas4 ,br5g] dit3 ,noli nimium esse ju/us1 ne =te ob/upescas4 ,note #cae3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xvii1 p4 #cjc-cjh4 ,aprs ces belles p>oles1 ,br5g] re*]*e si en effet ,abl>d n'e/ pas *rti54 ,il donne alors le texte de la confession de foi adresse ,hlose1 et sur cette dcl>ation1 il dem&e s'il e/ ju/e et *>itable de f]m] celui qui pr(esse la croyance de l'glise t\t accs v]s le *ef de l'glise4 ,abl>d peut s'tre tromp1 mais il n'a po9t dit t\t ce qu'on lui fait dire1 ou il l'a dit dans un autre s5s2 un second ouvrage et corrig ou bi5 clairci le premi]2 il fallait att5dre ses explications4 ,enf9 s'il re/e des erreurs1 et ,b]5g] ne le conte/e pas1 o n'y a-t-il po9t d'erreurs8 il y en a dans sa9t ,b]n>d lui-mme4 ,son trait sur le ,cantique des ,cantiques conti5t une hrsie sur l'orig9e de l'me#caf4 ,il y a des fautes dans sa9t ,hilaire1 dans sa9t ,jrme1 et sa9t ,augu/9 a publi le livre de ses rtractations4 ,comm5t donc a-t-on pu avec tant d'a*>nem5t travaill] f]m] au matre ,pi]re les portes de la clm5ce apo/olique8 ,note #caf3 ,les erreurs que ,b]5g] signale dans sa9t ,b]n>d1 sont peu graves ou peu pr\ves4 ,a9si on lit dans son v+t-septime s]mon sur le ,cantique des ,cantiques1 que l'me vi5t du ciel1 et ,b]5g] en conclut que sa9t ,b]n>d e/ tomb dans l'erreur d',origne qui attribuait aux mes une exi/5ce antrieure cette vie4 ,l'induction n\s p>at =ce4 7,s4 ,b]n4 ,op41 vol4 ,i1 t4 ,,iv1 s]m4 ,,xxvii1 #f2 ,n41 p4 ,,cxiii4--,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #beg47 ,telle e/ l'argum5tation ici p>faitem5t ju/e p> laquelle ,b]5g] t]m9e son pamphlet ?ologique1 en pr5ant l'engagem5t de discut] dans un autre crit le fond mme des que/ions4 ,mais cet engagem5t1 il ne le t9t pas4 ,on vi5t de voir qu'en crivant1 il savait dj que la c\r de ,rome avait prononc1 et que t\te esprance tait p]due4 ,du ct de sa9t ,b]n>d1 une diss]tation1 empre9te d'une v]ve qui va jusqu' la viol5ce1 avait t lance contre l'apologie1 non de ,b]5g]1 mais d',abl>d#cag4 ,l'auteur inconnu1 mais qui tait un abb de mo9es noirs1 ddie son ouvrage l'ar*evque de ,r\5 qui p>ait tre son suprieur ecclsia/ique1 raconte qu'il a t li avec ,abl>d p> la plus troite famili>it1 et pr5d avec la d]nire vivacit la df5se de sa9t ,b]n>d contre une apologie qu'il traite de calomnieuse4 ,c'e/ celle que n\s n'avons plus4 ,il accuse ,abl>d d'tre conduit p> les furies et d'avoir comp> sa9t ,b]n>d ,satan1 trans=m en ange de lumire4 ,si la citation e/ exacte1 l'accus n'et fait que r5dre l'accusateur ce qu'il lui avait prt#cah4 ,note #cag3 ,n\s avons dj p>l de cette diss]tation d'un abb anonyme4 ,plusieurs auteurs1 ,du*esne entre autres1 l'ont confondue avec celle de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 ou la lui ont attribue p> surrogation2 erreur manife/e que ,tissi] et ,mabillon ont releve4 ,po9t d'vid5te raison non plus p\r donn] cet ouvrage ,ge(froi1 l'auteur de la ,vie de sa9t ,b]n>d4 ,un mo9e de ,cteaux1 nomm aussi ,ge(froi1 l'attribue bi5 un abb de mo9es noirs1 et ,ge(froi le biographe dev9t en effet abb de ,clairvaux 7ou des mo9es noirs de ,cteaux72 il fut le troisime successeur de sa9t ,b]n>d2 mais il n'tait po9t abb l'poque o l'ouvrage p>at avoir t crit1 et surt\t il ne dp5dait pas de l'ar*evque de ,r\54 ,l'ouvrage1 au re/e1 a t insr dans la ,biblio?que de ,cteaux4 7,disputat4 anonym4 abbat4 adv4 dogm4 ,p4 ,abael41 ,bibl4 ci/41 t4 ,,iv1 p4 #bch4--,s4 ,b]n4 ,op41 admon4 9 opusc4 ,,xi1 vol4 #a1 t4 ,,ii1 p4 #fcf4--,!s4 nov4 anecd4 obs]v4 proev4 9 ,ab4 ,!ol41 t4 ,v1 p4 #aadh4--;,ex epi/4 ,gaufr4 mon4 cl>ev41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xiv1 p4 #cca4--;,ab4 ,op42 ,n41 p4 #aaic47 ,note #cah3 ,voyez ci-dessus et ,s4 ,b]n4 ep4 ,,cccxxx4 ,mais ces viol5ces de langage1 t\j\rs blmables1 tai5t de plus imprud5tes4 ,le cl]g or?odoxe pr5ait de j\r en j\r le dessus4 ,b]5g]1 esprit vif et cau/ique1 s'tait fait encore d'autres affaires1 en attaquant les *>treux qui1 dit-on1 avai5t pris p>ti contre lui#cai4 ,il se vit bi5tt oblig de quitt] le pays et de song] sa sret2 puis du fond de la retraite o il s'tait ca*1 il crivit ,guillaume1 vque de ,m5de1 une lettre o il s'excuse1 en laissant *app] encore quelques pigrammes contre sa9t ,b]n>d4 ,il dcl>e qu'il se r5d sur les que/ions gnrales du dogme1 qu'il n'a pas fait suivre son premi] ouvrage d'un second1 et qu'il a r5onc s'rig] en patron des articles repro*s ,pi]re ,abl>d1 puisque1 encore qu'ils soi5t bons p\r le s5s1 ils ne le sont pas p\r le son#cbj4 ,quant l'apologie que j'ai publie1 je la condamn]ai1 dit-il1 en ce s5s1 que si j'ai dit quelque *ose contre la p]sonne de l'homme de ,dieu1 j'ent5ds que le lecteur le pr5ne en plaisant]ie1 et non au ,srieux4 ,note #cai3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xix1 p4 #cbe4 ,note #cbj3 ,quia1 etsi sanum sap]5t1 non sane sonabant4 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xviii1 p4 #hbb47 ,c'e/ que le jugem5t du pape1 qui d'abord n'avait que transpir1 fut bi5tt (ficiellem5t connu1 et mit f9 cette gr&e controv]se1 qui devait r5atre un j\r s\s les auspices d'hommes n\veaux4 ,sa9t ,b]n>d avait triomph2 l'oeuvre tait consomme4 ,on ignore si la c\r de ,rome hsita1 si elle fut quelque temps combattue entre les deux p>tis2 mais l'acquittem5t d',abl>d tait la condamnation du cl]g de ,france et l'immolation dans l'glise de ce qu'on p\rrait appel] le p>ti g\v]nem5tal au p>ti libral4 ,un tel acte ne p\vait tre qu'une dang]euse inconsqu5ce1 mo9s qu'il ne ft le db et le signal d'un sy/me n\veau1 et ne figurt dans un va/e ensemble de mesures de r=me ou t\t au mo9s de conciliation4 ,or cette politique n'tait pas dans les ides du sicle1 peut-tre mme et-elle devanc de trop d'annes la ncessit qui plus t>d a pu la rclam] sans l'obt5ir4 ,en t\t cas1 elle n'tait pas la porte de celui qui1 s\s le nom d',innoc5t ,,ii1 g\v]nait l'glise1 esprit mdiocre et d'une commune prud5ce1 imitateur timide de la politique illu/re1 entre ses prdcesseurs1 p> ,hildebr&1 et entre ses successeurs1 p> ,lo?aire ,conti4 ,peu de mois aprs le concile de ,s5s1 un rescrit donn ,latran le #af juillet1 et adress aux ar*evques de ,s5s et de ,reims1 a9si qu' l'abb de ,clairvaux1 condamna sur l'appel ,abl>d et ses doctr9es#cba4 ,les t]mes en sont assez modrs4 ,aprs un prambule sur les droits et les devoirs du sa9t sige1 et quelques citations d'erreurs dj condamnes1 le pape1 sans se prononc] en droit t\*ant les oprations du concile1 dit que1 quant aux articles dfrs p> les deux ar*evques1 il a reconnu avec d\leur1 dans la p]nicieuse doctr9e de ,pi]re ,abl>d1 d'anci5nes hrsies1 et qu'il se flicite qu'au mom5t o se ranim5t des dogmes p]v]s1 ,dieu ait suscit l'glise des enfants fidles1 au sa9t tr\peau d'illu/res pa/eurs1 jal\x de mettre un t]me aux attaques du n\vel hrtique#cbb4 ,en consqu5ce1 aprs avoir pris le conseil de ses vques et c>d9aux1 le successeur de sa9t ,pi]re condamne les articles a9si que la doctr9e gnrale de ,pi]re et son auteur avec elle1 et impose ,pi]re1 comme hrtique 7tanquam ha]etico71 un p]ptuel sil5ce4 ,il e/ime en outre que t\s les sectateurs et df5seurs de son erreur devront tre sque/rs du comm]ce des fidles et en*ans dans les li5s de l'excommunication4 ,on aj\te que le pape ordonna de livr] aux flammes les livres d',abl>d1 et que lui-mme les fit brl] ,rome#cbc4 ,note #cba3 ,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cxciv2 ,innoc5tius episc4 v5]abilibus fratribus4--,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xvi1 p4 #cja4 ,note #cbb3 ,qui novi ha]etici calomniis /udeant obvi>e4 7,id41 ibid47 ,note #cbc3 ,gaufrid41 ,9 ,vit4 ,s4 ,b]n4--,s4 ,b]n4 ,op41 vol4 #a1 p4 #fcf4 ,telle tait la lettre immdiatem5t o/5sible4 ,une lettre plus c\rte1 portant la mme suscription1 et donne le l5dema9 de la prcd5te1 cont5ait le comm&em5t que voici3 ,p> les prs5ts crits1 n\s m&ons votre frat]nit de faire enf]m] sp>m5t dans les maisons religieuses qui v\s p>atront le plus conv5ables1 ,pi]re ,abl>d et ,arnauld de ,bresce1 fabricateurs de dogmes p]v]s et agresseurs de la foi ca?olique1 et de faire brl] les livres de leur erreur p>t\t o ils s]ont tr\vs4 ,donn ,latran1 #ah;ime j\r des cal5des d'aot4 ,et cette lettre tait annex cet ordre3 ,ne montrez ces crits qui que ce soit1 jusqu' ce que la lettre mme 7sans d\te le rescrit pr9cipal7 ait t1 dans le colloque de ,p>is qui e/ trs-pro*a91 communique aux ar*evques#cbd4 ,note #cbd3 ,cet ordre e/ du #ad juillet4 ,on ignore quel tait le b de ce colloque 7confr5ce ou dlibration7 qui devait se t5ir ,p>is et o devai5t assi/] des ar*evques1 je n'en ai vu trace ni dans la ,gallia ,*ri/iana1 ni dans l',hi/oire de l'glise de ,p>is du ,p4 ,gr>d ,dubois4 7,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,cxciv et n4 9 ep4 ,,clxxxvii et seqq41 p4 lxvi4--,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xv et ,,xvi1 p4 #bii et #cja4--;,fleury1 ,hi/4 ,eccl41 t4 ,,xiv1 l4 ,,lxvii1 p4 #eef47 ,le secret prescrit fut g>d quelque temps4 ,abl>d p>at n'avoir ni su ni s\ponn de bonne heure ce fatal dnom5t4 ,en faisant son appel1 il avait ent5du se retir] p> dev]s la ,c\r de ,rome1 p\r y plaid] sa cause4 ,il ne p\vait s'imag9] qu'on l'y jug]ait sans l'ent5dre1 et que cette iniquit1 presque sans exemple de la "p de l'glise suprme1 s]ait consomme contre lui4 ,il faut rem>qu] en effet1 qu' aucune poque de la procdure1 soit en ,france1 soit en ,italie1 il n'a t admis dire s'il reconnaissait les ouvrages lui attribus1 s'il av\ait1 dsav\ait1 rtractait1 modifiait ou int]prtait les articles qu'on prt5dait en avoir extraits1 ni enf9 s'expliqu] sur ses dogmes et ses int5tions2 la preuve n'a donc jamais t faite qu'il ft c\pable de malice1 orgueil1 op9itret1 conditions indisp5sables de l'hrsie2 c> l'hrsie e/ un crime et non pas une erreur4 ,on conoit donc jusqu' un c]ta9 po9t sa scurit4 ,cep5dant1 comme il n'att5dait plus ri5 de la ,france1 il rsolut d'all] ,rome1 af9 de s'y df5dre s'il tait encore simple accus1 de se ju/ifi] s'il tait condamn dj4 ,tri/e et s\ffrant1 il p>tit p\r ,lyon1 en faisant r\te p> la ,b\rgogne4 ,l'ge et les infirmits ral5tissai5t sa m>*e2 il sj\rnait dans les mona/res qu'il r5contrait sur son *em94 ,une fois1 surpris1 dit-on1 p> la nuit1 il fut =c de s'arrt] ,cluni4 ,la maison de ,cluni1 situe non lo9 de ,mcon1 tait une anci5ne abbaye de l'ordre de ,sa9t-,b5ot1 fonde au comm5cem5t du ,xe sicle p> ,b]non1 abb de ,gigny1 et ri*em5t dote p> ,guillaume ,i]1 duc d',aquita9e et comte d',auv]gne4 ,elle avait prcd ,cteaux et p> consqu5t ,clairvaux1 qui n'tait qu'une colonie de cette d]nire maison1 et1 comme on disait dans le clotre1 la troisime fille de ,cteaux#cbe4 ,note #cbe3 ,cluni et ,cteaux1 t\s deux de l'ordre de ,sa9t-,b5ot1 tai5t cep5dant des *efs d'ordre4 ,les quatre dmembrem5ts de ,cteaux1 appels ses quatre filles1 tai5t les abbayes de ,la ,f]t1 de ,pontigni1 de ,clairvaux et de ,morimond4 ,la robe de ,cluni tait noire1 celle de ,cteaux blan*e1 except qu& les mo9es sortai5t de la maison4 ,cette diffr5ce dans la c\leur du froc j\e un gr& rle dans las dmls des cluni/es et des ci/]ci5s4 7,hi/4 des ordres mona/iques1 p> le ,p4 ,heliot1 t4 ,v1 c4 xviii et xxxii47 ,cluni tait ce qu'on appelle un *ef d'ordre et un des mona/res les plus r5omms de la ,gaule p\r sa ri*esse et sa dignit4 ,on vantait la magnific5ce de son glise1 de ses btim5ts1 de sa biblio?que2 et l'hospitalit y tait ex]ce avec gr&eur4 ,un esprit de paix et d'indulg5ce1 le gt des lettres et des arts mme rgnai5t dans cette maison o les bi5s du monde n'tai5t po9t ddaigns et que des religieux au/res accusai5t de rel*em5t4 ,les vives animosits qui clatai5t s\v5t entre les div]s ordres1 comme entre les c\v5ts du mme ordre1 avai5t1 p5dant un temps1 anim ,cteaux contre ,cluni4 ,cteaux1 *ef d'ordre comme ,cluni1 et sa suite ,clairvaux1 plus ard5t1 plus rig\reux1 plus pauvre1 avait attaqu t\t la fois la ri*esse1 l'influ5ce1 et l'esprit l>ge et tolrant d'une abbaye o le temps avait am5 quelques modifications la rgle primitive de ,sa9t-,b5ot4 ,naturellem5t1 ,cluni rpondait en accusant ,cteaux de ph>isasme4 ,b]n>d1 avec sa f]veur inflexible1 n'avait pas manqu1 prs de qu9ze ans aup>avant1 de pr5dre p>ti p\r ,cteaux1 d'o il tait sorti1 et t\t en lui repro*ant les exagrations malveillantes d'un zle outr1 il avait c5sur les n\veauts et les concessions de ,cluni1 et dnonc la mollesse s\s le nom de modration1 la complaisance s\s celui de *>it#cbf4 ,note #cbf3 ,voyez l'ouvrage que sa9t ,b]n>d1 la dem&e de ,guillaume de ,sa9t-,?i]ry1 composa s\s le nom d',apologia et o il attaque encore plus ,cluni qu'il ne le df5d1 t\t en blmant ,cteaux4 7,s4 ,b]n4 ,op41 vol4 #a1 t4 ,,ii1 opusc4 ,v47 ,quoique ces accusations1 motives surt\t p> quelques habitudes de luxe insp>ables d'une gr&e opul5ce1 et p> les dsordres ambitieux d'un abb1 ,pons de ,melgueil1 mort ,rome excommuni1 n'euss5t jamais atte9t son successeur1 ,pi]re1 fils de ,maurice1 de la gr&e famille des seigneurs de ,montboissi] en ,auv]gne1 celui qui ses v]tus et sa longue vie ont attir le nom de ,pi]re le ,vnrable2 il lui fallut pr5dre la plume p\r df5dre son ordre et rpondre1 au mo9s indirectem5t1 sa9t ,b]n>d#cbg4 ,il donna une rfutation rem>quable de t\tes les critiques des ci/]ci5s1 ce qui tait rfut] celles que s'appropriait sa9t ,b]n>d1 quoiqu'il ne le nommt pas#cbh4 ,mais c'e/ l'esprit mme de sa9t ,b]n>d que semble combattre dans son /yle calme1 mesur1 enj\ mme1 l'esprit ju/e et s]e9 de ,pi]re le ,vnrable4 ,en #aacb1 une exemption en matire de dme accorde p> le pape aux mo9es de ,cteaux1 obligea l'abb de ,cluni rclam]1 et suscita une controv]se n\velle entre l'abb de ,clairvaux et lui#cbi4 ,enf91 six ans aprs1 l'lection d'un cluni/e l'v* de ,langres1 faite contre le gr du premi]1 l'entrana des pla9tes amres o son noble mule ne fut pas p>gn auprs du roi ni du pape4 ,pi]re lui rpondit avec une mesure et une supriorit reconnues des admirateurs mmes de sa9t ,b]n>d2 et qu& enf91 rsumant t\s leurs diffr5ds du ton de la modration et de l'amiti1 il v\lut les mettre au nant1 il lui crivit une gr&e lettre t\te ple9e d'autorit et de d\ceur o n\s lisons cette belle p>ole trop peu comprise des mo9es de t\s les temps3 ,la rgle de sa9t ,b5ot e/ subordonne la rgle de la *>it#ccj4 ,note #cbg3 ,pi]re le ,vnrable1 ,v5]abilis cognom9e1 quod ipsi haesit1 sua aetate donatus 7,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xv1 ep4 ,pet4 ,clun4 abb41 ,monit41 p4 #fbe72 ,cognom5to v5]abilis ob eximiam div9>um et human>um sci5ti>um cognitionem cum insigni vitae prebliate conjunctam 7,gall41 ,*ri/41 t4 ,,vi1 p4 #aaag71 ne fut po9t canonis selon les =mes4 ,mais les bndict9s n'ont pas manqu de l'inscrire dans leur m>tyrologe2 et dans la biblio?que de ,cluni1 son nom e/ prcd de l',s4 7,bibl4 ,cluniac4 vit4 ,s4 ,pet4 v5]41 p4 #eec47 ,les auteurs de l',hi/oire littraire le reg>d5t galem5t comme un sa9t en ,france4 7,hi/4 litt41 t4 ,,xiii suppl41 p4 #dca47 ,note #cbh3 ,fleury n'hsite pas considr] l'apologie de ,cluni adresse p> ,pi]re ,b]n>d comme une rponse l'ouvrage du d]ni]1 et c'e/ aussi l'op9ion de ,ne&]4 ,les auteurs de l',hi/oire littraire mett5t un gr& so9 pr\v] qu'il n'en e/ ri5 et que ,pi]re ne rpond qu'aux ci/]ci5s en gnral4 ,il e/ c]ta9 que la rfutation n'e/ ni directe1 ni expresse1 mais l'opposition entre les deux hommes e/ flagrante4 7,cf4 ,bibl4 cluniac41 l4 ,i1 ep4 ,,xxviii--,hi/4 litt41 t4 ,,xiii1 p4 #aii1 t4 ,xlll supp41 p4 #bff et #dch4-- ,hi/4 ,eccl41 l4 ,,lxvii1 n #dc4--,sa9t ,b]n>d et son sicle1 l4 ,,ii47 ,note #cbi3 ,s4 ,b]n4 ,op41 vol4 #a1 n4 9 ep4 ,,ccxxviii4--,bibl1 ,clun41 ,petr4 ,v54 epi/41 l4 ,i1 ep4 ,,xxxiii-,,xxxvi4 ,note #ccj3 ,regula illa illius sancti patris ex illa sublimi et g5]ali c>italis regula p5det4 7,bib4 ,clun41 ,petr4 epi/41 l4 ,,iv1 ep4 ,,xvii1 l4 ,i1 ep4 ,,xxix4--,s4 ,b]n4 ,op41 ep4 ,,clxiv ,,clxx1 ep4 ,,ccxxix47 ,la bi5veillance1 l'e/ime1 l'amiti mme p>ur5t assez con/amm5t unir ces deux hommes si diffremm5t *rti5s4 ,ils se l\r5t beauc\p l'un l'autre1 et je ne sais s'ils s'en t5dir5t jamais4 ,l'abb ,pi]re1 p> ses v]tus calmes1 sa pit simple1 la culture et la di/9ction de son esprit1 tait univ]sellem5t respect dans l'glise4 ,il ne manquait pas p\r lui-mme de la svrit ncessaire la pr(ession mona/ique1 et sa r=me de son ordre1 dcrte en #aacb1 dans un *apitre gnral o assi/r5t d\ze c5t d\ze frres et deux c5ts prieurs1 l'a bi5 pr\v4 ,mais une *>it t5dre et claire l'inspirait1 et son esprit aimable autant qu't5du1 lui faisait admettre et compr5dre ce qui *appait au gnie troit de l'abb de ,clairvaux4 ,les lettres de ,pi]re sont admirables p> l'onction dans la raison4 ,t\t1 jusqu' cette intellig5ce des *oses monda9es dans une ju/e mesure1 jusqu' cette habile alliance d'une vie simple et pure avec l'emploi des ri*esses du sicle1 des trsors des arts1 des moy5s d'influ5ce temporels1 rappelle involontairem5t1 dans sa magnific5ce1 sa grce et sa sa9tet1 l'immortel ar*evque de ,cambrai4 ,ce n'e/ faire tort ni ,pi]re ni ,b]n>d que de dire qu'il y eut en eux et mme entre eux quelque *ose qui fait p5s] ,fnelon et ,bossuet4 ,v\s remplissez les devoirs pnibles et difficiles1 qui sont de jen]1 de veill]1 de s\ffrir1 crivait un j\r ,pi]re ,b]n>d1 et v\s ne p\vez support] le devoir facile qui e/ d'aim]#cca4 ,note #cca3 ,quae gravia sunt faciunt2 quae levia fac]e nolunt4444 ,s]vas1 quicumque talis es1 gravia ,*ri/i m&ata1 cum jejunas1 cum vigilas1 cum fatig>is1 cum laboras2 et non vis levia f]re1 ut diligas4 7,bibl4 ,clun41 #a4 ,,vi1 ep4 ,,iv1 p4 #hig4 ,cette lettre a t mise la date de #aadi47 ,sa9t ,b]n>d tait =t suprieur ,bossuet en n]gie et en puissance de c>actre2 mais la nature de ,bossuet tait meilleure1 plus quitable et plus d\ce4 ,tel tait l'homme que la ,provid5ce mt sur la r\te d',abl>d fugitif4 ,ce n'tait ni comme lui un docteur audacieux1 ni comme son rival un mo9e dom9ateur2 mais un prlat lettr et d\x1 pieux et libral1 qui aimait la paix et qui savait l'tablir et la cons]v]4 ,il accueillit ,abl>d avec un mlange de compassion et de respect1 et la tri/e victime de tant de ha9euses passions1 y compris les si5nes1 r5contra enf9 ce qu'il n'avait gure tr\v sur l'pre *em9 de sa vie1 la bont4 ,s'tant repos quelques j\rs ,cluni1 il confia ses projets l'abb ,pi]re4 ,il se reg>dait comme l'objet d'une inju/e p]scution1 et prote/ait avec horreur contre le nom d'hrtique4 ,il raconta qu'il avait fait appel au sa9t-sige1 et qu'il allait se rfugi] au pi$ du trne pontifical4 ,on en a conclu qu'il ne savait pas encore1 du mo9s avec c]titude1 que son arrt tait r5du4 ,pi]re le ,vnrable appr\va son desse91 lui dit que ,rome tait le refuge du peuple des *rti5s1 qu'il devait compt] sur une suprme ju/ice qui n'avait jamais failli p]sonne1 et p> del la ju/ice1 sur la misricorde4 ,dans ces circon/ances1 ,rayn>d1 abb de ,cteaux1 v9t ,cluni4 ,on a suppos qu'il y tait envoy p> l'abb de ,clairvaux1 qui1 dpositaire des ordres du pape1 hsitait les excut] avec clat1 ou r$\tait le voyage d',abl>d ,rome4 ,quoi qu'il en soit1 l'abb de ,cteaux p>la de rconciliation1 et ,pi]re entra vivem5t dans cette n\velle ide4 ,t\s deux pressr5t ,abl>d4 ,mieux in/ruit peut-tre de sa vraie situation1 ou peut-tre u p> l'ge1 bris p> la maladie1 dc\rag p> l'expri5ce1 il p>ut se laiss] fl*ir4 ,jamais il n'avait p5s se plac] en dehors de l'glise1 et le s*isme de sa situation lui tait rellem5t insupportable4 ,dans une telle disposition d'esprit1 il dut tre t\* de cet aspect de *>it paisible et de sa9te indiffr5ce que prs5tai5t le vnrable abb et l'intrieur de sa maison4 ,jamais la pit n'avait ab&onn son me2 il y laissa pntr] le calme et le dta*em5t4 ,a la dem&e de ,pi]re et de quelques autres religieux1 il dcl>a1 comme au re/e il l'avait s\v5t fait1 rejet] t\t ce qui1 dans ses p>oles ou ses livres1 aurait pu bless] des oreilles ca?oliques1 et il crivit une n\velle apologie ou confession de foi#ccb4 ,il v\lut bi5 mme suivre ,clairvaux l'abb ,rayn>d1 dont la mdiation ass\pit les anci5s diffr5ds1 et il dit son ret\r que sa9t ,b]n>d et lui s'tai5t revus pacifiquem5t#ccc4 ,on ne sait ri5 de cette entrevue4 ,je ne d\te pas de la clm5ce de sa9t ,b]n>d2 il croyait rellem5t que c'tait lui de p>donn]4 ,note #ccb3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep41 xx1 apologia seu confessio1 p4 #ccj4 ,note #ccc3 ,se pacifice conv5isse rev5us retulit4 7,id41 ,ibid41 p>s ,,ii1 ep4 xxii1 p4 #ccf47 ,si la confession de foi qui n\s e/ re/e e/ celle qui satisfit sa9t ,b]n>d1 il tait bi5 rev5u des exig5ces que lui inspirait nagure sa clairvoyante svrit4 ,comme l'apologie p\r ,hlose1 la seconde dcl>ation d',abl>d1 adresse t\s les enfants de l'glise univ]selle1 e/ *rti5ne2 mais il n'y dm5t sur aucun po9t capital les op9ions mises dans ses ouvrages4 ,seulem5t il les dsav\e dans la =me absolue et outre que leur avai5t donne ses adv]saires1 ou bi5 il rpte sans comm5taire ni dveloppem5t1 la =mule or?odoxe dont on l'accuse de s'tre c>t2 mais il ne reconnat pas qu'il s'en soit c>t1 ni que p> consqu5t il l'ent5de dsormais en un s5s contraire ses crits4 ,aprs cette dcl>ation1 il re/ait matre comme p> le pass1 de s\t5ir1 s'il l'et jug propos1 que ses expressions1 comprises suivant sa p5se1 n'(frai5t pas le s5s qu'on leur prtait1 ou demeurai5t compatibles avec les t]mes consacrs4 ,aprs cette dcl>ation1 il p\vait encore1 au moy5 de quelque int]prtation1 s\t5ir qu'il n'avait pas *ang d'op9ion4 ,en un mot1 il s'exprime *rti5nem5t1 il ne se rtracte pas4 ,p\r crire cette apologie1 il a pu cd] l'ge1 la =ce1 la ncessit2 il a pu1 *ose plus l\able1 obir l'am\r de la paix1 au respect de l'unit1 l'intrt commun de la foi4 ,mais j'os]ais affirm] qu'il n'a pas sacrifi une seule de ses ides qui que ce soit au monde4 ,le coeur d',abl>d p\vait ou faiblir1 ou se s\mettre2 son esprit ne le p\vait pas4 ,au re/e1 il cont9ue dans son apologie se pla9dre de la malice de ses ennemis et des impo/ures dont il e/ victime#ccd4 ,sur t\s les po9ts dont on l'accuse1 il atte/e ,dieu qu'il ne se connat aucune faute1 et s'il lui en e/ *app dans ses crits ou dans ses leons1 il ne les df5d po9t1 il se dcl>e prt t\t rp>]1 t\t corrig]1 n'ayant jamais eu ni arrire-p5se1 ni mauvais desse91 ni op9itret4 ,note #ccd3 ,comme cette confession de foi accuse clairem5t1 bi5 qu'indirectem5t1 ses adv]saires de m5songe1 elle a t c5sure assez vivem5t p> des auteurs mod]nes1 et confondue avec cette apologie antrieure dont j'ai dj p>l et qui aurait t plus viol5te que les ouvrages mme qu'elle tait de/9e ju/ifi]4 ,c'e/ a9si qu'en p>at jug] entre autres ,tissi]4 7,biblio?4 pat1 ci/]41 t4 ,,iv1 p4 #bei47 ,mais ce que n\s savons de la premire apologie ne p]met pas de la confondre avec la confession de foi1 et a9si en ont jug d'excell5ts critiques4 ,si celle-ci a t crite ,cluni1 elle n'atte/e pas une rconciliation pr(ondm5t s9cre avec sa9t ,b]n>d4 7,cf4 ,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #abi et #acd47 ,?omasius a tabli d'une manire assez spcieuse qu',abl>d n'avait jamais au fond ab&onn ses op9ions et qu'aid p> ,pi]re de ,cluni1 qui t5ait honneur de le g>d] dans son c\v5t1 il avait donn sa9t ,b]n>d des satisfactions app>5tes4 7,p4 ,ab4 ,vit41 *ap4 #gj et seqq47 ,puis1 s'expliquant directem5t ou indirectem5t sur dix-sept articles relevs ds l'orig9e dans ses crits1 il n'en laisse pas un seul1 sans se lav]1 au mo9s dans les t]mes1 de t\te trace d'hrsie3 ,et quant ce qu'aj\te notre ami1 dit-il 7et c'e/ ce mot qui semble indiqu] qu'il crivit sa dcl>ation au mom5t de sa rconciliation71 que ces articles ont t tr\vs1 p>tie dans la ,?ologie du matre ,pi]re1 p>tie dans le ,livre des ,s5t5ces du mme1 p>tie dans celui qui e/ intitul3 ,connais-toi toi-mme1 je n'ai pas lu cela sans gr& tonnem5t1 aucun ouvrage de mo9e se p\vant tr\v] qui et p\r titre3 ,livre des ,s5t5ces2 et cela aussi a t avanc p> ignorance ou p> malice#cce4 ,note #cce3 ,apol41 p4 #ccc4 ,abl>d1 rconcili1 n'aspirait plus qu' la retraite4 ,ab&onnant le monde et la vie des coles1 il cons5tit re/] p\r t\j\rs ,cluni1 la gr&e joie de l'abb et de t\te la communaut4 ,pi]re le ,vnrable se hta d'crire au pape p\r lui dem&] de p]mettre son hte de ne plus quitt] l'asile o il avait t reu1 et d'y pass]1 dans le repos1 l'tude et la pit1 les re/es d'une vie dont le t]me p>aissait appro*]#ccf4 ,note #ccf3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 xxii1 ,petr4 ,v5]4 ad ,dom4 ,innoc5t4 ,,ii1 p4 #cce4 ,cet arrangem5t1 comme on le p5se bi51 fut appr\v ,rome2 ,abl>d dev9t mo9e ,cluni1 du mo9s se s\mit-il la rgle de la communaut1 et bi5 que son rang dans l'glise1 gal celui de l'abb de ,cluni1 l'et fait1 non mo9s que sa r5omme1 plac] en tte de t\te la congrgation et m>*] le premi] aprs son *ef1 il accepta avec la d]nire rigueur l'humilit et l'au/rit de sa n\velle vie4 ,il se revtit des habits les plus grossi]s2 et cessant de pr5dre aucun so9 de sa p]sonne1 il traita son corps avec le mpris des solitaires4 ,sa9t ,g]ma91 dit l'abb de ,cluni#ccg1 ne montrait pas plus d'abjection1 ni sa9t ,m>t9 plus de pauvret4 ,sil5cieux1 le front baiss1 il fuyait les reg>ds1 il se ca*ait dans les rangs obscurs de ses frres1 et p> son ma9ti5 il semblait v\loir s'effac] encore p>mi les plus inconnus4 ,s\v5t dans les processions1 l'oeil *]*ait avec hsitation ou contemplait avec tonnem5t cet homme d'un si gr& nom1 qui semblait se ddaign] lui-mme et se complaire dans l'abaissem5t4 ,r5du p> le sa9t sige t\s les devoirs du m9i/re1 il frqu5tait les sacrem5ts1 il clbrait s\v5t le div9 sacrifice1 ou pr*ait la p>ole sa9te aux religieux2 encore fallait-il qu'il y ft contra9t p> leurs in/ances4 ,le re/e du temps il lisait1 priait et se taisait t\j\rs4 ,ses tudes1 comme celles de t\te sa vie1 cont9uai5t d'avoir un triple objet1 la ?ologie1 la philosophie et l'rudition4 ,ce n'tait plus qu'une pure intellig5ce4 ,les passions tai5t ananties ou condamnes au sil5ce2 et il ne re/ait plus d'action dans sa vie que l'accomplissem5t des devoirs mona/iques4 ,mais s'il e/ vrai1 comme il e/ p]mis de le croire1 qu'il ait mis ,cluni la d]nire ma9 son gr& trait de philosophie scola/ique1 n\s y lisons que mme alors il se reg>dait encore comme la victime de l'envie1 et que1 sr de la puissance de son esprit1 des ress\rces de son savoir1 de la dure de son nom1 il confiait l'av5ir v5geur le triomphe de la sci5ce opprime dans sa p]sonne4 ,conva9cu que c'e/ la grce qui fait le philosophe1 puisqu'il faut du gnie p\r la dialectique1 il se s5tait comme prde/9 la sci5ce1 et il crivait p\r l'in/ruction des temps o sa mort r5drait l'enseignem5t la lib]t1 heureux a9si d'assur] aprs lui la r5aissance de son cole#cch4 ,tel tait l'homme dont l'humilit et la s\mission difiai5t ,pi]re le ,vnrable4 ,note #ccg3 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 xxiii4 p4 #cdj4 ,note #cch3 ,voyez ci-aprs ,i4 ,,ii1 c4 iii1 et ,ouv4 9d4 d',ab41 ,dialectique1 p4 #bbh et #dcf4 ,c'e/ une rem>que de ,?omasius1 qu',abl>d n'a effac d'aucun de ses ouvrages les op9ions ni les passages qu'il semblait avoir rtracts4 7,ab4 ,vit41 #ha47 ,cep5dant ses =ces dcl9ai5t rapidem5t1 et une maladie de peau trs-d\l\reuse1 lui laissait peu de tranquillit4 ,l'abb ,pi]re exigea qu'il *anget d'air1 et l'envoya auprs de ,*lons1 dans le prieur de ,sa9t-,m>cel1 fond p> le roi ,gontran1 et possd p> l'ordre de ,cluni4 ,cette maison s'levait non lo9 des bords de la ,sane1 dans une des situations les plus agrables et les plus salubres de la ,b\rgogne4 ,l il cont9ua sa vie /udieuse2 malgr ses s\ffrances et sa faiblesse1 il ne passait pas un mom5t sans pri] ou lire1 sans crire ou dict]4 ,mais t\t c\p ses maux prir5t un c>actre plus al>mant2 il s5tit que le d]ni] mom5t v5ait1 fit en *rti5 la confession d'abord de sa foi1 puis de ses p*s1 et reut avec beauc\p de pit les sacrem5ts en prs5ce de t\s les religieux du mona/re4 ,a9si1 crit ,pi]re le ,vnrable1 l'homme qui p> son autorit s+ulire dans la sci5ce1 tait connu de presque t\te la t]re1 et illu/re p>t\t o il tait connu1 sut1 l'cole de celui qui a dit3 ,appr5ez que je suis d\x et humble de coeur1 demeur] d\x et humble1 et1 comme il e/ ju/e de le croire1 il e/ a9si ret\rn lui#cci4 ,note #cci3 ,ma?41 ,,xi1 #bi4--;,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xxiii1 ,petr4 ,v5]4 ad ,heloss41 p4 #cdb4 ,abl>d m\rut ,sa9t-,m>cel1 le #ba avril #aadb4 ,il tait g de soixante-trois ans#cdj4 ,note #cdj3 ,on lisait dans le vieux ncrologe du ,p>aclet3 ,mai/re ,pi]re ,abael>d1 fondateur de ce lieu et in/ituteur de sa9te religion1 trespassa ce ,,xxi avril1 ag de ,,lxiii ans4 7,ab4 ,op42 ,n p4 #aaif47 ,und5as malo revocante cal5das1 porte son pitaphe 7,id41 p4 #cdc74 ,il fut enseveli dans une tombe d'une seule pi]re1 creuse assez grossirem5t et d'un travail =t simple4 ,dpos d'abord dans la *apelle de l'infirm]ie o il tait mort1 son corps fut ensuite transport dans l'glise du mona/re de ,sa9t-,m>cel1 et y demeura quelque temps4 ,dans le d]ni] sicle1 on y voyait encore son spulcre1 ou plutt son cnotaphe1 sur lequel il tait reprs5t en habit monacal#cda4 ,note #cda3 ,c'e/1 d'aprs de bonnes autorits 7,m4 ,alex&re ,l5oir et ,m4 ,boisset1 de ,*lons71 la mme tombe o ,abl>d e/ dpos auj\rd'hui au cimetire du ,pre ,la*aise4 ,m4 ,l5oir a donn le dess9 du monum5t tel qu'il exi/ait ,sa9t-,m>cel avant la rvolution4 ,suivant lui1 le corps d',abl>d n'aurait quitt la *apelle de l'infirm]ie que p\r le ,p>aclet1 et ce n'e/ que v]s la f9 du d]ni] sicle que son tombeau primitif aurait t transport dans l'glise du prieur de ,sa9t-,m>cel4 ,l'pitaphe1 pe9te en noir sur la muraille au-dessus du monum5t1 portait3 ,hic primo jacuit ,petrus ,abel>dus ,francus et mona*us cluniac5sis1 qui obiit anno #aadb4 ,nunc apud moniales p>aclit5ses 9 t]ritorio trecac5si requiescit4 ,vir pietate ,insignis1 scriptis cl>issimus1 +5ii acum9e1 rationum pond]e1 dec5di arte1 omni sci5ti>um g5]e nulli secundus4 7,voyage littraire p> deux bndict9s1 t4 ,i1 #are p>tie1 p4 #bbe1--,muse des monum4 fran41 p> ,a4 ,l5oir1 t4 #a1 p4 #bbj1 pl4 n #fag47 ,mais qu& il m\rut1 il avait depuis bi5 longtemps dem& que ses re/es reposass5t au ,p>aclet#cdb4 ,cette volont devait tre accomplie2 celle qui rgnait au ,p>aclet ne p\vait p]mettre qu'on ne l'accomplt pas4 ,note #cdb3 ,ab1 ,op41 p>s ,i1 ep4 ,,iii1 p4 #fc et ci dessus p4 #adg4 ,elle vivait dans un pr(ond sil5ce2 depuis longues annes1 ce coeur s'tait f]m et ne se montrait qu' ,dieu1 sans se donn] lui4 ,on ne sait ri5 d'elle4 ,pi]re le ,vnrable avait fait de t\t temps pr(ession de lui port] autant d'admiration que de respect4 ,une correspondance liait le ,p>aclet et ,cluni2 l'abb avait reu d'elle1 p> un mo9e nomm ,?obald1 une lettre et quelques petits prs5ts1 lorsqu'il lui crivit1 p\r lui racont] les d]ni]s j\rs de son p\x1 une ptre ple9e de l\ange o il l'appelle femme vraim5t philosophique1 o il la comp>e ,dborah la prophtesse1 et ,p5?sile1 re9e des ,amazones1 et lui exprime de vifs regrets de ce qu'elle n'habite pas avec les s]vantes du ,*ri/1 la d\ce prison de ,m>cigny1 c\v5t de femmes bndict9es plac dans le vois9age1 prs de ,semur et s\s la direction de l'abb de ,cluni4 ,il joignit mme sa lettre une pitaphe en onze v]s lat9s qu'il avait compose en l'honneur d',abl>d et qu'on lisait plus t>d grave sur la muraille de l'aile droite de l'glise de ,sa9t-,m>cel1 prs de la sacri/ie#cdc4 ,c'tait1 y disait-il1 le ,socrate1 l',ari/ote1 le ,platon de la ,gaule et de l',occid5t2 p>mi les logici5s1 s'il eut des rivaux1 il n'eut po9t de matre4 ,savant1 loqu5t1 subtil1 pntrant1 c'tait le pr9ce des tudes2 il surmontait t\t p> la =ce de la raison1 et ne fut jamais si gr& que lorsqu'il passa la philosophie vritable1 celle du ,*ri/4 ,on peut reg>d] ces mots comme l'expression du jugem5t de t\s les esprits clairs du sicle d',abl>d4 ,note #cdc 3 ,gallorum ,socrates1 ,plato maximus ,hesp]i>um1 ,no/] ,ari/oteles1 logicis quicumquo fu]unt ,aut p> aut melior1 /udiorum cognitus orbi ,pr9ceps4444 ,dans l'dition d',amboise1 cette pitaphe e/ jo9te la lettre o ,pi]re r5d compte ,hlose de la mort d',abl>d4 ,en #agjc1 on la lisait encore dans l'glise de ,sa9t-,m>cel1 d'aprs les auteurs de l',hi/oire littraire4 ,une seconde pitaphe1 rapport galem5t p> d',amboise1 e/ aussi attribue l'abb de ,cluni2 la premire seule l'e/ avec quelque c]titude2 n\s l'analysons dans le texte2 les deux d]ni]s v]s de la seconde en ont t dta*s et cits seuls comme tant l'inscription du tombeau d',abl>d2 les voici3 ,e/ satis 9 tumulo3 ,petrus hic jacet ,abael>dus ,cui soli patuit scibite quidquid erat4 ou1 comme la donne le ,p4 ,dubois3 ,e/ satis 9 titulo3 ,praesul hic jacet ,abael>dus1 etc4 ,p9999 en a donn une troisime tr\ve dans un manuscrit qu'il croit presque contempora9 d',abl>d2 elle comm5ce a9si3 ,petrus amor cl]i1 ,petrus inquisito v]i1 etc4 ,on peut y rem>qu] ce v]s3 ,praet]iit1 s$ non p]iit1 transivit ad esse4 ,la *ronique de ,ri*>d de ,poiti]s1 mo9e de ,cluni1 en conti5t une quatrime dont voici le premi] v]s mutil3 ,bummorum major ,petrus ,abael>dus4444 ,rawl9son a extrait d'un manuscrit de la biblio?que d',ox=d une c9quime pitaphe1 assez rem>quable p> quelques v]s sur le nom9alisme2 elle comm5ce p> ces mots3 ,occubuit ,petrus2 succumbit eo mori5to ,omnis philosophia4444 ,philippe ,h>v5g1 ?ologi5 du ,x,i,ie sicle1 en a compos ou cons]v une dont n\s ne connaissons que le premi] v]s3 ,lucif] occubuit1 /ellae radiate m9ores4 7,c4 ,ab4 ,op41 praefat4 9 f94 p>s ,,ii1 ep4 ,,xxiii1 p4 #cdb4--,!s4 anecd4 noviss41 t4 ,,iii1 ,diss]t4 isag ,,xxii4--,ex *ronic41 ,wilelm4 ,godel4 et ,ri*4 pict41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #dae et #fge4--,p4 ,ab4 et ,hel4 ,epi/41 edit4 a ,r4 ,rawl9son1 #agah4--,p4 ,h>v5g41 ,op41 p4 #hja4--;,hi/4 eccles4 p>is41 auct4 ,dubois1 t4 ,,ii1 l4 ,,xiii1 c4 ,,vii1 p4 #agh4--;,hi/4 litt41 t4 ,,xii1 p4 #aja et #ajb47 ,a9si1 *re et vnrable soeur en ,dieu1 crivait l'abb de ,cluni l'abbesse du ,p>aclet1 celui qui v\s v\s tes1 aprs votre liaison *>nelle1 unie p> le li5 meilleur et plus =t du div9 am\r1 celui avec lequel et s\s lequel v\s avez s]vi le ,seigneur1 celui-l1 dis-je1 le ,seigneur1 au lieu de v\s1 ou comme un autre v\s-mme1 le r*auffe dans son se91 et au j\r de sa v5ue1 qu& ret5tira la voix de l'ar*ange et la trompette de ,dieu desc5dant du ciel1 il le g>de p\r v\s le r5dre p> sa grce4 ,n\s n'avons po9t la rponse d',hlose2 mais n\s savons que quelque temps aprs1 dans le mois de novembre1 ,pi]re le ,vnrable se r5dait au ,p>aclet4 ,p\r complaire l'abbesse1 il avait fait enlev] de l'glise de ,sa9t-,m>cel1 en secret et l'insu de ses religieux1 les re/es mortels d',abl>d1 et il les apportait leur d]nire demeure4 ,dans une lettre o elle le rem]cie1 ,hlose lui dit simplem5t3 ,v\s n\s avez donn le corps de notre matre#cdd4 ,note #cdd3 ,corpus magi/ri no/ri d$i/is4 ,on p\rrait croire p> la place o se lit cette phrase1 qu'il s'agit du corps de ,notre-,seigneur1 et que ,pi]re disant la messe au ,p>aclet y donna la communion aux religieuses4 ,mais il y aurait ,corpus ,,dom9i no/ri 7,ab4 ,op41 p>s ,,ii1 ep4 ,,xxiii1 p4 #cdb ep4 ,,xxiv4 ,heloiss4 ad ,petr4 ,abb4 clun41 p4 #cdc74 ,m4 ,boisset1 qui n\s devons la cons]vation du premi] tombeau d',abl>d1 dit dans une lettre adresse ,m4,a4 ,l5oir1 que l'abb de ,cluni se r5dit ,sa9t-,m>cel dans les premi]s j\rs de novembre1 s\s prtexte d'y faire la visite abbatiale2 qu'une nuit1 p5dant le sommeil des religieux1 il fit enlev] le corps d',abl>d1 et p>tit aussitt lui-mme avec ce dpt p\r all] au ,p>aclet1 o il arriva le #aj novembre #aadb4 7,mus4 des mon4 fr41 t4 ,i1 p4 #bca7 ,p5dant son sj\r au ,p>aclet1 ,pi]re dit la messe dans la *apelle1 le #af novembre1 pr*a dans la salle du *apitre1 accorda au mona/re le bnfice de ,cluni1 et l'abbesse ce qu'on appelait le ,tric5aire1 c'e/--dire une concession de tr5te messes dire p> ses mo9es1 ou t\t au mo9s des prires p5dant tr5te j\rs de suite aprs la mort d',hlose1 et p\r le repos de son me4 ,de ret\r dans son abbaye1 il rgul>isa cette promesse en lui envoyant un engagem5t crit et scell de son sceau1 a9si que l'absolution d',abl>d qu'elle avait dem&e1 p\r la susp5dre1 suivant l'usage du temps1 au tombeau qu'elle faisait lev] son matre et son p\x4 ,cette absolution e/ conue en ces t]mes3 ,moi1 ,pi]re1 abb de ,cluni1 qui ai reu ,pi]re ,abl>d dans le mona/re de ,cluni1 et cd son corps1 furtivem5t emport1 l'abbesse ,hlose et aux religieuses du ,p>aclet2 p> l'autorit du ,dieu t\t-puissant et de t\s les sa9ts1 je l'abs\s d'(fice de t\s ses p*s#cde4 ,note #cde3 ,ab4 ,op41 p>s4 ,,ii1 ep4 ,,xxv2 ,pet4 clun4 ad4 ,hel41 p4 #cdd et #cde4 ,on a cons]v un hymne funbre1 ce que les anci5s appelai5t no5ia1 *ant peut-tre ou suppos *ant prs du tombeau d',abl>d p> l'abbesse du ,p>aclet et ses religieuses#cdf4 ,on v\drait croire que ce *ant1 qui ne manque pas1 dans sa simplicit1 d'une c]ta9e grce mlancolique1 e/ l'ouvrage d',hlose4 ,p\rquoi cette /ance ne s]ait-elle pas d'elle8 ,tecum fata sum p]pessa2 ,tecum dormiam defessa1 ,et 9 ,sion v5iam4 ,solve crucem1 ,due ad lucem ,degravatam animam4 ,elle dem&e repos] prs de lui2 c'e/ lui qu'elle dem&e de la conduire au sj\r d't]nelle lumire1 et aussitt elle ent5d le *oeur et la h>pe des anges2 et les religieuses s'cri5t3 ,que t\s deux se repos5t du travail et d'un d\l\reux am\r4 ,requiescant a labore1 ,doloroso et amore4 ,ils dem&ai5t l'union des habitants des cieux3 dj ils sont entrs dans le sanctuaire du ,sauveur4 ,note #cdf3 ,ce *ant n\s e/ transmis p> un auteur allem&1 qui ne dit po9t d'o il l'a tir 7,morlz ,c>ri]e1 ,abuel>d und ,heloise1 p4 ,,xcvi74 ,je ne l'ai vu m5tionn nulle "p ailleurs4 ,m4 ,c>ri]e en donne une traduction en v]s allem&s1 p> ,m4 ,foll54 ,ce petit pome e/ trs-simple4 ,les religieuses *ant5t d'abord deux /ances de requiescat devant le tombeau2 puis ,hlose en dit quatre analyses dans le texte2 elle dem&e la mort et le ciel4 ,aussitt les nonnes repr5n5t et annonc5t la batitude des deux p\x4 ,hlose elle-mme aurait bi5 os compos] cela4 ,hlose vcut encore v+t et un ans2 elle cont9ua d'tre l'objet de l'admiration et de la vnration gnrale4 ,son sicle la mettait au-dessus de t\tes les femmes1 et je ne sais si la po/rit a dm5ti son sicle#cdg4 ,note #cdg3 ,tu444 et muli]es omnes evici/i1 et p5e viros univ]sos sup]a/i4 7,petr4 clun4 ep41 ,ab4 ,op41 p>s ,,ii4 p4 #ccg47--;,fama444 fem9eum sexum vox excessisse nubis nutilleavit4 ,quomodo8 ,dici&o1 v]silic&o1 etc444 ,/ultus ego qui lunam illum9>e velo4444 ,calamus ve/] calamis ductorum sup]em9et aut aequatur4 7,hug4 ,metel4 ep4 ,,xvi et ,,xvii ad ,helois4 ,hug41 ,sac4 antiq4 mon41 t4 ,,ii4 p4 #cdh et #cdi47 ,la prosprit1 la ri*esse1 la dignit du c\v5t du ,p>aclet ne fir5t que s'accrotre4 ,sa premire abbesse m\rut le #af mai #aafd1 un j\r de diman*e1 au mme ge que son fondateur4 ,le cal5dri] ncrologique franais du ,p>aclet portait son nom3 ,hlose1 mre et premire abbesse de cans1 de doctr9e et religion trs-respl5dissante#cdh4 ,note #cdh3 ,mat] no/rae religionis ,heloysa1 prima abbatissa1 docum5tis et religione cl>issima1 spem bonam ejus nobis vita donante1 felicit] migravit ad ,dom9um4 ,c'e/ ce qu'on lisait dans le ,necrologium la date ,anno ,,mclxiv1 ,,xvii ,kal4 jun4 7,gall4 ,*ri/41 t4 ,,xii1 p4 #egd47 ,du*esne a lu dans le cal5dri] du ,p>aclet3 ,heloysa1 neptis ,fulb]ti canonici p>isi5sis1 primo petri ,abael>di conjux1 de9de monialis et prioritsa ,arg5tolii1 po/ oratorii p>alitei abbatissa1 quod ab anno ,,mcxxx ad annum ,,mclxiv prud5t] atque religiose rexit4 7,ab ,op42 ,n41 p4 #aaha47 ,c'e/ une tradition plutt qu'un fait hi/orique qu',hlose m\rut au mme ge qu',abl>d4 ,on a vu qu'il n'exi/e pas de donne c]ta9e sur l'poque de sa naissance4 ,une inscription grave prs du premi] spulcre d',abl>d dans l'glise de ,sa9t-,m>cel de ,*lons1 portait3 ,obiit magnos ille doctor ,,xi ,kal5d4 ,maii an4 ,,mcxlii1 anno suo climact]ico4 et ,heloissa v]o ,,xvii ,kal5d4 ,junii anno ,,mclxiii4 ,cr$itur enim ,,xx annis amplius m>ito sup]vixisse4 ,ces p>oles ne sont pas affirmatives4 7,hi/4 litt4 t4 ,,xii1 p4 #fde4--,voyez ci-dessus la note #c de la p4 #df47 ,on dit qu'en mmoire de sa sci5ce incomp>able1 ses religieuses v\lur5t que le ,p>aclet clbrt t\s les ans l'(fice en langue grecque le j\r de la ,p5tecte2 et cette in/itution s'e/ longtemps ma9t5ue#cdi4 ,note #cdi3 ,9 n4 ,aub]ti ,miraei ad ,h5ric4 ,g&at4 de scriptor4 ecclesia/4 c4 ,,xvi4 ,biblio?4 eccles41 p4 #afd4--;,bayle1 ,dict4 crit41 art4 ,p>aclet4--,g]vaise1 ,vie d',abeil41 t4 ,,ii1 liv4 ,,vi1 p4 #cbh4 ,peu de temps avant sa mort et dans sa maladie1 elle ordonna1 dit-on1 qu'on l'ensevelt dans le tombeau de son p\x4 ,ce tombeau tait plac dans une *apelle qu',abl>d avait fait con/ruire1 peut-tre le premi] btim5t en pi]re de l'anci5 ,p>aclet1 et qui joignait le clotre avec le *oeur4 ,on l'appelait le petit m\/i]4 ,lorsque la morte1 dit une *ronique1 fut apporte cette tombe qu'on v5ait d'ouvrir1 son m>i qui1 bi5 des j\rs avant elle1 avait cess de vivre1 leva les bras p\r la recevoir1 et les f]ma en la t5ant embrasse#cej4 ,note #cej3 ,d',amboise et ,du*esne donn5t ce fait un peu lg5daire comme extrait d'une *ronique de ,t\rs1 alors manuscrite4 ,v]ba *ronici ,,ms4 ,turonici4 7,ab4 ,op41 praefat1 et n4 p4 #aaie47 ,ce doit tre le ,*ronicon ,turon5se insr p> fragm5ts dans le ,recueil des ,hi/ori5s1 comme oeuvre d'un *ano9e de ,sa9t-,m>t9 de ,t\rs4 ,le passage cit y e/ indiqu p> les premi]s mots seulem5t 7t4 ,,xii4 p4 #dgb71 puis suivi d'un r5voi la *ronologie de ,rob]t d',aux]re4 ,dans celle-ci 7,id41 p4 #bic71 le passage e/ insr peu prs dans les t]mes rapports p> d',amboise2 mais il s'arrte la translation du corps d',abl>d au ,p>aclet1 et ne m5tionne ni le dsir exprim p> ,hlose d'tre ensevelie avec son amant1 ni le fait miraculeux ici racont4 ,peut-tre cette diffr5ce entre le texte de la *ronique de ,t\rs1 si elle e/ telle que d',amboise la donne1 et les t]mes de la *ronologie de ,rob]t1 a-t-elle *app l'diteur du ,recueil des ,hi/ori5s4 ,aucune p>tie du p>agraphe conc]nant ,abl>d1 ni le db1 ni la f91 ne se tr\ve dans le texte de la *ronique de ,t\rs1 imprim p\r la premire fois et p> extraits dans l',amplissima collectio1 de ,m>tne et ,dur& 7t4 ,v1 p4 #iag et #ajae74 ,on sait au re/e qu'un rcit t\t semblable se tr\ve dans ,grgoire de ,t\rs4 7,de ,glor4 confess41 c4 ,,xlii47 ,la vrit cep5dant1 c'e/ qu',hlose ne fut pas d'abord ensevelie dans le mme tombeau1 mais dans la mme crypte qu',abl>d4 ,trois sicles aprs leur mort1 en #adig1 p> les so9s de ,ca!r9e de ,c\rcelles1 dix-septime abbesse du ,p>aclet1 leurs re/es fur5t transports du petit m\/i] dans le *oeur de la gr&e glise du mona/re1 et dposs1 ceux d',abl>d droite1 ceux d',hlose gau*e du sanctuaire1 et plus t>d rappro*s au pi$ ou mme au-dess\s du matre autel#cea4 ,note #cea3 ,gall4 ,*ri/41 ,i4 ,,xii1 p4 #fad4--;,ann4 ord4 ,s4 ,b5$ict441 t4 ,,vi1 p4 #cef4 ,on rapporte qu'en #afcj1 la v+t-troisime suprieure du ,p>aclet1 ,m>ie de la ,ro*ef\cauld1 fit transport] les deux tombes dans la *apelle dite de la ,tr9it1 devant l'autel2 elles y re/r5t longtemps1 sans aucune pitaphe1 dans un caveau situ au-dess\s des clo*es#ceb4 ,on aj\te que c'e/ alors que les ossem5ts encore enti]s fur5t runis dans un d\ble c]cueil qui a t ouv]t de nos j\rs4 ,il p>at qu'en #agja1 une pitaphe en prose franaise fut1 p> l'ordre de la v+t-c9quime abbesse1 ,ca!r9e de la ,ro*ef\cauld1 grave sur un m>bre noir plac la base de cette *apelle spulcrale ou plutt sur une pl9! au pi$ de la triple /atue de la ,tr9it1 que cette dame avait releve4 ,en #agff1 une autre abbesse du mme nom conut le plan d'un monum5t o devait figur] encore cette curieuse /atue1 et qui ne fut excut qu'en #aggi p> la d]nire abbesse du ,p>aclet#cec4 ,la rvolution franaise1 qui abolit l'in/itution fonde p> bl>d1 respecta cep5dant et sa mmoire et le d\ble c]cueil o l'on croyait avoir cons]v les d]ni]s re/es d',abl>d et d',hlose4 ,note #ceb3 ,voyag4 litt4 p> deux bndict41 #are p>tie1 p4 #he4 ,note #cec3 ,c'tait ,*>lotte de ,r\cy2 celle qui avait conu le plan tait la v+t-sixime abbesse et se nommait ,m>ie de ,roye2 t\tes de la maison de la ,ro*ef\cauld4 ,l'pitaphe que l'une fit grav] sur le tombeau1 avait t compose la dem&e de l'autre1 en #agff1 p> l',acadmie des inscriptions2 elle e/ conue en ces t]mes3 ,hic ,sub eodem m>more jac5t ,hujus mona/]ii ,conditor1 ,petrus ,abael>dus ,et abbatissa prima ,heloissa1 ,olim /udiis1 +5io1 amore1 infau/is nuptiis ,et po5it5tia1 ,nunc aet]na1 quod sp]amus1 felicitate ,conjuncti4 ,petrus oblit ,,xx prima aprilis #aadb1 ,heloissa ,,xvii maii #aafc4 ,curis ,c>olae de ,r\cy1 ,p>acleti ,abbatissae4 #aggi4 ,il y a erreur dans cette d]nire date4 ,on a attribu cette pitaphe ,m>montel4 ,m4,a4 ,l5oir1 qui p>ait avoir vu ce monum5t ou l'avoir copi sur des dess9s au!ntiques1 l'a fait grav] dans son ,muse4 ,il se compose du triple gr\pe et d'un socle appliqus la muraille4 7,lives ( ,abeil4 & ,helois41 by ,j4 ,b]+ton1 t4 ,,ii1 p4 #bca4--,mus4 des mon4 fr41 t4 ,i1 p4 #bbe #bbh1 pl4 no #eaf4--;,abail et ,hl41 p> ,turlot1 p4 #bfg-bfi47 ,ces ossem5ts confondus sont auj\rd'hui replacs dans la tombe de pi]re o lui-mme avait t d'abord enseveli s\s les votes de l'glise de ,sa9t-,m>cel4 ,comm5t cette tombe e/-elle auj\rd'hui dpose dans un des cimetires de ,p>is8 ,d'o vi5t le monum5t qui la r5f]me1 ce monum5t connu de t\s1 tant de fois reproduit p> le dess91 sans cesse visit p> une curiosit populaire1 et qu'on peut s\v5t dans les beaux j\rs voir encore p> de c\ronnes funraires et de fleurs fra*em5t cueillies8 ,un homme dont les so9s pieux ont sauv la ,france bi5 des ri*esses de l'art go?ique dans un temps o cet art tait aussi ddaign p> le gt qu'insult p> les passions1 l'auteur du ,muse des monum5ts franais#ced1 e/ celui qui n\s devons la cons]vation des re/es d',abl>d et d',hlose et le tombeau mme qui les conti5t4 ,en #agib1 le ,p>aclet fut v5du la requte et au pr(it de la nation4 ,les notables de ,nog5t-sur-,se9e v9r5t en cortge lev] les corps des deux amants que protgeait du mo9s la philosophie s5tim5tale de l'poque1 et les transportr5t avec le gr\pe de la ,tr9it encore t\t enti]1 dans leur ville et dans l'glise de ,sa9t-,lg]4 ,en #agid1 des fanatiques du temps1 qui c]ta9em5t l'ombre de sa9t ,b]n>d n'tait po9t app>ue1 dva/r5t l'glise1 et le gr\pe1 jadis suspect d'un symbolisme hrtique1 fut bris comme un monum5t de sup]/ition4 ,cep5dant ils p>gnr5t le caveau qui r5f]mait les prcieux re/es4 ,six ans aprs1 #h floral an ,,viii1 ,m4 ,l5oir1 muni d'un ordre du g\v]nem5t1 reut des ma9s du s\s-prfet au nom de l'arrondissem5t1 un c]cueil qui r5f]mait ces re/es sp>s p> une lame de plomb4 ,on l'ouvrit avec so91 et un procs-v]bal fut dress con/atant l'tat des ossem5ts4 ,il a t publi4 ,les ttes fur5t m\les1 et c'e/ sur ce modle qu'un sculpteur a compos les masques si connus4 ,v]s le mme temps1 un mdec9 de ,*lons-sur-,sane1 ayant sauv le tombeau de l'glise de ,sa9t-,m>cel1 cette cuve de pi]re gypseuse alaba/rite1 grossirem5t cisele1 au mom5t o1 a*ete p> un paysan1 elle allait tre livre quelque usage dome/ique1 la remit au crateur du muse des ,petits-,augu/9s1 et c'e/ dans ce spulcre grossi] dont les sculptures p>aiss5t effectivem5t de bons juges tre du temps et du pays1 que les re/es des deux p\x ont t enf9 dposs4 ,auprs d'une /atue rpute celle d',abl>d en habit de mo9e1 une /atue de femme1 du ,x,i,ie sicle1 et laquelle on avait adapt le masque de conv5tion d',hlose1 fut c\*e sur le mme tombeau4 ,c'e/ celui qu'on a plac dans une sorte de *ambre ou de lant]ne1 d'un go?ique orn1 et =me de dbris enlevs au clotre du ,p>aclet1 et surt\t une anci5ne *apelle de ,sa9t-,d5is4 ,ce monum5t1 d'un /yle re*]*1 po/rieur au ,x,i,ie sicle1 ouvrage composite d',alex&re ,l5oir1 fut la re/auration transport du j>d9 du muse des ,petits-,augu/9s dans le cimetire du ,pre-,la*aise le #f novembre #ahag4 ,les noms d',hlose et d',abl>d tai5t gravs alt]nativem5t sur la pl9!1 et int]rompus seulem5t p> ces mots3 ,grec3 ,,lei ,,sympeplegm5oi1 t\j\rs unis4 ,note #ced3 ,m4 ,alex&re ,l5oir4 ,il a racont lui mme t\s ce details4 ,le mdec9 de ,*lons e/ ,m4 ,boisset1 le sculpteur ,m4 ,desc9e4 7,mus4 des mon4 fr41 t4 ,i1 p4 #bba et suiv4--,notice hi/4 sur la spult4 d',hl4 et ,abail41 p> le mme1 #ahaf4--,vill5ave1 ,notice place en tte de la traduction des lettres1 p> le bibl4 ,jacob1 p4 #aaf et suiv4--,autre traduction des lettres1 p> ,m4 ,odd\l2 dition illu/re1 t4 ,i1 p4 ,,cxi47 ,on a vu qu',hlose avait un fils dont l'hi/oire ne p>le pas4 ,il p>at qu'il entra dans les ordres1 et obt9t la bi5veillance de ,pi]re le ,vnrable4 ,dans la lettre qu'elle crit ce d]ni]1 elle lui recomm&e son fils1 p\r qui elle le prie d'obt5ir une prb5de de l'vque de ,p>is ou de t\t autre4 ,l'abb rpond qu'il s'ef=c]a de lui en faire accord] une dans quelque noble glise1 mais il aj\te que la *ose n'e/ pas aise1 et qu'il a pr\v s\v5t que les vques se montr5t =t difficiles p\r accord] des prb5des dans leur diocse#cee4 ,note #cee3 ,ab4 ,op4 ep4 xxiv et xxv1 p4 #cdc et #cde4 ,en #aaej1 il y avait ,nantes un *ano9e de la ca?drale du nom s+uli] d',a/ralabe2 il semble1 que ce devait tre le fils d',abl>d#cef4 ,un religieux du mme nom e/ mort en #aafb1 abb de ,haut]ive1 dans le canton de ,frib\rg4 ,si c'e/ le fils d',hlose1 sa mre lui aurait survcu de deux ans4 ,n\s avons encore une pice de v]s lat9s qu',abl>d composa p\r son fils2 c'e/ un recueil de s5t5ces morales1 et l'on y lit ces mots3 ,nil melius muli]e bona#ceg4 ,c'e/ la vritable pitaphe d',hlose#ceh4 ,note #cef3 ,extrait du ,c>tulaire de ,bur2 ,mm4 p\r s]vir l',hi/4 de ,bretagne1 t4 ,i1 p4 #ehg4 ,aussi ,nic]on veut-il qu',a/ralabe soit mort en ,bretagne 7t4 ,,iv74 ,turlot dit avoir lu dans l'obituaire du ,p>aclet qu'il m\rut dans ce c\v5t peu de temps aprs sa mre4 7,abail4 et ,hl41 p4 #abd et #add47 ,note #ceg3 ,c'e/ ,m4 ,c\s9 qui a dc\v]t p> has>d1 en #ahcg1 cet ,a/ralabe1 mort en ,suisse abb de bndict9s4 ,il a aussi publi des v]s qu',abl>d aurait faits p\r son fils1 et qui1 sans manqu] d'lgance1 manqu5t de posie comme presque t\s les v]s lat9s du moy5 ge4 7,frag4 philos41 t4 ,,iii1 app5d4 ,x47 ,mais malgr l',hi/oire littraire1 ,?omas ,wright 7,reliq4 antiq41 t4 ,i1 p4 #ae71 ,m4 ,edele/& ,dum]il ne veut pas que cette pice soit d',abl>d4 7,j\rn4 des sav4 de ,norm41 #b;e liv41 p4 #aab47 ,note #ceh3 ,d',amboise en a publi une autre en quatre m*ants v]s lat9s4 ,il ne dit po9t o il l'a tr\ve 7,ab4 ,op41 praefat4 9 f9471 elle comm5ce a9si3 ,hoc tumulo abbatissa jacet prud5s ,heloyssa1 etc4 ,t]m9ons notre rcit4 ,il doit1 s'il e/ fidle1 suffire p\r faire connatre ,abl>d et celle dont le nom *>mant e/ insp>able du si54 ,on n\s disp5s]a de *]*] jug] son gnie1 son am\r1 son c>actre4 ,sa vie e/ comme le reflet de t\t cela1 et on le juge en la racontant4 ,quoique les ouvrages d',abl>d ai5t beauc\p de valeur1 ils donn]ai5t de lui une insuffisante ide1 si n\s n'avions le tmoignage de son sicle1 et ce tmoignage e/ trs-considrable4 ,ces temps du moy5 ge qu'on se reprs5te comme ensevelis dans l'ignorance1 comme abrutis de grossiret1 t5ai5t en haute e/ime1 peut-tre cause de leur grossiret et de leur ignorance mme1 les travaux de l'esprit et du tal5t4 ,la r5omme s'atta*ait aism5t alors la supriorit littraire1 et je ne sais s'il e/ beauc\p d'poques o il ait mieux valu brill] p> la p5se ou la sci5ce4 ,c'tai5t autant de dons r>es1 m]veilleux1 presque surnaturels1 auxquels t\s r5dai5t hommage4 ,le cl]g mme considrait les esprits qu'il r$\tait4 ,le p\voir temporel les p]scutait quelquefois1 mais ne les ddaignait pas4 ,il y avait au-dessus de ces populations rudes et viol5tes1 sp>es p> tant d'ob/acles1 exposes tant de tyrannies1 une vritable rpublique des lettres1 une socit t\t intellectuelle que l'glise univ]selle ou du mo9s l'glise lat9e1 ens]rait dans son va/e se91 (frant une place1 un titre1 un asile1 une puissance mme1 ceux qui s'en montrai5t les citoy5s m95ts4 ,la =ce1 qui dans le *amp de la politique ex]ait un empire si absolu1 s'arrtait avec respect1 mme avec dfr5ce1 devant le gnie ou le simple savoir1 revtu d'un c>actre sacr et populaire la fois2 on admirait ce que l'on ne compr5ait pas4 ,abl>d1 trav]s t\s ses malheurs1 a j\i autant ou plus qu'homme au monde des d\ceurs de la r5omme4 ,les philosophes de la ,grce n'obt9r5t pas de leur vivant une aussi lo9ta9e clbrit4 ,*ez les mod]nes1 ni les ,desc>tes1 ni les ,leibnitz n'ont vu leur nom desc5dre ce po9t dans les rangs du peuple contempora94 ,voltaire seul1 peut-tre1 et sa situation dans le ,x,v,i,i,ie sicle1 n\s donn]ai5t quelqu'image de ce que le ,x,i,ie p5sait d',abl>d4 ,ceux mmes qui le blmai5t ou ne l'osai5t df5dre1 l'appelai5t un philosophe admirable1 un matre des plus clbres dans la sci5ce4 ,nos sicles1 dit un *roniqueur1 n'ont po9t vu son p>eil2 les premi]s sicles n'en ont po9t vu un second#cei4 ,un criva9 du temps emploie p\r lui ce mot1 qu'il inv5te peut-tre1 ce titre d'esprit univ]sel qui semble avoir t prcism5t retr\v p\r ,voltaire2 d'autres ont dit que la ,gaule n'eut ri5 de plus gr&1 qu'il tait plus gr& que les plus gr&s1 que sa capacit tait au-dessus de l'huma9e mesure2 et ce sicle1 qui avait le culte de l'antiquit1 l'a mis au rang des ,platon1 des ,ari/ote1 et1 *ose plus trange1 des ,cicron et des ,homre#cfj4 ,p\r expliqu] un en?\siasme si vif et si gnral1 il faut aj\t] au mrite rel de ses ouvrages1 la puissance et le *>me de son locution4 ,jamais l'enseignem5t n'eut plus d'asc5dant et d'clat que dans la b\*e d',abl>d4 ,aussi c\vrit-il la *rti5t de ses disciples4 ,on dit que de son cole sont sortis un pape1 dix-neuf c>d9aux1 plus de c9quante vques ou ar*evques de ,france1 d',anglet]re ou d',allemagne#cfa1 et p>mi eux le clbre ,pi]re ,lomb>d1 vque de ,p>is1 celui qui con/itua la philosophie ?ologique de l'univ]sit p> son livre fameux1 le ,livre des s5t5ces1 dont on croit que le fondem5t e/ dans le ,sic et non d',abl>d4 ,ses disciples les plus avrs sont ,br5g] et ,pi]re de ,poiti]s1 ,adam du ,petit-,pont1 ,pi]re ,hlie1 ,b]n>d de ,*>tres1 ,rob]t ,folio?1 ,m5]vius1 ,ra\l de ,*lons1 ,ge(froi d',aux]re1 ,jean le ,petit1 ,arnauld de ,bresce1 ,gilb]t de la ,porre#cfb4 ,mais les hi/ori5s de la philosophie lui donn5t p\r disciples1 non sans raison peut-tre1 t\s ceux qui c9quante ans durant aprs lui1 enseignr5t p> leurs leons ou leurs crits la dialectique et la ?ologie rationnelle4 ,ce qui e/ c]ta91 c'e/ que la scola/ique1 cette philosophie de c9q sicles1 ne cite po9t de plus gr& nom1 et cons5t dat] de lui4 ,ceux qui1 dans l'cole1 l'ont prcd1 gal1 surpass1 sont re/s au-dess\s de lui dans la mmoire des hommes4 ,note #cei3 ,mirabilis philosophus4 ,roh4 autiss41 ,*ron41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #bjc4 ,magi/] 9 sci5tia celeb]rimus4 ,alb]ic4 ,*ron41 id4 t4 ,,xiii1 p4 #gjj4 ,philosophus cui no/ra p>em1 nec prima secundum saecula vid]unt4 ,ex *ron4 britann4 id4 t4 ,,xii1 p1 #eeh4 ,note #cfj3 ,gallia nil majus habuit vel cl>ius i/o4 7,epitaph4 ,ex ,*ron4 ,ri*4 pict41 ,rec4 des ,hi/41 t4 ,,xii1 p4 #dae47 ,petrus4444 quem mundus ,hom]um ,clamabat4 7,seconde pitaphe attribue ,pi]re le ,vnrable47 ,plangit ,ari/otelem sibi logica nup] ademptum1 ,et plangit ,socratem sibi mo]5s ,e?ica demtum1 ,physica ,platonem1 facundia sic ,cic]onem4 7pitaphe attribue au prieur ,godefroi1 p> ,rawl9son47 ,note #cfa3 ,crevi]1 ,hi/4 de l',univ]sit1 t4 ,i1 p4 #aga4--;,essai sur la vie et les crits d',abl>d1 p> madame ,guizot1 p4 #ccj4 ,note #cfb3 ,int] hos et allos 9 p>te remota ,p>vi pontis incola 7non loquor ignota74 ,disputabat digitis directis 9 tota1 ,et quecumque dix]at erant p] se nota4 ,celebrem !ologum vidimus ,lomb>dum1 ,cum ,yvone1 ,helyum ,petrum1 et ,b]n>dum1 ,quorum opobalsamum spirat os et n>dum2 ,et pr(essi plurimi sunt ,abaiel>dum4 ,ces v]s sont de ,walt] ,mapes 7p4 #bh du recueil dj cit4 ,voy4 ci-dessus1 n4 #a de la page #afh74 ,t\s les noms qu'on vi5t de lire sont connus1 l'exception de cet ,yvon ou ,ives dont p>le le pote anglais4 ,on ne cite au ,x,i,ie sicle s\s ce nom que sa9t ,ives1 vque de ,*>tres1 et un prieur de ,cluni1 qui fut appel ,scola/icus2 mais celui-ci e/ mort c5t ans avant la mort de ,mapes4 ,voyez les articles de t\s ces savants dans l',hi/oire littraire1 et sur les disciples d',abl>d1 ,dub\lai1 ,hi/4 ,univ41 t4 ,,ii1 catalog4 ,illu/4 vir41 et ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gfh4 ,l'influ5ce d',abl>d e/ ds longtemps van\ie4 ,de ses titres l'admiration du monde1 plusieurs ne p\vai5t rsi/] au temps4 ,dans ses crits1 dans ses op9ions1 n\s ne saurions di/+u] avec ju/esse t\t ce qu'il y eut d'orig9al1 et n\s sommes exposs n'y plus apprci] des n\veauts que les sicles ont vieillies4 ,mais p\rtant il e/ impossible d'y mconnatre les c>actres m95ts de cette indp5dance intellectuelle1 signe et gage de la raison philosophique4 ,*>g des prjugs de son temps1 comprim p> l'autorit1 inquiet1 s\mis1 p]scut1 ,abl>d e/ un des nobles anctres des librateurs de l'esprit huma94 ,ce ne fut p\rtant pas un gr& homme2 ce ne fut pas mme un gr& philosophe2 mais un esprit suprieur1 d'une subtilit +nieuse1 un raisonneur inv5tif1 un critique pntrant qui compr5ait et exposait m]veilleusem5t4 ,p>mi les lus de l'hi/oire et de l'humanit1 il n'gale pas1 tant s'en faut1 celle que dsola et immortalisa son am\r4 ,hlose e/1 je crois1 la premire des femmes#cfc4 ,note #cfc3 ,ms ge ne croi mie1 p> m'ame1 ,c'onques puis fu/ une tel fame4 ,roman de la ,rose1 t4 ,,ii1 v4 #bac4 ,faible et sup]be1 tmraire et cra9tif1 op9itre sans p]svrance1 ,abl>d fut1 p> son c>actre1 au-dess\s de son esprit2 sa mission surpassa ses =ces1 et l'homme fit plus d'une fois dfaut au philosophe4 ,ses contempora9s1 qui n'tai5t pas c]tes de gr&s obs]vateurs1 n'ont pas laiss d'ap]cevoir cet orgueil imprud5t1 disons mieux1 cette vanit d'homme de lettres1 p> laquelle aussi il semble qu'il ait devanc son sicle4 ,les infirmits de son me se fir5t s5tir dans t\te sa conduite1 mme dans ses doctr9es1 mme dans sa passion4 ,*]*ez en lui le *rti51 le p5seur1 le novateur1 l'amant enf92 v\s tr\v]ez t\j\rs qu'il lui manque une gr&e *ose1 la f]met du dv\em5t4 ,aussi p\rrait-on1 s'il n'et autant s\ff]t1 si des malheurs aussi tragiques ne protgeai5t sa mmoire1 conclure enf9 un jugem5t svre contre lui4 ,que sa vie cep5dant1 que sa tri/e vie ne n\s le fasse pas trop pla9dre3 il vcut dans l'angoisse et m\rut dans l'humiliation1 mais il eut de la gloire et il fut aim4 ,,livre ,,ii4 ,,de ,,la ,,philosophie ,d',,ab,,l>d4 ,,*apitre ,,premi]4 ,,de ,,la ,,philosophie ,,scola/ique ,,en ,g,n,,ral4 ,la r5omme philosophique d',abl>d tait dj anci5ne1 que ses ouvrages philosophiques demeurai5t encore inconnus4 ,il y a dix ans1 pe9e savait-on s'ils exi/ai5t quelque "p en manuscrit4 ,cep5dant on citait ses doctr9es1 on p>lait de son sy/me1 qui ti5t une place dans l'hi/oire de la philosophie4 ,aucun de ceux qui ont crit cette hi/oire n'a manqu de nomm] ,abl>d p>mi les hommes qui ont illu/r et accrdit la scola/ique1 et de lui assign] au ,x,i,ie sicle le rang de fondateur d'une cole4 ,l'exi/5ce hi/orique de cette cole e/ notoire4 ,sa naissance1 son clat1 son influ5ce1 du mo9s tant que son fondateur a vcu1 sont des faits con/ats et clbres4 ,son c>actre sci5tifique1 sa valeur intellectuelle1 n\s p>aiss5t des *oses mo9s claires et mo9s connues4 ,on ne voit pas bi5 dans les crits des auteurs si ,abl>d fut un crateur ou seulem5t un cont9uateur1 un propagateur de doctr9e4 ,celle qu'il enseigna et qui dans sa b\*e fut si puissante tait-elle une innovation1 un progrs1 une raction1 une simple traduction de ?ories antrieures1 une rvolution dans la sci5ce8 ,on e/ t5t de la croire n\velle et de lui attribu] une s+ulire importance1 qu& on considre l'asc5dant et la r5omme de celui qui la pr(esse4 ,mais si l'on nglige l'homme p\r les *oses1 on e/ plus emb>rass de saisir le s5s et de mesur] la gr&eur de son oeuvre1 et sa gloire p>at suprieure ce qu'il a fait4 ,on voit dans l'hi/oire qu'il fut l'lve de ,roscel91 fameux comme fondateur ou re/aurateur du nom9alisme2 on y voit aussi qu'il se sp>a de ,roscel91 et le combattit vivem5t#cfd4 ,cep5dant il eut p\r antagoni/es les sectateurs du ralisme ou les adv]saires de ,roscel91 et il e/ compt dans les rangs des nom9ali/es1 quoiqu'il ait prt5du *ang] leur doctr9e1 et que celle qu'il s\t9t ait quelquefois reu un nom p>ticuli] et n\veau4 ,telles sont les notions un peu sup]ficielles et vagues qui re/5t dans l'esprit de t\t homme in/ruit1 aprs la lecture des hi/ori5s de la philosophie4 ,telle e/ la commune r5omme d',abl>d1 et si ses av5tures dignes du roman n'avai5t jet sur lui l'intrt et l'clat1 on peut se dem&] si sa philosophie aurait suffi p\r recomm&] sa mmoire4 ,note #cfd3 ,voy4 ci-dessus1 liv4 ,i1 p4 #g et #cd1 et ci-aprs *4 ,,viii4 ,avant la publication d'aucune p>tie importante de ses crits de mtaphysique1 il fallait bi5 le jug] sur des passages isols ou sur des tmoignages qui n'tai5t pas le si54 ,de l cette vue gnrale et confuse de sa p5se et de son influ5ce4 ,il tait plus clbre que connu4 ,auj\rd'hui le voile qui le c\vrait e/ demi lev2 on peut pr\v] que l'op9ion tablie sur son compte n'e/ pas d'une p>faite ju/esse2 mais son influ5ce t\j\rs s+ulire e/ plus explicable4 ,il e/ vid5t dsormais qu'il a fait plus qu'int]v5ir dans la controv]se des rali/es et des nom9aux1 et qu'il n'y e/ pas t\t fait int]v5u de la manire dont on le suppose4 ,sa trace dans cette p>tie spciale de la sci5ce n'a d'ailleurs t ni trs-pr(onde ni trs-durable2 mais son action sur l'enseignem5t et le m\vem5t de la sci5ce entire a pntr =t avant1 et s'e/ cont9ue p> ses effets longtemps aprs lui4 ,nul philosophe n'a plus fait p>l] de lui2 nulle philosophie n'e/ re/e plus 9dite4 ,deux ides ressort5t de t\t ce qu'on lit sur ,abl>d philosophe3 une ide gnrale de l'poque o il a vcu1 et de son importance p>mi ses contempora9s2 une ide p>ticulire de sa doctr9e propre et de son oeuvre p]sonnelle4 ,il a pr(ess la philosophie au ,x,i,ie sicle1 c'e/--dire qu'il a enseign cette philosophie qu'on e/ conv5u de nomm] la scola/ique2 puis1 avec les div]ses doctr9es scola/iques1 il a enseign sur un po9t important un sy/me qui a pass p\r son ouvrage2 et ce sy/me1 les classificateurs l'ont ratta* au nom9alisme1 ou appel le conceptualisme4 ,p\r connatre ,abl>d comme philosophe1 il y aurait donc connatre deux *oses3 la scola/ique de son temps et la si5ne4 ,en tudiant ces deux po9ts1 n\s ne n\s flattons pas de les puis]4 ,la scola/ique1 ou1 p\r mieux p>l]1 la philosophie1 depuis ,scot ,erig5e jusqu' ,desc>tes1 e/ t\t un monde explor]2 v+t ans plus tt j'aurais dit1 dc\vrir4 ,quoique ce monde comm5ce tre mo9s inconnu1 il n'a pas cess d'tre imm5se1 et quelque gt bi5veillant que le moy5 ge inspire aux beaux esprits de notre poque1 n\s n'en abus]ons pas au po9t de tran] le lecteur dans t\s ces s5ti]s du pass1 o rgn5t peut-tre auj\rd'hui des br\ill>ds mo9s pais1 mais dont aucune ma9 ne saurait arra*] les ronces et les p9es4 ,peut-tre en dirons-n\s trop encore p\r ceux qui ne sont que mdiocrem5t curieux1 et qui aim5t mo9s les dtails que les rsultats4 ,p5dant longtemps1 il n'a pas t5u aux criva9s mod]nes qu'on ne refust la scola/ique le rang d'une philosophie4 ,on a dit1 en effet1 et rpt que la scola/ique tait une va9e sci5ce1 une sci5ce v]bale2 que t\s ses ef=ts avai5t ab\ti des controv]ses sans f9 et sans valeur sur des que/ions de mots et non sur des que/ions de *oses4 ,la langue qu'elle p>lait1 avec ses difficults et ses biz>r]ies rep\ssantes auj\rd'hui p\r notre intellig5ce et notre gt1 a p>u tmoign] elle-mme contre les ides qu'elle exprimait4 ,on n'a pas manqu1 de les jug] dignes d'un temps de tnbres1 puisqu'elles tai5t nonces dans un idiome b>b>e1 et cette fois trop b>b>e p\r mrit] d'tre compris4 ,et comme le j\r o cette langue a pri1 p\r faire place une diction plus pure et plus lgante1 la sci5ce qu'elle exprimait a pri comme elle1 on en a conclu naturellem5t que la sci5ce tait la langue elle-mme1 et qu'il ne re/ait ri5 appr5dre de ce qui ne se disait plus4 ,mais1 sans disculp] t\t fait la scola/ique de l'accusation d'avoir trop s\v5t consum ses =ces sur de simples que/ions de mots1 sur des problmes qui se s]ai5t van\is si l'on en et seulem5t *ang l'expression1 n\s n\s p]mettrons de rem>qu] que cette accusation1 vaguem5t conue1 p\rrait tre gnralise au po9t de n'tre plus aussi accablante p\r la doctr9e laquelle on l'adress]ait4 ,il e/ dans la condition de la philosophie et peut-tre de t\te sci5ce huma9e d'tre1 s\s un c]ta9 po9t de vue1 une sci5ce de mots2 et il faut pr5dre g>de que cette qualification lance au has>d contre un sy/me1 oeuvre de l'esprit huma91 ne retombe sur l'esprit huma9 lui-mme2 ce qui s]ait l'accus] purilem5t d'tre ce qu'il e/ et de faire comme il fait2 ce qui s]ait lui repro*] sa nature4 ,il e/ trop vid5t que lorsque l'homme p>le il p5se1 et que1 p> ses expressions1 on juge de ses p5ses4 ,puis1 ses p5ses exprimes correspond5t ou sont donnes p\r correspondantes des *oses4 ,ces *oses exi/5t ou n'exi/5t pas1 et elles sont ou ne sont pas comme il les exprime4 ,a9si les mots sont les p5ses1 et les p5ses sont ou ne sont pas les *oses4 ,on peut donc jug] des *oses p> les p5ses1 comme des p5ses p> les mots2 et si les mots ne faisai5t que r5dre des p5ses qui ne correspondiss5t aucune *ose exi/ante1 ce qui semble le cas d'une vritable sci5ce de mots1 cette sci5ce enseign]ait cep5dant plus que des mots2 c> elle f]ait connatre du mo9s l'esprit huma9 dans sa nature ou dans son hi/oire4 ,fausse comme expression des faits1 elle ne s]ait pas entirem5t va9e comme tmoignage des ides1 et il e/ utile de savoir jusqu'aux m5songes de l'esprit huma92 il y a quelque *ose appr5dre mme dans une sci5ce fausse4 ,c'e/ connatre encore que connatre ce qui n'e/ pas1 p\rvu qu'on sa*e que ce n'e/ pas1 et celui-l ne s]ait po9t un ignorant1 qui saurait bi5 quelles *oses ne sont pas1 et t\t ce que les *oses ne sont pas4 ,au mo9s saurait-il que les *oses sont1 et mme1 quelques g>ds1 il saurait ce qu'elles sont4 ,cela e/ vrai de t\te sci5ce1 mme d'une physique fausse1 mme d'une a/ronomie fausse4 ,le j\r o le sy/me de ,ptolme a t r5v]s1 on aurait pu le condamn] aussi titre de sci5ce de mots2 c> il n'tait plus que cela4 ,les *oses s'en tai5t comme retires1 p\r all] ailleurs et pr5dre d'autres =mes4 ,qui p\rrait dire cep5dant que jusque-l il et t indiffr5t de le connatre1 ou mme que depuis lors il n'y et ri5 gagn] le connatre1 et qu'il ne ft pas utile de compr5dre ses fictions1 af9 de bi5 ent5dre p\rquoi et comm5t elles sont des fictions1 comm5t et p\rquoi le sy/me de ,cop]nic e/ vrai8 ,mais ce que n\s osons dire de t\te sci5ce1 n\s l'affirmons avec bi5 plus de c]titude de la philosophie4 ,celle-ci traite en effet d'objets qui1 rels ou imag9aires1 sont p> eux-mmes invisibles p\r la plup>t et n'ont de s5sible que les mots qui les r5d5t4 ,je ne p>le pas seulem5t des gnralits conte/es et d\teuses1 crations de l'art philosophique2 je p>le d'abord de ce qui n'e/ pas une inv5tion sy/matique1 une arbitraire ab/raction1 comme le mot mme de gnralit1 comme celui d'ab/raction1 ceux de notion1 d'ide et de jugem5t2 je p>le de t\t ce que l'esprit croit rel ou conclut comme rel des p]ceptions actuelles et p>ticulires de nos facults2 je p>le de ,dieu que n\s concluons de t\t ce que n\s sommes et de t\t ce que n\s voyons2 je p>le de l'me dont le nom e/ celui d'un invisible1 que l'on affirme1 que l'on suppose ou que l'on nie2 je p>le des facults1 qui ne sont pas assurm5t des sub/ances individuelles1 ni des *oses que n\s connatrions aussi di/9ctem5t si elles n'avai5t un nom2 je p>le des =ces que n\s ap]cevons p> la p5se trav]s les m\vem5ts de la nature et de la vie2 je p>le enf9 de t\t ce que je vi5s de nomm]1 en crivant nature1 sub/ance1 vie1 t\tes ides qui1 lors mme qu'elles correspondrai5t1 comme je le crois1 quelque *ose de rel1 n'ont cep5dant d'immdiatem5t s5sible que les mots qui les dsign5t1 et d'exi/5ce sci5tifique qu' la condition d'tre exprimes4 ,or1 la philosophie p\rrait tre appele la sci5ce de ces mots1 sans qu'on lui manqut de respect2 et ne ft-elle bonne qu' bi5 faire connatre ce qu'ils dsign5t1 qu' dt]m9] les ides qui leur rpond5t dans l'esprit huma91 elle ne s]ait pas une sci5ce va9e2 elle aurait atte9t1 en p>tie du mo9s1 son objet2 c> elle s]ait en ce s5s la sci5ce de l'esprit huma91 et on l'a s\v5t df9ie a9si1 sans la dgrad]4 ,dt]m9] ce que les mots veul5t dire1 c'e/ dt]m9] ce que l'esprit huma9 veut dire p> les mots4 ,or1 ce que l'esprit huma9 veut dire1 c'e/ ce qu'il p5se1 et connatre ce que p5se l'esprit huma91 c'e/ dj1 beauc\p d'g>ds1 le connatre lui-mme4 ,la sci5ce des mots conue de la sorte e/ donc dj une sci5ce1 et une sci5ce tellem5t srieuse que des criva9s di/+us ont e/im que c'tait la premire de t\tes4 ,en effet1 des philosophes =t clbres ont dit que les sci5ces n'tai5t que des langues1 et que t\te bonne philosophie se rduisait une langue bi5 faite4 ,n'e/-il pas trange que ceux qui p>lai5t a9si ai5t s\v5t condamn a priori ce qu'ils appelai5t les que/ions de mots1 et cru dcri] telle ou telle philosophie en la taxant de ne vivre que sur ces que/ions-l8 ,en vrit la scola/ique1 aux yeux de la philosophie du ,x,v,i,i,ie sicle1 n'aurait d avoir aucun tort d'tre une langue2 son seul tort possible1 c'tait d'tre une langue mal faite4 ,pr5ons donc g>de que l'accusation leve contre la scola/ique ne remonte jusqu' la philosophie4 ,c> elle p\rrait la rigueur tre articule contre la sci5ce mtaphysique1 de quelque m?ode que celle-ci se s]vit et quelque =me qu'elle essayt de revtir4 ,on peut di/+u] en gnral trois manires de philosoph]4 ,si1 au lieu d'analys] pniblem5t1 soit le s5s des mots comp>s entre eux1 soit les oprations dlicates de la p5se1 on emploie implicitem5t les mots et la p5se1 et qu'on *]*e dcrire directem5t la nature des *oses1 la reprs5t] dans les tres qui la compos5t et les rapports qui les uniss5t2 quoique ce travail ne puisse s'opr] que suivant les lois de l'intellig5ce et l'aide des noms qu'elle prte ses ides1 c'e/ une t5tative immdiate sur les *oses1 comme la physique1 la *imie ou la zoologie2 c'e/ l'essai d'une sci5ce qui prt5d tre m9emm5t une sci5ce de *oses2 et on peut l'appel] une ontologie4 ,si l'on s'atta*e uniquem5t ou pr9cipalem5t port] l'ordre1 l'accord et la cl>t dans nos manires de concevoir les *oses que n\s exprimons1 et rduire en sy/me ces conceptions p\r en compos] une sci5ce rgulire1 c'e/ encore une philosophie4 ,quoique d'une "p cette sci5ce soit aussi oblige de se s]vir des mots1 d'en faire un *oix et un usage m?odiques1 quoique de l'autre1 en tudiant les ides1 elle tudie indirectem5t les *oses1 puisque n\s en croyons notre p5se1 et que notre esprit reproduit les *oses1 soit comme elles exi/5t1 soit comme elles sont rputes exi/]2 une telle philosophie r\le pr9cipalem5t sur les ides1 et ceux qui l'ont p>ticulirem5t mise en honneur l'ont si bi5 s5ti qu'ils ont propos de la nomm] idologie4 ,si ma9t5ant1 laissant dans l'ombre et le modle extrieur auquel correspond le tableau de nos p5ses1 c'e/--dire les *oses1 et le sujet1 a9si que la composition et l'ordonnance de ce tableau1 la sci5ce se borne en considr] sp>m5t t\t ce qui e/ notre oeuvre app>5te et s5sible1 savoir1 les images que n\s produisons p\r trac] et pe9dre le tableau aprs l'avoir conu1 je veux dire les mots2 si1 dis-je1 elle s'atta*e dcrire et dt]m9] la valeur1 l'usage1 les rapports de ces mots2 quoiqu'elle ne puisse le faire sans un c]ta9 s\v5ir de la ralit1 ni sans s\mettre le langage la p5se intrieure1 ce droit naturel dont le langage e/ le droit crit2 la sci5ce e/ ouv]tem5t alors une sci5ce de mots2 elle a surt\t les =mes et les allures d'une grammaire1 et s'il fallait ici1 p\r l'exactitude et la symtrie de nos di/9ctions1 lui assign] un nom te*nique1 n\s lui p\rrions donn]1 avec un s5s spcial1 le nom de t]m9ologie4 ,a9si1 la philosophie peut tre ontologique1 idologique1 t]m9ologique1 selon le c>actre qu'elle affecte et la m?ode qu'elle prfre4 ,mais1 avec telle ou telle de ces qualifications1 cesse-t-elle d'tre une philosophie8 n\s ne le p5sons pas4 ,a9si ne l'ont po9t p5s les hommes illu/res qui1 selon les temps1 lui ont fait subir telle ou telle de ces trois trans=mations4 ,comm5t1 en effet1 les de/itu] du titre de philosophes8 ,et p\r ne df5dre ici que les t]m9ologi/es1 qui p\rrait dire qu'ils doiv5t tre mis hors la philosophie8 ,s]ai5t-ce les idologi/es1 eux qui p> le *oix de ce nom ont tmoign de leur so9 s'ab/5ir1 s'c>t] de t\te ontologie1 et qui1 grammairi5s avant t\t1 en inv5tant ce mot idologie1 sont re/s en arrire de leur vritable doctr9e1 et ont ret5u le nom de la sci5ce en de des consqu5ces qu'ils lui avai5t fait rellem5t atte9dre8 ,qui mieux qu'eux-mmes avait1 en effet1 compris que l'expression t5ait la p5se8 ,en se fondant sur la ncessit o n\s sommes de j\] aux mots p\r j\] aux ides1 c'e/ eux qui ont ram5 la sci5ce au langage4 ,consqu5ts et s9cres1 eux aussi1 ils aurai5t pu appel] la philosophie du nom de t]m9ologie4 ,quant aux ontologi/es1 s]ai5t-ils donc les seuls philosophes8 ,depuis que le ,disc\rs de la m?ode a p>u1 cela s]ait difficile s\t5ir2 c> le procd ontologique1 au s5s o n\s l'avons df9i1 a t presque gnralem5t ab&onn1 et peut-tre mme dcri outre mesure4 ,d'ailleurs1 il e/ impossible celui qui s'atta*e le plus aux *oses de ne pas s'occup] au mo9s implicitem5t de l'tude et du classem5t des p5ses4 ,ce sont deux oprations insp>ables l'une de l'autre1 et t\tes deux sont insp>ables d'un travail sur les mots4 ,d'ord9aire1 celui qui fait une dc\v]te r=me la langue1 et l'obs]vation neuve d'un phnomne s5sible de la nature ab\tit une innovation dans les t]mes4 ,la dc\v]te du pr9cipe de t\te la *imie mod]ne p\vait presque se rduire une meilleure df9ition du mot combu/ion4 ,dans la philosophie proprem5t dite1 l'ontologie influe d'une manire encore plus notable et plus directe sur le langage4 ,t\t auteur de sy/me cre ncessairem5t sa langue1 et prt5d de n\veau m>qu] son co9 la monnaie ue des t]mes vulgaires4 ,il arrive mme un fait assez frappant1 quoique trs-explicable1 c'e/ que les philosophes qui ont le mo9s p5s aux mots en ont le plus abus2 dans le fait1 ils n'ont pas t les mo9s sujets se laiss] conduire et tromp] p> le langage4 ,les philosophes grecs1 p> exemple1 ceux surt\t qui ont prcd l'cole de ,socrate1 ont mani la langue avec une lib]t qui les a s\v5t g>s1 et =ce de nglig] l'analyse soit des mots1 soit des ides1 ils ont p>fois1 avec des ides confuses et des mots quivoques1 con/ruit le m5songe ontologique des cosmologies de l'antiquit4 ,faute de se t5ir assez en g>de contre les illusions du langage1 contre les dceptions de la raison1 on manque l'ontologie2 on la r5d plus obscure1 plus fictive1 plus nom9ale encore1 que ne le s]ait la pure sci5ce de la p5se et de l'expression4 ,que d'obs]vateurs du monde n'ont enfant que le roman du monde6 que de descriptions de la nature ont ab\ti une sci5ce de mots6 ,mais si celui qui veut faire un sy/me sur la nature des *oses ne russit trop s\v5t qu' align] s\s le cordeau de la logique des dnom9ations arbitraires1 il arrive aussi que1 p> un effet inv]se1 les esprits occups uniquem5t de la t]m9ologie de la sci5ce s'puis5t la rgul>is]1 la di/ribu] dans les comp>tim5ts d'un plan analytique1 en sp>] les t]mes p> la di/9ction1 les rappro*] p> l'analogie2 et grce ce beso9 et ce p\voir qui e/ en n\s d'impos] des noms aux tres ils pr5n5t bi5tt p\r des tres les noms eux-mmes1 et attribu5t une ralit factice ces mots si bi5 classs et si bi5 df9is4 ,l'intellig5ce qui1 absorbe p> l'tude du langage1 semble avoir p]du le s5s de la ralit1 et se cont5t] des app>5ces v]bales1 r5d ensuite p> une illusion contraire la ralit ces app>5ces1 matrialise1 anime1 p]sonnifie les tres de raison que les mots suppos5t sans les pr\v] t\j\rs4 ,la sci5ce qui a v\lu n'tre que t]m9ologique devi5t peu peu ontologique2 mais elle le devi5t dans l'ordre inv]se de la vrit1 et s\met le monde la loi du langage1 au lieu de faire le langage l'image du monde4 ,c'e/ alors que la sci5ce peut tre accuse d'tre une sci5ce de mots2 elle risque de ne jamais autant mrit] ce repro*e qu'au mom5t o elle prt5d l'vit]4 ,je laiss]ais ma p5se trop incomplte si je ne disais que la ncessit de faire une "p ces trois procds de l'esprit1 que l'impossibilit pr\ve p> v+t expri5ces d'en proscrire absolum5t aucun ou d'essay] impunm5t de le faire1 pse sur la philosophie1 et n\s oblige les concili]4 ,la sci5ce a trois po9ts de vue2 il faut savoir s'y plac] t\r t\r4 ,entre eux1 il n'y a qu'une "q d'ordre4 ,livr lui-mme et s\s l'empire des ncessits de la vie1 l'esprit mle t\t ensemble1 et cette syn?se fait dans la pratique sa =ce et sa confiance4 ,t\te intellig5ce e/ en communication avec la ralit1 la conoit suivant ses propres lois1 et p> le langage reproduit ce qu'elle a p]u et ce qu'elle a conu1 s\s une =me communicable aux intellig5ces qui lui ressembl5t4 ,lorsqu'on veut traduire ces connaissances pratiques et confuses en sci5ce1 c'e/--dire connatre avec m?ode1 quel po9t de vue faut-il *oisir8 o se plac] p\r mieux voir8 p> o comm5c]8 videmm5t p> cette unit mme laquelle se communique la ralit1 et qui la communique son t\r1 telle qu'elle l'a conue1 aprs l'avoir reue4 ,l'homme e/ con/itu p\r absorb] d'abord et r5voy] ensuite la lumire qui l'environne4 ,s'il s'tudie avec exactitude et pr(ondeur1 s'il re*]*e ce qu'il p5se1 non p\r tablir la gnalogie arbitraire de ses ides1 mais p\r se bi5 r5dre compte de t\t ce qui e/ cont5u dans ses notions acquises1 dans ses notions primitives1 des convictions qui dom95t dans son esprit1 comme des oprations l'aide desquelles elles se =m5t et se manife/5t1 il p>vi5dra srem5t mieux connatre ce qui e/1 en connaissant mieux ce qu'il en p5se et ce qu'il en dit4 ,la puissance qui lui donne la ralit1 qui la p]oit et la conoit1 puis qui porte dans t\t ce qu'il sait et t\t ce qu'il p5se l'ordre1 la cl>t1 la fixit p> la p>ole1 cette puissance1 c'e/ lui-mme2 et1 en s'tudiant bi51 en scrutant t\t ce my/re de sa nature intrieure sans p]dre de vue le dehors de qui il reoit et auquel il r5d1 il remonte la s\rce de la sci5ce1 et pr5d le seul moy5 de la faire complte1 univ]selle1 adquate la vrit1 dans la mesure cep5dant o ces pi?tes sont applicables la connaissance huma9e4 ,ce po9t de vue e/ le po9t de vue psy*ologique1 qui ne diffre du po9t de vue idologique qu'en ce qu'il e/ mo9s p>tiel et mo9s troit4 ,p\r celui qui ne s'arrte pas l'idologie sup]ficielle1 qui la p\sse sa pr(ondeur d]nire1 la sci5ce de la ralit et celle du langage rep>aiss5t la lueur mme du flambeau intrieur1 et la philosophie retr\ve au fond de l'esprit huma9 le vrai j\r qui claire le monde4 ,quoi qu'il en soit1 on a vu qu'on ne p\vait a priori accus] une sci5ce d'tre1 au mauvais s5s de l'expression1 une sci5ce de mots4 ,l'esprit considre t\j\rs plus ou mo9s les *oses1 les ides1 les mots4 ,s'il t5d ne considr] que les *oses1 il ne se connat pas bi5 lui-mme4 ,s'il n'e/ att5tif qu'aux ides1 il p]d le s5tim5t des *oses2 et ce qu'il accepte p\r des ides n'e/ bi5tt plus que des mots4 ,s'il s'occupe des mots plus que de t\t le re/e1 il pr5d la longue les mots p\r les *oses1 et revi5t p> un dt\r l'ontologie4 ,si cette ontologie tait vraie1 peu import]ait le *em9 qui l'y aurait conduit2 mais si elle e/ fausse1 c'e/ alors qu'il ne sait que des mots4 ,qu'e/-ce donc en df9itive qu'une sci5ce qui n'e/ qu'une sci5ce de mots8 c'e/ une fausse ontologie4 ,or1 ma9t5ant1 e/-ce l ce qu'a t la scola/ique8 ,telle e/ la vraie "q1 et elle ne peut tre rsolue que p> une tude suffisante de la scola/ique mme4 ,et comme il s'agit de savoir si f9alem5t elle a dit m5songe ou vrit1 on ne peut *]*] la passablem5t connatre1 sans tudi] avec elle le fond des *oses2 c> on ne saurait jug] d'une sci5ce qu'en la comp>ant son objet1 comme on ne juge de la fidlit d'un portrait que p> son modle4 ,et cela dj pr\ve que l'tude de la scola/ique n'e/ ni aussi sup]ficielle1 ni aussi gratuite1 ni aussi /rile qu'il l'a p>u longtemps4 ,a9si1 bonne ou mauvaise1 la scola/ique e/ une philosophie4 ,ce que n\s avons dit suffit1 ce semble1 p\r dissip] sur ce po9t les pr9cipaux d\tes4 ,ma9t5ant il y aurait exam9] d'abord si elle n'a rellem5t t que ce que n\s avons appel une t]m9ologie2 puis si cette t]m9ologie a produit une fausse ontologie4 ,sur ces deux po9ts1 n\s le disons d'avance1 elle ne n\s p>at pas irrpro*able2 mais elle n'e/ pas p\r cela une sci5ce de nant4 ,n\s avons dj montr en gnral qu'une sci5ce qui mrit]ait1 au s5s o n\s l'ent5dons1 ce nom de sci5ce t]m9ologique1 ne s]ait pas ncessairem5t une sci5ce va9e4 ,faisons application de ces ides la scola/ique4 ,si cette philosophie e/ une sci5ce purem5t t]m9ologique1 elle e/ bi5 au mo9s une grammaire4 ,la grammaire fait pr(ession d'tre la sci5ce des mots4 ,e/-elle p\r cela une sci5ce va9e et qui n'importe en ri5 la connaissance des ralits8 ,pr5ons un exemple p\r plus de cl>t1 et *oisissons-le p>mi les plus simples4 ,au db de t\te grammaire1 on v\s dit que les premi]s mots dont v\s deviez v\s occup]1 sont les noms4 ,les noms sont les mots qui dsign5t et les *oses qui sont et ce que sont les *oses4 ,les *oses sont des sub/ances1 et p\r cette raison les noms sont appels sub/antifs4 ,ce que les *oses nommes p> les sub/antifs1 sont en sus de leur sub/ance et de leur exi/5ce1 e/ en quelque sorte aj\t leur sub/ance1 et les noms de ce qui s'aj\te a9si sont dits adjectifs4 ,en d'autres t]mes1 les noms dsign5t d'abord les *oses1 celles qui sont considres comme subsi/ant p> elles-mmes2 mais il y a aut\r de ces *oses1 ou dans ces *oses1 des circon/ances1 modes1 accid5ts1 ou qualits qui sont comme adjac5tes aux sub/ances 7adjac5tia1 c'e/ le mot de la scola/ique et l'orig9e de celui d'adjectif71 et qui peuv5t1 jusqu' un c]ta9 po9t1 tres prises comme des *oses1 si bi5 que les adjectifs peuv5t revtir leur t\r la =me des sub/antifs et cont9u5t alors de dsign] les attributs pris sub/antivem5t1 c'e/--dire considrs comme s'ils exi/ai5t hors des *oses auxquelles en ralit ils ne se r5contr5t que runis1 et consquemm5t comme s'ils exi/ai5t p> eux-mmes la manire de ces *oses4 ,t\t le monde reconnat l les sub/antifs ab/raits4 ,cette premire classification des mots ne fait-elle connatre que des mots8 #a ,d'abord elle v\s appr5d que l'esprit croit naturellem5t une exi/5ce relle aux *oses individuelles4 #b ,puis1 p>mi ces sub/antifs qui les nomm5t1 les uns dsign5t exclusivem5t un individu dt]m91 les autres t\s les individus semblables ou comp>ables1 comme arbre1 homme1 animal4 ,or ceci n\s enseigne que l'esprit a le beso9 et la puissance de donn] aux *oses1 en les considrant dans ce qu'elles ont de commun1 des noms communs aussi1 noms ab/raits des ralits individuelles1 et de =m] a9si des g5res et des espces qui sont t\t au mo9s les noms ab/raits des concrets individuels4 #c ,en outre1 ces sub/ances quelconques dsignes p> les sub/antifs peuv5t avoir des attributs exprims aussi p> des noms1 et cela veut dire encore que l'esprit a la facult de considr] ces mmes attributs comme les sujets hypo?tiques de c]ta9s autres attributs qu'il di/+ue ultrieurem5t1 et de donn] ou suppos] ces sujets de sa composition une c]ta9e ralit1 peut-tre factice1 s\s la =me d'ab/raction4 ,a9si1 ne la considr] que comme une notion1 la c\leur n'e/ que le nom sub/antif de l'attribut du corps color1 et elle devi5t son t\r le sujet d'autres attributs1 elle e/ dite blan*e1 r\ge1 etc42 puis la blan*eur1 prise son t\r p\r sujet1 e/ dite t]ne1 clatante1 etc4 ,or1 la connaissance de cet emploi des ides et des mots e/ dj un rsultat idologique1 ou une vue de l'esprit huma94 #d ,il e/ naturel de se dem&] ce qu'il en e/ de t\t cela dans la ralit et indp5damm5t de l'esprit huma92 et la grammaire a prv5u et mme hypo?tiquem5t rsolu la "q4 ,qu& elle dit que les noms dsign5t des *oses ou des qualits1 elle suppose app>emm5t qu'il y a des *oses et des qualits4 ,les *oses relles1 individuelles1 elle les appelle sub/ances1 ou *oses qui exi/5t p> elles-mmes4 ,elle appelle a9si non-seulem5t des sub/ances accessibles aux s5s1 mais des sub/ances invisibles2 ,dieu1 une me1 sont des sub/antifs comme cet homme ou cette pi]re4 ,la p]ception p> les s5s n'e/ pas l'unique g>ant de la sub/ance1 et l'on croit des *oses qu'on ne voit pas4 ,les langues faites s\s l'empire de cette croyance la con/at5t2 mais la ju/ifi5t-elles8 ,elles font une di/9ction entre les sub/ances et les qualits4 ,celles-ci sont dites ne pas exi/] p> elles-mmes1 et elles ne sont que des *oses en d'autres *oses4 ,cep5dant elles sont nommes isolm5t1 absolum5t1 et supposes a9si des *oses p> le langage4 ,cette supposition e/-elle un dm5ti donn la di/9ction prcd5te8 ,les qualits exi/5t-elles1 et comm5t exi/5t-elles8 ,faut-il pr5dre le langage p\r la rponse relle et dcisive cette "q8 ,il en prjuge la solution2 il e/1 au mo9s p> hypo?se1 ontologique4 ,il dcrit les ralits comme elles p>aiss5t tre l'esprit1 et t\t au mo9s comme elles p\rrai5t tre effectivem5t4 ,la grammaire n'e/ donc pas radicalem5t trangre l'ontologie4 ,elle la suppose en traduisant les ides de l'esprit huma94 #e ,ds qu'elle a fait connatre les noms1 elle expose les circon/ances dans lesquelles ils se tr\v5t placs les uns p> rapport aux autres1 ou les relations v]bales que leur donne le langage raisonn4 ,c> la grammaire n'e/ pas une simple nom5clature2 t\te grammaire e/ syntaxe1 mme ds ses premires pages4 ,les *oses nommes sont exprimes les unes relativem5t aux autres4 ,p> exemple1 on nonce qu'une *ose e/ en la possession d'une autre ou qu'elle passe en la possession d'une autre2 on nonce qu'une *ose reoit l'action d'une autre1 et cela p> le moy5 d'une autre4 ,ce sont les diffr5ts cas des noms1 c'e/ le gnitif1 le datif1 l'accusatif1 l'ablatif4 ,voil c]ta9em5t encore de la pure grammaire4 ,et t\t cela cep5dant signifie que l'esprit tablit des rapports entre les objets2 t\t cela numre et df9it quelques-uns de ces rapports4 ,la possession ou habitude qui e/ exprime p> le gnitif ou attribue p> le datif1 le rapport d'action passion1 de moy5 rsultat1 sont assurm5t des conceptions de l'esprit1 et si l'on n'avait pas so9 de les analys] comme telles1 on f]ait de la mauvaise grammaire4 ,a9si le rapport de possession s]ait une df9ition bi5 vague et bi5 insuffisante de celui qui e/ exprim p> le gnitif1 lequel exprime entre autres une =me de possession p>ticulire1 celle de l'attribut p> le sujet2 le rapport de l'ag5t au pati5t que reprs5te en gnral celui du sujet au rgime ou du nom9atif l'accusatif1 se ratta*e s\v5t celui de l'effet la cause2 enf9 l'ablatif qui correspond l'ide de moy51 dsigne s\v5t ce qu'on appelle dans l'cole la cause in/rum5tale4 ,il y a l un assez gr& nombre d'ides de relation1 ncessaires l'esprit huma9 qui les emploie1 transporte ou conv]tit avec une lib]t et une autorit s+ulires4 ,la grammaire e/ confuse et inexacte si elle ne les di/+ue1 les ordonne et les df9it2 et qu& elle fait cette opration sur les mots1 elle dcrit en mme temps des ides ncessaires l'intellig5ce1 et t\*e ce qu'un philosophe allem& appelle l'ar*itectonique de l'esprit huma94 ,le fait-elle dans un po9t de vue vraim5t psy*ologique1 elle cesse de reg>d] ces notions comme de simples ncessits de la p5se4 ,l'esprit1 en effet1 ne les emploie pas uniquem5t comme les seuls moy5s d'avoir des *oses une conception qui lui s]ve4 ,il y croit en mme temps qu'il en use1 c'e/--dire qu'il a l'inv9cible conviction que ces rapports sur lesquels il raisonne sont effectivem5t les rapports ext]nes des *oses1 et qu'en dehors de lui il y a des causes1 des effets1 des ag5ts1 des moy5s1 des rsultats1 etc42 en un mot1 que cette liaison idale de ses p]ceptions e/ la copie fidle des relations entre les objets de la nature4 ,comme les noms qui les dsign5t1 les *oses ont p\r lui leurs cas1 et le monde rel s]ait incomprh5sible s'il n'tait pas tel qu'il e/ compris4 ,encore s\s ce rapport1 on voit que la grammaire suggre et suppose une ontologie4 ,e/-ce donc qu'il n'y ait pas en grammaire de pures que/ions de mots1 exclusivem5t relatives l'expression indp5damm5t de la ralit qu'elle exprime1 et qui n'app>ti5n5t qu' la nature propre du langage en gnral ou d'une langue en p>ticuli]8 ,si vraim5t1 et t\te langue (fre de ces que/ions-l4 ,p> exemple1 que les cas soi5t dsigns p> les ds95ces des mots comme en lat91 p> des articles comme en franais1 p> des ds95ces et p> des articles comme en grec2 c'e/ un po9t de grammaire qui n'a ri5 de commun avec la sci5ce de la p5se ou de la nature4 ,que les sub/antifs ab/raits soi5t de tel ou tel g5re1 qu'ils soi5t t\s fm99s plutt que mascul9s ou l'inv]se1 ce n'e/ pas l non plus une vraie "q mtaphysique2 ce n'e/ en grammaire qu'un po9t de fait claircir ou connatre4 ,enf9 des que/ions mme plus pr(ondes1 comme celles de la composition des mots1 de leur transfusion d'une langue dans une autre1 de la manire dont les idiomes se sont successivem5t eng5drs1 quoiqu'elles ne puiss5t tre rsolues sans une analyse assez f9e des ides1 sont cep5dant des que/ions qui1 p\r la plup>t1 dp5d5t de l'tat des esprits dans les pays et les temps o les langues se sont =mes4 ,bi5 qu'elles ne soi5t pas uniquem5t v]bales1 et qu'elles t\*5t la philosophie de l'hi/oire1 on peut encore les reg>d] comme des que/ions grammaticales2 elles app>ti5n5t la l+ui/ique1 la sci5ce des mots4 ,mais enf91 dans les rapports gnraux eux-mmes du langage avec la p5se1 n'y a-t-il pas des po9ts dont l'tude e/ indiffr5te1 ou peu s'en faut1 t\te philosophie relle8 ,je le crois1 encore qu'on ne puisse les p>faitem5t tudi] sans philosophie2 pr5ons p\r exemple t\t ce qui conc]ne le langage figur4 ,la connaissance appr(ondie du langage figur conduirait sans d\te cette rem>que1 vraim5t philosophique1 que la facult de nomm] les objets ne va pas sans un p5*ant reprs5t] les uns p> les noms des autres1 en v]tu de c]ta9es similitudes qui frapp5t l'imag9ation plus que la raison2 en d'autres t]mes1 p>l] p> images4 ,ou p\rrait re*]*] encore si1 comme quelques-uns l'ont prt5du1 t\te langue e/ exclusivem5t mtaphorique1 ou si seulem5t le langage figur e/ de fait ml au langage direct1 et dans ce cas1 si ce mlange e/ utile1 s'il e/ 9vitable1 s'il y aurait quelque motif et quelque possibilit de l'abolir et de compos] une langue absolum5t dnue de figures4 ,c'e/ l de la philosophie sans aucun d\te1 mais c'e/ de la philosophie du langage1 et quoiqu'on en pt tir] encore quelques inductions sur la nature de l'esprit huma91 la connaissance de la ralit n'e/ pas =t engage dans l'tude de ces que/ions1 et p\r celui qui les rs\t sa9em5t1 elles n'ont pas un rapport ess5tiel avec la vrit de nos ides objectives4 ,encore e/-ce une simple op9ion que j'exprime1 et la ?se contraire a-t-elle t s\t5ue p> des philosophes qui ont donn au langage une importance philosophique suprieure celle que je suis dispos lui reconnatre4 ,j'ai p>l t\t l'heure des sub/antifs ab/raits2 il y en a de diffr5tes sortes4 ,pr5ons ceux qui exprim5t sub/antivem5t ces qualits qu'on nomme dans l'cole les accid5ts de la sub/ance1 comme la qualit d'tre blanc1 am]1 m\1 etc41 ou la blan*eur1 l'am]tume1 la mollesse1 etc4 ,les ab/ractions de cette sorte ne reprs5t5t aucune sub/ance relle4 ,il y a des sub/ances qui ont div]ses qualits1 entre autres celle d'tre molles1 amres et blan*es2 il n'y a pas une *ose qui soit sub/antiellem5t la blan*eur1 la mollesse1 l'am]tume en elle-mme4 ,lorsqu'on isole ces accid5ts p> la p5se et le langage1 et que l'on en fait les sujets de c]ta9es propositions1 qu& on dit la blan*eur e/ agrable1 l'am]tume e/ rpugnante1 le s5s commun av]tit que ce sont des sujets hypo?tiques et artificiels dus au p\voir gnralisateur de l'esprit2 c'e/ une translation de l'adjectif au sub/antif1 de l'attribut au sujet1 qui a peut-tre quelque analogie avec la proprit translative ou mtaphorique du langage1 et qui n'a pas beauc\p plus de ralit que ces autres locutions1 le *oc des op9ions1 le feu des passions1 l'explosion de la colre4 ,c'e/ une translation ou mtaphore d'un autre g5re2 la premire r5dait l'ins5sible p> une comp>aison avec le s5sible1 ou l'invisible p> une image2 la seconde conv]tit l'attribut en sujet et la qualit en sub/ance4 ,c'e/ un don1 un p\voir1 peut-tre une faiblesse de l'esprit huma91 que d'opr] ces mtamorphoses1 mais la ralit n'e/ gure intresse dans t\t cela4 ,dans ces t]mes1 l'tude de cette classe de sub/antifs ab/raits 7celle des sub/antifs qui rpond5t aux qualits accid5telles des tres7 n'e/ et ne doit tre qu'une tude de mots2 et c'e/ savoir les *oses comme elles sont1 que de savoir dans ce cas qu'elles ne sont pas ess5tiellem5t comme les mots1 ou que les mots ne sont que des mots4 ,que si1 p> impossible1 on croyait le contraire1 et qu'abus p> les app>5ces du langage1 on ft j\] sans disc]nem5t ces ab/raits le rle des concrets individuels1 que l'on prt les noms qui les dsign5t p\r des noms directs1 mme p\r des noms propres1 et qu'on suppost des tres p>t\t o l'on a impos des noms1 alors on retomb]ait dans l'inconvni5t tant signal de ralis] les ab/ractions1 on f]ait de l'ontologie dans le mauvais s5s1 on trait]ait les mots comme des *oses1 et c'e/ alors qu'on mrit]ait l'accusation de n'difi] qu'une sci5ce de mots3 accusation grave1 p>ce qu'on aurait prt5du savoir autre *ose4 ,le tort s]ait prcism5t d'oubli] ou d'ignor] qu'on ne savait que des mots4 ,une sci5ce de mots n'e/ donc pas mauvaise en soi2 ce qui e/ mauvais1 c'e/ de pr5dre une sci5ce de mots p\r une sci5ce de *oses4 ,la scola/ique1 je le dis p> avance1 e/ plus d'une fois tombe dans cette erreur4 ,lorsqu'on y tombe1 il e/ vid5t qu'une f\le de que/ions oiseuses1 de difficults artificielles1 doiv5t natre successivem5t1 et am5] des solutions1 des di/9ctions1 des inductions1 en un mot des connaissances purem5t hypo?tiques ou relatives uniquem5t la signification arbitraire de la langue qu'on a gratuitem5t impose la sci5ce4 ,mais cette faute que la s*ola/ique a trs-s\v5t commise1 aucune philosophie1 que je sa*e1 ne l'a con/amm5t vite4 ,en pr5ant des exemples dans la grammaire1 je ne me suis pas beauc\p loign de la scola/ique4 ,l'une a beauc\p d'aff9it avec l'autre1 et l'on s]ait1 dans c]ta9es occasions1 emb>rass de les di/+u]2 ce qui devi5dra plus vid5t1 qu& n\s appro*]ons de plus prs la philosophie du moy5 ge4 ,ce fut une philosophie4 ,p>mi les que/ions qui ont j\ un rle philosophique1 au mo9s dans l'antiquit1 il en e/ peu que la sci5ce du moy5 ge n'ait traites et rsolues sa manire4 ,s'il e/ des problmes que n\s n'y retr\vons pas1 ce sont en gnral ceux dont le progrs mod]ne de la sci5ce a rvl l'exi/5ce ou rtabli la gravit2 mais e/-ce p\r ri5 que n\s v\lons que l'esprit huma9 ait1 il y a deux ou trois sicles1 subi une rvolution8 ,entre autres n\veauts1 l'absolue lib]t qui s'e/ introduite triomphalem5t dans les sci5ces1 ne doit-elle pas avoir am5 et des ides et des que/ions laisses jusqu'alors dans l'ombre ou dans le nant8 ,quoi qu'il en soit1 avant n\s1 *ez les anci5s1 il y eut app>emm5t une philosophie4 ,je n'gale pas la philosophie du moy5 ge celle de l'antiquit2 le nom d',abl>d plit auprs de celui d',ari/ote1 et le soleil de ,platon (fusque de sa spl5deur l'toile de sa9t ,?omas2 mais enf9 je dis que l'une de ces philosophies s'e/ occupe de presque t\t ce qui occupait l'autre4 ,la plus rc5te n'a pas t aussi troite1 aussi exclusive qu'on l'imag9e4 ,elle l'a t dans sa =me2 et c'e/ p> l qu'elle s'e/ compromise4 ,elle a fait pass] la sci5ce s\s une =me exceptionnelle1 et1 p> l1 elle en a re/re9t et surt\t dissimul l'univ]salit4 ,la philosophie1 au ,x,i,ie sicle1 s'appelait ord9airem5t la dialectique4 ,on donnait ce mot un s5s analogue a celui qui a prvalu dans le commun usage4 ,la dialectique tait l'art logique ou la logique applique4 ,les anci5s l'avai5t s\v5t ent5du autrem5t4 ,la dialectique de ,platon e/ la re*]*e de ce qu'il y a de gnral dans le p>ticuli]1 d'absolu dans le relatif1 la re*]*e de l'idal sci5tifique#cfe4 ,c'e/ une m?ode asc5dante qui1 de nos p]ceptions div]ses c>tant le multiple1 le *angeant1 l'individuel1 remonte a l'ess5ce1 au p]man5t1 l'un4 ,c'e/ une analyse1 en ce s5s qu'elle dcompose1 af9 d'lagu] l'accessoire et d'atte9dre le pr9cipal ou ce qui subsi/e de *aque *ose dans la raison t]nelle2 c'e/ une syn?se1 en ce s5s que1 des phnomnes complexes et v>iables1 elle semble =m]1 p> la v]tu de l'intellig5ce1 quelque *ose qui n'e/ aucun phnomne4 ,prise comme in/rum5t logique1 elle s]ait l'art de la df9ition1 puisqu'elle e/ la re*]*e de l'ess5ce4 ,c'e/ cette dialectique que les alex&r9s empruntr5t ,platon et am5r5t la rigueur d'un procd sci5tifique#cff4 ,ce procd se retr\ve dans la philosophie mod]ne1 et quelques-uns de ses c>actres subsi/5t1 p> exemple1 dans la dialectique d',hegel#cfg4 ,mais bi5 qu'il soit surt\t *] ,platon1 il n'tait pas ignor d',ari/ote1 c> c'e/ le procd de la sci5ce de l'tre1 de la sci5ce de l'univ]sel1 de la mtaphysique en un mot#cfh4 ,le ,/agirite n'admit pas t\tes les consqu5ces auxquelles cette m?ode conduisait ,platon2 mais il la connut1 il sut mme la pratiqu] p>fois1 quoiqu'il rs]vt le nom de dialectique p\r cette p>tie de la logique qui ouvre la r\te de t\tes les sci5ces en discutant les pr9cipes1 et tr\ve un procd syllogi/ique p\r trait] un sujet donn en p>tant des propositions les plus probables#cfi4 ,mais p\r lui la dialectique tait lo9 d'tre t\te la philosophie4 ,il dit mme qu'elle lui e/ oppose1 s'appuyant sur l'app>5t1 t&is que la philosophie s'appuie sur la vrit#cgj4 ,dans les ma9s des /oci5s1 la logique1 niant ou du mo9s attnuant la vrit du gnral1 dev9t peu peu une polmique subtile et ngative4 ,dj les mg>i5s l'avai5t trans=me en argum5tation sceptique2 et ce n'e/ qu'aprs avoir port le nom d'ri/iques1 qu'ils avai5t reu celui de dialectici5s#cga4 ,c'e/ dans un s5s qui ti5t peut-tre des ides des coles mg>ique et /oci5ne1 presque autant que des ides pripattici5nes1 que la dialectique fut ent5due au moy5 ge#cgb4 ,ari/ote avait di/+u une sorte de dialectique pratique qu'il appelle l'art ex]citif#cgc1 et qui (frait bi5 quelques rapports avec l'art p> excell5ce des scola/iques4 ,la logique fut p\r eux un t]me gnral qui embrassait t\te la sci5ce de la raison1 ce qu'on appell]ait auj\rd'hui la philosophie de l'esprit huma92 et comme la logique proprem5t dite ab\tit la dialectique qui e/ la pratique de la sci5ce1 elle fut (ficiellem5t nomme la dialectique#cgd4 ,abl>d ne la df9it nulle "p =mellem5t2 mais en intitulant ,dialectica son gr& ouvrage de philosophie logique1 son ,organon lui1 il a suffisamm5t indiqu sa p5se1 expliqu son langage4 ,note #cfe3 ,voyez dans la traduction de ,m4 ,c\s9 l'argum5t du ,philbe1 et le ,philbe lui-mme1 a9si que le ,p>mnide1 t4 ,,ii1 p4 #bhj et #ddj2 t4 ,,xii1 p4 #h4--;,cf4 ,hegel1 ,hi/4 de la phil41 ,oeuvres compltes1 7,all47 t1 ,,xiv1 p4#bdj1 ,b]l91 #ahcc4 ,note #cff3 ,cf4 l',hi/4 de l'cole d',alex41 p> ,m4,j4 ,simon1 t4 ,i1 l4 ,,ii1 c4 ,,ii4 ,note #cfg3 ,encycl4 des sci5ces philos4 ,logique1 #ha1 t4 ,,vi1 p4 #aea4 ,note #cfh3 ,logique d',ari/41 trad4 p> ,m4,b4 ,sa9t-,hilaire4 ,d]n4 ,analyt41 l4 #a1 c4 ,,xi1 #f1 #g et #h42--,mtaphys41 passim4 ,note #cfi3 ,logique2 ,topiq41 l4 #a1 c4 ,,ii1 #f4 ,rfut4 des soph41 c4 ,,xxxiv1 #c4 ,note #cgj3 ,id41 ,topiq41 l4 #a1 c4 ,,xiv1 #g4--,rfut4 des soph41 c4 ,,xi1 4 #h4 ,note #cga3 ,diog4 ,la]t41 l4 ,,ii1 c4 ,x1 n4 #a4 ,note #cgb3 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #fgb ,note #cgc3 ,topiq41 c4 ,,xi1 #a et suiv4 ,note #cgd3 ,de bonne heure on les avait a9si runies4 ,cicron considre la dialectique comme une bran*e ou une moiti de la sci5ce qu'il df9it ratio diss]5di1 et qui e/ la logique4 7,topiq41 ,,ii4--,de ,leg41 ,i1 #bc4--;,de ,fato1 ,i47 ,boce1 dans son ,comm5taire des ,topiques de ,cicron1 dcompose la logique1 et donne de la dialectique les df9itions consacres que dur5t adopt] les scola/iques4 7,boet4 ,op41 p4 #gjj4--;,cf4 ,s4 ,aug41 ,de ,ord41 l4 ,,ii1 c4 ,,xi4--,retract1 l4 ,i1 c4 ,,vi4--,cassiod41 ,de ,in/it4 div94 litt41 c4 ,,xxvii4--,de ,artib4 ac ,discipl41 c4 ,,iii47 ,quoi qu'il en soit1 la dialectique1 mme en ce s5s1 n'tant qu'une p>tie de la philosophie1 il a p>u que la ,scola/ique n'tait aussi qu'une p>tie de la philosophie2 mais la dialectique1 comme le raisonnem5t huma91 peut s'appliqu] t\tes *oses4 ,dans une bonne classification1 la dialectique comme sci5ce ne devrait s'appliqu] qu' la dialectique mme2 p>t\t ailleurs1 elle n'e/ que procd et in/rum5t2 elle ne devrait pas mme compr5dre la logique proprem5t dite1 dont elle n'e/ que la suite ou la d]nire p>tie4 ,mais s'il plat de l'appliqu] t\t1 de t\t encadr] dans ses =mes1 de *]*] dans les notions qu'elle emploie et dans les rgles qu'elle pose les lm5ts de t\te sci5ce1 de se s]vir d'elle enf9 comme d'un critre univ]sel1 on le peut faire1 et elle devi5t alors1 au lieu et place de la philosophie1 la re9e des sci5ces1 la sci5ce univ]selle2 elle obti5t les titres de discipl9a discipl9>um1 duae univ]sae sci5tiae1 sola dic5da sci5tia#cge4 ,s]a-ce que la philosophie aura t rduite en ess5ce la seule dialectique8 non1 c'e/ qu'elle aura t exclusivem5t ram5e aux procds et au langage de la dialectique4 ,elle en aura sans d\te s\ff]t2 la ralit ne peut sans viol5ce et sans dommage1 pass] comme p> le lam9oir d'une m?ode exclusive2 ce qui e/ artificiel e/ t\j\rs troit1 et le fond n'*appe jamais aux vices de la =me4 ,mais p\rtant1 a9si contra9te1 la sci5ce n'aura pas t supprime4 ,la scola/ique n'a donc pas t la philosophie rduite la dialectique1 mais aux =mes de la dialectique4 ,note #cge3 ,ab4 ,op41 ep4 ,,iv1 p4 #bci4 ,introd4 ad ,!ol41 l4 ,,ii1 p4 #ajdg4--,ouvr4 9d41 ,dialect41 p>s ,,iv1 p4 #dce4 ,d'o lui e/ v5ue cette contra9te8 ,de ce qu' une c]ta9e poque du moy5 ge1 l'esprit huma9 e/ r5tr dans la philosophie p> la dialectique4 ,le po9t de d"p n'e/ jamais indiffr5t2 au t]me de la c\rse1 on se ress5t du *em9 qu'on a pris1 et le *oix de la m?ode e/ avec raison reg>d comme capital en philosophie4 ,n\s t5ons auj\rd'hui qu'il faut abord] la philosophie p> la psy*ologie4 ,prt5dra-t-on que ce *oix soit sans consqu5ce et n'influe pas sur les c>actres ultrieurs de la sci5ce8 ,la sci5ce ne manque pas d'adv]saires qui dis5t qu'aprs avoir comm5c p> la psy*ologie1 elle y demeure1 et que n\s n'avons fait qu'inv5t] une autre manire de la r5dre p>tielle et /rile4 ,je le conte/e1 mais j'av\e qu'il e/ trs-commun de ne po9t dpass] la psy*ologie2 de trs-habiles g5s n'ont pu en sortir ou mme ont f9i p> n'en pas v\loir sortir4 ,l'cole idologique a trembl de faire un pas hors du c]cle de la s5sation4 ,il y a beauc\p r$ire aux limites sci5tifiques que les cossais ont leves et qu'ils ont int]dit l'obs]vation de fran*ir4 ,j\ffroy n'a pas compltem5t russi1 malgr d'+nieux et op9itres ef=ts1 se dlivr] du j\g troit de l'obs]vation subjective de la consci5ce2 et quoiqu'il prote/e1 ,kant lui-mme n'a fait que r5dre plus pr(onde1 mais non plus pntrable1 l'impasse de la psy*ologie4 ,on ne saurait donc s'tonn] que1 r5f]ms dans un po9t de vue bi5 plus rtrci p\r embrass] l'horizon 7c> la logique e/ dom9e p> la psy*ologie71 les scola/iques ai5t eu beauc\p de pe9e p>c\rir l'ensemble de la c>te sci5tifique4 ,s'ils ont encore beauc\p vu1 ils n'ont pas vu s\s un angle vrai2 ils n'ont pas donn aux objets les dim5sions1 les cont\rs et les te9tes de la vrit4 ,mais du mo9s ont-ils connu t\t ce qu'on peut connatre1 lorsqu'on n'e/ initi la sci5ce que p> la dialectique4 ,n\s n'crivons pas leur hi/oire4 ,il faut donc pos] simplem5t comme un fait qu'aprs l'invasion df9itive du *ri/ianisme et le ref\lem5t successif des coles de philosophie paenne1 qui se rfugir5t et s'teignir5t dans le c]cle encore brillant mais /rile des coles alex&r9es1 les hommes suprieurs qui1 dans l',occid5t p>tir du ,v,i,ie sicle1 s'ef=cr5t de dissip] les tnbres de la b>b>ie1 n'eur5t p\r flambeau que la lueur ple des comm5taires de la philosophie antique2 et p>mi les int]prtes qui la transmir5t au moy5 ge1 dom9r5t les comm5tateurs de la ,logique d',ari/ote4 ,les anci5s avai5t tr\v les sci5ces et les lettres4 ,on recevait d'eux les unes et les autres avec une curiosit1 une admiration et une confiance gales4 ,on les imitait en t\t1 except dans la lib]t de leur gnie4 ,t\te doctr9e se conv]tissait donc en rudition4 ,compr5dre1 traduire1 int]prt]1 p>aphras]1 telle tait1 en gnral1 l'oeuvre de ces esprits nobles et malheureux qui se s\levr5t au-dessus de l'ignorance et de la grossiret univ]selles1 dans ces contres dp\illes de t\te nationalit p> la d\ble conqute des lgions roma9es et des hordes du ,nord4 ,les peuples de notre ,occid5t n'avai5t po9t de culture qui leur ft propre4 ,leur littrature indigne1 s'il e/ p]mis de donn] ce nom aux essais in=mes de la posie druidique1 avait pri comme les arts1 les moeurs1 le culte de la vieille ,gaule4 ,les ides et les lettres1 les arts de l'imag9ation et ceux de l'indu/rie1 t\t1 jusqu' la religion1 avait t comme import n\veau dans ces rgions1 ?tre de l'clatante civilisation de la mod]ne ,europe4 ,les hommes livrs aux travaux de l'esprit1 n'tai5t donc enc\rags p> aucun exemple1 autoriss p> aucun succs1 p5s]1 crire d'aprs eux-mmes1 inv5t] p\r leur compte1 essay] enf9 d'une vritable et complte orig9alit4 ,p\r les sci5ces et les lettres1 la ,grce et ,rome2 p\r la religion1 le ,midi et l',ori5t1 c'e/--dire encore ,rome et la ,grce2 voil leur exemple et leur loi4 ,ils ne dem&ai5t ni leur sol ni leur ciel ces productions spontanes que le temps seul sme ple9es ma9s dans les t]res fcondes4 ,ils att5dai5t t\t de ceux de qui t\t leur tait v5u4 ,or1 que leur v5ait-il dsormais de ces peuples jadis leurs va9queurs1 et qui1 contra9ts de cd] l'espace et le p\voir de n\veaux et b>b>es conqurants1 tai5t re/s les matres spirituels des premi]s va9cus8 ,que leur v5ait-il de ces rgions o se levait encore p\r eux le soleil de l'intellig5ce8 ri5 d'abord que la gr&e voix de la religion1 qui tait elle-mme ou qui v\lait tre quelque *ose de df9itif et d'immuable1 ri5 que les d]ni]s *os de la p>ole grecque qui s'tait tue1 mais qui ret5tissait encore4 ,les crits des hommes qui ont trac leurs noms aux d]nires pages des fa/es de la littrature anci5ne1 ne sont que des compilations plus ou mo9s m?odiques1 des expositions quelquefois raisonnes de sy/mes antrieurs1 des traductions d'ides enf91 qu& ce ne sont pas de simples v]sions de textes4 ,ceux donc qui dev5ai5t leurs disciples1 ceux qui dans le nord de l',europe s'adonnai5t1 entre le ,v,i,ie et le ,x,ie ,sicle1 aux *oses de l'esprit1 se faisai5t p\r la plup>t de purs rudits1 c'e/--dire des p5seurs sans lib]t1 in/ruits p> des criva9s sans orig9alit4 ,c'e/ p> le milieu des comm5tateurs1 c'e/ trav]s un nuage que p>v5ai5t jusque dans les ,gaules les rayons affaiblis des brillantes con/ellations qui avai5t surgi d]rire la coll9e de l',acropolis1 et dor de leur clat le fate blan*issant du temple de ,?se4 ,porphyre1 sa9t ,augu/91 ,m>tianus ,capella1 ,cassiodore1 et surt\t ,boce1 tai5t les mdiateurs ncessaires et respects qui transmettai5t les ides de ,platon et d',ari/ote aux ,bde1 aux ,alcu91 mme aux ,jean ,scot et aux ,raban ,maur1 qui s'ef=cr5t les premi]s de repass] de l'rudition la philosophie4 ,on sait avec assez d'exactitude quelle tait la biblio?que philosophique de ces hommes qui puisai5t cep5dant presque t\tes leurs ides la s\rce du pass4 ,les orig9aux leur tai5t en gnral inconnus4 ,le ,time de ,platon et la ,logique d',ari/ote1 traduits en lat91 sont les plus avrs des monum5ts des gr&s sicles qu'ils euss5t entre les ma9s#cgf4 ,le platonisme qui n'e/ pas dans le ,time1 l'ari/otlisme qui n'e/ pas dans l',organon1 ne leur tai5t connus que confusm5t1 p> fragm5t1 p> allusion1 p> citation dans les p>aphrases et les expositions incompltes des comm5tateurs sans gnie des d]ni]s temps4 ,il n'e/ pas trange que p>mi ces dbris1 l',organon ou plutt la doctr9e qui y e/ cont5ue et qui =me elle seule un sy/me a*ev1 un travail df9i et dmon/ratif1 ait fait dom9] p>t\t la sci5ce et l'esprit de la logique4 ,la logique effaa peu peu le re/e de la littrature#cgg4 ,elle avait d'ailleurs ex]c dj une influ5ce m>que sur les deux vrais matres des coles du moy5 ge1 ,porphyre et ,boce4 ,ils s'tai5t appliqus1 l'un ouvrir au disciple les portes de la logique1 l'autre conduire trav]s ses dt\rs le disciple initi4 ,l'un avait compos une introduction2 l'autre des v]sions et des comm5taires4 ,l-dessus1 il e/ t\t simple que les savants du moy5 ge ai5t p5s qu'il ne re/ait la sci5ce que des gloses faire4 ,le mot mme fut consacr4 ,presque t\s les philosophes scola/iques fur5t m9emm5t des glossateurs#cgh1 et l'on annota les comm5tateurs d',ari/ote1 avant de l'int]prt] lui-mme et de le connatre t\t enti]4 ,c'e/ sans aucun d\te un heureux has>d adv5u un c\rt crit de ,porphyre et quatre ou c9q de ,boce qui fut la premire cause de la gr&e =tune d',ari/ote4 ,la puissance saisissante de la logique fut la seconde4 ,d'ailleurs t\te logique e/ ess5tiellem5t lm5taire1 et semble1 comme la grammaire1 rvl] la raison2 elle convi5t donc des tudes comm5antes4 ,note #cgf3 ,encore ,abl>d n'avait-il dans les ma9s que les deux premi]s des six traits qui compos5t la ,logique d',ari/ote ou l',organon4 7,voyez sa ,dialectique1 p4 #bbh47 ,que dans les qu>ante premires annes du ,x,i,ie sicle1 il circult communm5t en ,gaule et en ,anglet]re d'autres livres philosophiques que ces deux fragm5ts de l'oeuvre d',ari/ote et de ,platon1 l',isagogue de ,porphyre1 plusieurs des traits ari/otliques de ,boce et deux traits indm5t attribus sa9t ,augu/91 c'e/ ce que p]sonne n'a russi pr\v]4 ,voyez l'excell5t ouvrage de ,m4 ,j\rda9 sur les traductions lat9es d',ari/ote au moy5 ge4 ,cf4 ,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #efd2 et le *4 ,,iii du prs5t livre4 ,note #cgg3 444,quaevis ,lit]a sordescit1 logica sola placet4 ,johan ,s>esb]41 ,e/heticus1 poem41 p4 #c1 ,hamb\rg1 #ahdc4 ,note #cgh3 ,n\s avons c9q opuscules d',abl>d s\s le litre de gloses1 ,glossae 9 ,porphyrium1 de categoriis1 etc41 quatre imprims1 un manuscrit4 ,m4 ,c\s9 a fait connatre plusieurs gloses du ,xe sicle sur le de ,int]pretatione1 sur les catgories1 etc4 7,ouvr4 9d4 d',abl41 p4 #eea-faa2 ,app5d41 p4 #fah et suiv47 ,cep5dant la =me pripattici5ne n'avait pas t primitivem5t la =me unique de la philosophie du moy5 ge4 ,scot rigne1 qui en e/ reg>d comme le fondateur1 t5dait lui donn] un t\t autre c>actre4 ,son gnie h>dim5t spculatif dpasse la dialectique#cgi4 ,ce dogmatisme encore vague1 o respire un peu de platonisme et de philosophie alex&r9e1 put se s\t5ir quelque temps4 ,mais bi5tt il arriva un mom5t o l'ari/otlisme1 p>lons plus exactem5t1 o la dialectique gagna du t]ra9 et dev9t dans la sci5ce une mode qui a dur quatre ou c9q c5ts ans4 ,il s]ait curieux1 mais il e/ difficile de dt]m9] ce mom5t avec prcision4 ,du mo9s1 la simple *ronologie des noms jett]a-t-elle un gr& j\r sur cette p>tie de l'hi/oire de la dialectique4 ,note #cgi3 ,cf4 ,m4 ,guizot1 ,c\rs d'hi/oire de la civilisation en ,france1 t4 ,,iii1 leon #bi2 ,m4 ,r\sselot1 ,phil4 dans le moy5 ge1 #are "p41 c4 ,,ii1 et l'ouvrage de ,m4 ,sa9t-,r5 ,taill&i]1 ,scot rigne et la philosophie scola/ique4 ,on peut fix] la mort de ,proclus1 c'e/--dire la f9 du ,ve sicle1 le t]me de t\te philosophie orig9ale dans l'antiquit paenne 7#dhe74 ,et dj1 depuis plus de c9quante ans1 sa9t ,augu/91 un des d]ni]s ,pres qui ai5t une place dans l'hi/oire de la philosophie1 tait desc5du au tombeau 7#dcj72 le rgne des int]prtes et des scolia/es avait comm5c4 ,simplicius et ,philopon comm5tai5t ,ari/ote1 en se s\v5ant de ,platon4 ,m>tianus ,capella avait un peu aup>avant publi ce pome encyclopdique o les sci5ces sont p]sonnifies comme des desses1 o la ,dialectique1 au front ple1 aux *eveux entrelacs1 ca*e dans les plis de sa robe a?ni5ne des fleurs et des s]p5ts1 mais se donne p\r la lgislatrice des autres sci5ces#chj4 ,boce m\rait tragiquem5t1 en laissant ces traductions et ces p>aphrases qui devai5t surnag] les premires aprs le naufrage des lettres antiques 7#ebf74 ,cassiodore1 dressant1 au ,v,ie sicle1 l'encyclopdie de/9e lui survivre1 et dont ,alcu9 devait faire un j\r la rgle lgale de l'enseignem5t scolaire1 mettait au rang des sept discipl9es la philosophie s\s le simple nom de dialectique4 ,la philosophie tait bi51 p\r lui comme p\r ,platon1 la ressemblance de l'homme ,dieu1 mais il dveloppait cette df9ition p> une analyse trs-sommaire de l',isagogue de ,porphyre1 des ,catgories d',ari/ote1 enf9 des gr&es divisions de l',organon#cha4 ,c'e/ de ce temps peut-tre qu'il faut dat] les deux ouvrages sur le mme sujet que le moy5 ge mettait sur le compte de sa9t ,augu/94 ,au sicle suivant1 ,bde rsumait p\r le nord de l',europe t\tes les connaissances huma9es v5ues de l',ori5t et du ,midi1 et la philosophie tr\vait place dans ses volum9euses compilations4 ,c'tait aussi d',ari/ote qu'il aimait donn] des extraits2 dj il appelait *aque citation une autorit1 et assignait la dialectique le premi] rang dans la logique1 cette matresse du jugem5t#chb4 ,aprs ,bde1 les coles s'ouvr5t en ,france la voix de ,*>lemagne4 ,c'e/ ,alcu9 qui les inspire et les dirige4 ,il a tudi t\tes les sci5ces pr(anes1 et c]ta9em5t les sept arts1 mais surt\t l'art dialectique1 dont l'emp]eur1 dit-il en s'adressant ,*>les lui-mme1 a la trs-noble int5tion d'appr5dre les pr9cipes4 ,lui aussi1 il a quelque te9ture de l',isagogue1 des ,catgories1 de l',h]m5eia1 et il s'atta*e faire recopi]1 rp&re1 impos] mme comme bases de l'enseignem5t les traits logiques qu',augu/91 dit-il1 a1 p\r les traduire1 tirs des trsors de l'anci5ne ,grce1 ,de vet]um gazis ,graecorum clave lat9a#chc4 ,note #chj3 ,m>tian4 ,capel41 de ,nupt4 ,philolog4 et ,m]cur41 l4 ,,iv1 p4 #cbe et seqq4 #a vol4 9 #d4 ,francf4 #ahcf4 ,note #cha3 ,grec3 ,omsiosis to !o xata ounaton an?ropon4 7,cassiod41 de ,art4 ac ,discipl41 t4 ,,ii1 c4 ,,iii1 p4 #ebh4 ,ed4 de ,v5ise1 #agbi47 ,note #chb3 ,voyez dans les ,oeuvres de ,bde 7#h tom4 9-folio1 ,colon4 ,agrip41 #afab71 les ,s5t5tiae sive axiomata philosophica ex ,ari/otele 444 collecta 7t4 ,,ii1 p4 #abd74 ,on voit l qu'il connaissait au mo9s p> des citations d'assez nombreux ouvrages d',ari/ote1 ,physique1 ,mtaphysique1 ,de ,anima1 etc4 ,dans ses ,elem5ta philosophiae 7id41 p4 #bjj71 il df9it la philosophie3 ,eorum quae sunt et non vid5tur et eorum quae sunt et vid5tur v]a compreh5sio4 ,dans son trait ,de mundi caele/is t]re/risque con/itutione1 la logique e/ df9ie3 ,dilig5s ratio diss]5di et magi/ra judicii2 la dialectique qui en e/ la p>tie la plus ess5tielle3 ,sagacitas +5ii /ultitiaeque seque/]4 7,t4 #a1 p4 #cdc47 ,note #chc3 ,voyez dans les ,oeuvres d',alcu9 7#b vol4 9-fol41 ,ratisb41 #aggg71 la ddicace des ,catgories de sa9t ,augu/91 et ,opusculum qu>tum de ,dialectica 7t4 ,,ii1 p4 #ccd74 ,c'e/ un dialogue entre lui et ,*>les4 ,la philosophie y e/ peu prs ram5e l'?ique et la dialectique2 et celle-ci1 discipl9a rationalia qua]5di1 diff9i5di1 et diss]5di1 etiam et v]a a falsis disc]n5di pot5s1 e/ un sommaire de ,porphyre et de l',organon1 cet ouvrage dont on a dit qu'en l'crivant ,ari/ote avait tremp sa plume dans l'esprit1 9 m5te t9xisse calamum 7p4 #cej74 ,alcu91 suivant son diteur1 n'a po9t compos le livre ,de septem artibus2 mais il avait crit sur t\tes les sci5ces1 et dans une ptre ,*>lemagne il dit positivem5t3 ,ve/ram nobilissimam int5tionem dialecticae discipl9ae dis]e velle rationes4 7,t4 ,i1 p4 #gjc47 ,p> lui les coles gauloises pass5t s\s l'empire de cette sagesse hib]ni5ne1 qu'il avait apporte sur le cont95t#chd1 et qui devait aprs lui recevoir de ,scot rigne mo9s d'autorit1 mais plus d'clat 7#hge74 rigne platonise1 et ,mannon1 son successeur dans la direction de l'cole du palais1 passe p\r avoir crit sur les ,lois et la ,rpublique de ,platon des comm5taires qu'on n'a jamais vus#che4 ,note #chd3 ,quid ,hib]niam memorem1 contempto pelagi discrim9e1 p5e totam cum grege philosophorum ad littora no/ra migrantem8 7,h]ici ,epi/4 ad imp4 ,c>ol41 ,hi/4 francor4 script41 ed4 ,du*esne1 t4 ,,ii1 p4 #dgj47 ,note #che3 ,hi/4 litt41 t4 ,,iv1 p4 #bbe et t4 ,v1 p4 #feg4 ,la pr9cipale fondation d',alcu9 e/ l'cole de ,sa9t-,m>t9 de ,t\rs4 ,le premi] et le plus illu/re de ses disciples dans ce clotre1 c'e/ ,raban ,maur4 ,celui-l se montre plus v]s encore dans les sci5ces pr(anes1 il les re*]*e1 il les aime4 ,il conseille de lire les philosophes2 il y a1 dit-il1 dans ,platon bi5 des *oses qu'il ne faut pas cra9dre#chf4 ,il repr5d la division connue de la philosophie1 en physique1 en morale1 en logique1 et celle-ci1 les ?ologi5s doiv5t se la r5dre propre4 ,la dialectique1 qu'il df9it littralem5t comme ,alcu91 il veut qu'elle entre dans l'in/ruction des cl]cs3 n'e/-elle pas la sci5ce des sci5ces1 discipl9a discipl9>um8 elle enseigne appr5dre1 elle enseigne enseign]2 haec docet doc]e1 haec docet disc]e4 ,seule elle sait savoir1 scit scire sola 7ne dirait-on pas la sci5ce de la sci5ce de ,fi*te87 enf9 le syllogisme e/ une arme ncessaire#chg4 ,c'e/ ,raban1 qui selon ,t5nemann1 transporta en ,allemagne la dialectique d',alcu91 que d'autres appell5t la dialectique cossaise#chh4 ,il dev9t abb de ,fulde1 puis vque de ,may5ce 7#hdg74 ,note #chf3 ,non =mid&a1 s$ 9 usum no/rum v9dic&a4 7,de ,in/it4 cl]ic41 l4 ,,iii1 c4 ,,xxvi1 t4 ,,vi1 p4 #dd4--,op41 #c vol4 9-fol4 ,col4 ,agrip41 #afbg47 ,note #chg3 ,id41 ibid41 c4 ,,xx1 p4 #db4--;,de ,univ]so1 l4 ,,xv1 t4 #a1 p4 #bja et #bjb4--;,cf4 les gloses de ,raban sur ,porphyre1 ,boce1 l',h]m5eia1 publies p> ,m4 ,c\s94 ,ouvr4 9d41 ,app5d41 p4 #fac4 ,note #chh3 ,mon4 de l',hi/4 de la phil41 t4 ,i1 #bdd4--,m4 ,haurau1 la ,scola/ique au ,i,xe sicle2 ,rev4 du ,nord1 t4 ,,ii1 #b;e sr41 p4 #dbe4 ,en mme temps que lui et aprs lui1 on di/+ue dans cette fconde cole de ,t\rs1 un homme d'une in/ruction s+ulire p\r le temps1 ,haimon1 plus t>d vque d',halb]/adt 7#hda71 qui des bords de la ,loire rapporta l'enseignem5t ?ologique1 et fonda avec ,raban dont il fut le successeur1 une florissante cole ,fulde4 ,l v9t de ,s5s s'in/ruire et mme enseign]1 ,l\p ,s]vat qui s'adonnait p>ticulirem5t aux lettres huma9es1 et p> consqu5t la logique4 ,nomm p> ,*>les le ,*auve abb militaire de ,f]rires en #hdb1 esprit cultiv1 criva9 presque poli1 il cont9ua ses leons malgr sa n\velle dignit1 et les tmoignages s'accord5t p\r di/+u] en lui l'homme de lettres et le ?ologi54 lve d',haimon et de ,l\p ,s]vat1 ,heiric rev9t d',allemagne dirig] dans sa patrie l'cole d',aux]re que ,sa9t-,g]ma9 avait fonde2 il a laiss de rem>quables monum5ts d'une lat9it savante1 d'une sorte de tal5t potique et1 *ose =t r>e1 d'une c]ta9e connaissance du grec#chi4 ,il e/ cit comme ayant pr(ess la dialectique avec clat au mona/re de ,sa9t-,g]ma94 ,aprs ,heiric1 ,remi et ,huebold1 mo9es d',aux]re a9si que lui1 fur5t signals comme ses hriti]s dans la philosophie#cij4 ,remi surt\t1 le plus clbre criva9 du comm5cem5t du ,xe sicle1 e/ r5omm p\r l'enseignem5t de la dialectique qu'il *]*ait plutt dans les prt5dus traits de sa9t ,augu/9 que dans l',organon d',ari/ote4 ,on possde encore de lui des manuscrits qui pr\v5t qu'il connaissait ,prisci51 ,donat1 ,m>tianus ,capella1 et que ses tudes embrassai5t le ,trivium et le ,quadrivium2 or1 tel tait encore au temps mme d',abl>d le cycle des tudes littraires4 ,condisciple d'un fils de l'emp]eur ,*>les le ,*auve l'cole d',heiric1 ,remi pr(essa successivem5t ,aux]re1 ,reims1 ,p>is1 et c'e/ dans cette d]nire ville qu'il runit prs de sa *aire ses plus illu/res disciples 7#hgb7cia4 ,a9si se =me la *ane d'un enseignem5t philosophique qui vi5t enf9 se fix] dans la cit o devait dom9] ,abl>d4 ,note #chi3 ,heiric a dit en p>lant de ses matres3 ,hic ,lupus1 hic ,haimo ludebant ord9e grato4 7,cf4 ,du*esne1 ,hi/4 francor4 script41 t4 ,,ii1 p4 #dgj4--;,boll&41 t1 ,,vii1 #ca ,jul41 p4 #bba4--,mabillon1 ,analect41 p4 #dbc4--;,hi/4 litt41 t4 ,v1 p4 #aab et #fec47 ,c'e/ videmm5t cet ,heiric1 matre du mo9e ,remi1 comme on va le voir1 que doit tre rapport le trait manuscrit sur les ,catgories dites de sa9t ,augu/91 o ,m4 ,c\s9 a lu3 ,h5ricus1 magi/] ,remigii1 fecit bas glosas 7,ab41 ,ouv4 9d41 ,app5d41 p4 #fba71 et ce manuscrit p\rrait tre de la ma9 de ,remi1 ou copi sur le si54 ,note #cij3 ,dans la *ronique du mo9e ,adem>3 ,heiricus1 ,remigium et ,ucboldum ,calvum1 mona*os1 ha]$es philosophiae reliquisse traditur4 7,mabillon1 ,act4 sanct4 ord4 ,s4 ,b541 t4 ,v1 p4 #cbe47 ,note #cia3 ,tmoignages des ,x,ie et ,x,i,ie sicles2 le mo9e ,jean1 ,s4 ,odon4 vit42 le mo9e ,nalgod1 ,ejusd4 vit42 ,de v5]4 ,frodo>do presb4 remig4--,mabillon1 id41 ibid41 p4 #aea1 #aee1 #ahj1 #cbe4--;,ejusd4 ,anal41 p4 #dbc4--;,hi/4 litt41 t4 ,,vi1 p4 #ii1 #ajb2 et ,launoy1 ,de ,s*ol4 celeb41 c4 ,,lix4 ,a ce mom5t1 on voit de t\tes p>ts les tudes logiques captiv] les esprits les plus m95ts et les plus div]s4 ,c'e/ sa9t ,odon qui se =me ,p>is1 s\s ,remi1 dans la dialectique et la musique1 et qui1 plus t>d1 y devait pr(ess] sa place4 ,c'e/ ,abbon qui suit les mmes leons1 qui les reproduit dans la mme ville 7avant #igj71 et les transporte ,reims1 o il crit sur le syllogisme1 et meurt avec la rputation d'un abb d'une haute philosophie#cib4 ,c'e/ ,g]b]t1 qui1 avant d'tre pape1 fait un trait sur le ,rationnel et le ,raisonnable#cic1 et se pique de recueillir et de s'appropri] les p5ses d',ari/ote4 ,sa9t ,maieul1 abb de ,cluni1 se plat dans la lecture des philosophes paens4 ,le gr& vque ,hildeb]t recueille dans leurs ouvrages les lm5ts d'une morale philosophique#cid4 ,sa9t ,anselme1 le seul mtaphysici5 de l'poque1 ne ddaigne pas de donn]1 dans son ,dialogue du grammairi51 un ouvrage de pure dialectique#cie4 ,et cep5dant ,jean le ,s\rd ou le ,sophi/e#cif1 qui devait tre le matre de ,roscel91 a comm5c =m] cette cole subtile et peu connue1 de/9e contra9dre la sci5ce logique faire sur elle-mme un de ces ef=ts fconds qui avanc5t d'un pas l'esprit huma94 ,note #cib3 ,summae philosophiae abbas4 7,hi/4 litt41 t4 ,,vii1 p4 #aei et suiv4--,cf4 ,launoy1 p4 #fc474 ,note #cic3 ,c'e/ le s5s de3 ,de rationali et ratione uti1 titre de l'ouvrage de ,g]b]t4 7,b4 ,pes1 ,!s4 noviae4 anecd41 t4 ,i1 p>s ,,ii1 p4 #adh et seqq47 ,note #cid3 ,moralis philosophia de hone/o et utili4 7,v54 ,hildeb41 ,op41 p4 #iei4 #a vol4 9-fol41 ,p>is1 #agjh47 ,note #cie3 ,dialogue de ,grammatico1 7,s4 ,ansel41 ,op41 p4 #adc47 ,note #cif3 ,hi/4 litt41 t4 ,,vii1 p4 #acb4 ,on t\*ait la f9 du ,x,ie sicle4 ,p>is tait ds longtemps la ville de l'intellig5ce4 ,on dit que le nombre des tudiants y dpassait celui de la population sd5taire#cig4 ,plus de c5t ans avant ,abl>d1 des *aires de philosophie s'tai5t leves2 le c>actre de la philosophie sculire tait indiqu2 la scola/ique avait comm5c4 ,on voit donc qu',abl>d1 s\s ce rapport1 ne cra pas2 il recueillit seulem5t une tradition#cih2 mais il lui donna le m\vem5t et la vie1 en lui prtant sa puissance et sa r5omme4 ,note #cig3 ,hi/4 litt41 t4 ,,ix1 p4 #fa1 #gh1 etc4 ,note #cih3 ,les re*]*es de ,m4 ,c\s9 ont dj fait connatre des manuscrits qui jett5t du j\r sur les coles de dialectique antrieures au ,x,i,ie sicle 7,app5d41 p4 #fac-fbc74 ,de n\velles re*]*es dans le mme s5s conduirai5t sans d\te r5\] sans int]ruption le fil de l'enseignem5t scola/ique ,p>is4 ,c> on doit conv5ir qu'entre ,remi ou le comm5cem5t du ,xe sicle1 et ,guillaume de ,*ampeaux v]s la f9 du ,x,ie1 il y a une lacune assez obscure2 on voit seulem5t qu',odon1 ,abbon1 et un c]ta9 ,wilram1 pr(essr5t1 ,p>is1 la philosophie1 mais longtemps avant l'an #ajjj4 7,launoy1 loc4 cit4 et ,hi/4 litt4 t4 ,,ix1 p4 #fa47 ,ma9t5ant1 quelle poque faut-il fix] l'avnem5t d',ari/ote au g\v]nem5t de l'cole8 ,on sait p>faitem5t celle o il obt9t une influ5ce prdom9ante et bi5tt exclusive1 grce au r5=t qu'apportr5t les ,arabes1 grce la protection de l'emp]eur ,frdric ,,ii2 c'e/ aprs ,abl>d1 au comm5cem5t du ,x,i,i,ie sicle4 ,mais ,ari/ote1 avant de dev5ir dictateur1 comme ,bacon l'appelle1 avait t consul4 ,a la f9 du ,x,ie sicle1 l'enseignem5t de la dialectique1 ds longtemps tabli dans l'cole1 s'anime et s'agr&it2 la popul>it d',ari/ote comm5ce et prsage son autorit future#cii4 ,abl>d p>at1 et s\da9 il devi5t le plus puissant promoteur de cette autorit4 ,il illu/re et =tifie de son loqu5ce et de sa gloire ce naissant empire de la logique1 qui ne devait s'organis] et se proclam] qu'aprs lui#djj4 ,note #cii3 ,c'e/ au ,xe ou ,x,ie sicle que ,m4 ,c\s9 7,app5d41 p4 #feh7 rapporte un pome sur les catgories o on lit3 ,doctor ,ari/oteles cui nom5 ipsa d$it res1 ,+5io polleus miro1 praecelluit omnes4 ,note #djj3 ,cf4 ,launoy1 ,de v>4 ,ari/4 9 ,acad4 p>is1 =t41 c4 ,i et ,,iii4--,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #fgj-fhd4--;,buddaei ,obs]v4 select41 t4 ,,vi1 *4 ,,xviii et ,,xx4--,j\rda91 ,re*4 sur les trad4 d',ari/41 passim4--,m4 ,r\sselot1 ,phil4 dans le moy4 ge1 #are "p--,voyez aussi le *ap4 suiv4 et le *ap4 ,i du l4 ,,iii4 ,n\s avons essay de faire connatre le c>actre gnral1 les s\rces1 l'orig9e1 les dbuts de la scola/ique2 il convi5drait prs5t de donn] une ide plus complte et plus appr(ondie de la sci5ce mme qui s'e/ appele de ce nom4 ,,*apitre ,,ii4 ,,de ,,la ,,scola/ique ,,au ,x,i,ie ,,si,,cle ,,et ,,de ,,la ,,"q ,,des ,,univ]saux4 ,n\s re*]*ons ma9t5ant quelle sorte de sci5ce le moy5 ge avait faite avec les donnes dont il disposait1 et mise la tte de t\tes les connaissances huma9es4 ,au ,x,i,ie sicle1 on l'appelait la dialectique4 ,elle avait en effet la =me et le langage de la dialectique1 quelles que fuss5t les ides qu'elle exprimait4 ,mais ces ides tai5t1 suivant les temps et les hommes1 des ides platonici5nes ou des ides ari/otliques1 beauc\p plus s\v5t les secondes que les premires2 et *ez ceux mme qui rptai5t ce qu'on savait de ,platon1 ,ari/ote encore t5ait une gr&e place3 ,ils enseign5t ,platon1 dit un auteur du temps#dja1 et t\s pr(ess5t ,ari/ote4 ,c'e/ que la =me gnrale de la sci5ce v5ait de lui4 ,sa dialectique qui aiguise et satisfait si puissamm5t l'esprit1 tait la seule tudie4 ,quant celle de ,platon1 on la regrettait1 mais on ne la connaissait pas2 et1 p> respect p\r un nom qui ne p]dit jamais sa gr&eur1 on recueillait autant que possible quelques ides p>ses de cet homme div92 on les cons]vait prcieusem5t1 mais en les traduisant dans la langue de son rival4 ,grce cet clectisme d'un g5re p>ticuli]1 quelques-uns p5*ai5t p\r le matre1 la plup>t p\r le disciple1 quoiqu'aucun n'et os contr$ire le jugem5t de l'antiquit1 en mettant le disciple au-dessus du matre4 ,t\tefois il arrivait alors ce qui arrive ord9airem5t3 sur t\te "q1 t\te poque1 il y avait s9on deux coles1 au mo9s deux op9ions ou deux t5dances philosophiques2 l'clectisme1 qui tait peu prs dans l'int5tion de t\s1 pr5ait t\j\rs une des deux nuances1 et l'on a pu1 sans trop d'inexactitude1 reconnatre1 d'un ct l'influ5ce un peu lo9ta9e de l'cole platonique1 et de l'autre la dom9ation plus directe et plus absolue du pripattisme4 ,ce ne fut jamais1 il s'en faut bi51 le pur1 le vrai platonisme1 ce ne fut pas mme le pripattisme vritable4 ,mais si *ez les uns1 ,platon tait dfigur1 *ez les autres1 ,ari/ote n'tait qu'incomplet4 ,note #dja3 ,johan4 ,s>esb4 ,metal41 l4 ,,ii1 c4 ,,xix4 ,t\tes les controv]ses o se produisit cette di/9ction1 peuv5t se ram5] ou du mo9s se comp>] la mmorable controv]se sur la "q des univ]saux4 ,aucune ne fut plus clbre1 plus c>actri/ique et plus prolonge4 ,aussi d'excell5ts juges n'ont-ils pas hsit y conc5tr] t\te la scola/ique1 et r5f]m] t\te son hi/oire dans l'hi/oire de cette "q4 ,elle fut capitale en effet2 elle agita les coles et presque la socit1 elle p>tagea l'esprit huma9 depuis ,scot rigne1 jusqu' la r=mation1 et ce n'e/ pas au mom5t de p>l] d',abl>d que n\s p\rrions attnu] l'importance de ce dbat plus que sculaire4 ,n\s accord]ons ,m4 ,c\s9 qu'en exposant la controv]se des univ]saux1 on donne une ide du re/e de la scola/ique2 mais ce re/e e/ quelque *ose1 beauc\p mme1 et p\r jug] ou seulem5t compr5dre cette seule "q1 il e/ indisp5sable de connatre la sci5ce au se9 de laquelle elle s'e/ leve4 ,les div]s p>tis1 rali/es1 nom9ali/es1 conceptuali/es1 av]ro/es1 scoti/es1 ?omi/es1 occami/es1 =mali/es1 t]m9i/es#djb1 avai5t un fonds commun d'ides1 de pr9cipes1 de maximes1 de locutions1 qui =mai5t comme le t]ra9 sur lequel croissait et s't5dait la plante vivace et vig\reuse de la controv]se la plus ab/raite qui ait agit le monde4 ,les dbats1 en effet1 sur les po9ts les plus ardus de la ?ologie1 sembl5t t\*] de plus prs la pratique que la "q de savoir si les noms des g5res sont des ab/ractions4 ,note #djb3 ,tels sont en p>tie les noms donns aux sectes qu'eng5dra la discussion des univ]saux4 ,au temps d',abl>d1 on ne di/+ue d'ord9aire que les rali/es 7ou raux71 les nom9ali/es 7ou nom9aux71 et les conceptuali/es4 ,dans l'impuissance de p>c\rir ce t]ra9 t\t enti]1 n\s devrions au mo9s rsum] les ides qui1 au comm5cem5t du ,x,i,ie sicle1 tai5t en quelque sorte les lieux communs de la philosophie et les po9ts d'appui de t\te discussion1 de t\te re*]*e1 de t\te sci5ce4 ,p\r prs5t] un rsum bi5 sy/matique1 il faudrait donn] une analyse exacte de la philosophie d',ari/ote2 c'e/--dire qu'en pr5ant p\r c5tre la ,logique1 il faudrait p> les autres ouvrages1 p> la ,physique1 p> le ,trait de l'me1 p> l'?ique ,nicomaque1 mais surt\t p> la ,mtaphysique1 donn] la logique mme1 des fondem5ts et des pr9cipes1 et montr] comm5t elle a pu dev5ir t\te la philosophie1 en prs5tant sommairem5t avec elle les autres p>ties de la sci5ce auxquelles elle se lie4 ,mais c'e/ l un travail bi5 considrable1 qui ne s]ait pas con=me la vrit hi/orique1 et qui risqu]ait de prt] la scola/ique plus d'ensemble et plus de m?ode qu'elle n'en avait rellem5t4 ,on la r5drait aussi univ]selle qu',ari/ote2 et lui-mme1 elle tait lo9 de le connatre t\t enti]4 ,les crateurs et les cont9uateurs de cette sci5ce ne se sont pas sans d\te r5f]ms /rictem5t dans la logique1 mais c'e/ suivant le beso9 des que/ions1 c'e/ dans l'ordre o elles tai5t am5es p> l'tude de la dialectique1 que se livrant des excursions ncessaires1 ils ont atte9t1 hors d'elle1 des pr9cipes qui n'tai5t po9t de son ressort1 et qu'ils ont rapports dans son doma9e1 mlant a9si la mtaphysique1 c'e/--dire les notions d'une sci5ce objective et transc5dante1 la sci5ce subjective du raisonnem5t et de ses =mes4 ,n\s ne les conv]tirons donc pas en pripattici5s complets4 ,seulem5t il leur e/ arriv ce qui arriv]ait encore auj\rd'hui celui qui appr5drait sans plus la ,logique d',ari/ote1 il pr\v]ait incessamm5t le beso9 d'en fran*ir les limites2 il y tr\v]ait incessamm5t des allusions et comme des r5vois implicites une doctr9e du fond des *oses2 il y r5contr]ait des ides ontologiques1 sur lesquelles la logique proprem5t dite ne n\s fait connatre que la manire d'opr] rgulirem5t4 ,elle e/1 en effet1 la mcanique rationnelle de l'esprit2 mais il y a quelque *ose dess\s1 quelque *ose au del2 et ce quelque *ose1 elle ne le donne pas4 ,la logique e/ un va/e difice qui a des j\rs sur t\te la philosophie4 ,l'introduction elle-mme de l',organon ou le ,trait des ,catgories n'e/ pas seulem5t de la logique1 il e/ d'un ordre suprieur1 ou fait p>tie d'une sci5ce antrieure4 ,en lui-mme1 il ne donne pas entire satisfaction4 ,le lecteur qui l'tudie se dem&e avec hsitation si1 en numrant les catgories1 ,ari/ote a donn la nom5clature des p>ties mtaphysiques du disc\rs1 ou celle des notions les plus ncessaires1 les plus gnrales de l'esprit1 ou celle enf9 des conditions ess5tielles et absolues des *oses4 ,les pr9cipaux comm5tateurs ont ress5ti cette inc]titude2 l',introduction de ,porphyre aux catgories1 c'e/--dire l'introduction mme de la ,logique1 e/1 malgr la rs]ve qu'il s'impose sur un po9t fondam5tal1 de/9e complt] la ,logique4 ,quant ,boce1 qui avait traduit la ,mtaphysique1 aussi bi5 que la ,logique entire1 c'e/ cep5dant celle-ci qu'il se consacre exclusivem5t1 au mo9s dans ceux de ses livres que l',occid5t connaissait l'poque qui n\s occupe4 ,or1 c'e/ l'aide de ces r5seignem5ts1 recueillis p> has>d1 que les prdcesseurs et les contempora9s d',abl>d ont ml la dialectique pure les trois po9ts suivants1 les seuls qui soi5t t\t fait indisp5sables connatre p\r compr5dre cet ensemble de logique et d'ontologie qui =me l'ess5ce de la scola/ique4 ,n\s les prs5t]ons en puisant aux s\rces1 ce que faisait r>em5t le moy5 ge qui comm5tait des comm5tateurs4 #a ,d'aprs ,ari/ote1 la philosophie e/ ess5tiellem5t la sci5ce de l'tre en tant qu'tre4 ,l'tre s'ent5d de plusieurs manires4 ,c> on dit qu'une *ose e/ ceci ou cela1 et en le disant1 suivant les cas1 on ent5d ou simplem5t qu'elle exi/e1 ou qu'elle a telle =me1 telle qualit1 telle quantit1 tel mode ess5tiel2 ou enf91 qu'elle a tel accid5t qui la modifie secondairem5t4 ,il suit qu'il y a plus d'une manire d'tre1 et que l'tre signifie t\r t\r l'exi/5ce1 la =me1 la quantit1 la qualit1 et mme t\te sorte d'attribut accessoire4 ,on dit galem5t ,socrate e/1 il e/ quelque *ose d'exi/ant2 puis1 ,socrate e/ homme2 puis1 ,socrate e/ philosophe1 a?ni51 jeune1 malade1 deb\t1 etc42 t\t cela e/ app>emm5t de l'tre1 puisque c'e/ ce que ,socrate e/4 ,on peut donc di/+u] dans l'tre ce qui e/ en soi et ce qui e/ accid5tellem5t4 ,laissant de ct l'tre accid5tel1 disons que l'tre ess5tiel ou en soi e/ l'tre vritable1 objet m95t de la philosophie4 ,or t\t ce qui e/ e/ la fois quelque *ose1 et telle *ose et non pas telle autre4 ,on dirait ou l'on p\rrait dire auj\rd'hui3 t\t ce qui a exi/5ce e/ sub/ance et ess5ce4 ,mais ces mots n'avai5t pas autrefois prcism5t ce s5s1 et p\r exprim] d'aprs ,ari/ote1 que t\t ce qui e/1 ou mieux1 que le sujet de t\t tre en soi e/ une *ose1 telle *ose1 pas une autre *ose1 on employait la =mule que t\t ce qui e/ se compose de matire1 de =me et de privation#djc4 ,la matire1 c'e/ ce dont e/ l'tre1 ce qui fait qu'il e/2 la =me1 c'e/ sa nature1 ou ce qui fait qu'il e/ tel4 ,or1 comme ce sont l les conditions primordiales de l'tre1 elles doiv5t se retr\v] dans t\t ce qui e/ en soi#djd4 ,n\s appell]ons ce pr9cipe le pr9cipe ontologique4 ,note #djc3 ,ari/41 ,phys41 ,i1 ,,vii4--,met41 ,,xii1 ,,ii4 ,note #djd3 ,met41 ,,iv1 ,,ii2 ,v1 ,,vii et ,,viii2 ,,vii1 ,i1 ,,ii et ,,iii2 ,,viii1 ,i1 ,,ii et ,,iii4 #b ,il semble au premi] abord que l'tre en soi ou ess5tiel ne dt tre que la sub/ance4 ,et sans aucun d\te1 c'e/ la sub/ance que s'applique le plus rig\reusem5t la df9ition de l'tre en soi qui vi5t d'tre donne4 ,la sub/ance e/ la fois1 qu& elle e/ relle1 et le d]ni] sujet1 c'e/--dire l'tre indt]m9 qui n'e/ l'attribut d'aucun autre et qui n'a pas d'attribut1 ou la matire2 et l'tre dt]m91 pris p> ab/raction indp5damm5t du sujet1 ou la =me1 qui n'e/ proprem5t p>l] l'attribut d'aucun sujet1 puisque ce n'e/ qu'avec elle et p> elle que la sub/ance se ralise2 ce d\ble titre1 la sub/ance e/ proprem5t l'ess5ce 7au s5s ari/otlique74 ,mais une ess5ce n'e/ pas la seule *ose dont on puisse jusqu' un c]ta9 po9t prononc] qu'elle e/ en soi1 c'e/--dire indp5damm5t de t\t accid5t4 ,le nom d'tre se donne galem5t aux *oses autres que l'ess5ce1 c'e/--dire aux autres *oses que l'tre en soi p\rrait tre en comb9aison avec ce qu'il e/ dj4 ,p> exemple1 l'tre en soi 7matire et =me7 e/ ncessairem5t de telle qualit3 cela e/ encore de son ess5ce4 ,ces *oses que sont les *oses1 sont celles qu'on exprime p> ce qu',ari/ote appelle les t]mes simples4 ,l'ent5dem5t1 p> la jonction de ces t]mes1 con/itue la proposition qui affirme d'un tre quoi que ce soit4 ,on a dj vu que1 quel que soit un tre1 il e/ ess5ce1 qualit1 quantit1 etc42 ces attributs fondam5taux ou suprmes qui ne sont pas des attributs proprem5t dits ou des accid5ts1 p>ce qu'ils dsign5t ce qu'il e/ ncessaire que t\t tre puisse tre1 ce que t\t tre ne peut ne pas tre1 c> l'tre ne saurait manqu] de qualit1 de quantit1 etc42 ces g5res suprmes1 ou les plus gnraux1 ou gnralissimes1 qui ne sont pas non plus proprem5t des g5res1 puisque t\s les g5res y r5tr5t1 et puisqu'ils s]ai5t les g5res1 non pas de t\t ce qui exi/e1 mais de t\t ce qui peut exi/]1 sont au nombre de dix1 et s'appell5t les prdicam5ts ou catgories4 ,l'tre en soi a autant d'acceptions qu'il y a de catgories1 c'e/--dire qu'on ne peut ri5 affirm] de lui qui ne soit une de ces dix *oses3 l'ess5ce1 la quantit1 la qualit1 la relation1 le lieu1 le temps1 la situation1 la possession1 l'action1 la passion#dje4 ,note #dje3 ,voici les noms grecs traduits p> la scola/ique3 ,grec3 ,ae ,ousia1 usia1 ess5tia1 sub/antia2 ,grec3 ,poson1 quantum2 ,grec3 ,poion1 quale2 ,grec3 ,pros ti1 ad aliquid1 relatio2 99,grec3 ,p\1 ubi1 locus2 ,grec3 ,pote1 qu&o1 tempus2 ,grec3 ,*ei/hai1 situm esse1 situs2 ,grec3 ,e*t91 hab]e1 habitus2 ,grec3 ,poie91 ag]e1 fac]e1 actio2 ,grec3 ,pas*e91 pati1 passio4 7,ari/41 ,met41 ,v1 ,,vii et ,,viii4--,categ41 ,,iv et seqq4 ,essai sur la ,met4 d',ari/ote1 p> ,m4 ,ravaisson1 t4 ,i1 l4 ,,iii1 c4 i1 p4 #cef4--;,de la ,log4 d',ari/41 p> ,m4 ,b>?lemy ,sa9t-,hilaire1 t4 ,i1 "p4 ,,ii1 c4 #a1 p4 #adb47 ,ce sont donc l les t]mes simples1 ou ce qui e/ dit sans aucune comb9aison1 quae s9e omni conjunctione dicuntur#djf4 ,a9si la logique df9it les catgories2 a9si elle en fait les lm5ts du langage4 ,dans ces expressions isoles1 elle e/ donc ce que n\s avons appel t]m9ologique4 ,mais des t]mes simples sont des ides simples ou lm5taires1 c> les mots n'exprim5t que les modifications de l'esprit#djg4 ,les catgories sont donc t\s les attributs en gnral que l'ent5dem5t peut affirm] d'un sujet4 ,ceci n\s mne jusqu'en idologie1 on mme en psy*ologie4 ,ma9t5ant1 lisez la ,mtaphysique1 que ne connaissait po9t ,abl>d1 et les catgories devi5dront les div]s c>actres de l'tre1 l'tre lui-mme ou l'tre en tant qu'tre tant en dehors des comb9aisons intellectuelles2 et la sci5ce s]a f9alem5t ontologique#djh4 ,note #djf3 ,grec3 ,ta kata ma$emian sumploka5 legom9a4 ,categ41 ,,iv4 ,note #djg3 ,de ,int]pr41 ,i1 ,i4 ,note #djh3 ,met41 ,,iv1 ,i1 ,,ii1 etc4--,logiq4 d',ari/42 ,introd4 p> ,m4 ,b>?lmy ,sa9t-,hilaire1 t4 ,i1 p4 ,,lxxi4 #c ,ma9t5ant1 si c'e/ un pr9cipe que t\t tre se compose de matire et de =me1 et si l'tre se dit des catgories1 le pr9cipe e/ applicable celles-ci mmes1 et t\te catgorie1 t\t prdicam5t se compose de matire et de =me4 ,c'e/ en effet ce que les dialectici5s ont s\t5u4 ,a ne consult] que la logique1 on p\rrait l'ignor]4 ,dans la ,logique d',ari/ote1 les catgories ne sont ou du mo9s ne p>aiss5t que des t]mes1 les t]mes simples ou lm5taires de t\te proposition1 c'e/--dire ceux sans lesquels ou sans l'un desquels aucune proposition n'e/ possible4 ,or1 comme la connaissance de l'tre s'exprime et s'acqui]t en gnral p> la df9ition1 et que la df9ition e/ une proposition1 les lm5ts ncessaires la proposition sont les lm5ts de la connaissance de l'tre4 ,mais sont-ils en mme temps les lm5ts de l'tre1 ses conditions relles8 ,sont-ils a9si des *oses8 c'e/ ce que la ,logique laisse inc]ta94 ,je ne crois pas que le texte littral soit dcisif2 et si l'on consulte l'esprit1 comme le trait des catgories n'e/ que l'introduction au trait de l'int]prtation ou du langage1 je crois que p>mi les comm5tateurs d',ari/ote1 ceux qui ont dcid qu'il ne s'agit pas des *oses dans le livre des catgories1 ont eu raison4 ,ce qui ne veut pas dire qu'on et raison de prt5dre que les catgories ne sont ni des *oses1 ni dans les *oses4 ,ceci e/ une autre "q1 et qui1 selon une obs]vation dj faite1 e/ plus du ressort de la mtaphysique que de la logique4 ,or1 c'e/ dans la ,mtaphysique qu'on lit3 ,l'tre en soi a autant d'acceptions qu'il y a de catgories2 c> autant on en di/+ue1 autant ce sont des significations donnes l'tre4 ,or1 p>mi les *oses qu'embrass5t les catgories1 les unes sont des ess5ces1 d'autres des qualits1 d'autres dsign5t la quantit1 la relation1 etc4 ,l'tre se pr5d donc dans le mme s5s que *acun de ces modes#dji4 ,de ce passage et d'autres semblables1 des int]prtes de la ,logique d',ari/ote ont conclu1 non-seulem5t que les catgories avai5t quelque *ose de rel1 exprimai5t des modes effectifs de l'exi/5ce1 mais que puisque l'tre en soi e/ ce qui n'e/ pas l'tre accid5tel1 et que les catgories ne sont pas des accid5ts1 il fallait les trait] comme des *oses et leur appliqu] les conditions de l'tre en soi4 ,a9si de ces *oses que dsign5t et nomm5t les prdicam5ts1 on a dit qu'elles tai5t aussi un compos de matire et de =me4 ,sans d\te1 p>ce qu'on tait plus l'aise p\r le dire du premi] de ces prdicam5ts ou de la sub/ance1 c'e/ en gnral cette premire catgorie que1 p\r appliqu] le pr9cipe ontologique1 les logici5s pr5n5t en exemple4 ,a9si1 ils dis5t3 ,l'ess5ce e/ corps1 le corps e/ animal1 l'animal e/ raisonnable1 le raisonnable e/ homme1 l'homme e/ ,socrate4 ,c'e/ sur ces propositions que n\s v]rons t]nellem5t r\l] les plus subtiles re*]*es de la scola/ique et d',abl>d2 mais on v]ra aussi que1 comme de la sub/ance1 il e/ dit que le sujet de la qualit ou de la relation ou de telle autre catgorie1 a une matire et une =me4 ,a9si1 dire qu'un homme e/ blanc1 c'e/ assurm5t lui attribu] une qualit4 ,le blanc e/ dans la catgorie de la qualit4 ,or1 qu'e/-ce que le blanc8 c'e/ l'union de la matire de la qualit et de la =me de la blan*eur4 ,esclave e/ le nom d'une relation1 celle d'esclave matre4 ,ce qui la con/itue1 c'e/ la matire de la relation et la =me de la s]vitude#daj4 ,note #dji3 ,met41 ,v1 ,,vii2 et traduction de ,,mm4 ,pi]ron et ,zv]t4 t4 ,i1 p4 #afg4--;,b>?4 ,sa9t-,hil41 loc4 cit4 ,note #daj3 ,voy4 dans ,abl>d1 ,dialect41 p4 #djj et #deh1 et les c4 ,v et ,,vi du prs5t livre4 ,de quelle exi/5ce1 de quelle ralit ent5dait-on d\]1 soit cette matire de la qualit1 soit cette =me de la relation8 on ne s'en explique gure4 ,e/-ce d'une exi/5ce directe1 sub/antielle1 comme celle mme de la sub/ance8 ,e/-ce seulem5t p> une analogie de la catgorie de la sub/ance1 que l'on traite des autres catgories comme si elles exi/ai5t au mme titre8 ,ce qu'on ent5dait peut se s\ponn] quelquefois1 et le plus s\v5t re/e dans le vague4 ,mais ce qui ne saurait demeur] d\teux1 c'e/ que de l'application relle ou fictive du pr9cipe ontologique ces tres dialectiques1 il e/ prov5u de graves consqu5ces logiques1 puis des difficults1 des ambiguts innombrables1 et surt\t ce c>actre quivoque d'une sci5ce qui semble t\r t\r tomb] dans l'extrme ontologie ou dans l'extrme idologie1 puisqu'elle p>le s\v5t des tres de raison comme s'ils exi/ai5t1 et des ralits comme si elles n'exi/ai5t pas4 ,si l'on s'adressait ,ari/ote1 la "q sembl]ait mieux rsolue4 ,n\s l'avons vu donn] l'tre en soi aux catgories2 mais il ent5dait p> l qu'elles tai5t des manires d'tre ess5tielles1 en ce s5s qu'elles tai5t ncessaires1 ncessaires en ce qu'elles n'tai5t pas de simples accid5ts4 ,c> il dit =mellem5t3 ,ri5 de ce qui se tr\ve univ]sellem5t dans les tres n'e/ une sub/ance1 et aucun des attributs gnraux ne m>que l'exi/5ce1 mais ils dsign5t le mode de l'exi/5ce#daa4 ,p\r ,ari/ote1 la qualit e/ bi5 un tre1 mais non pas absolum5t4 ,il s'ensuit que si l'on peut dire qu'elle e/1 qu'elle e/ quelque *ose1 et faire d'une catgorie quelconque un sujet de df9ition1 c'e/ p> ext5sion1 p> analogie2 c'e/1 non pas que les attributs gnraux sont vraim5t des tres1 c'e/ qu'il y a de l'tre en eux2 et que1 bi5 qu'il n'y ait proprem5t ess5ce que p\r la sub/ance1 il y a quasi-ess5ce p\r ce qui n'e/ pas sub/ance4 ,p\r les *oses non sub/ances1 il y a ess5ce ou =me ess5tielle1 mais non pas dans le s5s absolu1 ni au mme titre que p\r la sub/ance4 ,s'il y a =me de la qualit1 =me de la quantit1 ce n'e/ pas =me au s5s rig\reux du mot4 ,si l'on peut en donn] df9ition1 ce n'e/ pas df9ition premire ou proprem5t dite1 la df9ition vritable tant l'expression de l'ess5ce et l'ess5ce ne se tr\vant que dans les sub/ances#dab4 ,ces di/9ctions sont exactem5t spcifies dans ,ari/ote4 ,la scola/ique1 sans les ignor] t\t fait1 les nglige presque t\j\rs1 surt\t avant le temps o elle eut connaissance de la ,mtaphysique#dac4 ,note #daa3 ,mtaph4 d',ari/ote1 trad41 ,,vii1 ,,xiii1 t4 ,,ii1 p4 #ej4 ,lisez le *apitre enti]4 ,note #dab3 ,mtaph4 d',ari/41 l4 ,,vii1 c4 ,,iv et ,v1 p4 #aa1 #ab1 #ac1 et #af du t4 ,,ii de la traduction4 ,note #dac3 ,ce fut au comm5cem5t du ,x,i,i,ie sicle que l'on comm5a1 selon ,rigord1 lire dans les coles de ,p>is la ,mtaphysique d',ari/ote1 n\vellem5t apporte de ,con/ant9ople4 7,launoy1 ,de v>4 ,ari/4 =tun41 c4 ,i1 p4 #agd47 ,je crois ce fait acquis l'hi/oire4 ,il s'agit donc d'une exi/5ce modale1 et non vraim5t sub/antielle1 mo9s que p> sub/antielle l'on n'ent5de ess5tielle la sub/ance4 ,or ma9t5ant1 *ose assez rem>quable1 ce n'e/ pas sur ce po9t-l que sont ns les d\tes et les controv]ses du moy5 ge4 ,on y a sans explication et sans conte/ation appliqu le pr9cipe ontologique aux prdicam5ts1 et l'on a trait des attributs gnraux comme s'ils tai5t des tres2 tres de raison ou tres sub/antiels1 ce degr de gnralit1 on s'e/ peu occup de la di/9ction4 ,je sais bi5 qu',abl>d dit quelque "p que c'e/ une maxime philosophique que p>mi les *oses1 les unes sont con/itues de matire et de =me1 les autres la ressemblance de la matire et de la =me#dad4 ,cette p>ole1 jete en passant1 e/ ju/e et pr(onde2 elle doit tre t\j\rs prs5te celui qui lit soit un ouvrage d',abl>d1 soit un livre quelconque de scola/ique4 ,mais on s'e/ peu s\ci de l'claircir ou de la discut]1 et voici la difficult qui s'e/ produite1 et qui a emb>rass la sci5ce quatre c5ts ans durant4 ,note #dad3 ,!ol4 ,*rits41 l4 ,,iv1 p4 #acag4 ,au degr de gnralit1 que l'esprit atte9t en s'levant aux catgories1 t\t semble se confondre et les di/9ctions s'van\ir4 ,a9si les catgories sont des attributs1 leur nom mme l'indique2 et celui de prdicam5ts annonce aussi qu'elles ont quelque *ose de la nature du prdicat ou attribut4 ,cep5dant la premire de t\tes e/ la sub/ance1 si ce n'e/ ent5due au s5s prcis que la sci5ce mod]ne assigne ce mot1 au mo9s conue comme ce qui ne peut tre attribut#dad;a2 elle e/ bi5 catgorie ou prdicam5t1 c'e/--dire au fond attribut1 mais attribut le plus gnral ou fondam5tal1 et en outre le premi] des attributs les plus gnraux ou fondam5taux4 ,comme tant le premi]1 elle e/ l'acception premire de l'tre4 ,l'acception premire de l'tre ou l'tre premi]1 c'e/ ce que l'tre e/ avant t\t4 ,or ce qu'il e/ avant t\t1 c'e/ l'tre qu'il e/1 c'e/ sa =me dt]m9e1 di/9ctive1 ou son ess5ce2 c> l'indt]m9 pur1 s'il e/1 n'e/ que l'tre en puissance2 l'tre en acte1 c'e/ l'tre dt]m94 ,a9si le premi] attribut de l'tre1 c'e/ d'tre dt]m91 c'e/ d'tre avec une =me1 c'e/ d'tre une c]ta9e ess5ce1 c'e/ d'tre une sub/ance qui n'e/ pas un autre 7aliud71 et comme sans t\t cela l'on n'e/ pas1 c'e/ d'tre4 ,note #dad;a3 ,met41 ,,vii1 ,,iii2 et t4 ,,ii1 p4 #f de la traduction4 ,a9si n\s voyons comm5t en scola/ique1 ess5ce1 sub/ance1 tre1 sont des mots qui peuv5t successivem5t se rduire les uns aux autres1 malgr la nuance qui les di/+ue1 et comm5t on peut dire indiffremm5t qu'ils dsign5t ou le premi] attribut ou ce qui e/ antrieur t\t attribut4 ,la meilleure manire d'exprim] ce qu'on ent5d p> la premire catgorie1 c'e/ de dire ce que dit s\v5t ,ari/ote1 la premire catgorie1 c'e/ ,grec3 ,ti e/i kai tode ti1 et plus simplem5t ,grec3 ,ti 7quoddam74 ,mais n\s v5ons de voir que l'on p\vait considr] comme attribut ce qui consi/e prcism5t tre sujet de t\s les attributs4 ,c'e/ ce qu'exprime positivem5t cette phrase de =me plus mod]ne3 ,t\t tre a une sub/ance4 ,cette expression vi5t d'une proprit de l'esprit huma91 qui1 ne p]cevant ri5 directem5t que p> les qualits1 qualifie t\j\rs qu& il conoit1 et ne peut concevoir la sub/ance sans l'rig]1 en quelque sorte1 en prdicat d'elle-mme4 ,or de mme qu'on vi5t de pr5dre comme attribut1 ce qui n'e/ rellem5t pas attribut1 7c> l'attribut suppose un sujet1 et l'attribut dont n\s v5ons de p>l]1 consi/e prcism5t tre sujet71 ne peut-il pas se faire que p> une ext5sion inv]se1 l'esprit pr5ne sub/antiellem5t les autres1 catgories qui ont beauc\p plus s5siblem5t le c>actre d'attribut8 ,elles ont ce c>actre2 c> ,ari/ote1 aprs avoir dit3 tre signifie ou bi5 l'ess5ce1 la =me dt]m9e1 ou bi5 la qualit1 la quantit et le re/e1 rem>que trs propos1 qu'entre le premi] s5s qui e/ l'tre premi] ou la premire catgorie et les autres *oses qui s'exprim5t aussi p> tre1 il y a cette diffr5ce qui1 si l'on appelle celles-ci tres1 c'e/ p>ce qu'elles sont ou qualit de l'tre premi] ou quantit de cet tre1 p>ce qu'elles sont des modes enf94 ,aucun de ces modes1 aj\te-t-il1 n'a p> lui-mme une exi/5ce propre1 aucun ne peut tre sp> de la sub/ance4444 ,ces *oses ne sembl5t si =t m>ques du c>actre de l'tre que p> ce qu'il y a s\s *acune d'elles un tre1 un sujet dt]m91 et ce sujet1 c'e/ la sub/ance1 c'e/ l'tre p>ticuli] qui app>at s\s les div]s attributs4444 ,il e/ vid5t que l'exi/5ce de *acun de ces modes dp5d de l'exi/5ce mme de la sub/ance4 ,d'aprs cela1 la sub/ance s]a l'tre premi]1 non po9t tel ou tel mode de l'tre1 mais l'tre pris dans son s5s absolu#dae4 ,note #dae3 ,met41 l4 ,,vii1 ,i1 et t4 ,,ii1 p4 #b de la trad4 ,mais ces modes ou attributs exi/5t2 ils sont donc des exi/5ces modales2 ,ari/ote les a nomms des sub/ances secondes4 ,de mme que la sub/ance tait t\t l'heure l'attribut primitif1 n\s voyons l'attribut dev5ir la sub/ance secondaire4 ,c'e/ de l'tre encore1 mais de l'tre subordonn1 accessoire1 et qui1 ds qu'il e/ conu hors de la sub/ance1 p]d la condition de sa ralit4 ,avec cette explication1 l'quivoque qui peut subsi/] dans les expressions1 ne doit plus subsi/] dans les ides2 mais ri5 n'a pu emp*] qu'elle n'ait jet beauc\p d'obscurit dans la dialectique1 et produit d'p9euses disputes4 ,en effet ri5 n'e/ plus gnral que l'ess5ce2 et l'on donne aux catgories le nom spcial de *oses les plus gnrales1 ,grec3 g5i*otata1 g5]alissima1 g5res suprieurs ou suprmes4 ,ces gnralissimes sont les plus univ]sels des univ]saux1 et p>mi eux1 le plus univ]sel e/ la sub/ance4 ,la sub/ance e/ un univ]sel1 un g5re1 ,ari/ote lui-mme le dit#daf4 ,or n\s avons vu qu'il refuse la sub/ance1 et p> l le premi] degr de l'exi/5ce t\t univ]sel4 ,on v]ra plus bas qu'il en refuse autant au g5re#dag4 ,a9si la sub/ance s]ait une de ces *oses auxquelles manque la sub/ance8444 ,il faut bi5 ici quelque erreur de langage4 ,il e/ vid5t que la sub/ance e/ univ]selle1 en ce s5s qu'elle e/ le nom gnral de la condition premire et absolue de l'tre4 ,mais en tant que relle1 elle e/ ess5tiellem5t dt]m9e1 puisqu'elle e/ l'tre en tant que dt]m91 ou la dt]m9ation de l'tre4 ,t\t s'explique donc2 des div]ses notions univ]selles1 une seule1 et la plus univ]selle de t\tes1 donne la sub/ance1 et c'e/ la notion de la sub/ance mme4 ,note #daf3 ,met41 ,,vii1 ,,iii2 et t4 ,,ii1 p4 #f de la trad4 ,note #dag3 ,la sub/ance qu'il refuse au g5re1 c'e/ la sub/ance premire ou proprem5t dite2 c> il appelle les g5res et les espces sub/ances secondes1 p>ce qu'ils exprim5t des attributs sub/antiels 7et non accid5tels7 de l'individu4 7,categ41 ,v2 voy4 la traduct4 de ,m4 ,b>?lemy ,sa9t-,hilaire1 t4 ,i1 p4 #fa1 et son ouvrage sur la ,logique1 t4 ,i1 p4 #adh47 ,la sub/ance exi/e-t-elle donc d'une exi/5ce univ]selle8 oui1 en ce s5s que t\t tre e/ sub/ance2 non1 en ce s5s qu'aucun tre n'e/ la sub/ance univ]selle3 c> ce s]ait dire que t\t dt]m9 e/ l'indt]m94 ,tel e/1 n\s le croyons du mo9s1 le vrai s5s d',ari/ote4 ,et quant aux autres prdicam5ts1 ni comme univ]sels1 ni comme attributs1 ils n'ont en eux-mmes la sub/ance1 puisqu'ils ne pass5t de la puissance l'acte qu'en se dt]m9ant1 et ne se dt]m95t quo dans la sub/ance4 ,ils sont univ]sels en ce qu'ils convi5n5t t\te sub/ance2 ils n'exi/5t pas d'une exi/5ce univ]selle1 en ce qu'ils dp5d5t de la sub/ance p\r exi/]1 au mo9s d'une exi/5ce dt]m9e4 ,ari/ote appelle les modes les sub/ances secondes2 il et mieux fait peut-tre de les nomm] les seconds de la sub/ance4 ,si ma9t5ant on veut sortir de cette gnralit et desc5dre des g5]alissima aux simples g5]alia1 des catgories aux catgories1 p]mettez-n\s ce nom1 des prdicam5ts aux entits prdicam5tales1 cela s'appelle desc5dre les degrs mtaphysiques4 ,les mod]nes ont appel cela l'*elle de l'ab/raction1 la gnration ou la gnalogie des ides ab/raites4 ,soit la catgorie de la sub/ance3 si v\s la pr5ez p\r matire et que v\s y aj\tiez la =me de corporx 7,condillac aurait dit3 si l'ide de sub/ance v\s aj\tez l'ide d't5due limite71 v\s avez une n\velle ess5ce1 celle de corps4 ,si au corps v\s aj\tez la =me de l'animation1 v\s avez l'animal4 ,a cette ess5ce1 l'addition d'une =me que les scola/iques appelai5t la rationalit1 et qui e/ t\t simplem5t la raison1 v\s donn]a l'homme4 ,enf9 si l'homme e/ affect d'une =me individuelle qui ne peut se dsign] que p> un nom propre1 p\r ,socrate1 la socratit1 p\r ,platon1 la platonit1 v\s aurez ,socrate ou ,platon#dah4 ,note #dah3 ,porphyr41 ,isag41 ,i1 c4 ,,ii1 #bc1 p4 #h de la trad4 de ,m4 ,b>?4 ,sa9t-,hilaire4--,boe?41 9 ,porph4 translat41 l4 ,,ii et ,,iii4 ,cette *elle de l'ab/raction e/ ce qu'on a appel dans l'cole l'arbre de ,porphyre1 dont on peut voir la reprs5tation graphique dans ,boce 7p4 #be et #gj de l'dit4 de ,basle2 #a vol4 9-fol41 #aedf74 ,les trois d]ni]s degrs de cette *elle port5t les noms de g5re1 d'espce1 d'individu4 ,l'animal e/ un g5re1 l'homme une espce1 ,socrate ou ,platon un individu4 ,on a dj vu quelle importante di/9ction devait tre introduite entre les div]s modes ou attributs1 les uns tant ncessaires1 les autres accid5tels4 ,le langage commun ti5t peu de compte de ces di/9ctions2 il confond assez frquemm5t t\s ces mots d'attributs1 de modes1 de qualits1 etc42 la dialectique tait =t prcise sur ce po9t4 ,d'abord1 n\s avons vu mettre au sommet de l'*elle les attributs ou g5res les plus gnraux1 s\s le nom de prdicam5ts4 ,p>mi eux1 il en e/ un spcial qui se nomme la qualit3 une *ose e/ bonne ou mauvaise1 voil la qualit2 une *ose e/ assise ou deb\t1 ce n'e/ pas la qualit1 c'e/ la situation4 ,comm5t une ess5ce se ralise-t-elle8 p> l'adjonction d'une dt]m9ation actuelle la matire en puissance1 et cette dt]m9ation actuelle qui ressemble la qualit1 en ce qu'elle qualifie l'tre1 a cep5dant un c>actre exclusif de cause cratrice ou =matrice qui la di/+ue de t\t autre attribut1 et c'e/ p\rquoi on l'appelle =me4 ,comme cette =me1 en s'adjoignant ce qui lui s]t de matire1 conv]tit la sub/ance et cause la =mation d'une ess5ce n\velle1 on l'appelle =me sub/antielle1 =me ess5tielle et quelquefois aussi ess5ce =melle#dai4 ,note #dai3 ,ces expressions sont telles que les ,lat9s ont prfres p\r r5dre ce qui e/ autrem5t dit dans ,ari/ote1 et elles sont dev5ues sacram5telles en scola/ique4 ,ari/ote appelle presque t\j\rs ,grec3 to ti a5 s9ai ce que le moy5 ge nommait =me ess5tielle ou sub/antielle1 et les traducteurs de sa ,mtaphysique n'ont pas fait difficult d'employ] cette d]nire expression4 7,l4 ,i1 c4 ,,ii et l4 ,,vii1 c4 ,,iv et suiv41 t4 ,i1 p4 #ab et t4 ,,ii1 p4 #h47 ,cep5dant ne dnature-t-elle pas la doctr9e d',ari/ote8 ne lui donne-t-elle pas une app>5ce exagre de ralisme3 presque de platonisme8 ,buhle a os dire contrairem5t l'op9ion tablie3 ,ari/ote n'admettait pas les =mes sub/antielles1 qui n'euss5t t autre *ose que les ides de ,platon4 7,hi/4 de la phil41 ,introd41 sect4 #c1 trad4 de ,j\rdan1 t4 #a1 p4 #fhg47 ,c'ets all] trop lo94 ,ari/ote emploie s\v5t dans le s5s d'ess5ce les mots ,grec3 morphae1 eidos1 logos mme 7ce d]ni] mot p\r df9ition comme s\v5t ratio *ez les scolasliques74 ,grec3 ,ho logos taes ousias7,met41 v1 #h74 ,grec3 ,eidos de lego to ti a5 e9ai ekatton kai ta5 prota5 ousian 7,met41 ,,vii1 #g74 ,hae ousia g> e/i to eidos1 to enon 7ib4 #ab7 ,grec3 ,hae morphae kai to eidos t\to d'e/9 o logos o taes eka/\ ousias 7,de g54 et corr41 ,,ii1 #h7 ,grec3 ,ti de os to eidos2 to ti a5 e9ai4 7,met41 ,,vii1 #d47 ,on p\rrait multipli] les citations4 ,n\s compr5ons t\s ces mots4 ,mais mesure que n\s desc5dons les degrs mtaphysiques1 n\s voyons l'tre se trans=m] p> l'addition de n\veaux modes4 ,a *aque degr suprieur e/ une ess5ce plus ou mo9s commune qui se p>ticul>ise au degr infrieur4 ,au premi] degr e/ quelque *ose d'univ]sel qu'une addition divise et r5d diffr5t de soi-mme4 ,aussi cette ess5ce susceptible d'tre a9si diffr5cie1 e/-elle dite quelquefois non diffr5te1 indiffr5te4 ,ce qui vi5t la modifi]1 ce qui1 p> exemple1 vi5t1 dans un g5re en gnral introduire un g5re plus p>ticuli]1 diffr5t du premi] et qu'on appelle espce1 se nomme la diffr5ce spcifique 7qui eng5dre l'espce71 ou simplem5t la diffr5ce4 ,la diffr5ce e/ une proprit qui eng5dre l'espce2 elle n'e/ pas la simple proprit1 qui n'e/ que l'accid5t p>ticuli] une espce4 ,a9si la raison et le rire sont p>ticuli]s l'espce huma9e4 ,mais la raison e/ la diffr5ce de l'homme l'animal3 elle con/itue et df9it l'espce4 ,l'homme e/ un animal qui rit ne s]ait que l'nonciation d'un attribut propre l'espce huma9e et qui ne la con/itue pas4 ,un attribut de cette nature e/ un propre ou une proprit4 ,p\r ce que rire e/ le propre de l'homme1 dit ,rabelais1 qui savait la logique4 ,enf91 les simples modes qui n'ont ri5 de c>actri/ique1 ri5 d'ess5tiel1 qui peuv5t tre ou ne pas tre1 sans que l'ess5ce laquelle ils app>ti5n5t ou manqu5t1 *ange de sub/ance1 d'espce ou de degr sont les accid5ts4 ,socrate e/ camus1 ,a*ille e/ blond2 voil l'accid5t4 ,a9si1 dans ce que le langage commun appell]ait assez indiffremm5t modes1 accid5ts1 qualits1 attributs1 la scola/ique introduit des di/9ctions fondam5tales1 et atta*e un s5s te*nique c9q mots1 le g5re1 l'espce1 la diffr5ce1 le propre et l'accid5t4 ,on ne peut1 sans les prononc] *aque in/ant1 trait] des catgories ni de la logique1 et cep5dant ,ari/ote avait crit la si5ne sans les df9ir pralablem5t#dbj4 ,c'e/ p\r y suppler que ,porphyre a compos son ,introduction aux ,catgories ou le ,trait des c9q voix#dba1 et cet ouvrage a j\ un rle capital dans la scola/ique4 ,ceci n\s amne enf9 la gr&e difficult ontologique tant annonce4 ,note #dbj3 ,c> il les df9it selon l'occasion1 et notamm5t au *apitre ,v du livre des ,topiques on tr\ve presque le fond de l'ouvrage de ,porphyre4 ,note #dba3 ,porphyrii ,isagoga 7,grec3 ,eisagogae7 seu de qu9que vocibus4 ,tractatus ,,ii4 ,les c9q voix sont en grec g5os1 diaphora1 eidos1 idiov1 sumbibae*os4 7,9 ,ari/4 ,op41 dit1 de ,duval1 #afed1 t4 ,i1 p4 #a47 ,n\s avons vu comm5t les degrs mtaphysiques tai5t placs au-dess\s des catgories4 ,l'exi/5ce1 ,ari/ote aidant1 a t di/ribue et mesure celles-ci d'une manire que n\s v\drions avoir r5due suffisamm5t claire4 ,cep5dant on aura rem>qu deux po9ts3--la sub/ance e/ le nom de l'tre premi]2 les neuf autres prdicam5ts sont de l'tre en second4--,les dix pris ensemble sont1 des titres 9gaux1 des *oses1 et en un s5s1 des univ]saux4 ,ma9t5ant n\s avons vu que la sub/ance e/ m9emm5t l'tre en soi et qu'elle communique l'tre aux catgories collatrales4 ,si v\s desc5dez de ce premi] degr au d]ni]1 de ces maxima de gnralit aux m9ima1 ou de la sub/ance en gnral l'individu en p>ticuli]1 v\s tr\vez app>emm5t que l'individu exi/e et qu'il e/ tre1 ess5ce1 sub/ance4 ,l'tre n'a donc pas dpri en desc5dant du sommet au bas de l'*elle1 il a p]si/ en passant p> t\s les degrs4 ,a9si1 exi/5ce t\s les degrs2 ess5ce1 corps1 animal1 homme1 ,socrate1 t\t cela exi/e4 ,mais quoi6 *aque degr une =me n\velle e/ v5ue con/itu] une n\velle ess5ce2 a9si donc autant d'ess5ces que de degrs1 sans compt] qu'au-dess\s de *aque g5re il y a plus d'une espce1 au-dess\s de *aque espce1 plusieurs individus4 ,puisqu' *aque degr une =me di/9ctive e/ v5ue con/itu] une ess5ce1 les ess5ces1 hir>*iquem5t subordonnes1 sont di/9ctes1 diffr5tes les unes des autres4 ,ce sont des tres ess5tiellem5t et numriquem5t diffr5ts4 ,a9si il y a des corps1 et ce n'e/ pas l un g5re2 il y a des g5res 7animal1 etc471 ce ne sont pas des espces2 il y a des espces 7homme1 etc471 ce ne sont pas des individus4 ,que leur manque-t-il *acun1 corps1 animal1 homme1 p\r l'exi/5ce1 p\r tre *acun leur degr une ess5ce dt]m9e8 n'ont-ils pas la matire et la =me1 la matire donne p> le degr suprieur1 la =me dans l'attribut gnrateur qui les con/itue8 ,et comme orig9airem5t la sub/ance a t le po9t de d"p1 et qu'elle n'a disp>u aucun des degrs1 jusques et y compris celui de l'individu1 ils ont t\s et *acun la ralit entire1 la condition de l'tre1 l'tre premi]1 une exi/5ce sub/antielle et dt]m9e4 ,la consqu5ce app>5te de t\t cela1 c'e/ que les degrs mtaphysiques sont des degrs ontologiques1 et que notamm5t les g5res et les espces sont des ralits4 ,cette consqu5ce semble 9vitable1 et cep5dant qu'on y rfl*isse4 ,d'abord que devi5t le pr9cipe d',ari/ote qu'aucun univ]sel n'e/ sub/ance#dbb8 ,les g5res et les espces sont des univ]saux1 et voil qu'on leur dc]ne l'exi/5ce sub/antielle6 ,il ne s'agit plus cette fois d'un univ]sel "p et suprme comme l'e/ la sub/ance2 il s'agit de t\tes les sortes d'univ]sels4 ,a-t-on quelque artifice p\r concili] le pr9cipe d',ari/ote avec l'autre pr9cipe qui veut que l'exi/5ce soit p>t\t o il y a matire et =me8 ,note #dbb3 ,grec3 ,oud5 ton ka?olon up>*onton ousia e/i4 7,met41 ,,vii1 ,,xiii4 ,t4 ,,ii et p4 #i dans la trad47 ,puis1 y a-t-on bi5 p5s8 qu'e/-ce1 p> exemple1 qu'un g5re ayant une exi/5ce relle et di/9cte comme g5re1 qu'un animal qui n'e/ aucune espce1 ni homme1 ni quadrupde1 ni oiseau8 ,qu'e/-ce qu'une espce exi/ant sub/antiellem5t1 avant qu'il y ait des individus8 ,qu'e/-ce que l'homme qui n'e/ encore ni ,socrate1 ni ,platon1 ni aucun autre1 et qui exi/e cep5dant sub/antiellem5t comme eux8 ,la raison n'admet po9t cela2 le s5s commun se rvolte4 ,si les g5res et les espces ou1 p\r mieux dire1 les univ]saux exi/5t autant que les individus1 il faut que ce ne soit pas comme les individus2 il faut que ce soit d'un mode d'exi/5ce p>ticuli] que n\s n'avons encore ni df9i1 ni dev92 mais alors quel mode d'exi/5ce8 ,la solution de la "q n'e/ pas notre *>ge4 ,a l'exprim] seulem5t1 on en ap]oit dans le sy/me admis t\te la difficult1 et l'on voit en mme temps que cette difficult et peut-tre la "q mme provi5n5t des prmisses poses dans les gnralits de la dialectique1 et rsult5t des notions ou des locutions qu'elle adopte p\r dt]m9] les conditions absolues de l'tre et la classification m?odique de ses degrs de trans=mation4 ,c'e/ ici qu'il y a vraim5t un d"p faire entre la sci5ce des *oses et celle des mots4 ,voil dans sa premire gnralit la "q qui a valu l'esprit huma9 des sicles d'ef=ts et d'angoisses4 ,la "q en elle-mme tait soluble4 ,mais comm5t n'aurait-elle pas t obscure et d\teuse1 du mom5t qu'elle tait pose dans la langue de la dialectique1 et complique t\t la fois p> les pr9cipes et les expressions qui devai5t dans l'esprit du temps s]vir la rs\dre8 ,en effet1 ,ari/ote a tabli plusieurs pr9cipes1 s9on contradictoires1 au mo9s difficilem5t conciliables4 ,c'e/ assurm5t un pr9cipe fondam5tal *ez lui qu'il n'y a de rel que la sub/ance dt]m9e2 que t\te la ralit e/ dans le p>ticuli]1 l'individuel2 que c'e/ l la sub/ance premire4 ,et cep5dant il admet l'tre dans les attributs2 il di/ribue l'tre aux catgories qui sont les attributs les plus gnraux2 il assigne la =me qui e/ sans matire et qui n'e/ qu'une puissance la fois dt]m9ante et gnrale1 la v]tu de produire l'tre rel en s'appliquant la matire elle-mme indt]m9e et univ]selle2 enf9 il dit que les g5res sont des notions ou des attributs ess5tiels1 et classant les g5res a9si que les espces p>mi les sub/ances1 il aj\te que les espces sont plus sub/ances que les g5res1 quoiqu'il ait donn p\r une des proprits fondam5tales de la sub/ance celle de n'tre susceptible ni de plus ni de mo9s#dbc4 ,note #dbc3 ,met3 99 ,v1 ,,vii1 ,,viii et ,,xxviii2 ,,vii1 ,,iv1 ,v et ,,vi4 ,categ41 ,v4 ,topic41 ,i1 ,v4 ,ces div]s pr9cipes1 dont n\s croyons avoir fait compr5dre la gnration1 et qui1 bi5 qu'assez difficiles raccord] dans ,ari/ote1 s'expliqu5t p> l'9vitable div]sit des po9ts de vue que trav]se ncessairem5t t\te haute mtaphysique1 p>v5ai5t aux p5seurs de nos premi]s sicles1 non pas t\t fait conu dans leur rdaction primitive la fois prcise et l>ge1 ni rapports les uns aux autres1 comme dans le matre1 p> l'unit d'un esprit puissant et sy/matique1 mais p>s1 morcels1 dc\sus1 et hormis peut-tre dans une seule v]sion littrale des deux premi]s livres de la ,logique1 cits1 rappels1 appliqus incidemm5t et quelquefois au has>d1 suivant les beso9s de leur ?se1 p> les int]prtateurs du pripattisme4 ,sur la foi de ces autorits secondaires1 ces pr9cipes1 accepts p> de f]v5ts adeptes1 presque sans *oix1 avec une confiance1 une dfr5ce gale1 portai5t ncessairem5t de l'emb>ras et de la confusion dans les esprits et dans la sci5ce2 et l'ef=t comme le dsespoir de la scola/ique fut con/amm5t d'claircir1 de coordonn]1 de concili] t\s ces pr9cipes1 et d'am5] la dialectique l'tat de concordance m?odique et dmon/rative1 qu'il semblait qu'elle ne p\vait manqu] d'avoir1 soit dans la nature des *oses1 soit dans l'esprit infaillible de son crateur4 ,avant la dc\v]te de l'idologie1 le langage tait t\j\rs ontologique1 mme lorsqu'il s'appliquait la seule logique4 ,de l une ambigut cont9uelle qui p]met de se s]vir des mmes mots ceux qui p>l5t des *oses1 et ceux qui ne trait5t que des ides1 ceux qui dcriv5t les conditions de l'tre1 et ceux qui n'expos5t que les lois de l'esprit4 ,la "q de la ralit des univ]saux1 ou du mo9s une "q analogue1 celle de la ralit des objets de nos ides1 aurait donc pu s'lev] en quelque sorte sur t\s les po9ts que traitait la philosophie du moy5 ge4 ,la "q a pr9cipalem5t port sur les g5res et les espces2 mais elle aurait pu s'appliqu] t\t le re/e1 et a9si dev5ir facilem5t la controv]se gnrale1 soit entre la doctr9e du subjectif et celle de l'objectif1 soit entre l'empirisme et l'idalisme1 soit entre le scepticisme et le dogmatisme4 ,elle n'a jamais atte9t alors ce degr d't5due et de pr(ondeur1 ne l'oublions po9t1 s\s pe9e de la dnatur]1 et d'attribu] aux temps passs ce qui app>ti5t l'esprit mod]ne1 la clairvoyance et la h>diesse dans les consqu5ces2 mais comme ces gr&es que/ions tai5t l1 t\j\rs vois9es de celle des univ]saux qui les ctoyait p\r a9si dire1 on s'e/ plus t>d laiss quelquefois all] en exposant celle-ci1 la confondre avec celles-l2 et l'on a mtamorphos les dialectici5s du moy5 ge en contempora9s de ,hume1 de ,kant1 ou d',hegel4 ,s'ils y ont gagn en t5due d'intellig5ce1 ils y ont p]du en orig9alit4 ,n\s n\s atta*]ons scrupuleusem5t cons]v] ces esprits s+uli]s leurs vrais c>actres1 comme aux que/ions qui les ont occups leurs vritables limites4 ,n\s avons essay de montr] comm5t l'ari/otlisme devait naturellem5t donn] naissance1 p> la confusion app>5te des pr9cipes ontologiques et des pr9cipes logiques1 la "q des univ]saux4 ,en fait1 il e/ bon de rappel] de quelle manire elle s'e/ leve2 de le rappel] seulem5t1 c> cette hi/oire a dj t suprieurem5t crite1 et ici n\s ne p\rrions que rpt] ,m4 ,c\s94 ,n\s croyons avec lui que cette "q1 les scola/iques aurai5t bi5 pu ne pas l'ap]cevoir1 si ,porphyre1 au db de son ,introduction aux catgories1 ne les et av]tis qu'elle exi/ait4 ,on ne peut1 en effet1 trop le r$ire3 ,ari/ote a conquis le monde savant p> ses lieut5ants1 plus encore que p> lui-mme4 ,ses catgories tai5t le prlim9aire de la sci5ce4 ,sa9t ,augu/91 ou plutt l'auteur d'un livre qui porte son nom1 a expliqu les catgories l'cole des ,gaules4 ,l',isagogue de ,porphyre tait le prlim9aire des catgories2 ,boce a fait connatre ,ari/ote et ,porphyre1 et comm5t l',isagogue1 les ,catgories1 la ,logique4 ,les esprits1 t\*s surt\t de ce qui les initiait la sci5ce1 se sont arrts longtemps1 sont incessamm5t rev5us au po9t de d"p4 ,p> mom5t1 l'introduction de ,porphyre a sembl le livre unique4 ,il e/ bon de comm5c] p> l1 dit un spirituel contempora9 d',abl>d1 mais condition de n'y po9t consum] son ge1 et que le livre ne soit pas l'entre des tnbres4 ,c9q mots appr5dre ne val5t pas qu'on y use t\te une vie1 et il faut qu'une introduction conduise quelque *ose#dbd4 ,note #dbd3 ,johan4 ,s>esb]4 ,metalog41 l4 ,,ii1 c4 ,,xvi4 ,or1 au db mme de cette introduction1 que r5contrait-on8 un problme pos sans solution4 ,en annonant l'objet de son ouvrage1 ,porphyre dit qu'il s'ab/i5dra des que/ions plus pr(ondes 7,grec3 ton 99a?ut]on zaetaematon1 ab altioribus quae/ionibus74 ,a9si je refus]ai de dire1--si les g5res et les espces subsi/5t ou consi/5t seulem5t en de pures p5ses2--ni s'ils sont1 au cas o ils subsi/]ai5t1 corporels ou incorporels2--ni enf9 s'ils exi/5t sp>s des *oses ou des objets1 ou =m5t avec eux quelque *ose de coexi/ant#dbe4 ,note #dbe3 ,porphyr4 ,isag4 praefat41 c4 ,i4--,boe?41 9 ,porphyr4 a se transl41 p4 #ec4--;,c\s91 ,fragm4 philos41 t4 ,,iii1 p4 #hd4--,ouvrag4 9d4 d',ab41 ,gloss4 9 ,porphyr41 p4 #ffh4--,l',introduction de ,porphyre a t traduite p\r la premire fois p> ,m4 ,b>?lmy ,sa9t-,hilaire1 t4 ,i1 p4 #a de sa traduction de la ,logique4 ,quelle e/ la re*]*e que ,porphyre c>te8 quelle e/ la "q sur laquelle il s'ab/i5t de s'expliqu]8 ,c'e/ une "q qui avait tr\bl la philosophie antique1 une "q que ,porphyre1 platonici5 et pripattici5 t\t ensemble1 devait connatre plus d'un titre et considr] s\s plus d'une face2 c> elle avait occup l',acadmie1 le ,lyce1 le ,portique4 ,les g5res et les espces sont des collections d'individus4 ,mais ces collections en tant qu'espces 7les hommes71 en tant que g5res1 7les animaux71 sont-elles autre *ose que des ides spciales et gnrales8 ,qu'elles soi5t des ides1 des manires de concevoir les *oses1 cela n'e/ pas d\teux2 mais p>ce qu'elles sont cela1 ne sont-elles que cela8 sont-elles en t\t de pures p5ses8 ,les ides des g5res et des espces sont des ides univ]selles 7des univ]saux72 or1 les ides univ]selles sont div]sem5t considres4 ,selon ,platon1 les ides univ]selles1 en tant qu'elles se rapport5t plusieurs tres1 sont l'unit dans la pluralit1 l'un dans l'inf9i1 comme dit le ,philbe4 ,elles sont les ess5ces de t\s les tres1 l'tre p> excell5ce4 ,les ides1 ess5ces1 types1 =mes1 pr9cipes1 sont t]nelles et immuables#dbf4 ,note #dbf3 ,cette doctr9e e/ p>t\t dans ,platon4 ,il faudrait trop cit] p\r la ju/ifi]2 voyez surt\t la ,rpublique1 ,,iii1 ,v1 ,,vii et ,x1 et le ,phdon1 le ,phdre1 le ,cratyle1 le ,?ette1 le ,p>mnide4 7,cf4 l',essai sur la ,mtaphysique d',ari/ote1 p> ,m4 ,ravaisson1 ,i,i,ie "p41 l4 ,,ii1 c4 ,,ii1 t4 ,i1 p4 #bia-cje et l',hi/4 de la philosophie1 de ,ritt]1 l4 ,,viii1 c4 ,,iii1 t4 ,,ii de la trad41 p4 #baf-bdf47 ,selon ,ari/ote1 les ides ou notions dont il s'agit1 tant univ]selles 7et ri5 d'univ]sel n'tant sub/ance71 ne sont pas sub/ance2 c'e/--dire qu'elles n'ont pas l'tre proprem5t dit4 ,il n'y a de p>faitem5t rel que l'individuel#dbg4 ,note #dbg3 ,cat41 ,v4--,analyt4 po/41 ,,xi et ,,xxiv4--,met41 ,,iii1 ,,vi4 ,selon ,znon et les /oci5s1 le gnral n'e/ pas une *ose1 et les ides qui l'exprim5t1 ne dsignant aucune *ose quelconque1 pas mme le c>actre individuel des *oses p>ticulires1 qui seules ont de la vrit1 ne sont que de va9es images produites p> nos facults reprs5tatives3 elles ne sont ri5#dbh4 ,note #dbh3 ,grec3 ,on g> ta eidae oute toia1 ae toia1 t\ton ta g5ae toia1 oute toia4 7,sext4 ,emp4 adv4 logic41 ,,vii1 #bdf47 ,grec3 ,ou t9a ta koiva4 7,simpl4 9 ,cat41 fol4 #bf b4--,cf4 ,diog4 ,la]t4 ,,vii1 #fa4--;,hi/4 de la phil4 anc41 p> ,ritt]1 l4 ,,xi1 c4 ,v1 t4 ,,iii de la trad4 p4 #dei et #dfj47 ,on s'accorde au re/e ratta*] cette p>tie de la logique /oci5ne l'cole de ,mg>e1 qui p>at avoir la premire pos =mellem5t les pr9cipes du nom9alisme4 7,cf4 ,bayle1 art4 ,/ilpon4--,ritt]1 l4 ,,vii1 c4 ,v2 t4 ,,ii4 p4 #aba4--,rixn]1 ,h&bu* d] ,ges*4 d] ,phil41 t4 ,,ii1 p4 #ahb4--,t5nemann1 ,ges*4 d] ,phil41 t4 ,,viii1 "p4 ,i1 p4 #afb4 ,voy4 ci-aprs c4 ,,viii47 ,or1 soit qu'elles ne subsi/5t qu'imp>faitem5t1 comme le veut ,ari/ote1 soit qu'elles ne subsi/5t pas du t\t1 comme le dis5t les /oci5s1 soit mme qu'elles subsi/5t comme l'ent5d ,platon1 elles sont ncessairem5t incorporelles4 ,des notions gnrales en elles-mmes n'ont aucun corps2 des ides t]nelles sont des =mes immatrielles4 ,et1 dans t\s les cas1 selon ,ari/ote1 puisqu'elles exi/5t comme notions dans l'esprit qui les conoit1 ce titre elles exi/5t sp>es des *oses2 mais comme attributs dont les notions ne sont que la reprs5tation1 elles exi/5t dans les *oses1 elles coexi/5t avec elles2 elles sont dans la matire =me1 puisque les ides univ]selles ne sont que les notions des modes et attributs des *oses4 ,les /oci5s ne leur concd5t mme pas cette coexi/5ce avec les *oses1 les reprs5tations tant plutt relatives la facult reprs5tative qu' l'objet reprs5t4 ,selon ,platon1 comme ides1 elles exi/5t hors des *oses2 elles exi/5t ou du mo9s elles ont leur pr9cipe en ,dieu#dbi4 ,comme =mes des *oses1 elles exi/5t dans les *oses4 ,elles sont ce titre les images des ides1 mais les ess5ces des tres2 et les ess5ces relles p>ticip5t leur pr9cipe et reprs5t5t1 *acune1 dans le s5sible1 leur ide qui e/ comme leur exemplaire t]nel2 a9si les ess5ces ti5n5t aux ides p> la p>ticipation 7,grec3 me!xis71 et cep5dant les ides sont sp>es 7,grec3 *ori/ai74 ,note #dbi3 ,platon dit bi5 dans la ,rpublique que ,dieu e/ le pr9cipe des ides 7,rp41 ,x71 et il y a quelque *ose de cela dans le ,time4 ,cep5dant ce sont des int]prtes de ,platon1 ,alc9os et ,plut>que1 qui ont nonc plus =mellem5t que les ides tai5t les p5ses de ,dieu4 ,il e/ au mo9s d\teux que telle soit la doctr9e platonique4 ,voyez l'argum5t du ,time p> ,m4 ,h5ri ,m>t9 7tud4 sur le ,tim41 t4 #a1 p4 #f71 la prface de la traduction de la ,mtaphysique d',ari/ote1 t4 #a1 p4 #db et cette ,mtaphysique mme1 l4 ,,vii1 c4 ,,xiii et ,,xiv2 l4 ,,xiii1 c4 ,,iv1 ,v1 ,x4 ,cette controv]se tait prs5te l'esprit de ,porphyre4 ,il dcl>e qu'il n'y veut pas entr]1 c'e/ une affaire trop difficile 7,grec3 ,ba?utataes pragmateias71 une trop gr&e re*]*e 7,grec3 meizonos exetaseos74 ,il la connat bi51 mais il veut1 dit-il1 expos] surt\t ce que les pripattici5s ont enseign t\*ant le g5re et l'espce4 ,deux sicles aprs ,porphyre1 ,boce a comm5t deux fois son ouvrage1 une premire dans la traduction peu littrale de ,victor9us1 une seconde dans la traduction plus exacte qu'il a lui-mme donne#dcj4 ,note #dcj3 ,boe?41 9 ,porph4 a ,victor94 transl41 ,dial4 #a1 p4 #g4--;,9 ,porph4 a se transl41 l4 ,i1 p4 #fj4 ,m4 ,c\s9 s'e/ montr svre p\r ,boce#dca2 n\s le s]ons mo9s que lui4 ,boce1 dans son premi] comm5taire1 a eu le tort sans d\te de mettre les c9q voix dont a trait ,porphyre sur la mme ligne1 et d'assimil] p> consqu5t aux g5res et aux espces1 la diffr5ce1 le propre et l'accid5t4 ,se dem&] ensuite si t\tes ces *oses exi/ai5t1 c'tait s'enqurir uniquem5t de la vrit de notre manire de considr] les *oses1 de la vrit de nos p5ses2 et1 en effet1 ,boce1 aprs avoir assez bi5 montr comm5t des s5sations p>ticulires n\s n\s levons aux ides des div]s modes des *oses s5sibles1 arrive facilem5t reconnatre que ces ides sont incorporelles1 mais qu'elles sont subsi/antes1 en ce s5s qu'elles sont vraies1 en ce s5s que n\s ne p\vons ri5 s5tir ni compr5dre sans elles1 et qu'elles correspond5t des *oses que n\s tr\vons unies et comme incorpores t\s les objets de nos s5sations4 ,note #dca3 ,ouvr4 9d4 d',ab41 ,introd41 p4 lxvi4 ,or1 ce n'e/ po9t l prcism5t la "q qui se dbattait entre ,ari/ote et ,platon1 celle de la ralit des ess5ces univ]selles4 ,c'e/ encore mo9s la "q que la scola/ique a vue dans le problme c>t p> ,porphyre4 ,c'e/ seulem5t la "q vois9e1 et p\r a9si contigu1 de savoir d'abord comm5t de nos s5sations n\s n\s levons aux conceptions des *oses1 puis si ces conceptions sont fondes sur ri5 de rel4 ,or1 relativem5t ces deux po9ts1 ce que dit ,boce n'e/ ni complet1 ni pr(ond1 mais n\s p>at ju/e et s5s4 ,la seconde fois que ,boce s'e/ occup de la "q1 c'e/ en comm5tant sa propre traduction de ,porphyre4 ,l'ouvrage e/ important1 p>ce que c'e/ p> lui que le moy5 ge a d'abord connu ,porphyre4 ,c'e/ p> l'int]mdiaire de ,boce que ,porphyre e/ dev5u une autorit4 ,cette fois1 ,boce1 en bon pripattici51 dcide que les g5res et les espces ne peuv5t tre en soi4 ,ri5 de ce qui e/ commun plusieurs ne peut tre en soi1 puisque la condition de l'tre en soi e/ au mo9s d'tre dans un mme temps le mme numriquem5t 7eodem tempore idem num]o71 c'e/--dire un et id5tique4 ,en effet1 si le g5re tait en soi1 ce s]ait d'une exi/5ce multiple1 c'e/--dire qu'il compr5drait en soi plusieurs exi/ants semblables2 ceux-ci s]ai5t ncessairem5t compris leur t\r dans un g5re suprieur1 et a9si l'inf9i4 ,il suit que les g5res et les espces ne sont pas des tres en soi1 mais des vues de l'intellig5ce1 des manires de concevoir les vritables tres en soi ou les sub/ances s5sibles2 ce sont les conceptions des ressemblances entre les individus4 ,consquemm5t1 comme conceptions1 ces univ]saux sont incorporels1 non pas la manire de ,dieu ou de l'me1 mais la manire de la ligne ou du po9t ma?matique2 c'e/--dire qu'ils sont des ab/ractions4 ,boce se s]t du mot#dcb4 ,cep5dant ce ne sont pas p\r cela des conceptions va9es ni fausses2 c> elles correspond5t aux ressemblances et diffr5ces relles des tres rels4 ,les g5res et les espces sont donc les reprs5tations de ressemblances entre les objets4 ,ces ressemblances1 en tant qu'elles sont dans les objets1 sont p>ticulires et s5sibles2 en tant qu'ab/raites1 elles sont univ]selles et intelligibles4 ,a9si une mme *ose exi/e s+ulirem5t1 qu& elle e/ s5tie1 gnralem5t1 qu& elle e/ p5se4 ,note #dcb3 ,9 ,porph4 a se transl41 l4 #a1 p4 #ee4 ,cette solution de ,boce1 trs-clairem5t expose1 ne mrite c]ta9em5t aucun dda92 c> elle e/ purem5t ari/otlique4 ,j'aj\te que ,boce ne p>at pas s'en tre cont5t2 c> il a so9 de rem>qu] que ,platon croyait que les g5res et les espces exi/ai5t encore ailleurs que dans notre esprit1 indp5damm5t des corps individuels4 ,s'il s'ab/i5t de prononc] entre ,ari/ote et ,platon1 c'e/1 dit-il1 qu'une telle dcision s]ait du ressort d'une plus haute philosophie1 altioris philosophiae2 et s'il a expos la doctr9e d',ari/ote1 ce n'e/ pas qu'il l'appr\ve de prfr5ce1 non quod eam maxime prob>emus2 c'e/ qu'il comm5te une introduction la ,logique du ,/agirite4 ,n\s ne f]ons que deux obs]vations sur cet tat de la "q telle que l'a laisse ,boce4 ,la premire1 c'e/ que de son temps mme1 les g5res et les espces ont t reg>ds comme des conceptions4 ,intelliguntur praet] s5sibilia4--,g5]a et species cogitantur4--,quadam speculatione concepta4--,hom9em specialem 444 sola m5te intellig5tiaque concipimus#dcc4 ,note #dcc3 ,boe?41 ibid41 p4 #ef4 ,au re/e1 cette doctr9e vi5t naturellem5t la faveur du langage4 ,ari/ote semble l'autoris]1 lorsqu'il ne voit dans les p>oles que les symboles des affections de l'me#dcd2 lorsqu'il nomme la =me ou l'espce du mme nom qui dsigne la conception rationnelle ou mme le disc\rs1 ,grec3 logos4 ,en d'autres t]mes1 l'habitude de confondre dans le /yle l'ess5ce avec la df9ition qui n'en e/ que l'expression1 peut conduire aism5t n'admettre que des tres de df9ition ou de raison1 et les p5ses se mett5t au lieu et place des exi/5ces#dce4 ,ce n'e/ pas une n\veaut que le conceptualisme4 ,note #dcd3 ,de lnt]p41 ,i1 #a4 ,note #dce3 ,grec3 ,ae morphae kai to eidos to kata ton logon4 ,phys41 ,,ii1 #a4 ,cette t5dance e/ si naturelle que les traducteurs de la ,mtaphysique dis5t que le g5re e/ la notion fondam5tale et ess5tielle dont les qualits sont les diffr5ces1 p\r r5dre ces mots3 ,grec3 ,os en tois logois to proton enup>gon1 ho legetai en to ti e/i1 t\to g5os47,v1 ,,xxviii2 et dans la trad41 t4 ,i1 p4 #bjb47 ,suivant de bons juges1 c'e/ surt\t la logique /oci5ne qui aurait embr\ill les ides et entran la scola/ique dans les obscures subtilits de la "q des univ]saux4 ,quoique imp>faitem5t connue1 cette logique1 en effet1 p>at captieuse et elle peut bi5 avoir tr\bl l'esprit de ,boce2 mais elle n'a ex]c qu'une influ5ce trs-indirecte au moy5 ge4 ,bruck] attribue cette influ5ce l'ouvrage sur les catgories qu'on prte ,sa9t-,augu/9 et qu'il tr\ve crit dans l'esprit des /oci5s4 7,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #efh1 #fgb1 #gab et #ijf47 ,une seconde obs]vation1 laquelle n\s atta*ons quelque prix1 c'e/ qu'un c]ta9 conceptualisme n'e/ pas incompatible avec le platonisme4 ,boce1 en effet1 ne dit pas qu'il rep\sse le platonisme4 ,ce qui e/ incompatible avec le platonisme1 c'e/ ce pr9cipe3 ri5 n'exi/e titre univ]sel4 ,mais on p\rrait accept] la gnration que ,boce donne des ides de g5res et d'espces2 on p\rrait admettre que les g5res et les espces sont p\r n\s de pures conceptions gnrales fondes sur des p]ceptions p>ticulires1 sans qu'on ft p\r cela /rictem5t oblig de rejet] la croyance aux ides t]nelles de ,platon4 ,que ces ides exi/5t1 que les objets s5sibles n'en soi5t que les images ou les reflets1 il n'en e/ pas mo9s vrai qu'elles se produis5t et se reprs5t5t en n\s d'une autre manire1 p> les notions que la puissance de notre esprit con/ruit la suite des s5sations4 ,l'intellig5ce huma9e place entre le monde du s5sible et du p>ticuli] et le monde de l'intelligible et de l'univ]sel1 p\rrait communiqu] avec l'un comme avec l'autre1 et le conceptualisme1 lo9 d'tre faux dans cette hypo?se1 s]ait l'int]mdiaire ncessaire entre l'accid5tel et l'univ]sel1 entre le passag] et l't]nel4 ,allons plus lo91 la gr&e difficult de la doctr9e des ides de ,platon1 c'e/ le mode d'exi/5ce de ces ides1 ess5ces t]nelles4 ,lorsqu'on presse un platonici5 sur cet article1 il ne dit ri5 de plausible1 si ce n'e/ p>fois que les ides sont les p5ses de ,dieu2 et alors leur ralit n'e/ plus que celle mme de l'tre des tres4 ,en ce s5s1 on p\rrait dire que l'idalisme de ,platon e/ une psy*ologie dont le sujet e/ ,dieu4 ,telle e/ la nature et la puissance de ,dieu que son idologie e/ p> le fait une ontologie3 le platonisme s]ait alors un conceptualisme div94 ,cette d\ble obs]vation explique p> avance comm5t la scola/ique a d s\v5t rduire les g5res et les espces de simples p5ses2 et comm5t t\tefois elle a pu aussi1 p> quelques-uns de ses organes1 rev5ir aux ides de ,platon1 sans ab&onn] la dialectique de ,porphyre et de ,boce4 ,mais la controv]se de la scola/ique sur les g5res et les espces n'a jamais t explicitem5t la controv]se d',ari/ote et de ,platon1 quoiqu'elle en ft une sorte de ress\v5ir trav]s les sicles4 ,il ne s]ait pas plus ju/e d'y voir prcism5t la discussion si clbre p>mi les mod]nes de la ralit de nos connaissances4 ,il y a deux idalismes2 l'idalisme de ,platon1 sorte d'ontologie spirituelle1 qui refuse1 ou peu s'en faut1 la ralit aux objets des s5s1 p\r la rs]v] t\t entire aux ess5ces intelligibles2 l'autre idalisme e/ l'idalisme sceptique1 ou la doctr9e qui ne croit ri5 de rel que le fait de la prs5ce en n\s de c]ta9es ides1 purs phnomnes qui manife/5t un sujet problmatique de problmatiques objets#dcf4 ,note #dcf3 ,l'idalisme qu'on p\rrait appel] absolu1 celui de ,s*ell+ et d',hegel1 en =m]ait un troisime4 ,mais il n'e/ pas ncessaire d'en t5ir compte en ce mom5t4 ,ce n'e/ pas la controv]se sur l'un ou l'autre idalisme que la scola/ique a leve1 lorsqu'elle a ouv]t le dbat entre les rali/es et les nom9aux4 ,les uns disai5t3 les g5res et les espces sont des ralits2 les autres3 les g5res et les espces sont des mots2 d'autres enf9 disai5t3 ce sont des p5ses4 ,or1 si c'tait l un problme ontologique1 ce n'tait pas le problme p]man5t1 t]nel1 fondam5tal de l'ontologie1 celui de la ralit des *oses4 ,ce d]ni] problme ne s'lve pas entre le ralisme et le nom9alisme proprem5t dits1 mais entre l'idalisme et la doctr9e oppose4 ,sans d\te1 le nom9alisme fait gr& usage de la considration du subjectif1 et l'abus de cette considration e/ la s\rce de l'idalisme2 l'idalisme e/ donc1 c]ta9s g>ds1 une ext5sion excessive du nom9alisme1 un nom9alisme univ]sel4 ,p> analogie1 le nom9alisme peut tre appel un idalisme spcial ou born aux univ]saux4 ,mais1 enf91 l'un n'e/ pas l'autre1 c> t\t le monde sait que le nom9ali/e qui nie la ralit des univ]saux1 croit la ralit des individus1 et mme ne croit qu' celle-l4 ,ce sont les sub/ances univ]sellem5t admises1 dit ,ari/ote#dcg4 ,or1 l'idalisme nie t\t4 ,de mme1 le ralisme1 qui accorde aux univ]saux quelque exi/5ce1 incorporelle ou autre1 peut1 dans c]ta9s cas1 s'alli] la ngation de la sub/ance corporelle1 la foi exclusive dans l'intelligible au prjudice du s5sible2 et1 sur cette p5te1 le platonisme seul *appe l'idalisme sceptique4 ,note #dcg3 ,mtaph41 ,,viii1 #ac4 t4 ,,ii1 p4 #fe de la traduction4 ,ce qui e/ vrai1 c'e/ que l'esprit qui conduit au nom9alisme peut m5]1 mais ne mne pas ncessairem5t au scepticisme sur l'exi/5ce du monde extrieur1 et que l'esprit qui prfre un c]ta9 ralisme1 peut trs-bi5 s'alli] avec une =te disposition l't5dre hors des univ]saux1 et prodigu] assez facilem5t aux ins5sibles l'exi/5ce sub/antielle4 ,mais les consqu5ces d'une doctr9e ne sont pas cette doctr9e mme1 tant qu'elle les ignore4 ,les rali/es ne se savai5t po9t platonici5s2 les nom9ali/es ne se croyai5t pas t\s sceptiques2 les conceptuali/es enf9 n'ent5dai5t nullem5t se confondre avec les nom9ali/es4 ,les uns comme les autres n'aspirai5t le plus s\v5t qu' rs\dre la "q logique de la nature des g5res et des espces1 ou des univ]saux4 ,l'analyse des ouvrages d',abl>d n\s donn]a plus d'une occasion d'expos] sur ce po9t t\s les sy/mes4 ,c'e/ de son temps1 c'e/ au ,x,i,ie sicle1 que la "q fit1 p\r a9si p>l]1 sa vritable explosion4 ,jusqu'alors1 elle s'tait paisiblem5t tablie dans la philosophie1 sans la tr\bl]1 sans l'agr&ir4 ,la vie d',abl>d n\s a montr comm5t avec lui elle t5dit dev5ir presque une des affaires du sicle4 ,quelques mots sur l'hi/oire de cette "q1 depuis l'orig9e de la scola/ique1 n\s appr5dront dans quelle situation il tr\va sur ce po9t les ides et les coles4 ,a dat] d',abl>d1 on a pu1 avec raison1 comp>] la philosophie scola/ique une sorte d'al*imie qui emploie les univ]saux comme sub/ance et la dialectique comme app>eil#dch4 ,note #dch3 ,deg]&o1 ,hi/4 comp4 des sy/4 de phil41 t4 ,,iv1 c4 ,,xxvi1 p4 #chf4 ,on ouvre ord9airem5t la philosophie du moy5 ge p> ,jean ,scot rigne4 ,il ne traita po9t expressm5t la "q2 mais il avait foi dans l'exi/5ce de ce qui *appe aux s5s4 ,au-dess\s de la nature incre1 il admet des causes primordiales cres et cratrices qui donn5t aux *oses cont+5tes leur individualit4 ,une de ces causes primordiales1 l'ess5ce1 donne l'tre p> p>ticipation3 ,c'e/ p> p>ticipation qu'exi/e t\t ce qui e/ aprs l'ess5ce4 ,et ailleurs3 ,l'ess5ce du corps n'e/ po9t corporelle comme lui #dci4 ,ces p5ses1 empre9tes de platonisme1 aurai5t1 un peu plus t>d1 m5 probablem5t au ralisme4 ,raban ,maur1 qui avait crit avant qu'rigne vnt sur le cont95t1 e/ plus explicite2 il annonce dj que de son temps les uns p5sai5t que les c9q objets du livre de ,porphyre tai5t des *oses1 et les autres des mots#ddj4 ,raban p>at se prononc] p\r la d]nire op9ion qui1 *ez lui1 semble1 il e/ vrai1 se rduire l'int]prtation de la p5se de ,porphyre4 ,or1 on p\vait la rigueur s\t5ir que ,porphyre1 qui crivait une introduction la logique1 n'avait ent5du trait] des c9q voix que comme voix1 sans prt5dre p\r cela que ces c9q voix ou1 p>mi elles1 les mots de g5re et d'espce ne dsignass5t po9t des ralits4 ,l'op9ion de ,raban p\vait tre hi/orique et critique1 mais non philosophique4 ,t\tefois1 et p\r son compte1 il incl9e reg>d] les univ]saux comme des ab/ractions4 ,note #dci3 ,scot rigne1 p> ,m4 ,sa9t-,r5 ,taill&i]2 ,i,i,ie "p41 c4 ii1 p4 #baa et passim4 ,note #ddj3 ,ouvr4 9d4 d',ab41 ,introd41 p4 lxxviii4 ,la "q tait donc alors connue2 mais on la laissait dans l'ombre2 on tait lo9 d'en faire1 comme plus t>d1 le problme fondam5tal de la philosophie4 ,les qualifications de rali/es et de nom9aux tai5t inconnues4 ,on lit dans un lettr du ,xe sicle1 ,gunzon de ,nov>e3 ,ari/ote dit que le g5re1 l'espce1 la df9ition1 le propre1 l'accid5t ne subsi/5t pas2 ,platon e/ p]suad du contraire4 ,qui1 d',ari/ote ou de ,platon1 p5sez-v\s qu'il vaut mieux en croire8 ,l'autorit de t\s deux e/ gr&e1 et l'on aurait pe9e mettre p\r le rang l'un au-dessus de l'autre#dda4 ,note #dda3 ,gunzon tait un pur philologue4 ,cette citation e/ extraite d'une lettre crite aux mo9es de ,ri*5on contre un c]ta9 ,ekk*] qui lui avait repro* une faute de grammaire4 ,la lettre1 violemm5t satirique1 annonce une c]ta9e rudition4 7,dur4 et ,m>t41 ,ampliss4 ,coll41 t1 ,i1 p4 #cje4--;,hi/4 litt41 t4 ,,vi1 p4 #chf47 ,les controv]ses de la priode suivante fur5t plus ?ologiques que dialectiques4 ,la transsub/antiation dev9t le po9t litigieux entre ,br5g] et ,lanfranc de ,pavie4 ,br5g] contrlait p> la dialectique le dogme de l'eu*>i/ie1 et1 niant la prs5ce relle1 il c>tait les sub/ances1 p\r ne voir que des mots au s5s relatif et non direct1 dans les p>oles sacram5telles3 hoc e/ corpus meum4 ,c'tait un nom9alisme spcial ou re/re9t une seule "q1 et la condamnation de ,br5g] p> le concile de ,soissons conc\rut donn] c\leur d'hrsie t\te doctr9e dans laquelle p]ait l'esprit qui devait *ang] le conceptualisme en nom9alisme4 ,cep5dant cet esprit anima ,jean le ,s\rd1 que suivai5t ,arnulfe de ,laon et ,roscel91 *ano9e de ,compigne4 ,c'e/ celui-ci qui donna au nom9alisme et sa =me d]nire1 et peut-tre son nom4 ,il eut p\r adv]saire ,anselme1 abb du ,bec1 puis ar*evque de ,cantorb]y4 ,n\s v]rons1 dans ,abl>d1 combi5 fut absolu le nom9alisme de ,roscel94 ,il disait que les individus seuls avai5t l'exi/5ce1 et que p> consqu5t les g5res tai5t des mots2 et non-seulem5t les g5res et les espces1 mais les qualits1 puisqu'il n'y a po9t de qualit hors de l'individu2 et non-seulem5t les qualits1 mais les p>ties1 puisqu'il n'y a po9t de p>ties hors des t\ts individuels1 et que l'individu1 c'e/--dire le t\t individuel1 e/ seul en possession de l'exi/5ce4 ,cette ide1 t\te dialectique1 applique au dogme de la ,tr9it1 mne considr] les p]sonnes div9es comme des espces1 des qualits ou des p>ties1 et consquemm5t comme des voix1 si elles ne sont trois *oses individuelles4 ,aussi le nom9alisme exposa-t-il ,roscel9 l'accusation de tri?isme4 ,sa9t ,anselme1 son puissant adv]saire1 se jeta p> opposition dans l'excs du ralisme4 ,non-seulem5t il df5dit le dogme de la ,tr9it contre l'atte9te des di/9ctions dialectiques1 mais il crut tr\v] l'orig9e des blasphmes de ,roscel9 dans sa doctr9e logique1 et il l'accusa t\r t\r de tri?isme et de sabellianisme1 montrant qu'il fallait ou qu'il admt trois dieux diffr5ts1 ou qu'il nit la di/9ction des trois p]sonnes4 ,il s\t9t que celui qui pr5d les univ]saux p\r des mots1 ne peut di/+u] la sagesse et l'homme sage1 la c\leur du *eval et le *eval1 et devi5t a9si incapable d'tablir une diffr5ce entre un ,dieu unique et ses proprits div]ses4 ,enf91 il p\ssa son pr9cipe jusqu' prt5dre que plusieurs hommes ne sont qu'un homme1 et p>v5u a9si au dogme de l'unit d'ess5ce1 il n'vita pas plus que ,scot rigne le dang] de t\t confondre et de t\t p]dre dans une ess5ce univ]selle et suprme#ddb4 ,note #ddb3 ,s4 ,ans4 ,op41 ,de fid4 ,tr9it41 c4 ii et iii1 p4 #db et #dc4 ,cep5dant il rsulta de cette lutte que le ralisme1 admis pr9cipalem5t en ?ologie1 obt9t encore meilleure rputation d'or?odoxie1 et que le nom9alisme1 dj suspect d'incompatibilit avec l'eu*>i/ie1 fut encore accus d'tre inconciliable avec la ,tr9it4 ,les *oses en tai5t l2 ,roscel9 condamn1 proscrit1 t]rass2 et le ralisme1 favoris p> l'glise et va9queur1 dom9ait du haut de la *aire de ,guillaume de ,*ampeaux l'cole de ,p>is1 c'e/--dire la premire cole du monde1 lorsqu',abl>d p>ut4 ,il n\s re/e ma9t5ant le laiss] p>l] lui-mme4 ,il n\s p>l]a p> ses ouvrages4 ,,*apitre ,,iii4 ,,de ,,la ,,logique ,d',,ab,,l>d#ddc4--;,dialectica1 ,,premi,,re ,,p>tie1 ,,ou ,,des ,,cat,,gories ,,et ,,de ,l',,int]pr,,tation4 ,la philosophie peut1 en gnral1 tre ram5e c9q sci5ces unies p> des li5s troits1 la psy*ologie1 la logique1 la mtaphysique1 la ?odice et la morale4 ,les deux premires font connatre l'esprit huma94 ,la troisime e/ la sci5ce des tres2 elle se ratta*e immdiatem5t la ?odice1 et celle-ci1 ou la philosophie de la religion1 e/ difficilem5t sp>able de la morale1 qu'elle n'enseigne pas1 mais qu'elle motive et qu'elle consacre4 ,suivant l'esprit des temps1 suivant les progrs des connaissances huma9es1 l'tude d'une ou plusieurs de ces p>ties de la sci5ce prvaut sur les autres dans la philosophie1 et il e/ r>e qu'elles soi5t t\tes ensemble galem5t cultives4 ,cep5dant il n'e/ gure de doctr9e o l'on ne retr\ve1 mls en proportions diffr5tes1 ces lm5ts con/ituants de la philosophie4 ,la scola/ique elle-mme les (fre t\s notre curiosit4 ,note #ddc3 ,la doctr9e philosophique d',abl>d n'ayant t connue1 jusqu'en #ahcf1 que p> de c\rtes phrases p>ses dans quelques auteurs1 il n'en faut po9t *]*] une exposition satisfaisante dans les hi/ori5s de la philosophie4 ,bruck]1 dont le savant ouvrage conti5t presque t\t ce que ses successeurs n'ont fait que remani]1 donne t\t ce qu'on p\vait donn] de son temps4 7,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #gca-gfd47 ,buhle a compris t\te la scola/ique dans son introduction1 mais le peu qu'il dit d',abl>d e/ rem>quable4 7,trad4 franc41 #ahaj1 t4 ,i1 ,introd41 sect4 ,,iii1 p #fhf-hja47 ,t5nemann lui consacre un article intressant et assez t5du1 mais o il ne p>le gure que de ?ologie4 7,ges*4 d] ,phil41 t4 ,i1 c4 v1 sect4 ,,ii1 p4 #afg-bjb et dans la trad4 franc4 de son ,manuel1 t4 ,i1 #bfj47 ,ti$emann procde peu prs de mme4 7,ges*4 d] ,phil41 t4 ,,iv1 c4 ,,viii1 p4 #bgg-bij47 ,m4 ,degr&o a peu aj\t ce qu'il avait lu dans ,bruck]4 7,hi/4 comp>e1 t4 ,,iv1 c4 ,,xvi1 p4 #cif-djh47 ,rixn] donne des indications utiles2 mais lui aussi ne connaissait pas le philosophe 7t4 ,,ii1 ,a41 p4 #bh-ca74 ,hegel et ,s*lei]ma*] dis5t trs-peu de *ose4 7,heg41 t4 ,,iii1 p4 #agj2 t4 ,,xv des ,o,euvr4 compl4--,s*lei]m41 ,ges*4 d] neu4 ,phil41 p]4 ,i1 p4 #aij47 ,c'e/ encore un mmoire de ,me9]s sur les rali/es et les nom9ali/es 7,comm5t4 ,soc4 ,gott41 vol4 ,,xii1 p4 #bi71 qu'on p\rrait le plus utilem5t consult] de t\t ce qui a p>u avant la publication de ,m4 ,c\s94 7,ouvr4 9d4 d',ab41 #ahcj47 ,on doit lire aussi l'ouvrage dj cit de ,m4 ,r\sselot4 ,ritt]1 qui cep5dant a crit t\t rcemm5t1 ne p>le aussi que de ?ologie4 ,il e/ vrai que son ouvrage e/ intitul3 ,hi/oire de la philosophie *rti5ne4 7,allem41 t4 ,,iii1 t4 ,x1 c4 v1 ,hamb\rg1 #ahdd47 ,sans d\te1 la psy*ologie1 qui depuis ,desc>tes a j\ un si gr& rle1 y e/ relgue une place troite et obscure4 ,elle ne s'y tr\ve en quelque sorte qu' l'tat rudim5taire1 si l'on cont9ue sp>] la psy*ologie de la logique1 qui1 s\s beauc\p de rapports1 e/1 comme elle1 une sci5ce descriptive de nos facults2 mais la logique1 comme on l'a vu1 occupait alors le premi] rang1 et la logique n'allait pas sans une c]ta9e mtaphysique4 ,l'homme ne raisonne que sur des tres rels ou fictifs1 p]u p> ses s5s ou conu p> son esprit4 tre e/ le noeud de t\s ses jugem5ts1 et le v]be virtuel de t\tes ses propositions4 ,donc1 po9t de logique qui ne suppose une ontologie4 ,la logique e/ dmon/rative1 sans p\r cela dmontr] l'ontologie1 comme la gomtrie e/ la sci5ce exacte de figures possibles1 sans qu'elle pr\ve que les figures soi5t relles4 ,mais comme l'esprit huma9 croit naturellem5t l'ontologie1 au moy5 ge il la runissait sans hsit] la logique1 qui en dev5ait p\r lui la =me ncessaire et la base sci5tifique4 ,c'e/ ce mlange qu'embrassait en fait l'tude de ce qu'on appelait alors la dialectique4 ,la psy*ologie et la logique conduis5t p> la mtaphysique la ?odice et la morale2 mais comme la ?odice et la morale ne sont pas seulem5t des sci5ces1 et peuv5t se confondre avec la religion1 la scola/ique ne les scul>isait pas1 et les r5voyait la ?ologie2 seulem5t elle pntrait avec elles dans la ?ologie1 laquelle elle prtait ou imposait ses pr9cipes1 ses =mes1 son langage1 en recevant d'elle des dogmes et des comm&em5ts4 ,t\t ce que n\s v5ons de dire de la doctr9e scola/ique1 n\s le disons du scola/ique ,abl>d4 ,di/+uons eu lui le philosophe et le ?ologi54 ,au premi] app>ti5dront les ouvrages de dialectique1 compr5ant t\t ce qu'il a su ou p5s en psy*ologie1 en logique1 en mtaphysique2 au second se rapport]ont t\s les ouvrages sur la ?odice et la morale3 dans ceux-ci1 n\s le tr\v]ons philosophe encore1 mais s'tudiant concili] rationnellem5t la sci5ce et la foi4 ,la ?ologie d',abl>d s]a l'objet du d]ni] livre de cet ouvrage2 n\s ne n\s occupons ici que de sa philosophie4 ,il y aurait plusieurs manires de la faire connatre4 ,la plus agrable s]ait de l'expos] dans ses pr9cipes et s\s une =me sy/matique4 ,on en dispos]ait m?odiquem5t les pr9cipales ides2 on les dgag]ait des dtails oiseux1 des expressions te*niques qui les obscurciss5t2 on les traduirait dans le langage de l'ab/raction mod]ne1 et l'on r5drait a9si clair et saisissable l'esprit de cette philosophie4 ,elle irait alors se plac] comme d'elle-mme son rang dans l'hi/oire de la p5se huma9e4 ,c'e/ le procd qu'il faudrait suivre si n\s crivions cette hi/oire1 ou s'il ne s'agissait que de donn] une vue gnrale du sy/me et de l'poque4 ,mais notre int5tion e/ d'(frir davantage1 ou du mo9s autre *ose4 ,n\s v\drions faire un mom5t r5atre une philosophie qui n'e/ plus1 la ranim] p\r a9si dire en *air et en me1 et montr] exactem5t quelle tait alors l'allure de l'esprit huma91 comm5t il p>lait1 comm5t il p5sait4 ,n\s v\drions enf9 trac] le portrait individuel de notre philosophe avec sa physionomie et son co/ume4 ,cet essai de reproduction1 plus encore que d'analyse1 n\s semble une oeuvre plus in/ructive et plus neuve1 quoique assurm5t mo9s attrayante4 ,n\s ne *ang]ons donc ni l'ordre ni l'expression des ides d',abl>d4 ,ce s]ait le dfigur] que de lui prt] les m?odes mod]nes et la mod]ne diction4 ,pr5ant ses plus importants ouvrages l'un aprs l'autre1 n\s les f]ons connatre tantt p> des extraits1 tantt p> des rsums2 ici p> des traductions littrales1 plus lo9 p> une dduction critique2 enf91 p> t\s les moy5s propres remettre en lumire t\t ce qui dans ses crits n\s p>at ess5tiel1 orig9al ou c>actri/ique2 en telle sorte que l'on puisse bi5 jug]1 aprs avoir lu cet ouvrage1 le p5seur1 le pr(esseur et l'criva94 ,n\s ne pr5ons p]sonne en tratre2 ceci e/ de la scola/ique4 ,n\s esprons l'avoir r5due intelligible2 on p\rra la tr\v] curieuse2 on ne la tr\v]a ni d'une tude facile1 ni d'une lecture agrable4 ,que notre sicle ait de l'indulg5ce p\r ce que le ,x,i,ie admirait4 ,sommes-n\s srs que nos admirations n\s s]ont un j\r t\tes p>donnes8 ,quoique ,abl>d ait surt\t dom9 les esprits p> l'enseignem5t1 il n'avait pas une mdiocre ide de ses ouvrages4 ,je me s\vi5s1 crit un de ses disciples#ddd1 de lui avoir ent5du dire1 ce que je crois vrai1 qu'il s]ait facile quelqu'un de notre temps de compos] sur l'art philosophique un livre qui ne s]ait infrieur aucun crit des anci5s1 soit p\r l'intellig5ce de la vrit1 soit p\r l'lgance de la diction2 mais qu'il s]ait impossible1 ou bi5 difficile1 qu'il obtnt le rang et le crdit d'une autorit4 ,cela n'e/1 aj\tait-il1 rs]v qu'aux anci5s4 ,a9si1 il connaissait t\t le poids de l'autorit1 et il s5tait le j\g en s'y s\mettant4 ,en effet1 une dfr5ce s9cre ou app>5te1 mais presque t\j\rs absolue dans les t]mes1 p\r les matres du pass1 intimide et obscurcit t\te la philosophie de l'poque1 emb>rasse et subtilise le raisonnem5t1 encombre le /yle1 dim9ue la *aleur et la spontanx de la conviction4 ,la vrit de la *ose ou la s9crit de la p5se p]sonnelle ne vi5n5t jamais qu'aprs la citation des textes4 ,cet ,abl>d si fameux p\r son indp5dance1 n'ose tre lui-mme qu'en de r>es in/ants1 et ne se p]met de p5s] qu'avec autorisation4 ,son esprit e/ plus indp5dant que ses crits4 ,note #ddd3 ,johan4 ,s>esb41 ,metalog41 l4 ,,iii1 c4 ,,iv4 ,de ses ouvrages philosophiques les seuls publis sont3 ,dialectica2 ,de ,g5]ibus et ,speciebus#dde2 ,de ,intellectibbus#ddf2 ,glossae 9 ,porphyrium1--9 ,categorias1--9 librum de ,int]pretatione1--9 ,topica ,boe?ii#ddg4 ,note #dde3 ,ouvrages 9dits1 p4 #agc1 p4 #fje4 ,note #ddf3 ,c\s91 ,fragm4 philos41 t1 ,,iii1 p4 #dja4 ,note #ddg3 ,ouvr4 9d41 p4 #fea-fgg-fie-hjc4--;,comme n\s n'crivons po9t un ouvrage d'rudition1 n\s n\s cont5t]ons1 une seule exception prs1 de l'exam5 des crits imprims4 ,il y aurait encore plus d'un manuscrit dc\vrir2 aux ouvrages cits dans ce *apitre n\s n'avons jo9t qu'un manuscrit4 ,voyez ci-aprs *ap4 ,x4 ,n\s pr5drons la ,dialectique p\r po9t de d"p1 en y ratta*ant les ,gloses sur ,porphyre1 ,ari/ote et ,boce4 ,a9si n\s n\s =m]ons de la logique d',abl>d et des scola/iques une ide gnrale qui n\s conduira l'esquisse psy*ologique cont5ue dans le de ,intelletibus1 et la "q des univ]saux traite dans le fragm5t sur les ,g5res et les ,espces1 vritable spcim5 de la mtaphysique du temps4 ,deux des livres de la ,dialectique conti5n5t des prambules o l'auteur1 se mettant en scne1 donne ce spectacle que1 de longtemps1 ne cess]ont pas d'(frir les philosophes1 celui d'une conviction savante et fire aux prises avec la malveillance qui l'attaque1 ou l'ignorance qui la mconnat4 ,traduisons ces deux morceaux qui s]ont comme le prologue de l'ouvrage4 ,mes rivaux ont imag9 la calomnie d'une accusation n\velle contre moi1 p>ce que j'cris beauc\p sur l'art dialectique2 ils prt5d5t qu'il n'e/ pas p]mis un *rti5 de trait] des *oses qui n'app>ti5n5t po9t la foi4 ,or1 dis5t-ils1 non-seulem5t la dialectique e/ une sci5ce qui ne n\s in/ruit po9t p\r la foi1 mais elle dtruit la foi mme1 p> les complications de ses argum5ts4 ,vraim5t il e/ admirable qu'il ne me soit pas loisible de trait] ce qu'il leur e/ p]mis de lire1 ou que ce soit mal d'crire ce dont la lecture e/ p]mise4 ,cette intuition mme de la foi dont ils p>l5t ne s]ait pas obt5ue1 si l'usage de la lecture tait int]dit4 ,retran*ez la lecture1 la connaissance de la sci5ce s'anantise4 ,si l'on accorde que l'art#ddh combat la foi1 on av\e videmm5t que la foi n'e/ pas une sci5ce4 ,or une sci5ce e/ la comprh5sion de la vrit des *oses1 et c'e/ une sci5ce que la sagesse dans laquelle consi/e la foi4 ,elle e/ le disc]nem5t de l'honnte ou de l'utile4 ,la vrit n'e/ pas contraire la vrit2 c> si l'on peut bi5 tr\v] un faux oppos au faux1 un mal oppos au mal1 le vrai ne peut combattre le vrai ou le bi5 le bi52 t\tes les bonnes *oses se convi5n5t et sont ensemble en h>monie4 ,or t\te sci5ce e/ bonne1 mme celle du mal1 c> le ju/e ne peut s'en pass]4 ,p\r que le ju/e se g>de du mal1 il faut en effet qu'il connaisse pralablem5t le mal2 sans cette connaissance1 il ne l'vit]ait pas4 ,de ce qui e/ mauvais comme action1 la connaissance peut donc tre bonne1 et s'il e/ mal de p*]1 il e/ bon cep5dant de connatre le p*1 qu'autrem5t n\s ne p\vons vit]4 ,cette sci5ce elle-mme1 dont l'ex]cice e/ odieux 7nef>ium71 et qui se nomme la ma?matique1 ne doit pas tre rpute mauvaise#ddi2 c> il n'y a pas de crime savoir au prix de quels hommages et de quelles immolations les dmons accompliss5t nos voeux2 le crime e/ d'y rec\rir4 ,si en effet savoir cela e/ mal1 comm5t ,dieu lui-mme peut-il tre abs\s de t\te malice8 ,lui qui conti5t t\tes les sci5ces qu'il a cres1 et qui seul pntre les voeux de t\s et t\tes les p5ses1 il sait ncessairem5t et ce que dsire le diable1 et p> quels actes on peut se le r5dre favorable4 ,a9si donc savoir n'e/ pas mal1 mais faire2 et la malice ne doit pas tre rapporte la sci5ce1 mais l'acte4 ,n\s concluons que t\te sci5ce1 puisqu'elle1 provi5t de ,dieu seul et qu'elle e/ un de ses dons1 e/ bonne4 ,de l suit qu'on doit accord] que l'tude de t\te sci5ce e/ bonne1 tant un moy5 d'acqurir ce qui e/ bon4 ,or1 l'tude laquelle il faut pr9cipalem5t s'atta*]1 e/ celle de la doctr9e qui enseigne le mieux connatre la vrit4 ,cette sci5ce e/ la dialectique4 ,d'elle vi5t le disc]nem5t de t\te vrit et de t\te fausset2 elle ti5t le premi] rang dans la philosophie2 elle guide et g\v]ne t\te sci5ce4 ,de plus1 on peut montr] qu'elle e/ tellem5t ncessaire la foi ca?olique1 que nul1 s'il n'e/ prmuni p> elle1 ne saurait rsi/] aux sophi/iques raisonnem5ts des s*ismatiques4 ,note #ddh3 ,l'art p> excell5ce1 la dialectique4 ,voy4 ci-dessus1 l4 ,i1 p4 #d4 ,note #ddi3 ,la ma?matique compr5ait alors la magie4 ,c'tait s\s quelques rapports une cabali/ique4 ,cep5dant le mme nom dsignait aussi les sci5ces du calcul4 7,johan4 ,s>esb4 ,policrat41 l4 ,,ii1 c4 ,,xviii et ,,xix4 ,voy4 aussi ci-dessus l4 ,i1 p4 #ab47 ,si ,ambroise1 vque de ,milan1 homme ca?olique1 avait t prmuni p> la dialectique1 ,augu/91 encore philosophe paen1 encore ennemi du nom *rti51 ne l'aurait pas emb>rass au sujet de l'unit de ,dieu1 que ce pieux vque confessait avec raison dans les trois p]sonnes4 ,le vnrable prlat lui avait p> ignorance concd d'une manire absolue cette rgle que dans t\te numration1 si le s+uli] tait nonc sp>m5t comme attribut de plusieurs noms1 le pluriel l'tait ncessairem5t et collectivem5t des mmes noms1 laquelle rgle e/ fausse p\r les noms qui dsign5t une sub/ance unique et une mme ess5ce2 la sa9e croyance tant que le ,pre e/ ,dieu1 que le ,fils e/ ,dieu1 que le ,sa9t-,esprit e/ ,dieu1 et que cep5dant1 il ne faut pas reconnatre trois ,dieux1 puisque ce sont trois noms qui dsign5t une mme sub/ance div9e#dej4 ,semblablem5t1 qu& on dit de ,tullius qu'il e/ appel un homme1 et qu'on dit la mme *ose de ,cicron et de ,m>cus1 ,m>cus1 et ,tullius1 et ,cicron ne sont pas des hommes div]s2 puisque ces mots dsign5t une mme sub/ance1 et qu'il n'y a plusieurs tres que p\r la voix1 non p\r le s5s4 ,si d'ailleurs cette comp>aison n'e/ pas rationnellem5t satisfaisante1 p>ce qu'en ,dieu il n'y a pas qu'une seule p]sonne comme en ,m>cus1 cep5dant elle peut suffire p\r r5v]s] la rgle prcite4 ,note #dej3 ,c'e/ s\s une =me grammaticale1 la rgle ma?matique si ax1 si bx1 si cx1 abc#cx1 dont les ennemis du *ri/ianisme se sont tant s]vis contre le dogme de la ,tr9it4 ,je n'ai pas su tr\v] dans sa9t ,augu/9 l'anecdote qu',abl>d raconte ici4 ,mais ils sont en petit nombre ceux qui la grce div9e daigne rvl] le secret de cette sci5ce1 ou plutt le trsor d'une sagesse difficile p> sa subtilit mme4 ,plus elle e/ difficile1 plus elle e/ r>e2 sa r>et mesure son prix1 et plus elle e/ prcieuse1 plus c'e/ un ex]cice digne d'tude4 ,mais comme le long travail de cette sci5ce veut une lecture assidue qui fatigue bi5 des lecteurs1 comme son excessive subtilit consume va9em5t leurs ef=ts et leurs annes1 beauc\p1 se dfiant de la sci5ce1 et non sans raison1 n'os5t appro*] de ses portes les plus troites4 ,la plup>t1 tr\bls p> sa subtilit1 recul5t ds le seuil4 ,a pe9e ont-ils gt d'une saveur inconnue1 ils la rejett5t2 et comme en gtant ils ne peuv5t di/+u] la qualit de cette saveur1 ils t\rn5t en accusation ce mrite de subtilit1 et ju/ifi5t la faiblesse relle de leur esprit p> une condamnation m5songre de la sci5ce4 ,et comme le regret f9it p> allum] en eux l'envie1 ils ne r\giss5t pas de se faire les dtracteurs de ceux qu'ils voi5t s'lev] l'habilet dans cet art4 ,seul1 cet art dans son excell5ce possde ce privilge que ce n'e/ pas l'ex]cice mais le gnie qui le donne4 ,quelque temps que v\s ayez pniblem5t u dans cette tude1 v\s consumez va9em5t votre pe9e1 si le don de la grce cle/e n'a pas fait natre dans votre esprit l'aptitude ce gr& my/re du savoir4 ,le travail prolong peut livr] les autres sci5ces t\tes sortes d'esprits2 mais celle-l1 on ne la ti5t que de la grce div9e2 si la grce n'y a pas intrieurem5t prdispos votre esprit1 en va9 celui qui l'enseigne battra l'air qui v\s ent\re4 ,mais plus celui qui v\s adm9i/re cet art e/ illu/re1 plus l'art qu'il adm9i/re a de prix4 ,il suffit de cette rponse aux attaques de mes rivaux3 ma9t5ant v5ons notre desse9#dea4 ,note #dea3 ,dialect41 p>s ,,iv1 p4 #dca-dcg4 ,la foi du philosophe et l'orgueil de l'homme respir5t dans ce morceau4 ,c'e/ un des passages o l'on voit ,abl>d1 dposant l'humilit timide et =ce du mo9e et du ?ologi51 sec\] le j\g de son temps et de son habit1 p\r p>l] au nom de son gnie et pr5dre en lui-mme son autorit4 ,la ,dialectique e/ un ouvrage trs-considrable4 ,les div]ses p>ties n'en p>aiss5t pas crites la mme date4 ,a mesure qu'elles fur5t connues1 elles donnr5t naissance div]ses attaques contre lesquelles l'auteur se df5dit en avanant2 ou1 composes diffr5tes poques de sa vie1 elles conti5n5t incidemm5t des allusions et des rponses aux accusations dont s\ffrai5t sa gloire et son repos4 ,le prambule qu'on vi5t de lire se tr\ve au comm5cem5t de la quatrime p>tie1 et tmoigne des circon/ances qui proccupai5t ,abl>d au mom5t o elle a t crite ou publie4 ,dj1 au db de la seconde p>tie#deb1 il avait retrac les succs de ses ennemis1 la p]scution qui l'opprimait1 les esprances qui le s\t5ai5t3 ,et les dtractions de nos rivaux1 les attaques dt\rnes des jal\x ne n\s ont pas dt]m9 n\s c>t] de notre plan#dec1 non plus qu' r5onc] l'tude acc\tume de la sci5ce4 ,c> bi5 que l'envie f]me nos crits la voie de l'enseignem5t p\r le temps de notre vie et ne p]mette pas *ez n\s les /udieux ex]cices1 je n'en p]ds pas l'esprance1 les rnes s]ont un j\r r5dues la sci5ce1 alors que le mom5t suprme aura mis un t]me l'envie comme notre exi/5ce1 et *acun tr\v]a dans cet crit ce qui e/ ncessaire l'enseignem5t4 ,en effet quelque le pr9ce des pripattici5s1 ,ari/ote1 ait t\* les =mes et les modes des syllogismes catgoriques1 mais brivem5t et obscurm5t1 comme un homme habitu crire p\r des lecteurs dj avancs2 quoique ,boce ait donn en langue lat9e le dveloppem5t des hypo?tiques1 pr5ant un milieu entre les ouvrages grecs de ,?ophra/e et ceux d',eudme1 qui l'un et l'autre en crivant sur ces syllogismes1 avai5t1 dit-il1 mconnu la ju/e mesure de l'enseignem5t1 l'un tr\blant son lecteur p> la brivet1 l'autre p> la diffusion#ded2 je sais cep5dant qu'aprs eux il re/e dans ces deux p>ties de la sci5ce une place nos tudes p\r con/itu] une doctr9e complte4 ,les *oses donc sommairem5t traites ou t\t--fait omises p> eux1 n\s esprons dans ce travail les mettre en lumire1 corrig] a et l les erreurs de quelques-uns1 concili] les dissid5ces s*ismatiques de nos contempora9s et rs\dre les difficults qui divis5t les mod]nes1 si j'ose me promettre une si gr&e oeuvre4 ,j'ai la confiance1 grce ces ress\rces d'esprit qui abond5t en moi et avec le sec\rs du disp5sateur des sci5ces1 d'a*ev] des monum5ts de la p>ole pripattici5ne qui ne s]ont ni mo9s nombreux ni mo9dres que ceux des ,lat9s clbres p> l'tude et la doctr9e1 au jugem5t de qui saura comp>] nos crits avec les leurs et reconnatre quitablem5t en quoi n\s les aurons atte9ts ou dpasss1 comm5t n\s aurons dvelopp leurs p5ses1 l o eux-mmes ne l'avai5t pas fait4 ,c> je ne crois pas qu'il y ait mo9s d'utilit et de travail bi5 expos] p> la p>ole qu' bi5 inv5t] les p5ses4 ,note #deb3 ,dialect41 p>s ,,ii1 p4 #bbg4 ,note #dec3 ,peut-tre faudrait-il traduire3 suivre notre desse92 il y a dans le texte3 no/ro proposito c$5dum4 ,note #ded3 ,c'e/ ,boce qui met a9si ,abl>d en mesure de jug] si p]t9emm5t ,?ophra/e et ,eudme1 disciples d',ari/ote1 les premi]s en date de ses comm5tateurs1 et dont n\s n'avons pas cons]v les ouvrages4 7,boe?4 ,op41 ,de ,syll4 ,hyp4 #a4 ,i1 p4 #fjj4--;,de la ,logique d',ari/41 p> ,m4 ,b>?lmy ,sa9t-,hilaire1 t4 ,,ii1 p4 #acj47 ,or il sont trois dont les sept manuscrits sont t\t l'ars5al de la sci5ce lat9e en matire de dialectique4 ,d',ari/ote1 en effet1 deux ouvrages seulem5t ont t jusqu'ici mis l'usage des ,lat9s1 savoir1 les livres des ,prdicam5ts et ,p]i]m5ias 7sic72 de ,porphyre un seul1 c'e/ le ,trait des c9q voix1 celui o1 en tudiant le g5re1 l'espce1 la diffr5ce1 le propre et l'accid5t1 il donne une introduction aux ,prdicam5ts mmes4 ,quant ,boce1 n\s avons introduit dans l'usage quatre livres de lui seulem5t1 savoir3 les ,divisions et les ,topiques1 avec les ,syllogismes tant catgoriques qu'hypo?tiques2 c'e/ la somme de t\s ces ouvrages que le texte de notre ,dialectique r5f]m]a compltem5t et mettra en lumire1 a9si qu' la porte des lecteurs1 si le crateur de notre vie n\s accorde un peu de temps1 et si la jal\sie l*e un peu le fre9 l'essor de nos crits#dee4 ,note #dee3 ,si no/rae creator vitae tempora pauca concess]it et no/ris livor op]ibus fr5a qu&oque laxav]it4 7,p4 #bbi47 ,en vrit qu& je p>c\re dans l'imag9ation de l'me la gr&eur du volume1 qu& je reg>de d]rire moi ce qui e/ fait1 et pse ce qui re/e faire1 je me rpons1 frre ,dagob]t1 d'avoir cd tes prires1 et d'avoir entrepris une si gr&e t*e4 ,mais lorsque dj fatigu d'crire1 la mmoire de ton affection et le dsir d'in/ruire nos neveux r5aiss5t en moi1 s\da9 la contemplation de votre image1 t\te langueur s'loigne de mon me1 mon c\rage accabl p> le travail se ranime p> l'am\r2 la *>it replace en quelque sorte sur mes paules le f>deau dj presque rejet1 et la passion ramne la =ce l o le dgt avait produit la langueur4 ,ce fragm5t donne quelques lumires sur deux que/ions importantes3 #a quelles s\rces ,abl>d puisait-il la sci5ce8 #b quelles poques et dans quel esprit composa-t-il sa ,dialectique8 ,on voit d'abord qu'il connaissait les deux premires p>ties de l',organon1 les ,catgories et l',h]mneia1 p>ce qu'elles sont effectivem5t traduites en enti] dans le comm5taire de ,boce2 mais il semble ignor] la traduction qu'on y tr\ve des ,analytiques premires et secondes et des autres p>ties de la ,logique#def4 ,t\tefois il se s]t des traits orig9aux du mme criva9 sur la division1 la df9ition1 le syllogisme catgorique et l'hypo?tique4 ,qu& il nomme les ,topiques de ,boce1 il peut dsign] trois crits3 la v]sion des ,topiques d',ari/ote1 les ,comm5taires sur ceux de ,cicron1 le ,trait des ,diffr5ces topiques4 ,il s'agit1 je crois1 du d]ni] ouvrage2 c'e/ celui qu'il p>at avoir suivi en composant ce qu'il appelle aussi ses ,topiques4 ,mais quelques passages pr\v5t que ceux de ,cicron ne lui tai5t pas inconnus4 ,note #def3 ,a plus =te raison1 ne connat-il pas la traduction d'une plus gr&e p>tie de l',organon qu'aurait faite1 dit-on1 ,jacques de ,v5ise en #aabh4 7,j\rda91 ,re*]*es1 etc41 p4 #eh47 ,ce catalogue1 qu'il n\s donne lui-mme1 confirme bi5 ce que des inve/igateurs exacts1 et notamm5t ,j\rda91 p5sai5t de l'exigut de la biblio?que sci5tifique de cette poque4 ,il faut y aj\t] le ,time de ,platon dans la v]sion de ,*alcidius et les ,catgories dites de sa9t ,augu/9#deg4 ,note #deg3 ,ab4 ,op41 ,introd4 ad4 !ol41 p4 #ajjg4--,ouvr4 ,9d41 ,dial41 p4 #aic4--,m4 ,c\s9 a bi5 tr\v1 dans un manuscrit du ,x,i,ie ou ,x,i,i,ie sicle1 une traduction 9dite du ,phdon2 mais ri5 n'annonce qu'elle ft connue du temps d',abl>d1 et d'autres faits indiqu5t que c'e/ prcism5t dans les d]nires annes de sa vie et aprs lui qu'un plus gr& nombre d'crits d',ari/ote et de ,platon comm5cr5t tre rp&us4 7,fragm4 phil41 t4 ,,iii1 ,app5d4 ,,vi4--,cf4 ,johan4 ,s>esb41 passim47 ,voil les monum5ts de la philosophie anci5ne dans la premire moiti du ,x,i,ie sicle2 c> on doit croire qu',abl>d connaissait t\s les ouvrages qui tai5t en circulation dans les ,gaules1 la ,gr&e-,bretagne1 la p>tie lettre de la ,g]manie1 et peut-tre mme l',italie4 ,sans d\te les *oses *angr5t bi5tt1 et ,jean de ,salisbury1 p> exemple1 avait dj dans les ma9s un plus gr& nombre d'crits de ,platon et d',ari/ote4 ,de mme aussi1 longtemps avant ,abl>d on avait pu connatre d'autres livres retombs plus t>d dans l'oubli2 c> enf9 les manuscrits en exi/ai5t quelque "p4 ,a9si ,bde1 au ,v,i,i,ie sicle1 citait de nombreux passages des pr9cipaux crits d',ari/ote4 ,au ,x,ie1 ,scot ,erigne peut1 comme on le dit1 avoir comm5t sa ,morale2 mais deux c5ts ans aprs lui1 l'orig9al et le comm5taire tai5t comme ignors4 ,on a p>l des comm5taires de ,mannon ou ,nannon de ,frise1 sur l'?ique1 le de ,coelo1 le de ,mundo1 sur les ,lois et la ,rpublique de ,platon2 mais on prt5d seulem5t qu'ils exi/ai5t dans les biblio?ques de la ,holl&e1 et non pas qu'ils ai5t jamais t =t rp&us4 ,on voit dans ,gunzon1 qui n'tait pas un rudit mdiocre p\r le ,xe sicle1 qu'il connaissait l',h]mneia1 le ,time1 les ,topiques de ,cicron et ,porphyre2 mais t\t cela tait galem5t connu d',abl>d4 ,le tmoignage du d]ni] e/ donc trs-prcieux recueillir1 et l'on peut h>dim5t en gnralis] les consqu5ces et l't5dre aux coles contempora9es#deh4 ,note #deh3 ,cf4 ,j\rda91 ,re*4 sur les trad4 d',ari/4--,c\s91 ,introd4 aux ouvr4 d',ab41 p4 #di4--,l',hi/4 litt41 t4 ,,iv1 p4 #bbe et #bdf1 t4 ,v1 p4 #dbh et #feg4--,v54 ,bd4 ,op41 t4 ,,ii1 ,s5t5t4 seu axiom4 phil41 passim4--,johan4 ,s>esb41 ,en!ticus1 9 comm41 p4 #hb et #aji4--,scot ,erigne1 p> ,m4 ,sa9t-,r5 ,taill&i]1 p4 #gi4--;,bruck]1 ,hi/4 crit4 phil41 t4 ,,iii1 p4 #fcb1 #fdd1 et #feg4--,m>t5e1 ,ampliss4 ,coll41 t4 ,i1 p4 #bii1 #cjd et #caj4 ,quant l'ouvrage o ce tmoignage e/ consign1 il e/ difficile de dt]m9] l'poque o ,abl>d l'crivait4 ,les morceaux qu'on vi5t de lire ont t composs dans un mom5t o son enseignem5t tait int]dit4 ,je n'en conclurai pas que t\te la ,dialectique soit de la mme date4 ,l'exi/5ce mme de ces prambules1 jets dans le c\rs du l'ouvrage1 indique le contraire1 en atte/ant des proccupations accid5telles4 ,un prologue gnral devait se tr\v] au comm5cem5t du premi] livre sur les catgories1 ou plutt d'un livre prlim9aire qui n\s manque1 et qui p\vait tre la ,dialectique ce que l',introduction de ,porphyre e/ la ,logique d',ari/ote#dei4 ,mais cette ,dialectique1 gr& ouvrage en c9q p>ties1 qui embrassait dans la p5se de l'auteur t\te la matire de l',organon1 me p>at une compilation ou une refonte des div]s traits1 opuscules1 gloses1 qu' diffr5tes poques il devait avoir crits l'usage de ses lves1 l'appui de son enseignem5t4 ,l'exemple de ,boce#dfj devait enc\rag] ses imitateurs refaire plusieurs fois les mmes ouvrages1 et ne se pas cont5t] d'une seule dition de leur p5se4 ,note #dei3 ,dial41 p4 #bbf4 ,note #dfj3 ,on sait que ,boce a donn deux comm5taires de l',introduction de ,porphyre1 deux ditions de son comm5taire sur l',h]mneia 7lesquelles ditions sont deux crits diffr5ts72 enf9 trois ouvrages sur les topiques4 ,c'tait au re/e une tradition p>mi les disciples d',ari/ote que de s\t5ir ses ides1 soit en comm5tant ses ouvrages1 soit en retraitant les mmes matires dans le mme ordre1 avec les mmes divisions1 s\s les mmes titres4 ,l'usage remontait ,?ophra/e4 7,de la ,log4 d',ari/41 t4 ,i1 p4 #cf47 ,cep5dant le livre1 dans son ordonnance imp>faite1 tmoigne d'une p5se gnrale et mme d'une con/ante disposition d'esprit4 ,l'auteur s'y prs5te comme trang] dsormais aux luttes de l'cole2 il veut suppler p> la composition l'enseignem5t oral1 qu'on lui df5d4 ,on a donc pu croire qu'il crivait au c\v5t de ,sa9t-,d5is1 soit aprs la dcision du concile de ,soissons1 soit dans le =t de ses dmls avec son abb4 ,le frre ,dagob]t1 qui il s'adresse1 s]ait alors un de ces mo9es dont il avait comm5c1 ,maisoncelle1 l'ducation philosophique et qui t5ai5t secrtem5t p\r lui4 ,peut-tre aussi crivait-il dans une de ces priodes de demi-p]scution o1 suspect et contra9t1 irrit et intimid1 il se croyait rduit au sil5ce2 p> exemple1 v]s la f9 de ses leons au ,p>aclet1 ou lorsqu' ,sa9t-,gildas il s'tait fait abb1 ne p\vant plus tre pr(esseur4 ,enf91 n\s admettrions1 avec ,m4 ,c\s91 qu'il a pu faire ou plutt refaire sa ,dialectique dons sa retraite de ,cluni4 ,on sait qu'il y crivait sans cesse1 et1 dans l'ouvrage1 il p>le des controv]ses spculatives comme de *oses bi5 loignes1 et des leons de ,roscel9 et de ,guillaume de ,*ampeaux comme de s\v5irs dj bi5 vieux4 ,de plus1 il p>at vit] les h>diesses qui t\*5t le dogme1 il combat mme une op9ion sur le ,sa9t-,esprit qu'il avait s\t5ue dans sa ,?ologie#dfa2 enf9 il veille se montr] or?odoxe1 bi5 qu'on ait pu jug] t\t l'heure du progrs rel que l'esprit d'humilit et de pnit5ce avait fait en lui4 ,ce mo9e faible et s\ffrant1 qu'on croyait s\mis1 se pla9t de l'envie qui l'a condamn p\r t\j\rs au sil5ce1 et en appelle l'av5ir1 qui r5dra l'honneur sa mmoire et la sci5ce la lib]t4 ,note #dfa3 ,dialec41 p4 #dge4 ,dans cette hypo?se1 le frre ,dagob]t s]ait un mo9e de ,cluni1 son confid5t1 mo9s que ce ne ft son propre frre1 comme l'indiqu]ait la t5dresse avec laquelle il p>le de lui et de ses neveux#dfb4 ,la seule difficult1 c'e/ que les ouvrages ?ologiques conti5n5t des allusions et des r5vois la ,dialectique1 et dans celle-ci les passages correspondants se retr\v5t#dfc4 ,mais rptons que ce peut tre un compos de traits d'poques diffr5tes1 et1 dans les d]nires annes de sa vie1 ,abl>d peut avoir revu et rassembl en corps d'ouvrage t\te sa philosophie4 ,cette rdaction a*eve et arrte ,cluni s]ait notre ,dialectique4 ,note #dfb3 ,c'e/ l'op9ion de ,m4 ,c\s91 qui p5se qu',abl>d rdigea sa ,dialectique p\r l'in/ruction de ses neveux1 nepotum discipl9ae desid]ium4 ,on peut croire aussi que ces neveux sont la po/rit4 ,mais cep5dant ces mots3 ,ve/ri contemplatione mihi bl&i5te1 languor disc$it1 etc41 sembl5t indiqu] qu'il s'adresse son frre et aux enfants de son frre1 en leur disant3 ,votre image me r5d la =ce4 7,ouvr4 9d41 ,introd41 p4 ,,xxxi et suiv4--,dial41 p4 #bbi47 ,note #dfc3 ,intr4 ad4 !ol41 p4 #aabe4--,!ol4 *ri/41 p4 #acda4 ,mais une *ose plus positive que nos conjectures1 c'e/ que n\s avons ici un monum5t peu prs complet de l'enseignem5t du vrai fondateur de l'cole philosophique de ,p>is4 ,il s]ait inf9i d'analys] dans son enti] un si gr& ouvrage4 ,il suffit d'expos] avec exactitude quelques p>ties fondam5tales1 dont la connaissance s]a la cl de t\t le re/e2 des citations textuelles donn]ont une ide de la manire de l'auteur4 ,n\s craignons bi5 qu'on ne tr\ve encore ces extraits trop nombreux et trop t5dus4 ,qu'on se rappelle p\rtant que t\te cette scola/ique n'effrayait pas ,hlose4 ,la premire section de la ,dialectique1 s\s ce titre3 ,des p>ties d'oraison#dfd1 tait divise en trois livres1 rpondant l',introduction de ,porphyre1 aux ,catgories et l',int]prtation d',ari/ote4 ,le premi] livre manque3 c'tait1 je crois1 proprem5t le ,livre des p>ties2 le second1 dont les premires pages sont p]dues1 traite des catgories ou prdicam5ts4 ,note #dfd3 ,lib] ,p>tium 7on supple orationis74 ,en donnant ce nom un trait sur les prlim9aires de la logique1 ,abl>d t5dait un peu le s5s du mot p>tes2 il faisait comme ceux qui intitul]ai5t grammaire les lm5ts de la philosophie4 ,c> on appelait ord9airem5t p>tes ce qu'il fallait appr5dre avant d'tudi] artes2 c'tait la grammaire d'aprs ,prisci51 ,donat1 etc41 et mle d'un peu de logique 7auj\rd'hui1 analyse logique74 ,voyez ces v]s d',alan de l',ile3 ,si quis sublimes t5dit ad artes1 ,pr9cipio p>tes corde necesse sciat2 ,artes po/ p>tes vet]es didic]e magi/ri4 7,budd41 ,obs]v4 ,select41 ,,xix1 t4 ,,vi1 p4 #adi47 ,la sub/ance e/ la premire des catgories1 et le fond de t\tes les autres4 ,elle ti5t donc le premi] rang dans la logique1 que l'on accuse d'tre une sci5ce purem5t v]bale4 ,la sub/ance e/ aussi l'ide ncessaire et fondam5tale de t\te sci5ce ontologique2 c>tez cette ide1 le monde objectif devi5t une fantasmagorie va9e4 ,m4 ,roy] ,coll>d a dit quelque "p qu'on peut jug] une philosophie sur l'ide qu'elle donne de la sub/ance2 c'e/ rectifi] cette ide que ,leibnitz a mis son tude1 p5sant rgnr] avec elle t\te la philosophie1 et l'idologie a reg>d comme sa premire r=me la proscription mme du mot sub/ance4 ,comm5ons l'exam5 de la doctr9e d',abl>d p> la ?orie de la sub/ance1 non qu'elle soit orig9ale 7il y a bi5 peu de p>ties orig9ales dans la logique de ce temps-l72 mais elle e/ importante1 et peut n\s appr5dre saisir et p>l] la langue de la ,dialectique4 ,on connat la df9ition logique de la sub/ance3 ,elle n'e/ dite d'aucun sujet1 elle n'e/ dans aucun sujet4 ,a cette proprit fondam5tale il faut jo9dre celle-ci3 ,en re/ant elle-mme1 elle peut recevoir les contraires4 ,les sub/ances premires sont les individus1 les sub/ances secondes sont les g5res et les espces4 ,a9si p>le ,ari/ote#dfe4 ,note #dfe3 ,voyez le *apitre prcd5t et ,ari/41 ,categ41 ,,ii4 ,t\tes les sub/ances1 dit ,abl>d aprs lui#dff1 ont cela de commun de n'tre pas dans un sujet1 c'e/--dire un simple attribut d'un sujet 79 subjecto non esse74 ,c> aucune sub/ance1 ou premire ou seconde1 n'a d'autre fondem5t qu'elle-mme4 ,au re/e1 la diffr5ce e/ dans le mme cas3 comme elle con/itue l'espce1 elle n'e/ pas un simple accid5t1 elle n'e/ po9t fonde dans le sujet titre d'accid5t1 non ine/ 9 fundam5to p] accid5s2 elle entre dans la sub/ance mme de l'espce4 ,si l'on dit l'homme e/ un animal mortel rationnel#dfg 7ou raisonnable71 la diffr5ce raisonnable1 qui fait de l'animal l'espce homme1 n'en e/ pas sp>able comme un simple accid5t1 c> l'espce disp>atrait aussitt4 ,les sub/ances secondes sont affirmes des premires1 qu& on nomme celles-ci et qu'on les df9it4 ,il en e/ de mme de la diffr5ce2 elle entre dans la df9ition4 ,l'accid5t1 au contraire1 ne con/ituant ri5 dans la sub/ance1 lui app>ti5t extrieurem5t1 et ne saurait tre nonc dans la df9ition des sub/ances4 ,note #dff3 ,dial41 p>s ,i1 p4 #agd et seq4 ,note #dfg3 ,il faut s'habitu] cette df9ition ,grec3 zoon logikon ?naeton1 qui e/ fondam5tale1 et qui revi5dra sans cesse4 ,cep5dant ,ari/ote avait blm ,platon d'avoir introduit le mortel dans la df9ition de l'animal 7,topic41 ,,vi1 ,x72 aussi l'attribut mortel e/-il s\v5t nglig ou c>t1 notamm5t dans ,porphyr4 ,isag41 ,i1 ,,ii2 et ,boe?41 9 ,porph41 p4 #c et #fa4 ,mais il se retr\ve ailleurs4 7,voyez le mme1 9 ,top4 ,cic41 p4 #hjd et de ,consol41 l4 ,i1 p4 #hih47 ,mortel p>at avoir t admis dans la df9ition p\r di/+u] l'homme de ,dieu4 ,cette df9ition e/ explique et tablie dans ,porphyre1 ,isag41 ,,iii1 p4 #af et #ag de la traduction4 ,autre proprit des sub/ances3 en elles ri5 de contraire2 ce qui veut dire qu'elles ne sont po9t contraires les unes aux autres4 ,premires ou secondes1 elles admett5t les contraires1 mais titre d'accid5t2 l'homme peut tre noir ou blanc2 c'e/ en ce s5s qu'elles ont ce qu'on appelle la susceptibilit des contraires4 ,si p>fois on dit qu'une sub/ance e/ contraire une autre1 c'e/ qu'elle a des accid5ts contraires4 ,mais aucune sub/ance n'e/ en soi dite contraire une autre sub/ance1 si ce n'e/ p> une autre sub/ance4 ,en effet1 d'un ct on ne peut dire que l'homme soit le contraire d'animal1 de pi]re1 d'arbre2 mais il a des accid5ts contraires ceux de l'animal1 de la pi]re1 de l'arbre2 de l'autre1 il peut tre contraire p> une autre sub/ance1 c'e/--dire que p> la sub/ance animal qu'il a1 l'homme e/ contraire la pi]re1 qui ne l'a pas4 ,au re/e1 ce c>actre e/ commun aux catgories de quantit et de relation4 ,les sub/ances ne peuv5t tre comp>es2 c> la comp>aison se fait adjectivem5t 7p] adjac5tiam71 non sub/antivem5t 7p] sub/antiam71 on n'e/ pas plus ou mo9s homme1 comme on e/ plus on mo9s blanc4 ,cette proprit se retr\ve dans la quantit et ailleurs4 ,quel e/ donc exclusivem5t le propre de la sub/ance8 ,c'e/ qu'tant seule et mme en nombre 7un mme numriquem5t1 idem num]o71 elle peut recevoir les contraires4 ,cela provi5t de ce qu'elle e/ susceptible d'accid5ts2 elle en e/ le fondem5t ou le s\ti54 ,elle ne reoit pas les contraires en =mation 79 =matione71 comme une =me qui la con/itue1 qui la diffr5cie1 qui dt]m9e son ess5ce4 ,c> la susceptibilit des contraires n'app>ti5drait plus la sub/ance seule4 ,la blan*eur1 p> exemple1 simple qualit1 admet les =mes contraires de la cl>t ou de l'obscurit1 et ne cesse pas d'tre la blan*eur4 ,la sub/ance homme qui recevrait la rationnalit et son contraire cess]ait d'tre la mme sub/ance2 mais elle peut p]si/] en recevant des accid5ts contraires4 ,t\s les accid5ts sont en sujet 79 subjecto71 c'e/--dire peuv5t tre attribus un sujet4 ,ari/ote dit que la sub/ance e/ susceptible des contraires1 en v]tu d'un *angem5t en elle-mme1 c'e/--dire moy5nant un *angem5t dans le temps2 a9si le froid devi5t *aud#dfh4 ,l'addition de cette dt]m9ation p>at sup]flue4 ,elle avait app>emm5t p\r b d'exclure la p5se et l'oraison1 qui sembl5t admettre les contraires1 p\vant tre vraies ou fausses en des temps div]s1 sans cep5dant *ang] en elles-mmes4 ,socrate e/ assis2 v\s le p5sez et v\s le dites3 p5se et proposition vraies qui peuv5t1 en re/ant les mmes1 dev5ir fausses si ,socrate se lve4 ,mais ce n'e/ pas l l'effet d'un *angem5t de soi1 c'e/--dire d'un *angem5t intr9sque de la p5se ou de la proposition4 ,ari/ote n'aura inv5t sa re/riction que p\r se dlivr] des objections d'un adv]saire importun4 ,en effet1 la proposition ,socrate e/ assis1 vraie p5dant que ,socrate e/ assis1 n'e/ plus la mme qu& il e/ lev4 ,ce qui e/ dit ensemble1 c'e/--dire avec autre *ose1 ne peut1 tant seul1 tre appel intgralem5t la mme *ose2 c> ce qui e/ avec ce qui n'e/ pas ne =me pas une ess5ce4 ,la proposition ,socrate e/ assis dite de ,socrate assis n'e/ pas le mme t\t que la mme proposition dite de ,socrate deb\t3 elle a donc *ang4 ,si cep5dant l'on veut ne voir l'ess5ce de la proposition que dans ses t]mes1 ce qui e/ plus usit1 la proposition e/ la mme1 elle n'a po9t *ang1 mais aussi elle n'a po9t admis de contraires4 ,le fait que ,socrate e/ rellem5t assis ou lev ne t\*e po9t l'ess5ce de la proposition2 c'e/ ce qu'on appelle une apposition ou circon/ance ext]ne4 ,dans ce s5s-l1 bi5 d'autres *oses que les sub/ances admettrai5t les contraires1 mais des contraires qui ne leur app>ti5drai5t pas proprem5t4 ,les sub/ances aussi en ont de ce g5re qu'elles ne reoiv5t pas d'elles-mmes1 mais de ce qui e/ autre qu'elles1 et qui provi5n5t du *angem5t des faits extrieurs et des objets trang]s4 ,p> exemple1 il y en a qui dis5t que l'oraison n'e/ que l'air faisant du bruit 7,roscel972 alors dans l'espce1 suivant que ,socrate s]ait assis ou lev1 l'air s]ait vrai ou faux4 ,la sub/ance de l'air aurait-elle donc t modifie1 aurait-elle vraim5t reu des contraires8 non1 sans d\te4 ,la proposition n'e/ pas modifie davantage dans les accid5ts de son ess5ce1 quelle qu'elle soit1 et l'objection e/ sans valeur4 ,note #dfh3 ,categ41 ,v1 ,,xxi-,,xxv4 ,on a s\t5u cep5dant que les sub/ances tai5t *anges en soi p> les contraires1 et p> les contraires seulem5t1 p>ce que1 p\vant tre sujets de t\t1 recevoir t\tes sortes d'accid5ts1 elles sont mobiles et in/ables dans leurs =mes4 ,mais les =mes qui ont beso9 p\r subsi/] d'adhr] aux sub/ances1 ne sont jamais mues ou *anges en elles-mmes dans ces sub/ances2 elles le sont p> la mobilit des sub/ances mmes1 dont la nature e/ d'tre galem5t sujettes diffr5tes =mes1 et de ne po9t prir qu& les =mes *ang5t4 ,pr5ez la blan*eur1 elle peut recevoir la cl>t et l'obscurit1 p>ce que telle e/ la nature de la sub/ance1 sujet de la qualit de blan*eur1 mais comme blan*eur elle ne *ange pas4 ,a9si les sub/ances peuv5t tre *anges en soi1 et non dans leurs =mes2 c> lorsque les =mes reoiv5t des contraires1 c'e/ que la sub/ance qui les s\ti5t *ange et passe p> les contraires4 ,aprs la sub/ance vi5t la quantit#dfi4 ,on ne peut p5s] une sub/ance sans concevoir une quantit1 c> t\te sub/ance e/ ncessairem5t une ou plusieurs4 ,comme l'on considre s\v5t la matire sans ses qualits1 la quantit a t mise avant la qualit4 ,cep5dant il y a des qualits tellem5t sub/antielles qu'elles sont insp>ables des sub/ances1 ce sont les diffr5ces4 ,mais enf9 tel e/ l'ordre tabli p> l'autorit#dgj4 ,la quantit d'ailleurs (fre cette analogie avec la sub/ance que1 comme elle1 elle n'admet en soi ni contr>it ni comp>aison4 ,note #dfi3 ,dial4 p>s ,i1 p4 #agh4 ,note #dgj3 ,cet ordre n'e/ pas inv>iable dans ,ari/ote4 ,voy4 ,categ41 ,,iv1 et ,analyt4 po/41 ,i1 ,,xxii4 ,la quantit e/ la *ose suivant laquelle le sujet e/ mesur3 on p\rrait donc lui donn] le nom plus connu de mesure4 ,elle e/ simple comme le po9t1 l'unit1 l'in/ant ou mom5t indivisible1 l'lm5t1 la voix indivisible et le lieu simple2 ou bi5 elle e/ compose1 comme la ligne1 la sup]ficie1 le corps1 le temps1 le lieu compos1 l'oraison et le nombre4 ,les quantits simples ou indivisibles n'tant pas accessibles aux s5s1 ne s]v5t pas la mesure2 c'e/ l'(fice des quantits composes qui sont ou discrtes1 ou cont9ues4 ,guillaume de ,*ampeaux appelait les quantits simples1 des natures spciales1 p>ce qu'elles sont les seules qui naturellem5t manqu5t de p>ties1 et les composes1 des composs individuels ou individus composs1 lesquels ne sont pas uns naturellem5t2 exemple1 un tr\peau ou un peuple4 ,il aj\tait que les noms de ligne1 sup]ficie1 etc41 sont plutt pris 7sumpta1 ab/raits7 de c]ta9es collections ou comb9aisons qu'ils ne sont vraim5t sub/antifs ou noms de sub/ances4 ,ici ,abl>d traite du po9t1 et il donne sur le po9t et les quantits qu'il eng5dre les notions prlim9aires de la gomtrie4 ,il n'e/ arrt que p> une objection de ,boce1 qui ne veut pas que le po9t aj\t lui-mme con/itue la ligne1 p>ce que ri5 aj\t ri5 ne produit ri54 ,il av\e qu'il ne connat pas la solution de cette difficult1 quoiqu'il en ait ent5du bon nombre de la b\*e des ari?mtici5s1 tant lui-mme t\t fait ignorant de cette sci5ce4 ,il donne cep5dant la solution de son matre1 c'e/--dire de ,guillaume de ,*ampeaux4 ,en quelque lieu qu'une ligne soit c\pe1 l'extrmit de *acune de ses sections app>aiss5t des po9ts1 qui tai5t aup>avant en contact2 donc1 sur t\te la ligne1 il y a des po9ts4 ,ces po9ts sont de l'ess5ce de la ligne1 s9on les p>ties de la ligne ne s]ai5t pas cont9ues1 puisque ce sont les po9ts qui se t\*5t4 ,ceux-ci s]ai5t alors int]poss et bris]ai5t la cont9uit de la ligne#dga4 ,note #dga3 ,l4c41 p4 #ahb4--;,ari/41 ,cat41 ,,vi4--,boe?4 9 ,pra$41 p4 #adh4 ,p>mi les quantits composes se di/+ue le temps2 c'e/ une quantit cont9ue1 c> ses p>ties se succd5t sans int]valle4 ,on objecte que ces p>ties1 t\j\rs en transition1 t\j\rs in/ables1 ne sont pas plus cont9ues que celles d'une oraison1 lesquelles se succd5t sans cont9uit4 ,mais la succession de celles-ci e/ notre oeuvre1 et la succession des p>ties du temps e/ naturelle2 n\s ne p\vons1 n\s1 produire une cont9uit telle qu'il n'y ait quelque di/ance entre ses lm5ts4 ,les p>ties du temps sont les unes simples1 ce sont les in/ants1 et les autres composes1 ce sont les composs de ces mom5ts indivisibles4 ,le temps e/ donc une quantit cont9ue dans le sujet p> la succession des p>ties4 ,c'e/ p> le temps que t\t se mesure3 t\tes les *oses ont donc en soi leurs temps1 qui sont comme leurs mesures4 ,a9si l'on ne doit pas concevoir la cont9uit d'un temps compos dans des *oses diffr5tes1 quoiqu'on puisse p]cevoir en elles des p>ties coexi/antes2 mais il faut admettre dans un mme sujet des mom5ts qui se succd5t comme une eau qui c\le4 ,les *oses se mesur5t1 quant leurs temps1 l'aide d'une action horaire1 diurne1 ayant enf9 une c]ta9e dure1 et dont les p>ties ne sont pas p]man5tes1 mais pass5t avec celles du temps4 ,t\tes les *oses ayant leurs temps1 c'e/--dire1 leurs heures1 j\rs1 mois1 etc41 de dure1 t\s ces temps runis =m5t un seul j\r1 un seul mois1 etc41 enf9 un seul temps4 ,le temps e/ un t\t qui diffre de t\s les autres4 ,dans ceux-ci1 posez le t\t1 v\s posez la p>tie1 et la de/ruction de la p>tie dtruit en p>tie le t\t2 mais v\s p\vez dtruire le t\t sans dtruire la p>tie1 et en posant la p>tie1 v\s ne posez pas le t\t4 ,c'e/ l'inv]se p\r le temps4 ,a9si1 s'il y a maison il y a muraille1 sans conv]sion1 c'e/--dire1 sans rciprocit2 c> on ne peut dire s'il y a muraille1 il y a maison4 ,au contraire1 s'il y a la premire heure du j\r1 il y a j\r1 et la proposition inv]se n'e/ pas vraie4 ,abl>d accepte ces di/9ctions1 qui sont de tradition2 t\tefois il obs]ve que s\s le nom de j\r on ent5d d\ze heures prises ensemble1 et dont aucune ne peut exi/]1 si une seule n'exi/e pas4 ,on en conclut que cette proposition3 ,le j\r exi/e1 ne peut jamais tre vraie1 les d\ze heures ne p\vant jamais exi/] ensemble2 cela e/ exact2 mais p>lant figurativem5t1 n\s disons1 comme le j\r exi/e p> p>tie1 qu'une p>tie e/ une p>tie du j\r4 ,proprem5t1 on ne peut appel] un t\t1 ce dont il n'exi/e jamais qu'une p>tie2 mais s\v5t n\s pr5ons comme un enti] ce qui n'en e/ pas un vritablem5t1 et n\s adaptons des noms des *oses comme si elles exi/ai5t1 qu& n\s v\lons en faire compr5dre quoi que ce soit4 ,tels sont les noms de pass et de futur1 que n\s employons1 lorsque n\s v\lons en donn] quelque ide ou mesur] quelque *ose p> leur moy51 quoiqu'ils ne soi5t pas mme des temps4 ,c> ils ne sont po9t des quantits1 n'tant dans aucun sujet1 et ils ne sont dans aucun sujet1 puisqu'ils ne sont pas4 ,le temps qui fut ou qui n'e/ pas encore ne devrait pas plus tre appel temps que le cadavre huma9 ne doit tre appel homme4 ,seulem5t une *ose passe a prcd la prs5te1 comme la prs5te prcde la *ose v5ir4 ,des temps de *aque *ose n\s composons le temps1 et le temps prs5t e/ le t]me commun du pass et de l'av5ir4 ,le nombre a p\r orig9e l'unit1 il e/ une collection d'units4 ,deux units font le b9aire1 trois le t]naire1 etc4 ,t\s ces nombres1 suivant ,guillaume de ,*ampeaux1 n'tai5t pas des espces du nombre1 n'avai5t pas le nombre p\r g5re1 puisqu'un nombre ne p\vait tre une *ose une1 une ess5ce4 ,un habitant de ,rome et un habitant d',antio*e font le b9aire ou le nombre deux4 ,e/-ce donc une *ose que ce qui se compose de deux *oses si di/9ctes et si di/antes8 ,a9si1 disait-il1 t\t nom de nombre1 le b9aire1 le t]naire1 sont des noms pris des collections d'unit1 noms pris1 sumpta1 ou1 si l'on veut1 ab/raits4 ,abl>d voit cela quelque difficult et tr\ve plus propos de dire que le nombre e/ un nom sub/antif et p>ticuli] de l'unit1 qui signifie galem5t unit au s+uli] et au pluriel4 ,b9aire1 t]naire et les autres nombres1 s]ont des noms du pluriel4 ,ceux qui croi5t que dans les noms d'espces ou de g5res1 sont cont5ues non-seulem5t les *oses unes de nature 7les individus71 mais encore celles qui sont sub/antiellem5t 7mieux1 sub/antivem5t7 dsignes p> ces noms1 p\rront appel] peut-tre les noms de nombre des espces1 att5du qu'ils suiv5t plus la logique dans le *oix1 des noms que la physique dans la re*]*e de la nature des *oses4 ,ceci s'adresse1 comme on le voit1 aux rali/es4 ,comme le nombre1 l'oraison e/ une quantit4 ,ari/ote appelle oraison les sons1 ou1 si l'on veut1 les voix significatives1 lorsqu'elles sont pr(res en comb9aison avec l'air lui-mme4 ,cep5dant1 dit ,abl>d1 le sy/me de notre matre v\lait1 je m'en s\vi5s1 que l'air seul1 proprem5t p>l]1 ft ent5du1 rsonnt et signifit1 tant seul frapp1 et qu'on ne dt de ces sons qu'ils sont ent5dus ou significatifs qu'en tant qu'ils sont adjac5ts l'air ou plutt aux p>ties d'air ent5dues ou significatives4 ,mais1 ce s5s1 on p\rrait s\t5ir que t\te =me de l'air1 ft-ce sa c\leur1 e/ ent5due et signifie4 ,proprem5t1 le son n'e/ ent5du et ne signifie qu'autant que p> le battem5t de l'air il e/ produit dans l'air et r5du p> ce mme air s5sible aux oreilles4 ,p> les s5s n\s p]cevons les =mes des sub/ances1 p> l'oue n\s recevons et s5tons le son pr(r4 ,on dem&e qu& cette oraison ou proposition3 ,l'homme e/ un animal1 laquelle n'a po9t de p>ties p]man5tes1 devi5t significative2 e/-ce au comm5cem5t1 au milieu1 la f98 ,la signification n'e/ accomplie qu'au d]ni] po9t du prononc4 ,en va9 dit-on qu'il faut alors que les p>ties qui ne sont plus signifi5t1 p>ce qu'autrem5t il n'y aurait que la d]nire lettre de significative4 ,ce n'e/ qu'aprs que la proposition e/ t\te prononce que n\s en tirons une p5se2 n\s la compr5ons en rappelant la mmoire les p>ties pr(res immdiatem5t aup>avant4 ,c'e/ p> l'intellig5ce et la mmoire que n\s con/atons une signification4 ,dire que l'oraison pr(re signifie1 ce n'e/ pas lui attribu] une =me ess5tielle1 qui s]ait la signification2 mais c'e/ reconnatre l'me de l'auditeur une comprh5sion opre la suite de l'oraison prononce4 ,qu& n\s disons3 ,socrate c\rt1 le s5s ou la signification p>at n'tre que la conception produite1 aprs la prononciation1 dans l'me d'un auditeur4 ,a9si la proposition3 ,la *imre e/ concevable#dgb1 se compr5d figurativem5t1 non qu'elle attribue aucune *ose la =me de la *imre ou ce qui n'e/ pas1 mais p>ce qu'elle produit une c]ta9e p5se dans l'me de celui qui p5se la *imre4 ,si donc1 p> la signification d'un nom1 n\s n'ent5dons po9t une =me ess5tielle1 mais seulem5t ce qui eng5dre un concept1 l'oraison significative s]a celle qui fait natre une ide dans l'intellig5ce4 ,le nom de signifiant ou significatif e/ pris de la cause plutt que d'une proprit2 il convi5t ce qui e/ cause qu'un concept se produise dans l'esprit de quelqu'un4 ,note #dgb3 ,*ima]a e/ op9abilis 7p4 #aib74 ,op9abilis vaut mieux que concevable1 l'op9atio 7,grec3 doxa7 tant prcism5t la p5se son mo9dre degr1 la p5se de ce qui n'e/ pas4 7,ari/41 ,h]m541 ,,xi2 ,boet41 ,de ,int]p41 p4 #dbc47 ,au re/e cet exemple de la *imre1 la "q de savoir comm5t on p\vait concevoir ou nomm] le *imrique1 le c5taure1 l'hirco-c]vus 7,grec3 ,tragelaphos4 ,h]m541 ,i1 #a71 occupait beauc\p les scola/iques4 ,voyez sur *ima]a intelligitur le c4 ,,vii4 ,aprs la quantit1 on prvoit qu',abl>d passe aux autres catgories2 seulem5t il *ange l'ordre d',ari/ote1 et arrive immdiatem5t celles qu'on appelle qu& et o4 ,sur l'une et l'autre il se fait cette "q3 ,les catgories ou prdicam5ts sont ce qu'on a nomm les g5res ou gnralits p> excell5ce1 les g5res les plus gnraux1 ce qu'il y a de plus gnral1 g5]alissima4 ,or1 o et qu& ne sembl5t pas tels1 puisqu'ils ne p>aiss5t pas tre des premi]s pr9cipes2 o nat du lieu1 qu& vi5t du temps4 ,mais les pr9cipes premi]s ne sont premi]s que p> la matire et non p> la cause4 ,c> si p> pr9cipe on ent5d cause1 la sub/ance s]a le pr9cipe des autres prdicam5ts1 puisque c'e/ en elle que t\s se ralis5t1 et qu'tant s\t5us p> elle1 c'e/ d'elle1 sans nul d\te1 qu'ils ti5n5t l'tre#dgc4 ,note #dgc3 ,dial41 p>s ,i1 p4 #aii4 ,cette obs]vation e/ importante1 mais ,abl>d ne la p\sse pas plus lo94 ,elle le met cep5dant sur la voie de la di/9ction faire entre la dialectique et l'ontologie1 qu'il appelle la logique et la physique1 c'e/--dire entre la sci5ce des conceptions de l'tre et celle de la nature des tres4 ,l'une e/ au vrai s5s du mot une idologie1 et1 jusqu' un c]ta9 po9t1 une hypo?se2 l'autre e/ la connaissance de la ralit1 ou cet empirisme transc5dant qui donne les *oses et non des ab/ractions4 ,cette di/9ction e/ s\v5t entrevue p> les scola/iques2 ils y font1 en passant1 allusion2 et s'ils n'insi/5t pas1 peut-tre p5sai5t-ils qu'elle allait sans dire4 ,mais plus s\v5t encore ils ont l'air de l'oubli] ou de la mconnatre2 et pr5ant au srieux t\te leur gomtrie intellectuelle1 t\te cette sci5ce de conv5tion1 ils sembl5t mettre une ontologie factice la place de la vritable1 ralis] les ab/ractions1 matrialis] les tres de raison et faire vivre l'esprit dans un monde compos d'app>5ces et peupl de fantmes4 ,c'e/ cette ontologie qui a dcri la scola/ique et compromis le nom mme d'ontologie1 au po9t que dans un gr& nombre d'esprits cette sci5ce e/ dev5ue le synonyme de l'hypo?se et de la *imre4 ,abl>d1 quoiqu'il passe en revue les dix catgories1 n'puise pas la matire4 ,il donne p\r raison que l'autorit n'a laiss de la plup>t des prdicam5ts qu'une numration4 ,ari/ote1 en effet1 ne p>le avec dtail que des quatre premi]s4 ,ari/ote1 aj\te-t-il1 au tmoignage de ,boce1 a trait avec plus de pr(ondeur et de subtilit des prdicam5ts ubi et qu&o dans ses ,physiques1 et de t\s dans ceux de ses livres qu'il appelle les ,mtaphysiques4 ,mais ces ouvrages1 aucun traducteur ne les a encore appropris la langue lat9e1 et voil p\rquoi la nature de ces *oses n\s e/ mo9s connue#dgd4 ,note #dgd3 ,dial41 p4 #bjj4 ,la ,physique et la ,mtaphysique n'tai5t donc pas traduites ni tudies4 ,les manuscrits grecs1 dont on p\vait connatre l'exi/5ce1 tai5t comme non av5us4 ,boce nomme ces ouvrages dans son comm5taire sur les catgories 7p4 #aij71 mais il cite aussi au mme endroit le trait d',ari/ote sur la gnration et la corruption1 et comme il en cite le titre en grec1 ,abl>d l'omet4 ,on voit ce qu'tait ds lors ,ari/ote4 ,la sci5ce se mesurait la portion connue de ses ouvrages4 ,cep5dant il e/ rem>quable qu',abl>d montrait p\r ,platon1 qu'il connaissait si peu1 plus de dfr5ce encore et de p5*ant4 ,a propos de la relation1 il rappelle1 sur la foi de ,boce1 que ,platon avait donn une df9ition reue1 puis critique et r=me p> ,ari/ote4 ,cette df9ition portait que les relatifs sont les *oses qui peuv5t tre assignes les unes aux autres d'une faon quelconque p> leurs propres1 comme un nom assign un autre p> le gnitif4 ,mais ,ari/ote1 en exam9ant mieux cette df9ition1 la tr\va trop l>ge4 ,il osa corrig] l'erreur de son matre1 et se fit le matre de celui dont il se reconnaissait le disciple4 ,il donna donc cette df9ition3 ,il y a relation qu& une *ose n'e/ que p> rapport une autre2 c'e/--dire qu& une *ose n'exi/e que p> une autre#dge4 ,beauc\p de *oses peuv5t tre rapportes d'autres sans que l'tre des unes dp5de de l'tre des autres4 ,le boeuf de cet homme n'exprime pas un rapport p>eil celui qui e/ exprim p> l'aile de l'ail1 c> sans aile il n'y a plus d'ail1 et l'homme exi/e sans le boeuf4 ,si la df9ition de ,platon1 conv5ant t\s les rapports1 e/ trop l>ge1 on a tr\v celle d',ari/ote trop troite1 et l'on a dit qu'elle n'embrassait po9t la relation dans sa plus gr&e gnralit4 ,mais1 obs]ve ,abl>d1 si n\s n\s has>dons blm] ,ari/ote le pr9ce des pripattici5s1 quel autre adopt]ons-n\s donc8 et il s'applique ju/ifi] le matre qui lui re/e4 ,note #dge3 ,je traduis ici les deux df9itions sur le texte d',abl>d 7,dial41 p4 #bja71 l'une3 ,omnia illa ad aliquid quaecumque ad se invicem assign>i p] propria quoque modo poss5t4 7,platon87 ,sunt ea ad aliquid quibus e/ hoc ipsum esse ad aliud se hab]e4 7,ari/ote47 ,boce1 qui n\s appr5d qu'on croyait la premire df9ition de ,platon1 les donne t\tes deux plus clairem5t et plus correctem5t3--#a ,ad aliquid dicuntur quaecumque hoc ipsum quod sunt aliurum esse dicuntur1 vel quomodo libet alit] ad aliud4--#b ,sunt ad aliquid quibus hoc ipsum esse e/ ad aliquid quodam modo se hab]e4 7,9 ,pra$41 p4 #aee et #afi47 ,m4,b4 ,sa9t-,hilaire traduit d'une manire plus con=me au texte d',ari/ote en disant3 #a ,on appelle relatives les *oses qui sont dites1 quelles qu'elles soi5t1 les *oses d'autres *oses1 ou qui se rapport5t une autre *ose1 de quelque faon diffr5te que ce soit4--#b ,les relatifs sont les *oses dont l'exi/5ce se confond avec leur rapport quelconque une autre *ose4 7,t4 ,i1 ,catg41 c4 vii1 p4 #ha et #ia47 ,voici l'orig9al3 #a ,grec3 ,pros ti de ta toiauta legetai1 osa auta ap] e/91 het]on e9ai legetai1 ae hopos\n allos pros het]on4--#b ,grec3 ,e/i ta pros ti1 ois to e9ai tauton e/i to pros ti pos e*e94 7,cat41 ,,vii1 vii1 #a et #bd47 ,n\s avons1 dit-il en t]m9ant1 dans t\t ce que n\s v5ons d'enseign] sur la relation1 suivi pr9cipalem5t ,ari/ote1 p>ce que la langue lat9e s'e/ p>ticulirem5t arme de ses ouvrages et que nos devanci]s ont traduit ses crits du grec en cette langue4 ,et n\s peut-tre1 si n\s avions connu les crits de son matre ,platon sur notre art1 n\s les adopt]ions aussi1 et peut-tre la critique du disciple t\*ant la df9ition du matre p>atrait-elle mo9s ju/e4 ,n\s savons en effet qu',ari/ote lui-mme dans beauc\p d'autres endroits1 excit peut-tre p> l'envie1 p> le dsir de la r5omme1 ou p\r faire montre de sci5ce1 s'e/ insurg contre son matre1 ce premi] *ef de t\te la philosophie1 et que1 s'a*>nant contre ses op9ions1 il les a combattues p> c]ta9es argum5tations et mme p> des argum5tations sophi/iques2 comme dans ce que n\s rapporte ,macrobe au sujet du m\vem5t de l'me#dgf4 ,de mme1 ici peut-tre s'e/-il gliss quelque malveillance1 soit qu',ari/ote n'ait pas t ju/e dans sa manire de pr5dre la doctr9e de ,platon sur la relation1 soit qu'il expose mal le s5s de la df9ition et y aj\te de son fonds des exemples mal *oisis1 af9 de tr\v] quelque *ose corrig]4 ,mais puisque notre lat9it n'a pas encore connu les ouvrages de ,platon sur cet art1 n\s ne n\s +rons pas de le df5dre en *oses que n\s ignorons4 ,n\s p\vons cep5dant faire un aveu1 c'e/ qu' considr] plus att5tivem5t les t]mes de la df9ition platonique1 elle ne s'c>te pas de la p5se d',ari/ote4 ,lorsqu'il a dit3 ,les relatifs sont des relatifs en ce qu'ils sont *oses des autres *oses1 il a reg>d mo9s la con/ruction des mots1 qu' la relation naturelle des *oses4 ,il ne s'agit pas1 en effet1 d'une attribution quelconque1 v]bale1 accid5telle1 mais sub/antielle4 ,ce qui e/ assign p> possession n'e/ pas relatif dans le s5s te*nique1 c> ce n'e/ pas ce qui accompagne naturellem5t le sujet1 ce qui en dp5d sub/antiellem5t4 ,le boeuf d'un homme1 n'e/ que le boeuf possd p> un homme4 ,une *ose e/ relative une autre1 elle e/ ad aliquid1 lorsqu'elle e/ d'une autre1 en ce s5s qu'elle en dp5d1 comme la pat]nit et la filiation dp5d5t mutuellem5t l'une de l'autre4 ,sans d\te cette relation e/ exprime p> le gnitif1 ce qui e/ d'un autre1 quod e/ aliorum2 mais le gnitif n'exprime pas uniquem5t la simple assignation de ce qui e/ possd ce qui possde1 il nonce aussi la relation de dp5dance ess5tielle1 comme lorsqu'on dit3 ,le pre e/ le pre du fils4 ,dans cette proposition1 on peut ent5dre galem5t et que la sub/ance du pre e/ dans un c]ta9 rapport avec le fils ou que les deux sub/ances se conc]n5t1 et qu'il y a du pre au fils une relation ncessaire qui fait que l'un ne peut tre sans l'autre4 ,note #dgf3 ,dial41 p4 #bjf4 ,a la manire dont p>le ,abl>d1 il p>at avoir connu le texte mme de ,macrobe4 7,9 somn4 ,scip41 l4 ,,ii1 ,c4 ,,xiv47 ,l'tude des autres catgories1 mme celle de qualit1 n\s appr5drait peu de *ose1 et n\s passons au livre ,,iii4 ,la seconde p>tie de l',organon e/ le trait sup] p]i]m5ias1 comme l'appelle ,abl>d1 qui n'tait pas le seul pr5dre ce titre p\r un seul mot3 ,grec3 ,erma5eia1 ,h]m5eia2 de ,int]pretatione1 comme dis5t les premi]s traducteurs2 du langage ou de la proposition1 comme dit le d]ni] traducteur de la ,logique4 ,dans la ,dialectique d',abl>d1 qui e/ son ,organon1 la premire p>tie e/ t]m9e p> un livre de ,int]pretatione1 qui succde aux ,prdicam5ts1 et ce livre ,,iii e/1 beauc\p d'g>ds1 comme dans ,ari/ote1 une grammaire gnrale#dgg4 ,l sont vritablem5t traites les p>ties du disc\rs1 et notamm5t le nom et le v]be4 ,cep5dant on y rem>que quelque dissid5ce sur les que/ions communes entre les dialectici5s et les grammairi5s1 et ,abl>d se prononce en gnral p\r les premi]s4 ,il s]ait impossible de le suivre dans le dtail de ses re*]*es sur les mots1 et n\s m>*]ons ici rapidem5t4 ,note #dgg3 ,dial41 p>s ,i1 l4 ,,iii1 p4 #bji1 #bbf4--;,de la ,log4 d',ari/41 t4 ,i1 p4 #ahc4--,log4 d',ari/41 trad4 p> le mme1 t4 ,i1 p4 #adg4 ,guillaume de ,*ampeaux e/ s\v5t cit4 ,il p>at vid5t qu'il avait t\* t\tes les p>ties de la dialectique1 et produit1 sur ma9tes que/ions1 des vues n\velles qui ne manqu5t pas de subtilit4 ,de ces que/ions1 celle qui semble le plus occup] ,abl>d1 e/ la "q de savoir ce que c'e/ que la signification des mots4 ,on a dj vu t\t l'heure qu'il ent5d p> signifi] produire une ide4 ,c'e/ une consqu5ce que p\r jug] de la signification des mots1 il faut mo9s reg>d] aux mots qu' l'intellig5ce de l'auditeur4 ,soit donc pose la "q3 ,un nom signifie-t-il t\t ce qui e/ dans la *ose laquelle le nom a t impos1 ou bi5 seulem5t ce que le mot mme dnote et ce qui e/ cont5u dans l'ide qu'il exprime8 ,abl>d se dcide p\r cette d]nire op9ion1 qui tait celle d'un c]ta9 ,g>mond#dgh contre ,guillaume de ,*ampeaux2 le premi] s'appuyant sur la raison1 t&is que le second semblait appuy p> l'autorit4 ,a9si l'on ne peut accord] au d]ni] que le nom d'un g5re signifie l'espce1 quoique l'espce soit dans le g5re1 ni que le nom ab/rait dsigne le sujet de l'accid5t qu'il exprime1 quoique l'accid5t soit dans le sujet et n'en puisse tre sp>4 ,*acun de ces noms ne signifie que l'ide qu'il excite dans l'esprit2 a9si quoique les hommes soi5t des animaux1 le nom d'animal ne signifie po9t homme1 p>ce qu'il ne produit pas l'ide d'homme4 ,encore mo9s de ce que l'homme e/ blanc1 suit-il que blanc dsigne l'homme4 ,il y a dans cette op9ion de ,g>mond1 adopte p> ,abl>d1 contre le s5s app>5t de quelques mots d',ari/ote et de ,boce1 une t5dance l\able subordonn] la dialectique la psy*ologie4 ,note #dgh3 ,dial41 p4 #baj4 ,ce ,g>mond e/ inconnu4 ,n\s ne dirons ri5 de plus sur cette premire p>tie4 ,elle ne conti5t pas de gr&es n\veauts2 mais ce que n\s en avons extrait donne une c]ta9e ide de la manire d',abl>d1 a9si que de l'ouvrage qu'il n\s a laiss et de la sci5ce qu'il pr(essait4 ,il refait la logique aprs ,ari/ote et d'aprs ce qu'il sait d',ari/ote4 ,il explique1 comm5te1 dveloppe les ides de l'autorit1 et quelquefois expose et discute les objections et les n\veauts qui se sont po/rieurem5t produites3 c'e/ alors qu'il donne du si54 ,encore e/-il difficile de di/+u] ce qui peut se r5contr] d'orig9al dans ce qu'il n'emprunte pas ,porphyre et ,boce4 ,on ne saurait avec c]titude attribu] de la n\veaut qu'aux op9ions qu'il prs5te comme celles de son matre1 c'e/--dire de ,guillaume de ,*ampeaux1 et de l'orig9alit qu' celles qu'il exprime1 qu& il rfute et remplace ces op9ions4 ,somme t\te1 ce qui e/ lui1 c'e/ mo9s le fond des doctr9es que la discussion4 ,,*apitre ,,iv4 ,,suite ,,de ,,la ,,logique ,d',,ab,,l>d4--,dialectica1 ,,deuxi,,me ,,p>tie1 ,,ou ,,les ,,premi]s ,,analytiques4--,,des ,,futurs ,,cont+5ts4 ,la ?orie de la proposition et du syllogisme catgorique e/ la base de la logique proprem5t dite2 et l'on ne s'tonn]a pas que dans la seconde p>tie de son ouvrage#dgi1 ,abl>d l'ait expose avec t5due4 ,ici les ides orig9ales1 les op9ions c>actri/iques cont9u5t d'tre =t r>es4 ,il e/ difficile d'innov] dans cette ma?matique immuable qu',ari/ote a probablem5t cre et c]ta9em5t fixe p\r jamais4 ,encore auj\rd'hui1 quiconque traite de la proposition ou du syllogisme1 rpte ,ari/ote4 ,s\s ce rapport1 il e/ encore et il demeur]a l'autorit4 ,en exposant avec beauc\p de dtails des ides p\r la plup>t communes t\s les dialectici5s du moy5 ge1 en n'y apportant de p>ticuli] qu'une subtilit m9utieuse et t\j\rs beauc\p d'esprit1 ,abl>d s'efface et se laisse oubli]4 ,je me trompe cep5dant2 v\lant quelque "p montr]1 p> un exemple1 qu'il y a des t]mes qui ont un s5s arbitraire et des noms qui ne r5d5t que l'int5tion de celui qui les a donns1 il a dit ces mots3 ,le nom d',abl>d ne m'a t donn qu'af9 d'indiqu] qu'il s'agit de ma sub/ance#dhj4 ,ailleurs1 peut-tre1 il ne se dsigne pas mo9s1 ou plutt il se trahit1 lorsque1 v\lant numr] les div]ses classes d'oraisons1 il donne p\r exemple de l'imprative cet ordre d'un matre3 ,pr5ds ce livre2 p\r exemple de la dprcative3 ,que mon amie s'empresse2 p\r exemple enf9 de la dsidrative1 ces mots que n\s ne traduisons pas3 ,osculetur me amica#dha4 ,e/-ce ,cluni qu'il crivit ces mots8 ,note #dgi3 ,dial41 p>s ,,ii1 9 ,,iii l41 p4 #bbg-cbc4--;,abl>d appelle cette p>tie ,analytica priora1 titre de la troisime p>tie de l',organon4 ,seulem5t dans ,ari/ote1 cette troisime p>tie ne traite po9t de l'oraison ni de la proposition1 ni p> consqu5t de l'affirmation et de la ngation1 etc41 t\t cela ayant tr\v en place dans l',h]m5eia4 ,les ,analytiques premi]s ou premires r\l5t exclusivem5t sur l'analyse du syllogisme2 et ,abl>d1 en cons]vant le titre1 aurait d cons]v] la division4 ,au re/e1 il n'avait pas s\s les yeux les ,analytiques d',ari/ote1 et il tait pr9cipalem5t guid p> le trait de ,boce sur le syllogisme catgorique2 c'e/ cet ouvrage qui1 soit p> son introduction 7,boe?4 ,op41 p4 #eeh71 soit p> son premi] livre 7id41 p4 #ehj71 lui a donn l'exemple de jo9dre la ?orie du syllogisme t\t ce qui conc]ne l'oraison et la proposition4 ,note #dhj3 ,dial41 p>s ,i1 l4 ,,iii1 p4 #bab4 ,note #dha3 ,dial41 p>s ,,ii1 p4 #bcd et #bcf4--;,accipe codicem4--,fe/9et amica4 ,c'e/ dans cette p>tie de la philosophie que la sci5ce p>at le plus ab/raite1 le plus trangre aux ralits1 et ce sont surt\t les op9ions d',abl>d sur le fond des *oses qui excit5t notre curiosit4 ,n\s avons dit et n\s v]rons mieux encore p> la suite que ce fond des *oses n'e/ pas t\j\rs aussi trang] qu'il le semble la p5se du philosophe et mme du dialectici54 ,mais il e/ un po9t de la ?orie de la proposition o ,abl>d fait cess] jusqu' cette app>5ce1 et dans une digression heureuse1 donne un des plus rem>quables exemples de l'application de la dialectique la mtaphysique4 ,c'e/ l un procd de la sci5ce comp>able1 s\s plusieurs rapports1 l'application de l'algbre la gomtrie2 et comme il s'agit d'une "q importante1 sur laquelle ,abl>d s'e/ fait une r5omme1 de la "q du libre arbitre1 n\s reproduirons ses ides avec un peu de dveloppem5t4 ,p\r bi5 compr5dre la "q1 il faut remont] la ?orie de la proposition4 ,elle se df9it3 une oraison qui signifie le vrai ou le faux4 ,la signification de la proposition e/ susceptible de fausset ou de vrit1 tant p> rapport aux conceptions que p> rapport aux *oses4 ,dans la proposition3 ,socrate c\rt1 ce ne sont pas les conceptions de ,socrate et de c\rse que n\s ent5dons comb9]2 c'e/ la *ose c\rse que n\s v\lons comb9] la *ose ,socrate1 et la conception que n\s provoquons dans l'esprit de celui qui n\s c\te e/ une conception de ralit4 ,la proposition1 en tant qu'elle porte sur les conceptions1 n'a presque aucune consqu5ce ncessaire1 elle en a de nombreuses1 en tant qu'elle porte sur les *oses mmes4 ,en prononant une proposition1 on a ou l'on n'a pas de c]ta9es conceptions1 et t\tes celles que la logique tir]ait des t]mes de la proposition1 ne n\s sont pas ncessairem5t prs5tes l'esprit4 ,de la *ose mme nonce p> la proposition1 nat au contraire plus d'une consqu5ce oblige4 ,si je p5se que t\t homme e/ un animal1 je ne p5se pas ncessairem5t que l'homme e/ un corps2 mais du fait que t\t homme e/ un animal1 rsulte ncessairem5t le fait que l'homme e/ un corps2 d'o cette rgle1 vraie p\r les *oses1 fausse p\r les ides3 ,si l'antcd5t exi/e dans la ralit1 il e/ ncessaire que le consqu5t exi/e dans la ralit#dhb4 ,note #dhb3 ,dial41 p>s ,,ii1 p4 #bcg et seqq4--,la liaison de l'antcd5t et du consqu5t j\e un gr& rle dans la ?orie du syllogisme hypo?tique1 et les ides d',abl>d sur ce po9t avai5t de la clbrit4 7,voy4 ,johan4 ,s>esb4 ,pollcrat41 l4 ,,ii1 c4 ,,xxii1 et ,metalog41 l4 ,,iii1 c4 ,,vi47 ,vraie ou fausse1 la proposition e/ affirmative ou ngative4 ,l'affirmation et la ngation d'un mme sont contradictoires2 ce qui s'exprime en disant3 ,l'affirmation et la ngation divis5t2 ce qui revi5t dire que t\t ce qui n'e/ pas dans l'une e/ ncessairem5t dans l'autre4 ,cela e/ vid5t p\r les propositions relatives au prs5t2 mais il e/ des propositions qui ne se r5f]m5t pas dans le temps prs5t4 ,des affirmations ou ngations vraies ou fausses peuv5t se dire au pass ou au futur4 ,de celles-ci1 et p>ticulirem5t des d]nires1 on a d\t que l'affirmation ou la ngation fuss5t divisoires 7divid5tes71 c'e/--dire que la vrit de la ngation y dt exclure celle de l'affirmation1 et rciproquem5t2 c> aucune proposition au futur1 c'e/--dire prononant sur un vnem5t cont+5t1 ne saurait tre vraie d'une vrit ncessaire4 ,on prvoit comm5t le libre arbitre a pu se tr\v] intress dans cette "q4 ,dans l'av5ir1 en effet1 l'vnem5t n'e/ jamais dt]m94 ,la proposition n'e/ vraie1 comme elle n'e/ fausse1 qu' la condition de la dt]m9ation4 ,or1 la dt]m9ation n'e/ possible que p\r le pass1 le prs5t1 ou bi5 encore le futur ncessaire ou naturel1 p>ce que dans ces cas les propositions nonc5t des vnem5ts dt]m9s4 ,n\s appelons dt]m9s les vnem5ts qui peuv5t tre connus dans leur exi/5ce1 comme les vnem5ts prs5ts ou passs1 ou qui sont c]ta9e p> la nature de la *ose1 comme les vnem5ts futurs ncessaires ou naturels4 ,dieu s]a immortel1 e/ un futur ncessaire2 un homme m\rra1 c'e/ un futur naturel4 ,ce d]ni] vnem5t n'e/ pas un futur ncessaire1 c> il n'e/ pas ncessaire qu'un homme meure2 mais un futur ncessaire e/ naturel1 il rsulte de la nature de l'tre4 ,on peut donc di/+u] deux futurs1 le naturel et le cont+5t4 ,ce d]ni] seul e/ celui qui se prte l'alt]native1 c'e/--dire qui se conoit aussi bi5 avec le non-tre qu'avec l'tre4 ,je lirai auj\rd'hui1 e/ de cette espce2 c> il peut galem5t arriv] que je lise ou que je ne lise pas4 ,l'vnem5t d'un futur cont+5t tant indt]m91 les propositions qui nonc5t un tel vnem5t sont vraies ou fausses indt]m9m5t ou1 p\r mieux dire1 d'une vrit ou d'une fausset indt]m9e4 ,mais cette indt]m9ation n'e/ relative qu' l'vnem5t qu'elles nonc5t4 ,dans l'av5ir1 c'e/--dire dans un prs5t qui n'e/ pas encore1 de l'affirmation ou de la ngation de l'vnem5t1 l'une s]a vraie et l'autre fausse2 voil qui e/ dt]m9 et c]ta94 ,ri5 ne l'e/ que cela avant l'vnem5t4 ,au prs5t mme l'vnem5t peut tre dt]m91 et la vrit de la proposition re/] indt]m9e4 ,p> exemple1 p\r la sci5ce huma9e1 le nombre des a/res e/ inconnu2 on ne sait s'il e/ pair ou impair2 cep5dant c'e/ *ose dj dt]m9e dans la nature4 ,il faut donc di/+u] la c]titude de la vrit4 ,il n'y a de dt]m91 quant la c]titude1 que ce qui peut se connatre de soi4 ,si l'on objecte que1 bi5 que de la vrit d'une proposition l'vnem5t rel ne p>aisse pas p\voir tre infr1 cep5dant la c]titude de l'une eng5dre celle de l'autre1 p>ce que si l'antcd5t e/ c]ta91 c]ta9 e/ le consqu5t2 cela peut tre vrai quant la c]titude1 mais non quant la dt]m9ation4 ,des futurs cont+5ts peuv5t tre c]ta9s1 mais non dt]m9s4 ,or ce sont les seuls futurs dont p>le ,ari/ote1 c> lorsqu'un futur e/ dt]m9 p> la nature de la *ose1 il assimile la proposition une proposition au prs5t4 ,on peut appel] futur ce qui e/ ncessaire2 c> le ncessairem5t futur s]a t\j\rs futur ou ne s]a jamais prs5t1 et ce qui ne s]a jamais prs5t n'e/ po9t futur4 ,t\t futur s]a prs5t un j\r4 ,il n'e/ pas mme vrai que t\t ce qui s]a t\j\rs futur ne s]a jamais prs5t2 c> le mme peut tre galem5t futur et prs5t1 quant la mme *ose3 comme l'e/1 quant au fait d'tre assis1 celui qui s'e/ dj assis et qui s'asseoira2 comme le ciel1 qui doit t\j\rs t\rn] et qui t\rne t\j\rs2 comme ,dieu1 qui t\j\rs fut1 e/ et s]a4 ,or1 quoique aucune proposition au futur cont+5t ne soit vraie ou fausse dt]m9m5t1 cep5dant ce qui e/ dt]m9 et ncessaire1 c'e/ que de t\tes les divisions de la proposition une soit vraie et une autre fausse3 ,socrate lira1 ,socrate ne lira pas4 ,aucune1 dit-on1 n'e/ vraie1 aucune n'e/ fausse4 ,dites qu'on ne peut le savoir1 mais ri5 de plus4 ,n\s ne savons pas si le nombre des a/res e/ pair2 mais s'il e/ pair1 la proposition3 ,les a/res sont en nombre pair1 e/ vraie4 ,de mme p\r le futur4 ,si l'av5ir e/ tel que l'annonce la proposition1 elle e/ vraie2 s9on1 elle e/ fausse4 ,ce que s]a le futur e/ inc]ta91 mais il s]a comme la proposition l'affirme ou comme elle le nie2 cela e/ c]ta91 c'e/--dire qu'il e/ c]ta9 que si l'une des propositions e/ vraie1 l'autre e/ fausse4 ,qu'on ne dise po9t qu'une proposition qui dit ce qui n'e/ pas1 ne saurait tre vraie4 ,elle ne s]ait pas vraie1 si elle disait que ce qui n'e/ pas e/1 mais non qu& elle dit que ce qui n'e/ pas s]a4 ,ce qu'elle dit alors n'e/ pas1 mais peut tre2 a9si la proposition peut tre vraie4 ,mais on a conte/ cette application du pr9cipe de contradiction en v]tu de la division1 comme p>le la logique4 ,on a dit3 ,si de t\te affirmation ou ngation divisoire il e/ ncessaire que l'une soit vraie et l'autre fausse1 il en e/ de mme de ce qu'elles nonc5t2 alors ncessairem5t ce qu'nonce la vraie e/ ncessairem5t1 et ce que dit la fausse ncessairem5t n'e/ pas4 ,a9si des futurs cont+5ts1 l'un e/ et l'autre n'e/ pas2 il e/ donc ncessaire que l'un soit un j\r et l'autre non4 ,la consqu5ce e/ que t\t arrive ncessairem5t1 et que le conseil et l'ef=t sont *oses va9es4 ,or1 l'expri5ce pr\ve qu'il e/ bon d'tre prud5t et de pr5dre de la pe9e1 et qu'on influe a9si sur les vnem5ts2 on en conclut la de/ruction de la consqu5ce4 ,le consqu5t dtruit1 on remonte la de/ruction de l'antcd5t4 ,de ce qu'il n'e/ pas ncessaire que de t\tes les *oses que dis5t les propositions p> division1 l'une soit et l'autre ne soit pas1 on infre qu'il n'e/ pas ncessaire non plus que de t\tes ces propositions l'une soit vraie et l'autre soit fausse4 ,on s'appuie p\r cela sur ce fait1 que beauc\p de *oses futures se prt5t l'alt]native1 c'e/--dire peuv5t galem5t se faire ou ne se pas faire2 p> exemple1 cet habit1 il e/ galem5t possible qu'il soit c\p ou ne soit pas c\p4 ,soit1 mais p\r bi5 rs\dre la difficult1 il faut savoir trois *oses3 ce que c'e/ que le has>d1 le libre arbitre1 la facilit de la nature2 ce sont les expressions de ,boce#dhc4 ,note #dhc3 ,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 sec41 p4 #cfd4 ,le has>d e/ l'vnem5t inop9 qui rsulte de causes qui y conc\r5t1 malgr une t5dance int5tionnelle t\t autre4 ,un homme qui tr\ve un trsor dans un *amp1 le tr\ve p> has>d2 p\rquoi8 p>ce qu'il ne le *]*ait pas1 et que celui qui l'y a enf\i1 ne l'avait pas enf\i p\r qu'il le tr\vt4 ,deux int5tions qui visai5t autre *ose ont am5 p> leur conc\rs ce rsultat1 et l'on dit que c'e/ un has>d#dhd4 ,note #dhd3 ,dial4 p>s ,,ii1 p4 #bhj-bij4 ,le libre arbitre e/ un jugem5t libre quant la volont1 lib]um de voluntate judicium4 ,p> lui n\s arrivons faire une *ose aprs en avoir dlibr1 sans aucune viol5ce ext]ne qui =ce ou emp*e de la faire4 ,qu& les imag9ations#dhe vi5n5t l'esprit et provoqu5t la volont1 la raison les pse et juge ce qui lui p>at le meilleur1 puis elle agit4 ,c'e/ a9si que s\v5t n\s ddaignons ce qui n\s e/ d\x ou n\s semble utile1 t&is que n\s supportons avec c\rage et contre notre volont1 en quelque sorte1 de rudes preuves4 ,si le libre arbitre n'tait que la volont1 on p\rrait dire aussi que les animaux ont le libre arbitre4 ,note #dhe3 ,les imag9ations sont les ides s5sibles1 ,grec3 phantasmata1 imag9ationes4 ,t\t ceci e/ emprunt ,boce4 ,de ,int]p41 l4 ,,iii1 p4 #cfj4 ,enf91 la facilit naturelle e/ celle qui ne dp5d ni du has>d1 ni du libre arbitre1 mais de la nature des *oses4 ,suivant celle-ci1 en effet1 il e/ ou n'e/ pas facile 7faisable7 qu'un vnem5t ait lieu4 ,c'e/ a9si qu'il e/ possible que cette plume soit brise2 cela e/ facile naturellem5t4 ,en cette matire1 il y a gr&e dissid5ce entre les /oci5s et les pripattici5s4 ,les uns ont t\t s\mis au de/91 c'e/--dire la ncessit4 ,t\t tant t]nellem5t prvu1 ri5 ne peut ne pas arriv]1 et il n'y a de has>d que p\r notre ignorance2 l'inc]titude n'e/ qu'en n\s4 ,les pripattici5s rpond5t que notre ignorance s'applique surt\t aux *oses qui n'ont naturellem5t en elles-mmes aucune ncessit con/ante4 ,le libre arbitre e/1 p\r les premi]s1 cette volont ncessaire laquelle l'me e/ dt]m9e p> sa nature1 en sorte que la ncessit provid5tielle contra9t la volont mme4 ,cette volont e/ en n\s1 voil t\t le libre arbitre qu'ils n\s laiss5t2 mais on a vu qu'auprs de la volont il faut encore le jugem5t de la raison4 ,quant la possibilit et l'impossibilit1 les /oci5s la rapport5t n\s1 non aux *oses1 notre puissance1 non la nature4 ,mais qui ne sait qu'il y a des *oses possibles et d'autres impossibles p> nature8 ,qui d\te que la libre volont ne soit une *ose1 et la possibilit une autre2 que le nom de has>d ou cas =tuit1 enf91 ne se donne un vnem5t inop91 et que l'inop9 ne soit1 en effet1 ce qui ne rsulte ni de notre volont1 ni de notre connaissance1 ni de la nature mme d'aucune *ose8 ,il e/ vrai qu'alors il faut s'tonn] qu'on n\s dise que l'a/ronomie donne la presci5ce des vnem5ts futurs2 c> si les has>ds sont indp5dants de la nature1 inconnus mme la nature1 comm5t peut-on les connatre p> un art naturel8 ,on objecte aussi les inductions ncessaires la physique2 mais il n'y a l que des futurs entirem5t dp\rvus de ncessit4 ,les sectateurs de cet art prt5d5t qu'il leur donne les moy5s de prvoir ces sortes de futurs et de prdire avec vrit qu'un tel homme m\rra le l5dema91 ce qui e/ un futur cont+5t1 et non qu'il e/ mort l'heure qu'il e/1 ce qui e/ t\j\rs dt]m94 ,mais ab&onnons ce sujet1 qui n\s e/ inconnu1 plutt que de n\s expos] en diss]t] tmrairem5t4 ,le premi] po9t tudi] e/ cette ncessit prt5due de t\s les vnem5ts1 ou plutt ce de/9 qui en e/ la cause1 disons la div9e provid5ce4 ,comme ,dieu a t]nellem5t prvu t\s les vnem5ts futurs tels qu'ils s]ont1 et comme il ne peut s'tre tromp dans les dispositions de sa provid5ce1 on veut que t\t arrive ncessairem5t a9si qu'il l'a prvu2 autrem5t1 il s]ait possible qu'il se ft tromp4 ,cette consqu5ce rpugne1 elle e/ mme abom9able4 ,or1 qu& le consqu5t e/ impossible1 l'antcd5t l'e/ aussi4 ,la provid5ce de ,dieu n\s oblig]ait donc croire la ncessit univ]selle1 et il n'arriv]ait plus ri5 p> notre conseil et nos ef=ts4 ,mais1 p>ce que ,dieu a prvu t]nellem5t l'av5ir1 d'o vi5t qu'il aurait impos aux *oses aucune ncessit8 ,s'il prvoit que les *oses futures arriv]ont1 il les prvoit aussi comme p\vant ne pas arriv]1 et non comme des consqu5ces =ces de la ncessit2 autrem5t1 il ne les v]rait pas dans sa presci5ce comme elles arriv]ont dans la ralit2 c> elles arriv5t en p\vant ne pas arriv]4 ,sa provid5ce embrasse t\t2 il prvoit et que les *oses arriv]ont et qu'elles p\rront ne pas arriv]4 ,a9si1 p\r sa provid5ce1 les vnem5ts sont plutt s\mis l'alt]native qu' la ncessit4 ,c'e/ un pr9cipe 9branlable dans l'esprit de t\s les fidles1 que ,dieu ne peut se tromp]1 lui p\r qui seul v\loir e/ faire4 ,cep5dant il e/ possible que les *oses arriv5t autrem5t qu'elles n'arriv5t1 et qu'elles arriv5t autrem5t que sa provid5ce ne les a prvues1 et que cep5dant il n'en rsulte pas qu'elle puisse tre trompe4 ,c> si les *oses avai5t d arriv] autrem5t1 autre et t la provid5ce de ,dieu4 ,ce mme vnem5t s'y con=m]ait2 ,dieu n'aurait pas cette provid5ce1 mais une autre qui concord]ait avec un autre vnem5t4 ,suivant que la rgle de la solid>it du consqu5t avec l'antcd5t e/ ent5due d'une faon ou d'une autre1 elle e/ vraie qu& l'antcd5t lui-mme e/ vrai1 elle e/ fausse qu& il e/ faux4 ,a9si1 il y a vrit si l'on ent5d que ces mots3 autrem5t que ,dieu ne l'a prvu1 sont la dt]m9ation du prdicat e/ possible1 en ce s5s qu'une *ose qui arrive e/ possible autrem5t que ,dieu ne l'a prvu4 ,c> ,dieu aurait t\j\rs la puissance de prvoir autrem5t l'vnem5t4 ,mais il y a fausset si1 au contraire1 ces mots sont la dt]m9ation du sujet une *ose qui arrive1 et si l'on dit qu'une *ose qui arrive autrem5t que ,dieu ne l'a prvu e/ possible2 c> c'e/ une proposition qui affirme l'impossible4 ,la *ose qui arrive autrem5t que ,dieu ne l'a prvu1 voil le sujet dans son enti]2 e/ possible1 voil le prdicat4 ,c'e/ dire3 ,il e/ possible qu'une *ose arrive autrem5t qu'elle n'arrive4 ,la ?orie de la proposition modale enseigne de quelle importance c'e/ p\r le s5s d'une proposition que les dt]m9ations app>ti5n5t aux prdicats ou app>ti5n5t aux sujets4 ,mais rev5ons l'argum5t fondam5tal1 c'e/--dire l'application du pr9cipe de contradiction aux propositions futures4 ,si de t\tes les affirmations et ngations il e/ ncessaire que l'une soit vraie1 l'autre fausse1 il e/ ncessaire que des deux *oses qu'elles dis5t l'une soit et l'autre ne soit pas4--,ent5dez-v\s qu' une seule et mme proposition le vrai app>ti5ne t\j\rs8 cela ne peut se dire1 c> aucune ne cons]ve la vrit p> prfr5ce3 tantt l'une1 tantt l'autre e/ vraie1 ce qui e/ dire que la mme e/ tantt vraie1 tantt fausse4 ,mais si v\s ne v\s atta*ez pas exclusivem5t une seule1 si v\s les pr5ez t\tes deux indiffremm5t1 et que ce soit rellem5t l'une ou l'autre qui soit la vraie ou qui soit la fausse1 l'argum5t e/ ju/e4 ,a9si l'ent5d ,ari/ote4 ,il e/ ncessaire que l'une soit vraie1 que l'autre soit fausse1 ne veut pas dire3 l'une e/ ncessairem5t vraie1 l'autre ncessairem5t fausse2 mais il e/ ncessaire que l'une ou l'autre soit vraie1 ou bi5 que l'une ou l'autre soit fausse4 ,si une quelconque e/ vraie1 il e/ ncessaire que l'autre soit fausse1 et rciproquem5t4 ,il e/ ncessaire1 dit ,ari/ote#dhf1 que ce qui e/ soit qu& il e/1 et que ce qui n'e/ pas ne soit pas qu& il n'e/ pas4 ,mais il n'e/ pas ncessaire que t\t ce qui e/ soit1 ni que t\t ce qui n'e/ pas ne soit pas4 ,ce n'e/ pas la mme *ose que de dire3 t\t ce qui e/1 ds qu'il e/1 e/ ncessairem5t2 ou de dire absolum5t3 t\t ce qui e/ e/ ncessairem5t2 et de mme p\r ce qui n'e/ pas4 ,note #dhf3 ,h]m541 ,,ix1 et ,boe?41 ,de ,int]p41 edit4 sec41 p4 #cgf4 ,je dis3 ,ncessairem5t1 un combat naval aura lieu ou non dema94 ,mais je ne dis pas3 ,dema9 un combat naval aura lieu on n'aura pas lieu ncessairem5t2 ce qui s]ait dire que ce qui s]a et ce qui ne s]a pas e/ ncessaire4 ,or1 comme les oraisons ont la mme vrit que les *oses1 c'e/--dire ne sont vraies qu'autant que les *oses sont vraies1 il e/ vid5t que1 les *oses se prtant l'alt]native et leurs contraires p\vant arriv]1 les propositions doiv5t ncessairem5t se comport] de mme p> rapport au pr9cipe de contradiction4 ,ari/ote n\s enseigne a9si que les affirmations et les ngations suiv5t1 quant leur vrit ou leur fausset1 les vnem5ts des *oses qu'elles nonc5t2 p> l seulem5t elles sont vraies ou fausses4 ,en effet1 de mme qu'une *ose quelconque ncessairem5t e/ qu& elle e/1 et n'e/ pas qu& elle n'e/ pas1 a9si une proposition quelconque vraie e/ ncessairem5t vraie qu& elle e/ vraie1 et une non vraie e/ ncessairem5t non vraie qu& elle e/ non vraie4 ,mais il ne s'ensuit pas qu'on puisse dire purem5t et simplem5t que t\te proposition vraie e/ vraie ncessairem5t et que t\te non vraie e/ ncessairem5t non vraie4 ,c> ce qui e/ ncessairem5t ne peut tre autrem5t qu'il e/4 ,ma9t5ant si l'on s\ti5t que de t\tes les *oses que dit l'affirmation ou la ngation1 l'une e/ ncessairem5t1 l'autre ncessairem5t n'e/ pas1 que ceci ou cela e/ ncessairem5t ou n'e/ pas de mme1 on n'en p\rra infr] l'anantissem5t de l'alt]native dans les *oses1 non plus que du conseil et de l'ef=t1 comme le v\lait la d]nire consqu5ce de l'argum5t4 ,si au contraire on raisonne autrem5t qu',ari/ote n'a raisonn et qu'on ent5de la rgle autrem5t que lui et que la vrit1 la consqu5ce en "q p\rra tre vraie2 mais qu'en rsult]a-t-il contre le pr9cipe d',ari/ote8 ,en effet si des *oses futures l'une arrivait ncessairem5t et l'autre ncessairem5t n'arrivait pas1 c'en s]ait fait de t\te alt]native1 comme de t\te prud5ce huma9e et de t\t desse94 ,a mo9s qu'on ne dise que cela mme ne s]ait pas un rsultat ncessaire4 ,il se p\rrait que les *oses ncessaires arrivass5t p> conseil ou savoir-faire1 que le conseil et le travail fuss5t eux-mmes ncessaires1 et t\t irait de mme4 ,ari/ote ne le nie pas2 mais il dit que ce sont des causes efficaces de *oses futures4 ,n\s voyons1 dit-il1 que les *oses futures ont un pr9cipe1 et la preuve en e/ dans notre dlibration et notre action#dhg4 ,c'e/ ce qui n'arriv]ait pas si l'vnem5t tait ncessaire4 ,note #dhg3 ,h]m541 ,,ix1 #aj4 ,en df9itive1 voici comm5t le second consqu5t peut tre montr faux4 ,si p>ce que ceci arriv]a de ncessit1 ceci ne doit pas arriv] p> conseil et entreprise1 et si p>ce que la *ose arriv]a ncessairem5t p> ces moy5s1 elle ne doit rellem5t pas arriv] p> ces mmes moy5s1 il suit que si elle arrive ncessairem5t p> ces moy5s1 elle n'arriv]a pas ncessairem5t p> ces moy5s1 proposition videmm5t absurde4 ,en d'autres t]mes1 dire qu'une *ose laquelle la dlibration et le desse9 ont prsid arriv]a ncessairem5t1 c'e/ dire que la dlibration et le desse9 n'y s]ont p\r ri52 mais c'e/ dire en mme temps qu'elle arriv]a ncessairem5t p> dlibration et p> desse92 ce qui e/ dire qu'elle n'arriv]a po9t p> dlibration et p> desse92 ce qui e/ ni] et affirm] en mme temps#dhh4 ,note #dhh3 ,dial4 p>a ,,ii1 p4 #bhj-bid4 ,rem>quons dans cette longue digression deux *oses1 la p5se et la m?ode4 ,l'une e/ ju/e1 l'autre s+ulire4 ,en effet1 ce que l'auteur df5d1 c'e/ la cause du libre arbitre1 et il la df5d p> les argum5ts de fait1 les meilleurs de t\s4 ,le conseil1 la prud5ce sont utiles1 sont e/ims2 la dlibration e/ naturelle2 la volont libre ne va pas sans un jugem5t2 elle e/ vraim5t libre1 p>ce que c'e/ une =ce subordonne la raison4 ,cep5dant ,dieu sait t\t1 il prvoit t\t4 ,sa presci5ce accompagne et devance t\s les actes de notre lib]t4 ,n\s ne sommes donc pas libres2 c> n\s ne p\vons agir autrem5t qu'il ne l'a prvu sans lui faire p]dre son infaillibilit4 ,objection emb>rassante rfut] logiquem5t1 quoiqu'elle n'ait jamais caus qui que ce soit une p]plexit vritable4 ,abl>d fait la rponse ord9aire tant rpte aprs lui3 ,dieu a prvu t\t1 donc il a prvu que n\s n\s dcid]ions librem5t1 il sait comm5t n\s us]ons de notre lib]t4 ,en quoi cette connaissance anticipe peut-elle nuire cette lib]t mme8 ,t\t cela e/ s5s2 mais ce qui e/ curieux1 c'e/ la m?ode philosophique qui conduit ces que/ions4 ,la ?orie de la proposition enseigne que la ngation e/ le contraire de l'affirmation1 et que p> consqu5t si l'une e/ vraie1 l'autre e/ fausse ncessairem5t4 ,or1 il y a des propositions o le v]be e/ au futur4 ,le contraire de ces propositions e/-il ncessairem5t faux1 si elles sont vraies8 ,alors l'av5ir e/ ncessaire2 il n'y a plus de futur cont+5t1 la lib]t disp>at4 ,donc si la df9ition gnrale de la proposition e/ vraie de t\te proposition1 c'en e/ fait du libre arbitre4 ,cette difficult inatt5due se rs\t l'aide d'une di/9ction ju/e4 ,il n'y a de propositions ncessaires que p> l'une de ces rgles3--,l'antcd5t pos1 le consqu5t suit1--ou--l'affirmation et la ngation sont rciproquem5t opposes4 ,et ces rgles n'exi/5t elles-mmes qu'en v]tu du pr9cipe de contradiction4 ,or ce pr9cipe1 c'e/1 dans les *oses1 que t\te *ose qui e/1 ds qu'elle e/1 e/ ncessairem5t2 ce qui ne veut pas dire que t\te *ose soit ncessairem5t4 ,ce qui e/ ncessaire1 c'e/ qu'une *ose soit ou ne soit pas4 ,entre deux *oses qui s'exclu5t1 l'alt]native e/ ncessaire2 mais ni l'une ni l'autre n'e/ ncessaire4 ,a9si le pr9cipe de contradiction1 ncessaire en lui-mme1 n'e/ que d'une ncessit conditionnelle dans les *oses4 ,la ncessit nat dans les *oses1 la condition une fois remplie4 ,ncessairem5t1 il y aura dema9 ou il n'y aura pas de combat naval2 cela ne veut pas dire qu'il y aura ncessairem5t dema9 un combat naval1 et que ncessairem5t il n'y en aura pas4 ,cela ne veut pas dire que soit qu'il y en ait1 soit qu'il n'y en ait pas1 ce qui arriv]a s]a ncessaire2 ce qui e/ ncessaire1 c'e/ qu'il y ait ou ceci ou cela1 c'e/ l'alt]native4 ,et p\rquoi8 p>ce que1 s'il y a un combat naval1 ncessairem5t il n'e/ pas vrai qu'il n'y en ait pas1 et rciproquem5t4 ,cette ncessit a9si ent5due respecte l'exi/5ce des futurs cont+5ts4 ,or1 ce qui vi5t d'tre dit des faits s'applique aux propositions4 ,une proposition au futur comme au prs5t e/ ncessairem5t vraie ou fausse2 mais elle n'e/ pas p\r cela d'une vrit ncessaire ou d'une fausset ncessaire2 et quant la vrit de fait d'une proposition1 elle ne comm5ce tre ncessaire qu'alors qu'elle a acquis la vrit relle4 ,un homme m\rra1 et s'il meurt1 ncessairem5t il ne s]a pas non mort2 c'e/ une ncessit conditionnelle4 ,dans les *oses1 si l'vnem5t arrive1 le non-vnem5t s]a ncessairem5t faux4 ,dans la proposition1 si elle e/ vraie1 la ngation de la proposition s]a ncessairem5t fausse4 ,mais ni la ralit de l'vnem5t1 ni la vrit de la proposition n'e/ ncessaire4 ,la ?orie logique ne porte donc aucune atte9te l'exi/5ce des futurs cont+5ts1 non plus qu' celle du libre arbitre4 ,dieu sait bi5 si l'vnem5t arriv]a1 si la proposition e/ vraie2 mais il n'a pas mis l'av5ir s\s la loi de la ncessit2 et la condition du libre arbitre e/ ct de la presci5ce4 ,non omnis res1 dit sa9t ,anselme1 e/ neceasitate futura1 s$ omnis res futura e/ necessitate futura4444 has necessitates facit volontatis lib]tas#dhi4 ,note #dhi3 ,s4 ,ans4 ,op41 ,de ,concord4 praesci5t4 cum lib4 arb4 ,qu4 ,i1 c4 ,,iii1 p4 #abd4 ,la discussion laquelle se livre ,abl>d e/ donc bonne et concluante1 encore que te*nique et subtile4 ,n\s v]rons qu'elle avait p\r lui une gr&e importance1 et qu'il y revi5t avec une n\velle sollicitude dans sa ?ologie4 ,l1 en effet1 e/ une grave "q de ?odice4 ,on rem>qu]a seulem5t qu'a9si que n\s l'avons annonc1 la logique (fre dans son c\rs des que/ions qui la dpass5t et qui intress5t les p>ties les plus leves de la philosophie4 ,t\t n'e/ donc pas sci5ce de mots dans la dialectique4 ,au re/e1 n\s recueillons ici une des premires expressions de cette ?orie des futurs cont+5ts1 un des po9ts les plus clbres et les plus importants de la scola/ique4 ,le g]me de la doctr9e d',abl>d e/ dans ,ari/ote4 ,les dtails sont p\r la plup>t emprunts ,boce1 qui a longuem5t trait la "q sans t\j\rs l'claircir2 mais la discussion1 bi5 que peu orig9ale1 e/ =te et subtile1 et l'on doit ma9t5ant compr5dre comm5t une "q qui intresse le libre arbitre1 et p> consqu5t la morale2 la provid5ce div9e1 et p> consqu5t la ?odice2 l'action de ,dieu sur l'homme1 et p> consqu5t la religion2 la grce et la volont1 et p> consqu5t le *ri/ianisme1 a pu se tr\v] t\t entire dans cette simple "q logique3 ,dans les jugem5ts p>ticuli]s et futurs1 l'affirmation et la ngation sont-elles ncessairem5t vraies ou fausses8 ,qui dirait que cette "q e/ au fond celle-ci3 ,e/-il un ,dieu#dij8 ,note #dij3 ,cf4 ,ari/4 ,h]m541 ,,ix1 ,,xiii4--,boe?41 9 lib4 de ,int]pret41 edit4 sec41 ,i4 ,,iii1 p4 #cfg-cgj4--,s4 ,anselm1 ,op41 ,de concord41 etc41 p4 #abc4--,s4 ,?om4 ,summ4 !ol41 l p>s1 quie/1 ,,xiv4 art4 #a1 #b1 etc4--,voyez aussi dans la troisime p>tie de cet ouvrage les c4 ,,ii1 ,,iii1 ,v1 et surt\t le c4 ,,vii4 ,abl>d t]m9e p> l'exposition du syllogisme ses ,analytiques premi]s4 ,c'e/1 en effet1 l'objet fondam5tal du trait qui porte ce titre dans l',organon1 et qu'il n'avait pas s\s les yeux4 ,la traduction qu'en a donne ,boce lui tait inconnue1 et ce sont les traits du consulaire roma9 sur le syllogisme catgorique et le syllogisme hypo?tique qui l'ont videmm5t initi cette ?orie vitale de la logique4 ,*ose trange6 ,enseign] le syllogisme et ne l'avoir pas tudi dans ,ari/ote6 ,n\s croyons que cet exemple n'e/ pas le seul4 ,les traits lm5taires sur le syllogisme1 les comm5taires sur les ,analytiques ont abond p5dant plusieurs sicles1 et ils ont d s\v5t t5ir lieu de l'expos concis1 s]r1 algbrique1 dans lequel ,ari/ote a si svrem5t cond5s l'inv9cible ?orie du syllogisme4 ,la manire de ,boce devait conv5ir bi5 mieux l'esprit d'rudition1 t\j\rs explicateur et diffus1 qui tait le propre des philosophes du moy5 ge4 ,mais n\s ne les imit]ons pas en ratta*ant un comm5taire au comm5taire d',abl>d1 et une analyse sommaire s]ait illisible4 ,d'ailleurs notre philosophe ne n\s p>at avoir ri5 aj\t au syllogisme1 et1 dire vrai1 il n'e/ pas ais d'aj\t] quelque *ose la dc\v]te d',ari/ote#dia4 ,note #dia3 ,dial4 "p4 ,,ii1 p4 #cje-cbc4--;,abl>d a trail assez succ9ctem5t du syllogisme1 et cette fois il e/ plus bref qu',ari/ote4 ,on a dj vu qu'il ne connaissait que de nom les ,analytiques premi]s2 cep5dant qu& il donne la df9ition du syllogisme1 il trans]it celle que conti5t cet currage dans des t]mes diffr5ts de ceux qu'emploie ,boce dans sa traduction4 7,ari/41 ,analyt4 prior41 ,i1 #a4--;,boe?41 ,prior ,analyl4 ,int]p4 ,i1 #a1 p4 #dfh47 ,celle-ci d'ailleurs lui tait inconnus4 ,o donc a-t-il pris te te/e8 c> p\r le s5s1 cette df9ition e/ p>t\t4 ,il faut que celle du #h du *apitre2 des ,analytiques ,i1 et t cite littralem5t dans quelque comm5tateur1 et c'e/ de l qu'il l'aura tire4 ,elle se retr\ve id5tique p\r le fond1 mais div]se p\r les t]mes1 dans ,boce4 7,de ,syll4 cat41 l4 ,,ii1 p4 #eii1 et ,9 ,topic4 ,ari/41 p4 #ffb47 ,,*apitre ,v4 ,,suite ,,de ,,la ,,logique ,d',,ab,,l>d4--,dialectica1 ,,troisi,,me ,,p>tie1 ,,ou ,,les ,,topiques4--,,de ,,la ,,sub/ance ,,et ,,de ,,la ,,cause4 ,dans sa ,logique1 ,ari/ote passe des ,premi]s ,analytiques aux seconds1 ou du syllogisme la dmon/ration4 ,n\s ne tr\vons po9t dans ,abl>d le sujet des ,seconds ,analytiques trait d'une manire complte4 ,t\t annonce qu'ici l'autorit lui manquait4 ,aussi la p>tie de son ouvrage laquelle il donne ce nom1 e/-elle la quatrime2 il la fait prcd] p> les ,topiques1 titre de la c9quime p>tie de l',organon2 et ses topiques ne rpond5t pas t\t fait ceux d',ari/ote1 qu'il n'avait pas4 ,les ,topiques d',ari/ote trait5t des lieux de la dialectique4 ,le syllogisme dialectique e/ celui qui s'appuie sur des propositions probables ou conv5ues entre les int]locuteurs4 ,l'art de discut] ou d'employ] le syllogisme dialectique e/ l'objet des ,topiques4 ,l'ouvrage que ,cicron a intitul de mme1 conc]ne le mme sujet considr du po9t de vue de l'orateur4 ,la dialectique e/ ncessaire la rhtorique2 mais la discussion oratoire diffre de la discussion purem5t logique4 ,la topique1 depuis ,cicron1 e/ t\tefois dev5ue une sci5ce du ressort des rhteurs plutt que des philosophes4 ,boce a traduit les ,topiques d',ari/ote et comm5t ceux de ,cicron2 puis il a compos1 d'aprs ce d]ni] et d'aprs ,?mi/e1 un ouvrage intitul des ,diffr5ces topiques qui a s]vi de ?me celui d',abl>d4#dib ,note #dib3 ,boe?41 ,9 ,topic4 ,ari/41 #a4 ,,viii1 p4 #ffb4--;,9 ,top4 ,cic41 #a4 ,,vi1 p4 #gfg4--;,de ,diff4 top41 #a4 ,,iv1 p4 #hfg4 ,le sujet d'un ouvrage sur les topiques e/ de sa nature presque illimit4 ,il s'agit en effet de t\tes les =mes que peut pr5dre la discussion1 de t\tes les s\rces o elle peut puis] ses argum5ts4 ,une classification e/ difficile introduire entre les lieux de la dialectique4 ,cicron a propos une division1 ,?mi/e une autre1 et c'e/ celle-ci que ,boce a ram5 la premire4 ,abl>d suit ,boce2 mais t\t ce travail a p\r n\s peu de prix1 et la topique a presque disp>u de la sci5ce4 ,ce n'e/ que dans le dtail qu'il e/ possible de r5contr] et l des vues intressantes ou des ides qui mrit5t d'tre recueillies4 ,n\s n\s born]ons deux exemples4 ,il n'y a ri5 de plus important en mtaphysique que ces deux ides1 la sub/ance et la cause4 ,les scola/iques ont amplem5t diss]t sur la sub/ance1 et au milieu de beauc\p de subtilits1 d'quivoques1 d'erreurs1 ils ont vu ou du mo9s entrevu t\t2 sons le voile de leur diction1 les que/ions se retr\v5t la mme pr(ondeur o le gnie mod]ne a pu pntr]4 ,mais il n'en e/ pas de mme de la cause4 ,cette notion a t peu prs mconnue1 et con/amm5t nglige jusqu' la r5aissance de la philosophie1 et je ne crois mme pas qu'avant ,leibnitz on lui ait assign son vritable rang4 ,lorsque dans l'numration des lieux dialectiques1 ,abl>d r5contr]a la sub/ance et la cause1 notre att5tion devra donc s'veill]1 et n\s n\s arrt]ons cette page4 ,la sub/ance1 considre au po9t de vue des topiques1 ou le lieu de la sub/ance1 c'e/ la re*]*e de la manire dont la sub/ance doit tre tablie 7elle l'e/ p> la description on la df9ition71 et dont peut tre attaque la df9ition ou la description qui l'tablit4 ,aussi ,ari/ote n'a-t-il pas di/+u un lieu de la sub/ance1 lui qui a di/+u un lieu de l'accid5t1 du g5re1 du propre1 etc42 mais il a amplem5t trait des lieux des df9itions1 et c'e/ l qu'il faut *]*] l'quival5t de ce qu',abl>d a1 d'aprs ,?mi/e et ,boce1 nomm le lieu de la sub/ance1 locus a sub/antia#dic4 ,il n'y a dans t\t cela que des rgles pratiques de dialectique2 mais c'e/ en dveloppant complaisamm5t ces rgles1 qu',abl>d1 selon son usage1 vi5t r5contr] des difficults de logique qui le =c5t reg>d] au fond d'une "q1 et r5tr] p> une digression dans la sphre de la philosophie relle4 ,c'e/ a9si qu'en donnant les rgles de l'opposition1 il r5contre les contraires1 et qu'il e/ conduit se dem&] quelle sorte d'opposition e/ la contr>it1 et voici comm5t cet exam5 le mne sur le t]ra9 de la "q des univ]saux4 ,note #dic3 ,dial41 p4 #cfh--;,boe?41 de ,diff]5t4 topic41 t4 ,,iii1 p4 #hgf4 ,il rappelle que t\s les contraires1 suivant ,ari/ote1 sont dans les mmes g5res ou dans des g5res contraires1 mo9s qu'ils ne soi5t g5res eux-mmes4 ,a9si le noir et le blanc sont dans le mme g5re1 la c\leur2 la ju/ice et l'inju/ice sont de deux g5res contraires1 la v]tu et le vice2 enf9 le bi5 et le mal sont eux-mmes des g5res4 ,sur ce d]ni] exemple1 il faut rem>qu] que le bi5 et le mal app>ti5n5t au mme prdicam5t1 la qualit1 et l'on peut gnralis] cette rem>que en disant que les contraires ne sont pas cont5us dans des prdicam5ts diffr5ts4 ,si des contraires l'un e/ de la qualit1 les autres en s]ont aussi#did4 ,note #did3 ,ari/ot4 ,categ41 ,,viii et ,,xi1 et ,boe?41 ,9 ,pra$41 ,i4 ,,iv1 p4 #ahe et #bjj4 ,on p\rrait tr\v] des espces contraires qui ne sont ni dans le mme g5re1 ni dans des g5res contraires4 ,a9si c]ta9es actions sont contraires c]ta9es passions1 sans app>t5ir des g5res contraires1 comme se rj\ir et s'attri/]1 qu',ari/ote lui-mme reg>de comme deux contraires du g5re agir4 ,ce qu'il en faut conclure1 c'e/ que bi5 que la tri/esse soit en gnral passive1 s'attri/] peut tre pris activem5t1 s'apais] et s'irrit] sont bi5 actifs4 ,alors s'attri/] devi5t une action comme se rj\ir1 et la contr>it n'e/ plus admise qu'entre actions ou entre passions4 ,ne ngligeons pas de rem>qu] s\s quels prdicam5ts tomb5t les contraires1 et quels sont les prdicam5ts qui exclu5t la contr>it4 ,d'abord1 il e/ c]ta91 de l'autorit d',ari/ote1 que ri5 de contraire ne peut se tr\v] dans la sub/ance1 ni dans la quantit1 ni dans la relation4444 ,il n\s enseigne que trois autres admett5t les contraires1 savoir3 la qualit1 l'action et la passion4 ,dans le texte des ,catgories que n\s avons1 il n'a ri5 dcid t\*ant la contr>it p> rapport aux quatre prdicam5ts1 le temps1 le lieu1 la situation1 l'avoir4 ,et n\s1 ce que l'autorit a laiss indcis1 n\s n'osons le dcid]1 de peur de n\s tr\v] p> av5ture opposs d'autres de ses ouvrages que n'a pas connus la langue lat9e1 quae lat9a non novit eloqu5tia4 ,cep5dant le lieu et le temps1 ces prdicam5ts qui naiss5t de la quantit1 p>aiss5t comme elle inaccessibles aux contraires4 ,quoi qu'il en soit1 rem>quez que les contraires sont m9emm5t adv]ses l'un l'autre2 et ceci porte atte9te la doctr9e qui met dans t\tes les espces une matire gnrique d'ess5ce id5tique1 en sorte que la mme matire gnrique1 l'animal1 soit en ess5ce dans l'ne et dans l'homme1 mais div]sifie dans l'un et l'autre p> la =me4 ,il faut1 dans cette hypo?se1 que le blanc et le noir1 et les autres contraires qui sont des espces du mme g5re1 ai5t la mme matire ess5tielle4 ,or1 alors 444 comm5t le blanc et le noir p\rront-ils tre adv]ses l'un l'autre1 de mme que les *oses qui diffr5t en matire aussi bi5 qu'en =me1 et qui app>ti5n5t des prdicam5ts diffr5ts1 comme1 p> exemple1 la blan*eur et l'homme8 ,s'il e/1 en effet1 des =mes relles qui con/itu5t la sub/ance de la blan*eur1 elles ne peuv5t faire la sub/ance de l'homme1 puisque les espces1 qu& les g5res sont div]s et non subordonns les uns aux autres1 sont div]ses aussi bi5 que les diffr5ces 7,ari/ote74 ,ma doctr9e e/ donc que les espces seules de la sub/ance sont con/itues p> les diffr5ces1 et que les autres espces ne subsi/5t que p> la matire#die4 ,mais si la matire e/ la mme1 quelle div]sit leur re/e-t-il8 celle qui peut se concili] avec la ressemblance sub/antielle1 celle de l'ess5ce1 ds qu'elle cesse d'tre indt]m9e4 ,c> la qualit qui e/ ess5ce du blanc n'e/ pas l'ess5ce du noir1 ou bi5 le blanc s]ait le noir2 mais elles sont semblables en ce qui conc]ne la nature du g5re suprieur qui leur e/ commun4 ,la ressemblance de sub/ance ou de =me n'exclut pas la contr>it#dif4 ,note #die3 ,il aj\te ici3 ,comme n\s l'avons montr dans le ,lib] ,p>tium4 ,on suppose que c'e/ sa p>aphrase de l',introduction de ,porphyre4 ,voyez ci-dessus1 c4 #a4 ,note #dif3 ,dial41 p4 #cig-djj4 ,cette doctr9e e/ ici sommairem5t nonce4 ,il p>at qu'elle tait tablie dans une portion de la premire p>tie qui n\s manque2 mais elle e/ dirige contre la doctr9e rali/e1 qui plaait dans t\tes les espces le g5re titre de matire ess5tielle et id5tique1 uniquem5t div]sifie p> les =mes accid5telles4 ,abl>d n'admet quelque *ose de tel que p\r les espces de la sub/ance4 ,celles-ci seules1 id5tiques dans leur matire1 sont con/itues espces p> les diffr5ces2 mais les autres espces1 celles de la quantit1 de la relation1 etc41 ne subsi/5t que p> leur matire1 et consquemm5t1 elles n'ont po9t une matire ess5tielle et id5tique1 quoiqu'elles puiss5t tre cont5ues dans un g5re semblable4 ,en un mot1 dans les espces de la sub/ance1 la sub/ance ne peut jamais tre autre que la sub/ance1 et il lui faut la =me p\r la diffr5ci]4 ,dans les autres espces1 il peut y avoir ressemblance et communaut de g5re2 mais quoique le blanc et le noir soi5t de mme g5re1 le blanc et le noir n'ont pas en eux-mmes une ess5ce id5tique2 il n'exi/e pas une mme matire ess5tielle qui soit la c\leur2 une simple similitude de g5re unit le blanc et le noir4 ,ceci1 r5du et cl>ifi en langage mod]ne1 signifi]ait que l'ide de sub/ance e/ l'ide de quelque *ose de /able1 d'immuable en soi1 et qui ne peut tre div]sifi que p> les attributs qui lui dt]m95t une ess5ce1 t&is que dans ces attributs mmes la sub/ance e/ nulle2 il n'y a que communaut ou ressemblance dans la conception gnrique que n\s en =mons2 d'o il suit que des attributs sont du mme g5re1 mais sont1 en eux-mmes et en t\t ce qu'ils sont1 rellem5t des *oses diffr5tes4 ,il n'y a pas de c\leur1 en un mot2 il y a le noir1 il y a le blanc4 ,ce qu',abl>d dit de la cause t\*e de bi5 mo9s prs encore ce que n\s v\drions appr5dre de lui4 ,il y a en dialectique des lieux communs des causes2 ils sont classs p>mi les lieux des consqu5ts de la sub/ance1 ex consequ5tibus sub/antiam1 et p\r savoir comm5t peut se discut] t\t raisonnem5t qui r\le sur les causes1 il faut connatre quelles sont les causes#dig4 ,abl>d tablit une division des causes que ,boce donne assez confusm5t1 en suivant la ,mtaphysique ou la ,physique plutt que la ,logique d',ari/ote#dih1 et il comm5te cette division avec dveloppem5t4 ,il e/ rem>quable que *ez lui et mme *ez ,ari/ote1 la cause e/ tudie dans ses modes plus que dans son pr9cipe4 ,la causalit n'a t bi5 comprise que des mod]nes1 et peut-tre encore re/e-t-il faire de n\velles dc\v]tes dans le se9 de cette ide primitive et ncessaire4 ,note #dig3 ,dial41 "p4 ,,iii4 p4 #daj-dad4 ,note #dih3 ,ari/4 ,analyt4 prior41 ,,ii1 ,,xi4--,met41 ,,iv1 ,,ii1 et ,phys41 ,,ii1 ,,iii4--,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 sec41 p4#dec4--;,9 ,top4 ,cic41 l4 ,,ii1 p4 #ggh et #ghd2 l4 ,v1 p4 #hcd4--;,de ,diff]4 topic41 l4 ,,ii1 p4 #hji4 ,il y a1 dit ,abl>d1 quatre sortes de causes1 la cause effici5te1 la cause matrielle1 la cause =melle1 la cause f9ale4 ,dans l'ordre1 la premire e/ celle qui meut1 celle qui opre1 celle enf9 qui produit l'effet1 comme le =g]on fabrique l'pe1 en causant le m\vem5t qui *ange le f] en lame2 mais l'action et la nature de cette cause s]ont mieux comprises aprs que n\s aurons p>l des trois autres4 ,la cause matrielle e/ ce dont la *ose e/ faite1 non ce qui s]t la faire2 c'e/ le f]1 et non l'enclume ni le m>teau4 ,la matire e/ l'lm5t immdiat de la sub/ance4 ,a9si la f>9e ne doit pas tre appele la matire du pa91 puisqu'elle ne s'y tr\ve po9t l'tat de f>9e2 la matire du pa91 c'e/ la pte1 ou plutt mme les mies de pa9 7micae74 ,seulem5t1 p>mi les composs1 les uns ont eu une matire prexi/ante1 comme le vaisseau ou le toit1 qui ont t bois avant d'tre vaisseau ou toit2 les autres sont ns avec leur matire1 comme les quatre lm5ts1 crs les premi]s p\r dev5ir la matire des corps4 ,les composs de cette nature1 aucune matire prexi/ante ne les a prcds2 tels les accid5ts naiss5t avec la matire laquelle ils app>ti5n5t4 ,mais soit que la matire ait ou non prcd le matriel1 proprem5t le mat]i#dii1 elle le cre matriellem5t1 elle le fait tre2 elle con/itue l'ess5ce matrielle4 ,a9si l'animal qui con/itue matriellem5t l'homme1 ou ce qui reoit la =me de rationnalit et de mortalit1 n'e/ pas une *ose autre que l'homme mme2 les pi]res et les bois qui sont con/itus s\s =me de maison ne sont pas une *ose autre que la maison mme4 ,les p>ties de l'ess5ce1 prises ensemble1 sont la mme *ose que le t\t4 ,note #dii3 ,mat]iatum4 ,dans la t]m9ologie de la sci5ce1 le matri e/ une comb9aison de la =me unie la matire ou une =me matrialise1 c'e/--dire une ralisation produite p> l'union de la matire et de la =me4 ,la =me n'e/ pas proprem5t composante dans l'ess5ce1 mais1 en surv5ant la sub/ance1 elle complte l'effet1 elle a*ve la production1 et c'e/ l la cause =melle4 ,aucune sub/ance ne peut tre compose sans matire ni se con/itu] sans =me4 ,cep5dant on ne doit admettre au titre de cause que la =me ncessaire la cration d'une n\velle sub/ance1 et sans laquelle il n'y a po9t d'effet accompli1 po9t de *ose effective produite4 ,a9si les =mes accid5telles1 comme la blan*eur dans ,socrate1 ne peuv5t tre appeles causes2 elles dp5d5t du sujet1 elles lui sont po/rieures1 elles n'exi/5t que p> lui2 c'e/ le c>actre de t\t accid5t4 ,la cause f9ale e/ le b2 p]c] e/ la cause f9ale de l'pe4 ,po/rieure dans le temps1 cette cause prcde en tant que cause2 c> elle e/ la f9 laquelle t5d l'opration4 ,la victoire e/ la cause de la gu]re2 et cep5dant la gu]re doit prcd] la victoire4 ,rev5ons la cause effici5te1 ,c'e/ celle qui1 oprant sur une matire donne1 imprime p> cette opration sa =me la *ose =m]1 comme le =g]on l'pe et la nature l'homme4 ,c> le pre n'e/ pas1 proprem5t p>l]1 la cause effici5te de l'homme1 la mre le s]ait autant que lui2 c'e/ le crateur4 ,le soleil n'e/ pas non plus la cause effici5te du j\r1 c> il n'y a pas une matire sur laquelle il opre p\r faire le j\r4 ,l'opration cratrice n'app>ti5t rig\reusem5t qu' ,dieu4 ,crer1 c'e/ faire la sub/ance1 ce qui ne convi5t qu' l'artisan suprme4 ,quant aux crations des hommes1 ce ne sont que des comb9aisons de sub/ances dj cres4 ,c'e/ dans cette limite que les hommes sont effici5ts2 c'e/ une cration improprem5t dite4 ,plus exactem5t1 ,dieu cre1 l'homme jo9t4 ,l'homme ne cre pas mme la =me1 il adapte la matire p\r la recevoir1 et il n'opre qu'en adaptant4 ,c'e/ ,dieu qui cre p> l'int]mdiaire de l'opration huma9e1 et qui produit ce que l'homme a prp>4 ,cep5dant l'un et l'autre tant cause effici5te1 seulem5t dans une mesure diffr5te1 l'un et l'autre meut1 c'e/--dire f\rnit le m\vem5t ncessaire l'effet4 ,de ,dieu vi5t le m\vem5t de gnration2 de l'homme le m\vem5t d'altration4 ,ceci conduit l'exam5 des div]ses espces de m\vem5ts1 p>mi lesquelles il faut di/+u] seulem5t le m\vem5t de sub/ance et le m\vem5t de quantit#ejj4 ,note #ejj3 ,dial41 p4 #dad-dbb4 ,le premi] s'opre tontes les fois qu'une *ose e/ eng5dre ou corrompue1 ou plutt produite ou diss\te sub/antiellem5t4 ,elle e/ eng5dre1 lorsqu'elle pr5d l'tre sub/antiel2 p> exemple1 lorsqu'un corps devi5t vivant1 ou pr5d la sub/ance de corps anim1 soit animal1 soit homme4 ,elle se corrompt1 lorsqu'elle quitte cette mme nature sub/antielle1 comme lorsque le corps vivant meurt ou devi5t inanim4 ,a9si le m\vem5t de sub/ance se p>tage en gnration et en corruption1 l'une l'entre en sub/ance1 l'autre la sortie de la sub/ance4 ,le premi] m\vem5t ne dp5d que du crateur2 le second p>at dp5dre de n\s1 puisque n\s p\vons mettre un homme mort1 rduire le bois en c5dre ou le fo9 en v]re4 ,mais1 ce po9t de vue1 la gnration n\s s]ait galem5t s\mise2 c>1 en dissolvant une sub/ance1 n\s en produisons une autre1 et t\te corruption eng5dre2 la mort e/ la cration de l'inanim4 ,a9si n\s semblons la fois corrompre et eng5dr]1 dtruire et produire4 ,peut-tre cela n'e/-il pas conte/able en ce qui t\*e les gnrations qui ne sont pas premires4 ,c> p\r les crations premires des *oses1 dans lesquelles non-seulem5t les =mes1 mais les sub/ances ont t cres de ,dieu1 comme1 p> exemple1 lorsque l'tre a t donn p\r la premire fois aux corps eux-mmes1 elles ne peuv5t tre attribues qu'au ,t\t-,puissant1 a9si que les dissolutions correspondantes4 ,aucun acte huma9 ne peut en effet anantir la sub/ance d'un corps4 ,les crations sont celles p> lesquelles les matires des *oses ont comm5c d'exi/] sans matire prexi/ante4 ,c'e/ dans ce s5s que la ,g5se dit3 ,dieu cra le ciel et la t]re4 ,il y enf]ma la matire de t\s les corps1 ou mieux les lm5ts qui sont la matire de t\s les corps4 ,c> il ne cra po9t les lm5ts purs et di/9cts2 il ne posa po9t *acun "p le feu1 la t]re1 l'air et l'eau1 mais il mla t\t dans *aque *ose1 et les lm5ts di/9cts tirr5t leur nom des pr9cipes lm5taires qui dom9r5t en *acun d'eux2 a9si l'air v9t de la lgret et de l'humidit de l'lm5t ari51 le feu de la lgret et de la s*]esse de l'lm5t ign1 l'eau de l'humidit et de la mollesse de l'lm5t aquatique1 et la t]re de la pesanteur1 de la duret de l'lm5t t]re/re4 ,les crations secondes ont lieu1 lorsque ,dieu1 p> l'addition d'une =me sub/antielle1 fait pass] dans un n\vel tre une matire dj cre1 comme lorsqu'il cra l'homme avec le limon de la t]re4 ,ici po9t de matire n\velle2 il n'app>at qu'une diffr5ce de =me1 et ce n'e/ que dans la =me sub/antielle que semble *ang] la nature de la sub/ance2 ces crations po/rieures p>aiss5t s\mises la gnration et la corruption4 ,mose dit avec raison3 le ,seigneur =ma l'homme1 et non pas cra1 p\r montr] clairem5t qu'il s'agit d'une cration p> la =me et non d'une cration premire#eja4 ,dans cette seconde cration1 la matire de la t]re1 dj exi/ante1 p\vait avoir le m\vem5t de gnration1 en ce que ,dieu lui donnait les =mes de l'animation1 de la s5sibilit1 de la rationnalit1 et le re/e1 ou le m\vem5t de l'altration 7corruption71 en ce qu'elle quittait l'inanim4 ,mais les crations mme du second ordre ne sont pas en notre p\voir1 et doiv5t1 comme t\tes les autres1 tre attribues ,dieu4 ,lorsque la c5dre du fo9 e/ place dans la f\rnaise p\r tre conv]tie en v]re1 notre action n'e/ p\r ri5 dans la cration du v]re2 c'e/ ,dieu mme qui agit secrtem5t sur la nature des *oses p> n\s prp>es1 et p5dant que n\s ignorons la physique1 il fait une n\velle sub/ance4 ,mais ds que le v]re a t div9em5t cr1 c'e/ p> notre opration qu'il e/ =m en vases div]s2 de mme que n\s con/ruisons une maison avec des pi]res et des bois dj crs1 ne crant jamais1 mais unissant des *oses cres4 ,aucune cration ne n\s e/ donc p]mise2 un pre lui-mme n'e/ le crateur de son fils1 qu'en ce s5s qu'une p>tie de sa sub/ance e/1 p> l'opration div9e1 am5e produire une nature huma9e4 ,la corruption seule ou altration peut p>atre dp5dre de n\s1 c> il e/ en t\t plus facile de dtruire que de compos]1 n\s p\vons plus aism5t nuire que s]vir1 et n\s sommes plus prompts faire le mal que le bi54 ,a9si ne p\vant =m] un homme1 n\s le p\vons dtruire1 et s\s ce rapport1 la gnration de l'inanimation semble dp5dre de n\s4 ,cep5dant il n'y a l qu'un retran*em5t1 ce qui e/ du ressort de la corruption2 ri5 n'e/ donn en sub/ance1 ce qui s]ait oeuvre de gnration4 ,n\s faisons le non-anim1 mais l'inanimation1 ,dieu seul la cre4 ,autre en effet e/ le non-anim1 autre l'inanim4 ,la ngation n'e/ pas l privation4 ,la ngation rsulte de la corruption2 la =me de la privation rsulte de la gnration1 et celle-ci ne peut v5ir que de ,dieu4 ,c> lors mme que n\s ne f]ions ri5 la sub/ance1 ,dieu ne l'en conv]tirait pas mo9s un j\r l'animation o l'inanimation2 seulem5t1 il e/ possible que ce que n\s faisons l'y amne un peu plus vite4 ,note #eja3 ,je crois cette di/9ction peu solide4 ,j'ignore la valeur des mots hbreux du comm5cem5t de la ,g5se4 ,mais s'il y a dans le texte lat9 au titre3 ,de creatione mundi et hom9is =matione1 il y a au v]set #bf3 ,faciamus hom9em1 et au v]set #bg3 ,creavit ,deus hom9em4 ,c'e/ p\r la femme que le mot de cration n'e/ pas employ4 ,au re/e1 t\t ce qui e/ dit ici de la cration peut se comp>] au tableau trac dans l',hexam]on4 ,voy4 au l4 ,,iii du prs5t ouvrage4 ,a9si donc le m\vem5t de sub/ance que n\s appelons gnration1 ne doit tre attribu qu' ,dieu1 tant dans les crations premires que dans les crations d]nires4 ,dans les crations de la nature se plac5t les sub/ances gnrales et spciales4 ,ce n'e/ pas un *angem5t de la =me1 c'e/ une cration de sub/ance n\velle qui fait la div]sit de g5re et d'espce4 ,de quelque faon que v>i5t les =mes1 si l'id5tit demeure1 l'ess5ce gnrale ou spciale n'en e/ po9t t\*e4 ,mais l o il n'y a po9t div]sit de =mes1 il peut y avoir div]sit de g5res2 c'e/ ce qui arrive aux g5res les plus gnraux1 ce qu'il y a de plus gnral1 aux prdicam5ts pris en eux-mmes1 et peut-tre aussi c]ta9es espces1 comme n\s l'accordons p\r les espces des accid5ts1 af9 d'vit] une multiplication l'inf9i4 ,mais aussi longtemps que l'ess5ce matrielle ou la nature de la *ose s]a div]se1 il y aura div]sit de g5res ou d'espces2 c'e/ donc la div]sit de sub/ance1 non le *angem5t de la =me1 qui fait la div]sit des g5res et des espces4 ,c>1 bi5 que dans les espces de la sub/ance1 la cause de la div]sit des espces soit la diffr5ce1 celle-ci vi5t de la div]sit de sub/ance des *oses elles-mmes4 ,aussi a-t-on nomm ces sortes de diffr5ces1 diffr5ces sub/antielles4 ,a9si n\s ne devons compr5dre au rang des g5res et des espces que les *oses que l'opration div9e a composes en nature de sub/ance#ejb4 ,note #ejb3 ,dial41 p4 #dah4 ,le m\vem5t de quantit e/ de deux sortes1 m\vem5t d'augm5tation1 m\vem5t de dim9ution4 ,l'augm5tation et la dim9ution rsult5t d'une jonction de p>ties1 et la comp>aison seule manife/e l'une ou l'autre4 ,or l'accid5t e/ seul sujet la comp>aison1 et celle-ci porte sur la longueur1 la l>geur1 l'paisseur et le nombre4 ,ce n'e/ que p> rapport au nombre que le m\vem5t de quantit dp5d de l'action de l'homme4 ,en effet l'opration huma9e n'unit jamais les corps au po9t qu'il n'y ait entre eux aucune di/ance4 ,la longueur de la ligne1 la l>geur de la surface1 l'paisseur du solide1 qui sont autant de cont9us1 ne sont donc pas s\mises notre action1 et n\s ne p\vons ri5 que multipli] le nombre p> l'accumulation dans le mme lieu2 a9si n\s aj\tons une pi]re des pi]res1 des bois des bois p\r une con/ruction4 ,notre cration n'e/ jamais que de la composition4 ,les *oses a9si composes sont dites unes ou plutt unies p> notre oeuvre1 non p> cration naturelle4 ,cep5dant il ne faut pas considr] les noms de ces sortes d'assemblages ou d'units factices1 comme des noms collectifs1 tels que ceux de peuple1 de tr\peau1 etc4 ,en effet il faut l'union des p>ties de la maison p\r qu'il y ait maison ou vaisseau2 t&is que1 mme sp>es1 les units des collections cons]v5t leur proprit de =m] une collection4 ,l'unit d'un homme qui rside ,p>is et celle d'un homme qui demeure ,rome =m5t un b9aire4 ,la pluralit des units suffit p\r faire un nombre1 une runion d'hommes1 p\r faire un peuple1 sans qu'il y ait beso9 de l'union de comb9aison4 ,celle-ci1 au contraire1 e/ ncessaire p\r =m] la maison et le navire1 et mme cette comb9aison n'e/ pas indiffr5te2 il n'y en a qu'une qui con/itue le navire ou la maison4 ,ces extraits n\s ont fait sortir de la dialectique p\r entr] dans l'ontologie et mme dans la physique4 ,abl>d ne se cont5te plus de discut] logiquem5t des ides2 il s'ef=ce de retrac] la gnration des *oses4 ,p\r le fond2 il emprunte encore son matre4 ,il suit la ,physique d',ari/ote1 qu'il ne connaissait pas1 mais dont les pr9cipes se tr\v5t rappels et l dans la ,logique et dans les comm5taires de ,boce4 ,seulem5t1 il porte dans son exposition une cl>t et une m?ode qui sont bi5 lui1 et c'e/ avec des citations p>ses qu'il a recompos le sy/me4 ,ce qui donne ces passages un intrt p>ticuli]1 c'e/ qu'ils sont en contradiction avec les op9ions communm5t attribues notre auteur t\*ant les univ]saux4 ,il n\s y donne la gnration relle des g5res et des espces4 ,ici po9t de trace de conceptualisme1 ni de nom9alisme4 ,les g5res et les espces ne sont admis que p\r les *oses qui1 ayant une sub/ance naturelle1 procd5t de l'opration div9e3 a9si les animaux1 les mtaux1 les arbres1 et non pas les armes1 les tribunaux1 les nobles1 etc4 ,la di/9ction des g5res et des espces repose a9si sur des causes physiques4 ,elle e/ produite p> ce m\vem5t de la sub/ance qui int]rompt l'id5tit et fait succd] une nature ess5tielle une autre4 ,du g5re l'espce1 ce m\vem5t se rs\t dans la surv5ance de la diffr5ce2 mais la diffr5ce e/ sub/antielle1 et dans t\tes les transitions d'un degr ontologique un autre1 c'e/ une =me sub/antielle qui survi5t et qui agit comme cause altrante et productrice4 ,il me semble que n\s avons ici la physique des g5res et des espces2 c'e/1 je crois1 l du ralisme4 ,on p\rrait dire que t\t ce ralisme provi5t d'une seule ide qu',abl>d aj\te la ?orie de la cause et du m\vem5t1 dont il pr5d le fond dans ,ari/ote3 c'e/ l'ide de la cration4 ,,*apitre ,,vi4 ,,suite ,,de ,,la ,,logique ,d',,ab,,l>d4--,dialectica1 ,,quatri,,me ,,et ,,c9qui,,me ,,p>ties1 ,,ou ,,les ,,seconds ,,analytiques ,,et ,,le ,,livre ,,de ,,la ,,division ,,et ,,de ,,la ,d,,f9ition4 ,n\s avons dit qu',abl>d ne connaissait pas les ,seconds ,analytiques d',ari/ote4 ,lors donc que p\r copi] en t\t son matre1 il a v\lu donn] le mme titre la quatrime p>tie de sa ,dialectique1 il n'a pu trait] le mme sujet1 et au lieu d'crire sur la dmon/ration1 il s'e/ surt\t occup des matires comprises dans le livre de ,boce sur le syllogisme hypo?tique#ejc4 ,ri5 de bi5 ess5tiel n'e/ rem>qu] dans cette p>tie2 passons immdiatem5t la c9quime1 ou au ,livre des divisions et des df9itions4 ,ce livre correspond aux deux ouvrages de ,boce sur les mmes matires1 et dans la ,dialectique d',abl>d il ti5t la place des ,argum5ts sophi/iques1 cette d]nire p>tie de l',organon#ejd4 ,note #ejc3 ,dial41 p>s ,,iv1 ,de ,propos4 et ,syll4 hypo?4 seu ,anal4 po/41 p4 #dcd-ddi4--;,boe?4 ,op41 ,de ,syll4 hyp41 lib4 ,,ii1 p4 #fjf4 ,note #ejd3 ,dial41 p>s ,v1 lib] ,divisionum et ,def9itionum1 p4 #dej-dig4--;,boe?41 ,de ,divis41 p4 #fch4 ,de ,diff941 p4 #fdh4 ,le tal5t de divis] ou df9ir e/ non-seulem5t recomm& p> la ncessit mme de la sci5ce1 mais encore enseign soigneusem5t p> plus d'une autorit4 mule reconnaissant de nos matres1 suivons religieusem5t leurs traces2 n\s sommes excit travaill] sur le mme sujet1 p\r ton intrt1 frre1 ou plutt p\r l'utilit commune4 ,la p]fection des crits antiques n'a pas t si gr&e en effet que la sci5ce n'ait nul beso9 de notre travail4 ,la sci5ce ne peut s'accrotre *ez n\s autres mortels au po9t de n'avoir plus de progrs faire4 ,or comme les divisions vi5n5t naturellem5t avant les df9itions1 puisque celles-ci tir5t de celles-l leur orig9e con/itutive1 les divisions auront la premire place dans ce trait1 les df9itions la seconde#eje4 ,a9si la division e/ une analyse dont la df9ition e/ comme la syn?se4 ,c'e/ une ide de ,boce1 qui se sp>e en cela d',ari/ote1 peu favorable la division1 peut-tre p>ce que ,platon l'employait volonti]s#ejf4 ,ari/ote ne tr\ve ri5 de syllogi/ique1 ni p> consqu5t de dmon/ratif1 dans cette numration des p>ties1 des modes1 des espces ou des cas1 qu'on appelle la division1 et qui lui p>at se rduire s\v5t l'ass]tion gratuite4 ,mais si la division e/ bonne1 la df9ition e/ valable1 et rciproquem5t1 et elles peuv5t se s]vir mutuellem5t de moy5 de contrle et de g>antie4 ,note #eje3 ,dial41 p4 #dej4 ,note #ejf3 ,analyt4 prior41 ,i1 ,,xxxi4--,analyt4 po/41 ,,ii1 ,v4 ,on ent5d donc ici p> la division celle dont ,boce a pr\v que les t]mes sont les mmes que ceux de la df9ition#ejg4 ,n\s entrepr5ons de trait] des divisions telles que l'autorit de ,boce les a dj c>actrises1 et si n\s donnons du ntre dans ces leons1 qu'on ne le regrette pas 7non pigeat74 ,note #ejg3 ,de ,div41 p4 #fdc4 ,la division sub/antielle1 ou secundum se1 e/ la division du g5re en espces1 du mot en significations1 ou du t\t en p>ties4 ,la division selon l'accid5t e/ celle du sujet en ses accid5ts1 de l'accid5t en ses sujets1 ou la division de l'accid5t p> le coaccid5t4 ,la premire division sub/antielle1 celle du g5re en espces1 e/ comme celles-ci3 ,la sub/ance e/ ou corps1 ou esprit2 le corps e/ ou le corps anim ou le corps inanim4 ,la division du mot e/ celle qui dc\vre les div]ses significations d'un mot1 ou qui montre qu'un mot signifiant une mme *ose a div]ses applications4 ,dans le premi] cas1 elle explique l'quivoque d'un nom3 ,le *i5 e/ le nom d'un animal qui aboie1 d'une bte m>9e 7*i5 de m]71 et d'un signe cle/e4 ,dans le second1 on divise un mot selon ses modes ou ses applications modales3 ,inf9i se dit ou du temps1 ou du nombre1 ou de la mesure4 ,la division du t\t a lieu1 qu& le t\t e/ divis en ses propres p>ties soit con/itutives1 soit divisives4 ,que n\s disions3 ,la maison e/ en p>tie murs1 en p>tie toit1 en p>tie fondation1 ou bi53 ,l'homme e/ ou ,socrate1 ou ,platon1 ou etc41 n\s faisons une division du t\t ou p> le t\t 7totius ou a toto72 mais l'une e/ celle de l'enti]1 l'autre celle de l'univ]sel2 l'une se fait en p>ties con/itutives1 l'autre en p>ties divisives4 ,comm5ons p> la division du g5re en ses espces les plus pro*a9es#ejh4 ,celle-ci peut tre aism5t confondue avec la division p> diffr5ce2 mais dans la division en espces p> les diffr5ces1 il ne s'agit pas des espces elles-mmes1 mais des =mes des espces4 ,a9si l'animal e/ ou homme1 ou quadrupde1 ou oiseau1 etc41 e/ une division du g5re en espces2 l'animal e/ ou homme ou non-homme1 e/ une division p> opposition2 l'animal e/ ou rationnel ou non rationnel1 une df9ition p> diffr5ce4 ,note #ejh3 ,dial41 p4 #dfd4 ,abl>d n'aj\te ici ,boce qu'un seul po9t4 ,p> diffr5ces faut-il ent5dre les =mes des espces1 ou seulem5t de simples noms de diffr5ces1 qui1 suivant quelques-uns1 supplerai5t les noms spciaux p\r dsign] les espces1 en sorte que rationnel quivaudrait animal rationnel1 anim corps anim8 ,les noms des diffr5ces conti5drai5t a9si1 non-seulem5t la =me1 mais la matire1 c'e/--dire la *ose t\t entire3 ,op9ion1 dit ,abl>d1 qui a p>u prfrable mon matre ,guillaume4 ,celui-ci v\lait en effet1 je m'en s\vi5s1 p\ss] ce po9t l'abus des mots1 que lorsque le nom de la diffr5ce t5ait lieu de l'espce dans une division du g5re1 il ne ft pas le nom ab/rait de la diffr5ce1 mais ft pos comme le nom sub/antif de l'espce4 ,autrem5t1 suivant lui1 on aurait pu appel] cela division du sujet en accid5ts1 les diffr5ces ne lui p>aissant plus alors app>t5ir au g5re qu' titre d'accid5ts4 ,c'e/ p\rquoi il v\lait1 p> le nom de la diffr5ce1 ent5dre l'espce elle-mme1 fond sur ce mot de ,porphyre3 ,p> les diffr5ces n\s divisons le g5re en espces#eji4 ,note #eji3 ,porphyr4 ,isag41 ,,iii4--,boe?41 ,9 ,porph4 a se transl41 l4 ,,iv1 p4 #ha4 ,p> un plus gr& abus1 il employait le nom inf9i 7indt]m97 p\r dsign] l'espce oppose4 ,a9si1 il disait3 ,la sub/ance e/ ou le corps ou le non-corps4 ,non-corps p\r lui ne dsignait que l'espce oppose corps2 ce t]me inf9i p> signification n'tait plus qu'un nom sub/antif et spcial#eaj4 ,mais si1 p> une n\veaut de langage1 on pr5d les noms des diffr5ces ou les noms inf9is p\r ceux mme des espces1 la lettre n'a plus aucun poids1 c'e/--dire les textes sont sans autorit4 ,que devi5t le so9 p>ticuli] et le rle "p que ,boce accorde aux diffr5ces8 ,il ne v\lait pas non plus que la simple ngation contnt l'ide de l'espce1 lorsqu'il disait3 ,la ngation p> elle-mme ne con/itue po9t une vritable espce4 ,le non-homme1 le non-corps n'e/ pas une espce4 ,les noms ngatifs ne remplac5t les noms d'espces que lorsque ceux-ci manqu5t4 ,quant aux noms des diffr5ces1 ils ne sont pas sub/antifs au s5s des noms de sub/ances1 mais ce sont des noms pris des diffr5ces1 c'e/--dire les diffr5ces prises sub/antivem5t2 c> ce que la scola/ique appelle des noms pris revi5t aux noms ab/raits des mod]nes1 qu& ces noms ne sont pas des noms de g5res ou d'espces4 ,aussi1 de la division du g5re p> diffr5ce1 ,boce tire-t-il la df9ition des espces1 p> la jonction du nom divisant de la diffr5ce au nom divis du g5re#eaa4 ,cela veut dire que si l'on divise le g5re animal en rationnel et irrationnel1 ce qui e/ le divis] p> diffr5ce1 la jonction du g5re animal et de la diffr5ce rationnel1 ou l'expression l'animal rationnel1 s]a la df9ition de l'espce homme2 en sorte que c'e/ un axiome dialectique1 que ce qui convi5t la division du g5re convi5t la df9ition de l'espce4 ,or1 cela ne se peut dire que de la division du g5re p> les diffr5ces4 ,si diffr5ce quivalait espce1 cela signifi]ait que la division du g5re en espces df9it l'espce1 ce qui n'a aucun s5s4 ,c'e/ p\r cela que ,porphyre1 d'accord avec ,boce1 dit que les diffr5ces qui divis5t le g5re sont t\tes appeles diffr5ces spcifiques#eab4 ,note #eaj3 ,le nom inf9i e/ le nom indf9i ou indt]m9 qui s'applique des *oses div]ses de g5re1 d'espce1 ou de degr ontologique1 t&is que les noms univ]sels sont dt]m9s c]ta9s g5res1 c]ta9es espces2 p> exemple1 le non-animal e/ un nom inf9i1 c> il s'applique la sub/ance1 au mtal1 au f]1 l'pe1 l'pe d',alex&re1 etc42 il y a1 comme on voit1 du rapport entre l'inf9i dans ce s5s et le ngatif4 ,kant ent5d a9si l'inf9i1 lorsqu'il traite du jugem5t1 qu'il appelle un5dli*4 7,crit4 de la rais4 pure1 ,analyt4 trans41 l4 ,i1 c4 ,i1 sect4 ,,ii47 ,note #eaa3 ,de ,div41 p4 #fdb4 ,note #eab3 ,grec3 ,eidopoioi1 ,porph4 ,isag41 ,,iii4--,boe?41 ,9 ,porph41 l4 ,,iv1 p4 #hf4 ,la division en diffr5ces ou en espces doit port] sur les plus pro*a9es2 c> les plus pro*a9es sont naturellem5t les plus analogues1 et les plus propres faire connatre le g5re4 ,si la division du g5re se faisait t\j\rs p> les diffr5ces ou p> les espces les plus pro*a9es1 t\te division s]ait deux membres4 ,c'e/ du mo9s une op9ion de ,boce que t\t g5re a1 dans la nature des *oses1 deux espces les plus pro*a9es2 et si n\s en avions t\j\rs les noms1 t\te division p\rrait s'opr] en deux espces2 si cela ne se peut t\j\rs faire1 c'e/ disette de noms4 ,mais cette op9ion qui se ratta*e la doctr9e philosophique qui s\ti5t que les g5res et les espces sont les *oses mmes et non simplem5t des voix1 je me s\vi5s que j'avais une objection tire de la relation4 ,si t\t g5re e/ cont5u en deux espces les plus pro*a9es1 la relation 7ad aliquid7 e/ dans ce cas3 deux espces les plus pro*a9es de relatifs en =m5t la division suffisante 7complte74 ,c> bi5 que n\s n'en ayons pas les noms1 elles n'en doiv5t pas mo9s subsi/] dans la nature des *oses4 ,or elles no peuv5t tre unies de relation au g5re suprme4 ,en effet ce qui e/ antrieur a t\s les relatifs 7le g5re suprme7 e/ le g5re de t\s1 leur g5re univ]sel4 ,il n'e/ donc pas ensemble avec eux2 il ne leur e/ donc pas relatif2 c> ,ari/ote n\s enseigne dans ses ,prdicam5ts que dans la nature t\s les relatifs sont ensemble 7ou simultans7#eac4 ,p> la mme raison1 les deux espces pro*a9es qui divis5t le g5re de la relation ne peuv5t tre relatives ce g5re1 p>ce que deux *oses div]ses d'un mme n'y peuv5t tre relatives1 comme un mme ne peut avoir plusieurs contraires1 plusieurs privations ou possessions d'un mme1 plusieurs affirmations propres ou ngations1 d'aprs la rgle une seule ngation p\r une seule affirmation#ead4 ,note #eac3 ,ari/4 ,categ4--,ari/ote ne pose pas le pr9cipe d'une manire absolue4 ,grec3 ,dokei de ta pros ti hama tae physei e9ai kai epi m5 ton plei/on alae?is e/94 ,il p>at que les relatifs sont simultans dans la nature2 et cela e/ vrai de la plup>t4 ,note #ead3 ,grec3 ,mia apiphasis mias kataphaseos e/i4 ,ari/41 ,de ,int41 ,,vii4--,boe?41 ,de ,int41 ed4 sec41 p4 #ceb4 ,ces deux espces ne peuv5t non plus tre relatives aux espces subordonnes2 c> si une d'elles e/ en relation 7et p> consqu5t simultane7 avec les espces infrieures1 c'e/ avec celle qui lui e/ subordonne1 ou avec celle qui e/ subordonne l'autre4 ,or ce ne peut tre avec celle qui vi5t aprs elle1 puisqu'elle e/ antrieure celle-ci dans la nature1 comme tant un g5re4 ,si c'e/ avec celle qui e/ subordonne l'autre et si elles *ang5t a9si leurs espces subordonnes1 il suit que dans la nature *acune e/ antrieure et po/rieure l'autre1 c> ce qui e/ antrieur ou po/rieur l'une de deux *oses simultanes dans la nature e/ ncessairem5t aussi antrieur ou po/rieur l'autre4 ,or des deux espces1 celle-l1 tant comme le g5re du relatif une espce contempora9e#eae1 e/ l'antrieur de ce relatif1 et devi5t en mme temps l'antrieur de l'espce contempora9e4 ,p>eillem5t1 celle-ci e/ antrieure celle-l1 en sorte que *acune des deux e/1 dans la nature1 antrieure et po/rieure l'autre et soi-mme4 ,c'e/ ce qui devi5dra plus clair1 si n\s dsignons p> des lettres l'ensemble du prdicam5t4 ,reprs5tons l'ordre p> celte figure3 ,relation ,b4 ,c4 ,d4 ,f4 ,g4 ,l4 ,note #eae3 ,conqua]o1 qui n'e/ ni antrieure ni po/rieure4 ,si d'un ct ,c et ,d1 de l'autre ,b et ,l sont rciproquem5t relatifs 7,b et ,c tant les deux espces pro*a9es du g5re le plus gnral relation1 ,d et ,l des espces1 l'un de ,b1 et l'autre de ,c71 ,b s]a antrieur ,d comme son espce2 ,d tant ensemble ou simultan avec ,c comme avec son relatif1 ,b prcd]a ,c4 ,a9si ,b prcd]a son espce ,d et ,c le relatif de ,d1 et p> consqu5t soi-mme 7puisqu'il e/ simultan avec ,c son codivisant74 ,en outre1 il e/ vid5t que dans cette relation1 une des espces infrieures dtruite anantit t\t le prdicam5t2 si ,d e/ dtruit1 tant ,b que ,c prit ncessairem5t1 puisqu'ils compr5n5t le g5re le plus gnral4 ,c> ,d1 tant relatif ,c1 le dtruit p> sa propre de/ruction2 mais ,c1 tant le g5re de ,l1 emporte ,l relatif de ,b1 et a9si ,b prit aussi4 ,c'e/ p\rquoi ,d une fois dtruit1 tant ,b que ,c e/ dtruit1 et la relation avec eux4 ,mais plutt1 disons ,b et ,c mutuellem5t relatifs1 ce qui e/ plus vrai1 et que t\tes les autres espces contempora9es s\s leurs g5res1 soi5t relatives l'une a l'autre1 comme ,d et ,f entre eux1 comme aussi ,g et ,l1 et a9si des autres1 tant qu'il y a d'espces contempora9es4 ,si une seule des espces en relation exi/e1 t\tes doiv5t =cm5t exi/]1 de sorte que comme ,d exi/e1 ,b son g5re exi/e ncessairem5t2 et ,b exi/ant1 ,c son relatif exi/e ncessairem5t aussi4 ,mais si ,b exi/e1 il faut ncessairem5t que son relatif ,c coexi/e4 ,or ,c no coexi/]a que p> quelqu'une de ses espces qui1 tant relative une autre1 ne peut exi/] p> soi seule1 et il faut que celte autre exi/e ncessairem5t4 ,donc1 une des espces relatives exi/ant1 il arriv]a que t\tes exi/5t2 ce qui e/ trs-videmm5t faux1 c> une des espces n'exige l'exi/5ce d'aucune autre espce que de celle avec laquelle elle e/ ensemble ou simultane1 et laquelle elle e/ relative4 ,le pre n'exige pas l'esclave ou le disciple1 mais seulem5t le fils4 ,si1 en desc5dant des espces pro*a9es de relatifs1 p> les g5res secondaires et les s\s-espces1 aux individus1 n\s tr\vons que les espces1 contempora9es d'un mme g5re1 ne sont pas relatives entre elles1 mais que ce sont les espces de l'un des g5res divisant qui sont relatives aux espces d'un autre1 s\s le mme g5re suprme 7comme le sont les espces de l'anim et de l'inanim entre elles71 deux espces exi/ant entran5t ncessairem5t l'exi/5ce de t\tes les autres4 ,si au contraire les espces d'une espce la plus pro*a9e sont relatives ans espces d'une autre espce la plus pro*a9e 7comme les espces du corps aux espces de l'esprit71 cette ncessit n'exi/e pas4 ,notez bi5 que le g5re le plus gnral du prdicam5t o cette condition se ralise e/ cont5u dans deux espces2 mais aussi1 ou n\s sommes en ceci plus subtil qu'il ne faut1 ou1 p\r cons]v] l'autorit sauve1 il faut dire qu'elle n'a pas reg>d aux g5res de t\s les prdicam5ts4 ,c'e/ a9si qu'il#eaf s\ti5t dans beauc\p de ses ouvrages que t\te espce e/ con/itue de la matire du g5re p> la =me de la diffr5ce2 ce qui ne peut1 cause de l'inf9it des espces1 tre ma9t5u p\r t\tes2 cette rgle ne doit donc tre rapporte qu'au prdicam5t de la sub/ance4 ,il en e/ de mme peut-tre de l'autre rgle#eag4 ,note #eaf3 ,boce4 ,note #eag3 ,dial41 p4 #deh-dfj4 ,on aura rem>qu cette argum5tation qui peut tre prise comme un spcim5 du raisonnem5t scola/ique4 ,la s+ul>it en s]a plus frappante si n\s empruntons un langage plus famili] aux lecteurs de notre temps4 ,la division e/ l'orig9e et comme le fond de la df9ition4 ,soit p> exemple cette df9ition de l'homme1 l'homme e/ un animal raisonnable1 elle suppose cette division1 l'animal e/ ou raisonnable ou non raisonnable4 ,c'e/ une division1 c'e/--dire une proposition dans laquelle le sujet e/ divis en deux classes p> deux attributs2 et c'e/ une division p> diffr5ces1 en ce que ces attributs sont diffr5tiels1 c'e/--dire con/itutifs d'espces proprem5t dites1 non de simples di/9ctions modales1 mais des diffr5ces spcifiques3 c'e/ l'expression de la sci5ce4 ,la division p> diffr5ces doit se faire p> les diffr5ces les plus pro*a9es4 ,admettez plusieurs espces d'hommes1 les uns ayant d\ze s5s1 et les autres c9q2 le g5re animal ne devrait pas tre divis p> ces diffr5ces2 c> elles sont loignes1 elles con/itu5t des s\s-espces1 et non les espces du g5re animal2 la diffr5ce pro*a9e ou la plus pro*a9e1 ici c'e/ la raison4 ,la diffr5ce pro*a9e1 celle qui divise immdiatem5t le g5re1 e/ celle qui le fait le mieux connatre1 celle qui t\*e de plus prs la nature2 c'e/ donc la plus relle4 ,boce dit que t\t g5re a deux espces pro*a9es#eah1 p>ce qu'il veut que t\te division soit deux membres1 t\te division triple ou quadruple p\vant se ram5] la division p> deux4 ,si la division ne p>at pas t\j\rs p\voir se faire en deux membres1 c'e/ que les langues n'(fr5t pas t\j\rs les deux noms des divisants et surt\t des deux diffr5ces spcifiques d'un mme g5re4 ,dans l'exemple1 la raison e/ une des diffr5ces spcifiques2 n\s s]ions emb>rasss p\r nomm] l'autre en franais4 ,le lat9 assez b>b>e des scola/iques dit rationale1 irrationale2 le sub/antif ab/rait rpondant irrationale ce s]ait la non-raison4 ,il s]ait facile de tr\v] des exemples p\r lesquels la langue n\s f]ait encore plus dfaut2 mais si la division du g5re en deux espces pro*a9es e/ t\j\rs possible1 sans t\j\rs tre exprimable1 il suit que les espces exi/5t indp5damm5t d'un nom qui les dsigne4 ,elles exi/5t sans les mots qui les nomm5t4 ,que devi5t alors la doctr9e qui veut que les espces ne soi5t que des mots8 ,voil l'argum5t qu',abl>d dirige en passant contre ,roscel94 ,note #eah3 ,de ,div41 p4 #fdc4 ,les mod]nes rpondrai5t que les espces peuv5t exi/] dans l'esprit sans tre nommes1 que t\tes les ides n'ont pas ncessairem5t leurs noms1 et qu'a9si le pr9cipe de ,boce peut tre vrai comme pr9cipe idologique1 sans qu'il en rsulte aucun prjug en faveur de la ralit objective des espces4 ,que dit en effet le nom9alisme raisonnable8 ,les individus seuls sont rels4 ,ces individus semblables ou dissemblables1 sp>s ou rappro*s p> des diffr5ces ou ressemblances ess5tielles ou accid5telles1 sont comp>s et classs p> l'intellig5ce1 en sorte que les g5res et les espces sont des vues de l'esprit fondes seulem5t sur les diffr5ces et les ressemblances des individus1 seules ralits4 ,t\te classe1 g5re ou espce1 se rs\t rellem5t en individus4 ,il n'y a po9t de ralit autre qui corresponde au nom ou l'ide de la classe2 il n'y a po9t l'homme1 l'animal2 il y a des animaux1 des hommes4 ,les g5res et les espces ne sont donc que des ides1 et comme les ides en gnral ne se con/at5t et ne se fix5t que p> leurs signes1 comme la langue s'unit indissolublem5t l'intellig5ce1 on peut reg>d] les espces comme des noms1 ne correspondant aucune ralit sub/antielle qui soit l'espce1 si elle n'e/ la runion des individus2 et en ce s5s on peut all] jusqu' dire que les espces ne sont que des noms4 ,tel e/ le nom9alisme s\t5able1 ou le conceptualisme clair4 ,a ce compte1 le pr9cipe de ,boce p\rrait re/] vrai1 t\t g5re se divis]ait en deux espces1 ne fuss5t-elles dsignes p> aucun nom spcial1 sans que le ralisme ft ju/ifi1 c'e/--dire sans qu'il en fallt conclure que les espces hors des individus soi5t autre *ose que des ab/ractions4 ,mais ,abl>d ne procde pas a9si2 il attaque le pr9cipe de ,boce dans sa gnralit1 et sans s'inquit] de l'induction que ce pr9cipe f\rnit en faveur du ralisme2 voici p> quel argum5t de mti] il p5se le dtruire4 ,si deux espces pro*a9es puis5t la division de t\t g5re1 la rgle e/ applicable au g5re relation4 ,la relation e/ un g5re suprieur1 de ceux qu',ari/ote appelle g5]alissima1 c> c'e/ le troisime prdicam5t4 ,or1 quelles sont les deux diffr5ces pro*a9es qui divis5t le g5re relation8 ,la difficult de le dire peut pr\v] seulem5t que les noms des deux espces pro*a9es du g5re relation manqu5t1 et ne pr\ve pas qu'elles n'exi/5t po9t dans les *oses1 faute d'exi/] dans les noms2 elles peuv5t tre dans la nature et manqu] dans le langage4 ,mais c'e/ une rgle de logique que t\s les relatifs sont ensemble dans la nature1 t\s les ad aliquid sont simul1 ,grec3 pros ti hama tae physei e9ai1 ce qui signifie qu'ils coexi/5t naturellem5t1 en ce s5s que si une *ose e/ relative une autre1 il faut bi5 que celle-ci le soit la premire4 ,elles sont donc ncessairem5t corrlatives et simultanes4 ,l'un des relatifs ne peut disp>atre que la relation ne disp>aisse et n'entrane avec elle la disp>ition de l'autre4 ,cette rgle admise1 il faut bi5 que les deux espces pro*a9es qui divis5t compltem5t le g5re relation1 tant les deux espces fondam5tales de relatifs1 soi5t simultanes4 ,or le s]ont-elles avec la relation1 leur g5re suprme8 ,mais c'e/ un pr9cipe que le g5re suprme e/ antrieur aux espces1 qu'il a la priorit sur elles2 et si la relation1 g5re suprme des deux espces pro*a9es de relatifs1 leur e/ antrieure1 comm5t ceux-ci p\rrai5t-ils tre simultans avec elle8 ,cela rpugne4 ,ma9t5ant les deux espces pro*a9es de relatifs peuv5t-elles tre simultanes avec celles qui ne sont pas pro*a9es8 ,non1 c> ou celles-ci leur sont subordonnes1 ou elles ne le sont pas4 ,si elles leur sont subordonnes1 elles vi5n5t aprs les premires1 qui ne peuv5t tre simultanes avec celles qui leur sont po/rieures4 ,s'il s'agit d'espces qui ne leur sont pas subordonnes2 si1 p> exemple1 l'espce pro*a9e ,a e/ simultane avec l'espce ,d subordonne l'espce pro*a9e ,b1 t&is que celle-ci e/ simultane avec l'espce ,c subordonne l'espce pro*a9e ,a1 il arrive que ,a simultan avec ,b antrieur ,d1 e/ simultan avec ,d po/rieur ,b1 et p> consqu5t ,a e/ antrieur ,d comme ,b1 et po/rieur ,b comme ,d4 ,et de mme1 ,b e/ t\t la fois antrieur ,c comme ,a et po/rieur ,a comme ,c4 ,sans plus de dveloppem5t1 la contradiction app>at4 ,enf91 les deux espces pro*a9es du g5re suprme relation sont-elles simultanes l'une avec l'autre8 ,soit2 mais alors il en e/ de mme =cm5t des deux g5res qui divis5t *acune d'elles1 et des espces subordonnes qui divis5t *acun de ces g5res2 c> t\tes ces divisions sont des divisions en deux relatifs4 ,et comme il y a solid>it entre eux t\s les degrs1 et qu'en outre les deux divisants suppos5t le divis1 un seul relatif un degr quelconque de l'*elle1 suppose t\s les autres2 et consquemm5t1 il p\rrait arriv]1 p> exemple1 que l'exi/5ce de la relation de roi sujet entrant ncessairem5t l'exi/5ce de la relation de matre disciple1 ou de cause effet2 ce qui e/ videmm5t absurde#eai4 ,note #eai3 ,supposez que le prdicam5t relation ait p\r espces les plus pro*a9es une ,x et une ,y1 dont la premire s]a un relatif que n\s nomm]ons celui de qui on dp5d1 et la seconde1 celui qui dp5d4 ,elles s]ont corrlatives et simultanes2 soit4 ,mais la premire aura1 je suppose1 p\r g5res qui la divis5t la cause et le suprieur1 la seconde1 l'effet et l'infrieur4 ,cause et suprieur ne sont pas relatifs entre eux1 mais ils ont le mme g5re qu'ils divis5t4 ,effet et infrieur ne le sont pas davantage2 mais ils divis5t un mme g5re4 ,ces espces se s\s-divis5t leur t\r2 p> exemple suprieur en pre et en matre1 infrieur en fils et en esclave4 ,or suprieur1 quoique de g5re diffr5t1 s]a relatif infrieur et simultan avec lui1 et rciproquem5t4 ,pre1 espce app>t5ant un autre g5re que fils1 s]a relatif et simultan avec fils1 comme matre avec esclave1 bi5 qu'app>t5ant des espces de g5res div]s4 ,or1 si pre e/ relatif fils1 ils sont ncessaires l'un l'autre1 et ces deux s\s-espces exi/ant r5d5t ncessaire l'exi/5ce de t\tes les autres4 ,c> fils tant r5du ncessaire p> pre1 r5d ncessaire infrieur1 l'espce de laquelle il dp5d1 et celle-ci1 son autre s\s-espce esclave1 puisque 7c'e/ la supposition7 ces deux s\s-espces fils et esclave divis5t exactem5t leur espce infrieur4 ,j'en dis autant de pre et de matre p> rapport suprieur4 ,mais suprieur et infrieur leur t\r app>ti5n5t deux g5res diffr5ts1 dont l'un e/ divis p> suprieur et p> cause1 l'autre p> infrieur et p> effet1 et comme infrieur et suprieur sont ncessaires l'un l'autre1 l'exi/5ce de l'un et de l'autre entrane celle des deux autres espces avec *acune desquelles *acun d'eux divise exactem5t son g5re respectif2 et ces g5res respectifs1 t\s deux runis et opposs1 corrlatifs simultans1 sont les espces les plus pro*a9es du g5re le plus gnral1 la relation4 ,a9si les rapports dialectiques de t\tes ces bran*es de la relation tabliss5t une liaison ou solid>it entre des *oses qui en ralit n'en ont aucune1 puisque l'exi/5ce du fils ne fait ri5 celle de l'esclave1 celle du pre ri5 celle du matre1 celle du suprieur ri5 celle de la cause4 ,que faut-il donc p5s] de l'autorit8 ,que devi5t la rgle de ,boce8 ,il faut croire1 dit ,abl>d1 qu'il n'a pas ent5du p>l] des g5res de t\s les prdicam5ts2 et la rgle ne doit tre applique qu'au prdicam5t de la sub/ance2 c'e/ a9si que son autre rgle3 t\te espce e/ con/itue de la matire du g5re p> la =me de la diffr5ce1 n'e/ vraie que des espces de la sub/ance4 ,on peut ici jug] ,abl>d et la scola/ique4 ,il s'agit d'un argum5t qui1 au fond1 atte9t le ralisme4 ,quelle en e/ la difficult8 c'e/ qu'il e/ dirig contre l'autorit1 contre une rgle de ,boce4 ,quelle en e/ la =ce8 c'e/ qu'il e/ appuy sur l'autorit1 sur une rgle d',ari/ote4 ,il se rduit ceci3 la rgle t\t g5re se divise en deux espces pro*a9es e/ inconciliable avec cette autre rgle les relatifs sont simultans4 ,voil comme le raisonnem5t scola/ique se fonde t\j\rs sur l'autorit1 mme qu& il attaque l'autorit4 ,en admettant que le g5re sub/ance se divise en deux espces pro*a9es1 ,abl>d exam9e s'il en e/ de mme du g5re relation2 il traite hypo?tiquem5t la relation comme la sub/ance2 et att5du que la maxime de ,boce1 au cas o elle s]ait vraie1 suppose que les espces sont des *oses et non des mots1 puisqu'elle les admet comme exi/antes1 encore mme qu'il n'y ait pas de mots p\r les nomm]1 il suit que1 si elle e/ vraie p\r la relation comme p\r la sub/ance1 les espces de la relation sont des *oses comme celles de la sub/ance4 ,mais1 en vrit1 comm5t des espces de relations peuv5t-elles tre des *oses8 ,quelle valeur peut avoir un argum5t qui donne aux relations la mme ralit qu'aux sub/ances8 ,n'y a-t-il pas l une t5dance ralis] indm5t des ab/ractions8 ,on voit comm5t la scola/ique1 si peu ontologique dans ses bases1 en ce s5s qu'elle s'appuie si peu sur l'obs]vation de la ralit1 tombe facilem5t dans une ontologie artificielle et gratuite qui remplit et abuse l'intellig5ce4 ,il s]ait facile d'attaqu] l'argum5tation d',abl>d en elle-mme4 ,attaquons-la jusque dans ses pr9cipes4 ,le premi] e/ d',ari/ote3 les relatifs sont ensemble dans la nature2 c'e/--dire1 comme il l'explique1 simultans et solidaires dans la ralit4 ,ce pr9cipe e/-il donc si clair et si ju/e8 ,sans d\te il y a moiti1 s'il y a d\ble2 s'il y a disciple1 il y a matre2 mais la sci5ce e/ relative son objet1 et l'objet de la sci5ce peut exi/] sans qu'effectivem5t la sci5ce exi/e4 ,de mme1 l'objet s5ti e/ antrieur la s5sation4 ,le pr9cipe n'e/ vrai t\t au plus que si on l'applique la relation en acte1 non la relation en puissance4 ,la relation actuelle exige la simultanx des relatifs4 ,mais quelle espce de relatifs sont les deux espces pro*a9es du g5re relation8 ,le rapport des espces pro*a9es aux g5res1 des espces entre elles1 des espces d'autres espces1 e/-il la relation proprem5t dite1 ari/otlique1 catgorique8 cela ne conduirait-il pas cette ide outre que t\t rapport e/ un rapport ncessaire8 ,la catgorie de relation e/ le rapport ncessaire2 mais le rapport ncessaire n'e/ pas ncessairem5t le rapport de simultanx4 ,de ,a ,b il peut y avoir un rapport ncessaire1 ds que ,b exi/e2 mais avant que ,b exi/e1 il peut n'y avoir de ,a ,b qu'un rapport possible2 si ,a e/ naturellem5t antrieur ,b1 on ne peut pas dire que ,a et ,b soi5t ensemble ou simultans1 quoique ,a tant donn1 il en rsulte ncessairem5t un rapport possible avec ,b1 au cas que ,b devi5ne rel2 et quoique ,b tant donn1 il en rsulte ncessairem5t un rapport ncessaire et actuel avec ,a1 qui ne peut pas exi/]1 ds que ,b exi/e4 ,a9si ,a et ,b sont relatifs et ne sont pas simultans4 ,mais si t\s les relatifs ne sont pas simultans1 e/-il vrai que cette rgle vraie ou fausse doive s'appliqu] aux *oses unies p> le rapport d'espces g5re1 ou d'espces du mme g5re entre elles1 ou de celles-ci avec d'autres espces8 ,nullem5t2 la df9ition de la relation ne s'applique pas ces relations-l4 ,le g5re e/ logiquem5t antrieur aux espces1 et1 bi5 que les espces le suppos5t1 il ne les suppose pas1 il ne suppose que des espces possibles4 ,il n'y aurait pas d'hommes qu'il y aurait encore des animaux4 ,de mme1 po9t de relation ncessaire entre l'espce homme et les espces des plantes1 ou les s\s-espces des oiseaux ou des poissons1 ou mme les s\s-espces des ngres ou des blancs4 ,l'une ne suppose pas les autres4 ,ce qui e/ vrai1 c'e/ que si un g5re e/ compltem5t divis p> deux espces pro*a9es1 pos] l'une comme espce1 c'e/ suppos] l'autre4 ,on ne peut dire3 ,il y a dans le g5re animal une espce raisonnable1 sans dire implicitem5t qu'il y a une espce non raisonnable4 ,s'il n'y avait que l'espce raisonnable1 il n'y aurait pas de diffr5ce entre le g5re animal et l'espce homme4 ,l'un se confondrait dans l'autre1 l'animal ne s]ait qu'un g5re sans espce4 ,bi5 plus1 si l'homme a t cr aprs les autres animaux1 le g5re animal1 avant la naissance d',adam1 n'tait ni g5re ni espce qu'en puissance1 et non pas en acte2 et quoique la race huma9e ne pt natre sans que la division possible du g5re devnt ncessairem5t actuelle entre elle et les autres races1 c'e/--dire sans qu'aussitt le g5re et les deux espces fuss5t raliss1 il n'y avait pas eu simultanx entre l'espce huma9e et le re/e des animaux1 en dpit du rapport ncessaire entre les deux espces4 ,t\s les animaux ne coexi/5t pas ncessairem5t dans la nature4 ,il faut donc modifi] le pr9cipe d',ari/ote1 ou ne pas reg>d] les deux espces pro*a9es d'un g5re comme de vritables relatifs4 ,au re/e1 la "q n'e/ pas si un g5re se divise en deux relatifs1 mais s'il se divise ncessairem5t en deux espces4 ,n\s t\*ons ici la seconde rgle et l'autre autorit4 ,le g5re se divise-t-il exactem5t en deux espces pro*a9es1 oui ou non8 ,si l'on p>le d'une division v]bale1 soit4 ,posez une espce du g5re1 v\s aurez c]ta9em5t en reg>d de cette espce t\t ce qui1 dans le mme g5re1 n'(fre pas la diffr5ce spcifique4 ,on peut t\j\rs dire que le g5re se divise en ce qui a telle diffr5ce et ce qui ne l'a pas2 mais le second membre de la division n'e/ pas ncessairem5t une espce proprem5t dite4 ,ce peut tre la collection =me mom5tanm5t p> l'esprit de t\s les tres qui n'ont pas la diffr5ce2 ce n'e/ alors que la ngation en reg>d de l'affirmation4 ,p> exemple1 les animaux sans raison con/itu5t-ils ncessairem5t une espce proprem5t dite1 et ne p\rrai5t-ils pas (frir d'ailleurs de telles div]sits1 qu'ils ne =m]ai5t une classe une et spciale que p> opposition l'espce raisonnable8 ,t\te importante qu'e/ la division p> l'affirmation et la ngation1 elle n'e/ pas assez in/ructive1 assez significative2 c'e/ plutt une lim9ation1 une ab/raction1 comme p>le la logique mod]ne1 qu'une division sci5tifique4 ,p> exemple1 si l'on disait3 ,t\t tre e/ crateur1 incr ou cr1 on f]ait une division trois membres et qui p\rrait avoir une vritable valeur4 ,sans d\te on peut t\j\rs rduire une division p> espces deux membres2 il suffit p\r cela d'affirm] une diffr5ce1 et puis de la ni]4 ,mais il ne suit pas que l'on con/itu]a t\j\rs p> l deux espces relles4 ,si l'on divise l'tre en crateur et cr1 on aura d'un ct ,dieu1 et de l'autre la matire1 l'me1 l'ange1 l'homme1 la brute2 le cr ne s]a pas une espce proprem5t dite4 ,on aura cep5dant une division deux membres1 et qui compr5dra t\t le g5re4 ,j'av\e t\tefois que si l'on veut re/re9dre la division aux espces proprem5t dites1 aux diffr5ces proprem5t dites1 et non l'appliqu] t\tes les espces transitoires et successives qu'enfante l'esprit huma91 la rgle de ,boce repr5dra plus de valeur4 ,admettez qu'il y ait en effet des espces et diffr5ces proprem5t dites1 c'e/--dire qu' tel degr dt]m9 de l'*elle de l'tre soit le g5re1 et au degr qui suit immdiatem5t1 l'espce1 il s]a vrai que v\s ne pass]ez jamais de l'un l'autre que p> la division deux membres4 ,l'animal tant le g5re1 l'espce huma9e e/ bi5 c]ta9em5t animal p> la diffr5ce raison2 et l'autre portion du g5re animal mo9s la raison1 peut tre dite con/itue du g5re animal p> la diffr5ce non-raison1 ce qui donne =cm5t une seconde espce4 ,mais on convi5dra qu'il y a un peu de symtrie artificielle dans t\t cela1 et qu'il e/ difficile d'admettre rellem5t la non-raison comme une =me ess5tielle4 ,de cette manire de procd]1 il peut rsult] une cration illimite d'tres de raison rigs tt ou t>d en tre rels4 ,a9si1 les nom9ali/es eux-mmes sont tt ou t>d ontologi/es4 ,je n'ai raisonn que sur le g5re sub/ance2 que s]ait-ce si je m'occupais des g5res des autres prdicam5ts6 c'e/ alors que t\t p>atrait fictif1 et l'abus de l'ontologie dialectique clat]ait4 ,il e/ tel qu'on ne peut suppos] que les scola/iques habiles en fuss5t les dupes1 et c]ta9em5t au fond ,abl>d savait bi5 que ce ne p\vait tre que p> une assimilation fictive que l'on traitt la relation ou la situation comme la sub/ance2 il laisse entrevoir1 quoique trop r>em5t1 qu'il n'ignore pas que la nature1 c'e/ a9si qu'il nomme la ralit1 e/ autre *ose que l'art1 c'e/ a9si qu'il nomme la dialectique4 ,mais d'abord p\rquoi ne le pas dire mieux8 puis1 p\rquoi ne pas tudi]1 p\r la dcrire et la circonscrire1 cette disposition ou cette facult qui e/ en n\s de conv]tir t\t en tre1 et de raisonn] des rapports et des modes comme si c'tai5t des sub/ances8 ,il e/ vrai que c'et t l de la psy*ologie4 ,rem>quons cep5dant une di/9ction importante et qui pr\ve que ce r>e esprit ne mconnaissait pas la diffr5ce pr(onde qui doit sp>] l'ontologie naturelle de l'ontologie dialectique4 ,il revi5t ici l'ide qu'il a dj exprime1 c'e/ que les rgles qui sont bonnes p\r la catgorie de la sub/ance ne sont pas absolum5t et de ple9 droit vraies des autres catgories4 ,suivant lui1 la division du g5re s'opre exactem5t p> deux espces pro*a9es1 mais seulem5t qu& ce g5re e/ de la catgorie de la sub/ance4 ,la division du g5re p> les diffr5ces quivaut la division p> les espces1 mais seulem5t qu& il s'agit du g5re de la sub/ance4 ,t\t cela n'e/ qu'une suite d'un pr9cipe antrieurem5t pos2 c'e/ que t\te espce e/ con/itue de la matire du g5re p> la =me de la diffr5ce1 seulem5t qu& il s'agit de g5res ou d'espces du ressort de la sub/ance4 ,je ne vois pas que cette di/9ction fondam5tale ait t jusqu'ici rem>que2 elle fait honneur celui qui l'a ap]ue et rpond d'avance plus d'une c5sure dirige contre lui#ebj2 mais passons la seconde espce de division sub/antielle4 ,note #ebj3 ,voyez ,dial41 p>s ,,iii1 p4 #djj2 et ci-dessus c4 ,v1 et ci-aprs c4 ,,vi1 ,,vii et ,,ix4 ,aprs la division du g5re en espces vi5t celle du t\t en p>ties#eba4 ,le t\t e/ quant la sub/ance1 ou quant la =me1 ou quant l'une et l'autre4 ,le t\t quant la sub/ance e/ tel quant la comprh5sion de la quantit1 c'e/ l'enti]1 ou quant la di/ribution de l'ess5ce commune1 c'e/ l'univ]sel4 ,telle e/ p> exemple l'espce di/ribue entre t\s ses individus4 ,l'espce peut bi5 tre appele le t\t quant la sub/ance des individus1 puisqu'elle e/ la sub/ance totale des individus4 ,mais il n'en e/ pas de mme des g5res2 c> il y a1 outre le g5re1 la diffr5ce dans la sub/ance de l'espce1 t&is qu'au del de l'espce ri5 de n\veau n'entre dans la sub/ance de l'individu4 ,les individus sont des p>ties de l'espce1 non des espces 7,porphyre72 ce t\t e/ un univ]sel1 p>ce qu'il se dit de t\tes les p>ties individuelles1 mais il n'e/ pas un enti]1 c'e/--dire un t\t qui rsulte de l'assemblage de t\tes les p>ties comb9es1 comme la maison1 qui e/ compose du toit1 des murs1 etc4 ,l'enti] ne peut tre l'univ]sel1 p>ce que l'univ]salit n'a po9t ses p>ties dans sa quantit1 mais en di/ribution dans la diffusion de la communaut1 c'e/--dire divises entre plusieurs qui elle e/ commune4 ,l'enti] a une prdication 7attribution7 qui lui e/ p>ticulire2 ,socrate e/ compos des membres que voici4 ,note #eba3 ,dial41 p>s ,v1 ,p4 #dfj-dgj4 ,qu& ,platon a dit1 au rapport de ,porphyre#ebb1 que la division doit s'arrt] aux d]nires espces p\r ne pas s't5dre jusqu'aux individus1 il a considr non la nature des *oses1 mais la multiplicit et le *angem5t des individus4 ,leur exi/5ce e/ s\mise la gnration et la corruption1 elle n'a pas la p]man5ce que possd5t les univ]sels1 dont l'exi/5ce e/ ncessaire1 ds qu'il exi/e un quelconque des individus en lesquels ils sont di/ribus4 ,cette inf9it#ebc1 qui n'e/ po9t l'oeuvre de la nature1 mais de notre ignorance et de la mobilit de l'exi/5ce1 laquelle ne saurait longtemps p]si/] dans ces individus comme dans les premi]s sujets des animaux1 ou dans des individus accid5ts immobiles1 emp*e la division actuelle1 mais n'emp*e pas qu'elle exi/e dans la nature3 la nature p\rrait trs-bi5 s\ffrir que les individus dont l'exi/5ce aurait t p]mise1 att5diss5t notre division et tombass5t s\s notre connaissance4444 ,note #ebb3 ,porphyr4 ,isag41 ,,ii4--,boe?41 ,9 ,porph41 l4 ,,iii1 p4 #ge4 ,note #ebc3 ,l'impossibilit de dt]m9] le nombre des individus4 ,de ces t\ts qu'on appelle enti]s ou con/itutifs1 les uns sont cont9us1 comme la ligne1 qui a ses p>ties cont9ues1 et les autres non1 comme le peuple1 dont les p>ties sont dsagrges4 ,la division de ces t\ts ne s'nonce pas au mme cas que celle de l'univ]sel1 c'e/--dire au nom9atif1 elle se fait au gnitif4444 ,de cette ligne1 une p>tie e/ cette petite ligne1 une autre p>tie1 cette autre petite ligne2 de ce peuple1 une p>tie e/ cet homme1 une autre p>tie1 cet autre homme4441 t&is qu'on ne dit pas que ,caton1 ,virgile 444 sont des p>ties de l'homme 7espce71 mais ,caton1 ,virgile e/ homme4444 ,mais il faut reg>d] au s5s plutt qu'aux p>oles4444 ,comme la division rgulire du g5re ne se fait po9t p> ses espces quelconques1 mais p> ses espces les plus pro*a9es1 de mme1 la division du t\t ne doit pas se faire p> les p>ties qu'on v\dra1 mais p> les p>ties pr9cipales4 ,on blm]ait celui qui divis]ait l'oraison p> syllabes ou p> lettres1 qui sont les p>ties des p>ties2 l'ordre naturel e/ que la division se fasse en ces p>ties1 dont l'union con/itue immdiatem5t le t\t1 et que l'on dcompose l'oraison en expressions et celles-ci en syllabes4 ,mais quelles p>ties convi5t-il d'appel] pr9cipales1 et quelles1 secondaires8 ,reg>dez-v\s comm5t le t\t se con/itue1 les pr9cipales sont p>ties1 non des p>ties1 mais du t\t1 comme dans l'homme l'me et le corps4 ,reg>dez-v\s comm5t le t\t se dtruit1 les p>ties pr9cipales sont celles dont la suppression dtruit la sub/ance du t\t1 comme la tte dans l'homme4 ,la premire classification e/ arbitraire4 ,elle veut1 p> exemple1 que les p>ties pr9cipales de la maison soi5t les murs1 le toit et les fondem5ts4 ,mais s'il convi5t de divis] la maison en deux1 mettant d'un ct les murs avec leurs fondem5ts1 et de l'autre le toit1 les fondem5ts ne s]ont plus p>tie pr9cipale1 mais p>tie de p>tie4 ,on peut volont dans un compos quelconque r5dre secondaire une p>tie pr9cipale1 et rciproquem5t4 ,dans l'autre op9ion1 on n'hsite pas admettre comme pr9cipales des p>ties de p>ties1 dans l'homme1 p> exemple1 la tte1 laquelle e/ une p>tie du corps qui e/ une p>tie de l'homme1 dont l'autre p>tie e/ l'me2 on reg>de seulem5t quelles sont les p>ties qui1 en se dtruisant1 dtruis5t la sub/ance du t\t4 ,mais si v\s dtruisez une petite pi]re de la muraille d'une maison1 comme cette pi]re e/ un des lm5ts de sa sub/ance1 cette sub/ance e/ atte9te1 le t\t cesse d'exi/]1 la maison e/ dtruite2 ou ce qui re/e e/ un autre t\t1 une autre maison2 ce n'e/ qu'une p>tie de la premire4 ,en va9 diriez-v\s que la petite pi]re de la maison exi/e sp>m5t1 la maison exi/ait comme compos1 et il ne suffit pas p\r son exi/5ce que sa matire subsi/e4 ,autrem5t1 comme elle se compose de bois et de pi]res1 on dirait que lorsqu'on a le bois et les pi]res1 on a la maison4 ,donc1 du po9t de vue de la de/ruction1 t\tes les p>ties sont pr9cipales4 ,a cette argum5tation1 qu',abl>d dit t\te neuve1 novissimae1 voici comme on a t5t de rpondre4 ,v\s dites que si cette petite pi]re cesse d'tre1 le t\t dont elle fait p>tie n'e/ plus2 soit1 p\rvu que la pi]re soit vraim5t p>tie pr9cipale1 comme dans un t\t de deux pi]res4 ,mais p\r appliqu] cette conclusion un t\t qui e/ le t\t des p>ties1 mais qui e/ autre *ose que ses p>ties1 il faut aj\t] au raisonnem5t cette con/ante3 ,les p>ties tant p>ties et p>ties pr9cipales4 ,en effet1 dans le consqu5t1 elles sont prises comme t\t1 dans l'antcd5t comme p>ties4 ,or une p>tie n'e/ pas le t\t1 ou la sub/ance se multipli]ait l'inf9i4 ,il faut donc rtablir l'unit du raisonnem5t qui manque d'une condition ess5tielle en logique1 la con/ance1 d'aprs la rgle3 ,o la con/ance n'e/ pas cons]ve dans l'en*anem5t1 la conjonction des extrmes ne suit pas#ebd4--,mais alors comm5t accordez-v\s que dans ces consqu5ces =t connues3 ,si l'homme exi/e1 l'animal exi/e1 et si l'animal1 la sub/ance1 la conjonction des extrmes s'accomplisse8 ,c> dans la premire consqu5ce1 animal suit comme g5re1 et dans la seconde1 il prcde comme espce4 ,faut-il donc1 p\r rtablir la con/ance1 faire l'ins]tion suivante3 ,si l'homme exi/e1 l'animal exi/e2 et1 si l'animal exi/e1 comme animal e/ l'espce de la sub/ance1 la sub/ance exi/e4 ,en vrit1 cela e/ inutile1 le moy5 t]me peut galem5t tre consqu5t p\r le premi] membre et antcd5t p\r le second4 ,il e/ donc vrai qu'une p>tie quelconque dtruite dtruit ncessairem5t le t\t1 et que1 du po9t de vue de la de/ruction de la sub/ance1 t\tes les p>ties sont pr9cipales4 ,note #ebd3 ,ubi con/antia non int]s]itur1 conjunctio non proc$it4 ,c'e/ a9si qu',abl>d donne cette rgle du syllogisme3 ,les extrmes et les moy5s doiv5t ncessairem5t tre homognes4 7,analyt4 po/41 #a1 vii47 ,il n'avait pat s\s les yeux le texte des ,seconds ,analytiques4 ,mais si v\s enlevez un ongle ,socrate1 e/-ce que t\te la sub/ance de ,socrate prit8 non1 p>ce que l'homme ne consi/e pas dans ses p>ties4 ,autrem5t1 en des temps div]s1 le mme homme vivant ne subsi/]ait pas2 c> sa sub/ance augm5te ou dim9ue sans cesse4 ,il faut donc *]*] quelle e/ la p>tie1 faute de laquelle l'homme ne se retr\ve plus2 les uns diront que c'e/ la ma91 les autres que c'e/ la langue2 mais la de/ruction de l'une ni de l'autre n'e/ l'homicide2 et n\s t5ons p\r pr9cipales les p>ties qui sont telles1 que leur mutuelle conjonction produise immdiatem5t la p]fection du t\t4 ,la conjonction du toit1 des murs et des fondem5ts1 et non pas la composition de leurs p>ties entre elles1 produit la maison4 ,il e/ des t\ts dont la nature p>at contraire1 quoique ce soi5t aussi des enti]s3 tels sont les t\ts temporels1 comme le j\r compos de d\ze heures1 et qui e/ p\r elles un t\t con/itutif4 ,ces t\ts n'ayant po9t de p>ties p]man5tes1 la simultanx ne leur e/ pas applicable2 leurs p>ties sont successives1 comme celles du temps1 celles de l'oraison1 et l'exi/5ce actuelle de ces p>ties e/ la seule mesure de l'tre de ces t\ts4 ,a pr5dre rig\reusem5t la signification du j\r ou de l'oraison1 jamais l'oraison ou le j\r n'exi/e1 puisque jamais ni les d\ze heures1 ni les mois dont se compose l'oraison1 ne coexi/5t4 ,ari/ote admet dans le temps la cont9uation sans la p]man5ce#ebe1 mais ni l'une ni l'autre dans l'oraison4 ,il faudrait plutt dire que les p>ties du temps ont la p]man5ce et non la cont9uation2 c> les sujets tant discont9us1 les accid5ts doiv5t l'tre aussi4 ,on tr\v]ait galem5t une sorte de p]man5ce dans les p>ties de l'oraison1 en faisant prononc] en mme temps p> div]s les lettres qui en sonnant ensemble compos]ai5t les mots et l'oraison avec les mots4 ,mais dire le vrai1 ni le temps1 ni l'oraison1 ne sont des composs de p>ties4 ,un compos ne peut tre cont5u dans une seule p>tie1 et ce n'e/ pas une p>tie que ce que la quantit du t\t ne surpasse po9t4 ,l o il n'y a qu'une p>tie1 elle e/ le t\t4 ,or les p>ties dans le temps ne sont jamais plusieurs1 puisque la simultanx leur e/ int]dite2 il n'en exi/e jamais qu'une4 ,co n'e/ donc que p> figure qu'on peut dire que le j\r exi/e1 et ce qui en exi/e et qu'on appelle p>tie n'en e/ pas une1 elle e/ rellem5t un t\t4 ,note #ebe3 ,ari/4 ,categ41 ,,vi4 ,je me s\vi5s1 aj\te ,abl>d#ebf1 que mon matre ,roscel9 avait cette ide ins5se de prt5dre qu'aucune *ose ne rsultt de p>ties1 et1 comme les espces1 il rduisait les p>ties des mots4 ,si on lui disait que cette *ose1 qui e/ une maison1 rsulte d'autres *oses1 savoir1 le mur1 le toit et le fondem5t1 voici p> quelle argum5tation il attaquait cela4 ,note #ebf3 ,dial41 p4 #dga4 ,si cette *ose qui e/ la muraille e/ une p>tie de cette *ose qui e/ la maison1 comme la maison elle-mme n'e/ pas autre *ose que le mur1 le toit et le fondem5t1 le mur e/ p>tie de lui-mme et du re/e4 ,mais comm5t s]a-t-il p>tie de lui-mme8 ,t\te p>tie e/ naturellem5t antrieure au t\t2 or1 comm5t le mur s]ait-il antrieur soi et aux autres1 lorsque l'antriorit soi-mme e/ impossible8 ,la faiblesse de cette argum5tation consi/e en ceci1 que qu& on p>le du mur1 et qu'on accorde qu'il e/ p>tie de lui-mme et du re/e1 on ent5d de lui-mme et du re/e pris et jo9ts ensemble1 ou d'un compos dans lequel il e/ avec le toit et le fondem5t1 en sorte que la maison e/ comme trois *oses1 mais non prises sp>m5t1 comb9es au contraire1 et a9si il n'e/ plus vrai qu'elle soit le mur ni le re/e1 mais elle e/ les trois ensemble4 ,de la sorte1 le mur n'e/ p>tie que de lui-mme et du re/e comb9s1 ou de t\te la maison1 et non pas de lui-mme pris en soi3 il e/ antrieur1 non soi-mme pris en soi1 mais a la comb9aison de soi-mme et du re/e4 ,en effet1 le mur a exi/ avant que t\tes ces *oses euss5t t jo9tes1 et *acune des p>ties doit exi/] naturellem5t avant de produire l'assemblage dans lequel elles sont comprises4 ,ce long exam5 de la division du t\t vi5t de n\s conduire au milieu de la gr&e "q du ralisme et du nom9alisme4 ,abl>d y a t\* en s'occupant de la diffr5ce2 il y e/ rev5u en traitant de la division de la sub/ance p> les espces4 ,il la retr\ve ici s\s deux =mes1 en tudiant la division du t\t univ]sel et du t\t intgral4 ,le t\t univ]sel e/ un des univ]saux2 il e/ la collection soit des g5res1 soit des espces1 soit des individus1 qui en sont comme les p>ties2 en tant que collection des individus1 le t\t espce peut tre appel leur sub/ance1 puisqu'il e/ la totalit de la sub/ance rp>tie en eux2 mais le g5re n'e/ pas la sub/ance totale des espces1 puisqu'il y a dans l'espce un lm5t qui n'e/ pas dans le g5re1 la diffr5ce4 ,cette doctr9e1 qui admet bi5 une c]ta9e ralit dans les lm5ts des espces et des g5res1 les prs5te cep5dant comme des t\ts de conv5tion2 et il e/ vrai qu'en tant qu'on les considre comme des t\ts1 ce ne sont pas des t\ts naturels1 si la condition du t\t naturel e/ l'unit numrique de sub/ance2 mais ils sont des t\ts naturels1 lorsqu'ils sont la totalit de g5res et d'espces vritables1 ou =ms raison de ressemblances et de diffr5ces ess5tielles et p]man5tes4 ,les g5res et les espces de conv5tion1 oeuvres d'une classification arbitraire et mom5tane1 sont les seuls qui ne donn5t naissance qu' des t\ts conv5tionnels4 ,quant la division du t\t intgral ou con/itutif en ses p>ties1 elle s]ait indiffr5te la "q du ralisme1 si ,roscel9 n'avait eu la h>diesse de l'y ratta*]4 ,n'admettant de ralit que la ralit individuelle1 il se croyait oblig de ni] la ralit des lm5ts de l'individu1 et comme l'individu e/ un t\t1 de ni] les p>ties du t\t4 ,p> quel subtil argum5t1 on l'a vu4 ,la rponse d',abl>d e/ bonne1 et rs\t la difficult de dialectique que ,roscel9 avait inv5te4 ,le bon s5s n'en p\vait tre emb>rass un mom5t2 mais le bon s5s n'e/ pas la logique4 ,la division du t\t selon la =me e/1 p> exemple1 celle qui p>tage l'me en trois puissances ou facults1 celle de vgt]1 celle de s5tir1 celle de jug]#ebg4 ,l'me en ex]ce une dans les plantes1 deux dans les animaux2 dans l'homme1 elle les conti5t tontes trois3 elle a le conseil ou le jugem5t avec la vgtabilil et la s5sibilit1 c'e/ ce qu'on appelle la rationnant ou la raison4 ,note #ebg3 ,dial41 p4 #daa-dgf4 ,voici donc une division rgulire3 la puissance de l'me e/ ou de vgt]1 ou de s5tir1 ou de jug]4 ,mais cette division e/-elle applicable l'me univ]selle ou me du monde1 que ,platon croit unique et s+ulire#ebh1 que d'autres appell5t une espce cont5ue dans un seul individu1 comme le phnix8 ,boce p>at avoir appliqu cette division l'me en gnral1 qu& il dit3 ,l'me se composant de ces sortes de p>ties1 en ce s5s non pas que t\te me soit compose de t\tes1 mais une me des unes1 une autre me des autres1 c'e/ une *ose qu'il faut rapport] la nature du t\t4 ,ces mots indiqu5t qu'il croit que le nom d'me1 tel qu'il e/ df9i p> la division1 convi5t t\tes les mes1 ou1 ce qui revi5t an mme1 qu'il dsigne un univ]sel4444 ,on donne donc aussi le nom de t\t ce qui consi/e en de c]ta9es v]tus ou facults1 comme l'me en ses trois puissances#ebi4 ,note #ebh3 ,cette division triple de l'me e/ comme dans t\te l'antiquit4 ,abl>d l'avait r5contre dans ,boce4 7,9 ,porph41 p4 #df47 ,quant la "q de savoir si cette triplicit s'appliquait a l'me du monde1 il aurait pu s'en assur] en relisant le ,time1 si1 comme on le croit1 il en avait une v]sion s\s les yeux4 ,l1 ,platon dit que ,dieu =ma l'me du monde d'une ess5ce divisible1 d'une ess5ce indivisible1 et d'une ess5ce int]mdiaire1 produit de l'union de l'une et de l'autre4 ,ces trois pr9cipes1 le premi]1 qui e/ l'tre1 le second l'intellig5ce1 le troisime qui p>ticipe des deux autres1 p\rrai5t bi5 rpondre la division dont il s'agit1 quoique dans le ,time elle soit conue d'une manire plus transc5dante et qui a t t\t autrem5t dveloppe et int]prte p> les alex&r9s4 ,voyez dans les tudes sur le ,time1 de ,m4 ,h5ri ,m>t91 le texte1 p4 #hh1 #id et #ih1 et la note #bb4 t4 #a4 p4 #caf-chc4 ,note #ebi3 ,les citations1 comme le fond des ides1 sont prises de ,boce 7,de ,div41 p4 #fdf71 et n\s voyons comm5t s'e/ introduite ou plutt ma9t5ue dans la philosophie du moy5 ge cette anci5ne division de l'me en vgtative1 s5sitive et intellig5te 7ou rationnelle74 ,seule1 en effet1 l'me fait vgt] le corps1 et elle donne seule au corps le m\vem5t de croissance2 seule elle disc]ne1 c'e/--dire a la notion du bi5 et du mal2 mais il semble qu'elle ne s5te pas seule1 on croit mme qu'elle ne peut s5tir1 c> on ne dit pas les s5s de l'me1 mais du corps4 ,ari/ote attribue les s5s au corps#ecj2 c'e/ que les s5s1 c'e/ que les in/rum5ts p> lesquels l'me ex]ce ses s5s1 sont fixs dans le corps et font connatre les corps qui1 p> leur int]mdiaire1 arriv5t l'tat de concepts1 d'o l'on p\rrait induire qu'il y a une facult de s5tir dans l'me1 une autre dans le corps4 ,l'une et l'autre1 en effet1 sont dits s5sibles 7s5sibile72 mais la vraie et premire facult de s5tir e/ dans l'me1 quoique le corps conti5ne les div]s organes des s5s444441 ou plutt quoique t\s ses membres soi5t p\rvus du tact qui p>at tre le seul commun t\t animal1 c> il e/ c]ta9s animaux qui manqu5t de t\s les autres in/rum5ts1 comme les hutres et les coquilles1 qui sont sans tte1 a9si que ,boce le rappelle dans le premi] ,comm5taire des ,prdicam5ts#eca4 ,note #ecj3 ,categ41 ,,vii4--,boe?41 ,9 ,pro$ic41 p #ajj4 ,note #eca3 ,il n'y a po9t ou il n'y a plus deux ,comm5taires des ,prdicam5ts1 ni p> consqu5t de premi]4 ,c'e/ dans le livre ,,ii de son unique comm5taire sur les catgories que ,boce p>le des hutres et des coquilles 7p4 #aja74 ,quant cette s5sibilit attribue au corps de l'animal1 comme si elle tait sa diffr5ce1 elle p>at desc5dre et natre de celle qui e/ dans l'me1 et l'animal ne p>at s5sible qu'en tant qu'il conti5t une me capable d'ex]c] en lui la facult de s5tir4 ,le corps n'e/ dit s5sible que p>ce que l'me e/ avec lui1 que p>ce qu'il a une me2 l'me1 au contraire1 e/ s5sible1 non p> l'effet du prdicam5t de l'avoir1 mais en v]tu d'une puissance qui lui e/ propre4 ,object]a-t-on que s5sible1 tant la diffr5ce sub/antielle d'animal1 e/ une qualit1 app>emm5t p>ce que t\te diffr5ce e/ qualit1 mais qu'avoir une me n'e/ pas une qualit1 tant au contraire de la catgorie de l'avoir8 ,il faudrait alors ent5dre p> la qualit la =me1 ou p> le mot s5sible dsign] dans le corps de l'animal une c]ta9e facult qui s]ait ncessairem5t du ressort de la qualit1 puisque l'autorit a s\mis t\tes les puissances ou impuissances au g5re suprme de la qualit#ecb4 ,cela revi5t dire que l'animal nat dj apte l'ex]cice des facults de l'me1 grce une qualit des s5s p> lesquels l'me1 comme p> des in/rum5ts1 s'acquitte des fonctions de la puissance qui lui e/ propre4 ,note #ecb3 ,ari/4 ,categ41 ,,viii4--,boe?41 ,9 ,pro$41 l4 ,,iii1 p4 #agj4 ,t\te cette psy*ologie d'ailleurs ne vi5t po9t d',ari/ote2 on tr\v]ait plutt quelque *ose d'analogue dans ,boce 7,de int]p41 ed4 sec41 p4 #bih7 ,il faut qu'il y ait diffr5tes s5sibilits de l'me et du corps1 comme il y a diffr5tes rationnalits1 c> c'e/ une rgle que les g5res qui ne sont po9t subordonns entre eux1 n'ont pas les mmes espces ou les mmes diffr5ces2 or1 tels sont le corps et l'me1 dont l'on ne reoit aucune attribution de l'autre#ecc4 ,note #ecc3 ,c'e/ dire1 en dialectique1 que la s5sibilit de l'me ne peut tre celle du corps ou que la s5sation n'e/ pas l'affection organique2 n\velle preuve que le raisonnem5t1 avec ses =mes d'cole1 remplace et quelquefois vaut les notions puises dans l'obs]vation des faits de consci5ce4 ,l'quivoque qui se tr\ve dans les noms des diffr5ces de l'me et du corps s't5d aussi aux noms de leurs accid5ts4 ,il nat de c]ta9es *oses qui sont dans l'me c]ta9es proprits p\r le corps4 ,a9si le fondem5t propre des sci5ces ou des v]tus1 c'e/ l'me4 ,cep5dant l'homme e/ un corps1 et l'on dit de lui qu'il e/ savant ou /udieux1 non qu'on ent5de p> l une qualit de la sci5ce ou de la v]tu1 c> elles ne sont pas en lui1 mais un avoir de l'me1 qui a les sci5ces et les v]tus4 ,l'homme e/ dit dialectici5 ou grammairi51 joyeux ou tri/e1 rassur ou effray1 et mille autres *oses1 raison de t\tes les qualits de l'me1 dont l'ex]cice ne peut app>atre ou mme avoir lieu sans la prs5ce du corps4 ,les corps eux-mmes reoiv5t des noms1 et il leur nat des proprits qui ont le mme c>actre3 p> exemple1 ,ari/ote dit qu'avec l'animal meurt la sci5ce#ecd4 ,il p>le de la sci5ce p> rapport au corps1 c> la suppression de l'animal n'entran]ait po9t celle de la sci5ce1 puisque l'me1 une fois dgage de la tnbreuse prison du corps1 acqui]t de plus va/es connaissances2 il ne veut p>l] que de cet ex]cice de la sci5ce qui se manife/e seulem5t grce la prs5ce du corps#ece4 ,note #ecd3 ,categ41 ,,vii4--,boe?41 ,9 ,pro$41 p4 #aff4 ,note #ece3 ,la division du t\t p> facults a1 suivant ,boce1 quelque *ose de commun avec celle du g5re ou de l'enti]4 ,a9si la prdication de l'me suit de ses facults1 ce qui signifie que l'nonciation des facults de l'me donne l'me comme consqu5ce4 ,exemple2 ,s'il y a vgtalble1 il y a me4 ,et cela revi5t la division du g5re lequel suit de ses espces3 ,s'il y a homme1 il y a animal4 ,l'me e/ compose de ses facults autrem5t que l'enti] l'e/ de ses p>ties4 ,la composition de l'enti] e/ matrielle ou relative la quantit de son ess5ce1 t&is que la composition de l'me rsulte de l'addition d'une diffr5ce =matrice4 ,la qualit n'entre pas dans la quantit de la sub/ance1 et ce qui e/ le mme en nature ne peut tre matriellem5t compos de *oses de prdicam5ts diffr5ts4 ,c'e/--dire qu'une quantit matrielle ou une nature quantitative1 comme un enti]1 ne peut tre compose d'lm5ts d'une nature qualitative1 comme des facults4 7,dial41 p4 #dgd-dge7 ,quelques-uns appliqu5t celle division du t\t virtuel ou du compos de puissances1 non l'me en gnral1 mais cette me s+ulire que ,platon appelle l'me du monde1 qu'il a donne la nature comme issue du ,noy ou de l'esprit div91 et qu'il s'imag9e retr\v] dans t\s les corps4 ,cep5dant il n'anime pas t\t p> elle1 mais seulem5t les tres qui ont une nature plus molle et a9si plus accessible l'animation2 c> bi5 que cette mme me soit la fois dans la pi]re et dans l'animal1 la duret de la premire l'emp*e d'ex]c] ses facults1 et t\te la v]tu de l'me e/ susp5due dans la pi]re4 ,enf91 quelques ca?oliques1 s'atta*ant trop a l'allgorie1 s'ef=c5t d'attribu] ,platon la foi de la sa9te ,tr9it1 grce cette doctr9e o ils voi5t le ,noy v5ir du ,dieu suprme1 qu'on appelle ,tagaton1 comme le ,fils eng5dr du ,pre1 et l'me du monde1 procd] du ,noy comme du ,fils le ,sa9t-,esprit4 ,ce ,sa9t-,esprit en effet1 qui1 p>t\t rp&u t\t enti]1 conti5t t\t1 v]se aux coeurs de quelques *rti5s1 p> la grce qui y rside1 ses dons qu'il e/ dit vivifi] en suscitant en eux les v]tus#ecf2 mais dans quelques-uns1 ses dons sembl5t abs5ts1 il ne les tr\ve pas dignes qu'il habite en eux1 quoique sa prs5ce ne leur manque pas1 il ne leur manque que l'ex]cice des v]tus4 ,mais cette foi platonique e/ conva9cue d'tre errone en ce que cette me du monde1 comme elle l'appelle1 elle ne la dit pas cot]nelle ,dieu1 mais orig9aire de ,dieu la manire des cratures4 ,or le ,sa9t-,esprit e/ tellem5t ess5tiel la p]fection de la ,tr9it div9e1 qu'aucun fidle n'hsite le croire consub/antiel1 gal et cot]nel tant au ,pre qu'au ,fils4 ,a9si ce qui a p>u ,platon assur t\*ant l'me du monde1 ne peut en aucune manire tre rapport la t5eur de la foi ca?olique#ecg4 ,note #ecf3 ,fidelium cordibus p] inhabitantem gratiam sua l>gitur *>ismata quae vivific>e dicitur suscit&o 9 eis virtutes4 7,dial41 p4 #dge47 ,cette gnration de l'me du monde emane du ,noy 7p\r ,grec3 n\s1 l'intellig5ce7 e/ un dogme no-platonique qu',abl>d t5ait de ,macrobe plutt que du ,time4 7,9 ,somn4 ,scip41 ,i1 ii4 xiii1 xiv1 etc47 ,note #ecg3 ,abl>d1 comme on le v]ra plus bas1 n'a pas t\j\rs rep\ss avec une aussi gr&e svrit d'or?odoxie le dogme platonique de l'me du monde4 ,mais ce passage e/ un de ceux que l'on cite peur pr\v] qu'il crivit sa ,dialectique aprs sa condamnation4 ,il e/ trs-probable en effet qu'il aura insr desse9 dans ce passage la rtractation d'une op9ion1 qui1 bi5 que trs-=mellem5t exprime dans sa ?ologie1 n'en fait po9t une p>tie ess5tielle2 t&is qu'on ne peut admettre qu'aprs l'avoir positivem5t condamne1 il l'ait reprise plus t>d et dveloppe1 le ?ologi5 se montrant a9si mo9s correct en sa foi que le philosophe4 7,voyez l4 ,,iii1 c4 ,,ii et ,,iii1 et dans ,abl>d1 le l4 ,,ii de l',introduction1 c4 xvii1 et le l4 ,i de la ,?ologie *rti5ne1 c4 v47 ,mais une fiction de ce g5re p>at loigne de t\te vrit1 c> elle plac]ait deux mes dans *aque homme4 ,platon imag9e et veut que les mes de *acun1 cres au comm5cem5t dans les toiles correspondantes 79 camp>ibus /ellis71 vi5n5t pr5dre appui en des corps huma9s p\r la cration de *aque homme en p>ticuli]1 et que les corps soi5t anims p> celles-l seules1 dont la prs5ce e/ p>t\t suivie et accompagne de l'animation1 et nos p> celle dont une op9ion philosophique admet l'exi/5ce galem5t1 soit avant que le corps soit anim1 soit aprs qu'il e/ diss\s et jusque dans le cadavre#ech4 ,note #ech3 ,cette phrase se rapporte la di/9ction tablie dans le ,time entre l'me du monde et l'me ou les trois mes de l'homme1 l'une immortelle1 qui e/ l'me intellig5te ou connaissante1 et les deux autres mortelles1 savoir3 l'une mle et l'autre femelle2 l'une1 celle des volonts passionnes1 l'autre1 cette des impressions et affections s5sibles2 l'une qui rside dans le coeur et l'autre dans le foie4 7,voyez dans les tudes sur le ,time1 le t4 ,i1 pv #if et suiv41 #ahg et suiv41 n4 #bb et le t4 ,,ii1 n4 #acf1 #aci et #adj47 ,ne n\s occupons po9t de celle me que la foi ne rclame po9t1 qu'aucune analogie relle ne recomm&e1 et rev5ons l'application de la division de l'me gnrale 7du g5re me74 ,il e/ demeur en "q p\rquoi on a admis tes facults dans ce t\t qui e/ me plutt que dans les autres t\ts1 ou p\rquoi on a sp> cette division p> facults des autres divisions des g5res p> diffr5ces4 ,p\r ceux qui p> l'me gnrale ent5d5t cette me du monde inv5te p> les platonici5s1 ils la mett5t videmm5t en dehors de t\tes les autres divisions1 puisque dans cette seule et mme me ils admett5t sub/antiellem5t t\tes les facults diffr5tielles1 la sub/ance de cette me les cont5ant galem5t p>t\t1 quoique p>t\t elle ne les ex]ce pas4 ,ceux au contraire qui ent5d5t p> l'me gnrale l'univ]sel me 7ou l'me en gnral71 ce qui e/ plus raisonnable1 ils n'ont pas de raison d'admettre au nombre des divisions p> la =me cette division de l'me1 plutt que celle des autres t\ts p> puissances ou p> impuissances1 telles que rationnalit et irrationnalit1 ou t\te autre =me de la sub/ance2 mais peut-tre la cit5t-ils de prfr5ce p\r exemple1 p>ce que ses diffr5ces sont plus connues d'avance4 ,la d]nire division e/ celle p> la matire et p> la =me4 ,en voici une3 ,l'homme e/ en p>tie sub/ance animale1 en p>tie =me de la rationnalit ou de la mortalit4 ,l'animal compose l'homme matriellem5t1 la rationnalit et la mortalit =mellem5t3 c> celles-ci tant des qualits ne p\v5t se conv]tir en l'ess5ce de l'homme qui e/ sub/ance2 mais la sub/ance d'animal e/ la seule qui con/itue l'homme p> l'in=mation de ses diffr5ces sub/antielles4 ,les diffr5ces sub/antielles sont celles qui spcifi5t ou *ang5t en espces les g5re diviss put elles 7,porphyre7#eci4 ,la rationalit en effet et la mortalit1 adv5ant la sub/ance d'animal1 en font une espce qui e/ l'homme4 ,mais en conv]tissant en espce la sub/ance du g5re1 elles ne pass5t pas elles-mmes ensemble avec elle dans l'ess5ce de l'espce2 ce sont les g5res seuls qui devi5n5t espces1 sans re/] t\tefois sp>s des diffr5ces2 sans la surv5ance des diffr5ces1 l'espce diffr5cie ne s]ait pas produite2 c'e/ p> et non avec les diffr5ces que cette trans=mation a lieu4 ,si les diffr5ces tai5t avec le g5res transportes dans l'espce1 n\s ne n\s r5drions pas la doctr9e de ceux qui veul5t quo l'homme soit un autre plus la rationnalit et la mortalit1 non pas seulem5t un autre in=m p> ces deux diffr5ces1 mais un animal et ces deux *oses2 dans le premi] cas trois font un1 dans le second les trois sont trois1 et l'homme uni la muraille n'e/ pas la mme *ose que l'homme et la muraille4 ,mais assurm5t n\s s]ions =cs d'admettre que ces mmes diffr5ces ensemble avec le g5re vi5n5t la fois et se runiss5t de mme faon dans l'ess5ce de l'espce2 d'o il rsult]ait qu'elles sont de la sub/ance de la *ose et qu'elles entr5t comme p>tie dans la matire4 ,c> ri5 no reoit l'attribution de sub/ance compose que la matire1 p>ce que ri5 ne doit tre pris matriellem5t que la matire dj actuellem5t comb9e a la =me2 p> la /atua on no peut ent5dre que l'aira9 figur1 et non l'aira9 et la figure1 puisque la composition de la =me n'e/ pas de l'ess5ce de la /atue4 ,la /atue1 dit ,boce#edj1 consi/e dans ses p>ties 7c'e/--dire dans les p>ties sp>es d'aira9 qui1 runies1 con/itu5t la quantit de son ess5ce comme matire7 autrem5t que dans l'aira9 et l'espce 7c'e/--dire dans la composition de la =me74 ,cette composition n'advi5t pas n la matire p\r y tre de l'ess5ce de la *ose1 mais p\r que la sub/ance de l'aira9 devi5ne a9si une /atue4 ,la matire actuellem5t jo9te aux =mes n'e/ que ce qu'on appelle le matir1 comme l'anneau d'or n'e/ que l'or tir en c]cle1 comme la maison n'e/ que le bois et les pi]res augm5tes de la con/ruction4 ,note #eci3 ,isag41 ,,iii4--,boe?41 ,9 ,porph41 l4 ,,iv1 p4 #hi4 ,note #edj3 ,de ,div41 p4 #fdj4 ,la division dont n\s traitons compr5d avec la =me sub/antielle la =me accid5telle2 c> la composition de la /atue ne p>at po9t sub/antielle1 puisqu'elle ne cre pas une sub/ance spcifique4 ,la /atue ne semble pas en effet une espce1 c> elle n'e/ pas une unit naturelle1 mais fabrique p> les hommes1 ni un nom de sub/ance1 mais d'accid5t1 le nom de /atue tant pris de quelque fait de composition4 ,en effet1 de quelque sub/ance que soit le simulacre1 aira91 f] ou bois1 ds qu'il (fre l'image d'un tre anim1 c'e/ une /atue4 ,le mot de /atue p>at donc app>t5ir plus l'adjac5ce#eda qu' l'ess5ce2 mais quoique la =mation de la /atue ne donne pas une sub/ance spcifique1 la composition e/ sub/antiellem5t inhr5te la /atue 7elle y e/ comme dans son sujet d'inhr5ce71 de la mme faon que la ju/ice au ju/e4 ,le ju/e ne peut tre sans la ju/ice1 la /atue sans sa composition2 non1 il e/ vrai1 p> une nature sub/antielle1 mais p> une proprit =melle1 qui fait qu'on dit le ju/e et la /atue4 ,boce a dit que les diffr5ces sub/antielles du tyran au roi tai5t de pr5dre l'empire sur les lois et d'opprim] le peuple s\s une dom9ation viol5te#edb2 cep5dant roi et tyran ne dsign5t pas des espces1 mais des accid5ts2 l'homme e/ ce qu'il y a de plus spcial2 po9t d'espces aprs lui4 ,le mot de ,boce signifie donc que nul ne peut tre inve/i de la proprit de roi ou de tyran1 s'il n'a fait ce qui vi5t d'tre dit4 ,note #eda3 ,ad adjac5tiam1 n\s francisons ce mot1 p>ce qu'il e/ expliqu p> son anti?se avec ess5ce4 ,note #edb3 ,de ,diff]4 topic41 l4 ,,iii1 p4 #hgc4 ,la troisime division e/ celle de la voix ou du mot4 ,elle divise le mot en significations ou en modes de significations#edc4 ,note #edc3 ,dial41 p4 #dgi-dhd4 ,les significations des mots dp5d5t de la notion qu'ils produis5t dans l'esprit de l'auditeur1 et en gnral du s5s qui leur a t impos2 mais ces re*]*es ne ti5n5t pas l'ess5ce de la philosophie4 ,une mme signification peut avoir plusieurs modes1 c'e/--dire qu'un mot peut s'appliqu] div]sem5t4 ,de l une division n\velle4 ,le mot d'inf9i1 p> exemple1 e/ divis p> ,boce en inf9i de mesure1 en inf9i de multitude1 en inf9i de temps#edd4 ,dans les t]mes vraim5t quivoques1 il y a p\r un mme mot plusieurs df9itions4 ,ici1 au contraire1 o il ne s'agit que des modes de la signification1 la df9ition ne *ange pas2 l'inf9i demeure t\j\rs ce dont le t]me ne peut tre tr\v1 mais l'inf9i e/ un mot qui s'emploie de diffr5tes manires4 ,c'e/ la re*]*e et rmunration de ces manires ou modes qu'on appelle la division du mot p> les modes4 ,abl>d va plus lo91 et croit que l'inf9i ne dsigne po9t une seule et mme proprit1 commune1 p> exemple1 au monde1 au sable1 ,dieu4 ,*acun a sa manire d'tre inf9i1 et il p5*e croire qu'il faudrait ici une df9ition plutt relle que v]bale4 ,les membres de la division que ,boce donne de l'inf9i1 ne suppos5t po9t ncessairem5t une opposition1 une mme *ose p\vant tre inf9ie de div]ses manires4 ,dieu e/ inf9i quant au temps et p> la quantit de la sub/ance2 c> il ne saurait tre r5f]m dans aucun lieu4 ,e/-il sage d'ailleurs d'employ] le mot d'inf9i p\r ,dieu et p\r la crature8 ne risque-t-on pas de tomb] a9si dans l'quivoque proprem5t dite1 et n'y aurait-il pas lieu des df9itions diffr5tes8 ,on dit que l'inf9i e/ ce dont le t]me ne peut tre tr\v2 mais ,dieu e/ inf9i1 en ce s5s que sa nature ne p]met pas que l'on tr\ve le t]me d'un tre que ri5 ne limite4 ,il e/ inf9i p> ess5ce4 ,les cratures1 au contraire1 ne peuv5t tre dites inf9ies que relativem5t notre connaissance1 et non pas leur nature4 ,t\tes1 en effet1 connaiss5t leurs limites1 qu& mme notre sci5ce ne les atte9t pas2 et admettre l'inf9it1 relle ou naturelle1 dans les cratures1 fut une erreur *ez les g5tils et s]ait une hrsie *ez les ca?oliques2 c> ce s]ait assimil] son crateur la crature comme excdant t\tes limites2 or le crateur lui-mme ne connat pas ses limites1 puisqu'elles n'ont jamais t4 ,note #edd3 ,de ,div41 p4 #fdj4 ,cette analyse des div]ses sortes de divisions ne s]ait pas suffisamm5t in/ructive1 si l'on ne les comp>ait entre elles p\r faire ressortir leurs diffr5ces#ede4 ,note #ede3 ,dial41 p4 #dhd-dhi4 ,si v\s comp>ez la division du t\t la di/ribution du g5re1 v\s tr\vez qu'elles diffr5t en ce que la premire se fait suivant la quantit1 la seconde suivant la qualit4 ,en effet1 lorsqu'on di/ribue un univ]sel1 on n'ent5d po9t le pr5dre dans son intgrit1 mais en montr] la diffusion entre t\t ce qui y p>ticipe4 ,s'agit-il1 au contraire1 d'un t\t intgral1 ses p>ties en divis5t la sub/ance1 indp5damm5t de t\tes qualits et qu& mme elles en s]ai5t dp\rvues4 ,t\j\rs un g5re e/ antrieur ses espces1 un t\t po/rieur ses p>ties2 c> les p>ties sont la matire du t\t1 comme le g5re e/ la matire des espces4 ,aussi1 comme la de/ruction du g5re supprime l'espce1 quoique la de/ruction de l'espce laisse subsi/] le g5re1 la de/ruction de la p>tie dtruit le t\t1 quoique le t\t en se dtruisant n'entrane pas la p]te des p>ties1 au mo9s comme sub/ance1 si ce n'e/ comme p>ties4 ,*aque espce reoit le g5re p\r prdicat2 on ne peut dire la mme *ose du t\t p\r *aque p>tie4 ,il les faut t\tes prises ensemble1 p\r qu'elles soi5t le sujet du t\t4 ,l'homme e/ animal1 mais la muraille n'e/ pas la maison2 il y faut la muraille1 le toit1 etc41 t\t pris ensemble1 il n'y a d'exception que p\r les t\ts factices1 comme une baguette d'aira91 dont le t\t divis en deux donn]a deux baguettes d'aira94 ,mais aussi1 comme tant un t\t factice1 on devrait peut-tre la class] p>mi les sub/ances univ]selles4 ,comp>ez ma9t5ant la division du mot celle du g5re4 ,elles diffr5t en ce que le mot se p>tage en significations propres1 le g5re en c]ta9es crations tires de lui-mme4 ,c> le g5re cre matriellem5t l'espce2 l'ess5ce gnrale e/ transfre dans la sub/ance de l'espce1 au lieu que la sub/ance du mot n'e/ po9t transporte dans la con/itution de la *ose qu'il signifie4 ,le g5re e/ plus univ]sel dans la nature que l'espce1 son sujet2 l'quivocation e/ dans sa signification plus comprh5sive que le mot unique4 ,c'e/ que le mot n'e/ pas un t\t naturel2 il n'app>ti5t naturellem5t aucune *ose signifie2 c'e/ un nom impos p> les hommes4 ,c> le suprme artisan des *oses n\s a confi l'imposition des noms1 mais il a rs]v la nature des *oses sa propre disposition4 ,aussi le mot e/-il po/rieur la *ose qu'il signifie1 et le g5re antrieur l'espce4 ,p> suite1 les *oses qui sont runies dans la nature du g5re1 reoiv5t son nom et sa df9ition2 t\t ce qui se dit du sujet en e/ prdicat de nom et de df9ition 7,ari/ote74 ,les significations1 an contraire1 ne se p>tag5t que le nom de l'quivocation#edf4 ,note #edf3 ,categ41 ,v4--,boe?41 ,9 ,pro$41 l4 ,i1 p4 #acj4 ,p\r bi5 compr5dre ceci1 il faut se rappel] que l'quivocation 7homonymie7 e/ la proprit des *oses quivoques 7homonymes71 c'e/--dire qui s\s un mme nom n'ont pas mme sub/ance4 ,nomem commune1 sub/antiae ratio div]sa4 ,on peut dire d'un homme vivant et d'un portrait1 c'e/ un homme4 7,boe?41 ,9 ,pro$41 p4 #aae47 ,il y a dans le texte d',abl>d1 la d]nire phrase1 non p>ticipant1 je crois que la ngation doit tre retran*e 7p4 #dhg74 ,la division du g5re exprime une nature qui e/ la mme p>t\t1 la division du mot un usage ou conv5tion qui peut v>i]4 ,comp>ez enf9 la division du mot et celle du t\t2 le t\t consi/e dans ses p>ties1 qui le divis5t1 mais les significations qui divis5t le mot ne le con/itu5t pas en lui-mme4 ,aussi1 p5dant qu'une p>tie du t\t en entrane la de/ruction p> la si5ne propre1 le mot qui signifie div]ses *oses peut p]dre une de ces *oses1 sans que l'anantissem5t de cette *ose anantisse le mot1 soit en sub/ance1 soit titre de signification4 ,ces diffr5ces1 a9si rsumes1 ne sont paa sans intrt2 elles accus5t dans celui qui les a recueillies une t5dance au nom9alisme2 mais c'e/ une consqu5ce qu'il suffit d'indiqu]#edg4 ,note #edg3 ,et cep5dant on y r5contre cette expression t\te rali/e1 ess5tia g5]alis 7ibid474 ,il faudrait donn] un trait de dialectique ou comm5t] t\t ,boce1 p\r complt] l'analyse du trait d',abl>d sur la division4 ,il n'a pas mme t publi t\t enti]1 et aprs la division sub/antielle1 le tableau des divisions accid5telles n'aurait qu'un intrt mdiocre4 ,cep5dant cette p>tie si importante de la dialectique re/]ait trop incomplte1 si n\s n\s taisions sur ce qui fait en d]nire analyse la valeur de la division1 sur la df9ition4 ,on a d voir comm5t la division r5d possible la df9ition1 et la df9ition dont le crdit a un peu baiss dans la philosophie1 tait au premi] rang dans celle du moy5 ge4 ,mais avant de lui assign] son rle philosophique1 disons1 d'aprs ,abl>d1 ce que c'e/ que la df9ition#edh4 ,note #edh3 ,dial41 p>s ,v1 p4 #dij-dig4 ,ce mot aussi a plusieurs acceptions4 ,proprem5t1 la df9ition e/ con/itue seulem5t p> le g5re et les diffr5ces#edi1 comme cette df9ition de l'homme1 animal rationnel mortel1 ou de l'animal1 sub/ance anime s5sible1 ou des corps1 sub/ance corporelle4 ,a9si1 comme le dit ,cicron1 la df9ition explique ce que 7quid7 e/ le df9i4 ,cep5dant on a s\v5t1 avec ,?mi/e1 ent5du la df9ition dans un s5s l>ge1 et compris s\s ce nom t\te oraison qui1 p> une quation entre la prdication et une voix 7l'univoque71 en dcl>e de quelque manire la signification4 ,dans la prdication1 on dit que l'oraison fait quation au mot qu'elle df9it1 ou que la df9ition e/ adquate1 lorsque dans un sujet quelconque il se tr\ve que ni le nom n'excde l'oraison1 ni l'oraison le nom4 ,a9si1 t\t ce qui e/ homme e/ animal rationnel mortel1 et rciproquem5t4 ,note #edi3 ,abl>d suit ici ,boce1 dont les ides sur la df9ition ont prvalu dans l'cole4 ,la df9ition que donne ,cicron de la df9ition mme e/ dans ses ,topiques1 et ,boce1 pres l'avoir comm5te1 la rappelle dans son ,trait de la df9ition 7p4 #fdi71 et c'e/ l qu',abl>d la reprond4 ,au re/e1 cette df9ition ne diffre pas de l'ideo gnrale qu',ari/ote donne de la df9ition1 ,grec3 lomos ton ti i/i1 7,analyt4 po/41 ,,ii1 x72 mais ,boce1 ,abl>d et en gnral les scola/iques sont lo9 d'avoir jug la df9ition avec une svrit aussi clairvoyante que l'a fait ,ari/ote4 7,anal4 po/41 ,,ii1 ,,iii ,,xiii4--,topic41 ,,vi4--,met41 ,,vii1 ,,xii47 ,on di/+ue la df9ition de nom et la df9ition de *ose4 ,la premire e/ l'int]prtation qui explique un mot d'une langue dans une autre1 surt\t en le dcomposant1 comme lorsqu'on explique que philosophie signifie am\r de la sagesse4 ,l'int]prtation r5tre s\v5t dans l'tymologie2 mais l'une et l'autre1 en expliquant le nom1 donn5t connaissance de la *ose2 autrem5t1 le mot ne se compr5drait pas4 ,la df9ition fait la dmon/ration de la *ose1 qu& non-seulem5t elle en donne la sub/ance1 mais qu'elle la dpe9t p> quelques-unes de ses proprits4 ,le mot montre la *ose enveloppe1 la df9ition la dveloppe1 en dcomposant la matire ou la =me4 ,dans la df9ition de l'homme1 animal indique la sub/ance1 mortel et rationnel les =mes2 homme signifiait t\t cela confusm5t4 ,le nom de la sub/ance gnrique ou spcifique dt]m9e1 assigne la qualit la sub/ance1 en dsignant la sub/ance1 en tant qu'in=me p> les qualits2 mais il ne donne pas une ple9e connaissance comme la df9ition qui dcompose4 ,l'int]prtation s'applique au nom2 elle e/ ncessaire1 notamm5t qu& le d\te porte sur la sub/ance nomme1 et que l'on ne sait quelle sub/ance le nom e/ impos4 ,puis on y aj\te la df9ition1 lorsque la proprit =melle e/ ignore4 ,la df9ition doit t\j\rs tre conv]tible avec le df9i2 mais l'int]prtation excde gnralem5t l'int]prt4 ,a9si n\s n'appelons pas philosophes t\s ceux qui aim5t la sagesse1 mais seulem5t ceux qui ont bi5 saisi la doctr9e de l'art 7la connaissance de la dialectique71 t&is qu'on int]prte le mot philosophe p> amateur de la sagesse1 c'e/ la composition et le son du mot qui sembl5t le v\loir a9si4 ,aussi cet exemple n\s donne-t-il la diffr5ce de la df9ition de nom celle de *ose4 ,la df9ition de *ose1 comme la division1 e/ ou selon la sub/ance1 et c'e/ la df9ition propre1 ou selon l'accid5t1 et elle doit s'appel] alors description4 ,la df9ition sub/antielle e/ celle qui compr5d en ses p>ties la matire et la =me sub/antielle qui font la sub/ance de la *ose1 comme p> exemple1 le g5re et les diffr5ces sub/antielles4 ,les espces seules peuv5t donc tre df9ies sub/antiellem5t1 c> seules elles ont le g5re et les diffr5ces sub/antielles4 ,quant aux g5res les plus gnraux ou prdicam5ts1 ils ne peuv5t admettre la df9ition1 c> ils n'ont ni g5res1 ni diffr5ces con/itutives1 puisqu'ils ne tir5t po9t d'ailleurs leur con/itution1 et qu'ils sont suprmes pr9cipes des *oses4 ,de mme les individus sont indf9issables1 p>ce qu'ils manqu5t de diffr5ces spcifiques1 n'ayant po9t p> soi les diffr5ces auxquelles ils ne p>ticip5t que p>ce qu'ils font p>tie de l'espce4 ,les individus d'une mme espce ne se di/+u5t entre eux que p> les accid5ts de la =me1 qui altr5t#eej seulem5t la sub/ance et ne crent po9t d'ess5ce4 ,les accid5ts cess]ai5t d'tre accid5ts1 si l'accs et le retrait en enlevait quelque *ose la sub/ance2 c'e/ l l'effet des =mes sub/antielles des espces2 d'elles dp5d la gnration et la corruption de la sub/ance1 c'e/--dire que seules elles peuv5t produire les sub/ances n\velles et en *ang] la composition4 ,note #eej3 ,altr] e/ ici pris dans le s5s primitif1 et signifie que les accid5ts font qu'un individu e/ autre 7alt] non alius7 qu'un autre individu de mme espce4 ,a9si1 les accid5ts individuels altr5t la sub/ance1 sans la *ang] en tant que sub/ance spcifique4 ,s\s ce rapport1 il faut se g>d] de confondre altration avec corruption4 ,les =mes sub/antielles corromp5t la sub/ance1 en *ang5t la nature 7cum rump]e1 compos] autrem5t71 et ne se born5t pas l'altr] 7 l'individualis]74 ,il ne peut donc tomb] s\s la df9ition que les int]mdiaires entre les prdicam5ts et les individus1 mais les uns et les autres ne se refus5t pas la description1 qui e/ la df9ition selon l'accid5t ou improprem5t dite4 ,a9si l'on dit que la sub/ance e/ ce qui peut tre sujet de t\s les accid5ts1 et que ,socrate e/ un homme blanc1 crpu1 musici51 fils de ,sophronisque4 ,ce sont des df9itions incompltes ou descriptions qui n'admett5t que les seules diffr5ces1 ou qui pos5t le g5re sans les diffr5ces1 ou l'espce avec les accid5ts2 elles diffr5t des vraies df9itions1 qui ne compr5n5t que la matire et la =me4 ,p>mi les noms s\mis la df9ition1 on di/+ue les noms sub/antifs proprem5t dits1 qui sont donns aux *oses en ce qu'elles sont1 et les autres noms qu'on appelle noms pris1 nomma sumpta 7noms ab/raits71 et qui sont imposs aux *oses raison de la susception de quelque =me4 ,d'o l'on di/+ue la df9ition quant la sub/ance de la *ose1 et la df9ition quant l'adhr5ce de la =me4 ,les df9itions des g5res et espces sont donnes quant la sub/ance ou sub/antivem5t2 les df9itions des noms pris1 comme l'homme1 le rationnel1 le blanc1 sont donnes adjectivem5t4 ,a propos de ces d]nires1 une gr&e "q e/ leve p> ceux qui plac5t les univ]saux au premi] rang p>mi les *oses1 c'e/ celle de savoir quelles sont les *oses signifies que les df9itions de noms df9iss5t4 ,en effet1 la signification des noms ab/raits e/ d\ble1 la pr9cipale e/ relative la =me1 la secondaire relative au =m4 ,a9si blanc signifie en premi] lieu la blan*eur qui s]t dt]m9] le corps sujet de la blan*eur2 en second lieu1 le sujet mme dont blanc e/ le nom4 ,or n\s df9issons le blanc le =m p> la blan*eur 7ce qui a la =me de la blan*eur74 ,ma9t5ant on e/ dans l'usage de dem&] si c'e/ seulem5t la df9ition du mot ou de quelque *ose que le mot signifie4 ,mais d'abord1 comme n\s df9issons les mots1 non selon leur ess5ce1 mais selon leur signification1 cette df9ition p>at tre en premi] lieu celle de la signification2 il re/e donc *]*] de quelle signification4 ,e/-ce la premire1 c'e/--dire la blan*eur1 ou la seconde1 c'e/--dire le sujet de la blan*eur8 ,si c'e/ la df9ition de la blan*eur1 elle e/ prdite d'elle-mme 7c> c'e/ dire que la blan*eur e/ =me du =m p> la blan*eur72 blan*eur se dit de t\te *ose blan*e1 et la df9ition se s]t elle-mme de prdicat2 or qui accord]ait que blan*eur ou cette blan*eur ft =me de blan*eur8 t\t ce qui e/ =m de blan*eur ou blanc e/ corps4 ,mais si la df9ition ci-dessus e/ celle de la *ose qu'on nomme le blanc1 c'e/--dire qui e/ le sujet de la blan*eur1 on dem&e si elle e/ la df9ition de *aque sujet qui reoit la blan*eur ou de t\s pris ensemble4 ,dans le premi] cas1 elle e/ aussi celle de la p]le1 qui e/ blan*e2 alors1 d'aprs la rgle ,de quocumque diff9itio dicitur 7la df9ition se dit de t\t ce dont se dit le t]me df9i#eea71 celle-ci donne le prdicat de la p]le1 ce qui e/ absolum5t faux4 ,si au contraire on veut qu'elle soit la df9ition de t\s les sujets pris ensemble1 il faudra1 d'aprs la mme rgle1 que t\s les sujets1 quelque div]s qu'ils puiss5t tre1 soi5t df9is ensemble 7c'e/--dire p> le mme prdicat dans la mme proposition71 ce qui e/ encore faux4 ,note #eea3 ,je crois que cette rgle e/ celle que donne ,ari/ote en ces t]mes3 ,t\te df9ition e/ t\j\rs univ]selle4 7,anal4 po/41 ,,ii1 xiii47 ,l-dessus1 je m'en s\vi5s1 voici quelles tai5t les solutions qui p\vai5t lev] t\tes les objections prcd5tes4 ,supposons que l'on dise que cette df9ition e/ celle de la blan*eur1 ent5due non selon son ess5ce1 mais selon l'adjac5ce 7non sub/antivem5t1 mais adjectivem5t71 c'e/ une consqu5ce qu'elle soit aussi dite comme prdicat #a de la blan*eur adjectivem5t1 en ce s5s que t\t blanc e/ =m p> la blan*eur2 #b et aussi de t\tes les *oses dont elle e/ le prdicat adjectif4 7,a9si t\tes les *oses blan*es sont =mes de la blan*eur47 ,on peut dire aussi qu'elle convi5t t\t sujet quelconque de la blan*eur2 mais ce n'e/ pas une consqu5ce ncessaire qu'elle df9isse t\t ce qui a cette mme df9ition p\r prdicat2 c> cette rgle la df9ition se dit d'un quelconque1 ne reg>de que les df9itions selon la sub/ance#eeb2 or celle dont il s'agit e/ assigne la sub/ance sujet de la blan*eur1 non quant ce qu'elle e/ en elle-mme1 mais quant une de ses =mes4 ,note #eeb3 ,j'ai supprim dans le texte de cette phrase deux mots1 et def9itum1 qui me p>aissai5t en tr\bl] le s5s 7p4 #dif74 ,cette solution me p>at aussi tir] d'affaire t\s ceux qui veul5t que la df9ition embrasse t\s les sujets de la blan*eur pris ensemble1 qu& mme on concd]ait qu'ils sont t\s prdits en disjonction1 c'e/--dire que ce qui a la df9ition p\r prdicat e/ ou p]le1 ou cygne1 ou t\t autre de ces sujets4 ,on peut encore dire que la df9ition e/ celle de ce nom1 le blanc1 non quant son ess5ce1 mais quant sa signification1 et alors elle ne risqu]a plus de lui s]vir de prdicat quant son ess5ce3 on ne dira pas que ce mot blanc e/ le =m de la blan*eur1 mais que c'e/ ce qu'il signifie2 c'e/ comme si l'on disait que la *ose qui e/ appele blan*e1 e/ =me de la blan*eur4 ,df9ir le mot1 c'e/ ouvrir sa signification p> la df9ition2 df9ir la *ose1 c'e/ montr] la *ose mme4 ,a9si1 que la df9ition ft une df9ition de mot ou qu'elle ft celle d'une signification quelconque1 la "q p\vait tre rsolue3 on ne df9it ri5 sans dcl>] en mme temps la signification d'un mot1 et n\s n'accordons pas qu'aucune *ose relle puisse tre dite de plusieurs1 c'e/ le nom seulem5t qui e/ dans ce cas4 ,comme t\te df9ition doit claircir le mot qui exprime ce qu'elle df9it1 il faut qu'elle soit t\j\rs compose de noms dont la signification reue soit connue1 c> n\s ne p\vons claircir l'inconnu p> des inconnus4 ,la df9ition e/ ce qui donne la plus gr&e dmon/ration possible de la *ose que conti5t le nom df9i1 c> il y a cette diffr5ce entre la df9ition et le df9i que1 bi5 que l'une et l'autre ai5t la mme *ose p\r sujet1 leur manire de le signifi] diffre 7,boce#eec74 ,la df9ition qui di/+ue en p>ties sp>es *acune des proprits de la *ose1 la montre plus expressm5t et plus explicitem5t1 t&is que le mot df9i ne di/+ue pas ces div]s lm5ts p> p>ties1 mais pose le t\t confusm5t4 ,et quoique les mots df9is conti5n5t s\v5t plus de proprits de la *ose que la df9ition n'en nonce1 l o l'on a le mot et la df9ition1 la df9ition e/ plus dmon/rative que le nom4 ,quant aux *oses mmes1 la df9ition fait plus que le nom p\r la signification1 qu& elle e/ sub/itue la *ose mme qui e/ ignore et qu'elle dt]m9e di/9ctem5t dans t\tes ses p>ties#eed4 ,note #eec3 ,de ,div41 p4 #ffe4 ,note #eed3 ,dial41 p4 #die-dig4 ,cette d]nire p>tie de la discussion1 donne textuellem5t1 aurait beso9 peut-tre1 p\r se faire compr5dre1 d'une p>aphrase n\velle4 ,mais dans les deux *apitres suivants on revi5dra au sujet qu'elle traite1 et t\t s]a peut-tre clairci4 ,ici f9iss5t les extraits que n\s v\lions donn] de la ,dialectique1 et aucune de ses p>ties1 plus que ce d]ni] livre1 n'aura pr\v combi5 cette sci5ce consacre l'lude des procds logiques de l'esprit1 e/ =cm5t et frquemm5t entrane l'exam5 des que/ions de mtaphysique4 ,on ne saurait tr\v] trange que cette ncessit se fasse s5tir surt\t dans les re*]*es sur la df9ition4 ,qu'e/-ce en effet que df9ir8 c'e/ dire ce qu'e/ une *ose4 ,la sci5ce de la df9ition e/ donc l'art de dire ce que sont les *oses1 et comme l'art de le dire e/ celui de l'enseign]1 c'e/ app>emm5t aussi celui de le savoir4 ,appr5dre df9ir1 c'e/ donc f9alem5t appr5dre connatre les *oses2 et cette p>tie de la logique e/ l'introduction l'ontologie4 ,s'il y a une m?ode sre p\r bi5 df9ir1 il y a un procd c]ta9 p\r connatre la vrit des *oses4 ,d'o v5ait cette prfr5ce p\r la df9ition comme moy5 de connatre8 de l'emploi presque exclusif du raisonnem5t dialectique4 ,ce raisonnem5t n'e/ au fond que le syllogisme2 or le syllogisme n'e/1 le bi5 pr5dre1 que le moy5 de tir] de la df9ition d'une *ose la df9ition d'une autre4 ,les propositions qui le compos5t sont des df9itions p>tielles ou totales1 provisoires ou f9ales4 ,qu& il e/ gnral et df9itif1 il e/ 7ce mot de df9itif semble lui-mme l'indiqu]7 un procd de df9ition4 ,si l'on remonte aux syllogismes antrieurs1 on arrive t\j\rs quelque proposition univ]selle qui exprime qu'une *ose convi5t une autre1 t\te cette autre1 ri5 que cette autre1 omni et soli4 ,c'e/ donc une df9ition4 ,et1 comme la scola/ique rec\rait peu l'obs]vation soit int]ne1 soit ext]ne1 il e/ t\t simple que1 suivant son procd habituel1 elle se soit atta*e re*]*] et tablir plutt les conditions logiques de la df9ition1 que les m?odes les plus sres de dc\vrir et de con/at] la vrit1 p]suade qu'elle tait qu'une fois ces conditions connues1 elle n'aurait plus qu' les appliqu]1 sans inve/igations lo9ta9es1 sans expri5ces prolonges1 p\r faire de bonnes df9itions ou p\r contrl] celles qui lui s]ai5t prs5tes4 ,qu'tait-ce p\r elle1 en effet1 qu'tudi] une *ose8 c'tait en *]*] la place dans les cadres de la dialectique2 c'tait dt]m9] quelle catgorie elle app>t5ait1 si elle tait g5re le plus gnral ou prdicam5t1 g5re1 espce1 s\s-g5re1 s\s-espce1 espce la plus spciale ou individu1 si elle tait mode ou nature1 propre ou accid5t2 et cela1 mo9s en retraant les c>actres effectifs de la *ose dans la ralit1 qu'en rappelant les propositions d',ari/ote1 de ,porphyre1 ou de ,boce1 o elle avait figur1 p\r faire concord] l'exposition logique de la *ose avec les ass]tions antrieures de l'autorit4 ,la re*]*e de la vrit dans un tel sy/me aurait d1 p\r atte9dre p>faitem5t son b1 ab\tir un tableau dialectiquem5t encyclopdique de t\s les objets nomms p> le langage2 et ce tableau n'et t qu'une collection m?odique de df9itions4 ,si la df9ition a t depuis mo9s pratique et mo9s prne1 c'e/ qu'on a reconnu combi5 tait artificielle et hypo?tique soit cette manire de la tr\v]1 soit la sci5ce dont elle dev5ait le fondem5t4 ,on a rem>qu que la df9ition n'tait jamais que relative la connaissance acquise1 et ne cont5ait de vrit qu'en proportion de ce qu'on en savait4 ,la df9ition ne donne pas la sci5ce2 elle la rsume ou la rappelle1 elle ne la produit pas4 ,sans donc y r5onc]1 il vaut mieux s'enqurir1 p> l'tude du raisonnem5t comme p> l'expri5ce ext]ne1 p> l'exam5 du langage comme p> la re*]*e des citations1 p> l'analyse directe de t\s les c>actres de l'objet connatre comme p> la dcomposition de t\tes les ides qui en con/itu5t la notion1 s'enqurir1 dis-je1 p> t\t moy51 de la vrit des *oses1 sauf ensuite rgul>is] et1 jusqu' un c]ta9 po9t1 contrl] les connaissances acquises p> l'application des =mes de la dialectique4 ,au nombre de ces =mes e/ sans contr$it la df9ition1 qui n'e/ elle-mme que la division ret\rne4 ,la df9ition e/ la syn?se dont la division e/ l'analyse4 ,quoi qu'il en soit1 ri5 de mo9s surpr5ant que la v>it et l'importance des objets et des que/ions auxquelles t\*e l'tude de la df9ition4 ,ce qu'on vi5t de dire pr\ve que p> la nature mme des *oses cette tude tait inf9ie1 puisqu'elle n'tait ri5 mo9s que la clef de la sci5ce univ]selle4 ,aussi1 trav]s beauc\p de subtilits oiseuses1 avons-n\s vu1 s\s la ma9 d',abl>d1 l'tude de la division et de la df9ition am5] dans son c\rs une ?orie ontologique de la nature de l'me1 une ?orie psy*ologique de ses facults1 des vues sur la nature de ,dieu1 sur celle de l'homme1 sur le langage en gnral et sur les langues1 des re*]*es sur la vraie nature des accid5ts1 et avant t\t et sans cesse sur la sub/ance et les modes1 consquemm5t sur le problme cont9uel et capital des univ]saux4 ,p> les lumires que l'analyse de cette c9quime p>tie de la ,dialectique a jetes sur ces div]ses que/ions1 elle peut tre vraim5t considre comme la transition aux ouvrages qu'il n\s re/e faire connatre4 ,elle n\s conduit l'exam5 plus direct des op9ions psy*ologiques et ontologiques de notre auteur2 et elle n\s montre en mme temps comm5t la dialectique1 sci5ce purem5t ab/raite1 devi5t une sci5ce d'application4 ,,*apitre ,,vii4 ,,de ,,la ,,psy*ologie ,d',,ab,,l>d4--,de ,intellectibis4 ,lorsque l'on comp>e la philosophie du moy5 ge et la philosophie mod]ne1 une premire diffr5ce frappe les reg>ds4 ,l'une p>at presque trangre l'tude des facults de l'me1 laquelle l'autre semble consacre4 ,en d'autres t]mes1 la psy*ologie passe p\r une dc\v]te des d]ni]s sicles4 ,c'e/ en effet une vrit inconte/able que depuis deux c5ts ans l'tude de l'esprit huma9 e/ dev5ue la condition pralable1 la base1 le flambeau1 le premi] pas de la sci5ce2 t\tes ces mtaphores sont ju/es4 ,mais c'e/ surt\t cette importance1 c'e/ ce rle de la psy*ologie dans la philosophie qui peut s'appel] une dc\v]te mod]ne2 et l'on ne saurait prt5dre d'une manire absolue qu' aucune poque l'homme ait entirem5t r5onc s'obs]v] lui-mme1 ou du mo9s se faire un sy/me quelconque sur sa nature intrieure et sur ses moy5s de connatre4 #aa y a donc eu t\j\rs une c]ta9e psy*ologie4 ,mais on en faisait peu d'usage2 et l'on e/ re/ longtemps sans dev9] qu'une gr&e p>tie des vrits philosophiques ne sont accessibles que p> l'obs]vation de la consci5ce4 ,les disputes du moy5 ge1 ces controv]ses fameuses dont le bruit ret5tit dans l'hi/oire1 r\lai5t sur des que/ions de dialectique ou de mtaphysique1 et non sur la sci5ce directe de l'esprit huma94 ,aussi tr\vions-n\s pe9e dans les ouvrages dj imprims d',abl>d quelques vues isoles sur les facults de l'homme1 et ne p\vions-n\s obt5ir que p> des inductions conjecturales et vagues une ide de sa psy*ologie1 jusqu'au j\r o p>ut un petit trait qu'il n\s re/e faire connatre4 ,le titre seul e/ s+uli]1 ,tractalus de ,intellectibus#eee4 ,il ne s]ait pas ais de le traduire du premi] mot2 c> bi5 que l'ouvrage r\le sur l'intellig5ce huma9e1 cette expression de intellectibus dsigne plutt c]ta9s produits ou c]ta9es oprations de l'intellig5ce que la facult qui les ralise4 ,m4 ,c\s9 a raison d'appel] l'ouvrage un recueil de rem>ques sur l'ent5dem5t2 mais il s'y agit surt\t de ces actes de l'ent5dem5t dsigns s\s le nom de concepts1 et qu'on n'et pas1 il y a un demi-sicle1 hsit nomm] des ides4 ,n\s n'intitul]ons p\rtant pas l'ouvrage ,trait des ides2 ce titre e/ trop mod]ne2 on compr5dra mieux notre scrupule1 lorsqu'on aura lu les premi]s mots de l'ouvrage4 ,ils s]ont le meilleur prambule de notre analyse4 ,note #eee3 ,p4 ,abael>di tractalus de ,intellectibus2 c'e/ le titre du manuscrit qui provi5t de la biblio?que du ,mont-,sa9t-,mi*el4 ,m4 ,c\s9 l'a publi dans la #d';e dition de ses ,frag4 phil41 t4 ,,iii1 ,app5d41 ,,xi1 p4 #ddh et suiv4 ,v\lant trait] des spculations1 c'e/--dire des concepts1 n\s n\s proposons1 p\r en faire une tude plus exacte1 d'abord de les di/+u] des autres passions ou affections de l'me1 de celles du mo9s qui p>aiss5t le plus se rappro*] de leur nature2 puis de les di/+u] les uns des autres p> leurs diffr5ces propres1 autant que n\s le jug]ons ncessaire p\r la sci5ce du disc\rs4 ,il y a c9q *oses dont il convi5t de les isol] soigneusem5t3 le s5s1 l'imag9ation1 l'e/imation1 la sci5ce1 la raison#eef4 ,note #eef3 ,s5sus1 ,imag9atio1 exi/imatio1 sci5tia1 ratio4 ,cette di/ribution des pr9cipales facults de l'esprit huma9 ne se tr\ve nulle "p nonce en t]mes exprs dans ,boce2 du mo9s je ne l'y ai pas dc\v]te4 ,il e/ impossible cep5dant d'en rapport] t\t l'honneur ,abl>d1 d'autant que c'e/ peu prs la division de l'me que l'on tr\ve expose d'une manire si rem>quable dans le l4 ,,iii du de ,anima d',ari/ote1 ,grec3 ,li/haesis1 phantasia1 doxa1 epi/aemae1 n\s4 ,il s]ait curieux de re*]*] comm5t et p> qui cette division avait pass dans le comm]ce philosophique4 ,c> t\t semble pr\v] qu',abl>d ne connaissait po9t le de ,anima4 #a ,s5s4--,l'intellect ou facult de concevoir e/ li avec le s5s tant p> l'orig9e que p> le nom4 ,p> l'orig9e1 c> ds qu'un des c9q s5s atte9t une *ose1 il n\s en suggre aussitt une c]ta9e conception4 ,en voyant en effet quelque *ose1 en flairant1 ent5dant1 gtant ou t\*ant1 n\s concevons aussitt ce que n\s s5tons2 et il e/ si vrai que la faiblesse huma9e e/ provoque p> le s5s s'lev] l'intellig5ce1 que n\s avons pe9e donn] aucune *ose la =me de la conception1 si ce n'e/ la ressemblance des *oses corporelles que l'expri5ce des s5s n\s fait connatre4 ,quant au langage1 n\s abusons s\v5t du mot de s5s p\r exprim] l'intellig5ce2 p> exemple n\s disons le s5s des mots1 au lieu de dire le concept des mots4 ,la vision aussi e/ prise s\v5t p\r l'intellig5ce tant p> ,ari/ote que p> la plup>t des autres#eeg1 peut-tre p>ce que le s5s n\s p>at ressembl] davantage l'intellig5ce4 ,en effet1 l'esprit se reprs5te la *ose qu'il conoit1 d'une manire analogue celle dont n\s contemplons1 comme place devant n\s1 une *ose pro*a9e ou loigne4 ,note #eeg3 ,je ne vois que les reprs5tations m5tales1 les fantaisies des ,grecs1 que ,boce propose d'appel] visa4 7,9 ,porph4 a ,victor41 ,dial41 ,i1 p4 #h47 ,le s5s et l'intellect tant donc runis p> l'orig9e et le nom1 il m'a p>u ncessaire d'assign] leur diffr5ce1 vu qu'ils opr5t ensemble dans l'me#eeh4 ,note #eeh3 ,de ,intell41 p4 #dfa-dfb4 ,la diffr5ce1 c'e/ que la p]ception d'une *ose corporelle p> le s5s a beso9 d'un in/rum5t corporel1 c'e/--dire que l'me doit tre applique un objet p> un int]mdiaire physique1 comme l'oeil ou l'oreille1 t&is que l'intellect qui conoit1 c'e/--dire la p5se mme de l'me1 n'a beso9 ni de l'in/rum5t corporel1 ni mme de l'effet d'une *ose relle concevoir1 puisque l'intellig5ce se pose des *oses exi/antes ou non1 corporelles ou non1 soit en se rappelant le pass1 soit en prvoyant l'av5ir1 soit mme en se figurant ce qui n'exi/a jamais4 ,la seconde diffr5ce1 c'e/ que le s5s n'a aucune facult de jug] d'une *ose1 c'e/--dire d'en concevoir la nature ou la proprit2 aussi e/-il commun aux animaux sans raison et aux animaux raisonnables4 ,l'intellig5ce1 au contraire1 n'opre que p> la conception rationnelle de la nature ou de la proprit des *oses1 mme qu& elle conoit faux4 ,aussi po9t d'ent5dem5t sans la raison1 ou sans la facult p> laquelle un esprit capable de disc]nem5t p>vi5t di/+u] et jug] les natures des *oses4 #b ,raison4--,les animaux qui ont la raison ont1 en langage scola/ique1 la rationnalit4 ,la sci5ce ne met entre ces deux *oses qu'une diffr5ce de degr4 ,la seconde app>ti5t t\s les esprits1 tant des hommes que des anges2 la premire1 seulem5t ceux qui sont capables de disc]nem5t 7discretis1 aux p]sonnes discrtes72 quiconque peut jug] les proprits des *oses possde la rationnalit4 ,celui dont le jugem5t1 exempt des atte9tes de l'ge ou des tr\bles de l'organisation1 s'ex]ce avec facilit1 a seul la raison4 ,or la raison e/ en ess5ce la mme *ose que l'esprit 7animus74 ,la conception1 ou l'acte de l'intellig5ce en tant qu'elle conoit1 di/9cte des s5s comme de la raison1 desc5d ou provi5t de celle-ci dont elle e/ comme l'effet p]ptuel2 elle n'e/ donc pas la raison1 quoiqu'il n'y ait pas conception l o manque la raison4 #c ,imag9ation4--,la conception diffre aussi de l'imag9ation1 qui n'e/ qu'un s\v5ir du s5s1 ou la facult p> laquelle l'esprit reti5t l'affection du s5s1 en l'abs5ce de la *ose qui l'avait produite4 ,ce n'e/ pas qu'il ne puisse y avoir en mme temps dans l'me imag9ation et conception1 aussi bi5 que conception et s5s1 et dans les deux cas il y a quelque jugem5t2 mais c'e/ un acte de l'intellig5ce1 et non pas de l'imag9ation et du s5s4 ,l'une se rapporte aux *oses abs5tes1 l'autre aux *oses prs5tes2 la conception se produit p\r les *oses abs5tes comme p\r les *oses prs5tes4 ,mais n\s p\vons s5tir les *oses sans les concevoir1 autrem5t n\s p5s]ions t\j\rs au ciel et la t]re1 que n\s voyons t\j\rs4 ,qu& le s5s agit1 l'imag9ation ne peut agir avec lui et en lui2 mais ds qu'il cesse1 elle le supple4 ,c'e/ une confuse p]ception de l'me aussi bi5 que le s5s4 ,ce qui e/ capable de s5s e/ capable d'imag9ation4 ,les btes elles-mmes n'en sont pas dp\rvues1 suivant ,boce#eei4 ,mais n'y a-t-il imag9ation qu' la condition du s5s8 ,abl>d p5*e p\r l'affirmative2 il veut que non-seulem5t les objets ins5sibles et incorporels ne soi5t que des concepts intellectuels1 mais qu'il en soit1 de mme des objets corporels que l'intellig5ce conoit sans les avoir prs5ts p> les s5s4 ,si ,ari/ote a dit que nos conceptions n'ont jamais lieu sans imag9ation#efj1 cela signifie1 selon lui1 que lorsque n\s t*ons d'atte9dre et de jug] la nature ou la proprit d'une *ose p> la seule intellig5ce1 l'habitude du s5s1 d'o nat t\te connaissance huma9e1 s5sus consuetudo a quo omnis humana surgit notitia1 suggre l'esprit p> l'imag9ation de c]ta9es *oses auxquelles n\s n'ent5dons nullem5t p5s]4 ,v\lons-n\s1 p> exemple1 ne concevoir dans l'homme que ce qui app>ti5t la nature de l'humanit1 c'e/--dire le concevoir comme animal rationnel mortel2 beauc\p de *oses que n\s avons eu l'int5tion d'c>t] se prs5t5t l'me malgr elle p> l'effet de l'imag9ation1 comme la c\leur1 la longueur1 la disposition des membres1 et les autres =mes accid5telles du corps2 en sorte que p> un effet s+uli]1 quod mirabile e/1 lorsque je *]*e p5s] quelque *ose d'incorporel1 l'habitude de s5tir me =ce l'imag9] corporel2 ce que je conois comme incolore1 je l'imag9e ncessairem5t color4 ,c'e/ que les s5s sont en n\s ce qui s'veille d'abord2 leurs oprations se r5\vell5t sans cesse2 ensuite l'esprit s'lve l'imag9ation1 puis la conception de l'intellig5ce4 ,note #eei3 ,de ,consolat4 phil41 ,v1 p4 #idd4 ,note #efj3 ,ari/ote dit cela dans le ,trait de l'me et dans celui de la ,mmoire4 7,de ,anim41 ,,iii1 ,,viii4--,de ,mem4 et ,rem941 ,i47 ,abl>d ne les connaissait pas2 mais ,boce cite textuellem5t un passage du de ,anima1 et c'e/ l qu',abl>d s'e/ in/ruit4 7,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 sec41 p4 #bih47 ,t\tefois1 ,boce dit qu'il e/ une intellig5ce qui app>ti5t bi5 peu d'hommes1 et ,dieu seul1 laquelle dpasse tellem5t et le s5s et l'imag9ation qu'elle agit sans l'un et sans l'autre#efa2 p> elle1 ri5 ne s'(fre l'esprit que ce qui se p5se et se compr5d2 p\r elle1 po9t de p]ception confuse4 videmm5t ,dieu ne saurait avoir ni s5s ni imag9ation2 son intellig5ce atte9t et conti5t t\t2 c> compr5dre1 c'e/ savoir4 ,cette intellig5ce-l que ,boce accorde un petit nombre d'hommes1 croyons1 avec ,ari/ote1 qu'elle ne peut se r5contr] dans cette vie1 si ce n'e/ *ez l'homme que l'excs de la contemplation lve la rvlation div9e4 ,et cet essor de l'me1 il faut l'appel] sci5ce plutt que simple intellig5ce1 et le rapport] l'esprit div9 plutt qu' l'esprit huma94 ,l'me qui vi5t de ,dieu se pntre de ,dieu1 p\r a9si dire1 et dans l'homme qui s'van\it et meurt en quelque sorte1 ,dieu p>at#efb4 ,note #efa3 ,boe?41 ,de ,int]p41 ed4 sec41 p4 #bif4 ,note #efb3 ,de ,intell41 p4 #dfg4 ,ceci semble un s\v5ir du ,time plutt que du de ,anima4 ,voyez p\rtant ,,iii1 ,v4 #d ,e/imation4--,di/+uons encore l'ent5dem5t ou l'intellig5ce de l'e/imation et de la sci5ce4 ,on confond quelquefois l'e/imation avec l'intellig5ce2 c> on doit e/im] p\r compr5dre1 et le mot de p5se 7op9io71 synonyme de celui d'e/imation1 e/ quelquefois transport la conception4 ,mais e/im]1 c'e/ croire2 l'e/imation e/ la mme *ose que la crance ou la foi#efc4 ,compr5dre1 c'e/ ap]cevoir 7specul>i7 p> la raison1 soit que n\s croyions ou non ce que n\s ap]cevons4 ,je compr5ds cette proposition3 l'homme e/ de bois1 et je ne la crois pas4 ,a9si t\t ce qu'on e/ime ou croit1 on le compr5d2 mais l'inv]se n'e/ pas vraie4 ,d'ailleurs il n'y a e/imation que de ce dont il y a proposition1 c'e/--dire conjonction ou division4 ,note #efc3 ,ce passage s]ait au beso9 la preuve que cet ouvrage e/ d',abl>d4 ,celle analogie de l'e/imation avec la foi qu'il df9it l'une p> l'autre1 e/ une op9ion qu'il avait emprunte au de ,anima 7,,iii1 iii71 et que sa9t ,b]n>d lui a repro*e4 ,voyez dans cet ouvrage le ,i4 ,,iii1 c4 iv1 et ,ab4 ,op41 ,introd41 ,i4 ,i1 p4 #igg4 #e ,sci5ce4--,la sci5ce e/ cette c]titude de l'esprit qui se s\ti5t indp5damm5t de t\te e/imation ou conception4 ,aussi la sci5ce p]si/e-t-elle dans le sommeil1 et ,ari/ote place-t-il les sci5ces et les v]tus1 raison de leur dure1 p>mi les habitudes1 habitus#efd1 plutt que p>mi les dispositions de l'esprit4 ,note #efd3 ,l'habitude1 n'e/ pas l'acc\tumance1 mais ce que l'on a en propre comme une facult naturelle1 une capacit1 suivant la traduction de ,m4 ,b>?lemy ,sa9t-,hilaire4 ,la disposition ou dia?se1 ,grec3 ti,ottni1 n'e/ qu'une affection peu durable4 7,categ4 ,,viii4--,de la ,logique d',ari/41 t4 #a1 p4 #afg47 ,ma9t5ant1 t\t ce qui app>ti5t proprem5t l'intellig5ce1 ent5dem5t ou facult de concevoir1 ayant t sp> de t\t le re/e1 il faut di/+u] les diffr5ts concepts entre eux4 ,ils sont simples ou composs1 uns ou multiples1 bons 7sani7 ou mauvais 7cassi71 vrais ou faux2 en outre1 il y a une di/9ction faire entre le concept du composant et celui des composs1 entre le concept du divisant et celui des diviss1 ou entre la division et l'ab/raction4 ,les concepts sont simples1 lorsque1 a9si que les actions ou les temps simples1 ils ne se con/itu5t pas de p>ties successives2 les composs sont l'inv]se4 ,il en e/ de la conception comme du disc\rs qui la suscite1 lequel e/ simple ou compos4 ,dire ou ent5dre3 l'homme se promne1 c'e/ pass] p> une suite d'nonciations significatives1 celle d'homme1 celle de se prom5]1 et jo9dre l'une l'autre4 ,il y a l des p>ties successives2 c> une nonciation1 a9si qu'une conception1 peut re/] simple et avoir des p>ties1 si elles ne sont pas successives4 ,exemples3 deux1 trois1 tr\peau1 amas1 maison4 ,la comb9aison qui rsulte de la matire et de la =me1 ou bi5 de p>ties agrges ensemble1 n'exclut pas la simplicit4 ,exemple3 le nom d'homme1 qui dsigne en mme temps la matire1 animal1 et la =me de la rationnalit et de la mortalit4 ,les mmes *oses peuv5t tre conues et p> une conception simple et p> une conception successive4 ,je puis voir tantt d'une seule et mme intuition1 tantt p> succession et en plusieurs reg>ds1 trois pi]res places devant moi4 ,ce que fait ici le s5s1 l'ent5dem5t le peut faire4 ,l e/ la diffr5ce des conceptions exprimes p> le mot 7intellectus dictionis7 ou p> l'oraison 7intellectus orationis71 qui dsign5t d'ailleurs la mme *ose4 ,a9si le nom animal et sa df9ition corps anim s5sible suggr5t la mme p5se2 t\te la diffr5ce1 c'e/ que l'un donne la fois trois *oses1 et l'autre les donne successivem5t4 ,a9si la conception donne les *oses comme jo9tes1 ou jo9t les *oses p\r les donn]4 ,elle e/ a9si ou simultane ou successive4 ,la diffr5ce entre les concepts de mot et les concepts d'oraison s'applique aux concepts qui donn5t les *oses comme sp>es ou qui en opr5t la sp>ation1 et qu',abl>d appelle concept des diviss et concept divisant4 ,animal donne un concept de *oses jo9tes2 non-animal e/ un nom inf9i ou indt]m92 il signifie la *ose qui n'e/ pas animal1 laquelle donne un concept de *oses divises 7intellectus divisorum72 et comme la df9ition de l'animal donne un concept de jonction1 la description du non-animal donne un concept de division1 proprem5t un concept divisant 7intellectus divid5s7#efe4 ,note #efe3 ,de ,intell41 p4 #dfh-dgc4--,t\t ceci concorde avec ce qui a t dit au *apitre prcd5t sur la division1 la description1 etc4 ,les concepts simples ou composs sont uns1 s'ils consi/5t dans une seule jonction1 ou dans une seule division ou disjonction2 autrem5t ils sont multiples4 ,la jonction1 comme la division ou disjonction1 e/ une1 lorsque l'esprit m>*e cont9m5t d'un seul et mme lan1 et n'a qu'une int5tion m5tale1 p> laquelle il accomplit sans int]ruption le c\rs une fois comm5c d'un premi] concept4 ,ce langage un peu figur signifie qu'il y a unit dans un concept1 ft-il compos de p>ties et de p>ties successives1 lorsque l'esprit le =me p> un seul et mme acte1 lorsqu'il n'y a du mo9s ri5 de successif dans l'opration intellectuelle4 ,en effet1 qu& mme v\s pr5driez des *oses successives1 si v\s les comb9ez de telle sorte qu'en les p>c\rant discursivem5t 7discurr5do71 v\s posiez une seule ess5ce2 ou bi5 qu&1 p> la =ce d'une seule affirmation1 v\a assemblez et r5dez rciproquem5t unis des lm5ts div]s p> le li5 de l'attribution1 p> celui de la condition ou du temps1 ou p> t\t autre mode2 p\rvu qu'il y ait impulsion m5tale unique1 il y a unit de concept4 ,qu& je prononce cont9m5t animal raisonnable1 l'auditeur conoit animal et rationnalit comme une seule *ose1 il en fait un t\t2 et semblablem5t1 qu& je dis animal non-raisonnable4 ,peu importe d'ailleurs que la *ose soit rellem5t ou non comme elle e/ conue2 le concept n'en exi/e pas mo9s4 ,caill\ raisonnable et *imre blan*e sont des concepts uns1 comme animal raisonnable et homme blanc4 ,cette unit se tr\ve mme dans les propositions transitives1 et dans celles dont les t]mes sont lis p> le cas oblique4 ,dans le concept1 la maison de ,socrate1 il y a unit comme dans celui-ci1 maison socratique4 ,dans un seul concept peuv5t se faire plusieurs jonctions1 plusieurs divisions4 ,mais l'unit de concept disp>at avec la cont9uit de l'acte4 ,les concepts sont bons 7sani71 lorsque p> eux n\s ent5dons les *oses comme elles sont2 autrem5t1 ils sont mauvais 7cassi71 et on les appelle op9ions plutt que concepts4 ,l'op9ion1 dit ,ari/ote1 e/ la p5se de ce qui n'e/ pas1 plutt que de ce qui e/4#eff ,suivant lui1 les concepts sont bons1 lorsqu'ils ressembl5t aux *oses4 ,le concept d'homme s]ait1 comme le concept de la *imre1 un concept va9 et mauvais1 s'il n'y avait pas d'homme du t\t4 ,note #eff3 ,abl>d altre un peu la p5se d',ari/ote et la trans=me en proposition gnrale4 ,ari/ote dit seulem5t que1 bi5 que ce qui n'e/ pas puisse tre p5s 7op9abile71 il n'en faut pas conclure que ce qui n'e/ pas soit quelque *ose1 puisque cette p5se ou op9ation1 op9atio1 e/1 non qu'il e/1 mais qu'il n'e/ pas4 ,tel e/ le s5s de la v]sion d ,boce qu',abl>d avait app>emm5t s\s les yeux 7,de ,int]p41 ed4 sec41 ,i4 ,v1 p4 #dbc74 ,dans le texte grec1 il y a littralem5t3 ,le non-tre1 p>ce qu'il e/ p5sable 7op9abile71 n'e/ pas p\r cela dit avec vrit tre quelque *ose de rel1 ens quiddam1 puisque n\s ne p5sons pas qu'il soit1 mais qu'il n'e/ pas4 7,h]m541 ,,xi47 ,au re/e1 si l'on v\lait appr(ondir t\te cette p>tie de la logique d',abl>d1 il faudrait se report] sa ,dialectique2 l1 l'occasion de la proposition et du prdicat1 il expose s\s une autre =me une p>tie des ides que n\s retr\vons ici4 7,dial41 p4 #bcg-bea47 ,la vrit et la fausset n s'appliqu5t qu'aux concepts composs1 soit qu'ils joign5t1 soit qu'ils divis5t1 c'e/--dire soit affirmatifs1 soit ngatifs4 ,c> il faut qu'il y ait possibilit de dlibration ou de jugem5t1 p\r que les concepts soi5t vrais ou faux4 ,on juge suivant le concept ou p> le concept2 et le concept p> lequel on juge n'e/ pas la mme *ose que le concept suivant lequel on juge2 le concept p> lequel on juge1 c'e/--dire la conception du jugem5t1 n'e/ que l'opration p> laquelle n\s concevons une jonction ou une division d'o rsulte un jugem5t4 ,le concept suivant lequel 7secundum quem7 on juge1 c'e/--dire le concept qui e/ la base du jugem5t1 e/ cette p>tie du concept total du jugem5t dans laquelle rside t\te la =ce du jugem5t2 tels sont les concepts des prdicats4 ,le sujet n'e/ pos que p\r recevoir la *ose que n\s v\lons lui assign] p> jugem5t2 mais le prdicat e/ pos p\r dnot] l'tat auquel n\s v\lons que la *ose soit rapporte p> jugem5t#efg2 c'e/--dire1 en langage mo9s te*nique1 p\r assign] une *ose une autre en v]tu d'un c]ta9 rapport4 ,le sujet e/ le t]me pos en premi] concept1 et auquel e/ sub/itue la *ose que le jugem5t y jo9t ou en sp>e2 le prdicat e/ dit du sujet1 non le sujet du prdicat4 ,la =ce de la proposition tant dans ce qui e/ dit1 t\te la v]tu de l'acte intellectuel qui juge ou de la conception de jugem5t e/ dans le concept du t]me qui e/ dit ou du prdicat4 ,note #efg3 ,ad d5ot&um /atum secundum quem eam delib]>i volumus4 7p4 #dgg47 ,le concept divisant e/ le concept de ngation4 ,il sp>e quelque *ose de quelque *ose3 un homme n'e/ pas un *eval1 celui qui e/ deb\t n'e/ pas assis4 ,le concept de disjonction e/ un concept d'affirmation2 il ne sp>e pas les *oses2 mais de plusieurs conceptions de l'esprit1 il en con/itue une3 quelque *ose e/ homme ou *eval1 sa9 ou malade1 etc4 ,les propositions disjonctives hypo?tiques sont des concepts de disjonction4 ,t\t concept qui donne la *ose comme elle e/1 e/-il bon8 ,t\t concept qui donne la *ose comme elle n'e/ pas1 e/-il mauvais8 ,l'affirmative p>at vraie2 cep5dant t\t concept obt5u p> ab/raction1 omnis p] ab/ractionem habitus intellectus1 donne la *ose autrem5t qu'elle n'e/4 ,a pe9e exi/e-t-il un concept d'une *ose non sujette aux s5s1 qui ne la donne pas quelques g>ds autrem5t qu'elle n'e/4 ,les concepts p> ab/raction sont ceux dans lesquels une nature d'une c]ta9e =me1 e/ prise indp5damm5t de la matire qui lui s]t de sujet1 ou bi5 dans lesquels une nature quelconque e/ p5se indiffremm5t1 sans di/9ction d'aucun des individus auxquels elle app>ti5t4 ,p> exemple1 je pr5ds la c\leur d'un corps ou la sci5ce d'une me dans ce qu'elle a de propre1 c'e/--dire en tant que qualit2 j'ab/rais en quelque sorte les =mes des sujets sub/antiels1 p\r les considr] en elles-mmes1 en leur propre nature1 et sans faire att5tion aux sujets qui leur sont unis4 ,si je considre a9si indiffremm5t la nature huma9e qui e/ en *aque homme1 sans faire att5tion la di/9ction p]sonnelle d'aucun homme en p>ticuli]1 je conois simplem5t l'homme en tant qu'homme1 c'e/--dire comme animal rationnel mortel1 et non comme tel ou tel homme1 et j'ab/rais l'univ]sel des sujets individuels4 ,l'ab/raction consi/e donc isol] les suprieurs des infrieurs1 les univ]saux des individuels1 leurs sujets de prdication1 et les =mes des matires1 leurs sujets de fondation4 ,la s\/raction 7subtractio7 s]a le contraire4 ,elle a lieu1 qu& l'intellig5ce s\/rait le sujet de ce qui lui e/ attribu1 et le considre en lui-mme2 p> exemple1 lorsqu'elle s'ef=ce de concevoir1 indp5damm5t d'aucune =me1 la nature d'un sujet ess5tiel4 ,dans les deux cas1 le concept qui ab/rait ou s\/rait1 donne la *ose autrem5t qu'elle n'e/1 puisque la *ose qui n'exi/e que runie y e/ conue sp>m5t4 ,or comme p]sonne1 en v\lant p5s] une *ose1 n'e/ capable de la p5s] dans t\tes ses ess5ces ou proprits1 mais seulem5t en quelques-unes d'entre elles1 l'esprit e/ =c de concevoir la *ose autrem5t qu'elle n'e/4 ,a9si ce corps e/ corps1 homme1 blanc1 *aud1 et mille autres *oses4 ,cep5dant1 considr en tant que corps1 il e/ conu sp>m5t de t\tes ces *oses1 c'e/--dire autre qu'il n'e/ en effet4 ,le concept de corps1 indp5damm5t de t\te =me ou qualit1 e/ celui d'une nature quelconque prise comme univ]selle1 c'e/--dire indiffremm5t ou sans application aucun individu4 ,or ce corps pur n'exi/e nulle "p a9si2 ri5 dans la nature n'exi/e indiffremm5t1 d'une manire indt]m9e4 ,t\te *ose e/ individuellem5t di/9cte1 une numriquem5t4 ,la sub/ance corporelle dans ce corps1 qu'e/-elle autre *ose que ce corps lui-mme8 ,la nature huma9e dans cet homme1 dans ,socrate1 qu'e/-elle autre *ose que ,socrate mme8 ,quant aux *oses abs5tes1 ins5sibles1 incorporelles1 qui peut les connatre comme elles sont8 ,qui ne les conoit autrem5t qu'elles ne sont8 ,reprs5tez-v\s1 qu& elle e/ abs5te1 la *ose que v\s avez vue2 plus t>d1 v\s la tr\v]ez t\t autre s\s plus d'un rapport que v\s ne v\s l'tes reprs5te4 ,qui ne conoit les *oses incorporelles l'image des corporelles1 et qui1 p5sant ,dieu ou l'esprit1 n'imag9e pas l'un ou l'autre avec quelque =me1 ou quelque habitude corporelle1 quoique ,dieu ni l'esprit n'en ait aucune8 ,qui ne conoit les esprits comme circonscrits localem5t1 composs1 colors1 inve/is de modes propres aux corps1 et cela1 p>ce que t\te la connaissance huma9e vi5t des s5s8 ,or1 si l'expri5ce des s5s n\s p\sse figur] a9si nos ides1 et si t\t concept d'une *ose dans un autre tat que son tat rel1 doit tre t5u p\r va9 et mauvais1 quelle conception huma9e ne doit pas tre condamne8 ,passons l'autre p>tie de la "q4 ,t\t concept qui donne la *ose comme elle e/1 doit-il tre t5u p\r bon8 cela ne p>at pas conte/able4 ,cep5dant1 concevoir qu'un homme e/ un ne1 n'e/ pas un concept faux1 si l'on ent5d1 p> exemple1 que l'homme e/ un animal comme l'ne4 ,qu'e/-ce donc que ce concept faux1 qui donne la *ose comme elle e/8 ,comm5t admettre que la vrit et la fausset1 =mes contradictoires des concepts1 se runiss5t dans le mme concept1 ou soi5t comb9es dans le mme acte d'un mme esprit indivisible8 ,en df9itive1 concevoir une *ose autrem5t qu'elle n'e/1 peut v\loir dire--ou que le mode de conception diffre du mode d'exi/5ce1 p> exemple qu'on la conoit sp>e1 quoiqu'elle ne le soit pas1 pure1 quoiqu'elle soit mixte2--ou bi5 que la *ose e/ conue comme exi/ant dans un tat1 avec un mode autre que l'tat ou le mode rel4--,dans le premi] cas1 autrem5t se rapporte concevoir2 dans le second1 il se rapporte au v]be exprim ou s\s-ent5du dans la conception4 ,dans le premi] cas1 la *ose e/ autrem5t conue qu'elle n'e/ dans la ralit1 et la conception n'e/ pas va9e p\r cela4 ,dans le second1 la *ose e/ conue comme tant autrem5t qu'elle n'e/1 et c'e/ une va9e conception4 ,de mme1 cette proposition3 ,le concept e/ ju/e et valable1 qu& la *ose e/ conue comme elle e/1 n'e/ une proposition vraie1 que si l'on aj\te comme elle e/ dans le s5s o elle e/ conue4 ,t\t dp5d de ce que l'esprit ent5d1 qu& il conoit4 ,suivant le s5s qu'il atta*e ce qu'il affirme1 un mme concept peut tre vrai et faux en mme temps4 ,c'e/ le cas de t\t concept qui peut tre ram5 la =me d'une proposition hypo?tique4 ,p> exemple1 l'homme e/ un ne1 peut tre ram5 cette =me3 ,si l'on ent5d que l'homme e/ un animal comme l'ne1 l'homme e/ un ne4 ,tel e/ l'exemple fameux3 ,si ,socrate e/ une pi]re4 ,socrate e/ une p]le#efh4 ,note #efh3 ,t\tes ces di/9ctions1 a9si que t\t ce qui1 dans le de ,intellectibus1 app>ti5t plus la logique qu' la psy*ologie1 ont t traites plus compltem5t dans la ,dialectique4 7,"p4 ,,ii1 p4 #bcg-bea47 ,la conception d'une proposition n'e/ pas le simple acte intellectuel qu'on nomme concept1 mais celui dans lequel une vue de l'esprit et une notion qui la dveloppe et l'explique s'uniss5t et =m5t un t\t4 ,ce qu',abl>d appelle intellectus1 e/ proprem5t l'ide1 selon la plup>t des philosophes mod]nes4 ,seulem5t1 il ne rduit pas l'ide la simple p]ception2 le concept n'e/ pas uniquem5t la *ose en tant que p5se2 c'e/ la p5se qui en donne une connaissance dt]m9e4 ,con/itu] un concept revi5t au mme que signifi] ou nonc] qu'une *ose e/4 ,cep5dant il ne faudrait pas en conclure que le fait de signifi] une *ose con/itue un concept de la *ose4 ,c> *aque mot en p>ticuli] signifie et le concept et la *ose1 ce qui ne veut pas dire qu'il signifie une signification ni qu'un concept con/itue un autre concept4 ,la signification r5d le concept qu'elle suppose#efi4 ,note #efi3 ,de ,intell41 p4 #dge-dig4 ,a "p les =mes de la dialectique1 on doit reconnatre ici la ?orie tant rpte de la =mation des ides4 ,la s5sation1 l'imag9ation1 le concept 7tant simple que compos1 tant un que multiple71 le jugem5t1 le concept exprim ou le t]me1 le jugem5t exprim ou la proposition1 la vrit ou la fausset des concepts et des jugem5ts1 c'e/ bi5 l le sujet et l'ordre habituel des psy*ologies lm5taires4 ,il ne faut pas s'tonn] de retr\v] ici des notions si familires aux mod]nes2 ce n'e/ pas qu',abl>d les ait devancs1 c'e/ qu'il a puis la mme s\rce2 le fond de t\t cela e/ dans ,ari/ote#egj4 ,note #egj3 ,t\tefois ce n'e/ pas ,ari/ote mme qu'il a consult4 ,il a suivi ,boce1 et il l'a r5du plus rig\reux et plus m?odique4 7,9 ,porph41 ,i1 p4 #ed4 et ,de ,int]p41 ed4 sec41 passim47 ,quelle e/ la signification ou quel e/ le concept des mots univ]sels8 quelles *oses signifi5t-ils1 ou quelles *oses sont comprises en eux8 ,lorsque j'ent5ds le nom homme1 nom commun plusieurs *oses auxquelles il convi5t galem5t1 quelle *ose ent5d mon esprit8 c'e/ l'homme en lui-mme1 doit-on rpondre4 ,mais t\t homme e/ celui-ci1 celui-l ou t\t autre4 ,la s5sation1 n\s dit-on1 ne donne jamais que tel homme dt]m91 et raisonnant de l'ent5dem5t comme du s5s1 on affirme que le concept d'homme ne peut tre que le concept d'un homme dt]m93 homme quivaut un c]ta9 homme4 ,il faut rpondre que concevoir l'homme1 c'e/ concevoir la nature huma9e1 c'e/--dire un animal de telle qualit4 ,lors donc qu'on objecte que t\t homme tant celui-ci ou celui-l1 concevoir l'homme1 c'e/ concevoir celui-ci ou tel autre1 le syllogisme n'e/ pas rguli]4 ,il faudrait dire que t\t concept de l'homme e/ le concept de celui-ci ou de celui-l2 alors le moy5 t]me s]ait mieux ma9t5u1 et la conjonction des extrmes se f]ait en rgle2 mais l'assomption s]ait fausse4 ,qu& je dis une cape#ega e/ dsire p> moi1 ce qui revi5t dire je dsire une cape2 quoique t\te cape soit celle-ci ou celle-l1 il ne s'ensuit pas que je dsire celle-ci ou celle-l4 ,mais si je disais3 ,je dsire une cape1 et quiconque dsire une cape dsire celle-ci ou celle-l1 l'argum5tation s]ait ju/e et la conclusion lgitime4 ,de mme1 on peut dire3 ,si j'ai la s5sation d'un homme1 t\t homme tant tel ou tel homme1 j'ai la s5sation de tel ou tel homme2 mais il ne s'ensuit nullem5t ce qu'on en veut conclure4 ,qu'il soit de la nature du s5s de ne p\voir s'ex]c] que sur une *ose exi/ante dt]m9e1 qu'en consqu5ce la s5sation d'homme ne puisse tre que la s5sation cause p> cet homme-ci ou cet homme-l1 accordez-le2 mais l'ent5dem5t n'a pas1 comme le s5s1 beso9 p\r agir d'une *ose relle1 puisqu'il s'applique aux *oses passes1 futures1 qui n'ont jamais t1 qui ne s]ont jamais4 ,p\r p5s] l'homme1 p\r avoir un concept dans lequel entre l'ide de la nature huma9e1 il n'e/ donc pas ncessaire d'avoir prs5t l'esprit tel ou tel homme dt]m94 ,la nature huma9e peut tre l'objet de concepts innombrables1 comme ce concept simple du nom spcial d'homme ou de l'homme pris comme espce1 aussi bi5 que de l'homme blanc1 de l'homme assis1 que sais-je8 de l'homme cornu1 qui n'exi/e pas2 en un mot1 comme t\tes les conceptions dans lesquelles entre la nature huma9e1 soit avec la di/9ction d'une p]sonne dt]m9e comme ,socrate1 soit indiffremm5t ou sans aucune dt]m9ation p]sonnelle4 ,note #ega3 ,capa1 espce de capu*on1 b>docucullus4 ,abl>d nonce ici brivem5t c]ta9es objections1 mais pe9e indique-t-il quoi elles t5d5t1 et p\rquoi il e/ intressant de les lev]4 ,s\s leur =me te*nique1 leur importance *appe1 et le texte de cet ouvrage ressemble un sommaire de pr9cipes et d'argum5ts1 applicables des controv]ses usuelles1 des que/ions connues1 et que devai5t claircir ou dvelopp]1 soit l'int]prtation orale1 soit au mo9s l'intellig5ce du lecteur1 dj famili>is avec ce dont il s'agissait#egb4 ,essayons de suppler l'une et l'autre4 ,note #egb3 ,de ,intel41 p4 #dhg-dib4 ,il s'agit de savoir ce que signifi5t les noms des univ]saux1 ou quels sont les objets des conceptions gnrales ou spciales4 ,abl>d vi5t de dire que ces noms dsign5t des conceptions univ]selles1 et que celles-ci1 p\r tre valables et vraies1 n'ont pas beso9 de se rapport] des objets s5sibles et dt]m9s1 p>ce qu'elles sont l'oeuvre de l'intellig5ce et non de la s5sibilit4 ,c'e/ la s5sibilit qui veut des objets c]ta9s1 rels1 individuels2 l'intellig5ce procde autrem5t1 puisqu'elle conoit ce qui e/ abs5t1 ins5sible1 indt]m91 ce qui n'e/ pas4 ,les conceptions gnrales ne sont donc pas ncessairem5t de purs mots1 mais peuv5t tre de vraies conceptions1 quoiqu'elles ne se rapport5t pas des objets individuels4 ,a cela on aura tr\v une =te objection1 si l'on dmontre qu'il y a des mots1 ressemblant des noms de conceptions1 qui ne dsign5t ni des conceptions relles1 ni des conceptions possibles2 ce ne s]ont que des semblants de conceptions2 ces conceptions n'en auront que le nom2 il faudra bi5 reconnatre que t\t nom ne suppose pas un concept1 et le nom9alisme aura gagn un premi] po9t =t important4 ,a9si1 p> exemple1 je dis t\t homme1 et cep5dant je ne conois pas actuellem5t t\t homme1 c> il faudrait concevoir t\s les hommes1 et cela e/ impossible2 on peut donc nomm] une conception sans l'avoir4 ,semblablem5t1 de deux je dis que l'un c\rt1 et comme je ne sais lequel1 ni peut-tre mme de quel tre il s'agit1 je n'ai po9t la conception de ce que je dis4 ,a plus =te raison1 ne puis-je avoir la conception de la *imre blan*e ou simplem5t de la *imre1 ni du non-intelligible ou non-concevable4 ,puis donc que je prononce ces mots comme des conceptions et que j'en raisonne1 et qu'en ralit je ne les compr5ds pas1 il suit que ce ne sont que des mots4 ,qu'e/-ce que des concepts qui ne sont pas conu1 des produits de l'ent5dem5t qui ne sont pas ent5dus1 de l'intellectuel sans intellig5ce8 ,a9si les concepts1 autres que ceux qui correspond5t des *oses individuelles1 ne sont pas mme des ides1 ce ne sont que des noms4 ,abl>d rpond en expliquant dans quel s5s on conoit les div]ses propositions opposes comme des difficults4 ,concevoir t\t homme1 c'e/1 selon lui1 concevoir1 non-seulem5t l'oraison t\t homme1 mais un homme quelconque1 ou quiconque a la nature huma9e4 ,ce n'e/ pas tel ou tel homme1 ,socrate ou ,platon1 quoique tel ou tel homme1 ,socrate ou ,platon1 soit compris s\s le concept de t\t homme4 ,c'e/ la conception de la nature huma9e1 sans dt]m9ation individuelle2 et cette conception compr5d t\s les individus1 quoique aucune intellig5ce ne suffise les considr] t\s individuellem5t et en mme temps4 ,dire l'un de ces deux c\rt1 c'e/ concevoir l'une ou l'autre de ces deux *oses vraies1 savoir ou qu'il y en a un qui c\rt1 ou que c'e/ celui-ci et non celui-l qui c\rt1 et l'on ne peut dire que ce concept ne se rapporte ri5 de rel4 ,quant la *imre1 elle n'e/ pas relle1 et elle e/ conue comme n'tant pas relle4 ,ce qui n'emp*e pas de concevoir que1 si elle tait relle et qu'elle ft blan*e1 elle s]ait blan*e2 et dans ce cas1 il y aurait lieu cette proposition1 elle e/ blan*e4 ,quant au non-intelligible1 c'e/ un attribut gnral qui1 en tant que gnral1 peut tre conu1 quoique une *ose p>ticulire non-intelligible ft prcism5t ce qui ne peut tre conu4 ,autre e/ de concevoir qu'une *ose e/ inconcevable1 autre de concevoir une *ose inconcevable4 ,a9si les exemples cits ne pr\v5t pas que c]ta9s mots1 dsignant des ides qui ne reprs5t5t ri5 de s5sible ou de dt]m91 ne soi5t que des mots1 et ne signifi5t ni *oses ni ides1 c'e/--dire ne signifi5t ri54 ,ils ne pr\v5t pas davantage que1 p\r ne reprs5t] directem5t ri5 de dt]m9 ni de s5sible1 des ides soi5t va9es et fausses1 et p> consqu5t1 on ne peut conclure des exemples cits1 la vanit1 la fausset1 la nullit des conceptions gnrales quelconques4 ,n\s avons videmm5t ici l'argum5tation et la rfutation du nom9alisme4 ,abl>d ne le dit pas en t]mes exprs1 mais il le fait compr5dre1 et en posant les exemples ci-dessus comme des difficults1 il n\s fait connatre1 sans aucun d\te1 quelques-unes des objections de ,roscel9 ou de ses p>tisans4 ,n\s appr5ons a9si quel po9t le nom9alisme diffrait du conceptualisme4 ,le premi] ne niait pas seulem5t les ess5ces gnrales1 mais les conceptions gnrales et ab/raites2 il ne laissait aux g5res1 aux espces1 aux tres de raison1 pas mme une place dans l'esprit4 ,il tait absolu4 ,cela n\s explique comm5t le conceptualisme1 qu'on e/ s\v5t port confondre avec le nom9alisme1 s'levait alors l'importance d'une doctr9e positive1 di/9cte1 dt]m9e4 ,c'tait un int]mdiaire rel entre le ralisme et le nom9alisme4 ,le premi] disait que les univ]saux tai5t non-seulem5t des ides et des mots1 mais des ralits2 le conceptualisme1 qu'ils n'tai5t pas des ralits1 mais des ides et des mots2 le nom9alisme1 qu'ils n'tai5t ni des ralits1 ni des ides1 mais des noms4 ,le fond du nom9alisme tait donc que n\s n'avons d'ides que des objets s5sibles4 ,la psy*ologie se rduisait donc la s5sation et la mmoire1 p\r t\tes facults fondam5tales4 ,l'intellig5ce1 purem5t passive1 facult la suite de la s5sation et de la mmoire1 se bornait concevoir leurs objets1 c'e/--dire la simple reprs5tation4 ,il ne lui re/ait en propre que je ne sais quelle activit va9e qui se produisait dans le langage1 lequel dbordait ncessairem5t la ralit et la p5se4 ,les langues tai5t ple9es de fictions gratuites4 ,on voit comm5t le nom9alisme se ram5ait un troit s5sualisme4 ,abl>d1 quoiqu'il ft de l'cole d',ari/ote1 et qu'il adoptt p> consqu5t quelques-uns des pr9cipes du s5sualisme1 ent5dait les *oses plus l>gem5t1 et s'il ne s'affran*issait pas de quelques-unes des consqu5ces de ces pr9cipes avec la mme h>diesse que son matre1 cep5dant il ne peut tre confondu avec les sectateurs de cette troite doctr9e4 ,il disait bi5 que t\te connaissance surgit des s5s#egc4 ,il admettait bi5 qu'il n'y a dans la nature que des *oses dt]m9es1 que les ralits sont t\tes individuelles2 il croyait donc que les g5res et les espces ne sont pas rels en eux-mmes4 ,mais si l'intellig5ce e/ in/ruite1 excite p> les s5s1 si les s5sations suscit5t des concepts#egd1 cep5dant l'intellig5ce e/ di/9cte des s5s2 elle en e/ pr(ondm5t diffr5te2 elle l'e/ mme de l'imag9ation1 qui n'e/ que la facult de se reprs5t] les *oses s5sibles4 ,la s5sation1 l'imag9ation1 t\t cela n'e/ que p]ception confuse4 ,l'intellig5ce a des p]ceptions plus di/9ctes ou plutt des conceptions 7concepts1 intellects1 ides71 qui sont de plus en plus indp5dantes1 de plus en plus dgages des p]ceptions s5sibles et imag9atives2 et elle peut mme arriv] trs-prs de l'tat d'une intellig5ce pure1 qui compr5d p> elle-mme et directem5t1 la manire de l'intellig5ce div9e4 ,or1 elle a cette puissance deux conditions1 c'e/ non-seulem5t de *ang] en ides les p]ceptions s5sibles1 mais de se faire des ides1 dont l'objet n'a pas t s5ti1 dont l'objet ne peut l'tre1 dont l'objet mme n'exi/e pas4 ,en d'autres t]mes1 l'intellig5ce a des ides s5sibles ou de reprs5tation1 et des ides purem5t intelligibles ou intellectuelles1 savoir celles des *oses invisibles1 celles des *oses inconnues1 celles des *oses univ]selles1 celles des *oses ab/raites4 ,a9si1 l'homme e/ non-seulem5t en communication avec la nature physique1 mais il l'excde2 il e/ naturellem5t mtaphysici52 voil l'homme d',abl>d et d',ari/ote4 ,note #egc3 ,de ,intell41 p4 #dff et #dhb4 ,note #egd3 ,id41 p4 #dfb4 ,on voit que le conceptualisme1 quoique v5u l'occasion d'une "q logique1 e/ une psy*ologie4 ,cette psy*ologie e/ sommaire1 succ9cte1 incomplte1 je le veux2 elle n'e/ pas inattaquable1 j'en convi5s encore4 ,mais elle ne donne pas une trop mesqu9e ide de l'esprit huma92 elle e/ lo9 de limit] trop troitem5t sa porte ni ses =ces4 ,on peut la tr\v] hsitante1 obscure1 fautive sur la "q ontologique2 elle ne jette sur la ralit qu'un reg>d de passage1 et peut-tre ignore-t-elle les rapports my/rieux et c]ta9s qui uniss5t le monde des ides avec le monde des *oses4 ,mais les philosophies qui peuv5t lui en faire un repro*e1 ne sont pas =t nombreuses4 ,platon n'avait pas russi p]suad] ,ari/ote1 et le no-platonisme n'a ri5 fond4 ,*ez les mod]nes1 ,locke et ,reid n'en sav5t pas beauc\p plus qu',abl>d2 ,kant en sait plus1 mais il d\te davantage4 ,quelques mots de ,desc>tes et de ,leibnitz compos5t t\t ce que n\s avons gagn sur l'antiquit4 ,aucune doctr9e =melle1 compltem5t dveloppe1 df9itivem5t reconnue1 n'a encore ralis le modle difficile d'une ontologie philosophique4 ,sp9oza n'a laiss qu'un exemple r$\t4 ,peut-tre ,hegel n'a-t-il ri5 fait de plus4 ,l'av5ir jug]a la t5tative cratrice de ,s*ell+4 ,ri5 de lui n'e/ encore assur que la gloire de son nom4 ,quoi qu'il en soit1 v\s v5ez de voir ici p> l'exemple le plus clatant1 comm5t une simple "q de dialectique cont5ait ou eng5drait les plus hautes que/ions de mtaphysique1 et comm5t les scola/iques p\vai5t tre conduits p> la spcialit de leur art aux gr&es gnralits de la sci5ce4 ,l'art des scola/iques e/ celui de dcompos] le langage et le raisonnem5t4 ,l'analyse des lm5ts de la proposition les mne ou plutt les oblige re*]*] quelles sont nos div]ses ides1 comm5t n\s les =mons1 quels sont les div]s rapports des tres1 leurs modes1 leurs natures1 leurs ess5ces4 ,qu'y a-t-il au del8 o sont de plus gr&es1 de plus fondam5tales que/ions8 ,mais la manire de les trait] e/ s+ulire2 elle ne va pas droit au fond des *oses2 elle les aborde obliquem5t1 d'une faon dt\rne1 incid5te1 et propos des que/ions logiques4 ,la logique donne une c]ta9e df9ition de la sub/ance1 une c]ta9e numration des catgories2 comme introduction cette d\ble connaissance1 on doit connatre la df9ition de c]ta9s attributs des *oses1 qui con/itu5t entre autres les g5res et les espces2 comm5t cette df9ition1 une fois donne1 concorde-t-elle avec celles de la sub/ance et des div]ses catgories8 ,de l plusieurs difficults4 ,quelles sont ces difficults8 elles port5t t\tes sur l'application de c]ta9es rgles logiques c]ta9es propositions4 ,et comm5t *]*e-t-on les rs\dre8 p> des di/9ctions de/9es mieux fix] le s5s de ces rgles et celui de ces propositions1 en un mot1 p> de n\velles re*]*es logiques4 ,et c'e/ a9si1 c'e/ indirectem5t1 artificiellem5t p\r a9si dire1 qu'en russissant claircir et raccord] les diffr5ts pr9cipes de la dialectique1 on aborde et l'on rs\t les problmes tant de la =mation des ides que de la con/itution des tres4 ,a9si se manife/e l'importance gnrale et la s+ul>it p>ticulire de la controv]se des univ]saux4 ,n\s en jug]ons mieux en tudiant avec dtail l'ouvrage qu',abl>d lui a spcialem5t consacr4 ,,f9 ,,du ,,tome ,,premi]4 ,,table4 99 99 99 99 99 ,,pr,,face ,,preuves ,,et ,,autorit,s ,,de ,l',,hi/oire ,d',,ab,,l>d ,,livre #a;er4--,,vie ,d',,ab,,l>d ,,livre ,,ii4--,,de ,,la ,,philosophie ,d',,ab,,l>d ,,*apitre #a;er4--,de la ,philosophie scola/ique en gnral ,,*ap4 ,,ii4--,de la ,scola/ique aux ,x,i,ie sicle1 et de la "q des univ]saux4 ,,*ap4 ,,iii4--,de la logique d',abl>d4--,dialectica1 premire p>tie1 ou des catgories et de l'int]prtation4 ,,*ap4 ,,iv4--,suite de la logique d',abl>d4--,dialectica1 deuxime p>tie1 ou les premi]s analytiques4--,des futurs cont+5ts4 ,,*ap4 ,v4--,suite de la logique d',abl>d4--,dialectica1 troisime p>tie1 ou les ,topiques4--,de la sub/ance et de la cause4 ,,*ap4 ,,vi4--,suite de la logique d',abl>d4--,dialectica1 quatrime et c9quime p>ties1 ou les seconds analytiques et le livre de la division et de la df9ition4 ,,*ap4 ,,vii4--,de la psy*ologie d',abl>d4--,de ,intellectibus4 ,,f9 ,,de ,,la ,,table ,,du ,,premi] ,,volume4