,,la ,,lutte ,,p\r ,,la ,,sant ,,du ,m,,me ,,auteur ,considrations sur la folie p>alytique ,p>is1 ,j4-,b4 ,baillire1 #ahgd4 ,article pilepsie du ,dictionnaire encyclopdique des ,sci5ces mdicales 7#ahhf74 ,pratique de l'antisepsie dans les maladies contagieuses 7,prix ,/ansky1 de l',acadmie de mdec9e74 ,j4-,b ,baillire1 diteur 7#ahib74 ,traitem5t de la ,tub]culose p> la crosote 7,c\ronn p> l',in/itut1 ,prix ,brant74 #a vol4 9-#h1 ,rueff1 diteur1 #ahid4 ,en prp>ation3 ,psy*o?rapie et ,morale religieuse4 ,dr4 ,,burlureaux ,,pr(esseur ,,agr,g ,,libre ,,du ,,val-,,de-,,grace ,,la ,,lutte ,,p\r ,,la ,,sant ,,essai ,,de ,,pa?ologie ,g,n,,rale ,,p>is #aijh ,a ,,mon ,,*] ,,luci5 ,,claude ,,en ,t,,moignage ,,de ,,ma ,,vive ,,affection ,,et ,,en ,,s\v5ir ,,de ,,nos ,,caus]ies ,m,,dico-,,philosophiques ,,pr,,face ,la lutte p\r la sant qui fait le sujet de ce livre n'e/ pas celle qu'ont entreprise1 et que p\rsuiv5t avec un succs t\j\rs plus m>qu1 nombre de ligues et socits philan?ropiques4 ,c]tes1 p]sonne n'admire plus que moi l'ef=t gnreux de ces socits4 ,qu'il s'agisse de combattre la mortalit infantile1 ou de rp&re et de faire appliqu] les rgles de l'hygine1 ou encore d'enray] l'ext5sion de ces trois plaies sociales1 la tub]culose1 l'alcoolisme1 et la syphilis1 ce sont l des campagnes inf9im5t bi5faisantes2 et je considre comme un honneur d'avoir pu1 mode/em5t1 pr5dre ma "p de quelques-unes d'entre elles4 ,mais ct de cette gr&e lutte collective1 il y a une autre lutte p\r la sant1 t\t individuelle1 qui se livre t\s les j\rs dans la vie de *acun de n\s4 ,celle-l e/ une =me de la loi univ]selle de la lutte p\r l'exi/5ce4 ,sans cesse1 depuis l'in/ant o n\s naissons1 notre organisme t5d ma9t5ir ou rtablir cet quilibre de ses =ces que l'on appelle la sant2 et sans cesse une f\le d'influ5ces1 intrieures ou v5ues du dehors1 t5d5t dtruire cet quilibre1 m9emm5t in/able4 ,ces influ5ces v>i5t l'inf9i1 suivant l'ge1 le sexe1 l'hrdit1 les conditions de la vie3 mais t\tes travaill5t1 en n\s1 la mme f92 et l'on peut dire que l'hi/oire entire de notre vie physique n'e/ que l'hi/oire des pripties de la lutte incessante qui se dr\le entre elles et la t5dance naturelle de l'tre p]svr] dans son tre4 ,et si1 p>mi ces influ5ces ho/iles notre sant1 beauc\p ont un c>actre fatal et 9vitable1 s'il y a malheureusem5t beauc\p de causes de maladie contre lesquelles n\s sommes ds>ms1 il y en a aussi un trs gr& nombre qui peuv5t tre vites1 ou combattues victorieusem5t4 ,t\te la mdec9e1 en fait1 ne consi/e qu' aid] la nature dans sa lutte contre elles4 ,mais la mdec9e e/ mo9s une sci5ce qu'un art4 ,de la multiplicit des circon/ances1 de la div]sit des esprits1 il rsulte que *aque mdec91 qu& il e/ p>v5u un c]ta9 po9t de sa c>rire1 s'ap]oit que l'ensemble de ses obs]vations et de ses rflexions l'a am5 se faire une expri5ce propre1 p]sonnelle1 des conditions gnrales de la lutte p\r la sant et des moy5s d'aid] l'organisme la bi5 conduire4 ,c'e/ le fruit de mon expri5ce p>ticulire que j'ai essay de recueillir et de prs5t]1 dans le livre que voici4 ,de longues annes de pratique mdicale m'ont donn l'occasion de voir1 s\s des aspects trs v>is1 la naissance et l'volution de la maladie4 ,j'ai aussi vu l'oeuvre bi5 des m?odes de traitem5t1 anci5nes et n\velles4 ,pntr1 ds le db1 de l'importance de la t*e qui m'tait confie1 je me suis ef=c de ne subir aucun p>ti pris d'cole ni de doctr9e1 de ne ri5 rejet] ni de ne ri5 admettre sans l'avoir contrl1 de born] t\j\rs mon ambition emp*] ou s\lag] la s\ffrance p> t\s les moy5s1--que l'ide de ces moy5s me vnt de moi-mme ou d'autrui1 qu'ils fuss5t ou non appr\vs p> les autorits du mom5t1 qu'ils app>t9ss5t la ?rapeutique d'hi] ou celle de dema94 ,et ma9t5ant1 ayant p>c\ru dj une gr&e p>tie de ma r\te1 il m'a sembl que j'avais le devoir de faire pr(it] les autres de t\t ce que mon expri5ce1 a9si acquise1 p\vait cont5ir d'intressant et d'utile p\r eux4 ,c'e/ dire que ce petit livre s'adresse t\t le monde4 ,je n'ai pas v\lu en faire une ?se sci5tifique1 mais plutt quelque *ose comme ces ,conseill]s de la ,sant que l'on tait assur de tr\v]1 autrefois1 au *evet du lit de nos gr&s-p>5ts4 ,laissant aux ouvrages spciaux l'tude des maladies accid5telles1 de ces *ocs extrieurs o notre organisme e/ sans cesse expos1 je m'en suis t5u aux diffr5tes manife/ations de ce que j'appell]ai1 d'un t]me gnral1 la maladie1 en ent5dant p> l cette rupture de l'quilibre normal de nos =ces1 cette dprciation plus ou mo9s complte de notre capital biologique1 qui se produit1 tt ou t>d1 dans l'exi/5ce de *aque crature huma9e1 et s'exprime p> une v>it inf9ie de symptmes morbides4 ,j'ai essay d'indiqu] les pr9cipales causes qui1 aux diffr5ts ges1 depuis l'enfance jusqu' la vieillesse1 risqu5t de compromettre ou de dtruire la sant2 et surt\t j'ai essay de montr]1 au fur et mesure1 p> quels moy5s ces causes peuv5t tre vites1 ou leurs mauvais effets heureusem5t rp>s4 ,plusieurs de ces moy5s tonn]ont peut-tre le lecteur1 acc\tum aux complications savantes de la mdec9e d'auj\rd'hui2 et leur simplicit mme lui sembl]a peut-tre avoir quelque *ose de rvolutionnaire4 ,c'e/ un dang] que j'ai prvu1 et que1 c]tes1 je n'affronte pas de gat de coeur4 ,mais il n'y a pas une ligne de mon livre qui ne drive1 la fois1 d'une exprim5tation m?odique et de rflexions patiemm5t mries4 ,si jamais l'on peut tre sr de quelque *ose1 en une matire aussi v>iable et aussi dlicate1 je suis sr de l'efficacit des av]tissem5ts et des conseils qu'on tr\v]a ici4 ,puiss5t-ils seulem5t tre ent5dus1 et port] leur fruit6 ,ce livre tait dj s\s presse lorsque j'ai reu l'intressant ouvrage de mon confrre et ami le ,dr4 ,sigaud sur ,les ,orig9es de la maladie 7#a vol4 ,malo9e1 #aijf74 ,je regrette de n'avoir pas pu en cit] c]ta9es pages qui s'accord5t avec les ides que j'ai moi-mme exprimes sur plusieurs po9ts1 et1 notamm5t1 sur le dang] qu'il y a atta*] trop d'importance aux symptmes en pa?ologie4 ,,la ,,lutte ,,p\r ,,la ,,sant ,,premi,,re ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,le ,,capital ,,biologique ,l'hypo?se j\e1 dans les progrs d t\tes les connaissances huma9es1 un rle considrable2 ce n'e/ une n\veaut p\r p]sonne1 mais cette vrit n\s a t rcemm5t rappele1 et expose avec une cl>t n\velle1 p> le rem>quable travail de ,m4 ,po9c>1 intitul3 ,la ,sci5ce et l',hypo?se4 ,il y e/ dmontr que ni les ma?matiques1 ni les sci5ces physiques ou *imiques1 ne p\rrai5t exi/] si elles n'avai5t p\r po9t de d"p des hypo?ses4 ,il y a1 dit ,m4 ,po9c>1 plusieurs sortes d'hypo?ses3 les unes sont vrifiables1 et1 une fois confirmes p> l'expri5ce1 devi5n5t des vrits fcondes2 les autres1 sans p\voir n\s induire en erreur1 peuv5t n\s tre utiles en fixant notre p5se2 d'autres enf9 7comme le po/ulatum d',euclide7 ne sont des hypo?ses qu'en app>5ce1 et se rduis5t des df9itions et des conv5tions dguises4 ,plus encore que les sci5ces dites exactes1 les tudes biologiques ont beso9 du sec\rs de l'hypo?se1 c> c'e/ d'elles que l'on peut surt\t dire que n\s n'y savons le t\t de ri54 ,sans avoir aucunem5t la prt5tion de b\lev]s] les sci5ces biologiques1 mais simplem5t p\r m'aid] fix] ma p5se1 je dem&]ai1 mon t\r1 qu'on m'accorde une sorte de po/ulatum1 qui n\s aid]a n\s r5dre compte de la plup>t des phnomnes de la biologie et de la pa?ologie4 ,voici ce po/ulatum3 ,je suppos]ai que *aque tre1 en naissant1 reoit un c]ta9 capital d'n]gie vitale1 de la valeur et de l'emploi duquel dp5dront et sa sant1 et sa longvit3 un capital donnant des intrts v>iables suivant *aque individu et suivant *aque priode de la vie4 ,j'aj\t]ai que ce capital peut tre1 t\te priode de la vie1 amo9dri p> une cause accid5telle1 et que les intrts qu'il produit sont galem5t v>iables aux div]ses priodes de la vie4 ,or1 cette hypo?se tant accorde1 l'objet du prs5t travail s]a d'tudi]1 d'un b\t l'autre de la vie1 la meilleure manire de faire valoir ce capital1 et de le df5dre contre les influ5ces qui ne cess5t pas de le m5ac]4 ,ces influ5ces sont ce qu'on appelle les causes morbignes1 et leurs assauts sont ce qu'on appelle les maladies4 ,l'homme malade e/ donc1 dans notre hypo?se1 celui qui vi5t de subir une de ces dim9utions de son capital biologique3 d'o il rsulte que1 avant d'tudi] le malade1 et les causes morbignes1 n\s devons d'abord envisag] le capital initial1 et les causes qui en font v>i] la valeur4 ,considr au po9t de vue ?orique1 c'e/--dire en ngligeant les influ5ces qui peuv5t le faire accid5tellem5t dim9u]1 le capital initial e/ comp>able la =ce qui lance un projectile dans l'espace4 ,or1 les ma?matici5s sav5t exactem5t quelle doit tre la c\rbe p>c\rue p> le projectile1 du mom5t qu'ils connaiss5t la vitesse initiale et la masse4 ,et p>eillem5t n\s p\rrions1 n\s aussi1 prvoir la c\rbe que suivra la sant d'un sujet1 si n\s p\vions connatre exactem5t le capital de vie qu'il apporte en naissant4 ,mais le fait e/ que1 *ez les diffr5ts tres huma9s1 le capital initial v>ie dans des proportions si normes que n\s ne p\vons gure n\s flatt] d'en avoir une notion prcise4 ,p\r des causes que n\s *]*]ons analys]1 il y a des tres *ez qui le capital initial e/ nul3 ce sont eux qui meur5t en naissant1 ou un ou deux j\rs aprs leur naissance1 sans maladies ni lsions apprciables2 tels c]ta9s enfants de syphilitiques1 qui meur5t p>ce qu'il n'ont pas la =ce de vivre4 ,a l'autre extrmit de l'*elle se plac5t les ari/ocrates de la sant1 d\s d'un capital norme1 et qu'on voit atte9dre des ges avancs sans avoir jamais t malades1 sans avoir jamais pris de prcautions spciales p\r cons]v] leur sant4 ,a9si1 j'ai connu1 non comme mdec91 mais comme ami1 un gnral mort quatre-v+t-d\ze ans1 et qui n'avait jamais t arrt p> la mo9dre indisposition4 ,on peut mme dire qu'il e/ mort sans maladie2 il a t\t simplem5t cess de vivre1 comme le b\let1 arriv la f9 de sa c\rse1 cesse de progress] et r5tre dans l'immobilit4 ,entre ces deux extrmes se tr\ve une v>it inf9ie d'int]mdiaires2 et l'on peut dire qu'il n'y a pas deux p]sonnes ayant le mme capital biologique initial4 ,cep5dant les diffr5ces dans le capital initial ne sont pas si gr&es qu'on ne puisse1 t\t au mo9s1 en dt]m9] les causes pr9cipales1 dont l'tude se tr\ve tre1 a9si1 d'une importance majeure4 ,ces causes peuv5t tre gr\pes s\s trois *efs3 #a ,les influ5ces hrditaires2 #b ,la valeur actuelle des gnrateurs au mom5t de la conception2 #c ,les influ5ces qui ont pu atte9dre le produit p5dant la ge/ation4 ,,*apitre ,,ii ,h,r,,dit ,l'hrdit ti5t une place considrable dans t\s les problmes de la vie2 et1 comme l'indique bi5 l'tymologie du mot ho]]e1 7tre atta*71 t\t tre vivant e/ reli un long pass ance/ral4 ,les vgtaux eux-mmes n'*app5t po9t cette loi3 le s\ci des horticulteurs n'e/-il pas de crer1 p> de savants procds de culture et d'habiles slections1 des types capables de transmettre p> hrdit c]ta9es qualits dveloppes8 ,ils y arriv5t jusqu'au j\r o1 qu& ils ont v\lu trop pr(ondm5t ou trop vite =c] la nature1 la plante revi5t son tat sauvage1 ou demeure /rile p\r avoir t trop surm5e4 ,et les mmes obs]vations sont familires aux leveurs qui *]*5t p]fectionn] les races d'animaux dome/iques4 ,hrdit e/ donc un t]me de physiologie signifiant que la con/itution organique1 la manire d'tre physique ou m5tale1 se transmet des p>5ts aux enfants ou aux desc5dants4 ,l'hrdit se r5contre p>t\t2 c'e/ elle qui con/itue les gr&s traits de c>actre si diffr5ts de *aque race2 c'e/ elle qui fait que les v]tus1 les vices1 les passions1 les ha9es1 se transmett5t dans le se9 des familles aussi bi5 que la beaut1 la c\leur des yeux1 la taille1 etc4 ,s\v5t elle e/ directe1 c'e/--dire qu'elle provi5t du pre ou de la mre2 p>fois elle saute une ou deux gnrations2 d'autres fois1 enf91 elle e/ indirecte3 c'e/ le type d'un p>5t de la ligne collatrale qui pr5d la place4 ,mais il e/ r>e que1 dans le c\rs de la vie1 elle ne se manife/e pas d'une manire quelconque4 ,le rle de l'hrdit a t reconnu de t\t temps4 ,dans son langage imag1 la ,bible n\s dit qu'il a encore les d5ts agaces1 celui dont l'anctre de la septime gnration a mang des rais9s v]ts4 ,si cette p>ole tait l'expression exacte de la vrit1 elle s]ait bi5 dcevante1 c> elle p>alys]ait t\s les ef=ts de/9s lutt] contre les t>es ance/rales4 ,mais dj ,eze*iel avait n]giquem5t prote/ 7*ap4 ,,xviii7 contre la fatalit des t>es hrditaires2 et la vrit e/ que l'influ5ce de l'hrdit e/ modifie gr&em5t p> la t5dance qu'a t\t tre vivant ret\rn] son type primitif1 comme aussi p> les influ5ces du croisem5t1 en v]tu desquelles l'un des gnrateurs peut rectifi] la t>e transmise p> son p>t5aire4 ,ce n'e/ que qu& les deux gnrateurs ont les mmes t>es que l'hrdit svit avec son maximum d'int5sit2 et alors non seulem5t les t>es s'aj\t5t1 mais elles sembl5t se multipli] l'une p> l'autre1 au po9t de r5dre l'enfant incapable de s\t5ir la lutte p\r l'exi/5ce2 ou bi51 s'il vit1 il n'a pas la =ce de transmettre la vie4 ,a9si s'teign5t les familles p> les maladies hrditaires1 mo9s qu'un des membres de la race d*ue1 rev5ant p\r a9si dire au type primitif1 ne porte en lui une =ce de raction ins\ponne1--hritage peut-tre d'un pass plus lo9ta91--qui lui p]mette de recon/itu] la famille4 ,telles sont les considrations gnrales qu'il m'a sembl utile d'indiqu]1 p>ce qu'il en p\rrait sortir un gr& nombre de conclusions pratiques p\r qui sait rfl*ir4 ,mais il faut prs5t que j'insi/e sur quelques dtails plus p>ticuli]s4 ,d'abord1 l'hrdit de la longvit4 ,il e/ des familles o l'on meurt vieux1 de pre en fils4 ,on dirait des horloges remontes p\r sonn] peu prs le mme nombre d'heures4 ,il e/ d'autres familles o t\t le monde meurt jeune1 sans cep5dant qu'on puisse incrim9] des maladies spciales4 ,p\rquoi8 ,=ce e/ bi5 de le dire1 n\s ne le savons pas4 ,notons1 en passant1 combi5 sont errones les ?ories qui attribu5t l'homme moy5 une longvit moy5ne1 calcule d'aprs l'poque de la s\dure des piphyses1 ou d'aprs la dure de la croissance3 suivant les calculs de ,fl\r5s1 cette moy5ne devrait tre de c5t ans4 ,mais c'e/ l une simple vue de l'esprit1 qui ne repose sur aucune obs]vation srieuse4 ,c]tes1 on peut tablir des moy5nes4 ,c'e/ sur des moy5nes de ce g5re1 et sur le calcul des probabilits1 que sont bass les /atuts des compagnies d'assurance4 ,de mme1 il n'e/ pas draisonnable de supput] la longvit probable d'un individu donn1 qu& on e/ en mesure d'apprci] son capital biologique et la faon dont il sait s'en s]vir4 ,mais dire que l'homme e/ bti p\r vivre c5t ans1 p>ce que1 dans les espces animales1 la longvit a c9q fois la dure de la croissance1 et que1 *ez l'homme1 la dure de la croissance e/ de v+t ans1 c'e/ tablir une ?orie sur des bases absolum5t fragiles4 ,plus importantes encore que la plus ou mo9s gr&e longvit des p>5ts1 sont1 p\r n\s1 c]ta9es p>ticul>its de leur tat pa?ologique1 qui ret5tiss5t d'une faon s\v5t trs pr(onde sur la valeur de leurs enfants4 ,on sait1 p> exemple1 les influ5ces nfa/es de l'alcoolisme hrditaire1 qui non seulem5t re/re9t la natalit1 mais condamne ceux qui naiss5t une mort rapide4 ,la syphilis ne rduit pas la natalit2 au contraire1 elle semble la favoris]1 et t\t le monde connat1 en effet1 de ces nombreuses familles fau*es p> la syphilis hrditaire4 ,en va9 les gnrateurs s'ob/95t mettre au monde de n\velles victimes3 aucune ne survit1 mo9s qu'un traitem5t mdical bi5 compris ne vi5ne mettre f9 cette lam5table situation #a4 ,note #a3 ,je ne puis m'emp*] de reconnatre1 dans cette polynatalit des hrd-syphilitiques1 une affirmation de ce qu'on s]ait t5t d'appel] la loi de protection des faibles4 ,n'e/-il pas rem>quable1 en effet1 que1 dans la nature1 les tres sans df5se lutt5t p> leur polynatalit contre les causes de de/ruction auxquelles les expose leur faiblesse8 ,voyez dans le monde animal4 ,les animaux puissants1 arms p\r la df5se ou p\r la lutte1 sont t\j\rs de mdiocres gnrateurs2 l'lphant1 p> exemple1 ne donne naissance qu' un nombre trs re/re9t d'individus1 la femelle porte longtemps2 mme rem>que p\r le lion4 ,au contraire1 les animaux sans df5se1 se multipli5t avec une rapidit qui les r5d p>fois r$\tables3 tels les lap9s d',au/ralie4 ,il a suffi d'un c\ple import p> has>d dans cette colonie p\r que ces animaux se soi5t multiplis au del de t\te mesure4 ,a l'heure qu'il e/1 ils con/itu5t encore un flau p\r l'agriculture4 ,c'e/ que le lap9 e/ un tre faible1 qui n'a de moy5s ni d'attaque1 ni de df5se1 ne sa*ant que fuir et se ca*]4 ,dans l'espce huma9e1 combi5 ne voit-on pas de ces c\ples admirablem5t bi5 assortis1 de sant p>faite1 et qui n'ont pas d'enfants8 ,n\s ne p>lons pas de ceux qui n'ont qu'un ou deux1 enfants2 c> ici int]vi5t un autre facteur1 la re/riction volontaire2 mais de ces mnages exemplaires1 o la v5ue d'un enfant s]ait une joie1 et qui re/5t /riles1 sans que ri5 dans l'tat des conjo9ts explique cette /rilit4 ,au contraire1 des gnrateurs de mdiocre valeur1 au po9t de vue de la sant1 mett5t au monde de nombreux enfants1 qui bi5 s\v5t con/itu5t p\r eux une ri*esse ngative4 ,ces malheureux port5t le beau nom de proltaires 7proles1 race74 ,mais que dis-je8 la loi de protection des faibles s't5d l'inf9i4 ,p\rquoi nat-il plus de femmes que d'hommes8 ,p\rquoi tel c\ple ne donne-t-il naissance qu' des filles1 tel autre qu' des g>ons8 ,c'e/ que1 dans le premi] cas1 la valeur biologique de la mre tait s5siblem5t infrieure celle du pre4 ,qu& il y a une disproportion m>que entre les deux gnrateurs1 l'enfant qui nat a le sexe du gnrateur qui vaut le mo9s4 ,qu& un homme vieux et u p\se une jeune femme ple9e de vie et de sant1 l'enfant qui natra de leur union s]a presque t\j\rs un g>on4 ,dans le monde vgtal1 la mme loi de protection des faibles s'obs]ve p\r qui sait ouvrir les yeux4 ,voyez les plantes sans df5se3 elles pullul5t p>t\t1 on les tr\ve s\s t\tes les latitudes1 t\tes les altitudes2 au contraire1 celles qui se df5d5t1 ont ce qu'on appelle en botanique des aires trs limites4 ,dans le monde m9ral lui-mme1 on obs]ve la mme loi3 les mtaux qui se df5d5t sont des mtaux r>es1 et c'e/ prcism5t p>ce qu'ils sont r>es et incorruptibles 7mais non incorrupteurs7 que l'homme les a pris comme reprs5tant la valeur du travail4 ,l'or1 p> exemple1 que ri5 n'attaque1 e/ plus r>e que les mtaux qui s'oxyd5t facilem5t1 tels que le f]1 le cuivre4 ,le diamant inaltrable1 qui dfie l'injure du temps1 e/ d'une r>et qui lui donne t\t son prix4 ,c'e/ de cette loi de protection des faibles1 faisant contrepoids aux lois d>w9i5nes 7slection1 adaptation aux milieux1 etc47 que rsulte un quilibre presque /able dans le monde des tres crs4 ,la syphilis e/ un des pr9cipaux facteurs de dgnresc5ce4 ,on comm5ce seulem5t connatre l't5due de ses ravages4 ,on sait auj\rd'hui qu'elle se transmet aux enfants2 qu'elle les fait m\rir avant leur naissance1 ou le j\r mme de leur naissance2 qu'elle se traduit plus s\v5t encore1 dans les deux premi]s mois qui suiv5t la naissance1 p> des accid5ts contagieux2 que1 dans les premires annes de la vie1 elle entrane la mort p> mn+ite 7mn+ite spciale que l'on pr5d trop s\v5t p\r une mn+ite tub]culeuse1 et qui s]ait ju/iciable d'un n]gique traitem5t anti-syphilitique74 ,on sait aussi que1 dans les cas exceptionnels1 la syphilis des gnrateurs provoque1 l'ge de huit1 dix1 qu9ze ans1 des dy/rophies1 p>fois des accid5ts t]tiaires 7pilepsie1 gommes1 etc473 mais ce sont l des curiosits sci5tifiques4 ,ce qu'on ne sait pas encore1 c'e/ dans quelle proportion la syphilis des p>5ts dim9ue la valeur biologique des enfants en app>5ce bi5 ns1 c'e/ son influ5ce sur les produits de la deuxime et mme de la troisime gnration4 ,c'e/ l la sci5ce de l'av5ir#b4 ,note #b3 ,n\s ne v\lons pas insi/] davantage sur les mfaits de la syphilis1 envisage en tant que pril social1 mais n\s ne p\vons laiss] pass] l'occasion d'appel] l'att5tion du lecteur sur les ef=ts t5ts p\r faire connatre au gr& public ces tri/es vrits4 ,il exi/e une ,socit int]nationale de prophylaxie sanitaire et morale contre les maladies vnri5nes1 sigeant ,bruxelles1 et ayant comme filiales des socits franaises1 allem&es1 etc41 qui t\tes p\rsuiv5t un b commun3 faire connatre les mfaits des maladies vnri5nes1 les te9dre dans la mesure du possible et p> t\s les moy5s possibles4 ,la socit franaise e/ c]ta9em5t l'une des plus actives3 s\s la vig\reuse impulsion de son prsid5t1 ,m4 le pr(esseur ,f\rni]1 elle a dj fait beauc\p depuis c9q ans qu'elle e/ fonde4 ,elle a tudi la syphilis dans l'arme1 dans la m>9e1 les colonies1 dans les populations ouvrires2 la syphilis des n\rrices et des n\rrissons2 la syphilis et le m>iage1 etc4 ,grce elle1 l'op9ion publique comm5ce s'intress] au r$\table problme1 on ose envisag] en face la syphilis1 on ose prononc] son nom1 et t\t fait espr] que l'action de la ,socit de prophylaxie s]a au mo9s aussi utile que celle des ligues contre l'alcoolisme et la tub]culose4 ,c>1 en ralit1 que peut-on contre l'alcoolisme8 ,ri5 tant qu'on ne modifi]a pas nos lois et nos moeurs4 ,que peut-on contre la tub]culose8 ,presque ri51 tant qu'on ne *ang]a pas notre tat social1 tant qu'il y aura l'affreuse misre et la promiscuit4 ,t&is qu'on peut beauc\p contre la syphilis1 maladie vitable s'il en fut1 maladie ess5tiellem5t curable4 ,mais il faut la faire connatre dans t\s les milieux1 son dang] prov5ant de l'ignorance4 ,c'e/ surt\t contre cette ignorance que lutte la ,socit franaise de prophylaxie sanitaire et morale laquelle devrai5t tre affilis t\s les g5s de bi51 t\tes les p]sonne s\cieuses de l'av5ir de la nation4 ,l'hrdit tub]culeuse e/-elle aussi r$\table qu'on se plaisait le dire8 ,non4 ,voil1 du mo9s1 ce qu'affirm5t la sci5ce exprim5tale et l'obs]vation des jeunes animaux issus de gnrateurs tub]culeux4 ,mais1 dans la pratique1 il s]ait sage de se conduire comme si la tub]culose tait hrditaire3 #a p>ce que les enfants de tub]culeux sont1 p> cela mme qu'ils viv5t dans un milieu contam91 exposs la contagion#c2 #b p>ce que l'enfant1 s'il n'hrite pas d la tub]culose1 hrite inconte/ablem5t de la prdisposition dev5ir tub]culeux4 ,il ne nat pas tub]culeux1 mais il nat tub]culisable3 de sorte que1 au po9t de vue sci5tifique1 l'apprh5sion qu'avai5t nos pres au sujet de l'hrdit de la tub]culose tait p>faitem5t lgitime4 ,note #c3 ,le s\ci de s\/raire au milieu contam9 les enfants de tub]culeux a inspir au pr(esseur ,gran*] une ide gniale3 c'e/ de pr5dre1 dans les familles de tub]culeux1 les enfants encore sa9s1 p\r les faire lev] la campagne dans des familles sa9es4 ,c'e/ ce que ralise l',oeuvre de prs]vation de l'enfance contre la tub]culose4 7,sige social1 #d rue de ,lille47 ,c'e/ une oeuvre sci5tifique1 puisque1 suivant le prcepte de ,pa/eur1 elle *]*e sauv] la race en sauvant la gra9e4 ,c'e/ une oeuvre pratique2 elle a fait ses preuves1 et elle ne peut pas satisfaire au dixime des dem&es des p>5ts tub]culeux1 qui comm5c5t compr5dre la ncessit de se sp>] de leurs enfants encore sa9s p\r les confi] des familles de braves g5s dsignes p> l'oeuvre1 surveills p> ses mdec9s1 et (frant t\tes g>anties de moralit4 ,cette ,oeuvre1 bi5faisante plusieurs titres1 e/ en outre conomique3 *aque pupille ne cote en effet qu'un franc p> j\r1 p>ce que t\s les dv\em5ts sont gratuits4 ,cette faible somme d'un franc1 bi5 employe1 sans aucune fuite1 s]t a9si les intrts de deux familles et sauve la vie d'un enfant4 ,l'hrdit du canc] e/ lo9 d'tre dmontre4 ,t\t e/ obscur dans la "q du canc]3 son tiologie1 ses modes de transmission1 ses v>its d'volution2 et la ?rapeutique se ress5t de t\tes ces inc]titudes1 malgr les belles promesses de la sro?rapie1 de la vacc9ation anti-cancreuse1 et de la radio?rapie4 ,en rsum1 l'hrdit e/ le pr9cipal facteur de la valeur biologique des individus4 ,*acun1 de p> son hrdit1 nat avec une valeur diffr5te3 l'9vitable 9galit sociale exi/e non seulem5t le j\r de la naissance1 mais le j\r mme de la conception4 ,c'e/ encore l'hrdit qu'il faut attribu] la diffr5te valeur des diffr5ts organes4 ,beauc\p naiss5t avec un organe plus faible que les autres1 de p> la t>e ance/rale2 et le cl9ici5 doit t5ir compte de l'exi/5ce de ces po9ts faibles1 lorsqu'il se tr\ve en face d'un malade quelconque4 ,les organes qui subiss5t le plus notablem5t la t>e hrditaire sont3 le sy/me n]veux1 le coeur1 et les re9s4 ,a7 ,les t>es n]veuses se transmett5t avec une con/ance r$\table2 et c'e/ ju/e titre qu'on cra9t les alliances avec des sujets dont les p>5ts sont enta*s d'alination m5tale1 ou de n]vosisme exagr4 ,il ne faut pas1 cep5dant1 p\ss] cette t]reur de l'hrdit n]veuse des limites excessives3 c>1 a9si que je l'ai dit1 n\s devons compt] avec une sorte de t5dance naturelle en v]tu de laquelle l'tre naissant e/ db>rass de sa t>e ance/rale2 l'hrdit n'e/ jamais absolum5t fatale4 ,et n\s devons prvoir aussi les attnuations que peuv5t am5] les croisem5ts4 ,a9si l'hrdit n]veuse du pre peut trs bi5 tre attnue p> le bon quilibre n]veux de la mre1 le croisem5t bi5 compris entranant une sorte de rgnration4 ,enf91 il e/ c]ta9es maladies n]veuses qui ne se transmett5t jamais p> hrdit3 telle la p>alysie gnrale des alins4 ,de ce qu'un homme e/ mort dans un asile1 p> le fait de la p>alysie gnrale1 il ne faut pas conclure que ses desc5dants soi5t m5acs de folie1 ou mme de t>es n]veuses4 ,le p>alytique gnral a pris la maladie uniquem5t p\r son compte1 et il ne la transmet pas plus que ne transmettrait sa t>e n]veuse un homme qui s]ait1 accid5tellem5t1 empoisonn p> le plomb4 ,t\t ce qu'on peut dire du p>alytique gnral1 c'e/ que1 neuf fois sur dix1 c'e/ un syphilitique1 et que sa desc5dance peut tre enta*e de syphilis au mme titre que la desc5dance d'un syphilitique quelconque4 ,b7 ,l'hrdit des c>diopa?ies e/ galem5t trs intressante tudi]3 elle n'e/ pas assez connue4 ,il y a des familles dans lesquelles t\s les membres succomb5t aux affections c>diaques4 ,c'e/ donc que1 l1 les enfants apport5t1 en naissant1 un po9t de plus faible rsi/ance du ct du coeur4 ,*ose curieuse3 dans ces familles1 la lsion c>diaque ne devi5t p]ceptible1 *ez ses div]s membres1 qu' des ges plus ou mo9s avancs4 ,v]s tr5te ans1 l'un d'eux pr\v]a de l'ary?mie1 suivie1 six ou sept ans plus t>d1 de myoc>dite sclreuse4 ,un autre1 t\t en ayant le coeur sa9 l'auscultation1 succomb]a p> le coeur1 dans le c\rs d'une pneumonie4 ,la maladie tait au p\mon1 et le dang] au coeur 7,hu*>d74 ,un troisime membre m\rra c9quante ans1 son quatrime accs d'ang9e de poitr9e1 sans qu'aucun des trois ait jamais eu la mo9dre attaque de rhumatisme articulaire1 ou autre affection capable de dt]m9] des lsions c>diaques4 ,enf9 un quatrime aura de la ta*yc>die p>oxy/ique4 ,et t\t cela p>ce que la mre des quatre enfants aura eu1 avant la naissance du premi]1 le coeur t\* accid5tellem5t p> le rhumatisme2 je connais mme une famille o l'hrdit remonte deux gnrations3 presque t\s les membres de cette famille sont des c>diopa!s4 ,c7 ,le rle de l'hrdit pa?ologique rnale mrite d'tre signal au mme titre4 ,on connat l'album9urie hrditaire et familiale3 mais les rc5ts travaux de ,,mm4 ,ca/aigne et ,ra!ry 7#aijd7 ont dmontr1 en outre1 qu'une mre atte9te de nphrite donne naissance des enfants dont les re9s sont mo9s rsi/ants aux infections et aux intoxications1 ou mme sont altrs au po9t d'entran] la mort ds les premi]s j\rs de la vie4 ,de plus1 *acun nat avec une prdom9ance de tel ou tel sy/me organique4 ,*ez les uns1 c'e/ le sy/me n]veux qui prs5te un dveloppem5t hors de proportion avec les autres sy/mes organiques2 *ez d'autres1 c'e/ le sy/me musculaire4 ,ni les uns ni les autres ne sont1 proprem5t p>l]1 des malades1 ni mme des c&idats la maladie2 ils peuv5t avoir un excell5t capital biologique4 ,mais1 p\r le faire valoir1 il ne faut pas commettre de fautes dans la direction leur conseill]4 ,et n\s retr\v]ons cette importante donne qu& n\s p>l]ons des gr&s problmes de l'ducation4 ,e/-ce encore l'hrdit qu'il faut attribu] cette s+ulire prdom9ance d'un des cts du corps sur l'autre que l'on obs]ve *ez la plup>t des malades8 ,en gnral1 c'e/ le ct gau*e qui e/ le plus faible2 c'e/ lui qui e/ le sige des nvralgies1 des pneumonies1 des misres v>ies que les malades accus5t2 c'e/ lui qui e/ le plus faible au dynamomtre2 et t\t le monde sait que la ma9 gau*e e/1 en gnral1 mo9s habile que la ma9 droite2 le langage c\rant traduit cette infriorit1 en faisant de gau*e le synonyme de malhabile4 ,*ez d'autres1 au contraire1 c'e/ le ct droit du corps qui e/ le sige de t\tes les d\leurs nvralgiques1 rhumatismales1 sans p\r cela que ces malades soi5t gau*]s4 ,j'av\e ne pas avoir re*]* la "p de l'hrdit dans cette rp>tition 9gale de l'influx n]veux1 que je ne fais que signal] en passant4 ,mais ce qui rsulte de t\t ce que n\s v5ons de voir1 et qui doit en =m] p\r n\s la conclusion pratique1 c'e/ que1 p\r difficile que soit la connaissance prcise de l'hrdit d'un sujet1 peut-tre n'y a-t-il pas de po9t sur lequel l'att5tion du cl9ici5 doive se port] plus soigneusem5t6 ,en prs5ce d'un malade1 notre premi] ef=t doit tre de dt]m9] ce qu'il a pu recevoir de ses p>5ts2 et les rsultats de cette premire enqute doiv5t t\j\rs n\s tre prs5ts l'esprit1 t\t dans le c\rs de la vie pa?ologique du sujet1 mais surt\t qu& n\s aurons dirig] sa sant4 ,,*apitre ,,iii ,,conception ,l'influ5ce de la valeur actuelle des gnrateurs1 au mom5t de la conception1 e/ pe9e s\ponne1 et le fait e/ qu'il s]ait bi5 difficile de la dmontr]2 elle doit tre1 cep5dant1 considrable1 et il y a t\t lieu de croire que la valeur d'un individu natre v>ie du t\t au t\t selon qu'il a t conu dans de bonnes ou de mauvaises conditions4 ,depuis longtemps1 les mdec9s prote/5t contre les voyages de noces4 ,on ne saurait trop faire campagne contre cette c\tume1 t\t au mo9s antihyginique4 ,considrez1 en effet combi5 s'accumul5t les conditions dplorables p\r la procration1 *ez deux conjo9ts dont le sy/me n]veux a t mis l'preuve p> les proccupations prmonitoires du m>iage1 p> la fatigue des j\rnes consacres sa clbration1 p> les motions insp>ables de cet acte important de la vie6 ,et voil ces jeunes g5s qui1 aussitt aprs1 se press5t p\r un voyage lo9ta91 qui s'expos5t des fatigues de t\te sorte1 la dplorable alim5tation de l'htel1 qui s'inflig5t le s\ci de *ang] de rsid5ce t\s les j\rs1 etc46 ,c'e/ dans ces conditions que1 sans recueillem5t1 la lgre1 ils accompliss5t l'acte qui doit donn] la vie4 ,dans d'autres milieux mo9s favoriss1 l'acte conjugal s'opre la suite de repas copieux1 dans des conditions non mo9s dplorables4 ,p\r combi5 ne faut-il pas compt] aussi l'motion de la jeune femme1 trop s\v5t surprise p> les conditions n\velles de l'exi/5ce qu'elle a adopte1 ou qui lui a t impose8 ,comme le disait le pr(esseur ,p9>d3 ,en ple9 ,x,xe sicle1 n\s procrons comme les hommes des cav]nes4 ,que faire t\t cela8 ,c'e/ dj quelque *ose que d'appel] l'att5tion sur un mal dont presque p]sonne ne s\ponne l'importance1 en dehors du monde mdical4 ,les remdes vi5dront1 p\r a9si dire1 d'eux-mmes1 p>tir du j\r o l'on connatra le dang]4 ,appelons aussi l'att5tion sur un po9t dlicat3 sur la ncessit de faire l'ducation de la jeune fille1 p\r qu'elle sa*e ce qu'e/ le gr& acte de la procration4 ,je vois d'ici les mres franaises frmir1 et s'arm] en gu]re les bataillons de ceux qui confond5t la pudeur avec la pudibond]ie4 ,nul d\te1 cep5dant1 qu'il y ait une r=me opr] dans nos moeurs1 cet g>d1 et dans t\s les milieux sociaux4 ,et p\rquoi ne pas rappel] ce que dit la ,bible1 dans le livre de ,tobie1 *apitre ,,vii8 ,le fils du vieux ,tobie1 sur le conseil de l'ange ,raphal1 allait p\s] ,s>a1 fille de ,raquel1 laquelle avait vu m\rir subitem5t ses sept premi]s m>is1 aussitt qu'ils s'tai5t appro*s d'elle2 et1 p\r lui vit] p>eil sort1 l'ange donnait au jeune homme les conseils suivants3 ,lorsque des p]sonnes s'engag5t tellem5t dans le m>iage qu'elles banniss5t ,dieu de leur coeur et de leur esprit et qu'elles ne p5s5t qu' satisfaire leur brutalit1 comme les *evaux et les mulets qui sont sans raison1 le dmon a p\voir sur elles4 ,mais p\r toi1 aprs que tu auras p\s cette fille1 tant entr dans la *ambre1 vis avec elle en cont95ce p5dant trois j\rs1 et ne p5se autre *ose qu' pri] ,dieu avec elle6 ,la troisime nuit tant passe1 tu pr5dras cette fille1 dans la cra9te du ,seigneur1 et dans le dsir d'avoir des enfants plutt que p> un m\vem5t de passion1 af9 que v\s ayez "p la bndiction de ,dieu4 ,dans le c\rs de la vie conjugale1 on ne pr5d pas1 p\r procrer1 plus de prcautions qu' l'poque des premires ardeurs2 c'e/ galem5t une faute dont se ress5t le produit de la conception4 ,il y aurait faire t\t un trait sur l'hygine de la procration4 ,ce trait1 conu dans un esprit l>ge1 libral1 sci5tifique1 qui ti5drait compte de t\s les lm5ts du problme1 c'e/--dire non seulem5t du po9t de vue mdical1 mais aussi de l'lm5t passionnel1 rpondrait un vritable beso94 ,et un *apitre1 et l'un des plus importants1 devrait y tre consacr au traitem5t prv5tif de la syphilis hrditaire4 ,combi5 d'hommes atte9ts de syphilis huit ans1 dix ans avant leur m>iage1 ignor5t les bi5faits d'un traitem5t spcifique1 qu'ils suivrai5t deux ou trois mois avant de se m>i]1 p\r prs]v] leurs enfants de la t]rible maladie6 ,combi5 peu de mdec9s p5s5t in/itu] ce traitem5t prv5tif1 alors mme qu'ils sav5t que le gnrateur a eu la syphilis6 ,mais je ne sauvais m't5dre ici davantage sur ce sujet4 ,,*apitre ,,iv ,,ge/ation ,sur les influ5ces qui atteign5t l'enfant p5dant la ge/ation1 n\s n'avons aucune donne prcise f\rnir4 ,n\s n'avons pas rem>qu1 p> exemple1 qu'une mre ayant eu une grossesse pnible1 voire mme des vomissem5ts inco]cibles1 donnt naissance un enfant plus spcialem5t faible2 inv]sem5t mme1 bi5 des femmes d'une sant mdiocre ont des grossesses sup]bes4 ,j'tonnai =t une malade1 un j\r1 en lui disant qu'elle ne devait all] bi5 que p5dant ses grossesses4 ,c'e/ qu'elle avait de la ptose abdom9ale1 et que la grossesse devait lui produire l'effet d'une sangle1 en s\t5ant les organes4 ,mais il n'e/ gure vraisemblable qu'un tat de sant aussi artificiel1 et aussi transitoire1 soit1 p\r le produit de la conception1 un brevet de sant future4 ,p> contre1 les maladies de la mre p5dant la grossesse ont une influ5ce bi5 connue sur la valeur de l'enfant natre4 ,qu& elles ne provoqu5t pas l'avortem5t1 elles imprim5t l'enfant une t>e4 ,j'ai obs]v1 cet g>d1 un fait bi5 sugge/if4 ,une jeune femme1 au quatrime mois de sa premire grossesse1 avait eu une app5dicite si nettem5t c>actrise que le confrre qui devait l'acc\*]1 et moi-mme1 avions t sur le po9t de provoqu] l'int]v5tion d'un *irurgi54 ,la malade avait pu1 cep5dant1 tre traite mdicalem5t3 mais l'enfant1 n t]me1 a prs5t ds sa naissance une intolrance inte/9ale vritablem5t anormale4 ,une premire n\rrice1 *oisie p> l'acc\*eur1 lui a donn un lait qui a sembl trop =t1 c> l'enfant a eu1 ds le deuxime j\r1 de la di>rhe v]te et des vomissem5ts4 ,dans l'espace de quatre sema9es1 trois autres n\rrices1 t\j\rs *oisies avec le plus gr& so91 n'ont pas eu plus de succs3 *aque n\velle n\rrice1 vomissem5ts1 fivre ard5te1 dim9ution rapide du poids4 ,mais1 p5dant qu'on *]*ait gr& prix des n\rrices idales1 on tait bi5 oblig de donn] l'enfant du simple lait de va*e c\p2 alors il allait mieux1 la fivre tombait1 le poids augm5tait trs vite1 la vie rev5ait3 de telle sorte que1 aprs ces quatre t5tatives d'allaitem5t p> le lait de femme1 l'acc\*eur me dit3 ,mais enf91 p\rquoi s'ob/9] tr\v] une n\rrice8 ,cet enfant a probablem5t un inte/9 extrmem5t dlicat1 cause de l'app5dicite de sa mre p5dant la ge/ation2 donnons-lui simplem5t du lait /rilis c\p6 ,et il eut raison2 grce d'inf9ies prcautions1 une surveillance m?odique1 l'enfant put tre lev4 ,il e/ bi5 clair qu'en rapportant ce fait je n'ent5ds pas faire le pangyrique de l'allaitem5t artificiel3 je ne le cite que p\r pr\v] comm5t la maladie d'un organe de la mre p\rrait bi5 avoir une rp]cussion sur le fonctionnem5t du mme organe1 *ez l'enfant qu'elle porte en son se94 ,ce que l'on sait encore1 c'e/ que les motions de la mre1 p5dant la grossesse1 peuv5t avoir un ret5tissem5t sur la qualit du produit4 ,et de l drive le devoir /rict1 p\r la socit1 de protg] la femme ence9te4 ,quelques philan?ropes l'ont bi5 compris2 mais cette notion n'a pas assez pntr dans nos moeurs1 et l'on peut dire que c'e/ un sc&ale1 p\r une nation civilise1 de voir le peu qui e/ fait p\r assi/] la femme ence9te1 p\r lui p>gn] les s\cis de l'av5ir pro*a9 et les fatigues des d]ni]s j\rs de la ge/ation4 ,un mot1 enf91 sur les enfants ns avant t]me4 ,s'ils naiss5t avant t]me p> le fait de la maladie des gnrateurs1 de la syphilis p> exemple1 leur valeur biologique e/ s5siblem5t rduite1 et peut mme tre rduite zro4 ,mais s'ils naiss5t avant t]me accid5tellem5t1 p> exemple la suite d'une *ute de leur mre1 ou d'une int]v5tion ob/tricale raisonne1 leur sort e/ beauc\p mo9s compromis qu'on ne le croit dans le public non mdical4 ,le t\t e/ de leur assur] une temprature qui se rappro*e de celle qu'ils avai5t dans le se9 mat]nel4 ,p\r ce faire1 les inv5teurs ont multipli les modles de c\veuses artificielles4 ,ces app>eils1 c]tes1 peuv5t r5dre des s]vices2 mais il ne faut pas oubli] qu'on peut trs bi5 s'en pass]1 en prs]vant l'enfant du froid1 ce qui s'obti5t3 #a en *auffant conv5ablem5t sa *ambre1 et en l'ent\rant de b\les d'eau *aude2 et #b en sa*ant l'alim5t] ds sa naissance4 ,ce second problme e/ difficile2 p\r le rs\dre1 il faut se rappel] une gr&e loi que n\s retr\v]ons plusieurs fois dans le c\rs de cette tude1 et qui consi/e proportionn] la valeur nutritive de l'alim5t1 et le nombre de prises alim5taires1 la puissance de l'e/omac4 ,*ez l'enfant n avant t]me1 on donn]a donc1 t\tes les demi-heures1 une cuill]e caf de lait1 c\p de #b_/c d'eau b\illie sucre4 ,l'enfant va natre2 quel prjudice lui cause l'acc\*em5t au =ceps8 ,n\s ne p\vons pas n\s df5dre de r$\t]1 p\r notre "p1 la compression colossale qu'impose l'application du =ceps la masse crbrale de l'enfant4 ,mais l'tude appr(ondie de cette "q1 qui aurait p\rtant de quoi intress] les neurologi/es1 n'a pas encore t faite1 notre connaissance du mo9s1 d'une faon suffisante4 ,en t\t cas1 on e/ en droit de considr] comme c\pable une int]v5tion au =ceps faite p\r gagn] du temps1 ou p\r faire valoir l'importance des so9s ob/tricaux4 ,,*apitre ,v ,,les ,,influ5ces ,,morbig,,nes ,,et ,,les ,,symptomes ,,morbides ,l'enfant e/ n2 il vaut ce qu'il vaut4 ,p]sonne ne le sait1 sauf dans les cas extrmes o il vi5t au monde avec des app>5ces tellem5t misrables que1 ds son premi] vagissem5t1 son infriorit saute aux yeux2 c'e/ ce qui arrive *ez les hrd-syphilitiques1 et ri5 n'e/ aussi navrant que l'app>ition du petit mon/re aux lieu et place d'un enfant bi5 vivant1 att5du avec une lgitime impati5ce4 ,il faut avoir assi/ ce spectacle p\r en compr5dre la poignante horreur4 ,t\t le monde1 sauf la mre1 s'accorde alors p5s] qu'il vaudrait mieux que l'enfant ne ft pas n4 ,mais1 en dehors de ces cas1 il e/ impossible de savoir le capital de vie que l'enfant apporte avec lui2 c'e/ son secret1 qu'il g>d]a p5dant t\te la dure de son exi/5ce1 mais que le mdec9 p>vi5dra cep5dant dev9] en p>tie1 s'il sait f\ill] l'hrdit de son malade et s'inspir] des quelques pr9cipes que n\s avons esquisss gr&s traits dans le *apitre prcd5t4 ,l'enfant e/ n3 t\te sa vie1 dsormais1 va tre une lutte p\r la sant1 une suite d'ef=ts1 volontaires ou in/9ctifs1 p\r df5dre son capital naturel de sant contre les influ5ces morbignes qui vont le guett] *aque pas4 ,ces influ5ces morbignes1 que l'tre vivant va r5contr] sur sa r\te1 depuis le j\r de sa naissance jusqu' la f9 de sa c>rire1 n\s allons t\t de suite les esquiss] gr&s traits4 ,au db1 n\s avions assimil1 p\r les beso9s de la ?orie1 l'tre huma9 un projectile lanc dans l'espace avec une vitesse initiale dt]m9e2 mais1 t&is que le projectile p>c\rt une c\rbe ma?matique1 qu'on appelle une p>abole1 la c\rbe volutive de l'tre huma9 e/ une c\rbe irrgulire qui fl*it *aque fois qu'une influ5ce morbigne survi5t1 puis remonte p\r oscill] de n\veau1 puis fl*ir df9itivem5t p>tir d'un c]ta9 mom5t de la vie que n\s appell]ons le db de la priode de dcl91 et t\j\rs avec des oscillations amplitude de mo9s en mo9s considrable1 jusqu'au mom5t o t\tes les rs]ves se tr\v5t puises4 ,la mort peut encore int]rompre brusquem5t la c\rbe volutive2 c'e/ ce qui arrive qu& la br*e faite au capital e/ irrp>able1 soit cause de l'importance de l'assaut p]turbateur1 soit cause de l'insuffisance des rs]ves1 ou bi5 qu& ces deux influ5ces se comb95t2 et le nombre de leurs comb9aisons e/ incalculable4 ,la v>it des causes morbignes e/ elle-mme inf9ie2 mais la nature n'a qu'un nombre limit de moy5s p\r exprim] ses pla9tes1 de sorte que les causes les plus v>ies peuv5t se traduire p> les mmes symptmes4 ,aussi accordons-n\s relativem5t peu de valeur l'tude du symptme4 ,les symptmes s'associ5t de mille et une faons1 p\r con/itu] autant d=mes morbides diffr5tes4 ,que dis-je8 ,il n'e/ pas deux malades qui se ressembl5t1 ,ce n'e/ que p\r la facilit de l'tude que les pa?ologi/es ont cr des cadres posologiques2 mais on compr5d assez que ces cadres devrai5t tre aussi la/iques que possible4 ,le vrai mdec91 aprs s'en tre s]vi p\r faire d'excell5tes tudes1 ne cra9dra pas1 dans la pratique1 d'en faire ab/raction1 de p5s] et d'agir comme si les cadres n'exi/ai5t pas4 ,et un mom5t vi5dra mme1 qu& son expri5ce cl9ique s]a suffisante1 o il aura t\t intrt faire table rase des notions qu'il a pniblem5t accumules p> un travail assidu et prolong2 t\t comme l'ar*itecte1 qui1 une fois la con/ruction t]m9e1 fait enlev] les normes *afaudages qui avai5t t ncessaires la con/ruction de l'difice4 ,c]tes1 l'tude appr(ondie des symptmes morbides e/ indisp5sable au cl9ici51 et l'on ne saurait apport] trop de so9s connatre1 dans t\s leurs dtails1 les div]s tr\bles de la sant4 ,mais il y a un cueil3 c'e/ que1 la ?orie du mo9dre ef=t s'appliquant naturellem5t l'esprit huma91 on a une t5dance involontaire attribu] aux symptmes une influ5ce pa?ologique qu'ils n'ont pas2 en d'autres t]mes1 ce qui n'e/ en ralit qu'une manife/ation morbide devi5t1 trop aism5t1 dans l'esprit du mdec91 la cause de la maladie4 ,pr5ons comme exemple la con/ipation3 ce n'e/ en ralit qu'un symptme1 et qui peut se tr\v] *ez une f\le de malades diffr5ts4 ,n\s ne p>lons pas1 bi5 ent5du1 de ceux *ez qui elle e/ d'orig9e mcanique 7canc] du rectum1 de l'iliaque1 etc474 ,un mot cep5dant1 en passant1 p\r dire que le mdec9 a le tort de ne pas assez p5s] ces causes mcaniques1 et de trait] p> des moy5s mdicaux des malades dont une int]v5tion *irurgicale aurait pu prolong] la vie ou attnu] les s\ffrances4 ,mais *ez les malades qui ne sont pas tributaires de la *irurgie1 n'e/-il pas vrai que la con/ipation e/ un symptme banal1 p\vant tre attribu une f\le de causes8 ,p>fois1 elle e/ due des lsions d'organes lo9ta9s1 p> un mcanisme rflexe long circuit1 suivant l'+nieuse expression de ,m4 ,ma?ieu 7app5dicite *ronique1 lsions utr9es1 etc474 ,d'autres fois1 et plus s\v5t encore1 elle e/ due un tr\ble pr(ond du sy/me n]veux1 qui1 avant l'app>ition de la con/ipation1 avait traduit son malaise p> des pla9tes v>ies4 ,d'autres fois1 elle app>at brusquem5t1 en mme temps que l'entro-colite sa compagne1 la suite d'un *oc brutal1 moral ou traumatique4 ,de plus1 t\t le monde sait qu'elle peut tre due tantt un manque1 tantt un excs d'ex]cice musculaire4 ,les hommes qui ont beso9 de beauc\p d'ex]cice1 s'ils n'en ont pas assez1 devi5n5t1 suivant les prdispositions hrditaires1 ou des crbraux1 ou des g\tteux1 ou des li?iasiques1 mais t\j\rs des con/ips3 et leur con/ipation disp>at a p>tir du j\r o l'on a tr\v le dosage prcis de l'ex]cice qui leur convi5t4 ,inv]sem5t1 les hommes qui pr5n5t trop d'ex]cice devi5n5t dyspeptiques et con/ips1 et le lit e/ leur meilleur laxatif4 ,enf9 la con/ipation peut t5ir une erreur de rgime1 soit l'abus du lait 7le cas e/ frqu5t71 soit l'usage abusif de la vi&e3 alors le rgime semi-vgt>i5 s]ait indiqu1 et il suffit de *ang] de rgime p\r voir disp>atre la con/ipation4 ,la con/ipation n'e/ donc qu'un symptme4 ,c]tes1 en v]tu de la syn]gie des fonctions1 des rp]cussions di/ance1 en v]tu de ce pr9cipe que le sy/me n]veux abdom9al a des relations intimes avec le sy/me n]veux c5tral1 que1 d'une faon plus gnrale1 le tr\ble d'un dp>tem5t quelconque du sy/me n]veux ret5tit sur les autres dp>tem5ts1 la con/ipation1 bi5 que symptomatique1 contribue dans une c]ta9e mesure entret5ir la maladie1 ne ft-ce que p> la proccupation qu'elle cause au malade1 et qui peut dgnr] quelquefois en vritable obsession4 ,mais ce qu'il faut se rappel]1 qu& on aborde le problme ?rapeutique1 c'e/ que le sy/me n]veux e/ une *ane sans f94 ,or1 si l'on veut bi5 n\s accord] que la solidit d'une *ane e/ gale celle du plus faible de ses anneaux1 on compr5dra l'importance qu'il y a re*]*] quel e/ l'anneau le plus faible2 en d'autres t]mes1 quelle e/ la p>tie du sy/me n]veux qu'il faut vis] et consolid]1 p\r gurir le con/ip mdical4 ,il n'y a donc pas de remde contre la con/ipation1 et1 p\r l'atte9dre1 il faut atte9dre la maladie1 dont elle con/itue une des manife/ations les mo9s importantes et1 disons-le t\t de suite1 les plus faciles faire disp>atre4 ,oui1 duss-je sembl] p>adoxal1 j'affirme que la con/ipation e/1 de t\s les symptmes obs]vs *ez le con/ip mdical1 celui qui disp>at le plus vite4 ,pr5ez un malade qui s\ffre1 depuis des annes1 de ces misres v>ies qu'on e/ conv5u de dsign] s\s le nom un peu vague de neura/hnie1 et p>mi lesquelles la con/ipation j\e un rle capital2 aprs enqute m9utieuse1 tr\vez la =mule exacte de son rgime1 et p> rgime je n'ent5ds pas seulem5t le rgime alim5taire1 mais la rglem5tation m9utieuse de sa vie1 le dosage de son ex]cice et de son travail crbral1 etc42 supprimez les ag5ts ?rapeutiques qui entreti5n5t la maladie 7d\*es froides1 ex]cice =c1 mdicam5ts v>is1 dite lacte72 supprimez surt\t les influ5ces qui entreti5n5t le tr\ble n]veux de son inte/91 savoir les purgatifs1 lavages gr&e eau1 etc43 et v\s s]ez tonn de voir la con/ipation disp>atre1 avant mme t\tes les autres misres4 ,le malade v\s dira1 au b\t de huit j\rs3 ,*ose curieuse1 docteur1 je s\ffre encore de la tte1 de l'e/omac1 du dos1 d'une faiblesse extrme1 mais je comm5ce retr\v] le sommeil1 et surt\t je v\s suis bi5 reconnaissant p>ce que ma con/ipation1 si rebelle1 e/ presque entirem5t va9cue4 ,je n'ai presque plus de peaux dans les selles1 et je comm5ce repr5dre confiance4 ,a p>tir de ce mom5t prcis v\s t5ez le malade1 il a en v\s une foi aveugle1 et1 si v\s cont9uez le soign] m?odiquem5t1 si surt\t des influ5ces trangres ne vi5n5t pas contrec>r] la vtre1 si le malade e/ assez intellig5t p\r s'ab&onn] entirem5t votre direction1 v\s lui r5drez1 peu peu1 la sant4 ,il aura des re*utes 9vitables3 mais lui annonc] l'avance ces re*utes1 c'e/ consolid] sa foi4 ,il aura aussi des re*utes1 plus ou mo9s importantes1 *aque fois qu'il s'c>t]a de la ligne trace p> v\s3 s'il commet un c>t de rgime1 un excs d'ex]cice1 ou s'il a une commotion morale1 l'odieuse con/ipation rep>atra1 accompagne d'tat ga/rique1 de d\leurs abdom9ales1 de glaires sangu9ol5tes1 de fivre quelquefois2 mais ce s]a p\r le bi5 du malade1 si v\s p>v5ez lui faire t\*] du doigt la cause de cette re*ute1 et lui faire compr5dre que cette re*ute tait vitable4 ,si n\s pr5ions une autre manife/ation morbide quelconque1 n\s v]rions qu'elle app>ti5t1 de mme1 une f\le d'affections4 ,le mal de tte1 p> exemple1 ne se r5contre-t-il pas dans les cas les plus v>is1 n'e/-il pas produit p> les influ5ces les plus div]ses8 ,heureusem5t p\r les malades1 il n'e/ encore v5u l'ide de p]sonne de tr\v] un remde applicable t\s les cas de mal de tte4 ,n\s en connatrions un1 p> has>d1 que n\s n\s g>d]ions bi5 de le divulgu]3 c>1 si la mdec9e du symptme e/ dte/able au po9t de vue de l'tude nosographique1 elle l'e/ encore plus au po9t de vue ?rapeutique4 ,mais qu'on lise une monographie quelconque sur un symptme1 ou un ensemble de symptmes 7ce qu'on appelle un syndrome73 on y tr\ve t\j\rs en g]me la pa?ologie t\t entire4 ,a9si dans mon article ,epilepsie du ,dictionnaire ,encyclopdique1 j'ai essay de montr] combi5 il faut se mfi] des cadres trop rigides1 si l'on veut avoir une conception nette de l'pilepsie1 et une ?rapeutique utile des pileptiques4 ,de mme1 en lisant ces j\rs-ci une intressante tude du ,dr ,b>aduc sur l'entro-colite et son traitem5t ,*atel-,guyon1 j'y voyais une conception qui se rappro*e gr&em5t de la mi5ne4 ,qu'on en juge p> les quelques lignes que voici3 ,l'entro-colite muco-membraneuse e/ un syndrome cl9ique dp5dant d'un tr\ble fonctionnel du gr& sympa?ique abdom9al1 des causes nombreuses et v>ies tant capables de ret5tir sur les plexus inte/9aux et de tr\bl] leur dynamisme4 ,mais aucune de ces causes n'e/ suffisante1 elle seule1 p\r produire l'entro-colite4 ,il faut de t\te ncessit une prdisposition spciale du sy/me n]veux1 et plus p>ticulirem5t du sympa?ique abdom9al1 se tr\bl] aux *ocs qu'il reoit4 ,cette prdisposition ncessaire spciale1 le plus s\v5t hrditaire1 e/ l'apanage des neuro-ar?ritiques4 ,si l'auteur v\lait bi5 av\] seulem5t que cette expression de neuro-ar?ritiques ne fait que dissimul] notre ignorance1 n\s s]ions t\t fait d'accord avec lui4 ,en rsum1 si le mdec9 doit bi5 connatre dans t\s leurs dtails1 s\s t\s leurs aspects1 dans leurs mo9dres nuances1 les manife/ations morbides1 il doit surt\t *]*] leur pa?ognie1 et ne pas s'hypnotis] sur tel ou tel symptme4 ,en un mot1 il doit voir de haut p\r voir lo91 condition t\tefois de ne pas se p]dre dans les nuages4 ,quelquefois1 t\s les sy/mes organiques sont tr\bls la fois s\s l'influ5ce d'une cause morbigne4 ,c'e/ ce qui arrive1 p> exemple1 la suite d'un *oc traumatique viol5t1 ,on voit1 du j\r au l5dema91 le bless dev5ir la fois dyspeptique1 dsquilibr abdom9al1 con/ip avec entrite muco-membraneuse1 dsquilibr crbral2 et il peut re/] longtemps dans ce misrable tat qu'on dsigne s\s le nom d'hy/ro-neura/hnie traumatique4 ,la fivre typhode1 la grippe infectieuse1 impressionn5t galem5t la fois1 t\s les app>eils de l'organisme1 des degrs div]s4 ,tantt la sidration peut tre telle que le capital vital initial et les rs]ves antrieures se tr\v5t t\t c\p puiss3 c'e/ la banqu]\te totale1 c'e/ la mort4 ,d'autres fois1 le capital et les rs]ves ne sont que pr(ondm5t entams4 ,c'e/ la maladie grave1 aggrave encore p> des mdications et des pratiques intempe/ives2 un mom5t donn1 le capital peut tre rduit si peu de *ose1 que la mo9dre dp5se suffit p\r l'anantir4 ,le malade e/ une flamme vacillante que le mo9dre s\ffle peut te9dre1 mais laquelle un savant dosage d'oxygne r5dra1 peu peu1 la vie4 ,qu& le capital e/ mo9s pr(ondm5t atte9t1 ou qu& la cause morbigne e/ mo9s importante1 les tr\bles fonctionnels1 au lieu d'tre gnraliss1 atteign5t plus spcialem5t tel ou tel organe3 l'organe le plus faible1 qu'il soit plus faible p> le fait de l'hrdit ou p> le fait d'une atte9te antrieure4 ,mais1 en v]tu de la syn]gie qui exi/e entre t\s les organes1 le tr\ble fonctionnel ne re/e pas longtemps limit un organe ou un sy/me organique4 ,voyez le gr& neura/hnique3 il e/ la fois dyspeptique1 entralgique1 crbral1 mdullaire4 ,quel e/ l'organe qui1 *ez lui1 a t le premi] atte9t8 ,impossible de le dire1 aprs deux ou trois ans de maladie4 ,cep5dant une enqute bi5 conduite peut p]mettre s\v5t de recon/itu] son hi/oire pa?ologique1 de voir p> o la maladie a comm5c1 quel tait le po9t initial4 ,et c'e/ de la connaissance de ce po9t faible initial que driv]a1 en gr&e p>tie1 la ?rapeutique4 ,le mdec9 port]a la plup>t de ses ef=ts sur le po9t faible qu'il aura dc\v]t1 sans nglig]1 cep5dant1 les p]turbations secondaires attribuables la syn]gie des fonctions de t\t tre vivant4 ,il arrive mme1 qu& l'influ5ce morbide e/ peu int5se1 ou qu& les rs]ves sont bonnes1 que le tr\ble de la sant ne se traduit que p> un nombre trs limit de symptmes1 p>fois mme p> un seul4 ,a9si il y a des migra9eux qui n'ont que de la migra9e1 des malades qui n'ont1 comme manife/ation morbide que le symptme con/ipation1 d'autres qui n'ont que de la sciatique2 mais ces cas sont exceptionnels1 et1 en bonne cl9ique1 et surt\t p\r faire de la bonne ?rapeutique1 il faut1 presque de p>ti pris1 les lim9]1 et *]*] au del de la manife/ation monosymptomatique4 ,presque t\j\rs1 alors1 ou tr\v]a que la maladie n'e/ monosymptomatique qu'en app>5ce4 ,de mme que1 dans une compagnie de *em9s de f]1 une irrgul>it dans le s]vice1 m9ime en app>5ce1 dnonce1 si elle se r5\velle frquemm5t1 une mauvaise direction gnrale1 de mme1 en biologie1 il n'e/ pas d'indispositions insignifiantes1 si limites soi5t-elles tel ou tel organe4 ,l'app>ition d'une d\leur l'paule1 p> exemple1 qui p>at une affection bi5 locale1 e/ l'indice d'une p]turbation plus pr(onde qu'on ne le croit du sy/me n]veux c5tral4 ,n\s v5ons de prononc] un gr& mot1 et c'e/ t\te une doctr9e qui e/ cont5ue dans cette affirmation2 c'e/ que en effet c'e/ le sy/me n]veux c5tral qui notre avis e/ le gr& rs]voir de l'n]gie4 ,c'e/ p> lui que n\s vivons1 que n\s n\s m\vons1 et que n\s sommes4 ,c'e/ lui qui dirige le fonctionnem5t de t\s les organes1 de sorte que qu& il e/ p]turb1 il n'eng5dre pas seulem5t1 la nvrose1 la neura/hnie1 l'hy/rie1 l'irritation sp9ale1 la folie1 la nvropa?ie gnralise1 etc41 mais encore les tr\bles de circulation vaso-motrice des diffr5ts organes4 ,en d]nire analyse1 il e/ la clef de vote de la pa?ologie4 ,ses p]turbations se traduis5t p> les symptmes les plus v>is1 au po9t d'g>] presque fatalem5t le diagno/ic qu'on v\drait fond] sur eux seuls4 ,quelles que soi5t donc la =me1 la gravit1 l'app>5ce de la manife/ation morbide1 c'e/ t\j\rs le sy/me n]veux c5tral qu'il faudra tudi]1 c'e/ sur lui que devra port] le gr& ef=t ?rapeutique4 ,ce qu'il faut t\j\rs voir1 c'e/ l'ensemble du malade et surt\t la cause ou la srie de causes qui ont fait fl*ir mom5tanm5t son sy/me n]veux1 qui ont1 en d'autres t]mes1 dim9u sa valeur biologique4 ,or1 comme n\s l'avons dit1 ces causes sont multiples4 ,il en e/ qui app>ti5n5t t\s les ges1 mais d'autres qui app>ti5n5t plus spcialem5t un ge dt]m94 ,p\r mettre un peu d'ordre dans cette tude1 c'e/ d'aprs ce plan que n\s pass]ons en revue les pr9cipales de ces causes morbignes4 ,n\s les tudi]ons donc suivant l'ge de l'tre huma93 #a depuis le j\r de la naissance jusqu'au sevrage2 #b du sevrage la pub]t2 #c de la pub]t l'ge adulte2 #d p5dant l'ge adulte2 #e aux diffr5tes phases du dcl92 #f p5dant la vieillesse4 ,n\s introduirons1 en outre1 des subdivisions1 suivant que les influ5ces pa?ognes atteign5t plus spcialem5t3 #a le sy/me n]veux dige/if2 #b le sy/me n]veux musculaire2 #c le sy/me n]veux c5tral4 ,enf91 p\r *aque ge de la vie1 n\s m5tionn]ons les affections accid5telles qui port5t atte9te la fois t\s les sy/mes organiques3 n\s v\lons p>l] des maladies aigus 7r\geole1 sc>lat9e1 fivre typhode1 etc471 des intoxications 7syphilis1 intoxications alim5taires1 etc471 t\tes affections qui1 p> la brutalit de leurs assauts1 ont surt\t attir l'att5tion des g5s du monde et de beauc\p de mdec9s1 mais qui1 en ralit1 ne con/itu5t que la p>tie la mo9s importante de la pa?ologie1 surt\t au po9t de vue ?rapeutique4 ,la suite de ce travail dmontr]a1 j'espre1 que cette =mule n'e/ p>adoxale qu'en app>5ce#d4 ,note #d3 ,c]tes1 quelques-unes de ces influ5ces morbignes sont 9vitables et la prud5ce la plus vigilante n'en prs]ve pas l'tre vivant4 ,mais beauc\p s]ai5t vitables3 ce sont celles qui con/itu5t le doma9e de l'hygine1 de sorte que notre travail1 en mme temps qu'il dess9]a gr&s traits t\te la pa?ologie1 effleur]a =cm5t les problmes affr5ts l'hygine et a la ?rapeutique1 en d'autres t]mes1 la ge/ion du capital4 ,l'hygine publique e/ la ge/ion de la =tune de la communaut1 l'hygine prive e/ la ge/ion de la =tune de *acun1 con/itue ess5tiellem5t p> le capital initial1 et p> les intrts qu'il rapporte4 ,,*apitre ,,vi ,,de ,,la ,,naissance ,,au ,,sevrage 7,,pu,,riculture7 ,a9si donc1 suivant que le capital s]a =t ou faible et qu'il s]a bi5 ou mal gr1 l'tre vivant s]a sa9 ou malade1 donn]a ou ne donn]a pas son maximum de r5dem5t1 f\rnira ou ne f\rnira pas la c>rire qui lui tait orig9airem5t dvolue4 ,dans les premires annes de la vie1 la ge/ion du capital app>ti5t t\t entire aux p>5ts4 ,bi5 peu sav5t lev] leurs enfants2 et s'il e/ des connaissances qu'on devrait rp&re pr(usion dans t\s les milieux sociaux1 ce sont celles relatives la puriculture1 d'autant que les rgles en sont simples et peu nombreuses1 a9si que le dmontre le ,trait de ,puriculture du pr(esseur ,p9>d1 qui devrait tre entre les ma9s de t\tes les mres de famille4 ,ri5 de plus simple1 d'ailleurs1 que cette sci5ce de la puriculture4 ,surveill] le repos de l'enfant1 ne pas l'excit] t\t propos et hors de propos1 l'alim5t] intelligemm5t1 lui p>gn] t\te mdicam5tation meurtrire1 le prs]v] du froid et des *angem5ts brusques de temprature3 et c'e/ t\t4 ,si seulem5t on savait la manire d'conomis] les vies d'enfants1 on p\rrait le faire dans les milieux en app>5ce les plus dfectueux2 c'e/ a9si qu'au ,creusot1 grce aux incessants ef=ts de ,,mm4 ,s*neid]1 la mortalit des enfants au-dess\s d'un an n'e/ que de #aaj p4 #ajjj1 alors que1 dans le canton de ,vaud1 r5omm p\r l'excell5ce de ses conditions hyginiques1 elle atte9t #aee p4 #ajjj4 ,ce magnifique rsultat e/ d surt\t l'lvation des salaires1 qui p]met aux mres de se consacr] librem5t leur mission mat]nelle4 ,prs de #hj p4 #ajj des mres allait5t leurs enfants1 t\tes font de la puriculture avant la naissance4 7,rapport de ,m4 le pr(esseur ,p9>d1 l',acadmie de mdec9e1 #be juillet #aije47 ,il e/ bi5 vid5t que le capital initial ne suffit p\r entret5ir la vie que p5dant quelques j\rs2 il a beso9 d'tre sans cesse r5\vel et augm5t1 p\r p]mettre de faire des rs]ves1 de donn] l'individu les moy5s de vivre1 et1 plus t>d1 de transmettre la vie son t\r4 ,c'e/ l'alim5t qui p\rvoit ce beso9 incessant2 et p> alim5t n\s ent5dons non seulem5t ce qui entre dans le tube dige/if1 mais aussi l'air1 que les anci5s df9issai5t trs ju/em5t le pabulum vitae4 ,qu& l'alim5t p*e p> sa qualit1 p> sa quantit1 p> une rp>tition vicieuse1 la maladie ne t>de pas natre2 c'e/ l la cause ess5tielle de t\te la pa?ologie infantile4 ,et l'on ne saurait croire1 en vrit1 dans quelle mesure une mauvaise alim5tation du premi] ge ret5tit sur t\te la vie pa?ologique de l'individu4 ,quelques mdec9s le dis5t1 le cri5t mme1 mais c'e/ dans le ds]t2 la plup>t le ni5t1 ou pass5t indiffr5ts ct de cette vrit pr(onde4 ,quant aux g5s du monde1 ils en s\ponn5t pe9e l'importance4 ,la vrit e/ que1 qu& un enfant a t mal n\rri lo9 de sa famille1 qu& il revi5t de n\rrice avec un gros v5tre1 on peut affirm] que1 t\te sa vie1 il s]a un valtud9aire4 ,qu&1 p\r obir aux injonctions d'un cnacle de g5s incompt5ts1 ou qu&1 p\sse p> son mdec91 qui veut mettre l'abri sa responsabilit1 une mre cons5t ab&onn] les d\x devoirs de la mat]nit et confi] une n\rrice l'enfant qu'elle aurait d allait]1 qu& cette n\rrice en succd5t deux ou trois autres1 s\s des prtextes quelconques1 on doit t\t cra9dre p\r l'av5ir de l'enfant4 ,il s]a1 dans sa prime jeunesse1 un tre insupportable1 puis un coli] de quatrime ordre1 dans son adolesc5ce un rat1 incapable de pay] sa dette au pays2 t\te sa vie1 un malheureux4 ,ces considrations doiv5t tre prs5tes l'esprit du cl9ici5 qui1 se tr\vant en face d'un malade quelconque1 arriv un ge quelconque1 doit *]*] connatre ce que vaut ce malade4 ,on compr5d donc l'importance du problme de l'alim5tation dans la premire enfance4 ,en pr9cipe1 comme l'a bi5 dit ,m4 ,p9>d1 le lait de la mre app>ti5t l'enfant2 et si l'on veut faire quelque *ose qui soit puissamm5t efficace et fructueux1 il e/ ncessaire1 il e/ indisp5sable de faire t\t d'abord ce que dem&ait la ,conv5tion1 et ce qu'ont ralis ,,mm4 ,s*neid] au ,creusot1 il faut p]mettre la mre de donn] ce qu'elle possde4 7,rapport du pr(esseur ,p9>d l',acadmie1 juillet #aije47 ,mais si la mre ne peut absolum5t pas n\rrir1 il faut rec\rir immdiatem5t l'alim5tation artificielle1 soit avec le lait /rilis du comm]ce1--dont l'innocuit e/ quotidi5nem5t dmontre p> les rsultats obt5us1 la ,g\tte de lait de ,belleville1 au disp5saire trs habilem5t dirig p> ,m4 le ,dr ,v>iot1--soit encore avec le lait de va*e bi5 surveill1 fra*em5t et proprem5t trait1 sucr1 plus ou mo9s t5du d'eau1 puis /rilis dans la famille1 avec des app>eils ,sosclet1 ou mieux encore avec l'app>eil la ,tutlaire4 ,c'e/ ce d]ni] app>eil qui e/ utilis cette ,g\tte de lait de ,sa9t-,pol-sur-,m]1 qui p\rrait s]vir de modle t\tes les in/itutions du mme g5re1 cause de la simplicit de son organisation4 ,fonde1 en #aijb1 p> ,m4 ,georges ,vancauw5b]ghe1 maire de ,sa9t-,pol-sur-,m]1 l'aide d'un subside de tr5te mille francs mis sa disposition p> un autre philan?rope1 cette ,g\tte de lait a dj r5du d'importants s]vices3 elle a fait tomb] la maladie des enfants de #j #a an de #bhh p4 #ajjj 7c'tait le *iffre de mortalit infantile le plus lev de t\te la ,france7 #ea p4 #ajjj4 ,la consultation des n\rrissons a lieu t\s les diman*es mat91 dans un local mis la disposition de l',oeuvre p> la municipalit de ,sa9t-,pol-sur-,m]3 #abj enfants1 en moy5ne1 sont prs5ts t\s les diman*es4 ,les mres arriv5t p> sries1 et se runiss5t dans une gr&e salle *auffe o elles d%abill5t leurs enfants4 ,elles pntr5t successivem5t dans la salle de consultation4 ,*aque enfant e/ pes1 puis exam9 p> le mdec91 qui comp>e le poids actuel celui du diman*e prcd5t1 l'inscrit sur la fi*e individuelle du n\rrisson1 et fixe le rgime p\r la sema9e qui va comm5c]4 ,t\te mre reoit1 soit un important sec\rs en nature1 si l'enfant e/ n\rri au se91--c> on fait t\t ce qu'on peut p\r favoris] l'allaitem5t mat]nel1--soit des bib]ons de lait pa/euris1 si l'enfant e/ l'allaitem5t mixte ou artificiel4 ,le lait e/ di/ribu t\s les j\rs au local de l',oeuvre4 ,*aque enfant l'allaitem5t artificiel a un d\ble jeu de bib]ons et de pani]s1 qui lui sont p]sonnels4 ,en v5ant *]*] les bib]ons prescrits1 la mre remet ceux que l'enfant a vids la veille4 ,un seul homme suffit p\r assur] t\t le s]vice4 ,le lait e/ di/ribu gratuitem5t t\s les enfants indig5ts4 ,f\rni l',oeuvre son prix cotant1 il provi5t des tables du ,sanatorium de ,sa9t-,pol-sur-,m]1 o aucune va*e n'entre sans avoir t pralablem5t s\mise l'preuve de la tub]cul9e4 ,aussitt reu1 il e/ pa/euris suivant le procd ,c\tant3 c'e/--dire que1 dans le bib]on mme o la mre devra l'utilis] p\r son enfant1 le lait e/ port #ge1 puis les flacons sont brusquem5t refroidis p> imm]sion dans l'eau4 ,ce refroidissem5t brusque a t r5du possible p> la contexture mme du v]re des flacons4 ,le lait a9si trait a p]du t\s ses microbes pa?ognes1 et1 l'inv]se du lait /rilis #aaj1 a cons]v t\tes ses proprits dige/ives et nutritives4 ,aprs la pa/eurisation1 les bib]ons re/5t plongs dans des bacs remplis d'eau froide1 jusqu' la livraison aux mres4 ,la pa?ologie infantile e/ relativem5t simple4 ,faut-il donc1 comme on le propose de div]s cts1 faire faire t\s les tudiants en mdec9e un /age dans les hpitaux d'enfants1 p\r les initi] aux my/res de cette pa?ologie8 ,rem>quez que d'autres mdec9s dem&5t un /age spcial p\r l'tude des maladies vnri5nes et cutanes2 d'autres encore un /age p\r l'tude des maladies n]veuses1 sans p>l] de ceux qui v\drai5t un /age p\r les maladie des yeux1 des organes gnito-ur9aires4 ,p\rquoi pas un /age1 aussi1 p\r celles des oreilles et du nez8 et1 ce compte1 combi5 de temps dur]ai5t les tudes mdicales8 ,t\s ces /ages successifs s]ai5t excell5ts s'ils tai5t praticables2 mais ils aurai5t p\r effet de re/re9dre plus que de raison le nombre des futurs mdec9s1 et de remplac] la pl?ore mdicale actuelle p> une anmie encore plus regrettable4 ,non1 ce qu'il faut appr5dre l'tudiant1 c'e/ qu'il lui re/e beauc\p appr5dre1 c'e/ que t\te sa vie de pratici5 ne s]a pas trop longue p\r savoir lire dans le gr& livre de la nature4 ,mais il n\s semble que1 p\r ce qui conc]ne en p>ticuli] la pa?ologie des enfants1 un peu de bon s5s1 beauc\p de prud5ce1 pas de mdicam5ts1 de la pati5ce1 suffis5t p\r faire de bonne ?rapeutique infantile1 qu&1 p> ailleurs1 on connat les lois gnrales de la pa?ologie4 ,sans tre spciali/e p\r les maladies d'enfants1 je me rappelle avoir t appel en consultation1 en prov9ce1 p\r un enfant de six mois soign p> deux di/+us confrres4 ,il avait1 depuis c9q j\rs1 une entrite aigu avec fivre1 amaigrissem5t rapide4 ,p5dant les trois qu>ts d'heure que dura mon enqute1 je vis cet enfant pass] successivem5t des bras de sa mre dans ceux de la n\rrice s*e1 puis dans ceux d'une tante affole1 le t\t p\r calm] les faibles cris qu'il avait encore la =ce de p\ss]4 ,j'appris que ce mange durait depuis deux j\rs1 que l'enfant avait pris du calomel1 trois fois de gr&s lavages inte/9aux1 et qu'on l'alim5tait t\tes les heures1 gr&'pe9e1 avec du lait /rilis6 ,je proposai simplem5t de mettre cet enfant dans son b]ceau et de l'y laiss]1 de lui appliqu] sur le v5tre un l>ge cataplasme1 de le laiss] la dite absolue p5dant quatre heures puis de lui donn] de l'eau pane1 et de le laiss] dormir si le sommeil p\vait v5ir4 ,le l5dema91 la fivre avait cess1 l'enfant avait dormi2 j'autorisai alors1 t\tes les heures1 le lait naturel1 crm et c\p avec p>ties gales d'eau de riz2 je conseillai de ne pas trop drang] l'enfant1 de ne plus explor] son v5tre4 ,le surl5dema91 il pr5ait du lait crm pur1 et j'appris qu'il avait retr\v sa gat4 ,un sommeil prolong mit f9 la grave al]te1 et aussi la maladie1 qui avait failli r5dre ,je pauvre enfant victime de so9s trop empresss4 ,dans d'autres cas d'entrite *olri=me1 le gr& secret de la ?rapeutique consi/e savoir r*auff] les enfants1 t\t en les t5ant la dite absolue p5dant six ou d\ze heures1 puis au rgime avec re/riction des liquides p5dant deux ou trois j\rs4 ,av\ons cep5dant que1 p>fois1 les problmes de pa?ologie infantile sont trs difficiles rs\dre4 ,j'ai p>l plus haut de cet enfant qui ne supportait aucun lait de femme1 pris en n'importe quelle quantit4 ,d'autres fois1 les enfants s'empoisonn5t avec le lait mme de leur mre4 ,c'e/1 t\t simplem5t1 p>ce qu'ils en pr5n5t trop la fois2 mais il faut quelquefois *]*] longtemps p\r tr\v] cette cause si simple4 ,on ne se figure pas le nombre d'enfants qui ont des indige/ions *roniques1 p>ce qu'ils ne sont pas rationns1 surt\t qu& ils sont n\rris p> de plantureuses m]c5aires qu'on ne sait comm5t tonifi]1 dans la p5se de donn] plus de =ces au prcieux rejeton4 ,dans c]ta9s cas1 mme1 le diagno/ic des maladies des enfants e/ tellem5t difficile que les spciali/es se dcl>5t incompt5ts4 ,que d'erreurs de diagno/ic commises propos des mn+ites6 ,et comm5t aussi int]prt] le cas suivant8 ,sans cause connue1 un enfant d'un an1 bi5 lev au se9 mat]nel1 pr\ve un malaise insolite1 devi5t grognon1 refuse de pr5dre le se91 a de la fivre4 ,les j\rs suivants1 la fivre augm5te1 une pleur inquitante s't5d sur la face1 un amaigrissem5t rapide proccupe ju/e titre t\t l'ent\rage2 puis1 au b\t de quelques j\rs1 sans qu'on ait ri5 fait que de laiss] l'enfant bi5 tranquille1 l'apptit revi5t peu peu1 la fivre dim9ue1 et t\t r5tre dans l'ordre4 ,div]s confrres appels en consultation n'ont pas pu tiquet] cette maladie1 ni se prononc] sur son issue2 mais1 t\s ayant eu le bon esprit de ne pas aggrav] la situation p> une mdication intempe/ive1 t\t s'e/ t]m9 p\r le mieux1 et l'enfant a g>d son secret4 ,la faute de ces insuffisances et de ces erreurs de diagno/ic n'e/ pas aux mdec9s1 mais aux difficults des problmes cl9iques4 ,en les dnonant1 n\s ne v\lons nullem5t dnonc] la faillite de la sci5ce3 bi5 au contraire1 ce que n\s v\lons dire1 c'e/ qu'en ?rapeutique infantile il faut avant t\t de la sagacit1 et que1 dans c]ta9s cas1 il faut que le mdec9 sa*e reconnatre son incompt5ce4 ,dans d'autres cas1 d'ailleurs1 la sci5ce pr5d une revan*e clatante1 et c'e/ alors que le mdec9 e/ en droit de se flicit] d'avoir fait de bonnes tudes de pa?ologie gnrale4 ,voyez1 p> exemple1 cet enfant n t]me1 et qui vi5t bi5 p5dant les six premires sema9es2 puis voici que1 t\t en cont9uant pr5dre ardemm5t le se91 sans avoir ni di>rhe1 ni vomissem5ts1 son poids cesse d'augm5t]2 il dim9ue de #bjj1 de #cjj grammes en quelques j\rs4 ,qu'e/-ce dire8 ,mais c'e/ que l'enfant e/ un hrd-syphilitique4 ,le traitem5t m]curiel1 s\s =me de liqueur de ,van ,swiet51 de frictions m]curielles1 ou mieux encore d'injections de sublim la dose de #c #e milligrammes p> j\r1 fait m]veille et rtablit entirem5t cet enfant4 ,n\s avons dit plus haut combi5 s\v5t la mn+ite1 qu'on croit tub]culeuse1 et qui survi5t de deux c9q ans1 e/ d'orig9e syphilitique4 ,dj en #ahgb1 qu& n\s faisions nos tudes ,montpelli]1 le regrett pr(esseur ,fonsagrives n\s disait qu'il avait sauv beauc\p d'enfants1 atte9ts de mn+ite tub]culeuse1 en leur donnant de l'iodure de potassium4 ,c'e/1 sans d\te1 qu'il s'agissait de mn+ites syphilitiques4 ,mais p\r =mul] un diagno/ic de mn+ite syphilitique1 p\r dpi/] l'hrd-syphilis1 soit p> l'exam5 de l'enfant1 soit p> une enqute sur les p>5ts1 ne faut-il pas que le mdec9 ait beauc\p travaill1 beauc\p vu et beauc\p ret5u8 ,son rle n'e/ donc pas inutile1 et si1 le plus s\v5t1 il doit se cont5t] de faire de l'expectation arme1 il peut1 dans beauc\p de cas1 r5dre aux enfants malades des s]vices inapprciables4 ,que dire d'un ba9 *aud donn1 en temps utile1 un enfant atte9t de pneumonie2 de l'imm]sion alt]native dans l'eau *aude et dans l'eau froide d'un enfant n\veau-n atte9t de conge/ion pulmonaire1 s9on que1 dans c]ta9es circon/ances1 le mdec9 opre a9si de vritables rsurrections8 ,encore une fois1 n\s ne v\lons ni rabaiss] le rle social du mdec91 bi5 au contraire1 ni introduire dans l'esprit des jeunes confrres un scepticisme infcond3 ce que n\s v\lons1 c'e/ leur dire qu'il ne faut pas se spcialis] dans l'tude de la pa?ologie infantile1 et que1 p\r bi5 soign] un enfant1 il faut savoir beauc\p1 mais surt\t qu'il faut s\v5t savoir s'ab/5ir4 ,en rsum1 la pa?ologie de l'enfance1 t\t en tant complique1 comme t\t ce qui t\*e au problme de la vie1 n\s semble tre relativem5t simple1 l'enfant n'tant1 p\r a9si dire1 qu'un tube dige/if p]c aux deux b\ts4 ,plus n\s allons voir l'tre huma9 avanc] dans sa c>rire1 plus vont dev5ir nombreux et compliqus les problmes de la vie4 ,le sy/me n]veux ne va pas t>d] entr] en scne1 les mille et une conditions dfavorables qu'impose l'homme le milieu cosmique vont imprim] son capital biologique des dp5ses qu'on ne peut c]ta9em5t pas valu] ma?matiquem5t1 mais qui se traduiront p> une dim9ution de sa valeur4 ,la vie ne va tre de plus en plus qu'une srie d'oscillations1 de luttes entre la t5dance p]svr] dans l'tre et les causes de de/ruction de l'tre vivant2 bref1 un tat d'quilibre in/able1 la sant n'tant qu'un bel accid5t passag]4 ,,*apitre ,,vii ,,du ,,sevrage ,a ,,la ,,pub]t ,il e/ logique d'introduire une subdivision dans ce *apitre1 et d'tudi] d'abord l'enfant de deux sept ans1 d'autant que1 cette priode de la vie1 il n'y a pas t5ir compte de la diffr5ce des sexes4 ,i ,p5dant cette priode1 la nutrition a son activit maximum1 l'enfant amliore son capital1 accumule les rs]ves2 mais il faut bi5 savoir qu'il a aussi des dp5ses colossales4 ,combi5 d'influx n]veux doit tre dp5s p\r faire connaissance avec le monde extrieur1 p\r appr5dre le s5s des mots1 la notion des di/ances1 etc46 ,on e/ effray en p5sant au travail crbral que suppos5t ces acquisitions4 ,de l ce gr& pr9cipe1 qu'il faut vit] l'enfant t\te fuite n]veuse inutile4 ,il faut presque se born] le faire boire1 mang]1 dormir2 mang]1 dormir et boire4 ,il faut avant t\t1 que l'enfant de cet ge dorme beauc\p4 ,en aucun cas1 on ne devrait le rveill]4 ,p\r dmontr] combi5 peu d'enfants ont leur dose optima de sommeil1 pr5ez au has>d un enfant de c9q ans1 laissez-le1 un premi] j\r1 dormir volont2 il s'octroi]a d\ze heures de sommeil4 ,le l5dema91 il se rveill]a aprs onze heures1 le surl5dema9 et les j\rs suivants aprs dix heures4 ,c'e/ donc que1 au mom5t prcis o l'expri5ce a comm5c1 il avait un arrir de beso9 de sommeil4 ,quant au problme de l'alim5tation1 il e/ relativem5t simple1 et l'expri5ce des mres de famille rpond la plup>t des indications4 ,l'enfant doit mang] quatre fois p> j\r2 mais1 en gnral1 il mange trop vite4 ,les p>5ts devrai5t1 p\r leur usage p]sonnel et p\r le bi5 de leurs enfants1 se rappel] qu'il exi/e des gl&es salivaires scrtant1 *ez l'homme adulte1 #a #ejj grammes de salive p> j\r1 et que1 si une bonne dige/ion comm5ce dans la cuis9e1 elle se cont9ue dans la b\*e4 ,en ralit1 cet ge de la vie e/ celui o il y a le mo9s d'influ5ces nocives2 et un peu de surveillance suffit p\r que l'enfant se porte bi54 ,les maladies accid5telles elles-mmes volu5t1 en gnral1 d'une faon bnigne1 qu& elles ne sont pas tr\bles p> une ?rapeutique inc5diaire4 ,de l la faible mortalit affr5te l'ge que n\s tudions1 dnonce p> les tables qui s]v5t de base aux calculs des ,compagnies d'assurances sur la vie4 ,qu& l'enfant subit un *oc accid5tel quelconque1 sc>lat9e1 r\geole1 ang9e1 il se rtablit avec une rapidit contra/ant avec la l5teur de la convalesc5ce *ez l'adulte1 et encore bi5 plus *ez le vieill>d4 ,voyez1 p> exemple1 une ang9e h]ptique6 ,elle occasionne *ez l'enfant de tumultueux symptmes3 de la fivre1 du dlire2 mais1 au b\t de quatre j\rs1 t\t r5tre dans l'ordre1 et1 quatre j\rs aprs1 l'enfant p>at aussi bi5 portant qu'avant4 ,*ez l'adulte1 au contraire1 le mme nombre de po9ts d'h]ps sur la gorge provoque un tat maladif mo9s tumultueux1 mais qui se t]m9e p> une convalesc5ce de qu9ze j\rs un mois1 p5dant laquelle il a beso9 de so9s1 ou t\t au mo9s d'un repos1 qui ne sont nullem5t ncessaires l'enfant convalesc5t1 d\ de plus d'la/icit4 ,a p>tir de sept ans s'esquisse1 *ez c]ta9s enfants1 une diffr5ciation qui ira s'accusant d'anne en anne4 ,un oeil att5tif va p]cevoir si l'enfant app>ti5t au type musculaire ou au type crbral4 ,le musculaire e/ cet enfant actif1 aimant j\]1 turbul5t1 ne p>v5ant pas fix] son int5tion p\r un qu>t d'heure de suite1 n'ayant1 p> consqu5t1 aucun gt p\r l'tude telle qu'elle lui e/ impose4 ,le crbral e/ l'enfant rfl*i1 n'aimant pas les jeux bruyants1 et dont l'esprit e/ en avance notable sur celui des enfants de son ge4 ,a *acun de ces deux enfants convi5drait une ducation diffr5te2 malheureusem5t1 les ncessits sociales les s\mett5t1 l'un et l'autre1 la mme discipl9e pdagogique1--bi5 comprise1 il faut l'av\]1 p\r les individus moy5s4 ,mais si1 p\r ces enfants moy5s1 le sy/me pdagogique actuellem5t en vigueur s'appro*e autant que possible de la p]fection1 il faut bi5 dire qu'il convi5t mo9s aux types extrmes que n\s v5ons de m5tionn]4 ,le petit musculaire1 condamn de longues heures d'tude1 s'agite1 s'inquite1 devi5t de plus en plus dissip1 et ne t>de pas entr] dans la catgorie des enfants dits p>esseux4 ,sa sant physique peut ne pas s\ffrir outre mesure du rgime compressif auquel il e/ s\mis2 il gr&it1 se porte bi5 en app>5ce2 mais son c]veau e/1 p\r a9si dire1 fauss1 et ne donn]a qu'un r5dem5t infrieur4 ,*ez le petit crbral1 au contraire1 l'ducation moy5ne peut am5] des tr\bles de la sant physique3 les rcrations bruyantes et agites1 imposes aprs les repas1 les longues prom5ades hebdomadaires1 l'insuffisance du sommeil1 une alim5tation mal adapte son tube dige/if1 trs vulnrable le plus s\v5t1 le fatigu5t la longue2 et1 d'un enfant qui aurait pu donn] les plus belles esprances1 la pdagogie (ficielle fait un tre mal+re1 n]veux1 t]reurs nocturnes1 en un mot un malade4 ,faut-il donc prconis] l'ducation individuelle8 ,oui1 dans les cas extrmes et dans des circon/ances exceptionnelles4 ,une autre classe d'enfants *ez lesquels l'ducation collective et le surm5age crbral impos p> nos programmes amn5t les plus f*euses consqu5ces1 p\r le prs5t et p\r l'av5ir1 c'e/ celle des enfants que l'hrdit n'a pas prp>s au travail crbral4 ,tels ces fils de cultivateurs qui ont une longue hrdit t]ri5ne1 et que leur intellig5ce htive semble dsign] comme p>ticulirem5t aptes aux tudes suprieures4 ,ce sont1 quelquefois1 de trs brillants lves2 ils arriv5t aux coles suprieures3 mais ils y arriv5t malades1 et s]ont malades t\te leur vie4 ,de l'ge de sept ans celui de la pub]t1 les maladies accid5telles sont presque 9vitables1 cause de la promiscuit des enfants dans les coles2 mais elles sont1 en gnral1 de peu de gravit4 ,ce ne sont pas elles qui dim9u5t s5siblem5t le capital biologique individuel4 ,les fautes commises contre l'hygine alim5taire sont d'une bi5 plus gr&e importance4 ,combi5 on voit1 notamm5t1 de maladies aigus qui ressembl5t plus ou mo9s la fivre typhode1 et qui sont dues des indige/ions6 ,en gnral1 l'hygine alim5taire de l'enfant n'e/ pas assez surveille4 ,les enfants mang5t trop vite1 comme n\s l'avons dit plus haut2 et1 trs s\v5t1 ils mang5t trop1 prcism5t p>ce qu'ils mang5t trop vite1 la s5sation de faim n'tant pas calme p> l'introduction brusque1 dans l'e/omac1 d'une masse alim5taire mal labore4 ,d'autre "p1 de trop nombreux p>5ts1 oubliant que ce n'e/ pas ce qu'on mange qui pr(ite1 mais ce qu'on assimile1 se figur5t qu'il faut que l'enfant mange beauc\p p\r se donn] des =ces2 et ce prjug amne *ez l'enfant des intoxications *roniques qui ret5tiss5t sur son sy/me n]veux1 sur sa croissance1 jusqu'au mom5t o l'e/omac surm5 comm5ce prote/]4 ,a p>tir de ce mom5t1 le c]cle vicieux e/ tabli1 et1 si un rgime alim5taire bi5 compris n'e/ pas in/itu1 l'enfant devi5t un malade1 et re/]a malade indf9im5t4 ,c'e/ ce que ,m4 le ,dr ,laumoni] a trs bi5 expos dans un article du ,correspondant mdical de #aije3 ,voici des enfants qui sont1 en app>5ce1 bi5 portants2 ils mang5t beauc\p1 sont gros et gras1 et bi5 que leur sommeil ne soit pas t\j\rs aussi calme qu'il faudrait1 p\rtant on ne peut1 premire vue1 les accus] d'aucun tr\ble vid5t4 ,cep5dant1 c]ta9s soirs pr9cipalem5t1 ils se montr5t tantt plus n]vs que d'habitude1 tantt plus abattus au contraire1 et si1 ce mom5t1 on pr5d leur temprature rectale1 on con/ate #ch ,c1 #che1 p>fois mme #ci et au del4 ,cet accs fbrile e/ d'ailleurs passag]2 le l5dema91 il n'y p>at plus4 ,on ne lui attribue gnralem5t aucune importance1 et les p>5ts se g>d5t bi51 p\r si peu de *ose1 de faire appel] le mdec92 ils ont tort1 c> cette fivre dige/ive e/ le symptme de tr\bles fonctionnels d'assez gr&e importance1 et qu'il e/ en consqu5ce ncessaire de soign] ds le db4 ,ces enfants1 en effet1 ne re/5t pas t\j\rs gras et de belle app>5ce3 peu peu leur apptit1 qui faisait l'admiration de leurs p>5ts1 fl*it2 et aussitt l'embonpo9t et les belles c\leurs disp>aiss5t4 ,ils f9iss5t a9si p> se trans=m] en enfants *tifs1 maigres1 ples1 ayant mauvaise hale9e1 prs5tant des alt]natives de con/ipation et de di>rhe1 s\ffrant p>fois de d\leurs /omacales vives2 en un mot ce sont ma9t5ant de vritables dyspeptiques4 ,or1 cette dyspepsie n'e/ que l'ab\tissant fonctionnel extrme1 p\r a9si dire1 de tr\bles longtemps exi/ants et dont les accs lg]s de fivre dige/ive ont t l'un des premi]s et des plus c>actri/iques symptmes4 ,il suffit1 p\r s'en conva9cre1 de suivre avec quelque att5tion l'volution progressive des phnomnes4 ,trs s\v5t1 les enfants qui manife/5t ces accs fbriles ont t1 p5dant leur premire enfance1 mal n\rris1 s9on comme qualit du lait1 au mo9s comme quantit2 en d'autres t]mes1 leur ration a t trop copieuse4 ,puis1 aprs le sevrage1 ils ont t mis rapidem5t la n\rriture commune de la famille2 ils ont mang de t\t1 et trop2 p>fois aussi on leur a laiss pr5dre l'habitude de boire du v91 du caf4 ,peu peu1 a9si1 ils sont dev5us polyphages et polydipsiques4 ,c'e/ une grosse erreur de croire que l'enfant1--pas plus que l'homme1 du re/e--ne mange qu' sa faim2 t\j\rs1 ou presque t\j\rs1 ce po9t de vue1 la limite e/ dpasse4 ,la quantit d'alim5ts +rs e/ beauc\p plus une affaire d'habitude que de beso9 rel1 comme le pr\v5t manife/em5t les rsultats du traitem5t impos ces petits malades4 ,quoi qu'il en soit1 le fait e/ qu'ils mang5t trop1 dpass5t a9si les limites du p\voir dige/if de l'e/omac1 dans lequel les alim5ts1 tant insuffisamm5t labors p> les scrtions dige/ives1 /agn5t et donn5t lieu des f]m5tations anormales4 ,d'o1 d'une "p1 l'insuffisance et l'puisem5t des gl&es ga/riques1 la dilatation et l'atonie /omacales1 et1 d'autre "p1 la production des sub/ances toxiques qui1 rsorbes1 entran5t l'auto-intoxication et l'lvation !rmique qui en e/ la consqu5ce4 ,notons d'ailleurs1--et c'e/ l un po9t ess5tiel1--que la fivre dige/ive peut se produire et se produit ord9airem5t avant que l'puisem5t gl&ulaire et l'atonie ou l'ectasie ga/riques soi5t compltem5t raliss2 elle coexi/e plutt la phase de polyphagie et con/itue un signe prodromique1 av]tissant que la limite dige/ive e/ dpasse1 que l'e/omac comm5ce se fatigu]1 que l'auto-intoxication d'orig9e dige/ive e/ dj manife/e4 ,il e/ inutile d'insi/] ici sur les signes physiques div]s de cet tat1 gros v5tre1 clapotage ou ectasie ga/rique1 gros foie444 etc41 ils sont bi5 connus et faciles mettre en vid5ce2 d'autres signes1 plus inc]ta9s1 dyspne1 t]reurs nocturnes1 manife/ations cutanes1 peuv5t exi/] aussi1 qui complt5t la signification des premi]s4 ,passons donc et arrivons au traitem5t4 ,la premire indication e/ de rduire la ration alim5taire ce qui e/ /rictem5t ncessaire l'enfant1 suivant l'ge1 le sexe1 le poids1 la taille1 et de compos] cette ration d'alim5ts faciles digr]1 f\rnissant le m9imum de f]m5tation1 tels que lait1 oeufs1 pa9 grill1 vi&e crue1 pure de lgumes4 ,sans en arriv] au rgime sec1 qui a beauc\p d'inconvni5ts1 on rduira cep5dant le plus possible la quantit de la boisson1 con/itue p> de l'eau pure de bonne qualit ou des tisanes *audes4 ,enf91 en outre des mesures hyginiques gnrales1 on assur]a la lib]t du v5tre p> des habitudes rgulires ou l'aide de quelques lavem5ts tides1 mais sans en abus]4 ,,de ,,la ,,pub]t ,a ,l',,age ,,adulte ,i4--,,*ez ,,la ,,fille ,*ez la petite fille1 l'app>ition des rgles con/itue un mom5t sol5nel dans l'exi/5ce4 ,la plup>t des mres de famille le sav5t1 s'en inquit5t1 mais ne connaiss5t pas les prcautions pr5dre4 ,ces prcautions consi/5t supprim] plus que jamais les fuites n]veuses4 ,a9si1 il convi5t alors de dim9u] le travail crbral1 le travail musculaire1 d'vit] l'enfant les motions1 de la mettre l'abri de t\tes les influ5ces qui1 p> action rflexe1 ret5tiss5t sur son sy/me n]veux 7indige/ions1 c\ps de froid74 ,p5dant les premires priodes m5/ruelles1 le repos presque absolu au lit s'impos]ait1 si les rgles tai5t d\l\reuses ou trop abondantes2 et un repos relatif s'impose mme qu& elles sont correctes4 ,ce qu'il faut bi5 savoir1 c'e/ que l'anmie qui accompagne1 en gnral1 cette priode de la vie n'e/ ju/iciable ni du f]1 ni du qu9qu9a1 ni de la suralim5tation2 ce qu'il faut p\r la combattre1 ce sont les prcautions cites plus haut1 et1 p> int]valles1 quelques injections de cacodylate de s\de1 ou mieux1 de cacodylate de magnsie4 ,c'e/ l un des r>es mdicam5ts capables de r5dre des s]vices1 la condition =melle qu'il ne soit pris ni p> l'e/omac ni p> l'inte/94 ,une fois la m5/ruation tablie1 il ne faut pas s'inquit] outre mesure si1 p5dant les premires annes1 les rgles ne vi5n5t pas poques fixes1 et il faut se dcl>] satisfait si elles ne sont ni d\l\reuses1 ni trop abondantes4 ,plus t>d1 v]s l'ge de dix-huit ans1 il e/ frqu5t de voir la sant des jeunes filles subir un assaut considrable1 qui se traduit p> de la *loro-anmie1 avec tat n]veux1 suppression des rgles1 tr\bles dyspeptiques1 con/ipation1 etc4 ,les causes en sont multiples4 ,*ez la jeune ouvrire1 c'e/1 le plus s\v5t1 le surm5age physique1 la vie anti-hyginique des ateli]s1 l'accumulation des privations4 ,dans d'autre milieux1 c'e/ le fait du surm5age intellectuel p\r l'obt5tion des brevets4 ,mais1 plus s\v5t encore1 ce sont les causes morales qui port5t atte9te au sy/me n]veux4 ,c'e/ une vocation contr>ie1 une suite cont9ue de petits mal5t5dus avec la famille1 avec la mre en p>ticuli]4 ,la mre1 ne se dcidant pas s'ap]cevoir que sa fille gr&it1 cont9ue v\loir ex]c] sur elle une autorit despotique1 contre laquelle l'enfant se cabre en va9 p5dant de long mois1 et dont elle s\ffre de j\r en j\r davantage4 ,dans d'autres cas1 enf91 c'e/ une passion contr>ie1 un m>iage dsir qui se tr\ve r5du impossible p> la volont intransigeante des p>5ts1 ou p> des circon/ances indp5dantes de t\te volont ou mme c'e/ un vague et obscur beso9 du m>iage3 p\r suivre1 en somme1 les lois de la nature1 et donn] satisfaction cette sorte d'in/9ct de la mat]nit qui se r5contre *ez la femme depuis son plus jeune ge1 et se traduit1 dans la premire enfance1 p> le beso9 de la p\pe4 ,quelle que soit la cause1 le mal se prp>e s\rdem5t2 puis1 un j\r1 la maladie clate1 s\v5t la suite d'une affection aigu qui contribue faire tomb] brusquem5t la =ce de rsi/ance du sy/me n]veux4 ,si v>is que soi5t les symptmes p> lesquels le mal se traduit1 la ?rapeutique doit tre la mme4 ,elle consi/e ne pas aggrav] la maladie p> une mdicam5tation intempe/ive2 ce ne sont ni les pilules de f]1 ni le drap m\ill1 ni la d\*e froide qui p\rront faire du bi5 une jeune fille a9si atte9te1 ni mme la suralim5tation1 malgr l'anmie vid5te4 ,non3 ce qu'il faut1 c'e/ *]*] la cause de la maladie1 et la supprim] ou l'amo9drir autant que possible4 ,qu& c'e/ le surm5age physique1 le repos absolu s'impose1 et la jeune malade arrive trs vite la gurison4 ,qu& le surm5age physique n'e/ pas la seule cause invoqu]1 ri5 n'e/ plus difficile que de dos] le repos et l'ex]cice4 ,le plus s\v5t1 le repos relatif e/ de rigueur4 ,dans d'autres cas1 au contraire1 *ez les musculaires en p>ticuli]1 un ex]cice modr1 et mme p\ss assez lo91 peut produire d'excell5ts effets4 ,le mdec91 appel se prononc] sur l'opportunit de ce moy5 ?rapeutique1 bas]a son jugem5t sur les rsultats de l'enqute qu'il f]a au sujet du pass de la malade1 et il aura le droit de procd] p> ttonnem5ts4 ,j'aj\t]ai que1 dans les cas graves o le repos absolu s'impose d'abord1 ri5 n'e/ plus difficile que de dos] l'ex]cice ds que la malade e/ capable de le support]1 mais le pr9cipe e/ de re/] en de de ce que la malade peut donn]4 ,qu& la maladie de la jeune fille e/ due au milieu familial1 le remde ess5tiel e/ de le lui faire quitt]4 ,malheureusem5t1 on att5d s\v5t trop longtemps p\r pr5dre ce p>ti radical2 on att5d que la vie soit dev5ue impossible1 que la jeune fille ait p]du le sommeil1 les =ces1 l'apptit1 et soit dans un tat d'excitation inquitant4 ,on l'isole alors dans une maison de sant ou d'hydro?rapie1 o on lui impose le plus s\v5t1 notre avis1 une sque/ration trop radicale4 ,c> la priv] de t\te visite1 de t\te correspondance1 la s\mettre une discipl9e d'une svrit exagre1 n\s semble vraim5t excessif4 ,l'enfant se rvolte1 et ne tire de la cure d'isolem5t qu'un bnfice relativem5t re/re9t4 ,elle pr5d sur elle p\r simul] la gurison1 et p\r *app] la tutelle des mdec9s2 elle sort avec les app>5ces de la sant2 mais elle n'e/ pas gurie1 et1 comme elle retombe dans le milieu familial ho/ile1 la maladie ne t>de pas r5atre de ses c5dres1 jusqu'au j\r o une circon/ance quelconque amne enf9 un *angem5t de vie radical1 qui la gurit4 ,le mieux ne s]ait-il pas1 qu& c'e/ possible1 d'loign] l'enfant1 de temps autre1 du milieu familial1 ds qu'on s'ap]oit que c'e/ lui qui e/ l'ennemi1 en la confiant soit une p>5te intellig5te1 soit mme une g>de bi5 *oisie1 jusqu'au mom5t o on tr\v]a la m>i]1 *ose qu'il ne faudra faire qu'aprs mre rflexion1 mais qui1 dans bi5 des cas1 e/ le remde p> excell5ce8 ,p5dant les abs5ces de la jeune fille1 l'tat n]veux du milieu familial lui-mme se calme1 ce qui r5d la vie commune acceptable p> int]mitt5ces4 ,lo9 de n\s1 cep5dant1 l'ide de port] atte9te l'esprit de famille en proposant p>eille mesure2 n\s ne la considrons que comme exceptionnelle et comme un pis-all]1 prfrable s\v5t la maison de sant1 et1 en df9itive1 mo9s onreuse4 ,*ez les g5s peu =tuns1 on n'a pas la ress\rce de la sp>ation1 mme mom5tane4 ,heureusem5t1 *ez eux1 les contacts entre p>5ts et enfants ne sont pas incessants4 ,la jeune fille a t\j\rs une c]ta9e indp5dance2 elle n'e/ pas s\mise une tyrannie de t\s les in/ants4 ,en outre1 son sy/me n]veux e/ mo9s vulnrable1 de sorte que l'influ5ce nfa/e du milieu familial e/ r>em5t une cause de maladie4 ,n\s connaissons cep5dant de jeunes ouvrires dont la sant a f9i p> sombr]1 du fait du milieu dans lequel elles tai5t condamnes vivre3 pre alcoolique1 qui les battait au ret\r de l'ateli]1 mre ou belle-mre ac>itre1 frre dbau*1 etc4 ,la pauvre victime rsi/e tant qu'elle peut1 jusqu'au j\r o elle quitte avec clat la maison pat]nelle1 mo9s que1 victime rsigne1 elle ne voie peu peu s'effrit] son capital n]veux4 ,elle devi5t a9si une proie t\te dsigne p\r la tub]culose1 qui met f9 ses misres2 s\v5t aussi sa d*ance se traduit p> l'app>ition de la folie1 et l'asile d'alins lui ouvre ses portes4 ,d'autres fois1 avons-n\s dit1 c'e/ une vocation contr>ie qui met la jeune fille en tat de maladie4 ,il n'y a pas se le dissimul]1 quelle que soit l'op9ion que l'on puisse avoir sur la lgitimit des vocations religieuses1 lorsqu'une vocation e/ s9cre1 t\tes les entraves qu'on lui apport]a ne s]viront de ri54 ,la jeune fille s\ffrira1 devi5dra de plus en plus malade1 et =ce s]a un j\r de cd]4 ,n\s avons suivi plusieurs de ces drames intimes et ignors1 qui tortur5t mme les familles *rti5nes2 et le rsultat f9al a t\j\rs t le mme3 la jeune fille a retr\v la sant ds qu'elle a eu ga9 de cause4 ,exemple4 ,une jeune fille de v+t-deux ans luttait respectueusem5t1 depuis trois ans1 contre sa famille1 p\r obt5ir l'autorisation d'entr] au ,c>mel4 ,elle en tait arrive un degr avanc de maladie1 re/ant des huit et qu9ze j\rs sans g>de-robe1 malgr l'hygine inte/9ale la plus soigne1 ne p\vant plus lire ni support] une conv]sation2 elle maigrissait vue d'oeil1 et ne p\vait plus quitt] son lit1 tant les =ces physiques tai5t dim9ues4 ,gravem5t proccup de l'issue de cette maladie1 dont je connaissais la cause1 je crus remplir mon rle de mdec9 en m'in/ituant l'avocat de la malade4 ,or1 ds qu'elle eut obt5u l'autorisation sollicite depuis si longtemps1--et que1 p> p>5?se1 elle avait cess de dem&] depuis un an1 p\r ne pas tortur] sa famille1--n\s vmes la sant rev5ir avec une rapidit prodigieuse4 ,t\s les organes inhibs se remir5t fonctionn]1 et1 un mois aprs1 la jeune fille entrait au ,c>mel4 ,quelle ne fut pas notre /upfaction d'appr5dre que1 le troisime j\r1 elle lavait les escali]s gr&e eau1 ple9e d'n]gie et de bonne humeur6 ,quelque respectueux que l'on doive tre de l'autorit des p>5ts1 il faut que cette autorit sa*e s'effac] devant la volont f]me1 rfl*ie1 bi5 arrte d'une jeune fille2 la ju/ice le dem&e1 et aj\tons que l'intrt l'exige4 ,les mmes considrations s'appliqu5t au cas o une jeune fille veut1 env]s et contre t\s1 p\s] le jeune homme de son *oix4 ,c]tes1 neuf fois sur dix1 elle f]ait mieux de suivre l'avis de ses p>5ts1 qui ont l'expri5ce de la vie4 ,mais l'expri5ce e/ semblable un habit fait sur mesure1 et qui ne va bi5 qu' celui p\r lequel il e/ fait4 ,aussi1 lorsque1 malgr les sages raisonnem5ts1 la jeune fille s'ob/9e et s'entte1 e/imons-n\s qu'il faut lui cd] aprs un dlai raisonnable4 ,on doit har la p]scution1 de quelque "p qu'elle vi5ne4 ,dans d'autres cas1 avons-n\s dit encore1 la jeune fille e/ victime de son tempram5t1 qui ne tr\ve pas dans les joies de la famille une satisfaction suffisante3 elle pr\ve le beso9 de se m>i]4 ,c'e/ alors aux p>5ts l'aid] dans son *oix1 c> cet tat d'me peut am5] la maladie4 ,mais1 dans t\s les cas1 la jeune fille malade doit1 avant de se m>i]1 subir un traitem5t mdical2 c> elle n'a pas le droit de se m>i] en tat de maladie4 ,le m>iage1 le plus s\v5t1 ne la gurirait pas4 ,or il faut bi5 savoir que1 au db de la vie conjugale surt\t1 elle n'a pas le droit d'tre malade4 ,c'e/ donc une raison de plus p\r la soign] avant le m>iage4 ,en gnral1 d'ailleurs1 cette cure e/ des plus simples3 la cause de la maladie ayant disp>u1 et le capital biologique n'tant pas encore gravem5t entam1 le rle de la ?rapeutique se rduit peu de *ose4 ,,ii4--,,*ez ,,le ,,g>,,on ,*ez le jeune g>on1 de la pub]t l'ge adulte1 les influ5ces capables d'am5] la maladie sont galem5t multiples4 ,signalons1 p>mi les pr9cipales 3 ,i4 ,le surm5age scolaire2 ,,ii4 ,l'abus des sports2 ,,iii4 ,les dviations de l'hygine sexuelle 7habitudes solitaires et prmaturation74 ,i4 ,que faut-il p5s] du surm5age scolaire1 dont on a fait si gr& bruit il y a quelques annes8 ,les brillantes discussions de l',acadmie de mdec9e n'ont pas emp* les programmes de se sur*>g] d'anne en anne2 et ils se sur*>g]ont encore davantage1 cela e/ 9vitable1 c'e/ la loi mme du progrs2 v\loir all] contre1 c'e/ v\loir remont] le c\rant4 ,mais1 la vrit1 ce soi-disant surm5age ne n\s effraie pas outre mesure1 c> il faut compt]3 #a avec les n\velles m?odes d'enseignem5t1 suprieures celles d'autrefois2 #b avec une adaptation du c]veau des gnrations actuelles et futures un travail crbral plus considrable4 ,n'e/-ce pas ce manque d'adaptation qui r5d si dang]eux le travail crbral *ez les drac9s dont n\s avons dit un mot au *apitre prcd5t8 ,e/-ce dire que t\t soit p\r le mieux dans le meilleur des sy/mes pdagogiques8 ,non4 ,le jeune homme ne travaille pas trop1 mais il travaille mal1 il n'a pas le respect du temps4 ,en outre1 il ne dort pas assez1 et on n'a pas assez le respect de son sommeil3 du sommeil qui dompte t\t1 suivant la =te expression d',homre4 ,un gr\pe de mdec9s anglais vi5t de comm5c] une campagne de presse p\r obt5ir que l'lve des collges anglais puisse dormir plus longtemps4 ,ils avai5t t prcds dans cette voie p> le ,dr ,*aill\#e1 directeur de l'hygine d'un gr& tablissem5t d'in/ruction1 qui ds #aijc1 a eu l'ide excell5te d'in/all]1 dans le p5sionnat1 ce qu'il appelle une *ambre des dormeurs4 ,l1 les jeunes g5s fatigus mom5tanm5t vont1 t\t simplem5t1 se repos] suivant leurs beso9s2 et jamais ils n'abus5t de la p]mission4 ,il e/ vrai de dire que ce sont de gr&s jeunes g5s1 c&idats aux coles1 et que l'intellig5te discipl9e gnrale de la maison e/ de nature prv5ir t\t abus4 ,note #e3 ,hygine1 ex]cices physiques1 et s]vices mdicaux dans un gr& collge mod]ne1 p> le ,dr ,*aill\1 atta* l',in/itut ,pa/eur4 ,p>is #aijc4 ,,ii4 ,abus des sports4--,si p\r l'homme sa9 l'ex]cice e/ ncessaire la sant1 cet ex]cice1 lorsqu'il e/ p\ss un degr excessif1 devi5t un facteur important de maladie4 ,l'ex]cice1 qu& il e/ m?odique1 bi5 gradu1 peut tre p\ss trs lo9 sans provoqu] d'accid5ts2 c'e/ a9si que1 *ez les pr(essionnels des cirques1 la sant se ma9ti5t excell5te1 comme j'ai pu m'en r5dre compte p> une enqute faite *ez ,b>num4 ,le mdec9 atta* la tr\pe de ,b>num j\irait d'une vritable s9cure1 s'il n'avait pas compt] avec les accid5ts d'ordre *irurgical4 ,mais1 rem>quons-le1 les hommes du cirque sont slectionns1 ce sont des pr(essionnels3 ils ne font pas autre *ose que des t\rs de =ce2 t\te leur activit1 physique1 intellectuelle1 e/ conc5tre sur ces que/ions d'ex]cice musculaire4 ,aj\tons que l'ex]cice e/ savamm5t gradu p> des g5s du mti]1 qui sav5t p> expri5ce ce que c'e/ que l'entranem5t2 disons enf9 que les g5s des cirques obs]v5t une sage hygine2 ils sav5t que t\s les c>ts se pay5t1 et ils sont1 t\s g>ds1 d'une sobrit exemplaire4 ,t\t autres sont les conditions dans lesquelles se tr\ve l'homme du monde qui fait du sport4 ,p>fois il a une pr(ession2 c'e/ donc sur les loisirs qu'elle lui laisse1 et s\v5t sur son sommeil1 qu'il pr5d le temps de faire les ex]cices qui le passionn5t2 qu& il n'a pas de pr(ession1 il e/ r>e qu'il ait la modration exemplaire signale plus haut1 et1 alors1 il ne dp5se pas son influx n]veux qu'en ex]cice physique4 ,mais1 dans t\s les cas1 le pr9cipal ennemi du sportsman1 c'e/ le sport1 c'e/--dire l'mulation qui exi/e presque fatalem5t entre ceux qui s'occup5t avec passion d'ex]cices physiques1 et qui fait que *acun d'eux veut devanc] son vois94 ,le bicycli/e isol risqu]ait r>em5t d'arriv] au surm5age2 ce qui le fatigue1 c'e/ de voyag] en compagnie d'autres cam>ades1 cause de l'excitation qui se communique des uns aux autres1 et qui les porte t\s donn] plus qu'ils ne peuv5t4 ,l'escrime1 s\v5t1 n'aurait pas sa raison d'tre1 sans le dsir de l'emport] sur ses p>t5aires2 de l le dang] spcial de cet ex]cice4 ,si l'on veut bi5 se rappel] qu'il e/ pris1 en gnral1 dans un air conf91 qu'il exige une dp5se considrable d'influx n]veux1 une t5sion p]man5te de l'esprit1 un excs de rapidit dans les m\vem5ts1 on compr5dra que c'e/ plus un ex]cice crbral qu'un ex]cice musculaire1 et que les g5s qui croi5t se repos] du travail crbral en faisant de l'escrime sont bi5 vite dtromps4 ,le sage e/ celui qui1 dsirant se repos] du travail crbral p> l'ex]cice1 s'atta*e aux ex]cices qui ne dem&5t pas d'att5tion1 aux ex]cices automatiques dans lesquels la moelle seule int]vi5t2 m>*]1 ou mieux encore c\rir suivant les bons pr9cipes1 sci] du bois1 t\rn] une r\e de pompe1 lab\r]1 ram]1 etc4 ,l'automobilisme ti5t le record p>mi les ex]cices qui puis5t le sy/me n]veux2 n\s ne p>lons pas1 bi5 ent5du1 des hommes qui se s]v5t de l'automobile comme d'un moy5 de locomotion1 mais de ceux qui en font un moy5 de di/raction4 ,quelques-uns arriv5t une m5talit t\te spciale1 un tat de folie qui n'a pas encore reu de nom1 et qu'on p\rrait appel] la folie de la vitesse3 qu& ils sont sur leur ma*9e1 ils ne voi5t que le ruban de r\te qui se dr\le devant eux1 le re/e de la t]re a cess d'exi/]4 ,ils ne voi5t po9t1 ils n'ent5d5t po9t3 ce sont des mangeurs de kilomtres1 ce ne sont plus des hommes4 ,et1 *ose curieuse1 l'automobili/e n'a pas beso9 d'mulation1 il se sugge/ionne lui-mme1 et devi5t le propre artisan de son dlire4 ,mais les dang]s des sports devi5n5t encore plus considrables qu& ils sont pratiqus p> des organismes en voie de =mation1 p> des jeunes g5s1 p> des coli]s4 ,or1 il y a quelques annes1 avait s\ffl un v5t1 v5u d',anglet]re1 qui avait vritablem5t t\rn la tte c]ta9s hommes s'occupant des problmes de pdagogie1--ou plutt qui avait affol l'op9ion publique1 et les pdagogues subissai5t le c\rant4 ,ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ qu'on ne p>lait plus1 dans les tablissem5ts scolaires1 que de sports et de gymna/ique4 ,la culture intellectuelle p>aissait devoir tre mise au second plan4 ,mais on n'a pas t>d voir qu'il y avait abus4 ,les excell5ts travaux du ,dr ,lagrange et du ,dr ,leg5dre1 l'int]v5tion des mdec9s dans la ,ligue des ,pres de ,famille1 ont mis un fre9 cet eng\em5t1 qu'on ne r5contre plus que dans quelques in/itutions o l'on s'ob/9e imit] l'ducation anglaise1 sans se rappel] que nos petits ,franais ne sont pas des ,anglo-,saxons4 ,je me dem&e d'ailleurs si les petits ,anglo-,saxons eux-mmes de l'ge de d\ze et treize ans se tr\v]ai5t bi5 de faire des c\rses de #d et #e kilomtres au pas gymna/ique1 sans progression et sans entranem5t pralable1 comme je sais qu'on en impose aux enfants dans les in/itutions dont je p>le4 ,,iii4 ,dviations de l'hygine sexuelle4--,t\s les pdagogues et t\s les pres de famille s\cieux de l'av5ir de leurs enfants sont1 ju/e titre1 proccups de l'important problme de l'ducation sexuelle2 mais t\s sont lo9 de le rs\dre dans le mme s5s4 ,les uns e/im5t qu'il ne faut ri5 dire aux enfants1 ni mme aux jeunes g5s2 les autres1 qu'il faut au contraire abord] le r$\table problme en face1 et le plus tt possible4 ,la vrit1 comme en bi5 d'autres circon/ances1 se tr\ve entre ces deux extrmes4 ,il e/ bi5 c]ta9 qu'il faut que1 un mom5t donn1 le jeune homme soit av]ti des dang]s qu'il c\rt en s'ab&onnant des ab]rations de l'in/9ct gnsique1 ou encore l'usage prmatur des fonctions sexuelles1 et qu'il faut aussi qu'il connaisse de bonne heure le pril vnri54 ,mais quels moy5s employ] p\r l'in/ruire8 ,e/-ce au pre de famille que revi5t ce rle ducateur8 ,oui1 s'il a suffisamm5t gagn la confiance de ses enfants1 et s'il se s5t capable de cette mission dlicate2 dans d'autres cas1 c'e/ au mdec9 de la famille que doit tre dvolu ce so92 et1 dans les p5sions1 lyces1 in/itutions1 c'e/ encore au mdec9 de la maison1 et1 dans une c]ta9e mesure1 ceux des pr(esseurs qui viv5t le plus avec les lves4 ,convi5t-il de donn] ceux-ci un enseignem5t collectif8 ,la t5tative a t faite1 rcemm5t1 dans plusieurs lyces de ,p>is4 ,il faut av\] qu'elle e/ ardue1 mais les bons rsultats ont dpass t\te att5te4 ,cep5dant je suis avec ,m4 l'abb ,fonsagrives p>tisan plutt de l'enseignem5t individuel1 compris dans un s5s libral1 s\s =me de caus]ie du pr(esseur avec un petit nombre d'lves4 ,jusqu'au mom5t o il e/ raisonnable d'abord] devant les enfants ces dlicats problmes1 le rle de l'ducateur doit se born] ex]c] aut\r d'eux une surveillance assidue1 et ret>d] le plus possible l'closion de l'in/9ct sexuel4 ,p\r ce faire1 il faut impos] l'enfant de la fatigue physique1 la p\ss] au maximum de la tolrance1 duss5t les tudes en s\ffrir mom5tanm5t4 ,c'e/ de la bonne conomie1 sans cep5dant qu'on doive v]s] dans cet abus des sports que n\s avons dnonc plus haut4 ,ici se retr\ve1 comme dans t\s les problmes de l'hygine1 cette "q de dosage1 de mesure1 qui comporte un nombre indf9i de solutions1 d'aprs la v>it des cas individuels4 ,les dang]s que c\rt l'enfant en s'ab&onnant des ab]rations de l'in/9ct sexuel sont mo9s gr&s que ne l'a dit ,tissot1 mais ils sont nanmo9s considrables1 et le capital n]veux de l'enfant e/ vite entam p> les habitudes vicieuses4 ,de l ces =mes vagues de neura/hnie avec difficult p\r le travail1 timidit maladive1 manque de confiance en soi1 cphale1 traits tirs1 yeux c]ns1 amaigrissem5t1 amo9drissem5t de la valeur du sujet4 ,un mdec9 clair ne s'y trompe pas4 ,il doit alors tr\v] moy5 de pr5dre l'enfant "p1 la f9 de la consultation1 et lui dire brle-p\rpo9t1 en le reg>dant fixem5t3 ,mon ami1 je sais la cause de votre mal6 ,il faut ensuite provoqu] quelques aveux discrets1 et la consultation doit se t]m9] p> une promesse =melle de l'enfant de se corrig]4 ,la psy*o?rapie1 en ce cas1 vaut mieux que les mdications ph>maceutiques les plus savantes3 elle manque bi5 r>em5t son effet et elle peut tre gr&em5t aide1 dans c]ta9s cas1 p> la psy*o?rapie hypnotique1 dont n\s p>l]ons plus lo94 ,quant au dang] que fait c\rir la prmaturation des fonctions sexuelles1 c'e/ *ose c]ta9e que t\t usage de ces fonctions devi5t un abus1 tant que l'organisme n'a pas atte9t son complet dveloppem5t4 ,l'tre huma9 ne devrait abord] l'acte de/9 p]ptu] la vie qu' p>tir du mom5t o il e/1 lui-mme1 en ple9e possession de t\te sa vigueur physique4 ,jusqu' ce mom5t1 la cont95ce n'e/ pas prjudiciable4 ,la "q a t tudie fond1 et rsolue dans le mme s5s p> les morali/es et p> les hygini/es4 ,la cont95ce n'e/ presque pas pnible1 elle ne le devi5t que si des excitations factices ont veill de trop bonne heure l'in/9ct sexuel4 ,elle e/ recomm&able au po9t de vue moral2 elle entreti5t1 *ez le jeune homme1 ce s5tim5t qu'on ne saurait trop dvelopp]1 le respect de la femme2 et1 vrai dire1 c'e/ elle seule qui le met srem5t l'abri des contam9ations vnri5nes4 ,le gr& public comm5ce connatre le pril vnri51 et1 surt\t1 os] en p>l]4 ,on ne saurait croire combi5 l'+nieuse tr\vaille de ,m4 ,brieux1 qui a dsign s\s le nom d'av>ie la plus r$\table des maladies vnri5nes1 la syphilis1 a fait faire de progrs l'op9ion publique4 ,le mot1 d'ailleurs1 mritait de faire =tune2 et n\s aim]ions aussi voir employ] le t]me de petite av>ie p\r dsign] la bl5norragie1 dont les mfaits sont plus considrables que ne le croit le public1 et mme que ne le croi5t beauc\p de mdec9s4 ,ce que le public ignore encore1 c'e/ l'ge auquel les jeunes g5s sont le plus s\v5t contam9s4 ,a9si que l'a dmontr le ,dr ,ed ,f\rni]1 c'e/ beauc\p plus tt qu'on ne se le figure gnralem5t2 et non seulem5t ,p>is1 mais p>t\t1 a9si que le dmontr5t les /ati/iques de t\tes les armes1 qui enregi/r5t beauc\p plus de maladies vnri5nes la premire anne de s]vice qu'aux annes ultrieures1 p>ce que1 p>mi les malades enregi/rs la premire anne1 figur5t t\s ceux qui tai5t contam9s avant leur entre au rgim5t4 ,n\s ne saurions trop recomm&] ce sujet la lecture et la mditation de l'excell5te bro*ure du pr(esseur ,a4 ,f\rni]3 ,p\r nos fils qu& ils auront dix-huit ans4 ,en quelques pages s'y tr\v5t nettem5t indiques1 et sans aucune exagration1 la gravit du pril vnri51 la conduite t5ir p\r l'attnu] qu& on e/ atte9t1 et p\r l'vit]4 ,cette bro*ure e/ bonne lire1 elle e/ ncessaire et suffisante aux confr5ci]s qui veul5t rp&re la vrit4 ,n\s n'avons pas insi/] ici sur les mfaits de la syphilis4 ,c'e/ t\j\rs une maladie grave1 quelquefois elle e/ trs grave1 et cela ds les premi]s mois qui suiv5t son app>ition4 ,elle se traduit alors p> les plus importants symptmes de la d*ance organique1 cphale viol5te1 anmie aigu1 p]te des =ces1 album9urie1 etc42 inutile de dire que1 dans ce cas1 elle fait subir au capital biologique un d*et norme4 ,heureusem5t le traitem5t m]curiel int5sif e/ l p\r rp>]1 dans une c]ta9e mesure1 le dsa/re4 ,d'autres fois1 la syphilis amne *ez le malade de telles proccupations morales qu'elle devi5t un dang] imm95t4 ,l'angoisse peut mme conduire au suicide4 ,il faut que le mdec9 et le pre de famille connaiss5t cette syphilophobie1 p\r rassrn] la victime1 dans la mesure ncessaire4 ,mais dans t\s les cas la syphilis1 cause d'amo9drissem5t norme de la valeur du sujet1 devra tre traite n]giquem5t1 ds le db et p5dant un temps prolong1--au mo9s quatre ans1--p> des traitem5ts successifs4 ,*ez la jeune fille1 la syphilis e/ galem5t r$\t]4 ,nombre de jeunes filles de la classe ouvrire connaiss5t t\t ce qui e/ relatif aux que/ions vnri5nes2 elles n'en ignor5t que le dang]4 ,c'e/ leur usage que j'ai crit nagure une petite bro*ure intitule3 ,p\r nos filles4 ,les s]vices qu'elle e/ appele r5dre ne sont pas comp>ables ceux que r5dra sa soeur ane1 l'excell5te bro*ure du pr(esseur ,f\rni]2 et si je la m5tionne1 ce n'e/ c]tes po9t p> une enfant9e vanit d'auteur3 c'e/ que1 de div]s cts1 on m'a affirm qu'il tait bon de la faire connatre4 ,,iii--,,causes ,,morbig,,nes ,,communes ,,aux ,,deux ,,sexes4--,,maladies ,,accid5telles ,c'e/ desse9 que n\s plaons ces obs]vations la suite de l'tude consacre aux jeunes g>ons1 c> les jeunes filles1 ent\res de so9s l'ge qui n\s occupe1 ont relativem5t peu de maladies accid5telles4 ,*ez le jeune homme1 au contraire1 plus ou mo9s mal surveill1 plus ou mo9s surm5 p> un travail crbral auquel son c]veau n'e/ pas encore compltem5t adapt1 ou p> le travail musculaire1 p\r lequel ses muscles1 encore en tat de dveloppem5t1 ne sont pas suffisamm5t prp>s1 la flore microbi5ne tr\ve un excell5t t]ra9 de culture4 ,n\s ne p\vons pas pass] en revue la pa?ologie de cet ge2 faisons seulem5t rem>qu] que la maladie accid5telle ou bi5 tue l'individu1 ou bi5 laisse un reliquat df9itif sur un organe quelconque 7endoc>dite du rhumatisme1 etc473 mais il e/ trs r>e que1 cette priode de la vie1 elle amne l'amo9drissem5t prolong ou df9itif de la valeur du sujet4 ,en d'autres t]mes1 s\v5t1 *ez les jeunes g5s1 l'affection aigu ab\tit une convalesc5ce fran*e1 sans branl] l'organisme2 cet ge1 comme dans l'enfance1 l'organisme e/ d\ d'une gr&e la/icit1 et rebondit facilem5t4 ,exception doit tre faite p\r la tub]culose2 c'e/1 p> excell5ce1 la maladie de l'ge adulte4 ,contracte1 le plus s\v5t1 dans la plus t5dre enfance1 elle sommeille jusqu'au mom5t o les mauvaises conditions de milieu1 la misre physiologique1 le surm5age1 mett5t le t]ra9 en tat de mo9dre rsi/ance4 ,de l son maximum de frqu5ce de dix-huit tr5te-c9q ans4 ,de cette conception1 qui n'e/ pas encore classique1 mais qui comm5ce pntr] dans les esprits1 grce aux travaux du pr(esseur ,gran*]1 et ceux de ,m4 le mdec9 inspecteur ,kels*1 sur la tub]culose dans l'arme1 dc\le la vritable prophylaxie de la tub]culose4 ,c'e/ en va9 que l'on dp5s]ait beauc\p d'arg5t p\r fond] des sanatoria2 le sanatorium ne convi5t qu'aux ri*es4 ,c'e/ peut-tre un bon in/rum5t de cure3 srem5t ce n'e/ pas le meilleur1 et1 en t\t cas ce n'e/ pas le meilleur in/rum5t de la lutte contre la tub]culose en tant que maladie sociale 7,gran*]74 ,voyez1 en effet1 ce qu'il faudrait p\r qu'un sanatorium populaire donnt un r5dem5t social apprciable6 ,il faudrait3 #a l'entre du sanatorium1 un disp5saire de dpi/age p\r ouvrir la porte aux seuls malades lgrem5t atte9ts2 #b p5dant le sj\r du malade au sanatorium1 une oeuvre de sec\rs p\r sa femme et ses enfants2 #c la sortie du sanatorium1 la d\ble ration de repos et la demi-ration de travail p5dant un temps presque illimit6 ,le ,congrs de la tub]culose de #aije a d'ailleurs sonn le glas sur les sanatoria populaires1 et les mdec9s de t\s les pays1 dans une heure de s5s commun et de cl>t1 ont vot la mme =mule3 ,en fait de tub]culose1 la prs]vation dom9e l'assi/ance4 ,n\s s]ons mo9s svres dans notre apprciation des disp5saires3 ils peuv5t r5dre quelques s]vices p\r l'ducation populaire2 mais les vritables oeuvres de l'av5ir1 on ne saurait trop le rpt]1 sont les oeuvres de prs]vation1 celles qui arra*5t un enfant sa9 d'un milieu contam92 ce sont les oeuvres d'hpitaux m>9s1 p\r les enfants atte9ts de tub]culose locale et non contagieuse2 ce sont les colonies de vacances1 etc4 ,ce sont1 surt\t1 les div]ses oeuvres sociales luttant contre la misre3 c> la misre e/ le gr&1 le plus gr& facteur de la tub]culose4 ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,maturit ,voici l'homme arriv l'ge adulte2 il e/ en ple9e possession de t\s ses moy5s1 son capital a t progressivem5t amlior et lui rapporte de gros intrts2 il s'agit ma9t5ant de l'utilis]1 de le faire valoir1 d'obt5ir de lui son r5dem5t maximum4 ,l're des mnagem5ts e/ passe1 il faut t\t prix que l'homme travaille et produise4 ,on l'alim5t]a en consqu5ce3 la dp5se tant considrable1 il faudra que l'alim5t soit rp>ateur4 ,le po9t ess5tiel e/ de ne pas dpass] la dose des dp5ses1 d'utilis] le capital1 mais non de l'amo9drir1 de *auff] la ma*9e1 s9on blanc1 du mo9s la temprature maxima tolre1 p\r ne pas l'us] trop vite1 et surt\t p\r ne pas la faire clat]4 ,il faut1 en somme1 que l'homme produise2 et1 s'c\t] vivre avec trop de prud5ce1 il ne f]ait que s'emp*] de m\rir4 ,bi5 plus2 de mme qu'un capitali/e avis1 qu& il possde beauc\p de fonds disponibles1 qu& il a ce qu'on appelle de la surface1 n'a pas peur1 de temps autre1 de risqu] une somme raisonnable dans une affaire qui n'e/ pas de t\t repos2 de mme l'homme bi5 portant1 capital solide1 ne doit pas cra9dre1 c]ta9s mom5ts1 de se dp5s] un peu plus que ne l'exig]ait la sage hygine1 la condition que l'ef=t ne soit ni trop excessif1 ni trop prolong1 et qu'une priode de repos succde cette priode de travail int5sif4 7,de l la ncessit des vacances et du repos hebdomadaire74 ,soit1 dira-t-on1 n\s acceptons le pr9cipe1 n\s croyons qu'il e/ bon que l'homme actif1 intellig5t1 bi5 portant1 donne de temps autre ce qu'on appelle un c\p de colli]1 quitte rp>] sa dp5se excessive p> un repos plus ou mo9s prolong1 mais quel e/ le critrium8 quel signe reconnatrez-v\s que l'homme n'a pas dpass la mesure de ses =ces1 et qu'il ne c\rt pas la banqu]\te8 ,le pr9cipe gnral e/ qu'il faut arriv] aux conf9s de la fatigue1 mais ne jamais atte9dre la fatigue d\l\reuse4 ,qu& il s'agit de travail musculaire1 le critrium e/ relativem5t facile tr\v]4 ,on e/ av]ti qu'on a dpass la mesure de ses =ces p> deux symptmes c>actri/iques3 la dim9ution d'apptit et la dim9ution de sommeil4 ,cette donne p\rrait mme r5dre de gr&s s]vices aux *efs militaires1 dont l'idal1 trs lgitime1 e/ de faire produire la ma*9e huma9e son maximum de r5dem5t1 sans puis] cep5dant les =ces des soldats4 ,malheureusem5t1 quelques-uns d'entre eux confond5t l'entranem5t et l'puisem5t2 ils arriv5t avoir des tr\pes qui n'ont pas de valeur relle1 t\t en ayant les app>5ces de la =ce4 ,ces tr\pes1 qui se sont prs5tes s\s le plus bel aspect des manoeuvres de quelques j\rs1 s]ai5t incapables d'entr] en campagne et de support] des fatigues prolonges4 ,si les *efs de corps avai5t eu la prcaution de s'enqurir de la faon dont les soldats mang5t1 ou de voir1 aprs une m>*e prolonge1 comm5t ils mang5t1 de surveill] de temps autre le tonneau des eaux grasses1 qui recueille t\s les re/es des repas1 ils aurai5t vu que le travail excessif se traduit p> une baisse dans l'apptit4 ,s'ils passai5t1 le soir1 dans les *ambres1 d'une faon inop9e1 ils v]rai5t qu' la suite de fatigues excessives les hommes ne dorm5t pas bi54 ,et ri5 ne les emp*]ait1 d'ailleurs1 de pr5dre p>fois l'avis de leurs mdec9s4 ,n\s ne dissimulons pas la difficult du problme1 d'autant que1 *ez l'homme qui a subi un entranem5t m?odique1 la s5sation de fatigue disp>at2 l'homme entran ne connat pas la fatigue4 ,l'puisem5t1 *ez lui1 se traduit exclusivem5t p> la dim9ution du poids1 de l'apptit et du sommeil1 comme aussi1 dans le milieu militaire en p>ticuli]1 p> l'app>ition des maladies dites accid5telles4 ,et si le problme e/ difficile tant qu'il ne s'agit que de dp5ses musculaires1 il devi5t plus complexe encore qu& il s'agit de dp5ses crbrales4 ,voici un comm]ant oblig de brass] de grosses affaires4 ,il e/ rveill1 le mat91 p> le tlphone vois9 de son lit2 p5dant t\te la j\rne1 il n'a pas un qu>t d'heure de tranquillit2 il s5t pes] sur lui des responsabilits crasantes2 sa vie n'e/ qu'une srie d'inquitudes4 ,qu' ce surm5age incessant vi5n5t s'aj\t] des *agr9s de famille1 etc41 voici notre homme qui1 t\t d'un c\p1 tombe dans la maladie4 ,le mo9dre prtexte suffit p\r am5] le dclan*em5t3 c'e/ une motion un peu viol5te1 c'e/ une p]te d'arg5t1 c'e/ une maladie infectieuse plus ou mo9s lgre1 qui ouvre la br*e1 et voil la maladie in/alle6 ,cet homme aurait-il pu vit] le cataclysme8 ,a-t-il eu1 depuis dix ans qu'il surmne son c]veau1 un av]tissem5t quelconque lui indiquant qu'il dpasse les limites de son la/icit1 et qu'il puise ple9es ma9s dans un capital insuffisamm5t rp> *aque j\r8 ,oui1 le plus s\v5t6 ,c'e/1 p> exemple1 un v]tige qui e/ app>u1 un mom5t donn4 ,si cet homme avait t5u compte de ce qu'on p\rrait appel] un av]tissem5t sans frais1 il aurait immdiatem5t dim9u le travail1 ou mme l'aurait susp5du p5dant quelques j\rs4 ,mais il n'en a pas t5u compte1 il a p5s que a pass]ait4 ,d'autres fois1 c'e/ une sorte d'endolorissem5t de la tte1 non pas passag]1 mais p]man5t1 qui con/itue l'av]tissem5t1 avec b\rdonnem5ts de l'oreille gau*e4 7,cette prdom9ance des b\rdonnem5ts gau*e1 de la dim9ution de l'acuit auditive gau*e1 se r5contre t\tes les phases de la maladie47 ,d'autres fois encore1 c'e/ une sorte de s5sation de fatigue p]man5te1 exagre surt\t le mat91 avec dim9ution d'apptit1 con/ipation1 autrem5t dit avec les petits symptmes de la gr&e maladie4 ,il e/ t\t fait exceptionnel que le kra* se produise sans de tels phnomnes prmonitoires4 ,cela arrive1 cep5dant1 et c'e/ *ez les natures les plus admirablem5t d\es en app>5ce4 ,qu& le sujet e/ s\mis un surm5age intellectuel et musculaire la fois1 il ralise les conditions les plus p>faites p\r arriv] l'puisem5t rapide2 aussi ne saurait-on prote/] trop n]giquem5t contre le prjug des g5s du monde1 qui se figur5t que l'ex]cice musculaire repose du travail crbral1 et que le surm5 crbral doit1 p\r bi5 se port]1 faire de l'ex]cice1 de la bicyclette1 de la m>*e =ce1 ses mom5ts disponibles4 ,c'e/ l une erreur norme dont la pdagogie comm5ce faire ju/ice4 ,c]tes il e/ des hommes1 admirablem5t d\s1 qui peuv5t support] une dp5se considrable la fois au po9t de vue musculaire et au po9t de vue crbral3 mais ce qu'il faut bi5 se rappel]1 c'e/ que1 ds que survi5n5t les premi]s symptmes du surm5age1 on doit aussitt rduire la dp5se totale1 et la dp5se musculaire en p>ticuli]2 ce prix seulem5t on aura *ance d'*app] aux griffes1 t\j\rs prtes s'abattre sur n\s1 de la maladie4 ,,*apitre ,,ii ,,c>act,,res ,g,n,,raux ,,de ,,la ,,maladie ,plusieurs fois dj1 dans le c\rs de ce travail1 j'ai eu l'occasion de p>l] de la maladie1 sans prcis] le s5s exact que je donnais ce mot4 ,mais le mom5t e/ v5u de t5t]1 s9on une df9ition sci5tifique de la maladie1--df9ition aussi impossible que celles1 p> exemple1 de la ri*esse1 de la v]tu1 ou de la beaut1--t\t au mo9s une explication sommaire de ce qu'e/1 mes yeux1 cette *ose indf9issable2 des pr9cipaux c>actres qui lui sont propres2 et des traits qui la di/+u5t de ces manife/ations pa?ologiques bi5 dt]m9es que l'on appelle communm5t les maladies1 et que j'appell]ais volonti]s des accid5ts1 p> opposition la nature plus gnrale1 plus pr(onde1 et inf9im5t plus complexe1 de la maladie4 ,voici quatre p]sonnes qui1 dans une mme aprs-midi1 se prs5t5t ma consultation4 ,ce sont quatre malades3 il ne faut pas tre gr& cl]c p\r l'affirm] a priori4 ,mais voyons ce que n\s enseign]a l'tude dtaille1 et surt\t rfl*ie1 de *acune de ces quatre p]sonnes1 qui p>aiss5t se ressembl] aussi peu que possible1 et n'avoir l'une avec l'autre absolum5t ri5 de commun4 ,l'une e/ gr&e et =te1 l'autre petite et mal+re2 l'une e/ obse1 l'autre d'une maigreur inquitante4 ,les s\ffrances que *acune accuse sontt\t fait diffr5tes1 de l'une l'autre2 les causes qui ont p>u eng5dr] ces s\ffrances sembl5t opposes3 *ez l'une l'excs de fatigue1 *ez une autre l'excs d'oisivet1 etc4 ,essayons prs5t d'appr(ondir un peu notre inve/igation4 ,ah6 ce n'e/ pas un m9ce travail que d'tudi] un malade1 de f\ill] son hrdit1 de le suivre depuis le j\r de sa naissance1 voire mme de sa conception1 de not] t\s les incid5ts pa?ologiques de son enfance1 de sa jeunesse1 de son adolesc5ce1 d'apprci] son degr de sant p5dant les priodes qui ont sp> ces div]s incid5ts1 de se reconnatre au milieu du luxe de dtails avec lequel il dcrit ses misres1 en un mot de recon/itu] la fois le bilan complet de son tat prs5t et le tableau du *em9 qu'il a suivi p\r y p>v5ir4 ,mais cette tude mticuleuse e/ ncessaire2 sans elle1 pas de diagno/ic possible1 pas de traitem5t rationnel2 d'elle seule p\rra rsult] la connaissance vritable du malade1 c'e/--dire l'apprciation de ce qu'il vaut1 du po9t prcis o il en e/ dans son volution4 ,et j'aj\te que ce n'e/ que lorsqu'on a tudi a9si des c5ta9es et des c5ta9es de malades que l'on comm5ce avoir une ide nette de ce que c'e/ que la maladie4 ,voici donc une premire malade1 que je connais depuis c9q ans4 ,c'e/ une femme de tr5te-deux ans1 dont on dev9e ds le premi] abord la vivacit d'intellig5ce1 et avec laquelle le mdec9 compr5d t\t de suite1-- sa gr&e satisfaction1--qu'il va p\voir caus] utilem5t4 ,l'enqute m'appr5d qu'elle a eu un capital initial excell5t3 un gr&-pre pat]nel mort soixante-qu9ze ans1 a/hmatique1 la gr&'mre pat]nelle morte quatre-v+t-quatre ans4 ,du ct de l'hrdit mat]nelle1 il n'y a pas non plus de t>es transmissibles3 le gr&-pre mort soixante-qu9ze ans1 la gr&'mre vivant encore quatre-v+t-deux ans4 ,il e/ vrai que l'hrdit directe e/ peut-tre un peu mo9s p>faite4 ,le pre de ,mme ,x444 e/ mort c9quante-deux ans1 d'une affection crbrale1 aprs avoir t\j\rs t trs n]veux4 ,la mre1 d'autre "p1 un peu dlicate1 cont9ue se bi5 port]1 la condition de s'c\t] vivre4 ,ce capital initial a t bi5 gr p5dant les premires annes de la vie4 ,n\rrie au se91 ,mme ,x444 a pu support] sans dommage apprciable div]s assauts1 tels que la coquelu*e1 la r\geole1 la v>icelle4 ,a huit ans1 cep5dant1 s'e/ produit un pisode plus important3 une jaunisse1 qui a dur un mois1 et qui semble indiqu] que le sy/me dige/if tait1 *ez cette malade1 le po9t faible4 ,un mdec9 avis1 qui l'aurait suivie de prs depuis lors1 n'aurait pas manqu de rem>qu] qu'elle tait1 si l'on peut dire1 une c&idate la dyspepsie4 ,t\tefois1 jusqu' l'ge de v+t-six ans1 ,mme ,x444 n'eut aucun phnomne grave1 d'orig9e /omacale ou inte/9ale3 mais elle avait de petits symptmes1 un manque d'apptit entreml de fr+ales1 de la con/ipation1 etc444 ,et1 malheureusem5t p\r elle1 ces petits symptmes ont pass inap]u4 ,l'enfant a t s\mise1 dans un c\v5t1 l'alim5tation des autres p5sionnaires2 elle a mang vite1 p> consqu5t mang mal2 bref1 ri5 n'a t fait p\r mettre en bon tat son sy/me n]veux abdom9al1 qui1 sans prote/ations graves1 fonctionnait dj d'une faon dfectueuse4 ,de onze v+t-six ans1 c'tait le sy/me n]veux crbral qui1 seul1 p>aissait dfectueux4 ,ds l'ge de onze ans1 elle avait des tri/esses vagues1 des ides de mort1 qui ne fir5t que s'acc5tu]4 ,a dix-sept ans surt\t1 son ent\rage rem>quait cet tat de mlancolie4 ,d'un c>actre 9gal1 la jeune fille ne travaillait qu' sa guise1 acceptant pniblem5t t\te discipl9e4 ,a dix-huit ans1 la mort de son pre lui causa un viol5t *agr92 et cet assaut branla si =tem5t son sy/me n]veux que1 six sema9es aprs1 sans cause connue1 sans refroidissem5t pralable1 elle dut g>d] le lit p5dant un mois1 p\r une maladie qualifie rhumatisme mono-articulaire1 mais avec prdom9ance de symptmes n]veux graves 7angoisses c>diaques1 insomnies74 ,elle ne se remit vraim5t de cette crise qu'un an aprs1 lorsque des projets de m>iage oprr5t en elle une sorte de drivation4 ,m>ie dix-neuf ans1 elle ne t>da pas retomb] dans le mme tat n]veux1 auquel se joignir5t des phnomnes nvralgiques 7nvralgie lombo-abdom9ale gau*e71 app>aissant subitem5t1 et l'immobilisant p5dant quelques heures4 ,puis v9r5t des crises de n]fs1 le plus s\v5t nocturnes1 avec angoisses prcordiales t]ribles1 peur de t\tes les maladies1 etc444 ,c'e/ dans ces conditions qu'elle dev9t ence9te2 et1 p5dant la grossesse1 elle se porta admirablem5t4 ,mais1 aussitt aprs sa dlivrance1 l'e/omac1 qui n'avait jusqu'alors traduit son malaise que p> des phnomnes insignifiants1 entra df9itivem5t en scne3 p]te absolue d'apptit1 crampes1 ga/ralgie4 ,puis1 l'anne suivante1 ce fut le t\r de l'inte/93 di>rhes frqu5tes1 inco]cibles1 bi5tt app>ition de selles noires1 surv5ant trois quatre fois p> j\r avec =tes coliques1 et qui durr5t quatre mois4 ,a la f9 de cette priode1 l'tat gnral tait des plus mauvais1 et la vie semblait vraim5t compromise4 ,heureusem5t une anne passe dans l'isolem5t1 et suivie d'une cure dans un sanatorium de ,suisse1 enraya relativem5t le mal4 ,lorsque je vis la malade p\r la premire fois1 un an aprs son ret\r de ,suisse1 voici les pr9cipales con/atations que je pus faire3 ,cphale p]man5te1--picotem5t des yeux1--sciatique gau*e surv5ant au mom5t des rgles1--inquitudes vagues1--peur de m\rir subitem5t1--trois heures pe9e de sommeil dans les meilleures nuits4 ,l'e/omac et l'inte/9 laissai5t galem5t dsir]3 apptit nul1 alt]natives de di>rhe et de con/ipation4 ,l'exam5 des organes me dmontra qu'il n'y avait ri5 la poitr9e1 mais qu'au coeur exi/ait un s\ffle1 au premi] temps1 la base1 p]ceptible seulem5t dans la position horizontale2 v5tre plat1 peu la/ique1 sonorit basse et gale4 ,la malade1 qui pesait #ej kilogrammes dix-huit ans1 n'en pesait plus que #df4 ,voil donc une jeune femme qui a t\tes les app>5ces extrieures d'une p]sonne trs s\ffrante1 et dont la vie e/ empoisonne p> une srie in9t]rompue de misres v>ies4 ,et cep5dant l'hi/oire mme de ces misres pr\ve qu'il n'y a po9t *ez elle d'organe p>ticulirem5t atte9t1 et que le capital biologique e/1 au fond1 mo9s mauvais qu'il ne p>at l'tre4 ,mon premi] so9 fut de la rassur]1 notamm5t sur l'tat de son coeur1 sur lequel un confrre un peu imprud5t l'avait =t inquite4 ,je m'ef=ai ensuite de lui refaire un e/omac1 p> un rgime svre1 puis de plus en plus l>ge4 ,je dirigeai son hygine musculaire1 intellectuelle et morale4 ,et a9si1 aprs deux ans o je m'tais born1 en somme1 facilit] le ret\r l'quilibre du sy/me n]veux1 ,mme ,x444 se vit dlivre de la plup>t de ses maux1 et ram5e enf9 une vie des plus supportables4 ,qu'avait-elle donc au ju/e8 me dem&]a-t-on ,elle avait1 s\s une =me spciale1 ou plutt s\s plusieurs =mes1 ce que j'appelle la maladie4 ,s\s t\tes ces misres1 c'tait le sy/me n]veux qui1 *ez elle1 fl*issait4 ,t\t son sy/me n]veux tait malade1 et *acun de ses c5tres1 t\r t\r1 avait accus le contre-c\p de la dprciation de l'ensemble4 ,au mom5t o j'ai vu la malade1 le c5tre le plus atte9t tait celui qui prside aux fonctions dige/ives2 mais1 si je m'tais limit ne soign] que celui-l1 t\te ma pe9e aurait risqu d'tre p]due4 ,il fallait1 d]rire les symptmes locaux1 atte9dre le tr\ble gnral2 il fallait dpass] les incid5ts p\r p>] la maladie4 ,voici ma9t5ant une autre malade1 ,mlle ,t4441 *ez qui les manife/ations morbides n'ont c]ta9em5t ri5 de commun avec celles que je vi5s de signal] *ez ,mme ,x444 ,c'e/ une jeune fille qui1 lorsque je l'ai vue d'abord1 en janvi] #aija1 avait progressivem5t maigri1 en six mois1 de #ej #da kilogrammes1 sans autre cause connaissable que c]ta9es influ5ces morales4 ,elle ne se plaignait de ri51 ne se s5tait pas malade2 et cep5dant elle l'tait1 puisqu'elle maigrissait sans cesse1 puisqu'elle avait le te9t t]reux et la peau rugueuse1 puisque ses rgles tai5t supprimes depuis un an4 ,pas de lsions organiques1 pas d'album9e1 ni de sucre3 mais t\te l'app>5ce d'une gr&e malade4 ,p\rtant1 aprs un exam5 plus appr(ondi1 j'augurai bi5 de l'av5ir1 p>ce que le capital initial tait assez bon1 p>ce que ,mlle ,t444 n'avait pas eu de graves assauts dans son enfance1 enf9 p>ce qu'elle tait jeune1 et malade depuis peu de temps4 ,et le fait e/ qu'un traitem5t trs simple1 mais bi5 suivi 7qu9ze heures de lit p> j\r1 puis d\ze heures1 #e repas p> j\r1 d'abord sans vi&e1 puis avec un plat de vi&e midi1 et #cj injections de cacodylate de magnsie71 am5a un rsultat extraord9aire3 rapp>ition des rgles1 augm5tation du poids1 disp>ition de la rugosit cutane1 relvem5t de l'apptit1 etc4 ,c'e/ que cette malade1 qui ne prs5tait aucun tr\ble n]veux1 n'en tait pas mo9s une n]veuse4 ,t\tes ses misres ne v5ai5t1 comme *ez ,mme ,x4441 que d'un branlem5t du sy/me n]veux2 qu& ce sy/me se tr\va modifi1 p> le repos1 le rgime et la psy*o?rapie1 la malade gurit4 ,elle rev9t alors dans son pays2 six mois aprs1 elle allait trs bi51 mangeant de t\t1 pesant #eh kilogrammes4 ,mais voici que1 dix-huit mois plus t>d1 elle p]d sa mre4 ,de n\veau le *agr9 la m9e s\rdem5t2 elle r$evi5t malade1 maigrit jusqu' #cg kilogrammes1 t\j\rs sans accus] la mo9dre d\leur1 et sans ress5tir aucune s\ffrance4 ,un j\r1 le #be dcembre #aijc1 elle e/ tellem5t puise qu'elle a une syncope grave1 et que son ent\rage e/ conva9cu qu'elle va m\rir4 ,j'av\e que moi-mme1 qu& je la vis alors avec le ,dr ,c4441 je fus p\vant1 malgr la bonne op9ion que j'avais de sa valeur biologique4 ,c'tait littralem5t un squelette 7#cd kil471 elle n'avait plus qu'un s\ffle de vie4 ,eh bi56 elle se ressaisit encore4 ,que dis-je8 ,en ju9 #aijd1 elle fit une pleuro-pneumonie4 ,deux mois aprs1 ds qu'elle fut transportable1 elle v\lut v5ir ,p>is1 et se s\mit1 p5dant trois mois1 aux injections d'huile crosote4 ,en octobre #aijd1 elle avait df9itivem5t retr\v sa sant4 ,comm5t d\t] que t\tes les s\ffrances de cette jeune fille ai5t t surt\t d'orig9e n]veuse8 ,et cep5dant voil un cas o la p]turbation du sy/me n]veux c5tral s'e/ traduite p> des phnomnes qui n'avai5t ri5 de ce que les neurologi/es con/at5t d'ord9aire4 ,et c'e/ bi5 le sy/me n]veux crbral qui tait en cause1 *ez cette malade3 c> ses deux gr&es crises morbides n'ont absolum5t pas eu d'autre cause que le *agr94 ,mlle ,t444 tait une nvrose sans manife/ations n]veuses4 ,t\t fait comme ,mme ,x4441 malgr la dissemblance des symptmes1 c'tait une malade1 c'e/--dire une p]sonne dont le capital n]veux s'tait tr\v entam4 ,dans l'exemple suivant1 la maladie s'e/ traduite p> des phnomnes c>diaques4 ,*aque fois qu'il y a eu *ez le malade une dfaillance du sy/me n]veux1 c'e/ le coeur qui a cess de fonctionn] normalem5t1 tel po9t que t\s les mdec9s qui ne connaissai5t pas ,m4 ,z444 le traitai5t infailliblem5t p> la digitale et la cafine4 ,en ralit1 ,m4 ,z444 n'e/ ni un c>diaque1 ni mme un faux c>diaque3 c'e/ simplem5t un malade *ez qui le sy/me n]veux qui prside aux m\vem5ts du coeur e/ plus spcialem5t impressionnable4 ,depuis l'ge de v+t et un ans1 la suite d'un rhumatisme 7sans endoc>dite71 *aque fois qu'il y a eu un assaut quelconque dans la sant du malade1 le coeur a aussitt prote/4 ,en #ahhf1 la suite d'une bron*ite grippale1 je con/atai1 p\r la premire fois1 de l'ary?mie1 et un s\ffle au #b;e temps1 la base du coeur4 ,depuis lors1 ce s\ffle p]si/e1 mais avec une telle 9galit que1 p>fois1 il e/ imp]ceptible1 t&is que1 d'autres fois1 il e/ d'une nettet extrme3 si bi5 que plusieurs mdec9s ont affirm une lsion de la valvule de l'aorte4 ,or1 je le rpte1 il n'y a pas de lsions3 ,m4 ,z4 n'a jamais de p\ls bondissant1 et de nombreux tracs de p\ls1 pris p> le ,dr ,lagrange1 dmontr5t qu'il n'y a pas d'insuffisance aortique4 ,qu& ,m4 ,z444 va bi51 son coeur va bi53 qu& il va mal1 qu& il se surmne1 ou pr\ve une motion vive1 son coeur se f*e1 et traduit son malaise p> les manife/ations les plus v>ies3 syncopes1 ary?mie1 fausses ang9es de poitr9e4 ,m4 ,z444 e/ un de ces hommes qui sont faits p\r le travail int5sif3 *ez lui1 quelle que soit l'normit du travail1 il n'y a jamais de surm5age crbral2 mais c'e/ un s5sitif1 que le surm5age motionnel guette t\t in/ant4 ,en #ahih1 la suite d'motions vives1 t\t son sy/me n]veux entre en rvolte3 le sy/me dige/if 7dyspepsie1 con/ipation1 etc471 le sy/me n]veux c5tral 7insomnie absolue1 tri/esse1 pleur insolite1 puisem5t des =ces74 ,en mme temps la glycosurie fait son app>ition 7#aj grammes de sucre p> litre74 ,enf9 les tr\bles du coeur atteign5t une int5sit extrme et dfi5t t\s les traitem5ts classiques 7digitale1 sp>tine1 bromures1 etc474 ,dsirant me voir avant de m\rir1 le malade me fit appel] le #bh avril #ahih1 et me raconta les s\cis qui l'avai5t accabl4 ,ces s\cis tai5t1 sans aucun d\te1 l'unique cause de la maladie3 une psy*o?rapie prolonge1 et accompagne d'un rgime alim5taire trs modr1 russit p>faitem5t remettre le malade sur pi$4 ,les deux annes qui suivir5t fur5t mme excell5tes4 ,en #aija1 une petite grippe suffit p\r ram5] le tr\ble c>diaque1 avec mme1 cette fois1 un p\ls bi-gm94 ,mais une saison ,vi*y1 s\s la direction du ,dr ,lagrange1 produit un trs bon rsultat4 ,en #aijc1 ni le ,dr ,lagrange1 ni moi1 ne p]cevons plus le s\ffle c\tumi]4 ,mais voici qu'en #aijd1 la suite d'une n\velle motion1 rep>aiss5t l'ary?mie1 le s\ffle1 la glycosurie3 de n\veau1 une saison ,vi*y supprime t\t cela4 ,en avril #aije1 enf91 la suite de n\velles contr>its1 l'branlem5t du sy/me n]veux se traduit p> un lumbago1 mais surt\t p> une ane/hsie de la ma9 et de la j\e droites1 qui effraie beauc\p le malade4 ,je le rassure encore1 je le r5voie ,vi*y1 d'o il revi5t en p>fait tat1 t\j\rs jeune1 malgr ses c9quante-deux ans1 t\j\rs avec une activit dvorante4 ,c'e/ que ce prt5du c>diaque1 comme les deux malades prcd5ts1 e/ simplem5t un malade1 avec cette p>ticul>it que c'e/ sur le coeur que se port5t de prfr5ce1 *ez lui1 les plus importantes manife/ations de la maladie4 ,dans les trois obs]vations que je vi5s de cit]1 c'tait tel ou tel dp>tem5t du sy/me n]veux qui manife/ait plus spcialem5t les s\ffrances de l'tre enti]1 et les priodes de malaise tai5t sp>es p> des priodes de sant1 t\t au mo9s relative4 ,voici ma9t5ant un cas o t\s les lm5ts du sy/me n]veux sont tellem5t excits que la maladie revt les =mes les plus div]ses1 et sans qu'il y ait eu1 p\r a9si dire1 un seul j\r de rmission1 depuis l'poque o le sy/me n]veux a t branl1--c'e/--dire depuis l'ge de huit ans1--jusqu' l'ge de la cessation des rgles4 ,la malade dont je vais p>l] a t vraim5t1 p5dant plus de tr5te ans1 un p>fait muse pa?ologique4 ,mais1 malgr mille misres qui se succdai5t *ez elle comme les figures d'un kalidoscope1 je n'ai jamais dsespr de sa survie1 ni de sa gurison1 cause mme de la mobilit et de la v>it des manife/ations morbides1 tant donn1 d'autre "p1 l'intgrit des organes4 ,la maladie de cette p]sonne a comm5c huit ans1 la suite d'une fivre typhode grave4 ,p5dant c9q ans1 elle ne s'e/ traduite que p> des migra9es trs int5ses et trs frqu5tes2 mais ds l'app>ition des rgles1 aux migra9es se sont jo9tes des d\leurs d'e/omac et de la con/ipation4 ,v]s l'ge de tr5te ans1 le sy/me n]veux crbral a manife/ son tr\ble p> des v]tiges1 b\rdonnem5ts d'oreilles1 etc4 ,deux ans aprs1 c'e/ le t\r de la moelle3 d\leurs rhumatismales et nvralgies erratiques4 ,v]s l'ge de tr5te-trois ans1 le sy/me n]veux c>diaque donne sa note dans le conc]t3 syncopes qui dur5t de dix m9utes une demi-heure1 avec p]te complte de connaissance4 ,en octobre #ahhi1 une crise ga/ralgique survi5t1 qui se prolonge p5dant trois j\rs conscutifs4 ,l'anne suivante1 c'e/ une d\leur int]co/ale gau*e qui immobilise la malade p5dant plusieurs j\rs2 mais1 p> contre1 la tte e/ r$ev5ue p>faitem5t libre1 les v]tiges1 la cphale1 ont disp>u4 ,en #ahic1 app>at une d]malgie qui occupe les deux bras4 ,puis voici que la fivre survi5t3 la malade a jusqu' #dj1 sans cause connue1 l'poque de ses rgles4 ,en #ahie1 se produit un tat de pritonisme1--avec d\leurs trs vives dans l'e/omac et le foie1 ur9es acaj\ *>ges d'urobil9e1--qui semble mettre la vie en dang]4 ,mais la malade sort de cette preuve2 et1 p5dant les dix mois qui suiv5t1 elle maigrit1 trs heureusem5t1 de #ic #hg kilogrammes4 ,l'anne suivante fut trs bonne4 ,le sommeil rev9t1 l'e/omac r5tra dans l'ordre1 la malade put croire que ses misres allai5t pr5dre f94 ,mais voici que1 en #ahig1 la suite d'un c\p de froid l'inte/9 son t\r se met de la p>tie3 fausses membranes dans les selles1 coliques1 di>rhe et faux beso9s d'exonration extrmem5t pnibles4 ,l'app5dice mme p>at t\*3 il y a une d\leur trs nette au po9t de ,mac ,burney4 ,un autre j\r1 en #ahii1 le foie se tr\ble3 ur9es fonces1 selles dcolores1 fivre2 mais la m5ace ne p]si/e que quatre j\rs4 ,en #aijj1 ulcre de l'e/omac1 vomissem5ts noirs4 ,la mme anne1 je note une sorte d'inhibition du fonctionnem5t de la jambe droite1 qui1 un mom5t donn1 deux ou trois fois p> mois1 refuse t\t s]vice1 au po9t que la malade tombe brusquem5t4 ,enf91 cette mme anne1 se dcl>e un o$me des jambes1 disp>aissant aprs la m>*e2--c'e/ l un phnomne que j'ai s\v5t obs]v *ez les malades dits ar?ritiques4 ,cet tat lam5table s'e/ prolong jusqu'en #aijd2 la malade tait1 suivant son expression1 un faisceau de d\leurs1 mais elle avait un excell5t moral1 et re/ait sre qu'un j\r ou l'autre elle revi5drait la sant4 ,or1 le fait e/ que1 depuis la f9 de #aijd1 en mme temps que disp>aissai5t ses rgles1 l'tat gnral s'amliorait d'une faon surpr5ante4 ,auj\rd'hui ,mlle ,x4441 absolum5t gurie1 df9itivem5t dlivre de t\tes ses misres1 promne joyeusem5t ses #aje kilogrammes et se dcl>e en*ante de vivre4 ,c'e/ que1 mme dans ses preuves les plus d\l\reuses1 mme qu& elle prs5tait les symptmes les plus inquitants1 cette p]sonne n'tait ni une hpatique1 ni une mdullaire1 ni une crbrale1 ni une ga/rique1 ni une c>diaque1 mais simplem5t une malade manife/ations crbrales1 mdullaires1 ga/riques1 inte/9ales1 etc4 ,p5dant les longues annes o je lui ai donn des so9s1 t\te ma ?rapeutique n'a consi/ qu' essay] de dynamis] son sy/me n]veux1 et de le dynamis] t\t enti]1 sans presque *]*] atte9dre1 en p>ticuli]1 tel ou tel de ses c5tres qui semblait1 provisoirem5t1 le plus branl4 ,j'ai eu le bonheur de dev9] que cette p]sonne avait les app>5ces de trop de maladies p\r en avoir la ralit2 et1 de fait1 qu& son sy/me n]veux a retr\v l'quilibre1 la gurison de la vritable maladie a aussitt am5 la gurison de t\tes les pseudo-affections qui n'en tai5t que le contre-c\p4 ,le tr\ble du sy/me n]veux c5tral peut encore se traduire p> les symptmes qui c>actris5t1 de la faon la plus =melle1 des maladies organiques4 ,j'ai p>l dj1 plus haut1 de ce malade qui avait t\tes les app>5ces d'une lsion du coeur1 sans avoir le coeur ls4 ,on sait que1 p> ailleurs1 ce qu'on appelle l'hy/rie simule les maladies organiques les plus v>ies4 ,les hy/riques peuv5t prs5t] les symptmes de la mn+ite1 de la grossesse1 voire mme des maladies les plus graves de la moelle p9ire4 ,a9si j'ai vu un jeune soldat qui (frait t\s les signes de la sclrose en plaques4 ,aprs trois mois d'exam51 on a f9i p> le r=m]2 or1 ce n'tait qu'un hy/rique4 ,non pas que ce jeune homme ait t un simulateur3 c> on ne simule pas les symptmes de la sclrose en plaques6 ,et qu& je dis que ce n'tait qu'un hy/rique1 j'exprime mal ma p5se4 ,en ralit1 c'tait un malade4 ,je l'ai suivi p5dant longtemps1 aprs son d"p du rgim5t4 ,une fois r=m1 il n'eut plus le mo9dre phnomne mdullaire2 mais il eut de la dyspepsie1 et j'ai su que1 dans son enfance1 il avait eu d'autres manife/ations de ce que j'appelle la maladie4 ,ce n'e/ qu' une phase dt]m9e de sa vie1 qu& il s'e/ agi p\r lui de faire son s]vice militaire1 que la maladie s'e/ traduite1 p5dant quelques mois1 p> ces tr\bles de l'axe crbro-sp9al qu'on e/ conv5u d'appel] hy/rie4 ,je p\rrais multipli] les exemples3 mais ceux que j'ai cits suffiront1 je crois1 donn] une ide de ce que j'ent5ds1 proprem5t p>l]1 p> la maladie4 ,d'une faon gnrale1 je veux dire que la maladie embrasse t\t le doma9e pa?ologique qui n'app>ti5t pas ce qu'on p\rrait appel] les accid5ts--accid5ts qui vont depuis les fractures et les intoxications jusqu' des lsions d'organes 7canc]1 hmorragies crbrales1 etc471 en passant p> t\te la srie des affections microbes1 connus et inconnus4--,au-dess\s de ces accid5ts s't5d une srie indf9ie de tr\bles p\vant revtir t\tes les =mes et donn] mme l'illusion de t\tes les maladies organiques1 mais qui1 en ralit1 ne sont t\s que d'orig9e n]veuse 7en donnant ce mot t\te l'ext5sion qu'il comporte71 a9si que cela app>at clairem5t p\r peu que l'on considre leurs causes1 leur m>*e et leur t]m9aison4 ,dans la maladie r5tr5t donc t\tes les nvroses2 la folie qu& elle n'e/ pas produite p> des lsions du c]veau1 l'hy/rie1 l'pilepsie dite idiopa?ique1 la neura/hnie1 les algies1 t\s les tr\bles fonctionnels des div]s organes1 tant que ces tr\bles fonctionnels n'ont pas am5 de lsion des organes4 ,les mdec9s voi5t quotidi5nem5t la maladie s\s une de ses =mes prfres4 ,c'e/ la =me ga/rique1 qu'on dsigne vulgairem5t s\s le nom d' emb>ras ga/rique1 synonyme d'emb>ras de diagno/ic4 ,dans cette affection1 il ne faut pas croire que le sy/me n]veux soit indemne2 les malades pr\v5t de la cphale1 des v]tiges1 s\v5t des b\rdonnem5ts d'oreille1 un tat de fatigue gnrale du sy/me musculaire1 de l'insomnie1 de la difficult p\r lire1 p\r support] une conv]sation2 ils ne s\hait5t que le repos et la tranquillit4 ,si on les leur accordait1 si une mdication p]turbatrice n'int]v5ait pas1 si on graduait sagem5t leur alim5tation1 il ne survi5drait1 en gnral1 aucune complication2 et aprs qu9ze j\rs1 un mois1 ils revi5drai5t peu peu la sant#f4 ,note #f3 ,la gurison1 s\v5t1 s'annonce *ez eux p> une crise ur9aire4 ,les ur9es1 qui avai5t t trs uraliques1 quelquefois mme urobil9uriques1 et r>es1 devi5n5t1 d'un j\r l'autre1 claires et abondantes4 ,en mme temps la temprature tombe1 p5dant deux ou trois j\rs1 au-dess\s de la normale1 le sommeil rep>at1 l'apptit galem5t1 et t\t r5tre dans l'ordre4 ,dans d'autres cas1 la maladie volue sur le mode *ronique2 et c'e/ p5dant des mois et des annes que l'on voit t\t le sy/me organique compromis dans son fonctionnem5t4 ,le sy/me n]veux1 l'e/omac1 l'inte/91 laiss5t dsir] d'une faon peu prs gale4 ,c'e/ *ez ces gr&s malades qu'on e/ en droit de se dem&] si c'e/ le c]veau qui ti5t s\s sa dp5dance les tr\bles n]veux de l'e/omac ou de l'inte/91 ou si c'e/ l'inv]se4 ,selon qu'on adopte telle ou telle manire de voir1 on adopte telle ou telle ?rapeutique exclusive3 on s'a*>ne remdi] aux tr\bles du sy/me n]veux1 en ngligeant les tr\bles dige/ifs1 ou inv]sem5t4 ,dans les deux cas on a tort4 ,p\r faire de la bonne ?rapeutique1 il faut la fois soign] le c]veau1 l'e/omac1 l'inte/91 la moelle1 le malade enti]1 en un mot1 t\t en re*]*ant1 si possible1 quel e/ le sy/me le plus compromis et dont le fonctionnem5t laisse le plus dsir]4 ,c'e/ de la maladie a9si comprise que je v\drais1 ma9t5ant1 re*]*] les causes les plus habituelles1 avant d'en indiqu]1 dans ses gr&es lignes1 le mode de traitem5t3 traitem5t qui doit tre t\j\rs gnral1 puisque t\j\rs la maladie1 mme qu& elle ne se traduit que p> des tr\bles locaux1 e/1 p> son ess5ce1 d'ordre gnral4 ,quant au traitem5t p>ticuli] des maladies accid5telles1 il va sans dire que je n'aurai pas m'en proccup] dans ce travail4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,causes ,,de ,,la ,,maladie ,i4--,,causes ,,physiques ,je ne saurais song] suivre l'homme trav]s t\tes les circon/ances de sa vie qui compromett5t sa valeur1 soit mom5tanm5t1 soit d'une faon df9itive et irrmdiable4 ,elles v>i5t l'inf9i2 l'homme heureux seul n'a pas d'hi/oire1 et l'homme heureux e/ un tre de raison1 qui n'exi/e pas dans la ralit4 ,mais1 d'une faon gnrale1 je puis faire rem>qu] que ce n'e/ pas le surm5age crbral1 ni le surm5age musculaire1 ni mme les vices d'alim5tation1 le dfaut de con=t1 l'aration insuffisante1 etc41 qui con/itu5t les gr&s facteurs de la maladie3 c'e/ le surm5age motionnel1 c'e/ le *agr91--l'influ5ce psy*ique1 en un mot4 ,cep5dant les autres influ5ces morbignes mrit5t une m5tion dtaille4 ,je les rapport]ai aux trois *efs suivants3 ,i4 ,surm5age crbral4 ,,ii4 ,surm5age musculaire4 ,,iii4 ,alim5tation dfectueuse ou insuffisante4 #a ,surm5age crbral4--,le c]veau e/ fait p\r fonctionn]1 comme le coeur e/ fait p\r battre2 et il e/ bi5 r>e que le travail crbral1 lui seul1 si excessif qu'il puisse p>atre1 soit une cause de dtrioration pr(onde1 et surt\t de d*ance df9itive4 ,c'e/ bi5 plutt un lm5t de survie prolonge4--,voyez cet criva9 qui1 l'ge de soixante-dix-huit ans1 cont9ue tonn] le monde p> les productions de son gnie2 il n'a jamais cess de travaill]1 et il a pu faire les frais1 soixante-qu9ze ans1 d'une pneumonie qui1 cet ge1 e/ presque t\j\rs fatale4 ,quel e/ donc son secret8 ,son secret1 c'e/ de n'avoir aucune proccupation trangre son travail2 c'e/ d'avoir une femme qui p5se p\r lui t\s les dtails de la vie2 c'e/ d'avoir une excell5te hygine morale1 la paix du coeur et de l'esprit4 ,bi5 plus nombreuses sont les victimes d'un travail crbral insuffisant1 et t\t le monde sait que les dsoeuvrs sont bi5 pla9dre4 ,ce sont des c\pables1 puisqu'ils n'apport5t pas l'oeuvre sociale le cont+5t d'ef=ts et de travail qu'ils lui doiv5t2 mais ce sont aussi des malheureux1 c> la maladie les guette4 ,le dsoeuvr accid5tel lui-mme1 habitu un travail crbral considrable1 s'il e/ condamn trop longtemps au repos de l'esprit1 s5t qu'il lui manque quelque *ose3 il p]d son bon sommeil c\tumi]1 et a hte de repr5dre le travail crbral1 qui lui e/ aussi ncessaire que l'air respirable4 ,qu&1 cep5dant1 le travail crbral e/ p\ss une limite vritablem5t excessive1 il amne aussi ce que n\s avons appel la maladie1 c'e/--dire la dtrioration1 quelquefois df9itive ou prolonge p5dant des annes4 ,on en voit des exemples *ez les c&idats aux coles1 l'int]nat1 l'agrgation1 etc4 ,on s]ait port croire1 a priori1 que1 dans ces cas1 la maladie atte9t l'organe surm52 c'e/ vrai quelquefois1 mais pas t\j\rs1 mme qu& elle e/ de cause crbrale1 elle peut trs bi5 revtir les symptmes de la dyspepsie1 de l'entrite1 t\t comme si elle avait t produite p> une intoxication4 ,il faut t\j\rs en rev5ir aux notions que n\s avons dveloppes au *apitre prcd5t3 la notion des po9ts faibles1 et la v>it des manife/ations p> lesquelles l'organisme traduit le malaise caus p> une influ5ce dt]m9e4 #b ,surm5age musculaire4--,il n'amne qu'exceptionnellem5t la maladie4 ,*ez le surm5 musculaire1 quelques j\rs ou quelques sema9es de repos suffis5t p\r remettre t\tes les fonctions d'aplomb2 et l'on ne saurait se figur] le r5dem5t dont e/ capable la ma*9e1 qu&1 p> ailleurs1 il n'y a pas de fuites occasionnes p> la dp5se crbrale4 ,a9si n\s avons vu des ouvri]s itali5s produire un travail musculaire vritablem5t colossal1 t\t en ayant une alim5tation trs re/re9te 7pol5ta1 mac>oni1 gruyre1 vi&e une fois p> sema9e1 eau claire71 et ce1 sans le mo9dre prjudice p\r leur sant4 ,ils se cont5tai5t du salaire dit de fam9e1 salaire qu'on s]ait mal v5u de propos] nos ouvri]s franais4 ,il e/ cep5dant inconte/able que le travail musculaire1 p\ss de trop gr&s excs1 peut dev5ir une cause de maladie mom5tane1 et prp>] le t]ra9 l'closion des affections accid5telles4 ,n\s en avons dj dit un mot propos de l'entranem5t dans l'arme1 et des sports *ez les jeunes g5s4 #c ,vices d'alim5tation4--,ils j\5t un rle important dans la pa?ognie de la maladie1 d'autant que1 en dehors des cas d'intoxication aigu1 ils n'agiss5t qu' la longue1 tratreusem5t1 insidieusem5t4 ,le plus s\v5t1 en effet1 l'e/omac et l'inte/9 ne se rvolt5t qu'aprs de longues annes de prote/ations presque sil5cieuses4 ,mais1 p>tir du j\r de cette rvolte1 la maladie e/ con/itue4 ,les symptmes d'ordre dyspeptique y ti5dront le plus s\v5t la premire place1 ce qui n'e/ pas fait p\r surpr5dre1 puisque c'e/ l'e/omac qui a t1 dans ces cas1 le plus spcialem5t mole/4 ,cep5dant1 dans c]ta9s cas1 les tr\bles dyspeptiques pass]ont l'arrire-plan1 au po9t d'g>] compltem5t le diagno/ic4 ,voyez cet hy/ro-pileptique qui n'a1 p\r un exam9ateur sup]ficiel1 que des tr\bles crbraux2 il peut trs bi5 se faire qu'il ait de l'pilepsie ga/rique1 qu'on f]a disp>atre p> un bon rgime4 ,dans ce cas1 les phnomnes ga/riques tai5t au second plan p\r le cl9ici51 alors que1 p\r le ?rapeute1 ils doiv5t tre au premi] plan4 ,si donc le cl9ici5 veut tre bon ?rapeute1 il doit se rappel] les gr&es lois que n\s avons dj =mules3 s'il traite comme crbral un sujet dont la maladie a t provoque p> des tr\bles alim5taires1 il fait fausse r\te2 de mme qu'il f]ait fausse r\te en traitant comme dyspeptique un sujet ayant des misres ga/riques1 inte/9ales1 hpatiques1 mais dont l'tat pa?ologique aurait t occasionn p> du surm5age crbral1 mdullaire1 motionnel4 ,ma9t5ant1 essayons d'expliqu] comm5t l'alim5tation dfectueuse ret5tit sur l'ensemble de l'organisme4 ,on a fait gr& bruit1 ces d]ni]s temps1 de l'auto-intoxication d'orig9e alim5taire2 et beauc\p de mdec9s s'ob/95t ne voir dans la maladie1 quelle qu'en soit la =me1 et surt\t qu& elle revt la =me n]veuse1 qu'une sorte d'empoisonnem5t de la cellule crbrale p> les tox9es alim5taires4 ,c'e/ l une hypo?se assez commode1 et qui r5d compte d'un nombre considrable de faits3 mais ce n'e/1 en somme1 qu'une hypo?se1 et ne p\vant pas tre dmontre p> des obs]vations vritablem5t sci5tifiques4 ,on p\rrait t\t aussi bi5 expliqu] les phnomnes rapports l'auto-intoxication p> l'irritation que provoque1 sur le plexus solaire1 un alim5t dfectueux1 ou encore p> l'irritation des extrmits n]veuses du pneumo-ga/rique4 ,on sait que ce n]f t5d ses ramifications sur le coeur1 l'e/omac1 le p\mon2 et on s'expliqu]ait a9si les irradiations di/ance provoques p> l'irritation /omacale3 la dyspne1 l'a/hme1 les fausses c>diopa?ies1 etc4 ,quoi qu'il en soit1 les vices d'alim5tation peuv5t inconte/ablem5t provoqu]1 eux seuls1 la maladie4 ,mais1 le plus s\v5t1 ils s'associ5t d'autres causes3 aux *agr9s1 au surm5age1 la dbau*e1 etc4 ,les vices d'alim5tation peuv5t1 leur t\r1 se class] en quatre catgories di/9ctes3 ,i4 ,alim5tation excessive en quantit4 ,,ii4 ,alim5tation insuffisante en quantit4 ,,iii4 ,alim5tation insuffisante en qualit4 ,,iv4 ,abus de l'alcool4 ,i4 ,alim5tation excessive4--,n\s ne v\lons pas n\s t5dre ici sur les inconvni5ts1 vraim5t assez connus1 de l'alim5tation excessive4 ,disons seulem5t que l'alim5tation excessive empoisonne peut-tre la cellule n]veuse p> les tox9es alim5taires1 mais que srem5t elle impose aux organes *>gs de l'lim9ation 7foie1 re9s1 peau71 un travail exagr1 inutile1 et p> consqu5t nuisible2 de l1 la longue1 le surm5age et les prote/ations de ces div]s organes1 se traduisant de mille et une faons 7eczma1 urticaire1 gravelle1 etc474 ,cette manire de voir donne satisfaction aux p>tisans de l'auto-intoxication2 ou bi5 si l'on admet la ?orie de l'irritation du pneumo-ga/rique1 ou du plexus solaire1 on peut galem5t compr5dre comm5t cette irritation1 presque p]man5te1 des n]fs de l'e/omac p> une alim5tation inc5diaire1 amne1 p> action rflexe1 des tr\bles de coeur 7palpitations1 ary?mie1 etc47 et du p\mon 7a/hme1 dyspne71 du c]veau et de la moelle1 voire mme des tr\bles cutans1 etc4 ,p\rquoi1 d'ailleurs1 ne pas adopt] les deux ?ories la fois8 ce ne s]ait1 en t\t cas1 pas draisonnable4 ,mais1 dira-t-on1 quelle e/ donc la dose optima d'alim5ts qui convi5t p\r entret5ir la vie et p\r rp>] les dp5ses incessantes de l'organisme8 ,elle doit v>i]1 videmm5t1 suivant le travail produit1 et suivant les individus4 ,t\s n'ont pas le mme beso9 d'alim5tation1 pas plus que1 dans un rgim5t de caval]ie1 t\s les *evaux n'ont pas les mmes beso9s1 bi5 qu'ils soi5t obligs aux mmes dp5ses musculaires4 ,on a essay de fix] ma?matiquem5t ce qu'on appelle la ration d'entreti5 et la ration de travail2 et les diffr5ts *imi/es qui se sont livrs ce calcul sont arrivs des *iffres qui v>iai5t du simple au quadruple3 mais t\s s'accord5t p\r dmontr] qu'il faut trs peu d'alim5ts p\r subv5ir la ration d'entreti51 et mme la ration de travail1 de l'homme4 ,la vrit e/ que n\s mangeons1 presque t\s1 trop1 et qu'il faut que la ma*9e huma9e soit bi5 admirablem5t con/ruite p\r qu'elle rsi/e aux assauts quotidi5s que n\s lui imposons4 ,comme ce problme de la ration physiologique m'a t\j\rs intress1 je me suis livr une enqute sur le rgime des ,*>treux2 et j'affirme que l'insuffisance app>5te d'alim5tation n'e/ p\r ri5 dans leur morbidit4 ,ils ont beauc\p mo9s de j\rs d'indisponibilit que la plup>t des autres hommes du mme ge1 meur5t plus vieux1 et s'teign5t sans maladie4 ,p>eillem5t1 *ez les ,trappi/es1 le rgime =t svre n'e/ pas une cause de morbidit2 j'ai mme t tonn1 leur propos1 de voir la flexibilit de l'organisme huma91 et de con/at] qu'un homme habitu mang] comme t\t le monde p\vait1 d'un j\r l'autre1 sans tr\bl] sa sant1 pass] au rgime ultra-re/re9t d'une ,trappe4 ,mais1 dira-t-on1 avez-v\s tudi le rgime re/re9t *ez les individus qui dp5s5t beauc\p8 ,oui1 je l'ai tudi dans l'arme#g1 et j'affirme1 au nom d'une expri5ce de deux annes1 p5dant lesquelles je me suis occup de l'alim5tation du soldat avec un colonel qui avait1 de ce grave problme1 t\t le s\ci qu'il mrite1 que1 si le soldat franais1 le seul que je connaisse1 avait la quantit et la qualit des alim5ts auxquels il a droit de p> les rglem5ts1 et si ces alim5ts tai5t prp>s comme ils devrai5t et comme ils p\rrai5t l'tre dans t\tes les g>nisons1 sa n\rriture s]ait t\t fait suffisante4 ,elle n'e/ un peu au-dess\s des beso9s que p\r les jeunes soldats1 p5dant les trois premi]s mois de la n\velle exi/5ce qui leur e/ impose2 aussi les (fici]s s\cieux de la sant de leurs soldats rs]v5t-ils p\r les n\veaux arrivants les boni qu'ils ont pu ralis] sur les hommes dits de la classe4 ,note #g3 ,la vie du soldat en temps de paix 7,ann4 d'hyg4 et de mdec9e lgale1 fvri] #ahij74 ,t\t le monde1 du re/e1 connat la sobrit des guides alp9s1 qui1 non seulem5t1 les j\rs d'excursion1 se cont5t5t d'une alim5tation extrmem5t rduite 7quelques morceaux de sucre et des fruits secs71 mais1 en temps ord9aire1 mang5t trs peu1 p\r cons]v] leurs =ces4 ,les pr(essionnels du sport1 galem5t1 sav5t que la sobrit e/ la condition de leur succs4 ,autre exemple3 j'ai donn1 p5dant plusieurs annes1 des so9s une dame qui1 avec t\tes les app>5ces de la sant1 tait con/amm5t s\ffrante3 migra9es1 eczma1 urticaire1 affections cutanes polymorphes1 palpitations1 dyspne1 insomnies1 c>actre inquiet1 motivit exagre1 s5sation de fatigue p]man5te1 t5dance l'obsit1--et j'en passe1 p\r ne pas faire le tableau complet de ce qu'on e/ conv5u d'appel] la gr&e neura/hnie4 ,*ose curieuse1 elle avait peu de phnomnes dige/ifs1 seulem5t de la con/ipation et des hmorrodes4 ,elle avait mme un vig\reux apptit1 bi5 qu'elle prt =t peu d'ex]cice4 ,en va91 je m'a*>nai dim9u] son alim5tation3 prcism5t cause de cet apptit de premi] ordre1 elle ne v\lait pas ent5dre p>l] de rgime re/re9t4 ,mais voici que l'adv]sit s'abattit sur elle1 s\s la =me de la ru9e absolue2 elle en fut rduite ne plus mang] que des pommes de t]re cuites dans le f\r d'un petit pole en faence1 et des h>icots2 un demi-litre de lait tait p\r elle un gr& extra4 ,or1 p>tir de ce j\r1 elle alla bi54 ,t\tes ses misres disp>ur5t successivem5t1 en trois ou quatre mois1 y compris les misres n]veuses et les migra9es2 et =ce me fut d'attribu] au seul *angem5t de rgime la surpr5ante modification de sa sant4 ,c> on croira peut-tre que1 presse p> le beso91 elle s'e/ mise m>*] davantage1 p\r *]*] du travail1 ou p\r se crer des relations8 ,non1 elle savait trop bi5 ce qu'il faut espr] des relations qu& on e/ dans l'extrme dtresse2 et je lui procurai un travail sd5taire1 qui consi/ait faire des adresses sur des b&es1 p\r un gr& magas9 de n\veauts4 ,on av\]a que ce n'e/ pas1 non plus1 l'intrt palpitant de ce travail qui a pu modifi] avantageusem5t sa m5talit4 ,en dehors de ses d\ze heures de travail quotidi51 elle avait des proccupations angoissantes1 qui aurai5t suffi p\r branl] un sy/me n]veux mo9s quilibr4 ,c'e/ donc bi5 uniquem5t1 t\te analyse faite1 la re/riction du rgime1 et cet lm5t seul1 qu'elle a d son ret\r la sant4 ,et je p\rrais1 l encore1 multipli] les exemples3 mais aucun ne peut tre plus typique que celui que je vi5s de relat] gr&s traits4 ,ceci tant1 j'aurai peu de *oses dire de l'alim5tation insuffisante4 ,,ii4 ,alim5tation insuffisante en quantit4--,t\t le monde connat les dsa/res occasionns p> les fam9es qui sont encore1 hlas6 trop frqu5tes en ,russie1 aux ,indes1 en ,algrie4 ,en ,france1 n\s e/imons que p]sonne ne doit avoir une alim5tation insuffisante1 et que c'e/ une honte p\r une socit civilise d'avoir un seul de ses membres manquant du ncessaire4 ,n\s n'hsitons pas proclam] que ce d%rit aurait1 dans ce cas1 le droit absolu de pr5dre ce qui e/ indisp5sable sa vie1 et cela sans tre mme t5u de le r5dre si un j\r la capricieuse =tune v5ait lui s\rire4 ,c'e/ d'ailleurs la doctr9e de l'glise1 nettem5t =mule p> sa9t ,?omas1 et trs bi5 explique dans un livre rc5t 7,socialisme et ,*ri/ianisme7 de l'abb ,s]tillanges1 pr(esseur de philosophie l',in/itut ca?olique4 ,mais laissons l ces considrations d'ordre social1 r5onons au dlicat plaisir qu'il y aurait err] dans les s5ti]s adjac5ts1 et repr5ons notre gr&e r\te6 ,ce qui e/ sr1 c'e/ que le problme de l'insuffisance d'alim5tation n'a pas s\v5t tre rsolu1 *ez les g5s bi5 portants2 notre tat social n'tant pas aussi dte/able que se plais5t le dire quelques pessimi/es1 ou encore quelques j\isseurs1 qui sembl5t n'avoir p\r b que de sem] la ha9e p> leurs disc\rs et p> leurs crits4 ,en ,france1 p]sonne ne meurt de faim1 et bi5 peu de g5s sont m5acs d'insuffisance alim5taire1 tant donn le peu qu'il faut p\r vivre et se bi5 port]4 ,l o le problme de l'insuffisance alim5taire devi5t1 p\r le mdec91 d'une d\l\reuse p]plexit1 c'e/ qu& il s'agit de malades ne p\vant ou ne v\lant pas mang]1 ne p\vant en app>5ce ri5 digr]1 vomissant t\t ce qu'ils pr5n5t1 arrivs au d]ni] degr de la consomption1 n'ur9ant presque plus1 re/ant des sema9es entires sans all] la g>de-robe1 ne dormant plus1 ne p\vant plus ni lire1 ni support] une conv]sation1 ni p5s]4 ,t\s les mdec9s ont vu de ces gr&s malades sans lsions organiques1 auxquels il e/ trs difficile de faire du bi51 et auxquels on fait trop facilem5t du mal p> une int]v5tion intempe/ive4 ,e/-il admissible que la vie p]si/e dans ces conditions dplorables1 et faut-il1 oui ou non1 =c] ces malades mang]8 ,il e/ c]ta9 que1 p>fois1 en brusquant la rsi/ance du sy/me n]veux1 en domptant sa rvolte1 on arrive des rsultats rem>quables4 ,*ez de gr&s nvropa!s1 on e/ t\t tonn de voir qu'une seule application de la sonde oesophagi5ne suffit p\r faire r5atre l'apptit1 et r5dre l'e/omac la tolrance qu'il avait p]due depuis longtemps4 ,le plus bel exemple dont j'aie s\v5ance1 cet g>d1 e/ celui d'une jeune femme m>ie un capita9e au long c\rs4 ,ds le l5dema9 du m>iage1 il l'emm5ait en voyage de noces ,san ,francisco1 en passant p> le dtroit de ,magellan1 sur un navire voiles4 ,p5dant ce voyage1 qui dura six mois1 la jeune femme comm5a pr\v] div]s symptmes morbides4 ,elle en arriva tre gravem5t atte9te1 et on dut la faire rev5ir1 p> les voies les plus rapides1 de ,san ,francisco ,p>is1 o elle dsirait se confi] mes so9s4 ,a son arrive1 je tr\vai une vritable loque huma9e1 ayant t\tes les app>5ces d'une tub]culeuse avance2 l'auscultation ne rvlait cep5dant ri54 ,p5dant les trois premires sema9es de son sj\r ,p>is1 elle avait une inappt5ce absolue1 ne tolrait aucun alim5t1 pas mme le lait c\p1 et tait dvore p> une fivre qui atteignait1 le soir1 #dd4 ,la temprature s'abaissait #dj le mat94 ,bi5 que la *aleur de la peau ft mordicante1 bi5 que la malade n'et aucun intrt me tromp] puisque c'e/ de son ple9 gr qu'elle m'avait appel1 je me refusai croire la possibilit d'une fivre aussi ard5te et aussi cont9ue4 ,je m'atta*ai vrifi] et faire vrifi] avec le plus gr& so9 les indications !rmomtriques2 elles tai5t p>faitem5t exactes4 ,c'e/ alors que1 en dsespoir de cause1 voyant que ni la qu99e en injections ni les lotions fra*es ne modifiai5t cette temprature1 je me dcidai rec\rir aux lumires du ,dr ,bab9ski1 qui1 aprs exam51 me dit3 ,je ne tr\ve pas1 non plus1 de tub]culose1 il n'y a c]ta9em5t pas d'impaludisme2 n\s sommes donc en prs5ce d'une de ces hyp]!rmies comme on en r5contre *ez les gr&es hy/riques4 ,mais le plus press e/ d'emp*] cette femme de m\rir de faim1 et1 puisqu'elle ne peut pas mang]1 il faut la suralim5t] p> la sonde4 ,a9si fut fait2 et1 aprs c9q repas assez copieux donns la sonde1 la malade retr\va l'apptit1 la fivre tomba1 le sommeil rev9t4 ,deux mois aprs1 elle p\vait quitt] ,p>is1 et1 v+t-huit mois aprs1 je recevais une lettre m'annonant la naissance d'un enfant4 ,suivant la =mule traditionnelle1 la mre et l'enfant se portai5t bi54 ,autre exemple4 ,qu& j'tais au ,val-de-,grce1 le pr(esseur ,delorme m'invita voir l'un de ses malades1 opr depuis dix j\rs1 et qui1 depuis1 ne v\lait pas mang]4 ,il tait guri de son opration1 n'avait aucune fivre1 aucune lsion organique1 mais il se refusait ob/9m5t aval] quoi que ce ft4 ,c'tait probablem5t le *oc opratoire qui avait produit une folie passagre4 ,ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ qu'il maigrissait vue d'oeil4 ,je n'hsitai pas1 alors1 lui donn] du premi] c\p1 p> la sonde1 avec le plus de d\ceur et de bi5veillance possible1 un repas complet2 ds le mme soir1 il dem&ait mang]1 et1 s'tant mis digr]1 il tait guri4 ,huit j\rs aprs1 il sortait de l'hpital en trs bon tat4 ,nul d\te encore que1 *ez les alins1 il ne soit du devoir /rict du mdec9 de prolong] l'alim5tation la sonde aussi longtemps qu'elle e/ ncessaire1 aprs s'tre t\tefois bi5 enquis du fonctionnem5t du sy/me dige/if4 ,il y a l de grosses difficults cl9iques4 ,d'une faon gnrale1 cep5dant1 n\s hsitons t\j\rs employ] ce moy5 brutal qu'e/ la sonde oesophagi5ne2 le plus s\v5t1 qu& l'alim5tation e/ indique p\r une gr&e neura/hnique qui ne veut ou ne peut pas mang]1 n\s la lui imposons p> sugge/ion l'tat de veille4 ,mais l n'e/ pas encore la difficult vritable4 ,la vraie difficult e/ de savoir quel mom5t il faut alim5t]4 ,la responsabilit du mdec9 e/1 quelquefois1 bi5 gravem5t engage dans ce problme4 ,s'il alim5te tort1 soit la sonde1 ou mme p> sugge/ion ou p> p]suasion1 il risque de donn] sa malade une indige/ion =midable1 avec fivre ard5te et quelquefois collapsus2 il risque1 en d'autres t]mes1 d'puis] les lueurs de vie qui s\ti5n5t l'exi/5ce de la malade4 tant donn ce que n\s avons dit du peu d'alim5ts qu'il faut p\r entret5ir la vie1 et les risques r$\t] d'une alim5tation intempe/ive1 n\s croyons qu'il faut pati5t] le plus possible1 et ne donn] ces malades que le rgime ultra-re/re9t1 sans se laiss] m\voir p> la tyrannie de l'ent\rage1 t\j\rs prt se figur] que la malade va m\rir de faim4 ,et puis1 peu peu1 qu&1 p> une alim5tation re/re9te mais bi5 conduite1 on a t assez heureux p\r va9cre l'intolrance ga/rique1--et on y arrive t\j\rs1--alors seulem5t on alim5te plus gnreusem5t4 ,n\s savons que ce n'e/ pas la manire de procd] habituelle de nos confrres r5omms p\r le traitem5t des gr&es nvroses2 mais n\s ne p\vons pas admettre que t\s les malades1 quel que soit le degr de leur maladie1 soi5t ju/iciables d'un mme procd ?rapeutique1 et que1 aprs six j\rs de repos au lit et de rgime lact1 il suffise de leur dire3 ,mangez1 je l'ordonne6 p\r qu'ils mang5t et qu'ils digr5t n'importe quoi4 ,ils mang]ont peut-tre1 mais t\s ne digr]ont pas4 ,,iii4 ,alim5tation insuffisante en qualit4--,si l'insuffisance alim5taire quantitative j\e1 dans la pa?ognie de la maladie1 un rle relativem5t m9ime1 il n'en e/ pas de mme de l'insuffisance qualitative2 et la dfectueuse qualit des alim5ts e/ un ennemi de t\s les j\rs1 d'autant plus dang]eux qu'on ne le s\ponne po9t4 ,on ne saurait croire combi5 les alim5ts les plus usuels sont frelats4 ,si une *imie bi5faisante p]met1 p>-ci p>-l1 de dc\vrir quelques fraudes1 il e/ une *imie malfaisante qui fait t\s les j\rs des progrs1 et qui n\s empoisonne sans que n\s n\s en d\tions4 ,bi5tt le dictionnaire des falsifications alim5taires atte9dra le volume du ,bott94 ,mais ce n'e/ pas t\t3 les sci5ces physiques se mett5t aussi de la p>tie1 et1 p> les procds de conglation1 en p>ticuli]1 on arrive jet] sur les m>*s des alim5ts de belle app>5ce1 mais qui devi5n5t toxiques avec une rapidit surpr5ante4 ,pr5ons1 titre d'exemple1 les poissons de m]4 ,je me s\vi5s d'avoir t frapp1 dans un port de m]1 p> la vue de gros blocs de glace que des p*eurs emportai5t avec eux4 ,ces blocs ne me disai5t ri5 qui vaille2 et j'appris1 en effet1 que ces p*eurs p>tai5t p\r huit ou dix j\rs1 et que1 au fur et mesure qu'ils pr5ai5t du poisson1 ils le mettai5t dans la glace3 de telle sorte que ce poisson congel arrive sur nos m>*s avec bel aspect1 mais1 passant p> c9q ou six int]mdiaires avant de p>v5ir notre table1 il y p>vi5t l'tat d'alim5t toxique4 ,c]ta9s procds de /rilisation sont galem5t vus d'un mauvais oeil p> l'hygini/e4 ,p\r les cons]ves de vi&e1 notamm5t1 on sait les proccupations bi5 lgitimes de l'autorit militaire2 et le problme vi5t seulem5t d'tre rsolu1 grce au zle d'une commission compose de nos plus di/+us matres1 en hygine1 en *imie1 en bactriologie qui ont travaill p5dant de longs mois4 ,le lait subit aussi mille et une tortures2 c'e/ p\rquoi il e/ si s\v5t un breuvage meurtri]1 non seulem5t p\r les enfants1 mais mme p\r les adultes2 et c'e/ quelquefois p>ce qu'il e/ falsifi1 ou adultr spontanm5t1 qu'il e/1 *ez les malades1 d'un emploi si dlicat4 ,rem>quez que n\s disons3 quelquefois1 c> le plus s\v5t1 si le lait n'e/ pas support p> les malades1 ce n'e/ pas p>ce qu'il e/ altr1 c'e/ p>ce qu'il e/ trop ri*e en crme1 ou pris en trop gr&e quantit1 c'e/ aussi sans que n\s sa*ions p\rquoi4 ,le simple bon s5s indique alors qu'il faut soit l'crm]1 ou s'en ab/5ir1 sans p\rsuivre le projet ins5s de va9cre l'intolrance des malades4 ,a cela on y arrive p>fois1 qu& le malade e/ complaisant1 mais le plus s\v5t on *\e4 ,les alim5ts adultrs1 quels qu'ils soi5t1 poissons1 mollusques1 vi&es1 provoqu5t des empoisonnem5ts dont on nglige s\v5t de *]*] la cause4 ,ils revt5t p>fois les app>5ces de la fivre typhode grave1 ou de la typhodette1 et1 entre ces deux extrmes1 t\tes les v>its cl9iques se r5contr5t4 ,d'autres fois1 ils emprunt5t le masque du *olra ou de la *olr9e4 ,il va de soi que le traitem5t consi/e att5dre que l'conomie soit db>rasse de ces poisons 7dite absolue d'abord1 puis tisanes et repos72 quant *]*] favoris] l'lim9ation des poisons p> des purgatifs ou des vomitifs1 c'e/ trs lgitime en ?orie1 mais1 en fait1 trs dang]eux1 c> on aj\te a9si un lm5t de p]turbation qui aggrave p>fois gr&em5t l'tat morbide4 ,aj\tons enf9 que1 le plus s\v5t1 l'intoxication alim5taire n'occasionne qu' la longue la p]turbation du sy/me dige/if2 et c'e/ alors qu'il e/ si difficile de rapport] les effets directs et loigns de cette p]turbation leur cause vritable4 ,,iv4 ,alcool4--,c]tes1 l'alcool et t\tes les boissons di/illes1 quelque pompeuse que soit l'tiquette de leur flacon rcepteur1 con/itu5t un alim5t meurtri]2 et n\s leur faisons gr& honneur en leur cons]vant le nom d'alim5t4 ,c'e/ p> dfr5ce p\r la mmoire de ,duclaux1 qui a excit de si vives polmiques en crivant que l'alcool tait un alim5t4 ,les ravages produits p> l'alcoolisme sont de ceux que dplor5t t\t hygini/e et t\t bon citoy52 aussi ne saurait-on enc\rag] trop les ligues contre l'alcoolisme1 les socits de temprance1 etc4 ,mais que peuv5t t\s ces petits ef=ts contre les vraies causes de l'alcoolisme1 qui se ratta*e aux conditions conomiques de la socit8 ,l'alcoolisme dur]a aussi longtemps que l'impt sur l'alcool1 qui1 au d]ni] ex]cice1 avait rapport l'tat #ceh #cib #jjj francs 7et dans ce *iffre ne sont pas compris les droits sur les v9s1 cidres1 bires1 etc472 aussi longtemps que la puissance lectorale du m>*& de v92 aussi longtemps que le malaise de l'ouvri]1 p\ss au cab>et p> la de/ruction du foy] et l'insalubrit du logis444 ,et l'on ne peut mme s'emp*]1 t\t en s\haitant s9crem5t le succs des gnreux ef=ts des ligues anti-alcooliques1 de cons]v] un re/e de piti p\r les malheureux qui tr\v5t dans l'alcool un oubli mom5tan aux misres huma9es4 ,c'e/ s\v5t leur malheur1 et non leur faute1 s'ils tomb5t dans la dgradation progressive qu'on dplore trop ju/e titre4 ,mais autant e/ lgitime la campagne contre les boissons di/illes1 autant1 notre avis1 les boissons f]m5tes devrai5t tr\v] grce devant la rigueur des hygini/es2 et n\s p5sons que la ligue anti-alcoolique franaise1 p\r ne p>l] que d'elle1 compromet d'une faon irrmdiable le rsultat qu'elle p\rsuit1 si elle cont9ue proscrire les boissons f]m5tes4 ,qu'un intellectuel dyspeptique ne tolre pas une g\tte de v9 ses repas1 c'e/ *ose possible1 et il f]a bi5 de s'en ab/5ir2 mais proscrire le v91 la bire1 le cidre1 c'e/ commettre une faute contre le bon s5s4 ,il y a quelques annes1 on p\vait dire qu'un litre de v9 reprs5tait #ajj grammes de mauvais alcool2 mais depuis la surproduction des vignes franaises1 et depuis qu'on a dim9u les droits d'octroi1 le v9 e/ dev5u une boisson hyginique1 qu& elle e/ prise petite dose p> des g5s dont l'e/omac n'e/ pas dlabr4 ,c]tes1 l'ouvri] *>g de famille f]ait mieux1 comme le lui conseill5t les hygini/es en *ambre1 de dp5s] l'a*at d'alim5ts azots1 ou hydro-c>bons1 le franc qu'il dp5se a*et] du v92 mais que devi5drait la vie si elle tait s\mise aux tyrannies des ?orici5s hygini/es8 ,p\r les soldats1 en p>ticuli]1 il s]ait s\hait] que le v9 entrt dans la ration rglem5taire4 ,presque t\s apprci5t normm5t le v91 et ri5 ne leur va plus au coeur que l'att5tion du *ef qui leur octroie aimablem5t un qu>t de litre de v94 ,malheureusem5t1 il ne faut pas song] avant longtemps introduire l'usage rguli] du v9 dans l'arme1 cause de la dp5se3 si l'on v\lait se rappel] que1 *aque fois qu'on augm5te d'un c5time p> j\r la dp5se du soldat franais1 le budget se tr\ve grev d'un million p> an1 on mettrait f9 du c\p t\tes les discussions1 plus ou mo9s intresses1 qui font p]dre nos lgislateurs un temps prcieux4 ,un esprit *agr9 p\rrait n\s rpondre que l'eau /rilise que l'on donne aux soldats cote plus *] que le v91 si l'on ti5t compte du prix d'a*at des app>eils /rilisateurs1 du prix du combu/ible1 et surt\t de la rpugnance inv9cible qu'ont les soldats boire cette eau cuite1 presque t\j\rs tide malgr les so9s qu'on met la refroidir aprs la /rilisation2 mais n\s aurions mauvaise grce n\s associ] ces critiques4 ,il ne faut dc\rag] les ef=ts de p]sonne4 ,je m'empresse d'aj\t] que1 si le v9 e/ une boisson recomm&able p\r l'adulte valide1 *ez le malade le v9 et les autres boissons f]m5tes sont1 en gnral1 de vritables toxiques2 et c'e/ p> la susp5sion du v9 qu'il faut comm5c] le traitem5t de t\s les dyspeptiques4 ,mais qu& l'e/omac a cess de prote/]1 qu& il s'agit d'aid] la recon/itution du sy/me n]veux1 le v9 devi5t un adjuvant utile2 et non pas s\s une =me ph>maceutique quelconque1 mais s\s la =me de bon v9 naturel peu acide 7bordeaux1 v9 d',algrie1 du ,midi1 etc474 ,en rsum1 les erreurs de l'alim5tation sont ess5tiellem5t regrettables1 comme le sont t\tes les erreurs contre la vritable hygine2 elles entr5t p\r une bonne "p dans la g5se de la maladie2 mais elles ont t dnonces de t\tes p>ts1 tudies fond1 t&is que les influ5ces qui n\s re/5t pass] en revue agiss5t plus pr(ondm5t encore1 d'une manire plus insidieuse et plus malfaisante2 et leur rle pa?ognique n'e/1 en gnral1 pas apprci sa ju/e valeur4 ,n\s v\lons p>l] des influ5ces morales4 ,,ii4--,,causes ,,morales ,ce n'e/ pas d'auj\rd'hui qu'on admet l'influ5ce du moral sur le physique2 mais1 malgr les travaux de div]s philosophes1 les mdec9s en gnral ne connaiss5t pas encore assez cette influ5ce du moral1 et ne lui attribu5t pas assez d'importance4 ,en ralit1 elle j\e un rle norme1 et dans presque t\s les cas elle se r5contre1 p\r qui sait la *]*]4 ,malheureusem5t1 p\r faire de semblables enqutes1 il faut beauc\p de temps1 il faut que le mdec9 devi5ne le confid5t1 l'ami de son malade1 et qu'une regrettable suspicion de l'ent\rage ne l'emp*e pas d'accomplir son oeuvre4 ,il faut1 en outre1 que le mdec9 ait des qualits de psy*ologue4 ,il doit savoir lire dans la p5se du sujet1 dev9] ce qu'on lui laisse ent5dre mots c\v]ts4 ,*ez l'adulte des deux sexes1 les causes morales de maladie sont multiples1 et peuv5t tre rapportes aux quatre gr&s *efs suivants1 que n\s classons p> ordre d'importance effective1 sans aucune prt5tion psy*ologique3 #a ,p]tes matrielles1 p]tes de =tune1 p]tes au jeu1 etc41 ambitions dues4 #b ,influ5ces qui compromett5t1 p> une action l5te et cont9ue1 la quitude de l'me 7passions contr>ies1 *agr9s d'am\r74 #c ,inquitudes d'orig9e altrui/e 7*agr9s occasionns p> l'loignem5t ou la p]te d'tres aims74 #d ,*oc moral et *oc traumatique4 #a ,p]tes matrielles4--,les p]tes de =tune1 les *angem5ts de situation1 sont des facteurs mo9s importants qu'on ne se le figure d'ord9aire1 relativem5t l'closion de la maladie4 ,une fois le premi] *oc reu1 les victimes s'adapt5t assez vite aux n\velles conditions d'exi/5ce qui leur sont faites1 si elles n'ont pas1 p> ailleurs1 s'al>m] p\r leurs enfants1 et si elles sont pralablem5t bi5 portantes4 ,on p\rrait p>aphras] la p5se d',horace1 en disant3 ,sanum et t5acem impavidum f]iunt ru9ae4 ,c'e/ a9si qu'on a pu df9ir l'homme3 ,un tre qui s'habitue t\t2 et c'e/ peut-tre la meilleure df9ition qu'on en ait donne4 ,mais il n'en e/ pas mo9s vrai que1 dans c]ta9s cas1 les p]turbations dans la situation sociale1 les p]tes d'arg5t1 provoqu5t des assauts considrables1--que le mdec9 doit savoir dev9]1-- capables de produire la maladie1 et surt\t de l'aggrav] qu& elle exi/e dj un degr quelconque4 ,voyez ce diabtique qui1 d'un j\r l'autre1 r5d une quantit triple de sucre1 et *]*ez bi53 c'e/ s\v5t p>ce qu'il a eu1 la veille1 une p]te d'arg5t4 ,les p]tes au jeu sont encore plus pa?ognes qu'une p]te surv5ue accid5tellem5t ou p> imprud5ce2 c'e/ que le jeu1 en lui-mme1 a une influ5ce morbide considrable4 ,le j\eur1 en effet1 vit dans un milieu anti-hyginique2 il j\e1 le plus s\v5t1 la nuit1 et se prive de sommeil2 en outre1 son surm5age motionnel e/ d\bl de surm5age crbral2 bref1 la fune/e habitude du jeu mrite une place d'honneur p>mi les causes morales pa?ognes4 ,les ambitions dues ont beauc\p d'analogie avec les p]tes au jeu4 ,ici l'enjeu1 au lieu d'tre une somme d'arg5t1 e/ un grade1 une dcoration1 un ho*et quelconque1 auquel l'intress attribue quelquefois une importance qui n\s fait s\rire1 mais qui1 cep5dant1 lui ti5t gr&em5t au coeur3 c> t\t e/ relatif dans la vie1 et l'ambition due aprs de longs ef=ts1 aprs des t5tatives s\v5t rptes1 se traduit p> l'app>ition de la maladie4 ,qui ne connat1 dans son ent\rage1 un (fici] navr d'avoir pr5dre sa retraite sans avoir obt5u le grade ou la di/9ction rvs1 et qui fait le malheur d'une famille1 et son propre malheur1 au po9t d'en p]dre la sant1 ou quelquefois la vie8 ,vanit des vanits1 disait le sage2 mais c'e/ de cette n\rriture que viv5t les hommes4 #b ,influ5ces qui compromett5t la quitude de l'me--,les unes agiss5t p> leur cont9uit3 ce sont les c\ps d'p+les incessants dans un mnage o il y a incompatibilit d'humeur1 les petites qu]elles de famille quotidi5nes1 l'impossibilit de fuir un milieu o l'on ne se s5t pas l'aise4 ,c'e/ le fait d'tre s\v5t en butte aux taqu9]ies ou aux caprices d'un *ef avec lequel on ne s'ent5d pas1 d'avoir subir l'autorit malveillante d'un p>5t1 d'une mre4 ,la victime se tr\ve tiraille t\t in/ant1 ret5ue1 d'un ct1 p> la notion plus ou mo9s =te du devoir1 et1 d'un autre1 p\sse la rvolte p> les vexations1 relles ou imag9aires1 qu'elle subit4 ,ce supplice incessant f9it p> n]v]1--c'e/ le mot qu'on emploie j\rnellem5t1--autrem5t dit1 f9it p> am5] la maladie1 un degr v>iable3 et l'une de ses =mes les plus connues s'appelle le dlire de la p]scution1 qu& le tr\ble m5tal dom9e la scne morbide4 ,mais1 si l'on tudie de prs un p]scut1 on v]ra bi5 vite qu'il n'e/ pas malade que de la tte2 il digre mal1 il e/ con/ip1 il maigrit1 il a s\v5t des battem5ts de coeur1 de la dyspne1 la peau s*e1 etc41 etc42 t\tes ses fonctions sont en dlire4 ,t\t e/ f\ *ez l'alin1 p>ce que l'alin n'e/ pas autre *ose qu'un gr& malade4 ,d'autres fois1 c'e/ une passion vive1 int5se1 qui compromet l'quilibre de la sant4 ,la passion am\reuse mrite1 ce titre1 d'tre signale au premi] rang2 n\s en avons dit un mot dj1 propos de la jeune fille3 mais ici n\s l'tudions dans sa =me ard5te1 f\gueuse1 la =me qu'elle revt *ez l'tre adulte4 ,alors elle met le sy/me n]veux dans un tat d'r?isme1 d'hyp]e/hsie1 qui peut se traduire p> la production de *efs-d'oeuvre1 comme le second acte de ,tri/an et ,yseult1 ou comme la ,nuit d',octobre1 mais qui amne s\v5t1 *ez celui qui en e/ victime1 une p]turbation gnrale de la sant1 qu& un ob/acle d'ordre moral ou matriel emp*e cette passion de se satisfaire4 ,la victime p]d alors le sommeil1 s'agite dans le vide1 e/ dans un tat d'inquitude m5tale qui compromet les fonctions dige/ives2 l'e/omac entre en scne1 le c]cle vicieux s'tablit2 la maladie e/ con/itue4 ,elle dur]a tant que dur]a sa cause1 ou qu'une savante hygine morale n'aura pas port le remde efficace4 ,bi5 s\v5t1 d'ailleurs1 le temps seul e/ le remde2 et il faut savoir att5dre1 sans impos] au malade une mdication p]turbatrice1 qui aggrav]ait son tat4 ,lorsque la victime e/ oblige de g>d] p\r elle son secret1 sans p\voir le communiqu] un confid5t1 sa situation e/ encore plus lam5table4 ,s\ffrir en sil5ce1 c'e/ deux fois s\ffrir2 de l l'importance que pr5d le mdec91 lorsqu'il p>vi5t inspir] confiance son malade et provoqu] *ez lui des confid5ces1 qui le s\lag5t plus que ne le f]ai5t l'hydro?rapie ou l'lectricit4 ,combi5 de femmes sont malheureuses en mnage sans que p]sonne s'en d\te6 ,elles dissimul5t avec un so9 jal\x leur famille1 leurs amis les plus intimes1 les tortures quotidi5nes4 ,et combi5 leur misre n'e/-elle pas attnue qu& elles peuv5t confi] leur *agr9 un homme de bon conseil8 #c ,inquitudes d'orig9e altrui/e4--,les inquitudes relatives la sant d'un tre *] sont s\v5t aussi une cause de neura/hnie1 et il n'e/ pas r>e de voir les div]s membres d'une famille dev5ir1 t\r t\r1 malades1 p> le fait des proccupations et des fatigues qu'a causes l'atte9te d'un premi] membre4 ,une mre qui1 comme je l'ai vu1 passe v+t j\rs et v+t nuits sans quitt] le *evet de son enfant atte9t de fivre typhode1 s]a une malade lorsque l'enfant s]a guri4 ,elle p\rra peut-tre dev5ir1 son t\r1 une typhodique2 mais1 mme si elle ne pr5d pas la fivre typhode1 sa sant s]a branle p\r longtemps4 ,de mme encore le fait d'avoir un enfant infirme1 qu'on voit du mat9 au soir1 empoisonne assez l'exi/5ce p\r entran]1 quelquefois1 la maladie4 ,dans une famille bi5 unie1 la nvrose de l'un des membres branle tellem5t le sy/me n]veux des autres1 que la ncessit de la sp>ation s'impose4 ,la contagion de la nvrose n'e/ cep5dant pas une contagion au s5s propre du mot2 mais1 en pratique1 on e/ s\v5t appel trait] le malade comme s'il tait contagieux1 dans son propre intrt et dans celui de son ent\rage4 ,le d"p des tres qui n\s sont *]s e/ un autre facteur important de maladie3--mme la sp>ation mom5tane1 7femmes de m>9s ou de militaires p>tant en campagne71--sans compt] que le *agr9 de la sp>ation se d\ble1 en ce cas1 d'inquitude p\r les dang]s que va c\rir l'tre aim4 ,on voit alors la maladie surv5ir au b\t de quelque temps1 revtir une =me quelconque1 avec des manife/ations v>iant l'inf9i 7insomnie1 ga/ralgie1 phobies1 etc471 t\s symptmes traduisant le malaise du sy/me n]veux c5tral1 qui ne s'attnu]a que qu& la cause disp>atra4 ,et mme1 une fois la cause disp>ue1 il p\rra p]si/] encore des mois et des annes1 p>ce que l'habitude morbide e/ prise1 p>ce que le sy/me n]veux a reu le *oc4 ,la cellule cont9u]a vibr] de trav]s1 comme la surface d'un lac cont9ue tre agite bi5 longtemps aprs la *ute de la pi]re qui a tr\bl son repos4 ,qu& la sp>ation e/ df9itive1 le mal e/ plus pr(ond encore1 et l'expression de vie brise e/ absolum5t ju/e4 ,la p]te d'un tre *] atte9t la vie dans ses s\rces pr(ondes1 amo9drit1 d'un seul c\p1 le capital biologique4 ,le malade tran]a une exi/5ce plus ou mo9s lam5table1 et plus ou mo9s prolonge2 mais les moy5s ?rapeutiques les plus actifs ne le guriront pas4 ,seule une sa9e philosophie attnu]a ses maux1 et le mdec9 a surt\t lui (frir une bonne psy*o?rapie4 ,le temps1 aussi1 devi5t un remde avec lequel il faut compt]2 le rle pr9cipal du mdec91 dans les cas de ce g5re1 doit tre d'emp*] l'organisme de s'effondr]1 p\r p]mettre au temps d'accomplir son oeuvre rp>atrice4 #d ,*oc moral et *oc traumatique4--,une motion viol5te1 quelle qu'en soit la cause1 peut galem5t am5] la maladie s\s une =me quelconque1 et p>fois lui faire revtir immdiatem5t1 sans transition1 les =mes les plus graves4 ,je connais un (fici] trs di/+u1 et bi5 portant jusqu'alors1 qui1 tant l'cole de gu]re1 fit une *ute de *eval sur la tte4 ,aprs deux j\rs de p]te presque complte de connaissance1 il rec\vra successivem5t la p>ole1 la mmoire1 le m\vem5t1 les =ces2 mais il tait dev5u un malade4 ,depuis d\ze ans1 il trane une exi/5ce pitoyable4 ,ce ne sont pas seulem5t les fonctions crbrales qui sont atte9tes1 *ez lui2 elles sont mme relativem5t respectes1 il n'a que des v]tiges1 des b\rdonnem5ts de l'oreille gau*e1 des picotem5ts dans les yeux1 de la difficult lire et caus]4 ,au demeurant1 son intellig5ce e/ re/e intacte3 mais t\tes ses autres fonctions ont t p]turbes4 ,il a des nvralgies erratiques1--plusieurs mdec9s ont cru que c'tait un c&idat l'ataxie locomotrice1--et surt\t il a les tr\bles dige/ifs les plus v>is 7ga/ralgie1 pesanteurs1 gaz1 a9si que de l'entrite membraneuse avec alt]native de con/ipation op9itre et d'une di>rhe qu'il e/ difficile d'arrt]74 ,les =ces sont tellem5t rduites qu'il peut pe9e faire deux ou trois kilomtres1 bi5 qu'il ait cons]v les muscles d'un homme vig\reux4 ,*ez ce type de malade1 atte9t de ce qu'on appelle la neura/hnie hy/ro-traumatique1 ce sont les tr\bles dige/ifs qui sont au premi] plan1 bi5 que le *oc ait port sur la tte4 ,de mme une frayeur1 sans qu'il y ait eu de trauma vritable de la bote crni5ne1 suffit p\r am5] le *oc dt]m9ant la maladie4 ,j'ai vu la ,salptrire1 autrefois1 une malade qui1 ds le db du sige de ,p>is1 dev9t folle p\r avoir vu clat] un obus ses pi$s4 ,on compr5d donc qu'une srie d'motions et de frayeurs arrive au mme rsultat4 ,de l l'norme proportion d'alins obs]ve aprs le sige de ,p>is2 de l1 la multiplicit des cas de psy*onvrose1 d'alination m5tale1 signals dans l'arme russe p5dant le c\rs de la gu]re russo-japonaise4 ,jamais1 depuis que les hommes s'entre-tu5t1 le sy/me n]veux des belligrants n'avait t s\mis d'aussi dures preuves4 ,t\s les facteurs morbides s'accumulai5t1 *ez les ,russes1 p\r produire le ds>roi du sy/me n]veux4 loignem5t de la patrie1 voyage prolong en *em9 de f]1 alim5tation insuffisante1 manque de confiance dans les *efs1 m5ace incessante de surprise1 surm5age physique s'aj\tant au surm5age motionnel2 c'e/ plus qu'il n'en faut p\r r5dre malade le malheureux soldat ou (fici] russe1 p\r peu qu'il soit prdispos p> l'alcoolisme ou p> l'hrdit n]veuse4 ,mais que faire contre un semblable tat de *oses8 ,l'homme s5s ne peut que dplor] l'inanit des ef=ts de t\s les pacifi/es4 ,ces maladies1 conscutives au flau qu'on appelle la gu]re1 ne sont pas assez connues du monde extra-sci5tifique4 ,on se figure volonti]s que1 qu& la gu]re a pris f91 t\t e/ f9i4 ,il n'en e/ ri52 c'e/ p5dant qu9ze et v+t ans que les nfa/es effets d'une gu]re se font s5tir4 ,p5dant v+t ans1 n\s avons eu soign] des (fici]s qui avai5t pris le g]me de leurs maladies p5dant la campagne de #ahgj1 et surt\t p5dant la captivit4 ,dans un cadre plus re/re9t1 n\s voyons t\s les j\rs l'influ5ce du *oc *irurgical sur la g5se de la nvrose4 ,on comm5ce connatre les psy*o-nvroses conscutives aux gr&es oprations3 mais c'e/ un po9t sur lequel il convi5t d'attir] l'att5tion1 p\r modr] le zle *irurgical des oprateurs4 ,ils doiv5t savoir que1 qu& l'opration e/ f9ie et bi5 f9ie1 t\t n'e/ pas t]m91 et que le pati5t1 sorti guri de leurs ma9s1 e/ quelquefois un malade qui re/]a tel p5dant plusieurs annes4 ,le *oc traumatique produit p> l'int]v5tion *irurgicale suffit p\r expliqu] ces accid5ts t>difs4 ,j'ai1 p5dant longtemps1 donn des so9s une dame qui1 d'une trs belle sant jusqu' tr5te-huit ans1 e/ dev5ue gr&e n]veuse1 avec anorexie1 amaigrissem5t1 etc41 immdiatem5t aprs une opration de tumeur bnigne du se94 ,depuis lors1 elle e/ sans cesse proccupe de la rcidive possible d'une tumeur du se91 et sa vie e/ empoisonne p> des malaises de t\t g5re qu'elle n'avait pas avant l'opration4 ,il faut aussi savoir qu'une int]v5tion *irurgicale1 mme de mo9dre importance encore1 d'importance ultra-m9ime1 peut mettre le sy/me n]veux dans un tat d'branlem5t durable3 c'e/ qu& elle occasionne une viol5te d\leur4 ,la d\leur provoque une fuite n]veuse norme4 ,a9si je connais une jeune fille1 de bonne sant antrieure1 qui e/ dev5ue neura/hnique immdiatem5t aprs des oprations sur les d5ts4 ,inutile de dire que1 qu& les int]v5tions *irurgicales sont pratiques sur des p]sonnes dont le sy/me n]veux e/ dj branl plus ou mo9s1 elles devi5n5t une cause d'aggravation notable4 ,la seule cra9te de l'opration possible suffit p\r provoqu] une aggravation de la nvrose4 ,e/-il un mdec9 qui n'ait pas vu acc\rir *ez lui1 =ant sa porte1 une cli5te1 affole p>ce qu'elle a con/at sur elle1 ou cru con/at]1 une tumeur du se98 ,et c'e/ bi5 autre *ose encore qu& le diagno/ic e/ d\teux1 qu& la malade va de *irurgi5 en *irurgi5 p\r obt5ir un avis f]me2 jusqu' ce qu'elle soit fixe sur son sort1 elle e/ dans un tat d'anxit que ne connaiss5t peut-tre pas assez les *irurgi5s1 et qui devrait leur dict] leur conduite non pas seulem5t au po9t de vue opratoire1 mais au po9t de vue psy*ique4 ,p]sonne plus que moi n'admire les *irurgi5s4 ,leur sang-froid1 leur matrise d'eux-mmes1 leur habilet manuelle m'tonn5t2 les m]veilleux rsultats qu'ils obti5n5t le plus s\v5t me font les considr]1 au total1 comme de vrais bi5faiteurs de l'humanit4 ,aussi ai-je l'espoir qu'ils ne m'en v\dront pas si je me p]mets de faire rem>qu] que1 ct de beauc\p de bi51 ils font un peu de mal1 et un mal qu'ils p\rrai5t ne pas faire s'ils connaissai5t mieux les rp]cussions qu'ont1 sur le sy/me n]veux1 leur int]v5tion1 et aussi les so9s qu'ils donn5t leur malade aprs l'opration4 ,je v\drais ne les voir int]v5ir qu'en cas d'absolue ncessit1 se df5dre n]giquem5t contre les oprations qu'on p\rrait appel] de complaisance3--comme celle qui a t pratique1 contre mon avis1 sur une malade qui se croyait atte9te d'app5dicite *ronique1 et qui n'tait que gr&e n]veuse4 ,cette malade avait dj appel1 malgr moi1 quatre *irurgi5s qui n'avai5t pas v\lu opr]2 un c9quime se dcida le faire1 sans avoir de conviction absolue1 au sujet de l'exi/5ce d'une app5dicite1 mais avec la p]suasion que la malade1 db>rasse de son obsession en mme temps que de son app5dice1 rec\vr]ait la sant4 ,or il n'en fut ri53 l'app5dice tait sa91 et la malade1 lgrem5t amliore p5dant un mois1 p> le fait du repos au lit1 du rgime svre1 de l'espoir qu'elle avait1 et que je fus le premi] entret5ir1 vit bi5tt son tat dev5ir pire qu'avant l'int]v5tion4 ,je dem&]ai aussi nos confrres les *irurgi5s de t5ir le mo9s possible les malades en susp5s p\r savoir si l'on opr]a1 et quel s]a le j\r de l'opration4 ,cette att5te1 cette p]plexit1 sont angoissantes au premi] *ef p\r les p]sonnes dj n]veuses4 ,et je leur dem&]ai1 enf91 de ne pas1 si possible1 faire oeuvre mdicale aprs l'opration444 ,je sais bi5 que1 dans c]ta9s cas1 le *irurgi5 doit suralim5t] et mme mdicam5t] son opr1 au risque de lui fatigu] l'e/omac1 et de compromettre les rsultats qu'une savante hygine alim5taire avait difficilem5t obt5us1 p5dant les mois ou les annes qui ont prcd l'int]v5tion4 ,l1 il y a =ce majeure2 et1 dans un cas semblable1 ,m4 ,camp5on me disait qu'il savait bi5 faire de la mauvaise besogne1 mais il se comp>ait aux pompi]s que n'arrte pas la considration de dgts limits1 qu& il s'agit de sauv] un immeuble4 ,mais1 le plus s\v5t1 l'opr gurirait sans int]v5tion mdicale et sans *ampagne1 sans suralim5tation1 sans mdicam5ts1 sans morph9e1 sans purgatifs1 sans lavem5ts1 et1 au sortir de la maison d'oprations1 son sy/me n]veux s]ait mo9s branl qu'il ne l'e/4 ,il s]ait plus vite remis du *oc traumatique 9vitable1 qui1 lui seul1 e/ un important facteur de dprciation de la valeur biologique4 ,p\rquoi1 p> exemple1 ce beso9 de donn] de la morph9e aux malades1 et des doses effrayantes8 ,je sais bi5 qu'en gnral ces doses invraisemblables1--de #a #b c5tigrammes rpts deux fois p> j\r1--sont tolres1 p5dant les premi]s j\rs qui suiv5t l'opration1 p>ce que l'opr a une telle sidration du sy/me n]veux qu'il ne ragit pas au poison#h4 ,mais combi51 aussi1 ont des vomissem5ts et des symptmes d'intoxication grave8 ,et plus f*eux encore e/ le rsultat qu& le malade se met aim] l'odieux poison1 et devi5t morph9omane1--ce qui arrive quelquefois4 ,de grce1 rs]vez donc la morph9e p\r les cas exceptionnels de s\ffrance1 et n'en confiez pas l'adm9i/ration une g>de1 si bi5 int5tionne et si intellig5te que v\s la supposiez2 vos malades n'en s]ont que plus vite guris6 ,note #h3 ,j'ai trait plus longuem5t ce sujet dans le ,bullet9 de la ,socit ,?rapeutique1 novembre #aije4 ,ou bi5 encore cette habitude de purg] les malades1 deux ou trois j\rs aprs l'opration1 de leur donn] des lavem5ts1 alors qu'ils aurai5t tant beso9 de repos6 ,la con/ipation n'e/-elle donc pas un symptme1 une manife/ation1 presque 9vitable1 de l'branlem5t du sy/me n]veux provoqu p> le *oc opratoire8 ,laissez le sy/me n]veux repr5dre son quilibre1 et la con/ipation disp>atra d'elle-mme1 qu& l'opr1 sollicit p> son apptit spontanm5t r5aissant1 recomm5c]a mang]4 ,et ne croyez pas que ce soit l de la ?orie1 une simple vue de l'esprit d'un rveur qui n'a pas vu d'oprs6 ,la dmon/ration a t faite p\r moi1 d'une faon dcisive1 comme dans une expri5ce de laboratoire4 ,qu& j'tais au ,val-de-,grce1 le pr(esseur ,delorme a bi5 v\lu m'associ] aux longues re*]*es qu'il a faites p\r provoqu] la con/ipation *ez ses oprs4 ,or1 de ttonnem5ts en ttonnem5ts1 il en tait arriv con/ip] t\s les hommes ayant subir des oprations dans les rgions abdom9ales1 +u9ales et crurales2 il vitait a9si la s\illure1 et1 p> consqu5t1 le r5\vellem5t des pansem5ts4 ,et ce n'tait pas une con/ipation de deux ou trois j\rs qu'il provoquait1 mais bi5 de d\ze ou qu9ze j\rs4 ,*ez un malade de mon s]vice1 opr p> lui p\r une cure radicale d'hmorrodes1 la con/ipation a t entret5ue p5dant dix-huit j\rs4 ,j'ai dem& rcemm5t ,m4 ,delorme s'il tait t\j\rs fidle cette pratique2 il m'a rpondu affirmativem5t1 et il a bi5 v\lu dress] p\r moi une /ati/ique de laquelle il rsulte que1 depuis le j\r o il m'avait convi assi/] ses premi]s essais1 en #ahhi1 il avait opr1 aprs con/ipation provoque1 tant au ,val-de-,grce qu' l'hpital de ,v9c5nes1 #afjj cures radicales de h]nies1 #ej cures radicales d'hmorrodes1 #ejj v>icocles1 #cj ca/rations1 #ejj oprations v>ies de la sphre +u9o-gnito-pr9o-fessire1 enf9 qu'il avait con/ip m?odiquem5t #ae hommes atte9ts de fractures de la cuisse1 p\r que leurs app>eils cont5tifs ne fuss5t pas s\ills4 ,c'e/ une p>tie de ces faits que ,m4 ,delorme a brillamm5t exposs la ,socit de ,*irurgie1 en #ahib4 ,il y a prs5t une srie de #afj c\rbes !rmiques1 dmontrant que la temprature n'a pas mont au-dessus de la normale1 p5dant t\te la dure de la con/ipation1 et que1 mme1 elle a s\v5t t abaisse un peu au-dess\s de la normale 7#ij fois sur ces #afj obs]vations74 ,dans quatre cas seulem5t1 elle a dpass la normale1 mais c'tait p> le fait de maladies accid5telles3 intoxication iod(orme1 rhumatisme aigu1 conge/ion pulmonaire 7deux fois74 ,*ez #aaj oprs de cures radicales1 il y eut p>fois des coliques1 mais sans la mo9dre importance4 ,elles disp>aissai5t aprs l'mission spontane de gaz4 ,la langue1 saburrale les premi]s j\rs1 repr5ait bi5tt l'aspect normal2 l'apptit tait cons]v *ez la majeure p>tie des con/ips4 ,ds le troisime j\r1 on leur donnait mang] des potages1 des oeufs1 de la vi&e blan*e1 du v91 en vitant que les alim5ts capables de donn] des d*ets4 ,le sommeil re/ait bon1 le c>actre ne laissait voir aucune modification1 la soif n'tait pas excessive1 et les analyses d'ur9es1 faites p> le pr(esseur ,burck]1 ont dmontr que l'conomie ne subissait1 du fait de la con/ipation provoque1 aucune influ5ce nfa/e4 ,la premire selle tait1 p>fois1 facile et spontane2 d'autres fois elle tait pnible2 c'e/ a9si qu'un malade ne put all] la g>de-robe que le v+t-deuxime j\r4 ,en va9 avait-on essay sur lui les purgatifs1 les lavem5ts1 depuis quatre j\rs2 ce n'e/ que qu& on le fit m>*] qu'il p>v9t all] la selle4 ,les selles suivantes tai5t habituellem5t aises1 et les fonctions de l'inte/9 repr5ai5t leur rgul>it4 ,ma communication1 aj\tait ,m4 ,delorme1 p\rrait avoir plus qu'un intrt cl9ique1 tant donne les ?ories qui ont c\rs sur l'importance et la frqu5ce des intoxications inte/9ales4 ,mais je dsire re/] exclusivem5t sur le t]ra9 de la pratique1 et je conclurai en disant que1 *ez les hommes adultes et sa9s surpris p> un traumatisme *irurgical qui doit gurir p> premire int5tion1 la con/ipation1 provoque p5dant huit qu9ze j\rs1 n'a pas les inconvni5ts qu'on lui attribue gnralem5t4 ,je ne dirai pas p> quels procds ,m4 ,delorme e/ arriv obt5ir ces con/ipations prolonges1 si peu nuisibles aux oprs3 c> ce s]ait sortir de mon sujet2 mais ce qui rsulte de cette trop longue digression1 c'e/ que la con/ipation de quelques j\rs1 surv5ant d'elle-mme et presque fatalem5t *ez les oprs1 quels qu'ils soi5t1 ne doit pas proccup] les *irurgi5s1 ni les entran] impos] leurs oprs des purgations qui1 fatiguant leur sy/me n]veux abdom9al1 ont =cm5t un ret5tissem5t sur leur sy/me n]veux c5tral1 et contribu5t en faire des malades1 alors qu'au db ils n'tai5t que des blesss1 ou bi5 aggrav] leur maladie1 qu& ils tai5t dj des malades avant l'opration4 ,je n'ignore pas que1 d'autre "p1 les acc\*eurs affirm5t que la con/ipation e/ l'ennemi des femmes qui vi5n5t d'acc\*]4 ,je n'ose pas m'inscrire en faux contre cette op9ion gnrale3 mais peut-tre s]ait-elle1 comme tant d'autres affirmations1 passible d'un procs en rvision4 ,,iii4--,,causes ,,accid5telles ,n\s v5ons d'numr] les pr9cipales causes d'ordre psy*ique qui amn5t la d*ance1 totale ou progressive1 du capital vital de l'homme ou de la femme adultes4 ,ce sont elles qui1 comb9es ou non aux autres influ5ces nfa/es 7surm5age crbral1 surm5age musculaire1 alim5tation dfectueuse1 etc471 provoqu5t le plus s\v5t la maladie4 ,mais1 d'autres fois1 comme *ez l'enfant du premi] ge1 comme *ez l'adolesc5t1 la maladie1 *ez l'adulte1 e/ provoque p> une affection aigu qui le frappe en ple9e sant3 telle la fivre typhode1 qui1 vritable intoxication1 surpr5d l'adulte dans le c\rs d'un tat d'quilibre irrpro*able1 et qui1 *ose curieuse1 p>at tre d'autant plus grave que le sujet tait plus robu/e4 ,la fivre typhode1 dis-je1 peut p>fois provoqu] la maladie4 ,a9si1 je connais un homme de qu>ante-huit ans1 qui a vu sa sant irrmdiablem5t branle la suite d'une fivre typhode surv5ue l'ge de v+t ans4 ,mais le cas e/ r>e2 s\v5t1 au contraire1 on obs]ve qu'une fivre typhode1 surv5ant *ez un individu mal+re1 lui donne une sant1 p\r la suite1 qu'il ne se connaissait pas jusqu'alors4 ,e/-ce p>ce que1 jusqu'alors1 il surm5ait son e/omac1 et que la dite impose p> la fivre typhode a remis l'organe en tat8 ,e/-ce p>ce que1 jusqu'alors1 il se s\mettait un ex]cice trop vig\reux p\r ses =ces1 et que la fivre typhode1 en lui imposant le repos1 a rectifi ses erreurs d'hygine musculaire8 ,e/-ce enf9 p>ce que la fivre1 en brlant ce que les anci5s appelai5t ses humeurs peccantes1 l'a db>rass de ses produits d'auto-intoxication antrieurs l'affection aigu8 ,a vrai dire1 n\s ne p\vons ri5 affirm]1 n\s ne p\vons que con/at] le fait4 ,trop heureux s]ait celui qui p\rrait connatre les causes de t\s les phnomnes de la vie6 ,quant aux autres affections accid5telles3 rhumatismes1 pneumonies1 etc41 dans quelle mesure crent-elles1 de t\tes pices1 la maladie8 ,n\s p5sons qu'elles ne la crent jamais1 et qu'elles ne font que l'aggrav]3 c>1 t\j\rs la maladie prexi/ait4 ,p\r contract] un rhumatisme1 une pneumonie1 une ang9e1 il faut dj que le sy/me n]veux se tr\ve dans un tat d'infriorit1 soit df9itif1 soit mom5tan4 ,la premire condition p\r ne pas pr5dre les maladies1 c'e/ de se bi5 port]4 ,mais il n'en e/ pas mo9s c]ta9 que l'affection accid5telle1 en int]v5ant1 imprime la maladie un essor plus ou mo9s vig\reux1 suivant l'importance de la cause pa?ogne accid5telle1 et aussi suivant la valeur pralable du sujet4 ,de t\tes les affections accid5telles1 celle qui e/ le plus rem>quable1 cet g>d1 e/ la grippe4 ,la d*ance po/ grippale e/ trs frqu5te1 et p>fois d'une longueur invraisemblable4 ,on met des annes1 s\v5t1 se remettre d'une mauvaise grippe4 ,et cet ennemi e/ d'autant plus dang]eux que1 lo9 de crer l'immunit1 il a une t5dance rev5ir la *>ge2 or1 dans le c\rs de la maladie1 *aque atte9te de grippe fait faire un pas en arrire1 et compromet les rsultats pniblem5t acquis4 ,la grippe e/ l'ennemie p]sonnelle des sujets capital dfectueux1 quelle que soit1 bi5 ent5du1 la =me symptomatique de leur maladie4 ,c'e/ aussi dans la priode que n\s tudions que se manife/e dang]eusem5t la syphilis contracte v+t ans1 et insuffisamm5t soigne2 elle se traduit1 ma9t5ant1 p> de l'anvrisme de l'aorte1 des lsions du muscle c>diaque1 de la nphrite dont p]sonne ne s\ponne la cause1 des ictus crbraux1 et t\tes les manife/ations de la syphilis t]tiaire4 ,elle cre de t\tes pices l'ataxie locomotrice et la p>alysie gnrale1 ou du mo9s elle prdispose s+ulirem5t le t]ra9 l'app>ition de ces cruelles maladies1 d'volution fatalem5t progressive4 ,on comm5ce connatre ses mfaits1 dans le monde des assurances1 et savoir que la syphilis n'e/ pas un brevet de longue vie6 ,d'un travail /ati/ique fait p> le ,dr ,rungb]g p\r une ,compagnie d'assurances1 il rsulte que l'ge moy5 de la mort des syphilitiques assurs cette ,compagnie a t de qu>ante-trois ans et quatre mois1 et que1 au po9t de vue des causes de mort1 la syphilis vi5t immdiatem5t aprs la tub]culose4 ,,iv4--,,influ5ces ,,morbig,,nes ,,sp,,ciales ,a ,,la ,,femme ,t\tes les considrations que n\s v5ons d'expos] peuv5t s'appliqu] galem5t l'un et l'autre sexe3 mais la femme a1 en outre1 le tri/e privilge de p\voir tre frappe p> des influ5ces morbignes qui n'atteign5t pas le sexe mascul91 et qui mrit5t d'tre tudies "p4 ,la m5/ruation j\e1 dans la vie de la femme1 un rle de premi] ordre4 ,*ez la femme trs bi5 portante1 son influ5ce e/ pe9e p]ceptible1 mais *ez la femme dj malade son influ5ce e/ des plus nettes2 *ez l'aline1 en p>ticuli]1 on obs]ve d'une faon con/ante1 quelques j\rs avant les rgles1 une aggravation du dlire2 et1 *ez l'aline qui semble gurie1 on ne doit prononc] le mot de gurison que qu& deux priodes m5/ruelles se sont passes sans accid5t4 ,n\s disons desse9 deux priodes3 c> si1 *ez les gr&es nvroses1 les tr\bles m5/ruels sont m5suels1 *ez les malades mo9s atte9tes ils n\s ont sembl s\v5t ne surv5ir que t\s les deux mois#i4 ,note #i3 ,il y a de gr&es n]veuses *ez qui la m5/ruation s'accompagne t\j\rs d'une fivre ard5te1 se prolongeant deux ou trois j\rs1 et bi5 capable d'g>] le diagno/ic4 ,*ez la gr&e neura/hnique qui a encore ses rgles correctes1 on peut affirm] que1 d\ze j\rs avant l'app>ition des rgles1 les misres n]veuses1 abdom9ales1 etc41 s'acc5tu5t considrablem5t1 au gr& dsespoir des familles qui1 ayant espr la gurison1 croi5t que t\t e/ refaire4 ,mais il n'en e/ ri53 bi5tt t\t r5tre dans l'ordre1 quelquefois mme p5dant les rgles1 p>tir du deuxime j\r1 et1 le plus s\v5t1 immdiatem5t aprs la cessation de l'c\lem5t4 ,les malades entr5t alors dans ce qu'elles appell5t leur bonne sema9e4 ,le mdec9 doit connatre ce dtail1 et av]tir les malades et leurs familles de la re*ute1 qui e/ 9vitable tant que la maladie bat son ple94 ,qu& les gr&es malades n'ont plus leurs rgles1 ce qui e/ frqu5t1 c'e/ d'un prono/ic assez important2 et la rapp>ition des m5/rues aprs deux1 trois1 ou six ans1 comme j'en ai vu plusieurs cas1 indique que la malade entre enf9 dans la voie de l'amlioration1 alors mme qu'elle cont9ue s\ffrir4 ,l'influ5ce de la grossesse e/ non mo9s vid5te4 ,n\s avons dit qu'elle tait quelquefois salutaire1 p>ce que l'utrus dvelopp remplaait la sangle abdom9ale dfectueuse2 mais1 une fois l'utrus rev5u son volume normal1 la p>oi abdom9ale se tr\ve encore un peu plus flasque qu'avant2 et1 qu& les grossesses sont rptes1 la ptose abdom9ale devi5t un des pr9cipaux lm5ts de la maladie4 ,c'e/ alors qu'une ce9ture bi5 faite1 avec ou sans pelote air suivant la =me du v5tre1 peut r5dre la malade d'inapprciables s]vices4 ,mais1 ent5dons-n\s bi53 la ptose n'e/ pas t\t1 *ez les ptosiques4 ,c> enf91 p\rquoi les malades ont-elles de la ptose8 ,c'e/ p>ce qu'elles tai5t dj dsquilibres antrieurem5t1 c'e/ p>ce que la sangle que =m5t les muscles du v5tre n'avait pas la tonicit normale4 ,si on avait soign la future ptosique en temps utile1 alors qu'elle n'avait encore que des tr\bles vagues du sy/me n]veux1 de l'e/omac1 de l'inte/91 elle ne s]ait pas dev5ue ptosique1 elle n'aurait pas eu beso9 de ce9ture1 elle aurait pu avoir des grossesses multiples sans avoir de ptose4 ,de sorte que la ce9ture1 cet in/rum5t si m]veilleux1 ne doit1 notre avis1 tre considr que comme un moy5 ?rapeutique d'att5te4 ,ce qu'il faut1 c'e/ rgnr] la malade et lui p]mettre de se pass] de ce9ture4 ,on y p>vi5t1 sauf qu& la d*ance e/ trop avance1 p> une bonne hygine gnrale1 s'adaptant aux indications f\rnies p> *aque individu4 ,*ez les unes1 la ptose gurira p> l'ex]cice1 *ez les autres p> le repos1 *ez les unes p> une saison ,vi*y1 *ez les autres p> un rgime re/re9t1 *ez t\tes p> la recon/itution du sy/me n]veux1 qui t\j\rs laisse dsir]4 ,la ce9ture abdom9ale1 p\r en rev5ir elle1 ne s]a employe que le mo9s de temps possible4 ,*ez les femmes non surm5es musculairem5t1 on se tr\v]a bi5 de tonifi] la sangle abdom9ale naturelle1 soit p> les ex]cices de plan*] de la gymna/ique sudoise1 soit p> la pratique du *ant1 intelligemm5t comprise1 telle que l'enseign5t les ,itali5s4 ,nul d\te que1 en utilisant la pression abdom9ale p\r la pulsion de l'air1 on ne fasse la fois de la bonne ?rapeutique abdom9ale et de l'excell5t travail au po9t de vue du *ant4 ,t\s les *anteurs et mme t\tes les *anteuses dignes de ce nom ont une =ce extraord9aire des muscles droits antrieurs2 en se contractant1 ils rep\ss5t la ma9 qui les comprime#aj4 ,note #aj3 ,il s]ait intressant d'inv5t] un dynamomtre spcial p\r mesur] la =ce de ces muscles *ez t\s les malades4 ,ce dynamomtre donn]ait des indications trs intressantes sur la valeur biologique1 c> on peut dire que1 tant vaut la pression abdom9ale1 tant vaut l'individu4 ,on voit combi5 n\s sommes loigns de l'op9ion qui attribue la ptose abdom9ale t\tes les misres des dyspeptiques1 des neura/hniques1 des malades qui s\ffr5t de l'inte/91 etc4 ,une femme a de la ptose et mille misres v>ies3 une ce9ture fait disp>atre presque t\tes ces misres1 c'e/ donc1 conclut-on que la ptose tait l'unique cause8 ,mais non2 c'e/ t\j\rs la ?orie du mo9dre ef=t applique au raisonnem5t huma94 ,la vrit e/ que la ptose e/ symptomatique1 que la ce9ture ne gurit pas la malade1 ne fait que la s\lag] d'une p>tie de ses misres1 et qu'il faut dj tre malade p\r dev5ir ptosique1--en dehors1 bi5 ent5du1 des cas o la cont5tion abdom9ale insuffisante s]ait due une v5tration4 ,la ptose peut d'ailleurs n'tre que passagre4 ,il exi/e mme des ptoses qu'on p\rrait appel] aigus1 si l'on n\s p]mettait cette expression4 ,n\s v\lons p>l] de celles qui survi5n5t brusquem5t1 dans le c\rs d'une bonne sant1 la suite d'un c\p de froid1 d'une motion viol5te1 d'une indige/ion1 d'un empoisonnem5t1 d'une purgation4 ,d'un j\r l'autre1 on voit le v5tre s'effondr]1 se vid]1 p]dre son la/icit1 sa s\plesse1 donn] la s5sation d'un amas pteux1 d'un *iffon m\ill3 et l'exploration ne p]met plus alors de not] ni le caecum1 ni le clon4 ,on p]oit1 dans la fosse iliaque1 un g>g\illem5t dont l'on enseigne tort qu'il app>ti5t en propre la fivre typhode3 on ne le r5contre dans la fivre typhode que p>ce qu'on l'y *]*e4 ,cet effondrem5t abdom9al s'obs]ve en outre1 dans presque t\tes les maladies aigus4 ,il e/ t\j\rs l'indice d'une sidration du sy/me n]veux abdom9al2 et1 comme le sy/me n]veux abdom9al n'e/ pas sans avoir des relations intimes avec le sy/me n]veux c5tral1 l'effondrem5t en "q e/ t\j\rs l'indice d'un tat de maladie assez grave4 ,mais il peut n'tre que passag]1 dur] qu9ze j\rs1 trois sema9es2 d'autres fois1 il dure deux trois mois1 dans c]ta9s tats subaigus2 puis1 peu peu1 on voit le v5tre se ressaisir1 repr5dre sa =me1 son la/icit1 r5atre3 c'e/ le comm5cem5t de la gurison4 ,en mme temps que le v5tre s'effondre et que survi5t la ptose aigu1 la sonorit abdom9ale subit des modifications extrmem5t intressantes4 ,le son devi5t uni=me1 t&is que1 l'tat normal1 ou ds que le v5tre se ressaisit1 la p]cussion donne des notes diffr5tes dans les deux fosses iliaques et sur la ligne mdiane4 ,le plus s\v5t1 c'e/ l'octave qu'on obs]ve entre le ct droit et le gau*e 7octave suprieure au ct droit74#aa ,note #aa3 ,cette exploration abdom9ale p> la vue1 le t\*]1 et la p]cussion1 donne les r5seignem5ts les plus prcieux sur la valeur dige/ive de *acun1 et des indications trs nettes sur le rgime alim5taire qu'il convi5t d'impos]3 rgime qui doit v>i]1 videmm5t1 d'un j\r l'autre1 comme v>i5t l'aspect du v5tre et les s5sations que donn5t la palpation et la p]cussion4 ,ce s]a la gloire du ,dr ,sigaud d'avoir su lire dans l'abdom51 et d'avoir essay d'appr5dre cette lecture ses contempora9s4 ,mais1 il ne faut pas se le dissimul]1 l'exploration abdom9ale e/ *ose trs difficile2 je la pratique depuis dix ans que j'ai la bonne =tune d'tre en relations sci5tifiques avec le ,dr ,sigaud1 et je vois mieux1 de j\r en j\r1 la difficult de cette tude1 en mme temps que j'en apprcie mieux t\te l'importance4 ,laissons d'ailleurs la p>ole ,,mm4 ,sigaud et ,v9c5t1 qui rsum5t a9si les donnes de l'exploration abdom9ale3 ,n\s ne saurions trop affirm] que l'exploration m?odique de l'app>eil dige/if e/1 p\r le biologi/e1 une s\rce de faits 9puisable4 ,quelle v>it de r5seignem5ts1 quelle prcision dans l'obs]vation1 ne devons-n\s pas att5dre d'un procd la p]fection duquel n\s voyons conc\rir les donnes f\rnies1 presque simultanm5t1 p> l'oue1 la vue1 le t\*]8 ,aj\t]ons-n\s que1 en raison de la nature spciale cavitaire de son tissu1 le tube dige/if se modifie dans sa =me1 dans sa d5sit1 dans sa consi/ance1 s\s les influ5ces les plus lgres et les plus fugitives8 ,alors que1 *ez un malade1 n\s ne tr\vons aucune modification du ct des app>eils circulatoire1 pulmonaire1 n]veux ou rnal1 n\s con/atons t\j\rs des signes positifs du ct de la sphre ga/ro-inte/9ale4 ,les oscillations vitales que les autres app>eils organiques sont impuissants objectiv]1 le tube dige/if les enregi/re avec une fidlit rem>quable et une v>it de nuances que l'on n'a po9t s\ponne jusqu'ici4 ,et t\tes les modifications de =me et de volume1 d'la/icit et de rsi/ance du tissu abdom9al1 t\tes les v>iations de sonorit des membranes dige/ives1 ne saurai5t tre considres comme des faits de valeur mdiocre inutilisable4 ,elles port5t en elles-mmes un d\ble enseignem5t3 elles traduis5t1 d'une "p1 les div]ses modalits fonctionnelles du tube dige/if1 d'autre "p1 en v]tu d'une loi sur laquelle n\s allons rev5ir1 l'ori5tation gnrale des ractions de l'organisme correspond ces modalits dige/ives4 7,mmoire lu la ,socit de ,mdec9e de ,g&1 #d avril #aije47 ,les intressantes tudes de ,,mm4 ,sigaud et ,v9c5t aurai5t encore tre compltes p> l'tude de l'auscultation abdom9ale2 c'e/ l un *apitre de smiologie qui e/ t\t enti] faire1 et que je ne puis qu'indiqu] aux travailleurs de l'av5ir4 ,munis d'un bon /?oscope1 ils tr\v]ont dans l'auscultation abdom9ale des r5seignem5ts d'une valeur ins\ponne jusqu' ce j\r4 ,p\r en rev5ir aux ptosiques1 une bonne sangle leur r5d un s]vice mom5tan qui n'e/ pas ddaign]4 ,elle les s\lage3 mais ce qui les gurit1 qu& il leur re/e encore assez d'n]gie vitale1 c'e/ un rgime appropri1 et du repos ou un ex]cice gradu1 suivant les cas4 ,le rgime devra tre celui qui donne le mo9s travaill] l'e/omac et l'inte/9 sidrs2 il devra donc tre liquide ou semi-liquide4 ,les prises alim5taires devront tre frqu5tes1--trs frqu5tes1 dans l'tat aigu4 ,quant au repos1 il s'impose2 les malades1 d'ailleurs1 en pr\v5t le beso91 et c'e/ dans ce cas qu'on peut dire que le lit e/ le meilleur des ag5ts ?rapeutiques4 ,qu& le v5tre comm5ce se ressaisir1 le rgime devra tre plus sub/antiel3 potages pais1 pures lgres prises t\tes les trois heures en moy5ne4 ,puis1 qu& il a fait un n\veau progrs1 alim5tation plus d5se et mo9s frqu5te 7six repas en v+t-quatre heures1 dont un dans le c\rant de la nuit3 pures paisses1 mac>oni1 riz1 poisson1 oeufs74 ,qu& il e/ r$ev5u presque normal1 quatre repas p> j\r1 assez copieux1 presque gaux1 dont un avec vi&e non saignante4 ,enf91 qu& l'orage e/ pass1 qu& le v5tre a retr\v sa s\plesse1 son la/icit et sa t5sion1 alors seulem5t il faut arriv] aux trois repas3 celui du mat91 qui doit tre assez copieux 7caf noir1 oeuf ou vi&e froide72 celui de midi1 compos en gnral de trois articles3 #a mac>oni1 ou pure1 ou pommes de t]re en robe de *ambre2 #b vi&e non saignante2 #c fromage1 peu de pa91 pas encore de v91 un v]re de liquide la f9 du repas2 enf9 le repas du soir1 plus lg]1 compr5ant aussi trois articles3 #a potage pais2 #b oeufs ou poisson2 #c fruits cuits4 ,telles sont les gr&es lignes de la dittique des tats aigus ou subaigus4 ,en mme temps1 avons-n\s dit1 le repos s'impose3 dans l'tat aigu un repos absolu au lit2 plus t>d1 deux heures de lev] sur une *aise longue1 entre les repas4 ,il faut faire longtemps mang] les malades au lit2 puis1 jusqu' gurison complte1 repos horizontal aprs les repas2 et t\j\rs beauc\p de sommeil1 mme diurne1 le sommeil diurne tant le meilleur ag5t provocateur du sommeil nocturne1 l'inv]se de ce que l'on croit ord9airem5t4 ,on compr5d combi51 dans cet tat d'quilibre in/able1 une viol5te p]turbation1 produite soit p> une purgation1 soit p> un vomitif1 soit p> une alim5tation trop htive1 peut tre dfavorable au malade4 ,,*apitre ,,iv ,,psy*o?,,rapie ,n\s avons1 ma9t5ant1 suffisamm5t indiqu1 les causes div]ses qui produis5t la maladie4 ,mais cette tude mme n'a fait encore que mieux n\s montr] le rle prpondrant que j\e1 dans l'orig9e comme dans l'volution de la maladie1 l'branlem5t du sy/me n]veux4 ,et de l rsulte l'importance1 galem5t prpondrante1 d'une mdication de/9e remont] le sy/me n]veux3 mdication dont un des lm5ts ess5tiels e/ cette psy*o?rapie qui1 depuis quelque temps1 a comm5c proccup] vivem5t le monde mdical1 sans qu'on soit encore p>v5u en fix] exactem5t le doma9e et l'application4 ,a en croire un c]ta9 nombre de nos confrres1 franais et surt\t trang]s1 le psy*o?rapie s]ait simplem5t de/9e remplac] t\te ?rapeutique4 ,l'imag9ation1 d'aprs ces savants1 j\]ait dans la production et le dveloppem5t des maladies un rle si norme1 qu'il suffirait de dc\vrir1 dans *aque cas1 le moy5 de p]suad] aux malades qu'ils se port5t bi51 p\r leur r5dre aussitt la sant4 ,la psy*o?rapie consi/]ait donc tudi]1 ce po9t de vue1 l'tat d'esprit de *aque malade1 de faon p\voir suffisamm5t s'emp>] de sa confiance p\r lui ordonn] de se croire guri4 ,mais les plus rc5ts df5seurs de cette doctr9e av\5t eux-mmes que les moy5s de p]suasion sont1 jusqu'ici1 trs difficiles tr\v]2 et je dois dire1 quant moi1 qu'une conception aussi simpli/e de la ?rapeutique me p>at1 jusqu' n\vel ordre1 quelque peu fantaisi/e4 ,oui c]tes1 la proccupation de l'tat d'esprit des malades1 et de ce qu'on p\rrait appel] la cure morale1 doit t5ir plus de place qu'elle n'en t5ait1 hi] encore1 dans la mdec9e (ficielle4 ,mais j'e/ime que la psy*o?rapie peut faire mieux que d'impos] aux malades l'illusion1--t\j\rs bi5 brve et bi5 fragile1--de se bi5 port]3 elle peut dev5ir un des ag5ts les plus actifs et les plus prcieux de la gurison4 tant donne l'ide que n\s n\s faisons de l'orig9e n]veuse de la maladie1 voici1 notre avis1 la meilleure df9ition de la psy*o?rapie3 ,c'e/ l'ensemble des moy5s d'ordre psy*ique p> lesquels on amliore ou on recon/itue le capital n]veux4 ,son action s't5d3 #a t\tes les dviations m5tales2 #b un gr& nombre de tr\bles somatiques1 tels que la con/ipation1 l'insomnie1 l'anorexie1 etc41 l'incont95ce d'ur9e1 etc4 ,quant ses moy5s d'action1 ils peuv5t1 p\r la facilit de l'tude1 tre diviss en deux gr&es catgories3 #a ,moy5s p> lesquels on dim9ue les dp5ses2 #b ,moy5s p> lesquels on augm5te les recettes4 ,i ,,moy5s ,,p> ,,lesquels ,,on ,,dim9ue ,,les ,d,,p5ses ,il e/ une f\le de malades qui gaspill5t leur influx n]veux sans le savoir2 il faut leur appr5dre l'conomis]1 leur dmontr] combi5 e/ fatigante1 p\r le sy/me n]veux1 l'hsitation p]ptuelle1 leur enseign] l'utilit qu'il y a savoir pr5dre un p>ti dans les mo9dres circon/ances de la vie4 ,il vaut mieux pr5dre un p>ti mdiocre immdiat qu'un p>ti plus sage aprs hsitation4 ,or1 p\r savoir vite pr5dre p>ti et s'p>gn] la pe9e de remettre en discussion t\s les motifs et mobiles qui doiv5t dt]m9] l'acte accomplir1 il y a un procd trs recomm&able1 qui consi/e simplem5t adopt] des pr9cipes1 et se dire3 ,dans telle circon/ance1 je f]ai ceci1 dans telle autre je f]ai cela2 et puis1 une fois le pr9cipe adopt1 y re/] fidle1--sans cep5dant en dev5ir esclave4 ,c> il ne faut pas que l'enttem5t remplace l'hsitation1 que l'ocan devi5ne t]re f]me4 ,un petit moy5 pratique recomm&] aux hsitants1 c'e/ de fix]1 sur un ag5da1 t\t ce qu'ils doiv5t faire dans la j\rne et les j\rs suivants1 puis1 une fois la *ose crite1 d'excut] ponctuellem5t ce qui aura t arrt4 ,la volont p>vi5t a9si1 peu peu1 se discipl9]1 en mme temps qu'on s'vite des p]tes considrables d'influx n]veux4 ,d'une faon gnrale1 il faut inspir] aux malades le respect du temps1 leur faire compr5dre que le temps1 c'e/ l't(fe dont la vie e/ faite1 et qu'il n'e/ pas p]mis d'en gaspill] une p>celle3 que c'e/ p> le respect du temps qu'on tr\ve le moy5 de faire une f\le de *oses utiles avec un m9imum de dp5se4 ,s'ils p>vi5n5t compr5dre cette vrit1 ils tr\v]ont eux-mmes1 peu peu1 un modus viv5di1 qui1 sans qu'ils s'en d\t5t1 leur f]a faire des conomies de dp5se n]veuse4 ,recomm&] aux malades de pr5dre des habitudes d'ordre1 de t\t rgl] dans leur vie1--les heures du lev]1 du c\*]1 des repas1 etc41--de donn] *aque *ose1 *aque proccupation1 la place et l'importance qui lui convi5n5t1 e/ encore un moy5 de leur p>gn] les dp5ses n]veuses inutiles1 et de faire de l'excell5te psy*o?rapie4 ,appliquons ces ides gnrales un cas p>ticuli]4 ,voici une jeune fille atte9te de ce qu'on appelle la folie du d\te2 ds son lev]1 elle ne saura quelle robe mettre1 elle en essai]a trois ou quatre1 et f9ira p> repr5dre la premire2 elle pass]a deux heures faire sa toilette1 ne sa*ant si elle doit comm5c] p> se coiff] ou p> se lav] les ma9s2 et t\te sa j\rne se pass]a a9si dans un tat vague d'anxit4 ,le soir1 la situation e/ plus pnible encore3 la malade ne p>vi5t pas se c\*]1 elle met deux heures p\r se d%abill]1 s'int]rompant t\t in/ant p\r confi] un petit cahi] une f\le d'ides qui ont tortur son c]veau et qui n'ont pas pu pr5dre corps4 ,on dirait qu'elle *]*e les fix] en les crivant4 ,j'ai *ez moi plusieurs collections de petits regi/res qui sont t\s inspirs p> ce mme esprit4 ,or1 cette agitation /rile1 cont9ue1 occasionne une dp5se crbrale norme4 ,si l'on veut bi5 tudi] une malade de ce g5re1 on v]ra qu'elle n'e/ pas malade que de la tte1 mais que t\t e/ malade *ez elle4 ,elle digre mal1 elle e/ amaigrie1 elle a des ur9es r>es et *>ges alt]nant avec des ur9es claires et abondantes4 ,elle e/ mal rgle1 etc4 ,il lui faut donc1 avant t\t1 un traitem5t gnral2 dont n\s indiqu]ons plus t>d les gr&es lignes1 mais il lui faut aussi un traitem5t psy*o?rapique4--,et lequel8 ,la premire *ose e/ de lui dire combi5 cette manire de faire e/ ridicule3 cela1 on n'aura pas de pe9e le lui faire admettre1 elle le sait trs bi52 le preuve1 c'e/ qu'elle ca*e son infirmit avec le plus gr& so9 t\t son ent\rage4 ,puis il faut lui expliqu] comm5t cette dp5se n]veuse1 si /rile1 la fatigue1 et entreti5t ou cause sa maladie physique4 ,enf91 d'accord avec elle1 il faut lui trac] un plan de vie tel qu'au lieu de gaspill] ses =ces elle les conc5tre1 p\r les dirig] dans un s5s dt]m94 ,a l'une1 on f]a appr5dre une langue trangre1 l'autre on propos]a une autre occupation1 non mo9s prcise4 ,le mdec9 s'inspir]a d'une f\le de considrations d'ordre secondaire2 l'ess5tiel e/ qu'il atteigne son b1 qui e/ de discipl9] la volont et d'vit] la malade les p]tes n]veuses1 p> une bonne ori5tation de son activit4 ,n\s avons pris l1 desse91 un cas des plus difficiles gurir3 et cep5dant n\s affirmons que la gurison y e/ possible1 qu&1 la psy*o?rapie1 on jo9t un traitem5t somatique conv5able et suffisamm5t prolong4 ,dans la manie aigu1 ou c]ta9es phases de la p>alysie gnrale1 dans t\s les cas de dlire aigu occasionns p> les maladies infectieuses1 l'influx n]veux subit des dp5ses colossales2 les fuites se font de t\tes p>ts4 ,la p5se e/ si rapide1 *ez le maniaque1 que l'alini/e exprim5t ne p>vi5t pas la suivre4 ,les associations d'ides se font avec une telle rapidit que le malade n'a pas le temps de les exprim]1 et1 quelle que soit sa volubilit1 sa langue n'a pas un dbit gal celui de son c]veau4 ,la psy*o?rapie peut-elle tre utile des malades de ce g5re8 ,oui1 mais1 vrai dire1 son rle e/ alors ngatif2 il faut savoir ce qu'il ne faut pas faire2 il faut ne pas s'a*>n] discut] avec le malade1 rectifi] ses apprciations2 il faut1 en un mot1 laiss] pass] l'orage1 et se born] vit] au malade t\te cause d'excitation pro*a9e ou loigne4 ,il faut se rappel]1 surt\t1 qu'une fois l'orage pass1 on aura longtemps encore us] d'extrmes prcautions1 et mnag] le c]veau fragile4 ,lorsque la fuite n]veuse1 au lieu d'tre dissm9e1 e/ limite un po9t fixe1 la psy*o?rapie int]vi5t d'une faon plus active4 ,voici un homme en proie une obsession3 une ide a envahi son c]veau1 il y p5se nuit et j\r1 en p]d le boire et le mang]4 ,t\tes ses p5ses ont p\r pivot l'ide matresse1 il en p>le t\s ceux qu'il e/ime p\voir le compr5dre1 il dem&e conseil1 s'agite en va91 et1 ne tr\vant pas de solution1 il s'puise4 ,faut-il1 dans ce cas1 essay] de b\*] la fuite1 dire au malade qu'il ne doit pas p5s] ce qui le proccupe8 ,mais c'e/ lui dem&] l'impossible1 et le tortur] inutilem5t4 ,il faut1 au mo9s une fois1 lui laiss] expos]1 avec les plus amples dtails1 les causes de sa s\ffrance morale2 mais1 ceci fait1 p\r acqurir sa confiance1 il ne faut presque plus lui p]mettre d'en p>l]1 et1 en *ange1 il faut lui tr\v] des drivatifs4 ,de mme que1 dans une hmorragie pulmonaire1 le mdec9 bi5 avis fait une saigne gnrale1 qui arrte l'hmorragie1 de mme le psy*o?rapeute ne doit1 p\r a9si dire1 pas lutt] contre l'ide obsdante1 mais faire natre des c\rants d'ides drivatifs2 en d'autres t]mes1 remplac] une ide morbide p> une srie d'ides sa9es4 ,c'e/ la psy*o?rapie drivative4 ,un autre moy5 d'conomis] les fuites n]veuses1 moy5 employ] dans les cas exceptionnels1 c'e/ de conseill] au malade l'acceptation du fait acquis1 en d'autres t]mes la rsignation2 c'e/ la psy*o?rapie sdative4 ,que le malade accepte le fait accompli1 qu'il cesse de se cabr] contre les circon/ances qui ont produit ou qui entreti5n5t la maladie1 de se n\rrir de son *agr91 de se remmor] les causes morales qui l'ont am52 et il s'vit]a une fatigue n]veuse norme4 ,cette passivit produira sur lui l'effet sdatif d'une sorte de sommeil de la cellule n]veuse4 ,qu& la rsignation1 au lieu d'tre p\r a9si dire passive1 e/ un acte volontaire en v]tu duquel le pati5t accepte1 en t\te lib]t1 sans re/rictions1 sans prote/ations1 ses misres1 p\r les (frir dans une int5tion quelconque1 elle devi5t t\t le contraire de la passivit1 et dj elle r5tre dans la deuxime catgorie des moy5s psy*o?rapiques4 ,l'tude de cette rsignation active va donc n\s s]vir de transition t\te naturelle4 ,la rsignation a9si comprise e/ un acte4 ,rpt] plusieurs fois p> j\r qu'on se rsigne1 c'e/ faire1 plusieurs fois p> j\r1 acte de volont2 et enc\rag] le malade accomplir cet acte de volont1 c'e/ faire de l'excell5te psy*o?rapie recon/ituante4 ,malheureusem5t1 cette rsignation active e/ la porte de peu d'initis4 ,elle suppose t\te une doctr9e philosophique3 la doctr9e de la solid>it huma9e1 de la rv]sibilit des mrites et des s\ffrances1 en un mot la doctr9e du r5oncem5t2 et peu de malades la connaiss5t4 ,aussi e/-ce titre exceptionnel que les ress\rces de la rsignation active peuv5t tre employes4 ,mais1 dira-t-on1 quel peut tre le rle du mdec9 en face d'un malade qui va jusqu' voir dans la s\ffrance un bi5fait8 ,on croirait1 a priori1 que le mdec9 n'a qu' disp>atre2 en fait1 il n'en e/ ri54 ,le mdec9 doit re/] son po/e2 et t\t en enc\rageant le malade dans cette voie1 en =tifiant sa volont1 il doit l'exhort] ne pas nglig] les moy5s ?rapeutiques que rclame son tat4 ,c> enf9 le rsign actif ne commet pas une erreur de logique en dsirant gurir et en acceptant les so9s mdicaux4 ,s'il fait bi5 de se rsign] la s\ffrance lorsque celle-ci e/ 9vitable1 il e/ t5u1 au contraire1 de se rsign] aussi ce que veut p\r lui la nature1 c'e/--dire ne ri5 omettre p\r reconqurir1 avec la sant1 la possibilit d'une vie plus active et plus utile4 ,aj\tons d'ailleurs que1 en fait1 le rsign actif e/ d'ord9aire le plus obissant1 le plus /able des malades1 le plus reconnaissant p\r les so9s mdicaux qui lui sont donns2 c'e/ le malade de *oix4 ,,ii ,,moy5s ,,p> ,,lesquels ,,on ,,augm5te ,,les ,,recettes ,la deuxime catgorie des moy5s psy*o?rapiques compr5d1 comme n\s l'avons dit1 ceux qui ont p\r b d'amlior] la "p subsi/ante du capital n]veux4 ,on peut p>v5ir ce rsultat de deux faons3 #a ,en dynamisant ce qui re/e du capital n]veux p> une savante gymna/ique de la volont4 7,l'homme ne vaut que p> sa volont3 donc discipl9]1 =tifi]1 r5=c] sa volont1 c'e/ lui r5dre le plus gr& des s]vices47 #b ,en insufflant1 p\r a9si dire1 au malade un fluide n]veux trang]4 ,dans le premi] cas1 on fait appel au libre arbitre du malade4 ,celui-ci devi5t le collaborateur du mdec91 dont le rle se borne indiqu] les procds de gymna/ique de la volont et surveill] l'application4 ,dans le deuxime cas1 une volont trangre vi5t en aide la volont dfaillante1 ou insuffisante1 du pati5t4 #a ,gymna/ique de la volont4--,il y a des procds d'ducation de la volont1--cette facult1 comme la mmoire1 comme l'att5tion1 tant susceptible d'tre amliore p> une bonne gymna/ique4 ,le pr9cipe gnral1 dans cette ducation1 c'e/ de procd] l5tem5t1 de ne pas dem&] au malade un ef=t qu'il s]ait incapable de f\rnir1 mais de lui dem&]1 au db1 un t\t petit ef=t1 qui s]a augm5t t\s les j\rs4 ,a9si n\s invitons nos malades faire trois fois1 t\s les mat9s1 trois m\vem5ts dt]m9s des bras1 puis six1 puis d\ze1 puis d'en faire autant avec les membres infrieurs4 ,en ordonnant ces ex]cices1 n\s comptons bi5 mo9s sur l'action utile de la gymna/ique musculaire elle-mme que sur l'ef=t de volont que n\s obt5ons du malade1 avec son libre cons5tem5t4 ,dans le mme esprit1 n\s envoyons c]ta9s de nos malades faire une gymna/ique spciale1 t\s les j\rs1 p> t\s les temps1 l'extrmit de ,p>is1 aussitt qu'ils peuv5t support] la fatigue d'un dplacem5t quotidi54 ,l1 n\s leur faisons faire la c\rse en flexion1 ex]cice musculaire excell5t1 qui1 bi5 gradu d'aprs des rgles prcises1 rgul>ise la circulation du sang1 les battem5ts du coeur1 augm5te la vigueur de t\s les muscles1 en p>ticuli] des muscles inspirateurs1 et favorise1 p> consqu5t1 l'acte respiratoire4 ,grce cette gymna/ique1 on arrive1 au b\t d'un mois1 faire c\rir p5dant v+t m9utes des malades qui ne m>*ai5t pas1 ou qui ne croyai5t pas p\voir m>*]#ab4 ,note #ab3 ,aj\tons que cette c\rse ne provoque jamais d'ess\fflem5t le pr9cipe de la m?ode tant1 avant t\t1 d'vit] l'ess\fflem5t p> une progression sage et bi5 rgle dans la longueur et la rapidit du pas4 ,la m?ode dont n\s p>lons a t in/itue p> notre regrett ami1 le comm&ant de ,ra\l1 qui avait fait des tudes trs srieuses1 ?oriques au laboratoire de ,m>ey et pratiques p5dant t\te la dure de sa c>rire militaire4 ,ce n'e/ pas le lieu de p>l] avec dtail de cette m?ode d'entranem5t2 disons seulem5t qu'on ne se fait pas une ide1 dans le monde des gymnasi>ques1 de la l5teur dans la progression impos] au c\reur4 ,a9si la vitesse du pas gymna/ique de l'arme ne doit tre atte9te1 *ez l'homme mme bi5 portant1 qu'aprs qu9ze m9utes de c\rse progressivem5t plus rapide4 ,c'e/ comme cela que l'on arrive obt5ir le r5dem5t maximum1 et que le pas gymna/ique peut tre prolong trs longtemps sans fatigue4 ,de mme1 avant d'arriv] la vitesse de six kilomtres l'heure1 c'e/--dire au pas d'un homme qui m>*e vite1 il faut c9q m9utes de c\rse en progression4 ,si1 cette prud5ce dans la progression1 on jo9t le so9 de faire respir] le malade en temps utile1 et de lui appr5dre respir]1 on lui vite l'ess\fflem5t4 ,mais si le c\reur n'e/ pas ess\ffl1 p> contre il e/ envahi1 au b\t de v+t tr5te m9utes1 d'une transpiration norme1 telle que la c\rse en flexion a p\r complm5t indisp5sable1 soit une friction s*e avec *angem5t de l+e1 soit1 mieux encore1 une d\*e tide4 ,cette ncessit de la d\*e f9ale limite beauc\p l'emploi de la c\rse en flexion1 et1 p> p>5?se1 l'int]dit l'arme1 p\r laquelle1 dans l'esprit du comm&ant de ,ra\l1 elle semblait surt\t indique4 ,nos malades1 au contraire1 tr\v5t t\te facilit p\r pr5dre la d\*e t]m9ale1 puisque la c\rse a lieu dans le j>d9 att5ant la maison d'hydro?rapie d',auteuil1 qui e/ gracieusem5t mis notre disposition p> le ,dr ,ob]?ur1 directeur de l'tablissem5t4 ,nul d\te que cet ex]cice musculaire trs gradu1 s\s la direction de moniteurs compt5ts1 que l'ex]cice pris au gr& air1 dans la mat9e1 ne soi5t des facteurs importants dans l'excell5t rsultat total que j'obti5s de ce que j'ai appel la dromo?rapie2 mais j'e/ime qu'une gr&e "p du rsultat utile revi5t cette gymna/ique de la volont que le malade fait1 p\r a9si dire1 sans s'en d\t]4 ,il assi/e t\s les j\rs ses progrs1 il pr\ve un vague s5tim5t de cont5tem5t la p5se qu'il a va9cu1 t\s les j\rs1 une difficult n\velle4 ,dt-on m'accus] de p>adoxe1 je dirai que1 en imposant un malade la c\rse en flexion1 fait-on surt\t de la psy*o?rapie3 psy*o?rapie p> ex]cice de la volont1 et aussi psy*o?rapie drivative1 puisqu'on les di/rait en leur procurant un ex]cice qui devi5t vraim5t une rcration1 aprs les trois ou quatre premi]s j\rs4 ,le ,dr ,lagrange a trs ju/em5t insi/ sur l'utilit de l'attrait dans l'ex]cice physique4 ,or cet attrait manque absolum5t dans l'ex]cice de la gymna/ique respiratoire4 ,cet ex]cice e/ s\v]a9em5t ennuyeux1 et c'e/ *ose r>e que nos malades les plus obissants le cont9u5t rgulirem5t plus de deux mois2 mais c'e/ prcism5t p\rquoi il e/1 p\r le psy*o?rapeute1 un ag5t de premi] ordre1 puisqu'il exige un ef=t norme de volont4 ,aussi1 ce titre mme1 ne saurions-n\s trop le recomm&]4 ,en outre1 il produit les effets les plus favorables sur la circulation et la nutrition2 c'e/ le seul moy5 que je connaisse de faire disp>atre ces r\geurs motives1 si dsagrables c]ta9s neura/hniques des deux sexes1 et qui ne s'obs]v5t pas seulem5t *ez les timides1 c> les p]sonnes h>dies et dcides leur pay5t aussi leur tribut4 ,qu& cette infirmit arrive provoqu] l'obsession de la r\geur1 la peur de r\gir r5d la vie sociale insupportable1 et mrite l'att5tion du cl9ici51 d'ailleurs ds>m s'il n'emploie que les moy5s classiques4 ,or1 si l'on tudie de prs ce symptme1 on voit qu'il s'accompagne1 presque t\j\rs1 d'une p]turbation respiratoire1 et quelquefois de s5sations prcordiales2 et c'e/1 sans d\te1 p>ce que l'ex]cice en "q rgul>ise la respiration1 qu'il e/ le meilleur traitem5t de la r\geur motive4 ,en t\t cas1 le fait e/ c]ta91 je l'ai plusieurs fois obs]v4 ,mais comme ces ex]cices sont1 je le rpte1 extrmem5t dsagrables1 il faut savoir les gradu] de faon ce que le pati5t ait au mo9s le plaisir d'assi/] ses propres progrs4 ,on arrive a9si1 peu peu1 faire faire au malade des m\vem5ts de respiration pr(onde p5dant dix m9utes1 mat9 et soir4 ,on ne saurait croire l'effet utile1 div]s titres1 de cette gymna/ique m?odique1 telle que les ,sudois l'enseign5t1 c'e/--dire faite d'aprs les vrais pr9cipes de la physiologie2 t&is que1 qu& elle e/ enseigne1 ce qui arrive trop s\v5t1 p> des in/ructeurs mal in/ruits1 elle tr\ble les phnomnes de la circulation1 et peut mme am5] du v]tige et de la syncope4 ,c'e/ donc un moy5 puissant1 mais qu'il faut savoir mani]1 comme t\tes les autres armes de la ?rapeutique4 ,il exi/e1 dans t\s les ,in/ituts ,z&]1 un app>eil qui fait faire automatiquem5t d'excell5te gymna/ique respiratoire4 ,aux malades qui n'ont pas l'n]gie de la faire simplem5t dans leur *ambre sans le mo9dre app>eil1 n\s conseill]ons les in/ituts mcano?rapiques4 ,on peut ex]c] la volont du malade1 et1 p> consqu5t1 la =tifi]1 p> mille autres moy5s1 qui s]ont inspirs p> les div]ses conditions de milieu1 d'aptitudes1 etc4 ,mais1 autant que possible1 il faut faire faire au malade un travail utile1 et dont il puisse facilem5t mesur] les progrs1 et surt\t un travail qui ne dem&e pas une dp5se1 soit crbrale ou musculaire1 excessive3 c> alors on p]drait d'un ct ce qu'on gagne d'un autre4 ,il faut1 enf91 se rappel] que le rle du psy*o?rapeute doit pr5dre f9 un mom5t donn1 qu& le malade a reconquis une puissance suffisante p\r p\voir vol] de ses propres ailes4 ,on doit alors l'ab&onn] lui-mme1 mais non pas brusquem5t3 il faut1 si l'on n\s p]met cette comp>aison1 que le mdec9 imite le pr(esseur de bicyclette1 qui s\ti5t p5dant un c]ta9 temps son lve1 puis l'ab&onne mom5tanm5t1 sans qu'il s'en d\te2 l'lve confiant cont9ue pdal]1 se croyant s\t5u1 jusqu'au mom5t o il e/ assez sr de lui-mme p\r all] t\t seul4 ,si le pr(esseur le s\t5ait indf9im5t1 l'lve ne f]ait pas de progrs4 #b ,moy5s d'augm5t] artificiellem5t le capital n]veux insuffisant4--,dans les cas o la volont e/ tellem5t dfaillante que l'on ne saurait faire aucun fonds sur elle1 le mdec9 peut essay] de f\rnir son malade un apport trang] d'influx n]veux3 il y arrive p> le procd de l'hypnose4 ,ri5 ne m't]a la conviction que1 dans l'hypnose1 il y a une influ5ce de l'hypnotiseur sur son sujet1 influ5ce tant compris dans son s5s tymologique 7flu]e1 c\l]74 ,l'hypnotiseur envoie de l'influx n]veux1 il donne quelque *ose de lui-mme2 il a une action p]sonnelle2 et les mdec9s qui prt5d5t le contraire1 qui dis5t que les passes peuv5t tre remplaces p> le braidisme1 p> la fixation d'un objet brillant1 immobile comme une b\le ou mobile comme un miroir al\ettes1 ne me p>aiss5t pas tre dans la vrit4 ,l'hypnotisme peut r5dre de gr&s s]vices dans les cas les plus v>is2 non seulem5t il peut rectifi] des ides errones1 faire disp>atre les mauvaises habitudes1 les crises n]veuses1 etc43 il agit encore p\r ram5] *ez le malade la quitude de l'esprit1 la confiance en soi-mme4 ,il modifie aussi les fonctions organiques4 ,ri5 n'e/1 en effet1 plus facile1 *ez un sujet hypnotisable1 et qui e/ bi5 en ma91 que de faire disp>atre des tr\bles dyspeptiques1 nvralgiques1 d'arrt] des vomissem5ts1 des mtrorragies1 de faire rev5ir les rgles1 le sommeil naturel1 de rgul>is] les selles1 etc4 ,le malheur e/ que t\s les sujets ne sont pas susceptibles de subir l'influ5ce hypnotique1 et que1 prcism5t1 ceux qui en aurai5t le plus beso9 se tr\v5t tre rfractaires2 a9si les alins1 les halluc9s1 les gr&es hy/riques1 les malades atte9ts de dlire sy/matis1 ne sont presque jamais hypnotisables4 ,l'hypnose e/ d'autant plus difficile obt5ir qu'elle s]ait plus utile4 ,a9si1 *ez les alins1 n\s avons vu notre excell5t matre le ,dr ,a4 ,vois9 s'a*>n] p5dant des heures entires sans obt5ir le mo9dre effet2 mais aussi quel triomphe qu&1 d'av5ture1 il russissait6 ,n\s connaissons p\r notre "p de gr&s n]veux qui1 trs dsireux de p\voir tre endormis1 sont alls1 sur notre conseil1 consult] tels ou tels confrres r5omms p\r leur habilet ou leur connaissance spciale de l'hypnotisme1 et t\j\rs avec un insuccs complet4 ,c'e/ l une premire raison qui re/re9t gr&em5t l'emploi de l'hypnose4 ,une deuxime raison qui doit le limit]1 c'e/ que1 qu& on emploie l'hypnotisme1 on risque de se discrdit]1 dans l'esprit du malade1 si on ne russit pas du premi] c\p1 et alors on le prive du sec\rs qu'on aurait pu lui donn] si on n'avait pas1 p> une fausse manoeuvre1 p]du irrmdiablem5t sa confiance4 ,mais il exi/e des procds p]mettant de savoir si oui ou non le malade e/ hypnotisable1 de faon qu'on puisse ne m>*] qu' c\p sr1 et laiss] de ct1 sans en avoir l'air1 les sujets non facilem5t hypnotisables4 ,un autre motif encore re/re9t l'emploi de l'hypnose3 c'e/ que celle-ci1 qu& elle russit1 risque de dev5ir un moy5 ?rapeutique trop actif4 ,mme avec la plus gr&e prud5ce1 on ne p>vi5t pas t\j\rs en gradu] les effets1 et le mdec9 s'emp>e s\v5t p> trop de l'esprit du malade1 au po9t que ce d]ni] ne peut plus ri5 faire sans son conseil4 ,j'ai connu un +nieur des *em9s de f]1 r5omm p\r sa svrit l'g>d des infrieurs1 et nvropa! de gr&e m>que4 ,son mdec9 crut bi5 faire en le traitant p> l'hypnose2 et il se tr\va1 p> has>d1 que c'tait un sujet de premi] ordre4 ,un j\r1 p5dant le sommeil hypnotique1 le mdec9 lui intima l'ordre d'avoir1 l'g>d de ses infrieurs1 plus de bi5veillance2 et voici que1 ds le l5dema91 les procds de cet homme l'g>d de ces infrieurs se fir5t tellem5t bi5veillants1 affables1 affectueux1 qu'il dev9t la rise de ses subordonns eux-mmes1 et un sujet d'tonnem5t p\r ses *efs4 ,il ne p>lait plus que de devoir social1 d'altruisme1 de solid>it huma9e4 ,on le crut f\2 il ne l'tait pas1 mais il tait dev5u tellem5t diffr5t de lui-mme qu'il fallait avis]4 ,le mdec91 av]ti de ce *angem5t vue1 s'ef=a1 en plusieurs conv]sations1 de modr] le zle *>itable du nophyte2 il n'y p>v9t pas4 ,le malade discutait avec lui les ?ories sociali/es1 et s]ait dev5u le pire des utopi/es4 ,il fallut une n\velle sance d'hypnose p\r attnu]1 au po9t v\lu1 les effets de la sugge/ion premire4 ,p\rquoi employ] un moy5 aussi actif qu& on peut s'en pass]8 ,autant dem&] p\rquoi l'+nieur ne se s]t pas de dynamite p\r faire saut] une motte de t]re4 ,p\rquoi mettre un mors arabe un *eval qui ne dem&e qu' se laiss] conduire8 ,rs]vons donc le mors arabe p\r les cas o l'animal e/ indocile1 indomptable1 et rtif6 ,aj\tons que1 une fois produit l'effet obt5ir1 le mdec9 doit cess] de rec\rir l'hypnose1 s\s pe9e de compromettre le rsultat f9al4 ,une fois le bless remis en selle1 on doit lui r5dre la direction de sa monture4 ,p\r bi5 faire compr5dre ma p5se1 je pr5drai la comp>aison suivante3 l'hypnose e/ la dfaillance du sy/me n]veux ce que l'opo?rapie ?yrodi5ne e/ l'insuffisance fonctionnelle du corps ?yrode1 ce que l'opo?rapie hpatique e/ l'insuffisance fonctionnelle du foie4 ,or1 de mme que le mdec9 qui s'e/ s]vi de foie de porc p\r remettre en tat un hpatique1 ne cont9ue pas indf9im5t l'emploi du foie de porc1 de mme le psy*o?rapeute doit cess] l'emploi de l'hypnose ds qu'il a obt5u le rsultat v\lu1 c'e/--dire ds qu'il a remis le malade en assez bon tat p\r p\voir compt] sur sa collaboration consci5te1 et lui dem&] un ef=t p]sonnel de gymna/ique psy*ique2 de sorte que quatre ou c9q sances suffis5t1 dans la majorit des cas4 ,t\tes ces considrations expliqu5t la r>et des cas o l'hypnotisme e/ conseill]4 ,mais quant dire1 comme le font les adv]saires irrconciliables de la ?rapeutique p> l'hypnose1 que quelques sances amn5t1 *ez le malade1 une p]turbation d'esprit incurable1 que l'hypnotisme dissocie la p]sonnalit normale du sujet 7,grasset71 ab\tit la ru9e dplus en plus complte de ce moi qu'on v\drait sauv] 7,duprat71 c'e/ t\t simplem5t nonc] une erreur4 ,l'hypnotisme bi5 mani n'e/ pas si dang]eux4 ,je n'ai vu qu'une fois1 dans le s]vice de ,*>cot1 l'hypnose am5] *ez un homme une viol5te attaque d'hy/rie4 ,et dire1 avec c]ta9s scrupuleux1 que les pratiques de l'hypnotisme ont quelque *ose de dgradant p\r la dignit huma9e1 p>ce que le mdec9 qui impose sa volont au malade porte atte9te au dogme de la lib]t1 c'e/ nonc] une erreur non mo9s absolue1 la sugge/ion hypnotique n'tant pas autre *ose que la sugge/ion l'tat de veille p\sse sa deuxime puissance2 ce compte1 on n'aurait plus le droit de donn] un conseil4 ,enf91 dire que les pratiques de l'hypnose sont mal vues dans le monde1 et discrdit5t le mdec91 c'e/ affirm] une vrit1 mais qui ne n\s t\*]ait en ri51 c> le mdec9 n'e/ responsable que devant sa consci5ce4 ,or1 n\s le rptons1 sa consci5ce peut lui p]mettre1 accid5tellem5t1 l'emploi des procds hypnotiques1 surt\t s'il pr5d le so9 de n'endormir les malades qu'avec leur ass5tim5t =mel1 et en prs5ce d'un ti]s reprs5tant la famille4 ,aj\tons enf9 que le mdec9 seul doit avoir rec\rs ce procd ?rapeutique2 et que ce mdec9 doit agir uniquem5t p\r le bi5 du malade1 sans la mo9dre proccupation trangre1 voire mme sans aucune proccupation sci5tifique4 ,conseils pratiques p\r l'application des procds psy*o?rapiques4--,n\s v5ons de pass] en revue les moy5s psy*o?rapiques p> lesquels on peut amlior] le capital n]veux d'un malade4 ,mais un ap]u ?orique ne suffirait pas au pratici5 v\lant employ] la psy*o?rapie2 il semble donc utile de le complt] p> des considrations d'ordre t\t fait pratique1 cl9ique1 suggres p> une expri5ce p]sonnelle4 #a ,il e/ un pr9cipe qui dom9e t\s les autres2 c'e/ que1 p\r faire de la bonne psy*o?rapie1 il faut soign] le malade non seulem5t avec t\te son intellig5ce1 mais surt\t avec t\t son coeur4 ,le mdec9 qui ne f]ait que de la psy*ologie1 dmontant curieusem5t pice pice t\s les r\ages du c]veau de son malade1 p\r *]*] celui qui e/ dfectueux1 sans se proccup] avant t\t d'tre utile1 ne f]ait pas de bonne psy*o?rapie4 ,il lui faut tre bon mcanici51 bon psy*ologue1 c'e/ ent5du2 mais surt\t il lui faut tre un homme *>itable4 ,je sais que le mot *>it sonne mal aux oreilles1 depuis qu'on ne p>le plus que d'altruisme1 de solid>it1 etc4 ,le mot *>it p\rra disp>atre du dictionnaire1 bi5 qu'il exprime autre *ose que ses soi-disant synonymes2 mais la *>it re/]a t\j\rs au fond du coeur de l'homme1 et s]a1 comme p> le pass1 l'inspiratrice des actions gnreuses et vritablem5t utiles4 #b ,encore n'e/-ce pas assez que le mdec9 aime son malade4 ,s'il veut avoir sur lui une autorit morale effective1 il faut en outre qu'il ne soit pas press3 non seulem5t qu'il ne le p>aisse pas1 mais qu'il ne le soit pas en ralit4 ,savoir se donn] t\t enti] l'affaire prs5te e/ la premire condition du succs1 en psy*o?rapie4 ,il faut que1 ds la premire entrevue1 s'tablisse entre le malade et le mdec9 un c\rant de sympa?ie2 or ce c\rant ne peut s'tablir que si le malade s5t que le mdec9 s'intresse pr(ondm5t lui1 et ne lui mnage pas son temps4 ,la premire consultation1 surt\t1 doit p\voir dur] t\t le temps ncessaire3 mieux vaudrait la remettre huita9e que de l'bau*] si le temps matriel fait dfaut4 #c ,il faut encore que le mdec9 sa*e c\t]1 c'e/--dire laiss] p>l] le malade aussi longtemps qu'il le dsire1 surt\t p5dant les premires consultations4 ,quelle que soit la prolixit1 la volubilit d'un malade1 il y a t\j\rs intrt l'c\t]1 p>ce qu'on appr5d t\j\rs quelque dtail dont on p\rra tir] pr(it3 si l'on agit de cette faon1 le malade1 p> une sorte de discrtion inconsci5te1 arrive1 aprs quelques entrevues1 ne plus abus] de la pati5ce de son auditeur1 et se cont5te de rpondre aux quelques que/ions bi5 prcises qu'il lui pose4 ,une fois que le mdec9 aura a9si pris position1 les conseils qu'il donn]a1 non seulem5t sur l'hygine m5tale1 mais sur l'hygine alim5taire1 musculaire1 auront t\tes *ances d'tre suivis2 et a9si t\t conc\rra la gurison ou l'amlioration *]*e4 #d ,un autre pr9cipe1 c'e/ de dire au malade la vrit dans la mesure du possible4 videmm5t1 s'il y a une lsion organique incurable1 le mdec9 doit avoir la discrtion de se taire1 sauf dans les cas exceptionnels o le malade a des motifs srieux p\r savoir la vrit entire4 ,mais le plus s\v5t il faut dire la vrit au malade1 lui dire trs fran*em5t l'ide que l'on se fait de son tat1 la dure probable du traitem5t1 etc4 ,si1 cep5dant1 le traitem5t doit dem&] des annes1 comme il arrive trop s\v5t *ez les malades capital re/re9t1 mieux vaut re/] dans le vague1 et dire3 ,le traitem5t s]a long1 un peu pnible1 mais la gurison e/ assure4 ,il faut encore1 ds les premires entrevues1 av]tir le malade des re*utes possibles1 probables1 ou c]ta9es3 si c'e/ une femme1 la prv5ir que1 dans les d\ze j\rs qui prcd]ont l'poque m5/ruelle1 elle aura fatalem5t1 durant quelques mois1 une rapp>ition de t\tes ses misres1 mais un degr de mo9s en mo9s m>qu2 dans t\s les cas1 av]tir le pati5t1 s'il s'agit d'un tat grave1 que1 t\s les deux j\rs1 il risque d'avoir une lgre aggravation1 puis1 qu& son tat s'amlior]a1 t\s les trois j\rs1 puis t\s les huit j\rs1 et ce1 en dehors de t\te cause apprciable1 p> le seul fait de cette t5dance qu'a le sy/me n]veux prote/] d'une faon int]mitt5te4 ,mais il faut1 en outre1 l'av]tir que t\te motion viol5te1 et surt\t que t\te infraction au rgime alim5taire1 musculaire1 crbral1 qui lui a t ou qui va lui tre prescrit1 se sold]a 9vitablem5t p> une re*ute plus ou mo9s grave1 suivant la gravit de l'infraction1--une re*ute qui1 *ose curieuse1 ne se manife/]a que le l5dema9 ou le surl5dema9 de l'c>t commis2--l'av]tir enf9 qu'une affection accid5telle1 la grippe en p>ticuli]1 f]a faire un pas en arrire d'autant plus gr& qu'elle aura t plus grave1 et soigne plus t>divem5t2 donn]1 p> consqu5t1 au malade des conseils prv5tifs1 p\r qu'il se mette1 dans la mesure du possible1 l'abri des affections int]curr5tes1 et lui recomm&] de dem&] ou de pr5dre des so9s immdiats1 en lui faisant bi5 rem>qu] que les affections accid5telles ne sont graves1 en gnral1 que lorsqu'elles ne sont pas bi5 soignes ds leur db4 #e ,le mdec9 doit vit] d'impos] au malade des prescriptions qui lui s]ai5t plus pnibles que les malaises dont il se pla9t4 ,il doit mme vit]1 en gnral1 de multipli] ses prescriptions1 sans quoi il risque de dc\rag] le pati5t1 ou1 ce qui e/ pire encore1 de le r5dre g/e et hypocondriaque1 et d'entret5ir sa maladie p> le so9 mme apport la combattre4 ,aussi bi5 la ?rapeutique e/-elle1 en gnral1 plus simple qu'on ne croit1 et les que/ions de rgime1 en p>ticuli]1 sont presque t\j\rs faciles rs\dre4 ,ce dont il faut surt\t t5ir compte1 avant de =mul] une prescription1 c'e/ de la mesure o il s]a possible et facile1 au malade1 de l'appliqu]4 ,p\r ma "p1 je n'arrte jamais un programme de vie sans l'avoir discut1 po9t p> po9t1 avec le malade1 et1 si possible1 avec l'un des membres de sa famille4 ,je donne alors au malade une feuille o e/ m>que la ligne de conduite suivre depuis l'heure du rveil jusqu' l'heure du c\*]1 et o1 aux heures prescrites1 sont indiqus les m5us des repas1 voire mme les livres lire4 ,j'ai so91 en outre1 d'indiqu] que t\t ce qui n'e/ pas p]mis e/ df5du1 en laissant ent5dre au pati5t que1 dans un av5ir plus ou mo9s rappro* t\t ce qui ne s]a pas df5du s]a p]mis4 ,le malade1 p\rvu de cette feuille directrice1 e/ av]ti qu'il doit s'en rappro*] le plus possible1 mais sans en dev5ir l'esclave4 ,on peut dire1 en pr9cipe1 qu'un traitem5t efficace de la maladie1 si grave qu'elle soit1 e/ t\j\rs praticable1 quelles que soi5t les conditions de la vie sociale du malade4 ,mais il e/ des cas o ce traitem5t doit tre simplifi au maximum3 p> exemple1 *ez une mre de famille ayant des occupations multiples de t\tes sortes4 ,il s]ait s\v]a9em5t absurde de propos] cette malade un rgime ou des so9s p]sonnels qui l'emp*]ai5t d'accomplir ses devoirs de t\s les in/ants2 on doit se born]1 alors1 aux prescriptions les plus importantes1 en faisant compr5dre la malade que l'on f]ait mieux si les circon/ances de sa vie n'tai5t pas un ob/acle1 mais que1 en df9itive1 le peu qu'on va faire s]a dj trs utile1 et qu'on en s]a quitte p\r prolong] le traitem5t plus longtemps4 ,en fait1 les seuls vrais ob/acles qui s'oppos5t un traitem5t m?odique provi5n5t de deux s\rces3 #a ,de l'abs5ce de foi du malade1 #b de la mauvaise volont de son ent\rage4 #a ,il e/ des malades qui vi5n5t n\s consult] malgr eux1 s\s la pression de leur famille1 avec l'ide bi5 arrte qu'ils vont pr5dre une consultation de plus1 t\t aussi drisoire et inutile que les prcd5tes4 ,il faut que le mdec91 du premi] c\p1 compr5ne la m5talit des sujets de ce g5re2 avec l'habitude1 il peut tre fix ds les premires p>oles *anges1 voire ds le premi] abord4 ,a lui1 alors1 de dploy] t\te sa puissance de sugge/ion4 ,s'il sait s'y pr5dre1 il peut arriv] faire1 d'un malade irrductible en app>5ce1 l'tre le plus d\x1 le plus confiant1 le plus obissant1 et il p>vi5t alors des rsultats inesprs4 ,les *oses se pass5t a9si huit fois sur dix4 ,plus difficiles conva9cre sont les malades qui n'ont pas d'n]gie1 qui1 lo9 de se cabr]1 sembl5t des victimes s\mises l'avance1 ou encore ceux qui1 dsabuss1 dsesprant de t\t1 ne s\hait5t que la mort4 ,en face de t\s ces malheureux1 le mdec9 ne doit pas se drob]1 quelque s\ci que lui rs]v5t les pati5ts de cette sorte4 ,enf91 plus difficiles encore sont les malades ?ories1 qui ont leur sige fait1 aprs avoir vu des mdec9s de t\s les pays1 suivi1 dans les sanatoria les plus v>is1 les traitem5ts les plus dissemblables2 qui connaiss5t t\tes les d]nires n\veauts sur les *oses mdicales1 le disc\rs de la veille l',acadmie de mdec9e1 les livres qui vont p>atre4 ,avec ceux-l1 ri5 faire4 ,le mieux1 p\r ne pas p]dre un temps prcieux1 e/ de leur dcl>] de suite qu'on ne p>vi5drait pas s'ent5dre avec eux4 ,=t heureusem5t1 d'ailleurs1 ces cas sont assez r>es4 ,aj\tons qu'il e/ des malades m5talit spciale qui comm5c5t p> dire t\j\rs non1 ou le p5s]1 ce qui e/ encore plus grave4 ,la psy*o?rapie1 comme t\s les ag5ts ?rapeutiques1 a compt] avec ce que1 dans notre langage b>b>e1 n\s appelons les idiosyncrasies4 #b ,l'autre ob/acle1 beauc\p plus frqu5t1 provi5t de l'ho/ilit de l'ent\rage du malade4 ,on ne peut se faire une ide de l'influ5ce nfa/e qu'ex]ce cet ent\rage2 quelquefois il contrec>re ouv]tem5t les op9ions du mdec91 discute sa manire de p5s]1 ses prescriptions2 le malade1 alors1 ne sait plus s'il doit donn] sa confiance au mdec9 ou l'ent\rage4 ,le plus s\v5t1 l'ho/ilit n'e/ pas fran*em5t dcl>e4 ,mais c'e/ pis encore3 c'e/ alors une lutte s\rde1 de t\s les in/ants1 propos des mo9dres prescriptions4 ,le malade s5t trs bi5 que le mdec9 e/ dans le vrai1 qu'il a compris sa maladie2 il v\drait de t\t son coeur suivre ponctuellem5t ses conseils3 mais l'ent\rage e/ l qui1 sans dire un mot1 prote/e intrieurem5t et excute contre-coeur t\t ce qui a t prescrit4 ,la position e/ des plus difficiles4 ,cette contre-sugge/ion1 qui s'ex]ce t\t in/ant1 f9it p> dim9u] la confiance1 si ncessaire1 que le malade avait t\t d'abord2 les prescriptions ne sont qu' moiti obs]ves4 ,ces tiraillem5ts cont9us sont vritablem5t lam5tables4 ,et que faut-il ent5dre p> ent\rage8 ,c'e/ r>em5t le m>i ou la femme1 c'e/ s\v5t la mre ou la belle-mre1 plus s\v5t encore des p]sonnes qui t\*5t de mo9s prs au malade4 ,les plus dang]eux ennemis sont ceux qui ont donn] des so9s immdiats2 ce sont les g>des1 qui prote/5t p> un sil5ce loqu5t1 ce sont surt\t les dome/iques4 ,de l la dure ncessit p\r le mdec9 d'tre bi5 avec t\t le monde1 dans la maison4 ,quelquefois il s'en tire en expliquant avec bi5veillance1 en un langage clair1 p\rquoi il prescrit telle ou telle *ose qui semble inutile ou dang]euse3 le repos1 alors que t\t le monde v\drait que le malade ft de l'ex]cice2 le rgime re/re9t1 alors que1 p\r r5dre du sang au pati5t1 t\t le monde v\drait qu'il prt du jus de vi&e ou des v9s =tifiants4 ,mais1 le plus s\v5t1 la p>tie e/ p]due d'avance2 et c'e/ alors que le mdec9 doit us] de t\te son autorit p\r impos] l'isolem5t1 t&is qu'il et t quelquefois trs simple de gurir peu de frais le malade1 en le laissant *ez lui4 ,qu& on a la bonne =tune de s'tre gagn la confiance d'un malade1 et d'avoir conquis1 non la neutralit1--elle n'exi/e nulle "p1--mais l'ass5tim5t de l'ent\rage1 on a fait la moiti de la besogne2 il ne re/e plus qu' surveill] l'application du traitem5t1 et surt\t entret5ir la foi du malade en sa gurison *ance plus ou mo9s loigne4 ,p\r remplir ce d\ble b1 il faut que le mdec9 ait avec le malade de frqu5ts entreti5s1 au c\rs desquels il doit lui expliqu]1 dans la mesure du possible1 la raison de t\tes ses prescriptions1 lui dmontr] ses erreurs d'int]prtation1 et lui affirm] in/amm5t1 quelles que soi5t ses dolances1 que la gurison e/ assure4 ,le rle du mdec91 au db1 e/ s\v5t difficile4 ,il l'e/1 p> exemple1 *ez les malades qui ont beso9 du lit1 p5dant les premi]s temps1 p\r calm] leur sy/me n]veux4 ,ne dormant presque jamais1 ces malheureux ont t\tes les pe9es du monde re/] au lit2 il faut leur faire bi5 compr5dre que cette agitation1 ce malaise inexprimable qu'ils pr\v5t1 provi5n5t non du sj\r au lit1 mais de l'excitation du sy/me n]veux2 que cette excitation disp>atra dans huit ou qu9ze j\rs1 p\r faire place une dt5te de bon aloi1 avec s5sation de fatigue norme1 mais non plus d\l\reuse1 avec sommeil rp>ateur1 ret\r de l'apptit1 disp>ition spontane de la con/ipation1 etc4 ,bref1 il faut les faire pati5t]2 cette phase exige1 le plus s\v5t1 des visites quotidi5nes4 ,plus t>d1 les visites p\rront tre espaces3 il faut savoir se faire dsir]4 ,dans les cas graves1 il faut donn] aux familles l'habitude de laiss] le malade en tte--tte avec le mdec94 ,l'influ5ce de celui-ci e/1 alors1 beauc\p plus active1 et les malades1 p\vant s'pan*] en t\te lib]t1 tir5t un gr& bnfice de la visite du mdec91 qui ne t>de pas dev5ir leur ami4 ,c'e/ dans ces tte--tte que le mdec9 doit insi/] p\r faire de la sugge/ion optimi/e et de la vritable psy*o?rapie1 d'aprs les pr9cipes que n\s avons tudis antrieurem5t4 ,n\s avons p>l dj1 propos de la nvrose provoque p> les causes morales *ez les jeunes femmes1 du rle que le mdec9 p\vait acqurir1 titre de confid5t de leurs misres3 ce rle e/ t\j\rs difficile1 et quelquefois dang]eux4 ,le beso9 qu'pr\ve l'tre huma9 de p\voir confi] sa p5se autrui e/ bi5 connu de t\s les psy*ologues2 c'e/ lui qui p\sse les crim9els v5ir s'accus] d'un acte dont l'auteur aurait pu re/] inconnu2 c'e/ lui qui1 *ose invraisemblable1 a excit un de mes malades pr5dre sa femme1 en tant que sa meilleure amie1 comme confid5te d'une passion am\reuse qui le rongeait4 ,on compr5d donc combi5 un confid5t sr et discret peut r5dre de s]vices1 *ez les malades de t\t ge atte9ts de psy*o-nvrose4 ,comme l'a dit le pote3 ,en se plaignant on se console1 ,et quelquefois une p>ole ,n\s a dlivrs d'un remords4 ,mais il e/ des cas o la d\leur huma9e ne peut tre attnue p> une confid5ce1 si intime qu'on la suppose4 ,alors1 la psy*o?rapie p]d t\s ses droits4 ,il e/ d'autres cas o elle e/ galem5t impuissante4 ,c'e/ qu& le malade ne veut pas gurir1--s'il se complat dans son *agr91 p> exemple4--,ou bi5 encore on voit des malades qui ont pris l'habitude de se faire pla9dre1 et qui1 inconsciemm5t1 ne veul5t pas gurir2 dans leur gsme morbide1 ils mett5t sur les d5ts t\t leur ent\rage1 vritables vampires qui puis5t jusqu'au b\t la pati5ce1 les =ces1 les ress\rces pcuniaires de leurs pro*es1 sans avoir un clair de reconnaissance p\r ceux qui se sacrifi5t a9si1 ni p\r le mdec9 qui se dp5se en pure p]te4 ,rappelons-n\s bi5 que ces malades t]ribles sont1 avant t\t1 des malades1 et ont droit t\te notre indulg5ce2 leur gsme froce n'e/ qu'un symptme morbide4 ,a9si j'ai soign une dame qui1 avant d'tre malade1 tait exquise de bont1 de bi5veillance1 de politesse4 ,or1 quelques mois aprs le db de sa maladie1 en mme temps qu'elle dev5ait dyspeptique1 con/ipe1 obse1 t\t en ne mangeant presque pas1 gr&e malade en un mot1 son c>actre se modifia et la fit dev5ir le tyran dont j'esquisse gr& traits l'image4 ,auj\rd'hui1 elle fait le dsespoir de t\t le monde4 ,inutile d'aj\t] qu'elle n'e/ pas hypnotisable4 ,*ez ces malades1 la psy*o?rapie e/ impuissante4 ,si habilem5t manie qu'on le suppose1 elle *\e quelquefois2 elle a cela de commun avec t\s les autres ag5ts ?rapeutiques4 ,,psy*o?,,rapie ,,et ,,probl,,me ,,religieux ,dans quelle mesure le mdec9 peut-il utilis]1 comme moy5 psy*o?rapeutique1 les ress\rces que peut f\rnir la foi religieuse8 ,grave "q qui ne saurait tre traite avec trop de discrtion4 ,en pr9cipe1 le mdec9 f]ait mieux de laiss] ce so9 au prtre1 ou au pa/eur1 ou au rabb91 des manieurs d'mes plus habitus que lui ces dlicats problmes2 mais il e/ des circon/ances o il ne peut pas se drob]1 et il n\s faut en dire quelques mots4 ,il e/ c]ta91 en t\t cas1 que le mdec9 ne doit jamais abord]1 le premi]1 ces que/ions d'ordre philosophique et religieux2 ce n'e/ pas son rle1 et un zle immodr1 de sa "p1 p\r la df5se d'une doctr9e philosophique quelconque1 p\rrait tre1 et s]ait ju/e titre1 svrem5t juge4 ,mais1 d'autre "p1 il doit s'att5dre ce que1 p\ss p> un beso9 presque inconsci5t1 le malade l'oblige entr] avec lui dans ce doma9e4 ,cela arrive bi5 plus s\v5t qu'on ne se le figure3 le malade qui1 p5dant ses d\l\reux loisirs1 a eu t\t le temps d'apprci] l'inanit de t\tes les ress\rces morales qu'on lui (fre1 et la banalit des consolations habituelles1 qu'il n'accepte d'ailleurs qu' son corps df5dant1 se s5t1 un mom5t donn1 proccup d'une faon insolite p> les gr&s problmes de l'au-del1 de la de/9e huma9e4 ,sans compt] qu'il e/ envahi d'une cra9te angoissante4 ,combi5 de fois n'ai-je pas ent5du des malades me dire3 ,j'ai peur6 ,peur de quoi8 ,ils n'en sav5t ri52 ce n'e/ pas1 en gnral1 d'avoir quitt] cette lam5table exi/5ce1 qui ne leur (fre ri5 de bon2--encore que p>fois1 sans qu'ils s'en d\t5t1 la voix s\rde de l'in/9ct de cons]vation p>le l en eux3 mais1 quoi qu'il en soit1 ils ress5t5t une peur vague1 animale2 et1 dans cette dtresse morale1 ils s'accro*5t dsesprm5t t\t ce qui peut leur donn] du rcon=t4 ,ces deux motifs expliqu5t le beso9 qu'pr\ve s\v5t le malade d'abord] des problmes qui1 en tat de sant1 lui tai5t compltem5t indiffr5ts4 ,or1 avec qui les abord]a-t-il8 ,e/-ce avec la bonne religieuse1 qui rpondra t\tes les que/ions p> de petites dvotionnettes ou des pratiques t\t fait en dehors des habitudes du malade1 des pratiques qui n'ont de raison d'tre que p\r les f]v5ts1 et qui risqu5t de rvolt] l'esprit de ceux qui n'en compr5n5t pas le s5s ca*8 ,e/-ce avec le visiteur plus ou mo9s press qui1 entrant en c\p de v5t pr5dre des n\velles du malade1 et ne p5sant qu' ses affaires p5dant qu'il lui dtaille ses misres1 se borne lui rpondre3 ,pati5ce6 si v\s s\ffrez a9si1 c'e/ qu'il pleut1 ou qu'il fait *aud1 etc48 ,trop heureux encore le malade1 qu& ces visiteurs ne l'assass95t pas en lui p>lant de leurs affaires p]sonnelles1 alors que la victime n'a qu'une affaire qui l'intresse au monde6 ,vraim5t1 t\s ces consolateurs de passage f]ai5t mieux de re/] *ez eux2 non seulem5t ils ne sont d'aucune utilit1 mais ils contribu5t entret5ir la maladie1 surt\t qu& ils se succd5t prs du lit des pati5ts4 ,*ose curieuse1 les amis les plus intimes1 ceux qui dans le c\rs ord9aire de la vie recevai5t les confid5ces les plus secrtes1 n'ont plus1 prs du malade1 le crdit antrieur4 ,cela ti5t en p>tie ce que l'amiti d'autrefois tait entret5ue p> des confid5ces rciproques2 or1 p>tir du j\r o le malade a t srieusem5t t\*1 il n'y a plus de rciprocit possible1 c> les affaires de ses meilleurs amis ne l'intress5t plus1 il ne s'intresse qu'aux si5nes1 c'e/--dire sa maladie4 ,le malade pr5dra-t-il1 comme confid5ts de ses graves proccupations1 les p]sonnes de son ent\rage immdiat1 pre1 mre1 m>i1 femme1 etc48 ,quelle mdiocre ress\rce6--,c]tes1 ce n'e/ ni le dv\em5t1 ni la bi5veillance1 ni la t5dre affection qui font dfaut aux membres de la famille2 mais le malade se g>de bi5 de leur confi] ses *agr9s intimes1 d'abord p> cra9te de les al>m]1 et ensuite p>ce qu'il sait d'avance ce que p\rront lui dire ces p]sonnes1 qu'il connat de t\t temps4 ,qui alors8 ,le prtre8 ,mais1 bi5 s\v5t1 le prtre n'a pas ses entres dans la maison2 et mme1 s'il s'agit d'un malade dont l'tat soit un peu inquitant1 la famille de celui-ci fait t\t ce qu'elle peut p\r ret>d] une visite qui risque de l'effray]4 ,il s]a bi5 temps d'appel] le prtre qu& le malade s]a sans connaissance6 ,que re/e-il donc8--,le mdec94 ,le beso9 qu'a de lui le malade1 p\r la sant de son corps1 lui donne une influ5ce et une autorit morales suprieures celles mmes des p>5ts ou des amis les plus respects4 ,c'e/ lui surt\t que le malade e/ t5t de confi] ses d\tes1 ses proccupations d'au-del1 ses vagues espoirs1 t\t ce monde d'ides qui s'agit5t en lui avec une abondance et une int5sit inacc\tumes4 ,au mdec91 donc1 d'tre la hauteur de sa t*e1 sur ce doma9e p>ticuli] de la psy*o?rapie1 dont l'importance e/ s\v5t capitale4 ,mais que doit-il faire8 ,en prs5ce d'un malade qu'il voit p>tag entre des re/es de foi plus ou mo9s effacs1 et cet tat d'incrdulit1 active ou passive1 qui e/ auj\rd'hui si commun2 en prs5ce d'un malade qui1 sans croire qu'il va m\rir1 cra9t cep5dant de m\rir1 et se dem&e avec angoisse si cette mort signifi]a vraim5t p\r lui l'anantissem5t t]nel1 ou bi5 s'il y a quelques *ances qu'il retr\ve ailleurs1 avec une vie n\velle1 la socit de ceux qu'il a le plus aims sur cette t]re2 en prs5ce d'un tel malade1 que doit faire le mdec98 ,il faut que1 dans ces graves circon/ances1 il ne p]de jamais de vue que le malade e/ semblable un noy qui *]*e se raccro*] la mo9dre bran*e de salut2 si donc il n'a lui (frir que de froides ?ories philosophiques1 ab\tissant la dsesprance f9ale1 s'il e/ lui-mme bi5 conva9cu que la mort signifie1 p\r le malade1 la f9 absolue1 et la sp>ation jamais d'avec ce qui lui e/ *]1 alors il f]a mieux de se taire et de g>d] p\r lui des doctr9es qui1 en admettant mme qu'elles fuss5t exactes1 ne p\rrai5t tre1 ici1 d'aucun rcon=t4 ,ce dont le malade a beso91 c'e/ de s\ti5 moral1 c'e/ de foi1 c'e/ surt\t d'esprance4 ,or1 o tr\v]a-t-il t\t cela en dehors de la doctr9e de celui qui a dit3 ,v5ez moi1 v\s t\s qui s\ffrez1 et je v\s s\lag]ai8 ,l'influ5ce utile de la religion e/1 d'ailleurs1 reconnue p> t\s les mdec9s qui se sont occups des maladies n]veuses2 et c'e/ avec plaisir que n\s avons lu les lignes suivantes1 dans le livre du ,dr ,dubois#ac1 de ,b]ne1 qui cep5dant1 dans le re/e de son ouvrage1 dveloppe avec complaisance des ?ories philosophiques =t loignes de l'or?odoxie *rti5ne3 ,note #ac3 ,dr ,dubois4 ,les ,psy*onvroses et leur traitem5t moral1 #aijd4 ,la foi religieuse p\rrait tre le meilleur prs]vatif contre ces maladies de l'me1 et le plus puissant moy5 p\r les gurir1 si elle tait assez vivante p\r crer1 *ez ses adeptes1 un vrai /ocisme *rti54 ,dans cet tat d'me1 hlas6 si r>e1 dans les milieux bi5 p5sants1 l'homme devi5t invulnrable2 se s5tant s\t5u p> son ,dieu1 il ne cra9t ni la maladie ni la mort4 ,il peut succomb] s\s les c\ps d'une maladie physique1 mais1 moralem5t1 il re/e deb\t au milieu de sa s\ffrance1 il e/ inaccessible aux motions pusillanimes des nvross4 ,et1 plus lo91 la leon1 ,,xxxv3 ,ceux qui leur t\rnure d'esprit p]met encore la foi nave tr\v]ont un appui dans leurs convictions religieuses1 condition qu'elles soi5t s9cres et vcues4 ,mais1 s'il en e/ a9si1 e/-ce que le devoir n'en rsulte pas1 p\r le mdec9 psy*o?rapeute1 d'enc\rag] son malade dans ces convictions religieuses qui peuv5t le r5dre inaccessible aux motions pusillanimes des nvross8 ,dans les cas o la foi religieuse1 sans tre assez1 vivante p\r crer un vrai /ocisme *rti51 subsi/e encore1 et *]*e vaguem5t se raviv] s\s l'enveloppe de l'indiffr5ce ou du scepticisme monda9s1 e/-ce que ce n'e/ pas une obligation p\r le mdec9 de l'y aid]1 autant qu'il le peut8 ,voici donc le mdec9 trans=m1 malgr lui1 en aptre4 ,mais n\s ne craignons pas de le r$ire3 p\r s\t5ir ce rle1 auquel il n'e/ pas prp>1 il a t\j\rs beso9 d'une discrtion extrme1 et il ne doit s'avanc] qu' pas mesurs sur un t]ra9 aussi dang]eux4 ,,*apitre ,v ,,autres ,,ag5ts ,,?,,rapeutiques ,la psy*o?rapie e/ la base du traitem5t1 p\r les malades *ez qui les tr\bles n]veux et m5taux prdom95t4 ,dans les autres =mes de la d*ance du capital n]veux1 elle j\e aussi un rle important2 de l les rsultats rem>quables obt5us1 mme dans les maladies =me ga/rique1 abdom9ale1 etc41 p> quelques-uns de nos confrres1 qui arriv5t1 en effet1 s\lag] et gurir un c]ta9 nombre de dyspeptiques et abdom9aux1 t\t en excluant sy/matiquem5t t\te proccupation de rgime alim5taire4 ,mais1 mon avis1 ces confrres tomb5t dans l'exagration2 mme s'il n'y a pas de tr\bles ga/riques1 le rgime du malade doit tre surveill2 et plus =te raison qu& l'e/omac ou l'inte/9 prote/5t4 ,le rgime1 en ralit1 j\e1 dans la ?rapeutique des malades phnomnes inte/9aux et ga/riques1 un rle au mo9s gal celui de la psy*o?rapie4 ,erreur1 rpond5t les psy*o?rapeutes outranci]s3 lorsque v\s faites du rgime1 lorsque v\s imposez vos malades telle ou telle alim5tation1 qui v>ie d'ailleurs d'une latitude l'autre1 d'une maison de sant l'autre1 les bons rsultats que v\s obt5ez sont dus1 exclusivem5t1 la psy*o?rapie que v\s faites sans le savoir4 ,si le docteur un tel gurit beauc\p de dyspeptiques en leur donnant du mac>oni s\s t\tes les =mes1 ce n'e/ pas p>ce qu'il remet leur e/omac en tat1 c'e/ simplem5t p>ce qu'il leur inspire confiance2 en fait1 il les gurit p> sugge/ion1 et malgr le rgime4 ,c> le rgime1 aj\t5t-ils1 entreti5t plutt l'ide de maladie3 le malade s'auto-sugge/ionne *aque prise alim5taire1 et ce qui peut arriv] de plus malheureux un nvropa!1 c'e/ de tr\v] un mdec9 qui le s\mette un rgime alim5taire1 quel qu'il soit4 ,cette op9ion me semble absolum5t excessive4 ,je v\drais bi5 voir trait]1 p> la psy*o?rapie seule1 telle ou telle jeune fille qui vomit t\t ce qu'elle pr5d1 qui a des con/ipations de plusieurs sema9es1 qui1 outre les tr\bles n]veux1 a des tr\bles dige/ifs mettant sa vie en dang]4 ,qu'on russisse s\v5t gurir les malades sans rgime1 ou avec un rgime qui n'a ri5 de m?odique1 qui n'e/ en somme que la suralim5tation1 dans une maison de sant1 c'e/ possible3 le *angem5t de milieu1 l'loignem5t des causes qui avai5t produit et entret5u la maladie1 l'influ5ce salutaire indiscutable du mdec91 expliqu5t ces miracles4 ,mais c'e/ une exception qu'on doit se g>d] de gnralis]2 et mon avis e/ qu'il faut t\j\rs1 en mme temps qu'on fait de la sugge/ion1 in/itu] un rgime alim5taire appropri au fonctionnem5t de l'e/omac et de l'inte/9 malades4 ,i ,r,,gime ,n\s avons dj m5tionn des cas o l'e/omac et l'inte/91 atte9ts d'une sorte d'in]tie1 se refus5t t\t travail1 et indiqu les symptmes physiques qui p]mett5t d'affirm] cet tat d'in]tie4 ,il e/ vid5t qu'alors il faut f\rnir cet e/omac et cet inte/9 un travail frqu5t1 mais peu actif2 de l1 ncessit de la dite liquide dans les cas trs graves1 p>fois mme de la dite absolue p5dant v+t-quatre ou tr5te-six heures1 et de la dite semi-liquide dans les cas mo9s graves1 avec prises alim5taires t\tes les heures1 ou t\tes les deux heures1 suivant le degr d'in]tie con/at4 ,il n'e/ po9t ncessaire de v>i] l'inf9i le nombre des alim5ts4 ,je me rappelle un malade qui avait t\t fait l'aspect d'un cancreux1 qui depuis deux mois maigrissait vue d'oeil1 ne digrait plus ri51 avait une con/ipation invraisemblable1 ne p\vait plus se tran]1 ne dormait plus1 etc4 ,or1 il s'e/ admirablem5t tr\v d'un rgime consi/ant s'alim5t] exclusivem5t de ,revalescire4 ,je lui ai donn1 t\tes les demi-heures1 p5dant trois j\rs1 puis t\tes les heures1 j\r et nuit1 p5dant trois autres j\rs1 puis t\tes les trois heures p5dant huit j\rs1 uniquem5t de la ,revalescire1 cuite dans du b\illon de lgumes et de p\let4 ,aprs ces deux sema9es1 son e/omac lui p]mit de tolr] d'autres potages1 puis des pures1 puis des oeufs et du poisson1 et enf9 de la vi&e trois fois p> sema9e2 et il p>tit guri1 ayant augm5t de #bj kilogrammes en trois mois4 ,c'e/ que je faisais1 en mme temps1 de la psy*o?rapie6 me dira-t-on encore8 ,sans d\te1 j'en faisais1 et j'ai mme d me dp5s] beauc\p p\r faire accept] ce rgime mon malade1 p\r lui p]suad] qu'il n'avait pas une maladie incurable1 p\r le faire re/] ,p>is1 dans les conditions d'in/allation mdiocre o il se tr\vait1 etc42 mais j'affirme que ce n'e/ pas la psy*o?rapie qui l'a guri1 et que1 malgr la confiance qu'il avait en moi1 malgr t\te l'autorit que j'ex]ais sur lui1 malgr le repos au lit1 si je lui avais donn mang] ce qu'il mangeait aup>avant1 si je l'avais mis au lait1 si surt\t j'avais fait de la suralim5tation1 ce malade n'aurait pas guri2 et la preuve en e/ que1 p>tir du premi] mois1 sitt que je m'c>tais du rgime m?odique1 et que1 p\r essay] de gagn] du temps1 je faisais un essai d'alim5tation un peu sub/antielle1 cet essai1 si timide qu'il pt tre1 am5ait inv>iablem5t un petit recul4 ,si cet essai avait t prolong1 il aurait srem5t am5 une re*ute4 ,inutile de dire1 aprs cela1 que la ,revalescire n'e/ nullem5t un spcifique4 ,t\t autre alim5t semi-liquide aurait am5 le mme rsultat 7panade bi5 cuite et bi5 passe1 tapioca1 arr[-root1 phosphat9e1 avnose1 ari/ose1 crme d'orge1 de riz1 etc7 ,dans d'autres cas d'in]tie inte/9ale1 c'e/ au contraire le rgime ultra-sec qui convi5t mais p5dant quelques j\rs seulem5t3 ,le rgime sec e/ d'un maniem5t difficile et doit tre trs vite remplac p> le rgime re/riction des boissons4 ,ces cas sont ceux o1 l'in]tie1 se jo9t un lm5t spasmodique4 ,il faut alors donn] au malade1 t\tes les demi-heures d'abord1 puis t\tes les heures1 p5dant deux ou trois j\rs1 des alim5ts secs grignot]2 et ce rgime e/ spcialem5t indiqu *ez les malades *roniques dont le capital e/ gravem5t atte9t4 ,il e/ bi5 c]ta9 que la psy*o?rapie int]vi5t assez peu dans ces cas1 et que1 si l'on fait fausse r\te1 si l'on donne un malade qui aurait beso9 d'un rgime sec le rgime liquide1 ou mme semi-liquide1 il n'y a po9t de sugge/ion qui puisse emp*] les f*eux rsultats d'une p>eille erreur ?rapeutique4 ,dans c]ta9s autres cas graves1 le malade maigrit1 semble ne pas p\voir digr]1 et ne digre pas1 en effet1 simplem5t p>ce qu'il a peur de mang]2 il s'auto-sugge/ionne lui-mme4 ,oh6 alors la psy*o?rapie fait m]veille4 ,on doit donc =c] le malade mang]1 et mang] n'importe quoi1 p\r lui bi5 dmontr] qu'il peut t\t digr]4 ,mais je ne conseill]ai jamais un mdec9 d'essay] ce sy/me1 de prime abord1 *ez un malade dont il n'aurait pas tudi de trs prs le fonctionnem5t ga/ro-abdom9al2 il risqu]ait de compromettre gravem5t la situation du malade1 et la si5ne propre4 ,d'une faon gnrale1 dans le d\te1 mieux vaut procd] avec une sage l5teur1 et se rappel] ce que n\s avons dit du peu d'alim5ts ncessaire la cons]vation de la vie4 ,il n\s e/ impossible de trac]1 mme gr&s traits1 les indications de rgime qui convi5n5t aux div]s malades4 ,?oriquem5t1 le rgime doit v>i] d'un individu l'autre1 et mme d'un j\r l'autre1 p5dant t\te la dure de la maladie4 ,mais1 en pratique1 les *oses se pass5t plus simplem5t4 ,le pr9cipe gnral1 c'e/ qu'il faut faire mang] s\v5t les malades1 sans att5dre qu'ils ai5t des phnomnes spasmodiques 7tiraillem5ts d'e/omac1 billem5ts1 etc471 et qu'il faut les faire mang] ds le rveil1 et mme p5dant la nuit p\r assur] le sommeil4 ,la moiti d'un oeuf dur pris v]s m9uit1 aprs le premi] rveil1 dans les cas o le rgime doit tre plutt sec1 une tasse de cacao dans les cas o le rgime doit tre plus liquide1 font mieux1 p\r procur] le sommeil1 que la meilleure des prp>ations opiaces4 ,une seconde recomm&ation1 c'e/ de faire repos] les malades aprs avoir mang4 ,n\s avons dj dit que1 dans les cas graves1 il faut qu'ils se c\*5t p\r mang]2 dans les cas mo9s graves1 la position horizontale aprs les repas s'impose1 et n'e/ pas mo9s ncessaire aprs le gt]4 ,l'homme t\t fait valide se tr\ve bi5 de faire1 aprs les repas1 un ex]cice modr2 et il y a aussi quelques dyspeptiques auxquels cet ex]cice e/ pr(itable3 mais c'e/ la gr&e exception4 ,et enf91 il y a un prcepte que ni le dyspeptique ni l'homme bi5 portant ne doiv5t oubli]3 c'e/ qu'il n'e/ pas bon de se mettre table immdiatem5t aprs un travail musculaire4 ,c'e/ ce qu'a p>faitem5t expliqu le ,dr ,lagrange1 dans ses rem>quables travaux sur les ex]cices physiques2 et je ne puis mieux faire que d'y r5voy] mes lecteurs1 s'ils dsir5t tre r5seigns en dtail sur t\tes les que/ions de l'alim5tation dans ses rapports avec l'ex]cice4 ,,ii ,,moy5s ,,accessoires ,outre le rgime1 il e/ encore un gr& nombre de petits moy5s ?rapeutiques que la psy*o?rapie ne remplac]a c]ta9em5t pas4 ,il e/ trs simple1 en vrit1 de dire que1 si l'lectricit1 le massage1 la d\*e tide1 p>aiss5t faire du bi5 aux malades1 c'e/ p>ce que ces ag5ts provoqu5t des sugge/ions favorables4 ,mais c'e/ une conception p> trop facile1 et qui se tr\ve dm5tie p> l'expri5ce4 ,t\s ces moy5s accessoires ont leur action propre1 indp5dante de t\te sugge/ion1 action quelquefois trs puissante2 aussi doiv5t-ils1 t\t comme l'hygine alim5taire1 tre s\mis un contrle srieux1 et ne pas tre employs tort et trav]s3 mais1 qu& ils sont bi5 manis1 ils j\5t un rle inconte/able dans la ?rapeutique4 ,le pr9cipe gnral1 c'e/ qu'il faut en us] avec une extrme prud5ce1 et que1 dans le d\te1 il vaut mieux s'en ab/5ir4 ,hydro?rapie4--,l'hydro?rapie froide e/ r>em5t indique2 on comm5ce le savoir6 ,dans t\s les cas graves1 alors que le capital n]veux e/ vraim5t compromis1 elle peut occasionn] des dsa/res4 ,les mdec9s alini/es qui1 autrefois1 faisai5t de la d\*e froide la base du traitem5t de la folie1 y on t\s entirem5t r5onc3 la d\*e froide ne convi5t que dans les cas exceptionnels1 *ez les malades ayant encore un excell5t capital1 et auxquels on peut impunm5t s\tir] une dose considrable d'influx n]veux4 ,je comp>]ais la d\*e froide la saigne faite *ez les malades qui n'ont plus de p\ls1 qui sont moribonds1 et auxquels une saigne peut p>fois r5dre le p\ls et la vie4 ,c'e/ ce que nos pres appelai5t la saigne dans les cas d'oppression des =ces4 ,or1 p\r pratiqu] c\p sr la saigne1 dans ces cas1 il fallait tre un virtuose2 et1 de mme1 il faut tre d\ d'un doigt exceptionnel p\r appliqu] conv5ablem5t l'hydro?rapie froide1 *ez les malades graves4 ,que dirai-je de la m?ode ,kneipp8 ,les affusions1 les lotions1 le manteau espagnol1 etc41 ont une action mo9s brutale que la d\*e4 ,bi5 appliques1 ces pratiques peuv5t r5dre de gr&s s]vices4 ,elles le peuv5t surt\t si le malade1 ple9 d'une foi aveugle1 et sugge/ionn p> avance1 quitte son milieu p\r all] les suivre1 s'il va1 comme les f]v5ts de ,wo]i%(f51 dans un endroit tranquille1 bi5 ar1 o son c]veau re/e en ja*re p> le fait de l'horrible tri/esse du milieu1 et s'il s'y s\met une alim5tation plus raisonnable que celle qu'il avait *ez lui4 ,t\s ces lm5ts entr5t p\r une "p indniable1 dans les rem>quables succs qu' obt5us ,mgr ,kneipp1 et qu'obti5n5t encore1 un mo9dre degr1 ses successeurs et ses lves1 ,altkir*1 en p>ticuli]4 ,p\r en rev5ir l'eau froide1 il ne faut pas1 de p>ti pris1 se priv] de ses s]vices1 mais se rappel] qu'elle ne doit tre employe que *ez les malades qui ont encore beauc\p de ressort4 ,*ez les malades de ce g5re1 le maillot humide1 notamm5t1 con/itu p> un drap m\ill et tordu t5du sur un lit et dans lequel le malade se jette1 e/ un procd s\v5t trs utile et la porte de t\tes les b\rses4 ,on ent\re1 avec le drap1 le malade comme une momie1 en l'enveloppant ensuite de trois c\v]tures pralablem5t t5dues1 s\s le drap4 ,n\s avons vu des malades1 qui ne p>v5ai5t pas dormir1 tr\v]1 v+t m9utes aprs qu'ils tai5t dans ce maillot1 un sommeil rp>ateur4 ,la dure des applications ne doit pas dpass] trois qu>ts d'heure2 et leur nombre peut sans inconvni5ts atte9dre #hj1 employes quotidi5nem5t1 mme p5dant les rgles4 ,l'hydro?rapie tide tr\ve plus s\v5t ses indications4 ,le tub tide1 pratiqu dans la mat9e1 avec une infusion de tilleul et l'enveloppem5t dans une c\v]ture1 e/ ess5tiellem5t sdatif1 si le malade pr5d so9 de se rec\*] sans s'essuy]4 ,le ba9 rpond aussi de nombreuses indications2 mais c'e/ un moy5 beauc\p plus actif qu'on ne se le figure dans le monde4 ,il e/ des malades qui ne le support5t pas1 que le ba91 mme de c9q m9utes1 n]ve1 emp*e de dormir2 on doit t5ir compte de cette susceptibilit1 et ne pas insi/] si le malade affirme que le ba9 lui e/ contraire4 ,les mdec9s alini/es se tr\v5t quelquefois am5s donn] des ba9s de d\ze et de v+t-quatre heures3 c'e/ l une mdication trs active1 et difficile mani]4 ,il arrive1 en effet1 que les malades ont des syncopes dans le ba92 c'e/ dire la surveillance qu'il faut ex]c] aut\r d'eux4 ,les ba9s de six heures conscutives sont j\rnellem5t employs ,l\*e1 et avec gr& pr(it1 p\r les malades atte9ts de c]ta9es =mes d'eczma4 ,les eaux de ,l\*e ont peut-tre une qualit p>ticulire1 qui r5d tolrables ces ba9s prolongs2 ce qu'il y a de c]ta91 c'e/ que les ba9s de la mme dure avec de l'eau de ,p>is1 comme on les employait autrefois l'hpital ,sa9t-,l\is1 ne sont1 en gnral1 pas tolrs1 et qu'on a d rs]v] ce traitem5t p\r les cas exceptionnels4 ,c'e/ galem5t une qualit p>ticulire de l'eau qu'il faut invoqu] p\r expliqu] la tolrance de c]ta9es eaux m9rales4 ,a ,bad5weill]1 en p>ticuli]1 ,ga/e91 ,nris1 les n]veux support5t des ba9s trs prolongs 7p5dant une et deux heures71 alors que1 *ez eux1 un ba9 d'un qu>t d'heure les mettrait dans un tat pitoyable4 ,il e/ cep5dant des malades qui ne support5t pas le contact de l'eau1 mme aux /ations m9rales que je vi5s d'indiqu]2 les mdec9s de ces /ations aurai5t tort d'insi/] si1 aprs les deux ou trois premi]s ba9s1 ils obs]vai5t une aggravation de l'tat maladif4 ,il faut bi5 savoir qu'il y a des malades dont on ne doit pas m\ill] la peau4 ,l'application d'un cataplasme leur e/ odieuse1 un ba9 de pi$s les rvolutionne1 ils pr\v5t le beso9 de se lav] la figure avec trs peu d'eau tide1 ou mme avec du cold-cream4 ,dira-t-on que ce sont l des phobiques8 ,il n'en e/ ri54 ,la vrit1 c'e/ que n\s ne connaissons pas t\s les degrs de susceptibilit du sy/me n]veux1 ractif d'une s5sibilit invraisemblable2 et cette intolrance de la peau p\r l'eau e/ symptomatique4 ,la preuve1 c'e/ qu'elle disp>at en mme temps que les v]tiges1 ga/ralgie1 con/ipation1 maux de tte1 et autres misres dont l'ensemble con/itue la maladie4 ,mais1 aussi longtemps qu'exi/e cette intolrance1 le mdec9 doit savoir la respect]1 et ne pas s'ob/9] faire faire au malade l'hydro?rapie mme la plus mitige4 ,c'e/ dans ces cas que convi5t s\v5t l'application de la *aleur s*e4 ,un sac en ca\t*\c1 moiti rempli d'eau *aude1 appliqu sur l'e/omac aprs les repas1 et1 le soir1 au lit1 p\r *auff] les pi$s1 e/ trs apprci de beauc\p de malades4 ,ce procd1 trs simple1 facilite la dige/ion1 surt\t *ez les malades spasmodiques4 ,cep5dant1 on ne doit pas le recomm&] dans les cas d'in]tie4 ,dans ces cas1 c'e/ la compresse froide1 t5due sur le v5tre1 rec\v]te de taffetas *iffon1 d'ouate1 et d'une ce9ture de flanelle1 qui r5d s]vice au pati5t4 ,le sac d'eau *aude dont je vi5s de p>l] peut encore tre remplac p> un sac en ca\t*\c cont5ant un produit solide1 qui se diss\t p> la *aleur et ab&onne1 en r$ev5ant solide1 sa *aleur de fusion4 ,ces petits app>eils1 connus s\s le nom de d]mo!rmes ou de d]mophores1 ont l'avantage de g>d] p5dant c9q ou six heures une *aleur gale4 ,ils ont1 p> contre1 l'inconvni5t d'tre un peu l\rds2 aussi1 qu& l'in/allation le p]met1 leur prfrons-n\s un tissu mtallique trs lg]1 rec\v]t d'une enveloppe de soie1 et *auff p> un c\rant lectrique #gj volts4 ,massage4--,ce que n\s disons de l'hydro?rapie s'applique1 de po9t en po9t1 au massage4 ,le massage e/ un moy5 viol5t qui ne devrait jamais tre pratiqu en dehors du mdec94 ,employ mme lgrem5t1 il fatigue beauc\p c]ta9s malades4 ,le massage abdom9al1 en p>ticuli]1 qui a t =t en honneur il y a quelques annes1 con/itue un procd ?rapeutique dang]eux dans bi5 des cas2 il faut qu'il soit t\j\rs pratiqu p> une ma9 exprim5te1 c'e/--dire avec la plus gr&e d\ceur4 ,il peut r5dre alors quelques s]vices1 lutt] contre la p>esse de l'e/omac et de l'inte/92 mais il faut bi5 se rappel] que1 mme alors1 ce n'e/ jamais qu'un moy5 t\t fait accessoire4 ,les mdec9s qui aurai5t la prt5tion de gurir la con/ipation p> le massage abdom9al exclusivem5t s'expos]ai5t un *ec c]ta91 p>ce que la con/ipation n'e/ pas cause seulem5t p> une in]tie des muscles de l'inte/91 mais n'e/ que le symptme d'un tat gnral1 a9si que n\s l'avons dj expliqu4 ,les frictions de la peau r5d5t1 d'ord9aire1 au mo9s autant de s]vices que le massage1 et sont d'une application plus facile1 puisqu'elles peuv5t tre confies t\tes les ma9s4 ,elles sont faites avec un gant de molleton1 jamais ou trs r>em5t avec le gant de cr92 seules les p]sonnes bi5 portantes1 ou les malades ayant encore une gr&e somme de rsi/ance1 support5t la friction viol5te au gant de cr94 ,une bonne manire de faire la friction humide e/ la suivante3 ,mettre le malade t\t nu dans une c\v]ture de flanelle2 en extraire un des bras1 le frott] de bas en haut avec le gant imbib d'une solution alcoolique tidie2 t] ce gant1 le remplac] p> un gant sec1 frictionn] de bas en haut1 remettre le bras du malade dans la c\v]ture2 s'emp>] ensuite de l'autre bras1 et agir de mme4 ,frictionn] successivem5t les deux jambes1 t\j\rs de bas en haut1 puis faire asseoir le malade sur son lit1 lui frictionn] le dos1 n'importe en quel s5s1 l't5dre de n\veau1 travaill] lgrem5t le devant de la poitr9e sans t\*] l'e/omac ni au v5tre4 ,l'opration doit dur] dix m9utes4 ,elle e/ recomm&] *ez presque t\s les malades1 mme *ez ceux qui sont trs gravem5t t\*s4 ,bi5 faite1 et comme n\s v5ons de le dire1 elle n'e/ jamais dang]euse4 ,les ba9s de vapeur sont en gnral bi5 supports2 mais les pr5dre dans des tablissem5ts spciaux expose une gr&e p]te de temps1 et un refroidissem5t t]m9al4 ,mieux vaut les pr5dre domicile1 soit dans des botes portatives1 soit1 mieux encore1 au lit4 ,on peut1 dans ce cas1 utilis] la vapeur et l'air *aud manant d'une =te lampe alcool1 et conduites s\s les c\v]tures du lit p> un tuyau en tle4 ,mais un procd qui n\s semble meilleur encore e/ le suivant3 dans des boites disposes ad hoc1 mettre deux briques bi5 *auffes1--appliqu] une de ces botes aux pi$s du malade c\*1 une autre bote *acun de ses cts1 et att5dre que la transpiration survi5ne4 ,elle arrive infailliblem5t1 avec une d\ce l5teur1 et ce sy/me p]met3 #a de gradu] la transpiration2 #b de ne pas m\ill] les draps et les c\v]tures1 comme le fait l'air satur de vapeur qui sort d'une lampe alcool4 ,n\s prconisons ces ba9s d'air sec *ez les malades obses1 rhumatisants1 atte9ts d'algies1 de sciatique1 etc4 ,en ?rapeutique1 il n'y a pas de m5us dtails3 t\t ce qui peut tre utile au malade doit tre l'objet de nos re*]*es2 et c'e/ le so9 des dtails qui fait la =ce1 et1 disons-le fran*em5t1 le lgitime succs de quelques-uns de nos confrres trang]s4 lectricit4--,l'lectricit n'e/ pas1 non plus1 nglig]4 ,il e/ c]ta9 que les c\rants de haute frqu5ce ont1 sur la nutrition en gnral1 et sur le sy/me n]veux en p>ticuli]1 une action trs puissante1 notamm5t *ez les n]veux atte9ts de prurit anal 7,dr ,l]$de71 et *ez les malades envahis p> une s5sation p]man5te de froid4 ,mais c'e/ l un procd =cm5t limit1 cause des difficults d'in/allation et du prix de revi5t4 ,les applications f>adiques ou galvaniques sur l'abdom5 peuv5t galem5t avoir leur efficacit2 mais c'e/ l un procd trs actif1 et qui1 =t heureusem5t1 n'e/ pas1 non plus1 d'un emploi facile4 ,le tab\ret lectrique e/ s\v5t recomm&able1 condition qu'on ne tire pas d't9celles4 ,les ma*9es /atiques domicile sont des j\ets qu'on peut concd] aux malades2 qui sait cep5dant si le peu d'ozone qu'elles dgag5t n'a pas une influ5ce utile8 ,les ba9s lectriques con/itu5t aussi un moy5 puissant1 et1 p> consqu5t1 difficile mani]4 ,ce que n\s avons dit des contre-indications du ba9 ne s'applique pas aux ba9s lectriques2 il e/ des cas o le ba9 lectrique1 bi5 appliqu1 r5d d'excell5ts s]vices3 tant vaut l'application1 tant vaut le moy54 ,d'une faon gnrale1 on peut dire que le ba9 lectrique occasionne une c\rbature notable qui1 l'inv]se de la c\rbature produite p> l'excs d'ex]cice musculaire1 amne le sommeil4 ,ces ba9s ne devrai5t tre donns que t\s les deux ou trois j\rs1 et s\s surveillance mdicale trs exacte p5dant t\te la dure du ba94 ,dire qu'un p>eil moy5 agit p> sugge/ion1 c'e/ nonc] une affirmation qui n'a ri5 de sci5tifique4 ,injections hypod]miques4--,les injections hypod]miques con/itu5t un des ag5ts les plus utiles de la ?rapeutique4 ,on peut rapport] aux trois *efs suivants leur action bi5faisante3 #a t\te injection1 en tant qu'injection1 a une influ5ce utile2 #b le mdicam5t inject a son action propre2 #c une "p de sugge/ion s'atta*e l'emploi des injections4 ,i4 ,on sait1 depuis les rem>quables tudes du ,dr ,*ron1 que t\te injection hypod]mique1 quelle qu'elle soit1 p\rvu que le liquide inject ne soit pas toxique1 produit un relvem5t mom5tan de la t5sion vasculaire1 se traduisant p> une s5sation de bi5-tre1 de vigueur2 produit1 en un mot1 un effet dynamognique plus ou mo9s prolong1 ,suivant la dose injecte1 et suivant une f\le d'autres conditions4 ,a9si1 qu'on injecte de l'eau sale1 du liquide de ,br[n-,squ>d1 de l'ocan9e1 etc42 il y a t\j\rs compt] avec cette action p>ticulire de l'injection en tant qu'injection s\s-cutane ou intramusculaire1 en tant qu'ag5t modificateur de la pression sangu9e4 ,de l l'utilit des doses massives de liquide1 comme aussi la vogue qu'ont eue1 p5dant un c]ta9 temps1 les injections de srum artificiel1 dont la =mule habituelle e/ #g grammes de sel m>9 p\r un litre d'eau /rilise4 ,malheureusem5t on sait1 depuis quelques annes1 que le sel n'e/ pas un ag5t indiffr5t1 et qu'il peut dev5ir toxique *ez les malades dont les re9s ne fonctionn5t pas trs bi54 ,il faut donc en us] avec gr&e prud5ce4 ,depuis un an1 on fait beauc\p d'injections d'eau de m] /rilise 7ocan9e74 ,on donne de #cjj #ejj grammes de liquide1 et les promoteurs de ce n\veau mdicam5t en dis5t m]veille3 il e/ possible que l'eau de m] soit un heureux mlange de sub/ances utiles l'organisme4 ,je n'ai pas fait d'tudes sur ce sujet2 je dirai seulem5t que j'ai essay l'ocan9e *ez trois malades1 vus en consultation avec le ,dr ,m>ie1 sans rsultats apprciables4 ,il e/ vrai que n\s ne leur donnions que des doses de #cj grammes p> j\r4 ,d'une communication sur ce sujet faite la ,socit de ,?rapeutique1 le #aa octobre #aije1 p> le ,dr ,m>ie1 il rsulte que ces injections1 pratiques des doses plus =tes1 ont des effets vraim5t importants *ez les n]veux1 les alins1 et qu'elles n'ont pas les inconvni5ts graves des injections sales ord9aires1 si bi5 mis en lumire p> ,m4 le ,dr ,hallion la mme sance de la ,socit4 ,l'eau de m] n'a donc pas dit son d]ni] mot1 et c'e/ probablem5t un des prcieux mdicam5ts de l'av5ir1 comme le dit le ,dr ,r4 ,simon2 d'autant que les injections massives qu'on en fait agiss5t galem5t en tant qu'injections de liquide non toxique4 ,,ii4 ,il faut t5ir compte de la nature du produit inject4 ,il exi/e1 c]ta9em5t1 des mdicam5ts d\s d'une action recon/ituante sur le sy/me n]veux3 les glycrophosphates1 le cacodylate de s\de et surt\t de magnsie1 le srum de ,br[n-,squ>d1 peut-tre la lci?9e1 les phosphates1 etc4 ,lo9 de n\s l'ide d'tudi] l'action de t\s ces mdicam5ts3 disons seulem5t un mot des pr9cipaux4 ,le cacodylate de s\de e/ inconte/ablem5t un recon/ituant de premi] ordre2 on peut l'employ] sans dang] des doses beauc\p plus leves qu'on ne l'indique gnralem5t1 et j'ai publi1 la ,socit de ,d]matologie1 des obs]vations pr\vant la non-toxicit du produit1 a9si que l'utilit des hautes doses longtemps cont9ues1 dans c]ta9s cas exceptionnels#ad4 ,le plus s\v5t1 la dose indique p> le pr(esseur ,gauti]1 de #aj c5tigrammes p> injection1 e/ suffisante1 et il n'e/ pas ncessaire de r5\vel] plus d'une fois p> sema9e cette injection1 la condition de cont9u] le traitem5t p5dant deux ou trois mois dans les cas moy5s4 ,j'ai1 d'ailleurs1 fait une tude cl9ique dtaille de l'action des cacodylates de s\de et de magnsie1 la ,socit de ,?rapeutique1 en #aijb1 en indiquant les trs r>es contre-indications1 et en prcisant1 dans la mesure du possible1 les indications#ae4 ,le cacodylate de f] en injections r5d aussi des s]vices1 dans les cas exceptionnels o le f] e/ indiqu 7*ez c]ta9es jeunes filles anmiques1 *loro-anmiques73 mais quatre ou c9q injections de #e c5tigrammes1 faites raison de deux p> sema9e1 n\s ont t\j\rs sembl suffisantes4 ,note #ad3 ,considrations sur la mdication cacodylique1 9 ,ann4 de d]matologie et ,syphiliographie1 #f m>s #aijb4 ,note #ae3 ,bull de la ,soc4 de ,?rapeutique1 #bg m>s #aija4 ,les injections or*itiques de ,br[n-,squ>d1 aprs avoir eu un mom5t la faveur que l'on sait1 sont tombes dans un inju/e oubli4 ,ayant eu la bonne =tune d'tre en relations p]sonnelles et suivies avec le vnr matre1 de recueillir de sa b\*e des ap]u ?rapeutiques de gr&e env]gure1 que la mort ne lui a pas laiss le temps de vrifi] et d'enseign]1 je re/e conva9cu qu'il faudra repr5dre l'tude de l'action dynamognique du liquide de ,br[n-,squ>d1 prcis] les doses1 le nombre des injections1 etc4 ,ce travail n'a t qu'bau* p> le gr& initiateur4 ,d'ailleurs l'opo?rapie1 en gnral1 n\s semble une m?ode ple9e de promesses2 j'ai cit notamm5t1 la ,socit de ,?rapeutique1 en #aijd1 le cas d'une malade foie dfectueux arrive au d]ni] degr du m>asme1 avec muguet dans la b\*e1 qui a t comme ressuscite p> l'emploi de trois lavem5ts quotidi5s prp>s avec une macration de #bjj grammes de foie de porc1 fra*em5t tu1 dans #cjj grammes d'eau b\illie4 ,cette dame1 une gr&e malade avec phnomnes n]veux et dyspeptiques anci5s1 avait eu1 un mom5t donn1 une insuffisance hpatique2 son foie ne fonctionnait p\r a9si dire plus 7fivre int]mitt5te hpatique1 urobil9e dans l'ur9e1 etc472 au deuxime mois de cette complication1 elle tait arrive l'tat lam5table que j'ai indiqu1 qu& n\s emes l'ide de lui r5dre ce qui manquait son foie4 ,le rsultat a dpass t\te esprance2 trois heures aprs le premi] lavem5t1 la malade avait des ur9es claires et abondantes2 huit j\rs aprs1 elle avait retr\v le sommeil et l'apptit1 les selles rgulires1 etc4 ,une fois l'orage pass1 le dang] immdiat conjur1 il m'a encore fallu cont9u] soign] l'e/omac1 le c]veau1 l'inte/91 la peau de ma malade3 mais1 trois mois aprs1 elle put all] a*ev] sa convalesc5ce dans le ,midi1 et1 depuis deux ans1 elle va presque bi54 ,la complication hpatique n'avait t qu'un pisode dans le c\rs de la maladie1 qui voluait depuis v+t annes4 ,d'une faon gnrale1 les prp>ations opo?rapiques1 auxquelles un imm5se av5ir semble rs]v1 ne r5dront t\s les s]vices qu'elles peuv5t r5dre que qu& on tr\v]a le moy5 de les donn] p> voie s\s-cutane1 comme le faisait ,br[n-,squ>d avec son liquide or*itique4 ,*ez c]ta9s malades1 les prp>ations de /ry*n9e p> injections hypod]miques ont un effet trs utile3 mais il ne faut pas dpass] en gnral la dose d'un milligramme de sulfate1 ou mieux encore d'arsniate de /ry*n9e1 ni faire plus de huit ou dix injections1 rp>ties sur tr5te j\rs4 ,n\s avons dit combi5 la grippe e/ dang]euse p\r les malades1 quels qu'ils soi5t4 ,c'e/ l'ennemie p]sonnelle des neura/hniques4 ,de l1 la proccupation con/ante que n\s avons de faire la gu]re cette affection accid5telle1 de la c\p] ds ses dbuts4 ,or1 il m'a bi5 sembl tr\v]1 dans le cacodylate de gaacol1 un ag5t antigrippal spcifique1 sur lequel j'ai cru devoir appel] l'att5tion de mes confrres1 la ,socit de ,?rapeutique1 en janvi] #aijf4 ,il e/ c]ta9 qu'une injection de c9q c5tigrammes de cacodylate de gaacol1 dans un gramme d'eau /rilise1 et pralablem5t sature de gaacol1 fait m]veille *ez les gripps au db3 elle les gurit en quelques heures4 ,deux ou trois injections conscutives suffis5t t\j\rs p\r c\p] la grippe1 mme qu& elle n'e/ pas prise au db1 mo9s qu'il n'y ait de graves complications pulmonaires1 et1 mme alors1 le cacodylate de gaacol me semble trs recomm&able4 ,il l'e/ aussi dans ces convalesc5ces int]m9ables de grippe qui rsi/5t t\s les traitem5ts4 ,dans les cas de grippe avec fivre1 voire mme avec pneumonie1 n\s n\s sommes trs bi5 tr\vs de donn]1 p5dant trois ou quatre j\rs de suite1 des injections de qu99e4 ,une s]+ue de ,pravaz de la solution suivante1 introduite pr(ondem5t dans le muscle1 e/ trs bi5 tolre et n'occasionne jamais d'abcs3 ,*lorhydrate neutre de qu99e #c grammes4 ,antipyr9e #b -- ,eau di/ille #f -- ,ces injections de qu99e ont aussi un effet m]veilleux dans les nvralgies po/grippales1 qui sont quelquefois si t5aces1 et qui rsi/5t mme aux opiacs 7nvralgies s\s-orbitaires1 sciatiques1 nvralgies int]co/ales74 ,je n'ai pas essay la qu99e en dehors de ces suites loignes de la grippe1 cas de grippe aigu et de nvralgies po/grippales1--on ne peut pas t\t faire1--mais je crois bi5 que la qu99e petites doses1 donne en injections t\s les malades dprciation n]veuse mom5tane1 aurait un effet dynamognique prcieux4 ,dans c]ta9s cas de d\leurs nvralgiques trop pnibles1 les injections d'hrone sont indiques2 mais il faut savoir que l'hrone doit se mani] doses trois fois mo9dres que la morph9e2 en d'autres t]mes1 on ne doit jamais dpass] un milligramme d'hrone1 surt\t *ez les malades dont on ne connat pas la tolrance4 ,l'action ant9vralgique de l'hrone n\s a sembl suprieure celle de la morph9e2 mais il faut bi5 se rappel] que l'hrone e/ un mdicam5t aussi dang]eux que la morph9e1 auquel les malades s'habitu5t1 et rs]v] son emploi p\r les cas exceptionnels4 ,j'ai s\v5ir d'un malade *ez lequel je me disposais1 contre-coeur1 employ] l'hrone1 lorsque1 me ravisant1 je me dem&ai si la nvralgie crurale qui le torturait ne s]ait pas1 p> has>d1 d'orig9e syphilitique4 ,or1 en recon/ituant son hi/oire1 j'acquis la conviction que la syphilis tait vraim5t en cause2 et une seule piqre de calomel eut raison t\t jamais de cette nvralgie si pnible2 tant il e/ vrai que le mdec9 doit t\j\rs p5s] la syphilis1 quel que soit le malade qu'il a devant lui4 ,*ez les adultes1 le traitem5t de *oix de la syphilis t]tiaire1 quelle que soit la manife/ation syphilitique 7aortite1 gommes71 n\s semble tre les injections m]curielles2 celles au b5zoate sont d\l\reuses1 et donn5t des nodosits dsagrables2 celles de biiodure en solution aqueuse sont trs d\l\reuses4 ,n\s prfrons l'huile grise p\r les cas moy5s1 le calomel p\r les gr&es circon/ances1 et l'huile au sublim1--dont n\s avons donn la =mule en #ahha la ,socit de ,d]matologie1--*ez les syphilitiques puiss1 auxquels l'huile s]t d'alim5t4 ,et puisque n\s p>lons d'injections huileuses1 le mom5t e/ v5u de dire un mot de nos travaux antrieurs sur l'action dynamognique de l'huile crosote1 en injections s\s-cutanes dose maxima tolre4 ,n\s les avons surt\t employes et les employons encore *ez les tub]culeux2 mais n\s tions guid p> une fausse conception ?orique2 et si la crosote bi5 manie re/e1--et re/]a longtemps1--le mdicam5t de *oix *ez les tub]culeux1 ce n'e/ pas p>ce qu'elle agit contre le bacille de ,ko*1 comme antiseptique1 c'e/ p>ce qu'elle a une action non d\teuse1 extraord9airem5t puissante1 sur le sy/me n]veux4 ,la crosote e/1 en effet1 un ag5t dynamognique de premi] ordre4 ,aussi les tub]culeux sont-ils lo9 d'tre les seuls malades qui puiss5t tir] p>ti de ce prcieux mdicam5t2 et si je ne craignais d'tre accus de p>adoxe1 je dirais que ce sont eux qui en tir5t le mo9dre bnfice1 cause de la difficult que prs5te le maniem5t de la crosote *ez ces malades1 t\j\rs prts avoir la fivre4 ,l o les injections d'huile crosote font m]veille1 c'e/ *ez les pseudo-tub]culeux1 qui sont tellem5t dmolis p> les tr\bles ga/riques1 n]veux1 etc41 qu'ils ont l'aspect de phtisiques t\t en ne l'tant pas4 ,*ez eux1 la crosote bi5 manie r5d1 en quelques j\rs1 l'apptit1 la =ce1 en un mot la vie4 ,le seul inconvni5t de la crosote1 et qui re/re9dra longtemps son emploi1 c'e/ l'extrme difficult qu'il y a la mani]4 ,p\r ma "p1 je me suis atta* surpr5dre les mo9dres manife/ations de l'intolrance1 et les dcrire m9utieusem5t af9 de p]mettre aux pratici5s de ne jamais dpass] la dose utile2 appel] l'att5tion sur les intolrances accid5telles1 qui doiv5t faire immdiatem5t susp5dre le traitem5t1 ou baiss] la dose accepte les j\rs prcd5ts4 ,j'ai mme tellem5t insi/ sur les dang]s de la crosote que quelques confrres m'ont accus d'avoir fait son procs2 mais la dynamite aussi e/ une arme r$\table1 ce qui n'emp*e pas que1 bi5 manie1 elle r5de des s]vices#af4 ,note #af3 ,dans les injections d'huile crosote1 il n'y a pas seulem5t que la crosote qui soit utile4 ,l'huile absorbe1 digre p> la peau1 e/ un alim5t de premi] ordre1 et j'ai pu n\rrir p5dant un mois1 avec des injections s\s-cutanes d'huile et des lavem5ts aqueux1 un malade atte9t d'ulcre de l'e/omac4 ,un mois durant1 ce malade e/ re/ la dite absolue1 ce qui a donn l'ulcre le temps de se cicatris]4 ,je lui faisais faire1 t\s les j\rs1 une injection de #aej grammes d'huile conv5ablem5t prp>e4 ,le dang] des injections huileuses e/ la pntration de l'huile dans un vaisseau sangu91 d'o peut rsult] une embolie qui peut tre mortelle2 mais j'ai indiqu le moy5 de se mettre srem5t l'abri de t\t accid5t grave4 ,le secret consi/e bi5 connatre les mo9dres symptmes d'introduction de l'huile dans le torr5t circulatoire1 et arrt] l'injection ds l'app>ition de ces symptmes4 ,ri5 n'e/ plus facile que d'arrt] temps cette injection1 si on la fait avec la l5teur v\lue2 mais cette l5teur n'e/ possible qu'avec l'emploi d'un app>eil spcial1 fonctionnem5t automatique4 ,au re/e t\s ces po9ts sont tudis dans mon livre sur le ,traitem5t de la tub]culose p> la crosote4 ,,iii4 ,les injections hypod]miques1 quelles qu'elles soi5t1 agiss5t encore d'une autre faon4 ,en dehors des proprits p>ticulires *aque mdicam5t1 et de l'action dynamognique reconnue t\te injection s\s-cutane et mme intra-musculaire1 elles agiss5t encore p> sugge/ion4 ,elles font pr5dre pati5ce au malade1 en att5dant que les autres ag5ts ?rapeutiques1 qui vis5t l'hygine crbrale1 mdullaire1 ga/rique1 inte/9ale1 cutane1 etc41 ai5t eu le temps de produire leurs effets4 ,c>1 comme ces ag5ts n'ont qu'une action l5te1 comme ils ne procur5t pas de rsultat immdiat1 le malade s]ait vite dc\rag1 si on ne lui donnait pas du premi] c\p1 un remontant1 factice peut-tre1 mais c]ta9em5t utile1 et ayant une action vid5te1 rapide1 qui le fait pati5t] et lui inspire confiance4 ,la pratique des injections hypod]miques e/ galem5t utile au mdec9 un autre po9t de vue3 elle lui p]met d'apprci] trs vite le degr de confiance que lui accord5t le malade et son ent\rage4 ,or1 de ce degr de confiance drive1 dans une notable mesure1 le rsultat ?rapeutique f9al4 ,si le mdec9 s5t que son malade a foi en lui1 il dploi]a1 p\r lui v5ir en aide1 t\tes les ress\rces de son intellig5ce et de son coeur2 dans le cas contraire1 il se s5tira t\t in/ant1 gn1 p>alys1 inhib1 et il risqu]a de n'avoir pas t\te la clairvoyance ncessaire4 ,de l l'importance qu'il y a1 p\r lui1 valu] le degr de confiance qui lui e/ octroy4 ,eh bi56 p\r l'apprci]1 il n'y a pas de meilleure pi]re de t\*e que l'injection hypod]mique4 ,c> si le malade et son ent\rage accept5t celle-ci aveuglm5t1 du premi] c\p1 sans mme dem&] la =mule du liquide inject1 c'e/ t\j\rs signe que le t]ra9 e/ bon1 et que le malade accept]a avec la mme obissance les div]ses prescriptions qui lui s]ont faites4 ,dans c]ta9s cas1 il e/ vrai1 le malade accepte1 non p>ce qu'il a confiance1 mais p> une sorte d'in]tie2 peu importe1 il accept]a avec la mme passivit les prescriptions qui lui s]ont faites1 et c'e/ l l'ess5tiel4 ,qu&1 au contraire1 le malade1 ou surt\t son ent\rage1 manife/5t une curiosit inquite1 qu'on ne p>vi5t pas satisfaire p> une rponse banale1 qu& ils exprim5t des apprh5sions sur la nature et les effets du liquide inject1 on peut dire que le cas e/ mauvais1 ou t\t au mo9s mdiocre2 et le mdec9 aura beauc\p faire p\r conqurir la confiance4 ,c]tes1 cette curiosit et ces apprh5sions sont lgitimes1 et ce que n\s disons ici ce n'e/ pas p\r les emp*]3 mais il n'en e/ pas mo9s vrai qu'elles con/itu5t une sorte de suspicion1 que le mdec9 a intrt connatre af9 de travaill] la faire cess] et d'tablir a9si1 entre son malade et lui1 cette confiance rciproque qui e/ la condition indisp5sable d'un traitem5t efficace4--,or l'attitude des malades en face des injections qu'on leur propose con/itue1 ce po9t de vue1 un excell5t moy5 de diagno/ic moral4 ,p>mi les autres moy5s accessoires1 il n\s faut dire un mot des applications locales1 rvulsives ou drivatives1 qui tai5t autrefois si en honneur1 et qui sont tombes dans un discrdit bi5 inju/e4 ,vsicatoires4--,autant n\s prote/ons contre les l>ges vsicatoires employs autrefois1 et qui1 *ez quelques malades1 produisai5t de la cy/ite1 *ez presque t\s une d\leur pire que le mal qu'on v\lait gurir2 autant n\s cont9uons p5s] que le petit vsicatoire1 s\s =me de m\*e de ,milan1 ne doit pas tre ddaign4 ,*ez les gr&s malades qui ont le sy/me n]veux s5s dessus dess\s1 une m\*e1 applique d]rire l'oreille1 peut faire un mal extrme et produit un tat d'agitation inconcevable1 non pas cause de la d\leur insignifiante qu'elle provoque1 mais p> le fait du tr\ble de circulation qu'elle produit di/ance4 ,ce seul fait suffirait pr\v] que l'application d'une m\*e n'e/ pas indiffr5te2 ri51 d'ailleurs1 n'e/ indiffr5t en ?rapeutique4 ,mais *ez c]ta9s malades qui ont encore un bon capital n]veux1 la m\*e1 applique d]rire l'oreille droite1 de prfr5ce1 produit une sdation des plus rem>quables1 amne le sommeil1 dissipe le malaise m5tal et les div]s tr\bles innommables qui con/itu5t l'tat n]veux2 c'e/ sans d\te cause de l'infriorit fonctionnelle de la p>tie gau*e du corps1--habituelle *ez les malades1 a9si que n\s l'avons dit1--que la m\*e applique d]rire l'oreille droite produit ces effets favorables1 qu'elle produirait mo9s si elle tait applique gau*e2 en t\t cas1 c'e/ un fait d'obs]vation4 ,de mme1 la m\*e sur le creux de l'e/omac peut am5]1 si elle e/ applique trop tt1 ou dans les cas trop aigus1 une aggravation notable des tr\bles ga/riques2 mais si elle vi5t son heure1 elle provoque un apaisem5t notable des tr\bles dige/ifs4 ,la m\*e lombaire1 d'autre "p1 e/ s\v5t l'un des meilleurs remdes apport] la con/ipation4 ,cette affirmation peut sembl] s+ulire1 mais elle s'explique p\r qui compr5d l'orig9e1 presque t\j\rs n]veuse1 de la con/ipation4 ,empltres4--,les applications d'empltres d'opium ne sont jamais dang]euses1 et font s\v5t le plus gr& bi54 tant donne l'extrme susceptibilit d'un sy/me n]veux malade1 qui se laisse impressionn] p> les mo9dres influ5ces1 ce fait n'a ri5 d'extraord9aire4 ,en t\t cas1 j'affirme1 au nom d'une expri5ce prolonge1 qu'une m\*e d'opium applique la tempe e/ s\v5t trs apprcie p> les malades cphalalgiques1 qu'un empltre d'opium1 ou de cigu et de belladone1 laiss sur l'e/omac p5dant huit j\rs1 calme mieux1 ou du mo9s d'une faon plus cont9ue1 les d\leurs ga/ralgiques1 que ne le f]ait une srie d'injections de morph9e4 ,de mme1 l'empltre l'oxyde de z9c1 appliqu sur la colonne v]tbrale1 immdiatem5t au-dess\s de la premire v]tbre dorsale1 sur une longueur de dix c5timtres1 attnue s+ulirem5t c]ta9s phnomnes mdullaires dont se plaign5t les malades1 en p>ticuli] les inquitudes dans les jambes qui sont si frqu5tes *ez les gr&s neura/hniques4 ,t\s ces moy5s si simples ne sont donc pas ddaign]4 ,a eux seuls1 ils s]ai5t insuffisants2 mais1 aj\ts au rgime alim5taire1 au repos m?odiquem5t dos1 aux applications hydro?rapiques raisonnables1 et la psy*o?rapie1 ils amn5t srem5t la gurison1 lorsqu'il re/e assez de capital biologique p\r que la lutte ne soit pas impossible4 ,purgatifs4--,n\s usons trs peu des mdicam5ts f\rnis p> la ph>macope1 p\r ce motif bi5 simple que n\s n'en avons pas beso91 et que n\s avons une cra9te presque in/9ctive de t\s ces ag5ts ?rapeutiques action viol5te et p]turbatrice4 ,faut-il l'av\]8 c'e/ aussi p>ce que n\s ne les connaissons pas4 ,ri5 n'e/1 en effet1 difficile comme l'tude d'un mdicam5t4 ,j'ai mis1 quant moi1 des annes tudi] l'action du bromure1 qu& je m'occupais plus spcialem5t des maladies n]veuses et m5tales2 et qu&1 en octobre #ahih1 le pr(esseur ,gauti] a bi5 v\lu me confi] l'tude du cacodylate de s\de1 la premire *ose que je lui ai dite1 c'e/ qu'il me fallait au mo9s deux ans p\r p\voir lui donn] sur cet ag5t ?rapeutique une apprciation ayant quelque valeur4 ,enf91 p\r ce qui e/ de la crosote et du gaacol1 j'ai mis c9q ans en connatre l'effet4 ,comm5t1 alors1 avoir confiance dans des publications htives sur des mdicam5ts dc\v]ts de la veille8 ,et1 en ce qui e/ des mdicam5ts anci5s1 ayant fait leurs preuves1 je rpte que1 en gnral1 je les r$\te1 cause de l'extrme s5sibilit des malades1 qui dpasse t\t ce qu'on peut imag9]4 ,les purgatifs1 en p>ticuli]1 quels qu'ils soi5t1 m'inspir5t une vritable t]reur4 ,mais1 dira-t-on1 t\s les j\rs n\s les voyons employ] sans dommage1 et mme avec une app>5ce de succs qui saute aux yeux6 ,leur emploi rpond d'ailleurs une indication bi5 rationnelle1 puisqu'il faut vacu] les rsidus de la dige/ion qui empoisonn]ai5t l'conomie6 ,il n\s faut rfut] ces objections en passant3 qu'on donne un purgatif un homme solide qui a un lg] emb>ras ga/rique1 il le tolr]a1 et p>atra mme s'en tr\v] bi52 mais c'e/ une erreur d'int]prtation1 et si le purgatif ne lui a pas fait de mal apprciable1 c'e/ que t\t e/ sa9 *ez les hommes sa9s4 ,mais donn] un purgatif un malade grave dont le sy/me n]veux e/ pr(ondm5t atte9t1 c'e/ provoqu] *ez lui des rflexes dont p]sonne ne connat l'importance1 c'e/ quelquefois sidr] son sy/me n]veux abdom9al4 ,c'e/ alors qu'on voit le v5tre1 qui avait jusqu'alors une c]ta9e tonicit1 dev5ir flasque1 in]te1 p]dre t\te raction2 l'inte/9 e/ alors inhib dans son fonctionnem5t1 et il faut qu9ze j\rs1 un mois1 p\r qu'il se ressaisisse1 qu& il se ressaisit4 ,mais1 dira-t-on1 que faut-il donc faire *ez les malades con/ips8 ,la rponse e/ bi5 simple3 il ne faut pas s'occup] de leur con/ipation1 qui n'e/ qu'un symptme1 et il faut les soign] en tant que malades2 la con/ipation disp>atra d'elle-mme4 ,le mom5t n\s semble v5u de prote/] une d]nire fois contre les ides des g5s du monde1 et des mdec9s1 relatives la con/ipation4 ,nombreux sont les g5s soi-disant bi5 portants qui sont atte9ts de con/ipation *ronique4 ,qu& n\s disons bi5 portants1 c'e/ une faon de p>l]3 c>1 en ralit1 les con/ips ne sont pas absolum5t bi5 portants4 ,mais il en e/ beauc\p qui vont et vi5n5t1 viv5t de la vie commune1 t\t en ayant une con/ipation op9itre2 de plus il y a beauc\p de vrais malades qui vont mo9s mal qu& ils sont con/ips4 ,une dame n\s disait plaisamm5t1 ce sujet1 que son inte/9 avait horreur du vide4 ,tant que ces p]sonnes ne sont pas atte9tes de cette obsession spciale qui empoisonne la vie des con/ips1 elles tolr5t leur infirmit sans se d\t] qu'elle exi/e4 ,mais malheur elles qu& elles comm5c5t se proccup] de leur con/ipation6 ,c'e/ p>tir de ce mom5t qu'elles rapport5t la con/ipation les mille et une misres qui sont l'apanage des neura/hniques4 ,malheur elles1 surt\t1 qu& elles entr5t dans la voie des soi-disant traitem5ts de la con/ipation6 ,elles comm5c5t p> us] du lavem5t simple1 tide d'abord1 puis trs *aud1 puis trs froid2 puis elles ont rec\rs aux purgatifs d\x1 aux purgatifs plus viol5ts1 elles en arriv5t aux gr&s lavages4 ,elles font tant et si bi5 qu'elles irrit5t leur inte/91 et qu' leur con/ipation anod9e succde l'entro-colite membraneuse4 ,a p>tir de ce mom5t1 la vie leur devi5t insupportable et le c]cle vicieux e/ tabli4 ,plus elles irrit5t leur inte/91 plus la con/ipation devi5t op9itre1 et1 p\r lutt] contre cette con/ipation op9itre1 elles irrit5t de plus en plus leur inte/94 ,l'obsession entre alors en scne1 elles ne p5s5t plus qu' leurs fonctions alv9es1 la lib]t du v5tre1 qu'elles dis5t tre la plus ncessaire des lib]ts4 ,elles donn]ai5t la vie du g5re huma9 p\r obt5ir une selle2 elles se prs5t5t la g>de-robe plusieurs fois dans la j\rne1 sans succs ou avec des rsultats insignifiants1 et1 cette impuissance les affolant1 elles ont rec\rs aux moy5s les plus extraord9aires p\r lutt] contre l'odieuse con/ipation4 ,cet tat m5tal des con/ips mrite d'tre tudi de trs prs2 et t\te ?rapeutique qui ne *]*e pas le modifi] e/1 p> avance1 condamne l'impuissance4 ,la premire *ose faire1 qu& on se tr\ve en prs5ce d'un de ces con/ips obsession1 e/ de lui p]suad] que la con/ipation n'e/ pas l'ennemie1 n'e/ pas la cause immdiate de t\tes les misres qu'il ress5t1 qu'elle n'e/ au contraire qu'un symptme d'importance secondaire1 pr\vant simplem5t qu'il y a quelque *ose de dfectueux dans le fonctionnem5t du sy/me n]veux abdom9al4 ,p]suadez vos malades qu'il leur suffit d'all] la g>de-robe t\s les deux ou trois j\rs p\r comm5c]1 que1 lorsqu'ils iront mieux1 ils iront quotidi5nem5t2 invitez-les ne s'y prs5t] qu'une fois p> j\r1 heure fixe1 en leur int]disant1 dans la mesure du possible d'y all] en dehors de l'heure rglem5taire4 ,recomm&ez-leur de ne pas lutt] contre la con/ipation1 mais bi5 contre le tr\ble n]veux dont la con/ipation n'e/ qu'un symptme1 et1 s'ils v\s c\t5t1 si v\s avez le don de les conva9cre1 ils s]ont p> cela seul moiti guris4 ,cep5dant1 comme il faut t5ir compte de leur tat m5tal1 et un peu aussi de la m5talit de l'ent\rage1 on peut autoris] un petit lavem5t d'eau b\illie pr5dre le mat9 du troisime j\r de prs5tation inefficace1 l'heure rglem5taire de la prs5tation1 lavem5t qui s]a g>d c9q m9utes seulem5t4 ,on peut encore1 si l'on croit devoir faire de gr&es concessions1 p]mettre au malade1 le soir du troisime j\r de prs5tation inefficace1 un lavem5t d'huile1 non pas avec #bjj ou #cjj grammes d'huile1 mais avec quatre ou c9q cuill]es b\*e d'huile pure1 lavem5t de/9 tre g>d t\te la nuit2 si l'on y aj\te une =te dose de sugge/ion1 ce lavem5t aura1 p\r le l5dema91 un effet magique4 ,les pilules de belladone d'aprs la =mule de ,tr\sseau sont galem5t recomm&ables2 elles ont t\t au mo9s l'avantage de ne pas tre nuisibles4 ,mais un ag5t vritablem5t utile1 c'e/ le liquide or*itique de ,br[n-,squ>d2 c'e/ de la b\*e mme du savant pr(esseur que je ti5s ce r5seignem5t1 et je me rappelle encore1 comme si c'tait hi]1 le j\r o il me disait ces p>oles3 ,de t\s les s]vices que m'ont r5dus moi-mme mes injections de suc or*itique1 celui que je place en premire ligne1 bi5 avant t\s les autres1 c'e/ qu'elles m'ont guri d'une con/ipation op9itre4 ,et1 aj\tait l'illu/re matre1 il faut avoir t1 comme moi1 tortur p> la con/ipation p\r savoir t\tes les angoisses qu'elle occasionne4 ,or il faut rem>qu] que l'auto-sugge/ion n'a j\ aucun rle dans la circon/ance1 c> ,m4 ,br[n-,squ>d ne s'att5dait pas le mo9s du monde cet effet des injections d liquide or*itique4 ,p\r moi1 utilisant ce prcieux r5seignem5t1 j'ai trait et je traite encore p> les injections de liquide or*itique les gr&s neura/hniques atte9ts de con/ipation op9itre avec entro-colite4 ,eaux m9rales4--,si n\s donnons peu de crance aux mdicam5ts de la ph>macope1 n\s croyons1 p> contre1 que les eaux m9rales con/itu5t des ag5ts ?rapeutiques trs actifs4 ,voltaire1 qui ne respectait ri51 disait que les voyages aux eaux ont t inv5ts p> des femmes qui s'ennuyai5t *ez elles1 et ,did]ot affirmait que1 en gnral1 les eaux sont le d]ni] conseil de la mdec9e p\sse b\t4 ,on compte plus1 aj\tait-il1 sur le voyage que sur le remde4 ,t\s les deux tai5t1 c]tes1 des hommes d'esprit1 mais ils p>lai5t l de *oses qu'ils ne connaissai5t po9t4 ,si incomm5surable que soit la sottise huma9e1 les eaux n'aurai5t pas j\i1 depuis la plus haute antiquit1 et ne j\irai5t pas du r5om qu'elles ont encore1 si elles n'avai5t pas vraim5t une c]ta9e efficacit4 ,c]tes1 dans les bons effets des cures m9rales1 il faut compt]1 p\r une c]ta9e mesure1 avec le *angem5t de milieu1 l'influ5ce agrable du voyage2 mais il ne faut pas oubli] que cette influ5ce1 utile quelquefois1 e/ quelquefois f*euse4 ,aussi faut-il n'envoy] aux eaux que les malades qui ont encore beauc\p de ressort1 et dont le capital n'e/ pas srieusem5t compromis4 ,le *angem5t de rgime alim5taire qui e/ impos aux malades1 dans les /ations !rmales1 leur e/ p>fois favorable1 et peut avoir une "p d'influ5ce dans les bons rsultats obt5us4 ,n\s savons1 en effet1 que1 un mom5t donn1 il e/ utile de ne pas se conf9] dans un rgime alim5taire suivi depuis trop longtemps1 et aussi que1 dans c]ta9s cas1 il faut savoir brusqu] l'e/omac4 ,mais ce *angem5t brusque1 qui s\v5t e/ utile1 peut tre dang]eux1 au contraire1 qu& le sy/me n]veux n'e/ pas de taille support] le s\da9 assaut impos4 ,c'e/ ce qui arrive s\v5t aux /ations m9rales1 o le bon effet des eaux e/1 en gr&e p>tie1 contre-balanc p> la mauvaise hygine alim5taire4 ,de l l'utilit qu'il y aurait in/itu]1 dans t\tes les villes d'eaux1 des tables de rgime comme il en exi/e dans t\tes les maisons de sant bi5 t5ues1 o *aque malade1 p\r a9si dire1 a le rgime alim5taire qui lui convi5t1 dos et surveill p> le mdec9 de l'tablissem5t4 ,ri5 de semblable n'exi/e1 malheureusem5t1 dans nos /ations m9rales1 p>ce que les mdec9s n'y sont pas libres de t\s leurs actes1 et ont compt] avec les hteli]s qui1 eux-mmes1 ont compt] avec leurs *efs de cuis9e4 ,a ,c>lsbad1 on a bi5 essay de faire des tables de rgime2 et j'y ai vu moi-mme des m5us imprims2 mais un bon nombre des mets qu'ils annonai5t se sont tr\vs n'exi/] que sur le papi]4 ,a ,vi*y1 p> contre1 plusieurs mdec9s sont arrivs impos] des t5anci]s de p5sions de famille l'obligation de donn] aux malades des rgimes v>is1 suivant les prescriptions mdicales4 ,quant aux indications des eaux m9rales1 elles v>i5t l'inf9i4 ,c]ta9es eaux ont c]ta9em5t une action prdom9ante sur tel on tel syndrome4 ,a9si1 ce n'e/ pas du t\t en v]tu d'une erreur d'obs]vation1 ou d'un eng\em5t irrfl*i1 qu'on attribue aux eaux de ,bagnoles de l',orne une action presque spcifique sur les tr\bles priphriques de la circulation 7v>ices1 hmorrodes1 phlbites74 ,les malades atte9ts d'hmorrodes1 p> exemple1 voi5t srem5t1 ,bagnoles1 dim9u] l'ensemble de leurs misres 7tr\bles n]veux1 dyspeptiques71 mais plus p>ticulirem5t les misres locales causes p> leurs hmorrodes4 ,de mme ,*tel-,guyon a une action non d\teuse sur le symptme con/ipation1 action que n'a pas ,vi*y1 qui1 au contraire1 favorise la con/ipation p5dant la dure du traitem5t4 ,de mme1 les eaux de ,brides-les-,ba9s ont1 *ez c]ta9s entralgiques1 convalesc5ts d'app5dicite1 etc41 une action vritablem5t spciale4 ,de mme encore1 dans l'obsit1 qui1 comme n\s le v]rons1 n'e/ qu'un des symptmes de la maladie1 elles ont une bi5faisance inconte/able1 surt\t si1 leur action1 on aj\te celle d'une gymna/ique en montagne bi5 comprise et bi5 rgle4 ,les eaux de ,bagnres-de-,bigorre n'ont pas d'action spciale1 mais elles r5d5t de prcieux s]vices aux n]veux fatigus4 ,celles de ,vi*y sont absolum5t indiques *ez les malades dont le sy/me n]veux dige/if e/ en dtresse1 et la ,gr&e ,grille1 en p>ticuli]1 a une action d'une puissance extrme1 qui ne s'explique pas plus p> la ?orie des ions que p> les ?ories *imiques1 mais qui e/ indiscutable4 ,et il ne s'agit pas l de psy*o?rapie ni de sugge/ion2 la ,gr&e ,grille a des effets qui lui sont propres1 et ,vi*y e/ s\v5t un adjuvant dont on ne peut se pass]4 ,mais il faut se rappel] que c'e/ une arme difficile mani]1 comme t\tes les armes puissantes1 et qu' ,vi*y il ne faut envoy] que les malades ayant encore une gr&e =ce de rsi/ance vitale4 ,p> contre1 il ne faut pas croire qu'on ne doive y envoy] que des dyspeptiques4 ,p>mi les #cj ou #ce malades que j'y envoie1 *aque anne1 il y en a au mo9s une diza9e *ez lesquels les symptmes crbraux prdom95t1 condition1 bi5 ent5du1 que ces symptmes ne soi5t pas en rapport avec des lsions organiques2 et ces malades se tr\v5t au mo9s aussi bi5 de ,vi*y que ceux qui n'ont que des symptmes ga/riques ou hpatiques4 ,autrefois1 on ne craignait pas d'envoy] ,b\rbon-l',ar*ambault les malades atte9ts de lsions organiques du c]veau ou de la moelle1 hmiplgiques1 conge/ifs1 etc4 ,depuis quelques annes1 la physionomie de cette /ation a *ang4 ,il y a eu des accid5ts provoqus p> l'eau *aude sur les malades artres friables2 et l'on se borne actuellem5t y envoy] les malades tr\bles mdullaires sup]ficiels1 connus vulgairem5t s\s les vocables de rhumatismes *roniques ou articulaires1 sciatiques1 nvralgies1 etc4 ,m>i5bad1 avec ses ba9s de b\e1 ,franz5bad avec ses ba9s d'acide c>bonique1 r5d5t aussi de gr&s s]vices aux rhumatisants et aux obses sans lsions organiques apprciables4 ,seule1 la /ation de ,lamal\ a g>d le privilge de recevoir des malades lsions organiques nettem5t df9ies1 et dont n\s ne n\s occupons pas dans ce travail4 ,vittel et ,contrexville convi5n5t aux malades *ez lesquels le tr\ble de la nutrition1 qui n'e/1 en gnral1 qu'un tr\ble du sy/me n]veux1 se traduit1 sans que n\s sa*ions p\rquoi1 p> la =mation de calculs1 soit dans le foie1 soit dans les re9s#ag4 ,note #ag3 ,p\r support] le traitem5t de ,vittel1 il faut avoir bon e/omac1 cause de la quantit d'eau qu'on e/ oblig de boire4 ,de l le nombre relativem5t limit de malades qu'on peut envoy] ,vittel4 ,mais f\illez le pass de ces malades1 et v\s v]rez que1 longtemps avant d'avoir la gravelle1 ils ont eu de petits tr\bles crbraux1 ne ft-ce que des migra9es1 de petits tr\bles cutans1 de l'obsit4 ,un beau j\r1 une colique nphrtique les surpr5d1 et l'on se figure que c'e/ p>tir de ce j\r qu'ils sont dev5us malades4 ,il n'en e/ ri54 ,la colique nphrtique n'a t *ez eux1 qu'un accid5t2 bi5 avant de l'avoir1 ils avai5t1 mme du ct du re91 de petites misres qui passai5t inap]ues3 du lumbago1 des ur9es *>ges de sable4 ,et si1 au mom5t o l'on s'e/ ap]u de ces petits symptmes1 on les avait soigns m?odiquem5t1 p> le repos ou l'ex]cice suivant les cas1 p> telle ou telle hygine alim5taire1 telle ou telle pratique hydro?rapique1 telle ou telle hygine crbrale1 ils n'aurai5t pas eu de coliques nphrtiques1 et n'aurai5t pas eu beso9 d'all] ,vittel4 ,mais1 ne cessons pas de le dire1 ils sont bi5 heureux de rec\rir au traitem5t bi5faisant de ,vittel p\r se db>rass] d'une des manife/ations importantes de leur maladie1 au mo9s d'une faon temporaire4 ,ils doiv5t seulem5t se rappel] que ,vittel seul ne les gurira pas1 qu& mme ils y ret\rn]ai5t t\s les ans4 ,les eaux ars5icales convi5n5t s\v5t nos malades2 la ,b\rb\le en p>ticuli]1 ,sa9t-,nectaire *ez les enfants et les jeunes g5s4 ,mais n\s ne v\lons pas faire une revue des eaux m9rales franaises et trangres4 ,t\t ce que n\s v\lons pr\v]1 c'e/ que les eaux m9rales sont un ag5t ?rapeutique de premi] ordre1 un ag5t que t\s les mdec9s doiv5t connatre1 non seulem5t p>ce qu'ils voi5t dans les livres1 non seulem5t p> ou-dire1 mais en se donnant la pe9e d'all] les visit]4 ,il n'e/ mme pas mauvais qu'ils gt5t1 p> eux-mmes1 aux div]ses s\rces1 et qu'ils tt5t p>fois des ba9s4 ,ils ne t>d]ont pas voir que ce ne sont pas des ag5ts indiffr5ts3 je leur recomm&e1 en p>ticuli]1 un ba9 ,salies-de-,barn1 =te dose d'eau sale4 ,aussi le monde mdical doit-il tre trs reconnaissant celui de nos matres1 le pr(esseur ,l&\zy1 qui a organis1 t\s les ans1 des c>avanes sci5tifiques p\r visit] les eaux franaises2 qu9ze j\rs de voyage s\s une bonne direction mdicale sont plus utiles que six mois de travail dans les livres4 ,on appr5d a9si connatre non seulem5t les eaux1 mais aussi les mdec9s des /ations1 p>mi lesquels il en e/ beauc\p qui ont des ides gnrales trs intressantes sur la pa?ologie4 ,ces mdec9s des villes d'eaux sont1 d'ailleurs1 p\r les pratici5s1 de prcieux collaborateurs1 qu& ils veul5t bi5 ne pas se born] prescrire les eaux en boisson1 les ba9s1 les d\*es1 etc41 et cons5tir faire1 en mme temps1 oeuvre mdicale vritable1 c'e/--dire surveill] le rgime1 dos] avec so9 le repos et l'ex]cice1 et se s\v5ir que la psy*o?rapie ne p]d jamais ses droits4 ,voyages4--,les g5s du monde se figur5t que les voyages font le plus gr& bi5 aux malades en gnral1 qu' la suite d'un tat aigu1 p> exemple1 ds que le malade e/ transportable1 il faut l'envoy] bi5 lo9 de *ez lui1 et que1 dans les tats *roniques1 ce dplacem5t lo9ta9 e/ la condition s9e qua non d'une gurison4 ,cette op9ion e/ base sur une erreur d'int]prtation4 ,il e/ c]ta9 qu'un homme bi5 portant se tr\ve trs bi5 d'un dplacem5t annuel1 et les vacances sont *ose indisp5sable p\r cet homme1 quels que soi5t son ge et sa situation4 ,il faut que1 au mo9s une fois p> an1 l'homme bi5 portant mette1 p5dant quelques j\rs1 son c]veau en ja*re1 pr5ne l'ex]cice dont il a t en p>tie priv p5dant le re/e de l'anne4 ,ce temps consacr au repos crbral n'e/ pas du temps p]du1 c'e/ du temps bi5 employ4 ,les vacances sont galem5t ncessaires l'enfant qui travaille3 et p> vacances n\s ent5dons non seulem5t le repos crbral1 qui doit tre presque absolu1--ce qui1 p> p>5?se1 contre-indique l'usage des devoirs de vacances1--mais aussi1 autant que possible1 le *angem5t de milieu1 ne ft-ce que p5dant une tr5ta9e de j\rs4 ,de l l'utilit des colonies de vacances1 que le pr(esseur ,l&\zy appelle des croisades de paix et de rdemption4 ,elles sont1 dit-il trs ju/em5t1 la premire ligne de df5se contre la tub]culose4 ,m4 ,plantet a fait sur ce sujet1 la dem&e de l',(fice c5tral du travail1 un rapport des plus intressants et des plus complets1 publi dans la ,r=me sociale1 7#af ju9 et #a;er juillet #aije74 ,il rsulte de ce rapport que la ,france e/ en ret>d sur les autres pays1 sur le ,danem>k1 l',anglet]re1 la ,suisse1 l',allemagne1 la ,belgique2 que n\s n'occupons1 en somme1 que le sixime rang dans la lutte des socits contre le dprissem5t de leur race4 ,cep5dant1 depuis #ahhb1 la ,france e/ entre dans le m\vem5t1 et les colonies scolaires franaises sont dj en nombre considrable3 il y a les colonies de la ville de ,p>is1 #bf in/itutions prives p>isi5nes1 #dj comits de patronage s'occupant de procur] des vacances aux enfants pauvres de la capitale2 et des colonies semblables fonctionnant dans c9quante-six villes de ,france4 ,au total1 en #aijb1 #adjjj petits ,franais ont bnfici de ces in/itutions philan?ropiques#ah4 ,note #ah3 ,dans l'intressant rapport de ,m4 ,plantet1 *acune de ces colonies e/ tudie avec des dtails suffisants p\r qu'on puisse se r5dre compte de son fonctionnem5t1 du prix de revi5t1 des rsultats obt5us4 ,dans un premi] type1 les enfants sont logs en commun dans un mme local 7villas scolaires1 coles communales vacantes p5dant l't1 proprits prives1 l\es1 acquises1 spcialem5t amnages p\r abrit] une collectivit la campagne ou la m]74 ,c'e/ la colonie d'int]nat4 ,dans un second type1 les enfants sont confis p> petits gr\pes de deux quatre au plus1 des familles de cultivateurs recomm&ables1 moy5nant un prix dbattu1 dans les rgions rputes les plus sa9es4 ,c'e/ le placem5t familial4--,les deux sy/mes prs5t5t des avantages et des inconvni5ts qui sont analyss de trs prs dans le travail que n\s signalons4--,en ce qui conc]ne la sant1 t\s les rapports con/at5t la plus-value dans t\tes les rgions1 en montagne1 en pla9e1 la m]1 aussi bi5 dans les colonies collectives que dans les colonies familiales4 ,quant aux rsultats moraux1 t\t dp5d de la colonie et de l'esprit qui l'anime4 ,beauc\p p5s5t qu'il ne suffit pas de faire gagn] de pauvres enfants une livre de graisse p> sema9e4 ,il y a mieux faire1 on peut ralis] un bi5 plus durable3 il faut vis] ce qu'ils r5tr5t meilleurs leur foy]4 ,dans c]ta9es colonies1 un tel so9 ne se dev9e gure4 ,dans d'autres1 au contraire1 c'e/ la p5se dom9ante et le rve du directeur4 ,le t\t e/ de savoir *oisir4 ,non seulem5t l'homme bi5 portant1 mais celui qui n'e/ qu'un peu fatigu p> le surm5age crbral1 et p> les petites motions quotidi5nes1 se tr\ve trs bi5 de *ang] d'air1 de milieu1 non seulem5t une fois p> an1 mais mme *aque fois qu'il s5t1 *ez lui1 cette sorte de malaise crbral prmonitoire de la neura/hnie1 ou c]ta9s tr\bles dige/ifs mal df9is qui pr\v5t que son sy/me n]veux abdom9al n'e/ plus en fonctionnem5t p>fait4 ,p\r lui1 un dplacem5t de quelques j\rs e/ extrmem5t favorable4 ,o qu'il aille1 il v]ra son apptit r5atre1 sa con/ipation disp>atre1 la sant lui rev5ir4 ,que dis-je8 *ez c]ta9es femmes n]veuses1 mais au demeurant ayant encore un capital srieux1 l'unique fait de mont] en *em9 de f] produit des effets apprciables1 et1 le j\r mme du d"p1 on les voit trans=mes4 ,elles laiss5t la premire /ation leurs phobies1 leurs inquitudes2 c'e/ un *angem5t vue1 un vritable c\p de ?tre4 ,mais autre *ose e/ l'hygine de l'homme bi5 portant1 ou du c&idat la maladie dont le capital e/ encore presque intact1 et autre l'hygine du vrai malade4 ,voil ce que1 d'une faon gnrale1 les g5s du monde ignor5t4 ,ils s'ob/95t1 malgr eux1 p> le fait d'un faux raisonnem5t1 croire que ce qui fait du bi5 l'homme valide doit en faire encore plus l'homme malade4 ,un bon bifteck saignant e/ c]ta9em5t utile un travailleur bi5 portant2 combi5 il doit tre plus utile un malade affaibli6 ,il va c]ta9em5t lui r5dre des =ces4 ,donnons-lui donc de la vi&e saignante2 plus il en pr5dra1 plus vite il s]a guri6 ,le malade prote/e1 il affirme que la vi&e saignante lui fait du mal3 c'e/ gal1 qu'on lui en donne au mo9s autant que son e/omac p\rra en digr]1 ce s]a t\j\rs p\r son bi56 ,on disait la mme *ose1 autrefois1 p\r le v92 les g5s intellig5ts comm5c5t compr5dre que le v91 si utile un travailleur bi5 portant1 n'e/ pas un alim5t hroque qu& il e/ donn des malades1 mme s\s =me de v9s mdicam5teux4 ,de mme l'on raisonne p\r l'ex]cice4 ,un ex]cice modr e/ utile aux g5s bi5 portants2 il faut donc l'impos] au malade4 ,ce d]ni] a beau dire que la mo9dre m>*e le fatigue1 lui te le peu d'apptit et de sommeil qu'il avait encore2 c'e/ gal1 il faut qu'il m>*e6 ,on ne conoit pas qu'il doive re/] la *ambre1 du mom5t qu'il peut se t5ir sur ses jambes4 ,le pauvre malade v\drait re/] c\*1 il s5t que le lit lui e/ utile2 c'e/ encore l1 dit-il1 qu'il s\ffre le mo9s4 ,mais non1 il faut qu'il se lve6 ,le lit te les =ces1 le lit con/ipe6 ,et plus le pati5t e/ soi-disant bi5 soign1 plus il a lutt] contre ces prjugs1 qu'on p>vi5t difficilem5t drac9] mme dans les milieux intellig5ts4 ,il ne faut pas non plus1 dit-on1 laiss] le malade dormir le j\r1 sans quoi il ne dormira pas la nuit6 ,malheureux1 qui ne v\lez pas compr5dre que l'insomnie de votre *] malade ti5t une excitation de ses cellules crbrales1 et que le sommeil e/ le meilleur remde apport] cette excitation1 et que1 p> consqu5t1 le sommeil du j\r prdispose au sommeil nocturne6 ,qu& donc aurez-v\s une notion un peu prcise et raisonne sur la pa?ognie de t\s ces tr\bles dont l'ensemble con/itue la maladie8 ,c'e/ aussi p> une faute grossire de raisonnem5t qu'on considre les voyages comme utiles aux malades4 ,encore une fois1 ils sont utiles aux g5s bi5 portants1 et d'autant plus utiles qu'on se porte mieux1 p>ce qu'ils p]mett5t l'homme d\ d'un beau capital biologique de faire de ces petites avances dont n\s avons p>l dj1 de ces placem5ts gros intrts qui augm5t5t sa =tune4 ,accid5tellem5t1 il e/ vrai1 il peut se faire que le placem5t soit malheureux3 c'e/ ce qui arrive *ez l'alp9i/e qui av5ture une trop grosse somme d'n]gie1 et met quelquefois qu9ze j\rs se refaire d'une excursion p> trop fatigante4 ,mais enf91 en gnral1 on peut dire que1 *ez les g5s bi5 portants1 ces risques de dp5ses exagres sont rduits trs peu de *ose4 ,le malade1 au contraire1 e/ un indig5t4 ,non seulem5t il ne doit pas dp5s] tort et trav]s1 mais il doit p>cimonieusem5t1 et avec un so9 jal\x1 g>d] le peu qu'il possde encore1 et *]*] faire des conomies4 ,si son indig5ce e/ mom5tane1 il se remettra assez vite flot4 ,si elle e/ df9itive1 a =tiori devra-t-il *]*] ne pas faire de fausses dp5ses4 ,or1 il ne faut pas se le dissimul]1 p\r le malade t\t voyage e/ une dp5se2 le *angem5t d'habitudes1 le surcrot de fatigue 9vitable1 eux seuls1 occasionn5t de la dp5se n]veuse4 ,si c'e/ un gr& malade1 le voyage peut mme le tu]1 comme il tue ces malheureux typhodiques qu'on e/ quelquefois oblig1 en campagne1 ou qu'on se croit oblig d'vacu] de longues di/ances1 sur des cacolets qui les sec\5t d'une faon lam5table4 ,ils arriv5t quelquefois morts l'ambulance lo9ta9e1 d'autres fois demi-morts2 mais t\j\rs leur tat e/ extrmem5t aggrav4 ,si on avait pu les soign] sur place1 ou les vacu] trs petites j\rnes1 dt-on les t5ir privs des ress\rces de la ?rapeutique1 et se born] leur faire deux lotions fra*es p> j\r1 ils aurai5t eu bi5 plus de *ances de gurir4 ,je l'affirme au nom d'une expri5ce p]sonnelle1 faite p5dant la campagne de ,tunisie4 ,mais1 sans p>l] des tats aigus qui contre-indiqu5t absolum5t t\t long dplacem5t1 ne voyons-n\s pas1 t\s les j\rs1 des tats *roniques aggravs vue d'oeil p> les longs trajets8 ,cet illu/re malade qui trav]se t\te la ,russie p\r all] au ,caucase1 dans le va9 espoir de retr\v] la sant1 et qui voit son tat s'aggrav] s5siblem5t en r\te2 t\s ces c>diaques1 ces album9uriques qui vont aux eaux lo9ta9es *]*] la gurison promise1 et en revi5n5t bi5 plus fatigus que s'ils tai5t re/s *ez eux8 ,et les tub]culeux avancs6 ces tri/es victimes des ?ories rgnantes et de la cra9te de la contagion4 ,v\s pr5ez l1 dira-t-on1 les cas extrmes1 et on comm5ce compr5dre que les gr&s dplacem5ts ne sont pas favorables aux gr&s malades4 ,oui1 mais j'aj\te qu'ils ne sont pas1 non plus1 favorables aux malades moy5s4 ,p\r me faire compr5dre1 voyez cette jeune femme n]veuse qui ne digre plus1 qui dort mal1 qui e/ con/ipe1 qui n'a pas ses rgles depuis six mois2 on se figure encore que1 en lui faisant quitt] le climat brumeux du ,nord p\r l'envoy] sur la cte d',azur1 on va lui faire le plus gr& bi52 c'e/ une pr(onde erreur4 ,l'insol5t ciel bleu du ,midi lui p>atra odieux1 et1 aprs quelques j\rs1 elle s\hait]a1 dans son = intrieur1 de quitt] le dlicieux pays4 ,elle ne le dira pas1 p\r ne pas tortur] son ent\rage1 elle s\ffrira en sil5ce2 et il peut mme se faire qu' la longue son tat s'amliore2 mais1 srem5t1 ce ne s]a pas l'effet du *angem5t de milieu4 ,et il peut bi5 se faire aussi que son tat s'aggrave assez p\r que l'ent\rage se r5de l'vid5ce1 et ramne gr&s frais1 et avec d'inf9ies prcautions1 la pauvre victime dans le milieu qu'elle n'aurait pas d quitt]4 ,en ralit1 le voyage n'e/ utile que *ez les g5s qui p>aiss5t n'en avoir pas beso94 ,c'e/ p\r bi5 faire compr5dre notre manire de voir que n\s exagrons1 desse91 la =mule de notre p5se4 ,il e/ bi5 c]ta9 qu'entre le malade grave1 qu'on ne doit p\r ri5 au monde dplac]1 et l'homme qu'on e/ conv5u d'appel] bi5 portant1 et qui a t\t intrt faire des voyages d'agrm5t1 il exi/e t\te une srie d'int]mdiaires auxquels les voyages peuv5t r5dre des s]vices4 ,le *angem5t radical de milieu1 si dang]eux p\r le malade grave1 peut tre utile l'individu qui n'e/ que sur la frontire de la maladie4 ,quitte avoir dans un htel une n\rriture mo9s bonne1 mo9s hyginique1 mo9s adapte l'tat de son e/omac1 un dyspeptique p\rra se tr\v] bi5 de cette n\rriture1 si1 en arrivant l'htel1 il laisse ses proccupations incessantes1 n]vantes1 de ,p>is4 ,comme t\te *ose huma9e1 le dplacem5t peut avoir du bon et du mauvais1 et on ne peut =mul] de rgles absolues p\r les cas moy5s2 c'e/ au mdec91 s'il e/ consult1 pes] le p\r et le contre1 et donn] les indications gnrales4 ,mais il y a quelques conseils qu'il devra donn] t\j\rs au malade4 ,c'e/3 #a ,de ne pas voyag] de nuit4 #b ,de s'int]dire les *angem5ts j\rnali]s de /ations1 sauf dans les cas o1 p\r une raison quelconque1 on e/ oblig de gagn] les altitudes4 ,dans ce d]ni] cas1 il faut1 au contraire1 impos] au malade des /ations int]mdiaires1 c> l'expri5ce dmontre que ri5 n'e/ prjudiciable une gr&e n]veuse1 p> exemple1 comme le voyage en une seule traite de ,p>is en ,engad9e4 ,elle peut tre sre que1 en arrivant de/9ation1 il lui faudra plusieurs j\rs p\r s'adapt] au n\veau milieu d'altitude1 p\r faire son acclimatation2 p5dant ces quelques j\rs1 elle aura un malaise extrme1 et1 en p>ticuli]1 de l'insomnie1 t&is que1 si elle s'tait arrte deux fois en r\te1 elle n'aurait pas eu pay] ce tribut la dpression b>omtrique4 #c ,de s'int]dire le voyage mat9al2 de ne pas croire que1 p>ce que le lev] l'aube e/ favorable l'alp9i/e bi5 portant1 il soit galem5t favorable aux neura/hniques qui ont beso9 de leur sommeil mat9al4 #d ,une prescription importante1 c'e/ encore de se repos]1 l'arrive de/9ation1 p5dant deux1 quatre j\rs1 suivant la valeur de l'individu1 p\r rp>] la dp5se occasionne p> le voyage4 ,ce repos s]a plus ou mo9s complet1 suivant la gravit des cas4 ,en pr9cipe1 il vaut mieux p*] p> excs que p> dfaut de prud5ce4 #e ,p5dant ces villgiatures1 le malade ne devra pas faire de sorties quotidi5nes1 s\s le fallacieux prtexte de s'entran]2 l'entranem5t convi5t aux g5s bi5 portants1 mais le mot entranem5t doit disp>atre du vocabulaire du malade4 ,c]tes1 le rle du mdec9 e/ d'entran] le malade2 mais cet entranem5t1 que j'appell]ai mdical1 doit tre tellem5t progressif et mesur qu'il n'a1 p\r a9si dire1 ri5 de commun avec l'entranem5t de l'homme bi5 portant et de l'homme de sport4 ,le malade ne devra faire un ef=t que t\s les deux ou trois j\rs1 et pr(it] des j\rs int]mdiaires p\r se repos]4 ,a9si il p>vi5dra reconqurir des =ces1 t&is que1 s'il espre s'entran] en dp5sant t\s les j\rs un peu plus de son misrable capital1 il ira droit la ru9e4 ,on compr5d aism5t qu'un des facteurs importants du voyage e/ sa longueur4 ,le voyage aut\r du monde ne convi5t aucun malade2 on peut dire que1 en gnral1 il n'e/ pas ncessaire d'all] trs lo94 ,le malade p>isi51 p> exemple1 se tr\v]a mieux d'une villgiature ,montmor5cy que d'une lo9ta9e expatriation4 ,on ignore trop l'extrme susceptibilit du malade au *angem5t de milieu4 ,une simple prom5ade extra muros impressionne le malade p>isi51 quelquefois en bi51 mais le plus s\v5t en mal4 ,combi5 connaissons-n\s de p]sonnes qui ne peuv5t pas all] jusqu' ,v]sailles sans avoir1 au ret\r1 une vritable c\rbature1 une nuit de mo9s bon sommeil1 et1 les deux ou trois j\rs suivants1 une aggravation de t\s leurs symptmes morbides8 ,leurs p>5ts1 qui n'y compr5n5t ri51 prt5d5t que c'e/ affaire d'imag9ation4 ,mais non1 c'e/ un fait p>faitem5t explicable1 et le mdec91 qui connat cette susceptibilit invraisemblable1 devrait se con/itu] l'avocat des pati5ts1 au lieu de faire *orus avec la famille et d'accabl] le malade de conseils intempe/ifs4 ,c]tes1 dans c]ta9s cas1 p> une sugge/ion puissante1 en rveillant ce qui re/e d'n]gie lat5te au malade1 en faisant1 en d'autres t]mes1 de la psy*o?rapie rcon=tante1 il p\rra1 p\r a9si dire1 dynamis] le malade et lui donn] la =ce de support] non seulem5t le voyage de ,v]sailles1 mais un voyage relativem5t lo9ta91 et ce1 p\r le plus gr& bi51 c> le malade repr5d alors confiance en lui-mme4 ,mais1 avant de donn] cette sugge/ion1 le mdec9 doit bi5 tudi] son sujet1 et savoir au ju/e ce qu'il vaut1 s\s pe9e de lui nuire en lui dem&ant un ef=t au-dessus de ses =ces4 ,n\s ne n\s dissimulons pas que ri5 n'e/ plus difficile que de connatre la valeur exacte d'un sy/me n]veux2 c'e/ presque impossible p\r le mdec9 qui voit le malade p\r la premire fois4 ,dans le d\te1 il vaut mieux ne pas impos] une fatigue qui risqu]ait d'tre prjudiciable2 on se rep5t r>em5t d'avoir t trop prud5t4 ,un lm5t d'apprciation qui e/ d'un gr& sec\rs p\r le mdec91 en p>eille occurr5ce1 c'e/ le dsir du malade lui-mme4 ,s'il ne dsire pas voyag]1 s'il se dit fatigu1 il y a gros p>i] qu'il l'e/ en ralit4 ,le malade a t\j\rs1 en effet1 une vague consci5ce de sa valeur1 et il faut t5ir compte de son apprciation4 ,si1 au contraire1 il manife/e vivem5t le dsir de *ang] de milieu1 c'e/ qu'il s5t vaguem5t qu'il a des rs]ves de =ce n]veuse ayant beso9 d'tre utilises2 il a un s\rd in/9ct qui1 en gnral1 le guide bi54 ,mais alors1 direz-v\s1 le rle du mdec9 e/ s+ulirem5t re/re9t2 il consi/e s'enqurir plus ou mo9s discrtem5t des dsirs du malade1 et les trans=m] habilem5t en prescriptions mdicales8 ,a vrai dire1 ce s]ait encore de la psy*o?rapie2 mais n\s ne concevons pas les *oses de cette faon4 ,quelquefois1 il arrive que l'in/9ct du malade le guide mal2 il e/ dvoy p> des auto-sugge/ions1 des prjugs ataviques1 dos ?ories plus ou mo9s sci5tifiques2 et le rle du mdec9 e/1 en ce cas1 de remettre t\t au po9t1 de dmontr] son malade que son in/9ct1 dans telle ou telle circon/ance1 le guide de trav]s2 que1 bi5 qu'il n'en ait pas envie1 il doit all] de l'avant2 et le mdec9 mrite alors le beau titre de directeur de la sant4 ,la m]4--,les voyages la m] aurai5t d1 en bonne logique1 tre tudis la suite des cures !rmales1 p>ce que1 en somme1 le ba9 de m] e/ un ag5t ?rapeutique comp>able aux ba9s d'eau sale qu'on va pr5dre ,rhe9feld51 ,salies1 ,arca*on1 ,m\?i]s-,sal9s1 etc4 ,mais n\s les plaons desse9 la suite de l'tude des voyages1 p>ce que1 dans la pratique1 le ba9 de m] e/ plutt considr comme voyage d'agrm5t que comme traitem5t mdical4 ,cela e/ si vrai que le mdec9 e/ r>em5t consult sur l'opportunit du traitem5t m>91 sur le *oix de la plage3 et c'e/ tort4 ,d'autre "p1 aux ba9s de m]1 le traitem5t n'e/ pas surveill comme il l'e/ dans les /ations d'eau sale1 et c'e/ galem5t regrettable2 c> la mdication p> l'eau de m] e/ active1 et son emploi n'e/ pas indiffr5t1 surt\t lorsqu'il s'agit de malades impressionnables1 auxquels la mo9dre int]v5tion fait du bi5 ou du mal4 ,les pr9cipaux conseils que n\s ayons donn] aux malades livrs eux-mmes1 la m]1 sont les suivants3 #a ,ne pas pr5dre de ba9s ds l'arrive1 et se repos] des fatigues du voyage1 comme n\s avons dit qu'il fallait t\j\rs le faire2 #b ,se rappel] que l'air m>9 a1 p> lui-mme1 une action apprciable1 et qu'il n'e/ pas t\j\rs utile de pr5dre des ba9s2 qu'on peut1 dans c]ta9s cas1 se cont5t] de /ationn] p5dant plusieurs heures p> j\r au bord de la m]2 #c ,se rappel] aussi qu'une saison au bord de la m] con/itue un vritable traitem5t m9ral4 ,il faut donc au mo9s un mois p\r obt5ir des effets srieux2 et1 p> consqu5t1 il n'e/ pas raisonnable d'all] la m] p\r huit j\rs2 c'e/ s'expos] la fatigue du voyage et de l'acclimatation sans aucun pr(it4 ,a =tiori1 ne doit-on pas pr5dre un ba9 de m] accid5tel1 comme le font les m>is qui1 p> tra9 spcial1 arriv5t t\tes les sema9es aux plages vois9es de ,p>is1 et se croi5t obligs de pr5dre le ba9 traditionnel du diman*e4 ,ils ont contre eux la fatigue du voyage1 fait dans des conditions plutt f*euses1 l'influ5ce du *angem5t brusque de milieu1 les trop d\ces motions du revoir conjugal1 et le ba9 de m] a*ve de leur s\tir] une rs]ve d'influx n]veux4 ,le t\t se solde1 p>fois1 p> un tat subaigu1 au ret\r1 qui reoit le nom d'emb>ras ga/rique1 et auquel se joign5t s\v5t des d\leurs rhumatismales4 ,n\s ne p\vons pas indiqu]1 dans cette tude rapide1 les indications et contre-indications des ba9s de m]4 ,le pr9cipe gnral e/ qu'il ne faut pas en donn] aux malades capital re/re9t1 et que1 en ralit1 ils convi5n5t surt\t aux g5s bi5 portants4 ,plus le capital e/ entam1 plus aussi il faudra de prud5ce dans l'adm9i/ration du ba91 au po9t de vue de sa frqu5ce et de sa dure4 ,t\t ce qu'on peut dire1 c'e/ qu'il faut1 en gnral1 le pr5dre trs c\rt1 c9q m9utes en moy5ne4 ,enf91 il faut t5ir compte des effets produits p> les deux ou trois premi]s ba9s4 ,s'ils amn5t de l'insomnie1 c'e/ qu'ils sont trop prolongs1 ou trop frqu5ts1 ou t\t fait contre-indiqus4 ,il ne faut pas croire qu'on puisse s'y habitu]1 et que1 si les premi]s font du mal1 les suivants f]ont du bi54 ,d'une faon gnrale1 d'ailleurs1 l'organisme ne s'habitue pas ce qui lui e/ nuisible2 et les mdications1 quelles qu'elles soi5t1 ne doiv5t jamais faire de mal1 mme mom5tanm5t4 ,mais c'e/ l un po9t de doctr9e dont la dmon/ration n\s entran]ait trop lo91 et en dehors de notre plan4 ,,troisi,,me ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,la ,p,,riode ,,de ,d,,cl9 ,n\s avons desse9 plac dans l'tude de l'homme adulte la plus grosse "p de nos considrations ?rapeutiques1 p>ce que1 vrai dire1 c'e/ l'ge adulte qui e/ le plus intressant au po9t de vue mdical comme au po9t de vue social1 et que c'e/ p5dant cette priode de la vie que le mdec9 peut faire le plus de bi5 au malade4 ,au contraire1 p>tir du mom5t o l'tre huma9 e/ arriv au sommet de sa c\rbe volutive1 et1 p> consqu5t1 o il va dcl9]1 l'importance des ag5ts ?rapeutiques se limite de plus en plus1 jusqu' ab\tir zro qu& l'homme arrive la f9 de sa c>rire4 ,dans les phases de la vie qui n\s re/5t tudi]1 la ?rapeutique doit vis]1 avant t\t1 vit] les dp5ses de capital3 mais son rle pratique n'en re/e pas mo9s trs apprciable2 et l'on ne sait pas assez combi5 une bonne direction mdicale p\rrait prolong] l'exi/5ce de l'homme arriv la priode de dcl91 voire mme une tape avance de cette priode4 ,?oriquem5t1 la priode de dcl9 peut comm5c] le j\r de la naissance4 ,c'e/ ce qu'on obs]ve *ez les enfants qui n'ont pas la =ce de vivre1 et qui meur5t aprs deux ou trois j\rs4 ,a l'extrme oppos1 on voit des individus qui ne comm5c5t dcl9] qu' un ge trs avanc1 ou encore dont la vie e/ brutalem5t int]rompue1 un ge relativem5t avanc1 p> un accid5t1 avant que ne soit surv5u le comm5cem5t de la priode de dcl94 ,c'e/ que ces hommes prodigieuse sant sont v5us au monde avec un excell5t capital initial1 que leurs p>5ts ont su amlior] p5dant la premire enfance1 et qu'ils ont ensuite amlior eux-mmes en s'int]disant t\te dp5se excessive1 ou en ne risquant qu' bon esci5t une c]ta9e p>tie du capital1 p\r lui faire rapport] davantage4 ,*ez ces individus =tuns1 les affections int]curr5tes ont1 comme n\s l'avons dit1 peu de prise4 ,ces privilgis sont semblables l'homme qui a reu les dix tal5ts et qui1 sa*ant les faire fructifi]1 en rapporte dix autres1 et reoit encore1 en surplus1 une rcomp5se4 ,*ez ces individus1 le dcl9 n'arrive que trs t>divem5t1 et ils peuv5t atte9dre soixante ans t\t en re/ant jeunes de coeur1 de corps1 et d'esprit4 ,entre ces deux extrmes1 t\s les int]mdiaires sont possibles2 et nombreux sont les hommes qui comm5c5t dcl9] tr5te ans1 qui sont des vieill>ds qu>ante ans4 ,la plup>t1 cep5dant1 comm5c5t dcl9] v]s c9quante ans1 et se ma9ti5n5t tant bi5 que mal p5dant quelques annes1 puis dcl95t vue d'oeil p>tir de soixante ans4 ,malheur eux qu&1 cet ge1 ils pr5n5t une pneumonie6 ,d'ailleurs la mo9dre maladie accid5telle les dtriore p\r plusieurs mois1 et l'on e/ t\t tonn de la l5teur de leur convalesc5ce4 ,c'e/ p>tir de ce mom5t que les t>es organiques1 lat5tes jusque-l1 se rvl5t1 que l'homme qui avait une endoc>dite avec laquelle il vivait en bonne intellig5ce1 et dont p>fois mme il ne se savait pas atte9t1 voit t\t d'un c\p son coeur dev5ir au-dess\s de sa t*e4 ,a la suite d'un c\p de froid insignifiant1 d'une indige/ion1 d'un excs alim5taire1 d'une motion viol5te1 d'une grippe qui p>aissait bnigne1 il a de la dyspepsie1 des palpitations1 des int]mitt5ces du p\ls1 puis un peu d'enflure des jambes2 t\tes *oses dont1 au re/e1 le repos au lit suffit p\r le db>rass] cette premire fois1 p>ce qu'il n'e/ pas encore compltem5t u4 ,mais1 six mois aprs1 s\s l'influ5ce d'une cause semblable1 il a une n\velle atte9te1 un peu plus de dyspne1 un peu de conge/ion de la base gau*e du p\mon1 ou quelquefois des deux bases1 un peu plus d'enflure des jambes2 et1 cette fois1 le repos au lit1 la dite lacte1 ne suffis5t pas le remettre en tat4 ,la digitale e/ alors indique1 la dose de #aj c5tigrammes p> j\r en infusion dans #bjj grammes d'eau1 que le malade pr5dra de deux heures en deux heures1 jusqu'au mom5t o il aura une salutaire crise ur9aire4 ,grce ce prcieux mdicam5t a9si adm9i/r1 il f]a encore les frais de cet assaut2 mais1 la fois suivante1 les mmes influ5ces insignifiantes amn]ont l'affolem5t du coeur avec album9urie1 et alors la d*ance p\rra tre irrmdiable4 ,il e/ c]ta9 que si1 dans l'int]valle de ces assauts1 notre homme s'tait c\t vivre1 s'il n'avait ri5 laiss au has>d1 si une sage direction mdicale avait dos son alim5tation1 son travail1 son sommeil1 s'il n'avait pas eu d'motions1 si1 p\r cons]v] sa vie1 il avait1 en quelque sorte1 cess de vivre1 il aurait survcu plus longtemps et n'aurait pas eu sa deuxime atte9te2 mais ce qu'il faut bi5 se rappel]1 c'e/ que1 ds sa premire atte9te1 ses j\rs tai5t compts4 ,cette premire atte9te dnonait dj l'insuffisance de son sy/me n]veux1 incapable de donn] au muscle c>diaque la =ce v\lue p\r faire son (fice de pompe aspirante et f\lante2 le dcl91 qui avait peut-tre comm5c quelques annes avant1 s'tait traduit ds le j\r de ce premi] accroc4 ,le dcl9 peut n'tre qu'app>5t2 et les symptmes revt5t p>fois une gravit qui fait croire1 tort1 l'ent\rage qu'il exi/e une br*e srieuse ou irrmdiable dans le capital vital du malade1 alors qu'il n'e/ t\* que sup]ficiellem5t4 ,c'e/ au mdec9 qu'il app>ti5t de faire un bon diagno/ic1 d'o dc\l5t et le prono/ic et le traitem5t4 ,c]tes1 le problme e/ s\v5t difficile rs\dre1 et1 p\r y arriv]1 le mdec9 n'a pas trop de t\te sa f9esse d'obs]vation1 de t\te son expri5ce1 de t\te sa pntration4 ,c'e/ dans ces cas que la mdec9e e/ vritablem5t un art1 et le mdec9 un arti/e1 appel utilis] de son mieux les donnes sci5tifiques que ses tudes antrieures lui ont f\rnies4 ,il aura naturellem5t1 p\r l'aid] dans cette t*e1 l'exam5 physique du malade1 et1 en p>ticuli]1 l'exploration abdom9ale1 le v5tre tant1 de t\s les organes1 celui qu'on peut le plus facilem5t explor]1 p> la vue1 le palp]1 la p]cussion2 il aura1 p\r l'aid]1 l'analyse des ur9es1 trop s\v5t nglige4 ,il s]a galem5t second p> l'tude du pass3 il ne manqu]a pas de f\ill] l'hrdit1 l'volution antrieure de la vie1 *ez le sujet qu'il exam9e4 ,celui-ci a-t-il eu de gr&s assauts1 et s'e/-il ressaisi compltem5t8 ,en ce cas1 c'e/ une prsomption en sa faveur3 ce pass pr\ve qu'il a une gr&e la/icit1 un capital srieux1 et qu'il e/ possible que1 dans la crise actuelle1 il rebondisse encore une fois4--,au contraire n'a-t-il jamais eu d'assaut important8 le problme devi5t alors plus difficile1 c> le mdec9 manque d'une base p\r apprci] la valeur relle du capital4 ,aussi f]a-t-il bi5 de re/] dans une prud5te rs]ve1 et si1 dans le cas prcd5t1 il a t en droit de rassur] la famille malgr la gravit app>5te de l'tat du malade1 dans le second cas1 au contraire1 il ne doit dire qu'une *ose3 ,je ne sais pas4 ,p\r ma "p1 je me mfie beauc\p des hommes sant insol5te1 n'ayant jamais eu beso9 de so9s1 que je vois brusquem5t atte9ts p> une maladie accid5telle1 p> la grippe en p>ticuli]4 ,me tr\vant sur un t]ra9 inconnu1 je me dem&e1 t\t d'abord1 si leur capital tait aussi bon qu'il le p>aissait1 et si la grippe ne va pas provoqu] la faillite1 la dbcle4 ,ce sont l1 je le rpte1 des problmes cl9iques extrmem5t difficiles rs\dre2 mais ils ont un gr& intrt au po9t de vue du prono/ic port]1 et du traitem5t in/itu]4 ,et cet intrt e/ immdiat3 c> si le mdec9 s\ponne1 *ez son malade1 une altration pr(onde que ne traduit pas l'ensemble symptomatique1 il doit r$\bl] de prcautions1 sa surveillance doit tre incessante1 son zle doit prvoir les mo9dres incid5ts1 ne ri5 laiss] au has>d4 ,il a alors lutt] non seulem5t contre la maladie1 mais aussi contre le malade1 s\v5t indocile1 et contre les familles1 qui tr\v5t qu'on en fait trop1 qu'on pr5d trop de so9s1 que le malade devrait se lev] p\r regagn] des =ces1 sortir p\r se di/raire1 repr5dre une p>tie de ses occupations p\r ne pas nuire sa c>rire2 e/imant1 9 petto1 que le mdec9 us]ait de discrtion en espaant davantage ses visites1 etc4 ,quoi qu'il arrive1 ce sont de mauvais cas p\r le mdec94 ,il e/ accus1 si le malade gurit1 d'avoir ret>d sa convalesc5ce1 et1 s'il succombe1 de ne l'avoir pas bi5 soign4 ,c> enf91 un homme si bi5 portant6 et qui succombe la suite d'une grippe1 presque sans fivre6 ,srem5t1 c'e/ le mdec9 qui e/ c\pable6 ,il n'a1 p\r se consol]1 que la consci5ce du devoir accompli4 ,et d'ailleurs il peut aussi se dire que1 dans d'autres cas1 on a attribu exclusivem5t ses bons so9s ce qui tait d1 en gr&e p>tie1 la valeur du sujet2 il y a donc comp5sation4 ,en somme1 le mdec9 qui se tr\ve en face d'un malade quelconque e/ appel rs\dre le problme suivant3 tant donns la valeur antrieure du malade ,a1 et le d*et que lui fait p]dre la maladie ,b1 quelle e/ la valeur du capital re/ant ,a--,b8 ,le simple bon s5s indique que cette quation ne peut pas se rs\dre p> l'algbre1 puisque n\s ne connaissons au ju/e ni ,a ni ,b4 ,aussi le mdec9 ne doit-il jamais quitt] le t]ra91 relativem5t solide1 que lui f\rnit la sci5ce1 p\r se p]dre dans les ab/ractions4 ,il doit seulem5t se rappel] la p>ole d',hippocrate3 ,judicium difficile1 et faire de son mieux p\r appro*] le plus possible de la solution du problme1 qui1 sans tre d'ordre ma?matique1 a cep5dant une solution4 ,qu& on fait ce qu'on peut1 on r5d ,dieu responsable4 ,v4 ,,hugo ,exi/e-t-il1 du mo9s1 des symptmes p]mettant d'affirm] que l'homme a atte9t l'apoge de son volution1 et e/ sur la p5te du dcl98 ,eh6 non1 tant qu'il e/ bi5 portant ,il e/ videmm5t mo9s =t1 mo9s actif1 que p5dant la priode de croissance1 il supporte mo9s les petits c>ts de rgime1 les fatigues1 il e/ plus vulnrable1 en un mot1 mais ce n'e/ pas un malade p> cela seul qu'il e/ en priode de dcl94 ,s'il veut vit] la maladie1 il le peut1 dans une1 c]ta9e mesure1 en s'c\tant vivre1 en surveill5t son hygine quotidi5ne1 en ne faisant pas de fausses dp5ses ou de dp5ses exagres1 ou1 s'il e/ oblig d'en faire p> has>d1 en les comp5sant aussitt p> une exagration mom5tane de prud5ce4 ,bref1 la priode de dcl9 e/ la priode des prcautions4 ,l'homme en dcl9 devrait se rappel] qu'il faut tre de sa sant comme il faut tre de sa condition1 comme il faut tre de son temps4 ,en usant de ces prcautions1 il peut prolong] trs longtemps la dure de sa phase volutive1 et atte9dre a9si sans transition la vieillesse1 qui p\rra1 si elle e/ galem5t bi5 surveille1 le conduire1 sans transition brusque1 la mort4 ,mais1 quelques prcautions qu'il pr5ne1 les circon/ances de la vie sont telles que1 fatalem5t1 il r5contre sur son *em9 des influ5ces qui font baiss] brusquem5t sa valeur4 ,quelles sont ces influ5ces 9vitables8 ,ce sont t\tes celles que n\s avons dj tudies dans l'enfance1 dans l'adolesc5ce1 et dans l'ge adulte3 erreurs d'alim5tation1 causes morales surt\t1 etc4 ,y en a-t-il cep5dant1 p>mi ces influ5ces1 qui soi5t plus spciales la priode de la vie que n\s tudions1 la priode comprise entre c9quante et soixante-c9q ans8 ,*ez la femme1 t\t le monde admet que la mnopause produit des p]turbations considrables2 la preuve1 c'e/ qu'on s'accorde appel] ge critique l'ge de la cessation des rgles4 ,la mnopause ramne s\v5t des tr\bles de sant qui avai5t disp>u depuis longtemps1 et amne quelquefois des tr\bles n\veaux1 tels que ces sueurs pr(uses dont se plaign5t amrem5t les malades4 ,n\s avons en va9 essay contre elles l'emploi de l'opo?rapie ov>i5ne1 et n\s croyons que c'e/ un moy5 non seulem5t inutile1 mais dang]eux1 et que le mieux e/ de savoir att5dre1 en mettant la malade un rgime re/re9t4 ,dans les deux sexes1 les motions morales j\5t encore1 cet ge1 un rle considrable4 ,c'e/ une fille mal m>ie1 un fils qui fait le *agr9 de sa famille1 c'e/ l'isolem5t au milieu d'indiffr5ts1 la p]te des amis de la premire heure1 l'ge des dsillusions1 l'automne de la vie1 en un mot4 ,dans t\s les cas1 les pratiques de la psy*o?rapie sont d'un inconte/able utilit3 seules1 elles ne suffis5t pas gurir un homme r5du malade p> des influ5ces morales2 mais1 associes aux autres ag5ts ?rapeutiques1 elles sont t\j\rs d'une gr&e utilit et s\v5t d'une ncessit absolue4 ,j'ai plus fait en rconciliant avec son fils un pre que le *agr9 avait t]rass1 en lui dmontrant la ncessit et la lgitimit du p>don1 qu'en le traitant1 comme on le faisait depuis longtemps1 avec t\tes les ress\rces de la ph>macope et des ag5ts physiques4--,le fonctionnaire qui pr5d sa retraite1 et se voit brusquem5t condamn une oisivet =ce1 ne sait pas que faire de son temps4 ,en va9 *]*e-t-il1 dans la socit des hommes de son ge1 un remde son dsoeuvrem5t2 et quant espr] tr\v] *ez les g5s jeunes de sa famille un rcon=t quelconque1 il n'y doit pas song]4 ,les plus jeunes ont leurs affaires1 et les affaires sont les affaires2 c'e/ t\t au plus si la fille vi5t faire ses c\*es la maison4 ,bref1 une srie de *agr9s multiples1 auxquels on e/ encore s5sible1 sont l'apanage ord9aire de cette priode de la vie4 ,c'e/ cet ge1 aussi1 que se sold5t1--c> t\t se paie1--les erreurs du pass1 les fautes contre l'hygine4 ,alors arriv5t les traites imprvues1 et1 qu& le capitali/e veut mettre de l'ordre ses affaires1 il s'ap]oit trop t>d que1 depuis plusieurs annes1 il ne s'e/ pas cont5t de ses rev5us et qu'il a corn son capital4 ,mais1 dira-t-on1 p\vait-il s'ap]cevoir de la mauvaise ge/ion de sa =tune8 ,c'e/ l't]nel problme du ,connais-toi1 toi-mme6 de la sagesse antique4 ,c'tait lui de voir que1 de temps autre1 il avait de ces petites dfaillances de sant qu'il traitait la lgre1 en leur attribuant des causes banales et qui aurai5t d tre1 p\r lui1 des av]tissem5ts 7l'av]tissem5t sans frais du p]cepteur74 ,il aurait d1 en homme bi5 avis1 re/] t\j\rs en de de ce qu'il p\vait donn]4 ,mais enf9 le mal e/ fait2 et il e/ encore temps1 s9on de le rp>] compltem5t1 au mo9s de l'attnu] dans une notable mesure1 en se surveillant de prs1 et en ne laissant ri5 au has>d de ce qu'on peut lui enlev] p> prud5ce et p> calcul4 ,c]ta9es natures ultra-gnreuses ne s'ap]oiv5t pas qu'elles dp5s5t plus qu'elles ne devrai5t le faire2 elles n'ont pas la bonne =tune de recevoir les petits av]tissem5ts que n\s v5ons de signal]4 ,leur dbordante sant fait l'envie de t\t le monde2 mais ces privilgis sont s\v5t des d%rits4 ,n\s avons dit dj ce qu'il fallait en p5s]1 qu& ils se tr\v5t aux prises1 brusquem5t1 avec une affection accid5telle4 ,malheur aussi l'homme qui1 cet ge1 se laisse entran] p> un r5\veau de passion sexuelle6 ,il s'impose des dp5ses trop =tes p\r sa rs]ve de sant1 surt\t s'il en arrive =c] ses tal5ts4 ,il faut aussi compt] avec les ab]rations de l'in/9ct sexuel1 assez frqu5tes cet ge2 et alors la neura/hnie v5g]esse ne t>de pas s'in/all]1 s\s une =me qui rappelle1 p> sa brutalit d'app>ition et la gravit des symptmes1 l'hy/ro-neura/hnie traumatique4 ,en effet1 du j\r au l5dema91 cet homme1 vaillant jusqu'alors1 subit un vritable effondrem5t4 ,non seulem5t il p]d t\t d'un c\p l'aptitude sexuelle1 ce qui e/ p\r lui la s\rce d'un gr& *agr91 mais il p]d1 en mme temps1 l'apptit1 le sommeil1 les =ces4 ,la con/ipation entre en scne2 des d\leurs nvralgiques v>ies1--ou1 p\r mieux dire1 des algies1 c> la d\leur ne suit pas le trajet des n]fs1 le tortur5t nuit et j\r4 ,il a une s5sibilit excessive de l'oue1 un r?isme de t\t le sy/me n]veux1 qui devi5t comme une lyre cordes trop t5dues que fait vibr] d\l\reusem5t le mo9dre s\ffle4 ,cet tat peut n'tre que passag]1 si le malade a le bon esprit de s'en av\] lui-mme la cause dt]m9ante et de la supprim]4 ,mais cela mme ne suffit pas t\j\rs3 ,sublata causa1 non tollitur effectus4 ,le branle e/ donn la cellule n]veuse1 le sy/me n]veux1 longtemps pati5t1 s'e/ t\t c\p rvolt1 et il faut des mois et des annes de so9s m?odiques p\r lui r5dre son quilibre4 ,c'e/ dire que1 p5dant ces mois et ces annes1 le mdec9 devra surveill] non seulem5t l'hygine sexuelle1 dont il n'e/ plus "q1 mais l'hygine alim5taire1 donn] les repas frqu5ts que ncessite un e/omac t\j\rs sur le po9t d'entr] soit en tat p>alytique ou en tat spasmodique2 une alim5tation non excitante 7ptes1 pures71 sans v91 et sans les toniques qui pass5t1 tort1 p\r rveill] les =ces4 ,le repos physique e/ galem5t indiqu4 ,c'e/ dans ces cas qu'un *angem5t de milieu1 bi5 compris1 bi5 dirig1 peut tre utile div]s titres4 ,d'abord1 il loigne la victime de la cause initiale de son mal1 ensuite il lui p]met d'apprci] s\v5t les so9s affectueux et t5dres d'une femme mom5tanm5t nglige4 ,la psy*o?rapie j\e aussi un rle norme dans le traitem5t de ces malades qui1 d'un j\r l'autre1 sont dev5us cra9tifs1 scrupuleux l'excs1 ayant peur de m\rir1 t5aills p> des remords d'une int5sit morbide4 ,le mdec9 anim d'un esprit l>ge et *>itable peut leur tre d'un gr& sec\rs1 en mettant t\tes *oses au po9t1 et en rassrnant leur consci5ce dans la mesure qui convi5t4 ,ce tableau de la maladie de l'ge critique1 *ez l'homme1 n'a ri5 d'exagr4 ,n\s avons obs]v plusieurs cas semblables1 o des hommes bi5 portants jusqu'alors ont pay *] leurs c>ts intempe/ifs4 ,le plus s\v5t1 les malheurs de ce g5re arriv5t *ez des hommes qui1 aup>avant1 n'tai5t pas dbau*s1 (frai5t mme le modle d'une vie exemplaire2 ma9t5us p> des pr9cipes svres1 ils avai5t t fidles la foi conjugale1 et1 alors mme qu'ils tai5t veufs1 ils tai5t re/s fidles au del du tombeau2 et puis1 un beau j\r1 une occasion se prs5te et les surpr5d2 c'e/ une ,sapho quelconque r5contre en *em9 de f]2 l'homme se tr\ve ds>m devant la t5tation1 il succombe1 et1 une premire *ute en entranant de nombreuses sa suite1 il devi5t enrag de vice4 ,aussi ne saurions-n\s trop engag] l'homme mr1 trop confiant en lui-mme1 veill] t\j\rs1 c> le pril e/ insidieux et les risques sont gr&s4 ,c'e/ l'ge que n\s tudions que se manife/5t les tr\bles pro/atiques et ur9aires1 rsultats t>difs de bl5norragies mal soignes et considres comme une bagatelle p> le jeune homme1 plutt fi] d'avoir pris un brevet de virilit4 ,c'e/ v]s c9quante-c9q ans que le rtrcissem5t du canal provoque des misres v>ies1 que n\s n'avons pas dcrire ici1 mais qui f9iss5t p> am5] la mort prmature si le *irurgi5 n'int]vi5t pas4 ,a9si s'explique l'abs5ce de t\t rtrcissem5t *ez les hommes qui ont dpass soixante-c9q ans3 ceux qui avai5t des rtrcissem5ts sont morts avant cet ge4 ,c'e/ aussi v]s l'ge de soixante ans que la pro/ate entre en scne4 ,c]tes1 les affections de la pro/ate ne sont pas t\j\rs d'orig9e bl5norragique2 mais elles sont1 plus qu'on ne le croit1 dues des erreurs dans l'hygine sexuelle4 ,quant aux autres affections capables de faire brusquem5t baiss] le capital1 elles ne donn5t lieu aucune considration p>ticulire4 ,n\s devons p\rtant n\s arrt] encore1 en passant1 sur trois manife/ations morbides spcialem5t frqu5tes l'ge en "q3 le diabte1 l'album9urie1 et l'obsit4 ,diabte4--,l'app>ition du diabte e/1 c]tes1 *ose f*euse2 mais le plus gr& malheur qui puisse arriv] un diabtique impressionnable1 c'e/ de tr\v] un mdec9 qui lui annonce1 sans mnagem5ts1 la f*euse n\velle4 ,a p>tir de ce mom5t comm5ce1 p\r le malade1 une incessante proccupation morale1 aggrave encore p> un rgime alim5taire qui lui cause plus de dommages que le diabte lui-mme4 ,il e/ vrai de dire que1 depuis quelques annes1 les mdec9s se sont un peu dp>tis de la cruelle svrit qui1 autrefois1 les r5dait r$\tables aux diabtiques4 ,on veut bi5 admettre1 dsormais1 que le rgime des diabtiques comporte c]ta9s tempram5ts1 et que les pommes de t]re en robe de *ambre1 p> exemple1 peuv5t tre all\es1 voire mme en abondance4 ,mais il n'en re/e pas mo9s vrai que la situation d'un diabtique1 trait d'aprs les pr9cipes classiques1 e/ encore lo9 d'tre rj\issante4 ,elle s]a telle jusqu'au j\r o l'on compr5dra enf9 qu'il n'y a pas deux diabtiques devant tre soigns p> le mme rgime1 ou plutt qu'il n'y a pas de rgime du diabte1 le diabte n'tant qu'un symptme qui ne mrite pas qu'on s'a*>ne sur lui4 ,aux uns il faudra beauc\p de vi&e et du v91 aux autres la dite lacte absolue p5dant quelques j\rs1 et le rgime des potages au lait ensuite4 ,et entre ces deux extrmes1 t\tes les comb9aisons du rgime peuv5t tre indiques4 ,le mdec9 doit impos] le repos au lit absolu au diabtique qui maigrit et p]d ses =ces1 l'ex]cice modr dans les autres cas1 mais1 jamais d'ex]cice =c1 p>ce que le diabtique a t\j\rs des combu/ions exagres1 comme le pr(esseur ,a4 ,rob9 l'a trs lgamm5t dmontr4 ,on aura s'occup] aussi de l'tat m5tal du malade1 et ne pas nglig] la psy*o?rapie4 ,le diabte peut tre provoqu1 exprim5talem5t1 en t\*ant un po9t prcis du quatrime v5tricule du c]veau2 et les diabtiques vraim5t graves sont ceux qui le devi5n5t la suite d'une *ute sur la tte3 ces deux faits pr\v5t assez l'importance des tr\bles du sy/me n]veux dans la pa?ognie du diabte1 et la ncessit de faire une grosse "p aux so9s moraux dans le traitem5t du diabtique4 ,album9urie4--,l'album9urie donne lieu des considrations de mme ordre4 ,comme le diabte1 elle e/ un symptme indiquant un tat de dtrioration gnrale de l'organisme2 c'e/1 le plus s\v5t1 un symptme grave1 mais quelquefois aussi un phnomne sans gr&e importance4 ,t\t le monde connat l'album9urie de l'adolesc5ce1 int]mitt5te1 v5ant aprs la mo9dre fatigue4 ,on sait encore que le seul fait de se lev] du lit et de procd] aux so9s de la toilette suffit p\r provoqu] l'app>ition de l'album9e1 qui n'exi/ait pas dans l'ur9e mise p5dant que le sujet tait au lit3 c'e/ ce qu'on appelle l'album9urie or?o/atique ou physiologique1--t]me dte/able1 p>ce qu'il n'y a pas d'album9urie physiologique1 pas plus que de glycosurique physiologique4 ,cette album9urie de peu d'importance survi5t t\j\rs *ez des sujets qui ne sont pas en bon tat de sant1 et indique1 p> consqu5t1 qu'ils doiv5t tre t5us vue1 et soigns suivant les pr9cipes gnraux que n\s avons dj noncs4 ,*ez l'homme adulte1 la prs5ce de l'album9e dans l'ur9e e/ t\j\rs d'un prono/ic plus srieux4 ,p>fois cep5dant1 l encore1 l'album9urie n'e/ que transitoire1 et concide avec une d*>ge d'acide urique p> les re9s4 ,si l'on ne s\met pas le malade a9si t\* au rgime lact absolu1 qui a*v]ait de l'puis]1 si on le laisse au repos1 si on lui donne pr5dre un peu de b5zoate de s\de1 l'orage passe vite sans laiss] de traces4 ,d'autres fois1 l'album9urie1 sans tre transitoire1 e/ int]mitt5te1 mme *ez l'adulte4 ,n\s connaissons un malade qui1 depuis quatre ans que n\s le soignons1 a de l'album9e *aque fois qu'il monte *eval4 ,il peut faire jusqu' #bj kilomtres pi$ sans avoir d'album9e2 mais une seule prom5ade *eval fait rapp>atre l'album9e et1 malgr la dose considrable rvle p> l'analyse aprs l'ex]cice du *eval1 il e/1 au demeurant1 bi5 portant en app>5ce1 et a une vie des plus actives4--,je connais aussi un mdec9 qui a1 depuis des annes1 de l'album9e en p]man5ce2 aprs s'en tre beauc\p inquit1 et avoir suivi div]s traitem5ts et div]s rgimes1 il a f9i p> ne plus faire que de l'hygine gnrale1 mang] raisonnablem5t1 vit] le surm5age2 et il e/1 en somme1 en aussi bon tat que possible4 ,j'ai cit1 dans une tude sur le ,cacodylate de ,s\de que j'ai publie en #aija1 l'hi/oire d'une jeune malade ayant1 depuis #ahih1 la suite d'un c\p de froid1 beauc\p d'album9e1 et laquelle j'ai donn des doses considrables de cacodylate1 en injections1 p5dant un mois4 ,j'ai eu1 ce mom5t1 le bon esprit de ne pas attribu] exclusivem5t au remde la survie de la malade4 ,or1 elle s'e/ m>ie en #aijj3 depuis1 elle a cess t\te mdication1 p\r se born] pr5dre de la vi&e crue et beauc\p de repos4 ,elle a encore1 actuellem5t1 #c #d grammes d'album9e p> j\r1 et va trs bi54 ,on voit que t\t e/ lo9 d'avoir t dit sur la valeur prono/ique de l'album9urie4 ,mais il n'en e/ pas mo9s vrai que1 le plus s\v5t1 la prs5ce de l'album9e *ez l'tre huma91 l'ge que n\s tudions1 e/ un symptme qui doit inspir] au mdec9 des cra9tes srieuses1 surt\t qu&1 en mme temps que l'album9e1 il y a du sucre4 ,cette comb9aison m'a t\j\rs sembl tre un arrt de mort brve *ance4 ,je dois aj\t] que la situation de l'album9urique s]a encore aggrave si le mdec9 s'ob/9e lui impos] le rgime dit des album9uriques4 ,il n'y a pas de rgime des album9uriques3 il y a le rgime qui convi5t tel ou tel album9urique4 ,p>fois le rgime lact fait m]veille1 mais c'e/ r>e2 en t\t cas1 il ne faut pas le prolong] plus de qu9ze j\rs4 ,d'autres fois1 c'e/ le rgime des ptes1 plus s\v5t encore le rgime lacto-vgt>i51 qui1 comb9 au repos1 aide le malade sortir du mauvais pas1 au mo9s mom5tanm5t4 ,obsit4--,au mme titre que le diabte et l'album9urie1 l'obsit app>ti5t en propre la priode de dcl94 ,mais1 direz-v\s1 il e/ des enfants et des adultes obses6 ,qu'importe8 ,c'e/ qu'ils ont comm5c jeunes leur priode de dcl94 ,mais1 d'habitude1 c'e/ aux environs de la mnopause que l'obsit devi5t1 p\r les femmes1 une torture de t\s les j\rs4 ,n\s n'avons pas en indiqu] les inconvni5ts2 rappelons seulem5t que l'obsit t5d t\j\rs augm5t]1 p>ce qu'elle int]dit au malade l'ex]cice1 et qu'il s'tablit immdiatem5t un c]cle vicieux4 ,dans les cas d'obsit o l'ex]cice s]ait utile1 l'obse qui e/ condamn en pr5dre de mo9s en mo9s1 devi5t de plus en plus obse4 ,mais il ne faut pas croire que l'ex]cice soit t\j\rs utile aux obses4 ,l'obsit1 tant un symptme de la maladie1 e/ quelquefois entret5ue p> un excs d'ex]cice4 ,j'ai connu une jeune fille de v+t-huit ans1 trs obse1 qui1 aprs avoir consult des mdec9s de div]ses nationalits1 avait f9i p> suivre les conseils d'un empirique1 qui n'avait ri5 tr\v de mieux1 p\r la faire maigrir1 que de mettre sa mre en relations avec un comm&ant de *asseurs pi$1 de faon que ces deux dames puss5t suivre t\s les ex]cices du bataillon4 ,au b\t d'un mois1 la mre tait demi-morte1 et la jeune fille grossissait t\j\rs4 ,s\s l'influ5ce de l'ex]cice1 elle mangeait davantage et buvait en consqu5ce4 ,mais v9t un j\r o l'e/omac1 fatigu p> la suralim5tation1 se mit prote/]2 c'e/ alors que je prescrivis le rgime ultra-re/re9t1 p5dant quelques j\rs1 p\r remettre l'e/omac en tat1 le repos presque absolu p5dant cette priode1 puis un rgime s'adaptant au fonctionnem5t de l'e/omac et de l'inte/91 avec un ex]cice modr2 et voici que1 s\s l'influ5ce de ce traitem5t1 la malade vit dim9u] son obsit1 et disp>atre1 successivem5t1 d'autres tr\bles v>is qui1 comme l'obsit1 tai5t symptomatiques6 ,il n'y a pas de rgime des obses3 il y a le rgime applicable tel ou tel malade atte9t d'obsit4 ,le plus s\v5t1 le rgime re/re9t e/ indiqu2 d'autres fois1 il faut alim5t] l'obse1 et ri5 n'e/ dang]eux comme de le faire maigrir p> insuffisance alim5taire4 ,il ne faut pas1 non plus1 le faire maigrir p> l'emploi de la ?yrod9e4 ,je dois dire1 cep5dant1 que j'ai t surpris des rsultats excell5ts obt5us1 p> la ?yrod9e1 *ez un obse de v+t ans qui1 en six mois1 a vu son poids baiss] de #aje #hj kilogrammes1 sans qu'il en soit rsult le mo9dre tr\ble p\r la sant4 ,mais la ?yrod9e avait t manie p> le ,dr ,pol9 avec une prud5ce extrme 7#b milligrammes p> j\r1 et p5dant six mois conscutifs74 ,en gnral1 il faut se mfi] de ce mdicam5t1 qui dem&e une surveillance mdicale s9on quotidi5ne1 du mo9s hebdomadaire2 il faut enf9 se rappel] que l'hygine suffit t\j\rs p\r attnu] l'obsit au po9t d'en supprim] les inconvni5ts1 et aussi qu'il e/ t\j\rs dang]eux de faire trop maigrir un obse1 ou de le faire maigrir trop vite4 ,qu& un obse maigrit trop vite1 son v5tre tombe1 il e/ vrai2 mais c'e/ le comm5cem5t de l'effondrem5t4 ,son sy/me n]veux tombe aussi4 ,en y mettant le temps1 au contraire1 c'e/--dire en ne brusquant pas la manire d'tre du sujet1 on peut t\j\rs arriv] des rsultats excell5ts4 ,j'ai comm5c donn] des so9s il y a dix ans1 une dame de soixante-sept ans1 qui pesait #ig kilogrammes4 ,elle e/ arrive en dix-huit mois1 baiss]1 avec une progression cont9ue1 #gg kilogrammes444 ,depuis1 elle g>de son poids et sa sant2 son dcl9 s'opre avec une l5teur telle qu'il e/ pe9e p]ceptible4 ,inutile de dire que l'hygine seule a fait les frais de la ?rapeutique4 ,,*apitre ,,ii ,,la ,,vieillesse ,quelle que soit l'conomie qui ait prsid l'usage du capital biologique1 il n'e/ pas possible que quelques mauvais placem5ts n'ai5t t faits1 dans le c\rant de l'exi/5ce2 que des *ocs accid5tels1 et indp5dants de la volont1 n'ai5t1 div]ses reprises1 br* le capital4 ,l'homme qui se condamn]ait vivre seule f9 de prolong] ses j\rs vivrait c]ta9em5t trs longtemps1 mais la s5t5ce d',horace lui s]ait applicable3 ,p\r vivre1 il aurait p]du les raisons de vivre4 ,et propt] vitam viv5di p]d]e causas4 ,d'autre "p1 le capital dim9ue p> le fait mme de la vie1 comme la vitesse initiale d'un projectile dim9ue progressivem5t p> le fait de la rsi/ance de l'air4 ,enf9 il vi5t un mom5t o le capital1 aprs avoir produit des intrts considrables1 ne donne plus que des intrts de mo9s en mo9s levs4 ,ce mom5t concide exactem5t avec la priode de dcl91 de sorte que1 p>tir de ce j\r1 quoi qu'il fasse et sans qu'il s'en d\te1 l'tre vivant s'appauvrit fatalem5t et progressivem5t4 ,il en arrive enf9 n'tre plus qu'un mdiocre petit r5ti]2 et c'e/ alors la vieillesse4 ,vieillesse qui peut1 d'ailleurs1 surv5ir t\t ge2 tmo9 ces enfants qui ont l'aspect de petits vieill>ds1 comme on dit dans le langage c\rant2 ces hommes de qu>ante ans qui sont aussi des vieill>ds1 des loques huma9es4 ,mais1 le plus s\v5t1 la vieillesse survi5t un ge plus t>dif1 que1 p\r le beso9s de la cause1 n\s fix]ons1 p> exemple1 soixante-c9q ans4 ,a p>tir de cet ge1 l'homme ne doit pas se born]1 comme le lui conseillai5t les trois jeunes g5s du fabuli/e1 song] ses erreurs passes ,il peut mme encore avoir de longs espoirs et de va/es p5ses1 condition que ce ne soit pas p\r lui1 mais p\r ses arrire-neveux4 ,il peut1 en d'autres t]mes1 j\ir de son expri5ce et s'ef=c] d'en faire pr(it] les autres2 mais en se rappelant qu'il a atte9t l'ge du repos1 des mnagem5ts et des prcautions4 ,et de mme que1 dans la premire priode de la vie1 il app>ti5t aux p>5ts de mnag] pieusem5t et de faire sagem5t fructifi] le capital de l'enfant2 de mme1 cette d]nire priode1 il e/ du devoir des enfants de veill] avec zle sur la frle exi/5ce dont ils ont la *>ge2 d'vit] au vieill>d t\te fuite n]veuse1 t\t *agr91 t\t s\ci1 t\t c>t de rgime1 et de le prs]v] contre t\te int]v5tion ?rapeutique brutale4 ,quelles sont les influ5ces qui compromett5t d'une faon spciale le vieill>d vivotant8 ,les influ5ces psy*iques sont beauc\p mo9s importantes que dans l'ge adulte4 ,quelques vieill>ds1 il e/ vrai1 g>d5t leur s5sibilit et leur jeunesse de s5tim5ts4 ,l'expri5ce de la vie ayant tempr la f\gue de leurs jeunes annes1 leur ayant appris l'indulg5ce et la misricorde1 ils devi5n5t des tres exquis1 d'un comm]ce aussi agrable que pr(itable4 ,mais1 le plus s\v5t1 la s5sibilit s'm\sse1 et un gsme tranquille prs]ve le vieill>d de t\te motion nuisible4 ,appr5d-il la mort d'un de ses contempora9s1 ft-ce de son meilleur ami8 ,il en e/ bi5 un peu *agr91 mais l'motion qu'il pr\ve e/ surt\t g/e1 cause de la cra9te qu'elle lui donne de voir son t\r arriv]2 en somme1 elle e/ peu pr(onde1 et n'e/ pas comp>able au *agr9 poignant de l'homme adulte p]dant un tre aim4 ,donc1 de ce ct1 peu de fuites n]veuses4 ,du ct du sy/me musculaire1 il n'y en a pas non plus4 ,le simple bon s5s fait que le vieill>d n'abuse pas1 en gnral1 de son re/ant de =ces musculaires3 exception faite cep5dant p\r les cas o des p>5ts ou des amis mal aviss1 croyant bi5 faire1 =c5t le vieill>d se dplac] sans rel*e1 p\r pass] l'hiv] dans le ,midi1 l't en ,suisse1 le pr9temps ailleurs4 ,combi5 ne s]ait-il pas plus sage1 en gnral1 de le laiss] tranquillem5t *ez lui1 dt-il ne pas quitt] sa *ambre8 ,j'ai longtemps donn des so9s une vieille dame que ses enfants emm5ai5t en villgiature1 t\j\rs malgr elle1 dans le c5tre de la ,france1 et ram5ai5t ,p>is en octobre4 ,or1 aprs *aque voyage1 il fallait un mois de so9s assidus et de prcautions p\r effac] les traces de fatigue occasionne p> le dplacem5t4 ,la vrit e/ que1 dans les cas exceptionnels1 le sj\r hiv]nal dans le ,midi peut tre recomm&able1 mais que1 d'une faon gnrale1 il faudrait se rappel] un peu plus le dicton populaire affirmant qu'on ne doit pas transplant] un vieux *ne1 et qu'on devrait reg>d] deux fois avant de propos]1 et surt\t d'impos] un vieill>d1 soit un lo9ta9 *angem5t de pays1 soit mme un *angem5t d'app>tem5t4 ,il faut1 en gnral1 t5ir plus de compte qu'on ne le fait de son dsir1 qui e/ dict p> un vague in/9ct de cons]vation et qui trompe r>em5t4 ,ce qui m5ace le plus le vieill>d1 en dehors bi5 ent5du des affections accid5telles1 ce sont les c>ts dans l'alim5tation4 ,une indige/ion qui1 *ez un homme jeune1 se s]ait traduite p> un lg] tat ga/rique1 amne *ez le vieill>d un effondrem5t colossal2 et1 p\r peu que la ?rapeutique int]vi5ne d'une faon inopportune s\s la =me d'un purgatif qui semble bi5 anod91 la situation peut s'aggrav] d'un j\r l'autre4 ,il faut alors des sema9es p\r remettre en tat le sy/me n]veux b\lev]s4 ,imag9ez un foy] prs de s'te9dre1 o il ne re/e plus qu'une petite flamme vacillante2 irez-v\s l'alim5t] p> un s\fflet de =ge1 et *>g] le foy] de grosses b*es de bois8 ,non1 v\s mettrez sur la flamme1 avec d'inf9ies prcautions1 des br9dilles de bois bi5 sec1 et c'e/ seulem5t ensuite que v\s mettrez des fragm5ts un peu plus volum9eux1 p\r arriv] enf9 la b*e qui entreti5dra la vie du foy]4 ,de mme *ez le vieill>d malade1 surt\t qu& il a des phnomnes ga/riques1 prud5ce extrme dans l'alim5tation1 frqu5ce de l'alim5tation1 et repos absolu3 c'e/ la base du traitem5t4 ,mais combi51 p\r faire obs]v] ces prescriptions si simples1 ne faut-il pas au mdec9 d'n]gie et de foi8 ,qu'on veuille donc bi5 se rappel] que le vieill>d malade n'a beso9 que d'une alim5tation re/re9te1 que ce n'e/ pas ce qu'il pr5dra qui lui s]a pr(itable1 mais bi5 ce qu'il assimil]a1 et que1 *ez lui1 la puissance d'assimilation e/ extrmem5t m9ime6 ,lui-mme1 d'ailleurs1 il le dit1 il prote/e1 plus ou mo9s n]giquem5t1 contre les m5us qu'un zle mal clair s'+nie lui propos]4 ,en dehors de ces tats ga/riques passag]s1 le rgime du vieill>d doit tre1 en gnral1 peu sub/antiel4 ,il faut surt\t qu'il mange peu le soir1 s'il ti5t avoir quelques heures de sommeil4 ,s'il pr\ve le beso9 de se n\rrir1 qu'il mange s\v5t1 plutt que beauc\p la fois4 ,mais on ne saurait croire combi5 c]ta9s vieill>ds ont peu beso9 de mang]4 ,j'ai eu longtemps p\r pati5te une vieille dame qui avait trop mang p5dant t\te sa vie1 et1 de ce *ef1 avait eu une dyspepsie p]man5te accompagne de misres v>ies1 en tte desquelles v5ait la con/ipation4 ,de l obsession de t\s les in/ants2 tant qu'on ne l'et pas mise exactem5t au rgime conv5able1 elle fut torture p> ce symptme1 re/ant huit ou qu9ze j\rs sans p>v5ir all] la g>de-robe1 malgr les lavem5ts1 les suppositoires1 le massage abdom9al1 etc4 ,on avait d mme1 plusieurs fois1 rec\rir au curetage4 ,or je me dis1 un j\r1 que le rgime relativem5t re/re9t que je lui avais impos t\t d'abord n'tait peut-tre pas encore assez re/re9t4 ,comme elle n'avait jamais d'apptit1 et qu'elle ne mangeait que p\r faire plaisir son ent\rage1 je fis avec elle une sorte de conv5tion1 qui fut de re/re9dre1 s\s ma surveillance1 son alim5tation progressivem5t1 et dans la mesure extrme du possible4 ,aprs un mois de ttonnem5ts1 ma collaboratrice et moi en tions arrivs la =mule suivante1 que je transcris d'aprs mes notes3 #g heures mat91 une tasse ? de caf au lait2 #aj heures1 une tasse caf de sem\le au lait1 ou de panade1 ou de f>9e de ,hongrie1 ou de crme de riz1 ou de crme d'orge aux mmes doses1 et un peu de confiture avec lait2 ,midi1 un qu>t d'*aud2 #e heures1 caf au lait2 #g heures1 comme midi2 dans la nuit1 une tasse caf de lait4 ,ce rgime1 qui d'abord p>aissait l'ent\rage absolum5t ridicule1 f9it p> tre accept qu& on vit la malade repr5dre1 progressivem5t1 du sommeil1 un peu de =ce1 un peu d'apptit1 et surt\t qu& on vit disp>atre sa con/ipation4 ,ses fonctions s'excutai5t1 en effet1 trs rgulirem5t t\s les deux ou trois j\rs1 spontanm5t4 ,le rgime fut cont9u jusqu' sa mort1 qui surv9t trois ans aprs4 ,elle s'teignit sans s\ffrance l'ge de quatre-v+t-quatre ans4 ,je p\rrais relat] bi5 d'autres exemples semblables1 mais ils s]ai5t t\s calqus sur ce modle4 ,il e/1 p> contre1 des vieill>ds qui ont cons]v un gros apptit3 il faut savoir le respect]1 t\t en essayant de le modr] un peu1 du mom5t que la sant re/e bonne4 ,p\r en f9ir avec la "q de rgime1 disons qu'un peu de v9 gnreux1 t5du d'eau1 e/1 en gnral1 une boisson excell5te p\r le vieill>d1 bi5 portant ou malade2 et que le lait1 p> contre1 lui e/ le plus s\v5t prjudiciable1 sauf dans les tats aigus ou subaigus prolongs4 ,quant aux affections accid5telles qui survi5n5t *ez le vieill>d1 et qui compromett5t son re/e de vie1 elles sont peu nombreuses1 et font1 nanmo9s1 beauc\p de victimes4 ,la plus importante de t\tes e/ la pneumonie4 ,c'e/1 trs s\v5t1 une pneumonie d'orig9e grippale3 aussi ne saurait-on trop soign] la grippe ds son db1 *ez le vieill>d plus encore que *ez l'adulte4 ,la pneumonie e/ insidieuse *ez le vieill>d4 ,elle ne se traduit que p> un malaise gnral1 avec trs peu de phnomnes pulmonaires1 mais elle s'accompagne t\j\rs de fivre4 ,si donc les familles savai5t se s]vir du !rmomtre1 on aurait des *ances de port] sec\rs aux malades en temps utile2 et alors une injection de cacodylate de gaacol1 quelques ca*ets de qu99e1 une c]ta9e dose de cognac ou de v9 trs gnreux1 p>vi5drai5t1 dans bon nombre de cas1 le sauv]2 t&is qu'en gnral1 qu& on appelle le mdec91 il e/ trop t>d1 le mdec9 ne peut plus faire que le diagno/ic1 et prv5ir la famille de la gravit de la situation4 ,les petites hmorragies crbrales vi5n5t s\v5t compromettre la survie du vieill>d4 ,ord9airem5t1 il *appe la premire atte9te1 mais il en sort tellem5t amo9dri1 physiquem5t et intellectuellem5t1 qu'on peut dire qu'il a cess de vivre avant de m\rir4 ,grce aux so9s dont il e/ ent\r1 p>tir de ce mom5t1 il se survit lui-mme p5dant quelquefois plusieurs annes1 jusqu' ce qu'il se dcide m\rir aprs une deuxime ou troisime attaque4 ,qu& aucune des causes graves ci-dessus m5tionnes ne s'obs]ve1 le petit r5ti] qu'e/ le vieill>d cont9ue vivot] plus ou mo9s longtemps1 jusqu'au j\r o1 t\t son capital et t\s ses rev5us tant puiss1 il cesse de vivre1 t\t simplem5t p>ce qu'il n'a plus la =ce de vivre4 ,il s'te9t alors et se repose comme le travailleur qui a f9i sa t*e4 ,c'e/ ce que traduit d'une faon1 trs pr(ondm5t philosophique1 l'expression c\rante de dfunt1 la traduction littrale du mot lat9 defunctus tant3 ,celui qui s'e/ acquitt4 ,les privilgis sort5t de la vie comme d'un banquet1 en rem]ciant leur hte4 ,heureux s'ils peuv5t lgu] une nombreuse po/rit l'exemple de leur vie6 ,,f9 ,,index ,,alphab,,tique ,album9urie3--p]man5te2--son rgime4 ,alcool4 ,alim5tation3 de l'enfant n avant t]me2--du premi] ge2--,g\ttes de lait2--*ez le petit enfant2--*ez l'enfant du deuxime ge2--dfectueuse2 excessive2--ration d'entreti52--obs]vation d'une malade gurie p> le rgime re/re9t2--insuffisante en quantit2-- la sonde2--obs]vation d'une malade fbricitante gurie p> l'alim5tation =ce2--insuffisante en qualit2--*ez le vieill>d4 ,alim5ts adultrs p> les procds *imiques2 physiques4 ,auto-intoxication1 7,hypo?se de l'74 ,av>ie4 ,ba9s3 *auds dans les pneumonies2--prolongs2--de briques2--de vapeur2--lectriques2--de m]4 ,bl5norragie1 ses dang]s t>difs4 ,boissons3 f]m5tes2--di/illes2--le v9 *ez l'homme bi5 portant2--*ez le malade3--dans la ration du soldat2--eau /rilise en usage dans l'arme4 ,canc]1 son hrdit4 ,capital biologique 7hypo?se du74 ,causes morbignes3 ambitions dues2--passion am\reuse2--inquitudes2 --vie brise2--frayeur4 ,causes accid5telles4 ,*aleur s*e 7d]mo!rme74 ,*oc3 traumatique2--*irurgical2--moral4 ,coeur3 maladies du coeur--leur hrdit2--obs]vation d'un faux c>diaque2--la priode de dcl94 ,con/ipation2--et entro-colite2--provoque *ez les oprs2--son innocuit2--gurison p> le repos2--dang]s des purgatifs2--obsession de la con/ipation2--lavem5ts d'huile2--injections de ,br[n-,squ>d2--*ez le vieill>d2--,convalesc5ce1 sa rapidit *ez l'enfant4 ,c\rse en flexion4 ,dcl93 ge de dcl92--p\vant n'tre qu'app>5t2--problmes cl9iques l'ge du dcl91 leur difficult4 ,diabte3 rgime2--traumatique1 sa gravit4 ,dyspepsie3 obs]vation d'une malade avec prdom9ance de tr\bles dyspeptiques4 ,eaux m9rales2--table de rgime2--de ,c>lsbad2--,*atel-,guyon1 ,bagnoles1 ,brides1 ,vi*y2--,vittel4 ,education3 *ez la jeune fille2--*ez le jeune homme2--de la volont2-- ,electricit2--ba9s lectriques4 ,empltre4 ,enfants3 prs]vation contre la tub]culose2--c\veuses artificielles2--alim5tation de l'enfant n avant t]me3--le capital biologique de l'enfant doit tre cr p> les p>5ts2--puriculture2--alim5tation du premi] ge1 son importance p\r t\te la vie2--,g\tte de lait2--pa?ologie infantile2--sa simplicit relative2--ses difficults2--ncessit du sommeil prolong2--ma/ication2--convalesc5ce rapide2--enfants du type musculaire2--crbral2--du deuxime ge1 alim5tation3--fivre dige/ive4 ,epilepsie4 ,exploration abdom9ale4 ,ex]cice3 difficult de le dos] *ez les jeunes filles n]veuses2 --dans un gr& collge mod]ne2--*ez les pr(essionnels2--*ez les jeunes g5s 7dang] des sports72--et entranem5t2--et gymna/ique respiratoire2--,in/itut ,z&]2--*ez les obses4 ,fatigue2--et puisem5t4 ,fivre dige/ive des enfants2--typhode4 ,folie3 *ez la jeune fille3--dlire de la p]scution2--l'alination m5tale et la maladie2--m5/ruation *ez l'aline2--du d\te2--obsession3--manie aigu4 ,frictions4 ,grippe1 son influ5ce pa?ogne4 ,grossesse 7maladies de la mre p5dant la74 ,hmorragies crbrales1 *ez les vieill>ds4 ,hrdit3 tymologie2--gnralits2--prote/ation contre la fatalit des t>es hrditaires2--de la longvit2--de la tub]culose2--du canc]2--des t>es n]veuses1 #ae2--;de la p>alysie gnrale1 #af2--;des maladies de coeur1 #af2--;des affections rnales1 #ag4 ,hydro?rapie3 froide1 #bbc2--tide #bbe2--maillot humide1 #bbe4 ,hypnose1 #ahi2--;*ez les alins1 #aia2--ses dang]s1 #aid4 ,hygine de la procration1 #ba4 ,hy/rie 7simulant une maladie organique de la moelle71 #aad4 ,hypo?se 7son rle dans la sci5ce71 #a4 ,injections3 action dynamognique de t\t liquide inject1 #bcb2--;hypod]miques d'eau de m]1 #bcd2--;de cacodylate de magnsie1 #bce2--;de cacodylate de s\de1 #bce2--;de gaacol1 #bch2--;de qu99e #bci2--;d'hrone1#bci2--;de m]cure1 #bdj2--;de morph9e1 #bdj2--;huileuses1#bdj2--;d'huile m]curielle1 #bda2--;d'huile crosote1 #bdb2--;etsugge/ion1 #bdd2--;injections de ,br[n-,squ>d1 7con/ipation71 #cec4 ,influ5ces morbignes1 gnralits1 #cj4 ,isolem5t 7en maison de sant1 ses dang]s71 #gj4 ,jeune fille3 voyage de noces1 ses dang]s1 #bj2--;ducation sexuelle--1 #ba2--m5/ruation--1#ff2--;despotisme de c]ta9es mres1 #fh2--;difficult de dos] l'ex]cice *ez les jeunes filles n]veuses1 #ff2--;alination m5tale--1 #ga2--vocation contr>ie1 #gb2--m>iage contr>i--1 #gc2--utilit du m>iage *ez les jeunes filles n]veuses1 #gd2--surm5age scolaire--1 #ge4 ,jeune homme3 surm5age scolaire1 #ge2--ncessit du sommeil1 #gf2--;ex]cice *ez les jeunes g5s 7dang] des sports71 #gh2 --ex]cice physique *ez les jeunes g5s1 #gi2 --ducation sexuelle1 #ha2--psy*o?rapie1 #hc4 ,ligue des pres de famille1 #hj4 ,longvit3 hrdit de la1 #h2--;huma9e1 #i4 ,malade3 son ent\rage1 #bjd2--ne v\lant pas gurir1 #bjg2--rgime des gr&s malades1 #bag2--n'osant pas mang]1 #bbj2--;dang] des voyages1 #bfg4 ,maladies3 accid5telles1 #db2--la maladie1 #id-ie2--petits symptmes de la maladie1 #ie1--la maladie et les maladies accid5telles1 #ig2--;causes morales1 gnralits1 #adb2--;causes accid5telles de la maladie1 #afb2--;du coeur la priode du dcl91 #bgi4 ,m>iage3 contr>i *ez la jeune fille1 #gc2--son utilit p\r les jeunes filles n]veuses et ses dang]s1 #gd4 ,massage1 #bbh2--;abdom9al1 #bbi4 ,mn+ite1 #ee4 ,m5/ruation3 utilit du repos1 #ff2--;*ez l'aline1 #afe2--;*ez la gr&e malade1 #aff2--mnopause1 #bif4 ,migra9e1 #dj4 ,mort naturelle1 #caj4 ,nvrose 7sa contagion71 #adh4 ,obsit1 #big2--;ex]cice *ez les obses1 #bih2--rgime *ez les obses1 #bii4 ,obsession3 de la con/ipation1 #bea2--;de la r\geur1 #ahg4 ,obs]vations3 d'une malade avec prdom9ance de tr\bles dyspeptiques1 #ii2--;d'une malade avec prdom9ance de tr\bles de nutrition1 #aje2--;d'un faux c>diaque1 #ajg2--;d'une malade suivie p5dant tr5te ans1 *ez laquelle presque t\s les app>eils ont t successivem5t atte9ts1 #aaj2--;d'une gr&e malade gurie p> le rgime re/re9t1 #abh2--;d'une malade fbricitante gurie p> l'alim5tation =ce4 #acb4 ,oprs3 oprations de complaisance1 #aee2--morph9e *ez les1 #aef2 --rle mdical du *irurgi51 #aef2--purgation *ez les1 #aeg2--;con/ipation provoque *ez les1 #aeh4 ,opo?rapie3 hpatique1 #bcf2--ov>i5ne1 #bhf4 ,p>alysie gnrale1 hrdit1 #af4 ,p]tes3 matrielles1 #adc2--;au jeu1 #add4 ,pneumonie3 ba9s *auds dans la2--*ez le vieill>d1 #cjh4 ,protection1 loi de protection des faibles1 #aj4 ,psy*onvroses1 leur traitem5t moral1 #bac4 ,psy*o?rapie3 *ez le jeune homme1 #hc2--savoir pr5dre un p>ti1 #age2--respect du temps1 #agf2--;drivative4 #ahj2 --sdative1 #aha2--recon/ituante1 #ahb2--rsignation1 #ahb2--;foi religieuse1 #bjh2--;et problme religieux1 #baj4 ,ptse3 abdom9ale1 #afi2--;et ce9ture hypoga/rique1 #afg2--passagre1 #afi4 ,purgatifs et con/ipation1 #bdi4 ,rgime3 ration d'entreti51 #abe1--;des ,*>treux1 #abe2--;des ,trappi/es1 #abe2--;des soldats1 #abg-adj2--;des guides alp9s1 #abg2--obs]vation d'une gr&e malade gurie p> le rgime re/re9t1 #abh2--;en cas d'effondrem5t abdom9al1 #agb2--;et sugge/ion1 #bae2--;des gr&s malades1 #bag2--monotone1 #bah2--sec 7ses dang]s71 #bai2-- boisson re/re9te1 #bai2--;et eaux m9rales1 #bee2--;des diabtiques1 #bic2--;des album9uriques1 #big2--;des obses1 #bii2--lact *ez les vieill>ds1 #cjh4 ,repos3 dans les tats aigus1 #agc2--;cure de--1 #bje2--;con/ipation gurie p> le--1 #bje2--;avant le repas1 #bba2--;aprs le repas1 #bbb2--;au lit1 #bfe4 ,sommeil3 ncessit du sommeil *ez l'enfant1 #eg2--ncessit du sommeil *ez les jeunes g5s1 #gf2--;diurne 7ses bons effets7 #agc2--l'alim5t favorise le--1 #bba2--;et repos au lit1 #bba4 ,sports1 *ez les jeunes g5s 7leur dang]7 #gh4 ,sugge/ion et rgime1 #bae4 ,symptmes morbides1 #cb2--petits symptmes de la maladie1 #ie4 ,syphilis3 polynatalit1 #aj2--;et mn+ite1 #ab2--,socit de prophylaxie sanitaire et morale1 #ac2--ncessit d'un traitem5t p\r prv5ir la transmission hrditaire de la1 #bc2 --ge laquelle se contracte la--1 #hd2--manife/ations t]tiaires1 #afd2--;et assurances sur la vie1 #afd4 ,travail3 crbral insuffisant1 #aai2 --crbral excessif1 #aai2--musculaire excessif1 #aba2--ration de--1 #abe4 ,tub]culose hrdit1 #ac2--oeuvre de prs]vation de l'enfance contre la--1 #ad et #hi2--;dans l'arme1 #hg2--;et sanatorium populaire1 #ch2--;et disp5saire1 #hh4 ,vacances3 leur ncessit1 #bfa2--;colonies de--1 #bfb4 ,vsicatoires1 #bee4 ,vieill>ds3 voyages1 #cjd2--;alim5tation1 #cjf2--;con/ipation1 #cjg2--pneumonie1 #cjh2--rgime lact1 #cjh2--;hmorragie crbrale1 #cji4 ,v93 *ez l'homme bi5 portant1 #aci2--;*ez le malade4 #ada2 ,voyages3 de noces 7ses dang]s71 #bj2--leur utilit *ez les g5s bi5 portants1 #bfa2--leur dang] *ez les malades1 #bfg2--;*ez les vieill>ds1 #cjd4 ,,auteurs ,,cit,s ,dr ,,b>aduc1 #cg4 ,,brieux1 #hc4 ,,br[n-,,sequ>d1 #bcf4 ,dr ,,*>cot1 #aid ,dr ,,camp5on1 #aef4 ,dr ,,*aill\1 #gf4 ,dr ,,delorme1 #aeh4 ,dr ,,dubois1 #bac4 ,dr ,,duprat1 #aid4 ,,fl\r5s1 #i4 ,dr ,,fonsagrives1 #ee4 ,,fonsagrives 7,abb71 #ha4 ,dr ,a4 ,,f\rni]1 #ac4 ,dr ,,ed4 ,,f\rni]1 #hd4 ,dr ,,gran*]1 #ad4 ,dr ,,grasset1 #aid4 ,dr ,,hu*>d1 #ag4 ,dr ,,kels*1 #hg4 ,,kneipp1 #bbd4 ,dr ,,lagrange1 #gi et #hf4 ,dr ,,laumoni]1 #fd4 ,dr ,,leg5dre1 #hj4 ,dr ,,l]$de1 #bca4 ,dr ,,ma?ieu1 #cc4 ,dr ,,p9>d1 #ba et #de4 ,,plantet1 #bfb4 ,,po9c>e1 #a4 ,dr ,,rob91 #bic4 ,dr ,,rungb]g1 #afd4 ,,s]tillanges 7,abb71 #abe4 ,dr ,,sigaud1 #aga4 ,dr ,r4 ,,simon1 #bcd4 ,,vancauw5b]ghe1 #dh4 ,dr ,,v>iot1 #dg4 ,dr ,a4 ,,vois91 #aid4 ,,table ,,des ,,mati]es ,,pr,,face ,,premi,,re ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,le ,,capital ,,biologique ,notre po/ulatum3 le capital biologique4 ,sa valeur v>iable selon *aque individu et selon *aque priode de la vie4 ,capital initial2 influ5ces qui le font v>i]4 ,,*apitre ,,ii ,h,r,,dit ,df9ition de l'hrdit2 son rle4 ,hrdit de la longvit4 ,rle de l'hrdit dans l'alcoolisme2 la syphilis2 la tub]culose2 le canc]2 les t>es n]veuses3 les maladies de coeur2 des re9s4 ,,*apitre ,,iii ,,conception ,la valeur des gnrateurs au mom5t de la conception4--,loi de protection des faibles4 ,hygine de la procration3 ducation sexuelle de la jeune fille4 ,,*apitre ,,iv ,,ge/ation ,les influ5ces qui ont pu atte9dre le produit p5dant la ge/ation4--,emotions1 misres physiologiques1 maladies de la mre p5dant la grossesse4 ,enfants ns avant t]me4 ,,*apitre ,v ,,influ5ces ,,morbig,,nes ,,et ,,sympt,,mes ,,morbides ,la vie de l'tre huma9 peut tre figure p> une c\rbe volutive3 les influ5ces morbignes modifi5t cette c\rbe4 ,la mme influ5ce peut se traduire p> des symptmes v>is2 et1 inv]sem5t1 des influ5ces v>ies peuv5t se traduire p> le mme symptme 7ex43 con/ipation7 ou p> le mme ensemble de symptmes 7ex43 pilepsie74 ,t\s les sy/mes organiques peuv5t tre tr\bls la fois4 ,le plus s\v5t1 c'e/ l'organe le plus faible qui traduit le malaise4 ,le sy/me n]veux e/ la clef de vote de la pa?ologie1 c'e/ lui qu'atteign5t le plus les causes morbignes4 ,,*apitre ,,vi ,,de ,,la ,,naissance ,,au ,,sevrage4--,,pu,,riculture ,importance de l'alim5tation du premi] ge p\r t\te la dure de la vie4 ,le lait de la mre app>ti5t l'enfant4 ,g\ttes de lait 7de ,belleville1 de ,sa9t-,pol74 ,la pa?ologie enfant9e e/1 le plus s\v5t1 simple2 quelquefois1 de la plus gr&e difficult4 ,succs ?rapeutiques *ez les petits enfants atte9ts de syphilis1 de pneumonie4 ,,*apitre ,,vii ,,du ,,sevrage ,a ,,la ,,pub]t #a ,*ez l'enfant du deuxime ge4 ,ncessit du sommeil prolong1 d'une ma/ication p>faite4 ,les maladies accid5telles cet ge volu5t vite1 sans convalesc5ce4--,*ez l'enfant de sept ans la pub]t4 ,enfant du type musculaire 7hygine qui lui convi5t72 du type crbral4 ,les drac9s4 maladies accid5telles *ez l'enfant4 maladies trs s\v5t provoques p> une alim5tation dfectueuse4 ,,*apitre ,,viii ,,de ,,la ,,pub]t ,a ,l',,age ,,adulte ,i4 ,*ez la fille4--,prcautions pr5dre l'app>ition des rgles4 ,*loro-anmie4 ,causes spciales de maladie3 --,a4 ,surm5age intellectuel4--,b4 ,causes morales 7despotisme de la mre1 vocation contr>ie72 brevets3 m>iage r5du impossible2 beso9 du m>iage4--,c4 ,surm5age musculaire4 ,quelle que soit la cause1 les symptmes sont les mmes1 mais le traitem5t v>ie avec la cause4 ,facilit relative de la gurison4 ,,ii ,*ez le g>on4--#a ,surm5age scolaire 7insuffisance du sommeil74--#b ,surm5age physique 7abus des sports1 de l'escrime1 utilit des ex]cices automatiques 7,ligue des pres de famille74--#c ,dviation de l'hygine sexuelle3 ducation sexuelle4 ,p> qui elle doit tre donne4 ,enseignem5t individuel et enseignem5t collectif4 ,utilit de l'ex]cice p\ss au maximum de la tolrance4 ,ab]rations de l'in/9ct sexuel3 psy*o?rapie4 ,,iii4 ,causes morbignes communes aux deux sexes4--maladies accid5telles3 tub]culose 7le sanatorium1 les disp5saires1 oeuvres de prs]vation74 ,,deuxi,,me ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,maturit ,l'homme doit travaill] et produire4 ,ncessit des priodes de repos4 ,le c\p de colli]4 ,la fatigue4 ,l'entranem5t4 ,l'puisem5t 7ses signes prmonitoires74 ,surm5age crbral-musculaire 7ses signes prmonitoires4 ,la maladie4 ,,*apitre ,,ii ,,c>act,,res ,g,n,,raux ,,de ,,la ,,maladie ,ce que c'e/ que la maladie4 ,manire d'tudi] un malade4 ,quatre obs]vations de pati5ts atte9ts de la maladie s\s ses div]ses =mes4 ,tr\bles fonctionnels p\vant simul] les affections avec lsions d'organes4 ,rle du sy/me n]veux c5tral dans la pa?ognie de la maladie4 ,emb>ras ga/rique4 ,,*apitre ,,iii ,,les ,,causes ,,de ,,la ,,maladie ,i4 ,causes physiques4--#a ,surm5age crbral1 travail crbral insuffisant4 ,la maladie due au surm5age crbral peut revtir des =mes cl9iques trs div]ses4--#b ,surm5age musculaire4--#c ,vices d'alim5tation4 ,gnralits1 auto-intoxication1 irritation4--,a4 ,alim5tation excessive en quantit4 ,ration d'entreti54 ,rgime des ,*>treux1 des ,trappi/es1 des soldats1 des guides alp9s4 ,obs]vation d'une gr&e malade gurie p> le rgime re/re9t4--,b4 ,alim5tation la sonde4--,c4 ,alim5tation insuffisante en qualit4 ,adultration des alim5ts3 a7 p> les procds *imiques1 b7 p> les procds physiques4 --,d4 ,alcool4 ,boissons f]m5tes1 leur utilit4 ,boissons di/illes1 leur dang]4 ,,ii4 ,causes morales4--,leur importance prpondrante3 ,a4 ,p]tes d'arg5t4 ,jeu4 ,ambitions dues4--,b4 ,influ5ces compromettant la quitude de l'me4 ,passions4 ,incompatibilit d'humeur4--,c4 ,inquitudes d'orig9e altrui/e4 ,sp>ation mom5tane1 df9itive4--,*oc traumatique3 a7 ,hy/ro-neura/hnie traumatique4 b7 ,*oc *irurgical4 ,dang] de l'int]v5tion mdicale des *irurgi5s4 ,dang] de la morph9e aux oprs4 ,des purgations4 ,con/ipation provoque *ez les oprs1 ses avantages4 ,,iii4 ,causes accid5telles4--,fivre typhode4 ,grippe3 son gr& rle pa?ognique4 ,syphilis4 ,,iv4 ,influ5ces morbignes spciales la femme4--,m5/ruation4 ,grossesse4 ,ptse abdom9ale3 ,exploration abdom9ale4 ,,*apitre ,,iv ,,psy*o?,,rapie ,df9ition4 ,ne pas s'exagr] l'importance de son rle #a ,son action s't5d aux dviations m5tales4--#b ,a un gr& nombre de tr\bles somatiques4--,a4 ,moy5s p> lesquels on dim9ue les dp5ses d'influx n]veux3 savoir pr5dre p>ti2 avoir des pr9cipes2 le respect du temps2 des habitudes d'ordre4 ,application de ces prceptes4 ,un cas de folie du d\te4 ,psy*o?rapie dans la manie aigu1 dans les obsessions4 ,rsignation passive et active4--,b4 ,moy5s p> lesquels on augm5te les recettes4 #a ,gymna/ique de la volont1 quelques procds pratiques 7gymna/ique respiratoire1 gymna/ique sudoise74--,moy5s p> lesquels on augm5te artificiellem5t le capital insuffisant3 hypnose4 ,action p]sonnelle de l'hypnotiseur1 indications du traitem5t p> l'hypnose4 ,ce qui limite l'emploi de l'hypnose en ?rapeutique1 c'e/ que3 #a ceux qui en aurai5t le plus beso9 sont les plus difficiles hypnotis]4--#b ,c'e/ que c'e/ un moy5 qui peut tre trop actif4 ,c'e/ un ag5t ?rapeutique utile1 non dang]eux1 s'il e/ bi5 mani2 le mdec9 seul peut le bi5 mani]4 ,conseils pratiques p\r l'application des procds psy*o?rapiques4 --#a ,le mdec9 doit soign] avec son coeur1 plus qu'avec son intellig5ce4--#b ,p>atre ne jamais tre press4--#c ,ni mme tre press4--#d ,savoir p>l] au malade4--#e ,ne lui impos] que le /rict m9imum de prescriptions4 ,difficults du traitem5t psy*o?rapique3 #a ,abs5ce de foi *ez le malade 7malades ?ories mdicales4 ,malades qui ne veul5t pas gurir74--,a l'ho/ilit de l'ent\rage4 ,le mdec9 confid5t4--,psy*o?rapie et s5tim5t religieux4 ,,*apitre ,v ,,autres ,,ag5ts ,,?,,rapeutiques #a ,rgime alim5taire 7les prescriptions dittiques n'agiss5t pas seulem5t p> sugge/ion74 ,dite liquide4 ,rgime des potages4 ,rgime boisson re/re9te4 ,de la frqu5ce des repas4 ,du repos aprs et avant le repas4 #b ,moy5s accessoires4--,a4 ,hydro?rapie3 froide1 exceptionnellem5t indique4 ,m?ode de ,kneipp4 ,drap m\ill4 ,hydro?rapie tide3 tub1 ba94 ,malades dont il ne faut pas m\ill] la peau4 ,*aleur s*e4 ,massage4 ,frictions4 ,ba9s de vapeur4 ,ba9s lectriques4 ,electricit4--,b4 ,injections hypod]miques4--#a ,influ5ce utile de l'injection en tant qu'injection 7srum artificiel1 eau de m]74--#b ,action propre du liquide inject4 ,cacodylate de s\de1 de magnsie1 de f]4 ,injections de ,br[n-,squ>d4 ,/ry*n9e4 ,cacodylate de gaacol dans la maladie po/ grippale4 ,qu99e1 hrone et morph9e1 leurs dang]s4 ,injections huileuses3 a4 ,m]curielles4 b4 ,crosotes4 ,rle alim5taire de l'huile injecte4--#c ,des injections hypod]miques comme procd de sugge/ion4--,c4 ,vsicatoires4 ,empltres4 ,purgatifs4 ,etude de la con/ipation et des con/ips4--,d4 ,eaux m9rales1 leurs indications4 ,les tables de rgime4 ,c>lsbad4 ,vi*y4 ,bagnoles4 ,brides4 ,vittel4 ,*tel-,guyon1 ,b\rbon l',ar*ambault1 etc4 ,les mdec9s des eaux4--,voyages4 ,leur utilit *ez les g5s bi5 portants4 ,leur dang] *ez de gr&s malades4 ,prcautions pr5dre p\r qu'ils soi5t utiles aux malades moy5s4 ,la gr&e malade et le ciel de la ,cte d',azur4 ,voyage et entranem5t4 ,vacances4 ,colonie de vacances4--,f4 ,la m]4--,la cure m>9e4 ,le tra9 des m>is4 ,,troisi,,me ,,p>tie ,,*apitre ,i ,,la ,p,,riode ,,de ,d,,cl9 ,le dcl9 peut surv5ir t\t ge4 ,exemples de limites extrmes4 ,les t>es organiques4 ,les c>diopa?ies se rvl5t4 ,le dcl9 peut n'tre qu'app>5t 7difficult du diagno/ic74 ,petits symptmes prmonitoires du dcl94 ,mnopause4 ,opo?rapie ov>i5ne4 ,influ5ces morales4 ,ab]rations t>dives de l'in/9ct sexuel4 ,age critique de l'homme4 ,=me que revt s\v5t la maladie cet ge4 ,traitem5t psy*o?rapique1 rgime1 prcautions4 ,le diabte4 ,rle du sy/me n]veux dans le diabte4 ,il n'y a pas de rgime du diabte1 ni mme des diabtiques4 ,album9urie3 transitoire1 int]mitt5te1 p]man5te4 ,prono/ic v>iable4 ,il n'y a pas de rgime de l'album9urie1 ni mme des album9uriques4 ,obsit4 ,ex]cice *ez les obses4 ,?yrod9e4 ,il n'y a pas de rgime de l'obsit4 ,dang] de l'amaigrissem5t rapide4 ,,*apitre ,,ii ,,la ,,vieillesse ,elle peut surv5ir t\t ge4 ,influ5ces spciales la vieillesse de l'homme g4 ,ncessit du repos et dang]s des voyages4 ,alim5tation re/re9te4 ,accid5ts qui font m\rir le vieill>d4 ,de la mort naturelle4 ,,index4 ,,auteurs ,,cit,s4 ,,table ,,des ,,mati,,res4